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Arrêté - Préfecture - Guyane - Pièce5 Etude d'impact 5
Document publié le Vendredi 22 avril 2022
Lien du pdf (Arrêté - Préfecture - Guyane - Pièce5 Etude d'impact 5)
Thèmes du document : Environnement, Espaces terrestres et maritimes, Eau et assainissement,
Route Ste-Anne
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page 65
VOLTALIA- Etude d’impact d’un projet de centrale électrique hybride sur la commune de Mana – Mars 2020
Figure 5 : Vues du site de projet (crédit photo : VOLTALIA)page 66
VOLTALIA- Etude d’impact d’un projet de centrale électrique hybride sur la commune de Mana – Mars 2020
4.2. Milieu physique
4.2.1. Contexte climatique
4.2.1.1. Ensoleillement
Le climat équatorial spécifique de Guyane se caractérise par l’alternance de 2 saisons (source :
Météo-France) :
▪ Une saison sèche d’août à novembre,
▪ Une saison des pluies de décembre à juillet, entrecoupée par un mois plus sec (connue comme le petit été de mars).
L’hygrométrie est importante en régime de climat équatorial, voisine de 100% en saison des
pluies. A Mana, le total annuel des hauteurs de précipitations est de 2 942,3 mm (source : Météo-
France).
L’ensemble des projets dans la commune de Mana est soumis à un climat marqué par l’humidité et
d’amplitudes thermiques qui ne sont pas très prononcés. Pendant toute l’année l’écart de
températures minimales et maximales se situe autour des 15°C.
Les vents dominants proviennent essentiellement du secteur Est-Nord-Est et Nord-Est. En
moyenne, les vitesses du vent à Mana pendant l’année sont comprises entre 19 et 28 km/h (source :
Meteoblue).
Le secteur bénéficie d’un ensoleillement élevé, compte tenu de sa situation proche du littoral
guyanais. D’après la DEAL Guyane, le gisement solaire moyen annuel du département s’élève à
1222 kWh/m².
Les caractéristiques climatiques de la zone d’étude ne présentent pas de contraintes avec un
ensoleillement favorable et un secteur peu venté du fait de la présence de la forêt.
4.2.1.2. Réchauffement climatique
a Bilan
Le bilan scientifique dressé par les experts du GIEC17 conclut à l’existence d’une quantité croissante
d’indices témoignant d’un réchauffement de la planète et d’autres modifications du système
climatique :
▪ La température moyenne de surface a augmentée de 0,6°C 0,2°C (0,9°C en France) au cours du XXème siècle,
▪ Le réchauffement s’est notamment produit durant deux périodes : de 1910 à 1945 et depuis 1976,
▪ La couverture neigeuse et l’extension des glaciers ont diminué,
▪ Le niveau moyen de la mer a progressé (10 à 20 cm au cours du XXème siècle),
▪ Des changements climatiques marquants (modification des précipitations, fréquence et intensité des sécheresses…) sont survenus.
Selon le BRGM18, en Guyane, la température moyenne annuelle y est passée de 26°C en 1955 à plus
de 27°C en 2009, l’évolution du climat ne peut pas être niée. Les incidences possibles pour la Guyane
17 GIEC : Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’Evolution du Climat.
18 « Le changement climatique en Guyane : impacts potentiels, aléas, pistes d’adaptation », septembre 2013, BRGM.page 67
VOLTALIA- Etude d’impact d’un projet de centrale électrique hybride sur la commune de Mana – Mars 2020
sont multiples et pourraient concerner : les ressources (eau et énergie), les risques naturels (érosion-
submersion marine, inondation, mouvement de terrain), la biodiversité (terrestre et marine),
l'agriculture et la pêche, l'urbanisme ou encore la santé :
▪ Concernant l’impact sur le milieu marin, l'augmentation de la température de la mer pourrait modifier l'abondance et la diversité des différentes espèces au sein des écosystèmes,
▪ Pour l’agriculture, on peut prévoir pour la zone d’Amérique du Sud une augmentation des périodes de sécheresse, en intensité, en durée et en fréquence, ainsi que l'intensification des épisodes pluvieux, concentrés sur des périodes plus courtes,
▪ Sur le littoral, l’élévation du niveau de la mer serait comprise entre 0,18 et 0,59 m à la fin du XXIème siècle, aggravant ainsi le risque de submersion de la côte,
▪ Par rapport aux risques naturels, une amplification des évènements extrêmes, et notamment des fortes pluies, pourrait accentuer les risques d’inondations et de mouvements de terrain.
b L’effet de serre
Phénomène naturel lié à la présence de certains gaz atmosphériques (Gaz à Effet de Serre : GES),
l’effet de serre permet à l’atmosphère de se maintenir à une température moyenne de 15°C, par
piégeage du rayonnement infrarouge émis par la Terre.
Or, on constate aujourd’hui que les émissions de gaz à effet de serre (CO2, N2O, CH4, gaz fluorés) et
d’aérosols dues aux activités humaines, et l’augmentation de leurs concentrations altèrent
l’atmosphère d’une manière qui affecte le climat.
Tous les résultats des modèles du GIEC conduisent à prévoir une augmentation de la température
globale et une élévation du niveau de la mer. La température à la surface du globe pourrait ainsi
prendre de 1,8°C à 4°C supplémentaires au XXIème siècle.
4.2.2. Géologie
Les données suivantes sont issues de la carte géologique au 1/50 000éme de la Guyane et du livret
l’accompagnant.
Géologie
A l'échelle régionale, La Guyane appartient au vaste ensemble géologique du Bouclier guyanais. Le
sous-sol de la Guyane est donc pour l’essentiel (près de 85 % de sa superficie) constitué de roches
de socle. Il s’agit de roches plutoniques et métamorphiques, d’origine volcanique, sédimentaire ou
plutonique. Dans l’intérieur des terres, les formations sédimentaires sont limitées aux alluvions des
cours d’eau : alluvions actuelles des fleuves et des criques à dominante silto-argileuse, et alluvions
« anciennes » des fleuves.
La commune de Mana se situe sur des terrains constitués principalement par des formations
volcaniques, volcano-sédimentaires et sédimentaires. La zone d’étude est concernée dans sa totalité
par la formation suivante :
▪ Série des sables blancs (Quaternaire), constituée de sables fluviatiles et galets de quartz.RE Métagrauwackes
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page 68
VOLTALIA- Etude d’impact d’un projet de centrale électrique hybride sur la commune de Mana – Mars 2020
Figure 6 : Carte géologique du périmètre d’étude
Lithologie
Selon le BRGM, le sondage identifié sous le code BSS002NVRRP (situé à environ 2,3 km à l’Est du
projet, voir figure précédente) présente la lithologie des terrains à proximité du projet. Ces terrains
sont situés sur des formations de séries des sables blancs, de la même façon que le site de projet.
La lithologie des terrains est présentée dans le tableau suivant.
Tableau 3 : Lithologie des sols à proximité du site (source : BRGM)
Profondeur Lithologie
De 0 à 0.4 m Latosol : terre végétale brune à concrétions ferralitiques (5-10cm)
De 0.4 à 0.9 m Argile brun-rouge à concrétions ferralitiques (1cm)
De 0.9 à 1.4 m Niveau a concrétions ferralitiques dont des blocs
De 1.4 à 1.9 m Latosol argileux à grains moyens
De 1.9 à 2 m Niveau latéritique
De 2 à 2.8 m Latosol orange à <10% concrétions ferralitiques (5cm)
De 2.8 à 3.2 m Niveau indure de cuirasse et blocs
De 3.2 à 3.6 m Alternance de latosol jaune et argile rouge indurée
De 3.6 à 3.9 m Latosol jaune pale voire rose
De 3.9 à 5.9 m Argile orange à concrétions ferralitiques
De 5.9 à 6.1 m Niveau rouge brique à concrétions ferralitiques (3-4cm) dont des gros blocs
De 6.1 à 6.6 m Argile blanc beige
De 6.6 à 6.8 m Argile blanc verdâtre
De 6.8 à 8.45 m Alternance d'argile blanche et beige orange
De 8.45 à 8.55 m Niveau indure à concrétions ferralitiques (1cm)
De 8.55 à 8.8 m Argile blanc beige
De 8.8 à 8.95 m Niveau a concrétions violacées ferralitiques (1cm)
De 8.95 à 9.45 m Argile feuilletée blanche et marron à concrétions ferralitiques (1cm)
Les caractéristiques des sols et sous-sols de la zone d’étude ne présentent pas de spécificité
particulière.page 69
VOLTALIA- Etude d’impact d’un projet de centrale électrique hybride sur la commune de Mana – Mars 2020
4.2.3. Topographie
La Guyane présente un relief souvent qualifié « en peau d’orange », soit comme une succession de
collines entre lesquelles sillonnent des réseaux hydrographiques très « chevelus ».
Tel est le cas de la zone d’étude, qui présente une série de collines avec des hauteurs qui varient
entre 16 et 41 m d’altitude, ainsi que plusieurs bras de la crique St-Anne entre ces reliefs.
L’altitude moyenne de la zone du site du projet avoisine à 30 mNGF.
La topographie au droit du site présente un relief marqué par la présence de plusieurs collines. Cela
peut conditionner les aires constructibles du projet.
4.2.4. Hydrogéologie
4.2.4.1. Eaux souterraines
Les données suivantes sont issues du SDAGE19 2016-2021 de Guyane.
Le potentiel hydrogéologique de la Guyane, ainsi que la structure et le fonctionnement des masses
d’eaux souterraines, sont étroitement liés à la géologie du district. En Guyane, 85% de la surface est
formée de roches de socle cristallin, fissurées et fracturées, et seulement 15% de dépôts
sédimentaires, poreux, essentiellement le long du littoral.
Les masses d’eau
En Guyane, les masses d’eau souterraines peuvent être classées selon deux catégories :
▪ Les formations du socle guyanais : il s’agit des séries Démérara-Coswine et séries détritiques de base qui sont des aquifères multicouches, localement captifs, et en relation possible avec le biseau salé souterrain ;
▪ Les formations sédimentaires du littoral guyanais : il s’agit d’une série des sables blancs qui est présente dans la partie Nord-Ouest de la Guyane.
Ces réservoirs d’eau souterraine sont pour l’essentiel rechargés par les précipitations directes, dont la
nappe est située à proximité de la surface du sol (1 à 3 m de profondeur selon les saisons).
La zone du projet est située sur les formations sédimentaires du littoral guyanais.
19 SDAGE : Schéma Directeur d’aménagement et Gestion des EauxMasse d'eau souterraine ER Réseau hydrographique principal
CI Formations du socle guyanais 0 à exe de région 1. Formations sédimentaires du littoral guyanais ... Fcntières intemationales
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Etats qualitatifs et quantitatifs des masses d'eau et stations I Réseau hydrographique prin4
D Bon Q Préfecture de région
© Surveillance quantitative © Canton © Surveillance quatitative O Commune { Masse d'eau souterraine o Sous-préfecture
C7 Formations du socle guyanais ---- Frontières internationales
170 Formations sédimentaires du littoral guyanais
page 70
VOLTALIA- Etude d’impact d’un projet de centrale électrique hybride sur la commune de Mana – Mars 2020
Figure 7 : Masse d’eaux souterraines au droit de la zone d’étude (source : SDAGE 2016-2021 Guyane)
La qualité des eaux souterraines
Les informations de l’état des différentes masses d’eau souterraines sont importantes dans le cadre
du suivi de cette ressource. Ainsi d’après les données disponibles 20 , les eaux souterraines en
Guyane sont en bon état qualitatif et quantitatif.
En effet, le territoire de la Guyane présente une activité anthropique très faible, limitée à quelques
zones très ponctuelles (bourgs de principales villes du département). Le contexte géologique, les
faibles pressions anthropiques exercées et la quasi-absence de relation eau de surface / eau
souterraine limitent les risques de pollution des masses d’eau15.
Figure 8 : Etat des masses d’eaux souterraines au droit de la zone d’étude (source : SDAGE 2016-2021 Guyane)
20 SDAGE 2016-2021 GuyaneLégende
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page 71
VOLTALIA- Etude d’impact d’un projet de centrale électrique hybride sur la commune de Mana – Mars 2020
4.2.4.2. Captages et forages
Captages d’eau potable
D’après l’ARS21 Guyane, le site d’étude n’est pas localisé dans une zone de protection d’un forage
utilisé à des fins d’alimentation en eau potable et périmètres de protection associés.
Les informations fournies par l’Agence Régionale de Santé ont permis de montrer que le site de projet
n’est concerné par aucun périmètre de protection de captage d'eau destinée à la consommation
humaine.
Autres forages
La base de données Infoterre du BRGM recense plusieurs forages à proximité du site de projet. Dans
un rayon de 2 km autour du site, seul un forage a été identifié. Il correspond à une ancienne carrière
de latérite (fin des travaux 20 mai 1996). Aucun captage ou point de forage n’est implanté sur le
périmètre d’étude tel que l’indique la carte ci-dessous :
Figure 9 : Localisation des captages et forages non AEP
Aucun captage n’est recensé au sein du périmètre du projet. Les puits et forages aux alentours ne
présentent aucune contrainte particulière vis-à-vis du projet.
A noter que la création d’un forage est envisagée dans le cadre du projet.
21 ARS : Agence régionale de santé.page 72
VOLTALIA- Etude d’impact d’un projet de centrale électrique hybride sur la commune de Mana – Mars 2020
4.2.5. Réseau hydrographique
L’emprise du projet se trouve localisée sur le bassin versant de la Mana, selon la classification du
SDAGE 2016-2021.
Selon ce dernier, deux cours d’eau sont recensés à proximité du projet : il s’agit de la crique Ste-Anne
ou petit Acarouany (FRKR1191 – Code SANDRE22 : 70520520) et de la crique Agami (FRKR0255 –
Code SANDRE : 50640920).
La situation vis-à-vis du projet, des cours d’eaux précités, est la suivante :
▪ La crique Ste-Anne est située en bordure Est du projet,
▪ La crique Agami est située à environ 250 m au Sud-Ouest du projet.
Le SDAGE de Guyane donne les informations suivantes sur la qualité des eaux de la crique Ste-Anne
et de la crique Agami.
Tableau 4 : Masses d’eau surfaciques à proximité du projet (source : SDAGE Guyane)
Masse d’eau
Code
SANDRE de la
masse d’eau
Etat
chimique
Etat
écologique
Pressions à l’origine des
pollutions
Crique Ste-Anne 70520520 Bon Moyen Agriculture
Crique Agami 50640920 Bon Bon -
A l’échelle de la parcelle du site de projet, on observe quelques affluents de taille réduite de la crique
Ste-Anne, qui traversent l’emprise du site.
Figure 10 : Crique St-Anne
Figure 11 : Criques forestières
22 SANDRE : Service d’administration nationale des données et référentiels sur l’eauListe des espèces
C2 Emprise du projet La
PASSE d'étide Trachéophytes 5 : Palmorchisprospectorum LE, 1 : Pachira dolichocarpa 6 : Qualea rosea
Cours d'eau . Laplacea fruticosa. 7 : Disteganthus lateralis
> 8 : Dicorynia guianensis - Criques permanentes 59. À
4 : Recordoxylon spéciosum L rola kwatae , \F aÿ/ z k 77 F 5 27 -— Cours d'eau temporaires
à à ” | | # «| \ s S ———
Crique Sainte-Anne
À ee | a) he & © Protégée
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Flore remarquable
Site photovoltaïque
de la Piste Sainte-Anne
© Vottalia - Tous droits réservés - Sources :
Orthophotographies © IGN (2005) - Cartographie : Biotope, 2020-02-04T12:40:28
page 73
VOLTALIA- Etude d’impact d’un projet de centrale électrique hybride sur la commune de Mana – Mars 2020
Figure 12 : Carte du réseau hydrographique
Figure 13 : Situation du projet vis-à-vis des cours d’eau présents sur les terrains d’implantation (source : BIOTOPE, cf. 4.3. Milieu naturel).page 74
VOLTALIA- Etude d’impact d’un projet de centrale électrique hybride sur la commune de Mana – Mars 2020
4.2.6. Synthèse des enjeux du milieu physique
Le site du projet est situé au sein de la forêt monumentale de Guyane, sur une zone présentant un
ensoleillement favorable, ce qui bénéficie la production d’énergie solaire.
A niveau de la topographie, le relief caractéristique des terrains d’implantation présentent des
contraintes pour implanter le parc photovoltaïque et les différentes installations de la centrale
thermique.
La ressource en eaux souterraines, au droit du site, est abondante et se trouve en bon état qualitatif
(la nappe est située à proximité de la surface du sol, entre 1 à 3 m de profondeur selon les saisons).
Quelques puits et forages ont été identifiés hors emprise du site, aucune contrainte vis-à-vis du projet
envisagé ou de la ressource en eau n’est à attendre.
A noter qu’aucun captage AEP (ni de périmètre de protection de captage) a été recensé au sein du
périmètre opérationnel.
Le réseau hydrographique à proximité du site est marqué par le passage de la crique Ste-Anne en
bordure Est. Il faut remarquer que quelques affluents de la crique Ste-Anne traversent l’emprise du
projet, néanmoins il s’agit de cours d’eau de taille très réduite.
Enfin, l’absence de réseau d’alimentation en eau potable dans ce secteur, ainsi que l’absence
d’assainissement collectif, sont des facteurs à prendre en compte pour la suite du projet.
4.3. Milieu naturel
Il s’agit ici de présenter le contexte écologique dans lequel s’insère le projet de centrale électrique
hybride de Mana.
Une description des périmètres écologiques réglementaires et d’inventaires, accompagnée
d’une cartographie de localisation, permet de visualiser les enjeux écologiques globaux du secteur
géographique dans lequel s’intègre le projet. Ensuite, le diagnostic écologique du site de projet, et
de sa périphérie proche, constitue un état des lieux de la biodiversité dans lequel le projet s’implante.
Les informations présentées ci-après sont issues du rapport d’expertise écologique réalisé par
BIOTOPE, dénommé :
« Biotope, 2020, Site photovoltaïque de la Piste Sainte-Anne, Etude de la faune, de la flore et des
habitats, Voltalia. 125 pp. + Cartes + Annexes ».
Le rapport complet est présenté en annexe du présent document
4.3.1. Évaluation du niveau d’enjeu de conservation
L’évaluation du niveau d’enjeu de conservation que représentent les habitats se base sur leur
caractère patrimonial, définit par Hoff (2000), sur la présence avérée d’espèces caractérisant les
zones humides ainsi que sur la présence avérée ou potentielle d’espèces patrimoniales (protégées ou
déterminantes de ZNIEFF).
L’évaluation du niveau d’enjeu de conservation que représentent les espèces prend en compte leur
statut, réglementaire ou non (protection législative, inscription sur la liste des espèces déterminantes
de ZNIEFF). Les critères de rareté, de densité de population et d’état de menace des populations sont
synthétisés par la Liste Rouge Régionale (LRR) évaluée sur les critères de UICN. Cette évaluation a
été publiée pour les espèces animales de Guyane en 2017. Cette liste reprend les niveaux fixés par
l’UICN, à savoir :
▪ LC (Least Concern) : Préoccupation mineure,
▪ NT (Nearly threatened) : Quasi-menacé extinction,
▪ VU (Vulnerable) : Vulnérable,page 75
VOLTALIA- Etude d’impact d’un projet de centrale électrique hybride sur la commune de Mana – Mars 2020
▪ EN (Endangered) : En danger d’extinction,
▪ CR (Critically endangered) : En danger critique d’extinction,
▪ EX : Disparue de Guyane,
▪ DD (Data Defficient) : Données insuffisantes pour l’évaluation.
Notre évaluation se base également sur nos propres données et observations réalisées au cours de
nos différentes études.
La LRR de la flore de Guyane n’a pas encore été établie. Les critères de rareté des espèces
identifiées se fondent sur la base de données Aublet 2 hébergée et rendue publique par l’Herbier de
Cayenne (CAY) géré par l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD). Nous avons également
consulté des bases de données d’autres herbiers internationaux afin d’évaluer l’aire de répartition
mondiale de ces espèces (Paris, Missouri, Rio).
4.3.2. Contexte environnemental
4.3.2.1. Les espaces naturels protégés
Dans un rayon de 10 km autour de l’aire d’étude principale, il n’existe aucun espace naturel protégé
par un quelconque dispositif. Nous mentionnerons cependant l’Arrêté Préfectoral de Protection de
Biotope (APB) des Forêts sur Sable Blanc de Mana, situé à environ 25 km à l’ouest et la réserve
Kanawa, propriété du Conservatoire de l’Espace Littoral et des Rivages Lacustres (CELRL), située à
un peu plus de 20 km au nord.
Le secteur des sables blancs de Mana constitue une originalité pédologique en Guyane, qui rejaillie
sur la composition du couvert forestier. En effet, le sol est constitué d’une couche de sable presque
pure uniquement recouverte par un mince horizon humifère. Ce substrat implique des conditions
environnementales radicalement différentes des sols habituellement argileux et profonds,
classiquement observés en Guyane. La flore qui s’y développe est très différente de celle rencontrée
dans les forêts de la plaine côtière ancienne. Le cortège du sous-bois et notamment dominé par des
Myrtaceae (Eugenia spp, Myrcia spp, Calyptranthes) et l’on voit apparaître des espèces qui semblent
inféodées à ce milieu (Macrolobium guianensis, Swartzia bannia, Elaeis oleifera). Cette originalité et la
relativement faible étendue de ce type forestier, dans un contexte de développement agricole intense
(ouest guyanais) ont poussé les autorités à instaurer le statut d’APB pour une grande partie de ces
forêts. Notons que le site choisi pour l’implantation du projet est situé en dehors du secteur de sable
blanc et ne comporte pas d’espèce caractéristique de ce milieu.
La réserve de Kanawa est située au niveau de l’embouchure du Fleuve Mana. Elle est constituée
d’habitats typiques de la franche littorale de la Guyane (plage, forêt sur cordons sableux, mangrove,
marais d’arrière plage et d’arrière mangrove, …). Cette réserve est notamment connue pour être l’un
des plus importants sites de ponte de tortue marine de Guyane (notamment Tortues vertes et Tortues
Luth). Une partie des marais d’arrière mangrove a été transformé en rizière par le passé. Aujourd’hui
abandonnées, ces rizières offrent une zone humide exceptionnelle exploitée par de nombreuses
espèces d’oiseau migratrices qui y font halte pour se restaurer. Ces deux motifs à eux seuls suffisent
à justifier la mise en conservation de ces terrains. Notons que le site choisi pour l’implantation du
projet ne partage en rien les habitats présents dans la réserve Kanawa.page 76
VOLTALIA- Etude d’impact d’un projet de centrale électrique hybride sur la commune de Mana – Mars 2020
4.3.2.2. Les Zones Naturelles d’Intérêt Écologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF)
a ZNIEFF terrestre de type I : Crique et Marais de Coswine23
La ZNIEFF de la Crique et marais de Coswine se situe dans la partie nord-ouest de la Guyane, sur la
rive droite du Maroni. Elle s'étend de la crique Margot au nord de Saint-Laurent-du-Maroni, à
l'embouchure de la crique Coswine, et ce jusqu'à la D9 à l'intérieur des terres. Cette vaste zone
humide de plus de 18 000 hectares comporte une mosaïque d'habitats marécageux. Sur les bords du
fleuve Maroni, se développe un ensemble de forêts marécageuses et ripicoles à palmiers-bâches.
Près de la pointe Coswine, on note la présence d'une zone réduite de savanes inondables et
arbustives. Les berges des criques abritent deux types de mangroves : une mangrove haute à
palétuviers gris sur les embouchures, et une mangrove basse à palétuviers rouges sur les parties
amont encore influencées par la remontée d'eau salée. Tous ces milieux sont liés au dense réseau
hydrographique (Crique Coswine et Crique Vache) qui les irrigue par une multitude de diverticules.
La flore de cette ZNIEFF est sous-inventoriée mais plusieurs espèces déterminantes sont présentes :
Aegiphila membranacea (Lamiaceae), Licania cyathodes (Chrysobalanaceae), Ormosia cinerea
(Fabaceae), Cereus hexagonus (Cactaceae), Ilex jenmanii (Aquifoliaceae), Swartzia bannia
(Fabaceae), Eschweilera congestiflora (Lecythidaceae), Miconia tschudyoides (Melastomataceae),
Turnera glaziovii (Passifloraceae), Qualea rosea (Vochysiaceae).
Concernant la faune, le marais de Coswine constitue un site exceptionnel en Guyane. En effet, une
belle population de lamentins (Trichechus manatus), de loutres géantes (Pteronura brasiliensis) et de
Loutres communes (Lontra longicaudis) occupe ce réseau hydrographique ainsi qu'une riche avifaune
aquatique dont notamment le busard de Buffon (Circus buffoni), la buse buson (Buteogallus
aequinoctialis), le milan à long bec (Rostrhamus hamatus), le canard musqué (Cairina moschata), le
caurale soleil (Eurypyga helias) et le très rare courlan brun (Aramus guarauna). Les forêts
marécageuses sont également riches et abritent régulièrement la coracine col-nu (Gymnoderus
foetidus) et le milan bec-en-croc (Chondrohierax uncinatus). Ces forêts, aux seindes secteurs à
palmiers-bâches, accueillent également le rare ara noble (Diopsittaca nobilis).
Plusieurs espèces patrimoniales de poissons sont aussi recensées dans le marais et notamment des
espèces estuariennes endémiques du plateau des Guyanes comme Pimelodella macturki,
Hypostomus watwata ou le très rare Ctenobrycon spilurus qui n'est connu en Guyane que de ces lieux
et des rizières de Mana.
Les forêts de terre ferme isolées au sein du marais possèdent une faune diversifiée avec la présence
du saki à face pâle (Pithecia pithecia), de nombreux singes hurleurs (Alouatta macconnelli), du jaguar
(Panthera onca), mais aussi d'oiseaux rares et discrets comme la harpie huppée (Morphnus
guianensis) ou l'organiste de Finsch (Euphonia finschii), témoignant de la qualité et de la tranquillité
des lieux.
Concernant l'herpétofaune du marais, on note la présence de belles populations de caïman à lunettes
(Caiman crocodilus) et de caïman rouge (Paleosuchus palpebrosus). Les zones sableuses de terre
ferme abritent le lézard Cnemidophorus lemniscatus.
Signalons encore l'existence d'un petit village amérindien dont la population tire sa subsistance du
milieu naturel (chasse, pêche, abattis). Des vestiges de l'histoire du bagne sont également visibles et
servent de support à des circuits touristiques dans la zone qui est incluse dans le territoire du Parc
Naturel Régional.
23 Pour rappel, le SAR autorise les aménagements suivants au sein des ZNIEFF de type I :
- Des structures d’hébergement de type écolodge minimisant leur impact écologique et paysager, - Au sein des ZNIEFF situés en continuité d’espaces urbanisés, ou urbanisables les projets doivent préserver les caractéristiques des milieux et les espèces qui ont justifié de l’inscription du site en ZNIEFF de type I, - Les ouvertures ou extensions de carrières sont soumises à une étude au cas par cas. La réhabilitation des espaces et en outre obligatoire.
L’ensemble des ZNIEFF de type I sont également classée en tant qu’Espaces Naturels à Haute Valeur Patrimoniale (ENHVP), ce qui impose de nouvelles contraintes à l’aménagement.Projet
À Site d'étude
FF Périmètre à 10 km
Zones protégées
Reserves Naturelles
Nationales
CA Arreté de Protection
Biotope
MMA Domainedu CELRL
Zones conventionnées
ET Ramsar
Zones d'inventaire
M ZNIEFF de type 1
© Voltalia - Tous droits réservés - Sources :
Carte Topographique 1:50000 © IGN (2012) - Cartographie : Biotope, 2019-07-21704:10:40
M ZNIEFF de type 2
- Contexte
environnemental
Site photovoltaïque
de la Piste Sainte-Anne
|
= —
F
en
}
EVE
“du Maroni'à l'Iracoubo Es
Mangroves'et vasières
€! à
PSE Rizières de Mana
——————
Forêt d'Organabo'e
du Palmier à huile'A
+)
page 77
VOLTALIA- Etude d’impact d’un projet de centrale électrique hybride sur la commune de Mana – Mars 2020
Figure 14 : Contexte environnemental (source : BIOTOPE)page 78
VOLTALIA- Etude d’impact d’un projet de centrale électrique hybride sur la commune de Mana – Mars 2020
b ZNIEFF terrestre de type II : Crique Sainte-Anne
La ZNIEFF de la Crique Sainte-Anne (type II) située dans le secteur nord-ouest de la Guyane
comprend la totalité du bassin versant de la crique Sainte-Anne appelée encore crique Petite-
Acarouany. La forêt de Sainte-Anne appartient aux collines et chaînons de la plaine septentrionale.
Sur le plan géomorphologique, elle présente globalement une topographie peu perturbée avec une
altitude culminant à 80 m.
Les principaux milieux qui composent cette ZNIEFF couvrent différents types de forêts allant de la
forêt inondable de bas-fonds, les forêts ripicoles et marécageuses à la forêt de terre ferme de basse
altitude. Cette dernière est représentée par deux formations distinctes : la forêt haute qui se
développe sur sols ferrallitiques et la forêt sur sables blancs, physionomiquement différente avec une
voûte moins élevée et un cortège floristique caractéristique.
La flore montre une grande diversité spécifique avec plus de 70 familles inventoriées. Elle présente de
belles populations de fougères arborescentes avec 3 espèces inventoriées. De plus, une fougère
terrestre Lindsaea lancea var. elatior atteint ici, d'après un spécimen d'herbier de 1855, l'extrémité
orientale de son aire de répartition.
Dans les bas-fonds sableux, on peut noter la présence du palmier à huile américain (Elais oleifera). La
forêt sur sables blancs associée aux forêts marécageuses et pinotières joue un rôle fonctionnel non
seulement en termes d'habitat pour des populations végétales et animales, mais aussi comme zone
particulière d'alimentation lors des mouvements migratoires saisonniers (en fin de saison des pluies)
des grands oiseaux frugivores (Psittacidés, Ramphastidés et Contingidés). Le bassin versant de la
crique reste également très attractif pour la grande faune. On signale toujours la présence du tapir
(Tapirus terrestris) et de deux gros félins : le puma (Puma concolor) et le jaguar (Panthera onca).
Le site présente une faune aquatique diversifiée avec un cortège d'espèces caractéristiques des
milieux ripicoles comme l'onoré zigzag (Zebrilus undulatus), le héron Agami (Agamia agami), la
coracine chauve (Perissocephalus tricolor) ou encore la moucherolle royale (Onychorhynchus
coronatus).
La crique elle-même possède quelques belles originalités avec la présence de poissons endémiques
de Guyane comme Hyphessobrycon simulatus et Krobia itanyi, ou des espèces rares comme la
gymnote Rhamphichthys rostratus et le curimatidé Steindachnerina varii.
Concernant l'herpétofaune, signalons la présence d'Atelopus flavescens et d'Otophryne pyburni.
Cette ZNIEFF, incluse dans le territoire du Parc Naturel Régional, comprend, dans sa zone nord, des
lotissements agricoles. Elle est également désignée en forêt aménagée de l'Office National des Forêts
(ONF). Par ailleurs, elle comporte des gisements importants de kaolinite qui ont fait l'objet de projets
d'exploitations, aujourd'hui en suspens.
4.3.2.3. Espaces naturels conventionnés
a Convention Ramsar
La convention Ramsar est une convention internationale signée par la France, entrée en vigueur en
1971. Elle entend préserver les zones humides et promouvoir l'utilisation rationnelle de leurs
ressources et travaille à élaborer et maintenir un réseau international de zones humides importantes
pour la conservation de la biodiversité mondiale, notamment pour l’avifaune, et les services
écosystémiques rendus. Plus de 2 100 zones humides d'importance mondiale sont inscrites sur la
liste Ramsar dont 43 sont situés en France.
La qualité et l’étendue des habitats humides à l’embouchure de la basse Mana, ainsi que son
utilisation avérée par l’avifaune migratrice, ont incité à la mise en protection de ce secteur par la
convention Ramsar. Le sud de la zone délimitée par la convention se trouve dans un rayon de 10 km
autour de la zone d’étude, mais les habitats qu’elle protège en majorité (Marais de Coswine, Marais
de Panato, Rizières de Mana, …) sont très différents de ceux présent au sein de la zone d’étude.page 79
VOLTALIA- Etude d’impact d’un projet de centrale électrique hybride sur la commune de Mana – Mars 2020
4.3.2.4. Le Schéma d’Aménagement Régional (SAR,2016)
a Espaces Naturels de Conservation Durable
Les espaces naturels de conservation durable regroupent de vastes parties du territoire de la Guyane qui possèdent un caractère remarquable, sans faire l’objet de protections réglementaires, ou participent de cette « nature ordinaire » qui apporte de multiples services écologiques, notamment pour la protection des ressources en eau ou la prévention des risques.
Le SAR (2016) définit les usages autorisés de ces ENCD comme suit :
▪ « La création des équipements et services permettant de répondre aux besoins de base de la population (adduction d’eau potable, gestion des eaux usées, transport d’électricité, production d’énergies renouvelables, déchets, téléphonie…), à condition que les communes ne disposent d’aucun autre espace mobilisable, à charge pour les documents locaux d’urbanisme d’en
justifier la nécessité,
▪ Les travaux et aménagements nécessaires à la réduction de l’impact paysager des activités humaines. Il s’agit en particulier de l’intégration paysagère des réseaux d’utilité publique (enfouissement des nouvelles lignes, de l’existant lorsqu’il s’accompagne d’impacts visuels, travail sur les pylônes de téléphonie portable),
▪ La pratique de l'agriculture vivrière, réalisée par les populations rurales (notamment de l'intérieur et des fleuves), en relation avec l’organisation des villages autour desquels les habitants développeront des activités agricoles vivrières ou artisanales. Il s’agira de limiter le mitage du territoire et l’ouverture de voies de desserte qui pénètrent dans la forêt. Ces activités
doivent pouvoir se développer autour des villages existants dans un rayon restreint de quelques
kilomètres,
▪ La cueillette et la récolte de bois d’œuvre et de service pour l’usage des populations tirant traditionnellement leurs moyens de subsistance de la forêt,
▪ Les installations, ouvrages, travaux ou activités liés à une production et à une gestion durables de bois d’œuvre et d’industrie, dans les ENCD non soumis à un régime de protection ou de conservation écologique et paysagère particulier,
▪ La construction de carbets, de gites ruraux, d’hébergements ou de restauration, de «maisons de la nature » ou écomusées ainsi que des projets intégrés à l’environnement de type parcs animaliers, pour le développement d’activités écotouristiques,
▪ Les équipements de production et de transport d’énergie (biomasse, solaire, géothermique), lorsque cette localisation répond à des nécessités inhérentes aux dits équipements et en cohérence avec le Schéma Régional Climat Air Energie (SRCAE),
▪ Les ouvertures ou les extensions de carrières situées dans les zones de ressources potentielles à prendre en compte définies par le Schéma des carrières de la Guyane. Ces ouvertures doivent être justifiées par la spécificité des matériaux et l’intérêt de l’exploitation par rapport aux solutions alternatives, en tenant compte des caractéristiques écologiques et paysagères du site
et à condition de maitriser les impacts,
▪ La réalisation d’infrastructures de transport et d’installations nécessaires à la sécurité civile, à condition de démontrer qu’aucun autre emplacement ou aucune autre solution technique n’est envisageable à un coût économique ou environnemental supportable pour la collectivité,
▪ L’amélioration des dessertes aériennes et fluviales, ainsi que des dessertes routières locales nécessaires au désenclavement du territoire,
▪ Les installations, ouvrages, travaux dont la vocation scientifique particulière justifie l’implantation dans ces espaces peuvent y être réalisés,:
|
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E $
8
Projet
13 Zone d'étude
Destination des sols
(SAR 2016)
| Espaces agricoles
page 80
VOLTALIA- Etude d’impact d’un projet de centrale électrique hybride sur la commune de Mana – Mars 2020
▪ Les constructions et aménagements nécessaires pour la signalisation et la mise en valeur des espaces naturels : aménagements légers permettant de canaliser la fréquentation et de favoriser l’observation des biotopes, tels que chemins et stationnements, des pontons et cales de mise à l’eau. »
La zone d’étude se trouve intégralement incluse dans un ENCD. L’objectif du projet étant la création
d’un site de production d’énergie photovoltaïque, ce projet est en conformité avec la destination
qu’attribue le SAR à ces terrains.
4.3.2.5. Trame verte et bleue
Dans le cadre de l’application de la trame verte et bleue à la région Guyane, le SAR (2016) a défini
des corridors écologiques de différente nature. La zone d’étude n’est concernée directement par
aucun de ces corridors écologiques.
Signalons cependant la formalisation d’un des corridors écologiques du littoral sous pression, au nord
du bassin versant de la Crique Sainte-Anne (qui s’écoule à l’est du site), au-delà de la RN1. Ces
corridors correspondent à des espaces identifiés dans la carte de destination des sols ayant vocation
à maintenir et préserver des enjeux de biodiversité, au sein de zonages agricoles, urbains,
économiques ou naturels (SAR, 2016).
Dans le cas présent, il s’agit du quatrième corridor écologique du littoral sous pression défini par le
SAR.vIl a pour vocation de maintenir le lien entre le bassin versant de la crique Sainte-Anne et les
zones humides de la ZNIEFF de type I de la Crique et des Marais de Coswine. La majorité des
espaces identifiés par ce corridor ne sont pas directement concernés par le projet. Seuls les habitats
situés en amont, au sein de l’ENCD seront affectés par le projet.
Figure 15 : Destination des sols (SAR, 2016) (source : BIOTOPE)