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Acte - Mauleon Petite Cite de Caractere de Nouvelle Aquitaine support de decouverte du patrimoine balade urbaine
Document publié le Jeudi 1 janvier 2026 par la commune de Mauléon.
Lien du pdf (Acte - Mauleon Petite Cite de Caractere de Nouvelle Aquitaine support de decouverte du patrimoine balade urbaine)
Thèmes du document : Histoire et mémoire, Aménagement du territoire, Mode, textile et habillement,
Petites Cités
de Caractère
Petite Cité de Caractère®
en Nouvelle-Aquitaine
www.petitescitesdecaractere.com
À la découverte
du patrimoine
MauléonMussy-sur-Seine
À la découverte du Patrimoine
Flânerie du
Patrimoine Mauléon
Une cité stratégique au cœur de la vallée de
l’Ouin
Le choix d’un site naturellement défendu semble
avoir déterminé l’implantation de Mauléon : un
éperon rocheux à la confluence de cours d’eau.
Même si une occupation ancienne est attestée
(Préhistoire, Antiquité), c’est au Moyen Âge que
la ville prend son essor. Le nom de Mauléon,
Malo leone, apparaît dans les textes dans le
dernier quart du XIe siècle. À cette époque,
deux paroisses se constituent à l’intérieur du
bourg fortifié, l’une autour de l’église Saint-
Melaine, à proximité de la motte féodale, l’autre
plus au sud, autour de l’abbaye de la Sainte-
Trinité. C’est au cours de la seconde moitié du
XIIe siècle que le château de pierre est construit
et que son enceinte est resserrée.
Du XIIIe au XVe siècle, toutes les paroisses sont
réunies au sein d’une enceinte de ville traversée
par un axe de communication est-ouest, la
Grand’Rue, et par un axe secondaire nord-sud.
Deux portes sont mentionnées dès la fin du
XIIIe siècle, et plusieurs ponts sont établis pour
franchir la rivière. Au bord de l’Ouin, à Saint-
Jouin, l’installation d’un prieuré bénédictin,
dès le XIIe siècle permet le développement du
quartier vers l’ouest.
En raison de sa position stratégique et
de l’opulence de son abbaye, la ville est
briguée tour à tour par les huguenots et les
catholiques durant les guerres de Religion.
Elle subit d’importantes destructions et c’est
en 1642 que Richelieu ordonne de raser les
fortifications. Lors des guerres de Vendée, la
ville est à nouveau meurtrie : le passage des
troupes de Westermann, envoyées pour mater
l’insurrection, cause la destruction d’une partie
de la ville et des édifices religieux.
La seigneurie de Mauléon, acquise en 1736
par Alexis Madeleine, duc de Châtillon,
est rebaptisée Châtillon-sur-Sèvre. À cette
époque, les faubourgs concentrent les activités
artisanales et se développent. Après les
reconstructions du XIXe siècle, la prospérité
s’installe nécessitant l’aménagement de places
dédiées aux échanges commerciaux. L’industrie
du cuir fait la renommée de la ville qui, depuis
1965, date de la fusion de Châtillon-sur-Sèvre
et de Saint-Jouin-sous-Châtillon, se nomme à
nouveau Mauléon.
Depuis 1973, La Chapelle-Largeau, Loublande,
Rorthais, Saint-Aubin-de-Baubigné, Le Temple
et Mauléon forment une seule et même
commune, aux portes de la Vendée et du Maine-
et-Loire._LA CITÉ DU CUIR
E Le quartier Saint-Jouin
(avec l'église et le manoir)
FA Emmaüs, ancienne tannerie
La Villa Bleue
LA VALLÉE DE L'OUIN
EX L'Ouin
FE Le mont Gaillard
M Le parc de la Mignauderie
LA VILLE FORTIFIÉE
© E L'ancienne motte castrale
EA Le château et son esplanade
EX L'abbaye et ses jardins
; I] L'église de la Trinité
j È > w + [1 Le passage du Tissage
[F1 La Passerelle et son parc
LE] Le « pont des amoureux »
4 office de Tourisme
& Point de vue
\ € à Sentier piéton
È LS [] Toilettes publiques
< > A Parking
0 40 100 M À
plan cavalier de Mauléon
© Damien Cabiron / Anne Holmberg 2014La cité du cuir
Depuis le XVIIe siècle, le travail des peaux a contribué à
l’essor de la ville. Tanneries, usines de chaussures, de
vêtements et ganteries ont employé des centaines de
personnes.
1 Le quartier Saint-Jouin (l’église et le manoir)
L’église Saint-Jouin est un édifice roman, remanié à la
fin du Moyen Âge. Elle a été bâtie à proximité d’un site
ancien où ont été mis au jour des sarcophages d’époque
mérovingienne. C’est l’église d’un prieuré bénédictin,
fondé en 1110, qui relevait de l’abbaye de Saint-Jouin-
de-Marnes. Les quelques moines se retirent en 1772 et le
Grand Logis qu’ils occupaient est racheté par la famille
Camus.
L’occupation humaine semble s’être d’abord développée
dans la vallée, dans la continuité des sites antiques. La
présence de la rivière a également attiré des activités
artisanales, des moulins à eau aux tanneries. C’est en
1670 que les parents de Paul Poyaud, notaires à Chatillon,
achètent plusieurs terrains sur les bords de l’Ouin pour
l’installation d’une tannerie. À la fin du XVIII e siècle, les
Vavasseur, Peault, Garnier, Savary sont aussi tanneurs à
Châtillon.
1a. Le clocher de l’église Saint-Jouin / 1b. Le quartier Saint-
Jouin
1b 1a
La cité du cuir2 Emmaüs, ancienne tannerie
En 1734, la tannerie artisanale devient industrielle avec
l’édification de nouveaux bâtiments. Le site, actuellement
occupé par la communauté Emmaüs, a été l’un des plus
importants lieux de l’histoire industrielle du Mauléonais.
Paul et Pierre Poyaud y greffent la fabrication de
chaussures. Au gré des successions et des alliances,
l’entreprise développe ses différents secteurs : tannerie,
corroierie et chaussures avec notamment l’adjonction d’un
secteur de corroyage à façon pour empeignes (partie de la
tige qui protège l’avant-pied). Au début du XXe siècle, plus
de 300 personnes travaillent à l’usine ou à domicile pour
cette entreprise. Vendue à François Petit en 1970, elle cesse
complètement son activité à cause de la crise comme les
autres manufactures de chaussures de la ville : Martin,
Grilly, Petit SA. L’usine de la Société ouvrière, située en
face, était déjà fermée depuis 1958.
3 La Villa Bleue
Au cœur d’un quartier ouvrier, la Villa Bleue se distingue par
son style Art nouveau et sa situation, isolée sur sa parcelle.
Elle doit son nom au bandeau de céramique dans les tons
bleus, verts et orangés sous la corniche. Édifiée en 1910,
à l’emplacement de l’ancien logement patronal, elle est la
résidence du maître tanneur, Théophile Baudry. Époux de
Berthe Bonin, la nièce de Paul Damelon, il lui succède à
la tête de l’entreprise. À son décès, la société devient les
Établissements Ferez Baudry et Cie. Un beau parc, peuplé
d’essences exotiques, s’étend à l’arrière de la maison.
2. L’ancienne tannerie en 1900 / 3. Façade de la Villa Bleue
3 2La vallée de l’Ouin
Au coeur du bocage, Mauléon s’inscrit dans un cadre
naturel où la diversité des ambiances paysagères et des
milieux rencontrés en font la richesse.
4 L’Ouin
Prenant sa source à Combrand à 204 mètres d’altitude,
l’Ouin a entaillé le plateau granitique, façonnant un site
naturel fortement escarpé où se développe la ville de
Mauléon. Ses rives en pente douce, composées de
prairies inondables, ont toujours eu un intérêt au cours des
siècles pour les habitants : protection, viviers, potagers,
activités artisanales...
Cette fluctuation naturelle des niveaux d’eau permet le
développement d’habitats variés, propices à l’installation
d’une faune et flore tout aussi diverses. Rivière traversant
le territoire de Mauléon, l’Ouin s’écoule du sud-est vers
le nord-ouest et parcourt les lotissements, le parc de
la Mignauderie, les potagers des quartiers anciens, le
quartier Saint-Jouin...
Pendant quelques kilomètres, elle délimite les
départements des Deux-Sèvres et de la Vendée avant
de confluer avec la Sèvre nantaise à Saint-Laurent-sur-
Sèvre. La vallée de l’Ouin
4a. Les paysages de la vallée de l’Ouin / 4b. La rivière l’Ouin
4b 4a5 Le mont Gaillard
Du haut de ce mont, le panorama sur la ville de Mauléon
est imprenable. Mais ce lieu est aussi un mémorial des
guerres de Vendée. En 1793, deux grandes batailles ont
marqué le destin de la ville. Inaugurée le 20 août 1961, la
croix du Château-Gaillard y rend hommage : « En souvenir
des combats de Châtillon : 3-5 juillet, 9-11 octobre 1793,
et à la mémoire des habitants du canton de Châtillon,
tombés pour la défense de leurs autels ou massacrés
en haine de la foi, 1792-1796. Souvenir Vendéen ».Lors
de la commémoration du bicentenaire de ces combats,
une autre croix et trois statues en pierre de Vendéens,
représentant les familles décimées, ont été ajoutées.
6 Le parc de la Mignauderie
Au décès de la propriétaire, l’ensemble est légué aux
Affaires sociales du Département avec comme clause
de conserver le parc ouvert au public. La demeure est
devenue un foyer de vie jusqu’en 2025 pour personnes en
situation de handicap et le parc, un lieu de promenade
incontournable. Ce jardin « à l’anglaise » met en exergue
une nature aux allures de campagne qui symbolise le
prolongement des paysages. En bordure de l’Ouin, la
végétation exubérante, riche de plus de 400 espèces, fait
le bonheur des oiseaux. Un petit édifice, un fruitier, servait
à conserver et stocker les fruits du verger. Plus loin, près
du pont, un lavoir renaît grâce à l’action conjuguée de
plusieurs acteurs locaux et structures sociales.
6b 6a
5
5. Le panorama sur Mauléon depuis le mont Gaillard /
6a. Le parc de la Mignauderie / 6b. Fruitier du parc de la
MignauderieLa ville fortifiée
L’agglomération est défendue par une enceinte urbaine
dans laquelle s’établissent différents bâtiments au cours
des siècles.
7 L’ancienne motte castrale
La mota du seigneur de Mauléon est mentionnée en 1080
en même temps que son castrum. Il s’agit sans doute du
premier château, que l’on est tenté d’identifier avec la
motte (butte de terre) conservée au centre du bourg (rue
de la Motte), devant le site de l’ancienne église Saint-
Melaine.
8 Le château et son esplanade
Dans la seconde moitié du XIIe siècle, un château de
pierre est construit pour assurer la défense des ponts
et des routes. Toute l’enceinte est conservée, avec
deux tours défensives ruinées. Face à la ville, le châtelet
d’entrée montre un passage voûté entre deux tours, fermé
par une herse.
Le château a pu être renforcé au début du XIIIe siècle.
À cette époque, le seigneur est Savary III de Mauléon.
Chevalier, troubadour, il a laissé un souvenir mémorable.
Figure emblématique des luttes franco-anglaises, il a servi
longtemps les intérêts des rois d’Angleterre, Jean Sans
Terre et Henri III Plantagenêt, dont il était le sénéchal.
La ville fortifiée
7. L’ancienne motte castrale / 8. L’entrée de l’ancien château
8 7Au début du XVe siècle, le château est remis en état. Il est
à l’abandon quand le duc de Châtillon l’acquiert en 1736 ;
il y fait construire un palais de Justice. Actuellement,
l’ancien château, inscrit MH en 1995, est la propriété de
la Ville.
9 L’abbaye et ses jardins
Depuis 1903, l’hôtel de ville est installé dans les anciens
bâtiments de l’abbaye de la Sainte-Trinité.
La communauté monastique, mentionnée au XIe siècle,
s’organise sous la règle de saint Augustin en 1115.
L’ensemble abbatial roman est reconstruit à plusieurs
reprises depuis le Moyen Âge. Les travaux de 1742-1746 lui
confèrent son aspect actuel et ses jardins sont aménagés
en terrasse. Dominant la vallée de l’Ouin et offrant
une vue panoramique sur le versant sud de la ville, ils
s’inscrivent dans l’axe entre l’hôtel de ville et le parc de la
Mignauderie. Depuis juillet 2021, l’abbaye est devenue une
pièce maîtresse du patrimoine en Bocage bressuirais : elle
abrite une antenne de l’office de tourisme, la médiathèque
et le musée, et bénéficie d’une mise en lumière.
10 L’église de la Trinité
De l’église abbatiale romane ne subsiste que le portail,
déplacé à l’entrée du presbytère, et deux chapiteaux
déposés. En 1681, c’est par le chœur que débute sa
reconstruction : les deux chapelles qui formaient le
transept sont supprimées. L’année 1696 marque la fin des
9a. Le site de l’abbaye : Office de Tourisme, médiathèque et
musée / 9b. Les collections d’orfèvrerie du musée de l’abbaye
/ 9c. Les Rochers des Vaulx du musée de l’abbaye
9c 9b
9atravaux entrepris par la congrégation des Génovéfains.
Avec le regroupement des trois paroisses, un nouveau
projet est à l’étude. L’église est agrandie de trois travées
en 1854-1856 et dotée de deux flèches en façade par
l’architecte du Mans, Alfred Tessier. Les vitraux datent
du XIXe siècle et sortent des ateliers Denis de Nantes
à l’exception de ceux du fond des collatéraux. Réalisés
en 1965, en dalle de verre et béton, ils sont dus à l’abbé
Bressollette, originaire de la région.
1 1 Le passage du Tissage
Cette abrupte ruelle servait de liaison entre la ville haute
et le quartier des tisserands. Celui-ci, situé au sud du
château, comprenait également les rues Hautes-des-
Vallées et de l’Escalier. Construites à flanc de coteau, des
maisons modestes caractéristiques sont à remarquer.
Si les familles habitaient l’étage, les pièces basses, plus
humides, assuraient une bonne conservation des fibres
textiles. Le chanvre et le lin étaient ainsi travaillés à
domicile. Transformés en tissages de toiles fines et de
flanelles rayées, ils ont fait la réputation de Mauléon.
L’activité textile occupait 130 ouvriers au XIXe siècle à
la filature de lin et 18 au façonnage en toile à Mauléon
et à Saint-Jouin. Au début du XXe siècle, une usine de
tissage mécanique de mouchoirs et de linge de table en
fil de coton voit le jour : Frère Jacquet et les frères Chiron
s’installent dans les bâtiments d’une ancienne teinturerie.
Sa fermeture survient en 1988.
4. L’église de la Trinité / 11. Le passage du Tissage reliant la
ville haute au quartier des Tisserands
11 1012 La Passerelle et son parc
Durant le XIXe siècle, l’agglomération se dote de nouveaux
équipements : halles, écoles, mairie. Parallèlement aux
grands chantiers publics, les particuliers reconstruisent
leur habitation après les troubles des guerres de Vendée.
Autrefois propriété de la famille de Beauregard, le logis,
datant de 1826, dresse sa sobre façade néo-classique
devant les grands arbres, vestiges du parc qui l’entourait.
L’extension très contemporaine, œuvre des architectes
Jeanneau et Deshoulières, abrite une salle de spectacle
de 416 places.
13 Le « pont des amoureux »
Ce curieux porche de brique, datant du XIXe siècle, a été
édifié entre deux propriétés voisines pour symboliser leur
rapprochement de leurs occupants après le mariage de
leurs enfants.
Dans la rue du Porche, une petite porte cintrée – et murée
– est gravée à son sommet d’une date et de deux initiales :
1761 FF. Elle est comprise dans le mur de clôture du
domaine de Beauregard.
12a et 12b. La Passerelle et son parc / 13. Le « pont des
amoureux »
12a 13
12bOffice de Tourisme du Bocage Bressuirais
Place de l’hôtel de ville
79700 Mauléon
Tél. : 05 49 65 10 27
www.tourisme-bocage.com
Mairie de Mauléon
Place de l’hôtel de ville
79700 Mauléon
Tél. : 05 49 81 17 00
www.mauleon.fr
Musée L’Abbaye
Accès gratuit toute l’année.
https://www.agglo2b.fr/culture/musees
Mise en lumière du site de l’Abbaye
Toute l’année les vendredis, samedis et dimanches
A partir de la tombée de la nuit.
Site de la Durbelière (Saint-Aubin de Baubigné – 5 km)
Vestiges du château. Accès libre et gratuit toute
l’année.
Site des Rochers des Vaulx (Saint-Aubin de Baubigné
– 5km)
Site unique en Europe. Accès libre et gratuit toute
l’année.
Conception : Petites Cités de Caractère® en Nouvelle-Aquitaine
Textes : Atemporelle
Plan : Damien Cabiron / Anne Holmberg 2014
Crédits photographiques : Mairie de Mauléon, Studio Francis,
Agence 71, D. Darrault Petites Cités de Caractère® en
Nouvelle-Aquitaine
Impression : Les impressions Dumas. Mars 2026.
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Répondant aux engagements précis et exigeants
d’une charte de qualité nationale, ces cités
mettent en œuvre des formes innovantes de
valorisation du patrimoine, d’accueil du public
et d’animation locale.
C’est tout au long de l’année qu’elles vous
accueillent et vous convient à leurs riches
manifestations et autres rendez-vous variés.
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visiter, les portes vous y sont ouvertes.
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