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Arrêté - Préfecture - Guyane - 18074 Demande de dérogation Anabate des palmiers
Document publié le Mercredi 25 mars 2015
Lien du pdf (Arrêté - Préfecture - Guyane - 18074 Demande de dérogation Anabate des palmiers)
Thèmes du document : Espaces terrestres et maritimes, Environnement, Aménagement du territoire,
Supermarché Hyper U, Saint-Laurent-du-Maroni, JKS Finances
Dossier de demande de dérogation « Anabate des palmiers » – Pelletier V. déc. 2018
VINCENT PELLETIER – EXPERTISES FAUNE FLORE
Dossier de demande de
dérogation « Anabate des
palmiers » Supermarché Hyper U, Commune de Saint-
Laurent-du-Maroni, JKS Finances
Vincent Pelletier
11/12/2018Supermarché Hyper U, Saint-Laurent-du-Maroni, JKS Finances
Dossier de demande de dérogation « Anabate des palmiers » – Pelletier V. déc. 2018 Page 2
Sommaire
Introduction ........................................................................................................................................... 3
1. Objet de la demande ...................................................................................................................... 4
2. Présentation du projet ................................................................................................................... 6
2.1. Présentation du demandeur ................................................................................................... 6
2.2. Présentation du projet ........................................................................................................... 7
2.3. Justification du projet ............................................................................................................. 9
2.4. Alternative d’évitement.......................................................................................................... 9
3. Synthèse des expertises ornithologiques ..................................................................................... 10
4. Anabate des palmiers (Berlepschia rikeri) .................................................................................... 11
4.1. Synthèse des connaissances au niveau mondial....................................................................... 11
4.2. Synthèse des connaissances en Guyane ................................................................................... 13
4.3. Enjeux de conservation par rapport au projet .......................................................................... 15
5. Conclusion .................................................................................................................................... 19
Bibliographie ........................................................................................................................................ 20
Tableaux de synthèse ........................................................................................................................... 21Supermarché Hyper U, Saint-Laurent-du-Maroni, JKS Finances
Dossier de demande de dérogation « Anabate des palmiers » – Pelletier V. déc. 2018 Page 3
Introduction
Le projet de construction d’un supermarché « Hyper U » à l’entrée de Saint-Laurent-du-Maroni a fait
l’objet d’une étude d’impact sur la faune et la flore en 2016 (Biotope).
Cette étude met en évidence un site relativement pauvre, avec une majorité de milieux naturels
dégradés aux bords de la route, sur le site même d’implantation du supermarché. Par contre, le reste
de la parcelle est occupée par une formation forestière marécageuse mature, qui nécessite une prise
en compte. Cette formation végétale remarquable est essentiellement située en zone
inconstructible, mais une petite partie se trouve directement concernée par les aménagements.
L’étude ornithologique a révélé la présence d’Anabates des palmiers (Berlepschia rikeri) sur le site. Ce
passereau est une espèce rare et menacée en Guyane. De plus, elle est protégée avec son habitat
depuis 2015.
Les travaux de terrassement ayant une incidence sur le biotope de cette espèce, une demande de
dérogation pour destruction d’habitat est ici demandée.
Ce rapport présente les différents aspects de cette demande. En introduction, un rappel de
législation est apporté pour cerner l’objet de la demande.
Après une présentation du demandeur et du projet, une justification de l’absence de solution
d’évitement est apportée (textes issus du demandeur et du bureau d’études AGIR). Vient ensuite un
court rappel des expertises ornithologiques menées pendant l’étude d’impact (Biotope, 2016).
La deuxième partie explique en détail la problématique qui concerne l’Anabate des palmiers :
synthèse des connaissances au niveau mondial, statut en Guyane, résultats de l’étude
complémentaire, enjeux et impacts de la population concernée par le projet, mesures d’atténuation
en prenant soin de respecter la séquence « Éviter-Réduire-Compenser ».Supermarché Hyper U, Saint-Laurent-du-Maroni, JKS Finances
Dossier de demande de dérogation « Anabate des palmiers » – Pelletier V. déc. 2018
1. Objet de la demande
Les oiseaux de Guyane sont protégés par l’arrêté du 25 mars 2015, « fixant la liste des oiseaux
représentés dans le département de la Guyane protégés sur l'ensemble du territoire et les modalités
de leur protection ».
L’article 2 fixe la liste des espèces qui bénéficie d’une protection de leur zone de nidification ou
d’alimentation, au-delà de la protection des individus. L’Anabate des palmiers (Berlepschia rikeri) est
protégé par cet article, plus communément qualifié de « protection avec habitat ».
Extrait de l’arrêté du 25 mars 2015 - Article 2 :
Pour les espèces d'oiseaux dont la liste est fixée ci-après (1) :
I. - Sont interdits sur tout le territoire du département de la Guyane et en tout temps :
- la destruction ou l'enlèvement des œufs et des nids ;
- la destruction, la mutilation, la capture ou l'enlèvement des oiseaux dans le milieu naturel ;
- la perturbation intentionnelle des oiseaux notamment pendant la période de reproduction et de
dépendance, pour autant que la perturbation remette en cause le bon accomplissement des cycles
biologiques de l'espèce considérée.
II. - Sont interdites sur les parties du territoire du département de la Guyane où l'espèce est présente, ainsi que dans l'aire de déplacement naturel des noyaux de populations existants, la destruction, l'altération ou la dégradation des sites de reproduction et des aires de repos des animaux. Ces interdictions s'appliquent aux éléments physiques ou biologiques réputés nécessaires à la reproduction ou au repos de l'espèce considérée, aussi longtemps qu'ils sont effectivement utilisés ou utilisables au cours des cycles successifs de reproduction ou de repos de cette espèce et pour autant que la destruction, l'altération ou la dégradation remette en cause le bon accomplissement de ces cycles biologiques.
III. - Sont interdits sur tout le territoire national et en tout temps la détention, le transport, la naturalisation, le colportage, la mise en vente, la vente ou l'achat, l'utilisation des spécimens prélevés dans le milieu naturel du territoire du département de la Guyane après la date d'entrée en vigueur de l'interdiction de prélèvement relative à l'espèce à laquelle ils appartiennent.
Les travaux réalisés pour le terrassement ainsi que les travaux de modification du tracé du canal ont
entrainé la dégradation de l’habitat fréquenté par l’Anabate des palmiers. Dans son courrier du 26
octobre 2018, la DEAL estime à 12065 m2 la surface de zone humide détruite. Le maître d’œuvre
confirme la destruction de quelques palmiers (3-4 individus) lors des travaux.
L’article 5 de l’arrêté de mars 2015 stipule que « Des dérogations aux interdictions fixées aux articles
2, 3 et 4 peuvent être accordées dans les conditions prévues aux articles L. 411-2(4°) et R. 411-6 à R.
411-14 du code de l'environnement, selon la procédure définie par arrêté du ministre chargé de la
protection de la nature. »Supermarché Hyper U, Saint-Laurent-du-Maroni, JKS Finances
Dossier de demande de dérogation « Anabate des palmiers » – Pelletier V. déc. 2018 Page 5
Article L411-2
I. – Un décret en Conseil d'Etat détermine les conditions dans lesquelles sont fixées :
1° La liste limitative des habitats naturels, des espèces animales non domestiques ou végétales non
cultivées ainsi que des sites d'intérêt géologique, y compris des types de cavités souterraines, ainsi
protégés ;
2° La durée et les modalités de mise en œuvre des interdictions prises en application du I de l'article
L. 411-1 ;
3° La partie du territoire sur laquelle elles s'appliquent, qui peut comprendre le domaine public
maritime, les eaux intérieures la mer territoriale, la zone économique exclusive et le plateau
continental ;
4° La délivrance de dérogations aux interdictions mentionnées aux 1°, 2° et 3° de l'article L. 411-1, à
condition qu'il n'existe pas d'autre solution satisfaisante, pouvant être évaluée par une tierce
expertise menée, à la demande de l'autorité compétente, par un organisme extérieur choisi en
accord avec elle, aux frais du pétitionnaire, et que la dérogation ne nuise pas au maintien, dans un
état de conservation favorable, des populations des espèces concernées dans leur aire de répartition
naturelle :
a) Dans l'intérêt de la protection de la faune et de la flore sauvages et de la conservation des habitats
naturels ;
b) Pour prévenir des dommages importants notamment aux cultures, à l'élevage, aux forêts, aux
pêcheries, aux eaux et à d'autres formes de propriété ;
c) Dans l'intérêt de la santé et de la sécurité publiques ou pour d'autres raisons impératives d'intérêt
public majeur, y compris de nature sociale ou économique, et pour des motifs qui comporteraient
des conséquences bénéfiques primordiales pour l'environnement ;
d) A des fins de recherche et d'éducation, de repeuplement et de réintroduction de ces espèces et
pour des opérations de reproduction nécessaires à ces fins, y compris la propagation artificielle des
plantes ;
e) Pour permettre, dans des conditions strictement contrôlées, d'une manière sélective et dans une
mesure limitée, la prise ou la détention d'un nombre limité et spécifié de certains spécimens.
Ce rapport met en évidence l’impact précis du projet sur cette espèce et le fait que celui-ci « ne nuise
pas au maintien, dans un état de conservation favorable, des populations des espèces concernées
dans leur aire de répartition naturelle. »
Le projet de l’hypermarché de Saint-Laurent-du-Maroni se justifie pour des raisons sociales et
économiques : « Dans l'intérêt de la santé et de la sécurité publiques ou pour d'autres raisons
impératives d'intérêt public majeur, y compris de nature sociale ou économique,… »Supermarché Hyper U, Saint-Laurent-du-Maroni, JKS Finances
Dossier de demande de dérogation « Anabate des palmiers » – Pelletier V. déc. 2018
2. Présentation du projet
2.1.Présentation du demandeur
Le demandeur de ce dossier de déclaration est :
JKS Finances SAS
1 rue du Port
97 320 SAINT LAURENT DU MARONI
Tel : 0594.27.83.11
Mobile : 0694.23.45.98
Courriel : jan.du@system-u.fr
Le suivi opérationnel du dossier est plus particulièrement fait par M. Jan Du, représentant de Super U
en Guyane.
Le maitre d’œuvre du projet d’aménagement d’infrastructures est :
Nord-Ouest Etudes Géomètre Expert
61,62,63 résidence Les Marinas – BP 46
97323 Saint Laurent du Maroni Cédex
Tél : 05 94 27 84 02
Courriel : contact@noege-guyane.com
Le bureau d’études chargé des aspects environnementaux est :
AGIR
Immeuble PATAWA
854 A route de Rémire
97354 Rémire-Montjoly
Courriel : phellot@agirenv.frSupermarché Hyper U, Saint-Laurent-du-Maroni, JKS Finances
Dossier de demande de dérogation « Anabate des palmiers » – Pelletier V. déc. 2018 Page 7
2.2.Présentation du projet
La zone du projet se situe le long de la RN1, en entrée de Saint Laurent du Maroni. La zone d’étude
est délimitée côté Nord par la RN1 et côté Sud par la zone marécageuse du secteur des Malgaches.
La superficie totale des 3 parcelles est de 42 750 m²
AI 425 : 22 750 m²
AI 1348 : 17 500 m²
AI 1349 : 2 500 m²
Les travaux seront réalisés sur la zone constructible de chacune des 3 parcelles citées
précédemment. Le supermarché se situera sur l’avenue Gaston Monnerville, selon le plan de
situation suivant.
Il est projeté de réaliser un centre commercial de type Hyper U de caractéristiques suivantes :
- 4100 m² de surface de vente sur un étage.
- 385 places de parking VL dont 194 couvertes sous la surface de vente.
- 50 places de parking 2 roues
- 10300 m² de toitureSupermarché Hyper U, Saint-Laurent-du-Maroni, JKS Finances
Dossier de demande de dérogation « Anabate des palmiers » – Pelletier V. déc. 2018 Page 8
- 7250 m² de surface revêtue (Voirie et trottoirs)
- 3750 m² d’espaces vert
L’accès au centre commercial depuis la RN1 se fera par l’aménagement d’un carrefour giratoire. Il
permettra de sécuriser les flux mais également de gérer la circulation venant du nouveau quartier
des Malgaches en cours d’aménagement par l’EPAG.
L’emprise du projet est de 21 363 m² sur un parcellaire de 42 750 m². Celui-ci sera positionné sur
l’ensemble de la zone UCb des 3 parcelles et n’empiètera pas sur la zone N du PLU.
Ce projet représente un bassin versant d’une surface de 2.1 ha et il intercepte un bassin versant
d’une surface de 1,7 ha composé d’une part par la moitié de la RN1 se déversant dans des fossés
longitudinaux et traversant la parcelle et d’autre part par les écoulements des parcelles voisines. Au
total ce projet a une zone d’influence de 3.8 ha.
Dans son état initial la parcelle concernée par l’aménagement est constituée d’une zone remblayée
située à une cote de l’ordre de 3,50 NGG, et une zone marécageuse située à une cote moyenne de 2
NGG. On distingue une masse de remblais sur laquelle se situe une villa inoccupée en cours de
démolition, et une masse de remblais plus à l’est formant un léger dôme dont les écoulements
rejoignent les fossés longitudinaux de la RN1 au Nord-Est et la zone marécageuse au Sud-Ouest.
Le projet empiètera sur la zone marécageuse sur une surface de 1,2 ha, jusqu’en limite de zone
constructible, coté sud Ouest, laissant intact la partie située au-delà (Zone N). La zone marécageuse
située en limite Nord Ouest (du côté de l‘hôtel Chez Julienne) restera en l’état sur une bande de 13 m
environ. Une étude Faune Flore a été menée en complément du présent dossier pour déterminer les
incidences sur le milieu naturel et apporter les compensations nécessaires.
Un canal creusé artificiellement au cours de l’aménagement des parcelles avoisinantes et
actuellement entretenu par la mairie traverse la parcelle constructible. Ce canal sera dévoyé en
limite de la zone constructible, sur la zone classée N au PLU, conformément à l’autorisation obtenue
auprès de la mairie de Saint Laurent du Maroni (annexe 1). Ce canal sort ainsi du cadre de la présente
déclaration dans la mesure où il va se trouver en dehors de la zone constructible.
Différentes mesures sont prévues pour limiter l’impact sur le milieu. Notament d’un point de vue
hydraulique, les eaux pluviales seront gérées par un réseau de caniveau à grille permettant de
réduire la vitesse d’écoulement des eaux pluviales, de limiter le débit de rejet et d’éviter la mise en
charge du réseau en restant au-dessus de la cote d’inondabilité. Les eaux de ruissellement des
parking seront traitées via un séparateur à hydrocarbure avant tout rejet vers le milieu naturel. Une
partie du parking sera située sous le magasin, limitant les risques de pollution aux hydrocarbures.
Les eaux usées seront collectées puis rejetées vers le réseau communal pour être traitées sur la
lagune de Fatima.Supermarché Hyper U, Saint-Laurent-du-Maroni, JKS Finances
Dossier de demande de dérogation « Anabate des palmiers » – Pelletier V. déc. 2018 Page 9
2.3.Justification du projet
Les enjeux de la commune de Saint Laurent du Maroni sont :
Une commune en développement avec de multiples projets
Une population en très forte croissance :
• dont le poids au sein de la Guyane ne cesse d’augmenter
• dont la part des moins de 20 ans est très grande (+ de 50 % a moins de 20 ans) Une situation sociale et économique délicate
• Un taux de chômage très important
• Un faible niveau de qualification de la population
• Une économie encore peu développée offrant de rares débouchés aux jeunes générations
La création du centre commercial permettra de doter la commune des outils pour : • Répondre aux besoins croissants de la commune
• Accompagner socialement et économiquement la croissance démographique ; • Attirer et développer de nouveaux secteurs et activités économiques.
•
Les enjeux économiques de ce projet sont la constitution d’une offre diversifiée et adaptée aux
besoins des guyanais de l’ouest.
Le secteur avenue Gaston Monnerville est un site idéal de par sa position en entrée de ville, à
proximité de la zone d’aménagement en cours par l’EPAG, de la ZAC St Maurice et du nouvel Hôpital
en cours de construction.
2.4.Alternative d’évitement
Aspect environnemental
Le site choisi est un site anciennement anthropisé, avec des zones de remblais déjà présentes et de
constructions près de l’avenue Gaston de Monnerville. Les occupations étaient d’ailleurs la plupart
illégales. Des défrichements important dans la zone exondée avaient déjà eu lieu depuis les années
60-70. En outre, ce site est disponible et constructible au PLU (zone UCb) de la ville de Saint-Laurent
du Maroni.
En général, les terrains disponibles en Guyane sont en majorité composés de faunes et flores denses.
La Guyane étant faiblement peuplée (environ 250 000 à 300 000 habitants), très vaste (83 500 km² -
quelque km² de moins que le Portugal) et composée à 95 % de forêts et marécages, les terrains
disponibles (à l’inverse de la Métropole) sont très souvent des zones de forets secondaires voire
primaires avec bien souvent des zones humides. Néanmoins, il y a très peu de discontinuités
écologiques au droit des terrains disponibles, hormis certains cas sur l’Ile de Cayenne (environ
150 000 habitants). Ces terrains sont souvent situés en lisière de forêt. Ce qui n’est plus réellement le
cas du projet de l’Hyper U de Saint-Laurent, à proximité d’un canal entretenu par la mairie depuis
plusieurs décennies. La notion de proportionnalité doit être prise en compte dans le contexteSupermarché Hyper U, Saint-Laurent-du-Maroni, JKS Finances
Dossier de demande de dérogation « Anabate des palmiers » – Pelletier V. déc. 2018 Page 10
guyanais, incomparable à celui de la Métropole, avec une dynamique socio-économique et culturelle
fortement différente.
Les sites à proximité de ce secteur stratégique d’implantation sont du même acabit (anthropisés de
longue date ou squattés), voire pour quelques-uns encore composés d’une forêt potentiellement
intéressante (secondaire de repousse ou humide). Ce projet ne peut donc pas être relocalisé sur une
parcelle proche qui présenterait moins d’impact pour l’environnement.
3. Synthèse des expertises ornithologiques
L’étude d’impact « faune flore » menée par Biotope en juillet 2016 avait mis en évidence la
présence de 38 espèces d’oiseaux sur l’ensemble du site.
Parmi ces espèces, 8 espèces sont protégées en Guyane.
L’Anabate des palmiers (Berlepschia rikeri) bénéficie de plus d’une protection intégrale de son
habitat, caractérisé par les formations marécageuses littorales à Palmiers-bâches (Mauritia
flexuosa). Il fait donc l’objet d’une demande de dérogation pour destruction d’habitat.
Les 7 autres espèces protégées (Onoré rayé, Héron strié, Urubu à tête jaune, Urubu noir, Râle kiolo,
Caracara à tête jaune, Donacobe à miroir) n’utilisent le site que de manière temporaire. Ces espèces
ne nichent a priori pas sur le site impacté et n’ont pas fait l’objet de demande de dérogation pour
destruction.Supermarché Hyper U, Saint-Laurent-du-Maroni, JKS Finances
Dossier de demande de dérogation « Anabate des palmiers » – Pelletier V. déc. 2018
4. Anabate des palmiers (Berlepschia rikeri)
4.1. Synthèse des connaissances au niveau mondial
Taxonomie
Classe : Aves
Ordre : Passeriformes
Famille : Furnaridés
Genre : Berlepschia
Nom scientifique : Berlepschia rikeri (Ridgway, 1887)
Ce passereau présente un plumage fortement contrasté, strié de noir et de blanc sur l’ensemble du
corps, excepté les ailes et la queue de couleur brun-roux.
Il est le seul représentant de son genre (Berlepschia) et se distingue nettement des autres membres
de sa famille (Furnaridés). Il n’y a pas de sous-espèce décrite au sein de ce taxon.
Anabate des palmiers (Berlepschia rikeri) – source : wikipedia.orgSupermarché Hyper U, Saint-Laurent-du-Maroni, JKS Finances
Dossier de demande de dérogation « Anabate des palmiers » – Pelletier V. déc. 2018 Page 12
Répartition mondiale
L’Anabate des palmiers (Berlepschia rikeri) est largement répandu à travers l’Amazonie, notamment
dans sa partie orientale et centrale. Il est également bien distribué dans le centre du Brésil, dans les
vallées qui parcourent le « cerrado ». L’espèce est moins répandue dans l’ouest de l’Amazonie. Ce
passereau vit en plaine et n’est pas présent au-dessus de 600 mètres.
C’est un oiseau sédentaire et aucun type de mouvement n’est connu chez cette espèce.
Carte de répartition mondiale de l’Anabate des palmiers – source : Neotropical Birds, déc. 2018
Biologie et écologie de l’espèce
L’Anabate des palmiers est un oiseau très discret, souvent caché dans les frondaisons des palmiers.
Ils vivent essentiellement en couples, mais ils peuvent aussi vivre par petits groupes familiaux de 3
ou 4 individus. Le mâle et la femelle adultes sont indiscernables, de même que les jeunes.
Cette espèce est probablement active toute la journée mais les courtes périodes de chant sont
principalement émises à l’aube ou au crépuscule.
Habitats
L’Anabate des palmiers est un passereau ultra spécialisé, puisqu’il ne vit que dans les formations à
palmiers-bâches (Mauritia spp.). Cet attachement étroit à un seul type de plante estSupermarché Hyper U, Saint-Laurent-du-Maroni, JKS Finances
Dossier de demande de dérogation « Anabate des palmiers » – Pelletier V. déc. 2018 Page 13
particulièrement rare chez les oiseaux. De petits bosquets de palmiers-bâches peuvent même suffire
à cet oiseau pour s’alimenter et se reproduire.
Alimentation
Avec son long bec mince, l’Anabate des palmiers capture des petits invertébrés du feuillage :
araignées, fourmis, coléoptères, hémiptères. Il arpente et prospecte dans le détail chaque foliole des
grandes feuilles de ces palmiers. C’est a priori un insectivore strict bien que la consommation des
fruits du palmier-bâche soit cité pour cette espèce (Birds of Suriname).
Nidification
Le nid de cette espèce est à ce jour strictement inconnu ! Les types de nidification sont très variés
dans cette famille. Cette espèce est peut-être cavernicole ou alors construit un nid caché dans les
frondaisons. Cet anabate est présumé monogame.
Les périodes de nidification sont totalement inconnues en Amazonie. Dans le cerrado brésilien, des
oiseaux nicheurs ont été collectés entre les mois de juillet et novembre. Cette espèce est très
territoriale et chante tout au long de l’année, ne permettant pas de déceler une période de
reproduction.
Enjeux de conservation au niveau mondial
Cette espèce est citée comme rare à peu commune sur l’ensemble de sa répartition. Partout elle
apparaît de manière ponctuelle à la faveur des populations de palmiers-bâches. Les couples vivent
espacés les uns des autres et les densités de cette espèce sont généralement faibles.
Les sous-populations se trouvent souvent isolées les unes des autres.
L’Anabate des palmiers est considéré par l’UICN au niveau mondial comme de « Préoccupation
mineure » (LC). En effet, son aire de répartition est extrêmement étendue et ses effectifs sont
encore nombreux (estimés à plus de 10 000 individus).
Bien que ses populations soient évaluées avec une tendance à la baisse, cette chute d’effectifs ne
semble pas suffisante pour menacer la survie de cette espèce.
4.2. Synthèse des connaissances en Guyane
Distribution géographique
L’Anabate des palmiers présente une distribution très limitée en Guyane, restreinte à quelques
localités de la bande littorale. 167 données d’observation de cet oiseau permettent de distinguer une
quinzaine de localités, dont quelques noyaux présentant de plus fortes populations (St-Laurent-du-
Maroni, Mana, Sinnamary, Kourou, région de Cayenne)
Cette distribution est soigneusement calquée sur la distribution des palmiers-bâches en Guyane.
Ainsi il est probablement présent dans les grandes forêts marécageuses du nord-est de la Guyane.Supermarché Hyper U, Saint-Laurent-du-Maroni, JKS Finances
Dossier de demande de dérogation « Anabate des palmiers » – Pelletier V. déc. 2018 Page 14
Carte de localisation en Guyane de l’Anabate des palmiers– source : Faune-Guyane, déc. 2018
Habitat
En Guyane, comme sur l’ensemble de son aire de répartition, l’Anabate des palmiers est strictement
lié à la présence de formations marécageuses à palmiers-bâches (Mauritia flexuosa).
Nidification
Aucune donnée de nidification n’est connue. La nidification a probablement lieu dans une cavité ou à
la base des frondaisons des palmiers. Les oiseaux chantent tout au long de l’année.
Enjeux de conservation au niveau guyanais
En Guyane les effectifs de l’Anabate des palmiers sont probablement peu nombreux, peut-être
inférieurs à 1 000 individus matures. Ce calcul s’effectue sur la base de <1 couple par km2, sur une
surface d’environ 500 km2 d’habitat favorable.
De plus, en raison de la dégradation régulière de son habitat (drainages littoraux et urbanisation),
une perte régulière d’habitat favorable est notée, entrainant une baisse des populations guyanaises.
En raison de ses faibles effectifs et de leur diminution probable, l’Anabate des palmiers est considéré
comme une espèce « En Danger » (EN) sur le territoire guyanais.Supermarché Hyper U, Saint-Laurent-du-Maroni, JKS Finances
Dossier de demande de dérogation « Anabate des palmiers » – Pelletier V. déc. 2018 Page 15
4.3. Enjeux de conservation par rapport au projet
Distribution et abondance sur le site
La méthodologie utilisée consista uniquement en des points d’écoute et d’observation, au
crépuscule et à l’aube, sur deux journées successives. En effet, les oiseaux chantaient spontanément
à cette période et se répondaient entre eux, permettant d’avoir une bonne évaluation du nombre
d’individus chanteurs.
L’Anabate des palmiers est une espèce qui se détecte très bien à l’aide de la « repasse » de son
chant. Mais cela entraine souvent des modifications du comportement des oiseaux observés, ce qui
n’aide pas forcément à les dénombrer et à comprendre la biologie des oiseaux sur le site (recherche
de nid).
Les inventaires réalisés par Biotope en juillet 2016 font état de trois données d’individus chanteurs,
géographiquement isolés les uns des autres.
Les inventaires complémentaires menés pour ce dossier se sont déroulés en novembre 2018. Les
observations du soir et celles de l’aube permettent d’identifier 3 oiseaux chanteurs dispersés les uns
des autres. De plus, une paire d’oiseaux a été observé (couple probable), le minimum d’individus
contactés est donc de 4 Anabates des palmiers.
Le couple observé se tenait précisément dans les palmiers de lisière, bordant le canal. Un couple
reproducteur est donc présent à proximité immédiate des aménagements prévus. Les deux autres
individus chanteurs se trouvent à des distances plus éloignées.
En raison de la concordance des informations collectées en 2016 et en 2018, qui font état de 3
individus chanteurs, on peut supposer que trois couples sont présents sur ce secteur, dont 1 couple
se trouve directement au contact du projet.
Sur la carte de localisation ci-dessous, les points orange signalent les localisations des observations
réalisées cette année :
- Le point au nord-est, situé hors parcelle, représente un individu chanteur actif le soir
et le matin suivant.
- Le point situé à l’ouest concerne un individu chanteur régulier, présent dans la
parcelle mais non concerné par les travaux.
- Les 2 autres points identifient les sites privilégiés du couple régulièrement observé à
proximité immédiate de l’implantation.Supermarché Hyper U, Saint-Laurent-du-Maroni, JKS Finances
Dossier de demande de dérogation « Anabate des palmiers » – Pelletier V. déc. 2018 Page 16Supermarché Hyper U, Saint-Laurent-du-Maroni, JKS Finances
Dossier de demande de dérogation « Anabate des palmiers » – Pelletier V. déc. 2018 Page 17
Impacts du projet sur la population locale et régionale
Le projet a sans aucun doute un impact direct sur le couple présent à proximité. Quelques palmiers
isolés ont été coupés lors des terrassements et de la modification du tracé du canal. Donc il y a une
petite perte d’habitat pour l’Anabate, car cette espèce profite en effet des palmiers isolés.
Les observations menées en 2018 montrent que le couple d’Anabate est toujours là, en lisière de la
formation et sur le petit groupe de palmiers isolés à l’est de la parcelle.
A ce stade, si aucun abattage supplémentaire n’est réalisé, ce couple devrait continuer à exploiter le
site. Il sera dérangé pendant la phase travaux mais il est probable que les oiseaux réoccupent
rapidement l’espace, tant ils sont attachées à ces formations végétales peu fréquentes.
L’impact sur la population locale (3 couples probables) se limite au dérangement temporaire d’un
des trois couples. Cet impact est considéré comme faible, n’entrainant aucune diminution des
effectifs sur le site.
Au niveau de Saint-Laurent-du-Maroni, l’Anabate apparaît comme bien distribué, présent à la faveur
de chaque grand bosquet de palmiers. Cette relative fréquence est un peu unique en Guyane et est
due aux palmeraies matures qui circulent le long des zones humides de cette région.
En Guyane, la population régionale d’Anabate des palmiers demeure mal connue et est estimée
comme étant inférieure à 500 couples, avec une tendance au déclin par perte d’habitat.
Mesures d’atténuation – « Séquence ERC »
Les travaux de terrassement étant déjà réalisés, ainsi que la transformation du tracé du canal,
quelques palmiers ont déjà été abattus. En ce sens, les meures d’évitement n’ont pu être envisagées
en amont. A ce stade, aucun abattage supplémentaire n’est prévu donc pas d’évitement
envisageable.
Au niveau de la réduction des impacts, aucune solution n’apparaît satisfaisante pour réduire le
dérangement des oiseaux pendant la construction. Les périodes de nidification n’étant pas connues
pour cette espèce, il est impossible d’envisager une période moins impactante qu’une autre.
La perte d’habitat étant d’ores et déjà réalisée (3-4 palmiers, un hectare perdu), une mesure
compensatoire s’avère nécessaire. La solution la plus simple et la plus efficace serait sans aucun
doute de profiter des espaces verts du supermarché pour replanter des jeunes palmiers-bâches.
(3750 m² d’espaces vert prévus).
Dans un premier temps les oiseaux n’iront pas sur les jeunes plants, mais dès que les palmiers auront
une taille moyenne, ils seront rapidement utilisés par les Anabates des palmiers présents aux
alentours.
La compensation sera réalisée par la replantation de 7 à 8 palmiers-bâches, soit plus que le nombre
de palmiers abattus. Le projet permettra ainsi une compensation directe sur le site des habitats
détruits.Supermarché Hyper U, Saint-Laurent-du-Maroni, JKS Finances
Dossier de demande de dérogation « Anabate des palmiers » – Pelletier V. déc. 2018 Page 18
En outre, une communication sera menée auprès de la mairie de Saint-Laurent-du-Maroni afin de
préserver, lors des curages de ce canal, les palmiers-bâches existants.
Impact sur l’Anabate des palmiers (Berlepschia rikeri)
Poste évalué Description ou quantification
Type d’impact Direct. Perte d’habitat suite à l’abattage de palmiers isolés. Indirect. Dérangement pendant la phase « travaux ».
Durée de l’impact Permanent pour la destruction d’habitat. Temporaire pour la perturbation de l’espèce.
Nature de l’impact
Destruction de quelques palmiers (<5 pieds matures) en lisière du canal
et du projet.
Perturbation importante pendant les phases de construction.
Pas de risque de destruction de nid si aucun palmier n’est abattu.
Statut juridique Espèce protégée avec son habitat (Article 2 arrêté mars 2015).
Enjeu de conservation Fort. L’espèce est évaluée comme étant « en danger » (EN) au niveau régional.
Impact par rapport à la
population locale
Faible. La zone humide liée au projet (bord de canal) est de faible
superficie et ne constitue qu’une petite portion du territoire d’un
couple. Dérangement mais pas de perte d’effectifs.
Impact par rapport à la
population guyanaise Faible.
Capacité de régénération Impossible sur les secteurs déforestés. Retour probable des oiseaux après les dérangements.
Appréciation générale Impact faible par dérangement temporaire et petite perte d’habitat. Pas de diminution des effectifs.
Mesure proposée
(compensation)
Maintien intégral de la formation à palmiers-bâches ainsi que des
palmiers isolés.
Plantation de 7-8 palmiers-bâches sur les espaces verts du centre
commercial.
Impact résiduel avec
mesure correctrice
Faible, lié au dérangement temporaire pendant la phase travaux. Perte
d’habitat compensée par la plantation de jeunes palmiers.Supermarché Hyper U, Saint-Laurent-du-Maroni, JKS Finances
Dossier de demande de dérogation « Anabate des palmiers » – Pelletier V. déc. 2018 Page 19
5. Conclusion
Ce projet de construction d’un supermarché s’inscrit dans un contexte environnemental mixte. D’une
part la zone d’implantation est à ce jour occupée par des friches arbustives qui présentent peu
d’intérêt de conservation. D’autre part, la formation forestière attenante est caractérisée par
l’existence de nombreux palmiers-bâches (Mauritia flexuosa). Ces formations constituent un habitat
singulier, caractérisé par des peuplements parfois mono-spécifiques de ce palmier spectaculaire. Ces
formations hydromorphes à palmiers-bâches ne sont pas présentes tout le long du linéaire côtier,
mais apparaissent localement et de manière dispersée.
L’étude d’impact environnemental réalisée en 2016 avait mis en évidence la présence de 38 espèces
d’oiseaux sur la parcelle, dont 7 sont protégées par l’article 3 de l’arrêté ministériel du 25 mars 2015,
et une seule est protégée avec son habitat : l’Anabate des palmiers (Berlepschia rikeri).
La demande de dérogation ici formulée concerne uniquement cette espèce, l’Anabate des palmiers,
en raison des risques forts de modification de son habitat ainsi que la destruction récente de
quelques palmiers isolés. Il s’agit notamment d’une espèce rare en Guyane (« en danger » UICN
régional), confinée à ce type de milieu naturel et probablement en déclin.
Les impacts engendrés par le projet sur ce passereau sont directs et permanents : abattage de
palmiers causant une perte d’habitat.
Le risque de destruction de nichées est nul désormais puisque les travaux de terrassement et de
déviation du canal sont terminés et qu’il n’est prévu aucun abattage supplémentaire. Aucune mesure
d’évitement n’est réalisée, le reste de la formation à palmiers-bâches se trouve en zone N non
constructible.
Aucune mesure de réduction n’est possible. Le dérangement temporaire des oiseaux n’impliquera
pas leur fuite définitive. Le site sera rapidement réutilisé par les oiseaux.
Une mesure compensatoire est proposée. Il s’agit de replanter des palmiers-bâches sur une partie de
cette parcelle, et notamment sur sa limite sud aux alentours du canal. D’ici quelques années cette
mesure sera réellement compensatoire car les individus gagneront en quantité d’arbres à explorer.
En parallèle, une mesure de sensibilisation auprès de la mairie visera à protéger ces palmiers lors des
entretiens du canal.
La séquence « Éviter-Réduire-Compenser » a été réalisée, mais les dommages sont déjà causés
(abattage de 3 ou 4 palmiers en 2018). La replantation de quelques dizaines de pieds sur les 3000 m2
d’espaces verts du supermarché compenserait la perte d’habitat.
En résumé, le projet n’entrainera aucune destruction directe d’individu, ni de nichée. Il entraine par
contre une perte d’habitat avec la destruction de quelques palmiers-bâches isolés près du canal.
Ce projet ne nuira pas au maintien d’un état de conservation favorable de cette espèce dans la
région de Saint-Laurent-du-Maroni. L’impact sur les populations locales et régionales de cette espèce
sera faible. La demande de dérogation ici formulée concerne le dérangement temporaire d’un
couple d’Anabates des palmiers, ainsi que la destruction d’habitat (<5 palmiers abattus).Supermarché Hyper U, Saint-Laurent-du-Maroni, JKS Finances
Dossier de demande de dérogation « Anabate des palmiers » – Pelletier V. déc. 2018
Bibliographie
BIOTOPE. 2010. Modernisation de l'inventaire ZNIEFF de Guyane Phase préliminaire. État
initial, listes déterminantes, programme d'acquisition de nouvelles données. 61 p.
HAVERSCHMIDT F. 1968. Birds of Surinam. Publisher, Oliver and Boyd, 1968
HILTY S., 2003. Birds of Venezuela. Christopher Helm, London.
UICN, 2017. Liste rouge des espèces menacées en France : Faune vertébrée de Guyane.
TOSTAIN O., DUJARDIN J.-L., ERARD C. & THIOLLAY J.-M., 1992. Oiseaux de Guyane. Société d'Etudes
Ornithologiques, Brunoy.
Documentation en ligne
http://www.oiseaux.net
http://www.oiseaux-birds.com
https://www.hbw.com
http://datazone.birdlife.org
http://www.iucnredlist.org
https://www.faune-guyane.fr
http://www.xeno-canto.org
https://en.wikipedia.org
www.legifrance.gouv.fr
http://www.guyane.developpement-durable.gouv.frSupermarché Hyper U, Saint-Laurent-du-Maroni, JKS Finances
Dossier de demande de dérogation « Anabate des palmiers » – Pelletier V. déc. 2018
Tableaux de synthèse
Nom français
Population
sous
l'emprise
du projet
Impact sur la
population
locale (sans
mesure)
Evitement Réduction
Impact sur la
population
locale (après
mesure)
Pourcentage
de
population
sauvegardée
Compensation
Anabate des
palmiers 1 couple Faible Non Non Faible 100% Replantation de palmiers-bâches sur les
espaces verts et les bords du canal.
Synthèse des mesures d’atténuation pour l’Anabate des palmiers
Nom français Nom scientifique Arrêté 2015 Dét ZNIEFF UICN mondial UICN Guyane Habitat Enjeu de
conservation
en Guyane
Impact
sans
mesure
Impact
avec
mesure
Description Mesure
Anabate des
palmiers
Berlepschia
rikeri Art. 2 Dét ZNIEFF LC EN
Palmiers-
bâches Fort Faible Faible
Replantation de palmiers-bâches
sur les espaces verts et les bords du
canal.
Synthèse des statuts, enjeux de conservation, impacts sur les populations locales et mesures d’atténuation pour l’Anabate des palmiers