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unknown - Le Havre Seine Métropole (communauté urbaine) - DELB 20220427 w
Document publié le Samedi 1 janvier 2022
Lien du pdf (unknown - Le Havre Seine Métropole (communauté urbaine) - DELB 20220427 w)
Thèmes du document : Environnement, Énergies, Investissement et développement économique,
CONSEIL COMMUNAUTAIRE
Séance du 10 novembre 2022
DELB-20220427 - COLLECTE ET RECYCLAGE DES DECHETS - SALON REINVENTIF 2022 - LYCEE JULES LE CESNE - CONVENTION - SIGNATURE - AUTORISATION.-
M. Hubert DEJEAN DE LA BATIE, Vice-Président.- Le Salon REINVENTIF® est organisé depuis 2015 sur le territoire et dans le cadre de la Semaine Européenne de Réduction des Déchets (SERD). Son objectif est de sensibiliser le grand public aux enjeux du réemploi des déchets et de l'économie circulaire.
Fort de son succès, une septième édition est organisée cette année en partenariat avec la Région afin de continuer à sensibiliser les habitants de la Communauté urbaine sur cette thématique.
Ce salon regroupe des acteurs locaux qui œuvrent dans le domaine du réemploi. Ainsi, sur une surface de 1 700 m² les visiteurs peuvent découvrir les associations ou chantiers d'insertion qui proposent des objets d'occasion à la vente, des artistes ou des créateurs qui présentent leurs œuvres à partir de matériaux récupérés.
D’autres évènements sont organisés également durant ce salon et notamment un défilé de mode en partenariat avec le lycée Jules Le Cesne le 27 novembre 2022. Ce défilé est organisé dans le cadre d’un projet de formation professionnelle à destination de 23 élèves. La Communauté urbaine signe une convention avec le lycée pour l’organisation de ce défilé de mode avec la classe T pro mode dans le cadre d’une action d’éducation.
Si cette proposition recueille votre accord, je vous propose d'adopter la délibération suivante :
LE CONSEIL COMMUNAUTAIRE,
VU le code général des collectivités territoriales ;
CONSIDERANT :
- le souhait de la Communauté urbaine d'organiser la septième édition du salon RElNVENTlF® ; - l’organisation d’un défilé avec le lycée Jules Le Cesne lors de cet évènement le 27 novembre 2022 ; - la nécessité de signer avec le lycée une convention dans le cadre d’une action d’éducation avec des élèves de la section T pro mode.
Son Bureau, réuni le 27 octobre 2022, consulté,
VU le rapport de M. le Vice-Président,
Après en avoir délibéré,
DECIDE :
d'autoriser M. le Président à signer avec le lycée Jules Le Cesne une convention relative à la formation en milieu professionnel dans le cadre de l’organisation d’un défilé de mode le 27 novembre 2022.
Sans incidence financièreM. Hubert DEJEAN DE LA BATIE : On vous propose la signature d’une convention avec le lycée Jules Lecesne, plus spécialement la classe de terminale Pro Mode puisque dans le cadre du salon Réinventif, il propose de créer des vêtements à partir de matières recyclables et, lors de ce salon, de défiler. On leur fait donc une convention, cela peut être assez sympa.
M. Edouard PHILIPPE : Avez-vous des questions, des observations ? Je mets aux voix la délibération.
La délibération est adoptée à l'unanimité
M. Edouard PHILIPPE : Est-ce que l’on peut peut-être profiter du fait que vous avez la parole, M. DEJEAN DE LA BATIE, pour faire une présentation rapide des éléments sur lesquels on a travaillé en matière de plan de sobriété. Vous avez la parole.
M. Hubert DEJEAN DE LA BATIE : C’est un plan qui a déjà été présenté notamment en conférence thématique et en conférence des maires également, mais tout le monde ne l’avait pas vu. On vous présente donc une version un peu condensée. Inutile de vous rappeler le contexte qui nous demande de faire très rapidement des économies d’énergie et d’essayer d’en faire le plus possible. Bien évidemment, la Communauté urbaine, comme toutes nos communes, s’est mise à réfléchir rapidement sur des mesures à prendre.
Un premier bilan, notre territoire, c’est-à-dire l’institution CU, ce n’est pas le territoire couvert par la Communauté urbaine en elle-même, on consomme beaucoup d’électricité, mais peu de gaz. Curieusement, les deux secteurs très consommateurs, ce n’est pas une surprise, mais l’autre c’est plutôt une surprise. On consomme beaucoup sur l’éclairage public, on s’en doutait un peu et on a un très gros poste de consommation sur l’eau. Voici les dix sites les plus consommateurs d’énergie, d’électricité surtout, sur le territoire de la CU. Vous vous apercevez que sur ces dix sites, vous avez toutes les usines d’eau : Radicatel, Yport, Augustin Normand, l’usine du Clos Cario et l’usine de Saint-Laurent. Vous avez également les piscines communautaires, le complexe aquatique Gd’O plus celui de Belle Etoile. Et puis, nous avons les grosses installations notamment le centre technique, le CETCO et le garage Cuvier. On voit bien ce qui se dessine c’est l’énorme consommation d’énergie nécessitée par notre approvisionnement en eau, tout simplement. Dès que vous voyez un château d’eau, l’eau est là-haut, d’accord, mais il a fallu l’envoyer en hauteur et, donc, des pompes assez puissantes pour les envoyer, cela consomme énormément.
Diapositive suivante. Bien évidemment, on a déjà fait des efforts, mais on va voir qu’il faut les continuer. Les efforts qui ont été entrepris dans le domaine de l’eau, c’est bien évidemment de renouveler les pompes avec du matériel plus performant, c’est-à-dire moins énergivore, des travaux de rénovation notamment sur la station d’épuration où il y là encore beaucoup de pompes et donc beaucoup de consommation d’énergie. Pour bien comprendre à quel endroit on consomme beaucoup d’énergie et éventuellement on pourrait en perdre, ce sont des postes de sous comptage sur cette fameuse STEP et sur l’usine de Radicatel qui sont des gros consommateurs. Enfin et dernière chose, sur la partie eau, bien évidemment l’optimisation des contrats d’énergie que nous avons souscrits pour essayer de tirer les prix vers le bas, ce qui, tout de suite, est vraiment une gageure.
D’autres grands projets assez récents qui ne concernent plus exclusivement l’eau, mais qui sont déjà engagés, les marchés globaux de performance sur la consommation de nos bâtiments. Vous savez que maintenant on ne se contente plus d’acheter soit de l’électricité soit une molécule de gaz. Bien évidemment, on signe un contrat avec une performance globale, c’est-à-dire l’endroit où on veut se rendre en ayant économisée de l’énergie. On planifie des audits énergétiques pour avoir une vision très précise de la situation de notre part et des endroits où il faut accentuer les travaux. Et puis on l’a dit, on a un très gros programme. Là, franchement, on est très en avance, je peux vous le dire, pour avoir fait pas mal de colloques sur le sujet, que sur les réseaux de chaleur, franchement la Communauté du Havre est très en avance et on investit 125 millions d’euros sur les quatre ans qui viennent. D’importants investissements aussi et on va le voir sur l’éclairage dont on a parlé.
Un petit mot sur notre stratégie d’éclairage public parce que cela nous concerne tous. Bien évidemment, il va falloir qu’on réfléchisse collectivement à l’extinction ou à l’élargissement parce quel’on pratique tous des baisses d’intensité lumineuse, voire même des extinctions complètes selon les typologies. Est-ce que l’on est en zone urbaine ? En centre bourg ? En zone très rurale ? Est-ce qu’il y a des activités ou pas ? Est-ce qu’il y a nécessairement de la vigilance liée à la sécurité ? On a parlé des quartiers sensibles. On les appelle quartier de reconquête républicaine. On sait aussi qu’il y a des endroits où ce n’est pas évident de couper l’électricité le soir. Oui, quand vous prenez des escaliers et que tout d’un coup l’éclairage s’arrête, cela peut être générateur d’accident, s’il y a une passerelle au- dessus d’un bassin et que l’on ne voit pas quand on y passe, cela peut être un petit peu dangereux. Tout cela, cela nécessite que la CU travaille en étroite collaboration avec les maires et les maires, qui sont dans le conseil, savent que certains d’entre eux ont déjà reçu la visite de la Communauté urbaine pour voir comment on allait pouvoir travailler. Je rappelle aussi qu’en termes de biodiversité, c’est pas mal d’avoir un peu des zones un peu noires la nuit parce qu’il y a une faune et une flore qui aiment bien avoir une obscurité. Il faut donc que l’on travaille un petit peu ces sujets-là. Le dispositif que l’on souhaite tous ; actuellement on a des armoires, vous voulez éteindre une petite impasse, pas de chance vous avez une armoire électrique qui dessert aussi une route à gros trafic, donc on ne peut pas couper. On voit donc bien qu’à terme il faudra que l’on puisse paramétrer toutes ces plages d’extinction avec une finesse forte et que l’on puisse, si jamais il y avait un accident, réenclencher en marche forcée l’éclairage à tel endroit parce que l’on a une nécessité parce qu’il y a eu un gros accident, qu’il y a eu une tempête et que la météo demande à ce qu’on éclaire cette zone-là.
La solution c’est la poursuite du déploiement du luminaire led, mais attention s’il génère beaucoup d’économie d’énergie, il coûte également cher à déployer. On a quand même 500 luminaires à redéployer par mois. Vous imaginez donc 500 candélabres à changer, c’est quand même un très gros effort sur lequel on va s’engager et qui nécessite des moyens financiers importants qui n’étaient pas prévus au départ dans le PPAC.
Concernant la rénovation du parc privé, c’est-à-dire en gros la rénovation thermique des logements, bien sûr c’est le souhait de tout le monde que l’on puisse aller très vite. Cela nécessite des financements très importants et des dispositifs d’accompagnement qui, il faut le reconnaître, pour le moment, là je me mouille un peu, je dis : « c’est incompréhensible pour nos concitoyens ». Sur Internet, il y a tout et son contraire et nos citoyens sont paumés. Il faut que l’on fasse un gros effort de pédagogie et qu’on dise très clairement : « pour la rénovation énergétique de votre logement vous avez tel ou tel dispositif et vous êtes éligible », toutes les aides ANAH (agence nationale de l’habitat) ne sont pas destinées à tous les publics, donc il faut que l’on ait cet effort bien évidement sur les espaces conseils. Il faut donc que l’on arrive à passer dans une rénovation énergétique efficace parce que nous avons tous vu les combles à un euro, la catastrophe que c’était, c’était n’importe quoi, ils arrivaient, ils balançaient de la laine de roche dans les combles, cela ne servait à rien du tout parce que les huisseries n’étaient pas isolées en dessous.
Si on veut vraiment être cohérent il faut que l’on soit efficace avec une vraie rénovation énergétique. Et puis, il faut peut-être que l’on concentre nos efforts sur les sorties de précarité énergétique pour nos concitoyens qui ont le plus de difficultés et qui ne peuvent pas s’offrir une rénovation énergétique parce qu’ils n’ont pas les moyens. On a l’idée quand même, avec ce pôle de sortie de précarité énergétique en 2020, de sortir totalement les passoires thermiques du territoire CU pour qu’il n’y en ait plus en 2028. C’est un objectif chiffré. Je pense d’ailleurs qu’il est dans le plan de développement durable.
Cette politique commence à porter ses fruits, 2 500 logements ont été accompagnés techniquement, 900 sont subventionnés chaque année par la Communauté urbaine, mais également par d’autres partenaires, ADEME, ANAH et Région. Sur le PLH 2022/2027, je parle sous le contrôle de Florent SAINT MARTIN, il y a un budget de 4,5 millions d’euros qui est dédié à la rénovation énergétique avec un gain énergétique minimum demandé pour la subvention de 35 % par projet. L’expérience prouve que quand on fait la rénovation on arrive assez facilement à atteindre les 55 %. Après c’est beaucoup plus compliqué pour aller chercher les pourcentages d’économie supplémentaire, il faut investir encore plus.
Sur l’eau, je me tourne vers Christine MOREL, on va chercher par tous les moyens à mieux connaître nos réseaux, à éviter les réseaux fuyards, etc. On va donc essayer d’utiliser les ressources de l’intelligence artificielle pour consommer plus efficacement et surtout essayer de moins consommer,de pouvoir prévenir quelqu’un que, il y a des alertes qui existent déjà, si on dépasse la consommation habituelle ou une cible que l’on a faite. Là, il faut que l’on arrive à mettre au point des dispositifs qui permettent de contrôler et non pas de subir, de pouvoir agir. Bien évidemment, la rénovation énergétique de notre grosse station d’épuration du Havre avec notamment la création d’une centrale de méthanisation pour valoriser les bouts de steppe. Je rappelle que la méthanisation, c’est un des éléments de recherche que l’on a sur la production d’énergie sur notre territoire. Ce n’est pas facile je le sais, mais toutes les zones de notre territoire peuvent être concernées par un projet de méthanisation, que ce soit sur des bouts de steppe, sur des déchets de cantine avec des micros méthanisation ou des applications agricoles. Il y a le déploiement des panneaux photovoltaïques sur les sites et les bâtiments de traitement des eaux. On reparlera du photovoltaïque avec justement la SEM dont on parlait, que l’on a porté sur les fonts baptismaux et qui a été voulue par le président de la CU, de la métropole de Rouen, le président du Grand Paris et Mme la Maire de Paris. Cette SEM a déjà vingt projets et essentiellement photovoltaïques. On sent que cela va démarrer très fort à partir du moment où on a des capacités de financement.
Enfin, et ce sera la dernière diapositive. Bien évidemment, il faut que l’on soit une collectivité exemplaire, c’est-à-dire que l’on montre l’exemple et qu’on implique nos usagers. Pour les équipements communautaires, voici ce qui est proposé, une baisse de 2° dans les piscines et les gymnases, l’arrêt de l’eau chaude dans les bâtiments administratifs. Je précise qu’il ne s’agit pas des douches du personnel, mais simplement dans les lavabos, qu’il y a un petit peu partout dans les établissements qui reçoivent du public. Celui qui va aux toilettes souhaite se laver les mains, ce qui est quand même très souhaitable, il le fera à l’eau froide. C’est assez vivifiant donc c’est parfait. La réduction des consommations d’énergie par la mise en place des marchés d’exploitation de chauffage. Sur la partie CU siège havrais c’est fait, on va travailler sur les sites de Saint-Romain et de Criquetot. Sur les services communautaires, respect du 19° dans les locaux, les bureaux et puis les établissements relevant du public, mais je crois que vous êtes tous un peu partis dans cette direction-là dans les mairies. Pour l’avoir fait, il y a aussi, il faut le reconnaître, la chasse au petit radiateur individuel de confort que l’on voit apparaître dans certains bureaux. Je pense que cela doit parler à certains collègues qui ont dû rencontrer cela. Je n’ai pas mis le colle-roulé pour vous faire cette présentation, mais on va arriver à la saison du colle-roulé et vendredi ce sera peut-être la journée du pull.
Il faudra une sensibilisation aux écogestes, évidemment éteindre les lumières, ce sont des choses que l’on connaît, mais que l’on remette cela au goût du jour en insistant et puis toutes les études pour remplacer les appareils les plus consommateurs. Dans nos mairies, regardez un petit peu la consommation, d’abord de vos copieurs, c’est une source de consommation assez importante. Peut- être qu’il faut que collectivement on regarde, peut-être qu’il y a un groupement de commandes pour que l’on ait des copieurs les plus économiques sur le plan de l’énergie. On terminera par l’implication de tous les acteurs, la sensibilisation, la communication et puis quelque chose qui a eu un bon écho auprès des maires lors de la conférence des maires, c’était une plateforme où on pourrait en quelques mots expliquer ce que l’on a fait, chacun dans sa mairie, donner un exemple d’une réalisation qui fonctionne bien de manière à ce que cela fonctionne un peu comme une bourse à idées pour les collègues.
Premier exemple, on est nombreux à avoir fait des équipements photovoltaïques, c’est intéressant que l’on ait des retours d’expérience pour voir comment cela se passe. Est-ce que l’on refait de la revente sur le réseau ? Est-ce que l’on se met en autoconsommation ou est-ce que l’on se met en autoconsommation partagée ? Là encore, on a besoin peut-être de faire une petite bible pour expliquer les différentes possibilités qui s’offrent à nous pour produire un peu d’énergie sur nos territoires et nos bâtiments. Voilà, chers amis, très rapidement présenté ce plan de sobriété.
M. Edouard PHILIPPE : Merci beaucoup, M. DEJEAN DE LA BATIE. Il ne s’agit pas, encore une fois, de mettre cette présentation en soutien d’une délibération, mais simplement d’indiquer les mesures que nous avons prises et que nous allons continuer à prendre pour maîtriser notre consommation d’énergie et donc venir solidifier les hypothèses sur lesquelles nous avons construit notre budget et économiser à la fois de l’énergie et de l’argent. Dans les deux cas, c’est excellent. Je vous propose, sauf s’il y a des demandes de parole, mais je ne crois pas qu’il y en ai à ce stade, qu’après avoir remercié Hubert DEJEAN DE LA BATIE nous passions la parole à Pascal LEPRETTRE qui va présenter la délibération n° 48.Vote : adoptée à l'unanimité
Pour : 121, Contre : , Abstentions : , Ne prennent pas part au vote :