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Document publié le Lundi 22 septembre 2025 par la commune de Blanquefort.
Lien du pdf (Procès Verbal - 6925cebb14e05278419416)
Thèmes du document : Eau et assainissement, Environnement, Industrie,
Ville de Blanquefort Conseil municipal du 22 septembre 2025 – Page 1 / 23
DÉPARTEMENT DE LA GIRONDE
PROCÈS-VERBAL DE LA SÉANCE DU CONSEIL MUNICIPAL
DE LA COMMUNE DE BLANQUEFORT
Séance ordinaire du : 22 septembre 2025
Aujourd'hui le vingt-deux septembre deux mille vingt-cinq à 19h, le Conseil Municipal de la Commune de Blanquefort dûment convoqué en date du 15 septembre 2025 s’est réuni, au lieu ordinaire de ses séances sous la présidence de Monsieur Bruno FARENIAUX, 1er adjoint (jusqu’à la présentation du rapport d’activité du CCAS 2024) et Madame Véronique FERREIRA, Maire (à partir de la délibération n°25-068).
Nombre de conseillers municipaux en exercice : 33
Nombre de conseillers présents : 25 jusqu’à la présentation du rapport d’activité 2024 du CCAS et 26 à partir de la délibération n°25-068.
Nombre de conseillers représentés : 4 jusqu’à la présentation du rapport d’activité 2024 du CCAS et 3 à partir de la délibération n°25-068.
Nombre de conseillers absents : 4
PRÉSENTS : Véronique FERREIRA, Maire (à partir de la délibération n°25-068).
Bruno FARENIAUX, Sylvie CESARD-BRUNET, Valérie CARPENTIER, Sandrine LACAUSSADE, Philippe GALLES, Isabelle MAILLÉ, Jean-Claude MARSAULT, Karine FAUCONNET, Dominique SAÏTTA, Michel SAUBION, Pierre LABORDE, Michel REYNAUD, Patricia DUREAU, Patrick DURAND, Pascale NAVARRO, Sylvie LACOSSE-TERRIN, Frédéric DUBOIS, Aysel AZIK, Ayline NORIEGA, Pierre-Alain LEOUFFRE, Luc SIBRAC, Frédéric BONNOT, Marc FRANÇOIS, Emmanuelle PLOUGOULM, et Jean RUMEAU.
EXCUSES AYANT DONNÉ PROCURATION : Véronique FERREIRA à Bruno FARENIAUX jusqu’à la présentation du rapport d’activité 2024 du CCAS, Patrick BLANC à Valérie CARPENTIER, Danielle LALEMANT à Isabelle MAILLÉ et Nelly LOUEY à Luc SIBRAC.
ABSENTS : Ruffino D’ALMEIDA, Aurore LAMOTHE, Lucie GATINEAU et Jade GIRAUD,
SECRÉTAIRE DE SÉANCE : Sylvie LACOSSE-TERRIN.
LA SÉANCE EST OUVERTEVille de Blanquefort Conseil municipal du 22 septembre 2025 – Page 2 / 23
Bruno FARENIAUX souhaite la bienvenue aux participants. Il présente les excuses de Véronique FERREIRA qui aura quelques minutes de retard. Comme chaque année à la même date, Madame le Maire est retenue pour la première réunion parents-professeurs du lycée où elle enseigne. Il fallait absolument qu’elle soit présente.
Quelques mots sur l’actualité de la commune. Blanquefort vient de vivre une période particulièrement riche en événements et en rencontres. Le mois a débuté avec la rentrée des associations, moment fort de la vie locale. C’est toujours une joie de constater la diversité et l’énergie du tissu associatif blanquefortais, ainsi que l’arrivée de nouvelles associations qui viennent renforcer ce réseau déjà très actif.
Autre moment attendu : l’inauguration de la liaison cyclable entre Parempuyre et Blanquefort, fruit d’un long travail collectif. Cette piste, désormais opérationnelle, offrira à de nombreux habitants un mode de déplacement sûr et agréable, notamment pour les familles se rendant à la piscine intercommunale.
La commune a également eu plaisir à accueillir ses nouveaux habitants lors de la traditionnelle réunion d’accueil. Ces échanges sont essentiels pour renforcer le lien social et pour accompagner les familles, notamment en matière de scolarisation de leurs enfants dans les établissements de la ville.
Les animations locales se sont poursuivies avec le vide-grenier de Carpinet le 14 septembre, les Journées du Patrimoine, et la balade découverte des plaques patrimoniales. Cette balade fait partie des initiatives citoyennes soutenues par la commune, à l’instar de l’aire de jeux pour très jeunes enfants qui a été installée dans un parc près de l’avenue de l’Europe. Les plaques patrimoniales racontent l’histoire de Blanquefort et contribuent à valoriser le patrimoine local.
Autres temps forts : les 40 ans de la SHB le 20 septembre, l’inauguration d’un nouveau sentier à Tanaïs, et la pose de la première pierre de l’EHPAD de la Fondation Bocquet, un équipement public moderne qui ouvrira ses portes d’ici deux à trois ans.
À venir, le 27 septembre, aura lieu la restitution publique du diagnostic jeunesse réalisé auprès des jeunes Blanquefortais. Ce travail participatif a permis de recueillir leurs perceptions, leurs attentes, et leur vision de l’avenir de la commune. Les opérations de nettoyage de la nature se poursuivent, de même que la concertation autour du projet de la place îlot de la Poste, avec des temps d’échanges avec les habitants. Ce projet viendrait finir l’aménagement du centre-ville.
Enfin, l’équipe municipale suit avec attention le déménagement progressif de l’établissement Corbeil vers la nouvelle Résidence Autonomie Simone Veil. Ce projet, mené avec soin, offrira aux aînés un cadre de vie moderne, confortable et sécurisée. Durant les fortes chaleurs de l’été, un dispositif de soutien a été mis en place pour les personnes âgées. Un espace climatisé a été installé dans le restaurant Corbeil, avec des jeux. Actuellement, les deux élus en charge des personnes âgées accompagnent personnellement les résidents dans leur installation, en veillant à leur tranquillité psychologique.
Adoption du procès-verbal du 23 juin 2025
Le procès-verbal de la séance du 23 juin 2025 est approuvé à l’unanimité.Ville de Blanquefort Conseil municipal du 22 septembre 2025 – Page 3 / 23
RAPPORTEUR : Sandrine LACAUSSADE
Affaire n° 25-044 : Rapport annuel du CCAS
Sandrine LACAUSSADE revient sur la résidence autonomie en soulignant l’engagement du personnel municipal. Le déménagement vers la nouvelle résidence autonomie Simone Veil se poursuit sereinement. Le transfert en est à sa troisième semaine, avec un rythme volontairement progressif de trois résidents à la fois, afin de garantir à chacun un accompagnement attentif et personnalisé. L’entreprise Remue-Ménage, en charge du déménagement, fait preuve d’une grande bienveillance et empathie envers les aînés. Il faut dire que, pour des résidents âgés de 65 à 98 ans, changer de lieu de vie représente un véritable bouleversement. Les équipes de la résidence, tout comme les déménageurs, sont mobilisées au quotidien pour faire en sorte que cette transition se déroule dans les meilleures conditions possible, avec douceur et respect. La nouvelle responsable de la résidence, Delphine PAILLAO, qui succède à Laurence GOUDEAU, partie récemment à la retraite, s’investit sans compter, toujours présente auprès des résidents et des équipes. C’est un travail chronophage. Sandrine LACAUSSADE tient à saluer l’ensemble du personnel, qui accomplit un travail remarquable dans cette période d’adaptation.
S’agissant du rapport d'activité, Sandrine LACAUSSADE présente les faits et chiffres marquants du CCAS et du pôle solidarité pour l’année 2024, en mettant particulièrement en avant le service d’aide à domicile.
L’année 2024 a été marquée par une nouvelle direction : Aurore GRECH a succédé à Natacha ORY- MAMERT, partie à Saint-Médard. Aurore est désormais en poste depuis plus d’un an, épaulée par Caroline RENARD, nouvelle directrice adjointe. Toutes deux font preuve d’un engagement fort, indispensable au sein d’un service public comme le CCAS.
Un second logement de transition a été ouvert. Le premier, créé il y a trois ans, était destiné aux hommes en difficulté d’hébergement. Ce nouveau logement s’adresse aux femmes, avec ou sans enfants, confrontées à une rupture de logement, qu’il s’agisse d’un conflit familial ou d’un accident de la vie. L’appartement, composé de trois chambres, d’une cuisine, d’une salle à manger et d’une buanderie, a pu être entièrement meublé grâce aux dons, avec un coût très limité pour le CCAS (seul un aspirateur a été acheté). Ce logement est constamment occupé, chaque départ vers un logement pérenne permettant d’accueillir une nouvelle résidente. C’est une réelle fierté pour la commune.
Le budget global du CCAS s’élève à 2 297 863 €, soit une légère hausse de 0,5 % par rapport à 2023. Le budget RH augmente de 5 % (+128 000 €), en lien notamment avec la revalorisation du point d’indice et certaines primes, notamment pour les aides à domicile.
Concernant le pôle solidarité, la fréquentation reste stable : 12 124 personnes reçues en 2024, dont 4 800 en accueil physique et 7 208 par téléphone. Le CCAS demeure le premier point de contact pour les habitants confrontés à des difficultés liées au logement, au handicap, à la santé ou à l’âge.
La domiciliation administrative connaît une forte hausse : 180 personnes domiciliées en 2024, contre 114 en 2023. Les relogements via le contingent municipal progressent également : 28 ménages relogés en 2024, contre 7 en 2023. Le turn-over permet de reloger des familles dans les logements sociaux. Il est important de préciser que la commune n'est pas décisionnaire finale quand un bailleur met un logement à disposition.
Le nombre de retraités suivis en accompagnement social augmente, sans doute en lien avec le contexte économique : 150 en 2024, contre 110 en 2023. À noter 11 signalements pour mise sousVille de Blanquefort Conseil municipal du 22 septembre 2025 – Page 4 / 23
protection. L’assistante sociale fait un signalement au tribunal lorsqu’elle estime qu’une situation met en danger la personne concernée.
Le service de restauration de Corbeil retrouve une forte activité : 22 904 repas servis en 2024, un niveau équivalent à celui d’avant la pandémie. Le nouveau restaurant, lumineux et convivial, attire déjà de nombreux convives, au point de devoir parfois refuser des inscriptions. Ce succès laisse présager une fréquentation encore plus importante en 2025.
La Semaine bien-être, organisée en partenariat avec l’ADSI, La Passerelle et plusieurs associations locales, s’adressait à des femmes allocataires de minima sociaux (RSA, AAH). Cette semaine d’ateliers – yoga, cuisine, découvertes de la médiathèque, du cinéma et d’associations locales – a permis à une dizaine de participantes de reprendre confiance, rompre l’isolement et découvrir les ressources du territoire. L’une d’elles a déclaré : « Je ne savais pas qu’il y avait tout ça à Blanquefort ! » Certaines personnes n’osent pas. Elles pensent ne pas avoir les moyens. Or, le service public offert à Blanquefort permet aux personnes les plus modestes d’accéder à la culture, au sport et au bien-être. Depuis l’organisation de la Semaine bien-être en novembre 2024, plusieurs participantes ont poursuivi des activités régulières à La Passerelle, sans peur du jugement. Face à ce succès, l’action sera renouvelée, sous une forme élargie, en novembre 2025.
Enfin, Sandrine LACAUSSADE évoque le service d’aide à domicile. Elle propose de diffuser une vidéo qui illustre le travail quotidien et l’engagement des équipes auprès des personnes accompagnées.
Diffusion de deux vidéos en séance.
Le service d’aide à domicile mérite d’être particulièrement mis à l’honneur. Les agents qui y travaillent exercent un métier exigeant, mais surtout profondément humain. Blanquefort a la chance de disposer d’un réseau public réunissant les 33 services publics d’aide à domicile existant. C’est un modèle auquel l’équipe du CCAS est très attachée, car ce service doit, selon Sandrine LACAUSSADE, rester public. Le CCAS veille à ce que le personnel se sente bien dans son travail et bénéficie d’une formation continue de qualité. C’est tout le sens du dispositif de micro-learning, mis en place à travers une soixantaine de capsules de formation accessibles sur les téléphones professionnels des agents. Ces courtes vidéos permettent de revoir rapidement des gestes ou des procédures — par exemple la préparation des médicaments, la toilette, ou l’aide à la préparation des repas — sans attendre une journée complète de formation.
Le service d’aide à domicile est essentiel. Par exemple, pour les résidents de la nouvelle résidence autonomie, la présence des aides à domicile est attendue et précieuse. Pour certaines personnes âgées, parfois isolées, la visite quotidienne d’une aide à domicile ou d’un infirmier constitue le principal lien social. Il est donc important que ces personnes aiment leur métier, et à Blanquefort, les aides à domicile aiment leur métier. C’est une vraie fierté pour la commune.
– oOo —
Sandrine LACAUSSADE ouvre le débat.
- Madame le Maire s’excuse pour son retard et remercie Sandrine LACAUSSADE pour la présentation d'un service qui lui tient particulièrement à cœur. Le CCAS est un service public qui s'adresse à toutes et à tous.
Depuis le 1er septembre, le déménagement de la Résidence pour Personnes âgées (RPA) de Corbeil vers la RPA Simone Veil est en cours. Ce transfert représente une étape importante pour lesVille de Blanquefort Conseil municipal du 22 septembre 2025 – Page 5 / 23
résidents, les agents et les équipes municipales. Les agents sont présents quotidiennement sur le terrain, tout comme certains élus. Madame le Maire souhaite, à ce titre, remercier tout particulièrement Sandrine LACAUSSADE et Michel REYNAUD qui, depuis le 1er septembre, s’investissent pleinement dans cette mission — y compris les week-ends. Leur engagement mérite d’être salué. Déménager, à un certain âge, n’est jamais anodin. Quitter un lieu que l’on connaît depuis longtemps peut être une expérience marquante, parfois difficile. C’est pourquoi l’accompagnement humain proposé par les équipes est essentiel : lorsque les familles ne peuvent pas être présentes, les agents prennent le relais avec bienveillance et professionnalisme. Madame le Maire tient à les en remercier très sincèrement et officiellement. Il reste quelques ajustements d’installation, mais le plus gros du déménagement est passé.
L’assemblée prend acte du rapport du CCAS.
RAPPORTEUR : Philippe GALLES
Affaire n° 25-068 : Subvention à l’association ESB handball
Madame le Maire précise que Mme GATINEAU ne prendra pas part au vote.
Philippe GALLES rappelle que, la semaine dernière, s’est tenue l’Assemblée Générale de l’association USB Handball, laquelle s’est déroulée sans difficulté. L’association souhaiterait que la commune lui attribue une subvention de fonctionnement d’un montant de 17 000 euros pour l’exercice 2025. Étant donné que le montant dépasse le seuil fixé par la réglementation, une convention d’objectifs sera conclue entre la Ville et l’association USB Handball.
Madame le Maire rappelle que cette délibération avait été retirée du Conseil municipal de juin, l’Assemblée Générale n’ayant pas encore eu lieu à cette date. Elle peut, à présent, être régulièrement présentée.
– oOo —
Madame le Maire remercie Philippe GALLES pour sa présentation et ouvre le débat. Personne ne souhaite prendre la parole.
Mise aux voix, la délibération ci-dessus est adoptée à 29 voix pour et 4 absents (R. D’almeida, L.Gatineau, J. Giraud et A. Lamothe).
RAPPORTEUR : Philippe GALLES
Affaire n° 25-069 : Subventions de fonctionnement et pour projets spécifiques aux associations
Philippe GALLES soumet à approbation du conseil municipal :
- L’attribution d’une subvention de fonctionnement de 1 000 € pour l’ADAV (association départementale des amis des voyageurs) de la Gironde
- Une subvention pour projet spécifique de 2 730 € pour la crèche Suce-Pouce. Cette aide permettra à la crèche de refaire de la peinture à l'intérieur du bâtiment
– oOo —Ville de Blanquefort Conseil municipal du 22 septembre 2025 – Page 6 / 23
Madame le Maire remercie Philippe GALLES pour sa présentation et ouvre le débat. Personne ne souhaite prendre la parole.
Mise aux voix, la délibération ci-dessus est adoptée à 29 voix pour et 4 absents (R. D’almeida, L. Gatineau, J. Giraud et A. Lamothe).
RAPPORTEUR : Jean-Claude MARSAULT
Affaire n° 25-070 : Subvention à l’association Technowest logement jeunes
Jean-Claude MARSAULT rappelle que l'association Technowest Logement Jeunes assure la gestion de trois résidences : deux à Mérignac et une à Blanquefort. Pour être accompagnée dans ses missions, l'association sollicite donc une aide de 0,50 centime d'euros par habitant auprès de chaque commune du cadran nord-ouest de Bordeaux Métropole. La participation de la ville de Blanquefort s'élève, pour l’année 2025, à 8 368 euros.
En 2024, la résidence Suzanne Lacore, forte de ses 50 logements et 70 places en colocation, a offert à 108 jeunes (39 femmes et 69 hommes) un lieu de vie compatible avec leurs faibles ressources, pour faciliter leur parcours professionnel. 72 jeunes ont été accueillis en séjour continu et 36 jeunes alternants ont été accueillis sur un séjour fractionné.
Afin de renforcer les actions spécifiques de Technowest sur la commune, la ville souhaite conforter son soutien financier par une subvention complémentaire de 5 000 euros.
Il est donc proposé d'allouer une subvention de 13 368 euros à l'association Technowest.
– oOo —
Madame le Maire remercie Jean-Claude MARSAULT pour sa présentation et ouvre le débat. Personne ne souhaite prendre la parole.
Mise aux voix, la délibération ci-dessus est adoptée à 29 voix pour et 4 absents (R. D’almeida, L. Gatineau, J. Giraud et A. Lamothe).
RAPPORTEUR : Karine FAUCONNET
Affaire n° 25-071 : Actualisation des redevances d’occupation du domaine public
Karine FAUCONNET rappelle que, dès que le domaine public est utilisé ou occupé pour un usage privé ou commercial, la ville perçoit une redevance d'occupation. Les montants des redevances perçus sont indiqués dans la délibération.
– oOo —
Madame le Maire remercie Karine FAUCONNET pour sa présentation et ouvre le débat. Personne ne souhaite prendre la parole.
Mise aux voix, la délibération ci-dessus est adoptée à 29 voix pour et 4 absents (R. D’almeida, L. Gatineau, J. Giraud et A. Lamothe).Ville de Blanquefort Conseil municipal du 22 septembre 2025 – Page 7 / 23
RAPPORTEUR : Jean-Claude MARSAULT
Affaire n° 25-072 : Convention de partenariat avec le collège Dupaty pour la mise en place d’actions éducatives
Jean-Claude MARSAULT explique que, depuis plusieurs années, la ville de Blanquefort et le collège Dupaty développent des actions éducatives et pédagogiques auprès des collégiens. Par convention de partenariat, depuis 2024, des actions sont menées. Pour 2025, le partenariat a été retravaillé entre les deux partenaires, avec notamment de nouvelles missions, de nouveaux objectifs.
- Madame le Maire souligne le bon fonctionnement de ce partenariat. La semaine dernière, comme chaque année au mois de septembre, la mairie a reçu tous les chefs d'établissement du secondaire. Il est important de maintenir ce lien.
– oOo —
Madame le Maire remercie Jean-Claude MARSAULT pour sa présentation et ouvre le débat. Personne ne souhaite prendre la parole.
Mise aux voix, la délibération ci-dessus est adoptée à 29 voix pour et 4 absents (R. D’almeida, L. Gatineau, J. Giraud et A. Lamothe).
RAPPORTEUR : Sylvie CESARD-BRUNET
Affaire n° 25-073 : Création d’un Lieu d’Accueil Enfant Parent
Sylvie CÉSARD-BRUNET rappelle que, parmi les nombreux projets portés par la commune, le plus récent concerne la mise en place d’une phase d’expérimentation d’un nouveau lieu d’accueil, situé au même endroit que le Relais Assistants Maternels (RAM). Ce lieu s’adresse aux familles, parents, futurs parents et grands-parents, dans une volonté de lutter contre l’isolement, notamment celui que peuvent connaître certaines familles monoparentales. Il s’agit d’un espace d’écoute, d’échange et de partage, où les enfants sont également les bienvenus. On y propose des activités, des conseils et des moments de rencontre, le tout animé par deux professionnelles de la petite enfance qualifiées et formées.
L’expérimentation ayant rencontré un succès significatif auprès du public cette année, la commune, en partenariat avec la Caisse d’Allocations Familiales (CAF), a obtenu la validation pour l’installation pérenne de ce Lieu d’Accueil Enfants-Parents (LAEP) — un nom qui traduit parfaitement sa vocation.
L’objet de la délibération de ce soir est de présenter la convention à conclure avec la CAF et d’autoriser la signature de l’ensemble des engagements nécessaires à sa mise en œuvre.
- Madame le Maire souligne la qualité du travail mené avec la CAF, qui se poursuit notamment à travers la préparation du Projet Éducatif de Territoire (PEDT) de la Ville de Blanquefort, couvrant la tranche d’âge 0 à 25 ans. Une réunion de travail à ce sujet est d’ailleurs prévue dès le lendemain.
– oOo —Ville de Blanquefort Conseil municipal du 22 septembre 2025 – Page 8 / 23
Madame le Maire remercie Sylvie CESARD-BRUNET pour sa présentation et ouvre le débat. Personne ne souhaite prendre la parole.
Mise aux voix, la délibération ci-dessus est adoptée à 29 voix pour et 4 absents (R. D’almeida, L. Gatineau, J. Giraud et A. Lamothe).
RAPPORTEUR : Madame le Maire
Affaire n° 25-074 : Avis sur autorisation environnementale du projet AXTOM
Madame le Maire rappelle que la société Axtom a signé une promesse de vente avec Ford en vue de la création d’un parc d’activités économiques sur le site de l’ancienne usine. Ce projet, travaillé depuis plusieurs années en partenariat avec Axtom, revêt un intérêt majeur pour la commune et le territoire. Ce site, dédié à l’activité économique depuis près de cinquante ans, a été profondément marqué par la fermeture de l’usine Ford, événement encore présent dans les mémoires et qui a laissé une forte attente parmi la population quant à la requalification du site et au retour de l’emploi industriel.
Le terrain, déjà fortement artificialisé et imperméabilisé, présente une dalle de 14 hectares, vestige des anciennes installations de Ford. Sa superficie totale de 50 hectares d’un seul tenant, entièrement classée en zone d’activité économique, constitue une opportunité rare pour un projet de réindustrialisation durable.
Les objectifs d’Axtom visent à réhabiliter cette friche industrielle pour y accueillir jusqu’à 2 500 emplois. La Ville de Blanquefort reste particulièrement attentive aux aspects environnementaux du dossier. Dans l’avis qu’elle va rendre à la préfecture, elle demande que la densification du site s’accompagne d’une trame verte significative, garantissant un équilibre entre activités économiques et espaces naturels.
Ainsi, sur les 50 hectares du site, environ 25 hectares seront construits — de manière fragmentée, et non d’un seul tenant — tandis que 40 % de la surface totale resteront en pleine terre. Le reste étant constitué des routes et allées de circulation. Ce choix permettra une meilleure gestion des eaux pluviales directement sur site et contribuera à réduire l’effet d’îlot de chaleur, un enjeu important pour les zones industrielles. L’étude d’impact présentée montre d’ailleurs une amélioration de près de 30 % sur ce point par rapport à la situation antérieure. Le projet prévoit la plantation de 2 000 arbres et arbustes, contre seulement une cinquantaine à l’époque de Ford, ainsi que des mesures de compensation écologique sur plus de 6 hectares, dont 4 hectares sanctuarisés sur le site même et 2 hectares complémentaires situés à la limite de Blanquefort et Parempuyre.
Dans le cadre du projet, une production d’énergie renouvelable est également prévue : au minimum 30 % des toitures et ombrières de parkings seront équipées de panneaux photovoltaïques.
Compte tenu du travail approfondi mené en amont et de la qualité du dossier présenté, Madame le Maire propose de donner un avis favorable à la demande d’autorisation environnementale déposée par la société Axtom pour la réalisation d’un parc d’activités économiques.
– oOo —
Madame le Maire ouvre le débat.Ville de Blanquefort Conseil municipal du 22 septembre 2025 – Page 9 / 23
- Luc SIBRAC considère que le projet présenté par Madame le Maire est très positif et qu’il suscite sans doute l’adhésion de la majorité du conseil municipal et de nombreux Blanquefortais.
Ford a marqué l’histoire économique de Blanquefort. Sa fermeture a été un épisode difficile, voire tragique, que personne ne souhaitait. Aujourd’hui, un renouveau se dessine, et l’on sent renaître une véritable espérance de développement et d’emploi sur ce site. Luc SIBRAC félicite Madame le Maire pour la clarté de sa présentation et pour la qualité du travail conduit autour de ce dossier. Certes, le groupe d’opposition a pu avoir des réserves ou des inquiétudes légitimes au moment de la fermeture de Ford — mais il s’agissait là d’un cycle regrettable désormais tourné vers l’avenir.
Luc SIBRAC s’interroge sur le nombre de salariés attendus à terme sur le site.
- Madame le Maire souligne que, par rapport à l’époque de Ford, la principale différence tient à la qualité du dialogue et à la fluidité des relations entretenues avec la société Axtom. Les échanges avec Ford ont parfois été difficiles, notamment en raison d’engagements non tenus par l’entreprise. Aujourd’hui, la situation est tout autre : avec Axtom, le travail est constructif et transparent. Le respect est mutuel entre l’entreprise et les collectivités.
L’objectif reste fixé à 2 500 emplois, répartis sur différents types de lots :
- Certains seront destinés aux TPE et à l’artisanat,
- D’autres accueilleront des entreprises industrielles de plus grande taille.
Madame le Maire rappelle que l’un des enjeux majeurs du projet est de retrouver un savoir-faire industriel, perdu depuis la fermeture de Ford. Il s’agit de recréer une dynamique industrielle, dans l’esprit de la souveraineté économique nationale. La disponibilité d’un site de 50 hectares en zone d’activité économique constitue une opportunité rare. Il serait dommage de ne pas la saisir pour réindustrialiser durablement le territoire.
Mise aux voix, la délibération ci-dessus est adoptée à 29 voix pour et 4 absents (R. D’almeida, L. Gatineau, J. Giraud et A. Lamothe).
RAPPORTEUR : Madame le Maire
Affaire n° 25-075 : Avis sur l’arrêté préfectoral de servitude d’utilité publique sur site Ford
Madame le Maire rappelle que, dans la continuité du dossier Ford et du projet de reconversion du site, l’entreprise Ford a engagé une opération de dépollution, conduite sous le contrôle des services de l’État. À l’issue de cette opération, les services de l’État établissent ce que l’on appelle un « dossier de recollement », qui permet de vérifier la conformité de la dépollution. Ce dossier s’accompagne de la mise en place d’une servitude d’utilité publique, par laquelle Ford s’engage à assurer la surveillance du site jusqu’en 2038. Cette procédure donne lieu à un arrêté du préfet, sur lequel la commune est appelée à émettre un avis.
Le projet d’arrêté transmis par la Préfecture ne soulève pas de difficulté majeure, mais la Ville souhaite formuler deux observations :
- Dans l’arrêté, il est indiqué que « les zones récréatives et de loisirs (espaces verts, aires de pique-nique à même le sol) sont interdites ». La commune propose de supprimer la mention « espaces verts » entre parenthèses afin d’éviter toute confusion : en effet, le futur aménagement du site comprend la plantation de 2 000 arbres et la création de trames vertes.Ville de Blanquefort Conseil municipal du 22 septembre 2025 – Page 10 / 23
Il s’agit donc de ne pas assimiler ces espaces paysagers à des zones interdites, tout en maintenant l’interdiction logique des aires de pique-nique au sol, pour des raisons sanitaires.
- Dans l’arrêté, il est indiqué que « les stockages temporaires de terres excavées peuvent être réutilisés sur site pour les zonages pour lesquels cette réutilisation est autorisée ». Madame le Maire propose de supprimer la notion de zonage, celle-ci étant difficilement applicable sur une surface de 50 hectares. Les terres excavées, stockées temporairement sous forme de biopiles (traitées par des bactéries chargées de dégrader les hydrocarbures et huiles résiduelles), seront réutilisées sur place dans le cadre du projet Axtom. L’entreprise s’est engagée à réemployer ces remblais existants, sans importation extérieure, ce qui constitue, pour la Ville, une garantie suffisante en termes environnementaux et de sécurité.
– oOo —
Madame le Maire ouvre le débat.
- Isabelle MAILLÉ demande confirmation que ces terres excavées ne seront pas exportées en dehors du site.
- Madame le Maire confirme. Ces terres seront conservées sur place et mises sous surveillance.
Mise aux voix, la délibération ci-dessus est adoptée à 29 voix pour et 4 absents (R. D’almeida, L. Gatineau, J. Giraud et A. Lamothe).
RAPPORTEUR : Madame le Maire
Affaire n° 25-076 : Avis sur autorisation environnementale du projet EMME
Madame le Maire indique que la Ville de Blanquefort a reçu, le 7 août, un courrier du Préfet sollicitant son avis sur le dossier d’autorisation environnementale du « projet EMME ». Sont également concernées plusieurs collectivités voisines : Parempuyre, Saint-Louis-de-Montferrand, Bassens, Ambarès-et-Lagrave, Bordeaux et Bordeaux Métropole. L’avis de la Ville — qui peut être rendu ou non — sera versé à l’enquête publique prévue en fin d’année (de même que l’avis relatif au projet Axtom, procédure similaire).
Le dossier EMME a donné lieu à nombreuses réunions publiques, ateliers et documents de concertation garantis par le Conseil national du débat public (CNDP). Compte tenu de la technicité du sujet, la préparation de la présente délibération a mobilisé plusieurs services (services municipaux, services métropolitains et services communaux partenaires), que Madame le Maire remercie pour leur investissement. Le dossier transmis comporte environ 800 pages.
Le projet EMME consiste en la création d’une usine de conversion de nickel et de cobalt en sulfates, destinés principalement à la fabrication de batteries, notamment pour véhicules électriques. Le dossier évoque, à terme, une ambition de recyclage des batteries usagées, mais l’objectif premier est la production de sulfates.
Le site d’implantation appartient au Grand Port Maritime de Bordeaux (GPMB), avec lequel la société EMME a signé une convention. 90% de l’emprise se situe sur Parempuyre et 10% sur Blanquefort. La surface totale visée est d’environ 32 hectares, dont un peu plus de 5 hectares déjà aménagés côté port. Le projet est classé Seveso seuil haut, non pour un risque d’explosion, mais en raison de la toxicité et de la forte miscibilité dans l’eau des sulfates de nickel et de cobalt, au vu desVille de Blanquefort Conseil municipal du 22 septembre 2025 – Page 11 / 23
volumes annuels prévus (environ 20 000 tonnes de nickel et 3 000 tonnes de cobalt). Le site est inondable, ce qui constitue un enjeu majeur.
Par décret du 5 septembre, publié le dimanche 7 septembre, le projet a été déclaré « Projet d’intérêt national majeur (PINM) ». L’État justifie ce statut par un double enjeu :
- Souveraineté industrielle (européenne et française) pour des matériaux critiques stratégiques (nickel et cobalt). Le projet pourrait couvrir jusqu’à 30 % des besoins de la France en nickel et en cobalt d’ici 2030 ;
- Réduction de l’empreinte carbone de la production de batteries par rapport aux chaînes d’approvisionnement actuelles (notamment Asie/Chine).
Le dossier met en avant les retombées économiques pour le territoire : 20 M€ de fiscalité par an (dont 12 M€ de fiscalité nationale ; la part locale n’est pas encore estimée), 200 emplois directs en phase d’exploitation, 300 emplois indirects et, en phase chantier, jusqu’à 1 000 emplois cumulés.
Pour autant, le projet soulève de nombreux points d’attention et interrogations :
1- Le site
Le caractère inondable du site entraîne des impacts environnementaux initiaux élevés. Le dossier présente la démarche « Éviter-Réduire-Compenser » (ERC) et l’impact résiduel post-mesures.
La Ville de Blanquefort relève que :
- Les mesures nécessaires pour répondre aux risques (inondation, gestion des milieux, etc.) sont très structurantes et transformatrices, notamment pour le paysage ;
- L’impact résiduel qualifié de « modéré » par le dossier est contestable au regard des transformations annoncées ;
La Ville demande l’analyse des autres sites étudiés.
2- Le transport
Pour mettre l’usine hors d’eau sur 17,5 hectares, un remblai pouvant atteindre 3,50 m est prévu, soit environ 1 million de tonnes de matériaux. L’appel d’offres table sur un approvisionnement à 50 % par la voie fluviale et à 50 % par la voie terrestre, avec priorité aux fournisseurs locaux (zone de 40 km autour du site).
La Ville de Blanquefort souligne que, dans le pire scénario d’un acheminement exclusivement routier, 1 000 000 tonnes transportées par un camion de 30 tonnes représentent 33 333 camions à l’aller. Sur un an (hors dimanches/jours fériés), cela représente environ 123 camions par jour dans un sens (auxquels s’ajoutent les retours).
La Ville de Blanquefort demande donc :
- De privilégier le fluvial autant que possible en phase chantier, et pérenniser ce mode de transport en phase d’exploitation ;
- De produire un calcul complet et réaliste des rotations de transport en phase chantier (matériaux, déchets, flux de 400 travailleurs par jour sur site, etc.) ;
3- Le risque d’inondation
Le porteur de projet a beaucoup travaillé le risque inondation (remblai, ouvrage de transparence hydraulique, etc.). Le rapport détaille un scénario de rupture de digues avec un impact jugé modéré.Ville de Blanquefort Conseil municipal du 22 septembre 2025 – Page 12 / 23
La Ville de Blanquefort souhaiterait une analyse détaillée du scénario sans défaillance des digues. En effet, les digues sont logiquement conçues pour tenir. Si elles tiennent, la surface d’étalement des crues sera moindre et la hauteur d’eau potentiellement plus élevée, avec effets notables sur la zone de stockage des marées et le fonctionnement hydraulique d’un secteur déjà sensible.
La Ville demande :
- L’avis d’un tiers indépendant sur ce scénario jugé plus réaliste que celui de rupture de digues ;
- Des éclaircissements sur l’accessibilité à l’usine en cas d’inondation de l’avenue Labarde ; - La garantie d’accès aux digues et aux cours d’eau pour les services compétents (syndicats des marais, services métropolitains, etc.).
4- Alimentation en eau, défense incendie, assainissement et eaux pluviales
Le projet conduirait à un besoin en eau d’environ 19 m³/heure, soit l’équivalent de 10 piscines familiales par jour. Initialement, il était prévu de pomper l’eau dans la Garonne. Par la suite, il a été décidé d’utiliser les eaux traitées en sortie de la station d’épuration (STEP) de Lille Blanquefort.
Se posent alors plusieurs questions :
- La faisabilité réglementaire. Pour que l’usine puisse utiliser les eaux issues de la station d’épuration, un suivi qualité sur un an des eaux de la STEP est requis. Il n’est pas achevé à ce stade.
- La faisabilité technique. L’usine et la station d’épuration sont éloignées de plus de 6 km ; ce qui impliquera des travaux lourds, conditionnés à l’extension préalable de la STEP de Lille.
La Ville de Blanquefort demande donc :
- Des études pour évaluer la faisabilité réglementaire et technique de la récupération des eaux de la STEP
- Une évaluation technique et financière du pompage en Garonne si la solution STEP s’avérait irréalisable. Cette option s’annonce coûteuse et hydrauliquement contraignante.
À noter que, pour les eaux pluviales, il faut prévoir une solution de filtration en cas d’événements intenses.
5- Le classement Seveso
Le dossier contient une étude de dangers et propose des solutions pour réduire le risque. Toutefois, le risque zéro n’existe pas. En cas de déversement accidentel (toxicité élevée des sulfates et miscibilité dans l’eau), les risques environnementaux seraient sévères.
La Ville de Blanquefort demande donc :
- Des mesures maximales de prévention/protection ;
- Une intégration immédiate dans l’analyse des risques des activités futures de recyclage de batteries.
6- Milieux naturels et zones humides
Le rapport présente comme une mesure d’évitement le fait d’avoir réduit à 17,5 hectares l’emprise remblayée. Le projet initial prévoyait une surface plus grande. La Ville trouve cette méthode contestable. À l’arrivée, il reste 17,5 hectares de remblai à réaliser !Ville de Blanquefort Conseil municipal du 22 septembre 2025 – Page 13 / 23
Le dossier explique que le site est « artificialisé à 73 % », car agricole et anthropisé. La Ville rappelle, au regard de la loi Climat et Résilience de 2021, la distinction entre « anthropisation » et « artificialisation ». Elle conteste l’assimilation de terres céréalières à de l’artificialisation.
S’agissant de la compensation, la Ville demande au porteur de projet de :
- Préciser les tailles de parcelles (cf. p. 39 vs p. 40 : écarts apparents entre chiffres annoncés et cartographie).
- La « parcelle C », située à Blanquefort, est proposée pour compenser des zones humides détruites. Or, il s’agit déjà de zones humides. La compensation doit produire un gain écologique net par rapport au territoire de base. Il paraît logique d’exiger de EMME des gains écologiques analogues à ceux demandés pour d’autres projets (ex. Axtom) et de tenir compte du périmètre Natura 2000 de la Garonne.
7- Raccordement électrique
RTE prévoit de tirer un câble Haute Tension entre le poste source situé au Pian et Grattequina, soit une distance d’environ 7 km.
La Ville de Blanquefort demande de :
- Coordonner ces travaux avec les opérations déjà programmées, notamment les travaux de l’avenue du Général-de-Gaulle (secteur Caychac), afin d’éviter une saturation de la circulation ;
- Garantir la capacité de RTE à satisfaire les autres sites économiques girondins, métropolitains et blanquefortais, notamment la ZI de Blanquefort et le parc d’activités Axtom, pour ne pas compromettre leur alimentation électrique.
8- Insertion paysagère
Le dossier qualifie l’impact résiduel sur la transformation du paysage de « modéré ». La Ville conteste cette appréciation au vu des transformations prévues :
- Remblai sur 17,5 hectares jusqu’à 3,50 mètres ;
- Dalle puis bâtis avec hauteurs variables ;
- Drapé en maillage architectural pouvant culminer à 38 mètres et cheminées à 40 mètres.
Les visuels fournis dans le rapport apparaissent trop valorisants (effet de transparence du maillage, angles de vue). La Ville de Blanquefort demande donc à EMME de fournir des visuels réalistes multivues, avec échelles et altimétries lisibles.
9- Concertation continue
La concertation CNDP est clôturée, mais la concertation continue se poursuit (réunions publiques, stands mobiles métropolitains). Une réunion publique est prévue à Blanquefort le 28 octobre.
La Ville de Blanquefort demande la mise en place d’un comité de suivi local composé de collectivités, d’associations et de riverains, avec une fréquence de réunions de quatre fois par an.
10- Exigences de garanties
La délibération écrite récapitule toutes les exigences exprimées par Blanquefort. Madame le Maire en cite trois, à titre d’illustration :Ville de Blanquefort Conseil municipal du 22 septembre 2025 – Page 14 / 23
- Mesures de protection et réduction des risques
- Faisabilité de la réutilisation des eaux traitées
- Organisation pérenne de la concertation et du suivi du projet
Madame le Maire salue le travail réalisé par le porteur de projet. Elle salue le travail des services et des élus. Elle remarque que le projet a réellement évolué et que les éléments techniques ont été affinés. Cette évolution répond à des risques initialement élevés (inondation, milieux humides, ressource en eau, risques industriels). Cependant, l’addition de l’ensemble des mesures nécessaires (dont le remblai sur sols argilovasards imposant des pieux de 15 à 20 mètres) emporte une transformation paysagère majeure. La notion de « modéré » retenue pour l’impact résiduel apparaît discutable. Dès lors, une question de fond demeure : Le fait qu’un projet soit techniquement faisable, au prix de mesures lourdes et cumulatives, suffit-il à le rendre souhaitable sur ce site-là, dans ces conditions-là ?
La Ville de Blanquefort formule, en conséquence, un avis argumenté assorti de demandes d’analyses complémentaires, de garanties et de conditions, tel que détaillé ci-dessus et dans la délibération transmise à l’autorité préfectorale pour insertion au dossier d’enquête publique.
– oOo —
Madame le Maire ouvre le débat.
- Michel SAUBION remercie Madame le Maire pour cette présentation à la fois synthétique et très claire. Ce projet est important : par son portage, par sa nature et sa destination, par ses enjeux économiques et d’emploi. Il est aussi très important au regard de ses impacts — l’exposé de Madame le Maire en a bien montré l’ampleur. S’agissant d’un projet soutenu par l’État, Michel SAUBION regrette profondément le fait que l’État semble s’affranchir de certaines règles environnementales et de protection de la nature. Pour le reste, il partage pleinement l’ensemble des exigences et demandes de garanties exprimées par Madame le Maire.
- Patricia DUREAU indique que, au-delà de l’aspect positif du projet (création d’emplois, souhaitable et nécessaire), elle souhaite exprimer ses interrogations et réserves :
- Comment et avec quoi sont fabriquées les batteries nickel-manganèse-cobalt (NMC), ici ou ailleurs ? Il faut savoir qu’environ 70 % du cobalt mondial est extrait en République démocratique du Congo, pays confronté à la pauvreté, à la corruption et à de graves atteintes aux droits humains. Cette extraction repose en partie sur le travail d’enfants — environ 40 000, parfois dès 7 ans — dans des conditions dangereuses, avec de mauvais traitements. Sur le plan environnemental, les rejets toxiques dans les eaux et les sols de la République démocratique du Congo entraînent des pollutions fortes, compromettant la fertilité et provoquant morbidité et mortalité, notamment chez les enfants.
- L’avenir des batteries NMC est-il déjà dépassé ou en passe de l’être ? Des batteries au sodium sont annoncées dès 2025, et une quatrième génération dite « solide » pourrait apparaître sur certains véhicules dès 2026 ; d’autres technologies sont à l’étude à l’horizon 2030 pour l’industrie automobile. Patricia DUREAU pose donc la question : « L’Europe et la France saisiront-elles l’opportunité de passer aux nouvelles générations de batteries — plus performantes, éthiques et respectueuses de l’environnement — ou resteront-elles à la traîne des pays asiatiques ? »Ville de Blanquefort Conseil municipal du 22 septembre 2025 – Page 15 / 23
S’agissant du texte présenté ce soir, qui demande des garanties et des études complémentaires afin d’assurer la sûreté du projet sur les volets technique et environnemental, Patricia DUREAU votera pour cette délibération — précisément pour exiger ces garanties et ce suivi.
Néanmoins, sa crainte qu’un événement climatique exceptionnel, non prévu par les modélisations, fasse courir un risque environnemental majeur à l’estuaire, au fleuve et à leurs milieux demeure, tout comme l’utilité d’un site classé Seveso à haut risque à l’avenir incertain.
À la question « peut-on considérer qu’un projet techniquement faisable est, de ce seul fait, acceptable ? », Patricia DUREAU répond « non ».
- Emmanuelle PLOUGOULM rappelle que le projet EMLE, reconnu d’intérêt national majeur, pourrait être autorisé, même sans l’aval des collectivités concernées. Cela ne rend pas le rôle des collectivités secondaire ; cela le rend plus exigeant. C’est précisément parce que leur avis est consultatif qu’il doit être clair et assumé.
À cet égard, la délibération proposée entretient, selon Emmanuelle PLOUGOULM, une ambiguïté volontaire : elle rappelle les risques, aligne plus de vingt conditions, sans dire explicitement si la commune soutient ou non l’implantation. Ne pas le dire, c’est entretenir un flou politique là où les élus devraient faire preuve de responsabilité et de clarté. Emmanuelle PLOUGOULM comprend la recherche d’un consensus, mais l’accumulation d’exigences — sans hiérarchie, sans distinction entre l’essentiel et le secondaire — nuit à la lisibilité.
Deux exemples :
- Pourquoi demander une analyse circonstanciée d’autres sites alors que toutes les études réglementaires ont été menées pour le site choisi ? Cela laisse penser qu’on rouvre le débat du choix du site, alors que ce choix est acté.
- Que signifie concrètement « limiter les impacts routiers » ? À partir de quel volume de trafic considère-t-on qu’il y a nuisance ?
Tous les élus ont reçu des messages d’associations, de riverains, d’opposants. Leurs inquiétudes sont réelles. Ce qu’ils attendent de l’équipe municipale, ce n’est pas une liste à la Prévert, mais une position compréhensible et fondée.
Le groupe « Unis pour Blanquefort » fait le choix de rendre publiquement un avis favorable, car ce projet répond à des enjeux industriels, de transition énergétique et économiques importants pour le territoire. Mais ce soutien n’est pas un chèque en blanc. Il manque 5 garanties que le groupe « Unis pour Blanquefort » juge obligatoires :
- Une contre-expertise hydraulique indépendante, intégrant les effets du changement climatique ;
- Des compensations écologiques effectives, livrées avant le démarrage du chantier ; - Un comité de suivi indépendant, avec accès réel à l’information et droit d’alerte ; - La publication intégrale de l’étude de dangers, avec mesures maximales, dès l’enquête publique ;
- Une réutilisation des eaux traitées opérationnelle dès l’ouverture.
Encore une fois, les habitants attendent des élus une parole politique claire. Or, Madame le Maire semble vouloir les bénéfices d’un projet structurant sans en assumer le risque politique. Elle dit oui d’un côté et non de l’autre, à l’image du dieu Janus aux deux visages, tournés vers des directions opposées. Finalement, ce n’est plus une position, mais une posture à double face.Ville de Blanquefort Conseil municipal du 22 septembre 2025 – Page 16 / 23
- Jean RUMEAU demeure sur la même ligne : il est opposé au projet ! Construire « un monstre » en zone inondable lui paraît inacceptable. L’histoire récente a montré des événements graves ; il craint que les risques soient sous-estimés. Trop de zones d’ombre subsistent. L’usage du fluvial ne semble pas suffisamment garanti, les remblais sont démesurés. Jean RUMEAU exprime une forte inquiétude quant aux atteintes à la faune et à la flore : des habitats seront détruits, des oiseaux pourraient disparaître de certains secteurs. Jean RUMEAU n’ignore pas l’argument des 1 000 emplois créés, mais il privilégie le volet sécuritaire.
- Luc SIBRAC s’exprime au nom du groupe « Parole de Blanquefortais ». Il salue la présentation de Madame le Maire. L’exercice n’est pas simple, car il a fallu étudier un dossier de 800 pages. Une commission réunie a été organisée il y a une quinzaine de jours pour en débattre. Luc SIBRAC rejoint sur de nombreux points l’intervention d’Emmanuelle PLOUGOULM, qu’elle a exposée avec clarté et structure.
Aucun des élus n’est habilité techniquement à dire si le projet est faisable ou non, dangereux ou non. Le risque zéro n’existe pas ; si l’on décidait de ne rien faire au nom du risque, on ne ferait plus rien. Luc SIBRAC a donc tendance à faire confiance. Il entend les demandes de précisions que Madame le Maire formule sur les points à éclaircir. Cependant, il aurait souhaité que Madame le Maire dise clairement : « nous posons des questions, car des zones d’ombre subsistent, mais si elles sont levées, nous sommes favorables ». La question de Luc SIBRAC est donc simple : « Madame le Maire : si ces points techniques sont levés par des experts compétents, êtes-vous favorable au projet ? » À ce stade, Luc SIBRAC estime que le texte proposé n’exprime pas un avis : il entretient une ambiguïté. Politiquement, c’est habile, surtout en période électorale ; mais il serait plus courageux de dire oui ou non.
À titre personnel, si les points techniques sont réellement levés par les autorités compétentes, Luc SIBRAC ne s’opposera pas au projet. En attendant, il préfère s’abstenir pour la délibération, car il considère que l’avis rendu n’en est pas un. La conclusion de Madame le Maire n’est pas à la hauteur du développement. Elle met en avant des éléments positifs, puis elle recule. Luc SIBRAC ne se reconnait pas dans cette façon d’exprimer une position, d’où l’abstention.
- Frédéric BONNOT partage évidemment le point de vue de Luc SIBRAC. Il félicite Madame le Maire pour ce travail de synthèse de 800 pages en une dizaine de slides. Frédéric BONNOT se favorable au développement économique, surtout dans un secteur aussi stratégique. En revanche, il n’est pas partisan du « tout sécuritaire ». À ce compte-là, on ne fait plus rien, et la France en a déjà donné maints exemples.
Sur le fond, Frédéric BONNOT tient à préciser qu’un point d’attention n’est pas un point bloquant. Un point d’attention se traite par des mesures de réduction, de mitigation ou de suppression du risque. Un projet peut faire l’objet de 2, 3 ou 4 points d’attention. Mais 22 points d’attention, c’est un signal d’alerte ! La liste impressionne et inquiète, d’autant que les premiers thèmes mentionnés portent sur des sujets lourds : risques de fuite, nappe phréatique, des scénarios d’inondation absents. Finalement, cet avis ressemble à un avis défavorable qui ne dit pas son nom. Frédéric BONNOT comprend toutefois qu’il soit difficile, vu l’enjeu, de se prononcer pour un tel projet dans un secteur aussi stratégique et porteur.
- Luc SIBRAC revient sur l’intervention de Mme DUREAU. Il n’adhère pas à l’argument d’un marché en fin de cycle. Un investisseur comme EMME, qui engage des fonds considérables, ne le ferait pas si la filière était déjà dépassée. Qu’il y ait demain de nouveaux procédés de batteries, sans doute ; mais un tel outil industriel peut aussi accompagner ces évolutions. Aux yeux de Luc SIBRAC, cet argument n’est pas valable.Ville de Blanquefort Conseil municipal du 22 septembre 2025 – Page 17 / 23
- Isabelle MAILLÉ remercie Madame le Maire pour ce rendu synthétique d’un dossier lourd et complexe. Il est légitime de s’interroger sur le bien-fondé de cette usine. Pas besoin d’être experts pour savoir que la génération de batteries nickel et cobalt arrive en fin de cycle, et que d’autres solutions, potentiellement plus performantes et moins toxiques, émergent. C’est un élément majeur de réflexion autour du projet EMME.
L’interrogation d’Isabelle MAILLÉ porte surtout sur l’implantation de l’usine, à savoir en zone inondable, au cœur du PPRI (zone rouge, voire grenat). L’État ouvre la voie à des implantations en zone inondable du PPRI, en dérogeant à ses propres règles. Ce précédent est préoccupant : il pourrait autoriser demain d’autres projets industriels dans les mêmes conditions. Le contraste est frappant avec les agriculteurs : lorsqu’ils veulent construire un bâtiment agricole, on leur impose une série d’obligations strictes ; aucun logement n’est possible en zone rouge, etc. Isabelle MAILLÉ juge aberrant, voire scandaleux, que l’État serre la vis aux exploitants agricoles et qu’en parallèle, il assouplisse les règles pour une usine en secteur à risque.
Il existait, ou il existe encore, d’autres sites possibles, y compris déjà artificialisés. Ici, l’impact environnemental serait très important : risque d’inondation, toxicité au contact de l’eau, vulnérabilité des milieux. Le risque 0 n’existe pas. Des incidents surviennent, notamment à Blaye, mais ils ne sont pas toujours rendus publics. Isabelle MAILLÉ constate des manques dans le volet hydraulique : il manque des études sur l’impact du projet sur les nappes superficielles et profondes des Jalles.
Les collectivités portent une responsabilité politique importante face à ce projet. À la lecture, l’argumentaire va plutôt dans le sens du « non » que du « oui ». Isabelle MAILLÉ regrette que la Ville de Blanquefort ne formule pas un avis défavorable : elle l’aurait souhaité.
Par ailleurs, Isabelle MAILLÉ évoque des éléments de procédure qu’elle juge scandaleux : - Un dossier notifié début août avec deux mois pour répondre. Le délai est très contraint ; - L’inscription du projet comme « majeur », 48 heures seulement avant le vote de confiance au Parlement de M. BAYROU. Ce calendrier interroge.
Concernant les mesures compensatoires, Isabelle MAILLÉ reste très réservée : compenser une zone humide par une zone humide existante n’apporte pas le gain écologique attendu. Pour Axtom, de vraies compensations ont été exigées. Ici, on parle de parcelles agricoles — qui ne sont pas des terrains artificialisés. Le site choisi abrite le vison d’Europe, espèce très menacée en Europe. Isabelle MAILLÉ ne comprend pas que le projet soit autorisé sur ce site-ci alors que d’autres options existaient : Le Verdon, Bordeaux Nord, voire la zone industrielle de Blanquefort (17 hectares sur 50 auraient pu être mobilisés sur un secteur déjà artificialisé), sans faire courir le risque de contamination de l’eau par des matières toxiques. Si un incident survenait, c’est tout le fleuve et l’estuaire qui en subiraient les conséquences, au-delà de Blanquefort et Parempuyre, avec un effet domino sur les projets métropolitains liés au fleuve.
En conclusion, Isabelle MAILLÉ trouve qu’il existe trop de zones floues et trop de risques. Elle regrette l’absence d’avis défavorable explicite. Néanmoins, elle votera la délibération.
- Frédéric DUBOIS se dit en accord avec le contenu de la note présentée. En revanche, sur la forme, il regrette que la conclusion demeure au stade de l’interrogation, au lieu d’énoncer clairement que, même si le projet est techniquement faisable, il ne paraît ni acceptable ni souhaitable du point de vue écologique et de l’impact environnemental.Ville de Blanquefort Conseil municipal du 22 septembre 2025 – Page 18 / 23
S’agissant des risques associés au projet, Frédéric DUBOIS note que l’entreprise EMME choisit une zone à risque, qu’elle cherche à sécuriser par une accumulation de mesures, plutôt que de choisir d’emblée un site moins exposé. L’histoire des catastrophes industrielles montre que la cause n’avait pas été anticipée. Avec le réchauffement climatique, l’incertitude s’accroît encore. Les référentiels actuels risquent vite d’être dépassés.
En conséquence, Frédéric DUBOIS aurait souhaité un avis clairement défavorable. Néanmoins, compte tenu du fond de la présentation — auquel il adhère —, il votera pour.
- Marc FRANCOIS s’étonne que Madame le Maire propose une délibération sans avis, alors qu’une majorité du conseil, y compris dans le groupe majoritaire, semble pencher vers un avis défavorable.
Son ancienneté dans le secteur public, comme élu et comme professionnel, lui rappelle d’anciens débats. Il y a trente ans, le schéma départemental prévoyait des usines d’incinération des ordures ménagères ; elles ne se sont jamais faites parce que personne n’en voulait. Tout le monde est d’accord pour ne pas importer les batteries de Chine pour des raisons de bilan carbone, mais personne ne veut les produire près de chez lui.
Marc FRANCOIS aurait souhaité plus de clarté. Quand on émet un avis, soit on émet un avis favorable avec réserves, dûment listées, soit on émet un avis défavorable, dûment assumé. Ne pas rendre d’avis, pour colmater d’éventuelles difficultés politiques, ce n’est ni courageux ni faire preuve de conviction.
En conséquence, le groupe « Unis pour Blanquefort » émet un avis favorable au projet, sous les réserves exposées par Emmanuelle PLOUGOULM, et il votera contre la délibération proposée par Madame le Maire.
- Bruno FAREIGNAUX ne partage pas ce qui vient d’être dit. L’État se doit de respecter les collectivités et les habitants. Or, le délai imposé, l’accélération du dossier en période préélectorale et la manière de cadencer le débat ne sont pas acceptables au regard des incertitudes qui demeurent. Le projet présente des risques, mais aucune réponse n’est apportée à ces risques. Certes, le projet répond à des enjeux stratégiques. Personne ici n’est contre la réindustrialisation. Mais chacun sait aussi qu’en France, dès qu’il s’agit d’usines Seveso, l’État comme les collectivités ont souvent rechigné, pour des raisons politiques. Le décret laisse penser que, quel que soit l’avis exprimé par les collectivités, l’État a déjà pris sa décision. Ce n’est pas un procès d’intention : il y a des précédents, notamment pour les grandes infrastructures de transport.
Comment demander aux collectivités de se prononcer, à la va-vite, sur un projet aux répercussions lourdes pour le territoire, alors que toutes les réponses ne sont pas apportées ? D’autant que :
- La technologie des batteries évolue très vite,
- Les aléas géopolitiques sur les approvisionnements sont bien réels,
- Les référentiels de risque sont bousculés par le changement climatique.
La position de la majorité municipale n’est ni de facilité ni de faiblesse : elle dit trois choses claires à l’État et au porteur de projet :
- Le délai n’était pas raisonnable ;
- La méthode qui laisse entendre que l’État passera outre l’avis des collectivités n’est pas acceptable ;
- Au regard des enjeux, il faut des réponses à la hauteur.Ville de Blanquefort Conseil municipal du 22 septembre 2025 – Page 19 / 23
Quant à la fameuse « liste à la Prévert », Bruno FAREIGNAUX pose la question : qui peut retirer un seul item en disant « c’est réglé, il n’y aura pas de problème » ? Personne. C’est précisément parce que les incertitudes sont nombreuses que les exigences sont nombreuses.
- Pierre LABORDE revient sur la toute première phrase de la délibération : il ne s’agit pas de « transformer » le cobalt et le nickel en phosphates ou en sulfates. On ne transforme pas ces éléments en autre chose ; on « produit » des sels sulfates de nickel et de cobalt à partir de matières premières contenant du nickel et du cobalt. Pierre LABORDE demande que la formulation soit corrigée.
- Emmanuelle PLOUGOULM ne comprend pas les arguments avancés par Bruno FAREIGNAUX. La commune ne pourrait pas se prononcer sur le dossier d'autorisation environnementale sous prétexte que le dossier est arrivé trop tardivement et que le délai imposé par l’État était trop court. Au vu de la longueur de la délibération, il paraît évident que le groupe majoritaire a eu le temps d'étudier le dossier et qu’il a un avis sur la question. Emmanuelle PLOUGOULM tient à rappeler que l’avis porte sur le dossier d'autorisation environnementale et non sur le projet lui-même.
- Madame le Maire explique que rendre un avis, ce n’est pas juste dire « oui » ou « non ». Le rôle de la commune ne se réduit pas à cocher une case. Il s’agit plutôt d’expliquer, d’entrer dans le dossier, d’en évaluer la pertinence. Madame le Maire invite les conseillers à ne pas être naïfs : l’avis demandé porte bel et bien sur l’opportunité même de l’usine.
Madame le Maire se réjouit que ce débat ait eu lieu en conseil municipal, avec des positions diverses, y compris celles de collègues qui ne se sont pas exprimés ce soir, mais avec lesquels Madame le Maire a échangé. La commune avait d’ailleurs la possibilité de ne pas répondre au préfet : l’avis aurait alors été réputé non rendu (ni favorable ni défavorable). Sur ce dossier précis, la demande formelle d’avis n’est pas explicitement imposée ; Blanquefort a pourtant choisi de se prononcer.
Madame le Maire pense que personne ne peut l’accuser d’être hostile à l’industrie : Ford, Axtom, et l’ensemble de la zone industrielle blanquefortaise en témoignent. Lorsqu’il existe une adéquation claire entre un projet et un site, l’avis du conseil municipal tient en deux pages et il est unanime — l’exemple Axtom présenté aujourd’hui en est l’illustration.
Concernant EMME, le problème majeur est le choix du site, qui a été arrêté par le porteur de projet et le propriétaire du terrain, en l’occurrence le Grand Port Maritime de Bordeaux — sans que Blanquefort, Parempuyre ou Bordeaux Métropole n’aient eu leur mot à dire. L’avis de ces collectivités est requis une fois le site choisi. Madame le Maire n’est pas dans une posture NIMBY « pas près de chez nous ! ». La problématique n’est pas que le projet EMME s’installe à Blanquefort. Si le projet se situait en zone industrielle existante, sans remblai, sans transformation majeure du paysage, sans cascade de compensations, le débat porterait uniquement sur la pertinence de l’usine, comme pour Axtom.
Madame le Maire a entendu le mot « courage ». Le sien consiste à suivre le dossier de bout en bout et à poser les bonnes conditions. Qu’il y ait 5 conditions cardinales ou 22 formulations techniques, peu importe la forme : le fond est le même et se résume à quelques thématiques clés : inondation, risque industriel, milieux naturels, eau. Certains disent : « faisons confiance aux ingénieurs » ; d’autres rappellent que les catastrophes passées sont survenues malgré des ingénieurs compétents. Techniquement, beaucoup de choses sont faisables (on sait aller sur la Lune !), mais cela ne signifie pas que tout est souhaitable, ici et maintenant. La question posée dans la conclusion de la délibération a eu le mérite d’ouvrir le débat.Ville de Blanquefort Conseil municipal du 22 septembre 2025 – Page 20 / 23
Initialement, le projet a été présenté comme du recyclage de batteries ; cette ambition demeure à terme, mais l’objet actuel est bien la production de sulfates. S’il s’agissait d’abord de recyclage et de protection du fond des océans, la balance des risques ne se poserait peut-être pas de la même manière.
La commune n’est pas contre l’industrie, ni contre les batteries électriques, ni contre les sites Seveso — Blanquefort en accueille déjà. La commune demande juste que la question du site soit réexaminée. Les réponses apportées progressent, mais elles restent insuffisantes au regard de la transformation paysagère et des contraintes cumulées.
Madame le Maire déplore la pression exercée depuis des mois par l’État sur ce dossier : on explique aux collectivités que refuser, ce serait être anti-industrie. Un décret tombé en amont laisse penser que, quel que soit l’avis rendu, la décision est déjà orientée. La responsabilité de l’équipe municipale est de poser clairement les conditions et d’éclairer le public. Personne ne sait comment évoluera la technologie dans les années à venir. Parfois, sur les points de détail, Madame le Maire se réserve le droit de dire « je ne sais pas ». Il faut pour cela un sacré courage politique.
En conclusion, Madame le Maire se félicite de la tenue de ce débat, qui reflète la diversité des opinions des Blanquefortais et qui permettra à chacun de se faire un jugement. Le conseil municipal a rempli son rôle.
Mise aux voix, la délibération ci-dessus est adoptée à 24 voix pour, 2 contre (E. Plougoulm et M. François), 3 abstentions (L. Sibrac, F. Bonnot et N. Louey) et 4 absents (R. D’almeida, L. Gatineau, J. Giraud et A. Lamothe).
RAPPORTEUR : Jean-Claude MARSAULT
Affaire n° 25-077 : Convention de partenariat avec l’Opéra National de Bordeaux
Jean-Claude MARSAULT explique que l'Orchestre national de Bordeaux souhaite continuer à développer ses interventions, à l'échelle de Bordeaux Métropole. Dans ce cadre, Blanquefort a souhaité s'associer avec l'Opéra, afin de proposer des actions spécifiques sur le territoire d’ici quelques mois.
– oOo —
Madame le Maire remercie Jean-Claude MARSAULT pour sa présentation et ouvre le débat. Personne ne souhaite prendre la parole.
Mise aux voix, la délibération ci-dessus est adoptée à 29 voix pour et 4 absents (R. D’almeida, L. Gatineau, J. Giraud et A. Lamothe).
RAPPORTEUR : Jean-Claude MARSAULT
Affaire n° 25-078 : Convention de partenariat avec l’Agence Livre, Cinéma et Audiovisuel de la région Nouvelle-Aquitaine
Jean-Claude MARSAULT évoque l’idée d'organiser à Blanquefort, en collaboration avec la médiathèque Assia Djebar, la diffusion du film « Les yeux verts » à destination des lycéens. Cette manifestation serait libre et gratuite. La date reste à définir. Une convention sera signée avecVille de Blanquefort Conseil municipal du 22 septembre 2025 – Page 21 / 23
l’Agence Livre, Cinéma et Audiovisuel de la région Nouvelle-Aquitaine. Il s’agit d’une première pour Blanquefort.
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Madame le Maire remercie Jean-Claude MARSAULT pour sa présentation et ouvre le débat. Personne ne souhaite prendre la parole.
Mise aux voix, la délibération ci-dessus est adoptée à 29 voix pour et 4 absents (R. D’almeida, L. Gatineau, J. Giraud et A. Lamothe).
RAPPORTEUR : Jean-Claude MARSAULT
Affaire n° 25-079 : Convention de partenariat avec le Pôle d’Enseignement Supérieur Musique et Danse de Bordeaux Aquitaine
Jean-Claude MARSAULT rappelle l’action a démarré en 2024. Il est proposé de renouveler le contrat, avec des actions de formation pour les étudiants et futurs professionnels, et des stages à destination des classes maternelles et élémentaires.
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Madame le Maire remercie Jean-Claude MARSAULT pour sa présentation et ouvre le débat. Personne ne souhaite prendre la parole.
Mise aux voix, la délibération ci-dessus est adoptée à 29 voix pour et 4 absents (R. D’almeida, L. Gatineau, J. Giraud et A. Lamothe).
RAPPORTEUR : Ayline NORIEGA
Affaire n° 25-080 : Acquisition de la parcelle BR 238 sise rue de la Forteresse
Ayline NORIEGA rappelle qu’une délibération identique avait été présentée et approuvée il y a quelques mois. Une erreur de métrage ayant été constatée, la parcelle des jardins familiaux a été remesurée. La surface réelle est légèrement inférieure à celle annoncée initialement.
La parcelle concernée correspond toujours à l’assiette occupée par les jardins familiaux depuis des années. Le prix unitaire demeure fixé à 0,80 €/m². En conséquence, le prix total d’acquisition est révisé à 35 900 €, hors frais de notaire.
Il est demandé au Conseil d’approuver cette mise à jour dans les mêmes termes que la précédente délibération.
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Madame le Maire remercie Ayline NORIEGA pour sa présentation et ouvre le débat. Personne ne souhaite prendre la parole.
Mise aux voix, la délibération ci-dessus est adoptée à 29 voix pour et 4 absents (R. D’almeida, L. Gatineau, J. Giraud et A. Lamothe).Ville de Blanquefort Conseil municipal du 22 septembre 2025 – Page 22 / 23
RAPPORTEUR : Isabelle MAILLÉ
Affaire n° 25-081 : Acquisition des parcelles AX4, AX48, AX49, AX51, AX52 et AX54 au lieu- dit Marais de Florimond
Isabelle MAILLÉ précise que ces parcelles sont inscrites en ZPNS (zone de préemption des espaces naturels sensibles). La Ville a été saisie d’une proposition de vente amiable par la propriétaire. Au regard des objectifs de préservation des zones humides attachés à ce périmètre, l’acquisition est jugée opportune.
- Objet : acquisition de 6 terrains totalisant environ 22 hectares.
- Prix unitaire proposé : 0,80 € / m²
- Montant estimatif : 175 000 € hors frais d’acte.
- Avis des Domaines : favorable, avec un plafond à 180 000 €. La proposition de la propriétaire étant inférieure, la Ville est autorisée à conclure la transaction seule.
Ces parcelles jouxtent une ancienne gravière en cours de remise en état. L’acquisition permettra d’intégrer ces espaces — et les usages existants liés à la gravière — dans un plan de gestion en cours d’élaboration, fixant objectifs et règles d’usage pour l’ensemble du secteur.
En ZPNS, l’acquisition par la Ville emportera intégration au dispositif d’espace naturel sensible. Les partenaires (Bordeaux Métropole, Agence de l’eau et Département) participeront à l’achat, selon des taux de participation différenciés.
Il est proposé au Conseil :
- D’approuver l’acquisition amiable des 6 parcelles susvisées, au prix de 0,80 € / m² - D’autoriser Madame le Maire à signer tous documents afférents et à engager les démarches nécessaires.
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Madame le Maire remercie Isabelle MAILLÉ pour sa présentation et ouvre le débat. Personne ne souhaite prendre la parole.
Mise aux voix, la délibération ci-dessus est adoptée à 29 voix pour et 4 absents (R. D’almeida, L. Gatineau, J. Giraud et A. Lamothe).
RAPPORTEUR : Karine FAUCONNET
Affaire n° 25-082 : Subvention à Convention de mandat pour la collecte de dons par l’intermédiaire d’une plateforme de financement participatif
Karine FAUCONNET rappelle que, par délibération du 24 juin 2024, la Ville avait autorisé l'adhésion à un groupement de commandes pour recourir au financement participatif sous forme de mécénat via une plateforme intermédiaire. La présente délibération a pour but d'approuver l'adhésion de la Ville en autorisant Madame le Maire à signer la convention de mandat avec l'association « action pour le développement économique par le financement participatif » (ADEFIP).
– oOo —Ville de Blanquefort Conseil municipal du 22 septembre 2025 – Page 23 / 23
Madame le Maire remercie Karine FAUCONNET pour sa présentation et ouvre le débat. Personne ne souhaite prendre la parole.
Mise aux voix, la délibération ci-dessus est adoptée à 29 voix pour et 4 absents (R. D’almeida, L. Gatineau, J. Giraud et A. Lamothe).
RAPPORTEUR : Pierre LABORDE
Affaire n° 25-083 : Modification du tableau des effectifs.
Pierre LABORDE propose de modifier le tableau des effectifs de la ville par la création d’une quinzaine de postes qui sont dus à des embauches ou à des changements de grade.
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Madame le Maire remercie Pierre LABORDE pour son intervention et ouvre le débat. Personne ne souhaite prendre la parole.
Mise aux voix, la délibération ci-dessus est adoptée à 30 voix pour et 3 absents (L. Gatineau, J. Giraud et F. Bonnot).
Considérant que l’ordre du jour et les questions orales sont épuisés, Madame le Maire lève la séance à 21h30.
Pour information : Décisions prises dans le cadre de l’article L2122-22 du CGCT.
Madame le Maire La secrétaire de séance Véronique FERREIRA Sylvie LACOSSE-TERRIN