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Arrêté - Préfecture - Mayotte - EPFAM ZA MALAMANI ENQ PUBL
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Arrêté - Préfecture - Mayotte - Etudes impact Pages75A94
Arrêté - Préfecture - Mayotte - Epfam za Malamani ENQ Publ Piece B ETUDE IMPACT light Partie3
Document publié le undefined NaN undefined NaN à NaNhNaN
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Thèmes du document : Énergies, Environnement, Eau et assainissement,
2
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Etat initial des milieux naturels, de la flore et de la
faune
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Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Route nationale
traversant le site du Nord
au Sud (D5)
Plantation de bananes et
de tomates à l’ouest de la
D52
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Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Agroforêt, plantation en
mélange de bananes,
manioc, cocotiers, fruits à
pains et manguiers
Cours d’eau Mro Wa
Daradjajou passant au
sud
Figure 3 : Différents éléments présents sur la zone d’étude rapprochée (©Biotope, 2021)2
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Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Présentation des zonages du patrimoine
naturel et des interactions possibles avec le
projet
Un inventaire des zonages du patrimoine naturel s’appliquant sur la zone d’étude élargie a été effectué en intégrant les différents porters à connaissance du patrimoine naturel connus et exploitables.
Les données administratives concernant les milieux naturels, le patrimoine écologique, la faune et la flore sont principalement de deux types :
● Les zonages réglementaires, qui correspondent à des sites au titre de la législation ou de la réglementation en vigueur, dans lesquels les interventions dans le milieu naturel peuvent être contraintes. Ce sont les parcs nationaux (cœur de parc), les arrêtés préfectoraux de protection de biotope, les réserves naturelles nationales et régionales…
● Les zonages d’inventaires du patrimoine naturel, élaborés à titre d’avertissement pour les aménageurs et qui n’ont pas de valeur d’opposabilité. Ce sont notamment les Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique (ZNIEFF de type II - grands ensembles écologiquement cohérents - et ZNIEFF de type I - secteurs de plus faible surface au patrimoine naturel remarquable -).
D’autres types de zonages existent, correspondant par exemple à des territoires d’expérimentation du développement durable ou à des secteurs gérés en faveur de la biodiversité (Espaces Naturels Sensibles, sites du Conservatoire du Littoral …).
1.2.1 Zonages réglementaires du patrimoine naturel
Le projet n’est concerné par aucun zonage réglementaire du patrimoine naturel ou culturel.
Aucun site inscrit ou classé n’est présent à moins de 5 km de la zone d’implantation.
La baie de Bouéni et la mangrove adjacente sont sous la gestion du Conservatoire du littoral et font partie du Parc Naturel Marin de Mayotte. Ces espaces se trouvent en limite de la zone d’étude rapprochée mais ne recoupent pas la zone d’implantation du projet.
1.2.2 Zonages d’inventaires du patrimoine naturel
Le projet se situe à proximité de la ZNIEFF de type 1 Mangrove et arrière-mangrove de Chirongui. Celle-ci recoupe l’extrémité Ouest de la zone d’étude rapprochée, tout comme la Zone d’Importance pour la Conservation des Oiseaux (ZICO)
La partie Ouest de la zone d’étude (à partir de la route nationale) est comprise au sein d’une Zone de Conservation de la Biodiversité (ZCB), correspondant à l’emprise de la mangrove et s’étendant plus au nord et au sud de la localisation du projet.
Tableau 3 : Synthèse des zonages du patrimoine naturel situés dans un rayon de 2,5km de la ZIP
Type de
zonage Code Intitulé Distance à la zone
d'étude rapprochée
Distance à la zone
d’implantation du
projet
Zonages d’inventaires
ZCB MYT-04 Mangroves de la baie de Bouéni Comprend la moitié ouest Comprend la moitié ouest
ZNIEFF I 60000059 Mangrove et arrière-mangrove de Chirongui Empiète à l’ouest 50 m à l’ouest2
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Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Type de
zonage Code Intitulé Distance à la zone
d'étude rapprochée
Distance à la zone
d’implantation du
projet
ZAE - SCAPM 6 Mangrove et arrière-mangrove de Chirongui et îlot Karoni Comprend l’extrémité ouest 150 m à l’ouest
ZICO YT004 Baie de Bouéni Comprend l’extrémité ouest 230 m à l’ouest2
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Projet d’une zone
d’aménagement économique à
Malamani (Chirongui)
EPFAM
Février 2022
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d’Impact
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Carte 4 : Zonages règlementaires du patrimoine naturel et culturel2
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Projet d’une zone
d’aménagement économique à
Malamani (Chirongui)
EPFAM
Février 2022
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
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Carte 5 : Zonages d'inventaires du patrimoine naturel2
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Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Contexte hydrographique
La zone d’étude rapprochée se situe pour sa majeure partie au sein d’un complexe de zones humides (inventaire des zones humides de Mayotte - DEAL, 2015), sur lequel s’appuie le SDAGE 2016-2021(voir la carte ci-dessous, extraite du SDAGE) :
Figure 4 : Zones humides de Mayotte (©SDAGE de Mayotte, 2015)
Trois éléments hydrographiques sont remarquables au niveau de la zone d’étude rapprochée :
● 2 cours d’eau et les boisements humides associés qui la traversent d’est en ouest (Mro Wa Sanga au nord et Mro Wa Daradjajou au sud) ;
● 1 zone humide boisée intertidale recouvrant le tiers ouest (arrière-mangrove).
Localisation du projet2
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d’Impact
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Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Carte 6 : Contexte humide de l’aire d’étude rapprochée2
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d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
2 Milieux naturels
Remarque importante : un habitat naturel est une zone terrestre ou aquatique se distinguant par ses caractéristiques géographiques, abiotiques et biotiques, qu’elle soit entièrement naturelle ou semi-naturelle. Tout en tenant compte de l’ensemble des facteurs environnementaux, la détermination des habitats naturels s’appuie essentiellement sur la végétation qui constitue le meilleur intégrateur des conditions écologiques d’un milieu (Bensettiti et al., 2001).
Malgré cela, les termes « habitat naturel », couramment utilisés dans les typologies et dans les guides méthodologiques sont retenus ici pour caractériser les végétations par souci de simplification.
Habitats et milieux naturels
2.1.1 Eléments bibliographiques
Les connaissances concernant la flore et les écosystèmes de Mayotte recouvrant l’île avant l’arrivée de l’homme, sont pratiquement inexistantes. Cependant, depuis, la dégradation des milieux naturels s’avère importante, la surface couverte par les vestiges de la végétation naturelle est très réduite (approximativement une quinzaine de km2 soit 5 % de la superficie de l’île (Pascal 2002.). Les vestiges de végétations naturelles où subsistent encore majoritairement les espèces indigènes sont situées principalement sur Grande Terre, et sont regroupées en quatre grands types de formations végétales forestières :
● La forêt humide,
● La forêt sèche,
● La forêt littorale,
● La mangrove.
De nos jours, l’île est couverte dans sa majeure partie de formations végétales assez pauvres sur le plan de la diversité et de patrimonialité. En effet, on y retrouve majoritairement des cultures, des jachères et des végétations secondaires arborées qui résultent essentiellement d’une activité anthropique (cultures, défrichements, urbanisation…) transformant ainsi la physionomie des espaces naturels originels. La flore est majoritairement composée d'espèces cosmopolites et introduites qui pour la plupart sont représentées par des espèces adventices ou rudérales, abondantes en milieu ouvert et sur les friches agricoles. Toutefois, un grand nombre d’espèces arborées ont été plantées (cocotier, jacquier, fruits à pains, tulipier du Gabon…) et certaines d’entre elles s’étant naturalisées modifiant ainsi les paysages mahorais en créant des formations secondaires arborées dominés par des manguiers, l’avocat marron ou encore le cannelier.
Ainsi, d’après la bibliographie, la Commune de Chirongui est ancrée dans un contexte urbain et agricole lié au milieu littoral, la végétation indigène à forte valeur patrimoniale a été fortement remaniée et subsiste en quelques endroits notamment au niveau des sommets et des mangroves (la mangrove de Chirongui au sein de la baie de Bouéni étant la mangrove la plus étendue de l’ensemble du territoire mahorais). Ainsi, en toute logique, des habitats remarquables sont mentionnés au sein ou à proximité de la zone d’étude rapprochée. Il s’agit essentiellement des mangroves et des zones humides situées pour la plupart en position d’arrière-mangrove (Cf. inventaire patrimonial des zones humides de Mayotte, 2010).
Sur la base de la convention de Ramsar en 1986 et des lois sur l’eau de 1992, le CBNM a entrepris dès 2010 sur le territoire mahorais la détermination et la description de zones humides.
Sur la commune de Chirongui se trouve une zone humide intitulée « Plaine littorale Mirereni – Chirongui » de 504,7 ha. Elle est caractérisée par la présence de plusieurs habitats hygrophiles dont des prairies humides, des érythrinaies, des acrostichaies, des ripisylves, une zone d’arrière- mangrove et une mangrove. Parmi l’ensemble de ces habitats, la zone d’étude rapprochée est2
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Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
tout particulièrement caractérisée par 2 ripisylves présentant des intérêts écologiques modérés et 1 complexe de zones humides boisées et prairiales en plaine littorale présentant un intérêt écologique fort.
Les 2 ripisylves se situent le long des rives du Mro oua Sanga et du Mro oua Daradjajou sur des superficies respectives de 10,11 ha et de 2,635 ha. La surface occupée par la zone de prairies est quant à elle de 12,43 ha.
D’après la bibliographie, dans ce secteur géographique, la végétation indigène à forte valeur patrimoniale est cantonnée aux végétations des zones humides (mangroves, arrière-mangrove, ripisylves et prairies humides). Ces habitats remarquables sont mentionnés au sein de la zone d’étude rapprochée et en partie au sein de la zone d’étude immédiate (les 2 rivières intersectent en effet la zone d’implantation du projet).
La carte ci-après présente l’occupation globale des végétations à proximité de la zone d’étude.
Figure 5 : Carte des végétations de Mayotte au niveau du projet (cercle rouge) (Source :CBNM, 2014)2
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Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
2.1.2 Habitats recensés sur la zone d’étude
Les habitats ont été décrits selon la typologie des milieux naturels et des habitats terrestres et littoraux de Mayotte (BOULLET V. 2019).
L’expertise des végétations met en évidence 3 grands ensembles sur la zone d’étude rapprochée :
● Les ripisylves et boisements naturels (Erythrinaie intérieure à Raphia farinifera et Erythrina fusca) ;
● Les espaces agricoles et dégradés liés à l’artificialisation du milieu (friches, fourrés à caractère envahissants, zones agricoles, bananeraies) : ils constituent la majorité des végétations représentées sur la zone d’étude ;
● Les paysages artificialisés correspondants aux infrastructures anthropiques telles que les bâtiments, jardins et les routes, chemins.
Figure 6 : Représentativité des habitats présents sur la zone d’implantation du projet
Tableau 4 : Représentativité des habitats de la zone d'implantation projet
Habitats (BOULLET, V., 2019) Superficie (ha) Représentativité (%)
B : Eaux non marines
B5.2 - Lits majeurs et zone sous influence de la nappe
d'accompagnement 1,14 3,01
F : Forêts
F1.12 - Forêt semi-caducifoliée sèche subhumide à Sterculia
madagascariensis et Mimusops comorensis 0,57 1,50
F4.21 - Ripisylves du cours inférieur des rivières permanentes 0,84 2,22
57% 27%
7%
3% 3%
2% 1%
G1 - Composants des systèmes agricoles
(hors boisements)
F4 - Forêts hydromorphes
H - Paysages artificialisés
G1 - Composants des systèmes agricoles
(boisements)
B5 - Eaux courantes (permanentes et
temporaires)
Ecrans d'arbres et Forêts caducifolièes
sèches à semi-sèches
G3 - Padzas2
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Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Habitats (BOULLET, V., 2019) Superficie (ha) Représentativité (%)
F4.31.3 - Erythrinaie intérieure à Raphia farinifera et Erythrina
fusca 9,67 25,53
G : Espaces agricoles
G1.11 - Prairies sèches 0,94 2,48
G1.21 - Cultures monospécifiques 1,72 4,54
G1.23 - Cultures maraichères 0,04 0,11
G1.31.21 - Bananeraie 16,83 44,43
G1.33.11 - Complantation de manguier 0,61 1,61
G1.51.1 - Haies clôtures 0,16 0,42
G1.61 - Pelouses rudérales 0,98 2,59
G1.62.1 - Friches rudérales sèches à semi-sèches 0,21 0,55
G1.91.2 - Fourrés secondaires xérophiles à semi-xérophiles 0,67 1,77
G1.A2.1 - Boisements secondaires xérophiles à semi-xérophiles 0,45 1,19
G3 - Padzas 0,4 1,06
H : Habitats anthropiques
H1.11 - Villages et villes 1,52 4,01
H1.11.1 - Villages (voirie) 0,53 1,40
H1.15 - Serres, constructions agricoles 0,22 0,58
H3.2 - Pistes forestières et agricoles 0,38 1,00
Cas particulier des padzas
NB : Les padzas à Mayotte sont soit d’origine naturelle soit d’origine anthropique (Audru et al., 2003). Bien que les padzas soient classés parmi les zones agricoles et les zones artificialisées, il n’est pas exclu qu’une partie des padzas du site d’étude soit d’origine naturelle, et donc à considérer comme faisant partie des formations naturelles.
Le padza est un terme
qui signifie « mauvaise
terre » et désigne à
Mayotte des zones
déforestées, ravinées avec
des sols rougeâtres, non
propices aux cultures, et
au relief accidenté2
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Figure 7 : Padza et mosaïque de végétations au nord-est de la zone d’étude rapprochée (© Biotope, 2021)2
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Projet d’une zone
d’aménagement économique à
Malamani (Chirongui)
EPFAM
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Carte 7 : Cartographie des végétations recensées sur la zone d’étude (©Biotope, 2021)2
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2.1.3 Bio-évaluation des végétations
Ce chapitre présente une synthèse des enjeux liés aux végétations recensées sur la zone d’étude rapprochée.
Cette dernière est recouverte à 70% par des habitats liés aux activités anthropiques : ● Espaces agricoles ;
● Habitats anthropiques.
Les végétations spontanées de la zone d’étude rapprochée sont caractérisées par une flore exotique commune et envahissante au sein des fourrés secondaires ou des zones rudérales. Ces habitats présentent des enjeux faibles mais contiennent ponctuellement des espèces indigènes à enjeux moyen (voir chapitre flore).
3% de la zone d’étude rapprochée concernent des milieux aquatiques d’eau douce (rivières côtières). Ces habitats à enjeux forts sont associés à des ripisylves hébergeant des espèces floristiques patrimoniales. 27% de la zone d’étude rapprochée est recouverte de forêts de type naturelles présentant des espèces indigènes patrimoniales.
L’enjeu phytocœnotique de la zone d’étude rapprochée peut ainsi être considéré comme limité au regard de la prédominance des milieux anthropiques (bâtiments, zones rudérales, friches, cultures…) et de l’état de conservation globalement dégradé des fourrés et boisements secondaires. On y retrouve néanmoins des végétations à enjeux sur 30% de la surface. Les cours d’eau du nord et du sud de la zone d’étude rapprochée en sont les éléments les plus remarquables.2
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Tableau 5 : Liste des habitats recensés sur la zone d'étude rapprochée (©BIOTOPE, 2020 ; BOULLET V, 2019)
Habitats (BOULLET, V., 2019) Enjeux
B : Eaux non marines
B5.2 - Lits majeurs et zone sous influence de la nappe
d'accompagnement Fort
F : Forêts
F1.12 - Forêt semi-caducifoliée sèche subhumide à Sterculia
madagascariensis et Mimusops comorensis Moyen
F4.21 - Ripisylves du cours inférieur des rivières permanentes Moyen
F4.31.3 - Erythrinaie intérieure à Raphia farinifera et Erythrina fusca Moyen
G : Espaces agricoles
G1.11 - Prairies sèches Faible
G1.21 - Cultures monospécifiques Négligeable
G1.23 - Cultures maraichères Négligeable
G1.31.21 - Bananeraie Faible
G1.33.11 - Complantation de manguier Faible
G1.51.1 - Haies clôtures Faible
G1.61 - Pelouses rudérales Faible
G1.62.1 - Friches rudérales sèches à semi-sèches Faible
G1.91.2 - Fourrés secondaires xérophiles à semi-xérophiles Faible
G1.A2.1 - Boisements secondaires xérophiles à semi-xérophiles Faible
G3 - Padzas Faible
H : Habitats anthropiques
H1.11 - Villages et villes Aucun
H1.11.1 - Villages (voirie) Aucun
H1.15 - Serres, constructions agricoles Aucun
H3.2 - Pistes forestières et agricoles Aucun2
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Flore
La synthèse proposée ici s’appuie sur les observations réalisées dans le cadre du présent travail, sur une analyse des potentialités d’accueil des milieux naturels de la zone d’étude rapprochée ainsi que sur la bibliographie récente disponible.
Pour rappel, l’expertise de terrain de la flore a été menée sur la zone d’étude rapprochée et a concerné la flore vasculaire (phanérogames, fougères et plantes alliées).
2.2.1 Généralités
Sur l’ensemble des relevés floristiques réalisés, 201 espèces végétales ont été recensées sur la zone d’étude rapprochée :
● 73 espèces indigènes soit 36% de la flore recensée ;
● 107 espèces exotiques soit 53% de la flore recensée ;
● 21 espèces dont le statut est incertain comprenant :
● 17 espèces dont l’hypothèse la plus probable est une origine indigène soit 8% de la flore recensée ;
● 1 espèce dont l’hypothèse la plus probable est une origine exotique soit 0,5% de la flore recensée ;
● 3 espèces dont il est impossible de déterminer le statut d’indigénat à ce jour.
Figure 8 : Diagramme de représentativité des espèces végétales recensées dans la zone d’étude
En termes de diversité spécifique, les formations rencontrées au sein de la zone d’étude rapprochée étant fortement dégradées ou artificialisées, un grand nombre d’espèces exotiques ont été repérées dont plusieurs présentent un caractère envahissant, ainsi que de nombreuses espèces rudérales. Ce sont les fourrés, les boisements et les friches rudérales qui sont surtout concernés par ce ratio favorable aux espèces exotiques par rapport aux indigènes. Seulement 36% des espèces observées sur l’aire d’étude rapprochée sont indigènes.
En termes d’abondance et de représentativité, et en toute corrélation avec les habitats artificialisés rencontrés, la flore exotique constitue aussi l’élément dominant des différents inventaires floristiques réalisés en terme de recouvrement. Les formations dégradées ou artificialisées s’accompagnent en effet par une flore représentée majoritairement par des espèces exotiques à forte capacité de colonisation.
3; 2%
107; 53%
1; 1%
73; 36%
17; 8%
Indéterminé
Exotique
Exotique
(incertain)
Indigène
Indigène
(incertain)
Cf. Annexe 3 - Liste
de la flore recensée au
droit de la zone d’étude.2
Propriété de Biotope
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Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
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Cela témoigne d’une faible qualité écologique des milieux présents sur la zone d’étude, en lien par ailleurs avec l'état de conservation dégradé de la plupart des habitats, comme précisé ci-avant hormis dans certains habitats forestiers (et notamment ceux inféodés aux cours d’eau).
Les espèces indigènes (et indigènes « incertain » selon l’index Mascarine V1.2016) sont représentées par 90 taxons dont certains peu communs sur l’île.
● 17 espèces présentent un statut d’indigénat « incertain » et sont très communes à l’échelle de l’île ;
● 73 espèces indigènes sont spontanément présentes au sein de la zone d’étude.
2.2.2 Flore indigène protégée
(Référence : Arrêté n° 362/DEAL/SEPR/2018 fixant la liste des espèces végétales protégées et réglementant l'utilisation d'espèces végétales menacées dans le département de Mayotte)
Dans la zone d’étude rapprochée, 5 espèces qui sont protégées (article 1), indigènes, rares et/ou menacées, correspondent aux espèces présentant un statut de patrimonialité :
- Acrostichum aureum L. (Statut VU : Vulnérable à l’UICN),
- Erythroxylum corymbosum Boivin ex Baill. (Statut VU : Vulnérable à l’UICN et endémique de Madagascar et des Comores),
- Pteris tripartita Sw. (Statut VU : Vulnérable à l’UICN),
- Pteris vittata L. (Statut VU : Vulnérable à l’UICN),
- Begonia anjuanensis Humbert (Endémique des Comores).
Ces 5 espèces sont spontanées et se développent préférentiellement dans les boisements.
2.2.3 Flore patrimoniale
Les espèces patrimoniales présentant un statut intégrant :
● La liste rouge UICN selon les critères « En Danger Critique (CR) », « En Danger (EN) » ou « Vulnérable (VU) »,
● Le caractère déterminant ZNIEFF,
● Le caractère complémentaire ZNIEFF sous conditions (présentant un intérêt écologique certain du fait de leur seule présence dans la zone d’étude considéré), ● L’endémicité,
● La rareté et répartition de l’espèce à l’échelle régionale.
D’après les critères UICN, 8 espèces sont menacées (1 est en danger, 7 sont vulnérables et 4 espèces sont quasi menacées).2
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Figure 9 : Répartition des espèces (flore) selon les statuts UICN (©Biotope, 2021)
Au total, 78 espèces patrimoniales ont été recensées au sein de la zone d’étude rapprochée :
● 1 espèce avec un enjeu très fort de conservation,
● 8 espèces avec un enjeu fort de conservation,
● 4 espèces avec un enjeu moyen de conservation,
● 65 espèces avec un enjeu faible.
Ainsi, dans la zone d’étude rapprochée, 8 espèces patrimoniales présentant des enjeux écologiques forts ou très forts ont été recensées :
- Raphia farinifera (Gaertn.) Hyl. (Statut EN : En danger à l’UICN, Déterminant ZNIEFF),
- Acrostichum aureum L. (Statut VU : Vulnérable à l’UICN),
- Calophyllum inophyllum L (Statut VU : Vulnérable à l’UICN),
- Erythrina fusca Lour. (Statut VU : Vulnérable à l’UICN),
- Erythroxylum corymbosum Boivin ex Baill. (Statut VU : Vulnérable à l’UICN et endémique de Madagascar et des Comores),
- Ficus rubra Vahl (Statut VU : Vulnérable à l’UICN et endémique des Seychelles et des Mascareignes)
- Pteris tripartita Sw. (Statut VU : Vulnérable à l’UICN),
- Pteris vittata L. (Statut VU : Vulnérable à l’UICN),
Une espèce à enjeu patrimonial a été observée en dehors de la zone d’étude mais à proximité immédiate :
- Begonia anjuanensis Humbert (Endémique de Mayotte et Anjouan et limitée aux forêts naturelles ; Déterminant ZNIEFF).
Toutes ces espèces sont spontanées et se développent préférentiellement dans les boisements.
3
127
3
56
4
7
1
0
0 20 40 60 80 100 120 140
NE: Non évalué
NA: Non applicable
DD: Données insuffisantes
LC: Préoccupation mineure (LR IUCN)
NT: Quasi menacée (LR IUCN)
VU: Vulnérable (LR IUCN)
EN: En danger (LR IUCN)
CR: En danger critique d'extinction (LR IUCN)
Statut IUCN2
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économique à Malamani
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Figure 10 : Erythroxylum corymbosum, espèce indigène, protégée et menacée et Begonia anjuensis, espèce endémique des Comores et protégée sur la zone d’étude rapprochée (©Biotope, Cédric HOARAU, 2021)
Le tableau suivant reprend la bioévaluation des espèces indigènes à enjeux.2 Etat initial des milieux naturels, de la flore et de la faune
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Tableau 6 : Bioévaluation de la flore indigène spontanée sur la zone d’étude rapprochée (©BIOTOPE, 2020 ; CBNM, 2016 ; DEAL, 2018)
NOM BOTANIQUE NOM VERNACULAIRE PRINCIPAL (MAYOTTE) ENDÉMICITÉ PROTECTION RÉGIONALE LISTE ROUGE MAYOTTE UICN 2014 DÉTERMINANT ZNIEFF ENJEU
Raphia farinifera (Gaertn.) Hyl. Rufia EN Déterminant Très fort
Acrostichum aureum L. Article 1 VU Fort
Begonia anjuanensis Humbert Comores Article 1 DD Déterminant Fort
Calophyllum inophyllum L. Mtondro VU Fort
Erythrina fusca Lour. 0 VU Fort
Erythroxylum corymbosum Boivin ex
Baill. 0 Madagascar et
Comores Article 1
VU Fort
Ficus rubra Vahl 0 Seychelles et Mascareignes VU Fort
Pteris tripartita Sw. 0 Article 1 VU Fort
Pteris vittata L. 0 Article 1 VU Fort
Cayratia imerinensis (Baker) Desc. 0 Madagascar et Comores NT Moyen
Pellaea pectiniformis Baker 0 NT Moyen
Platycerium alcicorne Desv. 0 NT Moyen
Pteris linearis Poir. 0 NT Moyen
65 espèces à enjeu faible
1 espèce à enjeu négligeable2 Etat initial des milieux naturels, de la flore et de la faune
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Carte 8 : Localisation des observations d'espèces floristiques remarquables2
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faune
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2.2.4 Flore exotique
Les espèces invasives sont relativement bien connues, au moins pour les plus agressives, notamment grâce aux divers travaux de l’UICN [Veitch et al. 2011 ; Macdonald 2010 ; UICN., 2008 et 2012].
Les habitats largement anthropisés de la zone d’étude abritent de nombreuses espèces exotiques dont plusieurs à caractère envahissant (indice d’invasibilité 4 à 5 selon l’index de la flore vasculaire de Mayotte (v2016.1)), à risque d’invasion fort pour les milieux naturels (notamment l’indice d’invasibilité 2P selon l’index de la flore vasculaire de Mayotte – LAVERGNE, 2016) ou des espèces émergentes (taxon envahissant dans les milieux anthropisés et présent dans certains milieux naturels sans être pour le moment envahissant (classe 3+)). Les classes des espèces appréhendées ici sont les suivantes :
Tableau 7 : INVASIBILITÉ (entre parenthèse, le code du critère d’invasibilité selon LAVERGNE, 2016) (CBNM 2016)
INVASIBILITÉ (entre parenthèse, le code du critère d’invasibilité selon LAVERGNE, 2016)
RISQUE
INVASIF
Taxon très envahissant en milieu naturel avec impact avéré ou supposé (5) Espèce très invasive
Taxon envahissant en milieu naturel avec impact modéré ou non connu (4) Espèce invasive
Taxon envahissant dans les milieux anthropisés et présent dans certains milieux naturels sans être pour le moment envahissant (espèces émergentes) (3+)
Espèce
émergente
Taxon potentiellement envahissant préoccupant, cultivé ou non cultivé, naturalisé et envahissant dans seulement 1-2 localités, connu pour être envahissant ailleurs dans d'autres régions ou îles du monde (2p)
Risque
invasion fort
Les inventaires ont ainsi montré que la zone d’étude est concernée par la problématique des Espèces Exotiques Envahissantes (EEE). Ainsi, près de 54% des espèces recensées sont considérées comme exotiques. Sur les 201 espèces végétales recensées, 38 espèces sont reconnues « envahissantes ou très envahissantes en milieu naturel » selon l’indice d’invasibilité de la flore de Mayotte (v 2016.1). Ces espèces sont listées dans le tableau ci-dessous. Les espèces les plus problématiques sur la zone d’étude rapprochée sont l’avocat marron (Litsea glutinosa) et le galabert (Lantana camara).2
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Tableau 8 : Liste des espèces exotiques présentant un caractère envahissant ou un risque fort d'invasion (Biotope, 2020 ; CBNM, 2016)
NOM BOTANIQUE NOM VERNACULAIRE (MAYOTTE)
Espèces très invasives
Acacia auriculiformis A. Cunn. ex Benth.
Acacia mangium Willd.
Antigonon leptopus Hook. et Arn.
Areca catechu L. Mvovo
Bambusa vulgaris Schrad. ex J.C. Wendl. Mbambou
Cinnamomum verum J. Presl Mdarasini
Colocasia esculenta (L.) Schott Majimbi
Furcraea foetida (L.) Haw. Kitani
Leucaena leucocephala (Lam.) de Wit
Litsea glutinosa (Lour.) C.B. Rob. Mzavocamaro
Miconia crenata (Vahl) Michelang. M'fobo
Piper betle L. Rambu
Rubus alceifolius Poir.
Espèces invasives
Albizia lebbeck (L.) Benth. Bunwara
Clitoria ternatea L. Chilepe
Desmanthus virgatus (L.) Willd.
Drymaria cordata (L.) Willd. ex Schult. Chirovorovo
Erigeron sumatrensis Retz.
Euphorbia hirta L. Dziadziki ndroumé
Gliricidia sepium (Jacq.) Kunth ex Walp.
Heliotropium indicum L. Sari mtsamoa
Hibiscus surattensis L.
Ipomoea alba L.
Ipomoea nil (L.) Roth
Lantana camara L. M'bwasera
Mimosa diplotricha C. Wright
Mimosa pudica L. Balabalamatso
Oxalis corniculata L. Dzumwa dzile
Passiflora foetida L.
Phyllanthus urinaria L.
Ricinus communis L. Mriwakatoto
Senna obtusifolia (L.) H.S. Irwin et Barneby Hasa ndziche
Senna occidentalis (L.) Link Hasa ndrume
Sieruela rutidosperma (DC.) Roalson et J.C. Hall
Figure 11 : Le galabert, Lantana camara, photo prise hors de la zone d’étude (©BIOTOPE, 2020)2
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NOM BOTANIQUE NOM VERNACULAIRE (MAYOTTE)
Solanum americanum Mill. Hangatsindra bwaniongo
Solanum torvum Sw. M'riguja
Tecoma stans (L.) Juss. ex Kunth
Waltheria indica L.
Espèces émergentes
Ageratum conyzoides L. 'Mwana be
Alocasia macrorrhizos (L.) G. Don
Annona squamosa L. Konokono matsu
Bidens pilosa L. Mududu
Canna indica L.
Cocos nucifera L. Mnadzi irachi
Desmodium incanum (G. Mey.) DC.
Hippobroma longiflora (L.) G. Don
Kalanchoe pinnata (Lam.) Pers. Meawani
Psidium guajava L. Mbouera
Sansevieria metallica hort. ex Gérôme et Labroy
Senna alata (L.) Roxb. Hasa ndrume
Spathodea campanulata P. Beauv. Mpapakojo
Stachytarpheta urticifolia Sims Muri wagwegwe
Tridax procumbens L.
Risque invasion potentiel
Celosia argentea L.
Coffea arabica L.
Cordia myxa L. Mrovu
Dioscorea alata L. Chiazi
Jatropha curcas L. Msumu
Melochia pyramidata L.
Samanea saman (Jacq.) Merr. Mgilantze ndrume
Sterculia foetida L. Mri madzi
Tectona grandis L. f.
Vigna umbellata (Thunb.) Ohwi et H. Ohashi2
Propriété de Biotope
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Zones humides
Sur la base des données issues des sondages pédologiques (Géolithe, 2021) et de la cartographie d’habitats, la zone d’étude recoupe 23,2 ha de zone humide avérée dont 3,2 ha dans la zone de projet.
Il est à noter que les zones humides sur la zone d’implantation du projet présentent globalement un caractère dégradé.2
Propriété de Biotope
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d’Impact
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Faune
2.4.1 Les invertébrés terrestres (insectes, araignées et mollusques)
L’étude des invertébrés terrestres a concerné principalement les groupes des papillons de jour (lépidoptères rhopalocères), les libellules (odonates), les araignées et les mollusques. Au vu du manque de connaissances et de données bibliographiques sur ce secteur géographique concernant ces groupes, les inventaires n’ont pu être exhaustifs et se sont principalement concentrés sur les espèces protégées, et dans une moindre mesure les espèces patrimoniales.
Bibliographie
L’entomofaune (insectes) de Mayotte est encore assez mal connue. La connaissance évolue suivant les expertises réalisées et notamment les inventaires ZNIEFF réalisées en 2014 et 2016. A ce jour sont identifiés 2 espèces de Phasmoptères, 41 espèces d’Odonates, environ 20 espèces d’Orthoptères, environ 250 espèces de Coléoptères et environ 250 espèces de Lépidoptères. Ces différentes données sont hétérogènes, présentent des manques d’informations dans certains groupes (8 espèces de Dictyoptères, 3 espèces de Homoptères, 28 espèces de Hyménoptères et 39 espèces de Hétéroptères) et ne reflètent pas la diversité réelle de l’entomofaune à Mayotte (UICN, 2013). Le taux d’endémisme strict se rapproche de 13 % pour l’ensemble du territoire mahorais.
Les arachnoformes de Mayotte sont représentés par 28 espèces dont 27 espèces de la super- famille des Araneae (9 familles) et 1 scorpion (Cazanove, 2010). Les acariens sont caractérisés par un manque d’éléments bibliographiques et d’inventaires. Le taux d’endémisme strict est de 14 % pour l’ensemble du territoire mahorais.
Les mollusques terrestres de Mayotte sont connus par 19 familles (Abdou ; 2004). Sur les 90 espèces recensées, 54 (soit 56%) sont endémiques de l’île.
A ce jour, Mayotte compte actuellement en invertébrés terrestres 48 espèces protégées : 33 chez les insectes, 10 dans le groupe des arachnoformes et 5 chez les mollusques terrestres.
Les espèces d’insectes présentes
Dans le contexte agricole et semi-naturel de la zone d’étude, l’entomofaune est assez diversifiée. En effet, certains habitats, bien que localisés, présentent beaucoup d’intérêt pour les insectes : fourrés et boisements semi-naturels. Enfin, la présence de cours d’eau, ripisylves et zones humides sur la zone d’étude immédiate et aux abords (zone rapprochée) représente un attrait particulier pour certains groupes d’espèces comme les odonates.
Au total, sur l’ensemble des inventaires réalisés, 48 espèces d’insectes ont été recensées sur la zone d’étude :
● 25 espèces indigènes soit 52% de l’entomofaune recensée ;
● 23 espèces dont le statut est indéterminé soit 48% de l’entomofaune recensée.2
Propriété de Biotope
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Figure 13 : Diagramme de représentativité des insectes recensées dans la zone d’étude
En considérant l’ensemble de la zone d’étude, 2 groupes d’insectes ont été inventoriés en profondeur : les lépidoptères (papillons diurnes principalement) et les odonates (libellules et demoiselles). Le statut biologique des espèces inventoriées est le suivant :
● Chez les lépidoptères, 28 espèces possèdent un statut de reproduction possible/probable.
● Chez les odonates, 8 espèces utilisent la zone pour s’alimenter et transiter.
48% 52%
Statut des espèces d'insectes observées sur la zone d’étude
rapprochée
Indéterminé
Indigène
Cf. Liste des taxons
d’insectes inventoriés en
Annexe 4
Figure 14 : Henotesia narcissus mayottensis (gauche), Hypolimnas anthedon (droite) (©BIOTOPE, C. HOARAU, 2021)2
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Les espèces d’araignées présentes
Au vu de nos observations (non exhaustives), la diversité spécifique des araignées semble assez réduite. En effet, les habitats présentent peu d’intérêt pour ce groupe et seulement les fourrés et boisements semi-naturels peuvent accueillir certaines espèces.
Au total, sur l’ensemble des inventaires réalisés, 9 taxons d’araignées ont été recensés sur la zone d’étude :
● 4 taxons indigènes ; dont 1 taxon indéterminé (détermination au genre Hersilia) dont le genre est indigène à Mayotte ;
● 5 taxons dont le statut est indéterminé.
En s’intéressant tout particulièrement aux taxons indéterminés, il est à noter que plusieurs individus du Genre Caerostris ont été observés sur la zone d’étude. Deux espèces existent sur l’île de Mayotte : Caerostris sexcuspidata et Caerostris mayottensis. Ces 2 espèces sont anatomiquement proches et communes sur Mayotte, C mayottensis étant tout de même moins commune. Plusieurs dizaines d’individus ont été observés sur l‘ensemble de la zone d’étude rapprochée. Il est ainsi fort probable que la majorité des individus observés soient de l’espèce C sexcuspidata.
Enfin, un second taxon a été identifié jusqu’au genre. Il s’agit du genre Hersilia (indigène à Mayotte) et dont 2 espèces sont connues ; Hersilia aldabrensis et Hersilia madagascariensis. Ici encore, les 2 espèces sont très proches anatomiquement (forme, couleurs etc.) et écologiquement (mêmes habitats). L’identification n’est possible qu’à la suite d’une dissection des individus, mais il est à noter qu’elles sont toutes protégées légalement.
Figure 15 : (De gauche à droite) Gasteracantha rhomboidea comorensis, Nephila comorana, Hersilia sp. (©BIOTOPE, 2021)
En considérant l’ensemble de la zone d’étude, le statut biologique des espèces inventoriées est le suivant :
● 9 espèces possèdent un statut de reproduction possible/probable.
Cf. Liste des taxons
d’insectes inventoriés en
Annexe 42
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Les espèces de mollusques terrestres présentes
Au total, sur l’ensemble des inventaires réalisés, 2 espèces de mollusques terrestres ont été recensées sur la zone d’étude rapprochée :
● 1 espèce indigène ;
● 1 espèce exotique.
Figure 16 : Urocyclus comorensis (©BIOTOPE, C. HOARAU, 2021)
En considérant l’ensemble de la zone d’étude, le statut biologique des espèces inventoriées est le suivant :
● 2 espèces possèdent un statut de reproduction possible/probable.
Les espèces de crustacés terrestres présentes
Au total, sur l’ensemble des inventaires réalisés, 1 espèce de crustacés terrestres a été recensée sur la zone d’étude rapprochée :
● 1 espèce indigène.
Figure 17 : Sesarmops impressus (©BIOTOPE, Gabriel CAUCANAS, 2021)
En considérant l’ensemble de la zone d’étude, le statut biologique des espèces inventoriées est le suivant :
● 1 espèces possède un statut de reproduction possible/probable.
Cf. Liste des taxons
d’insectes inventoriés en
Annexe 4
Cf. Liste des taxons
d’insectes inventoriés en
Annexe 42
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Espèces protégées, rares et menacées
(Référence : Arrêté n°361/DEAL/SEPR/2018 fixant la liste des espèces animales terrestres et tortues marines protégées et les mesures de protection de ces espèces représentées dans le département de Mayotte, et complétant les listes nationales)
Les espèces indigènes rares et/ou menacées correspondent aux espèces présentant un statut de patrimonialité intégrant :
● La liste rouge UICN selon les critères « En Danger Critique (CR) », « En Danger (EN) » ou « Vulnérable (VU) »,
● Le caractère déterminant ZNIEFF,
● Le caractère complémentaire ZNIEFF sous conditions (présentant un intérêt écologique certain du fait de leur seule présence dans la zone d’étude considérée), ● L’endémicité,
● La rareté et répartition de l’espèce à l’échelle régionale.
Le statut de rareté et le niveau de patrimonialité des espèces d’invertébrés de Mayotte sont pour l’heure assez mal connus. Par exemple, à ce jour, Il n'existe pas de liste rouge locale des espèces menacées établie selon les critères de l'UICN. Certaines espèces figurent cependant sur la liste mondiale des espèces menacées, la plupart étant qualifiée du statut de « Préoccupation mineure ».
Toutefois des inventaires ZNIEFFs réalisés récemment (2014-2016) ont permis de mettre en place une liste d’espèces déterminantes présentant pour certains groupes le degré de rareté et de vulnérabilité sur l’île.
Des documents bibliographiques ont aussi permis d’estimer le degré de rareté des espèces indigènes à l’échelle du territoire mahorais notamment pour les odonates. Ce travail s’appuie sur les travaux de Vincent Nicolas, réalisés en 2009, dans lesquels la rareté d’une espèce est approchée à une classe de fréquence.
Au regard de la réglementation, 5 taxons protégés ont été recensés sur la zone d’étude rapprochée :
- Hypolimnas anthedon et Amauris nossima chez les papillons,
- Orthetrum azureum chez les libellules,
- Urocyclus comorensis chez les mollusques,
- Sesarmops impressus chez les crustacés ;
- Hersilia sp chez les araignées (pour rappel, les 2 espèces du genre présentes à Mayotte sont protégées).
Un taxon indéterminé est représenté par des genres dont 1 espèce au moins est protégée à Mayotte. Il s’agit chez les araignées du Genre Caerostris.
Au regard de la patrimonialité et de leur utilisation du site, 3 espèces patrimoniales présentent un enjeu fort de conservation (Amauris nossima , Orthetrum azureum et Platycnemis agrioides) et 11 espèces patrimoniales présentent un enjeu moyen de conservation.
Habitats d’espèces et fonctionnalité des milieux
La zone d’étude rapprochée abrite des taxons protégés (5) et patrimoniaux (7) qui appartiennent au groupe des lépidoptères, des odonates, des arachnides et des mollusques terrestres. Au vu des habitats recensés, les possibilités d’accueil d’espèces patrimoniales sont moyennes. En effet, bien que la majorité de la zone d’étude soit recouverte d’espaces agricoles, plusieurs habitats humides et spontanés sont attractifs aux invertébrés. Concernant les odonates en particulier, il est à noter que si certaines espèces sont territoriales, comme peuvent l’être2
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Crocothemis erythraea, Palpopleura lucia, Ceriagrion glabrum par exemple qui se cantonnent à des points d’observation autour d’un plan d’eau, d’autres comme les Orthetrum sont de grands voyageurs parcourant de longues distances pour leur recherche de nourriture et peuvent donc se retrouver dans tous les types de milieux dans leurs phases adultes.
Concernant les lépidoptères, les espèces ont été observées sur l’ensemble de la zone d’étude en alimentation. Aucune chenille n’a été retrouvée et par ailleurs le manque de données bibliographiques concernant la biologie de ces espèces et notamment leur plante hôte ne permet pas de déterminer une liste de plantes hôtes à Mayotte et encore moins sur la zone d’étude. Il faut donc considérer que la ponte des papillons sur la zone d’étude reste possible et que les espèces en question y effectuent potentiellement la totalité de leur cycle de vie (reproduction, croissance, et alimentation…). Précisons toutefois que la littérature rapporte pour Hypolimnas anthedon (espèce de lépidoptère la plus représentée sur la zone d’étude) qu’en Afrique continentale, les chenilles se développent surtout sur des plantes de la famille des Urticacées (Balleto et al., 2015)
Les araignées utilisent tout le site pour s’alimenter et s’y reproduire.
Enfin, les mollusques et crustacés patrimoniaux semblent présents préférentiellement près des cours d’eau.
Evaluation patrimoniale et synthèse des enjeux
5 taxons d’invertébrés terrestres protégés ont été observés au sein de la zone d’étude rapprochée.
Les tableaux suivants reprennent la bioévaluation des espèces indigènes à enjeux.
Tableau 9 : Espèces patrimoniales et/ou protégées d’insectes recensées sur la zone d’étude (Biotope 2021)
Nom scientifique Statuts de rareté/Enjeu de conservation
Amauris nossima (Ward, 1870)
Utilisation du site : Reproduction possible/Alimentation
Endémicité : Madagascar
UICN : NE: Non évalué ; Protection : Protégée
ZNIEFF : Déterminante de ZNIEFF
Enjeu Fort
Orthetrum azureum (Rambur, 1842)
Utilisation du site : Reproduction possible/Alimentation
Endémicité : Endémique des Comores
UICN : NE: Non évalué ; Protection : Protégée
ZNIEFF : Déterminante de ZNIEFF
Enjeu Fort
Platycnemis agrioides Ris, 1915
Utilisation du site : Reproduction possible/Alimentation
Endémicité : Endémique des Comores
UICN : NE: Non évalué ; Protection : Non protégée
ZNIEFF : Espèce d'intérêt patrimonial (endémique, rare etc…) (2b)
Enjeu Fort
Acraea lia Mabille, 1879
Utilisation du site : Reproduction certaine/Alimentation
Endémicité : Madagascar
UICN : NE: Non évalué ; Protection : Non protégée
ZNIEFF : Espèce d'intérêt patrimonial (endémique, rare etc…) (2b)
Enjeu Moyen
Borbo gemella (Mabille, 1884)
Utilisation du site : Reproduction possible/Alimentation
Endémicité : 0
UICN : NE: Non évalué ; Protection : Non protégée
ZNIEFF : Espèce d'intérêt patrimonial (endémique, rare etc…) (2b)
Enjeu Moyen
Byblia anvatara anvatara (Boisduval, 1833)
Utilisation du site : Reproduction possible/Alimentation
Endémicité : Madagascar
UICN : NE: Non évalué ; Protection : Non protégée
ZNIEFF : Espèce d'intérêt patrimonial (endémique, rare etc…) (2b)
Enjeu Moyen2
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Nom scientifique Statuts de rareté/Enjeu de conservation
Cyphononyx bretonii grandidieri de Saussure,
1887
Utilisation du site : Reproduction possible/Alimentation
Endémicité : Madagascar
UICN : NE: Non évalué
Protection : Non protégée
ZNIEFF : Espèce d'intérêt patrimonial (endémique, rare etc…) (2b)
Enjeu Moyen
Hypolimnas anthedon mayottensis Le Cerf,
Utilisation du site : Reproduction possible/Alimentation
Endémicité : Endémique de Mayotte
UICN : NE: Non évalué ; Protection : Protégée
ZNIEFF : Espèce d'intérêt patrimonial (endémique, rare etc…) (2b)
(complémentaire)
Enjeu Moyen
-Sesarmops impressus (H. Milne Edwards, 1837)
Utilisation du site : Reproduction possible/Alimentation
Endémicité : Indo-pacifique
UICN : NE: Non évalué
Protection : Protégée
ZNIEFF : N.c
Enjeu Moyen
Traminda vividaria (Walker, 1861)
Utilisation du site : Reproduction possible/Alimentation
Endémicité : 0
UICN : NE: Non évalué ; Protection : Non protégée
ZNIEFF : Espèce d'intérêt patrimonial (endémique, rare etc…) (2b)
Enjeu Moyen
-Urocyclus comorensis (Fischer, 1883)
Utilisation du site : Reproduction possible/Alimentation
Endémicité : Endémique des Comores
UICN : NE : Non évalué ; Protection : Protégée
ZNIEFF : N.c
Enjeu Faible
-Araignée(s) à queue de Mayotte
Hersilia Audouin, 1826 sp.
Utilisation du site : Reproduction possible/Alimentation
Endémicité : Madagascar, Anjouan et Mayotte
UICN : NE: Non évalué
Protection : Protégée
ZNIEFF : N.c
Enjeu Faible
Acraea ranavalona Boisduval, 1833
Utilisation du site : Reproduction possible/Alimentation
Endémicité : Madagascar
UICN : NE: Non évalué ; Protection : Non protégée
ZNIEFF : N.c
Enjeu Faible
37 taxons indigènes ou indéterminés non
protégés Enjeu FaibleVolet Naturel de l’Etude
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Carte 9 : Observations d’invertébrés protégés et patrimoniaux et habitats d’espècesPropriété de Biotope
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2.4.2 Reptiles et Amphibiens
Bibliographie
A ce jour, Mayotte accueillerait 2 espèces d’amphibiens et 28 espèces de reptiles (Hawlitschek & al., 2011) dont 21 reptiles terrestres (Augros S (coord.), 2019 – Atlas des amphibiens et des reptiles terrestres de l’archipel des Comores). Parmi ces espèces, 11 espèces de reptiles et les 2 espèces d’amphibiens sont endémiques d’une seule île ou de l’archipel des Comores. De manière générale, ces espèces se retrouvent préférentiellement à basse altitude, même si certaines espèces semblent d’avantage se développer à des altitudes plus importantes. Les études récentes montrent que les espèces se développent dans des forêts bien conservées mais également des habitats dégradés. Ainsi, le facteur limitant de développement pour ces espèces semble d’avantage être la compétition avec les espèces introduites que la qualité des habitats d’espèces. Parmi les espèces endémiques de Mayotte, à titre d’exemple, il y a les 3 espèces d’amphibiens (Blommersia nataliae, Blommersia transmarina, Boophis nauticus), 4 geckos (Paroedura stellata, Phelsuma nigristriata, Phelsuma robertmertensi, Phelsuma pasteuri), 2 couleuvres (Liophidium mayottensis, Lycodryas maculatus comorensis), et un caméléon (Furcifer polleni).
A ce jour, Mayotte compte actuellement en reptiles terrestres 16 espèces protégées et aucune espèce d’amphibien protégée.
Les espèces de reptiles présentes
L’expertise de terrain de l’herpétofaune a été menée sur l’ensemble de la zone d’étude. Au vu de la situation semi-forestière de la zone d’étude rapprochée, elle a concerné principalement la recherche d’espèces de reptiles protégées dont surtout les geckos diurnes et nocturnes forestiers, les couleuvres et le caméléon de Mayotte. Les inventaires ont été réalisés via des observations à vue en différents points d’observation et transects en journée et en soirée.
La présence de nombreux secteurs arborés et de secteurs à végétation spontanée sur la zone d’étude la rend très favorable à l’herpétofaune. Les cours d’eau et milieux humides de la zone d’étude sont favorables à la reproduction et au déplacement des amphibiens. Les milieux arborés et cultivés (bananeraies et complantations de manguiers en particulier) sont favorables à la reproduction et l’alimentation des geckos.
Au total, sur l’ensemble des inventaires réalisés, 12 espèces de reptiles et d’amphibiens ont été recensées sur la zone d’étude :
● 7 espèces indigènes soit 58% de l’herpétofaune recensée ;
● 4 espèces exotiques soit 33% de l’herpétofaune recensée ;
● 1 espèce à statut indéterminé mais supposée exotique.
33%
8%
58%
Statut des espèces
Exotique
Exotique ?
Indigène
Cf. Liste des taxons
d’insectes inventoriés en
Annexe 4Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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Le statut biologique des espèces rencontrées est le suivant :
● Chez les amphibiens, 2 espèces possèdent un statut de reproduction possible/probable.
● Chez les reptiles, 10 espèces possèdent un statut de reproduction possible/probable.
Pour les amphibiens, deux des trois espèces aujourd’hui connues à Mayotte sont donc présentes dans la zone d’étude. Elles occupent des habitats variés, y compris les zones anthropisées. Ces espèces présentent une large distribution à Mayotte, avec une variété d’habitats occupés (Hawlitschek, 2011 ; Augros S (coord.), 2019 – Atlas des amphibiens et des reptiles terrestres de l’archipel des Comores). Il est à noter que leur équilibre reste fragile dans l’île notamment par rapport à différentes menaces qui pèsent sur elles (ex. : champignons…). Sur la zone d’étude, la Rainette (Boophis nauticus) a été d’avantage entendue et observée dans les zones de végétation arbustive à semi-ouverte, à proximité des cours d’eau ou autour des abreuvoirs. La Grenouille (Blommersia transmarina) est présente dans la végétation bordant les petits chenaux et fréquentent sensiblement les mêmes sites que la première espèce.
Pour les reptiles, il est possible de distinguer différentes catégories d’espèces : ● 6 espèces de geckos ont été recensées sur la zone d’étude : Hemidactylus frenatus, Hemidactylus parvimaculatus, Hemidactylus platycephalus, Phelsuma laticauda, Phelsuma dubia et Phelsuma robertmertensi. Ces espèces restent discrètes et difficilement repérables. Elles ont été inventoriées sur l’ensemble de la zone d’étude y compris dans des habitats globalement dégradés. Les espèces introduites (Hemidactylus sp. et Phelsuma laticauda et dubia) sont les plus répandues. Phelsuma robertmertensi a été observée à 17 occasions, dans des habitats dégradés (bananerais, zones cultivées) avec arbres éparses (manguiers par exemple). L’espèce est donc potentiellement présente dans l’ensemble des boisements présents au sein de la zone d’étude. De plus, au vu de sa discrétion et des difficultés de détection (fourrés très denses localement, accès difficile à certains secteurs…), ces observations ne peuvent être considérées comme exhaustives. L’ensemble de la zone d’étude est supposé favorable à l’alimentation, la reproduction et le déplacement de l’espèce, bien que les milieux arborés soient les plus favorables.
● Parmi les scinques, 2 espèces ont été inventoriées dans la zone d’étude : Flexiseps johannae et Trachylepis comorensis. Le Scinque des Comores (Trachylepis comorensis) a été observé sur l’ensemble de la zone d’étude (sous des rochers, branches, tas de feuilles etc…) où elle semble très bien représentée. Il s’agit de l’espèce de reptile probablement la plus commune de la zone d’étude. Le Scinque fouisseur des Comores (Flexiseps johannae) a fait l’objet de deux observations. Au vu de la discrétion de l’espèce et des difficultés de détection (distance et rapidité de fuite élevées, mode de vie souterrain), l’espèce est considérée comme présente sur l’ensemble de la zone d’étude.
● 1 espèce de caméléon a été recensée : Furcifer polleni. Le Caméléon de Mayotte est présent dans différents habitats y compris dégradés, et notamment les fourrés. Il a été observé dans quatre secteurs principaux, tous dans la partie est à la route. ● En s’appuyant sur les travaux réalisés par certains experts et nos connaissances écologiques de Mayotte, une espèce non observée est pressentie comme potentielle sur la zone d’étude : la Couleuvre des cocotiers (Lycodryas maculatus comorensis) endémique de Mayotte, elle est répandue dans les milieux cultivés et forêts dégradées de l’île. Toutes les conditions sont réunies pour la présence de l’espèce qui est considérée comme présente.
Pour les amphibiens, la diversité spécifique est donc importante avec 2 des 3 espèces connues à Mayotte inventoriées sur la zone d’étude. Il est à noter que ces amphibiens semblent assez largement répandus dans toute l’île.
Figure 18 : Représentativité de l’herpétofaune recensée dans la zone d’étudePropriété de Biotope
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Pour les reptiles, la diversité spécifique est assez faible avec la présence d’espèces communes sur le territoire mahorais, et notamment la présence de 2 espèces de scinques, 1 espèce caméléons, 1 espèce de couleuvres et 6 espèces de geckos. Hormis les caméléons qui semblent se cantonner aux secteurs de fourrés denses, les espèces ne semblent pas privilégier d’habitats particuliers. La discrétion des reptiles peut laisser supposer que d’autres espèces sont potentiellement présentes sur la zone d’étude.
Espèces protégées, rares et menacées
(Référence : Arrêté n°361/DEAL/SEPR/2018 fixant la liste des espèces animales terrestres et tortues marines protégées et les mesures de protection de ces espèces représentées dans le département de Mayotte, et complétant les listes nationales)
Les espèces indigènes rares et/ou menacées correspondent aux espèces présentant un statut de patrimonialité intégrant :
● La liste rouge UICN selon les critères « En Danger Critique (CR) », « En Danger (EN) » ou « Vulnérable (VU) »,
● Le caractère déterminant ZNIEFF,
● Le caractère complémentaire ZNIEFF sous conditions (présentant un intérêt écologique certain du fait de leur seule présence dans la zone d’étude considéré), ● L’endémicité,
● La rareté et répartition de l’espèce à l’échelle régionale.
Au regard de la réglementation en vigueur, 5 espèces protégées de reptiles ont été recensées sur la zone d’étude. Il s’agit du caméléon de Mayotte (Furcifer polleni), de la couleuvre des Cocotiers (Lycodryas maculatus comorensis), du gecko vert à ligne dorsale rouge (Phelsuma robertmertensi), du scinque fouisseur des Cormores (Flexiseps johannae) et du scinque des Comores (Trachylepis comorensis).Propriété de Biotope
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Figure 19 : De gauche à droite, Phelsuma robertmertensi, Trachylepis comorensis (©C. HOARAU, Biotope, 2021) et Furcifer polleni (bas, femelle à gauche, mâle à droite) (©M. BELLAY, Biotope, 2020)
Au regard de la patrimonialité et de leur utilisation du site, 5 espèces patrimoniales présentant des enjeux moyens sont à signaler sur la zone d’étude et 1 espèce présente des enjeux faibles.
Figure 20 : De gauche à droite, Boophis nauticus (©G. CAUCANAS, Biotope, 2021) et Blommersia transmarina (photo prise hors zone d’étude, ©Biotope, 2020)
Au total, 7 espèces remarquables ont été recensées ou sont connues sur la zone d’étude, soit 2 espèces d’amphibiens et 5 espèces de reptiles. Parmi ces espèces, excepté les deux espèces de scinques, l’ensemble des espèces est endémique de Mayotte. En se référant à la liste rouge mondiale de l’UICN, 4 espèces présentent un statut « NT : Quasi menacé » au titre de l’UICN et 3 espèces sont considérées comme « LC ; taxon de préoccupation mineure ».
Enfin au titre des ZNIEFF, 3 espèces sont déterminantes de ZNIEFF.
Figure 21 : Répartition des espèces (herpétofaune) selon les statuts UICN (©Biotope, 2021)
1
4
0
3
4
0
0
0
0 0,5 1 1,5 2 2,5 3 3,5 4 4,5
NE: Non évalué
NA: Non applicable
DD: Données insuffisantes
LC: Préoccupation mineure (LR IUCN)
NT: Quasi menacée (LR IUCN)
VU: Vulnérable (LR IUCN)
EN: En danger (LR IUCN)
CR: En danger critique d'extinction (LR IUCN)
Statut IUCNPropriété de Biotope
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Pour les amphibiens, les 2 espèces inventoriées peuvent être considérées comme remarquables du fait de leur endémicité et de leur particularité (amphibiens ayant réussi à traverser l’océan pour coloniser une île).
Pour les reptiles, la faible diversité des espèces remarquables témoigne d’un intérêt limité de la zone d’étude pour ce groupe, en lien également avec le caractère ubiquiste de ces espèces capables de se développer dans différents habitats dégradés à semi-naturels.
Habitats d’espèces et fonctionnalité des milieux
Le cortège d’espèces inventoriées dans la zone d’étude ne met pas clairement en évidence des notions d’habitats d’espèces et de fonctionnalité écologique pour l’herpétofaune. Il ressort toutefois certaines tendances :
● Pour les amphibiens et notamment la grenouille (Blommersia transmarina), les habitats d’espèces préférentiels sont en lien étroit avec les cours d’eau et ses habitats adjacents (berges enherbées, milieux forestiers humides…). La rainette (Boophis nauticus) semble moins exigeante par rapport à la nécessité de milieux humides ou assimilés et utilise les abreuvoirs disposés pour le bétail. ● Pour les reptiles, les espèces fréquentent des habitats diversifiés. Globalement, les milieux boisés sont les plus favorables aux trois espèces à enjeu moyen que sont le caméléon (Furcifer polleni), la couleuvre des cocotiers (Lycodryas maculatus comorensis) et le gecko vert à ligne dorsale rouge (Phelsuma robertmertensi). Les autres espèces occupent l’ensemble de la zone d’étude en préférant les zones les plus ombragées.
Evaluation patrimoniale et synthèse des enjeux
7 espèces patrimoniales dont 5 protégées, sont présentes sur la zone d’étude :
● 5 espèces avec un enjeu moyen de conservation utilisant préférentiellement les abords des cours d’eau et les milieux boisés : le caméléon de Mayotte Furcifer polleni, la couleuvre des cocotiers de Mayotte Lycodryas maculatus comorensis, le gecko diurne à ligne dorsale rouge Phelsuma robertmertensi, la grenouille transmarine de Mayotte Blommersia transmarina et la rainette nautique de Mayotte Boophis nauticus ;
● 2 espèces avec un enjeu faible de conservation utilisant l’ensemble de la zone d’étude : le scinque des Comores Trachylepis comorensis et le scinque fouisseur des Comores Flexiseps johannae.
Le tableau suivant reprend la bioévaluation des espèces indigènes à enjeux.Propriété de Biotope
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Tableau 10 : Espèces patrimoniales et/ou protégées de l’herpétofaune présentes sur les aires d'études (©Biotope, 2021)
Nom scientifique Statuts de rareté/Enjeu de conservation
Espèces d'amphibiens indigènes observées sur la zone d’étude : 2 espèces
Grenouille transmarine de Mayotte
Blommersia transmarina (Glaw, HawLitschek,
Glaw et Vences, 2019)
Utilisation du site : Reproduction certaine/Alimentation
Endémicité : Endémique de Mayotte
UICN : NT : Quasi menacée (LR UICN)
Protection : Non protégée
ZNIEFF : Déterminante de ZNIEFF
Enjeu Moyen
Rainette nautique de Mayotte
Boophis nauticus F. Glaw, Hawlitschek, K. Glaw
& Vences, 2019
Utilisation du site : Reproduction possible/Alimentation
Endémicité : Endémique de Mayotte
UICN : NT : Quasi menacée (LR UICN)
Protection : Non protégée
ZNIEFF : Déterminante de ZNIEFF
Enjeu Moyen
Espèces de reptiles indigènes observées sur la zone d’étude : 5 espèces
Caméléon de Mayotte
Furcifer polleni (Peters, 1874)
Utilisation du site : Reproduction possible/Alimentation
Endémicité : Endémique de Mayotte
UICN : LC : Préoccupation mineure (LR UICN)
Protection : Protégée
ZNIEFF : N.c
Enjeu Moyen
Couleuvre des Cocotiers
Lycodryas maculatus comorensis (Peters, 1874)
Utilisation du site : Reproduction possible/Alimentation
Endémicité : Endémique de Mayotte
UICN : NT : Quasi menacée (LR UICN)
Protection : Protégée
ZNIEFF : N.c
Enjeu Moyen
Gecko diurne à ligne dorsale rouge de Mayotte
Phelsuma robertmertensi Meier, 1981
Utilisation du site : Reproduction possible/Alimentation
Endémicité : Endémique de Mayotte
UICN : NT : Quasi menacée (LR UICN)
Protection : Protégée
ZNIEFF : Déterminante de ZNIEFF
Enjeu Moyen
Scinque fouisseur des Comores
Flexiseps johannae (Günther, 1880)
Utilisation du site : Reproduction possible/Alimentation
Endémicité : Archipel des Comores
UICN : LC : Préoccupation mineure (LR UICN)
Protection : Protégée
ZNIEFF : N.c
Enjeu Faible
Scinque des Comores
Trachylepis comorensis (Peters, 1854)
Utilisation du site : Reproduction possible/Alimentation
Endémicité : Archipel des Comores
UICN : LC : Préoccupation mineure (LR UICN)
Protection : Protégée
ZNIEFF : N.c
Enjeu FaiblePropriété de Biotope
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Carte 10 : Reptiles et habitats favorables sur la zaone d’étude rapprochéePropriété de Biotope
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Carte 11 : Amphibiens et habitats favorables sur la zaone d’étude rapprochéePropriété de Biotope
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2.4.3 Oiseaux
Bibliographie
L’île de Mayotte accueille plus de 155 espèces d’oiseaux, qu’elles soient nicheuses, migratrices ou occasionnelles. Cette île offre de nombreux habitats favorables aux oiseaux, que ce soient les vasières, les milieux forestiers, les mangroves, les zones humides… L’endémicité des espèces est marquée, avec 2 espèces endémiques de Mayotte (Drongo de Mayotte et le Souimanga de Mayotte), 5 sous-espèces de Mayotte, 7 sous-espèces des Comores. A la différence d’autres îles, les milieux forestiers de Mayotte abritent une majorité d’espèces indigènes et possèdent une forte valeur patrimoniale.
A ce jour, Mayotte compte actuellement en oiseaux 147 espèces protégées : 55 espèces indigènes et 92 espèces migratrices et/ou occasionnelles.
Les espèces d’oiseaux présentes
La zone d’étude est caractérisée par des habitats dégradés et semi-ouverts qui ne permettent pas le développement d’une avifaune diversifiée, notamment pour le cortège d’espèces forestières indigènes.
Différents types d’inventaires ont été réalisés sur la zone d’étude en 2020 et 2021 : des points d’écoute (IPA), des points fixes d’observation diurnes et nocturnes.
Sur la zone d’étude, la faible diversité des habitats d’espèces, ainsi que la surface réduite rendent ce secteur modérément attirant pour l’avifaune. Toutefois, les inventaires réalisés en 2020 et 2021 ont montré l’utilisation récurrente du site par le Crabier blanc (Ardeola idae), espèce rare et menacée dont Mayotte héberge la deuxième population nicheuse mondiale après Madagascar.
Figure 22 : Représentativité de l’avifaune recensée (©Biotope, 2021)
4%
8%
88%
Statut des espèces
Cryptogène
Exotique
Indigène
Cf. Liste des taxons
d’insectes inventoriés en
Annexe 4Propriété de Biotope
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Au total, sur l’ensemble des inventaires réalisés, 25 espèces d’oiseaux ont été recensées sur la zone d’étude :
● 22 espèces indigènes soit 88% de l’avifaune recensée ;
● 1 espèce cryptogène soit 4% de l’avifaune recensée ;
● 2 espèces exotiques soit 8% de l’avifaune recensée.
Figure 23 : Merops superciliosus (gauche – photo prise hors zone d’étude, ©Biotope, 2021) et Ardeola idae (droite - ©M. BELLAY, Biotope, 2021)
En considérant l’ensemble de la zone d’étude, le statut biologique des espèces inventoriées est le suivant :
● 18 espèces possèdent un statut de reproduction possible/probable. ● 7 espèces utilisent la zone pour s’alimenter et transiter.
Parmi les 25 espèces recensées, 22 sont indigènes, 1 est cryptogène et 2 d’origine exotique. Ce ratio de diversité nettement favorable aux espèces indigènes est fréquent à Mayotte au vu du faible nombre d’espèces exotiques s’y trouvant et de la forte patrimonialité que peut représenter ce groupe sur le territoire mahorais.
Les espèces inventoriées présentent un taux d’indigénat et d’endémisme marquée, à l’image de l’avifaune de Mayotte.
L’avifaune recensée dans la zone d’étude reflète la présence de différents habitats d’espèces, et en particulier les zones cultivées, les fourrés secondaires et les friches.
Ainsi, ces cortèges d’espèces sont typiques de ces milieux, avec notamment l’affirmation du caractère forestier au centre de l’île. Une des richesses de l’avifaune mahoraise apparaît à travers son avifaune forestière, fortement marquée par les espèces indigènes et/ou endémiques. A la différence d’autres îles de l’océan Indien, les milieux secondaires sont riches en espèces indigènes. Il s’agit surtout d’espèces ubiquistes qui s’y développent et d’autres qui utilisent ces milieux pour s’alimenter.Propriété de Biotope
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Focus sur les hérons
6 espèces indigènes de la famille des Ardeidae sont présentes à Mayotte. 3 d’entre elles ont été observées lors des expertises de terrain : le Crabier blanc (Ardea idae), le Héron garde-bœufs (Bubulcus ibis) et le Héron strié (Butorides striata). Ces trois espèces sont globalement liés aux zones marécageuses ou humides.
Le Crabier blanc est en déclin au niveau mondial et menacé à Mayotte (Danger critique d’extinction selon la liste rouge IUCN de 2014). Il s’observe et s’alimente essentiellement aux abords des rivières, des prairies humides et des plans d’eau douce. La nidification s’effectue en colonie mixte d’octobre à mars : les nids sont des amas de petites branches à quelques mètres de hauteur dans des arbres ou bosquets de zones humides ou les mangroves (JEANNE F et al., 2018). A Mayotte, sa population serait comprise entre 130 et 140 couples reproducteurs (JEANNE F et al., 2018). Cette espèce fait l’objet d’un Plan National d’Action (PNA) 2019-2023 (JEANNE F et al., 2018). Sur la base des données bibliographiques disponibles, le projet se situe à 850 m d’une héronnière1 (mangrove de Chirongui/Malamani), site de reproduction connu et identifié au PNA. L’espèce fréquente néanmoins la zone d’étude rapprochée pour s’y alimenter. Les prairies humides pâturées de Malamani sont identifiées dans le PNA comme un espace d’alimentation important pour l’espèce.
Le Héron strié est beaucoup plus répandu au niveau mondial : il est pantropical. Présent sur l’ensemble des îles de l’Océan Indien, il est cependant classé Quasi Menacé sur la liste rouge des oiseaux menacés de Mayotte (UICN, 2014). Les Comores hébergent une sous-espèce endémique : B. striata rhizophorae. Opportuniste, il se nourrit dans tous les milieux humides et aquatiques en eau salée, douce ou saumatre. Plus solitaire que les autres hérons, il est plus discret et la nidification peut passer inaperçue. Le nid est généralement construit dans un arbre au-dessus ou non loin de l’eau.
Le Héron garde-bœufs est de loin le héron le plus commun du territoire mahorais. Il est cosmopolite et n’est pas menacé au niveau mondial. L’espèce se reproduit en colonie, parfois très grande, dans les arbres, plus ou moins proche de l’eau. Elle est globalement moins liée aux zones humides et on peut l’observer un peu partout dans les milieux semi-ouverts, notamment dans les déchetteries ou les pâturages, les individus profitant du dérangement occasionné par le bétail pour attraper leurs proies. Hors de la saison de reproduction, les individus se rassemblent en dortoir généralement dans les mangroves en mélange avec d’autres hérons (Grande aigrette (Ardea alba), Crabier blanc, etc.).
Sur la zone d’étude, les 3 espèces ont été observées en phase d’alimentation :
- dans l’arrière mangrove et le long du cours d’eau traversant la zone d’étude immédiate pour le Crabier blanc et le Héron strié ;
- dans les zones cultivées et pâturées un peu partout sur la zone d’étude rapprochée pour le Héron garde-bœufs, l’espèce a également été régulièrement notée autour de la déchetterie.
Focus sur les rapaces (Petit duc, Chouette effraie et Epervier de Frances)
L’Epervier de Frances (Accipiter francesii brutus) fait partie des 8 espèces de rapaces indigènes nicheurs de Mayotte. Il s’agit d’un petit épervier très commun sur l’ensemble du territoire mahorais et qui fréquente tous les milieux de l’île y compris les milieux anthropisés et secondarisés en préférant tout de même les formations boisées. Ce n’est pas une espèce menacée à Mayotte.
Lors de nos inventaires, un couple d’épervier de Frances a été observé utilisant la zone d’étude pour s’y alimenter et différents individus à plusieurs reprises ont été vus. Il est probable que la
1 Consultation du GEPOMAY au cours du mois de mai 2021Propriété de Biotope
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zone d’étude fasse partie d’un territoire occupé par à minima un couple. Cette espèce niche préférentiellement au niveau de la fourche des branches d’un arbre. Sa reproduction est donc possible sur la zone d’étude.
Figure 24 : Accipiter francesii brutus (©M.BELLAY, Biotope, 2020)
Le Petit Duc (Otus rutilus) et l’Effraie des clochers (Tyto alba) sont des oiseaux aux mœurs essentiellement nocturnes et relativement difficiles à observer. Le Petit Duc fréquente les milieux boisés et cultivés à toute altitude. Ses sites de reproduction sont caractérisés simplement par une anfractuosité dans les écorces d’un arbre. L’Effraie quant à elle recherche des milieux plus ouverts pour l’alimentation présentant néanmoins des cavités pour la nidification (gros arbres, bâtiments, falaises). Les deux espèces sont communes à Mayotte et non menacées.
Les deux espèces ont été entendues à de nombreuses reprises lors des inventaires nocturnes. Un couple d’effraie a été observé en journée dans la ripisylve au nord-est de la zone d’étude immédiate. Il est probable que la zone d’étude rapprochée soit utilisée par plusieurs couples de chaque espèce (au moins deux) pour l’alimentation et la reproduction.
Les oiseaux chanteurs
Au cours de ce suivi, 11 espèces ont été contactées au moins 1 fois durant la série des relevés (Points d’écoute (PE)). Il ressort une prédominance des espèces indigènes (9 espèces) par rapport aux espèces exotiques (2 espèces), en termes de diversité.
La fréquence relative est représentée sur le graphique ci-après (Cf. figure suivante). Elle correspond à la proportion d’observations d’une espèce au droit des 8 points d’inventaire (PE). A titre d’exemple, la fréquence relative est de 100% lorsque l’espèce considérée a été contactée sur l’ensemble des 8 points, 50% lorsque l’espèce a été contactée sur la moitié des IPA.
Les classes de fréquence sont les suivantes :
● F>75% = omniprésent
● 50%
● 25%
● F≤25% = rare
Le Martin triste est de loin l’espèce la plus commune sur la zone d’étude (F=88%) suivie par le Corbeau pie (F=63%), le Souimanga de Mayotte (F=50%), le Bulbul de Madagascar (F=44%) et le Zosterops de Mayotte (F=31%). Ces espèces utilisent l’ensemble de la zone d’étude rapprochée pour l’alimentation et la reproduction (nids dans les arbres, les haies et bosquets).
Les autres espèces contactées sont plus rares ou plus discrètes. Le Courol malgache, la Moucherolle malgache et la Tourterelle malgache sont cantonnés au quart nord-est de la zonePropriété de Biotope
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d’étude rapprochée (ripisylve et boisement secondaire). Le Guêpier d’Europe a été surtout noté en alimentation dans les milieux ouverts de la partie est de la zone d’étude rapprochée. Le Foudi de forêt n’a été observé qu’en hiver austral dans les milieux ouverts de la partie ouest de la zone d’étude rapprochée.
Figure 25 : Fréquence relative des oiseaux chanteurs sur la zone d’étude (©Biotope, 2021)
Les autres espèces
D’autres espèces ont été observées sur la zone d’étude rapprochée :
● Martinet noir africain (Apus barbatus mayottensis)
● Martin-pêcheur vintsi (Corythornis vintsioides johannae)
● Martinet des palmes (Cypsiurus parvus griveaudi)
● Drongo de Mayotte (Dicrurus waldenii)
● Foudi rouge (Foudia madagascarensis)
● Courlis corlieu (Numenius phaeopus)
● Capucin nonnette (Spermestes cucullata)
● Tourterelle du Cap (Streptopelia capicola)
Seuls le Foudi rouge et la Tourterelle du Cap sont supposés nicher sur la zone d’étude immédiate (dans son ensemble pour le premier et aux abords du village pour la seconde). Le Martinet noir africain, le Capucin nonnette et le Martinet des palmes n’ont été notés qu’en alimentation. Enfin, le Martin-pêcheur vintsi, le Drongo de Mayotte et le Courlis corlieu sont localisés près du littoral (mangrove et/ou arrière-mangrove).
Figure 26 : Cinnyris coquerellii (gauche - photo prises hors zone d’étude, ©Biotope, 2021) et Terpsiphone mutata pretiosa (droite) (©M. BELLAY, Biotope, 2021)
5
3
8
2
14
3
2
3
10
2
7
0 2 4 6 8 10 12 14 16
Zosterops de Mayotte
Tourterelle malgache
Souimanga de Mayotte
Moucherolle malgache
Martin triste
Guêpier de Madagascar
Foudi de forêt
Courol malgache
Corbeau pie
Coq bankiva
Bulbul malgache
Fréquence relativePropriété de Biotope
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Espèces protégées, rares et menacées
(Référence : Arrêté n°361/DEAL/SEPR/2018 fixant la liste des espèces animales terrestres et tortues marines protégées et les mesures de protection de ces espèces représentées dans le département de Mayotte, et complétant les listes nationales)
Les espèces indigènes rares et/ou menacées correspondent aux espèces présentant un statut de patrimonialité intégrant :
● La liste rouge UICN selon les critères « En Danger Critique (CR) », « En Danger (EN) » ou « Vulnérable (VU) »,
● Le caractère déterminant ZNIEFF,
● Le caractère complémentaire ZNIEFF sous conditions (présentant un intérêt écologique certain du fait de leur seule présence dans la zone d’étude considéré), ● L’endémicité,
● La rareté et répartition de l’espèce à l’échelle régionale.
En se référant à la liste rouge mondiale de l’UICN sur les 22 espèces indigènes, 1 espèce présente un Statut « CR : En danger critique d’extinction » au titre de l’UICN, 1 espèce présente un statut « En : En Danger », 1 espèce présente un statut « VU : Vulnérable », 4 espèces présentent un statut « NT : Quasi menacé » et 15 espèces sont considérées comme « LC ; taxon de préoccupation mineure ».
Enfin au titre des ZNIEFF, 16 espèces sont déterminantes de ZNIEFF et 3 sont complémentaires de ZNIEFF.
Figure 27 : Répartition des espèces (avifaune) selon les statuts UICN (©Biotope, 2021)
La zone d’étude rapprochée présente une diversité avifaunistique moyenne dans le contexte mahorais. Les espèces recensées présentent pour la plupart un caractère ubiquiste et sont capables de se développer dans différents habitats dégradés à semi-naturels. Toutefois, la partie nord-est de la zone d’étude est favorable à l’alimentation régulière du Crabier blanc.
0
2
1
15
4
1
1
1
0 2 4 6 8 10 12 14 16
NE: Non évalué
NA: Non applicable
DD: Données insuffisantes
LC: Préoccupation mineure (LR IUCN)
NT: Quasi menacée (LR IUCN)
VU: Vulnérable (LR IUCN)
EN: En danger (LR IUCN)
CR: En danger critique d'extinction (LR IUCN)
Statut IUCNPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
2 Etat initial des milieux naturels, de la flore et de la
faune
73
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Au regard de la réglementation, 23 espèces protégées ont été recensées lors des inventaires de terrain. Il s’agit de toutes les espèces indigènes recensées sur la zone d’étude.
Au regard de la patrimonialité et de leur utilisation du site, 22 espèces patrimoniales utilisent la zone d’étude rapprochée : 1 espèce présente un enjeu fort de conservation (Crabier blanc), 9 espèces présentent un enjeu moyen et 12 espèces présentent un enjeu faible.
Evaluation patrimoniale et synthèse des enjeux pour les oiseaux
22 espèces d’oiseaux protégées et patrimoniales utilisent la zone d’étude rapprochée :
● 1 espèce à enjeu fort de conservation autour du cours d’eau dans le quart nord-est de la zone d’étude rapprochée : le Crabier blanc Ardeola idae ;
● 9 espèces à enjeu moyen de conservation plutôt dans les parties boisées de la zone d’étude rapprochée ;
● 12 espèces à enjeu faible de conservation sur l’ensemble de la zone d’étude rapprochée.
Le tableau suivant reprend la bioévaluation des espèces indigènes à enjeux.
Tableau 11 : Espèces patrimoniales et/ou protégées de l’avifaune présente sur la zone d'étude (©Biotope 2021)
Nom scientifique Statuts de rareté/Enjeu de conservation Espèces indigènes observées sur la zone d’étude : 23 espèces
Crabier blanc
Ardeola idae (Hartlaub, 1860)
Utilisation du site : Non nicheur/Alimentation
Endémicité : Reproduction uniquement à Mayotte, Aldabra, Europa et Madagascar. Une partie des individus
migreraient en Afrique de l'Est et Centrale pour passer l'hiver austral. IUCN : CR : En danger critique d'extinction (LR IUCN)
Protection : Protégée
ZNIEFF : Déterminante de ZNIEFF
Enjeu Fort
Epervier de Frances
Accipiter francesii brutus (Schlegel,
1866)
Utilisation du site : Reproduction possible/Alimentation
Endémicité : Endémique de Mayotte
IUCN : LC : Préoccupation mineure (LR IUCN)
Protection : Protégée
ZNIEFF : Déterminante de ZNIEFF
Enjeu Moyen
Martin-pêcheur vintsi
Corythornis vintsioides johannae R.
Meinertzhagen, 1924
Utilisation du site : Reproduction possible/Alimentation
Endémicité : Endémique Comores (ss esp)
IUCN : DD : Données insuffisantes
Protection : Protégée
ZNIEFF : Déterminante de ZNIEFF
Enjeu Moyen
Drongo de Mayotte
Dicrurus waldenii Schlegel, 1865
Utilisation du site : Nicheur à proximité/Alimentation
Endémicité : Endémique de Mayotte
IUCN : VU : Vulnérable (LR IUCN)
Protection : Protégée
ZNIEFF : Déterminante de ZNIEFF
Enjeu Moyen
Foudi de forêt
Foudia eminentissima Bonaparte,
1850
Utilisation du site : Reproduction possible/Alimentation
Endémicité : Endémique de Mayotte
IUCN : NT : Quasi menacée (LR IUCN)
Protection : Protégée
ZNIEFF : Déterminante de ZNIEFF
Enjeu Moyen
Héron strié
Butorides striata rhizophorae
Salomonsen, 1934
Utilisation du site : Reproduction possible/Alimentation
Endémicité : Tous les continents. La sous-espèce B. s. rhizophorae est endémique de l'archipel des Comores.
IUCN : NT : Quasi menacée (LR IUCN)
Protection : Protégée
ZNIEFF : Déterminante de ZNIEFF
Enjeu MoyenPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
2 Etat initial des milieux naturels, de la flore et de la
faune
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d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Nom scientifique Statuts de rareté/Enjeu de conservation
Moucherolle malgache
Terpsiphone mutata pretiosa
(Lesson, 1847)
Utilisation du site : Reproduction possible/Alimentation
Endémicité : Endémique de Mayotte
IUCN : LC : Préoccupation mineure (LR IUCN)
Protection : Protégée
ZNIEFF : Déterminante de ZNIEFF
Enjeu Moyen
Petit Duc de Mayotte
Otus mayottensis Benson, 1960
Utilisation du site : Reproduction possible/Alimentation
Endémicité : Endémique de Mayotte
IUCN : NT : Quasi menacée (LR IUCN)
Protection : Protégée
ZNIEFF : Déterminante de ZNIEFF
Enjeu Moyen
Souimanga de Mayotte
Cinnyris coquerellii (Hartlaub, 1860)
Utilisation du site : Reproduction possible/Alimentation
Endémicité : Endémique de Mayotte
IUCN : LC : Préoccupation mineure (LR IUCN)
Protection : Protégée
ZNIEFF : Déterminante de ZNIEFF
Enjeu Moyen
Zosterops de Mayotte
Zosterops mayottensis Schlegel,
1867
Utilisation du site : Reproduction possible/Alimentation
Endémicité : Endémique de Mayotte
IUCN : LC : Préoccupation mineure (LR IUCN)
Protection : Protégée
ZNIEFF : Déterminante de ZNIEFF
Enjeu Moyen
Bulbul malgache
Hypsipetes madagascariensis
(Muller, 1776)
Utilisation du site : Reproduction probable/Alimentation
Endémicité : Madagascar, Archipel des Comores.
IUCN : LC : Préoccupation mineure (LR IUCN)
Protection : Protégée
ZNIEFF : Complémentaire de ZNIEFF
Enjeu Faible
Capucin nonnette
Spermestes cucullata (Swainson,
1837)
Utilisation du site : Reproduction possible/Alimentation
Endémicité : Afrique subsaharienne.
IUCN : LC : Préoccupation mineure (LR IUCN)
Protection : Protégée
ZNIEFF : N.c
Enjeu Faible
Chouette effraie
Tyto alba (Scopoli, 1769)
Utilisation du site : Reproduction probable/Alimentation
Endémicité : Présentes sur les cinq continents avec 35 sous-espèces. IUCN : LC : Préoccupation mineure (LR IUCN)
Protection : Protégée
ZNIEFF : Complémentaire de ZNIEFF
Enjeu Faible
Corbeau pie
Corvus albus Muller, 1776
Utilisation du site : Nicheur/Alimentation
Endémicité : Afrique subsaharienne. Madagascar, Archipel des Comores, Aldabra, Europa, Glorieuses.
IUCN : LC : Préoccupation mineure (LR IUCN)
Protection : Protégée
ZNIEFF : N.c
Enjeu Faible
Courol malgache
Leptosomus discolor (Hermann,
1783)
Utilisation du site : Nicheur probable/Alimentation
Endémicité : Madagascar, Archipel des Comores.
IUCN : LC : Préoccupation mineure (LR IUCN)
Protection : Protégée
ZNIEFF : Complémentaire de ZNIEFF
Enjeu Faible
Foudi rouge
Foudia madagascariensis (Linnaeus,
1766)
Utilisation du site : Reproduction possible/Alimentation
Endémicité : Toutes les îles des Mascareignes jusqu'aux Seychelles. IUCN : LC : Préoccupation mineure (LR IUCN)
Protection : Protégée
ZNIEFF : N.c
Enjeu Faible
Guêpier de Madagascar
Merops superciliosus Linnaeus, 1766
Utilisation du site : Non nicheur/Alimentation
Endémicité : Archipel des Comores, Madagascar, Somalie et les côtes orientales de l'Afrique (pour M. s.
superciliosus).
IUCN : NT : Quasi menacée (LR IUCN)Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
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faune
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d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
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Nom scientifique Statuts de rareté/Enjeu de conservation Protection : Protégée
ZNIEFF : Déterminante de ZNIEFF
Enjeu Faible
Héron garde-bœufs
Bubulcus ibis ibis (Linnaeus, 1758)
Utilisation du site : Non nicheur/Alimentation
Endémicité : Tous les continents.
IUCN : LC : Préoccupation mineure (LR IUCN)
Protection : Protégée
ZNIEFF : Déterminante de ZNIEFF
Enjeu Faible
Martinet des Palmes
Cypsiurus parvus griveaudi Benson,
1960
Utilisation du site : Nicheur probable/Alimentation
Endémicité : Endémique Comores (ss esp)
IUCN : LC : Préoccupation mineure (LR IUCN)
Protection : Protégée
ZNIEFF : Déterminante de ZNIEFF
Enjeu Faible
Martinet noir africain
Apus barbatus mayottensis (Nicoll,
1906)
Utilisation du site : Non nicheur/Alimentation
Endémicité : Endémique Comores (ss esp)
IUCN : EN : En danger (LR IUCN)
Protection : Protégée
ZNIEFF : Déterminante de ZNIEFF
Enjeu Faible
Tourterelle du Cap
Streptopelia capicola (Sundevall,
1857)
Utilisation du site : Reproduction possible/Alimentation
Endémicité : Afrique de l'est et du Sud, Archipel des Comores.
IUCN : LC : Préoccupation mineure (LR IUCN)
Protection : Protégée
ZNIEFF : N.c
Enjeu Faible
Tourterelle malgache
Nesoenas picturatus comorensis E.
Newton, 1877
Utilisation du site : Reproduction possible/Alimentation
Endémicité : Endémique des Comores
IUCN : LC : Préoccupation mineure (LR IUCN)
Protection : Protégée
ZNIEFF : Déterminante de ZNIEFF
Enjeu Faible2
Etat initial des milieux naturels, de la flore et de la faune
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
76
Carte 12 : Passeraux et habitats favorables sur la zaone d’étude rapprochéeVolet Naturel de l’Etude
d’Impact
77
Carte 13 : Hérons et habitats favorables sur la zaone d’étude rapprochéeVolet Naturel de l’Etude
d’Impact
78
Carte 14 : Observations de rapaces sur la zaone d’étude rapprochéePropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
2 Etat initial des milieux naturels, de la flore et de la
faune
79
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d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
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2.4.4 Les mammifères
Comme de nombreuses îles dans le monde, l’archipel des Comores, dont Mayotte, n’accueillent pas une grande diversité d’espèces de mammifères terrestres (autres que les chauves-souris).
Chez les mammifères terrestres, 1 espèce considérée comme indigène (le Maki brun Eulemur fulvus) et 1 espèce à confirmer (la Pachyure de Madagascar Suncus madagascariensis). D’autres espèces sont également présentes mais introduites comme le rat, la souris, le tenrec…
A Mayotte, 1 espèce de roussette (Pteropus seychellensis) dont la sous-espèce est endémique des Comores (P. s. comorensis) et 3 espèces de microchiroptères (Taphozous mauritianus, Mops leucogaster et Mops pusillus) sont connues. Le niveau des connaissances pour ce groupe faunistique est encore perfectible dans les Comores, ce qui laisse encore en suspens certaines questions concernant la phylogénie et la systématique pour certains taxons. Certains spécialistes ont dernièrement travaillé sur ce sujet, permettant d’apporter des éléments d’information supplémentaires (Goodman & al., 2010 ; Barataud, 2015). Mops pusillus et Mops leucogaster ne sont à ce jour pas discernables sur enregistrements. D’après Goodman, 2010 et Barataud, 2015, M. pusillus est plus commun que M. leucogaster. Anciennement classés parmi le genre Chaerephon, les Petits Molosses de Mayotte sont aujourd’hui classés parmi le genre Mops2.
A ce jour, Mayotte compte actuellement en mammifères terrestres 5 espèces protégées dont 1 espèce de Maki et 4 espèces de chauves-souris.
Figure 28 : Le maki brun Eulemur fulvus et la Roussette des Comores Pteropus seychellensis comorensis (©C. HOARAU, Biotope, 2021)
Sur la zone d’étude, différents relevés ont été réalisés, en portant une attention particulière aux espèces indigènes. L’ensemble de la zone d’étude a été parcouru en réalisant des transects et points d’observation.
Des écoutes avec enregistreurs acoustiques (microchiroptères) à points fixes et des recherches à vue de jour (roussette et maki) ont été réalisées.
2 Bielsa, M., A'Bear, L., Bunbury, N. & Fleischer-Dogley, F. 2020. Mops pusillus. The IUCN Red List of
Threatened Species 2020: e.T4318A22017997. https://dx.doi.org/10.2305/IUCN.UK.2020- 3.RLTS.T4318A22017997.en. Downloaded on 28 June 2021.Propriété de Biotope
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faune
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Les espèces de mammifères présentes
Les inventaires réalisés en 2020-2021, ont permis de mettre en évidence la présence de 9 taxons de mammifères sur la zone d’étude :
● 4 taxons indigènes (dont 3 taxons de chiroptères) ;
● 5 espèces exotiques.
En considérant l’ensemble de la zone d’étude, le statut biologique des espèces inventoriées est le suivant :
Chez les mammifères terrestres,
● 5 espèces possèdent un statut de reproduction possible/probable ; ● 1 espèce possède un statut de reproduction certaine.
Chez les chiroptères,
● 2 taxons possèdent un statut de reproduction possible ;
● 1 espèce n’est présente qu’en alimentation ponctuelle.
Les milieux arborés et forestiers de la zone d’étude rapprochée sont fréquentés par le Maki brun et le tenrec, alors que zébu, chèvre, chat et rat semblent d’avantage se développer dans les milieux anthropisées (dont les zones cultivées). Les effectifs de Maki brun (Eulemur fulvus) semblent supérieurs à 30 individus, se traduisant par l’observation de différents groupes de 3 à 10 individus. Ils fréquentent les milieux forestiers (boisements arborés) et agricoles. Les domaines vitaux de chaque groupe en milieux forestiers sont en moyenne de 1,5 ha (Tarnaud, 2014).
Une sous-espèce endémique et un genre comportant deux espèces indigènes de chauves- souris connues à Mayotte ont été inventoriés :
● La roussette a été contactée en phase de repos, de transit (vol) et d’alimentation sur la zone d’étude. Quatre arbres dortoirs ont été identifiés sur la zone d’étude rapprochée.
● Le Taphien de Maurice (Taphozous mauritianus) n’a été identifié que sur un unique enregistrement autour de 23h le 23 janvier 2021. L’espèce n’est considérée qu’en alimentation ponctuelle sur la zone d’étude ;
● Le petit molosse du genre Mops est présent sur l’ensemble de la zone d’étude et tout au long de la nuit sur les deux saisons.
Des phases de chasse ont été notées au niveau des zones ouvertes et le long des lisières. Les espèces de ce genre étant attirée par les insectes, elles peuvent se déplacer vers des sites offrant plus d’opportunités alimentaires, notamment des zones arbustives ou arborées favorables aux insectes nocturnes. Les données bibliographiques ne mentionnent aucune colonie sur la zone d’étude et aucun gîte n’est connu sur la zone d’étude rapprochée. La présence des petits molosses est confirmée sur l’ensemble des nuits et à chacune des tranches horaires.
Néanmoins, il est probable que les habitats adjacents (village) hébergent un ou plusieurs gîtes.
Cas des petits molosses de Mayotte
Les deux espèces du genre à Mayotte, Petit Molosse Mops pusillus et Petit Molosse à ventre blanc Mops leucogaster, ne sont à ce jour pas discernables sur enregistrement. Ainsi, nous avons choisi d’en rester au genre dans cette analyse.
La reproduction de ces espèces est connue pour être effectuée dans différents types de gîtes anthropiques (bâtiments de différentes natures) mais aussi en cavités d’arbres et en falaise, avec des territoires d’alimentation variés, préférentiellement riches en ressources alimentaires. La population mahoraise n’est pas évaluée à ce jour. D’après Goodman, 2010 et Barataud, 2015, M. pusillus est plus commun que M. leucogaster à Mayotte. Il est à noter que M. pusillus est évalué par l’UICN comme Vulnérable et n’est présent que sur les quatre îles des Comores et
Cf. Liste des taxons
d’insectes inventoriés en
Annexe 4Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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deux îles des Seychelles. M. leucogaster est évalué comme Préoccupation mineure et n’est présent qu’à Madagascar, Mayotte et Pemba (Tanzanie). Ce-dernier n’est à ce jour pas identifié sur les autres îles des Comores. Des individus reproducteurs ont été notés mêlés à des colonies de M. pusillus à Mayotte.
Ci-après sont consignés les détails des résultats obtenus lors des phases d’expertise acoustique.
Tableau 12 : Résultats des expertises acoustiques chiroptères (©Biotope, 2021)
3 nuits d’enregistrement
par saison
Point 1 Point 2 Point 3
(nb de contacts) (nb de contacts) (nb de contacts)
Eté 783 1923 613
Hiver 3067 4373 Non fonctionnel
Sur l’ensemble de nos prospections, il a été enregistré une moyenne de 2 151,8 contacts par point d’enregistrement pour 61 h d’enregistrements acoustiques cumulés. Nous obtenons ainsi 35,3 contacts par heure de petits molosses.
Figure 29 : Nombre de contacts de Mops sp par tranche horaire sur 3 nuits (hiver austral) pour 2 enregistreurs
En hiver, la période d’activité maximale a lieu en fin de nuit, aux alentours de 5h du matin. Des contacts sont réguliers tout au long de la nuit et ce dès 17h supposant des phases d’alimentation, de communication et de relations sociales.
0
100
200
300
400
500
600
700
800
900
1000
17 18 19 20 21 22 23 0 1 2 3 4 5
Heure
Enregistreur 1
Enregistreur 2Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
2 Etat initial des milieux naturels, de la flore et de la
faune
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En été, la période d’activité maximale a lieu en début et fin de nuit, aux alentours de 19h. Des contacts sont réguliers tout au long de la nuit supposant des phases d’alimentation, de communication et de relations sociales. Un grand nombre de contacts ont également été enregistrés en deuxième partie de nuit entre 1h et 5h du matin.
Pour les mammifères terrestres, la diversité spécifique est donc assez faible et est marquée par la présence d’une seule espèce indigène : Le Maki brun. Différents groupes de plusieurs individus ont été observés sur la zone d’étude, témoignant de la présence d’une ou plusieurs populations. Son habitat préférentiel demeure les milieux arborés.
Pour les chiroptères, deux taxons indigènes communs sur le territoire mahorais ont été identifiés. Aucune reproduction n’est avérée sur la zone d’étude mais elle est utilisée pour l’alimentation, le transit (Mops) et le repos diurne (roussettes). Le Taphien de Maurice, plus rare, est également présent mais utilise la zone d’étude seulement de manière ponctuelle.
Espèces protégées, rares et menacées
(Référence : Arrêté n°361/DEAL/SEPR/2018 fixant la liste des espèces animales terrestres et tortues marines protégées et les mesures de protection de ces espèces représentées dans le département de Mayotte, et complétant les listes nationales)
Les espèces indigènes rares et/ou menacées correspondent aux espèces présentant un statut de patrimonialité intégrant :
● La liste rouge UICN selon les critères « En Danger Critique (CR) », « En Danger (EN) » ou « Vulnérable (VU) »,
● Le caractère déterminant ZNIEFF,
● Le caractère complémentaire ZNIEFF sous conditions (présentant un intérêt écologique certain du fait de leur seule présence dans la zone d’étude considéré), ● L’endémicité,
● La rareté et répartition de l’espèce à l’échelle régionale.
Le statut de rareté et le niveau de patrimonialité des espèces de mammifères de Mayotte sont pour l’heure assez mal connus à ce jour et il n'existe pas de liste rouge locale des espèces
Figure 30 : Nombre de contacts de Mops sp par tranche horaire sur 3 nuits (été austral) pour 3 enregistreurs
0
50
100
150
200
250
300
350
400
450
18 19 20 21 22 23 0 1 2 3 4 5
Heure
Enregistreur 1
Enregistreur 2
Enregistreur 3Propriété de Biotope
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menacées établie selon les critères de l'UICN. Tous sont considérés comme indigènes à Mayotte mais aucun n’est endémique.
Sur la zone d’étude, 4 taxons protégées et patrimoniaux ont été recensés dont 1 espèce est déterminante de ZNIEFF
Au regard de la patrimonialité et de leur utilisation du site, 1 taxon présente un enjeu moyen, le Maki brun (Eulemur fulvus), et 3 taxons présentent un enjeu faible, la Roussette (Pteropus seychellensis), le Taphien de Maurice (Taphozous mauritianus) et le genre Mops (2 espèces de Petits Molosses).
Habitats d’espèces et fonctionnalité des milieux
En termes d’habitat d’espèce, le Maki brun se développe dans les zones arborées. Au niveau de la zone d’étude rapprochée : les secteurs les plus favorables sont les ripisylves et les alignements d’arbres. Les groupes les plus importants (jusqu’à 10 individus) ont été observés dans le quart nord-est de la zone d’étude. En revanche, l’arrière-mangrove semble peu fréquentée.
Si aucun gîte de chauves-souris n’a été identifié sur la zone d’étude, les bâtiments de la déchetterie et certains grands arbres en bords de cours d’eau peuvent présenter un intérêt pour les microchiroptères. Des gîtes peuvent également être présents à proximité (anthropiques dans le village de Malamani par exemple). Le groupe d’espèces Mops utilise la zone d’étude comme territoire de chasse et de transit avec une fréquentation assez assidue au cours des nuits. Cours d’eau et rangées d’arbres sont utilisées comme corridors de déplacement principaux. Les lisières forestières sont des habitats particulièrement favorables à l’alimentation. L’ensemble de la zone d’étude rapprochée est utilisé pour l’alimentation.
Plusieurs arbres dortoirs de roussette ont été identifiés à l’est et au sud de la zone d’étude rapprochée. L’ensemble de cette dernière est utilisé pour le transit de l’espèce.
Evaluation patrimoniale et synthèse des enjeux
4 taxons de mammifères protégées ont été observés au sein de la zone d’étude.
Le tableau suivant reprend la bioévaluation des taxons indigènes à enjeux.
Tableau 13 : Espèces patrimoniales et/ou protégées des mammifères présents sur les aires d'étude (©Biotope, 2021)
Nom scientifique Statuts de rareté/Enjeu de conservation
Espèces indigènes observées sur la zone d’étude : 5 espèces
Maki
Eulemur fulvus (E. Geoffroy
Saint-Hilaire, 1796)
Utilisation du site : Reproduction probable/Alimentation
Endémicité : Madagascar et Mayotte
IUCN : Non évalué à Mayotte (VU au niveau mondial)
Protection : Protégée
ZNIEFF : Déterminante de ZNIEFF
Enjeu Moyen
Taphien de Maurice
Taphozous mauritianus
Utilisation du site : Absence de colonie/gîte/Alimentation
Endémicité : Afrique, Sud-Ouest Océan Indien
IUCN : Non évalué à Mayotte (LC au niveau mondial)
Protection : Protégée
ZNIEFF : N.c
Enjeu Faible
Petit molosse sp
Mops pusillus/leucogaster
(Miller, 1902)
Utilisation du site : Pas de gîte sur la zone d’étude/Alimentation et transit vers gîtes supposés
Endémicité : Océan Indien
IUCN : Non évalué à Mayotte (1 espèce VU, 1 espèce LC sur leur aire de répartition)
Protection : ProtégéePropriété de Biotope
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Nom scientifique Statuts de rareté/Enjeu de conservation
ZNIEFF : N.c
Enjeu Faible
Roussette
Pteropus seychellensis
Milne-Edwards, 1877
Utilisation du site : Présence de colonie/Alimentation
Endémicité : Endémique des comores (ss esp)
IUCN : Non évalué à Mayotte (LC au niveau mondial)
Protection : Protégée
ZNIEFF : N.c
Enjeu FaiblePropriété de Biotope
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Carte 15 : Mammifères terrestres et habitats d’espèces sur la zone d’étude rapprochéePropriété de Biotope
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Carte 16 : Arbres dortoirs à Roussette des Comores sur la zone d’étude rapprochéePropriété de Biotope
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Carte 17 : Utilisation de la zone d’étude par les micro-chiroptèresPropriété de Biotope
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2.4.5 Les poissons et crustacés d’eau douce
La répartition des espèces de poissons et crustacés d’eau douce de Mayotte est relativement méconnue. Les données concernant la répartition des espèces et leur écologie sont globalement issues de l’Atlas des poissons et des crustacés d’eau douce des Comores, des Mascareignes et Seychelles (Keith et al., 2006). Aucune expertise de terrain n’a été réalisée. Aucune donnée bibliographique n’est disponible au niveau de la zone d’étude.
Deux cours d’eau sont présents sur la zone d’étude :
● Mro Wa Sanga au nord globalement à sec lors des expertises de terrain mais présentant localement des vasques ;
● Mro Wa Daradjajou au sud en eau lors des expertises (débit faible).
L’habitat aquatique apparait relativement dégradé et homogène sur les ravines interceptées par la zone d’étude.
D’après la répartition des espèces sur un gradient amont/aval et considérant les espèces assez communes à Mayotte du fait du caractère temporaire des écoulements et l’habitat dégradé des ravines, 4 espèces de poissons et 7 espèces de macrocrustacés sont potentiellement présentes dans les cours d’eau de la zone d’étude. Si les 7 espèces de crustacés sont susceptible de s’y reproduire, seules 2 espèces de poissons sont également dans ce cas de figure.
L’abondance des taxons à Mayotte est issue du référentiel illustré de la faune terrestre protégée de Mayotte (DEAL976, 2019). Parmi ces 11 espèces, aucune espèce de poisson ne fait partie de la liste rouge mondiale des espèces menacées de poissons. Aucune liste rouge régionale n’existe à Mayotte pour la faune aquatique.
Tableau 14 : Liste des poissons d'eau douce potentiels sur la zone d'étude au regard de la bibliographie connue
Nom Français
Nom scientifique
Statut de
protection3
Abondance
Mayotte Statut Distribution
Liste
Rouge
UICN
Monde
ZNIEFF
Utilisation de
la zone
d’étude
Anguille marbrée
Anguilla marmorata
Assez
commun
Indigène IP LC - Transit et alimentation
Cabot noir
Eleotris fusca
Assez
commun
Indigène IP LC - Reproduction et alimentation
Cabot Bouche ronde
Sicyopterus
lagocephalus
Art. 2 (avec
habitat)
Assez
commun
Indigène IP LC Compl. Si
dens >
10ind./100m²
Reproduction et
alimentation
Poisson plat
Kuhlia rupestris
Art. 2 (avec
habitat)
Assez
commun
Indigène IP LC Dét Alimentation
3 Arrêté n°361/DEAL/SEPR/2018Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
2 Etat initial des milieux naturels, de la flore et de la
faune
89
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Tableau 15 : Liste des macrocrustacés d'eau douce potentielles sur la zone d'étude au regard de la bibliographie connue
Nom Français
Nom scientifique
Statut de
protection
Abondance
Mayotte4 Statut Distribution
Liste
Rouge
UICN
Monde
ZNIEFF Reproduction aire d’étude
Crevette Bouledogue
Atyoida serrata
Art. 3 (avec
habitat)
Assez
commun
Indigène OOI LC Compl. Reproduction et alimentation
Chevaquine
Caridina typus
NC Indigène IP LC Dét Reproduction et alimentation
Chevaquine
Caridina longirostris
NC Indigène IP LC Dét Reproduction et alimentation
Chevrette australe
Macrobrachium
australe
Art. 3 (avec
habitat)
Assez
commun
Indigène IP LC Dét Reproduction et alimentation
Chevrette à pinces
bleues
Macrobrachium
equidens
Art. 3 (avec
habitat)
NC Indigène IP LC - Reproduction et alimentation
Crevette charmante
Palaemon concinnus
Art. 3 (avec
habitat)
NC Indigène IP NE -. Reproduction et alimentation
Crabe d’eau douce
Varuna litterata
NC Indigène IP NE -. Reproduction et alimentation
Au regard de la bibliographie et de l’état des cours d’eau présents sur l’aire d’étude, l’enjeu est moyen pour ces deux groupes d’espèce.
4 arrêté n°361/DEAL/SEPR/2018Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
2 Etat initial des milieux naturels, de la flore et de la
faune
90
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Figure 32: Mro Wa Daradjajou
Figure 31 : Mro Wa SangaPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
2 Etat initial des milieux naturels, de la flore et de la
faune
91
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
2.4.7 Corridors écologiques
La zone d’étude se situe entre la mangrove de la baie de Boueni et les hauts de l’île plus forestiers. Bien que dégradés, les deux cours d’eau de la zone d’étude représentent des corridors écologiques essentiels.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
2 Etat initial des milieux naturels, de la flore et de la faune
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
92
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAMPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
2 Etat initial des milieux naturels, de la flore et de la
faune
93
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
3 Synthèse des enjeux écologiques
La zone d’étude rapprochée est recouverte d’une mosaïque d’habitats plus ou moins dégradés et anthropisés :
● 67% d’espaces agricoles ou anthropiques ne présentant qu’un enjeu faible de conservation ;
● 30% de végétation spontanée de type forêts et présentant un enjeu moyen de conservation ;
● 3% de cours d’eau à enjeu fort de conservation ;
● 23,2 ha de zone humide avérée par sondages pédologiques sont présents sur la zone d’étude rapprochée (arrière-mangrove, cours d’eau et ripisylves principalement)
Cours d’eau et végétation spontanée (boisements et fourrés) sont les plus attractifs pour la faune et la flore associées.
Les cours d’eau représentent des corridors écologiques essentiels entre l’arrière- mangrove et les parties boisées en hauteur à l’est.
Concernant la flore, plus de la moitié des espèces identifiées sur la zone d’étude rapprochée est exotique dont de nombreuses espèces exotiques envahissantes (EEE). 13 sont qualifiées de « très invasives » (Avocat marron Litsea glutinosa, Raisin marron Rubus alceifolius par exemple) et 25 « invasives » (Galabert Lantana camara, Bois noir Albizia lebbeck par exemple) indiquant le caractère très remanié de certaines parties de la zone d’étude.
Néanmoins, 73 espèces indigènes et 17 espèces supposées indigènes ont été observées dont cinq espèces protégées recensées sur la zone d’étude rapprochée.
78 espèces patrimoniales ont été observées lors des inventaires dont :
● 1 espèce avec un enjeu très fort de conservation : Raphia farinifera (EN) ; ● 7 espèces avec un enjeu fort de conservation : Acrostichum aureum (VU), Calophyllum inophyllum (VU), Erythrina fusca (VU), Erythroxylum corymbosum (VU), Ficus rubra (VU), Pteris tripartia (VU), Pteris vittalia (VU) ;
● 4 espèces avec un enjeu moyen de conservation : Cayratia imerinensis (NT), Pellaea pectiniformis (NT), Platycerium alcicorne (NT), Pteris linearis (NT) ; ● 66 espèces avec un enjeu faible.
Les espèces à enjeux supérieurs à faible sont globalement localisées dans les secteurs nord- est (ripisylve et boisement secondaire) et sud-ouest (boisements d’arrière-mangrove) de la zone d’étude rapprochée.
La faune terrestre est caractéristique des milieux secondaires anthropisés qui offrent des habitats d’espèces dégradés, propices au développement d’espèces exotiques et moins favorables aux espèces indigènes que le serait des habitats naturels. Cependant, le taux d’indigénat reste assez important, notamment pour la faune, qui, à Mayotte reste répandue et s’accommode de la présence humaine.
Les boisements offrent par exemple un contexte plus favorable à une faune remarquable, en particulier pour les oiseaux forestiers, et les reptiles. La présence de cours d’eau et de zones humides à proximité (arrière-mangrove) rend la zone d’étude attractive aux invertébrés protégés et/ou patrimoniaux.
Les invertébrés se caractérisent par une diversité moyenne. 15 espèces patrimoniales sont identifiées et 7 espèces ou groupe d’espèces sont protégées : Amauris nossima, Hypolimnas anthedon mayottensis et Orthetrum azureum. (insectes), Hersilia sp. et Caerostris sp. (araignées), Urocyclus comorensis (mollusque) et Sesarmops impressus (crustacés). Si certaines espèces se reproduisent sur une grande partie de la zone d’étude rapprochée (arachnides et papillons notamment), d’autres sont localisées dans les secteurs les plus humides (odonates et crustacés par exemple).Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
2 Etat initial des milieux naturels, de la flore et de la
faune
94
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Pour les reptiles et les amphibiens, 7 espèces patrimoniales dont 5 espèces protégées sont identifiées dont :
● 5 espèces avec un enjeu moyen de conservation utilisant préférentiellement les abords des cours d’eau et les milieux boisés : le Caméléon de Mayotte Furcifer polleni, la Couleuvre des cocotiers de Mayotte Lycodryas maculatus comorensis, le Gecko diurne à ligne dorsale rouge Phelsuma robertmertensi, la Grenouille transmarine de Mayotte Blommersia transmarina et la Rainette nautique de Mayotte Boophis nauticus ;
● 2 espèces avec un enjeu faible de conservation utilisant l’ensemble de la zone d’étude : le Scinque des Comores Trachylepis comorensis et le Scinque fouisseur des Comores Flexiseps johannae.
Pour les oiseaux, 22 espèces d’oiseaux protégées et patrimoniales utilisent la zone d’étude rapprochée :
● 1 espèce à enjeu fort de conservation en alimentation autour du cours d’eau dans le quart nord-est de la zone d’étude rapprochée : le Crabier blanc Ardeola idae (non nicheur, en danger critique d’extinction) ;
● 9 espèces à enjeu moyen de conservation en nidification possible et alimentation plutôt dans les parties boisées de la zone d’étude rapprochée. Parmi elles le Foudi de forêt (Foudia eminentissima algondae), le Héron strié (Butorides striata) et le Petit Duc de Mayotte (Otus mayottensis), tous les 3 quasi menacés ; ● 12 espèces à enjeu faible de conservation en nidification possible et/ou alimentation sur l’ensemble de la zone d’étude rapprochée.
Les mammifères sont représentés par 1 espèce de Lémur, le Maki brun Eulemur fulvus, protégé ; et 3 taxons de chiroptères, toutes protégées : Mops sp. Petits Molosses, Taphozous mauritianus, Taphien de Maurice et Pteropus seychellensis, la Roussette. Plusieurs groupes de lémurs utilisent l’aire d’étude tout au long de leur cycle de vie. Les chiroptères identifiés, indigènes et non-endémiques à Mayotte, ne semblent pas utiliser la zone d’étude rapprochée pour la reproduction mais seulement pour l’alimentation et le transit. La présence d’un gîte à proximité est néanmoins suspectée pour le genre Mops.
Les poissons et macrocrustacés d’eau douce sont représentés par 11 espèces potentielles dont aucune n’est menacée selon l’UICN mais 6 espèces sont protégées.2
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Etat initial des milieux naturels, de la flore et de la faune
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
95
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Tableau 16 : Synthèse des contraintes écologiques
Groupe
biologique Contrainte écologique vis-à-vis du projet Enjeux Contrainte réglementaire
Habitats
naturels
Près des deux tiers de la zone d’étude immédiate sont recouverts d’espaces agricoles ou anthropiques ne présentant qu’un
enjeu faible de conservation.
30% de la surface est recouverte de végétations spontanées de type forêts et présente un enjeu moyen de
conservation. 3% sont recouverts de cours d’eau et représentent un enjeu fort de conservation. Ces deux derniers
types d’habitat sont les plus attractifs pour la faune et la flore associées.
23,2 ha de zone humide avérée sont présents sur la zone d’étude rapprochée.
Fort au niveau des
boisements et au
bord des cours
d’eau.
Faible en milieux
anthropisés et
agricoles.
Contrainte réglementaire liée à la
présence de zone humide
Flore
78 espèces patrimoniales ont été observées lors des inventaires dont :
● 1 espèce avec un enjeu très fort de conservation,
● 7 espèces avec un enjeu fort de conservation,
● 4 espèces avec un enjeu moyen de conservation,
● 66 espèces avec un enjeu faible.
Espèces à enjeux localisées dans les boisements et ripisylves.
5 d’entre elles sont protégées.
Notons la présence de 13 espèces très invasives.
Fort au niveau des
boisements et au
bord des cours
d’eau. Faible en
milieux
anthropisés et
agricoles.
Contrainte réglementaire liée à la
présence d’espèces protégées
Invertébrés
terrestres
7 espèces protégées : Amauris nossima, Hypolimnas anthedon mayottensis et Orthetrum azureum. (insectes), Hersilia sp. et Caerostris sp. (araignées), Urocyclus comorensis (mollusque) et Sesarmops impressus (crustacés).
15 espèces patrimoniales présentes :
● 1 espèce avec un enjeu très fort de conservation,
● 2 espèces avec un enjeu fort de conservation,
● 10 espèces avec un enjeu moyen de conservation,
● 2 espèces avec un enjeu faible.
Ces espèces sont présentes sur l’ensemble du site et peuvent globalement s’y reproduire
Moyen Contrainte réglementaire liée à la présence d’espèces protégées2
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Etat initial des milieux naturels, de la flore et de la faune
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
96
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Groupe
biologique Contrainte écologique vis-à-vis du projet Enjeux Contrainte réglementaire
Reptiles et
amphibiens
7 espèces patrimoniales et 5 espèces protégées sont présentes dont :
● 5 espèces avec un enjeu moyen de conservation utilisant préférentiellement les abords des cours d’eau et les milieux boisés : le Caméléon de Mayotte Furcifer polleni, la couleuvre des cocotiers de Mayotte Lycodryas maculatus comorensis, le Gecko diurne à ligne dorsale rouge Phelsuma robertmertensi, la Grenouille transmarine de Mayotte Blommersia transmarina et la Rainette nautique de Mayotte Boophis nauticus ; ● 2 espèces avec un enjeu faible de conservation utilisant l’ensemble de la zone d’étude : le Scinque des Comores Trachylepis comorensis et le Scinque fouisseur des Comores Flexiseps johannae.
Moyen Contrainte réglementaire liée à la présence d’espèces protégées
Oiseaux
22 espèces d’oiseaux protégées et patrimoniales utilisent la zone d’étude rapprochée :
● 1 espèce à enjeu fort de conservation en alimentation autour du cours d’eau dans le quart nord-est de la zone d’étude rapprochée : le Crabier blanc Ardeola idae ;
● 9 espèces à enjeu moyen de conservation en nidification possible et alimentation plutôt dans les parties boisées de la zone d’étude rapprochée ;
● 12 espèces à enjeu faible de conservation en nidification possible et/ou alimentation sur l’ensemble de la zone d’étude rapprochée.
Moyen Contrainte réglementaire liée à la présence d’espèces protégées
Mammifères,
dont
chiroptères
1 espèces de mammifère terrestre et 3 taxons de chiroptères protégées et patrimoniaux utilisent la zone d’étude rapprochée : Maki brun Eulemur fulvus, le Taphien de Maurice Taphozous mauritianus la Roussette Pteropus seychellensis et le Petit Molosse Mops sp.
La reproduction de groupes de makis bruns (boisements) est remarquable.
De nombreux contacts de chiroptères ont été effectués mais aucune reproduction n’a été mise en évidence.
Moyen Contrainte réglementaire liée à la présence d’espèces protégées
Poissons et
macro-
crustacés d’eau
douce
4 espèces de poissons (dont 2 peuvent se reproduire et 2 sont protégées) et 7 espèces de macro-crustacés (dont 4 espèces protégées) sont potentiellement présentes dans les cours d’eau de la zone d’étude. Moyen Contrainte réglementaire liée à la
présence d’espèces protégées2
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Etat initial des milieux naturels, de la flore et de la faune
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
97
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
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Carte 18 : Synthèse des enjeux écologiques sur la zone d’étude rapprochée3
lkhkjhkj
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
3 Analyse des impacts et
mesuresPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et
mesures
99
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
1 Présentation du projet
Présentation générale du projet
La CCSSUD de Mayotte souhaite implanter une ZAE à la sortie du village de Malamani afin de rééquilibrer le développement économique de l’île et augmenter l’attractivité des communes du sud du territoire.
Ce projet vise à développer le territoire du Sud de la Grande île en implantant une ZAE multifonctionnelle qui permettra d’accueillir des entreprises industrielles, commerciales, artisanales mais aussi des services publics voire la relocalisation d’activités situées aujourd’hui dans le Nord. L’enjeu de cette zone pluriactivité est de produire des effets de levier entre activité en répondant à des objectifs d’harmonisation entre les différentes activités et de veiller à ce que les aménagements soient en adéquation avec les principes du développement durable.
Les éléments du projet relatifs à la
biodiversité et au paysage
Le projet de ZAE à Malamani se situe au niveau de la baie de Chirongui/Bouéni qui est bordée par une mangrove, la plus grande de Mayotte, dans laquelle se déversent plusieurs cours d’eau. L’arrière-mangrove est exceptionnelle. Les observations menées ont permis d’identifier des arbres remarquables, des zones d’habitat d’espèces à protéger (faune et flore) et des milieux sensibles (en particulier la zone humide et les abords de ravines). Le projet va s’intégrer au mieux au paysage et à l’environnement fragile et assurer le maintien de la végétation et des milieux remarquables.
Le projet s’insère dans le paysage en minimisant les voiries principales enrobées au strict nécessaire et en développant des voies pédestres en béton balayé tout en végétalisant la zone avec des espèces indigènes adaptées de type meso-xerophytes forestières. Tous les arbres remarquables et la flore patrimoniale et/ou protégée sont conservés. Un bassin paysager au cœur de la ZAE permettra de végétaliser l’espace avec des massifs arbustifs et des arbres, ainsi que de créer de l’ombrage le long de la voie pédestre.
Les éléments du projet relatifs à la gestion des
eaux pluviales
Le site en pente douce est bordé de rivières et marqué par un vaste plateau surélevé et des talus abrupts. L’implantation de bâtiments sur les zones de forte pente a été évitée afin d’intégrer au mieux la zone dans le grand paysage et éviter les risques comme les mouvements de terrain, inondations par débordement de cours d’eau.
Le bassin paysager localisé au centre de la ZAE recueillera les eaux pluviales d’une partie du projet et permettra une rétention temporaire des eaux pluviales. Des noues permettront aussi une évacuation des eaux pluviales pour limiter le risque d’inondation. Une station d’épuration provisoire en container sera mise en place dans l’attente de la réhabilitation de la station d’épuration existante du village de Malamani.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et
mesures
100
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Présentation des effets génériques de ce type
de projet
Tout projet d’aménagement peut engendrer des impacts sur les milieux naturels et les espèces qui leur sont associées.
De manière générale, différents types d’effets sont évalués selon leur durée et réversibilité :
● Les effets temporaires dont les conséquences sont limitées dans le temps et réversibles une fois la perturbation terminée ;
● Les effets permanents dont les effets sont irréversibles. Ils peuvent être liés à l’emprise du projet ainsi qu’à la phase de travaux, d’entretien et de fonctionnement du projet.
Les effets temporaires et permanents peuvent eux-mêmes être divisés en deux autres catégories :
● Les effets directs, liés aux travaux touchant directement les habitats naturels ou les espèces ; on peut distinguer les effets dus à la construction même du projet et ceux liés à l’exploitation et à l’entretien de l’infrastructure ;
● Les effets indirects qui ne résultent pas directement des travaux ou du projet mais qui ont des conséquences sur les habitats naturels et les espèces et peuvent apparaître dans un délai plus ou moins long (eutrophisation due à un développement d’algues provoqué par la diminution des débits liée à un pompage, raréfaction d’un prédateur suite à un impact important sur ses proies…).
Le tableau suivant présente les différents effets dommageables pressentis pour ce type de projet lors des phases de travaux et d’exploitation.
Les effets pressentis du projet présentés ci-après sont des effets avérés pour certains (destruction d’habitats naturels et d’espèces, destruction d’individus) ou potentiels pour d’autres (détérioration des conditions d’habitats). Ils préfigurent quels pourraient être les impacts du projet en l’absence de mesures d’évitement et de réduction.
Ce tableau ne rentre pas dans le détail d’effets spécifiques pouvant être liés à des caractéristiques particulières de projet ou de zone d’implantation.
Effets génériques de ce type de projet sur la faune et la flore
Types d’effets Caractéristiques de l’effet Principaux groupes et périodes concernés
Phase de travaux
Destruction ou dégradation
physique des habitats
naturels ou habitats
d’espèces
Cet effet résulte de l’emprise
sur les habitats naturels, les
zones de reproduction,
territoires de chasse, zones de
transit, du développement des
espèces exotiques
envahissantes, des
perturbations hydrauliques…
Impact direct
Impact permanent
(destruction), temporaire
(dégradation)
Impact à court terme
Tous les habitats naturels et
toutes les espèces situées
dans l’emprise du projetPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et
mesures
101
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Types d’effets Caractéristiques de l’effet Principaux groupes et périodes concernés
Destruction des individus
Cet effet résulte du
défrichement et terrassement
de l’emprise du projet, collision
avec les engins de chantier,
piétinement…
Impact direct
Impact permanent (à l’échelle
du projet)
Impact à court terme
Toutes les espèces de flore
situées dans l’emprise du
projet.
Toutes les espèces de faune
peu mobiles situées dans
l’emprise du projet, en
particulier les oiseaux (œufs
et poussins), les chiroptères
(au gîte, lors de leur phase de
léthargie hivernale ou les
jeunes), les invertébrés (œufs
et larves), les reptiles.
Altération biochimique des
milieux
Il s’agit notamment des risques
d’effets par pollution des milieux
lors des travaux (et
secondairement, en phase
d’entretien). Il peut s’agir de
pollutions accidentelles par
polluants chimiques (huiles,
produits d’entretien...) ou par
apports de matières en
suspension (particules fines)
lors des travaux de
terrassement notamment.
Impact direct
Impact temporaire
(durée d’influence variable
selon les types de pollution et
l’ampleur)
Impact à court terme
(voire moyen terme)
Toutes les espèces végétales
et de faune.
Milieux marins et littoraux à
proximité (y compris la
vasière des Badamiers).
Perturbation des espèces
Il s’agit d’un effet par
dérangement de la faune lors
des travaux (perturbations
sonores ou visuelles).
Le déplacement et l’action des
engins entraînent des
vibrations, du bruit ou des
perturbations visuelles
(mouvements, lumière
artificielle) pouvant présenter de
fortes nuisances pour des
espèces faunistiques (oiseaux,
petits mammifères, reptiles…).
Impact direct ou indirect
Impact temporaire (durée des
travaux)
Impact à court terme
Toutes les espèces de faune
Phase d’exploitation
Destruction ou dégradation
physique des habitats
naturels ou habitats
d’espèces
Cet effet résulte de l’entretien
des milieux associés au projet
Impact direct
Impact permanent
(destruction), temporaire
(dégradation)
Impact à court terme
Tous les habitats naturels et
toutes les espèces situées
dans l’emprise du projetPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et
mesures
102
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Types d’effets Caractéristiques de l’effet Principaux groupes et périodes concernés
Destruction des individus
Il s’agit d’un effet par collision
d’individus de faune avec des
véhicules ou lors de l’entretien
des espaces verts et des
bâtiments par exemple.
Cet effet résulte également de
l’augmentation de la
fréquentation et du piétinement
des milieux associés au projet.
Impact direct
Impact permanent (à l’échelle
du projet)
Impact durant toute la vie du
projet
Toutes les espèces de faune
et particulièrement les
reptiles, les chiroptères en
gîte et les oiseaux nicheurs
Perturbation des espèces
Il s’agit d’un effet par
dérangement de la faune
(perturbations sonores ou
visuelles dont les éclairages) du
fait de l’utilisation du site ou de
l’infrastructure.
Cet effet résulte également de
l’augmentation de la
fréquentation et du piétinement
des milieux associés au projet.
Impact direct ou indirect
Impact durant toute la vie du
projet
Toutes les espèces de faune
Dégradation des
fonctionnalités écologiques
Cet effet concerne la rupture
des corridors écologiques et la
fragmentation des habitats.
Impact direct
Impact permanent
Impact durant toute la vie du
projet
Toutes les espèces de faune
Altération biochimique des
milieux
Il s’agit notamment des risques
d’effets par pollution des
milieux. Il peut s’agir de
pollutions accidentelles par
polluants chimiques (huiles,
produits d’entretien...) ou par
apports de matières en
suspension (particules fines).
Impact direct ou indirect
Impact temporaire
(durée d’influence variable
selon les types de pollution et
l’ampleur)
Impact à court terme (voire
moyen terme)
Toutes périodes
Habitats naturels
Tous groupes de faune et de
florePropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et
mesures
103
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
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2 Mesures d’atténuations des effets
dommageables
Généralités
Quatre types de mesures peuvent être envisagés :
● Les mesures d’évitement : elles ont été intégrées dans le choix du périmètre de l’opération mais aussi dans la détermination des caractéristiques du projet (période de chantier, mise en défens du site…) ;
● Les mesures de réduction : elles permettent de diminuer les effets négatifs du projet lorsque la suppression n’est pas possible techniquement ou économiquement. Elles peuvent concerner la phase de chantier et la phase d’exploitation de l’aménagement ;
● Les mesures d’accompagnement et de suivi : ce sont des propositions qui permettent de prouver la qualité environnementale du projet ;
● Les mesures compensatoires : à caractère exceptionnel, elles visent à apporter une contrepartie à un impact qui n’a pas pu être éliminé ou insuffisamment réduit. Ce sont des actions qui ne concernent pas directement le projet, mais qui permettent de compenser ou d’atténuer certains de ses effets négatifs ne pouvant être pris en compte dans le projet lui-même, sur d’autres milieux ou en d’autres lieux sur lesquels il est intéressant d’intervenir.
Les mesures d’atténuation doivent être accompagnées d’un dispositif pluriannuel de suivis et d’évaluation destiné à assurer leurs bonnes mises en œuvre et à garantir à terme la réussite des opérations. Ces mesures de suivis sont décrites ci-après.
Liste des mesures d’évitement et de réduction
Les mesures d’évitement (code E) et de réduction (code R) suivantes ont été intégrées au projet. Ces mesures peuvent être à appliquer en phase de chantier et/ou en l’exploitation du projet, selon les cas.
Les mesures sont toutes matérialisées par un code de type « XXN° » où « XX » spécifie le type de mesure et « N° » correspond au numéro de la mesure. Pour les mesures d’évitement, XX = ME et pour les mesures de réduction, XX= MR.
Toutes les mesures d’évitement et réduction proposées sont synthétisées dans le tableau suivant.
Compte tenu de la
présence d’espèces
protégées
réglementairement (et de
leurs habitats d’espèces)
au sein de l’emprise de la
zone de projet, le
dimensionnement des
mesures d’évitement et
de réduction a tout
particulièrement été
réfléchi en vue de
minimiser les impacts sur
celles-ci.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et
mesures
104
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
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Tableau 17 : Liste des mesures d'atténuation proposées
Code
mesure Intitulé mesure Phase concernée Espèces
concernées
Mesures d’évitement
ME01
Évitement des sites à enjeux
environnementaux et paysagers majeurs du
territoire
Conception Toutes
ME02
Délimitation des emprises chantier et
balisage préventif des arbres remarquables
à conserver
Travaux Toutes
Mesures de réduction
MR01
Adaptation de la période des travaux sur
l’année en cohérence avec le cycle
biologique des espèces présentes
Travaux Faune
MR02
Dispositif préventif de lutte contre une
pollution et dispositif d’assainissement
provisoire de gestion des eaux pluviales de
chantier
Travaux Toutes
MR03 Mesure de biosécurité en phase chantier Travaux Toutes
MR04 Adaptation du mode de défrichement pour faciliter la fuite de la faune Travaux Reptiles
MR05
Vérifications des emprises par un écologue
en amont du débroussaillage et
prélèvement ou sauvetage avant
destruction de spécimens d'espèces de la
faune patrimoniale
Travaux Reptiles, Oiseaux
MR06 Conservation des habitats dans la zone d’aménagement des lots Travaux Faune
MR07 Assainissement : Gestion de rejets du projet dans le milieu naturel Exploitation Toutes
MR08 Intégration paysagère et écologique du bassin de rétention et des noues associées Conception Toutes
MR09 Aménagement et gestion des espaces verts Exploitation Toutes
MR10 Adaptation de l'éclairage artificiel Conception Faune
MR11
Aménagement d'une zone tampon à
l'interface entre le projet et la zone humide
d’arrière-mangrove
Conception,
travaux et
exploitation
ToutesPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et
mesures
105
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Description des mesures d’évitement
ME01 Évitement des sites à enjeux environnementaux et paysagers majeurs du territoire
Objectif(s) Réduire la destruction d’habitat à enjeu fort et moyen
Communautés
biologiques visées Toutes
Localisation Toute l’aire du projet
Acteurs Maitre d’ouvrage et concepteurs associés
Modalités de mise en
œuvre
Lors de la phase conception du projet, il a été choisi d’éviter totalement l’arrière-mangrove et de réduire au maximum les emprises sur les
secteurs écologiques majeurs (cours d’eau et ripisylve, secteurs
d’alimentation du Crabier blanc). Le projet a également été conçu en fonction des secteurs avérés de zone humide.
Indication de coût Coût intégré au projet (phase conception)
Suivis de la mesure Bonne mise en œuvre du projet / respect des emprises en phase chantier
Mesures associées
ME02 : Délimitation des emprises chantier et balisage préventif des arbres remarquables à conserver
MR03 : Mesure de biosécurité en phase chantier
MR11 : Aménagement d'une zone tampon à l'interface entre le projet et la zone humide à l’arrière-mangrovePropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et mesures
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
106
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAMPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et
mesures
107
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
ME02 Délimitation des emprises chantier et balisage préventif des arbres remarquables à conserver
Objectif(s)
Limiter les emprises du chantier (base vie, bases travaux, zones de stockage, …) au strict nécessaire, pour ne pas engendrer une consommation excessive de l’espace et des habitats favorables à la faune et la flore patrimoniales, et protéger les milieux adjacents non-sujets aux travaux.
Communautés
biologiques visées Toutes
Localisation Ensemble du chantier
Acteurs Maître d’œuvre, coordinateur environnemental, entreprise en charge des travaux
Modalités de mise en
œuvre
Le stockage du matériel et des engins se fera dans l’emprise prévue pour les aménagements. Un des lots sera utilisé à cet escient. Les routes d’accès utilisées seront celles déjà existantes. L’ensemble du chantier sera balisé par des moyens légers (rubalises, grillage orange…). Ce piquetage sera porté par l’entreprise en charge des travaux (Gros Œuvre) en lien avec le coordinateur environnemental du chantier lors de la phase de préparation du chantier.
Le maître d'ouvrage, par le biais du coordonnateur environnement, s'assurera de la pérennité de ce balisage tout au long de la phase chantier et de son respect par les entreprises de travaux. Il contrôlera également que le milieu après chantier n’ait pas été altéré et reste favorable au maintien de la faune associée.
Dans le cadre du projet, il s’agit notamment de mettre en place un balisage strict afin de garantir que le projet ne puisse pas porter atteinte aux éléments naturels en dehors des nouvelles emprises bâties. Une attention particulière se porter à la matérialisation et la délimitation des secteurs de ripisylves.
Les grands arbres offrent des sites de repos, de reproduction ou d’alimentation (arbres fruitiers) et jouent donc un rôle fondamental pour le maintien des chouettes, lémuriens et chiroptères dans la zone d’étude, Les spécimens dont le système racinaire et le houppier n’interfèrent pas avec les surfaces du bâti, et situés à au moins 10 m de celui-ci seront donc balisés pour être conservés.
Pour assurer la pérennité des individus les plus proches des ouvrages pendant toute la durée des travaux, un balisage des troncs sur 4m de rayon sera mis en place de façon à éviter tout impact des engins de chantier et de les identifier plus facilement. Ce balisage sera effectué par un coffrage de clôture en bois.
Indication de coût Coût intégré dans la coordination environnementale
Suivis de la mesure
CR de visites de l’écologue en charge de la coordination environnement (suivi spécifique de la flore remarquable avec évaluation de l’état sanitaire avant et après travaux
Mesures associées
ME01 : Évitement des sites à enjeux environnementaux et paysagers majeurs du territoire
MR08 : Intégration paysagère et écologique du bassin de rétention et des noues associées
MR11 : Aménagement d'une zone tampon à l'interface entre le projet et la zone humide à l’arrière-mangrovePropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et
mesures
108
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Description des mesures de réduction
MR01 Adaptation de la période des travaux sur l’année en cohérence avec le cycle biologique des espèces présentes
Objectif(s) Eviter la mortalité de l’avifaune nicheuse et reptile présents sur l’emprise
Communautés
biologiques visées Avifaune nicheuse, reptile
Localisation Emprise chantier et projet
Acteurs Maître d’ouvrage, maître d’œuvre, coordinateur environnemental, entreprise en charge des travaux
Modalités de mise
en œuvre
Il s’agit de réduire au maximum le dérangement et les risques de destruction de la faune lors des interventions en phase travaux en effectuant ces opérations au cours des périodes les moins sensibles sur le plan écologique (hors période de reproduction notamment) ; ainsi que d’éviter les conditions météorologiques saisonnières augmentant les risques de lessivage des sols pendant les terrassements, vis-à-vis de la mangrove notamment.
Afin d’éviter la période de reproduction des espèces d’oiseaux nicheurs (tourterelles, passereaux forestiers) et de reptiles (Caméléon de Mayotte, Scinque des Comores principalement), le défrichement devra avoir lieu lors de la saison sèche (hiver austral).
La période à privilégier est comprise entre juin et septembre.
Indication de coût Coût intégré au projet (phase travaux)
Suivis de la mesure CR de visites de l’écologue en charge de la coordination environnementale et suivi spécifique de la faune (inventaires préalables aux opérations de défrichement)
Mesures associées
MR04 : Adaptation du mode de défrichement pour faciliter la fuite de la faune MR05 : Vérifications des emprises par un écologue en amont du débroussaillage et prélèvement ou sauvetage avant destruction de spécimens d'espèces de reptiles patrimoniaux
MR06 : Conservation des habitats dans la zone d’aménagement des lots MR08 : Intégration paysagère et écologique du bassin de rétention et des noues associées
MR09 : Aménagement et gestion des espaces verts
MR02 Dispositif préventif de lutte contre les pollutions et dispositif d’assainissement provisoire de gestion des eaux pluviales en phase chantier
Objectif(s) Réduire l’impact des eaux usées et autres sources de pollution dans le milieu naturel et surtout les zones humides et l’arrière-mangrove pendant la phase travaux
Communautés
biologiques visées Toutes
Localisation Emprise chantier et aire d’étude rapprochée
Acteurs Entreprise en charge des travauxPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et
mesures
109
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
MR02 Dispositif préventif de lutte contre les pollutions et dispositif d’assainissement provisoire de gestion des eaux pluviales en phase chantier
Modalités de mise
en œuvre
Le calendrier d’exécution des opérations de terrassement et autres opérations de mobilisation des sols permettra de limiter fortement le risque de lessivage des sols. Néanmoins, de fortes pluies (en particulier sur sol sec -période hivernale-) n’est toutefois pas à exclure. Un réseau de petits fossés et merlons sera créé et prévu au PIC afin de garantir la collecte des EP, a minima durant toute la phase terrassement.
Ainsi, il sera installé en aval de la zone de travaux, sur les exutoires principaux, des filtres permettant de réduire fortement le taux de matières en suspension (MES), qui regagnerait l’aval de la zone de chantier et les eaux superficielles.
Ces filtres pourront être constitués de pailles de canne, plus locale et plus efficace que les filtres à paille de blé (possiblement moins adaptés, trop compactés et utilisés en métropole), insérées par exemple dans des casiers à gabions.
Afin de prévenir toute pollution de la ripisylve et arrière-mangrove, aucun engin de chantier ne sera entreposé à proximité.
Afin de limiter l’envol des poussières (saison sèche principalement), des dispositions sont proposées et se traduisent de la sorte :
● Un arrosage par camion asperseur de l’ensemble des pistes de circulation dans les emprises et accès au chantier. Dans ce cadre, la fréquence de passage du camion asperseur sera au minimum de 2 à 7 fois par jour (suivant la météorologie).
● La vitesse sera limitée à 20 km/h sur le site pour réduire le soulèvement de poussières.
Indication de coût Coût intégré au projet (phase travaux)
Suivis de la mesure Vérification des périodes de travaux et des modalités de lavage des véhicules Analyse et validation du PIC par MOE et coordinateur environnement
Mesures associées MR07 : Assainissement : Gestion de rejets du projet dans le milieu naturel
MR03 Mesure de biosécurité en phase chantier
Objectif(s) Réduire la dispersion d’espèces exotiques envahissantes associée aux opérations de défrichements et de travaux sur le site (action préventive)
Communautés
biologiques visées Faune et flore exotiques et indigènes
Localisation Emprise chantier et aire d’étude rapprochée
Acteurs Entreprises en charge des travaux, coordinateur environnement
Modalités de mise
en œuvre
Les actions suivantes permettront de limiter le risque de dispersion des EEE :
● Les travaux de défrichement seront réalisés par étape (parcelles) : les déchets verts seront disposés par tas sur les parcelles défrichées et sur du géotextile en vue de diminuer la dispersion des graines.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et
mesures
110
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
MR03 Mesure de biosécurité en phase chantier
● Un broyage à l’aide d’un godet broyeur-cribleur sera réalisé (permet de traiter les végétaux verts et des portions de sol en même temps) 24 à 48h après andainage sur les parcelles.
● Les déchets verts grossiers et non passés au broyeur-cribleur seront acheminés vers un centre de traitement adéquat.
● Nettoyage préalable et au fil du chantier des aires dédiées au stockage des déblais et autres installations de chantier.
● Une aire dédiée au lavage des roues des véhicules de transport sera mise en place afin de limiter l’exportation d’EEE hors du site.
● Tout stockage temporaire sera effectué sur géotextile pour limiter la dispersion de diaspores d’EEE.
● Inspection des intrants, et notamment des intrants minéraux et végétaux (présence éventuelle de parasites, mauvaises herbes, pontes de reptiles ou insectes exotiques, etc.)
● Gestion des déblais / remblais afin de limiter au maximum les mouvements de terre, notamment en ce qui concerne la terre végétale (horizons supérieurs contenant la majorité des semences viables d’EEE)
● Suivi à pied d’œuvre du chantier par le coordinateur environnement sous l’angle de la biosécurité (foyers d’invasion, risques et mesures associées)
D’autre part, une gestion des déchets organiques et poubelles adaptée sera mise en place en phase travaux en vue de limiter l’attractivité envers les rats, chats et chiens.
Indication de coût Coût intégré au projet (phase travaux)
Suivis de la mesure Vérification des périodes de travaux et des modalités de lavage des véhicules Analyse et validation du PIC par MOE et coordinateur environnement
Mesures associées
MR04 : Adaptation du mode de défrichement pour faciliter la fuite de la faune MR06 : Conservation des habitats dans la zone d’aménagement des lots MR09 : Aménagement et gestion des espaces verts
MR11 : Aménagement d'une zone tampon à l'interface entre le projet et la zone humide à l’arrière-mangrove
MR04 Adaptation du mode de défrichement pour faciliter la fuite de la faune
Objectif(s) Réduire la mortalité des espèces faunistiques lors de la phase de défrichement
Communautés
biologiques visées Faune remarquable mobile (reptiles, invertébrés notamment)
Localisation Emprise chantier
Acteurs Entreprise en charge des travaux
Modalités de mise
en œuvre
Afin que les reptiles et invertébrés puissent quitter les secteurs cibles : ● Les défrichements se feront de l’intérieur vers l’extérieur ;
● Pas de broyages immédiats ;
● Les rémanents seront laissés sur zone entre 12h et 48h.
Ce stockage temporaire sera effectué sur géotextile pour limiter la dispersion de diaspores d’EEE, et permettra ainsi à la faune piégée lors du défrichement de rejoindre des habitats favorables. Les déchets verts ne devront pas être entreposés ainsi pendant une durée excessive (> 48h) pour empêcher la faune environnante (notamment la microfaune) de revenir s’abriter parmi les débris de végétaux.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et
mesures
111
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
MR04 Adaptation du mode de défrichement pour faciliter la fuite de la faune
Le personnel en charge du défrichement sera particulièrement attentif aux troncs d’arbres ou branches avec cavités. Ces éléments devront être posés délicatement sur le sol et laissés 12 à 48h s’ils doivent être exportés. Ils pourront dans le meilleur des cas être disposés dans le milieu agroforestier alentours au projet afin d’y favoriser la biodiversité (chaîne naturelle de dégradation du bois). De même, si du bois mort sur pied se retrouvait sur les emprises de chantier, il sera déplacé et laissé sur site au sol hors des emprises.
Indication de coût Coût intégré au projet (phase travaux) + coordination environnementale
Suivis de la mesure CR de coordination environnemental (visite de chantier)
Mesures associées
MR03 : Mesure de biosécurité en phase chantier
MR05 : Vérifications des emprises par un écologue en amont du débroussaillage et prélèvement ou sauvetage avant destruction de spécimens d'espèces de reptiles patrimoniaux
MR06 : Conservation des habitats dans la zone d’aménagement des lots
MR05 Mise en défens, capture et déplacement des individus de faune à mobilité réduite
Objectif(s)
Réduire la mortalité de l’avifaune nicheuse et reptile présente sur l’emprise en effectuant plusieurs passages avant les opérations de défrichement afin d’identifier et de baliser d’éventuels nids actifs présents sur site, auquel cas, le défrichement devra attendre l’envol des oisillons et de vérifier l’absence de reptiles patrimoniaux
Communautés
biologiques visées Avifaune nicheuse, reptiles, amphibien et araignées
Localisation Emprise chantier et aire d’étude rapprochée
Acteurs Expert fauniste
Modalités de mise
en œuvre
Lors des opérations préparatoires (débroussaillage, abattage, terrassement...), une capture temporaire par récupération manuelle et un déplacement systématique des espèces protégées et/ou patrimoniales présentes sur le site seront réalisés par le coordonnateur environnemental afin de réduire le nombre de destruction de spécimens appartenant à ces espèces. Les spécimens seront relâchés immédiatement à proximité du chantier hors emprise des travaux.
En termes de planification, l’intervention est à prévoir dans les jours précédents les défrichements et pendant les défrichements. Prévoir des passages nocturnes, propices notamment pour la récupération des caméléons.
Les espèces concernées sont notamment Phelsuma robertmertensi, Trachylepis comorensis, Furcifer polleni, Lycodryas maculatus et Hersila sp.
Procédure de sauvegarde « Reptiles » :
- Préalablement au lancement des opérations de débroussaillage sur une zone d’intervention donnée, une inspection visuelle à la jumelle sera réalisée par les opérateurs naturalistes afin de localiser les éventuels individus/nids. En casPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et
mesures
112
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
MR05 Mise en défens, capture et déplacement des individus de faune à mobilité réduite
d’absence d’individu, l’expert restera cependant sur site lors des travaux de défrichement en cas de détection de nouveaux individus.
- Capture des individus : Capture « douce » des individus via une capture manuelle ou à l’aide d’une perche télescopique et un filet de maille 0.5mm. La perche télescopique servira à inciter avec précaution les individus vers le filet. En fonction de la configuration de la capture (hauteur, tronc/branche) et du comportement de l’individu, il pourra être envisagé de scier la portion de branche sur laquelle se trouve celui-ci. Dans ce cas, la branche sera retenue avec un système de cordes ou à la main afin d’éviter sa chute sur plusieurs mètres et d’infliger des dégâts à l’individu visé.
- Placement et isolement des individus capturés : Une fois capturé, l’individu sera immédiatement placé dans un contenant fermé, aéré et à température ambiante. Des éléments naturels recueillis sur site (branches, feuillages...) seront préalablement placés à l’intérieur du contenant. L’objectif de cette opération est de limiter le stress de l’individu durant le déplacement.
- Déplacement/Relâche des individus : Les individus seront déplacés vers un site de translocation situé à proximité des zones de prélèvement. Ces secteurs seront choisis en fonction des milieux dans lesquels les individus ont été prélevés et de l’absence de travaux en cours ou à venir (selon les informations fournies) sur le secteur envisagé. Les opérations de translocations se feront à pied et/ou en voiture (à éviter au maximum) et les individus ne seront pas maintenus en captivité plus de 1 heure. Plusieurs phases de captures- déplacements pourront donc être prévues en fonction du nombre d’individus prélevés au moment de l’opération.
Nota : pour les espèces protégées, il conviendra de disposer au préalable des différentes autorisation réglementaires (dérogation + Cerfa) pour le déplacement de ces espèces.
Procédure de sauvegarde « Oiseaux » :
Inspection par un expert écologue, de la présence ou absence de nid en amont des défrichements.
- En cas d’absence de nid, le démarrage des défrichements est autorisé ;
- En cas de présence de nid, les opérations de défrichement sont limitées aux espaces où aucun nid n’est présent. Si trop de nids sont présents ou trop dispersés, le démarrage des travaux sera préférentiellement repoussé. La DEAL sera informée dans les plus brefs délais, et en première intention, l’éclosion des œufs et l’envol des oisillons sera attendu avant le démarrage des opérations.
Rédaction d’une note de synthèse des opérations :
Les opérations de capture/déplacement effectivement réalisées feront l’objet d’une note de synthèse. A minima, y seront présentés, les modalités/contraintes d’intervention ; l’identification des individus prélevés et leur nombre ; la localisation exacte de la zone « réceptrice » de chaque individu.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et
mesures
113
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
MR05 Mise en défens, capture et déplacement des individus de faune à mobilité réduite
Formation des entreprises :
En amont de l’intervention directe des entreprises, un temps de sensibilisation et de formation des ouvriers, sur site, devra être respecté. Ce temps de formation aura pour contenu :
● Présentation des espèces : détermination, biologie, plantes hôtes, sensibilités, etc ;
● Présentation de la procédure à déployer et des modalités d’intervention ; ● Présentation des contraintes du secteur.
Indication de coût Coût à intégrer à la coordination environnementale
Suivis de la mesure
Vérification des périodes de travaux
CR de visites de l’écologue en charge de la coordination environnementale et suivi spécifique de la faune (inventaires préalables aux opérations de défrichement)
Mesures associées MR04 : Adaptation du mode de défrichement pour faciliter la fuite de la faune MR06 : Conservation des habitats dans la zone d’aménagement des lots
MR06 Assurer la conservation des habitats dans la zone d’aménagement des lots
Objectif(s) Réduire le lessivage des sols, prévenir la propagation des EEE
Communautés
biologiques visées Faune et flore indigènes et remarquables
Localisation Emprise du projet
Acteurs Entreprise en charge des travaux
Modalités de mise
en œuvre
Au regard de la temporalité de l’aménagement des différents lots (intervalle de temps inconnu à ce jour), les formations végétales seront conservées en l’état sur les lots tant qu’aucun aménageur ne sera identifié.
Cette mesure permettra de faire un défrichement par étape, créant des zones refuges temporaires pour la faune.
L’installation agricole temporaire ne sera pas permise sur ces lots.
Une attention particulière devra être portée quant à l’installation de décharges sauvages et de toute autre source de pollution sur ces secteurs.
L’ensemble des mesures précédentes associées au défrichement en phase chantier devra être respecté sur chacun des lots (MR01 à 05).
Indication de coût Coût intégré au projet
Suivis de la mesure Balisage et suivi des zones préservées par rapport à la temporalité des aménagements prévus ultérieurement
Mesures associées
ME01 : Évitement des sites à enjeux environnementaux et paysagers majeurs du territoire
ME02 : Délimitation des emprises chantier et balisage préventif des arbres remarquables à conserverPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et
mesures
114
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
MR01 : Adaptation de la période des travaux sur l’année en cohérence avec le cycle biologique des espèces présentes
MR02 : Dispositif préventif de lutte contre une pollution et dispositif d’assainissement provisoire de gestion des eaux pluviales de chantier
MR03 : Mesure de biosécurité en phase chantier
MR04 : Adaptation du mode de défrichement pour faciliter la fuite de la faune MR05 : Vérifications des emprises par un écologue en amont du débroussaillage et prélèvement ou sauvetage avant destruction de spécimens d'espèces de reptiles patrimoniaux
MR07 Assainissement : Gestion de rejets du projet dans le milieu naturel
Objectif(s) Prévenir la pollution et les modifications hydro-sédimentaires au niveau des habitats littoraux à fort enjeu écologique
Communautés
biologiques visées Toutes
Localisation Emprise chantier et aire d’étude éloignée
Acteurs Maître d’ouvrage, Maître d’œuvre
Modalités de mise
en œuvre
La ZAE sera équipée d’un réseau d’assainissement séparatif : les eaux pluviales de toitures, les eaux pluviales de voiries et les eaux usées seront collectées par des réseaux spécifiques.
L’ensemble des eaux usées du projet sera acheminé via des réseaux vers la station d’épuration collective, dont le projet de création est connexe à la ZAE (partie sud).
Des cuves de récupération des eaux pluviales de toitures seront mises en place sur le site pour les chasses d’eau et pour l’arrosage des espaces extérieurs. Ceci permettra de plus de limiter la consommation d’eau potable.
Plusieurs zones de collecte des déchets ménagers seront disposées sur l’emprise du projet, éloignées des habitats naturels et des cours d’eau en connexion avec le projet. Un système régulier de récupération de ces déchets sera mis en place pour les évacuer vers les centres de traitements adaptés.
Indication de coût Coût intégré au projet
Suivis de la mesure Absence de pollution constatée au niveau du littoral Conservation du fonctionnement hydro-sédimentaire de la zone
Mesures associées
ME01 : Évitement des sites à enjeux environnementaux et paysagers majeurs du territoire
MR09 : Aménagement et gestion des espaces verts
MR08 Intégration paysagère et écologique du bassin de rétention et des noues associées
Objectif(s)
Eviter la propagation d’EEE animales et végétales, éviter la modification des cours d’eau en aval, éviter la dégradation de l’habitat des caméléons, créer un corridor de déplacement de la petite faune sous l'ouvrage traversant la noue à étudier (corridor caméléons notamment)Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et
mesures
115
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
MR08 Intégration paysagère et écologique du bassin de rétention et des noues associées
Communautés
biologiques
visées
Faune (caméléons de Mayotte et crabier blanc notamment), flore
Localisation
Emprise du projet
Acteurs Maître d’ouvrage, Maître d’œuvre
Modalités de
mise en
œuvre
Le projet de ZAE intègre la réalisation d’un bassin de rétention et des noues en zone d’habitat très favorable au caméléon de Mayotte. Ce bassin de rétention et les noues associées seront intégrés écologiquement et au paysage dans la zone afin de maintenir le corridor écologique entre les habitats favorables au caméléon. Les espaces verts entourant le bassin de rétention et les noues seront végétalisés en utilisant des palettes végétales définies en concertation avec le CBNM et des pépiniéristes spécialisés. Afin d’impacter au minimum la faune, l’accès aux noues dans les zones d’habitat très favorables au crabier blanc sera très limité et adapter en conséquence. Un plan de gestion des EEE autour du bassin et des noues sera mis en place. L’écologue sera notamment mobilisé en phase PRO afin de vérifier que les aménagements prévus sont bien favorables aux espèces cibles ou de les adapter le cas échéant.
Indication de
coût
Coût global intégré au projet.
Implication de l’écologue en phase PRO à la hauteur de 2 500 €
Suivis de la
mesure Suivi des aménagements, des parcelles renaturées et des espèces remarquables
Mesures
associées MR09 : Aménagement et gestion des espaces vertsPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et
mesures
116
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
MR09 Aménagement et gestion des espaces verts
Objectif(s) Eviter la propagation des EEE, proscrire l’utilisation des pesticides, favoriser l’entretien manuel
Communautés
biologiques visées Toutes
Localisation Emprise du projet et aire d’étude rapprochée
Acteurs Expert botanique
Modalités de mise
en œuvre
L’ensemble des aménagements paysagers prévus dans le cadre du projet intégreront des espèces végétales indigènes adaptées à la zone biogéographique.
Les palettes végétales pourront être définies en concertation avec le CBNM et des pépiniéristes spécialisés.
Un arrosage sera assuré les deux premières années d’exploitation, en favorisant la récupération des eaux de pluies.
L’entretien des espaces végétalisés se fera de la façon la plus douce possible. Une attention particulière sera portée au suivi et à la lutte contre le développement des espèces exotiques envahissantes (opérations de dégagement des plantations à prévoir durant la période de GPA).
Les coupes de branches d’arbustes ou d’arbres seront réalisées au cours de l’hiver austral exclusivement afin de réduire le dérangement et le risque de destruction sur les espèces arboricoles telles que les oiseaux, les reptiles et le maki brun. Les techniques alternatives au désherbage chimique seront préférées telle que le paillage, le désherbage mécanique ou manuel.
Indication de coût Coût intégré au projet
Suivis de la mesure Rapport de récolement des espaces verts Plan de gestion des espaces verts (base 5 ans)
Mesures associées
ME01 : Évitement des sites à enjeux environnementaux et paysagers majeurs du territoire
MR03 : Mesure de biosécurité en phase chantier
MR07 : Assainissement : Gestion de rejets du projet dans le milieu naturel MR08 : Intégration paysagère et écologique du bassin de rétention et des noues associées
MR10 : Adaptation de l'éclairage artificiel
MR10 Adaptation de l'éclairage artificiel
Objectif(s) Réduire la pollution lumineuse
Communautés
biologiques visées Les insectes et l’avifaune nicheuse et migratrice
Localisation Emprise du projet
Acteurs Maître d’ouvrage, maître d’œuvre
Modalités de mise
en œuvre
La pollution lumineuse générée par l’éclairage nocturne a des effets négatifs sur l’avifaune (notamment migratrice) et l’entomofaune.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et
mesures
117
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
MR10 Adaptation de l'éclairage artificiel
Ainsi, l’adaptation de l’éclairage nocturne au sein du projet doit contribuer à limiter les impacts de perturbation sur certains groupes d’espèces.
Les adaptations concernent la durée, et l’orientation du faisceau lumineux, ainsi que la chaleur de la teinte de la lampe utilisée :
● Durée et orientation
Afin d’éviter la diffusion de la lumière, les principes suivants seront à respecter :
● Proscrire toute diffusion de la lumière vers le ciel,
● L’angle de projection ne dépassera pas 70° à partir du sol,
● Le mât sera d’une hauteur minimisée à 5m.
Pour limiter la durée de l’éclairage, certaines zones pourront être équipées de détecteurs de mouvement, de minuteries et de programmateurs, ou encore d’interrupteurs crépusculaires :
● Type de lampes
Les lampes émettant uniquement dans le visible et de couleur jaune à orange sont à privilégier, comme les lampes à sodium à basse pression.
Les verres plats devront être privilégiés par rapport aux vitres bombées dispersant plus la lumière.
La puissance des lampes sera adaptée aux réels besoins.
Indication de coût Intégré au projet
Suivis de la mesure Mise en place de ce type d’éclairage, principalement au niveau du littoral proche, au contact de la plage
Mesures associées
ME01 : Évitement des sites à enjeux environnementaux et paysagers majeurs du territoire
MR09 : Aménagement et gestion des espaces verts
MR11 Aménagement d'une zone tampon à l'interface entre le projet et la zone humide d’arrière- mangrove
Objectif(s) Restauration écologique de 0.25 ha environ à l’interface entre le projet et les ZH afin d’éviter les pollutions et dégradations diverses en utilisant une palette végétale locale.
Communautés
biologiques
visées
Toutes
Localisation Zones humides dans l’aire d’étude rapprochée
Acteurs Maître d’ouvrage, Maître d’œuvre, coordinateur environnemental, Conservatoire du littoral, CBNM
Modalités de
mise en
œuvre
Le projet de ZAE intègre l’aménagement d’une zone tampon de 0.25 ha en limite ouest des lots à l’interface avec la zone humide pour limiter les impacts sur l’arrière-mangrove (pollutions directes ou liées à l’écoulement des eaux pluviales notamment).Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et
mesures
118
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
MR11 Aménagement d'une zone tampon à l'interface entre le projet et la zone humide d’arrière- mangrove
Une attention particulière sera portée sur la circulation des engins sur ce secteurs du fait du caractère humide de la zone : les arbres remarquables et éventuels foyers d’invasion d’espèces exotiques seront préalablement piquetées par l’AMO environnement et un suivi spécifique sera mis en place durant la totalité des interventions.
Les palettes végétales composées d’espèces indigènes adaptées aux conditions humides du sol seront définies en concertation avec le CBNM et des pépiniéristes spécialisés (cf. palette végétale proposée ci-après basée sur les espèces d’ores-et-déjà présentes sur site, structurantes des milieux visés et disponibles facilement en pépinière).
A titre indicatif, les espèces suivantes sont préconisées pour leur statut d’indigénat et la facilité à mener à bien leur plantation :
Erythrina fusca
Ficus sycomorus
Thespesia populneoides
Thespesia populnea
Heritiera littoralis
Hibiscus tiliaceus
Barringtonia asiatica
Barringtonia racemosa
Le CBNM sera associé dans la démarche notamment dans le cadre de la collecte des semences.
Cette mesure sera réalisée dans le cadre du marché de travaux et fera l’objet d’un suivi spécifique par l’AMO environnement. Elle consistera en la plantation d’une dizaine de mètres de large actuellement occupé par des milieux agricoles (bananeraies parsemées de grands manguiers)
Compte tenu de l’état de dégradation des milieux naturels sur la zone, l’objectif de cette mesure n’est pas de restaurer l’habitat naturel mais bien de revégétaliser un secteur agricole dégradé à partir d’espèces indigènes adaptées (espèces caractéristiques de l’arrière-mangrove notamment).
La revégétalisation devra être accompagnée de travaux de lutte et de dégagement afin de limiter la dispersion et contrôler les principaux foyers d’espèces exotiques envahissantes les plus problématiques. L’entretien des plantations réalisées devra être assuré sur 10 années afin de garantir la reprise des plants et l’équilibre du milieu renaturé.
Les opérations de revégétalisation s’articuleront comme suit (cf. tableau ci-après pour plus de détails) :
- En phase travaux :
1. Piquetage de la zone par l’AMO environnement
2. Nettoyage de terrain et lutte EEE arbustive diffuse selon les secteurs : (anciens vergers, cultures et prairies et fourrés denses)
3. Fourniture et livraison des plants (environ 250 plants répartis selon différentes tailles de godets) 4. Plantation des secteurs à revégétaliser pour former un écran ;
- En phase GPA :
6. Dégagement, entretien des plantations et regarnis éventuels sur 2 années à raison de 2 passages par an
L’ensemble des opérations (phases travaux/GPA/exploitation) feront l’objet d’un suivi spécifique par un expert écologuePropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et
mesures
119
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
MR11 Aménagement d'une zone tampon à l'interface entre le projet et la zone humide d’arrière- mangrove
Indication de
coût
Phase travaux : 20 000 €
Phase GPA : 5 000 €
Suivis de la
mesure Suivi des aménagements, des parcelles renaturées et des espèces remarquables
Mesures
associées
ME01 : Évitement des sites à enjeux environnementaux et paysagers majeurs du territoire ME02 : Délimitation des emprises chantier et balisage préventif des arbres remarquables à conserver MR01 : Adaptation de la période des travaux sur l’année en cohérence avec le cycle biologique des espèces présentes
MR02 : Dispositif préventif de lutte contre une pollution et dispositif d’assainissement provisoire de gestion des eaux pluviales de chantier
MR03 : Mesure de biosécurité en phase chantier
MR07 : Assainissement : Gestion de rejets du projet dans le milieu naturel MR09 : Aménagement et gestion des espaces verts
MR10 : Adaptation de l'éclairage artificielPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et
mesures
120
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
3 Impacts résiduels après mesures
Quantification des impacts résiduels sur les milieux
Ce chapitre a pour objectif de quantifier les impacts résiduels surfaciques du projet sur les milieux identifiés dans le cadre du diagnostic et présentés dans ce dossier. Il s’agit de surfaces évaluées sur la base de l’emprise projet finale, transmise par la maitrise d’ouvrage, et après mise en œuvre des mesures d’évitement ou réduction.
Le tableau ci-dessous présente une évaluation des habitats et surfaces impactées par le projet.
Tableau 21 : Surfaces d'habitat sur l'aire d'étude rapprochée et impactées par le projet
Grand type de
milieu Libellé de l’habitat
Surface/linéaire
recensé sur aire
d’étude rapprochée
Surface/linéaire
résiduelle impactée
Habitats forestiers
Forêt caducifoliée sèche à semi-
sèche 0,57 ha 0 ha
Forêt hydromorphe - erythrinaie
intérieure à Raphia farinifera et
Erythrina fusca
9,67 ha 0 ha
Ripisylve des cours inférieurs 0,84 ha 0.038 ha
Eaux courantes non
marines
Lits majeurs et zone sous
influence de la nappe
d'accompagnement
1,14 ha 0,009 ha
Habitats
secondaires Padzas 0,4 ha 0 ha
Habitats
anthropisés
Culture, agro-forêts et friches
culturales, écran d’arbres 22,61 ha 5,344 ha
Habitats urbains et rudéraux 2,65 ha 0,676 ha
Total 37,88 ha 6,067 ha
Considérant les impacts bruts, la surface initiale impactée est de 6,1 ha d’habitats, représentés à 88% de milieux anthropisés et cultivés. Les différentes mesures (évitement et réduction) proposées permettent d’éviter une grande partie des habitats forestiers et humides. Les effets du projet concernent donc finalement les habitats anthropisés, à vocation majoritairement agricole, agroforestière. Il est à noter qu’un ensemble de mesures prennent également en considération les espèces indigènes, dont certaines patrimoniales, de ces milieux anthropisés, limitant aussi les effets du projet sur celles-ci. Enfin, la ripisylve fera l’objet d’un programme de renaturation.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et
mesures
121
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Evaluation et synthèse des impacts résiduels du projet
Le tableau suivant évalue les risques d’impacts du projet sur la faune, la flore et le milieu naturel en tenant compte de l’enjeu écologique, des effets du projet et en intégrant les mesures d’insertion écologique. Le niveau d’impact est évalué après intégration des mesures.
Pour chaque typologie d’impact, les tableaux indiquent :
● Les groupes biologiques ou habitats concernés ;
● Le niveau d’impact brut évalué ;
● Les mesures d’insertion écologique envisagées pour supprimer ou réduire les effets du projet ; ● Le niveau d’impact résiduel après intégration des mesures pour supprimer ou limiter les effets du projet.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et mesures
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
122
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
3.2.1 Quantification des impacts résiduels sur les habitats naturels
Habitat concerné Effet prévisible Phase du projet
Risque d'impact sur
les habitats/espèces
(impact « brut »)
Mesure d’atténuation Impact résiduel Conséquence sur la biodiversité
Forêt semi-
caducifoliée sèche
à semi-sèche
Destruction ou
dégradation
physique des
habitats naturels
Travaux
Destruction ou
dégradation deses 0,57
ha recensés sur l’aire
d’étude rapprochée en
phase chantier.
ME01 : Évitement des
sites à enjeux
environnementaux et
paysagers majeurs du
territoire
ME02 : Délimitation des
emprises chantier et
balisage préventif des
arbres remarquables à
conserver
Nul
Absence de perte de
biodiversité :
Les dispositifs mis en œuvre en
phase chantier permettront
d’éviter l’altération physique de
l’habitat.
Altération
biochimique des
milieux
Travaux
Risque de pollution et
de dégradation de
l’habitat (déchets,
polluants chimiques,
espèces invasives)
MR02 : Dispositif
préventif de lutte contre
une pollution et
dispositif
d’assainissement
provisoire de gestion
des eaux pluviales de
chantier
MR03 : Mesure de
biosécurité en phase
chantier
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les dispositifs mis en œuvre en
phase chantier permettront de
limiter le risque de pollution et
d’altération de l’habitat.
Exploitation
Risque de pollution et
de dégradation de
l’habitat (déchets,
polluants chimiques,
espèces invasives)
MR03 : Mesure de
biosécurité en phase
chantier
MR07 : Assainissement
: Gestion de rejets du
projet dans le milieu
naturel
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les dispositifs mis en œuvre en
phase exploitation permettront
de limiter le risque de pollution
et d’altération de l’habitat.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et mesures
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
123
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Habitat concerné Effet prévisible Phase du projet
Risque d'impact sur
les habitats/espèces
(impact « brut »)
Mesure d’atténuation Impact résiduel Conséquence sur la biodiversité
Forêt
hydromorphe -
erythrinaie
intérieure
Destruction ou
dégradation
physique des
habitats naturels
Travaux
Empiètement des
aménagements sur
l’habitat.
Dégradation des
secteurs en contact
avec l’aire d’étude
rapprochée.
ME01 : Évitement des
sites à enjeux
environnementaux et
paysagers majeurs du
territoire
ME02 : Délimitation des
emprises chantier et
balisage préventif des
arbres remarquables à
conserver
Nul
Absence de perte de
biodiversité :
Les dispositifs mis en œuvre en
phase chantier permettront
d’éviter l’altération physique de
l’habitat.
Exploitation
Dégradation des
secteurs en contact
avec l’aire d’étude
rapprochée
(fréquentation humaine))
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les dispositifs mis en œuvre en
phase exploitation permettront
de limiter le risque d’altération
physique de l’habitat.
Altération
biochimique des
milieux
Travaux
Risque de pollution et
de dégradation de
l’habitat (déchets,
polluants chimiques,
introduction des EEE)
MR02 : Dispositif
préventif de lutte contre
une pollution et
dispositif
d’assainissement
provisoire de gestion
des eaux pluviales de
chantier
MR03 : Mesure de
biosécurité en phase
chantier
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les dispositifs mis en œuvre en
phase chantier permettront de
limiter le risque de pollution et
d’altération de l’habitat.
Exploitation
Risque de pollution et
de dégradation de
l’habitat (déchets,
polluants chimiques)
MR07 : Assainissement
: Gestion de rejets du
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les dispositifs mis en œuvre en
phase exploitation permettrontPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et mesures
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
124
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Habitat concerné Effet prévisible Phase du projet
Risque d'impact sur
les habitats/espèces
(impact « brut »)
Mesure d’atténuation Impact résiduel Conséquence sur la biodiversité
projet dans le milieu
naturel
de limiter le risque de pollution
et d’altération de l’habitat.
Eaux courantes et
ripisylves du cours
inférieur des
rivières
Destruction ou
dégradation
physique des
habitats naturels
Travaux
Destruction ou
dégradation de l’habitat.
ME01 : Évitement des
sites à enjeux
environnementaux et
paysagers majeurs du
territoire
ME02 : Délimitation des
emprises chantier et
balisage préventif des
arbres remarquables à
conserver
Négligeable :
Destruction de 0,05
sur 1,98 ha
recensés sur l’aire
d’étude
rapprochée.
Absence de perte de
biodiversité :
Les dispositifs mis en œuvre en
phase chantier permettront
d’éviter l’altération physique de
l’habitat.
Exploitation
Dégradation de 1,14 ha
recensés sur l’aire
d’étude rapprochée.
MR07 : Assainissement
: Gestion de rejets du
projet dans le milieu
naturel
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les dispositifs mis en œuvre en
phase exploitation permettront
d’éviter l’altération de l’habitat.
Altération
biochimique des
milieux
Travaux
Risque de pollution et
de dégradation de
l’habitat (déchets,
polluants chimiques)
MR02 : Dispositif
préventif de lutte contre
une pollution et
dispositif
d’assainissement
provisoire de gestion
des eaux pluviales de
chantier
MR03 : Mesure de
biosécurité en phase
chantier
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les dispositifs mis en œuvre en
phase chantier permettront de
limiter le risque de pollution et
d’altération de l’habitat.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et mesures
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
125
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Habitat concerné Effet prévisible Phase du projet
Risque d'impact sur
les habitats/espèces
(impact « brut »)
Mesure d’atténuation Impact résiduel Conséquence sur la biodiversité
Exploitation
Risque de pollution et
de dégradation de
l’habitat (déchets,
polluants chimiques,
espèces invasives)
MR03 : Mesure de
biosécurité en phase
chantier
MR07 : Assainissement
: Gestion de rejets du
projet dans le milieu
naturel
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les dispositifs mis en œuvre en
phase exploitation permettront
de limiter le risque de pollution
et d’altération de l’habitat.
Padzas
Destruction ou
dégradation
physique des
habitats naturels
Travaux
Pas de destruction de
cet habitat sur l’aire
d’étude rapprochée.
ME01 : Évitement des
sites à enjeux
environnementaux et
paysagers majeurs du
territoire
ME02 : Délimitation des
emprises chantier et
balisage préventif des
arbres remarquables à
conserver
Nul
Absence de perte de
biodiversité :
Les dispositifs mis en œuvre en
phase chantier permettront
d’éviter l’altération de l’habitat.
Exploitation
Dégradation de 0,4 ha
recensés sur l’aire
d’étude rapprochée.
MR11 : Aménagement
d'une zone tampon à
l'interface entre le projet
et la zone humide à
l’arrière-mangrove
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les dispositifs mis en œuvre en
phase exploitation permettront
d’éviter l’altération de l’habitat.
Altération
biochimique des
milieux
Travaux
Risque de pollution et
de dégradation de
l’habitat (déchets,
polluants chimiques)
MR02 : Dispositif
préventif de lutte contre
une pollution et
dispositif
d’assainissement
provisoire de gestion
des eaux pluviales de
chantier
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les dispositifs mis en œuvre en
phase chantier permettront de
limiter le risque de pollution et
d’altération de l’habitat.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et mesures
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
126
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Habitat concerné Effet prévisible Phase du projet
Risque d'impact sur
les habitats/espèces
(impact « brut »)
Mesure d’atténuation Impact résiduel Conséquence sur la biodiversité
MR03 : Mesure de
biosécurité en phase
chantier
Exploitation
Risque de pollution et
de dégradation de
l’habitat (déchets,
polluants chimiques,
espèces invasives)
MR03 : Mesure de
biosécurité en phase
chantier
MR07 : Assainissement
: Gestion de rejets du
projet dans le milieu
naturel
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les dispositifs mis en œuvre en
phase exploitation permettront
de limiter le risque de pollution
et d’altération de l’habitat.
3.2.2 Quantification des impacts résiduels sur les zones humides
Tableau 18 : Impacts résiduels du projet sur les zones humides après applications des mesures d’atténuation
Espèces
concernées Effet prévisible
Phase du
projet
Risque d'impact sur
les habitats/espèces
(impact « brut »)
Mesure d’atténuation Impact résiduel Conséquence sur la biodiversité
Zone humide
avérée
Destruction ou
dégradation
physique des
habitats naturels
Travaux
Destruction de 0.45 ha
sur les 23,2 ha
recensés sur l’aire
d’étude rapprochée.
ME01 : Évitement des
sites à enjeux
environnementaux et
paysagers majeurs du
territoire
ME02 : Délimitation des
emprises chantier et
balisage préventif des
arbres remarquables à
conserver
Notable
Les dispositifs mis en œuvre en
phase chantier permettront d’éviter
l’altération d’une partie de l’habitat.
0.45 ha de zone humide seront
détruits.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et mesures
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
127
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Espèces
concernées Effet prévisible
Phase du
projet
Risque d'impact sur
les habitats/espèces
(impact « brut »)
Mesure d’atténuation Impact résiduel Conséquence sur la biodiversité
Exploitation
Dégradation de 23,2 ha
recensés sur l’aire
d’étude rapprochée.
MR11 : Aménagement
d'une zone tampon à
l'interface entre le projet
et la zone humide à
l’arrière-mangrove
Négligeable
Absence de perte de biodiversité :
Les dispositifs mis en œuvre en
phase exploitation permettront
d’éviter l’altération de la zone
humide.
Altération
biochimique des
milieux
Travaux
Risque de pollution et
de dégradation de
l’habitat (déchets,
polluants chimiques)
MR02 : Dispositif
préventif de lutte contre
une pollution et dispositif
d’assainissement
provisoire de gestion
des eaux pluviales de
chantier
MR03 : Mesure de
biosécurité en phase
chantier
Négligeable
Absence de perte de biodiversité :
Les dispositifs mis en œuvre en
phase chantier permettront de
limiter le risque de pollution et
d’altération de la zone humide.
Exploitation
Risque de pollution et
de dégradation de
l’habitat (déchets,
polluants chimiques,
espèces invasives)
MR03 : Mesure de
biosécurité en phase
chantier
MR07 : Assainissement :
Gestion de rejets du
projet dans le milieu
naturel
Négligeable
Absence de perte de biodiversité :
Les dispositifs mis en œuvre en
phase exploitation permettront de
limiter le risque de pollution et
d’altération de la zone humide.
Fonctionnalité de
la zone humide
en aval du projet
Exploitation
Risque de modification
de la température et
l’eutrophisation de l’eau
dû à la présence d’un
bassin de décantation
MR08 : Intégration
paysagère et écologique
du bassin de rétention et
des noues associées
Négligeable
Absence de perte de biodiversité :
Les adaptations du projet
permettront de limiter le risque de
d’altération de la fonctionnalité.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et mesures
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
128
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAMPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et mesures
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
129
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
3.2.3 Quantification des impacts résiduels sur les espèces végétales
Tableau 19 : Impacts résiduels du projet sur les espèces végétales après applications des mesures d’atténuation
Espèces
concernées Effet prévisible
Phase du
projet
Risque d'impact sur
les habitats/espèces
(impact « brut »)
Mesure d’atténuation Impact résiduel Conséquence sur la biodiversité
Espèces
patrimoniales
(12) :
Acrostichum
aureum
Begonia
anjuanensis
Calophyllum
inophyllum
Cayratia
imerinensis
Erythrina fusca
Erythroxylum
corymbosum
Ficus rubra
Pellaea
pectiniformis
Platycerium
alcicorne
Destruction des
individus
Travaux
Destruction de 1
individu recensé sur
l’aire d’étude
rapprochée
ME01 : Évitement des
sites à enjeux
environnementaux et
paysagers majeurs du
territoire
Nul
Absence de perte de biodiversité :
La variante de tracé retenue permet
d’éviter tout impact de destruction
du secteur abritant la seule
population recensée.
Destruction ou
dégradation
physique des
habitats
d’espèces
Risque de pollution et
de dégradation de l’aire
d’étude rapprochée
(déchets, polluants
chimiques)
MR02 : Dispositif
préventif de lutte contre
les pollutions et dispositif
d’assainissement
provisoire de gestion
des eaux pluviales en
phase chantier
Nul
Absence de perte de biodiversité :
Les dispositifs mis en œuvre en
phase chantier permettront de
limiter le risque de pollution et
d’altération de l’habitat de ces
espèces.
Risque de dégradation
des habitats par les
engins de chantier et
développement des
EEE
MR03 : Mesure de
biosécurité en phase
chantier
Nul
Absence de perte de biodiversité :
De nombreux habitats favorables à
l'accomplissement du cycle
biologique sont préservés à
proximité du projet.
Exploitation
Risque de pollution et
de dégradation de l’aire
d’étude rapprochée
(déchets, polluants
chimiques)
MR07 : Assainissement :
Gestion de rejets du
projet dans le milieu
naturel
Nul
Absence de perte de biodiversité :
Les dispositifs mis en œuvre en
phase exploitation permettront de
limiter le risque de pollution et
d’altération de l’habitat de ces
espèces.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et mesures
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
130
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Espèces
concernées Effet prévisible
Phase du
projet
Risque d'impact sur
les habitats/espèces
(impact « brut »)
Mesure d’atténuation Impact résiduel Conséquence sur la biodiversité
Pteris linearis
Pteris tripartita
Pteris vittata
Raphia farinifera
Espèces
indigènes à enjeu
faible (65)
Destruction ou
dégradation
physique des
habitats
d’espèces
Travaux
Risque de dégradation
des habitats par les
engins de chantier et
développement des
EEE
ME01 : Évitement des
sites à enjeux
environnementaux et
paysagers majeurs du
territoire
ME02 : Délimitation des
emprises chantier et
balisage préventif des
arbres remarquables à
conserver
MR03 : Mesure de
biosécurité en phase
chantier
MR06 : Assurer la
conservation des
habitats dans la zone
d’aménagement des lots
MR09 : Aménagement
et gestion des espaces
verts
Négligeable
Absence de perte de biodiversité :
De nombreux habitats favorables à
l'accomplissement du cycle
biologique sont préservés à
proximité du projet.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et mesures
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
131
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Espèces
concernées Effet prévisible
Phase du
projet
Risque d'impact sur
les habitats/espèces
(impact « brut »)
Mesure d’atténuation Impact résiduel Conséquence sur la biodiversité
Destruction des
individus Travaux
Destruction d’un
individu de chacune de
ces espèces
ME01 : Évitement des
sites à enjeux
environnementaux et
paysagers majeurs du
territoire
ME02 : Délimitation des
emprises chantier et
balisage préventif des
arbres remarquables à
conserver
MR06 : Assurer la
conservation des
habitats dans la zone
d’aménagement des lots
MR09 : Aménagement
et gestion des espaces
verts
MR11 : Aménagement
d'une zone tampon à
l'interface entre le projet
et la zone humide à
l’arrière-mangrove.
Négligeable
Absence de perte de biodiversité :
L’aménagement des espaces verts
et d’une zone tampon pourra
permettre le développement
d’individus de ces espèces
Altération
biochimique des
milieux
Travaux
Risque de pollution et
de dégradation de l’aire
d’étude rapprochée
(déchets, polluants
chimiques)
MR02 : Dispositif
préventif de lutte contre
une pollution et dispositif
d’assainissement
provisoire de gestion
des eaux pluviales de
chantier.
Négligeable
Absence de perte de biodiversité :
Les dispositifs mis en œuvre en
phase chantier permettront de
limiter le risque de pollution et
d’altération de l’habitat de ces
espèces.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et mesures
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
132
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Espèces
concernées Effet prévisible
Phase du
projet
Risque d'impact sur
les habitats/espèces
(impact « brut »)
Mesure d’atténuation Impact résiduel Conséquence sur la biodiversité
Exploitation
Risque de pollution et
de dégradation de l’aire
d’étude rapprochée
(déchets, polluants
chimiques)
MR07 : Assainissement :
Gestion de rejets du
projet dans le milieu
naturel
MR09 : Aménagement
et gestion des espaces
verts
Négligeable
Absence de perte de biodiversité :
Les dispositifs mis en œuvre en
phase d’exploitation permettront de
limiter le risque de pollution et
d’altération de l’habitat de ces
espèces.
3.2.4 Quantification des impacts résiduels sur les invertébrés
Tableau 20 : Impacts résiduels du projet sur les invertébrés après application des mesures d’atténuation
Espèces ou
cortège
d’espèces
concernées
Effet prévisible Phase du projet
Risque d'impact sur
les habitats/espèces
(impact « brut »)
Mesure d’atténuation Impact résiduel Conséquence sur la biodiversité
Amauris nossima
Hypolimnas
anthedon
Destruction
d’individus
Travaux
Destruction d’individus
de l’espèce
MR01 : Adaptation de la
période des travaux sur
l’année en cohérence
avec le cycle biologique
des espèces présentes
MR04 : Adaptation du
mode de défrichement
pour faciliter la fuite de
la faune
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les mesures mises en œuvre
permettront de limiter la
destruction d’individus.
Destruction ou
dégradation
physique des
habitats de l’espèce
Destruction d’une
mosaïque d’habitats
dégradés favorables à
ME02 : Délimitation des
emprises chantier et
balisage préventif des
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
De nombreux habitats favorables
à l'accomplissement du cyclePropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et mesures
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
133
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Espèces ou
cortège
d’espèces
concernées
Effet prévisible Phase du projet
Risque d'impact sur
les habitats/espèces
(impact « brut »)
Mesure d’atténuation Impact résiduel Conséquence sur la biodiversité
l’accomplissement du
cycle biologique
arbres remarquables à
conserver
MR06 : Assurer la
conservation des
habitats dans la zone
d’aménagement des lots
MR09 : Aménagement
et gestion des espaces
verts
MR11 : Aménagement
d'une zone tampon à
l'interface entre le projet
et la zone humide à
l’arrière-mangrove
biologique sont préservés à
proximité du projet.
Des espaces favorables seront
renaturés.
Exploitation
Risque de dégradation
des habitats du cortège
par invasion d’EEE
MR03 : Mesure de
biosécurité en phase
chantier
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les mesures mises en œuvre
permettront de maintenir les
conditions biochimiques et
physiques des milieux.
De nombreux habitats favorables
à l'accomplissement du cycle
biologique sont préservés à
proximité du projet.
Des espaces favorables seront
renaturés.
Altération
biochimique des
milieux Travaux
Destruction d’une
mosaïque d’habitats
dégradés favorables à
MR02 : Dispositif
préventif de lutte contre
une pollution et dispositif
d’assainissement
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
De nombreux habitats favorables
à l'accomplissement du cyclePropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et mesures
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
134
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Espèces ou
cortège
d’espèces
concernées
Effet prévisible Phase du projet
Risque d'impact sur
les habitats/espèces
(impact « brut »)
Mesure d’atténuation Impact résiduel Conséquence sur la biodiversité
l’accomplissement du
cycle biologique
provisoire de gestion
des eaux pluviales de
chantier
biologique sont préservés à
proximité du projet.
Des espaces favorables seront
renaturés.
Les mesures mises en œuvre
permettront de maintenir les
conditions biochimiques et
physiques des milieux.
Exploitation
Risque de dégradation
des habitats de
l’espèce par des
substances polluantes,
ou encore la pollution
des sols par les
hydrocarbures.
MR07 : Assainissement :
Gestion de rejets du
projet dans le milieu
naturel
MR09 : Aménagement
et gestion des espaces
verts
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les mesures mises en œuvre
permettront de maintenir les
conditions biochimiques et
physiques des milieux.
Perturbation des
individus Travaux
Risque de perturbation
des individus
MR01 : Adaptation de la
période des travaux sur
l’année en cohérence
avec le cycle biologique
des espèces présentes
MR04 : Adaptation du
mode de défrichement
pour faciliter la fuite de
la faune
MR06 : Conservation
des habitats dans la
zone d’aménagement
des lots
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les mesures mises en œuvre
permettront de limiter les
perturbations sur les invertébrés
du cortège.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et mesures
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
135
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Espèces ou
cortège
d’espèces
concernées
Effet prévisible Phase du projet
Risque d'impact sur
les habitats/espèces
(impact « brut »)
Mesure d’atténuation Impact résiduel Conséquence sur la biodiversité
MR10 : Adaptation de
l'éclairage artificiel
Exploitation Risque de perturbation des individus
MR09 : Aménagement
et gestion des espaces
verts
MR10 : Adaptation de
l'éclairage artificiel
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les mesures mises en œuvre
permettront de limiter les
perturbations sur les invertébrés
du cortège
Odonates :
Orthetrum
azureum
Platycnemis
agrioides
Destruction
d’individus
Travaux
Destruction d’individus
de l’espèce
MR01 : Adaptation de la
période des travaux sur
l’année en cohérence
avec le cycle biologique
des espèces présentes
MR04 : Adaptation du
mode de défrichement
pour faciliter la fuite de
la faune
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les mesures mises en œuvre
permettront de limiter la
destruction d’individus.
Destruction ou
dégradation
physique des
habitats de l’espèce
Destruction d’une
mosaïque d’habitats
dégradés favorables à
l’accomplissement du
cycle biologique
ME02 : Délimitation des
emprises chantier et
balisage préventif des
arbres remarquables à
conserver
MR06 : Assurer la
conservation des
habitats dans la zone
d’aménagement des lots
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
De nombreux habitats favorables
à l'accomplissement du cycle
biologique sont préservés à
proximité du projet.
Des espaces favorables seront
renaturés.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et mesures
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
136
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Espèces ou
cortège
d’espèces
concernées
Effet prévisible Phase du projet
Risque d'impact sur
les habitats/espèces
(impact « brut »)
Mesure d’atténuation Impact résiduel Conséquence sur la biodiversité
MR09 : Aménagement
et gestion des espaces
verts
MR11 : Aménagement
d'une zone tampon à
l'interface entre le projet
et la zone humide à
l’arrière-mangrove
Exploitation
Risque de dégradation
des habitats du cortège
par invasion d’EEE
MR03 : Mesure de
biosécurité en phase
chantier
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les mesures mises en œuvre
permettront de maintenir les
conditions biochimiques et
physiques des milieux.
Altération
biochimique des
milieux
Travaux
Destruction d’une
mosaïque d’habitats
dégradés favorables à
l’accomplissement du
cycle biologique
MR02 : Dispositif
préventif de lutte contre
une pollution et dispositif
d’assainissement
provisoire de gestion
des eaux pluviales de
chantier
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
De nombreux habitats favorables
à l'accomplissement du cycle
biologique sont préservés à
proximité du projet.
Des espaces favorables seront
renaturés.
Les mesures mises en œuvre
permettront de maintenir les
conditions biochimiques et
physiques des milieux.
Exploitation
Risque de dégradation
des habitats de
l’espèce par des
substances polluantes,
ou encore la pollution
MR07 : Assainissement :
Gestion de rejets du
projet dans le milieu
naturel
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les mesures mises en œuvre
permettront de maintenir lesPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et mesures
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
137
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Espèces ou
cortège
d’espèces
concernées
Effet prévisible Phase du projet
Risque d'impact sur
les habitats/espèces
(impact « brut »)
Mesure d’atténuation Impact résiduel Conséquence sur la biodiversité
des sols par les
hydrocarbures.
MR09 : Aménagement
et gestion des espaces
verts
conditions biochimiques et
physiques des milieux.
Perturbation des
individus
Travaux Risque de perturbation des individus
MR01 : Adaptation de la
période des travaux sur
l’année en cohérence
avec le cycle biologique
des espèces présentes
MR04 : Adaptation du
mode de défrichement
pour faciliter la fuite de
la faune
MR06 : Conservation
des habitats dans la
zone d’aménagement
des lots
MR10 : Adaptation de
l'éclairage artificiel
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les mesures mises en œuvre
permettront de limiter les
perturbations sur les invertébrés
du cortège.
Exploitation Risque de perturbation des individus
MR09 : Aménagement
et gestion des espaces
verts
MR10 : Adaptation de
l'éclairage artificiel
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les mesures mises en œuvre
permettront de limiter les
perturbations sur les invertébrés
du cortège
Sesarmops
impressus
Destruction
d’individus Travaux
Destruction d’individus
de l’espèce
MR01 : Adaptation de la
période des travaux sur
l’année en cohérence
avec le cycle biologique
des espèces présentes
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les mesures mises en œuvre
permettront de limiter la
destruction d’individus.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et mesures
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
138
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Espèces ou
cortège
d’espèces
concernées
Effet prévisible Phase du projet
Risque d'impact sur
les habitats/espèces
(impact « brut »)
Mesure d’atténuation Impact résiduel Conséquence sur la biodiversité
MR04 : Adaptation du
mode de défrichement
pour faciliter la fuite de
la faune
Destruction ou
dégradation
physique des
habitats de l’espèce
Destruction d’une
mosaïque d’habitats
dégradés favorables à
l’accomplissement du
cycle biologique
ME02 : Délimitation des
emprises chantier et
balisage préventif des
arbres remarquables à
conserver
MR06 : Assurer la
conservation des
habitats dans la zone
d’aménagement des lots
MR09 : Aménagement
et gestion des espaces
verts
MR11 : Aménagement
d'une zone tampon à
l'interface entre le projet
et la zone humide à
l’arrière-mangrove
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
De nombreux habitats favorables
à l'accomplissement du cycle
biologique sont préservés à
proximité du projet.
Des espaces favorables seront
renaturés.
Exploitation
Risque de dégradation
des habitats du cortège
par invasion d’EEE
MR03 : Mesure de
biosécurité en phase
chantier
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les mesures mises en œuvre
permettront de maintenir les
conditions biochimiques et
physiques des milieux.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et mesures
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
139
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Espèces ou
cortège
d’espèces
concernées
Effet prévisible Phase du projet
Risque d'impact sur
les habitats/espèces
(impact « brut »)
Mesure d’atténuation Impact résiduel Conséquence sur la biodiversité
Altération
biochimique des
milieux
Travaux
Destruction d’une
mosaïque d’habitats
dégradés favorables à
l’accomplissement du
cycle biologique
MR02 : Dispositif
préventif de lutte contre
une pollution et dispositif
d’assainissement
provisoire de gestion
des eaux pluviales de
chantier
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
De nombreux habitats favorables
à l'accomplissement du cycle
biologique sont préservés à
proximité du projet.
Des espaces favorables seront
renaturés.
Les mesures mises en œuvre
permettront de maintenir les
conditions biochimiques et
physiques des milieux.
Exploitation
Risque de dégradation
des habitats de
l’espèce par des
substances polluantes,
ou encore la pollution
des sols par les
hydrocarbures.
MR07 : Assainissement :
Gestion de rejets du
projet dans le milieu
naturel
MR09 : Aménagement
et gestion des espaces
verts
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les mesures mises en œuvre
permettront de maintenir les
conditions biochimiques et
physiques des milieux.
Perturbation des
individus Travaux
Risque de perturbation
des individus
MR01 : Adaptation de la
période des travaux sur
l’année en cohérence
avec le cycle biologique
des espèces présentes
MR04 : Adaptation du
mode de défrichement
pour faciliter la fuite de
la faune
MR06 : Conservation
des habitats dans la
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les mesures mises en œuvre
permettront de limiter les
perturbations sur les invertébrés
du cortège.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et mesures
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
140
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Espèces ou
cortège
d’espèces
concernées
Effet prévisible Phase du projet
Risque d'impact sur
les habitats/espèces
(impact « brut »)
Mesure d’atténuation Impact résiduel Conséquence sur la biodiversité
zone d’aménagement
des lots
MR10 : Adaptation de
l'éclairage artificiel
Exploitation Risque de perturbation des individus
MR09 : Aménagement
et gestion des espaces
verts
MR10 : Adaptation de
l'éclairage artificiel
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les mesures mises en œuvre
permettront de limiter les
perturbations sur les invertébrés
du cortège
Autres espèces à
enjeu moyen :
Acraea lia
Borbo gemella
Byblia anvatara
Cyphononyx
bretonii
Traminda
vividaria
Destruction
d’individus Travaux
Destruction d’individus
de l’espèce
MR01 : Adaptation de la
période des travaux sur
l’année en cohérence
avec le cycle biologique
des espèces présentes
MR04 : Adaptation du
mode de défrichement
pour faciliter la fuite de
la faune
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les mesures mises en œuvre
permettront de limiter la
destruction d’individus.
Destruction ou
dégradation
physique des
habitats de l’espèce
Destruction d’une
mosaïque d’habitats
dégradés favorables à
l’accomplissement du
cycle biologique
ME02 : Délimitation des
emprises chantier et
balisage préventif des
arbres remarquables à
conserver
MR06 : Assurer la
conservation des
habitats dans la zone
d’aménagement des lots
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
De nombreux habitats favorables
à l'accomplissement du cycle
biologique sont préservés à
proximité du projet.
Des espaces favorables seront
renaturés.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et mesures
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
141
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Espèces ou
cortège
d’espèces
concernées
Effet prévisible Phase du projet
Risque d'impact sur
les habitats/espèces
(impact « brut »)
Mesure d’atténuation Impact résiduel Conséquence sur la biodiversité
MR09 : Aménagement
et gestion des espaces
verts
MR11 : Aménagement
d'une zone tampon à
l'interface entre le projet
et la zone humide à
l’arrière-mangrove
Exploitation
Risque de dégradation
des habitats du cortège
par invasion d’EEE
MR03 : Mesure de
biosécurité en phase
chantier
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les mesures mises en œuvre
permettront de maintenir les
conditions biochimiques et
physiques des milieux.
Altération
biochimique des
milieux
Travaux
Destruction d’une
mosaïque d’habitats
dégradés favorables à
l’accomplissement du
cycle biologique
MR02 : Dispositif
préventif de lutte contre
une pollution et dispositif
d’assainissement
provisoire de gestion
des eaux pluviales de
chantier
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
De nombreux habitats favorables
à l'accomplissement du cycle
biologique sont préservés à
proximité du projet.
Des espaces favorables seront
renaturés.
Les mesures mises en œuvre
permettront de maintenir les
conditions biochimiques et
physiques des milieux.
Exploitation
Risque de dégradation
des habitats de
l’espèce par des
substances polluantes,
MR07 : Assainissement :
Gestion de rejets du
projet dans le milieu
naturel
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les mesures mises en œuvre
permettront de maintenir lesPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et mesures
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
142
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Espèces ou
cortège
d’espèces
concernées
Effet prévisible Phase du projet
Risque d'impact sur
les habitats/espèces
(impact « brut »)
Mesure d’atténuation Impact résiduel Conséquence sur la biodiversité
ou encore la pollution
des sols par les
hydrocarbures.
MR09 : Aménagement
et gestion des espaces
verts
conditions biochimiques et
physiques des milieux.
Perturbation des
individus
Travaux Risque de perturbation des individus
MR01 : Adaptation de la
période des travaux sur
l’année en cohérence
avec le cycle biologique
des espèces présentes
MR04 : Adaptation du
mode de défrichement
pour faciliter la fuite de
la faune
MR06 : Conservation
des habitats dans la
zone d’aménagement
des lots
MR10 : Adaptation de
l'éclairage artificiel
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les mesures mises en œuvre
permettront de limiter les
perturbations sur les invertébrés
du cortège.
Exploitation Risque de perturbation des individus
MR08 : Aménagement
et gestion des espaces
verts
MR10 : Adaptation de
l'éclairage artificiel
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les mesures mises en œuvre
permettront de limiter les
perturbations sur les invertébrés
du cortège
Espèces à enjeu
faible
Destruction
d’individus Travaux
Destruction d’individus
de l’espèce
MR01 : Adaptation de la
période des travaux sur
l’année en cohérence
Négligeable Absence de perte de biodiversité :Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et mesures
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
143
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Espèces ou
cortège
d’espèces
concernées
Effet prévisible Phase du projet
Risque d'impact sur
les habitats/espèces
(impact « brut »)
Mesure d’atténuation Impact résiduel Conséquence sur la biodiversité
avec le cycle biologique
des espèces présentes
MR04 : Adaptation du
mode de défrichement
pour faciliter la fuite de
la faune
Les mesures mises en œuvre
permettront de limiter la
destruction d’individus.
Destruction ou
dégradation
physique des
habitats de l’espèce
Destruction d’une
mosaïque d’habitats
dégradés favorables à
l’accomplissement du
cycle biologique
ME02 : Délimitation des
emprises chantier et
balisage préventif des
arbres remarquables à
conserver
MR06 : Assurer la
conservation des
habitats dans la zone
d’aménagement des lots
MR09 : Aménagement
et gestion des espaces
verts
MR11 : Aménagement
d'une zone tampon à
l'interface entre le projet
et la zone humide à
l’arrière-mangrove
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
De nombreux habitats favorables
à l'accomplissement du cycle
biologique sont préservés à
proximité du projet.
Des espaces favorables seront
renaturés.
Exploitation
Risque de dégradation
des habitats du cortège
par invasion d’EEE
MR03 : Mesure de
biosécurité en phase
chantier
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les mesures mises en œuvre
permettront de maintenir lesPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et mesures
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
144
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Espèces ou
cortège
d’espèces
concernées
Effet prévisible Phase du projet
Risque d'impact sur
les habitats/espèces
(impact « brut »)
Mesure d’atténuation Impact résiduel Conséquence sur la biodiversité
conditions biochimiques et
physiques des milieux.
Altération
biochimique des
milieux
Travaux
Destruction d’une
mosaïque d’habitats
dégradés favorables à
l’accomplissement du
cycle biologique
MR02 : Dispositif
préventif de lutte contre
une pollution et dispositif
d’assainissement
provisoire de gestion
des eaux pluviales de
chantier
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
De nombreux habitats favorables
à l'accomplissement du cycle
biologique sont préservés à
proximité du projet.
Des espaces favorables seront
renaturés.
Les mesures mises en œuvre
permettront de maintenir les
conditions biochimiques et
physiques des milieux.
Exploitation
Risque de dégradation
des habitats de
l’espèce par des
substances polluantes,
ou encore la pollution
des sols par les
hydrocarbures.
MR07 : Assainissement :
Gestion de rejets du
projet dans le milieu
naturel
MR09 : Aménagement
et gestion des espaces
verts
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les mesures mises en œuvre
permettront de maintenir les
conditions biochimiques et
physiques des milieux.
Perturbation des
individus Travaux
Risque de perturbation
des individus
MR01 : Adaptation de la
période des travaux sur
l’année en cohérence
avec le cycle biologique
des espèces présentes
MR04 : Adaptation du
mode de défrichement
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les mesures mises en œuvre
permettront de limiter les
perturbations sur les invertébrés
du cortège.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et mesures
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
145
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Espèces ou
cortège
d’espèces
concernées
Effet prévisible Phase du projet
Risque d'impact sur
les habitats/espèces
(impact « brut »)
Mesure d’atténuation Impact résiduel Conséquence sur la biodiversité
pour faciliter la fuite de
la faune
MR06 : Conservation
des habitats dans la
zone d’aménagement
des lots
MR10 : Adaptation de
l'éclairage artificiel
Exploitation Risque de perturbation des individus
MR09 : Aménagement
et gestion des espaces
verts
MR10 : Adaptation de
l'éclairage artificiel
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les mesures mises en œuvre
permettront de limiter les
perturbations sur les invertébrés
du cortège
3.2.5 Quantification des impacts résiduels sur les reptiles et amphibiens
Tableau 21 : Impacts résiduels du projet sur les reptiles et amphibiens après application des mesures d’atténuation
Espèces ou
cortège
d’espèces
concernées
Effet prévisible Phase du projet
Risque d'impact sur
les habitats/espèces
(impact « brut »)
Mesure d’atténuation Impact résiduel Conséquence sur la biodiversité
Grenouille
transmarine de
Mayotte, Rainette
nautique de
Mayotte
Destruction ou
dégradation
physique des
habitats d’espèces
Travaux Dégradation d’habitat favorable
ME01 : Évitement des
sites à enjeux
environnementaux et
paysagers majeurs du
territoire
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
L’habitat des espèces est évité et
ne sera pas dégradé.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et mesures
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
146
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Espèces ou
cortège
d’espèces
concernées
Effet prévisible Phase du projet
Risque d'impact sur
les habitats/espèces
(impact « brut »)
Mesure d’atténuation Impact résiduel Conséquence sur la biodiversité
ME02 : Délimitation des
emprises chantier et
balisage préventif des
arbres remarquables à
conserver
MR08 : Intégration
paysagère et écologique
du bassin de rétention et
des noues associées
MR11 : Aménagement
d'une zone tampon à
l'interface entre le projet
et la zone humide à
l’arrière-mangrove
La création d’une zone tampon et
d’un bassin de rétention avec
noues améliorera l’habitat
favorable aux espèces.
Destruction
d’individus
d’espèces Travaux
Risque de destruction
directe d’individus ou
de pontes par les
engins de chantier
MR01 : Adaptation de la
période des travaux sur
l’année en cohérence
avec le cycle biologique
des espèces présentes
MR04 : Adaptation du
mode de défrichement
pour faciliter la fuite de la
faune
MR05 : Vérifications des
emprises par un
écologue en amont du
débroussaillage et
prélèvement ou
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
L’écologue de chantier vérifiera
l’absence d’individus et à défaut
pourra procéder à un
déplacement des individus
observés.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et mesures
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
147
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Espèces ou
cortège
d’espèces
concernées
Effet prévisible Phase du projet
Risque d'impact sur
les habitats/espèces
(impact « brut »)
Mesure d’atténuation Impact résiduel Conséquence sur la biodiversité
sauvetage avant
destruction de
spécimens d'espèces de
reptiles patrimoniaux
MR06 : Conservation
des habitats dans la
zone d’aménagement
des lots
Perturbation des
individus Travaux
Risque de perturbation
des individus durant la
phase chantier
ME02 : Délimitation des
emprises chantier et
balisage préventif des
arbres remarquables à
conserver
MR01 : Adaptation de la
période des travaux sur
l’année en cohérence
avec le cycle biologique
des espèces présentes
MR06 : Conservation
des habitats dans la
zone d’aménagement
des lots
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les mesures mises en œuvre
permettront de limiter les
perturbations sur l’espèce.
Dégradation des
fonctionnalités
écologiques Exploitation
Rupture des corridors
actuels de diffusion des
espèces du cortège
ME01 : Évitement des
sites à enjeux
environnementaux et
paysagers majeurs du
territoire
MR08 : Intégration
paysagère et écologique
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les habitats favorables sont
évités ainsi que les corridors
(ripisylves, arrière-mangrove et
cours d’eau).
La création d’une zone tampon et
d’un bassin de rétention avecPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et mesures
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
148
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Espèces ou
cortège
d’espèces
concernées
Effet prévisible Phase du projet
Risque d'impact sur
les habitats/espèces
(impact « brut »)
Mesure d’atténuation Impact résiduel Conséquence sur la biodiversité
du bassin de rétention et
des noues associées
MR09 : Aménagement et
gestion des espaces
verts
MR11 : Aménagement
d'une zone tampon à
l'interface entre le projet
et la zone humide à
l’arrière-mangrove
noues améliorera l’habitat
favorable aux espèces.
Couleuvre des
cocotiers, Gecko
diurne à ligne
dorsale rouge de
Mayotte,
Caméléon de
Mayotte
Destruction ou
dégradation
physique des
habitats d’espèces
Travaux Dégradation d’habitat favorable
ME01 : Évitement des
sites à enjeux
environnementaux et
paysagers majeurs du
territoire
ME02 : Délimitation des
emprises chantier et
balisage préventif des
arbres remarquables à
conserver
MR08 : Intégration
paysagère et écologique
du bassin de rétention et
des noues associées
MR11 : Aménagement
d'une zone tampon à
l'interface entre le projet
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
La création d’une zone tampon et
d’un bassin de rétention avec
noues améliorera l’habitat
favorable aux espèces.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et mesures
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
149
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Espèces ou
cortège
d’espèces
concernées
Effet prévisible Phase du projet
Risque d'impact sur
les habitats/espèces
(impact « brut »)
Mesure d’atténuation Impact résiduel Conséquence sur la biodiversité
et la zone humide à
l’arrière-mangrove
Destruction
d’individus
d’espèces Travaux
Risque de destruction
directe d’individus ou
de pontes par les
engins de chantier
MR01 : Adaptation de la
période des travaux sur
l’année en cohérence
avec le cycle biologique
des espèces présentes
MR04 : Adaptation du
mode de défrichement
pour faciliter la fuite de la
faune
MR05 : Vérifications des
emprises par un
écologue en amont du
débroussaillage et
prélèvement ou
sauvetage avant
destruction de
spécimens d'espèces de
reptiles patrimoniaux
MR06 : Conservation
des habitats dans la
zone d’aménagement
des lots
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
L’écologue de chantier vérifiera
l’absence d’individus et à défaut
pourra procéder à un
déplacement des individus
observés.
Perturbation des
individus Travaux
Risque de perturbation
des individus durant la
phase chantier
ME02 : Délimitation des
emprises chantier et
balisage préventif des
arbres remarquables à
conserver
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les mesures mises en œuvre
permettront de limiter les
perturbations sur l’espèce.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et mesures
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
150
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Espèces ou
cortège
d’espèces
concernées
Effet prévisible Phase du projet
Risque d'impact sur
les habitats/espèces
(impact « brut »)
Mesure d’atténuation Impact résiduel Conséquence sur la biodiversité
MR01 : Adaptation de la
période des travaux sur
l’année en cohérence
avec le cycle biologique
des espèces présentes
MR06 : Conservation
des habitats dans la
zone d’aménagement
des lots
Dégradation des
fonctionnalités
écologiques Exploitation
Rupture des corridors
actuels de diffusion des
espèces du cortège
ME01 : Évitement des
sites à enjeux
environnementaux et
paysagers majeurs du
territoire
MR08 : Intégration
paysagère et écologique
du bassin de rétention et
des noues associées
MR09 : Aménagement et
gestion des espaces
verts
MR10 : Intégration
paysagère et écologique
du bassin de rétention et
des noues associées
MR11 : Aménagement
d'une zone tampon à
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Des habitats favorables sont
évités ainsi que des corridors.
La création d’une zone tampon et
d’un bassin de rétention avec
noues améliorera l’habitat
favorable aux espèces.
Un corridor de déplacement pour
les espèces en-dessous de la
route près du passage de la
noue sera créé.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et mesures
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
151
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Espèces ou
cortège
d’espèces
concernées
Effet prévisible Phase du projet
Risque d'impact sur
les habitats/espèces
(impact « brut »)
Mesure d’atténuation Impact résiduel Conséquence sur la biodiversité
l'interface entre le projet
et la zone humide à
l’arrière-mangrove
3.2.6 Quantification des impacts résiduels sur les oiseaux
Tableau 22 : Impacts résiduels du projet sur les oiseaux après application des mesures d’atténuation
Espèces ou
cortège
d’espèces
concernées
Effet prévisible Phase du projet
Risque d'impact sur
les habitats/espèces
(impact « brut »)
Mesure d’atténuation Impact résiduel Conséquence sur la biodiversité
Epervier de
Frances
Martin-pêcheur
vintsi
Drongo de
Mayotte
Moucherolle
malgache
Petit Duc de
Mayotte
Destruction ou
dégradation
physique des
habitats d’espèces
Risque de
destruction
d’individus ou de
pontes
Travaux
Destruction ou
dégradation des zones
de nidification
ME01 : Évitement des
sites à enjeux
environnementaux et
paysagers majeurs du
territoire
ME02 : Délimitation des
emprises chantier et
balisage préventif des
arbres remarquables à
conserver
MR02 : Dispositif
préventif de lutte contre
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les espaces de reproduction
identifiés sont préservés.
Une zone tampon près de
l’arrière-mangrove favorable au
cortège sera renaturée.
Les mesures mises en œuvre
permettront de maintenir les
conditions biochimiques et
physiques des milieux.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et mesures
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
152
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Espèces ou
cortège
d’espèces
concernées
Effet prévisible Phase du projet
Risque d'impact sur
les habitats/espèces
(impact « brut »)
Mesure d’atténuation Impact résiduel Conséquence sur la biodiversité
Souimanga de
Mayotte
Zosterops de
Mayotte
une pollution et dispositif
d’assainissement
provisoire de gestion des
eaux pluviales de
chantier
MR11 : Aménagement
d'une zone tampon à
l'interface entre le projet
et la zone humide à
l’arrière-mangrove
Dérangement,
perturbation Travaux
Risque de perturbation
des individus durant la
phase chantier
ME02 : Délimitation des
emprises chantier et
balisage préventif des
arbres remarquables à
conserver
MR01 : Adaptation de la
période des travaux sur
l’année en cohérence
avec le cycle biologique
des espèces présentes
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les travaux seront éloignés des
sites de nidification de ces
espèces et seront restreints à
des périodes diurnes.
Dégradation des
fonctionnalités
écologiques Exploitation
Rupture des corridors
actuels de diffusion des
espèces du cortège
ME01 : Évitement des
sites à enjeux
environnementaux et
paysagers majeurs du
territoire
MR09 : Adaptation de
l'éclairage artificiel
Nul
Absence de perte de
biodiversité :
Les fonctionnalités écologiques
ne seront pas impactées
concernant ces espèces.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et mesures
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
153
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Espèces ou
cortège
d’espèces
concernées
Effet prévisible Phase du projet
Risque d'impact sur
les habitats/espèces
(impact « brut »)
Mesure d’atténuation Impact résiduel Conséquence sur la biodiversité
Crabier blanc
Héron strié
Destruction ou
dégradation
physique des
habitats d’espèces
Risque de
destruction
d’individus
Travaux
Destruction ou
dégradation de 15,4 ha
très favorables à
l’alimentation
ME01 : Évitement des
sites à enjeux
environnementaux et
paysagers majeurs du
territoire
ME02 : Délimitation des
emprises chantier et
balisage préventif des
arbres remarquables à
conserver
MR02 : Dispositif
préventif de lutte contre
une pollution et dispositif
d’assainissement
provisoire de gestion des
eaux pluviales de
chantier
MR08 : Intégration
paysagère et écologique
du bassin de rétention et
des noues associées
MR11 : Aménagement
d'une zone tampon à
l'interface entre le projet
et la zone humide à
l’arrière-mangrove
Négligeable
Le projet
impacte 0,06
ha très
favorables à
l’alimentation
Absence de perte de
biodiversité :
Le projet assure le maintien de
la majorité des secteurs
favorables aux espèces pour
l’alimentation et repos.
Dérangement,
perturbation Travaux
Risque de perturbation
des individus durant la
phase chantier
ME02 : Délimitation des
emprises chantier et
balisage préventif des
Négligeable Absence de perte de biodiversité :Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et mesures
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
154
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Espèces ou
cortège
d’espèces
concernées
Effet prévisible Phase du projet
Risque d'impact sur
les habitats/espèces
(impact « brut »)
Mesure d’atténuation Impact résiduel Conséquence sur la biodiversité
arbres remarquables à
conserver
MR01 : Adaptation de la
période des travaux sur
l’année en cohérence
avec le cycle biologique
des espèces présentes
Les travaux seront effectués en
journée hors période de
reproduction et dans des
secteurs anthropisés déjà
fréquentés.
Dégradation des
fonctionnalités
écologiques Exploitation
Rupture des corridors
actuels de diffusion des
espèces du cortège
ME01 : Évitement des
sites à enjeux
environnementaux et
paysagers majeurs du
territoire
Nul
Absence de perte de
biodiversité :
Les fonctionnalités écologiques
ne seront pas impactées
concernant ces espèces.
Cortège des
espèces à enjeu
faible
(Dont Bulbul
malgache,
Capucin
nonnette,
Chouette effraie,
Corbeau pie,
Courol malgache,
Foudi rouge,
Guêpier de
Madagascar,
Héron garde-
bœufs, Martinet
des palmes,
Martinet noir
africain,
Destruction ou
dégradation
physique des
habitats d’espèces
Travaux
Destruction et
dégradation de la
mosaïque d’habitats
agroforestiers
ME01 : Évitement des
sites à enjeux
environnementaux et
paysagers majeurs du
territoire
ME02 : Délimitation des
emprises chantier et
balisage préventif des
arbres remarquables à
conserver
MR02 : Dispositif
préventif de lutte contre
une pollution et dispositif
d’assainissement
provisoire de gestion des
eaux pluviales de
chantier
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les habitats favorables (arrière-
mangrove, ripisylve…) sont
préservés.
Une zone tampon près de
l’arrière-mangrove favorable au
cortège sera renaturée.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et mesures
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
155
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Espèces ou
cortège
d’espèces
concernées
Effet prévisible Phase du projet
Risque d'impact sur
les habitats/espèces
(impact « brut »)
Mesure d’atténuation Impact résiduel Conséquence sur la biodiversité
Tourterelle du
Cap, Tourterelle
malgache)
MR11 : Aménagement
d'une zone tampon à
l'interface entre le projet
et la zone humide à
l’arrière-mangrove
Destruction
d’individus ou de
pontes
Travaux
Risque de destruction
directe d’individus ou
de pontes par les
engins de chantier en
phase défrichement
MR01 : Adaptation de la
période des travaux sur
l’année en cohérence
avec le cycle biologique
des espèces présentes
MR04 : Adaptation du
mode de défrichement
pour faciliter la fuite de la
faune
MR05 : Vérification des
emprises par un
écologue en amont du
débroussaillage et
prélèvement ou
sauvetage avant
destruction de
spécimens d'espèces de
reptiles patrimoniaux
MR06 : Conservation
des habitats dans la
zone d’aménagement
des lots
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les espèces présentes ne
seront pas impactées durant la
période de vie la plus
sédentaire. L’écologue de
chantier vérifiera l’absence de
nids et à défaut balisera ces
nids.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et mesures
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
156
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Espèces ou
cortège
d’espèces
concernées
Effet prévisible Phase du projet
Risque d'impact sur
les habitats/espèces
(impact « brut »)
Mesure d’atténuation Impact résiduel Conséquence sur la biodiversité
Dérangement,
perturbation Travaux
Risque de perturbation
des individus durant la
phase chantier
ME02 : Délimitation des
emprises chantier et
balisage préventif des
arbres remarquables à
conserver
MR01 : Adaptation de la
période des travaux sur
l’année en cohérence
avec le cycle biologique
des espèces présentes
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les travaux seront effectués en
journée hors période de
reproduction et dans des
secteurs anthropisés déjà
fréquentés. Les individus
pourront se réfugier dans les
habitats favorables alentours.
Dégradation des
fonctionnalités
écologiques Exploitation
Rupture des corridors
actuels de diffusion des
espèces du cortège
ME01 : Évitement des
sites à enjeux
environnementaux et
paysagers majeurs du
territoire
MR08 : Aménagement et
gestion des espaces
verts
MR11 : Aménagement
d'une zone tampon à
l'interface entre le projet
et la zone humide à
l’arrière-mangrove
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les corridors seront maintenus
pour ces espèces.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et mesures
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
157
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAMPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et mesures
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
158
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
3.2.7 Quantification des impacts résiduels sur les mammifères
Tableau 23 : Impacts résiduels du projet sur les mammifères après application des mesures d’atténuation
Espèces ou
cortège
d’espèces
concernées
Effet prévisible Phase du projet
Risque d'impact sur
les habitats/espèces
(impact « brut »)
Mesure d’atténuation Impact résiduel Conséquence sur la biodiversité
Maki brun
Destruction ou
dégradation
physique des
habitats d’espèces
Travaux
Dégradation de la
mosaïque
agroforestièrefavorable
à l’espèce (transit,
repos et alimentation
potentielle)
ME01 : Évitement des
sites à enjeux
environnementaux et
paysagers majeurs du
territoire
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
De nombreux habitats favorables
à l'accomplissement du cycle
biologique sont préservés à
proximité du projet.
Destruction
d’individus d’espèce Travaux Destruction d’arbres de repos
ME02 : Délimitation des
emprises chantier et
balisage préventif des
arbres remarquables à
conserver.
MR01 : Adaptation de
la période des travaux
sur l’année en
cohérence avec le cycle
biologique des espèces
présentes
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Conservation des arbres gîtes
Dérangement,
perturbation Travaux
Risque de perturbation
des individus durant la
phase chantier
ME02 : Délimitation des
emprises chantier et
balisage préventif des
arbres remarquables à
conserver
MR01 : Adaptation de
la période des travaux
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les travaux seront effectués en
journée hors période de
reproduction et dans des secteurs
anthropisés déjà fréquentés. Les
individus pourront se réfugier
dans les habitats favorablesPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et mesures
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
159
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Espèces ou
cortège
d’espèces
concernées
Effet prévisible Phase du projet
Risque d'impact sur
les habitats/espèces
(impact « brut »)
Mesure d’atténuation Impact résiduel Conséquence sur la biodiversité
sur l’année en
cohérence avec le cycle
biologique des espèces
présentes
alentours. Si des jeunes étaient
observés, les mesures de
conservation seront mises en
place.
Dégradation des
fonctionnalités
écologiques Exploitation
Rupture des corridors
actuels de diffusion des
espèces du cortège
ME01 : Évitement des
sites à enjeux
environnementaux et
paysagers majeurs du
territoire
MR09 : Aménagement
et gestion des espaces
verts
MR10 : Intégration
paysagère et
écologique du bassin
de rétention et des
noues associées
MR11 : Aménagement
d'une zone tampon à
l'interface entre le projet
et la zone humide à
l’arrière-mangrove
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les corridors existants seront
maintenus pour ces espèces.
Un corridor de déplacement pour
l’espèce au-dessus de la route
près du passage de la noue sera
créé.
Roussette des
Comores, Petit
Molosse, Taphien
de Maurice
Destruction ou
dégradation
physique des
habitats d’espèces
Travaux
Dégradation de la
mosaïque
agroforestière
favorables aux espèces
(transit, repos et
alimentation potentielle)
ME01 : Évitement des
sites à enjeux
environnementaux et
paysagers majeurs du
territoire
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Destruction de mosaïques
agroforestière pouvant profiter à
l’espèce (attraction toutefois
limitée).
De nombreux habitats favorables
à l'accomplissement du cyclePropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et mesures
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
160
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Espèces ou
cortège
d’espèces
concernées
Effet prévisible Phase du projet
Risque d'impact sur
les habitats/espèces
(impact « brut »)
Mesure d’atténuation Impact résiduel Conséquence sur la biodiversité
biologique sont préservés à
proximité du projet.
Destruction
d’individus d’espèces Travaux Destruction de 2 arbres gîtes identifiés
ME01 : Évitement des
sites à enjeux
environnementaux et
paysagers majeurs du
territoire
ME02 : Délimitation des
emprises chantier et
balisage préventif des
arbres remarquables à
conserver.
MR01 : Adaptation de
la période des travaux
sur l’année en
cohérence avec le cycle
biologique des espèces
présentes
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Conservation de 2 arbres gîtes
Dérangement,
perturbation Travaux
Risque de perturbation
des individus durant la
phase chantier
ME02 : Délimitation des
emprises chantier et
balisage préventif des
arbres remarquables à
conserver
MR01 : Adaptation de
la période des travaux
sur l’année en
cohérence avec le cycle
biologique des espèces
présentes
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les travaux seront effectués en
journée hors période de
reproduction et dans des secteurs
anthropisés déjà fréquentés. Les
individus pourront se réfugier
dans les habitats favorables
alentours. Si des jeunes étaient
observés, les mesures de
conservation seront mises en
place.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et mesures
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
161
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Espèces ou
cortège
d’espèces
concernées
Effet prévisible Phase du projet
Risque d'impact sur
les habitats/espèces
(impact « brut »)
Mesure d’atténuation Impact résiduel Conséquence sur la biodiversité
Dégradation des
fonctionnalités
écologiques Exploitation
Rupture des corridors
actuels de diffusion des
espèces du cortège
ME01 : Évitement des
sites à enjeux
environnementaux et
paysagers majeurs du
territoire
MR09 : Aménagement
et gestion des espaces
verts
MR11 : Aménagement
d'une zone tampon à
l'interface entre le projet
et la zone humide à
l’arrière-mangrove
Négligeable
Absence de perte de
biodiversité :
Les corridors seront maintenus
pour ces espèces. Les
aménagements au sein de la ZAE
et aux alentours leur seront
favorables.
Conclusion sur les impacts résiduels notables
Malgré l’application de mesures d’évitement et de réduction, le projet engendre la destruction de divers habitats naturels qui devront être compensés dans le même bassin versant, à proximité de la zone d’implantation du projet. Les surfaces compensées seront d’une superficie trois fois supérieure au moins à celles détruites. Les habitats et surfaces détruites pour le développement du projet sont :
● Zone humide avérée pour une surface de 0.45 ha qui sera donc compensée par une surface de 1.35 ha,
La compensation écologique se définit comme un ensemble d’actions en faveur des milieux naturels, permettant de contrebalancer les dommages causés par la réalisation d’un projet qui n’ont pu être suffisamment évités ou réduits. Ces actions, appelées mesures compensatoires, doivent générer un gain écologique au moins égal à la perte n’ayant pu être évitée ou réduite, afin d’atteindre une absence de perte nette de biodiversité.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et
mesures
162
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
4 Démarche d’accompagnement
Liste des mesures d’accompagnement
Les mesures sont toutes matérialisées par un code de type « XXN° » où « XX » spécifie le type de mesure et « N° » correspond au numéro de la mesure. Pour les mesures d’accompagnement, XX = MA et pour les mesures de suivi, XX= MS.
Code mesure Intitulé mesure
Liste des mesures d’accompagnement
MA01 Accompagnement du chantier/Coordination environnementale
MA02 Suivi écologique en phase exploitation
MA03 Aménagement d'un parcours pédagogique et canalisation de la fréquentation
MA04 Réalisation d’un Plan de Gestion croisé environnement-agriculture
Présentation détaillée des mesures d’accompagnement
MA01 Accompagnement du chantier/Coordination environnementale
Objectif(s) Suivre le chantier pour s’assurer que les entreprises en charge des travaux limitent au maximum leurs effets sur les milieux naturels et que les mesures proposées soient respectées et mises en œuvre.
Communautés
biologiques visées
Ensemble des habitats naturels, ensemble des groupes de faune et de flore
Localisation Emprise chantier et projet
Acteurs Écologue en charge du suivi environnemental en phase chantier
Modalités de mise en
œuvre
L’ingénieur-écologue en charge de l'assistance environnementale
et du suivi écologique de chantier interviendra en appui à
l’ingénieur environnement (MOE) en amont et pendant le
chantier :
Phase préliminaire
● Inventaire et piquetage des espèces végétales et
animales sur le terrain (mise à jour de l’état de
référence et notamment de la localisation des
éléments à enjeux à préserver), en appui à l’ingénieur
environnement du chantier.
● Rédaction du cahier des prescriptions écologiques (ou notice environnementale), à destination des entreprises en charge des travaux.
Phase préparatoire du chantier
©BiotopePropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et
mesures
163
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
MA01 Accompagnement du chantier/Coordination environnementale
● Appui à l’ingénieur environnement chantier pour la
sensibilisation des entreprises aux enjeux
écologiques. Cette sensibilisation se fera dans le
cadre de la formation / accueil général des entreprises
et sera faite par l’ingénieur environnement (ou son
suppléant),
● Localisation et balisage des zones sensibles du point
de vue écologique, situées à proximité de la zone de
chantier,
● Appui de l’ingénieur environnement du chantier pour
l’élaboration d’un programme d’exécution sur le volet
biodiversité,
● Analyse des plans fournis par les entreprises (PIC :
zones de stockage, voies d’accès, aires de lavage des engins et outils, etc.) en fonction des contraintes écologiques et appui de l’ingénieur environnement pour la validation des plans.
Ces deux premières phases sont primordiales en vue de la bonne réalisation du chantier et devront faire l’objet d’un accompagnement poussé par le coordinateur environnement.
Phase chantier
● Appui à l’ingénieur environnement du chantier pour la
sensibilisation continue des entreprises au respect des
milieux naturels,
● Suivi des espèces végétales et animales sur le terrain.
Ce suivi concernera l’ensemble des zones sensibles
identifiées à proximité du chantier mais aussi
directement au sein de l’emprise des travaux, appui à
l’ingénieur environnement pour la coordination, tout au
long du chantier, avec le référent environnement des
entreprises en charge des travaux,
● Assistance pour la gestion des espèces végétales
envahissantes et mesures de biosécurité en phase
chantier.
● En fonction des difficultés rencontrées sur le terrain, proposition de nouvelles prescriptions ou révision de certaines prescriptions pour les futures consultations d’entreprises,
● Vérification régulière sur le terrain du bon état des installations mises en place pour la protection des milieux naturels (balisage notamment), des emprises et des mesures environnementales en phase chantier (gestion des EP, des engins, des déblais, etc.),
● Assistance à l’ingénieur environnement du chantier pour définir les mesures de remise en état du site et suivi de la procédure de remise en état du site.
Dans le cadre du suivi écologique du chantier, des comptes-rendus de suivi écologique seront réalisés par l’ingénieur-écologue en charge du suivi écologique. Ce suivi aura une fréquence minimale de 2 passages par mois suivant les thématiques abordées et l’avancée du chantier.
En conclusion, une telle assistance environnementale offre les avantages principaux suivants :
● Une meilleure appréhension des effets du projet au fur et à mesure de l'évolution et de la précision de ce dernier ;
● La garantie du respect et de la mise en œuvre des différentes mesures d'atténuation proposées ;
©Biotope
pePropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et
mesures
164
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
MA01 Accompagnement du chantier/Coordination environnementale
● Une meilleure réactivité face à un certain nombre d'impacts difficiles à prévoir avant la phase chantier ou imprévisibles lors des phases d'étude et qui peuvent apparaître au cours des travaux.
Coût de la mesure Variable suivant les travaux à prévoir, environ 60 000 € durant les travaux
Suivis de la mesure CR de visites de l’écologue, registre de consignation, bilan du suivi de la coordination environnementale (avec réévaluation des impacts réels et analyse de la pertinence des mesures proposées)
Mesures associées ME02 : Délimitation des emprises chantier et balisage préventif des arbres remarquables à conserver
MR01 : Adaptation de la période des travaux sur l’année en cohérence avec le cycle biologique des espèces présentes
MR02 : Dispositif préventif de lutte contre une pollution et dispositif d’assainissement provisoire de gestion des eaux pluviales de chantier
MR03 : Mesure de biosécurité en phase chantier
MR04 : Adaptation du mode de défrichement pour faciliter la fuite de la faune MR05 : Vérifications des emprises par un écologue en amont du débroussaillage et prélèvement ou sauvetage avant destruction de spécimens d'espèces de reptiles patrimoniaux
MR06 : Conservation des habitats dans la zone d’aménagement des lots MR07 : Assainissement : Gestion de rejets du projet dans le milieu naturel MR08 : Intégration paysagère et écologique du bassin de rétention et des noues associées
MR09 : Aménagement et gestion des espaces verts
MR10 : Adaptation de l'éclairage artificiel
MR11 : Aménagement d'une zone tampon à l'interface entre le projet et la zone humide à l’arrière-mangrove
MA02 Suivi écologique en phase exploitation
Objectif(s) Suivi de l’état de la zone humide, des EEE et des espèces faunes et flores patrimoniales
Communautés
biologiques visées
Ensemble des habitats naturels, ensemble des groupes de faune et de flore
Localisation Zone rapprochée du projet
Acteurs Écologue en charge de l'assistance environnementale
Modalités de mise en
œuvre
L’ingénieur-écologue réalisera les activités suivantes :
● Suivi des espèces végétales et animales sur le terrain sur la base des inventaires préalables réalisés par le coordinateur environnement lors de la phase préparatoire du chantier.
● Suivi des opérations réalisées dans le cadre de la renaturation du site durant la GPA (Garantie de Parfait Achèvement) : travaux de lutte et de dégagements et plantations.
● Vérification du suivi des mesures biodiversité en phase exploitation. ● Comparaison avec l’état de référence pour les espèces à enjeu et les EEE. ● Rédaction de mesures spécifiques si la situation de certaines populations devenait préoccupante.
●
Coût de la mesure Environ 60 000 €
Suivis de la mesure CR de visites de l’écologue, registre de consignationPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et
mesures
165
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
MA02 Suivi écologique en phase exploitation
Mesures associées MR03 : Mesure de biosécurité en phase chantier MR07 : Assainissement : Gestion de rejets du projet dans le milieu naturel MR08 : Intégration paysagère et écologique du bassin de rétention et des noues associées
MR09 : Aménagement et gestion des espaces verts
MR10 : Adaptation de l'éclairage artificiel
MR11 : Aménagement d'une zone tampon à l'interface entre le projet et la zone humide à l’arrière-mangrove
MA03 Aménagement d'un parcours pédagogique et canalisation de la fréquentation
Objectif(s) Aménager un parcours pédagogique dans la zone d’habitat favorable au caméléon de Mayotte et sensibiliser sur la protection de la nature
Communautés
biologiques visées
Ensemble des habitats naturels, ensemble des groupes de faune et de flore
Localisation Zone d’aménagement du bassin de rétention et des noues
Acteurs Écologue en charge de l'assistance environnementale
Modalités de mise en
œuvre
Un ingénieur-écologue, en appui à l’ingénieur environnement, devra être impliqué à l’étape PRO pour mieux calibrer cet aménagement et réalisera les activités suivantes lors de la mise en application :
● Calepinage du parcours pédagogique en fonction des espèces et zones à enjeux identifiées, en réduisant au maximum la perturbation potentielle du milieu.
● Identification d’espèces et habitats remarquables à mettre en valeur. ● Création de panneaux explicatifs sur les espèces patrimoniales de la zone.
Coût de la mesure Aménagement inclus dans le coût des travaux Coût de l’écologue environ 2 500 € en phase calibrage et 5 000€ lors de la mise en application.
Suivis de la mesure CR de visites de l’écologue
Mesures associées MR03 : Mesure de biosécurité en phase chantier MR07 : Assainissement : Gestion de rejets du projet dans le milieu naturel MR08 : Intégration paysagère et écologique du bassin de rétention et des noues associées
MR09 : Aménagement et gestion des espaces verts
MA04 Réalisation d’un Plan de Gestion croisé environnement-agriculture
Objectif(s) Coordonner les activités agropastorales sur le site d’étude en vue d’améliorer la prise en compte des enjeux environnementaux et les productions associées sur le long terme
Communautés
biologiques visées
Habitat d’arrière-mangrove, Cours d’eau et ripisylves, ensemble des groupes de faune et de flore
Localisation Zone d’étude rapprochée entre les deux cours d’eauPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et
mesures
166
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
MA04 Réalisation d’un Plan de Gestion croisé environnement-agriculture
Acteurs MOA, MOE, CBNM, GEPOMAY, Coordinateur environnement, Référent agriculture, Pépiniériste
Modalités de mise en
œuvre
Cette mesure vise à la réalisation d’un Plan de gestion croisé sur l’ensemble du site (env. 60 ha) en intégrant l’usage agropastoral de ce dernier.
L’objectif final est d’améliorer la productivité des parcelles agricoles en y intégrant les enjeux environnementaux :
Coordination des acteurs (agriculteurs, usagers, résidents, etc.) Définition des « bonnes pratiques » agro-sylvo-pastorales (intrants, associations végétales, etc.)
Organisation de l’occupation spatiale
Sensibilisations
Amélioration de la qualité de l’arrière-mangrove
Gestion des EEE (assolement des parcelles, lutte ciblée, mesures de confinement, etc.)
Plantations d’espèces indigènes (haies, bosquets et prairies)
Les enjeux zone humide et Crabier blanc sera pris en compte dans ce plan de gestion. Les mesures de restauration, d’intégration paysagère et de bandes tampons seront également corrélées au plan de gestion.
Durée de 10 ans renouvelable.
Cette mesure ne prend pas en compte la mise en application du Plan de Gestion qui suivra sa réalisation. Elle pourra faire l’objet de COPIL.
Coût de la mesure 10 000 € - 15 000 €
Suivis de la mesure Rédaction du plan de gestion
Mesures associées MR03 : Mesure de biosécurité en phase chantier MR07 : Assainissement : Gestion de rejets du projet dans le milieu naturel MR08 : Intégration paysagère et écologique du bassin de rétention et des noues associées
MR09 : Aménagement et gestion des espaces verts
5 Mesures de compensation
Présentation des critères d’éligibilité et des types de
mesures de compensation
Plusieurs critères doivent être étudiés pour évaluer de l’éligibilité d’une mesure de compensation. Ils sont présentés dans le tableau ci-dessous.
Critère d’éligibilité DéfinitionPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et
mesures
167
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Additionnalité Les mesures compensatoires doivent être additionnelles aux actions publiques existantes ou prévues en matière de protection de l’environnement (plan de protection d’espèces, instauration d’un espace protégé, programme de mesure de la directive- cadre sur l’eau, trame verte et bleue…). Elles peuvent conforter ces actions publiques, mais ne pas s’y substituer.
Proximité géographique Les mesures de compensation doivent être mises en œuvre à proximité des impacts causés par le projet afin d’atteindre une absence de perte nette de biodiversité à une échelle écologique cohérente au regard des espèces concernées.
Faisabilité Le maître d’ouvrage doit évaluer la faisabilité de mise en œuvre des mesures de compensation. Cette faisabilité doit notamment s’étudier au travers d’une évaluation des coûts, d’une analyse de la faisabilité technique, d’une analyse des procédures administratives le cas échéant nécessaires, d’une identification des acteurs et des partenariats à mettre en place ou encore d’une analyse du planning de mise en œuvre des mesures.
Pérennité Les mesures de compensation doivent être effectives pendant toute la durée des atteintes. Leur pérennité doit donc être assurée et justifiée.
Equivalence écologique Ce principe d’équivalence écologique été réaffirmée dans la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages du 8 août 2016 dans la mesure où les mesures de compensation doivent permettre d’atteindre une absence de perte nette de biodiversité voire un gain net. Cette équivalence écologique implique avant tout une dimension écologique (mêmes composantes naturelles que celles impactées) mais également une dimension fonctionnelle (fonctionnalité des composantes naturelles recherchées) et temporelle (le site impacté dans le cadre du projet ne doit pas avoir subi de dommages irréversibles avant que les mesures compensatoires ne soient mises en place).
Trois grands types de mesures compensatoires pourraient être identifiés pour un projet d’aménagement :
Les mesures « territoriales », qui portent sur un espace donné et s’appuient sur des actions de maîtrise foncière et/ou de protection réglementaire, d’aménagement / gestion / restauration et de suivi d’un espace naturel, soit à haute valeur patrimoniale soit dégradé mais avec un potentiel de restauration important. L’objectif est de définir une mesure cohérente écologiquement et appréhendée à l’échelle de l’ensemble des politiques environnementales de conservation de la nature, engagées ou en projet, dans l’île.
Les mesures « espèces », notamment via l’élaboration et surtout la mise en œuvre d’actions concrètes de Plans Nationaux d’Actions ou de Plans Directeurs de Conservation. Précisons toutefois que l’élaboration d’un PNA ou d’un PDC ne peut être considérée comme une véritable mesure de compensation seule, contrairement à la mise en œuvre opérationnelle des actions qui y sont ou seront définies si le document doit être élaboré. Précisons par ailleurs que parmi les espèces concernées par le projet du LMB seul le Crabier blanc est concerné par un PNA au niveau national (liste établie par le MEDDE).
Les mesures « études et approfondissement des connaissances » ; ces mesures sont à considérer comme des mesures compensatoires, au regard du contexte Outre-Mer où la manque de connaissances sur certains groupes constituent une lacune pour définir de façon précise des mesures de compensation adaptées. La quantification précise des impacts, au regard des connaissances actuelles sur les populations et la biologie des espèces considérées, reste difficile pour certains groupes biologiques. EnPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et
mesures
168
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
conséquence, la certitude d’impacts résiduels, cependant difficilement quantifiables de façon précise, nécessite qu’au titre des mesures compensatoires, le projet contribue à approfondir la connaissance fondamentale et opérationnelle au service du présent projet ou d’autres aménagements futurs, dans le but d’œuvrer dans le sens du développement durable du territoire.
La mise en œuvre de la mesure compensatoire fera l’objet d’un suivi et d’une évaluation de la démarche de compensation du projet. Cette action est incontournable pour fiabiliser le dispositif de compensation, s’assurer de son efficacité et de disposer d’outils pour communiquer sur la compensation mise en place pour compenser les impacts du projet. Il s’agit ainsi de piloter et valoriser le programme de compensation défini par le maître d’ouvrage et de s’assurer de son efficacité au regard des impacts réels du projet.
Dans le cadre du projet de ZAE à Malamani, la mesure compensatoire « territoriale » est privilégiée pour compenser l’impact du projet non-négligeable sur les habitats : ripisylve et zone humide avérée.
Liste des mesures de compensation
Les mesures sont toutes matérialisées par un code de type « XXN° » où « XX » spécifie le type de mesure et « N° » correspond au numéro de la mesure. Pour les mesures d’accompagnement, XX = MA et pour les mesures de suivi, XX= MS.
Code mesure Intitulé mesure
Liste des mesures de compensation
MC01 Restauration des ripisylves à l’aide de plantation en fonction des palettes végétales adaptées
Présentation détaillée des mesures de compensation
MC01 Restauration des ripisylves à l’aide de plantation en fonction des palettes végétales adaptées
Objectif(s) Renforcer la ripisylve en largeur par des plantations d’espèces indigènes
Communautés
biologiques visées Habitat de ripisylve, ensemble des groupes de faune et de flore
Localisation Ripisylve au centre du projet
Acteurs MOA, MOE, CBNM, ONF, GEPOMAY, Coordinateur environnement, Pépiniériste
Modalités de mise en
œuvre
Cette mesure vise le cours d’eau et la ripisylve traversant l’emprise du projet, et allant jusqu’à la mangrove pour une surface de 1,35 ha pour compenser la destruction de 0.45 ha, soit la plantation de 1,35 ha sur la base d’un facteur 3 de compensation. Deux grands types d’action sont donc proposés :
Une lutte ciblée des EEE (voir mesure MR03),
Une plantation visant une restauration de la ripisylve, en suivant une palette végétale adaptée, avec des espèces indigènes typiques de ces milieux. Des aménagements en génie végétal pourront utilement être proposées afin de garantir la stabilisation des berges du cours d’eau, l’ombrage de ce dernier et le renforcement des corridors biologiques associés.
Pour ces travaux de restauration/renaturation, il est proposé de nommer une assistance technique de génie écologique, qui sera en charge de superviser l’ensemble desPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et
mesures
169
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
MC01 Restauration des ripisylves à l’aide de plantation en fonction des palettes végétales adaptées
composantes de ces opérations de restauration de la ripisylve. Pour les plantations, le choix des espèces devra être défini conjointement avec les experts, tels que CBNM.
La restauration de la ripisylve sera basée sur un plan de gestion détaillant toutes les actions pour sa restauration mais aussi sa protection et conservation sur la base d’un plan d’action d’une durée de 5 ans. Les acteurs locaux (agriculteurs notamment) seront informés et impliqués (sous forme de COPIL/COTECH) en vue de mettre en place des « bonnes pratiques » respectueuses du cours d’eau (cf. mesure MA03) et une gestion adaptée sur le long terme.
Le cours d’eau et la ripisylve seront classés N au PLU au niveau de l’emprise du projet sur un linéaire de 510 m de cours d’eau et une surface de 2,5ha.
Coût de la mesure 50 000 € - 100 000 €
Suivis de la mesure Plan de gestion
CR de suivi de l’écologue
Mesures associées MR03 : Mesure de biosécurité en phase chantier MR07 : Assainissement : Gestion de rejets du projet dans le milieu naturel MR08 : Intégration paysagère et écologique du bassin de rétention et des noues associées
MR09 : Aménagement et gestion des espaces verts
6 Planification et chiffrage des mesures
Planification des mesures
Le tableau ci-dessous présente le calendrier de réalisation des différentes mesures (évitement, réduction et accompagnement).
Tableau 24 : Planification des mesures d’évitement, réduction, accompagnement et compensation
Intitulé des mesures
Phase
conception du
projet (avant les
travaux)
Phase travaux
(chantier)
Phase
exploitation
ME01 : Évitement des sites à enjeux
environnementaux et paysagers majeurs du
territoire
X
ME02 : Délimitation des emprises chantier et
balisage préventif des arbres remarquables à
conserver
XPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et
mesures
170
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Intitulé des mesures
Phase
conception du
projet (avant les
travaux)
Phase travaux
(chantier)
Phase
exploitation
MR01 : Adaptation de la période des travaux sur
l’année en cohérence avec le cycle biologique
des espèces présentes
X
MR02 : Dispositif préventif de lutte contre une
pollution et dispositif d’assainissement provisoire
de gestion des eaux pluviales de chantier
X
MR03 : Mesure de biosécurité en phase chantier X
MR04 : Adaptation du mode de défrichement
pour faciliter la fuite de la faune X
MR05 : Vérifications des emprises par un
écologue en amont du débroussaillage et
prélèvement ou sauvetage avant destruction de
spécimens d'espèces de reptiles patrimoniaux
X
MR06 : Conservation des habitats dans la zone
d’aménagement des lots X X
MR07 : Assainissement : Gestion de rejets du
projet dans le milieu naturel X X X
MR08 : Intégration paysagère et écologique du
bassin de rétention et des noues associées X X X
MR09 : Aménagement et gestion des espaces
verts X X X
MR10 : Adaptation de l'éclairage artificiel X X X
MR11 : Aménagement d'une zone tampon à
l'interface entre le projet et la zone humide à
l’arrière-mangrove
X X XPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et
mesures
171
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Intitulé des mesures
Phase
conception du
projet (avant les
travaux)
Phase travaux
(chantier)
Phase
exploitation
MA01 : Accompagnement du
chantier/Coordination environnementale X X
MA02 : Suivi écologique en phase exploitation X
MA03 : Aménagement d'un parcours
pédagogique et canalisation de la fréquentation X X X
MA04 : Réalisation d’un Plan de Gestion croisé
environnement-agriculture X
MC01 : Restauration des ripisylves à l’aide de
plantation en fonction des palettes végétales
adaptées
X X X
Chiffrage des mesures
Un chiffrage estimatif du coût des mesures d’atténuation, d’accompagnement, de suivi et de compensation est présenté dans le tableau suivant.
Il est à noter que l’ensemble des chiffrages fournis sont donnés à titre indicatif et sur la base de retours d’expériences connus.
Tableau 25 : Chiffrage des mesures d’évitement, réduction, accompagnement et compensation
Intitulé des mesures Coût
ME01 : Évitement des sites à enjeux environnementaux et
paysagers majeurs du territoire Coût intégré au projet
ME02 : Délimitation des emprises chantier et balisage préventif des
arbres remarquables à conserver
Coût intégré à la coordination
environnementale
MR01 : Adaptation de la période des travaux sur l’année en
cohérence avec le cycle biologique des espèces présentes Coût intégré au projet
MR02 : Dispositif préventif de lutte contre une pollution et dispositif
d’assainissement provisoire de gestion des eaux pluviales de
chantier
Coût intégré au projet
MR03 : Mesure de biosécurité en phase chantier Coût intégré au projet
MR04 : Adaptation du mode de défrichement pour faciliter la fuite de
la faune Coût intégré au projetPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
3 Analyse des impacts et
mesures
172
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Intitulé des mesures Coût
MR05 : Vérifications des emprises par un écologue en amont du
débroussaillage et prélèvement ou sauvetage avant destruction de
spécimens d'espèces de reptiles patrimoniaux
Coût intégré à la coordination
environnementale
MR06 : Conservation des habitats dans la zone d’aménagement des
lots
Coût intégré au projet
MR07 : Assainissement : Gestion de rejets du projet dans le milieu
naturel
Coût intégré au projet
MR08 : Intégration paysagère et écologique du bassin de rétention
et des noues associées
Coût intégré au projet
MR09 : Aménagement et gestion des espaces verts Coût intégré au projet
MR10 : Adaptation de l'éclairage artificiel Coût intégré au projet
MR11 : Aménagement d'une zone tampon à l'interface entre le
projet et la zone humide à l’arrière-mangrove 25 000 €
MA01 : Accompagnement du chantier/Coordination
environnementale 60 000 €
MA02 : Suivi écologique en phase exploitation 60 000 €
MA03 : Aménagement d'un parcours pédagogique et canalisation
de la fréquentation 5 000 €
MA04 : Réalisation d’un Plan de Gestion croisé environnement-
agriculture 10 000 € à 15 000 €
MC01 : Restauration des ripisylves à l’aide de plantation en fonction
des palettes végétales adaptées 50 000 € à 100 000 €A
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
AnnexesA
Propriété de Biotope
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Annexe 1, Outils de protection réglementaire des espèces et habitats
174
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Annexe 1, Outils de protection réglementaire des espèces et
habitats
Groupe biologique Réglementation en vigueur, applicable à Mayotte
MILIEU NATUREL TERRESTRE
Habitats naturels /
Flore Arrêté n° 362/DEAL/SEPR/2018 fixant la liste des espèces végétales protégées et réglementant l'utilisation d'espèces végétales menacées dans département de Mayotte)
Insectes
Arrêté n°361/DEAL/SEPR/2018 fixant la liste des espèces animales terrestres et tortues marines protégées et les mesures de protection de ces espèces représentées dans le département de Mayotte, et complétant les listes nationales
Mollusques
Arrêté n°361/DEAL/SEPR/2018 fixant la liste des espèces animales terrestres et tortues marines protégées et les mesures de protection de ces espèces représentées dans le département de Mayotte, et complétant les listes nationales
Arachnoformes
Arrêté n°361/DEAL/SEPR/2018 fixant la liste des espèces animales terrestres et tortues marines protégées et les mesures de protection de ces espèces représentées dans le département de Mayotte, et complétant les listes nationales
Reptiles
Arrêté n°361/DEAL/SEPR/2018 fixant la liste des espèces animales terrestres et tortues marines protégées et les mesures de protection de ces espèces représentées dans le département de Mayotte, et complétant les listes nationales
Amphibiens /
Oiseaux
Arrêté n°361/DEAL/SEPR/2018 fixant la liste des espèces animales terrestres et tortues marines protégées et les mesures de protection de ces espèces représentées dans le département de Mayotte, et complétant les listes nationales)
Mammifères terrestres
(dont chiroptères)
Arrêté n°361/DEAL/SEPR/2018 fixant la liste des espèces animales terrestres et tortues marines protégées et les mesures de protection de ces espèces représentées dans le département de Mayotte, et complétant les listes nationales
Faune aquatique
Arrêté n°361/DEAL/SEPR/2018 fixant la liste des espèces animales terrestres et tortues marines protégées et les mesures de protection de ces espèces représentées dans le département de Mayotte, et complétant les listes nationales
Mise à jour : mars 2020.A
Propriété de Biotope
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Annexe 2, Bibliographie et référentiels utilisés
175
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Annexe 2, Bibliographie et référentiels utilisés
Groupe
biologique Références utilisées
MILIEU NATUREL TERRESTRE
Habitats
naturels
- BOULLET, V INPN, 2019. Végétations et habitats de Mayotte.
- BOULLET, V, 2005. Aperçu préliminaire de la végétation et des paysages végétaux de Mayotte, CBNM
- FADUL R 2011. Typologie descriptive des habitats naturels de Mayotte. CBNM.
Flore
- AMANN C, AMANN G, ARHEL R, GUIOT V, MARQUET G, 2011, Plantes de Mayotte, Naturalistes environnement et patrimoine de Mayotte. 1 vol. (366 p.).
- BERTHELAT F, 2019. La Flore illustrée de Mayotte. Muséum national d'Histoire naturelle, Paris ; Biotope, Mèze 688 p. (Inventaires & biodiversité ; 15).
- BERTHELAT F, 2006 Atlas de la flore protégée de Mayotte
- BERTHELAT F, VISCARDI G, 2012, La flore menacée de Mayotte
- BOULLET V. (auteur) [BOULLET V. & DIMASSI A. (coord.)] 2020. – Index de la flore vasculaire (Trachéophytes) de Mayotte : statuts, menaces et protections. - Version 2020.1 (mise à jour du 29 juin 2020). Conservatoire botanique national de Mascarin, Saint-Leu (Réunion), format numérique Excel.
- UICN, 2014. La liste rouge des espèces menacées en France – Flore vasculaire de Mayotte. 22p
Invertébrés
terrestres
- ABDOU A et al, 2004, Mollusques terrestres de Mayotte : Eléments pour l’inventaire des ZNIEFF
- BALLETO E., BARBERO F., CASACCI L., CHAKIRA H., DAFINE A., OULEDI A., 2015. Les papillons diurnes des Iles des Comores. PENSOFT 288p.
- DEAL Mayotte, 2018, Référentiel illustré de la faune terrestre protégée de Mayotte
- PERNAUDEAU, 2014, Elaboration de la liste des espèces déterminantes des ZNIEFF
- PERNAUDEAU, 2015, Révision de la liste des espèces déterminantes des ZNIEFF
- BOUCHARD, ROLLARD, DEHARVENG, BEDOS, DINHUT, 2013, Rapport de mission – Inventaire des arthropodes terrestres (non insectes) de Mayotte
- NICOLAS V, 2009 Les Odonates de Mayotte.
- MARTIRE D. 2010. Les libellules et éphémères de La Réunion. Collection Parthenope. 72p.
- MARTIRE et ROCHAT. 2008. Les papillons de La Réunion et leurs chenilles. Collection Parthenope. 496p
Reptiles et
Amphibiens
- DEAL Mayotte, 2018, Référentiel illustré de la faune terrestre protégée de Mayotte
- AUGROS S (coord), 2018, Atlas des amphibiens et des reptiles terrestres de l’archipel des Comores, Biotope éditions. Muséum national d’Histoire naturelle, Paris. 224 p.
- UICN, 2014 - Liste rouge des espèces menacées en France - Faune de Mayotte. 4p.
- HAWLITSCHEK, O, et al, 2011 Integrating field surveys and remote sensing data to study distribution, habitat use and conservation status of the herpetofauna of the Comoro Islands
- HAWLITSCHEK, O, et al, 2014, DEAL Mayotte, Determinant species of reptiles and amphibians for the determination of ZNIEFF zones in Mayotte
- Wang C et al, 2015, DEAL Mayotte, Complementary herpetological surveys to complete the ZNIEFF database of Mayotte: results.
Oiseaux
- DEAL Mayotte, 2018, Référentiel illustré de la faune terrestre protégée de Mayotte
- CLEMENT M, DE GRISSAC P, ROILAND R, 2008 Les oiseaux de Mayotte, Naturalistes de Mayotte.
- JEANNE, F., DAUTREY, E, OUSSENI MDALLAH, B., CREMADES, C., PUSINERI, C., LIZOT, P., 2018, Plan national d’actions en faveur du crabier blanc (Ardeola idae) sur l’île de Mayotte (2019-2023), DEAL
- LAUBIN A., JEANNE F., OUSSENI MDALLAH B., & DAUTREY E., 2019. Actualisation de la liste des espèces d’oiseaux recensées à Mayotte. GEPOMAY, 47 p.
- ROCAMORA G, 2014 Proposition d’une liste d’espèces déterminantes oiseaux pour l’inventaire ZNIEFF à MayotteA
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Annexe 2, Bibliographie et référentiels utilisés
176
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Groupe
biologique Références utilisées - ROCAMORA G, 2014, Les oiseaux des espaces naturels remarquables de Mayotte.
- UICN, 2014 - Liste rouge des espèces menacées en France - Faune de Mayotte. 7p.
Mammifères
terrestres
(dont
chiroptères)
- DEAL Mayotte, 2018, Référentiel illustré de la faune terrestre protégée de Mayotte UICN, 2013
- BARATAUD et al. 2020. Etude des microchiroptères de Mayotte : Inventaire des espèces, identification acoustique et utilisation de l’habitat. In Plume de naturalistes n°1. p.67-106.
- BARATAUD et al. 2015. Etude des microchiroptères de Mayotte (rapport de mission). 36p.
- GOODMAN S,2010, A rewiew of the bat fauna of the Comoro Archipelago. Acta Chiropterologica, 12(1) :117-141.
- RAMASINDRAZANA, B. 2021. Mops leucogaster. The IUCN Red List of Threatened Species 2021 e.T40038A22061204. https://dx.doi.org/10.2305/IUCN.UK.2021-1.RLTS.T40038A22061204.en. Downloaded on 28 June 2021.
- SFEPM, GCOM, 2013, Microchiroptères de Mayotte – Espèces protégées – Proposition de révision de la liste
- TARNAUD L, 2014, Usages des données démographiques du lémuriens bruns (Eulemur fulvus) pour la délimitation des ZNIEFF à Mayotte
Poissons et
crustacés
d’eau douce
- KEITH P., MARQUET G., VALADE P., BOSC P. & VIGNEUX E. 2006. – Atlas des poissons et des crustacés d’eau douce des Comores, Madagascar et Seychelles. Muséum national d’Histoire naturelle, Paris, 250 p. (Patrimoines naturels, 65)Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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A Annexe 3, Espèces floristiques recensées dans la zone d’étude en 2021
177
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Annexe 3, Espèces floristiques recensées dans la zone d’étude
en 2021
Nom
scientifique Famille
Statut
généra
l Endémicité
Statut
Znieff
Menace
MAYOTTE
Protectio
n
régionale
Rareté
MAYOTT
E Enjeu
Abrus
precatorius L. Fabaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé
Très
commun Faible
Acalypha indica
L. Euphorbiaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé
Très
commun Faible
Acampe
pachyglossa
Rchb. f. Orchidaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé Commun Faible
Achyranthes
aspera L. Amaranthaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé
Très
commun Faible
Acrostichum
aureum L. Pteridaceae
Indigèn
e
Non
concerné
Faible
valeur
patrimonial
e
VU:
Vulnérable
Taxon
protégé
(article 1)
Assez
commun Fort
Adiantum
philippense L. Pteridaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé
Peu
commun Faible
Aerva lanata (L.)
Juss. ex Schult. Amaranthaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé
Assez
commun Faible
Amorphophallus
paeoniifolius
(Dennst.)
Nicolson Araceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé
Assez
commun Faible
Apodytes
dimidiata E. Mey.
ex Arn. Metteniusaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé
Très
commun Faible
Arivela viscosa
(L) Raf. Cleomaceae
Indigèn
e ?
Non
concerné -
NA: Non
applicable
Taxon non
protégé
Assez
commun Faible
Asystasia
gangetica (L.) T.
Anderson Acanthaceae
Indigèn
e ?
Non
concerné -
NA: Non
applicable
Taxon non
protégé
Très
commun Faible
Begonia
anjuanensis
Humbert Begoniaceae
Indigèn
e Comores
Détermina
nt
DD: Données
insuffisantes
Taxon
protégé
(article 1) Rare Faible
Blumea axillaris
(Lam.) DC. Asteraceae
Indigèn
e ?
Non
concerné -
NA: Non
applicable
Taxon non
protégé
Assez
commun
Espèce
invasive
Calophyllum
inophyllum L. Calophyllaceae
Indigèn
e
Non
concerné
Faible
valeur
patrimonial
e
VU:
Vulnérable
Taxon non
protégé Commun Fort
Cardiospermum
halicacabum L. Sapindaceae
Indigèn
e ?
Non
concerné -
NA: Non
applicable
Taxon non
protégé
Très
commun
Espèce
invasive
Cayratia
imerinensis
(Baker) Desc. Vitaceae
Indigèn
e
Madagascar
et Comores -
NT: Quasi
menacée
Taxon non
protégé
Assez
commun Moyen
Chloris barbata
Sw. Poaceae
Indigèn
e ?
Non
concerné -
NA: Non
applicable
Taxon non
protégé
Très
commun
Espèce
très
invasivePropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
A Annexe 3, Espèces floristiques recensées dans la zone d’étude en 2021
178
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Colubrina
asiatica (L.)
Brongn. Rhamnaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé
Assez
commun Faible
Commelina
africana L. Commelinaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé Commun Faible
Commelina
diffusa Burm. f. Commelinaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé Commun Faible
Crotalaria retusa
L. Fabaceae
Indigèn
e ?
Non
concerné -
NA: Non
applicable
Taxon non
protégé Commun Faible
Cyanthillium
cinereum (L.) H.
Rob. Asteraceae
Indigèn
e ?
Non
concerné -
NA: Non
applicable
Taxon non
protégé
Assez
commun
Espèce
émergent
e
Cynodon
dactylon (L.)
Pers. Poaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé Commun Faible
Cyperus
aromaticus
(Ridl.) Mattf. et
Kük. Cyperaceae
Indigèn
e ?
Non
concerné -
NA: Non
applicable
Taxon non
protégé Commun
Espèce
émergent
e
Cyperus dubius
Rottb. Cyperaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé Commun Faible
Cyphostemma
glandulosopilosu
m Desc. Vitaceae
Indigèn
e
Madagascar
et Comores -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé
Peu
commun Faible
Cyperus
rotundus L. Cyperaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé Commun Faible
Decalobanthus
peltatus (L.) A.R.
Simões et
Staples Convolvulaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé Commun Faible
Dendrolobium
umbellatum (L.)
Benth. Fabaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé Commun Faible
Dicranopteris
linearis (Burm. f.)
Underw. Gleicheniaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé
Très
commun Faible
Elephantopus
mollis Kunth Asteraceae
Indigèn
e ?
Non
concerné -
NA: Non
applicable
Taxon non
protégé
Assez
commun
Espèce
invasive
Erythroxylum
corymbosum
Boivin ex Baill. Erythroxylaceae
Indigèn
e
Madagascar
et Comores
Faible
valeur
patrimonial
e
VU:
Vulnérable
Taxon
protégé
(article 1)
Peu
commun Fort
Erythrina fusca
Lour. Fabaceae
Indigèn
e
Non
concerné
Faible
valeur
patrimonial
e
VU:
Vulnérable
Taxon non
protégé Commun Fort
Erythroxylum
lanceum Bojer Erythroxylaceae
Indigèn
e Comores -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé
Assez
commun Faible
Ficus lutea Vahl Moraceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé Commun Faible
Ficus rubra Vahl Moraceae
Indigèn
e
Seychelles
et
Mascareigne
s
Faible
valeur
patrimonial
e
VU:
Vulnérable
Taxon non
protégé
Assez
commun FortPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
A Annexe 3, Espèces floristiques recensées dans la zone d’étude en 2021
179
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Ficus sycomorus
L. Moraceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé Commun Faible
Flacourtia indica
(Burm. f.) Merr. Salicaceae
Indigèn
e ?
Non
concerné -
NA: Non
applicable
Taxon non
protégé
Assez
commun
Espèce
émergent
e
Flueggea virosa
(Roxb. ex Willd.)
Royle Phyllanthaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé
Très
commun Faible
Grisollea
myrianthea Baill. Icacinaceae
Indigèn
e
Madagascar
et Comores -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé
Très
commun Faible
Heritiera littoralis
Aiton Malvaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé
Assez
commun Faible
Hyphaene
coriacea Gaertn. Arecaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé Commun Faible
Hyparrhenia rufa
(Nees) Stapf Poaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé
Assez
commun Faible
Imperata
cylindrica (L.)
Raeusch. Poaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé Commun Faible
Indigofera hirsuta
L. Fabaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé
Assez
commun Faible
Jacquemontia
paniculata
(Burm. f.) Hallier
f. Convolvulaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé Commun Faible
Jasminum
nummularifolium
Baker Oleaceae
Indigèn
e
Madagascar
et Comores -
DD: Données
insuffisantes
Taxon non
protégé
Assez
commun Faible
Lygodium
kerstenii Kuhn Lygodiaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé Commun Faible
Megathyrsus
maximus (Jacq.)
B.K. Simon et
S.W.L. Jacobs Poaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé
Assez
commun Faible
Microsorum
punctatum (L.)
Copel. Polypodiaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé Commun Faible
Mimusops
comorensis Engl. Sapotaceae
Indigèn
e Comores -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé
Assez
commun Faible
Morinda citrifolia
L. Rubiaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé
Assez
commun Faible
Mucuna pruriens
(L.) DC. Fabaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé
Assez
commun Faible
Nephrolepis
biserrata (Sw.)
Schott
Nephrolepidacea
e
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé
Très
commun FaiblePropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
A Annexe 3, Espèces floristiques recensées dans la zone d’étude en 2021
180
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Ocimum
americanum L. Lamiaceae
Indigèn
e ?
Non
concerné -
NA: Non
applicable
Taxon non
protégé Commun Faible
Odontosoria
chinensis (L.) J.
Sm. Lindsaeaceae
Indigèn
e
Non
concerné
Faible
valeur
patrimonial
e
DD: Données
insuffisantes
Taxon non
protégé Rare Faible
Olyra latifolia L. Poaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé
Assez
commun Faible
Operculina
turpethum (L.)
Silva Manso Convolvulaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé Commun Faible
Panicum
brevifolium L. Poaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé Commun Faible
Pellaea
pectiniformis
Baker Pteridaceae
Indigèn
e
Non
concerné
Faible
valeur
patrimonial
e
NT: Quasi
menacée
Taxon non
protégé Rare Moyen
Phoenix reclinata
Jacq. Arecaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé Commun Faible
Phyllarthron
comorense Bojer
ex DC. Bignoniaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé
Assez
commun Faible
Phymatosorus
scolopendria
(Burm. f.) Pic.
Serm. Polypodiaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé
Très
commun Faible
Phyllanthus
tenellus Roxb. Phyllanthaceae
Indigèn
e ?
Non
concerné -
NA: Non
applicable
Taxon non
protégé
Très
commun
Espèce
invasive
Platycerium
alcicorne Desv. Polypodiaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
NT: Quasi
menacée
Taxon non
protégé
Peu
commun Moyen
Polysphaeria
multiflora Hiern Rubiaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé Commun Faible
Premna
serratifolia L. Lamiaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé
Très
commun Faible
Pteris linearis
Poir. Pteridaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
NT: Quasi
menacée
Taxon non
protégé
Peu
commun Moyen
Pteris tripartita
Sw. Pteridaceae
Indigèn
e
Non
concerné
Faible
valeur
patrimonial
e
VU:
Vulnérable
Taxon
protégé
(article 1) Rare Fort
Pteris vittata L. Pteridaceae
Indigèn
e
Non
concerné
Faible
valeur
patrimonial
e
VU:
Vulnérable
Taxon
protégé
(article 1)
Peu
commun Fort
Raphia farinifera
(Gaertn.) Hyl. Arecaceae
Indigèn
e
Non
concerné
Détermina
nt
EN: En
danger
Taxon non
protégé
Assez
commun Très fort
Saba comorensis
(Bojer ex A. DC.)
Pichon Apocynaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé
Très
commun Faible
Sesbania
bispinosa (Jacq.)
W. Wight Fabaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé
Assez
commun Faible
Sida cordifolia L. Malvaceae
Indigèn
e ?
Non
concerné -
NA: Non
applicable
Taxon non
protégé Commun
Espèce
émergent
ePropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
A Annexe 3, Espèces floristiques recensées dans la zone d’étude en 2021
181
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Sida rhombifolia
L. Malvaceae
Indigèn
e ?
Non
concerné -
NA: Non
applicable
Taxon non
protégé
Très
commun
Espèce
invasive
Stenotaphrum
dimidiatum (L.)
Brongn. Poaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé
Assez
commun Faible
Striga asiatica
(L.) Kuntze Orobanchaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé
Assez
commun Faible
Tacca
leontopetaloides
(L.) Kuntze Dioscoreaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé Commun Faible
Talipariti
tiliaceum (L.)
Fryxell Malvaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé
Assez
commun Faible
Tamarindus
indica L. Fabaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé Commun Faible
Tephrosia
purpurea (L.)
Pers. Fabaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé
Peu
commun Faible
Terminalia
catappa L. Combretaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé Commun Faible
Thespesia
populnea (L.)
Sol. ex Corrêa Malvaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé
Très
commun Faible
Tragia furialis
Prain Euphorbiaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé
Assez
commun Faible
Trema orientalis
(L.) Blume Cannabaceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé
Assez
commun Faible
Tribulus cistoides
L. Zygophyllaceae
Indigèn
e ?
Non
concerné -
NA: Non
applicable
Taxon non
protégé Assez rare Faible
Tristemma
mauritianum J.F.
Gmel.
Melastomatacea
e
Indigèn
e
Non
concerné -
DD: Données
insuffisantes
Taxon non
protégé
Peu
commun Faible
Trichodesma
zeylanicum
(Burm. f.) R. Br. Boraginaceae
Indigèn
e ?
Non
concerné -
NA: Non
applicable
Taxon non
protégé
Peu
commun
Espèce
invasive
Typhonodorum
lindleyanum
Schott Araceae
Indigèn
e
Non
concerné -
LC:
Préoccupatio
n mineure
Taxon non
protégé
Assez
commun Faible
Vangueria
madagascariensi
s J.F. Gmel. Rubiaceae
Indigèn
e ?
Non
concerné -
NA: Non
applicable
Taxon non
protégé
Assez
commun
Espèce
invasivePropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
A Annexe 4, Espèces faunistiques recensées dans la zone d’étude en 2021
182
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Annexe 4, Espèces faunistiques recensées dans la zone
d’étude en 2021
Tableau 26 : Liste (non exhaustive) des insectes inventoriés de la zone d’étude (©BIOTOPE, 2021)
Nom scientifique Utilisation de la zone d’étude Remarques
Espèces indigènes observées sur la zone d’étude : 17 espèces
Acraea lia Mabille,
1879
Reproduction
possible/Alimentation
Acraea ranavalona
Boisduval, 1833
Reproduction
possible/Alimentation
Amauris nossima
(Ward, 1870)
Reproduction
possible/Alimentation
Manque d'informations bibliographiques sur les plantes hôtes des chenilles) et alimentation dans la zone d’étude.
Espèce observée une seule fois sur la zone d'étude, mais elle reste une espèce difficile à observer du fait de sa ressemblance avec d'autres espèces et aussi par sa discrétion.
Asota borbonica
(Boisduval, 1833)
Reproduction
possible/Alimentation
Azuragrion kauderni
(Sjöstedt, 1917)
Reproduction
possible/Alimentation
Borbo gemella
(Mabille, 1884)
Reproduction
possible/Alimentation
Byblia anvatara
anvatara (Boisduval,
1833)
Reproduction
possible/Alimentation
Eurema floricola
anjuana (Butler,
1879)
Reproduction
possible/Alimentation
Heteropsis narcissus
mayottensis
(Oberthur, 1916)
Reproduction
possible/Alimentation
Hippotion geryon
(Boisduval, 1875)
Reproduction
possible/Alimentation
Hypolimnas
anthedon
mayottensis Le Cerf,
Reproduction
possible/Alimentation
Manque d'informations bibliographiques sur les plantes hôtes des chenilles. L’espèce est reconnu pour se nourrir de plantes de la famille des urticacées : Fleurya spp., Urera spp., Urtica spp. et de plantes de la famille des
Astéracées, Berkheya spp. A mayotte une seule espèce d’Urera est connue et elle n’est pas recensée en tant que plante hôte de la chenille. Il est probable que la chenille se nourisse de nombreuses espèces végétales différentes.
Espèce très commune sur la zone d'étude rapprochée
Junonia goudoti
(Boisduval, 1833)
Reproduction
possible/Alimentation
Junonia rhadama
(Boisduval, 1833)
Reproduction
possible/Alimentation
Orthetrum azureum
(Rambur, 1842)
Reproduction
possible/Alimentation
Observée au Nord-est de la zone d'étude à proximité immédiate du bosquet d'arbustes et arbres indigènes et donc non loin de la rivière Mro wa Sanga.
Papilio demodocus
(Esper, 1798)
Reproduction
possible/AlimentationPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
A Annexe 4, Espèces faunistiques recensées dans la zone d’étude en 2021
183
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Nom scientifique Utilisation de la zone d’étude Remarques
Platycnemis
agrioides Ris, 1915
Reproduction
possible/Alimentation
Observée à l'état adulte et sous une forme émergente. Petite population de 2-5 individus dans la rivière Mro wa Daradjajou
Traminda vividaria
(Walker, 1861)
Reproduction
possible/Alimentation
Espèces au statut indéterminé observées sur la zone d’étude : 20 espèces
Acraea neobule
Doubleday, 1847
Reproduction
possible/Alimentation
Acraea serena
(Fabricius, 1775)
Reproduction
possible/Alimentation
Anomis flava flava
(Fabricius, 1775)
Reproduction
possible/Alimentation
Ceriagrion glabrum
(Burmeister, 1839)
Reproduction
possible/Alimentation
Alimentation sur l’ensemble de la zone d’étude notamment dans la rivière Mro Ou Daradjajou
Coeliades forestan
forestan (Stoll, 1782)
Reproduction
possible/Alimentation
Crocothemis
erythraea (Brullé,
1832)
Reproduction
possible/Alimentation
Danaus chrysippus
Linné, 1758
Reproduction
possible/Alimentation
Eilema Hübner, 1819
sp.
Reproduction
possible/Alimentation
Euchrysops osiris
(Hopffer, 1855)
Reproduction
possible/Alimentation
Hemistigma
albipunctum
(Rambur, 1842)
Reproduction
possible/Alimentation
Hippotion eson
(Cramer, 1779)
Reproduction
possible/Alimentation
Lampides boeticus
Linnaeus, 1767
Reproduction
possible/Alimentation
Melanitis leda
(Linnaeus, 1758)
Reproduction
possible/Alimentation
Orthetrum brachiale
(Palisot de Beauvois,
1805)
Reproduction
possible/Alimentation
Palpopleura lucia
(Drury, 1773)
Reproduction
possible/Alimentation
Alimentation sur l’ensemble de la zone d’étude notamment dans la rivière Mro Ou Daradjajou
Phalanta phalantha
(Drury, 1773)
Reproduction
possible/Alimentation
Trithemis arteriosa
(Burmeister, 1839)
Reproduction
possible/Alimentation
Alimentation sur l’ensemble de la zone d’étude notamment dans la rivière Mro Ou Daradjajou
Zebronia phenice
(Stoll in Cramer,
1782)
Reproduction
possible/AlimentationPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
A Annexe 4, Espèces faunistiques recensées dans la zone d’étude en 2021
184
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Tableau 27 : Liste (non exhaustive) des araignées inventoriées de la zone d’étude (Biotope, 2020)
Nom
scientifique
Nom
vernaculaire
Utilisation de la
zone d’étude Remarques sur la zone d'étude
Espèces indigènes observées sur l'aire d'étude : 5 espèces
Caerostris
mayottensis
Grasshoff, 1984 Araignée écorce
Reproduction
possible/Alimentation Reproduction possible et alimentation dans l’aire d’étude.
Gasteracantha
rhomboidea
comorensis
Guérin, 1838
Araignée cerf
volant
Reproduction
possible/Alimentation Reproduction possible et alimentation dans l’aire d’étude.
Hersilia Audouin,
1826 sp.
Araignée(s) à
queue de
Mayotte
Reproduction
possible/Alimentation
Reproduction possible et alimentation dans l’aire d’étude. Des
individus ont été observés sur l'écorce de manguiers surtout à
l'est de la zone d'étude en amont de la CD.L'espèce reste
présente en aval de la CD mais en des abonadances mondres.
Au vu de leur mimétisme avec leur support, leur observation
reste difficile, mais il est très probable que l'espèce soit présente
sur l'ensemble de la zone d'étude. Le taxon n'a pas été identifié
jusqu'au rang d'espèce, mais il s'agit d'une Hersilia et les 2
espèces du genre à Mayotte sont des espèces protégées et
présentent sesiblement les mêmes intérêts écologiques.
Nephila comorana
Strand, 1916 -
Reproduction
probable/Alimentation Reproduction possible et alimentation dans l’aire d’étude.
Nephilingis livida
(Vinson, 1863) -
Reproduction
possible/Alimentation Reproduction possible et alimentation dans l’aire d’étude.
Espèces au statut indéterminé observées sur l'aire d'étude : 5 espèces
Ariamnes sp -
Reproduction
possible/Alimentation Reproduction possible et alimentation dans l’aire d’étude.
Caerostris
sexcuspidata
(Fabricius, 1793) -
Reproduction
possible/Alimentation Reproduction possible et alimentation dans l’aire d’étude.
Caerostris Thorell,
1868 sp. (Non
identifié) 0
Reproduction
possible/Alimentation
Reproduction possible et alimentation dans l’aire d’étude. Des
individus ont été observés sur l'ensemble de la zone d'étude. Le
taxon a été identifié uniquement jusqu'au niveau du genre. Il est
possible que certains individus soient l'espèce protégée
Caerostris mayottensis.
Nephila inaurata
(Walckenaer,
1842) -
Reproduction
possible/Alimentation Reproduction possible et alimentation dans l’aire d’étude.
Sparassidae
Bertkau, 1872 -
Reproduction
possible/Alimentation Reproduction possible et alimentation dans l’aire d’étude.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
A Annexe 4, Espèces faunistiques recensées dans la zone d’étude en 2021
185
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Tableau 28 : Liste (non exhaustive) des mollusques inventoriés de la zone d’étude (Biotope, 2020)
Nom scientifique Nom vernaculaire Utilisation de la zone d’étude Remarques sur la zone d'étude
Espèces indigènes observées sur la zone d’étude : 1 espèce
Urocyclus comorensis
(Fischer, 1883) -
Reproduction
possible/Alimentation
Reproduction possible et alimentation dans
la zone d’étude.
Espèces exotiques observées sur la zone d’étude : 1 espèce
Achatina fulica (Férussac,
1825) -
Reproduction
probable/Alimentation
Reproduction possible et alimentation dans
la zone d’étude.
Tableau 29 : Liste (non exhaustive) des crustacés inventoriés sur la zone d’étude (©Biotope, 2020)
Nom scientifique Nom vernaculaire Utilisation de la zone d’étude Remarques sur la zone d'étude
Espèces indigènes observées sur la zone d’étude : 1 espèce
Sesarmops impressus (H. Milne
Edwards, 1837) -
Reproduction
possible/Alimentation
Reproduction possible et alimentation
dans la zone d’étude.
Tableau 30 : Liste des reptiles et amphibiens inventoriés de la zone d’étude (©Biotope, 2021)
Nom scientifique Nom vernaculaire Utilisation de la zone d’étude Remarques
Espèces d'amphibiens indigènes observées sur la zone d’étude : 2 espèces
Blommersia transmarina
(Glaw, HawLitschek, Glaw
et Vences, 2019)
Grenouille
transmarine de
Mayotte
Reproduction
certaine/Alimentation
Les individus ont été observés principalement dans
le cours d'eau du sud (Mro oua Daradjajou). Des
pontes ont été observés dans cette zone.
Boophis nauticus F. Glaw,
Hawlitschek, K. Glaw &
Vences, 2019
Rainette nautique
de Mayotte
Reproduction
possible/Alimentation
Les individus ont été observés proches des points
d’eau de la zone d’étude.
Espèces de reptiles indigènes observées sur la zone d’étude : 5 espèces
Flexiseps johannae
(Günther, 1880)
Scinque fouisseur
des Comores
Reproduction
possible/Alimentation
Reproduction possible et alimentation dans la zone
d’étude. Espèce très discrète. Observée à deux
reprises, mais certainement beaucoup plus
présentes.
Furcifer polleni (Peters,
1874)
Caméléon de
Mayotte
Reproduction
possible/Alimentation
Reproduction possible et alimentation dans la zone
d’étude. Une zone de fourrés à proximité du CD en
amont est caractérisée par une importante
population de plusieurs individus. Toutefois,
l'espèce est présente sur l'ensemble de la zone
d'étude immédiate au sein des boisements et des
fourrés secondaires.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
A Annexe 4, Espèces faunistiques recensées dans la zone d’étude en 2021
186
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Lycodryas maculatus
comorensis (Peters, 1874)
Couleuvre des
Cocotiers
Reproduction
possible/Alimentation
Reproduction possible et alimentation dans la zone
d’étude. Espèce discrète.
Phelsuma robertmertensi
Meier, 1981
Gecko diurne à
ligne dorsale
rouge de Mayotte
Reproduction
possible/Alimentation
Reproduction possible et alimentation dans la zone
d’étude.
Trachylepis comorensis
(Peters, 1854)
Scinque des
Comores
Reproduction
possible/Alimentation
Reproduction possible et alimentation dans la zone
d’étude.
Espèces de reptiles exotiques observées sur la zone d’étude : 5 espèces
Hemidactylus frenatus
A.M.C. Duméril & Bibron,
1836
Gecko nocturne
des maisons
Reproduction
possible/Alimentation
Reproduction possible et alimentation dans la zone
d’étude.
Hemidactylus
platycephalus Peters, 1854
Hémidactyle à
tête plate
Reproduction
possible/Alimentation
Reproduction possible et alimentation dans la zone
d’étude.
Phelsuma dubia (Boettger,
1881)
Gecko dirune
sombre
Reproduction
possible/Alimentation
Reproduction possible et alimentation dans la zone
d’étude.
Phelsuma laticauda
(Boettger, 1880)
Gecko diurne
poussière d’or
Reproduction
possible/Alimentation
Reproduction possible et alimentation dans la zone
d’étude.
Hemidactylus
parvimaculatus
Deraniyagala, 1953
Hémidactyle à
petites taches
Reproduction
possible/Alimentation
Reproduction possible et alimentation dans la zone
d’étude.
Tableau 31 : Liste des oiseaux inventoriés de la zone d’étude (©Biotope, 2020)
Nom scientifique Nom vernaculaire Utilisation de la zone d’étude Remarques
Espèces indigènes observées sur la zone d’étude : 23 espèces
Accipiter francesii brutus
(Schlegel, 1866)
Epervier de
Frances
Reproduction
possible/Alimentation
Alimentation sur l’ensemble de la zone d’étude
immédiate surtout dans sa partie ouest. Plusieurs
individus ont été observés (vu(s) ou entendu(s)) ainsi
qu'au moins un couple. Un territoire est présumé
au sein de la zone d'étude immédiate.
Apus barbatus
mayottensis (Nicoll,
1906)
Martinet noir
africain
Non
nicheur/Alimentation Alimentation sur l’ensemble de la zone d’étude
Ardeola idae (Hartlaub,
1860) Crabier blanc
Non
nicheur/Alimentation
Cette espèce est généralement liée aux zones
humides et aussi aux mangroves mais elle fréquente
l'ensemble du territoire mahorais pour a minima y
transiter afin de rejoindre ses habitats d'alimentation
préférentiels (prairies humides, cours d'eaux, etc.).
Les zones de nidification sont beaucoup plus rares à
Mayotte (seulement 5 sites différenciés). Sur la zone
d'étude, au cours des inventaires, les crabiers
blancs utilisaient les berges des deux cours
d'eau de la zone d'étude immédiate ainsi que les
prairies et les zones d’arrière-mangroves à
l'ouest au sein de la zone d'étude rapprochée.
Bubulcus ibis ibis
(Linnaeus, 1758)
Héron garde-
bœufs
Non
nicheur/Alimentation
Alimentation sur l’ensemble de la zone d’étude : La
zone de la décharge est particulièrement appréciée
par l'espèce ainsi que la prairie se situant au sein de
la zone d'étude rapprochée. Au cours desPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
A Annexe 4, Espèces faunistiques recensées dans la zone d’étude en 2021
187
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
inventaires, plusieurs dizaines à centaine
d'individus ont été observés (50-100).
Butorides striata
rhizophorae
Salomonsen, 1934
Héron strié Reproduction possible/Alimentation Quelques individus observés en alimentation. Elle reste une espèce assez discrète.
Cinnyris coquerellii
(Hartlaub, 1860)
Souimanga de
Mayotte
Reproduction probable
/Alimentation
Corvus albus Muller,
1776 Corbeau pie
Reproduction probable
/Alimentation
Corythornis vintsioides
johannae R.
Meinertzhagen, 1924
Martin-pêcheur
vintsi
Reproduction
possible/Alimentation
Cypsiurus parvus
griveaudi Benson, 1960
Martinet des
Palmes
Non
nicheur/Alimentation
Dicrurus waldenii
Schlegel, 1865
Drongo de
Mayotte
Nicheur à
proximité/Alimentation
Au moins un couple observé dans la zone d'étude
rapprochée tout à l'ouest en arrière-mangrove.
L'espèce ne fréquente pas les zones cultivées
Foudia eminentissima
Bonaparte, 1850 Foudi de forêt
Reproduction
possible/Alimentation
Foudia
madagascariensis
(Linnaeus, 1766)
Foudi rouge Reproduction probable /Alimentation
Hypsipetes
madagascariensis
(Muller, 1776)
Bulbul
malgache
Reproduction
probable/Alimentation
Leptosomus discolor
(Hermann, 1783)
Courol
malgache
Non
nicheur/Alimentation
Merops superciliosus
Linnaeus, 1766
Guêpier de
Madagascar
Non
nicheur/Alimentation
Nesoenas picturatus
comorensis E. Newton,
1877
Tourterelle
malgache
Reproduction
probable/Alimentation
Numenius phaeopus
(Linnaeus, 1758) Courlis corlieu Alimentation
Otus mayottensis
Benson, 1960
Petit duc de
Mayotte
Reproduction
probable/Alimentation
Alimentation sur l’ensemble de la zone d’étude. Au
moins un couple a été entendu en zone d'étude
immédiate. L'espèce fréquente préférentiellement les
fourrés à l'est de la zone d'étude rapprochée. Un à
deux territoires sont présents au sein de la zone
d'étude rapprochée.
Spermestes cucullata
(Swainson, 1837)
Capucin
nonnette
Reproduction
possible/Alimentation
Streptopelia capicola
(Sundevall, 1857)
Tourterelle du
Cap
Reproduction
possible/Alimentation
Terpsiphone mutata
pretiosa (Lesson, 1847)
Moucherolle
malgache
Reproduction
possible/Alimentation
Tyto alba (Scopoli, 1769) Chouette effraie Reproduction probable/Alimentation
Plusieurs contacts sur la zone d’étude supposant un
territoire permanent avec reproduction au sein des
grands arbres bordant le cours d’eau nord (Mro Wa
Sanga)
Zosterops mayottensis
Schlegel, 1867
Zosterops de
Mayotte
Reproduction
probable/AlimentationPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
A Annexe 4, Espèces faunistiques recensées dans la zone d’étude en 2021
188
Volet Naturel de l’Etude
d’Impact
Projet d’une zone d’aménagement
économique à Malamani
(Chirongui) - EPFAM
Espèces exotiques observées sur la zone d’étude : 2 espèces
Acridotheres tristis
(Linnaeus, 1766) Martin triste
Reproduction probable
/Alimentation
Gallus gallus (Linnaeus,
1758) Coq bankiva
Reproduction
possible/Alimentation
Tableau 32 : Liste des mammifères inventoriés de la zone d’étude (©Biotope, 2021)
Nom
scientifique
Nom
vernaculaire
Utilisation de la
zone d’étude Remarques sur la zone d'étude
Espèces indigènes observées sur la zone d’étude : 5 espèces
Eulemur fulvus (É.
Geoffroy Saint-
Hilaire, 1796)
Maki Reproduction probable/Alimentation
Alimentation sur l'ensemble de la zone d'étude. Les
individus observés transitent au niveau des berges
boisés des 2 rivières mais fréquentent aussi les zones
cultivées dans lesquelles se trouvent des arbres dont
des fruitiers (manguiers, jacquiers etc). On peut
distinguer à minima 5 groupes familiaux de 5 à 15
individus.
Taphozous
mauritianus
Chauve-souris
à ventre blanc
Absence de
colonie/gîte/Alimentation Un unique contact confirmé. Aucun gîte identifié.
Chaerephon sp
(Miller, 1902)
Petit molosse
et Petit
Molosse à
ventre blanc
Absence de
colonie/gîte/Alimentation
Alimentation et transit sur la zone d'étude. Pas de gîte
observé mais supposé à proximité.
Pteropus
seychellensis
comorensis Milne-
Edwards, 1877
Roussette Présence de colonie/Alimentation
Alimentation sur l'ensemble de la zone d'étude. 4 arbres
dortoirs identifiés sur la zone d’étude rapprochée pour
plus de 100 individus. 2 autres arbres dortoirs ont été
observés en dehors de la zone d'étude rapprochée pour
plus de 40 individus.
Espèces exotiques observées sur la zone d’étude : 5 espèces
Bos taurus
Linnaeus, 1758 Zébu
Reproduction
possible/Alimentation
Capra hircus
Linnaeus, 1758 Chèvre
Reproduction
possible/Alimentation
Felis catus
Linnaeus, 1758 Chat
Reproduction
possible/Alimentation
Rattus rattus
(Linnaeus, 1758) Rat noir
Reproduction
possible/Alimentation
Tenrec ecaudatus
(Schreber, 1777) Tenrek
Reproduction
certaine/AlimentationZONE D’ACTIVITES DE MALAMANI - Pièce B : Etude d’impact sur l’environnement valant autorisation loi sur l’eau du projet de ZA MALAMANI, et
valant evaluation environnementale du PLU au titre de la mise en compatibilité du document d’urbanisme par déclaration de projet
ARTELIA/4702575/ZA_MALAMANI/DOSSIER_D’ENQUETE_PUBLIQUE_UNIQUE PAGE 417 / 417
ANNEXE 3
ETUDE DE POTENTIEL EN ENERGIES
RENOUVELABLESEtude de faisabilité sur le potentiel de
développement en énergies renouvelables
ZAE Malamani
Rapport Phases 1&2
EPFAM
ARTELIA / OCTOBRE 2021 / 8517079ZAE MALAMANI
ETUDE DE FAISABILITE SUR LE POTENTIEL DE DEVELOPPEMENT EN ENERGIES RENOUVELABLES
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Etude de faisabilité sur le potentiel de développement en énergies renouvelables
EPFAM
ZAE MALAMANI
VERSION DESCRIPTION ÉTABLI(E) PAR APPROUVÉ(E) PAR DATE
V1 Version initiale MQE ACE 07/10/2021
ARTELIA
BRANCHE ÉNERGIES RENOUVELABLES
Le First Part-Dieu
2 Avenue Lacassagne
69425 Lyon Cedex 03
Tel. : +33 (0)4 37 65 56 00
Fax : +33 (0)4 37 65 56 01ZAE MALAMANI
ETUDE DE FAISABILITE SUR LE POTENTIEL DE DEVELOPPEMENT EN ENERGIES RENOUVELABLES
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SOMMAIRE
INTRODUCTION .................................................................... 8
1. RAPPEL DES OBJECTIFS........................................................................ 9
2. CONTEXTE DE L’ÉTUDE ...................................................................... 11
2.1.1. Périmètre projet ............................................................................................... 11
PHASE 1 : GISEMENTS ET BESOINS ...................................... 12
1. PANORAMA ENERGETIQUE DE L’ÎLE DE MAYOTTE ............................ 13
1.1. A l’échelle de l’île .................................................................................... 13
1.2. A l’échelle de la ZAE Malamani ................................................................ 14
2. ETUDE DE POTENTIEL EN ENERGIES RENOUVELABLES ....................... 15
2.1. Production d’électricité par photovoltaïque............................................. 16
2.1.1. Synthèse potentiel............................................................................................ 16
2.1.2. Présentation générale....................................................................................... 17
2.2. Production de chaleur à partir de la ressource solaire thermique ............. 19
2.2.1. Synthèse potentiel............................................................................................ 19
2.2.2. Présentation générale....................................................................................... 20
2.3. Production d’électricité par éolien ........................................................... 21
2.3.1. Synthèse potentiel............................................................................................ 21
2.3.2. Présentation générale....................................................................................... 21
2.3.3. Eolien sur le territoire ....................................................................................... 22
2.3.4. Eolien urbain sur la ZAE .................................................................................... 23
2.4. Production de chaleur à partir de biomasse : bois-énergie, biogaz............ 24
2.4.1. Synthèse potentiel............................................................................................ 24
2.5. Récupération de chaleur à partir des eaux usées...................................... 31
2.5.1. Synthèse potentiel............................................................................................ 31
2.6. Production d’électricité par géothermie................................................... 34
2.6.1. Synthèse potentiel............................................................................................ 34
2.7. Production de chaleur/froid à partir de la ressource hydrothermale ........ 37
2.7.1. Synthèse potentiel............................................................................................ 37
2.8. Production de froid à partir de la ressource solaire thermique («
climatisation solaire ») ............................................................................ 40
2.8.1. Synthèse potentiel............................................................................................ 40
2.9. Production de froid à partir de ressources marines (type SWAC) .............. 42
2.9.1. Synthèse potentiel............................................................................................ 42ZAE MALAMANI
ETUDE DE FAISABILITE SUR LE POTENTIEL DE DEVELOPPEMENT EN ENERGIES RENOUVELABLES
ARTELIA / OCTOBRE 2021 / 8517079
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3. COMPARAISON ET SELECTION D’ENR POUR LA PHASE 2 ................... 44
4. ANALYSE DES BESOINS : FUTURE DEMANDE ENERGETIQUE .............. 46
4.1. Méthodologie et hypothèses ................................................................... 46
4.1.1. Rappel du programme de construction.............................................................. 46
4.1.2. Niveaux de performance énergétique retenus ................................................... 48
4.2. Description des besoins estimés .............................................................. 50
4.3. Evaluation des besoins énergétiques futurs ............................................. 51
PHASE 2 : FAISABILITE ........................................................ 53
5. CONSTRUCTION DE LA STRATÉGIE ÉNERGÉTIQUE ............................. 54
5.1. Une conception bioclimatique et démarche de sobriété........................... 54
6. ANALYSE DU POTENTIEL EN ÉNERGIES RENOUVELABLES ET DE
RÉCUPÉRATION ................................................................................. 55
6.1. Génération décentralisée d’électricité par effet photovoltaïque .............. 55
6.1.1. Montages organisationnels possibles ................................................................ 56
6.2. Génération de la chaleur à partir de la ressource solaire thermique ......... 60
6.2.1. Gisement.......................................................................................................... 60
6.2.2. Potentiel technique .......................................................................................... 61
7. ELABORATION DE SCÉNARII INTÉGRANT LES ÉNERGIES
RENOUVELABLES............................................................................... 62
7.1. Hypothèses générales ............................................................................. 62
7.1.1. Scénario de référence : recours aux « énergies traditionnelles » ........................ 62
7.1.2. Hypothèses économiques ................................................................................. 62
7.1.3. Hypothèses environnementales ........................................................................ 62
7.2. Scénario de référence .............................................................................. 63
7.3. Scénario 1 : Photovoltaïque seul .............................................................. 64
7.3.1. Description du scénario .................................................................................... 64
7.3.2. Résultats .......................................................................................................... 64
7.4. Scenario 2 : Photovoltaïque + Solaire Thermique ..................................... 66
7.4.1. Description du scénario .................................................................................... 66
7.4.2. Résultats .......................................................................................................... 66
7.5. Comparaison des scénarios...................................................................... 68
CONCLUSION GÉNÉRALE DE L’ÉTUDE ........................................................ 70ZAE MALAMANI
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FIGURES
Figure 1 : Situation du projet et périmètre de la ZAE ............................................................... 11
Figure 2 : Parc de production d’électricité à Mayotte et répartition annuelle en 2018 .............. 13
Figure 3 : Irradiation globale horizontale sur Mayotte, Solargis ............................................... 17
Figure 4 : Cartographie du potentiel éolien terrestre de Mayotte, Vers l’autonomie énergétique des ZNI, ADEME 2018, Extrait du zonage forestier, ONF 2013 .................................................. 22
Figure 5 : Diversité des cultures aux alentours de la zone d’étude (Etude Géolithe, 2021) ........ 27
Figure 6 : Principe et illustration de canalisations d’eaux usées neuves avec échangeur intégré 31
Figure 7 : Cartographie des potentiels géothermiques, Vers l’autonomie énergétique des ZNI, ADEME 2018 .......................................................................................................................... 36
Figure 8 : Carte géologique de Mayotte, BRGM, 2013.............................................................. 38
Figure 9 : Zone humide réévaluée, Géolithe, 2021 ................................................................... 39
Figure 10: Principe du SWAC .................................................................................................. 42
Figure 11 : Cartographie des potentiels ETM. Source : Étude sur l’énergie thermique des mers à Mayotte, Agence Régionale Énergie Réunion, 2010................................................................. 43
Figure 12 : plan de composition envisagé (phase AVP) ............................................................ 46
Figure 13: Bilan des besoins énergétiques surfaciques de l’opération par usage et activité....... 50
Figure 14: Bilan des besoins énergétiques de l’opération par usage et activités ....................... 51
Figure 15: Répartition des besoins totaux par usage ............................................................... 52
Figure 16 : Toitures des bâtiments existants à proximité de la zone et extrait du PLU sur les toitures ................................................................................................................................. 55
Figure 17: Rappel de la consommation pour l'ECS ................................................................... 60
Figure 18: Description du potentiel solaire thermique ............................................................ 61
Figure 19 : Comparaison des scénarios - Coûts et émissions de CO2......................................... 68ZAE MALAMANI
ETUDE DE FAISABILITE SUR LE POTENTIEL DE DEVELOPPEMENT EN ENERGIES RENOUVELABLES
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LEXIQUE
EnR Energies Renouvelables
Cep Consommation conventionnelle en énergie primaire
SRCAE Schéma Régional Climat Air Energie
SRE Schéma Régional Eolien
ECS Eau Chaude Sanitaire
CESI Chauffe-Eau Solaire Individuel
CESC Chauffe-Eau Solaire Collectif
SWAC Sea Water Air Conditioning
PAC Pompe à Chaleur
tep tonne équivalent pétrole
ktep kilotonne équivalent pétrole
kWe kilowatt électrique
kWth kilowatt thermique
kWf kilowatt frigorifique
Wc Watt crête (puissance électrique d’une installation photovoltaïque dans les conditions standards : 1000 W/m², 25°C)
kWhep kilowattheure énergie primaire
kWhef kilowattheure énergie finaleZAE MALAMANI
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RESSOURCES BIBLIOGRAPHIQUES UTILISEES
Vers l'autonomie énergétique en Zone Non Interconnectée à Mayotte à l'horizon 2023, ADEME, Février 2020.
Réunion AVP COPIL ZAE MALAMANI, Septembre 2021.
Programmation Pluriannuelle de l’Energie, Mayotte, 2017.
Charte MayEnergie Plus, Valeurs seuil des consommations énergétiques selon la catégorie des bâtiments, 2013.
Bilan de la 1ère Programmation Pluriannuelle de l’Énergie de Mayotte, 2019.
Révision de la PPE, 2019, pour l’atteinte des objectifs LTECV.
Orientations de la CRE sur la PPE de Mayotte, Février 2020.
Etude de définition d’un programme d’exploration du potentiel géothermique profond à Petite-Terre
(Mayotte), BRGM-RP-69398-FR, Décembre 2019.
Projet Éolien Mayotte, Conseil Général Mayotte, 2018.
Orientations Forestières du Département de Mayotte, Département de Mayotte, 2014.
Carte de la ressource solaire : Données satellites Helioclim-3, Database of Solar Irradiance HC3V5,
Transvalor/Mines ParisTech – Armines.
Bathymétrie au large de Mayotte, Navionics, 2018.
Chroniques horaires des températures marines en surface et en profondeur, Copernicus , 2018.ZAE MALAMANI
ETUDE DE FAISABILITE SUR LE POTENTIEL DE DEVELOPPEMENT EN ENERGIES RENOUVELABLES
ARTELIA / OCTOBRE 2021 / 8517079
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INTRODUCTIONZAE MALAMANI
ETUDE DE FAISABILITE SUR LE POTENTIEL DE DEVELOPPEMENT EN ENERGIES RENOUVELABLES
ARTELIA / OCTOBRE 2021 / 8517079
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1. RAPPEL DES OBJECTIFS
L’objectif de la présente mission consiste à réaliser pour l'Établissement public foncier et d'aménagement de Mayotte (EPFAM) une étude de faisabilité sur le potentiel de développement en énergies renouvelables de la ZAE Malamani sur la commune de Chirongui en accord avec les dispositions législatives en vigueur (article l 128-4 du Code de l’Urbanisme).
Toute action ou opération d'aménagement faisant l'objet d'une évaluation environnementale doit faire l'objet d'une étude de faisabilité sur le potentiel de développement en énergies renouvelables de la zone, en particulier sur l'opportunité de la création ou du raccordement à un réseau de chaleur ou de froid ayant recours aux énergies renouvelables et de récupération.
Le décret n° 2019-474 du 21 mai 2019 insère dans l’article R. 122-5 du code de l’environnement, relatif au contenu de l’étude d’impact des projets, un VII prévoyant que :
‘’Pour les actions ou opérations d’aménagement devant faire l’objet d’une étude de faisabilité sur le potentiel de développement en énergies renouvelables de la zone en application de l’article L. 300-1 du code de l’urbanisme, l’étude d’impact comprend, en outre, les conclusions de cette étude et une description de la façon dont il en est tenu compte’’.
Afin de dresser les pistes opérationnelles possibles, ARTELIA se basera sur son retour d’expérience pour estimer le potentiel en énergies renouvelables de la zone d’étude. ARTELIA bénéficie d’une bonne connaissance du contexte territorial. Il a notamment réalisé pour le compte de l’ADEME l’étude 100% Energie Renouvelable dans les DOM, dont Mayotte.
L’étude est menée sur deux phases principales :
Phase 1 « Gisements et besoins »
Gisements
Cette première phase s’attache à passer en revue les gisements bruts mobilisables au regard de la localisation du futur projet. Seul sera traité l’évaluation du potentiel brut d’énergie renouvelable et de récupération disponible localement (à l’intérieur du périmètre de la zone ou à proximité), pour ensuite sélectionner les énergies renouvelables ayant le potentiel le plus intéressant dans le cadre du projet. La phase 1 s’achève par la sélection des filières EnR les plus pertinentes pour le projet. Ce rapport d’étude présente les pistes à étudier de façon plus approfondie en phase 2, et justifie l’exclusion des autres pistes.
Besoins
Le programme d’aménagement de la future zone d’activités pris en compte pour cette étude est le programme établi du 13/09/2021. Ce dernier, élaboré au stade AVP est encore susceptible de subir des modifications.
De plus, la réglementation thermique associée à cette programmation est également en passe d’évoluer. En effet, les textes officiels de la réglementation thermique RE 2020 devraient être publiés au 1er janvier 2022. En outre-mer, les réglementations thermiques, acoustiques et aération des constructions de logements neufs sont différentes de celles appliquées dans l'Hexagone et prennent en compte les spécificités climatiques de ces territoires à travers une Réglementation thermique acoustique et aération adaptée aux DOM, appelée également « RTAA DOM ». L’arrêté thermique de la RTAA 2016 ne s’applique cependant pas à Mayotte.
Cependant, la RTAA DOM est actuellement en cours d’actualisation, et pourrait donc évoluer en suivant certains principes de la RE 2020.
Ainsi, sur le territoire mahorais c’est la charte MayEnergie, réactualisée en 2013, qui préfigure une réglementation thermique. La Charte MayEnergie est une initiative publique qui s’adresse aux Maîtres d’Ouvrage qui souhaitent volontairement s’engager dans une démarche de développement durable au niveau de leurs bâtiments. Les performances fixées par cette charte cadrent les ratios annuels de la consommation totale d’un projet tous usages confondus selon plusieurs catégories de bâtiment.ZAE MALAMANI
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Phase 2 - « faisabilité » : Cette phase 2 doit s’attacher à identifier un ou deux meilleurs scénarios, c’est-à-dire les solutions mobilisant les EnR et présentant le meilleur bilan, et évaluer leur faisabilité notamment en comparaison avec une solution de référence (solution la plus courante au sein du territoire considéré ou des quartiers récents proches du nouvel aménagement).
Les possibilités techniques et économiques de mobiliser les différents gisements d’énergies renouvelables identifiés en phase 1 sont précisées : évaluation plus fine des quantités d’énergie disponible par type d’EnR d’après les besoins estimés, évaluation des opportunités et contraintes d’exploitation, impact environnemental des différentes solutions, etc.
Sur la base des scénarios issus de la phase 1, une étude sera menée sur les possibilités techniques et économiques d’adaptation de l’aménagement pour permettre de conforter la faisabilité des scénarios et optimiser leur bilan économique et environnemental.
Au cours de cette phase, les éléments intermédiaires établis par le prestataire peuvent être utilisés pour orienter certains choix sur l’aménagement. Inversement, les caractéristiques de l’aménagement peuvent évoluer en cours de réalisation des études, auquel cas l’étude d’EnR devrait être ajustée.ZAE MALAMANI
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2. CONTEXTE DE L’ETUDE
2.1.1. Périmètre projet
La Communauté de Communes du Sud composée de 4 communes de
Mayotte (Bandréle, Bouéni, Chirongui et Kani-kéli) souhaite développer
son territoire en implantant une Zone d’Activité Economique
multifonctionnelle,
Cette zone permettra d’accueillir des entreprises industrielles,
commerciales, artisanales mais aussi des services publics voire la
relocalisation d’activités situées aujourd’hui dans le Nord. Le projet de
ZAE du Sud porte sur un secteur géographique de 15.7 ha au Nord du
village de Malamani dans la commune de Chirongui.
La commune de Chirongui est composée de sept villages : Poroani,
Miréréni I, Miréréni II, Malamani, Mramadoudou, Tsimkoura et le chef-
lieu, Chirongui. L’implantation de la ZAE est projetée sur la commune de
Chrirongui dans le village de Malamani. Le périmètre de la zone, situé sur
la départementale 5 occupe une surface d’une dizaine d’hectare dans
lequel se trouve déjà un quai de transfert des déchets. Compte tenu des
prescriptions du PADD de Mayotte, les ZAE ne pouvant excéder 5
hectares, il convient de créer deux zones d’activités, de part et d’autre
d’un cours d’eau qui traverse le foncier disponible.
Par sa position géographique qui vaut bien souvent à son chef-lieu, le
titre de "capitale" du Sud, la commune de Chirongui est devenue le pôle incontournable du Sud de Mayotte.
Il s’agit d’un lieu stratégique pour l’implantation d’une ZAE du fait de sa situation géographique, au cœur de la communauté de communes.
Les enjeux environnementaux y sont particulièrement forts. Le site s'inscrit en effet dans un contexte marqué par la forte proximité avec des milieux naturels exceptionnels.
Il s’agit de trouver le bon équilibre entre les besoins en foncier économique sur l’île et la préservation des espaces naturels remarquables.
La présente étude porte sur l’étude de potentiel de développement en énergies renouvelables de la ZAE. Le périmètre du projet de la ZAE est présenté ci-dessous.
Zone d’étude
Figure 1 : Situation du projet et périmètre de la ZAEZAE MALAMANI
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PHASE 1 : GISEMENTS ET
BESOINS
La présente partie présente les résultats de l’étude de Phase 1 - Gisements et Besoins. ARTELIA propose de mener
cette étude sur une première phase portant sur les éléments suivants :
Phase 1 : gisements et besoins Recueil des éléments issus des études précédemment réalisées (si existant PLU, PCAET, et autres études de
faisabilités ou d’opportunité) ;
Passage en revue des gisements d’EnR&R mobilisables sur le périmètre de l’ensemble de la zone : à ce stade,
aucune source d’énergie renouvelable ne sera exclue ;
Synthèse des atouts/contraintes vis-vis du développement des énergies renouvelables et sélection des EnR ;
Identification des solutions énergétiques locales (y compris vitrine technologique) ;
Evaluation des besoins énergétiques du projet depuis la programmation de la zone ; Détail par usages et par flux énergétiques (chaud, froid, électricité).ZAE MALAMANI
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1. PANORAMA ENERGETIQUE DE L’ÎLE DE MAYOTTE
1.1. A L’ECHELLE DE L’ILE
Sa situation insulaire confère à Mayotte des enjeux spécifiques : elle est actuellement entièrement dépendante de pays tiers pour ce qui concerne l’importation d’énergie fossile. Par ailleurs, la totalité de l’électricité finale consommée sur le territoire est produite localement. Ainsi, la question de la ressource utilisée pour sa production est cruciale à la fois en termes d’émissions de polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre, mais également en termes d’opportunité de développement de filières d’excellence.
Le secteur de l'énergie à Mayotte est principalement orienté vers la consommation d'électricité à base d'énergies fossiles ; les énergies renouvelables ne sont pour l'instant que peu développées, et il n'y a aucune exportation d'énergies fossiles.
D’après la CRE, la part des énergies renouvelables dans le mix électrique y est faible en comparaison à la plupart des autres ZNI et s’élevait à seulement 5 % en 2018. 17 moteurs diesel sont répartis entre 2 sites : l’un sur Petite-Terre, mis en service en 1987 (centrale des Badamiers 33,6 MW), et l’autre sur Grande-Terre, mis en service en 2009 (centrale de Longoni 73,2 MW). Les puissances (de 750 kW à 8 MW) et les technologies différentes des moteurs permettent d’optimiser le fonctionnement du système au regard de ses besoins (fonctionnement en base, en pointe, modulation, réserves rapides).
Le parc est complété par des installations photovoltaïques sans stockage pour une puissance cumulée de 15,7 MWc à fin 2018. Les premières installations photovoltaïques se sont développées en 2009 dans le cadre des arrêtés tarifaires.
Une installation de méthanisation de 1 MW produisant de l’électricité à partir du biogaz issu de l’installation de stockage de déchets non dangereux (ISDND) située sur la commune de Dzoumogné, a été mise en service fin 2018. La capacité installée du parc de production d’électricité à la fin de l’année 2018 s’élève ainsi à 123,5 MW.
Ainsi, les enjeux sont considérables pour verdir le mix électrique et réduire les émissions de CO2 du territoire. Toujours selon la CRE, et eu égard au faible potentiel identifié pour les autres filières, l’énergie photovoltaïque apparait comme le principal levier de développement des énergies renouvelables de l’île. Toutefois, à ce stade de l’étude, le présent rapport explorera le passage en revue de tous les gisements exploitables et pertinents.
La demande en électricité à Mayotte est donc assurée à 95 % par les deux centrales EDM alimentées au gasoil. L’autonomie énergétique de l’île n’est ainsi pas assurée, le fonctionnement des centrales EDM nécessitant l’importation du gasoil.
340 GWh
Figure 2 : Parc de production d’électricité à Mayotte et répartition annuelle en 2018ZAE MALAMANI
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On constate une légère saisonnalité de la consommation, avec une consommation plus faible entre juin et octobre durant l’hiver austral où les températures sont plus faibles. La consommation minimale est généralement observée début août, lorsque l’activité de l’île est ralentie du fait des vacances scolaires.
Deux pointes quotidiennes sont observées à Mayotte. La plus importante est celle du soir, comprise entre 18h30 et 21h, liée essentiellement aux usages domestiques et à l’éclairage public. La pointe de mi-journée, entre 8h et 14h30, est quant à elle due à l’activité industrielle, administrative et tertiaire de l’île et à l’usage climatisation. La relative concomitance de la production photovoltaïque avec cette pointe tend toutefois à en faciliter la gestion.
1.2. A L’ECHELLE DE LA ZAE MALAMANI
La ZAE Malamani est située sur Grande-Terre, au sein de la commune de Chirongui.
Par rapport à la population de l’île, la consommation sur Grande-Terre représente environ 85% de la consommation de l’île.
A ce jour, aucune installation de production d’énergie renouvelable n’a été recensée sur la zone d’étude.
La commune de Chirongui a pu organiser ces dernières années des ateliers de sensibilisation avec l’Espace Info Energie (devenu l’espace conseil FAIRE en 2021). En partenariat étroit avec les collectivités territoriales, l’Espace Conseil FAIRE, est un organisme membre du réseau français d’information et de conseil de proximité sur la maîtrise de l’énergie et les énergies renouvelables, développé par l’ADEME.ZAE MALAMANI
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2. ETUDE DE POTENTIEL EN ENERGIES RENOUVELABLES
Cette partie présente les ressources en énergies renouvelables de la ZAE Malamani. Par rapport à la ZAE considérée et à de précédentes études déjà menées, certaines énergies ont été présélectionnées, et d’autres ont d’ores et déjà été écartées. Sont ainsi étudiées dans la suite du présent rapport :
Production d’électricité par photovoltaïque;
Production de chaleur à partir de la ressource solaire thermique ;
Production d’électricité par éolien dit « urbain » ;
Production de chaleur à partir de biomasse, bois-énergie, biogaz ;
Production de chaleur/froid à partir des eaux usées ;
Production d’électricité par géothermie;
Production de chaleur/froid à partir de la ressource hydrothermale ;
Production de froid à partir de la ressource solaire thermique (« climatisation solaire ») ;
Production de froid à partir de ressources marines (type « SWAC »).
Ont été écartées dès la phase 1 ‘Gisements’ les potentiels suivants pour les raisons mentionnées ci-dessous : Production d’électricité à partir de la ressource solaire thermique (« solaire thermodynamique ») :
Pas d’intérêt économique à l’échelle de la ZAE
Production d’électricité à partir de la ressource hydraulique :
Le potentiel hydroélectrique de production d’électricité de l’île de Mayotte n’est pas exploitable du fait de l’hydrologie de l’île et des contraintes induites par la gestion et la sécurisation de l’approvisionnement en eau potable.
Pas de potentiel sur la zone
Pas d’intérêt économique à l’échelle de la ZAE
Production d’électricité à partir de l’énergie thermique des mers :
Pas d’intérêt économique à l’échelle de la ZAE
Projet de plateforme à l’Est de Petite-Terre gelé en 2011 car conditions économiques non satisfaisantes
Emergence d’un tel projet pour Mayotte était conditionné par la réussite du projet de valorisation de l’énergie thermique des mers en Martinique (projet NEMO) Ce projet est lui aussi actuellement « gelé », principalement du fait de difficultés de pompage des eaux de mers en grande-profondeur par les porteurs du projet.
De fait, le projet pour Mayotte n’est pas prioritaire actuellement.ZAE MALAMANI
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2.1. PRODUCTION D’ELECTRICITE PAR PHOTOVOLTAÏQUE
2.1.1. Synthèse potentiel
méZAE MALAMANI
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2.1.2. Présentation générale
L’énergie solaire est présente partout (énergie de « flux »), intermittente (cycle journalier et saisonnier, nébulosité), disponible (pas de prix d’achat, pas d’intermédiaire, pas de réseau) et renouvelable. Cependant, elle nécessite des installations pour sa conversion en électricité. Le caractère intermittent impose de se munir d’un système d’appoint pour assurer une production énergétique suffisante tout au long de la journée et de l’année.
Le présent rapport se focalise sur les technologies jugées pertinentes à l’échelle d’une opération d’aménagement : la production d’électricité par panneau solaire photovoltaïque.
Les autres technologies existantes sont principalement regroupées sous le terme solaire à concentration. Il s'agit alors d'installations :
De production d'électricité à grande échelle ;
De grande taille non compatibles avec un environnement urbain/semi urbain.
Celles-ci ne sont pas étudiées dans le cadre de ce projet.
Pour la zone d’étude, et d’après Solargis, le rayonnement solaire annuel reçu par une surface plane horizontale (GHI) est d’environ 2 100 kWh/an.m². D’après cette même source le rayonnement annuel peut être optimisé en inclinant les panneaux solaires de 10° à un azimuth de -115° Nord-Est pour atteindre une productivité d’environ 1 600 kWh/kWc/an. De plus, le poste HTA/BT présent sur Chirongui disposerait encore d’un potentiel photovoltaïque de 4MWc d’après EDM.
Cependant, ces résultats ne tiennent pas compte des particularités locales telles que les masques solaires liés au relief ou aux structures alentours (ouvrages existants). Vu la raréfaction du foncier sur Mayotte, l’installation de photovoltaïque sur les toitures constitue la solution la plus facile pour verdir le mix et doit par conséquent être privilégiée.
La zone du projet est dotée d’un ensoleillement important tout au long de l’année. C’est une filière déjà développée sur le territoire mahorais, et qui représente le plus grand potentiel de l’île en terme de production d’électricité d’origine renouvelable.
Figure 3 : Irradiation globale horizontale sur Mayotte, Solargis
Bilan des puissances installées et potentiels photovoltaïques par poste HTA/BT (Vers l’autonomie énergétique dans les ZNI, ADEME 2018)ZAE MALAMANI
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La filière photovoltaïque (PV) peut être séparée en deux types d’application, à savoir les systèmes de production d’électricité autonomes (autoconsommation) et les systèmes de production d’électricité raccordés au réseau de distribution de l’électricité qui permettent de revendre totalement l’électricité produite.
Compte tenu du contexte des activités sur la zone (entrepôts, ateliers, enseignement), les besoins en électricité se font essentiellement en journée, en synchronisation avec la période de production photovoltaïque. Dans le cadre de cette étude, la mise en place d’installation photovoltaïque est envisageable via les deux types d’application : autoconsommation ou raccordement au réseau. Si la vente de toute l’électricité produite sur le réseau (mécanisme de « vente totale » via les tarifs d’achat) était jusque-là la norme, ce système tend à s’essouffler (les tarifs d’achats baissent tous les trimestres). Inversement, l’autoconsommation (consommation prioritaire de l’électricité produite) est en plein essor car le prix de l’électricité conventionnelle augmente et des primes à l’achat sont mises en place dans ce cas de figure. Toutefois cette présente étude n’a pas vocation à cibler un type d’application plus qu’un autre, et une étude de faisabilité sera à réaliser car la simultanéité de la production et de la consommation est un paramètre clé de ce choix.
Sur l’ensemble de la zone existante, de nombreuses toitures des bâtiments pourraient bénéficier d’un bon ensoleillement et permettraient l’implantation de panneaux photovoltaïques. En plus de ces surfaces importantes en toiture, le campus devrait également disposer de grandes zones de stationnement, souvent accolées aux bâtiments. La mise en place d’ombrières photovoltaïques sur ces parkings devrait également être envisageable.
La mise en place d’une installation photovoltaïque nécessite une étude de faisabilité avec une analyse des besoins existants et futurs, afin de voir quelle type d’application serait la plus pertinente à l’échelle de la zone. Le profil de consommation, essentiellement diurne est plus avantageux pour une solution en autoconsommation d’autant plus que cela permettra de répondre plus facilement aux exigences du nouveau décret tertiaire.
Nota : A la suite de l'arrêté tarifaire métropole S21 fixant les conditions d'achat de l'électricité produite par les installations implantées sur bâtiment, hangar ou ombrière utilisant l'énergie solaire photovoltaïque, la version de l'arrêté ZNI devrait rentrer en consultation début novembre 2021. Tout comme la métropole, le seuil d’éligibilité sera relevé de 100 à 500 kWc. La DGEC et la CRE travaillent encore au calcul des tarifs qui seront différents selon les territoires. Cet arrêté comprendra également des primes à l'autoconsommation qui seront différentes d'un territoire à un autre. Ceci permettra ainsi de valoriser encore mieux le potentiel sur des surfaces de toiture importantes que nous pouvons retrouver sur la ZAE.
L’ensoleillement au niveau de la ZAE représente un gisement très favorable, et le développement du
photovoltaïque fait partie des objectifs du territoire mahorais. Ainsi, l’utilisation de la ressource PV peut être
envisagée dans le cadre de la ZAE au niveau des toitures des bâtiments. Elle pourra être mobilisée sur
certaines surfaces plus pertinentes que d’autres (grandes surfaces disponibles et bien orientées vers le
Nord). Elle peut également être mise en place au niveau des parkings via la construction d’ombrières. Au vu
des emprises au sol des bâtiments, une telle solution présente un potentiel de production électrique
intéressant. Toutefois, les surfaces de toitures éligibles à la mise en place de panneaux ne sont aujourd’hui
pas connues, et dépendront fortement des choix architecturaux.
La mise en place de solaire photovoltaïque peut être envisagée à l’échelle de la ZAE Malamani, qui
présentera d’important besoins en électricité. Le choix de cette technologie est donc pertinent pour la zone,
et nécessite des études de faisabilité complémentaire.
Cependant, les points suivants ne sont pas à négliger pour cette technologie :
- En cas d’injection sur le réseau et de revente d’électricité, il subsiste une incertitude importante quant à l’existence d’un tarif d’achat au moment où le projet sortira réellement (réduction trimestrielle des tarifs, risque de nouvel arrêté dans les années à venir).
- En cas d’autoconsommation, la nécessité de mettre en place du stockage a une incidence non négligeable sur le coût d’investissement et la configuration de l’installation (surface de stockage nécessaire pour les batteries).ZAE MALAMANI
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2.2. PRODUCTION DE CHALEUR A PARTIR DE LA RESSOURCE SOLAIRE
THERMIQUE
2.2.1. Synthèse potentielZAE MALAMANI
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2.2.2. Présentation générale
L’énergie solaire est présente partout (énergie de « flux »), intermittente (cycle journalier et saisonnier, nébulosité), disponible (pas de prix d’achat, pas d’intermédiaire, pas de réseau) et renouvelable. Cependant, elle nécessite des installations pour sa conversion en chaleur. Le caractère intermittent impose de se munir d’un système d’appoint pour assurer une production énergétique suffisante tout au long de la journée et de l’année.
Le présent rapport se focalise sur les technologies jugées pertinentes à l’échelle d’une opération d’aménagement : la production d’eau chaude sanitaire par panneau solaire thermique. Ce potentiel nécessite la consommation d’ECS connue et stable sur l’année.
La zone étant occupée par une activité majoritairement tertiaire (entrepôts, ateliers, enseignement), l’usage d’Eau Chaude Sanitaire (ECS) au sein de ces différents bâtiments parait à ce jour assez faible pour envisager l’exploitation des toitures pour la mise en place de panneaux solaires thermiques.
Toutefois, avec la présence des bâtiments suivants, des besoins en eau chaude pourraient être nécessaires et justifier l’utilisation de l’énergie solaire thermique pour l’ECS :
- Cuisine centrale
- Lycée des Métiers de la Mer
- Hôtel d’entreprises
Egalement, et même s’il reste limité, les bâtiments résidentiels projetés dans la zone projet pourraient aussi justifier l’usage de ce potentiel pour satisfaire les besoins en ECS des résidents. Il répond d’ailleurs à la réglementation thermique en vigueur RTAADOM qui impose une couverture de 50% des besoins en ECS dans l’habitat neuf.
Au vu de la typologie des bâtiments de la ZAE Malamani et de la part limitée du résidentiel au regard du
projet, les besoins en eau chaude sanitaire sur la zone d’étude restent relativement faibles. Ces besoins étant
faibles, la satisfaction d’à minima 50% de ces besoins par du solaire serait très facilement atteignable et
pourrait être assuré avec le solaire thermique. Sur la ZAE Malamani, au vu de l’ensoleillement le taux de
couverture (part des besoins annuels couverts par l’installation) envisagé devrait être supérieur 70%.
Les points suivants ne sont pas à négliger pour cette technologie :
- Installé en toiture, le solaire thermique peut représenter un conflit d’usage avec le photovoltaïque.ZAE MALAMANI
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2.3. PRODUCTION D’ELECTRICITE PAR EOLIEN
2.3.1. Synthèse potentiel
2.3.2. Présentation générale
L’énergie éolienne consiste à convertir l'énergie cinétique du vent en énergie mécanique, par l’intermédiaire d’une éolienne. Les machines actuelles sont utilisées pour produire de l'électricité qui est consommée localement (sites isolés), ou injectée sur le réseau électrique (éoliennes connectées au réseau). L'application « connecté réseau » ou « grand éolien » représente, en terme de puissance installée, la quasi-totalité du marché éolien. De même que les systèmes solaires, les systèmes éoliens nécessitent la mise en place d’un appoint.
On distingue généralement l’énergie éolienne en 4 catégories :
- le grand éolien pour des hauteurs supérieures à 50 mètres et d’une puissance > 350 kWe.
- le moyen éolien pour des hauteurs comprises entre 12 et 50 mètres et d’une puissance entre 36 et 350 kWe.
- le petit éolien pour des hauteurs comprises entre 12 et 20 mètres et d’une puissance entre 1 et 36 kWe.
- l'éolien de proximité dit urbain pour des hauteurs inférieures à 12 mètres et d’une puissance inférieure à 1 kWe.ZAE MALAMANI
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2.3.3. Eolien sur le territoire
Concernant la filière éolienne, Mayotte ne dispose d’aucune installation à ce jour. La PPE actuellement en vigueur prévoit l’installation d’une capacité de 4 MW d’éolien à horizon 2023. Un « atlas éolien » élaboré en Octobre 2008 pour le compte de la Collectivité Départementale de Mayotte avait estimé le potentiel éolien de l’île autour de 50 MW. Toutefois, les zones identifiées sont essentiellement situées au niveau des reliefs et des lignes de crête ce qui pose le problème de leur accessibilité et de la difficulté de raccordement au réseau.
En 2018, le Conseil Départemental de Mayotte a lancé une nouvelle étude portant sur la pertinence et les conditions de réalisation d’une filière éolienne à Mayotte. Les deux sites qui ressortent de cette étude soulèvent toutefois des enjeux environnementaux importants du fait de leur localisation dans des zones de biodiversité à enjeux forts ou reconnus. De plus, les contraintes d’accès à ces deux sites conduisent à privilégier des éoliennes de petites tailles, ce qui risque de renchérir leur coût de production. Ainsi, le potentiel de développement éolien terrestre à Mayotte apparait limité.
Lors de l’étude plus récente « Projet Éolien Mayotte » (Conseil Général Mayotte, 2018), 14 sites potentiels pour des installations éoliennes terrestres ont été identifiées. Les 14 sites sont distribués dans les zones Nord-Ouest, Nord-Est, Centrale et Sud et représentent un potentiel global de 43 MW dont une partie sous contrainte. La carte ci-après donne le potentiel éolien sur le territoire mahorais ainsi que la localisation des 14 sites potentiels.
Au-delà du potentiel terrestre, le potentiel éolien off-shore pourrait aussi être considéré. Toutefois, il n’est pas envisageable de réaliser un parc éolien offshore à l’intérieur de la ceinture de corail.
A l’extérieur, les conditions d’exploitation, fonds marins rapidement profonds, et occurrences de cyclones impliquent de disposer de technologies marines offshore flottantes et capables de survivre à un cyclone. Pour la filière éolienne, plusieurs projets, qu’ils soient à un statut de recherche spécifique aux éoliennes cycloniques offshores, de parcs démonstrateurs ou de parcs commerciaux de très grande dimension sur des territoires susceptibles d’être touchés par des cyclones , existent néanmoins dans le monde.
Figure 4 : Cartographie du potentiel éolien terrestre de Mayotte, Vers l’autonomie énergétique des ZNI, ADEME 2018, Extrait du zonage forestier, ONF 2013
Zone d’étudeZAE MALAMANI
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D’après cette carte, le potentiel sur Grande-Terre existe avec 14 sites potentiels identifiés lors de l’étude ‘’Projet Eolien Mayotte’’ de 2018. Au niveau de la commune de Chirongui le potentiel reste limité avec des vitesses de vent à 3 m/s. Un site potentiel (N°14) se trouve à proximité de la zone d’étude. Toutefois, la zone identifiée est située au niveau des reliefs et de la ligne des crêtes du Sud ce qui pose le problème d’accessibilité et de difficulté de raccordement au réseau. Enfin, le site potentiel pourrait également empiéter sur la réserve naturelle de Chirongui, d’après le zonage agroforestier de ‘l.
De plus, le potentiel éolien ne conduirait pas à une production importante du fait d’une grande intermittence. Les zones identifiées sont essentiellement situées au niveau des reliefs et des lignes de crête ce qui pose aussi le problème de leur accessibilité et de la difficulté de raccordement au réseau.
Ainsi, le potentiel de développement éolien terrestre sur Grande-Terre apparait comme limité. Seules les petites éoliennes de proximité dit éolien urbain pourraient être considérées (implantation en partie haute des bâtiments), au vue de l'impossibilité de créer une Zone de Développement Eolien en milieu urbain.
2.3.4. Eolien urbain sur la ZAE
Dans le cas de l’éolien urbain, il existe beaucoup trop d’incertitudes (vent réellement disponible, direction changeante, efficacité des systèmes) et de contraintes (bruit, structure, maintenance) pour proposer ces solutions à grande échelle. De plus, la faible hauteur des installations les rend très sensibles aux perturbations aérodynamiques engendrées par les bâtiments alentours. La fiche technique de l’ADEME concernant le petit éolien, parue en février 2015, déconseille les installations de petit éolien en milieu urbain ou péri-urbain, en citant comme constat que :
1°) Le vent est en général trop faible ou trop turbulent pour une exploitation rentable
2°) Risque élevé de modification du paysage urbain, impactant la ressource en vent
Cette typologie de ressource, même si elle apparait plus adaptée à la zone d’études que le grand éolien, ne
connait pas suffisamment de maturité technico-économique pour être utilisée dans le cadre du projet. De
plus, la configuration de la ZAE Malamani n’est pas vraiment propice à l’implantation et l’intégration
d’éoliennes: densité des lots, nuisance sonore, effet de vibration. L’éolien présente un potentiel de
production très faible, pour un investissement important. Le potentiel de cette ressource est à la fois limité
et contraignant, ce qui la rend difficilement envisageable pour le site.ZAE MALAMANI
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2.4. Production de chaleur à partir de biomasse : bois-énergie, biogaz
2.4.1. Synthèse potentiel
Génération centralisée d’électricité et/ou de chaleur à partir des ressources biomasse
Description
Type d’énergie produite
Electricité
Chaleur
Froid
Description technique
La biomasse désigne l’ensemble des matières organiques, d’origine végétale ou animale, pouvant être utilisées pour produire de l’énergie. Elle peut donc prendre plusieurs formes : bois-énergie/bagasse, ou autres déchets pour du biogaz.
Le recours à ces ressources dépend de l’existence de filières de collecte et du traitement de la matière dont est issu le combustible.
L’utilisation de la biomasse à des fins énergétiques représente une part importante de l’objectif de la France qui, dans le cadre du Grenelle de l’Environnement, s’est engagée à porter à hauteur de 23% sa part EnR (énergie renouvelable) dans sa consommation énergétique finale d’ici 2020.
La combustion de la biomasse est considérée comme non émettrice de gaz à effet de serre car l’intégralité du CO2 rejeté dans l’atmosphère lors de sa combustion a été prélevée dans cette même atmosphère lors de la phase de croissance de la biomasse. Au regard des autres énergies (0,235 kgCO2e pour 1 kWh PCI de gaz produit puis brûlé), la biomasse reste une énergie peu carbonée.
Il y a une seule installation en fonctionnement à ce jour sur Mayotte. Une installation de méthanisation de 1 MW produisant de l’électricité à partir du biogaz issu de l’installation de stockage de déchets non dangereux (ISDND) située sur la commune de Dzoumogné, a été mise en service fin 2018.ZAE MALAMANI
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Bois-Energie : la biomasse pouvant être utilisée ici correspond aux essences rencontrées dans la forêt mahoraise (raphia et cocotier) ainsi qu’aux déchets verts des autres essences.
Il est ainsi possible de valoriser l’énergie de la biomasse en électricité, en chaleur, voire en froid.
D’après la première Programmation Pluriannuelle de l’Energie de Mayotte, initialement parue en 2017, cette dernière fixait pour objectifs quantitatifs à 2018 d'approfondir le potentiel pour la valorisation des cocotiers et des déchets verts et pour 2023 de mettre en place une production électrique à base de bois de 67 GWh.
Cocotier : la production de biomasse à partir de la filière cocotier a été étudiée par le Conseil départemental. La valorisation de ce bois est optimale si la coupe est réalisée lorsque le cocotier est en fin de vie car seul le premier tiers du stipe peut être utilisé en construction. A l’heure actuelle, la raréfaction du gisement fait qu’une exploitation non renouvelable du cocotier ne fait pas sens écologiquement.
Raphia : le raphia est un excellent bois de construction, assez largement utilisé dans toute la région. A Mayotte, de nombreuses cases ont été construites en raphia au cours des années 1980 dans le cadre de programmes fixant des objectifs ambitieux de 1000 logements à l’année, mais l’exploitation trop intensive des essences de raphia a fait décliner le volume du gisement, et la ressource est désormais moins disponible. Devant le risque de disparition totale du raphia du territoire, l’exploitation n’est, à l’heure actuelle, plus envisageable.
Plus globalement, une étude commandée par l’ADEME sur le potentiel de valorisation des déchets verts en charbon de bois a permis de définir une ressource de 1 400 à 6 000 tonnes/an de production. L’étude a cependant mis en avant que la ressource locale reste globalement faible et peu mobilisée en termes d’organisation de collecte. L’ONF étudie dans ses Orientations Régionales Forestières la possibilité de plantation d’espèces spécifiques, mais cela ne répondra pas à l’échéance fixée par la PPE.
Centrale Bois énergie : la ressource locale étant limitée, il est envisagé de monter une production locale d’électricité à partir de bois énergie issu de dérivés de l’industrie de transformation de bois des pays voisins (Madagascar, Afrique du Sud) dans un premier temps, le temps que la ressource locale puisse se développer. L’objectif recherché est une centrale thermique de 10 MW électrique pour une production estimée à 67 GWh dès 2019, située sur la commune de Koungou.
Selon la révision de la PPE en 2019 ce projet a été retardé, notamment par les besoins nécessaires en études complémentaires. Ce projet d’envergure devra être analysé par l’État et le Conseil Départemental au regard de la nouvelle stratégie énergétique du territoire à venir et à co-construire.
Il convient de souligner à ce stade que concernant le gisement bois-énergie, une véritable filière d’exploitation et de valorisation doit être mise en place et sort du cadre de ce projet. Des études et projets sont actuellement en cours mais ils ne concernent pas directement le périmètre de la ZAE Malamani.
L’utilisation de bois-énergie pour répondre aux besoins électriques ou thermiques de la ZAE
est difficilement envisageable ici, contraint par l’échelle réduite du projet et par la
disponibilité de la ressource locale. Des projets de plus grande envergure à l’échelle du
territoire mahorais sont actuellement à l’étude et programmé dans la PPE. L’installation
d’une centrale Bois-Energie contribuera à la transition énergétique en permettant des
réductions significatives d’émissions de gaz à effet de serre.ZAE MALAMANI
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Biogaz : la biomasse pouvant être utilisée ici correspond aux déchets et effluents de consistance solide et liquide caractérisés par une teneur élevée en carbone organique biodégradable. Les déchets organiques (déchets agricoles, une partie des déchets ménagers, déchets verts, lisiers,…) et les boues de traitement des eaux usées peuvent ainsi être valorisées pour produire de l’énergie.
La méthanisation est un processus naturel de dégradation biologique de la matière organique dans un milieu sans oxygène due à l’action de multiples micro-organismes (bactéries). Elle peut avoir lieu naturellement dans certains milieux tels que les marais ou peut être mise en œuvre volontairement dans des unités dédiées grâce à un équipement industriel.
Les déchets contiennent de la matière fermentescible, appelée biomasse. En l’absence d’air, cette matière, se décompose naturellement dans le massif de déchets et produit du biogaz contenant 40 à 60 % de méthane (CH4) qui détient les vertus énergétiques. Le biogaz issu de la dégradation des déchets peut être collecté et utilisé dans un moteur pour produire de l’électricité.
Par ailleurs, le biogaz, s'il n'est pas capté et traité, est à l'origine de nuisances :
• le biogaz génère de mauvaise odeurs dues essentiellement à la présence de perceptans et d'hydrogène sulfuré dégagés lors de la décomposition de la matière organique contenue dans les ordures ménagères,
• le biogaz contribue au développement des gaz à effet de serre en raison de la présence du méthane qui est un GES 23 fois plus puissant que le CO2 en potentiel de réchauffement global.
La fermentation (ou digestion anaérobie) est le processus de dégradation des substances organiques à l'aide des micro-organismes dites anaérobies. On parle aussi de méthanisation. Le produit de cette réaction chimique, le biogaz, est un gaz combustible, un mélange de méthane (CH4) à 65% et de CO2 à 35%, en moyenne. C'est une énergie renouvelable. Ce biogaz peut être valorisé pour produire de l’électricité et/ou de la chaleur (cogénération), voire du froid (trigénération).
A Mayotte, il y a une seule installation de méthanisation en exploitation à ce jour.
Déchets ménagers : un habitant français moyen génère environ 350 kg de déchets ménagers chaque année, dont environ 55% peuvent servir à la méthanisation. La PPE de 2017 avait fixé l’objectif de mettre en exploitation la production de biogaz à partir des déchets ménagers ou assimilés (DMA) en créant une Installation de Stockage des déchets Non Dangereux de Dzoumogné (ISDND). L'installation de l'unité de production d'électricité à partir du méthane issu de la dégradation des déchets de l'ISDND a été réalisé conformément à l’objectif défini. Actuellement, le productible est en deçà des résultats attendus mais devrait progressivement atteinte les objectifs de production prévus de 8 GWhe par an à horizon 2023.
La ZAE Malamani rassemble plusieurs bâtiments majoritairement tertiaires, ainsi qu’une partie relativement limitée de bâtiments résidentiels. Il n’est pas possible de connaître de manière précise le gisement de déchets organiques qui y sera produit, la rentabilité d’une éventuelle installation de méthanisation y étant directement liée. De plus, les déchets issus du quartier feront probablement l’objet de valorisation au niveau des unités collectives de traitement de l’agglomération.
Cependant, le projet public de la cuisine centrale projetée dans la ZAE est une source de déchets organiques utilisables en vue de leur valorisation, et dont le volume de déchets peut être quantifié. Au vu des éléments, il est peu probable que le gisement sur le périmètre de la zone soit suffisamment significatif pour la mise en place d’une solution de valorisation des déchets ménagers. Le site ne présente pas de véritable potentiel à ce niveau. En revanche, la cuisine centrale pourrait s’avérer être un potentiel intéressant pour une future unité de méthanisation.ZAE MALAMANI
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Biomasse agricole : on entend par biomasse agricole les sous-produits d’exploitation ne présentant plus de valorisation possible en termes d’alimentation ou d’utilisation comme matière première techniquement, économiquement et écologiquement viable. Le Grenelle 1 de l’environnement définit clairement cette priorité d’usage au recours de la biomasse en général :
- Priorité 1 : alimentaires ;
- Priorité 2 : matériaux ;
- Priorité 3 : énergie.
L’utilisation de ces sous-produits en valorisation énergétique est généralement rendue compliquée par la diversité des matériaux (générant autant de procédés différents), leur répartition géographique, leur périodicité de disponibilité et l’absence de filières dédiées. Une grande partie des sous-produits existants est d’ores et souvent déjà utilisée pour des usages agricoles (retour organique à la terre, constitution de litières pour le bétail, etc.). A l’échelle d’une zone, il est difficile de conclure sur l’existence d’un réel potentiel. Pour mettre en œuvre l’utilisation de cette biomasse, une approche directe, spécifique à chaque producteur, serait à envisager et à mener à l’échelle d’un territoire plus vaste.
Le site de la ZAE est très peu exploité par l’agriculture. D’après l’étude pédologique menée par Géolithe, l’ensemble la zone est occupée par de la culture de bananes et de fruits (oranges principalement). On notera une présence plus importante de fruitiers en bordure de rivière. Enfin, au Nord de la zone, on notera la présence de parcelles dédiées exclusivement à la culture de manioc. Devant les surfaces et la nature des cultures mises en jeu, les ressources semblent donc insuffisantes sur la zone concernée.
La carte ci-dessous présente la diversité des cultures aux alentours de la zone d’étude
Figure 5 : Diversité des cultures aux alentours de la zone d’étude (Etude Géolithe, 2021)
Un projet d’abattoir sur la ZAE était initialement prévu à l’intérieur du périmètre. Ce dernier Le développement d’une solution biomasse agricole pour la zone d’étude ne paraît donc pas envisageable en termes de disponibilité de la ressource.
Au vu des activités existantes et futures, il est peu probable que le gisement sur le périmètre de la zone soit suffisamment significatif pour la mise en place d’une solution de valorisation des déchets agricoles. Le site ne présente pas de véritable potentiel à ce niveau.ZAE MALAMANI
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Boues de Station d’Epuration (STEP) : certaines productions ou certains résidus d’agriculture ou d’élevage ainsi que les boues de STEP peuvent également donner lieu à la production de biogaz via une unité de méthanisation. Ainsi, sur le territoire métropolitain, plusieurs STEP ont pu faire objet d’une telle valorisation. A Mayotte, le développement du territoire a conduit à la mise en place de plusieurs micro- stations au sein des communes qui sont encore majoritairement utilisées.
AU sein de la programmation portée par la ZAE Malamani, plusieurs autres projets spécifiques viennent également s’implanter dans la zone. C’est notamment le cas pour une future station d’épuration des eaux usées (STEP) qui sera implantée au niveau de la zone d’étude. Le projet nécessite en premier lieu la création d’une Station de Traitement et d’Epuration, une solution transitoire est en cours d’étude par l’EPFAM. La STEP transitoire serait positionnée au point bas en limite de la zone humide.
Cette nouvelle STEP serait transitoire dans l’attente d’une programmation par SMEAM: soit de la réhabilitation de la STEP existante située dans le village, soit de la création d’une STEP « fixe » pour la ZAE. Hypothèses de dimensionnement de la STEP (stade APS) : 35 m3/jour 7j/7 et un flux de pollution (sur le paramètre DBO) d’environ 450 équivalents-habitants.
La future STEP se trouvant à proximité de la zone d’étude, la valorisation des sous-produits
de STEP serait envisageable. Il conviendrait de voir si cette dernière ou si elle ferait l’objet
d’une réflexion plus globale à l’échelle du territoire.
Paramètres techniques (concernent uniquement la production de biogaz via les boues de STEP)
1 m3 de biogaz permet de produire 5 à 7,5 kWhth et donc 1,5 à 3 kWh électrique.
Rendement électrique du moteur : 30 à 40 %
Rendement thermique du moteur : 40 à 60 %
Le volume du méthaniseur dépend fortement du type de déchets organiques valorisés mais est généralement compris entre 1 et 2 m3 par m3 de biogaz produit par jour soit entre 2 et 6 kWhe- / jour
Coût d’investissement compris entre 3 000 et 6 000 €/kWe
Réglementation spécifique
Les installations produisent et stockent des gaz dangereux et engendrent des risques industriels. Elles sont donc soumises à la réglementation ICPE. Leur mise en place est accompagnée par un Plan de Prévention des Risques Industriels. Dans le cas d’un porteur de projet privé, le foncier qui accueillera la centrale doit être classé en « Zone industrielle constructible ».
Aides économiques existantes
Aides ADEME sur les études de gisement, de faisabilité à hauteur de 50 à 70% du montant HT
Aides ADEME pour opérations exemplaires ou de démonstration
Contrat d’achat de l’électricité pouvant être mis en place sur 15 ans - Tarifs d’achat sur arrêté tarifaire
Avantages Inconvénients
Tarif d’achat attractif pour STEP importantes
Production d’électricité renouvelable avec ressource
locale
Foncier nécessaire important (stockage, méthaniseur,
traitement et valorisation)
Rendements de méthanisation dépendant du composé
entrant (teneur en matière organique et en eau)ZAE MALAMANI
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Synthèse Potentiel Eaux Usées STEP
Recommandations sur le potentiel Biomasse
Les boues de STEP représentent un potentiel intéressant pouvant donner lieu à la production de biogaz via une unité de méthanisation. Cependant, cette STEP étant encore au stade de projet avec une échéance similaire à celle de la ZAE Malamani, il est à ce jour difficile de pouvoir statuer sur le fait que la valorisation soit envisageable.ZAE MALAMANI
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Etude de faisabilité - Unité de méthanisation sur la ZAE
Synthèse
Potentiel
Pour la ZAE Malamani, une étude de faisabilité sur un projet d’unité de méthanisation a été réalisée par le groupement Solagro/EGIS et restituée lors d’un COPIL en 2020. Ce projet d’unité de méthanisation territoriale était porté par la Communauté de Communes du Sud de Mayotte (CCSud) et s’inscrivait dans la création de la Zone d’Activité Economique à Malamani, au sud de l’île.
Ce projet était complémentaire à l’installation de la cuisine centrale (déchets organiques, de l’abattoir (effluents) de la déchetterie (déchets verts non valorisés en compost), des boues des stations d’épuration de la région Sud, fractions fermentescibles des ordures ménagères évitant ainsi leur transport vers le Nord, ainsi que d’autres activités agroalimentaires produisant des déchets fermentescibles, autres activités d’élevage, déchets de la pêche issus des pontons du Sud, etc…
Ces projets publics qui pourraient s’implanter sur sur la ZAE représentent un volume important de déchets organiques produits tout au long de l’année. L’unité de méthanisation serait donc une solution intéressante pour traiter ce type de déchets fortement chargés, mais la mise en place de ce type d’installation nécessite un gisement important pour trouver une rentabilité économique intéressante. L’objectif de cette étude était donc d’étudier l’ensemble des ressources organiques mobilisables à l’échelle de Mayotte en privilégiant un périmètre de 10 km autour de Malamani. Cette étude a permis à travers plusieurs enquêtes de passer en revue les ressources organiques pouvant être identifiées, à savoir :
Malheureusement, le projet d’abattoir, dans un premier temps relocalisé en périphérie de la ZAE, a finalement été abandonné. Ce projet représentait un potentiel intéressant pour l’unité de méthanisation, comme nous pouvons le voir sur le tableau ci-dessus. Son abandon, le manque de ressource en déchets verts et la plus faible quantité des autres déchets organiques reviendrait principalement à réduire la faisabilité de cette unité de méthanisation à la valorisation énergétique des boues de la future STEP. De ce fait, le projet d’unité de méthanisation a également été abandonné et ne sera pas développé dans la suite de l’étude.ZAE MALAMANI
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2.5. RECUPERATION DE CHALEUR A PARTIR DES EAUX USEES
2.5.1. Synthèse potentiel
Récupération de chaleur/froid à partir des eaux usées d’assainissement
Valorisation par PAC
Présentation
générale
Type d’énergie produite
Chaleur
Froid
Description technique
Les effluents d’eaux usées peuvent être considérés comme des sources potentielles d'énergie, notamment thermique. En effet, la température des effluents urbains varie classiquement entre 12 et 25°C. L'énergie calorifique correspondante est importante (4,18 kJ/kg/°C) et peut être récupérée par un fluide caloporteur au moyen d’un échangeur thermique et d’une pompe à chaleur (PAC) eau-eau pour produire de l’eau chaude à une température comprise entre 35 et 65 °C. De même, la température des eaux usées étant relativement constante au cours de l’année, le réseau d’eaux usées peut être utilisée comme source chaude d’une PAC pour la production de froid (solution plus pertinente sur la ZAE Malamani en l’absence de besoins de chauffage). Les échangeurs de chaleur utilisés pour transférer la chaleur des eaux usées sont soit insérés dans la structure des canalisations soit localisés dans des bâches en dérivation. A la différence ces eaux traitées en sortie de station d’épuration les eaux usées utilisées peuvent également être des eaux brutes.
Source : Rabtherm
Figure 6 : Principe et illustration de canalisations d’eaux usées neuves avec échangeur intégré
Paramètres techniques Paramètres technico-économiques
2 à 5 kWth / m² d'échangeur
1,8 à 8,4 kWth/m de canalisation
Débits d'eaux usées minimum = 15 L/s par temps sec (soit
environ 5000 habitants raccordés)
Distance entre PAC et égout < 200 m
Températures des eaux usées doivent tjrs être supérieures à
8°C pour le chauffage ou la production d’ECS
Investissement = 1500 à 4000 € / kWth
Frais d'O&M annuels < 2% investissement
Tps de retour sur investissement compris entre 2 et 10 ans
(aides ADEME comprises)ZAE MALAMANI
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Durée de vie : 30 ans pour les échangeurs et 15 ans pour les
PAC
Réglementation spécifique Aides économiques existantes
Autorisation de l'exploitant des eaux usées indispensable
pour vérifier que leur température d'exploitation ne subit
qu'une faible variation
Brevet détenu par la société Rabtherm
Encombrement de la PAC : ~ 0,05 m²/kWth
Encombrement du système complet (PAC, échangeur
secondaire si besoin, éventuels ballons de stockage
thermique, pompes, etc.) : environ 5 à 10 kWth/m²
ADEME subventionne 50% de l'étude de faisabilité
TVA à 5,5 % sur les équipements
Avantages Inconvénients
Possibilité de production de froid
Temps de retour sur investissement rapide
Système non validé actuellement pour une production
uniquement de froid
Nécessité d'une densité de population relativement
importante (l’équivalent de 5000 usagers environ raccordés
sur un même collecteur)
Monopole du brevet Rabtherm (Suisse) exploité en France par
Saunier et Associés.
Exemples
Chauffage et rafraichissement de l’hôtel de la Communauté Urbaine de Bordeaux
Installation mise en service en OCTOBRE 2010
Besoins de 1100 kWth en hiver et 850 kWth en été
Echangeur de 200 m de long
Investissement 1,5 M€ - taux de retour sur investissement de 3 ans (avec aides ADEME)ZAE MALAMANI
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ZAC Centre Sainte-Geneviève de Nanterre
200 m d’échangeur
39 % de l’énergie de chauffage en provenance de la récupération d’énergie sur eaux usées
Groupe scolaire Wattignies (Paris XII)
60 m d’échangeur dans le collecteur des Coteaux
Investissement : 400 000 €
Valorisation des eaux grises d’un restaurant d’entreprise (Cergy-Pontoise)
Puissance thermique des PAC : 56 kW
Besoin annuel : 194 MWh - Couverture des besoins énergétiques : > 90%
Economie financière estimée pour le gestionnaire : 8000 € /an
Temps de retour sur investissement hors subvention : 10 à 12 ans
Ressources locales
Dans l’état actuel de définition du projet de la ZAE Malamani il est impossible de quantifier la ressource thermique récupérable sur les eaux usées, notamment la limite minimale de 15 L/s environ.
La collecte des eaux pluviales ne doit pas être considérée dans le dimensionnement de tels systèmes car la ressource est trop irrégulière.
Recommandations
A la vue des premiers éléments de définition de l’aménagement de la ZAE, l’équipement de certains bâtiments pourrait être pertinent pour la production d’ECS à partir de la récupération de chaleur sur les eaux usées et valorisation par PAC. Il s’agit, entre autre de la cuisine centrale. Néanmoins, étant donné les bonnes performances des systèmes solaires thermiques à Mayotte (absence de risque de gel, bon ensoleillement, et technologie maîtrisée), il est conseillé de privilégier en premier lieu cette technologie.
L’installation d’échangeurs thermiques sur le réseau d’eaux usées pour la production de froid au moyen d’une pompe à chaleur peut être pertinent. Néanmoins, les températures du réseau d’eaux usées de la ZAE risquent d’être élevées pour un fonctionnement performant de la PAC. Il conviendra donc, dans une éventuelle étude de faisabilité, d’estimer les températures moyennes des réseaux d’eaux usées de Mayotte et de déterminer les performances d’une pompe à chaleur fonctionnant sur ces niveaux de température de source chaude.
La performance du système dépend principalement du débit des eaux usées, de leur température et de la pente du réseau d’assainissement. Le dimensionnement doit être réalisé en fonction des caractéristiques précises du futur réseau d’assainissement.ZAE MALAMANI
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2.6. PRODUCTION D’ELECTRICITE PAR GEOTHERMIE
2.6.1. Synthèse potentiel
Génération d’électricité à partir de la ressource géothermique
Présentation Générale
Type d’énergie produite Electricité
Description technique
On distingue en géothermie :
La géothermie haute énergie (température supérieure à 150°C) : il s’agit de réservoirs généralement localisés entre 1 500 m et 3 000 m de profondeur. Lorsqu’un tel réservoir existe, le fluide peut être capté directement sous forme de vapeur sèche ou humide pour la production d’électricité.
La géothermie moyenne énergie (température comprise entre 90°C et 150°C) : le BRGM la définit comme une zone propice à la géothermie haute énergie, mais à une profondeur inférieure à 1 000 m. Elle est adaptée à la production d’électricité grâce à une technologie nécessitant l’utilisation d’un fluide intermédiaire.
La géothermie basse énergie (température comprise entre 30°C et 90°C) : elle concerne l’extraction d’eau inférieure à 90°C dont le niveau de chaleur est insuffisant pour la production d’électricité mais adapté à une utilisation directe (sans pompe à chaleur) pour le chauffage des habitations et certaines applications industrielles.
La géothermie très basse énergie (température inférieure à 30°C) : elle concerne l’exploitation des aquifères peu profonds et de l’énergie naturellement présente dans le sous-sol à quelques dizaines, voire quelques centaines de mètres. Il s’agit de nappes d’eau souterraine et sols peu profonds dont la température est inférieure à 30°C et qui permettent la production de chaleur via des équipements complémentaires (pompe à chaleur notamment).
La géothermie profonde est la seule énergie de
base renouvelable, fonctionnant
indépendamment des aléas climatiques (24h/24,
7j/7). Les deux premiers types de géothermie
nécessitent des investissements importants et
sont réservés à des projets d’ampleur (réseau de
chaleur ou production d’électricité). La mise en
œuvre employée de ce genre de système n’est
envisageable que pour des puissances de
plusieurs MW. Par ailleurs, ils demandent des
contextes géologiques bien particuliers (présence
d’une ressource à haute température).ZAE MALAMANI
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Une étude menée par le BRGM et l'ADEME en 2008 sur le potentiel géothermique de l’île de Mayotte a conclu que l’île de Grande Terre est dépourvue de ressource géothermale. Cependant, la même étude a montré qui le territoire de Petite Terre présente des manifestations liées au volcanisme qui sont des indices de conditions propices au développement d’un réservoir géothermique en profondeur. Ainsi, il est possible que le développement de cette filière puisse avoir lieu sur Petite Terre.
Les deux zones identifiées comme potentiellement favorables se situent sur le fond du Lac Dziani et sur la plage à l’est de l’aéroport de Mayotte.
Etant donné le volcanisme récent de Petite-terre ainsi que l’identification en mai 2019 de volcans sous-marins à 50 kms de côte de Petite-Terre, l’existence d’une anomalie thermique ou d’un système hydrothermal semble effectivement se confirmer. En 2018, la Commission Locale des Aides de l’ADEME, regroupant notamment les acteurs institutionnels de l’énergie du territoire, ont validé un financement afin de réaliser une étude de définition d’un programme d’exploration du potentiel géothermique profond en Petite-Terre. Conduite par le Bureau de Recherches Géologiques et Minières – BRGM, cette étude a pour objectif de définir et dimensionner au mieux la campagne d’exploration à venir. Cette campagne, dans un second temps, aura pour objectif d’établir l’existence et de localiser avec précision les zones d’intérêt géothermique à des profondeurs supérieures à 1000 m (haute température >200°C).
Etude BRGM
La première phase de cette étape préalable a été réalisée par le BRGM avec l’appui de l’ADEME Mayotte de juin 2018 à décembre 2019
Les résultats de la phase 1
Dans le cadre de ce projet, les nouvelles données géoscientifiques (notamment géophysiques) qui ont été collectées ont permis de confirmer le fort potentiel géothermique profond à Petite Terre, mais également la nécessité de réaliser plusieurs forages d’exploration profonds (pouvant aller jusqu’à 2 000 m de profondeur) afin de :
- caractériser la nature des formations géologiques ;
- identifier les différentes arrivées d’eau, leur température et leurs caractéristiques physico- chimiques ;
- déterminer la perméabilité du réservoir ;
- estimer la capacité de production électrique de ce dernier.
La phase 2 - 2021-2022
Avant toute exploration par forage, une étude complémentaire qui définira l’implantation des forages et évaluera leur probabilité de succès doit être conduite. Cette étude, démarrée début 2021, permettra de rassembler les éléments géoscientifiques nécessaires à toute prise de décision d’investir dans des forages d’exploration. Elle s’appuie sur des travaux géoscientifiques (e.g. géologiques, géophysiques, géochimiques et hydro-thermiques) ciblés sur Petite Terre, mais également sur la valorisation des données acquises par le Réseau de Surveillance Volcanologique et Sismologique de Mayotte (REVOSIMA), mis en place en raison de l’activité sismo-volcanique exceptionnelle observée depuis mai 2018 au large de Mayotte, vraisemblablement en lien avec la présence d’une ressource géothermale de haute température.ZAE MALAMANI
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Issue des résultats
A l’issue de cette deuxième phase d’étude, en fonction des résultats, la réalisation de forages exploratoire pourra être envisagée afin de confirmer la présence d’une ressource géothermale exploitable et de l’estimer quantitativement. Cette information constituera un des éléments clés afin de pouvoir passer à la phase suivante d’exploitation de la ressource géothermale de Petite Terre pour produire de l’électricité, et ainsi potentiellement augmenter significativement la part d’énergie renouvelable dans le mix énergétique de Mayotte (plusieurs dizaines de % de la production totale).
Si le potentiel géothermique est donc favorable sur la région de Petite-Terre, il sera néanmoins à considérer à l’échelle du territoire mahorais, et non uniquement celui de la ZAE Malamani. D’après le rapport ‘Vers l’autonomie énergétique en ZNI à l’horizon 2030’ menée par l’ADEME, il est considéré que si le potentiel géothermal s’avère effectif, la construction d’une centrale devrait porter à minima sur 40 MW pour rentabiliser les investissements nécessaires.
Ainsi, la ZAE seule ne présentera pas de besoins suffisants pour la mise en place d’une telle technologie propre au projet. De plus, compte-tenu de la durée de développement de tels projets et de des mesures complémentaires restant à effectuer, le territoire ne peut compter sur une telle installation avant 2028.
Avantages Inconvénients
Production d’électricité à grande échelle
Source d’énergie 100% renouvelable, non
émettrice de CO2
Fortes incertitudes sur le potentiel à ce stade de l’étude
Contraintes géotechniques
Nécessité de forages profonds
Coût important à l’investissement
Ressources locales
Figure 7 : Cartographie des potentiels géothermiques, Vers l’autonomie énergétique des ZNI, ADEME 2018
Recommandations
La phase 2 de l’étude du BRGM sur le potentiel géothermal de Mayotte va permettre de
confirmer l’intérêt de cette ressource, mais uniquement sur le territoire de Petite-Terre. Le potentiel au niveau de la zone d’étude est quant à lui faible et n’est donc pas envisageable ici.ZAE MALAMANI
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2.7. PRODUCTION DE CHALEUR/FROID A PARTIR DE LA RESSOURCE
HYDROTHERMALE
2.7.1. Synthèse potentiel
Génération de chaleur/froid à partir de la ressource hydrothermale
Présentation Générale
Type d’énergie produite
Chaleur
Froid
Description technique
Ce type de géothermie utilise la ressource des nappes phréatiques, cours d’eau ou des aquifères peu profonds
(en général moins de 100m). L'unité aquifère est un système physique élémentaire présentant des conditions
hydrodynamiques homogènes, suffisamment conductrice pour permettre la circulation de l'eau souterraine.
Pour un fonctionnement optimal du système d’hydrothermie, cela nécessite effectivement d’avoir un débit
suffisant tout au long de l’année. Une unité aquifère est une entité hydrogéologique de niveau local présentant
une perméabilité moyenne réputée supérieure à 10-6 m/s présentant des ressources en eau suffisante pour
être exploitée. La température exploitée est inférieure à 30°C, et généralement comprise entre 9 et 15°C. Pour
exploiter cette gamme de températures, il est nécessaire de recourir à l’utilisation de pompes à chaleur. Les
installations peuvent fonctionner sur des dispositifs d’extraction d’énergie du sol (capteurs horizontaux,
profondeur inferieure a 2m), du sous-sol (capteurs verticaux, profondeur inferieure à 100m), ou sur l’eau
souterraine des aquifères peu profonds (puits de pompage).
Paramètres techniques Paramètre technico-économiques
Température de l’eau de l’aquifère doit être comprise entre 8
et 12°C pour permettre une production de froid efficace.
Débit d’eau nécessaire : environ 0,1 m3/h.kW
Coûts importants des forages
Coût d’une PAC : 250 à 350 € HT/kW
Réglementation spécifique Aides économiques existantes
Déclaration nécessaire pour les forages de plus de 8 m3/h
Demande d’autorisation pour les forages de plus de 80 m3/h
-
Avantages Inconvénients
Production renouvelable locale de froid
Fortes incertitudes sur le potentiel à ce stade de l’étude
Usage des réserves d’eau douce des aquifères
prioritairement réservé à l’alimentation en eau potable
et/ou à des activités agricoles (élevage, irrigation)ZAE MALAMANI
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Ressources locales
Figure 8 : Carte géologique de Mayotte, BRGM, 2013
Zone d’étudeZAE MALAMANI
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Le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) 2016-2021 décrit une masse d’eau
souterraine susceptible d’être concerné par le projet. Il s’agit de « FRMG005 – Volcanisme du complexe Sud ».
La carte géologique de Mayotte montre que sur la zone d’étude la formation géologique est majoritairement
constituée d’alluvions indifférenciés. Une étude pédologique menée par Géolithe en avril 2021 avec la
réalisation de plusieurs sondages a permis de mieux caractériser la zone humide. La présence d’eau dans le
sous-sol a été retrouvée au niveau du plusieurs sondages, avec un niveau d’eau directement observé au sein
du sondage EP12 au nord de la Zone. A ce stade, une étude complémentaire à partir des résultats de l’étude
Géolithe serait nécessaire afin de vérifier certaines caractéristiques du potentiel sur la zone considérée :
température, débit et profondeur afin de pouvoir évaluer sa faisabilité.
Recommandations
L’étude pédologique menée par Géolithe montrent un potentiel mais qui ne permet pas à ce stade de confirmer la faisabilité et l’intérêt de cette ressource hydrothermale sur cette zone. Cette ressource nécessite une étude de potentiel plus poussée pour statuer sur son intérêt ou non pour le projet. En première approche, l’hydrothermie pourrait être intéressante mais les coûts de forage restent encore prohibitifs et les niveaux de nappes ainsi que son débit sont fluctuants sur l’année, ce qui en fait une solution risquée et coûteuse. Cette ressource ne sera donc pas développée dans la suite de cette étude.
Figure 9 : Zone humide réévaluée, Géolithe, 2021ZAE MALAMANI
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2.8. PRODUCTION DE FROID A PARTIR DE LA RESSOURCE SOLAIRE THERMIQUE (« CLIMATISATION SOLAIRE »)
2.8.1. Synthèse potentiel
Génération centralisée ou décentralisée de froid à partir de la ressource solaire thermique – « Climatisation solaire »
Présentation générale
Type d’énergie produite Froid
Description technique
L'énergie délivrée par un système solaire thermique (et non photovoltaïque) est utilisée par des machines de production de froid ou de traitement d'air pour produire de l'énergie frigorifique permettant d'assurer le rafraîchissement des locaux l'été.
Paramètres techniques Paramètre technico-économiques
Taux de couverture des besoins de rafraichissement
constatés sur une vingtaine de système audités
compris entre 10 et 30%
Environ 3 m² de capteurs solaires / kWf
Investissement : environ 8 000 €/kWf
Frais de maintenance annuels : environ 2% du coût
d’investissement total
Réglementation spécifique Aides économiques existantes
-
Aides possibles de l’ADEME (à valider au moment des
études de faisabilité plus poussées)
Aides maxi de 50% (+10% pour les PME/PMI)
Avantages Inconvénients
Production locale de froid à partir d’une énergie
renouvelable
Facilitation d’obtention du niveau de performance
thermique recherché
Affichage du projet (visibilité des panneaux)
Coût très élevé de la technologie (absence de
rentabilité économique) en investissement et en
exploitation
Conception du système délicate
Conflit d’usage possible pour l’occupation des
toitures (avec le solaire photovoltaïque)
Manque de maturité des technologies et de retour
d’expérience de tels systèmes – Prise de risque
technologique importanteZAE MALAMANI
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Ressources locales
Comme vu précédemment (fiche solaire
photovoltaïque ou thermique), la ressource solaire à
Mayotte est relativement élevée et est donc favorable
à l’installation de systèmes solaires, comme la
climatisation solaire.
Recommandations
Cette famille dite de « climatisation solaire » ou « rafraichissement solaire » n’est pas plus développée compte tenu de la nécessité d’une aide financière pour la rendre économiquement viable et du manque de maturité et de retour d’expérience sur le sujet - une vingtaine d’installation sont actuellement en fonctionnement en France, dont quelques installations sur l’île de la Réunion.ZAE MALAMANI
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2.9. PRODUCTION DE FROID A PARTIR DE RESSOURCES MARINES (TYPE SWAC)
2.9.1. Synthèse potentiel
Génération de froid à partir des ressources marines
« SWAC »
Présentation générale
Type d’énergie produite Froid
Description technique
Le principe du ≪ Sea Water Air Conditioning ≫ est simple : il
s’agit d’un pompage d’eau de mer profonde (900 à 1000 m) à
une température de l’ordre de 5 à 8 °C transférant ses frigories
par le biais d’un échangeur thermique à une boucle constituée
d’un fluide caloporteur (eau douce). Celle-ci pourra ensuite
alimenter la climatisation d’un ou plusieurs bâtiments en direct
ou à l’aide d’un autre échangeur. L’eau de mer réchauffée, à la
sortie de l’échangeur, est renvoyée à faible profondeur dans
l’océan. Les consommations d’électricité sont alors uniquement
cantonnées au pompage et à la distribution d’eau. C’est une
technologie mature permettant de limiter la pointe d’appel de
puissance du matin et de l’après-midi sur le réseau. Ce système
peut également être envisagé avec une pompe à chaleur pour
exploiter des températures d’eau de mer plus élevées.
Paramètres technico-économiques
Requiert un accès facile à la ressource en eau froide à 8°C (soit environ 1000 m de profondeur)
L’eau froide est pompée à de grandes profondeurs puis passe dans une station d’échange (sur la figure précédente, la ‘cooling station’), pour refroidir le circuit d’eau froide en boucle fermé (dénommé ‘chilled water distribution’), qui parcourt les installations à climatiser.
Un rapport de l’ARER indique des coûts d’investissement compris entre 3€/W et 16€/W et des coûts de fonctionnement entre 5,4 et 17 c€/kWh pour des usines ETM allant jusqu’à 100 MW.
Réglementation spécifique Aides économiques existantes
Du fait de l’implantation au sein du milieu marin de la zone, un certain nombre d’études
règlementaires doivent être menées en préalable à la mise en place d’un tel système. Les études
liées au code de l’environnement (étude loi sur l’eau, étude d’impacts) sont obligatoires pour
obtenir l’arrêté préfectoral permettant l’exploitation de ce type d’installation. Il est nécessaire en
plus de ces études de réaliser une demande de concession du domaine public maritime. Ces
approches techniques et réglementaires sont soumises à enquêtes publiques afin de permettre aux
citoyens de prendre connaissances de la teneur des installations à venir et des enjeux
environnementaux qui y sont liés.
Fonds chaleur
Figure 10: Principe du SWACZAE MALAMANI
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Avantages Inconvénient
Un des rares systèmes thermiques de
production de froid d’origine renouvelable
Investissement initial élevé et coût pour l’instant peu connu
Nécessite un réseau de distribution d’eau froide (réseau VRD)
Résistance de la canalisation d’eau froide (immergée) aux conditions
cycloniques et aux fortes houles australes
Requiert un site à terre où les besoins de climatisation sont importants
Nécessite un accès aisé à la ressource en eau froide profonde (tombants
rapides)
Espace au sol important pour l’implantation de la station d’échange
Ressources locales
Figure 11 : Cartographie des potentiels ETM. Source : Étude sur l’énergie thermique des mers à Mayotte, Agence Régionale Énergie Réunion, 2010
Recommandations
La ZAE sera située sur Grande Terre. Les profils bathymétriques du site et l’étude ETM menée montre que pour atteindre une profondeur > 1000m afin d’accéder à la ressource en eau froide, le potentiel le plus intéressant se situe à l’Est de Petite-Terre.
La ZAE n’est donc pas à proximité de ce site potentiel SWAC, il n’est donc pas envisageable. De plus pour de la production de froid (SWAC), le besoin de froid actuel concentré sur la ZAE n’aurait pas été suffisant pour justifier une installation d’un réseau de froid à des fins de climatisation avec cette technologie.
ZAE Malamani
Site de bathymétrie
potentielZAE MALAMANI
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3. COMPARAISON ET SELECTION D’ENR POUR LA PHASE 2
Le tableau ci-dessous présente les ENR à partir des critères disponibilité du
gisement/maturité du marché et de la technologie/atouts de la région. En vert sont
présentés les solutions les plus intéressants, en rose les gisements ayant un faible intérêt
et en rouge ceux ne pouvant être retenus car indisponibles ou non pertinents.
Il conviendra également pour la phase 2 de bien faire la distinction entre :
- Les énergies qui vont directement contribuer à l’approvisionnement direct en énergie de la zone d’activités, en répondant aux besoins qui seront identifiés (solaire thermique, biomasse, photovoltaïque en autoconsommation…) ;
- Les énergies qui pourraient être développées, soit à titre expérimental, soit à titre d’image ou encore à des fins économiques, mais qui ne répondront pas aux besoins, car provenant d’une source d’énergie intermittente. Il s’agit là du solaire photovoltaïque ou de l’éolien pour lesquels, à moins de mettre en place des systèmes de stockage coûteux, la production d’énergie (en l’occurrence d’électricité) est produite selon le gisement (vent, soleil) et non obligatoirement en phase avec les besoins. La production serait probablement réinjectée sur le réseau électrique pour bénéficier des mécanismes d’aide propres à chacune des filières. La production d’énergie d’origine renouvelable viendrait alors compenser « virtuellement » une partie des besoins de la zone d’activités.
Ressource énergétique
Type
d’énergie
fournie
Gisement
exploitable Potentiel de la ressource
Solaire Photovoltaïque E Très favorable
Le gisement est très intéressant avec un
ensoleillement important toute l’année.
Volonté du département de développer
davantage cette filière
Solaire Thermique C (ECS) Très favorable
Potentiel intéressant
Besoins en ECS faibles pouvant facilement être
assurés par cette ressource
Grand Eolien E Aléatoire et limité
La zone d’étude n’est pas éligible à la mise en
place de grande éolienne.
Eolien urbain E Aléatoire et limité
Faible potentiel et difficile à incorporer sur la
zone d’étude.
Biomasse Bois-énergie C+E Moyen
Difficilement envisageable, contraint par
l’échelle réduite du projet et par la disponibilité
de la ressource locale
Biomasse
Biogaz via
valorisation des
déchets
ménagers
C+E Moyen
Unité de méthanisation abandonnée sur la ZAE.
REX en cours sur l’installation de méthanisation
à partir des déchets de l’ISDND
- C : chaleur
- E : électricité
- F : froidZAE MALAMANI
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Biomasse Biogaz via valorisation des
déchets agricoles
C+E Faible Ressource très limitée
Biomasse
Biogaz via
valorisation des
boues de la
future STEP
C+E A priori favorable
Production d’électricité envisageable avec
contrat d’achat
Toutefois, besoins en chaleur pouvant être
assurés par le solaire thermique à privilégier
Unité de méthanisation abandonnée sur la ZAE.
Eaux usées brutes C Moyen
Besoins en chaleur pouvant être assurés par le
solaire thermique à privilégier
A ce stade données et paramètres sur le futur
réseau d’eaux usées non connues
Géothermie Profonde C+E A priori favorable*
Potentiel intéressant mais à l’Est de Petite-
Terre, et non à proximité de la ZAE
Etudes complémentaires en cours
Production d’électricité qui sera toutefois à
considérer à l’échelle du territoire mahorais, et
pas seulement au cadre local de ce projet
Hydrothermie C+F Moyen
Potentiel éventuel sur nappe mais nécessité
d’une étude hydrogéologique plus poussée pour
statuer sur son intérêt
Climatisation solaire
thermique F
Moyen Manque de maturité et de retour d’expérience sur le sujet
Thalassothermie (SWAC) F Moyen
Besoin de froid actuel concentré sur un site
donné non suffisant
Pas à proximité immédiate du site potentiel ETM
Hydroélectricité E Limité Potentiel non exploitable du fait de l’hydrologie de l’île
A l’issue de cette première phase, les préconisations concernant la ZAE Malamani mettent donc en avant trois potentiels principaux sur la zone : la production solaire photovoltaïque, la production solaire thermique et la valorisation des boues de STEP pour la production de biogaz.
Le solaire photovoltaïque et thermique sont les deux potentiels pour lesquels la technologie est déjà mature et sont également ceux qui représentent le moins de contraintes techniques sur la zone.
De plus, le projet d’unité de méthanisation, liée à la valorisation des boues de STEP pour la production de biogaz a été abandonné et ne sera donc pas considéré dans cette étude.
Pouvant être mis en place dans les mêmes échéances de construction de la ZAE, ce sont donc les deux potentiels solaire photovoltaïque et solaire thermique qui seront étudiés.ZAE MALAMANI
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4. ANALYSE DES BESOINS : FUTURE DEMANDE ENERGETIQUE
4.1. METHODOLOGIE ET HYPOTHESES
4.1.1. Rappel du programme de construction
Le projet d’aménagement urbain de ZAE, s’inscrit donc dans le développement d’un troisième pôle d’activité déjà perceptible à travers les projets de ZAC de Mramadoudou, et de la maison de l’artisanat et des familles directement connectée au sud du projet. Il est intéressant de noter que le savoir-faire mahorais, en termes d’artisanat, se situe historiquement principalement dans le sud de l’île. Il s’agit donc pour ce projet à contribuer à la préservation du patrimoine et de la connaissance populaire en exploitant la mémoire collective et la culture léguée par des générations.
L’aménagement envisagé permet l’intégration de la parcelle de la Maison de l’artisanat en cours de construction ainsi
que la réalisation d’éléments de programmes prioritaires préalablement définis.
Il s’agit d’une déchetterie, d’un dépôt de bus d’une cuisine centrale d’un garage solidaire représentant au total environ
2 hectares.
L’aménagement permet également la viabilisation de 10 lots à bâtir représentant une superficie totale d’environ 3
hectares répartis en 8 lots de 1 300 à 2 025 m² et 2 lots de 4 000 et 5 125 m². Au total 8ha environ restent disponibles
pour une pratique agro forestière responsable.
Figure 12 : plan de composition envisagé (phase AVP)ZAE MALAMANI
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Suite à ce dernier plan de composition transmis, nous notons bien la suppression dans le programme de l’usine de méthanisation, projet ayant été abandonné suite à l’étude de faisabilité jugée non concluante. Par rapport à ce plan, nous avons reconsolidé le tableau de programmation en y intégrant cette mise à jour.
Pour chaque lot, le COS (Coefficient d’Occupation des Sols) provient des données issues de la programmation et sert à calculer la surface de plancher indicative, cad la surface utile. Il est de 0,7 pour les lots à bâtir et la plupart des autres lots. Pour le lot 4, la cuisine centrale ainsi que la déchetterie, la surface de plancher indicative était directement dans les données de programmation. Ainsi le coefficient et est calculé automatiquement pour ces lots.
Enfin, pour le dépôt de bus nouvellement considéré, par rapport à ce type d’activité et à la superficie du terrain de 7 800 m²une hypothèse de coefficient d’occupation des sols de 0,3 a arbitrairement été choisi.
PROGRAMMATION MALAMANI AVP
Données issues de la programmation
numéro de lot
ou référence
cadastrale
Programme
envisagé
Superficie des lots
(m²)
COS : Coeffiscient
d'occupation des
sols
Surface plancher
indicative
(m²)
Terrains non maitrisés
AP 267 1472 0,7 1030,4 AP 268 1000 0,7 700 AP 270 2842 0,7 1989,4
AP 271/AR 402 995 0,7 696,5
Sous total 6309 4416
Terrains aménagés
LOT 1 5120 0,7 3584 LOT 2 Garage solidaire 2385 0,7 1670
LOT 3
maison de
l'artisanat 3525 0,7 2468 LOT 4 2025 0,23 462 LOT 5 Dépôt de bus 7845 0,3 2354 LOT 6 Cuisine centrale 5285 0,4 2182 LOT 7 1525 0,7 1068 LOT 8 1360 0,7 952 LOT 9 1410 0,7 987 LOT 10 1505 0,7 1054 LOT 11 STEP 1202 1 1202 LOT 12 1870 0,7 1309 LOT 13 1930 0,7 1351 LOT 14 4500 0,7 3150 LOT 15 1380 0,7 966 LOT 16 Déchetterie 4157 suivant plan 160
Sous total 47024 24917
TOTAL 53 333 m² 29 333 m² Projet en construction Equipement
Programme prioritaire
Autres lots à bâtir
Terrains rétrocédésZAE MALAMANI
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4.1.2. Niveaux de performance énergétique retenus
Afin de pouvoir établir l’évaluation des besoins énergétiques du projet (électricité, froid, eau chaude sanitaire, divers) il a été décidé d’appliquer les performances fixées par cette charte May’Energie , qui définit des valeurs seuils de consommation selon la catégorie de bâtiments.
La Charte May’Energie est une initiative publique non contraignante qui s’adresse aux maitres d’ouvrage qui souhaitent s’engager dans une démarche de développement durable au niveau de leurs bâtiments. C’est une démarche volontaire qui vise les bâtiments neufs et en rénovation, les logements et les bâtiments tertiaires et s’adresse à tous les acteurs du bâtiment. En l’absence de réglementation thermique, l’ADEME et les membres du comité MDE continuent à promouvoir cet outil. De nombreux acteurs se réfèrent d’ores et déjà à cette charte pour la construction de leurs bâtiments.
La méthodologie proposée pour définir les besoins est de prendre en compte les valeurs de consommation énergétique pour les performances fixées par la Charte May’Energie Plus (mise à jour 2013 de May’Energie 2009) selon les valeurs maximales de la fourchette proposée, cf éléments extraits de la charte dans l’image ci- dessous.
Extrait de la charte May’Energie PlusZAE MALAMANI
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La majorité des lots de la ZAE où s’installation les futures entreprises étant majoritairement à vocation tertiaire, il est proposé d’appliquer à ces lots un coefficient de consommation de 80 kWhélectrique/m²utile/an.
Les besoins de certains bâtiments spécifiques (STEP, Dépôt Bus et cuisine centrale notamment) sont estimés à partir de Retours d’Expérience sur des projets similaires sur Mayotte/La Réunion :
- Garage solidaire : 125 kWhélectrique/m²utile/an
(utilisation d’outils spécifiques pouvant être énergivores)
- Maison de l’artisanat : 80 kWhélectrique/m²utile/an
(conservation du ratio MayEnergie Plus pour un établissement tertiaire classique)
- Cuisine centrale : 250 kWhélectrique/m²utile/an
(d’après REX Audits Lycées Réunion - équipements spécifiques pouvant être énergivores)
- STEP: 42 kWhélectrique/m²utile/an
(consommation calculée d’après le rapport APS d’INGEROP sur la puissance installée : 22kW pour un EH de 500 et un fonctionnement annuel de 1 500h)
- Dépôt de bus : 80 kWhélectrique/m²utile/an
(conservation du ratio MayEnergie Plus pour un établissement tertiaire classique)
- Déchetterie : 80 kWhélectrique/m²utile/an
(conservation du ratio MayEnergie Plus pour un établissement tertiaire classique)
Le tableau proposé en PJ reprend depuis la programmation la proposition et l’estimation des besoins électriques annuels calculés d’après les surfaces utiles de chaque bâtiment.
Ce document propose également pour chaque bâtiment une répartition de la consommation selon 4 postes principaux (Eclairage, Refroidissement, Eau Chaude Sanitaire, Auxiliaires), établie selon les REX sur des projets similaires.ZAE MALAMANI
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4.2. DESCRIPTION DES BESOINS ESTIMES
Les besoins qui sont estimés dans la présente étude sont séparés en 5 catégories. D’après les valeurs seuils de consommations issus de la charte May’Energie, la répartition selon les usages suivants est proposée dans le tableau ci- dessous :
Besoins de chauffage : sur le territoire de Mayotte, les besoins énergétiques de chauffage
ont été considérés comme nuls.
Besoin en ECS : le besoin d’ECS ne dépend que très peu de l’enveloppe du bâtiment. Le
facteur le plus influent est en effet l’occupation et la typologie de ce bâtiment.
Besoins en éclairage : L’estimation de ce besoin se limite à l’usage de l’électricité pour
l’éclairage des bâtiments.
Besoins auxiliaires : L’estimation de ce besoin se limite aux postes conventionnels
consommant de l’électricité autre que l’éclairage (ventilation et auxiliaires : appareils et équipements sur prises de courant).
Besoins de climatisation : les besoins énergétiques de climatisation sont calculés sur
l’année.
Répartition de CEP par usage
Eclairage Auxiliaire ECS Chauffage Climatisation Total
% kWhef/m2.an % kWhef/m2.an % kWhef/m2. an
% kWhef/m2.an % kWhef/m2.an kWhef/m2.an
Tertiaire (lots à
bâtir) 25% 20 30% 24 5% 4 0% 0 40% 32 80
Garage Solidaire 10% 13 80% 100 0% 0 0% 0 10% 13 125
Maison de
l’artisanat 25% 20 30% 24 5% 4 0% 0 40% 32 80
Cuisine Centrale 10% 25 30% 75 10% 25 0% 0 50% 130 250
STEP 10% 8 70% 54 5% 4 0% 0 15% 12 77
Déchetterie 10% 8 70% 56 5% 4 0% 0 15% 12 80
Dépôt de Bus 30% 20 50% 24 5% 4 0% 0 15% 32 80
Figure 13: Bilan des besoins énergétiques surfaciques de l’opération par usage et activité
Pour atteindre un tel niveau de performance, une conception rigoureuse des bâtiments est de mise, et des dispositifs d’économie d’énergie sont à intégrer, tant dans le mode constructif que dans la production et la gestion des fluides, qui peuvent s’assimiler à la mobilisation d’énergies renouvelables (ventilation naturelle traversante par exemple).
Les bâtiments tertiaires climatisés doivent être obligatoirement équipés de brasseur d’air. En effet, ceux-ci permettent:
- de se passer de la climatisation pendant la saison sèche ;
- de retarder l’usage de la climatisation ;
- d’avoir des températures de consigne de climatisation plus élevées, si ceux-ci sont utilisés en même temps que la climatisation.
La climatisation doit rester un moyen exceptionnel pour atteindre le confort thermique des utilisateurs. En se référant à la charte May’Energie, la mise en œuvre de la climatisation doit:
- être justifiée par un dimensionnement tenant compte de la performance thermique du bâti et des conditions climatiques réelles du site,
- présenter des performances énergétiques EER >3 pour système centralisé ou individuel, - les unités extérieures doivent être correctement ventilées et à l’ombre,
- être accompagnée d’un mode de gestion pour le fonctionnement journalier, hebdomadaire et annuel. L’objectif étant de limiter le fonctionnement à la période d’utilisation de la journée ouvrable et de limiter le fonctionnement à la saison chaude et humide.ZAE MALAMANI
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4.3. EVALUATION DES BESOINS ENERGETIQUES FUTURS
Les besoins en énergie ont été estimés à partir des données de programmation établis et sur la base de ratios applicables présentés au préalable. Le bilan est présenté dans le tableau ci-dessous :
Figure 14: Bilan des besoins énergétiques de l’opération par usage et activités
numéro de lot ou
référence cadastrale Programme envisagé
Surface plancher indicative
(m²)
Ratio besoin annuel électricité considéré -
MayEnergie Plus
(kWh électrique par mètre carré de surface utile)
Estimation des besoins électriques annuels
(MWhe)
% kWe/m².an Mwhe/an % kWe/m².an Mwhe/an % kWe/m².an Mwhe/an % kWe/m².an Mwhe/an % kWe/m².an Mwhe/an
AP 267 1030,4 0 0 - - - - - - - - - - - - - - -
AP 268 700 0 0 - - - - - - - - - - - - - - -
AP 270 1989,4 0 0 - - - - - - - - - - - - - -
AP 271/AR 402 696,5 0 0 - - - - - - - - - - - - - - -
Sous total 4416
LOT 1 3584 80 kWhe/m².an 287 MWhe/an 25% 20 kWhe/m².an 72 MWhe/an 30% 24 kWhe/m².an 86 MWhe/an 5% 4 kWhe/m².an 14 MWhe/an 40% 32 kWhe/m².an 115 MWhe/an 0% 0 kWhe/m².an 0 MWhe/an
LOT 2 Garage solidaire 1670 125 kWhe/m².an 209 MWhe/an 10% 13 kWhe/m².an 21 MWhe/an 80% 100 kWhe/m².an 167 MWhe/an 0% 0 kWhe/m².an 0 MWhe/an 10% 12,5 kWhe/m².an 21 MWhe/an 0% 0 kWhe/m².an 0 MWhe/an
LOT 3 maison de l'artisanat 2468 80 kWhe/m².an 197 MWhe/an 25% 20 kWhe/m².an 49 MWhe/an 30% 24 kWhe/m².an 59 MWhe/an 5% 4 kWhe/m².an 10 MWhe/an 40% 32 kWhe/m².an 79 MWhe/an 0% 0 kWhe/m².an 0 MWhe/an
LOT 4 462 80 kWhe/m².an 37 MWhe/an 25% 20 kWhe/m².an 9 MWhe/an 30% 24 kWhe/m².an 11 MWhe/an 5% 4 kWhe/m².an 2 MWhe/an 40% 32 kWhe/m².an 15 MWhe/an 0% 0 kWhe/m².an 0 MWhe/an
LOT 5 Dépôt Bus 2354 80 kWhe/m².an 188 MWhe/an 30% 24 kWhe/m².an 56 MWhe/an 50% 40 kWhe/m².an 94 MWhe/an 5% 4 kWhe/m².an 9 MWhe/an 15% 12 kWhe/m².an 28 MWhe/an 0% 0 kWhe/m².an 0 MWhe/an
LOT 6 Cuisine centrale 2182 250 kWhe/m².an 546 MWhe/an 10% 25 kWhe/m².an 55 MWhe/an 30% 75 kWhe/m².an 164 MWhe/an 10% 25 kWhe/m².an 55 MWhe/an 50% 125 kWhe/m².an 273 MWhe/an 0% 0 kWhe/m².an 0 MWhe/an
LOT 7 1068 80 kWhe/m².an 85 MWhe/an 25% 20 kWhe/m².an 21 MWhe/an 30% 24 kWhe/m².an 26 MWhe/an 5% 4 kWhe/m².an 4 MWhe/an 40% 32 kWhe/m².an 34 MWhe/an 0% 0 kWhe/m².an 0 MWhe/an
LOT 8 952 80 kWhe/m².an 76 MWhe/an 25% 20 kWhe/m².an 19 MWhe/an 30% 24 kWhe/m².an 23 MWhe/an 5% 4 kWhe/m².an 4 MWhe/an 40% 32 kWhe/m².an 30 MWhe/an 0% 0 kWhe/m².an 0 MWhe/an
LOT 9 987 80 kWhe/m².an 79 MWhe/an 25% 20 kWhe/m².an 20 MWhe/an 30% 24 kWhe/m².an 24 MWhe/an 5% 4 kWhe/m².an 4 MWhe/an 40% 32 kWhe/m².an 32 MWhe/an 0% 0 kWhe/m².an 0 MWhe/an
LOT 10 1054 80 kWhe/m².an 84 MWhe/an 25% 20 kWhe/m².an 21 MWhe/an 30% 24 kWhe/m².an 25 MWhe/an 5% 4 kWhe/m².an 4 MWhe/an 40% 32 kWhe/m².an 34 MWhe/an 0% 0 kWhe/m².an 0 MWhe/an
LOT 11 STEP 1202 42 kWhe/m².an 51 MWhe/an 10% 4,2 kWhe/m².an 5 MWhe/an 70% 30 kWhe/m².an 36 MWhe/an 5% 2,1 kWhe/m².an 3 MWhe/an 15% 6,36814 kWhe/m².an 8 MWhe/an 0% 0 kWhe/m².an 0 MWhe/an
LOT 12 1309 80 kWhe/m².an 105 MWhe/an 25% 20 kWhe/m².an 26 MWhe/an 30% 24 kWhe/m².an 31 MWhe/an 5% 4 kWhe/m².an 5 MWhe/an 40% 32 kWhe/m².an 42 MWhe/an 0% 0 kWhe/m².an 0 MWhe/an
LOT 13 1351 80 kWhe/m².an 108 MWhe/an 25% 20 kWhe/m².an 27 MWhe/an 30% 24 kWhe/m².an 32 MWhe/an 5% 4 kWhe/m².an 5 MWhe/an 40% 32 kWhe/m².an 43 MWhe/an 0% 0 kWhe/m².an 0 MWhe/an
LOT 14 3150 80 kWhe/m².an 252 MWhe/an 25% 20 kWhe/m².an 63 MWhe/an 30% 24 kWhe/m².an 76 MWhe/an 5% 4 kWhe/m².an 13 MWhe/an 40% 32 kWhe/m².an 101 MWhe/an 0% 0 kWhe/m².an 0 MWhe/an
LOT 15 966 80 kWhe/m².an 77 MWhe/an 25% 20 kWhe/m².an 19 MWhe/an 30% 24 kWhe/m².an 23 MWhe/an 5% 4 kWhe/m².an 4 MWhe/an 40% 32 kWhe/m².an 31 MWhe/an 0% 0 kWhe/m².an 0 MWhe/an
LOT 16 Déchetterie 160 80 kWhe/m².an 13 MWhe/an 10% 8 kWhe/m².an 1 MWhe/an 70% 56 kWhe/m².an 9 MWhe/an 5% 4 kWhe/m².an 1 MWhe/an 15% 12 kWhe/m².an 2 MWhe/an 0% 0 kWhe/m².an 0 MWhe/an
Sous total 24917 2395 485 886 137 887 0
29333 2395 MWhe/an 485 886 137 887 0
Terrains non maitrisés
Terrains aménagés
PROGRAMMATION MALAMANI AVP
Eclairage Auxiliaire ECS
Terrains aménagés
Terrains non maitrisés
Total Eclairage Total Auxiliaire Total ECS Total Climatisation Total Chauffage
Total Chauffage
2395 MWhe/an
TOTAL
Données issue de la programmation Proposition ARTELIA Estimation des Besoins Electriques
TOTAL Total Eclairage Total Auxiliaire Total ECS Total Climatisation
Climatisation Chauffage
Répartition de CEP par usageZAE MALAMANI
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Cette projection reste indicative, les besoins des futurs preneurs peuvent entrainer des modifications de surfaces et éventuellement de répartition des usages. Des changements significatifs pourraient nécessiter une mise à jour de la stratégie énergétique présentée ici.
Avertissement :
Les calculs sont basés sur des hypothèses prises sur des futures consommations d’énergie de futurs bâtiments, dont la configuration et les éléments de conception n’ont été arrêtés que dans les grandes lignes. Aussi les chiffres présentés dans ce document sont à prendre avec la plus grande prudence. Les catégories utilisées correspondent à celles définies par la charte May’Energie avec la prise en compte de seuils de consommation rapportés à la surface des bâtiments. Là aussi, l’estimation des besoins énergétiques selon la charte May’Energie est à prendre avec une extrême précaution : des écarts peuvent être constatés pour plusieurs raisons (non prise en compte des consommations d’électricité d’équipements spécifiques, comportement des usagers…).
Les hypothèses de conception prises sont plutôt prudentes, sous réserve que les bâtiments construits répondent aux exigences de la charte May’Energie.
Pour la diffusion des énergies renouvelables, suivant les propriétés futures des bâtiments, il peut être plus ou moins évident de mener des actions de mise en œuvre d’énergies renouvelables.
Le graphe ci-contre permet de visualiser la répartition des besoins suivant les usages :
Le projet se distingue par des besoins qui se traduisent ici essentiellement en besoins électriques : près de 94% répartis comme suit : 37% des besoins sont dominés par la climatisation, 37% par les auxiliaires d’électricité et 20% pour l’éclairage. Le besoin thermique lié à l’Eau Chaude Sanitaire représente quant à lui une très faible part, ce qui s’explique assez simplement par une typologie de bâtiments à vocation tertiaire. De plus, l’utilisation de l’eau chaude sanitaire à Mayotte n’est pas répandue systématiquement dans les usages courants.
Les besoins totaux représentent 2 395 MWhéléctrique/an.
En améliorant la conception des bâtiments une réduction significative des besoins en climatisation peut être obtenue. L’enjeu majeur dans ces bâtiments est donc de les concevoir avec une enveloppe thermique performante.
La stratégie énergétique de la ZAE devra porter prioritairement sur l’optimisation des besoins en électricité.
Figure 15: Répartition des besoins totaux par usageZAE MALAMANI
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PHASE 2 : FAISABILITE
La présente partie présente les résultats de l’étude de Phase 2 - Faisabilité.
Phase 2 – « Faisabilité » (ou préconisations) Cette deuxième phase étudiera la faisabilité d’intégration des énergies renouvelables sélectionnées à partir de plusieurs scénarii d’énergies issus de la première phase. Cette phase se
terminera par la phase de restitution
Les possibilités techniques et économiques de mobiliser les différents gisements d’énergies renouvelables identifiés en phase 1 sont précisées : évaluation plus fine des quantités d’énergie disponible par type d’EnR d’après les besoins estimés, évaluation des opportunités et contraintes d’exploitation, impact environnemental des différentes solutions, etc.
Sur la base des scénarios issus de la phase 1, étude des possibilités techniques et économiques d’adaptation de l’aménagement pour permettre de conforter la faisabilité des scénarios et optimiser leur bilan économique et environnemental. Pour rappel, les préconisations de la première phase mettent en avant deux solutions principales d’approvisionnement en EnR: la production solaire photovoltaïque et la production solaire thermique. Ce sont donc ces deux filières qui seront développées dans cette partie.
Au cours de cette phase, les éléments intermédiaires établis par le prestataire peuvent être utilisés pour orienter certains choix sur l’aménagement. Inversement, les caractéristiques de l’aménagement peuvent évoluer en cours de réalisation des études, auquel cas l’étude d’EnR doit être ajustée.ZAE MALAMANI
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5. CONSTRUCTION DE LA STRATEGIE ENERGETIQUE
La construction d’une stratégie énergétique cohérente repose sur plusieurs leviers. En effet, cette stratégie ne doit pas seulement concerner la production d’énergie renouvelable mais doit absolument intégrer les consommations pour ajuster au mieux les besoins, ne pas sur-dimensionner les systèmes de production et éviter les surconsommations.
5.1. UNE CONCEPTION BIOCLIMATIQUE ET DEMARCHE DE SOBRIETE
La sobriété est une démarche de modération sur les services par la consommation d’énergie. Une utilisation réfléchie de l’énergie utilisée avec une priorisation des besoins. Il ne s’agit pas nécessairement de réduire la qualité des services mais d’éviter les consommations inutiles induites par certains services en dehors de leur période d’utilisation.
La conception bioclimatique permet de répondre en partie à la sobriété et à l’efficacité des bâtiments. Il s’agit d’une conception adaptée au projet en fonction des caractéristiques et particularités du lieu d’implantation. Elle permet d’en tirer le bénéfice des avantages et de se prémunir des désavantages et contraintes, et ce de façon passive – c’est-à-dire avant même la mise en œuvre de systèmes actifs. L’objectif principal est donc d’obtenir le confort d’ambiance recherché de manière la plus naturelle possible en utilisant les moyens architecturaux, les énergies renouvelables disponibles et en utilisant le moins possible les moyens techniques mécanisés et les énergies extérieures au site. Ces stratégies et techniques architecturales cherchent à trouver le bon compromis entre la ventilation naturelle et l’exposition des façades à l’ensoleillement.
L’avantage à Mayotte est que les vents sont principalement nord/sud, orientation favorable à la protection solaire. En effet, le bâtiment devra privilégier des façades principales orientées Nord et Sud afin de limiter les périodes d’ensoleillement des façades principales.
Le choix d’une démarche de conception bioclimatique favorise les économies d’énergies et permet de réduire les dépenses de climatisation, tout en bénéficiant d’un cadre de vie très agréable, voir amélioré par rapport aux solutions conventionnelles (réduction des courants d’air très froid ou très chaud, des effets parois chaudes …).
La conception bioclimatique va donc s’intéresser à, par exemple :
L’orientation des bâtiments et des vitrages ;
La compacité des bâtiments.
La qualité des vitrages (transmission lumineuse et thermique) ;
L’isolation des parois ;
L’inertie des matériaux pour le déphasage thermique ;
L’absence des ponts thermiques ;
La perméabilité à l’air ;
La ventilation ;ZAE MALAMANI
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6. ANALYSE DU POTENTIEL EN ENERGIES RENOUVELABLES ET DE
RECUPERATION
6.1. GENERATION DECENTRALISEE D’ELECTRICITE PAR EFFET PHOTOVOLTAÏQUE
Il s’agit d’une solution de substitution de l’électricité provenant uniquement du réseau électrique, donc pour éviter les émissions de GES directement liées au mix énergétique carboné utilisé pour produire l’électricité délivrée par le réseau mahorais.
L’objectif de ce premier dimensionnement est d’évaluer l’électricité qui pourrait être produite et de voir quel mécanisme serait le plus adapté pour la ZAE afin de rentabiliser au mieux les installations.
Les hypothèses suivantes ont été retenues pour le calcul des surfaces favorables au solaire :
Les surfaces de toitures appartiennent aux dernières données transmises concernant la programmation et déjà présentées au préalable dans ce rapport. Ces surfaces ont été calculées en établissant un raisonnement par rapport aux surfaces plancher selon la synthèse du programme.
Les surfaces de toiture favorables aux installations solaires ont été calculées en considérant un pourcentage de pertes (ombrage et typologie) de 20%.
La typologie de toiture des bâtiments n’étant pas défini, il a été considéré que la majorité des bâtiments disposeraient d’une toiture terrasse (autorisé par le PLU car bâtiments placés dans une zone économique, et dans la logique d’homogénéité des bâtiments à proximité de la zone, cf. vue aérienne ci-dessous). Un pourcentage d’encombrement a également été pris en compte selon la typologie des bâtiments et les équipements pouvant être présents en toiture. Les pourcentages d’encombrement suivants ont été pris : 20 %pour les bâtiments tertiaires des lots à bâtir, 30% pour le garage solidaire, 40% pour la maison de l’artisanat, 50% pour la cuisine centrale, 70% pour la STEP et 40% pour la déchetterie.
En tenant compte de ces restrictions et à partir des surfaces de bâtiments programmés, la surface totale en toiture favorable à l’installation de panneaux solaires serait d’environ 19 934 m², répartis sur l’ensemble des 16 lots du programme.
L’angle considéré pour l’inclinaison des modules photovoltaïques sur ces toitures terrasse est de 15°, avec une orientation envisageable au Nord / Nord-Est, qui sera à confirmer selon l’orientation des bâtiments.
Figure 16 : Toitures des bâtiments existants à proximité de la zone et extrait du PLU sur les toituresZAE MALAMANI
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6.1.1. Montages organisationnels possibles
Dans cette étude, il a été considéré que l’électricité produite sera vendue directement. Une autre possibilité aurait été d’envisager l’autoconsommation de l’électricité produite sur site. Cependant, cette configuration est spécifique à la consommation propre de chaque bâtiment par lot. A ce stade du projet, même si les besoins des lots ont été définis, il est difficile d’établir une estimation des profils horaires de consommation, devant les différentes typologies de bâtiments présents dans cette zone. Une étude d’autoconsommation des bâtiments aurait pu être réalisée à ce stade en estimant un taux d’autoproduction des installations, c’est-à-dire la part de la consommation du bâtiment couverte par la production sur site. Toutefois, le fait de considérer ici un mécanisme de revente total permet d’exploiter au maximum le potentiel PV valorisable de chaque lot, dans l’optique de répondre au mieux aux exigences de la PPE Mayotte visant à développer davantage la filière photovoltaïque.
Afin d’étudier plus en détail cet aspect, une étude de faisabilité pourrait être menée une fois que les lots à bâtir seront connus et bien identifiés. Nous notons quand même la présence potentielle de bâtiments tertiaires, qui pourraient avoir des profils de consommation adaptés à l’autoconsommation (besoins électriques en journée qui permettent d’absorber la production photovoltaïque).
A Mayotte, les tarifs de revente restent à ce jour intéressants et permettent de valoriser au maximum le potentiel d’une toiture d’un bâtiment, ne la limitant pas uniquement à la surface qui pourrait être nécessaire pour l’autoconsommation. De plus, la visibilité des modules vis-à-vis du public restera un atout en termes d’image de ‘quartier durable’ et de communication.
Conditions de rachat des installations de PV
L’achat de l’électricité dépend fortement de la puissance installée et de la date du raccordement. Les tarifs sont également révisés tous les trimestres en fonction du nombre de raccords à l’échelle nationale. Pour cette raison, il est difficile d’estimer précisément le gain financier de l’installation. De plus, au moment de cette présente étude, la réglementation est en cours de modification, avec des tarifs d’achat et des tranches de puissances qui vont être revus.
A la suite de l'arrêté tarifaire métropole S21 fixant les conditions d'achat de l'électricité produite par les installations implantées sur bâtiment, hangar ou ombrière utilisant l'énergie solaire photovoltaïque, la version de l'arrêté ZNI devrait rentrer en consultation en novembre 2021. Tout comme la métropole, le seuil du GO sera relevé de 100 à 500 kWc. La DGEC et la CRE travaillent encore au calcul des tarifs qui seront différents selon les territoires. Cet arrêté comprendra également des primes à l'autoconsommation qui seront différentes d'un territoire à un autre. A l’instant où est réalisé cette étude, les tarifs ne sont malheureusement toujours pas connus.
Cependant, il est proposé dans ce rapport d’estimer un tarif d’achat à prendre en compte.
A titre d’exemple, pour le nouvel arrêté tarifaire S21 de métropole, le nouveau tarif Tc pour une puissance 100 kWc < P < 500 kWc est de 9,8 c€/kWh pour la période du 09/10/21 au 31/01/22, tandis que le tarif dit Tb pour une puissance P ≤ 100 kWc est de 9,47 c€/kWh pour cette même période.
Le nouveau tarif dit Tc est donc supérieur au tarif dit Tb. En raisonnant sur ce même principe et en extrapolant pour les ZNI, il est proposé de prendre l’hypothèse suivante, plutôt prudente : le nouveau tarif TcMayotte est égal au tarif TbMayotte.ZAE MALAMANI
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Le tableau ci-contre présente les tarifs d’achat TbMayotte pour la
période du 01/07/2021 au 30/09/2021 en fonction de la
puissance installée. Cette étude s’est donc basée sur ce tarif
qui est le dernier connu. Le démarrage des travaux
d’aménagement étant prévu pour 2023, il est proposé
d’abaisser une baisse du tarif d’1% par trimestre soit 5%
(réduction couramment constatée sur les dernières périodes).
Pour des installations au-delà de 500 kWc, il sera nécessaire de
passer par des appels d’offres, gérés par la CRE (Commission
de Régulation de l’Energie). Ici, l'étude a pu être faite avec la
mise en place d'installations PV qui restent inférieures à
500kWc. Ainsi l’ensemble des lots pourraient bénéficier du
tarif d'achat EDF Tb/Tc de 15,65x 95% = 14,9 c€/kWh.
Ce tarif est toutefois valable et limité par un plafond, qui correspond au produit de la puissance installée par une durée de 1 600 heures pour les installations < 100 kWc et 1 100 heures pour les installations < 500 kWc. Au-delà de ce plafond, la rémunération passe à 4 c€/kWh. Ces éléments ont donc également été implantés dans nos outils afin de pouvoir quantifier les recettes réalisées grâce au potentiel PV. A l’heure de cette étude, cette prise en considération du plafond et du tarif, identique à celle de l’arrêté en métropole, pénalise les recettes issues de la production. Il serait plus raisonnable de penser que ce seuil et ce tarif seront plus favorables pour Mayotte, afin de rendre incitatif les installations PV et ainsi pouvoir répondre plus facilement aux exigences de la PPE.
Pour la ZAE Malamani, aucun lot n’est à priori caractérisé par une surface présentant un potentiel dépassant les 500 kWc. Grâce au nouvel arrêté portant la puissance maximum à 500kWc, tous les lots pourront bénéficier d’un tarif d’achat pour la revente, et aucun des lots ne serait donc concerné par une installation pouvant faire l'objet d'un AO CRE. Cela permettra de faciliter grandement les démarches pour la mise en œuvre d’installations photovoltaïques sur les bâtiments de la ZAE.
Type d’installation Tarif d’achat T18
(3ème trimestre
2021)
Ta 0-3 kWc 21,13 c€/kWh
Ta 3-9 kWc 18,78 c€/kWh
Tb 9-36 kWc 17,21 c€/kWh
Tb 36-100 kWc 15,65 c€/kWh
Tb 36-100 & Tc 100-500 kWc
(estimation 1er trimestre 2023) 14,9 c€/kWhZAE MALAMANI
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Le potentiel photovoltaïque est décrit selon la puissance crête installable en kWc et l’électricité produite en kWh/an.
Hypothèses considérées :
Au vu de la localisation géographique du site, la production électrique d’un capteur photovoltaïque implanté sur site est estimée à 2 100 kWh/m².an
Puissance de 340 Wc pour un module type 60 cellules, soit une puissance surfacique de 200 Wc/m² de panneaux. Production annuelle de 1 600 kWh/kWc (valeur moyenne pour la commune de Chirongui pour une inclinaison de 15° et une orientation Nord / Nord Est).
Les grandes conclusions de cette étude pour le solaire photovoltaïque sont les suivantes : Le solaire photovoltaïque apparaît bien adapté au projet : il pourra être mobilisé sur certaines surfaces de toitures plus pertinentes que d’autres (grandes surfaces peu encombrées et bien orientées). A ce stade du projet, l’autoconsommation n’a pas été étudiée précisément dans le cadre de notre projet, cf explication ci-dessus.
Il existe néanmoins subsiste une légère incertitude quant au futur tarif d’achat au moment où les projets sortiront réellement (réduction trimestrielle des tarifs).
Tableau récapitulatif des potentiels (surfaces et puissances) en toiture
Reprère ILOT
Toitures considérées
Type de bâtiment et champ
adapté
Surface favorable solaire
(m² total à plat)
% d'encombrement Puissance crête [kWc]
Catégorie tarifaire retenue
[kWc]
Puissance retenue Surface capteurs [m²]
Production annuelle [kWh]
LOT 1 Activités mixtes tertiaire tertiaire général (par défaut) < 500 kW 2 867 m² 20% 475 kWc 500 kWc 475 kWc 2 375 m² 729 500
Garage solidaire Activités mixtes ateliers Garage solidaire < 500 kW 1 336 m² 30% 194 kWc 500 kWc 194 kWc 968 m² 297 339
maison de l'artisanat Activités mixtes ateliers Maison Artisanat < 500 kW 1 974 m² 40% 245 kWc 500 kWc 245 kWc 1 226 m² 376 683
LOT 4 Activités mixtes tertiaire tertiaire général (par défaut) < 100 kW 370 m² 20% 61 kWc 100 kWc 61 kWc 306 m² 94 037
Dépôt Bus Activités mixtes tertiaire tertiaire général (par défaut) < 500 kW 1 883 m² 20% 312 kWc 500 kWc 312 kWc 1 560 m² 479 142
Cuisine centrale Activités mixtes ateliers Cuisine Centrale < 500 kW 1 746 m² 50% 181 kWc 500 kWc 181 kWc 904 m² 277 583
LOT 7 Activités mixtes tertiaire tertiaire général (par défaut) < 500 kW 854 m² 20% 141 kWc 500 kWc 141 kWc 707 m² 217 283
LOT 8 Activités mixtes tertiaire tertiaire général (par défaut) < 500 kW 762 m² 20% 126 kWc 500 kWc 126 kWc 631 m² 193 773
LOT 9 Activités mixtes tertiaire tertiaire général (par défaut) < 500 kW 790 m² 20% 131 kWc 500 kWc 131 kWc 654 m² 200 898
LOT 10 Activités mixtes tertiaire tertiaire général (par défaut) < 500 kW 843 m² 20% 140 kWc 500 kWc 140 kWc 698 m² 214 433
STEP Activités mixtes ateliers STEP < 100 kW 962 m² 70% 60 kWc 100 kWc 60 kWc 299 m² 91 747
LOT 12 Activités mixtes tertiaire tertiaire général (par défaut) < 500 kW 1 047 m² 20% 173 kWc 500 kWc 173 kWc 867 m² 266 439
LOT 13 Activités mixtes tertiaire tertiaire général (par défaut) < 500 kW 1 081 m² 20% 179 kWc 500 kWc 179 kWc 895 m² 274 987
LOT 14 Activités mixtes tertiaire tertiaire général (par défaut) < 500 kW 2 520 m² 20% 417 kWc 500 kWc 417 kWc 2 087 m² 641 162
LOT 15 Activités mixtes tertiaire tertiaire général (par défaut) < 500 kW 773 m² 20% 128 kWc 500 kWc 128 kWc 640 m² 196 623
Dechetterie Activités mixtes ateliers Déchetterie < 36 kW 128 m² 40% 16 kWc 36 kWc 16 kWc 80 m² 24 425
19 934 m² 2 979 kWc 6 736 kWc 2 979 kWc 14 896 m² 4 576 054
Données saisies Bilan techniqueZAE MALAMANI
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Les tableaux suivants synthétisent le potentiel maximal de cette énergie au regard du tarif d’achat approprié par toiture.ZAE MALAMANI
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6.2. GENERATION DE LA CHALEUR A PARTIR DE LA RESSOURCE SOLAIRE THERMIQUE
6.2.1. Gisement
En premier lieu nous nous sommes intéressés aux typologies de bâtiments où la demande en eau chaude sanitaire est importante et surtout régulière tout au long de l’année. On retrouve donc dans ce cas de figure les bâtiments suivants : Cuisine centrale (en jaune dans le tableau ci-dessous). L’estimation de consommation d’ECS de ce bâtiment représente 40% de la consommation totale d’ECS de la zone.
L’usage d’eau chaude sanitaire dans les autres bâtiments qui sont donc les bâtiments tertiaires ou industriels (en orange dans le tableau ci-dessous) est assez faible. Cependant, cette typologie de bâtiment représentant la majorité des bâtiments du site, cette consommation d’ECS a tout de même été considéré ici pour le dimensionnement des installations solaires thermiques de la zone.
Au vu des faibles besoins en ECS, la surface des panneaux solaires thermiques pour chaque site reste relativement faible et ne représente donc pas de conflit d’usage significatif pour l’occupation des toitures pour le photovoltaïque ou la végétalisation.
Figure 17: Rappel de la consommation pour l'ECS
Ainsi pour ces typologies de bâtiment précédemment citées, l’exploitation des toitures pour la mise en place de panneaux solaires thermiques est envisageable.
Les surfaces de toiture de chaque lot ainsi que les hypothèses associées sont les mêmes que celles présentées dans la partie précédente (2.1 potentiel photovoltaïque) pour les lots concernés.
numéro de lot ou
référence cadastrale Programme envisagé
Superficie des lots
(m²)
COS : Coeffecient d'occupation
des sols
Surface plancher indicative
(m²)
% kWe/m².an Mwhe/an
AP 267 1472 0,7 1030,4 - - -
AP 268 1000 0,7 700 - - -
AP 270 2842 0,7 1989,4 - - -
AP 271/AR 402 995 0,7 696,5 - - -
Sous total 6309 4416
LOT 1 5120 0,7 3584 5% 4 kWhe/m².an 14 MWhe/an
LOT 2 Garage solidaire 2385 0,7 1670 0% 0 kWhe/m².an 0 MWhe/an
LOT 3 maison de l'artisanat 3525 0,7 2468 5% 4 kWhe/m².an 10 MWhe/an
LOT 4 2025 0,23 462 5% 4 kWhe/m².an 2 MWhe/an
LOT 5 Dépôt Bus 7845 0,3 2354 5% 4 kWhe/m².an 9 MWhe/an
LOT 6 Cuisine centrale 5285 0,4 2182 10% 25 kWhe/m².an 55 MWhe/an
LOT 7 1525 0,7 1068 5% 4 kWhe/m².an 4 MWhe/an
LOT 8 1360 0,7 952 5% 4 kWhe/m².an 4 MWhe/an
LOT 9 1410 0,7 987 5% 4 kWhe/m².an 4 MWhe/an
LOT 10 1505 0,7 1054 5% 4 kWhe/m².an 4 MWhe/an
LOT 11 STEP 1202 1 1202 5% 2,1 kWhe/m².an 3 MWhe/an
LOT 12 1870 0,7 1309 5% 4 kWhe/m².an 5 MWhe/an
LOT 13 1930 0,7 1351 5% 4 kWhe/m².an 5 MWhe/an
LOT 14 4500 0,7 3150 5% 4 kWhe/m².an 13 MWhe/an
LOT 15 1380 0,7 966 5% 4 kWhe/m².an 4 MWhe/an
LOT 16 Déchetterie 4157 suivant plan 160 5% 4 kWhe/m².an 1 MWhe/an
Sous total 47024 24917 137
53333 29333 137
Données issue de la programmation
TOTAL Total ECS
Répartition de CEP par usage
Total ECS
Terrains non maitrisés
Terrains aménagés
PROGRAMMATION MALAMANI AVP
ECS
Terrains aménagés
Terrains non maitrisésZAE MALAMANI
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6.2.2. Potentiel technique
Plusieurs typologies de systèmes solaires thermiques existent. L’installation en circuit fermé sous pression est la plus notable. Pour chaque lot, le taux de couverture des besoins d’ECS par énergie solaire est fixé à 70%, ce qui traduit bien le taux indiqué dans la charte May’Energie. La présentation ci-dessous synthétise le potentiel maximal de cette énergie calculé dans la zone d’étude.
Figure 18: Description du potentiel solaire thermiqueZAE MALAMANI
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7. ELABORATION DE SCENARII INTEGRANT LES ENERGIES
RENOUVELABLES
D’après les éléments indiqués dans les deux phases de cette étude, deux scénarii principaux composés d’énergies renouvelables sont proposés :
Scénario 1 : Solution solaire photovoltaïque (vente directe) pour les toitures pertinentes.
Pas de solaire thermique.
Scénario 2 : Solution solaire photovoltaïque (vente directe) pour les toitures pertinentes.
Solution solaire thermique pour la couverture des besoins en ECS (70% des besoins des lots ayant un besoin en ECS).
Afin d’évaluer le potentiel en énergies renouvelables, chaque scénario est ensuite comparé à un scénario de référence n’utilisant que le mix électrique mahorais actuel pour la production d’électricité.
7.1. HYPOTHESES GENERALES
7.1.1. Scénario de référence : recours aux « énergies traditionnelles »
La situation de référence retenue et mentionnée dans la suite du rapport correspond à celle qui serait a priori mise en place en l’absence de volonté de la Maîtrise d’Ouvrage de développer les EnR :
Un système de production d’ECS électrique par la mise en place de chauffe-eau électrique. Recours à l’électricité du mix électrique mahorais pour les besoins suivants: éclairage, climatisation auxiliaires.
Les coûts de consommation de ces postes et des postes alimentés en électricité sont comptés à partir des tarifs moyens mentionnés dans les hypothèses économiques. Les hypothèses liées à ce scénario sont présentées ci-dessous.
7.1.2. Hypothèses économiques
La durée d’étude a été considérée à 20 ans pour pouvoir comparer toutes les énergies entre elles, (photovoltaïque avec un contrat d’achat sur 20 ans). Il est à noter que les installations après cette période possèderont une valeur résiduelle non nulles (durée de vie considérée à 30 ans pour une partie des équipements solaire thermique et photovoltaïques par exemple).
Le taux d’actualisation appliqué est de 4%.
Les calculs ne prennent pas en compte une actualisation des coûts de l’énergie, néanmoins le taux d’actualisation élevé retenu peut compenser en partie ce point. Par ailleurs, les évaluations proposées sont prudentes, et une inflation des coûts de l’énergie pourrait augmenter la rentabilité des investissements effectués dans les énergies renouvelables.
L’hypothèse de coût de l’électricité du réseau est de 15 c€/kWh et fait suite à une analyse des tarifs pratiqués par EDM.
Il n’est à ce stade considéré aucun emprunt pour le calcul du temps de retour brut et du coût global actualisé. Enfin, les coûts globaux sont déterminés hors subventions possibles.
7.1.3. Hypothèses environnementales
Les émissions de CO2 ont été comptabilisées à partir des hypothèses suivantes :
Emissions de CO2 de l’électricité du réseau mahorais : 684 gCO2/kWhZAE MALAMANI
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7.2. SCENARIO DE REFERENCE
La situation de référence retenue et mentionnée dans la suite du rapport correspond à celle qui serait a priori mise en place en l’absence de volonté de la Maîtrise d’Ouvrage de développer les EnR :
Un système de production d’ECS électrique par la mise en place de chauffe-eau électrique. Recours à l’électricité du mix électrique mahorais pour les besoins suivants: éclairage, climatisation auxiliaires.
DONNEES ECONOMIQUES
DONNEES ENVIRONNEMENTALES
Situation de référence ECS Chauffage Total
Investissement initial € HT 146 000 0 146 000 P1 - Energie € HT/an 22 800 0 22 800 P2 - DEM € HT
P3 - Renouvellement matériel € HT/an
P4 - annuité d'emprunt € HT - - -
4 603 k€ total
230,13 k€ /an
6 100 0 6 100
Coût global de consommation électricité
autres que ECS
Unités Situation de référence
Emissions de CO2 toutes utilisations T CO2/an 1 638
CGA hors gain sur 20 ans (recette PV et coût électricité
évité avec STH) k€ /an 257
CGA sur 20 ans k€ /an 257ZAE MALAMANI
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7.3. SCENARIO 1 : PHOTOVOLTAÏQUE SEUL
7.3.1. Description du scénario
Il a été considéré pour ce scénario la mise en place de solaire photovoltaïque sur les toitures et que le solaire thermique couvre 70% des besoins en ECS.
Une consommation d’énergie conventionnelle résiduelle est nécessaire pour assurer l’appoint au solaire thermique en période de mauvais temps ou bien la nuit, hors des périodes de production. Ici, l’appoint est assuré par de l’électricité.
Concernant le photovoltaïque, l'étude a été faite avec la mise en place d'installations < 500kWc par lot selon le nouvel arrêté à paraitre, avec une estimation du tarif d'achat EDF Tb/Tc de 14,9 c€/kWh.
7.3.2. Résultats
Comme mentionné précédemment, la consommation en électricité de la ZAE n’est pas directement couverte par les ENR, mais est compensée par la production photovoltaïque importante.
Unité Photovoltaïque
électrique ou
thermique électrique
Détail
Equipement des toitures pertinentes non
végétalisées et non utilisées pour le
solaire thermique pour produire de
l'électricité au meilleur tarif en revente
totale
L'étude a été faite avec la mise en place
d'installations < 500kWc par lot afin de
bénéficier d'un tarif d'achat EDF Tb/Tc
estimé de 14,9c€/kWh (voir note détaillée
dans le rapport)
Investissement initial € HT 5 074 000 €
Puissance - kW 2 925 kWc
Production - MWh/an
(thermique ou
électrique)
4 576 MWh/an
Frais de maintenance et renouvellement
matériel annualisés (P2, P3) € HT 97 000 €
Recettes annuelles brutes ou coûts évités
par rapport à solution de référence (P1) € HT -556 000 €
Coût actualisé de l'énergie produite € / MWhélectrique 74 €
Emissions de CO2 évités T CO2/an 3 130 tCO2/an
Temps de retour brut pour l'ensemble de la
ZAC Années 11 ans
Potentiel de chaque énergie étudiée scénario 1
Besoins d'énergie considérés
Dimensionnement pour atteindre le potentielZAE MALAMANI
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Le scénario 1, avec prise en compte de la revente totale permettrait de compenser environ 191 % des besoins totaux
en électricité de la ZAE avec des énergies renouvelables.
Les installations photovoltaïques permettraient de produire une quantité d’énergie électrique plus importante que celle consommée au sein de la ZAE (environ 4 576 MWhef produits pour 2 395 MWhef consommés).
En terme de production totale ENR, la production totale d’énergie ENR atteint 6 316 MWh/an.
Scénario 1 - Récapitulatif des besoins et productions énergétiques (en MWhef/an)
Besoins par catégorie Rappel des besoins Production associée Production annuelle
Taux de couverture
ENR
(Production/Besoins)
en %
Estimation des besoins en
électricité (éclairage,
auxiliaires, climatisation)
2 395
kWhef/m² par
an
Production ENR
photovoltaïque * 4 576 191%
TOTAL BESOINS
2 395
kWhef/m² par
an
TOTAL
PRODUCTION ENR
4 576
kWhef/m² par
an
191%
* Comme mentionné précédemment, la production photovoltaïque ne vient pas couvrir directement les besoins en autoconsommation. En effet, il a été considéré dans cette étude que la production photovoltaïque est revendue intégralement au réseau. Elle vient donc compenser les besoins électriques qui seront nécessaires pour les bâtiments de la zone, mais ne les couvre pas. C’est pourquoi la production peut dépasser les besoins. Ceci vient valoriser au maximum le potentiel photovoltaïque de chaque établissement.ZAE MALAMANI
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7.4. SCENARIO 2 : PHOTOVOLTAÏQUE + SOLAIRE THERMIQUE
7.4.1. Description du scénario
Il a été considéré pour ce scénario la mise en place de solaire photovoltaïque sur les toitures et que le solaire thermique couvre 70% des besoins en ECS.
Une consommation d’énergie conventionnelle résiduelle est nécessaire pour assurer l’appoint au solaire thermique en période de mauvais temps ou bien la nuit, hors des périodes de production. Ici, l’appoint est assuré par de l’électricité.
Concernant le photovoltaïque, l'étude a été faite avec la mise en place d'installations < 500kWc par lot selon le nouvel arrêté à paraitre, avec une estimation du tarif d'achat EDF Tb/Tc de 14,9 c€/kWh.
7.4.2. Résultats
Comme mentionné précédemment, la consommation en électricité de la ZAE n’est pas directement couverte par les ENR, mais est compensée par la production photovoltaïque importante.
Unité Solaire thermique Photovoltaïque
électrique ou thermique thermique (ECS) électrique
Détail Equipement prioritaire des toitures des logements, taux de couverture annuel visé de 65%.
Equipement des toitures pertinentes non
végétalisées et non utilisées pour le solaire
thermique pour produire de l'électricité au meilleur
tarif
L'étude a été faite avec la mise en place
d'installations < 100kWc par lot afin de bénéficier
du tarif d'achat EDF Tb de 9,76c€/kWh
3 lots (N° 3,4 et 24) caractérisés par une grande
emprise au sol présentent un potentiel excédant
largement les 100 kWc. Pour ces 3 lots, nous
avons donc émis l'hypothèse qu'elles pourraient
faire l'objet d'un AO CRE, avec un tarif de rachat
estimé de 9,64 c€/kWh.
Investissement initial € HT 254 904 € 4 543 334 €
Surface / Puissance 160 m² 2 885 kWc
Production - MWh/an (thermique, frigorifique ou
électrique) 96 MWh/an 4 313 MWh/an
Frais de maintenance
et renouvellement
matériel annualisés (P2,
P3)
€ HT 3 000 € 92 000 €
Recettes annuelles
brutes ou coûts évités
par rapport à solution
de référence (P1)
€ HT -15 931 € -518 000 €
Coût actualisé de
l'énergie produite
€ / MWh
(thermique ou électrique) 164 € 71 €
Emissions de CO2
évités T CO2/an 65 tCO2/an 2 950 tCO2/an
Temps de retour brut
pour l'ensemble de la
ZAE
Années 9 11
Dimensionnement pour
atteindre le potentiel
Potentiel de chaque énergie étudiée scénario 2
Besoins d'énergie
considérésZAE MALAMANI
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Le scénario 2, avec prise en compte de la revente totale et la mise en place de solaire thermique permettrait de
compenser environ 184 % des besoins totaux en électricité de la ZAE avec des énergies renouvelables.
Les installations photovoltaïques permettraient de produire une quantité d’énergie électrique plus importante que celle consommée au sein de la ZAE (environ 4 576 MWhef produits pour 2 395 MWhef consommés).
En terme de production totale ENR, la production totale d’énergie ENR atteint 6 316 MWh/an.
Scénario 1 - Récapitulatif des besoins et productions énergétiques (en MWhef/an)
Besoins par catégorie Rappel des besoins Production associée Production annuelle
Taux de couverture
ENR
(Production/Besoins)
en %
Estimation des besoins en
électricité (éclairage,
auxiliaires, climatisation)
2 258
kWhef/m² par
an
Production ENR
photovoltaïque * 4 313 191%
Estimations des besoins
ECS
137 kWhef/m²
par an
Production ENR
solaire thermique 96 70%
TOTAL BESOINS
2 395
kWhef/m² par
an
TOTAL
PRODUCTION ENR
4 409
kWhef/m² par
an
184%
* Comme mentionné précédemment, la production photovoltaïque ne vient pas couvrir directement les besoins en autoconsommation. En effet, il a été considéré dans cette étude que la production photovoltaïque est revendue intégralement au réseau. Elle vient donc compenser les besoins électriques qui seront nécessaires pour les bâtiments de la zone, mais ne les couvre pas. C’est pourquoi la production peut dépasser les besoins. Ceci vient valoriser au maximum le potentiel photovoltaïque de chaque établissement.ZAE MALAMANI
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7.5. COMPARAISON DES SCENARIOS
Les résultats du comparatif des scénarios proposés avec le scénario de base en termes de coût global actualisé et d’émissions de GES évitées sont présentés dans le graphique suivant :
Ce graphique met en exergue le coût global actualisé des différents scénarios étudiés par rapport à la situation de
référence.
Le CGA apparait donc en premier lieu (en violet) sans tenir compte de recettes générées ou bien du coût évité. Le coût
global actualisé prend en compte le coût nécessaire pour la production d’énergie établis selon les différents scénarios.
Dans le cadre de cette étude, la production photovoltaïque étant revendue totalement, les recettes obtenues grâce à
la production photovoltaïque revendue, ainsi que le coût évité grâce à la mise en place d’installations solaire thermique
dans le scénario 2 figurent en vert.
Enfin, en rouge, le CGA final a donc été recalculé en déduisant ces recettes du coût global actualisé initial.
Le scénario 1 est celui qui présente le moins d’émissions de GES. En contrepartie, ce scénario représente également un
CGA initial plus important causé par la nécessité d’investissement pour la mise en place des installations
photovoltaïques. Le scénario de référence, représente-lui des émissions de CO2 importantes dû à l’utilisation du mix
électrique mahorais qui est encore à ce jour hautement carboné. Les scénarios 1 et 2 sont relativement proches, dans
la mesure où la mise en place du solaire thermique vient couvrir des besoins ECS relativement faibles. Ainsi, le potentiel
du solaire thermique ne vient qu’atténuer de manière très peu significative la surface disponible pour le photovoltaïque.
Il faut noter que les coûts pourront évoluer en fonction des coûts du marché photovoltaïque mais aussi des coûts des
énergies mobilisées notamment dans le cas de la situation de référence qui dépend beaucoup de l’électricité du réseau.
Figure 19 : Comparaison des scénarios - Coûts et émissions de CO2ZAE MALAMANI
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Pour compléter cette analyse, une approche multicritère est proposée comme outil d’aide à la décision ci-dessous
La notation proposée repose sur des critères techniques, économiques et environnementaux. Les pourcentages de pondération de ces éléments sont les suivants :
- Coût Global Actualisé : 35 %
- Emissions de CO2: 25 %
- Contraintes de mise en œuvre et d'exploitation: 10 %
- Facilité de Financement: 15 %
- Impacts environnementaux: 15 %
Le scénario 1 est celui présentant le plus d’intérêts au vu des coûts impliqués, de la réduction des impacts environnementaux et de la production énergétique considérée.
Le scénario 1 présente les avantages suivants :
- Réduction significative les émissions GES
- Taux de production (ENR/Besoins) > 100% (191%)
Son investissement reste certes très important en comparaison à une solution classique ou aucune installation ENR ne serait mise en œuvre.ZAE MALAMANI
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CONCLUSION GENERALE DE L’ETUDE
En conclusion, il est important de rappeler que :
Avant toute mise en œuvre des énergies renouvelables, il est nécessaire de travailler sur la conception, l’enveloppe des bâtiments et leur orientation pour consommer le moins possible. Ces paramètres sont aujourd’hui bien repris dans la charte May’Energie, faisant office de réglementation thermique sur le territoire mahorais.
L’approche menée a été réalisée sur la base de ratios issus de retour d’expérience et de certaines hypothèses. Il est notamment difficile de prévoir à ce stade :
L’orientation et l’inclinaison définitive des toitures des bâtiments. Ces éléments entrent en ligne de compte pour faciliter ou non la mise en œuvre de certaines énergies renouvelables (solaire). Les consommations prises en compte correspondent aux consommations d’énergie issues de différents retours d’expérience pour des bâtiments similaires. Elles pourraient différer de celles qui seront réellement constatées durant l’exploitation des bâtiments. Les facteurs entrant en ligne de compte seront les usages précis des établissements, le nombre d’usagers et le niveau de confort thermique souhaité par chaque usager, etc.
Au niveau des énergies renouvelables sélectionnées, les deux phases de ce rapport ont permis de mettre en avant deux solutions principales d’approvisionnement en EnR: la production solaire photovoltaïque et la production solaire thermique. Ces deux solutions sont les énergies renouvelables les plus pertinentes et sont des technologies déjà bien connues et maitrisées, avec de nombreuses références d’installation dans l’Océan Indien, notamment à la Réunion.
En analysant les différents scénarios, la sélection du scénario 1 comprenant uniquement la production solaire photovoltaïque devrait permettre à la future ZAE de produire plus d’énergie que ce qu’elle n’en consomme, même si le mécanisme envisagé ne permet pas de couvrir directement ces besoins mais plutôt de les compenser. Il faudra alors garder en tête qu’il faudra pouvoir adopter une bonne Maitrise de la Demande en Energie (MDE) par rapport aux différents usages et à la consommation électrique de cette ZAE.
Cette étude est une étude d’opportunité et un document d’aide à la décision mais nécessitera des études de faisabilité complémentaires avec des données de programmation plus avancées (typologie d’activité précises des bâtiments, toiture et orientation, besoins spécifiques, …).