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unknown - Guingamp-Paimpol-Agglomération - BrochureN2000 vdef
Document publié le Samedi 1 janvier 2000
Lien du pdf (unknown - Guingamp-Paimpol-Agglomération - BrochureN2000 vdef)
Thèmes du document : Espaces terrestres et maritimes, Aménagement du territoire, Environnement,
Richesses naturelles et actions collectives Richesses naturelles et actions collectives de préservation de la de préservation de la biodiversité biodiversité
MIEUX
COMPRENDRE
LE DOCUMENT
D’OBJECTIFSRédaction
Guillaume Jouan - Guingamp-Paimpol Agglomération
Design & illustrations
Virginie Gaude : crayonmagique.fr
Impression
Roudenn Grafic
Photos
Romane Lozac’h : p. 4, 5, 8, 12, 14, 15
Ronan Le Mener : p. 6, 7, 10, 11, 16
Guillaume Jouan : p. 11, 12, 13, 14, 15
Dominique Beauvais (p. 7), Alain Dumont (p. 9), Pierre-Yves Pasco (p.9), Thomas Dubos (p.10), Philippe Defernez (p. 10), Pierrick Pustoc’h (p. 14), Julien Gesnouin (p. 14), Ronan Nédélec (p. 15), Adobe Stock : p. 2, 3, 4, 6, 8, 9, 13, 14. 2
Natura 2000, le plus grand réseau européen de sites protégés 4
Le site « Têtes de bassin du Blavet et de l’Hyères » 4
Les principaux habitats naturels du site 5
Les tourbières 6
Les landes 7
Les prairies humides oligotrophes 8
Les rivières à Renoncules 9
Les forêts 10
Les autres habitats et espèces 11
Les différents types d’actions menées 12
Le cadre réglementaire 13
Quelques photos 14 15
La carte du site 16
SOMMAIRE SOMMAIRE
3
L es « têtes de bassin du Blavet de l’Hyères » constituent – tant en termes d’habitats que d’espèces – de considérables et spécifiques richesses de nos territoires, une mosaïque remarquable de milieux naturels, variés et de qualité, qu’il nous appartient collectivement d’apprendre à mieux faire étudier, connaître et protéger. C’est en ce sens que, voici une quinzaine d’années, un premier travail d’élaboration d’un document d’objectifs (DocOb) a permis d’initier des actions et de générer des flux de financements en provenance de l’Union Européenne et de l’État en faveur de la préservation de la biodiversité sur le site « Natura 2000 » désigné. Depuis lors, une extension de ce site pour le porter à une superficie de près de 3 600 hectares a été actée, afin d’améliorer la cohérence et l’efficacité des actions qui y sont menées ; un bilan des programmes mis en œuvre a été réalisé et a conforté
les partenaires qui sont engagés dans le portage politique et l’animation de ce site dans leur volonté de poursuivre et d’accentuer ces actions, dans le cadre d’un DocOb actualisé.
C’est dans cette optique que Guingamp-Paimpol Agglomération et la Communauté de Communes du Kreiz-Breizh – sous les présidences respectives de Vincent Le Meaux et de Sandra Le Nouvel – coopèrent pour animer cette politique, en lien avec de multiples partenaires, parmi lesquels les vingt communes
concernées, des exploitants agricoles et forestiers, des
associations environnementalistes et d’usagers, des
propriétaires, des services de l’État...
Si, à l’instar des habitats et des espèces, un site tel que celui
des « Têtes de bassin du Blavet de l’Hyères » s’étend de
part et d’autre des différentes limites administratives inter-
communales et communales, c’est que les différentes formes du vivant méconnaissent ce type de frontières. De la même manière, c’est aussi, dans la logique multi-par- tenariale du comité de pilotage (CoPil) du site, en dépassant les frontières entre catégories d’acteurs parties prenantes que s’établissent et s’engagent concrètement les actions en faveur de la biodiversité sur le terrain.
Avant que vous ne vous plongiez dans les rivières à Renoncules, que vous ne marchiez dans les landes, les tourbières, les hêtraies-chênaies et autres habitats parcourus à travers cette brochure, qu’il me soit permis d’adresser ici un salut – pour son rôle dans la vie initiale du site – à Pascal Bourdon, et de très vifs remerciements à Guillaume Jouan, technicien-biodiversité de Guingamp-Paimpol Agglomération, en charge des missions « Natura 2000 » sur ce site, pour l’inlassable et efficace travail quotidien effectué.
Bonne lecture à tou-te-s.
Édito Mont a ra « pennoù diazad ar Blavezh hag ar Stêr-Iêr » d’ober – koulz e-keñver al lec’hioù hag e-keñver al loened hag ar plant a zo enne – perzhioù talvoudus-kaer ha hep o far en hon bro, meteier naturel a bep seurt hag a galite an eil e-kichen
egile, a rankomp holl asambles lakaat studiañ, anavezout ha gwareziñ gwelloc’h.
Se zo kaoz e oa bet labouret, ur pemzek vloaz bennaket zo, evit sevel ur renabl traoù d’ober hag ar mod d’ober anezhe (an DocOb). Evel-se e oa bet gallet lañsañ oberoù ha kaout arc’hant digant Unaniezh Europa ha digant ar Stad evit miret lies- seurted ar vuhez el lec’h-se lakaet da « Natura 2000 ». Diwar neuze zo bet asantet kreskiñ an dachenn-se, gant 3 600 hektar ouzhpenn, abalamour d’an oberoù a vez kaset da benn enni da vezañ kempouesoc’h hag efedusoc’h ; graet zo ur bilañs eus ar programmoù a zo bet lañset ha kement-se en deus degaset c’hoant d’ar geve- lerien, a vez o tifenn al lec’h Natura 2000 war an dachenn bolitikel hag o reiñ buhez dezhañ, da zelc’hen gant o oberoù ha da vont pelloc’h gante gant un DocOb adwelet.
Se zo kaoz e vez Gwengamp Pempoull Tolpad-kêrioù ha Kumuniezh-kumunioù Kreiz-Breizh – pep a brezidant dezhe, Vincent Le Meaux ha Sandra Le Nouvel – o labourat a-unan evit kas ar politikerezh-se da benn, asambles gant kevelerien a bep seurt, en o mesk an ugent kumun a zo e-barzh ar jeu, labourerien-douar ha koataerien, kevredigezhioù hag a labour war dachenn an endro pe evit bodañ tud hag a zarempred al lec’h, perc’henned, servijoù ar Stad...
Evel ar meteier, al loened hag ar plant, en em astenn « Pennoù diazad ar Blavezh hag ar Stêr-Iêr » a bep tu da harzoù ar c’humunioù hag ar c’humuniezhoù rak n’eus ket harzoù seurt-se d’an traoù bev. Evel-se emañ kont ivez evit ar mod ma’c’h a ar bodad ren (CoPil) en-dro gant meur a geveler, o vont dreist an diforc’hioù etreze evit divizout ha kas oberoù fetis da benn evit reiñ lañs d’ar vuhez liesseurt war an dachenn.
A-raok splujañ er stêrioù o blev-dour, kerzhet el lanneier, en taouarc’hegoù, er faouegoù hag en dervennegoù, hag en holl lec’hioù a vez kaoz diwar o fenn el levrig- mañ, e fell din saludiñ Pascal Bourdon – a oa bet talvoudus e labour er mareoù kentañ – ha trugarekaat a-greiz-kalon Guillaume Jouan, teknikour war liesseurted ar vuhez e Gwengamp Pempoull Tolpad-kêrioù, karget eus ar c’hefridioù stag ouzh « Natura 2000 » el lec’h-mañ, evit ar pezh labour efedus a vez kaset gantañ bemdez.
Mechañs ho po plijadur o lenn al levrig-mañ.
Plongez dans les rivières
à Renoncules, marchez dans
les landes, les tourbières,
les hêtraies-chênaies...
à travers cette brochure
Éric Bréhin
Président du comité de pilotage
du site Natura 2000Désigné comme site Natura 2000 en décembre 2004,
le site s’étend de Plourac’h à Saint-Nicolas-du-Pélem.
Il est caractérisé par des zones de sources, de vallées
avec de nombreux milieux caractéristiques du Centre
Bretagne : prairies humides, tourbières, landes humides
et sèches, forêts…
On y trouve des sites naturels remarquables et emblé-
matiques tels que les Landes de Locarn, les Gorges du
“Têtes de bassin Le site Blavet du l’ Hyères ” et de
Corong, le Chaos de Toul-Goulic ou encore la Lande
tourbeuse de Crec’h an Bars.
Après 10 ans d’actions et d’engagements collectifs, le
périmètre du site est étendu en 2017 pour mieux assurer
la préservation de ses nombreuses richesses naturelles.
Le document d’objectifs, véritable guide de planification
des actions, a fait l’objet d’une actualisation en 2021
suite à cette extension.
On estime aujourd’hui qu’une part importante des
espèces pourraient disparaitre avant la fin du XXI ème
siècle du fait de la destruction ou la fragmentation
des habitats naturels, de la pollution, de la surex-
ploitation des ressources naturelles ou du changement
climatique.
Le déclin de la biodiversité est une
préoccupation majeure qui apparaît
dès les années 1970 grâce aux alertes
de nombreux scientifiques. Différentes
conventions internationales affirment
dès cette époque la volonté de la préserver
(Washington 1973, Berne 1979, Bonn 1979).
Le réseau Natura 2000 est l’une des traductions à
l’échelle européenne de la prise en compte de ces pré-
occupations avec deux directives : Directive « oiseaux »
en 1979 et Directive « habitats, faune, flore » en 1992.
L’Europe y demande aux États membres de prendre
Natura 2000 Le plus grand réseau
européen de sites protégés
les mesures nécessaires, pour la préservation des
habitats et espèces les plus vulnérables et de mettre en
place un réseau de sites, appelé réseau Natura 2000.
Ces sites sont retenus pour leur richesse en milieux
naturels et espèces rares et / ou menacés de disparition
(dits d’intérêt communautaire). La conservation et la
restauration de ces habitats et espèces
devront y être assurées en prenant en
compte les activités humaines. C’est bien
là la singularité des sites Natura 2000
qui visent à faire coexister les activités
socio-économiques et la préservation
de la biodiversité.
Un comité de pilotage, ou CoPil, réunissant l’ensemble
des représentants des acteurs locaux (élus, socio-
professionnels, associatifs, usagers…), est nommé pour
chaque site pour favoriser l’appropriation des enjeux
de conservation et la concertation.
LE SITE EN
QUELQUES
CHIFFRES
3 596 ha répartis sur
20
950 ha de
20 de
communes
17
habitats naturels
d’intérêt communautaire
différents sur
46 espèces animales
menacées ou quasi-menacées
d’extinction en France
ou en Bretagne
10 espèces végétales
menacées ou quasi-menacées
d’extinction en France
ou en Bretagne
13
2
espèces
animales
espèces
végétales
&
d’intérêt communautaire
espèces animales
pour lesquelles le site
héberge des populations
suffisamment importantes pour
lui donner une responsabilité
forte dans leur sauvegarde
sur les flancs des vallées, cohabitent parfois avec
d’énormes boules
de granite où s’installent des fougères rares
5
Natura 2000, la traduction
à l’échelle européenne
de la prise en compte
du déclin de la biodiversité
structurent le site, abritent plusieurs espèces rares
(Mulette perlière, Écrevisse à pattes blanches,
Loutre d’Europe)
Chaos
granitique
Les principaux habitats naturels du site
l a Gentiane
pneumonanthe
4
flore très diversifiée et souvent rare
Tourbière,
landes humides
forêts de Hêtres
et de Chênes
sur les crêtes, sur des sols
très peu profonds, souvent balayées par les vents
Landes sèches
Prairies humides
« oligotrophes »
Rivières
à Renoncules
très forte diversité de plantes à fleurs
grâce aux sols très pauvresSur des sols acides, très pauvres et totalement imperméables,
l’eau stagne en permanence ou presque, privant d’oxygène
le sol. Les micro-organismes qui décomposent et recyclent
habituellement les végétaux et animaux morts ne peuvent
alors plus vivre dans le sol. La matière organique
s’accumule et forme un sol en dépôt appelé la tourbe.
Les tourbières représentent des surfaces très faibles
(0,2 % du territoire métropolitain) mais accueillent
une biodiversité unique et singulière, avec des espèces
adaptées à ces conditions de vie très contraignantes.
Les grands défrichements du Moyen-Âge donnent lieu en Bretagne
à une mosaïque de milieux agricoles variés qui s’entremêlent :
sur les terres fertiles on retrouve les cultures, les vergers,
les prairies alors que les terres pauvres laissent place aux landes,
marais ou encore tourbières.
Jusqu’au milieu du XIXème siècle et parfois au-delà, les landes
seront coupées pour faire de la litière ou pour nourrir les chevaux.
La fauche des landes va finir d’appauvrir les sols, privés alors des
quelques richesses minérales issues de la décomposition des végétaux.
Paradoxe, cette pauvreté est à l’origine de la richesse
en espèces végétales et animales typiques de ces milieux.
Selon l’humidité du sol, on trouve des landes sèches, mésophiles
(intermédiaires), humides voire tourbeuses où s’installent une végétation de Callune, de Molinie, d’Ajonc et de Bruyères différentes (cf. illustration).
la Sphaigne :
véritable éponge, jusqubà40foi ssonpoidsseceneau!
Forme souvent des buttes pour extraire ses racines de lbeaus tagnante
la Rossolis (Drosera en latin)
carnivore grâce
à ses poils collants qui piège les insectes
l a Potentille
Les
Tourbières le Lézard vivipare
Un habitat
typique de
la Bretagne !
1 million d’ha en 1800
15 000 ha aujourd’hui
les menaces
Embroussaillement
puis boisement
en l’absence de
fauche ou pâturage
Mise en culture,
apport d’engrais
Plantations forestières
Les Bruyères des landes
changement d’espèce en fonction du gradient
d’humidité des différents habitats
Bruyère à
quatre angles
(landes humides)
Bruyère cendrée
(lande sèche)
landes Les bruyères de
Bruyère ciliée
(lande mésophile)
la Vipère péliade
la Fauvette
pitchou
des marais
les menaces
Drainage (agriculture,
plantation d’arbres)
Creusement d’étang
(pêche, chasse)
Extraction de tourbe
(fabrication de terreau)
Changement climatique
Environ 40 ha
2ème site Natura 2000 en Bretagne en
surface de tourbières
3 types de tourbières différentes
À Locarn, seule station de la petite Utriculaire
en Côtes d’Armor, plante carnivore aquatique
chiffres
clés
stocke
ossifrage
350 ha de landes
2ème site Natura 2000 en Bretagne en surface
pour les landes humides et tourbeuses
4ème site Natura 2000 en Bretagne en surface
pour les landes sèches et mésophiles intérieures
chiffres
clés la Molinie
la Bruyère
la Drosera
la Sphaigne
la Narthécie
6 7
1 2le Damier
la Succise des prés,
plante hôte
du Damier de la Succise
Installées sur des sols pauvres en éléments nutritifs (oligotrophes)
et humides, ces prairies présentent une végétation plutôt basse, peu
productive en volume, mais très diversifiée en plantes à fleurs spécifiques.
La préservation de ces prairies dépend de l’action des agriculteurs
qui les fauchent tardivement permettant aux espèces d’effectuer
leur cycle biologique complet, ou les font pâturer légèrement,
pour ne pas abimer les sols sensibles au tassement.
Ces milieux accueillent notamment le Damier de la Succise, papillon
très rare, qui dépend d’une seule plante, appelée Succise des prés :
la plante va servir d’habitat pour les œufs des papillons
et de garde-manger pour les futures chenilles.
Véritable fil conducteur du site, les rivières à Renoncules flottantes
hébergent de nombreuses espèces très rares et menacées
comme l’Écrevisse à pattes blanches ou la Mulette perlière
qui ne sont plus présentes que dans quelques rivières
bretonnes. La Loutre d’Europe, fréquente dans tous les cours
d’eau du site, est l’espèce la plus emblématique.
Du petit ru près des sources à la grande rivière aux eaux courantes
et fraiches traversant des prairies régulièrement inondées, les rivières
à Renoncules tracent parfois leur chemin au milieu d’énormes blocs
de granite sous une voûte arborée, comme dans les Gorges du Corong ou le Chaos de Toul-Goulic. Elles offrent alors les conditions
de vie idéales pour le Trichomanes remarquable, fougère
qui habituellement ne se développe que dans les puits.
chiffres
clés
Les Prairies HUMIDES
OLIGOTROPHEs
Orchis à feuilles tachetées
,
orchidée courante des prairies du site. + de 200 km de rivière
Dernier bastion de la loutre d’Europe dans les années 80
Pollutions
Colmatage du lit du cours
d’eau, par les sédiments venant
de l’érosion des sols agricoles,
de l’abreuvement des bêtes
dans le cours d’eau…
Frayères des poissons bouchées,
survie des petites Mulettes
perlières impossible !
Création de plan d’eau
Développement de plantes
exotiques (Balsamine de l’Himalaya,
Renouée du Japon…)
rivières Les Renoncules à
Renoncule
flottante
la Mulette perlière petite moule d’eau douce
présente dans une
vingtaine de rivières bretonnes dont 5 sur le site !
à pattes blanches,
très sensible à la peste de l’écrevisse
transmise par ses cousines américaines, exotiques
envahissantes
l’Écrevisse
les menaces
8 9
3 4
230 ha de prairies
1er site Natura 2000 en Bretagne en surface pour
les prairies humides oligotrophes
Un nombre important de prairies humides moins rares,
mais constituant un réseau écologique indispensable
pour de nombreuses espèces
Plus importante population de Damier de la Succise
de Bretagne
chiffres
clés
Embroussaillement puis
boisement en l’absence
de fauche ou pâturage
Mise en culture,
apport d’engrais
Plantations forestières
les menaces5
Le site abrite plusieurs types de milieux forestiers rares et menacés qui cohabitent avec les bois de Saules dans les milieux humides ou les forêts de Chênes, plus répandus.
Les hêtraies-chênaies, avec un sous-bois de Houx et d’Ifs notamment, constituent les reliques de la forêt typique bretonne du Moyen-Âge. On les retrouve aujourd’hui principalement sur les coteaux du massif granitique de Quintin, dans la forêt de Duault, les bois de Kergrist-Moëlou et la vallée du Blavet en aval du barrage de Kerné-Uhel.
Dans les forêts très humides, on retrouve les boulaies tourbeuses qui présentent une végétation de mousses, de sphaignes et de fougères très riche et singulière.
Le long des rivières, c’est la forêt d’Aulnes et de Frênes qui s’épanouit.
Enfin, le site héberge également une chênaie qui se développe sur des sols extrêmement pauvres et rocheux, proches de ruisseaux générant une atmosphère humide. Les arbres sont très petits et chétifs. La végétation alentours
est constituée de fougères, de lichens et de nombreuses mousses.
Cet habitat, typique des Îles britanniques est extrêmement rare en France.
Forêts les
Coupe rase pour
transformation en
plantation résineuse
Abattage des Ifs
et Houx lors de coupes
de bois de chauffage
chauves -souris
17 des 21 espèces bretonnes
6 d’intérêt communautaire
Des espèces forestières,
prairiales, liées au haies…
les
le Grand
70 bêtes !
rhinolophe en danger en Bretagne
Une grotte utilisée en hivernage
dans les landes de Locarn accueille jusqu’à
granitiques les chaos De nombreux petits chaos
creusés par les rivières
et 2 sites majeurs :
Chaos de Toul-Goulic
et Gorges du Corong
D’innombrables boules
de granite affleurantes
Des végétaux rares
et adaptés à des sols
où les roches affleurent
ou dans des atmosphères
très humides en sous-bois
Mulette
6 rivières en Bretagne avec
au moins 100 individus, 2 sur
le site (le Loc’h et le St-Georges)
Bretagne Vivante étudie
l’espèce et agit depuis 2010
Un programme de repeuplement :
+ de 3 000 petites mulettes
relâchées sur le Loc’h
la
les Gorges du Corong
autres Les Habitats
espèces et
6
Crapaud épineux, un des nombreux
amphibiens vivant sur le site
chiffres
clés
2 espèces végétales et 14 espèces animales
d’intérêt communautaire
+ de 600 espèces animales
+ de 40 espèces menacées ou quasi-menacées d’extinction
(monde, Europe, France ou Bretagne)
Une dizaine de plantes menacées ou quasi-menacées
dans les Landes de Locarn
le Busard
Saint-Martin,
rapace rare des landes, nicheur
+ de 250 ha d’habitats forestiers rares et menacés
Les « vieilles chênaies des Îles britanniques » :
présentes dans seulement 4 sites Natura 2000
en France ; 2ème site le plus important en France
chiffres
clés la Luzule
les mousses
l’If
des bois
le Houx
les menaces
10 11
perlière
Barbastelle la
l’Escargot présent uniquement de Quimper, Galice
et en
Bretagne en
Murin de Bechstein, Pour se cacher,
il utilise les vieux arbres creux ou les fissures
lecadre Le réglementaire
Le site est particulièrement riche
en milieux humides ouverts, c’est-
à-dire où le boisement ne se
développe pas. Cette ouverture, ga-
rante d’une biodiversité singulière,
est maintenue grâce à l’action des
agriculteurs qui font pâturer ou
fauchent les prairies et les landes,
malgré la très faible rentabilité de
ces milieux.
Des mesures d’accompagnement
existent dans le cadre de la PAC
(Politique Agricole Commune).
Chaque année, plus de 20 agriculteurs
souscrivent ces mesures (+ de 200 ha).
gestion agriculteurs La par les
différents types d’ actions
menées
les
Certains habitats dégradés néces-
sitent des interventions plu s
lourdes pour améliorer leur état
de conservation.
Des travaux de broyage de prairies,
de landes ou de tourbières trop
âgées, de curage de mare, d’entretien
de la végétation des berges des
cours d’eau… sont réalisés avec des
entreprises spécialisées grâce à des
aides financières (cf. « le contrat
Natura 2000 »).
Le technicien Natura 2000 peut se
charger d’établir pour les propriétaires
un cahier des charges des interventions
nécessaires, de trouver les entreprises
adéquates et de suivre les chantiers
ou de rappeler les règles à respecter
si vous intervenez vous-même.
Les forestiers sont notamment
incités à conserver de vieux arbres
favorables aux chauve-souris ou à
certains oiseaux, comme les pics
par exemple, qui y trouvent des
trous ou des fissures dans lesquels
ils peuvent se cacher, nicher…
Parfois, ce sont des parcelles entières
qui sont exclues de toute interven-
tion sylvicole pour maintenir les
conditions d’ombrage ou d’humidité
indispensables au développement
de certaines fougères rares par
exemple.
gestion forestiers La par les 3 596 ha dont 900 ha de d’habitats d’intérêt
communautaire
11
14
contrats Natura
2000 signés par
partenaires différents
(collectivités, associations,
particuliers)
700
Près de
propriétaires
privés concernés
170 agriculteurs
concernés
La nécessaire
implication
de tous
les actions restauration de
Avant
Après
une seule règle :
l’évaluation
des incidences
Les milieux naturels et les espèces
rares et menacées sont nombreuses
sur les sites Natura 2000, c’est
bien la preuve que les activités
h umaines ne les ont pas fait
disparaître ! Au contraire, comme
avec l’agriculture d’élevage, elles
peuvent leur être favorables.
Natura 2000 n’interdit donc à
priori aucune activité humaine ou
projet d’aménagement. Il s’agit au
contraire d’évoluer vers un dévelop-
pement harmonieux et respectueux
des enjeux de conservation de la
nature avec les activités de loisirs
(randonnée, chasse, pêche…) et les
activités économiques (agriculture,
sylviculture…).
les activités humaines Si les activités passées ont permis de préserver des espaces et des espèces, il convient cependant de veiller à ce que
les nouveaux projets se développent en prenant bien en
compte les enjeux de conservation de la biodiversité.
Par conséquent, une seule règle existe sur les sites Natura
2000 : chaque nouveau projet pouvant modifier le site doit
faire l’objet d’une évaluation des incidences qu’il pourrait
avoir, permettant en cas d’impacts identifiés, de prendre les
mesures d’évitement pour préserver les habitats et les espèces.
Quelques exemples d’actions ou d’activités soumises à ce
régime : les retournements de prairies naturelles, la création
de plan d’eau ou de chemin de randonnée, l’organisation
de manifestations sportives, les coupes forestières…
Comment savoir si je suis concerné ?
Je consulte le porté à connaissance de la
Direction régionale de l’environnement, de
l’aménagement et du logement (DREAL) :
http://www.bretagne.developpement-durable.
gouv.fr/pac-nature-r88.html
Je vérifie si mon projet relève du régime de
l’évaluation des incidences.
Comment évaluer les incidences ?
1 J e contacte le technicien Natura 2000 q ui
me transmettra toutes les données sur les
espèces et les habitats concernés par le
secteur de mon projet, ainsi que le formulaire
type à renseigner.
2 Je compare mon projet et les connaissances
sur la richesse du site pour définir si des
impacts directs ou indirects sont possibles.
Aucune interaction entre mon projet et les
habitats ou espèces d’intérêt communautaire
n’est identifiée, l’évaluation s’arrête.
Des interactions existent, il faudra approfondir,
ce qui peut nécessiter l’appui de spécialistes
(naturalistes, bureau d’étude…) capables de
mesurer précisément les impacts.
Des mesures nécessaires pour éviter ou réduire
les incidences seront alors à mettre en
œuvre : trouver un projet alternatif, modifier
certaines parties du projet (ex : choix des
périodes de travaux, changement du plan
des implantations…).
Comment solliciter l’autorisation ?
Je transmets à la DDTM mon dossier : présentation
simplifiée de mon projet, évaluation des incidences.
La DDTM dispose d’un délai de 2 mois pour
instruire ma demande.
contact
DDTM service “ environnement ”
1, rue du Parc - CS 52256
22022 Saint-Brieuc Cedex
Tél. 02 96 62 47 62
ddtm-se@cotes-darmor.gouv.fr
La démarche à mener
pour l ’ évaluation des incidences
le contrat natura 2000
Particuliers, associations,
collectivités...
L’État et l’Europe financent
Renseignez-vous auprès
du technicien Natura 2000 !
du montant des travaux
80 à 100 %
Les suivis permettent d’observer
l’évolution des espèces ou des milieux
naturels et de mesurer l’impact des
actions qui sont menées.
Une vingtaine de suivis sont ainsi
réalisés chaque année sur les oiseaux,
les chauve-souris, les plantes rares,
les poissons…
Les suivis naturalistes
12 13
7 814
quelques-unes
des espèces
vivant sur le site
15
Tourbière de Crec’h an Bars
Saint-Nicodème
Chenille de Machaon
dans une prairie humide
La Bruyère
à quatre angles
La Linaigrette
à feuilles étroites
spécifique des sols tourbeux
Rivière à Renoncules
Le Damier de la Succise
Mesure d’une Écrevisse à pattes
blanches
Le Chardon des anglais
caractéristique des prairies
humides oligotrophes
par Bretagne Vivante
Le Fluteau nageant
sur le Blavet à Lanrivain
Aménagement par les services
du Département d’un loutroduc
(passage sécurisé pour la Loutre
d’Europe) sous la RD 787
(axe Callac / Carhaix)
Quand la rivière est en crue, la Loutre
ne peut plus nager sous le pont, elle utilise
la banquette aménagée au lieu de traverser
la route risquant la collision avec une voiture.
Le Grand Rhinolophe
La Rossolis intermédiaire
Le Trèfle d’eau typique
des maraisSOURCES DE L ’ HYÈRES SOURCES DE L ’ HYÈRES
Grassette du Portugal plante carnivore
typique des tourbières TRÉMARGAT
PEUMERIT-
QUINTIN
Bois de
Kerthomas
Landes
de Lannedan
Bois de Maroux
Étang du Blavet
Lac de Kerné-Uhel
Chaos de Toul-Goulic
Gorges du Corong
Tourbière de Kerfaven
Landes de Crec’h an Bars
Forêt de Duault
Tourbière de Pont-Min
Landes de Locarn
CARNOËT
CALLAC
BULAT-
PESTIVIEN
KÉRIEN
LANRIVAIN
KERGRIST-
MOËLOU
SAINT-NICOLAS-
DU-PÉLEM
SAINT-SERVAIS MAËL-PESTIVIEN
SAINT-
NICODÈME
LOCARN
SOURCES DU BLAVET SOURCES DU BLAVET
Périmètre du site
Natura 2000
Bois & forêts
Landes & tourbières
Massif granitique de Quintin
Rivières
0 km 4 km
Guillaume Jouan Technicien Natura 2000
02 96 45 81 72 g.jouan@guingamp-paimpol.bzh
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