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Arrêté - Préfecture - Ille-et-Vilaine - recueil 35 2026 053 recueil des actes administratifs
Document publié le Jeudi 1 janvier 2026
Lien du pdf (Arrêté - Préfecture - Ille-et-Vilaine - recueil 35 2026 053 recueil des actes administratifs)
Thèmes du document : Sécurité publique, Justice et droit, Transports,
Liberté
Egalité
Fraternité
ILLE-ET-VILAINE
RECUEIL DES ACTES
ADMINISTRATIFS
N°35-2026-053
PUBLIÉ LE 20 FÉVRIER 2026Sommaire
Préfecture d'Ille-et-Vilaine / CABINET
35-2026-02-20-00005 - arrêté autorisant l'usage de drones - secteur
Rennes sud (4 pages) Page 3
35-2026-02-20-00003 - arrêté portant mesures de police à Rennes
samedi 21 février 2026 (4 pages) Page 8
35-2026-02-20-00004 - arrêté préfectoral autorisant l'usage de drones
samedi 21 février 2026 - secteur Rennes nord (4 pages) Page 13
2Préfecture d'Ille-et-Vilaine
35-2026-02-20-00005
arrêté autorisant l'usage de drones - secteur
Rennes sud
Préfecture d'Ille-et-Vilaine - 35-2026-02-20-00005 - arrêté autorisant l'usage de drones - secteur Rennes sud 3PRÉFET
D'ILLE-
ET-VILAINE
Liberté
Egalité
Fraternité
Cabinet
ARRÊTÉ PRÉFECTORAL
autorisant la captation, l'enregistrement et la transmission
d'images au moyen de caméras installées sur des aéronefs
LE PRÉFET DE LA RÉGION BRETAGNE
PRÉFET DE LA ZONE DE DÉFENSE ET DE SÉCURITÉ OUEST
PRÉFET D'ILLE-ET-VILAINE
Vu le code de la sécurité intérieure et notamment ses articles L. 242-1 à L. 242-8 et R. 242-8 à R. 242-14;
Vu le code civil, notamment son article 1° ;
Vu le décret n° 2004-374 du 29 avril 2004 relatif aux pouvoirs des préfets, à l'organisation et à l’action
des services de l'État dans les régions et départements ;
Vu le décret du 19 novembre 2025 nommant Monsieur Franck ROBINE, préfet de la région Bretagne,
préfet de la zone de défense et de sécurité Ouest, préfet d'Ille-et-Vilaine ;
Vu l'arrêté du ministre de l'Intérieur et des outre-mer du 19 avril 2023 relatif au nombre maximal de
caméras installées sur des aéronefs pouvant être simultanément utilisées dans chaque département et
collectivité d'outre-mer ;
Vu la demande du 19 février 2026, formée par la direction interdépartementale de la police nationale
d'Ille-et-Vilaine, visant à obtenir l'autorisation de capter, d'enregistrer et de transmettre des images à
Saint-Malo, au moyen de quatre caméras installées sur des drones aux fins de sécuriser le
rassemblement déclaré par le collectif Justice pour Quentin samedi 21 février 2026 à Rennes ;
Considérant que les dispositions susvisées permettent aux forces de sécurité intérieure, dans l'exercice
de leurs missions de prévention des atteintes à l’ordre public et de protection de la sécurité des per-
sonnes et des biens, de procéder à la captation, à l'enregistrement et à la transmission d'images au
moyen de caméras installées sur des aéronefs aux fins d'assurer la sécurité des personnes et des biens
et prévenir les troubles à l’ordre public dans le cadre des opérations de rétablissement de l'ordre pur-
blic; que notamment, le 2° de l’article L. 242-5 susvisé prévoit que ces dispositifs peuvent être mis en
œuvre au titre de la sécurité des rassemblements de personnes sur la voie publique ou dans les lieux
ouverts au public ainsi que de l'appui des personnels au sol, en vue de leur permettre de maintenir ou
de rétablir l'ordre public, lorsque ces rassemblements sont susceptibles d'entraîner des troubles graves
à l'ordre public ;
Considérant la déclaration en date du 17 février 2026 du collectif Justice pour Quentin qui appelle à un
rassemblement statique le samedi 21 février 2026 à 11h place de la République à Rennes; que ce
rassemblement pourrait mobiliser 200 personnes ;
Préfecture d'Ille-et-Vilaine - 35-2026-02-20-00005 - arrêté autorisant l'usage de drones - secteur Rennes sud 4Considérant que selon les éléments recueillis par les services de police, l'assemblée générale
antifasciste (« AG antifa ») a appelé à un rassemblement visant à perturber la manifestation déclarée
en préfecture et ayant pour objet de rendre hommage à Quentin DERANQUE place de la République
de 11h00 à 12h00 samedi 21 février 2026; que ce rassemblement, non déclaré en préfecture,
méconnaît les dispositions des articles L. 211-1 et suivants du code de la sécurité intérieure, pourrait
être suivi d'une déambulation dans les rues de l'hyper-centre de Rennes ;
Considérant que dans un post Instagram, l'AG antifa révèle ses intentions belliqueuses en soulignant
que l'antifascisme « n'est pas une posture morale, mais le fruit d'une multitude de pratiques, parfois
offensives, pour empêcher notamment l'existence des fascistes dans l'espace public » ; qu'elle appelle
à la haine en évoquant le « néo-nazi Quentin » ; qu'elle affiche son soutien aux personnes interpellées
dans une affaire criminelle ;
Considérant que la mouvance antifasciste se signale régulièrement à Rennes par des comportements
violents à l'encontre d'individus au motif de leurs positions politiques supposées; qu'ainsi, très
récemment, en réaction à la mobilisation du syndicat de police Alliance, des individus de cette
mouvance se sont rassemblés le 31 janvier 2026 place Sainte-Anne à Rennes, sans le déclarer; qu'à
cette occasion, les participants de ce rassemblement, grimés et vêtus de noir ont agressé
physiquement un bouquiniste au motif de ses positions politiques supposées et ont blessé une autre
bouquiniste à l’aide d'une chaise; que le 27 février 2025 également, un étudiant encarté
Rassemblement national a été violemment agressé par sept agresseurs se réclamant de la mouvance
antifasciste ;
Considérant que d’une façon plus générale, les manifestations dans le centre-vile de Rennes ont été
régulièrement l'occasion pour des militants d'engendrer des troubles à l’ordre public en 2025 comme
ce fut le cas lors de manifestations dans le centre-ville telles que celles des 11 et 27 février 2025 ou
encore le 1er avril 2025 où les forces de sécurité intérieure avaient été la cible de jets de projectiles et
que des dégradations avaient été commises sur des centres bancaires, des agences immobilières ou
encore des équipements publicitaires; que le 19 juin 2025, à la suite d'une assemblée générale pour
dénoncer les contrôles de police dans les gares et dans les trains pour lutter contre l'immigration
irrégulière, un rassemblement non déclaré a déambulé dans l'hyper-centre de Rennes jusqu'à la gare
afin de bloquer les rails et le fonctionnement de la gare et des transports en commun, ce
rassemblement avait donné lieu à de multiples violences envers les forces de sécurité intérieure les
obligeant à utiliser la force pour rétablir l'ordre; que le 10 septembre 2025, à l'issue d'une
manifestation organisée dans le cadre du mouvement « Bloquons tout », des feux de poubelles ont été
allumés sur la place Sainte-Anne ; qu'à la suite de la dispersion des manifestants, des groupes radicaux
ont commis de nombreuses exactions en centre-ville et ont allumé plusieurs feux dans les rues de
Rennes, ont jeté des projectiles sur les forces de sécurité intérieure ; que la journée du 10 septembre
2025 a donné lieu à plus de 43 interpellations, 22 gardes à vue et un bilan de dix blessés dont un
gendarme;
Considérant par ailleurs que, selon les renseignements des services de police, des groupuscules de la
droite radicale pourraient se mobiliser en soutien à Quentin Deranque et contre le mouvement
antifasciste ; que cette mobilisation pourrait engendrer des affrontements violents dans l'hyper-centre
rennais entre ces groupuscules et les individus se revendiquant de la mouvance antifasciste; qu'un
poste Instagram d’un leader local de l'ultra-droite à promis de « rendre justice » suite au décès de M.
Deranque ;
Préfecture d'Ille-et-Vilaine - 35-2026-02-20-00005 - arrêté autorisant l'usage de drones - secteur Rennes sud 5Considérant que la mouvance identitaire s'est signalée à plusieurs reprises en 2025 pour des faits
commis à l'encontre de la mouvance antifasciste; qu'entre le 19 au 21 avril 2025, le local associatif de :
l'association Iskis a fait l'objet de dégradations de la part d'un groupe relevant de la mouvance ultra-
droite; que dans la nuit du 26 au 27 septembre 2025, une vingtaine de membres de l’ultra-droite se
sont rapprochés du bar « Le Gazoline » fréquenté par la mouvance antagoniste et y ont apposé des
tags visant la communauté LGBT ;
Considérant qu'il y a lieu de prévenir les comportements individuels ou collectifs de nature à troubler
la tranquillité publique ou à créer un risque pour l'ordre public ;
Considérant que, compte tenu de l'intérêt pour les forces de l'ordre de disposer d'une vision en grand
angle pour permettre le maintien et le rétablissement de l'ordre public tout en limitant l'engagement
des forces au sol, le recours aux dispositifs de captation installés sur des aéronefs est nécessaire et
adapté ; qu'il n'existe pas de dispositif moins intrusif permettant de parvenir aux mêmes fins ;
Considérant que la demande porte sur l'engagement de quatre caméras aéroportées dans la commune
de Rennes; que les lieux surveillés sont strictement limités à la zone où sont susceptibles de se
commettre les atteintes que l'usage des caméras aéroportées vise à prévenir; que la durée de
l'autorisation est également limitée à une durée de 10h00; qu'au regard des circonstances
susmentionnées, la demande n'apparaît pas disproportionnée ;
Considérant que le recours à la captation d'images fera l’objet d'une information par plusieurs moyens
adaptés ; qu'outre la publication du présent arrêté au recueil des actes administratifs, ce dispositif fera
l'objet d'une information sur les réseaux sociaux du service utilisateur ; que ces moyens d'information
sont adaptés ;
Sur proposition de Monsieur le directeur interdépartemental de la police nationale,
Arrête
Article 1” La captation, l'enregistrement et la transmission d'images par la direction
interdépartementale de la police nationale d'Ille-et-Vilaine, sont autorisés au titre de la prévention des
atteintes à la sécurité des personnes et des biens aux fins de sécuriser les rassemblements déclaré et
non déclaré du samedi 21 février 2026, de 9h00 à 19h00.
Article 2 - Le nombre maximal de caméras pouvant procéder simultanément aux traitements
mentionnés à l’article 1” est fixé à quatre caméras positionnées sur des drones de type « DJI ».
Article 3 - La présente autorisation est limitée au périmètre formé par les voies suivantes : RN136 porte
de Pacé-Vezin le Coquet (n°11), RN136 porte de Villejean (n°11), avenue Charles et Raymonde Tillon,
boulevard d'Armorique, avenue de Rochester, rue de Fougères, route de Fougères, rue le Champ
Pourri, le Roquet, la Frinière, rue de la Chalotais, boulevard des Métairies, rue du Bac, rue de la
Chalotais, rue de Paris, route de Domloup, RN136, RN136 porte de Cesson centre (n°2), RN136 porte
de Beaulieu (n°3-a), RN136 porte de Beaulieau (n°3), rue de Brelliou, rue des Landes, avenue André
Bonnin, rue des Loges, RD173, voie de la Liberté, RN136 porte d'Angers (n°5 et n°5-b), RN136 porte
d'Alma (n°6-b), RN136 porte de Nantes (n°6-a), D837, D177, D34, D77, D434, la Perelle, D434,
Préfecture d'Ille-et-Vilaine - 35-2026-02-20-00005 - arrêté autorisant l'usage de drones - secteur Rennes sud 6boulevard de la Haie des Cognets, rue de la Butte des Fusillés de la Maltière, RN136, RN136 porte de
Cleunay (n°9), RN136 porte de Lorient (n°10), RN136 porte de Pacé-Vezin le Coquet (n°11).
Article 4 - Le présent arrêté est publié au recueil des actes administratifs sur le site internet de la
préfecture.
Article 5 - Monsieur le directeur de cabinet et Monsieur le directeur interdépartemental de la police
nationale d'Ille-et-Vilaine sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté.
Rennes, le 20 février 2026
ranck ROBINE
Délais et voies de recours
Conformément à l’article R. 4211 du code de justice administrative, le présent acte peut faire l'objet d’un recours contentieux, dans le délai de deux
mois à compter de sa notification, devant le tribunal administratif de Rennes. Le tribunal administratif de Rennes peut être saisi par l'application
Télérecours accessible par le site https://wwwtelerecours.fr. Il peut également faire l'objet d'un recours gracieux auprès de Monsieur le Préfet d’llle-
et-Vilaine. Cette démarche interrompt le délai de recours contentieux, ce dernier devant être introduit dans le délai de deux mois suivant une
décision implicite ou explicite de l'autorité compétente (le silence de l'administration pendant un délai de deux mois valant décision implicite de
rejet).
Préfecture d'Ille-et-Vilaine - 35-2026-02-20-00005 - arrêté autorisant l'usage de drones - secteur Rennes sud 7Préfecture d'Ille-et-Vilaine
35-2026-02-20-00003
arrêté portant mesures de police à Rennes
samedi 21 février 2026
Préfecture d'Ille-et-Vilaine - 35-2026-02-20-00003 - arrêté portant mesures de police à Rennes samedi 21 février 2026 8E 3
PRÉFET
D'ILLE-
ET-VILAINE
Liberté
Égalité
Fraternité
Cabinet
Arrêté portant mesures de police à Rennes le samedi 21 février 2026
LE PRÉFET DE LA RÉGION BRETAGNE
PRÉFET DE LA ZONE DE DÉFENSE ET DE SÉCURITÉ OUEST,
PRÉFET D'ILLE-ET-VILAINE
Vu le règlement (CE) n°1272/2008 du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008 modifié
relatif à la classification, à l'étiquetage et à l'emballage des substances et des mélanges ;
Vu le code général des collectivités territoriales notamment son article L. 2214-4;
Vu le code de l'environnement, notamment le chapitre VII du titre V et du livre V ;
Vu le code pénal, notamment ses articles 431-3 et suivants, 431-9, 431-9-1 et R. 644-4;
Vu le code de la sécurité intérieure, notamment ses articles L. 211-1 à L. 211-4;
Vu le décret n°2004-374 du 29 avril 2004 modifié relatif aux pouvoirs des préfets, à l'organisation et à
l'action des services de l'État dans les régions et départements, notamment son article 1°';
Vu le décret du 19 novembre 2025 nommant Monsieur Franck ROBINE, préfet de la région Bretagne,
préfet de la zone de défense et de sécurité Ouest, préfet d'Ille-et-Vilaine ;
Considérant la déclaration en date du 17 février 2026 du collectif Justice pour Quentin qui appelle à un
rassemblement statique le samedi 21 février 2026 à 11h place de la République à Rennes; que ce
rassemblement pourrait mobiliser 200 personnes ;
Considérant que selon les éléments recueillis par les services de police, l'assemblée générale
antifasciste (« AG antifa ») a appelé à un rassemblement visant à perturber la manifestation déclarée
en préfecture et ayant pour objet de rendre hommage à Quentin DERANQUE place de la République
de 11h00 à 12h00 samedi 21 février 2026; que ce rassemblement, non déclaré en préfecture,
méconnaît les dispositions des articles L. 211-1 et suivants du code de la sécurité intérieure, pourrait
être suivi d'une déambulation dans les rues de l’hyper-centre de Rennes ;
Considérant que dans un post Instagram, l'AG antifa révèle ses intentions belliqueuses en soulignant
que l’antifascisme « n'est pas une posture morale, mais le fruit d'une multitude de pratiques, parfois
offensives, pour empêcher notamment l'existence des fascistes dans l’espace public» ; qu'elle appelle
à la haine en évoquant le « néo-nazi Quentin » ; qu'elle affiche son soutien aux personnes interpellées
dans une affaire criminelle ;
Considérant que la mouvance antifasciste se signale régulièrement à Rennes par des comportements
violents à l'encontre d'individus au motif de leurs positions politiques supposées; qu'ainsi, très
récemment, en réaction à la mobilisation du syndicat de police Alliance, des individus de cette
1/4
Préfecture d'Ille-et-Vilaine - 35-2026-02-20-00003 - arrêté portant mesures de police à Rennes samedi 21 février 2026 9mouvance se sont rassemblés le 31 janvier 2026 place Sainte-Anne à Rennes, sans le déclarer; qu'à
cette occasion, les participants de ce rassemblement, grimés et vêtus de noir ont agressé
physiquement un bouquiniste au motif de ses positions politiques supposées et ont blessé une autre
bouquiniste à l'aide d'une chaise; que le 27 février 2025 également, un étudiant encarté
Rassemblement national a été violemment agressé par sept agresseurs se réclamant de la mouvance antifasciste ;
Considérant que d'une façon plus générale, les manifestations dans le centre-vile de Rennes ont été
régulièrement l'occasion pour des militants d'engendrer des troubles à l'ordre public en 2025 comme
ce fut le cas lors de manifestations dans le centre-ville telles que celles des 11 et 27 février 2025 ou
encore le 1er avril 2025 où les forces de sécurité intérieure avaient été la cible de jets de projectiles et
que des dégradations avaient été commises sur des centres bancaires, des agences immobilières ou
encore des équipements publicitaires; que le 19 juin 2025, à la suite d'une assemblée générale pour
dénoncer les contrôles de police dans les gares et dans les trains pour lutter contre l'immigration
irrégulière, un rassemblement non déclaré a déambulé dans l'hyper-centre de Rennes jusqu'à la gare
afin de bloquer les rails et le fonctionnement de la gare et des transports en commun, ce
rassemblement avait donné lieu à de multiples violences envers les forces de sécurité intérieure les
obligeant à utiliser la force pour rétablir l’ordre ; que le 10 septembre 2025, à l'issue d'une manifestation
organisée dans le cadre du mouvement « Bloquons tout », des feux de poubelles ont été allumés sur la
place Sainte-Anne ; qu'à la suite de la dispersion des manifestants, des groupes radicaux ont commis de
nombreuses exactions en centre-ville et ont allumé plusieurs feux dans les rues de Rennes, ont jeté des
projectiles sur les forces de sécurité intérieure; que la journée du 10 septembre 2025 a donné lieu à
plus de 43 interpellations, 22 gardes à vue et un bilan de dix blessés dont un gendarme ;
Considérant par ailleurs que, selon les renseignements des services de police, des groupuscules de la
droite radicale pourraient se mobiliser en soutien à Quentin Deranque et contre le mouvement
antifasciste ; que cette mobilisation pourrait engendrer des affrontements violents dans l’hyper-centre
rennais entre ces groupuscules et les individus se revendiquant de la mouvance antifasciste; qu'un
poste Instagram d’un leader local de l'ultra-droite à promis de « rendre justice » suite au décès de M.
Deranque ;
Considérant que la mouvance identitaire s'est signalée à plusieurs reprises en 2025 pour des faits
commis à l'encontre de la mouvance antifasciste ; qu'entre le 19 au 21 avril 2025, le local associatif de
l'association Iskis a fait l'objet de dégradations de la part d'un groupe relevant de la mouvance ultra-
droite; que dans la nuit du 26 au 27 septembre 2025, une vingtaine de membres de l’ultra-droite se
sont rapprochés du bar « Le Gazoline » fréquenté par la mouvance antagoniste et y ont apposé des
tags visant la communauté LGBT ;
Considérant que la menace terroriste demeure actuelle et prégnante comme l'indique le relèvement du plan Vigipirate au niveau « urgence attentat » ;
Considérant qu'il y a lieu de prévenir les comportements individuels ou collectifs de nature à troubler
la tranquillité publique ou à créer un risque de trouble à l'ordre public ;
Considérant que, dans ces circonstances, la nature et les conditions d'organisation de ces évènements
sont de nature à provoquer des troubles graves à l'ordre et à la tranquillité publics ;
Considérant que, dans ces circonstances, il appartient au préfet de prendre les mesures adaptées,
nécessaires et proportionnées pour préserver la sécurité des manifestants et l'ordre public;
ARRÊTE :
2/4
Préfecture d'Ille-et-Vilaine - 35-2026-02-20-00003 - arrêté portant mesures de police à Rennes samedi 21 février 2026 10Article 1° - Sont interdits, sur la commune de Rennes, le samedi 21 février 2026 à partir de 10h00
jusqu'à 23h59, le port et le transport :
- d'armes par nature et de tous objets susceptibles de constituer une arme au sens de l'article 132-
75 du code pénal ;
ainsi que le port et le transport par des particuliers, sans motif légitime :
- de mortiers, d'artifices de divertissement et d'articles pyrotechniques ;
- de substances telles que l'essence, le pétrole, le gaz, l'alcool à brûler, le méthanol, la
térébenthine, le « white-spirit », l'acétone, les solvants et les produits à base d'acide chlorhydrique
dans des conteneurs individuels :
- d'objets destinés à dissimuler tout ou partie du visage afin de ne pas être identifié ;
- d'équipements destinés à effectuer des tags et marquages urbains ;
- d'équipement de protection destiné à mettre en échec tout ou partie des moyens utilisés par les
représentants de la force publique pour le maintien de l'ordre ;
- des poubelles, des caddies de supermarché, des palettes en bois, du mobilier urbain ou matériel
de chantier ;
- de tout élément ou matériel destiné à nuire à la libre circulation des personnes dans l'espace
public.
Article 2 - Les infractions au présent arrêté sont constatées, poursuivies et réprimées conformément
aux lois et règlements en vigueur. Les forces de l'ordre sont autorisées à verbaliser les contrevenants et
à procéder à la saisie des objets, équipements et produits visés dans l’article 1°’.
Article 3 - Le présent arrêté est transmis à la maire de Rennes.
Article 4 - Le sous-préfet, directeur de cabinet du préfet d’Ille-et-Vilaine, la maire de Rennes et le
directeur interdépartemental de la police nationale d'Ille-et-Vilaine sont chargés, chacun en ce qui le
concerne, de l'exécution du présent arrêté qui sera publié au recueil des actes administratifs de la
préfecture d'Ille-et-Vilaine.
Fait à Rennes, le 20 février 2026
3/4
Préfecture d'Ille-et-Vilaine - 35-2026-02-20-00003 - arrêté portant mesures de police à Rennes samedi 21 février 2026 11Délais et voies de recours
Conformément à l’article R. 4211 du code de justice administrative, le présent acte peut faire l’objet d'un recours contentieux, dans le délai de deux mois à compter de sa
notification, devant le tribunal administratif de Rennes. Le tribunal administratif de Rennes peut être saisi par l'application Télérecours accessible par le site https///wwuwtelerecours.fr. Il peut également faire l'objet d'un recours gracieux auprès de Monsieur le Préfet d'Ille-et-Vilaine. Cette démarche interrompt le délai de recours
contentieux, ce dernier devant être introduit dans le délai de deux mois suivant une décision implicite ou explicite de l'autorité compétente (le silence de l'administration pendant un délai de deux mois valant décision implicite de rejet).
414
Préfecture d'Ille-et-Vilaine - 35-2026-02-20-00003 - arrêté portant mesures de police à Rennes samedi 21 février 2026 12Préfecture d'Ille-et-Vilaine
35-2026-02-20-00004
arrêté préfectoral autorisant l'usage de drones
samedi 21 février 2026 - secteur Rennes nord
Préfecture d'Ille-et-Vilaine - 35-2026-02-20-00004 - arrêté préfectoral autorisant l'usage de drones samedi 21 février 2026 - secteur Rennes nord 13E n
PRÉFET
D'ILLE-
ET-VILAINE
Liberté
Égalité
Fraternité
Cabinet
ARRÊTÉ PRÉFECTORAL
autorisant la captation, l'enregistrement et la transmission
d'images au moyen de caméras installées sur des aéronefs
LE PRÉFET DE LA RÉGION BRETAGNE
PRÉFET DE LA ZONE DE DÉFENSE ET DE SÉCURITÉ OUEST
PRÉFET D'ILLE-ET-VILAINE
Vu le code de la sécurité intérieure et notamment ses articles L. 242-1 à L. 242-8 et KR. 242-8 à KR. 242-14;
Vu le code civil, notamment son article 1°;
Vu le décret n° 2004-374 du 29 avril 2004 relatif aux pouvoirs des préfets, à l’organisation et à l'action
des services de l'État dans les régions et départements ;
Vu le décret du 19 novembre 2025 nommant Monsieur Franck ROBINE, préfet de la région Bretagne,
préfet de la zone de défense et de sécurité Ouest, préfet d'Ille-et-Vilaine ;
Vu l'arrêté du ministre de l'Intérieur et des outre-mer du 19 avril 2023 relatif au nombre maximal de
caméras installées sur des aéronefs pouvant être simultanément utilisées dans chaque département et
collectivité d'outre-mer ;
Vu la demande du 19 février 2026, formée par la direction interdépartementale de la police nationale
d'Ille-et-Vilaine, visant à obtenir l'autorisation de capter, d'enregistrer et de transmettre des images à
Saint-Malo, au moyen de quatre caméras installées sur des drones aux fins de sécuriser le
rassemblement déclaré par le collectif Justice pour Quentin samedi 21 février 2026 à Rennes ;
Considérant que les dispositions susvisées permettent aux forces de sécurité intérieure, dans l'exercice
de leurs missions de prévention des atteintes à l’ordre public et de protection de la sécurité des per-
sonnes et des biens, de procéder à la captation, à l'enregistrement et à la transmission d'images au
moyen de caméras installées sur des aéronefs aux fins d'assurer la sécurité des personnes et des biens
et prévenir les troubles à l’ordre public dans le cadre des opérations de rétablissement de l'ordre pu-
blic; que notamment, le 2° de l’article L. 242-5 susvisé prévoit que ces dispositifs peuvent être mis en
œuvre au titre de la sécurité des rassemblements de personnes sur la voie publique ou dans les lieux
ouverts au public ainsi que de l'appui des personnels au sol, en vue de leur permettre de maintenir ou
de rétablir l'ordre public, lorsque ces rassemblements sont susceptibles d'entraîner des troubles graves
à l'ordre public ;
Considérant la déclaration en date du 17 février 2026 du collectif Justice pour Quentin qui appelle à un
rassemblement statique le samedi 21 février 2026 à 11h place de la République à Rennes; que ce
rassemblement pourrait mobiliser 200 personnes ;
Préfecture d'Ille-et-Vilaine - 35-2026-02-20-00004 - arrêté préfectoral autorisant l'usage de drones samedi 21 février 2026 - secteur Rennes nord 14Considérant que selon les éléments recueillis par les services de police, l'assemblée générale
antifasciste (« AG antifa ») a appelé à un rassemblement visant à perturber la manifestation déclarée
en préfecture et ayant pour objet de rendre hommage à Quentin DERANQUE place de la République
de 11h00 à 12h00 samedi 21 février 2026; que ce rassemblement, non déclaré en préfecture,
méconnaît les dispositions des articles L. 211-1 et suivants du code de la sécurité intérieure, pourrait
être suivi d'une déambulation dans les rues de l'hyper-centre de Rennes ;
Considérant que dans un post Instagram, l'AG antifa révèle ses intentions belliqueuses en soulignant
que l'antifascisme « n'est pas Une posture morale, mais le fruit d'une multitude de pratiques, parfois
offensives, pour empêcher notamment l'existence des fascistes dans l’espace public » ; qu'elle appelle
à la haine en évoquant le « néo-nazi Quentin » ; qu'elle affiche son soutien aux personnes interpellées
dans une affaire criminelle ;
Considérant que la mouvance antifasciste se signale régulièrement à Rennes par des comportements
violents à l'encontre d'individus au motif de leurs positions politiques supposées; qu'ainsi, très
récemment, en réaction à la mobilisation du syndicat de police Alliance, des individus de cette
mouvance se sont rassemblés le 31 janvier 2026 place Sainte-Anne à Rennes, sans le déclarer; qu'à
cette occasion, les participants de ce rassemblement, grimés et vêtus de noir ont agressé
physiquement un bouquiniste au motif de ses positions politiques supposées et ont blessé une autre
bouquiniste à l'aide d’une chaise; que le 27 février 2025 également, un étudiant encarté
Rassemblement national a été violemment agressé par sept agresseurs se réclamant de la mouvance
antifasciste ;
Considérant que d'une façon plus générale, les manifestations dans le centre-vile de Rennes ont été
régulièrement l'occasion pour des militants d'engendrer des troubles à l'ordre public en 2025 comme
ce fut le cas lors de manifestations dans le centre-ville telles que celles des 11 et 27 février 2025 ou
encore le 1er avril 2025 où les forces de sécurité intérieure avaient été la cible de jets de projectiles et
que des dégradations avaient été commises sur des centres bancaires, des agences immobilières ou
encore des équipements publicitaires; que le 19 juin 2025, à la suite d'une assemblée générale pour
dénoncer les contrôles de police dans les gares et dans les trains pour lutter contre l'immigration
irrégulière, un rassemblement non déclaré a déambulé dans l'hyper-centre de Rennes jusqu'à la gare
afin de bloquer les rails et le fonctionnement de la gare et des transports en commun, ce
rassemblement avait donné lieu à de multiples violences envers les forces de sécurité intérieure les
obligeant à utiliser la force pour rétablir l’ordre; que le 10 septembre 2025, à l'issue d'une
manifestation organisée dans le cadre du mouvement « Bloquons tout », des feux de poubelles ont été
allumés sur la place Sainte-Anne; qu'à la suite de la dispersion des manifestants, des groupes radicaux
ont commis de nombreuses exactions en centre-ville et ont allumé plusieurs feux dans les rues de
Rennes, ont jeté des projectiles sur les forces de sécurité intérieure ; que la journée du 10 septembre
2025 a donné lieu à plus de 43 interpellations, 22 gardes à vue et un bilan de dix blessés dont un
gendarme ;
Considérant par ailleurs que, selon les renseignements des services de police, des groupuscules de la
droite radicale pourraient se mobiliser en soutien à Quentin Deranque et contre le mouvement
antifasciste ; que cette mobilisation pourrait engendrer des affrontements violents dans l'hyper-centre
rennais entre ces groupuscules et les individus se revendiquant de la mouvance antifasciste; qu'un
poste Instagram d’un leader local de l'’ultra-droite à promis de « rendre justice » suite au décès de M.
Deranque ;
Préfecture d'Ille-et-Vilaine - 35-2026-02-20-00004 - arrêté préfectoral autorisant l'usage de drones samedi 21 février 2026 - secteur Rennes nord 15Considérant que la mouvance identitaire s'est signalée à plusieurs reprises en 2025 pour des faits
commis à l'encontre de la mouvance antifasciste ; qu'entre le 19 au 21 avril 2025, le local associatif de
l'association Iskis à fait l'objet de dégradations de la part d'un groupe relevant de la mouvance ultra-
droite; que dans la nuit du 26 au 27 septembre 2025, une vingtaine de membres de l'ultra-droite se
sont rapprochés du bar « Le Gazoline » fréquenté par la mouvance antagoniste et y ont apposé des
tags visant la communauté LGBT ;
Considérant qu'il y a lieu de prévenir les comportements individuels ou collectifs de nature à troubler
la tranquillité publique ou à créer un risque pour l'ordre public ;
Considérant que, compte tenu de l'intérêt pour les forces de l'ordre de disposer d'une vision en grand
angle pour permettre le maintien et le rétablissement de l’ordre public tout en limitant l'engagement
des forces au sol, le recours aux dispositifs de captation installés sur des aéronefs est nécessaire et
adapté ; qu'il n'existe pas de dispositif moins intrusif permettant de parvenir aux mêmes fins ;
Considérant que la demande porte sur l'engagement de quatre caméras aéroportées dans la commune
de Rennes; que les lieux surveillés sont strictement limités à la zone où sont susceptibles de se
commettre les atteintes que l'usage des caméras aéroportées vise à prévenir; que la durée de
l'autorisation est également limitée à une durée de 10h00; qu'au regard des circonstances
susmentionnées, la demande n'apparaît pas disproportionnée ;
Considérant que le recours à la captation d'images fera l'objet d'une information par plusieurs moyens
adaptés ; qu'outre la publication du présent arrêté au recueil des actes administratifs, ce dispositif fera
l'objet d’une information sur les réseaux sociaux du service utilisateur; que ces moyens d'information
sont adaptés ;
Sur proposition de Monsieur le directeur interdépartemental de la police nationale,
Arrête
Article 1” La captation, l'enregistrement et la transmission d'images par la direction
interdépartementale de la police nationale d'Ille-et-Vilaine, sont autorisés au titre de la prévention des
atteintes à la sécurité des personnes et des biens aux fins de sécuriser les rassemblements déclaré et
non déclaré du samedi 21 février 2026, de 9h00 à 19h00.
Article 2 - Le nombre maximal de caméras pouvant procéder simultanément aux traitements
mentionnés à l’article 1° est fixé à quatre caméras positionnées sur des drones de type « DJI ».
Article 3 - La présente autorisation est limitée au périmètre formé par les voies suivantes : RN136 porte
de Cleunay (n°9), quai Robinot de St Cyr, rue du Manoir de Servigné, N24, rue de Lorient, RN136,
RN136 porte de Lorient (n°10), RN136 porte de Pacé Vezin (n°11), RN136 porte de Villejean (n°11),
RN136 porte de Beauregard (n°13-a), RN136 porte de Saint-Malo (n°13-b), RN136 porte de Maurepas
(n°14), RN136 porte des Longs Champs (n°15), RN136 porte de Normandie (n°16), RN136 porte de Tizé
(n°17), RN136 porte de Cesson (n°01), N157, RN136 porte de Cesson centre (n°2), RN136 porte de
Beaulieu (n°3-a), D386, boulevard des Alliés, avenue des Préales, avenue François Château, avenue
Sergent Maginot, quai de Richemont, quai Emile Zola, place de la République, quai Lamenais, place de
Préfecture d'Ille-et-Vilaine - 35-2026-02-20-00004 - arrêté préfectoral autorisant l'usage de drones samedi 21 février 2026 - secteur Rennes nord 16Bretagne, quai de la Prévalaye, pont Robert Schuman, quai d'Auchel, allée Louis Lucipia, RN136 porte
de Cleunay (n°9).
Article 4 - Le présent arrêté est publié au recueil des actes administratifs sur le site internet de la
préfecture.
Article 5 - Monsieur le directeur de cabinet et Monsieur le directeur interdépartemental de la police
nationale d'Ille-et-Vilaine sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté.
Rennes, le 20 février 2026
Le préfet
_A
Me BI
Délais et voies de recours
Conformément à l’article R. 421-1 du code de justice administrative, le présent acte peut faire l‘objet d’un recours contentieux, dans le délai de deux
mois à compter de sa notification, devant le tribunal administratif de Rennes. Le tribunal administratif de Rennes peut être saisi par l'application
Télérecours accessible par le site https://wwwtelerecours.fr. Il peut également faire l'objet d’un recours gracieux auprès de Monsieur le Préfet d'llle-
et-Vilaine. Cette démarche interrompt le délai de recours contentieux, ce dernier devant être introduit dans le délai de deux mois suivant une
décision implicite ou explicite de l'autorité compétente (le silence de l'administration pendant un délai de deux mois valant décision implicite de
rejet).
Préfecture d'Ille-et-Vilaine - 35-2026-02-20-00004 - arrêté préfectoral autorisant l'usage de drones samedi 21 février 2026 - secteur Rennes nord 17