Offres
API
Connexion
Documents similaires
Arrêté - Préfecture - Guyane - Pièce5 Etude d'impact 23
Arrêté - Préfecture - Guyane - Pièce5 Etude d'impact 1
Arrêté - Préfecture - Guyane - Pièce5 Etude d'impact 18
Arrêté - Préfecture - Guyane - Pièce5 Etude d'impact 30
Arrêté - Préfecture - Guyane - Pièce5 Etude d'impact 21
Arrêté - Préfecture - Guyane - Pièce5 Etude d'impact 25
Arrêté - Préfecture - Guyane - etude impact classement L1L2
Arrêté - Préfecture - Guyane - Pièce5 Etude d'impact 5
Arrêté - Préfecture - Guyane - Pièce5 Etude d'impact 18
Arrêté - Préfecture - Guyane - Pièce5 Etude d'impact 3
Arrêté - Préfecture - Guyane - Pièce5 Etude d'impact 8
Document publié le Vendredi 22 avril 2022
Lien du pdf (Arrêté - Préfecture - Guyane - Pièce5 Etude d'impact 8)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Espaces terrestres et maritimes, Eau et assainissement,
page 113
VOLTALIA- Etude d’impact d’un projet de centrale électrique hybride sur la commune de Mana – Mars 2020
Nom
normalisé
Nom
scientifique
Législ
ation
Liste
rouge
régional
e
Habitat en Guyane Abondance en Guyane Statut sur le site d’étude
Tyran
grisâtre
Rhytipterna
simplex P LC
Forêts primaires,
strates moyennes et
hautes, dans les
rondes de canopée.
Espèce
commune.
Nicheur probable.
Plusieurs chanteurs
contactés en
différents points de la
zone.
Microbate à
long bec
Ramphocae
nus
melanurus
P LC
Canopée de la forêt
primaire. Se nourrit
dans les massifs de
lianes en draperies
verticales.
Espèce
commune.
Nicheur possible. Un
individu observé à une
reprise en marge
d’une ronde.
▪ Enjeux de conservation modérée
Cette catégorie d’enjeu est la plus difficile à caractériser précisément car certaines de ces espèces
pourraient être mentionnées en enjeu faible à modéré ou modéré à fort par exemple. Les différences
entre les enjeux apparaissent diffuses parfois. C’est pourquoi il est nécessaire de laisser de la
flexibilité à l’expert, qui par son expérience, peut déceler des différences subtiles. En général, les
espèces concernées par cette catégorie sont assez communes à peu communes, protégées et
possiblement déterminantes de ZNIEFF et classées en LC, NT ou DD. Ces oiseaux sont dans
l’ensemble peu menacés à l’heure actuelle et il en est de même pour leur habitat.
Cette catégorie concerne 11 espèces sur le site d’étude.
Tableau 15 : liste des espèces d’oiseau présentant un enjeu de conservation modéré sur le secteur d’étude (LRR
: Liste Rouge Régionale, P : espèces protégée, D : Espèce déterminante de ZNIEFF)
Nom
normalisé
Nom
scientifique Statut L.R.R
Habitat en
Guyane
Abondance
en Guyane
Statut sur le site
d’étude
Sarcoramphe
roi
Sarcoramphus
papa P NT
Forêts
primaires.
Espèce
relativement
commune
et
répandue.
Non nicheur a
priori. Un adulte en
vol à la recherche
de nourriture.
Aigle tyran Spizaetus tyrannus P LC
Recherche les
ouvertures au
sein de la forêt
primaire, se
limitant même
parfois à des
secteurs
dégradés de
végétations
secondaires,
forêts
marécageuses
mais
également sur
les lisières des
boisements du
littoral.
Espèce peu
commune
mais bien
répartie.
Nicheur possible à
probable. Deux
individus entendus
avec insistance à
plusieurs reprises
sur le secteur Est.
Ce comportement
social combiné à
cet habitat
favorable laisse
entrevoir une
possible à probable
nidification sur
zone.page 114
VOLTALIA- Etude d’impact d’un projet de centrale électrique hybride sur la commune de Mana – Mars 2020
Nom
normalisé
Nom
scientifique Statut L.R.R
Habitat en
Guyane
Abondance
en Guyane
Statut sur le site
d’étude
Buse à face
noire
Leucopternis
melanops P LC
Sous-bois de
la forêt
primaire.
Extrêmement
discrète ne
volant que
rarement au
dessus de la
forêt.
Espèce peu
commune
mais
répandue
sur
l’ensemble
du massif
forestier.
Nicheur possible
(en marge de la
zone ?). Un adulte
posé en lisière
forestière à 350
mètres à l’ouest de
la zone.
Agami
trompette
Psophia
crepitans D LC
Forêts
primaires sur
sols drainés.
Vit en troupes
comptant
souvent plus
d’une
douzaine
d’individus.
Espèce
assez
commune
dans les
secteurs les
plus reculés
du massif
forestier de
l’intérieur.
Nicheur possible en
cavité sur la zone.
Un petit groupe
observé dans l’est
de la zone.
Petit-duc de
Watson
Megascops
watsonii P LC
Forêts
primaires.
Espèce peu
commune.
Nicheur possible
voir probable sur la
zone en cavité
d’arbre. Un
chanteur très actif
tous les soirs en
saison des pluies
au sud-ouest.
Duc à aigrettes Lophostrix cristata P LC
Forêts
primaires,
parfois de jour
en bordure
des chablis.
Espèce
commune
et répandue
en Guyane.
Nicheur possible à
probable sur la
zone en cavité
d’arbre. Un
chanteur très actif
tous les soirs en
saison des pluies
en différents points
de la zone.
Ibijau gris Nyctibius griseus P LC
Forêts
primaires,
vieilles forêts
secondaires
du littoral et
lisières de
savanes et
rivières.
Espèce
localement
commune.
Nicheur possible.
Un individu
chanteur en lisière
du boisement au
sein de l’abattis de
la zone.
Tamatia à gros
bec
Notharchus
macrorhynchos P / D LC
Paysages
forestiers
variés.
Espèce
discrète
mais assez
commune.
Nicheur possible
dans une termitière
arboricole. Un
chanteur en lisière
du boisement à
l’ouest.
Carnifex
ardoisé
Micrastur
mirandollei P LC
Strates
supérieures
de la forêt
primaire.
Espèce
assez
commune.
Nicheur probable
sur le secteur
ouest. Un chanteur
territorial et très
actif avec un
comportement
suspect (nid à
proximité ?).page 115
VOLTALIA- Etude d’impact d’un projet de centrale électrique hybride sur la commune de Mana – Mars 2020
Nom
normalisé
Nom
scientifique Statut L.R.R
Habitat en
Guyane
Abondance
en Guyane
Statut sur le site
d’étude
Amazone de
Dufresne
Amazona
dufresniana D LC
Forêts
primaires de
terre ferme.
Espèce peu
commune.
Nicheur
possible (?) ou
erratiques venant
d’autres pays
limitrophes. Un
groupe d’environ
10 individus sur la
zone et en marge.
Grimpar
enfumé
Dendrocincla
fuliginosa P LC
Sous-bois de
la forêt
primaire, où
on la trouve
régulièrement
liée aux
nappes de
fourmis
itinérantes à
l’image du
Grimpar à
menton blanc.
Mais capture
aussi des
insectes sur
les troncs, à
l’écart des
fourmis,
comme des
cigales.
Espèce peu
commune
mais
répandue
dans toute
la forêt de
l’intérieur.
Nicheur possible.
Un individu observé
au sein d’une ronde
liée aux nappes de
fourmis dans l’est
de la zone.
▪ Enjeu de conservation fort
Dans cette catégorie, on retrouve des espèces assez rarement observées en Guyane qui peuvent
être seulement protégées ou avec habitats. On y trouve des espèces classées en LC ou NT parfois
(espèces forestières pour la plupart) qui demeurent plutôt rares avec les connaissances actuelles. Les
tendances d’évolutions démographiques et le rôle écologique des espèces sont évidemment pris en
compte. Comme pour les autres niveaux d’enjeux, l’expérience de l’expert joue un grand rôle dans la
classification.
Cette catégorie concerne 3 espèces sur le site d’étude.
Tableau 16 : liste des espèces d’oiseau présentant un enjeu de conservation fort sur le secteur d’étude (LRR :
Liste Rouge Régionale, P : espèces protégée, D : Espèce déterminante de ZNIEFF)
Nom
normalisé
Nom
scientifique Statut L.R.R
Habitat en
Guyane
Abondance en
Guyane
Statut sur le site
d’étude
Grand
Jacamar
Jacamerops
aureus P LC
Strates
hautes et
canopée de la
forêt primaire.
Espèce assez
rare.
Nicheur probable
en cavité ou
termitière
arboricole sur la
zone (secteur de
forêt de terre
ferme de qualité
au centre-est). Un
couple observé et
entendu. Des cris
spécifiques (type
parade nuptiale)
entendus.page 116
VOLTALIA- Etude d’impact d’un projet de centrale électrique hybride sur la commune de Mana – Mars 2020
Nom
normalisé
Nom
scientifique Statut L.R.R
Habitat en
Guyane
Abondance en
Guyane
Statut sur le site
d’étude
Râle
concolore
Amaurolimnas
concolor
Non
évaluée
(espèce
confirmée
en
Guyane
depuis
2014)
DD
Forêt de terre
ferme,
marécageuse,
lisières
forestières et
recrûs.
Espèce très
rare faisant
l’objet d’une
fiche
d’homologation.
Cependant, de
plus en plus
repéré par son
chant,
désormais
davantage
connu des
ornithologues
guyanais.
Nicheur possible à
probable sur la
zone. Entendu à
deux reprises sur
l’ouest de la zone.
Tamatia à
collier
Bucco
capensis P LC
Sous-bois et
canopée de la
grande forêt
primaire.
Espèce assez
rare.
Nicheur possible
dans le secteur.
Un individu
entendu en marge
de la zone au
crépuscule.
Ensuite en vol
vers le sud-ouest.
▪ Enjeu de conservation très fort
Dans cette catégorie, on retrouve des espèces rarement observées en Guyane qui peuvent être
seulement protégées ou avec habitats. Toutes les espèces classées VU, EN ou CR sur la liste rouge
UICN figurent dans les enjeux très forts. Ces espèces sont menacées et/ou localisées sur des milieux
rares à l’échelle de la Guyane (espèces de savane par exemple). Les tendances d’évolutions
démographiques sont évidemment prises en compte. Comme pour les autres niveaux d’enjeux,
l’expérience de l’expert joue un grand rôle dans la classification.
Cette catégorie concerne 1 espèce sur le site d’étude.
Tableau 17 : liste des espèces d’oiseau présentant un enjeu de conservation fort sur le secteur d’étude (LRR :
Liste Rouge Régionale, P : espèces protégée, D : Espèce déterminante de ZNIEFF)
Nom
normalisé
Nom
scientifique Statut L.R.R
Habitat en
Guyane
Abondance
en Guyane
Statut sur le
site d’étude
Milan à
long bec
Helicolestes
hamatus H / D EN
A la différence du
Milan des marais
qui affectionne des
espaces
marécageux
ouverts, se
rencontre plutôt en
lisières des milieux
forestiers
marécageux du
littoral. Tout
comme le Milan
des marais, le
Milan à long bec
se nourrit
essentiellement
d’escargots.
Espèce rare
et localisée
(littoral).
Nicheur
possible sur
la zone ou en
marge (plus
en aval de la
crique Sainte-
Anne ?). Un
individu posé
au nord de la
N1.page 117
VOLTALIA- Etude d’impact d’un projet de centrale électrique hybride sur la commune de Mana – Mars 2020
La mammalofaune
Aucune espèce de mammifère présentant de statut de protection particulier n’a pu être observée au
cours des inventaires menés en saison sèche et en saison humide. Cependant il est très probable que
la zone soit fréquentée par des espèces à enjeux tel que le Tapir commun (Tapirus terrestris) une
espèce déterminante de ZNIEFF ou encore le Puma (Puma concolor) une espèce protégée et
déterminante de ZNIEFF. Cependant le secteur étudié présente de nombreux layons qui indiquent la
présence régulière de plusieurs chasseurs. Cette pression liée à la chasse explique surement la
raréfaction des grands mammifères au sein de la zone d’étude
Concernant les chiroptères, toutes les espèces inventoriées sont très communes partout en forêt.
4.3.5. Synthèse des enjeux du milieu naturel
Des enjeux fors de conservation ont été identifiés au niveau :
▪ Des habitats, notamment pour la présence de 22,6 ha de zones humides,
▪ De la flore, en raison de la présence d’une espèce protégée (Pachira dolichocalyx) et d’une espèce rare dans le département (Laplacea fruticosa),
▪ De la faune :
o Batrachaufaune : 4 espèces à fort enjeux de conservation ont été identifiées sur le
site,
o Avifaune : 3 espèces à fort enjeux et 1 espèce à très fort enjeux de conservation sont
présentes sur les terrains d’implantation du projet.
La majorité des forêts de la zone d’étude ont subit des prélèvements de bois d’œuvre et l’ouverture
des pistes forestières. La structure de ces forêts n’est cependant pas profondément modifiée, et
certains secteurs conservent leur aspect naturel, bien que situés à proximité d’anciennes pistes.
La zone d’étude est riche en espèces de faune et flore, de manière additionnelle aux espèces citées
précédemment, plusieurs d’entre elles présentent des enjeux de conservation modérés à faibles, qui
devront être abordés par l’exploitant au moment de la définition du projet.
4.4. Milieu humain
4.4.1. Présentation de la commune de Mana
Au sein de l’intercommunalité
Mana appartient à la Communauté de Communes de l’Ouest Guyanais (CCOG). Au 1er janvier
2016, la population de la CCOG est de 83 421 habitants, sur une superficie de 40 945 km².
La CCOG regroupe 8 communes : Apatou, Awala-Yalimapo, Grand-Santi, Mana, Maripa-Soula,
Papaïchton, Saint-Laurent du Maroni et Saül. Son siège est basé à Mana.
Données communales
Mana (d’une superficie de 6 330 km2) accueille au dernier recensement de 2016, 10 566 habitants.
La commune de Mana s’étend sur près de 160 km de Nord à Sud. Il s’agit d’une commune littorale qui
compte un linéaire côtière d’environ 43 km sur l’océan Atlantique.
Le projet se situe sur la frontière entre les communes de St-Laurent du Maroni et Mana, à 30 km au
Sud de l’océan Atlantique.page 118
VOLTALIA- Etude d’impact d’un projet de centrale électrique hybride sur la commune de Mana – Mars 2020
Figure 58 : Carte de présentation des communes de la CCOG
Avec une densité de population de 1,7 hab/km2, Mana constitue un territoire faiblement peuplé de la
même façon que l’ensemble du département de la Guyane (3,2 hab/km2).
4.4.2. Cadre bâti
Sur le territoire communal, l’habitat s’organise majoritairement :
▪ En un bourg principal proche du littoral,
▪ Au niveau du village de Javouhey,
▪ En habitats spontanées dispersées tout au long de la route nationale 1 (RN1) et des routes départementales 8, 9 et 10 (RD8, RD9 et RD10).
D’après le PLU de la commune de Mana, en 2001 (selon l’interprétation de la photographie aérienne IGN) on estime à presque 900 le nombre d’habitations spontanées installées le long de ces axes de communication sur la commune de Mana, soit plus de 3000 personnes réparties sur plus de 100 kilomètres de routes.page 119
VOLTALIA- Etude d’impact d’un projet de centrale électrique hybride sur la commune de Mana – Mars 2020
Figure 59 : Distribution de l’habitat spontanée sur la commune de Mana (source : PLU de Mana – sans échelle)
La zone autour du site
d’implantation du projet est
marquée par la présence de
plusieurs habitations
(notamment dans le secteur
Nord-Ouest).
Les habitations les plus
proches du site envisagé
pour le projet sont
localisées à environ 120 m
au Nord de la limite de
propriété.
De la même façon, quelques
jardins potagers ont été
identifiés au niveau de ces
habitations.
A noter que plusieurs abattis
sont présents le long de la
route de Sainte-Anne, à
l’Ouest du site, tel que
présenté dans le rapport de
BIOTOPE (cf. 4.3.2.1.f
Abattis noirs marrons). Figure 60 : Carte du bâti sur la zone d’étude
Aucun enjeu de voisinage avec des habitations n’est à envisager de par leur éloignement.page 120
VOLTALIA- Etude d’impact d’un projet de centrale électrique hybride sur la commune de Mana – Mars 2020
4.4.3. Activités économiques
Selon l’INSEE, les activités économiques sur la commune de Mana sont essentiellement tournées
vers le commerce, les transports et les services divers (39,5% des établissements actifs), devant
l’agriculture, la sylviculture et la pêche (36,8% des établissements actifs).
Tableau 18 : Répartition des établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2015 (source : INSEE)
Part de l'agriculture, sylviculture et pêche, en % 36,8
Part de l'industrie, en % 6,3
Part de la construction, en % 5,1
Part du commerce, transports et services divers, en % 39,5
dont commerce et réparation automobile, en % 15,4
Part de l'administration publique, enseignement, santé et
action sociale, en % 12,3
D’après le PLU de Mana, d’autres activités telles que l’exploitation minière et forestière, sont
également présentes sur le territoire de la commune. Au niveau des exploitations minières on
retrouve une augmentation de l’activité aurifère par rapport aux dernières années, ainsi qu’une
carrière de roches massives et une deuxième de sable.
Quant à l’exploitation forestière, il s’agit d’une activité qui a connu un ralentissement important
depuis quelques années, avec une seule scierie présente sur la commune.
Concernant l’agriculture, la riziculture occupe 70% de la surface agricole utile de Mana. La
commune compte également quelques gros éleveurs, mais aussi de très nombreux abattis de faible
superficie.
Signes de qualité des produits agricoles
Les produits agricoles, forestiers ou alimentaires et les produits de la mer peuvent bénéficier d'un ou
plusieurs modes de valorisation, notamment les signes d'identification de la qualité et de l'origine (art.
L.640-2 du code rural) :
▪ Le label rouge, attestant la qualité supérieure,
▪ L'appellation d'origine, l'indication géographique protégée et l’indication géographique pour les boissons spiritueuses, attestant la qualité liée à l'origine ou à la tradition.
Ces signes de qualité, identifiables par des logos spécifiques, permettent de différencier la qualité des
produits. Ils sont issus de la législation française (Appellation d’Origine Contrôlée, label rouge), ou
découlent de directives européennes (Appellation d’Origine Protégée, Indication Géographique
Protégée).
Peuvent bénéficier d'une Indication Géographique Protégée (IGP) les produits agricoles ou
alimentaires, dont la qualité, la réputation, ou une autre caractéristique est attribuée à son origine
géographique (art. 641-11 du Code rural). Il n'est pas nécessaire que toutes les étapes de fabrication
du produit aient lieu dans l'aire géographique délimitée.
Doivent solliciter l'enregistrement comme indication géographique les boissons spiritueuses qui
satisfont aux conditions posées par le règlement (CE) n° 110/2008 du Parlement européen et du
Conseil du 15 janvier 2008 concernant la définition, la désignation, la présentation, l'étiquetage et la
protection des indications géographiques des boissons spiritueuses (art. 641-11-1 du Code rural).page 121
VOLTALIA- Etude d’impact d’un projet de centrale électrique hybride sur la commune de Mana – Mars 2020
L’Appellation d’Origine Protégée (AOP) désigne un produit dont les principales étapes de production
sont réalisées selon un savoir-faire reconnu dans une même aire géographique, qui donne ses
caractéristiques au produit. C’est un signe européen qui protège le nom du produit dans toute l’Union
européenne.
L’Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) désigne des produits répondant aux critères de l’AOP et
protège la dénomination sur le territoire français. Elle constitue une étape vers l’AOP, désormais
signe européen. Elle peut aussi concerner des produits non couverts par la règlementation
européenne (cas des produits de la forêt par exemple).
D’après l’INAO28, la commune de Mana est concernée par 2 IG (Rhum Guyane et Rhum de l’outre-
mer français).
Aucune sensibilité particulière sur ces IG n’est à attendre avec la mise en place du projet, celui-ci
occupant des terrains qui ne sont pas actuellement concernés par la production de ces produits.
Sylviculture
Sur l’ensemble de la Guyane, schématiquement cinq grandes zones forestières se distinguent,
soumises à des régimes particuliers :
▪ Forêts sur la bande littorale Atlantique,
▪ Domaine Forestier Permanent (DFP),
▪ Zone intermédiaire,
▪ Aire d’adhésion du Parc Amazonien de Guyane,
▪ Zone de cœur du Parc Amazonien de Guyane.
Situé près des axes routiers structurants et des centres de populations principaux, les forêts sur la
bande littorale Atlantique (sur lesquelles est situé le projet) ont une vocation agricole, urbaine et
industrielle.
Selon le CRF29 signée entre l’ONF30 et la société VOLTALIA, les terrains à défricher appartiennent au Domaine Forestier Privé de l’Etat. Par conséquent, les terrains concernés sont soumis au régime forestier.
Les forêts du DFP relèvent du régime forestier. Celui-ci instaure un cadre législatif et réglementaire
de gestion durable spécifique aux forêts publiques, dont l’objectif principal est de garantir sur le long
terme la vocation forestière et naturelle de ces terrains et le renouvellement de la ressource « bois
» (source : ONF Guyane).
Concernant les autres 3 grandes zones forestières, les enjeux concernent principalement la
conservation des habitats.
28 L'Institut national de l'origine et de la qualité, ou INAO (sigle de son ancien nom « Institut National des Appellations
d'Origine »), est un établissement public à caractère administratif français, placé sous la tutelle du ministère de l'Agriculture. Il accompagne les producteurs qui s'engagent dans les démarches de qualité et gère plus globalement les signes d'identification de l'origine et de la qualité pour les produits fabriqués en France. 29
CRF : Contrat de Réservation Foncière. 30
ONF : Office National des Forêts.page 122
VOLTALIA- Etude d’impact d’un projet de centrale électrique hybride sur la commune de Mana – Mars 2020
La commune de Mana est concernée en partie par les forêts de la bande littorale Atlantique et par
le DFP. Sur le territoire communal de Mana (633 300 ha), la part des « forêts aménagées et forêts de
production » est estimée à 167 955 ha (source : PLU de Mana).
Comme présenté précédemment, l’exploitation forestière à Mana a connu un ralentissement important
depuis quelques années, avec une seule scierie en activité sur la commune.
4.4.4. Occupation des sols : PLU de Mana
Le PLU31 de la commune de Mana a été prescrit le 23 juin 2001. La deuxième révision simplifiée du
document a été approuvée le 17 septembre 2010.
La troisième modification approuvée a eu lieu le 23 février 2018.
La compatibilité du projet avec le PLU de Mana est présentée dans le paragraphe 7.2. PLU de Mana.
4.4.4.1. Zonages et règlement
Selon le PLU de Mana, le site du projet est concerné par les zonages A « Zones agricoles » et Nf
« Zones naturelles réservés aux activités d’aménagements forestiers réalisés par l’ONF ».
Figure 61 : Extrait du zonage du PLU de Mana au droit du site de projet
Actuellement, le projet n’est pas compatible avec les zonages A et Nf du PLU de la commune de
Mana (cf. 7.2. PLU de Mana).
VOLTALIA a rencontré la Mairie de Mana le 07/05/2019 afin de discuter de la prise en compte du
projet de centrale électrique hybride, dans la prochaine révision du PLU.
Cette réunion a abouti à l’avis favorable de la Mairie sur la modification du règlement des zonages A
et Nf, afin d’intégrer le projet.
La procédure de Mise en conformité du document d’urbanisme (MECDU) de la commune est en cours
de réalisation (procédure concomitante à la présente étude d’impact).
31 PLU : Plan Local d’Urbanisme.page 123
VOLTALIA- Etude d’impact d’un projet de centrale électrique hybride sur la commune de Mana – Mars 2020
A noter que le bureau d’étude CEFUAM, a été désignée par la mairie de Mana pour élaborer le
dossier de MECDU.
Une enquête publique unique sera effectuée pour la présente étude d’impact et pour la procédure
de MECDU.
4.4.4.2. Emplacements réservés
D’après le PLU de Mana, aucun emplacement réservé ne concerne le site de projet, ni même ses
abords immédiats.
4.4.4.3. Servitudes
D’après le document graphique du PLU de Mana intitulé « Servitudes d’Utilité Publique », l’emprise du
projet n’est recoupée par aucune servitude d’utilité publique.
Figure 62 : Extrait du plan des servitudes d’utilité publique
La servitude I4 (servitude relative au transport d’énergie électrique), concernant le passage de la ligne
90 kV Kourou-Saint-Laurent, est localisée sur la RN1 au Nord du projet.
Le projet sera raccordé au niveau du poste source HTA/HTB du Carrefour Margot (situé à 6,7 km au
Nord-Ouest du projet), étant le bout de cette ligne électrique (cf. section 4.4.7.2.a. Réseaux
électriques).
Le site du projet global n’est concerné par aucune servitude présente au PLU de Mana.page 124
VOLTALIA- Etude d’impact d’un projet de centrale électrique hybride sur la commune de Mana – Mars 2020
4.4.5. Infrastructures de déplacement
4.4.5.1. Réseaux routiers
L’accès au site est réalisé par la RN1 qui se trouve en bordure Nord des terrains d’implantation du
projet. Elle atteint la RD9 à environ 6 km à l’Ouest du projet, au lieu-dit carrefour Margot.
La route de Ste-Anne (voie communale) est située en bordure Ouest du projet.
La RN1 et la RD9, connectent la commune de Mana avec le territoire de St-Laurent du Maroni, tandis
que la route de Ste-Anne parcourt le territoire de la commune de Mana depuis la RN1 vers la Guyane
intérieure.
Un point de comptage routier est installé au niveau du poste électrique d’EDF sur la RN1 (voir figure
ci-après) à 6,7 km à l’Ouest du projet. Ce compteur prend en compte les deux sens de circulation de
la RN1.
Les données du trafic de la RN1 sont disponibles pour l’année 2015 (source : DEAL Guyane) :
▪ Comptage tous véhicules : 4 500 véhicules/jour,
▪ Comptage poids-lourds : 210 poids-lourds/jour.
Figure 63 : Carte du réseau routier
Le réseau routier existant permet un accès aisé au site de projet.page 125
VOLTALIA- Etude d’impact d’un projet de centrale électrique hybride sur la commune de Mana – Mars 2020
4.4.5.2. Itinéraires de randonnée
D’après la Collectivité
Territoriale de Guyane, la
commune de Mana ne dispose
pas de sentiers inscrits au
PDIPR32.
Le Parc Naturel Régional de
Guyane est situé au Nord du
projet (du côté opposé de la
RN1), il présente quelques
sentiers de randonnée pour ses
visiteurs.
Figure 64 : Carte de situation du Parc Naturel Régional de Guyane vis-à- vis du projet
Le périmètre opérationnel n’est intersecté par aucun itinéraire de randonnée.
4.4.6. Bruit des infrastructures de transport terrestre
Conformément à la transposition de la directive européenne 2002/49/CE relative à l’évaluation et à
la gestion du bruit dans l’environnement (articles L572-1 à L572-11 et R572-1 à R572-11 du
code de l’environnement), des cartes de bruit stratégiques ont été établies par la DEAL pour les
grandes infrastructures routières de plus de 3 millions de véhicules par an.
Ces cartes indiquent la description de la situation sonore à moyenne échelle, via différents indicateurs
et ont été réalisées par communes : Cayenne, Rémire Montjoly, Matoury et Macouria.
La commune de Mana n’est pas concernée par les cartes de bruit stratégique de Guyane.
Le site du projet se situe en dehors de toute zone à haut niveau de bruit routier.
4.4.7. Réseaux
4.4.7.1. Gestion de l’eau
La commune de Mana fait partie de la Communauté de Communes de l’Ouest Guyanais (CCOG).
Cette dernière a transféré les compétences concernant l'eau potable et l'assainissement au SGDE
(Société Guyanaise des Eaux).
a Eau potable
D’après la SGDE33, la zone du projet n’est pas desservie par le réseau d’alimentation en eau potable.
b Eaux usées
En ce qui concerne l'assainissement, la zone concernée n'est desservie par aucun réseau collectif.
32 PDIPR : Plan Départemental d’Itinéraires de Promenade et Randonnée
33 SGDE : Société guyanaise des eauxpage 126
VOLTALIA- Etude d’impact d’un projet de centrale électrique hybride sur la commune de Mana – Mars 2020
4.4.7.2. Energies
a Réseaux électriques
Le passage de la ligne 90 kV Kourou-Saint-Laurent est localisée sur la RN1, au Nord du projet.
Figure 65 : Extrait du réseau haute-tension (90 kV) Kourou - St-Laurent (source : PLU Mana)
Le poste électrique le plus proche de l’aire d’étude se situe à 6,7 km au Nord-Ouest du projet, au
niveau du carrefour Margot, sur la commune de St-Laurent de Maroni.
b Gazoduc
Selon le portail Géorisques34, aucune canalisation de Gaz n’a été indiquée sur la commune de Mana.
4.4.7.1. Prise en compte des aérodromes
L’aérodrome de St-Laurent du Maroni se trouve à environ 12,5 km à l’Ouest des installations.
L’aéroport Félix Eboué est le seul de Guyane. Il est localisé à Cayenne, à environ 200 km au Sud-Est
du site.
Il n’y a pas de risque particulier lié à la navigation aérienne sur le site.
4.4.8. Gestion des déchets
La gestion des déchets dans la commune de Mana est assurée par la CCOG. La gestion des déchets
sur le territoire communautaire comprend les domaines suivants :
▪ La pré-collecte : mise à disposition de poubelles ou bacs roulants,
▪ La collecte : organisation du ramassage des ordures produites par les ménages,
34 Portail de données du Ministère de la Transition Ecologique et Solidairepage 127
VOLTALIA- Etude d’impact d’un projet de centrale électrique hybride sur la commune de Mana – Mars 2020
▪ Le stockage en centre de traitement des ordures ménagères,
▪ La réhabilitation des anciennes décharges brutes,
▪ La création de centres de stockage aux normes.
Concernant la commune de Mana, la CCOG a réhabilité en 2008 la décharge accueillait les
ordures ménagères des habitants vivant au bourg principal35.
Quant aux déchets des professionnels, il est possible de faire appel à des entreprises spécialisées
dans la gestion des déchets dangereux et non dangereux, qui sont présentes dans le territoire
guyanais.
4.4.9. Risques majeurs
Les informations ci-après proviennent du Dossier départemental de risques de Guyane et du portail Géorisques.
Le risque majeur représente la possibilité de survenue d'un évènement d'origine naturelle ou
anthropique, dont les effets peuvent mettre en jeu un grand nombre de personnes, occasionner des
dommages importants et dépasser les capacités de réaction de la société. Un risque majeur est
caractérisé par sa faible fréquence et par son importante gravité.
Les Dossiers Départementaux des Risques Majeurs (DDRM) recensent, pour chaque risque, les
communes concernées. Le site Géorisques, du Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire,
identifie également les risques par commune. Ainsi, d’après le DDRM de Guyane et Géorisques, la
commune de Mana est concernée par :
▪ Le risque d’inondation,
▪ Les risques littoraux,
▪ Le risque de feux de végétation,
▪ Le risque de transport de matières dangereuses (TMD),
▪ Le risque de pollution marine,
▪ Le risque de mouvement de terrain.
4.4.9.1. Risque Inondation
Une inondation est une submersion, rapide ou lente, d’une zone habituellement hors d’eau. Le risque
inondation est la conséquence de deux composantes : l’eau qui peut sortir de son lit habituel
d’écoulement ou “apparaître” (exemple remontées de nappes phréatiques, submersion marine…), et
l’homme qui s’installe dans la zone inondable pour y implanter toutes sortes de constructions,
d’équipements et d’activités36.
La commune de Mana est concernée par :
▪ L’atlas de zones inondables de Guyane,
▪ Un Plan de Prévention de Risque d’Inondation (PPRI) approuvé le 09/04/2015 et révisé le 17/05/2018.
35 Source : site de la CCOG - http://ouestguyane.fr
36 Source : Dossier Départemental des Risques Majeurs de Guyanepage 128
VOLTALIA- Etude d’impact d’un projet de centrale électrique hybride sur la commune de Mana – Mars 2020
Figure 66 : Extrait du PPRI de Guyane
Le site du projet n’est concerné par aucune des zones inondables de la commune de Mana.
4.4.9.2. Risques Littoraux
Les risques littoraux se caractérisent par la présence d'enjeux humains et la probabilité de
survenance de deux types de phénomènes, pouvant, le cas échéant, interférer l’un avec l’autre :
▪ D’une part, la submersion marine, inondation lente ou rapide par la mer de zones habituellement hors d’eau,
▪ D’autre part, l’érosion du trait de côte.
Le site du projet est situé à l’écart du littoral, à plus de 30 km au Sud de la côte de l’océan Atlantique.
Il n’est pas concerné par ces risques.
4.4.9.3. Risque de feu de végétation
On parle de feu de végétation lorsqu’un feu se déclare et se propage dans des formations sub-
forestières de petite taille : formations d'arbres feuillus, de broussailles, savanes, prairies, surfaces
cultivées...
Généralement, la période de l’année la plus propice aux feux de végétation est la saison sèche, du fait
des effets conjugués de la sécheresse et d’une faible teneur en eau des sols.
La commune de Mana fait partie des communes concernées par ce risque de par la part
importante des forêts sur la superficie communale.