CRP/ 8888 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 5 8 5 8 5 8 88 LS LS LS 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 9 8 9 8 9 8 9 8 9 8 9 8 9 8 9 8 9 8 8 8 8 8 8 8 LS LS LS LS À 8 À 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 9 8 9 8 9 8 9 8 8 8 8 8 8 8 9 8 9 8 8 8 8 8 8 8 5 8 5 8 5 8 LS LS LS À 8 À 8 À 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 8 ©
CLIO SIMON
OÏKOS
6 FÉVRIER. . .
1 ER AOÛT 2021
eXploreXpo eXploreXpoNoreXpo /
11ESSE1S
UO
/ 3 OÏKOS CRP / eXploreXpo /
graphisme
: Ho-Sook Kang & Manon Brassart
CRP/
Centre régional de la photographie
Hauts-de-France
Place des Nations
59282 Douchy-les-Mines / France
+ 33 [0]3 27 43 56 50
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www.crp.photo
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et Instagram @crpnord !
OÏKOS
du 6 février au 1er août 2021
Exposition ouverte
mardi... vendredi
13 h... 17 h
samedi / dimanche / jours fériés
14 h... 18 h
CLIO SIMON
www.cliosimon.com
cliosimon@gmail.com
Pour plus d’informations,
vous pouvez prendre contact
avec Manon Brassart
chargée de l’accueil et de la médiation
accueil@crp.photo
ou +33 (0)3 59 61 71 17
CRP/clic
Découvrez les visites et ateliers
du CRP/ en images !
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eXploreXpo
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groupes/
> rubrique éducation à l’image
Ce dossier pédagogique a été rédigé
par Juliette Deschodt, Chargée de
médiation, Manon Brassart, Chargée de
l’accueil et de la médiation et Bernard
Dhennin (bernard.dhennin@ac-lille.fr),
professeur d’Arts Plastiques missionné
au CRP/.
Il a été élaboré à l’occasion de
l’exposition OÏKOS au CRP/.
Il est destiné à toute personne désireuse
de préparer une visite avec un groupe.
Il a pour but de vous accompagner dans
la découverte de l’exposition avec vos
groupes, en proposant des références à
des artistes majeurs de l’Histoire des Arts
ou encore des pistes de lecture pour mieux
appréhender les œuvres présentées.p.6-9 INTRODUCTION LÉA BISMUTH,
CRITIQUE D’ART
p.10-11
DATES CLÉS
p.12-15
LE RÉCIT &
LA DIGRESSION
IMAGES & SONS,
ASSOCIATIONS &
DIGRESSIONS p.20-23
p.16-19
RECONNAISSANCES
DES PAYSAGES©
Clio
Simon
p.24-29
DÉCOUVRIR
ET EXPLORER L’IMAGE
PHOTOGRAPHIQUE 1. LES VISITES D’EXPOSITION
2. LES ATELIERS AUTOUR DE L’IMAGE
3. PROJETS (INTER)STICES, MÉDIATION ET CRÉATION
4. LE CRP/ : DES RESSOURCES À VOTRE DISPOSITION
Una storia de amore
© Clio Simon© Clio Simon
6 / Introduction
ANTHROPOLOGIE
DIGRESSION
ÉCOLOGIE
IMAGE
HISTOIRE(S)
MONTAGE
PAYSAGE
RÉCIT
RÉSIDENCE
SON
TERRITOIRE
Una storia de amore © Clio SimonloreXpo /
Rome en 2018, est
point de vie » est em-
OÏKOS / 7 CRP / eXploreXpo /
De quoi se soucier ? Avec quels outils (re)-construire ? De quelle manière porter attention ? Quel point de vue — ou plutôt quel point de vie1 — faire nôtre ? Pour réparer, ou encore et surtout, pour imaginer. Cette exposition, intitulée Oïkos (ensemble de biens et d’Êtres rattachés à un même lieu d’ha- bitation et de production), nous invite à nous installer, à prendre le temps de voir dans le noir, à trouver la juste distance depuis laquelle observer le monde que nous habitons, ou tentons d’habiter.
Formes de vie amoureuses
Una storia d’amore (24 min., 2019), film tourné à Rome en 2018, est le portrait d’un lieu, ou plutôt d’un microcosme : Forte Prenestino. Ce lieu est autogéré depuis les années 80, et se situe dans la périphérie de la capi- tale italienne. La vie s’y organise, se construit de manière autonome, selon le principe des beni comuni (les biens communs) 2, en un espace traversant remettant en question la propriété privée, l’individualisme libéral et l’as- servissement à l’autorité étatique. C’est un terrain de jeu pour Clio Simon qui filme alors en adoptant parfois les gestes d’une anthropologue, sachant rester discrète, à la faveur de plans-fixes plus ou moins longs, de regards, d’attentes. Le montage est avant tout d’observation sensible, quasi phéno- ménologique, parfois caressant, d’autres fois incisif.
En regardant ce film, je pense à Operai, Contadini (Ouvriers, Paysans, 2001) signé Danièle Huillet et Jean-Marie Straub, tourné dans une clairière de Toscane : des hommes et des femmes y prennent la parole, statiques, dans une Agora végétalisée. Ils disent un chant ancien, celui du travail, ce- lui de la res rustica antique. Ils disent la survie et la poésie. Nous sommes au lendemain de la seconde guerre mondiale, et cette réunion dans les bois est une manière de réapprendre les gestes du quotidien, de lire ensemble, afin d’imaginer à nouveau comment vivre. Si je pense à ce film, c’est que Clio Simon sait prendre le temps du regard, avec le même souci fédérateur et politique que Huillet-Straub : de la nature qui l’entoure aux gestes les plus simples. Car il s’agit chez elle d’une étude, en amitié, de la vie qui se déve- loppe sous ses yeux. Avec Una storia d’amore, l’histoire d’amour que nous raconte la cinéaste est celle d’un « Nous amoureux »3, capable de penser la vie commune dans son acception la plus féconde. Ce Nous est celui des « formes de vie », selon une conception élargie de la vie multi-spécifique — vie plurielle et métamorphique, à la fois humaine, animale, végétale, in- fra-mince, en constante évolution imaginative ; et en accord avec le vivant authentique, infiniment migrant.
Amoureusement donc, filmer des feuilles d’abord, des arbres, des fruits, une grenade dévoilant ses graines roses, les ailes d’un papillon, une toile d’araignée. Tourner autour du lieu en le respectant, en en prenant soin. Passer plusieurs minutes sur une fresque murale sur laquelle on croise des indices, là ITALO CALVINO en lettres capitales, là encore le visage canonique de Rimbaud. Le travail sonore est musical et expérimental pour mieux ac- compagner la vision en s’approchant par exemple des mains qui découpent de l’ail frais pour le diner, des bras de celui qui prépare des tracts pour la fête du soir sur lesquels on peut lire : « LA FESTA LA FAI ANCHE TU ! » / « TOI AUSSI VIENS FAIRE LA FÊTE ». La caméra filme la friche, au sens où en parle Gilles Clément : cet « espace de vie laissé au libre développement des espèces qui s’y installent »4. Ici, jardiner renouvelle le politique, de même
1 L’expression « point de vie » est em-
pruntée à la pensée d’Emanuele Coccia
(La Vie des plantes, 2016). Elle est reprise
également dans Terra Forma / Manuel de
cartographies potentielles, Frédérique
Aït-Touati, Alexandra Arènes, Axelle Gré-
goire, 2019.
2 Le mouvement des beni comuni s’est
développé en Italie depuis plus de 30 an-
nées, alimentant une manière alternative
de concevoir les rapports entre droit, po-
litique, propriété et souveraineté. Lire à
ce propos, par exemple, Dardot Pierre et
Laval Christian, 2014, Commun. Essai sur
la révolution au xxie siècle, Paris, La Dé-
couverte.
3 En exergue de son film, Clio Simon a
placé une citation de Marielle Macé, ex-
traite de Nos cabanes (Verdier, 2019), livre
qui l’accompagnait pendant le travail de
montage du film. Précisons ici l’usage
que fait l’artiste des citations disposées
au cœur de ses objets filmiques : à la fois
indices et seuils pour le spectateur, ces
références ont valeur de positionnement
théorique, et témoignent d’une posture de
recherche en mouvement, invitant autant
les sciences sociales que la philosophie,
la littérature, l’astronomie… à se joindre
à elle.
4 Gilles Clément, sur son site : http://www.
gillesclement.com/cat-mouvement-tit-
Le-Jardin-en-Mouvementqu’élever les abeilles, suivre le chat ou écouter l’oiseau deviennent une ma- nière silencieuse de communiquer. Pour une « poésie de signes […] jusqu’à en percevoir les possibles », écrit la filmeuse attentive. Et, elle a bien raison de le rappeler : « un lieu est une force de proposition ».
Vers l’harmonie des sphères
En 2009, Clio Simon voyage pour la première fois au Chili. De ce sé- jour marquant, plusieurs films verront le jour. La Ñaña (5 min., 2012) est le portrait frappant d’une femme Mapuche auprès d’un feu de bois crépitant. La veille-femme fait le récit des violences policières dont elle a été victime sous la dictature de Pinochet 5. « Les terroristes ce sont eux, ils ont violé tous les droits de l’Homme, ceux de la Femme, du troisième âge » : nous entendons sa voix douce raconter la tragédie sans jamais voir son visage. Elle nous raconte les luttes justes et les révoltes qu’il faudra encore mener pour récupérer les terres spoliées, celles qui devraient être ensemencées pour vivre et non pour en faire commerce ; celles qui, en définitive, n’appar- tiennent à personne. Ce portrait est pour Clio Simon une manière de don- ner à sentir qu’une autre manière de vivre est possible, par l’autogestion et l’émancipation des peuples. Toujours au Chili, Le Bruissement de la parole (17 min., 2013) est tourné dans le désert d’Atacama, pour mieux dire la ca- tastrophe dont le paysage garde les traces invisibles, la mémoire tue et les paroles étouffées, gelées par le temps et l’oubli historique. Le film se peuple progressivement des milliers de fantômes assassinés et enfouis secrète- ment sous la terre aride pendant la dictature.
Les images tournées par l’artiste au Chili continuent d’innerver sa pratique, lui permettant de continuer à mettre en scène ces nuages de fu- mée ou de poussière, devenus similaires à un personnage récurrent, et qui agissent comme de puissants révélateurs de l’image. Ainsi, Géographie de l’ineffable est un film mettant en tension des plans tournés dans le désert d’Atacama en 2012 et des images filmées dans le bassin minier du Nord de la France en 2020. « Aucune image ne naît dans le noir », nous dit la voix- off lors du prologue lunaire du film : une part soustraite au regard persiste, comme le chant des astres, pour des films qui ne sont jamais explicatifs, mais plutôt ouvrent des fenêtres de sens, pour des récits arpentés et ou- verts. De même, la composition sonore refuse l’illustration, et la vidéaste l’explique en ces termes : « je filme en muet pour ensuite interroger le dia- logue nécessaire entre image et son. Les digressions qui peuvent en résulter donnent forme à des paysages silencieux, bavards de signes qui semblent dilater l’Histoire en strates ».
Dès lors, si la ligne d’horizon du désert ne cesse d’osciller sous les brumes de chaleur, c’est pour mieux nous rappeler que l’ineffable est « ce qui ne peut être exprimé par des paroles ». Et que nous devons « réap- prendre à voir », malgré les images manquantes ; et même si cela nécessite un engagement et une responsabilité. Aussi, si la jeune-femme du film trace un cercle au sol, c’est bien pour créer le site rituel à l’intérieur duquel elle pourra danser, habitant le vide en un dialogue harmonique avec le cosmos.
Introduction 8 /
5 Suite au coup d’Etat du 11 septembre
1973, la dictature militaire de Pinochet
prend le pouvoir au Chili, après avoir ren-
versé le gouvernement démocratique-
ment élu de Salvador Allende.loreXpo / / 9 OÏKOS CRP / eXploreXpo /
Sa danse à elle, sur son cercle de sorcière, est celle des derviches, dont les mouvements circulaires, amplifiés par l’ampleur de leurs jupes, sont gouver- nés par la force de Coriolis, force motrice à l’origine des ouragans. L’énigme du film restera entière, car il se situe à l’endroit même où la digression de- vient une manière de ne pas tout comprendre, d’accepter la lacune de ce qui ne peut être dit. En faisant une digression, on croit s’écarter du sujet princi- pal, tout en étant au cœur palpitant de la question. Car il s’agit ici pour Clio Simon de réhabiliter une forme de savoir que l’on croyait perdue : le savoir des profondeurs et des nébuleuses, le savoir retrouvé de « l’harmonie des sphères » prôné par les Pythagoriciens, pour qui la géographie de l’Univers et des planètes était le fruit d’une perfection mathématique et musicale.
Il en va d’une croyance dans les possibles. Pour une réinvention des manières de vivre et de respirer, en accord avec l’environnement, sans vou- loir lutter contre lui, sans volonté de domination, et en dehors des logiques rationnellement normées. C’est précisément ici que ce travail cinématogra- phique est politique, en ce qu’il est fondé sur le désir de redonner à la pensée sa turbulence, c’est-à-dire son agitation féconde et troublante, son désordre traversé de lumière, comme un astre parcourant l’atmosphère.
Léa Bismuth
Léa Bismuth est critique d’art et commissaire d’exposition indépendante. Elle est notamment spécialiste de la pensée de Georges Bataille à qui elle a consacré la trilogie La Traversée des Inquiétudes (de 2016 à 2019 à La- banque de Béthune) et le livre La Besogne des Images (Editions Filigranes, 2019). Elle prépare actuellement une thèse de doctorat à l’EHESS sur le pro- cessus de création et les capacités de la littérature.1891
1895
Première transmission
d’images télévisées
mobiles par John Baird
à Londres.
Auguste et Louis
Lumière déposent
le brevet du
Cinématographe,
appareil combinant
caméra et projecteur
de film.
Les premiers
téléviseurs à tube
cathodique sont
commercialisés
par Telefunken en
Allemagne.
Naissance du cinéma
parlant. Alan Croslan
réalise le premier film
sonore : Le Chanteur de
Jazz.
Thomas Edison invente
le Kinétographe,
première caméra
de prise vue, et le
Kinétoscope, une
visionneuse pour film.
DATES CLÉS INVENTION ET ÉVOLUTION
DE LA CAMÉRA
1926
1927 1934loreXpo / / 11 OÏKOS CRP / eXploreXpo /
Commercialisation de
La Betamovie de Sony,
premier caméscope
grand public.
Première exposition
entièrement dédiée
à l’Art vidéo : TV as a
Créative Medium à la
Howard Wise Gallery de
New York.
Première utilisation
du numérique pour
le tournage d’un film
commercial (Star Wars :
La Menace Fantôme).
Exposition Music/
Electronic Television à
la Galerie Parnass de
Wuppertal (Allemagne),
l’artiste coréen Nan
June Paik présente 13
Distorded TV Sets, la
première œuvre d’Art
vidéo.
Début de la «
vidéo légère ».
Commercialisation,
par Sony, du premier
enregistreur vidéo
portable : le Video Rover
Portapak
Création de
la plateforme
d’hébergement de
Vidéos YouTube.
Invention du DVD,
Digital Versatile Disc
(disque numérique
polyvalent)
1963 1983 1969 1997
1965 2005 19951
2
1/2/3 Géographie de l’inefflable
vidéo, 12 min, 2020
© Clio Simon
Production CRP/, avec le soutien de
Pictanovo, du Fresnoy – Studio national
des arts contemporains, et de la bourse
Brouillon d’un rêve de la Scam (Société
civile des auteurs multimédia) et du
dispositif La Culture avec la Copie Privée.
Le récit & la digression
3loreXpo /
zréables).
/ 13 OÏKOS CRP / eXploreXpo /
« Le monde est un ensemble de situations superposées,
autrement dit de digressions. Si en apparence elles n’ont
rien à voir entre elles, elles voisinent et conversent malgré
tout ensemble. Conversations muettes, bégaiements,
rumeurs du monde, toutes ces narrations se déplacent
dans l’espace comme pour dilater le temps, et contredire
la notion de Progrès. Les digressions donnent forme à des
paysages silencieux, bavards de signes qui semblent dilater
l’histoire en strates. » - Clio Simon
Le récit c’est l’acte de raconter. Fictionnels ou réels, les histoires sont habitées et portent souvent en elles l’héritage de certains autres récits. Nos civilisations se sont construites sur des récits héroïques et tragiques, et se nourrissent encore aujourd’hui des histoires.
Nourrie par de nombreuses références théoriques et filmographiques, Clio Simon explore l’objet du récit en s’éloignant de son sujet au travers de la digression.
Digresser, c’est s’écarter de la trame narrative et de son sujet, c’est une invita- tion à partir en quête de sens. Dans ses œuvres, l’artiste nous invite à interroger autrement le monde qui nous entoure. Son film Géographie de l’ineffable1 est pensé comme un haïku 2 . L’artiste assemble différentes séquences, les paysages se dilatent entre celui d’un ancien bâtiment industriel du bassin minier et celui d’un désert de l’Amérique du Sud. Entraîné par la danse du derviche tourneur et la puissance d’une tornade, notre esprit détourne, recouvre et interroge ce qui se trame entre les images.
Clio Simon relie des paysages complexes et pose la question du sens. Que voit-on ? Quelle représentation avons-nous du monde ? Pour quelle raison nous apparait-il de cette manière ?
LE RÉCIT & LA DIGRESSION
1 Ineffable : Qui ne peut être exprimé par des paroles (se dit de choses agréables).
Exemple : Un bonheur ineffable.
2 Un haïku (俳句, haiku) est un petit poème extrêmement bref visant à célébrer
l’évanescence des choses et à suggérer ses sensations. Il tire son nom du « haïkaï » et du hokku. Il est calligraphié traditionnellement sur une seule ligne verticale, au Japon, ou sur trois lignes, dans son adaptation francophone depuis 1905.14 / Le récit & la digression
1
2
3
4
5loreXpo /
st Alfred LESLIE
DARD
XTADO
RRAIN
/ 15 OÏKOS CRP / eXploreXpo / 15 CRP / eXploreXpo /
LE RÉCIT & LA DIGRESSION 1 Robert FRANCK et Alfred LESLIE Pull my Daisy, 1959 Film 16 mm noir et blanc, sonore, 28 minutes
Un an après la publication de sa série
photographique Les Américains, Robert
Franck se tourne vers le cinéma et réalise,
avec Alfred Leslie, Pull My Daisy.
Entre mise en scène, improvisation et prise
de vue au feeling, des peintres, écrivains,
musiciens, acteurs et photographes de la
scène new-yorkaise de l’époque
y apparaissent dans une histoire,
faussement décousue, d’un rassemblement
entres amis. Jack Kerouac, en voix-off,
improvise un texte sur les images du film.
4 Jorge FURTADO
L’île aux fleurs,
1989,
Film 12min
Dans ce documentaire de 12 min,
nous suivons le parcours d’une tomate
depuis sa production jusqu’à l’île aux
fleurs.
Le montage des différentes séquences
du films entre elles, et le jeux des
répétitions développe à la façon
d’un marabout la démonstration
selon laquelle notre société de
consommation régie l’égalité entre les
Hommes et la liberté de chacun.
3 Jean-Luc GODARD
Soigne ta droite,
1987
Film 1h20
Librement adapté de L’Idiot de Dostoïevski,
Soigne ta Droite rassemble quatre séries
filmiques dans lesquelles les acteurs jouent
parfois plusieurs personnages réels ou fictifs. A
la recherche d’une fin pour un film, l’Idiot, joué
par Godard lui-même, teste diverses fictions.
Des extraits de l’enregistrement de The No
Comprendo par Les Rita Mitsouko, filmé un an
auparavant par Godard, servent de fil rouge.
2 Marcel DUCHAMP
Allégorie de genre,
1943
Gaze teintée, ouate, papier gouaché
découpé, papier doré, clous, dans boîte en
bois et verre
54,8 x 42 x 8,4 cm
Paris, Musée National d’Art Moderne.
Commandée en 1943 par le magazine
Vogue, pour la couverture du numéro
commémoratif de l’Independance Day,
l’Allégorie de genre superpose profil de
Washington, carte des Etats-Unis et
bannière étoilée. Au motif que le profil
de Washington est fait de gaze souillée,
le magazine refuse cet éloge des Etats
Unis. Décision sans doute anticipée par
Duchamp pour qui l’Allégorie de genre est
une allégorie de toute œuvre d’art moderne
qui se fait refuser puis réhabiliter.
5 Pablo LARRAIN
No,
2012
Film 1h58
Chili, 1988, les Chiliens votent contre
le régime du général Pinochet. Le « non » l’emporte contre un
retour au pouvoir de ce dernier. Dans son film, Pablo Larraín choisit de raconter les dessous d’un clip de campagne politique créé
en faveur du non. Telle une mise en abyme, les spectateurs sont
rapidement plongés dans les coulisses d’un tournage, nous livrant
ainsi en filigrane le récit de cette période historique pour ce pays,
qui sortira enfin de la dictature après des années de répressions.2
1
4
3
Reconnaissances des paysages
1 Le Bruissement de la parole
vidéo, 18 min, Chili, 2013
© Clio Simon
2 Géographie de l’inefflable
vidéo, 12 min, 2020
© Clio Simon
3 Una storia d’amore
vidéo, 24 min, Italie, 2019
© Clio Simon
4 La Ñaña
vidéo, 5 min, Chili, 2012
© Clio SimonloreXpo /
1rt Livre, Chapitre 55 et 56, 1552
ce, éditions Sens & lonka, 2014
>, Les
/ 17 OÏKOS CRP / eXploreXpo /
1 François RABELAIS, Quart Livre, Chapitre 55 et 56, 1552
2 Gilles CLEMENT, Tiers-paysage, éditions Sens & Tonka, 2014
3 En sociologie, l’acculturation, ou transport d’idées, désigne les phénomènes qui résultent du
contact continu et direct entre groupes d’individus ayant des cultures différentes, ainsi que les changements dans les cultures originelles des deux groupes ou de l’un d’entre eux
RECONNAISSANCES DES PAYSAGES « Si la fascination pour ce paysage fait écho à notre propre existence, elle est parfois d’une autre sorte, elle atteste de la folie du Monde et de celle des Hommes. Il n’y a alors ni poésie, ni rêve, seulement de la stupéfaction pour ce qui nous entoure et nous dépasse. » - Clio Simon
Clio Simon travaille à la reconnaissance culturelle des paysages, à leur mémoire et à leur portée politique et sociale.
Dans Le Bruissement de la parole, le paysage devient politique. Pour son film Clio Simon s’est inspirée du livre Les paroles gelées1 de Rabelais, où les cris d’une bataille ancienne sont conservés, gelés dans les airs. Envahissant l’espace, les nuages se donnent à voir tels des présences fantomatiques et engagent le discours sur un passé resté muet. Elle ramène à la vie les bribes d’une histoire chilienne et nous rappellent le coup d’état de 1973 vécu comme un tremble- ment de terre, la chute d’une démocratie et les révoltes anticonstitutionnelles. L’artiste nous invite à être dans l’observation du paysage.
Dans Una storia d’amore, l’artiste filme un ancien fort militaire où vivent des gens en autogestion. La nature prend ici la place de ce que le paysagiste et jardinier Gille Clément appelle « Tiers-Paysage ». Le terme de « Tiers-paysage » renvoie à Tiers-État (et non à Tiers-monde). Ce sont des espaces n’exprimant ni le pouvoir, ni la soumission. Dans sa publication il décrit l’évolution territoriale du Tiers- paysage comme coïncidant avec l’évolution territoriale d’aménagements, mais aussi par l’accroissement des villes et des axes de communication.
« Le Tiers-Paysage – fragment indécidé du Jardin Planétaire – désigne la somme des espaces où l’homme abandonne l’évolution du paysage à la seule nature. Il concerne les délaissés urbains ou ruraux, les espaces de transition, les friches, marais, landes, tourbières, mais aussi les bords de route, rives, talus de voies ferrées, etc… »2 Gilles Clément
Enfin, son film La Ñaña, évoque à travers le récit d’une femme Mapuche, les tensions entre le peuple autochtone et le pouvoir de Pinochet.
Les Mapuches, littéralement « Peuple de la terre » en mapudungun, sont un peuple autochtone du Chili et de l’Argentine. Depuis l’arrivée des conquis- tadors espagnols au XVIème siècle, ce peuple résiste inlassablement contre les différentes conquêtes et processus d’acculturation3 aux sociétés argentine et chilienne. La question de la propriété des terres, de la reconnaissance de leurs organisations et de leur pratique culturelle est au cœur de leurs manifesta- tions et de leurs résistances. Les conflits avec les Etats sont souvent violents et entraînent la mort d’hommes, de femmes et d’enfants.
Le rapport qu’entretiennent les Mapuche sur la terre influence la reflexion portée par certains chercheurs de considérer la nature comme un sujet de droit.
Dans le monde, déjà plusieurs fleuves se sont vus reconnaître le statut de personne morale, d’autres espaces se sont vus accorder des droits légaux, permettant ainsi d’engager des poursuites contre les pollueurs et d’éviter que les activités humaines entraînent l’extinction d’espèces ou d’écosystèmes.— a
Y'en J'arrive,
fe cemars on Deier |
@ur kes pattes. S
Dm. ed
18 / Reconnaissances des paysages
3
1
2
5
4loreXpo /
PIGNOCCHI
MARKUL
BAHRI
/ 19 OÏKOS CRP / eXploreXpo / 19 CRP / eXploreXpo /
RECONNAISSANCES DES PAYSAGES
5 Abraham POINCHEVAL
Pierre,
Performance réalisée du 22 février au 1er mars 2017 au
Palais de Tokyo
Abraham Poincheval est un artiste performeur, il repousse
les limites de son corps et de son mental pour explorer le
monde et la nature humaine.
Pour son oeuvre Pierre, l’artiste s’enferme durant une
semaine dans une pierre en calcaire taillée sur mesure,
l’artiste s’isole du monde et perd ses repères spatio-
temporels. Au milieu de la pierre, la vitesse du temps est
celle de minéral. Immobile, le temps à l’échelle humaine
est infini dans la pierre.
2 Angelika MARKUL
Marella,
2019, Film, couleur, son, 8’31’’, en boucle.
Musique Côme Aguiar.
Exposition : La Formule du Temps, Centre international
d’art et du paysage de Vassivière, France, 2020.
Commissaire : Marianne Lanavère.
La démarche de Angelika Markul est toujours motivée par
un désir de capter les images mais aussi de les sculpter et
de rendre visible ce qui est obscur et caché.
Marella est le troisième volet de la trilogie réunissant les
films La Mémoire des Glaciers, 2017, Bepicolombo, 2019 et
Marella, 2019. Il a été tourné sur la côte ouest australienne
aux abords de la ville de Broome, là où est visible un
ensemble de traces de dinosaures. Les images, réalisées
vue du ciel, en plongée vers la terre, nous dévoilent un
paysage exceptionnel. Le son, emprunt aux sonorité
aborigènes, rythme le mouvement des images et appelle à
une connexion spirituelle avec la Terre.
3 Erik SAMAKH
Batbox,
installation, 2012
Erik Samakh se fait le passeur vers ce qui est
imperceptible à l’Homme. Au travers de ses installations,
il modèle l’acoustique pour nous connecter avec le monde
des vivants.
Dans l’installation Batbox, il n’y a aucune image. Seul
le son permet au visiteur de se construire lui-même
une image. Les chauves-souris, sur lesquelles l’artiste
travaille sont les uniques habitantes du Château de
Trévarez, dont l’accès est interdit au public.
A la manière des chasseurs, il se focalise sur les sons
émis par les communications entre animaux ainsi que par
leurs déplacements, pour les repérer sans les voir.
L’installation Batbox que l’artiste conçoit pour le
rez-de-chaussée des écuries du château, est traitée
comme une proposition artistique immersive qui joue
de nos perceptions : obscurité, odeur de sous-bois,
sons étranges donnent la sensation de la présence des
chiroptères sous la verrière.
4 Ismaïl BAHRI
Ligne,
2011, vidéo
Artiste vidéaste, Ismaïl Bahri joue avec notre
attention et sur les modes de perceptions des
choses qui nous entoure.
A la recherche l’étonnement, il filme le tâtonnement
de ses expériences et tentatives. Réalisant ses
vidéos sur le format du plan séquence, l’artiste
prend le temps de nous livrer un regard sur ce qui
nous entoure et de prendre conscience du temps
qui les occupe.
Dans sa vidéo Ligne, c’est une goutte d’eau déposée
sur la peau qui sert d’outil d’exploration. Fragile
et brillante, elle demeure en surface du corps.
Elle réagit avec les pulsations sanguines, et sert
d’intermédiaire sensible aux énergies qui traversent
le corps.
En portant son regard sur l’infime et le détail Ismaïl
Barhi étudie le rapport qu’entretient la matière à
l’espace.
1 Alessandro PIGNOCCHI
Petit traité d’écologie sauvage,
2017
Dans ce roman graphique, le philosophe, Alessandro
Pignocchi imagine un monde où les valeurs occidentales
seraient remplacées par celles animistes des indiens
d’Amazonie.
Inspiré par les écrits de l’anthropologue Philippe
Descola, la faune et la flore sont considérées comme
des personnes qui ont des droits, et non plus comme
des objets de consommation. En bousculant nos
valeurs occidentales et en nous forçant à adopter un
autre référentiel, en résulte un récit absurde, qui nous
questionne sur la relativité et le caractère objectif de nos
valeurs.Si la Justice est capable de nous appliquer la loi
antiterroriste, un jour ce sera leur tour. *
20 / Images & sons / associations & digressions
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1 Géographie de l’inefflable
vidéo, 12 min, 2020
© Clio Simon
2 Le Bruissement de la parole
vidéo, 18 min, Chili, 2013
© Clio Simon
3 La Ñaña
vidéo, 5 min, Chili, 2012
© Clio Simon
1loreXpo / / 21 OÏKOS CRP / eXploreXpo / 21 CRP / eXploreXpo /
IMAGES & SONS / ASSOCIATIONS & DIGRESSIONS « Interroger la fonction subversive de l’image c’est se demander comment mettre en scène cinématographi- quement un pouvoir invisible, un « Dehors politique » qui nous façonne et sculpte nos paysages. Ce travail d’écriture ne consiste pas à détruire ou améliorer la communication mais à la filigraner. » - Clio Simon
Le cinéma est, pour Clio Simon, un prétexte pour partir à la rencontre d’un paysage, d’un groupe d’individus et mettre en lumière leur histoires.
En tant que réalisatrice, Clio Simon est attachée au cadrage. Les éléments comme la brume, le nuage ou la fumée, qui apparaissent dans nombre de ses films, portent en eux un caractère insaisissable. Aussi, poser un cadre sur la brume est, pour l’artiste, une manière de l’inscrire dans une forme de récit.
Pour la création de la bande sonore de ses films, l’artiste s’associe avec des artistes compositeurs. A la lecture des œuvres de l’artiste, l’image et le son s’enrichissent mutuellement. Dans Le bruissement de la parole, le bruit sourd que l’on entend au début du film devient grésillements, crépitements, craque- ments, éclosions sonores. L’assemblage de ce son à la vision que l’on a de la brume qui s’accroche aux montagnes créé un décalage : le son s’incarne dans la montagne. L’artiste joue avec les signes et nous interroge sur ce que l’on croit voir et entendre.
Clio Simon joue avec ce qui est imperceptible. Dans son film La Ñaña tourné au Chili en 2012, le feu crépite au sein du foyer et la fumée qui s’y échappe semble porter la parole de la vieille dame.
L’artiste explore la forme de la vidéo comme une image mouvante qui, séquence après séquence, nous raconte une histoire.
Lorsque dans Géographie de l’ineffable, les plans du désert chilien se succèdent à ceux tournés dans une usine désaffectée du Nord de la France, l’artiste cherche à interroger et à donner du sens sur ce qui se passe entre ces images, entre ces deux lieux. Elle crée à la fois des correspondances formelles, entre le sol pous- siéreux de l’usine désaffectée du Nord, et la terre sèche et rocailleuse du désert d’Atacama. Il y a aussi un parallèle entre les histoires que portent ces deux paysages sachant que tout deux furent sujet à l’exploitation de leur ressource, extraction de lithium pour l’un, exploitation de charbon pour l’autre.22 / Images & sons / associations & digressions
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5loreXpo /
HOV
\RKER
MARCLAY
/ 23 OÏKOS CRP / eXploreXpo / 23 CRP / eXploreXpo /
IMAGES & SONS / ASSOCIATIONS & DIGRESSIONS 1 Lev KOULECHOV Effet K ou Effet Koulechov, 1921/1922,
Expérience filmique
En 1922, pour son expérience
cinématographique, Lev Koulechov choisit
le plan fixe d’un visage impassible, celui
de l’acteur Ivan Mosjoukine, qu’Il associe à
trois plans différents : celui d’une assiette
de soupe, d’un cercueil où repose un enfant
et d’une femme lascive allongée sur un
canapé. Chacun des plans en contrechamp
de celui de l’acteur nous invite à lire sur ce
même visage la faim, l’affliction et le désir.
Koulechov nous démontre ainsi le pouvoir
des images et la fonction créatrice du
montage au cinéma.
3 Pierre HUYGHE
L’Ellipse,
1998, 13 min,
Triple projection, super 16 mm
Dans Ellipse (1998), une installation sur trois
écrans, Pierre Huyghe revisite L’Ami américain,
un film de Wim Wenders de 1977.
L’acteur Bruno Ganz y reprend son rôle,
vingt après, pour combler une ellipse entre
deux plans du film. Comme dans d’autres
œuvres des années 90, l’artiste questionne
le fonctionnement de la narration au cinéma
par le biais de différents aspects du dispositif
cinématographique : la durée, le montage,
l’ellipse, les jeux de rôle et d’acteur.
2 Chris MARKER
Lettre de Sibérie,
1957,
Film, 67mn
Dans la scène de Iiakoutsk de la Lettre
de Sibérie (1957), Chris Marker prolonge
l’expérience de Koulechov réalisée au temps
du cinéma muet. Il souhaite ici révéler la
force du montage sonore en appliquant aux
mêmes images documentaires trois textes
différents : le premier fait l’éloge de l’URSS,
le deuxième la critique abondamment, et le
troisième choisit l’objectivité. Les trois voix
off chevauchent parfaitement les images,
les rendant tour à tour séduisantes ou
terrifiantes.
4 Christian MARCLAY
The Clock,
2010,
Installation multimédia
Vidéo (24 heures)
Pour son installation multimédia The Clock,
Christian Marclay a réalisé une vidéo d’une
durée de 24 heures. A partir de l’appropriation
de milliers d’extraits cinématographiques
affichant une indication de temps, l’artiste a
procédé à un montage respectant le déroulé
à la seconde près d’une journée de 24 heures.
Lors de sa présentation au public, la projection
vidéo est synchronisée avec l’heure du lieu.
Quand une horloge affiche 13h02 à l’écran, il
est aussi 13h02 à la montre du spectateur. Ici,
temps filmique et temps réel ne font plus qu’un.
5 Bill VIOLA
Désert,
1994,
Vidéo, 26min
L’œuvre fut créée pour accompagner la performance
en direct du compositeur Edgar Varèse (1855-1965).
Après avoir découvert des notes du compositeur
se référant à une composante imagée non réalisée
de sa composition, l’Ensemble Moderne, un groupe
de musique contemporaine basé à Francfort, a
commandé à Viola la création d’une partition visuelle
pour Déserts de Varèse.des participants.
24 / Découvrir et explorer l’image photographique 24 /
Découvrir et explorer l’image photographique
1. Les visites d’exposition
Le CRP/ propose des visites accompagnées par une médiatrice, durant
lesquelles les participants peuvent découvrir le centre d’art et ses mis-
sions, l’artiste et ses thématiques de travail, ou encore une sélection
d’œuvres dans l’exposition.
Ce temps de découverte et d’échanges collectifs invitent les participants à :
— prendre le temps de regarder, analyser et développer un regard critique
sur l’image photographique,
— comprendre la cohérence d’un travail artistique en établissant des liens
entre les œuvres,
— exprimer un point de vue personnel, une sensibilité, un ressenti face aux
images,
— acquérir du vocabulaire spécifique et développer un discours sur l’image,
— réinvestir des compétences et des connaissances personnelles ou ac-
quises à l’école.
Durée de la visite : de 30 mn à 1h, en fonction de l’âge des participants.
• Les visites et les ateliers proposés par
le CRP/ sont entièrement gratuits.
• Les visites et les ateliers
proposés par le CRP/ sont
acessibles sur réservation.
• Le CRP/ reçoit les groupes sur
réservation, du mardi au vendredi,
de 9h à 17h, le samedi et dimanche
de 14h à 18h.
Le matériel nécessaire aux ateliers
est mis gracieusement à disposition
des classes (appareils photo, papier...)
Vous souhaitez réserver une visite ?
Merci de contacter Manon Brassart,
chargée de la médiation
accueil@crp.photo
ou +33 (0)3 59 61 71 17
Vous pouvez également contacter
Bernard Dhennin, enseignant
missionné au CRP/ :
bernard.dhennin@ac-lille.frloreXpo / / 25 OÏKOS CRP / eXploreXpo / 25 CRP / eXploreXpo / / 25 CRP / eXploreXpo /
2. Les ateliers autour de l’image
Les ateliers sont proposés à la suite d’une visite de l’exposition en cours. Ils
peuvent soit développer l’une des thématiques intrinsèques à l’exposition, soit
de façon plus large, s’intéresser au médium photographique en tant que tel.
Chaque atelier est personnalisable : il peut être adapté en fonction du projet de
classe et des intentions du professeur. Il est aussi adapté à l’âge des participants.
Les ateliers proposés invitent les participants à :
— appréhender et expérimenter une technique d’expression pour déve-
lopper un langage oral et plastique,
— réinvestir les éléments abordés durant la visite, afin de se les approprier
durablement (savoir identifier et nommer les constituants d’une image, se
questionner sur les diverses relations possibles entre des images...)
Durée de l’atelier :
de 45mn à 1h30, en fonction de l’atelier et de l’âge des participants.
Ateliers proposés en lien avec l’exposition OÏKOS :
Atelier (dé)montages — NOUVEAU !
À partir d’un thème commun, sans se concerter, une équipe de vidéastes ré-
alise un plan séquence alors qu’une seconde équipe travaille sur une bande
sonore. Lors de la restitution, nous associons le son et la vidéo des deux
équipes pour une lecture en simultanée des deux enregistrements en invi-
tant chacun à relire son travail enrichi par celui de l’autre.
Dépaysé/dépayser — NOUVEAU !
Muni de différents outils vous récolterez différentes données autour du
container du LaBOX afin de reconstituer votre interprétation du paysage.
Pour répondre à cette commande, vous endosserez différents rôles (enquê-
teur, archéologue, ou peintre,...).
Les Archives de la planète, du Musée Albert-Kahn — NOUVEAU !
Pour prolonger la visite, en lien avec les commandes photographiques, revenez sur les missions photographiques portées par Albert Kahn entre 1909 et 1931 à travers le monde. Un outil de travail ludique et complet autour de l’image.
Retrouvez en ligne notre catalogue complet d’ateliers :
http://bit.ly/catalogue-ateliers
Au-delà des ateliers imaginés
pour chaque exposition,
le CRP/ peut vous faire d’autres
propositions pour explorer l’image
et le médium photographique : ateliers
photogramme, sténopé, expomania...
Un livret des ateliers proposés
est disponible à la demande.
Vous souhaitez en savoir plus ?
Merci de contacter Manon Brassart,
chargée de la médiation
accueil@crp.photo
ou +33 (0)3 59 61 71 17
LaBOX, nouvel espace pédagogique
Les Archives de la planète26 / Découvrir et explorer l’image photographique 26 /
3. Projets (inter)stices, médiation et création
Les projets (inter)stices se déploient hors les murs du CRP/, chez les par-
tenaires qui le sollicitent. Ils se mènent en collaboration étroite avec des
artistes professionnels qui développent un travail autour de l’image et de
la photographie. Ils ont l’ambition de permettre à chacun de développer une
forme d’expression personnelle et collective exigeante, à travers la décou-
verte de démarches et de pratiques artistiques singulières.
Des projets « sur mesure »
Intitulés (inter)stices en référence à la plasticité qui leur permet de se déve-
lopper y compris dans des contextes contraints, la spécificité de ces projets
réside dans leurs modalités de développement :
— une construction triangulaire, pensée avec l’artiste et le partenaire, qui
laisse de la place pour que les participants destinataires puissent devenir
acteurs du projet,
— un travail de médiation culturelle qui réunit transmission de savoirs,
expérimentation de la démarche de création et développement d’une ex-
pression artistique,
— un développement dans la durée,
— une attention portée au processus plutôt qu’au résultat, même s’il de-
meure essentiel d’aboutir.
Construits dans des contextes variés avec des interlocuteurs différents,
ces projets sont tous singuliers et les productions qui en résultent peuvent
prendre des formes multiples, parfois inattendues : exposition de tirages,
édition, installation…
Documenter le processus de création
Attaché à la question de l’archive, le CRP/ porte une attention particulière
aux différentes traces qui permettent de documenter le processus de créa-
tion à l’œuvre au sein de ces projets. Ainsi, les acteurs du projet conservent
toujours un ou plusieurs objets (tirages, édition, montage vidéo…) issus de
cette aventure collective.
Et concrètement ?
— à partir de 15h d’intervention
— des projets accompagnés par des artistes professionnels et reconnus
dans leur pratique
— le CRP/ peut vous accompagner dans la recherche de financements
complémentaires pour mener ces projets
Vous pouvez également consulter
notre site internet :
https://www.crp.photo/
projets-interstices/
Envie de monter un projet ?
Vous pouvez contacter Anaïs Perrin,
chargée de développement :
developpement@crp.photo
ou +33 (0)3 27 43 56 69
Pour en savoir plus
Rendez-vous sur tendre l’œil !,
le « carnet de bord en ligne » qui
permet de suivre, au jour le jour, le
déroulé de ces projets :
https://tendreloeil.tumblr.com/loreXpo /
Josition
/ 27 OÏKOS CRP / eXploreXpo / 27 CRP / eXploreXpo / / 27
4. Le CRP/ : des ressources à votre disposition
Le jeu de l’arto — NOUVEAU !
Développé par l’équipe de médiation durant le second confinement,
ce jeu de cartes édité en 3 exemplaires, s’appuie sur les 465 photo-
graphies de l’artothèque du CRP/. Conçu dans une volonté de rendre
accessible une partie du fonds du CRP/, trois jeux autour des théma-
tiques « lire »,
« identifier » et « raconter » sont disponibles pour accompagner les
usagers dans la découverte des œuvres et de leur lecture.
Jeu édité en trois exemplaires.
La Mallette Lewis Carroll
Développée en collaboration avec l’artiste Rémi Guerrin en 2013, cette
mallette permet de mener un travail de sensibilisation aux origines
de la photographie, à travers l’expérimentation de quelques procédés
anciens tels que le sténopé, la cyanotypie ou encore le photogramme.
Les Boîtes Photo « le portrait : tu veux ma photo ? », du Musée fran-
çais de la Photographie.
Elaborées par le Musée français de la Photographie (Bièvres), ces cinq
boîtes ont choisi d’aborder la photographie à travers le genre du portrait.
Approche historique, photographie amateur, diffusion de presse ou dispo-
sitif muséal, ces boîtes peuvent fonctionner de manière complémentaire
ou indépendante.
Les Archives de la planète, du Musée Albert-Kahn.
Un outil de travail ludique et complet autour de l’image qui s’appuie sur une partie des images de la collection de photographies réalisées lors des missions présidées par Albert Kahn entre 1909 et 1931 à travers le monde.
Les Mots du Clic, édité par Simultania.
Sous la forme d’un jeu de cartes, cet outil permet de donner des entrées
et de travailler le vocabulaire de la lecture d’images, en amenant les
participants à s’interroger sur la forme, la composition et le fond.
Memory Fetart, édité par le festival Circulation(s).
Un Memory édité par Fetart Play avec les photographies de Bruce
Krummenacker.
Photomémo, édité par les Instantanés ordinaires.
Un memory de portraits au format photomaton, des années 1920.
Le CRP/ met également à disposition tout un ensemble d’outils de prises
de vues ou de prises de son : appareils numériques, appareils argentiques, éclairages, cadres, fonds pour studio photo, dictaphones.
Vous souhaitez connaître les
conditions d’emprunt des outils
pédagogiques ?
Merci de contacter Manon Brassart,
chargée de médiation
accueil@crp.photo
ou +33 (0)3 59 61 71 17
Vous pouvez également consulter notre
site internet :
https://www.crp.photo/
outils-ressources/
La Mallette Lewis Carroll
Les Archives de la planète28 / Découvrir et explorer l’image photographique 28 /
L’Artothèque du CRP/
Un outil pédagogique au service de vos projets
Le CRP/ Centre régional de la photographie a la particularité d’être doté d’un
fonds photographique de près de 9 000 tirages d’artistes reconnus à l’échelle
internationale comme Bernard Plossu, Josef Koudelka, Robert Doisneau,
Martin Parr, Dityvon, Jean-Pierre Gilson, Jeanloup Sieff, Marie-Paule Nègre,
Michel Séméniako, Sabine Weiss.... Issues de ce fonds, le CRP/ propose plus
de 500 œuvres en prêt, qui constituent l’artothèque.
Qu’est-ce que l’Artothèque ?
Sur le même fonctionnement qu’une bibliothèque, l’artothèque vous offre la
possibilité d’emprunter des œuvres d’art. L’artothèque du CRP/ vous permet
de choisir une photographie à exposer chez vous ou sur votre lieu de travail :
une façon simple de découvrir et de « vivre » une œuvre originale au quo-
tidien, en dehors des lieux consacrés.
A qui s’adresse-t-elle ?
L’artothèque est ouverte à tous les publics, aussi bien les particuliers que
les établissements scolaires, les médiathèques ou encore les entreprises et
les collectivités.
Comment ça marche ?
Il suffit de vous abonner (adhésion au CRP/) puis de choisir le nombre
d’œuvres (forfait) que vous souhaitez emprunter à l’année. Une fois abon-
né(e), vous choisissez la ou les photographies qui vous intéressent.
Vous souhaitez en savoir plus sur les
forfaits que nous proposons et les
conditions de prêt d’œuvres ?
Merci de contacter Angéline Nison,
chargée des collections :
collection@crp.photo
ou +33 (0)3 27 43 56 98
Vous pouvez également consulter notre
site internet :
https://www.crp.photo/
page-artotheque/loreXpo / / 29 OÏKOS CRP / eXploreXpo / 29 CRP / eXploreXpo /
Vous souhaitez utiliser le Labo ?
Merci de contacter Manon Brassart,
chargée de la médiation
accueil@crp.photo
ou +33 (0)3 59 61 71 17
Vous souhaitez consulter notre centre
de documentation ?
Merci de contacter Angéline Nison,
chargée des collections :
collection@crp.photo
ou +33 (0)3 27 43 56 98
Le centre de documentation
Le CRP/ abrite un centre de documentation spécialisé dans le champ de la pho-
tographie et de l’image contemporaine, depuis ses origines jusqu’à nos jours.
Riche de plus 8 000 références, ce fonds est constitué de monographies
d’artistes, de catalogues d’expositions, de livres d’artistes et portfolios, de
revues et de dictionnaires. Certaines éditions, remarquables pour l’histoire
de la photographie et épuisées, font de ce centre de documentation un site
exceptionnel quasiment unique en France pour les artistes et chercheurs,
comme pour les amateurs désireux de consulter un large choix de réfé-
rences dans ce domaine.
Ce fonds documentaire constitue également une ressource exceptionnelle
en matière d’éducation et de formation du regard pour les enseignants qui
souhaitent préparer un travail avec leur classe autour de la lecture d’image
ou encore de l’histoire de l’art et de la photographie.
Les ouvrages sont consultables sur place uniquement.
Ils peuvent toutefois être mis à disposition pour nourrir des projets pédago-
giques autour de la photographie et ouvrir le regard.
Le Labo
Le CRP/ dispose d’un laboratoire de photographie argentique ouvert à tous.
Il permet aux amateurs comme aux photographes confirmés, qui sou-
haitent se plonger ou se replonger dans les fondamentaux de la pratique
photographique, d’accéder à un espace de travail équipé de tout le matériel
nécessaire pour la production argentique N&B.
Les utilisateurs du laboratoire doivent connaître les bases d’utilisation du
matériel.LR RE LA
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Le CRP/ bénéficie du soutien de :
Centre régional de la photographie
Hauts-de-France
Place des Nations
59282 Douchy-les-Mines / France
+ 33 [0]3 59 61 71 17
accueil@crp.photo
www.crp.photo
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