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unknown - CP.Manifestations
Document publié le Dimanche 14 août 2016 par la commune de Douchy-les-Mines.
Lien du pdf (unknown - CP.Manifestations)
Thèmes du document : Culture et patrimoine, Histoire et mémoire, Démocratie,
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COMMUNIQUÉ DE PRESSE
MANIFESTATIONS
11 JUIN
. . .
14 AOUT
2016
UNE EXPOSITION AUTOUR DE LA COLLECTION DU CRP/
Alexandre Christiaens, Claude Dityvon, Peter Downsbrough, Rémi Guerrin, Graciela Iturbide, Jean Marquis, Soe Zeya Tun, Justine Triet
Commissaire de l’exposition Muriel Enjalran,
directrice du CRP/2
Exposition «Manifestations»
au CRP/ Nord – Pas-de-Calais
11 juin . . . 14 août 2016
Visite de presse
samedi 11 juin 2016 / 11 h 30
en présence de la commissaire et de
certains artistes
Inauguration
samedi 11 juin 2016 / 12 h
suivie d’une performance du
collectif GONZES dans le cadre
de DELTA, un projet de médiation
culturelle partagé entre les trois
centres d’art de la Région.
Entrée libre
mardi . . . vendredi
13 h . . . 17 h
samedi / dimanche / jours fériés
14 h . . . 18 h
Prolongement
à l’Imaginaire
Centre des arts et de la culture
Place Paul Eluard
à Douchy-les-Mines
11 juin . . . 3 juillet 2016
mardi, mercredi et vendredi
15 h 30 . . . 18h30
jeudi
15 h 30 . . . 18 h
samedi
9 h 30 . . . 12 h 30
Partenaires de l’exposition :
L’Imaginaire - Centre des arts et de
la culture
Contretype - Centre pour la
photographie contemporaine à
Bruxelles
L’ESA le 75
Le CRP/ remercie l’Ecole Supérieure d’Art le 75 et Contretype - Centre pour la
photographie contemporaine à Bruxelles pour leur soutien à la production de
l’exposition.
Le CRP/ tient également à remercier chaleureusement les bénévoles du comité
d’usagers du Centre Social Agora de Douchy-les-Mines pour leur contribution
culinaire au vernissage de l’exposition.
Contact presse
Sarah Michel
communication@crp.photo
Centre régional de la photographie
Nord–Pas-de-Calais
Place des Nations
59282 Douchy-les-Mines / France
T + 33 [0]3 27 43 56 50
contact@crp.photo
www.centre-photographie-npdc.fr
Retrouvez-nous sur facebook !3
MANIFESTATIONS
A travers un choix de photographies issues de la collection du CRP, « Manifestations » se propose d’explorer en images le champ sémantique de la manifestation et ses différentes occurrences où s’allient intimement les modes de la révélation sociale et esthétique. Les œuvres d’artistes présentes dans la collection sont ainsi mises en regard avec certaines de leurs créations plus récentes ou avec des productions d’autres artistes invités pour l’occasion, réactivant et renouvelant ainsi les approches et les lectures du fonds photographique du CRP.
« Déclarer, exprimer, faire ou laisser apparaître, révéler ou se révéler dans son existence ou sa nature » sont autant d’occurrences utilisées pour définir le verbe manifester et le nom manifestation. Elles pourraient tout autant être attachées à l’art.
Le terme « Manifeste » a de nombreuses fois été la forme choisie par les artistes pour ouvrir et affirmer de nouvelles voies esthétiques voire politiques. L’on parle aujourd’hui couramment de manifestations artistiques pour désigner leur caractère événementiel et exceptionnel.
De l’art de « Manifester » : le théâtre du monde
Se rassembler c’est une manière d’exprimer du commun dans nos sociétés, c’est partager un espace, des moments festifs aussi, des idées, mais c’est également affirmer, lutter et revendiquer. Les artistes, prenant le pouls de nos démocraties, ont toujours été des témoins voire des acteurs de ces moments d’expression collective, contribuant à les faire connaître et reconnaître, et à construire leur Histoire.
Jean Marquis en six images nous offre une plongée contrastée, toute en ombre et lumière dans 60 ans d’histoire française de soutien, de solidarité et de résistance : de la Manifestation de soutien à la Hongrie en 1956 aux manifestations des ouvriers du rail et des derniers mineurs contre le plan Juppé de réforme des retraites en 1995.
Nous voilà le 8 février 1962 sur le Boulevard Saint-Michel de nuit, assistant au rassemblement policier chargé de réprimer la manifestation contre la guerre d’Algérie. Autre scène, un peu plus haut sur le Boulevard : un homme à terre est interpellé par deux policiers à côté d’un cinéma Pathé programmant Les Horizons lointains avec Charlton Heston.
De la manifestation politique à la manifestation festive, il n’y a qu’un pas que nous franchissons avec Claude Dityvon et cette image de la fête du 1er mai 1979 où sur le monument principal de la Place de la Nation incarnant
le Triomphe de la Liberté, des manifestants cagoulés perchés, rejouent les poses du Génie de la liberté.
«Tout ce qui se manifeste est vision de l’invisible. »
Anaxagore -500 av J.C.4
Un étudiant sur sa chaise dans la rue est le spectateur comme au théâtre des évènements de Mai 68 aperçus au travers d’un rideau de fumigènes. Place d’Italie 27 ans plus tard et la manifestation étudiante contre le Contrat Premier Embauche avec le film Sur Place de Justine Triet où le documentaire se mue en théâtre pour rendre la complexité et l’ambivalence de ce moment de grande tension sociale. L’on observe sur la place le ballet des forces en présence : des étudiants, de « jeunes casseurs » venus en découdre avec les forces de l’ordre, les CRS, des journalistes à l’affût d’images chocs pour leur rédaction et la foule. La foule est ici une masse compacte, uniforme et primitive, s’ébranlant dans une même direction, dans une même impulsion. Ses roulements viennent ponctuer les saynètes « des casseurs » qu’elle entoure à la façon des chœurs antiques. Nous assistons alors à la représentation théâtralisée d’une bataille, immergés malgré nous dans le danger d’une foule frénétique. L’artiste elle-même s’est effacée en s’inscrivant au cœur de cet évènement, elle cadre ici les gestes, les jeux de jambes mettant l’accent sur les mouvements des corps.
La capacité de la jeunesse à se mobiliser et à appeler de ses vœux le changement partout dans le monde de nos jours se manifeste plus que
jamais : des mouvements « Occupy », des « Indignés » aux « Nuit Debout » en France et au « Printemps Birman » avec cette image de résistance emblématique du photographe Soe Zeya Tun : un étudiant à Letpadan près de Yangon en mars 2015, encerclé par des policiers de la junte brandissant des bâtons. Il symbolise une jeunesse demandant pacifiquement une réforme du système éducatif et à travers elle, celle de tout un pays en proie à un régime militaire.
Plus que simplement montrer, leurs images racontent et se met alors en place une forme de dramaturgie à travers le choix du cadrage et le travail de la lumière. Ces artistes décèlent ainsi l’ambiguïté et déjouent la vision stéréotypée souvent attachée à ces évènements, relayée par les médias de façon trop souvent manichéenne et orientée. C’est le théâtre des images qui nous permet de faire l’expérience de l’histoire, ici incarné par ce mystérieux Señor de las imagenes de la photographe mexicaine Graciela Iturbide qui, tout en reflétant le mouvement du monde sur cette place publique, le démultiplie par un procédé de mise en abyme, brouille nos repères et finalement nous le révèle en nous obligeant à adopter plusieurs points de vue.
De la Manifestation à l’apparition : Manières de voir et de faire des mondes
L’art se manifeste ainsi à nous en produisant des formes de conscience, opérant une rupture dans le réel en démultipliant ces régimes de perception. Faire apparaître l’inapparent : l’artiste nous donne à voir plusieurs mondes à travers ses choix de composition ou de décomposition, de cadrage et de recadrage. Ces mondes se manifestent à nous en créant de la pensée et souvent sur un mode apophantique1.
Décomposer, diviser, recadrer pour mieux comprendre l’espace qui
1. ἀποφαίνω («montrer, déclarer») composé de
ἀπο, apó (mettre dehors, éloigner) et φαίνω,
phaínô (« briller, clarifier, montrer »)5
nous entoure, Peter Downsbrough déchiffre et structure en images notre univers urbain nous donnant à voir sa construction et les signes invisibles qui déterminent nos trajectoires. Il nous révèle son organisation, son rythme en s’appuyant sur des lignes (poteaux, tubes, rails..) qui dans l’espace vont agir comme autant de cadres offrant plusieurs points de vue sur un même site.
Dédoubler le monde pour mieux capter sa densité et celle des hommes, les diptyques photographiques d’Alexandre Christiaens sont empreints de mystère. Ils réunissent dans un même cadre un monde intérieur et extérieur, l’intime et l’étranger, comme ce portrait d’Evald et Mare, habitants des grandes forêts d’Estonie où l’on croit toujours aux forces animistes et à leur magie. Comme si la photographie avait le pouvoir d’emprisonner les âmes, le visage de Mathilde est aspiré ici dans la chambre noire.
Comment se donne à voir l’intime ? D’autres formes de portraits nous sont proposées par Rémi Guerrin avec une série de petites photographies d’intérieurs réalisées au Tamil Nadu en Inde ou d’environnements extérieurs réalisés au Viêt Nam. Que nous révèlent-ils de leurs habitants ? Au seuil de ces espaces, les détails auxquels s’attache le photographe nous donnent des indices sur ce qu’est leur vie, leurs rituels et sur ce qui demeure important pour eux. Ils nous donnent aussi des signes des inégalités, très fortes notamment dans la société du Sud de l’Inde où les castes demeurent. L’artiste met à l’épreuve du fer ses tirages argentiques avec la technique du cyanotype donnant une teinte monochrome bleue aux images. Comme pour mieux incarner le phénomène alchimique de la lumière qui rencontre la matière et à travers elle le cycle immuable du temps et des traditions et croyances millénaires de ces peuples.
Manifestement, les artistes ne souhaitent pas ici instruire ou
délivrer des messages « autoritaires » au spectateur. Ce qui est en jeu est la transmission d’une forme de sentiment, de pensées dont ce dernier se saisira avec son histoire, sa culture propre, provoquant une expérience commune du sensible. Car manifester est aussi déclarer et proposer, publier au sens propre pour partager et transmettre. Manifester, c’est aussi appeler à se joindre à une communauté nouvelle ou autre qui n’existerait pas sans cet appel.
Muriel Enjalran,
commissaire de l’exposition et directrice du CRP/6
LES ARTISTES
Alexandre Christiaens
Né en 1962 à Bruxelles, vit et travaille à Dave (Belgique)
Autodidacte, Alexandre Chistiaens a construit son œuvre
photographique au fil de ses voyages, s’intéressant d’abord à l’univers maritime et à ses mégapoles portuaires, évoluant vers une exploration du monde minéral, des architectures et de leurs habitants. La figure humaine a en effet toute sa place dans ses paysages sensibles, empreints d’une forme de mélancolie. Il définit son travail comme « les déambulations passagères d’un voyageur débordé du monde », et nous entraîne ainsi du Brésil à la Russie, de la Roumanie à l’Inde, de la Turquie à la Chine, sans oublier sa terre natale. On a pu voir ses séries photographiques au Museo Nacional de Bellas Artes de Santiago du Chili (2005), à la Galerie Bernier à Athènes (2006), à la galerie Le Bleu du Ciel à Lyon (2013) et dans de nombreux lieux d’exposition de Belgique, en particulier à Contretype qui a présenté au printemps 2016 sa dernière série réalisée en Estonie.
Claude Dityvon
Né en 1926 à La Rochelle, mort en 2008 à Paris
Claude Dityvon s’est d’abord fait connaître avec ses images de la révolte de Mai 68 qui ont fait sa notoriété et l’inscrivent d’emblée dans le champ documentaire. Il reçoit pour ce travail le prix Niépce en 1970. Il co-fonde en 1972 l’Agence Viva qu’il dirigera jusqu’en 1980. Puis s’écartant du monde de la presse, il affirme une recherche artistique très personnelle à travers ses images, en s’intéressant au quotidien en particulier celui des paysans ou des mineurs, dans lequel il introduit un certain sens de la dramaturgie reposant sur un travail de la lumière ou du flou, une attention portée au mouvement et à la gestualité. Son œuvre est régulièrement montrée en France et circule dans le monde entier, faisant l’objet de nombreuses éditions et expositions, entre autres au Guggenheim à New York (1998), à la Galerie Observatorio Arte Fotographica à Recife (2002) ou encore au Musée d’Art Moderne de Canton (2005).
Peter Downsbrough
Né en 1940 à New Brunswick (États-Unis), vit et travaille à Bruxelles Architecte de formation, c’est par le biais de l’art lui ouvrant un champ d’investigation protéiforme que l’artiste américain Peter Downsbrough a finalement choisi d’exprimer son rapport à l’espace. Sa pratique qui mêle sculpture, installation, film, typographie et photographie, est liée aux courants minimaliste et conceptuel américains. S’il expose également des maquettes et des sculptures, sa démarche s’est formalisée le plus souvent par la photographie et l’installation dans l’espace urbain. Peter Downsbrough s’attache à structurer l’espace, à le composer soit par la prise de vue et le travail de cadrage, soit en y ajoutant des éléments tels que des tubes noirs ou des mots qui viennent construire le champ visuel, invitant le regardeur à lire l’espace. Depuis ses débuts en 1969, de très nombreuses expositions lui sont consacrées en Europe et aux Etats-Unis. En 2014, le Musée Régional7
d’Art Contemporain Languedoc-Roussillon lui consacrait une exposition monographique. Il a également publié plusieurs livres d’artistes, dont Two Pipes, Fourteen Locations (1974), In front (1975), A Place (1977), And That (2009).
Rémi Guerrin
Né en 1962 à Lille, où il vit et travaille
Diplômé de l’Institut Saint-Luc de Tournai, Rémi Guerrin développe son œuvre photographique depuis plus de 20 ans. De ses voyages, il ramène de nombreuses images qui forment un corpus d’œuvres fonctionnant en séries. Il nous livre à travers ses paysages des portraits en creux de ceux qui les habitent, nous renseignant discrètement sur leur rapport au territoire, leur histoire ou leurs croyances. Il dit lui même « Travailler au rythme des saisons, en questionnant le paysage comme présence, appréhender l’échelle des choses en inscrivant la place et la trace de l’homme dans son contexte territorial, arpenter, explorer ce qui est fragile et presque imperceptible. » L’utilisation de procédés et de techniques anciennes lui permet de travailler la matière de l’image et de lui donner une épaisseur qui la rend atemporelle. Ses photographies ont rejoint de nombreuses collections publiques telles la Bibliothèque nationale, le FRAC Nord-Pas-de-Calais, le Fonds national d’art contemporain et le Musée des Beaux-Arts de Tourcoing.
Graciela Iturbide
Née en 1942 à Mexico, où elle vit et travaille
C’est au cours d’études de cinéma que Graciela Iturbide se tourne vers la photographie en devenant l’assistante de Manuel Álvarez Bravo. Dans les années 1970, elle développe son travail à l’occasion de plusieurs voyages en Amérique Latine, et reçoit en 1978 une commande de l’Instituto Nacional Indigenista de México pour documenter la vie des Indiens. Son œuvre se caractérise par sa portée anthropologique mais aussi par l’héritage surréaliste qui s’exprime par la puissance symbolique de ses images. Loin de s’en tenir à la culture amérindienne, elle réalise également plusieurs séries en Europe et en Asie. Dès 1982 le Centre Pompidou lui dédie une exposition personnelle ; elle montrera ensuite son travail dans diverses institutions et galeries à travers le monde, recevant de nombreux prix et titres honorifiques. En 2013, la Tate Moderne de Londres lui consacrait une rétrospective.
Jean Marquis
Né en 1926 à Armentières, vit et travaille à Paris
Jean Marquis, photographe auteur, a d’abord développé son travail dans le champ du photojournalisme comme reporter pour divers journaux en affirmant déjà un style caractérisé par son inventivité et une grande fluidité. Il rejoint à ses débuts l’Agence Magnum, suit l’actualité brûlante des années 50 et 60, de la guerre d’Algérie à Mai 68, et couvre jusque dans les années 90 de nombreux mouvements sociaux. Passionné de cinéma,8
partisan d’une photographie humaniste, son approche se caractérise par un traitement singulier de la lumière, lui qui déclarait en 2015 : « La rue est un grand théâtre ». Son œuvre a fait l’objet de nombreuses expositions avec notamment au début des années 2000, l’exposition rétrospective itinérante « Un Regard aventureux », accompagnée d’une édition, en 2011 la participation aux Transphotographiques de Lille, et en 2015 l’exposition « C’est Clair » au CRP.
Justine Triet
Née en 1978 à Fécamp, vit et travaille à Paris
Justine Triet est une artiste et réalisatrice française, diplômée de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris en 2003. C’est d’abord à travers la vidéo et le format court qu’elle explore l’image en mouvement, avant de se tourner vers le long-métrage de fiction, se situant ainsi entre arts plastiques et cinéma. Alors que la vidéo Sur Place est entrée dans les collections du Musée d’art moderne et contemporain de Lisbonne ainsi que dans celles du Centre Pompidou, La Bataille de Solférino est présenté à Cannes en 2013, comme son dernier film, Victoria qui a fait l’ouverture de la semaine de la Critique cette année. « Sur Place témoigne de la volonté de Justine Triet de refictionnaliser le réel, de théâtraliser le documentaire pour tenter d’en extraire toute la complexité. [Elle] recherche des situations sociales caractérisées par une grande tension et elle “shoote“ (reprenant ainsi dans toute sa violence le terme employé par les paparazzis) les visages et les personnages, saisis dans l’intensité de ces moments. » (Muriel Enjalran)
Soe Zeya Tun
Né en 1990 à Indaw Township (Birmanie), vit et travaille à Yangon (Birmanie)
Photographe birman, Soe Zeya Tun fait ses premières armes
dans la presse écrite. Il se tourne vers la photographie en 2007, lors de la révolution de Safran. Avec la volonté de documenter l’histoire de son pays et de raconter les histoires quotidiennes de ses habitants, il rejoint l’Agence Reuters en 2009, pour laquelle il couvre l’actualité de la Birmanie. Soe Zeya Tun a remporté de nombreux prix pour ses images. Dernièrement exposée au Yangon Photo Festival, sa photographie Student Protests a reçu le Prix de l’excellence lors de la 12e édition du CHIPP (China International Press Photo Contest).> de las imûügenes, 1982
n CRP/ © Graciela Iturbide
25mn
9
Première page /
Graciela Iturbide, Señor de las imàgenes, 1982,
17,6 x 26 cm, Collection CRP/ © Graciela Iturbide
Jean Marquis, Manifestation de soutien aux
époux Rosenberg, place de la Nation, 1964,
23,5 x 35,9 cm, Collection CRP/ © Jean Marquis
Justine Triet, Sur Place, 2007, vidéo 25mn
© Justine Triet / Zadig Productions
.
Visuels disponiblesin à la
on CRP/
D 5
& CC
À.
ne) nd
©
10
Jean Marquis, Manifestation de soutien à la
Hongrie, 1956, 23,6 x 35,8 cm, Collection CRP/
© Jean Marquis
Claude Dityvon, Boulevard Saint Michel, Paris,
mai 68, 1968, 23,1 x 33,9 cm, Collection CRP/
© Claude Dityvon11
Peter Downsbrough, And, Untitled, 1997,
18,8 x 28,6 cm,
Collection CRP/ © Peter Downsbrough
Alexandre Christiaens, Marine XXIII, Mathilde,
2001, 30,4 x 45,2 cm Collection CRP/
© Alexandre ChristiaensHué, Vietnam,
1 CRP/
Gia Long,
il EU PE PORT A 7 pu _" en vDEL
-- BE doi
X Re . 0
HVGAOM
12
Rémi Guerrin, Maison, jardin, Hué, Vietnam,
été 2005, 9 x 12 cm, Collection CRP/
© Rémi Guerrin
Rémi Guerrin, Tombeau royal de Gia Long,
Hué, Vietnam, 2007, 6 x 12 cm,
Collection CRP/ © Rémi Guerrin13
LE CRP/
Le CRP/ Centre régional de la photographie basé à Douchy-les-Mines développe des missions de centre d’art dans le champ de la photographie et de l’image contemporaine.
Fondé en 1982, le CRP/ puise son origine dans un collectif de photographes issu du Photo-Club du Comité d’entreprise Usinor Denain. Mobile sur son territoire, l’association CRP développe alors pendant quatre ans une activité d’expositions et organise des concours photographiques. Dès 1983, en lien avec son activité de commandes photographiques et de productions d’œuvres, le Ministère de la Culture reconnaît l’activité d’artothèque du CRP/ qui devient alors la première en France dans le champ de la photographie. En 1986, le CRP/ s’installe à Douchy-les-Mines dans une ancienne poste mise à disposition par la Ville et c’est en 1991 qu’il est reconnu par le Ministère de la Culture comme Centre d’art national.
Lieu d’accompagnement de la création, il a dès son origine développé en lien et sur son territoire un travail de commande artistique avec la Mission Photographique Transmanche de 1988 à 2006, fondatrice de sa collection. Cette dernière a été nourrie depuis par la programmation et les productions du centre d’art. Le CRP/ fait en effet partie des quelques centres d’art dotés d’une collection directement liée à son activité de production.
La collection du CRP/ compte aujourd’hui 9 000 œuvres avec une artothèque proposant aux publics plus de 300 œuvres au prêt. Liée à son activité éditoriale importante, il dispose également d’un fonds de documentation de plus de 8 000 ouvrages.
Le CRP/ développe ainsi des activités de soutien à la création, de recherche, de production, de diffusion et de médiation déployées sur un territoire marqué par son passé industriel et très tôt engagé pour la culture.
Le CRP/ est aujourd’hui un lieu de transmission d’expériences, de sensibilisation, de médiation et de formation dans le domaine de l’image, repéré sur le territoire transrégional et national.
Le projet artistique et culturel du CRP/ porté par sa directrice actuelle, Muriel Enjalran, se veut prospectif tourné vers la jeune création à travers sa mission de recherche et de soutien, mis en regard avec une histoire de l’image sur son territoire dont témoigne sa collection. Il est à la fois ancré sur son territoire et tourné vers d’autres scènes artistiques à l’étranger au travers d’invitations à des artistes venant déplacer et renouveler les perceptions des publics sur leurs histoire(s), leur territoire et ouvrant sur d’autres enjeux culturels et sociétaux dans le monde.CRP/
Hauts-de-France E = UF _&- Liberré + Égaliné » Pravers Nord Pas de Calais - Picardie RÉPULIQUE FRANÇAISE La Porte du Hainaut DOUCHY les Mines
’ d.c.a j o a 1 . réseau / photographie
Le CRP/ bénéficie du soutien de :
Partenaire média :
Centre régional de la photographie
Nord–Pas-de-Calais
Place des Nations
59282 Douchy-les-Mines / France
T + 33 [0]3 27 43 56 50
communication@crp.photo
www.centre-photographie-npdc.fr
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