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Arrêté - Préfecture - Guyane - 011135 223 DE004 B EIE 202
Arrêté - Préfecture - Guyane - Pièce5 Etude d'impact 7
Arrêté - Préfecture - Guyane - PC9733062020024 Etude dImpact 2021 04 15 avec annexes V3 Albioma 7
Document publié le Vendredi 22 avril 2022
Lien du pdf (Arrêté - Préfecture - Guyane - PC9733062020024 Etude dImpact 2021 04 15 avec annexes V3 Albioma 7)
Thèmes du document : Espaces terrestres et maritimes, Aménagement du territoire, Animaux,
IV
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Synthèse de l’expertise écologique
Centrale agrivoltaïque hybride à
puissance garantie, Mana (973)
Albioma
avril 2021
61
IV.2.8 Mammalofaune
Au sein du secteur étudié nos prospection diurnes nous ont permis de contacter des Tamarins aux mains dorées (Saguinus midas) tandis que lors de nos prospections nocturnes nous avons observé un Kinkajou (Potos flavus) perché dans les arbres au- dessus de la crique sur sable blanc. Au vu des zones boisée présentes sur le site, il est probable que d’autres espèce de mammifères arboricoles soient présentes tels que le Tamandua (Tamandua tetradactyla) ou l’Unau (Choloepus didactylus) dans les secteurs forestiers. On peut également envisager la présence d’espèces terrestres tel que le Tatou à neuf bandes (Dasypus novemcinctus), l’Agouti au croupion roux (Desiprocta leporina) ou encore le Pac tacheté (Cuniculus paca).
Figure 42: Tamarin aux mains
dorées (Saguinus midas) (hors
site) J. BonnaudIV Synthèse de l’expertise écologique
Centrale agrivolta
puissance garanti
Albioma
avril 2021
Carte 4 : Enjeux faunistiques et floristiques sur la zone d’étudeIV
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Synthèse de l’expertise écologique
Centrale agrivoltaïque hybride à
puissance garantie, Mana (973)
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IV.3 Synthèse des enjeux
Tableau 4 : Synthèse des espèces représentant des enjeux de conservation sur la zone d’étude
Nom
normalisé Nom scientifique
Statut de
conservation Habitat
Enjeu de
conservation
Flore
Palmier à huile
américain Elaeis oleifera P/D
Forêt marécageuse / Prairie inondable (habitat
de substitution) Fort
Dimorphandra
polyandra D
Forêts sur sables blanc / Forêt marécageuse
sur sables blancs Modéré
Sagittaria
guayanensis D Prairies inondables Modéré
Disteganthus
lateralis D Forêt sur sables blancs Faible
Tetrapterys
glabrifolia D Forêts dégradées Fort
Inga virgultosa D Forêt (sous-bois) Faible
Dicorynia guianensis D Forêts sur sables blancs Très faible
Batrachofaune
Crapaud
granuleux Rhinella merianae P (Art2) / D Savane rases du littoral Modéré
Scinax des
savanes Scinax nebulosus P (Art4) Milieux ouverts Faible
Hylode porte-X Pristimantis chiastonotus P (Art4) Forêts Très faible
Rainette patte
d'oie Boana boans P (Art4) Forêts Très faible
Ostéocéphale
taurin
Osteocephalus
taurinus P (Art4) Forêts Très faible
Trachycéphale
métronome
Trachycephalus
hadroceps P (Art4) Forêts Très faible
Centrolène des
Oyampis Vitreorana ritae P (Art4) Crique d’eau claire Très faible
Adénomère
familière Adenomera andreae P (Art4) Pelouses Négligeable
Crapaud feuille Rhinella castaneotica P (Art4) Forêts Très faible
Allobate fémoral Allobates femoralis P (Art4) Forêts Très faible
Rainette à
bandeau
Dendropsophus
leucophyllatus P (Art4) Pâturage hydromorphe Très faible
Rainette à
bandes Boana multifasciata P (Art4) Pâturage hydromorphe Très faible
Rainette
ponctuée Boana punctata P (Art4) Pâturage hydromorphe Très faible
Rainette
centrolène Boana cinerascens P (Art4) Pâturage hydromorphe Très faibleIV
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Synthèse de l’expertise écologique
Centrale agrivoltaïque hybride à
puissance garantie, Mana (973)
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Rainette
crépitante Boana xerophylla P (Art4) / D Ouvertures forestières et savanes roches Modéré
Scinax de
Boeseman Scinax boesemani P (Art4) Pâturage hydromorphe Négligeable
Scinax des
maisons Scinax ruber P (Art4) Pâturage hydromorphe Négligeable
Herpétofaune
Lézard coureur
galonné
Cnemidophorus
lemniscatus P (Art2) / D
Arrières-dunes, lisières de forêts sur sable,
bords de pistes, carrières. Modéré
Chasseur des
jardins
Mastigodryas
boddaerti P (Art4) Milieux ouverts Négligeable
Iguane vert Iguana iguana P (Art4) Milieux ouverts et forestiers Négligeable
Anolis brun doré Norops fuscoauratus P (Art4) Milieux ouverts Négligeable
Polychre
caméléon
Polychrus
marmoratus P (Art4) Milieux ouverts forestiers Négligeable
Ameive
commun Ameiva ameiva P (Art4) Milieux ouverts dégradés Négligeable
Kentropyx des
chablis Kentropyx calcarata P (Art4) Milieux ouverts forestiers Négligeable
Téju commun Tupinambis teguixin P (Art4) Milieux ouverts et forestiers Négligeable
Caïman gris
adulte
Paleosuchus
trigonatus P (Art4) Forêt marécageuse Faible
Mammalofaune
Tamarin à pattes
dorées Saguinus midas P (Art2) Forêts, friches arbustives Négligeable
Kinkajou Potos flavus P (Art2) Forêts Négligeable
Tamandua Tamandua tetradactyla P (Art1) Forêts Faible
Unau Choloepus didactylus P (Art2) Forêts Négligeable
Avifaune
Urubu à tête
rouge Cathartes aura P
Zones ouvertes, boisements secondaires,
forêts marécageuses, estuaires, marais. Faible
Urubu à tête
jaune
Cathartes
burrovianus P
Savanes sèches ou noyées, forêts
marécageuses et vieilles mangroves du bord de
mer.
Faible
Urubu noir Coragyps atratus P Plages et mangroves de bords de mer jusque sur les rives des grands fleuves côtiers. Faible
Buse cendrée Buteo nitidus P Milieux dégradés semi-ouverts. Lisières de forêt dans les défrichements, pâturages. Faible
Râle kiolo Anurolimnas viridis P
Fréquente les terrains broussailleux et
herbeux, les friches, les bords de pistes et les
cultures à l’abandon.
Faible
Tyranneau
minute Ornithion inerme P
Forêts basses de lisière, forêts marécageuses
inondables et forêts de terre ferme. Strates
hautes de la forêt avec les rondes de canopées.
Faible
Héron garde-
boeufs Bubulcus ibis P / D (nidif) Prairies et pelouses pâturées par du bétail. ModéréIV
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Synthèse de l’expertise écologique
Centrale agrivoltaïque hybride à
puissance garantie, Mana (973)
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Grande aigrette Ardea alba P / D (nidif) Marais d’eau douce et rivières de l’intérieur. Modéré
Sarcoramphe roi Sarcoramphus papa P Forêts primaires. Modéré
Milan à queue
fourchue Elanoides forficatus P
Forêt de l’intérieur jusqu’au contact avec les
paysages ouverts de la plaine côtière. Modéré
Milan bleuâtre Ictinia plumbea P
Forêts primaires non perturbées, mais aussi
localement en zone côtière dégradée. Se
nourrit essentiellement d’insectes chassés en
vol.
Modéré
Râle grêle Laterallus exilis P Zones herbeuses humides ou marécageuses. Modéré
Marouette
plombée
Mustelirallus
albicollis P
Herbages humides, fossés et broussailles dans
les savanes. Modéré
Ibis vert Mesembrinibis cayennensis P Rivières forestières, marais arborés et forêts marécageuses. Fort
Buse roussâtre Buteogallus meridionalis P
Grandes zones ouvertes herbacées à tendance
sèches, les savanes de la plaine côtière
constituent son biotope d’élection.
Fort
Macagua rieur Herpetotheres cachinnans P Forêts marécageuses et vieilles mangroves. FortIV
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Synthèse de l’expertise écologique
Centrale agrivoltaïque hybride à
puissance garantie, Mana (973)
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Carte 5 : Enjeux de conservation des habitats sur la zone d’étudeIV Synthèse de l’expertise écologique
Centrale agrivolta
puissance garanti
Albioma
avril 2021
Carte 6 : Synthèse des enjeux sur la zone d’étudeIV
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Synthèse de l’expertise écologique
Centrale agrivoltaïque hybride à
puissance garantie, Mana (973)
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Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèces
protégées
IV.4 Effets prévisibles du projet
Nous présentons ici les impacts globaux du projet sur l’ensemble de la biodiversité. Les impacts sur les espèces protégées faisant l’objet de la constitution de la présente demande de dérogation sont spécifiquement traités dans la partie suivante
IV.4.1 Habitats et flore
Tableau 5 : Impacts sur les habitats
Habitat Code Zone humide Surface totale Niveau d’enjeu Surface affectée %
Forêts dégradées denses et hautes de
basse altitude
G46.2311 5,24 Modéré > 0,01 >0,1
Forêts marécageuses dégradées et lisières G46.2314 × 18,26 Modéré > 0,01 >0,1
Marais tropicaux d'eau douce herbacés et
prairies inondables et humides de basse
altitude de Guyane
G55.23 × 25,65 Faible 0,22 0,86
Pâturages dégradés à Cyperus luzulae et C.
surinamensis
G81.32 210 ,2 Faible 68,55 32,61
Cultures de Citrus spp. G83.25 19,24 Négligeable 0,05 0,24
Friches secondaires arbustives G87.18 30.82 Négligeable 0,01 >0,1
Bords de routes et de pistes G87.24 1,16 Négligeable 0,14 12,04
Bord de routes goudronnées G87.241 4,32 Négligeable > 0,01 >0,1
Bords de pistes forestières G87.242 1,79 Négligeable > 0,01 0,24
Le tableau ci-dessus présente les surfaces d’habitat qui seront transformés lors de la mise en place du projet. Il s’agit du cumul des emprises des panneaux photovoltaïques et des voies de circulation entre les rangées, du bâti et des voies de circulations externes. L’emprise totale ainsi calculée représente 69,02 ha.
Le projet s’implantera à 99% dans les pâturages dégradés (G81.32), ce qui représente environ un tiers de la représentation de cet habitat au sein de la zone d’étude. Notons que cet habitat ne sera pas détruit à proprement parler, car un des objectifs du projet est de maintenir l’élevage sous les panneaux photovoltaïques. La composition floristique sera modifiée par l’enrichissement de plante supportant l’ombrage. L’impact sur cet habitat est, en conséquence, considéré comme faible. L’emprise du projet sur les autres habitats est négligeable (0,22 ha au maximum).IV
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Synthèse de l’expertise écologique
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puissance garantie, Mana (973)
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Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèces
protégées
Les zones humides sont très faiblement impactées : les zones de bas fond sont préservées, les continuités hydrauliques seront maintenues, l’utilisation de cheminements existants est privilégiée quand cela est possible. Les zones humides sont plus particulièrement concernées par :
- la traversée de 3 chemins internes dont un est déjà existant, les nouveaux cheminements représentent une surface de 400 m² en zones humides.
Il est important de préciser que les pistes, si elles correspondent à des zones compactées, ne constituent pas de véritables imperméabilisations, le revêtement prévu étant perméable. En effet, ces pistes ne feront pas l’objet d’un enrobage, elles seront en sol naturel compacté et la chaussée restera donc « brute ». Ainsi, les eaux météoriques et de ruissellement pourront passer au travers des pistes et pourront être restituées au sol. Toutefois, il est considéré que le compactage pourrait assécher partiellement les couches superficielles du sol réduisant la capacité d’infiltration sur ces emprises. Il est constaté toutefois qu’au niveau du site les chemins existants n’empêchent pas la continuité des zones humides.
- Une petite surface de panneaux photovoltaïques (1 800 m²)
Les modules photovoltaïques ne constituent pas une surface imperméabilisée : il s’agit d’une surface aérienne sur laquelle l’eau ruissellera pour s’écouler sur les bords. Les panneaux sont espacés et permettent ainsi l’infiltration de l’eau de pluie dans le sol.
La seule emprise durable des structures photovoltaïques est celle des pieux qui sont toutefois de très faible emprise, et ponctuellement répartis.
- Plusieurs linéaires de clôtures
Les piquets de la clôture sont de très faibles emprises, répartis en de très nombreux points.
La réflexion du projet a tenu compte des zones humides en présence en limitant véritablement son emprise sur ces habitats.
Une petite partie du projet (2200 m²) prend place sur des habitats humides sans impliquer leur imperméabilisation.
L’ensemble des espèces végétales patrimoniales a été évités lors de la conception du plan d’implantation du projet. Le projet n’aura aucun impact sur ces espèces.IV
Propriété de Biotope
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Synthèse de l’expertise écologique
Centrale agrivoltaïque hybride à
puissance garantie, Mana (973)
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Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèces
protégées
IV.4.2 Faune
Concernant la faune mobile (dont font partie les espèces protégées), le projet aura pour conséquence, pour la majorité de ces espèces, d’entraîner une perte d'habitat et de domaines vitaux, sans pour autant causer de destruction directe de ces espèces. Pour les espèces prédatrices situées en haut de la chaîne alimentaire qui sont par nature territoriales, cette perte d’habitat réduit la capacité du milieu et par conséquence les possibilités de maintien et d’expansion de leur population sur le site.
Le projet s’installant à 99 % dans les pâturages dégradés aura finalement des impacts non notables pour la grande majorité des espèces qui fréquentent le site.V
lkhkjhkj V Demande de dérogationV
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Demande de dérogation
Centrale agrivoltaïque hybride à
puissance garantie, Mana (973)
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Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèces
protégées
V.1 Synthèse des connaissances sur les espèces
protégées
La synthèse des connaissances actuelles sur les espèces sur lesquelles les enjeux de conservation sont forts ou modérés ou faibles sont présentées ci-dessous, quel que soit l’impact du projet sur l’espèce localement et régionalement.
Les fiches sont présentées par ordre alphabétique.V
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Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèces
protégées
Buse cendrée
Buteo nitidus
Taxonomie
• Classe : Oiseau
• Ordre : Accipitriformes
• Famille : Accipitridés
• Genre : Buteo
• Espèce : Buteo nitidus (Latham, 1790)
• Sous-espèce : B.n. nitidus
Statut de protection
• Liste rouge mondiale : LC (Préoccupation mineure)
• Liste rouge Guyane : LC (Préoccupation mineure)
• Espèce déterminante de ZNIEFF : Non
• Protection nationale : Oui (arrêté du 25 mars 2015)
Description Biologie et écologie
Mensurations : 38-46 cm et envergure 75-94 cm
Caractéristiques : Petite Buse entièrement grise claire avec le
poitrail et le ventre finement barrés horizontalement. Queue
noire avec des bandes blanches. Œil sombre, serres et pattes
jaunes.
Voix : Cris en période de nidification pour alarmer et défendre
son territoire mais également entre mâle et femelle au sein du
couple.
Habitats : Milieux dégradés semi-ouverts. Ouverture au sein
des boisements, lisières de zones défrichées, pâtures…
Régime alimentaire : Principalement des petits vertébrés
(lézards, serpents, oiseaux…) mais aussi des orthoptères et
coléoptères.
Reproduction : Peu étudiée sur son aire de répartition. En
Guyane, la nidification est attestée de décembre à avril.
Globalement, la reproduction a lieu en saison des pluies
(décembre-juillet) dans les différents pays où l’espèce est
présente. Incubation d’environ 32 jours et 42 jours jusqu’à
l’envol.
Migrations : Considéré comme sédentaire bien que les jeunes
individus puissent faire preuve d’erratisme et être observés
hors des aires de répartition.
Répartition
État des populations et tendance d’évolution
Aucune donnée fiable sur l’état de la population et sur la
tendance d’évolution. L’espèce est commune sur la bande
côtière en Guyane. Elle s’adapte aux milieux forestiers et semi-
forestiers dégradés, cela-dit la déforestation à grande échelle
lui est défavorable.
Données sur l’aire d’étude
• Un individu contacté au sud de la zone.
• Enjeu de conservation faible.
• Peu sensible au projet puisqu’elle utilise la zone ponctuellement pour se nourrir. Cette espèce se retrouve dans un contexte anthropique.
Bibliographie
Données Faune Guyane : www.faune-guyane.fr consulté le 12/03/18
Hilty, S. 2002 – Birds of Venezuela, second edition. Princeton, 876 p.
Bierregaard, R.O., Jr, Boesman, P. & Marks, J.S. (2018). Grey-lined Hawk (Buteo nitidus). In: del Hoyo, J., Elliott, A., Sargatal, J., Christie, D.A. & de Juana, E. (eds.). Handbook of the Birds of the World Alive. Lynx Edicions, Barcelona. (retrieved from https://www.hbw.com/node/53120 on 13 March 2018).
Tostain, O., Dujardin, J.L., Erard, C., Thiollay, J.M. (1992). Oiseaux de Guyane, Société d’Etudes Ornithologiques ; Muséum National d’Histoire Naturelle.
Aire de répartition mondiale
Source : Handbook of the Birds
of the World Alive
Aire de répartition en Guyane
Source : Faune Guyane au
12/03/2017
Source : Paul Lenrumé / BIOTOPEV
Propriété de Biotope
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Demande de dérogation
Centrale agrivoltaïque hybride à
puissance garantie, Mana (973)
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Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèces
protégées
Buse roussâtre
Buteogallus meridionalis
Taxonomie
© Paul Lenrume
• Classe : Oiseaux
• Ordre : Accipitriformes
• Famille : Accipitridae
• Genre : Buteogallus
• Espèce : meridionalis
Statut de protection
• Liste rouge mondiale : LC (Préoccupation mineure)
• Liste rouge Guyane : VU (Vulnérable)
• Espèce déterminante de ZNIEFF : Non
• Protection nationale : Oui (arrêté ministériel du
25/03/2015 - Article. 3)
Description Biologie et écologie Mensurations : 46-64 cm. 740–1134 g. Envergure 121–140 cm.
La femelle est légèrement plus grosse que le mâle.
Caractéristiques : Allure longiligne quasi-falconiforme. Cette
espèce a une petite tête, un cou et des pattes assez longues et
des ailes plutôt longues. La tête, le cou et les parties inférieures
sont rousses à brun cannelle. Le dos est roux largement bordé
de brun. La cire est jaune, et les pattes sont jaune orangé pâle.
Habitats : Elle est inféodée aux milieux ouverts pour chasser.
Les grandes zones ouvertes herbacées à tendance sèches et les
savanes de la plaine côtière constituent son biotope de
prédilection.
Régime alimentaire : Espèce opportuniste, consommant une
large gamme de petits mammifères, d’oiseaux, de crabes, de
grenouilles, de crapauds, de lézards, de serpents, d’araignées et
d’insectes.
Reproduction : Le nid est fait de bâtons, il fait environ 60 cm de
diamètre et est bordé de feuilles, d'herbes. Il est souvent dans
un arbre isolé, mais parfois peut-être caché dans des feuilles de
palmier ou des broméliacées. Un seul gros œuf est pondu.
L’incubation dure 39 jours et l’envol a lieu 45 à 50 jours après.
Les soins parentaux continuent pendant 4 à 7 mois après
l’envol.
Migrations : L’espèce est présumée sédentaire en Guyane.
Répartition
Aire de répartition mondiale de la Buse roussâtre (©IUCN,
2016) et points d’observations en Guyane (©GEPOG, 2020).
État des populations et tendance d’évolution
1588 observations de cette espèce ont été transmises à la base
de données faune-Guyane entre juillet 1977 et juillet 2020. La
Buse roussâtre est une espèce nicheuse en Guyane, observée
principalement sur la bande côtière. Sa population, dont la
tendance actuelle est inconnue, compterait moins de 500
individus. Il n'y a pas de menace particulière identifiée à ce jour,
et l'espèce peut bénéficier localement des opérations de
défrichement.
Données sur l’aire d’étude
• Espèce peu commune. Elle utilise les savanes du site pour chasser et niche probablement en lisière le long des savanes. • Pour ce projet, l’espèce a une sensibilité forte au dérangement en phase travaux, à la destruction d’individus juvéniles et de ponte, à la perte, la modification, la fragmentation d’habitat. L’incidence sur l’espèce est considérée comme modérée.
• Cette espèce représente un enjeu de conservation fort.
Bibliographie
• Bierregaard, R. O. and G. M. Kirwan (2020). Savanna Hawk (Buteogallus meridionalis), version 1.0. In Birds of the World
(J. del Hoyo, A. Elliott, J. Sargatal, D. A. Christie, and E. de Juana, Editors). Cornell Lab of Ornithology, Ithaca, NY, USA. https://doi.org/10.2173/bow.savhaw1.01
• BirdLife International. 2016. Buteogallus meridionalis. The IUCN Red List of Threatened Species 2016: e.T22695832A93529385.
https://dx.doi.org/10.2305/IUCN.UK.2016-3.RLTS.T22695832A93529385.en. Downloaded on 09 July 2020 . • GEPOG. (2020). Faune-Guyane, plateforme participative de saisie d’observations naturalistes en Guyane, www.faune-guyane.fr 16/04/2020. Groupe d'Etudes et de Protection des Oiseaux en Guyane.V
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Demande de dérogation
Centrale agrivoltaïque hybride à
puissance garantie, Mana (973)
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75
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèces
protégées
Crapaud granuleux
Rhinella merianae
Taxonomie
© Mael Dewynter
• Classe : Amphibien
• Ordre : Anoure
• Famille : Bufonidae
• Genre : Rhinella
• Espèce : R. merianae
Statut de protection
• Liste rouge mondiale : NA (non traité)
• Liste rouge Guyane : EN (en danger)
• Espèce déterminante de ZNIEFF : Oui
• Protection nationale : Protégé avec son habitat
(arrêté ministériel du 02/07/2020 - Article. 3)
•
Description Biologie et écologie Mensurations : 3-6 cm.
Caractéristiques : Petit crapaud marron à la peau couverte de
petits tubercules lui donnant un aspect granuleux. Le profil de
la tête particulier est dû à des crètes osseuses.
Habitats : Savanes sèches temporairement inondées. Parfois pistes,
jardins et prairies attenantes.
Régime alimentaire : Insectivore, consomme également d’autres
invertébrés de petite taille tels que des larves ou des vers.
Reproduction : Pondent dans des mares de savane ou des ornières
de piste en début de saison des pluies. Se dispersent ensuite.
Répartition
Points d’observation du
Crapaud granuleux en
Guyane (©GEPOG,
2020).
État des populations et tendance d’évolution
Cette espèce savanicole rare et localisée est connue du littoral entre
Cayenne et Mana. Les données à l’Ouest de la rivière de Cayenne
sont considérées comme douteuses. L’espèce a également été
trouvée sur le Maroni à Grand Santi et sur la crique Beiman. L’origine
de ces populations est inconnue. L’espèce semble tolérer des
habitats ouverts dégradés puisqu’elle s’accommode de pâturages,
pistes...
Données sur l’aire d’étude
• Cette espèce est présente en petit nombre au sein du secteur étudié. Les pâturages, savanes humides et flaques d’eau sur la piste constituent un biotope très favorable à la présence de cette espèce et à sa reproduction sur le site. • L’espèce a une sensibilité modérée au dérangement en phase travaux, à la destruction d’individus et de pontes, à la perte, la modification, la fragmentation de l’habitat. En effet, elle a tendance à s’accommoder des milieux anthropisés. • Cette espèce représente un enjeu de conservation fort du fait de sa rareté et sa faible répartition.
Bibliographie
GEPOG. Faune-Guyane, plateforme participative de saisie d’observations naturalistes en Guyane, www.faune- guyane.fr 16/02/2021.
Lescure, J. & Marty, C. (2000). Atlas des amphibiens de Guyane.V
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Demande de dérogation
Centrale agrivoltaïque hybride à
puissance garantie, Mana (973)
Albioma
avril 2021
76
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèces
protégées
Bibliographie
Grande Aigrette
Ardea alba
Taxonomie
© Christian Mehlführer
• Classe : Oiseaux
• Ordre : Pelecaniformes
• Famille : Ardéidé
• Genre : Ardea
• Espèce : A. alba
• Sous-espèce : A. a. egretta
Statut de protection
• Liste rouge mondiale : LC (Préoccupation mineure)
• Liste rouge Guyane : LC (Préoccupation mineure)
• Espèce déterminante de ZNIEFF : Non
• Protection nationale : Oui (arrêté du 25 mars 2015 -
article 3)
Description Biologie et écologie Mensurations : 80-105 cm ; 700-1700 g
Caractéristiques : Grand ardéidé blanc immaculé. Long cou en
S. Long pattes noires, bec jaune. Iris clair. Les lores se colorent
de vert en saison de reproduction.
Voix : De nombreux cris nasillards en période de reproduction.
Habitats : Etangs d’eau douce, lacs, marais, vasières, rizières,
savanes, pâtures.
Régime alimentaire : Poissons, invertébrés, amphibiens,
reptiles, petits mammifères.
Reproduction : Nid au sommet d’un arbre ou arbuste, composé
de brindilles. Une seule ponte par saison, 2-3 œufs.
Migrations : Larges mouvements de dispersion.
État des populations et tendance d’évolution
L’espèce est présente majoritairement sur le littoral avec
quelques incursions à l’intérieur des terres le long des cours
d’eau.
L’espèce est très commune et largement favorisée par les
défrichements agricoles, mais menacée par la diminution des
zones humides.
La Grande Aigrette a fait l’objet de 3516 observations
transmises à faune-Guyane entre avril 1984 et février 2021.
Répartition
Aire de répartition de la Grande
Aigrette américaine (BirdLife International) et points
d’observations en Guyane (GEPOG, 2021)
Données sur l’aire d’étude
• Description de la population
• Sensibilité de l’espèce vis-à-vis des perturbations prévues du projet
• Enjeu de conservation
• Taylor, B. & Kirwan, G.M. (2018). Ash-throated Crake (Porzana albicollis). In: del Hoyo, J., Elliott, A., Sargatal, J., Christie, D.A. & de Juana, E. (eds.). Handbook of the Birds of the World Alive. Lynx Edicions, Barcelona. https://www.hbw.com/node/53663. 16/10/2018.
• BirdLife International. 2016. Porzana albicollis. The IUCN Red List of Threatened Species 2016: e.T22692690A93364764. http://dx.doi.org/10.2305/IUCN.UK.2016-3.RLTS.T22692690A93364764.en. 16/10/2018. GEPOG. (2018). Faune-Guyane, plateforme participative de saisie d’observations naturalistes en Guyane, www.faune- guyane.fr . 16/10/2018. Groupe d'Etudes et de Protection des Oiseaux en GuyaneV
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Demande de dérogation
Centrale agrivoltaïque hybride à
puissance garantie, Mana (973)
Albioma
avril 2021
77
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèces
protégées
Héron garde-boeufs
Bubulcus ibis
Taxonomie
CC BY-SA 3.0 Pierre Dalous
• Classe : Oiseaux
• Ordre : Pélécaniformes
• Famille : Ardeidae
• Genre : Bubulcus
• Espèce : ibis
• Sous-espèce : ibis
Statut de protection
• Liste rouge mondiale : LC (Préoccupation mineure)
• Liste rouge Guyane : LC (Préoccupation mineure)
• Espèce déterminante de ZNIEFF : Non
• Protection nationale : Oui (arrêté du 25 mars 2015 - article 3)
Description (Martínez et al., 2018) Biologie et écologie (Martínez et al., 2018) Mensurations :
Caractéristiques :
Voix :
Habitats : Milieux ouverts herbeux : pâturages, prairies,
steppes, savanes, champs cultivés. Affectionne
particulièrement la proximité des zones de pâturage.
Contrairement aux autres hérons, le héron garde-bœufs
n’est pas complétement dépendant du milieu aquatique
mais on peut le retrouver en marais et autour des
rizières. Parfois jusqu’en zone urbaine (décharges, parcs,
terrains de foot, golfs, pelouses et bord de route)
Régime alimentaire : Majoritairement des arthropodes
dont beaucoup d’insectes mais aussi des grenouilles, des
têtards, des mollusques, des poissons des lézards, des
serpents et des oiseaux et rongeurs de petites tailles.
Reproduction : Tout au long de l’année dans les
tropiques avec des pics régionaux. Colonies d’une
dizaine à plusieurs milliers de couples. 2-5 œufs blancs
avec des teintes bleu pâle à vert. 21-26 d’incubation. Les
œufs éclosent en différés. Les poussins sont volants vers
30 jours.
Migrations : Migrateur dans beaucoup de régions mais
présumé sédentaire dans la ceinture tropicale.
Répartition
Aire de répartition mondiale de Bubulcus ibis (BirdLife International,
2016) et points d’observations en Guyane (GEPOG, 2018)
Le héron garde-boeufs a fait l’objet de 1100 observations transmises à
faune-guyane entre novembre 1983 et novembre 2018 (Figure ci-
dessus ;
GEPOG, 2018).
État des populations et tendance d’évolution
Le héron garde-bœufs n’est pas globalement menacée. La taille de la population globale n'a pas été quantifiée mais c’est probablement le héron le plus abondant au monde. La tendance globale d’évolution est jugée à la hausse suite à son expansion massive dans le monde entier le siècle dernier. Son habitude à nicher près des hommes parfois en très grand nombre l’a amené à entrer en conflit avec eux. Localement, les intoxications aux pesticides, la persécution comme nuisible et l’abandon du pastoralisme au profit d’autres cultures (e.g. agrumes en Floride) explique probablement les légères baisses de population observées aux USA.
Données sur l’aire d’étude
• Description de la population
• Sensibilité de l’espèces vis-à-vis des perturbations prévues du projet
• Enjeu de conservation
Bibliographie
Martínez-Vilalta, A., Motis, A. & Kirwan, G.M. (2018). Cattle Egret (Bubulcus ibis). In: del Hoyo, J., Elliott, A., Sargatal, J., Christie, D.A. & de Juana, E. (eds.). Handbook of the Birds of the World Alive. Lynx Edicions, Barcelona. https://www.hbw.com/node/52697 16/11/2018.
BirdLife International. 2016. Bubulcus ibis. The IUCN Red List of Threatened Species 2016: e.T22697109A86454050. http://dx.doi.org/10.2305/IUCN.UK.2016-3.RLTS.T22697109A86454050.en 16/11/2018. GEPOG. (2018). Faune-Guyane, plateforme participative de saisie d’observations naturalistes en Guyane, www.faune- guyane.fr . 16/11/2018. Groupe d'Etudes et de Protection des Oiseaux en GuyaneV
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Demande de dérogation
Centrale agrivoltaïque hybride à
puissance garantie, Mana (973)
Albioma
avril 2021
78
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèces
protégées
Ibis vert
Mesembrinibis cayennensis
Taxonomie
© Paul Lenrume
• Classe : Oiseaux
• Ordre : Pelecaniformes
• Famille : Threskiornithidae
• Genre : Mesembrinibis
• Espèce : cayennensis
Statut de protection
• Liste rouge mondiale : LC (Préoccupation mineure)
• Liste rouge Guyane : NT (Quasi menacé)
• Espèce déterminante de ZNIEFF : Non
• Protection nationale : Oui (arrêté ministériel du
25/03/2015 - Article. 3)
Description Biologie et écologie Mensurations : 48-56 cm. Le poids varie entre 700 et 800
grammes.
Caractéristiques : Cette espèce a un bec verdâtre long et
recourbé, de courtes pattes verdâtres, un plumage vert bronzé
foncé qui est plus brillant sur le cou et la poitrine, une crête
discrète et un ventre noir terne.
Habitats : Cette espèce est observée dans différents types de
forêts marécageuses du littoral mais aussi de l’intérieur. Elle est
régulièrement observée à proximité des rivières forestières,
dans les marais arborés et les forêts marécageuses variées.
Régime alimentaire : Se nourrit dans des eaux peu profondes
et consomme une large variété d’aliments comme des insectes,
des vers, des escargots et quelques plantes.
Reproduction : La période de reproduction de cette espèce est
mal connue en Guyane. Elle a sans doute lieu en saison des
pluies. Le nid est une plate-forme de bâtons lâches, d'un
diamètre d'environ 0,5 m, et contenant un ou deux poussins un
mois après la construction. Les œufs sont vert olive et les jeunes
prennent leur premier envol au bout de 23 à 27 jours.
Migrations : L’espèce est présumée sédentaire en Guyane.
Répartition
Aire de répartition mondiale de l’Ibis vert (©IUCN, 2014) et
points d’observations en Guyane (©GEPOG, 2020).
État des populations et tendance d’évolution
1552 observations de cette espèce ont été transmises à la base
de données faune-Guyane entre juillet 1977 et avril 2020. L’Ibis
vert est une espèce assez commune sur la bande côtière et
localement dans l'intérieur. La population, dont la tendance
actuelle est inconnue, compte un peu plus de 10 000 individus.
Il est constaté des déclins localement, notamment en zones
péri-urbaines.
Données sur l’aire d’étude
• Espèce autrefois très répandue mais aujourd’hui plus localisée. L’espèce s’alimente et se repose sur la zone d’étude. L’espèce est probablement nicheuse sur le site en forêt marécageuse, le long de la crique ou sur le secteur nord. • Pour ce projet, l’espèce a une sensibilité forte au dérangement en phase travaux, à la destruction d’individus juvéniles et de ponte, à la perte, la modification, la fragmentation d’habitat. L’incidence sur l’espèce est considérée comme modérée.
• Cette espèce représente un enjeu de conservation fort.
Bibliographie
BirdLife International. (2016). Mesembrinibis cayennensis. The IUCN Red List of Threatened Species 2016: e.T22697460A93614511. https://dx.doi.org/10.2305/IUCN.UK.2016-3.RLTS.T22697460A93614511.en. Downloaded on 24 April 2020.
Matheu, E., del Hoyo, J., Boesman, P. & Kirwan, G.M. (2018). Green Ibis (Mesembrinibis cayennensis). In: del Hoyo, J., Elliott, A., Sargatal, J., Christie, D.A. & de Juana, E. (eds.). Handbook of the Birds of the World Alive. Lynx Edicions, Barcelona. https://www.hbw.com/node/52771 24/04/2020.
GEPOG. (2020). Faune-Guyane, plateforme participative de saisie d’observations naturalistes en Guyane, www.faune- guyane.fr 16/04/2020. Groupe d'Etudes et de Protection des Oiseaux en Guyane.V
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Demande de dérogation
Centrale agrivoltaïque hybride à
puissance garantie, Mana (973)
Albioma
avril 2021
79
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèces
protégées
Lézard coureur galonné
Cnemidophorus lemniscatus
Taxonomie
© Hugo Foxonet
• Classe : Reptiles
• Ordre : Squamate
• Famille : Teiidé
• Genre : Cnemidophorus
• Espèce : C. lemniscatus
Statut de protection
• Liste rouge mondiale : DD (Données insuffisantes)
• Liste rouge Guyane : DD (Données insuffisantes)
• Espèce déterminante de ZNIEFF : Oui
• Protection nationale : Oui avec son habitat (arrêté
ministériel du 19/11/2020 - Article. 2)
Description Biologie et écologie Mensurations : jusqu’à 30 cm.
Caractéristiques : Le mâle est un lézard fortement coloré
présentant un dégradé de bleu, jaune et vert de la tête à la queue.
Le dos est rayé de lignes claires, tandis que les flancs sont ponctués
de taches blanches. La femelle, plus petite et plus terne, présente
des lignes claires sur un dos sombre, tandis que les parties
inférieures sont plus claires et unies.
Habitats : Fréquente initialement les arrières dunes et lisières
de forêts sur sable sur le littoral, mais profite de l’ouverture des
milieux pour coloniser de nouveaux sites via les bords de piste.
Uniquement dans le Nord-Ouest.
Régime alimentaire : Principalement insectivore..
Reproduction : Données insuffisantes.
Répartition
Aire de répartition du Lézard coureur
galonné en Guyane (©GEPOG, 2021). État des populations et tendance d’évolution
Cette espèce savanicole semble tolérer des habitats ouverts
dégradés puisqu’elle s’accommode de milieux anthropisés
comme les bords de route ou les carrières. Elle est de ce fait on
progression, même si restreinte au Nord-Ouest de la Guyane.
Données sur l’aire d’étude
• Cette espèce est présente au sein du secteur étudié, avec au moins deux individus observés, essentiellement en bord de piste et dans les zones sableuses.
• Pour ce projet, l’espèce a une sensibilité modérée au dérangement en phase travaux, à la destruction d’individus et de pontes, à la perte, la modification, la fragmentation de l’habitat. L’incidence sur l’espèce est considérée comme faible. • Cette espèce représente un enjeu de conservation faible.
Bibliographie
GEPOG. (2020). Faune-Guyane, plateforme participative de saisie d’observations naturalistes en Guyane, www.faune-guyane.fr 22/03/2021.V
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Demande de dérogation
Centrale agrivoltaïque hybride à
puissance garantie, Mana (973)
Albioma
avril 2021
80
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèces
protégées
Macagua rieur
Herpetotheres cachinnans
Taxonomie
© Patrick Ingremeau
• Classe : Oiseaux
• Ordre : Falconiformes
• Famille : Falconidae
• Genre : Herpetotheres
• Espèce : cachinnans
• Sous-espèce : cachinnans
Statut de protection
• Liste rouge mondiale : LC (Préoccupation mineure)
• Liste rouge Guyane : VU (Vulnérable)
• Espèce déterminante de ZNIEFF : Non
• Protection nationale : Oui (arrêté ministériel du
25/03/2015 - Article. 3)
Description Biologie et écologie Mensurations : 45-53 cm. Les mâles pèsent de 408 à 686g. Les femelles,
plus lourdes (en général 20% de plus que les mâles), pèsent de 590 à
800g. L’envergure des ailes varie de 75 à 91cm.
Caractéristiques : Falconidae relativement grand, aberrant et très
distinctif avec des ailes courtes à bout rond et une longue queue. La
tête est grande et le dessous est chamois à blanchâtre pâle. Un large
masque noir est présent des yeux à l’arrière du cou. Les rémiges sont
barrées de noires et contrastes avec les couvertures sous-alaires
chamois. La queue blanchâtre est arrondie uniformément, barrée de
noir et se termine par une pointe blanchâtre. Les tarses sont épais et
les orteils courts sont typiques des rapaces mangeurs de serpents. L’iris
est brun foncé. Les pieds, la cire, et les jambes sont jaune profond.
Habitats : Boisements marécageux diversifiés pour nicher mais aussi de
milieux ouverts pour chasser. On le retrouve en chasse dans les
savanes, les ouvertures forestières mais aussi dans des secteurs très
dégradés comme les pâturages.
Régime alimentaire : Consomme exclusivement des serpents qu’ils
soient terrestres ou arboricoles, venimeux ou non.
Reproduction : Les nids sont placés entre 3 et 33m de haut dans des
cavités d’arbres. Ce peut être des vieux nids d’anciens rapaces. Le nid
peut aussi être positionné au-dessus d’une falaise, dans un nœud
d’arbre, ou dans des épiphytes. Ils sont toujours isolés de la végétation
environnante. Cette espèce réutilise généralement le même nid,
parfois pendant plusieurs saisons, mais peut changer de site de
nidification, en utilisant un nouveau nid jusqu'à 1,6 km de distance. Un
œuf blanc ponctué de taches brunes est pondu. L’envol a lieu entre 55
à 65 jours.
Migrations : L’espèce est présumée sédentaire en Guyane.
Répartition
Aire de répartition mondiale du Macagua rieur (©IUCN, 2014) et points
d’observations en Guyane (©GEPOG, 2020).
État des populations et tendance d’évolution
1416 observations de cette espèce ont été transmises à la base de
données faune-Guyane entre juillet 1977 et avril 2020. Le Macagua
rieur est une espèce nicheuse présente sur le littoral. La tendance
actuelle de la population, dont les effectifs sont estimés à moins 1 000
individus, est inconnue. L'habitat est gravement menacé par les
défrichements (carrières, urbanisation, agriculture), mais l'espèce
semble pouvoir s'adapter. L’espèce est en régression à l’échelle
mondiale.
Données sur l’aire d’étude
• Espèce assez commune dans son milieu sur la plaine côtière mais beaucoup plus localisée dans l’intérieur. L’espèce s’alimente et se repose sur la zone d’étude. Il est probable qu’elle soit nicheuse sur le site.
• Pour ce projet, l’espèce a une sensibilité forte au dérangement en phase travaux, à la destruction d’individus juvéniles et de ponte, à la perte, la modification, la fragmentation d’habitat. L’incidence sur l’espèce est considérée comme modérée. • Cette espèce représente un enjeu de conservation fort.
Bibliographie
Bierregaard, R.O., Jr & Kirwan, G.M. (2020). Laughing Falcon (Herpetotheres cachinnans). In: del Hoyo, J., Elliott, A., Sargatal, J., Christie, D.A. & de Juana, E. (eds.). Handbook of the Birds of the World Alive. Lynx Edicions, Barcelona. (retrieved from https://www.hbw.com/node/53196 on 24 April 2020).
BirdLife International. (2016). Herpetotheres cachinnans. The IUCN Red List of Threatened Species 2016: e.T22696267A93552613. https://dx.doi.org/10.2305/IUCN.UK.2016-3.RLTS.T22696267A93552613.en. Downloaded on 24 April 2020 GEPOG. (2020). Faune-Guyane, plateforme participative de saisie d’observations naturalistes en Guyane, www.faune-guyane.fr 16/04/2020. Groupe d'Etudes et de Protection des Oiseaux en Guyane.V
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Demande de dérogation
Centrale agrivoltaïque hybride à
puissance garantie, Mana (973)
Albioma
avril 2021
81
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèces
protégées
Marouette plombée
Porzana albicolis (syn. Mustelirallus albicolis)
Taxonomie
© Michel Giraud-Audine
• Classe : Oiseaux
• Ordre : Gruiformes
• Famille : Rallidae
• Genre : Porzana (syn. Mustelirallus)
• Espèce : albicolis
• Sous-espèce : olivacea (non reconnue) par défaut
typhoeca
Statut de protection
• Liste rouge mondiale : LC (Préoccupation mineure)
• Liste rouge Guyane : LC (Préoccupation mineure)
• Espèce déterminante de ZNIEFF : Non
• Protection nationale : Oui (arrêté du 25 mars 2015 -
article 3 sous le nom Porzana albicolis)
Description (Taylor & Kirwan, 2018) Biologie et écologie (Taylor & Kirwan, 2018) Mensurations : 21-24 cm ; 90-114 g
Caractéristiques : Tête et gorge gris clair avec le centre de la gorge
blanc. Poitrine et parties inférieures grisâtres. Couverture alaire marron
à olive avec des motifs noirs distincts. Iris rouge vif. Bec bleu pâle-jaune.
Pattes rosées ternes. Mâle et femelle similaire. Les juvéniles
ressemblent aux adultes mais plus terne avec du marron sur les parties
inférieures. Les différentes sous espèces se différencie par la couleur
générale et la taille, albicollis est plus grande et plus sombre.
Voix : Séries répétées de notes rapides et vibrantes, sonne comme une
arme à feu « d’d’d’d’d’-ou ». Cri : un “tuk » aigu. S’entend plus souvent
le soir ou le matin tôt.
Habitats : Etangs d’eau douce, lacs marécageux, marais,
rizières, savanes, herbes hautes des champs de pâture, fossés
le long des routes. Semble préférer les endroits plus « secs »
des zones humides. Au Suriname semble aussi peu inféodée au
marais que la plupart des autres petits râles. Peut se rencontrer
des plaines jusqu’à 1200m d’altitude.
Régime alimentaire : Insectes et leur larves (Lepidoptera,
Formicidae, Coleoptera) et des graines de graminées
Reproduction : Probablement de juillet à octobre à Trinidad et
Tobago et de février à juillet avec un pic en mai au Guyana.
Possiblement tout au long de l’année.
Nid : large coupe ronde d’herbes sèches vaguement attachées.
Diamètre externe : 20 cm, profondeur :10 cm; diamètre de la
coupe 10 cm. Généralement 2-3 œufs peut être jusqu’à 6.
Migrations : Possible mouvements saisonniers enregistrés
particulièrement en Colombie.
État des populations et tendance d’évolution
La taille de la population globale n'a pas été quantifiée, et la
tendance d’évolution est inconnue (BirdLife International,
2016). La marouette plombée a fait l’objet de 462
observations transmises à faune-guyane entre août 1984 et
octobre 2018 sous le nom Porzana albicolis (Figure ci-contre ;
GEPOG, 2018).
Répartition
Aire de répartition mondiale de Porzana albicolis (BirdLife International,
2016) et points d’observations en Guyane (GEPOG, 2018)
Données sur l’aire d’étude
• Description de la population
• Sensibilité de l’espèces vis-à-vis des perturbations prévues du projet
• Enjeu de conservation
Bibliographie
Taylor, B. & Kirwan, G.M. (2018). Ash-throated Crake (Porzana albicollis). In: del Hoyo, J., Elliott, A., Sargatal, J., Christie, D.A. & de Juana, E. (eds.). Handbook of the Birds of the World Alive. Lynx Edicions, Barcelona. https://www.hbw.com/node/53663. 16/10/2018.
BirdLife International. 2016. Porzana albicollis. The IUCN Red List of Threatened Species 2016: e.T22692690A93364764. http://dx.doi.org/10.2305/IUCN.UK.2016-3.RLTS.T22692690A93364764.en. 16/10/2018. GEPOG. (2018). Faune-Guyane, plateforme participative de saisie d’observations naturalistes en Guyane, www.faune-guyane.fr . 16/10/2018. Groupe d'Etudes et de Protection des Oiseaux en GuyaneV
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Demande de dérogation
Centrale agrivoltaïque hybride à
puissance garantie, Mana (973)
Albioma
avril 2021
82
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèces
protégées
Milan à queue fourchue
Elanoides forficatus
Taxonomie
• Classe : Oiseau
• Ordre : Accipitriformes
• Famille : Accipitridés
• Genre : Elanoides
• Espèce : Elanoides forficatus (Linnaeus, 1758)
• Sous-espèce : E.f. yetapa (Vieillot, 1818)
Statut de protection
• Liste rouge mondiale : LC (Préoccupation mineure)
• Liste rouge Guyane : LC (Préoccupation mineure)
• Espèce déterminante de ZNIEFF : Non
• Protection nationale : Oui (arrêté du 25 mars 2015)
Description Biologie et écologie Mensurations : 52-66 cm et envergure 119-136 cm
Caractéristiques : Milan très caractéristique avec une longue
queue échancrée. Tête, sous-alaires, poitrail et ventre blanc. Iris
rouge. Dos, ailes, couvertures et queue sombre avec des reflets
verdâtres ou bronzes.
Voix : Cris en période de nidification pour alarmer et défendre
son territoire mais également entre mâle et femelle au sein du
couple.
Habitats : Forêts mâtures en zone tropicale mais apprécie aussi
les forêts marécageuses et les marais.
Régime alimentaire : Principalement des insectes (scarabées,
guêpes, papillons, libellules…) mais aussi des petits vertébrés
comme les chauves-souris, lézards, colibris et amphibiens.
Consomme aussi des fruits au Guatemala.
Reproduction : En Guyane, la nidification est attestée d’octobre
à mars. Le nid est peu fourni et généralement placé au sommet
d’un arbre. Celui-ci est très rarement réutilisé d’une année à
l’autre. Incubation d’environ 30 jours et 50 jours jusqu’à
l’envol.
Migrations : La population des Etats-Unis est migratrice. Les
individus migrent en groupe à partir de début août et hivernent
du Costa-Rica au Brésil. La population d’Amérique du sud est
sédentaire bien que des mouvements erratiques peuvent être
observés.
Répartition
État des populations et tendance d’évolution
Aucune donnée fiable sur l’état de la population et sur la
tendance d’évolution. L’espèce est commune en Guyane dans
les terres.
Données sur l’aire d’étude
• Un individu contacté en vol sur la zone.
• Enjeu de conservation faible.
• L’espèce est très peu sensible au projet puisqu’elle se nourrit principalement en vol. Il y a peu de chance que l’espèce tente de se reproduire dans ce secteur.
Bibliographie
Données Faune Guyane : www.faune-guyane.fr consulté le 12/03/18
Hilty, S. 2002 – Birds of Venezuela, second edition. Princeton, 876 p.
Bierregaard, R.O., Jr & Kirwan, G.M. (2018). Swallow-tailed Kite (Elanoides forficatus). In: del Hoyo, J., Elliott, A., Sargatal, J., Christie, D.A. & de Juana, E. (eds.). Handbook of the Birds of the World Alive. Lynx Edicions, Barcelona. (retrieved from https://www.hbw.com/node/52963 on 26 March 2018).
Tostain, O., Dujardin, J.L., Erard, C., Thiollay, J.M. (1992). Oiseaux de Guyane, Société d’Etudes Ornithologiques ; Muséum National d’Histoire Naturelle.
Source : Paul Lenrumé / BIOTOPE
Aire de répartition mondiale
Source : Handbook of the Birds
of the World Alive
Aire de répartition en Guyane
Source : Faune Guyane au
26/03/2017V
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Demande de dérogation
Centrale agrivoltaïque hybride à
puissance garantie, Mana (973)
Albioma
avril 2021
83
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèces
protégées
Bibliographie
Milan bleuâtre
Ictinia plumbea
Taxonomie
© photographe
• Classe : Oiseaux
• Ordre : Accipitriformes
• Famille : Accipitridae
• Genre : Ictinia
• Espèce : I. plumbea
• Sous-espèce : /
Statut de protection
• Liste rouge mondiale : LC (Préoccupation mineure)
• Liste rouge Guyane : LC (Préoccupation mineure)
• Espèce déterminante de ZNIEFF : Non
• Protection nationale : Oui (arrêté du 25 mars 2015 -
article 3)
Description Biologie et écologie Mensurations : 33-37 cm ; 232-294 g
Caractéristiques : Rapace très effilé aux ailes pointues. Plumage
gris ardoisé, avec en vol les primaires rousses. Queue noire à
bandes blanches. Iris rouge, bec sombre.
Voix : Généralement silencieux. Le cri est un sifflement strident
de deux notes.
Habitats : Commun en forêt mature ainsi que dans les
boisements secondaires.
Régime alimentaire : Larges insectes qu’il attrape en vol.
Reproduction : Nid petit et d’aspect fragile posé en haut de
grands arbres dominants. Reproduction avérée en avril-mai en
Guyane. Un ou deux jeunes.
Migrations : Principalement sédentaire. Population australe
partiellement migratrice vers le nord.
État des populations et tendance d’évolution
L’espèce est commune sur tout le bloc forestier guyanais. Elle
est menacée par la diminution de son habitat forestier.
Le Milan bleuâtre a fait l’objet de 1877 observations
transmises à faune-guyane entre avril 1984 et février 2021.
Répartition
Aire de répartition mondiale du Milan bleuâtre (BirdLife International)
et points d’observations en Guyane (GEPOG, 2021)
Données sur l’aire d’étude
• Description de la population
• Sensibilité de l’espèce vis-à-vis des perturbations prévues du projet
• Enjeu de conservation
Taylor, B. & Kirwan, G.M. (2018). Ash-throated Crake (Porzana albicollis). In: del Hoyo, J., Elliott, A., Sargatal, J., Christie, D.A. & de Juana, E. (eds.). Handbook of the Birds of the World Alive. Lynx Edicions, Barcelona. https://www.hbw.com/node/53663. 16/10/2018.
BirdLife International. 2016. Porzana albicollis. The IUCN Red List of Threatened Species 2016: e.T22692690A93364764. http://dx.doi.org/10.2305/IUCN.UK.2016-3.RLTS.T22692690A93364764.en. 16/10/2018. GEPOG. (2018). Faune-Guyane, plateforme participative de saisie d’observations naturalistes en Guyane, www.faune-guyane.fr . 16/10/2018. Groupe d'Etudes et de Protection des Oiseaux en GuyaneV
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Demande de dérogation
Centrale agrivoltaïque hybride à
puissance garantie, Mana (973)
Albioma
avril 2021
84
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèces
protégées
Râle grêle
Laterallus exilis
Taxonomie
© Hector Bottai
• Classe : Oiseaux
• Ordre : Gruiformes
• Famille : Rallidae
• Genre : Laturallus
• Espèce : L. exilis
• Sous-espèce : /
Statut de protection
• Liste rouge mondiale : LC (Préoccupation mineure)
• Liste rouge Guyane : LC (Préoccupation mineure)
• Espèce déterminante de ZNIEFF : Non
• Protection nationale : Oui (arrêté du 25 mars 2015 -
article 3)
Description Biologie et écologie Mensurations : 14-15 cm ; 32-36 g
Caractéristiques : Petit râle aux flancs barrés. Dos vert olive ou
brun. Tête et poitrine gris bleuté, cou roux vif. Parties
inférieures rayées noir et blanc. Pattes jaunes, œil rouge.
Voix : Chant très reconnaissable : une petite série de notes
sifflées caractéristiques.
Habitats : Etangs d’eau douce, lacs marécageux, marais,
rizières, savanes, pâtures humides ou sèches pourvu que
l’herbe soit haute, friches herbacées.
Régime alimentaire : Vers, insectes, graines de graminées.
Reproduction : Le nid est une petite boule d’herbe avec une
entrée sur le côté, posé au sol. Il pond 1 à 3 œufs
majoritairement en saison des pluies de décembre à juillet.
Migrations : Probablement sédentaire.
État des populations et tendance d’évolution
L’espèce est présente majoritairement sur le littoral avec
quelques incursions à l’intérieur des terres aux alentours des
villes et villages comme Apatou ou Saül.
L’espèce est très commune et largement favorisée par les
défrichements agricoles qu’elle colonise rapidement.
Le Râle grêle a fait l’objet de 587 observations transmises à
faune-Guyane entre avril 1984 et février 2021 (Figure ci-
contre ; GEPOG, 2018).
Répartition
Aire de répartition mondiale du Râle grêle (BirdLife International)
et points d’observations en Guyane (GEPOG, 2021)
Données sur l’aire d’étude
• Description de la population
• Sensibilité de l’espèce vis-à-vis des perturbations prévues du projet
• Enjeu de conservation
Bibliographie
Taylor, B. & Kirwan, G.M. (2018). Ash-throated Crake (Porzana albicollis). In: del Hoyo, J., Elliott, A., Sargatal, J., Christie, D.A. & de Juana, E. (eds.). Handbook of the Birds of the World Alive. Lynx Edicions, Barcelona. https://www.hbw.com/node/53663. 16/10/2018.
BirdLife International. 2016. Porzana albicollis. The IUCN Red List of Threatened Species 2016: e.T22692690A93364764. http://dx.doi.org/10.2305/IUCN.UK.2016-3.RLTS.T22692690A93364764.en. 16/10/2018. GEPOG. (2018). Faune-Guyane, plateforme participative de saisie d’observations naturalistes en Guyane, www.faune-guyane.fr . 16/10/2018. Groupe d'Etudes et de Protection des Oiseaux en GuyaneV
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puissance garantie, Mana (973)
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Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèces
protégées
Râle kiolo
Rufirallus viridis
Taxonomie
• Classe : Oiseau
• Ordre : Gruiforme
• Famille : Rallidés
• Genre : Rufirallus
• Espèce : Rufirallus viridis (Statius Müller, 1776)
• Sous-espèce : R.v. viridis
Statut de protection
• Liste rouge mondiale : LC (Préoccupation mineure)
• Liste rouge Guyane : LC (Préoccupation mineure)
• Espèce déterminante de ZNIEFF : Non
• Protection nationale : Oui (arrêté du 25 mars 2015)
Description Biologie et écologie
Mensurations : 16-18 cm
Caractéristiques : Petit râle sombre sans les flancs barrés. Dos
vert olive ou brun. Calotte rousse, joues et lores gris, œil rouge.
Ventre, poitrine et gorge rousses. Pattes rouges.
Voix : Très reconnaissable : une longue trille puissante émise à
n’importe quelle heure de la journée.
Habitats : Tous les types d’habitats herbacés et buissonnants
naturels ou anthropiques. On le retrouve ainsi dans des habitats
variés : savanes naturelles ou dégradées, friches herbacées,
jardins, abattis, pâturage, bord de routes. Il n’est pas
directement associé à l’eau et peut vivre dans des habitats très
secs.
Régime alimentaire : Très peu étudié. Comprend des
arthropodes et des graines d’herbacées.
Reproduction : Le nid est une petite boule d’herbe avec une
entrée sur le côté, posé au sol ou sur des buissons denses
jusqu’à 1 mètre de haut. Il pond 1 à 3 œufs majoritairement en
saison des pluies de décembre à avril. Mais l’activité vocale
laisse entrevoir la possibilité de reproduction également en
saison sèche.
Migrations : Aucune information. Considéré comme
sédentaire.
Répartition
État des populations et tendance d’évolution
Aucune donnée fiable sur l’état de la population et sur la
tendance d’évolution. La déforestation semble favorable à
l’espèce puisque cela induit la présence de milieux ouverts.
Données sur l’aire d’étude
• Un individu entendu en lisière des terres arables.
• Enjeu de conservation faible.
• Le défrichement favorise globalement l’espèce en créant des habitats herbacés.
Bibliographie
Données Faune Guyane : www.faune-guyane.fr consulté le 12/03/18
Hilty, S. 2002 – Birds of Venezuela, second edition. Princeton, 876 p.
Taylor, B. & Bonan, A. (2018). Russet-crowned Crake (Rufirallus viridis). In: del Hoyo, J., Elliott, A., Sargatal, J., Christie, D.A. & de Juana, E. (eds.). Handbook of the Birds of the World Alive. Lynx Edicions, Barcelona. (retrieved from https://www.hbw.com/node/53595 on 13 March 2018).
Tostain, O., Dujardin, J.L., Erard, C., Thiollay, J.M. (1992). Oiseaux de Guyane, Société d’Etudes Ornithologiques ; Muséum National d’Histoire Naturelle.
Source : Richard Parsemain
Aire de répartition mondiale
Source : Handbook of the Birds
of the World Alive
Aire de répartition en Guyane
Source : Faune Guyane au
12/03/2017V
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puissance garantie, Mana (973)
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Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèces
protégées
Sarcoramphe roi
Sarcoramphus papa
Taxonomie
• Classe : Oiseaux
• Ordre : Accipitriformes
• Famille : Cathartidés
• Genre : Sarcoramphus
• Espèce : papa
Statut de protection
• Liste rouge mondiale : LC (Préoccupation mineure)
• Liste rouge Guyane : NT (Quasi-menacée)
• Espèce déterminante de ZNIEFF : Non
• Protection nationale : Oui (arrêté ministériel du
25/03/2015 - Article. 3)
Description Biologie et écologie 71 - 81 cm et envergure entre 170 et 200 cm. 3,4 kg en moyenne.
Le plus grand Cathartidés de Guyane. Impossible à confondre avec ses
zones de peau nue rouge et orange et le contraste noir et blanc du
plumage.
Habitats : En Guyane, typiquement dans le bloc forestier intérieur,
rarement observé sur la frange littorale. Survole les boisements et
secteurs dégradés de l’intérieur des terres.
Régime alimentaire : Charognard, se nourrit sur diverses carcasses
(poissons, lézards et divers mammifères).
Reproduction : Peu documentée. Un œuf et un jeune à l’envol.
Nidification longue donc à n’importe quelle période l’année. Niche en
cavité à la base d’un tronc volumineux en général mais une cavité est
connue à 10 mètres de hauteur. Incubation entre 50 et 58 jours. Envol
entre 72 et 86 jours. Site de nidification déserté au bout 130 jours après
éclosion.
Migrations : Considérée sédentaire mais il est probable que les jeunes
fassent preuve d’erratisme.
Répartition
Aire de répartition mondiale du Sarcoramphe roi (©Birds of the
world, 2020) et points d’observations en Guyane (©GEPOG,
2020).
État des populations et tendance d’évolution
Sur le continent les estimations de la population sont très variables.
Evalué en déclin dans son aire de répartition. En Guyane, les effectifs
sont estimés entre 1 000 et 2 000 individus. La tendance actuelle de la
population est inconnue. Il existe des menaces très ponctuelles du fait
de la déforestation, et le déclin des ressources alimentaires représente
potentiellement une menace.
Des apports avec les populations des pays voisins sont possibles sans
justifier un ajustement de la catégorie.
Données sur l’aire d’étude
• Observé en vol à la recherche de nourriture au-dessus du site.
• Pour ce projet, l’espèce a une sensibilité forte au dérangement en phase travaux. La sensibilité à la destruction d’individus juvéniles, de ponte est faible et la perte, la modification et la fragmentation d’habitat est estimée comme forte. L’incidence sur l’espèce à l’échelle régionale est considérée comme nulle car l’espèce est largement répandue dans le bloc forestier intérieur et on est en limite de répartition sur le site. • Cette espèce représente un enjeu de conservation modéré.
Bibliographie
Holste, M., J. M. Ruth, and J. C. Eitniear (2020). King Vulture (Sarcoramphus papa), version 1.0. In Birds of the World (T. S. Schulenberg, Editor). Cornell Lab of Ornithology, Ithaca, NY, USA. https://doi.org/10.2173/bow.kinvul1.01 MNHN, UICN France & GEPOG (2018). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Oiseaux de Guyane. Paris, France. Rapport d’évaluation. GEPOG. (2020). Faune-Guyane, plateforme participative de saisie d’observations naturalistes en Guyane, www.faune- guyane.fr 06/06/2020. Groupe d'Etudes et de Protection des Oiseaux en Guyane.
© Paul LenruméV
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Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèces
protégées
Tyranneau minute
Ornithion inerme
Taxonomie
• Classe : Oiseaux
• Ordre : Passériformes
• Famille : Tyrannidés
• Genre : Ornithion
• Espèce : inerme
Statut de protection
• Liste rouge mondiale : LC (Préoccupation mineure)
• Liste rouge Guyane : LC (Préoccupation mineure)
• Espèce déterminante de ZNIEFF : Non
• Protection nationale : Oui (arrêté ministériel du
25/03/2015 - Article. 3)
Description Biologie et écologie 8-9 cm et 6-7 g.
Petit tyrannidés de canopée et des strates supérieures. Se
reconnait grâce à ses sourcils atteignant le bec. Pas de
dimorphisme sexuel.
Habitats : Forêts basses de lisière, forêts marécageuses
inondables et forêts de terre ferme mais aussi ponctuellement
dans des secteurs dégradés du littoral. Strates hautes de la forêt
avec les rondes de canopées.
Régime alimentaire : Insectivore mais pas connu dans le détail.
Reproduction : Presque inconnue. Deux nids décrits en Guyane.
L’un occupé en mars et l’autre en août. Un des nids en lisière de
piste dans des feuilles de bois-canon (cf. photo).
Migrations : Considéré sédentaire mais il est probable que les
jeunes fassent preuve d’erratisme.
Répartition
Aire de répartition mondiale du
Tyranneau minute (©Birds of the world, 2020) et points
d’observations en Guyane (©GEPOG, 2020).
État des populations et tendance d’évolution
Très peu de données disponibles. Très commun dans certains
pays malgré une répartition un peu sporadique. En Guyane,
assez commun dans les forêts intérieures. Moins commun dans
les boisements littoraux. La tendance est inconnue mail il est
possible que les défrichements aient un impact sur cette
espèce.
Données sur l’aire d’étude
• Un individu chanteur contacté en forêt.
• Pour ce projet, l’espèce a une sensibilité forte au dérangement en phase travaux. La sensibilité à la destruction d’individus juvéniles et de ponte, à la perte, la modification et la fragmentation d’habitat est estimée comme forte. L’incidence sur l’espèce à l’échelle régionale est considérée comme faible. • Cette espèce représente un enjeu de conservation modéré.
Bibliographie
Schulenberg, T. S. and H. Batcheller (2020). White-lored Tyrannulet (Ornithion inerme), version 1.0. In Birds of the World (T. S. Schulenberg, Editor). Cornell Lab of Ornithology, Ithaca, NY, USA. https://doi.org/10.2173/bow.whltyr1.01 MNHN, UICN France & GEPOG (2018). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Oiseaux de Guyane. Paris, France. Rapport d’évaluation.
GEPOG. (2020). Faune-Guyane, plateforme participative de saisie d’observations naturalistes en Guyane, www.faune-guyane.fr 06/06/2020. Groupe d'Etudes et de Protection des Oiseaux en Guyane.
© Paul LenruméV
Propriété de Biotope
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Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèces
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Urubu à tête jaune
Cathartes burrovianus
Taxonomie
Julien Bonnaud/Biotope
• Classe : Oiseaux
• Ordre : Accipitriformes
• Famille : Cathartidés
• Genre : Cathartes
• Espèce : C. burrovianus (Cassin, 1845)
Statut de protection
• Liste rouge mondiale : LC (Préoccupation mineure)
• Liste rouge Guyane : DD (Données insuffisantes)
• Espèce déterminante de ZNIEFF : Non
• Protection nationale : Oui (arrêté du 25 mars 2015 - article 2)
Description Biologie et écologie Mensurations : 66 cm ; Env. : 150 à 165 cm ; 900 à 1600 g.
Caractéristiques : Chez l'urubu à tête jaune, le plumage est presque
entièrement noir avec un éclat naturel vert brillant. Les primaires
externes présentent une belle teinte ivoire. Les couleurs vives de la tête
sont variables selon les régions mais aussi parfois selon les individus. En
général, le cou est orange pâle, le capuchon est bleu-gris et le reste de
la face affiche diverses nuances de jaune, avec parfois quelques petites
zones de rouge et de bleu-vert. Les iris sont cramoisis, le bec et la cire
rouge blanchâtre. Les pieds sont blancs ou chamois. En vol, l'urubu à
tête jaune est identifiable à la zone blanc pâle du dessus de l'aile ainsi
qu'à la couleur bleue de sa nuque. Les immatures se reconnaissent à
leur nuque blanche qui ressort.
Voix : Généralement silencieux. Comme d'autres Cathartes, il manque
de syrinx ; au plus émet un sifflement faible et silencieux ou un
grognement dans la peur ou la détresse, audible seulement à faible
portée.
Habitats : Rapace qui fréquente principalement les prairies herbeuses,
les savanes et les zones boisées morcelées jusqu'à 1800 m d'altitude.
Régime alimentaire : C'est un charognard. Ses habitudes alimentaires
sont assez semblables à celle de l'Urubu à tête rouge, même s'il s'agit
d'un visiteur moins assidu des grosses carcasses. Il se nourrit plutôt de
poissons qui se sont échoués hors du lit des rivières. Il se nourrit
occasionnellement de vers dans les champs nouvellement labourés.
Lorsque des routes traversent son territoire, on peut l'apercevoir
perché sur des poteaux situés en bordure car les animaux tués par
accidents peuvent lui apporter une ressource non négligeable. Dans les
savanes marécageuses où il est le plus commun, il n'a pratiquement pas
de compétiteurs et il est parfois le seul petit vautour.
Reproduction : Les urubus à tête jaune nichent dans les cavités
d'arbres. Ils pondent deux œufs blancs tachés de châtain-brun. Le mâle
et la femelle se relaient pour couver. Ils donnent aux petits une
nourriture prédigérée dans leur jabot.
Migrations : Quelques oiseaux d'Amérique Centrale effectuent la
migration en direction du sud pour y profiter de la saison sèche. Répartition
Aire de répartition mondiale (Houston et al., 2017) et points
d’observation en Guyane (GEPOG,2017)
La sous-espèce urubutinga est présente à basse altitude en Amérique
du Sud jusqu’au sud-est de la Colombie, le sud du Venezuela et les
Guyanes, jusqu’au nord-est de l’Argentine et de l’Uruguay.
État des populations et tendance d’évolution
La population semble stable, estime la population totale au nombre de
0,5 à 4,99 millions d'individus (A. Panjabi, 2008). Auparavant, Ferguson-
Lees et al. (2001) a estimé 100 000 individus (BirdLife International,
2016).
Données sur l’aire d’étude
• Description de la population : Non nicheur. Des individus en vol à la recherche de nourriture. • Sensibilité de l’espèces vis-à-vis des perturbations prévues du projet : négligeable • Enjeu de conservation : faible
Bibliographie
Houston, D., Kirwan, G.M., Boesman, P. & Marks, J.S. (2017). Lesser Yellow-headed Vulture (Cathartes burrovianus). In: del Hoyo, J., Elliott, A., Sargatal, J., Christie, D.A. & de Juana, E. (eds.). Handbook of the Birds of the World Alive. Lynx Edicions, Barcelona. (retrieved from http://www.hbw.com/node/52941 21/09/2017.
BirdLife International. 2016. Cathartes burrovianus. The IUCN Red List of Threatened Species 2016: e.T22697630A93625866. http://dx.doi.org/10.2305/IUCN.UK.2016-3.RLTS.T22697630A93625866.en. 21/09/2017. GEPOG 2017 http://www.faune-guyane.fr (consulté en novembre 2017)V
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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avril 2021
89
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèces
protégées
Urubu à tête rouge
Cathartes aura
Taxonomie
Urubu à tête rouge (Cathartes aura) Source : HBW Alive www.hbw.com
• Classe : Oiseaux
• Ordre : Accipitriformes
• Famille : Cathartidae
• Sous-espèce : Cathartes aura ruficollis (Spix, 1824)
Statut et Protection
• Liste rouge mondiale : LC (Préoccupation mineure)
• Liste rouge Guyane : DD (données insuffisantes)
• Espèce déterminante de ZNIEFF : Non
• Protection nationale : Espèce (arrêté du 25 mars 2015
- article 3)
Description
Mensurations : 62-81 cm, 850-2000 g, envergure 160-182 cm.
Taille variable.
Caractéristiques : Brun noir avec une légère iridescence. Tête et
cou nus, couleur de peau variable, de rose à rouge vif. La taille
est variable et est un des principaux critères de distinction entre
les sous-espèces.
La sous-espèce ruficollis se distingue également des autres par la
présence d’une bande blanchâtre sur l’arrière de la tête.
Voix : généralement silencieux, occasionnellement un sifflement
bas ou un grognement.
Répartition
La sous-espèce ruficollis est présente au sud de l’Amérique
centrale et en Amérique du Sud à basse altitude.
Biologie et Ecologie
Habitats : Très large variété d’habitats, du désert aux prairies,
savanes et plantations de pins, forêts tropicales ou tempérées.
Jusqu’à 4300 m. En Guyane, présent sur les milieux littoraux.
Régime alimentaire : Charognard assez exclusif. Tue rarement
des proies, même petites. Attiré principalement par les carcasses
de mammifères de taille moyenne. Il repère sa nourriture grâce
à son sens de l’odorat développé.
Reproduction : Bien connue en Amérique du Nord mais peu de
données en milieu tropical. Niche dans des creux étroits au sol
sous une végétation dense, ou dans des arbres creux, ne
construit pas de nid. La couvée comprend 2 œufs, l’incubation
dure 38-41 jours. L’envol se fait au bout de 70-80 jours.
Migrations : Les sous-espèces d’Amérique du Nord sont presque
toutes migratrices, vers le nord de l’Amérique du Sud. Les
populations d’Amérique du Sud sont généralement sédentaires,
sauf à l’extrême sud.
Etat des populations et tendances d’évolution
L’espèce n’est pas considérée comme menacée au niveau global.
Largement répandue et abondante. La population globale
atteint sans doute plusieurs millions d’individus. Elle semble plus
abondante en milieu perturbé. L’espèce ne subit nulle part de
perturbation sérieuse.
Elle est commune le long des côtes de Guyane française.
Cependant, des trois espèces d'urubus observées, l'Urubu à tête
rouge et l'Urubu à tête jaune sont les moins communs en
Guyane, et sont cantonnés à la bande côtière ; leur répartition
précise et leur abondance sont encore mal connues.
Données sur l’aire d’étude
• Description de la population : Non nicheur. Des individus en vol à la recherche de nourriture. • Sensibilité de l’espèces vis-à-vis des perturbations prévues du projet : négligeable • Enjeu de conservation : faible
Bibliographie
Houston, D., Kirwan, G.M., Christie, D.A. & Marks, J.S. (2017). Turkey Vulture (Cathartes aura). In: del Hoyo, J., Elliott, A., Sargatal, J., Christie, D.A. & de Juana, E. (eds.). Handbook of the Birds of the World Alive. Lynx Edicions, Barcelona. (retrieved from http://www.hbw.com/node/52940 on 4 January 2017).
GEPOG 2017 http://www.faune-guyane.fr (consulté en novembre 2017)
Répartition mondiale de l’espèce
Source : HBW Alive www.hbw.com Répartition en Guyane et sites de nidification
Source : http://www.faune-
guyane.fr/V
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Demande de dérogation
Centrale agrivoltaïque hybride à
puissance garantie, Mana (973)
Albioma
avril 2021
90
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèces
protégées
Urubu noir
Coragyps atratus
Taxonomie
© Julien Bonnaud/Biotope
• Classe : Oiseaux
• Ordre : Accipitriformes
• Famille : Cathartidae
• Genre : Coragyps
• Espèce C. atratus
• Sous-espèce : C. a. brasiliensis (Bonaparte, 1850)
Statut et Protection
• Liste rouge mondiale : LC (Préoccupation mineure)
• Liste rouge Guyane : LC (Préoccupation mineure)
• Espèce déterminante de ZNIEFF : Non
• Protection nationale : Espèce (arrêté du 25 mars
2015 - article 3)
Description
Mensurations : 56-74 cm, 1100-1940 g, envergure 133-160 cm.
Caractéristiques : Noir, terne, avec une légère iridescence sur les ailes
et la queue. La tête est nue avec de nombreux plis et une texture
verruqueuse. La sous-espèce brasiliensis est la plus petite, et présente
une zone pâle plus étendue que les autres sous-espèces sous les ailes.
Voix : sifflements bas, grognements et croassements en cas de stress
ou de dérangement, en particulier quand il est en train de se nourrir.
Audible seulement de près.
Répartition
Aire de répartition mondiale de l’Urubu noir (BirdLife International,
2016) et points d’observations en Guyane (GEPOG, 2018)
La sous-espèce brasiliensis est présente dans la partie tropicale du
Mexique, l’Amérique centrale et le nord et l’est de l’Amérique du Sud,
jusqu’au centre de l’Argentine.
Biologie et Ecologie
Habitats : Intimement associé aux activités humaines, abondant autour de
nombreuses villes, se nourrit sur les déchets et les cadavres sur les routes.
Peut boire de l’eau polluée. Sinon, presque partout à basse altitude, en
particulier autour des rivières et dans les milieux ouverts, rarement dans
les forêts denses. Inféodée au littoral en Guyane française.
Régime alimentaire : Charognard généraliste : carcasses de grands ou
petits animaux. Également insectes, oiseaux, œufs, poissons. Ne possède
pas d’odorat développé et est donc dépendant d’autres charognards en
milieu fermé pour trouver sa nourriture. Dominant devant les espèces de
Cathartes pour l’accès à la nourriture. Se nourrit en groupe familial et
hiérarchisé.
Reproduction : Date de ponte très variable, mai-novembre en Colombie.
Site de ponte variable : cavités étroites, trous entre des blocs rocheux,
dépressions à la base d’un arbre. Pas de construction de nid. 2 œufs,
couvés par les deux parents pendant 38-45 jours. Les juvéniles s’envolent
au bout de 3 mois, mais peuvent rester avec leurs parents plusieurs
années.
Migrations : Probablement principalement sédentaire.
Etat des populations et tendances d’évolution
L’espèce n’est pas menacée. Largement répandue et commune, elle a sans
aucun doute bénéficié des activités humaines, et est plus abondante dans
les zones perturbées que dans les milieux naturels préservés. La tendance
d’évolution est à la hausse (BirdLife International 2016). L’espèce à fait
l’objet de 3590 données transmises à faune-guyane entre décembre 1983
et octobre 2018 (Figure ci-contre, GEPOG, 2018)
Données sur l’aire d’étude
• Description de la population : Non nicheur. Des individus en vol à la recherche de nourriture et un petit dortoir hors zone dans le boisement au sud.
• Sensibilité de l’espèces vis-à-vis des perturbations prévues du projet : négligeable
• Enjeu de conservation : faible
Bibliographie
Houston, D., Kirwan, G.M. & Boesman, P. (2017). American Black Vulture (Coragyps atratus). In: del Hoyo, J., Elliott, A., Sargatal, J., Christie, D.A. & de Juana, E. (eds.). Handbook of the Birds of the World Alive. Lynx Edicions, Barcelona. (retrieved from http://www.hbw.com/node/52943. 5/01/2017.
BirdLife International. 2016. Coragyps atratus. The IUCN Red List of Threatened Species 2016: e.T22697624A93624950. http://dx.doi.org/10.2305/IUCN.UK.2016-3.RLTS.T22697624A93624950.en. 18/10/2018. • GEPOG. (2018). Faune-Guyane, plateforme participative de saisie d’observations naturalistes en Guyane, www.faune-guyane.fr .18/10/2018. Groupe d'Etudes et de Protection des Oiseaux en GuyaneV
Propriété de Biotope
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autorisation préalable de Biotope
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avril 2021
91
Dossier de demande de
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destruction d’espèces
protégées
V.2 Évaluation précise des impacts sur les
populations d’espèces protégées
Tableau 6 : Synthèse des impacts sur les espèces protégées avant mise en place des mesures d’atténuation
Nom normalisé Nom scientifique Statut de conservation Enjeu de conservation Sensibilité Incidence brute
Flore
Palmier à huile
américain Elaeis oleifera P/D Fort Nulle Non notable
Batrachofaune
Crapaud granuleux Rhinella merianae H / D Modéré Faible Non notable
Herpétofaune
Lézard coureur galonné Cnemidophorus lemniscatus H / D Modéré Négligeable Non notable
Mammalofaune
Tamandua Tamandua tetradactyla P (Art1) Faible Négligeable Non notable
Avifaune
Urubu à tête rouge Cathartes aura P Faible Négligeable Non notable
Urubu à tête jaune Cathartes burrovianus P Faible Négligeable Non notable
Urubu noir Coragyps atratus P Faible Négligeable Non notable
Buse cendrée Buteo nitidus P Faible Modéré Non notable
Râle kiolo Anurolimnas viridis P Faible Faible Non notable
Tyranneau minute Ornithion inerme P Faible Faible Non notable
Héron garde-boeufs Bubulcus ibis P / D (nidif) Modéré Faible Non notable
Grande aigrette Ardea alba P / D (nidif) Modéré Faible Non notable
Sarcoramphe roi Sarcoramphus papa P Modéré Faible Non notable
Milan à queue fourchue Elanoides forficatus P Modéré Faible Non notable
Milan bleuâtre Ictinia plumbea P Modéré Faible Non notable
Râle grêle Laterallus exilis P Modéré Faible Non notable
Marouette plombée Mustelirallus albicollis P Modéré Faible Non notable
Ibis vert Mesembrinibis cayennensis P Fort Faible Non notable
Buse roussâtre Buteogallus meridionalis P Fort Faible Non notable
Macagua rieur Herpetotheres cachinnans P Fort Modéré ModéréV
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Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Demande de dérogation
Centrale agrivoltaïque hybride à
puissance garantie, Mana (973)
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Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèces
protégées
V.2.1 Description des impacts prévisibles sur les espèces
protégées
V.2.1.1 Impacts sur la batrachofaune
IMP.BA.01 : Modification de l’habitat de Rhinella merianae
IMP.BA.01 : Modification de l’habitat de Rhinella merianae
Type d'impact
Indirect
Durée de
l’impact
Permanent
Nature de
l'impact
L’implantation des parcs photovoltaïques maintiendra l’ouverture du milieu et multipliera les sites de reproduction de Rhinella merianae.
Espèces
concernées
Rhinella merianae
Enjeu de
conservation
Modéré : Cette espèce est protégée avec ses habitats. Les savanes rases du littoral constituent son habitat naturel (Lescure et Marty, 2000), cependant son caractère pionnier le rend résilient aux perturbations anthropiques menant à des formations végétales rases herbacées. R. merianae est ici une espèce opportuniste qui a trouvé dans les pâturages un habitat de substitution, c’est pourquoi nous n'évaluons pas l’enjeu de sa conservation sur ce site à un fort niveau.
Sensibilité
Négligeable : Les modifications de l’habitat ne sont pas de nature à remettre en cause le maintien de cette espèce au sein de la zone d’étude. L’entretien du parc photovoltaïque maintiendra l’ouverture des habitats et favorisera la formation de flaques d’eau temporaires (en saison des pluies) favorables à la reproduction de cette espèce.
Incidence
Non notable: Le maintien de R. merianae n’est pas remis en cause par l’implantation des parcs photovoltaïques. En phase d’exploitation, les nombreuses flaques d’eau temporaires qui se formeront sous et entre les rangées de panneaux solaires pourrait même augmenter le nombre de site de reproduction.
Mesure
associée
M.RE.01 : Aménagement de passage pour la faune terrestreV
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Demande de dérogation
Centrale agrivoltaïque hybride à
puissance garantie, Mana (973)
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Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèces
protégées
IMP.BA.02 : Destruction possible de Rhinella merianae
IMP.BA.02 : Destruction de spécimen de Rhinella merianae
Type d'impact
Direct
Durée de
l’impact
Temporaire
Nature de
l'impact
Lors de la phase chantier, des spécimens de R. merianae pourraient être écrasés par les engins.
Espèces
concernées
Rhinella merianae
Enjeu de
conservation
Modéré : Cette espèce est protégée avec ses habitats. Les savanes rases du littoral constituent son habitat naturel (Lescure et Marty, 2000), cependant son caractère pionnier le rend résilient aux perturbations anthropiques menant à des formations végétales rases herbacées. R. merianae est ici une espèce opportuniste qui a trouvé dans les pâturages un habitat de substitution, c’est pourquoi nous n'évaluons pas l’enjeu de sa conservation sur ce site à un fort niveau.
Sensibilité
Faible : Sans aucune mesure de réduction, il est peu probable que l’ensemble de la population de R. merianae soit détruite. Les spécimens subsistants pourront reconstituer la population initiale.
Incidence
Non notable : Le maintien de R. merianae n’est pas remis en cause par l’éventuelle destruction de spécimens en phase de chantier implantation des parcs photovoltaïques.
Mesure
associée
M.EV.01 : Programmation des travaux en saison sèche.V
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Demande de dérogation
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puissance garantie, Mana (973)
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Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèces
protégées
V.2.1.2 Impacts sur l’herpétofaune
IMP.HE.01 : Modification de l’habitat de Cnemidophorus lemniscatus
IMP.HE.01 : Modification de l’habitat de Cnemidophorus lemniscatus
Type d'impact
Indirect
Durée de
l’impact
Permanent
Nature de
l'impact
L’implantation des parcs photovoltaïques maintiendra l’ouverture du milieu et multipliera les sites favorables à Cnemidophorus lemniscatus
Espèces
concernées
Cnemidophorus lemniscatus
Enjeu de
conservation
Modéré : Cette espèce est protégée avec ses habitats. Les plages sableuses et le savanes rases du littoral constituent son habitat naturel, cependant son caractère pionnier le rend résilient aux perturbations anthropiques menant à des formations végétales rases herbacées. C lemniscatus est ici une espèce opportuniste qui a trouvé dans les pâturages un habitat de substitution, c’est pourquoi nous évaluons l’enjeu de sa conservation sur ce site à un fort modéré, malgré l’enjeu réglementaire qu’il représente.
Sensibilité
Négligeable : Les modifications de l’habitat ne sont pas de nature à remettre en cause le maintien de cette espèce au sein de la zone d’étude. L’entretien du parc photovoltaïque maintiendra l’ouverture des habitats favorable à cette espèce.
Incidence
Non notable: Le maintien de C. lemniscatus n’est pas remis en cause par l’implantation des parcs photovoltaïques. En phase d’exploitation, l’ouverture des milieux lui sera très favorable, en particulier dans les secteurs sableux.
Mesure
associée
M.RE.01 : Aménagement de passage pour la faune terrestreV
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Demande de dérogation
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puissance garantie, Mana (973)
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Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèces
protégées
IMP.HE.02 : Destruction possible de Cnemidophorus lemniscatus
IMP.HE.02 : Destruction de spécimen de Cnemidophorus lemniscatus
Type d'impact
Direct
Durée de
l’impact
Temporaire
Nature de
l'impact
Lors de la phase chantier, des spécimens de C. lemniscatus pourraient être écrasés par les engins.
Espèces
concernées
Cnemidophorus lemniscatus
Enjeu de
conservation
Modéré : Cette espèce est protégée avec ses habitats. Les plages sableuses et le savanes rases du littoral constituent son habitat naturel, cependant son caractère pionnier le rend résilient aux perturbations anthropiques menant à des formations végétales rases herbacées. C lemniscatus est ici une espèce opportuniste qui a trouvé dans les pâturages un habitat de substitution, c’est pourquoi nous évaluons l’enjeu de sa conservation sur ce site à un fort modéré, malgré l’enjeu réglementaire qu’il représente.
Sensibilité
Négligeables : Comme leur nom normalisé l’indique les Lézards coureurs sont très vifs, à l’approche d’un danger (prédateurs, Humains, machines) ils sont prompts à fuir et se réfugier hors de portée. Les risques de mortalité par écrasement en phase de chantier sont négligeables.
Incidence
Non notable : La destruction spécimens de cette espèce en phase de chantier est très peu probable et ne remettrait en aucun cas son maintien au sein de la zone d’étude.
Mesure
associée
Contrairement au Crapaud granuleux (Rhinella merianae), C. lemniscatus est présent et actif toute l’années dans son habitat. Aucune mesure ne peut être mise en place.V
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèces
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V.2.1.3 Impacts sur l’avifaune
Destruction potentielle de site de nidification d’oiseau protégée
IMP.AV.01 : Destruction potentielle de site de nidification d’oiseau protégée
Type d'impact
Direct
Durée de
l’impact
Temporaire où permanent
Nature de
l'impact
Les travaux de construction des parcs photovoltaïques pourraient entraîner la destruction de nichées d’espèces protégées se reproduisant au sein de la zone d’étude.
Espèces
concernées
Espèces nicheuses identifiées au sein de la zone d’étude : Râle kiolo (Anurolimnas viridis), Marouette plombée (Mustelirallus albicollis), Râle grêle (Laterallus exilis), Macagua rieur (Herpetotheres cachinans)
Enjeu de
conservation
Faible à fort : Les représentant de la famille des Rallidae fréquentent les habitats ouverts parfois très dégradés (eg : Râle kiolo). La présence de ces espèces est opportuniste au sein de la zone d’étude, elles ont vraisemblablement trouvé dans les pâturages un habitat de substitution. Un couple de Macagua rieur occupe un arbre mort au centre de la zone d’étude.
Sensibilité
Faible : Les espèces rattachées à la famille des Rallidae ont une forte valence écologique, elles ont pu coloniser le milieu malgré les perturbations répétées générées par l’exploitation agricole. Modéré : Les sites de nidification de rapaces sont peu fréquents et doivent être préservés
Incidence
Faible : Le risque de destruction de nid de Rallidae est faible compte tenu de l’évitement des zones humides lors de la conception du projet.
Forte : En l’absence de mesure d’évitement, la destruction du site de nidification du Macagua rieur nuirait au bon déroulement de son cycle biologique au sein de la zone d’étude
Mesure
associée
M.EV.02 : Evitement des forêts sur sables blancs
M.EV.04 : Evitement du site de nidification du Macagua rieur
M.EV.05 : Inspection des terrains par un ornithologue avant le début du chantier M.RE.01 : Programmation des travaux en saison sèche
M.RE.02 : Evitement des zones humidesV
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
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Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèces
protégées
Dérangement de la nidification d’oiseau protégés
IMP.AV.02 : Dérangement de la nidification d’oiseaux protégés
Type d'impact
Indirect
Durée de
l’impact
Temporaire
Nature de
l'impact
Les travaux de construction des parcs photovoltaïques pourraient entraîner le dérangement des couples d’oiseau nicheurs au sein de la zone d’étude (Rallidae), et celle du Macagua rieur (Herpetothers cachinnans)
Espèce
concernée
Macagua rieur (Herpetotheres cachinnans) Râle kiolo (Anurolimnas viridis), Marouette plombée (Mustelirallus albicollis), Râle grêle (Laterallus exilis)
Enjeu de
conservation
Faible (Rallidae) à modéré (Hepetotheres cachinnans)
Sensibilité
Négligeable : Les modifications de l’habitat ne sont pas de nature à remettre en cause le maintien de ces espèces au sein de la zone d’étude.
Incidence
Non-notable à modéré selon la période d’intervention pour le Macagua rieur Non notables pour les autres espèces : Le maintien de ces espèces n’est pas remis en cause par l’implantation des parcs photovoltaïques.
Mesure associée
M.EV.03 : Evitement du site de nidification du Macagua rieur
M.EV.04 : Programmation des travaux en saison sèche
M.EV.05 : Inspection des terrains par un ornithologue avant le début du chantierV
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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destruction d’espèces
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Perturbation de l’habitat
IMP.AV.03 : Perturbation de l’environnement visuel
Type d'impact
Indirect
Durée de
l’impact
Permanent
Nature de
l'impact
Par leur effet d’optique (miroitements, reflets sur les surfaces des modules et formation de lumière polarisée due à la réflexion), les panneaux photovoltaïques peuvent engendrer le dérangement des espèces d’oiseau exploitant le site, notamment les rapaces chassant au sol.
Espèces
concernées
Buse cendrée (Buteo nitidus), Buse roussâtre (Buteogallus meridionalis), Macagua rieur (Herpetotheres cachinnans)
Enjeu de
conservation
Faible à fort :
Sensibilité
Faible : Le projet ne couvrira pas l’ensemble de la zone ouverte exploitée par ces espèces. Par ailleurs, il leur sera possible d’exploiter les espaces interstitiels entre les rangées de panneaux photovoltaïques.
Incidence
Non notable : Les panneaux sont traités anti-reflets, de manière à limiter au maximum leur luminosité.
Les observations des comportements de l’avifaune ont révélé que les modules solaires pouvaient servir de poste d’affût ou d’observation (par exemple rapaces). Il n’y a aucun indice de perturbation des oiseaux par des miroitements ou des éblouissements.
Mesure
associée
Aucune mesure associée, car l’impact produit ne remet pas en cause le maintien des espèces considérés au sein de la zone d’étude.V
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
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Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèces
protégées
V.2.1.4 Impacts sur la mammalofaune
Les espèces de mammifère patrimoniales présentes ou susceptibles de l’être ne représentent pas un enjeu de conservation supérieur à un niveau faible. Il s’agit d’espèces arboricoles qui n’utiliseraient le site que de manière ponctuelle, pour leur déplacement.
Par ailleurs, l’arrêté ministériel fixant la liste des espèces de mammifère protégées de Guyane interdit uniquement la destruction du Tamandua (Myrmecophaga tetradactyla), espèce possiblement présente mais non observée lors de nos inventaires ; pour les autres espèces figurant dans cet arrêté, l’interdit concerne leur naturalisation, leur transport où leur commerce, ce qui n’est nullement l’objet de ce projet.
Limitation de la circulation de la faune terrestre
IMP.MA.01 : limitation de la circulation de la faune terrestre
Type d'impact
Indirect
Durée de
l’impact
Permanent
Nature de
l'impact
La mise en place de clôture encerclant les parcs photovoltaïques limitera les voies de déplacement des espèces terrestres et semi-arboricoles utilisant ponctuellement les espaces pâturages dégradés
Espèces
concernées
Toute faune terrestre (Dasyprocta leporina) et semi-arboricole (eg : Myrmecophaga tetradactyla, saguinus midas)
Enjeu de
conservation
Négligeable (Saguinus midas) à modéré (Myrmecophaga tetradactyla) :
Sensibilité
Faible : les espèces qui se sont maintenus dans ces habitats artificiellement ouverts présentent une valence écologique qui leur permettra de s’adapter à ce nouvel environnement (nouvelles voies de déplacement) sans trop de contrainte.
Incidence
Non notable : Les espèces représentant les plus forts enjeux de conservation n’utilisent les habitats concernés par le projet que pour leurs déplacements ponctuels. Par ailleurs, la présence de ces espèces sur le site n’est pas confirmée par des observations directes ou indirectes.
Mesure
associée
M.RE.01 : Aménagement de passage pour la faune terrestreV
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèces
protégées
V.3 Mesure d’évitement volet terrestre
V.3.1 Utilisation des infrastructure existantes
M.EV.01 : Utilisation des infrastructures existantes
Désignation de
l’impact
Impact sur les habitats
Habitat /
Espèces
concernés
Forestier, pâturages / Toute faune
Description de
l’impact
Les parcs photovoltaïques devront être desservis par des voies de communications, afin d’assurer leur construction et leur entretien. Par ailleurs, les unités de productions devront être raccordés aux unités de stockage et, in fine, au réseau de distribution. Ces liaisons ajoutent de la surface d’habitat transformé au projet.
Niveau
d’impact initial
Faible
Type de mesure
Évitement spatial
Description
Lors de la conception du projet, le maître d’ouvrage a accordé une importance particulière à la réutilisation des voies de communications préexistantes sur le site (pistes, chemins d’engins agricoles). Ces voies de communications seront utilisées pour le raccordement des unités de productions aux unités de stockage, ainsi qu’au raccordement au réseau de distribution.
Mise en place
et suivi
Cette mesure est incluse dans la conception même du projet ; elle ne nécessite pas de mise en place ou de suivi particulier.
Niveau
d’impact
résiduel
Non-notable : les surfaces réemployées sont d’ores et déjà des milieux rudéraux, la faune est d’ores et déjà habituée aux passages d’engins sur ces voies de communications.
Coût
Le coût associé à cette mesure est intégré dans le coût du projet en phase de conceptionV
Propriété de Biotope
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V.3.2 Évitement des zones boisées
M.EV.02
Désignation de
l’impact
Destruction de forêt sur sable blancs
IMP.AV.01 : Destruction de site de nidification d’oiseau protégé
IMP.AV.02 : Dérangement de couples d’oiseau protégé nicheur
Habitat /
Espèces
concernés
Forestier mature sur sables blancs / espèces animales et végétales fréquentant ces habitats (eg : Tamandua tetradactyla, Mesembrinibis cayennensis, Dimorphandra polyandra, Disteganthus lateralis …)
Description de
l’impact
Le maintien de la forêt sur sables blancs, identifiée comme un fort enjeu de conservation, est incompatible avec l’implantation d’un parc photovoltaïque. Sa destruction aurait des retentissements sur plusieurs espèces patrimoniales utilisant cet habitat pour accomplir leurs cycle biologique (zone de gagnage, sites de reproduction et de repos …).
Niveau
d’impact initial
Fort
Type de mesure
Evitement spatial
Description
En phase de conception, le maître d’ouvrage a soigneusement positionné les unités de production et de stockage au niveau des pâturages dégradé afin d’éviter tout impact sur la forêt sur sables blancs.
Mise en place et
suivi
Cette mesure est incluse dans la conception même du projet ; elle ne nécessite pas de mise en place ou de suivi particulier.
Niveau
d’impact
résiduel
Non-notable : la forêt sur sables blancs mature ne sera pas affectée par le projet.
Coût
Le coût associé à cette mesure est intégré dans le coût du projet en phase de conceptionV
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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destruction d’espèces
protégées
V.3.3 Evitement du site de nidification du Macagua rieur
M.EV.03 : Evitement du site de nidification du Macagua rieur
Désignation de
l’impact
IMP.AV.01 : Destruction potentielle de site de nidification d’oiseaux protégés IMP.AV.02 : Dérangement de couples d’oiseau protégé nicheur
Habitat / Espèces
concernés
Macagua rieur (Herpetotheres cachinnans)
Description de
l’impact
La construction du parc photovoltaïque en lieu et place des site de nidification du Macagua rieur (arbre isolé) est incompatible avec son maintien.
Niveau d’impact
initial
Fort
Type de mesure
Evitement spatial
Description
Dès la découverte du site de nidification du Macagua rieur (ie : un arbre isolé dans la prairie inondable), un périmètre de mise en défens de plus de 60 m a été respecté lors de la conception des plans d’implantation des panneaux photovoltaïques
Mise en place et
suivi
Le site de nidification du Macagua rieur devra être clairement signalé au maître d’œuvre lors de la construction des parcs photovoltaïques (M.AC.01). Le suivi du couple de Macagua rieur sera effectué durant 5 ans après la fin du chantier de construction (M.AC.02)
Niveau d’impact
résiduel
Modéré : les travaux peuvent encore générer le dérangement de cette espèce, s’ils sont programmés en période de reproduction : cf M.EV.05 et M.EV.06
Non Notable avec application cumulée des mesures M.EV.05 et M.EV.06
Coût
Le coût associé à cette mesure est intégré dans le coût du projet en phase de conceptionV
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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V.3.4 Programmation des travaux en saison sèche
M.EV.04 : Programmation des travaux en saison sèche
Désignation de
l’impact
IMP.AV.02 : Dérangement de la nidification d’oiseaux protégés
IMP.BA.02 : Destruction potentielle de spécimen de Rhinella merianae
Habitat /
Espèces
concernés
Pâturages / Crapaud granuleux (Rhinella merianae), Macagua rieur (Herpetotheres cachinnans), Rallidae
Description de
l’impact
Le dérangement produit par les travaux d’installation des parcs photovoltaïques est susceptible d’altérer la reproduction des espèces patrimoniales recensées sur le site, en particulier celle du Macagua rieur (Herpetotheres cachinnans). Les déplacements répétés des engins de chantier augmentent le risque de mortalité par collision des espèces terrestres, en particulier le Crapaud granuleux (Rhinella merianae).
Niveau
d’impact initial
Modéré
Type de
mesure
Évitement temporel
Description
Le démarrage des travaux doit se faire en saison sèche entre septembre et jusqu’au commencement de la saison des pluies suivante. Cette application d’un calendrier adapté se fera prioritairement dans les zones proches des habitats humides. Cela permettra d’une part d’éviter la période de reproduction du Macagua rieur (Herpetotheres cachinnans) (supposée pendant la saison des pluies potentiellement de janvier à août) et ainsi maximiser les chances de réussite de la nidification de cette espèce protégée sur la zone d’étude, d’autre part cela permettra également de limiter les risques de mortalité routière avec les engins de chantier avec notamment l’espèce de crapaud à enjeu : Rhinella merianae.
De plus, à cette période la plupart des amphibiens et reptiles ont regagné les boisements périphériques pour se mettre à l’abri de la chaleur et de la sécheresse, évitant ainsi leur destruction.
Mise en place
et suivi
Le respect de ce calendrier sera assuré par l’ingénieur écologue en charge du suivi de chantier du projet (M.AC.01).
Niveau
d’impact
résiduel
Non notable ne remettant pas en cause le maintien des espèces patrimoniales au sein de la zone d’étude ni le bon accomplissement de leurs cycles biologiques.
Coût
Les coûts associés à ces mesures sont intégrés dans le coût du projet en phase de conception.V
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Demande de dérogation
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puissance garantie, Mana (973)
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dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèces
protégées
V.3.5 Passage d’un ornithologue confirmé
M.EV.05
Désignation de
l’impact
IMP.AV.01 : Destruction potentielle de site de nidification d’oiseaux protégés IMP.AV.02 : Dérangement de la nidification d’oiseaux protégés
Habitat /
Espèces
concernés
Macagua rieur (Herpetotheres cachinnans), Râle kiolo (), Râle de Cayenne (), Marouette plombée ()
Description de
l’impact
Il subsiste un risque de dérangement d’espèce protégé (Herpetotheres cachinnans), voire de destruction de couvée pour les espèces d’oiseaux patrimoniales nichant au sol (Rallidae), en phase de travaux (cf : M.EV.03 et M.EV.04).
Niveau
d’impact initial
Faible à modéré
Type de
mesure
Evitement temporel
Description
Intervention d’un expert en ornithologie confirmé juste avant le commencement de chaque phase potentielle de travaux afin de prospecter le site à la recherche de nids, d’œufs posés au sol, d’oiseaux adultes montrant un comportement de nidification et de jeunes non autonomes. Le nid découvert sur la zone d’étude du Macagua rieur fera l’objet d’une attention particulière.
Mise en place
et suivi
L’expert indiquera les précautions nécessaires afin d’éviter autant que possible de détruire les nids, les œufs ou de déranger les jeunes ou les couples nicheurs qu’il aurait repérés et pour favoriser l’arrivée à terme de la nidification. Le maître d’œuvre sera tenu de respecter les préconisations de l’expert écologue (a minima pour les espèces d’avifaune protégées).
Niveau
d’impact
résiduel
Non-notable, ne remettant pas en cause le maintien des espèces sur le site d’étude ni le bon accomplissement de leur cycle biologique.
Coût
Inclus dans le suivi du chantier par un ingénieur en écologie (M.AC.01)V
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Demande de dérogation
Centrale agrivoltaïque hybride à
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dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèces
protégées
V.4 Mesures de réduction
V.4.1 Aménagement de passage pour la faune terrestre
M.RE.01 : Aménagement de passage pour la faune terrestre
Désignation de
l’impact
IMP.MA.01 : limitation de la circulation de la faune terrestre
IMP.BA.01 : modification de l’habitat de Rhinella merianae
Habitat /
Espèces
concernés
Forestier, pâturages / Toute faune terrestre
Description de
l’impact
La mise en place de clôtures autour des parcs photovoltaïque contraindra les déplacements des espèces terrestres.
Niveau
d’impact initial
Modéré
Type de
mesure
Réduction
Description
Les clôtures qui ceinturent le parc photovoltaïque seront adaptées afin de permettre le passage de la petite faune terrestre (amphibiens, reptiles et petits mammifères notamment) en divers points afin qu’elle ne provoque pas d’interruption dans la libre circulation de la faune terrestre entre la centrale photovoltaïque et les habitats limitrophes. Ces aménagements faciliteront l’accès aux sites de reproduction possible de Rhinella merianae sous et entre les rangées de panneaux photovoltaïques.
Mise en place
et suivi
L’utilisation des passages aménagés pour les déplacements de la faune sauvage sera réalisée lors du suivi de la faune et de la flore en phase d’exploitation (M.AC.02)
Niveau
d’impact
résiduel
Non notable : ne remettant pas en cause le maintien des espèces patrimoniales au sein de la zone d’étude ni le bon accomplissement de leur cycle biologique
Coût
Les coûts associés à ces mesures sont intégrés dans le coût du projet en phase de conception.V
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Demande de dérogation
Centrale agrivoltaïque hybride à
puissance garantie, Mana (973)
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Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèces
protégées
V.4.2 Réduction de l’emprise du projet sur les zones
humides
M.RE.02 : Réduction de l’emprise du projet sur les zones humides
Désignation de
l’impact
Destruction de zones humides
IMP.AV.01 : Destruction de site de nidification d’oiseau protégé
IMP.AV.02 : Dérangement de couples d’oiseau protégé nicheur
Habitat /
Espèces
concernés
Prairies inondables, forêts marécageuses / espèces animales et végétales fréquentant ces habitats (eg : Mesembrinibis cayennensis, Elaeis oleifera, sagittaria guianensis …)
Description de
l’impact
L’implantation de parc photovoltaïque au sein des zones humides perturbera leur fonctionnement les cycles biologiques des espèces qui les exploitent
Niveau
d’impact initial
Modéré à fort : Les prairies inondables sont des habitats artificiels sur le site qui présentent une certaine valence écologique ; le maintien des forêts marécageuses est en revanche incompatible l’implantation de parcs photovoltaïques.
Type de mesure
Réduction spatiale
Description
En phase de conception, le maître d’ouvrage a soigneusement positionné les unités de production et de stockage en dehors des zones humides, préférant l’implantation au niveau des pâturages dégradés. Toutes les forêts marécageuses, habitats de deux espèces protégées notables (Elaeis oleifera et Mesembrinibis cayennensis), ont été évitées.
Mise en place et
suivi
Cette mesure a permis de limiter l’impact sur les zones humides à la destruction de 400 m² de prairie inondable, un habitat artificiel résultant de la défriche agricole. Cette mesure est incluse dans la conception même du projet ; elle ne nécessite pas de mise en place ou de suivi particulier.
Niveau
d’impact
résiduel
Non-notable : la forêt sur sables blancs mature ne sera pas affectée par le projet. La surface de prairie inondable utilisée pour le projet est négligeable au regard de sa représentation au sein de la zone d’étude.
Coût
Le coût associé à cette mesure est intégré dans le coût du projet en phase de conceptionV
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destruction d’espèces
protégées
V.4.3 Choix d’un éclairage des aménagements adapté à la
faune nocturne
M.RE.03 : Choix d’un éclairage des aménagements adapté à la faune nocturne
Désignation
de l’impact
Direct permanent : dérangement long et répété des espèces nocturnes
Habitat /
Espèces
concernés
Cortège d’espèces nocturnes
Description
de l’impact
L’éclairage permanent crépusculaire et nocturne des installations entraînera un dérangement des espèces nocturnes durant leurs heures d’activité maximale. La présence répétée et longue d’éclairage peut conduire plusieurs effets :
• Fragmentation de l’habitat de certaines espèces lucifuges ;
• Dépense accrue d’énergie lors des phases de déplacement pour éviter les zones lumineuses ; • Désynchronisation des cycles biologiques ;
• Modification des comportements entraînant une plus grande exposition à la prédation (effet attractif des lampadaires sur les chiroptères notamment).
Niveau
d’impact
initial
Modéré : l’éclairage permanent des installations de nuit est envisagé pour la « zone bâtiments groupes ». Les autres installations seront équipés d’éclairages temporaires activés par des dispositifs de détection de mouvement ; ce qui réduit d’ores et déjà leur impact.
Description
Les dispositifs utilisés pour l’éclairage permanent de la zone bâtiments groupes devront être compatibles avec le maintien de la biodiversité identifiée sur et à proximité du site. Pour cela, le spectre de lumière utilisé sera adapté afin de réduire la pollution lumineuse. Pour réduire le dérangement de la faune, certaines zones feront l’objet d’une extinction partielle ou totale de l’éclairage au milieu de la nuit. D’autres zones seront équipées de détecteurs de présence associés à une minuterie afin de ne pas être éclairées inutilement. L’éclairage se doit d’être adapté et optimisé afin de générer le moins possible de pollution lumineuse :
• Concentrer la direction de l’éclairage vers le sol (forme du luminaire adaptée) ; • Ne pas positionner les éclairages trop hauts ;
• Limiter l’intensité de l’éclairage au besoin ;V
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dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèces
protégées
• Utiliser des éclairages respectant les préconisations spectrales suivantes1 :
NB : les × indiquent les longueurs d’ondes auxquelles les taxons sont sensibles.
L’utilisation d’ampoules émettant à des longueurs d’onde adaptées n’est pas obligatoire pour l’éclairages des autres installations qui, équipés de minuteur et de déclencheur à détecteur de mouvements, seront éteints la majeure partie du temps.
Mise en
place et
suivi
Les mammifères et les oiseaux nocturnes ainsi que les insectes sont les taxons les plus susceptibles d’être affectés par l’éclairage de la centrale et pour lesquels des mesures peuvent être prises. Les amphibiens, sont sensibles à toutes les longueurs d’onde. Nous préconisons l’utilisation d’ampoule à sodium basse pression en priorité, pour réduire l’effet d’un éclairage permanent, en second lieu, des rampes de LEDs ambrées à spectre étroit (575-605 nm).
Niveau
d’impact
résiduel
Non-notable
1 Association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement nocturnes (ANPCEN), Mission
économie de la biodiversité - CDC Biodiversité (2015) Cahier de Biodiv’2050 : Comprendre. Éclairage du 21ième siècle et biodiversité - Pour une meilleure prise en compte des externalités de l’éclairage extérieur sur notre environnement. 72pp.V
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destruction d’espèces
protégées
V.5 Mesures d’accompagnement
V.5.1 Suivi du chantier par un Ingénieur en écologie
M.AC.01
Description
L’ingénieur en écologie en charge de l'assistance environnementale et du suivi écologique de chantier interviendra en appui à l’ingénieur environnement en amont et pendant le chantier :
Phase préliminaire
• Suivi des espèces végétales et animales sur le terrain (mise à jour de l’état de référence et notamment de la localisation des éléments à enjeux), en appui à l’ingénieur environnement du chantier.
• Rédaction du cahier des prescriptions écologiques, à destination des entreprises en charge des travaux.
• Intervention d’un expert en ornithologie confirmé juste avant le commencement de chaque phase potentielle de travaux afin de prospecter le site à la recherche de nids, d’oeufs posés au sol, d’oiseaux adultes montrant un comportement de nidification et de jeunes non autonomes. Le nid découvert sur la zone d’étude du Macagua rieur fera l’objet d’une attention particulière.
Phase préparatoire du chantier
• Appui à l’ingénieur environnement chantier pour la sensibilisation des entreprises aux enjeux écologiques. Cette sensibilisation se fera dans le cadre de la formation / accueil général des entreprises et sera faite par l’ingénieur environnement (ou son suppléant), • Localisation des zones sensibles du point de vue écologique, situées à proximité de la zone de chantier et à baliser,
• Appui de l’ingénieur environnement du chantier pour l’élaboration d’un programme d’exécution sur le volet biodiversité,
• Analyse des plans fournis par les entreprises (zones de stockage, voies d’accès) en fonction des contraintes écologiques et appui de l’ingénieur environnement pour la validation des plans.
Phase chantier
• Appui à l’ingénieur environnement du chantier pour la sensibilisation continue des entreprises au respect des milieux naturels,
• Suivi des espèces végétales et animales sur le terrain. Ce suivi concernera l’ensemble des zones sensibles identifiées à proximité du chantier mais aussi directement au sein de l’emprise des travaux, appui à l’ingénieur environnement pour la coordination, tout au long du chantier, avec le référent environnement des entreprises en charge des travaux,
• Assistance pour l’éradication des espèces végétales envahissantes.
• En fonction des difficultés rencontrées sur le terrain, proposition de nouvelles prescriptions ou révision de certaines prescriptions pour les futures consultations d’entreprises, • Vérification régulière sur le terrain du bon état des installations mises en place pour la protection des milieux naturels (dispositif anti-intrusion notamment),
• Assistance à l’ingénieur environnement du chantier pour définir les mesures de remise en état du site et suivi de la procédure de remise en état du site.V
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Mise en place
et suivi
Dans le cadre du suivi écologique du chantier, des comptes rendus de suivi écologique seront réalisés par l’ingénieur-en écologie en charge du suivi écologique.
Coût • De 5 000 à 6 000 € HT pour le balisage des espèces et espaces sensibles, réalisés en 4 phases selon l’avancée du chantier et des matériels ;
• Environ 12 000 € pour l’accompagnement d’un écologue sur toute la durée du chantier, comprenant concertation / réunion de démarrage, avis sur les documents techniques et comptes-rendus, préparation de la formation de sensibilisation, formation courte de sensibilisation à renouveler si différentes entreprises sont amenées à travailler sur site en différé, 2 visites de chantier/mois avec comptes rendus et rapport de bilan en fin de chantier, interventions d’un expert ornithologue.
V.5.2 Suivi de la faune et de la flore en phase d’exploitation
M.AC.02
Description
Une fois l’aménagement réalisé, un suivi écologique de l’évolution des milieux pourra être mené au sein de la centrale photovoltaïque. Il permettra de mettre en évidence les modifications de la flore et de la faune en place après chantier et en phase exploitation et remplira plusieurs objectifs :
• il permettra de quantifier l’efficacité des mesures mises en place,
• il participera à l’amélioration des connaissances des espèces guyanaises ainsi que des modalités de recolonisation d’espèces,
• il constituera un outil de veille quant à l’éventuelle prolifération d’espèces exotiques envahissantes (herbacée et arbre), la réappropriation du site par l’avifaune, suite aux travaux.
Mise en place
et suivi
Le suivi se basera sur le passage d’un expert faunistique et d’un expert floristique deux fois par an selon le calendrier suivant :
• T 0 : fin de chantier
• T1 : Six mois
• T2 : 1 an
• T3 : 3 ans
• T4 : 5 ans
Le premier suivi, qui sera réalisé dès la fin du chantier, permettra de caler la méthodologie précise qui sera déclinée jusqu’au bout du suivi. Celui-ci sera mené sur 5 ans, période à l’issue de laquelle les milieux qui se seront mis en place au sein de la centrale devraient s’être stabilisés. Le suivi devra particulièrement porter sur les espèces mises en évidence dans le cadre du diagnostic réalisé pour la présente étude d’impact.
Coût
Environ 15 000 € HT.V
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V.6 Bilan des mesures d’atténuation et impacts
résiduels sur les espèces protégées
Tableau 7 : Synthèse des mesures et coûts associés
Mesures Impact traité Estimation de
Coût
M.EV.01 : Utilisation des infrastructures
existantes
Destruction d’habitat Inclus
M.EV.02 : Evitement des zones boisées Destruction de forêt sur sables blancs
IMP.AV.01
IMP.AV.02
Inclus
M.EV.03 : Evitement du site de nidification du
Macagua rieur
IMP.AV.01
IMP.AV.02 Inclus
M.EV.04 : Programmation des travaux en saison
sèche
IMP.AV.01
IMP.AV.02
IMP.BA.02
Inclus
M.EV.05 : Intervention d’un ornithologue
confirmé
IMP.AV.01
IMP.AV.02 Cf M.AC.01
M.RE.01 : Aménagement de passage pour la
faune
IMP.MA.01
IMP.BA.01
IMP.HE.01
Inclus
M.RE.02 : Réduction de l’emprise du projet sur
les zones humides
Destruction de zones
humides
IMP.AV.01
IMP.AV.02
Inclus
M.RE.03 : Choix d’un éclairage des
aménagements adapté à la faune nocturne
IMP.MA.01 Inclus
M.AC.01 : Suivi de chantier par un ingénieur en
écologie
- 18 000 €
M.AC.02 : Suivi de la faune et de la flore en phase
d’exploitation
- 15 000 €V
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Tableau 8 : Synthèse des impacts résiduelles sur les espèces protégées
Nom normalisé Nom scientifique Statut de conservation Incidence brute Mesures mises en œuvre Incidence résiduelles
Flore
Palmier à huile
américain Elaeis oleifera P/D
Non notable
(évité dès
conception)
M.AC.01
M.AC.02 Non notable
Batrachofaune
Crapaud granuleux Rhinella merianae H / D Non notable
M.EV.01
M.EV.04
M.RE.01
M.RE.02
M.AC.01
M.AC.02
Non notable
Herpétofaune
Lézard coureur galonné Cnemidophorus lemniscatus H / D Non notable
M.EV.01
M.EV.04
M.RE.01
M.AC.01
M.AC.02
Non notable
Mammalofaune
Tamandua Tamandua tetradactyla P (Art1) Non notable
M.EV.01
M.EV.02
M.RE.01
M.RE.03
M.AC.01
M.AC.02
Non notable
Avifaune
Urubu à tête rouge Cathartes aura P Non notable
M.EV.01
M.EV.02
M.EV.03
M.EV.04
M.EV.05
M.RE.02
M.AC.01
M.AC.02
Non notable
Urubu à tête jaune Cathartes burrovianus P Non notable Non notable
Urubu noir Coragyps atratus P Non notable Non notable
Buse cendrée Buteo nitidus P Non notable Non notable
Râle kiolo Anurolimnas viridis P Non notable Non notable
Tyranneau minute Ornithion inerme P Non notable Non notable
Héron garde-boeufs Bubulcus ibis P / D (nidif) Non notable Non notable
Grande aigrette Ardea alba P / D (nidif) Non notable Non notable
Sarcoramphe roi Sarcoramphus papa P Non notable Non notable
Milan à queue fourchue Elanoides forficatus P Non notable Non notable
Milan bleuâtre Ictinia plumbea P Non notable Non notable
Râle grêle Laterallus exilis P Non notable Non notable
Marouette plombée Mustelirallus albicollis P Non notable Non notable
Ibis vert Mesembrinibis cayennensis P Non notable Non notable
Buse roussâtre Buteogallus meridionalis P Non notable Non notable
Macagua rieur Herpetotheres cachinnans P Modéré Non notableV
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Carte 7 : Impacts résiduels de l’emprise du
projet sur la faune, la flore et les habitatsV
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protégées
V.7 Mesures de compensation
Les mesures d’atténuation mises en place permettent de limiter les impacts résiduels sur la faune, la flore et les habitats à un niveau non-notable. Le maintien des espèces protégées recensées n’est pas remis en cause, ni en Guyane, ni même au sein de la zone d’étude. Le projet ne perturbera pas le bon accomplissement du cycle biologique de ces espèces à moyen et long terme.
Sur demande des services de l’État, un dossier de dérogation a été constitué, cependant, au regard des impacts résiduels non-notables du projet, aucune mesure de compensation n’y est associée.VI
lkhkjhkj
VI Bibliographie et guides
d’identificationVI
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dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèces
protégées
✓ BARNABE, D. & GIBERNAU, M. (2015) ARACEES DE GUYANE FRANÇAISE - BIOLOGIE ET SYSTEMATIQUE. IRD EDITIONS, MARSEILLE.
✓ BIOTOPE (2010) DIAGNOSTICS FAUNE/FLORE SUR LE SITE MINIER DE YAOU. AUPLATA/SMYD, 97PP.
✓ CHIRON, G. & BELLONE, R. (2005) LES ORCHIDEES DE GUYANE FRANÇAISE. TROPICALIA, VOREPPE.
✓ DE GRANVILLE, J.-J. & GAYOT, M. (2014) GUIDE DES PALMIERS DE GUYANE. OFFICE NATIONAL DES FORETS, CAYENNE.
✓ HILTY, S. (2003) BIRDS OF VENEZUELA. PRINCETON UNIVERSITY PRESS, PRINCETON.
✓ HOFF, M. (2000), LISTE DES HABITATS DE GUYANE. RAPPORT TECHNIQUE, CONSEIL SCIENTIFIQUE REGIONAL DU PATRIMOINE NATUREL DE GUYANE / DIREN, CAYENNE, 3.
✓ DEL HOYO, J.; ELLIOTT, A.; SARGATAL, J. & CHRISTIE, D., (1992-2013) HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD. LYNX EDITIONS, BARCELONA.
✓ GUITET, S.; BRUNAUX, O.; DE GRANVILLE, J.-J.; GONZALEZ, S. & RICHARD-HANSEN, C. (2015), CATALOGUE DES HABITATS FORESTIERS DE GUYANE., TECHNICAL REPORT, OFFICE NATIONAL DES FORETS, CAYENNE, 120.
✓ LATREILLE, C.; VIROLLET, D.; PENEZ, J.-P.; DEWYNTER, M. & JAY, P.-O. (2004) GUIDE DE RECONNAISSANCE DES ARBRES DE GUYANE. CCPR IMPRIMERIE, MATOURY.
✓ LESCURE, J. & MARTY, C. (2000) ATLAS DES AMPHIBIENS DE GUYANE. MUSEUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE, PARIS.
✓ MORI, S. A.; CREMERS, G.; GRACIE, C. A.; DE GRANVILLE, J.-J.; HEALD, S. V.; HOFF, M. & MITCHELL, J. D., (2002) GUIDE TO THE VASCULAR PLANTS OF CENTRAL FRENCH GUIANA. PART 2. DICOTYLEDONS. VOL. 76, THE NEW-YORK BOTANICAL GARDEN PRESS, NEW-YORK.
✓ MORI, S. A.; CREMERS, G.; GRACIE, C. A.; DE GRANVILLE, J.-J.; HOFF, M. & MITCHELL, J. D., (1997) GUIDE TO THE VASCULAR PLANTS OF CENTRAL FRENCH GUIANA. PART 1. PTERIDOPHYTES, GYMNOSPERMS AND MONOCOTYLEDONS. VOL. 76, THE NEW-YORK BOTANICAL GARDEN PRESS, NEW-YORK.
✓ PUIG, H.; BARTHELEMY, D. & SABATIER, D. (2003) CLE D'IDENTIFICATION DES PRINCIPALES FAMILLES ET DES PRINCIPAUX GENRES A ESPECES ARBOREES DE GUYANE. REVUE FORESTIERE FRANÇAISE, 84--100.
✓ STARACE, F. (1998) GUIDE DES SERPENTS ET AMPHISBENES DE GUYANE. IBIS ROUGE ÉDITIONS, MATOURY.
✓ STEYERMARK, J. A.; BERRY, P. E. & HOLST, B. K., ED. (1995-2004) FLORA OF THE VENEZUELAN GUAYANA. MISSOURI BOTANICAL GARDEN, MISSOURI.
✓ TOSTAIN, O.; DUJARDIN, J.-L.; ERARD, C. & THIOLLAY, J.-M. (1992) OISEAUX DE GUYANE. SOCIETE D'ETUDES ORNITHOLOGIQUES, BRUNOY.117/122
Annexes118/122
Annexe 1, Formulaire CERFA
DEMANDE DE DÉROGATION
POUR LA DESTRUCTION, L’ALTÉRATION, OU LA DÉGRADATION
DE SITES DE REPRODUCTION OU D’AIRES DE REPOS D’ANIMAUX D’ESPÈCES ANIMALES PROTÉGÉES
Titre 1 du livre IV du code de l’environnement
Arrêté du 19 février 2007 fixant les conditions de demande et d’instruction des dérogations définies au 4° de l’article L. 411-2 du code de l’environnement portant sur des espèces de faune et flore sauvage protégées.
A. VOTRE IDENTITÉ
Nom et Prénom :
Ou Dénomination (pour les personnes morales) : ALBIOMA
Nom et Prénom du mandataire (le cas échéant) :
Adresse : Tour Opus 12, 77 esplanade du Général de Gaulle,
92081 Paris La Défense
Nature des activités : production d’énergies renouvelables
Qualification :
B. QUELS SONT LES SITES DE REPRODUCTION ET LES AIRES DE REPOS DÉTRUITS, ALTÉRÉS OU DÉGRADÉS
ESPECE ANIMALE CONCERNEE
Nom scientifique
Nom commun
Description (1)
B1 Cathartes aura
Urubu à tête rouge
Individus en vol
B2 Cathartes burrovianus
Urubu à tête jaune
Individus en vol
B3 Coragyps atratus
Urubu noir
Individus en vol
B4 Buteo nitidus
Buse cendrée
Nicheur possible (voir probable) dans le boisement résiduel au centre-nord de la zone
B5 Anurolimnas viridis
Râle kiolo
Nicheur certain dans les secteurs herbacés denses. Au moins 5 couples probablement.
B6 Ornithion inerme
Tyranneau minute
Nicheur possible en marge de la zone dans les boisements limitrophes. Un chanteur
B7 Bubulcus ibis
Héron garde-bœufs
Non nicheur. Quelques individus se nourrissant auprès des bovins
B8 Ardea alba
Grande aigrette
Non nicheur. Quelques individus se nourrissant dans les pâtures et dans les « bas-fonds » défrichés marécageux
B9 Sarcoramphus papa
Sarcoramphe roi
Non nicheur. Un unique individu en vol très haut à la recherche de
nourriture
B10 Elanoides forficatus
Milan à queue fourchue
Nicheur possible en saison sèche dans les boisements limitrophes.
Quelques individus en vol se nourrissant d’insectes au-dessus des pâtures
B11 Ictinia plumbea
Milan bleuâtre
Nicheur possible en lisière de la zone et dans les boisements résiduels
B12 Laterallus exilis
Râle grêle
Nicheur certain dans les herbacées des pâtures et dans les « bas-fonds » défrichés marécageux. Au moins 5 chanteurs mais potentiellement plus
B13 Mustelirallus albicollis
Marouette plombée
Nicheur certain dans les herbacées des pâtures et dans les « bas-fonds » défrichés marécageux. Au moins 2 chanteurs mais potentiellement plus
Cerfa
N° 13 614*01119/122
B 14 Mesembrinibis cayennensis
Ibis vert
A priori non nicheur (attention tout de même au boisement marécageux tout à l’est qui semble favorable). Un individu se nourrit dans ce boisement
B 15 Buteogallus meridionalis
Buse roussâtre
Nicheur possible sur la zone ou en marge sur les lisières notamment. Un individu chasse à l’affût posé sur les grands arbres isolés
B 16 Herpetotheres cachinnans
Macagua rieur
Nicheur certain. Un couple niche en cavité dans un grand ligneux du boisement résiduel au centre-nord de la zone.
B 17 Rhinella merianae
Crapaud granuleux
Présent sur l’ensemble des pâtures du site
B 18 Cnemidophorus lemniscatus
Lézard coureur galonné
Présent au nord-ouest de la zone d’étude dans les pâtures sur sol sableux
B 19 Tamandua tetradactyla
Tamandua
Présent dans les zones boisées du site
C. QUELLE EST LA FINALITE DE LA DESTRUCTION, L’ALTERATION OU DE LA DEGRADATION*
Protection de la faune sauvage
Sauvetage de spécimens
Conservation des habitats
Etude écologique
Etude scientifique autre
Prévention de dommages à l’élevage
Prévention de dommages aux pêcheries
Prévention de dommages aux cultures
Prévention de dommages aux forêts
Prévention de dommages aux eaux
Prévention de dommages à la propriété
Protection de la santé publique
Protection de la sécurité publique
Motifs d’intérêt public majeur
Détention en petites quantités
Autre VI
lkhkjhkj
Préciser l’action générale dans laquelle s’inscrit l’opération, l’objectif, les résultats attendus, la portée locale,
régionale ou nationale :
Production d’électricité en conformité avec la PPE
Suite sur papier libre
D. QUELLES SONT LES MODALITES DE DESTRUCTION, D’ALTERATION OU DE DEGRADATION
Destruction Préciser :
Altération Préciser : altération en phase travaux de surface d’habitats, de reproduction, de
zone de chasse et de quiétude
Dégradation Préciser :
Suite sur papier libre*
E.QUELLE EST LA QUALIFICATION DES PERSONNES CHARGEES DE L’OPERATION *
Formation initiale en biologie animale Préciser :
Formation continue en biologie animale Préciser :
Autre formation Préciser : Equipes de chantier
F. QUELLE EST LA PERIODE OU DATE DE LA DESTRUCTION, ALTERATION OU DEGRADATION
Préciser la période : Phase des travaux : 12 mois // Phase d’exploitation : 30 ans
La date :
G. QUELS SONT LES LIEUX DE L’OPERATION
Régions administratives : Guyane
Départements : Guyane
Communes : Mana (97318)
H. EN ACCOMPAGNEMENT DE L’OPERATION, QUELLES SONT LES MESURES PREVUES POUR LE
MAINTIEN DE L’ESPECE CONCERNEE DANS UN ETAT DE CONSERVATION FAVORABLE ? *
Reconstitution de sites de reproduction et aires de repos Mesures de protection réglementaires
Mesures contractuelles de gestion de l’espace
Renforcement des populations de l’espèce
Autres mesures Préciser :
- mesures d’évitement des habitats sensibles de zones de nidification ; programmation des travaux en saison
sèche.
- mesures de réduction : passage à faune, réduction de l’emprise sur les zones humides, éclairage calibré
- Mesures d’accompagnement : suivi de chantier, suivis de la faune et de la flore en phase exploitation
Préciser éventuellement à l’aide de cartes ou de plans les mesures prises pour éviter tout impact défavorable sur
la population de l’espèce concernée
Suite sur papier libre
I COMMENT SERA ETABLI LE COMPTE RENDU DE L’ OPERATION
Bilan d’opérations antérieures (s’il y a lieu) :
Modalités de compte rendu des opérations à réaliser :
* cocher les cases correspondantes
La loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux
fichiers et aux libertés s’applique aux données nominatives
portées dans ce formulaire. Elle garantit un droit d’accès et
de rectification pour ces données auprès des services
préfectoraux
Fait à
Le
Signature du demandeur
Kourou
16/04/2021