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Acte - Brochure Dept27 guide rivieres web
Document publié le undefined NaN undefined NaN à NaNhNaN par la commune de Breuilpont.
Lien du pdf (Acte - Brochure Dept27 guide rivieres web)
Thèmes du document : Eau et assainissement, Espaces terrestres et maritimes, Aménagement du territoire,
Imprimé sur papier recyclé – Edition décembre 2011
des cours d’eau
et une biodiversité
à préserver
www.eureenligne.fr
Conseils
aux propriétaires
pour bien gérer
les bergesédito
Les cours d’eau et les milieux humides hébergent une biodiversité d’une grande
richesse que nous devons ensemble préserver dans un objectif de développe-
ment durable.
Quelles sont les actions engagées pour préserver ces cours d’eau ? Comment
puis-je y contribuer ? Quel comportement adopter au bord des cours d’eau ?
Autant de questions que vous vous êtes peut-être déjà posées et auxquelles ce
guide apportera des réponses.
Le Conseil général de l’Eure travaille au quotidien avec l’ensemble des acteurs du territoire pour assurer
la préservation de la ressource en eau et des milieux naturels.
Le Département planifie les actions pour préserver cette ressource et le patrimoine naturel : restauration
et conservation des rivières et zones humides, amélioration des stations d’épuration, protection de la
ressource en eau potable, lutte contre le ruissellement... Il les met en œuvre en apportant son soutien
technique et financier aux collectivités (communes, communautés de communes, syndicats).
La bonne gestion quotidienne des bords de cours d’eau par les riverains est un maillon indispen-
sable et complémentaire à ces démarches de préservation des milieux aquatiques. C’est pourquoi la
participation de tous est nécessaire !
2
Jean Louis Destans
Président du Conseil général de l’EureSommaire
3
Les principaux bassins versants du département et leurs cours d’eau . . . . . . . . 4
La rivière : un écosystème à préserver . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
Les cours d’eau et leurs usages . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
Des actions engagées pour préserver les cours d’eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
Les droits et devoirs des propriétaires riverains . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
Les bonnes pratiques des riverains . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
Fiche action 1 • Protéger les berges en techniques végétales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14 Fiche action 2 • Entretenir les bandes enherbées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16 Fiche action 3 • Entretenir la ripisylve . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17 Fiche action 4 • Gérer les embâcles et le lit du cours d’eau . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20 Fiche action 5 • éviter la dégradation des berges par les animaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21 Fiche action 6 • Moulins, vannages, que doit-on faire ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22 Fiche action 7 • Entretenir son étang en veillant à ne pas dégrader la rivière . . . . . . . . . . . 24 Fiche action 8 • Adapter les pratiques dans le jardin
8a. Ne pas prendre la rivière pour une poubelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25 8b. éviter l’utilisation des pesticides . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26 8c. Limiter l’utilisation des engrais . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29 Fiche action 9 • Bannir les espèces exotiques envahissantes ou inadaptées . . . . . . . . . . 30 Fiche action 10 • Conserver une bande non fauchée le long du cours d’eau . . . . . . . . . . . . . 31
Lexique (définition des termes du document suivis d’un astérisque*) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
Les contacts utiles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 344
Les principaux bassins versants
Qu’est-ce qu’un
cours d’eau ?
Un cours d’eau doit répondre à au moins
2 critères sur les 3 suivants :
• permanence d’un lit naturel identifiable
avec des berges,
• écoulement suffisant permanent
ou temporaire une partie de l’année
qui ne résulte pas des eaux pluviales
ou de la distribution de l’eau potable,
• développement d’une faune et d’une flore
particulières (adaptées à la présence d’eau).
Cette définition est basée sur la jurisprudence.
Seul le Service Police de l’Eau de la Direction
Départementale des Territoires et de la Mer
est habilité à définir un cours d’eau en cas
de doute.
du département
et leurs cours d’eau
Un bassin versant est l’ensemble d’un territoire
où toutes les eaux s’écoulent et rejoignent un même cours
d’eau, en suivant la pente naturelle. Son contour est délimité
par la ligne de partage des eaux (ligne de crête) constituée
des sommets qui séparent la direction d’écoulement des eaux de ruissellement. Dans le département de l’Eure, on trouve
9 bassins versants principaux dont les limites géographiques
sortent souvent des limites administratives.
Bonjour,
je m’appelle Julien,
je vais vous présenter
les rivières du
département.5
Les principaux bassins versants
D’où viens-tu
et où vas-tu ?
Les rivières du département de l’Eure prennent pour la plupart leur source en dehors des limites départementales :
dans le Perche pour la Risle, l’Iton, l’Eure
et l’Avre et dans le pays de Bray
pour l’Andelle et l’Epte. Seuls, l’Oison,
le Gambon et la Calonne prennent leurs
sources dans le département.
La nature crayeuse du sous sol régional
marque profondément la physionomie
du réseau hydrographique régional :
• Le relief peu marqué des plateaux induit
la morphologie de rivières de plaine
à l’écoulement relativement lent.
• Les sources alimentées par la nappe
phréatique de la craie connaissent des
fluctuations saisonnières peu prononcées
ce qui a permis un usage très marqué
de la force hydro-motrice « au fil de l’eau »
qui a entraîné une forte modification
de la physionomie naturelle des cours
d’eau.
• De très nombreux points d’engouffrements
(bétoires) se forment le long des vallées
par dissolution de la craie provoquant
des parcours souterrains des rivières.
Par exemple, la rivière du Bec dont
le bassin versant draine le plateau
du Neubourg (plus de 300 km²) a un
parcours superficiel inférieur à 10 km.
Les rivières de l’Eure se jettent toutes dans
la Seine à l’exception de la Calonne qui est
un affluent de la Touques. Cette position
géographique à proximité immédiate de l’estuaire
de la Seine leur donne un potentiel remarquable
vis à vis des espèces piscicoles migratrices.
Dans ce guide, nous aborderons les bonnes
pratiques de gestion de toutes les rivières
« non domaniales ». La Seine, la Risle maritime
et l’Eure à sa confluence avec la Seine sont
des cours d’eau « domaniaux* ». La Seine est
gérée par les voies navigables de France (VNF)
et le Grand Port maritime de Rouen dans
sa partie aval.
Les rivières sont le fil conducteur entre l’amont
et l’aval du bassin versant. Toute activité
en amont du bassin versant a une répercussion
sur la rivière en aval.6
Les cours d’eau
du département de l’Eure
La Seine
Evreux
La Risle
La Calonne
L’Andelle
L’Iton
L’Eure
La Seine L’Epte
L’Avre
Pont-Audemer
Montfort-sur-Risle Cormeilles
Brionne
Le Neubourg
Pont-de-l’Arche
Val-de-Reuil
Louviers
Gaillon
Pacy-sur-Eure
Lyons-la-Forêt
étrépagny
Gisors
Beaumont-le-Roger
Beaumesnil
Cormeilles
Rugles
Saint-André-de-l’Eure
Damville
Breteuil
Verneuil-sur-Avre
L’Oison
Le Gambon7
Les cours d’eau Les bassins versants
du département de l’Eure
Gisors
Limite du département
de l’Eure
La Seine
La Calonne La Risle
L’Oison
L’Iton
L’Andelle
L’Epte
L’Eure-aval
L’AvreLa rivière : un écosystème à préserver
8
Les rivières et les zones humides associées abritent de nombreuses espèces et milieux remarquables à protéger. Parmi les espèces les plus
remarquables présentes sur les rivières de l’Eure,
on peut citer l’Anguille, le Saumon atlantique,
les Lamproies, l’Ecrevisse à pattes blanches, la Truite
fario, l’Agrion de Mercure, de nombreux tritons
et grenouilles... Sur les bords, les prairies naturelles
à hautes herbes, les boisements à aulne et frêne
et les prairies tourbeuses constituent des milieux
naturels particulièrement sensibles qu’il faut
préserver : Zannichelia des marais, Laiche à épis
penchés, Laiche paniculés, Glycérie aquatique
Jonc à fleurs optuses.
La végétation aquatique du cours d’eau, des berges
et des zones humides inondables assure
de nombreuses fonctions dont une importante :
elle participe à « l’auto-épuration » de la rivière :
elle fixe naturellement une partie des nutriments
(nitrates, phosphates...) présents dans l’eau.
L’écosystème* « rivière et berges » est composé
d’un ensemble de populations de différentes espèces
animales et végétales. Conserver la biodiversité
est primordial. Notre alimentation, notre santé
dépendent d’un grand nombre d’espèces et du bon
fonctionnement des écosystèmes. Savez-vous
que la molécule chimique de l’aspirine a été
découverte à l’origine dans le Saule,
que l’on trouve en bord de cours
d’eau ?
Mare
Grenouille verte Chabot
Agrion de Mercure
Aconit napel
Invertébrés
Saule
Renoncule aquatique
écrevisse à pattes blanches
Saumon
AnguilleLa rivière : un écosystème à préserver
9
Des usages multiples sur les cours d’eau,
une responsabilité à partager
Les cours d’eau et leurs usages
Depuis le XIIe siècle, les vallées et rivières de l’Eure ont été aménagées pour produire de l’énergie, irriguer les pâtures et les cultures, créer des étangs,
lutter contre les crues. De nombreux moulins ont été
installés sur les rivières à une époque où l’énergie
hydraulique était largement exploitée. Aujourd’hui,
les moulins n’existent plus ou ont été
transformés, mais il subsiste encore très
souvent les biefs, vannages, seuils
et déversoirs (voir fiche sur les ouvrages
page 22). Aujourd’hui, les usages sont
nombreux sur les rivières : les activités de loisirs,
comme la pêche ou le canoë-kayak, mais
également l’alimentation du bétail
ou les piscicultures à truites, la production
d’électricité, le refroidissement des machines
des usines... sans parler de tout
le patrimoine touristique, de détente
et de promenade qui leur sont liés.
Pourrions-nous vivre sans cet écosystème* ?
De nombreuses activités humaines ont
un impact sur l’équilibre naturel des cours
d’eau. Elles peuvent également perturber
l’écoulement de l’eau et aggraver
les phénomènes d’inondation.
Citoyens, collectivités, industriels,
agriculteurs, nous avons tous besoin
de cours d’eau en bon état écologique.
Nous sommes tous concernés
par leur protection.
Mon milieu de vie
est dégradé : pollutions,
obstacles aux migrations...
J’ai besoin de vous tous !
Agriculture
• Alimentation du bétail
• Arrosage en maraîchage
• Nettoyage de l’exploitation
Usages domestiques
• Rejet de l’eau traitée
des stations d’épuration
communales
• Boisson, toilette, lavage
• Arrosage
• Nettoyage des routes...
Tourisme et loisirs
• Lieu de promenade / détente
• Pêche
• Canoë et autres activités
nautique
• Baignade
Activités
économiques
• Utilisation d’eau par
les industries pour
fabriquer, chauffer,
refroidir, laver
• Usage hydraulique
et hydroélectrique
• Pisciculture
Pompage en nappe
Château
d’eau
Utilisation urbaine
Ouvrages hydrauliques
et hydroélectriques
Passe
à poissons-
10
Des actions engagées pour préserver
les cours d’eau Une gestion
à différentes échelles :
Le Schéma Directeur d’Aménagement et de
Gestion des Eaux (SDAGE) de Haute-Normandie
est un document de planification qui fixe,
pour une période de six ans (de 2010 à 2015),
« les orientations fondamentales d’une
gestion équilibrée et durable de la ressource
en eau et les objectifs de qualité et de quantité
des eaux » à atteindre dans le bassin de la Seine.
(le document est en ligne sur le site Internet
de l’Agence de l’Eau Seine-Normandie).
Les schémas d’aménagement et de gestion
des eaux (SAGE)
C’est une démarche collective engagée à l’échelle
d’un bassin versant. Dans le Département de l’Eure,
3 SAGE sont en cours d’élaboration :
• Le SAGE de la Risle et de ses affluents
• Le SAGE de l’Iton
• Le SAGE de l’Avre
Les SAGE planifient les actions à mettre en œuvre
pendant 6 ans pour améliorer la qualité des eaux
et satisfaire tous les usages.
Ils traitent des questions de pollutions des eaux,
d’assainissement, de l’eau potable, des milieux
aquatiques et des inondations.
Les programmes pluriannuels de restauration
et d’entretien (PPRE)
Ils sont élaborés à l’échelle d’un tronçon
ou de l’ensemble d’une rivière. C’est un document
qui identifie les potentialités écologiques (poissons
migrateurs, espèces rares ou peu communes,...)
et les dysfonctionnements de la rivière (érosion,
végétation dégradée ou inexistante des berges...).
Il fixe un programme d’action d’entretien et de
restauration à engager tous les ans pendant 5 années
pour préserver ou restaurer la qualité écologique
de la rivère.
Les sites NATURA 2000
Ce sont des zones écologiques remarquables
qui abritent des espèces végétales ou animales
rares à protéger. L’ensemble de ces sites
constituent un réseau d’espaces écologiques
européen : le réseau NATURA 2000.
Les sites ESPACES NATURELS
SENSIBLES du département de l’Eure
Ce sont des zones d’intérêt écologique
départemental qui abritent des espèces végétales
ou animales à préserver. Ces espaces ont aussi
pour fonction d’accueillir le public.
Qu’est-ce
qui est fait pour préserver
les cours d’eau ?
Calopteryx vierge-
11
Les structures
gestionnaires de rivière
Ce sont elles qui élaborent les PPRE et en assurent
la réalisation.
Les associations syndicales autorisées (ASA)
Ce sont des structures anciennes qui regroupent
les propriétaires riverains d’une rivière. L’association
est financée par les taxes payées par ces riverains
qui, en échange, délèguent en partie leurs charges
d’entretien. Les ASA assurent la maîtrise d’ouvrage
de l’ensemble des opérations d’entretien dans
le cadre d’un programme pluriannuel.
Les syndicats intercommunaux de rivières
Ce sont des structures qui regroupent les communes
adhérentes sur un territoire. Leurs actions sont
orientées principalement vers la gestion du risque
inondation, la restauration de la qualité écologique
des cours d’eau, l’aménagement ou l’effacement
des ouvrages hydrauliques pour permettre
la remontée des poissons migrateurs, la protection
des berges...
Les communes
Les communes n’ont pas de compétences
obligatoires en matière de gestion de rivière.
Elles peuvent néanmoins se substituer aux riverains
au regard de l’intérêt général et de l’urgence.
Elles ont les mêmes obligations d’entretiens sur leurs
propriétés que les riverains. Toutefois, le territoire
communal n’est pas l’échelle la plus appropriée
pour gérer une rivière qui doit l’être de l’amont
à l’aval.
Les communautés de communes
ou d’agglomération
Elles peuvent prendre la compétence aménagement
et entretien des rivières à la place des communes.
La prise en charge de cette compétence, définie
comme intérêt communautaire, permet d’agir
sur un linéaire hydrographique plus important
et d’avoir une gestion plus cohérente des rivières.
Contactez la structure gestionnaire
de votre partie de rivière pour connaître
les actions engagées.
SIVA
SIRE 1
SIRE 2
ASE 2
SIIVE
ASE 1
SIBA
Les Andelys
CASE
CCSB
SIHVI
CCAC
SAVITON
SIBVR
CCPA
ASR 1
ASR 2
ASMVR
4 CLes droits et devoirs
des propriétaires riverains
12
Chaque riverain possède la berge et le lit* du cours d’eau jusqu’au
milieu du lit. L’eau
et les poissons
qui transitent ne lui
appartiennent pas.
Le propriétaire riverain a des droits :
• Droit d’usage : limité aux besoins domestiques
(arrosage, abreuvement...) à condition de préserver
un débit minimum pour l’équilibre du cours d’eau.
Attention : des restrictions d’usage peuvent être
prises par arrêté sécheresse en été.
• Droit de pêche (Article L435-4 du code de
l’environnement). Dans les cours d’eau,
les propriétaires riverains ont, chacun de leur côté,
le droit de pêche jusqu’au milieu du cours d’eau
ou du canal, à condition d’adhérer à une
association agréée de pêche et de protection
du milieu aquatique (AAPPMA) et de payer
la taxe piscicole nationale. Dans les plans d’eau
en général, le droit de pêche appartient
au propriétaire du fonds.
Pour toute information sur les droits de pêche,
contactez la FDAAPPMA (voir les coordonnées
à la fin du guide).
En contrepartie, il a un devoir
d’entretien régulier du cours d’eau
(article L215-14 du code de l’environnement)
Cet entretien a pour objet de maintenir l’écoulement
naturel des eaux, d’assurer la bonne tenue
des berges (par la végétation), de préserver la faune
et la flore dans le respect du bon fonctionnement
du cours d’eau. Il consiste en :
• l’enlèvement sélectif des embâcles*,
• l’abattage ponctuel des arbres instables menaçant
la stabilité de la berge,
• l’élagage ou le recépage* de la végétation des rives.
Il doit également accorder un droit de passage
aux agents assermentés, à ceux qui surveillent
les ouvrages et les travaux et aux membres
des associations de pêche en cas d’accord.
S’il est propriétaire d’un ouvrage hydraulique,
il doit l’entretenir, dégager les embâcles*, appliquer
le règlement d’eau et assurer la sécurité de l’ouvrage.
Vous êtes donc acteur
à votre échelle.
Propriétaire 1 Propriétaire 213
à retenir Toute action d’entretien doit être réalisée avec
précaution. Ce qui peut apparaître comme
une nuisance (érosion* des berges, embâcles*...)
ne l’est pas forcément pour le fonctionnement naturel
du cours d’eau. L’entretien doit être limité : éviter
d’entretenir pour des raisons uniquement esthétiques.
L’enlèvement des embâcles* est à réaliser au cas par
cas et s’il y a un risque d’inondation...
Les bords de cours d’eau ne doivent pas être
transformés en jardins sur-entretenus.
Le Saviez-vous ? Les travaux d’aménagement de cours d’eau (busage,
déviation d’un cours d’eau, aménagement de berge,
installation d’un ouvrage, ...) et les remblaiements
en zone humide sont soumis à déclaration
ou autorisation auprès de la Préfecture. Vous
ne pouvez les mettre en œuvre sans avoir obtenu
au préalable l’accord du Service Police de l’Eau de la
Direction Départementale des Territoires et de la Mer
(DDTM). En cas de doute, prenez contact avec ce
service en préalable à tous travaux de ce type.
1
Protéger les berges
en techniques
végétales
1
6
Les ouvrages
hydrauliques :
que doit-on faire ?
6
4
Gérer les embâcles*
et le lit du cours
d’eau
4
Entretenir la ripisylve* 3
Entretenir
les bandes
enherbées
2 3
8a
Limiter
les engrais
8c
Ne pas prendre
la rivière pour
une poubelle
8a
Eviter la dégradation
des berges par
les animaux
5
Conserver une bande
non fauchée le long
des cours d’eau
10 Entretenir
les étangs connectés
à la rivière
7
éviter
les pesticides
8b
8b
8c
5
7
9
2
Les bonnes pratiques
des riverains
Consultez
les fiches
suivantes !
8c
Bannir les espèces
exotiques
envahissantes
ou inadaptées
9
10
Espaces agricoles
et naturels
Espaces
urbains, jardins,
habitationsDes berges
au naturel,
c’est plus sympa !
14
Protéger les berges
en techniques végétales
Fiche
1
Reine des prés
Aulne
Frêne
La protection des berges n’est pas toujours utile car l’érosion des berges fait partie du processus naturel de la rivière. Lorsque
des enjeux sont toutefois identifiés, les protections
de berges doivent être faites en priorité à l’aide
de techniques végétales.Exemples à ne pas suivre
15
Il existe de nombreuses techniques de « protection de berges en techniques végétales* ». Pour toute information, contactez la structure gestionnaire
de votre secteur, elle vous conseillera sur
les techniques à mettre en œuvre et les espèces
à préserver ou à replanter ainsi que sur
les périodes appropriées pour les plantations.
évitez l’enrochement ou un aménagement non
naturel des berges.
Avant
Après
En fonction de leur importance et des techniques
utilisées, les travaux dans le cours d’eau ou
sur les berges, comme par exemple la restauration
de berges effondrées ou érodées*, peuvent être
soumis à déclaration préalable ou à autorisation
au titre du code de l’environnement. Renseignez-vous
auprès du service en charge de la Police de l’Eau
à la Direction Départementale des Territoires
et de la Mer. Réaliser de tels travaux sans avoir
au préalable reçu l’autorisation est une infraction
pénalement réprimée.
Exemp
le de protection de berges
en
techniques végétales16
Les bandes enherbées
sont des « prairies » longeant les cours
d’eau, les fossés ou sont implantées
perpendiculairement à la pente. Elles ont
différents rôles selon leur taille et leur
positionnement : lutte contre l’érosion*
et la pollution des cours d’eau en absorbant
les nitrates et produits phytosanitaires présents
dans les eaux. Elles sont des corridors*
biologiques faisant le lien entre divers habitats
naturels, milieu de vie refuge pour
les insectes pollinisateurs
des cultures...
En favorisant la végétation naturelle en bord de cours d’eau, vous verrez apparaître de nombreuses espèces locales !
Laissez la floraison se dérouler naturellement.
Ne fauchez pas et ne tondez pas si possible
avant septembre. En effet, les hautes herbes
en bord de cours d’eau servent de refuge
pour de nombreuses libellules, papillons
et de nombreuses autres espèces. Après la fauche
ou la tonte, exportez l’herbe coupée. Ne la laissez
pas en haut de la berge, ne la déversez pas
dans la rivière !
Pour les agriculteurs, la mise en place de bandes
enherbées ou boisées de 5 mètres le long des
cours d’eau est obligatoire. L’utilisation de produits
phytosanitaires ou de fertilisants (engrais) est
interdite sur ces zones.
Toute utilisation de produits phytosanitaires est interdite
à moins de 5 m en bord de cours d’eau. Ils portent atteinte
à la flore et la faune aquatiques !
Entretenir les bandes enherbées Fiche 2
Pensez à à la faune
vivant dans cet espace.
Pour la préserver,
pratiquez une fauche
tardive et rotative.17
Entretenir la ripisylve*
La ripisylve*
correspond à l’ensemble de la végétation
des berges des cours d’eau (arbres,
arbustes, herbacées). Elle va d’un simple
liseret étroit à un large corridor*.
Elle a différents rôles : régulation
des écoulements, stabilisation des berges,
auto-épuration des eaux, accueil de la faune
et la flore, maintien du paysage...
Ripisylve Bande enherbée
Strate arborescente
(frêne, saule blanc, aulne glutineux
en cépée*, arbre tétard*...)
Strate arbustive
(noisetier, aubépine,
prunelier...)
Strate herbacée
Pied de berge colonisé par des plantes
semi-aquatiques (iris, carex, baldingère
faux-roseaux)
Végétation aquatique
(callitriches, potamot, renoncule...)
Développement
d’espèces naturelles :
reine des prés,
épilobes, carex...
Favorisez une bande
enherbée de 5 mètres
de large minimum
Privilégiez la pousse naturelle des ripisylves* et des bandes enherbées. Un entretien annuel ou tous les deux ans est suffisant !
Fiche
3
Quelques conseils
Plantez quelques arbres, des espèces locales
et adaptées (aulnes, frênes, saules...), sur le haut
des berges. Le mieux est de se fournir dans
une pépinière agréée « plants forestiers ».
Laissez les grandes herbes se développer
jusqu’à leur floraison.18
Entretenir
la ripisylve
La ripisylve* est nécessaire au bon fonctionnement de l’écosystème* de la rivière. Son entretien est réalisé uniquement pour assurer des activités
humaines (navigation, lutte contre les inondations...).
Il faut privilégier une pousse naturelle des arbres
et n’intervenir qu’en dernier recours, lorsqu’une
activité est menacée.
Pour la préservation du cours d’eau et de la ripisylve*,
il faut assurer une alternance d’ombre et de lumière
sur le cours d’eau. Cela favorise la diversité
des espèces. L’absence d’arbres en berge favorise
l’érosion* et le réchauffement du cours d’eau !
Préserver les arbres est donc primordial !
Comment entretenir
votre ripisylve ?
L’ensemble de ces travaux s’effectue lorsque les arbres
n’ont plus de feuilles (ils sont alors en repos végétatif) :
du 1er novembre au 31 mars. Durant cette période,
les traversées dans la rivière sont à proscrire en raison de
la présence de frayères à truites dans le lit du cours d’eau.
Utilisez de préférence une tronçonneuse pour avoir
des coupes franches des arbres. Attention ! Assurez
le remplissage de la tronçonneuse et son entretien loin
du cours d’eau pour éviter toute fuite d’huile dans l’eau !
Vous pouvez également choisir de préférence une huile
biodégradable pour tronçonneuse.
Il ne faut pas dessoucher les arbres après abattage pour
éviter l’érosion de la berge. Il faut proscrire toute coupe
à blanc* (c’est-à-dire une coupe totale sur un grand linéaire)
des boisements en bord de cours d’eau.
1
Allez,
je vous montre
comment faire !
3
L’élagage et l’abattage des arbres.
élaguez les branches basses ou abattez
les arbres penchés uniquement s’ils posent
un problème majeur (forte érosion* ou risque
d’inondation). Sinon gardez-les ! Ce sont
des refuges pour les insectes, lieux de nourritures
et abris pour les poissons.
Ripisylve mal
entretenue,
les arbres morts
tombent dans
la rivière.
Ripisylve équilibrée,
maintenue en bon
état par des
entretiens réguliers
mais raisonnés.
suite fiche19
2 La coupe sélective des arbres en cépées*. Maintenez des rejets* de différents diamètres et veillez à maintenir un équilibre de la cépée. Selon les risques de chutes, supprimez
les brins morts 1 , les brins dépérissants 2 ,
les brins de gros diamètres 3 .
3
1
2
3 Entretenir les arbres têtards*. Pour entretenir votre arbre têtard*, il faut favoriser une taille douce tous les 6 à 10 ans selon les essences. La taille doit être réalisée pendant
l’hiver et les branches
ne doivent pas dépasser
10 cm de diamètre.
Le Phytophtora : l a maladie de l’Aulne
L’Aulne en bord de cours d’eau est régulièrement attaqué par un champignon : le phytophtora. Les feuilles jaunissent, sont moins nombreuses et des tâches de rouille apparaissent à la base des troncs. Vous pouvez conserver l’arbre en place, mais, pour éviter la dissémination de ce champignon, après toute intervention sur un arbre malade, nettoyez votre matériel (désinfectez-le à la maison). Les déchets d’abattage doivent être transportés loin du cours d’eau ou brûlés sur place. Aucun traitement phytosanitaire n’est efficace pour cette maladie et ils sont interdits en bord de cours d’eau.
La Chalarose du frêne
Une nouvelle maladie apparaît sur le frêne dans la partie nord de la France. Celle-ci est causée par un champignon Chalara fraxinea. Les symptômes les plus visibles sont des dessèchements de rameaux qui apparaissent d’abord à la cime puis qui se propagent à l’ensemble de l’arbre. Pour éviter toute propagation de la maladie, respecter les mêmes préconisations que pour l’aulne20
Gérer les embâcles* et le lit du cours d’eau
à savoir
Qu’est-ce qu’un embâcle* ?
C’est une accumulation naturelle ou non de matériaux (bois mort, détritus...) bloqués en amont d’un ouvrage, dans la végétation ou dans
un secteur de cours d’eau particulièrement étroit.
La présence d’embâcles* (ou encombres) dans
le cours d’eau modifie les écoulements. Elle présente
des avantages et des inconvénients écologiques
et hydrauliques :
Points positifs : formation de milieux de vie
diversifiés pour la faune, débordement entraînant
une connexion de la rivière aux zones humides
et limitant les phénomènes de débordements
plus en aval.
Points négatifs : érosion* suite à la modification
des écoulements de berges ou inondations pouvant
créer des dommages aux activités humaines...
L’enlèvement des troncs d’arbres, souches...
ne doit pas être systématique ! Tant qu’il n’y a pas
de menace réelle pour les biens et les personnes,
ils peuvent être gardés. Leur gestion nécessite une
analyse des enjeux sur la rivière (intérêt pour la
biodiversité ? risques d’érosion*, d’inondation ?).
Demandez conseil aux structures gestionnaires
des cours d’eau avant d’intervenir.
Curage*, faucardage : des actions réglementées
qui peuvent dégrader le cours d’eau.
• Toute intervention lourde à la pelle mécanique
est soumise à autorisation de la Police de l’Eau.
• L’enlèvement de la végétation aquatique
(faucardage) a un impact sur la vie des poissons.
Il est réglementé : il ne peut être réalisé qu’entre
le 1er août et le 15 septembre de chaque année,
il est limité aux 2/3 de la surface de la propriété
de chaque riverain.
Tout entretien du lit mineur* devra être suivi
d’une exportation des produits de coupe
hors du cours d’eau afin d’éviter qu’ils ne forment
un embâcle*.
Fiche
4
Les débris
accumulés
derrières
les ouvrages
doivent
impérativement
être retirés
par leur propriétaire.
Aucune clôture ne doit être mise en travers
du cours d’eau, elles favorisent la formation
d’embâcles*.21
éviter la dégradation des berges par les animaux Fiche 5
Les clôtures
Elles protègent la végétation rivulaire assurant ainsi la stabilité de la berge. Toute rivière a besoin de mobilité pour dissiper son énergie. Aussi, dans
les secteurs sensibles à l’érosion (rive extérieure
de méandres), il est préférable d’installer des clôtures
électriques facilement déplaçables. Elles doivent être
implantées à 1,5 m au minimum du bord de la rivière
pour permettre à la végétation rivulaire de se développer.
Les abreuvoirs
La dégradation des berges par le bétail entraîne un sur-élargissement du cours d’eau, une déstabilisation de la berge
et un colmatage du fond par les apports
de sédiment. Un abreuvoir en rondin
ou une pompe à nez peut solutionner
facilement ce problème.
à savoir
Clôtures et abreuvoir réalisés dans le cadre
d’un plan pluriannuel d’entretien
et de restauration mené par un syndicat
de rivières, peuvent bénéficier d’aides publiques.
Renseignez-vous auprès de la structure
gestionnaire de votre rivière.
Les clôtures ne doivent pas
traverser le lit de la rivière
Bande
enherbée
Abreuvoir
Pompe à nez
Clôtures pour protéger
la ripisylve
Dans les endroits
sensibles à l’érosion,
préférez les clôtures
électriques
plus faciles
à déplacerMoulins, vannages, que doit-on faire ?
Les éléments doivent être maintenus en bon état pour pouvoir manœuvrer afin d’assurer la maîtrise du niveau d’eau légal fixé dans le règlement d’eau.
• éviter les manœuvres brutales des vannes lors des montées
de crues ou de la décrue.
• Enlever les embâcles après chaque crue.
• être vigilant aux prescriptions spécifiques des arrêtés
préfectoraux qui peuvent être pris en période de hautes eaux
(ouvertures des vannes) ou de très basses eaux (arrêtés
sécheresses).
• Si votre vannage n’est plus en état de fonctionner,
rapprochez-vous de la structure gestionnaire de rivière
de votre secteur afin d’étudier la meilleure solution pour
résoudre le problème.
Fiche
6
Les ouvrages hydrauliques (moulins,
vannages ...) ne sont jamais des
éléments isolés, ils appartiennent à
des ensembles complexes demandant
une gestion globale pour répondre
aux obligations réglementaires même
s’ils ne font plus l’objet d’un usage
professionnel.
Des impacts écologiques
Les ouvrages bloquent la remontée des poissons migrateurs et le transport des sédiments. Ils ralentissent l’écoulement de l’eau et perturbent les équilibres naturels des rivières (ajustement de la pente naturelle, type de matériaux du fond du lit,...). Sur les rivières du département de l’Eure, il y a en moyenne un vannage tous les 2 kilomètres.
22
Moulin
Bief
Vanne ouvrière
Bras
de décharge
Barrage
Canal de fuiteLe saviez-vous ?
La directive cadre européenne sur l’Eau (DCE) 2000/60/CE du 23 octobre 2000 a pour objectif l’atteinte du bon état écologique des rivières pour 2015. Ceci passe notamment par la restauration de la continuité sédimentaire et biologique sur toutes les rivières. Les vannages, clapets, seuils... devront permettre de laisser passer toutes les espèces de poissons ainsi que les sédiments (sables et limons) transportés par la rivière. Renseignez-vous auprès de la structure gestionnaire de votre secteur pour connaître les aides financières de l’Agence de l’eau et du Conseil général pour effectuer une étude et des travaux de restauration de la continuité écologique sur votre ouvrage.
23
Suppression d’un seuil et aménagement
d’un dispositif de franchissement piscicole
au Moulin Rica à Toutaiville sur la Corbie
Remise en fond de vallée de la Fontenelle à Saint-Wandrille
Rançon (76). Autrefois, la rivière avait été détournée dans un bief (localisé par la flèche rouge) pour l’usage hydraulique. Cet usage ayant disparu, la rivière a été remise en fond de vallée.
Suppression d’un vannage sur un bras de la Risle à Saint-Philbert-sur-Risle
Après suppression du vannage
et réaménagement du lit
Vue du vannage avant l’aménagementEntretenir son étang en veillant à ne pas dégrader la rivière Fiche 7
Attention : quelle que soit leur vocation, l’aménagement
et la gestion d’un étang sont encadrés par de nombreux
règlements. Une bonne connaissance de ces textes est
un préalable indispensable à une bonne gestion.
Quels impacts un étang peut-il avoir
sur la rivière ?
• Pollution par des espèces piscicoles inadaptées aux rivières
et des espèces exotiques envahissantes présentes dans
l’étang. Le transfert des espèces a lieu durant des crues
de rivière, vidanges mal maîtrisées (système d’évacuation
défaillant), ruptures de digue.
• Réchauffement de l’eau par des systèmes d’évacuation
inadaptée, remplissages en période d’étiage.
• Départ massif de boues par des vidanges mal maîtrisées,
entretiens irréguliers, ruptures de digue.
Qu’est-ce que je peux faire ?
• Faire des vidanges en fin d’automne hors temps de gel.
• Faire des vidanges régulières tout les 2 à 5 ans et des assecs*
toutes les 3 ou 4 vidanges.
• Vidanger lentement pour éviter l’effet de chasse.
• Utiliser un dispositif de vidange adapté (type moine).
• Vérifier régulièrement les aménagements (fuite du dispositif
de fuite, terrier de ragondins dans la digue...).
• Installer un système de fixation des sédiments lors
des vidanges (balle de foin...), tout comme la mise en place
de grilles (+ extraction) pour limiter la pollution piscicole.
Les vidanges de plan d’eau sont
soumises à procédure de la loi sur l’eau
(autorisation ou déclaration, articles
L.214-1 et suivants).
Les prescriptions peuvent être prévues
et détaillées dans l’arrêté de création
du plan d’eau si le document d’incidence
comporte les éléments suffisants
sur cet aspect.
Vidanges de plans d’eau
On a recensé
16 espèces de poissons
introduites depuis moins
de 100 ans sur le bassin
versant de la rivière
Eure.
24
à la différence des mares et des ballastières,
les étangs sont connectés à la rivière pour
leur alimentation et pour leur vidange.Adapter les pratiques dans le jardin
En cas de pollution avérée (mortalité des poissons,
odeur ou couleur suspecte, risque de pollution sanitaire),
composez le 18 ou le 112 ou appelez l’Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques ou le service de police de l’eau
de la DDTM. Pensez à noter la localisation exacte de la pollution, sa nature (aspect, odeur, étendue, origine probable, etc.),
l’heure du constat, l’impact sur la vie aquatique...
Si vous le pouvez, prenez des photos.
Savoir réagir face à une pollution
Ne pas prendre
la rivière pour
une poubelle
8a
Ne traitez
pas au bord
du cours d’eau
ou à proximité
des caniveaux.
évitez de
prélever l’eau
de la rivière en
particulier en période
de basses eaux.
Ne jetez pas vos tontes de pelouses
et déchets dans le cours d’eau.
Ne rincez pas
vos outils
dans le cours
d’eau.
Ne déversez pas vos eaux usées
sans traitement dans le cours d’eau.
Lors des sécheresses,
une réglementation départementale
met en place des restrictions
d’utilisation de la ressource en eau.
Ainsi, lorsque vous entendez parler
de sécheresse, consultez les affichages
en mairie ou consultez le site Internet
de la Préfecture, ils vous indiqueront
les restrictions à respecter.
Fiche
8
Vidanges de plans d’eau
2526
éviter
l’utilisation
des pesticides
éviter l’utilisation des pesticides
Pourquoi éviter les pesticides ?
Des substances pour lutter contre divers parasites,
y compris les végétaux. Il existe les herbicides
(tueurs de végétaux), les insecticides (tueurs
d’insectes) et les fongicides (tueurs de champignons).
Si les pesticides peuvent avoir une action directe
sur la disparition d’un ravageur (puceron)
ou d’un végétal non désiré, ils ont également
d’autres impacts :
• rarement spécifiques, ils vont également tuer
d’autres espèces utiles pour le jardin (abeilles,
micro-organismes, vers et autres insectes auxiliaires) ;
• par ruissellement ou lessivage, ils peuvent porter
atteinte aux espèces présentes dans les cours d’eau.
De plus, ils peuvent se retrouver dans
la ressource en eau. Cela nécessite la mise
en place de traitements coûteux (usine
de potabilisation...) qui se ressentent sur votre
facture d’eau ;
• il y a un risque pour la santé notamment lorsque
l’on traite (on les respire, on les touche ...),
d’ailleurs lors de leur utilisation il est important
de porter des gants, un masque et des vêtements
appropriés ;
• ils peuvent se fixer en partie sur la terre du jardin
ou dans les fruits et légumes que vous cultivez.
Si l’on doit agir,
d’autres solutions existent !
Désherbant biologique
Insecticide biologique
Pour le désherbage,
une méthode de grand-mère :
utilisez l’eau bouillante
de la cuisson de vos pommes
de terre pour désherber
vos dallages. Vous pouvez
également accepter
un peu d’herbe entre
vos dalles.
Laissez fermenter pendant quelques
jours 1 kg d’orties fraîches dans
10 litres d’eau de pluie. Brasser
tous les jours. Lorsque qu’il n’y a
plus de bulles, la fermentation est finie
(compter environ 15 jours). Filtrez alors
le mélange. Le mélange peut être conservé
quelques mois en bidon à l’abri de la lumière
et de la chaleur. Utilisez en pulvérisation le soir
ou à l’ombre, dilué à 10 % (1 litre de purin + 9 litres
d’eau), il fera un excellent insecticide contre
les pucerons et acariens. Dilué à 20 % (2 litres
de purin + 8 litres d’eau), en arrosage, il servira
d’engrais pour votre potager ou vos fleurs.
Le purin
d’ortie
8b27
Où vais-je trouver
des pucerons pour
nourrir mes petites
larves ?
Moi, je préfère
les chenilles
As-tu remarqué
tous mes compagnons
du jardin ?
Remplacez les pesticides
par des prédateurs
naturels.
Mettez en place
des refuges pour
la faune sauvage :
petits tas de pierres,
souches, haies à baies,
nichoirs, coin dédié
aux insectes avec
des herbes folles
(non coupées
avant le 15 août).
Au potager ou au jardin,
utilisez le paillage!
Le paillage diminue
l’éclairage du sol et limite
la pousse de mauvaises
herbes. Il permet aussi
de conserver l’humidité
du sol lors
des sécheresses.
On peut utiliser
de la paille, des copeaux
de bois ou même
vos tontes de pelouses !
Le sol est le support
de la végétation
et du monde animal
qui colonise le jardin.
Sous terre, les micro-
organismes,
les insectes, les vers
ont un rôle important :
ils dégradent
la matière organique
en minéraux pour
les plantes. Ce milieu
vivant ne doit pas
être détruit par l’emploi
de pesticides.
Hérisson
Abeille Papillon
Coccinelle
Rouge-gorge
Araignée
Crapaud
Collembole
Cloporte
Vers de terre
Staphylin
Perce
oreilles28
Chaque produit pesticide doit posséder une
étiquette décrivant les précautions d’emploi.
Respecter les dosages, les distances de non
traitement, les conditions d’application permet
de garantir votre sécurité et la préservation
des milieux.
Respectez scrupuleusement le dosage autorisé
et les zones interdites de traitement (5, 20, 50
ou 100 mètres du cours d’eau). Préférez sous-doser
le produit et faites le traitement sous une météo
annonçant un grand soleil pendant au moins
3 jours, sans vent afin d’éviter que le produit soit
lessivé par la pluie.
En absence d’étiquette ou lorsque celle-ci n’est
pas lisible, le produit n’est plus utilisable : il entre
dans la catégorie des Produits pesticides Non
Utilisables (PPNU), et doit être éliminé par
des filières appropriées. Renseignez-vous auprès
de votre déchetterie !
Comment lire une étiquette de produits pesticides
Fabricant
Nom commercial
Domaine
d’application
Matière active
Doses et usages
autorisés
Phyto firm
Désherb-super ® Désherbant antigraminées sélectif
xxxxxxxxxxxx
xxxxxxxxxxxx
xxxxxxxxxxx
Conditions d’application
Compatibilité
xxxxxxxxxxxxxxx
Précautions d’emploi
Important
5 litres
Recommandations
d’utilisation
Symbole de
classement
Conseils
de prudence
et risque
Le traitement par un produit pesticide
est interdit à moins de 5 mètres minimum
d’un cours d’eau ou point d’eau (mare,
fossé, puits...) par arrêté interministériel
du 12 septembre 2006.
Une obligation de non traitement sur une largeur
plus grande (20, 50, 100 mètres ou plus) peut être
indiquée sur l’étiquette du produit. Il est important
de bien se renseigner et de lire les étiquettes des
produits pour connaître la largeur de non traitement
avant tout emploi. Si aucune indication de Zone
de Non Traitement (ZNT) ne figure sur l’étiquette,
respectez une largeur minimale de 5 mètres.
Tous les utilisateurs y compris les particuliers
sont concernés.29
Limiter
l’utilisation
des engrais
Comment utiliser les engrais ?
Un engrais sert à nourrir les plantes de façon
à améliorer leur croissance.
L’utilisation d’engrais n’est pas à laisser au hasard.
Employés pour corriger les carences des sols,
ils peuvent entraîner une perturbation
de l’environnement (sol et qualité de l’eau).
Saviez-vous que trop d’azote peut favoriser
des espèces «aimant l’azote» comme l’Ortie ?
Ainsi trop d’engrais peut déséquilibrer la croissance
des plantes et l’excès peut être lessivé par l’eau
de pluie vers les cours d’eau et les nappes
phréatiques. De manière générale, les engrais
naturels sont à appliquer de préférence au printemps
et en automne, au moment des intercultures,
où les conditions de dégradations sont les plus
favorables. Si vous utilisez des engrais chimiques,
respectez scrupuleusement les doses indiquées.
Quels types d’engrais
favoriser ?
Le compost est un bon engrais que chacun peut
produire à partir des déchets organiques des jardins
(feuilles, herbes) et ménagers (épluchures des fruits
et légumes, marc de café...). De plus, il réduit
d’un tiers le volume de déchets d’une poubelle.
Cultivez des engrais verts dans votre potager
(moutarde, phacélie, trèfle, luzerne...). Ce sont
des plantes qui se développent en première culture
ou en arrière saison, en couvrant le sol de façon
importante. Elles fixent l’azote de l’air et,
en choisissant de les faucher puis de les enfouir,
elles pourront fermenter et apporter de l’humus
et de l’azote au sol.
Limitez l’usage d’engrais minéraux ou chimiques.
Ils sont plus facilement lessivables par l’eau de pluie
et sont le plus souvent apportés dans des quantités
plus importantes que nécessaires pour la plante.
8c
Placer votre compost dans un endroit ombragé
en contact direct avec le sol de votre jardin. Mettez-y
vos déchets organiques ménagers et de jardin.
Pour favoriser un compostage plus rapide, brassez
de temps en temps votre tas de compost et arrosez-le
de temps en temps s’il vous paraît sec.
Fabriquer son compost30
bannir les espèces exotiques envahissantes ou inadaptées
Des espèces végétales exotiques envahissantes
Introduites volontairement ou involontairement par
l’homme, elles prolifèrent dans les milieux naturels
ou semi-naturels au détriment des espèces locales.
Actuellement une quinzaine d’espèces sont déjà
présentes dans le département de l’Eure.
Les espèces exotiques envahissantes sont une
des causes de l’appauvrissement de la biodiversité.
C’est pourquoi il est important de ne pas implanter
notamment les espèces suivantes :
• La Jussie, présente en rivière
et dans les plans d’eau.
• La renouée du Japon,
présente dans les haies,
sur les bords de routes
ou le long des cours d’eau.
• Le Buddleia ou «arbre à papillons»,
très courant dans les jardins,
sur les bords de routes et chemins.
Attention, la Jussie et la Renouée peuvent
repousser à partir d’un simple fragment de tige.
Si vous constatez la présence de plantes exotiques
envahissantes, n’intervenez pas vous-même mais contactez
la structure gestionnaire de votre secteur (voir dernière page).
Des espèces animales
exotiques envahissantes
• Les ragondins et rats musqués se sont échappés
des élevages (pour fourrure). Ils se sont installés
sur les plans d’eau et les zones humides. Rongeurs,
herbivores, ils creusent des terriers dans
les berges, favorisant ainsi l’érosion. Espèces
classées nuisibles, ils sont régulés par piégeage.
Leur empoisonnement est interdit par la loi, puisque
pouvant également porter atteinte à d’autres
espèces.
• L’écrevisse américaine et l’écrevisse signal sont
des espèces concurrentes pour l’écrevisse
à pattes blanches. Elles sont porteuses saines
de la peste des écrevisses. Il est interdit d’introduire
l’écrevisse signal dans les milieux naturels.
N’introduisez pas vos poissons, vos tortues et plantes
d’aquarium dans les cours d’eau. Ils peuvent porter atteinte
au milieu naturel et devenir envahissants.
Des espèces arborées
inadaptées
En bord de cours d’eau, certaines espèces, même
originaires de notre territoire, ne sont pas adaptées.
Les résineux (pins, sapins, thuyas...) souvent ne
supportent pas l’humidité des sols. Les peupliers
hybrides d’Italie, bien qu’appréciant l’humidité,
acidifient le sol et fragilisent les berges...
Espèces arborées à privilégier
en bord de cours d’eau :
Aulne glutineux, Frêne,
Charme, Chêne pédonculé,
Saule blanc, Orme champêtre,
Charme, Cornouiller sanguin,
Noisetier, Fusain, Merisier,
Sureau noir.
Attention, de nombreuses
espèces exotiques sont encore
vendues dans le commerce.
Fiche
9
Jussie
Buddleia
renouée
Si vous avez
un doute
sur une
espèce qui
pourrait être
exotique et
envahissante,
contactez
l’ONEMA.31
Conserver une bande non fauchée
le long du cours d’eau
Fiche
10
Exemples
à ne pas suivre
La végétation du bord de rivière est conservée
sur une largeur d’un mètre : la berge est protégée
des érosions et la biodiversité est de retour !
La végétation a été coupée jusqu’au bord
de l’eau. Les berges mises à nues
sont sujettes à l’érosion et la qualité
écologique est altérée
Au-delà de la réglementation sur les bandes enherbées en zone agricole, il est toujours souhaitable (même dans les jardins et espaces
urbanisés) de laisser l’herbe pousser en bord de berge.
Attendez le mois de septembre pour tondre ou faucher
la végétation qui aura poussé. En effet, jusqu’à cette
période les bords de berges sont le refuge de nombreux
insectes. Par exemple, les larves de libellules présentes
dans l’eau éclosent. Les libellules adultes profitent
de la quiétude des hautes herbes pour se nourrir
et se reposer avant de pouvoir à nouveau se reproduire.
Tout couvert végétal sur la berge permet également
de la protéger contre l’érosion*.
Trop souvent on observe un entretien trop
intense des pieds de berges où la végétation
est systématiquement coupée (voir photos
ci-dessous).32 Alluvial(e) : qualifie les communautés végétales
se développant sur des terrains encore soumis
à des inondations quasi annuelles.
Assec : l’assec est une technique de gestion
des étangs qui consiste à les vider et
à les maintenir sans eau durant un certain temps
afin de réaliser des opérations d’entretien (évacuation
et aération des vases, consommation de l’azote
par la végétation...).
Bouturage : mise en terre d’un fragment de bois
vivant (dans le sens de la sève).
Cépée : ensemble des rejets nés sur une souche
après la coupe.
Continuité écologique sur les cours d’eau :
libre circulation des espèces et transport naturel
des sédiments.
Corridor : liaison entre écosystèmes.
Coupe rase ou coupe à blanc : abattage total
des arbres.
Crue : forte augmentation du niveau d’eau.
Curage : enlèvement de matériaux accumulés
dans le lit des cours d’eau.
Domanial : qui appartient à l’état.
écosystème : ensemble d’organismes vivants
(plantes, animaux et micro-organismes)
qui interagissent entre eux et avec le milieu
(sol, climat, eau, lumière) dans lequel ils vivent.
Embâcles : accumulation naturelle ou non
de matériaux (bois mort, détritus...) bloqués
en amont d’un ouvrage, dans la végétation ou dans
un secteur de cours d’eau particulièrement étroit.
Erosion : arrachement des particules du fond
et des berges sous l’action des eaux.
Etiage : niveau le plus bas d’un cours d’eau.
Lit majeur : partie du lit de la rivière submergée
uniquement en période de crue.
Lit mineur : espace fluvial, formé d’un chenal
ou de chenaux multiples et de bancs de sables
ou galets, recouverts par les eaux coulant à pleins
bords avant débordement.
Mégaphorbiaie : formation végétale de hautes
herbes, se développant sur des sols humides
et riches.
Recépage : opération consistant à couper
des tiges de faible diamètre au ras du sol,
pour que l’arbre produise de nouvelles pousses.
Rejet : tige née d’une souche après la coupe
de l’arbre qu’elle supportait.
Renaturation : intervention visant à réhabiliter
un milieu naturel plus ou moins artificialisé vers
un état proche de son état naturel d’origine.
Ripisylve : ensemble de la végétation
(arbres, arbustes, herbacées) sur les berges
des cours d’eau.
Arbre tétard : coupe récurrente de la tête
de l’arbre à 2 ou 3 m de hauteur.
Végétalisation : semis ou plantation de végétaux
sur un terrain qui en est dépourvu à des fins
d’aménagement paysager ou de lutte contre
l’érosion.
Lexique
3334
Les contacts utiles
L’Andelle
• Syndicat intercommunal
du bassin de l’Andelle ( SIBA)
Tél. : 03 32 49 01 32
L’Avre
• Syndicat intercommunal
et interdépartemental
de la Vallée de l’Avre ( SIVA)
E-mail : syndicat.avre@wanadoo.fr
Tél. : 02 32 58 69 38
Bonde, Lévrières, Epte
• Association syndicale
de l’Epte ( ASE 1) – 1re section
Tél. : 06 71 65 36 38
Calonne
• Communauté de Communes
du Canton de Cormeilles ( 4 C)
Tél. : 02 32 56 08 95
L’Eure
• Syndicat intercommunal
de la rivière Eure ( SIRE 1)
1re section
Tél. : 02 37 41 80 32
• Syndicat intercommunal
de la rivière Eure ( SIRE 2)
2e section
E-mail : mairievaux@wanadoo.fr
Tél. : 02 32 36 61 44
• Association syndicale
commise d’office (ASCO
de la rivière Eure 2e section)
• Communauté d'agglomération
Seine Eure ( CASE)
• Communauté de Communes
Seine Bord ( CCSB)
Tél. : 02 35 81 10 30
L’Epte
• Association syndicale de l’Epte
2e section ( ASE 2)
• Syndicat intercommunal
et interdépartemental de la vallée
de l’Epte ( SIIVE)
Tél. : 02 32 27 60 60
L’Iton
• Syndicat intercommunal
de la haute-vallée de l’Iton ( SIHVI)
E-mail : sihvi.iton@orange.fr
Tél. : 02 32 29 83 58
• Syndicat aval de la vallée de l’Iton
( SAVITON)
E-mail : garde-riviere@saviton.org
Tél. : 02 32 31 16 39
L’Oison
• Communauté de communes
d’Amfreville-la-Campagne ( CCAC)
La Risle
E-mail : technicien.asarisle@gmail.com
Tél. : 06 83 54 51 97
• Association syndicale de la Risle
( ASR 1) – 1re section
• Association syndicale de la Risle
( ASR2) – 2e section
• Association syndicale
de la Moyenne section de la Risle
( ASMVR)
• Syndicat intercommunal
de la basse-vallée de la Risle
( SIBVR)
E-mail : sibvr@orange.fr
SIVA
SIRE 1
SIRE 2
ASE 2
SIIVE
ASE 1
SIBA
Les Andelys
CASE
CCSB
SIHVI
CCAC
SAVITON
SIBVR
CCPA
ASR 1
ASR 2
ASMVR
4 C35
Le Conseil général de l’Eure
(Président : Jean Louis Destans)
Il met en place un partenariat avec l’ensemble de ses structures.
Par l’’intermédiaire de la CATER, il assure un conseil technique
auprès des partenaires et finance de nombreux programmes
de restauration des cours d’eau sur le territoire. Il assure
également l’animation du Schéma d’Aménagement
et de Gestion des Eaux de la Risle et du site Natura 2000
«Risle, Guiel, Charentonne».
Hôtel du Département – bd Georges-Chauvin 27021 Evreux Cedex
tél. 02 32 31 50 50– www.eureenligne.fr
La Cellule d’Animation Technique pour l’Eau
et les Rivières de l’Eure (CATER)
Conseil général de l’Eure
Direction de l’Eau et de l’Assainissement
Tél. : 02 32 31 50 49
La Police de l’eau
Dans l’Eure :
Direction Départementale des Territoires et de la Mer
Service Eau, biodiversité, forêts
Unité Police de l’eau et de la pêche
1 avenue du Marechal Foch – 27022 Evreux cedex
Tél. : 02 32 29 60 60 – www.eure.pref.gouv.fr
Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques
35 rue Passot – 27000 Evreux – Tél. : 02 32 39 34 41
www.onema.fr
Les autres acteurs
L’Agence de l’Eau Seine-Normandie
Direction Seine-Aval
(Directeur Territorial Seine-Aval : Rémy Filali)
Elle aide les collectivités à assurer la bonne
gestion écologique des cours d’eau.
Hangar C - Espace des Marégraphes -
bP1174 Rouen cedex1 – Tél. 02 35 63 61 30
www.eau-seine-normandie.fr
Le Parc naturel régional des Boucles
de la Seine Normande
(Président : Jean-Pierre Girod)
Maison du Parc – 76940 Notre-Dame-de-bliquetuit
Tél. : 02 35 37 23 16 – www.pnr-seine-normande.com
La Fédération de l’Eure pour la Pêche
et la Protection du Milieu Aquatique
(Président : Jean-Paul Laroche)
Avenue de l’Europe – bP 412 – 27504 Pont-Audemer
Tél. : 02 32 57 10 73 – www.eure-peche.comHôtel du Département
Boulevard Georges-Chauvin 27021 Evreux Cedex
tél. 02 32 31 50 50 • fax 02 32 39 91 95
internet www.eureenligne.fr
Délégation Développement Durable
Direction de l’Eau et de l’Assainissement
Maquette et illustrations : © Sophie Boulet
Crédits photos :
CG27, Union des maires de l’Eure, ONEMA, CE3E, CCSB et X. Houard
Ce document est financé par :
Imprimé sur papier recyclé – Edition décembre 2011