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Procès Verbal - 1244733
Document publié le Mardi 28 février 2023 par la commune de Monts.
Lien du pdf (Procès Verbal - 1244733)
Thèmes du document : Budget, Fiscalité, Économie et finances,
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
1
Conseil Municipal du 28 février 2023
Procès-Verbal de la Séance n°2023-03
Date de Convocation
Le 22 février 2023
Nombre de conseillers
En exercice : 24
Présents : 17
Représentés : 06
Votants : 23
Le vingt-huit février deux mille vingt-trois, à vingt heures, les membres du Conseil Municipal, légalement convoqués le vingt-deux février deux mille vingt-trois, se sont réunis en séance ordinaire à l'Hôtel de Ville, sous la présidence de Monsieur Laurent RICHARD, Maire.
Etaient présents :
M. Laurent RICHARD, Maire,
Mme Guylène BIGOT, Mme Sandrine PERROUD, Mme Katia PREVOST, M. Alain JAOUEN, Maires-adjoints,
M. Daniel BATARD, M. Eric HENNEGUELLE, M. Philippe BEAUVAIS, M. Alain SALMON, M. Frédéric GRILLET, Mme Béatrice ODINK, Mme Sophie RANDUINEAU, M. Dominique GALLOT, Mme Katia CHAUVET, Mme Christelle ROMEO, Mme Silvia GOHIER-VALERIOT, M. Hervé CALAS, Conseillers Municipaux.
Pouvoirs :
M. Pierre LATOURRETTE à M. Laurent RICHARD,
Mme Bénédicte BEYENS à M. Alain JAOUEN,
M. Alain BARON à Mme Sandrine PERROUD,
Mme Dominique BOSA à M. Frédéric GRILLET,
Mme Cécile CHEMINEAU à Mme Katia PREVOST,
Mme Karine WITTMANN-TENEZE à Mme Béatrice ODINK.
Absente excusée : Mme Martine DELIGEON
Secrétaire de séance : Mme Katia PREVOST
M. RICHARD, le Maire, ouvre la séance du Conseil Municipal à vingt heures, procède à l’appel nominal des élus et constate que le quorum est atteint.DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
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ORDRE DU JOUR
– INFORMATIONS : MSP, buvette foot et stand de tir
1 – DECISIONS PRISES EN APPLICATION DE L’ARTICLE L.2122-22 DU CODE GENERAL DES COLLECTIVITES TERRITORIALES
2 – FINANCES
2-1 Rapport d’observations définitives de la Chambre Régionale des Comptes du Centre Val de Loire sur l’examen des comptes et de la gestion de la Commune de Monts au cours des exercices 2017 et suivants
2-2 Autorisation de Programme et Crédit de Paiement (AP/CP) – 2023-09 Serre bioclimatique 2-3 Autorisation de Programme et Crédit de Paiement (AP/CP) – 2023-10 Espace Cocteau système lumière
2-4 Autorisation de Programme et Crédit de Paiement (AP/CP) – 2023-11 Agrandissement cimetière des Griffonnes
2-5 Fiscalité directe locale – Taux d’imposition 2023
2-6 Vote du budget général 2023
2-7 Subventions communales aux associations - Année 2023
3 – DOMAINE ET PATRIMOINE
3-1 Avenant n°1 Convention d’engagement entre la Commune de Monts et la Société Civile de Moyens - Maison de Santé Pluridisciplinaires (MSP)
4 – DIVERS
4-1 Motion de soutien contre la fermeture d’une classe sur le RPI de Rigny-Ussé-Rivarennes-Saint-Benoît- la-Forêt
5 – QUESTIONS ET INFORMATIONS DIVERSESDÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
3
M. GRILLET souhaite savoir pourquoi l’approbation du procès-verbal du conseil municipal du 31 janvier 2023 n’est pas à l’ordre du jour de la séance.
M. RICHARD lui répond que sa rédaction n’est pas finalisée. Il précise qu’il sera adopté lors du prochain conseil municipal. M. GRILLET informe que le compte-rendu de la séance du 31 janvier n’est pas en ligne alors que le règlement intérieur prévoit un délai de 8 jours.
M. LHERITIER indique qu’il s’agit de la liste des délibérations, les comptes rendus de conseil ayant été supprimés. Il précise que cette liste a été transmise au service communication pour une mise ligne dans le délai légal d’une semaine.
A – Informations
M. JAOUEN présente les projets de la Maison de Santé Pluridisciplinaires (MSP), du stand de tir, de la buvette du Foot et du hangar photovoltaïque au service technique.
DEBATS
M. JAOUEN remercie l’aide que lui ont apporté Mme COLIN et M. ANDELAIN pour certains chiffrages. Il commence par faire le bilan de la MSP et du laboratoire. Il indique que la MSP est bien avancée, la partie intérieure étant pratiquement finalisée mais ajoute que nous sommes toujours en attente de la fibre. Concernant l’installation des praticiens, il informe que le neurologue et le cardiologue vont débuter leur activité à la mi-mars 2023, pour les autres praticiens ce sera au 1er avril 2023. Il précise que pour le laboratoire, la livraison pour travaux a déjà été effectuée et le locataire va pouvoir commencer les aménagements intérieurs qui sont à sa charge.
Il présente le bilan financier de l’opération et notamment son historique.
Il explique que pour débuter une opération, le chiffrage se base sur un ratio au mètre carré, or c’est une erreur car il faut également prendre en compte la spécificité du bâtiment et des équipements qu’il va accueillir. Sur cette base, la première estimation en 2019 était de 1.500.000 € ce qui n’était absolument pas réaliste mais c’est ce qui a permis d’amorcer le projet. Ensuite, lors de la rédaction des besoins, le coût des travaux a été évalué à 2.140.000 €. Il ajoute qu’à cette somme, il a fallu greffer un achat immobilier, ce qui fait qu’en 2020, le coût du projet était estimé à 2.740.207,72 €. En 2021, une consultation est lancée dont le retour se chiffre à 2.551.627 € auxquels il faut ajouter 725.000 € pour l’achat immobilier. Il conclut qu’en 2021, le marché s’élevait donc à 3.276.627,72 €.
Il explique que l’écart de prix entre 2020 et 2021 est dû au contexte sanitaire lié au COVID, avec un coût des matières premières, des matériaux et de la main d’œuvre qui a flambé. Il ajoute que cet écart s’explique également par le fait qu’initialement, seuls les 2/3 de la MSP devaient être aménagés, or entre temps, il a été décidé de réaliser les travaux sur l’ensemble de la surface du bâtiment. Il estime qu’il aurait été inacceptable de faire cohabiter des praticiens auscultant des patients avec le bruit et la poussière d’un chantier. Il se félicite de cette décision, car la MSP est complète et n’a plus de places disponibles pour les nouvelles demandes d’installation. Il explique qu’il a également fallu réajuster les besoins des praticiens en fonction des nouvelles arrivées. Il tient à souligner que la MSP a été construire sur un mode plug-and-play, c’est-à-dire que le bâtiment est prêt à l’emploi pour les praticiens, mais que cela a un coût. Il évoque également les mauvaises surprises survenues lors du chantier avec à la nécessité de renforcer la charpente et de créer une structure autoporteuse à l’intérieur du bâtiment ce qui a engendré un surcoût de 60.000 €. Il ajoute que les réseaux extérieurs et en sous-sol ont dû être repris car ils étaient totalement inadaptés aux besoins. Enfin, dans une moindre mesure, il indique qu’il y a eu un turn-over des praticiens ce qui a conduit à devoir réaliser des modifications dans certains bureaux.
Il informe que sont également à intégrer au coût de la MSP les travaux hors marché c’est-à-dire les travaux qui sont autour du bâtiment comme les raccordements ENEDIS, les arrivées de gaz, les voiries, le coût du chauffage provisoire… Il rappelle que ce projet va bénéficier de subventions d’un montant de 1.130.000 € dont 515.000 € alloués par l’Etat, 103.000 € par la Région, 412.000 € par le CRST et 100.000 € par le Département.
M. CALAS ajoute que la municipalité avait tablé sur 1.100.000 € dans le projet initial. M. JAOUEN souligne que la commune de Monts va disposer d’une maison de santé qui est largement enviée sur la Région. Il conclut en indiquant qu’au DCE (Document de Consultation des Entreprises) et avec les avenants, le montant de l’opération s’établit à 2.726.703,36 €, 343.007,56 € de dépenses hors marché et 725.000 € d’achat immobilier auxquels il faut soustraire 1.130.000 € des subventions soit un bilan final de l’opération de 2.664.710,92 €.
Concernant les travaux au stand de tir, il informe que le pas de tir de 25 mètres est finalisé, que celui de 10 mètres est en cours de lancement et qu’il sera terminé au 1er semestre 2023, et que celui de 50 mètres a été mis aux normes ERP (établissement recevant du public) pour 49 personnes mais qu’il reste à réaliser une issue de secours. Il indique que tous ces travaux ont été réalisés pour un budget actuel dépensé de 148.000 €.DÉLIBÉRATIONS
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Concernant le projet de buvette du foot, il annonce que la consultation va être réalisée début 2023 pour une ouverture de chantier sur cette même année et une réception fin 2023, pour un coût estimatif de 80.000 €.
Enfin, il présente le projet du bâtiment photovoltaïque et précise que l’on rencontre des soucis avec ENEDIS car ce sont des mois de délais pour obtenir des réponses et des raccordements. Il tient à souligner que la commune de Monts n’est pas la seule à rencontrer ces difficultés. Il explique que ce bâtiment aurait déjà dû être mis en chantier, mais que la commune est toujours dans l’attente de l’accord d’ENEDIS. Il rappelle que la commune a déjà obtenue l’accord du CEA. Il espère une fin de chantier fin 2023 mais tout dépend d’ENEDIS. Il informe que le coût du marché est estimé à 186.058,87 € et ajoute que ce bâtiment sera dénué de tout aménagement intérieur et qu’il sera dédié uniquement au stockage de véhicules.
M. GRILLET reconnaît que la MSP est un outil indispensable pour une commune comme Monts qui est la 13ème du département en terme de population. Ce qui lui pose problème, c’est la présentation des chiffres par rapport à la synthèse présente dans le rapport d’observations de la Chambre Régionale des Comptes (CRC). Il souhaite savoir si les chiffres présentés par M. JAOUEN sont hors taxes (HT) ou toutes taxes comprises (TTC).
M. JAOUEN lui répond que les chiffres de la CRC sont en HT et ceux présentés précédemment sont en TTC. M. GRILLET souhaiterait pouvoir comparer ces chiffres.
M. JAOUEN explique qu’il faut diviser les montants qu’il a présentés par 1,2 et qu’il ne faut pas oublier l’achat du terrain. M. GRILLET reprend qu’en 2020, l’estimation était de 2.100.000 € à laquelle il faut ajouter l’achat immobilier soit au total 2.700.000 €. Il poursuit qu’en 2021, suite à la consultation cette estimation passe de 2.700.000 € à 3.200.000 €. M. JAOUEN lui confirme ces chiffres en TTC.
M. CALAS souhaite préciser que le coût d’achat immobilier était au départ de 600.000 € puis il est passé à 725.000 €, mais qu’il ne s’agit pas d’une augmentation du prix du bien. En effet, à l’origine le laboratoire devait acheter sa partie pour 125.000 € mais qu’il a ensuite préféré être locataire, la commune a donc également acheté cette partie du bâtiment. Il précise que les montant présentés sont en TTC car la commune paie les factures en TTC.
M. GRILLET demande que lui soit précisé si le chiffre de 3.640.000 € présent en page 3 dans la synthèse du rapport de la CRC est en TTC ou en HT.
M. JAOUEN lui précise que toutes les sommes qu’il a présentées concernant la MSP sont issues du tableau de synthèse en page 67 du rapport de la CRC et ont été multipliées par 1,2.
M. GRILLET s’interroge sur la différence de montants entre la page 3 et la page 67 du rapport. M. CALAS rappelle que dans la synthèse, la CRC ne détaille pas son calcul, et que l’on ne sait donc pas comment est obtenu ce chiffre, il est donc difficile de lui répondre. Il ajoute qu’en tout cas, il n’est pas mentionné que le montant de 3.640.000 € soit du HT.
M. GRILLET souhaite savoir pourquoi dans le financement de cet investissement la part de subventions est passée de 40 % à 31 %.
M. CALAS explique que le montant des subventions est resté égal alors que le coût du projet a augmenté, il est donc logique que le taux de subventions ait diminué. Il rappelle que les membres du conseil municipal sont censés entendre une présentation du projet or l’on est déjà sur le débat concernant le rapport d’observations définitives de la CRC. M. GRILLET répond que ces deux points sont liés.
M. JAOUEN souhaite ajouter que M. GRILLET devrait prendre l’avis des médecins et des montois sur cet équipement. Il indique que ce qui est mis à la disposition du corps médical est fonctionnel et qu’il n’y a pas de fioritures. Il rappelle qu’il faut être conscient des difficultés pour s’approvisionner en matériaux, de l’inflation qui s’envole et qu’il a fallu suivre.
M. GRILLET indique qu’en octobre 2022, un article dans le Mag informait du projet de stand de tir et mentionnait un coût global.
M. JAOUEN répond que ce coût était un point d’avancement à octobre 2022 mais que ce n’était pas le coût final. Il ajoute qu’à la fin du projet une communication va être réalisée afin que les montois aient connaissance du coût final de cette rénovation.
M. GRILLET fait remarquer que cette communication était peut-être malheureuse.
M. JAOUEN l’admet mais souligne qu’elle a le mérite d’exister et que la mairie communique. M. GRILLET rapporte que le CEA a une attente d’un stand de tir qui lui correspondrait mais que cela n’a pas pu se faire avec la mairie, et que le commissariat va donc construire un stand de tir sur son site. M. JAOUEN lui répond qu’il n’a pas toutes les informations et évoque le secret défense. M. RICHARD souhaite connaître le rapport entre le stand de tir et le CEA.
M. GRILLET demande si une mutualisation n’aurait pas pu être mise en place.DÉLIBÉRATIONS
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M. RICHARD lui retourne la question en demandant si dans les précédents mandats, il a déjà réussi à mutualiser avec le CEA. M. GRILLET répond que par le passé, des équipements ont pu être mutualisés.
M. JAOUEN rétorque que c’est faux, et qu’un stand de tir existait déjà à Vaugourdon. M. RICHARD le confirme et précise que le CEA n’a jamais voulu s’intégrer au projet de stand de tir aux Griffonnes car un stand de tir existait déjà en interne. Il rappelle que dans le cas précis du projet de réhabilitation du stand de tir communal, la mairie a répondu à une demande de Mme FONTAINE, ancienne présidente, qui demandait depuis 15 ans, sans être entendue, une rénovation de cet équipement. Il rapporte que l’équipe municipale au début de son mandat, lui avait alors promis cette rénovation et tient à souligner que la promesse a été tenue.
Mme ROMÉO souhaite savoir si le stand de tir pourra accueillir des compétitions.
M. RICHARD répond que seulement des compétitions départementales pourraient être accueillies mais pas au-dessus. Il ajoute que seul le stand de tir de Châteauroux peut accueillir de grandes compétitions en région Centre. Il rappelle que ce stand de tir montois est tout de même très bien équipé et qu’il est adapté aux personnes en situation de handicap. Il précise que le club montois a eu des champions de France handisports et qu’un jeune montois est depuis l’an dernier, vice-champion de France.
M. JAOUEN ajoute que cet équipement est désormais conforme à la réglementation des ERP. M. GRILLET demande si la police municipale de Monts peut s’y entraîner.
M. RICHARD lui répond que non, la police municipale s’entraine à Chinon car il faut que le stand de tir soit équipé de simulateurs d’attaque avec des mannequins, ce qui n’est pas le cas à Monts.
M. JAOUEN invite les conseillers municipaux à aller voir le stand tir rénové.
M. RICHARD informe que la construction de la buvette du foot s’accompagnera d’une réfection de la salle des Griffonnes avec mise en place d’un accès public différent d’un accès sportif.
M. JAOUEN ajoute qu’un aménagement dédié au foot féminin va être réalisé avec deux vestiaires et un vestiaire arbitre.
B - Décisions prises en application de l’article L.2122-22 du Code Général des Collectivités Territoriales
MARCHES PUBLICS
DECISIONS OBJET ENTREPRISE ADRESSE TOTAL H.T. DATE DE SIGNATURE PERIODE D’EXECUTION
Marché
n°05/21
Marché de travaux –
Réhabilitation d’un
bâtiment existant en
Maison de Santé
Pluridisciplinaire
Lot 5 Menuiserie
intérieure – Avenant n°3
DUBOIS 37800 SEPMES 4 212,60 € 27/01/2023
C - Décisions
2023.03.01 FINANCES – Rapport d’observations définitives de la Chambre Régionale des Comptes du Centre Val de Loire sur l’examen des comptes et de la gestion de la Commune de Monts au cours des exercices 2017 et suivants
Rapporteur : M. Laurent RICHARD, Maire
DEBATS
M. RICHARD propose d’étudier le rapport de la CRC en s’appuyant sur sa synthèse. Il rappelle que la CRC a fait un focus sur le projet de la MSP et souligne que la première chose que la CRC a reconnu c’est que ce bâtiment répond à une problématique sanitaire dans le cadre des déserts médicaux. Il alerte que l’Indre- et-Loire est le département de la Région Centre qui compte le moins de médecins généralistes par habitant. Il présente les éléments de synthèse de la CRC présents en pages 3 et 4 du rapport, « Un projet de maison de santé pluridisciplinaire d’ampleur…qui répond à une problématique sanitaire…mais dont la conduite a révélé des défaillances en matière de passation des marchés…et dont l’identification des coûts, pour la commune, est perfectible. UneDÉLIBÉRATIONS
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situation financière saine et une gestion budgétaire et comptable insuffisamment maîtrisée » ainsi que les 5 recommandations de la CRC.
Il avertit que les manquements évoqués sur les marchés n’ont jamais remis en cause l’essence même du projet et sa viabilité, ce que la CRC précise bien dans le rapport.
Recommandation n° 1 : Mettre en ligne les documents budgétaires et informations financières conformément aux articles L. 2313-1 et R. 2113-8 du code général des collectivités territoriales (page 12). Recommandation n° 2 : Garantir la qualité des annexes présentées dans les documents budgétaires en s’assurant de leur fiabilité et de leur exhaustivité (page 14).
Recommandation n° 3 : Limiter l’utilisation de la procédure d’autorisations de programme et crédits de paiement (AP/CP) aux projets pluriannuels ayant une ampleur financière significative et en assurer un suivi fiable (page 17). Recommandation n° 4 : Adopter un règlement comptable et financier (page 22).
Il précise que ce règlement a été adopté lors de la dernière séance du conseil municipal. Recommandation n° 5 : Présenter à l’assemblée délibérante la planification des investissements et en assurer le suivi en cohérence avec les autres outils dédiés (AP/CP, vote par opération, rapport d'orientation budgétaire (ROB)) (page 30).
Il ajoute que M. JAOUEN vient de présenter les grands thèmes des investissements 2023 et que désormais, il va falloir présenter assez rapidement un Plan Pluriannuel d’Investissements (PPI) sur l’ensemble du mandat. Il rappelle que la commune a 12 mois pour corriger ce qui doit l’être.
M. GRILLET informe qu’une phrase dans la synthèse du rapport l’a heurté « un manque de rigueur et de transparence dans l’analyse des offres, les différents manquements constatés ne permettant pas de s’assurer d’une attribution conforme aux grands principes de la commande publique ». Il souhaite savoir à quoi cela fait référence. M. JAOUEN explique qu’à l’époque, la commune avait une personne, cheffe des ateliers municipaux, qui n’avait pas la connaissance requise pour analyser ce genre de dossier et précise que cela a conduit également à une envolée des coûts. Il se réjouit que la commune puisse compter désormais sur du personnel beaucoup plus veillant lors des analyses d’offres. Il rappelle avoir dû lui-même réaliser les analyses d’offres de la MSP. M. GRILLET demande de quand date ces analyses d’offres.
M. JAOUEN répond de 2019 à 2021.
M. GRILLET souhaite savoir quand est partie la personne à laquelle M. JAOUEN fait allusion. M. JAOUEN dit que cette personne est partie après la passation du marché de la MSP. M. CALAS rappelle que c’est la phase APD qui est le plus critiquée. Il explique qu’une enveloppe de 1.500.000 € avait été donnée pour ce marché mais quand le cabinet BREUST a été retenu une fois au stade de l’APD, il a alors annoncé une estimation du coût des travaux de plus de 2.000.000 €. Il rappelle les débats animés qui ont suivis. Il précise que la commission interministérielle de la qualité de la construction publique a été saisie et a répondu que cette augmentation était regrettable mais régulière. Cette commission préconise de toujours prévoir entre 30 et 50 % d’augmentation sur ce type de marché.
Il souligne que la CRC dit bien que la commune a fait tout ce qu’elle pouvait à ce sujet et que la seule chose qu’elle aurait pu faire à ce stade aurait été d’arrêté le projet et de relancer un appel d’offres. Il rappelle que la municipalité a fait le choix de continuer pour ne pas perdre de temps.
Il précise que même si des erreurs ont pu être commises, la CRC indique que la procédure est licite. M. RICHARD rappelle que ce rapport ne concerne pas que la MSP et regroupe certains points négatifs mais également d’autres très positifs.
M. GRILLET reconnaît mettre l’accent sur les points négatifs. Il s’interroge sur un paragraphe en page 10 : « des efforts à mener en matière de transparence financière et de fiabilité des comptes ». Il demande pourquoi la mairie en est arrivée là.
M. RICHARD indique qu’auparavant, il n’y avait pas du tout de transparence au niveau des orientations budgétaires et ajoute que le rapport précise en point 2.1 « Une amélioration récente du contenu des orientations budgétaires ». Il souligne que la commune est en progrès mais reconnaît que ce peut encore être perfectible. La CRC ajoute « Une information du citoyen à compléter », M. RICHARD s’engage à le faire et rappelle que pour toute municipalité la communication est difficile à maîtriser.
M. GRILLET dit que la commune n’est pas récente et que M. RICHARD était déjà maire sur le précédent mandat. Il s’étonne qu’en 2022, la CRC évoque un manque de transparence et de fiabilité des comptes. M. RICHARD répond que l’équipe municipale a une politique ambitieuse d’investissements, ce que reconnaît la CRC. Il indique que le rapport de la CRC relate tous les investissements qui ont été réalisés de 2017 à 2021 et estime que c’est assez fantastique. Il rappelle que cette politique ambitieuse implique que plusieurs projets soient menés en mêmeDÉLIBÉRATIONS
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temps, ce qui est chronophage et admet que parfois la municipalité est prise par le temps. Il tient à préciser qu’au moins la commune investit et entretient ses bâtiments, tout en maintenant un équilibre financier. M. CALAS demande à M. GRILLET ce qui a retenu son attention dans ce chapitre et qui lui faire dire que la gestion de la commune pose problème.
M. GRILLET répond tout ce qui suit car au 2.4, il est mentionné « Une piètre qualité des prévisions budgétaires ». M. CALAS lui demande ce qui est reproché à la commune sur ce point.
M. GRILLET indique que le débat d’orientations budgétaires n’a peut-être pas été suffisamment orienté sur des stratégies politiques. Il mentionne un passage « les prévisions de recettes et de dépenses ne doivent être ni surévaluées ni sous-évaluées ».
M. CALAS explique que le rapport reproche à la commune de surévaluer ses dépenses, d’avoir une trésorerie pléthorique et qu’elle fait preuve d’un excès de prudence. Il considère que ce n’est pas une si mauvaise chose car plus loin la CRC indique que les prochaines années vont être compliquées. Il estime que c’est assez contradictoire. Il reconnaît que la commune a pris une certaine sécurité, mais ajoute que dans un même temps, elle a fait des efforts dans la gestion du 011 et du 012, notamment sur le fait de renégocier les contrats et d’éviter de faire des stocks. Il souligne que cette gestion a permis d’améliorer les chiffres, de diminuer les dépenses et ainsi permettre d’envisager sereinement l’ouverture de la MSP et une suite pour la commune malgré la hausse des fluides. Il demande à M. GRILLET si c’est cette gestion qu’il reproche à la municipalité.
M. GRILLET répond qu’il lit les éléments présents dans le rapport de la CRC.
M. CALAS lui demande de ne pas se cacher derrière ce rapport, et de dire ce qu’il reproche à la municipalité. M. GRILLET entend qu’il y a eu des investissements mais dans un même temps, il lit dans le rapport « le ralentissement de l’exécution budgétaire a débuté en 2018 (52 % en dépenses, contre 73 % l’année précédente) ». M. CALAS explique que « ralentissement de l’exécution budgétaire » signifie que la commune a des projets mais n’arrive pas à aller jusqu’au bout ou dans un lapse de temps plus long. Il rappelle qu’en 2018, il y a eu démission du conseil municipal et la tenue de nouvelles élections municipales, ce qui a entrainé la mise en stand-by des projets. Il poursuit que l’année 2019 a été à peu près normal puis évoque 2020 et la crise du Covid. Il ne voit pas comment l’on peut analyser la situation des investissements et la réalisation de l’exécution des investissements sur les années 2018 à 2020 sachant tout ce qui s’est passé.
M. RICHARD rappelle que la commune a malgré tout investi pendant cette période. Il informe que la Métropole a un taux d’exécution de ses investissements de 30 %, ce qui signifie que 70 % des investissements prévus ne sont pas réalisés. Il remarque que la commune de Monts n’est pas à ce niveau-là.
Il rapporte que le point 3 du rapport fait état de points positifs : « une situation financière saine… une performance financière satisfaisante… une capacité d’autofinancement suffisante mais inférieure à la strate… des recettes dynamiques… des ressources fiscales en hausse mais contraintes… des ressources institutionnelles et de péréquation élevées… des ressources d’exploitation maintenues ». Il estime que cela semble prouver que la municipalité met en œuvre une politique assez ambitieuse tout en tenant compte des contraintes à la fois extérieures et internes. Il rappelle que la commune dispose de 12 mois pour s’améliorer sur les remarques présentes au point 2. Il ajoute que la CRC reconnait également que les investissements de la commune sont largement autofinancés. M. GRILLET explique que pour répondre à M. CALAS, le point 2 le fait douter de la bonne gestion de la commune. M. BEAUVAIS lui demande ce qu’il pense du point 3 du rapport et ajoute qu’il ne faut pas prendre que le négatif. M. GRILLET dit qu’il n’a pas de remarques particulières sur le point 3. Il évoque ne pas comprendre à quoi font allusion les deux scénarios évoqués pages 34 à 37 du rapport et souhaite savoir lequel la commune va choisir. M. CALAS explique que la CRC a pris les projets d’investissements évoqués lors d’une rencontre et a extrapolé. Il indique qu’il y a eu un quiproquo quand a été abordé le projet de l’école Daumain car les représentants de la CRC ont compris que la commune n’emprunterait pas pour ce projet et qu’elle le financerait en totalité en autofinancement. Il précise qu’avec les scénarios proposés, la CRC recommande à la commune de ne pas hésiter à recourir à l’emprunt. Il rappelle que la municipalité a fait un choix de gouvernance qui est de ne réaliser des emprunts que pour les gros projets, l’école Daumain en ferait partie. Il ajoute que si le choix est fait de lancer cet investissement, il faudra tout d’abord réfléchir au projet d’investissement et aux besoins de la commune puis ensuite au projet de financement. Il explique la CRC propose déjà des scénarios de financement alors que la commune n’a pas encore établi son projet d’investissement et n’a pas d’estimation quant au coût de réalisation.
M. RICHARD rappelle les termes de la page 35 du rapport.
M. CALAS explique que la CRC indique dans ce paragraphe qu’aujourd’hui les projets d’investissements de la commune sont soutenables.
M. GRILLET précise les propos de M. CALAS en ajoutant qu’il faudra recourir à l’emprunt. M. CALAS répond qu’il ne faut pas se leurrer car sur un projet de cette envergure la commune sera obligéeDÉLIBÉRATIONS
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d’emprunter. Il précise que l’idée est de ne pas dépasser un taux d’endettement qui serait compliqué à gérer et viendrait impacter les projets futurs.
M. RICHARD ajoute qu’il faut prendre en compte les 2 ou 3 prochaines années car il y a beaucoup d’inconnues. M. CALAS explique que si la CRC faisait le même travail aujourd’hui, le rapport indiquerait qu’elle ne peut pas réaliser ce projet sans recourir à l’emprunt compte-tenu des hausses de coûts qui vont intervenir sur 2023. M. GRILLET revient sur le point 2.4 où il est mentionné que « ces prévisions sont insincères puisque non fondées sur un risque ou une charge avérée ». Il demande si la municipalité a présenté le projet de l’école Daumain comme un projet qui allait forcément être réalisé.
M. CALAS explique qu’en 2019, la commune a passé une provision de 2.000.000 € pour ce projet mais qu’entre temps le projet de la MSP a connu quelques aléas, la provision a alors due être sortie pour finir la MSP. Il ajoute que la CRC a considéré les prévisions insincères puisque la provision n’a pas servi au projet d’origine. Il estime que cette provision était bien sincère car au moment où elle a été réalisée, la municipalité avait réellement le projet Daumain.
M. GRILLET évoque les 5 recommandations de la CRC, et demande si le conseil municipal aura un retour sur les actions menées.
M. RICHARD répond qu’il y a beaucoup de technique dans ces recommandations.
M. CALAS rappelle que la recommandation n°4 est traitée puisque le RBF a été adopté. M. RICHARD reprend les recommandations :
- Mettre en ligne les documents budgétaires et informations financières, il indique qu’ils seront mis en ligne. - Garantir la qualité des annexes présentées dans les documents budgétaires en s’assurant de leur fiabilité et de leur exhaustivité, il précise que ce sera demandé aux services.
- Limiter l’utilisation de la procédure d’autorisations de programme et crédits de paiement (AP/CP) aux projets pluriannuels ayant une ampleur financière significative et en assurer un suivi fiable, il assure que ce sera fait. M. CALAS indique qu’il pourra être demandé au conseil municipal d’en définir le seuil. M. RICHARD revient sur la dernière recommandation :
- Présenter à l’assemblée délibérante la planification des investissements et en assurer le suivi en cohérence avec les autres outils dédiés (AP/CP, vote par opération, rapport d'orientation budgétaire (ROB)), il indique que la municipalité essaiera de présenter cette année au conseil municipal un PPI se déroulant jusqu’à la fin du mandat.
M. GRILLET souhaite que l’assemblée délibérante ait des retours réguliers.
M. CALAS répond qu’il le verra par lui-même au fur et à mesure, que ces points passeront en conseil.
Mme ODINK trouve que le vocabulaire employé dans ce rapport est plutôt négatif pour la commune. Elle évoque le nombre de personnels non-titulaires qui a doublé entre 2017 et 2022 et les coûts de la MSP avec une enveloppe budgétaire qui a augmenté de 77 % par rapport au projet de départ.
M. JAOUEN lui demande si elle a écouté ce qui venait d’être dit.
M. RICHARD lui rappelle que le chiffrage de départ avait été largement sous-estimé. Il explique que si l’on prend la vraie estimation sur laquelle la municipalité aurait dû travailler, la CRC estime cette augmentation à 4 %. M. JAOUEN rappelle que le marché de travaux de la MSP ne comprend pas tout ce qui est extérieur mais que par honnêteté ces coûts ont été intégrés à l’opération.
Mme ODINK estime que des choses auraient peut-être pu se renégocier entre temps. M. JAOUEN lui répond que ce n’est pas possible une fois le marché passé.
Mme ROMÉO rappelle que le coût des matériaux a considérablement augmenté.
M. JAOUEN ajoute que la commune a eu la présence d’esprit de dire aux entreprises de commander tous les matériaux nécessaires dès la signature du marché car sans cela la MSP n’aurait toujours pas de fenêtres. M. RICHARD informe que le budget a été contenu et qu’il n’y a pas eu de dépassement du budget communal. Il rappelle que cet investissement est attendu par tous les montois et les médecins et qu’il va être productif car il va rapporter à la commune 90.000 € de loyers annuels. Il ajoute que cet équipement répond à un besoin sanitaire et que la commune peut en être fière car une structure mixant un laboratoire, une pharmacie et 23 professionnels de santé, cela n’existe nulle part ailleurs.
M. JAOUEN rappelle que ce qui a été réalisé c’est de l’indispensable et qu’il n’y a pas de superflu. Il ajoute que tout a été pensé pour l’avenir et notamment sur la maintenance du bâtiment.
Mme ROMÉO demande si le mobilier est à la charge des médecins.
M. JAOUEN lui confirme
M. RICHARD annonce à l’assemblée qu’une visite va être organisée.DÉLIBÉRATIONS
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Mme ODINK souhaite savoir à qui reviennent les charges d’entretien.
M. JAOUEN répond que comme pour tout locataire, l’entretien, le chauffage… sont à sa charge et qu’en cas de défaillance des systèmes, les réparations sont à la charge du propriétaire. Il rappelle qu’il y a également des garanties décennales.
M. CALAS indique que l’entretien courant de la chaudière et de la climatisation sont à la charge du locataire.
M. RICHARD prévient qu’un article va sortir le lendemain dans la Nouvelle République concernant ce rapport de la CRC. Il sera très attentif à son contenu et se renseignera auprès de ce média pour savoir comment les journalistes ont pu rédiger un article alors ce rapport n’était pas encore discuté en conseil municipal. Mme PERROUD suppose qu’il a dû y avoir une fuite.
M. GRILLET rappelle que ce sont des documents publics.
M. CALAS répond que non.
M. RICHARD explique que ce rapport ne devient public qu’après sa communication en séance du conseil municipal. Il rappelle qu’il ne faut pas anticiper les moments car c’est une faute.
M. GRILLET précise que cela n’émane pas de l’opposition.
M. RICHARD répond qu’il ne vise personne et transmet juste une information.
DELIBERATION
Monsieur Le Maire expose au Conseil Municipal que la Chambre Régionale des Comptes (CRC) du Centre Val de Loire a procédé au contrôle des comptes et de la gestion de la Commune de Monts pour les exercices 2017 et suivants.
A l’issue de ce contrôle, la CRC a transmis un rapport d’observations définitives à Monsieur le Maire, le 13 février 2023.
Conformément aux articles L.243-6 et R.243-13 du code des juridictions financières, ce rapport doit être communiqué à l’assemblée délibérante dès sa plus proche réunion et donner lieu à un débat.
Vu le code général des collectivités territoriales ;
Vu le code des juridictions financières et notamment ses articles L.243-6 et R.243-13 ;
Vu le rapport d’observations définitives de la Chambre Régionale des Comptes du Centre Val de Loire sur l’examen des comptes et de la Commune de Monts au cours des exercices 2017 et suivants, annexé à la présente délibération ;
Considérant qu’en application de l’article R.241-18 du code des juridictions financières, le rapport d’observations définitives de la Chambre Régionale des Comptes doit donner lieu à un débat lors de la première réunion de l’assemblée délibérante suivant sa transmission à l’ordonnateur et devient communicable aux tiers ;
Le Conseil Municipal,
Après en avoir délibéré, décide,
• De prendre acte de la communication du rapport d’observations définitives de la Chambre Régionale des Comptes du Centre Val de Loire sur l’examen des comptes et de la gestion de la Commune de Monts au cours des exercices 2017 et suivants, et des débats qui se sont tenus ;
• De dire que l’exécutif présentera à l’assemblée, dans un délai d’un an, les actions entreprises suite aux observations formulées par la CRC ;
• De dire qu’en application des dispositions de l’article R.421-1 du Code de Justice Administrative, la présente délibération peut faire l’objet d’un recours devant le Tribunal Administratif d’Orléans dans un délai de deux mois à compter de sa publication et/ou de sa transmission aux services de l’État.
Annexe 1DÉLIBÉRATIONS
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2023.03.02 FINANCES – Autorisation de Programme et Crédit de Paiement (AP/CP) – 2023-09 Serre bioclimatique
Rapporteur : M. Laurent RICHARD, Maire
DEBATS
M. GRILLET souhaite savoir si le montant de 68.000 € s’appuie sur une estimation ou un devis. M. RICHARD lui répond que le chiffrage a été réalisé sur devis.
DELIBERATION
Monsieur le Maire rappelle que la nomenclature budgétaire et comptable M57 prévoit, tout comme la nomenclature M14, la possibilité de recourir à la procédure de gestion pluriannuelle.
Cette modalité de gestion permet à la commune de ne pas faire supporter à son budget annuel l’intégralité d’une dépense pluriannuelle, mais les seules dépenses à régler au cours de l’exercice.
Les autorisations de programme (AP) constituent la limite supérieure des dépenses qui peuvent être engagées pour l’exécution des investissements. Elles demeurent valables, sans limitation de durée jusqu’à ce qu’il soit procédé à leur annulation. Elles peuvent être révisées. Ces autorisations de programme portent sur les grandes priorités municipales.
Les crédits de paiement (CP) correspondent à la limite supérieure des dépenses pouvant être mandatées pendant l’année pour la couverture des engagements contractés dans le cadre des autorisations de programme correspondantes.
Selon l’article R.2311.9 du CGCT, les autorisations de programme ou d'engagement et leurs révisions éventuelles sont présentées par le Maire. Elles sont votées par le conseil municipal, par délibération distincte, lors de l'adoption du budget de l'exercice ou des décisions modificatives.
Seul le montant global de l’AP/CP fait l’objet d’un vote. Une annexe budgétaire retrace le suivi pluriannuel de ces autorisations.
Vu le code général des collectivités territoriales, notamment les articles L.2311-3 et R.2311-9 ;
Vu la nomenclature budgétaire M57 à une programmation pluriannuelle des projets d’investissement afin de tenir compte des contraintes budgétaires et organisationnelles ;
Vu le règlement budgétaire et financier de la commune de Monts approuvé par la délibération n°2023.02.04 du Conseil municipal du 31 janvier 2023 ;
Considérant que le recours aux autorisations de programme et crédits de paiement améliore la lisibilité des engagements financiers à moyen terme ;
AP/CP N°2023-09 : Serre bioclimatique
La serre communale actuelle est trop petite par rapport à la production. De plus, elle ne permet pas d’avoir des végétaux de belles dimensions en bac afin de faire du fleurissement ponctuel notamment lors des manifestations. De plus, la bâche de la serre est à changer car elle se déchire par endroit.
Elle est située à l’ombre dans le fond du terrain des ateliers municipaux. Une telle localisation est inadaptée pour une serre de production horticole.
Elle est actuellement chauffée au fioul (problématique de prix et de vol).
Une nouvelle serre bioclimatique (sans système de chauffage avec énergie fossile) permettrait de faire des économies d’énergie.
Implantée le long du bâtiment photovoltaïque, elle bénéficierait d’un meilleur ensoleillement et donc permettraitDÉLIBÉRATIONS
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de produire des végétaux de meilleure qualité, ainsi que des végétaux de belles dimensions. L’eau de pluie provenant de la toiture du bâtiment photovoltaïque serait récupérée pour l’arrosage.
Les montants prévisionnels TTC se répartissent comme suit :
Travaux
Coût TTC 68.000 €
Le Conseil Municipal,
Après en avoir délibéré, décide, par 21 voix pour, une voix contre (Mme Karine WITTMANN-TENEZE par pouvoir à Mme Béatrice ODINK) et une abstention (Mme Béatrice ODINK),
• De créer cette autorisation de programme comme suit et de retenir une base prévisionnelle de 68.000 € TTC :
Quant à la répartition dans le temps de cette dépense, l’hypothèse envisagée est un taux de consommation suivant :
Autorisation
de programme
N°2023-09
Montant
prévisionnel
du programme
2023 2024
68.000 €
Crédits
de paiements
prévisionnels TTC
1.000 € 67.000 €
Recettes
prévisionnelles
Subventions DETR
2024 20.000 €
Autofinancement 1.000 € 47.000 €
• De dire qu’en application des dispositions de l’article R.421-1 du Code de Justice Administrative, la présente délibération peut faire l’objet d’un recours devant le Tribunal Administratif d’Orléans dans un délai de deux mois à compter de sa publication et/ou de sa transmission aux services de l’État.
2023.03.03 FINANCES – Autorisation de Programme et Crédit de Paiement (AP/CP) – 2023-10 Espace Cocteau système lumière
Rapporteur : M. Laurent RICHARD, Maire
DEBATS
M. RICHARD alerte qu’actuellement le régisseur de Cocteau monte les dispositifs d’éclairage à l’échelle. Il indique que cet équipement permettra de réduire le risque d’accidents.
M. JAOUEN rappelle que la commune ne dispose d’aucun dossier technique sur le bâtiment de l’Espace Cocteau et qu’à ce jour, la commune ne dispose d’aucunes données ou études de calcul de la résistance de la charpente. Il explique que ce système sera autoporté et ne sera pas accroché sur la structure du bâtiment. M. RICHARD informe que les étais posés il y a quelques temps par mesures de sécurité vont bientôt être enlevés car une sécurité a été constatée.
M. CALAS demande si avec la structure autoportée de la place va être perdue au sol. M. JAOUEN laisse répondre les personnes qui régissent l’Espace Cocteau.
M. RICHARD ajoute qu’il n’a pas non plus la réponse.
M. GRILLET informe que le groupe d’opposition votera contre cette délibération, car ses membres estimentDÉLIBÉRATIONS
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que cette somme pourrait servir à d’autres choses.
M. RICHARD lui demande s’ils ont une idée à quoi pourrait servir cet argent.
M. GRILLET répond sur de l’isolation ou d’autres projets.
M. JAOUEN rétorque qu’une charpente qui s’effondre dans un établissement recevant du public, ce n’est pas négligeable non plus.
DELIBERATION
Monsieur le Maire rappelle que la nomenclature budgétaire et comptable M57 prévoit, tout comme la nomenclature M14, la possibilité de recourir à la procédure de gestion pluriannuelle.
Cette modalité de gestion permet à la commune de ne pas faire supporter à son budget annuel l’intégralité d’une dépense pluriannuelle, mais les seules dépenses à régler au cours de l’exercice.
Les autorisations de programme (AP) constituent la limite supérieure des dépenses qui peuvent être engagées pour l’exécution des investissements. Elles demeurent valables, sans limitation de durée jusqu’à ce qu’il soit procédé à leur annulation. Elles peuvent être révisées. Ces autorisations de programme portent sur les grandes priorités municipales.
Les crédits de paiement (CP) correspondent à la limite supérieure des dépenses pouvant être mandatées pendant l’année pour la couverture des engagements contractés dans le cadre des autorisations de programme correspondantes.
Selon l’article R.2311.9 du CGCT, les autorisations de programme ou d'engagement et leurs révisions éventuelles sont présentées par le Maire. Elles sont votées par le conseil municipal, par délibération distincte, lors de l'adoption du budget de l'exercice ou des décisions modificatives.
Seul le montant global de l’AP/CP fait l’objet d’un vote. Une annexe budgétaire retrace le suivi pluriannuel de ces autorisations.
Vu le code général des collectivités territoriales, notamment les articles L.2311-3 et R.2311-9 ;
Vu la nomenclature budgétaire M57 à une programmation pluriannuelle des projets d’investissement afin de tenir compte des contraintes budgétaires et organisationnelles ;
Vu le règlement budgétaire et financier de la commune de Monts approuvé par la délibération n°2023.02.04 du Conseil municipal du 31 janvier 2023 ;
Considérant que le recours aux autorisations de programme et crédits de paiement améliore la lisibilité des engagements financiers à moyen terme ;
AP/CP N°2023-10 : Espace Cocteau – Système lumière
L’équipe municipale souhaite faire de Monts une ville dynamique dans laquelle la culture est accessible à tous. A cet effet, la saison culturelle proposée a été renforcée dans sa diversité mais également dans sa politique tarifaire. Cette évolution nécessite de disposer d’un équipement adaptable aux multiples usages. Le système de lumière (barre de face et grill) fait partie des moyens techniques à faire évoluer.
Ainsi Monsieur Le Maire propose de moderniser l’installation présente sur site. Compte-tenu du coût prévisionnel (150.000 € TTC) et de la durée des travaux, cet investissement peut se programmer sur deux exercices comptables.
Le Conseil Municipal,
Après en avoir délibéré, décide, par 19 voix pour et 4 voix contre (M. Frédéric GRILLET, Mme Béatrice ODINK, Mme Dominique BOSA par pouvoir à M. Frédéric GRILLET et Mme Karine WITTMANN-TENEZE par pouvoir à Mme Béatrice ODINK),DÉLIBÉRATIONS
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• De créer cette autorisation de programme comme suit et de retenir une base prévisionnelle de 150.000 € TTC :
Quant à la répartition dans le temps de cette dépense, l’hypothèse envisagée est un taux de consommation suivant :
Autorisation
de programme
N°2023-10
Montant
prévisionnel
du programme
2023 2024
150.000 €
Crédits
de paiements
prévisionnels TTC
45.000 € 105.000 €
Recettes
prévisionnelles
Subventions DETR
2024 45.000 €
Autofinancement 45.000 € 60.000 €
• De dire qu’en application des dispositions de l’article R.421-1 du Code de Justice Administrative, la présente délibération peut faire l’objet d’un recours devant le Tribunal Administratif d’Orléans dans un délai de deux mois à compter de sa publication et/ou de sa transmission aux services de l’État.
2023.03.04 FINANCES – Autorisation de Programme et Crédit de Paiement (AP/CP) – 2023-11 Agrandissement cimetière des Griffonnes
Rapporteur : M. Laurent RICHARD, Maire
Monsieur le Maire rappelle que la nomenclature budgétaire et comptable M57 prévoit, tout comme la nomenclature M14, la possibilité de recourir à la procédure de gestion pluriannuelle.
Cette modalité de gestion permet à la commune de ne pas faire supporter à son budget annuel l’intégralité d’une dépense pluriannuelle, mais les seules dépenses à régler au cours de l’exercice.
Les autorisations de programme (AP) constituent la limite supérieure des dépenses qui peuvent être engagées pour l’exécution des investissements. Elles demeurent valables, sans limitation de durée jusqu’à ce qu’il soit procédé à leur annulation. Elles peuvent être révisées. Ces autorisations de programme portent sur les grandes priorités municipales.
Les crédits de paiement (CP) correspondent à la limite supérieure des dépenses pouvant être mandatées pendant l’année pour la couverture des engagements contractés dans le cadre des autorisations de programme correspondantes.
Selon l’article R.2311.9 du CGCT, les autorisations de programme ou d'engagement et leurs révisions éventuelles sont présentées par le Maire. Elles sont votées par le conseil municipal, par délibération distincte, lors de l'adoption du budget de l'exercice ou des décisions modificatives.
Seul le montant global de l’AP/CP fait l’objet d’un vote. Une annexe budgétaire retrace le suivi pluriannuel de ces autorisations.
Vu le code général des collectivités territoriales, notamment les articles L.2311-3 et R.2311-9 ;DÉLIBÉRATIONS
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Vu la nomenclature budgétaire M57 à une programmation pluriannuelle des projets d’investissement afin de tenir compte des contraintes budgétaires et organisationnelles ;
Vu le règlement budgétaire et financier de la commune de Monts approuvé par la délibération n°2023.02.04 du Conseil municipal du 31 janvier 2023 ;
Considérant que le recours aux autorisations de programme et crédits de paiement améliore la lisibilité des engagements financiers à moyen terme ;
AP/CP N°2023-11 : Agrandissement cimetière des Griffonnes
Monsieur Le Maire indique qu’à ce jour, le cimetière des Griffonnes comporte 60 emplacements libres pour des inhumations. Il rappelle les obligations de l’article L2223-2 du Code Général des Collectivités Territoriales à savoir : « Le terrain consacré à l'inhumation des morts est cinq fois plus étendu que l'espace nécessaire pour y déposer le nombre présumé des morts qui peuvent y être enterrés chaque année ».
Or en moyenne une vingtaine d’inhumations sont réalisées annuellement. Pour répondre à ses obligations légales, la commune doit procéder à l’aménagement de la partie arrière du site.
Le projet envisagé porte sur un aménagement paysager avec des arbres plantés en fosses munies de pare-racines, de bancs pour le repos des visiteurs et de points d’eau. Compte-tenu des fortes demandes, les mini-caveaux sont à réaliser en priorité. Un jardin du souvenir est également envisagé pour la dispersion des cendres avec une stèle comportant le nom des défunts. Un columbarium vertical muni de tablettes pour permettre à chacun de fleurir ses défunts complétera l’aménagement global.
Compte-tenu du chiffrage prévisionnel, la première phase d’un montant de 125.000 € TTC pourra s’échelonner sur les années 2023 et 2024.
Le Conseil Municipal,
Après en avoir délibéré, décide, par 22 voix et une abstention (Mme Karine WITTMANN-TENEZE par pouvoir à Mme Béatrice ODINK),
• De créer cette autorisation de programme comme suit et de retenir une base prévisionnelle de 125.000 € TTC :
Quant à la répartition dans le temps de cette dépense, l’hypothèse envisagée est un taux de consommation suivant :
Autorisation
de programme
N°2023-11
Montant
prévisionnel
du programme
2023 2024
125.000 €
Crédits
de paiements
prévisionnels TTC
45.000 € 80.000 €
Recettes
prévisionnelles
Subventions DETR
2024 25.000 €
Autofinancement 45.000 € 55.000 €DÉLIBÉRATIONS
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• De dire qu’en application des dispositions de l’article R.421-1 du Code de Justice Administrative, la présente délibération peut faire l’objet d’un recours devant le Tribunal Administratif d’Orléans dans un délai de deux mois à compter de sa publication et/ou de sa transmission aux services de l’État.
2023.03.05 FINANCES – Fiscalité directe locale – Taux d’imposition 2023
Rapporteur : M. Hervé CALAS, conseiller municipal
DEBATS
M. CALAS informe que l’évolution des bases va faire qu’automatiquement le montant des impôts fonciers va augmenter mais précise que ce ne sera pas dû à une hausse de taux car il propose ce soir de ne pas voter de hausses de taux. Mme ROMÉO demande si le taux qui ne dépend pas de la commune va augmenter. M. CALAS rappelle que la taxe foncière est calculée en fonction d’une valeur locative qui est donnée au bien et que cette valeur locative est multipliée par le taux qui est voté par le conseil municipal. Il explique que tous les ans, la valeur locative est actualisée. Il ajoute que cette année, la valeur locative va connaître une hausse de l’ordre de 7%.
DELIBERATION
La loi 80-10 du 10 janvier 1980 dispose dans son article 2 que les conseils municipaux fixent chaque année les taux relatifs à la fiscalité directe locale.
Il appartient donc au Conseil Municipal de Monts de se prononcer sur les taux des ménages, à savoir : la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFB) et sur les propriétés non bâties (TFNB).
Les bases prévisionnelles n’ont pas encore été notifiées par la Direction Générales des Finances Publiques.
Vu les articles 1 636 B sexies à 1 636 B undecies du code général des impôts (CGI) ;
Considérant la nécessité de se prononcer sur les taux d’imposition des taxes suivantes pour l’année 2023 : taxe foncière sur les propriétés bâties et taxe foncière sur les propriétés non bâtie ;
Le Conseil Municipal,
Après en avoir délibéré, décide, à l’unanimité,
• De maintenir les taux actuels ;
• De fixer les taux d’imposition 2023 comme suit (taux identiques à ceux de 2022) : Foncier bâti : 38,79 %
Foncier non bâti : 49,80 % ;
• De rappeler que le taux de la taxe d’habitation est gelé à 17,80 %. La Taxe d'habitation (TH) concerne encore les résidences secondaires, les autres locaux meublés non affectés à l'habitation principale et les locaux vacants ;
• De s’engager à modifier en tant que besoin les inscriptions budgétaires une fois les notifications de la DGFIP connues ;
• De dire qu’en application des dispositions de l’article R.421-1 du Code de Justice Administrative, la présente délibération peut faire l’objet d’un recours devant le Tribunal Administratif d’Orléans dans un délai de deux mois à compter de sa publication et/ou de sa transmission aux services de l’État.DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
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2023.03.06 FINANCES – Vote du budget général 2023
Rapporteur : M. Hervé CALAS, conseiller municipal
DEBATS
Concernant l’augmentation des coûts de la MSP qui a été abordée précédemment, M. CALAS tient à préciser que la commune va récupérer 18 % de ces sommes via le reversement du FCTVA.
Il informe qu’après la reprise des résultats 2022, la commune ne devrait pas avoir à réaliser d’emprunt cette année pour financer ces investissements.
M. CALAS déroule les gros projets d’investissements pour l’année 2023.
M. JAOUEN a une réponse à apporter à Mme BOSA. Il l’informe que 4 sèches linges sont au budget à destination des écoles. Il explique qu’ils fonctionnent quasiment 24h/24 et qu’ils lâchent régulièrement. Il préconise, à terme, de réaliser un projet de laverie industrielle centralisée.
M. GRILLET s’interroge sur l’opération 175 car le budget est de 152.000 € pour 2023 mais il reste 114.000 € en reste à réaliser (RAR). Il souhaite savoir pourquoi ces travaux prévus au budget 2022 n’ont pas été fait. M. CALAS indique que ces travaux sont détaillés dans le document de présentation. M. JAOUEN dit que les RAR ont été calculés à l’arrêt des comptes au 10 décembre. Mme BIGOT explique que ce sont des travaux qui ont été réalisés mais que les entreprises n’avaient pas encore présentés leurs factures au 10 décembre.
M. CALAS confirme et ajoute que ce peut être aussi le fait que le devis ait été signé mais que la prestation n’ait pas encore été réalisée.
M. RICHARD indique que l’objectif est d’avoir le moins de RAR mais que cela ne dépend pas de la commune. M. CALAS précise que les RAR ne sont pas un problème et ne traduisent pas un retard au niveau de la commune. Il considère que ce qui serait problématique, serait de ne pas arriver à mener de front tous les projets. M. JAOUEN ajoute que faire des projets en ce moment devient compliqué car on attend toujours quelqu’un. M. GRILLET trouve que la somme de 600 € allouée à l’opération 196 est faible.
M. JAOUEN explique que cette somme va servir simplement à acheter des couverts et de la vaisselle pour équiper la nouvelle cuisine de la Grange Doisneau.
M. GRILLET s’étonne que 600 € suffisent.
M. CALAS rappelle qu’il s’agit de la section d’investissement et que la commission aînés dispose d’autres sommes allouées en section de fonctionnement. Il ajoute que l’enveloppe pour cette cuisine avait été mise sur le budget de la salle Doisneau.
M. JAOUEN rappelle que cette cuisine a déjà été entièrement équipée et qu’il ne s’agit là que de l’équiper en petit matériel.
M. GRILLET souhaite savoir qu’elle est l’orientation majeure des investissements pour 2023. M. JAOUEN répond qu’il s’agit de réparer ce qui n’a pas été fait depuis des années sur les bâtiments. M. RICHARD ajoute que cette information a été annoncée lors des vœux à la population. Il précise que c’est l’axe majeur pour l’année 2023 mais qu’il n’y aura pas que cela.
DELIBERATION
Vu le code général des collectivités territoriales et notamment ses articles L.2312-1 et suivants relatifs à l’adoption du budget communal ;
Vu l’instruction comptable M 57 applicable aux communes ;
Vu le règlement budgétaire et financier de la commune de Monts approuvé par la délibération n°2023.02.04 du Conseil municipal du 31 janvier 2023 ;
Vu le projet de budget primitif 2023 annexé à la présente délibération ;
Vu la délibération n°2023.02.03 du 31 janvier 2023 portant sur la tenue du Débat d’Orientations Budgétaires de l’exercice 2023 ;DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
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Le Conseil Municipal,
Après en avoir délibéré, décide, par 19 voix pour et 4 voix contre (M. Frédéric GRILLET, Mme Béatrice ODINK, Mme Dominique BOSA par pouvoir à M. Frédéric GRILLET et Mme Karine WITTMANN-TENEZE par pouvoir à Mme Béatrice ODINK),
• De voter le Budget Primitif 2023 de la commune :
- par chapitre pour la section de fonctionnement sans vote formel sur chacun des chapitres ;
- par opération pour la section d’investissement sans vote formel sur chacune des opérations;
• D’adopter le Budget Primitif de la commune pour l’exercice 2023, qui s’équilibre comme suit :
DEPENSES RECETTES
Section Fonctionnement 7.935.094,00 € 7.935.094,00 €
Section Investissement 3.071.680,00 € 3.071.680,00 €
TOTAL 11.006.774,00 € 11.006.774,00 €
• De donner au Maire, en tant que de besoin, délégation pour effectuer à l'intérieur de ces chapitres, tant en section d'investissement qu'en section de fonctionnement, tout virement de crédit qui s'avérerait nécessaire ;
• D’autoriser le Maire, à effectuer à l'intérieur de chaque section du budget principal, tant en investissement qu'en fonctionnement, tout virement de crédits de chapitre à chapitre qui s'avérerait nécessaire, dans la limite de 7,5% des dépenses réelles de la section considérée, à l'exclusion des dépenses de personnel ;
• De dire qu’en application des dispositions de l’article R.421-1 du Code de Justice Administrative, la présente délibération peut faire l’objet d’un recours devant le Tribunal Administratif d’Orléans dans un délai de deux mois à compter de sa publication et/ou de sa transmission aux services de l’État.
Annexe 2
2023.03.07 FINANCES – Subventions communales aux associations - Année 2023
M. Alain BARON, M. Pierre LATOURRETTE et Mme Silvia GOHIER-VALERIOT, conseillers municipaux intéressés à l’affaire ne prennent pas part au vote de cette délibération.
Rapporteur : M. Laurent RICHARD, Maire
DEBATS
M. RICHARD précise que le budget est en hausse par rapport à celui de l’an passé. Il explique que plusieurs associations n’avaient pas demandé de subventions en 2022.
Mme BIGOT rappelle que le comité des fêtes n’a pas demandé de subvention cette année, comme l’an passé. M. GRILLET souhaite connaître la justification de la majoration de 2.000 € de la subvention au profit de l’AS Monts Football.
Mme PERROUD explique que l’association répond désormais systématiquement à toutes les invitations de la mairie comme pour le marché de noël. Elle ajoute que l’association a repris les brocantes, fait de l’intergénérationnel avec des actions sur l’EHPAD et a bien pris acte des demandes de la municipalité.
M. GRILLET souhaite savoir pourquoi la subvention de Génération Danse a diminué. Mme PERROUD indique qu’il y a eu de petits soucis avec cette association. Elle rappelle que dans la détermination des attributions de subventions sont pris en compte le respect envers les agents communaux. M. RICHARD souligne que c’est un gros travail de commission car chaque association qui demande une subvention est reçue. Il rappelle que les conseillers municipaux, membres de bureaux d’associations ayant sollicitées une subvention, sont intéressés à l’affaire et ne peuvent pas prendre part au vote.DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
1 8
DELIBERATION
Monsieur Le Maire informe que l’attribution de subventions communales repose sur les critères suivants : le nombre total d’adhérents dont les montois et les jeunes montois, le rayonnement de l’activité, les activités intergénérationnelles, la prise en compte du handicap, le respect des installations ainsi que l’investissement des associations lors des sollicitations de la commune.
Aux aides financières directes la commune ajoute des subventions sous forme de prestations gratuites, telles l’accès aux équipements communaux (gymnases, mise à disposition de l’espace Jean Cocteau 1 fois par an pour une manifestation à but lucratif au bénéfice de l’association …), la mise à disposition de matériel, la diffusion des actions menées sur les supports de communication municipaux ou bien encore la possibilité de faire des photocopies en Mairie.
La commission a également examiné le respect ou pas des équipements municipaux mis à disposition.
Considérant l’avis de la commission sports et associations du 12 janvier 2023 ;
Le Conseil Municipal,
Après en avoir délibéré, décide, par 17 voix pour, une voix contre (Mme Dominique BOSA par pouvoir à M. Frédéric GRILLET) et deux abstentions (Mme Bénédicte BEYENS par pouvoir à M. Alain JAOUEN et Mme Karine WITTMANN-TENEZE par pouvoir à Mme Béatrice ODINK),
• De fixer comme suit les subventions accordées au titre de l’exercice 2023 :
ASSOCIATIONS SUBVENTIONS 2022 SUBVENTIONS 2023
SHOT (Société d’HOrticulture de Touraine) 400,00 € 400,00 €
Livre et Culture 1 000,00 € 1 000,00 €
Swing à Monts 300,00 € 350,00 €
Club du Moulin Montois 150,00 € 150,00 €
La Recrée 500,00 € 600,00 €
Karaté Club de Monts 4 850,00 € 4 850,00 €
La Randonnée Montoise 400,00 € 400,00 €
FCPE Monts Beaumer pas de demande 250,00 €
AS Monts Basket 12 000,00 € 12 000,00 €
AS Monts Football 13 000,00 € 15 000,00 €
AS Monts Tir 4 000,00 € 4 000,00 €
Comité de Jumelage Montois 2 000,00 € 2 000,00 €
APE C'est Monts Ecole 250,00 € 200,00 €
Amicale des Sapeurs Pompiers du Val du Lys pas de demande 1 000,00 €
Groupe Autonome des parents d’élèves de Monts 250,00 € 250,00 €
AMMQi (Arts Martiaux Montois et Qi) pas de demande 1 000,00 €
Ju-Jitsu Self Défense pas de demande 1 000,00 €
ESVI Handball 2 000,00 € 2 100,00 €
Planches Mômes 350,00 € 700,00 €
AS Monts Pétanque 1 500,00 € 1 500,00 €
Génération Danse 5 000,00 € 3 900,00 €
Escalade Montoise « t’as vu la dégaine » 2 400,00 € 2 400,00 €DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
1 9
ARVAN (Association Rencontres Vacances Activités Nature) 600,00 € 650,00 €
Théâtre des Baladingues 200,00 € 300,00 €
SRVI (Synchro Ripault Val de l’Indre) 2 500,00 € 2 950,00 €
Monts Truc en Plumes pas de demande 270,00 €
AS Monts Escrime 4 000,00 € 4 000,00 €
AS Monts Tennis 4 000,00 € 4 000,00 €
Pieds Malins 100,00 € 100,00 €
TTMA (Tennis de Table Monts Artannes) 1 600,00 € 1 600,00 €
AS Monts Volleyball 2 000,00 € 2 500,00 €
GSM (Gymnastique Sportive Montoise) pas de demande 4 200,00 €
Monts Boxing Club 1 100,00 € 1 500,00 €
AS Monts Judo Jujitsu 10 000,00 € 10 000,00 €
Amicale du personnel et des retraites de la ville de Monts 2 000,00 € 1 000,00 € AAPPMA Monts-Artannes
(Association Agréée de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique) pas de demande 700,00 €
Association des Communes d’Indre-et-Loire en zone
argileuse 20,00 € 20,00 €
Epicerie sociale – L’Echo du Cœur 4 000,00 € 4 000,00 €
UCJT (Union Cycliste de Joué-Lès-Tours) 2 000,00 € 2 000,00 €
Syndicat des commerçants des marchés de France 500,00 € 500,00 €
TOTAL 84 970,00 € 95 340,00 €
* Ces associations n’ont pas demandé de subvention ou ont retiré leur demande.
• De dire qu’en application des dispositions de l’article R.421-1 du Code de Justice Administrative, la présente délibération peut faire l’objet d’un recours devant le Tribunal Administratif d’Orléans dans un délai de deux mois à compter de sa publication et/ou de sa transmission aux services de l’État.
2023.03.08 DOMAINE ET PATRIMOINE – Avenant n°1 Convention d’engagement entre la Commune de Monts et la Société Civile de Moyens - Maison de Santé Pluridisciplinaires (MSP)
Rapporteur : M. Laurent RICHARD, Maire
DEBATS
M. BATARD souhaite connaître le montant de la taxe sur la publicité foncière que devrait payer la SCM si le bail était d’une durée de 12 ans.
M. RICHARD lui répond que cette taxe s’élèverait à 10.000 € payables une seule fois. M. GALLOT demande si le bail est renouvelable.
M. CALAS répond qu’il s’agit d’une tacite reconduction.
M. JAOUEN souhaite apporter une modification au projet de délibération. Le bureau borgne n’étant pas dédié à un radiologue, il demande que ce terme soit remplacé par vacataires.
M. CALAS souhaite que soit reformulée cette même phrase pour une meilleure compréhension. M. RICHARD accepte cette modification et la phrase est reformulée comme suit : « La revalorisation du loyer initial à 5.800 € /mois, majorée de 200 € conditionné à l’ouverture du bureau à usage de vacataires ». M. BATARD trouve que le montant de 5.800 € de loyers mensuels est faible vis à vis des revenus d’un médecin. M. RICHARD répond que cela représente tout de même à terme une recette de 72.000 € par an et que ce montant a été négocié avec les professionnels de santé. Il souligne qu’à ce montant il faut ajouter les loyers du laboratoire, soit une recette totale de près de 100.000 € à l’année.
M. BATARD estime que la mairie n’a pas bien négocié.
M. CALAS rappelle que la maison médicale ne rassemble pas que des médecins. Il explique qu’un orthophoniste ouDÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
2 0
un podologue n’ont pas les mêmes revenus qu’un médecin et que si le loyer était trop élevé, ces professionnels ne seraient pas venu, ce qui remettait en cause l’équilibre budgétaire du projet. Il ajoute que pour prétendre à une subvention le projet doit compter au moins 20 professionnels de santé. Il souligne que plus la MSP compte de médecins plus le projet attire. Il ajoute que c’était inespéré d’avoir un cardiologue et un rhumatologue sur Monts. Mme ROMEO indique que le cardiologue doit également payer moins de loyers à la MSP qu’au Pôle Vinci. M. JAOUEN précise que chaque praticien paie au prorata de la surface qu’il occupe. M. RICHARD ajoute que les professionnels ont des dépenses communes sur les communs, le podologue participe donc financièrement aux dépenses de ménage, de secrétariat…
DELIBERATION
Monsieur le Maire rappelle que, par délibération n°2019.03.03 en date du 26 mars 2019, le Conseil Municipal a approuvé la convention d’engagement entre la Commune de Monts et la SCM Maison Médicale de Beaumer pour le projet de création d’une Maison de Santé Pluridisciplinaire (MSP).
La convention d’engagement signée le 04 avril 2019 a pour objet la définition des modalités du partenariat entre la Commune et la SCM pour la construction et la location de la MSP située au 3 rue du Commerce à Monts. La finalité de la convention d’engagement est la signature d’un bail professionnel de mise à disposition des locaux de la MSP.
La convention d’engagement indique notamment que l’échéance pour la signature du bail professionnel est prévue au 1er semestre 2021. Elle prévoit également une durée de bail de 20 ans, la réservation de 27 places de stationnements à la SCM, et un loyer initial de 5000 € /mois, conditionné à une augmentation de 200 € par ouverture de chaque nouveau bureau (3 bureaux à ouverture différée). L’ouverture de ces 3 bureaux n’étant plus différée à ce jour, le loyer initial serait alors fixé à 5600 € /mois.
Suite à cette échéance dépassée, considérant que le prix du loyer initial de 5600 € /mois était établit sur une signature du bail prévue au 1er semestre 2021 devant faire l’objet d’une révision chaque année (indexée sur l’indice du coût de la construction). Considérant que la réservation de 27 places de stationnement sur le parking de la MSP (parc public de stationnement) constituerait un usage privatif du domaine public dépassant le droit d’usage qui appartient à tous au regard de l’article L2122-1 du Code Général de la Propriété des Personnes Publiques. Considérant également qu’un bail d’une durée supérieure à 12 ans est soumis à taxe sur la publicité foncière à la charge du locataire, les parties souhaiteraient procéder à la conclusion d’un avenant à la convention d’engagement portant sur les points suivants :
- La revalorisation du loyer initial à 5800 € /mois, majorée de 200 € conditionné à l’ouverture du bureau à usage de vacataires ;
- La « priorisation » de 27 places de stationnement sur le parking de la MSP pour la SCM au lieu d’une « réservation » ;
- La réduction de la durée du bail à 11 ans au lieu de 20 ans.
L’avenant n°1 de la convention d’engagement annexée à la présente délibération, formalise les modalités du partenariat entre la Commune de MONTS et la SCM Maison Médicale de Beaumer pour la construction et la location de la MSP située au 3 rue du Commerce à Monts.
Vu le code général des collectivités territoriales ;
Vu le code général de la propriété des personnes publiques ;
Vu la délibération n° 2019.02.09 en date du 26 février 2019, approuvant l’autorisation de programme AP/CP N°2019- 08 : Création d’une Maison de Santé Pluridisciplinaires ;
Vu la délibération n° 2019.03.03 en date du 26 mars 2019, approuvant la convention d’engagement entre la Commune de MONTS et la SCM ;DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
2 1
Considérant le projet de la Commune de MONTS de réaliser une Maison de Santé Pluridisciplinaires ;
Considérant la nécessité de modifier les points évoqués de la convention d’engagement en date du 04 avril 2019 ;
Le Conseil Municipal,
Après en avoir délibéré, décide, à l’unanimité,
• D’approuver l’avenant n°1 à la convention d’engagement entre la Commune de MONTS et la SCM ;
• D’autoriser Monsieur le Maire ou son représentant dûment habilité à signer tous les documents nécessaires à la mise en œuvre de la présente délibération et notamment à signer ladite convention ;
• D’autoriser Monsieur le Maire ou son représentant dûment habilité à signer le bail professionnel de mise à disposition des locaux de la MSP pour la SCM Maison Médicale de Beaumer ;
• De dire qu’en application des dispositions de l’article R.421-1 du Code de Justice Administrative, la présente délibération peut faire l’objet d’un recours devant le Tribunal Administratif d’Orléans dans un délai de deux mois à compter de sa publication et/ou de sa transmission aux services de l’État.
Annexe 3
2023.03.09 DIVERS – Motion de soutien contre la fermeture d’une classe sur le RPI de Rigny-Ussé-Rivarennes-Saint- Benoît-la-Forêt
Rapporteur : M. Laurent RICHARD, Maire
DEBATS
M. BATARD demande si la commune de Monts est concernée par une fermeture de classe. M. RICHARD répond qu’une fermeture de classe est prévue sur la maternelle Daumain. Mme RANDUINEAU indique que la commune de Saché est également concernée.
M. RICHARD ajoute que des fermetures sont prévues à Thilouze et à Esvres.
M. CALAS demande si la fermeture sur Monts est liée à une baisse des effectifs.
M. RICHARD lui confirme. Il ajoute que depuis 2014, la municipalité a réussi pendant 8 ans à équilibrer les effectifs entre les deux écoles. Il explique que cette année, l’école maternelle Daumain comptait deux classes de petites sections de 18 élèves chacune. Il annonce qu’avec ces effectifs, le maintien de cette classe n’est plus défendable auprès de l’inspection académique mais dénonce que les conditions d’ouverture d’une classe ne soient pas les mêmes que pour une fermeture.
M. JAOUEN demande plus de précisions.
M. RICHARD explique qu’une classe ferme si la moyenne des élèves par classe a atteint un chiffre socle, en dessous de 20, mais que pour une ouverture, cette moyenne doit être bien supérieure à ce chiffre socle, soit 22 ou 23 élèves. Mme ROMÉO rappelle que la moyenne d’élèves pour une ouverture de classe au collège est de 30. Elle informe que le collège du Val de l’Indre compte de plus en plus d’élèves et en accueillera 666 à la prochaine rentrée répartis en 6 classes par niveau. Elle évoque qu’une étude est en cours sur la re-répartition de l’affectation des élèves des communes voisines sur d’autres collèges.
M. RICHARD alerte que tous les collèges du secteur sont très chargés. Il remarque une augmentation de la tranche d’âge collège et une diminution de la tranche d’âge petite section et moyenne section. M. GRILLET s’inquiète de l’effectif des ATSEM en cas de fermeture.
M. RICHARD répond qu’il y aura alors 11 ATSEM au lieu de 12. Il indique que pour l’an prochain une ou deux ATSEM ont fait valoir leurs droits à retraite et évoque également que certaines sont contractuelles.
DELIBERATION
Monsieur Le Maire expose que l’inspection académique envisage la fermeture d’une classe sur le RPI (RegroupementDÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
2 2
Pédagogique Intercommunal) de Rigny-Ussé-Rivarennes-Saint-Benoît-la-Forêt lors de la prochaine rentrée scolaire 2023/2024.
Face à cette perspective, la Commune de Monts soutient ce RPI et l’association de parents d’élèves qui s’opposent cette fermeture.
Cette fermeture serait de nature à surcharger les classes ou à désorganiser le RPI et par conséquent, compromettre l’accueil des enfants. Cette situation serait contraire aux enjeux éducatifs du Projet Educatif Territorial (PEDT) mis en place par la Communauté de Communes Touraine Vallée de l’Indre. Par ailleurs, cette fermeture de classe s’oppose, en surchargeant les classes, à la lutte contre la baisse du niveau scolaire et contre les problèmes croissants de comportements.
Vu le code général des collectivités territoriales ;
Vu la délibération n°D2023_022 en date du 9 février 2023 du Conseil Communautaire de la Communauté de Communes Touraine Vallée de l’Indre portant motion de soutien contre la fermeture de classes dans les écoles des communes du territoire communautaire ;
Le Conseil Municipal,
Après en avoir délibéré, décide, à l’unanimité,
• De demander au Directeur académique de revoir sa décision pour le RPI concerné ;
• De dire qu’en application des dispositions de l’article R.421-1 du Code de Justice Administrative, la présente délibération peut faire l’objet d’un recours devant le Tribunal Administratif d’Orléans dans un délai de deux mois à compter de sa publication et/ou de sa transmission aux services de l’État.
QUESTIONS ET INFORMATIONS DIVERSES
M. GRILLET souhaite savoir si l’absence de représentants de la mairie au dernier conseil d’école de l’élémentaire Daumain est justifiée.
M. RICHARD lui répond que cette absence est totalement justifiée. Il rappelle les faits qui ont conduit à cette décision et évoque l’attitude de l’équipe enseignante, attitude que la mairie ne cautionne plus. Il commence par l’élection du CMJ que les instituteurs ont organisé eux-mêmes sans en informer la mairie alors qu’une date avait été définie au préalable pour que l’élection se déroule au même moment dans les deux écoles élémentaires de la commune. Il indique que les résultats ayant déjà été communiqués aux enfants, la municipalité n’a pas voulue invalider les élections. Il ajoute que l’inspectrice d’académie en a été informée et qu’elle n’en revenait pas. Il poursuit par le fait que les écoles ont été informatisées avec notamment l’équipement pour chaque classe d’un tableau blanc, d’une brosse, d’un marqueur destiné à ce genre de matériel, d’un ordinateur et d’un vidéoprojecteur. Il rapporte que les instituteurs de Daumain ont décrété que les marqueurs n’étaient pas bios, et qu’ils les ont jeté pour acheter des feutres bios. Or il s’avère qu’une fois utilisés sur le tableau blanc, ces marqueurs ne s’effacent pas car ils ne sont pas compatibles avec le matériel fournit par la mairie. Les instituteurs ont alors pris des lingettes pour nettoyer les tableaux et ont ensuite demandé aux agents d’entretien communaux de laver ces lingettes. Il explique que l’initiative de changer de marqueurs étant du fait des instituteurs sans concertation avec la mairie, la municipalité a alors refusé. Il déplore que dès le lendemain, les instituteurs aient refusé de réaliser le pointage des élèves mangeant à la cantine.
M. RICHARD en a alors référé à l’inspectrice d’académie qui a demandé aux instituteurs de revenir sur leur décision. Suite à cette demande l’inspectrice a été poursuivie pour harcèlement par les instituteurs et ils ont également informé la fédération de parents d’élèves C’est Monts école que la mairie refusait de laver leurs lingettes. Mme PREVOST précise que la directrice de l’école a demandé aux parents de laver les lingettes. M. RICHARD déplore que l’on en arrive à cette situation seulement pour trois lingettes. Il trouve cette situation inadmissible et indique que cette affaire est remontée jusqu’au DASEN à Orléans. Il informe que les instituteurs refusent de s’excuser et qu’il a demandé que des sanctions soient prises. Il conclut que dans cette situation, la municipalité ne siègera plus au conseil d’école de l’élémentaire Daumain.DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
2 3
Mme ROMÉO demande si l’école Pierre et Marie Curie dispose des mêmes tableaux et des mêmes feutres et si cela pose problème.
M. RICHARD lui confirme qu’ils disposent du même matériel et qu’il n’y a aucuns soucis. Il rappelle qu’il y en a pour 4.000 € de matériel dans chaque classe et souligne que les nouveaux feutres auraient pu abîmer les tableaux. M. JAOUEN ajoute que les instituteurs de l’école élémentaires Daumain vont également se servir dans les stocks des agents d’entretien de la commune.
M. RICHARD déplore cette situation et ajoute que chacun jugera de qui est l’enfant et qui est l’adulte. M. GRILLET demande s’il n’y a pas un moyen d’apaiser la situation.
Mme PREVOST explique que Mme ALBERT, l’inspectrice d’académie, est rentrée dans la boucle pour une médiation et précise que toutes les actions ont été menées mais que cela n’a pas abouti, la directrice de l’école restant sur sa position.
M. RICHARD indique qu’il attend que le DASEN prenne ces responsabilités. Il n’admet pas que le personnel communal soit mis en difficulté pour la restauration.
M. JAOUEN estime qu’il faut protéger le personnel communal.
Mme PREVOST explique que la mairie a fini par fournir un kit de lingettes microfibres mais a refusé de les laver, les instituteurs ont donc été se servir dans les placards des agents d’entretien.
M. RICHARD rappelle également que la mairie permet aux écoles d’accéder à des spectacles à l’espace Jean Cocteau et financés par la commune. Il évoque que pour le dernier spectacle, la directrice de cette école a alors indiqué que les enfants assisteraient à ce spectacle uniquement s’il ne pleut pas. Il souligne que le spectacle a couté 6.000 € à la commune et se réjouit qu’il n’ait pas plu.
M. GRILLET s’inquiète des répercussions sur le budget des écoles.
M. RICHARD lui répond que le budget ne sera pas impacté, les enfants restant prioritaires.Chambre
régionale
des
comptes
Centre-Val
de
Loire
Le
13FEV.
2023
La
présidente
à
Dossier
suivi par : Yaël
Saada, greffière
.
T +33
2 38 78 96 07
Monsieur
Laurent
Richard
greffe-cvdl@crtc.ccomptes.fr
Maire
de
la commune
de
Monts
Hôtel
de
ville
2 rue
Maurice
Ravel
37260
Monts
Réf.
: greffe n° D2023-036/LC
PJ
: 1 rapport
d'observations
définitives
et sa
réponse
Objet
: notification du
rapport
d’observations
définitives
relatives
au contrôle
des
comptes
et de la gestion
de
la
commune
de Monts
Envoi
dématérialisé
avec
accusé
de
réception
(article
R.
241-9
du
code
des juridictions financières)
Courriel
: laurent.richard@orange.fr
Monsieur
le maire,
Je
vous
prie
de
bien
vouloir
trouver
ci-joint
le
rapport
comportant
les
observations
définitives
de
la
chambre
sur
la
gestion
de
la
commune
de
Monts
pour
les
exercices
2017
et
suivants,
ainsi
que
la
réponse
qui
y a
été
apportée.
Aux
termes
de
la
nouvelle
rédaction
de
l’article
L.
243-6
du
code
des
juridictions
financières
(CJF),
ce
rapport
deviendra
public
dès
sa
communication
à
la
prochaine
réunion
du
conseil
municipal
et
au
plus
tard,
dans
les
deux
mois
suivant
sa
réception
par
vos
soins.
Dans
l’attente,
il
conserve
un
caractère
confidentiel
qu’il
vous
appartient
de
protéger.
Je
vous
précise
que
ce
rapport
doit
être
joint
à
la
convocation
adressée
à
chacun
des
membres
de
l’assemblée
délibérante
et
donne
lieu
à
débat.
En
application
de
l’article
R.
243-14
du
CIF,
je
vous
demande
d’informer
le
greffe
de
la
date
de
cette
réunion
et
de
lui
communiquer
en
temps
utile
copie
de
son
ordre
du
jour.
Par
ailleurs,
je
vous
informe
qu’en
application
des
dispositions
de
l’article
R.
243-17
du
CJF,
le
rapport
d'observations
définitives
est
transmis
au
préfet
ainsi
qu’au
directeur
départemental
des
finances
publiques.
Enfin,
j’appelle
votre
attention
sur
le
fait
que
l’article
L.
243-9
du
CJF
dispose
que
« dans
un
délai
d'un
an
à compter
de
la
présentation
du
rapport
d'observations
définitives
à l'assemblée
délibérante,
l’ordonnateur
de
la
collectivité
territoriale
ou
le
président
de
l'établissement
public
de
coopération
intercommunale
à fiscalité
propre
présente,
dans
un
rapport
devant
cette
même
assemblée,
les
actions
qu'il
a entreprises
à la
suite
des
observations
de
la
chambre
régionale
des
comptes
».
ls
15,
rue
d'Escures
« BP
2425
«45032
ORLÉANS
CEDEX
1«
T
+33
2
38
78
96
00
«
centrevaldeloire@crtc.ccomptes.fr
www.ccomptes.
fr
Il prévoit
ensuite que
« ce rapport
est communiqué
à la chambre
régionale
des
comptes,
qu
fait
une
synthèse
annuelle
des
rapports
qui
lui sont communiqués.
Cette
synthèse est er
.
le président
de
la chambre
régionale
des
comptes
devant
la conférence
territori
°
e
l'a
in
publique.
Chaque
chambre
régionale
des comptes
transmet cette synthèse à la Cour
des comp
en vue
de la présentation
prescrite
à l'article
L.
143-9
».
Dans
ce
cadre,
vous
voudrez
bien
préciser
les
suites
que
VOUS
aurez
pu
donner
aux
recommandations
qui
sont
formulées
dans
le
rapport
d’observations, en
les
assortissant
eu
justifications
qui vous paraîtront
utiles, afin de permettre
à la chambre
d’en
mesurer
le degré
de
mise
en
œuvre.
Le
greffe
de
la
chambre
se
tient
à
votre
disposition
pour
toute
précision
complémentaire
concernant
la procédure. i
i
i
i
idération
distinguée.
Je vous
prie d’agréer,
Monsieur
le maire,
l’expression
de ma
considération
g
Cécile
Daüssin-Charpantier
————
15,
rue d'Escures
» BP
2425
« 45032
ORLÉANS
CEDEX
I « T
+33
2 38
78 96 00
= centre-val-de-loire@crtc.ccomptes.fr
‘
www.ccomptes.fr
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
2 4
Annexe 1 - Délibération 2023-03-01Chambre
régionale
des
comptes
Centre-Val
de
Loire
Le
présent
document,
qui
a fait l’objet d’une
contradiction
avec
les
destinataires
concernés,
a été
délibéré
par
la chambre
le 24
novembre
2022.
15, rue d'Escures
s BP
2425
m 45032
ORLÉANS
CEDEX
1 = T +33
2 38 78 96 00
=
centrevaldeloire@crtc.ccomptes.fr
= www.ccomptes.fr
m
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
2 5COMMUNE
DE
MONTS
TABLE
DES
MATIÈRES
SYNTHÈSE
3
RECOMMANDATIONS
5
INTRODUCTION
7
1 UNE
COMMUNE
EN
MUTATION...
nee
8
1.1
Une
organisation
interne
en
refonte
restant
à parfaire
8
1.2
Une
gouvernance
relativement
fiable...
9
1.2.1
Un
conseil
municipal
resserré
9
1.2.2
Des
délégations
à l'exécutif à préciser...
10
2
DES
EFFORTS
À
MENER
EN
MATIÈRE
DE
TRANSPARENCE
FINANCIÈRE
ET
DE
FIABILITÉ
DES
COMPTES...
10
2.1
Une
amélioration
récente
du
contenu
des
orientations
budgétaires
11
2.2
Une
information
du
citoyen
à compléter...
11
2.3
Une
qualité
insuffisante
des
documents
budgétaires...
12
2.3.1
Une
attention
nécessaire
à apporter
aux
inscriptions
budgétaires...
12
2.3.2
Une
tenue
des
annexes
qui
manque
de
rigueur
et d’exhaustivité.……...
13
2.4
Une
piètre
qualité
des
prévisions
budgétaires...
14
2.5
Une
gestion
en
AP/CP
à réserver
aux
opérations
pluriannuelles
d'envergure
et à consolider
16
2.6
Des
progrès
attendus
en
matière
de
fiabilité
des
comptes...
18
2.6.1
Un
provisionnement
incomplet,
parfois
déconnecté
du
risque
latent
ou
dont
la comptabilisation
n’est
pas
maîtrisée
18
2.6.2
Des
restes
à réaliser
partiellement
sincères...
19
2.6.3
Une
affectation
du
résultat
erronée
en
2019...
19
2.6.4
Un
apurement
tardif
des
recettes
à classer...
20
2.6.5
Une
connaissance
du
patrimoine
à renforcer
malgré
un
suivi
satisfaisant ..ssssscsseenenesnce
nn
Mens
20
2.6.6
Des
régies
à contrôler...
22
3 UNE
SITUATION
FINANCIÈRE
SAINE
eee
22
3.1
Une
performance
financière
satisfaisante...
22
3.1.1
Une
capacité
d’autofinancement
suffisante
mais
inférieure
à la
STATE
nn
ere ene ess enneenseees esse
23
3.1.2
Des
recettes
dynamiques...
23
3.1.3
Une
hausse
des
dépenses
de
fonctionnement
contenue
25
3.2
Un
investissement
modéré
largement
autofinancé
29
3.2.1
Une
politique
d'investissement
à mieux
outiller…............................ 29
3.2.2
Un
investissement
largement
autofinancé
31
3.3
Des
perspectives
financières
qui
paraissent
favorables...
34
3.3.1
Les
hypothèses
retenues...
34
3.3.2
Scénario
1 : ajustement
par
la dette...
34
1
RAPPORT
D'OBSERVATIONS
DÉFINITIVES
3.3.3
Scénario
2
: Une
absence
de recours
à l'emprunt
36
4 UNE
OPÉRATION
D'ÉQUIPEMENT
MAJEURE
: LA
MAISON
DE
SANTÉ
PLURIDISCIPLINAIRE.......
nee
37
4.1
Un
projet
d'envergure
initié par
les professionnels
de
santé
du
territoire...
37
4.1.1
Une
démarche
destinée
à maintenir
l’offre
de
soins
sur le territoire
.…..37
4.2
L'analyse
des
marchés
conclus
pour
la réalisation
de
la MSP
: un
choix
des
candidats
à fiabiliser.::.48sss
ss
ins
niensnetiese 42
4.2.1
Une
sous-estimation
du
montant
des
travaux
qui
ne
remet
pas
en
cause
le choix
de
la procédure...
43
4.2.2
Une
publicité
pertinente
et adaptée
à la nature
des
marchés
passés...
44
4.2.3
Un
cas
d’infructuosité
du
marché
de
travaux
régulièrement
traité
44
4.2.4
Une
analyse
des
offres
présentant
d'importantes
défaillances...
44
4.2.5
Une
notification
régulière
des
marchés
bien
qu’incomplète
et
comprenant
des
@ITEUTS............. in
49
4.2.6
Des
marchés
marqués
par
des
modifications
d'exécution
de
leurs
conditions
contractuelles
parfois
conséquentes...................................….
4.3
Une
opération
largement
financée
par
la commune
……
4.3.1
Un
investissement
de plus
3,64
millions
d’euros
4.3.2
Un
soutien
financier
important
mais
dont
le périmètre
n’a
pas
été
totalement
appréhendé
par
la collectivité...
56
ANNEXES
61
Annexe
n°
1. Procédure...
ss
ss
62
Annexe
n°22.
Glossaire
:ssssssssnnsnesenennninss
saints
sie
63
Annexe
n°
3.
Principales
données
d’analyse
financière
(2017-2021).
s.
Annexe
n°
4.
Perspectives
financières
— hypothèses
2022-
2026...
Annexe
n°
5.
Tableau
d’analyse
synthétique
des
marchés
de
la MSP...
Annexe
n°
6.
Réponse...
seen
tn
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
2 6COMMUNE
DE
MONTS
SYNTHÈSE
La
commune
de
Monts
(environ
8
000
habitants),
proche
de
la
métropole
tourangelle,
bénéficie
d’une
démographie
et
d’une
économie
locale
dynamiques.
Peu
intégrée
au
niveau
intercommunal,
elle
s’est
lancée
dans
un
projet
de
maison
de
santé,
majeur
pour
le territoire.
Un
projet
de
maison
de
santé
pluridisciplinaire
d’ampleur
Qui
répond
à
une
problématique
sanitaire
…
Entrepris
en
2019,
le projet
de
maison
de
santé
pluridisciplinaire
(MSP)
doit
permettre
de
conforter
dans
le bassin
de
vie
l’offre
sanitaire
locale,
insuffisante
au
regard
des
critères
de
l’agence
régionale
de
santé.
Partant
de
la réhabilitation
d’une
friche
commerciale,
la viabilité
de
la
MSP,
dont
l'ouverture
est
prévue
en
2023,
semble
assurée
par
sa
réelle
co-construction
avec
les
professionnels
de
santé
déjà
installés
sur
la commune.
Ceux-ci
bénéficieront
d’ailleurs
de
loyers
attractifs
dans
un
outil
de
travail
neuf.
mais
dont
la
conduite
a
révélé
des
défaillances
en
matière
de
passation
des
marchés
…
L'examen
des
marchés
de
maîtrise
d’œuvre
et de
travaux
passés
par
la commune
pour
sa
réalisation
révèle
un
manque
de
rigueur
et
de
transparence
dans
l’analyse
des
offres,
les
différents
manquements
constatés
ne
permettant
pas
de
s’assurer
d’une
attribution
conforme
aux
grands
principes
de
la commande
publique.
….et
dont
l'identification
des
coûts,
pour
la
commune,
est perfectible.
Si
la crise
sanitaire
et ses
effets
sur
le renchérissement
du
prix
des
matières
premières
ont
eu
une
incidence
certaine,
le
coût
des
travaux
a
été
sous-estimé.
En
juin
2022,
ceux-ci
s’établissent
à 2,21
M€
HT
(avec
avenants)
lorsque
l’estimation
de
la commune
était
de
1,25
ME
en
2019.À
la
date
de
rédaction
du
présent
rapport,
l’opération
dans
son
ensemble,
achat
de
terrain,
maîtrise
d'œuvre,
ingénierie
et travaux,
s'élève
à
3,64
ME,
dont
31
%
subventionnés
(contre
42
%
dans
le
plan
de
financement
initial).
La
commune,
qui
s’est
assurée
du
pré-
engagement
des
professionnels
à
exercer
dans
la
structure,
a
cependant
sous-évalué
les
dépenses
et
charges
de
fonctionnement
de
la
future
MSP,
au
premier
rang
desquelles
l’amortissement
du
bâtiment
(2,9
ME
sur
vingt
ans).
RAPPORT
D'OBSERVATIONS
DÉFINITIVES
Une
situation financière
saine
Malgré
un
coût
renchéri
du
projet
de
MSP,
la
situation
financière
de
la
commune
reste
satisfaisante.
Sur
la
période
2017-2021,
sa
capacité
d’autofinancement,
alimentée
par
des
recettes
en
hausse,
est dynamique
quoiqu'inférieure
de 25
%
à celle
des
communes
de
sa strate.
L'investissement
sur
la
période,
combinant
entretien
du
patrimoine
et
projets
structurants,
s'élève
à
6,9
ME
et
a
pu
ainsi
être
quasi-intégralement
autofinancé.
La
dette
actuelle
de
la
collectivité
ne
présente
pas
de
risque
ni
dans
son
niveau
ni
dans
sa
composition.
Le
fonds
de
roulement
et
la trésorerie
sont
quant
à eux
élevés
car
alimentés
par
les
crédits
fournisseurs.
Une
gestion
budgétaire
et comptable
insuffisamment
maîtrisée
Si la commune
de Monts
dispose
d’un
plan pluriannuel
d'investissement
et a initié une
gestion
d’opérations
en pluri-annualité,
c’est-à-dire
en
autorisations
de
programme
et crédits
de
paiement
(AP/CP),
elle
doit
encore
professionnaliser
l’utilisation
afin
d’en
faire
de
réels
outils
de
pilotage
de
ses
investissements.
Outre
une
montée
en
compétences
des
équipes,
un
effort
est
également
nécessaire
pour
améliorer
le
suivi
de
son
patrimoine
et
des
écritures
comptables
permettant
de
s’assurer
du
respect
du
principe
d’annualité
budgétaire.
Enfin,
les
données
contenues
dans
les
documents
budgétaires
doivent
être
fiabilisées
afin
d’assurer
une
correcte
information
du
conseil
municipal
et du
citoyen.
À
l'issue
de
son
contrôle,
la
chambre
a
formulé
cinq
recommandations.
Elle
examinera
leur
mise
en
œuvre
dans
un
délai
d’une
année,
après
présentation
du
présent
rapport
au
conseil
municipal
de
la
commune
de
Monts,
conformément
aux
dispositions
de
l’article
L.
243-9
du
code
des juridictions financières
(CJF).
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
2 7COMMUNE
DE
MONTS
RECOMMANDATIONS
Recommandation
n°
1
: Mettre
en
ligne
les documents
budgétaires
et informations
financières
conformément
aux
articles
L. 2313-1
et R.
2113-8
du
code
général
des
collectivités
territoriales
(page
12).
Recommandation
n°
2:
Garantir
la
qualité
des
annexes
présentées
dans
les
documents
budgétaires
en
s’assurant
de
leur
fiabilité
et de
leur
exhaustivité
(page
14).
Recommandation
n°
3
: Limiter
l’utilisation
de
la procédure
d’autorisations
de programme
et
crédits de
paiement
(AP/CP)
aux
projets
pluriannuels
ayant
une
ampleur
financière
significative
et en
assurer
un
suivi
fiable
(page
17).
Recommandation
n°
4
: Adopter
un
règlement
comptable
et
financier
(page
22).
Recommandation
n°
5:
Présenter
à
l'assemblée
délibérante
la
planification
des
investissements
et
en
assurer
le
suivi
en
cohérence
avec
les
autres
outils
dédiés
(AP/CP,
vote
par
opération,
rapport
d'orientation
budgétaire
(ROB))
(page
30).
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
2 8COMMUNE
DE
MONTS
INTRODUCTION
Le
présent
rapport,
réalisé
dans
le cadre
fixé par
les dispositions
de
l’article L.
211-3
du
code
des
juridictions
financières
(CJF)!,
rassemble
les
observations
relatives
au
contrôle
des
comptes
et
de
la
gestion
de
la commune
de
Monts.
Il
porte,
sur
l’information
et
la
situation
financière,
la fiabilité
des
comptes
et sur
la création
de
la maison
de
santé
pluridisciplinaire.
Un
territoire
périurbain…
Située
dans
le département
d’Indre-et-Loire
et à une
vingtaine
de
kilomètres
au
sud
de
la métropole
de
Tours,
la commune
urbaine
de
Monts,
qui
s’étend
sur une
superficie
d'environ
27
km°,
comptait
7
835
habitants
en
2018.
Bien
que
proche
de
la métropole
tourangelle,
la commune
fait partie
de
la communauté
de
communes
Touraine
Vallée
de
l’Indre
(CCTVI),
entité
créée
en
2017.
Cette
dernière
regroupe,
au
surplus
de
Monts,
qui
a
le
poids
le
plus
important
en
termes
de
population,
21
communes.
La
CCTVI
exerce
de
plein
droit
en
lieu
et
place
des
communes
membres
diverses
compétences?,
dont
une
en
matière
de
politique
de
santé
depuis
le
1% janvier
2020.
La
commune
adhère
également
à plusieurs
syndicats*.
bénéficiant
d’une
situation
démographique
et d'un
environnement
socio-économique
favorables Comprise
dans
l’aire
urbaine
et
la
Zone
d'emploi
de
Tours,
la
commune
de
Monts
bénéficie
de
l’attractivité
de
cette
métropole
et des
infrastructures
autoroutières
et
ferroviaires
propres
à
ce
territoire
(gare,
proximité
de
l’autoroute
A10
—
vers
le sud-ouest
— et
de
l’A85
—
vers
l’ouest).
l«
Extrait
de
l’article
L.
211-3
du
CJF
: « L'examen
de
la
gestion
porte
sur
la régularité
des
actes
de
gestion,
sur
l’économie
des
moyens
mis
en
œuvre
et
sur
l'évaluation
des
résultats
atteints
par
rapport
aux
objectifs
fixés
par
l'assemblée
délibérante
ou
par
l'organe
délibérant.
L’opportunité
de
ces
objectifs
ne
peut
faire
l’objet
d'observations
».
2? telles
que
le
développement
et
aménagement
économique,
la collecte
et traitement
des
déchets
des
ménages,
la
gestion
des
milieux
aquatiques
et prévention
des
inondations,
l’eau et assainissement
ou
encore
le transport
scolaire
* Syndicat
intercommunal
de
l'énergie
d'Indre-et-Loire
(SIEIL),
Syndicat
intercommunal
Cavités
37,
Syndicat
d'aménagement
de la vallée e
l'Indre
(SAVT),
Ainsi
qu’au
Groupement
d'Intérêt
Public
Région
Centre
Inter Active
(GIP
RECIA),
œuvrant
dans
le domaine
du
numérique.
RAPPORT
D'OBSERVATIONS
DÉFINITIVES
La
population
de
Monts,
relativement
jeune‘,
a
évolué
sur
la
période
2013-2018
de
manière
dynamique
(5
%)
et
ce
quelle
que
soit
la
strate
de
comparaison”.
Les
Montois
sont
majoritairement
propriétaires
de
leur
résidence
principale
(95
%)
et
dans
une
plus
grande
proportion
que
dans
la
strate
départementale
(86,7
%)
ou
régionale
(83,7
%).
Les
logements
vacants
représentent
4
%
du
total
des
habitations
de
la commune.
La
situation
financière
des
Montois
apparaît
plus
aisée
que
celle
des
habitants
du
département
et de
la région.
En
2019,
le taux
de
pauvreté
de
la commune
est deux
fois
inférieur
(6
%)
au
taux
départemental.
Cette
relative
richesse
s'illustre
également
par
le niveau
médian
du
revenu
qui
est supérieur
de
10
%
à la valeur
départementale,
les
ménages
imposés
étant
plus
largement
représentés
(64
%,
contre
56,5
%
dans
le
département
ou
la
région).
Le
taux
de
chômage
est particulièrement
bas
sur
la commune
(7,6
%)’.
La
commune
compte
131
entreprises
sur
son
territoire.
Majoritairement
dotée
de
structures
de
petites
tailles,
Monts
comprend
également
des
entreprises
d'envergure
comme
le
commissariat
à l'énergie
atomique
et aux
énergies
alternatives
(CEA)
et l’usine pharmaceutique
Recipharm
ayant
une
dynamique
de
recrutement
importante
en
2021
et 2022
pour
la production
de
vaccins
contre
la covid
19.
1
UNE
COMMUNE
EN
MUTATION
Depuis
le
16
juin
2018,
le
maire
de
la commune
est
M.
Laurent
Richard.
Précédemment
premier
adjoint
de
la collectivité,
il a été
élu
suite
à la démission
d’une
majorité
des
membres
du
conseil
municipal.
Il a succédé
à Mme
Valérie
Guillermic
et été
réélu
en
2020.
1.1
Une
organisation
interne
en
refonte
restant
à parfaire
La
commune
de
Monts
dispose
de
deux
groupes
scolaires,
d’un
complexe
sportif et de
deux
gymnases.
En
plus
d’une
école
de
musique
municipale,
la collectivité
a déployé
depuis
de
nombreuses
années
une
offre
culturelle
importante,
proposant
une
saison
culturelle
variée
assise
dans
un
espace
dédié
et rénové,
complétée
par
des
festivals
(17e
édition
de
« Terres
du
Son
»
en
2022).
Enfin,
elle
organise
tous
les
ans
depuis
1997
un
salon
des
jeunes
inventeurs
et
créateurs. 4 En
2018
les
plus
de
60
représentaient
25,7
%
de
la
population
alors
que
les
taux
départemental
et
régional
s’établissaient
respectivement
à 27,8
%
et 28,8
%.
$ Évolution
démographique
départementale
: 1
%
et stagnation
au
niveau
régional.
6 Données
2018.
7 Contre
9 %
au
niveau
départemental
et 9,4
%
au
niveau
régional.
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
2 9COMMUNE
DE
MONTS
Les
services
de
la commune
de
Monts
comptaient
113
agents
au ler janvier
2022
(pour
81,3
ETP)
dont
38
%
de
contractuels®.
L'organisation
et
la
gestion
administrative
pourraient
être
davantage
structurées.
En
effet,
les
organigrammes
successifs
depuis
2017,
tels
que
transmis
lors
de
l’instruction,
sont
formellement
perfectibles
et peu
lisibles.
Les
plus
récents
d’entre
eux
ne
sont ni fonctionnels
ni
nominatifs.
Par ailleurs,
quoique
répartis en
quatre
pôles”,
hors
police
municipale,
les nombreux
services
de
la
commune
sont
directement
rattachés
à
la
direction
générale
des
services
(DGS)
sans
encadrement
intermédiaire
clairement
identifié.
La
commune
a
néanmoins
indiqué
procéder
progressivement
à
des
réorganisations,
ayant
déjà
nommé
un
responsable
du
pôle
technique,
aménagement
et
patrimoine.
Cette
démarche
serait
accompagnée
d’une
réflexion
globale
(projet
d'administration
en
cours
de
rédaction)
et
de
déploiement
de
nouveaux
outils
techniques
(logiciels
de
gestion
de
maintenance
assistée
par
ordinateur
pour
les
services
techniques,
gestion
électronique
des
documents)
ou
de
gestion
(attribution
du
complément
indemnitaire
annuel
des
agents
délégué
par
la DGS
aux
chefs
de
service).
La
chambre
invite
la
commune
à
poursuivre
cette
démarche
de
formalisation
de
son
organisation.
De
surcroît,
eu
égard
aux
difficultés
constatées
en
matière
de
gestion
financière,
comptable
et
de
commande
publique
s'agissant
de
la
MSP,
elle
incite
la
collectivité
à
accompagner
la montée
en
compétence
des
services
traitant
de
ces
sujets.
1.2
Une
gouvernance
relativement
fiable
1.2.1
Un
conseil
municipal
resserré
Au
regard
des
dispositions
de
l’article
L.
2121-2
du
code
général
des
collectivités
territoriales
(CGCT),
d’une
part,
et
du
nombre
d’habitants
de
la
commune,
d’autre
part,
le
conseil
municipal
de
Monts
doit
comprendre
29
membres.
Si,
tel
était
bien
le
cas
lors
de
l’élection du nouveau
maire
en mai
2020
et jusqu’en
septembre
2021,
la démission
du
8° adjoint
constatée
lors
de
la séance
du
conseil
municipal
du
14 septembre
2021
a modifié
le nombre
de
membres,
le
faisant
passer,
à
cette
date,
sous
la
limite
prévue
par
les
textes.
Toutefois,
en
l’absence
de
candidat
encore
disponible
sur
la
liste
déposée
en
préfecture
lors
des
dernières
élections,
cette
situation
n’est
pas
irrégulière.
À
la
suite
de
la
démission
d’un
autre
adjoint,
en
mars
2022,
le
conseil
municipal
de
Monts
ne
comprend
désormais
plus
que
26
membres,
dont
six
adjoints,
soit
un
nombre
ne
dépassant
pas
le quota
fixé
par
les textes.
Sur
la période
contrôlée,
le conseil
municipal
s’est réuni
au moins
une
fois par trimestre,
conformément
aux
dispositions
de
l’article
L.
2121-7
du
CGCT.
Depuis
juin
2018,
les
procès-
verbaux
des
conseils
municipaux
sont
consultables
sur
le
site
internet
de
la ville.
$ 129
agents
en
comptabilisant
également
les contractuels
sur
emplois
non
permanents.
*
Pôle
technique,
aménagement
et
patrimoine,
pôle
administratifs,
pôle
communication,
culturel
artistique
et
événementiel
et
pôle
scolarité-production-surveillance.
RAPPORT
D'OBSERVATIONS
DÉFINITIVES
Enfin,
par
délibération
du
17
novembre
2020,
le
conseil
municipal
a
approuvé
son
règlement
intérieur
(en
application
des
dispositions
L.
2121-8
du
CGCT).
1.2.2
Des
délégations
à l’exécutif
à préciser
En
application
de
l’article
L.
2212-22
du
CGCT,
le
conseil
municipal
a,
par
délibérations
successives,
délégué
à l’exécutif une
partie
de
ses
attributions.
Il a également
fixé
le périmètre
de
certaines
délégations.
Ainsi,
par exemple,
le maire
a,
depuis
février
2021,
délégation
pour
:
e
procéder,
dans
la
limite
de
50
000
€,
à
la réalisation
d'emprunt
destiné
au
financement
des
investissements
prévus
par
le budget,
et aux
opérations
financières
utiles
à leur
gestion
;
e
prendre
toute
décision
concernant
les marchés
d’un
montant
inférieur
à 214
000
€ HT
;
e
réaliser
les
lignes
de
trésorerie
sur
la base
d'un
montant
maximum
de
50
000
€.
La
chambre
relève,
que
la délégation
est peu
précise
en
matière
d'emprunt.
En
effet,
si
elle
est
limitée
en
montant,
elle
ne
prévoit
aucune
caractéristique
essentielle
des
contrats
que
l'exécutif
est
autorisé
à
souscrire
(taux
fixe
ou
indexé,
emprunt
en
devises,
emprunt
à
court,
moyen
ou
long
terme,
possibilité
de
différé
d'amortissement).
À
la
suite
des
élections
municipales
de
2020
et
en
application
des
dispositions
de
l’article
L.
2212-18
du
CGCT,
le
maire
a, par
différents
arrêtés,
donné
délégation
de
fonction
et
de
signature
aux
adjoints
ainsi
qu’à
certains
conseillers
municipaux.
À
l'instar
de
la
délégation
donnée
au maire
en termes
d'emprunt,
celles
octroyées
à ces
personnes
gagneraient
à
être
plus
précises
dans
leur
champ
d'application.
En
effet,
les
arrêtés
de
délégation
mentionnent,
de
manière
systématique,
que
le
délégataire
peut
signer
«les
contrats
et
conventions
». Cette
rédaction
laisse un
large
champ
d'appréciation,
qu’il revient
à la commune
de
circonscrire.
Enfin,
et en
conforme
application
des
dispositions
de l’article
L.
2122-23
du
CGCT,
les
procès-verbaux
de
séances
du
conseil
municipal
exposent
la majorité
des
décisions
prises
par
le
maire
au
regard
des
délégations
dont
il bénéficie.
Toutefois,
la commune
devra
s’attacher
à
garantir
l'exhaustivité
de
cette présentation,
les
derniers
avenants
relatifs
au
marché
de
travaux
sur la maison
de
santé
pluridisciplinaire
(MSP)
n'ayant
pas
fait l’objet
de présentation
formelle
au
conseil
municipal.
2
DES
EFFORTS
À
MENER
EN
MATIÈRE
DE
TRANSPARENCE
FINANCIERE
ET
DE
FIABILITE
DES
COMPTES
La
commune
de
Monts
dispose,
en
2022
et depuis
la clôture
du
budget
annexe
« revue
municipale
» réalisée
en
novembre
2018,
d’un
unique
budget
principal.
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
3 0COMMUNE
DE
MONTS
2.1
Une
amélioration
récente
du
contenu
des
orientations
budgétaires
Selon
l’article
L. 2312-1
du
CGCT,
dans
les communes
dont
la population
est supérieure
à
3
500
habitants,
le
maire
est
tenu
de
présenter
au
conseil
municipal,
dans
un
délai
de
deux
mois
précédant
l'examen
du
budget,
un
rapport
sur
les
orientations
budgétaires
(ROB).
Ce
rapport
fait
l’objet
d’un
débat
dont
les modalités
sont
fixées
dans
le règlement
intérieur.
Sur
la période
2017-2022,
la
chambre
constate
que
les
débats
d’orientation
budgétaire
se
sont
toujours
tenus
dans
les
délais
impartis
par
les
textes.
Ils
répondent
globalement
aux
dispositions
de
l’article
précité.
La
chambre
relève,
toutefois,
une
présentation
parfois
parcellaire
des
orientations
en
matière
d’investissements
et
notamment
en
matière
d'engagements
pluriannuels,
alors
même
que
les
règlements
intérieurs
successifs
prévoient
expressément
cette
information.
Une
amélioration
est
néanmoins
constatée
à
la
lecture
du
ROB 2022
qui
expose
les
dépenses
d’équipement
par grande
thématique
: voierie,
entretien
bâtimentaire,
maison
de
santé
pluridisciplinaire
(MSP).
Ce
dernier
projet,
qui
représente
66
%
des
dépenses
d’équipement,
s'accompagne
d’une
présentation
de
l’AP/CP
dédiée.
2.2
Une
information
du
citoyen
à compléter
La
loi
du
7
août
2015
portant
nouvelle
organisation
territoriale
de
la République
a, par
son
volet
«transparence
financière
»,
adapté
l'impératif
de
diffusion
des
informations
budgétaires
et
financières
aux
nouvelles
technologies.
Depuis
2015,
les
communes
ont
ainsi
l'obligation
de
mettre
en
ligne
dans
un
délai
d’une
semaine
le
compte-rendu
des
conseils
municipaux
l°. Par
ailleurs,
les articles
L.
2313-1,
1° et R.
2313-8
du
CGCT,
prévoient,
pour
les
communes
de
plus
de
3
500
habitants,
la mise
en
ligne
d’une
présentation
brève
et synthétique
retraçant
les
informations
financières
essentielles
jointe
au
budget
primitif
et
au
compte
administratif
ainsi
que
des
ROB.
Il en
va
de
même
pour
les données
essentielles
des
subventions
de plus de 23
000 € qu’elle accorde
à des tiers!!.
En
l’espèce,
seuls
les
comptes
rendus
du
conseil
municipal
à compter
de juin
2018
sont
mis
en
ligne,
conformément
aux
dispositions
de
l’article
R.
2121-11
du
CGCT.
S'agissant
des
informations
financières,
les
principales
figurent
sous
forme
d’infographie
dans
les
bulletins
municipaux
dématérialisés
accessibles
sur
le site
internet
de
la
commune.
Les
ROB,
sont,
quant
à eux,
majoritairement
annexés
aux
comptes
rendus
du
conseil
municipal
et donc
consultables
par
ce
biais.
Pour
autant,
ces
informations
financières
ne
font
pas
l’objet
d’une
présentation
spécifique.
De
manière
analogue,
ni
les
budgets
primitifs
ni
les
comptes
administratifs
de
la commune
ne
sont
accessibles.
10 Article
L.
2121-25
du
CGCT
tel que
modifié
par
l’article
84
de
la loi NOTRÉ
du
7
août
2015.
11 Article 2 du décret
n° 2017-779
du 5 mai
2017.
RAPPORT
D'OBSERVATIONS
DÉFINITIVES
L'information
relative
aux
subventions
versées
n’est
pas
formalisée.
Ce
défaut
d’information
ne
peut
être,
par
ailleurs,
pallié
par
la
lecture
de
l’annexe
concernée
du
compte
administratif,
cette
dernière
n’étant
pas
complétée
par
la commune.
Dans
sa
réponse,
la
commune
a
indiqué
vouloir
se
conformer
aux
dispositions
réglementaires
précitées
en
intégrant
les
données
nécessaires
à son
site
internet.
Recommandation
n°
1
:
Mettre
en
ligne
les
documents
budgétaires
et
informations
financières
conformément
aux
articles
L.
2313-1
et
R.
2113-8
du
code
général
des
collectivités
territoriales.
2.3
Une
qualité
insuffisante
des
documents
budgétaires
2.3.1
Une
attention
nécessaire
à
apporter
aux
inscriptions
budgétaires
Si, en application
des
dispositions
de
l’article
L.
1612-2
du
CGCT,
le budget
communal
a vocation
à
être
voté
avant
le
15
avril
de
l’exercice!?,
la commune a
la possibilité
d’adopter
son
budget
bien
en
amont
de
cette
date.
Ce
choix
de
calendrier
a une
incidence
sur
le périmètre
des
inscriptions,
notamment
s'agissant
des
restes
à
réaliser,
ces
derniers
pouvant
être
inscrits
soit
dans
le cadre
du
budget
primitif,
soit
lors
du
vote
d’un
budget
supplémentaire
!?.
Le
vote
du
budget
est,
par
ailleurs,
matérialisé
par
des
documents
budgétaires
dont
la
présentation
et
l’exhaustivité
sont
prévues
par
l’instruction
comptable
M14.
Ces
documents
sont,
en
toute
logique,
la retranscription
exacte
des
décisions
prises
par
la collectivité.
Sur
la
période,
la
commune
a
modifié
les
modalités
de
vote
du
budget
primitif
(BP) :
jusqu’en
2019,
ce dernier
a été
adopté
en mars
ou
avril
de l’exercice
; dès
2020
les décisions
en
la matière
ont
été
entérinées
dans
les deux
premiers
mois
de
l’année.
Cette
modification
de
calendrier
ne
semble
pas
avoir
eu
d’impact
sur
la
teneur
des
documents
budgétaires
mais
en
2020,
la
chambre
a
constaté
que
les
inscriptions
votées
en
dépenses
d’investissement,
n’étaient
reprises
ni
dans
l’annexe
produite
à
l’appui
de
la
délibération,
ni
dans
la maquette
du
budget
primitif
2020
transmise
au
comptable
public
et aux
services
de
la préfecture.
Il est
apparu
que
ce
dernier
document
ne
comprenait
pas
les
restes
à
réaliser 2019.
Or, ceux-ci
n’apparaissaient
pas
non
plus dans
les nouvelles
inscriptions
adoptées
dans
le
budget
supplémentaire
2020.
In
fine,
c’est
via
l’unique
décision
modificative
de
l’exercice,
délibérée
en
novembre
2020,
que
la
maquette
a
été
corrigée
des
restes
à
réaliser
2019.
Quoique
cette
anomalie
n'ait
concerné
que
le
budget
2020,
la
chambre
invite
la
commune
à porter
une
attention
particulière
à
la
cohérence
de
ses
documents
budgétaires
au
regard
des
montants
effectivement
votés.
12 «(...)
ou
avant
le
30
avril
de
l'année
du
renouvellement
des
organes
délibérants
».
1 Cf. instruction
M14,
tome
2, titre
1, chapitre 4, partie
3.
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
3 1COMMUNE
DE
MONTS
2.3.2
Une
tenue
des
annexes
qui
manque
de
rigueur
et d’exhaustivité
Les
budgets
et les comptes
des
communes
doivent
présenter
des
informations
détaillées
sur
la
situation
de
la collectivité,
selon
une
maquette
homogène,
afin
de
garantir
aux
élus
qui
les
adoptent
et aux
citoyens
qui
les
consultent
la transparence
de
l'information
financière!*.
L'analyse
a
majoritairement
porté
sur
la
qualité
des
annexes
produites
au
compte
administratif
(CA)
2020
et aux
budgets
primitifs
(BP)
2021
et 2022,
documents
budgétaires
les
plus
récents
à la date
réalisation
du
contrôle.
En
premier
lieu, la chambre
a constaté
que
plusieurs
annexes
étaient
inexistantes
alors
même
qu'au
regard
des
comptes
de
la commune
ou
des
décisions
qu’elle
avait
prises,
lesdites
annexes
auraient
dû
être
complétées.
Il en
est ainsi
des
annexes
relatives
aux
provisions!
et aux
participations
en
nature
et subventions!f.
En
deuxième
lieu,
la
chambre
relève
que
plusieurs
annexes
sont
incomplètes
ou
incohérentes.
Ainsi,
l’annexe
relative
aux
méthodes
utilisées
pour
les
amortissements
pourrait
utilement
être
complétée
du
seuil
unitaire
en-deçà
duquel
la
commune
a
choisi
d’amortir
les
biens
sur
un
an
et
comprendre
la
durée
d'amortissement
des
équipements
de
cuisine,
du
mobilier
urbain
et des
équipements
de
voierie
telle que
fixée
par
la délibération
du
29 juin 2000.
Par
ailleurs,
elle
devrait
être
mise
à
jour
des
nouvelles
dispositions
s’agissant
de
l'amortissement
des
subventions
d’équipements!?.
L'annexe
relative
aux
adhésions
aux
organismes
de
regroupement
gagnerait,
également,
à
être
complétée
afin
de
recenser
la
totalité
des
entités
auxquelles
adhère
la
commune.
Des
incohérences
ont
également
été
relevées
entre
l’annexe
relative
à
l’état
du
personnel!”
du
BP
2022
et le tableau
produit
par
la commune
lors
du
contrôle.
En
outre,
l’annexe
relative
à
la
dette!
du
CA
2020,
qui
recense
les
emprunts
de
la
commune
par
nature
de
dette,
mentionne
un
capital
restant
dû
inférieur
de
plus
de
0,5
ME
au
capital
de
la dette
inscrite
au
compte
de
gestion
2020°!.
Elle
est
par ailleurs,
incomplète
puisque
les
taux
d'intérêts
appliqués
aux
différents
contrats
ne
sont
pas
mentionnés.
Enfin,
des
incohérences
sont
constatées
dans
les
montants
de
certaines
dettes??.
Cette
perfectibilité
du
montant
réel
de
la dette
a été
admise
par
la
commune,
qui
n’a,
à
l’heure
actuelle,
aucun
outil
lui
permettant
une
connaissance
exacte
de
ses
engagements.
Ainsi,
si cette
dernière
s’est
engagée,
à mettre
en
cohérence
les
données
de
la dette
avec
les
services
4
Article
L.
2312-1
du
CGCT,
précisé
par
l'instruction
codificatrice
M14
Tome
2,
Titre
1 Chapitre
4
$
1.2.1.4
pour
le budget
primitif
et Titre
4
Chapitre
1 $ 6.2
pour
le compte
administratif.
15 Annexe
IV
A4
et
AS.
16 Annexe
IV
B1-7.
17 Décret
n°
2015-1846
du
29
décembre
2015
qui
a modifié
la rédaction
de
l’article
R.
2321-1
du
CGCT.
18 Annexe
IV C3.1.
19 Annexe
IV
CI.
20 Annexe
IV
A2-2.
212,788
ME
contre
3,297ME
au
compte
de
gestion.
2
Par
exemple,
le
capital
restant
dû
de
l'emprunt
MIN216001EUR/0221583/003/1
est
retracé
pour
70
754,95
€
dans
l’annexe
du
CA
2020,
alors
que
l’échéancier
du
prêt
indique
un
capital
restant
dû
de
60
000
€. Pour
ce même
prêt
d’ailleurs,
l’annuité
est présentée
au
CA
pour
6 659,83
€ au
lieu
de
6 000
€.
RAPPORT
D'OBSERVATIONS
DÉFINITIVES
de
la trésorerie
avant
le passage
à la M57
prévu
au
1° janvier
2023,
elle
devra
veiller également
à mettre
en place
des
outils
lui permettant,
d’une
part, un
suivi
transparent
de sa dette, et, d’autre
part,
une
présentation
fiable
de
cette
dernière
dans
les
documents
financiers.
En
troisième
et
dernier
lieu,
la
chambre
relève
des
imperfections
dans
les
annexes
relatives
au
suivi
du
patrimoine.
À
la
lecture
des
annexes
dédiées
produites
au
CA
2020,
plusieurs
anomalies
ont
été
relevées
et notamment
:
e
un recensement
très parcellaire
(environ
15
%)
des
immobilisations
acquises
par la commune.
e
des
opérations
mal
qualifiées
(cessions
en
lieu
et place
de
sortie
pour
réforme)
ou
dont
les
montants
ne
sont
pas
cohérents
au
regard
des
amortissements
comptabilisés.
La
chambre
relève,
par
ailleurs,
que
ces
anomalies
ne
peuvent
être
palliées
par
les
délibérations
qu’aurait
dû
prendre
la
commune
en
application
des
dispositions
du
deuxième
alinéa
de
l’article
L.
2241-1
du
CGCT®.
En
effet,
bien
que
la
commune
ait
répondu
à
l'obligation
de
délibérer
sur
le
bilan
des
acquisitions
et
cessions
de
2017
à 2019,
force
est
de
constater
que
cette
bonne
pratique
n’a
pas
perduré,
la collectivité
semblant
considérer
que
les
annexes
aux
comptes
administratifs
suffisaient.
La
commune
a
indiqué
que
nombre
des
dysfonctionnements
constatés
provenaient
du
logiciel
comptable
utilisé
dont
la
fiabilité
faisait
défaut
et
qu’elle
s’engageait
dans
des
voies
d'amélioration
(vérification
des
éditions
du
CA,
changement
de
logiciel
comptable
afin
de
garantir
la
fiabilité
des
données).
La
chambre
rappelle,
toutefois,
qu’il
est
de
la responsabilité
de
la
collectivité
de
présenter
des
documents
budgétaires
fiables
et
de
les
modifier
manuellement
si nécessaire,
ce
qu’elle
aurait
pu
faire
en
l’espèce.
En
réponse
aux
remarques
de
la chambre,
la commune
a indiqué
que
la recherche
de
la
fiabilité
des
documents
est incluse
dans
les
objectifs
du
pôle
finances
pour
l’exercice
2023,
les
agents
concernés
devant,
pour
ce
faire,
être
accompagnés
via
des
formations.
Recommandation
n°
2
: Garantir
la qualité
des
annexes
présentées
dans
les
documents
budgétaires
en
s’assurant
de
leur
fiabilité
et de
leur
exhaustivité.
2.4
Une
piètre
qualité
des
prévisions
budgétaires
Les
taux
d’exécution
budgétaire
recèlent
un
enjeu
budgétaire
aussi
bien
que
démocratique.
Il importe
que
les
élus
délibèrent
sur
un
budget
primitif,
éventuellement
ajusté
via
des
décisions
modificatives,
mais
fondé
sur
des
prévisions
sincères.
En
particulier,
les
prévisions
de
recettes
et de
dépenses
ne
doivent
être
ni
surévaluées
ni
sous-évaluées.
Un
écart
3
Cet
article
prévoit
que
le
conseil
municipal
délibère
sur
le bilan
des
acquisitions
et
des
cessions
opérées
par
la
commune.
Ce
bilan
doit
être
annexé
au
compte
administratif de
la collectivité.
Bien
que
l’article
ne
le précise
pas
explicitement,
il ressort
notamment
de
l’objet
du
premier
alinéa
que
le
bilan
annuel
porte
sur
les
acquisitions
et
cessions
immobilières.
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
3 2COMMUNE
DE
MONTS
trop
élevé
et récurrent
entre
prévision
et exécution
est
même
de
nature
à
remettre
en
cause
la
légalité
des
délibérations
budgétaires.
Sur
la
section
de
fonctionnement,
après
une
réalisation
satisfaisante
sur
le
début
de
période
(91
%),
une
dégradation
de
l'exécution
en
dépenses
peut
être
constatée
à
compter
de
l'exercice
2019.
En
effet,
sur
cet
exercice
et
le
suivant,
des
crédits
importants
ont
été
inscrits,
soit
au
budget
primitif
(2,26
ME
en 2019)
soit
lors
du
vote
du
budget
supplémentaire
(2,38
M€
en
2020),
au
compte
6875
« dotations
aux
provisions
pour
risques
et
charges
exceptionnels
»
mais
n’ont jamais
été
réalisés.
Or,
les
cas
d'utilisation
de
ces
provisions
pour
risques
et
charges
sont
strictement
définis.
En
l'espèce,
il
apparaît
clairement,
notamment
à
la
lecture
du
procès-verbal
de
la
séance
d’adoption
du
budget
supplémentaire
2020,
que
la
commune
a
souhaité,
par
ces
inscriptions,
se
doter
de
réserves
budgétaires
pour
financer
des
projets
d’envergure
(reconstruction
de
l’école
Daumain,
projet
qui
n’a,
en
fait,
pas
abouti
à ce jour).
Bien
que
non
mandatées,
ces
prévisions
sont
insincères
puisque
non
fondées
sur
un
risque
ou
une
charge
avérée.
Avec
un taux moyen
d'exécution
sur la période
de
50
%
en
dépenses
et 42
%
en
recettes,
la chambre
constate
la dégradation
progressive
des
réalisations
en matière
d'investissement.
Si
la crise
sanitaire
peut
sans
nul
doute
expliquer
la faiblesse
du
taux
d’exécution
en 20207
(38
%
en
dépenses
et
22
%
en
recettes),
la
chambre
constate
que
le
ralentissement
de
l’exécution
budgétaire
a
débuté
en
2018
(52
%
en
dépenses,
contre
73
%
l’année
précédente),
soit
bien
avant
que
la
crise
et
ses
effets
n’apparaissent.
Selon
la
commune,
cette
situation
proviendrait
du
changement
de
l’équipe
municipale
en
mai
2018
qui
a modifié
les orientations
politiques
en
matière
patrimoniale
(projet
de
MSP),
des
aléas
subis
sur
certains
projets
d’envergure
(problèmes
architecturaux
sur le pôle
culturel)
et du
report
de certains
projets,
notamment,
pour
raison
financière
(travaux
sur
le stand
de
tir et le gymnase).
En
2021,
la
tendance
n’est
pas
modifiée,
le
montant
des
dépenses
d’équipement
reportées
s’établissait
à
1,341
M€
(soit
27
%
des
prévisions)
et
les
dépenses
réelles
d'investissement
ont
été
mandatées
seulement
à hauteur
de
37
%
du
budget
voté.
#
« Destinées
à
couvrir
des
risques
et
des
charges
nettement
précisées
quant
à
leur
objet
et
que
des
événements
survenus
ou
en cours
rendent
probables.
Évaluées
en
fin d'exercice,
elles
doivent
être
réajustées
au
fur et
à mesure
de
la
variation
des
risques
et
éventuellement
des
charges.
Elles
n’ont
pas
vocation
à
servir
à
la
constitution
de
réserves
budgétaires,
à couvrir
des
charges
futures
d'amortissement
ou
de
renouvellement
de
biens,
à
financer
l’augmentation
future
des
charges
annuelles
récurrentes
ou
la diminution
future
de
recettes
annuelles
récurrentes.
»
Instruction
comptable
M14,
tome
1, titre
1, chapitre
2, p.
17.
3
Exercice
caractérisé
par
un
taux
important
de
report
des
dépenses
d'équipement
(20
%
de
restes
à réaliser)
et
d'annulation
de
crédits
(45
%).
RAPPORT
D'OBSERVATIONS
DÉFINITIVES
2.5
Une
gestion
en
AP/CP
à réserver
aux
opérations
pluriannuelles
d’envergure
et à consolider
La
gestion
budgétaire
des
investissements
en
autorisations
de programmes
et crédits
de
paiements
(AP/CP)
Codifiée
à
l’article
L.
2311-3
du
CGCT,
la
pratique
des
AP/CP
constitue
un
outil
de
pilotage
pour
planifier
les investissements
pluriannuels
de la collectivité en lui permettant
d'appréhender
au mieux
les
financements
à prévoir.
La
création
d’une
autorisation
de
programme
(AP)
découle
d’une
décision
de
la collectivité
de mettre
en réserve
un montant
de crédit destiné
à l’accomplissement
d’une
opération d'investissement
identifiée
et
financièrement
évaluée,
dont
la
réalisation
portera
sur
plusieurs
exercices.
Chaque
AP
correspond
au
montant
global
du
projet
et
est
déclinée
annuellement
par
des
crédits
de
paiement
(CP)
correspondant
aux
dépenses
prévisionnelles
à mandater
sur
les exercices
à venir.
Les
AP
peuvent
être
révisées,
au
besoin.
Elles
demeurent
valables,
sans
limitation
de durée, jusqu’à
ce
qu’il
soit procédé
à leur annulation.
La
gestion
en
AP/CP
est un
outil
de
prospective
budgétaire
très
utile
pour
les
projets
se
déroulant
sur
plusieurs
exercices
et
d’une
ampleur
financière
significative.
Pour
donner
tout
son
sens
à
ce
dispositif,
un
cadre
spécifique
et
un
suivi
rigoureux
des
opérations
sont
nécessaires.
Sur
la
période
2016-2022,
la commune
a
recouru
à cette
pratique
pour
les
opérations
suivantes
: réfection
de
voirie
et
réhabilitation
de
l’école
P.
et
M.
Curie,
réalisation
d’un
parking,
installation
de
bornes
à
incendie,
rénovation
du
système
de
chauffage,
réfection
des
toitures,
construction
de
l’espace
culturel
et construction
de
la MSP.
Sur
cette
période,
ce
sont
6,3
ME
de
crédits
qui
ont
été
prévus.
La
commune
ne
s’est
dotée
d’aucun
règlement
permettant
le
suivi
de
sa
gestion
en
AP/CP.
Cet
état
de
fait
est
révélateur
de
plusieurs
dysfonctionnements
dans
la
surveillance
et
l’utilisation
de
ces
crédits
pluriannuels.
En
premier
lieu,
il n’apparaît
pas
que
la
collectivité
ait une
vision
exhaustive
et
fiable
de
ses
AP/CP.
En
effet,
si des
tableaux
de
suivi
ont
été
mis
en
place,
ils ne
comprennent
pas
la
totalité
des
AP
votées,
intègrent
des
erreurs
et
leur
mise
à jour
n’apparaît
pas
régulière.
Ainsi
et
pour
exemple,
s’agissant
de
l’AP
de
la
MSP,
le
tableau
d’exécution
de
l’ AP
indique
une
exécution
de
107
627,38
€ en 2021.
Or,
la comptabilité
analytique
de la commune
fait état
d’un
montant
de
172
607,38
€,
deux
paiements
à l’entreprise
titulaire
du
lot
1 du
marché
de
travaux
n'ayant
pas
été repris
dans
le tableau
de
la collectivité.
En
deuxième
lieu,
l’absence
de
règles
de
caducité,
entraîne
la persistance
d’AP
alors
même
que
les
projets
ont
été
abandonnés
ou
qu'ils
ont
été
réalisés
mais
que
le montant
de
la
réalisation
est
inférieur
à l’AP
prévue.
C'est
ainsi
près
de
10
%
de
l’enveloppe
globale
des
AP
votée
par la commune
qui
n’a pas
été consommée
et qui
aurait dû
faire l’objet
d’une
délibération
d'annulation.
En
troisième
lieu,
il peut
être
relevé
que
deux
opérations
(espace
culturel
—
2018-03
et
la réfection
de
voirie
— 2016-02)
ont
été
mandatées
pour
des
montants
30
%
supérieurs
aux
AP
votées.
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
3 3COMMUNE
DE
MONTS
En
quatrième
lieu,
le choix
de
la gestion
de
la dépense
en
AP/CP
ne
paraît
pas
toujours
pertinent,
compte
tenu
du
cout
de
l’opération
et au
regard
du
budget
annuel
de
la commune.
Tel
est le cas
de
l’AP
relative
à l’achat
de
bornes
à incendie
(10
000
€ sur trois
ans
pour
un
budget
oscillant
entre
2
et 4 ME).
En
cinquième
lieu,
le vote
des
crédits
de paiement
a été
déconnecté
de
l’évolution
réelle
de
certains
projets.
Or,
lors
du
vote
de
l’autorisation
de
paiement,
le
phasage
des
crédits
de
paiements
à ouvrir
est
prévisionnel.
Il doit
donc
être
ajusté
au
regard
du
déroulement
effectif
de
l'opération.
De
nombreuses
anomalies
ont
été relevées
à ce
titre
s’agissant
par
exemple
de
l’AP/CP
relative
à la
maison
de
santé
pluridisciplinaire
:
e
des
dépenses
ont
été
engagées
et
liquidées
en
l’absence
d'ouverture
des
crédits
de
paiement
correspondants, e les
crédits
votés
sur
l'opération
ne
correspondaient
pas
au
crédit
de
paiement
alloué??,
e
les
sommes
mandatées
étaient
supérieures
au
crédit
de
paiement
voté.
Par
ailleurs,
malgré
une
révision
de
cette
AP
en
janvier
2022
qui
la
porte
à
3,485
ME,
elle
reste
insuffisante
par
rapport
au
coût
global
de
l’opération.
Ainsi,
au
regard
des
marchés
signés
(avenants
compris),
de
la
dépense
réelle
propre
à
l’acquisition
du
terrain
et
des
frais
d'ingénierie
tels
qu’ils
ont
été
estimés
dans
le
cadre
du
plan
de
financement,
le
montant
de
l'opération
s'élève,
en
l’état
des
connaissances
actuelles
et a minima,
à 3,617
ME.
Enfin,
l’imperfection
de
l’annexe
dédiée
(annexe
IV
B2-1)
ne
permet
pas
de
pallier
les
dysfonctionnements
relevés
précédemment.
Outre
le
fait
qu’elle
n’a
été
remplie
que
tardivement
(2019)
et
uniquement
pour
les
budgets
primitifs,
elle
comprend
nombre
d'anomalies
(défaut
d’exhaustivité
dans
le
recensement
des
AP
créées??,
incomplétude
des
informations
sur
chaque
AP*).
Par suite,
si, à l’avenir,
la commune
souhaite
pérenniser
ce mode
de
gestion,
la chambre
lui
recommande,
eu
égard à
sa taille
et à ses
compétences
internes,
d’une
part,
de
faire
preuve
de
sélectivité
et
d’y
recourir
pour
les
projets
d’un
montant
significatif
et,
d’autre
part,
d’en
fiabiliser
l’utilisation
en
se
dotant
de
moyens
lui garantissant
la qualité
et l’efficacité
en termes
budgétaires.
Sur
ce
dernier
point,
la
commune
a
indiqué
que
ce
sujet
constituerait
un
des
objectifs
2023
du
pôle
finances.
Ces
améliorations
lui
permettront,
également,
de
garantir
une
information
fiable
aux
élus
et
aux
citoyens.
Recommandation
n°
3
: Limiter
l’utilisation
de
la
procédure
d’AP/CP
aux
projets
pluriannuels
ayant
une
ampleur
financière
significative
et en
assurer
un
suivi
fiable.
26 L'annexe
du BP
2019
dédiée
aux AP/CP
était vierge,
alors que
29
064,60
€ ont été
mandatés
sur cette opération.
27 Au
BP
2020,
les
crédits
votés
s’élevaient
à 2,4
ME
alors
que
le
CP
s'’établissait
à
1,44
ME€.
2$ Le
BP
2021
prévoyait
un
crédit
de
paiement
de
160
000
€,
or
ce
sont
172
607,38
€ qui
ont
été
mandatés
sur cet
exercice. 29 Cf.
BP
2021.
30 Cf.
BP
2021.
RAPPORT
D'OBSERVATIONS
DÉFINITIVES
2.6
Des
progrès
attendus
en
matière
de
fiabilité
des
comptes
2.6.1
Un
provisionnement
incomplet,
parfois
déconnecté
du
risque
latent
ou
dont
la
comptabilisation
n’est
pas
maîtrisée
En
application
des
dispositions
de
l’article
R.
2321-2
du
CGCT,
une
provision
doit
notamment
être
constituée
dès
l’ouverture
d’un
contentieux
en
première
instance
contre
la
commune
ou
encore
lorsque
le
recouvrement
des
restes
à
recouvrer
sur
compte
de
tiers
est
compromis
malgré
les
diligences
faites
par
le comptable
public.
Bien
qu'ayant
connu
sur la période
2017-2022
des
litiges’!
dont
certains
sont
encore
en
cours*?,
répondant
à
la
définition
précitée,
la
commune
n’a
constitué
aucune
provision
pour
litige,
alors
même
que
des
sommes
non
négligeables
étaient
parfois
demandées
par
les
requérants
et que
la commune
ne pouvait
se prévaloir
de
l’issue
du jugement.
La
chambre
rappelle
qu’en
application
de
l’article
précité,
c’est
à
la
collectivité
d’estimer
la
provision
au
regard
du
risque
financier
encouru.
Ainsi,
si la provision
n’a
pas
de
caractère
automatique,
la
commune
est
invitée,
dès
lors
qu’elle
est
partie
à un
contentieux,
à
évaluer
le
risque
et à constituer
une
provision,
si nécessaire.
Par
ailleurs,
par
délibération
du
18
janvier
2022,
la commune
a
institué
une
provision
pour
dépréciation
des
comptes
de
tiers
évaluée,
forfaitairement,
au
regard
de
l’ancienneté
des
créances®,
à 31
000
€ pour
2022.
Si
la
chambre
ne
peut
que
louer
cette
décision,
cette
dernière
participant
à
la
fiabilité
des
comptes,
elle
alerte,
toutefois
la
collectivité
sur
la
cohérence
nécessaire
qui
doit
être
recherchée
entre
la provision
constituée
et le risque
à couvrir.
En
l'espèce
et
à
la
lecture
des
états
de
restes,
il
apparaît
que
le
risque
majeur
de
la
commune
porte
sur
deux
créances
particulièrement
anciennes
(2003
et 2013)
et
d’un
montant
unitaire
significatif (9 443,92
€ et 34
560,23
€). Or,
ces
seules
créances
pourraient
légitimement
fonder
la constitution
d’une
provision
supérieure
à celle
délibérée
par
la commune
pour
2022.
Enfin,
l’analyse
des
comptes
démontre
que
la
commune
a
eu
recours
à une
provision
pour
perte
de
change
(c/
15152)
pour
couvrir
les écarts
de
change
induits
par
un
prêt
en
francs
suisses
contracté
en
2005.
Toutefois,
l’utilisation
de
ce
compte
ne
semble
pas
maîtrisée.
La
chambre
a
ainsi
constaté
qu’en
2018
et
2019,
malgré
un
écart
de
change
à
la
charge
de
la
commune,
cette
dernière
a doté
le compte
de
provision.
En
2018,
la dotation
correspond
même
au
double
de
la
perte
effective.
Or
dans
un
tel
cas,
la
commune
aurait
dû
reprendre
ladite
provision
pour
atténuer
la charge
de
la perte
de
change.
En
2020,
malgré
une
nouvelle
perte,
la
commune
n’a
toujours
pas
procédé
à une
reprise.
31
Relatifs
à
des
recours
sur
des
arrêtés
interministériels
rejetant
des
demandes
de
reconnaissance
de
l’état
de
catastrophe
naturelle
qui
ont
entraîné
une
condamnation
minime
pour
la commune
et un
recours
administratif
sur
un
arrêté
municipal
relatif à l'édification
d'un
pylône
radioélectrique
qui
a été
rejeté.
2 Deux
recours en matière
de personnel.
#3 15 %
sur les créances
N-2, 40 %
sur les créances
N-3 et 70 %
pour
les créances
antérieures.
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
3 4COMMUNE
DE
MONTS
Si
ces
anomalies
n’ont
pas
perduré
en
2021,
ces
diverses
écritures
ont
eu
pour
effet
de
mouvementer
artificiellement
le compte
de
provisions
pour
pertes
de
change
et
de
fausser
les
résultats
de
la commune
sur
la période
2018-2020.
La
chambre
invite
donc
la commune
à sécuriser
ses
pratiques
en
matière
de
provisions
afin
que
ces
dernières
répondent
à leur
objectif.
2.6.2
Des
restes
à réaliser
partiellement
sincères
L'évaluation
correcte
des
restes
à
réaliser
(RAR),
tant
en
dépenses
qu’en
recettes,
contribue
à
la
sincérité
budgétaire.
En
investissement,
ils
correspondent
à
des
dépenses
engagées
non
mandatées
au
31
décembre
de
l’exercice
et à
des
recettes
certaines
n'ayant
pas
encore
donné
lieu
à l’émission
d’un
titre.
La
chambre
relève
un
taux
de
restes
à
réaliser
relativement
élevé,
notamment
en
dépenses
en
2018
(85
%
des
dépenses
d'équipement)
et
2020
(60
%)
alors
même
que
la
commune
pratique
une
gestion
en
AP/CP.
Cette
tendance
s’accroît
en
2021,
les
reports
atteignant
un
niveau
jamais atteint
jusque-là
: 1,342
M€
en
dépenses
et
1,248
ME
en recettes.
S'agissant
de
ces
dernières,
elles
concernent
majoritairement
(91
%)
les
participations
institutionnelles
au
projet
de
MSP.
Toutefois,
certaines
de
ces
recettes
(DSIL/DETR
et
F2D)
auraient
dû
être
enregistrées
dans
les
RAR
2020,
compte
tenu
des
dates
auxquelles
les
notifications
(novembre
2020)
ou
vote
formel
(juin
2020)
sont
intervenus.
Par
ailleurs,
de
nombreux
RAR
en
dépenses
ne
sont
pas justifiés.
Ainsi,
en
2018,
42
%
des
dépenses
analysées
n’ont pu
être justifiées par
la commune
ou
sont
relatives
à des
engagements
initiés
en
2019.
Sur
ce
même
exercice,
ce
sont,
a
minima,
21%
des
restes
à réaliser
en
dépenses
qui
ne
sont
pas
justifiés.
Par
ailleurs,
sur
un
échantillon
de
six
opérations,
deux
d’entre
elles
présentent
un
montant
de
restes
à réaliser
inexact.
2.6.3
Une
affectation
du
résultat
erronée
en
2019
La
commune
a procédé
de manière
régulière
à l’affectation de ses résultats,
à l’exception
de
celui
de
l’exercice
2019.
En
effet,
bien
que
le
montant
du
résultat
de
la
section
de
fonctionnement
soit
suffisant,
le besoin
de
financement
n’a
pas
été
couvert
dans
sa totalité,
le
solde
des
RAR
(-
0,76
ME)
n'ayant
pas
été
pris
en
compte.
Cette
anomalie
s’est
régularisée
d'elle-même
lors
de
l’affectation
du
résultat
2020.
Cette
erreur
n’a
donc
pas
eu
d’incidence
en
matière
bilancielle,
le fonds
de
roulement
au
31
décembre
2021
étant
égal
à ce
qu’il
aurait
été
en
l’absence
de toute
anomalie.
Toutefois,
en
minorant
ses
recettes
d'investissement
par
une
affectation
inférieure
à
ce
qu’elle
aurait
dû
être,
la
collectivité
a
faussé
son
budget
2020.
Une
correcte
affectation
aurait
ainsi
permis
de
minorer
le recours
prévisionnel
à l'emprunt
présenté
au
budget
primitif 2020.
RAPPORT
D'OBSERVATIONS
DÉFINITIVES
2.6.4
Un
apurement
tardif
des
recettes
à
classer
En
application
des
dispositions
de
l'instruction
comptable
M14,
les
opérations
comptabilisées
au
compte
471
«recettes
à
classer
ou
à
régulariser
»
ont
vocation
à
être
rapidement
régularisées
par
l'émission
d’un
titre**.
Les
écritures
passées
en
2020
au
compte
471
de
la
commune,
telles
que
décrites
ci-
dessous,
démontrent
un
apurement
tardif,
au
premier
trimestre
2022,
au-delà
des
délais
indiqués
par
l'instruction.
Tableau
n°
1:
Recettes
à
classer
Date
DEC
Libellé
Lei
ra
SR
Montant
(en
€)
d'émission
CSST
Ë
CRU
DGFIP
dgf
de
2020
47132
21/12/2020
98
153,00
11/03/2022
OPH
VAL
TOURAINE
HABITAT
06/11/2020
2
500,00 |
09/03/2022
47138
CAF
INDRE
ET
LOIRE
24/12/2020
2975,00
|
09/03/2022
Maître
Rémi
Savard
prix vente maison 2
rue de l’église
4718
06/07/2020
150 000,00 |
07/02/2022
Source
: Compte
des
gestion
2020,
états de
développements
de
solde,
réponse
de
la commune.
Cette
situation
a
eu
pour
conséquence,
d’une
part,
une
surestimation
temporaire
de
l’actif de
la commune
(vente
du
bien
de
150
000
€
comptabilisée
en 2022)
et, d’autre
part,
de
fausser
les
résultats
des
exercices
2020
à
2022,
en
reportant
sur
ce
dernier
plus
de
0,25
ME
de
recettes. 2.6.5
Une
connaissance
du
patrimoine
à
renforcer
malgré
un
suivi
satisfaisant
Chaque
collectivité
territoriale
dispose
d’un
patrimoine
destiné
à
lui
permettre
de
remplir
les
missions
qui
lui
sont
dévolues.
Il
figure
à
son
bilan.
Celui-ci
doit
en
donner
une
image
fidèle,
complète
et sincère.
Le
maire,
en
tant
qu’ordonnateur,
est chargé
de
la tenue
des
inventaires
comptable
et
physique
qui
recensent
les
biens
mobiliers
et
immobiliers
de
la
collectivité
et
leur
localisation.
Ces
inventaires
sont
indispensables
pour
justifier
de
la réalité
de
ces
biens
à l’actif du
bilan.
En
toute
logique
ils doivent
être
concordants.
2.6.5.1
Uninventaire
à fiabiliser
La
commune
dispose
d’un
inventaire
comptable
recensant
les
biens
meubles
et
immeubles.
À
la suite de
l’examen
de ce dernier,
la chambre
a constaté
les anomalies
suivantes :
#
Soit
à la
fin de
l'exercice
sur
lequel
l'opération
a été
constatée,
soit
au
maximum
dans
les
deux
mois
suivants
l'enregistrement
de
l'opération.
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
3 5COMMUNE
DE
MONTS
e
des
biens
anciens
manifestement
hors
d'usage
y sont
toujours
référencés*
;
e
il comprend
également
des
opérations
qui
n’ont
pas
à
y
figurer
*
ou
des
« des
doublons
à
traiter
»
(montant
de
42
082,60
€) ;
°
716
biens
n’ont
aucune
valeur
d’origine
et 242
biens
n’ont
ni valeur
d’origine
ni valeur
nette
comptable.
Enfin,
la valeur
d’origine
globale
des
actifs
(12,13
ME)
est
très
inférieure
à leur
valeur
nette
comptable
globale
(24,53
ME).
Si le compte
de
gestion
et l’état de
l’actif 2020
du
comptable
sont
concordants,
force
est
de
constater
que
l'inventaire
comptable
élaboré
par
la
commune
n’est
que
parcellaire.
Ainsi,
plus
de
52
ME
n'y
sont
pas
retracés.
De
manière
principale,
il est
constaté
une
absence
totale
d'enregistrement
des
biens
mis
à disposition
ou
transférés
à des
tiers
(comptes
24)
et
un
écart
très
significatif sur les
immobilisations
corporelles
(35
ME).
La
chambre
invite,
par
suite,
la
collectivité
à
compléter
et
fiabiliser
son
inventaire
comptable,
avant
toute
démarche
visant
à élaborer
un
inventaire
physique.
2.6.5.2
Un
patrimoine
mis
à
jour
mais
un
suivi
à mieux
retranscrire
à l’inventaire
La
chambre
constate,
de
prime
abord,
une
correcte
intégration
des
travaux
en
cours
aux
comptes
d’imputation
définitive,
ces
derniers
étant
transférés
dès
la
mise
en
service
du
bien
concerné.
Par
ailleurs
et
dans
leur
grande
majorité,
les
actifs
sont
amortis
conformément
aux
règles
fixées
dans
les
délibérations
afférentes.
S'agissant
des
biens
réformés,
la commune
a,
à
de
nombreuses
reprises
sur
la période
2017-2022,
procédé
à
la
sortie
de
ces
actifs.
Si
les écritures
correspondantes
ont
été correctement
comptabilisées
par
la commune,
la
chambre
relève
l’imprécision
des
motifs
de
mise
en
réforme
des
biens.
Ainsi,
plusieurs
certificats
administratifs,
justifiant
les écritures
passées,
ne
mentionnent
pas
que
les biens
sont
sortis
de
l’actif suite
à leur
réforme
mais
se bornent
à indiquer
que
leur
valeur
nette
comptable
est
à 0,
alors
que
cette
seule
circonstance
n’entraîne
pas
automatiquement
la
réforme
du
bien.
La
chambre
invite
la collectivité
à plus
de
transparence
dans
ce domaine.
Par
ailleurs,
la passation
des
écritures
de
mise
en réforme
des
biens
ne
s'est
pas
toujours
accompagnée
d’une
mise
à jour
de
l’inventaire.
Ainsi,
des
biens
réformés
sont
toujours
inscrits
dans
ce
dernier”. Ces
anomalies
participent
et
expliquent,
en
partie,
le défaut
de
fiabilité
de
l'inventaire
de
la
commune.
La
collectivité
est
invitée
à plus
de
vigilance
et de
rigueur
s’agissant
du
suivi
de
ses
actifs.
5
Pour
exemple
: des
logiciels
(c/2051)
acquis
lors des
années
2003
à 2013,
du
mobilier
(c/2184)
ou
des
véhicules
(c/ 2182)
datant
des
années
1990
ou
du
tout
début
des
années
2000.
36 Mention
d’un
actif au
c/
13158
relatif à un
fonds
de
concours.
*7 Pour
exemple : sur
les
biens
réformés
au
c/2051
le 23/09/2019,
ceux
dont
la date
d'acquisition
est
antérieure
à
2015
sont
tous
valorisés
en
valeur
brute
à
l'inventaire
2021
(pour
un
total
de
21
milliers
d'euros),
ceux
acquis
à
compter
de
2015
n’ont
plus
aucune
valorisation
mais
apparaissent
toujours
dans
l'inventaire.
RAPPORT
D'OBSERVATIONS
DÉFINITIVES
2.6.6
Des
régies
à contrôler
La
commune
n’a
opéré
aucun
contrôle
sur
ses
six
régies,
considérant
que
cette
charge
revenait
au
comptable.
Il est
rappelé
à la collectivité
les
dispositions
de
l’article
R.
1617-17
du
CGCT
qui
prévoient
un
contrôle
conjoint
de
l’ordonnateur
et
du
comptable.
L’instruction
codificatrice
concernée”
fixe
le périmètre
de
contrôle
de
chaque
acteur.
La
commune
pourrait
utilement
s’y
référer
afin
de
garantir
le suivi
qui
lui est
réglementairement
dévolu
en
matière
de
régies.
*
Eu
égard
aux
différentes
anomalies
entachant
la fiabilité
des
comptes
recensées
lors
de
son
contrôle
(suivi
du
patrimoine,
provisionnement,
suivi
budgétaire
de
la
pluri
annualité),
la
chambre
recommande
à la commune
de
se doter
d’un
règlement
financier
afin
de
formaliser
et
sécuriser
ses
pratiques
dans
ces
différents
domaines.
La
commune
s’est
engagée
à présenter
un
tel document
au
conseil
municipal
dès janvier
2023
lors
du
débat
d'orientation
budgétaire.
Recommandation
n°
4
: Adopter
un
règlement
comptable
et financier.
3
UNE
SITUATION
FINANCIÈRE
SAINE
En
2022,
le
montant
des
recettes
réelles
de
fonctionnement
du
budget
de Monts
s'élève
à
7,1
ME.
L'analyse
financière
a
été
réalisée
sur
la
période
2017-2021
à
partir
des
comptes
de
gestion
et
du
logiciel
dédié
des
juridictions
financières.
Une
présentation
synthétique
de
ces
données
est consultable
en
annexe
3.
Sauf
mention
particulière,
les
variations
sont
présentées
en
moyenne
annuelle
et
les
comparaisons
sont
effectuées
par
rapport
aux
données
nationales
des
communes
de
la
même
strate
démographique
(communes
de
5 000
à
9 999
habitants
appartenant
à
un
groupement
fiscalisé). 3.1
Une
performance
financière
satisfaisante
En
propos
liminaire,
la
chambre
souligne
le
caractère
atypique
de
l'exercice
2021,
marqué
par
la
sortie
de
crise.
Ainsi,
entre
2019
(dernier
exercice
avant
crise)
et
2021,
les
38 «
Les
régisseurs
de
recettes,
d'avances
ainsi
que
de
recettes
et d'avances
ainsi
que
les
régisseurs
intérimaires
et
les mandataires
sont
soumis
aux
contrôles
du comptable
public
assignataire
et de
l'ordonnateur
ou
de
leurs délégués
auprès
desquels
ils sont
placés.
(....)
».
#9 N°
06-031-A-B-M
du
21
avril
2006.
1
1
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
3 6COMMUNE
DE
MONTS
produits
de
gestion
ont
augmenté
de
6,1
%
mais
l’évolution
des
charges
de
gestion
reste
atone
(0,5
%)
démontrant
une
moindre
reprise
de
ces
dernières
et un
probable
rebond
à prévoir
sur
les
exercices
suivants.
En
tout
état
de
cause,
il
convient
de
garder
à
l’esprit
que
la
situation
exposée
s'agissant
de
ce
dernier
exercice,
favorable
pour
la
commune,
ne
saurait
présager
des
suivants. 3.1.1
Une
capacité
d’autofinancement
suffisante
mais
inférieure
à la
strate
Dopé
par
des
produits
de
gestion
dont
la croissance
(3
%)
est plus
dynamique
que
celle
des
charges
de
même
nature
(2,2
%),
l'excédent
brut
de
fonctionnement
(EBF)
est
en
progression
de
5,8
%
sur
la période,
passant
de
1,4 ME
à
1,8
ME.
Si
l'exercice
2020
marque,
en toute
logique
compte
tenu
de
la crise
sanitaire,
une
dégradation
de
l’EBF
(- 7
%),
la situation
se
rétablit
rapidement
en
2021
par
une
augmentation
significative
(37,5
%)
des
recettes
et une
baisse
des
charges,
ces
dernières
revenant
à
leur
niveau
de
2019.
La
capacité
d’autofinancement
(CAF)
nette
évolue
également
positivement
sur
la
période,
son
évolution
est,
toutefois,
moins
marquée
(3,9
%).
Cette
situation
s’explique,
d’une
part,
par
le tarissement
du
solde
des
opérations
exceptionnelles
et,
d’autre
part,
par
le poids
du
résultat
financier
qui
s’accroît
entre
2019
et
2021
à
la
suite
de
l’enregistrement
sur
un
seul
exercice
(2019)
du
reliquat
du
fonds
de
soutien
versé
aux
collectivités
et établissements
ayant
contracté
des
emprunts
à risques.
Il convient,
néanmoins,
de
moduler
l’appréciation
de
la
situation
de
la
commune
par
rapport
à sa strate
de
comparaison.
Sur
l’exercice
2020,
l’EBF
(167
€) et la CAF
brute
(157
€)
par
habitant
de
Monts
sont
bien
en
deçà
(environ
25
%
de
moins)
des
valeurs
comparatives
(respectivement
220
€
et
201
€).
De
manière
plus
emblématique,
il
est
intéressant
de
relever
que
les
indicateurs
de
la commune
ont
tendance
à baisser
sur
la période
2017-2020
alors
même
que
la strate
présente
une
tendance
haussière.
3.1.2
Des
recettes
dynamiques
Entre
2017
et
2021,
les
produits
de
gestion
ont
augmenté
de
821
milliers
d’euros,
passant
de
6,6 ME€
à
7,4
ME,
portés
majoritairement
par
une
évolution
des
ressources
institutionnelles
(4,9
%)
et
plus
particulièrement
par
une
augmentation
de
la
dotation
globale
de fonctionnement
(DGF).
Second
poste
après
les recettes
fiscales
dans
les ressources
de
Monts,
le
poids
des
ressources
institutionnelles
dans
les
ressources
de
fonctionnement"?
était,
en
2020,
plus
du
double
de celui
constaté
au
niveau
de
la strate
(30,19
%
contre
13,59
%).
Bien
qu'ayant
un
niveau
global
de recettes
de
fonctionnement
par
habitant
inférieur
à la moyenne
de
la strate“!
la
commune
paraît
avoir
bénéficié
d’une
situation
plus
favorable,
ces
recettes
évoluant
de
manière
plus
dynamique.
4
Produits
de
fonctionnement
CAF,
tel
que
défini
dans
la
méthodologie
des
données
individuelles
consultables
sur
le
site
dédié.
41
En
2020
: 883
€
contre
1
159
€
pour
la
strate.
D Lu
RAPPORT
D'OBSERVATIONS
DÉFINITIVES
Tableau
n°
2
:
Évolution
des
produits
de
gestion
CR
TERRES
3 249 704
3336 038
3 526 065
3 692 679
3 505 000
(nettes
des
restitutions)
+ Fiscalité reversée
317
024
336
993
337
525
343
772
345
749
=
Fiscalité totale (nette)
3 566
728
3 673
031
3 863
590
4 036 450
3 850
749
+ Ressources
d'exploitation
676
999
633412
725
948
651
368
729
459
à RÉLAIEE ARRnAnE
2 306 848
2 319 869
2 355 210
2 287763
2 791 794
(dotations
et participations)
= Produits
de gestion
(A)
6 550
575
6 626
312
6 944
748
6 975
582
7 372
002
Source
: CRC,
d'après
les comptes
de gestion
3.1.2.1
Des
ressources
fiscales
en
hausse
mais
contraintes
Les
ressources
fiscales
propres
nettes des
restitutions
ont
globalement
augmenté
(1,9
%)
passant
de
3,2
M€
à 3,5
ME
entre
2017
et
2021.
En
l’absence
de
toute
modification
de
taux
jusqu’en
2021,
les ressources
provenant
des
impôts
locaux
ont
évolué
au
gré
de
l'augmentation
des
bases.
Ces
dernières
restent
toutefois,
sur
la
période
et
quelle
que
soit
la
taxe
concernée,
d’un
niveau
inférieur
à la moyenne
de
la strate.
Il est
relevé
un
ralentissement
en
2020
puis
un
fléchissement
(6
%)
de
ces
recettes
à
compter
de
2021.
Cette
diminution
résulte
de
la
suppression
de
la
taxe
d’habitation
sur
les
résidences
principales
(THRP)
*.
Sur
2020,
la réforme
n’a
toutefois
pas
entraîné
de perte
pour
le
budget
communal
du
fait
de
la
prise
en
charge
par
l’État
des
dégrèvements
accordés
par
le
législateur“.
En
2021,
les effets
de
la réforme
se
sont
poursuivis
par
le transfert,
au
profit
de
la
commune,
de
la
part
départementale
de
taxe
foncière
sur
les
propriétés
bâties,
un
coefficient
correcteur
permettant
de
garantir
une
compensation
intégrale
de
la perte
de
recettes
étant,
par
ailleurs
prévu“. En
l'espèce,
les
allocations
compensatrices
versées
par
l’État
ont
plus
que
doublé
sur
les
deux
derniers
exercices,
passant
de
98
milliers
d’euros
en
2020
à 334
milliers
d’euros
en
2021.
La
commune
a
bénéficié,
par
ailleurs,
d’une
attribution
supplémentaire
au
titre
du
coefficient
correcteur
de
506
milliers
d’euros.
Avec
des
taux
de
fiscalité
supérieurs
aux
taux
moyens
nationaux
des
communes
de
même
strate
s’agissant
de
la taxe
d’habitation
et de
la taxe
sur
le
foncier
bâti,
Monts
n’a
que
peu
de
marge
de manœuvre
en
la matière.
Enfin,
les
droits
de
mutation
à
titre
onéreux
enregistrent
une
augmentation
moyenne
annuelle
de
6
%
sur
la période,
en
nette
progression
depuis
2020
(+
30
%).
42
duI
de l’article
1414
C du code général des impôts.
#3 Prévue
par
l’article
16
de
la loi
de
finances
initiale pour
2020.
#
Respect
de
l'engagement
gouvernemental
d’une
compensation
à
l'euro
près
prévue
à
l’article
5
de
la
loi
de
finances
initiale
pour
2018.
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
3 7COMMUNE
DE
MONTS
3.1.2.2
Des
ressources
institutionnelles
et
de
péréquation
élevées
Les
dotations
et
participations
ont
augmenté
sur
la
période
de
près
5
par
an.
La
dotation
globale
de
fonctionnement
(DGF),
représentant
85
%
de
ces
ressources,
a
évolué
de
3,6%
par
an,
particulièrement
sous
l’impulsion
des
dotations
d'aménagement
(dotation
de
solidarité
rurale
et dotation
nationale
de
péréquation).
En
comparaison
des
communes
de
référence,
Monts
est
particulièrement
dotée,
la
DGF
par
habitant
s’établissant
à 267
€
contre
153
€
pour
la
strate
en
2020.
En
termes
de
structure,
cette
dotation
représente
30
%
des
produits
concourant
à
la
formation
de
la
capacité
d’autofinancement
de
la collectivité
(contre
13,6
%
pour
la strate).
La
fiscalité
reversée
par
l’État
et
l’intercommunalité
a
progressé
de
2,2
%
par
an
en
moyenne
et ce
malgré
une
légère
baisse
(-
1,2
%)
de
l'attribution
de
compensation
perçue
par
la
commune
de
la
part
de
la
CCTVI,
les
ressources
du
fonds
national
de
péréquation
des
ressources
intercommunales
et communales
(FPIC)
ayant
crû
de
30
%
par
an
en
moyenne.
3.1.2.3
Des
ressources
d’exploitation
maintenues
Évoluant
en
moyenne
annuelle
de
1,9
%
sur
la
période
pour
s'établir
à
729
milliers
d’euros
en
2021,
les
ressources
d’exploitation,
constituées
majoritairement
de
prestations
de
services
(cantine
scolaire
et
prestations
périscolaires)
et
de
remboursements
de
frais
(liés
à
la
mise
à disposition
de
biens
ou
de
prestations
à la CCTVI)
ont
dépassé,
lors
de
cet
exercice,
le
niveau
constaté
avant
la crise
sanitaire
(726
milliers
d'euros
en
2019).
3.1.3
Une
hausse
des
dépenses
de
fonctionnement
contenue
En
progression
de
2,2
%
en
moyenne
par
an,
les charges
de gestion
(qui
ne comprennent
pas
les
charges
financières,
les
charges
exceptionnelles
et
les
dotations
aux
provisions
et
amortissements)
évoluent
moins
rapidement
que
les recettes
(pour
rappel
3
%).
Tableau
n°
3:
Évolution
des
charges
courantes
2017
2018
UE)
2020
2021
VAM
Charges
à
caractère
général
1947
285 |
2052
748 |
2097
659 |
2
126
368 |
1
883
547 |
-0.8
%
+
Charges de personnel
2781
005 |
2 891
750 |
3 068
946 |
3
132
608 |
3305971
|
4,4
%
+ Subventions
de fonctionnement
126 983
119
845
138
530
157
260
148
000 |
3,9%
+ Autres
charges
de gestion
244
313
206
196
217
754
236511
215
325 |
-3,1
&
= Charges
de gestion
5 099
587 |
5270
538 |
5 522
890 |
5652
747 |
5552843
|
2,2%
+ Charges
d'intérêt et pertes de change
95 093
140
734
90 077
103
545
120
548 |
6,1
%
= Charges
courantes
5194
679 |
5411
272 |
5612967 |
5756292 |
5673391 |
2,2%
Charges
de personnel
/ charges
courantes
53,5
%
53,4
54,7
%
54,4
%
58,3
%
Intérêts et pertes de change
/ charges
courantes
1,8
%
2,6
%
1,6
%
1,8
%
2,1%
Source
: CRC,
d'après
les comptes
de gestion
RAPPORT
D'OBSERVATIONS
DÉFINITIVES
Cette
évolution
s’explique
majoritairement
par
la hausse
des
charges
de personnel,
ces
dernières
augmentant
de
4,4
%
en
moyenne
annuelle.
Ces
dépenses
ont,
par
ailleurs,
un
poids
de
plus
en
plus
prégnant
sur
les
charges
courantes
rigidifiant
cette
composante
au
sein
des
dépenses
de
la commune.
Il convient
toutefois
de
relativiser
cette
appréciation
au
regard
des
valeurs
de
la
strate
de
référence.
Ainsi,
sur
la
période
2017-2020,
la
part
des
charges
de
personnel
en
pourcentage
des
charges
de
la CAF
de
Monts
était
inférieure
à la moyenne.
Graphique
n°
1:
Comparaison
à la
strate
des
charges
de
personnel
et de
fonctionnement
(en
euros
par
habitant)
1200 1000
—_
—
800
TE
600 400 |
I
]
I
:
0
2017
2018
2019
2020
=
Charges
de
personnel
Monts
=
Charges
de personnel
strate
—#—
Charges
de
fonctionnement
Monts =@=
Charges
de
fonctionnement
strate
Source
: CRC
d'après
les fiches
d'analyse
des
équilibres financiers fondamentaux
(AEFF)
Les
charges
à caractère
général
enregistrent
une
légère
érosion
sur la période
(- 0,8
%)
notamment
générée
par
une
baisse
des
achats
qui,
après
avoir
connus
une
augmentation
progressive
de
14
%
entre
2017
et
2020,
ont
décru
de
13
%
lors
du
dernier
exercice.
Cette
situation
résulte
de
deux
facteurs
: la
crise
sanitaire
a
entraîné
l’annulation
de
nombreuses
manifestations
générant
une
baisse
des
coûts
induits
(location
de
salles,
de
matériels,
redevance
SACEM,
etc.)
et
une
moindre
activité
de
certains
services
opérationnels
(baisse
du
tonnage
des
déchets);
la
commune
a,
par
ailleurs,
modifié
certaines
prises
en
charge“,
entraînant
une
diminution
des
dépenses
afférentes.
#
Débits
nets
des
comptes
60,
61,
62,
63,
64,
65,
66,
67
(sauf
675
et
676),
définition
selon
méthodologie
des
données
individuelles
des
communes,
site
https:/www.impots.gouv.fr/
. En
l'espèce,
54,4
%
contre
58
%
pour
la
strate
en
2020.
#6 Diminution
de
la prise
en
charge
des
frais
de
transport
des
élèves
en
maternelle
et primaires.
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
3 8COMMUNE
DE
MONTS
Néanmoins,
il est probable
que
le niveau
atteint
en
2021
(1,88
M€)
sur ces dépenses
soit
provisoire
et supporte
encore
les effets
de
la crise
sanitaire.
Par
ailleurs,
l’exercice
2022
devrait
subir
les
effets
de
l’augmentation
des
prix
de
l’énergie
et des
matières
premières.
A
la lecture
du
budget
2022,
la commune
a prévu
cette
hausse,
dans
des
proportions
assez
contenues.
En
augmentation
de
3,9
%
sur
la
période,
les
subventions
de
fonctionnement
versées
sont
principalement
composées
de
dotations
au
CCAS
(57
000
€ en 2021,
en évolution
de
11
%
par
an
depuis
2017)
et
à des
associations
(85
140
€
en
2021).
Le
versement
à ces
dernières
a
toutefois
baissé
de
12
%
en
2021,
alors
qu’il
avait
connu
une
croissance
de
9
%
entre
2017
et
2020.
Selon
la commune,
ce
désengagement
ne
proviendrait
pas
d’un
choix
de
la
collectivité
mais
des
associations
qui
l’auraient
moins
sollicité,
certaines
d’entre
elles ne
demandant
aucun
subside
sur
2021
alors
même
qu’elles
étaient
soutenues
les
années
précédentes.
Là
encore,
il
est fort probable
que
l’exercice
2022
enregistre
un
rebond
au
regard
de
la reprise
des
activités.
Le
BP
2022
intègre,
d’ailleurs,
cette
éventualité,
le
compte
dédié
(c/
6574)
étant
doté
de
106
milliers
d’euros. Les
charges
financières
ont
augmenté
de
6 %
sur
la période.
Si,
comparativement
à la
strate
de
référence,
ce
poste
est
peu
élevé
(13
€ par
habitant
en
2020
à Monts
contre
22
€),
il
est
en
hausse
de
2,7
%
sur
la
période
2017-2020
alors
même
que
la
moyenne
de
la
strate
enregistre
une
baisse
(-
9,8
%).
Les
intérêts
d'emprunts
(hors
intérêts
courus
non
échus
(ICNE))
ont,
pour
leur
part
décru,
passant
de
155
à 83
milliers
d’euros
entre
2017
et 2021.
Le
niveau
de
ce poste
a vocation
à
repartir
à
la
hausse
en
2022,
suite
à
la
réalisation,
fin
2021
d’un
prêt
de
1,2
ME
pour
le
financement
de
la MSP.
Ce
rebond
ne
devrait
pas
peser
significativement
sur
les
finances
de
la
collectivité
à court
terme.
En
effet,
plusieurs
prêts
viennent
à échéance
dans
les deux
prochaines
années,
notamment
celui
en
francs
suisses,
dont
les
pertes
de
change
ont
pesé
sur
les
comptes
de
la collectivité
(29
milliers
d’euros
depuis
2017
au
surplus
des
intérêts).
Globalement,
les
charges
de
personnel
ont
progressé
de
0,29
M€
(y
compris
les
atténuations
de
charges)
entre
2017
et
2021
pour
atteindre
2,1
ME
lors
de
ce
dernier
exercice,
soit
une
variation
moyenne
annuelle
de
3,8
%.
Bien
que,
là encore,
le
niveau
des
dépenses
de
la collectivité
par
habitant
soit inférieur
aux
communes
de
même
typologie
(395
€ contre
537
€
en
2020),
cette
progression
ne
reflète
pas
la tendance
constatée
dans
les
autres
communes
qui
enregistrent
une
quasi-stagnation
sur ce
poste
(0,1
%).
4716
%
sur
le compte
Énergie-électricité
(c/ 606112)
et à 6
%
sur
le compte
carburant
(c/60622).
RAPPORT
D'OBSERVATIONS
DÉFINITIVES
Tableau
n°
4:
Évolution
des
charges
de
personnel
2020
pra
Rémunération
principale
1453
633 |
1 470
009 |
1 469
570 |
1 381
227 |
1377928 |
-1,3%
+
Régime
indemnitaire
voté par
l'assemblée,
y
compris
indemnités
horaires pour heures
170
790
202
486
215371
203
944
238
407
8,7
supplémentaires + Autres
indemnités
32
292
34 326
36465
33
788
31220
|
-08%
=
Rémunérations
du
personnel
titulaire
(a)
1656714 |
1
706
821 |
1
721
406 |
1
618
960 |
1647
555 |
-0,1
%
Rémunérations
et indemnités
(dont HS)
273
324
310
930
390
837
485
694
568
496 |
20,1
%
+ Autres
indemnités
1733
1 876
1 145
624
416 |
-30,0
%
=
Rémunérations
du
personnel
non
titulaire
(b)
275
057
312
806
391
982
486
319
568
912 |
19,9%
Autres
rémunérations
(c)
15215
15
483
21
581
19
805
7155 |
-17,2
%
= Rémunérations
du personnel
hors
atténuations
de charges
(a+b+c)
1946
987 |
2 035
110 |
2134968 |
2 125
083 |
2 223
622
3,4 %
- Atténuations
de charges
139
142
128
818
149
209
78
679
121777 |
-3,3%
=
Rémunérations
du
personnel
1
807
845 |
1
906
292 |
1
985
760 |
2
046
404 |
2
101
845
3,8
%
Source
: CRC,
d'après
les
comptes
de gestion
Le
dynamisme
de
ce
poste
est
majoritairement
porté
par
la
progression
des
dépenses
effectuées
au
profit
du
personnel
non
titulaire.
Ainsi,
si la rémunération
des
personnels
titulaires
est
atone
(-
0,1
%),
se
calquant
sur
la
situation
constatée
au
niveau
de
la
strate,
les
rémunérations
versées
au
personnel
non
titulaire
ont plus
que
doublé
sur
la période,
avec
un
taux
de croissance
annuel
moyen
de
20
%.
Leur
représentativité
au
sein
de
la collectivité
s’est
accrue.
Ainsi,
les
effectifs
étaient
constitués
à
40
%
de
non
titulaires
en
2019,
et
à 44
%
en
2020.
Si
cette
augmentation
est
due,
en
partie,
à des
évolutions
telles
que
la mise
en
œuvre
progressive
de
l'indemnité
de fonctions,
de
sujétions
et d'expertise
(IFSE)
pour
les contractuels
et
la
refonte
des
grilles
indiciaires,
la
chambre
relève
que
la
commune
a,
lors
des
derniers
exercices,
recruté
nombre
d’agents
contractuels
sur des
durées
longues,
soit pour
remplacer
des
agents
absents,
soit dans
l’attente
du
recrutement
d’un
fonctionnaire
titulaire*.
La
commune
a toutefois
indiqué,
que
la rémunération
globale
de
ces agents
n’avait
pas
vocation
à augmenter
sur
l’exercice
2022.
#
Recrutement
d’un
cadre
À
au
service
aménagement
(2021),
d’un
agent
de
catégorie
C
au
service
police
municipale
(2021).
4
Recrutement
d’un
agent
de
catégorie
B
au
service
Bâtiment.
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
3 9COMMUNE
DE
MONTS
3.2
Un
investissement
modéré
largement
autofinancé
3.2.1
Une
politique
d’investissement
à mieux
outiller
3.2.1.1
Des
outils
de
programmation
insuffisamment
maîtrisés
Le
Plan
Pluriannuel
d’investissement
(PPI)
Document
programmatique
opérationnel
destiné
à
planifier,
de
manière
physico-financière,
les
investissements
prévus
par
la commune,
le PPI
se situe
en
amont
de
la programmation,
il constitue
un
préalable
à un
suivi
des
opérations
en AP/CP
et confère,
si le budget
primitif est présenté
par opération,
une
pertinence
aux
prévisions
budgétaires
votées.
S’il
n’existe
pas
d’obligation
à ce
que
le
PPI
soit
approuvé
par l’assemblée
délibérante,
sa validation
et sa communication
participent à son appropriation
par
les
différents
acteurs
(élus,
services).
Il a vocation
à être
mis
à jour,
a minima,
annuellement.
Il répond
à une
triple
logique :
- une
logique
de pilotage :
priorisation
des projets
; suivi des projets
et des réalisations
de la collectivité
;
programmation
à moyen
terme
de
l’activité
des
services :
- une
logique
opérationnelle
: programmation
opérationnelle
des
projets
; outil
d’arbitrage
budgétaire :
- une
logique
financière
: outil
d’aide
à
la
décision
et
à
la
construction
du
budget
primitif
; estimation
des
coûts
; enrichissement
de
l’information
financière.
Sur
la
période
contrôlée,
la
commune
a
élaboré
deux
PP,
Si
la
démarche
de
la
collectivité
est
louable,
la
chambre
relève
la perfectibilité
de
ces
documents.
En
l’espèce,
la
première
version
s'apparente
davantage
à
un
tableau
de
bord
puisqu'il
ne
comprend
pas
de
planification
prévisionnelle
et
se
limite
à
mentionner
les
réalisations
annuelles.
La
seconde
version,
plus
aboutie
en
termes
de
programmation,
ne comprend
aucune
réalisation
et ne répond
donc
pas
à l’objectif de
pilotage
et d’information
financière
que
doit revêtir
un
tel document.
Par
ailleurs,
la
chambre
note
un
défaut
de
cohérence
entre
le
PPI
et
les
crédits
d’investissements
votés,
par
la commune,
par
opération.
Ainsi
et au
regard
du
budget
primitif
2022
elle
relève,
par
exemple :
e
que
le montant
prévu
au
PPI
s'établit
à
3,356
ME
alors
que
le
budget
global
voté
pour
les
opérations
d'équipement
s'élève
3,026
ME
;
e
que
le budget
primitif
liste
vingt-deux
opérations
alors
que
le
PPI
n’en
comprend
que
onze
et qu’une
seule
présente
un
montant
concordant
(opération
n°
192,
relative
à la MSP).
La
cohérence
n’est
pas
plus
constatée
entre
les
différents
outils
de
programmation
utilisés
par
la commune.
Ainsi,
s'agissant
de
l'opération
relative
à la MSP,
si le PPI
prévoit
des
crédits
à hauteur
de
0,75
ME
pour
2021
et 2 ME
pour
2022,
l’autorisation
de programme
votée
50 Le premier
sur la période
2015-2020,
le second
sur la période
2021-2027.
RAPPORT
D'OBSERVATIONS
DÉFINITIVES
propre
à ce projet,
prévoyait
respectivement
sur ces
mêmes
exercices
0,16
ME
en 2021
et aucun
crédit
de
paiement
en
2022.
Comme
les
autorisations
de
programme,
les
PPI
ne
bénéficient
pas
d’une
mise
à jour
régulière
ni
même
annuelle.
Ils
ne
sont
pas
présentés
ni
même
évoqués
dans
le
ROB.
La
commune
s’est
toutefois
engagée
à
ce
que
le
ROB
2023
intègre
une
planification
des
investissements.
La
commune
a
cherché
à
se
doter
d’outils
permettant
de
planifier
ses
investissements
pour
mieux
prévoir
les
financements
afférents.
Toutefois,
force
est
de
constater
que
son
défaut
de
maîtrise
desdits
outils
ne
lui
a pas
permis
de
bénéficier
des
effets
attendus
de
ces
différents
dispositifs.
En
outre,
le choix
d’un
vote
du
budget
par
opération
devrait
conduire
la collectivité
à s’assurer
de
la présentation
de
son
plan
d’investissement
aux
instances,
de
sa
cohérence
avec
les
documents
budgétaires
et de
son
suivi.
Recommandation
n°
5
:
Présenter
à
l’assemblée
délibérante
la
planification
des
investissements
et en
assurer
le suivi
en
cohérence
avec
les autres
outils
dédiés
(AP/CP,
vote
par
opération,
ROB).
3.2.1.2
Des
investissements
variés
Entre
2017
et
2021,
la
commune
a
investi
6,9
M€
en
dépenses
d'équipement.
Sur
la
période
2017-2020,
le niveau
de
ces
dépenses
par
habitant
reste,
toutefois,
mesuré
par
rapport
à la valeur
de
la strate
(1
102
€ pour
la commune
contre
1 297
€,
en
cumulé).
Les
principaux
investissements
réalisés
sont
les
suivants
:
réfection
de
différentes
voiries
pour
un
montant
global
de
1,7
ME
;
réhabilitation
thermique
de
l’école
Pierre
et Marie
Curie
pour
un
coût
global
de
643
milliers
d'euros
;
construction
du
pôle
culturel
en
association
avec
la CCTVI,
ce
bâtiment
permettant
sur
un
seul
site
de
regrouper
des
activités
connexes
(médiathèque,
salle
de
musique
et
de
danse)
;
installation
de gradins
motorisés
dans
l’Espace
Jean
Cocteau
pour
un montant
de 237
milliers
d’euros
;
réhabilitation
d’une
friche
commerciale
en
vue
d'installer
une
maison
de
santé
pluridisciplinaire.
Ce
projet,
lancé
financièrement
en
2020
par
l’achat
du
terrain
et
du
bâti
existant
(735
milliers
d’euros,
honoraires
notariés
compris),
s’est poursuivi
sur
les
exercices
suivants
(173
milliers
d'euros
en
2021).
Mais
c’est
sur
l’exercice
2022
qu’il
aura
le
plus
d'incidence
: budgété
à
hauteur
de
2
ME,
l'exécution
du
marché
de
travaux
s’établissait
en
juin
2022
à 655
milliers
d’euros.
30
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
4 0COMMUNE
DE
MONTS
3.2.2
Un
investissement
largement
autofinancé
3.2.2.1
D'importantes
ressources
propres
disponibles
L'’autofinancement
que
la collectivité
génère
via
son
cycle
d’exploitation
(CAF
brute)
a
vocation,
de
prime
abord,
à couvrir
les emprunts
contractés
pour
ses
investissements
passés
ou
en
cours
et,
dans
un
second
temps,
à participer
au
financement
des
investissements
prévus
lors
de
l'exercice.
Sur
la
période,
la
CAF
brute
évolue,
en
moyenne
annuelle,
de
4
%
passant
de
1,5
à
1,7
ME
et
suffit
largement
à couvrir
l’annuité
de
la
dette.
En
diminution
constante,
cette
dernière
permet
à la commune
de
dégager
une
CAF
nette
qui
enregistre
une
évolution
de
8
%
et accroît
les
possibilités
d’autofinancement
de
la
collectivité,
et
ce,
bien
que
celle-ci
enregistre
des
marges
moins
importantes
que
la strate
de
comparaison
(en
2020,
la CAF
nette
de
la commune
par
habitant
s’établissait
à 80
€ contre
117
€)
et que
l’évolution
par
habitant
soit
contraire
à la
tendance
haussière
constatée
pour
cette
dernière.
Au
surplus
de
l’autofinancement
provenant
de
l’exploitation,
Monts
a
perçu
globalement
sur
la période,
2,4
ME
de recettes
d’investissement
cumulées
(hors
emprunt).
Bien
que
représentant
39
%
du
financement
propre
de
la collectivité,
ces
ressources
ont
tendance
à
décroitre
et ne
représentent
plus
que
27
%
des
dépenses
d’équipement
en
2021.
Cette
situation
s'explique,
d’une
part,
par
la
baisse
des
subventions
d'investissement
reçues
(- 28
%)
et
des
fonds
affectés
à
l’équipement
(amendes
de
police
notamment,
- 27
%)
et,
d’autre
part,
par
l’absence
de
versement
du
FCTVA,
la
déclaration
de
la
collectivité
en
la
matière
ayant
été
traitée
tardivement
par
les
services
de
la préfecture.
La
commune
a également
procédé
à plusieurs
cessions
de parcelles
ou
d’immeubles
sur
la
période.
Ces
recettes
ont
contribué
à
environ
9 %
du
financement
propre
disponible
(5,97
ME).Enfin,
elle
a été soutenue
dans
ses projets
via
l'attribution
de
subventions.
Ainsi,
et plus
particulièrement
en
2019,
exercice
lors
duquel
ces
ressources
ont
été
les
plus
importantes,
la
commune
a perçu
près
de
200
milliers
d’euros
de
l’État
pour
la réhabilitation
de
l’école
Pierre
et Marie
Curie
et 48
milliers
d’euros
du
département
d’Indre-et-Loire
pour
la
construction
du
pôle
culturel.
Grâce
à ces
différentes
ressources,
la commune
a,
majoritairement
(92
%
sur
la
période),
financé,
en
propre,
ses
dépenses
d’équipements.
31
RAPPORT
D'OBSERVATIONS
DÉFINITIVES
Graphique
n°
2
: Couverture
des
dépenses
d’équipements
par
le financement
propre
disponible
(en
euros)
2
000
000
1 800
000
1 600
000
1 400
000
1 200
000
1 000
000
800
000
600
000
400
000
200
000
0
2017
2018
2019
2020
2021
= Dépenses
d'équipement
# Financement
propre
disponible
Source
: CRC,
d'après
les comptes
de gestion
3.2.2.2
Une
dynamique
de
désendettement
L'endettement
de la commune
a baissé
de 5,5
%
et s’établit à 4,2
ME
en 2021.
Ce
dernier
exercice
est
le
seul
au
cours
duquel
de
nouveaux
engagements
ont
été
pris
par
la
commune.
Ainsi,
deux
prêts
ont
été
contractés,
l’un
de
1,2
M€
pour
la
réhabilitation
d’une
friche
commerciale
en
vue
de
l’installation
de
la
future
MSP
et
l’autre
de
220
milliers
d'euros
pour
financer
l’achat
d’un
bar-restaurant.
L’encours
de
dette
représentait,
en
2020,
77
€ par habitant
soit un
niveau
légèrement
inférieur
à la moyenne
des
communes
de
taille
comparable
(84
€ par
habitant).
Grâce
à
l’augmentation
de
la
CAF
brute
sur
2021
(+
37
%),
les
nouveaux
emprunts
contractés
lors
de
cette
même
année
n’ont
pas
eu
d'effet
sur
la
capacité
de
désendettement
de
la commune
qui
a baissé
sur
la période
passant
de
3,5
ans
à 2,4
ans.
Ce
niveau
est
par
ailleurs
bien
inférieur
au
seuil
prudentiel
de
douze
ans
utilisé
comme
référence
par
la
loi
de
programmation
des
finances
publiques”!.
Les
emprunts
en
cours
ne
présentent
pas
de
risques
particuliers.
La
totalité
de
l’encours
relevant
de
la
classification
Al
au
regard
de
la
typologie
établie
pour
les
produits
financiers
offerts
aux
collectivités
territoriales”?
Les
emprunts
souscrits
sur
la période
ont
été contractés
à des
conditions
très
favorables,
notamment
compte
tenu
de
l’augmentation
actuelle
des
taux.
Ainsi,
les
taux
d’intérêt
annuels
fixes
des
emprunts
contractés
en
2021
sont
respectivement
de
0,81
%
(220
milliers
d’euros)
et
0,58
%
(1,2
ME).
Sl
Article
29
de
la loi du
22 janvier
2018
de
programmation
des
finances
publiques.
2
Circulaire
interministérielle
NOR/I0C/B/10/15077/C
du
25 juin
2010
(annexe
4).
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
4 1COMMUNE
DE
MONTS
3.2.2.3
Un
fonds
de
roulement
et une
trésorerie
pléthoriques
La
commune
a,
sur
la
période
2017-2021,
consolidé
à
la
marge
son
fonds
de
roulement
(+0,24 M€).
Tableau
n°
5
:
La
constitution
de
la
trésorerie
Fonds
de
roulement
net global
3
3281213 |
3 233788 |
2
102545 |
3478931
- Besoin
en fonds de roulement
global
-204
567 |
-275
552 |
-909
395
-932
729
=Trésorerie
nette
3 485
779 |
3 509
340 |
3011
940 |
4 411
660
En
nombre
de jours de charges
courantes
235,1
228,2
191,0
283,8
Ratio de
rotation
dettes fournisseurs
21
28
48
66
Source
: CRC En
revanche,
les
ressources
en
fonds
de
roulement
(besoin
en
fonds
de
roulement
négatif)
progressent,
atteignant
lors
des
deux
derniers
exercices
des
montants
très
significatifs
(plus
de
930
milliers
d’euros
en
2021).
Cette
situation
résulte
du
niveau
de
l’encours
de
dettes
fournisseurs
qui
s’élève
à plus
d’un
million
d’euros
en 2021.
Le
ratio de rotation
du
« crédit
fournisseurs
» qui
mesure
la durée
moyenne
du
crédit
de
paiement
accordé
à l’entité
publique
par
ses
fournisseurs
(ou
imposé
par
elle
à
ces
derniers)®
atteint
66 jours.
Cet
encours
provient
majoritairement
de
rattachements
conséquents
en
dépenses
lors
des
exercices
2020
(753
milliers
d'euros)
et
2021
(797
milliers
d'euros).
Selon
la commune,
cela
s’explique par une
modification
de ses pratiques
en la matière.
Par
ailleurs,
quoiqu'il
reste
globalement
légèrement
en
dessous
des
30 jours
en
2021
(soit
27
jours),
le
délai
global
de
paiement”
de
la
commune
est
dépassé
en
section
d'investissement
(37
jours)”,
soit
sur
des
montants
significatifs.
Sur
ce
point,
la
commune
a
indiqué
que
la facturation
étant
du
ressort
des
fournisseurs,
elle n’effectuait
aucune
relance.
La
chambre
rappelle
toutefois
que
le
dépassement
du
délai
de
paiement,
génère
d’office
le
versement
de
pénalités
de
retard
aux
créanciers.
Elle
invite
donc
la collectivité
à instaurer
une
procédure
de
suivi
des
factures
en
instance
de
mandatement
pour
mieux
maîtriser
ce
risque
potentiel. 53 (Encours
fournisseurs/charges
courantes)
* 365.
#
L'article
R.
2192-10
du
code
de
la commande
publique
fixe
le délai
de
paiement
à 30 jours.
Précédemment,
le
délai
réglementaire
de
paiement
des
collectivités
territoriales
et établissements
publics
locaux
était
fixé
à 30 jours
par
le décret
n°
2013-269
du
29
mars
2013.
Source
DGFIP,
délai
courant
entre
la date
de
réception
de
la
facture
chez
l’ordonnateur
et
la date
de
paiement
par
le comptable.
*6 Plus
particulièrement
il culmine
à 56
jours
en
février
et
ne
se
situe
en
dessous
de
30
jours
que
deux
mois
sur
l'exercice
(avril,
mai).
ee D
RAPPORT
D'OBSERVATIONS
DÉFINITIVES
Cette
situation
a
pour
conséquence
un
gonflement
de
la
trésorerie
nette
qui
atteint
un
niveau
record
(4,4
M€)
au
31
décembre
2021,
représentant
plus
de
neuf
mois
de
charges
courantes. 3.3
Des
perspectives
financières
qui
paraissent
favorables
3.3.1
Les
hypothèses
retenues
La
chambre
rappelle,
en
propos
liminaire,
que
l’analyse
prospective
n’est
en
rien
un
exercice
de
prédiction
mais
qu’elle
consiste,
à partir
des
données
disponibles
et
des
éléments
connus
à
sa
date
de
réalisation,
à
identifier
un
ou
des
scénario(s)
possible(s)
de
trajectoire
financière,
afin d'apporter une
aide à
la décision.
Elle
a vocation
à être régulièrement
actualisée.
En
l’espèce,
la prospective
présentée
est
fondée
sur
les
dernières
données
financières
connues,
à savoir
celles
de
l’exercice
2021,
dont
l’atypisme
a été précédemment
relevé.
Les
hypothèses
retenues
et
présentées
en
annexe
4
ont
été
validées
par
la commune
de
Monts. 3.3.2
Scénario
1
: ajustement
par
la
dette
Dans
ce
scénario,
il
est
constaté
une
érosion
progressive
de
l'excédent
brut
de
fonctionnement
(-
3,3
%),
les
recettes
ayant
une
évolution
deux
fois
moins
dynamique
(0,9
%)
que
les charges
de même
nature
(2
%).
Le
résultat financier
est peu
impacté
par
les frais
générés
par
les nouveaux
emprunts
nécessaires
au
financement
des investissements
prévus,
compte
tenu
de
la
maturité
de
la
dette
ancienne.
La
CAF
brute
suit
la
tendance
de
l’EBF
pour
s'établir
à
1,375
ME
en
fin de période.
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
4 2COMMUNE
DE
MONTS
Tableau
n°
6:
Le
cycle
de
fonctionnement
Variation
PARUTION
TE
2024
pp
AA
ETUIS
IT
moyenne
Ressources fiscales propres
3540
|
3575
|3611
3 647
3 684
1,0 %
+
Fiscalité
reversée
349
353
356
360
363
1,0
%
= Fiscalité totale (nette)
3889
|
3928
|
3967
|
4007
|
4047
1,0%
+
Ressources
d'exploitation
737
810
819
827
835
3,2
%
+ Dotations
et participations
2 792
2792
|
2792
|
2792
2 792
0,0 %
= Produits
de gestion
(a)
7418
|
7530
|
7578
|
7626
|
7674
0,9
%
Charges
à
caractère
général
1 966
2031
2070
|
2109
2
149
2,2%
+
Charges
de personnel
3 430
3499
|
3569
|
3640
3713
2,0 %
+ Subventions
de fonctionnement
148
148
148
148
148
0,0 %
+ Autres
charges
de gestion
215
215
215
215
215
0,0 %
= Charges
de gestion
(b)
5760
|
5893
|
6002
|
6112
6225
2,0 %
Excédent
brut de fonctionnement
1658
1637
|
1576 |
1513
1 449
-33
%
En
%
des produits
de gestion
22,4
% |
21,7
% |
20,8
% |
19,8% |
18,9%
+ Résultat financier
réel
-88
-76
-70
-65
-74
-4,3
Dont
intérêts
d'emprunts
dette
ancienne
79
58
53
40
29
-22,4
%
Dont
intérêts d'emprunts
dette nouvelle
9
17
17
25
45
50,1
%
= CAF
brute
1 570
1561
1506
|
1448
|
1375
-3,3
%
En
%
des produits
de gestion |
21,2
% |
20,7
% |
19,9
% |
19,0% |
17,9%
Source
: CRC Pour
financer
les
investissements
prévus
à son
PPI,
la commune
recourt
à l'emprunt
et
ce
dès
l'exercice
2022
ainsi
qu’en
fin
de
période
(2025-2026).
Si,
le
montant
des
emprunts
à
contracter
s’élève,
globalement,
à
3 M€,
ce
montant
pourrait
être
inférieur
au
regard
de
la
capacité
de
financement
dégagée
en
2023
et 2024.
En
faisant
varier
son
fonds
de
roulement,
la
commune
n'aurait
à emprunter
que
2,5
ME.
Néanmoins
et même
en l’absence
de prélèvement
sur
fonds
propres,
la situation
s'avère
soutenable.
En
effet,
bien
que
fléchissant
par
rapport
à
la
période
antérieure
(92
%),
le
financement
propre
disponible
reste
conséquent
ce qui
permet
à la commune
d’emprunter
dans
une
moindre
mesure.
L’encours
de
dette,
en
fin de
prospective
est supérieur
à celui
constaté
en
2021,
mais
il n’augmente
que
de 4,6
%.
L’encours
de
dette par habitant
en fin de période
(534
€)
reste
bien
inférieur
à
celui
constaté
pour
la
strate
en
2020
(802€).
La
capacité
de
désendettement
de
la commune
s’allonge
mais
dans
des proportions
tout
à fait raisonnables
(3,4
ans
en
2026
contre
2,4
en
2021).
Par
ailleurs,
les
choix
réalisés
dans
le
cadre
de
la
prospective
(augmentation
prudente
des
produits
de
gestion)
entraînent
un
niveau
de
CAF
vraisemblablement
minimisé.
RAPPORT
D'OBSERVATIONS
DÉFINITIVES
Tableau
n°
7
: Le
financement
des
investissements
En
milliers
d’euros
2.
Cumul
CAF
brute
1 570
1561
1 506
1448
1375
7 460
Rent
de la dette en
capital
633
630
544
493
343
2 643
AT
PER
de la dette en capital
0
37
38
38
78
191
= CAF
nette (c)
937
894
924
917
954
4 626
En
%
des produits
de gestion
13
%
12%
12%
12%
12%
Taxes
locales d'équipement
90
90
90
90
90
450
+ FCTVA
234
534
216
139
353
1476
+ Subventions
d'investissement
reçues
1191
92
60
151
186
1 679
+
Fonds affectés à l'équipement
30
30
30
30
30
150
=
Recettes
d'investissement
hors
emprunt
(d)
1546
746
39%
410
658
3755
Financement propre
disponible
(c-d)
2482
1 640
1 320
1327
1612
8 381
F mr
propre
disponible / dépenses
823%
- Dépenses
d'équipement
3256
1318
850
2150
2650
10 224
- Subventions
d'équipement
versées
130
130
130
130
130
650
=
Besoin
(-)
ou
capacité
(+)
de financement
-904
193
340
-953
-1168
-2
492
Nouveaux
emprunts
de l'année
904
0
0
953
1168
3 025
=variation
du fonds
de
roulement
0
193
340
0
0
533
Fonds
de
roulement
net global
(FRNG)
3479
3 672
4 012
4012
4012
Encours
de dette
4424
3757
3
175
3 598
4345
Dont dettes
antérieurement
contractées
3 521
2 891
2 346
1 854
1S11
Dont
dettes
nouvellement
contractées
904
867
829
1744
2
834
Capacité
de désendettement
en années
(dette/
2,8
2,4
2,1
2,5
32
Source
: CRC
3.3.3
Scénario
2
: Une
absence
de
recours
à l'emprunt
Calqué
sur
la volonté
initiale
de
la commune
de
ne
pas
recourir
à l'emprunt
d’ici
la fin
du
mandat
malgré
la
réhabilitation
conséquente
(4,8
M€)
prévue
sur
le
groupe
scolaire
Daumain*”
et
bien
que
l’analyse
précédente
ait
démontré
que
la
commune
disposait
d’une
capacité
d'emprunt,
un
second
scénario
a été
établi
sur
la base
d’un
autofinancement
à
100
%.
Les
hypothèses
exposées
supra
ont
été
reprises
à l'identique.
En
l’absence
d'emprunts
nouveaux,
la
CAF
n’est
pas
impactée
par
des
charges
financières
nouvelles,
le
besoin
de
financement
est
donc
moindre
par
rapport
au
scénario
1.
La
couverture
du
besoin
de
financement
est
assurée
par
un
prélèvement
sur
le fonds
de
roulement.
$7 Entretien de fin de contrôle
du 6 juillet 2022.
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
4 3COMMUNE
DE
MONTS
Tableau
n°
8
: Le
financement
des
investissements
En
milliers
d’euros
PE
PA 1/ 0
Cet
= Besoin
(08
capacité
(+)
de
805
247
304
889
1045
2
187
Nouveaux
emprunts
de
l'année
0
0
0
0
0
0
Prélèvement
(-)
ou
reconstitution
(+)
_895
247
304
_889
-1
045
2188
du fond
de
roulement
Fonds
de
roulement
net
global
(FRNG)
2 584
2831
3 226
2337
1 292
En
nombre de
jours
de
charges
161,5
173.6
194,5
138.6
754
courantes Encours
de
dette
3 521
2891
2346
1 854
1511
Capacité
de désendettement
en
années
(dette/ CAF)
22
1
15
1
LI
Source
: CRC Compte
tenu
des
réserves
existantes
en
début
de
période
prospective
(le
fond
de
roulement
net
global
s’établit
à
3,5
M€
en
2021,
soit
224
jours
de
charges
courantes),
ce
scénario
apparaît,
à l'instar
du
premier,
tout
à fait soutenable.
Au
surplus,
il a pour
avantage
de
réduire
le
fonds
de
roulement,
dont
le
niveau
peut
être
considéré
comme
très
élevé.
Ainsi,
avec
toutes
les
précautions
précédemment
évoquées
liées
à
l'exercice
de
prospective,
les différents
scénarios
tendent
à démontrer
une
absence
de
dégradation
des
grands
équilibres
financiers.
4
UNE
OPÉRATION
D’ÉQUIPEMENT
MAJEURE
: LA
MAISON
DE
SANTE
PLURIDISCIPLINAIRE
4.1
Un
projet
d’envergure
initié
par
les
professionnels
de
santé
du
territoire
4.1.1
Une
démarche
destinée
à maintenir
l’offre
de
soins
sur
le territoire
4.1.1.1
Le
contexte
sanitaire
Selon
le
dossier
élaboré
dans
le
cadre
de
la
création
de
la
maison
de
santé
pluridisciplinaire
(MSP)
de
Monts,
la commune
dispose
d’une
offre
de
soins
inférieure
à celle
des
communes
d’Indre-et-Loire
de
taille
similaire.
37
RAPPORT
D'OBSERVATIONS
DÉFINITIVES
Tableau
n°
9
: Comparaison
du
nombre
de
professionnels
de
santé
(communes
d’Indre-et-Loire)
Nombre
d'habitants
Médecins TOTAL Source
: Dossier
CPER
du
projet
de
la MSP
L'indicateur
d'accessibilité
potentielle
localisée
(APL),
qui
permet
de
mesurer
l’adéquation
spatiale
entre
l'offre
et
la
demande
de
soins
de
premier
recours,
confirme
cette
situation
structurellement
moins
favorable
du
territoire
de
Monts
depuis
plusieurs
années
pour
l'offre
de
médecins
généralistes
de
moins
de
62
ans.
De
fait,
la commune
est
à
rebours
de
la
tendance
départementale,
l’Indre-et-Loire
étant
le
seul
département
à
avoir
un
solde
positif
d'installation
de médecins
généralistes
sur
la région
(+
17
entre
2017
et 2020).
Graphique
n°
3:
Accessibilité
potentielle
localisée
(APL)
moyenne
aux
médecins
généralistes
de
moins
de
62
ans
(en
nombre
de
consultations
par
an
et
par
habitant)
en
2019.
2,46
O0C Commune
de
Monts
2,61
QC Territoire
de
vie-santé
de
Monits
3,46
COOL Département
37
Note
: le territoire
de
vie santé
de
Monts
comptait
17
005 personnes
en
2019
(communes
de Monts,
Artannes-sur-
Indre,
Pont-de-Ruan,
Sorigny,
Thilouze
et Villeperdue).
Source
: CRC
d'après
données
DREES.
En
2017
puis
2022,
l’agence
régionale
de
santé
(ARS)
a,
de
fait,
défini
la
commune
de
Monts
comme
zone
d'intervention
prioritaire
pour
la médecine
générale.
Les
arrêtés
de
zonage
relatifs
aux
autres
disciplines,
quoique
plus
anciens,
indiquent
également
une
sous
dotation
en
profession
infirmière.
Les
autres
professionnels
de
santé
(masseurs
kinésithérapeutes,
sages-
femmes,
dentistes
et orthophonistes)
n’apparaissent
pas,
quant
à eux,
en
tension
particulière.
58 Développé
notamment
par
la direction
de
la recherche,
des
études
de
l'évaluation
et des
statistiques
(DREES).
38
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
4 4COMMUNE
DE
MONTS
Les
projets
de
maisons
de
santé
pluridisciplinaires
portés
par
des
collectivités
territoriales
dans
ces
zones
carencées
peuvent
prétendre
à une
aide
de
l’État
et
de
la région”.
Les
personnels
médicaux
s'inscrivant
dans
ce
cadre
d’exercice
coordonné
propre
à la pratique
en
MSP
peuvent
bénéficier
ensuite
d’aides
récurrentes
de
l’assurance
maladie.
Par
ailleurs,
l'inscription
de
la
commune
en
zone
d'intervention
prioritaire
ouvre
droit,
pour
les
professionnels,
à
de
nombreuses
aides
individuelles
(aides
à
l’installation,
au
maintien,
à
l’accueil
de
stagiaires,
à l’activité
de
remplacement,
etc.).
4.1.1.2
L'historique
du
projet
La
loi
ne
fixe
pas
de
répartition
de
la
compétence
« construction
de
maison
de
santé
»
entre
l’échelon
communal
et
intercommunal.
L’échelle
d’action
est
toutefois
déterminante
:
pour
avoir
une
approche
plus
large
sur
l’accès
aux
soins,
le
parcours
de
soins,
la
complémentarité
des
spécialités,
l’intercommunalité
paraît
généralement
plus
pertinente
que
la
commune,
surtout
en
Zone
rurale
ou
périurbaine.
De
fait,
le
contrat État-Région
(CPER)
encourage
un
portage
intercommunal
des
projets
immobiliers
d'exercice
regroupé
de
la
médecine,
« afin
de
favoriser
le maillage
et la pérennité
des
projets
».
En
l’espèce,
la communauté
de
commune
Touraine
Vallée
de
l’Indre
dont
la commune
de
Monts
est
membre
n’exerce
pas
de
compétence
particulière
en
matière
sanitaire.
Ce
n’est
qu’en
décembre
2019
que
l'établissement
intercommunal
a
inscrit
dans
ses
statuts
la
compétence
« politique
de
santé
intercommunale
: élaboration
et animation
d’un
Contrat
Local
de
Santé
(ou
tout
outil
d’action
publique
s’y
substituant)
».
Elle
n’a
que
récemment
lancé
(en
février
2022)
l'élaboration
du
contrat
local
de
santé.
Marquée
historiquement
par
un
exercice
regroupé
de
ses
professionnels
de
santé,
la
commune
a
vu
émerger
progressivement
le
projet
de
maison
de
santé
pluridisciplinaire
porté
par
les
professionnels
de
la structure
existante
sur
le territoire.
L'actuelle
maison
médicale
Beaumer
rassemble
17
professionnels
dans
un
cabinet
de
460
m°?, prenant
en
charge
près
de
1 600
patients
par
semaine*!.
Les
conditions
d’accueil
y sont
devenues
difficiles
(stationnement
limité
à
20
places,
surface
des
locaux
insuffisante
et
ne
permettant
pas
de
nouvelle
extension)
alors
même
que
des besoins
se font
sentir
: accroissement
des
surfaces
d’exercice
des paramédicaux
et de leur nombre
; anticipation
de
départs
à la retraite
de
médecins
et
incapacité
d'intégration
de
nouveaux
praticiens
dans
la
structure
actuelle
;
structure
vieillissante
et peu
adaptée
aux
échanges
entre
professionnels.
Recherchant
de
nouveaux
locaux
plus
spacieux
et
permettant
une
coordination
pluridisciplinaire
où
s’établir,
les
professionnels
de
santé
se
sont
adressés
à
la
collectivité
en
%
CPER
2015-2020
(p.
9) :
« L'État
et
la
Région
s'engagent
à
apporter,
dans
la
limite
des
crédits
disponibles
et
toutes
sources
de financement
confondues
(CPER,
DETR,
FEADER,
Contrats
territoriaux,
…),
50%
d'une
dépense
subventionnable
plafonnée
à
100
000
€
par
professionnel
de
santé
dans
la
limite
de
20
professionnels
pris
en
compte.
»
60 La
maison
médicale
actuelle
(dite
« Beaumer
»)
a
été
créée
dans
les
années
1960
et
a été
la première
maison
pluri-praticiens
d’Indre-et-Loire.
61
Composition
du
cabinet
:
6
médecins
généralistes
;
4
orthophonistes
;
4
kinésithérapeutes
;
2
équipes
d'infirmiers
(4 praticiens)
et
1 podologue.
39
RAPPORT
D'OBSERVATIONS
DÉFINITIVES
2017
avec
une
évaluation
de
leurs
besoins
fonciers
(+
50
%
de
m?
environ)
pour
l'installation
d’une
nouvelle
maison
médicale,
éventuellement
financée
sur
des
fonds
privés.
Les
opportunités
créées,
d’une
part,
par
l'inscription
du
territoire
de
la
commune
de
Monts
dans
le
zonage
ARS
et,
d’autre
part,
par
l’éligibilité
de
l’opération
au
contrat
de
plan
État-Région
ont
fait
évoluer
le
projet
présenté
par
les
médecins
à
l’occasion
de
l'élection
municipale
de
juin
2018.
En
effet,
les
concours
financiers
attendus
dans
le
cadre
dudit
plan
permettaient
de
diminuer
le
montant
de
l’emprunt
communal
et,
in fine,
le
montant
du
loyer
prévisionnel
à la charge
des
professionnels
de santé.
Ces
derniers
ont
alors
élaboré
un
nouveau
projet
de
santé
qui
a servi
de
base
au
projet
de
la commune.
Le
projet
de
MSP
prévoit
l'installation
immédiate
de
20
professionnels
de
santé,
soit
l'intégralité
de
ceux
de
la
maison
médicale
historique
(dont
six
généralistes)
et
de
nouveaux
entrants
: un
psychiatre,
un
psychologue
et un
orthoptiste.
Cette
composition
initiale
ne
permet,
toutefois,
pas
de
remédier
totalement
aux
besoins
en
professionnels
de
santé
(médecins
et
infirmières)
tels
qu’ils
ressortent
du
zonage
réalisé
par
l’ARS.
Néanmoins,
selon
les échanges
avec
les professionnels
de
santé,
l'installation
dans
cette
future
MSP
palliera
le risque
d’un
départ
de professionnels
hors
du
territoire.
Surtout,
ce nouvel
«outil
»
de
travail
devrait
assurer
sur
le
long
terme
un
maintien
de
l’offre
de
soins
et
une
attractivité
certaine
pour
l'installation
des
professionnels
de
santé,
dont
l'exercice
coordonné
est une
attente
forte.
La
MSP
prévoit,
d’ailleurs,
la possibilité
d’accueillir
trois
professionnels
supplémentaires
ainsi
que
des
vacataires,
susceptibles
de
répondre
aux
besoins
du
territoire*?.
La
maison
de santé
pluridisciplinaire
de Monts
devrait
également
contribuer
à l’objectif
régional
de
répondre
aux
besoins
de
soins
non
programmés
(objectif n°
10
du
schéma
régional
de
santé
2018-2022).
D'une
part,
une
salle d'urgence
sera créée
dans
le bâtiment,
avec,
à terme,
le projet
d’y installer un
chariot
de
télémédecine.
D'autre
part,
le projet
de
santé
inclut une prise
en
charge
des
soins
non
programmés
par
les
kinésithérapeutes
et
les
médecins,
en
plus
des
gardes
de
week-end
régulées
par
le
SAMU.
Les
éléments
programmatiques
du
fonctionnement
de
cette
structure
répondent
ainsi
globalement
au
cahier
des
charges,
en
termes
d'exercice
coordonné
et
de
travail
en
équipe
pluriprofessionnelle,
d'accessibilité
(géographique,
financière),
de qualité
de la prise
en charge,
de
parcours
de
soins,
de
formation
et
de
prévention.
Les
pratiques
en
MSP
demandent,
toutefois,
une
forte
implication
des
professionnels,
que
ce
soit
en
termes
d’organisation
(notamment
obligation
d'une
permanence
de soins)
ou
de
moyens
(système
d’information
dédié,
recrutement
d’un
coordinateur).
La
chambre
note
néanmoins
qu'aucun
objectif
d’activité
spécifique
daté
ou
chiffré
n'apparaît
dans
le
projet
de
MSP?,
faute
notamment
de
diagnostic
initial,
ni
ne
semble
avoir
été
évoqué
avec
la commune,
porteuse
de
l’investissement.
Les
éléments
permettant
de
suivre
et
de
s’assurer
de
la réalité
d’une
partie
des
services
attendus
par
la
création
de
la
MSP
sont
ceux
liés à la contractualisation
avec
l'assurance
maladie
en mars
2018%*.
En
2019,
les différents
62 De
nombreuses
demandes
d'installations
ont été évoquées
lors
de
l'instruction (dont
des
spécialistes),
ne
laissant
pas
craindre
une
sous-utilisation
de
l’équipement.
63
Par
exemple
en
nombre
d'étudiants
accueillis,
nombre
de
patients
suivis,
nombre
de
nouvelles
installations,
nombre
d'actions
de prévention
ou
de
formation,
etc.
Selon
l'accord
conventionnel
interprofessionnel
relatif
aux
structures
de
santé
pluriprofessionnelles
(ACI)
du
20
avril
2017.
40
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
4 5COMMUNE
DE
MONTS
axes
de
cet
engagement
(accès
aux
soins,
travail
en
équipe
et
système
d’information)
et
les
indicateurs
qui
leur
sont
associés
ont
été
majoritairement
atteints.
4.1.1.3
Un
projet
de
réhabilitation
coconstruit
avec
les
professionnels
de
santé
La
réalisation
du
projet
de
MSP
a
été
l’occasion
d'acquérir
un
terrain
aux
avantages
nombreux.
Par
l’achat
d’une
ancienne
friche
commerciale
de près
de
2
000
m°?
et d’un
parking
de
4
400
m2,
la
commune
souhaitait
assurer
une
cohérence
sur
un
secteur
commerçant
où
des
logements
sont
en
cours
de
construction.
Il
s'agissait
également
d’apporter
une
solution
de
stationnement
pérenne
aux
services
de
proximité
(marché,
groupe
scolaire).
Cette
implantation
doit,
par
ailleurs,
garantir
une
meilleure
accessibilité
que
celle
de
l’ancienne
maison
médicale,
car proche
de
la gare
ferroviaire
et d’un
arrêt
de
bus
interurbain.
L'ensemble
immobilier
acquis
en
janvier
2020
a
pour
vocation
d’assurer
une
offre
médicale
complète.
La
maison
de
santé
pluridisciplinaire
accueillera
les professionnels
de
santé
mais
également
un
laboratoire
de
biologie
médicale.
Une
partie
des
locaux
a
été
acquise
sur
fonds
privés
afin
d’y
installer
une
pharmacie.
Enfin,
la commune
envisage,
à terme,
d'utiliser
les
sous-sols
de
la structure
pour
en
faire
un
espace
de
stockage
pour
les
ateliers
municipaux
et
les
associations.
L’implication
des
professionnels
de
santé
de
la
maison
médicale
Beaumer,
regroupés
en
société
civile
mobilière
(SCM),
étant
déterminante
pour
le
lancement
et
la
réalisation
de
ce
projet,
leur
engagement
a été
formalisé
en
avril
2019
par la signature
d’une
convention*f.
Dans
ce
cadre,
ils
s'engagent
à
procéder
au
transfert
de
leur
activité
professionnelle
dans
les
nouveaux
locaux
de
la MSP.
Cette
convention
d'engagement
fournit une
description
des
locaux
et
du
bail
qui
sera
conclu.
Elle
traduit
leur
forte
implication
dans
le
projet
architectural
de
la
réhabilitation,
dans
la mesure
où
la commune
s’engage
à respecter
le cahier
des
charges
qu’ils
ont
élaboré.
Par
ailleurs,
la
convention
précise
le
montant
du
loyer,
son
indexation
et
la
répartition
des
charges
afférentes.
Des
déclarations
individuelles
d’intention
d'installation
dans
la MSP
signées
en juin
2019
sont
venues
compléter
cet engagement
par
convention.
La
chambre
souligne
que
la collaboration
avec
les
professionnels
de
santé
ne
s’est
pas
limitée
à
cette
définition
initiale
du
besoin
dans
la
convention
d'engagement.
En
effet,
la
commune,
souhaitant
s’assurer
que
la réhabilitation
corresponde
aux
exigences
de
ces premiers
usagers,
les
a associés
à l’élaboration
de
l’avant-projet
définitif rédigé
avec
un
maître
d’œuvre.
Ils ont
ainsi
contribué
à faire évoluer
le projet
dont
la surface
finale
s’établit à près
de
1 250
m2.
La
commune
les
associe
régulièrement
aux
visites
de
chantier.
Le
calendrier
initial
prévoyait
un
démarrage
des
travaux
en
septembre
2020
pour
une
mise
en
service
en
septembre
2021.
La
crise
sanitaire
a décalé
de
plus
d’un
an
cette réalisation,
les
travaux
ayant
débuté
fin 2021
et l’ouverture
étant
prévue
désormais
début
2023.
Ce
retard
s’est
accompagné
d’un
renchérissement
progressif du
coût
de
l’investissement.
65 L'atteinte
de
ces
objectifs
a permis
une
rémunération
de
66
396
€
au
bénéfice
de
la SISA
en
2019.
56 Une
convention
d'engagement
similaire
a été
signée
avec
le
laboratoire
de
biologie
médicale.
41
RAPPORT
D'OBSERVATIONS
DÉFINITIVES
4.2
L’analyse
des
marchés
conclus
pour
la réalisation
de
la MSP
: un
choix
des
candidats
à fiabiliser?
Rappel
terminologique‘
Le
maître
d'ouvrage
est
l’acheteur
pour
le compte
duquel
les
travaux
sont
exécutés
dans
le cadre
de
travaux.
Le maître
d'œuvre
est l'opérateur économique,
titulaire
du marché
de maîtrise
d'œuvre
conclu
avec
le
maître
d'ouvrage.
Il
correspond
à
la
ou
les
personnes
physiques
ou
morales,
publiques
ou
privées,
qui,
en
raison
de
leur
compétence
technique,
sont
chargées
seule
ou
en
groupement
d'opérateurs
économiques
par
le maître
d'ouvrage
ou
son
mandataire
d'une
mission
globale
visant
à
apporter
une
réponse
architecturale,
technique
et
économique
au
programme
élaboré
par
ce
dernier
pour
la
réalisation
d'une
opération
objet
du
marché,
et
notamment
de
diriger
l'exécution
des
marchés
de
travaux,
de
lui
proposer
leur
règlement
ou
de
l'assister
lors
des
opérations
de
réception
des
travaux
ainsi
que
pendant
la période
de
garantie
de
parfait
achèvement.
Dans
le cadre
de
cette
opération,
la commune
a passé
deux
marchés
en
recourant
à une
procédure
adaptée
(MAPA)
:
-
un
marché
de
maîtrise
d’œuvre
attribué
le
18 juin
2019
à un
groupement
conjoint
composé
de
cinq
entreprises
à
prestations
diverses”
pour
un
montant
forfaitaire
provisoire
de
121
875
EHT;
-
un
marché
de
travaux
portant
sur
la réhabilitation
d’un
bâtiment
existant
en
MSP,
alloti
en
11
lots”?
attribués
aux
divers
prestataires
retenus
le 8 octobre
2021
pour
un
montant
global
de
2
126
356,43
€EHT.
La
collectivité,
investie
dans
le
champ
de
l’amélioration
de
l’accessibilité
s’est
par
ailleurs
adjointe,
en
plus
de
la
maîtrise
d'œuvre
susmentionnée,
une
assistance
à
maîtrise
d'œuvre
pour
traiter ce
volet
spécifique
des
travaux
de
la MSP/!.
67 Cf.
Tableau
d’analyse
synthétique
des
marchés
de
la MSP,
annexe
5.
68 Article
2 du
CCAG-MOE
2021.
Architecte-ingénierie
en
structure-ingénierie
thermique,
fluide,
ventilation,
courant
forts
et
faibles-économie
de
la construction
et
OPC-ingénierie
en
acoustique.
70 Lot
1 : Démolition-gros
œuvre-VRD,
lot 2
: Charpente
bois
et métallique,
lot 3
: Couverture-étanchéité-bardage,
lot
4
: Menuiseries
extérieures-serrurerie,
lot
5
: Menuiserie
intérieures,
lot 6
: Plâtrerie
-isolation-faux
plafonds,
lot
7
: Peinture,
lot
8
: Revêtements
de
sols
- Faïence,
lot
9
: Électricité,
lot
10
: Chauffage
- Ventilation,
lot
11
:
Plomberie
sanitaires.
71
Selon
la commune,
ce
service
s’élève
à 9 000
€ justifiant
l'absence
de
procédure
de
consultation.
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
4 6COMMUNE
DE
MONTS
4.2.1
Une
sous-estimation
du
montant
des
travaux
qui
ne
remet
pas
en
cause
le
choix
de
la
procédure
L'article
L.
2123-1
du
code
de
la
commande
publique
(CCP),
dans
ses
versions
successives
et
applicables
aux
dates
auxquelles
les
deux
procédures
ont
été
lancées,
prévoit,
notamment,
que
l’acheteur
public
peut
passer
un
marché
à procédure
adaptée
(MAPA)
lorsque
la valeur
estimée
hors
taxe
du
besoin
est
inférieure
aux
seuils
européens.
Par
ailleurs,
une
définition
précise
des
besoins
par
l’acheteur
doit permettre
de procéder
à une
estimation
fiable
du
montant
du
marché
public.
Cette
phase
est un
préalable
indispensable
puisqu'elle
détermine
le choix
de
la procédure
à mettre
en
œuvre.
S'agissant
du
marché
de
maîtrise
d'œuvre,
le prix
figurant
dans
l’acte
d'engagement
(AË)
correspondait
à un
pourcentage
(9,75
%)
du
coût
prévisionnel
des
travaux
estimé,
par
le
maître
d'ouvrage
(la commune)
à
1,250
ME
HT,
sans
que
cette
évaluation
ne
soit justifiée.
En
application
du
cahier
des
clauses
administratives
particulières
(CCAP)
qui
prévoyait
que
« l'engagement
du
maître
d’œuvre
intervient
à l’issue
de
l’APD
[études
d'avant-projet
définitif]
sur
la
base
de
l’estimation
définitive
du
coût
prévisionnel
des
travaux
»,
le
montant
de
la
prestation
de
maîtrise
d'œuvre
s'élevait
à
173
891,88
€
HT?2,
soit
un
montant
inférieur
au
seuil
européen
en
vigueur
à la date
de
signature
du
contrat”.
Le
coût
des
travaux a
été
porté
à
1,784
M€
HT
à l'issue
de
l’approbation
de l’ APD
pour
s'établir,
in fine,
à la notification
de
chaque
lot,
à 2,126
M€
HT,
certains
d’entre
eux
ayant
déjà
enregistré
des
surplus
par
avenants.
Le
coût
des
travaux
a,
ainsi,
augmenté
de
77
%
par
rapport
au
projet
initial.
Consciente
de
cette
dérive
des
coûts
entre
l’estimation
initiale
et le montant
de l APD?#,
la
commune
a,
à
bon
droit
mais
sans
effet
positif
sur
la
situation,
sollicité,
en
novembre
2019,
la mission
interministérielle
pour
la qualité
des
constructions
publiques
(MIQCP)
afin d’obtenir
un avis
juridique. Si
la réaction
apparaît
pertinente
et de
bonne
gestion,
la chambre
souligne
toutefois
que
le marché
de maîtrise
d'œuvre
comprenait
des
mesures
permettant
de contraindre
les coûts
mais
que
ces
dernières
n’ont
pas
été
mises
en
œuvre
par
la commune.
Ainsi,
l’article
9.1
du
CCAP
indiquait
que
l’estimation
définitive
était
assortie
d’un
taux
de
tolérance
de
3
%,
la
commune
pouvant
demander
la
reprise
des
estimations
si
ce
dernier
était
atteint,
ce
qui
était
le
cas,
au
moins
à
l’ouverture
des
offres.
Par
ailleurs,
le
même
article
prévoyait
le
calcul
d’un
coût
de
référence
des
travaux
à l'issue
de
la
consultation
des
entreprises
mais
avant
l’acceptation
des
offres.
Dans
la
mesure
où
ce
coût
de
référence
dépassait
le
seuil
de
tolérance,
le
maître
d'ouvrage
pouvait
soit accepter
les offres
soit demander
au
maître
d'œuvre
une
reprise
partielle
des
études.
En
l'espèce,
le
coût
de
référence
s’établissait
à
2,086
ME”
soit
un
montant
plus
élevé
que
le
seuil
de
tolérance
(1,837
ME)".
72 Soit
9,75
%
de
1 783
506,43
€ (estimation
des
travaux
telle qu'elle
ressortait
de
l'APD).
13 Lancé
en avril 2019,
le seuil était fixé, à cette époque
à 221
000 € HT.
7 Soit + 42,6 %.
(Indice
TPOlavril
2019/indice
TPO1
avril
2021)
*
montant
global
AE
des
candidats
retenus
=
(111.6/113.8)
*
2
126
356,43
=
2
085
955,66
€.
76 Coût
prévisionnel
des
travaux
* (1+3
%)
=
1 783
506,43*1.03
=
1 837
011,62
€.
43
RAPPORT
D'OBSERVATIONS
DÉFINITIVES
Néanmoins,
et
à
la
décharge
de
la
collectivité,
il
paraît
indéniable
que
l’estimation
définitive
du
maître
d'œuvre
a été
impactée
par
les
effets
de
la crise
sanitaire
sur
le secteur
du
bâtiment,
ce dernier
ayant
subi
une
pénurie
de
matières
premières,
ce qui
a eu pour
conséquence
une
augmentation
significative
des
prix
et
une
évolution
substantielle
des
prestations.
Il
n’en
ressort
pas
moins
une
sous-estimation
de
l'enveloppe
des
travaux
qui
n’a
toutefois pas eu
d’incidence
sur la régularité
de la procédure
suivie,
les marchés
attribués
restant
inférieurs
aux
seuils
fixés
par
les
textes
(pour
le
marché
de
travaux
lancé
en
avril
2021
le
seuil
était fixé
à 5,350
ME).
4.2.2
Une
publicité
pertinente
et adaptée
à la
nature
des
marchés
passés
Pour
susciter
la plus
large
concurrence
possible,
l’acheteur
public
doit
procéder
à une
publicité
dans
les
conditions
fixées
réglementairement,
selon
l’objet
du
marché,
la
valeur
estimée
et l’acheteur
concerné.
En
l’espèce
et
au
regard
des
montants
estimés,
la commune
a répondu
aux
obligations
réglementaires
(article
R.
2131-12
du
CCP)
en publiant
l’avis
de publicité
relatif sur un
portail
dédié,
l’avis
étant
transmis
par
cette
plateforme
à un
journal
d’annonces
légales
et
sur
le
site
internet
de
la commune.
Les
supports
choisis
apparaissent
suffisants
et
adaptés
à
la nature
de
l'opération.
La chambre
relève
également
que
la publicité
était
complète
et que
les délais
laissés
aux
entreprises
pour
candidater
étaient
suffisants.
4.2.3
Un
cas
d’infructuosité
du
marché
de
travaux
régulièrement
traité
Aucune
offre
n’ayant
été
déposée
pour
le
lot
2
« charpente
bois
et
métallique
»
lors
de
la première
consultation,
la commune
a relancé
la procédure
pour
ce
lot en juin
2021.
Dans
une
telle
situation
la commune
aurait
pu
se contenter,
en se
conformant
aux
dispositions
de
l’article
R.
2122-2
du
code
de
la
commande
publique,
de
passer
un
marché
sans
publicité
ni
mise
en
concurrence,
les conditions
initiales
du
marché
n’ayant
pas
été substantiellement
modifiées.
En
relançant
une
nouvelle
consultation
la commune
a fait
preuve
de
transparence.
La
chambre
relève
que
la publicité
est,
à l’instar
de
la première
consultation,
adaptée
et
complète,
seul
le
délai
laissé
aux
entreprises
pour
soumissionner
apparaît
plus
contraint
(16
jours
contre
37),
alors
même
que
le
défaut
de
soumissionnaire
lors
de
la
première
consultation
et la tension
sur la filière bois risquaient
de mettre
en péril l’issue
de cette nouvelle
consultation.
Ce
ne
fut
pourtant
pas
le cas,
trois
entreprises
ayant
présenté
une
offre.
4.2.4
Une
analyse
des
offres
présentant
d’importantes
défaillances
La
procédure
adaptée
de
passation
des
marchés
est
souple,
elle
laisse
à
l'acheteur
le
choix
des
critères
d’attribution
et
leur
pondération
et
la
possibilité
de
négocier
avec
les
entreprises
ayant
déposé
une
offre.
44
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
4 7COMMUNE
DE
MONTS
4.2.4.1
Le
marché
de
maîtrise
d'œuvre
En
application
de
l’article
4 du
règlement
de
consultation
(RC)
les
offres
devaient
être
jugées à
l’aune
des
deux
critères
suivants
:
la
valeur
technique
de
l'offre
(60
points)
analysée
au
regard
du
mémoire
technique
et
appréciée
en
fonction
de
trois
sous-critères
: pertinence
et
adéquation
des
moyens
humains
(30
points),
pertinence
de
la
méthodologie
de
travail
(20
points),
cohérence
du
planning
détaillé
d’exécution
(10
points)
;
le prix
des
prestations
(40
points).
Selon
le RC
(articles
5 et
6)
le jugement
des
offres
se
déroulait
en
phases
successives
:
une phase
d'examen
des
offres
de base
pour
établir un premier
classement,
une
phase
d’audition
des
premiers
candidats
retenus
et une
phase
éventuelle
de
négociation
avec
les
trois
candidats
les
mieux
classés
admis
à
présenter
une
offre,
les
candidats
ayant
participé
à
la
négociation
devant
produire
une
nouvelle offre
jugée
au
regard
des
critères
précités.
Selon
le
rapport
d’analyse
des
offres
établi
avant
audition
de
mai
2019,
les
six
offres
réceptionnées
dans
les
délais
fixés
dans
le cadre
de
la consultation,
ont
été
analysées
et
notées
en
fonction
des
critères
et sous-critères
énumérés.
À
la lecture
de
ce
premier
rapport,
la
chambre
constate
que,
s'agissant
de
l'analyse
du
critère
« valeur
technique
» :
e
les
sous-critères
« pertinence
et adéquation
des
moyens
humains
mis
en
œuvre
pour
réaliser
la
mission
»
(30
points)
et
« cohérence
du
planning
d'exécution
de
la mission
» (10
points)
ont
été neutralisés
par
l'attribution
d’une
note
identique
à tous
les
candidats,
alors
même
que
certaines
entreprises
proposaient
des
compétences
et
des
durées
d’exécution
différentes.
Cette
situation
ne
permet
pas
de
comprendre
les
notes
attribuées.
Par
ailleurs
c’est
donc
le
seul
sous
critère
(pertinence
de
la
méthode
de
travail),
qui
devait
théoriquement
représenter
le
1/3
de
la
note,
qui
détermine
à
lui
seul
la
valeur
technique
;
trois
sous-critères
ont
été
analysés,
complètement
ou
en
partie,
au
regard
de
données
ou
compétences
qui
constituent
des
éléments
d’appréciation
de
la recevabilité
des
offres
mais
pas
de
leur
notation:
-
pour
le
sous
critère
« pertinence
et
adéquation
des
moyens
humains
mis
en
œuvre
»,
l’appréciation
a été
effectuée
au
regard
des
références
apportées
par
les
candidats
sur
des
réalisations
similaires
(exigence
prévue
à l’article
3.1
du
RC)
alors
que
l'évaluation
devait
porter
sur
la compétence
des
intervenants
et l’organisation
;
pour
les
deux
autres
sous-critères,
il a été
fait une
appréciation
de
l'existence
ou
non
d’un
acousticien.
Or,
selon
le
RC
(article
2.3)
cette
compétence
était
exigée
au
stade
de
la
recevabilité
et ne
pouvait,
dès
lors,
servir
à apprécier
les
offres.
Ces
anomalies
opacifient
la sélection
des
candidats
amenés
à être
auditionnés.
A
l'issue
de
cette
première
analyse,
et conformément
au
RC,
une
audition
s’est
tenue
avec
les
premiers
candidats.
Une
seconde
analyse
a
été
réalisée
mentionnant
les
éléments
ressortant
de
l’audition
des
quatre
entreprises
auditionnées
et
fixant
les
nouvelles
notes
attribuées.
45
RAPPORT
D'OBSERVATIONS
DÉFINITIVES
Concernant
cette
seconde
analyse,
la chambre
relève
:
une
modification non
justifiée
des
notes
de
deux
entreprises,
pourtant
non
auditionnées.
Pour
exemple,
sur
le critère
technique,
l’entreprise
A
s’est
vu
attribuer
une
note
de
22
au
lieu
de
25
sur
le sous-critère
« pertinence
et
adéquation
des
moyens
» et est
passée
de
9 à
11
points
sur
le
sous-critère
« pertinence
de
la méthodologie
».
une
absence
de
prise
en
compte
des
améliorations
proposées
par
les
candidats
s'agissant
du
sous-critère
« cohérence
du
planning
d’exécution
»
alors
même
que
le
RAO
après
audition
fait
mention
de
modifications.
Ainsi,
l’entreprise
B
a
baissé
son
délai
d'exécution
de
neuf
à
sept
mois,
se
rapprochant
ainsi
des
délais
des
autres
candidats,
sans
que
sa
note
ne
soit
modifiée.
Le
nouveau
classement
a modifié
le classement
initial
en
intervertissant
le
second
et le
quatrième
candidat.
L'entreprise
B
a ainsi
vu
sa
note
technique
diminuée
de
45
à 40
points,
le
candidat
ne
s’étant
« pas
approprié
le projet
» et le mémoire
ne
mentionnant
pas
de
compétence
particulière
en
acoustique,
ce
qui,
la
chambre
le
rappelle,
ne
pouvait
constituer
un
élément
d'appréciation
de
l'offre.
En
effet
selon
l’article
2-3
du
RC
cette
compétence
était
exigée
au
stade
de
la recevabilité
des
offres.
Si
les
offres
ne
présentaient
pas
de
disparités
importantes
en
termes
de
prix
(les
taux
de
rémunération
s’établissant
de
8,54
%
à
12,01
%),
le rapport
d'analyse
des
offres
après
audition
semble
indiquer
que
les
prix
proposés
par
deux
sociétés
ne
comprenaient
pas
la
totalité
des
prestations
fixées
au
marché.
Selon
la chambre,
ces
possibles
disparités
de
valorisation
des
prestations
ne
permettent
pas
d’assurer
que
le critère
prix
ait été
apprécié
en toute
transparence.
42.42
Le
marché
de
travaux
Selon
le
règlement
de
consultation,
la
sélection
des
offres
s'effectue
en
deux
temps :
une
première
analyse
est
menée
sur
les
candidatures,
le
maire
représentant
le
pouvoir
adjudicateur
pouvant
éliminer
un
candidat
n’ayant
pas
qualité
pour
présenter
une
offre
ou
qui
ne
présente
pas
les
garanties
techniques
suffisantes.
Dans
un
second
temps,
les
offres
sont
jugées
au
regard
de
deux
critères :
la valeur
technique
de
l’offre
(70
%)
analysée
au
regard
du
mémoire
technique
et appréciée
en fonction
de quatre
sous-critères
: moyens
humains
(40
points),
organisation-méthodologie
(30
points),
gestion
des
contraintes
de
chantier
(20
points)
et
descriptif
de
la
solution
technique
(10
points)
;
le prix
des
prestations
(30
%).
Les
documents
de
consultation
prévoient,
par
ailleurs,
la
possibilité
de
proposer
des
variantes,
une
offre
de
base
restant
toutefois
obligatoire.
Enfin,
une
négociation
éventuelle
est
prévue
avec
les
trois
candidats
les
mieux
classés.
Dans
le cadre
de
sa mission
d’assistance
à la passation
des
contrats,
le maître
d'œuvre
était
chargé
de
l’analyse
des
offres.
46
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
4 8COMMUNE
DE
MONTS
En
ce
qui
concerne
la sélection
des
entreprises
dont
les
offres
ont
été analysées
Selon
le registre
des
dépôts,
36
entreprises
ont
présenté
une
offre
pour
un
ou
plusieurs
lots
et
trois
entreprises
ont
candidaté
à l’issue
de
la relance
du
lot
2.
Le
rapport
d'analyse
des
offres
(RAO)
rédigé
par
le
maître
d'œuvre
indique,
toutefois,
que
seules
25
offres
ont
été
présentées.
Une
lecture
croisée
des
registres
et du
RAO
permet,
néanmoins,
de
constater
qu’à
l’exception
de
trois
entreprises,
les
offres
de
tous
les
candidats
ont
été
analysées.
Deux
des
trois
offres
rejetées
avant
analyse
ont
été
considérées
comme
irrégulières
par
le
maître
d'œuvre
(défaut
de
signature
de
l’acte
d'engagement,
non
production
de
l’annexe
relative
à la clause
d'insertion).
Si
la décision
de
rejet
de
ces
offres
répond
strictement
aux
dispositions
fixées
au
RC??,
il n’en
reste pas moins
que
le RAO
présenté
par Le maître
d'œuvre
à la commune
était incomplet.
Par ailleurs,
il ne semble
pas
que
cette
dernière
ait été
informée
de ces décisions
en
temps
voulu,
c’est-à-dire
avant
de prendre
sa décision
finale.
Ainsi,
si la commune
indique
avoir
été informée
du
rejet
de
l’une
des
candidatures,
sans
pour
autant
avoir
connaissance
du
motif
de
rejet,
elle
a
précisé,
n’avoir jamais
été
avisée
de
l’éviction
des
deux
autres
avant
que
les
marchés
ne
soient
attribués.
Une
pratique
analogue
est constatée
lors
de
l’attribution
du
lot 2. Seules
deux
offres,
sur
les
trois
déposées,
ont
été
analysées.
Si
la commune
a indiqué
à la chambre
le motif
de
rejet
de
la troisième
avant
toute
analyse
de
son
offre,
il n’en
reste
pas
moins
que
cette
offre
aurait
dû,
également,
faire
l’objet
d’une
présentation
au
RAO
et que
son
éviction
ou
son
retrait
aurait
dû
être
retracé
et motivé
dans
ce
dernier.
La
chambre
rappelle
que
le RAO
a pour
objet
d’éclairer
le pouvoir
adjudicateur
sur son
choix
et qu’il
doit
être
précis
et complet.
En
l’espèce,
le RAO
établi
par
le maître
d'œuvre,
n’a
pas
mentionné
le nombre
de
plis
reçus,
les
candidats
dont
l’offre
a
été
éliminée
et
les
motifs
d'élimination.
Ayant
les
registres
des
dépôts
des
offres
en
sa possession,
la commune
avait
les
moyens
de
vérifier
que
toutes
les
offres
avaient
été
analysées
et,
dans
le
cas
contraire,
de
solliciter
le
maître
d’œuvre
pour
obtenir
des
explications.
En
ce
qui
concerne
les
conditions
de
négociation
La
chambre
relève
que
la commune
a
établi
son
propre
tableau
d’analyse
des
offres,
sans
toutefois
reprendre
la totalité
de celles-ci,
à l’instar du
rapport rédigé par le maître
d'œuvre.
Force
est
de
constater,
que
cette
procédure
n’a
pas
permis
à la commune
de
vérifier
la totalité
du
processus.
De
fait,
l'appréciation
des
offres
a
été
opérée,
par
le
maître
d'œuvre,
au
regard
des
critères
et
de
leur
pondération,
tels
qu’ils
étaient
définis
dans
les
documents
de
consultation.
Des
variantes
ont
été
proposées
et ont
été
analysées
distinctement
des
offres
de
bases.
17 Article
5
: « La
Commune
de MONTS,
dans
un
souci
de promotion
de
l'emploi
et de
lutte
contre
les exclusions,
a décidé
de
faire
application
des
dispositions
de
l’article
L
2112-2
du
code
de
la commande
publique
en
incluant
dans
le cahier
des
charges
une
clause
obligatoire
d'insertion.
(...)
Une
offre
qui
ne
satisferait
pas
à cette
condition
serait
jugée
irrégulière
».
Article
6
: «Les
pièces
administratives
devront
être
dûment
complétées,
revêtues
du
cachet
de
l'entreprise
et
signées
par
la personne
habilitée
à engager
le candidat
». 47
RAPPORT
D'OBSERVATIONS
DÉFINITIVES
Dans
le cadre
du
marché
de
maîtrise
d’œuvre,
la mission
« assistance
à la passation
des
contrats
»
prévoyait
(cf.
CCAP,
article
6-1-1)
la remise
d’un
RAO
avant
négociation
et
d’un
autre
à l’issue
de
la négociation
avec
les
entreprises.
La
chambre
n’a
toutefois
pas
pu
vérifier
l’application
de
ce
phasage,
la
commune
n’ayant
produit
que
le
rapport
rédigé
par
le
maître
d'œuvre
à l’issue
de
la négociation.
Par
ailleurs,
l’article
8
du
RC
du
marché
de
travaux
ne
prévoyait
une
éventuelle
négociation
qu'avec
les trois
candidats
les mieux
placés
et devait
assurer
un
traitement
équitable
aux
candidats
y participant.
En
l’espèce,
si une
phase
de
négociation
a effectivement
été
mise
en
œuvre,
la
chambre
relève
des
éléments
qui
prouvent
que
cette
dernière
n’a
pas
été
menée
pour
la totalité
des
lots
et conformément
aux
règles
que
s'était
fixée
la commune
dans
son
RC.
Ainsi
et pour
certains
lots,
la négociation
s’est
ouverte
avec
un
nombre
de
candidats
supérieur
ou
inférieur
à
celui
prévu
au
RC.
Par
ailleurs
et
de
manière
plus
problématique,
les
pièces
produites
par
la collectivité
confirment
une
absence
d’égalité
de traitement.
En
effet, d’une
part,
les
candidats
n’ont
pas
bénéficié
d’un
délai
identique
pour
présenter
leur
nouvelle
offre
et,
d’autre
part,
certaines
offres
ont
été
analysées
alors
même
qu’elles
avaient
été
transmises
hors
délai.
Selon
le RAO
et au
regard
des
montants
constatés
à l’ouverture
des
plis,
d’une
part,
et
lors
de
la
notification,
d’autre
part,
la
négociation
a
permis
de
faire
légèrement
baisser
le
montant
global
du
marché
de
1,12
%.
En
ce qui
concerne
les modalités
d'analyse
des
offres par
le maître
d'œuvre
En
plus
des
constats
relatifs
à
la
phase
de
négociation,
la
chambre
relève
des
manquements
plus
ou
moins
graves,
dans
l'analyse
des
offres
effectuée
par
le maître
d’œuvre
:
une
imprécision
ou
des
incohérences
dans
les données
exposées,
qui
ont
pu
modifier
les
notes
attribuées.
Outre
le fait que
certaines
pièces
(décomposition
du
prix
global
forfaitaire),
non
présentées
au
rapport,
rendaient
la notation
attribuée
peu
lisible,
une
offre
a été
analysée
au
regard
d’une
prestation
dont
le chiffrage
était
erroné,
minorant
ainsi
le prix
(lot
4)
et une
autre
offre
a été
analysée
à l’aune
de
la proposition
initiale du
candidat
alors
même
que
celui-
ci avait
fait une
nouvelle
offre
dans
le cadre
de
la négociation.
des
commentaires
qui
ne
permettent
pas
de justifier
les
notes
attribuées
au
sous-critère
relatif aux
moyens
humains
et
matériels
dévolus
au
chantier,
dont
le poids
est
prépondérant
pour
la valorisation
du
critère
technique
(40
points).
Ainsi
et pour
un
commentaire
identique
des
candidats
se
sont
vus
attribuer
une
note
de
25
ou
30
points,
à
l’inverse
une
note
de
30
points
a été
attribuée
à deux
candidats
alors
même
que
l’un
des
deux
ne
faisait
pas
mention
des
qualifications
du
personnel
dédié
à l’opération
(lots
6 et 7).
une
appréciation
aléatoire
des
sous-critères
qui
peut
avoir
une
incidence
sur
le
classement
des
candidats.
Pour
exemple,
sur
le
lot
8,
la société
C
a été
classée
en
première
place,
principalement
au
regard
de
sa
valeur
technique
et
notamment
du
sous-critère
«organisation
et
méthodologie
»
pour
lequel
le
candidat
a
reçu
30
points,
soit
la
note
maximale
car il présentait
une
« méthodologie
détaillée
» et un
« planning
très
détaillé
». Son
concurrent
direct,
la société
D
n’a reçu
que
20
points
pour
ce
sous-critère,
alors
même
que
le
commentaire
était
identique
sur
la méthodologie
et
que
le
planning
était
qualifié
seulement
de
« détaillé
».
Toutefois,
sur
d’autres
lots,
cette
même
appréciation
avait
rapporté
aux
candidats
25
points.
Certains
candidats
ont même
bénéficié
de cette note
maximale
alors
qu'il
n’était
fait
aucune
mention
d’un
quelconque
planning.
Or,
si
une
note
de
25
au
lieu
de
20
48
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
4 9COMMUNE
DE
MONTS
avait
été
attribuée
à
la
société
D
ce
qui,
au
regard
du
commentaire
apparaît
justifié
comparativement
à d’autres
offres,
cette
dernière
aurait
été
classée
première
de
ce
lot.
Si l’analyse
des
offres
était bien
une
des
missions
comprises
dans
le marché
de
maîtrise
d'œuvre,
il
n’en
reste
pas
moins
que
cette
dernière
devait
être
menée
dans
la
plus
grande
transparence
afin
de garantir
les principes
de la commande
publique.
En
l’espèce,
les différentes
anomalies
ou
incohérences
relevées,
tant
dans
l’éviction
de
certains
candidats
que
dans
l’appréciation
des
offres
traduisent
un
manque
de
rigueur
du
maître
d'œuvre
en
la matière.
La
commune
a
produit
un
tableau
avec
ses
propres
appréciations
et notations,
palliant
certaines
anomalies®
relevées
dans
l'examen
du
RAO
du
maître
d'œuvre.
Néanmoins,
ce
document
comporte
des
erreurs
majeures
qui
impactent
fortement
la fiabilité des
commentaires
et des
notes
attribués
:
la pondération
des
critères
et des
sous
critères,
ainsi
que
la méthodologie
de
notation
ne
correspondent
pas
à
celles
fixées
au
RC.
La
chambre
relève,
notamment,
que :
-
la
pondération
des
critères
ne
respecte
pas
le
règlement
de
consultation
: critère
prix
pondéré
à 40
%
(40
points)
au
lieu
de
30
%
et valeur
technique
pondérée
à 60
%
(60 points)
au
lieu
de
70
%
;
les sous-critères
de
la valeur
technique
ne
sont
pas
respectés
dans
leur
définition
et leur
nombre
: dans
le document
de
la commune
le sous-critère
relatif à la gestion
des
contraintes
de
chantier
(3°
sous-critère
sur
20
points
dans
le
RC)
n’apparaît
pas.
À
l’inverse,
un
sous-
critère
sur la cohérence
du planning
d'exécution
est valorisé
sur
10
alors
qu’il n’est pas
prévu
au
RC.
Par
ailleurs,
le
critère
technique
est
apprécié
au
regard
de
trois
sous-critères
au
lieu
de
quatre.
Les
marchés
ont
été
attribués
aux
entreprises
classées
premières
dans
le
RAO,
à
l’exception
du
lot
11.
Pour
ce
dernier,
la
commune
a
choisi
la
société
classée
en
seconde
position
(Eiffage),
compte
tenu
du
désistement/”
du
candidat
classé
en
première
position.
Cette
situation
a généré
un
surcoût
de
18
000
€ sur
le montant
global
des
marchés
notifiés.
Au
global,
la
chambre
considère
que
les
manquements
relevés
et
le
défaut
de
transparence
dans
l’analyse
des
offres
ne
permettent
pas
de
garantir
que
les
candidats
finalement
attributaires
des
marchés
répondaient
au
mieux
à
la
prestation
exigée
par
la
commune.4.2.5
Une
notification
régulière
des
marchés
bien
qu’incomplète
et comprenant
des
erreurs Par
délibération
du
conseil
municipal
du
2
octobre
2018,
le
maire
de
la
commune
avait
reçu
délégation
pour
prendre
toute
décision
relative
aux
marchés
d’un
montant
inférieur
à
208
000
€ HT.
Par délibération
expresse
du
2 septembre
2020,
délégation
a été
donnée
au
maire
ou
à
son
représentant
dûment
habilité
pour
procéder
aux
consultations
et
à
la
signature
des
marchés
de
travaux
relatifs
au
projet
de
MSP.
78 Valorisation
davantage
modulée
et compréhensible
du
sous
critère
« moyens
humains
»
sur
le
lot
6 et du
sous
critère
« méthodologie
» sur
le lot
8.
7
Pour
cause
de
grave
problème
de
recrutement.
49
RAPPORT
D'OBSERVATIONS
DÉFINITIVES
En
application
des
dispositions
de
l’article
R.
2181-1
du
CCP,
« l'acheteur
notifie
sans
délai
à chaque
candidat
ou
soumissionnaire
concerné
sa
décision
de
rejeter
sa
candidature
ou
son
offre
».
En
procédure
adaptée,
l'acheteur
public
n’est
pas
tenu
de
mentionner,
dans
cette
notification,
au
candidat
évincé
le
motif
du
rejet
de
son
offre,
le
nom
de
l’attributaire
ou
les
motifs
ayant
conduit
au
choix
de
son
offre,
sauf
à
ce
que
ces
éléments
lui
soient
demandés
expressément
par
le candidat
non
retenu.
4.2.5.1
Des
notifications
incomplètes
aux
candidats
non
retenus
Les
notifications
aux
différents
candidats
évincés
ont
été
signées
:
e
S'agissant
du
marché
de
maîtrise
d'œuvre,
le
29
mai
2019,
par
le
maire,
ce
dernier
ayant
délégation
pour
ce
faire
;
e
S'agissant
du
marché
de
travaux,
le
16
septembre
2021,
par
la
première
adjointe
en
application
des
dispositions
combinées
de
la
délibération
expresse
précitée
et
de
la
délibération
du
16
février
2021.
Bien
que
non
obligatoire,
la
chambre
constate
que
les
notifications
mentionnaient
la
note
critérisée
attribuée
au
candidat
évincé
et
au
candidat
retenu,
ainsi
que
le
nom
de
ce
dernier.
Elle regrette
néanmoins
que
la commune
n'ait pas pu
fournir la totalité
des
accusés
de réception
des
notifications
de
rejet,
seuls
ceux
relatifs
au
marché
de
travaux
ayant
été
produits.
L'article
R.
2181-1
du
CCP
précité
ne
prévoit
pas
d'exception
à la règle
d’information
de
rejet
des
offres.
Or,
comme
précédemment
évoqué,
trois
candidatures
ont
fait
l’objet
d’un
rejet
en
amont
de
l’analyse
des
offres
sans
qu'aucune
notification
de
rejet
formelle
n’ait
été
réalisée
par
la commune.
4.2.5.2
Une
notification
aux
candidats
retenus
qui
comporte
des
anomalies
Signée
le
18 juin
2019
par
le
maire
dans
le cadre
de
ses
délégations,
la notification
du
marché
de
maîtrise
d'œuvre
a
été
transmise
le
19
juin
2019,
par
courriel,
au
mandataire
du
groupement.
Les
notifications
relatives
aux
différents
lots
du
marché
de
travaux
ont
été
signées
le
8
octobre
2021
par
le maire,
conformément
à la délégation
expresse
que
ce
dernier
avait
reçue
en
la
matière.
Elles
ont
été
notifiées
aux
intéressés
via
la
plateforme
de
dématérialisation
des
marchés
utilisée
par
la commune.
S'agissant
des
montants
du
marché
de
travaux
figurant
aux
actes
d'engagement,
deux
incohérences
ont
pu
être
relevées
:
la notification
du
lot
1 indique
que
le
marché
est
passé
pour
un
montant
de
242
819
€
HT,
alors
même
qu’il
ressort
du
RAO
établi
par
le
maître
d'œuvre
que
le
montant
après
négociation
s'établit
à 242
750
€ HT
;
la
notification
du
lot
4
indique
que
le
marché
est
passé
pour
308
000
€
HT
alors
que
la
prestation
de
déplombage
(4
777,10
€),
qualifiée
de
prestation
obligatoire
par
le
RC,
aurait
dû
être
réintégrée
dans
l'offre
de
base.
La
notification
aurait
donc
dû
s’établir
au
montant
global
de
312
777,10
€ HT.
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
5 0COMMUNE
DE
MONTS
4.2.6
Des
marchés
marqués
par
des
modifications
d’exécution
de
leurs
conditions
contractuelles
parfois
conséquentes
4.2.6.1
Un
marché
de
maîtrise
d’œuvre
qui
ne
respecte
pas
son
règlement
financier
et qui
fait
l’objet
d’un
avenant
tardif
Au
mois
d’avril
2022,
la
collectivité
avait
versé
86,5
%
du
montant
initial
du
marché
(121
875
EHT). Si les
clauses
du
CCAP
(article
5.2)
prévoyaient
un
règlement
par
acompte
en
fonction
des
différentes
missions,
force
est
de
constater
que
ce
phasage
n’a
pas
été
respecté
pour
certaines
prestations.
Ainsi,
les
études
de
diagnostic
(DIAG)
et
les
études
d’avant-projet
sommaire
(APS)
qui
devaient
être
réglées
à
80
%
à
la
remise
du
dossier,
et
le
reliquat
après
approbation,
ont
été
facturées
en
une
seule
fois.
Par
ailleurs,
le montant
de
la prestation
figurant
à l’acte
d'engagement
était « forfaitaire,
provisoire
et révisable
», la rémunération
du
maître
d'œuvre
devant
être
définitivement
arrêtée
(hors
révision)
à
«
l'approbation
de
l’APD
»
par
la
passation
d’un
avenant
au
marché.
Par
délibération
du
3
mars
2020,
la
commune
a pris
acte
de
l’avant-projet
définitif
et
du
montant
estimatif
du
projet
et
a
rappelé
la
nécessité,
à
ce
stade,
de
passer
un
avenant
au
marché
de
maîtrise
d'œuvre
pour
fixer
le montant
définitif de
cette
prestation.
Ce
n’est
toutefois
que
bien
plus
tard
(en
mai
2021)
qu’un
avenant
a été
passé
avec
le
maître
d'œuvre.
Conformément
aux
modalités
de
calcul
fixées
au
marché,
le
montant
de
l’avenant
permet
de
compléter
le
marché
des
honoraires
relatifs
au
surplus
entre
l’estimation
initiale
des
travaux
(1,250
ME)
et le montant
estimatif des
travaux
issu
de
l'APD
(1,783
ME).
Par
cet
avenant
la rémunération
du
maître
d'œuvre
s’établit
à
173
891,88
€ HT.
4.2.62
Un
marché
de
travaux
modifié
dans
le cadre
de
circonstances
imprévues
Les
premiers
règlements
sur
le
marché
de
travaux
notifié
en
octobre
2021
sont
intervenus
en
décembre
2021.
Selon
les
données
produites
par
la commune
le
montant
global
versé
aux
différents
prestataires
(hors
avances)
s’établissait,
début
juin
2022,
à
655
692,30
€
soit
25
%
du
montant
global
notifié,
avenants
compris.
Les
premiers
paiements
ont
été
réglés
conformément
aux
dispositions
du
CCAP,
après
prises
de garanties
à première
demande
à l’exception
de
ceux
effectués
au bénéfice
de
la société
E
(lot
3).
En
effet,
bien
que
les
différents
certificats
de
paiement
produits
par
la
commune
mentionnent
l'existence
d’une
caution
bancaire,
cette
dernière
a indiqué
que
les prestations
de
cette
entreprise
étaient
garanties
par une
retenue
de garantie.
Or,
aucune
garantie
n’a
été retenue
lors
des
premiers
paiements
et les
factures
ont
été
réglées
dans
leur totalité.
Ce
défaut
de
prise
de
garantie
fait écho
aux
remarques
de
la chambre
dans
son
précédent
rapport.
La
commune
est,
dès
lors,
invitée
à s’assurer
de
l’existence
de
telles
garanties
qui
ont
vocation
à couvrir
les
éventuelles
réserves
formulées
lors
de
la réception
des
prestations.
Par
ailleurs,
tous
les
lots
étant
supérieurs
à
50
000
€
HT,
les
titulaires
avaient
la
possibilité
de
se
voir
verser,
préalablement
au
commencement
des
travaux,
une
avance
fixée
à
51
RAPPORT
D'OBSERVATIONS
DÉFINITIVES
5
%
du
montant
de
la prestation
(article
6.5
du
CCAP).
Sur
les
11
lots,
six
prestataires
ont
opté
pour
cette
avance,
mais
deux
d’entre
eux
(lots
2 et 9) n’ont pas
pu
en bénéficier.
Pour
les quatre
bénéficiaires,
l’avance
a été versée
selon
une
temporalité
régulière,
soit après
la notification des
marchés,
cette
dernière
phase
entraînant
l'exécution
des
prestations.
Enfin,
comme
précédemment
évoqué,
certains
marchés
de
travaux
ont
été
modifiés
par
voie
d’avenant
:
Sur
le lot
1 « gros
œuvre
VRD
» :
e
un premier
avenant
d’un
montant
de
18
580
€ HT
a été signé
le 18
février 2022
;il
a été
rendu
nécessaire
par
la fourniture
et la pose
d’un
portique
métallique
;
e
un
second
avenant
d’un
montant
de
8
796
€ HT
a été
contractualisé
le 4 mars
2022 ; il
porte
sur
la
location
de
matériel
(groupe
électrogène)
et sur
des
travaux
effectués
sur
la partie
du
bâti jouxtant
la pharmacie.
Ces
deux
avenants
ont
eu
pour
conséquence
une
augmentation
du
marché
initial
de
11,27
%.
Ce
taux,
inférieur
à
la
limite
fixée
par
l’article
R.
2194-8
du
code
de
la commande
publique
(15
%),
n’appelle
pas
de
remarque
particulière
quant
à
l'appréciation
du
caractère
substantiel
des
modifications
apportées.
Sur
le lot
2
« charpente
bois
et métallique
», un
avenant
a été
signé
en
mars
2022.
D'un
montant
de
55
206,19
€
HT,
il
a
été
contractualisé
pour
des
prestations
supplémentaires
consistant
à
créer
une
ossature
de
support
de
faux
plafonds.
Cet
avenant
a
eu
pour
effet
d'augmenter
le montant
initial
de
26,86
%.
Bien
que
conséquent
en
termes
de
montant,
la
chambre
considère
que
cet
avenant
répond
aux
dispositions
de
l’article
L.
2194-1
du
code
de
la
commande
publique,
dans
sa
version
applicable
aux
marchés
lancés
à
compter
du
1%
avril
2019,
qui
prévoit
qu’un
marché
peut
être
modifié
sans
nouvelle
procédure
de
mise
en
concurrence,
notamment
lorsque
« les
modifications
sont
rendues
nécessaires
par
des
circonstances
imprévues
».
En
effet,
la
commune
a
indiqué
que
le
diagnostic
initial
établi
par
le
maître
d'œuvre
avait
été
effectué
sans
« voir
la structure
à nu
»,
le désamiantage
ayant
été
réalisé juste
avant
le
début
des
travaux.
Elle
indique
qu'après
démolition
de
l’existant,
« il était
impossible
de
poser
les éléments
prévus
sur la charpente
existante
» et nécessaire
d’ajouter
des travaux pour
soutenir
la charpente.
Cette
prestation
supplémentaire
non
prévue
initialement
est
cohérente
avec
les
autres
prestations
du
lot 2%
et complémentaire
à celles
du
lot 65!.
$0
Lot
2,
article
2.1.1.
du
CCTP:
«les
renforcements
de
charpente,
la
création
de
chevêtres,
la
charpente
sur
l’auvent
de
la nouvelle
entrée
du
laboratoire,
les
murs
à ossature
bois
».
$l Création
d’une
ossature
galvanisée
pour
supporter
les plaques
de
plâtre
de
faux
plafonds.
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
5 1COMMUNE
DE
MONTS
4.2.6.3
Une
clause
d’insertion
non
contrôlée
par
la commune
mais
dont
l’effectivité
a
pu
être
constatée
En
application
des
dispositions
de l’article
L.
2112-2
du
code
de
la commande
publique,
le RC
du
marché
de
travaux,
prévoyait
une
clause
d’insertion
rendant
obligatoire,
pour
certains
lots®?,
l'exécution
d’un
nombre
spécifique
d’heures
par un public
éloigné
du
marché
de l’emploi
ou
qui rencontre
des
difficultés
sociales
ou
professionnelles
particulières.
Les
modalités
de
mise
en
œuvre
de
cette
clause
et notamment
les règles
de
contrôle
permettant
d’assurer
à l'acheteur
public
que
la clause
est effectivement
suivie,
étaient prévues
à l’article
8 de l’annexe
du
CCAP.
Selon
cet
article,
le
titulaire
devait
mensuellement,
à
la
demande
du
maître
d’ouvrage
(la
commune),
fournir
les pièces justifiant
l’exécution
de
cette
clause.
La
chambre
constate
que
l’annexe
à l’acte
d'engagement,
complétée
par
les attributaires
des
marchés
ne
correspondait
pas
aux
dispositions
du
CCAP
en
matière
de
contrôle
de
la mise
en
œuvre
de
la clause
d’insertion.
En
effet,
en
signant
cette
annexe
les
candidats
s’engageaient
à « fournir,
à
la demande
du
conseil
départemental
et
dans
le délai
qui
leur
sera
imparti,
toute
information
utile
à
l’appréciation
de
la
réalisation
de
l’action
d'insertion
».
Or,
par
cette
rédaction,
la
commune,
d’une
part,
s’est
désengagée
de
son
rôle
de
contrôleur
de
la
bonne
application
de
la clause
d'insertion,
alors
même
qu’un
tel rôle
lui
a été
assigné
par
les
termes
du
marché
passé
et,
d’autre
part,
a fait porter
le contrôle
sur
le
conseil
départemental
qui
n’est
pas
partie
au
marché.
En
effet,
aux
termes
de
l’annexe
du
CCAP,
ce dernier
n’a
qu’une
mission
de
validation
de
l’éligibilité
des
personnes
pouvant
répondre
à
la
clause
d’insertion
(article
2)
et
d'accompagnement
auprès
des
prestataires
attributaires
du
marché
pour
mettre
en
œuvre
la
clause
(article
5).
Malgré
ce désengagement
communal,
le compte-rendu
du
département
démontre
qu’un
suivi
des
heures
a été
effectué
par
leur
service.
Le
bilan
apparaît
cohérent
avec
l'avancement
des
travaux
et permet
d’attester
de
la mise
en œuvre
effective
de
la clause
d’insertion.
4.3
Une
opération
largement
financée
par
la commune
4.3.1
Un
investissement
de
plus
3,64
millions
d’euros
Diverses
pièces
produites
à
la
chambre
démontrent
une
réflexion,
en
amont,
sur
le
coût
de
l’opération
et
son
plan
de
financement.
Toutefois,
ces
données
ont
évolué
au
regard
de
l’avancée
du
projet.
En
l'espèce,
le premier
document
actant
un
montant
estimatif formalisé
et
abouti
de
l'opération
est
la
délibération
du
3
mars
2020
entérinant
l’avant-projet
définitif
produit
par
le
maître
d'œuvre
et
exposant
le
coût
global
de
l'opération
et
ses
modalités
de
financement.
Celui-ci
était
alors
évalué
à
3,1
M€
TTC
(2,7ME€
HT),
dont
41
%
devait
être
financé
par
des
subventions
publiques
(État,
région
et département).
#2 Lot
1 (140
h),
3
(105
h),
4
(196
h),
6 (196
h)
,7 (56
h),
9 (105
h) et
11
(140
h) (article
1 de
l'annexe
au
CCAP).
53
RAPPORT
D'OBSERVATIONS
DÉFINITIVES
Tableau
n°
10
:
Plan
de
financement
de
la
MSP
selon
la
délibération
du
3
mars
2020
Nature
de
l’opération
Montant
en
euros
(HT)
Dépenses
Acquisition foncière
et frais d'acte
732
132,54
Réhabilitation
du
bâtiment
(marché
de
travaux)
1783
506,43
Maîtrise
d'œuvre
173
891,88
Ingénierie
(CT,
SPS,
Topo,
Diag)
19
195,00
Total des dépenses
2708
725,85
Recettes*
Subvention
État
- 25
%
550
000,00
Subvention
Région
Centre
Val
de
Loire
(CPER)
- 5%
110
000,00
Subvention
Région
Centre
Val de Loire
(CRST)
- 20
%
440
000,00
Subvention
Conseil
Départemental
(F2D)
200
000,00
Total
des
recettes
1
300
000,00
Reste à charge pour
la commune
1 408
725,85
*Avec
une
assiette
de
dépenses
subventionnables
de
2,2
ME.
Source
: Commune,
délibération
du
3 mars
2020.
4.3.1.1
Une
emprise
foncière
acquise
en
dessous
de
l’estimation
des
domaines
Le
conseil
municipal
a
acté,
en
mars
2019,
l'acquisition
d’une
partie
des
parcelles
constituant
une
friche
commerciale
comprenant
outre
le
bâtiment
d’un
ancien
magasin,
un
parking
et
une
station-service.
Le
montant
de
la
vente
a
été
fixé
à
725
000
€
HT
hors
frais
d’acte.
Un
avis
sur
la valeur
vénale
du
bien
à acquérir
avait
été
sollicité
préalablement
auprès
des
services
des
domaines.
Ceux-ci
l’avaient
établie,
en
septembre
2018,
pour
la
surface
à
acquérir
en propre,
à 990
milliers
d’euros.
À
l'issue
de
l’acte
de
vente,
établi
le
13
janvier
2020,
l'acquisition
foncière
s’est
finalement
élevée
à
735
022,08
€.
La
chambre
relève
toutefois
que
cet actif acquis
début
2020
n’apparaît
pas
dans
l’annexe
du
compte
administratif
2020
dédiée
aux
entrées
d’immobilisations
et
n’a
pas
été
intégré
à
l'inventaire
de
la commune
arrêté
au
31
décembre
2021.
4.3.1.2
Un
coût
de
la
maîtrise
d’œuvre,
des
travaux
et
des
frais
connexes
relativement
maîtrisé
Fixé
définitivement
à
l'approbation
de
l’APD,
le montant
forfaitaire
de
la prestation
de
maîtrise
d'œuvre
s’établit,
à l'issue
de
l’avenant
signé
en
mai
2021,
conformément
au montant
du
plan
de
financement
(208
670,25
€ TTC).
Le
coût
prévisionnel
des
travaux
en juin
2022
s'élève
à 2 650
938,62
€
TTC
au
regard
des
marchés
signés
et
des
avenants
venant
les
modifier,
soit
4
%
de
plus
que
dans
le
plan
de
financement
reprenant
l’ APD.
54
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
5 2COMMUNE
DE
MONTS
Initialement
évalués
à 23
034
€ TTC,
les frais
d’ingénierie
et frais
annexes
à l’opération
apparaissent,
en
réalité,
plus
élevés.
En
effet,
selon
l'extraction
comptable
de
la
commune,
l'opération
192,
qui
recense
toutes
les
écritures
de
dépenses
liées
à
la
MSP,
comprend
43
316,91
€
TTC
de
dépenses
relatives
à
des
diagnostics
et
études
mais
également
à
des
dépenses
de
déplombage
et désamiantage
du
site.
Si
le coût
des
travaux
et prestations
annexes
s’élève
à un
montant
légèrement
supérieur
à
celui
prévu
au
plan
de
financement
initial
(+
4,6
%),
le
coût
global
de
l’opération
est
davantage
renchéri.
En
juin
2022,
celui-ci
s’établit
à
3,638
M€
TTC,
soit
une
hausse
de
17,2
%
par
rapport
aux
dépenses
prévisionnelles
présentées
en conseil
municipal
de
mars
2020.
4.3.1.3
Un
large
soutien
institutionnel
Les
concours
attendus
par
la commune
s’établissent
quant
à
eux
à
1,31
ME,
soit
31
%
du
montant
total
de
l’opération
alors
qu’une
participation
de
41
%
était
attendue
lors
de
l’approbation
de
l'APD.
En
effet,
d’une
part,
le coût
estimatif de
l’opération
retenu
par
les
différents
financeurs
a
été
resserré
à
2,060
ME
(contre
2,2
ME
au
plan
de
financement),
compte
tenu
du
report
de
l’activité
de
télémédecine,
subventionnable
à
hauteur
de
140
000€.
D'autre
part,
le
département
d’Indre-et-Loire
a notifié
une
subvention
réduite
de
moitié.
Tableau
n°
11:
Subventions
relatives
au
projet
Financeur
Montant
notifié
Commentaire
État
— Dotation
de
soutien
à l'investissement
332
136€
local
2020
|
25
%
du
montant
total
de
l'opération
État
—
i
’équi
ritoi
estimée
à 2,060
ME
État
—
Dotation
d'équipement
des
territoires
182
864€
ruraux
2020
=.
z
ne
5 %
du
montant
total
de
l'opération
Région
—
Contrat
de plan
État-Région
103
000
€
estimée
à 2,060
M€
Région
—
Contrat
régional
de solidarité
412
000 €
20
%
du
montant
total
de
l'opération
territoriale
estimée
à 2,060
M€
Département
— Fonds
départemental
de
100
000
€
développement Source
:
CommuneEu
égard
au
renchérissement
du
coût
du
projet
et à
la réduction
des
subventions
liées,
l’engagement
direct
de
la collectivité
est en
hausse
de
39
%
et s'élève
à 2,508
M€
TTC
(contre
1,805
M€
TTC
de
reste
à charge
prévu
initialement).
Pour
assurer
le
financement
du
projet,
la
commune
a
contracté
en
octobre
2021,
un
prêt
de
1,2
ME
sur
22
ans
au
taux
fixe
de
0,58
%.
83
Acquisition
foncière
(735
022,08)
+
Marché
de
MO
(208
670,25)
+
Marché
de
travaux
(2
650
938,62)
+
Frais
annexes
(43
316,91).
55
RAPPORT
D'OBSERVATIONS
DÉFINITIVES
Ce
faisant
et
au
regard
de
l’état
du
dossier
en
juin
2022,
ce
sont
1,308
ME
que
la
commune
devra
prélever
sur
ses
fonds
propres
pour
boucler
le
financement
de
cette
opération.
Le
versement
du
FCTVA
à compter
de 2024
devrait
minorer
cet
apport.
Au
regard
des dépenses
engagées
éligibles
à
ce
fonds
(dépenses
de
maîtrise
d'œuvre,
de
travaux
et
d'ingénierie,
soit
2,9
ME),
le montant
à percevoir
par
la commune
peut
être
estimé
à 476
milliers
d'euros.
Graphique
n°
4:
Comparatif
du
plan
de
financement
prévisionnel
au
réalisé
en
juin
2022
(en
milliers
d’euros)
Reste
à charge
pourlacommune
mm
Subvention
F2D
Subvention
CRST
Sr
Subvention
CPER
Subvention
Etat
Er
Ingénierie
£
|
Maîtrise
d'œuvre
ES
Réhabilitation
du
bâtiment
Acquisition
foncière
ES
500
1000
1500
2000
2500
3000
m
PREVISIONNEL
it
REALISE
recetttes dépenses Source
: CRC
Ce
projet
porté
par
la commune
permettra
à
une
vingtaine
de
professionnels
de
santé
déjà
installés
sur
le territoire
de
disposer
d’un
nouvel
outil
de
travail
tout
à fait
adapté
à leurs
attentes
et
d'accueillir
la
patientèle
dans
de
meilleures
conditions®*.
Les
dépenses
publiques
consacrées
au
projet
et
financées
par
les
contribuables
locaux,
départementaux,
régionaux
et
nationaux
s’élèveront
à au
moins
3,638
M€
TIC.
4.3.2
Un
soutien
financier
important
mais
dont
le périmètre
n’a
pas
été
totalement
appréhendé
par
la collectivité
4.3.2.1
Des
conventions
d’engagement
qui
favorisent
les partenaires
de
la commune
Les
conventions
d'engagement
signées
avec
les professionnels
de santé
et le laboratoire
de
biologie
médicale,
mentionnent
le
contenu
des
futurs
baux
professionnels
et
fixent,
S
Il est
rappelé
que
dans
la
mesure
où
la
structure
prévoit
trois
cabinets
dédiés
à de
nouveaux
professionnels
de
santé,
l'objectif du
projet
est avant
tout
de
maintenir
sur
son
territoire
les
professionnels
déjà
présents.
Outre
une
meilleure
accessibilité
pour
la
patientèle,
certaines
activités
supplémentaires
seront
proposées
par
la
MSP
pour
répondre
aux
demandes
des
autorités
sanitaires
(salle
d'urgences,
télémédecine
à moyen
terme).
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
5 3COMMUNE
DE
MONTS
notamment,
le
loyer
initial
et
ses
modalités
d'évolution
que
ce
soit
en
termes
de
mise
à
disposition
successive
des
locaux
s’agissant
de
la partie
réservée
aux
professionnels
de
santé
ou,
pour
les
deux
locataires,
en
termes
d’indexation.
Elles
prévoient
que
l’« entretien
lourd
»
reste
à la charge
de
la collectivité,
cette
dernière
devant
également
procéder
à l’entretien courant
des
végétaux
du
patio
de
la MSP.
La
chambre
souligne
la
précocité
de
ces
engagements
au
regard
de
la
connaissance
qu'avait
la
commune
à
cette
époque
du
coût
prévisionnel
de
l’opération.
En
effet,
si
la
commune
a
acté
l’acquisition
foncière
en
mars
2019,
les
autres
engagements
permettant
de
circonscrire
le coût
de
l’opération
ne
sont
arrivés
que
bien
après
(notamment
l’APD
en
mars
2020).
L'intérêt
de
tels
engagements
pour
la
commune
était
de
se
prémunir
contre
des
défections
éventuelles
ne
lui permettant
pas
de
valoriser
au
mieux
son
patrimoine.
Toutefois,
cette
action
précoce
n’a
pas
permis
d'établir,
en
toute
transparence,
la pertinence
du
loyer
au
regard
des
prix
du
marché
en
vigueur
à la date
effective
de
mise
en
activité
de
la structure
et
correspondant
à un
équipement
neuf
et adapté
à l’activité
de
santé
de
proximité,
dont
le cout
restait,
à
ce
stade,
prévisionnel.
La
chambre
relève
que
le montant
des
loyers
fixés
— 5
000
€ TTC
par mois
pour
la SCM
(loyer
de
base)
et
1 020
€
TTC
par
mois
pour
le
laboratoire
—
n’a
pas
fait
l’objet
de
débat
particulier
en
conseil
municipal.
Selon
les
éléments
transmis
par
la commune,
le loyer
a vocation
à couvrir
les
échéances
d'emprunt.
En
l'espèce,
compte
tenu
du
niveau
de
la
mensualité
induite
par
le
nouveau
prêt
(58
314
€
en
2022,
puis
58
257
€ sur
les
21
années
suivantes)
et
du
montant
annuel
attendu
en
loyers
(72
240
€),
cette
couverture
est
assurée.
À
minima
(hors
augmentation
indiciaire
des
loyers
et
mise
à disposition
des
espaces
encore
libres
d'occupation),
l’écart
entre
les
loyers
et
l’annuité
de
la
dette
s’établit
à
13
983
€ par
an,
soit
un
différentiel,
sur
la
durée
de
l'emprunt
(22
ans),
de
235
milliers
d’euros.
Ce
montant
reste,
toutefois,
bien
inférieur
au
financement
propre
de
la commune,
qui,
pour
rappel,
s’élève
a minima
à
1,308
ME.
Par
ailleurs,
en
fixant
les
loyers
à l’aune
de
la seule
couverture
de
l'emprunt
finançant
l'équipement,
la
commune
n’a
pas
suivi
le principe,
édicté
encore
récemment
par
le
Conseil
d’État%,
qui
rappelait
qu’«
une
personne
publique
ne
peut
légalement
louer
un
bien
à
une
personne
poursuivant
des
fins
d'intérêt
privé
pour
un
loyer
inférieur
à la valeur
locative
de
ce
bien,
sauf
si
cette
location
est
justifiée
par
des
motifs
d'intérêt
général
et
comporte
des
contreparties
suffisantes
».
Cette
méthodologie
de
fixation
des
loyers
au
regard
des
prix
du
$$
L’annexe
à
la
convention
prévoit
une
ouverture
différée
de
certains
espaces,
notamment
dans
l’attente
de
nouvelles
installations.
Ces
tranches
successives
au
nombre
de
3 entraînent
une
augmentation
du
loyer
de
base
de
200
€.
$6 CE,
28
sept.
2021,
n°431625,
dans
cette
affaire
un
Centre
Communal
d’Actions
Sociales
(CCAS)
avait
conclu
un
contrat
de
location
de
locaux
professionnels
avec
une
personne
physique,
exerçant
la
profession
de
masseur-
kinésithérapeute.
Un
groupe
de
professionnels
avait
par
la
suite
saisi
le
Tribunal
administratif
en
vue
de
faire
annuler
la
décision
de
signer
le
contrat
de
location,
décision
administrative
détachable
de
celui-ci,
qu'ils
ont
obtenue.
Cette
décision
a été
confirmée
par
la
Cour
administrative
d'appel,
dans
un
arrêt
contre
lequel
le
CCAS
a
formé
un
pourvoi
en cassation.
Le
Conseil
d’État
a jugé
que
les conditions
de
location
étaient
plus
favorables
que
celles
du
marché,
comparaison
ayant
été
faite
avec
d’autres
structures
de
même
nature
et
sur
le
même
territoire.
La
haute juridiction
a, par
ailleurs,
rejeté
le
moyen
consistant
à arguer
que
le
bail
en
litige
avait
été
conclu
en
vue
de
favoriser
l'installation
d'un
masseur-kinésithérapeute
dans
la
commune,
considérant
que
l’ARS
n'avait
pas
caractérisé
l’offre
de
cette
spécialité
sur
la commune
insuffisante.
RAPPORT
D'OBSERVATIONS
DÉFINITIVES
marché
est,
de
surcroît,
rappelée
dans
le
cahier
des
charges
du
CPER.
En
l'espèce,
aucune
référence
n’était
faite
à un
prix
de
marché
qui
aurait justifié
ce
montant.
La
fixation des loyers
doit effectivement
être transparente
et découler
d’une
appréciation
in concreto
établie
à l’aune
de
la valeur
locative
d’un
bien
comparable
sur le marché.
Même
si
cette
dernière
n’est
pas
aisée
à
définir,
compte
tenu
de
la
spécificité
des
territoires
et
des
structures,
le prix
peut
être
déterminé
selon
un
faisceau
d’indices.
En
l’espèce
et au
regard
de
la superficie
louée
à terme,
soit
770
m?,
le prix
au
m°
de
la MSP
s'établit
à 7,27
€?.
une
première
comparaison
peut
être
effectuée
avec
le
loyer
payé
par
les
professionnels
de
santé
dans
l’ancienne
maison
médicale
qui,
il
convient
de
le
rappeler,
n’est
pas
adaptée
à
l'ambition
d’un
exercice
collectif
selon
le
cahier
des
charges
d'une
maison
de
santé
pluridisciplinaire
(absence
de
salle
de
réunion,
parking
très
réduit).
Selon
le relevé
de
loyers
produit
par la SCM,
l'échéance
mensuel,
en 2021,
s’établissait
à 4 282,
62
€ soit
11,86
€/m2
;
par
ailleurs,
à titre
de
comparaison
avec
des
locaux
ayant
une
finalité
similaire
à destination
de professionnels
de
santé
exerçant
en MSP,
la lecture
de
diverses
annonces
témoigne
d’une
fourchette
de
loyers
large
mais
toujours
supérieure
au
loyer
fixé
à Monts'
;
les
estimations
effectuées
par
des
professionnels
de
l’immobilier,
certes
à
prendre
avec
prudence,
peuvent
également
éclairer
l’appréciation.
Ainsi,
la valeur
locative
moyenne
d’un
local
commercial
sur
Monts
a été
estimée
à
182
€ par
m°
et par
an
(soit
15,17
€
le
m°
par
mois)
; ce
qui
représente,
en
fonction
de
la
superficie
de
la
MSP,
un
loyer
de
11
678
€ par
mois.
Au
vu
de
ces
éléments,
la
chambre
constate
que
le
loyer
fixé
en
2019
ne
paraît
pas
correspondre
à la
valeur
locative
du
bien
livré
en
2023,
notamment
compte
tenu
de
son
niveau
d'équipement
(aménagements
intérieurs
sur
mesure,
grand
parking,
en
cœur
de
ville
et
à
proximité
des
transports).
Les
professionnels
de
santé
bénéficieront
ainsi,
pour
un
loyer
similaire
à celui
de
leur
ancien
local,
d'un
équipement
neuf,
d’au
moins
47
%
plus
spacieux”,
répondant
à leurs
besoins
et bénéficiant
d’une
accessibilité
incomparable.
La
commune
se
situant
en
zone
d'intervention
prioritaire,
cette
situation
pourrait
justifier
un
loyer
peu
élevé
pour
les
professionnels
de
santé,
à
l'instar
de
la
jurisprudence
précédemment
évoquée.
Toutefois
et
au-delà
de
cette
situation
qui
n’est
pas
avérée
puisque
nombre
de
praticiens
sont
déjà
sur
le
territoire,
c’est
bien
le principe
de
transparence
qui
doit
sous-tendre
la fixation
du
loyer.
Or,
l'engagement
de la commune,
ne
se
limite
pas
au
seul
coût
relatif
à
l’emprunt
qu’elle
a
contracté,
celle-ci
ayant
injecté
1,3
M€
de
fonds
propres
dans
l'opération.
Ainsi,
en
fixant
un
prix
de
loyer
déconnecté
de
son
engagement
financier
réel,
d’une
part,
et
inférieur
au
marché,
d’autre
part,
la
chambre
considère
que
la
commune
attribue
une
aide
publique
à la SCM.
Un
constat
identique
peut
être
fait
concernant
le
laboratoire
d’analyses
médicales,
le
coût
au
m°
s’établissant
à
8,43
€ par
mois
(soit un
loyer
de
1 020
€ pour
121
m°),
une
annonce
pour
un
local
commercial
(une
salle
de
restaurant)
à Monts
ayant
été
trouvée
pour
une
valeur
ST Le
prix
du
loyer
avec
les
trois
tranches
supplémentaires
s'établit
à
5
600
€ par
mois.
La
surface
retenue
ici
de
770
nx
est
celle
figurant
à la convention
d'engagement
avec
la
SCM,
pour
la totalité
des
locaux,
hors
couloirs
et
dégagements
patio.
SfExemples
: 350
€/mois
pour
des
cabinets
de
29
ou
20
m°
dans
le Tarn
(soit
8,28
à 15,75
€/m°),
17,50
€/m°
dans
une
MSP
à Montlouis.
#9 À
terme
un
loyer
de
5
600
€ pour
la MSP
contre
4
282,62
€ pour
la maison
médicale
et une
superficie
initiale
de
770
m?
pour
la MSP
contre
361
m?
pour
la maison
médicale.
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
5 4COMMUNE
DE
MONTS
de
10
€
par
m°.
Un
bien
neuf,
idéalement
placé
et à proximité
d’un
parking
est
susceptible
de
justifier
un
loyer
plus
élevé
que
celui
fixé
par
la commune.
De
manière
subsidiaire,
les conventions
prévoient
que
les
mises
à disposition
des
locaux
seront
formalisées
via
des
baux
professionnels
signés
avec
chaque
locataire,
conformément
à
l’article
57
A
de
la loi
n°
86-1290
du
23
décembre
1986
qui
régit
ce
type
de
contrat,
ce
qui
est
cohérent
avec
la nature
des
activités
(professions
libérales).
Toutefois,
les
conventions
indiquent
que
l’indexation
des
loyers
s’effectuera
en
référence
à
l’indice
du
coût
de
construction
(ICC).
Bien
que
les
textes
réglementant
les
baux
professionnels
ne
fixent
pas
de
règle
propre
à la révision
des
prix,
l’indexation
choisie
doit
être
en
relation
directe
avec
l’activité
poursuivie
ou
l’objet
du
contrat.
En
l'espèce,
si
l’ICC
est
pertinent
dans
le cadre
d’un
bail
d’habitation,
l'indice
des
loyers
des
activités
tertiaires
(ILAT)
apparaît
plus
cohérent
au
cas
d’espèce.
Enfin,
le
fait
que
la
commune
conventionne
avec
la
SCM
en
lieu
et
place
de
chaque
professionnel
simplifie
les
règles
pour
la
collectivité
et
est
plus
protecteur
de
ses
intérêts.
En
effet,
les
professionnels
de
santé
se
trouvent
solidaires
entre
eux
du
paiement
du
loyer,
et
ce,
quelle
que
soit
l’occupation
effective
du
site.
4.3.2.2
Des
dépenses
et des
charges
de
fonctionnement
sous-estimées
La
commune
a
indiqué
que
seul
l’entretien
des
végétaux
du
patio
serait
pris
en
charge
sur
le budget
communal,
les
fluides
et l'entretien
courant
du
bien
étant
dévolus
aux
locataires.
Elle
a
par
ailleurs
précisé
que
les
dépenses
de
gros
entretien
ne
devraient
pas
peser
sur
les
finances
de
la
collectivité
à
moyen
terme,
le
bâtiment
loué
étant
neuf.
Sur
ce point,
la chambre
constate
que
le partage
des
charges
est
peu
développé
dans
les
conventions
d'engagement.
Ainsi,
il n’est
pas
clairement
fait
mention
des
charges
d’entretien
courant
et
notamment
de
l'entretien
et
de
la
maintenance
des
systèmes
de
chauffage
et
de
climatisation
qui
peuvent
représenter
des
dépenses
conséquentes.
La
chambre
invite,
dès
lors,
la
commune
à
apporter
le
plus
grand
soin
à
la
définition
et
à
la
répartition
des
charges
entre
chaque
partie
dans
la
rédaction
des
futurs
baux.
À
défaut,
la commune
prendrait
le
risque
de
supporter
des
charges
supplémentaires.
La
chambre
relève
également
que
la
commune
ne
mentionne
d'aucune
manière,
dans
ses prospectives
financières,
les
charges
d'amortissement
liées
à l’actif qui
sera,
in fine,
intégré
dans
son
patrimoine.
Or,
conformément
aux
dispositions
de
l’article
R.
2321-1
du
CGCT,
les
bâtiments
productifs
de
revenus
remis
en
location
à
des
tiers
privés
contre
paiement
d’un
droit
d'usage
sont
obligatoirement
amoïrtis
par
la
collectivité
sauf
s’ils
sont
affectés
directement
ou
indirectement
à l’usage
du
public
ou
à un
service
public
administratif.
La
MSP
est
un
bâtiment
appartenant
à la commune
et loué
à des
professionnels
de
santé
libéraux
afin
que
ces
derniers
exercent
leurs
professions,
il doit
donc
être
regardé
comme
un
bâtiment
productif
de
revenus
et
doit,
à
ce
titre,
être
amorti.
59
RAPPORT
D'OBSERVATIONS
DÉFINITIVES
Selon
l’annexe
dédiée
aux
amortissements
du
budget
primitif 2022,
la commune
a choisi
d’amortir
ses
bâtiments
de
rapport
sur 20
ans.
En
se fondant
sur
le montant
global
des
dépenses
liées
à
la
réhabilitation
du
bâti,
l'amortissement
devrait
donc
s’élever
à
145
146
€
par
an°°.
Ainsi,
sur
les
vingt
prochaines
années,
ce
sont
plus
de
2,9
ME
de
charges
de
dotations
aux
amortissements
qui
devront
être
prévues
dans
les
budgets
successifs
de
la collectivité.
%
Coût
de
la réhabilitation
[marché
de
maîtrise
d'œuvre
(208
670,25)
+
marché
de
travaux
(2
650
938,62)
+ frais
annexes
(43
316,91)]/
20.
60
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
5 5Annexe
n°
1. Procédure...
COMMUNE
DE
MONTS 62
Annexe
n°
2. Glossaire...
63
Annexe
n°
3. Principales
données
d'analyse
financière
(2017-2021)
Annexe
n°
4. Perspectives
financières
— hypothèses
2022-
2026
Annexe
n°
5. Tableau
d'analyse
synthétique
des
marchés
de
la MSP
Lis one sansosoe deb scsi
67 68
Annexe
n°
6. Réponse...
61
RAPPORT
D'OBSERVATIONS
DÉFINITIVES
Annexe
n°
1. Procédure
Le
tableau
ci-dessous
retrace
les
différentes
étapes
de
la procédure
telles
qu’elles
ont
été
définies
par
le code
des juridictions
financières
(articles
L.
243-1
à L.
243-6)
:
Objet
DETTES
Destinataires
Délibéré
de
la
chambre Envoi
du
rapport
1%
avril
2022
M.
Laurent
Richard,
maire
Envoi
de
la lettre
reçue
le 4 avril
2022
de
Monts
d'ouverture
de
contrôle
27
avril
2022
Mme
Valérie
Guillermic,
reçue
le 28
avril
2022
ancien
ordonnateur
6 juillet
2022
M.
Laurent
Richard
E
iens
de fin
de
contrôle?!
Propositions de dates d'entretien
restées
sans
Mme
Valérie
Guillermic
réponses
Dates
de
réception
de
CSSS
OS
éventuelles
Envoi
du
rapport
6 janvier
2023
d'observations
TR
M. Laurent Richard
25 et 27 octobre 2022
provisoires
(ROP)
re
P
Envoi
d'un
extrait
du
rapport
7 septembre
2022
L
.
:
.
d'observations
reçu
le 8 septembre
2022
Mme
Valérie
Guillermic
Sans
réponse
provisoires
(ROP)
Délibéré
de
la
chambre d'observations
recu
le même
jour
M.
Laurent
Richard
3 février
2023
définitives (ROD1)
eg
J
Envoi
d'un
extrait
du
rapport
6 janvier
2023
M
;
:
5
d'observations
reçu
le 9 janvier
2023
Valéce
Guulleenic
Sans
réponse
définitives
(ROD1)
1
Aucun
entretien
de
fin
de
contrôle
n’a
pu
être
mené
avec
Mme
Valérie
Guillermic,
précédente
ordonnatrice,
cette
dernière
n’ayant
pas
répondu
aux
différentes
sollicitations
du
rapporteur
en
la
matière
(courriel
du
17 juin
2022
et courrier
du
8 juillet
2022).
62
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
5 6COMMUNE
DE
MONTS
Annexe
n°
2.
Glossaire
AE
: acte
d'engagement
AP/CP
: autorisation
de
programme/crédit
de
paiement
APD
: avant-projet
définitif
APS
: avant-projet
sommaire
ARS
: agence
régionale
de
santé
BP
: budget
primitif
CA
: compte
administratif
CAF :
capacité
d’autofinancement
CCAS
: centre
communal
d’action
sociale
CCAP
: cahier
des
clauses
administratives
particulières
CCP
: code
de
la commande
publique
CCTVI
: communauté
de
communes
Touraine
Vallée
de
l’Indre
CGCT
: code
général
des
collectivités
territoriales
CPER
: contrat
plan État-Région
DETR :
dotation
d'équipement
des
territoires
ruraux
DGF :
dotation
globale
de
fonctionnement
DGS
: directeur
général
des
services
DOB
: débat
d’orientations
budgétaires
DPGF
: décomposition
du
prix
global
et forfaitaire
DSIL
: dotation
de
soutien
à l’investissement
local
EBF
: excédent
brut
de
fonctionnement
EPCI
: établissement
public
de
coopération
intercommunale
ETP
: équivalent
temps
plein
FCTVA
: fonds
de
compensation
de
la taxe
sur
la valeur
ajoutée
FPIC
: fonds
de
péréquation
intercommunale
et communal
F2D
: fonds
départemental
de
développement
MAPA
: marché
à procédure
adaptée
MSP
: maison
de
santé
pluridisciplinaire
PPI :
plan
pluriannuel
des
investissements
RAO
: rapport
d’analyse
des
offres
RAR
: reste
à réaliser
RC
: règlement
de
consultation
ROB
: rapport
d’orientations
budgétaires
SCM
: société
civile
de
moyens
SISA
: société
interprofessionnelle
de
soins
ambulatoires
THRP :
taxe
d’habitation
sur
les résidences
principales
RAPPORT
D'OBSERVATIONS
DÉFINITIVES
Annexe
n°
3.
Principales
données
d’analyse
financière
(2017-2021)
principal
au
31
décembre
En euros
2017
2018
2019
2020
2021
non .
Produits
de gestion
(A)
6 550
575
6 626
312
6 944
748
6975
582
7 372
002
3,00
%
Charges de gestion (B)
5099 587|
5270538|
5522800|
5652747|
5552843|
2.15%
Excédent brut de
1450988|
1355774|
1421858|
1322835]
1819159]
5.82%
fonctionnement
(A-B)
+/- Résultat financier
-95 089|
-140 729
-00071|
-103541|
-118855
- Subventions
exceptionnelles
versées
aux
services publics
0
2 000
0
0
0
industriels
et
commerciaux
+/- Solde
des opérations
d'aménagements
de terrains
(ou
0
0
-5 021
0
0
+/-
values
de
cession
de
stocks)
#/- Autres produits et charges
114 565
-2 509
32 459
30 383
10 656
|excep. réels
= CAF
brute
1470464|
1210536]
1359224|
1249677|
1710960|
3.86%
- Annuité en capital de la dette
646 684
645 684
644 684
611
968
588966|
-2,31
%
= CAF
nette ou disponible (C)
823 779
564 852
714 540
637709|
1121993|
8.03%
Repos d'inveinent Hia
571556|
299727|
064695|
252418]
387844]
024%
emprunt
(D)
= Financement
prupre (ci)
1 395 335
864579 |
1 679 235
890 128|
1 509 837
1,99 %
- Dépenses d'équipement (y
1301345]
566815]
1652129]
1904340!
1428782|
236%
compris
travaux
en régie)
- Subventions
d'équipement
(y
compris
subventions
en nature)
128
608
195
286
77 043
118
025
147
281
3,45
%
hors
attributions
de
IP
i
- Participations
et inv.
financiers
0
2 400
0
0
0
nets
_
EE
y onespac et) ee
-34618|
99920!
49751]
-1131243|
65416
propre
Nouveaux
emprunts
de
l'année
0
0
0
0
1 420
000
dont
réaménagements)
_
Variation du fonds de roulement
-34 618
99 929
49751|
-1131243|
1354584
Encours de dette du budget
5203789|
4555611|
3911113]
3300140|
4153785]
548%
64
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
5 7COMMUNE
DE
MONTS
Principaux ratios (en euros)
2017
2018
|
2019
|
2020 |
2021 |
‘4707
moy annuelle |
Charge
d'intérêts
et pertes
nettes de change
95 093
140
734
90077|
103545]
120 548
6,11
%
Taux
d'intérêt apparent du budget
18%|
31%|
23%|
31%|
29%|
122%
rincipal
(BP)
Encours
de dettes du
BP
net de la
trésorerie
hors
comptes
de rattachement
1964614]
1072390|
401773]
288200 |
-257
875
(en
euros)
Capacité
de
désendettement
BP,
trésorerie
incluse*
en années
(dette
Budget principal net de la
13
0
03
02
“02
trésorerie*/CAF
brute
du
BP)
Encours de dette du budget principal au 31 |
263 780 | 4555 611 | 3911
113]
3300 1404153785)
-5,48%
décembre
(en
euros)
Capacité
de
désendettement
BP
en
années (dette / CAF brute du BP)
35
38
29
26
24
au 31 décembre
(en euros)
2017
2018
2019
2020
2021
VArAtOr moy
annuelle
Fonds
de roulement
net global
3
181
284|
3281
213 |
3 233
788 |
2
102
545 | 347893]
2.26
%
- Besoin
en fonds
de
roulement
global
-56389|
-204
567 |
-275
552|
-909
395 |
-932
729
=
Trésorerie
nette
3237
673 |
3485
779 |
3
509
340 |
3
011
940 |
4
411
660
8,04
%
en
nombre
de jours
de
charges
courantes
227,49
235,12
228,21
190,98
283,83
Source
: CRC
d'après
les comptes
de gestion
65
RAPPORT
D'OBSERVATIONS
DÉFINITIVES
Annexe
n°
4. Perspectives
financières
— hypothèses
2022-
2026
Hypothèses
LIT
ITA
En fonctionnement
Ressources fiscales propres et fiscalité reversée
+1
% par an
Pas
de
hausse
des
taux
prévue
et
augmentation
des
bases
régulière
mais
d'ampleur
mesurée.
Hypothèse
prudente
et
inférieure
à
l’évolution
2017-2021
sur
ces
deux
postes
(respectivement
1.9
%
et 2.2
%
en moyenne
annuelle).
+ 1 %
à l’exception
Hypothèse
prudente
sur
les
exercices
2022
et
de
2024
à 2026.
Pour
2023
: Prise
en
compte
des
loyers
de
la MSP
(à
minima
Hesources
d'eplotaior
en
202
72240
€/an)
au
regard
des
conventions
de
pré-engagement
signées.
Dotations
et participations
Pas d'évolution +44
%
en 2022,
+
Suivant
les
projections
macroéconomiques
de
la
Banque
de
Charges
à
caractère général
|
3,3
%
en
2023
et +
France
du
21/06/2022
pour
les exercices
2022
à 2024.
Inflation
1.9
%
de
2024-2026
poursuivie
pour
les
deux
derniers
exercices.
Charges de personnel
+ 3,8 %
en 2022,
puis
Impact
de
la revalorisation
du point
d’indice
des
fonctionnaires
à compter
du
1° juillet
2022.
Pour
les exercices
suivants,
prise
en compte
de
la réponse
de la commune
(pas
d'augmentation
de
la
ré
ion
des
Is).
+2
%
sur
les
exercices
suivants
Subventions
de
fonctionnement
et autres
charges
de gestion
courante
Pas d’évolution
En
investissement
Produits de cession
La commune
a indiqué
qu'aucune
cession
n’était prévue.
Taxe
locale d'équipement
et
fonds
affectés à
Moyenne
sur les cinq
dernières
années.
ri
: .
En
2022,
montant
prévu
au budget.
Sur la période
2023-2026,
pourcentage
de
subvention
Subventions
:
A
Le
z
ee
:
d'i
E
constaté
sur la période
précédente
(7 %
sur les dépenses
d’équipement
engagé
entre 2017
investissements
me
Der
À
re
RE
et
2021)
a été
appliqué
aux
dépenses
d’équipements
prévisionnels.
Dépenses
d'équipement
L'hypothèse
se fonde
sur le PPI
élaboré
par la commune
pour la période 2021-2027.
Cette
dernière
a, par
ailleurs,
indiqué
que
deux
opérations
ne
seraient
pas
réalisées
d'ici
2026
(certains
travaux
de voirie
et les travaux
relatifs au
parking
de
la gare
SNCF).
Subventions
d'équipement
:
:
=
nés
Moyenne
sur les cinq dernières
années.
Les
éléments
relatifs à la dette
Les
dettes
anciennes
ont
été calculées
au
regard
des
contrats
de
prêts
en
cours.
La
dette
Emprunts
nouvelle
est prévue
sur
20
ans
au
taux
de
2
%
(cf.
p. 7 du
document
de
projection
de
la
Banque
centrale
européenne
—
juin
2022).
L'évolution
démographique
Population
L'évolution
démographique
est fixée à 0,4
%
par an correspondant
à celle constatée
sur la
période
2017-2021
Source
: CRC
d'après
les hypothèses
validées par
la commune
66
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
5 8COMMUNE
DE
MONTS
Annexe
n°
5.
Tableau
d’analyse
synthétique
des
marchés
de
la MSP
Marché
de
maitrise
d'œuvre
(2019)
Marché
de
travaux
(2021)
Signature
du
marché
18 juin 2019
8 octobre
2021
Montant
du
marché
Estimation
des
besoins
Choix procédure Publicité Durée
candidature
Analyse
des
offres
Sélection
des
offres
Attribution
des
marchés
Exécution
des
marchés
Source
: CRC
121 875 € HT (provisoire) 173 891.88
€ HT (APD)
67
2
126
356,43
€ HT
RAPPORT
D'OBSERVATIONS
DÉFINITIVES
Annexe
n°
6. Réponse 68
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
5 9Madame
La
Présidente
Chambre
Régionale
des
Comptes
Centre
Val
de
Loire
SERVICE DIRECTION
GENERALE
Réf: CH/2023-02-0160 Affaire
suivie
par
: Céline
Hérissé
N°
Téléphone
: 02 47 34
11 80
Mail
: mairie@monts.fr
Monts,
le 3 février
2023
Vos Réf: greffe n°D2022-569/LC Objet
: Rapport
d'observations
définitives
Madame
La
Présidente
En réponse
à votre correspondance
en date du 06 janvier dernier, je vous
prie de bien vouloir
trouver
ci-joint les réponses
que je souhaite
formuler.
PAGE
15
Sur
la section
de fonctionnement,
après
une
réalisation
satisfaisante
sur le début de période
(91
%),
une
dégradation
de
l'exécution
en
dépenses
peut
être
constatée
à
compter
de
l'exercice 2019.
En
effet, sur cet exercice
et le suivant,
des
crédits
importants
ont été inscrits,
soit
au
budget primitif (2,26 M€
en
2019)
soit
lors
du
vote
du
budget
supplémentaire
(2,38
ME
en
2020),
au
compte
6875
«
dotations
aux
provisions
pour
risques
et
charges
exceptionnels
» mais
n'ont jamais
été réalisés.
Extrait
de la liste (non
exhaustive)
des
différentes
provisions
pour
risques
et charges
en
M14
:
Provision
pour
charges
à répartir sur plusieurs
exercices
:
+
travaux
de
peinture
des
façades,
traitement,
nettoyage
(hors
ravalement
avec
amélioration)
e
travaux
de réparation
des
menuiseries
e
travaux
de peinture
des
parties
communes
et menuiseries
e
travaux
d'entretien
des
aménagements
extérieurs
Dès
lors,
les
provisions
inscrites
étaient
justifiées
par
la
réalisation
à
moyen
terme
de
différents
travaux
sur le groupe
scolaire Joseph
Daumain.
PAGE
19
Une
affectation
du résultat erronée
en 2019
Comme
l’indique
le rapport
cette anomalie
a été régularisée
spontanément
par la collectivité
lors de l’affectation
du résultat
2020.
En
effet, ni la trésorerie ni la préfecture n'ont alerté la
commune
sur ce point.
PAGE
56
et suivantes
sont consacrées
aux
loyers de La MSP.
En
fixant
un prix
loyer déconnecté
de son
engagement
financier
réel, d'une part, et inférieur
au marché,
d'autre part,
la chambre
considère
que
la commune
attribue
une
aide
publique
à
la SCM"
(page
58)
Compte-tenu
de
l'offre
de
soin
inférieure
à celle
des
communes
d'Indre-et-Loire
de
taille
similaire
(CF
tableau
n°9
page
38), la Municipalité
de Monts a
jugé
indispensable
de mener
une
action
publique
forte
en
la matière
et ce
au
profit
de
sa population
mais
également
de
celle environnante. A
cet
effet,
les
démarches
engagées
avec
les
professionnels
médicaux
présents
au
sein
de
l'actuelle
maison
médicale
Beaumer
l'ont
été
en
amont
de
toute
réalisation
effective.
Il
convenait
de
garantir,
d'une
part,
l'engagement
d'installation
des
médecins
dans
un
nouveau
lieu et, d'autre part,
l'adéquation
de ce lieu aux besoins
des
professionnels
concemés
afin
de
pallier les dysfonctionnements
du
site actuel.
Ce
choix
assumé
par la municipalité
a par
conséquent
conduit
à une estimation
d'un montant
de loyer répondant
à une
couverture
des annuités
de l'emprunt
contracté.
Les
baux
en
cours
de
rédaction
permettront
de
repositionner
l'équilibre
financier
du
projet
entre
le maitre
d'ouvrage
et les
locataires
notamment
par
une
définition
et une
répartition
précise
des
charges
inhérentes
à chacune
des
parties.
Ainsi
outre
les
frais
relatifs
à l'eau,
l'électricité
et le gaz,
les
frais
d'entretien
et de
maintenance
des
systèmes
de
chauffage,
de
climatisation,
de
la
porte
automatique
…
seront
à
la
charge
exclusive
du
preneur.
La
Commune
ayant a sa charge
uniquement
les grosses réparations,
à savoir celles des gros murs
et des
voûtes,
le rétablissement
des poutres
et des couvertures
entières.
(Article 606
du Code
Civil).
Toutes
les autres
réparations
sont d'entretien et seront
supportées
par le preneur.
Je vous
prie d'agréer, Madame
La
Présidente,
l'expression de
mes
salutations
distinguées.
“
2 rue
Maurice
Ravel
- 37260
MONTS
TEL.
02.47.34.11.80
Internet
: www.monts.fr
- Courriel
: mairie@monts.fr
Âdresser
la
correspondance
à M.
Le
Maire
de
Monts
sans
indication
de
nom
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
6 0Chambre
régionale
des comptes
Centre-Val
de
Loire
15
rue
d'Escures
BP
2425
45032
Orléans
Cedex
1
Tél.
: 02
38
78 96 00
centrevaldeloire @crtc.ccomptes.fr
www.ccomptes.fr/fr/cre-centre-val-de-loire
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
6 1M)
ME
BUDGET
PREVISIONNEL
2023
Mis
à jour
au
17/02/2023
Î
FONCTIONNEMENT
|
INVESTISSEMENT
DEPENSES
RECETTES
RECETTES
4
000,00
€
110
000,00
€
7
935
094,00
€
7
935
094,00
€
3
071
680,00
€
3
071
680,00
€
Chapitre
11
: Charges
à caractère
général
Chapitre
65
: Autres
charges
de gestion
courante
Chapitre
67
: Charges
exceptionnelles
D Méits
as
En
vert
données
réelles
EXERCICE
2022
___
ESTIMATION
Montant
en
Euros
[
Détermination
du
résultat
à affecter
de la section
de fonctionnement
|
Total
dépenses
mandatées
au
31
décembre
6 213
518,47
€
4 es
au
31
décemb:
7 599
122,17
€
Recettes
réalis
Résultat
N-1
reporté
|
2
423
794,55
Détermination
du
résultat
d'exécution
de
la
section
d'investissement
Dépenses
mandatées
au
31
décembre
|
3
477
042,22
Recettes
réalisées
au
31
décembre
1 693
140,95
Résultat
de
l'exercice
N-1
1154
015,50
Détermination
du
solde
des
restes
à
réaliser
de
la
section
d'investissement
Total
des
RAR
en
recettes
à reporter
sur
N+1
|
830
571,03
Total
des RAR
en
dépenses
à reporter
sur N+1
|
1 845
255,88
Détermination
du
résultat
de
la
section
d'investissement
avec
les
RAR
Détermination
de
l'Excédent
Global
de
Clôture
|
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
6 2
Annexe 2 - Délibération 2023-03-06(D)
Môabs
GREC
Et
RECETTES INVESTISSEMENT
Prévision 2023
Prévision 2024
BUDGET 2023
NUMERO
RESTES
A REALISER
-
OPERATION
INSCRIPTIONS
BUDGÉTAIRES
POUR
INFORMATION
18
182
81
Tennis + réparation du terrain de tennis (17.000.€) 40%
- Appel
à projet
sobriété
énergétique
Mad
10.000
€
Scolaire
Fond d'Aide au Foot Amateur (FAFA)
10.000
€ Taux 20%
Conseil
Départmental
40%
Générale
basket et judo
PM
Hautes
varennes
/
En
cours
d'évaluation
par
le service
Bâtiments
remplacment
par
une
chaudière
collective
à
haute
Bâtiments
énergétique
Maxi
20.000
€
Daumain
Public
em en Len Len Len Len Len Len Le Lm
€ € € € € € € €
30%
DETR
Li
em
automobile
municipale/ En cours d'évaluation par le service PM
ville (étanchéité + gestion coût énergétique) 190.000
€
/ En cours
par le service Bâtiment
cu
vert
Axe
1 Rénovation
énergétique
à condition
de
permettre
au
moins
méridienne
étude
thermique
doit
être
réalisée
179 par
le service
Bâtiment
Maxi
10.000
€
Total dépenses
2 328 680,00 €
1 845 255,88 €
TOTAL
263526€
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
6 3OPERATION
18
VOIRIE
PAVE
2152PAV
RD
84
BANDE
CYCLABLE
2152RD84
BORNE
INCENDIE
2152B]
PARCELLE
CTM
ATELIERS
21318
EAUX
USEES
DES
GRIFFONNES
21318
SECURITE
CHICANES
+ PLATEAU
2152
DIRECTIONNELS
2152SIGN
BS DM
CADRE
PORTE
HORAIRE
A4
POR
MAT
SESALYS
LA
POSTE
RUE
DU
COMMERCE
BANDE
DE
GUIDAGE
EN
RESINE
RESINE RESINE
EN
RESINE
BANDE
PODOTACTILE
TRAVAUX
DE
MARQUAGE
2022
CADRE
PORTE
HORAIRE
A4
POUR
MAT
CADRE
PORTE
HORAIRE
A4
POUR
MAT
AUDIT
ROUTIER
verts
rue
1
(1213)
FOURNITURE
ET
POSE
DE
CANIVEAUX
GRILLES
TERRASEMENT
POUR
INSTALLATION
DES
TOILETTES
PMR
de
voirie
rue
Colas
Marie
Phase1
rue
ranche
verts MARQUAGE
PLACE
DES
BRUYERES
MARQUAGE
RD
86
CHAUSSIDOU
TRAVAUX
DE
VOIRIE
2021
TRAVAUX
MISE
EN
ACCESSIBILITE
PARVIS
HOTEL
DE
VILLE
10
451,70
€
3 3 22
€ €
567,43
€ € €
OPERATION
39
ECOLE
MATERNELLE
JOSEPH
DAUMAIN
IMPUTATION
NULS
t
DEPENSES
ARTICLE
FONCTION
REFECTION
SOL
COULOIR
16
000,00
€
CHAISE
DE
BUREAU
POUR
ATESEM
DORTOIR
150,00
€
16
150,00
€
IMPUTATION
CENTRE
DE
FONCTION
RESTES
A
REALISER
(RAR)
ARTICLE
(1823)
DISQUES
SSD
- 5 POSTES
ECOLE
MATERNELLE
DAUMAIN
858,90
€
(1607)
TABLEAU
INTERACTIF
MATERNELLE
DAUMAIN
21312
211
EM1
3 021,60
€
TO
RAR
ET IETES
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
6 4OPERATION
151
URBANISME
- AMENAGEMENT
OPERATION
153
ECOLE
MATERNELLE
BEAUMER
IMPUTATION
IMPUTATION
DATANT ES
Are
are
Sie
2E
BAT
EC
Er e Vateit
nes
FT
ACQUISITIONS
FONCIERES
2111
510
AU
20 000,00 €
CREATION
DOUCHES
21312
212
EM2
15 000,00 €
FRAIS DE NOTAIRE
ACQUISITIONS
FONCIERES
111
510
AU
3 000,00 €
ORDINATEUR
DIRECTION
21831
212
EM2
1 000,00 €
EVALUATION
ENVIRONNEMENTALE
OAP
2020PA
510
AU
15
000,00
€
2 PORTABLES
CLASSES
1 ET
6 (DISQUES
SSD)
21831
212
em2
1 400,00
€
RELEVES TOPOGRAPHIQUES,
PLANS
DE BORNAGE
2031
510
AU
2 000,00 €
TOTAL
BP
17
400,00
€
MODIFICATION
PLU - AUDDICE
202PLU
510
AU
13 035,00 €
ES
TOTAL
BP
53
035,00
€
[DM
|
|
|
|
BS EM
|
|
|
|
|
IMPUTATION
GOUT
TRE
AT
GA)
arricue
|
Foncnon
NTREDE
DTA
RESTES A
REALISER
(RAR)
ARTICLE
FONCTION
CENTRE DE COUT
(970)
(3373)
ETUDE
PROJET
CIMETIERE
GRIFFONNES
8 601,00
€
(2199)
PARCELLE
BW
269
CHEVET/DELAINE
170
RUE
DU
VAL
DE
L'INDRE
4 839,00
€
TOTAL
RAR
13
440,00
€
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
6 5OPERATION
163
RESTAURANT
SCOLAIRE
LAN
Te]
CENTRE
DE
DEPENSES
ARTICLE
FONCTION
etre
BP
REFECTION TOITURE - MISE EN SECURITE
21312
| 281
|
ER
|
80 000,00 €
TOTAL
BP
80
000,00
€
IMPUTATION
COUT
ARE
AT
TU)
CPR
CS
LT
(2243)
EXERCICE
EVACUATION
RESTAURANT
SCOLAIRE
DANS
LES
2
ECOLES
2031
281
1 104,00
€
TOTAL
RAR
RNA
OPERATION
166
ESPACES
VERTS
IMPUTATION
CENTRE
DE
DEPENSES
ARTICLE
FONCTION
are
BP
PETIT
MATERIEL
: 1 DISQUEUSE
A SOL
- 1 MARTEAU-PIQUEUR
- 1
21578
511
VE
ASPIRATEUR
A FEUILLES
- 1 SECATEUR
ELECTRIQUE
- 1 SCARIFICATEUR
25
000,00
€
NOUVELLE
SERRE
(AP/CP
: 67
000
€ en
2024)
21318
511
VE
1 000,00
€
DESHERBEUR
EAU
CHAUDE
OU
EQUIVALE
NT
(QUI
PERMET
DESHERBAGE
+ ARROSAGE
+ KARSCHER
PORTATIF
EAU
CHAUDE)
2158
SA
ME
30
000,00
€
MOBILIER
URBAIN
: BANCS,
TABLES,
POUBELLES,
…
2188
511
VE
4 500,00
€
ACHAT
DECORATION
DE
NOEL
SUITE
FIN
DE
LA
LOCATION
2188
511
VE
225,00
€
TOTAL
BP
60
725,00
€
BS [DM
|
|
|
|
|
IMPUTATION
CENTRE
DE
FONCTION
RESTES
A
REALISER
(RAR)
EX
Ten =
(2197)
SECATEUR A BATTERIE PRO COUPE
1 180,01 €
(2136)
PRONMX
VALISE POUR
DETECTION
DE PANNES
489,90 €
TOTAL
RAR
1
669,91
€
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
6 6OPERATION
172
EQUIPEMENTS
SPORTIFS
REMPLACEMENT
FILET
PARE-BALLON
GRIFFONNES
FAF
GRIFFONNES
DE
FOOT
+ CONTENEUR
BUVETTE
BOULISTES
ELECTRICITE
À
REFAIRE
BUVETTE
FOOT
TRVAUX
TOIT
ET INTERIEUR
ECLAIRAGE
TENNIS
MATERIEL
SPORTIF
DE
TIR HAUTES
VARENNES
ELECTRICITE
MINUTERIE
REMPLACEMENT
LEDS
BASKET
JUDO
E URGENT
MUR
ESCALADE
BOIS
FOUCHER
REFECTION
ELECTRICITE
ECLAIRAGE
LED
TENNIS
COUVERT
ET
BLOCAGE
CHAUFFAGE
ELECTRIQUE
FILET
VOLLEY
EXPO
+ HOUSSES
1 FILET
DE
VOLLEY
BALL
COMPETITION
AIRE
REHABILITATION
DU
STAND
DE TIR
AJUSTEMENT
ET TRAVAUX
DU
GYMNASE
DES
HAUTES
VARENNES
LOTO7
DU
GYMNASE
DES
HAUTES
VARENNES
LOTO7
DU
GYMNASE
DES
HAUTES
VARENNES
LOTOS
DU
GYMNASE
DES
HAUTES
VARENNES
LOTO4
DU
GYMNASE
DES
HAUTES
VARENNES
LOTO4
20 10 28 80 10 10 15 10
000,00
30
€ € € € € € € € €
1
€
29
807,44
€
4 374,48
€
-
€
115,13
€
3 018,37
€ €
40
€
DU
GYMNASE
DES
HAUTES
VARENNES
LOTO2
DU
GYMNASE
DES
HAUTES
VARENNES
LOTO2
DES
GRIFFONNES
DES
GRIFFONNES
ALEA
CONTROLES
STAND
DE
TIR
CABINE
ET
PIEGES
A
BALLE
STAND
DE
TIR
RAGE
DES
LIGNES+POSE
LIGNE
LED
+2
DISJONCTEURS
ALIMENTATION
POUR
VENTOUSE
BARRIERE
PARKING
SUR
LES
MURS
TRAVAUX
DE
SERRURERIE
VIS
POUR
MUR
D'ESCALADE
(2160)
1 BARRE
DE
SON
100
WATTS
AQUATIQUE
FASE
+ JACK
BUVETTE
POUR
LE
CLUB
DE
FOOT
5
40
€
421,80
€ €
70
€
758,00
€ €
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
6 7OPERATION
174
ANIMATION
CULTURELLE
- ESPACE
JEAN
COCTEAU
REPARATION
CHARPENT
+
EVACUATION
ETAIS
EN
PLACE
28
000,00
€
REMISE
EN
ETAT
CHAUFFERIE
ET VENTILATION
30
€
MISE
EN
PLACE
ARMOIRE
ELECTRIQUE
FIXE
10
ET
BARRES
DE
FACE
: 105
000
€ en
2024
45
PROTECTION
WIFI
2
ESCALIER
SCENE
ACCES
PMR
BS DM
IMPUTATION
GOUT
TRE
AT
Ut)
CCR
=
(1932)
RENFORCEMENT
DE LA CHARPENTE JEAN COCTEAU
21318
24 063,84 €
TOTAL
RAR
24
063,84
€
OPERATION
175
PREVENTION
- SECURITE
MATERIEL
MENAGE
TEURS
ET
PETIT
EQUIPEMENT
MACHINE
A LAVER
ET
SECHE
LINGE
D'ACCES
BATIMENTS
POSE
ALARME
INCENDIE
CLASSE
4 OBLIGATOIRE
BUREAU
DE
ET
CONFORMITE
MISE
AUX
NORMES
ERP
POUR
DEFIBRILATEURS
EXTERIEURS
PLANS
EVACUATION
ET
CIRCULATION
BATIMENTS
MISE
EN
ACCESSIBILITE
DES
BATIMENTS
SELON
ADAP
DES
GRIFFONNES
+ COCTEAU
+ DOISNEAU
MOE
+ BUREAU
DE
POLICE
MUNICIPALE
NUMERIQUE
IPAD
M1
GVE
VERBALISATION
TRAVAUX
DE
PAVAGE
POUR
ACCESSIBILITE
MAIRIE
DEPOSE BOITE
À BOUTONS
CABINE
BOITE
A
BOUTONS
PALIERES
DOSSIER
AUTORISATION
TRAVAUX
ACCESSIBILITE
DOSSIER
AUTORISATION
DE
TRAVAUX
ACCESSIBILITE
(1780)
LECTEUR
DE
PUCES
VIRBAC
COMPACT
MAX
READER
DEMOLITION
AU
BRH
DE
LA
DALLE
BETON
INSTALLATION
D'UN
SYSTEME
D'ALARME
INTRUSION
INSTALLATION
D'UN
SYSTEME
D'ALARME
INTRUSION
BATIMENTS
COMMUNAUX 17)
MISE
EN
CONFORMITE
ESPACE
COCTEAU
BATIMENTS
COMMUNAUX
BATIMENTS
COMMUNAUX PORTE
ACCESSIBILITE
8
€
16
€
20
000,00
€
40
€
7
€
5
€
20
€
10
€
4 000,00
€
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
6 8(972)
(3364)
PANNEAU
NUMERIQUE
HOTEL
DE
VILLE
ACCESSIBILITE
[21311
020
BH
23
320,80
€
(914)
REMPLACEMENT
DES
2 ECLAIRAGES
DANS
LES
BORNES
EN
PIERRE
DEPART
BAS
ESCALIER
D'ACCES
MAIRIE
21311
020
BH
1 041,05
€
(2285)
VALISE
D'OUTILLAGE
150
PIECES
2158
13
CTM
252,00
€
(2277)
20
PACK
DE
5
BADGES
D'ACCES
ATS
SECURE
BLANC
ET
BLEU
21318
020
A2
1
378,56
€
(2276)
badges
supplementaires
controle
d'accès
21318
020
A2
1378,56
€
(2266)
5 BRASEROS
STAMFORD
ET 3
BRASERO
CYLINDRE
OISEAUX
MARCHE
DE
NOEL
2188
10
P
1
432,01
€
(2252)
PETIT
EQUIPEMENT
BANQUE
ACCUEIL
HOTEL
DE
VILLE
21848
020
BH
486,34
€
(2247)
CHARIOT
BIG
REVOLUTION
AVEC
PRESSE
MACHOIR
CHARIOT
COMPACT
7
+
PRESSE
BIG
BATTERIE
12
VOLT
2188
10
P
1
180,80
€
(2245)
EXTINCTEURS
ET
PANNEAUX
MISE
EN
CONFORMITE
INCENDIE
|2188
10
P
1
431,60
€
(2244)
PLANS
EVACUATION
ET
INTERVENTION
MSP
2188
10
P
621,60
€
(2235)
2 SECHE-LINGE
BEKO
SLBF94W0
PAC
2188
10
P
429,00
€
(2235)
2
SECHE-LINGE
BEKO
SLBF94W0
PAC
2188
10
P
429,00
€
TOTAL
RAR
113
687,14
€
OPERATION
179
HOTEL
DE
VILLE
- ADMINISTRATION
GENERALE
ETAGERES
ARCHIVES
RESEAU
EAUX
PLUVIALES
PASSAGE
EN
ECLAIRAGE
LED
ETANCHEITE
TOITURE
POUR
GESTION
COUT
ELECTRICITE
CHAISES
DE
BUREAU
ACCUEIL/POPULATION
BS DM
IMPUTATION
CENTRE
DE
RESTES
A
REALISER
(RAR)
QUO CSS
X0))"T0 110)
EEpEes
LT
923)
DEPOSE
DES
26
LUMINAIRES
EXISTANTS
REMPLACES
PAR
SPOTS
ENCASTRES
21311
020
132,00
€
TOTAL
RAR
132,00
€
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
6 9OPERATION
180
ECOLE
ELEMENTAIRE
PIERRE
&
MARIE
CURIE
THERMOSTATIQUES
ET RADIATEURS
DALLES
PLAFONDS
REFECTION
PEINTURE
SALLE
18
REFECTION
PEINTURE
CLASSE
11
PEINTURE
COULOIR
BANCS BS DM
IMPUTATION
RESTES
A REALISER
(RAR)
CUT
US
RAR
1929)
TERRAIN DE FOOT LAVAGE
DU SOL AU KARCHER SUIVIE DUNE
MISE EN PEINTURE DES MARQUAGES
AU SOL
20%1
2
EP2
200,90€
TOTAL
RAR
900,00
€
OPERATION
181
CIMETIERES
DEPENSES
LA
Te
3
FONCTION
IMPUTATION
(At
0)3
BP
OUT
AGRANDISSEMENT
1ERE
PHASE
(AP/CP
: 80
000
€ en
2024)
21316
025
CI
45
000,00
€
REPRISE
CONCESSIONS
21316
025
CI
40
000,00
€
POSE
VITRINES
AFFICHAGE
LEGAL
21316
025
IC
1 000,00
€
TOTAL
BP
86
000,00
€
BS [DM
|
RESTES
A
REALISER
(RAR)
TOTAL
RAR
ARTICLE
IMPUTATION
=
Foncrion
CENTRE
DE
OUT
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
7 0OPERATION
184
OPERATION
185
ATELIERS
MUNICIPAUX
ET
AUTRES
BATIMENTS
ECOLE
ELEMENTAIRE
JOSEPH
DAUMAIN
IMPUTATION
IMPUTATION
LAS
ARTICLE
FONCTION
Nu
Le
DAS
ARTICLE
FONCTION
At
RECUPERATEUR
EAU
DE
PLUIE
21318
752
HP
10
000,00
€
ATELIERS
MUNICIPAUX
NEANT
POSE
DE
CONTENAIRES
ET
BUREAUX
21318
13
CTM
25
000,00
€
OUTILLAGE
21578
13
CTM
3 000,00
€
REMPLACEMENT
OUTILS
21578
13
CTM
1000,00
€
TOTAL
BP
39
000,00
€
BS [DM
|
|
|
|
|
IMPUTATION
RESTES
A
REALISER
(RAR)
te
ere
LL
IMPUTATION
COUT
LAIT
CENTRE
DE
(980)
(3349)
PC ENSEIGNANT
CLASSE
1 SOCLE
NUMERIQUE
EE
RESTES
A
REALISER
(RAR)
CUT
A
EL Le ]\T 01e]
Npgnnnte
DAUMAIN
21848
212
EP1
630,00
€
630,00
€
(1064)
(1535)
(97)
(644)
(765)
Mission SPS
/ Construction
ESPACE
TOTAL
RAR
CULTUREL (1050)
(1559)
(63)
(1317)
M
2019-015
CONSTRUCTION
ESPACE
CULTUREL
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
7 1OPERATION
186
OPERATION
187
ECLAIRAGE
PUBLIC
CULTURE
-
COMMUNICATION
IMPUTATION
IMPUTATION
DAS
UT
CRE Tate
Rates
DEPENSES
ARTICLE
FONCTION
CENTRE
DE
RENOVATION
ECLAIRAGE PUBLIC (CONFORMEMENT À LA
041587
CULTURE
RE
—
PAT NUMERIQUE
si |
4 |
£
190000
+
REHAUSSEURS
2184
317
sc
L'INDRE TRANCHE
2A DU N°106 AU 84 RUE DU VAL DE L'INDRE
2041582
ae
æ
nan:
h
;
:
[M
|
|
|
|
[DM
|
IMPUTATION
RESTES
A
REALISER
(RAR)
ARTICLE
FONCTION
CENTRE
DE
OUT
[
NEANT
TOTAL
RAR
RESEAU
ECLAIRAGE
PUBLIC
/ RUE
COLAS
MARIE
SIE
2099-2017
MARIE
SIE
2099-2017
RENOUVELLEMENT
EP
SELON
LE
PPI
2022
SIE
1518-2021
2406-2018 /
ECLAIRAGE
PUBLIC
pour
mâts
EP
décos
de
Noël
/
814EP
MISES
AUX
NORMES
RUE
COLAS
MARIE
SIE
2099-2017
1873-2018
DU
132
RUE
DU
VAL
DE
L'INDRE
A
LA
RUE
D'EPIRAY
1
1873-2018
DU
132
RUE
DU
VAL
DE
L'INDRE
A
LA
RUE
D'EPIRAY
PUBLIQUE
D'ENERGIE
ELECTRIQUE
SIE
1873-2018
DU
132
RUE
DU
VAL
DE
L'INDRE
A
LA
RUE
D'EPIRAY
35
610,18
€
NORMES
/ ECLAIRAGE
PUBLIC
€
HAUTE
VASSELIERE
ET
RUE
DU
PUY
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
7 2OPERATION
188
ENVIRONNEMENT
IMPUTATION
CAT
Ü
DEPENSES
ARTICLE
FONCTION
PLANS
D'A
A
VS
BEAUMER
CHEMIN
VERT
TRANCHE
FINALE
BARRIERE
ANTI
VEHICULE
CHEMIN
VERT
SURCREUSEMENT
FOSSE
ACQUISITIONS
FONCIERES
60
000,00
€
OPERATION
189
CONSEIL
MUNICIPAL
DES
JEUNES
IMPUTATION
(NT
S
cor
DEPENSES
ARTICLE
FONCTION
NEANT
REMISE
EN
ETAT
CHEMIN
VERT
ACQUISITION
DE
PARCELLE
BY
19
+ FRAIS
DE
NOTAIRE
ACQUISITION
PARCELLES
C688
C689
C690
MOREAU
ACQUISITION
DE
PARCELLE
BY70
+ FRAIS
NOTAIRE
ACQUISITION
DE
PARCELLE
BN12
+ FRAIS
DE
NOTAIRE
IMPUTATION
RESTES
A REALISER
(RAR)
CUT CRE ST
DSL
NEANT
TOTAL
RAR
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
7 3OPERATION
190
OPERATION
191
INFORMATIQUE
RENOUVELLEMENT
FLOTTE
AUTOMOBILE
IMPUTATION
CNT
DEPENSES
ARTICLE
FONCTION
Er
14
RGS
CLES DES
MINI-PELLE
215731 |
845
|
vo
|
30 000,00 €
CLES RGS**
POLICE MUNICIPALE
TOTAL
BP
cts
TION
VEHICULE,
FICHIER
VEHICULES
ECRANS
ACCUEIL
+ BRAS
ARTICULES
1 POSTE
PC
POUR
LE
PUBLIC
LOGICIELS REORGANISATION
ST
(ORDINATEURS
x
IMPUTATION
_
COUT
A TRE
AT
CAN
Far
LE
)
DE
COUT
NEANT
TOTAL
RAR
mr:
IMPUTATION
OUEN
TRE
AT
GT)
RCE
CRAN
(1822)
DISQUES
SSD
- 5 POSTES
ECOLE
ELEMENTAIRE
DAUMAIN
858,90
€
(2248)
UPGRADE
MEMOIRE
PC
AYANT
4 GO
1 549,20
€
TOTAL
RAR
2 408,10
€
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
7 4OPERATION
192
MSP
DEPENSES
EVutent
TRAVAUX
IMPUTATION
CUT CU
[20 ]\ {eg y [0]
(1053)
(1555)
(69)
(1179)
Maitrise
d'oeuvre
pour
réhabilitation
d'un
PARKING
A
CHIFFRER
450
000,00
€
LOT
10
-
LOTO7 LOTOS LOTO8
MISSION
SPS
POUR
LA
MSP
MISSION
DE
CONTROLE
TECHNIQUE
MSPen
LOTO2
FACADE
EST
LOTO3
Pluridisciplinaire
LODémolition
du
parvis
existant
et
reconstruction+réseaux
AEP
ENROBE
POUR
LA
MAISON
DE
SANTE
LOTO1
Pluridisciplinaire
CREATION
DE
FENETRES
SUPPLEMENTAIRES
DANS
LE
MUR
+ MUR
EN
BETON
en
LOT11
LITE
MAISON
DE
SANTE
PLURIDISCIPLINAIRE
19/
MSP
(1056)
(1552)
(72)
(1172)
Maitrise
d'oeuvre
pour
réhabilitation
d'un
batiment
en
maison
de
santé
(1055)
(1553)
(71)
(1174)
Maitrise
d'oeuvre
pour
réhabilitation
d'un
batiment
en
maison
de
santé
(1054)
(1554)
(70)
(1178)
Maitrise
d'oeuvre
pour
réhabilitation
d'un
batiment
en
maison
de
santé
31
79
€
49
494,24
€
2
€
40
€
batiment
en
maison
de
santé
pluridisciplinaire
2313
414
MSP
1 560,00
€
(1035)
(2549)
Maitrise
d'oeuvre
pour
réhabilitation
d'un
batiment
en
MSP
Evolution
du
projet
avenant1
2313
414
MSP
30
708,70
€
(1034)
(2550)
Maitrise
d'oeuvre
pour
réhabilitation
d'un
batiment
en
MSP
Evolution
du
projet
Avenant
2313
414
MSP
5 851,00
€
(702)
(1561)
(58)
(1348)
Mission
CONTROLE
TECHNIQUE
/ 524
MSP
|2313
414
MSP
2 660,24
€
(2338)
MODIFICATION
DE
L'ECLAIRAGE
EXTERIEUR
+
PRISES
RJ45
ROCADE
TELEPHONIQUE
2313
414
MSP
8
011,98
€
(2322)
Réhabilitation
d'un
batiment
existant
en
Maison
de
Santé
Pluridisciplinaire
LOTO7
SITO4
2313
414
MSP
9
620,90
€
(2320)
Réhabilitation
d'un
batiment
existant
en
Maison
de
Santé
Pluridisciplinaire
LOTO5
2313
414
MSP
6
793,57
€
(2307)
Réhabilitation
d'un
batiment
existant
en
Maison
de
Santé
Pluridisciplinaire
PORTE
DE
COMMUNICATION
ENTRE
DEUX
BUREAUX
|2313
414
MSP
2
242,97
€
(2306)
AJOUT
CLIM
SALLE
VACANTE
2313
414
MSP
16
248,52
€
(2305)
RESEAU
EAU
FROIDE
2313
414
MSP
5
238,80
€
(2304)
RESEAUX
EP
ET
GAZ
2313
414
MSP
15
604,80
€
(2303)
BORDURES
2313
414
MSP
9
301,20
€
(2302)
DEPOSE
DES
RESEAUX
SOUS
SOL
MSP
2313
414
MSP
1
856,39
€
(2301)
PORTE
SUITE
A
DEGAT
DES
EAUX
MSP
2313
414
MSP
5
055,12
€
12286)
Réhabilitation
d'un batiment
existant en
Maison
de Santé
Pluridisciplinaire
LOREPRISE
DES
ZONES
DE
CARRELAGE
SOUFFLEES
PAR
RAGREAGE
CIMENT
P3
2313
414
MSP
2
835,36
€
(907)
Réhabilitation
d'un
batiment
existant
en
Maison
de
Santé
Pluridisciplinaire
LOTO9
2313
414
MSP
67
822,36
€
(2271)
Réhabilitation
d'un
batiment
existant
en
Maison
de
Santé
Pluridisciplinaire
LOTO7
SITO3
2313
414
MSP
10
913,16
€
(2263)
BRANCHEMENT
COFFRET
ELECTRIQUE
MSP
2313
414
MSP
3
225,42
€
(890)
Réhabilitation
d'un
batiment
existant
en
Maison
de
Santé
Pluridisciplinaire
LOT
04
2313
414
MSP
168
539,98
€
(889)
Réhabilitation
d'un
batiment
existant
en
Maison
de
Santé
Pluridisciplinaire
LOTO2
2313
414
MSP
47
202,00
€
TOTAL
RAR
984
152,91
€
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
7 5OPERATION
189
ORCHESTRE
A
L'ECOLE
IMPUTATION
CNT
DEPENSES
ARTICLE
FONCTION
DE
COUT
NEANT
IMPUTATION
CENTRE
RESTES
A REALISER
(RAR)
CRUE TR
"Te 110)
sep
NEANT
TOTAL
RAR
OPERATION
194
PAUSE
MERIDIENNE
IMPUTATION
CAT
DEPENSES
ARTICLE
FONCTION
DE
COUT
NEANT
IMPUTATION
CUT
RESTES
A
REALISER
(RAR)
CLIS TEE F1
\ Te" 0]
ieepees
NEANT
TOTAL
RAR
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
7 6OPERATION
195
HANGAR
PHOTOVOLTAIQUE
PTT
ET
OPERATION
196
bag a10 TE
Pure
ete
se
ET
AINES
Te
AMENAGEMENT + RACCORDEMENT
[ss
| 752 | HP |
00e
—
TOTAL
BP
30 000,00
€
D
es
NUS
:
ie
BS
EQUIPEMENT
DE
CUISINE
(VAISSELLE,
CASSEROLES)
2188
348
gd
600,00
€
[DM
|
|
|
|
|
OTAL
BP
600,00
BS DM
Ï
|
|
L
]
IMPUTATION
ALT
RESTES
A
REALISER
(RAR
ARTICLE
FONCTION
CV
En
SE
IMPUTATION
(1000) (3281) Construction d'un hangar photovoltaïque
ass
752
[He
scosssrc |
CNE
HAN
TT
ACT:
ARTICLE
FONCTION
©
TOTAL
RAR
186
058,87
€
NEANT
TOTAL
RAR
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
7 7OPERATION
197
ECOLE
MUNICIPALE
DE
MUSIQUE
IMPUTATION
CENTRE
DE
DEPENSES
ARTICLE
FONCTION
ete
14
BASSON
PETITES MAINS +
FLUTE PETITES MAINS
2188
| 311
|
EM
|
4 000,00 €
TOTAL
BP
4 000,00
€
IMPUTATION
COUT
ARE
AT
CV)
CURE
TC
Rent
LT
(2200)
1 YAMAHA
TOUR
CUSTOM
- 1 CAISSE
CLAIRE
TOUR
CUSTOM
- 1
YAMAHA
HW680W
- 1 ZILDJIAN
PZI
S390
- 1 GIBRALTAR
SIEGE
2188
311
3 502,00
€
TOTAL
RAR
3
502,00
€
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
7 8MES Convention
d'engagement
Maison
de
Santé
Pluridisciplinaire
(MSP)
Avenant
à la
convention
d'engagement
n°1
ENTRE
:
La
Commune
de
MONTS,
Représentée
par
son
Maire,
Monsieur
Laurent
RICHARD,
habilité
par
délibération
n°2023.03.08
du
Conseil
municipal
en
date
du
28 février
2023.
ET:Les
professionnels
de
santé
regroupés
en
Société
Civile
de
Moyens
(SCM)
Maison
Médicale
de
Beaumer
(Siren
348
832
924),
Représentés
par
le Docteur
Hélène
ARANDEL,
agissant
en
qualité
de
gérante
de ladite SCM.
PREAMBULE La
Commune
de
MONTS,
en
partenariat
avec
les
professionnels
de
santé
la SCM,
s’est
engagée
dans
un
projet
de
création
d'une
Maison
de
Santé
Pluridisciplinaire
(MSP)
afin
de
maintenir
une
offre
médicale
sur
son
territoire.
En
effet,
le nouveau
zonage
de
l'offre
médicale
de
l'Agence
Régionale
de
Santé
place
le territoire
de
MONTS,
en
«
zone
d'intervention
prioritaire
».
Après
échanges
entre
la SCM
Maison
Médicale
de
Beaumer
et la commune
de
MONTS,
les parties
ont convenu
de
procéder
à un
avenant
à la précédente
convention
sur
les points
suivants
:
-__
Art3:
Conditions
de
mise
à disposition
-
Art4:
Durée
du
bail
professionnel
-_
Art4:
Prix
du
loyer
Donnant
lieu
et place
aux
conditions
suivantes
:
ARTICLE
1 : Objet
de
la convention
La
présente
convention
a
pour
objet
de
définir
les
modalités
du
partenariat
entre
la
Commune
de
MONTS
et la SCM,
pour
la construction
et la location d’un bâtiment
en lieu et place
d'une
partie
de
l'ancien
Casino.
Le
bâtiment,
nommé
Maison
de
Santé
Pluridisciplinaire
(MSP),
se
situe
sur
les parcelles
cadastrées
BV
n°51
- 52 - 54 - 55
/
rue
du
Commerce
à MONTS.
ARTICLE
2 : Durée
de
la convention
La
convention
s'applique
jusqu'à
la signature
du
bail
professionnel
et au
transfert
réel
de
l’activité
professionnelle
des
membres
de
la SCM
dans
les locaux
nouvellement
construit
de
la MSP.
L'échéance
est
prévue
au
2ème
trimestre
2023,
après
livraison
de
l'immeuble
à
la
commune
de
MONTS
et
après
la
levée
des
réserves
portées
par
le
maitre
d'ouvrage
sur
le
procès-verbal
de
réception.
m)
Mit
ARTICLE
3 : Conditions
de
mise
à disposition
et description
des
locaux
Les
locaux
sont
mis
à
la
disposition
de
la
SCM,
aux
termes
d’un
bail
professionnel,
pour
lui
permettre
d'assurer
sa mission.
Ces
locaux,
d’une
surface
utile
de
770m2
(hors
dégagements
et
patios),
seront
construits
dans
la partie
du
bâtiment
existant,
figurant
sous
teinte
jaune/vert
sur
l'esquisse
du
géomètre
ci-
annexée.
Le
bâtiment
et
les
locaux
devront
répondre
au
cahier
des
charges
annexé
à la
présente
convention
et définit conjointement
par
les parties.
L'ensemble
des
locaux
utiles
est décomposé
en
quatre
tranches
détaillées
dans
le
cahier
des
charges.
L'agencement
intérieur
des
locaux
mis
à
disposition
devra
être validé
par
la SCM.
La
location
ne
comprendra
aucun
emplacement
de
stationnement
à
usage
public
ou
privé,
les parties
considérant
le parking
communal
extérieur
comme
suffisant.
Il est
toutefois
convenu
de
matérialiser
vingt-sept
places
de
parking
prioritaire
du
lundi
au
vendredi
et
cinq
places
le samedi,
pour
le stationnement
des
professionnels
de
santé
et des
personnels
de la MSP.
La
commune
de
MONTS
respectera
les
conditions
d'accessibilité
des
personnes
en
situation
de
handicap
dans
le
projet
immobilier,
y
compris
par
la
matérialisation
d’emplacements
de
parkings
extérieurs
en conformité
avec
la réglementation.
ARTICLE
4 : Contenu
du
bail
professionnel
Il
est
convenu
entre
les
parties
que
la
mise
à
disposition
du
local
de
la
MSP
par
la
Commune
de
MONTS
à
la
SCM
sera
formalisée
par
un
bail
professionnel
dont
les
caractéristiques
seront
les suivantes
:
-
le bail
professionnel
rédigé
par
un
notaire,
d'une
durée
de
11
ans,
renouvelable
par
tacite
reconduction
;
-__
descriptif
du
local
loué
conforme
à l’article 3 de
la présente
convention
;
-
locaux
mis
à
disposition
exclusive
de
ses
associés,
de
leurs
collaborateurs,
de
leurs
remplaçants
et des
vacataires
par
la SCM
;
-
le versement
d’un
loyer
initial
de
5800
€
/mois
à
la
Commune
de
Monts
;
-__
l'ouverture
du bureau
à usage
d'un
radiologue
sera conditionnée
à l'augmentation
du
loyer
de
200 €.
-
loyers
indexés
sur
l'indice
du
coût
de
la
construction
(l'indice
de
référence
sera
celui
en vigueur
le jour
de
la signature
du
bail
de
location)
;
-
entretien
lourd
du
bâtiment
et
entretien
courant
des
végétaux
des
patios
à
la
charge
de
la
commune
de
MONTS
;
-
l'ensemble
des
travaux
et
charges
locatives
(hors
végétaux
des
patios)
demeureront
à la charge
du
locataire,
y
compris
la
taxe
d'enlèvement
des
ordures
ménagères
ainsi
que
toute
nouvelle
mise
aux
normes
liée à la règlementation
de l’une
ou
l’autre
des
professions
de
santé
exercées ;
-
à l'expiration du bail professionnel,
la SCM
s'engage
à rendre
les locaux
en parfait
état, dans
la limite de leur usure
normale.
La Commune
de MONTS
se réservant
le droit de
demander
à la SCM
la prise
en
charge
des
frais
de
remise
en
état
qui
résulteraient
d'une
mauvaise
gestion,
d'insuffisance
ou
d'une
affectation
non
conforme
au
présent
contrat.
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
7 9
Annexe 3 - Délibération 2023-03-08M)
MOALS ARTICLE
5 : Engagements
de
la Commune
de
MONTS
Réhabiliter
le
bâtiment,
dénommé
«
ancien
Casino
»,
situé
rue
du
Commerce
à
MONTS,
en vue
de
la
réalisation
du
projet
de
Maison
de
Santé
Pluridisciplinaires
conformément
au
descriptif
fourni
à
l’article
3
et
en
annexe
de
la
présente
convention.
La
SCM
aura
un
droit
de regard
sur le plan
des
aménagements
intérieurs
des locaux
mis
à sa disposition.
co-signer
avec
la
SCM
Maison
Médicale
de
Beaumer,
le
bail
professionnel
de
mise
à disposition
des
locaux
de
la
MSP,
respectant
les
caractéristiques
fixées
à
l’article
4
de
la présente
convention.
ARTICLE
6 : Engagements
de
la SCM
et de
ses
associés
Fournir
l’ensemble
des
éléments
nécessaires
à
la
constitution
des
dossiers
de
demande
de
subventions,
notamment
la
composition
de
la
MSP
avec
engagement
des
vingt
professionnels
qui
détermine
le montant
de
dépenses
subventionnables
;
co-signer
avec
la
Commune
de
MONTS,
le
bail
professionnel
de
mise
à
disposition
des
locaux
de
la
MSP,
respectant
les
caractéristiques
fixées
à
l’article
4
de
la
présente
convention
et prendre
à sa charge
les émoluments
du
notaire
chargé
de la rédaction
du
bail
professionnel
;
procéder
au
transfert réel
de
l’activité professionnelle
de l’ensemble
des associés
de la SCM
au
sein
des
nouveaux
locaux
de
la MSP.
Commune
de MONTS
La
Société
Civile
de
Moyens
Le
Maire
Monsieur
Laurent
RICHARD
DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
8 0DÉLIBÉRATIONS
COMMUNE DE MONTS (Indre-et-Loire)
Séance du 28 février 2023
éX
L'ordre du jour étant épuisé, Monsieur Le Maire lève la séance à 22h45.
Loc
Rappel des délibérations prises lors de cette séance :
2023.03.01
2023.03.02
2023.03.03
2023.03.04
2023.03.05
2023.03.06
2023.03.07
2023.03.08
2023.03.09
Le Maire,
FINANCES — Rapport d'observations définitives de la Chambre Régionale des Comptes du Centre Val de Loire sur l'examen des comptes et de la gestion de la Commune de Monts au cours des exercices 2017 et suivants
FINANCES - Autorisation de Programme et Crédit de Paiement (AP/CP) — 2023-09 Serre bioclimatique FINANCES — Autorisation de Programme et Crédit de Paiement (AP/CP) — 2023-10 Espace Cocteau système lumière
FINANCES — Autorisation de Programme et Crédit de Paiement (AP/CP) — 2023-11 Agrandissement cimetière des Griffonnes
FINANCES — Fiscalité directe locale — Taux d'imposition 2023
FINANCES -— Vote du budget général 2023
FINANCES -— Subventions communales aux associations - Année 2023
DOMAINE ET PATRIMOINE — Avenant n°1 Convention d'engagement entre la Commune de Monts et la Société Civile de Moyens - Maison de Santé Pluridisciplinaires (MSP)
DIVERS -— Motion de soutien contre la fermeture d'une classe sur le RPI de Rigny-Ussé-Rivarennes- Saint-Benoît-la-Forêt
Le Secrétaire de séance,
81