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Document publié le Mercredi 3 janvier 2024 par la commune de Vanves.
Lien du pdf (PLU - Autres - Projet d’aménagement et de développement durables)
Thèmes du document : Environnement, Aménagement du territoire, Transports,
Plan Local d’Urbanisme
2 - PROJET D’AMENAGEMENT ET DE
DEVELOPPEMENT DURABLE
[ PADD ]
PLU approuvé par délibération du Conseil Municipal de Vanves le 22 juin 2011
[Sélectionnez la date]
Département des Hauts-de-Seine
Commune de VanvesP l a n L o c a l d ’ U r b a n i s m e d e V a n v e s
P A D D
2P l a n L o c a l d ’ U r b a n i s m e d e V a n v e s
P A D D
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Sommaire
Préambule 4
Le rôle du PADD dans le Plan Local d’Urbanisme ............................................................... 4 Un projet au service des Vanvéens et de leur environnement ............................................. 4
1. Valoriser l’identité d’une ville à proximité immédiate de Paris et au sein de « Grand Paris Seine Ouest » 5
Quelques rappels du diagnostic........................................................................................ 5 Conforter son rôle dans le sud parisien ............................................................................. 5 Préserver et valoriser les caractères marquant l’identité de Vanves ..................................... 7
2. Relever le défi d’une offre renforcée en logements 9
Quelques rappels du diagnostic........................................................................................ 9 Favoriser la production de logements en réponse aux attentes des Vanvéens ...................... 9 Favoriser la diversité des logements pour la mixité sociale et générationnelle des Vanvéens ............................................................................................................ 10 Préserver la mixité sociale au sein des quartiers ................................................................ 11 Favoriser l’émergence d’un parc de logements « durable » pour les habitants et le climat… ............................................................................................................... 12 Poursuivre une politique foncière favorable à la diversité de l’habitat ................................... 12
3. Préserver la dynamique économique de Vanves 13
Quelques rappels du diagnostic........................................................................................ 13 Maintenir la dynamique du pôle d’emplois vanvéen ............................................................ 13 Conforter la vocation commerciale de proximité ................................................................ 14 Permettre le maintien et le bon fonctionnement de l’artisanat ............................................. 15 Accompagner l’amélioration de l’offre d’équipements, lieux d’échanges des vanvéens ........... 15
4. Promouvoir des pratiques de mobilité durables 16
Quelques rappels du diagnostic........................................................................................ 16 Concilier vocations communales et intercommunales du réseau routier ................................ 16 Contribuer à renforcer l’usage des transports en commun .................................................. 17 Aménager l’espace public en faveur de cheminements pour piétons et cyclistes ................... 18 Adapter les modalités de stationnement au fonctionnement d’une ville durable .................... 19
5. Préserver l’environnement et ses ressources 20
Quelques rappels du diagnostic........................................................................................ 20 Contribuer à la lutte contre l’effet de serre et le changement climatique .............................. 20 Préserver la biodiversité en ville : trames verte et bleue.. ................................................... 21 Améliorer la gestion de l’eau pour préserver la ressource ................................................... 22 Améliorer la gestion des déchets ...................................................................................... 22 Prendre en compte les risques naturels ............................................................................ 23 Contribuer à réduire les nuisances auprès des habitants..................................................... 23
6. Schéma de principe du PADD 25P l a n L o c a l d ’ U r b a n i s m e d e V a n v e s
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Préambule
Le rôle du PADD dans le Plan Local d’Urbanisme
Par délibération du conseil municipal du 17 décembre 2008, la Ville de Vanves prescrivait la révision de son Plan d’Occupation des Sols et donc l’élaboration du Plan Local d’Urbanisme, conformément à la loi Solidarité et Renouvellement Urbains du 13 décembre 2000.
A cette démarche est inévitablement associée la nécessité de se projeter à moyen / long terme.
C’est le rôle du Projet d’Aménagement et de Développement Durable (PADD) :
au sein du dossier du PLU, il traduit le projet politique de l’aménagement du territoire vanvéen. « Quel cadre voulons-nous donner à l’évolution de la ville à un horizon de 10-20 ans ? »
C’est le PADD qui fonde et justifie les choix à venir sur le zonage et le règlement. « Les moyens techniques de tendre vers la ville que nous voulons…»
Il s’agit enfin d’un document « à part » dans le dossier de PLU, dont les grandes orientations doivent faire l’objet d’un débat (sans vote) en conseil municipal.
Le PADD pose la question du devenir de Vanves et en transcrit les orientations générales.
Par ailleurs, la loi impose au PADD de respecter la notion de « développement durable » dont les principes peuvent être résumés de la façon suivante :
Satisfaire les besoins d’aujourd’hui sans obérer l’avenir,
Préserver l’environnement, les milieux naturels, les paysages, le patrimoine… et améliorer le cadre de vie, Répondre aux besoins de la population actuelle et des générations futures, sans discrimination et dans le respect du principe d’équité entre citoyens,
Promouvoir l’utilisation économe et équilibrée de l’espace,
Créer les conditions d’implantation durables de l’emploi, en prévoyant les évolutions et réversibilités nécessaires,
Maîtriser les besoins en circulation automobile, promouvoir les transports en commun et les modes « doux» de déplacement.
C’est au regard de l’ensemble de ces enseignements que la ville souhaite inscrire dans son futur PLU les principaux objectifs de sa politique d’aménagement et de développement local.
Un projet au service des Vanvéens et de leur environnement
Le projet de Vanves s’inscrit autour de cinq grands axes :
1. Valoriser l’identité d’une ville à proximité immédiate de Paris et au sein de « Grand Paris Seine Ouest »
2. Relever le défi d’une offre renforcée en logements
3. Préserver la dynamique économique
4. Promouvoir des pratiques de mobilité durables
5. Préserver l’environnement et ses ressources.P l a n L o c a l d ’ U r b a n i s m e d e V a n v e s
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1. Valoriser l’identité d’une ville à proximité
immédiate de Paris et au sein de « Grand Paris
Seine Ouest »
Quelques rappels du diagnostic
Une position stratégique en limite de Paris : un lien fort avec la capitale, source d’enjeux.
Un territoire intégré à une intercommunalité ambitieuse et en pleine mutation (fusion récente entre la communauté d’agglomération Arc de Seine et celle de Val de Seine), avec de nouvelles perspectives de développement et la mutualisation des compétences.
Des voisinages en mutations, engendrant des impacts sur le territoire de Vanves : La Tour Triangle, Malakoff, Fort numérique d’Issy-les-Moulineaux, …
Un territoire de 155 hectares, avec des densités multiples, mais globalement élevées.
Une ville marquée par des coupures urbaines liées aux grandes emprises foncières et aux infrastructures de rang régional/national (Parc des Expositions, Lycée Michelet, voie ferrée, boulevard périphérique…).
Une ville totalement bâtie donc un foncier très peu disponible…sur une structure parcellaire dominée par des petites parcelles (moyenne de 322 m² hors quelques très grands terrains, souvent dédiés aux équipements).
Deux grands espaces verts structurants, dont le parc du Lycée Michelet ouvert seulement aux usagers de la cité scolaire.
Une grande diversité et une imbrication des formes urbaines, participant à l’animation et à l’identité des quartiers : tissu pavillonnaire, tissu mixte, tissu collectif, équipements d’intérêt général, espaces verts…
Un patrimoine bâti (public ou privé) hérité de son histoire et qui participe à l’identité de la ville : patrimoine public inscrit à l’inventaire des monuments historiques (notamment l’Eglise Saint-Rémy et le Lycée Michelet) complété par la présence d’un patrimoine public ou privé qui traduit l’histoire urbaine de la ville et la qualité des architectes qui y ont laissé leur empreinte (y compris au cours du 20° siècle).
Conforter son rôle dans le sud parisien
Valoriser les relations urbaines avec Paris et ses communes voisines
Vanves est contigu à Paris. Son histoire urbaine n’est pas celle de la capitale, mais son urbanisation a néanmoins été influencée par cette proximité. C’est dans le quartier du plateau de Vanves que les formes urbaines ont la marque la plus évidente des densités proches de celles de Paris. L’insertion d’une partie du parc des expositions de la Porte de Versailles sur le territoire vanvéen témoigne également de cette influence.
De la même façon, l’évolution de la première couronne de la banlieue parisienne se traduit par des limites communales souvent peu visibles entre Vanves et ses voisines, souvent avec des continuités de quartiers pavillonnaires ou mixtes.
Mais certains secteurs de la ville sont marqués par des éléments qui servent de repères à l’entrée sur la Commune de Vanves : le boulevard périphérique vers Paris, le passage de la ligne SNCF vers Malakoff et Clamart notamment, sont les plus évidents.P l a n L o c a l d ’ U r b a n i s m e d e V a n v e s
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De façon globale, la ville souhaite poursuivre les aménagements de ces secteurs d’entrées de ville, selon les cas par requalification de l’espace public ou inscription de projets ou d’éléments urbains destinés à signaler les entrées de Vanves, en particulier sur :
les espaces vanvéens de la Porte de Vanves, où la couverture du boulevard périphérique, sur laquelle un équipement de rang intercommunal pourrait être implanté, a d’ores et déjà contribué à améliorer la qualité de vie dans les secteurs riverains ;
les transitions avec Malakoff et celles avec Clamart dans le quartier du Clos Montholon, marquées par le passage supérieur de la voie SNCF ou la coulée verte Paris/Massy ;
les transitions moins marquées avec Issy les Moulineaux.
Accompagner les réflexions liées aux mutations du parc des expositions de la Porte de Versailles
Le parc des expositions de la Porte de Versailles, dont l’emprise sur Vanves est de 8 hectares, se place au premier rang des parcs d’expositions français et au 7ème au rang des parcs européens. Le Hall 7 se situe sur la Commune de Vanves, en limite du boulevard périphérique, au niveau de la rue du Moulin. Il participe au dynamisme économique de la commune, notamment grâce à l’accueil hôtelier. Mais l’ampleur de son activité génère des nuisances liées aux circulations, aux livraisons et aux stationnements, particulièrement les jours de grands salons et durant les opérations de montage et de démontage liées à ces manifestations.
C’est la raison pour laquelle la ville est très attentive aux projets et aux mutations dont ce secteur fait ou pourrait faire l’objet, dans le souci non seulement de réduire les nuisances qu’il génère pour les quartiers vanvéens limitrophes, mais aussi pour améliorer les liaisons avec les territoires voisins et supprimer le caractère « d’enclave » de cet îlot.
La tour « Triangle » (construction de 180 m de haut environ pour une estimation de 5000 emplois et accompagnée d’un jardin public) est évoquée par ses concepteurs comme un trait d'union entre Paris et sa banlieue sud : la frontière du 15e arrondissement, de Vanves et d'Issy-les-Moulineaux (Hauts-de- Seine).
Ce projet serait également l'occasion de réorganiser globalement les 37 hectares du parc des expositions.
L’ambition de Vanves est de porter un objectif fort d’ouverture du parc des expositions sur la ville, voire de diversification des fonctions dans les éventuelles mutations futures de son emprise.
S‘inscrire dans une logique de développement intercommunal
L’évolution de la Communauté d’Agglomération Arc de Seine positionne Vanves dans une logique de porte d’entrée d’une nouvelle Communauté d’Agglomération, « Grand Paris Seine Ouest » (7 communes et près de 300 000 habitants). Cette structure intercommunale de premier plan par sa taille et les enjeux qui y sont inscrits en termes de développement urbain, porte un projet collectif de développement pour l’ensemble du territoire.
Cette nouvelle structure porte les compétences dans les domaines de l’aménagement du territoire et des transports, de l’équilibre social de l’habitat et de la politique de la ville, du développement économique, de l’environnement, de l’espace public, de la collecte des déchets et de la gestion des équipements culturels et sportifs phares.
Par sa faible superficie, son caractère urbanisé en totalité, son mode d’occupation des sols et l’absence de grands sites aisément mutables à court terme, le développement de Vanves se situe dans un registre complémentaire de ceux de ses communes voisines. Les créations importantes d’emplois et de logements attendues sur Issy-les-Moulineaux notamment (projet de cyber-quartier sur le fort d’Issy), vont contribuer à renforcer son attractivité, tout en l’inscrivant dans la poursuite d’un développement modéré par requalification et renouvellement de la ville sur la ville.
A ce titre, une démarche marque ce positionnement vanvéen ; il s’agit du Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) des Coteaux et du Val de Seine, approuvé par le Syndicat Mixte des Coteaux et du Val de Seine (SMCVS) le 26 novembre 2009.P l a n L o c a l d ’ U r b a n i s m e d e V a n v e s
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Les principales orientations et/ou recommandations d’aménagement contenues dans le SCOT pour le territoire de Vanves sont les suivantes :
Développer les relations avec les pôles de développement franciliens : pour Vanves cela signifie principalement renforcer les liens avec les pôles économiques voisins, ceux de Paris, d’Issy-les- Moulineaux et de Clamart notamment.
Organiser une urbanisation raisonnée à partir de pôles et d’axes de développement : pour Vanves, la valorisation urbaine concerne l’ensemble du territoire, avec une attention particulière à accorder au cœur de ville (Mairie/ carrefour de l’Insurrection / rue Antoine Fratacci /gare Vanves-Malakoff). Vanves s’inscrit dans le « secteur de développement préférentiel » dont les principes d’urbanisation prévoient que « le développement urbain se fera de manière préférentielle aux abords des principaux pôles de transport lourd existants ou à venir, dans les secteurs porteurs d’un potentiel d’intensification urbaine, en cohérence avec la morphologie urbaine existante ».
Structurer l’aménagement au travers des grands équilibres paysagers : il s’agit bien de lier développement et préservation / valorisation des paysages typiques de Vanves, en particulier sur les entrées dans la ville.
Protéger et valoriser les espaces naturels, maîtriser les ressources et les risques : à ce titre, le SCOT repère des espaces de loisirs à préserver (Parc Frédéric Pic et Parc du Lycée Michelet - pour les élèves) et les zones de risque liées aux anciennes carrières à prendre en compte dans le PLU (cf. chapitre 5).
Préserver et valoriser les caractères marquant l’identité de Vanves
Conforter la diversité des fonctions de la ville
Vanves, sur un territoire qui s’est progressivement réduit au profit de ses communes voisines dans le fil de son histoire, a su préserver, voire conforter la diversité des fonctions qu’on attend d’une ville : des logements (collectifs et individuels), des commerces, des services et équipements d’intérêt général, des activités économiques. Ces dernières ont certes évolué dans un sens partagé par l’ensemble de la première couronne de Paris, avec la disparition progressive de l’industrie au bénéfice des activités tertiaires. Mais Vanves a su préserver un tissu commercial et artisanal, utile à ses entreprises et surtout à ses habitants.
La Ville souhaite préserver cette diversité à l’échelle de son territoire, tout en prenant évidemment en compte les complémentarités qui se sont développées sur les territoires voisins.
Mais, sans ignorer que la mobilité quotidienne d’une grande part des Vanvéens leur permet de trouver hors de la ville des offres complémentaires, il est essentiel de pouvoir renforcer la mixité fonctionnelle dans les quartiers, afin de favoriser les déplacements de proximité qui peuvent se faire par modes doux et apportent de l’animation. Il s’agit donc de préserver la mixité des fonctions, dans les secteurs où elle existe, et de renforcer l’animation commerciale des pôles de centralités et du quartier de la gare de Vanves - Malakoff.
Préserver et valoriser l’identité urbaine de Vanves : sa diversité et ses paysages
C’est surtout à travers les paysages d’une ville que l’on perçoit ses différences avec ses voisines, ce qui a marqué son histoire, ce qui fait ses spécificités, son identité. L’insertion de Vanves dans une agglomération dense, à l’histoire longue et ancienne, avec des limites communales parfois peu marquées ne la prive pourtant pas d’éléments qui contribuent à cette identité. La valorisation de l’histoire de Vanves, de ses traces et de ses repères emblématiques est un objectif fort de PLU.P l a n L o c a l d ’ U r b a n i s m e d e V a n v e s
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Il s’agit de préserver, voire de conforter ces spécificités qui font « l’image de marque » de Vanves et qui lui permettront aussi de conserver cette identité.
Cela passe par plusieurs démarches en matière d’aménagement du territoire communal, qui toutes contribuent à l’amélioration de la qualité du cadre de vie des habitants et des actifs vanvéens :
Agir en faveur de la valorisation du quartier historique de Vanves, le quartier Saint-Rémy autour de son église, qui doit pouvoir à la fois préserver ses éléments de bâtis anciens, mais aussi évoluer et s’adapter pour renforcer ses vocations de centralité, celles qui en feront un quartier privilégié de fréquentation.
Conforter et dynamiser les trois pôles de centralité que le développement urbain de Vanves a suscité :
non seulement le plus ancien, évoqué ci-dessus,
mais aussi celui lié à la position de « croisements d’axes majeurs » autour du carrefour de l’Insurrection, de la mairie et de la gare Vanves-Malakoff,
et enfin celui du Plateau, avec la caractéristique d’être localisé dans le secteur urbain le plus dense de la ville en termes de logements et d’emplois.
Concilier la préservation des formes bâties des quartiers de Vanves avec l’innovation architecturale, le développement des énergies renouvelables et les techniques favorisant les constructions à basse consommation énergétique.
Il s’agit d’un enjeu majeur pour la ville, qui doit se mettre en œuvre en renforçant la qualité des paysages urbains, donc le cadre de vie des Vanvéens.
Affirmer la qualité des espaces publics : En effet, ce qui fait l’identité d’une ville passe souvent par la première vision sur ses espaces publics. A ce titre, la ville affirme l’objectif de poursuivre les opérations de requalification, notamment sur les secteurs urbains les plus denses (Plateau) et aux abords des axes routiers structurants (rue Antoine Fratacci par exemple).
L’aménagement de la rue Sadi Carnot visera à renforcer le confort et le plaisir des déplacements piétons (dont ceux à mobilité réduite) et cyclistes grâce à la requalification de l’espace public. Cet axe requalifié sera support d’urbanité et proposera une liaison embellie et apaisée entre de nombreux lieux de vie de la commune (centre historique, théâtre, marché, centre administratif, collège Saint- Exupéry, équipements et commerces du Plateau).
Repérer et préserver des éléments remarquables du patrimoine bâti et du patrimoine arboré de Vanves sur les espaces publics et privés. En effet, l’histoire urbaine de Vanves s’est déroulée en conservant à la fois quelques traces de son passé avec des constructions anciennes qui ont su perdurer – notamment dans le quartier Saint-Rémy –, mais aussi avec des constructions plus contemporaines mais de grandes qualité et signature d’une époque (constructions des années 1930 par exemple).
De la même façon, les paysages vanvéens bénéficient d’espaces plantés sur espaces publics (parcs, squares, alignements d’arbres, -cf. chapitre 5) mais aussi d’arbres isolés de grande qualité sur espaces publics ou au sein des jardins privatifs.
La diversité, leur façon de s’insérer dans les paysages de la ville et la qualité de ces patrimoines justifient leur prise en compte dans le PLU, qui repèrera les plus remarquables afin de les préserver dans le cadre urbain de Vanves actuel et celui qui sera transmis aux générations futures.
Préserver le caractère et l’identité des quartiers pavillonnaires tout en permettant une évolution maîtrisée du bâti notamment pour répondre aux besoins d’extension ou de maintien des familles.P l a n L o c a l d ’ U r b a n i s m e d e V a n v e s
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2. Relever le défi d’une offre renforcée en logements
Quelques rappels du diagnostic
Un rythme de croissance de la population (+0,80%/an) qui s’accélère sur la période 1999-2006, majoritairement porté par le solde naturel, pour atteindre 26 878 habitants au 1er janvier 2006.
Tendance à la baisse du nombre des nouveaux arrivants (pour beaucoup des ménages quittant la capitale), mais une forte mobilité interne à la ville.
Le nombre de ménages augmente tandis que la taille des ménages diminue, ce qui engendre un besoin incompressible de logements, à poids de population égale…
Vanves connait une forte attractivité résidentielle qui a des conséquences sur le marché de l’habitat (pression foncière, hausse des prix, fuite des ménages vers la plus grande couronne, notamment les familles les plus modestes).
Un parc ancien de logements avec par conséquent des défauts en matière d’isolation thermique.
L’habitat collectif domine largement le parc des résidences principales.
Un rythme de construction de 40 logements par an sur la période 2000-2007.
Au 1er janvier 2008, Vanves compte 2 979 logements sociaux, soit 23,5 % du parc de résidences principales : les objectifs de la loi SRU sont dépassés.
Favoriser la production de logements en réponse aux attentes des Vanvéens
La ville de Vanves bénéficie d’une très forte attractivité qui pèse sur les prix du foncier et des logements. En réponse, elle s’inscrit dans l’objectif de maintenir le niveau actuel de population et de permettre l’accueil de nouveaux ménages pour une croissance modérée de la population vanvéenne.
Cette ambition n’est pas sans exigence en matière de créations de logements. En effet, la diminution de la taille moyenne des ménages (descendue à 2,11 en 2006 pour causes de séparation des ménages, décohabitation des jeunes hors de la cellule familiale, vieillissement …) génère des besoins différenciés et toujours croissants de logements à population égale : les ménages sont de plus en plus nombreux mais de plus en plus petits…
La ville de Vanves souhaite mettre en œuvre les moyens de freiner cette tendance que l’on trouve dans des proportions diverses à l’échelle nationale, et donc répondre aux besoins des familles (en 2006 71% des ménages vanvéens sont composés de 1 ou 2 personnes).
Chacun fait face à des besoins en logements différents selon la période de sa vie, pour suivre ce que l’on appelle son « parcours résidentiel ». Les habitants de la ville s’inscrivent dans cette recherche, comme le démontre le chiffre selon lequel plus d’un Vanvéen sur 3 a déménagé sur Vanves de 2001 à 2006.
La diversité des types de logements sur la commune est un élément déterminant pour répondre à ces besoins, dans le souci évident de tenir compte de la diversité des demandes, au regard du maintien de la mixité des classes sociales que la ville entend préserver.
L’objectif premier est donc de faciliter un parcours résidentiel complet sur la ville, avec un habitat de qualité et diversifié en statut d’occupation (locatif, locatif social, accession à la propriété, accession aidée), en taille et en formes urbaines.
Deux axes complémentaires s’inscrivent dans le PLU :P l a n L o c a l d ’ U r b a n i s m e d e V a n v e s
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Favoriser la poursuite du rythme de production de logements, par mutation de la ville sur la ville, en tenant compte des spécificités des quartiers.
Permettre aux Vanvéens qui le souhaitent de rester sur la commune, en permettant des évolutions maîtrisées des constructions existantes dans les quartiers pavillonnaires, en particulier par des extensions facilitées dans le parc de logements individuels, qui permettront aux familles de rester sur Vanves plutôt que de s’éloigner en plus lointaine couronne pour trouver un logement plus grand.
Ces objectifs sont détaillés dans les parties suivantes.
Favoriser la diversité des logements pour la mixité sociale et générationnelle des Vanvéens
La mise en œuvre du Programme Local de l’Habitat (PLH)
La communauté d’agglomération d’Arc de Seine a adopté son Programme Local de l’Habitat le 29 janvier 2009. Ce document avec lequel le PLU doit être compatible, expose l’ensemble des besoins en logements du territoire intercommunal. Il énonce plusieurs enjeux sur Vanves, notamment : préserver et accroitre la diversité de l’offre neuve de l’habitat, améliorer les différents segments du parc de logements existant, proposer une gamme de réponses adaptées aux besoins des populations spécifiques et des ménages les plus défavorisés.
Les objectifs quantitatifs fixés par le PLH pour Vanves sur la période 2008 – 2013 sont de :
construire 240 logements neufs sur les 6 ans, soit en moyenne 40 / an dont 10 logements en locatif aidé public,
produire une offre locative aidée au rythme moyen de 10 logements / an, soit environ 60 logements sur la période de mise en œuvre du PLH,
intervenir dans le parc privé existant sur 300 à 400 interventions (ANAH, amélioration de l’habitat) sur la période totale.
Les objectifs de constructions définis sur Vanves sont en cohérence avec les rythmes de constructions observés au cours de ces dernières années. Les efforts ne sont donc pas tant quantitatifs (le rythme moyen est inchangé par rapport à la période précédente) que qualitatifs, pour plus de diversité dans les « produits-logements ».
Au-delà des chiffres annoncés dans le PLH pour la période 2008-2013, et sans présager du contenu des PLH qui suivront, le PLU prévoit d’inscrire de façon plus durable ces objectifs de diversité de l’offre de logements, à travers des démarches complémentaires.
Les besoins en logement des jeunes
Qu’il s’agisse de jeunes isolés ou en couple, avec ou sans enfants, en formation, ou insérés dans un parcours professionnel… il s’agit globalement d’une tranche d’âge dont les revenus sont encore peu importants, parfois irréguliers ou incertains, et qui est en recherche d’une première solution de logement. La commune de Vanves ne possède pas de structures d’hébergement spécifiques pour les jeunes, les travailleurs ou étudiants. Ces types de structures sont présents à Issy-les-Moulineaux et Meudon (foyer jeune travailleurs, résidences…).
La ville de Vanves pourrait aussi contribuer aux réponses à mettre en œuvre, en fonction d’éventuelles opportunités, portées par des maîtres d’ouvrage publics ou privés, et d’intérêt collectif (et qui correspondent à des programmes bien différents des résidences services déjà largement présentes sur le territoire vanvéen et dont il convient aujourd’hui de limiter le développement).
Les besoins en logement des populations spécifiques
Le plan départemental d’action pour le logement des personnes défavorisées (PDALPD), est un outil de mise en œuvre du droit au logement, en particulier selon les axes suivants : - Produire une offre nouvelle de logements adaptés : par la recherche et le montage d’opérations nouvelles, avec des opérateurs œuvrant aussi bien dans le parc public que dans le parc privé. - Articuler et coordonner l’intervention des différents dispositifs d’hébergement en vue de l’accès au logement des populations défavorisées.P l a n L o c a l d ’ U r b a n i s m e d e V a n v e s
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La commune de Vanves, avec un ratio appliqué sur une population de 26 878 habitants en 2006, doit créer 26 places d’accueil d’hébergements d’urgence, en un ou plusieurs sites.
L’amélioration et l’évolution des logements existants
Selon le dernier recensement de la population, 5% des résidences principales sont dans un état médiocre à très médiocre, soit plus que la moyenne départementale. Cette situation s’explique par la présence d’un parc ancien qui n’a pas évolué. La part du parc concernée couvre des logements probablement vacants de longue date pour une majorité.
Il s’agit donc à la fois de développer des opérations ou des actions en faveur de l’amélioration de l’habitat (OPAH par exemple…) et de favoriser les mutations pour les secteurs les plus dégradés. Actuellement, une opération dénommée OPAH « Saint Rémy» est engagée sur le quartier historique et ses abords. Son dispositif, financièrement incitatif, vise à aider les propriétaires (occupants ou bailleurs) ou les locataires à réhabiliter leur immeuble ou leur logement. Au total, 129 immeubles privés anciens de plus de 15 ans et 946 logements ont été recensés dans le périmètre de l’OPAH, avec les objectifs de : réhabilitation urbaine et architecturale du patrimoine vanvéen par une « entrée » ravalement. création d’une offre locative à loyer maîtrisé par une « entrée » conventionnement du logement et Programme Social Thématique (PST).
assistance aux personnes en difficultés ou modestes pour qu’elles puissent se maintenir dans un logement dans des conditions décentes et adaptées.
incitation aux travaux permettant de réaliser des économies d’énergie.
La portée est donc double : améliorer leur niveau de confort et remettre sur le marché de nouveaux logements aujourd’hui inoccupés. Cette démarche pourra se mettre en place dans d’autres quartiers. Mais c’est bien sur l’ensemble de la ville que le PLU visera aussi à favoriser la requalification, l’amélioration du niveau de confort et l’extension des logements existants le cas échéant.
Préserver la mixité sociale au sein des quartiers
En 2008, le parc social de Vanves est constitué de 2 979 logements locatifs sociaux, soit 23,46% du parc de résidences principales. Cette proportion dépasse le pourcentage minimum de 20% imposé par la loi Solidarité Renouvellement Urbains (SRU), mais n’est pas encore à la hauteur de l’objectif inscrit dans le PLH, à savoir 25% (à une date non déterminée).
La ville souhaite préserver cette situation favorable, issue d’efforts importants des années passées, mais qui doit faire l’objet de la plus grande attention car cet acquis se trouve réduit dès lors que le parc de logements privés augmente (mathématiquement, le ratio diminue si aucune construction de logement aidé ne vient l’équilibrer…).
Cette mixité, par l’existence et la production de logements locatifs ou en accession à loyers/remboursements modérés, est souhaitée à l’échelle de la ville de Vanves, avec des objectifs particuliers sur la façon dont la diversité du logement doit se mettre en œuvre.
Le PLU inscrit la recherche de plusieurs axes complémentaires :
Favoriser la mixité sociale au sein des différents quartiers de Vanves, par des produits logements diversifiés :
par leurs formes (immeubles de hauteurs variables en fonction des secteurs de façon à faciliter leur insertion dans les paysages urbains en place, maisons de ville, maisons individuelles…), par leur statut d’occupation (accession, locatif privé, locatif aidé…).
Favoriser le maintien d’une offre équilibrée de logements aidés par l’inscription sur certains quartiers de la ville, de secteurs de mixité sociale visant la réalisation de logements aidés dispersés au sein d’opérations mixtes (secteurs à préciser dans le zonage du PLU), en particulier dans les quartiers desservis par des transports en commun et à proximité de commerces et équipements.P l a n L o c a l d ’ U r b a n i s m e d e V a n v e s
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Favoriser l’émergence d’un parc de logements « durable » pour les habitants et le climat…
La lutte contre le changement climatique impose de prendre en compte l’une des principales sources d’émissions de gaz à effet de serre : les constructions existantes, par leurs déperditions de chaleur et les fortes consommations énergétiques qui en résultent (surconsommation). En effet, le recensement de l’INSEE permet de constater que le chauffage des logements se fait majoritairement à partir d’énergie fossile (50% au gaz, 17% par chauffage collectif au fioul) et que près de 70% des résidences principales ont été construites avant la première réglementation thermique de 1975…
A ce titre, la prise en compte de cet objectif se traduit par plusieurs axes du PADD :
Faciliter la réhabilitation du parc ancien pour réduire les consommations d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre (isolation thermique, qui pourra s’associer à une isolation phonique dans les secteurs de bruits – cf. chapitre 5). Il est important de préciser que cette démarche s’inscrit dans les attentes des lois issues du Grenelle de l’environnement et qu’elle aura un impact social important, par la maîtrise des dépenses des ménages, dans une perspective où l’on sait que l’énergie va coûter de plus en plus cher.
Favoriser la construction de logements dans les secteurs les mieux desservis par des transports en commun, c’est-à-dire aux abords des gares qui cernent le territoire communal et le long des axes structurants, support d’une bonne desserte par les bus. Dans ces secteurs, la consolidation des vocations résidentielles sera envisagée en tenant compte de la spécificité des quartiers.
Dans le secteur de la gare de Vanves-Malakoff, véritable pôle d’animation caractérisé par le dynamisme commercial du pôle de centralité de l’Insurrection et une fréquentation renforcée liée à une offre de transports multiple (gare, bus, vélib’), le développement urbain s’appuiera sur la mixité des fonctions urbaines : renforcement de l’offre commerciale, du logement et des activités économiques.
Concilier préservation de l’identité de Vanves et mise en œuvre de constructions ou réhabilitations « durables » (alimentation en énergie, matériaux, gestion des eaux pluviales : protection qualitative et quantitative de l’eau potable…).
Poursuivre une politique foncière favorable à la diversité de l’habitat
Vanves a signé en décembre 2007 une convention avec l’Etablissement Public Foncier (EPF) des Hauts-de- Seine, sur le périmètre de l’OPAH du centre Saint-Rémy. Cet organisme intervient à la demande de la commune, pour l’aider à acquérir des logements dans le cadre de copropriétés à structure juridique complexe et également pour des acquisitions « mono-propriétés ». Les conditions de portage sont les suivantes :
- L’EPF préempte sur demande de la commune.
- La commune se charge des relogements éventuels des occupants. - Le portage est gratuit pendant 3 ans en cas d’acquisitions de logements sociaux et pendant 2 ans pour les autres logements. Au-delà de cette durée, le coût de portage est de 1% par an pour les logements sociaux et de 2% par an pour les logements libres.P l a n L o c a l d ’ U r b a n i s m e d e V a n v e s
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3. Préserver la dynamique économique de Vanves
Quelques rappels du diagnostic
Le nombre d’emplois augmente à Vanves, avec environ 8000 emplois en 2007.
Le taux de chômage est inférieur à la moyenne départementale.
Le tissu économique de la commune est dominé par le tertiaire, la micro-entreprise et l’artisanat.
Le parc des expositions de la Porte de Versailles participe au dynamisme économique de Vanves, mais entraîne des nuisances (flux des poids lourds et débordement de stationnements gênants).
L’armature commerciale de Vanves s’organise autour de trois secteurs : Le Plateau, l’Insurrection et le quartier historique (avec le marché).
Le secteur de l’Insurrection constitue la principale « locomotive » commerciale de Vanves : c’est le plus attractif pour les vanvéens et les habitants des communes voisines.
La ville mène une politique active pour dynamiser ses commerces (FISAC…).
Les équipements collectifs sont relativement nombreux et diversifiés, répartis principalement sur trois secteurs : le Plateau, les abords du Centre Administratif et les Hauts de Vanves, ce dernier bénéficiant d’une prédominance d’espaces verts et d’équipements sportifs.
De nouveaux projets en cours : Espace Cabourg, conservatoire de rang communautaire…
Plusieurs programmes immobiliers comportant en rez-de-chaussée des locaux commerciaux ou de services sont en cours de réalisation.
Maintenir la dynamique du pôle d’emplois vanvéen
Entre 1999 et 2006, le taux d’emploi de Vanves a légèrement augmenté, passant de 0,56 à 0,58 emploi pour 1 Vanvéen ayant un emploi. Avec 7650 emplois en 2006, la ville a su garder un rôle économique, avec une grande diversité de son tissu d’entreprises, même s’il est dominé par les bureaux du secteur tertiaire (services et conseils aux particuliers et aux entreprises). Le secteur de la construction est lui aussi bien implanté sur le territoire, notamment à travers l’artisanat.
Les micro-entreprises sans salarié et les très petites entreprises (TPE) de moins de 10 salariés sont les plus nombreuses. Vanves compte cependant 10 établissements de plus de 100 salariés, soit 1% de l’ensemble des établissements, qui concentrent 42% des emplois de Vanves…
Le PLU répondra à l’objectif de préserver et développer des emplois sur la commune, pour conserver une animation et un dynamisme local.
La première démarche consiste à permettre aux entreprises locales, avec des besoins très variés, de se développer sur Vanves, dans la mesure où cela est compatible avec la qualité de vie des riverains. Le PLU accompagnera les éventuelles mutations de sites pour permettre le développement des activités vanvéennes sur sites ou des changements de vocations.
De plus, il convient – au-delà de l’existant- de conforter les emplois locaux en lien avec les secteurs bénéficiant de bonnes conditions de desserte en transports en commun. Les principaux pôles d’emplois sont aujourd’hui bien desservis par les transports en commun et facilement accessibles depuis Paris. Les abords des gares/stations de métro sont donc toujours à privilégier pour maintenir des dispositifs favorables à l’implantation d’activités économiques, en particulier entre la rue Ernest Laval, l’avenue de Verdun et la Porte Brancion.P l a n L o c a l d ’ U r b a n i s m e d e V a n v e s
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Cette logique de développement économique de Vanves résulte de deux critères : d’une part la ville ne dispose plus d’espaces libres aisément aménageables pour des activités économiques et d’autre part, c’est au sein de la communauté d’agglomération Grand Paris Seine Ouest que sont déterminés les principes de développement économique (compétence communautaire). D’autres pôles d’emplois dynamiques se situent également à proximité immédiate de la commune : Paris et Issy-les-Moulineaux, largement fréquentés par les actifs vanvéens.
Conforter la vocation commerciale de proximit é
Avec la densité d’une cellule commerciale pour 108 habitants en 2007, Vanves se situe en dessous de la moyenne départementale (1/70). Cette offre se complète avec celles des centralités voisines, également fréquentées par des vanvéens : pôles de commerces du sud de Paris et d’Issy-les-Moulineaux, en particulier les secteurs des abords des stations de métro Corentin Celton, Mairie d’Issy et le centre commercial des Trois Moulins.
La proximité immédiate des voisinages cités plus haut, ainsi que la taille restreinte du territoire de Vanves expliquent en partie ce phénomène.
Cette offre commerciale est principalement répartie sur les trois pôles de centralité complémentaires ne laissant pas apparaître de centralité communale unique et plus forte : le quartier historique (avec la proximité du marché alimentaire), le Plateau et les abords du carrefour de « l’Insurrection ».
La ville a engagé, en 2003, un programme de revitalisation commerciale, soutenu par l’État. Dans le cadre du FISAC (Fonds d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerce) la ville sollicite l’attribution de subventions pour soutenir des projets collectifs d’intérêt général visant à favoriser le maintien, la modernisation, l’adaptation et la transmission des commerces de proximité. La 3ème tranche de ce programme débuté en novembre 2007 s’est achevée en septembre 2010. Elle a permis de renforcer le partenariat avec les associations de commerçants locales, contribuer à l’amélioration de la signalétique commerciale, promouvoir le commerce de proximité et prolonger les actions de rénovation des devantures des boutiques vanvéennes.
A l’échelle du PLU, l’objectif d’une ville « durable » impose une grande attention à porter au maintien d’un commerce de qualité et de proximité dans les quartiers de Vanves, facilement accessibles par tous les modes de déplacements. Plusieurs axes sont complémentaires :
Favoriser le maintien et le développement de commerces et services diversifiés sur l’ensemble de la commune, avec des secteurs privilégiés dans les pôles de centralité : centre historique, le Plateau en particulier le carrefour Albert Legris et la rue Jean Jaurès, quartier de la gare et abords du Carrefour de l’Insurrection… La logique de proximité, donc d’accessibilité plus facile à pied ou à vélo, est à privilégier. A ce titre le développement du commerce aux abords des gares et stations de métro sera à étudier pour l’ensemble des quartiers concernés.
Poursuivre la redynamisation du quartier historique tout en mettant en valeur son patrimoine bâti : la restructuration de l’Espace Cabourg aura notamment pour conséquence d’améliorer les liaisons entre le quartier historique et sa petite trame actuelle de commerces, le marché et le secteur commerçant des abords du carrefour de l’Insurrection.P l a n L o c a l d ’ U r b a n i s m e d e V a n v e s
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Permettre le maintien et le bon fonctionnement de l’artisanat
En 2008, Vanves compte 233 entreprises artisanales, avec une majorité d’établissements dans le secteur des services (soins à la personne, transport, réparation…) et également dans celui du bâtiment (maçonnerie, terrassement, menuiserie…). Parmi ces entreprises, 69 sont des établissements de proximité (boucherie, boulangerie, coiffure, fleuriste…). Toutefois, l’armature du commerce et de l’artisanat de proximité évolue de manière relativement peu favorable depuis 2003, avec une diminution des effectifs de 6% entre 2003 et 2008.
La ville de Vanves a délimité un périmètre de sauvegarde du commerce et de l’artisanat de proximité que la CCI des Hauts-de-Seine a approuvé en septembre 2008.
De façon complémentaire, le PLU met en œuvre des mesures favorables au développement de la création artisanale, dans le quartier historique notamment et le long des principaux axes structurants (rues Jean Bleuzen, Raymond Marcheron et Larmeroux, boulevard du Lycée, rues Antoine Fratacci et Ernest Laval).
Accompagner l’amélioration de l’offre d’équipements, lieux d’échanges des vanvéens
Les équipements d’intérêt général sont bien présents sur le territoire, globalement répartis sur trois secteurs :
aux abords du Centre Administratif, avec la présence plus marquée d’équipements culturels en particulier,
dans le quartier du Plateau, avec une majorité d’équipements scolaires et quelques équipements sportifs,
au sein du quartier des Hauts de Vanves, notamment aux abords du parc Frédéric Pic.
Il est prévu de renforcer l’offre culturelle par un projet de Conservatoire de rang communautaire.
L’état des équipements vanvéens est globalement bon, à l’exception de certains équipements, notamment aux abords du Centre Administratif, renouvelés dans le cadre du réaménagement de l’Espace Cabourg : - construction d'un groupe scolaire (école maternelle de 6 classes, école élémentaire de 8 classes) - réalisation de 2 accueils de loisirs (maternel et élémentaire)
- création d'un parking souterrain de 80 places, d'une salle plurivalente et d'un centre socioéducatif.
L’amélioration de l’offre en équipements passe par plusieurs axes :
Introduire des dispositions en faveur des équipements publics et privés d’intérêt collectif dans le PLU avec la visée de renforcer leur attractivité par la qualité de leur fonctionnement, pour favoriser les échanges interculturels et intergénérationnels sur la commune.
Poursuivre les actions de réhabilitation des équipements publics (écoles, équipements sportifs …) et permettre leurs évolutions pour répondre aux besoins des Vanvéens.
Faciliter la création d’équipements publics nécessaires à la satisfaction des besoins actuels et futurs, en particulier dans le domaine du sport et des loisirs.
Prendre en compte dans tous les cas (requalification, rénovation ou création) :
leur facilité d’accessibilité pour tous les Vanvéens, en particulier par des aménagements favorables aux vélos ;
mettre en œuvre des équipements peu consommateurs d’espaces et de ressources en énergie ; favoriser la réversibilité et la multifonctionnalité des aménagements et des équipements ; le cas échéant, et en fonction des vocations, mutualiser les équipements à l’échelle intercommunale pour limiter les coûts d’investissement et de fonctionnement.P l a n L o c a l d ’ U r b a n i s m e d e V a n v e s
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4. Promouvoir des pratiques de mobilité durables
Quelques rappels du diagnostic
Un territoire marqué par des pôles générateurs de déplacements de différentes natures : gare du transilien et station de métro, pôles commerciaux, pôles d’emplois, équipements d’enseignement…
Territoire traversé par des flux de transit importants vers Paris.
La superficie réduite de la commune est un atout pour les trajets à pied /vélos, même si le relief constitue une contrainte dans certains quartiers.
Un réseau routier structuré par le croisement de deux grands axes, saturés en partie, et par des voies de distributions locales qui butent sur la voie ferrée dans les quartiers sud.
L’arrivée récente du Vélib et des projets en faveur des modes doux.
Des transports collectifs (ferrés, routiers) bien présents vers Paris et la banlieue.
Des problèmes de stationnement liés au parc des expositions et aux besoins des riverains.
Concilier vocations communales et intercommunales du réseau routier
Le positionnement de Vanves à proximité immédiate de Paris implique d’inévitables flux de transit sur des axes traversant la ville : vers Paris et inter- banlieues.
La RD130 (rue Larmeroux, rue Raymond Marcheron, carrefour de l’Insurrection et rue Jean Bleuzen) constitue un axe majeur, qui traverse la commune en reliant les Hauts-de-Vanves au quartier du Plateau et qui, avec un accès direct à Paris, supporte un trafic de transit très important. Cette position entraîne une situation de saturation régulière, notamment de la section étroite de la rue Raymond Marcheron. Sur cette section en particulier, l’objectif est de limiter le trafic de transit pour améliorer le niveau de confort des piétons et des riverains.
Cet objectif d’amélioration du confort des piétons et des riverains est déjà prévu sur la rue Antoine Fratacci qui a fait l’objet d’un réaménagement favorable aux vélos et aux transports en commun, dans le cadre du comité d’axe de la ligne 126 (cf. chapitre suivant).
Vanves bénéficie d’une situation plutôt positive au regard de l’enjeu national de diminuer la circulation automobile : sa petite superficie, sa trame de transports en commun ainsi que la diversité et la répartition des équipements, des emplois, des pôles de centralités permettent théoriquement le recours à d’autres modes de déplacement que la voiture individuelle.
De façon globale, les aménagements qui seront mis en œuvre sur l’ensemble du réseau routier de la ville viseront un mode de partage de l’espace public.
Ils pourront être complétés par la réglementation routière visant à apaiser la circulation, voire à décourager les automobilistes d’emprunter des voies du réseau desservant les quartiers (réseau local).
A ce titre des démarches et réflexions sont en cours pour développer les zones 30 et des zones de rencontre, ainsi que sur la façon d’accompagner voire susciter le développement de l’auto-partage (type Autolib’ en Ile de France) et de développer les points de livraisons pour une meilleure organisation des flux des transports lourds.P l a n L o c a l d ’ U r b a n i s m e d e V a n v e s
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Contribuer à renforcer l’usage des transports en commun
Avec la gare SNCF de Vanves-Malakoff, place Albert Culot, Vanves est desservie par le réseau de trains de banlieues Transilien. L’emplacement de la gare ainsi que sa proximité avec le carrefour de l’Insurrection favorisent le développement de ce pôle d’animation.
Vanves est desservie par la ligne de métro (13) et la ligne de métro (12) située sur le territoire d’Issy-les- Moulineaux (Station Corentin Celton) et bénéficie également de la proximité du tramway : la ligne T3, avec les stations Porte de Vanves ou Porte Brancion, et la ligne T2 prolongée jusqu'à la Porte de Versailles.
Les Vanvéens bénéficient donc de la proximité d’un réseau de transports en commun en site propre attractif.
De plus, 4 lignes de bus RATP (58, 89, 126, 189) traversent la ville et 3 autres (394, 323 et PC1) passent à proximité. Cette offre est complétée par la navette de Vanves, service de transport gratuit inter- quartiers, géré par la communauté d’agglomération.
Afin de répondre au mieux aux attentes et aux besoins d’alternatives à la voiture, la Ville est largement impliquée dans plusieurs démarches en cours :
La mise en place d’une nouvelle ligne RATP entre Paris (Place de la Catalogne), Vanves (rue Jean Bleuzen / rue Raymond Marcheron / rue Larmeroux) et Issy-les-Moulineaux (Fort d’issy, Epinettes, Issy RER, Les Moulineaux), dont le tracé améliorerait la desserte de Vanves, notamment celle du quartier du Clos Montholon, est à l’étude.
Le projet de restructuration des services de transports locaux (navette de Vanves, TUVIM, TIM et Chavilbus) est à l’étude au sein de la communauté d’agglomération, dans le cadre d’un programme global d’amélioration des déplacements. Les objectifs et principaux ajustements proposés sont les suivants :
- assurer des dessertes de proximité à l’échelle intercommunale
- connexion des centres –villes de Vanves et d’Issy-les-Moulineaux
- améliorer l’attractivité de certains réseaux
- limiter les boucles à des dessertes de quartier
- offrir plus de complémentarité avec les lignes régulières et supprimer les doublons.
Le « comité d’axe 126 » a pour objectifs d’améliorer la régularité de la ligne de bus et d’atteindre la vitesse commerciale de 18 Km/h ou d’amélioration de 20%. Ces objectifs se traduisent sur le réaménagement de la rue Antoine Fratacci (RD 50), avec :
- un aménagement permettant de faire gagner du temps aux usagers : création de couloir si nécessaire et aménagements ponctuels (poursuite des travaux engagés en 2004)
- un aménagement adapté aux personnes à mobilité réduite (quai surélevé et abaissement de trottoir au niveau des passages piétons)
- une amélioration du bilan végétal : 66% d’arbres supplémentaires, amélioration de la biodiversité, augmentation de la surface végétalisée (875 à 906 m²)
- une reconstitution des stationnements : des suppressions et créations de places, une deuxième voie de circulation
- un aménagement qualitatif : des trottoirs élargis et des traversées sécurisées, un traitement de qualité (matériaux nobles, vasques de fleurs, plateforme végétalisée)
- l’aménagement d’une bande cyclable sur la chaussée dans le sens montant.
Afin de contribuer à renforcer l’usage des transports en commun, le PLU se fixe à long terme l’objectif de :
Conforter les vocations résidentielles et économiques à proximité des gares et stations de métro qui desservent Vanves et son environnement immédiat, en particulier en favorisant la reconversion ou le développement des entreprises proches de ces dessertes en transport en commun.P l a n L o c a l d ’ U r b a n i s m e d e V a n v e s
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Aménager l’espace public en faveur de cheminements pour piétons et cyclistes
De nombreux déplacements en voiture se font sur des distances très courtes, inférieures à 2 km. Les objectifs internationaux de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre et ceux du code le l’urbanisme visant à « réduire la circulation automobile » imposent de mettre en œuvre des mesures incitant, voire favorisant les déplacements à pied ou à vélo pour ces trajets de courte distance, voire pour des plus importants.
La petite superficie de Vanves permet d’affirmer que tous les trajets sont de courtes distances. Mais le relief de certains quartiers constitue un frein évident.
La ville possède assez peu d’aménagements spécifiques en faveur des circulations douces, mais de nombreux projets en cours d’élaboration sont renforcés par l’arrivée de Vélib’ depuis avril 2009 (7 stations sur le territoire, notamment à proximité du métro, de la gare SNCF et des équipements tels que la piscine et le Lycée Michelet). Ces stations facilitent les déplacements entre les quartiers et avec les communes voisines dotées de ce système (Issy-les-Moulineaux, Boulogne-Billancourt, Paris).
La ville s’inscrit dans l’ambition de développer ces modes de déplacements qui doivent aussi permettre d’anticiper sur la raréfaction des énergies fossiles et donc préparer les territoires à de nouveaux modes de déplacements. Cela passe par plusieurs démarches complémentaires dans le PLU.
Prendre en considération les logiques portées à une échelle intercommunale et régionale. Conformément aux objectifs définis par le Plan de Déplacements Urbains d’Île-de-France et aux réflexions du Plan de Déplacements Val de Seine, le SCOT des Coteaux et du Val de Seine intègre les orientations du schéma des circulations douces du Conseil Général des Hauts-de-Seine en faveur du développement de l’usage du vélo et de la marche à pied. Par ailleurs, il est prévu l’élaboration d’un schéma directeur des liaisons douces lancée par « Grand Paris Seine Ouest ».
Le PLU prendra ces orientations en considération.
Assurer une bonne accessibilité aux pôles de centralités (commerces, équipements, gares…) aux secteurs d’emplois de la ville et des territoires voisins, aux différents quartiers (par exemple entre le quartier du plateau et le parc Frédéric Pic).
Œuvrer en faveur de la réalisation de continuités de circulation à pied et à vélo à travers les coupures urbaines les plus fortes sur la ville constituées par :
la voie SNCF, même si les passerelles existantes réduisent en partie ces coupures (avec la contrainte de gravir des escaliers…) ;
le boulevard périphérique (les aménagements de couvertures sont des éléments majeurs, en termes de fonctionnement et d’image urbaine) et la requalification de l’espace aux abords des Portes de la Plaine et de Vanves devra prendre en compte les besoins des déplacements doux ; le Parc du Lycée Michelet, qui, malgré les démarches de la Ville depuis les années 1990, ne peut être traversé que par les « usagers de la cité scolaire ». Un nouveau rapprochement avec le Conseil Régional est souhaité pour faire aboutir cette demande d’ouverture (à concilier avec la sécurisation de l’espace scolaire) ;
le Parc des Expositions de la Porte de Versailles, qui dispose de deux « entrées » sur Vanves.
Améliorer la qualité des liaisons urbaines avec Paris et les autres communes limitrophes : aménagement des abords de la Porte Brancion, poursuite de la couverture du boulevard périphérique, étude d’une liaison piétonne au-dessus du périphérique pouvant se traduire par la création d’une passerelle reliant les équipements sportifs du 15ème arrondissement au débouché de la rue Sadi Carnot sur la rue Louis Vicat, pistes cyclables et dessertes en transports en commun vers Malakoff, Issy et Clamart, etc.P l a n L o c a l d ’ U r b a n i s m e d e V a n v e s
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Faciliter la mise en œuvre de projets sur le réseau cyclable local :
Dans le cadre du réaménagement de la rue Antoine Fratacci (comité d’axe 126; cf. supra), il est prévu une bande cyclable sur chaussée dans le sens montant, et pour le sens descendant, un itinéraire vélo pourrait être mis en place par les rues Mary Besseyre et Sadi Carnot. Sur ce même axe, cet aménagement sera poursuivi le long du Boulevard du Lycée et de la rue Ernest Laval.
Le Conseil Général prévoit également des aménagements sur la RD 130 (rues Raymond Marcheron et Larmeroux) , sur la RD 61A (avenues Jacques Jézéquel, Marcel Martinie et Pasteur) et sur la RD 71 ( avenue du Général de Gaulle).
Des améliorations de l’aménagement existant sur la RD 72(avenue de la Paix) sont en cours d’étude par le département.
Par ailleurs une réflexion est en cours sur la rue d’Issy.
Et de façon générale, poursuivre l’aménagement urbain propice aux déplacements alternatifs à la voiture : partage de l’espace public au bénéfice des piétons, vélos et bus (zone 30 et zones de rencontre par exemple) avec notamment le réaménagement en zone de rencontre de la rue Sadi Carnot.
Adapter les modalités de stationnement au fonctionnement d’une ville durable
La saturation du stationnement à Vanves concerne essentiellement la gestion des rues mitoyennes : - avec Paris, notamment lors des manifestations au Parc des Expositions de la Porte de Versailles où le stationnement sur voirie est en situation de saturation totale et de gêne de la circulation, - avec Issy-les-Moulineaux,
- et aux abords du carrefour de l’Insurrection (attractivité de l’Intermarché et d’équipements).
Mais à l’échelle du territoire communal dans son entier, il est également important de prendre en compte les besoins générés par le recours à d’autres modes de déplacement que la voiture : non seulement des besoins en stationnement vélos adaptés sur les espaces privés et publics, mais aussi la possibilité de laisser sa voiture à son domicile ou à proximité, afin de se tourner vers les transports en commun, la marche ou le vélo.
Plusieurs axes sont pris en compte dans le PLU :
Favoriser le stationnement des véhicules et celui des 2 roues autour des axes commerciaux et du centre Saint-Rémy notamment (cf. le parking de l’Espace Cabourg). Les aménagements devront être suffisamment attractifs en termes d’accessibilité et de sécurité.
Permettre le stationnement des vélos à proximité des équipements d’intérêt général, des commerces, des services et des pôles de transports ferrés.
Adapter l’offre en stationnement pour voitures sur les espaces publics, en fonction des besoins et du fonctionnement des quartiers : gérer l’attractivité donc la disponibilité de places libres par rotation des véhicules, ou gérer les besoins résidentiels qui ne peuvent être suffisamment satisfaits sur les parcelles privées au regard des formes urbaines (notamment les secteurs d’habitat individuel tels que « villas », « allées », inaccessibles aux voitures…).
Adapter progressivement, en fonction de l’évolution des transports en commun au niveau de l’agglomération parisienne, les normes de stationnement pour les activités économiques situées à proximité des gares et stations de métro, de façon à inciter à l’usage des transports en commun.
Favoriser l’émergence d’une offre de stationnement pour les vélos sur les lieux de travail et d’habitation, notamment en déterminant des normes minimales de stationnement vélos pour les nouvelles constructions d’habitat collectif, les activités économiques et les principaux générateurs de déplacements (grands équipements).P l a n L o c a l d ’ U r b a n i s m e d e V a n v e s
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5. Préserver l’environnement et ses ressources
Quelques rappels du diagnostic
Le relief et la topographie de Vanves, même peu marqués, ont néanmoins une influence sur le paysage de certaines rues, la gestion des eaux pluviales et les règles de constructions des terrains en pente.
Le contexte climatique est tempéré, mais la commune est soumise au microclimat de la région parisienne, avec la gestion de phénomènes climatiques exceptionnels.
Le territoire communal est couvert de 18 hectares d’espaces verts, dont deux espaces verts remarquables : le Parc du Lycée Michelet et le Parc Frédéric Pic. Alignements d’arbres sur espaces publics et jardins privatifs complètent la trame verte.
Vanves comporte de nombreuses sources canalisées souterraines.
La gestion de l’eau potable, de l’assainissement et du traitement des déchets est intercommunale.
Vanves subit des nuisances sonores et des pollutions de l’air qui sont surtout liées aux infrastructures routières et ferroviaires.
Contribuer à la lutte contre l’e ffet de serre et le changement climatique
La communauté d’agglomération Arc de Seine avait engagé des démarches pour lutter contre le changement climatique, à travers l’élaboration d’un agenda 21 et d’un plan climat énergie territorial. La communauté d’agglomération Grand Paris Seine Ouest créée le 1er janvier 2010 poursuit ces démarches. L’Agence Locale de l’Energie, née de la volonté de la communauté d’agglomération (soutenue dans cette initiative par l’Union Européenne), intervient auprès des particuliers, des administrations, des bailleurs sociaux, des petites entreprises et des artisans en vue de promouvoir les économies d’énergie, l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables et la construction respectueuse de l’environnement.
Compte tenu des différentes sources d’émission des GES énoncés précédemment (déperditions de chaleur des bâtiments, transports routiers de personnes et de marchandises, gestion des déchets,…), le PLU constitue une importante opportunité pour la Commune de Vanves de participer localement à la lutte contre le changement climatique, et de façon globale de contribuer à limiter les impacts humains sur notre environnement immédiat et élargi. Le Conseil Municipal de Vanves s’est d’ailleurs déjà prononcé, le 9 décembre 2009, en faveur de la signature et de la promotion de l’appel « Ultimatum Climatique » lancé par une douzaine d’ONG françaises en vue de peser sur l’engagement de la France dans les négociations de Copenhague.
La question de l’énergie, celle nécessaire au fonctionnement des constructions et aux déplacements, est au cœur des enjeux portés par le PLU. Le chapitre 4 a mis en avant les efforts à entreprendre pour inciter à l’usage d’autres modes de transports que la voiture. L’objectif complémentaire porte sur les performances énergétiques des constructions. A ce titre le PLU prévoit de :
Favoriser les démarches d’isolation thermique des constructions existantes en faveur de moindres consommations énergétiques. Cet effort sur les constructions génèrera un impact positif non seulement sur l’environnement, mais aussi sur le budget des ménages en freinant la hausse des dépenses énergétiques.
Favoriser le recours aux énergies renouvelables (énergie solaire notamment), les constructions bioclimatiques et les matériaux peu émetteurs de gaz à effet de serre lors de leur production et de leur destruction (prise en compte du cycle complet)
Favoriser la construction de bâtiments à basse consommation, voire à énergie positive.P l a n L o c a l d ’ U r b a n i s m e d e V a n v e s
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Le dossier de PLU pourra également être complété d’un guide de recommandations environnementales qui prendra en compte le volet énergétique.
Préserver la biodiversité en ville : trames verte et bleue..
Malgré sa localisation en première couronne de Paris et la pression urbaine que cela a suscité depuis plus d’un siècle, Vanves a su préserver des espaces de biodiversité, publics ou privés. Ces espaces ont des rôles essentiels dans le cadre de vie des habitants, mais aussi au regard des impacts sur la santé humaine (rôles de la flore et de la faune sur l’air, la chaîne des espèces, etc.).
La préservation et la valorisation de ces espaces est un objectif majeur du PLU. A cet effet, le PLU prévoit plusieurs mesures portant à la fois sur les espaces publics et sur les espaces privatifs, visant à maintenir les écosystèmes locaux (assurer le maintien de corridors écologiques…) et à préserver le ratio moyen de 6,7 m² d’espaces verts par habitant, voire à l’augmenter.
Cela passe par plusieurs objectifs traduits dans le PLU :
Préserver les espaces verts publics, y compris le parc du Lycée Michelet, le parc Frédéric Pic (site classé) et les nombreux parcs et squares de proximité répartis dans les quartiers. Vanves bénéficie en effet de l’atout d’une quasi-totalité de son territoire se situant à moins de 300m d’un square ou à moins de 500 m du parc Frédéric Pic.
Tous ces espaces sont non seulement des espaces verts profitables à la préservation de la faune et de la flore en ville, mais aussi – à l’exception du parc du Lycée Michelet- des espaces de loisirs et de détente pour les habitants, contribuant à la qualité du cadre de vie.
Favoriser la mise en œuvre d’une liaison entre le parc Frédéric Pic et le parc du Lycée Michelet par une réflexion sur les plantations, le traitement des cœurs d’îlots et la mise en valeur des fontaines (trames verte et bleue).
Faciliter la création de nouveaux squares de proximité.
Préserver les alignements d’arbres sur espaces publics (qui offrent des perspectives visuelles agréables) et les arbres remarquables sur espaces publics ou privés. La présence de l’arbre en ville fait à la fois partie du patrimoine paysager et de l’identité des quartiers. De plus, même isolé un arbre joue un rôle dans la biodiversité pour la faune locale (oiseaux, insectes…).
Favoriser et préserver les espaces végétalisés, plantés en bordure des voies et en cœur d’îlot au sein des ensembles d’habitations collectifs ou pavillonnaires. En effet, le traitement des espaces privés participe aussi à la qualité de la ville et à l’amélioration du cadre de vie. En particulier le PLU attachera une vigilance particulière à préserver, voire à développer en certains secteurs les plantations en front de rues, le débordement ou la visibilité des frondaisons depuis l’espace public (en fonction des types de clôtures, des retraits des bâtiments, des ouvertures visuelles vers les cœurs d’îlots et les fonds de parcelles…), les toitures terrasses plantées et les murs végétalisés, …
Préserver les cœurs d’îlots caractérisés par l’ampleur et la qualité de leurs espaces verts : qualité paysagère, sites de biodiversité, surfaces de percolation des eaux pluviales et puits de carbone. Ces objectifs sont déjà traduits dans des actions de la ville, telles que la gestion des talus plantés le long des voies SCNF. En application d’une convention passée avec la SNCF, la commune prend en charge leur entretien. Pour ce faire, Vanves fait appel à l’Association ESPACE qui recrute des personnes en recherche d’emploi et qui applique une gestion différenciée des essences végétales.P l a n L o c a l d ’ U r b a n i s m e d e V a n v e s
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Améliorer la gestion de l’eau pour préserver la ressource
La gestion de l’eau en ville appelle plusieurs objectifs majeurs dans le PLU : la protection des eaux souterraines des risques de pollution et la gestion des eaux pluviales, notamment celle des pluies d’orages cumulées avec le relief de certains quartiers.
Plusieurs axes d’intervention du PLU sont mis en œuvre de façon complémentaire :
Prendre en compte les objectifs du Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion de l’Eau (SDAGE) du Bassin Versant Seine – Normandie 2010-2015. Cet outil d’aménagement du territoire vise à assurer la gestion équilibrée de la ressource en eau, le respect et la préservation des milieux aquatiques, la préservation de la santé et de la sécurité civile.
Ces orientations se traduisent par la maîtrise des rejets polluants, la limite du ruissellement et de l'érosion des sols, l'amélioration de la qualité générale des eaux. Le projet de révision intègre également l’objectif de bon état pour toutes les eaux à l’horizon 2015.
Veiller à la qualité des eaux souterraines et du rû traversant le Parc Frédéric Pic (bassin à ciel ouvert). Pour cela le PLU fixe, en lien avec les règlements d’assainissement, les modalités de raccordement sur les réseaux et les contraintes en matière de rejet.
Gérer et assurer la qualité de la ressource en eau :
réduire la consommation d’eau potable (à la fois pour préserver la ressource, mais aussi pour réduire les dépenses des ménages),
limiter l’imperméabilisation des terrains en conservant des superficies de pleine terre favorables à la percolation des eaux pluviales…,
favoriser la mise en œuvre de procédés de rétention à la parcelle (exiger un débit maximal de retour dans les réseaux d’eau pluviale),
inciter à la récupération et à la réutilisation de l’eau pluviale (usage d’arrosage, de sanitaires…) : A ce sujet, il est intéressant de rappeler qu’à l’échelle du territoire de la communauté d’agglomération il est envisagé de valoriser les nombreuses sources canalisées souterraines, l’eau exploitée pouvant servir au stockage, au nettoyage des voiries, à l’arrosage des espaces verts et au curage des collecteurs d’assainissement,
développer des modes de gestion alternative des eaux pluviales (toitures végétalisées, noues…).
Poursuivre les démarches en faveur de la performance des réseaux d’assainissement, en partie gérés par la communauté d’agglomération Grand Paris Seine Ouest et en partie par le Département des Hauts-de-Seine. Le schéma directeur d’assainissement communautaire prévoit la réalisation d’un bassin de rétention souterrain des eaux pluviales, sous un parking situé à l’angle de la rue Mansard et de l’avenue du Docteur François Arnaud. Cet ouvrage est aujourd’hui réalisé.
Améliorer la gestion des déchets
Le Plan Régional d’Élimination des Déchets Ménagers et Assimilés approuvé le 26 novembre 2009 vise, notamment, à réduire la production de déchets et améliorer le recyclage. Les objectifs 2019 du Predma sont de diminuer la production de déchets de 50 kg/habitant, d’augmenter le recyclage de 60%, de développer le compostage et la méthanisation, d’encadrer les capacités de stockage et d’incinération, d’améliorer le transport fluvial et ferré, et de mieux connaître les coûts et avoir un financement incitatif.
La Commune de Vanves adhère au syndicat mixte central des traitements des ordures ménagères de l’agglomération parisienne (SYCTOM). L’ensemble des ordures ménagères est acheminé vers le centre d’Issy-les-Moulineaux avec un nouveau centre de traitement des déchets ménagers, Isséane (centre de valorisation énergétique) qui respecte les normes environnementales les plus strictes dans le cadre de son activité.
Les communes de la communauté d’agglomération ont souhaité mettre en place une gestion unique de collecte des déchets, afin de mutualiser les ressources et de favoriser le développement durable. DepuisP l a n L o c a l d ’ U r b a n i s m e d e V a n v e s
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début janvier 2010, la Commune de Vanves, la Communauté d’Agglomération Grand Paris Seine Ouest et le SYELOM ont mis en place un nouveau service de collecte des déchets toxiques ménagers (piles, pots de peinture, solvants, ampoules, bombes d’aérosols). Une fois par mois, un camion de collecte des déchets toxiques est ainsi mis à disposition des Vanvéens.
Néanmoins le PLU prend en compte les exigences du tri sélectif pour exiger l’aménagement de locaux adaptés et incitatifs au tri sélectif dans les constructions à aménager, notamment celles de logements collectifs, d’équipements d’intérêt général et d’activités économiques.
Le compostage pourrait également être incité dans le cadre de l’entretien des espaces verts publics et privés.
Prendre en compte les risques naturels
Vanves est concerné par le risque de mouvements de terrain liés aux anciennes carrières (anciennes briqueteries). Un arrêté préfectoral du 7 août 1985, valant Plan de Prévention des Risques Naturels, délimite les secteurs concernés. Ainsi, le quartier du Plateau, le Parc des Expositions, le côté Nord de la rue Marcheron… sont concernés.
Dans ces secteurs, l’avis de l’Inspection Générale des Carrières (IGC) est requis pour toute demande de permis de construire. Comme la loi l’exige, le PLU prendra en compte cette servitude d’utilité publique.
Contribuer à réduire les nuisances auprès des habitants
À Vanves, la principale nuisance est sonore, essentiellement générée par les infrastructures de déplacements : boulevard périphérique parisien, voie ferrée et de façon globale tous les axes routiers surchargés au sein des quartiers. En ce qui concerne l’héliport de Paris-Issy-les-Moulineaux, son Plan d’exposition au Bruit n’affecte pas le territoire de Vanves.
Le Conseil Général des Hauts-de-Seine a réalisé en 2004 une cartographie des zones de bruit « critique » pour l’habitation. À Vanves, de nombreux axes sont considérés comme des zones de bruit critique le jour, notamment l’axe Larmeroux-Marcheron-Bleuzen et l’axe Fratacci-boulevard du Lycée.
La poursuite de la couverture du périphérique permettrait d’améliorer le cadre de vie des Vanvéens en réduisant les nuisances, visuelles, sonores (réduction de moitié de l’intensité sonore) et les niveaux de pollutions atmosphériques.
Le Conseil Régional d’Ile-de-France a établi une carte représentant la nuisance sonore de jour et de nuit produite par la circulation ferroviaire. Une étude acoustique a été élaborée afin d’identifier la présence ou non de « Points Noirs de Bruit », le long des voies ferrées dans la traversée de Vanves et de Malakoff, sites pilotes. Cette étude a mis en évidence des points noirs du bruit aux abords de la ligne de chemin de fer entre la bifurcation de Malakoff et la gare de Clamart.
Selon le porter à connaissance de l’Etat, 0,3% de la population de Vanves est potentiellement exposée à des dépassements de seuils, avec des niveaux sonores parfois plus élevés que ceux liés au bruit routier. L’étude révèle qu’il n’y a aucun point noir de bruit nocturne sur la Commune de Vanves et que les points noirs bruits diurnes sont très peu nombreux à l’échelle de la zone d’étude. Deux immeubles et 26 maisons individuelles sont recensés comme des points noirs.
Le PLU prendra en compte :
la nécessité de prévoir des mesures en faveur de l’aménagement des voiries (types de revêtement) et de traitement acoustique des bâtiments,
la nécessité de prévoir l’aménagement de protections acoustiques sur les secteurs sensibles le long de la voie ferrée.
La Ville est également touchée par la pollution de l’air, générée principalement par les émissions des véhicules automobiles et des poids lourds. Les mesures visant à réduire leur production relève d’enjeux et d’actions régionales sur les transports, mais également de vigilance sur l’implantation et le fonctionnement de certaines activités économiques pouvant générer de telles nuisances.P l a n L o c a l d ’ U r b a n i s m e d e V a n v e s
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6. Schéma de principe du PADD
Le schéma présenté page suivante est une simple illustration de quelques objectifs du PADD et n’a en aucun cas pour rôle de traduire de façon complète le PADD du PLU de Vanves.
Les éléments le composant sont symboliques et ne doivent pas faire l’objet d’interprétation géographique précise.P l a n L o c a l d ’ U r b a n i s m e d e V a n v e s
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