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Conseil Municipal - 1 ANNEXE ROBweb Partie1
Document publié le Lundi 12 mars 2018 par la commune d'Oloron-Sainte-Marie.
Lien du pdf (Conseil Municipal - 1 ANNEXE ROBweb Partie1)
Thèmes du document : Économie et finances, Fiscalité, Grandes et moyennes entreprises,
ON PAS
is
Oloron Sainte-Marie
RAPPORT
D'ORIENTATION
BUDGETAIRE 2018
Conseil municipal du 12 mars 2018SOMMAIRE
1 - LE CONTEXTE ECONOMIQUE
À - La situation internationale et nationale
B - La situation des communes et la loi de finances 2018
Il - ELEMENTS D’ANALYSE FINANCIERE
A - Evolution des dotations
B - Evolution du FPIC
C - Etat de la dette de la commune
D - Evolution des taux de fiscalité
E - Dépenses et recettes de fonctionnement
F - Dépenses et recettes d'investissement
Il - LE PERSONNEL
A - La structure des effectifs
B - Les dépenses de personnel
C - Evolution des effectifs 2017 et prévisions 2018
D - Durée effective du temps de travail
IV - LES ORIENTATIONS BUDGETAIRES 2018
A - La section de fonctionnement
B - Les budgets annexes
C - La section d'investissement
V - LA REGIE DE L'EAU POTABLE
VI - LA REGIE DE L’ASSAINISSEMENT
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. 29
. 371 - LE CONTEXTE ECONOMIQUE
A - La situation internationale et nationale
L'année 2017 a confirmé la solidité de l'activité mondiale avec la reprise de la
croissance dans les pays émergents, la bonne santé de l’économie chinoise et
l'accélération de l’activité aux Etats-Unis et au Japon après plusieurs trimestres de
croissance limitée.
Alors que le Royaume-Uni serait pénalisé par la forte reprise de l'inflation et les
incertitudes sur les modalités du Brexit, la zone euro devrait bénéficier en 2017 d'une
croissance de 2,4 %, portée notamment par l'Allemagne et l'Espagne.
L'activité, soutenue entre autres par un investissement solide, resterait donc robuste dans l'ensemble de la zone euro d'ici la mi-2018 (+0,6 % fin 2017, puis +0,5.% par
trimestre), alors que certains pays commencent à voir apparaître des tensions dans
leurs appareils productifs, en particulier l'Allemagne.
La France s'inscrirait dans ce mouvement d'ensemble avec une économie qui
continuerait à progresser au cours des prochains trimestres (+0,6.% fin 2017, +0,5 % début 2018, puis +0,4.% au printemps). La croissance annuelle atteindrait +1,9 % en
2017 et l’acquis pour 2018 serait de +1,7 % à mi-année.
Le climat des affaires progresse en permanence depuis fin 2016. Les trois secteurs —
industrie, services, construction — sont à l'unisson dans cette reprise tirée par la
demande globale. Le commerce extérieur cesserait mi-2018 de peser sur la
croissance, notamment grâce aux produits agricoles et au tourisme.
Quant aux ménages, ils bénéficieraient en 2017 de revenus d'activités dynamiques. Toutefois, l'inflation et les effets de calendrier des mesures fiscales brideraient temporairement leur pouvoir d'achat début 2018. Leurs dépenses d'investissement accéléreraient franchement en 2017, mais ralentiraient un peu mi-2018.
En 2017, l'inflation s’établirait à 1 % et serait de 1,2 % en 2018.
Enfin, le déficit public devrait atteindre 2,9 % du PIB en 2017 et se maintenir à ce
niveau en 2018.Chiffres-clés : la France et son environnement international
mois 17 Zois or] rs rs | | 12 | 13 | re | 5 | ra | 216 | 2017
Environnement international
PIB des économies avancées 04 | os | os | os | os | 07 | os | 06 | os | os | 16 | 23 | + PIB de la zone euro! 05 | 03 | 04 | os | 07 | 07 | 06 | 06 | os | os | 1,7 | 24 |
Baril de Brent (en dollars) 34 sé 47 si ss st s2 60 60 60 44 54 60 Taux de change euro-dollar 10! 113| 112] 108! 1,06! 110| 1,27] 1,87] 1,17] 17] vai 13] 117 Demande mondiale Danence monta. 00 | 1,4 | o2 | 1e | 15 | oo | 10 | 12 | 10 | 1,0 | 27 | 4e | 23
France équilibre ressources-emplois
Produit intérieur brut 0,8 |-o1 | 01 | 0,6 | 0,5 | 0.6 | 0,5 | 0,6 | 0,5 | 04 | 1,1 | 1 | 1,7 Imporations os |-10 | 26 | os | 1.2 | 03 | 2e | o2 | 08 | 08 | 42 | 46 | 3:
Dépenses de consommation de ménage 33 | 0.4 |-02 | 07 | 0.1 | 0.3 | 06 | 03 | 03 | 03 21 12 LA Dépe: consommation Depanses de conemm 03 | 03 | 03 | 03 | 03 | os | os | 02 | 04 | os | 12 | 15 | 11 FBCF totale 10 | or | o2 | o6 | rs | 11 | os | v1 | 10 | os | 27 | 37 | 32 dont : ENF 16 |-02 | oo | o7 | 21 | 2 | nr | 2 | 11 | oo | 24 | 44 | 27
Ménages a7 | o7 | 10 | 1,3 | 16 | 14 | 1 | 10 | o8 | o6 | 24 | 52 | 2° Administrations publiques os | o2 |-os |-o7 |-os | o2 |-o2 | o7 | 1,1 | os | or | -12 | 23
Exportotions os |-o2 | oe | 13 |-o7 | 22 | 11 | 1e | o7 | o2 | #16 | 33 | 34 Contributions (en point) Demande Intérieure hors stocks? 10 | 03 | oo | 06 | 0.4 | os | 06 | 04 | 0,5 | 04 | 20 | 1 | 14
Variations de stocks? 0.4 |-06 | 07 |-0o2 | o7 |-o5 | os |-03 | oo | 02 | _o1 | os | o1 Commere extérieur 00 | o3 |-os | o1 |-os | os |-os | os | 00 |-o2 | os | os | oo
Efoation des ménages
Emploi total (variation en fin roues so | so | 79 | se | 79 | so | 4s | 26 | 37 | 35 | 253 | 23 72
Salariés du Leur marchand ris s1 | 40 | ss | 6e | so | 77 | 46 | 60 | ss | 4s | 215 | 242 | 100
Taux de chômage BIT France ss 102 |10,0 |10,0 |10,0 | #6 | »,s | #7 | #5 | #5 | #4 | 100 | 95 | 94
Indice des prix à la consommation 01 | 02 | 04 | o6 | 11 | o7 | 10 | 12 | 14 | 16 | o2 | 10 e Inflation « sous-jacente »* o7 | o7 | o7 | 04 | 0.4 | 0,4 | os | 06 | 08 | 10 | 06 | os - Pouvoir d'achat des ménages os | o2 | o7 | o2 | 02 | 07 l'os | o1 | 03 | 04 | 1e | 16 | os
Prévision
]: Zone euro hors Idande car les comptes de ce pays présentent une rupture de série ou premier trimestre 2015 2: Les variations de stocks comprennent les acquisitions nettes d'objets de valeur
3: Pour les données annuelles, le aux de chômoge correspond au taux de chômoge du dernier rimestre de l'année 4. Glissement annuel sur le dernier mois du trimestre
Note : les volumes sont calculés aux prix de l’année précédente chaînés, données cvs-cjo, moyennes trimestrielles ou annuelles, en %. APU : administrations publiques ENF : entreprises non
ISBLSM7 Iniiotlons sons Eu luerolif au service des ménages fB: Produit Intérieur brut formation brute de capital fixe Chômage Bts chômege où fans do Bureou international du travail
Source: Insee
Pour 2018, le projet de loi de finances est fondé sur les hypothèses suivantes :
- une prévision de croissance économique de 1,7%
- la réduction du déficit public à 2,6% du PIB
- la stabilisation de la dette publique à 96,8%, à un niveau identique à 2017.
Le cadrage macro-économique du PLF 2018
Indicateur | 2017 | 2018
| PIB Î #1,7% | #1,7%
| Inflation +1,0% | +1,0%
[ Consommation des ménages | +1,3% +1,4%
| Pouvoir d’achat +1,7% | +1,4%
| Investissement des entreprises | +42% +4,1%
| Taux de marge des entreprises | +31,5% | +31,6%
Emploi salarié privé +270000 | +135000
FINANCES PUBLIQUES
| Déficit public | -2,9% | +2,6%
[ Dette publique 96,8% | 96,8%
| Dépenses publiques 54,6% | 53,9%
[ Croissance des dépenses +0,8% +0,5%
Prélèvements obligatoires | 44,7% | 443%
Source : Ministère des Finances.B - La situation des communes et la loi de finances 2018
Au 1° janvier 2017, la France compte 35.416 communes, suite à la mise en place de 200
communes nouvelles regroupant 670 anciennes communes. On compte également 1.266 groupements à fiscalité propre, contre 2.062 début 2016. Cette forte diminution est la
conséquence d'un vaste mouvement de fusions, résultant de la mise en œuvre des schémas départementaux de coopération intercommunale (SDCI) prévus par la loi NOTRe. La baisse se concentre sur les communautés de communes (-824 groupements), tandis que les métropoles, communautés urbaines et communautés d'agglomération sont plus nombreuses qu'en 2016.
En 2017, les ressources des collectivités locales devraient progresser davantage qu'en 2016. Les recettes de fonctionnement du bloc communal devraient être un peu plus dynamiques qu'en 2016. En particulier, les impôts locaux bénéficieront d'une progression plus forte de la CVAE et de la taxe d'habitation. Les compensations d'exonérations de la taxe d'habitation augmentent de 541 ME, en lien avec les exonérations pour personnes de
condition modeste, qui avaient été supprimées en 2015 et réintroduites en 2016.
Par ailleurs, la contribution du secteur communal au redressement des finances publiques est réduite de moitié en 2017. Les communes contribuent ainsi à hauteur de 725 ME et les
groupements à fiscalité propre à hauteur de 310 ME.
Dans ce contexte, la péréquation au sein du bloc communal est à nouveau renforcée : la
dotation de solidarité urbaine (DSU) augmente de 180 ME, de même que la dotation de
solidarité rurale (DSR). Concernant la péréquation horizontale, le montant du FSRIF est abondé de 20 ME et s'établit à 310 ME en 2017 ; le montant du FPIC reste stable à 1,0 MdE.
Conformément aux effets du cycle électoral, les dépenses d'investissement devraient renouer avec la croissance, en particulier dans le bloc communal, après les fortes baisses de 2014 et 2015, et la baisse plus modérée de 2016.
Les dépenses de personnel devraient progresser de façon un peu plus dynamique qu'en 2016, en raison des revalorisations du point d'indice de la fonction publique (+0,6 % au 1° juillet 2016 puis +0,6 % au 1” février 2017) et des effets des mesures « Parcours
professionnels, carrières et rémunérations » (PPCR).
La loi de programmation des finances publiques 2018-2022 a défini la stratégie de l'Etat pour un retour au quasi-équilibre budgétaire d'ici la fin du mandat présidentiel. Cependant, elle atteint cet objectif en mettant les collectivités territoriales à contribution au-delà du poids qu'elles représentent dans les déficits publics. De même, alors qu'elles ne représentent que 18% des dépenses publiques, les collectivités territoriales sont aujourd'hui appelées à réduire le déficit public à hauteur de 26,5%.
La loi de finances pour 2018 pose les jalons d'une réforme en profondeur des finances locales et des relations entre l'Etat et les collectivités locales.
Elle initie notamment la prise en charge progressive de la taxe d'habitation par l'Etat, par dégrèvement, pour 80 % des ménages. Ce dégrèvement bénéficie aux personnes seules et aux couples disposant d'un revenu fiscal de référence inférieur (RFR) aux seuils respectifs de 27.000 € et 43.000 €, à condition que ces contribuables ne soient pas redevables de l'impôt de solidarité sur la fortune. Chaque demi-part supplémentaire entraîne un relèvement du seuil de 6.000 €. Le mécanisme du dégrèvement garantit la compensation intégrale des recettes des communes et des intercommunalités. L'évolution des valeurs locatives sera prise en compte au fil des années pour le calcul du dégrèvement, maïs les taux etabattements resteront ceux de 2017. Ainsi, une hausse des taux où une réduction des abattements décidés par la commune ou l'EPCI est à la charge des contribuables. Elle inaugure également le mécanisme contractuel d'encadrement des dépenses des plus grandes collectivités afin d'économiser 13 milliards d'euros d'ici à 2022.
Ainsi, les collectivités dont les dépenses réelles de fonctionnement du budget général sont supérieures à 60 millions d'euros (compte de gestion 2016) ont l'obligation de conclure un contrat avec l'Etat (2018-2020) portant sur l’évolution des dépenses de fonctionnement, celle du besoin de financement et la capacité de désendettement. En cas de non-respect en matière d'évolution des dépenses, la collectivité sera soumise à sanction financière.
Un objectif annuel d'évolution des dépenses réelles de fonctionnement est mis en place. Pour le bloc communal, il est de 1,2 %. A l'exception des collectivités soumises à l'obligation de contracter avec l'Etat (voir supra), cet objectif n'est qu'indicatif.
La dotation globale de fonctionnement :
Après plusieurs années de très forte réduction des dotations de l'État, la loi de finances pour 2018 maintient le montant de la dotation globale de fonctionnement à destination du bloc communal à son niveau de 2017. Il convient néanmoins de noter que la dotation forfaitaire d'une commune continue de fluctuer en fonction de l'évolution de sa population et, le cas échéant, du dispositif d'écrêtement mis en place pour financer, en complément de la baisse des variables d'ajustement, la hausse des dotations de péréquation (DSU et DSR).
Le dispositif de la dotation de soutien à l'investissement local (DSIL) :
Créé en 2016, le DSIL est pérennisé et inscrit dans le code général des collectivités territoriales. Pour 2018, il est fixé à 665 M€ et accompagne le financement des grandes priorités d'investissement, savoir la transition énergétique, le logement, la mobilité, l'environnement, l'accessibilité, les bâtiments scolaires et les contrats de ruralité.
La dotation d'équipement aux territoires ruraux (DETR) :
La Loi de Finances 2018 abonde la DETR de 50 millions d'euros. Son montant atteint 1046 millions d'euros.
Le fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales (FPIC) :
Le FPIC restera plafonné à un milliard d'euros, soit à son niveau de 2017.
Les perspectives 2018 au niveau des ressources humaines :
Dans le domaine des ressources humaines, le point d'indice qui sert de base de calcul au
traitement des fonctionnaires ne sera pas revalorisé pour l'année 2018 et la Loi de Finances prévoit le rétablissement du jour de carence en cas d'absence d’un agent public.
Les mesures qui devaient entrer en vigueur au 1° janvier 2018 dans le cadre du dispositif Parcours Professionnels, Carrières et Rémunérations (PPCR) sont reportées d’un an.
Par ailleurs, une indemnité est instaurée pour compenser la hausse de la CSG, la
suppression de la contribution exceptionnelle de solidarité, la suppression de la cotisation salariale d'assurance maladie ainsi que la baisse ou la suppression de la contribution
salariale d'assurance chômage: 'Il - ELEMENTS D’ANALYSE FINANCIERE
A - Evolution des dotations :
DOTATIONS 2012 2013 2014 2015 2016 2017
Dotation Forfaitaire 1493 571| 1457698] 1356700] 1071900] 816079] 609693] 550650] 514416
Dotation de Solidarité Rurale 145 493] 153329] 158567] 165851] 189142] 207835] 249402] 255670
Dotation de Solidarité Urbaine 71 301 71 301 71301 71301 71 301 77 320 82 443 86 534
TOTAL 1710365] 1682328] 1586 568| 1309052] 1076522] 894848] 882495] 856 620)
1600000
1400000 D
1200000 N
1000000 SÇ DE
800000
Ne — DSR
600000 es — DSU
400000
200000 a
0 T T T T T T T 1
2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Selon les éléments de calcul donnés dans le cadre de la Loi de finances 2018, il est possible de se projeter jusqu'en 2019 pour continuer de constater la baisse des dotations de l'Etat.
12 353 € de baisse estimée entre 2017 et 2018.
704 073 € de baisse depuis le début du mandat en 2014.
Il'est prévu le maintien de l'éligibilité de la commune à la DSU en 2018.B - Evolution du FPIC :
" ï | | Tableau d'information pour FPIC | . COMMUNE 2014 2015 2016 2017 ne |
Contribution 104 564 158530 | 253707 | 163 922 | 165 000 | 170 000
Garantie - = - 9 812 8 535 5974
300000
250000
200000
150000 : m FPIC
100000 :
50000 :-
0 - T 7 T T T
2014 2015 2016 2017 2018 2019
Le fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales (FPIC) consiste à prélever une partie des ressources de certaines intercommunalités et communes pour la reverser à des intercommunalités et communes moins favorisées, les territoires pouvant être à la fois contributeurs et bénéficiaires du FPIC.
En 2017, les ressources de ce fonds avaient été fixées à 1 milliard d'euros.
Par ailleurs, les mécanismes de sortie du reversement du FPIC avaient été modifiés afin de prendre en compte le nombre massif de fusions qui ont eu lieu au 1er janvier 2017.
Ainsi pour 2017, le FPIC a été recalculé sur le périmètre de notre nouvelle communauté de
communes et nous avons pu constater une baisse de son montant. Parallèlement, nous avons bénéficié de la garantie mise en place pour les ensembles intercommunaux qui ont cessé d'être éligibles au reversement ou qui avaient perçu une garantie en 2016. Cette garantie est dégressive pendant 3 ans et disparaîtra dès 2020.
Pour 2018, la Loi de Finances maintient le niveau de 2017. Ainsi, nous prévoyons une très
légère variation du montant de ce prélèvement.
Il faut cependant noter qu'entre 2014 et 2017, le FPIC a augmenté de 36,21 %.