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unknown - Métropole - Grenoble Alpes - cms CM 23 04 2026
Document publié le Jeudi 23 avril 2026
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Thèmes du document : Démocratie, Démocratie locale et participation citoyenne, Environnement,
1
Conseil métropolitain de Grenoble-Alpes Métropole
Séance du vendredi 23 avril 2026
Procès-verbal
L'an deux mille vingt six, le 23/04 à 13h30, le Conseil métropolitain de Grenoble-Alpes Métropole s’est réuni sur la convocation du Président sortant, Christophe FERRARI en date du 15/04/2026 et sous la présidence de Françoise FONTANA, doyenne de séance.
Nombre de conseillers métropolitains en exercice au jour de la séance : 110
Nombre de conseillers métropolitains votants (présents et représentés) : 110
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: S'il vous plaît, vous pouvez rejoindre vos places. La séance va débuter, s'il vous plaît. Après cette intervention un peu musclée, je vous souhaite la bienvenue. Bonjour à toutes et à tous. Je suis Françoise FONTANA, Maire d'Herbeys, pour ma troisième mandature. Conformément à la réglementation, j'ai la responsabilité de présider cette séance à partir de l'installation de l'organe délibérant et jusqu'à l'élection du Président. La séance est ouverte à 13 h 45. En suivant, je vais procéder à l'appel nominal des conseillers métropolitains suivant l'ordre alphabétique des communes, et pour chaque commune, l'ordre alphabétique des noms de famille. À l'appel de votre nom, je vous demande d'indiquer que vous êtes présent et d'indiquer, le cas échéant, si vous êtes porteur d'un pouvoir à l'appel du nom du conseiller qui vous en a confié un. Commune de Bresson: Madame Audrey GUYOMARD.
Audrey GUYOMARD: Présente.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Brié-et-Angonnes : Claude SOULLIER. Claude SOULLIER, en général, ce sont les filles qui arrivent en dernier pour se faire remarquer. Claude SOULLIER. J'ai appelé Claude SOULLIER.
Claude SOULLIER: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Champagnier, Monsieur. Florent CHOLAT.
Florent CHOLAT: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Champ-sur-Drac, Monsieur Luc AURY.
Luc AURY: Présent.2
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Claix, Monsieur Christophe REVIL. Christophe REVIL: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Monsieur Jean-Damien MERMILLOD- BLONDIN.
Jean-Damien MERMILLOD-BLONDIN: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Madame Claudine LONGO.
Claudine LONGO: Présente.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Échirolles: Monsieur Enzo BILLON.
Enzo BILLON: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Monsieur Zaïm BOUHAFS.
Zaïm BOUHAFS: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Madame Eva CANTERO.
Eva CANTERO: Présente.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Madame Amandine DEMORE.
Amandine DEMORE: Présente.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Madame Aurélien FARGES.
Aurélien FARGES: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Il y a marqué Madame. Je suis désolée. S'il vous plaît, appelez-moi le protocole. Alors je recommence avec mes excuses. Monsieur Aurélien FARGES.
Aurélien FARGES: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Très bien. Madame Isabelle GMIRA.
Isabelle GMIRA: Présente.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Monsieur Pierre LABRIET.
Pierre LABRIET: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Madame Lencka POPRAVKA.
Lencka POPRAVKA: Présente.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Très bien. Madame Julie MONTAGNIER.
Julie MONTAGNIER: Présente.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Monsieur Xavier OSMOND.3
Xavier OSMOND: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Fontaine : Madame Amélie AMORE.
Amélie AMORE: Présente.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Madame Évelyne DE CARO.
Evelyne DE CARO: Présente.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Madame Claudine DIDIER.
Claudine DIDIER: Présente.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Monsieur Franck LONGO.
Franck LONGO: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Monsieur Laurent THOVISTE.
Laurent THOVISTE: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Fontanil-Cornillon : Stéphane DUPONT- FERRIER.
Stéphane DUPONT-FERRIER: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Gières : Monsieur Michaël GUIHENEUF.
Michaël GUIHENEUF: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Grenoble : Monsieur Thierry ALDEGUER.
Thierry ALDEGUER: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Monsieur Zakaria AMRAN.
Zakaria AMRAN: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Madame Margot BELAIR.
Margot BELAIR: Présente.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Monsieur Luis BELTRAN-LOPEZ.
Luis BELTRAN-LOPEZ: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Madame Nathalie BERANGER.
Nathalie BERANGER: Présente.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Monsieur Olivier BERTRAND.
Olivier BERTRAND: Présent.4
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Monsieur Hassen BOUZEGHOUB.
Hassen BOUZEGHOUB: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Monsieur Allan BRUNON.
Allan BRUNON: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Madame Kheira CAPDEPON.
Kheira CAPDEPON: Présente.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Monsieur Pierre-Édouard CARDINAL.
Pierre-Édouard CARDINAL: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Monsieur Bastien CASTILLO.
Bastien CASTILLO: Oui.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Madame Cécile CENATIEMPO.
Cécile CENATIEMPO: Présente.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Madame Émilie CHALAS.
Émilie CHALAS: Présente.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Monsieur Clément CHAPPET.
Clément CHAPPET: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Monsieur Alan CONFESSON.
Alan CONFESSON: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Madame Michelle DARAN.
Michelle DARAN: Présente.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Madame Céline DESLATTES.
Céline DESLATTES: Présente.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Monsieur Abdelnour DJEBBOURI.
Abdelnour DJEBBOURI: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Madame Kenza DHOUKI.
Kenza DHOUKI: Présente.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Madame Amandine GERMAIN.5
Amandine GERMAIN: Présente.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Madame Sandra KRIEF.
Sandra KRIEF: Présente.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Madame Léonie MARCOUX.
Léonie MARCOUX: Présente.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Madame Anouchka MICHARD.
Anouchka MICHARD: Présente.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Monsieur Alexis MONGE.
Alexis MONGE: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Monsieur Gaëtan MONOT.
Gaëtan MONOT: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Monsieur Gilles MOREAU.
Gilles MOREAU: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Monsieur Gilles NAMUR.
Gilles NAMUR: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Madame Chloé PANTEL.
Chloé PANTEL: Présente.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Madame Isabelle PETERS.
Isabelle PETERS: Oui.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Madame Coline PISSARD-GIBOLLET.
Coline PISSARD-GIBOLLET: Présente.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Monsieur Jean-Luc RIZZI.
Monsieur Jean-Luc RIZZI: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Madame Laurence RUFFIN.
Laurence RUFFIN: Présente.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Monsieur Mehdi TADJINE.
Mehdi TADJINE: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Madame Lauren VIGUIER.6
Lauren VIGUIER: Présente.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Madame Françoise FONTANA. Présente.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Monsieur Raphaël GUERRERO.
Raphaël GUERRERO: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Monsieur Bertrand SPINDLER.
Bertrand SPINDLER: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Le Gua : Monsieur Simon FARLEY.
Simon FARLEY: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Le Pont-de-Claix : Monsieur Christophe FERRARI.
Christophe FERRARI: Oui.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Madame Souad GRAND.
Souad GRAND: Présente.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Le Sappey-en-Chartreuse : Monsieur Gildas BOUFFAUD.
Gildas BOUFFAUD: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Meylan : Monsieur Philippe CARDIN.
Philippe CARDIN: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Madame Leila GADDAS.
Leila GADDAS: Présente.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Madame Joëlle HOURS.
Joëlle HOURS: Présente.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Monsieur Francis PILLOT.
Francis PILLOT: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Miribel-Lanchâtre : Monsieur Michel GAUTHIER.
Michel GAUTHIER: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Montchaboud : Monsieur Guy SOTO.
Guy SOTO: Présent.7
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Mont-Saint-Martin : Monsieur Marc DEPINOIS.
Marc DEPINOIS: Présent, avec une procuration de Sylvain Duloutre.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: D'accord. Murianette : Monsieur Cédric GARCIN.
Cédric GARCIN: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Notre-Dame-de-Commiers : Madame Agnès RENIER.
Agnès RENIER: Présente.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Notre-Dame-de-Mésage : Madame Christine BRUNET.
Christine BRUNET: Présente.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Noyarey : Monsieur Alfio PENNISI.
Services: Pouvoir à Marc ODDON.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: D'accord. Poisat : Monsieur. Ludovic BUSTOS.
Ludovic BUSTOS: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Proveysieux : Monsieur Nicolas JALLOT.
Nicolas JALLOT: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Quaix-en-Chartreuse : Monsieur Eric ROSSETTI.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Saint-Barthélémy-de-Séchilienne : Monsieur Gilles STRAPPAZZON.
Gilles STRAPPAZZON: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Saint-Égrève : Monsieur Laurent AMADIEU.
Laurent AMADIEU: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Monsieur Jean-Gaëtan COGNARD.
Jean-Gaëtan COGNARD: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Monsieur Benjamin COIFFARD.
Benjamin COIFFARD: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Madame Sophie LUCHEZ.
Sophie LUCHEZ: Présente.8
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Saint-Georges-de-Commiers : Monsieur Valentin TORRES.
Valentin TORRES: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Saint-Martin-d'Hères : Madame Leah ASSALI.
Leah ASSALI: Présente.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Monsieur Christophe BRESSON.
Christophe BRESSON: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Monsieur Brahim CHERAA.
Brahim CHERAA: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Madame Diana KDOUH.
Diana KDOUH: Présente.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Monsieur Alexandre LACROIX.
Alexandre LACROIX: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Monsieur David QUEIROS.
David QUEIROS: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Monsieur Jérôme RUBES.
Jérôme RUBES: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Madame Michelle VEYRET.
Michelle VEYRET: Présente.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Saint-Martin-le-Vinoux : Monsieur Sylvain LAVAL.
Sylvain LAVAL: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Saint-Paul-de-Varces : Madame Cécile CURTET.
Cécile CURTET: Présente.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Saint-Pierre-de-Mésage : Monsieur Christian MASNADA.
Christian MASNADA: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Sarcenas : Monsieur Sylvain DULOUTRE.9
Services: Pouvoir à Marc DEPINOIS.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Sassenage : Madame Sylvie GENIN-LOMIER.
Sylvie GENIN-LOMIER: Présente.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Monsieur Michel VENDRA.
Michel VENDRA: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Séchilienne : Madame Cyrille PLENET.
Cyrille PLENET: Présente.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Seyssinet-Pariset : Monsieur Guillaume LISSY.
Guillaume LISSY: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Madame Lauras SIEFERT.
Lauras SIEFERT: Présente.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Seyssins : Monsieur Fabrice HUGELE.
Services: Pouvoir à Laurent Thoviste.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Varces-Allières-et-Risset : Monsieur Jean- Michel LOSA.
Jean-Michel LOSA: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Vaulnaveys-le-Bas : Monsieur Pascal HERRERO.
Pascal HERRERO: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Vaulnaveys-le-Haut : Monsieur Jean-Yves PORTA.
Jean-Yves PORTA: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Venon : Monsieur Marc ODDON.
Marc ODDON: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Veurey-Voroize : Monsieur Guy JULLIEN.
Guy JULLIEN: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Vif : Monsieur Guillaume CARASSIO.
Guillaume CARASSIO: Présent.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Catherine TROTON.10
Catherine TROTON: Présente.
Présent Absent Le cas échéant, pouvoir donné à
(article L. 2121-20, applicable en vertu
de l’article L. 5211-1 du CGCT) :
ALDEGUER Thierry présent
AMADIEU Laurent présent
AMORE Amélie présente
AMRAN Zakaria présent
ASSALI Leah présente
AURY Luc présent
BELAIR Margot présente
BELTRAN-LOPEZ Luis présent
BERANGER Nathalie présente
BERTRAND Olivier présent
BILLON Enzo présent
BOUFFAUD Gildas présent
BOUHAFS Zaim présent
BOUZEGHOUB Hassen présent
BRESSON Christophe présent
BRUNET Christine présente
BRUNON Allan présent
BUSTOS Ludovic présent
CANTERO Eva présente
CAPDEPON Kheira présente
CARASSIO Guillaume présent
CARDIN Philippe présent11
CARDINAL Pierre-
Edouard
présent
CASTILLO Bastien présent
CENATIEMPO Cécile présente
CHALAS Emilie présente
CHAPPET Clément présent
CHERAA Brahim présent
CHOLAT Florent présent
COGNARD Jean-Gaëtan présent
COIFFARD Benjamin présent
CONFESSON Alan présent
CURTET Cécile présente
DARAN Michelle présente
DE CARO Evelyne présente
DEMORE Amandine présente
DEPINOIS Marc présent
DESLATTES Céline présente
DIDIER Claudine présente
DJEBBOURI Abdelnour présent
DOUKHI Kenza présente
DULOUTRE Sylvain absent Pouvoir à Marc DEPINOIS
DUPONT-FERRIER
Stéphane
présent
FARGE Aurélien présent
FARLEY Simon présent
FERRARI Christophe présent
FONTANA Françoise présente
GADDAS Leïla présente12
GARCIN Cédric présent
GAUTHIER Michel présent
GENIN-LOMIER Sylvie présente
GERMAIN Amandine présente
GMIRA Isabelle présente
GRAND Souad présente
GUERRERO Raphaël présent
GUIHENEUF Mickaël présent
GUYOMARD Audrey présente
HERRERO Pascal présent
HOURS Joëlle présente
HUGELE Fabrice Pouvoir à Laurent THOVISTE
JALLOT Nicolas présent
JULLIEN Guy présent
KDOUH Diana présente
KRIEF Sandra présente
LABRIET Pierre présent
LACROIX Alexandre présent
LAVAL Sylvain présent
LISSY Guillaume présent
LONGO Claudine présente
LONGO Franck présent
LOSA Jean-Michel présent
LUCHEZ Sophie présente
MARCOUX Léonie présente
MASNADA Christian présent
MERMILLOD-BLONDIN
Jean-Damien
présent13
MICHARD Anouchka présente
MONGE Alexis présent
MONOT Gaëtan présent
MONTAGNIER Julie présente
MOREAU Gilles présent
NAMUR Gilles présent
ODDON Marc présent
OSMOND Xavier présent
PANTEL Chloé présente
PENNISI Alfio présent
PETERS Isabelle présente
PILLOT Francis présent
PISSARD-GIBOLLET
Coline
présente
PLENET Cyrille présente
POPRAVKA Lencka présente
PORTA Jean-Yves présent
QUEIROS David présent
RENIER Agnès présente
REVIL Christophe présent
RIZZI Jean-Luc présent
ROSSETTI Eric présent
RUBES Jérôme présent
RUFFIN Laurence présente
SIEFERT Laura présente
SOTO Guy présent
SOULLIER Claude présent
SPINDLER Bertrand présent14
STRAPPAZZON Gilles présent
TADJINE Mehdi présent
THOVISTE Laurent présent
TORRES Valentin présent
TROTON Catherine présente
VENDRA Michel présent
VEYRET Michelle présente
VIGUIER Lauren présente
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: J'ai dénombré ainsi, suite à l'appel, 107
conseillers métropolitains présents, et donc je constate que la condition de quorum est remplie. Je
déclare aussi les conseillers métropolitains installés. Je vous propose de désigner un secrétaire de
séance, comme il est bon usage. Je vous propose Madame Eva Cantero.
Alors, j'invite le Conseil métropolitain à procéder à l'élection du Président. Je rappelle qu'en
application de l'article L5211, alinéa 2 du CGCT, le Président est élu au suffrage, au scrutin secret et
à la majorité absolue parmi les membres du Conseil métropolitain. Si après deux tours de scrutin,
aucun candidat n'a obtenu la majorité absolue, il est procédé à un troisième tour de scrutin et l'élection
a lieu à la majorité relative. En cas d'égalité de suffrages, le plus âgé est déclaré élu. Conformément
à la jurisprudence du Conseil d'État, aucun texte ni principe n'impose à un élu de faire acte de
candidature pour être élu Président. Des suffrages peuvent ainsi, à chacun des tours, valablement
se porter sur tout membre du conseil communautaire. Alors je pose la question, des candidats
veulent-ils se déclarer ? Vous pouvez épeler les noms, s'il vous plaît. Prenez la parole.
Allan BRUNON: Allan Brunon. Est-ce qu'on peut suivre sur un discours de présentation ou juste le
nom suffit ?
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Je crois que le nom suffit.
Raphaël GUERRERO: Bonjour. Raphaël GUERRERO. Je suis candidat.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: D'autres candidats ? Appuyez sur le bouton à
droite, s'il vous plaît.
Gilles STRAPPAZZON: C'est fait. Gilles STRAPPAZZON. Moi je présenterai la candidature de
Guillaume LISSY.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Un autre candidat ?
Enzo BILLON: Idem. Pour ma part, je serai candidat. Enzo BILLON.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Est-ce qu'il y a d'autres candidats ? J'ai inscrit
quatre candidats pour l'instant. Merci beaucoup. Si tout le monde a pu s'exprimer... Oui, comme me15
l'a demandé Monsieur, je passe la parole à Monsieur BRUNON. Vous m'avez demandé la parole ?
Allez-y !
Allan BRUNON: Merci, Madame. Simplement, avant de commencer mon propos introductif, j'aurais
aimé savoir s'il était de circonstance de permettre aux occupants de la Métro, qui sont en train
actuellement de se réunir en bas, de pouvoir accéder à la séance comme ils l'ont demandé. Il me
semble, conformément au règlement, que c'est votre pouvoir discrétionnaire de l'accorder ou non.
Donc, je poserai cette question avant de prendre la parole.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Bien sûr, votre question est légitime, ma
réponse l'est aussi. Cette réunion ici, c'est une séance d'installation. Ce sujet sera certainement le
sujet prioritaire du Président, qui sera nommé à l'issue de notre réunion. Je ne pense pas qu'on puisse
procéder à une interaction durant la mise en place du Président du conseil. C'est l'objet vraiment du
prochain Conseil métropolitain, et je pense que ça sera, comme je vous l'ai dit, l'objet vraiment
prioritaire du Président quand il sera élu. Mais, à ce titre, je pense qu'on ne peut pas intercéder au
process du vote initial. Pour l'instant, cette procédure, c'est la mise en place. Donc, je ne pense pas
pouvoir accorder ça. Merci beaucoup.
Allan BRUNON: C'est votre interprétation du règlement intérieur. Les occupants de la Métropole, qui
sont contraints d'être ici dans des conditions indignes, vous seront bien évidemment sensibles à ce
que vous êtes en train d'expliquer. Mesdames et Messieurs les Maires, Mesdames et Messieurs les
Conseillers métropolitains, chers habitants de la Métropole qui nous écoutent en tribune ou à
distance, chers agents de notre collectivité, c'est avec gravité mais aussi avec détermination que je
présente aujourd'hui ma candidature à la présidence de la Métropole de Grenoble. Nous traversons
une période politique marquée par des défis immenses. Le réchauffement climatique bouleverse déjà
nos vies. La faune, la flore, nos nappes, nos fleuves sont menacés par des pollutions industrielles
durables, encouragées par les renoncements répétés des décideurs publics face à des intérêts privés
tout puissants. Dans ce contexte, notre génération entend faire autrement, car depuis trop longtemps
des institutions vieillissantes verrouillent l'accès aux responsabilités. Depuis trop longtemps, des
baronnies locales, des accords d'appareil et des calculs électoraux confisquent la démocratie. Ici
même, certains organisent l'isolement de la France Insoumise en préférant la compromission au
compromis. Mais croyez-nous, ces habitudes vont être bousculées. Nous portons une autre ambition
de rupture, celle d'une métropole capable de faire face aux défis historiques qui sont devant nous.
Une métropole qui devienne un lieu de résistance face aux dérives autoritaires qui progressent
partout. Et cela, nous ne pourrons pas le faire avec celles et ceux qui sont les chefs d'orchestre du
renoncement. Je prends à témoin les Grenoblois. Le 22 mars dernier, une fusion technique a permis
de battre la droite raciste et islamophobe de Monsieur Carignon. C'était nécessaire, c'était l'objectif
et cela a été une victoire politique. Madme RUFFIN devrait s'en souvenir. Mais aujourd'hui, que
voyons-nous ? Nous voyons deux candidatures qui, derrière des formulations différentes, reposent
sur une même ligne politique. D'un côté, Guillaume LISSY affirme vouloir une majorité ancrée à
gauche tout en étant ouverte à toutes les sensibilités politiques, alors même que lui et sa coalition
disaient vouloir un exécutif 100 % de gauche. C'est d'ailleurs ce qu'avait dit Monsieur RUBES à
France 3, s'opposant à juste titre à la vision gestionnaire portée par Monsieur LONGO et Monsieur
LAVAL, défendant l'intégration de la droite dans l'exécutif métropolitain. Nous sommes d'accord avec
la position du communiste RUBES contre le socialiste LISSY. Nous posons une question à Monsieur
RUBES : est-il lui-même d'accord avec le Monsieur RUBES d'il y a trois semaines ? De l'autre,
Raphaël GUERRERO explique que la gouvernance devra être majoritairement composée d'élus de
gauche, mais que les élus de la droite et du centre ne devront pas être laissés de côté. Comment
voudriez-vous que les citoyens y comprennent quoi que ce soit quand les deux candidats censés16
s'opposer tiennent exactement la même ligne politique ? Comprennent-ils même d'ailleurs quelque
chose ? Ainsi, si le premier justifie ce reniement sous couvert d'antisectarisme, le second parle au
nom des équilibres territoriaux. Aucun d'eux ne se pose une question simple : que signifie encore une
majorité de gauche quand elle intègre en son sein une grande partie de la droite ? Que signifie cet
ancrage à gauche, s'il s'accompagne dans les faits d'un partage du pouvoir avec celles et ceux qui
combattent nos politiques publiques de redistribution, qui refusent la solidarité territoriale, qui
contournent, comme Monsieur LISSY, dans sa propre commune, la loi SRU, et qui freinent toute
transformation écologique et sociale de nos villes ? On ne peut pas, dans le même temps, revendiquer
un cap de gauche et organiser une gouvernance avec la droite. On ne peut pas prétendre clarifier les
choses tout en les rendant illisibles. Au fond, ce que ces deux candidatures nous proposent, c'est la
même chose. Une majorité dite de gauche, mais suffisamment ouverte pour ne plus assumer ce
qu'elle est. Ce sont deux manières, mes chers collègues, de dire que la gestion de la Métropole sera
demain dépolitisée, et donc qu'elle appliquera les logiques gestionnaires qui sont toujours des
logiques d'austérité et de subventions du privé sans contrepartie, c'est-à-dire des logiques de droite.
Une majorité d'équilibre, de compromis permanent, où les décisions ne seront jamais à la hauteur
des enjeux, ça n'existe que dans la tête des sociaux-démocrates qui ne comprennent jamais rien. Ce
Conseil métropolitain n'a pas tranché la question de savoir qui de Monsieur LISSY ou de Monsieur
GUERRERO pourra rajouter la présidence de la Métropole sur son CV. Mais une question politique,
à savoir, quelle orientation sera portée par la présidence de la Métropole lors des sept prochaines
années ? Voilà la réalité et c'est précisément pour rompre avec ces pratiques que je suis candidat
aujourd'hui. Dès lors, je m'adresse à tous ceux et toutes celles qui n'en peuvent plus de cette
tambouille permanente. Le projet que nous portons à la France Insoumise n'entend faire rien d'autre
que de répondre, par la pratique politique, aux souffrances du peuple qui, à Grenoble et partout
ailleurs, parfois même dans les plus petites communes de notre Métropole, ont choisi des
représentants pour incarner l'espérance d'un changement. Demain, la Métropole de Grenoble peut
être dirigée par une gauche résolument antiraciste, une gauche qui entend rompre avec l'abandon
des quartiers populaires, qui, à Grenoble, a abouti à voir la droite s'ériger aux portes du pouvoir. Une
gauche qui respecte la démocratie locale et le partage du pouvoir. Je veux dire, à ce titre, comme
j'avais été le seul candidat à le dire à Grenoble, que je défendrai un nouvel accord local pour faire en
sorte de rétablir une représentativité pour les maires des petites communes qui ont vu, par un
dogmatisme insupportable, leur nombre faiblir. Mais au fond, ma candidature pose une question
simple : à quoi sert la Métropole de Grenoble ? Est-ce qu'elle doit être une technostructure de gestion
absorbée par ses équilibres internes et ses compromis permanents ? Ou est-ce qu'elle doit redevenir
un outil politique au service de l'intérêt général humain ? Moi et mes camarades insoumis faisons un
choix, et je propose à la gauche ce seul cap d'espérance, loin des accords sombres et illisibles de
ceux qui vous ont sûrement promis beaucoup mais ne tiendront pas leurs promesses. Je veux une
Métropole qui protège concrètement sur le logement en mettant fin au contournement de la loi SRU,
comme Monsieur LISSY qui est en face de moi, et en imposant une répartition juste de l'effort sur les
mobilités, en investissant pour une amélioration de l'offre dans tous les bassins de vie et en
engageant la gratuité des transports publics, chose sur laquelle nous nous sommes engagés avec la
France Insoumise et que Madame RUFFIN est en train d'abandonner au profit d'un compromis avec
la droite, en conditionnant nos aides aux entreprises à des engagements sociaux et environnements
mentaux vérifiables. Je veux maintenant vous parler d'un point précis : la situation des agents de la
TAG. Il s'agit de femmes et d'hommes qu'on est en train d'user, et je pèse mes mots, ce qui se passe
aujourd'hui à la TAG et donc au SMMAG est une faute politique des dirigeants de ce syndicat qui
auront instauré un système où la pression est devenue la règle, où l'humain est relégué derrière des
objectifs chiffrés absurdes, des contrôleurs transformés en instruments de rendement, des
conducteurs soumis à des cadences qui les épuisent, des agents à qui l'on demande toujours plus,17
avec toujours moins de considération. Et au sommet, le vide. Pas de dialogue social digne de ce
nom, pas d'écoute, pas de respect. Une technocratie froide, distance qui administre mais qui ne
regarde jamais les visages. Eh bien moi je vous le dis, ce cirque ne peut plus durer. Nous mettrons
fin à la gestion rance et rude du technocrate LAVAL, qui sanctionne à coup de silence et par le bruit
des plaintes, les mobilisations sociales. Parce qu'à la fin, ce sont toujours les mêmes qui payent, les
travailleurs et les agents de notre collectivité, toujours ceux qui tiennent le service public à bout de
bras. Alors, je le dis ici devant vous, je me tiens aux côtés des agents de la TAG comme de l'ensemble
des agents de la Métropole de Grenoble. Cela veut dire partout du dialogue social réel, immédiat et
permanent. Enfin, je veux m'engager pour une métropole qui s'attèle réellement à réduire les
inégalités territoriales, à soutenir les communes qui en ont le plus besoin et à renforcer les services
publics là où ils reculent. Je veux une métropole qui parle à toutes ces communes urbaines,
périurbaines, rurales et de montagne, sans en abandonner aucune sur le bord du chemin, sans en
opposer aucune aux autres, mais en construisant de la solidarité concrète entre elles. Je veux une
métropole qui cesse d'être un empilement de compromis, une métropole qui planifie le
développement économique du territoire, plutôt que de s'en remettre aux marchés. Car au moment
où la droite et l'extrême droite progressent, au moment où les renoncements se multiplient, au
moment où les arrangements brouillent les repères, il faut une gauche qui assume, une gauche qui
tranche, une gauche qui protège réellement. Je le dis clairement devant vous, je suis aujourd'hui le
seul candidat qui porte ce cap de gauche sans ambiguïté, sans double discours. Alors si vous voulez
une métropole qui protège, qui répare les inégalités, qui respecte ses agents, qui défend ses services
publics et qui prépare l'avenir, il n'y a pas d'hésitation possible. Je vous appelle à me faire confiance
et à me confier la présidence de la Métropole de Grenoble.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Merci à vous, Monsieur BRUNON. Y a-t-il une
demande d'autres interventions, s'il vous plaît, concernant les candidats qui se sont présentés à la
présidence ? Est-ce qu'il y a une autre ? Non. Merci beaucoup. Allez-y ! Raphaël GUERRERO.
Raphaël GUERRERO: Madame la Présidente, Monsieur le Président sortant, Mesdames, Messieurs
les Maires. Mesdames et Messieurs les Conseillères métropolitaines et Conseillers métropolitains.
Mesdames et Messieurs les agentes et agents de Grenoble Alpes Métropole. Je suis candidat à la
fonction de Président de Grenoble-Alpes Métropole. Tout d'abord, je voudrais saluer et remercier
Christophe FERRARI, qui a présidé notre Métropole pendant 12 ans. Il a été le premier Président de
la Métropole qui a vu le jour le 1ᵉʳ janvier 2015. Son bilan est connu et reconnu. J'ai été pendant 12
ans son Vice-président en charge des finances. J'ai pu apprendre les rouages de cette maison, les
dossiers. J'ai été fier de le servir et de servir notre noble institution. Maire de Jarrie depuis 2008, cette
commune où je suis né il y a 47 ans, j'ai pu acquérir une solide expérience pour assumer cette fonction
municipal, mais aujourd'hui, en tout cas je vous le propose, métropolitaine. Ce mandat qui s'ouvre
sera un mandat à la fois de réalisme, vu la raréfaction de nos ressources, de mesure, de justesse et
certainement pas d'idéologie. Les défis à relever seront nombreux : les mobilités, le dynamisme
économique, l'emploi, le cadre de vie à préserver de notre belle Métropole. Ma candidature, notre
candidature n'est pas une candidature contre, mais une candidature de compromis, de coopération
entre les 49 communes, de 49 maires, qui sont la pierre angulaire de notre territoire. Compromis ne
veut pas dire consensus mou. Nous pouvons travailler à des politiques ambitieuses au service des
métropolitaines et des métropolitains, dans le cadre de cette raréfaction des deniers publics. Au fond,
trouver un juste équilibre. Notre territoire dans lequel j'ai grandi est riche de ces montagnes, de ces
villes, de ces campagnes, de ces communes péri-urbaines, de ces quartiers que l'on considère
comme parfois compliqués. C'est aussi un magnifique territoire d'innovation de cette dynamique
grenobloise inégalée. Ce territoire, je vous propose de le servir. Servir avec les 49 maires, avec les18
élus dans ce qu'ils représentent : leurs opinions différentes, leurs sensibilités complémentaires. Ils et
elles sont la richesse de ce territoire. Je ne veux pas que ce soit un mandat d'exclusion de certains
maires parce qu'on est de gauche, parce qu'on est de droite. Le mandat du faire ensemble, sans
hégémonie mais respectant la Ville de Grenoble, qui doit avoir sa juste place, les villes de la première
couronne et l'ensemble des autres communes dans un équilibre respectable et respecté. Ma seule
étiquette politique est celle du travail collectif et pragmatique. Je veux être un candidat de
rassemblement, de coopération au service des habitantes et des habitants de ce territoire, pour
poursuivre et continuer l'action de la Métropole, engagée depuis douze ans, de relever les défis
ambitieux à venir. Telle sera la mission de l'équipe équilibrée qui se rassemblera autour de moi. Je
vous remercie.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Merci, Monsieur GUERRERO. Une autre
demande de parole ? Monsieur LISSY, je vous en prie, on vous écoute.
Guillaume LISSY: Merci, Madame la Présidente. Mesdames et Messieurs les Maires. Mesdames et
Messieurs les Conseillers métropolitains. Mesdames et Messieurs les agents du service public de
notre Métropole. Mesdames et Messieurs les habitantes et habitants qui, derrière votre écran, nous
suivez. Si c'est notre honorable assemblée qui va désigner dans quelques instants son Président, si
c'est vous toutes et tous qui, par votre suffrage, choisirez le cap et le temps du mandat qui s'ouvre,
vous me permettrez, je l'espère, chers collègues, de commencer mon propos en m'adressant
directement aux métropolitaines et aux métropolitains. En parlant aux habitants de nos villes et de
nos villages, celles et ceux qui nous regardent et qui nous écoutent avec intérêt et attention, mais
également celles et ceux que nous n'intéressons pas, celles et ceux que nous n'intéresserons plus.
Permettez-moi, en effet, de penser aux habitantes et aux habitants que nous connaissons si bien
dans notre quotidien, celles et ceux que nous servons chaque jour de l'année en proximité, en tant
que maire et dans nos mandats municipaux. Celles et ceux qui ont voté il y a quelques semaines
pour leurs maires, pour l'avenir de leur commune, sans toujours penser, c'est vrai, au futur de leur
Métropole. Attentifs à la desserte des transports en commun, à l'entretien des routes. Exigeants sur
la gestion des déchets. Fiers de l'eau de Grenoble, ils attendent de nous des services publics qui
fonctionnent et une métropole qui s'engage pour la solidarité entre les personnes et entre les
territoires pour les transitions, et qui prend de grandes décisions pour leur avenir. Au moment où il
nous faut ensemble fixer un cap, je veux penser à ceux que nous représentons ici et à qui nous
devons aussi de la hauteur, de la dignité, de la sérénité à laquelle nous avons parfois collectivement
failli. Et je prends ma part dans ce constat. Ces dernières années, quand nous étions empêtrés ici,
dans nos débats, écrasés par des tensions parfois artificielles, en regardant tranquillement les défauts
des autres, en oubliant peut-être un peu les nôtres, j'ai souvent espéré que nos habitants ne nous
regardent pas. J'ai souvent espéré qu'ils ne nous jugent pas trop sévèrement. Dans une époque
singulière, qui est traversée par la montée des individualismes et la poussée de l'extrême droite, et
la percée d'une colère sourde qui, demain, pourra tout emporter, nous avons, je le crois, une
responsabilité importante. Les élus ne sont pas que des dirigeants, ils sont avant tout et surtout des
représentants. Nous sommes des citoyens choisis par les citoyens pour gérer au nom de tous le bien
commun. Nous avons à ce titre un devoir d'exemplarité. Nous avons le devoir de nous parler, de
débattre, de fixer un cap ambitieux, mais aussi d'avancer ensemble. C'est le sens de la candidature
que je porte. C'est une candidature collective de compromis. Je n'ai pas peur de ce mot. Il est
important et il est l'essence même de la coopération intercommunale. Une candidature construite
depuis plusieurs mois autour d'un projet porté par un groupe dont je suis aujourd'hui l'animateur et le
porte-parole. Alors, à vous entendre et à entendre ce qui peut se dire ici ou là, je dois vous avouer
que j'ai bien conscience que ma candidature n'est pas parfaite. Certains me trouvent trop à gauche,19
d'autres bien trop à droite. Cela a été dit. Certains jugent que je suis soumis à la Maire de Grenoble
et certains ont peur que je sois insoumis. Élu d'une commune trop urbaine et trop grande pour
certains, élu d'une ville trop petite et trop discrète pour d'autres, je veux porter devant vous la réalité
de ce que je suis et de ce que je n'ai eu cesse de défendre : la loyauté aux idées, la fidélité aux
valeurs et le goût pour le compromis exigeant. Je suis maire comme beaucoup d'entre vous, élu et
réélu d'une ville de 12 000 habitants, de la première couronne de notre agglomération, une commune
intermédiaire mélangée avec des quartiers populaires et puis aussi des beaux quartiers. Une ville
touchée par l'inondabilité du Drac, mais aussi par les risques de feux de forêt, par les glissements de
terrain. Une commune de plaines à 290 mètres d'altitude, mais aussi une commune de montagnes
qui culminent à 1500 mètres. Une ville carencée, oui, c'est vrai, au titre de la loi SRU et dont je ne
tire, contrairement à ce qui a été dit, aucune fierté. Et c'est mon combat, c'est ma fierté que de lutter
pour sortir de cette carence-là. Je veux dire à celles et ceux qui luttent pour essayer de répondre à
nos objectifs de dignité, pour les personnes que nous essayons de bien faire, chacun d'entre nous.
Nous militons pour le logement pour tous, mais nous savons à quel point il est difficile d'avancer, à
quel point il est difficile de convaincre, à quel point il est difficile de mobiliser des crédits. Voilà ce que
je porte, voilà ce que je suis : l'unité. L'unité d'abord de ma famille politique. Les femmes et des
hommes de progrès, les écologistes. Et je veux les remercier d'avoir réussi à se rassembler autour
de moi ces dernières semaines. Ce n'est pas facile de rassembler des personnes aussi différentes,
mais nous l'avons fait. Ma gauche à moi, c'est celle de JOSPIN, pluriel et intègre. C'est celle de BLUM
: unitaire, idéaliste et réaliste. C'est celle d'Ambroise CROIZAT, des Jours heureux et du Conseil
national de la Résistance, qui sait s'unir, qui sait s'ouvrir quand les blés sont sous la grêle. C'est celle
aussi de l'exigence environnementale et de l'urgence citoyenne. Et je veux dire à tous ceux dont je
partage les valeurs et les combats, que ce qui nous rassemble et bien plus fort que ce qui nous
sépare. Je veux dire à Monsieur BRUNON, dont j'ai lu cette semaine avec attention les messages
qu'il m'a adressés dans la presse, que je suis très respectueux de ses engagements. Je salue avec
force les convictions qui sont les siennes, le travail qu'il peut faire et il l'a dit : « Pour que certains
soient mieux représentés, pour que les quartiers populaires aient une voix qui soit portée, je veux
saluer l'engagement qui est fait pour la dignité. » Et dire que son combat antifasciste est le mien, le
premier qui a été ma carte quand j'avais 16 ans, à Ras l'front à l'époque. Mais je veux lui dire aussi
que je ne partage pas la manière qui est la sienne de faire de la politique qui est dans l'outrance et
dans l'insulte. Je veux lui dire que quand cette semaine, j'ai dû expliquer à mes filles adolescentes
que la politique, ce n'était pas la guerre et qu'on pouvait défendre des idées différentes et qu'on
pouvait être en désaccord, qu'on pouvait se confronter sans insulter celui d'en face. Eh bien, je crois
que c'est cela la ligne d'une politique respectueuse. Nous sommes différents, nous portons ici des
regards qui ne sont pas les mêmes, mais nous défendons un idéal républicain sur lequel nous
pouvons toutes et tous nous retrouver. Je veux dire qu'avec les amis et les élus de gauche qui sont
autour de moi aujourd'hui, nous avons beaucoup cheminé ces derniers temps et cela a été dit. Nous
avons renforcé notre projet, un projet clair et ambitieux qui insiste sur les transitions, sur les
solidarités, sur la démocratie, qui protège les plus fragiles et qui permet à notre territoire d'avancer.
Nous voulions un projet de gauche et nous voulions le porter. Nous avons entendu les appels
légitimes. Nous avons compris et accepté des compromis et nous avons changé. Il n'y a pas de honte
à changer, surtout quand on tend la main pour avoir une approche qui accepte de porter une majorité
plus large et plus territoriale. Je dois vous dire que je regrette, ici devant vous et avec vous, que la
main que nous avons tendue n'ait pas été saisie. Beaucoup de demandes nous avaient été faites par
les autres groupes, et nous avons fait, je le crois, une grande partie du chemin. Représentation de
tous les territoires dans l'exécutif et de toutes les sensibilités. Responsabilités partagées,
gouvernance ouverte et collégiale, compromis et responsabilité. Travail sur le fond et sur le projet.
Voilà ce que nous avions proposé. Mais malheureusement, cela n'a pas suffi. Et je veux dire mes20
regrets face à la posture, la posture de celles et ceux qui demandent, celles et ceux qui attendent,
qui veulent des compromis, qui veulent des gages et qui finalement jugent que cela n'est jamais assez
tant que celui qui est en face de soi n'est pas complètement en caleçon. Je veux dire également que
celles et ceux qui prônent l'unité et le travail, mais qui ferment la porte au dernier moment, n'en
dressent pas un bon message, surtout quand la volonté, encore une fois, c'est de travailler ensemble.
Que vous ayez choisi, cher Raphaël, la division plutôt que le rassemblement sape la confiance que
nous avons tenté d'installer, que nous avons mis pied à pied toute l'énergie pour construire. Alors que
vous profiterez certainement les voies de ceux que vous excluez de votre périmètre, vous avez dit
que les Carignonistes ne seront pas avec nous, sauf peut-être pour être élus. Eh bien, je veux vous
dire ma déception. En nous regardant aujourd'hui, que vont dire les habitants de notre Métropole ?
Vont-ils comprendre que nous soyons face à face, que nous opposions sur le principe et que d'ici une
heure ou dix minutes, peut-être, vous appeliez à l'unité, vous appeliez au rassemblement alors que
maintenant vous le refusez par principe ? Je veux d'ailleurs remercier les élus des petites communes,
membres notamment de NMC, qui m'ont appelé et qui m'ont manifesté leur incompréhension de cette
décision, et qui m'ont annoncé leur soutien. Je veux en particulier remercier Gilles STRAPPAZZON,
qui a annoncé cette candidature sous le signe justement d'une territorialité. Je veux assurer chacun
de notre volonté de garder le lien et de donner sa place à tous. En juillet 2020, dans le chaos du début
du mandat dernier, des mots forts avaient été prononcés par le Président FERRARI. Il avait dit à
Yann MONGABURU : « Votre Métropole n'a pas de cœur. » Vous vous en rappelez ? Ça nous a tous
marqués. On en a parlé récemment. Eh bien, aujourd'hui, la désunion que vous montrez démontre
que notre Métropole a bien un cœur, mais elle n'a pas de tête et elle n'a pas de mémoire. Si vous
m'accordez notre confiance, je vous proposerai une méthode pour restaurer la confiance et le
dialogue, pour proposer les bases d'une gouvernance solide et partagée, une gouvernance ouverte
autour d'un mandat qui doit être réussi. Ensemble, nous engagerons avec toutes les sensibilités, un
travail commun pour la rédaction d'une feuille de route métropolitaine à adopter avant la fin de l'année
2026. Ensemble, nous demanderons le bilan objectif et partagé des transferts de compétences, de
la situation budgétaire en réalisant un audit. Ensemble, nous formaliserons une charte de
gouvernance partagée. Ensemble, nous organiserons des états généraux de la Métropole en
réunissant les 1000 conseillers municipaux du territoire pour partager nos visions et faire Métropole
ensemble, aller enfin vers les citoyens pour sortir également de notre entre-soi. Je proposerai à notre
assemblée, dès les premiers jours du mandat, un temps de travail transpartisan pour intégrer les
contraintes liées à la loi de finances pour 2026, puisque nous avons voté notre budget sans tenir
compte des coupes sombres de l'État, et qu'il nous faudra dans les prochains jours trouver 9 millions
d'euros d'économies. Cela ne pourra pas se faire sans une discussion approfondie et sans de la
confiance entre nous. Je vous proposerai d'intervenir en personne et à votre invitation au sein des
conseils municipaux, pour marquer des liens indéfectibles dans un bloc communal qui doit cesser de
marquer la concurrence entre les communes et entre la Métropole. Je vous proposerai de restaurer
le lien fort qui doit exister entre la Métropole et la Ville-centre, en désignant Madame la Maire de
Grenoble comme première Vice-présidente de notre institution. Je proposerai enfin de laisser toute
leur place aux communes dans l'esprit des propositions que nous avons faites. Dans cette époque
qui marque le retour de l'autorité virile des chefs tout puissants, de ceux qui posent avec leur chien
et qui montrent à quel point ils sont forts, nous voulons incarner autre chose : le collectif, la proximité,
la simplicité. Je vous propose, pour ma part, d'être l'animateur d'une majorité plurielle plutôt qu'un
homme qui décide seul. Transparence, simplicité, sobriété, travail collectif, voilà les piliers qui doivent
fonder la méthode qui est la nôtre et que je vous propose d'adopter. Les axes de travail que nous
proposerons porteront sur ce que nous appelons de nos vœux une Métropole de proximité qui
s'appuie sur les maires et sur ces communes, une Métropole territorialisée, plus simple, plus
démocratique, plus proche des usagers, une Métropole accueillante et hospitalière engagée pour les21
transitions. Une Métropole qui soit aussi un levier puissant de notre territoire, pour l'emploi, pour
l'économie, aux côtés de nos entreprises, pour son rayonnement comme pour la qualité de vie. Nos
priorités sont connues, je les réaffirme ici, dans un contexte budgétaire complexe. Et compte tenu
des urgences auxquelles nous devons faire face, nous proposons de consolider les compétences
socles de la Métropole. Il nous faudra assurer une gestion rigoureuse de nos finances pour permettre,
c'est la priorité, le maintien de nos services publics et continuer à garantir un investissement fort pour
les transitions. Nous voulons agir pour les logements dignes et abordables sur l'ensemble du territoire.
Parce qu'un toit, c'est un droit. Nous voulons agir pour les quartiers populaires, comme pour les petits
villages, en défendant la solidarité entre les personnes mais aussi entre les territoires. Je l'ai déjà dit,
nous voulons adapter notre Métropole aux changements climatiques, faciliter les mobilités douces,
soutenir l'innovation en nous appuyant sur le triptyque grenoblois que nous avons toujours défendu
ici, défendre notre université, qui est un bien précieux, engager et s'engager pour la
réindustrialisation. C'est un projet ambitieux qui s'inscrit dans la continuité des grandes orientations
et des documents-cadres que nous avons adopté ces dernières années. Permettez-moi, à ce titre,
de saluer Christophe FERRARI et de souligner auprès de vous le travail qu'il a mené pendant ses
deux mandats pour structurer notre Métropole et soutenir notre territoire. Après Didier MIGAUD et
Marc BAIETTO, il a contribué à un projet de territoire dont je veux saluer la vision, au-delà de nos
différences d'approche. Je nous invite à faire nôtre la vision qu'il a toujours défendue, d'une écologie
populaire qui ne laisse personne au bord du chemin et qui rappelle qu'il n'y a pas de transition
écologique sans justice sociale. Je nous invite à faire nôtre son combat, pour la réindustrialisation de
notre territoire, pour la défense de son projet économique comme de son identité ouvrière. Je veux
vous assurer de notre volonté d'écrire une nouvelle page qui respecte les chapitres précédents et
celles et ceux qui les ont écrits sans ne jamais rien déchirer. Travailler ensemble. Je veux associer à
ce discours, comme d'autres l'ont fait, celles et ceux qui sont hébergés ici, les livreurs à vélo, les
femmes et les enfants, les hommes victimes d'un système et qui sont écrasés par la misère et qui
n'ont trouvé d'autre toit que celui d'une République accueillante et que nous devons défendre. Si vous
m'accordez votre confiance, et je l'ai mis dans le pacte que nous devons travailler avec l'ensemble
de ceux qui rejoindront cette majorité, nous devons mobiliser tous les moyens de toutes les
communes pour trouver les actions, pour permettre à chacun notre loger de manière digne et
respectueuse. C'est le pacte de l'humanité qui nous lie. Je terminerai ce discours de candidature en
m'adressant aux agents de la Métropole. Ils attendent de nous un cap clair et un fonctionnement
serein. Je veux leur redire notre reconnaissance pour le travail qu'ils font au quotidien, pour le service
public : égoutiers, ripeurs, agents de voirie, agent administratif, agents techniques cadres, ils sont les
premiers de trancher les premiers visages d'une métropole de proximité, bien plus identifiée d'ailleurs
que nous, les élus. Sans eux, rien n'est possible. Quel que soit le résultat de cette élection, je veux
leur dire notre reconnaissance, je veux leur dire notre soutien, je veux leur dire notre engagement. Et
si vous le permettez, je veux leur dire, au nom de tous, notre engagement pour défendre une
Métropole à leurs côtés, en faisant en sorte que la question de la gestion ne détruise jamais le service
public. Voilà, chers collègues, le cadre que nous vous proposons de tracer ensemble. Nous savons
bien sûr que rien ne sera simple. Nous savons que nous allons débattre, parfois nous opposer de
temps en temps. Nous savons que cela sera difficile et qu'évidemment tout ne sera pas parfait. Je
veux en tout cas vous assurer, au nom de la majorité que je souhaite pouvoir conduire, large,
fédératrice, que nous ferons tout ce qui est possible pour être à la hauteur de la confiance que nous
sollicitons. Je ne me présente pas à vous comme un super-héros qui sait tout, qui décide tout, qui a
des certitudes et des convictions et qui ne doute jamais, qui décide sans trembler ni hésiter. Je me
présente au contraire devant vous comme le visage du collectif, à l'écoute de la simplicité et de la
proximité. N'oublions pas, chers collègues, que nous avons dans nos mains une partie de la solution
à la crise politique que nous traversons. En 2027, on annonce dans notre pays, comme partout dans22
le monde, un raz-de-marée de l'extrême droite. Les barrages incessants, les appels à battre les
ennemis de la République, dédiaboliser ne suffiront pas. C'est juste par notre travail, par la force du
service public, par le souci de la justice sociale que nous pouvons faire reculer pied à pied ceux qui
se présente aujourd'hui en recours et qui ont pourtant mis hier le monde au bord du gouffre.
Permettez-moi de terminer mon propos avec cette phrase de MONTESQIEU, qui a toujours guidé
mon action d'élu et d'homme : « Pour réussir de grandes choses, il ne faut pas être un si grand génie,
il ne faut pas être au-dessus des hommes, il faut être avec eux. » Tout simplement. Voilà le cap que
je vous propose pour notre action commune. Si vous m'accordez votre confiance. Merci à tous.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Merci, Monsieur LISSY. Il y a une autre
demande de parole. Monsieur Enzo BILLON, on vous écoute.
Enzo BILLON: Merci, Madame la Présidente. Mesdames et Messieurs les Maires, chers collègues,
chers agents de la Métropole, chers habitants de la Métropole de Grenoble, permettez-moi tout
d'abord d'adresser mes plus sincères félicitations républicaines à l'ensemble des conseillers
métropolitains élus, et ce, quels que soient les bancs sur lesquels ils siègeront. Je veux également à
nouveau remercier les électeurs qui nous ont accordé leur confiance. Cette confiance nous honore
et désormais nous oblige. À l'issue de ces élections municipales, le Corps national est de retour. Le
Rassemblement national et l'UDR sont aujourd'hui en capacité de former un groupe à la Métropole
et siègeront à nouveau au sein de cette assemblée. Ce groupe portera une voix libre, attentive et
déterminée au service de l'ensemble des habitants de notre territoire. Certes, nous sommes
minoritaires dans ce conseil, mais nous appelons à chacun à l'humilité. Nous serons les représentants
des très nombreux électeurs du Rassemblement national sur l'ensemble des 49 communes de notre
territoire. Des électeurs qui, lors des dernières échéances nationales, ont été plus de 55 000, à
accorder leur confiance au candidat du Rassemblement national, soit à peu près 35 % des voix. Cette
réalité démocratique mérite d'être respectée. C'est dans cet esprit que je présente aujourd'hui ma
candidature à la présidence de Grenoble Alpes Métropole. Je ne me fais pas d'illusions sur le résultat
du scrutin. Nous savons parfaitement que cette candidature n'a pas vocation aujourd'hui à emporter
cette élection, mais elle est une candidature de conviction, une candidature de témoignage et surtout
une candidature de représentation. Elle exprime une chose simple : nous sommes de retour et nous
serons là pendant tout ce mandat pour présenter ceux qui, trop souvent, ont eu le sentiment d'être
oubliés, méprisés ou écartés du débat politique local. Car au-delà de cette candidature, nous voulons
aussi apporter un constat clair. Aujourd'hui, notre territoire est dans une impasse. La Métropole de
Grenoble est devenue depuis plusieurs années le paradis des dealers. Cette dernière fait
régulièrement la une des médias nationaux. La violence, les fusillades, les rixes, le trafic à ciel ouvert,
les pressions rythment trop souvent le quotidien des habitants de la Métro. Bien sûr, la Métropole
elle-même n'a pas toutes les compétences pour cela, mais elle ne peut pas se comporter comme si
cette question ne la concernait pas. Le futur Président de la Métropole devra faire de la lutte contre
le narcotrafic et contre l'insécurité une volonté politique réelle, en lien avec l'ensemble des acteurs
pouvant œuvrer à l'amélioration de cette situation. La Métropole de Grenoble a également été le
porte-étendard de l'écologie punitive. Il y a quelques jours, à l'Assemblée nationale, les députés du
Rassemblement national et d'UDR obtenaient une victoire importante en votant pour la suppression
des honteuses ZFE, zones à faibles émissions. Or, cette suppression ne sera malheureusement pas
effective sur la Métropole de Grenoble. Nous considérons que ce dispositif comme un mécanisme
séparatiste, qui exclut socialement et géographiquement les Français les plus modestes du cœur de
notre Métropole. Lors de ce mandat, nous ferons tout pour mettre fin à ces zones d'exclusion. Enfin,
nous défendrons ardemment nos entreprises locales, qui font rayonner notre territoire à l'échelle
nationale. Nous faciliterons leur implantation en allégeant les normes et en baissant les taxes qui23
pèsent sur elles afin de développer l'activité économique de nos territoires, créer des richesses et de
l'emploi pour nos concitoyens. Mais aujourd'hui, peu importe le président élu, il sera un président
soumis à une gauche métropolitaine qui ne permettra aucun changement concret. Malgré cela, le
groupe du Rassemblement national et de l'UDR sera là, vigilant, travailleur et avec comme seul cap
: l'intérêt général, toujours avec l'objectif de porter la voix de ceux qui nous ont fait confiance. Nous
soutiendrons évidemment l'ensemble des mesures de bon sens, qu'elle vienne de la majorité ou de
n'importe quel groupe d'opposition. Au moment où, sous ce nouveau mandat, nous voulons le dire
avec confiance et assurance, notre retour au sein du Conseil métropolitain marquera le début d'un
ancrage politique durable et préparera les victoires de demain. Je vous remercie.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Merci, Monsieur BILLON. Oui, je vous en prie,
prenez la parole.
Laurence RUFFIN: Mesdames et Messieurs les Maires, Mesdames et Messieurs les Conseillères et
Conseillers métropolitains, Mesdames et Messieurs les habitants et habitantes de la Métropole qui
nous regardent. Nous sommes réunis aujourd'hui pour un moment important : la Métropole a dix ans.
Dix ans de construction, de transferts de compétences, de projets communs. Nous voyons toutes et
tous à quel point le territoire a changé en dix ans. Un plan vélo, la Convention citoyenne
métropolitaine, la gestion métropolitaine de l'eau. Le bilan de la Métropole est réel et il est solide.
Merci à Christophe FERRARI pour son engagement. Aujourd'hui, nous ouvrons un nouveau chapitre
et il faut être lucide sur ce que ce nouveau chapitre exige. Les moyens des collectivités se raréfient.
Les urgences sociales, climatiques et démocratiques s'accumulent, et nos communes et EPCI sont
en première ligne. Ce moment appelle donc à la fois de l'ambition et de l'humilité. Ce moment appelle
aussi à une nouvelle gouvernance de notre Métropole. La Ville de Grenoble s'est inscrite dans un
collectif, conduite par Guillaume LISSY, pleinement, mais sans chercher à tout occuper. La ville-
centre n'est pas là pour prendre toute la place. Mais la Métropole ne peut pas avancer sans elle.
Aujourd'hui, c'est la faiblesse des candidatures construites sans Grenoble. Sans la ville centre, la
Métropole ne fonctionnera pas. Nous l'avons déjà vécu lors du mandat dernier, et personne ici ne
souhaite que ça se passe à nouveau comme ça. Je ne serai pas la première Vice-présidente d'une
candidature qui se construit sans nous. Ce que nous voulons construire, c'est une Métropole apaisée,
une Métropole qui respecte toutes ces communes, de la ville-centre aux communes rurales. Nous
nous engageons à revenir sur l'accord local, à construire un vrai pacte de coopération entre Grenoble
et la Métropole. Pas un texte de façade, des règles claires, un fonctionnement transparent, une
relation de confiance. La conférence des maires doit devenir un vrai espace de codécision. Les
maires doivent pouvoir proposer des sujets, peser sur les priorités, donner un visage sur les projets
structurants de leur commune. Et, quel que soit le résultat de cette élection, le dialogue doit être
permanent avec toutes les communes, toutes les sensibilités politiques. Une Métropole de 49
communes ne peut pas fonctionner dans la logique du camp contre le camp. La majorité que nous
voulons construire est ancrée à gauche, ouverte, capable de mener des politiques solidaires et
écologiques, une majorité qui donne leurs places à toutes les communes. Cela m'amène à notre
projet. La priorité est aux habitantes et aux habitants, à leurs besoins. Les habitants nous demandent
que ça fonctionne. De la proximité. De l'écoute. Que la Métropole soit une ressource dans leur
quotidien. Pas une couche administrative de plus. Pour eux, nous portons un projet clair avec des
priorités sur le logement, les mobilités, la transition énergétique, l'économie de proximité et le
renouveau démocratique. Ce que nous proposons : un projet social et écologique ambitieux, des
méthodes claires, une gouvernance adaptée et apaisée. Grenoble y prend toute sa part ni plus ni
moins qu'à sa juste place. Je vous remercie.24
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Merci, Madame RUFFIN. Je vous en prie,
Madame.
Amandine DEMORE Merci. Mesdames et Messieurs les Conseillers, Conseillères métropolitaines,
chers collègues. Avant tout, je veux saluer le travail accompli par Christophe FERRARI à la tête de
cette institution. Présider Grenoble Alpes Métropole, c'est gérer une des premières intercommunalités
d'Auvergne-Rhône-Alpes, avec tout ce que cela représente de complexité, d'arbitrage et de
responsabilité. Cette mandature a porté des avancées réelles pour notre territoire, mais elle a aussi
été marquée par des tensions qui ont pesé sur notre capacité collective à avancer. Car ce que nous
installons aujourd'hui, c'est une nouvelle gouvernance. Et la question qui se pose n'est pas seulement
celle d'un nom ou d'un vote, c'est avant tout celle d'un projet que nous voulons porter ensemble pour
les six années qui viennent. Nous voulons une Métropole des proximités. C'est une aspiration qui est
remontée fortement de la part des habitants et habitantes durant les élections municipales et le
mandat que nous venons de traverser. Nous voulons une Métropole à l'écoute des communes,
attentive aux besoins des habitants et habitantes, qui sait être réactive. Une Métropole où Grenoble,
ville-centre, joue pleinement son rôle moteur. Parce que ce rôle est incontournable pour l'ensemble
du territoire. Une Métropole où chaque commune, quelle que soit sa taille, a voix au chapitre et se
sent pleinement respectée. Une Métropole solidaire et écologique qui construit l'avenir de nos
territoires, plutôt que de gérer l'urgence permanente. Cette ambition, elle a besoin d'un Président. Et
je crois sincèrement que Guillaume LISSY est ce Président. Guillaume LISSY est l'un des maires les
mieux réélus de notre agglomération. Ce résultat dit quelque chose d'important sur sa manière
d'exercer le mandat. Il sait écouter, il sait expliquer, il sait tenir ses engagements. Et dans une période
où la confiance entre les élus et les citoyens et citoyennes s'érode partout, ce n'est pas rien.
Guillaume connaît nos institutions dans leur profondeur. Il a une capacité de travail et une rigueur
reconnues par toutes celles et tous ceux qui ont collaboré avec lui. Guillaume LISSY possède cette
qualité rare en politique : la capacité à incarner le compromis sans se renier. Il sait tendre la main
sans effacer ses convictions. C'est un homme qui a des valeurs, qui sait rassembler sans niveler par
le bas. La grande qualité de Guillaume LISSY c'est sa capacité à la recherche patiente d'un accord
sur ce qui nous rassemble au service du territoire. Nos électeurs et nos électrices se sont exprimés.
Dans de nombreuses communes de ce territoire, ils ont choisi des équipes de gauche pour les
représenter. Ce choix mérite d'être honoré à l'échelon métropolitain. La cohérence entre les votes
municipaux et la gouvernance métropolitaine est une condition élémentaire de lisibilité démocratique
pour nos habitants et nos habitantes. Et puis, je veux dire un mot sur ce qui nous attend si nous ne
nous rassemblons pas : un nouveau blocage, une nouvelle mandature de tension et d'immobilisme.
Ce sont toutes nos communes qui en paieront le prix. Nos projets communs qui piétineront, nos
habitants et nos habitantes qui attendront encore. Ce territoire est divers. Il a toujours été comme une
urbaine, comme une rurale, ville-centre, villes de banlieues, villes de montagnes. Nous avons des
histoires différentes, des échelles différentes, des besoins différents, mais nous partageons le même
bassin de vie, les mêmes défis climatiques, les mêmes enjeux de mobilité, de logement, de solidarité.
Nous formons un territoire commun. Nos destins sont liés. Ce qui affaiblit une commune affaiblit
toutes les autres. Faire corps autour de cette candidature, c'est choisir l'équité territoriale plutôt que
la hiérarchie des territoires. C'est affirmer que les communes méritent toutes d'être entendues,
quelles que soient leurs tailles. C'est pour cela que nous devons nous rassembler autour de cette
candidature et de ce projet, pour sortir de la logique de blocage et aller vers quelque chose de positif,
de constructif. Une Métropole solidaire, résolument écologique, qui construit l'avenir de nos territoires
plutôt que de s'épuiser dans des querelles de gouvernance. Je vous invite à rejoindre ce mouvement,
à voter pour cette candidature et à construire avec nous cette Métropole de la confiance retrouvée,25
du dialogue, de l'apaisement et du projet commun. C'est ce projet que nous vous proposons et c'est
pour cela que les élus communistes et partenaires voteront Guillaume LISSY.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Merci, Madame DEMORE. Y a-t-il, parmi vous,
d'autres demandes d'intervention, s'il vous plaît ? Allez-y, je vous en prie.
Laurent THOVISTE: Mesdames et Messieurs les métropolitains, Mesdames et Messieurs les
Conseillers métropolitains, Madame la Présidente, chers collègues. Tout d'abord, un mot de
bienvenue à nos nouveaux collègues. Très heureux aussi de retrouver les anciens. J'espère que
nous pourrons avoir au sein de cet hémicycle des débats sereins et apaisés, au service de nos
concitoyens. Je le dis, d'autres l'ont dit, mais il faut le répéter, nous représentons tous ici, en nos
qualités diverses, une partie de nos populations et à ce titre, le respect et l'écoute doivent être de
mise. Ici aussi, le sens du mot de Métropole apaisée doit prendre tout son sens. Avouons-le, nous ne
commençons pas par le plus facile. Les questions de personnes et au-delà, j'y reviendrai,
d'orientations politiques sont souvent les plus délicates à gérer. Nous l'avons vu dans le passé et j'ai
moi aussi une pensée pour Christophe FERRARI en me remémorant le vote de 2020, où très
franchement, on était plus sur des questions de personnes que d'orientation politique. Mais nous y
reviendrons. Pour autant, il faut bien en passer par là et c'est aussi un élément de clarification, et
nous l'avons vu dans les différentes interventions qui se sont posées. Trois logiques se combinent :
une logique politique, que l'on peut simplifier en schématisant l'affrontement droite-gauche. Mais on
a vu à travers les différentes interventions que c'était parfois plus complexe que cela, puisqu'il y avait
aussi des affrontements gauche-gauche. C'est même, si je retiens les différentes interventions, peut-
être les plus violentes qu'il y a eu aujourd'hui. Et comme Guillaume LISSY, moi je ne suis pas un
adepte de la violence verbale, je pense que le bruit et la fureur doivent être réservés à combattre les
inégalités, pas à combattre les hommes et les femmes avec lesquels nous devons travailler. Une
logique démographique qui prend en compte le poids des différentes communes dans leur nombre
d'habitants. Parce que n'oublions jamais que nous représentons des populations. Et puis une logique
territoriale qui prend à la fois en compte le nombre des communes. Mais au-delà le nombre des
communes, la diversité de notre territoire. Avec des communes urbaines, avec des communes de
montagnes, avec les contreforts de la Chartreuse, avec les contreforts du Vercors. Et c'est finalement
toute cette diversité qu'il nous appartient de gérer. Il nous appartient de choisir quelle va être la forme
qui va pouvoir nous permettre de gérer cette Métropole. Pour notre part, et ceux qui siégeaient déjà
dans le précédent mandat pour en témoigner, notre discours et nos actes n'ont jamais changé. Nous
prônons une approche territoriale qui ne néglige pas pour autant le poids des populations. Pourquoi
est-ce que la logique territoriale s'impose ? Il faut revenir au sens de ce que nous sommes. La
Métropole n'est pas une collectivité de plein exercice. La Métropole est un établissement public de
coopération intercommunale, établissement public de coopération intercommunale. Ce terme dit tout.
Il dit que chaque maire doit être respecté, qu'aucun ne peut être exclu a priori. Car lorsque l'on exclut
un élu, comme j'ai pu l'entendre en faisant des schémas droite-gauche, ce n'est pas simplement l'élu
que l'on exclut. Ce sont les populations qu'il représente. Et ce n'est pas acceptable. J'entends parfois
parler de maire de droite ou de gauche. J'ai même entendu parler de petits maires de droite dans la
presse. Quelle condescendance, Monsieur BRUNON, quelle condescendance ! Comment pouvez-
vous dans le même temps parler comme ça de vos collègues et ensuite appeler au respect
républicain ? Il n'y a pas de petit maire, il n'y a d'ailleurs pas de grand maire non plus, il n'y a que des
maires. Et dans beaucoup de nos communes, contrairement à ce que j'entends parfois, ils ne sont ni
de droite ni de gauche. D'ailleurs leurs concitoyens ne leur demandent même pas ce qu'ils sont. Ils
leur demandent « Quel est votre projet pour la commune ? » « Quelle est l'équipe municipale que
vous allez bâtir et comment allez-vous répondre à nos attentes ? » Ils se fichent comme de l'an 4026
des étiquettes politiques. Les étiquettes politiques, elles sont utilisées par certains pour se fabriquer
une représentation qui n'est d'ailleurs pas dans les urnes. Et puis il y a le logique démographique.
Elle ne doit pas être ignorée pour autant. J'y reviendrai. Madame la Maire de Grenoble nous en a
parlé. Elle est d'ailleurs prévue par le législateur, puisque notre Conseil métropolitain prend en compte
cette représentation des différentes communes. Elle est donc comme le maire légitime, et chaque
conseillère métropolitaine l'est aussi. Pour cela, inlassablement et de manière cohérente, encore une
fois, nous avons toujours plaidé, toujours plaidé pour un large rassemblement associant ces deux
logiques. Ces derniers jours, ces dernières heures même, des gestes ont été faits. Ils ont été évoqués
tant par Raphaël GUERRERO que par Guillaume LISSY. Des discussions ont eu lieu. Ce n'est pas
un scandale, Monsieur BRUNON, que des discussions aient lieu. En tout cas, de notre point de vue,
c'est même plutôt un signe d'intelligence que d'être capable de discuter avec les autres. Elles ont
permis de montrer que nous partagions, au-delà parfois des raccourcis que l'on peut faire, beaucoup
d'orientations, même si certaines des solutions pratiques devaient être débattues. Je ne vais pas
refaire la litanie. Beaucoup ont fait ici la liste des défis que nous devions affronter, mais service public
renforcé, centré sur nos compétences pour répondre aux besoins de nos concitoyens. Tout le monde
est d'accord. Solidarité territoriale face aux problématiques de pauvreté et d'exclusion et de logement.
Tout le monde est d'accord. Dynamisme nécessaire en matière économique pour que cette solidarité
puisse pleinement s'exercer. Tout le monde est d'accord. Nécessaire adaptation aux transitions,
notamment climatiques. Tout le monde est d'accord. Gouvernance territoriale renouvelée. Plus
proche des communes et des habitants. Tout le monde est d'accord. Mais qu'est-ce qu'on fait là ? Je
vais vous répondre, Monsieur BRUNON, mais laissez-moi terminer mon intervention. Je ne vous ai
pas coupé, même si une partie de votre discours était quand même particulièrement pénible, mais je
pense qu'il faudra ici s'y habituer. Il faudra ici s'y habituer. Heureusement, je ne suis pas au Conseil
municipal de Grenoble, mais j'ai vu que vous aviez à chaque fois une pile de petites fiches que vous
lisiez. Je pourrais continuer et j'aborderai le nécessaire travail. Là je rejoins ce qu'a dit Guillaume
LISSY, que nous devons faire sur notre projet de territoire et sur notre pacte financier dont je rappelle
qu'ils sont deux éléments obligatoires et auxquels nous devrons consacrer les premiers mois de
mandat. Ce que nous devons faire aujourd'hui, c'est choisir qui conduira ce travail et comment et
avec qui il va le conduire. Nous avons pour notre part, toujours affirmé la nécessité d'un arc territorial
associant les différentes composantes de ce conseil. C'est un gage d'équilibre, mais c'est aussi, je
voudrais le rappeler, un gage d'efficacité, car on ne construit aucune politique publique dans un
établissement public de coopération intercommunale sans les communes. On parle de solidarité par
le logement. Vous pourrez faire tous les PLH que vous voudrez. Si vous n'associez pas les maires
des différentes communes à la construction de PLH, il n'y aura pas de logements qui sortiront. Vous
pourrez faire toutes les ZFE que vous voudrez. Si vous n'associez pas les maires dans leurs pouvoirs
de police, il n'y aura pas de ZFE. Donc il est nécessaire d'associer les communes et il n'y aura pas
de politique métropolitaine sans les communes. Les discussions que nous avons eues, cher
Guillaume LISSY, moi je les ai trouvées personnellement de qualité, dans un bon esprit et je ne me
retrouve pas, je te le dis, dans la conclusion que tu en as faite, qui voudrait qu'il y ait eu un camp qui
est estimé qu'il ne n'acceptait pas les propositions des autres. Nous avons eu un discours constructif.
Nous avons pu mesurer qu'il y avait encore effectivement des divergences. Mais ce travail, il a été
conduit dans le respect des attentes des uns et des autres. La majorité métropolitaine que nous
devons construire, elle doit aussi être construite dans le respect des uns et des autres. C'est pourquoi
il ne peut pas y avoir, comme j'ai cru le comprendre dans ton intervention, les bons qui ont fait un pas
vers les autres et les méchants qui l'auraient refusé. Il nous restait, et pour notre part, tu le sais, nous
avons prôné pour que ce travail se passe bien avant. Il y a un an, nous avions publié un texte pour
dire qu'on appelait à ce travail. Malheureusement, ce travail, il a commencé hier. Parce qu'il faut
rappeler la réalité des choses, et Monsieur BRUNON là-dessus a raison. Dans un premier temps, il27
a rappelé les propos de Jérôme RUBES. Dans un premier temps, vous n'étiez pas sur cette logique-
là, vous n'étiez pas sur cette logique-là. Vous étiez sur une logique uniquement politique. Vous l'avez
dit les uns et les autres, la gauche a gagné, on prend le pouvoir.
Allan BRUNON: Quand même ils veulent travailler avec vous. Ils ont le droit.
Laurent THOVISTE: Mais bien sûr, bien sûr qu'ils ont le droit. Ils en ont même le devoir, je dirais.
Donc nous, nous sommes sur cette logique-là depuis toujours et nous la revendiquons. Et pour
répondre à Madame la Maire de Grenoble, vous pourrez là aussi relire l'intervention, le communiqué
que nous avions diffusé à l'époque à tous les conseillers métropolitains, où nous appelions, il y a un
an, très clairement, sans savoir qui serait le ou la maire de Grenoble, en disant : « Il n'est pas possible
de négliger la ville-centre. » Jamais. Je l'ai dit pour les communes, mais c'est encore plus vrai pour
la ville-centre. Qui ici pourrait imaginer une Métropole qui se construise sans sa ville-centre ? Cela
n'a jamais été notre point de vue et cela n'a jamais été ce que nous défendions. Mais de la même
manière, la ville-centre doit aussi montrer, surtout dans un contexte que vous avez rappelé. Même si
vous faites des ouvertures aujourd'hui sur l'accord local. Malheureusement, ces ouvertures, elles ne
s'appliqueront pas dans ce mandat-là. Vous le savez. La Ville de Grenoble doit aussi montrer qu'elle
est prête à cette ouverture. Excusez-moi, mais quand on dit qu'on veut la présidence et la première
vice-présidence, on a le sentiment quand même que l'ouverture est pour le moins relativement serrée.
En tout cas nous, nous soutenons la candidature de Raphaël GUERRERO, porté par le groupe Notre
Métropole Commune, parce qu'elle nous paraît plus garante de l'équilibre de cet arc territorial que
nous promouvons depuis des années. Et je le dis ici, puisqu'il y a eu des appels au travail, il y aura
un vote, il y aura un ou une présidente puisqu'à chaque tour il peut y avoir des candidats. Donc on
peut imaginer que peut-être il y ait sur un prochain tour une présidente, mais en tout cas, il y aura un
ou une présidente de cette Métropole. Il faudra construire un ou une majorité et surtout, il faudra
construire ce que nous avons dit, c'est-à-dire une métropole capable de gouverner avec ces
communes. Donc nous, nous sommes, je le dis, prêts à travailler dans l'avenir, à la construction de
cette politique métropolitaine à la seule condition, à la seule condition qu'on ne nous renvoie pas
toujours à des logiques d'étiquettes comme ça a pu être fait dans le mandat précédent. Je crois que
nous avons démontré que nous étions capables, largement capables de dépasser les logiques
d'étiquettes. Merci.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Merci, Monsieur THOVISTE. Donc, juste un
petit rappel. Je crois que chacun a le droit de s'exprimer, mais dans le respect, dans le calme, de ne
pas essayer d'interpeller les autres d'une façon non respectueuse. Merci à toutes et à tous. Est-ce
qu'il y a encore d'autres demandes de parole ? Non, il n'y a aucun doigt qui se lève. Donc merci
beaucoup à toutes et à tous. Si tout le monde a donc pu s'exprimer, je vais vous proposer de passer
au vote. Avant même cela, nous allons procéder à un vote électronique et pour ce faire, quelques
tests vont être nécessaires pour s'assurer que tout fonctionne. Alors ces boitiers, écoutez, s'il vous
plait, ont été paramétrés à votre nom. En cas de départ, n'hésitez pas à prévenir le service de
l'assemblée pour que votre boitier soit transmis à l'élu qui aura votre pouvoir. Comme je vous l'ai dit,
on va tester non seulement les boîtiers, mais également votre façon de répondre aux votes. Alors un
premier test.
La question est la suivante. Vous écoutez ? « Est-ce votre premier mandat ? » Avec votre boitier, je
vous demande donc de voter « oui » « non » ou « abstention ». Sur l'écran vous allez voir apparaître
la question. La voilà ! Alors vous voyez à l'écran, si vous êtes « pour », « contre », « abstention », «
ne prend pas part au vote ». Sur la droite défilent tous les conseillers qui n'auront pas encore répondu.
Alors, oui », « non », « abstention, « ne prend pas part au vote ». Le principe c'est qu'on puisse tester28
votre boîtier. Vous avez un chiffre qui va apparaître et au-dessus du chiffre, vous allez voir « OK »,
on est d'accord ? Est-ce qu'il y en a dont le boîtier ne fonctionne pas ? La liste est encore longue. Il
y a encore plein de monde qui n'ont pas répondu. Encore douze personnes qui n'ont pas... Dix... Six...
Allez, on y arrive. Cinq. Quatre. Trois. Zéro. Bravo !
On va faire encore un deuxième test. Le principe sera le suivant : tout à l'heure, pour le premier tour
de l'élection, quand je dirai que j'ouvre le vote, vous vous servirez de votre boitier pour répondre et je
ferme le vote. Quand tous les conseillers métropolitains auront validé leurs réponses. Mais entre le
moment où je dis j'ouvre le vote et le moment où je ferme le vote, vous pouvez modifier votre vote.
Je vais vous proposer un deuxième test pour tester le vote à bulletin secret. Écoutez la question, elle
va apparaître ici : « Quel membre du conseil métropolitain a réussi, selon vous, à avoir des places
pour un concert de Céline Dion ? » Vous pouvez voter pour l'élu de votre choix. Prenez la liste qui
est sur le bureau devant vous. Vous n'écrivez pas le nom. Vous tapez le numéro de la personne qui
a eu des places pour Céline Dion et après vous irez voir cette personne. Vous pourrez échanger.
Alors, on ouvre le vote. Je ferme le vote. Il n'y a plus de conseillers métropolitains. Ce vote est secret.
Donc ce ne serait pas qui a les places de Céline Dion. On sait. On va voir apparaître tous ceux qui
ont une place. Et donc maintenant... Donc ça, c'était le test. Tout le monde a bien compris. S'il vous
plaît, tout le monde a bien compris le fonctionnement du boîtier électronique.
Nous allons procéder à l'élection du Président. Le premier tour. Pour rappel, vous avez devant vous
la liste des conseillers métropolitains. Vous pourrez sélectionner le numéro qui apparaît également à
l'écran. De plus, tous les noms des personnes qui se sont déclarées comme potentiellement président
de Grenoble-Alpes Métropole. Vous avez vos boîtiers. Le vote est ouvert. Je ferme le vote.
Donc les résultats, 110 votants, 110 votes, 56 majorité absolue. Si vous voyez le tableau, il n'y a pas
de majorité absolue lors du vote de ce premier tour. Raphaël GUERRERO : 50 votes. Guillaume
LISSY : 47. Allan BRUNON : 9. Enzo BILLON : 2. Ludovic BUSTOS : 1, et Christophe FERRARI : 1.
Résultats du premier tour :
Nombre de votants 110
Bulletins blancs 0
Bulletins nuls 0
Suffrages exprimés 110
Majorité absolue requise 56
Résultats :
Monsieur Enzo BILLON : 2 voix
Monsieur Allan BRUNON : 9 voix
Monsieur Ludovic BUSTOS : 1 voix
Monsieur Raphaël GUERRERO : 50 voix
Monsieur Christophe FERRARI : 1 voix
Monsieur Guillaume LISSY : 47 voix29
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Je vous propose de passer au deuxième tour
de vote. Sauf s'il y a... Je vous en prie, Monsieur BRUNON.
Allan BRUNON: On demande une suspension de séance, s'il vous plaît.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Vous pouvez me donner une fourchette de
temps, s'il vous plaît ? La suspension de séance que vous demandez.
Allan BRUNON: Je veux dire quarante-cinq minutes.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: C'est beaucoup trop, Monsieur Brunon.
Allan BRUNON: OK, OK, OK. C'est bon.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: La fourchette est un peu élevée.
Allan BRUNON: Trente minutes, ça va ?
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Allez !
Allan BRUNON: Trente minutes, ça va à tout le monde ? Quarante-cinq ? Quarante-cinq.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: D'accord. On vous écoute. On se retrouve à
15 h 50. À tout de suite.
---------------------------
Suspension de séance : 15h02
Reprise de séance : 15h45
---------------------------
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: La parole est à Benjamin COIFFARD.
Benjamin COIFFARD: Oui, Madame la Présidente. Nous demandons une nouvelle suspension de
séance de trente minutes, s'il vous plaît.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Est accordée. Donc, ça fait 16 h 20. Merci, à
tout de suite.
Benjamin Coiffard: Merci !
---------------------------
Suspension de séance : 15h50
Reprise de séance : 16h20
---------------------------
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Oui. Monsieur PORTA, s'il vous plaît. Vous
avez demandé la parole. Je vous écoute.30
Jean-Yves PORTA: Bonjour, Madame la Présidente. Je m'excuse encore vis-à-vis des internautes et
de tous ceux qui nous suivent en distance, mais je vais demander une nouvelle suspension de séance
de trente minutes, Madame la Présidente.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Entendu, accordé. À tout de suite.
---------------------------
Suspension de séance : 16h20
Reprise de séance : 16h40
---------------------------
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Il a été demandé trente minutes. Il y a une
demande de prise de parole ? Oui, Monsieur, s'il vous plaît. Eh bien, je vous écoute, Monsieur.
Allan BRUNON: Oui, Madame la Présidente, je m'excuse pour le public et les internautes. Est-ce que
vous pouvez nous accorder une suspension de séance de trente minutes, s'il vous plaît ?
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Trente minutes, donc on vous attend à 17 h
15.
Allan BRUNON: Je vous remercie.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Je vous en prie.
---------------------------
Suspension de séance : 16h40
Reprise de séance : 17h15
---------------------------
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Oui, Monsieur Labriet. Vous avez demandé la
parole. Je vous écoute.
Pierre LABRIET: Madame la Présidente, je vous demande une suspension de séance de vingt
minutes supplémentaires.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Donc la séance reprendra à 17 h 45.
Pierre LABRIET: Merci, Madame la Présidente.
---------------------------
Suspension de séance : 17h25
Reprise de séance : 17h45
---------------------------
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Merci. On va reprendre la séance. S'il vous
plaît, vous pouvez rejoindre vos places. Merci. Prenez votre micro. Voilà, c'est bon, je vous écoute.
Lencka POPRAVKA: Je demande une suspension de séance d'une demi-heure. Je suis
représentante de la Ville d'Échirolles. Comme nous sommes tous représentants d'une ville
aujourd'hui.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: D'accord. Donc ça fait 18 h 15. C'est bon ?31
Lencka POPRAVKA: Oui, Madame la Présidente.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Je vous en prie. On vous attend. À tout à
l'heure.
---------------------------
Suspension de séance : 17h45
Reprise de séance : 18h15
---------------------------
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Oui, Monsieur BRUNON, s'il vous plaît, s'il
vous plaît. Monsieur Brunon, vous avez demandé la parole. Je vous écoute.
Allan BRUNON: Je vous demande une suspension de séance, s'il vous plaît, de trente minutes.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Trente minutes. Donc, ça nous porte à 18 h
45.
Allan BRUNON: Je vous remercie.
---------------------------
Suspension de séance : 18h15
Reprise de séance : 18h45
---------------------------
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Madame PANTEL a demandé la parole. Je
vous écoute, Madame.
Chloé PANTEL: Nous demandons une suspension de séance. Afin que tout le monde puisse faire
une vraie pause. Nous la demandons jusqu'à 20 h si possible, Madame la Présidente.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Très bien, Madame PANTEL. Donc, on se
retrouve à 20 h. Ça permet à tout le monde d'aller s'aérer. À tout à l'heure à 20 h.
---------------------------
Suspension de séance : 18h45
Reprise de séance : 20h
---------------------------
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Madame KRIEF, je vous écoute. Mettez votre
micro, s'il vous plaît.
Sandra KRIEF: Merci, Madame la Présidente. On demande une suspension de séance de trente
minutes, s'il vous plaît.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Entendu.
Sandra KRIEF: Merci, Madame.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: On vous attend à 20 h 30. À tout de suite.
Sandra KRIEF: Merci. À tout de suite.32
---------------------------
Suspension de séance : 20h
Reprise de séance : 20h30
---------------------------
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Oui, Monsieur Marc, je vous écoute.
Marc ODDON: Madame La Présidente, au nom du groupe NMC, nous vous demandons une
suspension de séance d'une heure.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Suspension de séance d'une heure, ce qui
nous porte à 21 h 30.
Marc ODDON: Exact.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: À tout à l'heure. Merci.
Marc ODDON: Merci beaucoup.
---------------------------
Suspension de séance : 20h30
Reprise de séance : 21h30
---------------------------
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: On va reprendre si vous voulez. Regagnez vos
places, s'il vous plaît. Est-ce que tout le monde est arrivé ? Tout le monde a repris sa place ? Je
constate que, pour ce deuxième tour, le quorum est atteint. Pour l'élection du second tour, qui est
candidat, s'il vous plaît ? Voulez-vous désigner ? Monsieur LISSY. Monsieur BRUNON. Monsieur
Raphaël GUERRERO. Monsieur Enzo BILLON. Voilà. Excusez-moi. Est-ce qu'il y a d'autres
personnes ? Je ne vois plus de doit se lever. Merci. Par rapport au candidat, qui veut s'exprimer, s'il
vous plaît ? Qui veut s'exprimer ? Non, personne ne veut s'exprimer avant le vote. Non ? On va donc
passer aux votes. Apparemment, tout le monde parle, donc tout le monde veut s'exprimer. Raphaël
GUERRERO, je vous donne la parole, on vous écoute.
Raphaël GUERRERO: Merci, Madame la Présidente. Les urnes ont parlé pour ce premier tour, et
force est de constater, parce que les chiffres sont têtus, que je suis arrivée en tête. J'appelle
Guillaume et ses soutiens à rejoindre la majorité territoriale. À discuter et à avancer ensemble. Nous
venons de faire des propositions majeures, intégrant l'ensemble des scénarios. Elles ont été refusées
en bloc. Il n'y a pas d'autre alternative que le travail commun. Sans l'ensemble des communes, des
élus, sans oublier la ville-centre. Bien entendu. On ne peut pas faire sans Grenoble. Mais Grenoble
ne peut pas faire sans nous. J'en prends à témoin la qualité de nos échanges avec Madame la Maire
de la ville-centre. On ne peut pas faire sans Grenoble et Grenoble ne peut pas faire sans nous. La
Métropole ne peut pas se faire sans ses communes membres, qui me soutiennent dans leur grande
majorité. Là aussi, les urnes ont parlé sur ce point. Territoire d'industrie, d'innovation, de justice
sociale. Le sujet de l'industrialisation pour lequel nous combattons depuis des mois et des mois avec
le Président de la Métropole. Vous savez notre combat pour Arkema, pour Vencorex, pour nos
emplois, pour les salariés qui sont mis au rebut par de simples décisions financières, mais aussi
maintien de notre qualité de vie ou de l'adaptation au changement climatique. C'est tout cela qui nous
anime et qui doit nous animer.Je suis certain que nous allons toutes et tous nous rassembler autour
de ces valeurs. Nous partageons les mêmes problématiques. J'en appelle à vous, Madame la Maire
de Grenoble, vous qui avez appelé à l'apaisement des relations au sein de la Métropole, entre la33
Métropole et ses communes membres. Je suis le seul à pouvoir continuer le travail, engagé, à
rassembler. Je confirme donc ma candidature à ce stade. Fonction de président de la Métropole. Je
vous remercie.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Merci, Monsieur GUERRERO. Y a-t-il d'autres
demandes de prise de parole ? Oui, Monsieur LISSY, je vous en prie.
Guillaume LISSY: Madame la Présidente, mes chers collègues, j'ai bien entendu l'allocution de
Raphaël GUERRERO et je dois partager avec lui le regret qu'un accord n'ait pas été trouvé parce
que, effectivement, comme Laurent THOVISTE l'a dit tout à l'heure, il n'y a pas d'un côté les bons et
les méchants, mais seulement ceux qui n'arrivent pas à trouver le chemin. Je constate que les
propositions fortes qui sont évoquées n'en étaient pas. Donc, je maintiens évidemment, au nom de
l'ensemble des groupes de gauche, ma candidature.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Merci beaucoup. Je regarde l'assemblée, y a-
t-il d'autres demandes de prise de parole ? Non. Donc, on va passer au vote de cette élection du
deuxième tour. Voilà, le vote est ouvert. Le vote est fermé. Résultats. Votants : 110. Votes, 110. On
a 56 majorité. Zéro abstention. Zéro blanc. Raphaël GUERRERO : 51 voix. Guillaume LISSY : 47.
Brunon ALLAN : 8. BILLON Enzo : 2. Ludovic BUSTOS : 1. Christophe FERRARI : 1. Donc, aucun
candidat lors de ce deuxième tour n'a obtenu la majorité absolue.
Resultats du 2° tour
Nombre de votants 110
Bulletins blancs 0
Bulletins nuls 0
Suffrages exprimés 0
Majorité absolue requise 56
Résultats :
Monsieur Enzo BILLON : 2 voix
Monsieur Allan BRUNON : 8 voix
Monsieur Ludovic BUSTOS : 1 voix
Monsieur Raphaël GUERRERO : 51 voix
Monsieur Christophe FERRARI : 1 voix
Monsieur Guillaume LISSY : 47 voix
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Un troisième tour devra être organisé. Je vous
rappelle que le candidat qui aura la majorité relative lors de ce troisième tour sera élu. En cas d'égalité
de voix, le candidat le plus âgé est élu. Monsieur, vous demandez la parole ? Je vous en prie.
Allan BRUNON: Je vous demande, s'il vous plaît, une suspension de séance d'une heure.34
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Monsieur a demandé une heure. On se
retrouve à 22 h 30. À tout de suite.
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Suspension de séance : 21h35
Reprise de séance : 22h30
---------------------------
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Oui, Monsieur MONOT, vous avez demandé
la parole. Je vous écoute.
Gaëtan MONOT: Merci. On demande une suspension de séance pour trente minutes.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Donc, cela nous mène à 23 h. À tout de suite.
Gaëtan MONOT: Merci beaucoup.
---------------------------
Suspension de séance : 22h30
Reprise de séance : 23h
---------------------------
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Oui, s'il vous plaît. Monsieur COGNARD a
demandé la parole.
Benjamin COIFFARD: Oui. Monsieur COGNARD avait demandé.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Voilà. Monsieur COGNARD a demandé la
parole. Je vous écoute, Monsieur.
Jean-Gaëtan COGNARD: Merci. Nous souhaiterions demander trente minutes de suspension
supplémentaire. Jusqu'à 23 h 30.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Cela nous amène à 23 h 30. À très vite.
Jean-Gaëtan COGNARD: Merci.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Oui, je vous écoute.
Jean-Yves PORTA: De notre côté, nous souhaiterions une suspension de séance d'une heure.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Une heure, donc on se retrouve à minuit.
Jean-Yves PORTA: Exact.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: À tout à l'heure.
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Suspension de séance : 23h
Reprise de séance : 00h
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Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Oui, Monsieur. Vous avez demandé la parole.
Monsieur OSMOND, vous avez demandé la parole. Je vous écoute.
Xavier OSMOND: Madame la Présidente, je voudrais demander une suspension de trente minutes,
s'il vous plaît.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: On se retrouve à 0 h 30.
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Suspension de séance : 00h
Reprise de séance : 00h45
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Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Allan BRUNON, vous me demandez la parole.
Je vous écoute et il faut être raisonnable à cette heure-là.
Allan BRUNON: Je demande une suspension de trente minutes, s'il vous plaît.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Trente minutes ? Vingt minutes ne vous
suffiraient pas ?
Allan BRUNON: Non.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Oh ! C'est vrai. Bon, tant pis, trente minutes.
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Suspension de séance : 00h40
Reprise de séance : 01h20
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Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: La séance va reprendre. Je vous demande de
rejoindre vos places, s'il vous plaît. Monsieur Ferrari me demande une suspension de cinq minutes
montre en main, s'il vous plaît. Les suspensions ont été nombreuses, donc je pense que maintenant
il faut être conscient. On vous attend dans cinq minutes.
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Suspension de séance : 01h20
Reprise de séance : 01h30
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Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Rejoignez vos places, s'il vous plaît. Nous
allons passer au troisième vote. Le quorum étant atteint, on reprend le cours des choses. Monsieur
FERRARI m'a demandé la parole. Je vous passe la parole, Monsieur FERRAI.
Christophe FERRARI: Madame la Présidente, mes chers collègues, en ce moment assez tardif de ce
24 avril, nous allons procéder donc au troisième tour de scrutin à la majorité relative comme le veut
le Code général des collectivités locales. Il sera ainsi élu un des candidats. Ce qui a été acté, c'est
que, entre Monsieur GUERRERO et Monsieur LISSY, si un des deux est gagnant, le deuxième sera
élu Vice-président. Un Vice-président pour que nous puissions, j'imagine, clore la soirée. Ensuite,
tout simplement comme le veut la loi, c'est-à-dire qu'il y ait élection d'un Président et d'au moins un
Vice-président. Madame la Présidente, vous avez la parole.36
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Merci, Monsieur FERRARI. Je vais demander
qui et candidat, si vous pouvez vous désigner. Monsieur GUERRERO, Monsieur LISSY et Monsieur
BRUNON. Ah non ! Pardon, Monsieur BRUNON, vous demandez la parole ou vous êtes candidat ?
Expliquez-moi.
Allan BRUNON: Je demande la parole.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Vous demandez la parole.
Allan BRUNON: Je demande une suspension de séance de cinq minutes.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Non, non, non, non, non, non, là franchement,
en tant que responsable de la police de l'assemblée, écoutez-moi bien. Je vais faire une remarque
qui vaut pour tous les groupes. Je vous ai accordé des suspensions nombreuses, longues. Vous avez
eu le temps vraiment d'échanger. Il est bientôt 2 h du matin. Je pense que, raisonnablement, je ne
peux plus accorder de suspension de séance et je vais passer. Donc je continue. Je demande donc…
Allan BRUNON: Excusez-moi, je n'ai pas fini de parler. Je pense que la suspension de séance est de
droit, donc je vous invite soit à la respecter, soit j'ai beaucoup de choses à dire, Madame.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Non, non, je crois que vous avez eu la dernière
suspension de séance. Vous m'avez demandé trente minutes il y a…
Allan BRUNON: Là je vous demande cinq minutes.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Non, non, c'est fini, fini c'est fini. Je crois qu'il
faut arrêter. Il faut être raisonnable. Il y a des règlements, il y a des polices de l'assemblée, elles
existent pour ce faire. Monsieur BRUNON, est-ce que vous êtes candidat, s'il vous plaît ?
Allan BRUNON: Je n'ai toujours pas fini de parler. Je pense que, encore une fois, la suspension est
de droit, que nous y avons le droit. Il y a une suspension précédente. Je pense que cette fois, vous
pouvez nous accorder cinq minutes supplémentaires au vu, je pense, de la bonne répartition des
demandes de parole que vous avez octroyées précédemment.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Mais je préviens l'assemblée, Monsieur
BRUNON, vous avez cinq minutes montre en main. Allez-y, à tout de suite.
Allan BRUNON: Merci beaucoup, Madame.
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Suspension de séance : 01h45
Reprise de séance : 01h55
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Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Le délai de suspension de séance étant
écoulé, vous voulez bien rejoindre vos places, s'il vous plaît. Merci beaucoup. Je récapitule. J'ai donc
déclaré comme candidat Monsieur Guillaume LISSY, Monsieur Raphaël GUERRERO et Monsieur
Enzo BILLON. Y a-t-il d'autres candidats ? Il n'y a pas d'autres candidats déclarés ? Oui, mais ils
s'étaient déclarés tout à l'heure donc ils sont présents. Et ils sont partis où ? La suspension de séance
étant terminée, je récapitule ce qui m'a été déclaré, à l'instant j'ai donc trois candidats déclarés. Est-
ce qu'il y a des demandes de prise de parole ? Guillaume LISSY et Allan BRUNON. Allez-y, Monsieur
LISSY.37
Guillaume LISSY: Madame la Présidente, chers collègues, nous avons toute la journée essayé de
trouver une issue, qui, malheureusement, n'est pas venue et qui nous pousse à ce troisième tour que
tout le monde regrette. Compte tenu des difficultés que nous avons eues à discuter avec un bloc qui
soit le plus large possible, nous voulons tendre de nouveau la main à NMC pour que nous puissions
travailler ensemble autour d'éléments de stabilité qui permettent à notre Métropole de travailler
sereinement. Je le dis ici solennellement, et c'est le sens de la proposition qui a été faite, d'un commun
accord, pour que nous puissions avoir une base de travail et que dès demain les groupes NMC et le
bloc des élus de sensibilités de gauche puissent permettre de travailler ensemble pour que cette
Métropole fonctionne.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Merci beaucoup. Je passe la parole à Monsieur
Allan BRUNON.
Allan BRUNON: Madame la Présidente, chers collègues, nous sommes, pour ce qui concerne la
France Insoumise, satisfaits à cet instant, à la suite de longues discussions, d'avoir obtenu, à l'aune
de l'urgence qui fait face, l'engagement de Monsieur LISSY de revenir sur sa position initiale et donc
de s'engager sur le chemin d'une gouvernance qui ne s'ouvrira pas à la droite, conformément à cette
victoire politique et dans l'esprit de ne pas permettre l'accession de la droite aux responsabilités dans
cette Métropole. Les Insoumis, prenons la décision du retrait de notre candidature.
Madame Françoise FONTANA Présidente de séance: Je vous remercie. Y a-t-il d'autres demandes
de prise de parole avant que je passe au vote ? Oui, Monsieur LONGO.
Franck LONGO: Chers collègues, permettez-moi quand même de revenir sur ce qui s'est passé ces
derniers jours, parce qu'il s'est passé des choses, et des choses importantes. Une première rencontre
a eu lieu vendredi pour évoquer la construction d'une Métropole associant les maires élus sur tout le
territoire. Hier ont eu lieu les vrais premiers échanges pour construire ensemble notre Métropole. Il y
a notamment eu deux réunions, qui ont duré quasiment trois heures chacune, dans la mairie de
Seyssinet-Pariset. Nous avons évoqué un premier point extrêmement important, le projet. Ça a été
intéressant, ça a été constructif et ça a été motivant pour la suite. On a parlé transition
environnementale, on a parlé logement, politique de la ville, d'économie, d'efficience des services
publics, des mobilités, de l'agriculture, de la forêt, de l'université, bref, les thématiques qui nous sont
chères et que nous portons tous collectivement. On a bien vu qu'il y avait des choses qui nous
rassemblent, beaucoup plus de choses qui nous rassemblent que de choses qui nous divisent.
Ensuite, on a parlé de la méthode. Recentrer les compétences de la Métropole sur ce qu'elle doit
porter dans la loi et dans le règlement intérieur. Conforter la proximité avec les maires et également
avec les habitants. Simplifier. Et une gouvernance partagée entre toutes les composantes
majoritaires des communes. On a discuté sur le projet et on a discuté sur la méthode. On était tous
d'accord qu'il fallait l'approfondir, mais que c'était une bonne base sur laquelle nous étions tous
d'accord. La question qui divise en réalité, c'est laquelle ? Celui qui préside ou celle qui va présider
et avec quel exécutif ? Cet après-midi, il y a eu des propositions de la part de Raphaël GUERRERO
et du groupe NMC, soutenu par deux autres groupes : MTPS et CCM. Les propositions étaient
lesquelles ? Il y en avait deux sur la table. En disant : celui qui a la présidence a 8 VP et l'autre en a
12 douze parce qu'il n'a pas la présidence, et en échange il a la première vice-présidence. Raphaël
GUERRERO a proposé les deux. Il a dit : « Je suis prêt à ne pas être président, mais dans ce cas,
pour compenser le fait de laisser la présidence d'avoir 12 VP et celui qui a la présidence d'en avoir
8. » La proposition miroir a été faite en disant que si Raphaël était le Président, il en laisserait 12 à
l'autre bloc, puisqu'on voit bien qu'on a deux blocs qui sont quand même importants, en nombres
similaires. D'un côté, on va parler de poids de population, et c'est légitime. Il y a un groupe qui pèse38
plus en poids de population et un autre groupe qui pèse plus en nombre de maires. Guillaume LISSY,
Madame Laurence RUFFIN, vous êtes revenus, et c'est Guillaume qui d'ailleurs nous l'a annoncé, en
nous disant que ni l'une ni l'autre, les propositions n'étaient acceptables. Je ne conçois pas une
Métropole où ces deux blocs ne travaillent pas ensemble. Peut-être que d'autres maires
s'exprimeront. Parce que c'est quoi l'autre option ? C'est que 9, 10, 11 maires fassent une Métropole
sans les 40 autres maires, sans les 40 autres maires. Est-ce que c'est réellement ça que vous avez
dans votre esprit ? Vous avez balayé d'un revers de main deux propositions dans lesquelles Raphaël
GUERRERO était prêt à ne pas être Président. Une autre opposition dans laquelle il était Président
et vous laissait la majorité des Vice-présidents. Ça, c'est une proposition équitable et équilibrée.
Comme quand on dit : celui qui est Président n'a pas le poste de premier Vice-président. C'est la
logique des négociations. Quand vous avez deux blocs, il y en a un qui est numéro un, il y en a un
qui est numéro deux. Ça se passe partout pareil. Dans la cour d'école, quand on choisit qui va dans
quelle équipe, c'est chacun son tour et chacun met en deuxième celui qui n'a pas eu le poste de
premier. Mais finalement, ça ne marche pas comme ça. On n'a même pas compris, on n'a même pas
eu de contre-proposition, même pas, même pas vous être venus nous dire : OK, on accepte, on veut
la présidence, mais on ne vous laisse pas 12 mais, allez, 10, 10 ou 11 ou... Même pas. Même pas
de négociation. Parce qu'en fait, c'est quoi le résultat ? On le voit ce troisième tour, c'est qu'il y a des
choses qui sont dealées. Et avec quelle voix pour gagner la présidence ? On l'a bien compris avec le
retrait du candidat d'LFI, avec les voix de la France Insoumise. Mais nous ne participerons pas à une
majorité avec la France insoumise. Et nous n'avons pas d'accord. Et nous avons dit nos lignes rouges.
Raphaël GUERRERO l'a dit, il n'y a pas d'accord avec que ce soit les extrêmes d'un côté ou de l'autre.
Là, il y a un accord, vous pouvez l'appeler technique, vous pouvez l'appeler chorégraphique, vous
pouvez l'appeler musicale, ce que vous voulez. Il y a un accord. Le nom que vous voudrez employer.
Il y a un accord. Vous avez discuté, on le sait. On vous a vus et on sait ce qui se dit. Et maintenant ?
Alors là, c'est le clou du spectacle. Les discours. Il y a quelques heures, finalement, ne sont plus les
mêmes. On nous avait vendu une Métropole où on associait tous les groupes. Là, finalement, il n'y a
plus qu'à NMC. Parce que finalement, les affreux-centristes sont redevenus des affreux-centristes,
ce que nous n'étions pas hier, parce que certains blocs d'en face nous ont fait comprendre d'ailleurs
que les centristes étaient plus dans la discussion que peut-être certains des petites communes. Mais
non, on a toujours dit que de toute façon, ce n'était pas l'étiquette des uns ou des autres qui comptait.
Parce que dans nos communes, on fait tous la même chose.Moi je veux bien qu'on vienne me dire
ce qui ne convient pas. Parce qu'on a fait le programme, je l'ai dit, on l'a travaillé ensemble. Et
Fontaine a dit quoi sur les transitions écologiques, sur les mobilités, sur le logement ? Sur tout ça, on
a évoqué le logement social, on a évoqué la création de pistes cyclables, on a évoqué la partie
environnementale, on a évoqué le social, l'accompagnement. On a évoqué le logement, et surtout
ça, on était d'accord. Finalement, aujourd'hui, je me tourne vers Guillaume LISSY, on est voisins
d'ailleurs. Mêmes enjeux, on travaille ensemble dans tous les syndicats. On a toujours été d'accord
dans beaucoup de syndicats. Quand je prends le SITPI, on vient d'élire un président Parti
communiste. On a voté pour lui, on va travailler avec lui. Quant à l'EPFL, j'ai voté pour Laurent
AMADIEU. On a travaillé ensemble et correctement. Guillaume LISSY, au SIRD, on a travaillé.
Pendant six ans. J'ai été président trois ans, Seyssinet a été président par la suite trois ans. On a
décidé tout toujours ensemble et on a tous voté les mêmes choses. Finalement ici, on vient nous
expliquer qu'on est des affreux. On ne sait pas pourquoi. Dites-nous, dites-nous pourquoi. Moi, ce
que j'ai fait dans ma commune à Fontaine, qu'est-ce qui ne vous convient pas ? En réalité, il n'y a
rien pour poser des étiquettes. Ce que vous avez dit tout à l'heure, en fait de faire Métropole avec
tous les maires finalement est balayé d'un revers de main. Et vous lancez comme ça une miette, une
balle à NMC qui depuis le début, et je les remercie. Vous êtes des maires courageux. Vous voulez
faire une Métropole avec tout le monde. Mais ça ne peut marcher qu'avec tout le monde. Je le redis.39
Vous voulez faire une Métropole avec 11 maires. Encore, je suis généreux sur les 11. Contre 40.
Avec qui ? Des oppositions ? Vous allez dans vos discours reprocher à chaque fois à Raphaël GUERRERO d'avoir eu des voix d'opposition de certaines communes. Tout ça ne vous concerne
plus. On va à l'élection et on dit même dans les discours que certains maires encore, contrairement
à ce que vous avez dit il y a six heures. Contrairement à ce que vous avez dit, tout le monde l'a vu.
Tout le monde l'a entendu, tout le monde l'a enregistré. On veut faire une Métropole en associant tout le monde. Ça a été le discours de Guillaume LISSY, ça a été le discours de Raphaël GUERRERO.
Aujourd'hui, je crois qu'il n'y en a plus qu'un. Et c'est Raphaël GUERRERO qui tient sa promesse, qui
tient sa parole et qui va aller au bout et qui va associer tous les maires. Parce que nous, on est
légitimes, on n'est pas sur une élection municipale avec des oppositions, on est maires, on a été élus.
Des communes comme Fontaines, commune qui vote à gauche à toutes les élections. Pourtant, on
fait 60 % de notre équipe municipale. Parce qu'on est des affreux-centristes ou des affreux de droite.
D'ailleurs, la responsable du Parti socialiste de Fontaine est élue ici à la Métropole, dans le quota de
la majorité municipale. L'affreux Laurent THOVISTE, qui a été vingt ans président du Parti socialiste aussi sur la commune. Mais vous ne venez pas voir, vous ne venez pas chercher ce qu'on fait. En
plus, quand on a travaillé, ayez l'honnêteté de dire que quand on a travaillé sur le fond, on était
d'accord sur beaucoup de choses et restait effectivement des points à régler sur le fond, parce qu'on
est des maires, parce qu'on est responsable et parce qu'on a tous envie d'avancer. Je le redis, sur
des problématiques importantes comme l'environnement, comme le social, comme le logement,
comme les mobilités. Finalement là, vous nous refaites un discours en nous disant qu'il y a des maires qui vont moins compter que d'autres. Et ça, moi, je ne peux pas l'accepter. Ayez au moins un discours
de vérité, un discours qui tient, un discours qui va jusqu'au bout. C'est pour ça qu'on a été ridicules
et c'est pour ça qu'on sera demain ridicules. Ne faites pas cette erreur-là. Ne faites pas sans les
maires, parce qu'on est capables de travailler tous ensemble. Faites cet effort-là. En fait, on a
l'impression d'avoir été baladés. On a l'impression d'avoir été baladés parce que nous, les vraies
propositions, on les a faites. Et le seul, je le redis, qui à un moment donné a mis sur la table qui pouvait se retirer, c'était Raphaël GUERRERO alors qu'il arrivait en tête. En plus, je le redis, deux
propositions. OK, s'il a la présidence, il y a ce 12-8 et s'il ne l'a pas, il y a ce 8-12. Mais ni l'une ni
l'autre, encore une fois, n'a été acceptée. Complètement balayée. Ça veut dire quoi en réalité ? Parce
il n'y a pas d'accord, il n'y a pas cette réelle volonté de travailler ensemble. Donc, franchement, un
peu plus de responsabilités. On est des élus, on est des maires. Élevons le débat et essayons de
réussir quelque chose. Comment voulez-vous que ça marche ? Comment voulez-vous que ça marche
? Demain, les deux blocs sont forcément obligés de travailler ensemble. Et si Raphaël GUERRERO est élu ? Et l'autre…
Dans la salle: Guillaume LISSY fait un malaise.
Françoise Fontana: Est-ce qu'il y a un médecin dans la salle, s'il vous plait ? Est-ce qu'il y a
un médecin dans la salle ? Deux secondes. Deux secondes. J'interromps la séance. La séance
étant suspendue, je demande aux élus d'évacuer la salle. S'il vous plaît, évacuez la salle, s'il
vous plaît.
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Suspension de séance : 02h15
Reprise de séance : 02h23
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