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Document publié le Jeudi 18 novembre 2021
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Thèmes du document : Éducation, Grandes et moyennes entreprises, Enseignement supérieur,
CONSEIL COMMUNAUTAIRE
Séance du 18 novembre 2021
DELB-20210423 - ENSEIGNEMENT SUPERIEUR - CAMPUS LE HAVRE NORMANDIE - ASSOCIATION 42 - MEMORANDUM D'ENTENTE - SIGNATURE - AUTORISATION.-
M. Florent SAINT-MARTIN, Vice-Président.- La Communauté urbaine Le Havre Seine Métropole s’est engagée de longue date dans une politique volontariste en faveur du développement du campus Le Havre Normandie dans toutes ses dimensions. Enrichir l’offre de formation est l’une des priorités du plan campus. Pour cela, le choix a été fait de proposer les meilleures conditions de vie et de travail aux étudiants, notamment en faisant émerger un campus de centre-ville.
Au cœur de ce campus, la Cité numérique structure un écosystème favorable au développement de l’innovation, de l’entreprenariat et de l’économie numérique. Elle a vocation à accompagner les acteurs du territoire, les entreprises tout particulièrement, dans leur transition digitale maintenant engagée. A l’heure où les entreprises cherchent à se doter de compétences nouvelles notamment en matière de développement informatique, il apparaît opportun de compléter l’offre de formation du campus et d’accompagner le développement de ces nouveaux métiers.
L’école 42, école de programmation informatique implantée en France (Paris, Lyon, Nice, Angoulême, Perpignan, Mulhouse) et à l’international (Fremont USA, au cœur de la Silicon Valley, Belgique, Maroc, Finlande, Pays-Bas, Russie, Espagne, Portugal, Italie, Allemagne, Jordanie, Emirats Arabes Unis, Australie, Canada, etc.) propose une formation au codage, gratuite et accessible à tous sans condition de ressources ni de diplôme.
Connue pour sa pédagogie innovante, l’école s’appuie sur un modèle participatif, sans professeurs, qui permet aux étudiants d’exprimer leur créativité grâce à l’apprentissage par projets ainsi que sur des épreuves de sélection en deux temps : un test d’aptitude au codage en ligne, puis une épreuve immersive de quatre semaines au sein de l’école. Reconnue pour ses très bons résultats en matière d’insertion professionnelle (100% à la sortie des écoles tant en France que dans le monde), l’école représente également une opportunité pour l’écosystème d’innovation local ; en moyenne sur l’ensemble des écoles, 15 à 20% des apprenants créant leur start up au cours de leur formation ou à la sortie.
Avec des épreuves de sélection réunissant 150 candidats trois fois par an (450 candidats), l’école vise l’intégration de 150 apprenants chaque année qui se formeront sur un cycle de trois ans en moyenne et constitue un levier d’attractivité des talents et une réponse aux besoins des entreprises dans une logique de complémentarité avec les formations déjà existantes.
Aussi, afin de préfigurer un projet de création d’une école 42 porté par le territoire et d’étudier les modalités de déploiement de ce projet dans la perspective d’une ouverture fin 2022 au sein de la Cité numérique, il est proposé de signer un mémorandum d’entente avec l’association 42.
Par la suite sera conclu un nouveau contrat entre les parties fixant les modalités financières du partenariat, les modalités liées à la communication du savoir-faire 42 à la Communauté urbaine et à l’exploitation des signes distinctifs 42.
Compte tenu de ces éléments d’information, je vous propose d’adopter la délibération suivante :
LE CONSEIL COMMUNAUTAIRE,
VU le code général des collectivités territoriales et notamment son article L.5215-20 ;CONSIDERANT :
- que la Communauté urbaine est engagée dans le développement du campus Le Havre Normandie et son offre de formation ;
- Les compétences de la Communauté urbaine en matière d’actions de développement économique et son action en faveur de l’écosystème d’innovation local ;
- l’offre de formation de l’école 42 et ses opportunités pour le tissu économique havrais et l’écosystème d’innovation local.
Son Bureau, réuni le 4 novembre 2021, consulté,
VU le rapport de M. le Vice-Président,
Après en avoir délibéré ;
DECIDE :
d’autoriser M. le Président à signer le mémorandum d’entente avec l’association 42 dans la perspective de création d’une école 42 au Havre.
Sans incidence financière
M. Florent SAINT MARTIN : Il s’agit d’engager la préfiguration de la création d’une école 42 et, à l’occasion de cette délibération, Jean-Baptiste GASTINNE et moi-même nous proposons de faire un point à la fois sur ce qu’est l’école 42, très rapidement et faire une présentation à deux voix sur la Cité numérique.
Alors l’école 42 pour laquelle on signe un mémorandum de préfiguration, c’est quoi ? C’est une formation de développeurs informatiques. D’ailleurs, vous voyez, sur ce slide, que les débouchés sont développeurs mais pas seulement, c’est aussi administrateurs réseau, experts en cyber sécurité, mais ce sont essentiellement des développeurs quand même. Mais aussi des gens qui vont créer leurs propres entreprises puisqu’on estime qu’à peu près, dans les écoles qui existent en France et à l’étranger, il y en a à peu près 15 - 20 % des diplômés qui créent leur propre start-up. Ces écoles sont assez loin des écoles qu’on peut connaître dans l’enseignement supérieur classique puisque ces écoles, qui reposent sur une pédagogie très innovante dite de pédagogie inversée, c’est-à-dire qui est fondée sur la créativité, enfin qui suscite la créativité des apprenants avec des cursus qui sont non pas sans équipes pédagogiques mais sans professeurs en classe. C’est un peu baroque à voir. Mais, il y a donc une dimension très importante qui est donnée à l’autocorrection, aux corrections entre eux, entre élèves. Cette pédagogie innovante d’ailleurs se déploie normalement à peu près sur trois ans, mais des élèves peuvent conclure leur projet, leur programme pédagogique en deux ans, deux ans et demi ou voire en quatre ans s’ils souhaitent travailler en même temps.
Cette école a une autre caractéristique très singulière, elle est ouverte à tous. Elle est complètement gratuite. C’est zéro euro pour rentrer dans l’école à condition d’être accepté à la suite d’une procédure de sélection assez rigoureuse. Elle est également sans condition de diplôme. On estime qu’à peu près un tiers des élèves, des apprenant des écoles 42 n’ont pas le bac. Et, souvent, ce sont des gens qui sont en décrochage scolaire ou, en tous les cas, ne sont pas à l’aise avec l’environnement scolaire et les établissements d’enseignement supérieur classiques.
L’objectif pour le territoire c’est 450 apprenants à terme. C’est-à-dire à peu près 150 apprenants par an, encore une fois ce n’est pas exactement 150 par an parce qu’en réalité ils vont à leur rythme, mais retenez que la cible c’est à peu près 450 apprenants sur l’ensemble du cycle du diplôme pour des étudiants qui, le chiffre est facile à retenir, c’est 100 % d’insertion professionnelle, ce n’est pas compliqué. Et la réalité des écoles 42 c’est qu’une part non négligeable est embauchée avant même la fin de leur scolarité. Pour le territoire c’est évidemment une offre très complémentaire de l’offre qui existe dans le territoire. C’est une offre, c’est la raison pour laquelle Jean-Baptiste GASTINNE prendra la suite après mes propos, qui s’intègre complètement dans l’objectif de la Cité numériquedepuis le début. L’un des objectifs de la Cité numérique était de renforcer l’offre de formation numérique sur le territoire et c’est une offre de formation qui répond à un besoin croissant en digitalisation des entreprises et en recherche de cadres et de personnels extrêmement qualifiés, créatifs et innovants dans l’écosystème havrais.
Bien entendu tous les diplômés de ce type d’école n’ont pas vocation qu’à irriguer le territoire, ils ont vocation à irriguer ce territoire mais c’est évidemment un facteur d’attractivité très puissant pour le territoire. Voilà ce que je pouvais vous dire, en quelques mots, sur l’école 42 et la délibération qui vous est soumise.
M. Jean-Baptiste GASTINNE : Merci M. SAINT MARTIN. Nous envisageons d’accueillir cette école dans la Cité numérique, ce qui me donne l’occasion de faire un point sur le fonctionnement de la Cité numérique depuis son ouverture. Pour mémoire vous vous rappelez que le projet de l’association Le Havre French Tech a été retenu dans le cadre d’un appel à manifestation d’intérêt pour exploiter la Cité numérique. Et une convention d’objectifs a été signée avec l’association Le Havre French Tech dans le cadre d’un service d’intérêt économique général. Cette convention prévoit que la CU soutienne l’association et que ce soutien s’élève à un peu plus de deux millions d’euros sur quatre ans avec un soutien dégressif de la collectivité.
L’association Le Havre French Tech avait pour mission, dans le cadre de cette convention, d’animer l’écosystème. C’est le cœur des métiers des associations French Tech partout en France. C’est le point fort de l’association et la Cité numérique a accueilli, depuis son ouverture, près d’une soixantaine d’événements, ce qui n’est pas si mal dans la mesure où, pendant plusieurs périodes de plusieurs mois, l’organisation d’événements était soit compliquée, soit interdite. On peut retenir, en particulier, la programmation événementielle organisée au mois de juin dernier, le Printemps du numérique qu’a pu faire découvrir à la fois les locaux et aussi une offre de services.
Deuxième mission, l’accompagnement des entrepreneurs dans le cadre de programme de pré- incubation et d’incubation. Le bilan qu’on peut faire à ce stade c’est que sept projets ont été accompagnés pendant trois mois. Sept projets de pré-incubation et huit projets d’incubation, eux, accompagnés pendant 18 mois. On peut citer, par exemple, les projets culinaires, les projets Filthy qui ont été accompagnés par la Cité numérique et par l’association Le Havre French Tech dans la Cité numérique plus exactement. On peut aussi signaler, dans le cadre de la Transat Jacques Vabre très récemment, un challenge Océan et Environnement lancé en partenariat avec la Transat.
Enfin, la troisième mission confiée dans le cadre de ce SIEG à l’association Le Havre French Tech, une mission de formation. L’objectif étant de développer l’offre de formation, et cette activité, reconnaissons-le, a été jusqu’à présent peu développée par l’association dans la Cité numérique. Néanmoins, il y a eu des partenariats avec d’autres acteurs de la formation dans le numérique qui sont One School et La Manu qui ont été hébergés dans la Cité numérique pour une partie de leur offre de formation.
S’agissant de l’intégration ou de l’accueil de l’école 42 dans la Cité numérique, l’école aurait vocation à s’implanter au deuxième étage de la Cité numérique dans les espaces prévus dès le départ pour faire de la formation. C’est une implantation qui nous semble avoir du sens étant donné les autres services hébergés au sein de la Cité numérique. Les espaces du rez-de-chaussée et de terrasses ont vocation à être mutualisés entre l’association Le Havre French Tech et l’école 42 parce que les deux peuvent travailler ensemble, en particulier dans le domaine de l’innovation.
Enfin, une articulation est également possible avec le troisième étage qui, lui, est dédié aux start up dans la mesure où, Florent SAINT MARTIN l’a rappelé, on estime à 20 %, dans les écoles 42 existantes, les élèves qui créent leur propre star up, soit pendant leur formation, soit à l’issue de leur formation. Voilà, chers collègues, ce que nous voulions vous dire à l’occasion de cette délibération. Je vois une demande de prise de parole de la part de Gérald MANIABLE.
M. Gérald MANIABLE : Une toute première chose, je suis un petit peu heurté par la formulation dans la délibération. L’école s’appuie sur un modèle participatif sans professeurs qui permet aux étudiants d’exprimer leur créativité. Voilà, donc moi je fais un peu le lien, c’est-à-dire que c’est quandmême mieux quand il n’y a pas de professeurs, les élèves sont plus libres pour créer. Je rappelle quand même que, par exemple, je crois qu’un des premiers Fab lab qui a été créé au Havre c’est un établissement scolaire du Havre, classique, public, qui l’a créé. Alors, effectivement, il y a un besoin de formation dans le domaine du code. Cela c’est évident. Ça veut dire que cette formation-là aurait pu aussi être faite au sein de l’Education nationale si on avait eu l’intention de le faire. Vous savez dans l’Education nationale l’entrée aussi est gratuite, mais je reconnais que le contexte d’accueil d’un étudiant dans le développement dans l’Education nationale n’est pas simple puisque les équipements sont lamentables. Ce n’est donc pas facile de stimuler la création dans de tels contextes.
Il faut quand même savoir aussi que c’est Xavier NIEL, c’est-à-dire le PDG de Free, qui est derrière cette école. Moi, ce qui me pose question c’est notamment les productions de ces étudiants. Est-ce qu’ils en auront la totale propriété parce que vous mettez 150 passionnés d’informatique dans une pièce avec du beau matériel et un beau contexte, effectivement si vous sortez un super projet qui va rapporter énormément j’aimerais bien connaître les conditions que Free va imposer, que l’école 42 va imposer, sur les résultats des productions des étudiants. Est-ce qu’ils ont un total droit de regard ou est-ce qu’au contraire c’est uniquement la propriété de l’étudiant ? J’espère qu’on aura plus d’informations là-dessus au moment, au moins, de la convention ou si vous avez déjà des réponses. Je vous remercie.
M. Jean-Baptiste GASTINNE : Merci M. MANIABLE. Mme NAIL ?
Mme Nathalie NAIL : Alors, évidemment, vous présentez le côté rose de cette école, mais je vous invite, chers collègues, à découvrir le côté noir en ayant la curiosité d’aller taper sur Internet école 42. Parce que dans cette école c’est de la compétition à outrance. Alors, effectivement, il n’y a pas de prof, mais les élèves se notent entre eux. On peut donc imaginer ce que cela donne. Ils sont derrière leurs ordinateurs dix heures par jour, je cite, et beaucoup dorment par terre pendant les quatre semaines, c’est exceptionnel ! Ils se notent entre eux. Un tiers seulement sont retenus à l’issue et le diplôme n’est pas reconnu, c’est indiqué dans le processus. Alors, faut-il encourager ce genre d’école ? Sauf avoir un peu plus de burn out, enfin je me demande même à quel moment ils sont en burn out, peut-être juste en sortant de l’école. En tous les cas, je voterai contre, deux fois contre, dix fois contre ce type d’école !
M. Jean-Baptiste GASTINNE : Merci Mme NAIL. Mme CANAYER ?
Mme Agnès CANAYER : Je voulais juste dire que je me félicite de cette initiative et de cette création de l’école 42 qui est complémentaire de l’ensemble de l’offre de formations sur le territoire. Alors, là, évidemment je vous parle avant tout en tant que présidente de la Mission locale qui est partenaire de la Cité numérique parce que nous avons besoin aujourd’hui, pour répondre aux attentes des jeunes de notre territoire qui sont en demande d’insertion et de reconnaissance pour trouver leur voie professionnelle, d’avoir en face des offres qui correspondent au besoin d’emplois du territoire.
M. le Maire d’Etretat tout à l’heure disait qu’il y avait une difficulté d’adéquation entre les besoins des entreprises de son territoire et la demande d’emplois d’un certain nombre de personnes, et notamment des jeunes d’Etretat. Aujourd’hui, si nous ne trouvons pas les réponses pour effectivement favoriser cette meilleure adéquation comme l’école de production qui a été inaugurée la semaine dernière et qui est un autre acteur cette fois-ci dans le champ industriel qui rapproche les entreprises, la demande d’emplois des entreprises et les besoins d’insertion des jeunes et des moins jeunes de notre territoire qui sont en voie de recherche professionnelle. C’est donc pour cette raison que je trouve que cette initiative est tout à fait adaptée aux besoins de nos territoires et offrira des opportunités pour les jeunes et les moins jeunes.
M. Jean-Baptiste GASTINNE : Merci, Mme CANAYER. Est-ce qu’il y a d’autres demandes de prise de parole ? Peut-être quelques éléments, M. SAINT MARTIN ?
M. Florent SAINT MARTIN : M. MANIABLE, je crois qu’il ne faut pas être dogmatique sur cette question. D’ailleurs, pour l’intervention de votre voisine, Nathalie NAIL, il ne faut pas être dogmatique. La réalité c’est qu’il y ait ou pas un enseignant derrière chaque élève, cela c’est une innovation pédagogique qui a été mise en place par l’école 42. Cela ne signifie pas qu’il n’y a pas du tout de programme pédagogique, entendons-nous bien. Il y a évidemment une équipe pédagogique quiconçoit un programme qui évolue, quasi en temps réel, des évolutions technologiques, des besoins des entreprises, des besoins des étudiants, et il faut accepter que tous les modèles ne sont pas uniques, homogènes. Aussi, encore une fois je pense que c’est une richesse, pour le territoire, d’avoir ce type d’offres qui est très complémentaire des excellentes offres pédagogiques qui sont déjà présentes sur le territoire que proposent l’IUT, l’Université Le Havre Normandie, que proposent La Manu et que proposent d’autres acteurs.
Sur le risque de burn out que Nathalie NAIL soulève. Alors Nathalie NAIL, en réalité, prend exemple dans ses recherches Internet d’une étape des modalités de recrutement de l’école 42. L’école 42 pour prétendre suivre la scolarité vous devez d’abord subir une admissibilité, tests qui sont faits chez vous et puis lorsque vous avez rempli cette première étape, que vous avez passé avec succès cette première étape, vous avez ce qu’on appelle une piscine. Le nom est un peu curieux, mais pendant la piscine effectivement les élèves sont pendant quatre semaines soumis à des examens quotidiens de plusieurs heures, et sur certains sites effectivement certains étudiants dormaient sur site. Maintenant, cela ne se fait plus, ils ne dorment plus sur site. Le dernier site qui a ouvert à Mulhouse, la réalité c’est que les étudiants rentrent à leur domicile le soir, mais effectivement c’est pendant quatre semaines, vous êtes soumis à des examens constants qui, d’ailleurs, révèlent en réalité, dans une certaine mesure, la vraie volonté des étudiants à intégrer cette école.
Sur l’ombre du grand capital derrière cette école, j’ai bien compris, M. MANIABLE, là encore je ne crois pas qu’il faut faire preuve de dogmatisme. Cette école est la plus ouverte possible, c’est-à-dire qu’elle donne accès à une pédagogie innovante, à une formation d’excellence, à des jeunes gens qui, sans cela, seraient peut-être sans formation. Je rappelle un tiers, statistiquement sont au chômage et un tiers sont sans baccalauréat. Et c’est complètement gratuit, il n’y a même pas de droit d’inscription, c’est complètement gratuit. Il ne faut pas y voir de volonté d’une entreprise privée de capter les travaux de ces étudiants. Je vais vous dire pourquoi d’ailleurs parce que je ne l’ai pas précisé, mais cela vaut le coup que j’éclaire le conseil communautaire. C’est que les écoles 42 ne sont pas des succursales de l’école 42 parisienne parce qu’on a un peu à l’esprit, par exemple, près de nous, vous avez une antenne de Sciences Po Paris. Le campus du Havre de Sciences Po Paris c’est un campus du Havre mais d’une école qui s’appelle Sciences Po Paris, et pilotée par la Fondation nationale des sciences politiques. Là, ce n’est pas du tout le cas. C’est la pédagogie de l’école 42, mais l’école après sera créée sous un modèle associatif qui sera en réalité un projet du territoire avec des acteurs du territoire pour un cofinancement d’ailleurs dont on souhaite qu’il soit sensiblement financé, très sensiblement financé, par le secteur privé. Je vous demande donc vraiment de mesurer que le modèle n’est pas celui auquel nous avons l’habitude d’avoir accès, c’est vraiment un modèle très spécifique et ça sera vraiment l’école du territoire.
M. Jean-Baptiste GASTINNE : Merci, M. SAINT MARTIN, pour ces précisions utiles. M. MANIABLE, vous avez redemandé la parole.
M. Gérald MANIABLE : Juste deux petites remarques. Déjà j’entends bien ces systèmes-là, enfin je connais, mais pensez qu’à chaque fois qu’on met des systèmes comme cela en place on évacue un certain nombre d’élèves, d’enfants qui sont à besoins spécifiques et dans ces systèmes-là, généralement, eh bien ils sont exclus, ce que ne fait pas l’Education nationale. On est quand même en pleine culture de l’inclusion et dans ces systèmes privés, je vous garantis qu’on ne les verra pas, sauf si leurs difficultés ne posent pas de problèmes par rapport au secteur professionnel visé, cela c’est une première chose, ce que fait quand même l’Education nationale !
Puis, deuxièmement, je pense qu’on pourra parler d’autant mieux de ce qui se passe dans les établissements quand les élus participeront aux conseils d’administration pour voir un petit peu les bilans et toute l’imagination qu’il peut y avoir, malgré les conditions qu’on donne dans ces établissements. C’est pour cela que je précise encore que moi je suis vraiment blessé par l’idée que la créativité n’existe pas dans l’Education nationale. Si, cela existe partout, ça existe effectivement ici, mais il faut avoir le contexte et vous pouvez compter sur Xavier NIEL, tout n’est pas rose même si, lui, a fait fortune sur le téléphone rose, mais vous pouvez compter sur lui pour mettre de l’argent pour que les conditions soient idéales.
M. Jean-Baptiste GASTINNE : Merci, M. MANIABLE. M. LECOQ ?M. Jean-Paul LECOQ : Notre dogmatisme va intervenir. Moi, je partage ce que dit Gérald MANIABLE sur l’Education nationale qui ne fait plus ou n’a plus les moyens de faire et il y a un dicton qui dit quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage, alors ça me fait penser un peu à cela. On dégrade, on ne donne plus de moyens ou de moins en moins de moyens à l’Education nationale, ce qui laisse plein de jeunes sur le côté, et ce n’est pas la présidente de la Mission locale qui démentira. Et donc, on cherche des solutions privées parce que l’espace public n’assure plus sa mission. C’est vraiment regrettable et peut-être que la démonstration qui est faite par Florent SAINT MARTIN sur l’école 42 est bien, j’en ai aucune idée. Par exemple, l’école 42 va accueillir combien ou va s’intéresser à combien d’étudiants handicapés, par exemple ? Est-ce qu’elle intègre dans son projet cette dimension-là ?
Ensuite, on nous présente une délibération qui se termine par sans incidence financière. On se dit qu’après nous cela ne coûtera rien et puis Florent SAINT MARTIN dans son explication, il y a quelques secondes, nous explique qu’il y aura une participation financière. Donc, ce serait bien, avant de nous faire délibérer sur des choses, c’est de nous dire tout, jusqu’au bout, si on est membre de l’association, si on prend une part à l’association, si on participe au financement, si c’est à l’échelle de la Ville, si c’est à l’échelle de la Communauté urbaine, si ce serait un financement mixte, quelle part publique, quelle part privée ? Enfin qu’on nous dise tout, qu’on nous fasse pas, parce que, là, on va voter un truc donc on met le doigt dedans. Si sur la base du bel exposé on considère qu’après tout pourquoi pas, alors on va le voter. Puis, après, on va nous dire quand on va questionner sur le financement parce que cela peut coûter très cher, on va nous dire « oui, mais vous aviez voté au départ le fait d’y aller et donc, maintenant, il faut assumer le financement ». Moi, je préfère qu’on vote en connaissance de cause en ayant tous les éléments. Je trouve que c’est plus logique de faire comme cela parce qu’au bout du bout, c’est de l’argent public et on est garant de sa bonne utilisation.
M. Jean-Baptiste GASTINNE : Merci, M. LECOQ. Notre intention n’est pas du tout de vous cacher quoi que ce soit, mais de répondre le plus possible à vos questions et à ce stade aussi d’apporter des informations dont on dispose. Aussi, je crois que Florent SAINT MARTIN peut répondre à certaines de vos interrogations légitimes.
M. Florent SAINT MARTIN : Pour répondre à Gérald MANIABLE, loin de moi l’idée de dire que la créativité n’existe pas dans l’enseignement supérieur public, ni dans l’enseignement public tout court. Ce n’est pas moi, fils d’enseignant, petit-fils d’enseignant, arrière-petit-fils d’enseignant et conjoint d’enseignant qui va dire le contraire. Donc, ce n’est pas l’objet. En revanche, il est clair que ce n’est pas interdit de dire que des pédagogies alternatives, des pédagogies nouvelles, des idées neuves peuvent venir d’autre part que de l’Education nationale, ce n’est pas une insulte à l’Education nationale. C’est cela que je voulais vous dire. Cela je pense qu’on est d’accord, mais ça va mieux en le disant, et je préfère qu’on s’entende sur de bonnes bases.
Sur les écoles 42, sur la pédagogie, aussi préciser qu’aujourd’hui on bénéficie d’un recul de plusieurs années de plusieurs expériences d’écoles 42 dans plusieurs territoires. Une école 42 a été montée initialement à Paris, une école 42 a été développée à Lyon, une école 42, et les services de la Communauté urbaine sont allés voir comment cela fonctionnait, est en création à Mulhouse, à Angoulême, et se développent également à l’étranger. On est donc dans une pédagogie qui est déjà assez éprouvée quand même, même très éprouvée en réalité. On sait que cela fonctionne. On sait que les élèves sont très satisfaits, on sait aussi que les élèves trouvent tous de l’emploi rapidement et en fonction de leurs besoins. Et on sait aussi que ce type d’école, encore une fois, donne accès à des formations à l’enseignement supérieur à des élèves qui n’auraient très certainement pas eu accès à des études supérieures. Donc, la réalité c’est qu’on ouvre le spectre à des jeunes gens qui auraient été en marge de l’enseignement.
Sur la participation financière, il n’y a pas du tout de secret ou de loup dans la bergerie, la réalité des expériences vécues des écoles 42 repose toujours sur des financements mixtes, privés, publics. Ce qui répond d’ailleurs à la question de la gouvernance de Gérald MANIABLE qui est une question tout à fait légitime et importante. Je redis que ce projet-là reviendra à plusieurs reprises devant le conseil communautaire s’il y a participation financière de la Communauté urbaine, s’il y a convention de partenariats de financement et s’il y a participation à gouvernance d’une association, d’une SCIC enfinde la structure qui sera porteuse de cette école. Donc, de toute façon, ce conseil vous sera de nouveau consulté et vous serez de nouveau en droit et en position de voter aux étapes clés du développement de ce projet.
M. Jean-Baptiste GASTINNE : Merci beaucoup, M. SAINT MARTIN. M. LOGIOU ?
M. Laurent LOGIOU : Déjà le fait qu’aujourd’hui ces formations ne soient pas reconnues par l’Etat, c’est quand même un peu gênant, moi je suis assez d’accord avec vous, M. SAINT MARTIN, c’est intéressant de travailler sur de la pédagogie innovante. En pédagogie de toute façon plus on innove et plus on avance, mais cela c’est quand même déjà une première chose. Je pense que ce serait probablement la première école aujourd’hui, ici au Havre, dont les formations ne seraient pas reconnues par l’Etat.
Puis, deuxièmement, j’ai une vraie inquiétude sur les événements qui se sont passées en 2017/2018/2019, notamment sur l’école de Paris par rapport à des problèmes de sexisme. Pour le moment, ces écoles n’ont eu que 10 % de femmes. Ce qui est assez étonnant puisque ce n’est pas forcément le cas dans d’autres écoles sur le numérique et qu’il y a quand même eu quelques affaires relativement graves sur celle de Paris avec des problèmes non seulement de sexisme et de harcèlement, de mise de photos sur le canal de l’école qui était un canal monté par les étudiants en toute liberté, sans contrôle. Du coup, il y a quand même eu des actions en justice et le canal a été supprimé par les fondateurs, mais que les étudiants n’ont pas été virés, je dis cela au passage. Je pense donc qu’il faut faire preuve d’une extrême prudence sur la façon dont cela pourrait se mettre en place ici. Si vous nous dites que ce sera totalement autonome et qu’il n’y a que la pédagogie qui se mettra en place, qu’il faudra regarder. Mais, moi, j’ai un a priori pour le moment, sur ce que j’en ai vu, qui n’est pas très positif en réalité.
M. Jean-Baptiste GASTINNE : Merci M. LOGIOU. Reconnaissez qu’après cette affaire que vous évoquez et qui, en effet, est réelle, de l’ordre a été mis dans l’école 42 de Paris avec un changement de direction. On a donc changé la direction générale de l’école, mais ce que dit Laurent LOGIOU s’est en effet passé.
Juste quelques éléments pour vous dire que la délibération qui porte sur un mémorandum d’entente, qui est une première étape qui doit nous permettre de nommer, dans des délais assez brefs, un responsable de préfiguration. On en est à ce stade-là, c’est pour cela que c’est écrit sans incidence financière parce qu’on en n’est pas encore, il faudra probablement y arriver relativement vite, mais on n’en est pas encore au stade d’organiser la structure porteuse qui est une structure locale, les financements, les questions de gouvernance. Le mémorandum en question doit nous permettre d’avancer en nommant ensuite un responsable de préfiguration de cette école.
Ce que je voudrais dire d’ores et déjà puisqu’il a été question des incidences financières sans ajouter ou redire ce qu’a dit Florent SAINT MARTIN, mais je le dis quand même parce qu’on peut aussi se demander est-ce qu’accueillir cette école, dans la Cité numérique, va engager beaucoup de frais d’investissements ? Il y en aura, mais ce qui est assez réjouissant c’est que les responsables de l’école 42 qui ont visité la Cité numérique l’ont trouvée formidablement bien adaptée aux exigences d’une école de formation comme la leur. Je le dis parce qu’on a longtemps travaillé pour faire la programmation, l’organisation des espaces, les services à l’intérieur de cette école et cela a été plutôt à nos oreilles que d’entendre que l’équipement, que nous avons financé, répondait en très grande partie, même de manière assez exceptionnelle nous ont-ils dit, à leurs attentes.
Moi, je partage assez volontiers ce que vous avez dit, M. MANIABLE, moi aussi je suis un peu ému à l’idée qu’on puisse imaginer une formation sans professeurs. Certes, c’est une formation d’enseignement supérieur en tous les cas pour des plus de 18 ans dont on peut penser qu’ils sont assez autonomes, mais, moi, je me souviens que même pour des élèves beaucoup plus jeunes, de collège et de lycée, à un moment il y a eu des discours qui visaient à faire en sorte que les élèves puissent construire leur propre savoir et construire par eux-mêmes leur savoir, qu’il suffisait que les professeurs les mettent dans de bonnes dispositions et que cela allait se faire tout seul d’une certaine manière. Et, là, je parle d’élèves qui avaient 12, 13, 14 ans, 15 ans, mais bref voilà il s’agit de pédagogie inversée. Ce qu’il faut retenir probablement c’est effectivement le caractère innovant, mais le fait quel’expérience qu’on a des différentes écoles 42 c’est que cela marche. En tous les cas, ça répond ensuite à des attentes qui sont très présentes dans notre territoire de compétences en effet en codage, dans les métiers de ce qu’on appelle le développement numérique. J’ai encore rencontré cette semaine, il y a deux jours, un responsable d’entreprise du Havre GENETECH pour ne pas les citer, qui m’a dit à quel point il avait besoin de recruter des profils comme ceux-là et qu’il avait du mal, et je pense qu’ils sont très nombreux les entrepreneurs du territoire à attendre que l’on forme ici des professionnels de ce secteur. Voilà ce que je peux dire en complément de ce qui a été déjà apporté et beaucoup d’éléments ont été apportés par Florent SAINT MARTIN, mais il y a encore des demandes de prise de parole. M. LECOQ ?
M. Jean-Paul LECOQ : Ce sont vos réponses qui m’incitent à reprendre la parole parce que, me concernant, il y a des choses que je peux entendre mais il y a des choses que je ne peux pas croire. La plupart des membres du conseil communautaire, en tous les cas une grande partie sont des maires, et la particularité de ces gens-là, des maires, c’est que lorsqu’on vient leur proposer un projet, ils questionnent sur ce qui va arriver au bout du bout. Cela va me coûter combien, ça va s’organiser comment ? Avant de mettre le doigt dedans, ils questionnent sur plein de trucs. Vous, vous m’expliquez, et vous nous expliquez à tous, que pour l’instant vous ne savez pas. On fait seulement le même random et puis après on ne sait pas si ce sera 10 000, 100 000, 1 millions, 10 millions, on ne sait pas pour l’instant, on ira étape par étape. Mais il n’y a personne ici qui réfléchit et qui travaille comme cela !
En tous les cas, moi, quand j’étais maire je ne travaillais pas comme cela. J’avais un maximum d’informations même si je n’avais pas tous les détails, et cela je veux bien vous croire, les noms de ceux qui vont siéger, le nombre de sièges qu’on aura, je veux bien croire tout cela, mais au moins de savoir combien cela pèsera sur la Communauté, combien, dans la masse, pas à l’euro près, mais dans la masse, qu’est-ce que cela représentera comme investissements, combien ça fera à peu près par étudiant ? Parce que si c’est un investissement par étudiant et puis qu’on découvre que les étudiants il y en a trois de l’agglomération havraise et puis tout le reste d’un autre territoire et que ces trois-là c’est que la Communauté urbaine, et pas les autres territoires, qui paie, ça peut faire cher. Enfin, il y a une multitude de sujets où, j’espère, vous avez questionné et vous avez des amorces de réponse. Alors, sans dire dans le détail, mais vous ne pouvez pas nous dire que vous ne savez pas, ce n’est pas possible.
M. Jean-Baptiste GASTINNE : M. AUBER ?
M. François AUBER : Sur deux aspects, moi sur la pédagogie j’écoute les uns et les autres, je n’ai pas réellement d’avis, mais je me dis que l’Education nationale n’arrive pas quelquefois à prendre toute une partie de la population. Il y a des jeunes qui ne sont pas faits pour le système scolaire tel qu’il existe en France et c’est peut-être une minorité, mais peut-être que ce type d’école permet à certains de trouver en tous les cas un avenir, un équilibre, je ne sais pas. En tous les cas, effectivement, cela demande de l’attention aussi parce que c’est une forme d’enseignement particulière.
Ma question c’était plutôt sur le bâtiment par lui-même car j’imagine qu’il a été conçu avec un programme, avec des activités à mettre à l’intérieur, est-ce que cela prend la place d’une autre activité qui était prévue, est-ce qu’on va louer le bâtiment, est-ce qu’il va y avoir un cofinancement ? Et, effectivement, la deuxième partie du coût de fonctionnement et de notre apport sur le fonctionnement de cette école est important. Alors, est-ce qu’il n’y a pas un moyen de revenir vers notre conseil communautaire avec la convention ? On parlait d’étapes, est-ce que cela c’est une première étape ? J’imagine qu’il y a des gens qui ont travaillé, qui ont pris contact avec l’école 42, qui ont une volonté de venir vers nous. Alors, c’est toujours pareil, est-ce que c’est trop tôt, trop tard, je n’en sais rien, mais vous posez une première pierre, est-ce que la deuxième c’est de revenir vers le conseil communautaire en disant « voilà, la convention elle peut prendre cette forme là et on vous propose de revoter » ?
M. Jean-Baptiste GASTINNE : Merci, M. AUBER. M. SAINT MARTIN, le débat se prolonge mais les questions me paraissent bien légitimes, peut-être que vous avez, à nouveau, des éléments à apporter.M. Florent SAINT MARTIN : Toutes les questions sont légitimes, pour répondre dans l’ordre inverse à François AUBER, mais bien entendu, cette première étape sera suivie d’autres étapes pour lesquelles le conseil communautaire sera appelé à voter. Le mémorandum, si vous le lisez attentivement, vous verrez que l’article n° 1 prévoit déjà les conditions financières qui seront celles qui nous lierons avec l’école 42 si nous signons la convention finale avec l’école 42. Donc, les conditions financières sont inscrites noir sur blanc.
Après, on aura des coûts d’investissements, on aura des coûts de fonctionnement à calibrer en fonction du nombre d’élèves effectivement. Pour tout cela, les étapes repasseront par le conseil communautaire bien entendu. On ne va pas engager des dépenses de la Communauté urbaine sans passer par le conseil communautaire ni même d’ailleurs par des conférences qui vont expliquer et faire les points d’étapes.
François AUBER a également posé la question des locaux. Il y a toujours une partie non négligeable de la Cité numérique qui était déjà préfléchée pour de l’enseignement supérieur et de la formation numérique. Donc, en réalité, cela prend la place que ça devait prendre. C’est-à-dire que c’était en attente d’une école du numérique et ce qu’on propose c’est que l’école 42 soit l’école qui constitue l’offre de formation de la Cité numérique.
M. Jean-Baptiste GASTINNE : Merci beaucoup. En effet, on en est à ce stade-là, on ne cache rien, il y aura un budget à prévoir en investissements pour adapter, mais ils le sont déjà beaucoup, les locaux de la Cité numérique à l’accueil de l’école, le cas échéant. Et il y aura, en effet, une structure à créer localement avec un budget pour financer le fonctionnement de cette école. Simplement, il y aura une participation publique, une participation privée, en tous les cas c’est comme cela qu’on l’envisage. La Communauté urbaine aura des partenaires, le département de la Seine-Maritime a été sollicité, la région Normandie a été sollicité, et pour l’instant on n’a pas ni les réponses, ni des éléments qui nous permettent d’être plus précis parce qu’on ne sait pas comment les acteurs économiques du territoire vont répondre. Est-ce qu’ils vont se montrer intéressés, ce qui sera un signal important et dans quelle proportion ? On vous a donc dit vraiment tout ce que l’on était en mesure de vous dire et on vous a apporté les réponses qu’on pouvait vous apporter à ce stade. Mme MOREL ?
Mme Christine MOREL : Ce n’est pas une question, mais je crois que cela fait déjà plusieurs fois où on a effectivement l’EMN qui est arrivé, enfin on a vraiment de nouveaux acteurs sur le plan formation qui sont arrivés sur Le Havre. Je pense que parce que cela fait longtemps qu’on n’en n’a pas parlé et qu’on ne nous a pas dit un petit peu où en était le projet, mais je trouve que c’est un petit peu dommage qu’on n’ait pas de retour sur le déménagement de l’IUT. Je reviens dessus parce qu’on a vraiment un grand besoin de pouvoir acter et lancer ce déménagement. Je sais que c’est un coût important et que c’est vrai que cela peut poser des soucis, mais si on pouvait avoir un retour peut-être dans une conférence ou savoir un petit peu où on en est, je serais preneuse.
M. Jean-Baptiste GASTINNE : Merci, Mme MOREL. Pour répondre à Christine MOREL, vous savez qu’on a une stratégie de développement du campus de la Communauté urbaine, que dans cette stratégie il y a plusieurs éléments sur lesquels on pourra revenir peut-être soit dans une conférence, soit ici même pour vous dire où est-ce qu’on en est de cette stratégie générale s’agissant de notre campus. Vous savez qu’il y a des travaux qui ont été engagés sur le site Lebon qui sont quasiment terminés. On pourra donc, en effet, faire un point général là-dessus. Je précise juste, Mme MOREL, mais elle le sait, que l’EMN n’est pas un nouvel acteur et un nouvel entrant, elle était déjà là, mais elle a, c’est vrai, emménagé dans ses nouveaux locaux.
S’agissant de l’IUT, si on ne vous a pas tenu informé c’est parce qu’il n’y a pas de nouveau. Le financement du déménagement de l’IUT qui est évalué à environ 50 millions d’euros est dépendant de la signature du prochain contrat de plan Etat Région puisque les gros financeurs, en plus de la Communauté urbaine, devront être l’Etat et la Région. Aussi, tant que le contrat de plan n’est pas signé, alors on ne peut savoir si on aura les financements prévus à cet effet. S’il n’y a pas d’autres questions, je propose de mettre aux voix la délibération.
Vote : adoptée à la majoritéPour : 98, Contre : 16, Abstentions : 2, Ne prennent pas part au vote :