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Acte - I.B Diagnostic territorial Arrêt 26.11.2025
unknown - IV.A Règlement écrit Arrêt 26.11.2025
unknown - I.E Evaluation environnementale Arrêt 26.11.2025
unknown - IV.C.3 Article L151 23 du CU Arrêt 26.11.2025
unknown - I.C Etat initial de lenvironnement Arrêt 26.11.202
unknown - V.C.5 Sigles et abréviations Arrêt 26.11.2025
unknown - V.B.1 Notice technique Arrêt 26.11.2025
unknown - I.A Synthèse du projet et RNT Arrêt 26.11.2025
Document publié le Samedi 22 novembre 2025 à 13h58 par la commune de Palau-del-Vidre.
Lien du pdf (unknown - I.A Synthèse du projet et RNT Arrêt 26.11.2025)
Thèmes du document : Eau et assainissement, Aménagement du territoire, Changement climatique,
REVISION ARRÊT DE PROJET
– 26
. 11
.202
5Page 1 sur 25
SOMMAIRE
I ] ENJEUX ET ORIENTATIONS GENERALES DU PADD ...................................................................................... 2
II ] CHIFFRES CLES ........................................................................................................................................................... 7
III ] SYNTHESE DE LA TRADUCTION REGLEMENTAIRE ...................................................................................... 8
IV ] RESUME NON TECHNIQUE DE L’EVALUATION ENVIRONNEMENTALE ................................................ 9
IV.1 Enjeux et orientations générales du PADD sur la commune de Palau-del-Vidre ........................ 9
IV.2 Paysage et patrimoine ........................................................................................................................................10
IV.3 Milieux naturels et biodiversité .......................................................................................................................12
IV.4 Ressource en eau ..................................................................................................................................................14
IV.5 Artificialisation des sols .....................................................................................................................................15
IV.6 Climat et énergie ...................................................................................................................................................17
IV.7 Risques et nuisances ...........................................................................................................................................19
IV.8 Zones de projet ......................................................................................................................................................21Page 2 sur 25
I ] ENJEUX ET ORIENTATIONS GENERALES DU PADD
Le présent projet s’appuie sur le croisement de plusieurs analyses :
- Celle des dynamiques communales révélant notamment une fragilité du contexte
démographique, un desserrement des ménages, un faible niveau de revenus, une absence de
diversification du parc de logements, un développement extensif consommateur d’espaces,… ;
- Celle du fonctionnement urbain associé révélant notamment un éloignement des fonctions, une
complexité des déplacements, une baisse du nombre d’emplois, une dépendance à la voiture
individuelle,…
Sur cette base, un écart, qui ne cesse de se creuser, ressort entre ce qui est vécu (parfois subi), l’imaginaire
de vie villageoise attendu d’une commune comme Palau-del-Vidre (art de vivre, proximité, centralité,…)
et les exigences de sobriété et de résilience qui s’imposent à tout un chacun dans un contexte en mutation
(ressources, empreinte carbone,…).
Au-delà de ne pas pleinement répondre aux besoins et enjeux d’aujourd’hui et anticiper ceux de demain
(évolution des caractéristiques des ménages, prise en compte des risques, engagement en faveur de la
lutte contre le dérèglement climatique,…), les dysfonctionnements générés mettent progressivement à
mal les atouts / qualités intrinsèques de la commune et portent atteinte au territoire dans son ensemble.
Précisons que l’objectif n’est pas de « noircir le tableau » mais au contraire de révéler les marges de
progression pour assurer la pérennité de la commune au sein d’un territoire plus vaste. Il s’agit de
permettre au territoire de « digérer » le développement connu jusqu’alors et d’ajuster / d’équilibrer les
perspectives en fonction des enjeux en présence et du cadre défini notamment dans le SCoT Littoral Sud
(document cadre).
C’est dans ce contexte que la collectivité s’est réapproprié l’outil « PLU » et a pu déterminer un cap / projet
pour les 10 prochaines années, qui :
- Met en exergue la situation stratégique de la commune de Palau-del-Vidre au sein de la Basse
Plaine du Tech (intégration à l’aire urbaine et au bassin de vie de Saint-Cyprien, proximité
immédiate avec le littoral et les polarités d’Argelès-sur-Mer et de Elne, greffe directe à la ville
centre de Perpignan via la RD914,…) et ses conséquences :
▪ Lieu de passage privilégié pour une partie des habitants permanents du
territoire des Albères, générant d’importants flux pendulaires dont l’impact est
significatif ;
▪ Inadéquation entre les flux (flux congestionnés, nuisances et pollutions, partage
modal dangereux, absence de lisibilité,,…) et les caractéristiques communales
(calibrage des voies, trame urbaine,…) ;
▪ Développement du phénomène de « dortoirisation ».Page 3 sur 25
- Valorise cette situation stratégique au sein du grand territoire, via un double objectif :
▪ Fluidifier les pratiques impactant le fonctionnement villageois (échappatoire
facilitée : traversée aller Sud-Ouest / Nord-Est vers les secteurs captifs à
dominante « emplois ») ;
▪ Capter les flux servant la dynamique villageoise (traversée retour Nord-Est /
Sud-Ouest vers les secteurs captifs à dominante économique : services,
commerces, tourisme,…).
Fort de ce point de départ / de ce cadre général, le projet se structure concrètement autour d’une logique
tripartite passant par :
- 1. Une redéfinition de la centralité villageoise
Il s’agit :
o D’une part de rendre lisible la structure urbaine en place et de cadrer son évolution pour
rechercher un système villageois « recentrer » permettant une dynamique de proximité
attractive ;
o D’autre part d’accompagner un certain équilibre entre l’offre de proximité (équipements,
services,…), son accessibilité, et la taille / le développement du village (passé et à venir).
Pour cela, le PADD identifie deux pôles captifs principaux….
o Le cœur historique et ses faubourgs présentant une triple dominante : patrimoniale,
artisanale et commerciale, équipementielle et de services ;
o La zone équipementielle (et services publics) Ouest.
… dont la réappropriation pourra permettre l’émergence d’une unique centralité renforcée avec :
o Une unification des deux pôles captifs principaux, via l’articulation autour de la Place du
Docteur Parahy, permettant leur fonctionnement commun ;
o Un élargissement stratégique de la nouvelle centralité (mobilisation du potentiel
existant au sein de l’enveloppe urbaine proche) ;
o Un accompagnement du rayonnement de ce pôle multifonctionnel (mixité, mobilité,
solidarité et équilibre territorial,…).
Complémentairement à ces notions de centralité et de proximité, l’un des murs porteurs de la
commune et du projet est la richesse de son contexte agri-naturel. C’est un élément cadrant sur
lequel s’appuyer pour notamment maintenir un cadre de vie de qualité et organiser une fin
d’urbanisation répondant à terme aux exigences de sobriété foncière (objectif ZAN).
- 2. Une réappropriation du socle agri-naturel local et un développement intégré
Il s’agit de partir de la valorisation / restauration du socle agri-naturel structurant pour aller vers
un équilibre territorial à imaginer / construire intégrant le développement futur, avec :Page 4 sur 25
o La pérennisation de l’économie agricole (préservation de la plaine agricole irrigable à
fort potentiel agronomique, maintien d’une tradition de polycultures favorable dans un
contexte climatique en mutation, accompagnement de la diversification des activités,
lutte contre le mitage et la cabanisation,…) ;
o Le respect de la fonctionnalité écologique du territoire en relation avec la TVB
(préservation des structures arborées anciennes, protection des cours d’eau, maintien
des ouvrages de franchissement fonctionnels, limitation de l’impact de l’éclairage
nocturne,…) ;
o La valorisation de la force des paysages (préservation et valorisation des éléments
identitaires du paysage local, encadrement du développement des ENR, traitement des
interfaces,…) ;
o La prise en compte des risques dans les perspectives de développement et la
participation à leur non-aggravation (traitement différencié des espaces en fonction du
niveau d’aléa, rôle multifonctionnel des espaces, encadrement de l’imperméabilisation
des sols et gestion des eaux pluviales,…).
Cette base « dynamique centrale / socle agri-environnemental » guide le développement à venir
et impose un requestionnement du modèle de développement connu jusqu’alors, avec :
o Un développement résidentiel intégré ;
o Un développement économique et touristique diversifié ;
o Des résultantes chiffrées modestes / mesurées ;
o Des réseaux d’infrastructures adaptés / modernisés.
Concernant le développement résidentiel intégré, il s’agit de ne plus accompagner le découplage
entre l’urbanisation proposée et la consommation d’espaces ne générant pas de plus-value
démographique et économique, mais au contraire d’œuvrer pour :
o La stabilité des équipements ;
o La pérennité de l’économie de proximité ;
o La possibilité de proposer un parcours résidentiel global ;
o Le renouvellement générationnel.
Il est dès lors envisagé :
o De mobiliser le potentiel existant au sein de l’enveloppe urbaine constituée, avec :
▪ Un potentiel au sein de la centralité élargie servant prioritairement la
dynamique de proximité (commerces, équipements,…) ;
▪ Un reliquat ciblé pour la dynamique résidentielle avec une mobilisation limitée
du secteur Nord-Est eu égard à l’intensité du risque inondation.
o De finaliser l’urbanisation au Sud de la commune, en :
▪ Participant à la mise en adéquation du parc en logements avec les
caractéristiques des ménages (présents et à venir) : formes d’habitat variées,
petits logements, locatif, social,… ;
▪ S’inscrivant dans une logique de « relais durable » à la centralité pour
compenser l’éloignement relatif : développement innovant et résilient,
adaptation au risque, place spécifique aux espaces publics et de nature,… ;
▪ Ciblant le développement extensif sur un secteur à moindre risque en continuité
de l’existant (l’ensemble du village étant touché par le risque inondation).Page 5 sur 25
Notons que ce principe de développement Sud à dominante résidentielle est équilibré au Nord
par une dominante éco-touristique impulsée par le plan d’eau de Sant Marti. Cette logique Nord
/ Sud étant elle-même stabilisée par des appuis Ouest / Est accompagnant la diversité
économique du territoire.
Concernant le développement économique et touristique diversifié, le PADD marque la volonté
de s’appuyer sur les forces du territoire avec :
o La pérennisation de l’économie agricole ;
o La valorisation d’une centralité renforcée ;
o Le renforcement de l’attractivité du plan d’eau de Sant Marti ;
o La restauration de la vocation initiale de la zone d’activités artisanales et de sa
requalification ;
o Le soutien à la découverte du hameau de Villeclare ;
o Le renforcement des hébergements touristiques.
En termes de résultantes chiffrées, ce projet permet :
o De fixer une consommation maximale d’ENAF1 de l’ordre de 4ha à l’horizon 2035, soit
une réduction de l’ordre de 50% par rapport aux dynamiques passées ;
o D’accompagner l’accueil cadré d’environ 350 habitants, soit un TCAM2 de l’ordre de 1% ;
o De programmer une production d’environ 165 nouveaux logements à l’horizon du PLU
révisé, avec :
▪ La mobilisation prioritaire du potentiel existant au sein de l’enveloppe urbaine
constituée (35% de la production, soit environ 60 nouveaux logements) ;
▪ L’anticipation de :
• La reconnaissance d’un unique secteur de développement à dominante
résidentielle au Sud présentant une densité minimale de 20 log./ha
(65% de la production, soit environ 105 nouveaux logements) ;
• La mise en place d’un secteur à projet à dominante éco-touristique en
relation avec le plan d’eau ;
• La réalisation ponctuelle de projets équipementiels accompagnant la
dynamique globale.
Pour faire fonctionner tout cela, des réseaux d’infrastructures adaptés / modernisés sont prévus,
avec notamment :
o La mise en place d’un réseau numérique local efficace ;
o L’anticipation des besoins et évolutions technologiques en matière de réseaux d’énergie,
et d’énergie au sens large ;
o La participation à la diversification des sources d’énergie, via notamment le
développement des énergies renouvelables.
1 Espaces Naturels Agricoles et Forestiers
2 Taux de Croissance Annuel MoyenPage 6 sur 25
- 3. Une hiérarchisation du réseau de mobilités
Il s’agit de mettre en musique l’ensemble des éléments précédents, tendant à générer un
urbanisme des courtes distances (rapprochement des différentes fonctions), via un système de
déplacements pensé pour allier au mieux efficacité et durabilité. Des pratiques plus fluides,
lisibles et mixtes sont ainsi recherchées, à travers :
o Une organisation des flux passant par :
▪ L’accompagnement des mouvements pendulaires : mise en place d’itinéraires
de délestage de la centralité (projet de voie de contournement, gestion des sens
de circulation,…), captation des flux « utiles », développement des alternatives à
la voiture individuelle,… ;
▪ L’apaisement et la sécurisation de la centralité captive et irrigatrice : réduction
place de la voiture, optimisation de l’accessibilité,…
o Une mise en scène des entrées / portes du territoire, avec :
▪ Une aire de covoiturage en limite Sud à accompagner ;
▪ Des tronçons d’entrées de ville stratégiques à travailler qualitativement ;
▪ Des entrées de ville secondaires à traiter sobrement (transition douce avec
espace agri-naturel) ;
▪ Des entrées de centralité à différencier (principales et secondaires) ;
▪ Une rotule fonctionnelle centrale à valoriser.
o Un maillage doux thématisé et interconnecté, avec :
▪ Un réseau pensé pour les déplacements quotidiens ;
▪ Un réseau ciblé pour les déplacements occasionnels et/ou touristiques.
L’ensemble de ce projet est ainsi structuré autour d’une lecture territoriale approfondie et de la
valorisation d’une dynamique de projets via la réappropriation de valeurs essentielles telles que les
notions de centralité, de proximité, de mixité (sociale, fonctionnelle,…) et de durabilité.Page 7 sur 25
II ] CHIFFRES CLES
ELEMENTS DE DIAGNOSTIC /
- Consommation ENAF 2011-2021 (loi Climat et Résilience) = 10.55ha
- Consommation ENAF 2015-2025 (L151-4 CU : 10ans avant l’arrêt) = 11.94ha
- Consommation ENAF post 2021 (loi Climat et Résilience) = 1.39ha
- Potentiel au sein de l’enveloppe urbaine constituée (dents creuses, divisions parcellaires,…) =
Environ 65 équivalent logements (+ environ 40 logements correspondant à de la vacance
structurelle)
- Estimation population 2024 (donnée communale) = 3 420 hab.
PADD /
- Temporalité PLU révisé : 2025-2035 (10ans)
- Consommation 2022-2032 possible (objectif 50% en relation avec loi Climat et Résilience) =
5.275ha (10.55ha/2) avec déjà 1.39ha de consommés depuis 2022, donc reliquat = 3.885ha (+
petite marge sur période 2032-2035 mais tendre vers objectif ZAN)
- + 350 hab. (TCAM de l’ordre de 1%), soit 3 770 hab. à terme
- + 165 nouveaux logements, avec :
▪ Environ 60 nouveaux logements produits au sein de l’enveloppe urbaine
constituée (35% de la production)
▪ Environ 105 nouveaux logements produits en extension (65% de la production) sur la base d’une densité minimale de 20log./ha
TRADUCTION REGLEMENTAIRE /
- Eléments susceptibles de générer de la consommation d’ENAF : 3.19ha (emplacements
réservés, UB et 1AU)
- Réduction effective d’ENAF
▪ 56.6% (3.19ha programmés sur le pas de temps PLU soit après 2025 + 1.39ha
déjà consommés entre 2022 et 2025 = 4.58ha) par rapport à la loi Climat et
Résilience (2011-2021 : 10.55ha).
Rappelons, pour plus de précisions, que la temporalité fixée par la loi Climat et
Résilience s’étend de 2022 à 2032, or le PLU se projette à 2035, soit 13 ans à
considérer au lieu de 10 ans, ce qui implique : une consommation 2025-2035
de 0.352ha par an en moyenne (4.58ha / 13 ans) contre 1.055ha par an en
moyenne sur la période 2011-2021 (10.55ha / 10 ans, soit une réduction réelle
de 66.6%).
La traduction réglementaire du projet palauenc est ainsi encore plus vertueuse
que les objectifs fixés dans le PADD et faisant écho à la loi Climat et Résilience
(réduction de la consommation d’ENAF de l’ordre de 50% et utilisation
maximale d’environ 4ha pour l’ensemble des dynamiques).
▪ 73.3% (3.19ha programmés sur le pas de temps PLU soit après 2025) par
rapport aux 10 années précédant l’arrêt du PLU : L151-4 du Code de
l’urbanisme (2015-2025 : 11.94ha).Page 8 sur 25
III ] SYNTHESE DE LA TRADUCTION
REGLEMENTAIRE
Pour donner corps à ce projet, la commune a mobilisé les outils réglementaires proposés par le Code de
l’urbanisme.
Le projet est ainsi traduit par :
- Un zonage et un règlement écrit associé
Ils permettent d’établir les types de constructions possibles, leurs conditions d’implantation, leurs
aspects extérieurs, le traitement des espaces non bâtis, la gestion du stationnement, les éléments
protégés et les conditions de raccordement aux réseaux et voiries.
Il s’agit des pièces IV.A (règlement écrit) et IV.B (règlement graphique) du PLU.
- Des orientations d’aménagement et de programmation
Les OAP consistent en la définition de conditions d’urbanisation et d’aménagement particulières portant
sur des secteurs stratégiques et/ou de développement, ou sur un enjeu / une thématique spécifique.
Il s’agit de la pièce III (Orientations d’aménagement et de programmation) du PLU.
- Des dispositions spécifiques complémentaires aux deux outils précédents
▪ Les emplacements réservés pour permettre à la collectivité de réaliser certains
équipements et aménagements nécessaires à la concrétisation du projet ou à la
résolution de problématiques spécifiques ;
▪ Des protections patrimoniales ou environnementales pour certains espaces
présentant des caractéristiques à préserver ;
▪ …
Ces éléments sont intégrés aux pièces IV.A (règlement écrit), IV.B (règlement graphique) et IV.C (annexes
au règlement).Page 9 sur 25
IV ] RESUME NON TECHNIQUE DE L’EVALUATION
ENVIRONNEMENTALE
IV.1 Enjeux et orientations générales du PADD sur la commune
de Palau-del-Vidre
Le PADD, ou Projet d’Aménagement et de Développement Durables, est le document décrivant les
orientations que les élus veulent insuffler à leur commune.
Le PADD du PLU révisé de Palau-del-Vidre pose ainsi pour principe d’encadrer la perspective d’accueil
autour d’un projet basé sur le fait de « trouver un équilibre entre l’écart entre l’imaginaire de vie
villageoise et ce qui est réellement vécu (art de vivre, proximité, centralité…) et les exigences de sobriété
et de résilience qui s’imposent à tout un chacun dans un contexte en mutation (ressources, empreinte
carbone…). »
Sur cette base, le PLU révisé de Palau-del-Vidre décline quatre ambitions pour organiser de manière
optimale la préfiguration d’un projet de commune :
− Identifier les influences territoriales comme opportunités d’un dynamisme communal renouvelé
− Redéfinir la centralité villageoise
− Se réapproprier le socle agri-naturel local
− Hiérarchiser le réseau de mobilités
La carte de la page suivante présente les principaux enjeux environnementaux de la commune présentés
dans le PADD.Page 10 sur 25
IV.2 Paysage et patrimoine
Plusieurs enjeux paysagers majeurs se détachent sur la commune de Palau-del-Vidre :
− Densifier la végétation en multipliant les espaces verts et en diversifiant les strates végétales ;
− Favoriser la création d’espaces perméables en cœur de ville en fonction des potentialités ;
− Mieux se déplacer via les espaces de nature en identifiant, signialant et connectant les espaces
verts et de nature ;
− Incarner les portes de la ville en soignant les intersections avec les canaux et en valoriser les
entrées de ville ;
− Préserver les linéaires boisés qui structurent les paysages de la campagne palauencque ;
− Préserver les ouvertures sur le grand paysage depuis la zone urbaine.
Dans son projet de territoire, elle s’attache à les préserver grâce aux préconisations du PADD qui portent
sur la préservation du patrimoine agri-naturel et paysager de la commune.
IV.2.1 Prise en compte des enjeux dans le PADD
Paysage et patrimoine
Enjeux Prise en compte dans le PADD
Densifier la végétation en multipliant les
espaces verts et en diversifiant les strates
végétales
II.2] Une redéfinition de la centralité villageoise – vers
l’émergence d’une unique centralité renforcée
Mobiliser stratégiquement le potentiel urbain des
marges immédiates de la centralité par les espaces
publics et nature en ville (respiration, renaturation,
végétalisation et désimperméabilisation des cœurs
d’impasses,…)
Favoriser la création d’espaces perméables en
cœur de ville en fonction des potentialités
Mieux se déplacer via les espaces de nature en
identifiant, signialant et connectant les
espaces verts et de nature
IV.3] Une hiérarchisation du réseau de mobilités – un
maillage doux thématisé et interconnecté :
Un réseau pensé pour les déplacements quotidiens
permettant les connexions entre les différentes
fonctions et l’unification villageoise, avec une
centralité apaisée
Incarner les portes de la ville en soignant les
intersections avec les canaux et en valoriser
les entrées de ville
IV.2] Une hiérarchisation du réseau de mobilités – une
mise en scène des entrées / portes territoriales
Des tronçons d’entrée de ville stratégiques à travailler
qualitativement
Préserver les linéaires boisés qui structurent
les paysages de la campagne palauencque
III.1] Réappropriation du socle agri-naturel local – de
la valorisation / restauration d’un socle agri-naturel
structurant
Valoriser la force des paysages via la préservation et
la valorisation des éléments identitaires du paysagePage 11 sur 25
Paysage et patrimoine
local notamment les boisements linéaires et
surfaciques
Préserver les ouvetrures sur le grand paysage
depuis la zone urbaine
III.1] Réappropriation du socle agri-naturel local – de
la valorisation / restauration d’un socle agri-naturel
structurant
Valoriser la force des paysages via la mise en valeur
des perspectives sur la Celleres et sur le grand
paysage
IV.2.2 Incidences et mesures
Enjeu concerné Projet Incidences Mesures Incid. Résid.
Paysage et patrimoine
Préserver les haies,
identifier, protéger
et valoriser le
patrimoine arboré,
valoriser les
espaces verts
existants
Zonage en N1 des
boisements.
Identification du
patrimoine végétal, de
boisements, d’arbres et
de haies au titre des
articles L151-19 et 23
du CU.
Espaces boisés
majeurs préservés -
Végétaliser et/ou
perméabiliser les
cœurs d’impasses,
végétaliser les axes
de liaison (entre
polarités, axes
patrimoniaux,
venelles
intraquartiers, etc.
Les projets en zone 1AU
et en zone UB prévoient
néanmoins de préserver
un maximum de
structures arborées, avec
de nombreux
aménagements
paysagers comme des
haies de transition, ou
des végétations
accompagnant les axes
de déplacements doux
majeurs.
Linéaires arborés
bordant directement
le chemin rural
devant être élargi.
Le projet d’élargissement
du chemin rural devra veiller
à conserver ou remplacer
les linéaires arborés qui le
bordent.
Affirmer ou
valoriser les entrées
de ville et valoriser
la frange urbaine
La zone AU se situe en
limite d’urbanisation.
Les perceptions
paysagères,
notamment pour le
voisinage peuvent se
trouver modifiées.
Les projets en zone 1AU et
en zone UB prévoient de
préserver un maximum de
structures arborées, avec de
nombreux aménagements
paysagers comme des haies
de transition, ou des
végétations accompagnant
les axes de déplacements
doux majeurs.
Valoriser la cellera,
le hameau de
Vilaclara, les
Patrimoine bâti identifié
au titre de l’articule
L151-19 du CU.
3 d’entre eux sont
situés à proximité
Pour le projet
d’élargissement du chemin
rural, une attentionPage 12 sur 25
Enjeu concerné Projet Incidences Mesures Incid. Résid.
monuments
historiques ainsi
que le petit
patrimoine
immédiate de projets
communaux.
particulière devra être
accordée aux aménagement
à proximité des deux
éléments du patrimoine bâti
identifiés.
Préserver les
perspectives sur le
grand paysage et
sur la cellera
L’emplacement réservé
n°4 visant la création
d’une résidence séniors
est situé à proximité
immédiate de la cellera
Les perceptions
paysagères,
notamment pour le
voisinage peuvent se
trouver modifiées.
Il conviendra d’effectuer un
pré-cadrage avec
l’inspection des sites.
IV.3 Milieux naturels et biodiversité
Palau-del-Vidre se situe dans l’unité paysagère de la plaine d’Illibéris, partie sud de la longue plaine du
Roussillon. La plaine du Roussillon est une partie de territoire cadrée par les massifs avoisinants, les
Corbières, le Canigou et les Aspres puis les Albères, formant un amphithéâtre orienté vers le littoral. Le
territoire est traversé par le fleuve du Tech, qui est classé ZNIEFF, périmètre PNA, ZSC et ENS. Il y a
également bon nombre de structures arborées anciennes. Pour autant, Palau-del-Vidre est un territoire
de biodiversité dit ordinaire.
Il est primordial que le projet assure la préservation de milieux faisant l’objet de peu d’interventions
humaines, laissant ainsi des zones refuges aux habitants non-humains du territoire.
IV.3.1 Prise en compte des enjeux dans le PADD
Milieu naturel et biodiversité
Enjeux Prise en compte dans le PADD
Protéger les cours d’eau, canaux et leurs
abords de toutes constructions ou activités
pour renforcer leur rôle structurant
III.1] Réappropriation du socle agri-naturel local – de
la valorisation / restauration d’un socle agri-naturel
structurant
Respecter la fonctionnalité écologique du territoire via
la protection des cours d’eau, canaux et leurs abords
de toutes constructions ou activités afin de renforcer
leur rôle structurant
Protéger les entités boisées non cultivés les
plus remarquables et préserver les corridors
boisés, notamment au Sud de la zone urbaine
où les continuités ont pris le relais de
l’Agouille Capdal et dans la zone agricole
Ouest.
III.1] Réappropriation du socle agri-naturel local – de
la valorisation / restauration d’un socle agri-naturel
structurant
Respecter la fonctionnalité écologique du territoire via
la préservation des structures arborées anciennes,
surfaciques et linéaire ainsi que de l’oliveraie
remarquable Protéger l’oliveraie remarquablePage 13 sur 25
Milieu naturel et biodiversité
Préserver de tout aménagement les ouvrages
de franchissement les plus fonctionnels
III.1] Réappropriation du socle agri-naturel local – de
la valorisation / restauration d’un socle agri-naturel
structurant
Respecter la fonctionnalité écologique du territoire via
le maintien des ouvrages de franchissement
fonctionnels
Soutenir les pratiques agricoles préservant le
vivant
III.1] Réappropriation du socle agri-naturel local – de
la valorisation / restauration d’un socle agri-naturel
structurant
Pérenniser une économie agricole certaine via le
soutien d’une production agricole respectueuse des
écosystèmes sur lesquels elle s’appuie
IV.3.2 Incidences et mesures
Enjeu concerné Projet Incidences Mesures Incid. résidu.
Milieux naturels et biodiversité
Réduire
l’artificialisation du
territoire et son mitage
Les secteurs de projet sont
situés en continuité du tissu
urbain existant.
L’emprise de la
zone 1AU est de
5.5 ha, avec une
consommation
d’espace associée
de 1.9ha
Réduction du rythme
d’artificialisation des terres
par rapport à la décennie
précédente, appliquant ainsi
la loi « Climat et résilience ».
Protéger les entités
boisées non cultivées
les plus remarquables
et préserver les
corridors boisés,
notamment au Sud de
la zone urbaine où les
continuités ont pris le
relais de l’Agouille
Capdal et dans la zone
agricole Ouest.
La zone 1AU abrite des bosquets de chênes et
platanes, des alignements de chênes anciens
remarquables, des boisements mixtes et des haies.
Conservation de la poche
boisée et identification de son
caractère multifonctionnel.
Maintien de la plupart des
arbres existant dans l’OAP.
Le projet d’élargissement du chemin rural de
Sorède à Elne (emplacement réservé n°1) peut
également affecter les alignements boisés et les
haies disposées le long du chemin existant.
Conservation des arbres
existant le long du chemin ou
plantation de nouveaux
(relation traitement de
l’interface).
Les entités boisées sont classées N, limitant ainsi
considérablement les aménagements ainsi que les
constructions dans ces espaces.
De nombreux boisements, haies ou arbres isolés
sont identifiés au titre des articles L151-19 et
L151-23 du CU, visant à protéger, à conserver, à
mettre en valeur ou à requalifier pour des motifs
d'ordre écologique les espaces boisés.
-Page 14 sur 25
Enjeu concerné Projet Incidences Mesures Incid. résidu.
Soutenir les pratiques
agricoles préservant le
vivant
Les milieux ouverts et
agricoles sont les espaces
supports du développement
communal en périphérie
urbaine.
Les projets
communaux sont
prévus en partie
sur des secteurs de
jardins
La grande majorité des
milieux ouverts est classée A.
Mesures d’évitement :
- Inventaires ciblés
- Mise en défens des zones
sensibles
- Calendrier de démarrage
des travaux
Préserver de tout
aménagement les
ouvrages de
ranchissement les plus
fonctionnels
Le projet d’élargissement du chemin rural de
Sorède à Elne (emplacement réservé n°1) croise
l’Agouille Capdal et le Rec del Moli de Brulla, et
peut affecter les écosystèmes associés à ces cours
d’eau notamment lors des travaux.
Maintien des continuités
écologiques des deux cours
d’eau situés à proximité
immédiate, en particulier
l’Agouille Capdal.
IV.4 Ressource en eau
La commune est à cheval sur deux bassins versants : le Tech au Nord-Ouest et les côtiers de la Ravane,
descendant des Albères sur tout le reste du territoire. Pratiquement tout le territoire est en zone
inondable. L’eau distribuée sur la commune de Palau-del-Vidre est gérée par la communauté de
communes des Albères Côte Vermeille. La ressource provient de l’unité de distribution de la Basse-plaine
du Tech. Aujourd’hui, la station d’épuration possède une station d’épuration permettant de gérer
l’équivalent de 4700 habitants.
Lors de la réalisation du Schéma Directeur d’Alimentation en Eau Potable, un bilan besoins-ressource
avait été effectué pour l’année 2028 sur la base de chiffres de population fournis par la CCACVI.
A l’échéance 2028, la population sédentaire était évaluée à 20 344 habitants permanents et en pointe
estivale à 27 193 habitants. Ainsi, à l’horizon 2028, si le rendement du réseau de l’UDI s’établit autour
des 75% et en se basant sur la capacité actuelle de production, les besoins de l’UDI sont largement
satisfaits.
IV.4.1 Prise en compte des enjeux dans le PADD
Ressource en eau
Enjeux Prise en compte dans le PADD
S’assurer de la bonne adéquation entre les
besoins et les ressources en eau à l’horizon
du PLU
-
Limiter les prélèvements d’eau futurs pour
l’alimentation en eau potable
Améliorer et restaurer les continuités
écologiques et hydromorphologiques des
cours d’eauPage 15 sur 25
Ressource en eau
Améliorer ou maintenir de bons rendements
sur les réseaux d’adduction
Maintenir des rejets domestiques conformes
aux normes en vigueur
Prévoir une extension de la capacité de
traitement de la STEP communale
Limiter voire réduire les prélèvements pour
l’irrigation des cultures
III.1] Réappropriation du socle agri-naturel local – de
la valorisation / restauration d’un socle agri-naturel
structurant
La préservation de la plaine agricole irrigable à fort
potentiel agronomique (relation SCoT et PAEN)
IV.4.2 Incidences et mesures
Enjeu concerné Projet Incidence Mesures Incid. Résid.
Ressources en eau
Limiter les
prélèvements d’eau
futurs pour
l’alimentation en eau
potable Accueil de 350
habitants d’ici 10
ans.
Augmentation de
la pression sur la
ressource
Adéquation entre les
besoins futurs en eau
potable et la capacité de
production.
Autoriser l’accueil
d’une population ne
dépassant pas la
capacité résiduelle de
traitement de la
station d’épuration.
Accroissement
des
rejets d’eaux
usées.
L’accueil de nouveaux
habitants est conditionné à
la réhabilitation de la
station d’épuration
communale, prévue pour
2028.
Augmentation
des surfaces
imperméabilisées
Accroissement
des volumes de
ruissellement et
pollution
potentielle
Préservation du cycle de
l’eau, dispositifs de
limitation des débits et
collecte des eaux pluviales
si possible.
IV.5 Artificialisation des sols
L’accueil de populations nouvelles sur le territoire peut entraîner une consommation de terres agricoles
ou naturelles plus ou moins importante. L’artificialisation des sols pour l’urbanisation est un choix
irréversible, amputant un territoire donné de superficie naturelle et agricole. Est considérée comme
artificialisation des sols tout aménagement amenant à une perte de la fonction naturelle, agricole ou
forestière des espaces concernés, hors du tissu urbain existant.
Le tableau suivant reprends les éléments susceptibles de générer de la consommation d’espaces
naturels agricoles ou forestiers (ENAF). Seule la consommation effective d’ENAF est ici considérée.Page 16 sur 25
Les éléments se chevauchant ne sont comptés qu’une seule fois (ER sur zone AU par exemple). La zone
1AU est une zone de développement extensif mais son emprise intègre des secteurs déjà consommés /
artificialisés.
Projets Superficies
d’emprise
Consommation
d’ENAF
ER1 Voie de contournement 7 163 m² 2 996 m²
ER2 Extension du cimetière 5 010 m² 5 010 m²
UB
Extensions intégrées dans
l’enveloppe urbaine
constituée
3 093 m² 4 674
m²
3 093 m²
4 674 m² 1 010 m² 1 010 m²
571 m² 571 m²
1AU Extension à dominante résidentielle 55 300 m² 19 191 m²
Total 72 147 m² (7,21 ha) 31 871 m² (3,19 ha)
La réduction de la consommation d'ENAF projetée est ainsi plus importante en phase de traduction
réglementaire (56.59%) que l'objectif fixé dans le PADD (50%). Cela révèle un développement vertueux
et appuie la trajectoire ZAN impulsée sur la commune.
IV.5.1 Prise en compte des enjeux dans le PADD
Artificialisation des sols
Enjeux Prise en compte dans le PADD
Réduire l’artificialisation du territoire et son
mitage
III.1] Réappropriation du socle agri-naturel local – de
la valorisation / restauration d’un socle agri-naturel
structurant
Pérenniser une économie agricole certaine via la
définition de limites urbaines claires et lisibles et la
lutte contre le mitage et la cabanisation
IV.5.2 Incidences et mesures
Enjeu concerné Projet Incidence Mesures Incid. Résid.
Ressources en espace
Réduire
l’artificialisation
du territoire et
son mitage
Accueil de
nouvelles
populations
nécessitant d’être
logées
Perte d’espaces
naturels
Pérenniser une
économie agricole
certaine via la
définition de limites
urbaines claires et
lisibles et la lutte
contre le mitage et la
cabanisationPage 17 sur 25
IV.6 Climat et énergie
Par l’accueil de nouveaux habitants et activités, le territoire va consommer plus d’énergie pour les
déplacements, le chauffage, la climatisation… L’émission de gaz à effet de serre est aussi vouée à
s’accroître. La commune recense 50 installations photovoltaïques et 3 installations de chaufferie bois-
biomasse.
IV.6.1 Prise en compte des enjeux dans le PADD
Climat et énergie
Enjeux Prise en compte dans le PADD
Agir sur les transports : améliorer les
déplacements internes à la commune en
trouvant des alternatives au tout-voiture,
relocalisation des activités, développer des
alternatives à la voiture individuel pour les
déplacements vers les pôles d’activités
(covoiturage...)
IV.1] Une hiérarchisation du réseau de mobilités – une
organisation des flux
Accompagner les mouvements pendulaires par un
développement des alternatives à la voiture individuelle
(transports en commun, aire de covoiturage en relation
avec la D618…)
Agir sur l’habitat : favoriser les
compositions urbaines et le bâti
bioclimatiques, économes en énergie voir
producteurs d’énergie, à travers le
règlement d’urbanisme et ultérieurement
via les futurs projets.
III.2] Réappropriation du socle agri-naturel local – Vers un
équilibre territorial à imaginer / construire
A. Un développement résidentiel intégré
Finaliser l’urbanisation au Sud de la commune en
proposant des formes d’habitat variées intégrant les
enjeux de demain notamment dans la dimension
énergétique
Améliorer l’efficacité énergétique du
patrimoine communal.
III.2] Réappropriation du socle agri-naturel local – Vers un
équilibre territorial à imaginer / construire
D. Des réseaux d’infrastructures modernisés
La réalisation de ce projet est soutenue notamment par
l’anticipation des besoins et évolutions technologiques
en matière de réseaux d’énergie, et d’énergie au sens
large et la participation à la diversification des sources
d’énergies, via notamment le développement des
énergies renouvelables
Soutenir les initiatives portant sur la
production d’énergie renouvelable dans le
respect du patrimoine, du paysage, de la
biodiversité et de l’agriculture.
IV.6.2 Incidences et mesures
Enjeu concerné Projet Incidence Mesures Incid. Résid.
Ressources énergétiques
Limiter le
développement des
serres agricoles
chauffées ou à défaut
encourager des
modes de production
plus responsables
Dispositifs de
production
d’énergies
renouvelables
autorisés en
zones A et N.
Incompatibilité
avec les activités
agricoles,
dégradation
d’espaces naturels
et dégradation du
paysage local
Installations autorisées
dès lors qu'elles sont
compatibles avec
l'exercice d'une activité
agricole, pastorale ou
forestière et sous
conditions de non-atteinte
de la sauvegarde desPage 18 sur 25
Enjeu concerné Projet Incidence Mesures Incid. Résid.
Installations
agrivoltaïques
autorisées en
zone A1.
espaces naturels et des
paysages.
Soutenir les initiatives
portant sur la
production d'énergies
renouvelables
Règlement
permettant
l’augmentation
de la production
d’énergie
renouvelable à
l’échelle du bâti
tout en
l’encadrant.
Respect de la
qualité urbaine,
architecturale,
environnementale
et paysagère
-
Agir sur les transports
Piétonnisation du
centre-bourg et
mise en place
d’une aire de
covoiturage
Déplacements
doux favorisés -
Augmentation de
la population et
donc du trafic
routier
Production de gaz
à effet de serre liée
à l’éventuelle
augmentation du
trafic routier
Extension en continuité du
tissu urbain existant.
Création d’une connexion
douce avec l’existant.
Agir sur l’habitat
Construction de
nouveaux
bâtiments pour
accueillir la future
population et de
nouvelles
activités et
services
Augmentation de
la consommation
d’énergie
-
L’utilisation des
énergies
renouvelables est
autorisée sur les
toitures
quasiment en
toutes zones.
Augmentation de
la production
d’énergie
renouvelable
-Page 19 sur 25
IV.7 Risques et nuisances
La commune est concernée par les risques naturels et technologiques suivants :
- Inondation par débordement du cours d’eau du Tech
- Inondation par débordement des cours d’eau descendant du massif des Albères : le
Tanyari et la rivière de Saint-André
- Inondation par débordement de cours d’eau Agouille Capdal
- Inondation par remontée de nappes : potentiellement assujetti
- Feu de forêt et de végétation
- Séisme : aléa modéré
- Potentiel radon : catégorie 1
- Transport de matières dangereuses : par la voie ferrée et la RD618
- Anciens sites industriels et activités de service (BASIAS) potentiellement pollués :
➢ Station d’épuration
➢ Dépôt de déchets ménagers
- Nuisances sonores au niveau de la RD618
IV.7.1 Prise en compte des enjeux dans le PADD
Risques et Nuisances
Enjeux Prise en compte dans le PADD
Le territoire communal est concerné par 5
risques majeurs, le principal étant le risque
d’inondation par débordement de cours d’eau
(Tech, Tanyari et Agouille Capdal) et par
ruissellement.
III.1] Réappropriation du socle agri-naturel local – de
la valorisation / restauration d’un socle agri-naturel
structurant
Prendre en compte les risques dans les perspectives
de développement et participer à leur « non-
aggravation » via le traitement différencié des espaces
à risque en fonction du niveau d’aléa connu et
l’attention portée à l’imperméabilisation des sols et à
la gestion des eaux pluviales
La RD618 apparait comme la source de
nuisances sonores la plus importante de jour
comme de nuit, en plus de représenter un
risque par le transport de matières
dangereuses.
IV.1] Une hiérarchisation du réseau de mobilités –
une organisation des flux
Accompagner les mouvements pendulaires par un
développement des alternatives à la voiture
individuelle (transports en commun, aire de
covoiturage en relation avec la D618…)Page 20 sur 25
IV.7.2 Incidences et mesures
Enjeu concerné Projet Incidences Mesures Incid. Résid.
Risques et nuisances
Présence de 6
risques majeurs, le
principal étant le
risque d’inondation
par débordement de
cours d’eau (Tech,
Tanyari et Agouille
Capdal) et par
ruissellement.
La quasi-intégralité du
village est située en
zone inondable. La
zone 1AU est située en
zone d’inondation
minimale.
Le projet est de
nature à
aggraver le
risque
d’inondation par
ruissellement.
Le règlement stipule que
les aménagements
réalisés sur le terrain
doivent garantir
l’écoulement des eaux
pluviales en prenant en
compte la nécessité de
préserver le cycle de l’eau.
Lorsqu’un réseau
collecteur existe, les eaux
peuvent être dirigées vers
celui-ci.
La zone 1AU repose
sur des secteurs à aléa
feu de forêt
globalement modéré
et très élevé au niveau
des zones boisées.
Exposition de la
population future
au risque
incendie.
Compatibilité et continuité
avec la gestion du risque
dans les OAP
La RD618 apparait
comme la source de
nuisances sonores la
plus importante de
jour comme de nuit,
en plus de
représenter un risque
par le transport de
matières
dangereuses.
La zone 1AU est
située en dehors de
tout périmètre de
voisinage
d’infrastructure de
transport terrestre.
- -
Le territoire compte
deux sites aux sols
potentiellement
pollués
La zone 1AU se situe à
distance des deux
sites potentiellement
pollués.
- -Page 21 sur 25
IV.8 Zones de projet
IV.8.1 Zone d’habitat et d’équipement (1AU)
IV.8.1.1 Enjeux
La zone prospectée possède différents types de milieux. Quelques secteurs sont rudéralisés et on peut
apercevoir des habitats favorables au lézard ocellé tels que des arbres morts par exemple. Le cortège
floristique est ordinaire et commun de ce genre de milieux du Sud de la France. Il y a des zones à caractère
humide, dans le secteur mais aussi en face. Nous retrouvons également la présence d’un linéaire de
chênes anciens à préserver. L’espace boisé de platanes est aussi une zone à enjeux. Les enjeux
environnementaux, visibles sur la carte ci-dessous sont modérés autour des haies et des milieux boisés
et faibles sur le reste de la zone :
Carte 1 : Enjeux environnementaux pour la zone 1AUPage 22 sur 25
IV.8.1.2 Projet
Le projet est de créer environ 105 nouveaux logements dans la zone 1AU, et 60 supplémentaires sur
l’ensemble de l’enveloppe urbaine pour atteindre 20 logements par hectare et afin d’accueillir
approximativement 350 habitants d’ici 2035.
Carte 2 : Schéma de principe de la zone 1AU, extrait de l'OAP sectoriellePage 23 sur 25
IV.8.1.3 Incidences et mesures
Thématiques Incidences du projet Mesures Incidences résiduelles
Milieux
naturels
Destruction d’espaces agricoles à
enjeux faibles.
Le projet couvre une surface
relativement importante mais la
plupart des milieux sont bien
représentés aux alentours.
• Inventaires ciblés : le secteur devra faire l’objet
d’investigations ciblées permettant de justifier de
l’absence d’incidences sur les espèces protégées
notamment.
• Mise en défens des secteurs sensibles :
Dans le cas de la découverte d’une espèce
végétale protégée, la station devra être évitée et
mise en défens afin d’éviter tout impact en phase
de chantier.
• Calendrier de démarrage des travaux : le
respect des périodes de sensibilité permet de
réduire le risque d’incidences sur la faune.
• Non-abattage des arbres sauf cas exceptionnel
sous justification et inspection avant abattage.
Réduction de la fonctionnalité
écologique
Extension en continuité du tissu urbain existant.
Maintien des continuités écologiques locales.
Ressource en
eau
Augmentation de la population et
donc augmentation des besoins en
eau.
Le développement de l’urbanisation est
compatible avec les capacités de production, de
réserve et de distribution.
Climat /
énergie
Augmentation de la
consommation énergétique liée à
la construction de nouveaux
bâtiments.
L’OAP encourage l’utilisation de techniques de
construction durable et de haute performance
énergétique compatibles avec le risque
inondation
Production de gaz à effet de serre
liée à la destruction de la
végétation stockant du carbone et
à l’éventuelle augmentation du
trafic routier.
Non-abattage des arbres sauf cas exceptionnel
sous justification et inspection avant abattage.
Extension en continuité du tissu urbain existant.
Développement des alternatives à la voiture
individuelle (axes de cheminement doux)
Risque et
nuisances
Imperméabilisation des sols,
augmentation du ruissellement
urbain
Le traitement des eaux de ruissellement devra
être étudié avec soin et chaque unité foncière
devra présenter a minima 35% de surfaces non
imperméabilisées
Paysage
La zone 1AU est située en
continuité directe du tissu
résidentiel. Ouvertures sur le
grand paysage.
L’OAP prévoit le traitement qualitatif des
interfaces avec l’existant et avec l’itinéraire de
délestage en bordure de zone à venir.