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Document publié le Jeudi 1 janvier 2026 par la commune de Pennes-Mirabeau.
Lien du pdf (Déliberation - 60x26)
Thèmes du document : Économie et finances, Banque, Investissement et développement économique,
CONSEIL MUNICIPAL DU 30 Avril 2026
60x26
VOTE DU BUDGET PRIMITIF DU BUDGET PRINCIPAL DE LA COMMUNE DES PENNES-MIRABEAU - EXERCICE 2026
Vu, l’arrêté du 20 décembre 2024 relatif à l'instruction budgétaire et comptable M57 applicable aux communes et aux établissements publics communaux et intercommunaux à caractère administratif,
Vu, la délibération n°35x26 du 08 avril 2026, relative à la tenue du débat d’orientation budgétaire pour 2026 ; Lors de sa séance du 08 avril 2026, le Conseil Municipal a débattu et voté les orientations budgétaires pour l’exercice 2026.
Vu,
• Le Code Général des Collectivités Territoriales (C.G.C.T.) ;
• L’instruction budgétaire M57 applicable aux communes et aux établissements publics communaux et intercommunaux à caractère administratif ;
• Le Code Général des Collectivités Territoriales et ses articles L.2311-5 et R.2311-13, autorisant de procéder à la reprise anticipée des résultats, lorsque le compte administratif n’a pas été voté avant celui du budget primitif ;
• La délibération n°195 du 17 décembre 1996, par laquelle le conseil municipal a décidé de voter le budget de la commune par nature ;
Considérant, la note explicative sur le budget primitif 2026, annexée à la présente délibération ;
Monsieur le Maire soumet à l'Assemblée le projet de Budget Primitif pour l’exercice 2026 du budget principal, qui reprend de manière anticipée la totalité des résultats provisoires antérieurs. Il attire l’attention du Conseil Municipal sur le déficit de 1,3 M€ de la section de fonctionnement du fait de l’augmentation de 30% des dépenses ces dernières années. Cette situation dégradée malgré la richesse de la commune nécessite dans les années à venir une gestion financière rigoureuse et adaptée pour retrouver une capacité d’investissement.
Il est demandé au Conseil Municipal d'adopter le Budget Primitif 2026, au niveau du chapitre, pour les sections de fonctionnement et d’investissement tel qu’annexé ; chacune de ces sections étant équilibrée en dépenses et en recettes comme suit :
Dépenses Recettes
Section de fonctionnement : 44 731 129,00 € 44 731 129,00 € Section d'investissement : 21 779 825,37 € 26 970 794,43 € TOTAL 66 510 954,37 € 71 701 923,43 €
LE CONSEIL MUNICIPAL, après en avoir délibéré :
- ADOPTE ET VOTE le budget par chapitre tel qu'il est arrêté en mouvements budgétaires, opérations réelles et opérations d'ordre à 66 510 954,37 € en dépenses et à 71 701 923,43 € en recettes.
- SE PRONONCE comme suit :
POUR : 24
CONTRE : 11 - M. BOUCHET Grégory – SCOGNAMIGLIO Ambre - NOZIERES Martine - KASBARIAN Claude - PALETTI Jean-Yves - FUSONE Maximilien - COCH Emeline - GIRAUD Jean-Luc - KERBART Magali - MUSSO Jean-Philippe - GRAS-TRUBERT Sandrine ABSTENTION : 0
AINSI FAIT ET DÉLIBÉRÉ
LE SECRÉTAIRE LE MAIRE TOM LEBOEUF ROMAIN AMARORAPPORT DE PRÉSENTATION – BP 2026
Introduction ..................................................................................................................... 2
I. La section de fonctionnement ..................................................................................... 3
A. Les recettes de fonctionnement .................................................................... 3 B. Les dépenses de fonctionnement ...................................................................5
II. L’endettement et les indicateurs d’autofinancement................................................ 7
III. La section d’investissement ....................................................................................... 9
A. Les recettes d’investissement......................................................................... 9 B. Les dépenses d’investissement ......................................................................10
IV. L’endettement ...........................................................................................................11
Conclusion ......................................................................................................................11
1INTRODUCTION
Conformément à l’article L.2313-1 du Code général des collectivités territoriales, une présentation brève et synthétique retraçant les informations financières essentielles est jointe au budget primitif, afin d’en faciliter la compréhension par les élus et les citoyens.
Le budget primitif 2026 s’inscrit dans la continuité du débat d’orientation budgétaire, organisé conformément aux articles L.2312-1 et L.5217-10-4 du CGCT. Ce débat a eu lieu lors du Conseil Municipal du 08 avril 2026 conformément à l’article L.2312-1 du CGCT.
La nouvelle municipalité constate, à travers le budget, le reflet de l’action de la précédente municipalité et la situation financièrement dégradée à laquelle elle doit aujourd’hui faire face, tout en ne pouvant pas en l’espace d’un mois corriger cette situation.
Élaboré selon la nomenclature comptable M57, il traduit les orientations retenues par la commune dans un contexte marqué par :
Une pression accrue sur les finances publiques locales ;
Une diminution des concours financiers de l’État ;
Et une maîtrise nécessaire des équilibres budgétaires.
Ce budget repose sur des choix structurants :
Une gestion rigoureuse des dépenses de fonctionnement qui nécessitera des actions
fortes pour retrouver un équilibre de la section de fonctionnement.
Des recettes prudentes et sécurisées ;
Un niveau d’investissement maîtrisé mais maintenu ;
Et la préservation de la trajectoire de désendettement, sans recours immédiat à
l’emprunt.
Les crédits de fonctionnement ouverts pour l’exercice 2026 s’élèvent à 44,7 M€ en
fonctionnement, contre 47,5 M€ ouverts au budget primitif 2025, marquant les
premières adaptations de la gestion financière de la commune.
La section d’investissement enregistre des dépenses à hauteur de 21,8 M€ contre 25,4 M€ en
2025 (budget primitifs), pour des recettes inscrites à hauteur de 26,9 M€ (y compris restes à
réaliser et report des résultats antérieurs).
2I.UNE SECTION DE FONCTIONNEMENT DEVANT ETRE ABSOLUMENT MAÎTRISÉE
Elle comporte toutes les charges nécessaires à la production des services publics et comprend,
principalement :
Les charges à caractère général (chapitre 011) qui traduisent les coûts de fonctionnement des bâtiments communaux et des services publics (groupes scolaires, cantines, équipements sportifs et culturels, crèches…) et de la voirie d'une manière générale ;
Les charges de personnel (chapitre 012) qui traduisent les moyens humains permettant
la réalisation de ces services.
Le budget total de la section de fonctionnement ouvre des crédits à hauteur de 44,7 M€ – y compris la reprise anticipée des résultats antérieurs excédentaires qui devraient être de 14,6 M€ (chapitre 002) et en attente du vote du compte financier unique.
Notons que sans la reprise anticipée des excédents des réalisations antérieurs, la section de fonctionnement afficherait un déficit de gestion de 1,3 M€.
Ce déficit traduit le fait que les charges de fonctionnement ne sont pas couvertes par les recettes de fonctionnement. Il apparait donc nécessaire de les rationnaliser, d’autant plus que les recettes de fonctionnement sont de plus en plus contraintes.
A. LES RECETTES DE FONCTIONNEMENT
Dans un contexte marqué par des incertitudes sur l’évolution des ressources des collectivités territoriales, le budget primitif 2026 s’inscrit dans une logique de prudence et de sécurisation des recettes de fonctionnement.
Les recettes réelles de fonctionnement (hors résultat reporté et mouvements internes) s’établissent à 32,9 M€, contre 34,9 M€ réalisés en 2025, soit une baisse de -5,6 %. Cette évolution traduit une volonté de retenir des hypothèses réalistes, en excluant les éléments exceptionnels constatés en 2025 et en anticipant certaines évolutions défavorables.
Evolution des recettes de fonctionnement de 2020 à 2026.
30
3
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12
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2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 Provisoire
BP26
2,3 2,3 1,7 2,1 2,3 2,7 2,7 2,8 2,9
22,1 22,4 22,2 22,9 23,3
24,7 25,3 25,9 26,0
2,4 2,2 2,4 2,5
2,8
4,0 2,8 2,8 2,4
3,9
0,1 6,2
Mi l lions
Produits exceptionnels
Produits financiers
Autres produits de gestion &
Atténuation de charges
Dotations, subventions et
participations
Impôts et Taxes
Produits des services et du
domaine
Analyse des recettes par grandes catégories :
La fiscalité reste un socle globalement stable (chapitre 73 et chapitre 74)
Les produits fiscaux demeurent la principale ressource de la collectivité. Les impositions directes s’élèvent à 18,7 M€ en progression de + 1% par rapport à 2025.
Les hypothèses retenues reposent sur la volonté affirmée, par la nouvelle municipalité, de stabilité des taux communaux, malgré le déficit de la section fonctionnement hors excédent reporté. La progression des produits fiscaux est uniquement liée à la revalorisation nationale des bases décidée par l’État (+0,8 %) :
- Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) : 45,24 %
- Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) : 27,48 %
- Taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS) : 15,97 %
Les impôts et taxes regroupant l’attribution de compensation, la dotation de solidarité communautaire ainsi que les fonds de péréquation des ressources communales et intercommunales sont prévues à hauteur de 7,3 M€ dans l’attente des montants définitifs communiqués par la métropole.
Les produits des services, du domaine et ventes diverses (chapitre 70)
Ils se situent dans une dynamique positive puisque ces recettes sont réévaluées à la hausse par rapport à 2025, +5%, pour s’établir à 2,9 M€. Cette hausse s’explique par la prise en compte des recettes liées à la vente de bois suite à l’incendie de juillet 2025 (+112 k€) et la progression de la fréquentation des services périscolaires, des crèches et des foyers séniors.
Les dotations et participations (chapitre 74)
Ce poste, en baisse de -18,6%, représente 2,3 M€ au budget 2026 contre 2,8 M€ en 2025. Cette baisse s’explique par la baisse des dotations de l’État d’une part, avec un ajustement de la dotation globale de fonctionnement et la dotation forfaitaire d’un montant de - 184 432 € par rapport à 2025 et d’autre part, à la fin du dispositif d’attribution d’une dotation générale
4de décentralisation relative aux bibliothèques municipales et départementales annuelle d’un montant de - 212 658 €.
Cela constitue une réelle perte de financement de la section de fonctionnement de près de 400 k€.
Les autres produits de gestion courante (chapitre 75)
Le retour à un niveau de 0,5 M€ au budget contre 1,2 M€ en 2025 s’expliquent par la non reconduction d’éléments exceptionnels (Versement d’une partie de l’indemnité de l’assurance suite au sinistre du théâtre Martinet).
Les produits financiers (chapitre 76)
Les produits financiers correspondent aux intérêts de placement liés aux comptes à terme reconduits en 2025.
Le budget 2026 traduit une stratégie financière fondée sur la prudence dans l’évaluation des recettes.
B. LES DÉPENSES DE FONCTIONNEMENT
Dans un contexte marqué par une forte incertitude liée à l’évolution du contexte international, notamment sur les dépenses d’énergie et leur impact sur les marchés de fournitures courantes, la collectivité doit en 2026, comme dans les années à venir, faire le choix d’une gestion rigoureuse de ses charges de fonctionnement. Afin de retrouver une capacité d’autofinancement qui s‘est fortement dégradée ces dernières années.
Le montant des dépenses réelles de fonctionnement s’élève à 32,6 M€ pour un réalisé de 32,2 M€ en 2025 ;
Ainsi, le budget primitif 2026 s’inscrit dans une trajectoire de maîtrise globale des dépenses avec une évolution des charges réelles de fonctionnement qui, tout en étant contenue par rapport à 2025 affichent une progression de près de 30% par rapport à 2020.
Evolution des dépenses de fonctionnement de 2020 à 2026.
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2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 BP2026
4,7 4,3 4,2 5,1 6,0 6,8 6,2 6,5 6,9
18,9 19,0 19,0 19,3
20,5 21,3 21,2 21,7
22,3
2,1 3,2 3,9 25,2 24,7 24,7 25,9
28,2 30,4 30,8
32,2 32,6
Millions
Charges
exceptionnelles
Charges financières
Autres produits de
gestion & Atténuation
de charges
Charges de personnel
Charges à caractère
général
5Cette évolution repose sur plusieurs leviers :
Les Charges à caractère général (achats, fournitures, entretien, réparation, maintenance…) – chapitre 011 – passent de 6,6 M€ en 2025 à 6,9 M€, soit une progression de +6 %.
Les dépenses énergétiques enregistrent une baisse significative, notamment sur le poste Electricité : -230 K€ (-26 %) grâce à l’impact positif attendu de l’installation de panneaux photovoltaïques sur certains bâtiments communaux.
Cette évolution traduit également les effets des rénovations thermiques des bâtiments publics et de la rénovation de l’éclairage public qui ont permis de réduire les consommations électriques ;
Rappelons néanmoins que les fluctuations du prix du baril de pétrole restent un élément d’ajustement du coût de l’énergie dont nous ne maîtrisons pas actuellement l’impact.
Néanmoins, plusieurs postes connaissent une hausse des dépenses qui s’expliquent par l’inflation sur les biens courants, des besoins accrus liés à la progression des travaux effectués en régie par les services techniques et des ajustements après une année 2025 plus contrainte sur certains postes :
- Autres fournitures non stockées : +102 K€
- Habillement et vêtements de travail : +35 K€
- Alimentation : +50k€ - revalorisation des marchés publics alimentaires
Les services extérieurs comme les locations d’engins pour les services techniques, les contrats de sous-traitance pour l’entretien et la maintenance des bâtiments publics ou encore les assurances subissent une hausse de +137 k€.
Le renforcement de certains postes stratégiques avec la commande d’un audit financier (+30 k€) et le renforcement du soutien aux évènements sportifs notamment (+35 k€).
Les charges de personnel et frais assimilés (chapitre 012)
Les charges de personnel sont en progression de +2% par rapport à 2025. Elles s’élèvent à 22,3 M€ pour un réalisé de 21,8 M€.
Pour expliquer ces hausses, il faut tenir compte des facteurs qui s’imposent à la collectivité comme :
- L’évolution réglementaire des rémunérations (revalorisation du SMIC de +1,18% et des indices planchers, GVT) ;
- La poursuite de la hausse des cotisations CNRACL (+ 3pts amenant le taux à 37,65%) ; - La revalorisation indemnitaire de certaines catégories du personnel ;
- La revalorisation du taux du versement mobilité régional, instauré par la loi des finances 2025 et réévalué deux fois par an (+0,15%).
-
Concernant les effectifs, sont prévus :
- Le départ d’un agent contractuel en cours d’année et non remplacé (cat. A) ; - Sept départs à la retraite dont certains non remplacés ;
6- La création de six postes d’agents de police municipale sur le deuxième semestre de l’année, afin de créer une brigade de nuit.
L’objectif de l’année 2026 demeure de maintenir une gestion maîtrisée des effectifs.
Les autres charges de gestion courante et atténuation des charges (chapitre 65 et chapitre 014)
Le budget s’élève à 2,4 M€ au budget contre 2,9 M€ en 2025.
Il comprend la subvention de fonctionnement versée au CCAS (600 k€), les subventions versées aux associations reconduites à l’identique (500 k€), ainsi que la subvention de la crèche Maison Bleue (685 k€).
La baisse des autres charges de gestion courante correspond à la non reconduction d’éléments comptabilisés en 2025 concernant le dossier de requalification du quartier de la Gavotte. A savoir, les protocoles transactionnels à destination des sociétés Fauche (38 k€), Rubner (163 k€, Demathieu Bard (307k€) et RC Climatisation (56 k€).
Pour rappel, le coût total de l’opération de requalification de la Gavotte s’élève à 23,9 M€.
Le prélèvement au titre de la loi SRU (825 k€) ainsi que le fond de péréquation des ressources communales et intercommunales (140 k€) restent stables.
Les charges financières (chapitre 66)
L’ajustement des intérêts de remboursement des emprunts à la baisse en corrélation avec la baisse du niveau d’endettement.
II. L’ENDETTEMENT ET LES INDICATEURS D’AUTOFINANCEMENT
La dette au 1er janvier 2026 s’élève à 6,4 M€ de capital restant dû, soit, pour 22.791
habitants1, un coût de la dette par habitant de 279 € - à comparer avec la moyenne nationale,
pour les villes de même strate démographique de 20-50000 habitants, qui est de 986€ 2 par
habitant.
L’annuité de la dette est estimée à 810 K€.
Encours de la dette au 1er janvier 2026, à échoir
Capital restant dû Taux moyen (annuel) Durée de vie résiduelle Durée de vie moyenne Nombres de lignes
6 369 008€ 1,09% 12 ans 6 ans et 3 mois 7
Répartition de la dette par année, à court et long terme
1 Dernières données INSEE publiées
2 Observatoire des Finances et de la gestion publique locales – Fiche financière DGFIP disponible 2024
72026 2027 2028 2029 2030 2035
Encours moyen 6 003 816 € 5 308 345 € 4 695 527 € 4 125 479 € 3 554 032 € 1 686 999 €
Capital payé sur la période 741 082 € 622 988 € 595 642 € 568 363 € 574 487 € 285 096 €
Intérêts payés sur la période 64 106 € 53 067 € 45 544 € 39 167 € 33 043 € 14 903 €
Taux moyen sur la période 1,04% 0,98% 0,95% 0,93% 0,91% 0,86%
L’autofinancement est le potentiel financier dégagé par la section de fonctionnement, c'est-à- dire les recettes moins les dépenses, en excluant les mouvements d’ordre.
Cet autofinancement, appelé également épargne brute, contribue au financement de la section d’investissement. Les autres sources du financement de l’investissement sont, par exemple, les subventions, le remboursement de la TVA sur les investissements N-2 (FCTVA), les amortissements de biens, les produits des ventes immobilières, la taxe d’aménagement et en dernier recours l’emprunt bancaire afin d’assurer l’équilibre financier du budget.
L’épargne brute sert au remboursement de la dette (capital et intérêts), dans un premier temps, et le surplus est orienté vers le financement de nouveaux investissements.
L’épargne brute prévisionnelle du budget 2026, soit la différence entre les dépenses et recettes de fonctionnement y compris les résultats financiers et exceptionnels, se réduit à un niveau préoccupant de 383 K€, traduisant les tensions qui impactent la section de fonctionnement et son déséquilibre des dépenses par rapport aux recettes.
Le taux d’épargne brute, ratio calculé en divisant l’épargne brute par le total des recettes réelles de fonctionnement, indique la part des recettes que l’on parvient à dégager en fonctionnement pour financer l’investissement ou rembourser la dette. Il est admis qu’un ratio de 7% à 10% est
satisfaisant.
Le taux d’épargne brute prévisionnel 2026, devrait se situer comme en 2025 sous ces seuils, ne permettant pas une marge de manœuvre confortable pour les investissements futurs.
Dans son étude d’analyse financière - Prospective de la Ville des Pennes- Mirabeau pour la période 2024-2028, la DGFIP indique « Sur toute la période étudiée, le taux de CAF brute est au-dessous du 2ieme seuil de 7%.
Il est d’usage d’associer au taux d’épargne brut deux seuils, un premier à 10% et le second à 7% ; Le premier seuil correspond à un premier avertissement, une commune qui passe sous les 10% n’est pas à l’abri d’une chute sensible voire d’une perte totale de son épargne. On le considère comme un seuil d’alerte.
En deçà du second seuil, on considère que la situation de la collectivité se complexifie. On peut y voir des premiers signes avant-coureurs d’une situation financière dégradée. La collectivité peut avoir beaucoup de difficultés à dégager des marges de manœuvre. »
810,0% 9,5%
5,2% 7,0%
5,6%
5,2%
-1%
1%
3%
5%
7%
9%
11%
13%
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2020 2021 2022 2023 2024 2025 Provisoire
Millions
EPARGNE DE GESTION (RG-DG) EPARGNE BRUTE EPARGNE NETTE TAUX EPARGNE DE GESTION
III. LA SECTION INVESTISSEMENT
A.LES RECETTES D’INVESTISSEMENT
Les recettes réelles d’investissement inscrites au budget primitif 2026 s’élèvent à 19,7 M€, contre 24,9 M€ réalisés en 2025, soit une baisse de -20,9 %.
Cette évolution traduit principalement la réduction des financements externes (subventions) et la non reconduction de recettes exceptionnelles constatées en 2025.
Analyse des principales composantes :
L’Autofinancement (chapitre 021)
Le virement de la section de fonctionnement à la section d’investissement s’élève à 9,97 M€ en 2026 contre 12,86 M€ en 2025 soit une évolution de -22,4%.
9Cette baisse est directement liée à la contraction de l’épargne de fonctionnement. Elle constitue un point fort de vigilance, car elle réduit la capacité de la collectivité à financer ses investissements sur fonds propres.
Les dotations, fonds et réserves (chapitre 10)
Elles s’élèvent à 4,86 M€ en 2026 contre 2,57 M€ en 2025 en forte hausse (+88,8% vs 2025). Constitués du FCTVA pour un montant de 1,2 M€, en augmentation de +12% par rapport à 2025, de la taxe d’aménagement réévaluée sensiblement à la hausse en 2026 et de l’excédent de fonctionnement capitalisés d’un montant de 3,41 M€.
Subventions d’investissement (chapitre 13)
La baisse significative du montant des subventions de 1,99 M€ en 2026 contre 3,43 M€ en 2025, soit -42%, provient du fait que les subventions allouées au projet Rocci ont été engagées en 2025 et d’une programmation plus prudente compte tenu de la restriction des financements de la Métropole et du Département.
Produits de cessions (chapitre 024)
Par choix, il n’a pas été inscrit de cession de patrimoine au budget.
B.LES DÉPENSES D’INVESTISSEMENT
Le budget primitif 2026 traduit une baisse du niveau d’investissement, dans un contexte marqué par la nécessité de préserver les équilibres financiers de la collectivité. Les dépenses d’investissement s’établissent à 16,9 M€, contre 17,9 M€ réalisés en 2025 et 25,5 M€ inscrits au BP 2025.
Hors reprise du résultat reporté, les dépenses réelles d’investissement s’élèvent à 9,9 M€, traduisant un recentrage du programme d’équipement tel qu’initialement proposé par l’ancienne majorité ainsi que la fin de l’opération Rocci.
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1,5
1,7
1,4
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1,2
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2022
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2024
2025 Provisoire
BP2026
Millions
Immobilisations incorporelles Immobilisations corporelles
Immobilisations en cours Remboursement du capital de la dette
Autres (dotations, cautions, sub., op pour tiers)
Le montant des immobilisations incorporelles passe de 664 k€ à 1,04 k€ principalement en raison des études prévues pour la mise en œuvre du plan trottoirs et des pistes cyclables et de la nouvelle liaison routière entre les deux collèges.
La programmation d’investissement pour 2026 s’articule autour de plusieurs priorités structurantes, visant à améliorer le cadre de vie des habitants tout en renforçant l’attractivité et la sécurité du territoire.
La sécurité : la collectivité va renforcer ses efforts en matière de sécurité des biens et
des personnes, de mise en accessibilité des bâtiments communaux, ainsi qu’au niveau de l’entretien et la sécurisation des voies communales, afin de garantir un cadre de vie sûr pour l’ensemble des usagers.
La mobilité : les actions engagées en faveur des mobilités douces sont renforcées par
la mise en œuvre du plan trottoirs et du plan de développement des pistes cyclables. Par ailleurs, une étude sera menée pour la création d’une nouvelle liaison routière entre le collège Sainte-Elisabeth et le collège Jacques Monod, afin d’améliorer la fluidité des déplacements.
La proximité : la commune entend renforcer la présence de services publics au plus
près des habitants, notamment par la création de nouveaux espaces municipaux de proximité.
Le cadre de vie : plusieurs actions viendront améliorer le quotidien des habitants, avec
le renforcement de la végétalisation des centres urbains, la création d’un jardin d’enfants, ainsi que la réalisation de travaux d’encapsulage au groupe scolaire de la Voilerie et l’installation de nouveaux équipements de chauffage, de ventilation et de climatisation des groupes scolaires.
IV. UNE DETTE MAÎTRISÉE
11La commune poursuit sa stratégie de désendettement, avec un encours par habitant significativement inférieur à la moyenne nationale.
L’absence de recours à l’emprunt en 2026 traduit une gestion prudente et une volonté de limiter l’exposition financière devant la remontée des taux d’intérêts.
Toutefois, compte tenu de la situation dégradée de l’autofinancement et de la réduction des financements externe, le recours à l’emprunt pourrait être réinterrogé, pour accompagner les investissements futurs.
CONCLUSION
Le budget primitif 2026 s’inscrit dans un contexte de dégradation de l’autofinancement constaté ces six dernières années.
Face à ces défis, la commune des Pennes-Mirabeau fait le choix de préserver ses équilibres financiers, de maintenir un service public de qualité, et de poursuivre des investissements ciblés et utiles.
12