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Document publié le Lundi 22 avril 2024
Lien du pdf (unknown - Communauté de communes - Centre Corse)
Thèmes du document : Droits de l'homme, Justice et droit, Libertés publiques,
PRIMA SESSIONE URDINARIA DI U 2024
REUNIONE DI I 25 È 26 D’APRILE DI U 2024
1 ÈRE SESSION ORDINAIRE DE 2024
RÉUNION DES 25 ET 26 AVRIL 2024
N° 2024/O1/021
Question orale déposée par Mme Serena BATTESTINI
Au nom du groupe « CORE IN FRONTE »
OBJET : À QUAND LA FIN DE LA REPRESSION EN CORSE?
Monsieur le Président de l'Exécutif de Corse,
Depuis plusieurs mois, la répression politique contre les militants nationalistes
s'amplifie. Celle-ci est prégnante au quotidien et multiforme avec notamment :
● Des arrestations spectaculaires et des emprisonnements de patriotes corses,
avec des méthodes violentes d'intervention que l'on imaginait révolues ;
● Une multiplication des procès FIJAIT, contre les anciens prisonniers
politiques, qui assimile les nationalistes corses à des terroristes islamistes.
Pour la première fois, le 26 mars dernier un militant de Core In Fronte est
passé en procès en récidive légale ;
● Les comptes bancaires d'un ancien prisonnier ont été, dernièrement, bloqués
pour un retard de paiement de quelques jours, sur une amende liée à son
engagement politique. Les amendes concernant les anciens prisonniers
s'élèvent toujours à plusieurs millions d'Euro.
● Une jeunesse condamnée à de lourdes amendes pécuniaires dans des
procédures liées aux manifestations populaires suite à l'assassinat d'Yvan
Colonna. Dans le même temps, les plaintes des victimes des violences
policières ne sont pratiquement pas instruites ;● Des assignations à résidence qui éloignent des militants nationalistes de leur
famille.
Nous le disons clairement : La répression ne sera jamais une réponse à la question
nationale corse. Elle est incompatible avec l’actuel processus de discussions entre
les élus corses et le Gouvernement. Elle permet, probablement, à l'Etat français de
ne pas s'engager sur la voie de l’apaisement et d’une véritable solution politique
globale en Corse.
En effet, les engagements du Président de la République, notamment, sur les
anciens prisonniers politiques ne sont pas tenus.
C'est en sens, qu'en février dernier, Core In Fronte avait tenu une conférence de
presse à Centuri devant la maison secondaire du Ministre de la Justice, Eric Dupond
Moretti.
Dans ce contexte, l’arrestation de Stéphane Ori est intervenue.
Core In Fronte a organisé un rassemblement, le 7 avril, à Coti Chjavari, devant la
résidence secondaire familiale du 1er Ministre, Gabriel Attal, pour signifier son refus
de la répression.
Il s’avère, M.Le Président de l’Exécutif, que vous avez rencontré Gabriel Attal, le
lundi 8 avril à Paris.
Depuis cette date peu de choses ont filtré de cette réunion mis à part un
communiqué lapidaire de Matignon.
Notre question sera la suivante : M.Le Président, pouvez-vous nous indiquer si vous
avez parlé de la question de la répression avec M.Attal? Si la réponse est oui,
pouvez-vous informer la représentation élue de l’Assemblée de Corse sur le contenu
de ce point de discussion ?
À ringrazià vi.