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Procès Verbal - proces verbal seance du 16 octobre 2021
Document publié le Samedi 16 octobre 2021 par la commune de Sceaux.
Lien du pdf (Procès Verbal - proces verbal seance du 16 octobre 2021)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Transports, Investissement et développement économique,
VILLE DE SCEAUX
CONSEIL MUNICIPAL
PROCÈS-VERBAL DE LA SÉANCE PUBLIQUE
16 octobre 2021
Adopté à l’unanimité lors de la séance du conseil municipal du 25 novembre 2021Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 2
I- OUVERTURE DE LA SÉANCE ........................................................................................... 3
II- DÉSIGNATION DU SECRÉTAIRE DE SÉANCE............................................................. 3
III- APPEL ET VÉRIFICATION DU QUORUM ...................................................................... 3
IV- ACTION PARTENARIALE POUR « BIEN VIVRE ET RÉUSSIR AUX BLAGIS » .... 4
Approbation de la feuille de route pour « Bien vivre et réussir aux Blagis ». ............................. 4
Création de l’agence postale communale des Blagis — approbation de la convention avec La
Poste............................................................................................................................................ 54
Ouverture d’une maison France Services — demande de labellisation. .................................... 60
Création de postes afférente à l’ouverture des nouveaux services. ............................................ 62
V- QUESTIONS DIVERSES .................................................................................................... 63
Question orale de M. Jean-Christophe DESSANGES ............................................................... 63
Question orale de Mme Christiane GAUTIER........................................................................... 64
Question orale de Mme Liliane WIETZERBIN ......................................................................... 65Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 3
I- OUVERTURE DE LA SÉANCE
La séance du conseil municipal est ouverte à 9 h 30 sous la présidence de Philippe Laurent.
II- DÉSIGNATION DU SECRÉTAIRE DE SÉANCE
M. le maire
Je souhaite la bienvenue à l’ensemble des élus du conseil municipal, à notre administration et
également au public présent parmi nous. Merci de votre présence pour ce conseil municipal
particulier. Merci aussi à tous nos partenaires présents. Ils auront l’occasion de s’exprimer tout à
l’heure.
Il s’agit d’une séance officielle du conseil municipal. Par conséquent, l’ensemble des règles que
nous connaissons s’applique. Le public n’intervient pas. On m’a posé la question de savoir
pourquoi le pass sanitaire n’était pas demandé à l’entrée de la salle. Tout simplement, parce que
les textes l’interdisent s’agissant des assemblées institutionnelles. En revanche, le port du masque
est évidemment recommandé lorsqu’on ne parle pas.
Je demande à notre benjamin, Théophile Touny, de bien vouloir procéder à l’appel.
III- APPEL ET VÉRIFICATION DU QUORUM
Théophile TOUNY
Merci, Monsieur le maire.
Sont présentes les personnes suivantes :
Philippe Laurent
Chantal Brault
Jean-Philippe Allardi
Francis Brunelle
Isabelle Drancy
Philippe Tastes
Sylvie Bléry-Touchet
Patrice Pattée
Monique Pourcelot
Christian Lancrenon
Jean-Pierre Riotton
Annie Bach
Frédéric Guermann
Sabine Ngo MahobConseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 4
Théophile Touny
Sakina Bohu
Emmanuel Goujon
Axelle Poullier
Numa Isnard
Claire Vigneron
Corinne Deleuze
Catherine Palpant
Jean-Christophe Dessanges
Christiane Gautier
Xavier Tamby
Maud Bonté
Philippe Szynkowski
Liliane Wietzerbin
Sont excusées ou en retard les personnes suivantes :
Florence Presson, excusée, a donné pouvoir à Philippe Laurent
Roselyne Holuigue-Lerouge, excusée, a donné pouvoir à Monique Pourcelot
Konstantin Schallmoser, excusé, a donné pouvoir à Catherine Palpant (jusqu’à 11 h 22)
Mme Catherine Palpant, excusée, a donné pouvoir à Claire Vigneron (à partir de 11 h 22)
Nadine Lacroix, excusée, a donné pouvoir à Chantal Brault
M. Xavier Tamby, absent (à partir de 13 h 08)
Fabrice Bernard, excusé, a donné pouvoir à Jean-Christophe Dessanges
M. le maire
Je vous remercie.
Le quorum est atteint. Nous pouvons donc délibérer.
IV- ACTION PARTENARIALE POUR « BIEN VIVRE ET RÉUSSIR AUX BLAGIS »
Approbation de la feuille de route pour « Bien vivre et réussir aux Blagis ».
M. le maire
Je précise que Florence Presson est excusée, car elle anime ce matin le Forum de la rénovation
énergétique qui se tient à l’hôtel de ville. Il se passe beaucoup de choses à Sceaux.
Merci à toutes et à tous de votre présence. Quelques précisions sur le déroulement de cette séance.
Je dirais d’abord quelques mots pour rappeler le contexte, puis Chantal Brault rappellera la
démarche que nous avons menée avec Parlons ensemble des Blagis. Je présenterai ensuite lesConseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 5
engagements de la Ville, ce que nous appelons la « feuille de route », ainsi que les demandes que
nous formulons auprès de nos partenaires. J’aurai ensuite l’occasion de suspendre la séance du
conseil municipal pour permettre à nos partenaires de pouvoir s’exprimer. Ils nous diront comment
ils entendent répondre, le cas échéant, à nos souhaits. Nous aurons enfin un débat sur ce dossier
relatif à l’action partenariale pour bien vivre et réussir aux Blagis.
Une plaquette est à votre disposition à l’entrée de la salle qui rappelle combien l’engagement de la
Ville et de l’ensemble des partenaires publics sur le quartier des Blagis a été important depuis 30
ans. Il est en effet utile de se pencher sur le passé pour voir comment les choses ont évolué et
comment l’on peut préparer l’avenir.
J’ai eu l’occasion de l’écrire, plus de 40 millions d’euros ont été investis dans les équipements,
dans la rénovation des écoles, l’aménagement et la construction de la crèche, dans la rénovation du
site sportif et de loisirs, la Rotonde, dans des opérations de voiries et beaucoup d’autres opérations
encore, sans compter tout ce qui concerne le fonctionnement des services publics sur le quartier
des Blagis. Je ne serai pas plus long, car tout ceci est décrit dans cette brochure qui rappelle
également le soutien que nous apportons au théâtre des Gémeaux depuis très longtemps, même s’il
relève désormais de la compétence du territoire, ainsi qu’au CSCB.
Je vous engage donc à parcourir cette petite brochure qui explique et rappelle cet engagement
important de la ville de Sceaux à l’un de ses quartiers, le quartier des Blagis.
Madame Brault, peut-être pouvez-vous nous rappeler le déroulé et le contenu de cette démarche
Parlons ensemble des Blagis
Chantal BRAULT
Merci, Monsieur le maire.
Parlons ensemble est un dispositif que la Ville de Sceaux expérimente depuis plusieurs années sur
différents thèmes et qui a fait la preuve qu’une véritable concertation citoyenne était possible.
Des thèmes divers et variés ont été abordés, mais il nous a semblé important d’axer cette réflexion
citoyenne, ces échanges et ce partage sur le quartier des Blagis. Nous étions à l’époque en crise
sanitaire. Nous ne pouvions donc pas nous rencontrer et nous rassembler alors que Parlons
ensemble repose justement sur le partage, les débats et discussions en présentiel. Nous avons
néanmoins tenu ce pari audacieux. Nous avons décidé de faire ce Parlons ensemble malgré ces
contraintes en organisant des rencontres à distance avec une petite présence vivante au sein de la
mairie avec M. le maire et l’ouverture du débat à toutes les personnes qui pouvaient se connecter
sur notre Zoom et notre Facebook, afin de générer ces échanges que nous appelions de nos vœux.
Les rencontres ont été nombreuses. 700 personnes se sont connectées, ce qui est beaucoup et ce qui
a permis d’accroître le spectre des gens intéressés. Nous avons vu des familles entières avec des
enfants s’entretenir avec nous depuis leur domicile.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 6
139 personnes se sont exprimées, ont formulé leurs demandes, ont fait état de leur perception, de
leurs attentes, de leurs regrets, de leurs craintes, mais aussi de leurs espoirs et de leurs envies. Tout
cela a contribué à une sorte de ferveur et a donné lieu à de vrais échanges. C’est vraiment ce que
nous recherchions.
19 personnes ont également été présentes dans la grande salle Erwin Guldner dans le respect des
distanciations sociales. Et nous avions, en ces occasions, la présence de tous les partenaires qui
agissent sur le quartier : des représentants de l’État, des représentants des bailleurs, qu’il s’agisse
de Hauts-de-Seine Habitat ou de Sceaux Bourg-la-Reine Habitat, des représentants des grandes
associations qui sont des partenaires majeurs tels que la Scène nationale des Gémeaux et le centre
social et culturel des Blagis.
Nous avons entendu beaucoup de choses. Tout est enregistré et noté. Ces Parlons ensemble ont
produit de vraies raisons de s’attacher, de prendre en compte et de réaliser. C’est ce que nous avons
convenu de faire avec cette édition. Nous avons commencé par mettre en place une demi-douzaine
d’ateliers de travail sur la base du volontariat. Ces groupes de travail se sont rassemblés par thèmes
pour traiter une problématique et faire des propositions. Ces ateliers ont fait l’objet de comptes
rendus et l’on a pu rassembler tout ce qu’il fallait pour avancer ensemble sur cette fameuse feuille
de route.
Ce qui est apparu à travers ce dispositif, c’est un véritable attachement de la population à ce
quartier, un véritable désir d’être acteurs, car tout le monde a compris que nous étions tous
impliqués. C’était une manière de convenir que nous allions ensemble faire le point et engager un
certain nombre de projets, repérer les faiblesses, les avantages, les écueils, les perspectives et
l’avenir.
Le quartier des Blagis fait partie de la ville de Sceaux. C’est un quartier qui a une histoire spécifique
et patrimoniale. Ce quartier, c’est Sceaux.
M. le maire
Merci, Madame Brault.
Ainsi que cela est apparu à l’occasion des rencontres organisées au printemps 2021, l’action à
conduire sur le quartier est nécessairement partenariale.
Les services de l’État sont en effet compétents dans différents domaines (sécurité, justice,
Éducation nationale…).
Le Département est chef de file des interventions en matière d’action sociale et de prévention socio-
éducative notamment. Il gère par ailleurs les voies départementales.
Les bailleurs sociaux, propriétaires d’importantes emprises, ont un rôle essentiel à jouer pour la
qualité de vie de leurs locataires et l’entretien de leur patrimoine.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 7
L’établissement public territorial Vallée Sud-Grand Paris s’est vu confier différentes missions
importantes en matière de transports, de soutien à certains équipements culturels tels que la Scène
nationale les Gémeaux et de gestion d’équipements sportifs tels que la piscine des Blagis.
Le centre social et culturel des Blagis intervient dans des domaines essentiels à la vie sociale et
culturelle du quartier dans le cadre des actions qu’il propose à l’ensemble des habitants.
C’est pourquoi dans le prolongement des rencontres et ateliers, des rencontres se sont tenues avec
différents partenaires en vue de préciser leur engagement sur le quartier :
o Le Préfet a été rencontré le 8 juillet en présence des maires des villes voisines, pour demander la prise en compte des questions de sécurité et l’accompagnement financier de l’État pour la réalisation de projets et d’actions sur le quartier ; suite à cette rencontre, des réunions se sont tenues avec les différents services de l’État concernés, coordonnées par le Sous-préfet d’arrondissement, M. MAFFRE et la préfète déléguée à l’Égalité des chances, Mme Anne CLERC ;
o des échanges sont intervenus avec le Département et ses différents services sur des objectifs partagés en matière de prévention et d’amélioration du cadre de vie ; o des réunions se sont tenues avec les deux principaux bailleurs sociaux présents dans le quartier : Hauts-de-Seine Habitat et la société d’économie mixte Sceaux Bourg-la- Reine Habitat ;
o des échanges sont intervenus avec les deux principales structures culturelles implantées dans le quartier : le Centre social et culturel des Blagis, d’une part, la Scène nationale les Gémeaux, d’autre part.
Suite à ces échanges, une feuille de route pour « bien vivre et réussir aux Blagis » peut être
aujourd’hui présentée, comprenant des engagements de la Ville dans différents domaines ainsi que
la demande à différents partenaires qu’ils confirment les intentions qu’ils ont exprimées suite à la
démarche « Parlons ensemble des Blagis ».
Ces engagements et demandes concernent les domaines suivants :
a) L’amélioration du cadre de vie dans le cadre d’une démarche de gestion sociale, urbaine et
environnementale.
b) La redynamisation du centre commercial par un plan de rénovation et un mode de gestion
appropriés.
c) La mise en place d’une stratégie globale en matière de tranquillité publique.
d) L’amélioration de la mobilité dans le quartier et les liens avec le centre-ville et les autres
quartiers.
e) Le renforcement de l’attractivité du quartier en valorisant ses atouts et en encourageant
l’organisation d’événements qualitatifs.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 8
f) Le développement de la convivialité et du vivre-ensemble dans le quartier en soutenant des
initiatives collectives.
g) L’accès aux services publics.
h) L’accompagnement des familles.
i) L’accompagnement de la réussite des jeunes.
j) l’implication des jeunes dans différentes activités.
k) le soutien et la valorisation des talents du quartier.
La Ville, pour sa part, prend les engagements qui suivent :
o La Ville a demandé au Préfet la labellisation d’une maison France Services, lieu d’accueil et d’accompagnement pour l’accès à certaines démarches administratives (allocations familiales, Pôle emploi, assurance maladie, impôts, retraite…) ; cette labellisation est en bonne voie. Elle devrait intervenir au début de l’année 2022. o La Ville ouvrira une agence postale communale à l’emplacement du bureau de poste actuel ; suite à la demande formulée à la Banque postale, un guichet automatique de banque sera maintenu ; la réception et l’envoi de colis et plis particuliers seront assurés dans les locaux de l’annexe de la mairie dès le 19 octobre et jusqu’à l’ouverture de l’agence postale communale ; les locaux de l’agence postale communale ainsi que ceux de la maison France Services doivent faire l’objet de travaux assez importants pour pouvoir ouvrir dans de bonnes conditions. Nous ouvrirons donc une agence postale temporaire dans les locaux actuels de l’accueil Info Mairie des Blagis.
o La Ville a lancé un renforcement de sa politique en direction de la jeunesse et mettra en place dès le début de l’année 2022 des médiateurs sociaux éducatifs (avec l’aide du Département des Hauts-de-Seine) ;
o La Ville va créer dans les prochains mois un lieu d’accueil parents-enfants en lien avec l’équipe de la crèche des Blagis ;
o La Ville procédera à une rénovation de l’espace forme-santé des Blagis (la halle de musculation), afin notamment d’adapter l’offre aux jeunes du quartier, mais aussi pour répondre aux attentes des usagers pour des pratiques plus collectives ;
o Dans le prolongement du budget participatif mis en place en matière de transitions, la Ville veillera à la prise en compte de la santé et de l’environnement dans les initiatives réalisées sur le quartier ; la Ville veillera à la préservation du patrimoine du quartier, notamment ses espaces verts, pour ceux qui sont situés sur l’espace public ; o La Ville procédera à la rénovation de la rue Léo-Delibes et, à terme, de l’avenue Jean- Jaurès ;
o La Ville procédera à la rénovation de la rue de Bagneux en concertation avec les habitants pour une rue apaisée, plus accessible aux mobilités actives et pouvant d’ailleurs servir de lien sécurisé avec le centre-ville, sachant que des travaux d’assainissement doivent encore avoir lieu rue de Bagneux avant que l’on puisse la rénover ;
o La Ville a engagé une réflexion pour la création d’une salle polyvalente accessible pourConseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 9
diverses activités et connectée aux ateliers d’artistes.
Mes chers collègues, ces actions ne pourront se réaliser qu’avec un engagement fort des citoyens :
la démarche Parlons ensemble des Blagis a permis à chacun de s’exprimer sur ses souhaits ; la
Ville attend des habitants du quartier qu’ils continuent à exprimer leurs attentes et leurs souhaits,
afin d’adapter au mieux les actions menées. La Ville attend également des habitants qu’ils
s’impliquent sur le quartier et accompagnera chaque fois que possible les initiatives d’intérêt
général.
En même temps, nous demandons à nos partenaires un certain nombre d’engagements.
À l’État :
Un engagement sur une démarche opérationnelle en vue d’apporter des solutions concrètes aux problèmes qui troublent la tranquillité publique. Des choses sont en cours et nous souhaitons qu’elles soient amplifiées. Le commissaire de police aura l’occasion de s’exprimer sur ce sujet dans un instant.
Le soutien aux projets de la Ville en matière de prévention.
Le soutien aux actions d’accompagnement scolaire, de lutte contre le décrochage scolaire par la mise en œuvre par exemple d’une forme de plan de réussite éducative comme celui dont nous bénéficiions il y a quelques années et qui avait donné de très bons résultats, mais qui malheureusement a été supprimé.
Le soutien aux investissements permettant de requalifier les équipements et d’améliorer leurs performances énergétiques dans le cadre du plan de relance.
Au conseil départemental des Hauts-de-Seine, dont je salue l’arrivée du président, Georges Siffredi
que je remercie très chaleureusement d’être présent parmi nous :
Le soutien à la mise en place de médiateurs socio-éducatifs
Le soutien financier aux projets de la Ville et des bailleurs sociaux
à Hauts-de-Seine Habitat :
La rénovation du centre commercial ; une demande ancienne que nous espérons tous voir aboutir.
La poursuite de la rénovation du parc de logements dans le respect des caractéristiques du patrimoine. Je rappelle que la résidence des Bas Coudrais est inscrite en secteur patrimonial remarquable en raison de la qualité architecturale des bâtiments, représentatifs d’une époque, mais aussi de l’excellent équilibre qui existe entre le bâti et le non-bâti, et notamment ce grand parc intérieur à la résidence qui est un atout considérable.
Le renforcement des dispositifs de vidéoprotection sur sa résidence.
Le développement de la proximité avec les locataires.
à la SEM Sceaux Bourg-la-Reine HabitatConseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 10
Le maintien en bon état de son patrimoine
Le renforcement des dispositifs de vidéoprotection
à Vallée Sud-Grand Paris
Le renforcement des actions du GIP emploi.
L’amélioration de la desserte du quartier en transports en commun.
au centre social et culturel des Blagis
La poursuite de l’action en matière d’accompagnement à la scolarité.
La poursuite de l’action de soutien aux familles.
à la Scène nationale des Gémeaux :
L’ouverture vers de nouveaux publics.
L’organisation d’événements hors les murs. Je dois souligner que déjà ces derniers mois, ceci a été mis en œuvre à différentes occasions, et notamment le 25 septembre dernier lors de notre événement « Tous au Blagis ».
Voilà les demandes que nous faisons à nos partenaires.
Si vous le voulez bien, nous allons maintenant formellement suspendre notre séance du conseil
municipal, afin de permettre à nos partenaires de s’exprimer.
La séance du conseil municipal est suspendue à 9 h 55.
M. le maire
Je vais demander à Georges Siffredi de bien vouloir nous rejoindre pour nous dire ce que le
Département peut faire pour la ville de Sceaux et pour le quartier des Blagis.
Georges SIFFREDI
Monsieur le maire, Mesdames et Messieurs les élus du conseil municipal de Sceaux, Mesdames et
Messieurs.
Merci, Monsieur le maire, pour votre invitation à ce conseil municipal « décentralisé ». Vous avez
rappelé un certain nombre de demandes que vous faites auprès du Département et de l’Office
départemental, qui est l’émanation du Département. Je suis venu en votre compagnie, et si ma
mémoire est bonne, en compagnie de Sabine Ngo Mahob également, visiter le quartier des Blagis
il y a quelques mois. J’ai eu l’occasion d’entendre vos demandes, celles du conseil municipal, mais
également celles des habitants du quartier. Un certain nombre de décisions ont depuis été prises.
Je vais vous dire ce qu’il en est pour les mois à venir.
Tout d’abord, concernant la rénovation des immeubles de l’Office départemental, un certain
nombre de travaux ont déjà été réalisés, mais quelques immeubles nécessitent encore d’être
rénovés. Ces travaux seront engagés et l’on achèvera la rénovation de la résidence courant 2022.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 11
Pour ce qui concerne le centre commercial qui est vivant, puisqu’il y a des commerces, il est vrai
qu’il mériterait mieux en termes d’environnement. D’importants travaux seront donc réalisés à la
fois sur le bâti lui-même, mais également au sol, sachant que tout cela prendra un peu de temps,
nous devons saisir l’architecte des Bâtiments de France avant toute intervention sur ce secteur, le
site étant protégé. Cela allonge les délais, mais si tout va bien, les travaux devraient être réalisés en
2022 ou 2023. Monsieur le Directeur des services de l’Office départemental vous donnera le détail
de tous ces travaux.
Pour ce qui concerne le besoin d’une plus grande proximité du bailleur avec les locataires, ayant
appris que le Crédit Lyonnais quitterait le local qu’il occupe dans le centre commercial, j’ai
demandé, si vous en êtes d’accord, Monsieur le maire, à récupérer ce local, dont l’Office
départemental est propriétaire, pour qu’il y installe une délégation locale. Ceci devrait permettre
de renforcer la proximité avec les locataires. Le départ du Crédit Lyonnais était prévu pour le mois
de septembre. Je crois qu’il y a un peu de retard, mais nous procéderons à l’aménagement de ce
local dès que possible. Voilà pour ce qui concerne l’aspect rénovation et amélioration du quartier.
J’ai entendu que vous évoquiez aussi une problématique de sécurité et de prévention. Je vois que
les représentants des forces de l’ordre sont présents. La sécurité relève de la compétence de l’État
et non pas de celle du Conseil départemental. Pour autant, nous pouvons aider en termes de
prévention comme nous le faisons depuis longtemps déjà dans les quartiers identifiés QPV.
Malheureusement, les Blagis ont été déclassés par l’État il y a quelques années. Ils sont désormais
dans un dispositif de veille active. Je n’ai pas bien compris ce que cela signifiait. Je comprends ce
qu’est la veille, mais j’ai beaucoup de mal à comprendre ce qu’elle a d’active. Je n’ai pas vu le
moindre centime d’euros de la part de l’État dans les quartiers classés en veille active. Il s’agit
plutôt d’une veille passive.
Pour autant, le Département est prêt à aider, car l’on constate que ce qui a été fait dans les QPV au
fil des ans a porté ses fruits. Je suis donc tout à fait prêt à aider aussi les communes qui sont en
veille active, de même que celles qui ne le sont pas. Un certain nombre de communes connaissent
en effet des problèmes d’insécurité qu’elles ne rencontraient pas auparavant. Bien entendu, nous
vous appuierons pour tout ce qui concerne la prévention. Nous le faisons déjà sur certaines actions.
Vous souhaitez avoir des médiateurs spécialisés, des médiateurs de rue, ce qui relève de la
compétence du service social du Département. Je crois que vos services travaillent avec les miens
pour trouver un accord sur le nombre de postes nécessaires en fonction des dossiers à instruire et
des suivis de jeunes gens à mettre en place. Et le Département financera 50 % de ces postes.
Si vous créez en outre une association, comme cela existe déjà dans d’autres villes, nos services
pourront appuyer les actions mises en œuvre et les cofinancer, afin que tout cela puisse porter ses
fruits.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 12
Je suis venu en mai ou juin. Je n’avais pas à cette époque de chèque à distribuer avant élection,
mais j’avais pris des engagements et je pense y avoir répondu. Je viens donc avec le chèque après
élection et non pas avant, à l’inverse de certains.
M. le maire
Merci, Monsieur le Président. Comme on dit, les déclarations d’amour, c’est bien, mais les preuves,
c’est mieux ! Il y a eu des déclarations. Il y a maintenant des preuves.
Georges SIFFREDI
Je tiens toujours mes engagements.
M. le maire
Merci, Monsieur le Président de ces paroles très positives et très encourageantes pour l’ensemble
du quartier. Nous y sommes évidemment très sensibles. Nous savons que la proximité et le
partenariat entre le département des Hauts-de-Seine et ses communes se renforcent. C’est utile et
c’est très bien ainsi. Merci de votre engagement auprès des communes, et notamment auprès de
notre ville de Sceaux.
Georges SIFFREDI
Je n’oublie pas que c’est mon canton.
M. le maire
Merci, Georges.
Monsieur, le Directeur général de Hauts-de-Seine Habitat, si vous voulez détailler ce que vient de
dire le Président. Naturellement, j’aurai l’occasion d’inviter le président de Hauts-de-Seine Habitat,
Rémi Muzeau, par ailleurs maire de Clichy-la-Garenne. Nous aurons l’occasion d’organiser une
visite avec Rémi Muzeau qui vient d’être élu président de Hauts-de-Seine Habitat.
Damien VANOVERSCHELDE
Je peux effectivement rapporter l’engagement du Département. Monsieur le Président ne l’a pas
dit, mais les travaux, qui ont été réalisés depuis une dizaine d’années pour plus de 10 millions
d’euros, ont été financés à 60 % par le Département. Et les 5 millions d’euros à venir en 2022 et
2023 le seront également.
J’ai la liste précise des adresses concernées par ces travaux. Un courrier a d’ailleurs été adressé à
l’Amicale pour détailler le calendrier.
Des travaux de ravalement sont prévus au :Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 13
2-10 rue du Docteur Roux,
11-17 et 19-29 rue des Aulnes,
8-24 rue Jacques Rivière,
1-11 rue Alain Fournier,
45-51rue de Bagneux
2–24 rue Alain-Fournier.
Tous ces travaux sont prévus sous réserve des accords de l’ABF courant 2022 avec un démarrage
en 2022.
Des travaux de réfection d’étanchéité et de toiture au :
45-51rue de Bagneux
2–24 rue Alain Fournier
Ces travaux sont importants et devraient permettre d’améliorer l’embellissement et la préservation
des bâtiments.
Nous avons cherché parallèlement à lancer une délégation de service public en vue d’améliorer la
commercialisation du centre commercial. Nous n’avons reçu aucune candidature, les besoins en
travaux étant sans doute trop importants pour un éventuel repreneur. Nous avons donc décidé de
réaliser ces travaux nous-mêmes. La décision a été prise et les études sont en cours. Les travaux
devraient s’élever à environ 3 millions d’euros TTC. Le pavage, Monsieur le maire, sera
évidemment réalisé.
Pour information, je viens de recruter un nouveau collaborateur en charge d’améliorer l’animation
commerciale auprès des villes. Il sera l’interlocuteur privilégié des municipalités pour faciliter la
recherche de nouveaux commerces, et éventuellement animer les commerces localement. Il ne sera
pas dédié à Sceaux, mais il aura une activité sur tous les centres commerciaux.
La création de l’antenne dans les locaux du Crédit Lyonnais nécessitera quelques travaux, mais
une équipe dédiée de l’Office départemental s’y installera et couvrira un parc d’un peu plus de
2000 logements. Cela correspondra à notre nouveau schéma d’organisation territoriale d’avoir des
directions de proximité plus petites, à la demande de Monsieur le Président.
Georges SIFFREDI
Si vous me permettez un mot, nous avions dans certaines villes des délégations de proximité d’une
part et des délégations territoriales d’autre part. Sceaux dépend de la délégation territoriale de
Bagneux. Elle est calquée sur notre territoire qui va d’Antony à Montrouge, ce qui est énorme. J’ai
donc demandé à Monsieur le Directeur général de mettre fin aux directions territoriales pour avoir
des délégations locales. Mais on ne peut pas avoir des délégations locales s’il n’y a que 200 ou 300
logements. On a donc fixé ce nombre critique de 2 000 logements. Chaque fois que l’on pourraConseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 14
regrouper 2 000 logements, il y aura à Sceaux comme ailleurs des délégations locales. La
délégation des Blagis regroupera donc Sceaux et Fontenay. À Bagneux, il y a déjà une délégation.
Damien VANOVERSCHELDE
Un mot sur la vidéoprotection. Nous disposons de 36 caméras opérationnelles qui ont été révisées
dans le courant de l’année 2021. Nous finalisons le report d’images dans notre centre de
supervision urbain situé dans les locaux de Suresnes. Nous avons la possibilité de raccorder
l’ensemble de ces caméras au centre de supervision urbain de la ville de Sceaux et éventuellement
au commissariat de police nationale, s’il le souhaite, ce qui permet non pas de faire des opérations
en flagrance, mais surtout d’avoir accès à des images et de pouvoir les mettre à disposition sur
réquisition des forces de l’ordre. Ces images sont conservées selon les normes, soit 30 jours au
maximum et sont stockées dans des serveurs sécurisés. C’est quelque chose qui fonctionne. Ce
n’est pas la panacée, car cela a tendance à déplacer les infractions vers des zones qui ne sont pas
équipées de caméras, mais cela a quand même permis une certaine amélioration.
Je voudrais évoquer également un changement d’organisation interne puisque nous avons séparé
le contentieux et le social. Nous avons désormais une Direction de l’accompagnement social et
solidaire avec des conseillers en économie sociale et familiale qui ont vocation à être sur le terrain.
La Direction de proximité et l’antenne locale tiendront des permanences régulières au sein des
Blagis.
Enfin, nous avons mis en œuvre avec les associations représentatives des locataires un fonds
d’intervention locale qui permet de cofinancer des actions portées par l’Amicale dans l’intérêt de
la vie locale. Il s’agit d’un fonds plafonné qui fait l’objet d’une dotation annuelle d’un euro par
habitant.
Je crois avoir fait le tour des sujets sur lesquels vous souhaitiez avoir des réponses.
M. le maire
Merci, Monsieur le Directeur général. Si l’on fait tout cela, c’est bien.
Georges SIFFREDI
Monsieur le maire, ce n’est pas une éventualité. Ce sera fait.
M. le maire
Vous retrouverez tout ce que vient de dire Damien Vanoverschelde sur une plaquette qui est à votre
disposition à l’entrée de la salle. Les choses sont actées noir sur blanc. Il y a quand même un peu
couleur ; car c’est un quartier coloré.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 15
Damien VANOVERSCHELDE
Lynda Seddat, Directrice de la proximité, a participé activement à cette démarche de concertation
Parlons Ensemble des Blagis. Elle a été présente à vos côtés, Monsieur le maire, pour représenter
l’Office. Cette direction a connu un turnover important, mais l’équipe est aujourd’hui stabilisée
avec un personnel de qualité pour s’occuper de la ville de Sceaux.
M. le maire
Merci et merci à Lynda Seddat de son engagement. Nous l’avons constaté dès lors qu’elle est
arrivée sur le territoire. Merci, Monsieur le Président, et merci, Monsieur le Directeur général.
Applaudissements
M. le maire
Puisque nous sommes sur le logement, je vais demander à Sandrine Auclair de nous rejoindre. Elle
est la directrice de la SEM Sceaux Bourg-la-Reine Habitat.
Comme vous le savez, Hauts-de-Seine Habitat est propriétaire d’environ 700 logements sur le
quartier ainsi que du centre commercial tandis que Sceaux Bourg-la-Reine Habitat est propriétaire
d’environ 250 logements pour lesquels il est également prévu un plan de travaux. Je vais demander
à Sandrine Auclair de bien vouloir nous en dire quelques mots.
Sandrine AUCLAIR
Bonjour à tous. Comme le rappelait Philippe Laurent, Sceaux Bourg-la-Reine Habitat est
propriétaire de 258 logements sur le quartier des Blagis. Le conseil d’administration de la SEM a
voté un plan pluriannuel de travaux. Certains programmes de ce plan concernent les résidences
situées dans le quartier des Blagis.
Deux types de programmes sont prévus. Je n’en ferai pas une lecture exhaustive. Vous avez eu la
distribution d’un document qui en décrit le détail. Ce sont tout d’abord des opérations de
réhabilitation énergétique lourdes avec des isolations thermiques de façades, des remplacements
de menuiserie, des changements de couverture et des améliorations des systèmes de ventilation.
Pour d’autres résidences, il s’agit plutôt de travaux d’amélioration de l’habitat tel que le
remplacement des équipements sanitaires ou la sécurisation des installations électriques.
Un mot sur la vidéoprotection. 9 caméras sont déjà en service du côté des numéros pairs de la rue
Léon Blum et nous allons les renforcer par l’ajout de 5 caméras du côté des numéros impairs de la
même rue. Pour optimiser ce dispositif, nous travaillons à l’élaboration d’une convention de
transfert des images de vidéoprotection de l’ensemble de nos caméras vers le centre de supervision
urbain de la ville de Sceaux. Voilà ce que je peux vous dire.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 16
M. le maire
Merci, Sandrine.
Vous retrouverez également sur un petit document distribué à l’entrée de la salle la liste des travaux
prévus sur le patrimoine de Sceaux Bourg-la-Reine Habitat. Tout cela a été acté par le conseil
d’administration de la SEM.
Nous poursuivons nos auditions, si je puis m’exprimer ainsi. Je vais demander à M. Quentin
Heddebaut, commissaire de police de Châtenay-Malabry, dont la circonscription couvre les villes
de Sceaux et de Fontenay-aux-Roses, de bien vouloir nous rejoindre.
Quentin HEDDEBAUT
Monsieur le maire, Mesdames et Messieurs les élus, Mesdames Messieurs.
Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis le commissaire de police Quentin Heddebaut, chef de
la circonscription de police de Châtenay-Malabry qui comprend les communes de Châtenay,
Sceaux et Fontenay-aux-Roses. J’ai pris mes fonctions le 1er juillet dernier. Je vous remercie,
Monsieur le Maire, de m’avoir invité pour me permettre de m’exprimer sur la situation de la
sécurité dans le quartier des Blagis dont nous avons l’occasion de discuter régulièrement.
En termes d’approche policière, le quartier des Blagis doit être envisagé dans une logique
intercommunale. Le quartier des Blagis recouvre les communes de Fontenay-aux-Roses, Bourg-
la-Reine et Bagneux, ce qui correspond en termes d’organisation policière à la circonscription de
Bagneux pour la partie Bagneux, à la circonscription d’Antony pour la partie qui se situe sur Bourg-
la-Reine et à la circonscription de Châtenay-Malabry pour la partie des Blagis située sur les
communes de Sceaux et de Fontenay-aux-Roses. Ces trois circonscriptions de police font partie du
même district, le quatrième district de police des Hauts-de-Seine, ce qui nous permet de mutualiser
les effectifs et d’avoir des renforts mutuels sur les opérations de police menées dans ce quartier, et
également d’avoir un échange d’informations quotidien entre les différents commissaires de police
responsables de chaque quartier.
Toujours d’un point de vue policier, les quartiers des Blagis sont hétéroclites en fonction des
communes d’appartenance. En revanche, il existe une résonance et des points communs à tous ces
quartiers que l’on retrouve principalement à deux niveaux. Le premier porte sur la topographie. Ce
sont des quartiers assez difficiles d’accès avec beaucoup de voies non carrossables, un dénivelé
assez important, de nombreux points d’accès piéton qui sont autant de points de fuite qui peuvent
rendre les interventions de police plus compliquées. On rencontre également une hostilité d’une
certaine part de la population délinquante dans nos interventions, puisqu’il nous arrive
régulièrement d’être pris à partie. La partie des Blagis située sur Sceaux n’est pas la plus concernée
par ces problématiques, mais elle existe. On a déjà subi des tirs de mortiers à l’occasionConseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 17
d’interventions, à l’occasion des nuits de la Saint-Sylvestre ou des 14 juillet. Nous sommes bien
conscients de ces problèmes.
L’autre point commun de ces quartiers, c’est la présence d’un trafic de stupéfiants avec toutes les
nuisances que ce genre de trafic charrie, ce qui vaut d’ailleurs pour les communes de Châtenay-
Malabry et de Bagneux l’inscription de ces quartiers comme points de deal référencés sur la
cartographie nationale du ministère de l’Intérieur.
Ces deux points que je vous ai cités se retrouvent bien pour le quartier des Blagis de Sceaux où il
existe également un trafic de stupéfiants avec toutes les occupations de halls d’immeubles et
d’espaces publics qu’il charrie et le sentiment d’insécurité qu’il apporte.
Nous essayons de prendre en compte cette problématique du mieux possible par une présence
renforcée sur ces secteurs. Cette présence est assurée au quotidien par des policiers en tenue. Une
brigade territorialisée de contact qui connaît très bien le quartier est présente régulièrement. On a
également une action faite par nos policiers en civil, principalement les BAC et les brigades anti-
criminalité qui travaillent beaucoup sur les secteurs et réalisent de nombreuses interventions.
La conjonction de ces deux stratégies a pour vocation de harceler les points de deal, de gêner les
trafiquants dans leurs activités et de dissuader les consommateurs. Je ne vais pas vous assommer
de chiffres, mais pour vous donner une idée du travail réalisé sur la circonscription de Châtenay-
Malabry, sur le quartier des Blagis à Sceaux et à Fontenay-aux-Roses, depuis le 1er juin dernier,
nous avons effectué 38 interpellations de trafiquants. C’est un nombre significatif. Et de manière
générale, sur la commune de Sceaux, sur les neuf premiers mois de l’année 2021 versus 2020, c’est
presque une augmentation de 100 % du nombre d’interpellations, qu’il s’agisse de trafiquants ou
de consommateurs. 60 personnes ont ainsi été mises en cause, placées par la suite en garde vue,
entendues en audition libre ou verbalisées au titre de l’amende forfaitaire pour ce qui concerne les
consommateurs. Notre stratégie fonctionne, puisque nous avons de plus en plus de personnes mises
en cause et notre présence accrue sur le terrain porte ses fruits.
En plus des actions menées par le commissariat, l’inscription de ce quartier dans les points de deal
répertoriés du ministère de l’Intérieur nous amène à monter des opérations régulières avec des
renforts départementaux. Ce sont des effectifs que la Direction territoriale de la sécurité des Hauts-
de-Seine nous met à disposition. Ce sont des policiers supplémentaires, mais également des
brigades spécialisées avec des chiens anti-stupéfiants qui nous permettent de monter des opérations
coups de poing de grande ampleur sur ces quartiers spécifiquement ciblés. Nous avons eu
l’occasion de monter une opération de ce type l’été dernier.
L’assistance du Département se manifeste également par la présence dans le quartier du Blagis
d’une antenne de la sûreté territoriale. C’est un service d’enquêtes spécialisées qui n’est pas ouvert
au public et ne reçoit pas les plaintes. C’est un service qui mène des enquêtes au long cours pour
démanteler divers trafics, dont les trafics de stupéfiants. Il agit au profit de l’ensemble desConseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 18
circonscriptions du quatrième district et par conséquent également sur le trafic de stupéfiants du
quartier des Blagis.
L’action de la police s’inscrit dans un cadre partenarial. Nous avons des contacts quotidiens avec
le service de tranquillité urbaine de la mairie de Sceaux qui passent par un échange d’informations,
par une assistance mutuelle sur les interventions, une coordination et la mise à disposition de l’outil
de vidéoprotection qui nous aide à monter nos opérations, mais également à élucider beaucoup
d’enquêtes a posteriori, une fois que l’infraction est commise et identifier ainsi les auteurs.
Nous travaillons également avec les bailleurs sociaux qui mettent à notre disposition les images de
leurs caméras de vidéoprotection. Ces caméras ont vocation à s’accroître, ce qui est une bonne
nouvelle pour mes services. La coopération avec les bailleurs porte sur l’assistance que nous leur
apportons pour tout ce qui concerne les troubles de jouissance, les tapages et les nuisances
occasionnés par les locataires de leurs immeubles. Nous leur fournissons des éléments en cas de
besoin, comme les mains courantes d’intervention pour nourrir leurs procédures. Et nous leur
fournissons un appui pour procéder le cas échéant aux expulsions.
Le commissariat mène également un travail de prévention dans les écoles de la circonscription, et
notamment dans les écoles du quartier des Blagis. La mission de prévention, communication et
écoute au sein du commissariat compte deux fonctionnaires qui interviennent régulièrement dans
les établissements scolaires. Il y a eu trois interventions en 2020 à l’école des Blagis portant
notamment sur la sensibilisation à la sécurité routière. Et il y a eu 8 interventions au lycée Florian
dans lequel de nombreux jeunes des Blagis sont scolarisés portant sur la prévention du cyber-
harcèlement et la sensibilisation à la sécurité routière.
Voilà, Monsieur le maire, ce que je souhaitais exposer s’agissant de l’action de la police sur le
quartier des Blagis. Nous sommes bien conscients des enjeux de sécurité. Les chiffres le montrent,
notre présence se renforce et va continuer à se renforcer. Nous continuerons évidemment à
travailler sur ce quartier et nous serons présents dans le nouveau groupe de travail dirigé par le
préfet des Hauts-de-Seine et qui vise à associer les différents acteurs des quatre communes qui
composent le quartier des Blagis : les services de l’État, le parquet, les collectivités territoriales et
le bailleur. Cela nous permettra d’avoir une collaboration rapprochée et une approche globale du
problème de la délinquance sur le quartier des Blagis dans son ensemble.
Voilà, Monsieur le maire, les sujets que je souhaitais exposer.
M. le maire
Merci beaucoup, Monsieur le Commissaire, d’avoir réaffirmé l’engagement de vos services sur le
quartier, mais également sur toute la ville. Je veux me féliciter de la collaboration que nous
entretenons avec la police nationale. C’était vrai aussi avec votre prédécesseure, la commissaire
Julie Clément. Je veux dire toute la qualité des personnels de la police nationale que nous avons laConseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 19
chance d’avoir au commissariat de Châtenay-Malabry. J’y associe, si vous le permettez, le
commandant Pauchet également.
Vous l’avez dit, et j’insiste sur ce point, au-delà de la mission première que vous avez rappelée, la
mission de prévention est très importante. Vous avez cité les interventions que vous menez avec
nos services dans les écoles. Cela me permet de souligner la chance que nous avons d’avoir dans
ce quartier une école formidable, avec des enseignants et un directeur formidables. Je le dis avec
beaucoup de solennité. Je ne crois pas qu’il soit présent ce matin, mais je pense que nous avons
beaucoup de chance d’avoir un directeur d’école comme Frédéric Delamare. J’ai le souvenir aussi
de certains de ses prédécesseurs, M. Pili par exemple qui était aussi un enseignant remarquable.
Quelle que soit la situation des quartiers, je pense que lorsqu’on a des personnalités de cette
envergure à la tête de nos équipements et de nos établissements, une bonne part du chemin est faite.
L’action de prévention menée dans les écoles, au-delà de leur mission d’instruction, est aussi
quelque chose de très important. C’est évidemment avec les enfants que nous pouvons faire évoluer
les choses. Et les enfants ont même souvent une influence sur les parents. Il est par conséquent très
important de travailler auprès des enfants. C’est d’ailleurs l’une des priorités politiques de la
municipalité de Sceaux. Et merci d’avoir souligné la qualité de la collaboration avec notre service
de Tranquillité urbaine. Il est vrai que la fluidité de l’information est tout à fait optimale.
Merci, Monsieur le Commissaire.
Quentin HEDDEBAUT
Merci, Monsieur le maire.
Applaudissements
M. le maire
Je vais passer maintenant la parole aux représentants de Vallée Sud-Grand Paris, notre
intercommunalité, et d’abord à Chantal Brault, premier adjoint au maire, mais aussi conseillère
territoriale de Vallée Sud-Grand Paris. À ce titre, elle exerce la présidence du GIP emploi qui est
impliqué sur le quartier.
Je lui laisse donc la parole pour qu’elle nous rappelle ce qu’est le GIP emploi et comment il peut
s’investir davantage sur le quartier. Je passerai ensuite la parole à Stéphane Ducout, directeur
général adjoint du territoire en charge des transports.
Chantal BRAULT
Merci, Monsieur le maire.
Ce groupement d’intérêt public Vallée Sud Emploi est une création datant de 2018 dans le but de
rassembler toutes les questions liées à l’emploi, de mutualiser et de rationaliser les moyens. OnConseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 20
avait bien observé que l’argent public se raréfiait sur les maisons de l’emploi. Et il fallait surtout
proposer une offre hétérogène qui doit s’adapter aux villes, aux quartiers et aux différentes
sociologies. C’est donc une vocation exceptionnellement vouée à l’emploi, mais qui se développe
et qui se décline sur plusieurs thèmes et sur plusieurs modes de fonctionnement.
L’idée principale était de créer une adéquation sur le bassin d’emploi de Vallée Sud-Grand Paris
entre les habitants du territoire en recherche d’emploi et le monde de l’entreprise et ses
compétences, car c’est un bassin assez riche en matière d’entrepreneuriat. Il fallait à tout prix
ressouder ces liens et s’appuyer sur le monde de l’entreprise pour servir les demandeurs d’emploi.
Vallée Sud Emploi est un guichet unique de l’emploi pour tous les habitants et toutes les entreprises
de VGSP. Il s’agit d’accompagner à la formation et à l’emploi prioritairement des 16–25 ans, mais
pas seulement, de contribuer à lever les freins de l’emploi, identifier et travailler sur le marché des
métiers en tension, accompagner la mise en œuvre des clauses d’insertion, apporter un appui aux
PME, fédérer l’ensemble des acteurs et des actions sur le territoire au lieu d’avoir cette dispersion
qui brouillait les pistes et qui n’était pas lisible.
Deux grands services au sein de ce GIP : l’accompagnement à l’emploi et l’appui aux entreprises
(formation, alternance et insertion) sur des dispositifs spécifiques, des réponses à appel à projets.
Une étude a été faite sur les quartiers sensibles, les quartiers les plus concernés par la recherche
d’emploi sur l’ensemble du territoire. Il existe deux antennes du GIP Vallée Sud Emploi, l’une à
Antony et l’autre à Bagneux. Le GIP assure par ailleurs 7 permanences sur le territoire, dont une
permanence à Sceaux. Ces permanences répondent à la demande des maires. Tous ne l’ont pas
souhaité. La crise sanitaire a rendu difficile la tenue de ces permanences. En 2020, 75 jeunes, dont
39 en premier accueil et 78 adultes ont néanmoins été accompagnés. Ce sont 27 habitants de
Sceaux, dont 15 en emploi, 7 en alternance, 4 en formation et 3 retours à la scolarité. C’est donc
un résultat tout à fait probant. Il y a à la tête de cette permanence un agent emploi qui est
extrêmement performant, mais qui pourrait faire plus, car il n’a passé qu’une demi-journée par
semaine à Sceaux. De nombreuses permanences ont en effet été annulées à cause de la fermeture
des lieux publics. Mais les résultats de l’année 2020 restent néanmoins probants.
L’idée aujourd’hui, c’est de redonner à ces permanences un sens profond et d’aller vers les jeunes
et les demandeurs d’emploi. Cela s’appelle « Aller vers ». C’est une expression un peu formelle,
mais qui veut bien dire ce qu’elle veut dire, c’est-à-dire de la mobilité et la création d’événements
sur le quartier.
Il s’agit donc d’identifier et de mieux accompagner les jeunes en difficulté d’insertion, de mieux
faire connaître les offres locales d’emploi aux habitants et de promouvoir l’apprentissage. Nous
avons bien compris que c’était une vraie question et que c’était là le démarrage d’un développement
et d’un projet professionnel.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 21
Cet accompagnement peut prendre différents formats : des ateliers d’apprentissage spécifiques et
formatés pour le quartier, des sessions de recrutement avec les entreprises locales, la découverte
des métiers et la découverte de la Garantie jeunes. Les Scéens ont été très peu concernés par la
Garantie jeunes bien que certains y avaient droit. Il faut donc la réexpliquer et y consacrer un temps
spécifique. C’est un dispositif d’aide financé par l’État et par Vallée Sud Emploi qui a des résultats
tout à fait probants, mais il faut pouvoir y entrer. Il y a des critères et des conditions que l’on doit
expliquer et l’on peut surtout faire découvrir cette Garantie jeunes qui prend aujourd’hui une
dimension très importante. Vallée Sud Emploi traite en effet 250 jeunes en garantie emploi sur
l’ensemble du territoire.
Voilà ce que nous proposons, Monsieur le maire. C’est à nous de savoir les permanences que nous
souhaitons mettre en place, les événements que nous souhaitons organiser. Le GIP a besoin de
moyens humains. Nous en avons, mais l’on peut en débloquer encore. Et il faut surtout avoir cette
idée d’une mobilité et d’une présence sur le terrain, sur des temps spécifiques avec les publics
concernés. Mais cela peut prendre d’autres formes en fonction de ce que nous entendrons, car il y
a aussi sur le quartier de jeunes entrepreneurs qui ont proposé de travailler avec nous sur cette
mobilisation et surtout cette rationalisation et cette mutualisation des moyens. que l’on arrête de
disperser les projets, mais qu’on les rassemble et que l’on s’inscrive dans une dynamique porteuse
et globale. Voilà, Monsieur le maire.
M. le maire
Merci beaucoup, Madame Brault.
Je donne maintenant la parole à M. Ducout pour la question des transports qui est une compétence
importante du territoire.
Stéphane DUCOUT
Merci, Monsieur le maire. Je voulais tout d’abord excuser l’absence de M. Lengereau, vice-
président de VSGP en charge des transports. Il est aussi maire de Montrouge et avait des obligations
qui ne lui ont pas permis d’être présent ce matin. Il m’a donc demandé de le représenter.
Je m’exprime également sous le contrôle des élus territoriaux ici présents, le vice-président,
M. Laurent, Mme Brault, et des conseillers territoriaux de Sceaux qui siègent au sein du Conseil.
Je peux vous donner quelques informations sur la nouvelle offre de transport portée par Vallée Sud,
mais je voudrais d’abord vous dire le rôle de l’intercommunalité en matière de transport pour que
les choses soient peut-être plus claires pour vous, car l’organisation des transports en Île-de-France
est particulière. Elle est dérogatoire à ce qui se passe en France en général. En Île-de-France,
l’autorité compétente est Île-de-France Mobilités.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 22
Les intercommunalités ont la possibilité d’organiser à leur niveau une offre de transport
complémentaire par délégation d’Île-de-France Mobilités. C’est le choix qui a été fait par Vallée
sud, sous l’impulsion de ses élus qui ont décidé d’apporter des services complémentaires à l’offre
de la RATP. Pour Sceaux, de longue date, M. Laurent et M. Siffredi ainsi que les élus de l’ancienne
CAHB avaient beaucoup investi dans le réseau Paladin qui dessert Sceaux.
Avec la naissance de VGSP, issue de la fusion des trois intercommunalités, le choix a été fait de
prolonger et d’unifier une offre de transport local. Un travail a été engagé et mené tout au long de
ces années pour faire émerger une offre différente. Évidemment, quand VSGP s’investit dans les
transports locaux, il le fait sur ses fonds propres, puisqu’Île-de-France Mobilités apporte une
subvention à l’exploitation des réseaux, mais cette subvention n’est pas la même que lorsqu’il s’agit
du réseau RATP. En Île-de-France, le financement du réseau de transport est principalement assuré
par les entreprises via le versement transport qui représente une charge importante pour les
entreprises. Ce financement ne nous est pas accessible. Financer le transport local pour VSGP
constitue par conséquent un effort financier important. Cela représente une charge de
fonctionnement de 5 millions d’euros par an pour l’ensemble du territoire. C’est dire l’engagement
des élus locaux sur ce sujet.
Quelle offre de transport local apporter ? Un travail a été mené avec les élus dans toutes les
communes qui a permis de faire émerger des lignes directrices, la principale étant que le service
complémentaire apporté ne soit pas en concurrence avec l’offre importante de la RATP.
IDFM est chargé d’organiser les transports du quotidien mais il s’agit également d’organiser une
offre locale venant au contact des populations et servant des publics fragilisés, des publics qui n’ont
pas les mêmes besoins que celui de simplement se rabattre sur une gare importante pour ensuite se
déplacer dans toute l’Île-de-France. Cette offre de transport doit être au plus près des habitants et
de leurs besoins qui ne sont pas nécessairement pris en compte par les grands réseaux.
Pour parvenir à une offre davantage sur mesure, VSGP a demandé à IDFM de lui déléguer le soin
et la responsabilité d’organiser un réseau local et de le financer.
Concrètement, qu’est-ce que cela veut dire pour Sceaux ? Vous connaissiez le Paladin. Il va bientôt
disparaître pour renaître sous une forme différente.
Pour Sceaux précisément, un travail a été engagé avec les élus de Sceaux, pour améliorer l’offre
dans une meilleure connexion avec les besoins locaux. Il s’agit de raccrocher le quartier des Blagis
au centre-ville, d’améliorer la fréquence de ces bus. Nous essaierons par ailleurs d’améliorer la
motorisation. L’un des axes forts de Vallée Sud est de porter la transition énergétique ; les élus ont
donc décidé de migrer vers des motorisations propres, d’abord vers de l’électrique, puis assez
rapidement vers de l’hydrogène. Le Président, M. Berger, avec M. Laurent et tous les vice-
présidents portent l’ambition que VSGP soit le premier territoire hydrogène d’Île-de-France. Des
bus plus propres et plus silencieux, plus fréquents et éventuellement plus flexibles. Comme l’onConseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 23
est sur une offre destinée à des niches de clientèle, sur des besoins très spécifiques (par exemple
aller d’un quartier vers le cimetière, vers la mairie ou vers l’hôpital d’Antony), il faut pouvoir
l’adapter en fonction de ces besoins. Nous réfléchissons donc à introduire plus de flexibilité dans
l’offre, à la fois sur les points d’arrêt et sur les horaires.
Cela se mettra en place au mois d’août 2022, à l’occasion de la mise en service technique du
tramway T10. Tout cela s’articule autour du tramway qui mène d’Antony à Clamart et qui amène
à restructurer l’ensemble du réseau de bus. À cette occasion, le réseau du Paladin évoluera. Nous
procédons actuellement à l’analyse des offres reçues suite à lancement de l’appel d’offres. Les
services ne sont pas encore revenus devant les élus pour prendre les décisions. Celles-ci restent
donc à prendre. Nous aurons ensuite un travail de mise au point finale avec les élus municipaux et
les maires pour bien calibrer l’offre. L’objectif est d’être prêts à compter du 1er août 2022 à mieux
vous desservir et à vous permettre de mieux vous déplacer dans Sceaux et au sein de
l’intercommunalité.
M. le maire
Merci beaucoup, Stéphane, de cet exposé. Il est en effet important de rappeler les responsabilités
des uns et des autres et le choix fait par VSGP d’être plus autonome sur ces questions. Vous avez
parlé de transports à forte flexibilité. Cela peut aller jusqu’au transport à la demande comme cela
a déjà été expérimenté à Clamart. Cela donne des résultats tout à fait intéressants. Je pense que
c’est aussi quelque chose qui pourrait éventuellement être adapté à Sceaux.
Je veux souligner un point sur les transports, sans que ce soit évidemment officiel. Nous travaillons
avec la collaboration de VSGP sur la mise en place par la RATP d’une ligne très intéressante pour
Sceaux qui partirait de Robinson et qui passerait par les Blagis pour aller jusqu’à la future station
Barbara du Grand Paris Express. C’est une ligne qui serait évidemment très intéressante pour
l’ensemble de la commune et qui permettrait un lien simple et très rapide sur la ligne 15 du Grand
Paris. Cela permettrait aussi une desserte bien meilleure du quartier des Blagis. Ce serait une offre
supplémentaire. La ligne 15, c’est vraiment le lien avec toute la périphérie parisienne beaucoup
plus rapide sans devoir passer par le centre de Paris. Et cette perspective est pour 2025. C’est donc
une perspective assez proche d’amélioration notable pour Sceaux et notamment pour ce quartier.
Merci à vous.
Applaudissements
M. le maire
Je vais maintenant demander à Bernard Deljarrie qui représente le CSCB et Séverine Bouisset qui
est la Directrice des Gémeaux de nous rejoindre.
Chacun connaît le rôle important du CSCB à Sceaux depuis 50 ans. Il a été implanté dès la
construction de la résidence. Beaucoup d’entre vous y sont passés comme adhérents ou commeConseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 24
parents d’adhérents. Je suis heureux que Bernard Deljarrie, administrateur du CSCB, puisse être
présent aujourd’hui pour nous en parler et nous dire quelles sont les orientations que le CSCB
prendra dans les années à venir. Bien sûr, en tant qu’élus municipaux, nous le savons, puisqu’avec
Monique Pourcelot et Chantal Brault, nous siégeons au sein de son conseil d’administration. La
Ville est en outre le principal financeur du CSCB. Je laisse donc la parole à Bernard Deljarrie pour
nous en parler.
Bernard DELJARRIE
Merci de nous donner ainsi la parole. Nous l’apprécions et je crois que nous le vivons comme une
reconnaissance de notre action. Je voudrais d’abord excuser Sandrine Fahrasmane, la présidente
du CSCB. Je parlerai en son nom, étant simplement un administrateur bénévole du CSCB.
Le centre social et culturel des Blagis est bien connu de ses habitants. Rappelons simplement qu’il
s’agit d’une association loi 1901. C’est l’un des 1 200 centres sociaux regroupés dans la Fédération
nationale. Le CSCB est entièrement dédié au développement social et culturel du quartier des
Blagis à Sceaux et propose grâce à son personnel et à ses intervenants professionnels plus de 50
activités culturelles, sportives, animations et services à finalité sociale.
Notre quartier a des spécificités sociales, des besoins et des attentes particuliers. La démarche
Parlons ensemble des Blagis les a remis à l’ordre du jour. Nous pensons que les Blagis méritent un
soutien particulier. C’est pourquoi le CSCB se réjouit de l’attention renforcée en faveur de notre
quartier.
Concernant la feuille de route qui nous a été présentée aujourd’hui, nous avons d’abord noté
l’intérêt de son approche partenariale qui vise à impliquer les divers organismes publics et
associatifs du quartier. Nous pensons en effet que les actions doivent se faire en bonne intelligence
entre tous les acteurs.
Aujourd’hui, la Ville de Sceaux semble être moteur et nous nous en réjouissons. Nous travaillons
en étroite relation avec la Ville qui nous apporte un soutien essentiel et nos relations ont toujours
été particulièrement constantes et efficaces.
Bien évidemment, nous espérons que la mobilisation des autres partenaires sera de même ordre, et
notamment deux partenaires importants pour le CSCB. Hauts-de-Seine Habitat, car l’action du
CSCB participe grandement à la qualité de vie au Blagis. Au-delà des locaux mis à notre disposition
par Hauts-de-Seine Habitat, nos relations doivent se renforcer avec l’office public, principal
gestionnaire des logements sociaux aux Blagis. Et j’ai bien compris que la proximité aujourd’hui
annoncée permettra le renforcement de ces relations. De même pour le département des Hauts-de-
Seine, car l’action sociale du CSCB doit pouvoir davantage s’appuyer sur les compétences sociales
du Département : le soutien à la vie locale, les actions en faveur de l’enfance, de la famille, de laConseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 25
jeunesse et de l’éducation. J’ai bien compris aujourd’hui que des opportunités allaient pouvoir se
présenter.
Plus précisément sur la feuille de route, deux demandes ont été adressées au CSCB. Nous pouvons
d’ores et déjà rassurer la municipalité sur notre réponse. Les deux demandes sont de poursuivre
notre action en matière d’accompagnement de la scolarité et de poursuivre notre action de soutien
aux familles.
L’accompagnement à la scolarité et le soutien aux familles sont deux priorités du CSCB et forment
depuis 50 ans la base de nos activités sociales et culturelles. Nous les réalisons grâce au soutien de
la Ville et nous avons compris que celle-ci est aujourd’hui prête à se mobiliser davantage à nos
côtés pour renforcer ses actions.
Aussi, je peux communiquer quelques initiatives que nous comptons prendre. D’abord, renforcer
le rôle associatif du CSCB, c’est-à-dire mobiliser les bénévoles, associer davantage les adhérents,
les habitants, les familles et les jeunes.
Le CSCB repose sur près de 800 adhérents, mais aussi sur plus de 60 bénévoles.
L’accompagnement scolaire, le fonctionnement de la bibliothèque, les activités associatives
reposent sur des bénévoles. C’est là un extraordinaire engagement, source d’un lien social fort pour
notre quartier.
Deuxième objectif : participer à l’animation du quartier. Nous pensons en effet que les Blagis
souffrent d’un déficit d’animation. Le CSCB, aux côtés de la Ville et aux côtés des Gémeaux,
s’engage à contribuer à cette animation. L’ouverture du CSCB en août avec des activités sur le
quartier, la participation à la vélo-école associative, la participation à la fête des Blagis qui doit
devenir l’un des grands événements de toute la ville, voilà autant d’initiatives que nous
consoliderons.
Enfin, notre volonté de renforcer l’intervention sociale du CSCB. Nous nous engageons en 2022
dans le renouvellement du projet social qui doit préciser les finalités et les missions sociales que
nous devons remplir. Nous constatons que notre quartier évolue. De nouvelles populations
s’installent, des familles aux multiples profils, des personnes seules, des personnes âgées, des
personnes en difficulté. De nouvelles attentes s’expriment. Des besoins nouveaux apparaissent. De
nouvelles dynamiques participatives sont à inventer. Notre projet social est d’aller vers ces publics,
d’aller chercher les habitants et de construire avec eux les services et les activités qui répondent à
leurs besoins.
Pour cela, nous allons créer un poste de référent familial à temps plein qui assurera la coordination
de l’ensemble des actions collectives et individuelles des services relevant du champ de la famille.
Nous avons aussi engagé un repositionnement de la bibliothèque du CSCB pour qu’elle soit un lieu
plus convivial, plus ouvert aux parents et aux enfants, lieu de rencontres et de débats, qu’elle
participe mieux à l’accompagnement scolaire, à l’apprentissage de la langue et de la lecture.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 26
Comme vous le voyez, nos projets sont ambitieux. Nous fêterons en 2022 les 50 ans du CSCB.
C’est selon nous une occasion, non pas d’idéaliser le passé, mais de réfléchir à l’avenir, d’aller de
l’avant pour promouvoir, renforcer, recréer du lien social, du lien familial, du lien générationnel.
Aller de l’avant pour inventer de nouvelles formes de solidarité, développer l’action et la
mobilisation collective sur notre quartier. Tous ces projets, nous souhaitons les conduire en relation
avec tous les partenaires publics et associatifs et nous nous réjouissons de leur mobilisation en
faveur des Blagis.
Je vous remercie.
M. le maire
Merci, Bernard. Merci en tout cas de cet engagement. Nous savons que le CSCB est une association
vivante et que l’engagement de beaucoup de ses membres est réel sur le quartier, mais également
auprès des personnes.
Je veux souligner tout simplement l’action exemplaire menée en matière de soutien scolaire. Sans
cette action, je pense que beaucoup d’enfants auraient des difficultés. C’est vraiment une action à
laquelle nous tenons beaucoup. La Ville y participe indirectement par le soutien qu’elle apporte au
CSCB. Elle y participe aussi dans d’autres quartiers, mais le CSCB en est l’acteur majeur aux
Blagis.
Merci pour cela et merci pour la collaboration étroite que nous entretenons depuis toujours. J’ai
moi-même été membre du conseil d’admiration du CSCB entre 1989 et 1995. Et les choses ont
toujours été d’une parfaite entente entre nous.
Séverine Bouisset, directrice des Gémeaux depuis le mois de février. Merci de votre présence.
Merci aussi du premier engagement que vous avez pris et tenu pour faire en sorte que notre scène
nationale, tout en gardant cette excellence qui est la sienne et ce rayonnement qui est le sien au
niveau régional, mais aussi national, voire international, d’y ajouter la dimension locale. C’est ce
que vous êtes en train de faire et nous vous en remercions très chaleureusement. Vous avez la
parole.
Séverine BOUISSET
Merci, Monsieur le maire.
Bonjour à toutes, bonjour à tous. Je voudrais commencer par vous remercier, Monsieur le maire
ainsi que toute votre équipe de m’avoir invitée à participer à ces échanges. Venant tout juste
d’arriver aux Gémeaux, il était forcément très riche et très important pour moi d’entendre tous ces
débats et ces échanges. Cela m’a permis d’entendre et de comprendre beaucoup de choses et de
mesurer les attentes que les habitants des Blagis peuvent avoir par rapport aux Gémeaux, sachant
que nous sommes véritablement voisins.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 27
Dans tout ce que j’ai pu retenir de ces échanges, certains éléments me paraissent particulièrement
essentiels. J’ai entendu des attentes par rapport aux familles et à la jeunesse. J’ai entendu des choses
par rapport à la tarification, peut-être parfois trop élevée aux Gémeaux. Et j’ai entendu une chose
qui, pour moi, est extrêmement importante – ce n’est pas propre aux Gémeaux et aux habitants des
Blagis –, mais cela reste vraiment une gageure lorsqu’on fait mon métier. Les Gémeaux
dégageraient une image un peu élitiste, un peu inaccessible, le fameux « Les Gémeaux, ce n’est
pas pour moi ». Il est fondamental de pouvoir casser cette idée reçue, car l’excellence artistique
dont a parlé M. le maire n’est pas réservée à une minorité. Elle est évidemment offerte à tous et
tout le monde a le droit et peut apprécier l’excellence artistique et l’émotion. C’est pour moi
quelque chose de très important. L’équipe des Gémeaux a donc ce chemin à faire pour aller à la
rencontre des habitants et casser cette image. Mais ce chemin, c’est vraiment à nous de le faire.
Je vais donc vous exposer mes pistes de réflexion et de travail et vous verrez qu’il s’agit parfois
d’un peu plus que des pistes de travail. Pas mal de choses sont en effet déjà engagées. J’avais envie
premièrement de réfléchir à la manière de démythifier et de désacraliser les Gémeaux. Je crois que
nous avons commencé à le faire dès le mois de juin par le biais des petites formes itinérantes. Ce
sont de petits spectacles destinés à se jouer partout sauf aux Gémeaux, surtout pas aux Gémeaux et
si possible dans des endroits non dédiés à la culture. Nous avons joué une vingtaine de petits
spectacles en danse, théâtre et musique. Nous sommes allés notamment à l’école des Blagis, au
CSCB et au centre de loisirs. La petite forme itinérante est une action que nous allons poursuivre
avec notamment Anne Paceo, notre artiste en résidence musique. C’est une batteuse jazz qui va
proposer un duo itinérant pour six dates. Nous avons également un projet en théâtre. Nous avons
passé commande à une jeune compagnie en résidence actuellement aux Gémeaux d’une petite
forme théâtrale qui pourra se balader dans le quartier des Blagis notamment. C’est donc quelque
chose qui se poursuivra de manière régulière.
Une autre façon de rencontrer les publics consiste à proposer des ateliers de pratiques artistiques
en nous appuyant sur nos partenaires. Le CSCB est évidemment un partenaire essentiel ainsi que
l’école élémentaire des Blagis avec qui nous avons beaucoup travaillé ces derniers mois, mais aussi
l’école maternelle et le lycée Florian. Ce sont pour nous des partenaires importants avec lesquels
des projets sont déjà initiés pour la saison à venir. Je parle vraiment d’ateliers artistiques dispensés
par nos artistes directement au sein des structures.
M. le maire parlait tout à l’heure de Tous au Blagis et de la présence des Gémeaux à l’occasion de
cette fête. Et nous serons bien évidemment présents l’année prochaine dans le cadre de cet
événement.
Encore une fois, l’idée, c’est vraiment de démythifier les Gémeaux pour que petit à petit, à force
de rencontrer les habitants sur leur terrain, ceux-ci puissent retrouver le chemin du théâtre. C’est
plus facile quand on a rencontré Anne Paceo ou Mickaël Le Mer, chorégraphe, chez soi d’aller les
voir ensuite au théâtre et de passer les portes du théâtre.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 28
Une autre de mes pistes de réflexion porte sur l’accessibilité tarifaire. Nous sommes en train de
mettre en place une billetterie sociale et solidaire. Nous travaillons sur ce projet de manière
expérimentale avec notre partenaire le CSCB. L’idée, c’est des gens en grandes difficultés
financières puissent accéder à tous les spectacles des Gémeaux au tarif de 5 €. Nous avons pour
objectif d’ici la fin de l’année 2021 de proposer des premières places à 5 €, puis de monter en
puissance petit à petit. Ce projet se fera en lien avec les partenaires. Vous n’en trouverez pas la
publicité par exemple dans la brochure des Gémeaux. Ce sera vraiment un projet en lien avec les
partenaires.
Évidemment, les propositions hors les murs. J’ai parlé des petites formes tout à l’heure. Elles sont
gratuites, comme le sont également un certain nombre d’ateliers artistiques. Voilà pour la partie
tarifaire.
Mon troisième axe de réflexion porte sur la participation des publics. C’est une façon de se
rencontrer un peu autrement que dans une salle de spectacle. Pour la saison prochaine, nous
prévoyons la mise en place d’un grand projet participatif avec Anne Paceo. C’est un projet sur
lequel Anne travaillera pendant une année avec plusieurs grandes chorales. L’idée, c’est vraiment
de mixer les publics. Nous travaillerons donc avec le CSCB, mais également avec le conservatoire
de Sceaux. L’idée, c’est que les gens intéressés par la chorale puissent travailler avec des artistes
professionnels pendant une année et le spectacle verra le jour sur la scène des Gémeaux en fin
d’année. On aura un autre projet de ce type en 2023 et 2024, mais cette fois-ci en danse. Ce sont
des projets de grande ampleur où l’on peut imaginer une centaine d’amateurs sur scène.
Dans un autre ordre d’idée, on met en place avec Anne Paceo et Mickaël Le Mer un projet qui
s’appelle Melting Tree. C’est un projet qui va se travailler toute la saison avec trois jeunes danseurs
et trois jeunes musiciens du territoire. Il ne s’agit pas cette fois d’amateurs, mais plutôt de jeunes
artistes qui sont sur le point de passer professionnels. Ils seront accompagnés pendant une saison
par des artistes professionnels. Cela donnera lieu à une présentation publique aux Gémeaux.
La dernière chose que je voulais vous dire, c’est qu’en termes de programmation, les Gémeaux ne
modifieront pas leur identité et resteront, comme M. le maire l’a rappelé, sur leur très grande
exigence artistique. Nous continuerons à travailler avec les plus grands metteurs en scène
internationaux.
Je voulais également vous annoncer que les propositions en direction des familles vont
considérablement augmenter avec cette année une dizaine de propositions à voir en famille. Ce
sont des spectacles que les parents, les enfants et les grands-parents peuvent voir ensemble.
Sur le tout jeune public, nous proposons cette année deux spectacles pour les 3 à 6 ans. L’idée,
c’est de monter en puissance la saison prochaine sur trois spectacles. Nous avons déjà augmenté le
nombre de représentations cette année. En parallèle des spectacles pour les tout-petits, nous allons
tester des ateliers parents-enfants avec les articles du spectacle programmé. Si vous venez deuxConseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 29
heures avant le spectacle, vous pourrez participer à un atelier sur les marionnettes dans le cadre du
spectacle Les trois brigands pendant une heure avec vos enfants.
Merci de votre écoute.
M. le maire
Merci beaucoup, Séverine, de toutes ces bonnes nouvelles et de cette évolution. C’est une très
grande chance pour notre ville et pour ce quartier d’avoir sur place cette scène nationale dont je
disais tout à l’heure qu’elle avait une renommée qui dépassait bien largement les frontières de
Sceaux, et même celles du département et de la région. C’est une très grande chance.
Je me souviens, lorsque nous avons reconstruit ce théâtre au début des années 90, que certains
disaient que Sceaux, ville de 20 000 habitants, n’avait pas besoin d’un établissement aussi
important et qu’il suffisait d’aller à Paris pour aller au théâtre. Toutes les scènes nationales qui se
trouvent dans l’agglomération parisienne ont fait la preuve qu’elles étaient capables d’attirer un
public local, mais aussi de constituer des lieux d’excellence auxquels Paris est parfois obligée de
se référer. Cette complémentarité que vous avez annoncée n’est pas un changement, c’est une
addition de ce que sont déjà les Gémeaux.
Merci aussi pour ce qui a déjà été réalisé cet été et lors de « Tous aux Blagis » le 25 septembre
dernier.
Chers collègues, après avoir remercié l’ensemble de nos partenaires, nous allons reprendre la
séance officielle du conseil municipal pour délibérer sur la feuille de route.
Reprise de la séance à 11 h 10
M. le maire
Chers collègues, nous reprenons la séance officielle du conseil pour une délibération sur la feuille
de route que j’ai présentée tout à l’heure. Cette feuille de route concerne avant tout les engagements
pris par la Ville. Je rappelle notamment l’ouverture de la maison France Services, l’ouverture de
l’agence postale communale, la mise en place de l’équipe d’éducateurs socio-éducatifs, le lieu
d’accueil parents-enfants à la crèche des Blagis, la rénovation de l’espace forme santé des Blagis,
des rénovations de voiries et la création d’une scène polyvalente dans le quartier.
Vous avez maintenant la parole. Qui souhaite intervenir ?
Liliane WIETZERBIN
Bonjour à tous. Tout d’abord, je me réjouis de la large participation du public à ce conseil municipal
extraordinaire du samedi matin. Cela veut dire que les Scéens et les Blagis-Scéens s’intéressent à
la vie politique et à la politique publique de leur ville. Et c’est une très bonne chose.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 30
Je vais vous livrer mon sentiment sur cette feuille de route. Quand je l’ai lue, j’ai ressenti de la
déception, Monsieur le maire. Je vais vous expliquer pourquoi. Vous l’avez dit, cette démarche a
suscité beaucoup d’intérêt, beaucoup d’attentes aussi. De nombreux habitants s’y sont engagés, y
ont mis de l’énergie, ont émis des propositions. Il aurait d’ailleurs été utile d’étayer cette démarche
par des éléments objectifs, comme l’état des logements, la situation sociale, le taux de
renouvellement des locataires, la volumétrie de la délinquance, le nombre de commerces, etc. Il est
en effet important d’avoir une bonne image du point zéro, car c’est une feuille de route qu’il va
falloir piloter. Or, nous n’avons pas eu ces éléments. En tant qu’élue, je le regrette.
En tout cas, ce que la démarche a mis en lumière, c’est qu’il est nécessaire d’agir maintenant de
manière massive et volontariste pour le quartier des Blagis et pour ses habitants. Je suis donc déçue,
parce que compte tenu des attentes et des problématiques soulevées, que nous venons de revoir ici,
l’on aurait pu s’attendre à ce qu’une ambition véritable soit affirmée pour le quartier et que de réels
moyens soient annoncés. Vous avez rappelé que 50 millions avaient été investis sur 30 ans, mais
in fine, nous avons devant nous une feuille de route qui ne comporte aucun engagement financier.
Il n’y a pas de budget dédié à cette feuille de route. Il n’est pas annoncé.
Je me demande donc quels investissements sont prévus dans les cinq ans qui viennent, quels en
sont les montants et quelle proportion cette part représente au regard de la totalité des
investissements de la Ville.
Je suis déçue, car dans le mot « feuille de route », l’on trouve le mot « route ». Or les annonces
faites sont des mesures plutôt ponctuelles qui s’inscrivent dans un cadre normal. Je n’ai pas trouvé
de jalons, de calendrier ou de points d’arrivée, c’est-à-dire la vision finale des Blagis. Quelle est
l’ambition de la Ville pour les Blagis ? Mais j’y reviendrai.
Concernant ce que nous venons d’entendre et les partenaires qui se sont exprimés, je vous livrerai
quelques commentaires à chaud, puisque nous ne savions pas comment allait se dérouler la séance
et que n’avions pas connaissance avant le conseil municipal de ces annonces. Voici donc quelques
commentaires à chaud.
De la part du Département, je me réjouis de voir que la rénovation de la résidence des Bas Coudrais
se poursuivra à une échéance assez rapide, 2022, et qu’il a été décidé de rénover le centre
commercial des Blagis. Ici, je forme le vœu que les échéances soient tenues et que l’on en vienne
enfin à finaliser la rénovation des bâtiments.
S’agissant de la police, je note qu’il n’y a pas eu d’annonce de réouverture du commissariat, ce qui
était pourtant l’une des attentes de la population. On a plutôt eu un état des lieux des moyens mis
en place.
Pour ce qui concerne Vallée Sud-Grand Paris, le Paladin est effectivement un sujet depuis
longtemps. Les transports sont quelque chose de structurant pour le quartier des Blagis, puisque je
le rappelle, le quartier est aux confins de quatre villes, éloigné par définition des centres-villes. IlConseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 31
est par conséquent important de mettre en place une offre locale. Cela fait des années que le Paladin
ne répond pas à la demande. J’entends qu’une réflexion est en cours. Là aussi, je forme le vœu que
vienne rapidement une nouvelle offre.
Quant au CSCB, c’est bien évidemment un acteur majeur, reconnu et essentiel pour le quartier.
Tout le monde le reconnaît. Il est vrai que j’étais un peu surprise en lisant que l’on demandait au
CSCB de poursuivre ses actions. Je pense qu’il n’y a aucun doute à ce qu’il le fasse. Je m’attendais
plutôt à ce qu’on lui demande d’augmenter son champ d’action compte tenu de sa notoriété et de
l’efficacité de ses actions ainsi que de la somme de projets qu’il a en portefeuille. La proposition
que je formulerai serait plutôt d’augmenter le budget du CSCB et de renforcer l’accompagnement
de ses actions autour des Blagis, car ces aspects de prévention et de culture sont évidemment
essentiels pour notre quartier.
En ce qui concerne le transport, j’ai oublié d’ajouter une proposition que nous faisons et qui
consiste à rappeler ce projet de mobilité autour des pistes cyclables, et notamment ce fameux RER
V qui pourrait permettre le développement de pistes cyclables en bas de la rue Jean Perrin, le long
du quartier des Blagis. Je demande à Vallée Sud-Grand Paris de vraiment considérer cette
opportunité qui pourrait amener au quartier une dynamique, une vie, une circulation de personnes
qui n’y viennent pas d’habitude. C’est peut-être aussi un moyen de dynamiser les commerces et
d’apporter une autre dimension au quartier. Je ne sais pas si les représentants de Vallée Sud-Grand
Paris sont toujours là, mais j’en profite en tout cas pour avancer cette idée.
Sur la culture, je remercie Mme la Directrice des Gémeaux pour ses initiatives qui doivent être
soutenues et qui sont vraiment très bienvenues. Elles auront tout notre soutien. Peut-être une idée
aussi de partenariat à développer avec le conservatoire de Sceaux Bourg-la-Reine. Il y a peut-être
des choses à faire de ce côté avec l’accueil d’auditions ou d’événements autour de ce conservatoire.
Pour ce qui concerne les partenariats, je m’en tiendrai là. Juste un point pour dire que je m’étonne
quand même de ne pas avoir vu, dans la liste des partenaires, les maires des quatre villes adjacentes.
On a bien vu que la police collaborait avec les trois autres villes. Pourquoi ne pas le faire de manière
plus large au niveau de la Ville, en concertation avec les mairies de nos villes voisines. Les Blagis
s’étendent sur Bourg-la-Reine, Bagneux et Fontenay-aux-Roses. Il me semble que l’on doit
pouvoir développer des actions au-delà de la lutte contre l’insécurité, peut-être des actions
culturelles ou encore un festival commun aux quatre villes. Ce sont des idées que je livre ici.
Je reviens maintenant de manière plus précise sur les propositions qui concernent la ville elle-
même. Il y en a quelques-unes que je n’ai pas citées. La salle polyvalente est a priori une bonne
idée. Il est en effet important de développer des lieux de convivialité et je sais par exemple que la
maison de quartier sur Fontenay est très appréciée.
Vous mentionnez le budget participatif. Vous avez indiqué que vous souhaitiez poursuivre les
projets dans le domaine de la santé et de l’environnement. Je répéterai juste ce que j’ai déjà dit lorsConseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 32
du conseil municipal du 6 octobre. Notre proposition consiste à augmenter le montant du budget
participatif et surtout à en élargir les thématiques. On voit que la participation s’essouffle. La
transition écologique ne concerne pas seulement l’environnement. C’est aussi la solidarité. Je
reprends ici la proposition que nous avions faite d’élargir la thématique à des sujets de solidarité et
d’en augmenter le budget, ce qui permettrait d’avoir un nombre plus conséquent de projets de voir
le jour et peut-être aussi de susciter l’intérêt d’acteurs qui pourront porter des projets un peu
différents également. Voilà pour le budget participatif.
Concernant la sécurité, la mise en place de médiateurs socio-économiques est, de mon point de
vue, une très bonne chose. C’est quelque chose qui a d’ailleurs été voté au budget du mois de mars
dernier. Ce n’est donc pas quelque chose de nouveau. C’est une bonne chose, parce que c’est
essentiel pour la prévention. Et c’est aussi souvent bien plus efficace que les caméras pour lutter
contre d’autres formes de violences qui sont hélas bien réelles. Je pense ici aux violences
intrafamiliales ou à l’insécurité liée à la présence de chiens s’entraînant sur la pelouse. C’est donc
une bonne chose, et si je peux me permettre une suggestion, il faut que cette action soit évaluée. Et
si l’impact est positif, il faut prévoir une augmentation du nombre de médiateurs à terme.
Pour revenir au début de mon intervention, je voudrais dire que cette feuille de route, telle qu’elle
est présentée ici, n’est pas vraiment une feuille de route. C’est un rappel des actions qui ont lieu
dans le passé et un rappel des actions engagées. Le mot feuille de route n’est sans doute pas adapté,
mais je comprends que c’est aussi une belle opération de communication très bien menée. Mais je
l’aurais appelé un peu différemment : bilan sur les Blagis ou quelque chose comme ça.
Une dernière proposition. Beaucoup de choses ont été dites, les attentes sont fortes, les citoyens
ont envie de s’engager et il me semble qu’il sera nécessaire de piloter ce qui se passe, d’avoir ce
point zéro dont je parlais ainsi que des points d’arrêt au fil des cinq ans de mandature qu’il reste.
Il s’agit de mettre en place un comité de suivi de ces actions pour en évaluer les effets,
éventuellement les corriger et proposer de nouvelles idées. Vous appelez d’ailleurs vous-même,
Monsieur le Maire, à ce que les habitants des Blagis restent impliqués et fassent part de leurs
demandes. C’est donc une proposition de créer quelque chose de participatif dans lequel les
citoyens pourront avoir leur mot à dire et s’impliquer pour le pilotage de cette feuille de route.
Je vous remercie.
M. le maire
Merci, Madame Wietzerbin. Est-ce qu’il y a d’autres interventions ?
Jean-Christophe DESSANGES
Merci, Monsieur le maire.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 33
Chers collègues, permettez-moi d’abord d’avoir, en ce 16 octobre 2021, une pensée pour Samuel
Paty, professeur d’histoire-géographie assassiné le 16 octobre 2020 et décapité peu après être sorti
de son collège de Conflans-Sainte-Honorine, parce qu’il défendait la liberté d’expression et
d’enseignement, fondement de nos valeurs républicaines.
Applaudissements
Des cérémonies ont lieu partout en France, dans les écoles et dans de nombreuses mairies. Elles
ont été l’occasion de rappeler que l’éducation est un outil essentiel pour lutter contre
l’obscurantisme et de rappeler également le rôle fondamental des enseignants dans l’apprentissage
des valeurs républicaines, socle de la démocratie.
Je vous ai demandé, Monsieur le maire, avant le démarrage de ce conseil municipal, alors que nous
étions réunis avec une partie du public, d’accepter de rendre hommage à Samuel Paty en faisant
observer une minute de silence pour cet enseignant qui a perdu la vie de façon atroce en voulant
rendre celle des autres plus éclairée. Vous avez refusé. C’est bien dommage.
Maintenant, j’aimerais poursuivre avec ce que ma collègue a dit. Je ne reprendrai pas ce que Liliane
a dit. Il y a de très bonnes choses. Je suis d’accord avec pas mal de ses propositions, notamment
sur la nécessité d’avoir une gouvernance transparente, de rendre compte des actions qui seront
prises. En cela, je la rejoins et j’attends de voir quelles seront les propositions.
Je voulais aussi remercier tous les Scéens qui ont pris le temps de participer à cette réunion
organisée au printemps et qui ont pu ainsi montrer leur attachement au devenir du quartier des
Blagis. Remercier aussi les représentants des différents partenaires qui ont pris la peine de venir ce
matin nous expliquer, non pas ce qu’ils allaient faire, mais ce qu’ils avaient déjà commencé à faire,
et parfois même bien avant la démarche Parlons ensemble.
Je regrette que l’agence de com qui accompagne la mairie dans ces coûteux Parlons ensemble n’ait
pas réussi à impulser une vision et une ambition à la hauteur des enjeux du quartier des Blagis tout
en laissant de côté des éléments structurants auxquels certains d’entre nous étaient attachés. Où en
est par exemple le projet immobilier visant à offrir aux habitants des Blagis un lieu de rencontre
sur le terrain du Block House évoqué en conseil municipal dès 2019 ?
On ne peut n’être qu’étonné de l’absence d’ambition et de vision politique de cette longue liste de
résolutions qui enfonce pas mal de portes ouvertes, qui sonne comme un coup de com pour masquer
l’inconsistance de la vision politique face aux attentes de cette grande mobilisation citoyenne.
Vous tentez de faire illusion avec certaines actions qui sont en cours de réalisation et que vous
auriez pu lancer depuis longtemps, comme la maison France Services, évoquée depuis des années
ou la poste municipale qui était dans l’air depuis que La Poste a annoncé sa décision de partir.
Rappelons enfin que cela fait plus de six ans que le commissariat de police de Bagneux a fermé.
Quelle perte de temps pour les habitants des Blagis !Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 34
Alors que la mobilisation citoyenne tend à montrer un besoin d’aller vite, la Ville ne précise pas
les moyens humains qu’elle affectera à l’accompagnement des changements nécessaires. Pas de
gestionnaires urbains ou de quartier par exemple pour coordonner les actions entre les différents
acteurs.
Pour rejoindre encore une fois les propos de Liliane, où en est l’ambition de faire des Blagis un
quartier exemplaire au niveau de la transition écologique et de la solidarité en lien avec les autres
villes du territoire ?
L’absence des maires des autres villes pose effectivement question et j’aimerais avoir une réponse
là-dessus. Bien sûr, chacun est maître chez lui, mais les Blagis sont un quartier périphérique de
Sceaux, de Bourg-la-Reine, de Bagneux et de Fontenay. Il y avait vraiment une opportunité à faire
des Blagis le centre de ces trois quartiers limitrophes, de renforcer l’esprit village dont les habitants
sont si fiers tout en améliorant l’offre commerciale et le cœur de ville. Mais pour tout cela, il faut
une vision et une volonté politique de travailler dans une logique d’intercommunalité qui ne s’arrête
pas à un courrier envoyé à Monsieur le Préfet durant l’été au sujet du commissariat des Blagis.
La liste de résolutions est associée à un certain nombre d’actions qui auraient gagné à être plus
spécifiques avec des dates de réalisation spécifiques et un mécanisme de suivi et de contrôle.
Liliane en a parlé. Je voudrais juste rappeler que la démocratie, Monsieur le Maire, s’appuie sur
une bonne gouvernance, d’où l’importance de rendre compte aux citoyens de l’action publique de
manière objective.
Quand allez-vous nous présenter une véritable politique d’amélioration du cadre de vie des Blagis
avec une réelle feuille de route qui serve les intérêts des habitants des Blagis, mais aussi de tous
les Scéens ?
En conclusion, hormis l’ouverture d’une maison France Services, dispositif créé par l’État suivant
la promesse d’Emmanuel Macron faite en 2019 et déjà mis en place à Bourg-la-Reine et Fontenay-
aux-Roses, et la continuité de la poste, cette délibération du conseil municipal qui enfonce pas mal
de portes ouvertes est encore un coup de com, de la poudre aux yeux des Scéens pour ne pas
s’attaquer aux vrais enjeux du quartier. En conséquence, nous ne prendrons pas part au vote.
Maud BONTE
Bonjour. Merci, Monsieur le maire de me donner la parole. Bonjour, chers collègues, bonjour
Messieurs et Mesdames du public.
Si cette feuille de route peut faire consensus dans le cadre d’une dynamique collective et
convergente, la population attend aujourd’hui des réalisations concrètes. Le manque de précisions
chiffrées et datées, l’absence de quantification des équipements et des services publics soulignent
la faiblesse de l’engagement de la Ville. Je passe tout de suite au détail de mon intervention.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 35
En ce qui concerne votre feuille de route « Bien vivre aux Blagis », plusieurs acteurs sont
impliqués. Au niveau du CSCB, cette mission sociale, mais aussi culturelle est indispensable –
nous en sommes tous conscients – et l’annonce de plus d’effectifs est positive. En effet, nous
pouvons noter qu’il y a une baisse des inscrits depuis 2015 où il y avait un peu plus de 1 000
inscrits. En 2019, avant le covid, on constate une baisse de 18 %. Je vous suggère, Monsieur le
maire, de mener une réflexion pour comprendre ce désamour et imaginer une nouvelle relation
auprès des habitants avec de nouvelles activités permanentes ou ponctuelles.
Je voudrais évoquer également l’association de quartier Sceaux Blagis. Cette association est active
sur le plan culturel grâce à ses activités, le café histoire, des conférences et visites de musées, dont
le renom dépasse les limites du quartier. Sur le plan social et convivial, Sceaux Blagis organise
également des activités de conversation anglaise et espagnole et des activités manuelles. Pour ces
dernières activités, le lieu d’accueil est l’annexe de la mairie qui sera désormais occupée par
l’agence postale. C’est pourquoi je voudrais attirer votre attention sur le point suivant. Les locaux
du CSCB étant occupés par ses propres activités, la mairie pourrait mettre à disposition de Sceaux
Blagis le local de la Rotonde qui est libre tous les matins, chaque lundi et tous les soirs. Ainsi la
Ville encouragerait « l’attractivité du quartier, sa convivialité en valorisant ses atouts » (Point e)
de votre feuille de route). Cette association, comme d’autres, souhaiterait qu’il y ait des salles
accessibles comme cela existe en haut au niveau des garages.
Des annonces sur les activités de Sceaux Blagis à paraître dans Sceaux magazine seraient
également bienvenues à côté des autres annonces que vous pouvez faire.
Je voudrais vous dire qu’au-delà des propositions institutionnelles que vous nous avez livrées
abondamment et qui sont pour la plupart fort intéressantes, la mairie doit permettre aux associations
d’exister et d’affirmer leurs activités. Le GEUHS, collectif des associations de quartier décrit dans
son bulletin les besoins immédiats du quartier, mais également ses atouts, car notre quartier en a.
Mes enfants sont allés aux Blagis. La poste, c’est là où j’ai mon compte. Et à la pharmacie, mon
compte de la Sécu.
Je voudrais maintenant évoquer avec vous l’association Blagis Solidarité. Depuis une année, un
papier jaune s’est invité dans le quartier, sans autre adresse que celle du CSCB. Il s’agit de ce
document. Un numéro de portable bascule sur un répondeur avec une voix bien identifiable, mais
dans les documents sans autre signature que comité Blagis Solidarité, reprenant à son compte une
vieille association, La commune libre des Blagis, disparue depuis des dizaines et des dizaines
d’années.
Dans la charte des élus de la liste Vivre à Sceaux présentée à la population avant les élections
municipales de mars 2020, il est écrit à la rubrique « Incompatibilité avec les fonctions de président
d’associations locales » : « La fonction d’élu municipal n’est pas compatible avec celle de
président d’associations locales, quelles qu’elles soient. Les élus concernés doivent organiser leur
succession dans l’année qui suit leur élection ». Pourtant, M. Numa Isnard, conseiller municipal,Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 36
que j’ai l’honneur de saluer aujourd’hui, agissant comme président a lancé l’unique visio et mené
les échanges avec les quelques personnes présentes. Cet élu, et vous devriez le convaincre de cela,
Monsieur le maire, doit se conformer à la charte de l’élu de votre liste.
Au niveau de la santé, je voudrais évoquer un point très sensible dans le quartier, à savoir une PMI.
Nous n’avons plus de PMI. Il y a des années, nous avions celle du haut de Sceaux. Après sa
fermeture, nous allions à la PMI de Bourg-la-Reine, mais le pédiatre est parti s’installer en province
l’année dernière et n’a pas été remplacé. Les Scéens doivent donc aller à Antony. Monsieur le
maire, je voudrais vous suggérer de bien vouloir prendre langue avec les autorités adéquates et
faire en sorte qu’il y ait enfin une PMI aux Blagis. Il y a suffisamment de population pour que nous
soyons très concernés et écoutés.
Un cabinet médical de proximité est également indispensable. On nous parle d’un cabinet depuis
trois ans. Celui-ci n’est pas encore en œuvre, mais il prendra sans doute forme dans le haut de
Sceaux. Rien n’a été imaginé depuis des années ni même annoncé dans notre quartier. Je pense que
ce serait une bonne chose à prendre en compte.
Je voudrais également aborder le problème de la sécurité. Qu’il s’agisse d’un manque de sécurité
ou d’un sentiment d’insécurité, la mairie doit agir. Il faut une présence active des agents de la
tranquillité urbaine dans l’annexe de la mairie face au centre commercial. Elle serait rassurante
pour les habitants et dissuasive pour les guetteurs, petits trafiquants ou personnes violentes. Un
local bien visible dédié à la tranquillité urbaine existe à côté de la mairie. C’était bien évidemment
utile, mais ici aussi, l’effort doit être mené. C’est indispensable. Bien sûr, il y a une mutualisation
des districts et des effectifs. J’aurais d’ailleurs voulu savoir à combien s’élèvent ces effectifs au
global et au niveau de chaque district. Il est assez compliqué de joindre quelqu’un rapidement. Or,
vous savez que même si cela est assez banalisé, il y a un réel problème d’agression concrète auprès
des personnes.
Je voudrais maintenant aborder un autre point. Le pavillon situé en face de la poste au 52 rue de
Bagneux a été vendu à un agent de la ville pour 440 000 €. Cela a été cité lors du conseil municipal
du 23 mai 2019. Il est dit : « Cette propriété a été acquise en 2005 aux fins de constituer une réserve
foncière pour un futur projet mixte d’habitation et d’équipement public sur les terrains 50,52 et
54, rue de Bagneux ». Est annoncé également dans ce conseil municipal un changement de
destination par rapport au but déclaré en 2005. Non plus un projet mixte, mais la vente du 52 rue
de Bagneux à un agent de la Ville au prix de 440 000 €. Ce prix a été déterminé par France
Domaines à la demande de la Ville. L’estimation de ce bien apparaît bien faible. En effet, ce
pavillon, bien que communal, n’appartient pas au secteur social. Il ne s’agit donc pas d’une
accession sociale à la propriété. À ce titre, la vente aurait dû se faire selon la loi du marché.
Par ailleurs, il est écrit dans le procès-verbal du conseil municipal du 23 mai 2019 : « L’intérêt
architectural de ce pavillon qui date de 1930 et qui par son implantation et sa morphologie s’inscritConseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 37
dans le paysage urbain de la rue de Bagneux ». On conclut que ce pavillon a donc une valeur
vénale certaine.
En outre, loin d’être délabré, il est habité depuis 10 ans par les acquéreurs et n’a nécessité aucune
rénovation pour qu’ils continuent à y vivre. Sa valeur de vente n’étant pas amoindrie, elle doit
correspondre à celle du marché qui est pratiquement le double. Nous le savons, nous qui habitons
le quartier. Beaucoup d’entre nous auraient été très heureux que leurs enfants puissent bénéficier
d’un prix si doux pour un pavillon, un bon état, proche des commerces et des écoles.
Monsieur le maire, en privant le budget de la ville d’une juste ressource basée sur la loi du marché,
avez-vous pensé à l’intérêt des Scéens dont vous vous déclariez l’ardent défenseur il y a à peine 10
jours lors du dernier conseil municipal du 6 octobre ?
Autre point sur les activités commerciales. La variété et la mixité sont des atouts. Aussi, un salon
de thé est fortement souhaité en complément du café actuel, un lieu accueillant pour les familles,
les dames et les jeunes.
D’autre part, la mairie serait bienvenue de soutenir les commerces par ses commandes. Lors des
élections départementales et régionales, la mairie a passé commande auprès d’une boulangerie du
haut de Sceaux pour livrer des repas, déjeuners et dîners, au personnel. Et si l’on faisait travailler
l’artisan boulanger chocolatier des Blagis dont la qualité et la fraîcheur des produits rivalisent avec
celle de ses confrères scéens ?
Au niveau de la musculation, la salle était située au gymnase dans lequel nous sommes. Au lieu
d’être semi-enterré comme cela avait été annoncé par le précédent maire adjoint en charge des
sports avec au premier étage la salle de tennis de table, l’activité de musculation a été déplacée à
la halle des Blagis qui accueillait expositions, rencontres et dîners des associations. Tout Sceaux
s’y retrouvait. Eh oui, on venait dans notre quartier et cela nous manque aujourd’hui. Maintenant
que la musculation a élu domicile dans cette salle, vous annoncez, Monsieur le maire, la
construction d’une nouvelle salle d’une surface similaire, 350 m².
Lors d’un précédent conseil municipal en 2019, vous annonciez la construction d’une salle de
350 m², de 15 logements sociaux et de quelques ateliers d’artistes. C’est le conseil municipal du
23 mai 2019. La concertation est venue coiffer ce qui était déjà décidé. Maintenant que la
musculation a élu domicile dans cette salle, je vous pose la question suivante, la vision à moyen
terme de la gestion des locaux manquant de lisibilité : à quelles prévisions correspond ce nouveau
déplacement de l’activité musculation du gymnase Léo Delibes à la halle, puis dans le terrain
derrière la crèche ? À quelle échéance précise pourra-t-on disposer d’une grande salle ?
La salle de musculation n’est pas entretenue depuis des mois, comme le sait la mairie. Vous avez
eu des remontées internes et externes à ce sujet. Il n’y a pas de ménage au sol, même pas pendant
les vacances ni à la rentrée, pas de nettoyage quotidien ni même épisodique des appareils deConseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 38
musculation dans cette période de covid. Les masques et les photos, c’est pour le centre, mais ici,
cela ne fait pas illusion. La population est-elle considérée ?
Stationnement. Le parking des Ailantes est payant. Les enseignants qui se rendent à l’école sont
chargés des cahiers d’élèves et de leur ordinateur. Les demandes de stationnement à tarif réduit
n’ont jamais été acceptées par la mairie. Cette demande est récurrente de la part des enseignants.
Cependant, les enseignants de l’école du centre bénéficient d’un parking gratuit avec badge.
Pourquoi cette inégalité de traitement toujours en défaveur des Blagis ? Pourriez-vous accorder les
mêmes avantages par souci de justice ?
En ce qui concerne le tennis de table, le club a adressé à la Ville une longue liste de problèmes
techniques non encore résolus pour répondre aux besoins de ses adhérents, enfants, jeunes et
adultes. Les bénévoles – et ce mot a tout son sens, ce sont des gens qui n’ont pas d’ambition, de
vraies gens, des bénévoles qui œuvrent depuis tant d’années – s’étonnent des difficultés et des
lenteurs auxquels ils sont soumis : baisse de la subvention, réduction des créneaux horaires,
matériel défectueux ou inexistant, luminosité inadaptée alors que la Ville devrait les soutenir
davantage.
Dernier point sur les nuisances sonores et les incivilités dans le site sportif au niveau extérieur. Il
aura fallu l’envoi de plusieurs lettres recommandées au maire pour que les demandes des riverains
soient enfin prises en compte. Des mesures d’expertise acoustique ont été établies. Quels en sont
les résultats et quel bilan provisoire pouvez-vous tirer des premières mesures mises en œuvre ?
Je vous remercie de votre attention.
M. le maire
Merci, Madame Bonté. On a bien entendu votre liste de courses.
Qui souhaite intervenir ? On va mixer un peu. Ce sera Jean-Philippe Allardi, Mme Gautier, puis
Mme Ngo Mahob.
Jean-Christophe DESSANGES
Mme Gautier avait demandé la parole avant, Monsieur le maire.
M. le maire
Oui, mais c’est moi qui la donne. C’est ainsi.
Jean-Christophe DESSANGES
C’est un manque de délicatesse.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 39
M. le maire
Ce que vous venez de dire est assez drôle. On vous expliquera pourquoi.
Jean-Philippe ALLARDI
Merci, Monsieur le maire.
Après cet inventaire à la Prévert, permettez-moi une citation : « Ce que l’on conçoit bien s’énonce
clairement et les mots pour le dire arrivent aisément ».
Je ne voudrais pas lasser le public que je trouve très courageux, mais il faut quand même avoir
quelques réponses. Comment qualifier le quartier des Blagis de « confins » de la commune alors
que ce carrefour est un lieu de centralité. Je pense que les habitants du quartier en ont conscience.
Puisque l’on parle beaucoup de la politique de la ville, ce n’est pas par des effets d’annonce, mais
par de véritables engagements dans la durée qu’elle se gère, preuve en est la plaquette décrivant le
travail réalisé sur ce quartier ainsi que le nombre de lieux importants pour toute la ville qui s’y
trouvent.
Je ne veux pas monopoliser la parole, mais vous mélangez beaucoup de choses dans vos propos.
Vous mélangez salle de sport, lieux de création, salle polyvalente. Au milieu de ce fatras, je
voudrais simplement répondre à propos du 54 rue de Bagneux. Des études de faisabilité ont été
faites qui ont conduit à la vente de ce pavillon, notamment pour garder le front urbain auquel nous
sommes attachés. La ville porte son histoire et nous devons aussi être les gardiens de certains
témoins architecturaux. Et je rappelle à cet égard que nous sommes aujourd’hui dans les Journées
de l’architecture.
Ce n’est pas la peine de brandir votre mode d’emploi. Vous l’avez déjà diffusé. Sur cet immeuble,
nous avons à l’étude un lieu dédié à la création pour les artistes. Il sera par ailleurs associé à une
salle polyvalente qui trouvera sa place dans le quartier.
Je m’étonne aussi de la prise de position de certains groupes politiques dans leur choix de vote.
Excusez-moi, mais j’estime que votre position est assez méprisante et démontre beaucoup de
désintérêt pour ce quartier.
Je vous remercie.
Christiane GAUTIER
Monsieur le maire, chers collègues, Mesdames et Messieurs bonjour.
Comme mes collègues avant moi, je m’étonne de cette feuille de route qui engage si peu la Ville
en propre. Vous énumérez la rénovation attendue depuis longtemps d’une partie de la rue de
Bagneux, celle de la rue Léo Delibes, et plus tard – on ne sait pas quand – celle de l’avenue Jean-
Jaurès. Vous parlez de la rénovation de la salle de musculation, du budget participatif qui resteConseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 40
indigent, 50 000 €, qui n’a pas été augmenté et qui n’est pas ciblé sur ce quartier tandis que vous
en être encore au stade de la réflexion au sujet de la création de cette salle polyvalente connectée
aux ateliers d’artistes, projet évoqué en conseil municipal en 2019.
À part ces actions en propre de la Ville, vous faites des demandes tous azimuts envers les différents
services de l’État que vous n’avez pourtant eu de cesse de critiquer, considérant que les communes
perdent progressivement tout ou partie de leurs prérogatives. Mais ces subventions ne sont-elles
pas là pour mieux répartir les aides entre communes, mieux gérer l’argent public ? Que n’avez-
vous sollicité ces aides plus tôt pour garantir le maintien au Blagis de ces services publics ; le
commissariat, La Poste, anticiper les problèmes de sécurité et d’incivilité, de drogue, redonner de
l’attractivité à ce quartier qui s’est dégradé au fil du temps ? N’était-ce pas l’occasion de profiter
de la restructuration des espaces du centre commercial pour rechercher une solution avec les
autorités de santé, les autres villes voisines dont le quartier des Blagis et le centre pour créer un
centre de santé pluridisciplinaire, attractif, notamment pour les jeunes médecins généralistes qui
privilégient l’exercice de groupe ? Je rappelle à cette occasion que la désertification médicale
touche également Sceaux. Comme chacun aura pu le constater, nous n’avons plus que 10 médecins
généralistes à Sceaux. La moitié aura atteint l’âge de la retraite dans cinq ans sans qu’aucune
solution n’ait permis à ce jour de juguler cette hémorragie médicale.
Je ne m’étonne plus que les pistes cyclables sécurisées indépendantes de la circulation automobile
ne soient pas dans l’inventaire de cette feuille de route, puisque la mairie est opposée à la création
de telles pistes, préférant les pictogrammes au sol, sans sécurité pour les usagers qui côtoient sur
la même voie, camions, bus et voitures. Pourtant, les enjeux climatiques nous obligent de même
que la loi vélo qui prévoit de faire passer la part des vélos dans les transports de 3 à 5 % en 2024,
puis à 12 % en 2030. Ces pistes sécurisées, indépendantes de la circulation que mon groupe Sceaux
ensemble est le seul à défendre permettrait de favoriser la communication entre les quartiers, le
centre vers les Blagis et vice versa. Elles rassureraient les familles dont les enfants pourraient
circuler en sécurité et sans encombre pour se rendre au collège et au lycée. Elles permettraient de
réduire le coût des déplacements tout en agissant favorablement sur le climat.
Monsieur le maire, vous qui n’avez eu de cesse de répéter que la Ville ne peut rien imposer aux
bailleurs sociaux, à la police, à l’État et au Département, j’espère que l’avenir vous donnera tort et
que tous ces partenariats avec les différents services de l’État aboutiront.
Procéderez-vous, Monsieur le maire, à des points d’étape et dans quels délais ?
Je vous remercie.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 41
Sabine NGO MAOB
Je prends la parole pour parler à mes voisins, habitants des Blagis. Contrairement à certains qui ont
pris la parole aujourd’hui, j’habite au cœur de la cité et je reconnais certains de mes voisins. On
sait donc exactement ce qui s’y passe et ce que l’on y prévoit.
Mon engagement est pour les Blagis. J’y ai élevé seule cinq enfants et je n’ai pas eu de pépins. J’ai
constaté que les choses changeaient et cela a été l’objet de mon engagement. Nous sommes élus
pour un mandat de 72 mois. Nous en sommes au 15e. Vous avez vu tous les intervenants qui ont
été mobilisés ce matin. Ce n’est pas un coup du hasard, mais le fruit d’un travail acharné. Le
Président des Hauts-de-Seine vient d’être élu et prend la peine de venir un samedi matin parmi
nous. Cela veut dire que la majorité municipale travaille. Et ce travail mériterait d’être salué. Au
lieu de cela, vous faites de la politique. Ce conseil municipal extraordinaire a été convoqué pour
parler des Blagis et je pense qu’avec tout ce qui vient de se dire là, on a oublié les Blagis. On a
juste des comptes à régler avec la majorité ou avec quelques personnes. Ce n’est pas juste pour
l’habitante des Blagis que je suis. J’aurais voulu en partant d’ici avoir un résumé de ce que l’on a
fait pour notre quartier et non pas des propos sur tout le mal que l’on pense de la municipalité, du
maire ou des projets immobiliers. La priorité pour nous, c’est Sceaux Habitat qui nous a donné une
feuille avec tout ce qui doit être réalisé pour les habitants. Hauts-de-Seine Habitat a également
proposé pas mal de choses. J’aimerais qu’en partant d’ici, chers voisins, vous puissiez dire que la
majorité est au travail. J’y veillerai. Et ce n’est pas de la politique, mais du concret.
Merci beaucoup.
Applaudissements.
Philippe TASTES
Merci, Monsieur le maire.
Il est en effet facile d’employer des mots-clés et de gesticuler derrière son micro en disant que rien
ne va. Madame Bonté, je ne sais pas d’où vous sortez toutes les bêtises que vous venez de dire à
propos des équipements sportifs. Ne répondez pas, j’ai la parole !
Maud BONTE
Ce ne sont pas des bêtises.
M. le maire
Madame Bonté, vous n’avez pas la parole. La parole est à M. Tastes.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 42
Philippe TASTES
Je conteste officiellement ce que vous venez de dire sur les équipements sportifs et sur la vétusté
des installations. C’est intolérable. Vous avez parlé de ménage. Je ne vois pas de quoi vous parlez.
Franchement, si votre action politique se limite à aller fourrer votre nez partout pour voir s’il y a
de la poussière ou constater une éventuelle vétusté des installations alors que tout est neuf ici…
Personne autour de cette table ne voit de quoi vous parlez. Ce n’est pas possible. Cela n’existe pas.
Je vous remercie.
Francis BRUNELLE
Je me contenterai de répondre à la question sur la démographie médicale. Je voulais dire néanmoins
que j’étais ravi de savoir que vous fréquentiez la salle de sport, Madame Bonté. Je ne vous y vois
pourtant pas souvent. Êtes-vous inscrite ? Moi, le ménage, je le vois faire, car je suis inscrit à la
salle de sport, tout comme Philippe Tastes et Patrice Pattée. Nous y allons deux fois par semaine.
Je vous conseille vraiment d’y aller, parce que pour une bonne santé, deux heures de sport par
semaine sont un minimum. Et je peux vous assurer que le ménage est fait. Les personnes
responsables de la salle font le ménage. Et les utilisateurs de la salle de sport y participent
également en désinfectant les appareils après chaque utilisation. Il y a également à l’intérieur de la
salle des distributeurs de solution hydroalcoolique à disposition. Non seulement ce que vous dites
est inexact, mais ce n’est pas loin d’être d’une manipulation politique.
En ce qui concerne la démographie médicale, je constate que le sujet préoccupe Mme Gautier qui
est médecin. Une question orale a été posée sur le sujet, j’y répondrai donc de manière formelle.
Madame Gautier, comme vous le savez, les communes n’ont pas la possibilité de « recruter » –
pour reprendre les termes de votre question – les médecins d’exercice libéral. Seules les communes
qui gèrent un centre municipal de santé peuvent éventuellement salarier des médecins. Cependant,
et je pense que vous le savez, puisqu’un rapport de l’IGAS est sorti il y a quelques années sur ce
sujet, ces centres municipaux de santé, outre qu’ils sont fortement déficitaires, parfois à hauteur de
plusieurs centaines de milliers d’euros annuels, rencontrent eux aussi de grandes difficultés pour
recruter des médecins généralistes. J’ai pu travailler avec les communes avoisinantes, en particulier
Bagneux, Montrouge et un peu plus loin Évry, puisque nous sommes en contact avec les élus de la
santé du territoire. Elles connaissent les mêmes difficultés. La somme proposée par le centre de
santé d’Évry Courcouronnes est de 4 500 € par mois. À ce tarif-là, le centre ne parvient pas à
recruter un médecin généraliste. Et vous pouvez contacter directement l’adjoint au maire d’Évry
Courcouronnes, Danielle VALERO, si vous souhaitez confirmer mes propos.
Sur ce sujet, une très récente table ronde a réuni l’ensemble des acteurs de santé ainsi qu’un
représentant de l’AMF au siège du Conseil national de l’ordre des médecins qui lance une grande
campagne nationale pour essayer de trouver des solutions à la désertification médicale. Et vous le
savez, le phénomène est national et ne touche pas que la médecine générale. Des régions entièresConseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 43
manquent de rhumatologues, d’ophtalmologistes, de dermatologues pour ne citer que ces
spécialités. Le phénomène est systémique. C’est le système en entier qui est malade. Médecin vous-
même, vous en connaissez les causes et vous savez que les communes n’ont ni les moyens ni la
compétence de corriger cet état de fait. En ce qui concerne l’offre de médecins généralistes aux
Blagis, puisque l’on parle plus spécifiquement des Blagis, je porte à votre connaissance la présence
au 201 bis avenue du Maréchal Joffre d’un cabinet de trois médecins généralistes, dont une de mes
anciennes élèves qui est maître de stage et membre du collège de médecine générale à l’hôpital
Bicêtre. Je ne lui ferai pas de publicité, vous pouvez la trouver sur Internet. Ce cabinet est situé sur
la commune de Bagneux, sur le trottoir en face du centre commercial des Blagis.
Par ailleurs, vous n’ignorez pas que se développent des plateformes de téléconsultation qui
recrutent des médecins généralistes en collectif et qui sont gérées par des structures privées.
L’annonce a été publiée dans Le Quotidien du médecin. Vous l’avez sûrement vue passer. Le salaire
proposé par ces plateformes – et c’est écrit en toutes lettres, noir sur blanc, dans l’annonce du
Quotidien du médecin – est de 6 000 € mensuels pour 40 heures hebdomadaires. Il est probable que
ces alternatives en plein développement n’inciteront pas les jeunes généralistes à visser leur plaque
en libéral.
Par ailleurs, nous restons attentifs à la réorganisation de l’offre de soins sur le territoire.
Humblement, je prends une part active à l’organisation de cette offre de soins. À ce titre, l’ARS
des Hauts-de-Seine validera dans les prochaines semaines un projet de communauté
professionnelle « Territoires de santé » qui regroupera plusieurs médecins du sud des Hauts-de-
Seine. Il est à espérer que ce nouveau mode d’exercice permettra à de jeunes médecins de s’installer
sur notre territoire.
Je vous remercie, Monsieur le maire.
M. le maire
Merci de ces précisions, Monsieur Brunelle.
Monsieur Pattée ?
Patrice PATTEE
Merci, Monsieur le maire.
J’ai entendu une prise de parole qui se plaignait qu’il n’y ait pas d’état zéro des Blagis face à cette
feuille de route. Ce n’est pas, parce que nous avons donné un coup de projecteur sur les Blagis en
ce début d’année dans le cadre de l’opération Parlons ensemble des Blagis, comme nous l’avons
fait pour le centre-ville il y a deux ans, que l’on marque pour autant le point zéro de quelque chose.
Il faut saluer cette opération engagée par la municipalité et qui consistait à prendre le pouls de ce
quartier qui nous préoccupe depuis toujours. Ce n’est pas un quartier délaissé de la Ville, bien auConseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 44
contraire. Il s’agissait au travers de ce coup de projecteur de prendre le pouls et voir s’il est
nécessaire d’ajuster la politique engagée depuis de nombreuses années.
Je prendrai un exemple. Ce qui est ressorti de ce Parlons ensemble, c’est que les habitants de ce
quartier l’apprécient. Pourquoi l’apprécient-ils ? Bien sûr, il y a des choses qui ne vont pas, mais
ils l’apprécient, parce que, lors de sa construction il y a 60 ou 70 ans, ce quartier avait une réelle
qualité urbaine. Celle-ci est reconnue. Cela a d’ailleurs été rappelé par le Président du Conseil
départemental et par le Directeur général de Hauts-de-Seine Habitat. On a convenu que ce quartier
devait être préservé. Il est par conséquent protégé et classé en SPR, car il existe un véritable
équilibre entre les espaces naturels et l’habitat à la différence de ce qui se profile tout près d’ici où
l’on va tout raser et densifier. On ne peut donc pas dire que la Ville ne s’est jamais intéressée aux
Blagis. Elle s’y intéresse depuis au moins 2010 avec l’élaboration du premier PLU et de ce que
l’on appelait à l’époque la ZPPAUP. Il ne s’agit pas de découvrir aujourd’hui les Blagis. La
municipalité y travaille depuis toujours.
Je veux revenir sur un point précis cité par Mme Gautier qui réclame des pistes cyclables pour
raccorder ce quartier au reste de la ville et aux quartiers environnants. Madame Gautier, vous ne le
savez peut-être pas, mais les seules pistes cyclables de Sceaux sont aux Blagis. Elles ne sont pas
confortables, je vous l’accorde. Il faut les reprendre. Mais les avenues Jean Perrin et Paul Langevin
sont dotées de pistes cyclables depuis très longtemps. Et ce sont les seules sur la ville. Il faut les
reprendre complètement, car elles sont trop étroites et pas suffisamment entretenues. Elles sont
difficilement praticables. Mais si l’on veut aller au centre-ville à vélo, il y a un problème de
déclivité. La meilleure solution est de prendre ces pistes cyclables, puis la Coulée verte qui est
également en site protégé jusqu’au centre-ville. Cela permet de limiter la déclivité, d’emprunter
des pentes plus douces tout en ayant des itinéraires sécurisés.
Sur l’insertion des Blagis dans la ville, depuis très longtemps, des sentiers ont été préservés et
même réaménagés. Ils peuvent être utilisés par les enfants. Je citerai l’allée des Acacias ou encore
le chemin Latéral. Toutes ces voies en site propre, vélos et piétons, permettent de rejoindre le
centre-ville en toute sécurité. On ne peut donc pas dire que les Blagis ne sont pas raccordés au
centre-ville et qu’il est nécessaire de réaliser des pistes cyclables. Faire une piste cyclable sur la
rue de Bagneux n’aurait pas de sens. Cette rue ne sera jamais dotée d’une piste cyclable séparée.
En revanche, nous travaillons à l’aménagement de la rue de Bagneux qui est un axe important pour
permettre aux jeunes des quartiers de rejoindre le lycée Lakanal. C’est un dossier que nous avons
ouvert avec la population il y a plus d’un an et qui aboutira lorsque les travaux d’assainissement
seront réalisés. On ne va pas aménager une route pour voir le territoire la défoncer quelques mois
plus tard pour réaliser les travaux d’assainissement. Cette rue de Bagneux se prolonge par le sentier
de Paris, par les itinéraires que vous connaissez parfaitement. Ce sont des itinéraires calmes qui
permettent de rejoindre le lycée Lakanal et le centre-ville. On ne peut donc pas dire que le quartierConseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 45
des Blagis est enclavé et qu’il n’est pas raccordé au centre-ville, parce que la municipalité n’a rien
fait. Bien au contraire.
Nous travaillons également sur le raccordement de la ville au nouveau métro, à la ligne 4, d’ici la
fin de l’année et à la ligne 15 dans trois ans. Nous travaillons sur l’aménagement de la RD 77 qui
est la voie toute trouvée pour raccorder la ville et le quartier des Blagis à ces infrastructures de
transport de masse. Les Blagis ont d’ailleurs l’avantage d’être beaucoup plus proches de ces
infrastructures de métro que le centre-ville. On est à peine à 2 km des nouvelles stations de métro
alors que le centre-ville est à 3 km.
On a aussi parlé du Paladin. Les offres sont en cours d’analyse. Dans six mois, le nouveau Paladin
desservira les Blagis avec vraisemblablement un service ajusté, M. le maire en a parlé. Et l’on
espère évaluer l’intérêt qu’il pourrait y avoir à un transport à la demande. Tout cela est en évolution.
La municipalité est toujours en mouvement sur les Blagis. On ne peut pas dire que l’opération
Parlons ensemble ou même ce conseil municipal soit l’étape T0 de notre politique sur les Blagis.
Philippe SZYNKOWSKI
Merci, Monsieur le maire de me donner la parole. J’en profite pour dire que Liliane Wietzerbin a
bien mis en évidence les attentes pour ce quartier. On sait ce qui a été fait et ce qui n’a pas été fait.
On verra dans l’avenir comment tout ceci va se mettre en œuvre.
Nous sommes évidemment très attachés à tout ce qui concerne l’action écologique, au sens général
du terme. Nous pensons qu’il faut absolument faire en sorte que les pieds d’arbres soient bien
aménagés régulièrement – et l’on ne doute pas que la Ville le fasse – que les arbres soient préservés
et que les surfaces arborées telles qu’elles existent aux Blagis soient bien évidemment préservées.
Dans les questions orales à venir, Liliane développera un certain nombre de propositions en ce qui
concerne les surfaces arborées qui dépendent de l’action de l’Office départemental.
Je voudrais quand même revenir sur un point qui me trouble un peu concernant la présentation de
cette feuille de route. Il est affirmé que la municipalité s’est toujours occupée du quartier des Blagis.
Je crois qu’il faudrait modérer cette affirmation. En réalité, les grosses transformations qui ont eu
lieu ont été faites dans les 15 ou 20 dernières années. Antérieurement à cette période, le quartier a
été laissé un peu à l’écart. Au départ, il y a eu cette création de ce quartier en 1949 par la CDC, à
la demande d’ailleurs du maire socialiste de Sceaux de l’époque pour répondre aux besoins de
logement. Pour autant, je ne crois pas que l’on puisse dire de façon sérieuse que la municipalité se
soit occupée des Blagis. Je rappelle quand même que les modérés – encore faut-il savoir ce que
l’on entend par modérés – sont au pouvoir à Sceaux depuis 1959 et je ne crois pas que l’on puisse
dire que leurs préoccupations vis-à-vis de ce quartier aient été majeures. Des investissements ont
été faits dans d’autres quartiers de la ville plus privilégiés, et je ne parle pas seulement du centre.
Mais je ne rentrerai dans le détail. Dans le texte de la feuille de route, il est d’ailleurs parlé deConseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 46
nouveau départ pour les Blagis. Et contrairement à ce que vient de dire M. Pattée, ce quartier était,
sinon mis à l’écart, au moins ne faisait pas partie des préoccupations essentielles de la Ville. Je
rappelle que la mairie annexe a été créée tout récemment en 2006. La population des Blagis devait
auparavant se rendre dans la mairie centrale pour bénéficier des services de la Ville.
C’était une intervention pour dire premièrement que ce quartier n’a pas toujours été au centre des
préoccupations de la Ville et deuxièmement pour demander un suivi efficace en termes d’écologie.
Il est en effet nécessaire d’atteindre une certaine sobriété, afin que les gens puissent respirer dans
ce quartier malgré une urbanisation importante.
Je vous remercie de votre attention.
M. le maire
La parole est à M. Tamby ?
Madame Wietzerbin, vous êtes déjà intervenue. Vous parlerez à la fin. M. Tamby n’a pas encore
parlé. Et les autres non plus d’ailleurs.
Xavier TAMBY
Êtes-vous sûr de vouloir me laisser parler, Monsieur le maire ?
Mon intervention sera en deux parties. Je vais essayer d’être très court pour ne pas embêter
davantage les collègues et le public qui a le courage de rester encore à cette heure-ci.
Tout d’abord, sur la forme, on ne va pas se mentir, c’est une grosse opération de communication,
comme tous les Parlons ensemble. C’est, aux frais du contribuable, une opération à votre avantage.
Derrière les deux premières éditions, Parlons ensemble de Sceaux et Parlons ensemble du centre-
ville, se cachait une opération de bétonisation et de densification et il s’agissait de faire passer la
pilule.
L’objet est cette fois un peu différent, un peu plus diffus. Il est louable, car le quartier des Blagis,
que je connais très bien, souffre depuis longtemps. C’est en même temps un lieu de vie formidable.
C’est un lieu d’enchantement. Cette opération arrive à point nommé alors que vous êtes candidat à
la présidence de l’AMF. Les conseillers de la majorité ne sont plus les seuls à vous servir la soupe.
Il y a également Siffredi qui est venu et qui s’est barré. C’est dommage, je l’aurais bien alpagué
sur ses opérations de densification et de bétonisation de Châtenay. Tant pis, ce sera pour une autre
fois.
Je vois que l’opération est abondamment relayée par les services de la Ville sur les réseaux sociaux.
On verra quel usage il en sera fait. J’ai encore envie de le dire comme je l’indiquais dans ma
tribune : chapeau l’artiste ! Beaucoup de cynisme et beaucoup d’aplomb. En tout cas nous sommes
réunis aujourd’hui pour parler des Blagis.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 47
De la même façon que mes collègues de Sceaux ensemble, je ne participerai pas au vote, car sur le
plan de la forme, cette opération s’apparente à une forme de mascarade. Le terme n’est pas
forcément bien choisi, mais je ne veux pas vous donner un blanc-seing et vous donner le plaisir
d’écrire que cette délibération a été adoptée à l’unanimité.
Contrairement à ce qu’a dit M. Allardi tout à l’heure, ce n’est pas une forme de mépris. Vous-
même d’ailleurs ne prenez pas part au vote aux vœux présentés par Sceaux ensemble ou Sceaux en
commun.
Sur le fond, c’est l’ancien habitant du quartier des Blagis pendant 26 ans qui va s’exprimer. J’ai dit
à l’instant que j’y ai connu de grands moments de bonheur, mais aussi de grands moments de
souffrance à cause de la délinquance. Je vous donnerai un exemple. J’étais en classe préparatoire à
Lakanal et j’habitais au 3 rue Marc Sangnier. Je vous garantis que travailler les colles de maths et
de physique jusqu’à minuit ou une heure du matin lorsque, dans la cage d’escalier attenante à ma
chambre, des jeunes fumaient du hasch, faisaient du bruit et écoutaient de la musique à fond, était
assez compliqué. Je peux vous dire que le problème de la sécurité aux Blagis est le problème n° 1.
Vous pouvez interroger n’importe qui dans le centre commercial, dans la rue Marc Sangnier ou
n’importe où ailleurs dans le quartier. Je vous l’accorde, la mairie ne peut pas tout. Une fois n’est
pas coutume, je suis d’accord avec vous. Et tous les pouvoirs en place depuis plus de 15 ans sont
démissionnaires sur le sujet de la sécurité. Je pense que l’abandon de ce sujet risque d’ailleurs de
nous emmener vers des horizons politiques assez dangereux.
Ce que je vous invite à faire, c’est de continuer à travailler sur les thématiques que vous avez
évoquées et qui sont effectivement un catalogue de bonnes intentions. Mais qui peut être contre ?
Je veux simplement souligner ce que la Cour des comptes a dit de la politique en faveur des
banlieues, dans l’esprit Borloo. Je sais que vous n’aimez pas trop la Cour des comptes, mais elle
dit que cette politique a été très dispendieuse. Elle a coûté des milliards d’euros avec des résultats
assez peu tangibles. À Sceaux, c’est un peu particulier, mais force est de constater que le problème
aujourd’hui ne porte plus véritablement sur les dépenses d’investissement. Le problème des Blagis,
c’est la sécurité. Il y a eu des morts. Cela empire. Et j’ai l’impression que l’on est encore à côté du
sujet par rapport à ce qui a été évoqué.
Numa ISNARD
Merci, Monsieur le maire.
Je me permettrai de réagir très rapidement pour ne pas ajouter aux discours dilatoires d’une partie
de l’opposition.
Madame Bonté, décidément, je remarque que vous vous intéressez de près à ma personne. Déjà
lors de la dernière séance du conseil municipal, vous aviez mis en doute mes capacitésConseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 48
professionnelles sur le fait de filmer le conseil municipal. Je vois que vous avez déjà revu vos bases
juridiques, puisque maintenant vous acceptez d’être filmé, cher Monsieur.
Et chose un peu plus grave, vous m’accusez aujourd’hui de violer des textes et des engagements
que j’ai pris auprès de ma majorité. Je tiens à vous confirmer que je ne suis pas Président de
l’association Blagis Solidarité puisque cette association est présidée par Mme Simone Pennec qui
est aujourd’hui présente et dont je salue l’engagement associatif pour le quartier des Blagis depuis
de nombreuses décennies. Je pense que l’on peut lui rendre hommage tous ensemble et reconnaître
son travail.
Applaudissements
Chère Madame, je vous prierai donc de bien vérifier la véracité de ce que vous dites avant de parler,
ce qui permettrait peut-être de nous économiser du temps. Je suis peut-être un mauvais juriste, mais
je sais ce que signifie la diffamation.
Jean-Pierre RIOTTON
Je voulais revenir sur le sujet de la sécurité. Je pense que tous les habitants de Sceaux, tous quartiers
confondus, ont constaté une présence plus accrue de la police nationale et des passages importants
de notre service STU. C’est le travail de l’équipe municipale menée par notre maire.
Madame Bonté, si vous constatez de l’insécurité, je vous invite à appeler le 17, ce que vous n’avez
jamais fait.
Pour finir, la sécurité, c’est l’affaire de tous.
M. le maire
Bravo ! C’est court et percutant. Merci, Monsieur Riotton.
Christian LANCRENON
Comme certains le savent ici, après avoir été adjoint au maire, je me suis présenté deux fois à la
tête de la municipalité. J’ai donc passé deux mandats dans l’opposition. Dans mes programmes
successifs, le quartier des Blagis prenait une part très importante. J’ai fait énormément de porte-à-
porte dans votre quartier. Je suis le premier sensible à vos difficultés et à toute l’évolution du
quartier par rapport à la situation nationale.
L’une des raisons pour lesquelles j’ai rejoint la majorité, c’est justement, parce qu’il y avait des
projets concrets sur le quartier des Blagis. Dans un contexte national extrêmement difficile,
beaucoup d’actions concrètes accompagnées de budgets importants ont été décidées. Ce que l’on
a entendu aujourd’hui est très positif pour tout le quartier.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 49
Il y a donc une véritable volonté politique et nous devons nous en réjouir. Nous devons nous réjouir
également des bonnes relations politiques avec le Département et l’intervention de Georges Siffredi
est la preuve de son engagement. De cela aussi, nous devons nous réjouir. Merci.
Liliane WIETZERBIN
Je serai brève. Je voulais simplement répondre à Sabine et, plus largement, apporter une
information au public présent ici. Nous, élus n’appartenant pas à la majorité, avons découvert cette
feuille de route très récemment. Nous n’avons pas été associés à la construction de cette feuille de
route ni même consultés ou informés, ce que je regrette. Sur ce sujet, comme sur d’autres sujets,
nous découvrons les choses. Nous découvrons la fermeture de la poste au mois de mai alors que le
sujet est sur la table depuis cinq ans. Je me permets juste regretter que, sur un sujet comme celui-
ci ou comme celui de la fermeture de la poste, nous ne soyons pas capables de travailler tous
ensemble et d’arriver avec une proposition concertée. Je pense que cela fait partie des raisons pour
lesquelles certains d’entre nous sont un peu énervés aujourd’hui. Bien sûr, nous voterons pour cette
délibération, parce que comme l’a dit Xavier Tamby, comment ne pas approuver les actions qui
figurent dans cette feuille de route. Mais je voudrais faire part de ce regret de ne pas avoir été
consultée et impliquée dans les travaux en amont du conseil.
Pour répondre à M. Pattée sur le point zéro. Je ne parlais pas d’un point zéro aujourd’hui. Mon
propos n’était pas de dire que l’on démarrait de zéro aujourd’hui. Bien sûr, des choses ont été faites
auparavant et heureusement. Mon point zéro est un point de diagnostic. Si l’on veut mesurer les
actions menées, si l’on souhaite les réorienter, il est nécessaire d’avoir un certain nombre
d’indicateurs ainsi qu’une synthèse. On a aujourd’hui l’expression des citoyens, mais elle n’est pas
forcément toujours cohérente, et c’est bien normal. Avoir une synthèse de ce point zéro aurait donc
été utile. Mais il n’est pas trop tard pour le faire. C’est une suggestion pour se dire voilà où nous
en sommes aujourd’hui et où nous voulons aller.
Sylvie BLERY-TOUCHET
Je voudrais juste faire une précision. Je suis élue depuis 13 ans en charge de l’attractivité
économique, du commerce et de l’artisanat et je m’occupe de tous les quartiers. Garder les Blagis
tels qu’ils sont actuellement est un travail de dingue. S’agissant de la poste, nous rencontrons
chaque année depuis 13 ans au moins 6 représentants de La Poste. On savait que l’on risquait cette
fermeture et je peux vous assurer que cela a nécessité un travail en amont de très longue haleine. Il
faut savoir que la poste, notamment celle des Blagis, a perdu 40 % de fréquentation entre 2017 et
2021.
Chantal BRAULT
Nous sommes en train de débattre de cette feuille de route et d’en partager les propositions. Et nous
sommes aujourd’hui à cet instant décisif où l’on peut se prononcer et voter ou non ces propositionsConseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 50
dont nous avons parlé à de nombreuses reprises. J’ai le sentiment que cette feuille de route dérange
un peu, parce qu’elle a une légitimité, une direction et du sens. C’est trop facile de parler à son
sujet d’une opération de communication. Vous êtes plusieurs à avoir parlé d’effets de com. On peut
toujours le dire. Mais l’action, c’est l’action. Le bavardage et les voies d’expression dans ce conseil
municipal sont deux aspects bien différents.
S’agissant du budget participatif, Madame Wietzerbin, il me semble que nous nous sommes déjà
prononcés sur le sujet en conseil municipal. Il est environnemental, parce que c’est une demande
qui a été faite lors d’un Parlons ensemble de l’environnement. Le quartier des Blagis est
particulièrement concerné par ce budget participatif avec des actions menées sur l’école
élémentaire des Blagis ainsi que des actions en cours sur des plantations potagères. Nous sommes
donc bien dans l’objet de ce que nous souhaitons faire avec ce budget participatif.
Monsieur Dessanges, vous parlez d’agence de com. Croyez-vous vraiment que l’on travaille avec
des agences de com pour faire de la communication ? Pensez-vous vraiment que tout ceci soit le
fait d’une agence de com qui viendrait nous donner des éléments de gouvernance ? Vous voulez
nous apprendre la gouvernance, mais elle se fait depuis des années dans cette ville. Ce qu’est ce
quartier et ce qu’il pourra être sont le fruit d’une gouvernance assumée et maîtrisée, de gens qui
savent de quoi ils parlent et qui ne sont pas simplement là pour faire des effets d’annonce.
Évidemment, il y a les pieds d’arbres et le ménage, etc. C’est très intéressant, mais il y a aussi la
vision globale de ce quartier, du projet municipal, de ce que nous voulons porter ensemble. Vous
avez parlé, Monsieur Dessanges, de la grande mobilisation citoyenne de Parlons ensemble. C’était
effectivement une grande mobilisation citoyenne que vous réduisez en parlant d’agence de com et
d’effets de com. C’était une grande mobilisation citoyenne à laquelle les membres de l’opposition
n’ont d’ailleurs pas beaucoup participé.
Nous allons poursuivre notre action. Nous avons des compétences et l’on peut partager ensemble
des avis. La population est à notre écoute. Nous l’avons rencontrée. Nous sommes très souvent sur
le terrain et, comme l’a dit notre collègue Sabine Ngo Mahob, nous sommes très proches de ce
quartier, parce que nous sommes impliqués dans un certain nombre de dispositifs. Nous
reconduirons la fête des Blagis, mais nous poursuivrons surtout notre accompagnement et toutes
ces actions de fond qui ont du sens. C’est une feuille de route ambitieuse que nous partageons avec
nos partenaires. Il faut que les engagements pris soient tenus et nous y veillerons. Et nous n’avons
pas attendu que M. Siffredi vienne ici pour nous entendre avec lui. Le maire est régulièrement en
contact avec le commissaire. Et nous rencontrons les représentants de la police nationale dans les
écoles. Ce n’est pas aujourd’hui que démarrent notre engagement et nos propositions. Les effets de
com, c’est vous qui les faites. Nous, nous sommes au travail et à l’action !
ApplaudissementsConseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 51
M. le maire
Merci, Madame Brault.
M. Dessanges, à nouveau. Ne vous enfoncez pas trop.
Jean-Christophe DESSANGES
C’est vrai, Madame Brault, que les effets de com, c’est nous qui les faisons. Nous avons vu la
présence de journalistes et de photographes dans les tribunes et les travées. C’est vrai que c’est
nous qui les avons invités, n’est-ce pas ?
Plus sérieusement, nous sommes ici pour débattre d’une proposition. J’estime comme ma collègue
Liliane que ce n’est pas une feuille de route. C’est un ensemble de bonnes intentions.
Monsieur le maire, vous n’avez pas répondu à des questions pourtant primordiales. Quelle est votre
vision pour les Blagis dans le cadre de l’intercommunalité avec les autres villes ? Comment voyez-
vous les Blagis dans cinq ou 10 ans ? Et comment ce Parlons ensemble servira-t-il cette vision que
vous devriez avoir pour les Blagis, mais que nous ne voyons pas apparaître dans les documents que
vous nous avez fournis ? Je le regrette.
Et je persiste, Madame Brault, en disant qu’il y a beaucoup de com là-dedans, et de com chère
puisque Parlons ensemble a coûté près de 95 000 €. C’est en tout cas ce que M. le maire avait
annoncé. Peut-être les prix ont-ils baissé en raison de la tenue de ces rencontres en distanciel. On
aurait pu faire beaucoup de choses aux Blagis avec 95 000 €, Madame Brault. Au lieu d’avoir un
débat sur l’avenir des Blagis, au lieu de confronter et de partager nos différentes visions –, car les
groupes de l’opposition ont une vision très différente de la vision court-termiste que vous avez
présentée – nous en sommes restés à des attaques personnelles et à des critiques indignes d’un
conseil municipal.
Voilà ce que je dirais et cela confirme ma décision de ne pas participer à ce vote qui est non pas
une mascarade, mais un coup de com. C’est une montagne qui accouche d’une souris.
M. le maire
S’il n’y a pas d’autres interventions, je dirai quelques mots. Vous avez dit, Monsieur Dessanges,
que je n’ai pas répondu, mais je n’ai pas encore parlé.
Quelques mots simplement pour vous dire que je trouve cette séance extrêmement instructive. Elle
apporte beaucoup à Sceaux. Elle est instructive, parce que les partenaires que nous avons invités à
s’exprimer ont pris des engagements importants. Madame Gautier, vous disiez tout à l’heure que
nous étions dans une position permanente de quémander des subventions. Ce n’est pas du tout cela.
Je vous invite d’ailleurs à essayer de vous former sur ce qu’est l’action publique dans notre pays.
L’action publique nécessite de la confiance entre les acteurs locaux, l’État et les acteurs associatifs.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 52
Elle nécessite un partenariat. Il ne s’agit pas de quémander des subventions, mais de faire en sorte
qu’à l’intérieur de ce partenariat, chacun des acteurs exerce les compétences qui lui incombent de
par la loi. L’État a des compétences. La commune, le Département et le territoire en ont également.
L’important, c’est que tous ces acteurs se retrouvent pour partager un projet global en partenariat.
Et c’est ce qui s’est passé ce matin. Et tout ceci est plutôt rare. Cela ne se fait pas dans toutes les
communes. Je voudrais vraiment m’en réjouir et vous faire comprendre combien cette démarche
est importante, pas seulement pour le quartier des Blagis, mais pour toute la ville.
Le deuxième enseignement de cette séance, c’est que la majorité est mobilisée. Et je l’en remercie.
Elle est mobilisée et elle agit, comme l’a dit Mme Brault. Elle ne se contente pas de dire. Elle agit,
car c’est ce qu’attendent les habitants de toute la ville.
Le troisième enseignement, c’est la vacuité de vos propos. Pardonnez-moi ce mot, mais tout de
même, reprendre des éléments généraux, des listes de courses, l’état de la poussière dans la salle
de musculation. Tout cela n’est pas digne d’élus municipaux. Je vous engage à travailler beaucoup
plus pour être enfin à même d’avoir une réflexion globale, non seulement sur le quartier, mais sur
toute la ville.
Madame Wietzerbin, vous dîtes ne pas avoir été consultée. Vous l’avez été comme l’est un
conseiller municipal dans le cadre des instances municipales. Il s’agit d’un conseil municipal et
non pas d’une réunion de concertation. Si vous voulez être davantage associée, rejoignez la
majorité. C’est une invitation. C’est une main tendue que je vous adresse comme je le fais
également à M. Szynkowski.
Vous avez dit qu’il n’y avait pas de projet politique pour le quartier des Blagis. Il n’y en a pas, car
il existe un projet politique pour la ville de Sceaux. Ce projet politique a été discuté et présenté aux
habitants lors des élections municipales. Et les habitants ont fait leur choix. Ce projet politique se
décline donc dans les différents quartiers de la ville en fonction de leurs caractéristiques propres.
Cette feuille de route est spécifique au quartier des Blagis, parce qu’elle concerne des actions qui
seront menées d’abord sur ce quartier, mais elle s’inscrit dans une politique globale qui donne la
priorité à l’éducation, à la culture, à la famille, à la petite enfance, à la préservation du cadre de vie.
On peut toujours dire qu’il faut planter plus de fleurs ici ou là, mais ce n’est qu’un détail.
L’important, c’est la préservation du cadre de vie et de l’attractivité de la ville, le développement
de l’activité commerciale et artisanale et c’est ce que nous faisons. Et même si le centre commercial
des Blagis connaît quelques difficultés, l’engagement a été pris devant vous par le président du
Département et par le directeur général de Hauts-de-Seine Habitat que des travaux seraient enfin
engagés. Bien sûr, cela aurait pu se faire avant, mais du moins, cela avance. Même s’il y a beaucoup
à faire, ce centre commercial continue de fonctionner. Combien de centres commerciaux dans des
résidences de ce type construites dans les années 60 sont-ils encore en activité ? Très peu.
Francis parlait du cabinet médical qui vient de s’ouvrir à Bagneux. Vous savez que la pharmacie
de Bagneux située à proximité des Blagis est fermée. C’est notre pharmacie qui a agrégé les deuxConseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 53
pharmaciens. J’ai l’impression parfois que vous ne connaissez pas bien le quartier. Vous savez
aussi que nous avons fait en sorte avec Hauts-de-Seine Habitat que les locaux de la Caisse
d’épargne puissent être occupés par des professions paramédicales. Nous avons facilité les contacts
et nous avons insisté pour que les choses se fassent.
S’agissant de la démarche avec les autres maires, soyez rassurés, nous nous connaissons et nous
travaillons ensemble. Et nous continuerons à le faire pour la Maison de Justice et du droit qui
rassemble les quatre communes. Nous nous voyons souvent, notamment pour des raisons de
sécurité. Le préfet est venu. Les choses avancent, même si elles ne vont sans doute pas assez vite.
Il a ainsi fallu une dizaine d’années pour réaliser le site sportif et de loisirs des Blagis. Je me
souviens d’ailleurs d’une réunion avec Mme Bonté qui réclamait un espace ouvert à tous au milieu
de ce quartier. Elle a aujourd’hui changé d’avis à cause du bruit. Il est certain que les enfants font
parfois un peu de bruit lorsqu’ils jouent, mais les actions de médiation que nous avons menées
auprès des jeunes et des familles pour expliquer qu’il fallait respecter la tranquillité du quartier ont
été efficaces. Des riverains de ce site ici présents peuvent d’ailleurs en témoigner.
C’est donc une séance très instructive. Je veux dire néanmoins dire ma déception de voir l’attitude
des groupes que je suis obligé d’appeler « d’opposition ». Je les appelais auparavant
« minoritaires », mais je suis dorénavant obligé de les appeler « d’opposition », parce qu’il n’y a
franchement rien de très constructif dans ce que vous avez dit. Il n’y a rien que nous ne savions
déjà. Savoir, c’est une chose. Mais l’important, c’est de faire et nous allons faire ensemble avec
nos partenaires.
Applaudissements.
Mes chers collègues, nous passons au vote sur cette feuille de route.
Qui s’oppose à son adoption ? Qui s’abstient ? Qui ne participe pas au vote ?
La délibération est adoptée à l’unanimité des votants avec 27 voix pour (M. Philippe Laurent,
Mme Chantal Brault, M. Jean-Philippe Allardi, Mme Florence Presson, M. Francis Brunelle,
Mme Isabelle Drancy, M. Philippe Tastes, Mme Sylvie Bléry-Touchet, M. Patrice Pattée,
Mme Monique Pourcelot, M. Christian Lancrenon, Mme Roselyne Holuigue-Lerouge,
M. Jean-Pierre Riotton, Mme Annie Bach, M. Frédéric Guermann, Mme Sabine Ngo Mahob,
M. Théophile Touny, Mme Sakina Bohu, M Emmanuel Goujon, Mme Axelle Poullier, M. Numa
Isnard, Mmes Claire Vigneron, Corinne Deleuze, Catherine Palpant, Nadine Lacroix, M. Philippe
Szynkowski, Mme Liliane Wietzerbin (M. Jean-Christophe Dessanges, Mmes Christiane Gautier,
Maud Bonté, M. Fabrice Bernard, M. Xavier Tamby ne prennent pas part au vote).
Je vous en remercie.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 54
Création de l’agence postale communale des Blagis – approbation de la convention avec La Poste.
M. le maire
Mes chers collègues, l’ordre du jour appelle évidemment d’autres questions, puisqu’en application
immédiate de cette feuille de route, nous devons délibérer sur la création de l’agence postale des
Blagis avec l’approbation de la convention signée avec La Poste.
Je vous rappelle que le bureau de poste ferme ses portes aujourd’hui et que nous aurons dès le
19 octobre l’ouverture d’une agence postale provisoire dans les locaux de l’AIM des Blagis – un
flyer d’information est d’ailleurs à votre disposition à l’entrée de la salle – en attendant
l’achèvement des travaux de l’ancien bureau de poste. Les travaux portant sur l’ancien distributeur
automatique de billets sont notamment très complexes, car ils doivent répondre à des normes
strictes de sécurité. Je trouve que cela est même parfois un peu exagéré, mais c’est ainsi.
L’agence postale définitive devrait pouvoir ouvrir début 2022 en même temps que la maison France
Services.
La convention passée avec La Poste prévoit le versement d’une indemnité annuelle d’un montant
de 12 552 €, ce qui n’est pas très important compte tenu du fait que cette agence postale sera gérée
par des agents communaux que nous devrons rémunérer.
Le service postal y sera ouvert du mardi au vendredi de 8 h 30 à 12 h, et le samedi de 9 h à 12 h.
Les opérations les plus courantes pourront y être effectuées : affranchissements, vente de timbres,
d’enveloppes prêt-à-poster et d’emballages Colissimo, service Chronopost, retrait de colis, garde
du courrier, réexpédition…
Il n’y aura pas d’activités bancaires, raison pour laquelle nous avons demandé le maintien du DAB.
Est-ce qu’il y a des interventions sur cette convention ?
Philippe SZYNKOWSKI
Merci de me donner la parole sur le dossier relatif à la création de l’agence postale communale des
Blagis.
Voilà en effet un quartier par lequel j’ai eu l’occasion de transiter depuis longtemps et pour lequel
l’une des marques caractéristiques était le bureau de poste dans lequel venaient non seulement les
habitants de Sceaux, mais aussi des personnes de passage qui, par la même occasion, pouvaient
fréquenter d’autres commerces.
La Poste a acté sa suppression en tant que bureau de poste de plein exercice pour le remplacer,
après demande de la Ville, en agence postale communale avec la suppression des activités de La
Banque Postale dans le même bureau, sauf le DAB, comme vous venez de le dire, le remplacementConseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 55
d’agents de La Poste par au moins un agent communal chargé des tâches courantes des bureaux de
poste moyennant une modeste indemnité versée à la commune qui ne compensera que faiblement
les coûts induits. On peut dire que c’est un nouveau coût au détriment du quartier des Blagis. Je
parlerai d’économisme à courte vue, le résultat d’une politique de rentabilité, une logique
d’entreprise privée, certes à caractère industriel et commercial comme l’est La Poste, pourtant
possédée à 100 % par l’État et gangrénée par les logiques du libéralisme de profit, les fameux
équilibres comptables, puisque l’on raisonne au fond par le nombre de comptes titres dans chaque
bureau et sur leur taux de fréquentation. On a parlé tout à l’heure d’une baisse de 40 % de la
fréquentation. J’ai lu que, depuis 2018, la fréquentation avait baissé de 20 %.
Même si l’on y rajoute la diminution du courrier sous l’effet de la digitalisation amplifiée par la
covid, la fermeture de ce bureau de poste au détriment de la mairie, et bien sûr du quartier des
Blagis, ne peut être justifiée. Et voilà l’avatar du régime libéral qui résonne au plan économique à
partir des courbes de profit et de la fréquentation et en tire de funestes conséquences pour les gens
au plan local et extra local.
Un tel raisonnement ne respecte pas la volonté des personnes de ces quartiers, de plusieurs milliers
d’habitants, de voir maintenu leur bureau de poste. La pétition de Sceaux en commun réunissant
quelque 650 protestataires, en fait foi.
Nous pensons aussi à celles et ceux, peut-être âgés ou en mauvais état de santé, qui souhaiteraient
agir sur un prêt de La Poste ou sur un compte titre et qui seront obligés de se rendre au bureau du
centre de Sceaux ou à Bourg-la-Reine. Bref, une politique économique de La Poste qui ne prend
pas en compte l’intérêt général. Le service de proximité s’estompe et fait encore reculer le service
public de La Poste qui a pour mission ou devrait avoir pour mission de l’exercer dans son entièreté.
La Ville de Sceaux aurait pu profiter de cette occasion pour condamner fermement cette fermeture
d’autant que les impacts financiers de la création d’une agence postale communale ne sont pas
neutres pour elle et à ce titre organiser débats et réunions aux Blagis pour recueillir les avis de la
population bien avant l’annonce effective de la fermeture. Elle aurait pu également organiser des
actions de protestation auprès de La Poste. Mais on en est resté à une certaine forme de déploration,
un peu comme si les décisions de La Poste résultaient d’un théorème inéluctable et indépassable et
comme si l’idéologie libérale qui les sous-tend allait de soi !
Maintenant, les choses étant ce qu’elles sont, le réalisme doit prévaloir. L’agent municipal désigné
sur ce poste sera utile à la population, même si l’indemnité mensuelle compensatrice proposée par
l’organisme reste peu élevée (12 434 € par an) et que les prestations seront limitées aux activités
de La Poste, hors Banque Postale.
Toutefois la mise en place d’une maison France Services labellisée conjointement avec l’agence
communale de La Poste en janvier 2022 permettra un financement pérenne de 30 000 € annuels,Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 56
soit un total dans un premier temps de 42 552 € suite à la création aux Blagis de ces deux services
publics nouveaux.
C’est une activité amoindrie au détriment de tous, mais le maintien tout de même d’une fonction
postale rattachée au bureau de poste de Sceaux Houdan, nous voterons donc en faveur de cette
délibération.
S’agissant maintenant de la convention proposée par La Poste, laquelle exerce son autorité sur
l’agent communal, mais non pas d’un point de vue pénal, puisque le maire reste responsable de
prendre les décisions qui s’imposent, j’aurais deux questions complémentaires.
Il s’agit d’une convention classique qui présente les obligations de chacune des parties, celles de
La Poste et celles de la mairie de Sceaux et sur laquelle il est bien difficile d’exprimer un désaccord,
compte tenu de ce qui se passe. Deux articles posent toutefois question. D’abord, l’article 3 sur la
formation. Cela comprend-il, outre les frais de formation, la partie du traitement de l’agent pendant
sa formation indépendamment de son remplacement éventuel ? Le texte n’est pas très clair à cet
égard.
Ensuite, l’article 4 sur les assurances. La Ville est-elle propriétaire des locaux de l’ancienne poste
où seront réunis tous les nouveaux services, y compris de l’agence postale communale, auquel cas
elle doit garantir son patrimoine (dommages aux biens, responsabilité civile, etc.) ?
Voilà ce que je voulais dire sur cette question qui appellerait bien d’autres commentaires. Les
choses sont maintenant faites. Il faut en tenir compte. C’est pourquoi nous voterons en faveur de
ce texte. Merci.
Liliane WIETZERBIN
Monsieur le maire, cela a été rappelé par Philippe, le collectif citoyen Sceaux en commun a lancé
en mai dernier – car nous n’avons été prévenus qu’en mai du danger imminent de fermeture de la
poste – une pétition demandant le maintien du bureau de poste des Blagis. Cette pétition a recueilli
650 signatures, ce qui est énorme. Mme Brault s’est félicitée tout à l’heure de la participation de
700 Scéens à la démarche Parlons ensemble des Blagis. 650, c’est donc beaucoup.
Forts de cette mobilisation, les représentants du collectif ont demandé à deux reprises et sans succès
au Directeur de La Poste à être reçus. Pas de réponse. De mon côté, j’ai proposé en conseil que
vous puissiez porter la question de la fermeture du bureau de poste au niveau du conseil du territoire
de Vallée Sud-Grand Paris, car vous le savez comme moi, non seulement les Blagis sont concernés,
mais également d’autres communes du territoire. Je crois qu’une dizaine de bureaux de poste sont
menacés, dont celui d’Antony qui se retrouve dans la même difficulté que Sceaux.
C’est donc avec beaucoup d’amertume que nous voyons ce bureau de poste fermé. Il est peut-être
encore temps d’en sauver d’autres sur le territoire. Je lance donc un appel aux représentants de
Vallée Sud-Grand Paris et je renouvelle cette alerte pour qu’au moins d’autres villes puissentConseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 57
échapper à ces fermetures. C’est en effet une très mauvaise nouvelle d’abord pour les habitants des
Blagis, puisqu’il n’y aura plus de services bancaires. Il faut savoir que la principale différence,
c’est qu’effectivement La Banque Postale ferme et que les usagers devront se rendre au bureau de
poste rue Houdan, 40 minutes aller-retour et nous avons vu les difficultés du Paladin. Ce n’est donc
pas quelque chose de très aisé à réaliser. Ces usagers vont se retrouver dans une situation
inconfortable dans des locaux provisoires et sans distributeur de billets pendant plusieurs mois
alors que le Crédit Lyonnais est également sur le point de fermer.
C’est une mauvaise nouvelle également pour l’ensemble des Scéens, car la Ville prend à sa charge
une grosse partie des coûts et aussi parce la fréquentation du bureau de poste de Sceaux Houdan
qui va augmenter entraînant une détérioration des services. La question qui se pose est de savoir
combien cela coûte exactement à la Ville.
C’est aussi une mauvaise nouvelle, parce que la pérennité de la solution mise en place aujourd’hui
n’est pas garantie. Cette convention pourrait, dans trois ou six ans, à l’occasion d’une dénonciation
par un futur maire ou par La Poste elle-même, ne pas être renouvelée. Nous sommes donc dans une
situation qui reste précaire.
Et c’est une mauvaise nouvelle pour les services publics en général, comme Philippe vient très
largement de l’exposer, puisque c’est un affaiblissement de ces services publics. Et ce n’est
évidemment pas la faute de la Ville.
Bien sûr, l’agence postale reste la moins mauvaise des solutions. Nous voterons donc pour cette
création. Je me permets cependant de demander la mise en place d’un accompagnement pour les
personnes qui devront aller au bureau de poste du centre pour consulter leur compte ou effectuer
des virements. J’émets donc l’idée d’une navette ponctuelle pour amener ces personnes au bureau
de poste. Quelque chose doit en tout cas être fait pour accompagner cette fermeture.
Et permettez-moi aussi de regretter à nouveau, alors que les habitants se sont fortement impliqués
pour éviter cette fermeture, que les élus en aient été prévenus si tardivement. Je ne doute pas des
actions menées par la majorité pour essayer d’éviter cette fermeture, mais peut-être aurions-nous
pu sur un tel sujet être plus efficaces tous ensemble. Nous avons voté à l’unanimité un vœu contre
la fermeture de ce bureau de poste. C’est la preuve aussi que l’on peut se réunir sur ce type de sujet.
C’est de nouveau un appel à une plus grande coopération sur de tels sujets.
Christiane GAUTIER
J’avais compris que la convention établie entre La Poste et la Ville couvrait l’intégralité des frais,
à savoir le salaire de l’agent communal ainsi que l’entretien des locaux. Est-ce le cas ou non ? Je
vois que l’indemnité versée n’est que de 12 000 €. C’est ma première question.
Deuxième question, cette indemnité sera-t-elle remise à niveau à la suite de l’intégration de la poste
communale dans la maison France Services et de l’augmentation de l’amplitude horaire ?Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 58
Merci, Monsieur.
Jean-Christophe DESSANGES
Merci, Monsieur le maire, de me donner la parole.
Je voulais revenir sur ce que disait Liliane. Le document date de février 2021, bien avant le
démarrage de Parlons ensemble des Blagis. C’est donc quelque chose qui a été préparé en amont.
J’avais une question sur la gouvernance. Par rapport aux horaires d’ouverture et aux types de
services offerts, prévoyez-vous, Monsieur le maire, de faire un point d’étape ? Si oui, avec qui ?
Quel accompagnement pour les gens qui devront changer leurs habitudes ? Je pense notamment
aux personnes âgées qui n’ont pas la mobilité nécessaire pour se rendre au centre-ville et qui ont
souvent un compte bancaire à La Banque Postale.
Merci, Monsieur le maire.
Xavier TAMBY
Rassurez-vous, ce ne sera pas long. C’était juste pour dire du bien de Sceaux en commun. Je voulais
saluer leur action, même si bien évidemment chacun sait que nos idées au plan national sont
diamétralement opposées. Je pense que les 650 signatures de la pétition de Sceaux en commun ont
beaucoup plus de valeur que les 700 connexions sur la consultation Parlons ensemble des Blagis.
On sait très bien que les gens peuvent se reconnecter à plusieurs reprises. On ne sait pas combien
il y a d’individus véritablement identifiés à travers ces 700 connexions alors que les 650 signataires
sont bien concrets. Je pense que l’action de Sceaux en commun, et je le dis avec beaucoup
d’honnêteté, a contribué à vous éclairer vous aussi.
Liliane WIETZERBIN
Merci, Xavier.
M. le maire
Les pétitions, c’est bien lorsqu’elles aboutissent. Dans le cas contraire...
Monsieur Szynkowski et Madame Wietzerbin, il faut adresser tout ce que vous avez dit à
M. Philippe Wahl, le président de La Poste ainsi qu’aux ministres concernés, MM. Le Maire,
Castex et même à M. Macron. Que voulez-vous que je vous dise ? Il vous faut gagner les élections
au niveau national et pas seulement au niveau local. Vous pourrez ainsi faire en sorte que cela ne
se produise pas.
Je le regrette autant que vous. Au sein de l’AMF, nous avons eu des débats assez vifs avec La Poste
sur ces questions. S’il y a aujourd’hui des agences postales communales, c’est grâce à la
mobilisation de l’AMF, mais cette dernière ne peut toutefois pas empêcher une entreprise, dontConseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 59
vous avez rappelé qu’elle était à 100 % propriété de l’État, soit directement, soit par l’intermédiaire
de la Caisse des dépôts, de décider ces fermetures. C’est la conséquence d’une loi qui a transformé
l’administration La Poste en un établissement public. Ce phénomène se poursuit et j’entends assez
peu de protestations. Cela s’est fait pour les Aéroports de Paris et pour beaucoup d’autres encore.
Et l’on aboutit aux mêmes résultats. Cela se produit, y compris avec une majorité de gauche à
l’Assemblée nationale, et même parfois encore plus.
À Sceaux, nous faisons ce que nous pouvons sur un plan juridique et financier pour répondre du
mieux possible aux besoins des habitants, que nous comprenons aussi bien que vous. On ne vous
a pas attendu pour comprendre leurs besoins.
Nous avons retardé la fermeture de ce bureau pendant cinq ans. Mais à un moment donné, on n’y
arrive plus. On prend donc acte de cette volonté sans être pour autant d’accord. Et comme vous
l’avez dit, il faut être réaliste.
Madame Gautier, cette convention ne couvre qu’une toute petite partie des coûts. Elle ne couvre
même pas le loyer que nous devons payer à Hauts-de-Seine Habitat. Il est vrai que celui-ci n’est
pas très élevé. Il est moins élevé que celui d’un local commercial classique, mais il y a quand même
un loyer à payer, de même que nous payons un loyer pour l’AIM des Blagis. Parce que ces locaux
ne nous appartiennent pas et parce que les locataires de Hauts-de-Seine Habitat n’ont pas à les
financer. Un local qui ne donne pas lieu à location par Hauts-de-Seine Habitat, c’est de l’argent en
moins pour investir sur la gestion et la rénovation du patrimoine. Et c’est la même chose pour la
SEM Sceaux Bourg-la-Reine Habitat. Si celle-ci était propriétaire, la Ville lui paierait un loyer. La
différence, c’est que la Ville possède 50 % des actions de la SEM et qu’elle retrouve donc une part
de cet argent, au moins dans le patrimoine.
Le montant des travaux d’aménagement s’élèvera à environ 300 000 € et nous devrons créer deux
postes supplémentaires pour la maison France Services. Ces agents auront également la charge de
cette agence communale. J’insiste sur le fait qu’il s’agit de deux entités différentes. Elles sont dans
les mêmes locaux, mais il s’agit de deux entités différentes. Le fait qu’elles soient dans les mêmes
locaux permet une certaine mutualisation, mais ce sont vraiment deux entités différentes avec un
droit de regard de La Poste sur l’agence postale alors qu’elle ne l’a pas sur la Maison France
Services.
Nous passons au vote sur cette convention.
Qui est contre ? Qui s’abstient ?
La délibération est adoptée à l’unanimité.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 60
Ouverture d’une maison France Services – demande de labellisation.
M. le maire
L’État a décidé la mise en place d’un réseau de maisons France Services – au départ une par canton,
puis cela a été récemment élargi –, afin d’agir en faveur de l’inclusion numérique et de lutter contre
l’illectronisme sur les territoires.
Les maisons France Services ont pour objet de renforcer l’offre de service par un accompagnement
des usagers dans leurs démarches administratives propres à neuf partenaires (Pôle emploi,
CNAMTS, CCMSA, CNAF, CNAV, DGFiP, La Poste, ministère de la Justice, ministère de
l’Intérieur). L’offre de service socle pourra être enrichie progressivement par l’apport de nouveaux
partenaires, tant publics que privés.
Elles doivent être ouvertes 24 heures et au moins 5 jours par semaine et bénéficier de la présence
de deux agents.
Une dotation de 30 000 € est attribuée par l’État aux collectivités porteuses d’une maison France
Services labellisée. Mais un nouveau gouvernement peut très bien décider demain de cesser
d’attribuer cette dotation. C’est quelque chose que nous avons déjà connu. Aujourd’hui, nous
bénéficions de cette dotation. Qu’en sera-t-il demain ? Nous l’ignorons, mais c’est un risque à
prendre.
Il vous est donc proposé de demander la labellisation pour cette maison France Services. Les
discussions avec le Préfet ont déjà été engagées et je crois pouvoir vous dire qu’il voit cette
demande d’un œil favorable.
Qui souhaite intervenir ?
Philippe SZYNKOWSKI
Merci de me donner la parole.
À propos de la demande de labellisation d’une maison France Services, disons qu’après l’action
des Gilets jaunes en 2018, l’État a mis en place sous l’égide du ministère de la Cohésion des
territoires et des relations avec les collectivités territoriales des maisons France Services
(actuellement plus de 1 100) regroupant environ neuf services publics : CNAF, Pôle emploi, La
Poste, DGFiP, etc. On comprend donc que ces maisons France Services ont pour finalité de guider
par spécialité les personnes qui ont besoin d’aide, notamment pour leur faire comprendre les
dédales du numérique, pour communiquer avec les services représentés ou les guider vers les bons
interlocuteurs.
À noter que la dotation de 30 000 € est annuelle et que deux agents communaux, c’est un minimum,
devront animer cette maison dont la formation est assurée par des fonds nationaux. Le recrutement
de deux agents est prévu dans la dernière délibération de ce jour. On comprend que l’agent qui vaConseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 61
travailler pour l’activité de l’agence postale communale des Blagis est considéré comme l’un des
deux agents de la maison France Services des Blagis qui regroupera en janvier tous les services
prévus dans une maison France Services, y compris la poste.
La prévisible charge de travail ne pourrait-elle pas nécessiter un nouveau recrutement ?
D’autre part, quel impact pourraient avoir les attributions de la maison France Services par rapport
aux activités de la mairie rue Houdan ? Quels doublons possibles ? Des modifications
organisationnelles sont-elles prévisibles ? La mairie annexe sera-t-elle maintenue à sa place ?
S’agissant des démarches relatives aux activités du ministère de l’Intérieur – faisons un rêve – cela
ne permettrait-il pas à titre embryonnaire de réintroduire les actions de l’ancien commissariat des
Blagis : dépôts de plaintes, autorisations administratives les plus diverses.
Quelles activités privées pourraient s’associer à cette palette de services publics ? On n’imagine
pas qu’il puisse s’agir d’activités commerciales lucratives, hors intérêt général.
Je vous remercie de vos réponses.
Jean-Christophe DESSANGES
Je voulais juste souligner l’importance de ces maisons France Services. M. Szynkowski parlait de
1100 maisons. Il y en a plus de 1300 aujourd’hui. Les dispositifs ont été relâchés pour permettre
d’avoir plusieurs maisons France Services dans un même canton et je trouve que c’est un très beau
projet de gouvernement.
Nous soutiendrons bien évidemment ce vote. M. Macron l’avait annoncé en 2019 et il l’a fait,
comme il a fait beaucoup d’autres choses à ce jour.
Liliane WIETZERBIN
Je dirais que c’est effectivement une très bonne chose. J’ai néanmoins quelques points de vigilance.
Il faudra s’assurer que les horaires sont bien ceux annoncés et suffisamment larges pour que ce soit
praticable et que le personnel soit également en nombre suffisant. Et peut-être suggérer à terme
d’élargir à d’autres missions comme des points info énergie ou des missions autour de l’emploi des
jeunes. Cela pourrait devenir quelque chose d’encore plus ambitieux.
Nous voterons évidemment pour cette délibération.
Isabelle DRANCY
Les maisons France Services sont une nouvelle appellation depuis 2019, mais cela fait 10 ans qu’il
existe un embryon d’accueil généraliste en raison de la fermeture de nombreux services publics.
La nouveauté, c’est que l’on a élargi les attributions des maisons France Services, mais c’est
quelque chose qui a accompagné la fermeture des services déconcentrés de l’État.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 62
C’est quelque chose qui est tout à fait normé. On adhère ou pas à la maison France Services. C’est
un document-cadre sur lequel on adhère ou pas. Ces structures ont été créées pour accompagner la
fermeture des anciennes trésoreries, des centres de sécurité sociale, etc. Cela accompagne la
fermeture des services publics et cela existe depuis déjà une dizaine d’années.
M. le maire
Merci, Madame Drancy.
Pour bien préciser les choses, la maison France Services est un service municipal animé par des
agents municipaux. Les horaires d’ouverture sont précisés dans la demande de labellisation et si
nous souhaitons les modifier, nous devrons faire une demande de labellisation modificative.
Pour répondre à M. Szynkowski, l’AIM Blagis sera naturellement fondue dans la maison France
Services. Cela va de soi. On ne va pas garder plusieurs lieux, car cela n’aurait aucun intérêt. Par
exemple, les permanences de Vallée Sud Emploi se tiendront désormais dans la maison France
Services, puisque des locaux seront dédiés aux permanences.
Il y aura un accueil et des locaux prévus pour que les différents personnels de ces administrations
puissent tenir leur permanence et recevoir les gens de manière confidentielle. C’est la raison pour
laquelle nous devons procéder à des travaux d’aménagement importants.
Nous passons au vote sur cette demande de labellisation.
Qui est contre ? Qui s’abstient ?
La délibération est adoptée à l’unanimité.
Création de postes afférente à l’ouverture des nouveaux services.
M. le maire
Il est proposé de créer deux postes. Il est probable qu’il faudra un peu plus que deux postes, mais
on va s’arranger par une réorganisation interne au sein du service Sceaux Info mairie. On verra
comment les choses se passent, mais s’il faut créer un poste supplémentaire, nous reviendrons vers
vous. On sait qu’il nous faut au minimum deux postes. Il s’agit donc de créer deux postes d’adjoint
administratif à temps complet.
Est-ce qu’il y a des questions ?
Qui est contre ? Qui s’abstient ?
La délibération est adoptée à l’unanimité.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 63
V- QUESTIONS ORALES
M. le maire
Mes chers collègues, j’avais imaginé, mais j’étais sans doute naïf, qu’étant donné qu’il s’agissait
d’un conseil un peu particulier, on s’abstiendrait de poser des questions orales. Je vois que ce n’est
pas le cas. Nous allons donc parler à nouveau de choses dont nous avons déjà parlé.
Question orale de M. Jean-Christophe DESSANGES
Jean-Christophe DESSANGES
Merci, Monsieur le maire.
Je souhaiterais avoir un éclaircissement sur les investissements que prévoit la Ville durant le
mandat 2021-026 pour soutenir son projet « Bien vivre et réussir aux Blagis ».
En effet, face à une situation préoccupante, nous déplorons malheureusement un coup de com bien
rodé. Le conseil municipal réuni exceptionnellement aux Blagis a examiné une « feuille de route »
bien en deçà des attentes créées par la dégradation des services et des fermetures multiples. On ne
reviendra pas sur le commissariat de police fermé au public depuis 2015.
Vous nous avez présenté une addition de subventions auprès des différents partenaires
institutionnels (État, Département, territoire), certaines restant à obtenir alors que d’autres l’étaient
déjà bien avant les annonces aujourd’hui.
Nous aurions préféré un conseil municipal consacré à des actions concrètes et ambitieuses, en
collaboration avec les villes limitrophes, en réponse aux vrais problèmes des Blagis qu’une grande
partie du public présent ce matin connaît bien.
Mes questions sont les suivantes :
Y a-t-il réellement des investissements prévus par la Ville pour le quartier durant la mandature au-
delà du réaménagement de quelques rues délaissées par la Ville depuis trop longtemps ?
Quels sont-ils ?
Avec quel calendrier, pour quels objectifs et pour quels montants ?
Prévoyez-vous des actions communes avec les trois villes limitrophes ?
Comptez-vous revenir aux Blagis avec le conseil municipal pour présenter un vrai plan d’action
aux habitants du quartier ?
Je vous remercie.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 64
M. le maire
Monsieur Dessanges, je ne sais pas si nous avons le sens de la communication, mais si faire de la
communication, c’est répéter plusieurs fois la même chose, vous, vous l’avez. C’est exactement ce
dont nous venons de parler, ce que vous avez déjà dit, ce à quoi nous vous avons répondu.
Par conséquent, je vous dirai d’abord par rapport au texte de votre question que le commissariat de
police a été fermé au public du fait de l’État et non pas de celui de la Ville. À l’époque, vous
habitiez déjà Sceaux et je n’ai pas le souvenir que vous vous soyez mobilisé pour faire rouvrir le
commissariat de police des Blagis. Vous avez dû découvrir qu’il y avait les Blagis ainsi qu’un
commissariat tout récemment, mais mieux vaut tard que jamais.
Je dirais très rapidement que votre question fait apparaître que vous n’avez pas encore totalement
compris le rôle d’une commune telle que la nôtre. Ce rôle est en effet important en termes
d’investissements directs sur le territoire communal. Vous connaissez les projets que nous avons
évoqués dans le cadre du débat d’orientations et du budget de l’exercice. Tout cela est parfaitement
connu de vous. En tout cas, je l’espère. Tout cela figure dans des documents qui sont accessibles à
tous. Je ne pense donc pas nécessaire de vous les rappeler. La plupart des projets font d’ailleurs
l’objet dans un premier temps de crédits d’études. Le conseil municipal sera naturellement associé
à l’évolution de ces projets.
Une équipe municipale doit par ailleurs s’attacher à mobiliser différents acteurs pour qu’ils agissent
dans le cadre de leurs compétences. Je suis moi-même amené à répéter ce que j’ai déjà dit, car je
crains que vous ne l’ayez pas totalement compris. C’est ce que nous avons réalisé à l’issue de la
démarche Parlons ensemble des Blagis et qui a abouti à la feuille de route qui vous a été soumise.
Nos débats vous ont – je l’espère, mais je n’en suis pas certain – permis de mieux comprendre les
processus ainsi engagés. Et puisque l’on parle d’investissements, je veux vous dire une chose
concernant le projet de salle polyvalente. Si ce projet ne s’est pas réalisé plus tôt, c’est, parce que
je n’ai pas souhaité l’engager du vivant de la propriétaire des lieux. Je le dis, Madame Bonté, il
faut avoir un peu de sensibilité humaine parfois.
Question orale de Mme Christiane GAUTIER
Christiane GAUTIER
Vous indiquez, dans le prolongement du budget participatif mis en place en matière de transition,
que la Ville veillera à la prise en compte de la santé et de l’environnement dans les initiatives
réalisées sur le quartier.
Mes questions ne porteront que sur la transition puisque vous avez déjà répondu à ma question sur
la santé et sur les départs successifs et non remplacés des médecins généralistes à Sceaux, et
l’absence de solutions.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 65
Concernant les énergies renouvelables, la municipalité de Bagneux engagée dans une politique de
développement durable avec Vallée Sud-Grand Paris a construit une centrale géothermique qui
permet d’épargner des ressources d’énergie non renouvelables, de réduire les gaz à effet de serre
et de réduire la facture énergétique des consommateurs. Plus de 9 500 logements, écoles et
bâtiments communaux sont ainsi chauffés par cette modalité. La moitié du territoire de Châtillon
est raccordée au réseau géothermique de Bagneux.
La ville de Sceaux envisage-t-elle de brancher le quartier des Blagis sur le réseau géothermique de
Bagneux ?
Je ne poserai pas la question suivante qui concernait les modalités douces puisque nous l’avons
déjà évoquée. Je voudrais simplement faire remarquer à M. Pattée, qui affirmait que les seules
pistes cyclables, certes étroites, mais séparées de la circulation, se trouvaient aux Blagis, qu’il y a
également un petit tronçon rue Houdan et le long du parc de Sceaux.
M. le maire
En ce qui concerne la géothermie, je vous précise, mais vous le savez, qu’une étude d’opportunité
de son développement est en cours en lien avec le SIPPEREC et Vallée Sud-Grand Paris. Deux
alternatives sont étudiées. Il s’agit soit se raccorder à des sites existants selon le coût au kilomètre
posé et la capacité du puits déjà en fonction, soit de créer de nouveaux puits, auquel cas il est
nécessaire de trouver un terrain libre et adapté, ce qui est très compliqué à Sceaux.
Évidemment, en vue de la proximité du quartier des Blagis avec Bagneux et de la présence
d’habitats collectifs en mono-propriété institutionnelle, ce qui est un facteur facilitateur, le quartier
des Blagis est examiné en priorité. Mais il s’agit là de lourdes opérations, tant d’un point de vue
technique que financier et juridique, de long terme, qui nécessitent des études particulièrement
poussées. Elles sont en cours. Je crois que l’on a eu l’occasion d’en parler au conseil des transitions.
Il faut savoir qu’il y a 10 ou 20 ans, l’idée avait déjà été émise et qu’elle avait été écartée de manière
très franche par l’ensemble des acteurs. À l’époque, on n’avait pas forcément toute la qualité des
matériaux nécessaires. Il y a eu beaucoup de difficultés dans certaines usines de production à cause
des matériaux qui n’étaient pas adaptés. Ce n’est donc pas si simple.
Question orale de Mme Liliane WIETZERBIN
Liliane WIETZERBIN
Monsieur le maire, la résidence des Bas Coudrais se caractérise par la présence d’un magnifique
parc apprécié des habitants, mais également de tous les Scéens. Ce parc, c’est une richesse, un
joyau. Son usage pose question et fait débat. Certains souhaitent fermer l’espace, afin de le protéger
d’incursions venant de l’extérieur. D’autres proposent de l’utiliser au profit d’événements
conviviaux ou pour développer des projets collectifs comme les jardins partagés.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 66
Des problèmes réels se posent. Il ne faut pas le nier, par exemple l’insécurité liée aux chiens
d’attaque que leurs maîtres entraînent sur cette pelouse met en danger enfants et promeneurs. C’est
devenu un réel problème. Pour autant, la fermeture est-elle une solution ?
Les événements festifs entraînent déchets et parfois dégradation. Faut-il cependant tout interdire ?
Je comprends bien que l’office HLM est propriétaire des lieux et non pas la Ville, mais à ce titre,
la police municipale n’intervient pas face aux chiens d’attaque. Je comprends bien que l’office
HLM n’est pas favorable à ce qu’il considère être un détournement de l’usage classique de cette
belle pelouse, car il ne souhaite pas engager des frais de remise en état, mais à ce titre, il refuse
toutes prises d’initiatives.
Je pense que nous devons trouver des solutions pour que les habitants des Blagis puissent tirer le
meilleur parti de ce magnifique espace. Et Monsieur le Maire, je vous livre une idée : pourquoi ne
pas mettre en place un contrat d’entretien entre la Ville et l’office HLM ? À eux la propriété, mais
à la Ville, l’usage et la gestion. La Ville et donc les Scéens retrouveraient alors une marge de
manœuvre vis-à-vis de l’utilisation du parc.
Voici donc ma question : quelles initiatives pouvez-vous prendre auprès de l’office HLM pour que
la manière d’utiliser le parc de la résidence du Bas Coudrais puisse être décidée en réelle
concertation avec les habitants et les résidents ?
Je vous remercie.
M. le maire
Merci, Madame Wietzerbin.
En réponse à votre question, je tiens d’abord à souligner que les phénomènes de type combats entre
chiens d’attaque dans les espaces verts de la résidence des Bas Coudrais ne sont pas si fréquents
que vous le laissez imaginer.
Sollicités récemment pour de tels faits, les agents du service de tranquillité urbaine avaient observé
que ces chiens jouaient ensemble sans qu’il s’agisse de chiens d’attaque ni de combat. Je vous
précise d’ailleurs que, compte tenu de la délibération du conseil d’administration de Hauts-de-
Seine Habitat, tant la police municipale que la police nationale peuvent intervenir sur les espaces
ouverts de la résidence des Bas Coudrais, comme elle peut le faire dans les espaces des copropriétés
lorsque celles-ci ont délibéré pour l’autoriser. Si elles ne délibèrent pas, la police municipale ne
peut pas intervenir, mais la plupart des copropriétés le font.
Je veux donc vous dire qu’il n’est pas souhaitable d’amplifier des phénomènes qui ne seraient pas
avérés. Je rappelle d’ailleurs que les chiens de races réputées dangereuses doivent faire l’objet
d’une déclaration en mairie en vue d’un suivi et que les quelques chiens répertoriés à ce titre ne
sont pas spécialement la propriété d’habitants des Blagis.Conseil municipal Ville de Sceaux
Sceaux, le 16 octobre 2021 67
Nous sommes évidemment attentifs et la police municipale l’est également lorsque des
signalements sont faits que nous puissions contrôler auprès des propriétaires, qui ne sont pas tous
très collaboratifs, que ces chiens sont bien déclarés et enregistrés.
En ce qui concerne les espaces extérieurs de la résidence des Bas Coudrais, leur usage est organisé
par leur propriétaire, à savoir Hauts-de-Seine Habitat. Cela ne signifie pas pour autant que des
initiatives associant des habitants extérieurs à la résidence soient impossibles. Vous avez pu
l’observer à l’occasion de la fête des Blagis qui a donné lieu à un pique-nique et à un spectacle au
sein de la résidence avec l’accord de Hauts-de-Seine Habitat. La Ville s’est en l’occurrence chargée
du nettoyage des lieux, afin que celui-ci ne soit justement pas à la charge des locataires.
Je rappelle par ailleurs que cet espace est classé de par la volonté de la majorité municipale, en
secteur patrimonial remarquable, ce qui constitue une protection forte.
Voilà mes chers collègues, nous en avons terminé. Merci de votre participation. Je crois qu’un petit
verre vous attend. C’est un peu tard pour un apéro, mais nous allons quand même essayer de le
prendre avec le public que je félicite pour sa patience.
La séance du conseil municipal est levée à 13 h 30.