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Document publié le undefined NaN undefined NaN à NaNhNaN par la commune de Gennevilliers.
Lien du pdf (unknown - libre expression genmag nov 2023)
Thèmes du document : Environnement, Famille, Éducation,
2 3
LIBRE EXPRESSION Le nouveau ministre de l’éducation a pris, à juste titre, le contrepied de son prédécesseur, notamment sur les questions de harcèlement sco-
laire et de l’abaya. Néanmoins, le
chantier de l ’ éduc ation reste
immense.
Les niveaux d’instruction sont très
bas comparés à ceux des autres pays
européens. Les éléments de base
(lecture, expression, mathématiques)
ne sont pas acquis par tous les élèves
à l’entrée en sixième. Les tests inter-
nationaux PISA montrent hélas une
dégradation des connaissances en
mathématiques de nos élèves de troi-
sième. Certains professeurs bien
souvent sont embauchés malgré leur
niveau relativement insuffisant.
Certaines idéologies s’incrustent
anormalement dans l’Éducation
nationale. Il est scandaleux que nos
élèves doivent subir les dérives du
wokisme, du communautarisme et
des questions de genre. Tous ces
points n’ont aucun intérêt dans l’édu-
cation et ne doivent pas être traités à
l’école. De même, les questions éco-
logiques, que le gouvernement veut
imposer en classe de troisième, ne
doivent pas angoisser nos jeunes et
engendrer dans leur esprit une peur
irrationnelle de l’avenir.
Les solutions doivent concerner en
priorité la revalorisation des métiers
de l ’enseignement (formation,
salaire, reconnaissance). Un examen
pour l’entrée en sixième doit être mis
en place pour filtrer les niveaux des
élèves, comme cela se faisait à
l’époque du certificat d’études. De
même un statut du Brevet des col-
lèges à la fin de la classe de troisième
permettra d’orienter efficacement
les élèves.
Enfin, un contrat de responsabilité
parentale devra être établi. Ce
contrat permettra à l’Éducation
nationale d’aider les parents en diffi-
culté comme de mettre à l’amende
certains parents démissionnaires,
sur la base éventuelle d’une réduc-
tion des allocations familiales.
La tâche est lourde, mais essen-
tielle pour l’avenir de nos enfants.
Souhaitons courage au nouveau
ministre.
La rentrée scolaire a une nouvelle fois laissé des
traces. Un ministre qui annonce un professeur devant
chaque élève, alors qu’il sait que cette promesse ne
sera pas tenue. Un ministre qui, pour faire diversion,
crée une fausse polémique sur les abayas, alors que
le sujet concerne 300 cas sur 12 000 000 d’élèves.
Dans les faits, ces effets de manche sont là pour
occuper le terrain médiatique, quand les problèmes
de fond demeurent et s’enracinent. À Gennevilliers,
comme ailleurs, nos enfants pâtissent au quotidien
de cette façon de faire de la politique, qui ne règle
rien. L’éducation de nos enfants est un sujet bien trop
important pour ne pas parler de certains dysfonction-
nements.
Parlons donc du fond. Cela fait un moment que,
pour compenser les démissions d’enseignants, des
professeurs en herbe sont recrutés à Pôle Emploi,
via des « job dating ». Sans remettre en question leur
niveau de qualification, être diplômé dans un domaine
ne confère pas automatiquement les qualités
requises pour enseigner : la pédagogie c’est un
métier et cela s’apprend. Or, depuis la suppression
de l’IUFM, nous avons clairement perdu en qualité de
formation et cela ne manque pas de se faire ressen-
tir auprès des élèves. Pour cette rentrée, certaines
classes étaient privées d’enseignants tout court,
autant vous dire que la question de la formation des
professeurs, pourtant primordiale, est passée à la
trappe.
Parlons aussi de l’inclusion du handicap, à l’œuvre
dans nos écoles. Si elle relève d’une intention louable,
elle est aussi motivée par des visées d’économie
budgétaire : les structures adaptées type IME/CMP
de jour, cela coûte cher mais il faut en ouvrir, pas les
fermer. Quant à l’inclusion du handicap à l’école, elle
peut avoir, si elle est mal organisée, des effets délé-
tères : quand les moyens ne suivent pas, à savoir un
nombre d’AESH suffisant, elle peut pénaliser les
jeunes concernés ; quand le handicap est important,
une place en structure adaptée doit être parfois pri-
vilégiée. Or, trop souvent, le manque de moyens sur
cette question cruciale s’ajoute à des classes sur-
chargées ce qui, in fine, dessert tous les élèves.
Localement, hommage doit être rendu aux parents,
mobilisés pour dénoncer le manque d’enseignants et
d’AESH, ou les problèmes d’affectation liés à Par-
coursup, contraignant certains étudiants à changer
de voie. Grâce à leur action, l’Éducation nationale et
la Mairie ont dû se bouger et trouver des solutions
pour des élèves qui ont perdu un temps précieux.
Autre point : la crèche associative ‘La Mayotte’ doit
ouvrir ses portes en novembre et accueillir des
enfants avec prisme autistique, favorisant ainsi leur
inclusion, tout en élargissant l’offre éducative exis-
tante (avec l’UEMA de la maternelle Aguado). Ce sera
un soulagement pour les parents concernés, reste à
espérer que les Gennevillois seront prioritaires.
LES
CONTRIBUTIONS
PUBLIÉES
DANS CES PAGES
N’ENGAGENT
PAS LA RÉDACTION
DE GENNEVILLIERS
MAGAZINE
CONTRIBUTION
NON PARVENUE
ENSEMBLE POUR GENNEVILLIERS LES RÉPUBLICAINS
ÉDUCATION :
SAUVONS
NOS ENFANTS
Philippe Hallais
LES GENNEVILLOIS
ÉDUCATION :
PARLONS UN PEU
DU FOND
Laetitia Ghirardi
GROUPE SOCIALISTE,
RÉPUBLICAIN, CITOYEN
L’ÉTAT VEUT JETER LES
CITOYENS DANS LES
BRAS DU PRIVÉ
GENNEVILLIERS-ÉCOLOGIE/
EUROPE ÉCOLOGIE-LES VERTS
UN CHEMIN
DÈS À PRÉSENT
UNION DES GENNEVILLOIS.E.S
L’AMÉLIORATION
DE LA QUALITÉ DE L’AIR,
UN ENJEU ESSENTIEL
Sonia Blanc Richard Merra Laurent Noël Zineb Zouaoui
L’état de propreté d’une ville est
un enjeu important dans la vie des
habitants. Il contribue à leur bien-
être, mais aussi à leur perception
de la qualité du service public.
Chaque jour, 85 agents de la pro-
preté de la Ville de Gennevilliers
collectent les encombrants,
effacent les tags, nettoient les
rues et les places de notre ville.
Chaque année, 898,08 tonnes de
déchets que les Gennevillois·es et
ceux qui viennent y travailler pro-
duisent et qu’il faut ramasser, trier
et valoriser !
En parallèle, les comportements
de ceux qui salissent et polluent
nos rues ne baissent pas ! Ce sont
environ 175 855 € que nous pour-
rions investir ailleurs…
Avec la nouvelle application de la
ville, nous nous inscrivons dans
l’objectif d’associer les Gennevil-
lois·es à nos actions en matière
d’entretien de l’espace public. Ce
nouveau dispositif permettra à
l’ensemble de nos services et de
nos agents d’être mobilisés.
Notre service public contribuera
indéniablement à améliorer la
réactivité des agents, la qualité
des interventions, leur coordina-
tion et à répondre aux attentes
légitimes des Gennevillois·es.
Notre service municipal et l’Éta-
blissement Public Territorial (EPT)
Boucle Nord de Seine s’inves-
tissent au quotidien pour préser-
ver et améliorer le cadre de vie des
Gennevillois·es.
Cependant, nous avons collecti-
vement un défi à relever : la réduc-
tion de la quantité de déchets. Cela
interroge nos habitudes de
consommation à toutes et tous.
Nous participerons ainsi à la
transition écologique de notre
ville.
Pour télécharger Gennevilliers
L’appli :
- App Store : https://apps.apple.
com/us/app/gennevilliers-lappli/
id6466400097
- Play Store : https://play.
google.com/store/apps/
details?id=fr.neocity.gennevil-
liers
FRONT DE GAUCHE GENNEVILLOIS
NOS DÉCHETS NOUS
COÛTENT CHERS…
Ces dernières années, les alertes
et recommandations sanitaires en
cas de forte pollution atmosphérique
se sont démultipliées. Nombreux
sont les effets de la pollution de l’air
sur notre santé : irritations oculaires
ou respiratoires, exacerbation des
troubles cardiovasculaires et respi-
ratoires, AVC, des troubles du déve-
loppement de l’enfant, des cancers…
voire des décès. En France, c’est le
3 e facteur de décès prématurés
(48 000 par an). Cette pollution a
également des conséquences sur
l’agriculture (perte de rendement) et
les écosystèmes (perte de biodiver-
sité).
L’amélioration de la qualité de l’air
(à l’intérieur et à l’extérieur) est
désormais une préoccupation
majeure qui suppose au préalable la
réduction des émissions de pol-
luants dans tous les secteurs. Nous
sommes tous concernés : habitants,
collectivités, entreprises et associa-
tions.
Les leviers sont divers : nouvelles
motorisations, transports en com-
mun, rénovation énergétique, chauf-
fage écologique, constructions
éco-responsables, agriculture…
Tout le monde doit y contribuer à sa
mesure, mais nous ne disposons pas
tous des mêmes moyens utiles.
Si certaines aides existent, pour
les plus précaires, elles restent
insuffisantes, ce qui constitue un
frein à l’adoption des nouvelles pra-
tiques permettant un impact réel sur
l’émission des polluants en cause.
Notre ville a une politique volonta-
riste et incitative : action contre le
gaspillage alimentaire, développe-
ment des pistes cyclables, aides à
l’achat de cycles, transports en com-
mun, valorisation du port et du déve-
loppement du transport fluvial,
densification raisonnée des zones
urbaines, développement et protec-
tion des espaces verts et végétali-
sés, en matière de construction…
Mais il reste encore beaucoup à
faire.
Le groupe d’union des Gennevil-
lois·e·s soutient les acteurs œuvrant
à l’amélioration de notre cadre de vie
et de préservation de notre santé.
Se priver « d’un récit » qui fasse rêver
freinerait la dynamique socio-écologiste.
Il faudrait en effet en opposer un, à « l’ex-
pansion illimité » distribuée sur « le
mérite » ou sur une « identité légitime »
imaginé par les Libéraux et les Populistes.
Or, ces récits relatifs à de lents parcours
individuels et familiaux sont inadaptés à ce
présent comprimé par l’accélération du
dérèglement climatique.
C’est la jeunesse qui par nature vit la
succession de temps instantanés qui per-
çoit le mieux cette accélération. Aussi, est-
elle indignée par le statu quo qui espère
encore un peu s’approprier les ressources
naturelles.
C’est bien sa colère qui débouche sur des
mobilisations civiques. Une colère alimen-
tée aussi par un gouvernement plus sen-
sible aux rapports de forces qu’aux règles
démocratiques.
Colère juste, car au service d’une cause
universelle. Elle surprend par la cohérence
d’une expression qui enregistre des vic-
toires.
Les actions non-violentes, menées
contre des projets d’une autre époque
(autoroutes, routes, aéroports...), et contre
la privatisation de ressources naturelles
(méga-bassines, déforestations, pipelines
gazier…) sont néanmoins qualifiées
« d’écoterrorisme ». Rien d’étonnant,
puisque ce gouvernement désormais
dépendant de la doctrine d’extrême droite
oppose la force policière à l’expression
politique. Le glissement vers un autorita-
risme « i-libéral » est bien réel.
Qu’en est-il de la stratégie de l’État ?
Sous la pression des lobbys et de la
Finance, il continue de « jouer la montre ».
Il propose encore et toujours un récit du
temps long, sans ambition pour le court
terme qui est une vraie question. Il y répond
par quelques réglementations jamais
accompagnées financièrement. Il est téta-
nisé par le calendrier des rythmes électo-
raux et substitue une gestion au « coup par
coup » à une vision politique.
Les luttes d’aujourd’hui sont dictées par
l’urgence. Elles ne sont pas pour autant
incohérentes, car les connaissances scien-
tifiques et le logiciel écologiste qui les
structurent ont des fondements anciens et
solides. La jeunesse qui montre une capa-
cité à percevoir ces enjeux agit ici et main-
tenant. Cette étonnante maturité vaut
peut-être plus qu’un récit.
Le mois dernier nous vous
faisions part de nos inquié-
tudes sur les capacités de
Gabriel Attal de tenir ces pro-
messes d’un enseignant par
classe et lui décernions par
anticipation un bonnet d’âne
pour sa rentrée.
Hélas pour nous, cette gra-
tification n’est pas usurpée !
Nous avons vécu la pire ren-
trée scolaire de notre histoire
et à l’heure où nous écrivons
ces lignes, et ce malgré une
très forte mobilisation des
enseignants, des parents et
de vos élus, la situation reste
très fragile. Comment pour-
rait-il en être autrement,
chaque année nous devons
nous mobiliser davantage
pour sauver l’essentiel face à
une institution qui ne nous
écoute plus.
L’Éducation nationale n’est
hélas pas le seul service
public « en panne » ; que dire
de l’Hôpital en mal de soi-
gnants et désorganisé à l’ex-
trême ; que dire encore des
transports publics dépecés
minutieusement ; une liste
exhaustive ne tiendrait pas
dans cette colonne…
Un état qui voudrait envoyer
les citoyens dans les bras du
privé s’y prendrait-il autre-
ment ? Non !
C’est bien l’intérêt général
qui est mis à la casse par ce
gouvernement.
Vos élus du groupe socialiste
et républicain sont mobilisés
à vos côtés. Plus nous serons
nombreux plus nous serons
efficaces !
Pour nous joindre…
Groupe.socialiste@
ville-gennevilliers.fr
01 40 85 63 56