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Document publié le Jeudi 1 janvier 2026
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Thèmes du document : Environnement, Énergies, Eau et assainissement,
provence
alpesera
PLAN CLIMAT
AIR ÉNERGIE
provence
alpes
REÇU EN PREFECTURE
Apglcant ion
le 68/18/2826
agréée E-legalte com
39 _DE-004-2000674537-20260930-34 30009202
Provence Alpes Agglomération
Plan Climat Air Energie Territorial (2026-2032)
Diagnostic territorial
VERSION POUR ARRET
EcoVia SCOP SARL
Europôle de l’Arbois – Bât Marconi – Avenue Louis Philibert
13100 AIX EN PROVENCE
04 42 12 53 31 – contact@ecovia.fr – www.ecovia.fr
SIRET : 483 216 792 00026 – APE : 7112Bprovence
alpesErg
, REÇU EN PREFECTURE !
le 68/18/2826
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Plan Climat Air Energie Territorial 2026-2032
Diagnostic – version pour arrêt
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TABLE DES MATIERES
1 CLIMAT, AIR, ENERGIE 4
INTRODUCTION 4
SITUATION ENERGETIQUE DU CLIMAT DU TERRITOIRE 7
Bilan énergétique global de Provence Alpes Agglomération 7
Production d’énergie et potentiels 11
Présentation des réseaux de transport et de distribution d’électricité, de gaz et de chaleur 20
ESTIMATION DES EMISSIONS TERRITORIALES DE GAZ A EFFET DE SERRE 28
Méthodologie 29
Répartition des émissions de GES en 2023 30
Evolution des émissions de GES 33
Etat des lieux de la capacite de séquestration du territoire 33
Estimation des potentiels de réduction des émissions de GES 37
Synthèse des estimations d’émissions de gaz à effet de serre de PAA 39
PRESENTATION SECTORIELLE 40
Secteur du transport 40
Secteur résidentiel 54
Les activités économiques 60
LA QUALITE DE L’AIR DE PROVENCE ALPES AGGLO 74
Les enjeux de la qualité de l’air 74
Analyse de la qualité de l’air du territoire 75
Analyse des émissions de polluants atmosphériques sur le territoire 82
Synthèse du diagnostic relatif à la qualité de l’air du territoire 86
2 VULNERABILITE AU CHANGEMENT CLIMATIQUE 87
INTRODUCTION 87
LE TERRITOIRE ET SON CLIMAT 88
Provence Alpes Agglomération 88
Un climat à la fois méditerranéen et alpin 88
CHANGEMENT CLIMATIQUE 89
Du global au local 89
Evolution locale des températures 90
Evolution locale des précipitations 92
EXPOSITION DU TERRITOIRE AUX ALEAS CLIMATIQUES 95
Indicateurs Aléas Naturels 95
Indicateurs Santé 98
Indicateurs milieux agricoles et naturels 98
Indicateurs Tourisme 100
Indicateurs Energie 102
Synthèse 103
CARACTERISTIQUES ET SENSIBILITE DES MILIEUX ET DES ACTIVITES 105
Les différents milieux et leur sensibilité au changement climatique 105
Les activités économiques 120
A retenir 125provence
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, REÇU EN PREFECTURE !
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ACTIONS D’ADAPTATION EN COURS OU PROGRAMMEES 126
Les risques naturels 126
Les milieux 126
Les activités 128
BILAN : LA VULNERABILITE DU TERRITOIRE FACE AU DEREGLEMENT CLIMATIQUE 133
La vulnérabilité actuelle 133
L’évolution de la vulnérabilité 134
L’atlas de vulnérabilité 136provence
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1 Climat, air, énergie
Introduction
Le SRADDET de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, initialement approuvé le 15 octobre 2019, a été
modifié le 3 juillet 2025 pour intégrer les évolutions législatives récentes, notamment la loi Climat et
Résilience en vue d’atteindre zéro artificialisation nette à l’horizon 2050. La modification élargit égale-
ment le périmètre du schéma aux volets logistiques, mobilités, stratégie aéroportuaire, gestion des
déchets, eau et littoral.
Réduction par
rapport à 2012
2012 2021 2023 2026 2030 2050
énergie primaire
Industrie 3 900 ktep -21% -26% -33% -42% -50%
Résidentiel
et tertiaire
4 200 ktep -13% -16% -20% -25% -50%
Transports 4 000 ktep -6% -8% -12% -17% -50%
Agriculture 100 ktep -0,8% -1% -1,5% -2% -50%
TOTAL -18 000 ktep
-209 300 GWh
-14%
15 500 ktep
180 745 GWh
-17%
15 000 ktep
174 400 GWh
-21%
14 140 ktep
164 400 GWh
-27%
13 000 ktep
151 160 GWh
-50%
9 000 ktep
104 650 GWh
énergie finale
TOTAL -13 000 ktep
-151 160 GWh
-7,5%
12 018 ktep
139 740 GWh
-9%
11 800 ktep
137 200 GWh
-12%
11 460 ktep
133 200 GWh
-15%
11 000 ktep
127 900 GWh
-30%
9 000 ktep
104 650 GWh
Tableau 1 - Objectifs régionaux Sud PACA de réduction de la consommation par secteur
Pour rappel, l’énergie primaire correspond à l’énergie contenue dans les combustibles fossiles ou à
l’énergie potentielle théorique. L’énergie finale correspond à l’énergie effectivement utilisée (pour se
déplacer, se chauffer, s’éclairer etc.).
Le SRADDET vise donc un double objectif : la sobriété dans les usages et l’efficacité dans la
transformation et l’utilisation de l’énergie.provence
alpesErg
U REÇUENPREFECTURE Î
le 08/18/2026
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La deuxième ambition du SRADDET est l’augmentation de la production d’énergie renouvelable. On
peut notamment citer les objectifs par filière suivants1 :
Tableau 2 – Objectifs régionaux Sud PACA de production EnR par filière
Filière Objectif 2030 Objectif 2050
Solaire photovoltaïque (TOTAL) Installer 1 200 MW par an (soit plus que l’ensemble
des équipements actuellement en service en région en 2019)
Solaire photovoltaïque en toiture Équiper 173 000 toitures Équiper 978 000 toitures
Solaire photovoltaïque au sol Installer 2 850 hectares
(3 ha par commune)
Installer 12 778 hectares (13 ha
par commune)
Éolien terrestre Installer 170 éoliennes
de 3,5 MW
Installer 370 éoliennes de 3,5 MW
Éolien flottant Installer 100 éoliennes
de 10 MW
Installer 200 éoliennes de 10 MW
Solaire thermique collectif Installer 665 000 m² Installer 1 375 000 m²
Solaire thermique collectif Installer 11 100
équipements
Installer 23 000 équipements
Bois-énergie Installer 750 chaufferies Installer 1 360 chaufferies
Méthanisation Installer 330 unités Installer 715 unités
Ce scénario fixe une feuille de route énergie-climat ambitieuse de la région à 2050, avec des objectifs
intermédiaires en 2021, 2023, 2026 et 2030 qui devront être déclinés dans l’ensemble de ses politiques
et notamment dans les documents locaux.
Outre la production d’énergie, la baisse des émissions de GES concerne tous les secteurs économiques
et là aussi les objectifs du SRADDET2 sont ambitieux :
Tableau 3 - Objectifs régionaux Sud PACA de réduction des émissions de GES par secteur
réduction par
rapport à 2012
2021 2023 2026 2030 2050
Industrie, déchets,
énergie
-10% -12% -15% -18% -75%
Résidentiel et
tertiaire
-31% -38% -45% -55% -75%
Transports -19% -23% -28% -35% -75%
Agriculture -8% -10% -11% -13% -75%
TOTAL -15,5% -19% -22% -27% -75%
1 Ibid p.176
2 Ibid., p.185provence
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Enfin, pour améliorer la qualité de l’air en agissant sur différentes sources de polluants
atmosphériques, tous secteurs confondus, les objectifs3 sont les suivants :
Tableau 4 - Objectifs régionaux Sud PACA de réduction des émissions de polluants atmosphériques
réduction par rapport à 2012 2021 2023 2026 2030
PM 2.5 -33% -40% -46% -55%
PM 10 -29% -35% -40% -47%
NOx -44% -54% -56% -58%
COVNM -21% -26% -31% -37%
% de la population exposée aux
dépassements de valeurs limites
NO2 et PM
ND 5% 4% 3%
% de la population exposée aux
dépassements de valeurs limites
O3
ND 70% 65% 60%
Des objectifs concernant le SO2 et le NH3 ont également été ajoutés.
Tableau 5. Objectifs régionaux Sud PACA de réduction des émissions de polluants atmosphériques (SO2 et NH3)
Polluant (base 2020) 2020 à 2024 2025 à 2029 À partir de 2030
SO₂ -55 % -66 % -77 %
NH₃ -4 % -8 % -13 %
Sigles :
PM : Les particules fines (PM) sont des entités solides de très petite taille. Les PM2,5 sont des entités
solides de diamètre inférieur à 2,5 μm ; les PM 10 sont de diamètre inférieur à 10 μm.
Nox : émissions d'oxydes d'azote émises par la combustion des carburants fossiles. Les NOx
regroupent différents oxydes d'azote : monoxyde d'azote, dioxyde d'azote et protoxyde d'azote.
COVNM : composé organique volatil non méthanique (COVNM).
NO2 : dioxyde d’azote
O3 : ozone
SO2 : dioxyde de soufre
NH3 : ammoniac
Le PCAET de Provence Alpes Agglomération doit au minimum respecter ces différents objectifs, mais il
peut aussi être plus ambitieux.
3 Ibid., p.185provence
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Situation énergétique du climat du territoire
SOURCE : ATMOSUD - INVENTAIRE V12.3 (EXTRACTION EN DECEMBRE 2025)
Bilan énergétique global de Provence Alpes Agglomération
Pour l’année 2023, le bilan énergétique de Provence Alpes Agglomération (sur l’intégralité de son
territoire et les 46 communes le composant) correspond à la consommation en énergie finale de 1104
GWh. Ce territoire représente environ 29% des émissions du département des Alpes-de-Haute-
Provence et 0,9% des consommations régionales. Pour rappel, PAA concentre 29% de la population
départementale.
A noter que les consommations de gaz naturel et de fioul de la commune de Château-Arnoux Saint
Auban tombent sous le secret statistique. Ces consommations sont essentiellement imputées à l’usine
d’ARKEMA implantée dans cette commune ce qui explique le classement de ces données. Les données
liées au secret statistique sont représentées dans la catégorie « inconnu » dans les graphiques.
Avec un ratio de 20,7 MWh/hab., le territoire de l’Agglomération est moins consommateur que la
moyenne départementale (23,9 MWh/hab.) et régionale (23,5 MWh/hab.).
Figure 1. Répartition des consommations énergétiques par habitant sur PAA - AtmoSud - Inventaire énergétique et d'émissions de polluants et gaz à effet de serre v12.3
En 2023, les principaux secteurs consommateurs d’énergies sont les transports routiers (42%) et le
résidentiel (24%), devant l’industrie et le tertiaire.
2%
19%
24%
13%
42%
Répartition des consommations des habitants de
PAA par secteur en 2023 (Source : ATMOSUD)
Agriculture
Industrie (hors
branche énergie)
Résidentiel
Tertiaire
Transport routierprovence
alpesErg
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Figure 2: Comparaison des consommations énergétiques de PAA avec celles du Département et de la Région
Les énergies fossiles représentent environ 61% des consommations énergétiques du territoire (45%
produits pétroliers (PP) et 16% gaz naturel) et notamment 91% de la consommation du secteur des
transports routiers. L’électricité est la seconde source dans le mix énergétique (30%). Elle représente
69% des consommations d’énergie du tertiaire, 84% de l’industrie et 45% du résidentiel. On note éga-
lement une consommation d’ENR&R d’environ 9%, principalement sous la forme de bois-énergie.
Figure 3: Répartition des consommations énergétiques de PAA par type d'énergie en 2023
19% 8% 25%
24%
25%
15%
12%
12% 15%
42% 49%
10%
Consommation en MWh/hab.
Comparaison des consommations énergétiques par habitant sur PAA et sur les échelles supérieures en 2023 (source : ATMOSUD, inventaire 12.3)
Transport routier
Tertiaire
Résidentiel
Production d'énergie
Industrie (hors branche énergie)
Production d'énergie
Ferroviaire
Déchets
Agriculture
Aérien
3% 6%
30%
16%
45%
Répartition des consommations énergétiques par énergie en 2023
sur PAA (source : ATMOSUD, Inventaire V12.3)
Autres énergies renouvelables (EnR) Bois-énergie (EnR)
Electricité (émissions indirectes) Gaz Naturel
Produits pétroliersprovence
alpesera
ÉNERGIE TERRITORIAL CONSOMMATION provenes
ROSE Consommation d'énergie finale par commune en GWh alpesERa
SAINT-MAR?INRAE LL N
LES-SEVNEZ
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H26Àn).
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| \ PS De Lo NEA, 1 : 350 000 - Kiomètrés P Réalisation : Écovia, 2025. Source : Cigale - Atmosud | Fond : ESRI World Topo
4 Éléments de repère : Consommation d'énergie finale : à C1] Périmètre du PCAET Inférieur à 10GWh (Min. 0,2)
[_] Limite communale | _ De10à 25 GWh
— Cours d'eau EN De 25 à 50 GWh
EN De 50 à 150 GWh
EM Supérieur à 150 GWh (Max. 299)
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Répartition des consommations en 2023
Les consommations d’énergie se répartissent de cette manière par commune :
Figure 4. Consommation d'énergie finale par commune (source : CIGALE – ATMOSUD, 2023)provence
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Figure 5. Répartition des consommations énergétiques finales par énergie et secteur en 2023 sur PAA (source : ATMOSUD, Inventaire V12.3)
Evolution des consommations énerg étiques
En 2023, les consommations énergétiques ont diminué d’environ 9% par rapport à 2015.
Figure 6. Evolution des consommations énergétiques entre 2007 et 2023 (source : ATMOSUD, Inventaire V12.3)
Potentiels de réduction des consommations énergétiques
Les potentiels de réduction des consommations énergétiques ont été estimées à partir de différentes
hypothèses, celles-ci sont présentés par secteur ci-dessous :
• Résidentiel (-82%) — Ce potentiel correspond à la rénovation de 100% des logements du parc
pour atteindre une étiquette DPE A.
1 24 0 2
212
268
136
462
0
50
100
150
200
250
300
350
400
450
500
Consommation en GWh
Répartition des consommations énergétiques finales par énergie et
secteur en 2023 sur PAA (source : ATMOSUD, Inventaire V12.3)
Produits pétroliers
Gaz Naturel
Electricité (émissions indirectes)
Chaleur et froid issus de réseau
(émissions indirectes)
Bois-énergie (EnR)
Autres non renouvelables
Autres énergies renouvelables (EnR)
Total général
1164
1267130412971220121712451249
12031187
1076
11861150
1106
0
200
400
600
800
1000
1200
1400
20072010201220132014201520162017201820192020 202120222023
Evolution des consommations énergétiques par secteur entre 2007 et 2023 (source : ATMOSUD, Inventaire V12.3)
Transport routier
Tertiaire
Résidentiel
Industrie (hors branche énergie)
Ferroviaire
Déchets
Agriculture
Aérien
Total généralprovence
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• Tertiaire (-49%) — Ce potentiel correspond au respect intégral des objectifs du décret "Éco
Énergie Tertiaire" par l'ensemble des entreprises concernées (bâtiments ≥1 000 m², soit environ
6 % des surfaces tertiaires du territoire).
• Transport routier (-69%) — Ce potentiel correspond à l'atteinte de l'objectif de réduction de la
consommation du secteur transport fixé par la SNBC 3 (Stratégie Nationale Bas-Carbone).
• Industriel (-40%) — Ce potentiel correspond à l'atteinte de l'objectif de réduction de la
consommation du secteur industriel fixé par la SNBC 3.
• Agricole (-50%) — Ce potentiel correspond à l'atteinte de l'objectif de réduction de la
consommation général fixé par la SNBC 3.
Secteur Hypothèse du potentiel max Potentiel
max en
2050
Résidentiel Rénovation de 100 % du parc en DPE A -82%
Tertiaire Respect du décret tertiaire par 100 % des entreprises
concernées
-49%
Transport Atteinte de l'objectif SNBC 3 transport -69%
Industriel Atteinte de l'objectif SNBC 3 industrie -40%
Agricole Atteinte de l’objectif SNBC 3 général -50%
Total — -65%
Production d’énergie et potentiels
En 2023, le territoire de PAA a produit 385 GWh d’énergie renouvelable, soit environ 35% de sa con-
sommation cette même année. Plus de la moitié de cette production résulte du solaire photovol-
taïque (58%), 24% du grand hydraulique et 1% du petite hydraulique. Cela représente environ 75% des
émissions sous forme électrique, le reste étant sous forme thermique : la biomasse représentant 16%
de la production et le solaire thermique 1%.
Figure 7. Répartition de la production ENR&R en 2023 (source : ATMOSUD, Inventaire V12.3)
Historiquement, la première source d’ENR&R du territoire était le grand hydraulique, représentant
jusqu’à 82% de la production en 2010. La majorité de cette production était assurée par le barrage de
1% 1%
24%
16%
58%
Répartition de la production ENR&R de PAA en 2023 (source :
ATMOSUD, inventaire V12.3)
Pompes à chaleur
Solaire thermique
Petite hydraulique
Grande hydraulique
Biomasse
Solaire photovoltaïqueprovence
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Sainte- Croix-du-Verdon (148 MW). En revanche, une forte diminution de cette production est obser-
vée depuis 2015 (-70%), l’année 2022 représentant un minima sur la période 2007-2023. Ainsi, la pro-
duction totale d’ENR diminue depuis 2015 (-31%).
Figure 8. Evolution de la production ENR de PAA entre 2007 et 2023 (source : ATMOSUD, inventaire V12.3)
Production électrique
❖ Production hydraulique
L’hydroélectricité constitue la première source d’énergie renouvelable et la troisième source de
production électrique dans le monde. En France, près de 400 barrages produisent environ 75 700 GWh,
ce qui représente 19% de la puissance électrique installée.
Sur le territoire de Provence Alpes Agglomération, la majeure partie de la production
hydroélectrique provient du barrage de Sainte-Croix-du-Verdon (148 MW).
Deux communes disposent également de petites installations hydrauliques : Prads-Haute-Bléone (200
kW), avec une production d’environ 3,5 GWh en 2023, et Château-Arnoux-Saint-Auban (250 kW), avec
environ 1,4 GWh la même année.
Au total, ces trois centrales ont produit 91 GWh en 2023, dont 94 % par le barrage de Sainte-Croix-
du-Verdon (86 GWh) et 5 GWh par les deux autres installations.
Comme indiqué précédemment, la production hydroélectrique est en forte baisse depuis 2013.
L’année 2022 enregistre le niveau le plus bas depuis 2007 (80 Gwh), une tendance qui devrait se
poursuivre sous l’effet des pressions liées au changement climatique et notamment de la sécheresse.
320
633
537
697
599
532 535
381
413 417 425 400
331
385
0
100
200
300
400
500
600
700
800
2007 2010 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023
Evolution de la production ENR de PAA entre 2007 et 2023 (source : ATMOSUD, inventaire V12.3)
Biomasse Grande hydraulique Petite hydraulique Pompes à chaleur
Solaire photovoltaïque Solaire thermique Total généralprovence
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Figure 9. Evolution de la production hydroélectrique de PAA entre 2007 et 2023 (source : ATMOSUD, inventaire V12.3)
❖ Solaire photovoltaïque
La production photovoltaïque du territoire a connu un développement sans précédent suite à la mise
en service de la centrale au sol des Mées en 2011. Avec près de 100MWc installés, elle est l’un des plus
grands sites de production photovoltaïque au niveau national.
Cette réalisation d’envergure positionne le territoire au-delà des objectifs régionaux territorialisés. En
2023, 224 GWh sont produits en photovoltaïque (dont 89% par la centrale des Mées). Ce chiffre était
de 180 Gwh un an auparavant. En 2025, 177 installations de production photovoltaïque4 sont recen-
sées sur PAA avec une puissance moyenne par installation de 880 Kw. Cette moyenne baisse, preuve
d’une tendance de développement de plus petites installations de production photovoltaïque.
Figure 10. Evolution de la production photovoltaïque de PAA entre 2007 et 2023 (source : ATMOSUD, inventaire V12.3)
4 A noter que ce nombre ne compte pas les installations de moins de 36 kW qui sont consolidées au
sein d’une seule installation nommée « Agrégation des installations de moins de 36KW »
251
444
301
451
373
299 298
134
188 173 195
154
83 95
0
50
100
150
200
250
300
350
400
450
500
2007 2010 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023
Evolution de la production hydroélectrique de PAA entre 2007 et 2023
(source : ATMOSUD, inventaire V12.3)
Grande hydraulique Petite hydraulique Total hydroélectrique
0
90
138 140 135 146 146
167
149
168 164 173
184
224
2007 2010 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023
Evolution de la production photovoltaïque de PAA entre 2007 et
2023 (source : ATMOSUD, inventaire V12.3)
Solaire photovoltaïqueprovence
alpesErg
L |
OS © CR SO LÀ Ù à V
D 7 7 487 97 487 #7 487 7 457 7 67 67 PL PP
D __—
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Figure 11. Evolution du nombre d'installations de production PV et du nombre d'installations raccordées sur PAA (source : ODRé)
❖ Production éolienne
Le territoire ne dispose pas d’installations éoliennes. Un projet de parc sur les communes de Bras
d’Asse, Saint Julien d’Asse et Saint Jeannet a été abandonné suite à des recours.
Production de chaleur
❖ Bois énergie
SOURCE : EIE DU SCOT DE PAA APPROUVE LE 10 DECEMBRE 2025
Les composantes forestières sont plus représentées sur le périmètre du PCAET, puisqu’elles couvrent
environ 99 357 ha soit plus de 75% du territoire de Provence Alpes Agglomération. A noter que les
campagnes d’inventaire de l’IGN montrent une augmentation de la surface forestière entre 1986 et
2012 d’environ 30% sur l’ensemble de la région.
Dans les Alpes-de-Haute-Provence, les forêts sont majoritairement privées. Les forêts communales re-
présentent, quant à elles, une très faible partie des forêts. Au sein du territoire du SCoT Provence Alpes
Agglomération, les trois statuts de propriétés sont présents :
- Les forêts domaniales : 23 270,33 ha (soit 24%) ;
- Les forêts communales : 16 875,44 ha (soit 17%) ;
- Les forêts privées : 59 211,62 ha (soit 59%).
Les forêts privées sont nettement plus représentées. Le statut de forêt domaniale, qui concerne un
peu plus de 23% des ensembles boisés, est particulièrement représenté dans le sud du territoire, ainsi
qu’en extrémité nord. Les forêts communales, pour leur part, prennent majoritairement place au nord
du territoire de PAA.
0
20
40
60
80
100
120
140
160
180
200
0
20
40
60
80
100
120
140
160
180
Nombre d'installations
Puissance raccordée en MW
Evolution du nombre d'installations de production PV et du nombre
d'installations raccordées sur PAA entre 2009 et 2025 (source : ODRé)
Nombre d'installations Puissance raccordée (en KW)provence
alpesErg
Carte des surfaces forestières et propriétaires (e2
Surfaces forestières (en ha)
:__| 180-2000
ris SEM METIS ! | 2000-4000
N D 4000 - 6000
3 EM 6000-8000
EM 3000-9900
M Foëts domaniales
M Forêts communales
M Foëts privées
0 5 10 km
|
Sources : EVEN, BD CARTO de l'IGN, Géorisques een Date : Novembre 2019 ke
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La cartographie ci-dessous synthétise la surface forestière par commune ainsi que le type de pro-
priété de celles-ci :
Figure 12. Carte des surfaces forestières et propriétaires, source : EIE du SCOT
D’un point de vue consommation, 62 GWh de bois-énergie ont été consommés sur le territoire en
2023, celle-ci fluctue depuis 2015 en fonction des conditions climatiques.
Tableau 6. Evolution de la production énergétique de biomasse (source : ATMOSUD, inventaire 12.3)
En GWh 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023
Biomasse 85 89 77 73 73 63 69 61 62ërovence IpeseRs
En fonctionnement
Consommation
c Nombre de chaufferi Maîvise d' pui ww) n i Consommation autre bois |Nombre de Réseau de
humides) (tonnes) Ichaleur
BRAS-D'ASSE 1/Privée 40|Plaquette forestière 18
DIGNE-LES-BAINS S/Publique 1970 |Plaquette forestière 1194 1
LE CHAFFAUT-SAINT-JURS 1/Publique 500/Plaquertte forestière 300 1
MONTCLAR 1/Privée 110/Plaquette forestière 1245
SELONNET 3/2 Privée / 1 Publique 305|Piaquette forestière 220,5 3 SEYNE 4/3 Publique / 1 Privée 695/Plaquerte forestière 1087,5 1 VOLONNE 1|Publique 160/Plaquette forestière 196,5 1
Note d'opportunité
Consommation
c Nombre de chaufferi Maîtrise d' pui wi) [x k j Consommation autre bois |Nombre de Réseau de
(tonnes) chaleur humides)
AUZET 1|Publique
DIGNE-LES-BAINS 2|Publique
LA ROBINE-SUR-GALABRE! 1|Publique 1
MARCOUX 1|Publique MONTCLAR 2/1 Publique/1 Privée SELONNET 1|Publique 60 1
Etude de faisabilité
Consommation
Commune Nombre de chaufferies |Maïtrise d'ouvrage [Puissance (kW) |Type_combu Pisquetes fonnes|C0"s0rmetion autre bois ||Nombre de Réseeu de humides) JE) pr DIGNE-LES-BAINS 1|Publique 150/Plaquette forestière 205,5 1 PEYRUIS 1/Privée 170/Plaquette forestière 915 1
_En projet Consommation
Commune Nombre de chaufferies [Maîtrise d'ouvrage [Puissance (kW) |Type_combu Plaquettes fionnes |C0r-0retion autre Lois ||Nombre de Réseeu de humides) JE) pas DIGNE-LES-BAINS 1/Publique SELONNET 1/Privée 1
Source : Communes forestières, ADEME, Région, DRAAF (Mission Régionale Bois Energie) 2021 (01.2022)
Chaufferie bois (hors particulier, hors granulés)
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7 réseaux de chaleur sont en fonctionnement sur le territoire (16 chaufferies), 2 sont en projet et 8
à l’étude (de faisabilité ou d’opportunité).
PAA bénéficie des réseaux de chaleur de Volonne, Seyne et Peyruis.
❖ Méthanisation
Un projet de création d’unité de méthanisation est prévu en 2027. Les intrants mobilisables compren-
nent notamment les restes alimentaires collectés par les collectivités, les invendus issus des grandes
et moyennes surfaces, les cultures intermédiaires à vocation énergétique (CIVE), ainsi que des biodé-
chets d’origine agricole et agroalimentaire. Le gisement total est estimé à 36 200 tonnes par an. Le
procédé de méthanisation permettra la production de biogaz et d’un digestat valorisé localement en
tant qu’engrais.
Solaire thermique
On note une très faible production solaire thermique sur le territoire d’environ 2,7 GWh en 2023, la
production a cependant légèrement augmenté entre 2015 et 2023 passant d’environ 2,0 GWh à 2,7
GWh soit une augmentation de 32%.
❖ Géothermie
Au sens large, la géothermie recouvre toutes les utilisations de la chaleur du sol. On distingue 3 caté-
gories selon les niveaux de température ou la profondeur de captation :
- La géothermie profonde dite à « haute énergie » (T>150°C, P>1km) ;
- La géothermie dite à « basse énergie » (30°C
500m) ;
- La géothermie dite à « très basse énergie » (T<30°C, P<500m).provence
alpes
Emetteur
Forage d'ryecton
Pompe à chaleur
Distribution
Schéma de principe de la
Schéma de principe de la géothermie sur champ
géothermie sur aquifère de sondes
@ADEME-BRGM @ADEME-BRGM
Champ de sondes
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Le potentiel en géothermie « haute énergie » et « basse énergie » est considéré comme limité sans le
sous-sol des Alpes de Haute Provence du fait notamment un terrain calcaire qui laisse circuler l’eau trop
vite pour qu’elle se réchauffe.
Energies de récupération
Les énergies de récupération sur le territoire de PAA sont multiples et concernent plusieurs technologies
de valorisation, certaines émergentes et d’autres matures voire actuellement en fonctionnement.
Nous pouvons notamment souligner la récupération de la chaleur issue des eaux thermales pour cou-
vrir une partie des besoins en chauffage de l’établissement des Thermes de Digne-les-Bains.
Au titre des ressources de récupération disponibles sur le territoire, les sites de production de chaleur
fatale sont très diversifiés, multiples et restent à identifier et à quantifier sur le territoire. PAA dispose
sur son territoire de deux sites industriels d’envergure : ARKEMA et KEM ONE. Ces sites peuvent pré-
senter des sources de production de chaleurs potentiellement exploitables dans leur fonctionnement.
Il serait judicieux d’étudier dans quelle mesure il y aurait de la chaleur fatale à exploiter (étude et
réalisation finançables par le fonds chaleur). Les réseaux d’eau usée ou d’eau grise, ayant des tempé-
ratures comprises entre 12 et 20°C représentent une ressource d’énergie valorisable à l’échelle des
réseaux collectifs ou des bâtiments. Les modes de valorisation peuvent être actifs, installation de
pompes à chaleur pour le chauffage et l’ECS, ou passifs, préchauffage de l’ECS grâce à des échangeurs
thermiques.
Les data-centers, sont d’importants consommateurs d’énergie électrique, la majorité de cette énergie
étant dissipée en chaleur, elle est évacuée par des groupes de production de froid. La valorisation de
la chaleur dans les réseaux urbains est possible à partir des groupes frigorifiques ou directement des
équipements informatiques (exemple de la région Francilienne).
Les réseaux de chaleurs sont les meilleurs moyens de valoriser cette chaleur fatale. Le principal vecteur
de valorisation de ces ressources est la production d’eau chaude distribuée en réseau de chaleur. Le
développement des réseaux constitue dès lors un enjeu fort de la valorisation des énergies de récupé-
ration.
Figure 13. Schémas de principe de la géothermie sur nappe (à gauche), sur champ de sondes (à droite), Source : ADEME-BRGMprovence
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Potentiel de développement
SOURCE : DIAGNOSTIC PCAET 2020
❖ Potentiel électrique
1.1.1.1..1 Hydroélectricité
Selon l’étude du potentiel hydroélectrique résiduel mobilisable menée en 2010 en PACA par le CE-
REMA, la majorité des cours d’eau susceptible de pouvoir accueillir des installations hydrauliques (dé-
bit supérieur à 200l/s notamment) ont été classés en « potentiel non mobilisable » du fait notamment
de fortes contraintes environnementales. Aujourd’hui, la priorité est donnée à l’optimisation des ou-
vrages plutôt qu’à l’installation de nouveaux équipements. La loi POPE permet l’augmentation de pro-
duction jusqu’à 20% d’un ouvrage existant sans renouvellement de concession.
Ceci présente un potentiel de 20MW supplémentaire.
1.1.1.1..2 Solaire photovoltaïque
Si la centrale des Mées est un projet industriel d’envergure assurant un part de la consommation du
territoire, l’implantation de centrales photovoltaïques au sol pose cependant des problématiques en
termes de consommation des espaces naturels, d’agriculture et d’impacts paysagers.
D’autre part, le réseau actuel est fortement limité pour l’implantation de projets d’envergure. Ainsi, le
potentiel de développement de central au sol doit se concentrer sur les sites artificialisés et dégradés
(anciennes décharges, carrières, parkings…).
L’intégration de photovoltaïque en toiture demeure une source de production très importante par la
surface de toitures disponibles bien qu’elle soit contrainte par les enjeux de qualité paysagère et
architecturale,
Ainsi, les objectifs territorialisés du SRCAE PACA porte sur des estimations de 6,7 millions de m² de
toitures potentiellement disponibles à 82% sur des « grandes toitures » c’est à dire sur des bâtiments
industriels, agricoles voire des équipements sportifs et scolaires. En partant de l’hypothèse que 25%
de ce potentiel soit mobilisable (contraintes architecturales, effet d’ombre des reliefs les plus
marqués) et avec un coefficient de conversion de 150 kWh/m², près de 250 GWh seront produits.
1.1.1.1..3 Eolien
D’un point de vue strictement technique, le potentiel éolien est infini à l’échelle du territoire. Il n’est
limité que par la capacité à récupérer cette énergie soit par le nombre ou la dimension des éoliennes.
Un intérêt particulier s’est porté sur le petit éolien qui s’adapte à certains sites fragiles et à une
implantation paysagère moins impactant.
Les objectifs de développement du Schéma Régional Eolien (annulé par jugement) identifiaient un
potentiel mobilisable sur l’ensemble de la zone Moyenne Durance à 20 MW d’ici 2020 et à 80 MW
d’ici 2030. En 2026, aucun projet n’a vu le jour. A titre d’information, un parc de 5 éoliennes pourrait
produire environ 20 GWh.provence
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❖ Potentiel de production de chaleur
1.1.1.1..1 Bois-énergie
Une exploitation durable des surfaces forestières implique de respecter le rythme de renouvellement
de la ressource, il est estimé à 30 ans environ. La ressource qu’il est annuellement possible de prélever
sur les forêts du territoire est donc d’environ 1/30ème de la ressource instantanée.
La filière bois énergie doit être réfléchie sur plusieurs plans :
- Structuration de l’offre : la filière de production de bois énergie doit être organisée localement. Il s’agit notamment de permettre aux propriétaires de disposer d’outils de production efficace et performante économiquement.
- Générer la demande locale : une filière ne peut être viable économiquement qu’en répondant à une demande intéressante. Ainsi, les collectivités ont un rôle d’exemplarité à jouer via l’implan- tation des chaufferies bois voire de réseau de chaleur permettant d’alimenter plus en même temps.
- Trouver le juste équilibre avec la filière de production de bois d’œuvre /industrie.
La charte forestière est l’outil opérationnel qui peut permettre au territoire de se structurer dans ce
sens en réussissant l’ensemble des acteurs de la filière forestière. A noter que l’ADEME accompagne
les porteurs de projets via le Fond chaleur en finançant à la fois les études de faisabilités et les travaux
d’implantation.
1.1.1.1..2 Méthanisation
Une étude de faisabilité sur la méthanisation du territoire a estimé un potentiel entre 12 et 17 GWh.
Les gisements mobilisables jugés prioritaires par leur volume étant :
- Les boues de station d’épuration (36%),
- Les déchets fermentescibles : ordures ménagères et déchets agroalimentaires (48%).
Figure 14. Bilan des gisements mobilisables, source : Etude de faisabilité unité de méthanisation réalisée en 2017
36%
27%
21%
8%
5% 2%1%
Catégorie de déchets mobilisables sur le territoire
Boues de STEP
Industrie agroalimentaire
Ordures ménagères (OM)
Déchets verts
Filière arboricole
Déchets de grandes surfaces
Effluents agricolesprovence
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1.1.1.1..3 Solaire thermique
Le potentiel de production en solaire thermique sur le territoire de PAA est important. Cette filière est
cependant limitée aux besoins auxquels elle est susceptible de répondre. Sur le territoire, la
consommation en d’eau chaude sanitaire est estimée pour le secteur résidentiel et tertiaire à 42 GWh
(13% des usages dans le résidentiel et 4% dans le tertiaire). Sur l‘hypothèse basse d’une couverture à
25% de la totalité des besoins, le potentiel de production des installations solaires thermiques en
toiture sur le territoire de PAA est donc de 12 GWh/an soit l’équivalent de 30 500m² de panneaux
déployés selon des préconisations régionales d’implantation.
Malgré un gisement solaire et forestier très favorable, le territoire de PAA reste loin d’exploiter
pleinement ses ressources renouvelables. Le développement réel reste concentré sur le
photovoltaïque, tandis que les autres filières (éolien, hydroélectricité, bois, méthanisation, solaire
thermique) accusent un retard de mise en œuvre. Cette situation souligne la nécessité de structurer
les filières locales, renforcer les capacités de raccordement et mobiliser les acteurs publics et privés
pour atteindre les objectifs de transition énergétique fixés dans le PCAET.
Filière
Potentiel (en
puissance
installée, MW
Potentiel de
production (GWh)
Evolution réelle
de la production
2015-2023
(GWh)
Part du
potentiel
atteint
Hydroélectricité 20 ≈ 60-100 -220 /
Solaire
photovoltaïque / 250 +77 31%
Eolien 25-80 45-210 0 /
Bois énergie / / -29 /
Méthanisation / 10-16 0 /
Solaire thermique / 12 +1 8%
Total 45-80 377-582 -171 /
Présentation des réseaux de transport et de distribution d’électricité, de gaz et de chaleur
La connaissance des réseaux de distribution d’énergie est devenue un véritable enjeu pour la mise en
œuvre de la transition énergétique. C’est pour cette raison que la loi de transition énergétique pour une
croissance verte demande aux collectivités territoriales de connaitre leurs réseaux de distribution
d’électricité, de gaz et de chaleur en termes d’enjeux de distribution et de développement en associant
les autorités organisatrices et les gestionnaires de réseaux concernés. Cette connaissance est fonda-
mentale pour intégrer dans le développement des réseaux, des objectifs ambitieux en termes d’effica-
cité énergétique, de recours aux énergies renouvelables et de récupération et enfin, d’amélioration de
la qualité de l’air.
Les réseaux de transport et de distribution d’électricité
Le réseau français d'acheminement de l'électricité est organisé en 2 niveaux :
- Un réseau de transport qui achemine l’électricité des centres de productions aux zones de consommations. RTE est en charge de ce réseau.provence
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RÉSEAU DE TRANSPORT RÉSEAU DE DISTRIBUTION f dr
À
GRAND TRANSPORT RÉPARTITION DISTRIBUTION ET INTERCONNEXION
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- Un réseau de distribution. L’intégralité du réseau du territoire de PAA est gérée par ENEDIS, en charge de l'entretien, du fonctionnement et du développement du réseau de distribution d'énergie.
En 2023, sur l’ensemble des 46 communes de l’agglomération, 335 GWh d’électricité ont été
consommés, on note une légère diminution par rapport à 2015 (-4,5%).provence
alpesera
PLAN CLIMAT AIR
ÉNERGIE TERRITORIAL RESEAUX ne
en Réseaux de transport d'électricité alpes aoolo
L'Ubaye
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E Je 4 4 “ LebrE à pl F Æ
a
4150kV
: 7 225KV LÉ A nr D
È A 1 : 350 000- Kilomètre Réalisation : Écovia, 2025. Source : RTE (2024) | Fond : ESRI World Top
Éléments de repère : Tension des lignes aériennes : à C1 Périmètre du PCAET = 225kV
[___] Limite communale = 150kKV
—— Cours d'eau — 63kV
---- Hors tension
—— Ligne souterraine
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A cation aqréte E-leqgalte com
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Figure 15. Réseau de transport électrique par capacité (source : RTE - 2024)provence
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ES RS RE
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❖ Capacité de raccordement
SOURCE : S3RENR, CAPARESEAU
Trois postes sources sont implantés sur le territoire :
- Saint Auban (225kV)
- Digne-les-Bains (63kV)
- Selonnet (63kV)
Tableau 7. Capacité de raccordement au réseau par poste, source RTE Capa réseau
Nom du poste Puissance EnR déjà
raccordée
Puissance des pro-
jets EnR en file d’at-
tente
Capacité d’accueil réservée au
titre du S3EnR restante sans
travaux sur le poste source
Digne-les-Bains 11,6 4,6 16,5
Saint-Auban 7,1 1,7 7,3
Selonnet 150,9 20 22,6
Total 169,6 MW 26,3 MW 46,4 MW
Le territoire compte déjà 169,6 MW d’EnR raccordés, dont l’essentiel est le poste du Selonnet (89%).
Avec 26,3 MW en file d’attente et une capacité restante de 46,4 MW sans travaux, le potentiel de
raccordement demeure significatif mais inégalement réparti : Selonnet conserve une marge
importante (22,6 MW), Digne-les-Bains offre un potentiel intéressant (16,5 MW), tandis que Saint-
Auban reste plus limité (7,3 MW). Le développement futur dépendra donc d’une gestion optimisée des
capacités disponibles et, à terme, d’éventuels renforcements du réseau.
Les réseaux de gaz
10 communes de PAA sont partiellement desservies par un réseau de gaz : Digne-les-Bains, Aiglun, Le
Chaffaut-Saint-Jurson, Mallemoisson, Malijai, L’Escale, Volonne, Château Arnoux Saint Auban, Les Mées
et Peyruis.provence
alpesera
PLAN CLIMAT AIR
ÉNERGIE TERRITORIAL RÉS EAUX males
Provence-Alpes Agglomération Réseaux de transport de gaz naturel alpesEAa
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SAINT-JURSON) |
MOUSTIERS
SAINTE MARI
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CENTER SAINTE-CROIX / ra
DU-VERDON
0 76 2-10
AA A 1 : 350 000 - Kiomètres c
Réalisation : Écovia, 2025. SourE: Géorsiques | Fond: ESRI World Topo
4 Éléments de repère : Canalisation de transport à C1 Périmètre du PCAET de matières dangereuses :
[__] Limite communale EN Gaz naturelle
—— Cours d'eau
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Figure 16. Réseau de transport de gaz (Géorisques ? 2024)provence
alpesera
PLAN CLIMAT AIR
ÉNERGIE TERRITORIAL
Provence-Alpes Agglomération
RÉSEAUX
Réseaux de distribution de gaz
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alpesera
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Réalisation : Écovia, 2025.
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A 1 : 350 000 - Kiomètres 7
Source: GRDF (2022)| Fond :—— World Topo
a Éléments de repère : —— Calisation de gaz C1 Périmètre du PCAET
[___] Limite communale
——— Cours d'eau
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Figure 17. Réseau de distribution de gaz (GRDF ? 2024)
En 2023, les consommations de gaz du territoire sont estimées à environ 179 GWh. Par rapport à
2015, on observe une diminution de la consommation de gaz d’environ 15,6%.provence
alpesErg
-100 ME
-120 ME
-140 ME
-160 ME
Facture brute Production Facture nette
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Facture énergétique du territoire
Les dépenses énergétiques du territoire sont calculées à partir des consommations d’énergie secto-
rielles et des données nationales de prix issues de Pégase (Pétrole, Électricité, Gaz et Autres Statis-
tiques de l’Énergie). L’outil FacETe (Facture Énergétique Territoriale), développé par Auxilia et Transi-
tions, a été mobilisé : il permet d’estimer la facture énergétique brute et nette d’un territoire, de me-
surer la part importée d’énergie et de valoriser la production locale d’énergies renouvelables. Ces si-
mulations ne constituent pas une véritable analyse financière, mais visent à nourrir la réflexion sur la
sensibilité énergétique du territoire et sa dépendance aux énergies fossiles.5
La facture énergétique du territoire est estimée à 160M€ en 2022, a cela, l’on peut « soustraire » la
valeur de la production énergétique locale estimée à environ 34M€, soit une facture nette d’environ
126M€.
Ramené au nombre d’habitant cela revient à environ 3284€/hab./an, dont 2275€/hab./an concernant
les consommations liées aux secteurs résidentiel et tertiaire.
Figure 18. Facture énergétique du territoire (Source : FacETe)
Selon les scénarios envisagés, la facture énergétique du territoire pourrait quasiment tripler pour
atteindre 429 M€, ou progresser dans une fourchette comprise entre 220 M€ et 247 M€. Dans tous
les cas, elle est appelée à augmenter, en particulier sur la période 2025-2030.
5 Dans le cadre de cette analyse, les consommations inconnues ont été considérées sous forme de
produits pétroliers et rattachée au secteur industrielprovence
alpesErg
ASû VE
© TENDANCIEL
: Pas d'évolution de la consommation et de la
AO ME production d'énergie
© SOBRE 350 M€
Réduction de la consorunation d'énergie de 2% par
an. pas d'évolution de la production d'énergie
Ann ME
@ RENOUVELABLE
Réduction de a consommation d'énerrie de 25 par
250 ME an. augmentation de ja praduction d'énerrie de 24
Dee ns Pare ove + © PCAET2020 Réduction de laconsommation d'énergie de 150 M€
1,8% etaug jon de la production
d'énergie de 1,7% paran
ANNE
225 2025 2U2! 2V2U 2023 20JJ 201 2092 20JJ 2094 2093 2095 eV eUSU 2098 dU4U e041 EL4Z 245 éU4é 2L45 246 di ZLUH 2L49
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Figure 19. Evolution potentielle de la facture énergétique territoriale en fonction des scénarions (source : FacETe, PCAET 2020)provence
alpesErg
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Synthèse de la situation énergétique du climat du territoire
Le diagnostic est synthétisé par une analyse de type AFOM (atout-faiblesse-opportunité-menace)
permettant de dégager les forces du territoire (à conserver), les faiblesses (à réduire) et les enjeux
pour le PCAET.
Atouts Opportunités
- Mix énergétique relativement diversifié
avec 35 % de la consommation couverte
par des énergies renouvelables (2023).
- Production photovoltaïque d’envergure
nationale grâce aux centrales des Mées
(100 MWc soit 224 GWh/an).
- Potentiel forestier très élevé (plus de
75% du territoire boisé), favorable au
développement du bois-énergie et à
une ressource locale mobilisable.
- Présence de sites industriels majeurs
(ARKEMA, KEM ONE) potentiellement
valorisables pour la chaleur fatale.
- Expériences locales de valorisation
énergétique innovante (ex : récupéra-
tion de chaleur sur les eaux thermales à
Digne-les-Bains, réseau de biomasse de
Volonne).
- Potentiel de développement des énergies
renouvelables.
- Dispositifs nationaux et régionaux de sou-
tien : fonds chaleur ADEME, appels à projets
ENR, programmes d’autoconsommation
collective, dispositifs TETE.
- Contexte favorable à la sobriété énergé-
tique : politiques nationales de réduction
des consommations, réglementation ther-
mique, dispositifs de rénovation.
- Émergence des technologies de récupéra-
tion et de valorisation de chaleur fatale
(industrie, eaux grises, data centers).
- Volonté politique régionale forte (SRADDET
PACA) d’atteindre le ZAN et la neutralité car-
bone, soutenant les PCAET locaux.
Faiblesses Menaces
- Dépendance persistante aux énergies
fossiles (61 % des consommations), no-
tamment pour le transport (91 %).
- Production hydraulique en forte baisse
(-70 % depuis 2015) sous l’effet du chan-
gement climatique et des faibles débits.
- Absence d’éolien et de méthanisation
malgré des gisements identifiés
- Production solaire thermique et géo-
thermique marginale (moins de 3
GWh/an cumulés).
- Réseau électrique contraint limitant le
développement des pompes à chaleur
et des usages électriques intensifs.
- Forte sensibilité économique à la fac-
ture énergétique, estimée à 160 M€ en
2022 (3284 €/hab./an).
- Vulnérabilité du mix local aux aléas clima-
tiques (hydraulique fragilisée, forêts expo-
sées aux risques incendies et sécheresse)
- Hausse structurelle du coût des énergies
fossiles et de l’électricité, aggravant la pré-
carité énergétique et la dépendance écono-
mique.
- Concurrence sur l’usage du foncier et des
ressources forestières, notamment avec la
pression de l’urbanisation.
- Risque de saturation du réseau électrique
avec la montée en puissance des usages
électrifiés.
- Risque industriel et d’image lié aux sites
chimiques (ARKEMA, KEM ONE).
- Freins administratifs et sociaux à l’implan-
tation d’ENR (notamment éolien).
- Faible résilience énergétique face à la
hausse des besoins en climatisation et à
l’électrification croissante des usages.
Estimation des émissions territoriales de gaz à effet de serreprovence
alpesErg
PRG à 100 ans en kg eq CO2
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SOURCE : ATMOSUD, INVENTAIRE V12.3 (EXTRACTION EN SEPTEMBRE 2025)
Méthodologie
Les gaz à effet de serre (GES) sont les gaz qui absorbent et redistribuent une partie des rayons solaires
sous forme de radiations au sein de l’atmosphère terrestre (phénomène de l’effet de serre).
L’augmentation de leurs concentrations dans l’atmosphère, principalement en lien avec les activités
anthropiques est à l’origine du réchauffement climatique.
Plus d’une quarantaine de GES sont recensés par le Groupe Intergouvernemental d’Experts sur
l’Evolution du Climat (GIEC) dont les principaux sont les suivants6 :
- Vapeur d’eau (H2O).
- Dioxyde de carbone (CO2), gaz principalement issu de la combustion d’énergies fossiles (trans- port, habitat, industrie) et de la production de ciment ainsi que des changements d’occupation des sols.
- Méthane (CH4) issu principalement de l’élevage des ruminants (fermentation entérique). - Protoxyde d’azote (N2O) principalement issu de l’utilisation d’engrais azotés dans le secteur agricole et par la manipulation de produits azotés dans l’industrie de la chimie - Gaz fluorés, dont les émissions sont principalement issues de fuites d’équipements de clima- tisation. Ils comprennent les hydrofluorocarbures (HFC), les hydrocarbures perfluorés (PFC) et l’hexafluorure de soufre (SF6) et le trifluorure d’azote (NF3).
Tous ces gaz n’ont pas le même potentiel de réchauffement, ni la même durée de vie dans
l’atmosphère. Pour permettre malgré tout de comparer leurs effets relatifs sur une durée de vie
donnée, il existe un outil qu’est le Potentiel de Réchauffement Global (PRG). Il correspond à la capacité
d’un gaz à piéger la chaleur émise par la Terre (infrarouges) multiplié par sa durée de vie dans
l’atmosphère. Les gaz fluorés et le N2O sont ainsi de puissants GES.
Figure 20 : Potentiel de Réchauffement Global des GES7
Méthodologie
Les données sur les émissions territoriales de GES ont été transmises par ATMOSUD et sont issues de
l’inventaire V12.3 de la BDD Cigales. Elles présentent les émissions pour la période de 2023. Ces
6 ADEME, PCAET : Comprendre, construire et mettre en œuvre – Novembre 2016 - ISBN 979-10-297-
0322-5.
7 IPCC, 2013 : Climate Change 2013: The Physical Science Basis. Contribution of Working Group I to the
Fifth Assessment Report of the Intergovernmental Panel on Climate Change [Stocker, T.F., D. Qin, G.-K. Plattner, M. Tignor, S.K. Allen, J. Boschung, A. Nauels, Y. Xia, V. Bex and P.M. Midgley (eds.)]. Cambridge University Press, Cambridge, United Kingdom and New York, NY, USA, 1535 pp – via ADEME Base Carbone, octobre 2022provence
alpesere
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inventaires sont construits afin d’estimer, sur un territoire donné, la quantité de GES émises par les
secteurs d’activité suivants réglementés dans le cadre du PCAET :
- Agriculture
- Déchets
- Autres transports
- Transport routier
- Tertiaire
- Résidentiel
- Industrie hors énergie
- Industrie Branche énergie
L’analyse inclut les émissions des gaz suivants : Dioxyde de carbone (CO2), Méthane (CH4) et Protoxyde
d’azote (N2O).
Dans cette analyse, les émissions sont présentées en « tonnes équivalent CO2 » (teqCO2) de façon à
prendre en compte les différents potentiels de réchauffement (PRG) de chacun des GES émis.
Répartition des émissions de GES en 2023
En 2023, l’inventaire des émissions de GES sur le territoire de PAA correspond à 268 kteqCO2, soit 5,5
teqCO2/hab. Le poste le plus important en termes d’émissions de GES est le poste du transport avec
environ 116 kteqCO2 émises en 2023. Ce poste d’émissions représente 43% des émissions du terri-
toire. On retrouve ensuite, les émissions liées à l’agriculture (15%), à l’industrie (15%) au résidentiel
(12%) et au secteur tertiaire (10%).
Figure 21. Répartition des émissions de GES par secteur sur PAA en 2023 (source : ATMOSUD, inventaire V12.3)
En termes de répartition des émissions de GES, 22% des émissions sont des émissions non énergé-
tiques (63% de ces émissions sont dues au secteur agricole), le reste des émissions est liées aux con-
sommations énergétiques, dont 47% sont liées aux produits pétroliers et 16% au gaz naturel. Ainsi, les
énergies fossiles sont responsables de 63% des émissions du territoire et de 80% des émissions éner-
gétiques (le reste étant liées aux émissions indirectes de l’électricité et aux ENR).
12%
10%
15%
5%
15%
43%
Répartition des émissions de GES par secteur sur PAA en 2023 (source :
ATMOSUD, inventaire V12.3 )
Aérien
Résidentiel
Tertiaire
Agriculture
Branche énergie
Déchets
Ferroviaire
Industrie (hors branche énergie)
Transport routierprovence
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Figure 22. Répartition des émissions de GES par secteur et vecteur sur PAA en 2023 (source : ATMOSUD, inventaire V12.3)
La carte suivante permet d’avoir une vision territoriale des émissions par commune.
0
31 26
41
0
14
1
39
116
0
20
40
60
80
100
120
140
Emissions en kteqCO2
Répartition des émissions de GES de PAA par secteur et par vecteur énergétique en 2023 (Source : ATMOSUD, inventaire V12.3)
Produits pétroliers
Gaz Naturel
Electricité (émissions indirectes)
Chaleur et froid issus de réseau
(émissions indirectes)
Bois-énergie (EnR)
Autres non renouvelables
Autres énergies renouvelables (EnR)
Aucune énergie
Total généralprovence
alpesera
PLAN CLIMAT AIR
ÉNERGIE TERRITORIAL
Provence-Alpes Agglomération
GAZ À EFFET DE SERRE (GES)
Emissions de GES par commune en kteqCO2
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Réalisation : Écovia, 2025.
(CHATEAU ARNOUX
ÉSAIN D'AUBANI
(73/4kteqco2).(2:7ktegcO2)
(3'6ktencO2)
IHAUTE-BLEONE
(515:1kreaco?)]
[L'ATROBINE}
SUR-GALABRE)
(21kteoc O2)
DIGNE-UES BAINS]
(55 BkteqC O2)
(ARR HAMPTERCIERS
(IE SCOZ rare ac O2)
LAIGLUNL
IMIRABEAU ET
MOUSTIERS,
(SAINTE MARIE]
(0:1ktegC O2)
DU-VERDON
(0.9ktegCO2)
—
1 : 350 000 - Kilomètres
Source : Cigale - Atmosud, INSEE | Fond : ESRI World Topo
Éléments de repère :
C1] Périmètre du PCAET
[___] Limite communale
——— Cours d'eau
Population en 2022 : D > à 10 000 habitants 2000 à 5000 habitants
< à 500 habitants
Emissions de GES :
Eu inférieur à -5 kteqCO2 (Min.-18,1)
De -5 à 0 kteqCO2
| De 0 à 5 kteqCO2
M De 5 à 15 kteqCO2
EM Supérieur à 15 kteqCO2 (max. 73,4)
U REÇUENPREFECTURE Î
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Mecom
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Figure 23. Emissions de GES par commune en kteqCO2 (source : CIGALE - ATMOSUD)provence
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Evolution des émissions de GES
Les émissions du territoire ont diminué de 13% depuis 2015, cela est principalement lié aux baisses
d’émissions observées sur les secteurs résidentiel (-36%), tertiaire (-28%) ou des déchets (-35%).
Figure 24. Evolution des émissions de GES sur PAA entre 2007 et 2023 par vecteur (haut) et par secteur (bas) (Source : ATMOSUD, Inventaire V12.3)
Etat des lieux de la capacite de séquestration du territoire
Le cycle du Carbone
Le cycle du carbone est complexe. Il s’effectue essentiellement entre l'atmosphère, les couches super-
ficielles du sol et des océans, et la biosphère (biomasse et nécromasse).D’après les travaux menés par
le GIEC, les océans stockent 39 200 milliards de tonnes de carbone (GtC) soit environ 93% de carbone
de la planète. Les 7 % restants se répartissent entre la biomasse terrestre, les sols et l’atmosphère.
Les forêts constituent un stock très important puisqu’elles représentent plus de la moitié du carbone
des terres émergées (1120 CtC). Ces quantités stockées ne sont pas figées. En effet, il existe des
échanges continus entre les différents réservoirs de carbone.
La séquestration du carbone désigne les processus qui assurent l’extraction du carbone ou du CO2 de
l'atmosphère terrestre pour le stocker dans des puits de carbone. Au niveau terrestre, elle se réalise
naturellement via la photosynthèse des écosystèmes. L’évolution de la nature des sols et/ ou de leurs
usages influe donc sur les flux de stockage du carbone. Ainsi, la mise en culture des prairies ou des forêts
par exemple entraîne une diminution du stock de carbone. Le sol joue le rôle de puit ou d’émetteur de
carbone, principalement sous forme de CO2.
407
379
335 325
307 307 303 305 297 292
265 284 277 268
0
50
100
150
200
250
300
350
400
450
2007 2010 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023
Emissions en kteqCO2
Evolution des émissions de GES par secteur entre 2007 et 2023 (source :
ATMOSUD, inventaire 12.3)
Aérien Résidentiel
Tertiaire Agriculture
Branche énergie Déchets
Ferroviaire Industrie (hors branche énergie)
Transport routier Total généralprovence
alpesErg
Stock de carbone mondial (hors océan), en G{C.
Bomasse 610 Sol:1550 Atmosphère
Forêt : 1120
| Biomasse terrestre hors forêt
Biomasse forestière
Sois forestiers
Sois non forestiers
4 Atmosphère
Stocks de carbone (France métropolitaine),
Stock par surface, compartiment et occupation du sol
t/CIha {en MtC 4)
150 -
| | Forêts
126: =) Autres terres
100
7.
? 60! $
25 :
14,5 Mha 40,2 Mha
Superficies
et cultures
= 35 tC/ha mr Variable 50 tC/ha = 80 tC/ha = 80 tC/ha
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Figure 25. Stock de carbone dans le monde en GtC (hors océan), Source GIEC 2012
En absorbant et en stockant le dioxyde de carbone, tourbières, milieux humides, sols, forêts et océans
jouent donc un rôle primordial et contribuent à nous protéger du changement climatique.
Figure 26. Stocks de carbone en France métropolitaine, par surface, compartiment et type d'occupation du sol (en millions de tonnes de carbone), D’après Arrouays 1999, Dupouey et al. 1999
La nature du sol a un impact direct sur la capacité de séquestration du carbone.
Figure 27. Estimation des stocks de carbone dans les 30 premiers cm du sol, source GIS sol/ADEMEprovence
alpesers
PLAN CLIMAT AIR
ÉNERGIE TERRITORIAL
Provence-Alpes Agglomération
SÉQUESTRATION CARBONE
Occupation des sols en 2021
provence
alpesERa
Réalisation : Écovia, 2025. Source : OCSGE (IGN) | Fond : ESRI World Topo
4 Éléments de repère :
[___] Limite communale
—— Cours d'eau
C7] Périmètre du PCAET
Types de couverture :
. Zones bâties
Zones non bâties
Zones à matériaux minéraux
M7 Zones à autres matériaux composites
Sols nus
Surfaces d'eau
Névés et glaciers
Peuplements de feuillus
Peuplements de conifères
Peuplements mixtes
Formations arbustives et sous-arbrisseaux
Autres formations ligneuses
Formations herbacées
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La séquestration carbone du territoire de PAA
❖ Estimation de la séquestration du carbone Stock de carbone du territoire
SOURCE : OCS GE – DEPARTEMENT DES ALPES DE HAUTE-PROVENCE, 2021
Figure 28. Occupation du sol de PAA, source : OCS GEprovence
alpesere
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Les données de l’OCSOL GE de 2021 ont permis d’améliorer la précision de l’outil ALDO de l’ADEME
qui se base par défaut sur Corine Land Cover, nettement moins précise. Ci-dessous le tableau de
correspondance utilisé :
Catégorie OCS Catégorie ALDO associée Surface associée (en ha)
Formations herbacées
Cultures (15% de la surface des
formations herbacées considéré en
tant que grande culture d’après le
RPG 2023) 3 980
Conifères Conifères 36 748
Feuillus Feuillus 34 214
Mixte Mixte 26 289
Autres formations ligneuses Haies 1
Formations arbustives, sous-
arbrisseaux Prairies zones arbustives 20 020
Formations herbacées
Prairies zones herbacées (85% de
la surface des formations
herbacées considéré en tant que
prairies permanentes et
temporaires d’après le RPG 2023) 23 309
Zones non bâties Sols artificiels enherbés et arbustifs 1 636
Zones bâties Sols artificiels imperméabilisés 842
Surfaces d’eau Zones humides 1 486
/(via RPG 2023) Vergers 509
/(via RPG 2023) Vignes 5
❖ Carbone stocké dans les sols
Ainsi, 15,7 Mt de carbone sont stockées dans les sols du territoire : 78% par les forêts du territoire,
13% par les prairies et 6% par les cultures, on retrouve également environ 1% des stocks
Figure 29 : Répartition du stock de carbone sur PAA par type d'occupation du SOL (source : ALDO ADEME, OCS GE, RPG 2023)
76%
20%
1%
1% 1% 1%
Répartition du stock de carbone sur PAA par type d'occupation du
SOL (source : ALDO ADEME, OCS GE, RPG 2023)
Forêts
Prairies
Cultures
Zones humides
Produits bois
Sols artificiels
Vergers
Vignes
Haiesprovence
alpesErg
DDR
nl
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Ce stock de carbone est à préserver en limitant l’artificialisation de sols naturels ou agricoles, en
protégeant et développant les espaces avec un fort potentiel de séquestration : forêts, zones humides,
haies, prairies.
❖ Flux de stockage annuel
Atmosud estime la séquestration annuelle de carbone liée à l’Utilisation des Terres, Changement
d’Affectation des Terres et Foresterie (UTCATF). Ainsi, en 2023, il est estimé qu’environ 273 kteqCO2
ont été séquestrés sur PAA, ce qui représente 102% des émissions du territoire cette même année.
❖ Evolution du flux de stockage
Ce taux est en forte progression depuis 2015 (+ 31 points) à la fois du fait de l’augmentation de la
séquestration carbone +1325 depuis 2015 et de la réduction des émissions de GES (-13%).
Le principal facteur d’augmentation des flux de séquestration carbone est l’accroissement forestier.
Figure 29. Evolution des émissions de GES du territoire par rapport à la séquestration entre 2007 et 2023 (source : Atmosud, inventaire V11.2)
Estimation des potentiels de réduction des émissions de GES
Poten tiels de réduction des émissions de GES
Les potentiels de réduction des émissions de GES ont été estimés en lien avec les potentiels de
réduction des consommations énergétiques des secteurs ainsi qu’en considérant les potentiels de
décarbonation sectoriels :
- Résidentiel (-90%) — Repose sur la disparition totale des énergies fossiles, l'électrification
maximale du mix, le développement des réseaux de chaleur urbains et le maintien du bois-
énergie.
43%
55%
62% 63%
69% 71% 70% 68%
75%
70%
80%
74%
81%
102%
0%
20%
40%
60%
80%
100%
120%
-300
-200
-100
0
100
200
300
400
2007 2010 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023
Flux de carbone en kteqCO2
Evolution des émissions de GES du territoire par rapport à la séquestration entre 2007 et 2023 (source : Atmosud, inventaire V12.3)
Total émissions Séquestration carbone %age séquestrationprovence
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- Tertiaire (-77%) — Repose sur la disparition totale du fioul, la quasi-disparition du gaz naturel et
l'électrification maximale des usages.
- Transport routier (-86%) — Repose sur l'application maximale des leviers de décarbonation du
parc (carburants renouvelables, électrification, GNV) combinée à la décarbonation du mix
électrique national.
- Industriel (-95%) — Repose sur l'application maximale des changements de procédés (réduction
directe du fer, hydrogène, captage-stockage du carbone), en plus de la sobriété matière et de
l'efficacité énergétique.
- Agricole (-61%) — Repose sur l'application maximale des leviers du Programme Alimentaire
Territorial Départemental : réduction poussée de la fermentation entérique, généralisation de
l'agroécologie, réduction des intrants minéraux et sortie complète du gaz naturel.
Secteur Hypothèse du potentiel max Poten- tiel max
2050
Résiden-
tiel
Sortie fossile totale + électrification max + réseaux de chaleur
+ bois-énergie maintenu
-90%
Tertiaire Sortie fioul/gaz + électrification max -77% Trans-
port
Décarbonation max du parc + mix électrique décarboné -86%
Industriel Changements de procédés max (H₂, CCS) + sobriété + efficacité -95% Agricole Leviers PAT max (élevage, agroécologie, intrants, mix éner- gétique)
-61%
Total — -83%provence
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Synthèse des estimations d’émissions de gaz à effet de serre de PAA
Le diagnostic est synthétisé par une analyse de type AFOM (atout-faiblesse-opportunité-menace)
permettant de dégager les forces du territoire (à conserver), les faiblesses (à réduire) et les enjeux
pour le PCAET.
Atouts Opportunités
- Baisse des émissions territoriales de GES
depuis 2015 (–13 %).
- Part croissante des puits de carbone : les
forêts et prairies assurent un stockage es-
timé à 189 kteqCO₂/an, soit 73 % des émis-
sions territoriales compensées.
- Occupation du sol favorable à la séquestra-
tion carbone, avec 76% de surfaces boisées
et 20% de surfaces herbacées.
- Accroissement du stock de carbone dans
les sols, estimé à 15,7 MtC, dont 78 % dans
les forêts et 13 % dans les prairies.
- Tendance positive des flux nets carbone
depuis 2015 (+31 points), combinant
hausse de la séquestration (+25 %) et baisse
des émissions (–13 %).
- Renforcement du rôle des puits naturels
dans les politiques locales d’aménagement et
de compensation carbone.
- Potentiel de progression vers la neutralité
carbone, avec une séquestration déjà équiva-
lente à 73 % des émissions brutes.
- Montée en puissance des politiques de tran-
sition énergétique (développement des mo-
bilités décarbonées, rénovation thermique,
autoconsommation).
- Réduction des intrants azotés et évolution
des pratiques agricoles (agroécologie, prai-
ries permanentes, haies, méthanisation) fa-
vorisant la diminution des émissions non
énergétiques.
- Effet d’amplification des politiques locales
d’adaptation climatique : végétalisation ur-
baine, reforestation, protection des zones
humides, lutte contre l’artificialisation.
Faiblesses Menaces
- Dépendance persistante aux énergies fos-
siles : 65 % des émissions totales et 83 %
des émissions énergétiques proviennent
encore du pétrole et du gaz.
- Poids élevé du transport routier : premier
poste d’émission (43 %), peu compensé par
le report modal.
- Forte contribution agricole (16 % des émis-
sions, dont 63 % des émissions non énergé-
tiques), principalement liées à la fermenta-
tion entérique et aux apports azotés.
- Part relativement faible de l’électricité et
des ENR dans le mix énergétique territorial.
- Vulnérabilité du puits carbone liée à la, dé-
gradation des sols et à la consommation
d’espaces agricoles et naturels.
- Ralentissement de la dynamique de réduc-
tion des émissions depuis 2015.
- Pression de l’artificialisation sur les sols agri-
coles et naturels, entraînant une perte de
puits de carbone.
- Vulnérabilité accrue des forêts au change-
ment climatique (sécheresses, incendies, dé-
périssements) pouvant inverser la fonction
de séquestration.
- Hausse du trafic routier (logistique, déplace-
ments domicile-travail) risquant de neutrali-
ser les gains obtenus dans d’autres secteurs.
- Dépendance durable aux produits pétroliers
et gaziers, dans un contexte de volatilité des
prix et de transition énergétique encore in-
complète.provence
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Présentation sectorielle
Secteur du transport
Synthèse du diagnostic m obilité
SOURCE : DIAGNOSTIC DU SCOT DE PAA APPROUVE LE 10 DECEMBRE 2025, INSEE, RP 2023
Provence Alpes Agglomération bénéficie de l’autoroute A51 qui traverse son territoire et relie la vallée
de la Durance aux grands pôles régionaux. Cette infrastructure réduit les temps de trajet vers les
principales aires urbaines voisines : Digne-les-Bains, ville centre, se situe à 1h10 d’Aix-en-Provence, 1h
de Gap, 1h40 de Marseille et 2h de Nice.
Cependant, la situation géographique et le relief montagneux limitent l’accessibilité du territoire et
une grande partie de l’agglomération demeure éloignée des grands axes du Rhône. Le relief
compartimente les espaces, compliquant la desserte des vallées encaissées. Le réseau routier interne,
constitué surtout de routes secondaires et tertiaires, accentue les difficultés de déplacement. Les
distances-temps sont conséquentes, comme entre Seyne-les-Alpes et Digne-les-Bains (40 minutes
pour 40 km) ou entre Moustiers-Sainte-Marie et Digne-les-Bains (45 minutes pour 50 km).
L’offre de transports en commun est réduite, en dehors de Digne-les-Bains et des services scolaires.
Les mobilités douces restent limitées aux principales polarités urbaines, même si elles trouvent un
usage à la fois quotidien et touristique. Dans ce contexte, PAA apparaît comme un territoire
largement dépendant de l’automobile.provence
alpesqrs
Les infrastructures de transport
SCoT Provence Alpes Agglomération >,
Légende Vers Gap (34km)
C2 Périmètre du SCoT
Limites communales —
} à
FAR Voie ferrée {
[| Gare de passagers SEL'
Axes routiers : N\ / ARE TS. Castetèet étan \ =— Autoroutes
—— Routes principales
—— Routes secondaires
—— Routes tertiaires
Porte d'entrée principale
122 Porte d'entrée secondaire
Le Route à grande circulation
(Plus de 10 000 véhicules jour cumulés sur la
partie Sisteron / Digne-les-Bains)
? , (= 4 mm Priorité 1 déneigement Fe ? Ê Éha on Norante a
(Département) Are 7 | CRT DE
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Castetane
... Manosque D à
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Réalisation : OTADYA 0 5 10 km f / : Vergon 1e CITADIA Source : GEGFLA 2016, OSM2019 EU Ve Re ; À ; REÇU EN PREFECTURE MNETS AIX"EN-PFrOVENCE *1,401 le 89/94/2825
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Figure 30. Les infrastructures de transports sur PAA (source : Diagnostic du SCOT)provence
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Provence-Alpes Agglomération constitue une porte d’entrée majeure vers les territoires alpins depuis
le sud de la France, mais aussi vers deux pôles d’attractivité touristique : l’UNESCO Géoparc et le Parc
naturel régional du Verdon. L’accessibilité du territoire repose principalement sur les routes nationales
et départementales, en complément de l’autoroute A51. Les communes de Peyruis et de Château-
Arnoux-Saint-Auban/Volonne, situées aux sorties n°20 et n°21 de l’autoroute, jouent le rôle de portes
d’entrée principales de PAA.
D’autres accès secondaires existent : par les Mées et Saint-Julien-d’Asse au sud-ouest, Moustiers-
Sainte-Marie au sud, Entrages et Châteauredon à l’est, ainsi que Selonnet, Saint-Martin-lès-Seyne et
Montclar au nord. La RN85, ou « Route Napoléon », qui traverse Digne-les-Bains, est à la fois un axe
de circulation majeur et un itinéraire historique et paysager emblématique. Très fréquentée (plus de
10 000 véhicules/jour entre Sisteron et Digne-les-Bains), elle connaît des flux encore plus intenses en
période estivale.provence
alpesers
Territoire du SCOT P2A
SCoT Provence Alpes Agglomération » >
Zone d'activités
Saint-Christophe
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Source: OSM, Corine Land Cover 2018
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Légende
C2 Périmètre du SCoT
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Occupation du sol 2018
mm )-Espaces urbanisés
2- Terres agricoles
3 - Espaces naturels
4- Zones humides
5 - Zones d'eau
Men Principaux pôles générateurs
de déplacements touristiques
Lieux de marché
Usine
Services
administratifs Gare
Etablissements egde
&, Parking de covoiturage
Hôpital de Digne-les-Bains
Axes routiers
— Autoroutes
07 —— Routes principales
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Figure 31. Principaux pôles non touristiques générateurs de déplacements sur le territoire (source : Diagnostic du SCOT)
Les principaux pôles générateurs de déplacements, hors tourisme, se concentrent le long des grands
axes routiers (D900, A51) et dans des communes stratégiques comme Digne-les-Bains, Château-
Arnoux, Peyruis ou Seyne. Le réseau routier se caractérise par sa linéarité : la N85 et la D900, qui
traversent le territoire du sud-ouest au nord-ouest via Digne-les-Bains, structurent l’ensemble et
drainent la majorité des flux. Toutefois, ce réseau demeure peu dense et peu ramifié, offrant peu
d’itinéraires alternatifs. Sa fragilité se traduit par une dépendance forte à quelques axes principaux :
un incident sur l’un d’eux immobilise rapidement une partie du territoire.provence
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L’accessibilité varie selon les échelles : les axes structurants assurent de bonnes connexions à l’échelle
régionale et nationale, tandis que certaines zones de l’agglomération, peu empruntées par les
touristes, restent en retrait. Le réseau routier apparaît ainsi hiérarchisé, à la fois dans son organisation
spatiale et dans ses usages.
Côté ferroviaire, l’accessibilité est réduite. La seule gare active est celle de Château-Arnoux-Saint-
Auban, qui connecte le territoire à l’axe Marseille-Briançon. La ligne Château-Arnoux–Digne n’est plus
exploitée depuis 1991, remplacée par un service d’autocars mutualisé avec les lignes régionales. Le
Train des Pignes relie encore Digne-les-Bains à Nice, mais la portion entre Saint-André-les-Alpes et
Digne-les-Bains est suspendue depuis 2019 pour raisons de sécurité. La gare de Digne-les-Bains
n’accueille plus de trains, mais reste un point de départ pour les Lignes Express Régionales et un lieu
de vente de billets SNCF et Chemins de fer de Provence.
Ainsi, l’accessibilité du territoire est contrastée. L’ouest, connecté à l’autoroute A51, bénéficie d’une
bonne desserte nord-sud vers Manosque, Sisteron, Aix, Gap ou Grenoble. La vallée de la Bléone jusqu’à
Digne-les-Bains est également bien desservie. En revanche, les vallées de la Blanche et de la Haute-
Bléone, au relief marqué et desservies surtout par des routes secondaires, sont plus enclavées. Ce
constat est à nuancer : malgré l’éloignement, certains secteurs connaissent une forte fréquentation
touristique, comme Moustiers-Sainte-Marie ou les stations de montagne du nord (Le Grand Puy,
Chabanon, Saint-Jean Montclar). La topographie contraignante peut donc aussi devenir un atout pour
l’attractivité.
En résumé, la mobilité est relativement fluide selon un axe nord-sud le long des vallées, mais reste
limitée pour les liaisons est-ouest, en dehors de la vallée de la Bléone.
Mobilité professionnelle
SOURCE : DIAGNOSTIC DU SCOT DE PAA APPROUVE LE 10 DECEMBRE 2025
Deux tiers des actifs occupés du territoire (67%) travaillent dans leur commune de résidence. Ainsi,
seul un tiers des actifs occupés de Provence-Alpes-Agglomération, soit environ 5 700 personnes, se
déplace sur une autre commune pour travailler.
Cette faible mobilité professionnelle au sein du territoire peut s’expliquer par l’accessibilité contrastée
de ce dernier. Les actifs choisissent d’habiter là où ils travaillent pour ne pas perdre du temps dans les
déplacements, notamment en période hivernale où les temps de trajet sont plus importants.
Il est à noter que 52% des actifs de PAA qui travaillent dans leur commune de résidence habitent à
Digne-les-Bains.provence
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Actifs travaillant et résidant dans la même commune (8751) 5 000 52%
4 585
4 500
4 000
dus 52%: Part des actifs travaillant et résidant
à 000 dans la même commune
4585: Nombre d'actifs travaillant et résidant
2 500 dans la même commune
2 000
1500
10%
1000 888
6% 5%
505 4%
500 ns 357 397 2% 2% 1% 196
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Figure 32. Actifs travaillants et résidant dans la même commune (source : Diagnostic du SCOT)
Digne-les-Bains concentre 55% des déplacements professionnels, attirant principalement des
habitants de l’axe durancien et de la vallée de la Bléone, mais aussi de communes plus éloignées
comme Barles, Le Vernet, Prads-Haute-Bléone, Estoublon ou Bras d’Asse. Cette polarisation s’explique
par la présence des deux principaux pôles d’emplois du territoire : Digne-les-Bains et l’axe durancien.
Dans le secteur montagnard nord, les déplacements professionnels restent très locaux en raison de la
durées des trajets vers Digne-les-Bains ou Château-Arnoux-Saint-Auban (55 minutes à plus d’1h15
selon les conditions).
Au sud de la vallée de l’Asse, deux dynamiques se distinguent : la partie nord est connectée à Digne-
les-Bains grâce à quelques flux depuis Estoublon, Bras d’Asse et Mézel, tandis que la partie sud
(Moustiers-Sainte-Marie, Sainte-Croix-du-Verdon, etc) travaille dans sa commune de résidence ou à
l’extérieur de PAA.provence
alpesera
+
—| Mobilité domicile-travail : flux interne au SCOT ;
sCo7 Provence Aves Agfumératto + LP. |a V7 << n A
Actifs ayant un emploi en PAA en dehors de sa commune
de résidence
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résidence
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Figure 33.Mobilité domicile travail, flux interne à PAA (source : Diagnostic du SCOT)
Parmi les 3 436 actifs de Provence Alpes Agglomération (PAA) qui travaillent hors du territoire, 65% se
dirigent vers une autre commune du département. Sisteron concentre 19% de ces flux (643 actifs) et
Manosque 17% (586 actifs). Les échanges domicile-travail sont globalement équilibrés : 3 436 actifsprovence
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Déplacement Domicile/Travail en 2016
SCoT Provence Alpes Agglomération
Légende
Actifs ayant un emploi
et vivant en PAA
Actifs ayant un emploi
hors PAA et vivant en PAA
Actifs ayant un emploi
en PAA et vivant hors PAA
17907 actifs ayant un emploi
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Réalisation : CITADIA
Source : INSEE MobPro2016
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sortent de PAA pour travailler et 3 401 actifs extérieurs y entrent. Ces derniers proviennent à 80% des
communes des Alpes-de-Haute-Provence, traduisant une attractivité essentiellement locale.
Sisteron et Manosque captent plus d’un tiers des actifs sortant de PAA mais peu de leurs actifs
travaillent sur PAA (291 pour Sisteron, 237 pour Manosque, soit respectivement 9 % et 7 % des actifs
entrants). Cela peut s’expliquer par des temps de trajets trop longs (environ 55 minutes).
Ces dynamiques confirment la polarisation de Digne-les-Bains et justifie le développement d’une
offre de transport alternative à la voiture pour accompagner les flux domicile-travail.
Figure 34. Déplacement Domicile/travail en 2016 (source : diagnostic du SCOT)provence
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Le parc de véhicules en circulation sur le territoire de PAA
SOURCE : SDES, RSVERO
On recense 39 809 véhicules en circulation immatriculés sur le territoire de PAA en 2024, soit un taux
de motorisation de 82%. Parmi ceux-ci, 81% sont des véhicules particuliers (VP) et 17% des véhicules
utilitaire légers. On recense également 2% de poids-lourds (PL) et un nombre négligeable de Transports
en commun de personnes (TCP).
Figure 35. Parc de véhicules sur PAA par groupe en 2024 (source : SDES, RSVERO)
Concernant les véhicules particuliers, en 2024, 94% du parc est motorisé par des moteurs thermiques
55% diesel et 39% essence, on recense également 3% d’hybride non rechargeable, le reste du parc
étant composé de véhicules électriques, gaz et d’hybride rechargeable.
Le parc de véhicules est cependant relativement récent est performant puisqu’environ 29% du parc
est classé Crit’Air 1, 35% Crit’Air 2, 22% Crit’Air 3.
Figure 36: Répartition des véhicules particuliers par catégorie de vignettes Crit'Air (source : SDES, RSVER, 2024O)
2%
81%
17%
Parc de véhicules sur PAA par groupe en 2024
(source : SDES, RSVERO)
PL TCP VP VUL
0
2000
4000
6000
8000
10000
12000
Crit'Air 1 Crit'Air 2 Crit'Air 3 Crit'Air 4 Crit'Air 5 Crit'Air E Inconnu Non classé
Répartition des véhicules particuliers de PAA par catégorie de
vignettes Crit'Air en 2024 (source : SDES, RSVERO)provence
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Entre 2015 et 2024, le parc de véhicules a augmenté de 2%. En revanche, la structure des motorisations
évolue fortement : les véhicules diesel reculent de 15%, tandis que les motorisations essence gagnent
21%. Les motorisations alternatives connaissent une très forte croissance en 10ans :
- les véhicules électriques sont multipliés par 53,
- les hybrides non rechargeables par 15,
- et les hybrides rechargeables par 12.
En 2023, 87% des ménages possède au moins une voiture : la moitié des ménages en possède une et
plus d’un tiers (36,7%) en possède deux. Ce taux est de 88,8% à l’échelle du département et de 81,7%
à l’échelle de la Région.
La dépendance à la voiture individuelle est fortement marquée sur l’ensemble du Département, ce qui
s’explique par son caractère rural et les contraintes topographiques.
Figure 37: Evolution du nombre de véhicules particuliers par motorisation entre 2011 et 2024 (source : SDES, RSVERO)
Parallèlement, on observe une évolution des vignettes Crit’Air du parc de véhicules de PAA,
globalement les étiquettes 1, 2 et 3 augmentent fortement depuis 2011, tandis que toutes les autres
vignettes diminuent.
Bornes de r echarge pour véhicules électrique
SOURCE : BASE NATIONALE DES IRVE
Début octobre 2025, PAA compte 161 bornes de recharge pour véhicules électriques. La grande
majorité (98%) sont en accès libre. La plupart sont installées directement sur la voirie (101), tandis que
43 se trouvent sur des parkings privés à usage public. Le reste est réparti entre les parkings publics (2)
et les stations dédiées à la recharge rapide (11).
30626 30948 31178 31254 31664 31662 31935
32381 32315 32045 31876 32204 32209 32436
0
5000
10000
15000
20000
25000
30000
35000
2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024
Nombre de véhicules
Evolution du nombre de véhicules particuliers par motorisation entre 2011 et 2024 (source : SDES, RSVERO)
Essence Diesel Hybride non rechargeable
Hybride rechargeable Electrique Gaz
Inconnu Total généralprovence
alpesera
PLAN CLIMAT AIR RÉSEAUX
ÉNERGIE TERRITORIAL nes
Réseaux des Infrastructures de EX aooio
PrEVSNES APR AGIGmeEsIon Recharge pour Véhicules Electriques alp: \ ? à a ee À | à « à Re : $ DA A6 c mm. : ( 2 z \ gran M TNT Et à à & 4 } V4 dt a" 4 5 4 À f SAINTMARTIN, { \ PA À 7 ; ; LES-SEYNE { Ce] cts EE 74 L JE hp f SELONNET - T - À { d { t i » Ÿ ; \ s j } DA ? rs A k { \ f CÉ 5 ke \ æ 16 » | s Les 4 | cpise 4 { # 1 +] } LD a 1H Ne) À Fe, ” Î J sg D 74 =. *
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A TOP ES | 0 278 10
PE one m —< = FF qu A 1 : 350 000 - Kiomèkres " 2 À Réalisation : Écovia, 2025. Source : Ministère de l'aménagement du territoire et de la décentralisation (2025) | Fond :ESRI World Topo
TT Éléments de repère : @ Infrastructure de rercharge à C1 Périmètre du PCAET
[___] Limite communale
—— Cours d'eau
Ne À
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Ce réseau couvre 18 communes, mais il est très concentré à Digne-les-Bains, qui en accueille 70. Les
communes touristiques de Moustiers-Sainte-Marie et de Volonne regroupent quant à elles 19 bornes.
Figure 38: Réseau des infrastructures de recharge pour véhicules électriques (source : Data.gouv, 2025)provence
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Consommations énergétiques du secteu r
Le secteur des transports routiers est le premier secteur consommateur d’énergie sur le territoire de
l’agglomération, celles-ci sont estimées à 462 GWh en 2023. 92% de cette consommation est sous
forme de produits pétroliers et le reste sous forme d’autres d’énergies renouvelables (8% de
biocarburants).
La prépondérance de ce poste est liée à la ruralité du territoire qui entraine la nécessité de réaliser
souvent des distances importantes entre le domicile et les zones d’emplois, d’activités et de services.
Cette particularité est présente sur l’ensemble du département des Alpes de Haute Provence.
Entre 2015 et 2023, les consommations énergétiques du secteur ont augmenté de 1,4%, elles sont
donc relativement stables.
Bien que la consommation énergétique reste très nettement dominée par les produits pétroliers on
note tout de même une progression de 24% des ENR (biocarburants) et l’apparition de la consomma-
tion électrique (bien qu’elle ne représente qu’environ 1,4 GWh en 2023).
Figure 39 : Evolution des consommations énergétiques du secteur des transports routiers en GWh entre 2007 et 2023 sur PAA (source : ATMOSUD, Inventaire V12.3)
Emissions de gaz à effet de serre
Avec des consommations énergétiques composées à plus de 90% de produits pétroliers, le transport
routier constitue le premier secteur émetteur de GES du territoire, avec environ 116 kt éqCO₂ émis en
2023. 98% de ces émissions proviennent de la combustion de produits pétroliers, les 2% restants
étant liés aux émissions non énergétiques du secteur (fuites de gaz réfrigérants des systèmes de
climatisation, usure des pneus et des freins, etc.).
434 424 418 415 411 414 422 420 421 425
347
402 401
461
0
50
100
150
200
250
300
350
400
450
500
2007 2010 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023
Consommation en GWh
Evolution des consommations énergétiques du secteur des transports
routiers de PAA en GWh entre 2007 et 2023 sur PAA (source : ATMOSUD,
Inventaire V12.3)
Autres énergies renouvelables (EnR) Electricité (émissions indirectes)
Gaz Naturel Produits pétroliers
Total généralprovence
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Depuis 2007, les émissions de GES du transport routier sont relativement stables autour de 118
kteqCO2, elles ont fortement diminué en 2020 du fait du confinement lié au COVID avant de
réaugmenter puis de réatteindre un niveau similaire en 2022.
Figure 40 : Evolution des émissions de GES du secteur des transports routiers de PAA entre 2007 et 2023 (source : ATMOSUD, Inventaire V12.3)
Emissions de polluants atmosphériques du secteur des transports routiers
Les émissions de polluants atmosphériques du secteur des transports routiers sont principalement
sous la forme de Nox (environ 52%). Les autres émissions du secteur sont minoritaires (6% des
émissions de PM10, 5% de PM2.5, 4% de COVNM).
125
119 117 118 117 118 119 118 118 119
98
112
120 116
0
20
40
60
80
100
120
140
2007 2010 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023
Emissions en kteqCO2
Evolution des émissions de GES de PAA par vecteur entre 2007 et 2023 (source : ATMOSUD, inventaire 12.3)
Aucune énergie Electricité (émissions indirectes) Gaz Naturel Produits pétroliers Total généralprovence
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Enjeux et potentiels de réduction des émissions de GES
Sur la base de ces constats, une analyse des atouts et des faiblesses du territoire permet de mettre en
exergue certains signaux forts mais également faibles nécessaires à la définition des enjeux prioritaires
du territoire qui seront hiérarchisés par les élus en phase stratégique :
Atouts et opportunités Faiblesses et menaces
- Une attractivité locale forte : 81 % des
actifs travaillent au sein de PAA, et 67%
dans leur commune de résidence.
- Concentration des flux vers les pôles
d’emplois identifiés (Digne-les-Bains,
Château-Arnoux, Seyne) facilitant la pla-
nification des mobilités.
- Parc automobile relativement récent et
performant : 64 % des véhicules classés
Crit’Air 1 ou 2 en 2024.
- Croissance des motorisations alterna-
tives (électrique, hybride, biocarbu-
rants), soutenue par les politiques na-
tionales et régionales.
- Développement de mobilités douces en
lien avec l’attractivité touristique.
- Potentiel de réduction des besoins de dé-
placements via la numérisation et les
espaces de travail partagé.
- Le secteur des transports routiers est le prem-
ier secteur consommateur d’énergie et
émetteur de GES en 2023.
- Les consommations et émissions du secteur
ont peu diminué depuis 2015.
- Une partie importante du territoire est en-
clavée, peu accessible et très dépendante de
la voiture individuelle.
- Le réseau routier est peu dense, fragile et
linéaire : peu d’itinéraires alternatifs, vulnéra-
bilité en cas d’incident.
- L’offre de transports collectifs est limitée, con-
centrée sur Digne-les-Bains et les services sco-
laires.
- Absence de trains à Digne-les-Bains depuis
1991.
- Part marginale des motorisations alternatives
(moins de 5% du parc de véhicules en 2024) :
dépendance énergétique aux produits pétroli-
ers.
- Saturation des axes en période estivale (RN85,
D900), impactant l’accessibilité et la qualité
de vie.
- Inégalités territoriales d’accessibilité.
ENJEUX
- Valorisation de l’offre de transports existants
- Développement et promotion des modes de déplacements alternatifs (vélo, marche, covoi- turage)
- Mobilisation des entreprises locales sur les problématiques de mobilité - Réduction des besoins de déplacements (services en ligne, espaces de travail partagé, tél- étravail)
- Déploiement de l’électromobilité (voire d’autres sources GnV, hydrogène) - Structuration de filières en circuits courtsprovence
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Secteur résidentiel
Caractéristiques principales du parc de logements
SOURCES : INSEE, OBSERVATOIRE DPE – ADEME, INSEE, RP 2023
En 2023, le territoire de PAA compte 33 897 logements. La majorité est occupée à titre de résidence
principale (72,4%), tandis que 18,5% correspondent à des résidences secondaires et 9% sont vacants.
La structure du parc est relativement équilibrée : 59% des logements sont des maisons individuelles
et 39% des appartements.
Les logements sont principalement des grands logements, environ 84% des logements ont 3 pièces
et plus et 30% plus de 5 pièces. A l’inverse, on recense seulement 4,4% de studios.
Enfin, le parc de logements est marqué par son ancienneté : 18,5% des logements ont été construits
avant 1945, 24,7% entre 1946 et 1970 et 28,7% entre 1971 et 1990. Les maisons sont globalement plus
récentes que les appartements, dont plus de la moitié a été édifiée entre 1946 et 1990.
Le parc de logement présentant prédominance majorité de maisons individuelles de grandes surfaces,
couplée à une majorité de résidences principales anciennes, induit des besoins en rénovation et une
adaptation de l'offre locative, notamment sociale. Un redéploiement des grandes surfaces en plus pe-
tite pourrait remobiliser des logements (type colocation pour les séniors ou pour les étudiants ou sai-
sonniers). La baisse des transactions dans l'ancien peut indiquer un ralentissement du marché.
72% du parc a plus de 30 ans d’âge. De fait, il est énergivore, avec des défauts d’isolation donc néces-
site des travaux de rénovation/réhabilitation énergétique. Sur le plan social, le taux de pauvreté est
évalué à 16,3% en 2021. La composition des ménages est majoritairement celle de personnes seules.
Un chiffre préoccupant est le 24% de ménages considérés comme vulnérables énergétiquement. Le
nombre de logements sociaux s'élève à 12,7%.
Le vieillissement de la population représente un enjeu majeur qui devra être pris en compte dans les
politiques d'attractivité résidentielle. De plus, le taux de pauvreté élevé et la vulnérabilité énergétique
significative des ménages nécessitent des actions ciblées en matière d'aide sociale et de rénovation
énergétique des logements.
Ainsi, concernant les étiquettes DPE, on observe un taux encore important de passoire thermique sur
l’agglomération puisque l’on recense environ 46% des logements avec une étiquette E ou inférieure.
Tandis que les logements performants énergétiquement (A et B) ne représente que 8% du parc bâti.provence
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tion agrée E- te com
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Figure 41 : Répartition des logements par étiquette DPE sur PAA (source : observatoire DPE, ADEME)
De 2017 à 2023, le parc de logements de PAA a augmenté de 1 675 unités (soit 4,9%), dont 1 395
appartements, augmentant leur représentation de 37,1% à 39,4%. Les maisons individuelles
représentent ainsi 58,9%. Ces nouveaux logements répondent pour 59% à l’évolution de la taille des
ménages (séparation, décès, décohabitation, etc) et 41% à l’effet démographique (nouveaux arrivants,
naissances, etc). Ceux sont des 2 et 3 pièces qui ont été construits.
Le nombre de logements vacants a diminué entre 2017 et 2023 de 9,8% (3 147 unités) à 9,1% (3 069
unités).
Le nombre de résidences secondaires a augmenté en nombre (+103 unités) mais diminué en part (de
19,8% à 18,5%).
Les 4 pièces et plus représentent 59,4% du parc de logements. Selon l’INSEE, la sous-occupation est
estimée à 73,9% dont 45,2% en sous-occupation accentuée ou très accentuée. Seulement 19,9% des
logements sont occupés de manière normale.
5%
3%
17%
30%
24%
11% 11%
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
35%
A B C D E F G
Répartition des logements par étiquette DPE sur PAA (source : observatoire DPE, ADEME)provence
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Figure 42 : Evolution du nombre de logements par catégorie sur PAA entre 1968 et 2023 (source : INSEE, RP 2023)
Conso mmation d'énergie du secteur résiden tiel
❖ Consommations en 2023
En 2023, le secteur résidentiel est le second secteur consommateur d’énergie du territoire avec une
consommation d’environ 268 GWh. On observe une importante diminution entre 2022 et 2023 (-
12%). Cette consommation est principalement sous la forme d’électricité (50%) et de bois énergie
(23%), tandis que les énergies fossiles (produits pétroliers et gaz) représentent toujours 27% de la
consommation énergétique du secteur. Enfin, on peut noter une part marginale de consommation
d’énergie provenant des réseaux de chaleur urbains.
En revanche, à l’échelle nationale, en 2023, 65% de la consommation énergétique du secteur
résidentiel est liée aux usages de chauffage (source : BâtiZoom – ADEME). Sur PAA, on peut donc
estimer qu’environ 174 GWh sont consommés pour le chauffage du secteur résidentiel.
Figure 43 : Répartition de la consommation énergétique du secteur résidentiel en 2023 (source : ATMOSUD)
14 553
17 038
19 459
23 199
25 984
29 634 31 002
32 222 33 897
1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2017 2023
Evolution du nombre de logements par catégorie sur PAA entre 1968 et
2022 (source : INSEE, RP 2023)
Logements vacants
Résidences secondaires et logements occasionnels
Résidences principales
Ensemble
13%
14%
23%
50%
Répartition de la consommation énergétique du secteur résidentiel en 2023 (source : ATMOSUD)
Gaz Naturel
Produits pétroliers
Bois-énergie (EnR)
Electricitéprovence
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❖ Evolution des consommations énergétiques
Sur la période 2016-2023, les consommations énergétiques du secteur ont reculé de 27%, alors même
si le parc de logements s’est accru d’environ 5%. Cette baisse résulte d’une diminution des besoins de
chauffage liée au changement climatique, de la progression de la rénovation énergétique et des efforts
de sobriété engagés par les habitants. Les programmes de rénovation énergétique (MaPrimeRénov) et
la loi incitant les propriétaires bailleurs à réaliser des travaux énergétiques portent leurs fruits.
La baisse la plus marquée concerne les énergies fossiles, dont la part est passée de 37% de l’énergie
consommée en 2015 à 27% en 2023. Ainsi, on peut également supposer que cette baisse est liée au
changement des modes de chauffage et à la rénovation énergétique des logements.
En effet, pour l'année 2024, 265 dossiers de rénovation énergétiques sur l'EPCI relatifs à un ou
plusieurs postes de type changement de chauffage plus performant, isolation et changements de
menuiseries, ont bénéficié d’une subvention. Ces travaux ont été financés à hauteur de 32,6 % et la
réglementation impose un gain énergétique de 35% minimum pour obtenir des aides. Le changement
des systèmes de chauffage au fioul et gaz vers d'autres solutions de chauffage sont fortement incités.
En ce qui concerne le parc public, des programmes de rénovations énergétiques sont réalisés chaque
année par le bailleur principal historique Habitation de Haute Provence. Ceux-ci bénéficient d'un sou-
tien financier de l'Etat. De plus 70% du pârc de logements sociaux a un DPE de A à D.
A noter pour 2025, des subventions importantes ont pu bénéficier aux logements communaux afin de
les rénover et de remettre les biens sur le marché de la location sociale.8
Figure 44 : Evolution des consommations énergétiques du secteur résidentiel de 2007 à 2023 sur PAA (source : ATMOSUD, Inventaire V12.3)
8 Source : DDT 04, service aménagement urbain et habitat
374
443
389 400
352 358 357 346
310 313 303 312
278 268
0
50
100
150
200
250
300
350
400
450
500
20072010201220132014201520162017201820192020202120222023
Evolution des consommations énergétiques du secteur résidentiel entre 2007 et 2023 (source : ATMOSUD, Inventaire V12.3)
Produits pétroliers
Gaz Naturel
Electricité (émissions indirectes)
Chaleur et froid issus de réseau (émissions
indirectes)
Bois-énergie (EnR)
Total généralprovence
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Emissions de gaz à effet de serre dans le résidentiel
Bien qu’étant le second secteur consommateur d’énergie, le secteur résidentiel n’est que le 4ème
secteur émetteur de GES, cela est lié à la part importante de l’électricité dans le mix énergétique du
secteur avec environ 31 kteqCO2 émis en 2023.
Plus de la moitié de ces émissions sont liées aux énergies fossiles (56%), on retrouve ensuite les
émissions indirectes liées à l’usage de l’électricité et enfin les émissions liées aux ENR (11%) et non
énergétiques (3%).
Figure 45 : Répartition des émissions de GES par secteur sur PAA en 2023 (source : ATMOSUD, inventaire V12.3)
Comme pour les consommations énergétiques, on observe une tendance générale à la baisse des émis-
sions de GES entre 2015 et 2023 (-36%).
Figure 46 : Evolution des émissions de GES du secteur résidentiel entre 2007 et 2023 (source : ATMOSUD, inventaire V12.3)
12%
10%
16%
15%
46%
Répartition des émissions de GES par secteur sur PAA en 2023 (source :
ATMOSUD, inventaire V12.3)
Résidentiel
Tertiaire
Agriculture
Industrie (hors branche énergie)
Transport routier
58
68
54 54
47 48 46 45
38 38 37 38
33
31
0
10
20
30
40
50
60
70
Emissions en kteqCO2
Evolution des émissions de GES par vecteur entre 2007 et 2023 (source :
ATMOSUD, inventaire 12.3)
Produits pétroliers
Gaz Naturel
Electricité (émissions indirectes)
Chaleur et froid issus de réseau (émissions
indirectes)
Bois-énergie (EnR)
Autres énergies renouvelables (EnR)
Aucune énergie
Total généralprovence
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Emissions polluants atmosphérique du résidentiel
Le secteur résidentiel est un émetteur important de polluants atmosphériques, puisqu’il s’agit du pre-
mier émetteur de composés organiques volatils non méthaniques (COVNM) : 55% et de particules fines
(PM10 : 76% et de PM2.5 : 86%) liées à la combustion d’énergie fossile pour les besoins de chauffage
et Eau Chaude Sanitaire (ECS) ainsi que l’utilisation de solvant dans les activités domestiques. C’est éga-
lement un émetteur important de Dioxyde de soufre (21% des émissions).
Enjeux et potentiels de réduction
Sur la base de ces constats, une analyse des atouts et des faiblesses du territoire permet de mettre en
exergue certains signaux forts mais également faibles nécessaires à la définition des enjeux prioritaires
du territoire qui seront hiérarchisés par les élus en phase stratégique :
Atouts et opportunités Faiblesses et menaces
- Parc relativement performant sur les
consommations.
- Poids important de l’électricité et du
bois dans le mix énergétique résidentiel,
limitant les émissions de GES.
- Tendance à la baisse des consomma-
tions énergétiques et des émissions (-
25% et -36% sur 2015-2023).
- Progression de la rénovation éner-
gétique et construction de logements
neufs plus performants.
- Potentiel élevé pour le développement
du photovoltaïque en toiture et en auto-
consommation. Mobilisation croissante
sur la qualité de l’air intérieur et extéri-
eur (enjeu de santé publique).
- Conjoncture favorable à la transition
énergétique : prix élevés des énergies
fossiles incitant au basculement.
- Ancienneté du parc générant de forts besoins
de rénovation.
- Part importante de logements énergivores :
46% classés E ou moins au DPE.
- Faible proportion de logements très perfor-
mants (A-B : 8 %).
- Présence significative de fioul et d’équipe-
ments anciens au bois, lourds en émissions
de GES et de polluants atmosphériques.
- Vulnérabilité sociale : ménages de retraités
et foyers en précarité énergétique exposés
aux hausses de coûts de l’énergie.
- Dépendance résiduelle au fioul, fortement
émetteur et soumis à la volatilité des prix.
- Impact sanitaire majeur des équipements an-
ciens au bois sur la qualité de l’air (premier
émetteur de PM10 et PM2,5).
- Contraintes financières des bailleurs et des
propriétaires occupants limitant la capacité
d’investissement.
ENJEUX
- Poursuivre la rénovation énergétique du parc ancien,
- Substituer les énergies fossiles (notamment le fioul) et moderniser les chauffages au bois, - Développer l’autoconsommation photovoltaïque et valoriser la filière bois locale, - Lutter contre la précarité énergétique en mobilisant les aides,
- Sensibiliser sur la qualité de l’air intérieur/extérieur.provence
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Les activités économiques
SOURCE : DIAGNOSTIC DU SCOT DE PAA APPROUVE LE 10 DECEMBRE 2025 ET RP INSEE, 2023
Le territoire de PAA compte 4 397 établissements économiquement actifs en 2023 répartis sur les
secteurs d’activités suivant.
Figure 47 : Répartition des établissements économiquement actif par catégorie sur PAA en 2023 (source : INSEE, RP 2023)
D’autre part, en 2023 on recense 15 343 salariés (83,3%) et 3 371 non-salariés sur PAA pour une po-
pulation active de 22 827 personnes. 54% de ces salariés sont affectés au secteur de l’administration
publique, enseignement, santé, action sociale, 32% au secteur du commerce, transports, services di-
vers, 8% au secteur de l’industrie et 1% au secteur de l’agriculture et le reste au secteur de la construc-
tion.
Le secteur tertiaire
Le tertiaire représente 3 399 établissements et 88% des emplois sur le territoire ce qui en fait le
1ersecteur économique du territoire. De plus, le tourisme constitue un pilier du développement écono-
mique local, représentant 6 % des emplois en 2024.
En 2025, 951 hébergements actifs sur PAA dont 263 à Digne-les-Bains et 162 à Moustiers-Sainte-Marie.
On recense 13 798 lits des hébergements actifs (marchands) sur PAA dont 2 188 dans la ville-centre et
2 855 à Moustiers-Sainte-Marie. Cette dernière concentre moins d’hébergements mais plus de lits que
Digne-les-Bains car le nombre de campings y est plus important.
La capacité moyenne des hébergements sur le territoire est de 15 personnes (14,85).
8%
14%
25%
2% 3%
5% 14%
17%
11%
Répartition des établissements économiquement actifs de PAA par
catégorie (source : INSEE, RP 2023)
Industrie manufacturière, industries extractives et autres
Construction
Commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration
Information et communication
Activités financières et d'assurance
Activités immobilières
Activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien
Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale
Autres activités de servicesprovence
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Le secteur de l’hébergement et de la restauration représente un pilier important de l’économie
touristique de Provence Alpes Agglomération, avec environ 500 entreprises, 850 emplois et une valeur
ajoutée estimée à 27 millions d’euros. On estime à 112 millions d’euros la consommation touristique
annuelle générée par les touristes en séjour sur le territoire9.
Les tensions saisonnières dans certaines zones touristiques soulignent la nécessité de diversifier
l'économie locale et de favoriser la création d'emplois pérennes et de logements pour loger les
saisonniers. Les secteurs en tension en matière de logements ont identifié dans des zones spécifiques
comme Moustiers-Sainte-Marie. Pour ce faire, certaines communes prennent des dispositions : achat
de logement, aides financières pour participer aux loyers des saisonniers.
La croissance de la "silver économie" offre des perspectives d'emploi et de développement de ser-
vices adaptés aux seniors, pouvant compenser en partie le vieillissement de la population. L’objectif
est de développer des logements inclusifs et ou de la co-location séniore avant l’entrée en EPHAD.
La "silver économie" a connu une croissance estimée à +18 % entre 2010 et 2020 (DDT).
❖ Consommation d'énergie du secteur tertiaire
1.1.1.1..1 Consommations en 2023
En 2023, le secteur tertiaire est le quatrième secteur consommateur d’énergie du territoire10 avec
une consommation d’environ 136 GWh.
Cette consommation est principalement sous la forme d’électricité (67%), les énergies fossiles
(produits pétroliers et gaz) représentent le reste de la consommation (25% pour le gaz naturel et 7%
pour les produits pétroliers).
Figure 48 : Répartition de la consommation énergétique du secteur tertiaire de PAA en 2023 par énergie (source : ATMOSUD, inventaire V12.3)
9 D’après le portrait de territoire de l’agence de développement
10 Il apparaît comme 3ème secteur d’après les données d’ATMOSUD, en revanche, on recense 129 GWh
de consommation énergétique inconnue liée au secret statistique, cette consommation est attribuable au secteur industriel
0%
6%
26%
67%
Répartition de la consommation énergétique du secteur tertiaire de PAA en 2023 par énergie (source : ATMOSUD, inventaire V12.3)
Bois-énergie (EnR)
Produits pétroliers
Gaz Naturel
Electricitéprovence
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1.1.1.1..2 Evolution des consommations
Sur la période 2015-2023, les consommations énergétiques du secteur ont reculé de 12%, La baisse la
plus marquée concerne les produits pétroliers (-48%).
Le nombre d’actifs ayant un emploi étant en augmentation sur la période 2016-2022, de même que
pour le secteur résidentiel, on peut supposer que cette baisse de la consommation énergétique du
secteur est liée à plusieurs facteurs :
- une diminution des besoins de chauffage liée au changement climatique,
- la progression de la rénovation énergétique des locaux,
- les efforts de sobriété engagés par les employés,
- et la construction de bâtiments neufs plus performants sur le plan énergétique.
Figure 49. Evolution des consommations énergétiques du secteur tertiaire en GWh entre 2007 et 2023 sur PAA (source : ATMOSUD, Inventaire V12.3)
❖ Emissions de GES du secteur tertiaire
De même que pour le secteur que pour le secteur résidentiel, les consommations énergétiques du
secteur étant en grande majorité sous la forme d’électricité, le secteur tertiaire ne représentent que
11% des émissions de GES du territoire alors qu’il représente 13% des consommations.
En revanche, les sources de ces émissions sont très variées, ainsi, le gaz naturel représente
logiquement le premier poste d’émissions (34%), on retrouve ensuite les émissions indirectes liées à
l’électricité (27%), puis les émissions non énergétiques (26%) liées aux fuites de gaz frigorigènes ou aux
procédés spécifiques et enfin les émissions liées à la combustion de produits pétroliers (13%).
174
199
172 170
154 156 157 157 154 156 146 153 147
136
0
50
100
150
200
250
2007 2010 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023
Consommation en GWh
Evolution des consommations énergétiques du secteur tertiaire de PAA en GWh entre 2007 et 2023 sur PAA (source : ATMOSUD, Inventaire V12.3)
Bois-énergie (EnR) Electricité Gaz Naturel Produits pétroliers Total généralprovence
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Figure 50: Répartition des émissions de GES du secteur tertiaire en 2023 par énergie (source : ATMOSUD, inventaire v12.3)
Entre 2015 et 2023, les émissions du secteur ont diminué d’environ 28%, principalement grâce à la
réduction des émissions non énergétiques et des produits pétroliers.
Figure 51 : Evolution des émissions de GES du secteur tertiaire entre 2007 et 2023 (source : ATMOSUD, inventaire V12.3)
28%
34%
10%
28%
Répartion des émissions de GES du secteur tertiaire de PAA en 2023 par
source (source: ATMOSUD, inventaire v12.3)
Gaz Naturel Electricité (émissions indirectes) Produits pétroliers Aucune énergie
38
46
41 40
36 36 35 35
33 32
29 29 27
26
2007 2010 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023
Emissions en kteqCO2
Evolution des émissions de GES du secteur tertiaire de PAA entre 2007
et 2023 (source : ATMOSUD, Inventaire V12.3)
Aucune énergie Bois-énergie (EnR)
Electricité (émissions indirectes) Gaz Naturel
Produits pétroliers Total généralprovence
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❖ Emissions polluants atmosphérique du secteur tertiaire
Le secteur tertiaire est un secteur peu émetteur de polluants atmosphériques : il ne représente que
2% des émissions de SO2 et 2% de Nox du territoire.
❖ Enjeux et potentiels de réduction
Sur la base de ces constats, une analyse des atouts et des faiblesses du territoire permet de mettre en
exergue certains signaux forts mais également faibles nécessaires à la définition des enjeux prioritaires
du territoire qui seront hiérarchisés par les élus en phase stratégique :
Atouts et opportunités Faiblesses et menaces
- Poids majeur du secteur tertiaire : 86%
des emplois et 68% de la consommation
énergétique sous forme d’électricité.
- Une baisse importante des consomma-
tions (-12% entre 2015 et 2023) et des
émissions de GES (-28%).
- Progression de la rénovation éner-
gétique et construction de bâtiments ter-
tiaires récents plus performants.
- Politiques nationales de transition éner-
gétique et rénovation des bâtiments ter-
tiaires.
- Potentiel pour renforcer la sobriété éner-
gétique et la performance envi-
ronnementale des locaux.
- Valorisation d’une offre touristique dura-
ble : mobilités douces, qualité envi-
ronnementale, attractivité des espaces
naturels.
- Consommations significatives d’énergies fossiles
: 25% gaz naturel, 7% produits pétroliers.
- Augmentation récente de la consommation de
gaz naturel : +8% entre 2015 et 2023.
- Emissions non énergétiques notables (26 % du
total), liées aux fuites de gaz frigorigènes ou
procédés spécifiques.
- Économie touristique sensible aux variations
saisonnières et aux aléas climatiques (stations
de montagne, hébergements).
- Vulnérabilité à la conjoncture économique et
aux politiques de maîtrise des dépenses
publiques, du fait du poids du secteur public.
- Fragilité des petites entreprises du commerce et
des services face aux crises économiques ou san-
itaires.
- Pression concurrentielle entre territoires alpins
pour capter les flux touristiques.
- Risque climatique : aléas impactant les stations
et communes de montagne et certaines formes
de tourisme saisonnier.
- Dépendance résiduelle aux énergies fossiles et
hausse potentielle de leur coût.
ENJEUX
- Renforcer la performance énergétique et environnementale du parc tertiaire (application du décret tertiaire),
- Structurer un tourisme durable, moins dépendant des aléas climatiques et saisonniers, - Maîtriser les consommations de gaz et réduire les émissions non énergétiques (fuites frig- origènes),
- Valoriser l’attractivité des services et commerces de proximité pour limiter la dépendance aux grands pôles extérieurs.provence
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L’agriculture
❖ Caractéristiques principales du secteur
SOURCE : RECENSEMENT AGRICOLE DE 2020, AGRESTE
L’agriculture constitue une composante importante du territoire de Provence Alpes Agglomération,
marquée par la polyculture et le polyélevage. En 2020, on y recense 472 exploitations agricoles
mobilisant 815 emplois équivalents temps plein. La surface agricole utilisée atteint 36 700 hectares,
soit près de 23 % de la superficie totale du territoire. Une part significative de cette SAU est engagée
dans des pratiques durables : 23% sont dédiés à l’agriculture biologique. Par ailleurs, 9% des surfaces
sont irriguées, illustrant l’importance des ressources en eau dans le maintien et le développement de
l’activité agricole locale.
❖ Consommation énergétique du secteur
Le secteur agricole est un secteur peu consommateur d’énergie : 24 GWh en 2023 soit environ 2%
des consommations totales du territoire. Ces consommations sont principalement sous la forme de
produits pétroliers (61%) et d’électricité (35%).
Figure 52 : Répartition de la consommation énergétique du secteur de l'agriculture en 2023 par énergie (source : ATMOSUD, inventaire V12.3)
Les consommations énergétiques du secteur sont globalement stables depuis 2015 (+3,6%).
0%
4%
35%
61%
Répartition de la consommation énergétique du secteur de l'agriculture de PAA en 2023 (source : ATMOSUD, inventaire V12.3)
Gaz Naturel
Autres énergies renouvelables
(EnR)
Electricité
Produits pétroliersprovence
alpesErg
SE RCE RMTOERE SÉQUESTRATION CARBONE À p Provence-Alpes Agglomération
rovence
alpesEre Zones agricoles en 2023
Réalisation : Écovia, 2025. Source : RPG 2023 (IGN) | Fond : ESRI World Topo
"a Éléments de repère : Types d'agriculture : bu Autres oléagineux Eu Fourrage EM Oliviers à C1 Périmètre du PCAET Blé tendre M7 Protéagineux | Estives et landes EM Autres cultures
[___] Limite communale EN Maïs grain et ensilage MMM Plantes à fibres Prairies permanentes industrielles
— Cours d'eau | Orge Gel (surfaces gelées Prairies temporaires mn Légumes ou fleurs Lu Autres céréales sans production) EM \ergers EM Divers cobé BE Légumineuses à EM Vignes
Ne Tournesol grens EM Fruits à coque ”.
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Figure 53. Surfaces agricoles par type d'agriculture (source : RPG 2023)provence
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❖ Emissions de GES du secteur
Du fait de l’importance des émissions non énergétiques du secteur agricole la source principale
d’émissions de GES ne provient pas de la combustion d’énergie mais de sources non énergétiques.
Les émissions de GES non énergétiques du secteur agricole proviennent principalement des processus
biologiques liés aux pratiques d’élevage et de culture. Les ruminants émettent du méthane (CH₄) par
fermentation entérique, tandis que le stockage et l’épandage des effluents d’élevage génèrent à la fois
du méthane et du protoxyde d’azote (N₂O). Les sols agricoles constituent également une source
importante de N₂O, en raison de l’utilisation d’engrais azotés minéraux ou organiques. Enfin, certaines
émissions proviennent de la gestion des cultures spécifiques (riziculture, prairies permanentes) et du
retournement des sols. Ces gaz, bien que moins émis en volume que le CO₂, ont un pouvoir de
réchauffement global beaucoup plus élevé : sur 100 ans, le méthane réchauffe environ 28 fois plus que
le CO₂ et le protoxyde d’azote près de 265 fois plus.
Ainsi, bien qu’étant un faible consommateur d’énergie, le secteur agricole représente le second
émetteur de GES du territoire, avec des émissions d’environ 41 kteqCO2. On n’observe aucune
évolution des émissions du secteur sur la période 2015-2023.
Figure 54 : Répartition des émissions de GES du secteur agricole en 2023 par source (source : ATMOSUD, inventaire v12.3)
❖ Emissions de polluants atmosphériques du secteur
Sur PAA, l’agriculture est un important secteur émetteur de polluants atmosphériques : il est
responsable de 97% des émissions de NH3, de 29% des émissions de Nox et de manière plus minoritaire
de 11% des émissions de PM10, de 6% des émissions de COVNM et de 4% des émissions de PM2.5.
45 44
40 41 41 41 41 41 41 41 41 41 41 41
0
5
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Emissions en kteqCO2
Evolution des émissions de GES du secteur agricole entre 2007 et 2023 (source : ATMOSUD, inventaire 12.3)
Aucune énergie Electricité (émissions indirectes) Gaz Naturel Produits pétroliers Total généralprovence
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❖ Enjeux
Sur la base de ces constats, une analyse des atouts et des faiblesses du territoire permet de mettre en
exergue certains signaux forts mais également faibles nécessaires à la définition des enjeux prioritaires
du territoire qui seront hiérarchisés par les élus en phase stratégique :
Atouts et opportunités Faiblesse et menaces
- Consommations énergétiques faibles :
24 GWh, soit 2 % du total territorial.
- Progression des ENR dans le mix éner-
gétique agricole (+21 % entre 2015 et
2023).
- Activité agricole bien représentée sur
PAA : 472 exploitations, 815 ETP, 36 700
ha de SAU (23 % du territoire).
- Diversité des pratiques (polyculture,
polyélevage) favorisant la résilience.
- Développement de l’agriculture bi-
ologique (23 % de la SAU) et des filières
locales de qualité (labels, circuits courts).
- Diversification possible vers des pra-
tiques agroécologiques réduisant les in-
trants et les émissions (pâturage exten-
sif, valorisation des prairies).
- L’agriculture contribue à la séquestration
carbone du territoire.
- Dépendance persistante aux produits pétroliers
(61 % des consommations d’énergie agricoles).
- Vulnérabilité aux aléas climatiques (sécheresses,
disponibilité en eau pour l’irrigation).
- Emissions de GES très importantes malgré une
faible consommation d’énergie.
- Stagnation des émissions de GES depuis 2015.
- Poids significatif des émissions non énergétiques
: fermentation entérique, épandages, sols
agricoles.
- Contribution élevée à la pollution de l’air.
- Vulnérabilité accrue au changement climatique :
sécheresses, stress hydrique, événements ex-
trêmes.
- Pression économique sur les exploitations : faible
rentabilité, dépendance aux prix des intrants.
- Concurrence des usages du sol : urbanisation,
pressions foncières, autres usages économiques
ou touristiques.
ENJEUX
- Soutenir la transition agroécologique et la montée en puissance du bio, - Réduire les émissions non énergétiques (fermentation, épandages, sols) et améliorer la gestion des effluents,
- Assurer une gestion équilibrée et partagée de la ressource en eau, conciliant les besoins agricoles en irrigation avec ceux des autres usages et la préservation des milieux naturels. - Valoriser les filières locales (circuits courts, agroalimentaire, biomasse/énergie), - Protéger le foncier agricole face aux pressions concurrentes,
- Renforcer le rôle de l’agriculture dans la séquestration carbone par le maintien et le développe- ment des prairies permanentes, l’agroforesterie et les pratiques de conservation des sols.provence
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L’industrie
❖ Caractéristiques principales du secteur
L’activité industrielle est installée au bord de la Durance, sur la commune de Château-Arnoux-Saint-
Auban, depuis le début du 20e siècle. L’usine de produits chimiques de Saint-Auban (Arkema),
aujourd’hui en phase de transition, reste un acteur majeur du territoire ; autour de ce site historique,
de nombreuses industries se sont implantées. En plus de la chimie, l’industrie agro-alimentaire s’est
développée sur le territoire en mettant en valeur le terroir local.
Aujourd’hui ce secteur très important sur le territoire puisque l’on recense 359 établissements
industriels (dont 130 établissements employeurs industriels) soit 8,2% des 4 397 établissements
économiquement actifs.
❖ Consommation énergétique du secteur
L’industrie est le 3ème secteur consommateur d’énergie du territoire avec 212 GWh en 2023. 51% de
la consommation énergétique du secteur provient du gaz naturel, 46% de l’électricité et 2% des
produits pétroliers.
Les consommations énergétiques du secteur ont diminué d’environ 4% entre 2015 et 2023 et sont très
variables d’une année sur l’autre. Ainsi, la tendance d’évolution du secteur semble incertaine.
Figure 55 : Evolution des consommations énergétiques du secteur industriel en GWh entre 2012 et 2023 sur PAA (source : ATMOSUD, Inventaire V12.3)
❖ Emissions de GES du secteur
L’industrie est le 3ᵉ secteur émetteur de GES du territoire avec 39 kteqCO₂ en 2023.
Les émissions non énergétiques liées aux processus industriels représentent environ 26% du total.
Concernant les émissions énergétiques, plus de la moitié proviennent de la combustion de gaz naturel
(58 %), 13% de l’électricité 3% des produits pétroliers.
Une très importante baisse a eu lieu de 2007 à 2012 (de 106 kteqCO2 à 55), en lien avec la baisse de
l’industrie. Depuis 2015, les émissions de GES du secteur industriel sont stables.
115
136
265
248
236
221
242
255 245
217 214
249
223 212
2007 2010 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023
Evolution des consommations énergétiques du secteur industriel entre 2007 et 2023 (source : ATMOSUD, Inventaire V12.3)
Bois-énergie (EnR) Electricité (émissions indirectes) Gaz Naturel Produits pétroliers Total généralprovence
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Figure 56 : Evolution des émissions de GES du secteur de l'industrie entre 2007 et 2023 (source : ATMOSUD, Inventaire V12.3)
❖ Emissions de polluants atmosphériques du secteur
Le secteur de l’industrie est un important émetteur de polluants atmosphériques, ainsi, il est
responsable de 74% des émissions de SO2, et de 31% des émissions de COVNM, de manière moins
importante, il est également émetteur de 7% des PM10, de 6% des Nox et de 4% des PM2.5.
106
71
55
47 44
41 40 45 42 40 39 45 39 39
0
20
40
60
80
100
120
2007 2010 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023
Emissions en kteqCO2
Evolution des émissions de GES du secteur industriel entre 2007 et 2023 (source : ATMOSUD, inventaire 12.3)
Aucune énergie Autres non renouvelables Bois-énergie (EnR)
Electricité (émissions indirectes) Gaz Naturel Produits pétroliers
Total généralprovence
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❖ Enjeux et potentiels de réduction
Sur la base de ces constats, une analyse des atouts et des faiblesses du territoire permet de mettre en
exergue certains signaux forts mais également faibles nécessaires à la définition des enjeux prioritaires
du territoire qui seront hiérarchisés par les élus en phase stratégique :
Atouts et opportunités Faiblesses et menaces
- Secteur industriel structuré autour du
site chimique de Saint-Auban (Arkema)
et de ses filières associées.
- Diversification en cours avec l’industrie
agroalimentaire, valorisant le terroir lo-
cal.
- Poids économique non négligeable : 359
établissements industriels.
- Consommations énergétiques stables
dont une part importante d’électricité
(46% en 2023).
- Transition industrielle engagée (ex. site
Arkema en reconversion), opportunité
pour développer des activités moins
polluantes et plus innovantes.
- Politiques publiques et dispositifs d’ac-
compagnement pour l’efficacité éner-
gétique et la décarbonation des procédés
industriels.
- Potentiel de diversification vers l’écono-
mie circulaire, l’écologie industrielle et
territorial (filières vertes : hydrogène, bi-
omatériaux, valorisation énergétique des
déchets).
- Dépendance persistante aux énergies fossiles.
- Emissions industrielles encore significatives (3ᵉ
secteur émetteur avec 39 kteqCO₂ en 2023).
- Processus industriels générant des émissions non
énergétiques notables (28 % du total des émis-
sions du secteur).
- Contribution majeure à la pollution atmosphé-
rique locale : 74 % du SO₂, 31 % des COVNM, parts
notables de NOx et de particules.
- Vulnérabilité aux variations des coûts éner-
gétiques et à la disponibilité des énergies fossiles.
- Contraintes réglementaires croissantes sur les
émissions industrielles (GES, SO₂, COVNM), pou-
vant peser sur la compétitivité.
- Risques environnementaux et sanitaires associés
aux émissions industrielles, susceptibles de ren-
forcer les tensions locales.
- Concurrence d’autres territoires mieux équipés
pour accueillir des industries innovantes ou bas-
carbone.
ENJEUX
- Accompagner la reconversion et la diversification des filières industrielles (notamment autour du site de Saint-Auban),
- Réduire encore les émissions de GES et de polluants atmosphériques, en particulier celles liées aux procédés et aux énergies fossiles,
- Améliorer la résilience énergétique des sites industriels (électrification, sobriété, recours aux ENR),
- Valoriser les synergies territoriales via l’écologie industrielle et circulaire, - Maintenir l’emploi industriel local tout en orientant le secteur vers des activités durables et innovantes.provence
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Les déchets
Provence Alpes Agglomération assure la compétence de collecte des déchets ménagers et assimilés,
en régie, via quatre bassins de collecte (Digne-les-Bains, Château-Arnoux, Seyne et Bras d’Asse). Cette
organisation comprend la collecte des ordures ménagères, la collecte sélective et la gestion des 9 dé-
chèteries.
Les Déchets Ménagers et Assimilés (DMA) regroupent :
- Les Ordures Ménagères Résiduelles (OMR) ;
- Les déchets collectés en déchetteries ;
- Les encombrants des ménages ;
- Les déchets dangereux des ménages ;
- Les déchets verts des ménages et des collectivités territoriales ;
- Les déchets des activités économiques assimilés aux déchets des ménages ; - Les déchets collectés sélectivement : le verre, les emballages et le papier issus du tri séparé ; - Les déchets alimentaires collectés séparément.
La compétence traitement a été transférée au SYDEVOM de Haute-Provence, syndicat mixte départe-
mental qui gère le traitement et la prévention des déchets pour 169 communes, représentant environ
118 000 habitants. Le syndicat assure le transfert des ordures ménagères résiduelles et des recyclables
vers les centres de traitement adaptés, en gérant l’élimination, le tri des matériaux, les contrats avec
les éco-organismes et filières de reprise, ainsi que le contrôle des refus de tri et la réalisation des ou-
vrages liés à cette compétence.
PAA est engagée depuis 2021 dans le « Contrat d’objectifs territorial », proposé par l’ADEME,
permettant une démarche intégrée des politiques pour la transition écologique en accord avec le plan
de relance, les thématiques du climat, énergie, ressources, gouvernance, mobilités, biodiversité et
économie ainsi que la mise en place d’une démarche d’amélioration continue sur 4 ans.
L’agglomération a aussi poursuivi son engagement dans la prévention des déchets à travers : « Le
Contrat d’Objectifs de la Région Sud » répondant aux objectifs de la planification régionale signé en
octobre 2021 ; La charte nationale « Plage sans déchet plastique » et la charte régionale « Zéro déchet
plastique en Méditerranée » en mai 2022.
Le territoire est doté d’un PLPDMA établit pour la période 2021-2026 qui visent l’atteinte des objectifs
réglementaires suivants :
- Une diminution de 10% de la quantité de Déchets Ménagers et Assimilés Non Dangereux (DMA ND) produits, en 2025 par rapport à 2015,
- Une diminution de 50% de déchets enfouis, en 2025 par rapport à 2010, - Un taux de valorisation matière de 55%, en 2035.
Depuis 2022, de nombreuses actions ont été mises en place : installation de colonnes, optimisation
de la tournée de collecte des ordures ménagères, récolte des biodéchets, etc. En parallèle de
nombreuses campagnes de communication et sensibilisation ont été réalisées et la taxe incitative
devrait être mise en place en 2027. Entre 2022 et 2023, la production d’ordure ménagères a été
réduite de 20% sur le territoire.
Au total en 2024, 32 082 tonnes de DMA ont été collectés, soit une production d’environ 658 kg/hab
(source : RPQS). Les Ordures Ménagères Résiduelles (OMR) représentent 247 kg par habitant en 2024,
niveau inférieur à celui de la Région et du département, et similaire à la moyenne nationale.provence
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La diminution observée depuis 2015 résulte directement de la mise en place d’une nouvelle
organisation de collecte des OMA en colonnes regroupées en Points d’Apport Volontaire (PAV).
Figure 57. Performance de la collecte des déchets sur PAA (source : service déchets PAA)
Sur la commune de Chateau Arnoux Saint Auban, on retrouve le site industriel Méta régénération en
matière de traitement et de valorisation des déchets contaminés au mercure. Les consommations de ce
secteur ne sont pas disponibles pour cause de secret statistique, en revanche, les émissions de ce secteur
sont de 14 kteqCO2 soit environ 5% des émissions totales du territoire en 2023 dont 98% sont liées aux
sites Méta régénération. La contribution du secteur aux émissions de polluants atmosphériques est qua-
siment nulle. Ces émissions sont en diminution depuis 2015 d’environ 35%.provence
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La qualité de l’air de Provence Alpes Agglo
Les enjeux de la qualité de l’air
Les enjeux sanitaires
La qualité de l’air est un enjeu majeur de santé publique. Ses effets sur la santé sont avérés. Ils peuvent
être immédiats ou à long terme (affections respiratoires, maladies cardiovasculaires, cancers…). C’est
notamment l’exposition chronique aux particules qui conduit aux effets et donc aux impacts les plus
importants pour la santé. En octobre 2013, l’Organisation mondiale de la santé a classé la pollution de
l’air extérieur comme cancérogène certain pour l’homme.
D’après la dernière estimation publiée par Santé publique France, la pollution aux particules fines PM2,
5 est responsable d’environ 40 000 décès par an et de 7000 décès pour le NO2.
Il existe trois voies de contamination chez l’homme :
- la voie respiratoire : c’est la principale entrée pour les polluants de l’air ;
- la voie digestive : les polluants présents dans l’air retombent dans l’eau, sur le sol ou les
végétaux et contaminent les produits que l’on ingère (ex. : pesticides, métaux lourds) ;
- la voie cutanée : elle reste marginale (ex. : éléments toxiques contenus dans certains
insecticides).
Les polluants atmosphériques ont des effets sur la santé en fonction de :
- leur taille : ils pénètrent d’autant plus profondément dans l’appareil respiratoire et sanguin que leur diamètre est faible ;
- leur composition chimique : ils peuvent contenir des produits toxiques (ex. : métaux)
- la dose inhalée ;
- l’exposition spatiale et temporelle ;
- l’âge, l’état de santé, le sexe les habitudes des individus (ex. : tabagisme).
Les polluants atmosphériques ont des effets :
- immédiats (après une exposition de courte durée) : manifestations cliniques, fonctionnelles ou biologiques qui surviennent dans des délais rapides suite aux variations journalières des ni- veaux ambiants de pollution atmosphérique ;
- à long terme (après des expositions répétées ou continues tout au long de la vie) : les polluants de l’air favorisent la poursuite et/ou l’accroissement d’événements de santé, induisent une surmortalité et une baisse de l’espérance de vie.
❖ Les enjeux environnementaux et financiers
Les polluants atmosphériques ont des effets néfastes sur l’environnement : les bâtis (salissures par les
particules), les écosystèmes et les cultures (nécroses foliaires par l’ozone par ex.). Leurs coûts sont
évalués à plusieurs milliards d’euros : en 2015, une commission d’enquête du Sénat a estimé à minima
son coût à 4 milliards d’euros par an.provence
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❖ Les enjeux réglementaires
Le SRADDET de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, approuvé le 15 octobre 2019 et modifié en 2025,
fixe l’objectif suivant en termes de réduction des émissions de polluants atmosphériques et d’amélio-
ration de la qualité de l’air :
❖ Objectif 21 : améliorer la qualité de l’air et préserver la santé de la population (ci-dessous les ob-
jectifs détaillés par polluant :
Par rapport au niveau de 2012 2021 2023 2026 2030 2050
PM2.5 -33% -40% -46% -55% /
PM10 -29% -35% -40% -47% /
NOx -44% -54% -56% -58% /
COVNM -21% -26% -31% -37% /
GES -15,5% -19% -22% -27% -75%
Pourcentage de la population
exposée aux dépassements de
valeurs limites NO2 et PM
ND 5% 4% 3% /
Pourcentage de la population
exposée aux dépassements de
valeurs limites O3
ND 70% 65% 60% /
Analyse de la qualité de l’air du territoire
L’analyse de la qualité de l’air s’opère sous deux angles : l’observation des concentrations des polluants
sur le territoire au fil du temps et l’analyse des émissions sectorielles des polluants du territoire.
La surveillance de la qualité de l’air pour le département des Alpes de Haute Provence est assurée grâce
à deux stations de mesure que sont l’Observatoire de Haute-Provence et une autre station à Manosque.
En outre, le territoire dispose d’une station de mesure des photochimiques (ozone), à Château-Arnoux-
Saint-Auban.
Le territoire est également couvert par une plateforme de modélisation régionale haute résolution
qui permet de visualiser les niveaux de pollution ainsi que par l’inventaire des émissions de polluants
de l’air et du climat.
Les déplacements des polluants sont influencés par la météo. Plusieurs facteurs à prendre en considé-
ration :
- Le vent
- Les températures : haleur estivale et l’ensoleillement favorisent les processus photochimiques, comme la formation d’ozone. Cependant le froid a une influence indirecte sur une hausse des polluants liée à une moins bonne combustion.
- La pluie : elle favorise la dispersion des polluants soit par retour au sol soit par dissolution.
Les zones rurales, l’arrière-pays et les zones montagneuses, où les sources de pollution sont peu nom-
breuses, sont exposées à l’ozone. En effet, le déplacement des masses d’air entraîne l’ozone vers ces
zones et des valeurs élevées sont enregistrées fréquemment dans les Alpes de Haute-Provence.provence
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De plus, les particules sahariennes se déplacent jusque dans notre région et certains épisodes de pol-
lution sont liés à cet apport. Les transferts de masses d’air amènent des particules fines de la plaine du
Pô (Italie) au sud-est de la France.
Exposition aux particules fines
❖ PM10
Le territoire est relativement peu exposé à la pollution de PM10 malgré une concentration plus
marquée autour de la zone industrielle de Château Arnoux.
Figure 58 : Concentration moyenne de PM10 sur PAA en 2024 (source : ATMOSUD, 2024)provence
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❖ PM2.5
De la même manière, les concentrations de PM2.5 sont peu importantes.
Figure 59 : Concentration moyenne de PM2.5 sur PAA en 2024 (source : ATMOSUD, 2024)provence
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PLAN CLIMAT AIR
ÉNERGIE TERRITORIAL
Provence-Alpes Agglomération
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Exposition au N O2
L’exposition du territoire à la pollution de NO2 est négligeable.
Figure 60 : Concentration moyenne annuelle de NO2 en 2024 (source : ATMOSUD, 2024)provence
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PLAN CLIMAT AIR
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Exposition à l’ozone
En revanche, l’exposition du territoire à l’ozone en 2024 est plus importante, surtout au sud.
Figure 61 : Concentration d'ozone sur PAA en 2024 (source : ATMOSUD)provence
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Seuils issus des recommandations de
l'Organisation Mondiale de la Santé,
au-delà desquels la pollution de l'air
a un effet avéré sur la santé,
Projet de valeurs limites réglementaires 2030
proposées par la Commission Européenne
le 26 octobre 2022
Les classes sans - correspondent
à un dépassement pour 1 seul polluant
Les classes avec un - correspondent
à un dépassement pour 2 ou 3 polluants
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Carte stratégique de l’air 2023
La Carte Stratégique Air (CSA) est un outil cartographique national harmonisé qui permet de
diagnostiquer rapidement l’exposition de la population à la pollution atmosphérique et d’en visualiser
les enjeux. Construite sur des critères validés au niveau national et révisés tous les cinq ans, elle repose
sur trois polluants majeurs (NO₂, PM₁₀ et PM₂,₅), avec une méthodologie standardisée : moyenne
annuelle pour le NO₂, médiane sur trois ans pour les particules afin de limiter l’effet de la météo, et
mise à jour régulière des données. Les classes de la carte intègrent à la fois les lignes directrices de
l’OMS et les seuils réglementaires européens (directive 2008 et directive 2024 à horizon 2030). La CSA
met en évidence les zones en dépassement ou en vigilance, et peut être produite à différentes échelles,
son intérêt majeur étant à celle des EPCI et des agglomérations pour guider l’urbanisme. Elle constitue
ainsi un outil de diagnostic et d’aide à la décision pour les documents d’urbanisme et les projets
d’aménagement, permettant une lecture simple et comparable sur tout le territoire.
Les différentes classes de la CSA sont expliquées dans le graphique ci-dessous :
D’après la carte stratégique de l’air 2023, la population de PAA est globalement peu exposée à la
pollution de l’air (exposition de niveau A à B : seuil de recommandation de l’OMS) sauf sur le centre-
ville de Digne-les-Bains ou les l’exposition peut atteindre le niveau F.provence
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PLAN CLIMAT AIR
ÉNERGIE TERRITORIAL
Provence-Alpes Agglomération
QUALITÉ DE L'AIR
Carte stratégique de l'air en 2023
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Réalisation : Écovia, 2025. Source : Atmosud | Fond : ESRI World Topo
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Figure 62 : Carte stratégique de l'air en 2023 sur PAA (source : ATMOSUD, 2024)provence
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Analyse des émissions de polluants atmosphériques sur le territoire
Ramenées au nombre d’habitants, les émissions de polluants sur PAA ne présentent pas un niveau
élevé. Les émissions sont plus fortes que la moyenne régionale mais plus faibles que la moyenne
départementale pour les COVNM, le NH₃, les PM₁₀ et les PM₂,₅. En revanche, elles demeurent
inférieures aux moyennes départementales et régionales pour les NOx et le SO₂.
Figure 63 : Comparaison des émissions de polluants atmosphériques par habitant (source : ATMOSUD, inventaire 12.3)
La répartition des émissions de polluants atmosphériques sur PAA montre que quelques secteurs
concentrent l’essentiel des émissions selon les substances considérées.
- COVNM : le secteur résidentiel (52%) et l’industrie (31%) sont les principaux contributeurs.
- NH₃ : l’agriculture domine très largement avec 98% des émissions.
- NOx : le transport routier constitue la source principale (56%), suivi de l’agriculture (28%).
- PM₁₀ et PM₂,₅ : les émissions proviennent majoritairement du résidentiel (71% pour les PM₁₀
et 82% pour les PM₂,₅), devant l’agriculture (13% et 5%).
- SO₂ : l’industriel est la source principale (78 %), suivi du résidentiel (17%).
Le secteur résidentiel est la première source d’émissions pour la majorité des polluants (PM₁₀, PM₂,₅,
COVNM), tandis que l’agriculture domine largement pour l’ammoniac (NH₃) et contribue aussi aux NOx
et aux particules, et que le transport routier est le principal émetteur de NOx.
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COVNM NH3 NOx PM10 PM2,5 SO2
Comparaison des émissions de polluants atmosphériques par
habitant en 2023 (source : ATMOSUD, inventaire 12.3)
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Figure 64 : Répartition des émissions anthropiques par secteur d'activité (source : ATMOSUD, inventaire 12.3)
Emissions de PM10 et 2,5
Les PM 10 et 2,5 sont des particules en suspension (notées PM pour ‘Particulate matter). Ces particules
fines sont des poussières principalement issues de combustions incomplètes des moteurs thermiques.
Les valeurs limites pour la protection de la santé humaine pour les PM 10 sont les suivantes :
- 50 μg/m3 en moyenne par jour, et à ne pas dépasser plus de 35 jours par an ;
- 40 μg/m3 en moyenne annuelle.
Pour les PM 2,5 il n’y a pas de réglementation mais uniquement un objectif de qualité fixé par l’OMS à
25μg/m3 à ne pas dépasser plus de 3 jours par an et 10μg/m3 en moyenne par an.11
Ces particules irritantes et agressives qui peuvent impliquer des effets sanitaires. Les principaux risques
sont respiratoires (bronchiolites, rhino-pharyngites, excès de toux ou de crises d'asthme) mais elles
peuvent aussi avoir une incidence sur la mortalité à long terme par effets mutagènes et cancérigènes.
11 il faut noter qu’une nouvelle directive européenne (2024/2881) a été adoptée, qui introduit des
valeurs limites, des valeurs cibles et des obligations de réduction de l’exposition, en visant une convergence progressive vers des niveaux plus stricts alignés sur les lignes directrices de l’OMS.
COVNM NH3 NOx PM10 PM2,5 SO2
Répartition des émissions anthropiques de PAA par secteur d'activité en 2023 (source : ATMOSUD, inventaire 12.3)
Agriculture Branche énergie Ferroviaire
Industrie (hors branche énergie) Résidentiel Tertiaire
Transport routierprovence
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❖ PM 10
On constate que le secteur résidentiel représente plus de 71% des émissions de PM10. L’agriculture
constitue le deuxième contributeur notable (13%), devant les transports routiers (8%) et l’industrie
hors branche énergie (7%). Ces quatre secteurs concentrent donc l’écrasante majorité des émissions.
Les autres secteurs (ferroviaire, tertiaire, déchets, aérien) sont marginaux en comparaison, leurs
contributions cumulées restant très faibles par rapport aux grands secteurs émetteurs
❖ PM 2.5
Concernant les émissions de PM2.5, on observe une tendance similaire.
Le secteur résidentiel reste de très loin la principale source d’émissions de PM2,5, avec 82 % du total.
Cela montre que le chauffage individuel, notamment au bois non performant, reste le facteur
déterminant pour ce polluant fin. En comparaison, les autres secteurs apparaissent nettement
secondaires : le transport routier (7%), l’industrie hors énergie (6 %) et l’agriculture (5%) n’apportent
qu’une contribution modeste. Les secteurs aérien, déchets, ferroviaire et tertiaire sont négligeables.
Emissions de NOx
En comparaison des émissions de particules fines, les sources d’émissions de NOx sont nettement plus
variées : Le transport routier constitue la première source de NOx, avec 56% des émissions, suivi par
l’agriculture (28%), traduisant le poids prépondérant de la motorisation thermique et des pratiques
agricoles (notamment liées aux engins et aux émissions indirectes).
Les contributions secondaires proviennent de l’industrie (6%) et du résidentiel (5%) tandis que le
tertiaire et le ferroviaire affichent chacun environ 2%. Les secteurs aérien et déchets sont quasi
négligeables.
Emissions de COVNM
Les composés organiques volatils non méthaniques (ou COVNM) se caractérisent par leur grande vo-
latilité et se répandent aisément dans l’atmosphère, les ateliers et les bureaux, entraînant ainsi des
impacts directs et indirects sur les êtres vivants et l’environnement. Les COVNM regroupent une mul-
titude de substances, qui peuvent être d'origine naturelle ou humaine. Les plus connus sont le butane,
le toluène, l'éthanol (alcool à 90°), l'acétone et le benzène que l’on retrouve dans l’industrie, le plus
souvent sous la forme de solvants organiques (par exemple dans les peintures ou les encres).
Les sources de COVNM sont très nombreuses. Les émissions sont dues à certains procédés industriels
impliquant la mise en œuvre de solvants (chimie de base et chimie fine, parachimie, dégraissage des
métaux, application de peinture, imprimerie, colles et adhésifs, caoutchouc, produits d'entretien, par-
fums et cosmétiques, etc.), ou n'impliquant pas de solvants (raffinage du pétrole, production de bois-
sons alcoolisées, de pain, etc.). L'utilisation de combustibles dans des installations de combustion de
l'industrie et du tertiaire contribue légèrement aux émissions. Cependant, les émissions de COVNM
des petites installations de combustion individuelles au bois sont une source importante de COVNM. De
plus, les forêts sont fortement émettrices.
On observe que deux secteurs concentrent l’essentiel des émissions : le résidentiel, qui domine avec
52%, et l’industrie hors branche énergie, qui représente 31%. L’agriculture (7%), le transport routier
(5 %) et la branche énergie (3 %). Les autres secteurs (déchets, aérien, ferroviaire, tertiaire) sont mar-
ginaux ou quasi nuls.provence
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Emissions de SO2
Les rejets de dioxyde de soufre (SO2) sont dus en grande majorité à l'utilisation de combustibles fossiles
soufrés (charbon, lignite, coke de pétrole, fioul lourd, fioul domestique, gazole, etc.). Tous les utilisa-
teurs de ces combustibles sont concernés. Quelques procédés industriels émettent également des
oxydes de soufre ou SOx (production de H2SO4, production de pâte à papier, raffinage du pétrole,
etc.). Même la nature est émettrice de produits soufrés comme par exemple les volcans.
On observe une nette prédominance de l’industrie hors branche énergie, responsable de 78% des
émissions. Le résidentiel occupe la deuxième place avec 17 %, principalement lié au chauffage au fioul
ou au bois de mauvaise qualité. Le tertiaire contribue plus modestement avec 4 %, tandis que les autres
secteurs (transport routier, agriculture, déchets, aérien) restent marginaux, chacun représentant
moins de 1 %.
Emissions de NH3
L’ammoniac (NH3) participe à la formation de particules fines et à l’eutrophisation des milieux. L’am-
moniac est présent dans de nombreux engrais utilisés dans les activités agricoles. Sa présence exces-
sive en milieu naturel est non seulement nuisible à de nombreuses espèces végétales, mais elle est
aussi dangereuse pour l’homme et l’animal. L'ammoniac (NH3) est un polluant surtout lié aux activités
agricoles (rejets organiques de l'élevage) mais également induit par l'usage de voitures équipées d'un
catalyseur. Sur PAA, 98% des émissions de ce polluant sont liées à l’agriculture. Les autres secteurs
sont ainsi minoritaires.provence
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Synthèse du diagnostic relatif à la qualité de l’air du territoire
Le diagnostic est synthétisé par une analyse de type AFOM (atout-faiblesse-opportunité-menace)
permettant de dégager les forces du territoire (à conserver), les faiblesses (à réduire) et les enjeux
pour le PCAET.
Atouts Opportunités
- Qualité de l’air globalement bonne sur la
majeure partie du territoire, avec des
concentrations de PM10, PM2,5 et NO₂
faibles.
- Territoire à dominante rurale et peu in-
dustrialisé, limitant les sources locales
de pollution atmosphérique.
- Réseau de surveillance de l’air bien
structuré à l’échelle départementale :
deux stations fixes (Manosque, Observa-
toire de Haute-Provence) et une station
photochimique (Château-Arnoux-Saint-
Auban).
- Potentiel d’amélioration rapide grâce à
la modernisation du chauffage indivi-
duel (remplacement des foyers ouverts
et poêles anciens).
- Synergies possibles entre politiques air-
énergie-climat (réduction des consom-
mations, développement des ENR, mo-
bilité bas carbone).
- Sensibilisation croissante du grand pu-
blic et des élus à la santé environnemen-
tale et à la pollution de l’air.
Faiblesses Menaces
- Exposition importante à l’ozone sur l’en-
semble du territoire, notamment au sud,
liée aux phénomènes photochimiques et
aux transports de masses d’air.
- Poids prépondérant du chauffage indivi-
duel au bois non performant : première
source de particules fines (PM₁₀, PM₂,₅)
et de COVNM.
- Dépendance aux conditions météorolo-
giques favorisant les épisodes de pollu-
tion estivale.
- Forte contribution du transport routier
aux NOx (56%) et de l’agriculture aux
NH₃ (98%).
- Manque d’actions coordonnées sur la
réduction des émissions agricoles.
- Déplacement des masses d’air polluées
issues du bassin méditerranéen, de la
plaine du Pô ou des poussières saha-
riennes, contribuant à des épisodes
exogènes récurrents.
- Vulnérabilité accrue en contexte de
changement climatique (hausse des
températures, épisodes caniculaires,
pics d’ozone).
- Faible maîtrise locale sur certaines
sources de pollution (trafic de transit,
pollution transfrontalière, émissions
agricoles diffuses).
- Difficulté de concilier amélioration de la
qualité de l’air et maintien de certaines
pratiques économiques (chauffage bois,
agriculture d’élevage).provence
alpes
Sensibilité IMPACT Exposition
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2 Vulnérabilité au changement climatique
Introduction
Le diagnostic de vulnérabilité est une exigence réglementaire du PCAET. Il vise, en dotant le territoire
de connaissances fines sur ses fragilités et enjeux, à lui permettre de définir et mettre en œuvre des
mesures ciblées pour s’adapter aux effets des changements climatiques.
La vulnérabilité d’un territoire est définie par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution
du climat (GIEC) comme étant le degré par lequel un système risque de subir ou d’être affecté par les
effets du changement climatique. Elle peut être environnementale, économique et/ou sociale et
dépend :
- de son degré d’exposition (en fonction de sa localisation et de ses caractéristiques physiques),
- de ses caractéristiques socio-économiques telles que la présence de populations fragiles (plus de 75 ans par exemple), qui vont conditionner sa sensibilité,
- de sa capacité d’adaptation (systèmes de prévention en place, accès aux équipements d’ur- gence…).
Dans un premier temps, une analyse des tendances climatiques actuelles et futures est présentée. Le
changement climatique produit des effets en cascade comme le montre l’arbre des conséquences
suivant. En premier lieu, l’évolution des paramètres climatiques découlent des évolutions de
température, des pluies et des vents. Ces paramètres se combinent et ont des effets directs ou
indirects à l’origine d’impacts environnementaux et socio-économiques.
Niveaux de vulnérabilitéprovence
alpesera
Impacts environnementaux (biodiversité,
écosystèmes, aléas
Vagues de chaleur, | un : y : Impacts sanitaires (fatigue, mortalité) Canicules
Hivers plus doux économiq
Baisse du chauffage
Impacts économiques (agriculture)
Sécheresses
Impacts environnementaux (cours d’eau,
Modification du nappes, zones humides, feux
cycle de l’eau
Impact socio-
Impacts économiques (défaillance technique
Augmentation de la Demande en Nuits chaudes température climatisation
Baisse des jours de
gel Perte
: : : d'enneigement Remontée de la limite pluie neige :
ou des LES crues, Pluies torrentielles économique
(destruction)
Tempêtes Impacts économiques (bâti, infrastructure)
Evolution des vents T
Stagnation de l'air Impacts sanitaires (qualité de l'air)
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Figure 65 : arbre des conséquences des effets du changement climatique
Afin d’évaluer la vulnérabilité du territoire de PAA, une analyse sectorielle est proposée, permettant
de mettre en évidence les atouts et contraintes locales renforçant ou atténuant les effets prévisibles
du changement climatique. A partir des spécificités du territoire, le diagnostic de vulnérabilité va
interroger la sensibilité des milieux naturels et des activités face à l’exposition au changement
climatique.
Le territoire et son climat
Provence Alpes Agglomération
Provence Alpes Agglomération est née en janvier 2017 de la fusion de cinq communautés de
communes : Asse Bléone Verdon (CCABV), Moyenne Durance (CCMD), Duyes et Bléone (CCDB), Haute
Bléone (CCHB) et Pays de Seyne (CCPS). Composée de 46 communes, elle compte 49 137 habitants en
2023, représentant un tiers de la population du département des Alpes-de-Haute-Provence sur 1574
km2. Cette vaste superficie en fait la communauté d’agglomération la plus étendue de la région PACA.
Le territoire présente également un relief varié et marqué s’étageant de 348 m à 2961 m au somment
de la Tête de l’Estrop. Il s’organise autour de plusieurs vallées (Durance, Duyes, Bléone, Bès, Asse,
Verdon, Blanche), présentant chacune, des paysages très variés et des dynamiques différentes.
Un climat à la fois méditerranéen et alpin
Le département est caractérisé par un climat contrasté étroitement lié au relief et à l’altitude. La moitié
nord du territoire de PAA bénéficie d’un climat montagnard. Ce climat constitue un état de transition
entre le climat méditerranéen, identifié dans les communes au sud, et le climat alpin qui concerne
également quelques communes au nord du territoire.
Les températures moyennes entre les communes du nord et du sud ne sont pourtant pas si éloignées
avec une différence entre Montclar et Sainte-Croix-du-Verdon de seulement 2°C en été et en hiver.provence
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40°C
30°C
FH = 20°C
2
g “y
Q
E oc +
0°C
-10"C
Janv. Fev. Mars AT. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Dec.
-- Temp Min mensuelle - Montclar (station de référence : Embrun)
+ Temp Max mensuelle - Montclar (station de référence : Embrun)
— Temp Min mensuelle — Sainte-Croix-du-Verdon (station de référence : Saint-Auban)
— Temp Max mensuelle —- Sainte-Croix-du-Verdon (station de référence : Saint-Auban)
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Figure 66 : Comparaison entre les températures de Montclar (Embrun) et Sainte-Croix-du-Verdon (Saint-Auban) // Source : Météo France, 2023
La diversité des climats participe à la qualité de vie du territoire et constitue un atout pour l’attractivité touristique avec des étés moins caniculaires que dans les départements littoraux et un enneigement en hiver pour la pratique des sports de montagne, bien qu’une station de ski ait fermé définitivement son domaine en 2024 à Seyne en raison d’un manque récurrent de neige.
Changement climatique
Le changement climatique en cours, lié à l’évolution de notre société industrielle est perceptible depuis
quelques décennies. La modélisation permet de simuler des projections climatiques, à différents
horizons temporels et selon différents scénarios de développement socio-économique, qui auront, si
elles se confirment, un fort impact sur les activités humaines, la biodiversité, la forêt l’agriculture, la
santé…
Du global au local
En 2023, les émissions de gaz à effet de serre ont atteint un record mondial de 55 milliards de tCO2eq.
Le niveau de CO2 est devenu plus élevé de 50 % par rapport à ce qu'il était à l'ère industrielle. Pour le
méthane, c'est plus de 100 %. On arrive à des niveaux inégalés sur des milliers d'années12. Entre 2015
et 2024, la température moyenne a augmenté de +1,24°C par rapport à la valeur préindustrielle (1850-
1900), dont 1,22°C dû aux activités humaines. En 2024, renforcée par plusieurs sources de fluctuations
spontanées comme l'événement El Niño, la température à la surface du globe a par ailleurs atteint un
niveau record avec 1,52 °C, dont 1,36 °C dû aux activités humaines.
Selon les scientifiques de l'IGCC, « Le réchauffement planétaire ne cessera de s'aggraver que lorsque
les émissions de CO2 provenant des combustibles fossiles et de la déforestation seront réduites à zéro »,
soulignent les chercheurs.
12 Source : Pierre Friedlingstein, directeur de recherche CNRSprovence
alpes
Températures extrêmes | Feux de forêt Pluies intenses Enneigement
|‘ fois plus dejours Risque météorologique d'intensité Moins de de vagues de chaleur” élevé sur tout leterritoire aggravant le risque de neige en moyenne
d'inondation montagne nuits chaudes Jusqu'à: _: jours par an
{supérieures à 20°C) par an surles régions méditerranéennes
Jusqu'à r :'/nuîts
sur le littoral méditerranéen
| Sécheresse des sols
Jusqu'à
supplémentaires
de sol sec
* En moyenne, selon la trajectoire de réchauffement de référence pour l'adaptation au changement climatique (TRACC).
Le réchauffement climatique se traduirait en France hexagonale et en Corse par une hausse des températures moyennes
de +2,7 °C en 2050 et +4 °C en 2100 par rapport à 1900, avec des impacts sur notre vie quotidienne.
** Par rapport à la période de référence 1976-2005 METEO FRANCE
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Face à l’aggravation du changement climatique, la France s’est dotée en
2023 d’une trajectoire de référence pour l’adaptation au changement
climatique (TRACC) et d’un 3e Plan national d’adaptation (PNACC) pour se
préparer à un réchauffement pouvant atteindre 4°C d’ici la fin du siècle en
France.
Cette trajectoire, préconisée par le PNACC 3, établit ses principes de
prévision en partant du principe que chacun respectera ses engagements en
matière de transition à l’échelle mondiale. Selon ce scénario, le réchauffement en France atteindra
+2°C en 2030, +2,7°C en 2050, +4°C en 2100.
La TRACC est déclinée territorialement de manière à permettre à chaque collectivité de se préparer
aux évolutions climatiques sur son territoire aux horizons 2030, 2050 et 2100. Les prévisions issues des
indicateurs territorialisés pour Provence Alpes Agglomération ont servi à alimenter ce diagnostic.
Evolution locale des températures
Evolutions passées
L’évolution des températures moyennes annuelles en Provence-Alpes-Côte d’Azur montre un net
réchauffement depuis 1959. Sur la période 1959-2009, la tendance observée sur les températures
moyennes annuelles est de +0,3 °C par décennie.
Les deux années les plus chaudes depuis 1959 en Provence-Alpes-Côte d’Azur, 2015 et 2018, ont été
observées au XXIème siècle. Les vagues de chaleur recensées depuis 1947 à l’échelle nationale ont été
deux fois plus nombreuses au cours des 34 dernières années que sur la période antérieure.C)Météo-France
écart à la référence 1961-1990 Température moyenne annuelle
OE O0 > À
£eoë [TAITA 6+0c 1102 ELUTA DLUTA [22174 600€ 1002 S00ë £o0c +O0z 1664 5664 £66k +664 6864 1864 1164 +164 1964 596k +964 656k
C)Météo-France
200
180
160
= Ecart à la référence de la température moyenne
— Moyenne glissante sur 11 ans
CrAITA AT A 6+0c 1108 ELUTA £+OC (22174 600€ 1002 £o0ë [11174 1664 S66k 6864 £86t 1864 6964 £96t +964 6564
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B Nombre de journées chaudes
— Moyenne glissante sur 11 ans
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Les vagues de froid recensées depuis 1947 à l’échelle nationale ont été moins nombreuses et aussi
moins intenses au cours des 34 dernières années que sur la période antérieure.
Figure 67 : Température moyenne annuelle - écart à la référence 1961-1990 à la station de Saint Auban (Source : Météo France)
En Provence-Alpes-Côte d'Azur, le nombre annuel de journées chaudes (températures maximales
supérieures à 25°C) est très variable d’une année à l’autre mais aussi selon la localisation géographique
: les journées chaudes sont plus fréquentes lorsqu’on s’éloigne du relief ou de la mer Méditerranée.
Figure 68 : Nombre de journées chaudes relevées à la station de Saint-Auban (Source : Météo France)
Sur la période 1959-2009, on observe une augmentation forte du nombre de journées chaudes,
estimée entre 6 à 7 jours par décennie. Les années 2003, 2009 et 2011 apparaissent aux premières
places des années ayant connu le plus grand nombre de journées chaudes depuis 1959.
Le nombre annuel de jours de gel est, lui aussi, relativement variable d’une année sur l’autre et selon
les endroits : les gelées sont rares sur le littoral et plus fréquentes à l’intérieur des terres.
En cohérence avec l’augmentation des températures moyennes, le nombre annuel de jours de gel
observe une faible diminution. Sur la période 1959-2009, la tendance observée en Provence-Alpes-
Côte d'Azur est de l’ordre de 0 à -1 jour par décennie. Ainsi, 2014 a été une des années les moins gélives
observées sur la région depuis 1959, aux côtés de 2002.provence
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Tendances climatiques
Les projections climatiques mettent en évidence une hausse nette des températures moyennes sur
l’ensemble des saisons. La température annuelle de référence (9,2 °C) pourrait atteindre en médiane
10,8 °C en 2030, 11,5 °C en 2050 et 13,1 °C en 2100, avec des amplitudes selon les scénarios allant de
+1,5 °C à +4 °C d’ici 2050, et jusqu’à +6 °C en fin de siècle.
Température
moyenne (°C)
Source : TRACC
territorialisée
2023
Réf.
(1976-
2005)
2030 médiane
(basse-haute)
2050 médiane
(basse-haute)
2100 médiane
(basse-haute)
Hiver 1,2 2,7 (2,2-3,3) 3,5 (3,0-4,0) 4,8 (4,3-5,4)
Printemps 8 9,3 (8,6-9,9) 9,9 (9,0-10,8) 11,3 (10,7-12,4)
Eté 17,8 19,7 (19,2-20,3) 20,6 (20,0-21,2) 22,7 (22,0-23,6)
Automne 9,6 11,3 (10,9-11,7) 12,1 (11,7-12,4) 13,5 (13,1-14,2)
Annuelle 9,2 10,8 (10,2-11,3) 11,5 (10,9-12,1) 13,1 (12,5-13,9)
L’été apparaît comme la saison la plus affectée, avec des températures moyennes passant de 17,8 °C
actuellement à près de 22,7 °C en 2100 (valeur médiane), soit une augmentation de +5°C. L’évolution
de la température moyenne demeure homogène sur le territoire : aucun écart significatif n’est
constaté entre la ville la plus chaude (Volonne) et la plus froide (Selonnet).
Cette évolution s’accompagnera d’une augmentation des journées chaudes (au-delà de 25 °C) et des
nuits tropicales (température nocturne supérieure à 20 °C), qui deviendront beaucoup plus fréquentes
à l’horizon 2050 et quasi-structurelles à l’horizon 2100. Les enjeux de confort thermique, de santé
publique et de consommation énergétique (climatisation, ventilation) en seront renforcés.
Le nombre de jours de gel annuel, qui s’élève à environ 100 jours en moyenne actuellement, connaît
une baisse continue selon la TRACC. En médiane, il serait de 77 jours dès 2030, de 67 jours en 2050 et
de seulement 48 jours en 2100, avec des scénarios extrêmes pouvant descendre à moins de 40 jours
par an.
Source : TRACC territorialisée
2023
Réf.
(1976-
2005)
2030 médiane
(basse-haute)
2050 médiane
(basse-haute)
2100 médiane
(basse-haute)
Nombre annuel de jours de gel 100 77,0 (72,0-83,0) 67,0 (58,0-73,0) 48,0 (39,0-57,0)
Cette diminution a des impacts importants sur la biodiversité (cycle biologique des espèces, stress sur
les forêts), sur l’agriculture (reprise de végétation plus précoce, risques de gel tardif printanier plus
marqués entraînant des pertes de récoltes notamment), ainsi que sur certaines activités humaines et
infrastructures (ex. pratiques de montagne, gestion des réseaux). La date de reprise de la végétation,
avancée d’un mois d’ici la fin du siècle, confirme cette tendance.
Evolution locale des précipitations
Evolutions passées
En Provence-Alpes-Côte d’Azur, les précipitations annuelles présentent une baisse des cumuls depuis
1959. Elles sont également caractérisées par une grande variabilité d’une année sur l’autre. Sur la
période 1959-2009, les tendances sont à la baisse. Cette évolution peut cependant varier selon laprovence
alpesere
Rapport à la reference (%)
220
200
180
160
140
120
100
80
60
20
Cumul annuel de précipitations : rapport à la référence 1961-1990
Saint-Auban
an
am
1963
La
L
am
_—
1961 1967 1969 1971 1973 1975
Me
Me
am
Le
1979 1981
om
©
am
”
1985 1987 1991
= Rapport a la reference du cumul de precipitations
— Moyenne glissante sur 11 ans
1993 1995 1997 1999 2001 2003 2005 2007 2009 2011 2013 2015 2017 2019 2021 2023
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période considérée. L’analyse de la fréquence des événements pluvieux intenses méditerranéens
(seuils journaliers de 150 mm ou 190 mm) depuis 1958 ne met pas en évidence de tendance
d’évolution du nombre d'épisodes, qui reste marqué par une forte variabilité interannuelle. Ainsi
l’année 2014 détient le record maximal du nombre de jours de pluie intense devant 1976, année
historique de sécheresse au niveau national, tandis que 2022 fait partie des années les moins affectées.
Ce diagnostic ne renseigne pas sur l’évolution éventuelle de l’intensité moyenne de ces événements.
Figure 6969 : Cumul annuel de précipitations : rapport à la référence 1961 - 1990 de la station de Saint-Auban ( Source : Météo France)
L’histogramme ci-dessus met en évidence deux importantes périodes de sécheresse qui ont affecté le
territoire ces 20 dernières années : de 2004 à 2007 et de 2015 à 2017. Il ne prend pas en compte une
3ème période qui s’est déroulée en 2021 et 2022 et qui pour la première fois a eu des conséquences
sévères sur la ressource en eau et des impacts économiques directs sur la production hydroélectrique,
l’agriculture et le tourisme.
Tendances climatiques
Les projections indiquent une stabilité relative des cumuls annuels de précipitation, mais avec une
forte variabilité saisonnière. Les hivers et les printemps tendraient à devenir plus humides (hausse de
5 à 15 % des cumuls), alors que l’été verrait une baisse marquée, atteignant -24 % en 2100. L’automne,
bien que restant la saison la plus pluvieuse, pourrait également connaître un léger recul.
Précipitations (mm)
Source : TRACC territorialisée 2023
Réf.
(1976-
2005)
2030
médiane
(basse-
haute)
2050
médiane
(basse-
haute)
2100
médiane
(basse-
haute)
Hiver 168 185 (148-221) 194 (163-239) 178 (147-243)
Printemps 226 237 (183-293) 235 (198-307) 237 (196-295)
Eté 185 176 (170-200) 165 (155-204) 141 (141-182)
Automne 281 286 (246-341) 271 (234-337) 261 (215-313)
Nombre de jours hiver avec précipitations 19 20 (18-21) 20 (18-23) 18 (16-22)provence
alpesErg
, REÇU EN PREFECTURE !
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n Application agréée E-legalte com F
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Cette redistribution saisonnière des précipitations se traduit par une augmentation des périodes de
sécheresse : les jours de sols secs en été passeraient de 45 aujourd’hui à près de 68 en 2100. La
fréquence des épisodes de fortes pluies reste relativement stable, mais concentrée sur des
événements plus intenses et localisés, ce qui accentue les risques de crues soudaines et d’érosion.
Synthèse
Les évolutions climatiques sur le territoire de PAA se manifestent au niveau des paramètres suivants.
Températures Pluies Vent
- Réchauffement de
+1,4°C en 2030, +2,3°
en 2050, +3,9 °C
plus marqué en été
avec une hausse des
températures
moyennes estivales de
+1,9°C en 2030, +2,8°C
en 2050 et +5°C à l’ho-
rizon 2100
- Augmentation des
vagues de chaleur (jus-
qu'à 12 jours en 2030,
25 jours en 2050 et 50
jours en 2100)
- Augmentation mar-
quée des nuits chaudes
(>20°C) (jusquà 3 mois
en 2100)
- Diminution nette des
jours de gel
- Cumuls annuels évo-
luant peu en moyenne
- Jours avec fortes préci-
pitations sans évolu-
tion notable
- Modification des répar-
titions saisonnières
avec une hausse des
précipitations hiver-
nales et une baisse es-
tivale et allongement
des périodes sans pluie
(+ 14 jours en 2050).
- Absence de précision
dans la TRACC pour le
territoire
- Baisse du mistral
- Apparition de coups de
vents brefs
L’évolution des jours d’enneigement résulte de la combinaison des températures et pluies. Ainsi, il est
modélisé une baisse du nombre de jours enneigés en haute altitude :
• -10 jours en 2030,
• -25 jours en 2050,
• -35 jours en 2100.
Les conséquences directes de ces grandes évolutions se manifestent sur l’évolution des risques natu-
rels (présentée dans le chapitre suivant) et expose le territoire à de nouvelles pressions.provence
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Q" Fortes chaleurs Aggravation très forte GP Fortes précipitations | Aggravation modérée |
ra Sécheresse des sols | Aggravation forte | ds Feux de forêt Aggravation très forte
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n Application agréée E-egalte com F
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Exposition du territoire aux aléas climatiques
Quatre indices d’exposition sont établis par Météo France à partir des indicateurs de la TRACC
territorialisée pour l’agglomération pour évaluer le niveau d’exposition aux :
• aux fortes chaleurs : L’indice prend en compte la valeur de trois indicateurs : le nombre de jours par an à plus de 35°C, le nombre de nuits par an à plus de 20°C ainsi que le nombre annuel de jours en vagues de chaleur.
• aux fortes précipitations : L’indice prend en compte la valeur maximale de deux indicateurs : l’évolution du nombre de jours par saison avec fortes précipitations, et l’évolution du cumul de précipitations quotidiennes remarquables.
• à la sécheresse des sols : L’indice s’appuie sur l’indicateur d’évolution du nombre de jours par saison avec sol sec, lui-même basé sur le Soil Wetness Index (SWI04) représentant une humi- dité des sols inférieure à 0,4 (valeur définie comme seuil critique pour l’état de la réserve en eau du sol par rapport à la réserve utile disponible pour l’alimentation des plantes).
• aux feux de forêt : L’indice s’appuie sur l’indicateur d’évolution du nombre annuel de jours en situation de risque significatif de feu de végétation. Il est basé sur l’Indice Forêt Météo (IFM) estimant le danger d’éclosion, de propagation et d’intensité à partir de différentes données météorologiques : température, humidité de l'air, vitesse du vent et précipitations.
Quatre valeurs sont établies :
Aggravation très
forte
L’évolution de long terme 2050-2100 est plus de 2 fois plus forte que sur la
période 2030-2050
Aggravation forte L’évolution de long terme 2050-2100 est 1 à 2 fois plus forte que sur la
période 2030-2050
Aggravation
modérée
L’évolution de long terme 2050-2100 est inférieure à la valeur sur la période
2030-2050
Sans évolution Stabilité ou baisse de l’indicateur entre 2030-2100
Selon ces indices, on attend une aggravation très forte des fortes chaleurs et des feux de forêt, une
aggravation forte de la sécheresse des sols et une aggravation modérée des fortes précipitations. Les
chapitres suivants détaillent les évolutions envisagées dans le cadre de la TRACC par famille
d’indicateurs.
Figure 70 : Evolution de l’exposition des 4 facteurs climatiques majeurs Source facili-Taact pour PAA, consulté le 26/08/2025
Indicateurs Aléas Naturels
Le territoire de Provence Alpes Agglomération apparaît globalement peu exposé aux aléas climatiques
majeurs, du fait de sa position abritée des flux météorologiques dominants en provenance du nord-
est et du sud-est. Les flux d’ouest et de sud-ouest, quant à eux, perdent en intensité après avoir
traversé les terres avant d’atteindre le territoire.
L’effet d’altitude, bien que réel, demeure moins marqué que sur le territoire voisin du Verdon,
conférant au secteur un climat de transition, modérément montagnard, mais sensible aux évolutions
thermiques rapides.provence
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, REÇU EN PREFECTURE 1!
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Evolution passées
Depuis 1982, 63 événements climatiques sont à l’origine d’une reconnaissance de l'état de catastrophe
naturelle (CATNAT) sur PAA dont 47,3% pour inondation, 39,3% pour sécheresse et 11,9% pour
mouvements de terrain.
Entre 1986 et 2024, le territoire a connu un unique épisode de retrait-gonflement des argiles en 2022
et un épisode avalancheux en 2010. On observe aujourd’hui une remontée des mélèzes en altitude,
réduisant significativement le risque d’avalanche dans les massifs intermédiaires. En termes de
mouvement de terrain, des phénomènes semblent se produire selon une période d’une dizaine
d’années.
Le territoire connaît régulièrement des inondations : très importantes en 1992, 1993 et 1994, elles
sont quasiment annuelles et plus ou moins importantes.
Les arrêtés sécheresses impactent de manière plus importante le territoire depuis 2017.
Un climat chaud et sec crée des conditions propices aux départs de feux. Les bois et forêts du
départements sont classés comme particulièrement exposés aux risques d’incendie (Art L133-1 du
code forestier). Depuis 2006, le territoire a connu 243 départs de feux pour une surface totale brûlée
de 691,94 ha. Environ 55% des feux sont d’origine involontaire, dus à des travaux, des accidents ou des
particuliers. 16,5% sont d’origine naturelle et 12,8% sont provoqués par de la malveillance.
Les feux de forêt présentent des impacts majeurs, humains, économiques, matériels, paysagers et plus
particulièrement environnementaux. En entraînant la disparition de la couverture végétale, les feux
de forêt génèrent des polluants atmosphériques et aggravent les phénomènes d’érosion et de
ruissellement. Les sols dénudés ne sont plus capables de supporter les crues ou de retenir les
matériaux transportés lors d’inondations.
Quelques communes ne sont pas directement concernées par le risque feu de forêt. Le Plan
Départemental de Protection des Forêts contre les incendies (PDPFCI) 2025-2035 du département
définit les fondements stratégiques de la politique de prévention et de lutte contre les incendies
forestiers.
Saisonnalité des aléas
/ Nb arrêtés et nb
communes concernées
Automne Été Hiver Printemps
Avalanche 1 arrêtés (1)
Inondations 9 arrêtés (37
communes)
11 arrêtés (6
communes)
4 arrêtés (33
communes)
4 arrêtés (19
communes)
Mouvements de
terrain (hors séisme)
1 arrêté (15
communes)
8 arrêtés (3
communes)
2 arrêtés (1
communes)
Retrait-gonflement
des argiles
1 arrêtés (2
communes)
Sécheresse 2 arrêtés (9
communes)
5 arrêtés (50
communes)
7arrêtés (6
communes)
16 arrêtés (14
communes)
Total communes
touchées
61 63 42 35
Total arrêtés 11 17 20 22
Figure 71 - Nombre d'arrêtés de catastrophes naturelles et de communes touchées recensés en 2024provence
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l RECU EN PREFECTURE !Î
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C’est durant l’été (11) et l’automne (9) que la majorité des inondations sont recensées. Leur origine
est différente selon les saisons : orages violents et localisés en été, épisodes pluvieux méditerranéens
en automne. Les sécheresses sont associées à la saison printanière (16) et peuvent se ressentir en hiver
(7) et en été (5). Le territoire rencontre d’ores et déjà des amplitudes thermiques journalières plus
fortes ainsi que des épisodes pluvieux intenses et très localisés. Ces pluies, souvent violentes mais
brèves, ne répondent pas forcément aux critères des arrêtés de catastrophe naturelle, limitant les
possibilités d’indemnisation. On note aussi une augmentation de l’intensité des épisodes cévenols, qui
peuvent occasionner des ruissellements rapides sur les pentes les plus abruptes et fragiliser les sols.
Tendances
Le nombre de jours de fortes précipitations (> 20 mm) reste globalement stable en hiver et en
automne, mais peut gagner en intensité et fréquence ponctuelle, accentuant les risques d’inondation
et d’érosion. Le cumul des précipitations remarquables se maintient autour de 30-37 mm, confirmant
le poids des événements extrêmes. L’exposition du territoire face aux extrêmes hydriques demeure
similaire.
Nbre de jours avec de
fortes précipitations
Réf.
(1976-2005)
2030 médiane
(basse-haute)
2050 médiane
(basse-haute)
2100 médiane
(basse-haute)
En Hiver 3 2 (2-3) 2 (2-3) 2 (2-4)
Au printemps 2 3 (2-3) 3 (2-3) 3 (2-4)
En été 2 2 (1-2) 2 (1-2) 1 (1-2)
A l’automne 4 4 (3-5) 4 (3-5) 4 (3-6)
Cumul des
précipitations
remarquables (mm)
31 33 (30-37) 33 (30-37) 33 (30-38)
Figure 72 : Evolution des paramètres climatiques favorisant les événements extrêmes (Source : TRACC, 2023)
À l’opposé, les épisodes de sécheresse s’aggravent : le nombre de jours avec sol sec (indice SWI < 0,4)
explose en été, passant de 45 actuellement à près de 70 en 2100. Enfin, le nombre de jours avec risque
de feux de végétation connaît une hausse spectaculaire, de 7 jours actuellement à 31 jours par an en
2100, traduisant une vulnérabilité croissante des espaces naturels, agricoles et périurbains.
Nbre de jours avec
sol sec
Réf.
(1976-2005)
2030 médiane
(basse-haute)
2050 médiane
(basse-haute)
2100 médiane
(basse-haute)
En Hiver 1 0 (0-2) 1 (0-3) 2 (1-4)
Au printemps 1 2 (0-6) 3 (1-6) 5 (2-9)
En été 45 54 (41-72) 59 (50-80) 68 (60-90)
A l’automne 39 48 (35-62) 54 (45-70) 62 (55-80) Figure 73 : Evolution des paramètres climatiques favorisant les événements extrêmes (Source : TRACC, 2023)
Avec le changement climatique, la saison des feux s’allonge du printemps jusqu’à l’automne. Réf.
(1976-
2005)
2030
médiane
(basse-
haute)
2050
médiane
(basse-
haute)
2100
médiane
(basse-
haute)
Nombre de jours avec risque feu de végétation 7 13 (9-19) 16 (11-24) 31 (16-40) Figure 743 - Nombre de jours de risque de feu de végétation (Source : TRACC, 2023)provence
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Le territoire devra ainsi adapter ses pratiques de prévention et de gestion des risques incendies,
renforcer les moyens de surveillance et intégrer ce risque dans l’aménagement du territoire et la
protection des populations. Les aléas de mouvement de terrain devraient diminuer à l’automne avec
la baisse des pluies automnales.
Etant donné l’évolution du régime de précipitations, le risque d’inondation en hiver devrait être plus
important et diminuer à l’automne. Le risque de sécheresse est amené à augmenter autant en été
qu’en hiver.
Indicateurs Santé
Tendances
Les indicateurs climatiques liés à la santé montrent une aggravation nette des situations d’inconfort et
de risque. Le nombre de jours très chauds (> 35 °C), quasi anecdotique sur la période de référence,
pourrait atteindre une dizaine d’événements par an dès 2050, et jusqu’à plus de 30 à 40 d’ici 2100. Les
nuits tropicales (≥ 20 °C), rares aujourd’hui, deviendront fréquentes : une trentaine de nuits en
médiane à l’horizon 2050, et près d’une centaine à la fin du siècle. Les vagues de chaleur (plusieurs
jours consécutifs au-delà des seuils) se multiplieront également, atteignant en moyenne 15 jours en
2050 et plus d’un mois en 2100. En contrepartie, les vagues de froid seront quasi inexistantes à la fin
du siècle.
Nbre de : Réf.
(1976-2005)
2030 médiane
(basse-haute)
2050 médiane
(basse-haute)
2100 médiane
(basse-haute)
jours très chauds
(>35°C)
3 8 (5-12) 15 (10-22) 30 (20-45)
nuits chaudes
(≥20°C)
10 25 (18-35) 45 (30-65) 90 (60-120)
jours en vague de
chaleur
2 8 (5-12) 15 (10-25) 35 (20-50)
jours en vague de
froid
6 3 (4-5) 2 (3-4) 1 (1-2)
Figure 75 - Evolution de l'inconfort thermique estival (Source : TRACC, 2023)
Ces évolutions traduisent un basculement profond du climat local, avec des enjeux majeurs pour la
santé publique, notamment pour les personnes âgées et vulnérables, et une pression accrue sur les
infrastructures de soins et d’accompagnement.
L’augmentation de la température moyenne favorise également la prolifération des moustiques,
créant une gêne croissante pour les habitants, au point d’inciter certaines personnes à envisager une
relocalisation vers des zones moins exposées.
Indicateurs milieux agricoles et naturels
Evolutions passées
La comparaison du cycle annuel d’humidité du sol entre les périodes 1961- 1990 et 1981-2010 en
Provence-Alpes-Côte d’Azur montre un assèchement proche de 4 % sur l’année, sensible en toutes
saisons à l’exception de l’automne.provence
alpesqrs
nn nn nn nn put topudnhuss PS
Humidité du sol
ARRET ARENARENARENANENAR INA NETAAETARETAE RARE ARENERELERERLRZ
JANV. FÉV. MARS AVRIL JUIN JUIL AOÛT SEPT OCT. NOV. DÉC. [ Records secs. [ Records humides [ Moyenne 1961-1990 (ff) Moyenne 1981-2010
Pourcentage annuel de la surface touchée par la sécheresse
Provence-Alpes-Côte-d'Azur
ms 8
©Météo-France
Surface (%)
8
5852338S8S
e
M REÇU EN PREFECTURE 1
le 68/18/2826 0
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En termes d’impact potentiel pour la végétation et les cultures non irriguées, cette évolution se traduit
par un léger allongement moyen de la période de sol sec (SWI inférieur à 0,5) en été et d’une
diminution faible de la période de sol très humide (SWI supérieur à 0,9) au printemps. Pour les cultures
irriguées, cette évolution se traduit potentiellement par un accroissement du besoin en irrigation. Les
événements de sécheresse du XXIe siècle correspondent souvent aux records mensuels de sol sec
depuis 1959.
Figure 76 - Cycle annuel d'humidité du sol - moyenne 1961-1990 et 1981-2010 et records secs et humides (Source : Météo France)
L’évolution de la moyenne décennale montre l’augmentation de la surface des sécheresses du sol
passant de valeurs de l’ordre de 5% dans les années 1960 à plus de 15% de nos jours.
Figure 77 - Pourcentage annuel de la surface touchée par la sécheresse en Région Sud (Source : Météo France, 2023)
Tendances
Les indicateurs confirment une accentuation des contraintes liées à l’eau et à la chaleur :
- Les jours consécutifs sans pluie augmentent légèrement dans toutes les saisons, mais c’est surtout en été que l’effet sera le plus marqué, avec près de 22 jours consécutifs sans précipi- tations attendus en 2100.
- La date de reprise de la végétation s’avance d’environ un mois (mi-mars actuellement, finprovence
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février dès 2050, mi-février en 2100), exposant les cultures à un risque accru de gels tardifs printaniers.
- La disponibilité thermique (degrés-jours) progresse fortement, traduisant un potentiel accru pour certaines cultures, mais aussi des besoins hydriques plus élevés. On constate également un décalage des cycles phénologiques des cultures qui sont plus précoces.
Le nombre de jours échaudants (≥ 30 °C), défavorable à de nombreuses productions, passerait d’une
dizaine d’événements aujourd’hui à une trentaine en fin de siècle. Pour les céréales le seuil est de 25°C,
voire de 30°C pour les variétés typées sud-est (source Arvalis).
Indicateurs : Réf.
(1976-2005)
2030 médiane
(basse-haute)
2050 médiane
(basse-haute)
2100 médiane
(basse-haute)
Jours consécutifs sans
pluie hiver
23 23 (20-26) 22 (20-25) 23 (21-26)
Jours consécutifs sans
pluie printemps
16 16 (13-18) 15 (14-17) 17 (16-20)
Jours consécutifs sans
pluie été
17 18 (15-24) 19 (18-23) 22 (20-26)
Jours consécutifs sans
pluie automne
17 17 (15-20) 18 (17-20) 18 (17-21)
Date reprise de
végétation (jour de
l'année)
18-mars 05/03 (27/02-
09/03)
26/02 (21/02-
02/03)
15/02 (10/02-
20/02)
Disponibilité
thermique (°C.j)
3500 4000 (3800-4200) 4500 (4200-4800) 5200 (4800-5600)
Jours échaudants
(≥32°C)
5 10 (7-15) 18 (12-25) 30 (20-45)
Jours de gel 100 77 (72-83) 67 (58-73) 48 (39-57) Figure 78 - Evolution des indicateurs ayant un impact direct sur l’agriculture ( Source : TRACC, 2023)
Ces signaux imposent une adaptation importante des pratiques agricoles (choix variétaux, calendrier
cultural, irrigation, protection contre le soleil et la sécheresse) ainsi qu’une diversification des espèces
cultivées.
Indicateurs Tourisme
Evolutions passées
L’enneigement moyen supérieur à 50 cm à une altitude de 1 800 m sur les Alpes du Sud présente une
variabilité forte d’une année à l’autre.provence
alpesErg
Enneigement annuel
Alpes du sud
300 on (C)Météo-France
250
5 200
& 150
É = 100
50
0 ni + © © n + [a LU SN ee A + BDILSSSSESS 853882222222 22222L22L2S8S CPP NNN NN NO NN NN NN ON NN
EM Nombre de jours avec plus de 50 cm de neige au sol
— Moyenne glissante sur 11 ans
Equivalent en eau du manteau neigeux au 1er mai
Alpes du Sud
400 PF (C)Météo-France
350
€ 300
Es 5 250
e
©
5 200
À 10 5
Ë 100
50
EH TITESTITELLIETELLITELLITEISITS ET: 288882222222 22222S2SS2S2SS5>S5SS PVC PPrPPePPP Peer PS SON NI UN ON OU UN ON 8 6
nl Equivalent en eau
— Moyenne glissante sur 11 ans
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Figure 79 - Nombre de jours d’enneigement relevés à la station de Saint-Auban (Source : Météo France, 2023)
Depuis 1959, la quantité d’eau équivalente du manteau neigeux au 1er mai est très variable d’une
année à l’autre. Cette quantité est restée en moyenne assez élevée jusqu’au début des années 1980,
période à partir de laquelle elle a très souvent été en dessous de la valeur normale. En moyenne, elle
a subi une réduction de -16 kg/m² par décennie dans les Alpes du Sud (soit -20 % par décennie).
Figure 80 - Equivalent en eau du manteau neigeux au 1er mai dans les Alpes du Sud (Source : Météo France, 2023)
Tendances
Le nombre de jours estivaux (≥ 25 °C), actuellement d’environ 60 par an, pourrait dépasser 110 jours
en 2050 et atteindre 150 à 180 jours d’ici la fin du siècle, redéfinissant la saisonnalité des activités de
plein air.
À l’inverse, l’enneigement se dégrade : la neige est d’ores et déjà absente en basse altitude et devrait
se raréfier même en haute altitude, passant de 165 jours de neige aujourd’hui à environ 120 en 2100.£z0z
6402
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M 0egrés-jour de climatisation
— Moyenne glissante sur 11 ans
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Ce décalage renforcera l’attractivité des activités estivales (randonnée, tourisme de nature, sports
nautiques) mais fragilisera l’économie hivernale dépendante des stations de montagne. Ceci confirme
la nécessité de faire évoluer l’offre touristique et de l’adapter aux enjeux actuels.
Indicateurs Energie
Chauffage et climatisation
L’indicateur degrés-jour (DJ) de chauffage permet d’évaluer la consommation en énergie pour le
chauffage. En région et sur les 10 dernières années, la valeur moyenne annuelle de DJ se situe autour
de 1700 degrés-jour. Depuis le début des années 60, la tendance observée montre une diminution
d’environ 4 % par décennie.
Figure 81 - Degrés-jour annuel de chauffage mesuré à la station de Saint-Auban (Source : Météo France, 2023)
L’indicateur degrés-jour (DJ) de climatisation permet d’évaluer la consommation en énergie pour la
climatisation.
En Provence-Alpes-Côte d’Azur, sur les 10 dernières années, la valeur moyenne annuelle de DJ se situe
autour de 490 degrés-jour. Depuis le début des années 60, la tendance observée montre une
augmentation d’environ 10 % par décennie.
Figure 82 : Degrés-jour annuels de climatisation mesurées à la station de Saint-Auban (Source : Météo France, 2023)provence
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En Provence-Alpes-Côte d'Azur, les projections climatiques montrent une augmentation des besoins
en climatisation jusqu'aux années 2050, quel que soit le scénario. Sur la seconde moitié du XXIe siècle,
l’évolution des besoins diffère selon le scénario considéré.
Tendances
Vagues de froid et vagues de chaleur augmentent les demandes en chaud ou en froid et peuvent
provoquer des pics de consommation. Le système énergétique peut rencontrer des difficultés
d’approvisionnement qu’il convient d’anticiper.
Les vagues de froid diminuent ainsi que les journées froides tandis que les jours très chauds, les nuits
chaudes et les vagues de chaleur augmentent, passant de 2 jours à 2 semaines en 2050 et plus d’un
mois en 2100 engendrant des besoins accrus en froid.
Nombre de jour
de
Réf.
(1976-2005)
2030 médiane
(basse-haute)
2050 médiane
(basse-haute)
2100 médiane
(basse-haute)
Vague de chaleur 2 8 (5-12) 15 (10-25) 35 (20-50)
Vague de froid 6 3 (4-5) 2 (3-4) 1 (1-2) Figure 83 - Evolution de l'inconfort thermique estival (Source : TRACC 2023)
Au 1er août 2026 (date d’écriture de ce document), la France a déjà connu 30 jours de vagues de
chaleur (du 17 au 30 juin puis du 4 au 19 juillet) et aucune vague de froid. La médiane haute de la
TRACC semble en-dessous des réalités observées.
Synthèse
Plusieurs risques naturels qui touchent d’ores et déjà le territoire montrent une intensification.
L’évolution à la hausse des températures, en particulier en période estivale et l’évolution des régimes
de précipitation pourraient :
• renforcer les principaux risques actuels : séche-
resse, incendie, retrait gonflement des argiles
• contracter les risques d’inondation et des pé-
riodes de retour des inondations
A l’horizon 2100, on observe une amplification très
nette des expositions déjà visibles à 2030 et 2050, en
particulier pour :
• les indicateurs de santé (jusqu’à 45 nuits
chaudes/an et 50 jours en vague de chaleur se-
lon le pire scénario),
• les sols secs et feux de végétation (près de 137
jours avec sol sec et 16 à 40 jours avec risque de
feu de végétation),
• les pressions sur l’agriculture (hausse marquée
des jours échaudants et précocité végétative ac-
crue),
• et une forte baisse des jours de gel (de 100 jours à 48 jours selon le scénario médian), ce qui peut impacter la régulation naturelle de nombreuses espèces et des écosystèmes.
Réf. 2050 2100
Source : TRACC 2023 territorialisée
45
30
20
3
15
20
10
Jours très chauds (>35°C)provence
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Exposition au changement climatique de PAA
aggravation très forte
Pas d’aggravation en termes de volume,
contraction des pluies
aggravation très forte
aggravation très forteprovence
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Caractéristiques et sensibilité des milieux et des activités
SOURCES PRINCIPALES : SCOT DE PAA APPROUVE LE 10 DECEMBRE 2025
Les différents milieux et leur sensibilité au changement climatique
Le milieu humain
Provence Alpes Agglomération regroupe 46 communes et 49 137 habitants en 2023, soit près d’un
tiers du département des Alpes-de-Haute-Provence. Depuis 2016, on assiste à une augmentation de la
population de l’ordre de +0,5%/an.
Les plus de 65 ans représentent 27,6% en 2023. Le territoire se caractérise par un vieillissement
démographique accentué comme le montre le graphique suivant.
Figure 84 - Répartition de la population de PAA par tranches d'âge (INSEE, RP 2023)
La population active comporte près de 39% d’employés, professions intermédiaires et ouvriers. 15,4%
de la population active est sans activité professionnelle, 34,9% sont retraités et 8% sont chômeurs en
2023. Le taux de pauvreté est évalué à 17,9% en 2023 (il était de 16,3% en 2021). Ce sont les jeunes
qui sont le plus impactés.
Les plus de 60 ans représentent près du tiers de la population, un taux supérieur à la moyenne
régionale. Ce vieillissement est d’autant plus marqué car il s’agit de la seule classe d’âge en croissance
sur ce territoire. Le vieillissement et la fragilité socio-économique renforcent la vulnérabilité aux
épisodes de canicule, à la pollution atmosphérique et aux risques naturels. Les personnes âgées et
modestes, moins mobiles et disposant de logements anciens peu adaptés, seront les plus touchées.
Le SCOT de PAA prévoit une croissance de + 180 habitants/an (+0,37% /an) entraînant la construction
de 250 logements neufs/an.
Le territoire demeure sensible sur le plan social et sanitaire, notamment du fait d’un accès difficile aux
professionnels de santé et d’une tendance au désert médical.
17%
11%
16%
21%
14% 15%
7%
14%
10%
14%
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20%
8%
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5%
10%
15%
20%
25%
Moins de 15
ans
De 15 à 24
ans
De 25 à 39
ans
De 40 à 54
ans
De 55 à 64
ans
De 65 à 79
ans
80 ans ou
plus
Répartition de la population de PAA par tranches d'âge
(INSEE, RP 2023)
2012 2017 2023provence
alpesera
Bassins versants principaux
Alpes de Haute-Provence
L___] Grands bassins versants hors département
Peuts affluents directs de la Durance
Sowces ON BD CARTO . BD CARTHAGE - DDTDA4 BV ter
Résisaton DOTISUCT/PLATEC - Casté 022018 « BV_D4.qgs
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Les m ilieux naturels : eau, espè ces et écosystèmes, air
La ressource en eau
Le réseau hydrographique
Ce réseau croise six sous bassins versants : La Bléone, l’Asse, la vallée de la Blanche, le Verdon et la
moyenne Durance Amont et Aval.
- Le bassin versant de la Bléone de 900 km² concerne 26 communes de PAA : La Bléone est une rivière au régime nivo-pluvial, affluent de la Durance qu’elle rejoint en aval du barrage de l’Es- cale. La ville de Digne-les-Bains dépend de ce bassin versant.
- Le bassin versant de l’Asse recoupe 29 communes dont 10 sur PAA : Entrages, Châteauredon, Mézel, Beynes, Majastres, Estoublon, Bras d’Asse, St Jeannet, St Julien d’Asse et Saint-Jurs. L’Asse, rivière en tresse au régime nivo-pluvial, s’écoule sur un bassin versant de 657 km² et parcours 130 km avant de confluer avec la Durance, en rive gauche entre Valensole et Oraison. Son principal affluent est l’Estoublaïsse. L’Asse est issue de la réunion de 3 Asses : l’Asse de Clumanc, l’Asse de Moriez et l’Asse de Blieux. Elle est libre de tout aménagement hydraulique, ainsi son écoulement est quasiment naturel.
Ces deux bassins sont identifiés comme naturellement déficitaire selon le SDAGE 2020-2027 et
disposent de contrats de rivière. Le sous bassin de la Blanche est identifié comme nécessitant des
actions de préservation de l’équilibre quantitatif.
Figure 85 - Sous bassins versants des Alpes De Haute-Provence (source : DDT04, 2018)
683 zones humides sur une surface de 7 498 ha sont recensées sur PAA.p
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PLAN CLIMAT AIR
ÉNERGIE TERRITORIAL
Provence-Alpes Agglomération
RESSOURCES EN EAU
Réseau hydrographique
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Source : BD TOPO (IGN 2025) | Fond : ESRI World Topo
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Surface et cours d'eau :
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Figure 86. Réseau hydrographique sur PAA (source : PAA)provence
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ENERGIE TERRITORIAL
Provence-Alpes Agglomération
RESSOURCES EN EAU
État chimique des masses d'eau souterraines
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Source : AE RMC (EDL 2022-2027) | Fond : ESRI World Topo
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Qualité des eaux
11 masses d’eaux souterraines sont identifiées et présentent un bon état écologique et chimique
hormis la nappe des « Conglomérats du plateau de Valensole » et celle des « Alluvions de la Durance
moyenne en aval de Saint Auban » qui présentent des pollutions chimiques liée pour la première à
l’agriculture, pour la seconde des pollutions historiques.
Figure 87. Etat chimique des masses d’eau souterraines (source : AE RMC)provence
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Globalement, les cours d’eau du bassin sont en bon état. En effet, ils n’ont pas subi de modifications
anthropiques systématiques. On note cependant des disparités géographiques. Les cours amont de la
Bléone, du Bès, des Duyes et les petits affluents de tête de bassin sont particulièrement bien préservés
notamment en raison de la faible urbanisation et des pratiques d’occupation des sols (secteur de
moyenne montage, vallées peu peuplées, agriculture pastorale traditionnelle). Sur ces cours d’eau,
localement, des atteintes à la qualité des eaux (pollutions diffuses ou rejets de stations d’épuration)
ou à la morphologie (endiguements, pollutions ponctuelles) peuvent être signalées. Ce constat de bon
état général est confirmé par la conclusion de l’inventaire des zones humides.provence
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PLAN CLIMAT AIR
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Figure 88. Etat écologique des masses d'eau superficielles (source : AE RMC)provence
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Réalisation : Écovia, 2025. Source : AE RMC (EDL 2022-2027), Géorisques (2025) | Fond : ESRI World Topo
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La majorité des masses d’eau de surface présente un bon état chimique.
Figure 89. Etat chimique des masses d’eau superficielles (source : AE RMC)
Les communes de Saint-Jurs, Moustiers-Sainte-Marie et Sainte-Croix du Verdon sont classées en
zone sensible au titre des nitrates.provence
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A bcation acqrébe E-lecgalte com
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Code SDAGE Nom de la masse d’eau
Etat/Poten-
tiel
Ecologique
Echéances et commentaires Etat Chimique Echéance et com- mentaire
FRDR251
Le Colostre de sa
source à la conflu-
ence avec le Verdon
OMS
2027 – FT, CD
Faune benthique in ver-
tébrée, Ichtyofaune, Macro-
phytes
Bon
2033/2015 - FT,
CN
Benzo(b)fluorant
hene, Benzo
(g,h,i) perylene
FRDR255 Le Maïre Bon 2015 Bon 2015
FRDR256
Le Verdon du Jabron à
la rete-
nue
Bon 2027 – FT, CN Bon 2015
FRDR271
L’Asse du seuil de Norante
à la confluence avec la Du-
rance
OMS 2027 – FT, CD – ichtyofaune Bon 2021/2015
FRDR275
La Durance du canal EDF à
l’Asse* OMS 2027 – FT - Ichtyofaune OMS
2027 – FT - Pen-
tachlorobenzene
FRDR276a
La Bléone du Blès à la
con- fluence avec la
Durance
Bon 2027 - FT Bon 2015
FRDR276b Torrent des Duyes Bon 2015 Bon 2015
FRDR277a Torrent le Bès Bon 2015 Bon 2015
FRDR277b La Bléone en amont du
Bès Bon 2021 Bon 2015
FRDR278
La Durance du Buëch au
canal EDF* OMS 2027 – FT, CD – Ichtyofaune Bon 2015
FRDR279 Le Vanson Bon 2015 Bon 2015
FRDR290 La Sasse OMS 2027 Bon 2015
FRDR299a
La Blanche de la source
au bar- rage
EDF
OMS 2027 – FT, CD - Ichtyofaune Bon 2015
FRDR10029 Ravin du Riou d’Ourgeas Bon 2015 Bon 2015
FRDR10055 Ravin du pas d’escale Bon 2015 Bon 2015
FRDR10168 Ravin du Riou de l’aune Bon 2015 Bon 2015
FRDR10178 Ruisseau le Mardaric Bon 2021 Bon 2015
FRDR10385 Torrent l’Arigéol Bon 2015 Bon 2015
FRDR10606 Torrent de Val-haut Bon 2015 Bon 2015
FRDR10629 Ravin du Riou Bon 2015 Bon 2015
* Masse d’eau fortement modifiée
Etat des masses d’eau : OMS = Objectif Moins Strict
Echéance et commentaire des masses d’eau : FT = Faisabilité Technique CD = Coûts Disproportionnés CN = Conditions
Naturelles
Usages de l’eau
Les prélèvements (eau potable, agriculture) sur le bassin de l’Asse sont en moyenne de 12 millions de
m³ par an. Plus de 90 % ont lieu entre le 1er juin et le 15 septembre, pour l’irrigation. L’irrigation
collective gravitaire est le principal préleveur avec 79% des prélèvements. L’eau potable ne
représente que 6% des volumes prélevés (principalement dans les sources).provence
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Provence Alpes Agglomération exerce, depuis le 1er janvier 2020, les compétences Eau Potable,
Assainissement collectif et Assainissement non collectif sur les 46 communes. Le service
intercommunal de l’Eau et de l’Assainissement exploite en régie les installations d'eau potable du
territoire : captage / traitement et distribution. 15% de la population est situé dans une zone
d’assainissement non collectif.
Actuellement, environ 46 Déclarations d’Utilité Publique (DUP) autorisant le captage sont engagées :
37 font l’objet de périmètres de protection rapprochée et 9 de protection éloignée.
L’hôpital et la piscine de Digne-les-Bains et les campings sont identifiés comme gros consommateurs,
ces utilisateurs disposent de 4 relevés par an, donc 4 alertes fuites par an. Le rendement du réseau de
distribution est anormalement faible et se dégrade (53,2 % en 2023, 45,3 % en 2024). L’absence de
visibilité sur le comportement des réseaux entraîne une faible réactivité au niveau des réparations.
Les priorités de PAA visent à :
- fiabiliser les indicateurs et la réactivité en cas de fuite en déployant la supervision, la recherche de fuite et la fiabilisation des comptages de production/vente. Sur 35 000 compteurs, 14 000 ont moins de 5 ans. 26 000 compteurs sont équipés d'une tête de relève (radiorelève et sys- tème d’alerte fuite aux usagers) soit 80%.
- identifier les volumes de surverse pour mieux qualifier les indicateurs de rendement. Exemple de Seyne où le rendement brut (volume vendu divisé par volume prélevé) est de 20%.
55 installations dont 54 en Régie et Digne-les-Bains en délégation de service public (station HQE en
2010) assurent l’assainissement collectif. Les unités sont de tailles moyennes (Digne-les-Bains 35 000
eq hab. et Chateau Arnoux 7 500 hab.) à petites.
Le ruissellement est géré par les communes. PAA a un rôle d'incitation. En 2025, les schémas directeurs
d'assainissement et de gestion des eaux pluviales de Seyne, Brusquet, de Mézel-Châteauredon et des
Mées ont été lancés ainsi que les schémas directeurs d'eau potable de Brusquet et Mézel-
Châteauredon. Les Schémas de Digne-les-Bains et Volonne concernent plus de 50 % de la population.
Le Règlement de service de l'eau pluviale permet de sensibiliser et d'imposer une priorité à la rétention
à la parcelle et interdit le raccordement des eaux pluviales au réseau d’assainissement.provence
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Espèces et écosystèmes
Deux grandes entités naturelles structurent le territoire : l’espace montagnard, partie du territoire la
moins peuplée, qui possède un patrimoine biologique remarquable et la plaine. Le territoire abrite de
nombreux espaces naturels :
- 8 zones Natura 2000 sur 31 communes du territoire
- 40 ZNIEFF de types 1 et 2 ainsi que des ZNIEFF « géologiques » sur 45 communes du territoire - 5 arrêtés de protection de biotope
- 22 Espaces Naturels Sensibles répartis sur 29 communes
- 2 réserves biologiques : Le Brusquet (RB dirigée) et Gorges de Trévans (RB intégrale) - 5 communes font partie du Parc naturel régional du Verdon.Es (e]
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Source : INPN | Fond : ESRI World Topo Réalisation : Écovia, 2025.
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Le territoire se situe dans un « hot spot » de biodiversité. 47 espèces floristiques protégées sont
recensées au niveau national ou régional. La superficie forestière représente 1 202 km2. Les ensembles
forestiers se répartissent sur tout le territoire malgré les reliefs importants. L’Inventaire Forestier
National (IFN) identifie 11 régions forestières (Préalpes de Digne, Collines et plateau de Valensole,
Haut-Verdon et Haute-Bléone, Coteaux de Basse-Durance, Gapençais, Ubaye, Plateaux et Monts de
Vaucluse, Montagne de Lure, Préalpes de Haute-Provence, Plans et piémont de Haute Provence.
A l’image de la situation départementale, les peuplements forestiers sont composés d’une grande
majorité de conifères (Pin sylvestre, Pin à crochets, Mélèze d’Europe, Pin d’Alep, Pin noir d’Autriche et
Sapin pectiné) et d’une plus petite part de feuillus (Chêne pubescent, chêne vert, hêtre, érables). Les
nombreux reliefs influent sur la répartition des peuplements forestiers. Sur les reliefs plus escarpés
sont implantées les forêts de conifères tandis que les forêts de feuillus occupent les premiers reliefs.
Les ensembles boisés du Nord-Est du territoire sont ainsi dominés par les conifères. Le centre se
compose plus de forêts de feuillus près du réseau hydrographique. Les efforts de reboisement pour la
restauration des terrains en montagne se sont traduits par l'introduction massive du pin noir d’Autriche
qui fait partie aujourd’hui de la liste régionale des plantes exotiques envahissantes.
Le taux de boisement est élevé (75% contre 62% dans les Alpes de Haute-Provence) et varie selon les
secteurs forestiers. La prédominance de forêts privées (59%) est à l’origine d’une filière bois (69
entreprises axées sur la construction bois (39%), la sylviculture et l'exploitation forestière (37%).
On recense 683 zones humides sur une surface de 7 498 ha. Quatre plans de gestion des zones humides
sont établis pour le Verdon, la vallée de la blanche, le bassin versant de la Bléone et la vallée de l’Asse.
Dans le bassin versant de l’Asse, sur les 39 zones humides recensées, 14 ont été classées comme
prioritaire ce qui représente 2 214 ha. Le travail du Conservatoire d’Espaces Naturels PACA (CEN PACA)
est à poursuivre afin d’aboutir à des plans de gestion locaux sur certaines zones humides du bassin
versant.
Au niveau de la Blanche, selon l’inventaire réalisé par le CEN PACA en 2013, ce sont près de 634 ha qui
ont été recensés parmi lesquels près de 45% sont constitués par les cours d’eau. 6,7 % des zones
humides sont considérées comme dégradées, 37,5% le sont partiellement et 65,8 % sont proches de
l’équilibre ou peu dégradés.
Sur le bassin de la Bléone, 13% sont considérés comme dégradés. Il s’agit principalement de la Bléone
entre Digne et la Durance et du torrent des Eaux Chaudes à Digne-les-Bains13.
13Source : syndicat mixte Asse Bléone (https://asse.bleone.fr/) consulté le 23/10/2025provence
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Milieux urbains : bâti et urbanisation
SOURCE : PORTRAIT DE TERRITOIRE, RP INSEE 2023
PAA s’étend sur une grande superficie (23 % du département) avec un relief compartimenté qui limite
l’accessibilité et renforce les disparités territoriales. L’urbanisation se concentre dans la vallée de la
Durance et autour de Digne-les-Bains, ville centre.
On dénombre 33 897 logements en 2023 dont 72,4% de résidences principales, 18,5% de résidences
secondaires et logements occasionnels et 9,1% de logements vacants. Le patrimoine bâti est
majoritairement constitué de maisons (59%). Les logements de 4 pièces et plus sont majoritaires
(59,4%) à mettre au regard du desserrement de la population se traduisant en des taux de sous-
occupation accentuée et très accentuée importants (45,2%). Un tiers des maisons a été construit entre
1971 et 1990.
Figure 91 - Répartition du parc de logements de PAA en 2023 (INSEE, RP 2023)
Le patrimoine bâti est ancien : 43% ont été construits avant les premières réglementations thermiques
des années 1970. 56% du parc a plus de 30 ans d’âge (construit après 1971). De fait, il est énergivore,
avec des défauts d’isolation donc nécessite des travaux de rénovation/réhabilitation énergétique.
Période d'achèvement Maison Appartement Total Total (%)
Avant 1919 1610 1076 2686 11%
De 1919 à 1945 812 934 1746 7%
De 1946 à 1970 3059 2874 5933 25%
De 1971 à 1990 4620 2267 6887 29%
De 1991 à 2005 2705 1178 3883 16%
De 2006 à 2020 2167 671 2838 12% Figure 92 - Résidences principales en 2023 selon le type de logement et la période d'achèvement (Source : INSEE, RP 2023)
La mauvaise performance énergétique du parc immobilier accentue la vulnérabilité face au
changement climatique. Les habitations localisées en cœur de ville et village sont sensibles aux îlots de
chaleur urbains, celles localisées en bordure de cours d’eau sont plus sujettes aux risques d’inondation
liés aux crues rapides tandis que celles situées en périphérie et à proximité des massifs boisés sont plus
sensibles aux incendies. La prédominance de l’habitat individuel atténue partiellement l’effet canicule,
offrant la possibilité d’aérer plus facilement les logements et d’utiliser les jardins ou terrasses comme
zones de rafraîchissement.
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2000
3000
4000
5000
Avant 1919 De 1919 à
1945
De 1946 à
1970
De 1971 à
1990
De 1991 à
2005
De 2006 à
2020
Répartition du parc de logements de PAA en 2023
(INSEE, RP 2023)
Maison Appartementprovence
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Sensibilité des milieux au changement climatique
L’eau
L’augmentation des températures présente des conséquences sur la qualité de l’eau disponible pour
les consommations humaines. La fréquence des épisodes de fortes pluies concentrée sur des
événements plus intenses et localisés accroit les tensions sur l’eau. Ces épisodes pourraient aggraver
la pollution de l’eau, dans la mesure où ils entraînent davantage de polluants vers les aquifères
souterrains, et ce d’autant plus que l’érosion induite (re)mobilise des substances polluantes. Par
ailleurs, l’augmentation de la température de l’eau des rivières impacte la biodiversité et bouleverse
les écosystèmes aquatiques en particulier dans les cours d’eau de montagne (source : Fédération
départementale de pêche)
L’eau, étant impliquée à tous les niveaux du système climatique, est sensible aux périodes sans pluie et
aux épisodes de sécheresse qui s’accompagnent d’une baisse de débits des rivières et de difficulté de
recharge des nappes. Ainsi, les périodes d’étiages peuvent être rallongées impactant la disponibilité
de la ressource en eau pour l’irrigation et pour les écosystèmes aquatiques. Parallèlement, le
phénomène de sublimation de la neige s’intensifie : la neige s’évapore directement sous forme gazeuse
sans passer par la phase liquide, diminuant la recharge des nappes et des petits cycles de l’eau. Cette
évolution contribue à une raréfaction de la ressource disponible en période printanière, affectant le
fonctionnement hydrologique local.
Une concentration des polluants ainsi que des phénomènes d’eutrophisation peuvent survenir dans
les cours d’eau par manque d’eau et/ou augmentation de la température. A contrario, de fortes
précipitations présentent des risques de pollution de l’eau, dans la mesure où elles entraînent avec
elles davantage de polluants vers les aquifères souterrains, et ce d’autant plus que l’érosion associée
à des précipitations intenses rend ces substances plus mobiles
Concernant l’alimentation en eau potable, à l’heure actuelle, les ressources en eau disponibles sur le
territoire devraient permettre de satisfaire les besoins actuels en eau potable. Cependant plusieurs
communes rurales ont des soucis récurrents d’alimentation en eau potable lors des épisodes de sécheresse.
Quelques communes sont impactées par la pollution de leur captage par des résidus de pesticides (vallée de
l’Asse et plateau de Valensole) et doivent s’alimenter à partir des communes limitrophes ou puiser dans la
nappe souterraine.
Les milieux naturels
Les espèces et écosystèmes sont sensibles au changement climatique qui présente des conséquences
à différentes échelles :
• A l’échelle des espèces :
o modification de la phénologie : évolution des dates de floraison (débourrement plus précoce de certaines essences) perturbant les cycles biologiques de la faune associée.
o modifications des périodes de reproduction / nidification de la faune.
o raccourcissement de la durée de vie, mortalités accrues. Les espèces dîtes climato- sensibles (reptiles, batraciens, poissons) peuvent ne pas s’adapter.
o diminution de la productivité végétale due aux épisodes de sécheresse et à leur inten- sité.
o augmentation du risque de prolifération des espèces invasives favorisées par les nou- velles conditions climatiques.
• A l’échelle des écosystèmes :provence
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o déplacement d’espèces et des aires de distribution des espèces végétales comme ani- males. D’après différents travaux scientifiques, le changement climatique entraine une remontée générale des aires de répartition des espèces. Selon l’ONERC (Observatoire National sur les Effets du Changement Climatique), une augmentation de 1°C corres- pondrait à un déplacement de 50 à 200 km vers le nord ou de 150 m en altitude14. Cette remontée en latitude et altitude d’essences méditerranéennes plus inflammables rend les milieux forestiers plus sensibles aux incendies tout en les rendant plus résilient au manque d’eau. Une étude récente laisse entrevoir une disparition progressive de la truite sur les cours d’eau à peuplement mixte (truites + cyprinidés rhéophiles) : Sasse, Haute Bléone, Bès, Moyenne Durance amont, les trois Asse.
o assèchement de zones humides. Les milieux humides et aquatiques sont les plus sen- sibles au changement climatique notamment en tête de bassin versant.
o fragilisation par manque d’eau ou températures trop élevées pouvant entraîner le dé- périssement des arbres, et bouleverser les écosystèmes forestiers.
o destruction d’espèces et d’habitats avec l’intensification de l’aléa feu de forêt.
Les observations de plantations forestières situées dans le secteur de la Blanche montrent que les
essences locales s’adaptent plutôt bien aux changements climatiques actuels. Le choix sur le territoire
est donc à ce jour de faire confiance aux capacités d’adaptation de la forêt en favorisant la régénération
naturelle plutôt qu’en engageant de lourds moyens pour des plantations sans assurance de résultat15.
La forêt joue divers rôles écosystémiques et permet notamment de maîtriser certains risques naturels
(glissements de terrain, chutes de pierres, crues torrentielles…) grâce à sa capacité de rétention des
sols et des pierres. De par ses fonctions productives et paysagères, les espaces boisés supportent
diverses activités agricoles (élevage, agroforesterie, etc…), sylvicoles (bois d’œuvre, de chauffage, etc..)
et récréatives. L’évolution des peuplements avec le changement climatique peut avoir des impacts
conséquents sur la stabilité des versants et sur ces activités.
L’air
L’usage du bois de chauffage est à l’origine de l’essentiel des particules fines. Par ailleurs la pratique
des écobuages en fin d’hiver dans les zones de pâturage en montagne entraîne une pollution de l’air
pendant plusieurs jours sur toute la moitié nord du territoire. Dans un contexte d’augmentation du
risque de feux de forêt, ceux-ci sont responsables d’émissions de particules fines (PM2,5 et PM10)
supérieurs à la moyenne. Cela se traduit par une augmentation de la profondeur optique des aérosols
(AOD), une mesure de l'extinction du rayonnement solaire par les particules atmosphériques. Ce
phénomène est constaté lors de méga feux et a pu être constaté récemment, dans l'incendie
dévastateur de l'Aude, survenu début août 2025. Atmo Occitanie avait alerté des niveaux élevés de
particules PM10 et PM2,5, s'étendant sur plusieurs départements16.
Dans un contexte d’augmentation des journées ensoleillés, la sensibilité à l’ozone est amenée à
augmenter. Qualifié de polluant atmosphérique secondaire, l'O3 se forme surtout sous l'effet d'un fort
ensoleillement. Ce polluant renforce l'inflammation des voies respiratoires et dégrade les capacités
pulmonaires. L'ozone (O3) est l'un des polluants dont la concentration continue de croître dans
14 Diagnostic du PCAET 2020-2026
15 Diagnostic de la Charte forestière de Territoire 2018-2023, page 51
16 Actu-environnment : « Les feux de forêt ont entraîné une dégradation notable de la qualité de l'air »,
article publié le 05 09 2025provence
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l’atmosphère. Plus les émissions de gaz à effet de serre et la température planétaire augmentent, plus
l’ozone augmente dans l'atmosphère. Dans les zones subissant déjà de fortes concentrations de COV
ou de NOx, l'O3 va y augmenter à mesure que la moyenne des températures augmentera.17
Les activités économiques
Le t ertiaire dont le tourisme
Le secteur tertiaire représente 3 399 établissements et 88% des emplois sur le territoire ce qui
en fait le 1ersecteur économique du territoire. De plus, le tourisme constitue un pilier du développement
économique local, représentant 6 % des emplois en 2024.
Les activités tertiaires sont concentrées à Digne et dans la vallée de la Bléone. Le tourisme (station
thermale de Digne, Géoparc mondial de l’UNESCO, PNR du Verdon) constitue un pilier, avec une offre
quatre saisons.
L’activité thermale à Digne-les- Bains et le Spa de Haute-Provence, les stations de montagne de
Chabanon ou Montclar et la présence du lac de Sainte-Croix et Moustiers-Sainte Marie sont les
secteurs touristiques prépondérants., ou sont des vecteurs d’attractivité.
L’offre de tourisme nature est prépondérante. Plus d’une soixantaine de prestataires proposent une
offre sportive ou de (randonnée accompagnée, cyclotourisme/VTT, sports d’hiver, sports aériens,
nautisme, etc.). Près de 3,7 millions d’excursions tout au long de l’année répartissant la fréquentation
hors période estivale.
L’offre culturelle repose sur le patrimoine avec les villages de caractère de Moustiers-Sainte-Marie et
sa faïence, ainsi que la cité Vauban de Seyne, le centre ancien de Digne-les-Bains, les Pénitents des
Mées et de quelques sites culturels (Maison Alexandra David-Neel, le musée Gassendi, la crypte Notre-
Dame du Bourg, le musée promenade, le Prieuré de Ganagobie, la réserve ornithologique de la retenue
de l’Escale ou encore le Théâtre Durance, scène nationale à Château-Arnoux-Saint-Auban).
L’offre globale d’hébergement est concentrée dans les stations de ski, thermale et « littorale » du lac
de Sainte Croix. 2526 emplacements de campings, 696 chambres d’hôtels et 559 lits sont recensés en
hébergements collectifs par l’INSEE en 2025. Digne-les-Bains et Moustiers-Ste-Marie concentrent 38%
de l’offre marchande du territoire. L’offre en campings est prépondérante (3 lits sur 5) et l’hôtellerie
se compose de petites unités. Les touristes français représentent 79% des nuitées dont la moitié
viennent de la région.
17 Actu-environnment : « Le réchauffement climatique risque d'accroître la concentration d'ozone aux
basses altitudes », article publié le 06 06 2024provence
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Truffière
Vergers
Oliviers
Maraichage
PAPAM
Jachère
Grandes cultures
Fourrage
Les terres cultivables sur PAA
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L’a griculture
L’activité agricole représente 23% de la surface utile du
territoire et 0,9 % de l’emploi total en 2022. Elle est plus
marquée au nord (présence de l’élevage) et dans les secteurs
montagnards. On retrouve des cultures arboricoles à l’ouest
ainsi que des cultures en champs au sud. Les exploitations
reposent sur l’élevage, les prairies, la filière bois et des
productions spécialisées (lavande, maraîchage, vergers). Le
plateau de Valensole est emblématique pour la culture de la
lavande.
Le barrage de Vaulouve (200 000 m3) géré par PAA dans la vallée
des Duyes contribue à fournir de l’eau d’irrigation. 15
exploitations agricoles et 41 particuliers sont irrigués pour un
volume de 45 000 m3/an et une superficie de 83 ha (surface
irrigable totale de 140 ha).
Les exploitations en élevage bovin représentent 48% des
exploitations professionnelles (hors petites exploitations). Les
parcours et prairies permanentes représentent 74% des
surfaces exploitées, pour près de 40 000 hectares. Ces prairies
permanentes sont favorables à la biodiversité (diversité floristique), au stockage du carbone, à la
filtration de l’eau et la lutte contre l’érosion. Environ 4 900 hectares sont consacrés à la culture
fourragère.
Figure 93 - Répartition des terres cultivables sur PAA en hectares. Source : diagnostic du Projet Alimentaire Territorial, nov. 2020.provence
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PLAN CLIMAT AIR
ÉNERGIE TERRITORIAL SÉQUESTRATION CARBONE rovence
Énssee Sos onu Zones agricoles en 2023 alpes EAs
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1:350 000 - Kilomètres /
Source : RPG 2023 (IGN) | Fond : ESRI World Topo
[ Éléments de repère : Types d'agriculture : bu Autres oléagineux tu Fourrage EN Oliviers à C1] Périmètre du PCAET __ Blétendre #7 Protéagineux | Estives et landes EM Autres cultures [___] Limite communale EM Maïs grain etensilage MMM Plantes à fibres Prairies permanentes industrielles
—— Cours d'eau Orge Gel (surfaces gelées Prairies temporaires - Légumes ou fleurs Lun Autres céréales sans production) EM \ergers EM Divers
ES (ni! Légumineuses à EM Vignes
grains
CC Tournesol EM Fruits à coque Fe.
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Figure 94. Zones agricoles sur PAA en 2023 (source : RPG 2023)provence
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PAA dispose de plusieurs équipements phares : les abattoirs de Seyne et de Digne-les-Bains, le barrage
de Vaulouve et la Maison de Produits du Pays. En 2019, un Projet Alimentaire Territorial (PAT) a été
lancé pour fédérer les acteurs du territoire pour répondre aux enjeux agricoles et de santé publique.
Selon l’étude Agribio 0418, 9 agriculteurs sur 10 observent une accélération ou un renforcement des
aléas climatiques extrêmes sur les 10 dernières années (sécheresse, pluies cévenoles, gels et coups de
chaleur), entrainant toutes filières confondues :
- Des pertes de production toutes filières confondues qui viennent alourdir le résultat écono- mique des fermes
- Le développement accéléré de maladies et de ravageurs avec un manque de références et solutions techniques
- Une nécessité de devenir de plus en plus opportuniste (créneaux climatiques restreints/im- prévus) et de se réapproprier le cycle de développement des végétaux
- Un environnement qui se dégrade aux yeux des producteurs : érosion, baisse de la ressource en eau, mort accélérée des arbres…
- Un manque de visibilité quant à la capacité de maintenir certaines productions sur le terri- toire.
L’i ndustrie
L’industrie représente 7,4 % de l’emploi (345 entreprises) et se concentre fortement le long de l’axe
durancien, avec 66 % des emplois industriels regroupés sur 5 communes (Château-Arnoux-Saint-
Auban (45% des emplois industriels), l’Escale, Malijai, Peyruis, Mallefougasse-Augès). L’usine de
produits chimiques de Saint-Auban constitue le principal pôle industriel (Arkema, Kem One), avec des
activités énergivores et consommatrices d’eau. En plus de la chimie, l’industrie agro-alimentaire s’est
développée.
La sensibilité des activités au changement climatique
Les activités climato-dépendantes sont les plus sensibles, en première ligne l’agriculture et le tourisme.
L’agriculture
Les activités agricoles sont les plus sensibles en raison de leur relation étroite aux facteurs
météorologiques modifiés par le changement climatique et à leur dépendance à la ressource en eau
en période de moindre disponibilité. D’après l’étude nationale CLIMATOR (INRA, ANR, ADEME), les
principales modifications favorables seront :
- L’opportunité de nouvelles cultures, avec l’augmentation des températures, notamment en moyenne montagne.
- Une accélération des rythmes phénologiques pouvant permettre d’éviter partiellement les stress hydriques accrus : cultures d’hiver, prairies et cultures pérennes. Dans le contexte du territoire, les cultures en champs au sud (fourrage, lavande...) présenteraient un rendement plus important du fait d’épisodes de pluie en mai-juin.
- la réduction des jours de gels réduit les risques de perte de récoltes. Ce constat est à relativiser car des gelées interviennent parfois tardivement (avril-mai), au moment des bourgeons, cau- sant des dégâts.
18 Perception et impact du changement climatique : enquête auprès des agricultrices et agriculteurs
sur l’adaptation de leurs pratiques en lien avec leur perception du changement climatique, Agribio 04, 2025.provence
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Les modifications défavorables seront :
- L’augmentation de la durée des intercultures en monoculture (sur le secteur des Mées, Peyruis ou Volonne en cultures permanentes) augmentera les risques de lessivage (transport des élé- ments du sol avec les précipitations déplaçant ainsi les sédiments, engrais et pesticides) et d’érosion.
- L’augmentation des besoins en eau d’irrigation des cultures d’été.
L’agriculture subira la sécheresse et les stress thermiques (jours échaudants), affectant les rendements
et augmentant les besoins en irrigation. À l’inverse, des opportunités existent pour des cultures
nouvelles en altitude et pour le développement de la filière bois-énergie.
Selon l’étude Agribio 04, Les conséquences du changement climatique semblent aggraver des
situations économiques déjà préoccupantes avec des marges qui diminuent (augmentation
généralisée des charges, quand les prix de vente, eux, n’augmentent pas, difficultés de
commercialisation à causes des fluctuations des cours internationaux en céréales, lavandin, etc.) : les
rendements diminuent, l’augmentation des parasites et maladies en élevage causent des surcoûts
vétérinaires et il en est de même pour les traitements sur le végétal, jusqu’à parfois l’impossibilité
même d’implanter une culture dans de bonnes conditions. Et quand il s’agit de développer de
nouvelles cultures pour s’adapter, encore faut-il leur trouver un débouché.
Le tourisme
Les activités touristiques liées aux sports et loisirs dépendants de l’eau sont impactées. Les fortes
chaleurs estivales engendrent une augmentation des besoins en eau potable, une sur fréquentation
des zones aquatiques et l’augmentation des besoins en fraîcheur. A contrario, la période touristique
estivale pourrait s’allonger, accentuant les pressions sur l’eau et les milieux naturels. En hiver, la
remontée de l’enneigement en altitude et la perte d’enneigement entraînent des pertes économiques
pour les stations voire la fermeture des stations de basse altitude comme celle de Seyne (le Grand
Puy).
Les services liés au bien-être (cures thermales) sont exposés à l’évolution des ressources en eau pour
l’eau potable ou les loisirs, à l’intensification des canicules et des aléas naturels.
L’industrie
D’autres usages sont sensibles à la disponibilité des ressources en eau tels que les usages industriels
(usages pour les procédés industriels). L’industrie est également exposée aux risques d’inondations, et
à l’augmentation de la demande énergétique estivale. Elle doit aussi intégrer la décarbonation et
l’adaptation de ses chaînes d’approvisionnement face aux crises climatiques.
Production énergétique
Le changement climatique rend la production plus intermittente et plus variable selon les saisons. Les
capacités de turbinage varient avec la baisse des débits liée aux pertes d’enneigement et avec
modification du régime des précipitations. À l’horizon 2050, on anticipe une variabilité accrue de la
production hydroélectrique. Les canicules dégradent le rendement des panneaux photovoltaïques et
solaires (effet de température sur les cellules), et la durabilité des installations peut être affectée. La
ressource reste toutefois robuste. La valorisation de la biomasse s’avère plus vulnérable avec les effets
sur les espèces végétales cultivées et sur les boisements de la hausse des températures, de l’évolution
des pluies, des sécheresses et des feux de forêt.
Le changement climatique complexifie l’équation énergie-climat : il fragilise certaines EnR
(hydraulique, biomasse), il favorise le solaire, et surtout il accentue les besoins estivaux en électricité,
ce qui rend la sécurisation et la diversification du mix indispensables.provence
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Le réchauffement en hiver entraîne une baisse des besoins de chauffage qui reste supérieure à
l’augmentation des besoins énergétiques de climatisation. En effet, produire de la chaleur nécessite
davantage d’énergie. Le solde énergétique global reste donc favorable à une réduction des
consommations, mais la montée en puissance de la climatisation estivale, si elle se généralise, pourrait
inverser cette tendance à moyen terme.
A retenir
Du fait de ses caractéristiques socio-démographiques et environnementales, l’agglomération présente
différents niveaux de sensibilité aux effets du changement climatique.
Sensibilité très
forte
Sensibilité
forte
Sensibilité
moyenne
Sensibilité faible
Volet socio-
démographique
Volet
environnemental
Volet
économique
Ces sensibilités sont amenées à se renforcer avec l’intensification des effets du changement climatique
et seront différentes par secteur d’activité économique, selon les âges et les types de milieux naturels.
Elles sont liées à :
- L’intensification des aléas naturels (pour tous les milieux et secteurs d’activité) selon leur lo- calisation
- La hausse des températures, des canicules et sécheresses augmentant les besoins d’une res- source en eau en tension au moment où elle sera la plus nécessaireprovence
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Actions d’adaptation en cours ou programmées
SOURCE : NOTE SYNTHESE ADAPTATION PAA, AVRIL 2025
Les risques naturels
Le risque d’inondation
100 digues sont recensées et 13 ouvrages classés avec chacun un plan de surveillance. Cela représente
110 km de digues sur le territoire, dont 13,5 km d’ouvrages classés gérés par les communes. Le coût
global est d’1,5 millions d’euros par an. Les communes prennent en charge la prévention et la gestion
sur les digues non classées.
Un plan de gestion de l’eau et des milieux aquatiques a été réalisé avec le Syndicat Mixe de l’Asse
Bléone (SMAB). D’importants travaux, avec notamment l’intervention sur trois digues à Digne-les-
Bains : celle des Epinettes en 2023, des Eaux chaudes et du Grand Justin en 2024 viennent d’être
réalisés. Les interventions étaient de plusieurs ordres remise à niveau, confortement, garantie des
résiliences par rapport aux crues d’objectif et définition des zones et conditions de protection et
surveillance. Les prochains travaux prévus sont sur le système d’endiguement des Mées.
L’objectif est de définir les digues restant à classer pour gestion par PAA – qui permet à la collectivité
en devenant propriétaire unique d’améliorer la gestion et l’entretien des ouvrages. 100 digues (110
km) sont recensées et 13 ouvrages classés (13,5 km) avec chacun un plan de surveillance. Les
communes prennent en charge la prévention et la gestion des ouvrages non classés.
Dans le cadre de la GEMAPI, PAA a délégué et/ou transféré la compétence au Parc régional du Verdon,
au syndicat mixte Asse Bléone et au Syndicat mixte d’Aménagement du Val de Durance. Ceux-ci
assurent les travaux qui concernent essentiellement la requalification des digues de protection contre
les inondations, l’entretien des ripisylves, la préservation des adous et le rétablissement de la
continuité écologique des cours d’eau.
PAA demande pour les zones à risque que les études hydrauliques démontrent la capacité d’absorption
des pluies décennales (au lieu des fortes pluies annuelle) afin de prendre en compte le risque
d’accroissement des épisodes pluvieux dans le temps. Par ailleurs, des investissements sont planifiés
pour résoudre en priorité les zones de points noirs au regard des ruissellements provoquant des
sinistres (maisons infiltrés), construire un collecteur d’eau pluviale et enfin pour améliorer le réseau
séparatif. PAA ne dispose pas d’estimation des linéaires de réseau séparatif et unitaire.
Le risque de feux de forêt
Le plan départemental de protection des forêts contre les incendies 2024-2034 est en cours
d’adoption.
Les milieux
La ressource en eau
Quelques actions de formation des utilisateurs à la sobriété sont menées : une communication autour
de la journée mondiale de l’eau en 2024 sur Facebook et Instagram. Dans le cadre du programme
leader « Durance Provence » 2023, du festival Inventerre 2025 des sensibilisations ont été organisées.
Depuis décembre 2023, les nouveaux tarifs harmonisés visent à augmenter la capacité
d’investissement de la régie des eaux pour, notamment, protéger la ressource en eau et lutter contre
les épisodes de sécheresse.provence
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Aucune action d'aide ou de distribution de robinets/douche économes à la population n’est réalisée.
Les alertes consommations anormales sont réalisées tardivement à l’issue de chaque relève annuelle
des compteurs : si celle-ci dépasse le double de la consommation moyenne relevée au cours des trois
dernières périodes équivalentes et une alerte se fait par courrier.
Dans le cadre des contrats de rivière de l’Asse et de la Bléone, un plan de gestion de la ressource en
eau a été élaboré sur la vallée de l’Asse et de nombreuses actions ont déjà été réalisées telles que la
mise en place de tours d’eau qui prévoit un jour de chôme par semaine au mois d’aout pour les irrigants
de la basse vallée de l’Asse, ou bien la mise en place de tensiomètres-pluviomètres connectés afin
d’adapter la quantité d’eau à utiliser pour irriguer. Le Syndicat mixte Asse Bléone porte des actions
pour favoriser un état dynamique permettant de maintenir et de redonner aux différentes rivières
concernées et à leurs milieux connexes, une richesse écologique, piscicole et paysagère tout en
assurant, dans le même temps, une amélioration ou une pérennisation de leur fonctionnement
hydraulique en vue de sécuriser les biens et les personnes.
Un contrat "Eau et Climat" du bassin versant de la Bléone 2026-2030 est en cours d’élaboration. De
nombreuses actions concerneront PAA en tant que maître d’ouvrage.
Les m ilieux naturels et espèces
Quatre plans de gestion des zones humides sont en œuvre :
- Le plan de gestion de la vallée de la Blanche
- Le plan de gestion de l’ASSE avec 11 zones humides faisant l’objet de notices de gestion.
- Le plan de gestion de la Bléone avec 5 zones humides faisant l’objet de notices de gestion (Barras, Mallemoisson, Trezzini, Le chaffaut et Marcoux).
- Le plan de gestion du Verdon mis en œuvre par le PNR du Verdon.
PAA met en œuvre des actions pour suivre l’évolution des milieux et sensibiliser, notamment :
• Observatoires photographiques des paysages Duyes Bléone depuis 1996 et du Géoparc de Haute Provence depuis 2024 dont l’objectif est de mettre en évidence les conséquences du changement climatique sur les paysages à travers plusieurs thèmes (végétation, nivologie, ri- vières…)
• Festival de la biodiversité Inventerre (10ème édition en 2025 : « Alpes vivantes » ou les consé- quences du réchauffement climatique sur la biodiversité des Alpes du Sud »)
• Marathon de la biodiversité : PAA a piloté cette opération lancée par l’Agence de l’eau et a permis de planter 9km de haies et créer 9 mares. Un suivi scientifique des mares a débuté sur la période 2026-2029 pour mettre en évidence les bénéfices produits par ces aménagements en faveur de la biodiversité de la trame turquoise.
Con fort thermique des logements
Dans le PLH de PAA (2023-2028), des actions favorisent la rénovation énergétique (sous-orientation : « Encourager la rénovation, notamment énergétique, du parc privé existant pour garantir de meil- leures conditions d'habitabilité pour les occupants »). Des conseillers de l’Agence Locale de la Transi- tion Ecologique (ALTE) accompagnent les personnes souhaitant entreprendre des travaux de rénova- tion thermique lors de 5 permanences mensuelles.
Le Service d’Accompagnement à la Rénovation Energétique (SARE) était un dispositif piloté par le Dé- partement et financé par chaque intercommunalité, pour mettre en place la Maison France Rénov, qui est animée par l’ALTE. Le SARE est devenu le Service Publique de la Rénovation Energétique (SPRH).provence
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PAA cofinance les garanties d’emprunts à hauteur de 50% (le Département intervient aussi à 50%),
souscrites par les bailleurs sociaux auprès de la Caisse des Dépôts et Consignations, pour les opérations
de rénovation du parc de logement social existant.
En 2024, le bilan annuel du PLH recense 3 OPAH-RU : à Seyne (2025-2029), Château-Arnoux (2023-
2027) et aux Mées (2023-2027). Une étude pré-opérationnelle est réalisée sur Volonne.
L’action 2 du PLH : « Encourager la rénovation, notamment énergétique, du parc privé existant pour
garantir de meilleures conditions d’habitabilité pour les occupants » a fait l’objet d’un bilan en 2024.
Le service Public de la Rénovation de l’Habitat (SPRH) (ancien service d'Accompagnement à la
Rénovation Énergétique) a permis :
- Signature de la convention avec le Département pour le déploiement et la mise en place de l’espace conseil France Rénov’ et de ses actions pour la période 2025-2029.
- PAA s’est engagé à verser au Département environ 18 000€ pour l’année 2025 au titre de la contribution au Pacte Territorial pour le SPRH, approuvé en conseil communautaire le 19 fé- vrier 2025.
Le bilan des OPAH-RU en cours est le suivant :
- Les Mées : au 18 avril 2025, 7 dossiers complets déposés, dont 4 par des propriétaires occu- pants (3 pour le volet autonomie, 1 pour une opération façade) et 3 par des propriétaires bail- leurs (dont 2 à visée d’amélioration énergétique et 1 pour une opération façade).
- Château-Arnoux-Saint-Auban : 14 dossiers déposés complets par des propriétaires occupants (8 à visée autonomie |adaptation du logement|, 6 à visée d’amélioration énergétique).
Le Fond de Solidarité pour le Logement (FSL), d’après les données Conseil Départemental, a été utilisé
à l’échelle de PAA à travers 256 demandes d’aide aux paiements des factures d’énergie, et 149 aides
accordées pour un montant de 47 841€.
L’auto-réhabilitation est accompagnée par Energ’éthique04.
Les activités
Le t ourisme
❖ La stratégie de tourisme durable 2021-2027
Le Plan Avenir Montagnes 2021 a permis de lancer des programmes de rénovation thermique sur le
pôle ludique et sportif de Seyne, la diversification d’une offre de loisirs à Selonnet ainsi que
l’aménagement de sentiers de découvertes de la biodiversité et des paysages de l’UNESCO Géoparc de
Haute-Provence.
Le schéma des activités outdoor 2023-2026 s’inscrit dans un contexte de demandes croissantes en
activités de pleine nature avec les actions « : Avoir une approche vertueuse dans les aménagements
et les évènementiels » et « Sensibiliser les pratiquants aux enjeux environnementaux et au partage de
l'espace ».
Dans le cadre du dispositif Espace Valléen, l’objectif global de la stratégie de l’Espace Valléen «
Provence Alpes Agglomération, Terre d’émotions pures » est de « Soutenir une économie touristique
durable en consolidant et en favorisant l’émergence de pôles et équipements structurants,
d’expériences de qualité, originales et 4 saisons reposant sur la valorisation des patrimoines naturel
et culturel, en s’appuyant sur des synergies internes et externes, afin de renforcer la cohérence et
l’attractivité du territoire. ». Un des objectifs stratégiques du dispositif, le 2 : « Objectif stratégique 2)
ADAPTER : Vers un tourisme durable et éco responsable : Adaptation aux transitions climatique,
écologique et socioéconomique ; Préservation de la biodiversité et des patrimoines naturel et culturel ;provence
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Changements observés sur les fermes
13
: 9 9
7
8 6 6
4 2
2
: Eu
Augmentation Réduction du Développement Double activité Changement Agrandissement Changement
du cheptel cheptel de la vente mode de système de directe production production (+/-
(AB/CONV) ateliers)
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Sensibilisation et éducation à l’environnement » est directement lié à l’adaptation au changement
climatique.
Les contrats stations (Région et Département) dont bénéficient les 3 stations de PAA, qui visent à
financer des actions dans les stations en vue de diversifier l’offre, proposer des activités 4 saisons et
améliorer le parcours client dans les stations de montagne. Dans le cadre de ces dispositifs, plusieurs
opérations ont été financées comme : le Tour du Lac de Saint Léger à Montclar ; l'aménagement des
fronts de site à Selonnet ; la rénovation du pôle ludique et sportif à Seyne, etc.
L’étude « Climsnow » a permis d’évaluer la fiabilité de l’enneigement et la pérennité globale des
stations à l’horizon 2035, 2050. Pour la vallée de la Blanche :
- La station de Montclar devrait également être en difficulté dans les prochaines années mais pourra conserver un domaine skiable plus longtemps ;
- La station de Chabanon (Selonnet) est moins en difficulté vu son orientation.
L’a griculture
Source : « perception et impact du changement climatique : enquête auprès des agriculteurs, PAT de
PAA », Agribio04 et chambre d’agriculture
Une enquête sur la perception du changement climatique par les agriculteurs a été menée en 2024
par Agribio04 en collaboration avec la chambre d’agriculture.
60% des exploitations enquêtées (13 sur les 23, à droite du graphique ci-dessous), donc plus de la
moitié, ont changé d’atelier(s) de production depuis leur création. On observe aussi d’autres types
d’évolution sur ces fermes :
Figure 95. Changements observés sur les fermes (source : PAT)
Ces changements sont principalement expliqués par des raisons économiques (fluctuation des
marchés, particulièrement en circuits longs ; céréales, viande d’agneau, lavandin, etc.), ainsi que
réglementaires et sanitaires (en ce qui concerne l’élevage surtout). Seules 2 exploitations sur les 23
n’ont pas connu de changements de ce type depuis leur création.
Entre 2015 et 2020 :
- Arrêt ou forte diminution de l’élevage, soit pour des problématiques de gestion du loup (ou bien changement des lieux d’estive, sans pour autant stopper l’atelier), soit pour des raisons de rentabilité économique, ou bien des changements sur les lieux ;
- Développement la vente directe (viande ovine et bovine principalement) ; - En 2019 et 2020 particulièrement, développement du lavandin à destination du marché de l’huile essentielles en circuits longs, juste avant que la filière ne sature et que les prix chutent lourdement.provence
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Sécheresses ms 2
Pluies cévénoles ms 5
Gelées ns 7
Coups de chaleurs ms 7
Augmentation des températures = ©
Amplitudes thermiques = :
Inondations = ]
Diminution du nombre de jours de gel = ]
Augmentation des évènements extrêmes 1 ]
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On note aussi quelques changements sur les pratiques agricoles : sur une exploitation la diminution des produits phytosanitaires, progressivement remplacés de la lutte biologique et des biostimulants, et sur une autre l’allongement des rotations avec les fourrages afin de contrebalancer la résistance du ray-grass aux herbicides en cultures céréalières.
Depuis 2020 :
- Arrêt des légumes plein champ, dû aux contraintes climatiques et restriction en eau (2022) ; - Baisse du cheptel en élevage pour continuer à pouvoir assurer l’autonomie fourragère, due aux contraintes climatiques (2022) ;
- Arrêt du lavandin, due à la chute des prix sur le marché ;
- Implantation ou projets de nouvelles cultures : amandiers, houblon, etc. ; - Implantation de haies bocagères autour de l’exploitation.
On constate que :
- Les exploitations se diversifient peu importe le système de production, principalement pour des raisons économiques, et développent le circuit-court (élevage, arboriculture et PPAM) ; - Les exploitations historiquement d’élevage ont eu tendance à réduire les cheptels, voire stopper l’élevage, et devenir des systèmes de production en grandes cultures et fourrage ; - Il y a eu des opportunités d’agrandissement pour toutes les fermes (exceptées 2 fermes ma- raîchères sur les 3 enquêtées qui sont limitées en main d’œuvre) ;
- Comme vu précédemment, des agriculteurs, quel que soit l’atelier de production principal, qui deviennent double-actifs, principalement pour des raisons économiques.
90% des agriculteurs enquêtés observent une accélération ou un renforcement des aléas climatiques
sur les 10 dernières années. Ces derniers se matérialisent principalement par des phénomènes
extrêmes (sécheresses, pluies cévenoles, gelées et coups de chaleurs) dont les conséquences sont
difficiles à compenser en pleine campagne culturale (Figure 10).
Figure 96. Nature des aléas climatiques qui se sont renforcés ces 10 dernières années, observés par les agriculteurs enquêtés sur leur exploitation (nombre de fois où l’évènement est mentionné par les agriculteurs enquêtés)
Les aléas les plus impactants pour leur système de production sont la sécheresse pour les PPAM et
l’élevage (impact sur les rendements), les pluies cévenoles automnales pour les grandes cultures
(impact sur la réussite des semis), les gelées pour les arboriculteurs (impact également évident sur les
rendements).
35% des agriculteurs interrogés ont changé leur système de production pour s’adapter au
changement climatique.p
a
rovence
IPes ER
FUTUR ELEVAGE GRANDES CULTURES
Q Changement de race, travail Q Introduction de nouvelles cultures
génétique (rusticité) {millet, teff, sorgho) et suppression
Q Amélioration du bâtiment d'autres,
d'élevage (ventilation) Q Travail variétal sur céréales à pailles
Q introduction de nouvelles Q Amendements organiques (déchets
Changement cultures (millet, teff, sorgho) verts, pailles) = développement
de pratiques et suppression d'autres, d'une plateforme de compostage ?
cités Q Amendements organiques Q Introduction de légumineuses à
(déchets verts) graines/fourragères
Q Production de matière
organique type BRF
Q Augmentation des surfaces
fourragères
Q Plantation d'arbres : Q Diversfication : oliviers, poules
Changements (amandiers/oliviers) pondeuses . . : microclimat, bien-être Q Plantation de haies brise-vent Premiaues animal (xl), arbres fourragers Q Développement de l'ACS {x}, haies brise-vent, Q Intégration culture-élevage Q Hydrologie régénérative (couverts päturés)
FUTUR MARAÏCHAGE PPAM
Changement Q Ouvrages hydrauliques Q Enherbement des inter-rangs
de pratiques (bassines, retenues d'eau) Q Amendements organiques (pailles
cités Q Serre mobile lavandins)
Q Restreindre le maraichage Q Projet agrivoltaique (protection gel,
pour concentrer l'irrigation grêle)
Changements et atelier de transformation Q Conversion au bio
systémiques (valeur ajoutée) Q Diversfication des ateliers de
cités Q Agroforesterie production : grandes cultures et
apiculture
Q Intégration culture-élevage
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Bien qu’ils ne soient aujourd’hui qu’1/3 à avoir fait évoluer, selon leurs dires, leur exploitation face au
changement climatique, ils sont 60% à souhaiter entrer dans une démarche d’adaptation face au
changement climatique. Ce sont visiblement les exploitations dont l’atelier principal est l’élevage qui
se sentent les moins concernées, parce qu’ils ont réduit la taille de leur cheptel, parfois développé une
double-activité et que la démarche d’adaptation s’est faîte par ailleurs mais principalement pour des
raisons économiques. Les éleveurs enquêtés disposent de surfaces suffisantes (prairies, parcours) pour
assurer la production de grains et de fourrages pour leur cheptel.
Les actions déjà mises en place sont les suivantes :
Figure 97 - Synthèse des changements de pratiques et changements systémiques identifiés lors des enquêtes (Source : Agribio 04, 2025)
Pour les exploitations concernées, nous les avons questionnées sur les conséquences du changement climatique sur leur exploitation. :
- Conséquences agronomiques : modification dans les pratiques et les opérations culturales (dates d’intervention dans les parcelles car les cycles végétatifs changent, rotation, modes d’ir- rigation, mise en place de lutte antigel, nombre de traitements), pression des maladies et ra- vageurs, impact sur les rendements, impact sur la qualité des produits, etc. ; - Conséquences zootechniques : modification dans la gestion de l’élevage et des animaux (nombre de tête dans le cheptel, abreuvement des animaux, périodes ou les troupeaux sont en extérieur, problèmes sanitaires, alimentation du troupeau, état des prairies et impact sur la dynamique de pâturage, gestion de la traite, etc.) ;
- Conséquences environnementales : dégradation de l’environnement de l’exploitation (éro- sion et perte de sol, mortalité des arbres autour de l’exploitation, des haies, quantité d’eau disponible pour l’irrigation et restriction d’irrigation, impact des produits phytosanitaires dansprovence
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l’environnement et pollution de l’eau, etc.) ;
- Conséquences sociales : saisons de production plus longues (fatigue, coûts liés à l’embauche), augmentation de la charge de travail, du temps de travail et organisation du travail difficile, conditions de travail altérées (chaleur) ;
- Conséquences économiques : perte économique liée à une baisse de rendement, perte éco- nomique liée à une baisse de qualité, augmentation des charges d’intrants et autres charges (énergie), gain économique lié à l’allongement de la saison de production.
En nombre, les conséquences des aléas climatiques décrites par les enquêtés sont majoritairement d’ordre agronomique (Figures 16 et 17), en particulier les sécheresses, les pluies cévenoles et les ge- lées. On retrouve particulièrement des baisses de rendements (cultures, foins, lait) jusqu’à des pertes sèches de produits, donc une baisse de l’autonomie fourragère en élevage, des difficultés à entrer dans les parcelles au bon moment pour semer, faire les foins, etc.
C’est l’aspect économique qui arrive ensuite, avec : les pertes de rendements bien sûr, qui ont un
impact direct sur le chiffre d’affaires et le revenu, mais aussi des augmentations de charges (semences
quand échecs d’implantation, traitements contre les « nouveaux » ravageurs favorisés par l’évolution
du climat, lutte antigel, etc.), jusqu’à l’impossibilité de conduire certaines cultures, qui faisaient jusque-
là parties de la rotation, et du revenu de la ferme, notamment en cas de restrictions sur l’irrigation. Un
seul producteur parmi les enquêtés évoque une conséquence d’ordre économique positive, du
changement climatique, due à l’allongement de la saison de production ; cela lui permet d’augmenter
les volumes annuels produits (légumes), ainsi de vivre de son activité et d’embaucher.
La filière bois
L’intercommunalité s’engage dans l’intégration de la forêt et du bois dans ses politiques de
développement et d’aménagement du territoire. 17 chaufferies en fonctionnement consomment 3
645 tonnes de plaquettes (forestières et de scieries) avec une puissance totale de 5 085 kW. 5
chaufferies en projet, 3 en étude de faisabilité, 9 notes d’opportunité. 4 plateformes bois énergie, 6
projets livrés en BOIS DES ALPESTM.
La Charte Forestière de 2025-2028 « vers une filière plus durable, innovante et compétitive » de la
vallée de la Blanche est pilotée par la CCVU. Elle porte l’attention :
- Innover pour une filière durable et compétitive (mieux anticiper les effets du changements climatiques, se positionner dans un marché hautement concurrentiel)
- Développer une gestion durable et multifonctionnelle des espaces forestiers et ressources et sensibiliser le tissu socio-économique à l’approche « filière »
- Territorialiser la valeur ajoutée, en consolidant l’amont de la filière et en anticipant les débou- chés sur le marché local.provence
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Bilan : La vulnérabilité du territoire face au dérèglement climatique
La vulnérabilité combine la sensibilité intrinsèque et le niveau d’exposition : elle indique la probabilité
que le changement climatique affecte durablement un système.
A partir des données d’exposition et de sensibilité du territoire, ainsi que de la connaissance des
impacts génériques du changement climatique, l’analyse de la vulnérabilité a été menée à partir d’une
matrice d’analyse multicritères croisant les éléments caractéristiques du territoire et les facteurs
climatiques.
Cette matrice permet d’identifier la vulnérabilité actuelle et son évolution au regard des projections
climatiques modélisées pour le territoire par la TRACC (cf. chapitre 1).
Un atlas « vulnérabilité » est également constitué. Cette analyse géomatique complémentaire permet
de localiser les secteurs les plus vulnérables nécessitant la mise en œuvre d’actions d’adaptation. Elle
a été réalisée à partir des données cartographiques disponibles à ce jour. Elle ne se veut pas exhaustive
mais éclairante.
La vulnérabilité actuelle
Les effets locaux du changement climatique mettent en avant des vulnérabilités liées à :
- La hausse des températures et les sécheresses répétitives qui auront un impact sur les be- soins en eau du territoire. Les périodes d’étiages engendreront une baisse des débits des ri- vières. Des conflits d’usages en période estivale sont susceptibles de s’aggraver impactant les activités agricoles et touristiques en premier lieu mais également la production hydroélec- trique, la filière bois et le secteur industriel. Les risques de dépérissement d’espèces, de dispa- rition d’habitats, et de propagation d’espèces invasives sont accentués. Ces dépérissements accentuent les phénomènes d’érosion et donc le risque de glissement de terrain ou de coulées de boues. Les écosystèmes de montagne sont particulièrement vulnérables à ces évolutions.
- L’accentuation des phénomènes extrêmes (canicules, feux de forêts, retrait gonflement des argiles, phénomènes d’inondations très localisés) engendrant des coûts importants et présen- tant des risques pour la population.
L’analyse confirment une vulnérabilité climatique globalement élevée pour Provence Alpes
Agglomération.
Ressources en
eau
Milieux et
écosystèmes
Population
Bâti privé Infrastructures
Ubanisme /
Aménagement
Tertiaire
Tourisme
Agriculture
Industrie
0
1
2
3
4
5
6
0 1 2 3 4 5 6
Sensibilité
Exposition
Vulnérabilité actuelle de PAAprovence
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Les milieux naturels constituent le système le plus vulnérable du territoire. Leur équilibre dépend
directement des températures estivales (journées chaudes, canicules, nuits chaudes) couplées à la
disponibilité en eau (jours sans pluie et jours avec sols secs et de la fréquence des incendies. Les milieux
forestiers et humides, essentiels à la régulation hydrique, voient leur résilience fortement diminuée :
dépérissement, fermeture du milieu, propagation d’espèces invasives et perte de biodiversité. Les
actions du SMAB visent à réduire cette vulnérabilité.
L’agriculture présente une vulnérabilité forte à la variabilité climatique : sécheresses, canicules, gel
printanier tardif, baisse de la productivité fourragère. Les systèmes d’élevage extensifs et les
productions de lavande ou de vergers, emblématiques du plateau de Valensole et des vallées, sont
particulièrement vulnérables à la disponibilité en eau et à la hausse des températures. Cette sensibilité
traduit aussi une dépendance forte au cycle de l’eau et à la faible diversification des exploitations.
Certains agriculteurs font d’ores-et-déjà évoluer leurs pratiques.
La ressource en eau, notamment les systèmes d’alimentation en eau potable et de gestion des eaux
usées, révèle une vulnérabilité structurelle élevée. 70 % des communes dépendent d’une seule
ressource pour l’AEP, des difficultés d’approvisionnement estivaux apparaissent, des retards de
protection des périmètres de captage et des difficultés techniques (fuites sur les réseaux, stockage,
désinfection, saturation des réseaux lors d’orages…). Le service Eau et Assainissement de PAA poursuit
sa prise de compétence et agit pour réduire les vulnérabilités techniques.
L’évolution de la vulnérabilité
L’analyse montre une aggravation systématique entre la situation actuelle et les projections futures.
Ressources en eau
Milieux et
écosystèmes
Population
Bâti privé
Infrastructures (voiries,
équipements publics)
Urbanisme /
Aménagem…
Tertiaire
(activités)
Tourisme
(activités)
Agriculture
Industrie
0
10
20
30
40
50
60
70
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0 10 20 30 40 50 60 70 80
Vulnérabilité future
Vulnérabilité actuelle
Evolution des vulnérabilitésprovence
alpes
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Les scores moyens passent de 31 en moyenne actuelle à environ 39 à l’horizon 2050, soit une hausse
d’environ +26 %. Cela traduit la combinaison de deux facteurs :
- une exposition accrue (hausse des températures, aléas de sécheresse, feux, ruissellement) ;
- une sensibilité structurelle du territoire (ressources en eau, habitat ancien, activités liées au patrimoine vivant (agriculture et tourisme)).
Les milieux naturels et écosystèmes, agriculture et ressources en eau constituent un noyau dur de
vulnérabilité : ils sont à la fois les plus sensibles et les plus exposés, et leur évolution future est
fortement corrélée.
Leur vulnérabilité progresse le plus : cela s’explique par la combinaison d’une baisse de la ressource
disponible en eau, d’une hausse de la demande, et de l’insuffisante adaptation actuelle. Les activités
humaines et économiques voient leur vulnérabilité augmenter plus lentement, mais de manière
continue et systémique. La vulnérabilité des populations augmente nettement avec le vieillissement,
la difficulté d’accès aux soins et le durcissement des conditions climatiques. Les infrastructures et le
bâti privé affichent des dégradations modestes mais inéluctables, liées aux effets cumulés de la
chaleur, des régimes pluviaux et de leur vieillissement. Il n’existe qu’un secteur dont la vulnérabilité
diminue : le tertiaire. Celui-ci demeure relativement protégé des effets directs du changement
climatique sur le territoire bien qu’il puisse en subir les impacts indirects.
De manière générale, l’ensemble des secteurs socio-économiques locaux sont amenés à subir les
conséquences de pressions additionnelles, imposées par le changement climatique. Cette prise de
conscience se doit d’être assimilée en amont de façon à adapter, au sein des aménagements existants
et futurs, des politiques publiques, des stratégies locales, les pratiques de construction, les systèmes
de santé et les modes de vie.provence
alpes
, REÇU EN PREFECTURE L
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L’atlas de vulnérabilité
Dans l’objectif d’identifier les secteurs du territoire les plus vulnérables, un atlas cartographique a été
constitué et met en résonnance différentes informations.
La vulnérabilité des écosystèmes sensibles
Les zones de forte sensibilité se situent principalement dans les vallées de la Bléone et de l’Asse, où se
concentrent à la fois des milieux humides, des corridors écologiques et des zones à risque de feu de
forêt. Les interfaces forêts-milieux ouverts et les corridors écologiques transversaux sont exposés à
des pressions multiples, accentuées par les sécheresses récurrentes et la progression des friches.provence
alpesErg
ÉNÉRGE TERRITORIAL DIAGNOSTIC DE VULNÉRABILITÉS D provence piété Aa AGDE Vulnérabilité des écosystèmes sensibles alpesEAs
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: e * 1 : 350 000 - Klomètrés
Réalisation : Écovia, 2025. Source : TVB PAA, DDTO4 | Fond : ESRI World Topo
[ Éléments de repère : Éléments de la trame Sensibilités au risque D C1 Périmètre du PCAET verte et bleue : maximale de feux de forêt :
[| Limite communale Zone humide très faible
— Cours d'eau => Corridor écologique forestier faible
à préserver Œ moyen
“2% Corridor écologique de EM élevé
milieu ouvert à préserver
LC EN très élevé /
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Figure 98. Vulnérabilité des écosystèmes sensibles (sources : TVB PAA, DDT04)provence
alpes
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La trame végétale demeure globalement bien connectée, notamment le long des reliefs boisés de la
Bléone, du Verdon et de la moyenne montagne. Toutefois, des discontinuités apparaissent dans les
zones urbanisées et agricoles du centre de l’agglomération, notamment autour de Digne, Peyruis et
Les Mées. Ces ruptures fragilisent les continuités écologiques face au réchauffement, en limitant les
capacités de déplacement des espèces et d’adaptation des milieux.provence
alpesere
PLAN CLIMAT AIR
ÉNERGIE TERRITORIAL
Provence-Alpes Agglomération
DIAGNOSTIC DE VULNÉRABILITÉS indie
Vulnérabilité au titre de la connectivité végétale pi dites
Réalisation : Écovia, 2025. Source : BD TOPO (IGN 2025) LE Fond : ESRI World Topo
dl Éléments de repère : C7] Périmètre du PCAET
[__] Limite communale
—— Cours d'eau
Types de végétation :
EM Bois
EM Forêt fermée de conifères
UN Forêt fermée de feuillus
EN Forêt fermée mixte
| Forêt ouverte
EN Haie
Lande ligneuse
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| Verger
Eu Vigne
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tion agrée E- Me com
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Figure 99. Vulnérabilité au titre de la connectivité végétale (source : BD TOPO)
La vulnérabilité d e l’activité agricole
Les surfaces agricoles de fond de vallée, fortement exposées à la chaleur (températures >30 °C) et
dépendantes d’une ressource en eau vulnérable, concentrent les enjeux d’adaptation. Les secteursprovence
alpesErg
PLAN CLIMAT AIR
ÉNERGIE TERRITORIAL DIAGNOSTIC DE VULNÉRABILITÉS provence
alpes ER Biovercebes Abd Vulnérabilité au titre de l'activité agricole
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h à 1 : 350 000 - Kilomètres | Réalisation : Écovia, 2025. Source : RPG (INSEE 2025), SDAGE RMC (EDL 2022), USGS (2025) | Fond : ESRI World Topo
4 Éléments de repère : Agriculture État chimique de la masse d'eau : à CL] Périmètre du PCAET Eu Parcelle agricole EM Bonétat
[| Limite communale ‘1 Secteur irrigué EM Mauvais
—— Cours d'eau Température des sols : information insuffisante
V2. Température supérieure à 30°C pour attribuer un état
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irrigués le long de la Bléone et de la Durance constituent les zones les plus sensibles aux inondations
tout en bénéficiant d’un accès à l’eau facilité. Les cultures sèches des plateaux apparaissent plus
résilientes mais sensibles à la baisse de la fertilité et à la pression incendie.
Figure 100. Vulnérabilité au titre de l'activité agricole (sources : RPG, SDAGE RMC, USGS)provence
alpes
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La vulnérabilité des îlots de chaleur urbains à l’horizon 2050
Les projections mettent en évidence une accentuation des îlots de chaleur dans les communes de
Digne-les-Bains, Les Mées et Château-Arnoux–Saint-Auban. Les zones urbanisées des fonds de vallée
enregistreraient un réchauffement supplémentaire de +2 à +3 °C d’ici 2050. Des températures
dépassant largement 36°C apparaissent dans plusieurs secteurs. Ces secteurs nécessitent d’y prévoir
dès à présent des mesures d’adaptation : désimperméabilisation, plantation d’arbres, création d’îlots
de fraicheur.provence
alpesera
PLAN CLIMAT AIR
ÉNERGIE TERRITORIAL DIAGNOSTIC DE VULNÉRABILITÉS
Localisation des secteurs urbanisés
vulnérables aux îlots de chaleur urbain en 2050
provence
alpesena Provence-Alpes Aggl
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Réalisation : Écovia, 2025. Source : USGS (2025) | Fond : ESRI World Topo
a. Éléments de repère : C1 Périmètre du PCAET
L__] Limite communale
—— Cours d'eau
Témpérature (en °C) en 2050
+2,3° par rapport à aout 2024 :
Inférieur à 30° (Max 27,3°)
_ ... De 30 à 32°
EN De 32 à 34°
MM De 34 à 36°
EM Supérieur à 36 (Max. 40,3°)
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Application agréée E-egalte com
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Figure 101. Localisation des secteurs urbanisés vulnérables aux îlots de chaleur urbain en 2050 (Source : USGS)
La configuration géographique de Digne-les-Bains, au croisement de plusieurs influences
atmosphériques, accentue la convergence des masses d’air. En été, la rencontre entre les masses
chaudes d’origine méditerranéenne et les flux de sud-est favorise la formation de poches de chaleur
en fond de vallée. Cette topographie contribue à faire de la ville un point chaud local, où les vagues de
chaleur sont plus intenses et durables que dans le reste du territoire. Le cœur urbain apparaît comme
un foyer de surchauffe marqué par une densité bâtie élevée et un faible couvert végétal. Lesprovence
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HÉTÉRO DIAGNOSTIC DE VULNÉRABILITÉS provence
Vulnérabilité à la hausse des températures alpesERa FRANCE AGREE Zoom sur Digne-les-Bains
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Réalisation : Écovia, 2025. Source : INSEE (Filosofi 2017), Géorisques, USGS (2025) | Fond : ESRI World Topo
[ Éléments de repère : Bâtiments sensibles : MN De 100 à 150 Aléa inondation : D C1 Périmètre du PCAET ®e Accueillir des personnes vulnérables M De 150 à 300 _ Atlas des zones inondable &
[__] Limite communale ® Mobilisables pour accueillir du public I Supérieur à 300 (Max. 520) pétimètre d'aléa du PPRi
—— Cours d'eau Densité de population Température des sols :
dans un périmètre de 200m : 7//. Supérieur à 30°
Inférieur 50 (Min. 1)
Le. De 50 à 100 a.
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températures de surface dépassent localement 30 °C, notamment dans les zones industrielles et
commerciales à l’ouest et le long des axes routiers. Les populations vulnérables y sont concentrées,
accentuant la sensibilité sanitaire en période de canicule. Le foncier encore mobilisable se situe
majoritairement sur des secteurs présentant des contraintes topographiques, climatiques ou
d’exposition solaire défavorable. Cette contrainte renforce la nécessité de mieux valoriser le bâti
existant et d’intégrer les enjeux climatiques dans toute planification future.
Figure 102. Vulnérabilité à la hausse des températures zoom sur Dignes-les-Bains (sources : INSEE, géorisques, USGS)provence
alpesErg
Éence en tom DIAGNOSTIC DE VULNÉRABILITÉS provence RSR ERA REA Vulnérabilité aux aléas climatiques alpesErE
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SOLS se HP Réalisation : Écovia, 2025.
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1 : 860 000 - Kilomètres 7
Source : BPE (INSEE 2024), Géorisques, DDTO04 | Fond : ESRI World Topo
Aléa inondation : D [ Éléments de repère : Bâtiments sensibles : Sensibilités au risque C1 Périmètre du PCAET e Accueillir des personnes vulnérables maximale de feux de forêt : Atlas des zones inondable
[__] Limite communale © Mobilisables pour accueillir du public Très faible & pétimètre d'aléa du PPRi — Cours d'eau Faible Aléa retrait-gonflement
EX Moyen des argiles :
EE Ékvé 77/7, Sensibilité forte à l'aléa
EM Très élevé
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La vulnérabilité face aux aléas climatiques
La carte révèle une forte exposition de la vallée de la Bléone, du bassin de Digne-les-Bains et du secteur
de Château-Arnoux–Saint-Auban aux risques cumulés : inondations, incendies et retrait-gonflement
des argiles. Les communes du sud (Le Chaffaut, Estoublon, Bras-d’Asse, Moustiers) concentrent les
niveaux de sensibilité les plus élevés. La superposition des feux de forêt et des zones inondables traduit
une vulnérabilité structurelle liée à la topographie encaissée et à la densité des boisements.
Figure 103. Vulnérabilité aux aléas climatiques (sources : BPE, Géorisques, DDT04)provence
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PLAN CLIMAT AIR
ÉNERGIE TERRITORIAL
Provence-Alpes Agglomération
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Réalisation : Écovia, 2025.
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Vulnérabilité au titre des risques de ruissellement alpes
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me 1 : 350 000 - EU 7
Source : OCSGE (IGN 2021) | Fond : ESRI World Topo
[ Éléments de repère : C1] Périmètre du PCAET
[___] Limite communale
—— Cours d'eau
Occupation du sol :
EM Zone imperméabilisée
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La vulnérabilité face aux risques de ruissellement
Les secteurs urbanisés des vallées de la Bléone et de la Durance présentent une forte densité de zones
imperméabilisées, exposées à des phénomènes de ruissellement concentrés. Les communes de Digne-
les-Bains, Château-Arnoux-Saint-Auban et Les Mées sont particulièrement concernées. L’enjeu réside
dans la maîtrise de l’urbanisation et la désimperméabilisation progressive des sols pour limiter les
apports rapides vers les réseaux.
Figure 104. Vulnérabilité au titre des risques de ruissellement (source : OCSGE)provence
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Réalisation : Écovia, 2025. Source :Géorisques, DDTO04 | Fond : ESRI World Topo
[ Éléments de repère : Sites à risque industriel : Sensibilités au risque Aléa inondation : à C1 Périmètre du PCAET À Site SEVESO seuil haut maximale de feux de forêt : . Atlas des zones inondable &
[__] Limite communale > Site SEVESO seuil bas Très faible pétimètre d'aléa du PPRi
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La vulnérabilité face aux risques naturels et technologiques
PAA concentre une conjonction d’aléas : des risques de feux de forêt très élevés sur les massifs
périphériques et des risques industriels dans la vallée de la Durance. Les sites ICPE et Seveso du secteur
de Château-Arnoux–Saint-Auban accentuent la vulnérabilité locale. La coexistence entre zones
habitées et sites à risque appelle une vigilance accrue en matière d’aménagement vis-à-vis des risques
NaTechs.
Figure 105. Vulnérabilité aux risques naturels et technologique (source : Géorisques, DDT04)provence
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ÉNERGIE TERRITORIAL
Provence-Alpes Agglomération
Réalisation : Écovia, 2025.
DIAGNOSTIC DE VULNÉRABILITÉS Jia Vulnérabilité aux risques naturels et technologiques
Zoom sur Château-Arnoux-Saint-Auban ie an
Source :Géorisques, DDTO4 | Fond : ESRI Word Topo
4 Éléments de repère :
C1 Périmètre du PCAET
[__] Limite communale
—— Cours d'eau
Sites à risque industriel : Sensibilités au risque Aléa inondation :
À Site SEVESO seuil haut maximale de feux de forêt : Atlas des zones inondable &
© Site ICPE mn Faible
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Cette carte illustre la superposition d’aléas majeurs sur la commune de Château-Arnoux-Saint-Auban
: feu de forêt très élevé sur les pentes, inondation sur le lit de la Durance et présence d’industries
classées à risque. Le tissu urbain dense, les axes de transport et les équipements publics sont situés en
zone d’exposition mixte. L’adaptation devra combiner réduction des risques à la source, maîtrise de
l’urbanisation et information préventive des populations.
Figure 106. Vulnérabilité aux risques naturels et technologiques zoom sur Château-Arnoux-Saint-Auban (source : Géorisques, DDT04)provence
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Analyses multicritères des secteurs vulnérables au titre du réchauffement climatique
Cette carte illustre les effets combinés des facteurs sociaux (âge, pauvreté), bâti ancien, îlots de chaleur
urbains, connectivité végétale et présence de surfaces d’eau, selon la grille de pondération appliquée.
La vulnérabilité la plus forte se concentre dans les espaces urbanisés de Digne-les-Bains, de Château-
Arnoux–Saint-Auban et des Mées. Les zones rurales et forestières du nord et de l’est sont plus
résilientes, grâce à la végétation continue, la moindre densité et la présence d’espaces humides.
Les vulnérabilités au réchauffement climatique sont avant tout humaines et urbaines. Elles nécessitent
des actions ciblées sur la sobriété foncière, la végétalisation des centres urbains et la protection des
publics fragiles lors des épisodes de chaleur.provence
alpesera
PLAN CLIMAT AIR
ÉNERGIE TERRITORIAL
Provence-Alpes Agglomération
DIAGNOSTIC DE VULNÉRABILITÉS
Analyse multicritère :
Vulérabilité au réchauffement climatique
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Réalisation : Écovia, 2025. PNR BDTOPO (IGN), DDTO04, Géorisques, INSEE , USGS | Fond : ESRI World Topo
F Éléments de repère : C7] Périmètre du PCAET
[__] Limite communale
——— Cours d'eau
Niveaux de vulnérabilité :
EM Très faible (Inférieur ou égal à O)
ŒM Faible (De 0 à 5)
Modéré (De 5 à 10)
M Fort (De 10 à 15)
EM Très fort (Supérieur à 15)
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Figure 107. Analyse multicritère : vulnérabilité au réchauffement climatique (sources : BDTOPO, DDT04, Géorisques, INSEE, USPS)provence
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L’a nalyse multicritère des secteurs vulnérables au titre des aléas naturels d’origine climatique (inondation, RGA, sécheresse, feux de forêt)
Cette carte combine l’exposition aux aléas naturels et technologiques (feux de forêt, retrait-
gonflement des argiles, inondations, ruissellement) et la présence d’enjeux sensibles (bâtiments
vulnérables, établissements recevant du public, sites industriels). Les résultats montrent une
vulnérabilité élevée à très forte dans les vallées de la Bléone, de l’Asse et de la Durance, où se
concentrent à la fois les zones urbanisées, les infrastructures et les risques cumulés. Les secteurs de
Château-Arnoux–Saint-Auban, Les Mées, Le Chaffaut-Saint-Jurson, Digne-les-Bains et Moustiers-
Sainte-Marie apparaissent comme les plus exposés.
À l’inverse, les communes de montagne (nord et est du territoire) affichent des niveaux de vulnérabilité
faibles à très faibles, traduisant une moindre densité de population et une exposition limitée aux zones
d’aléas répertoriées.
Le cumul de facteurs – aléas naturels, enjeux humains et infrastructures – accentue la vulnérabilité
structurelle des vallées urbanisées. L’adaptation passera par la diversification de l’habitat, la
sécurisation des réseaux et la prévention multi-aléas.provence
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PA de loe N DIAGNOSTIC DE VULNÉRABILITÉS Analyse multicritère :
Pomanos pes FOga ER Vulnérabilité aux aléas climatiques
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Réalisation : Écovia, 2025. Source : BDTOPO (IGN), DDTO4, Géorisques, INSEE , USGS | Fond : ESRI World Topo
_ Éléments de repère : Niveaux de vulnérabilité : C1 Périmètre du PCAET EM Très faible (Inférieur ou égal à 0)
Limite communale Wu Faible (De 0 à 5)
—— Cours d'eau Modéré (De 5 à 10)
EN Fort (De 10 à 15)
EM Très fort (Supérieur à 15)
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Figure 108. Vulnérabilité aux aléas climatiques sur PAA (sources : BDTOPO, DDT04, Géorisques, INSEE, USPS)