Offres
API
Connexion
Documents similaires
Arrêté - Préfecture - Guyane - PC9733062020024 Etude dImpac
Arrêté - Préfecture - Guyane - PC9733062020024 Etude dImpac
Arrêté - Préfecture - Guyane - PC9733062020024 Etude dImpac
Arrêté - Préfecture - Guyane - PC9733062020024 Etude dImpac
Arrêté - Préfecture - Guyane - PC9733062020024 Etude dImpac
Arrêté - Préfecture - Guyane - PC9733062020024 Etude dImpac
Arrêté - Préfecture - Guyane - PC9733062020024 Etude dImpac
Arrêté - Préfecture - Guyane - PC9733062020024 Etude dImpac
Arrêté - Préfecture - Guyane - 011135 223 DE004 B EIE 202
Arrêté - Préfecture - Guyane - 011135 223 DE004 B EIE 202
Arrêté - Préfecture - Guyane - PC9733062020024 Etude dImpact 2021 04 15 avec annexes V3 Albioma 2
Document publié le Vendredi 22 avril 2022
Lien du pdf (Arrêté - Préfecture - Guyane - PC9733062020024 Etude dImpact 2021 04 15 avec annexes V3 Albioma 2)
Thèmes du document : Environnement, Espaces terrestres et maritimes, Aménagement du territoire,
bertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 76/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
► Mangrove et vasière du Maroni à l’Iracoubo
Cette ZNIEFF est tournée vers les écosystèmes sous influence maritime. Située à 8 km du site
étudié, ils possèdent peu d’habitats en commun.
La ZNIEFF de type 2 « Mangroves et vasières du Maroni à l’Iracoubo » se trouve au nord de la
ZNIEFF de type 2 de la « Forêt d’Organabo et zone du Palmier à huile américain » précédemment
décrite avec laquelle elle forme un ensemble écologique fonctionnel. Cette ZNIEFF regroupe des
formations végétales très variées, sous influence maritime essentiellement. Les milieux qui
composent la ZNIEFF constituent des habitats patrimoniaux en raison du rôle fonctionnel qu’ils
assurent en tant que zone d’alimentation, notamment lors des migrations d’oiseaux. Les
mangroves limitent par ailleurs l’érosion maritime à laquelle serait soumise la Guyane en leur
absence.
5 .6 .1 .4 . Sc hé ma d’Amé nage me nt Ré giona l e t tra me s é c ologique s
Spécificité des régions d’Outre-Mer, le Schéma Régional d’Aménagement fixe les orientations
fondamentales en matière de développement, de mise en valeur du territoire et de protection de
l’environnement et valant schéma de mise en valeur de la mer (SMVM). Le SAR doit également
prendre en compte les orientations nationales pour la préservation et la remise en bon état des
continuités écologiques et vaut schéma régional de cohérence écologique (SRCE).
Il s’impose aux documents d’urbanisme locaux dans un rapport de compatibilité. Selon le principe
de la hiérarchie des normes, les documents de rang dits inférieurs que sont les SCOT, les PLU
et les cartes communales doivent être compatibles avec le SAR.
Le SAR de la Guyane a été arrêté par décret le 6 juillet 2016.
5 .6 .1 .4 .1 . De s tina tion de s sols
► Espaces agricoles
Selon le zonage SAR, le site d’étude se trouve dans une zone à usage agricole (voir Figure 47).
D’autre part, à l’ouest de la RN1, à proximité du site d’étude, le zonage du SAR donne aux sols
destination « espaces naturels à haute valeur patrimoniale ».
Le SAR indique que les espaces agricoles doivent être maintenus dans leur vocation. Toute
urbanisation est interdite dans les zones agricoles sauf si elle ne remet pas en question la
pérennité de l’activité agricole. Si la qualité agronomique est faible, les sols agricoles peuvent
être reclassés par les documents d’urbanisme soit en espaces naturels et/ou forestiers, soit en
espaces d’activités futures destinés à la production de matériaux. Certaines installations peuvent
cependant être autorisées, sous condition de ne pas remettre en cause la pérennité de l’activité
agricole, parmi lesquelles les équipements publics ou d’intérêt collectif. Ils doivent être
compatibles avec les activités agricoles et ne peuvent pas porter préjudice à la sauvegarde des
espaces naturels et des paysages.
En Guyane, 30 % des foyers dans l’intérieur et 15 % des foyers du littoral ne sont pas desservis
en électricité. Le volet « Accès à l’énergie » du SAR précise ainsi que « l’accès à l’énergie
apparaît comme une priorité absolue et un préalable au développement ».
Le site d’étude se trouve dans un zonage agricole selon le SAR, qui indique que les espaces
agricoles doivent le rester. Des exceptions existent et le PLU peut déclasser les sites en fonction.
Les enjeux d’accès à l’énergie sont favorables à l’installation d’une centrale photovoltaïque.03:44
: Carte topographique
1:50000
IGN 12012)
- Cartographie : Biotope, 2019-04-12T
17
- Sources
Albioma - Tous droits réservés
b-
=
”
19 km
bertin TECHNOLOGIES
1
à ALBIOMA a
Schéma
d'Aménagement
Régional
Parc photovoltaique de Mana
LS Site d'étude
Périmètre à 10 km
Arrêté de Protection
de Biotope
Destination des sols
(SAR, 2016)
HR
Espaces agricoles
Espaces forestiers
de développement
Espaces naturels
à haute valeur patrimoniale
Espaces naturels
de conservation durable
Espaces naturels
remarquables du littoral
Espaces urbanisés
Corridors écologiques
à maintenir ou à
renforcer
Réf. : 011135-223-DE004-B
Page 77/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
Figure 47. Extrait du SAR [source : Biotope à partir du SAR Guyane]HNOLOGIES
Réf. : 011135-223-DE004-B
Page 78/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
► Espace Naturel à Haute Valeur Patrimoniale (ENHVP)
Le site fait face à un espace identifié comme un ENHVP ; il en est séparé par la RN1. Le SAR
définit les ENHVP comme des espaces devant être protégés et maintenus dans leur intégrité et
leurs qualités écologiques et paysagères. À ce titre, le SAR intègre dans cette catégorie :
Les Espaces Naturels Remarquables du Littoral au sens du Code de l’Urbanisme,
Les zones cœur du Parc Amazonien de Guyane,
Les Réserves Naturelles Nationales et Régionales,
Les Sites classés,
Les Réserves Biologique Intégrales,
Les Arrêtés de Protection de Biotope,
Les ZNIEFF de types 1.
L’ENHVP situé à quelques centaines de mètres du site correspond donc aux forêts sur sables
blanc d’Organabo auxquelles s’appliquent les deux derniers statuts.
5 .6 .1 .4 .2 . T ra me ve rte e t ble ue
Le site d’étude est encadré de part et d’autre par deux extensions de l’APB des forêts sur sables
blancs de Mana qui constituent les corridors écologiques du littoral à maintenir et à renforcer. Il
s’agit d’espaces naturels qui établissent la transition entre la forêt de l’intérieur et le littoral ou les
grands fleuves. Selon les cas, la continuité peut être ponctuellement rompue par un axe routier,
en particulier la RN 1. Leur maintien en vocation naturelle est important, tout comme la mise en
œuvre de mesures facilitant la traversée de l’axe de transport (SAR). Dans le cas présent, ces
deux corridors maintiennent la continuité entre l’APB et le Domaine Forestier Permanent, géré
par l’Office National des Forêts (ONF).
5 .6 .2 . Dia gnos tic éc ologique
5 .6 .2 .1 . Ha bita ts
La carte des habitats est présentée après la description des différents habitats en Figure 49.
5 .6 .2 .1 .1 . Forê ts s ur s a bles bla nc s
La partie est de la zone d’étude est couverte par une forêt sur sables blancs qui s’étendait
auparavant à l’ensemble du site. Situées en marge de la zone d’implantation du site, ces forêts
ne seront, a priori, pas concernées par le projet. On y observe des espèces arborées relativement
fréquentes dans les forêts de Guyane ainsi que des espèces caractéristiques de ce substrat.
5 .6 .2 .1 .2 . Forê t s de te rre ferme dé gra dé e s
Il s’agit du faciès dégradé du type forestier précédemment décrit. Dans sa physionomie,
l’ouverture du milieu crée un apport de lumière qui favorise le développement du sous-bois qui
devient plus dense et fourni. Les espèces pionnières y sont également plus abondantes que dans
les habitats en bon état de conservation. Les espèces qui constituent encore la canopée sont en
revanche singulièrement les mêmes.bertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 79/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
5 .6 .2 .1 .3 . Forê ts ma réc a ge us e s dé gra dée s
Il s’agit également de forêts relictuelles du peuplement originel. Les modifications de physionomie
sont sensiblement les mêmes que celles observées dans les forêts de terre ferme. La composition
floristique de la strate arborée diverge en revanche en incluant des espèces associées aux sols
engorgés. Le sous-bois est naturellement plus dense que dans les faciès de forêt de terre ferme
et les espèces typiques des forêts de bas-fond y dominent.
Une espèce de palmier remarquable se trouve localement abondante dans cet habitat. Il s’agit
du palmier acaule Elaeis oleifera, espèce protégée en Guyane qui constitue l’enjeu de
conservation de la flore le plus important du site.
5 .6 .2 .1 .4 . Fric he s s ec onda ire s arbus tiv es
Les friches arbustives se développent dans les espaces laissés à l’abandon ainsi qu’au bord de
champs où elles forment des sortes haies. Elles sont constituées d’espèces tout d’abord
buissonnantes ou arbustives. S’y développent ensuite des espèces pionnières au port arboré,
plus imposantes. Lorsque l’habitat est assez large, une strate herbacée de sous-bois remplace
les espèces présentes dans les prairies. Les lianes profitent de ces milieux très ouverts pour se
développer tant en abondance qu’en diversité. Parmi elles, Tetrapterys glabrifolia constitue la
seconde espèce de plante la plus remarquable du site. Cette Malpighiaceae n’est en effet connue
d’après les données d’herbier que de trois localités, toutes situées dans le sud du département.
Sa présence au sein de la zone d’étude constitue une découverte tout à fait remarquable.
5 .6 .2 .1 .5 . Vé gé ta tion se c onda ire s ur sa ble bla nc
Il s’agit d’une formation végétale basse constituées d’espèces pionnières parfois rudérales et/ou
allochtones qui colonisent les abords de la RN 1. Elle ne se distingue des friches basses que par
le substrat très sableux sur lequel elle se développe dans cette région de la Guyane. La hauteur
de la végétation est artificiellement maintenue basse par les fréquents entretiens des bas-côtés
de la route. Certaines espèces végétales caractéristiques des savanes du littoral peuvent
cependant y trouver un milieu de substitution.
5 .6 .2 .1 .6 . Pâ tura ge s dé gra dé s
La majeure partie des interfluves a été transformée en pâturages où paissent des zébus. Les
espèces végétales qui s’y développent sont des espèces allochtones semées pour améliorer la
qualité du fourrage ou ayant colonisé indépendamment le pâturage. Quelques espèces,
présentes dans les savanes du littoral, profitent de cette ouverture du milieu pour coloniser de
nouveaux sites, mais elles sont en minorité. Des arbres ont été maintenus du peuplement originel
ou plantés, pour assurer de l’ombre au bétail ainsi que la récolte de fruits. Des points d’eau ont
été ouverts pour les bovins au niveau des cours d’eau. Ils forment de petites mares qui sont
colonisées par une végétation d’hydrophytes.
En plusieurs points, notamment dans la partie centrale de la zone d’étude, ces pâturages ont été
colonisés par des espèces rudérales sans grand intérêt agronomique. Ils ressemblent alors plus
à une formation végétale basse héliophile.bertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 80/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
5 .6 .2 .1 .7 . Pra irie s inond a ble s
Dans la partie nord de la zone d’étude, les forêts marécageuses bordant les cours d’eau ont été
défrichées, entraînant une profonde modification du cycle hydrologique du site. Là où se dressait
une forêt praticable à pied se développe aujourd’hui une végétation herbacée couverte, tout ou
partie de l’année, par une nappe d’eau pouvant localement atteindre 80 cm. Cet engorgement
des sols provoque une dérive du cortège végétal vers des formations quasiment marécageuses.
Quelques spécimens d’Elaeis oleifera ayant été préservés du défrichement se rencontrent parfois
dans cette formation. Le maintien sur le site est incertain, car les conditions d’éclairement et
l’engorgement des sols sont trop importants.
5 .6 .2 .1 .8 . Ve rge rs de Citrus
Certains champs ont été plantés de citronniers au pied desquels est maintenue une végétation
basse rudérale. Ces arbustes sont le support de jardins de fourmis qui vivent en osmose avec
des fourmis qui les nettoie des parasites et les protègent des prédateurs. On remarquera
également que les citronniers fournissent un support très apprécié de la très belle Orchidaceae
épiphyte Rodriguezia lancifolia qui abonde dans ces plantations.
5 .6 .2 .1 .9 . Es pa c e s a nthropis é s
Les espaces anthropisés (cours et abords de maison, pistes et routes) ne comportent pas de
cortèges floristiques bien définis. Il s’y développe des espèces rudérales et pionnières, parfois
allochtones, les plus tolérantes aux perturbations récurrentes rencontrées dans les faciès
dégradés des habitats décrits précédemment.
Figure 48. Prairie inondable, inondée (© É. Fonty / Biotope)Carte des habitats
Centrale agriphotovoltaïque de Mana
#" ”
7 ALBIOMA
© ALBIOMA - Tous droits réservés - Sources : fonds : OrthoRGFG95-UTM22NGSD3.5cm ; cartographie : ©Biotope (2020)
C1 Aire d'étude immédiate
T7 Aire d'étude rapprochée
Habitats
11 G46.2311 : Forêts dégradées denses et hautes de basse altitude
G46.2314 : Forêts marécageuses dégradées et lisières
G46.4222 : Forêts sur sables blancs (entre Organabo et Saint-Jean du Maroni) 10-20 m de hauteur
G55.23 : Marais tropicaux d'eau douce herbacés et prairies inondables et humides de basse altitude de Guyane
:::: G81.32 : Pâturages dégradés à Cyperus luzulae et C. surinamensis
D] G83.25 : Cultures de Citrus spp.
BEM G87.18 : Friches secondaires arbustives
l | G87.1B : Végétations secondaires sur sable blanc
EM G87.23 : Cours et abords des maisons
EM G87.24 : Bords de routes et de pistes
EM G87.241 : Bord de routes goudronnées à forte fréquentation
EM G87.242 : Bords de pistes forestières à faible fréquentation
[1 Zone humide
bertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 81/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
Figure 49. Carte des habitats [source : Biotope]bertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 82/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
5 .6 .2 .2 . Flore re ma rqua ble
La carte pointant les espèces remarquables de flore est présentée dans les pages suivantes.
5 .6 .2 .2 .1 . Flore proté gé e
Elaeis oleifera est un palmier acaule (sans stipe ou peu développé
voire rampant), arborant de nombreuses feuilles de 3 à 4 m de
longueur, dressées et régulièrement pennées. La base du rachis est
garnie d’épines massives, très caractéristiques. C’est une espèce
très proche, d’un point de vue génétique, du palmier à huile africain
cultivé à très large échelle au niveau mondial. En Guyane, il est très
présent dans les bas-fonds sableux situés dans le bassin versant de
la Mana.
De par sa rareté en Guyane, l’importance de la pression anthropique
(agriculture, orpaillage) et de son intérêt économique en tant que
réservoir de gènes pour l’amélioration de la culture du palmier à huile,
ce palmier a une très forte valeur patrimoniale. Ces enjeux de
conservation ont mené à l’inscription de cette espèce dans la liste
des espèces végétales protégées en Guyane française.
5 .6 .2 .2 .2 . Flore dé te rmina nte de Z NIEFF
► Dicorynia guianensis
L’Angélique est une espèce strictement limitée dans sa répartition au plateau des Guyanes, où
elle est principalement distribuée en Guyane française. Très commun sur notre territoire, ce grand
arbre est particulièrement recherché pour ses qualités de bois d’œuvre ; c’est d’ailleurs la
première essence exploitée en termes de volume. Cette espèce est présente dans les forêts de
terre ferme non dégradées.
► Dimorphandra polyandra
Dimorphandra polyandra est un arbre de taille modeste (25-30 m) de la famille des
Caesalpinaceae. Il se distingue en forêt par son tronc beige clair strié de larges bandes blanches
et rosées. Ses feuilles sont larges, bipennées, chaque penne étant garnie de nombreuses
foliolules. Les fruits sont des gousses ligneuses très caractéristiques qui persistent longtemps
une fois au sol. Cette espèce est sub-endémique du bouclier Guyanais, du Venezuela à la
Guyane française, à l’exception de quelques observations réalisées dans l’État de l’Amazonas
au Brésil. En Guyane, on observe cette espèce exclusivement sur des substrats très sableux.
► Disteganthus lateralis
Cette broméliacée terrestre de 1,50 m de hauteur se rencontre ponctuellement en sous-bois sur
des sols à drainage vertical profond. Elle est considérée comme une espèce déterminante de
ZNIEFF en raison de son endémisme au plateau des Guyanes, de sa relative rareté au sein de
la Guyane et de la sensibilité de son habitat vis-à-vis des différentes perturbations anthropiques.
Figure 50. Elaeis oleifera
(© É. Fonty / Biotope)bertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 83/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
► Sagittaria guayanensis
Sagittaria guayanensis est une hydrophyte dont la longueur des
pétioles s’adapte à la hauteur d’eau. Malgré une large répartition sur
le continent américain, elle est rarement collectée en Guyane.
Cette espèce a été repérée dans une prairie inondable au nord-
ouest de la zone d’étude.
► Tetrapteris glabrifolia
Il s’agit d’une liane de la famille des Malpighiaceae très rare sur notre
territoire. À l’échelle mondiale, cette espèce présente une répartition
éclatée de ses populations. Elle est ainsi présente au Mexique, en
Équateur et sur le Bouclier Guyanais où elle semble cantonnée au
Suriname et à la Guyane française. La découverte d’un spécimen
de cette espèce tout au nord de la Guyane revêt un caractère
exceptionnel.
Un seul spécimen a été observé, en lisière d’une relique de forêt
entourant un cours d’eau.
► Inga virgultosa
Inga virgultosa est un petit arbre de la famille du mimosa inscrite sur la liste des espèces
déterminantes de ZNIEFF. Il possède de très petites folioles caractéristiques. Cette espèce est
endémique de l’est du plateau des Guyanes (Suriname, Guyane française, Amapá). En Guyane
française, elle est associée aux forêts basses et sèches, en bordure de savane ou de savane-
roche. Sa présence sur le site d’étude peut être expliquée par la proximité de savanes sèches,
situées à moins d’un kilomètre, au nord.
Plusieurs juvéniles de cette espèce ont été localisés dans la partie forestière de la zone, à l’est
du site.
Figure 51. Sagittaria
guayanensis (© É. Fonty /
Biotope)
Figure 52. Tetrapterys
glabrifolia (© É. Fonty /
Biotope)D Albioma - Tous droits réservés - Sources : Carte topographique 1:50000
ŒIGN (2012) - Cartographie : Biotope. 2019-04-17T09:59:18
ALBIOMA COTE EECETENET ET ET
Espèces animales
et végétales
remarquables
Parc photovoltaique de Mana
bert HNOLOGIES
Aires d'étude
Immédiate
= Rapprochée
Statut des espèces
O Protégée
o Déterminante de ZNIEFF
Réf. : 011135-223-DE004-B
Page 84/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
Figure 53. Répartition des espèces remarquables végétales (en vert) [source : Biotope]bertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 85/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
5 .6 .2 .3 . Fa une
La carte pointant les espèces remarquables de faune est présentée dans les pages suivantes.
5 .6 .2 .3 .1 . Ba tra c hofa une
Les prospections diurnes et nocturnes menées sur le site ont permis de déterminer la présence
de 25 espèces d’amphibiens. Le secteur étudié comprend majoritairement des vastes zones de
prairies herbacées humides. Parmi les espèces recensées, le Crapaud granuleux est une espèce
protégée et déterminante de ZNIEFF principalement connue des savanes rases du littoral qui
colonise également les milieux ouverts artificiellement tels que les zones agricoles ou les
carrières. Le site est particulièrement favorable à cette espèce.
Une autre espèce rare a été trouvée sur une parcelle inondée : la Rainette crépitante,
déterminante de ZNIEFF. Cette espèce très localisée en Guyane n’est connue presque
exclusivement que des milieux semi-ouverts du bas-Maroni, ainsi que de rares savanes-roches
du sud de la Guyane. Cette observation est une première sur cette localité, et représente la
donnée la plus à l’est de la bande côtière.
Le nord de la zone présente une crique forestière sur sable blanc propice à de nombreuses
espèces, de même que la présence de plusieurs retenues d’eau artificielles destinées à abreuver
les zébus.
5 .6 .2 .3 .2 . He rpé tofa une
Les prospections ont permis d’identifier 10 espèces de reptiles dans la zone d’étude parmi
lesquelles le Chasseur des jardins, un colubridé commun dans les milieux ouverts, et le Lézard
coureur galonné, moins commun, qui fréquente également les habitats très ouverts. Ce-dernier
est une espèce protégée avec ses habitats, ainsi que déterminante de ZNIEFF.
Un Caïman gris adulte (Paleosuchus trigonatus) a été vu dans la forêt inondable au nord de la
zone à proximité de la crique sur sable blanc. Cette espèce inféodée aux criques forestières est
sur le déclin du fait des pressions liées à la chasse, il est donc souhaitable de préserver au
maximum les milieux colonisés par cette espèce.
5 .6 .2 .3 .3 . Av ifa une
Les inventaires entrepris ont permis de mettre en évidence la présence de 84 espèces dont 16
sont protégées et/ou déterminantes de ZNIEFF. Certaines espèces (environ 10) ont été
entendues depuis le site d’étude mais n’ont pas été observées sur la zone au sens strict. Ce sont
des espèces présentes dans les boisements limitrophes.
Il est important de mentionner que les espèces recensées sont pour la majorité d’entre elles
probablement nicheuses sur la zone d’étude et/ou en périphérie. Elles se répartissent dans
l'espace de manière hétérogène en fonction de leurs exigences écologiques.
► Cortège des boisements marécageux et de terre ferme
Au sol, trois espèces de Tinamous communs (cendré, souï et varié) ont été contactées. Ils
évoluent dans les boisements limitrophes de la zone.ww” TECHNOLOGIES
Réf. : 011135-223-DE004-B
Page 86/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
Enjeu important, un Ibis vert (Mesembrinibis cayennensis) se nourrit dans la forêt marécageuse
à l’est. Il y niche peu probablement mais doit s’y nourrir au moins ponctuellement. Cet Ibis est
assez commun mais menacé par une chasse non contrôlée.
Divers rapaces ont été comptabilisés ; ils sont susceptibles de nicher dans la zone, au niveau
des boisements ou en lisière (Milan à queue fourchue, Milan bleuâtre, Buse cendrée, Engoulevent
pauraqué).
Seules deux espèces de Colibris ont été identifiées, qui demeurent très abondantes en Guyane :
l’Ermite roussâtre et la Dryade à queue fourchue.
Le Toucan à bec rouge et le Toucan vitellin se font entendre depuis les forêts limitrophes. La
zone est trop défrichée pour qu’ils y transitent.
Quatre espèces de Pics communs ont été observées. Ils nichent possiblement sur la zone et/ou
en marge dans les boisements. Certains arbres de la zone sont criblés de loges de Pics.
L’enjeu majeur identifié est lié au Macagua rieur (Herpetotheres cachinnans) qui est classé
« vulnérable » sur la liste rouge UICN. Un couple niche dans un boisement résiduel au milieu de
la zone.
Figure 54. Macagua rieur à l’entrée de sa cavité de nidification sur l’aire d’étude [source : Biotope]
Figure 55. Situation de l’arbre de nidification du Macagua rieur [source : Biotope]HNOLOGIES
Réf. : 011135-223-DE004-B
Page 87/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
Les Psittacidés sont peu nombreux à cause du défrichement de la zone. Seules quatre espèces
très communes ont été observées, qui nichent probablement hors du site dans des secteurs plus
favorables.
Chez les passereaux, les espèces forestières identifiées sont dans l’ensemble très communes.
Ceci reflète la dégradation et la faible surface des secteurs boisés de la zone. Le boisement
marécageux tout à l’est est le secteur le plus riche en espèces de la zone et c’est dans celui-ci
que le peu commun Batara d’Amazonie (Thamnophilus amazonicus) a été observé.
► Cortège des milieux ouverts (pâtures et prairies inondables)
Peu d’espèces ont été identifiées dans ces milieux largement modifiés par l’homme.
Une faible population de Héron garde-bœufs a été observée accompagnant et se nourrissant sur
les bovidés. La Grande Aigrette (Ardea alba) est également présente avec quelques individus se
nourrissant d’insectes dans les pâtures et dans les « bas-fonds » marécageux. Ces deux espèces
patrimoniales ne nichent pas sur le site.
Signalons également la possible présence étonnante du Petit-Blongios (Ixobrychus exilis),
espèce protégée avec habitat, dans un bas fond défriché qui correspond aux exigences
écologiques de l’espèce au moins pour la recherche de nourriture.
Quatre espèces de rapaces charognards (Cathartidés) ont été vus en vol au-dessus du site.
Aucun ne s’est posé hormis les très communs Urubus noirs qui forment un dortoir de quelques
individus dans le boisement au sud de la zone. Le remarquable Sarcoramphe roi a été vu en vol
au-dessus du site.
L’autre enjeu marqué est lié à la présence de la Buse roussâtre (Buteogallus meridionalis),
classée « vulnérable », qui a été observée posée en chasse à l’affût sur un ligneux isolé au milieu
des pâtures. L’espèce niche potentiellement sur la zone ou dans le secteur. Ce rapace
initialement de savane s’adapte pour l’instant au pâturage où il chasse.
Autres enjeux notables, des Marouettes plombées et Râles grêles s’adaptent aux pâtures et bas-
fonds défrichés. Plusieurs couples sont répartis sur la zone et y nichent. Le Râle grêle a été
contacté dans des secteurs de pâtures relativement secs.
Le très commun Râle kiolo niche aussi sur le site dans les secteurs herbacés plutôt secs. Il étend
son aire de répartition avec les défrichements.
La présence du peu commun Todirostre à front gris a été notée
dans les « bas-fonds » défrichés. Presque aucun passereau
n’évolue dans les pâtures à part la très commune et
omniprésente Sturnelle militaire (Sturnella militaris).
Des passereaux anthropophiles très communs sont présents
dans les pâtures lorsqu’il y a quelques haies ou bosquets à
proximité.
5 .6 .2 .3 .4 . Ma mma lofa une
Au sein du secteur étudié, les prospections diurnes ont permis de contacter des Tamarins aux
mains dorées et les prospections nocturnes un Kinkajou perché dans les arbres au-dessus de la
crique sur sable blanc. Au vu des zones boisées présentes sur le site, il est très probable que
d’autres espèces de mammifères arboricoles soient présentes, et potentiellement des espèces
terrestres tel que le Tatou à neuf bandes, l’Agouti au croupion roux ou encore le Pac tacheté.
Figure 56. Sturnelle militaire
(Sturnella militaris). P.Lenrumé020-05-05T 15:24:56
GS5D3.5cm (2018 sur la zone d'etude élargie- Cartographie : Biotope,
_ortho®)
IGN et Ortho_R
Sources : Orthophotographie BD
©
Albioma
- Tous droits reservés
5FG95-UTM22N
@-) ALBIOMA
Espèces animales et
végétales
remarquables
Projet de centrale solaire
hybride, Mana (973)
[I | eS- Zone d'étude initiale
0] Zone d'étude élargie
Statut de conservation
© Protégée
Déterminante de ZNIEFF
) < Nidification
oû
mi Ee
AR TN CE pe à STE ©
Or
1000 m &
biotope
bertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 88/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
Figure 57. Répartition des espèces remarquables animales, points rouges (avifaune) et violets (batrachofaune) [source : Biotope]bertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 89/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
5.7. Synthèse de l’état initial et hiérarchisation des enjeux
Les tableaux présentés ci-après résument l’état initial des différents compartiments de
l’environnement du site identifiés (humain, aquatique, terrestre et naturel) et concluent quant à
leur sensibilité, traduisant ainsi les enjeux qui y sont liés. Les critères utilisés s’appuient sur les
exemples proposés par la Commission européenne ([DR01], [DR03] et [DR04]).
Critère 1 : réglementation et valeurs guides
Description Échelle de sensibilité proposée
Niveaux de protection et mesures
de conservation fixés par la
réglementation (nationale,
européenne, internationale)
Très élevée : la zone d’étude inclut un sujet protégé par un
texte national ou européen
Possibilité que la protection en place interdise le projet tel
qu’envisagé
Élevée : la zone d’étude inclut un sujet protégé par un texte
national ou européen
Possibilité que la protection en place affecte la faisabilité du
projet tel qu’envisagé
Modérée : la zone d’étude inclut un sujet qui fait l’objet de
recommandations ou de valeurs de référence
Le projet peut avoir des effets sur une zone protégée par un
texte national ou européen.
Faible : Peu ou pas de recommandations sur l’état de
conservation de la zone potentiellement affectée par le projet
Tableau 7. Échelle de sensibilité proposée pour le critère « Réglementation et valeurs guides »
Critère 2 : valeur sociétale
Description Échelle de sensibilité proposée
Valeurs économiques, culturelles,
historiques ou environnementales
perçues par la société
Caractère unique ou original du
milieu récepteur
Très élevée : le milieu récepteur est unique, a une grande
valeur pour la société, est potentiellement irremplaçable
Très grand nombre de personnes affectées
Élevée : le milieu récepteur est unique et / ou revêt une
certaine valeur pour la société
Grand nombre de personnes affectées
Modérée : le milieu récepteur a une valeur pour la société à
l’échelle locale
Nombre modéré de personnes affectées
Faible : le milieu récepteur a peu de valeur pour la société
Faible nombre de personnes affectées
Tableau 8. Échelle de sensibilité proposée pour le critère « Valeur sociétale »bertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 90/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
Critère 3 : vulnérabilité aux changements
Description Échelle de sensibilité proposée
Capacité de résilience du milieu
récepteur, vulnérabilité de son
état face aux changements
extérieurs
Existence de cibles sensibles
(espèces protégées, hôpitaux,
écoles …)
Très élevée : un changement, même minime, est susceptible
d’avoir une incidence sur le milieu récepteur, et peut modifier
son état
Très grand nombre de cibles sensibles dans la zone d’étude
Élevée : un faible changement est susceptible d’avoir une
incidence sur le milieu récepteur, et peut modifier son état
Grand nombre de cibles sensibles dans la zone d’étude
Modérée : il faut un changement modéré pour modifier de
façon substantielle le milieu récepteur et altérer son état
Nombre modéré de cibles sensibles dans la zone d’étude
Faible : il faut un changement important pour modifier de
façon substantielle le milieu récepteur et altérer son état
Faible nombre de cibles sensibles dans la zone d’étude
Tableau 9. Échelle de sensibilité proposée pour le critère « Vulnérabilité aux changements »
La sensibilité globale dérive de la sensibilité maximale entre celles de la réglementation et de la
société, pondérée par le niveau de vulnérabilité.TECHNOLOGIES
bertin Réf. : 011135-223-DE004-B Page 91/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
5 .7 .1 . E nv ironne me nt huma in
Thème Caractéristiques de l’aire d’étude Sensibilité (niveau d’enjeu)
Réglementation Société Vulnérabilité Globale
Populations permanentes Zone d’étude peu peuplée, comportant des habitations isolées Modérée Modérée Modérée Modérée
Populations temporaires Pas d’établissements recevant du public à proximité du site Modérée Modérée Faible Faible
Activités industrielles Pas d’installations classées à proximité du site Modérée Modérée Faible Faible
Activités agricoles
Présence de cultures dans la zone d’étude, y compris dans le
périmètre d’implantation du projet
Présence d’élevages bovin, porcin, et aviaire
Modérée Modérée Modérée Modérée
Patrimoine culturel et
archéologique
Aucun patrimoine réglementé n’est présent au niveau de l’aire d’étude
éloignée
Le site est localisé au niveau d’une zone d’intérêt archéologique,
l’opération de diagnostic archéologique préventif prévue.
Faible Élevée Faible Modérée
Voies de communication Présence d’un réseau routier uniquement, moyennement sollicité Faible Modérée Faible Faible
Bruit et vibrations
Bruit ambiant faible, essentiellement dû au réseau routier
Pas de source de vibrations, hormis le réseau routier Modérée Modérée Faible Faible
Environnement lumineux Pas d’éclairage de la route
Zone peu éclairée Modérée Faible Modérée Modérée
Usages de l’eau Eau majoritairement prélevée pour l’irrigation et l’eau potable Pas de prélèvement en aval hydraulique Élevée Élevée Faible Modérée
Tableau 10. Synthèse de l’état initial de l'environnement humainHNOLOGIES
Réf. : 011135-223-DE004-B
Page 92/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
5 .7 .2 . E nv ironne me nt aqua tique
Thème Caractéristiques de l’aire d’étude Sensibilité (niveau d’enjeu)
Réglementation Société Vulnérabilité Globale
Eaux de surface
Réseau hydrographique local dense
Pas de suivi régulier de la qualité des eaux de surface
Débordement régulier de cours d’eau en période de fortes
précipitations (PPRI instauré sur le territoire de la commune)
Bon état écologique et chimique de l’Organabo, état dégradé de la
Crique Gargoulette
Élevée Modérée Élevée Élevée
Tableau 11. Synthèse de l’état initial de l’environnement aquatique
5 .7 .3 . E nv ironne me nt terre s tre
Thème Caractéristiques de l’aire d’étude Sensibilité (niveau d’enjeu)
Réglementation Société Vulnérabilité Globale
Sols et sous-sols Pas de pollution recensée dans les sols et les sous-sols au droit du site Élevée Modérée Modérée Modérée
Hydrogéologie
Forte vulnérabilité de la nappe car peu profonde et sol poreux
Nappe en bon état écologique et chimique malgré des pollutions
localisées
Élevée Modérée Élevée Élevée
Conditions climatiques Climat équatorial, marqué par une faible variabilité de température entre les saisons et des précipitations abondantes Modérée Élevée Faible Modérée
Qualité de l’air Bonne qualité de l’air, pollutions atmosphériques peu nombreuses et localisées Élevée Modérée Faible ModéréeHNOLOGIES
Réf. : 011135-223-DE004-B
Page 93/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
Thème Caractéristiques de l’aire d’étude Sensibilité (niveau d’enjeu)
Réglementation Société Vulnérabilité Globale
Paysages
Le paysage est dominé par deux structures paysagères qui sont
la forêt monumentale et les grands itinéraires forestiers. Le
principal axe de peuplement se fait à proximité de la route. Les
terrains déboisés sont occupés par de l’agriculture. L’enjeu est le
maintien de l’entité boisée et le contrôle de la pression urbaine
vis-à-vis de ces espaces.
Aucun patrimoine réglementé n’est présent au niveau de l’aire
d’étude éloignée, il n’y a ainsi pas de problématique de visibilité
ou covisibilité avec ce patrimoine
Les vues sur le site depuis la voie principale RN1 et les
habitations du secteur sont limitées du fait de la présence de
boisements.
Faible Faible Faible Faible
Tableau 12. Synthèse de l'état initial de l'environnement terrestreRéf. : 011135-223-DE004-B
Page 94/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
5 .7 .4 . E nv ironne me nt na ture l
Thème Caractéristiques de l’aire d’étude Sensibilité (niveau d’enjeu)
Réglementation Société Vulnérabilité Globale
Espaces
naturels
remarquables
Le site d’étude se trouve dans la ZNIEFF de type 2 - Forêt d’Organabo
et zone du palmier à huile américain (030020020).
Le site d’étude est séparé de plusieurs zones d’intérêt par la RN1 à
quelques centaines de mètres :
- APB des forêts sur sables blancs de Mana par la RN 1.
- ZNIEFF de type 1 des « forêts sur sables blancs d'Organabo »
Ces espaces constituent selon les trames écologiques définies au
niveau du Schéma d’Aménagement Régional :
- Des Espace Naturel à Haute Valeur Patrimoniale
- Des corridors écologiques du littoral à maintenir et à renforcer
Modérée Modérée Faible Modérée
Espèces
protégées et
d’enjeu
patrimonial
Les espèces protégées et d’enjeu patrimonial notable se concentrent
au niveau des zones humides et boisées :
- Les prairies inondables constituent un habitat pour certaines
hydrophytes patrimoniales. Elles accueillent également un
cortège d’oiseaux patrimoniaux généralement observé dans les
savanes inondables du littorale ;
- Les secteurs forestiers, qu’ils soient dégradés ou non,
constituent les enjeux de conservation les plus importants, dans
la mesure où ils accueillent des espèces animales et végétales
protégées et dont le maintien sera incompatible avec le projet de
parc photovoltaïque. Parmi eux les forêts sur sables blancs non
perturbés constituent l’enjeu de conservation le plus fort.
Élevée Élevée Élevée
Élevée (au
niveau des
zones
boisées et
humides)
Tableau 13. Synthèse de l'état initial de l’environnement naturelHNOLOGIES
Réf. : 011135-223-DE004-B
Page 95/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
6. É VOLUTION DE LA SITUATION DE R É F É RENCE EN
L’ABSENCE DE MISE EN ŒUVRE DU PROJET
L’état initial du site et de son environnement, décrit au chapitre 5, constitue la base du scénario
de référence. Le présent chapitre présente l’évolution probable de cette situation de référence en
l’absence de mise en œuvre du projet. Son évolution en cas de mise en œuvre du projet est
analysée au chapitre 7.
6.1. Environnement humain
Indépendamment du projet, la population mananaise, à l’image de la population guyanaise,
continuera à croître en moyenne de 3% par an pour atteindre 14 536 habitants en 2028 selon
l’hypothèse de continuité de l’évolution démographique en cours6. La zone d’implantation du
projet en bordure de RN1, zone à vocation agricole d’après le PLU, où se concentrent aujourd’hui
environ 1000 personnes, sera également concernée par cette croissance.
Du fait de ce développement démographique, il est probable que les prélèvements en eau
potable, l’environnement lumineux et sonore soient de plus en plus sollicités, les projets agricoles
plus nombreux et la demande en énergie croissante dans la zone.
Par ailleurs, indépendamment du projet porté par Albioma, la mise en œuvre de la politique
pluriannuelle de l’énergie en Guyane implique le développement de projets de production
d’énergie renouvelable.
Concernant le patrimoine culturel, la responsabilité en matière culturelle est exercée
conjointement par les collectivités territoriales et l’État dans le respect des droits culturels
énoncés par la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions
culturelles du 20 octobre 2005 (Loi NOTRe, article 103). La collectivité territoriale de Guyane
(CTG) ainsi que les communes sont engagées dans la culture et soutiennent notamment la
sauvegarde du patrimoine culturel. Il est ainsi à attendre que dans l’avenir cet intérêt continue à
être préservé.
6.2. Environnement aquatique
Le bassin versant de l’Organabo n’a pas fait l’objet d’études hydrologiques spécifiques et ses
caractéristiques sont donc mal connues. Il est cependant à noter que ce cours d’eau est quasi-
exclusivement situé en forêt domaniale, dans une zone protégée entièrement par une ZNIEFF
de type II (« Forêt d’Organabo et zone du Palmier à huile américain ») et pour partie par un arrêté
de protection biotope (« Sables blancs de Mana »), une ZNIEFF de type I (« Savanes de
Mamaribo, Roches Blanches et savane Flèche »), un site Ramsar (« Basse Mana ») et un parc
naturel régional. En outre, une ZNIEFF marine de type II (« Bande côtière ») protège l’intégralité
des côtes guyanaises. De ce fait, il est peu probable que la région accueille des projets à forte
incidence environnementale et que l’Organabo subisse une détérioration majeure.
En parallèle, la podzolisation peut induire une altération dans le tracé du cours d’eau par
modification progressive de la perméabilité et de la stabilité des sols.
6 Rapport du CEFUAM 2018 – 2019 pour la commune de ManaTECHNOLOGIES
Réf. : 011135-223-DE004-B
Page 96/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
6.3. Environnement terrestre
L’état des sols, des sous-sols et des eaux souterraines est susceptible de varier à moyen et long
terme en l’absence de mise en œuvre du projet du fait de plusieurs phénomènes.
La podzolisation (voir 5.5.1.2), couplée à l’érosion due à la proximité du littoral et au climat tropical
humide de la Guyane, appauvrit progressivement les sols par lessivage des oxydes métalliques.
Ceux-ci seront au fil du temps de moins en moins adaptés à l’agriculture. Ce phénomène a
également une influence sur la perméabilité des sols ainsi que leur stabilité.
En Guyane, différents modèles du climat à l’horizon 2100 ont été testés par les équipes de Météo-
France. Le rapport sur le climat de la France au XXIe siècle, publié par la direction générale de
l’énergie et du climat en 2014, conclut à une augmentation des températures maximales
supérieure à 1°C d’ici 2100 quel que soit le modèle, la saison ou le scénario pris en compte.
Concernant l’évolution des précipitations, les résultats mettent généralement en évidence une
diminution en moyenne annuelle, allant jusqu'à 0,3 mm/jour de moins que la référence en 2100.
Ce diagnostic montre le changement moyen toutes saisons confondues, mais l'évolution est plus
marquée si l'on sépare saison sèche et saison humide. La diminution des précipitations est plus
importante en saison sèche. De la même manière, la saison humide voit plutôt une légère
augmentation du taux de précipitations.
Concernant l’aspect paysager, une des évolutions notables du secteur est liée à la déforestation
avec la construction dans un premier temps d’une route dans le secteur de Laussat dans les
années 70. Quelques habitations prennent place ponctuellement aux abord de cette nouvelle
voie. La déforestation devient alors plus conséquente sur le secteur dans le courant des
années 80 au profit du développement de parcelles agricoles.
Figure 58. Prises de vue aérienne présentant l’évolution du site (1976, 1987, 2006) [source : Géoportail – Remonter dans le temps]
La tendance est donc à l’ouverture des milieux afin de soutenir l’extension de l’activité agricole.
Il faut toutefois noter que l’atlas paysager qualifie l’espace forestier de « matrice sur laquelle se
fondent tous les paysages guyanais ; elle en constitue soit l’horizon ou l’élément principal. À ce
titre, la forêt est indissociable de la Guyane ; elle fait partie depuis toujours de l’identité de ce
territoire ». La forêt bien que largement omniprésente sur le territoire guyanais constitue un
marqueur fort de l’identité paysagère.HNOLOGIES
Réf. : 011135-223-DE004-B
Page 97/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
6.4. Environnement naturel
De manière générale, un écosystème n’est pas figé. Il évolue perpétuellement au gré :
des conditions abiotiques :
conditions physico-chimiques ;
conditions édaphiques (structure du sol, granulométrie, teneur en humus …) ;
conditions climatiques (température, lumière, pluviométrie, vent) ;
conditions chimiques ;
conditions topographiques …
des conditions biotiques (actions du vivant sur son milieu).
La végétation, au travers de ses espèces caractéristiques, est l’élément biologique de
l’écosystème qui initie l’évolution de celui-ci, notamment la modification des espèces associées.
En l’absence d’intervention humaine, la dynamique naturelle de la végétation suit le schéma
suivant :
Substrat nu (roche, dépôt alluvial, sol labouré, eau libre …) ;
Développement d’une végétation pionnière, peuplement herbacé, discontinu, formé en
majorité d’espèces annuelles (végétation des dunes par exemple) ;
Végétation continue où prédominent les plantes herbacées vivaces (prairie par exemple) ;
Végétation buissonnante, avec des espèces herbacées et de jeunes arbustes et arbres ;
Végétation forestière.
Ainsi, à terme, au bout de plusieurs dizaines voire centaines d’années sans aucune intervention
humaine (gestion agricole, forestière…) ni perturbation naturelle (incendie, inondation…), un site
finit par atteindre le stade ultime de la dynamique végétale, appelé stade climacique ou « climax »
qui correspond à un habitat boisé dont la nature diffère en fonction de l’entité paysagère et
climatique du site.
En Guyane, le stade forestier domine. Il s'agit pour l'essentiel d'une forêt primaire qui est défrichée
ponctuellement dans le cadre de l’extension de l’agriculture et de l’urbanisation (notamment au
niveau du cordon littoral). L’évolution de l’environnement naturel est donc directement
conditionnée au développement de la présence humaine. Sur le secteur de Laussat, cette
évolution est notable depuis les années 80 ; la tendance est donc à la poursuite de cette
progression sur un milieu boisé portant des enjeux de conservation importants, dans la mesure
où il accueille des espèces animales et végétales protégées.HNOLOGIES
Réf. : 011135-223-DE004-B
Page 98/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
7. INCIDENCES DIRECTES ET INDIRECTES,
TEMPORAIRES ET PERMANENTES DU PROJET SUR
L’ENVIRONNEMENT
7.1. Incidences sur l’environnement humain
7 .1 .1 . P opula tions pe rma ne nte s e t te mpora ires
Phase travaux
La mise en œuvre du projet est susceptible d’avoir une incidence directe sur les populations
voisines du fait des nuisances et des effluents générés en phase chantier et de leurs effets sur la
santé humaine. L’étude de ces effets fait l’objet d’un document spécifique (7.5 et évaluation des
risques sanitaires).
En phase chantier, le projet induit une augmentation du personnel dans la zone d’étude. Cela
aura un effet positif sur l’économie locale et la fréquentation des établissements accueillant du
public sur la commune (voir 7.1.2). Cette phase est par ailleurs susceptible de générer des effets
indirects temporaires du fait du trafic routier induit par les travaux (voir 7.1.3).
Phase exploitation
En phase exploitation, la conduite et la maintenance de la centrale nécessitent peu de personnel.
En revanche, les effluents générés par l’exploitation des générateurs thermiques sont
susceptibles d’induire des effets directs sur les populations présentes dans la zone d’étude.
L’étude de ces effets fait l’objet d’un document spécifique (7.5 et évaluation des risques
sanitaires).
7 .1 .2 . Ac tiv ité s huma ine s
Le projet aura un effet positif sur l’économie locale, et ne viendra pas en concurrence avec
d’autres activités, agricoles notamment. En effet, celui-ci bien que construit sur une zone agricole,
permettra, du fait de sa conception, de maintenir l’exploitation bovine existante.
Phase travaux
La phase de construction va dynamiser l’emploi pour les entreprises de la commune.
Le chantier de construction du parc pourra nécessiter plusieurs équipes d’employés suivant les
phases de construction. Le chantier de construction du parc pourra faire appel à des
compétences locales (entreprises de terrassement, entreprises spécialisées en électricité,
entreprises de VRD). Il générera des emplois équivalents à 100 hommes par jour pendant les
phases actives de travaux (montage des panneaux notamment), soit 12 mois.
Les restaurants et hôtels de la commune profiteront également d’un accroissement d’activité au
travers de la présence des employés, visiteurs et entreprises engagées pendant la période.
En outre, la phase de développement du projet engendre une création d’emplois pour des
bureaux d’études techniques.
En ce qui concerne l’exploitation agricole au droit de laquelle s’implante le projet, les travaux
auront pour effet négatif temporaire la destruction des clôtures afin de permettre la pose desHNOLOGIES
Réf. : 011135-223-DE004-B
Page 99/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
panneaux. Durant cette période, l’accès à certaines parcelles de pâturage sera donc restreint.
Ces clôtures seront toutefois restaurées en fin de phase travaux.
Phase exploitation
Lors de la phase d’exploitation, de nombreux effets positifs sont attendus, notamment pour
l’exploitation agricole. Ces effets sont développés dans l’étude agricole jointe au présent dossier
et sont repris succinctement ci-après.
Le projet contribue ainsi à la modernisation de l’exploitation agricole du fait :
de la création et de l’entretien de pistes stabilisées qui pourront être utilisées par l’agriculteur,
de la création de bâtiments agricoles (corrals et contention des animaux),
de la création de forages qui pourront également être utilisés par l’agriculteur pour
l’alimentation en eau de ses animaux,
de la mise en place d’infrastructures adaptées à l’activité agricole et permettant d’abriter les
animaux (ombrage),
de la mise en place de clôtures anti-intrusion permettant de protéger le bétail.
Les effets négatifs du projet sur l’installation sont dus à l’artificialisation d’environ 0,71 ha de
surface agricole et à la perte partielle d’ensoleillement pour la végétation au droit des panneaux.
D’autre part, l’exploitation de la centrale sur la commune de Mana engendrera le versement des
taxes locales (CET, IFER, taxe foncière) par l’exploitant.
7 .1 .3 . T ra fic routie r
Phase travaux
Le nombre de poids lourds impliqués dans la construction de la centrale est évalué à environ 500,
sur une période de 50 semaines, avec un maximum de 100 camions par mois lors des pics de
livraison de matériel.
Les camions emprunteront la RN1 puis la route du Dégrad Florian afin d’accéder au site. La
circulation liée au chantier sur la RN1 est peu significative à l’échelle du trafic sur cette voie
(environ 4 % du trafic actuel), qui sert de liaison à l’échelle départementale entre Cayenne et
Saint-Laurent du Maroni. La chaussée des axes empruntés ne sera pas dégradée par la
fréquentation des poids lourds. En revanche, la route du Dégrad Florian est aujourd’hui peu
utilisée, s’agissant d’un chemin d’exploitation forestière géré par l’ONF. Le trafic généré par les
travaux ne devrait cependant pas interférer avec son usage actuel.
Le chantier engendrera une circulation supplémentaire faible sur les voies de communications
environnantes pendant les jours ouvrés.
Phase exploitation
En phase d’exploitation, la centrale nécessite peu de personnel présent sur site (13 personnes)
et n’accueille pas de public. Seuls quelques véhicules légers sont susceptibles de circuler pour
la maintenance et la conduite de la centrale hybride et environ 90 poids lourds par an pour
l’approvisionnement en diesel/biocarburant des groupes électrogènes. L’impact du projet sur les
voies de communication de la zone sera donc négligeable.HNOLOGIES
Réf. : 011135-223-DE004-B
Page 100/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
7 .1 .4 . Bruit e t v ibra tions
Phase travaux
Les nuisances sonores liées au chantier seront essentiellement dues aux véhicules de transport
et au montage des infrastructures avec des engins de construction. Les travaux étant réalisés de
jour et sur une durée limitée (18 mois), l’impact sera faible.
La construction du projet ne nécessitant pas de terrassement important ni de fondations, le
chantier ne sera pas à l’origine de vibrations particulières.
Phase exploitation
En phase d’exploitation, seules les installations électriques de type onduleurs et transformateurs
ainsi que les batteries de stockage et leur système de refroidissement devraient générer des
nuisances sonores. Cependant, ces installations sont toutes à l’intérieur de conteneurs et ne sont
pas localisées à proximité immédiate des habitations. Le bruit ne devrait donc pas être perceptible
au-delà des limites du site.
D’autres sources potentielles de nuisances sonores sont de faible intensité et ponctuelles :
les engins de maintenance et d’entretien du site ;
les groupes électrogènes, qui fonctionnent moins de 20% du temps ;
le trafic lié au passage du personnel ;
les vibrations liées aux fortes rafales de vent s’engouffrant sous les panneaux.
Ces bruits seront de faible ampleur et n’occasionneront pas de nuisances pour les populations
environnantes.
Le dispositif inertiel est, de par sa nature, l’équipement le plus susceptible d’émettre des
vibrations. La sustentation de l’appareil permet cependant de limiter les risques qui y sont liés,
les vibrations perceptibles restant inférieures à 2 mm/s (soit du même ordre de grandeur que les
vibrations dues à la circulation routière). Par ailleurs, un dispositif de contrôle permet de mettre
l’équipement en sécurité s’il détecte des vibrations trop importantes. Ainsi, le projet n’est pas
source de nuisances liées aux vibrations.
7 .1 .5 . Nuis a nc es lumineus e s
Phase travaux
Les travaux seront réalisés de jour et ne nécessiteront pas d’éclairage. Le chantier
n’occasionnera donc pas de nuisances lumineuses.
Phase exploitation
Le site en activité ne nécessite pas d’éclairage fort. Seuls les locaux techniques seront éclairés,
et ce, uniquement lors des interventions de maintenance. En fonctionnement normal du parc,
aucun éclairage n’est prévu. Le dispositif anti-intrusion ne nécessite pas de lumière visible.
Par ailleurs, les panneaux sont traités anti-reflets, de manière à limiter au maximum leur
luminosité. Ils ne devraient donc pas générer d’éblouissement pour les riverains.
La centrale aura un impact négligeable par rapport à la situation actuelle.HNOLOGIES
Réf. : 011135-223-DE004-B
Page 101/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
7 .1 .6 . Us a ge s de l’e a u
Les incidences du projet sur les usages de l’eau sont liées à la consommation en eau et aux
rejets liquides. Ces-derniers sont étudiés au chapitre 7.3.2.
Le projet conduira à une consommation d’eau d’environ 1000 m3/an destinée à la fois à un usage
sanitaire et à la consommation humaine, à laquelle s’ajoute l’eau industrielle en phase
d’exploitation. L’augmentation ainsi générée à l’échelle de la nappe sera limitée en termes de
quantités, en particulier au regard des consommations existantes. De fait, le projet n’est pas de
nature à remettre en cause les usages de l’eau préexistants au sein de la zone d’étude.
7 .1 .7 . P a trimoine c ulture l e t arc hé ologique
7 .1 .7 .1 . Pha s e tra v a ux
Le diagnostic a établi que l'emprise du projet n'intercepte aucun périmètre de protection des
monuments historiques, de sites classés ou inscrits, de sites patrimoniaux remarquables.
L’implantation du projet est localisée dans un secteur identifié comme d’intérêt archéologique
(champs surélevés lié au patrimoine précolombien), enregistré dans la carte archéologique
nationale sous le n° 973060054 – Laussat, qui implique la prescription d’un diagnostic
archéologique. Ce diagnostic permettra d'améliorer les connaissances du site et de juger la
pertinence de la réalisation de fouilles archéologiques.
Ces travaux préliminaires à la réalisation de la mise en place du projet permettront d’identifier les
potentiels vestiges archéologiques et de les prélever selon l’intérêt qu’ils représentent.
L'impact du projet sur le patrimoine archéologique est jugé faible, toutes les mesures étant prises
pour identifier et préserver le cas échéant d’éventuels vestiges d’intérêt.
7 .1 .7 .2 . Pha s e d’e x ploita tion
Les seules opérations sur le site porteront sur la maintenance des installations durant
l’exploitation. Aucun terrassement nouveau ou autre mouvement de sol, qui pourrait impacter le
patrimoine archéologique local ne sera nécessaire.
L’activité de pâturage préexistante sera maintenue et permettra l’entretien du site.
Aucune incidence particulière sur le patrimoine n’est attendu en phase d’exploitation.HNOLOGIES
Réf. : 011135-223-DE004-B
Page 102/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
7.2. Incidences sur l’environnement aquatique
7 .2 .1 . P ré lèv e me nts d’ea u
Le projet ne prévoit pas de prélèvement direct dans les eaux de surface et son alimentation en
eau n’a pas conséquent aucune incidence sur l’environnement aquatique.
7 .2 .2 . Re je ts liquide s
La mise en œuvre du projet ne prévoit pas de rejet direct dans les eaux de surface. De plus, les
zones humides correspondant aux bras supérieurs de la branche Mana de l’Organabo constituent
des zones d’évitement sans construction ni passage de véhicules. Des kits sont également
prévus afin de contenir tout déversement éventuel en cas de fuite de carburant et par conséquent
d’empêcher le ruissellement de produits vers les eaux de surface.
Le projet n’aura donc pas d’incidence sur l’environnement aquatique du fait des rejets liquides et
n’est donc pas de nature à remettre en cause les objectifs de bon état des eaux fixés par le
SDAGE.HNOLOGIES
Réf. : 011135-223-DE004-B
Page 103/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
7.3. I ncidences sur l’environnement terrestre
7 .3 .1 . S ols e t s ous - s ols
Phase travaux
En phase travaux les nuisances sur le sol et le sous-sol seront de deux ordres :
le terrassement et l’excavation,
les pollutions par les produits utilisés sur le site.
Le projet ne nécessite aucun terrassement ni aucun nivellement d’ampleur du terrain
d’implantation. Un modelage ponctuel du terrain est néanmoins prévu afin d’ériger les bâtiments
et créer les voiries. Cette opération permettra également d’éviter des cassures trop importantes
dans le champ photovoltaïque. Des excavations seront par ailleurs nécessaires à la fixation des
modules au sol. Le projet prévoit des ancrages à une profondeur de 1,5 m, à raison de 6 profilés
métalliques ancrés par structure.
Certains travaux nécessitent la mise en œuvre de béton, notamment pour la réalisation des
fondations des locaux techniques (postes de livraison, bâtiment d’exploitation, locaux techniques
onduleur et transformateur). Lors du coulage du béton, certaines précautions sont prises afin
d’éviter le relargage des fleurs de ciment dans le milieu. Le nettoyage des camions transportant
le béton est effectué sur la base de chantier. Une procédure d’intervention est établie en cas
d’accident et de déversement accidentel d’hydrocarbure et huiles de moteur. Des kits anti-
pollution sont mis en place sur site. L’élimination des produits récupérés en cas de déversement
accidentel devra suivre la filière la plus appropriée.
L’installation de la centrale hybride aura un impact modéré sur les couches superficielles du sol,
en raison des travaux de terrassement et d’excavation nécessaires.
Phase exploitation
En phase d’exploitation, le stockage, l’utilisation et le déchargement de matières dangereuses
sont réalisés sur rétention, permettant d’éviter tout risque d’infiltration en cas de déversement
accidentel.
L’imperméabilisation des sols, comprenant les rétentions ainsi que l’ensemble du bâti, représente
une surface d’environ 6 900 m², soit 0,7 % de l’emprise du projet. Cette imperméabilisation
occasionnera une augmentation du ruissellement des eaux pluviales, qui devrait être faible dans
la mesure où le site d’implantation du projet est situé en amont du bassin versant de la branche
Mana de l’Organabo (voir 5.4.1).
Afin de limiter les surfaces imperméabilisées et de faire obstacle le moins possible à l’écoulement
des eaux pluviales, le projet prévoit l’aménagement de pistes pour permettre la circulation à
l’intérieur du site. Les voies de circulation représentent environ 34 000 m².
De plus, le choix de structures orientables permet de limiter les effets du projet sur l’érosion des
sols. En effet, les variations d’orientation des modules permettent une répartition des eaux de
ruissellement sur l’ensemble du sol (hors position de sécurité en cas d’épisode orageux). Ce
phénomène sera fortement atténué grâce à la revégétalisation du terrain après les travaux.Bertin
Réf. : 011135-223-DE004-B
Page 104/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
L’exploitation aura un impact faible sur les couches superficielles du sol (imperméabilisation
limitée et risque d’érosion maitrisé). Il sera limité à la durée de vie de la centrale, l’exploitant ayant
prévu dès la phase de conception de pouvoir rendre le terrain dans son état initial.
7 .3 .2 . E a ux s oute rra ines
7 .3 .2 .1 . Pré lèv e me nts d’ea u
L’eau utilisée sur le site provient uniquement d’eau souterraine, le site n’étant raccordé à aucun
réseau d’eau.
Phase travaux
Les travaux prévoient le prélèvement d’eau à partir d’un forage. L’eau prélevée sera utilisée pour
les besoins du chantier. Le volume prélevé sera de 500 m3 au total pour la durée du chantier.
Pour limiter les consommations en eau, il est prévu l’installation de toilettes sèches.
Compte tenu des faibles quantités prélevées et du bon état quantitatif de la nappe souterraine,
l’impact de la phase travaux sur les prélèvements d’eau est négligeable.
L’eau de boisson des intervenants du chantier sera fournie par bouteilles (volume estimé à 40 m3
sur les 12 mois du chantier à raison de 2 L par jour).
Phase exploitation
En phase d’exploitation, la consommation en eau provient :
des eaux sanitaires pour le personnel intervenant sur site (13 personnes) estimées à
780 m3/an ;
de l’eau de boisson du personne : l’eau potable sera fournie par un système de traitement
sera mis en place sur le site, soit environ 10 m3/an ;
des eaux industrielles utilisées dans le procédé de traitement des fumées de combustion
estimées à 350 m3/an.
La centrale photovoltaïque ne nécessite pas d’eau industrielle ou de procédé. En effet, les
modules ne nécessitent aucune application de produit particulier et se nettoient naturellement
avec l’eau de pluie.
Compte tenu des faibles quantités prélevées et du bon état quantitatif de la nappe souterraine,
l’impact de la phase d’exploitation sur les prélèvements d’eau est négligeable. Cet avis est
renforcé par la mise en œuvre de mesures de protection des têtes de forage. Ainsi, la mise en
œuvre du forage s’appuiera sur l’arrêté interministériel du 11 septembre 2003 relatif à la rubrique
1.1.1.0 de la nomenclature IOTA ainsi que sur les fiches du guide d’application pour encadrer les
spécifications. Les principes suivants sont notamment retenus.
La tête de forage est située en amont hydraulique des autres équipements du projet, qui ne
sont donc pas susceptibles de provoquer de pollution.
Aucune canalisation ou réseau enterré ne sont connus au niveau du lieu de forage, qui est
en outre exempt de pollutions liquides susceptibles d’être attirées vers le forage. Le forage
est situé sous les vents dominants, de sorte que les fumées des groupes électrogènes
passent au-dessus de sa tête.bertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 105/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
En phase de chantier, les mesures de prévention de risque de pollution seront mises en
œuvre :
Éloignement des produits polluants,
Évacuation des boues et déblais de forage, et des eaux de pompage d’essai.
La tête de forage s’élèvera au moins à 0,5 m au-dessus du terrain et elle sera équipée d’une
margelle bétonnée conçue pour éloigner les eaux de la tête du forage. Un capot de fermeture
permettra un isolement des écoulements superficiels accidentels.
La pompe sera équipée de clapet anti-retour et d’une crépine, et sera dimensionnée de sorte
à assurer le non-dépassement du débit maximal.
Enfin, un compteur volumétrique ou débitmètre sera mis en œuvre pour suivre les
consommations.
7 .3 .2 .2 . Re je ts liquide s
Phase travaux
Les principaux rejets liquides générés par le chantier sont :
des eaux vannes issues du baraquement du personnel intervenant sur site (100 personnes
au maximum en simultané) qui seront collectées et traitées par des dispositifs
d’assainissement autonomes (fosse et filtre à sable) situés à plus de 50 m de tout captage, y
compris celui du site. Pour rappel, les bungalows de chantiers étant équipés de toilettes
sèches, il n’y aura pas de production d’eaux « noires ». L’évacuation de ces déchets est
prévue par camion vers une filière adaptée.
des eaux de ruissellement potentiellement polluées suite à une pollution accidentelle ou à
des pollutions dues à la maintenance des engins sur des aires non imperméabilisées, le
stockage de déchets dangereux sur des aires non spécifiques à ces usages. Ces impacts
sont traités au paragraphe 7.3.1.
des eaux de lavage des camions transportant le béton. Celles-ci sont récupérées lors du
lavage du malaxeur puis réaspirées dans les camions. Elles sont ainsi évacuées et traitées
sur le site d’expédition.
En phase travaux, la centrale hybride ne génère aucun rejet d’eaux souillées ni produits polluants
dans les eaux souterraines. L’impact du projet est donc négligeable.
Phase exploitation
Les principaux rejets liquides générés par l’exploitation du site sont :
les eaux sanitaires du personnel intervenant sur site (environ 13 personnes). Ce volume est
estimé à 780 m3/an. Les eaux seront collectées et traitées par des dispositifs
d’assainissement autonomes (fosse et filtre à sable) situés à plus de 50 m de tout captage, y
compris celui du site.
les eaux résiduelles en fond de cuve de biodiesel : ces eaux sont purgées et collectées dans
des cuves IBC de 1000 L avant d’être envoyées pour traitement dans une filière adaptée. Le
volume est négligeable, de quelques litres par an.
les eaux de ruissellement :HNOLOGIES
Réf. : 011135-223-DE004-B
Page 106/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
les eaux de toiture non polluées des bâtiments agricoles et de la zone imperméabilisée
au sud du site (bâtiment des groupes électrogènes et bâtiment auxiliaire), sont infiltrées
dans le sol grâce à des puisards d’infiltration.
les eaux susceptibles d’être polluées (eaux de ruissellement des aires de stationnement
et de la zone de dépotage) sont collectées et traitées grâce à un séparateur
d’hydrocarbures puis rejetées par des puisards d’infiltration.
les eaux de ruissellement des modules ne sont pas polluées, les panneaux étant inertes ;
une décantation/infiltration est assurée par le couvert végétal du site.
les eaux de ruissellement des locaux techniques répartis sur le site (local onduleur,
transformateur, batterie et stockage froid) sont directement infiltrées dans le sol. Ces
eaux ne présentent pas de risque de pollution, les conteneurs étant étanches.
En exploitation, la centrale hybride ne génère aucun rejet d’eaux souillées ni produits polluants
dans les eaux souterraines. Le projet n’a donc pas d’incidence négative sur la qualité des eaux
souterraines.
7 .3 .2 .3 . Conformité v is - à - v is du SDAGE
Au vu des paragraphes précédents, le projet ne remet pas en cause les objectifs quantitatifs et
qualitatifs de bon état du SDAGE pour la nappe des Formations sédimentaires du littoral guyanais
et ne constitue pas un point de vigilance autant sur les quantités d’eaux prélevées que sur les
rejets dans les eaux souterraines.
7 .3 .3 . Qua lité de l’a ir
7 .3 .3 .1 . Qua lifica tion de s re je ts ga ze ux
Phase travaux
Durant la phase chantier, les rejets dans l’atmosphère occasionnés seront dus aux émissions de
gaz d’échappement et aux poussières soulevées par les véhicules apportant le matériel sur site
pour l’implantation du parc photovoltaïque. Il s’agit de rejets diffus qui ne seront générés que sur
une courte période.
Phase exploitation
En phase exploitation la centrale photovoltaïque n’émet pas de polluants dans l’air. La principale
source d’émission de rejets atmosphériques provient de l’exploitation des groupes électrogènes.
En effet, les rejets issus des groupes électrogènes sont de deux types : les rejets canalisés et les
rejets diffus.
Rejets canalisés
Les rejets dit « canalisés » sont issus de la combustion du biocombustible rejeté par la cheminée
des groupes électrogènes.
Le combustible envisagé pour alimenter les moteurs de groupes électrogènes est du biodiesel
(B100 conforme à la norme EN 14214) à base d’huile de colza ou soja. Le carburant pris en
référence dans le cadre du présent dossier est l’OLEO 100 commercialisé par le groupe Avril. Ce
produit est obtenu à partir d’estérification d’huile de colza.bertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 107/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
La composition exacte du produit est inconnue à la rédaction de cette étude. La composition des
fumées de combustion, présentée ci-après, a donc été estimée à partir de la littérature ([DR07]),
des données disponibles pour du pétrodiesel et des analyses en métaux lourds dans le B100
réalisées en laboratoire dans le cadre du présent dossier (présentées en annexe de l’étude des
risques sanitaires, partie 5 du présent dossier). En l’absence de données, les valeurs d’émission
ont été fixées égales aux valeurs limites fixées par la réglementation. Dans le cas des métaux
lourds, lorsque ceux-ci n’ont pas été détectés, leur concentration a été prise égale à la limite de
détection.
Il est à noter que si les installations comportent une cuve de pétrodiesel, l’utilisation de ce
carburant n’est prévue qu’en secours, en cas de problème d’approvisionnement en biodiesel. Par
conséquent, seule la combustion de biodiesel a été considérée.
Substances
Concentrations dans les fumées (mg/Nm3)
Concentration maximale
attendue
Valeur limite
d’émission7
Hydrocarbures (HAP) 0,1 0,1
Monoxyde de carbone (CO) 203 250
Oxydes de soufre (SOX) (éq. SO2) 95 120
Oxydes d'azote (NOX) (éq NO2) 190 190
Poussières 7 10
Cadmium (Cd) 0,03
0,05 par métal et 0,1 pour
la somme Mercure (Hg) 0,006
Thallium (Tl) 0,03
Arsenic (As) 0,03
1 Sélénium (Se) 0,6
Tellure (Te) 0,3
Plomb (Pb) 0,6 1
Antimoine (Sb) 0,03
20
Chrome (Cr) 0,06
Cobalt (Co) 0,06
Cuivre (Cu) 0,06
Étain (Sn) 0,3
Manganèse (Mn) 0,06
Nickel (Ni) 0,06
Vanadium (V) 0,06
Zinc (Zn) 0,06
Tableau 14. Concentrations maximales attendues des fumées de combustion des groupes électrogènes
7 Les valeurs limites d’émission sont fixées par l’arrêté du 3 août 2018 relatif aux installations de combustion d’une
puissance thermique nominale totale inférieure à 50 MW soumises à autorisation au titre des rubriques 2910, 2931 ou 3110, dit arrêté « autorisation MCP ».HNOLOGIES
Réf. : 011135-223-DE004-B
Page 108/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
Les fumées de combustion font l’objet d’un traitement à l’urée afin d’en réduire la teneur en
oxydes d’azote (NOX). Le synoptique illustrant le fonctionnement de ce traitement est présenté
page suivante. De plus, un filtre permet de réduire la teneur en particules des fumées en sortie
de cheminée.Caisson
d'interface
vers cheminée
C1 La.
Cheminée
commune
Urée diluée TJ
à 32% _m aus)
(@6evcee
Nourrice de
distribution
solution urée
Génératrice
2
Station de
déminéralisation
Urée solide
Traçage en ligne Réacteur SCR Aérothermes
traitement de gaz
/ \ mm
Groupe électrogène
tin HNOLOGIES
Cuve 150m3
biocombustible
pente 1:50 avec
extraction d'eau
Forage pour
captage d'eau
résiduelle
Cuve journalière 2m3
Réf. : 011135-223-DE004-B
Page 109/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
Figure 59: Schéma du procédé de traitement des fuméesTrès bon
Très bon
Bon
Bon
Moyen
Médiocre
Médiocre
Mauvais
Mauvais
Très
mauvais
Sous-indice
1
10
moyennes
journalières
0 à 6 ug/m3
1-13
14 —- 20
21-27
28 — 34
39 — 41
42 — 49
90 — 64
65 — 79
80 et plus
Echelle PM10 De Echelle S02 | Echelle 03
Moyenne des
Moyenne des maxima horaires
0 à 29
ug/m3
30 — 54
99 — 84
85 — 109
110 — 134
135 — 164
165 -199
200 — 274
275 — 399
400 et plus
bertin TECHNOLOGIES
0 à 39
ug/m3
40 - 79
80 — 119
120 — 159
160 — 199
200 — 249
250 — 299
300 — 399
400 — 499
500 et plus
0 à 29
ug/m3
30 — 54
99 — 79
80 — 104
105 — 129
130 — 149
150 — 179
180 — 209
210 — 239
240 et plus
Réf. : 011135-223-DE004-B
Page 110/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
Rejets diffus
Les rejets diffus sont issus
des émissions provenant des véhicules du personnel et des véhicules d’approvisionnement
du carburant,
de la respiration du stockage de pétrodiesel. Les autres produits stockés sur le site
(OLEO 100, huiles, urée) ne sont pas volatiles.
Les émissions diffuses totales, dont le calcul d’estimation est présenté dans l’évaluation des
risques sanitaires jointe au présent dossier, sont estimées à 1,04 kg/an et 151,8 m3/an environ.
7 .3 .3 .2 . Inc ide n ce s s ur la qua lité de l’a ir
La qualité de l’air ambiant au niveau de la zone d’étude est difficile à estimer car, ainsi que précisé
au paragraphe 5.5.5.1, la station de mesures la plus proche est située à Kourou, soit à plus de
100 km du site d’implantation du projet. De fait, les valeurs obtenues pour cette station ne peuvent
pas être considérées comme représentatives de la zone d’étude.
À défaut de valeurs mesurées sur lesquelles s’appuyer, il est proposé d’évaluer les incidences
du projet sur la qualité de l’air au regard des indices pour la qualité de l’air définis par l’arrêté du
22 juillet 2004.
Figure 60. Échelle de l'indice de la qualité de l'air issue de l'arrêté du 22 juillet 2004 modifié
Les modélisations de dispersion réalisées sur les rejets canalisés permettent d’établir que ces
derniers ne sont pas susceptibles de dégrader la qualité de l’air. En effet, la concentrationConcentrations en NO2
(ug/m3)
M 3,23806
2,87828
EM 2,51849
Bi 2,15871
UE] 1,79892
C1 1,43914
C] 1,07935
M 0719569
CU] 0,359784
EH 0
mètres
bertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 111/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
moyenne en oxydes d’azote, rejetés en plus grande quantité (voir 7.3.3.1), reste inférieure à
3,5 μg/m3, ce qui correspond à l’intervalle d’indice de très bonne qualité de l’air.
Figure 61. Concentrations moyennes en oxydes d’azote dans la zone d’étude
Ces concentrations sont limitées du fait que les groupes électrogènes ne fonctionnent que 3000 h
par an, pour pallier le manque de production d’énergie d’origine photovoltaïque, qui reste le mode
de production privilégié.
Les incidences des rejets canalisés du projet sur la qualité de l’air sont donc limitées.
Les émissions de gaz et de particules d’échappement émises par les véhicules ont un impact
négligeable sur la qualité de l’air. En effet, le projet prévoit de limiter le nombre d’engins circulant
sur le site et l’utilisation de gazole conforme à la réglementation.
Les rejets diffus issus des réservoirs de stockage de pétrodiesel sont émis en quantités
négligeables (à peine 1 kg/an).
Les rejets diffus émis par le projet n’ont donc aucune incidence sur la qualité de l’air de la zone
d’étude.HNOLOGIES
Réf. : 011135-223-DE004-B
Page 112/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
7 .3 .4 . Influe nc e s ur le clima t
La principale cause du réchauffement climatique est le rejet massif de gaz à effet de serre du fait
des activités anthropiques, et en particulier le rejet de dioxyde de carbone (CO2). Ce dernier est
essentiellement émis par la consommation de combustibles fossiles (pétrole, gaz, charbon) pour
produire de l’électricité ou de la chaleur.
La consommation énergétique en Guyane ne cesse d’augmenter du fait de la forte croissance
démographique et de l’amélioration du niveau de vie. L’énergie produite en Guyane provient
majoritairement de l’hydroélectricité (barrage du Petit Saut) et de l’énergie fossile (centrales
thermiques). Cette dernière est coûteuse et contribue au réchauffement climatique en émettant
d’importantes quantités de gaz à effet de serre dans l’atmosphère.
Le projet porté par Albioma, peu émetteur de gaz à effet de serre, contribue donc au
développement d’une énergie plus propre. D’après la base de données de l’ADEME8, un système
photovoltaïque émet entre en moyenne 55 g de CO2 par kWh produit contre 740 g en moyenne
pour une centrale thermique conventionnelle. L’énergie nécessaire à la fabrication d’un système
photovoltaïque est restituée au bout de trois ans d’exploitation environ. Cette durée tend par
ailleurs à décroître, d’une part grâce à l’utilisation pendant la fabrication de procédés et de
matériaux générant moins de CO2, et d’autre part grâce à l’amélioration des rendements et des
recyclages des déchets de fabrication.
Le recours aux groupes électrogènes conduira à une production de CO2 d’origine organique.
D’après la base de données de l’ADEME, et compte tenu du mode d’approvisionnement choisi
par Albioma pour son biocarburant, cette production peut être estimée à 55 g de CO2 par kWh
produit.
Le projet vient limiter le développement des énergies fossiles pour combler le manque de
production d’électricité dans l’Ouest guyanais et a donc un effet positif sur le climat et les
émissions de gaz à effet de serre.
7 .3 .5 . P a y sa ge s
7 .3 .5 .1 . Pha s e tra v a ux
En phase d’aménagement du projet, le montage des installations n'est pas neutre sur le paysage
au niveau des emprises résultantes, l'intervention nécessitant des surfaces au sol notables.
Différents types d’emprises et d’incidences sur le paysage seront concernés :
La mise en place du bâti et des installations photovoltaïques, accompagnée de la création de
voie d’accès et de zone base de vie entraîneront :
le décapage superficielle du terrain ;
un risque d'élargissement par les engins au-delà de l'emprise fixée, entraînant un
piétinement du milieu.
Les lignes électriques seront enfouies et suivront les chemins créés et existants. Elles seront
sans impact visuel paysager.
Les impacts paysagers résultants seront limités et étroitement proportionnés aux processus
d'intervention en phase chantier. Ils concernent le paysage immédiat et se révèlent faibles.
8 https://www.bilans-ges.ademe.frber tin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 113/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
7 .3 .5 .2 . Pha s e d’e x ploita tion
Le projet est susceptible, selon le contexte paysager dans lequel il s’insère, d’être perçu sur des
distances variant de quelques mètres à un maximum de 500 mètres. L’enjeu est de chercher à
intégrer le projet dans son contexte environnemental et paysager dans une logique de
composition.
Figure 62. Visuel d’implantation du projet – Avant/Après [source : 3D vision]“My TECHNOLOGIES
b Réf. : 011135-223-DE004-B Page 114/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
Les paysages du secteur ne présentent pas d’élément remarquable particulier. Aucun élément
de patrimoine protégé ne présente de sensibilité vis-à-vis du projet.
Lors de la mise en place d’un aménagement, de nombreux facteurs vont intervenir sur la
perception visuelle des nouvelles installations, à savoir :
les conditions météorologiques ;
la saison et l’heure d’observation ainsi que les conditions d’ensoleillement ;
l’ouverture visuelle du site d’accueil (relief, élément(s) écran(s),
les formes existantes dans le paysage ou lignes de structures, …) ;
la covisibilité avec les axes de passages et zones de vie.
Au regard du contexte d’implantation du projet, l’absence de reliefs et la couverture boisée autour
du site d’implantation du projet font que l’émergence visuelle du projet est très limitée (voir
illustrations présentées ci-après) :
Il n’y a pas de vues éloignées (entre 5 et 0,5 km) ;
Les vues potentielles sur le projet seront donc très ponctuelles et partielles, elles concernent :
Depuis la RN1, les vues seront localisées au niveau des zones de trouées de la
végétation qui longent cet axe. Au niveau de l’entrée nord du parc, le visuel sera quasi
identique avec un portail marquant l’entrée du site. La seule différence est la présence
discrète des panneaux photovoltaïques en arrière-plan (voir photomontage 1 présenté
ci-après) ;
Les secteurs habités et/ou fréquentés ne sont que très peu sous l’emprise visuelle du
projet.
Depuis la ferme qui jouxte le projet : le projet est masqué par des cordons boisés
présents sur plusieurs plans :
Figure 63. Vue depuis la ferme [source : photographie Sima-Pecat]bertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 115/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
Depuis le hameau en bordure de la RN1 : le projet est en retrait de la RN1 et un
cordon végétal limite les vues sur le site (voir photomontage 2 présenté ci-après).
Depuis la route de Dégrad Florian, bordée de boisements, le projet sera perçu furtivement
à la faveur des accès du projet en lien avec cette voie :
Le long de la route, les boisements dressent un mur visuel empêchant les vues sur
le site :
Figure 64. Vue depuis la jonction entre la RN1 et la route Dégrad Florian [source : photographie Biotope]
Figure 65. Vue depuis la route Dégrad Florian [source : photographie Biotope]
Au niveau des abords du site : les seules vues sur les installations sont possibles au
niveau des accès et en bordure des clôtures en pénétrant sur les parcelles agricoles
(voir photomontage 3 présenté ci-après).Organisation du projet et points de photomontages @ ) ALBIOMA
Centrale agriphotovoltaïque de Mana
_e Emplacement des photomontages
| Organisation du projet
EM Bâti
--- Clôture
[7] Panneaux
CL] Voies internes
Vue depuis l'entrée nord
_ dû site
=.
p F Vue sur les bâtiments. à industriels
Vue depuis la RN
aux abords d'une
zoné!habitée
© ALBIOMA - Tous droits réservés - Sources : fonds : OrthoRGFG95-UTM22NGSD3.5cm ; cartographie : ©Biotope (2020)
bertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 116/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
Figure 66. Localisation des photomontages [source : Biotope, 2020]bertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 117/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
Figure 67. Photomontage 1 – depuis l’entrée nord du site [source : 3D vision]DJ9528
bertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 118/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
Figure 68. Photomontage 2 – depuis la RN1 [source : 3D vision]j PM,
L) _ ii
ji
4 T
bertin my" TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 119/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
Figure 69. Photomontage 3 – Vue sur les bâtiments industriels [source : 3D vision]bertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 120/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
7.4. Incidences sur le milieu naturel
La description des effets du projet sur le milieu naturel fait l’objet d’une étude spécifique présentée
en Annexe 3 ; il conviendra de s’y référer pour davantage de précisions. Une synthèse de cette
étude est proposée dans ce paragraphe.
7 .4 .1 . Zona ge s d’inv e nta ire e t rè gle me nta ire
Le projet de centrale photovoltaïque n’intéresse le périmètre d’aucun zonage réglementaire en
lien avec les milieux naturels. Il ne se caractérise pas par un lien fonctionnel particulier avec ces
derniers. L’installation de la centrale photovoltaïque n’aura pas d’impact sur ces éléments.
Le projet est localisé au niveau de la ZNIEFF de type 2 - Forêt d’Organabo et zone du palmier à
huile américain. Toutefois le projet prend place au niveau de prairies qui ne sont pas
représentatives de cette ZNIEFF. L’implantation est prévue en dehors des zones forestières.
Il est considéré que le projet n’induit pas d’effet négatif sur les zonages naturels du secteur.
7 .4 .2 . P ha s e de trav a ux
7 .4 .2 .1 . De s truc tion ou dé gra da tion phy sique de s ha bita ts na ture ls
e t ha bita ts d’e s pè c es
Cet effet résulte de l’emprise du parc ainsi que des emprises temporaires supplémentaires
nécessaires aux travaux (zones de stockage du matériel et des engins, zones de circulation des
engins de chantier : accès au chantier, stockage du matériel, mise en place des clôtures, etc.)
sur les habitats naturels, les éventuelles zones de reproduction, territoires de chasse, zones de
transit, du développement des espèces exotiques envahissantes …
Le diagnostic écologique a révélé que les habitats présentant les enjeux de conservation les plus
importants étaient les zones forestières, qu’elles soient dégradées ou non. L’emprise finale
retenue n’est donc pas prévue au niveau de ces habitats et se concentre en quasi-totalité (99 %)
dans les pâturages dégradés. Ceux-ci ne seront d’ailleurs pas détruits, puisque l’un des objectifs
du projet est de maintenir l’élevage sous les panneaux photovoltaïques. L’impact du projet sur
cet habitat est donc faible.
Les zones humides sont très faiblement impactées car elles ont volontairement été exclues de
l’emprise du projet : les zones de bas-fond sont préservées, les continuités hydrauliques seront
maintenues, l’utilisation de cheminements existants est privilégiée quand cela est possible. Les
zones humides sont plus particulièrement concernées par :
la traversée de 3 chemins internes dont un est déjà existant. Les nouveaux cheminements
représentent une surface de 400 m² en zones humides et ne constitueront pas de véritables
imperméabilisations, le revêtement prévu étant perméable. Ainsi, les eaux météoriques et de
ruissellement pourront passer au travers des pistes et être restituées au sol.
une petite surface de panneaux photovoltaïques (1 800 m²), qui ne constituent pas une
surface imperméabilisée : il s’agit d’une surface aérienne sur laquelle l’eau ruissellera pour
s’écouler sur les bords. Les panneaux sont espacés et permettent ainsi l’infiltration de l’eau
de pluie dans le sol. La seule emprise durable des structures photovoltaïques est celle des
pieux qui sont toutefois de très faible emprise, et ponctuellement répartis.
plusieurs linéaires de clôtures, dont l’emprise sera très faible.Impact d'emprise du projet sur le milieu naturel r@ ] ALBIOMA Centrale 2 de Mana
Zones à enjeux Herpetofaune
BE Zones boisées Déterminante de ZNIEFF + Avifaune
EN Zones humides Trachéophytes -_ Mammalofaune |
Point d'observation faune/flore *_lchtyofaune À Nidification
[e] Po avec son habitat Batrachofaune
%We
(n
© ALBIOMA - Tous droits réservés - Sources : fonds : OrthoRGF G95- UTM22NGSD3.5cm ; cartographie : Ciotope ((2020)
bertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 121/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
La réflexion du projet a tenu compte des zones humides en limitant grandement son emprise sur
ces habitats. Elle a notamment permis de préserver celles qui présentent le plus grand intérêt en
termes de biodiversité. L’impact sur les zones humides est donc jugé faible.
Une petite partie du projet (2200 m²) prend place sur des habitats humides sans impliquer leur
imperméabilisation.
Figure 70. Impact d’emprise [source : Biotope]bertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 122/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
7 .4 .2 .2 . De s truc tion de s indiv idus
Cet effet résulte des activités pendant la phase de chantier, que ce soit par collision avec les
engins de chantier ou par piétinement.
L’ensemble des espèces végétales patrimoniales a été évité lors de la conception du plan
d’implantation du projet. Le projet n’aura donc aucun impact sur ces espèces.
Pour les oiseaux, cet effet est particulièrement important en période de reproduction à cause de
la présence de jeunes non volants. En effet, les adultes conservent une capacité de fuite
importante. Par ailleurs, ce risque ne concerne pas les rapaces fréquentant l’aire d’étude pour
leur alimentation. En effet, étant farouches, ceux-ci ne s’approchent pas d’une zone d’activité et
en présence de bruit vont se reporter sur les milieux naturels alentours.
De la même manière, pour les mammifères et les insectes, cet effet est le plus important en
période de reproduction.
Pour les amphibiens, cet effet est également fort en période de migration vers les sites de
reproduction et en période mobilité du fait de la circulation des engins.
Le risque le plus notable au niveau du site de Laussat sera pour le Crapaud granuleux (Rhinella
merianae). La circulation des engins de chantier pendant la phase travaux pourrait entraîner un
risque de mortalité du crapaud selon le calendrier envisagé. Toutefois, l’espèce étant abondante
localement cette mortalité ne devrait pas affecter l’ensemble de la population présente sur le site.
Compte tenu du risque de destruction d’espèces protégées présentes sur le site d’implantation
du projet, un dossier de demande de dérogation à l’interdiction de destruction d’espèces
protégées a été élaboré ; il est présenté en Annexe 4.
7 .4 .2 .3 . Alté ra tion bioc himique de s milie ux
Il s’agit notamment des risques d’effets par pollution des milieux lors des travaux, inhérent à
l’intervention d’engins de chantier. Il peut s’agir de pollutions accidentelles par polluants
chimiques ou par apport de matières en suspension (poussières, émissions de gaz
d’échappement) notamment lors des travaux de terrassement ou même lors de la circulation des
engins. Des mesures de prévention et de traitement des pollutions sont prévues sur le chantier.
7 .4 .2 .4 . Pe rturba tion
Il s’agit d’un effet par dérangement de la faune lors des travaux (perturbations sonores ou
visuelles).
Le déplacement et l’action des engins entraînent des vibrations, du bruit ou des perturbations
visuelles (mouvements, reflets de lumière artificielle) pouvant présenter des nuisances pour des
espèces faunistiques (oiseaux, petits mammifères, reptiles, etc.).
Pour les oiseaux, l’incidence du dérangement sera plus forte au moment de couvaisons et de
nourrissage des jeunes poussins. Un dérangement important durant cette période peut entraîner
l’abandon du nid par les parents et la mort des poussins. Ce risque concerne l’ensemble des
espèces susceptibles de nicher sur le site mais également celles disposant d’habitats de
reproduction aux abords de la zone de projet. Cet impact concerne tout particulièrement le
Macagua rieur qui niche au sein du site. Selon la période à laquelle sont prévus les travaux,
l’incidence peut être notable. En l’absence de mesure d’évitement, le projet pourrait avoir un effet
important sur le bon déroulement de son cycle biologique.bertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 123/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
7 .4 .3 . P ha s e d’e x ploita tion
7 .4 .3 .1 . De s truc tion ou dé gra da tion phy sique de s ha bita ts na ture ls
e t ha bita ts d’e s pè c es
Cet effet résulte de l’entretien des milieux associés au projet, notamment les espaces ouverts
des inter-rangées des panneaux photovoltaïques. L’entretien prévu sera dans la continuité de ce
qui se pratique actuellement, la poursuite du pâturage. Il n’est donc pas à attendre d’effets
supplémentaires.
7 .4 .3 .2 . De s truc tion de s indiv idus
Il s’agit d’un effet par collision d’individus de faune avec les véhicules des techniciens lors des
entretiens. Au regard de l’activité agricole préexistante et de la biodiversité répertoriée, le
maintien des espèces sur le site n’est pas incompatible avec la présence des nouvelles
installations, surtout que celles-ci sont prévues dans des secteurs présentant le moins d’intérêt
pour la biodiversité.
7 .4 .3 .3 . Alté ra tion bioc himique de s milie ux
Il s’agit notamment des risques d’effets par pollution des milieux lors du fonctionnement des
installations et de l’entretien du parc. Il peut s’agir de pollutions accidentelles par polluants
chimiques ou par apports de matières en suspension (gaz d’échappement des véhicules).
La mise en œuvre du projet ne prévoit pas de rejet direct dans les eaux de surface. Des kits sont
également prévus afin de contenir tout déversement éventuel en cas de fuite de carburant et par
conséquent d’empêcher le ruissellement de produits vers les eaux de surface.
7 .4 .3 .4 . Pe rturba tion
Il s’agit d’un effet par dérangement de la faune (perturbations sonores ou visuelles) du fait de :
L’entretien du site (circulation des engins des techniciens), à noter cependant que le contexte
est déjà anthropisé et connaît des circulations.
Des aménagements en eux-mêmes :
Effets optiques des panneaux photovoltaïques (miroitements, reflets sur les surfaces des
modules et formation de lumière polarisée due à la réflexion)
Les panneaux sont traités anti-reflets, de manière à limiter au maximum leur luminosité.
De plus, les observations des comportements de l’avifaune ont révélé que les modules
solaires pouvaient servir de poste d’affût ou d’observation. Il n’y a aucun indice de
perturbation des oiseaux par des miroitements ou des éblouissements.
Pollution lumineuse : les éclairages artificiels extérieurs nocturnes peuvent perturber les
cycles biologiques de certaines espèces, notamment de chiroptères, d’oiseaux et
d’insectes par un effet d’attractivité ou de répulsion selon les cas.
Le site en activité ne nécessite pas d’éclairage fort. Seuls les locaux techniques seront
éclairés, et ce, uniquement lors des interventions de maintenance. En fonctionnement
normal du parc, aucun éclairage n’est prévu. Le dispositif anti-intrusion ne nécessite pas
de lumière visible.bertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 124/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
Bruit et vibrations : les principales nuisances sonores sont répertoriées au niveau des
installations électriques de type onduleurs et transformateurs ainsi que des batteries de
stockage et leur système de refroidissement. Ces sources de bruit sont toutefois
localisées à l’intérieur de conteneurs ou de bâti.
7 .4 .3 .5 . Dé gra da tion de s fonc tionna lité s é cologique s
Cet effet concerne la rupture des corridors écologiques et la fragmentation des habitats liées à
l’emprise du projet de parc, qui sera par ailleurs clôturé.
Les zones humides qui constituent les principaux supports de biodiversité sont peu impactées
par le projet, les continuités hydrauliques seront préservées.
Concernant les déplacements de la faune, les clôtures des différentes entités seront équipées de
passages facilitant le transit de la faune.
7.5. Incidences sur la santé humaine
Pour une meilleure lisibilité, l’évaluation des risques sanitaires fait l’objet d’un document séparé
et indépendant auquel il convient de se référer (partie 5 du présent dossier).
Le déploiement de la méthodologie de l’INERIS permet de conclure à l’absence de risque
sanitaire pour les populations riveraines sur toute la durée d’exploitation du projet.HNOLOGIES
Réf. : 011135-223-DE004-B
Page 125/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
7.6. Incidences transverses
7 .6 .1 . Utilis a tion ra tionne lle de l’é nergie e t de s re s s ources
na ture lles
7 .6 .1 .1 . Utilis a tion de l’éne rgie
Phase travaux
La consommation d'énergie au cours de la phase de chantier sera limitée à l'utilisation de fioul
pour le fonctionnement de certains engins de chantier et à l'électricité pour l’éclairage d’appoint
des zones de travaux. Les groupes électrogènes et les compresseurs éventuels seront apportés
par les entreprises extérieures pour la production d’énergie.
Phase exploitation
En exploitation, le fonctionnement de la centrale nécessite l’utilisation d’électricité pour les utilités,
notamment la base vie, les pompes et l’unité de traitement des fumées. Cette source d’énergie
sera disponible en autoconsommation et demeure limitée. La puissance soutirée au réseau sera
au maximum de 200 kW. Cette puissance soutirée est contrebalancée par la puissance injectée,
soit 10 MW.
L’effet du projet est positif en termes d’utilisation d’énergie.
7 .6 .1 .2 . Utilis a tion des re s s ource s na turell e s
L’incidence du projet sur les ressources naturelles portent sur l’excavation des sols, traitée au
chapitre 7.3.1, et sur l’utilisation de la ressource en eau, traitée au chapitre 7.1.6.
Le projet a également une incidence sur les ressources naturelles liées à l’utilisation de biodiesel.
Ce biocarburant synthétique liquide est obtenu à partir de biomasse, c’est-à-dire à partir de
matières organiques végétales ou animales, donc sans aucun produit pétrolier d’origine fossile.
Il peut se substituer, en mélange ou non, au pétrodiesel dans les moteurs diesel. Il porte la
dénomination B2 lorsqu’il est en mélange à 2% avec du diesel, B7 pour un mélange à 7%,
jusqu’au B100 lorsqu’il est utilisé seul.
Le biodiesel est majoritairement produit à partir d’huile de colza en Europe, de soja en Amérique
ou d’huile de palme en Asie. Après pressage, la fraction solide, appelée tourteau, est valorisée
en alimentation animale car elle est riche en protéines. L’huile extraite subit un procédé de
transestérification pour être transformée en ester méthylique d’acide gras (EMAG, ou FAME en
anglais), c’est à dire en biodiesel. Coproduite lors de cette réaction, la glycérine est valorisée
auprès des industries pharmaceutiques, cosmétiques et chimiques.
Le biodiesel peut également être produit à partir d’huiles usagées de cuisson et porte dans ce
cas la dénomination UCOME (Used Cooking Oil Methyl Ester). Ce procédé permet, à travers un
mécanisme d’économie circulaire, de valoriser des déchets de la restauration et des industries
agroalimentaires. Cependant, il est économiquement plus coûteux et plus contraignant d’un point
de vue réglementaire puisqu’il implique notamment une procédure de sortie du statut de déchets.
Dans le cadre du projet porté par Albioma, l’utilisation d’huile de palme a été exclue pour des
raisons de durabilité et de légalité d’exploitation de la ressource.
Le biodiesel utilisé dans le cadre du projet est du B100 de type EMAG suivant la norme EN 14214.
Il constitue une source d’énergie renouvelable et écologique. Ce choix permet égalementHNOLOGIES
Réf. : 011135-223-DE004-B
Page 126/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
d’accéder à un marché international de « commodité » et de diversifier ainsi les sources
d’approvisionnement, dans une logique de gestion des risques et de mise en concurrence des
fournisseurs.
Ainsi, les incidences du projet sur l’utilisation des ressources naturelles sont limitées.
7 .6 .2 . Ge s tion des dé c he ts
Phase travaux
Lors de la phase chantier, la production de déchets sera limitée autant que possible à la source,
notamment par l’utilisation d’éléments préfabriqués ou recyclables. Les matériaux sont évacués
vers des filières de valorisation ou le cas échéant des dépôts définitifs :
les déchets non dangereux (bois, cartons, papiers, résidus métalliques) issus du chantier
sont triés, collectés et récupérés pour être envoyés vers les filières de recyclage adéquates.
les déchets dangereux (déchets d’exploitation, déchets sanitaires) générés sont rassemblés
dans des containers étanches et évacués par une entreprise agréée vers un site de
traitement autorisé.
Conformément à la réglementation, aucun déchet n’est brûlé sur place.
Pour minimiser la gestion des centres de stockage communs à toutes les entreprises, les
entrepreneurs implantent la zone de déchetterie attenant à la base vie/travaux, permettant de
limiter au maximum l’emprise de la zone de chantier et d’en faciliter la surveillance.
Le chantier prévoit la mise à disposition de bennes, le tri sélectif et l’évacuation vers un centre de
revalorisation. Le site est remis en état à la fin du chantier.
Phase exploitation
Lors de la phase d’exploitation, peu de déchets seront générés :
les panneaux solaires ont une durée de vie garantie de 25 ans. Néanmoins, lorsque certains
sont hors service, ils sont renvoyés vers les filières adaptées, pour recyclage et traitement
des éventuels matériaux et substances nocives. Albioma s’engage à les stocker de manière
respectueuse de l’environnement en attendant le renvoi vers le fournisseur. Pour cela les
panneaux seront démontés au dernier moment afin d’éviter une période de stockage trop
importante. Ils seront stockés de manière à éviter toute casse et dissémination de fragments
potentiellement polluants.
les batteries sont remises à niveau au bout de 10 ans, avec recours à une filière de recyclage
adaptée.
les résidus de filtration et de potabilisation des eaux de consommation courante. Le volume
est négligeable, de l’ordre de quelques kilogrammes par an.
les résidus d’épuration de l’eau industrielle : leur production est estimée à 500 kg/an évacuée
par camion.
quelques déchets végétaux lors de l’entretien du site. Ceux-ci seront évacués vers un lieu de
traitement conforme à la réglementation de type plate-forme de compostage de déchets
végétaux et assimilés, en vue de leur valorisation.
L’impact sur la gestion de déchet est donc faible, l’exploitation du parc photovoltaïque étant très
peu génératrice de déchets de par son mode intrinsèque de fonctionnement.TECHNOLOGIES
Réf. : 011135-223-DE004-B
Page 127/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
7.7. Synthèse et hiérarchisation des incidences
Les tableaux présentés ci-après résument les caractéristiques du projet vis-à-vis des
compartiments environnementaux et l’ampleur des modifications induites. Ils permettent
d’identifier, en fonction de la sensibilité des compartiments (voir chapitre 5.7), l’importance des
effets du projet sur l’environnement. Les critères utilisés s’appuient sur les exemples proposés
par la Commission européenne.
Critère 1 : intensité et direction
Description Échelle d’intensité proposée
Dimension physique du projet,
indique si les changements sont
positifs ou négatifs
Très élevée : le projet a un effet extrêmement bénéfique sur
l’environnement ou sur la société
Élevée : le projet a un effet très bénéfique sur l’environnement
ou sur la société
Modérée : le projet a un effet bénéfique manifeste sur
l’environnement ou sur la société
Faible : le projet a un effet positif observable mais les
changements sur l’environnement ou la société sont faibles
Pas d’effet : le projet a un effet si faible qu’il n’implique aucun
changement concret. Les effets sont négligeables.
Faible : le projet a un effet néfaste observable mais les
changements sur l’environnement ou la société sont faibles
Modérée : le projet a un effet néfaste manifeste sur
l’environnement ou sur la société
Élevée : le projet a un effet très néfaste sur l’environnement ou
sur la société
Très élevée : le projet a un effet extrêmement néfaste sur
l’environnement ou sur la société
Tableau 15. Échelle d’intensité proposée pour le critère « Intensité et direction »ee
Réf. : 011135-223-DE004-B
Page 128/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
Critère 2 : portée
Description Échelle d’intensité proposée
Étendue spatiale de la zone
d’effet du projet, ou la portée des
effets observables
Très élevée : les effets du projet peuvent être perçus sur
plusieurs régions et peuvent dépasser les frontières nationales
(portée moyenne > 100 km)
Élevée : les effets du projet peuvent être perçus sur une bonne
partie de la région (portée moyenne comprise entre 10 et
100 km)
Modérée : les effets du projet peuvent être perçus sur le
territoire communal (portée moyenne comprise entre 1 et
10 km)
Faible : les effets sont circonscrits à la proximité immédiate de
la zone de mise en œuvre du projet (portée moyenne < 1 km)
Tableau 16. Échelle d’intensité proposée pour le critère « Portée »
Critère 3 : durée
Description Échelle d’intensité proposée
Temps durant lequel les effets du
projet sont observables
Très élevée : l’effet est permanent et la zone affectée ne se
rétablira pas une fois le projet déconstruit
Élevée : l’effet dure plusieurs années et la zone affectée se
rétablira une fois le projet déconstruit
Modérée : l’effet dure une à plusieurs années mais
n’occasionne pas de dommages importants ; concerne
également les effets de longue durée s’ils ne sont pas
constants et n’apparaissent qu’à des périodes où ils causent
peu de perturbations
Faible : l’effet est ponctuel et dure moins d’un an ; concerne
également les effets de durée modérée s’ils ne sont pas
constants et n’apparaissent qu’à des périodes où ils causent
peu de perturbations
Tableau 17. Échelle d’intensité proposée pour le critère « Durée »
L’ampleur globale des changements dus au projet dérive de l’intensité, pondérée par la portée et
la durée.
L’importance des incidences du projet peut être évaluée en fonction de l’ampleur globale et de la
sensibilité de l’environnement récepteur, suivant la matrice ci-aprèsRéf. : 011135-223-DE004-B
Page 129/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
Sensibilité
du milieu
Ampleur globale des changements dus au projet
Très élevée Élevée Modérée Faible Pas d’effet Faible Modérée Élevée Très élevée
Faible Élevée* Modérée* Faible Faible Pas d’effet Faible Faible Modérée* Élevée*
Modérée Élevée Élevée Modérée Faible Pas d’effet Faible Modérée Élevée Élevée
Élevée Très élevée Élevée Élevée Modérée* Pas d’effet Modérée* Élevée Élevée Très élevée
Très élevée Très élevée Très élevée Élevée Élevée* Pas d’effet Élevée* Élevée Très élevée Très élevée
* Ce critère peut être d’un cran inférieur si la sensibilité ou l’ampleur des changements est en limite basse de sa classification.
Tableau 18. Matrice d’évaluation de l’importance des incidences du projetbertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 130/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
7 .7 .1 . S y nthè s e de s inc ide nc e s e n phas e c ha ntie r
7 .7 .1 .1 . Env ironne me nt huma in
Thème Caractéristiques du projet Sensibilité Ampleur des changements Importance
des incidences Intensité Portée Durée Globale
Populations
permanentes et
temporaires
Génération de nuisances et d’effluents
peu perceptibles par les riverains
Recours à de nombreuses personnes
durant la phase chantier
Modérée Faible Modérée Faible Faible Faible
Activités
industrielles
Pas d’effet négatif notable sur les
activités industrielles voisines
Dynamique locale du fait de l’emploi
d’une centaine de personnes durant le
chantier
Faible Faible Modérée Faible Faible Faible
Activités agricoles
Effets négatifs temporaires liés à la
restriction d’accès des aires de
pâturage durant les travaux
Modérée Faible Faible Faible Faible Faible
Voies de
communication
Recours à environ 500 camions sur la
durée du chantier, avec un pic estimé à
100 camions sur un mois
Trafic peu significatif sur la RN1
(environ 2500 PL/j), important pour la
route du Dégrad Florian mais ne nuit
pas à son usage actuel (exploitation
forestière)
Faible Faible Faible Faible Faible Faible
Bruit et vibrations
Nuisances sonores uniquement en
journée
Pas d’émission de vibrations
Faible Faible Faible Faible Faible FaibleRéf. : 011135-223-DE004-B
Page 131/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
Thème Caractéristiques du projet Sensibilité Ampleur des changements Importance
des incidences Intensité Portée Durée Globale
Environnement
lumineux
Travaux uniquement en journée, pas
d’éclairage nécessaire Modérée Pas d’effet - - Pas d’effet Pas d’effet
Usages de l’eau
Pas d’augmentation des
consommations ni de production de
rejets susceptibles d’avoir un effet
significatif sur les usages de l’eau dans
la zone d’étude
Modérée Faible Modérée Faible Faible Faible
Patrimoine culturel
et archéologique
Le projet est localisé dans un secteur
identifié comme d’intérêt, un diagnostic
archéologique est prévu, des fouilles
archéologiques auront lieu si elles
s’avèrent nécessaires.
Toute les mesures seront ainsi prises
pour identifier et préserver d’éventuels
vestiges d’intérêt.
Modérée Faible Faible Faible Faible Faible
Tableau 19. Synthèse des incidences du projet sur l'environnement humain en phase chantier
7 .7 .1 .2 . Env ironne me nt aqua tiqu e
Thème Caractéristiques du projet Sensibilité Ampleur des changements Importance des
incidences Intensité Portée Durée Globale
Eaux de surface Pas de prélèvements ni de rejets directs dans les eaux de surface Élevée Pas d’effet - - Pas d’effet Pas d’effet
Tableau 20. Synthèse des incidences du projet sur l’environnement aquatique en phase chantierRéf. : 011135-223-DE004-B
Page 132/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
7 .7 .1 .3 . Env ironne me nt terre s tre
Thème Caractéristiques du projet Sensibilité Ampleur des changements Importance
des incidences Intensité Portée Durée Globale
Sols et sous-sols
Pas de terrassement ni de nivellement
d’ampleur du terrain d’implantation
Modelage ponctuel du terrain
Coulage de béton pour les fondations
Modérée Faible Faible Modérée Faible Faible
Eaux
souterraines
Forage
Prélèvements d’environ 500 m3 sur la durée du
chantier
Élevée Faible Faible Modérée Faible Faible
Climat Recours à des engins thermiques pour la réalisation des travaux Modérée Faible Faible Faible Faible Faible
Qualité de l’air Émissions diffuses de gaz d’échappement et de poussières Modérée Faible Faible Faible Faible Faible
Paysages Modification temporaire du paysage liée à la phase de travaux Faible Faible Faible Faible Faible Faible
Tableau 21. Synthèse des incidences du projet sur l'environnement terrestre en phase chantierbertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 133/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
7 .7 .1 .4 . Env ironne me nt na ture l
Thème Caractéristiques du projet Sensibilité
Ampleur des changements Importance
des
incidences Intensité Portée Durée Globale
Espaces naturels
remarquables
Pas d’atteintes aux espaces
réglementées localisées
hors site et sans lien
fonctionnel avec ceux-ci.
Projet dans ZNIEFF de type
2 mais habitat en présence
non représentatif de la
ZNIEFF.
Modérée Pas d’effet - - Pas d’effet Pas d’effet
Espèces protégées et
d’enjeu patrimonial
Destruction ou dégradation
physique des habitats
naturels et habitats
d’espèces
Élevée (au
niveau
des zones
humides
et
boisées)
Faible Faible Modérée Faible Faible
Destruction des individus
Modérée
(Crapaud
granuleux selon
calendrier
envisagé)
Faible Faible Modérée
Modérée
sans
calendrier
adapté
Altération biochimique des
milieux Faible Faible Faible Faible Faible
Perturbation
Élevée
(Macagua rieur,
selon calendrier
envisagé)
Faible Modérée Élevée
Élevée sans
calendrier
adapté
Tableau 22. Synthèse des incidences du projet sur l’environnement naturel en phase chantierRéf. : 011135-223-DE004-B
Page 134/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
7 .7 .1 .5 . T hè me s tra ns v erse s
Thème Caractéristiques du projet Ampleur des changements
Intensité Portée Durée Globale
Utilisation de
l’énergie et des
ressources naturelles
Utilisation de fioul pour les engins thermiques
Utilisation d’eau pour usage sanitaire Faible Faible Faible Faible
Gestion des déchets
Limitation de la quantité produite grâce à l’utilisation
préférentielle d’éléments préfabriqués ou recyclables
Tri à la source, valorisation des déchets produits
Faible Faible Faible Faible
Tableau 23. Synthèse des incidences du projet sur les thèmes transverses en phase chantierbertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 135/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
7 .7 .2 . S y nthè s e e n phase e x ploita tion
7 .7 .2 .1 . Env ironne me nt huma in
Thème Caractéristiques du projet Sensibilité Ampleur des changements Importance
des incidences Intensité Portée Durée Globale
Populations
permanentes et
temporaires
Génération de nuisances et d’effluents
peu perceptibles par les riverains
Recours à peu de personnes durant la
phase d’exploitation
Modérée Faible Modérée Modérée Faible Faible
Activités
industrielles
Pas d’effet notable sur les activités
industrielles voisines Faible Pas d’effet - - Pas d’effet Pas d’effet
Activités agricoles Amélioration des conditions d’exploitation pour l’élevage bovin Modérée Modérée Faible Élevée Modérée Modérée
Santé humaine
Pas d’effet négatif notable sur la santé
des riverains sur toute la durée
d’exploitation
Élevée Pas d’effet - - Pas d’effet Pas d’effet
Voies de
communication
Peu de circulation, effets négligeables
sur le trafic routier Faible Pas d’effet - - Pas d’effet Pas d’effet
Bruit et vibrations Pas de bruit perceptible au-delà des limites de propriété Faible Pas d’effet - - Pas d’effet Pas d’effet
Environnement
lumineux
Éclairage uniquement lors des
opérations de maintenance Modérée Faible Faible Faible Faible Faible
Usages de l’eau
Consommations pour l’eau potable,
sanitaire et industrielle (total :
1000 m3/an)
Pas de remise en cause des usages
existants
Modérée Faible Faible Faible Faible FaibleRéf. : 011135-223-DE004-B
Page 136/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
Thème Caractéristiques du projet Sensibilité Ampleur des changements Importance
des incidences Intensité Portée Durée Globale
Patrimoine culturel
et archéologique
Aucune incidence particulière sur le
patrimoine n’est attendu en phase
d’exploitation.
Modérée Pas d’effet - - Pas d’effet Pas d’effet
Tableau 24. Synthèse des incidences du projet sur l'environnement humain en phase exploitation
7 .7 .2 .2 . Env ironne me nt aqua tique
Thème Caractéristiques du projet Sensibilité Ampleur des changements Importance des
incidences Intensité Portée Durée Globale
Eaux de surface Pas de prélèvements ni de rejets directs dans les eaux de surface Élevée Pas d’effet - - Pas d’effet Pas d’effet
Tableau 25. Synthèse des incidences du projet sur l’environnement aquatique en phase exploitation
7 .7 .2 .3 . Env ironne me nt terre s tre
Thème Caractéristiques du projet Sensibilité Ampleur des changements Importance des
incidences Intensité Portée Durée Globale
Sols et sous-sols
Imperméabilisation des sols uniquement sur le
bâti, peu de modifications sur le ruissellement
des eaux pluviales à l’échelle du bassin
versant (panneaux mobiles)
Voies de circulation internes aménagées pour
laisser passer les écoulements
Modérée Faible Faible Élevée Faible Faible
Eaux souterraines Consommations d’eau limitées Traitement des eaux avant infiltration Élevée Faible Faible Élevée Faible FaibleRéf. : 011135-223-DE004-B
Page 137/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
Thème Caractéristiques du projet Sensibilité Ampleur des changements Importance des
incidences Intensité Portée Durée Globale
Climat
Production d’énergie d’origine principalement
photovoltaïque pendant 25 à 30 ans
Faibles émissions de gaz à effet de serre du
fait des groupes électrogènes
Modérée Modérée Modérée Élevée Modérée Modérée
Qualité de l’air Pas d’effet sur la qualité de l’air Modérée Pas d’effet - - Pas d’effet Pas d’effet
Paysages Modification ponctuelle de certaines vues Faible Faible Faible Élevée Faible Faible
Tableau 26. Synthèse des incidences du projet sur l'environnement terrestre en phase exploitationbertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 138/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
7 .7 .2 .4 . Env ironne me nt na ture l
Thème Caractéristiques du projet Sensibilité
Ampleur des changements Importance
des
incidences Intensité Portée Durée Globale
Espaces naturels
remarquables
Pas d’atteintes aux espaces
réglementées localisées
hors site et sans lien
fonctionnel avec ceux-ci.
Projet dans ZNIEFF de type
2 mais habitat en présence
non représentatif de la
ZNIEFF.
Modérée Pas d’effet - - Pas d’effet Pas d’effet
Espèces protégées et
d’enjeu patrimonial
Destruction ou dégradation
physique des habitats
naturels et habitats
d’espèces Élevée (au
niveau des
zones
humides et
boisées)
Pas d’effet - - Pas d’effet Pas d’effet
Destruction des individus Pas d’effet - - Pas d’effet Pas d’effet
Altération biochimique des
milieux Faible Faible Faible Faible Faible
Perturbation Faible Faible Modérée Faible Faible
Dégradation des
fonctionnalités écologiques Faible Faible Modérée Faible Faible
Tableau 27. Synthèse des incidences du projet sur l’environnement naturel en phase exploitationHNOLOGIES
Réf. : 011135-223-DE004-B
Page 139/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
7 .7 .2 .5 . T hè me s tra ns v erse s
Thème Caractéristiques du projet Ampleur des changements
Intensité Portée Durée Globale
Utilisation de
l’énergie et des
ressources naturelles
Énergie injectée très supérieure à l’énergie
autoconsommée
Faible consommation en eau, excavation modérée de sols
Biodiesel issu de sources renouvelables
Modérée Modérée Élevée Modérée
Gestion des déchets
Production de déchets essentiellement solides (résidus de
filtration) et déchets verts, en faibles quantités
Batteries à changer deux fois sur la durée de l’exploitation
Déchets d’abord orientés vers le recyclage et la valorisation
Faible Faible Modérée Faible
Tableau 28. Synthèse des incidences du projet sur les thèmes transverses en phase exploitationHNOLOGIES
Réf. : 011135-223-DE004-B
Page 140/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
8. VULNÉRABILITÉ AU CHANGEMENT CLIMATIQUE
Le changement climatique se traduit par une augmentation de la température moyenne à la
surface de la terre et par la survenue de événements météorologiques marqués dont le caractère
incertain les différencie des risques naturels majeurs, auxquels il est aujourd’hui possible
d’associer fréquences et probabilités d’apparition. En Guyane, les effets constatés et prévus sont
les suivants :
une hausse des températures moyennes (+ 1,36 °C entre 1955 et 2009), avec une
augmentation plus marquée au cours de la saison sèche et du petit été en mars. Les modèles
testés par Météo France montrent une augmentation des températures maximales
supérieure à 1 °C quel que soit le scénario à l’horizon 2050-2070 ;
des périodes de sécheresse plus importantes et des épisodes de précipitations extrêmes
plus intenses et plus fréquents ;
une baisse potentielle de la qualité de l’air en raison de l’apport plus important de poussières
provenant du Sahara (désertification en hausse) ;
une augmentation du niveau de la mer (+ 3,5 mm/an entre 1993 et 2012).
Ces facteurs sont susceptibles d’amplifier les risques naturels de type inondation, glissement de
terrain, érosion ou submersion marine.
La vulnérabilité au changement climatique se traduit par l’importance des préjudices que les
éléments d’un projet (comme les équipements, le personnel ou le site d’implantation) peuvent
subir du fait du changement climatique, ce qui inclut le réchauffement moyen du climat et
l’apparition de phénomènes extrêmes.
Le projet n’est pas vulnérable aux hausses de température ni aux risques de sécheresse ; l’ombre
qu’il apporte aux pâturages contribue au contraire à protéger le bétail et les prairies contre les
fortes chaleurs. À l’inverse, des périodes de fortes pluies risquent de nuire à la productivité des
panneaux et de forcer un recours au biodiesel plus important qu’initialement prévu. En revanche,
la présence des panneaux protégera au moins pour partie les sols d’une érosion plus rapide liée
à l’intensification des ruissellements.
La distance du site d’implantation avec la côte le protège contre les risques d’érosion du littoral
et de hausse du niveau de la mer.Réf. : 011135-223-DE004-B
Page 141/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
9. CUMUL DES INCIDENC ES AVEC D’AUTRES
PROJETS EXISTANTS OU APPROUVÉS
Conformément aux dispositions du code de l’environnement, l’étude d’impact tient compte du
cumul des incidences avec d'autres projets existants ou approuvés. Ces projets sont ceux qui,
lors du dépôt de l'étude d'impact :
ont fait l'objet d'un document d'incidences au titre de l'article R. 214-6 du code de
l’environnement et d'une enquête publique ;
ont fait l'objet d'une étude d'impact au titre du même code et pour lesquels un avis de l'autorité
administrative de l'État compétente en matière d'environnement a été rendu public.
Ne sont plus considérés comme « projets » dans le cadre de l’étude de cumul d’incidences ceux
qui sont abandonnés par leur maître d’ouvrage, ceux pour lesquels l’autorisation est devenue
caduque ainsi que ceux qui sont réalisés.
Les recherches ont été menées auprès de l’exploitant et sur les sites Internet de la préfecture de
la Guyane, de la DEAL Guyane et de la Mission Régionale d’Autorité Environnementale (MRAE),
À la date de rédaction de la présente étude (juillet 2020), un seul projet ayant fait l’objet d’une
étude d’impact a été identifié à proximité de la zone d’étude.
Pétitionnaire Projet Localisation Procédure Prise en
compte
Voltalia Parc solaire avec
stockage d’une
puissance de
5 MW
Mana, division
AZ, parcelle 42,
800 m au nord du
projet
Avis de l’autorité
environnementale
adopté le
1er février 2018
Enquête publique
réalisée du 27 août au
26 septembre 2018
Mise en service
initialement prévue en
2019, statut inconnu
Oui : effets
potentiellement
similaires
Tableau 29. Projet ayant fait l’objet d’une étude d’impact localisé à proximité de la zone d’étude
Les principaux effets du projet sur l’environnement identifiés par l’autorité environnementale sont
les suivants :
Milieu naturel : dérangement de la faune durant la période des travaux, prise en compte d’une
zone du Palmier à huile américain ;
Paysage : poursuite de l’artificialisation du secteur.
Ces deux types d’effets sont également engendrés par le projet porté par Albioma.
Les phases de travaux des deux projets ne devraient pas coïncider, celui de Voltalia ayant déjà
été approuvé. Les projets ne se cumuleront donc pas au regard du dérangement de la faune en
phase chantier.HNOLOGIES
Réf. : 011135-223-DE004-B
Page 142/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
La présence du Palmier à huile américain a été notée lors des prospections des espèces
floristiques et faunistiques (voir 5.6.1). Cependant, le projet ne prévoit aucun déboisement ni
abattage d’arbres.
Les deux projets sont suffisamment rapprochés pour que leurs effets sur les paysages puissent
se cumuler. Aucune mesure ne semble avoir été prévue dans le cas du projet porté par Voltalia
compte tenu de la proximité du poste-source et l’implantation sur un secteur déjà anthropisé. Le
projet porté par Albioma prévoit un retrait vis-à-vis de la RN1 et la conservation d’une haie le long
de la route, ce qui limite sa perception depuis la RN1.
Par ailleurs, l’exploitant de la SCEA BENTH a lancé un projet d’agrandissement de son élevage
porcin, avec la création d’une nouvelle porcherie d’une capacité de 50 bêtes. Le projet n’est pas
soumis à étude d’impact et n’est donc pas à considérer au titre du cumul des incidences. Il est
toutefois à noter que le permis de construire a été approuvé à la date de rédaction de cette étude.
Ce projet a été pris en compte dans le volet agricole du présent dossier.HNOLOGIES
Réf. : 011135-223-DE004-B
Page 143/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
10. INCIDENCES EN CAS D’ACCIDENT MAJEUR OU DE
CATASTROPHE MAJEURE
Aucun scénario issu de l’étude de dangers (partie 5 de ce dossier) ne génère de conséquence à
l’extérieur du site ou impacte un équipement pouvant avoir des conséquences à l’extérieur du
site (effets domino).
Par conséquent :
les scénarios identifiés dans l’EDD ne sont pas cotés en probabilité ;
les phénomènes dangereux ne sont pas positionnés dans la matrice de criticité
conformément à l’arrêté du 29 septembre 205, relatif à la prévention des accidents majeurs ;
il n’y a pas de Mesures de Maîtrise des Risques (MMR) identifiées dans le cadre de ce projet.HNOLOGIES
Réf. : 011135-223-DE004-B
Page 144/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
11. JUS TIFICATION DU PROJET ET EXAMEN DES
SOLUTIONS ENVISAGÉES
11.1. Choix du site
Albioma a mené une recherche prospective dans l’Ouest Guyanais avec le bureau d’étude
SIMA PECAT à partir de juillet 2018. Les communes visées étaient celles de Saint-Laurent-du-
Maroni en priorité, puis celles de Mana et Iracoubo. Cette étude avait pour but de trouver un
terrain d’implantation favorable au projet en croisant des contraintes environnementales,
foncières, techniques et de risques naturels.
1 1 .1.1 . Critè re s e nv ironne me nta ux
L’analyse des critères environnementaux permet de s’assurer que le projet n’occasionnera aucun
effet négatif significatif dans les zones où les enjeux de conservation sont forts. Elle a conduit à
la décision :
d’exclure les espaces naturels protégés (réserves naturelles, zones faisant l’objet d’un arrêté
de protection de biotope, etc.) ;
d’exclure les Domaines Forestiers Permanents (DFP) de l’ONF, où aucun déboisement n’est
autorisé pour l’installation d’une activité économique ;
d’exclure les sites du Conservatoire du Littoral (protection des patrimoines et paysages) ;
d’évaluer au cas par cas l’implantation en zonage Parc Naturel Régional,
d’évaluer les zonages à caractère remarquable (ZNIEFF, ZCB…) qui, s’ils n’interdisent pas
les projets, peuvent considérablement freiner la démarche ou être très contraignants.
1 1 .1.2 . C ritè re s fonc ie rs
L’analyse des critères fonciers permet de retenir les zones où le droit de l’urbanisme et la
règlementation permettent l’implantation de projets solaires.
Les zones urbanisables (2AU) de Saint-Laurent-du-Maroni n’ont pas été retenues car
destinées à l’urbanisation future.
Les zones d’activité économique du Schéma d’Aménagement Régional (SAR) sont soit en
zone N, soit en zone U dans les PLU avec une réglementation non compatible avec
l’installation d’un projet solaire au sol ; elles sont donc éliminées.
Les zones Ui de Mana sont en zones ECO mais font moins de 25 ha et ont donc été éliminées
pour des questions de taille.
Les zones ENCD du SAR sont souvent en zone N au PLU qui interdit toute activité industrielle
dans ces dernières.
La possibilité d’un projet de centrale solaire s’est donc restreinte aux zones Agricoles (A) des
PLU qui peuvent être aussi Agricoles au SAR sous réserve d’une compatibilité et de synergie des
usages. C’est pourquoi Albioma a pris la décision de développer un projet agrivoltaïque.HNOLOGIES
Réf. : 011135-223-DE004-B
Page 145/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
11.2. Choix technologiques
Les options technologiques ont une incidence directe sur l’aménagement du projet. Elles
conditionnent l’occupation et la valorisation du foncier disponible, dans un contexte où les projets
photovoltaïques peuvent entrer en compétition avec d’autres vocations de l’espace (zones
naturelles, espaces boisés, espaces agricoles …). De plus, l’emploi de solutions technologiques
éprouvées, pour lesquelles les rendements sont connus, permet de garantir la performance dans
le temps des installations photovoltaïques. Les projets de parcs solaires s’appuyant sur des
financements à long terme, il convient de s’adosser à des technologies sur lesquelles on dispose
d’un retour d’expérience d’une durée a minima comparable.
Les choix d’Albioma s’appuient sur :
les possibilités techniques offertes par le terrain d’implantation,
la nécessité de poursuivre un élevage bovin en coactivité avec la centrale,
la réduction de l’impact au sol par le choix d’une solution technique adaptée,
une garantie de restitution des terrains à long terme par un démantèlement facilité.
Ces choix sont développés dans la notice descriptive du projet (partie 2 du présent dossier).
11.3. Choix de l’emplacement des installations
Le choix de l’emplacement des installations a été réalisé tenant compte des critères suivants :
les caractéristiques techniques du site (inclinaison du terrain, nature du sol, …) ;
les effets négatifs potentiels sur l’environnement et la santé humaine (éloignement avec les
zones d’habitations ainsi que les zones boisées et humides, éclairage suffisant de la
végétation sous les modules pour assurer l’alimentation des bovins, etc.) ;
les contraintes de circulation entre les installations en phase travaux et exploitation.HNOLOGIES
Réf. : 011135-223-DE004-B
Page 146/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
12. MESURES ENVISAGÉES POUR ÉVITER, RÉDUIRE
ET COMPENSER LES EFFETS NÉGATIFS
NOTABLES DU PROJET ET ESTIMATION DES
COÛTS ASSOCI ÉS
L’analyse des effets négatifs et positifs, directs et indirects, temporaires et permanents, à court,
moyen et long terme du projet sur l’environnement humain, terrestre et aquatique, et sur la gestion
des déchets, menée au chapitre 8, a permis de mettre en évidence l’absence d’effets négatifs
notables (importance supérieure ou égale à modérée) en phase d’exploitation du projet. En
revanche, selon le choix du calendrier des travaux, des impacts notables sont envisageables
pendant la période de chantier pour certains aspects du milieu naturel.
12.1. Mesures concernant l’environnement humain
Plusieurs versions de l’implantation des groupes électrogènes ont été étudiées afin d’intégrer au
mieux la direction des vents et la propagation des fumées et ainsi réduire autant que possible
leurs effets sur la santé des riverains et celle des animaux de l’exploitation agricole. L’implantation
retenue, au sud-est du site, permet de garantir que le projet aura un effet négatif limité sur
l’environnement humain.
Le déplacement de la zone des groupes électrogène représente un coût d’environ 330 000 €.
12.2. Mesures concernant le paysage
1 2 .2.1 . Ada pta tion de l’e mprise e t de s ca ra c té ris tique s des
ins ta lla tions
L’objectif du projet est de mettre en place des structures et systèmes adaptés, en adéquation
avec les influences extérieures qu’elles soient urbaines, agricoles ou naturelles. Le projet et son
intégration paysagère doivent nécessairement s’inscrire dans un principe de cohérence
territoriale. Le but étant de s’imprégner des motifs paysagers présents aux abords du site pour
enrichir le projet et lui donner du sens dans un environnement particulier.
Afin de favoriser l’intégration paysagère du projet, le maître d’ouvrage :
a positionné l’implantation des panneaux en retrait de la voirie principale RN1, axe le plus
fréquenté du secteur (retrait de près de 100 m) ;
a préservé la végétation présente aux abords du site ;
a prévu d’enterrer les lignes électriques ;
mettra en œuvre les dispositions nécessaires pour une reprise spontanée de la végétation
après les travaux d’enfouissement.
Les locaux techniques et les bâtiments du générateur et des auxiliaires, bien qu’ils soient peu
exposés à des vues, seront peints en un coloris en adéquation avec celui de la végétation
environnante (gamme de verts ou de gris).
Les coûts associés à ces mesures sont intégrés dans le coût du projet en phase de conception.bertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 147/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
1 2 .2.2 . Compa tibilité du proje t a ve c le s doc ume nts d’urbanis me
Le projet est implanté sur des parcelles classées en « zone agricole » par le Schéma
d’Aménagement Régional et « espace agricole » au PLU de la commune de Mana. Au regard de
l’article L.151-11 du Code de l’urbanisme et du SAR, le projet doit être compatible avec l’activité
agricole actuelle de la zone, permettre la diversification d’activité agricoles futures et veiller à ne
pas compromettre la qualité paysagère et écologique du site.
Le projet est conforme au rapport du SAR approuvé par le décret du 6 juillet 2016. En effet :
il est compatible avec le document d’urbanisme,
il n’est pas implanté dans un Espace Naturel de Haute Valeur Patrimoniale (voir 5.6.1.4)
il est implanté sur un espace agricole et compatible par essence avec l’activité agricole du
secteur
il ne compromet pas la qualité paysagère et écologique du site :
le paysage du secteur ne présente pas d'éléments remarquables particuliers. Aucun
élément de patrimoine protégé ne présente de sensibilité vis-à-vis du projet. Au regard
du contexte d’implantation du projet, l’absence de reliefs et la couverture boisée autour
du site d’implantation du projet font que l’émergence visuelle du projet est très limitée. Le
projet n'est donc pas de nature à porter atteinte à la qualité paysagère du site ;
Le site sélectionné par Albioma est un terrain agricole, défriché depuis plusieurs années,
gagné aux dépens des forêts sur sables blancs patrimoniales. Ce site a donc perdu la
quasi-totalité des espèces patrimoniales originellement présentes sur le site et qui sont
spécifiques de ce type d’habitat. Les pâturages et vergers créés par l’activité agricole
sont, du point de vue de la flore, très dégradés. Ce site présente toutefois quelques
espèces végétales et animales d’enjeu patrimonial. Le projet ne remet pas en cause
l’attractivité du site pour ces espèces, ni le bon déroulement de leur cycle de vie. La
présence des espèces animales d’intérêt recensées est au contraire rendue possible par
l’ouverture du milieu, engendrée par la défriche agricole ; or cette ouverture sera
maintenue en phase d’exploitation. Le projet n'est donc pas de nature à porter atteinte à
la qualité écologique du site.
Il respecte la limite de surface de 100 ha fixée par le SAR.
1 2 .2.3 . T e nu e du c ha ntier limita nt l’inc idenc e v is ue lle
Plusieurs règles générales de « bonne conduite » seront intégrées dans les cahiers des charges
en vue de réduire l’impact visuel du chantier :
La gestion des déchets du chantier sera détaillée dans un schéma d’élimination des déchets,
lequel devra préciser les moyens mis en œuvre pour limiter au maximum l’incidence des
dépôts temporaires sur le paysage : réduction des risques d’envols des déchets, type de
confinement (protection des dépôts, clôtures...).
Plan d’organisation général et nature des installations de chantiers : lieux de vie, sites
d’entrepôts, aires d’entretien... Ces points devront être précisés dans le PAE (Plan Assurance
Environnement), qui devra notamment justifier de quelle façon les installations de chantier
prennent un minimum en compte les aspects paysagers.
Nettoyage du site de chantier et des abords : l’entreprise devra détailler dans son PAE les
modalités d’entretien et moyens qui seront utilisés régulièrement pour procéder au nettoyagebertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 148/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
des routes, ainsi que toutes les mesures de réhabilitation des aires de chantier : plantations,
enherbements, traitement des sols...
Les coûts associés à ces mesures sont inclus dans les frais du marché de maîtrise d’œuvre.
1 2 .2.4 . Entre tie n du s ite a s s uré ré duis a nt le s a tte inte s v is ue lles
L’entretien général du site et de ses abords, des équipements (bâtis, modules, clôtures …) sera
contractualisé avec des mentions de fréquence, un délai d'intervention, en s’appuyant sur un ou
des prestataire(s) locaux compétents. Le projet allie énergie et agriculture, assurant un entretien
régulier du site par du pâturage.
Les coûts associés à ces mesures sont prévus dans l’exploitation du site.
12.3. Mesures concernant la biodiversité
La description des mesures envisagées pour éviter, réduire et compenser les effets du projet sur
le milieu naturel fait l’objet d’une étude spécifique présentée en Annexe 3 ; il conviendra de s’y
référer pour davantage de précisions. Une synthèse de cette étude est proposée dans ce
paragraphe.
1 2 .3.1 . A da pta tion a u c onte x te é c ologique dè s la c once ption
Afin de limiter les effets dommageables, le projet prévoit en premier lieu de s’appuyer sur
l’existant dans le cadre de son aménagement. Ensuite, les inventaires réalisés ont démontré que
les enjeux écologiques se concentrent au niveau des zones boisées et humides. Albioma a
adapté les emprises du projet pour s’assurer de réduire son emprise sur ces habitats d’intérêt.
Les clôtures qui ceinturent le parc photovoltaïque seront adaptées afin de permettre le passage
de la petite faune terrestre (amphibiens, reptiles et petits mammifères notamment) en divers
points afin qu’elle ne provoque pas d’interruption dans la libre circulation de la faune terrestre
entre la centrale photovoltaïque et les habitats limitrophes.
Les coûts associés à ces mesures sont intégrés dans le coût du projet en phase de conception.
1 2 .3.2 . M e s ure s e n phase c ha ntier
1 2 .3.2 .1 . Ada pta tion du c a le ndrie r des trav aux
Le démarrage des travaux doit se faire en saison sèche entre septembre et jusqu’au
commencement de la saison des pluies suivante. Cette application d’un calendrier adapté se fera
prioritairement dans les zones proches des habitats humides. Cela permettra d’une part d’éviter
la période de reproduction du Macagua rieur (Herpetotheres cachinnans). D’autre part, cela
permettra également de limiter les risques de mortalité routière avec les engins de chantier avec
notamment l’espèce de crapaud à enjeu : Rhinella merianae.
De plus, à cette période la plupart des amphibiens et reptiles ont regagné les boisements
périphériques pour se mettre à l’abri de la chaleur et de la sécheresse.
Les coûts associés à ces mesures sont intégrés dans le coût du projet en phase de conception.bertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 149/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
1 2 .3.2 .2 . Limita ti on de s e mpris e s du c ha ntier a u s tri c t né ce s sa ire
Les emprises du chantier (base vie, bases travaux, zones de stockage, …) se limiteront au strict
nécessaire, pour ne pas engendrer une consommation excessive de l’espace. L’ensemble de ces
zones seront alors balisées par des moyens légers (rubalises, grillage orange…) à lourds
(barrière HERAS, clôture …) selon la sensibilité des espaces à préserver. Dans le cas présent, il
s’agit notamment de mettre en place un balisage strict afin de garantir que le projet ne puisse pas
porter atteinte aux zones d’intérêt écologique (zones boisées et humides).
Ce piquetage sera porté par l’entreprise en charge des terrassements et fera l’objet d’un balisage
contradictoire entre le maître d’ouvrage, le maître d’œuvre, le géomètre et le coordinateur
environnemental du chantier. Le maître d'ouvrage, par le biais du coordonnateur environnement,
s'assurera de la pérennité de ce balisage tout au long de la phase chantier et de son respect par
les entreprises de travaux. Il contrôlera également que le milieu après chantier n’ait pas été altéré
et reste favorable au maintien de la faune et la flore associées.
Les coûts associés à ces mesures sont intégrés dans le coût du projet en phase de conception.
1 2 .3.2 .3 . Ac c ompa gne me nt du c ha ntie r pa r u n é c ologue
L’ingénieur-écologue en charge de l'assistance environnementale et du suivi écologique de
chantier interviendra en appui à l’ingénieur environnement en amont et pendant le chantier.
Phase préliminaire
Suivi des espèces végétales et animales sur le terrain,
Rédaction du cahier des prescriptions écologiques à destination des entreprises en charge
des travaux ;
Intervention d’un expert en ornithologie confirmé.
Phase préparatoire du chantier
Appui à l’ingénieur environnement chantier,
Localisation des zones sensibles du point de vue écologique,
Analyse des plans fournis par les entreprises et appui de l’ingénieur environnement pour la
validation des plans.
Phase chantier
Appui à l’ingénieur environnement du chantier,
Suivi des espèces végétales et animales sur l’ensemble des zones sensibles identifiées à
proximité du chantier et au sein de l’emprise des travaux,
Assistance pour l’éradication des espèces végétales envahissantes,
En fonction des difficultés rencontrées sur le terrain, proposition de nouvelles prescriptions
ou révision de certaines prescriptions pour les futures consultations d’entreprises,
Vérification régulière sur le terrain du bon état des installations mises en place pour la
protection des milieux naturels (dispositif anti-intrusion notamment),
Dans le cadre du suivi écologique du chantier, des comptes rendus de suivi écologique seront
réalisés par l’ingénieur-écologue en charge du suivi écologique.bertin TECHNOLOGIES Réf. : 011135-223-DE004-B Page 150/170
Ce document, propriété de Bertin Technologies, ne peut être utilisé, reproduit ou communiqué sans son autorisation
En conclusion, une telle assistance environnementale offre les avantages principaux suivants :
Une meilleure appréhension des effets du projet au fur et à mesure de l'évolution et de la
précision de ce dernier ;
La garantie du respect et de la mise en œuvre des différentes mesures d'atténuation
proposées ;
Une meilleure réactivité face à un certain nombre d'impacts difficiles à prévoir avant la phase
chantier ou imprévisibles lors des phases d'étude et qui peuvent apparaître au cours des
travaux.
Les coûts associés à ces mesures se répartissent comme suit :
entre 5 000 à 6 000 € HT pour le balisage des espèces et espaces sensibles, réalisés en
4 phases selon l’avancée du chantier et des matériels ;
12 000 € environ pour l’accompagnement d’un écologue sur toute la durée du chantier.
1 2 .3.3 . Me s ure s e n phase d’e x p loita tion
Albioma envisage qu’un suivi écologique de l’installation soit mené durant les 5 premières années
d’exploitation (voir paragraphe 13.4) par un expert fauniste et un expert floristique, pour un total
de 16 sessions.
Le coût total de ces mesures est estimé à près de 15 000 € HT.
12.4. Mesures concernant les p ollutions chroniques et
accidentelles
1 2 .4.1 . Me s ure s de prév ention
Albioma prévoit la mise en place de mesures destinées à prévenir toute pollution du milieu, des
eaux superficielles et souterraines :
maintenance préventive du matériel et des engins (étanchéité des réservoirs et circuits de
carburants, lubrifiants et fluides hydrauliques) ;
étanchéification des aires de ravitaillement,
interdiction de lavage et d'entretien des engins sur le chantier ; les interventions de réparation
mécanique devront se faire exclusivement sur des aires au préalable étanchéifiées ;
stockage du carburant, confinement et maintenance du matériel sur des aires aménagées à
cet effet (surface imperméabilisée et avec rétention, déshuileur en sortie) ;
localisation des installations de chantier (aires spécifiques au ravitaillement, mobil-home pour
le poste de contrôle ainsi que les sanitaires et lieux de vie des ouvriers) à l'écart des zones
sensibles environnementales ;
dans la mesure du possible et afin d’éviter les actes malveillants : gardiennage du parc
d’engins, de la zone de stockage de matériels et des stockages éventuels de carburants et
de lubrifiants.