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unknown - Communauté d'agglomération - Pays Basque - OJ 42. 2. Annexe Projet culturel asso Clarenza programme activites
Document publié le Dimanche 1 janvier 2023
Lien du pdf (unknown - Communauté d'agglomération - Pays Basque - OJ 42. 2. Annexe Projet culturel asso Clarenza programme activites)
Thèmes du document : Culture et patrimoine, Loisirs, Histoire et mémoire,
1
PROGRAMME D’ACTIVITES CLARENZA 23 24 25 262
INTRODUCTION
NOTE D'INTENTION 23 24 25 26
DIFFUSION, PRODUCTION, ACTION CULTURELLE ET PARTENARIATS
PROGRAMME ANNUEL REPARTI EN TROIS AXES
THEMATIQUES
INTENTIONS DE STRUCTURATION
INTRODUCTION3
Un projet quadri-annuel aux évolutions multiples
Le projet de Clarenza, bastide de l’oralité, présenté ci-dessous laisse apparaitre des évolutions sensibles dans les activités et le
fonctionnement.
Créée en 2017, nous connaissons les points forts et les points à travailler de l’association. Nous avons notamment décidé :
- de la structuration du programme annuel.
Échelonnement des dates des quatre temps forts, entre janvier et septembre.
Echelonnement des périodes de résidences en amont des temps forts.
- de la prise en compte de l’aspect multi-sites des activités. Primaderan a lieu dans la salle de spectacle Inessa de Gaxen. Udan, la guinguette se déroule en extérieur, à Pont de Port. Larrazkenean sur des lieux qui sont déterminés selon la nature des projets. Neguan, performance des 24 heures de l’oralité, à la salle de spectacle Inessa de Gaxen.
- de renforcer, sur 4 ans, la présence artistique sur le village, en amont des temps forts, en multipliant les temps de rencontres et en les faisant connaître.
- de se donner le droit d’essayer de nouvelles expérimentations, de nouveaux cadres de jeu, quitte à revenir en arrière.
- de proposer des conditions favorables à l’expression de l’intelligence collective en misant sur l’inclusion de toutes les parties prenantes : bénévoles, adhérents, villageois, partenaires, etc.
- de favoriser un dialogue serein et de confiance avec l’ensemble de nos partenaires qui nous offrent la possibilité de garder un outil de travail souple et évaluable.
- de pérenniser les moyens humains actuels dès 2023.4
NOTE D'INTENTION 23 24 25 26
De l’intime, de soi, sa famille, par sa maison, son village, jusqu’à son propre infini, chacun parcourt un itinéraire singulier. Nous l’observons,
nous l’écoutons, nous l’accompagnons, nous l’inventons.
Durant ces 4 années, le programme de Clarenza s’articule autour de propositions artistiques qui vont nourrir le sujet exposé ci-dessous.
Pour approfondir cette thématique large et proposer les lectures artistiques qui en découlent, Clarenza doit se doter de ressources
performantes et adaptées par la collaboration ou le recrutement. Par exemple, une personne compétente dans le domaine du patrimoine,
consciente et convaincue de l’intérêt des expérimentations artistiques, pourrait permettre d’améliorer notre lecture et notre gestion des
patrimoines et du territoire afin de valoriser l’action et la pensée culturelles.
Des collaborations avec des intervenants qui comprennent les enjeux du projet, éminemment artistique mais aussi chargé d’humanisme et
inscrit dans la conviction indéfectible des droits culturels sont à approfondir et à engager.
L’équilibre art/culture/tourisme est un défi sur notre bassin de vie. Être force de propositions dans la mise en jeu d’une politique culturelle à
l’échelle de notre territoire représente un engagement, Clarenza fait partie de ceux qui relèvent ce défi.
Permettre de découvrir et redécouvrir la richesse de notre culture et de nos patrimoines, participer à les alimenter et à les réinventer. En
collaboration avec les structures du tourisme, Clarenza est en mesure de fournir des outils, de les développer et de contribuer ainsi à la qualité
de l’offre touristique.
L’école de l’oralité avec ses ateliers autour de la philosophie, des récits, de l’éloquence, de la voix, s’adresse à tous, de l’habitant, de l’association
à l’étudiant ou au professionnel.
C’est le lien entre les événements, le lieu du développement des sujets et le terreau des idées.
Nous désirons ouvrir notre champ d’action à un territoire plus large en termes de rayonnement et aussi d’expérimentations. Cela commence
par élargir notre territoire d’action sur les communes de notre agglomération et aussi d’officialiser des partenariats avec des structures
locales, nationales et internationales :
- au travers de projets de découverte et de sensibilisation des pratiques artistiques en milieu scolaire sur les communes de Bardos et Bidache en priorité ;
au travers de projets de découverte et de création partagée avec les structures de transmission de pratiques artistiques, en commençant
par l’école de musique Soinubila de Hasparren puis avec le Conservatoire à rayonnement régional Maurice Ravel Bayonne Côte basque.
- en renforçant l’accueil de propositions provenant d’autres Centres culturels de rencontre nationaux ou internationaux.5
DIFFUSION, PRODUCTION, ACTION CULTURELLE ET PARTENARIATS
La diffusion
Elle est multiple est saisonnière.
Aujourd’hui et probablement pour les années à venir, la diffusion de concerts et spectacles est assez modeste et correspond à des temps
précis et même des objectifs précis de découverte par les publics qui circulent sur ce territoire.
Sur le temps de l’hiver, elle vient nourrir et apporter une dimension artistique aboutie à une série d’actions produites par des habitants sur
le thème de l’oralité et restituant des parcours de participants à des ateliers tout au long de l’année.
Sur le temps du printemps, elle est l’objet de la rencontre entre plusieurs artistes ou équipes artistiques.
L’été, c’est le moment de la découverte de formes et d’esthétiques originales et singulières les vendredis soir.
A l’automne, ce sont des productions résultant des résidences d’artistes qui mettent en jeu la participation directe ou indirecte des habitants
ou de l’habitat.
La production
Il s’agit de constituer des projets artistiques mettant en jeu des niveaux variés de participation des publics.
- la production de spectacles ou de moments partagés entre des artistes invités sous la forme de résidences longues ou de temps très courts. Ils sont le fruit de la rencontre et du travail lié à des commandes questionnant des problématiques identifiées par le directeur, l’équipe et, parfois, insufflées par les habitants eux-mêmes. Ces résidences d’artistes permettent de se pencher sur le territoire, dans sa partie vivante et dans ses composantes matérielles.
- la production de Neguan, temps de l’hiver, véritable temps co-produit par les participants aux ateliers tout au long de l’année.6
L’action culturelle
L’action culturelle suit le cours de la programmation et relève de partenariats dont la nature et le nombre marqueront son évolution
progressive.
Elle englobe les temps de découverte, de sensibilisation, voire d’expérimentation artistique : mini-concert, transmission d’un répertoire,
pratiquer l’écoute, développer son imaginaire et son expression artistique … autant de propositions qui s’ajustent au cadre.
Au terme des quatre années, l’intérêt de la recherche de partenariats est d’élargir le champ d’expérimentation avec des partenaires du
milieu de la santé, de l’enseignement, et de territoires autres en Europe ou dans le monde. Ils sont des relais disponibles pour échanger ou
partager des actions liées à la diffusion ou la production.
- Les habitants, les adhérents, les bénévoles, au travers d’ateliers réguliers sur l’année et plus resserrés sur l’été.
Avec l’association du village « Bastide et Lire » et l’association Mémoire Vivante.
- Sur le temps scolaire :
Avec les établissements scolaires du village et du territoire, des rendez-vous réguliers avec les artistes en résidence. Les établissements
scolaires s’inscrivent de façon progressive dans le calendrier :
*école privée et ikastola de Bardos (commune limitrophe), *l’école publique de Bardos (collaboration à venir), *l'école publique et le collège
de Bidache (collaborations à venir).
- Les étudiants et acteurs des enseignements artistiques :
* Avec l’école de musique du territoire Soinubila : des rendez-vous rencontres et stages pour les élèves et les professeurs
* Avec le Conservatoire Maurice Ravel Pays Basque, un ensemble de projets de collaboration qui seront mis en œuvre dans les années à
venir : l’orchestre « instruments recyclés », formation pour les professeurs, circulation des productions d’élèves.
* Avec des étudiants de Centre de formation de musiciens intervenants, une semaine de formation au moment du temps fort de l’automne
- Avec des étudiants de différents Pôles supérieurs, en cours de construction au moment du temps fort du printemps.
- Les acteurs du médico-social et de la santé :
* A l’Ehpad du village, les premières rencontres ayant porté leurs fruits tant à l’EHPAD qu’à l’unité Alzheimer, rencontres lors des temps
forts du printemps et de l’automne
* Avec l’Hôpital de Bayonne, un lien en cours de formalisation.7
- Les acteurs artistiques et culturels de territoire :
• Avec le festival Haizebegi, un projet formalisé qui débute sur la création d’un orchestre d’instruments recyclés.
- Les acteurs du tourisme
* Avec l’Office de tourisme intercommunal d’Hasparren, Bidache, la Bastide Clairence et Adour
• Les acteurs nationaux et internationaux :
Des projets de coopération qui font écho à la thématique de l’oralité développée par Clarenza sont encore au stade de rencontres et nous ne
pouvons pas encore dire de quelle façon et quand nous pourrons les développer.
* Festival « Les Arpenteurs », Les Adrets (38) - 2024
* Opérateurs et artistes des Antilles (cies, services culturels) - 2023
* Centre culturel de rencontre international John Smith à Ouidah au Bénin - 2024
* l’Association des Centres culturels de rencontre.
• La compagnie LagunArte
Enfin, nous devons mentionner ici la Compagnie LagunArte qui, plus qu’un partenaire, est une structure associée à Clarenza.
En termes de mise à disposition de matériel, de lieu de pratique (studio d’enregistrement) mais aussi de réseau, la Compagnie LagunArte est
un pilier essentiel au développement de Clarenza.
De la même façon, la Commune de La bastide Clairence est un partenaire bien particulier car il demeure très important que les directions
prises par Clarenza soient portées par une volonté communale.
La distinction des activités en termes de diffusion, de production, et d’action culturelle permet aux acteurs et aux institutions du secteur
culturel de mesurer leur action et de la classifier.
C’est un outil qui indique quelles sont les pistes de développement possible.
La nature même de l’action du Clarenza, voire son défi à terme, est de laisser poindre un environnement territorial inclusif pouvant
concerner aussi bien les gens de passage que les habitants ou les amateurs de projets artistiques et culturels.
Le pivot autour duquel tournent les projets de Clarenza repose sur la capacité à construire un récit collectif avec toute personne qui
participe. Cela induit une nécessité de veille et d’adaptation pour être en résonance avec son territoire, en favorisant au mieux les
circonstances de production et d’expérimentation artistique partagées avec les personnes.
C’est la matrice artistique génératrice d’expériences individuelles et collectives partagées défendue par Clarenza.
Un temps d’observation est nécessaire pour parvenir à ajuster en interne puis avec les partenaires et les usagers, les critères d’évaluation
de l’efficience du projet et de ce qu’ils génèrent.8
PROGRAMME ANNUEL REPARTI EN TROIS AXES
1/ les temps forts
24h de l’oralité pour s’exprimer Rencontres entre artistes Une guinguette pour découvrir Les projets partagés
2/ les résidences
3/ l’école de l’oralité sous forme de stages, ateliers…
Udan
Primaderan Neguan
Larrazkenean
École de l’oralité en activité toute l’année
En amont de
Primaderan
En amont de
Larrazkenean9
1/ les temps forts
Primaderan, au printemps
Sur une semaine de rencontres et 2 ou 3 jours de restitution, c’est un temps de rencontre entre artistes ou équipes artistiques. Nous voulons
donner à voir le processus de création et donner au public l’occasion de découvrir des esthétiques et des savoir-faire. Nous espérons
sensibiliser les artistes invités à la démarche singulière de notre structure et éventuellement poursuivre des collaborations.
Udan, l’été
Sur les mois de juillet et août, nous ouvrons une guinguette qui n’est pas une fin en soi mais plutôt un moyen pour écouter et découvrir des
propositions artistiques variées et danser.
La guinguette est également le lieu où l’on peut participer à des ateliers (philo, récit, chant, éloquence) dans un cadre très agréable et où l’on
peut déguster des produits locaux et rencontrer et échanger avec les usagers d’ici et d’ailleurs.
Chacun y vient comme il le souhaite, une ou deux fois dans l’été, ou bien tous les week-ends.
Dans la douceur estivale et le cadre verdoyant, le rythme de participation est libre, souple et les contenus toujours en lien avec la thématique
de l’oralité.
Larrazkenean, à l’automne
Sur une semaine de formation pour des étudiants et des répétitions ou préparations avec les participants, c’est le moment de présenter le
résultat de travaux partagés. Nous y privilégions la restitution des projets co-réalisés avec les habitants ou issus de la consultation des
habitants ou, encore, en lien avec le patrimoine matériel ou immatériel.
Neguan, l’hiver
24 heures consacrées à l’oralité.
Neguan 2023, les 6 et 7 janvier, va accueillir les restitutions des ateliers de l’oralité qui ont lieu toute l’année. Sous la forme d’une performance
portée et produite par les participants pendant 24 heures, on entend parler philo, échanger avec éloquence, chanter, lire à haute voix et
raconter.10
2/ les résidences
Si les temps forts séquencent l’année en proposant des rencontres thématiques particulières, les résidences sont organisées à l’année. Le
plus souvent, elles sont restituées durant Larrazkenean. Cependant, elles prennent une place importante avant le temps fort du printemps et
donc avant le temps fort de l’automne.
Calendrier
Dès 2023, nous choisissons de concentrer les temps de résidences dans la semaine ou les deux semaines qui précède(nt) le temps fort du
printemps et celui de l’automne. Et ce, pour :
- constituer une permanence artistique autour du temps fort qui favorise des temps de rencontre et d’échanges avec usagers, habitants, et des temps d’expérimentation.
- conforter le rythme de l’équipe professionnelle en plaçant l’accueil en résidence en amont des deux temps forts qui mettent respectivement et prioritairement l’accent sur la rencontre et l’expérimentation avec les artistes. A l’heure actuelle, nos résidences de création n’excèdent pas deux semaines, en raison du contexte territorial (petit village peu desservi en transports en commun) et une configuration associative de l’ordre d’une équipe professionnelle réduite et de bénévoles déjà ultra-sollicités.
Contenus
Les artistes qui intègrent le projet de Clarenza acceptent de prolonger leurs actes artistiques (action, concert, spectacle) en intégrant le
rapport au territoire et les personnes qu’ils rencontrent.
Selon le temps fort pour lequel un artiste est invité, différentes considérations interfèrent.
Dans le cadre de Primaderan, un artiste ou une équipe artistique est invité(e) pour donner à voir et entendre son univers, son terrain de
recherche et de création, rencontrer d’autres artistes ou faire connaissance avec le territoire.
Les artistes reçus dans le cadre des temps forts du printemps et de l’automne se distinguent par leur capacité :
- de vivre leur séjour en partage (repas partagés avec les équipes et bénévoles) ;
- d’écoute des personnes rencontrées ;
- d’échange dans la convivialité ;
- de chercher sur le terrain ou de se laisser prendre par le territoire ;11
- d’intégrer dans leurs travaux les propos, gestes, visions des habitants.
En cinq ans d’activité, les projets de création, les temps forts se sont précisés dans leur intention comme dans les dates d’organisation. La
régularité des résidences conduisant parfois certains artistes à revenir chaque année apporte :
- un approfondissement des sujets explorés et des liens créés avec les habitants ;
- des rendez-vous réguliers préparant les habitants de tous âges à accueillir dans leur quotidien le temps fort ;
- et aussi une certaine autonomie de quelques projets permettant d’alléger le rôle de médiation de l’équipe professionnelle au profit de l’organisation d’ateliers réguliers au sein de l’école de l’oralité.
A terme, quelques pistes d’évolution :
- fixer les temps de résidence d’une durée de 3 semaines en amont du temps fort du printemps puis de celui de l’automne
- élargir l’accueil en résidence à des personnes aux langages et pratiques artistiques diversifiés et nécessitant plus de temps de résidence : toutes les formes d’écriture (sonore, cinématographique, etc.)
- renforcer la circulation des liens, des savoirs et des compétences entre les ressources de l’école de l’oralité et celles des résidences d’artistes à la faveur de projets d’expérimentation artistique partagée.12
3/ l’école de l’oralité sous forme de stages, ateliers…
Troisième pilier du programme, l’école est transversale aux activités de Clarenza et touche aux projets artistiques et patrimoniaux
développés.
Elle a aussi pour objectif de former les personnes dans leur expression personnelle et dans le but de créer une forme de réservoir de femmes
et d’hommes participant aux différents formats artistiques s’articulant à l’année.
Pour qui
Elle abrite et nourrit toutes les sessions de formation à destination :
- de toute personne fréquentant les ateliers proposés par Clarenza ;
- des musiciens en fin de cycle issus d’université et autres lieux de transmission ;
- des amateurs de pratiques artistiques et culturelles ;
- des enfants et des jeunes en temps ou hors temps scolaire.
Quoi
Les formats de transmission sont relativement intimistes : ateliers de 12 personnes en moyenne.
Quelques exemples :
- sur la voie de la pensée personnelle dans le collectif : les ateliers comme TrukTrakTrok contribuent à la formalisation de la pensée personnelle. C’est par des contributions personnelles que se crée l’objet final réalisé collectivement, à priori une carte augmentée du village.
- sur la voie de la parole et de la création : les intervenants des ateliers Eleak portent dans leur travail de transmission et d’accompagnement cette caractéristique commune.
- et sur la voie de la création : les contenus travaillés en atelier seront repris par les adhérents désirant donner à voir et à entendre leur réalisation lors du temps fort Neguan, les 24 heures du banc seront dédiées à la mise en place d’un projet artistique précis (chant, mouvement).
Comment et quand
- Eleak : récit, philosophie et éloquence.13
Les ateliers Eleak se déroulent toutes les trois semaines le dimanche à l’année, puis tous les dimanches durant l’été.
- Voix - La chorale de la joyeuse
Elle se réunit tous les quinze jours à la maison du fronton hébergeant les activités de Clarenza.
- Tribu : le mouvement
L’expérimentation autour du mouvement prendra une forme régulière à raison d’une journée tous les deux mois et elle a pour objectif la
création d’un projet de création spécifique nommé Tribu 2.0.
Elle engage les personnes à vivre ensemble plusieurs journées de recherche et de pratique, au-delà du geste, au-delà de la danse.
- TTT, Truc&Track&Troc
Ces ateliers portent sur les représentations culturelles, patrimoniales des participants et les conduisent à restituer une production travaillée
collectivement.
Soucieux de valoriser la puissance culturelle et la capacité de contribuer dans un processus créatif, le centre culturel Clarenza souhaite, à
terme, constituer plusieurs « brigades » qui graviteront autour des projets artistiques et culturels.14
THEMATIQUES
Patrimoine
Tourisme
Création artistique
2023- 24 : De la maison, sortir, entrer, sortir
Explorer le rapport à l’intime et à son partage dans l’espace public
Note d’intention
Nous nous attachons à privilégier le rapport à l’intime par des échanges inter-personnels, qui permettent de construire de l’ensemble, du
collectif, de l’action et de la pensée partagées directement ou indirectement par tou-te-s.
Valoriser puis articuler les différentes parts intimes autour et dans l’espace collectif que propose le village en tant qu’espace patrimonial
matériel ou immatériel. Ici, le village est pris comme un ensemble architectural et urbanistique et dans ses dimensions naturelles et
environnementales.
Aussi, le programme s’élabore au fil de l’actualité, à l’écoute des problématiques et grâce à une veille mise en place par l’équipe, les adhérents,
les bénévoles.
Alors, de l’intime à l’infini, de soi à l’autre, de dedans à dehors, il n’y a qu’un pas, il faut juste ouvrir la porte de chez soi, de sa maison puis
traverser, s’autoriser, inventer, et se réinventer.
Les actions, les équipes
1. Autour de la poésie de Léon Gontran Damas et de la musique de Guillaume Hazebrouck, Clarenza pose les fondations d’un nouveau chantier
de recherche alliant poésie, musique et mouvement en donnant à découvrir le travail de création de cette équipe nantaise qui va rencontrer
le collectif HEDO de Guadeloupe.15
2. Composition musicale/Création chorégraphique partagée (pros et amateurs) / Ensemble vocal (pro et amateur)
Mêlant musique, danse, et texte, la rencontre entre Sylvain Méret, chorégraphe et Pierre Estève, compositeur va mettre en jeu le mouvement
et le son dans les espaces variés que présente l’environnement spécifique de notre territoire du dedans et du dehors, de la grotte (Otsozelaia)
à la hauteur (Abarratia).
3. Musique, récits et architecture
Cheminement « les maisons », la visite et la revisite des maisons, de la façade aux intérieurs avec une équipe constituée autour de Yoann
Sheidt.
4. Musique et danse
Bal des voisins, collectage sur le désir de la musique à danser pour sortir de chez soi avec le Parti collectif, ensemble de musiciens et de
comédiens.
5. Une collaboration avec le festival « multipistes » (Bordeaux) sur les rencontres poésie et musique.
6. Les ateliers de l’école de l’oralité :
a) des Arts de la parole en lien aux thématiques : le récit, la voix parlée et chantée, l’éloquence, la philosophie
b) les ateliers Truc&Track&Troc (TTT) : ateliers de réflexion et de pratique
c) l’atelier Mouvement, contribuant à la création de tribu 2.0
Une veille permanente de notre équipe à travers la consultation et la mise en place d’espaces d’échange
Intervenants pressentis :
Pierre Estève
Sylvain Méret
Ihintza Irungaray
Emmanuel Ndefo
Juliette Kapla
Sarah Klenes
Parti Collectif
Sylvie Mellina
Dylan Masson
Koldo Amestoy
Yoann Scheidt
Isabelle Loubère
Maindi Murua Berra
Odei Barroso
Multipistes
Guillaume Hazebrouck
Ndeyé Marianne Diop
Mikel Etxebarria
Yollande Yowa Ngoy16
Mots clés, thèmes
Autour du thème de la maison et de l’habitat, les habitants, la vie dedans
Habiter un espace, depuis son intimité, son entourage, sa maison, son village, son territoire.
Poésie, musique, mouvement
Objectifs
Révéler la part de l’intime chez chacun
Souligner les différentes façons d’habiter son territoire
Inviter les personnes à se placer comme contributeurs culturels
Placer les langages et les pratiques artistiques dans l’espace public
Valoriser les pratiques artistiques comme vecteurs d’échange17
2025- 26 : Du rythme, du temps, de la mémoire, du rituel
Observer et agir sur la perception du temps collectif et sur la vie
Note d’intention
Le rythme est une notion musicale mais c’est avant tout ce qui nous permet de vivre et d’habiter le temps qui passe et les espaces que l’on
perçoit ou que l’on traverse.
Se plonger dans ce qui a existé et ce qui existe déjà, écrire ce qui existera nous amène à l’Art des circonstances, des rituels à inventer, un
calendrier de célébrations, et ce, collectivement.
Fabriquer la mémoire du futur est le fruit immédiat de la conscience du temps et de sa propre implication dans le temps.
Le Pays basque est une terre de rituels et l’un des plus remarquables est celui du carnaval.
Le carnaval est utile, il permet de montrer, de dire et d’écrire, il demande aussi au collectif de frôler un discours commun, il dénonce mais il
résout dans le même temps.
Il s’agit d’une étape qui permet de chasser l’hiver et ses tourments et de convoquer la renaissance par le printemps et l’énergie de la lumière.
Celui de Ituren et Zubieta en est un exemple majeur en Navarre. Il doit être inspirant pour le village de La Bastide Clairence. On y voit les
« joaldun", symboles positifs, générateurs de vie, d’organisation et de gestes collectifs. En complément, il y a les « zirtzil » perturbateurs,
parfois satyriques, parfois moqueurs et même violents à travers leurs corps, leurs gestes et les symboles qu’ils convoquent sur la place.
L’ensemble parait hétérogène, l’observateur navigue entre un sentiment de gêne devant les situations de chaos évoquées par les « zirtzil », et
un sentiment de paix et de satisfaction devant les gestes rassurants des « joaldun ».
Nous nous tournerons aussi vers les pratiques du côté de la Gascogne car l’histoire du village est multiple.
Inventer un carnaval n’est pas anodin et encore moins dans un village où cette tradition n’existe pas.
C’est un défi pour Clarenza car la nature même de l’ouvrage exige la participation d’un grand nombre de villageois. C’est pour cela que cet
évènement doit prendre le temps de sa réalisation. Un événement qui vient par ailleurs répondre à la problématique actuelle sur la
participation.18
Les actions, les équipes
1. Mise en place de réunions avec les associations et personnes physiques du village désireuses de co-produire un évènement.
2. Conférences et prise de contacts avec des lieux de carnavals.
3. Commande à un ou plusieurs compositeurs si possibles jeunes pour contribuer à l’émergence de jeunes artistes, pour inventer la musique
de ce rituel.
4. Collaboration avec des danseurs et des chorégraphes compétents dans le domaine.
5. Invention des fondations/éléments constitutifs d’une tradition future.
6. Travail scénographique essentiel
7. Les ateliers des Arts de la parole en lien aux thématiques : le récit, la voix parlée et chantée, l’éloquence, la philosophie
Intervenants pressentis :
Aitzpea Leizaola
Denis Laborde
Jokin Irungaray
Michele Loubère
Matiu Dufau
Romain Baudouin
Yvan Bareyre
Antton Lucu
Sylvie Mellina
Dylan Masson
Koldo Amestoy
Yoann Scheidt
Autres Artistes Art visuels
Compositeurs
Chorégraphes
Scénographes
Mots clés, thèmes
Autour du thème de la mémoire, du temps, du rêve, de la joie, de l’engagement, des émotions.
Partager la vie, le temps et les espaces.
Le carnaval, musique, danse
Objectifs
Allier la création, le patrimoine et la recherche autour d’un événement rituel à constituer ; travailler sur les liens interpersonnels par le jeu,
la célébration et la ritualisation de pratiques culturelles et sociales ; engager les individus.19
INTENTIONS DE STRUCTURATION
La maison du fronton - 2023
La maison du fronton est un enjeu majeur pour le développement du modèle économique du Centre culturel de rencontre Clarenza.
Elle est déjà utilisée « en l’état » pour des réunions des ateliers et quelques hébergements de courte durée, il est nécessaire d’en prolonger la
convention d’utilisation signée avec la Commune au-delà de décembre 2022.
En effet, elle constitue le point d’accueil et de gestion logistique des temps forts.
- Capacité d’accueil actuelle de trente personnes pour se restaurer.
- Capacité d’hébergement actuelle : trois personnes pour trois chambres.
Elle est aussi le point de rencontre, de maintien et d’animation du lien social.
Avant le début des travaux, Clarenza peut utiliser une partie de la maison. Cette dernière étant vouée à devenir le poumon des activités du
centre culturel, les cafés de Clarenza viennent répondre à la nécessité d’ouvrir les portes physiques et symboliques de l’association, aux
publics, aux habitants.
Dès la fin d’année 2022, nous initions une habitude de fréquentation de la maison et d’une circulation régulière, avant travaux.
Toutes les trois semaines, la maison accueille, le temps d’une matinée, toute personne venant échanger ou juste boire un café.
Cela permet aux personnes de se rendre dans un lieu ouvert pour participer aux ateliers, pour se rencontrer, et surtout, de recevoir et de
contribuer à différentes formes de transmission autour de la création artistique, du patrimoine, et ce, avant même la réalisation des espaces
dédiés à l’interprétation du patrimoine, aux ateliers artistiques, etc.
La maison du fronton - 2024
Travaux de rénovation
2025 - 2026
Ce centre d’activités culturelles et économiques engendre la question des ressources humaines.
Dès 2025, les différents espaces de la maison du fronton, lieu ouvert au public et contenant un jardin, nécessiteront plusieurs recrutements.
Vie de la maison 1,5 ETP.
Chargé.e du patrimoine : 0,5 ETP pour visites, médiation, mise en place et développement de l’espace patrimonial.
La situation de l’équipe salariée actuelle : le centre culturel présente 0,80 ETP d’emplois permanents (administration et direction).
La question des modes et lieux de stockage n’est pas résolue avec la mise à disposition de la maison.
Le matériel est stocké dans un dépôt privé en partage avec la Cie LagunArte. Le manque de place devient problématique.