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Ordre du Jour - odj 16 06 2016
Conseil Municipal - 202 06 02 20
Document publié le Jeudi 6 février 2020 par la commune de Boulogne-Billancourt.
Lien du pdf (Conseil Municipal - 202 06 02 20)
Thèmes du document : Budget, Aménagement du territoire, Éducation,
Le Bulletin Officiel du conseil municipal - numéro 202
Séance du 6 février 2020
1
Appel nominal / 3
Désignation du secrétaire de séance / 3
Compte rendu des décisions prises en vertu de la
délégation donnée par le conseil au maire / 3
Communication sur l’actualité GPSO / 4
1. Attribution de subventions aux associations, au titre de
l’exercice 2020 — Compléments et modifications. / 5
2. Vote du BP 2020 pour le budget principal et les budgets
annexes — Approbation du tableau des effectifs — Longueur
de la voirie. / 6
3. Vote des taux des impôts directs locaux pour l’année
2020. / 7
4. Reprise anticipée des résultats de l’exercice 2019. / 7
5. Communication du montant provisoire au titre de l’année
2020 du Fonds de Compensation des Charges Territoriales
versé par la ville de Boulogne-Billancourt à l’établissement public
territorial Grand Paris Seine Ouest. / 8
6. Imputation des biens en investissement. / 11
7. Personnel communal — Mesures diverses / 11
8. Approbation de la partie relative à la santé et à la sécurité
au travail du réglement intérieur de la ville et du CCAS de
Boulogne-Billancourt. / 12
9. Participation de la ville aux dépenses de fonctionnement
des écoles privées pour l’année scolaire 2019/2020 —
Convention de participation à divers projets scientifiques et
voyages pédagogiques. / 12
10. Accord-cadre à bons de commande pour les travaux
depose et d’entretien de stores dans divers bâtiments
communaux. / 11
Bulletin officiel du conseil municipal
NUMÉRO 202
Procès verbal de la séance du conseil municipal
du 6 février 2020Le Bulletin Officiel du conseil municipal - numéro 202
Le Bulletin officiel du conseil municipal
2
Le 6 février 2020 à 18h30, les membres du conseil municipal
de la ville de Boulogne-Billancourt se sont réunis dans la
Salle du conseil de l’Hôtel de ville de Boulogne Billancourt,
sous la présidence de M. Pierre-Christophe BAGUET, maire,
pour la séance à laquelle ils ont été convoqués par le maire
individuellement et par écrit le 31 janvier 2020.
Monsieur BAGUET, maire, ayant ouvert la séance, il a été
procédé à l’appel nominal.
ETAIENT PRESENTS :
Monsieur Pierre-Christophe BAGUET, M. Gauthier MOUGIN,
Mme Marie-Laure GODIN, M. Pascal LOUAP, Mme Béatrice
BELLIARD, M. Marc FUSINA, Mme Christine BRUNEAU, M.
Michel AMAR, M. Léon SEBBAG, M. Frédéric MORAND, Mme
Isaure de BEAUVAL, M. Bertrand-Pierre GALEY, M. Philippe
TELLINI, Mme Sandy VETILLART, M. Pierre DENIZIOT,
Mme Sylvie ROUGNON, M. Jean-Claude MARQUEZ, Mme
Christine LAVARDE-BOËDA, M. Daniel BENHAROUN,
M. Jonathan PAPILLON, Mme Christine DELOFFRE, M.
Laurent GOUILLIARD, Mme Claire de THEZY, M. Vittorio
BACCHETTA, Mme Joumana SELFANI, Mme Emmanuelle
CORNET-RIQUEBOURG, M. Nasser RUMJAUN, Mme Carole
HOOGSTOEL, M. Claude ROCHER, M. Sébastien POIDATZ,
Mme Élisabeth DE MAISTRE, M. Nicolas MARGUERAT, Mme
Agathe RINAUDO, M. Olivier CARAGE, Mme Caroline PAJOT,
M. Pierre LAURENCIN, Mme Martine EVEN, Mme Judith
SHAN, M. Vincent GUIBERT, M. François THELLIER.
EXCUSES REPRESENTES :
Mme Marie-Anne BOUÉE qui a donné pouvoir à M. Léon
SEBBAG
Mme Jeanne DEFRANOUX qui a donné pouvoir à Mme
Emmanuelle CORNET-RICQUEBOURG jusqu’au point n°7
Mme Armelle GENDARME qui a donné pouvoir à M. Pascal
LOUAP
Mme Anne-Charlotte LORBER qui a donné pouvoir à M.
Jonathan PAPILLON
Mme Esther KAMATARI qui a donné pouvoir à M. Daniel
BENHAROUN
M. Raphaël LABRUNYE qui a donné pouvoir à M. Gauthier
MOUGIN
Mme Sana DRIDI-BLANGER qui a donné pouvoir à Mme
Joumana SELFANI
Mme Véronique GAUDOUX DAUVILLIER qui a donné pouvoir
à M. Olivier CARAGE
M. Emmanuel BAVIERE qui a donné pouvoir à M. Jean-Claude
MARQUEZ
M. Pierre-Mathieu DUHAMEL qui a donné pouvoir à M. Pierre
LAURENCIN
Melle Fatima CARDETAS qui a donné pouvoir à Mme Caroline
PAJOT
EXCUSÉS : M. Jean-Michel COHEN jusqu’au point n° 4, Mme
Sylvie MOREL.
ABSENTES : Mme Ségolène MISSOFFE, Mme Isabelle WEILL.
Mme Emmanuelle CORNET-RICQUEBOURG a été désignée
en qualité de secrétaire de séance.
M. BAGUET : Bonsoir à toutes et à tous. Le quorum étant
atteint, je vous propose de débuter notre séance.
COMPTE-RENDU DES DÉCISIONS PRISES EN VERTU DE
LA DÉLÉGATION DONNÉE PAR LE CONSEIL MUNICIPAL
AU MAIRE
En l’absence de remarques et de questions sur ce point, le
conseil municipal prend acte du compte rendu des décisions
prises en vertu de la délégation donnée par le conseil
municipal au maire.
APPROBATION DU PV DE LA SÉANCE DU 19 DÉCEMBRE
2019
En l’absence de commentaires, le procès-verbal de cette
séance est adopté à l’unanimité.
COMMUNICATION SUR L’ACTUALITÉ DE GPSO
M. BAGUET : Je souhaite aborder de nouveau le sujet des
platanes du cimetière Pierre Grenier, lequel a fait l’objet
d’une question orale de la part de Monsieur THELLIER. Nous
avons présenté des excuses dans le Boulogne-Billancourt
Information (BBI) de janvier en expliquant qu’il y avait eu
une erreur d’interprétation et une erreur de communication.
Même si le nécessaire a été fait, je constate maintenant qu’il
y a appel à manifestation et qu’une pétition a été lancée pour
sauver ces arbres. Selon moi, « réchauffer » quelque chose
qui est déjà passé n’est ni très efficace ni écologique. Par
conséquent, il n’est plus utile de revenir sur ce sujet. Nous
allons seulement abattre les huit arbres qu’il est nécessaire
d’enlever, et les 176 autres devront être remplacés à plus ou
moins long terme. Nous allons attendre que ceux-ci soient
malades, mais nous ne courrons pas le risque qu’ils tombent
au risque de blesser les passants.
En ce qui concerne le sujet relatif à la mobilité numérique,
l’open data, le réseau bus, et la mobilité électrique, nous
avançons sur le dossier des bornes de recharge des véhicules
électriques, lequel a pris du retard. Trois bornes électriques
ont été mises en service, dont une à Boulogne-Billancourt. Je
vous accorde que ce chiffre est relativement peu élevé, mais
nous ne pouvions pas faire plus d’un point de vue juridique.Le Bulletin Officiel du conseil municipal - numéro 202
Séance du 6 février 2020
3
Le service Vélib, pour sa part, a bien fonctionné pendant les
grèves, et des habitants ont d’ailleurs pu le découvrir à cette
occasion. Les subventions pour l’achat de vélos électriques
fonctionnent également très bien. Aussi, comme je vous
l’ai dit lors de notre dernière séance, nous avons signé une
convention avec la région Ile-de-France afin de subventionner
ces équipements pour un montant maximum de 500 euros,
répartis de la manière suivante : 200 euros versés par la ville,
200 euros versés par Grand Paris Seine Ouest (GPSO) et 100
euros versés par la région. La concertation sur le Plan vélo se
poursuit.
En ce qui concerne l’habitat, nous avons également
évoqué l’Opération Habitat Qualité (OHQ). Une nuit de la
thermographie spéciale copropriété aura lieu le 25 février
prochain pour repérer les fuites énergétiques. Suivront
également GPSO énergie ainsi que les événements culturels
du territoire.
Je vous propose maintenant d’entamer l’examen de l’ordre
du jour, qui est essentiellement budgétaire.
1. ATTRIBUTION DE SUBVENTIONS AUX ASSOCIATIONS,
AU TITRE DE L’EXERCICE 2020 - COMPLÉMENTS ET
MODIFICATIONS
Mme Christine LAVARDE-BOEDA, conseiller municipal,
rapporteur
Mes chers collègues, cette première délibération est
classique puisqu’il s’agit, comme chaque année, de voter
l’attribution des subventions supérieures à 23 000 euros,
dans le prolongement de ce qui a déjà été délibéré au conseil
municipal du 19 décembre 2019. Il est à noter que, suite à
la fusion de deux associations, les Papillons Blancs des Rives
de Seine et l’UNAPEI 92, l’ensemble de la subvention sera
versée à l’UNAPEI 92.
Par ailleurs, il vous est proposé d’attribuer trois subventions
complémentaires, sous réserve de l’envoi de l’ensemble
des documents justificatifs, à l’Union des Femmes, à la
crèche parentale La Toupie et à l’association Envie d’envol,
cette dernière subvention étant versée dans le cadre de la
contractualisation avec le conseil départemental des Hauts-
de-Seine.
Enfin, cette délibération prévoit que trois associations
bénéficient également de subventions complémentaires pour
faire face aux frais de refacturation du personnel communal
mis à disposition. Il s’agit du Centre Ludique de Boulogne
Billancourt (90 000 euros), du Comité des Œuvres Sociales
(170 000 euros) et de l’Athlétic Club de Boulogne-Billancourt
(ACBB) (50 000 euros), comme cela était déjà le cas les
années précédentes.
M. BAGUET : Merci. Avis de la Commission des finances.
M. MARGUERAT, Rapporteur de la Commission des
finances : Avis favorable à l’unanimité.
M. BAGUET : Merci. Avis de la Commission des affaires
générales et sociales.
Mme CORNET-RICQUEBOURG, Rapporteur de la
Commission des affaires générales et sociales : Avis
favorable à l’unanimité.
M. BAGUET : Merci. Y a-t-il des questions ? (Il n’y en a pas).
Je mets aux voix.
La délibération n° 1 est adoptée à l’unanimité, Messieurs
BENHAROUN, BACCHETTA, GOUILLARD, Mesdames
MISSOFFE et LORBER (Office du Tourisme), Monsieur
DENIZIOT (Papillons Blancs et Seine Ouest Entreprise
et Emploi), Monsieur RUMJAUN (CEBIJE et Karaté Club),
Monsieur BAGUET (CBB), Monsieur PAPILLON (FNACA),
Madame DE MAISTRE (Union pour l’Éducation Populaire),
Madame GODIN, Messieurs MARQUEZ (Seine Ouest
Entreprise et Emploi) ne prenant pas part au vote.
2. VOTE DU BP 2020 POUR LE BUDGET PRINCIPAL
ET LES BUDGETS ANNEXES - APPROBATION DU
TABLEAU DES EFFECTIFS - LONGUEUR DE LA VOIRIE
- PROVISIONS
Mme Christine LAVARDE-BOEDA, conseiller municipal,
rapporteur
Mes chers collègues, le 23 janvier dernier, nous avions discuté
des orientations budgétaires, dans un cadre plutôt général et
qui présentait notamment une trajectoire jusqu’en 2025. Ce
soir, nous allons évoquer plus concrètement les actions qui
seront réalisées au cours de l’année 2020.
Sans grande surprise, le budget 2020 poursuit les quatre
objectifs qui ont été unanimement salués dans des
classements récents, notamment le prix Observatoire de
Dirigeants de l’Industrie et des Services (ODIS) et, il y a une
semaine, celui de la Fondation iFRAP, relayé dans un certain
nombre de journaux de la presse écrite nationale.
Le premier de ces quatre objectifs est le maintien de la
stabilité fiscale. Cette année encore, les taux n’augmenteront
pas et ce, pour la onzième année consécutive. De plus, hier
soir, a été votée à GPSO la baisse de la Taxe d’Enlèvement
des Ordures Ménagères (TEOM), ce qui se traduira, pour
l’ensemble des citoyens boulonnais et de GPSO, par un
allègement de la fiscalité.Le Bulletin Officiel du conseil municipal - numéro 202
Le Bulletin officiel du conseil municipal
4
Le deuxième point est une maîtrise des dépenses de
fonctionnement sans diminuer la qualité des services. En
effet, ces dépenses diminueront de 0,4 % en 2020, et il
faut noter que nous parvenons à poursuivre une baisse alors
même que les dépenses de gestion courante ont diminué de
près de 5 % au cours des deux derniers exercices. Je tiens
à souligner, et nous y reviendrons, que même dans le cadre
de la maîtrise des dépenses de fonctionnement, un effort
significatif est fait en faveur des dépenses de personnel.
Il s’agit, en troisième lieu, de poursuivre l’investissement. Vous
pouvez constater que les 47,6 millions d’euros de crédits
d’équipement qui seront détaillés ultérieurement, dont 13,5
millions d’euros pour le patrimoine existant, représentent un
montant supérieur à la moyenne annuelle depuis 2001. Les
investissements annuels ont d’ailleurs augmenté au fur et à
mesure des mandats.
Le quatrième objectif, enfin, est de diminuer et maîtriser
l’endettement. Cela se confirme au travers de ce budget,
puisque la dette prévisionnelle au 31 décembre 2020 est
équivalente à celle constatée au 31 décembre 2019, et
il est d’usage que la dette figurant au Budget Primitif (BP)
soit supérieure à celle enregistrée au Compte Administratif
(CA). Je vous invite, pour le vérifier, à consulter tous les
budgets antérieurs. De plus, je vous rappelle que la dette a
considérablement diminué, avec une baisse de 100 millions
d’euros au cumulé en incluant l’ensemble du périmètre ville,
à savoir le budget principal, les budgets annexes et la dette
qui a été transférée à GPSO.
S’agissant de la section de fonctionnement, je reviendrai sur
quelques points précis qui connaissent des changements.
Vous pouvez voir que la ligne des dotations est faible, avec
15 millions d’euros. À l’intérieur de cette ligne, la part de l’État
diminue année après année comme une peau de chagrin
puisque la Dotation Globale de Fonctionnement (DGF)
diminue une nouvelle fois de près de 50 % par rapport à
2019. Elle est maintenant de l’ordre de 1,2 million d’euros et
il est déjà certain que nous n’aurons plus de DGF en 2021.
Elle représente aujourd’hui 9 euros par habitant et je vous
inviterai, par la suite, à rapprocher ce montant au regard
de l’ensemble des missions que la ville accomplit pour le
compte de l’Etat.
Un deuxième bloc très important est celui des impôts, sur
lequel je reviendrai ultérieurement, car il présente un certain
nombre de difficultés. Je souhaite, avant tout, aborder le
prélèvement sur recettes. Ce prélèvement vient diminuer
les recettes fiscales perçues sur le territoire communal de
près de 27 millions d’euros. Il est notamment constitué
des 6 millions d’euros au titre de l’amende Solidarité et
Renouvellement Urbain (SRU), dont nous avons largement
parlé lors du précédent conseil municipal. Il faut aussi
évoquer l’augmentation, cette année, du Fonds de Solidarité
de la région Ile-de-France (FSRIF), de 1,8 million d’euros, soit
une hausse de 13 % par rapport à 2019, alors même que
l’enveloppe du fonds a augmenté de 6 %. Nous payons donc
à peu près deux fois plus que ce qui correspondrait à notre
contribution « naturelle ». Globalement, l’effort financier qui
est demandé à la ville en 2020, si l’on additionne la baisse
de la DGF, les hausses supplémentaires de contribution au
FSRIF, au Fonds de Péréquation Intercommunal (FPIC) et
au SRU, représente 26,3 millions d’euros par rapport à la
situation qui était celle en 2013, avant que n’intervienne la
réduction des dotations de l’État vis-à-vis des collectivités.
C’est un effort supplémentaire de 3,4 millions d’euros par
rapport à 2019. Et corrélativement, cet effort supplémentaire
se traduit par une diminution de notre autofinancement
puisque ce dernier représente la différence entre recettes et
dépenses. Néanmoins, comme vous avez pu le voir dans le
Débat d’Orientations Budgétaires (DOB), cela ne se traduit
pas par une dégradation de la qualité financière de la ville,
puisque notre capacité de désendettement reste bonne (3,7
ans) sur le budget consolidé en vision prévisionnelle ; sachant
que si notre dette venait à diminuer, nous serions en-deçà de
ce niveau.
Je tiens d’ailleurs à souligner que, sans ces prélèvements qui
se sont additionnés depuis 2013, nous aurions pu rembourser
l’intégralité de notre dette dès l’année 2017.
Enfin, apparaît un nouveau prélèvement sur recettes que je
n’ai pas compté dans ces charges nouvelles, représentant un
montant de 4,7 millions d’euros et qui, lui, résulte uniquement
de la réforme du stationnement et de sa dépénalisation. En
effet, quoi qu’il se passe, la ville devra désormais, chaque
année, verser 6 millions d’euros à Île-de-France Mobilité et à
la région Île-de-France. C’est un montant qu’elle a versé en
2018, mais qui était alors fonction d’un panier de recettes. Ce
dernier a évolué dans sa composition, pour autant le montant
a été figé. S’il n’est, néanmoins, que de 4,7 millions d’euros et
non de 6 millions d’euros, c’est parce que l’État nous reverse
1,3 million d’euros au titre des recettes des amendes de
police.
Je poursuis sur le bloc des impôts en soulignant que sur les
95 millions d’euros qui sont perçus sur le territoire communal,
27 millions d’euros partent directement dans les poches de
l’État. À taux et à abattements inchangés, les recettes fiscales
perçues sur le territoire de la ville sont de 65 millions d’euros,
dont 41 % prélevés par la Direction Générale des Finances
Publiques (DGFiP). Il est à noter que ce pourcentage évolue
considérablement puisque, si l’on compare avec la situation
qui était celle en 2019, seuls 31 % de nos recettes fiscales
étaient prélevés directement.Le Bulletin Officiel du conseil municipal - numéro 202
Séance du 6 février 2020
5
Je vous rapporte ces éléments parce que les recettes perçues
sur le territoire de Boulogne- Billancourt augmentent d’un
million d’euros entre 2019 et 2020. 500 000 euros sont liés
à la revalorisation forfaitaire de 0,09 % des bases inscrites
dans la loi de finances, très inférieure à l’inflation, puisque
l’inflation moyenne pour l’année 2019 est de 1,1 %, et plus
forte en décembre à 1,4 % globalement, ce qui donne la
tendance pour 2020. De surcroît, pour ce qui concerne la
ville plus particulièrement, l’énergie augmente de 9,7 %,
l’alimentation de 1,9 % et les services de 1,2 %. Enfin, les 500
000 euros restants proviennent des rôles supplémentaires et
complémentaires. C’est donc ce qui provient de la croissance
physique de la ville, c’est-à-dire de l’arrivée de nouveaux
habitants. Or qui dit nouveaux habitants, dit nouveaux services.
Par conséquent, ce gain de 1 million d’euros de recettes
fiscales est compensé, à périmètre constant, par des charges
équivalentes liées à l’inflation et aux nouveaux services tels
que Comme à la maison, l’ouverture de la crèche Gallieni
Bellevue induisant de nouveaux frais de fonctionnement,
l’organisation des élections municipales, etc.
L’attribution de compensation, dont le montant n’évolue guère,
constitue un bloc important. On peut constater toutefois que,
de même que pour les recettes des impôts dont 24 millions
d’euros sont transférés à GPSO, 24 millions d’euros repartent
également à GPSO via le Fonds de Compensation des
Charges Transférées (FCCT). Les 54 millions d’euros restants
sont ceux qui étaient perçus précédemment lorsqu’existait
le binôme ville/communauté d’agglomération avec GPSO,
attribution de compensation et ex-dotation de solidarité
communautaire.
Un premier bloc est la « boîte aux lettres » et a déjà été
évoquée. Concernant les amendes de police, elles engendrent
un flux négatif au regard du fonds de compensation du fait
que cette année GPSO ait encore été en capacité d’assurer, à
chacune des villes du territoire, le même montant de recettes
perçu au titre du stationnement. La ville avait d’ailleurs, à ce
titre, perçu 2 millions d’euros de recettes provenant des
amendes de police en 2018. Elle perçoit toujours cette
somme aujourd’hui, toutefois les recettes n’apparaissent
plus en investissement mais en fonctionnement. De plus, il
n’est pas garanti que GPSO puisse continuer sur cette voie
en 2020, dans la mesure où l’année 2020 sera la première
année pleine de mise en œuvre de la réforme.
La quatrième composante est spécifique à la ville et relève
notamment de l’aménagement. La ville continue à prendre
en charge, dans son intégralité, le budget Seguin annexe
Rives de Seine, comme elle s’était engagée à le faire. Cette
quatrième composante présente aussi l’effort que la ville a
décidé de faire pour renforcer le nettoyage et l’entretien des
rues. L’effort, au-delà du socle commun à l’ensemble des
villes de GPSO, est de l’ordre de 2 millions d’euros, ce qui
porte les crédits alloués à la propreté à 8 millions d’euros
sur le territoire de Boulogne-Billancourt, auxquels il convient
d’ajouter les 12 millions d’euros liés à la collecte des ordures
ménagères, soit un coût total de 20 millions d’euros.
Les recettes ville, sur lesquelles la commune a une action
directe, sont liées à son attractivité. Elle produit des services, les
entreprises viennent s’y implanter, d’où des droits de mutation
importants par rapport à ce qui peut s’observer dans d’autres
villes du département. Un tiers des recettes des produits de
services est lié à l’éducation et à la restauration scolaire, dans
un contexte marqué par l’absence d’augmentation des tarifs
depuis le 1er janvier 2018. Cela porte le montant des recettes
gérées par la ville à 164 millions d’euros, montant à mettre
en regard avec les dépenses pilotables qui s’élèvent à 145
millions d’euros. Elles sont constituées principalement de la
gestion des ressources humaines pour un montant de 89
millions d’euros. Ce montant augmente d’une part, du fait
de mesures réglementaires à hauteur de 900 000 euros, et
d’autre part, du fait de décisions de la ville à hauteur de 1,5
million d’euros : la monétisation du Compte Épargne Temps
(CET), la protection sociale complémentaire, la résorption de
l’emploi précaire ou la revalorisation du Régime Indemnitaire
tenant compte des Fonctions, des Sujétions, de l’Expertise
et de l’Engagement Professionnel (RIFSEEP). Les autres
dépenses sont constituées des services administratifs à la
population, qui représentent 26 % des dépenses et pour
lesquels la ville reçoit de l’État 9 euros par habitant. Il s’agit de
tous les services que la ville est tenue d’assurer pour le compte
de l’État : tenue de l’état civil, organisation des élections, etc.
Viennent ensuite les dépenses pour l’éducation, la jeunesse,
la famille. Un autofinancement de 40 millions d’euros est
dégagé.
Les dépenses en matière d’investissement concernent
quatre grands axes. Le premier concerne « la ville solidaire »
avec, en 2019, la réalisation du projet « Comme à la Maison
». En 2020, seront portés des crédits pour l’accessibilité des
équipements communaux, une aide importante aux bailleurs
sociaux pour la construction de nouveaux logements et des
crédits pour terminer les opérations du foyer de l’Olivier
et des Restaurants du Cœur, lesquels ont été inaugurés
récemment. Les investissements concernent tous les âges
de la vie des Boulonnais avec les crèches, les bibliothèques,
les équipements pour les seniors, les marchés alimentaires,
la sécurité de la ville, le sport pour tous avec notamment des
bulles de tennis pour un montant d’un million d’euros, les
tribunes au stade de rugby, l’amélioration d’un gymnase utilisé
pour deux écoles, le gymnase de la Biodiversité, le lancement
d’une opération omnisports qui permettra d’inscrire la ville
dans les Jeux Olympiques de 2024, des crédits pour la piscine
et pour la patinoire. Enfin, la ville porte aussi des actionsLe Bulletin Officiel du conseil municipal - numéro 202
Le Bulletin officiel du conseil municipal
6
lui permettant de réduire son empreinte carbone grâce au
début des travaux de l’espace Bernard Palissy en vue de la
rénovation de la toiture et du système de chauffage, et à la
rénovation de deux groupes scolaires concernant à la fois
l’accessibilité mais aussi le changement des fenêtres. Des
crédits sont également consacrés à l’aménagement paysager
du cimetière Pierre Grenier.
Suite à l’ensemble de ces explications, permettez-moi,
Monsieur le maire, de considérer que la délibération n°3
relative au vote des taux des impôts directs locaux pour l’année
2020, et la délibération n°5 relative à la communication du
montant provisoire au titre de l’année 2020 du FCTT versé par
la ville de Boulogne-Billancourt à GPSO, ont été présentées
simultanément.
De plus, je tiens à remercier les services de la Direction des
Affaires Financières (DAF) ainsi que tous les services de la
ville, qui ont travaillé avec des délais très contraints et qui ont
mis en œuvre les moyens nécessaires afin que tout soit prêt
à temps.
M. BAGUET : Merci. Avis de la Commission des finances.
M. MARGUERAT, Rapporteur de la Commission des
finances : Le groupe La ville Citoyenne souhaite connaître
le budget consacré à la propreté des voies communales. Il
a été répondu tout à l’heure à cette question par Madame
LAVARDE dans son exposé. Le groupe La ville Citoyenne a
également demandé s’il était possible d’avoir une visibilité
sur le long terme concernant les Autorisations de Programme
(AP) et les Crédits de Paiement (CP). Il lui a été répondu
que cette information a été communiquée lors du Débat
d’Orientations Budgétaires et elle figure dans le Rapport
d’Orientations Budgétaires (ROB) en page 31. L’annexe des
autorisations de programme et des crédits de paiement du BP
2020 est établie sur la base du programme d’investissement
de la ville arrêté à ce jour. Elle précise les engagements de la
ville au cours des deux années à venir, 2020 et 2021, et finit
par une information sur le stock global des autorisations de
programme et des crédits de paiement correspondant aux
opérations projets.
Avis favorable à l’unanimité, le groupe La ville Citoyenne ne
prenant pas part au vote.
M. BAGUET : Merci. Qui demande la parole ? Monsieur
THELLIER, puis Monsieur GUIBERT.
M. THELLIER : Je vous remercie de me donner la parole.
Monsieur le maire, je voudrais tout d’abord féliciter la
présidente de la commission des finances pour la qualité de
ses explications, et aussi l’objectivité de notre collègue M.
MARGUERAT pour les comptes rendus de nos interventions
en commission des finances, lesquels sont fidèles à nos
propos. Nous souhaiterions pouvoir voter cette délibération
article par article, si vous en êtes d’accord.
Concernant les deux premiers articles, à savoir le budget
primitif et les autorisations de programme, notre groupe
votera contre. Cela ne devrait pas vous surprendre, puisque
nous vous avions déjà fait part de nos remarques lors du
« pseudo » débat sur les orientations budgétaires qui ont
été présentées au conseil municipal du 23 janvier dernier.
D’ailleurs, lors de ce conseil municipal, vous m’avez dit que
vous ne compreniez pas pourquoi je faisais une « fixette »
sur le stade de basket. La réponse se trouve pourtant dans
le rapport du BP 2020 que vous nous présentez. En effet,
page 27 de ce rapport, un tableau présente les dépenses
d’équipement de la section investissement et ce, par fonction.
À la ligne des sports, on peut lire que les autorisations de
programme pour l’année 2020 et les années suivantes
s’élèvent à 79,2 millions d’euros, ce qui est une somme
considérable, puisqu’elle représente à elle seule la moitié du
total des autorisations.
En effet, autant les autres lignes sont comparables aux
montants figurant dans le budget primitif 2019 : par
exemple, pour les lignes espaces verts, environnement et
développement durable, les dépenses sont maintenues et
les variations restent minimes ; autant la ligne des sports
bondit de 7,8 à 79,2 millions d’euros. L’explication en est le
projet d’un stade aussi inutile que coûteux et qui « sort du
chapeau » à la fin de votre mandat sans aucune concertation
avec les Boulonnaises et les Boulonnais. L’ennui, c’est
que cet équipement va, à lui seul, assécher les capacités
d’investissement de la ville, alors que d’autres sujets me
paraissent prioritaires, comme les enjeux sociaux, ou plus
urgents, comme les enjeux climatiques.
La prise de conscience sociétale de la crise écologique
est énorme et je suis le premier à dire que les questions
écologiques n’appartiennent pas aux seuls écologistes. Mais,
malgré le verdissement tardif de vos discours, en deux fois
six ans de mandature, nos concitoyens n’ont toujours pas
l’impression de vivre dans une ville « verte ». À l’exception
du Trapèze, ils continuent de vivre dans une ville « grise ».
Ils constatent qu’elle est toujours traversée par autant de
camions, il n’est pas plus simple de se déplacer en vélo et
nos concitoyens ne sont pas dupes des nombreux dessins
de bicyclettes peints sur le bitume depuis quelques mois. Ils
sont de moins en moins rassurés pour leur sécurité lorsqu’ils
sont piétons. Ils n’ont toujours pas accès aux 6 kilomètres des
berges de la Seine. Pire encore, le projet d’aménagement qui
leur a été présenté concernant les quais Georges Gorse etLe Bulletin Officiel du conseil municipal - numéro 202
Séance du 6 février 2020
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de Stalingrad comporte une autoroute 2 × 2 voies avec des
contre-allées et parkings. C’est un projet digne des années
Pompidou alors que nous sommes au XXIe siècle, en pleine
crise écologique, et qu’il est impérieux de freiner l’afflux des
véhicules pour lutter contre la pollution de l’air.
Les Boulonnais constatent également que le Service Urbain
de Boulogne-Billancourt (SUBB) fonctionne toujours au diesel
avec un pot d’échappement à 50 cm du sol, c’est-à-dire au
niveau des poussettes, alors que l’on aurait dû passer à
l’électrique depuis bien longtemps, comme c’est notamment
le cas à Issy-les-Moulineaux. Sans compter le fait qu’il faudra
réinvestir pour réparer les dégâts sociaux et culturels dus
au non-respect de la loi sur la Solidarité et Renouvellement
Urbain (SRU) en matière de logements sociaux, à la fermeture
des bains-douches, à la fermeture du château de Benais et à
la fermeture du Théâtre de l’Ouest Parisien (TOP).
En résumé, Monsieur le maire, leur ville est devenue plus
difficile et le budget primitif que vous nous demandez
d’approuver n’est pas de nature à leur rendre la vie plus facile.
Je vous remercie.
M. BAGUET : La campagne électorale bat son plein, mais ce
n’est pas un souci. Monsieur GUIBERT, vous voulez rajouter
quelque chose ?
M. GUIBERT : Monsieur le maire, chers collègues,
effectivement, il y a deux semaines, nous ne sommes pas
intervenus parce qu’il n’y avait pas eu de débat, ainsi que
vient de le rappeler Monsieur François THELLIER. Cependant,
nous avons vu le lendemain dans quel désarroi cela vous
plongeait, comme en a témoigné le tweet de votre premier
adjoint, comme si nous étions, dans cette assemblée,
la seule source d’idées et de propositions : « un seul être
vous manque et tout est dépeuplé ». Nous n’allons pas vous
décevoir plus longtemps, et pour ce dernier conseil municipal
de la mandature, nous allons revenir sur ce que nous inspire
ce budget et, malgré la qualité de la présentation à laquelle
nous venons d’assister, et plus généralement, de la gestion
qui fut la vôtre depuis maintenant 12 ans, proposer quelques
pistes de réflexion.
Au préalable, pour montrer que nous ne sommes pas
uniquement dans la critique, je mentionnerai deux choses à
mettre au crédit de votre action : premièrement, « Comme
à la Maison », nous en avons déjà parlé, et deuxièmement,
le « Forum de l’emploi » qui s’est tenu cet après-midi et qui
a connu un succès continu sur plusieurs heures, et auquel a
été conviée une association que je représentais mais je ne
reviendrai pas là-dessus.
La ville croule sous les médailles distinguant une «
autoproclamée » bonne gestion et ce sont des médailles
dont aucun d’entre nous n’avait entendu parler auparavant.
Qu’est-ce qui caractérise la gestion municipale actuelle ?
Ce n’est certainement pas la stratégie ou la vision qui est
portée à l’horizon de cinq à dix ans ; nous n’en avons jamais
entendu parler. Cette gestion, nous pourrions la décrire en
« creux », avec des manques et des insuffisances. En effet,
nous dépensons moins que prévu par le fait que les effectifs
ne sont pas pourvus à 100 %, ce qui est principalement dû à
un problème d’attractivité de la ville et au coût des logements
de ceux qui souhaiteraient travailler pour la ville, avec 15 %
de logements sociaux alors que la loi en exige 25 %. Si la ville
n’avait pas dû s’acquitter, par deux fois, d’environ 6 millions
d’euros d’amende, nous disposerions d’environ 12 millions
d’euros supplémentaires, ce qui est une lapalissade. On sous-
investit ou on dépense mal. Je rappellerai 300 000 euros
de dépenses, il y a trois ans, à l’occasion d’une fusion avec
Issy-les-Moulineaux, projet sorti du chapeau et abandonné
au bout de quelques semaines ; le château de Benais, qui
est en sursis et pour lequel nous continuons à payer parce
qu’il faut l’entretenir bien que nos enfants ne puissent plus
en bénéficier. Enfin, comme Monsieur THELLIER l’a rappelé,
la fermeture du TOP, des bains-douches et du Centre
d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles
(CIDFF).
Quand on passe à l’action, que voit-on ? Un stade pharaonique
d’une valeur de 70 millions d’euros, alors que la ville compte
des gymnases vétustes, sans gradins pour les parents, et
autant d’équipements qui demandent à être rénovés. De
plus, 1,15 million d’euros vont être dépensés chaque année
pour une équipe de basket-ball à Levallois-Perret alors que la
subvention allouée à l’Athlétic Club de Boulogne-Billancourt
(ACBB) est de 2,4 millions d’euros. Cette subvention pourrait
être, et encore une fois c’est mathématique, de 3,6 millions
d’euros. Elle pourrait être augmentée de 50 %, lesquels
bénéficieraient à tous nos concitoyens et à tous les sports. Je
rappelle que vous vous lamentez sur le fait que l’État prend
tout l’argent de la ville, mais nous ne dépensons même pas
tout le budget qui nous est alloué.
Alors, que serait à nos yeux une bonne gestion ? Une bonne
gestion, c’est dépenser ce qui doit l’être, quand ça doit l’être,
où ça doit l’être, dans l’intérêt général, dans l’intérêt du plus
grand nombre et pas seulement dans une somme d’intérêts
de « clientèle électorale ». Pour nous, une bonne gestion, une
gestion « non frileuse » pour reprendre les propos de François
THELLIER, ce serait une gestion qui dépasserait une vision
purement comptable pour faire vivre un projet soutenu par
un budget, d’une part, durable et ambitieux. Cela se fait à
Lille, par exemple, avec 40 % pour l’éducation et le sport, 30
% pour le cadre urbain et 17 % pour la culture et l’économie.
Ce serait, d’autre part, un budget sincèrement participatif,Le Bulletin Officiel du conseil municipal - numéro 202
Le Bulletin officiel du conseil municipal
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comme à Paris, et un budget participatif va bien au-delà des
« stand-up » ou des « faux étonnements » en réunion de
quartier.
Les choses évoluent un peu, nous l’avons vu, mais surtout,
nous savons que nous pourrions faire plus sans augmenter
les impôts, et c’est un ancien socialiste qui vous parle. Fin
2019, l’excédent dégagé est de 21 millions d’euros, la dette
est faible, et cet excédent pourrait même être de 33 millions
d’euros en y ajoutant les 12 millions d’euros potentiels gagnés
sur les pénalités de la loi SRU. La ville pourrait faire bien plus
si elle ne se lançait pas dans la construction du stade et si
elle n’avait plus à payer d’amende en raison du manque de
logements sociaux.
Aussi, j’aurais quelques questions à poser : pourquoi ne pas
embaucher plus d’animateurs ? Pourquoi les gens doivent-ils
attendre un logement social pendant des années ? Pourquoi
ne pas mettre davantage l’accent sur le bio dans les cantines
? Pourquoi les jeunes parents doivent-ils franchir un véritable
parcours du combattant lorsqu’ils veulent une place en
crèche ? Pourquoi ne pas rénover les gymnases ou construire
une deuxième piscine, par exemple ? Pourquoi ne pas
prendre plus de mesures pour limiter les embouteillages et la
pollution ? Pourquoi vouloir abattre des arbres alors que nous
manquons cruellement d’espaces verts ? Pourquoi le SUBB
n’est-il toujours pas électrifié ? Pourquoi retarder sans cesse la
construction de vraies pistes cyclables connectées entre elles
ou de zones piétonnes ? Pourquoi ne dispose-t-on pas de
plus de lieux de rencontres pour les associations ou de lieux
de travail supplémentaires ? Pourquoi n’a-t-on pas rénové le
TOP pour en faire un véritable lieu de culture populaire ?
Pourquoi laisse-t-on le château de Benais encore à l’abandon
et pourquoi, enfin, ne pas déployer dans toute la ville, dans
chaque quartier, une approche par projet permettant à tous
ceux qui le souhaitent de s’impliquer dans la vie et dans le
développement de leur cité ?
Voilà, Monsieur le maire, chers collègues, quelques exemples
de ce qui, à nos yeux, aurait caractérisé une bonne gestion et
qui vaudrait toutes les médailles du monde.
Enfin, et puisque c’est la dernière fois que je prends la parole
au sein de cette assemblée, car je ne siégerai plus dans
l’opposition à partir des prochaines élections, permettez-
moi, chers collègues, de rendre hommage à votre écoute,
au climat et aux rapports plutôt cordiaux que nous avons pu
entretenir malgré quelques montées d’adrénaline durant ces
six dernières années. C’est ainsi que je garderai d’excellents
souvenirs. Je vous remercie.
M. BAGUET : Merci. Madame LAVARDE, suite à de tels
réquisitoires, avez-vous quelques éléments de réponse à
apporter ?
Mme LAVARDE : Non, je reviendrai seulement sur un point
technique. Quand on évoque les AP, on parle de « stock
». Par conséquent, si au lieu de comparer la ligne 2020 à
la ligne 2019, nous avions repris un autre document, par
exemple le budget 2014, au moment où nous avions lancé
la construction du complexe sportif Le Gallo, vous auriez
pu voir que la ligne AP sports se situait autour de 45 ou
46 millions d’euros, et c’est donc un stock qui diminue. Il
faut donc comprendre cette ligne comme l’évolution du
cycle des investissements. Nous avons aujourd’hui terminé
tout le programme des écoles et nous n’avons plus que
des opérations de rénovation/réhabilitation. Lorsque nous
avions en stock la construction de nouvelles écoles, la ligne
éducation était bien plus haute. Par conséquent, ce stock ne
se comprend qu’au regard du global des investissements.
Je souhaitais juste apporter cette précision technique et
expliquer comment il faut lire le tableau de la page 27.
M. BAGUET : Merci. Il n’y a pas grand-chose à ajouter, si ce n’est
que je trouve que ce sont des propositions incroyablement
passéistes. En effet, pour quelle raison vouloir revenir sur
les bains-douches alors que cela a été remplacé par des
douches mobiles, lesquelles sont beaucoup plus efficaces
et plus accessibles, ou encore revenir sur la fermeture de
Benais alors que l’autre jour, il y avait 300 enfants à qui l’on
proposait de partir en Laponie ou à Cuba, ce qui est un
peu plus enthousiasmant que le château de Benais. Je me
rappellerai toujours une petite fille que j’avais croisée dans
la rue et qui m’avait dit : « Monsieur le maire, cela fait sept
fois que je vais à Benais en vacances, en classe transplantée.
Est-ce que je ne pourrais pas changer de destination ? » Et
bien, je tiens à préciser que nous avons été en mesure de
proposer de nombreuses autres choses, et pour le même
prix que le château de Benais.
De même, pour ce qui est du TOP, il est sûrement possible de
faire de ce bâtiment quelque chose d’un peu plus moderne.
Nous avons quelques projets en cours sur ce sujet, sur lesquels
nous travaillons avec la Caisse des Dépôts et Consignations
(CDC). En effet, nous essayons de nous tourner vers l’avenir
mais, visiblement, vous continuez à revenir en boucle sur le
passé. Je constate que c’est peut-être une gestion qui ne
vous plaît pas, mais il est impossible de nier les nombreux
classements où nous sommes premiers de notre catégorie,
et pour preuve, c’est encore cette semaine que l’on a désigné
Boulogne-Billancourt comme première au classement des
« villes françaises où il fait bon vieillir ». Il peut y avoir une
erreur dans un classement mais dans deux, trois, dix, cela fait
beaucoup.
Tout le monde connaît Madame Agnès VERDIER-MOLINIELe Bulletin Officiel du conseil municipal - numéro 202
Séance du 6 février 2020
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de l’IFRAP. Elle n’est pas particulièrement dilettante sur ces
sujets. Elle connaît sans doute mieux que certains ministres
et que tous les gouvernements d’ailleurs quels qu’ils soient,
la gestion des collectivités locales.
Quelqu’un que l’on ne voit jamais, sur Boulogne-Billancourt,
s’est permis de faire une réflexion en disant qu’un élément
avait été oublié dans le classement. Agnès VERDIER-MOLINIE
lui a répondu par la négative. Ce n’est pas une débutante et
elle a bien sûr intégré l’ensemble des dettes, quelles que
soient les structures.
Nous avons parlé, tout à l’heure, des droits de mutation. Bien
que ceux-ci s’effondrent un peu partout autour de la ville,
Boulogne-Billancourt est la seule commune où les droits
de mutation explosent. Tout le monde veut venir y habiter.
Pourtant, à vous écouter, c’est une ville grise, une ville du
passé, une ville dangereuse ; les gens sont-ils donc tous
masochistes ? Pourquoi veulent-ils venir travailler à Boulogne-
Billancourt ? Un peu plus tôt dans la journée, nous étions avec
le patron d’Hilti, qui disait que ses salariés étaient les plus
heureux du monde de venir travailler à Boulogne-Billancourt
et qu’ils envisageaient encore des développements… C’est
tout de même curieux, les gens ne doivent pas vivre la même
chose que nous.
En tout cas, nous entendons plutôt des compliments, et
s’agissant des budgets, je rappelle que 47 % des dépenses
sont consacrées à la famille, à la jeunesse et à l’éducation,
autant de domaines qui représentent l’avenir et qui nous
concernent tous. Connaissez-vous beaucoup de villes qui
consacrent 47 % de leur budget à la jeunesse, aux familles et
à l’éducation ? Tous les directeurs académiques qui arrivent
à Boulogne-Billancourt sont stupéfaits de voir ce que nous
faisons pour les écoles ou pour les crèches. Nous avons
d’ailleurs ouvert une nouvelle crèche rue Gallieni, dont
nous avons confié la gestion à Crèche Attitude. Le directeur
général lui-même était présent et je lui ai demandé combien
de crèches il gérait. Le groupe gère 312 crèches dans le pays
et cette société a son siège à Boulogne-Billancourt. Il m’a dit
que c’était l’une des cinq plus belles crèches qu’il n’ait jamais
vue en France. Voilà les compliments que nous a adressés
le directeur général de Crèche Attitude vendredi dernier. La
crèche a ouvert lundi et je peux vous assurer que les familles
sont ravies.
A vous entendre, nous faisons tout mal à Boulogne-Billancourt,
mais les Boulonnais vont pouvoir se prononcer bientôt,
justement, sur leur vision de la gestion de la commune.
Quant aux mobilisations, puisque vous faites un discours
politique, je voudrais revenir sur la grande réunion publique
qui s’est déroulée avant-hier, Mesdames et Messieurs,
et qui a mobilisé « toute » la ville de Boulogne-Billancourt
contre le projet du Palais des sports. Combien de personnes
y ont assisté ? 18 sur 120 000. Nous avons donc chacun
notre vision des choses et, encore une fois, les électeurs
trancheront dans six semaines.
Pour ma part, j’assume complètement ce budget, j’assume
complètement la gestion de la ville et je vous propose de le
voter.
Voulez-vous un vote du budget chapitre par chapitre ou un
vote global ? (Personne ne s’oppose ni ne s’abstient sur le
principe du vote global.)
Nous le votons donc globalement.
Budget primitif 2020 pour le Budget principal et les Budgets
annexes
M. BAGUET : Sur le budget principal, la section de
fonctionnement s’équilibre à 261 millions d’euros, la section
d’investissement à 113 millions d’euros et l’équilibre général
du budget s’établit à 374 millions d’euros. Les autorisations de
programme et crédits de paiement s’élèvent à 160 millions
d’euros en AP et 46 millions d’euros en CP.
Concernant les budgets annexes : le budget publications
s’élève à 646 252 euros, le budget piscine patinoire s’élève
à 18 366 178 euros et le budget des locations immobilières
s’élève à 1 584 754 euros. Les autorisations de programme et
les crédits de paiement de l’ensemble des budgets annexes
s’élèvent à 4,3 millions d’euros en AP et 1,8 million d’euros
en CP.
Je vous remercie de bien vouloir adopter les projets de budget
primitif pour le budget principal et les budgets annexes pour
l’exercice 2020, ainsi que les autorisations de programmes
et crédits de paiement, conformément aux documents
budgétaires et au rapport de présentation qui vous ont été
transmis.
Après vote, cet article est adopté à la majorité, le groupe La
ville Citoyenne votant contre et le groupe Un Vrai Projet pour
Boulogne-Billancourt s’abstenant.
Tableau des effectifs
M. BAGUET : Nous pouvons organiser un vote séparé sur le
tableau des effectifs si vous le souhaitez, mais je demanderai
de toute façon un vote global sur la délibération telle qu’elle
est présentée.
Après vote, cet article est adopté à l’unanimité.
Tableau de classement des voies communalesLe Bulletin Officiel du conseil municipal - numéro 202
Le Bulletin officiel du conseil municipal
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M. BAGUET : Cela vous a été expliqué précédemment
; les 59 000 mètres de voies communales, les voies
départementales, les voies privées et les voies de la ville de
Paris représentent ensemble 84 804 mètres linéaires de
voies sur Boulogne-Billancourt.
Il me paraît idiot de voter sur ce point, mais nous allons aller
jusqu’au bout de la logique ; je le mets donc aux voix.
Après vote, cet article est adopté à l’unanimité
Reprise de provision pour dépréciation d’actifs circulants
Après vote, cet article est adopté à l’unanimité.
Provision pour risques et charges
M. BAGUET : La provision pour risques et charges est
augmentée de 20 000 euros au regard d’un montant de
reprise arrêté à hauteur de 332 000 euros. Les crédits
correspondants seront inscrits au BP.
Je mets ce point aux voix.
Après vote, cet article est adopté à l’unanimité.
M. BAGUET : Merci. Je mets à présent aux voix la délibération
dans son ensemble.
Après vote, la délibération n° 2 est adoptée à la majorité,
le groupe La ville Citoyenne votant contre, le groupe Un
Vrai Projet pour Boulogne-Billancourt s’abstenant.
3. VOTE DES TAUX DES IMPÔTS DIRECTS LOCAUX
POUR L’ANNÉE 2020
Mme Christine LAVARDE-BOEDA, conseiller municipal,
rapporteur : Étant donné que les impôts ont été très
largement évoqués précédemment, nous vous proposons
donc de voter les mêmes taux que l’année dernière, soit une
stabilité fiscale.
M. BAGUET : Merci. Avis de la Commission des finances.
M. MARGUERAT, Rapporteur de la Commission des
finances : Avis favorable à l’unanimité.
M. BAGUET : Merci. Y a-t-il des questions sur ces taux ? (Il
n’y en a pas)
Ce sont, je le rappelle, les taux les plus bas de France pour
la taxe foncière, et je crois que nous sommes les deuxièmes
concernant la taxe d’habitation ; malgré tout, nous pourrions
faire encore mieux.
Je mets cette délibération aux voix.
Après vote, la délibération n° 3 est adoptée à l’unanimité.
4. REPRISE ANTICIPÉE DES RÉSULTATS DE L’EXERCICE
2019
Mme Christine LAVARDE-BOEDA, conseiller municipal,
rapporteur : Cette reprise anticipée est possible grâce à la
réduction significative du délai de constatation du compte
administratif puisque ce qui était auparavant disponible au
mois de mai, est maintenant disponible dès la mi-janvier.
Après avoir reçu les attestations du comptable, nous pouvons
donc réaliser cette reprise anticipée qui est une opération
classique. Celle-ci consiste à évaluer, budget par budget, s’il
y a besoin de couvrir un reste à financer en fonctionnement.
Si tel est le cas, nous affectons le montant correspondant.
Et s’il y a au contraire un excédent, nous versons celui-ci en
investissement.
Nous traitons, de la même manière, la situation en
investissement. S’il y a un besoin de financement, nous le
comblons ; et s’il y a un excédent, nous le reportons sur le
budget de l’année n, en l’occurrence 2020. Nous faisons cet
exercice pour chacun des budgets, le budget principal et les
trois budgets annexes. Ces trois budgets sont excédentaires
sur la section de fonctionnement. Il restait seulement un
reste à réaliser en investissement sur le budget principal, qui
est largement couvert par l’excédent de fonctionnement, d’où
le résultat de 21 millions d’euros, que nous avons d’ailleurs
constaté au BP 2020.
M. BAGUET : Merci. Avis de la Commission des finances.
M. MARGUERAT, Rapporteur de la Commission
des finances : Le groupe La ville Citoyenne a demandé
comment était ventilé le résultat du budget principal entre
investissement et financement. Il lui a été répondu que sur
les 37,4 millions d’euros de résultat cumulé de clôture, 16,4
millions d’euros ont été affectés à l’investissement pour
couvrir le déficit en investissement cumulé de 2019, et 21
millions d’euros ont été affectés en report en fonctionnement
pour accroître l’autofinancement du budget qui sert à financer
les investissements.
Avis favorable à l’unanimité, le groupe La ville Citoyenne ne
prenant pas part au vote.
M. BAGUET : Merci. Y a-t-il des demandes de prise de parole
pour cette délibération ? (Il n’y en a pas). Je mets aux voix.
Après vote, la délibération n° 4 est adoptée à l’unanimité.Le Bulletin Officiel du conseil municipal - numéro 202
Séance du 6 février 2020
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5. COMMUNICATION DU MONTANT PROVISOIRE AU
TITRE DE L’ANNÉE 2020 DU FONDS DE COMPENSATION
DES CHARGES TERRITORIALES VERSÉ PAR LA VILLE
DE BOULOGNE-BILLANCOURT À L’ÉTABLISSEMENT
PUBLIC TERRITORIAL GRAND PARIS SEINE OUEST
Mme Christine LAVARDE-BOEDA, conseiller municipal,
rapporteur : J’ai également évoqué ce point tout à l’heure.
La Commission Locale d’Évaluation des Charges Transférées
(CLECT) de GPSO s’est réunie en amont du conseil territorial
d’hier soir pour valider, de son côté, les chiffres repris dans le
budget de la ville.
M. BAGUET : Merci. Il s’agit en effet d’une délibération dite «
miroir ». Avis de la Commission des finances.
M. MARGUERAT, Rapporteur de la Commission des
finances : Avis favorable à l’unanimité.
M. BAGUET : Merci. Y a-t-il des questions ? (Il n’y en a pas).
Je mets aux voix.
Après vote, la délibération n° 5 est adoptée à l’unanimité.
6. IMPUTATION DES BIENS EN SECTION
D’INVESTISSEMENT
Mme Christine LAVARDE-BOEDA, conseiller municipal,
rapporteur : Il s’agit encore d’une délibération classique
que nous devons passer chaque année et qui vise à acter
l’ensemble des biens meubles d’un petit montant qui sont
considérés comme de l’investissement, de manière à ce
qu’ils puissent être financés sur la section d’investissement.
M. BAGUET : Merci. Avis de la Commission des finances.
M. MARGUERAT, Rapporteur de la Commission des
finances : Le groupe La ville Citoyenne a demandé en quoi
une rame ou une raquette pouvaient être considérées comme
un bien meuble durable. Il lui a été répondu qu’il s’agissait
d’une distinction liée aux règles de la comptabilité publique
et que les biens destinés à être utilisés durablement, c’est-
à-dire qui ne sont pas à usage unique ou fongibles sont des
biens amortissables, à l’exception des biens de faible valeur
qui sont néanmoins imputés en section d’investissement.
Avis favorable à l’unanimité.
M. BAGUET : Merci. Y a-t-il des questions ? (Il n’y en a pas).
Je mets aux voix.
Après vote la délibération n° 6 est adoptée à l’unanimité.
7. PERSONNEL COMMUNAL - MESURES DIVERSES
Mme Marie-Laure GODIN, maire-adjoint, rapporteur
: Cette délibération très classique comprend deux points. Le
premier concerne le recrutement d’agents contractuels et le
deuxième a trait à une modification de la liste des emplois
pour lesquels un logement de fonction peut être concédé ou
mis à disposition.
M. BAGUET : Merci. Avis de la Commission des affaires
générales et sociales.
Mme CORNET-RICQUEBOURG, Rapporteur de la
Commission des affaires générales et sociales : Avis
favorable à l’unanimité.
M. BAGUET : Merci. Avis de la Commission des finances.
M. MARGUERAT, Rapporteur de la Commission des
finances : Avis favorable à l’unanimité.
M. BAGUET : Merci. Y a-t-il des questions ? Madame EVEN.
Mme EVEN : Il s’agit là de postes qui ont été créés ou
remplacés. Pouvez-vous nous donner une estimation du
nombre de postes encore vacants et, si possible, les directions,
voire les services concernés au sein de la commune ?
Mme Marie-Laure GODIN : Madame EVEN, je n’ai pas les
chiffres ici et je ne connais pas le détail, mais nous pourrons
vous les communiquer sans aucun problème.
Mme EVEN : Pourriez-vous nous donner une idée globale
dès ce soir, avant que nous en ayons le détail ?
Mme Marie-Laure GODIN : Honnêtement, je risquerais de
vous communiquer un chiffre qui ne serait probablement pas
exact. Nous vous les ferons donc passer.
M. BAGUET : Je vous propose de passer au vote.
Après vote, la délibération n° 7 est adoptée à l’unanimité.
8. APPROBATION DE LA PARTIE RELATIVE À LA SANTÉ
ET À LA SÉCURITÉ AU TRAVAIL DU RÈGLEMENT
INTÉRIEUR DE LA VILLE ET DU CCAS DE BOULOGNE-
BILLANCOURT
Mme Marie-Laure GODIN, maire-adjoint, rapporteur :
Il vous est proposé ce soir d’approuver la partie du règlement
intérieur de la ville pour ce qui concerne la santé, l’hygiène
et la sécurité. Un tel règlement n’est pas obligatoire, mais
il s’agit d’un outil tout à fait indispensable et essentiel pour
pouvoir donner un cadre et fixer les règles relatives aux
relations entre les personnes au sein de notre collectivité. Il
s’agit vraiment d’un document de référence qui contribue auLe Bulletin Officiel du conseil municipal - numéro 202
Le Bulletin officiel du conseil municipal
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bon fonctionnement des services.
Cette partie santé, hygiène et sécurité a été présentée
et adoptée lors du Comité d’Hygiène, de Sécurité et des
Conditions de Travail (CHSCT) du 8 novembre dernier.
Ultérieurement, une deuxième partie vous sera présentée,
comportant toutes les questions relatives au temps de travail,
etc.
M. BAGUET : Merci. Avis de la Commission des affaires
générales et sociales.
Mme CORNET-RICQUEBOURG, Rapporteur de la
Commission des affaires générales et sociales : Le
groupe La ville Citoyenne demande si le droit à la déconnexion
sera intégré dans le règlement intérieur. Madame GODIN a
précisé que cette question n’a jusqu’à présent jamais été
abordée par les représentants du personnel, mais que bien
évidemment elle pourrait être soumise à réflexion par la suite.
D’autre part, le groupe La ville Citoyenne souhaite savoir si
un accord sur le télétravail sera également intégré. Madame
GODIN a précisé que le télétravail était aujourd’hui en place
pour certaines personnes en situation de handicap.
Avis favorable à l’unanimité.
M. BAGUET : Merci. Avis de la Commission des finances.
M. MARGUERAT, Rapporteur de la Commission des
finances : Avis favorable à l’unanimité, le groupe La ville
Citoyenne ne prenant pas part au vote.
Mme GODIN : S’agissant du droit à la déconnexion, je
voudrais ajouter que ce point sera intégré à la partie du
règlement intérieur qui vous sera présentée ultérieurement
sur l’organisation du temps de travail.
M. BAGUET : Merci. Y a-t-il des questions ? (Il n’y en a pas).
Je mets aux voix.
Après vote la délibération n° 8 est adoptée à l’unanimité.
9. PARTICIPATION DE LA VILLE AUX DÉPENSES DE
FONCTIONNEMENT DES ÉCOLES PRIVÉES POUR
L’ANNÉE SCOLAIRE 2019/2020 - CONVENTIONS DE
PARTICIPATION À DIVERS PROJETS SCIENTIFIQUES ET
VOYAGES PÉDAGOGIQUES
M. Pascal LOUAP, maire-adjoint, rapporteur : Mes
chers collègues, l’article 11 de la loi du 26 juillet 2019 « pour
une école de la confiance » rend l’instruction obligatoire
pour chaque enfant dès l’âge de trois ans au lieu de six ans
précédemment. Celle-ci a pour conséquence de prendre
en compte les enfants scolarisés en école élémentaire mais
aussi dans les maternelles privées sous contrat pour le calcul
de la participation obligatoire des communes aux dépenses
de fonctionnement de ces établissements. L’article 17 de
la même loi instaure le principe d’une compensation des
communes pour les dépenses obligatoires supplémentaires
résultant directement de l’abaissement de l’âge de l’instruction
obligatoire.
Pour l’année scolaire en cours, il est proposé que le forfait
pour les élèves boulonnais scolarisés dans les maternelles
privées soit fixé à 1 137 euros. Le forfait élémentaire reste
quant à lui fixé à 830 euros. Vous trouverez le tableau des
montants du forfait selon les différents cas de scolarisation
des élèves.
Par ailleurs, il vous est également proposé d’approuver les
trois projets de conventions ci-joints relatifs à la participation
financière de la ville aux frais de trois établissements scolaires
de la ville.
Je vous invite donc à délibérer sur l’ensemble de ces
propositions et à autoriser le maire à signer ces conventions.
M. BAGUET : Merci. Avis de la Commission des affaires
générales et sociales.
Mme CORNET-RICQUEBOURG, Rapporteur de la
Commission des affaires générales et sociales :
Avis favorable à l’unanimité, le groupe La ville Citoyenne
s’abstenant.
M. BAGUET : Merci. Avis de la Commission des finances.
M. MARGUERAT, Rapporteur de la Commission des
finances : Le groupe La ville Citoyenne a demandé de
quelle manière a été déterminé le forfait maternel, lequel
s’élève à 1 137 euros. Il lui a été indiqué que, jusqu’à présent,
la ville n’avait jamais eu à calculer précisément le coût d’un
élève scolarisé en classe de maternelle. Le texte de loi a été
promulgué au cours de l’été dernier et les textes d’application
ont été publiés seulement le 31 décembre 2019. De plus, il
manque encore une circulaire. La ville attendait d’avoir des
informations plus précises avant de se lancer dans un travail
d’évaluation complet et exhaustif.
En premier lieu, les dépenses réalisées à Boulogne-
Billancourt sont du même ordre de grandeur que les
analyses communiquées par l’Observatoire des finances
et de la gestion publique locale, qui établit une fourchette
indicative comprise entre 1 100 et 1 200 euros. Des travaux
d’évaluation plus précis vont être réalisés au cours du premier
semestre. Par cette délibération, la ville applique la loi telle
qu’elle a été modifiée en juillet dernier.Le Bulletin Officiel du conseil municipal - numéro 202
Séance du 6 février 2020
13
Par ailleurs, le groupe La ville Citoyenne a demandé si le
forfait élémentaire avait été modifié. Il lui a été répondu par
la négative. Le groupe La ville Citoyenne demande un vote
par division.
M. BAGUET : Merci. Y a-t-il des demandes de parole sur
cette délibération ? Madame SHAN.
Mme SHAN : J’ai deux questions. Par ailleurs, nous
souhaiterions voter cette délibération article par article. En
premier lieu, j’aimerais savoir si nous sommes en mesure
d’avoir malgré tout une idée du montant prévisionnel, bien
que les chiffres soient encore inconnus, en faisant référence
aux années antérieures, même si c’est peut-être très variable
d’une année sur l’autre. Si l’on regarde par exemple 2018 et
2019, est-ce que cela peut donner une idée globale du coût ?
En second lieu, j’aimerais savoir pour quelle raison une
participation est proposée en faveur des élèves parisiens.
J’imagine que c’est une question de réciprocité.
M. BAGUET : Jusqu’à présent, la somme que nous versions
aux écoles privées était d’environ 2,3 millions d’euros par an.
Avec la nouvelle loi, nous devrons ajouter à cette somme
environ 550 000 euros. Cela représente une augmentation
significative d’environ 26 à 27 %, portant ainsi le montant
total à 2,85 millions d’euros. Nous avons inscrit pour ce
budget 250 000 euros supplémentaires, et au mois de juin,
pour le budget supplémentaire, nous aurons probablement
un peu plus de précisions sur la manière dont doit être
interprété le décret d’application. C’est tout de même «
extraordinaire » : un décret d’application est publié le 31
décembre et personne n’est d’accord sur son interprétation,
que ce soient les bénéficiaires ou les différents services. Les
différents ministères eux-mêmes ne savent pas exactement
ce qu’il faut intégrer et prendre en compte dans le cadre de
ce décret d’application.
À titre préventif, nous avons donc budgété 250 000 euros,
mais nous savons qu’a priori nous devrons rajouter 290 000
à 300 000 euros au budget supplémentaire ; les effectifs
restant stables dans les écoles privées. Je précise que nous
parlons des écoles privées sous contrat d’association de
Boulogne-Billancourt : les quatre écoles confessionnelles
catholiques et l’école confessionnelle juive. Les écoles hors
contrat d’association ne perçoivent rien de la part de la ville. La
loi Debré de 1959 dispose que les communes doivent verser
aux écoles privées l’équivalent de ce qu’elles dépensent pour
les écoles publiques.
Aussi, le coût d’un élève en maternelle étant plus important
que le coût d’un élève en école élémentaire, notamment du
fait de la présence des Agents Territoriaux Spécialisés des
Écoles Maternelles (ATSEM), il s’agit donc d’un effort très
significatif et nous espérons que l’État nous remboursera ce
surcoût de 550 000 euros. Malheureusement, cela n’est pas
garanti puisque rien n’est inscrit dans le budget de l’État au
titre de l’année 2020, que l’on nous demande de transmettre
l’état des lieux aux recteurs en septembre et que les recteurs
auront la possibilité de nous répondre sur trois mois, soit
jusqu’en décembre. Le budget étant voté dans les assemblées
à partir d’octobre et les dernières lectures pouvant être
réalisées en décembre, cela va être un peu « acrobatique ».
En somme, nous espérons pouvoir être remboursés de cet
effort, mais nous sommes également contraints de le faire.
Certaines communes, au contraire, n’ont pas fait le choix
d’accompagner les écoles privées dans l’immédiat ;
concernant Boulogne-Billancourt, nous avons choisi de le faire
comme nous l’avons d’ailleurs toujours fait historiquement
dans la ville.
S’agissant de la réciprocité avec Paris, il s’agit en effet un
accord historique et c’est pour cela que le montant est très
faible. À l’époque où cet accord avait été conclu, le coût
d’un élève était évalué à 777 euros, je crois, des deux côtés
du périphérique. Nous ne sommes plus tout à fait dans
les mêmes montants aujourd’hui, mais je ne suis pas sûr
que nous ayons intérêt à demander la revalorisation. Nous
avons de moins en moins d’élèves parisiens dans nos écoles
privées, alors qu’il y a davantage d’enfants parisiens chez
nous que d’élèves boulonnais à Paris. La ville de Paris ne
donne que 791 euros, parce qu’elle apporte d’autres formes
de soutien aux écoles privées.
Je mets aux voix cette délibération. Madame SHAN, ai-je
oublié quelque chose ?
Mme SHAN : Je vous rappelle notre demande d’un vote
article par article pour cette délibération.
M. BAGUET : Je vous propose néanmoins un vote global
pour cette délibération, parce que l’ensemble des articles
concerne les écoles privées.
Article 1er - participation de la ville au fonctionnement des
écoles privées sous contrat d’association
Après vote, l’article 1 est adopté à l’unanimité.
Article 2 - sollicitation d’une compensation de l’État
Après vote, l’article 2 est adopté à l’unanimité.
Article 3 - participation de la ville pour les enfants boulonnais
scolarisés dans un établissement privé sous contrat hors desLe Bulletin Officiel du conseil municipal - numéro 202
Le Bulletin officiel du conseil municipal
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villes de Boulogne-Billancourt et Paris
Après vote, l’article 3 est adopté à l’unanimité.
Article 4 - participation de la ville pour les enfants boulonnais
d’âge primaire scolarisés à temps plein dans un établissement
spécialisé ou un hôpital de jour bénéficiant d’une convention
avec l’Éducation nationale
Après vote, l’article 4 est adopté à l’unanimité.
Article 5 - projet de convention avec le Lycée Notre-Dame
de Boulogne
M. BAGUET : Monsieur LAURENCIN.
M. LAURENCIN : Pour la bonne règle, je précise que je ne
peux pas participer au vote concernant la convention avec le
Lycée Notre-Dame étant donné que je siège à l’Organisme
de Gestion de l’Enseignement Catholique (OGEC) de Notre-
Dame.
M. BAGUET : Vous avez raison.
Après vote, l’article 5 est adopté à la majorité, Messieurs
THELLIER et GUIBERT et Madame EVEN votant contre,
Madame SHAN s’abstenant et M. LAURENCIN et M.
MARGUERAT ne participant pas au vote.
Article 6 - projet de convention avec l’école Rambam
Après vote, l’article 6 est adopté à la majorité, Messieurs
THELLIER et GUIBERT et Madame EVEN votant contre,
Madame SHAN s’abstenant et MM. Michel AMAR, Daniel
BENHAROUN, Léon SEBBAG ne participant pas au vote.
Article 7 - projet de convention avec le collège Dupanloup
Après vote l’article 7 est adopté à la majorité, Messieurs
THELLIER et GUIBERT et Madame EVEN votant contre,
Madame SHAN s’abstenant et Mme Elisabeth DE
MAISTRE ne participant pas au vote.
Article 8 – inscription des crédits correspondants au chapitre
922 du budget principal
Après vote, l’article 8 est adopté à l’unanimité.
M. BAGUET : Merci. Je mets à présent aux voix la délibération
dans son ensemble. Il est heureux que vous ne soyez que
quatre car si vous aviez été quinze, nous y serions encore à
dix heures du soir.
Après vote, la délibération n° 9 est adoptée à l’unanimité,
le groupe La ville Citoyenne s’abstenant.
M. BAGUET : Je tiens à rappeler que la subvention versée
en faveur de l’école Rambam est liée au fait que les élèves
ne participent pas aux classes transplantées de la ville. C’est
pourquoi l’établissement nous a demandé une subvention,
que nous accordons déjà depuis plusieurs années, afin
d’emmener les jeunes en Israël et notamment, pour visiter
le mémorial de Yad Vashem. Je trouve qu’il s’agit ici d’une
démarche positive et nous continuerons de le faire, même si
vous y êtes opposés.
10. ACCORD-CADRE À BONS DE COMMANDE POUR
LES TRAVAUX DE POSE ET D’ENTRETIEN DE STORES
INTÉRIEURS ET EXTÉRIEURS DANS DIVERS BÂTIMENTS
COMMUNAUX
M. Philippe TELLINI, maire-adjoint, rapporteur :
Monsieur le maire, mes chers collègues, il s’agit d’une
délibération classique dans le cadre des travaux d’entretien de
bâtiments municipaux, qui porte sur une consultation relative
à des travaux de pose et d’entretien de stores, sous forme
d’un appel d’offres ouvert, et la signature d’un accord-cadre
à bons de commande correspondant. Le marché est conclu
pour un an reconductible trois fois et la dépense annuelle
estimée est de 260 000 euros.
M. BAGUET : Merci. Avis de la Commission de l’urbanisme
et des travaux.
Mme. DE MAISTRE, Rapporteur de la Commission de
l’urbanisme et des travaux : Avis favorable à l’unanimité.
M. BAGUET : Merci. Avis de la Commission des finances.
M. MARGUERAT, Rapporteur de la Commission des
finances : Avis favorable à l’unanimité.
M. BAGUET : Merci. Y a-t-il des questions ? (Il n’y en a pas).
Je mets aux voix.
Après vote la délibération n° 10 est adoptée à l’unanimité.
QUESTION ORALE
Question orale posée par Madame EVEN du groupe La ville
Citoyenne
Mme EVEN : Monsieur le maire, mes chers collègues,
Pourriez-vous nous préciser le nombre de kilomètres deLe Bulletin Officiel du conseil municipal - numéro 202
Séance du 6 février 2020
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bouchons à Boulogne-Billancourt au niveau des axes
routiers suivants : route de la Reine, avenue Leclerc Vaillant,
boulevard de la République ? Pouvez-vous nous préciser à
quelle fréquence les mesures sont effectuées et quelles sont
les évolutions sur les dernières années 2017, 2018 et 2019 ?
Je vous remercie.
Réponse de Monsieur Pierre-Christophe BAGUET
M. BAGUET : J’ai effectivement pris connaissance de
votre question. Cependant, les trois voies en question
correspondent à trois voies départementales. Nous avons
donc sollicité le Département, qui n’a pas été en capacité
de nous répondre dans un délai aussi court. Dès que nous
aurons la réponse, je vous la transmettrai.
Mes chers collègues, je voulais vous dire qu’hier soir Monsieur
BADRÉ m’a interrogé à la fin du conseil de GPSO pour savoir
si nous avions beaucoup travaillé ou non pendant le mandat
et notamment combien de délibérations nous avions votées.
J’ai donc annoncé hier soir au conseil de GPSO que nous
avions voté 1 386 délibérations pendant ces six années, que
seules 27 avaient fait l’objet d’un vote à la majorité, soit moins
de 2 %, et que plus de 98 % de ces délibérations avaient
donc été votées à l’unanimité.
De ce fait, j’ai demandé aux services ce matin d’établir un
bilan similaire pour Boulogne-Billancourt. Nous avons eu
à étudier 768 délibérations depuis le début du mandat. Je
remercie par conséquent le travail à la fois des services et des
élus. 60 de ces délibérations ont été votées à la majorité, 701
ont été adoptées à l’unanimité, soit plus de 92 %.
Entre GPSO et la ville, ce sont donc plus de 2 000 délibérations
qui ont été approuvées en six ans, ce qui représente un vrai
travail et je voulais vous en remercier. Comme l’a dit tout
à l’heure Monsieur GUIBERT, même s’il y a eu parfois des
échanges un peu vifs, je crois que nous avons tous servi
l’intérêt général et je vous en remercie encore une fois.
Je souhaite à tous ceux qui vont arrêter de découvrir de
nouvelles activités, enrichissantes sur le plan personnel,
familial, etc… Et à ceux qui en ont envie de continuer. Je
souhaite tout simplement une bonne campagne électorale.
L’ordre du jour étant épuisé, Monsieur BAGUET lève la
séance à 19 heures 55.