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Document publié le Mercredi 1 janvier 2025
Lien du pdf (unknown - Communauté de communes - Arc Sud Bretagne - CRC ROD)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Investissement et développement économique, Environnement,
Chambre régionale des comptes Bretagne
3, rue Robert d’Arbrissel
35042 RENNES CEDEX
RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
ET SA RÉPONSE
ARC SUD BRETAGNE
(Département du Morbihan)
Exercices 2019 et suivantsARC SUD BRETAGNE
2
TABLE DES MATIERES
SYNTHÈSE................................................................................................................ 4
RECOMMANDATIONS .......................................................................................... 6
INTRODUCTION ..................................................................................................... 7
1 PRÉSENTATION DE LA COMMUNAUTE DE COMMUNES D’ARC
SUD BRETAGNE.................................................................................................... 8
1.1 Les principales caractéristiques socioéconomiques ........................................... 8 1.2 L’évolution des compétences statutaires d’Arc Sud Bretagne ........................... 9 1.3 Les moyens par service .................................................................................... 10
2 LA GOUVERNANCE DE L’EPCI ....................................................................... 12
2.1 Le conseil communautaire................................................................................ 12 2.2 L’exécutif et les commissions .......................................................................... 13
3 LA STRATEGIE DE TERRITOIRE ..................................................................... 14
3.1 L’absence de projet de territoire ....................................................................... 14 3.2 L’absence de pacte financier et fiscal............................................................... 14 3.3 Les mécanismes financiers : dotation de solidarité communautaire,
attribution de compensation et fonds de concours ........................................... 15 3.4 Une mutualisation limitée avec les communes membres ................................. 16
4 LES COMPTES ET LA SITUATION FINANCIERE .......................................... 17
4.1 Fiabilité des comptes et information budgétaire .............................................. 17
4.1.1 L’information et la gestion budgétaires .................................................. 17 4.1.2 La fiabilité des comptes........................................................................... 17
4.2 La situation financière rétrospective ................................................................ 18
4.2.1 La structure budgétaire d’Arc Sud Bretagne ........................................... 18 4.2.2 L’évolution générale du budget principal ............................................... 19 4.2.3 La section de fonctionnement ................................................................. 20 4.2.3.1 Des produits de gestion en hausse .......................................................................... 20 4.2.3.2 Une augmentation des charges de gestion supérieure à celle des produits ............. 26
4.2.4 Un cycle d’investissement largement autofinancé .................................. 28 4.2.5 Un endettement maitrisé.......................................................................... 30 4.2.6 La trésorerie du budget principal ............................................................ 31
4.3 La prospective financière et le plan pluriannuel de fonctionnement et
d’investissement ............................................................................................... 31
4.3.1 La prospective budgétaire 2024-2028 ..................................................... 31 4.3.2 Le PPFI 2022-2026 ................................................................................. 33
4.4 Les budgets annexes ......................................................................................... 34
4.4.1 Le budget annexe des zones d’activité .................................................... 34 4.4.1.1 Les parcs d’activités économiques ......................................................................... 34 4.4.1.2 L’adoption d’un schéma d’accueil des entreprises en 2022 ................................... 37 4.4.1.3 La prise en compte des enjeux de sobriété foncière ............................................... 38RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
3
4.4.2 Le budget annexe locations immobilières ............................................... 39 4.4.2.1 La structure budgétaire ........................................................................................... 39 4.4.2.2 Une exploitation des cinémas dans le cadre de baux commerciaux ....................... 40 4.4.2.3 Un budget supprimé en 2025 .................................................................................. 42
5 LA COMMANDE PUBLIQUE ............................................................................. 43
5.1 La passation et l’attribution des marchés examinés ......................................... 43 5.2 L’exécution des marchés .................................................................................. 44
6 LA GESTION DES DÉCHETS SUR LE TERRITOIRE D’ARC SUD
BRETAGNE........................................................................................................... 45
6.1 Présentation ...................................................................................................... 45 6.2 Un équilibre financier qui se dégrade fortement du fait de la hausse des
contributions versées au Sysem et des charges à caractère général ................. 45 6.3 L’activité du service : une stabilité des volumes de déchets collectés ............. 47 6.4 La politique de réduction et de traitement des déchets .................................... 49
6.4.1 L’évolution du cadre législatif applicable ............................................... 49 6.4.2 Les actions locales de prévention et de réduction des déchets ................ 50
6.5 Conclusion sur la gestion des déchets .............................................................. 51
ANNEXES ................................................................................................................ 53
Annexe n° 1. Les compétences d’Arc Sud Bretagne – statuts en vigueur ............. 54 Annexe n° 2. Les modes de collectes des déchets.................................................. 57 Annexe n° 3. Évolution des tonnages collectés sur le territoire d’Arc Sud
Bretagne sur la période 2019-2023 .................................................................. 58 Annexe n° 4. Réponse de l’ordonnateur................................................................. 59ARC SUD BRETAGNE
4
SYNTHÈSE
La communauté de communes « Arc Sud Bretagne » regroupe 12 communes, pour une population totale de 28 730 habitants, sur un territoire de 353 km2, situé au sud est du département du Morbihan.
Arc Sud Bretagne a formalisé un pacte de gouvernance, mais elle est dépourvue d’un projet de territoire et d’un pacte fiscal et financier, et les mutualisations avec les communes membres sont relativement limitées. Elle devra élaborer ces documents stratégiques, pour mieux appréhender les enjeux territoriaux et définir un plan d’actions et les financements associés.
Une situation financière fragilisée notamment par l’augmentation des dépenses de collecte et traitement des ordures ménagères
La situation financière s’est tendue sur la période de contrôle (2019-2023), mais l’année 2024 connait une amélioration. La progression des charges de fonctionnement a été deux fois plus rapide que celle des recettes, avec notamment l’augmentation des charges de collecte des déchets et le doublement des contributions au syndicat de traitement des ordures ménagères (Sysem). La capacité d’épargne s’est dégradée et en 2023, l’autofinancement par habitant était inférieur à la moyenne de la strate. Arc Sud Bretagne a toutefois financé ses investissements - à hauteur de 19 M€ entre 2019 et 2024 - en mobilisant son épargne et les subventions et en limitant le recours à l’emprunt. L’encours de dette et le ratio de désendettement sont largement inférieurs à la moyenne de la strate.
La gestion des zones d’activité économique
Arc Sud Bretagne gère 17 parcs d’activités économiques, qui occupent une superficie totale de 207 hectares, et accueillent 367 établissements employant 2 654 salariés. Arc Sud Bretagne dispose d’une bonne connaissance de ses parcs d’activités via la réalisation d’un inventaire et d’un atlas. Elle a défini un schéma d’accueil des entreprises, qui prend en compte les objectifs de sobriété foncière. Les recettes prévisibles de cession n’apparaissent pas suffisantes pour couvrir le coût des stocks de terrains comptabilisés dans le budget annexe.
Une réglementation des marchés publics globalement respectée
Dans l’ensemble, Arc Sud Bretagne respecte la réglementation de la commande publique. Quelques points appellent cependant une vigilance, en matière de définition de sous critères de notation, d’affichage dans l’avis d’appel public à concurrence des quantités maximales pour les accords-cadres, de chronologie des décisions de réception des travaux, et d’émission de bons de commande.RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
5
Une gestion de la collecte des déchets ménagers qui devra être optimisée
Arc Sud Bretagne est exposée depuis 2021 à une forte hausse de ses coûts de collecte et de traitement des ordures ménagères. En dépit d’une augmentation de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, le déficit s’est accru depuis 2020.
La production totale de déchets est stabilisée à 20 000 tonnes par an, et compte tenu de l’augmentation de la population, la quantité par habitant a diminué, pour se situer à un niveau comparable à la moyenne nationale.
Pour réduire son volume de déchets, Arc Sud Bretagne s’est engagée dans l’élaboration d’un plan local de prévention des déchets ménagers et assimilés (PLPDMA). Les principaux enjeux portent sur la réduction des déchets verts, du tout-venant et des gravats, en raison de leurs coûts d’enfouissement, alourdis par l’assujettissement à la taxe générale sur les activités polluantes. Les autres enjeux de réduction portent sur le détournement des flux en déchèteries ainsi que la part des biodéchets alimentaires présents dans les ordures ménagères résiduelles (OMR).
Ces mesures de réduction auront une incidence réduite sur les coûts de traitement supportés par Arc Sud Bretagne par l’intermédiaire de la contribution versée au Syndicat de traitement des déchets du Sud-Est Morbihan (Sysem), dont les charges de gestion sont peu sensibles à la variation des quantités de déchets traitées.
À l’inverse, la chambre anticipe une augmentation des coûts de traitement du Sysem d’au moins 3 M€ par an à compter de 2027. Cette contrainte financière pourrait pousser Arc Sud Bretagne à revoir l’organisation de sa compétence déchets ; le tonnage limité d’ordures ménagères résiduelles produites sur son territoire (environ 5 000 t) lui permettrait de trouver des alternatives (éventuels vides de four dans les unités de valorisation énergétique de Nantes, Rennes ou Pontivy).ARC SUD BRETAGNE
6
RECOMMANDATIONS
Sur le fondement des observations du rapport, la chambre formule les recommandations et rappels au respect des lois et règlements suivants :
Recommandation n° 1. : Compléter le règlement intérieur pour, d’une part, le mettre en conformité vis-à-vis des règles relatives à la publicité des décisions du conseil communautaire, et, d’autre part, y inclure des dispositions de nature à prévenir les conflits d’intérêts ............ 12
Recommandation n° 2. : Élaborer et adopter un projet de territoire ...................................... 14
Recommandation n° 3. : Élaborer et adopter un pacte fiscal et financier .............................. 15
Recommandation n° 4. Se rapprocher du comptable public afin de fiabiliser l’inventaire comptable au regard de l’état de l’actif .................................................................................... 17
Recommandation n° 5. : Définir dans le règlement de consultation des sous-critères permettant d’objectiver l’évaluation de la valeur technique des offres...................................................... 44
Les recommandations et rappels au respect des lois et règlements formulés ci-dessus ne sont fondés que sur une partie des observations émises par la chambre. Les destinataires du présent rapport sont donc invités à tenir compte des recommandations, mais aussi de l’ensemble des observations détaillées par ailleurs dans le corps du rapport et dans son résumé.
Il est par ailleurs rappelé que l’article L. 243-9 du code des juridictions financières pose l’obligation, dans un délai d’un an à compter de la présentation du rapport d’observations définitives à l’assemblée délibérante, de présenter, dans un rapport de suites, les actions entreprises à la suite des recommandations mais aussi de l’ensemble des observations de la chambre.RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
7
INTRODUCTION
La chambre régionale des comptes Bretagne a procédé au contrôle des comptes et à l’examen de la gestion de la communauté de communes Arc Sud Bretagne à compter de l’exercice 2019. Ce contrôle a été ouvert par lettre du 25 avril 2024, adressé au président en fonctions.
L’entretien de fin de contrôle prévu par l’article L. 243-1 du code des juridictions financières a eu lieu de 16 septembre 2024 avec le président en fonctions.
La chambre, lors de sa séance du 16 octobre 2024, a arrêté ses observations provisoires.
Le rapport d’observations provisoire a été notifié à l’ordonnateur, président d’Arc Sud Bretagne, le 20 janvier 2025. Il y a apporté une réponse, par courrier du 21 février 2025.
Le rapport a également été adressé par extraits aux tiers mis en cause, en application de l’article R. 243-5 du code des juridictions financières.
Après avoir examiné les réponses reçues, la chambre a délibéré le 27 mars 2025 sur le rapport d’observations définitives.ARC SUD BRETAGNE
8
1 PRÉSENTATION DE LA COMMUNAUTE DE COMMUNES D’ARC SUD BRETAGNE
1.1 Les principales caractéristiques socioéconomiques
Située au sud-est du Morbihan, Arc Sud Bretagne est issue de la fusion au 1er janvier 2011 de la communauté de communes du Pays de la Roche Bernard et de la communauté de communes du Pays de Muzillac.
L’établissement public de coopération intercommunale (EPCI) regroupe 12 communes, comptant 28 730 habitants, sur un territoire de 353 km2. Muzillac est la ville principale, avec une population de 5 192 habitants, les autres communes adhérentes ont une population comprise entre 712 et 4 762 habitants.
Carte n° 1 : Territoire d’Arc Sud Bretagne
Source : Wikipedia.
La population d’Arc Sud Bretagne a progressé de 65,4 % depuis 1968.RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
9
Sa structure a connu des évolutions notables, marquées par un vieillissement : la part des personnes de plus de 60 ans est en progression (de 26,9 % en 2009 à 36,8 % en 2020), et atteint un niveau supérieur à celui constaté dans le département du Morbihan (31,4 %) et dans la région (28,6 %). Parallèlement, la proportion des moins de 30 ans régresse (de 32,6 % à 28,1 %) et est inférieure à celle du département (31 %) et de la Région (33,7 %). Les principaux établissements employeurs d’au moins de 100 salariés sur le territoire sont à Muzillac, une entreprise de fabrication de cartonnages, une entreprise de fabrication d’équipements hydrauliques et pneumatiques et un hypermarché, ainsi que sur la commune du Guerno, une entreprise de charpente-menuiserie.
Le secteur touristique représente une part importante dans l’économie du territoire d’Arc Sud Bretagne. Neuf hôtels, 32 terrains de campings, un village de vacances y sont implantés. La proportion des résidences secondaires (28,4 %) est supérieure à celle constatée dans le département (17,9 %) et dans la région (11,4 %).
Le taux de chômage d’Arc Sud Bretagne est inférieur à celui du département du Morbihan et de la région. À la fin de l’année 2023, sur le bassin de Muzillac il s’élevait à 5,7 %, un niveau inférieur à la moyenne du département (6 %) et de la région (6,1 %)
Le revenu médian de la population atteint 23 230 €, montant supérieur à la moyenne de la région (22 400 €) et du département (22 270 €).
1.2 L’évolution des compétences statutaires d’Arc Sud Bretagne
Peu de modifications statutaires sont intervenues durant la période de contrôle, en l’absence de transferts significatifs de compétences.
Depuis le 1er juillet 2021, Arc Sud Bretagne est devenue l’autorité organisatrice de la mobilité en application de l’article L. 1231-1 du code des transports.
En 2023, la gestion du restaurant scolaire de Muzillac a été transférée à la commune, sans modification des statuts1.
En matière d’urbanisme et d’aménagement, les compétences restent partagées avec les communes membres.
Arc Sud Bretagne est seulement compétente pour l’élaboration des documents stratégiques tels que le schéma de cohérence territoriale (SCoT) et le plan climat air énergie territoire (PCAET).
1 Par délibération n° 150-2022 en date du 13 décembre 2022, le conseil communautaire d’Arc Sud Bretagne
s’est prononcé en faveur du transfert, à la commune de Muzillac, de la compétence « Organisation, gestion et animation du restaurant scolaire intercommunal », avec effet au 1er septembre 2023. Ce transfert a été acté dans le projet de mandature 2020-2026 et acté dans le plan pluriannuel de fonctionnement et d’investissement.ARC SUD BRETAGNE
10
La communauté de communes n’est pas compétente en matière de Plan Local d'Urbanisme (PLU), les communes s’étant opposées explicitement au transfert automatique de la compétence lors du dernier renouvellement des instances en 2020, comme le permettait l’article 136 de la loi n° 2014-386 du 24 mars 2014 pour l’accès au logement et à un urbanisme rénové (dite loi ALUR).
Un tel transfert permettrait pourtant à l’intercommunalité de disposer d’une prérogative essentielle en matière de planification, lui offrant la possibilité de décliner dans les domaines de l’urbanisme et de l’aménagement les orientations stratégiques fixées dans le cadre de la gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations, notamment en ce qui concerne la gestion du trait de côte. Ces orientations figureraient ainsi dans un document unique, cohérent, et révisé selon une fréquence identique.
Les compétences eau et assainissement collectif seront transférées à Arc Sud Bretagne au 1er janvier 20262.
La gestion de ces compétences sera confiée à « Eau du Morbihan » pour les communes d’Ambon, Arzal, Billiers, Damgan, La Roche Bernard, Muzillac, Nivillac, Saint Dolay et Noyal-Muzillac3 et au syndicat intercommunal de la Région de Questembert pour les communes de Le Guerno, Marzan et de Péaule4.
La chambre invite Arc Sud Bretagne à engager une réflexion dès avant la prise de la compétence et à trouver un accord sur le transfert à l’intercommunalité des soldes des budgets annexes communaux d’assainissement.
1.3 Les moyens par service
En 2023, les dépenses réelles de fonctionnement consolidées sont portées principalement par les services « déchets » (6,485 M€), « affaires générales » (3,285 M€), « Sports » (1,072 M€), « Enfance jeunesse » (1 M€), et « Emploi, Formation Insertion » (0,7 M€).
2 La loi n° 2018-702 du 3 août 2018 relative à la mise en œuvre du transfert des compétences eau et
assainissement aux communautés de communes permettait à 25 % des communes membres, représentant au moins 20 % de la population, de repousser le transfert de ces compétences de 2020 à 2026. 3 Via une procédure de représentation substitution pour la compétence eau et via une procédure d’adhésion à la compétence facultative assainissement collectif.
4 Via une procédure de représentation substitution.RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
11
Graphique n° 1 : Dépenses réelles de fonctionnement par services
Source : Arc Sud Bretagne.
- € 2000 000 € 4000 000 € 6000 000 € 8000 000 €
Affaires générales
Aménagement du territoire
Centre de secours et incendie
Chantiers insertion
Culture TIC
Cycle de l'eau
Développement économique
Enfance jeunesse
Environnement
Transition écologique PCAET
Gens du Voyages
Maison de services au Public
Reversement aux communes
Solidarités
Sports
Tourisme
Voiries batiments services techniquesARC SUD BRETAGNE
12
2 LA GOUVERNANCE DE L’EPCI
2.1 Le conseil communautaire
Un pacte de gouvernance a été adopté par le conseil communautaire, le 6 avril 2021. Il décrit les différentes instances décisionnelles de la communauté de communes et précise les modalités des relations avec les communes membres, notamment en matière d’information des conseillers municipaux.
Les statuts du 8 juillet 2021 ont fixé le nombre de conseillers communautaires à 38, suite à un accord local.
La communauté de communes publie sur son site internet les procès-verbaux des réunions du conseil communautaire (sur la période 2018-2022, six à neuf séances par an).
Le règlement intérieur du conseil communautaire a été approuvé par délibération du 15 décembre 2020. Il inclut les mentions obligatoires énumérées par les articles L. 2121-19 et 2312-1 du Code général des collectivités territoriales (CGCT), ainsi que les modalités d’exercice du droit d’expression des conseillers n’appartenant pas à la majorité
Cependant, il n’a pas été actualisé pour tenir compte des modifications introduites par l’ordonnance n° 2020-1310 du 7 octobre 2021 (article L. 2121-15 du CGCT) sur le contenu et la publicité des procès-verbaux des séances5.
De plus, il serait utilement complété par les modalités de prévention des conflits d’intérêts conformément aux dispositions de la charte de l’élu local prévue par l’article L. 1111- 1-1 du CGCT6.
Recommandation n° 1. : Compléter le règlement intérieur pour, d’une part, le mettre en conformité vis-à-vis des règles relatives à la publicité des décisions du conseil communautaire, et, d’autre part, y inclure des dispositions de nature à prévenir les conflits d’intérêts
5 Le compte-rendu des séances du conseil communautaire a été supprimé alors qu’il est encore évoqué au point
V-B du règlement intérieur. Selon l’article L. 2121-25 du CGCT, « Dans un délai d'une semaine, la liste des délibérations examinées par le conseil municipal est affichée à la mairie et mise en ligne sur le site internet de la commune, lorsqu'il existe ». En conséquence, la liste des délibérations du conseil communautaire remplace le compte-rendu. Les modalités de publication des procès-verbaux prévues à l’article L. 2121-15 du CGCT ne sont pas précisées dans le règlement intérieur. Par ailleurs, les procès-verbaux ne répondent pas aux exigences de l’article L. 2121-15 du CGCT quant à leur contenu (l’ordre du jour de la séance n’est pas indiqué). 6 Cf. points 2 et 3 de la charte de l'élu local : « 2. Dans l'exercice de son mandat, l'élu local poursuit le seul
intérêt général, à l'exclusion de tout intérêt qui lui soit personnel, directement ou indirectement, ou de tout autre intérêt particulier. / 3. L'élu local veille à prévenir ou à faire cesser immédiatement tout conflit d'intérêts. Lorsque ses intérêts personnels sont en cause dans les affaires soumises à l'organe délibérant dont il est membre, l'élu local s'engage à les faire connaître avant le débat et le vote. »RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
13
Dans sa réponse aux observations provisoires, le président d’Arc Sud Bretagne indique que cette modification du règlement intérieur interviendra lors d’un conseil communautaire de 2025.
2.2 L’exécutif et les commissions
Le président a reçu délégation du conseil communautaire, notamment en matière de souscription d’emprunts, de réalisation de lignes de trésorerie, de création de régies comptables, et de marchés publics d’un montant inférieur à 50 000 € HT.
Arc Sud Bretagne a désigné 11 vice-présidents suite à l’accord local. A l’exception des marchés publics, les vice-présidents ont reçu une délégation permanente de signature, au nom du président, des actes et des courriers relevant de leur domaine d’intervention.
Les indemnités versées aux élus sont calculées en deçà du taux maximum fixé par l’article R. 5214-1 du CGCT. L’état annuel des indemnités perçues par les conseillers communautaires au titre des différents mandats ou de toutes fonctions, exercés au sein de la communauté de communes, d’un syndicat mixte ou d’une société d'économie mixte (Sem), est présenté tous les ans au conseil communautaire, conformément aux dispositions de l’article L. 5211-12-1 du CGCT.
Conformément aux dispositions de l’article L. 5211-10 du CGCT, le bureau comprend le président, les 11 vice-présidents, et quatre membres supplémentaires (maires non vice-présidents).
Le bureau communautaire traite des affaires courantes de la Communauté de communes, prend connaissance et débat des propositions des commissions, prépare les séances du conseil communautaire et délibère sur les affaires relatives aux marchés publics dans le cadre de la délégation reçue pour les marchés compris entre 50 000 € et 214 000 €, après avis de la commission des marchés à procédure adaptée.
Conformément aux dispositions de l’article L. 5211-10 du CGCT, le président rend compte au conseil de ses délégations et des décisions du bureau communautaire.
Arc Sud Bretagne a mis en place les commissions obligatoirement prévues par le législateur7. Le règlement intérieur prévoit la création de 12 commissions thématiques permanentes, composées chacune d’un délégué titulaire et d’un délégué suppléant par commune membre. Ces délégués peuvent être des conseillers communautaires ou municipaux. Dépourvues de pouvoir de décision, les commissions émettent de simples avis ou propositions. Elles sont chargées de préparer les délibérations qui seront soumises aux instances communautaires.
7 La commission d’appel d’offres, la commission intercommunale pour l’accessibilité des personnes
handicapées, la commission intercommunale des impôts directs, la commission locale d’évaluation des charges transférées.ARC SUD BRETAGNE
14
3 LA STRATEGIE DE TERRITOIRE
3.1 L’absence de projet de territoire
Selon l’article L. 5214-1 du CGCT, « la communauté de communes a pour objet d’associer des communes au sein d’un espace de solidarité, en vue de l’élaboration d’un projet commun de développement et d’aménagement de l’espace. »
Une réflexion a été conduite par Arc Sud Bretagne en août 2020, sans aboutir formellement à l’adoption d’un projet de territoire. Un document a été établi, décliné autour d’axes généraux portant sur de nombreuses thématiques8.
Toutefois, ce document ne comporte ni diagnostic initial ni plan d’actions permettant de répondre aux enjeux, et encore moins de chiffrage financier.
Un véritable projet de territoire approuvé par le conseil communautaire reste donc à formaliser.
Recommandation n° 2. : Élaborer et adopter un projet de territoire
Dans sa réponse, le président d’Arc Sud considère que « l’élaboration d’un projet de territoire ne pourra être engagée qu’à l’issue de l’approbation du SCOT [schéma de cohérence territoriale] révisé en début d’année 2026 et après le renouvellement des instances communautaires suite aux élections municipales et communautaires. »
3.2 L’absence de pacte financier et fiscal
Arc Sud Bretagne n’a pas élaboré de pacte fiscal et financier et n’a fixé aucune échéance pour le faire.
La mise en place d’une solidarité financière territoriale nécessite pourtant l’articulation de plusieurs dispositifs, fondée le plus souvent sur un pacte fiscal et financier. Ce dernier vise à réduire les disparités de charges et de recettes, en tenant compte des efforts de mutualisation déjà engagés ou envisagés à l’occasion des transferts de compétences, des règles d’évolution des attributions de compensation, et des politiques communautaires poursuivies au moyen des fonds de concours ou de la dotation de solidarité communautaire.
8 Les solidarités, les finances et les ressources humaines, le développement économique, les travaux, l’enfance
et la jeunesse, le sport et la culture, le tourisme, la transition écologique, l’emploi, la formation et insertion, les cycles de l’Eau, le SCoT, sur relations de l’intercommunalité avec les partenaires extérieurs et la communication.RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
15
Le pacte fiscal et financier repose en général sur un bilan financier et fiscal du territoire, et son objectif est de fixer et planifier le financement et la gestion des actions prioritaires, définies par le projet de territoire, en identifiant les leviers mobilisables. Il confère un socle financier et fiscal au projet de territoire.
Si son adoption est facultative, elle est fortement recommandée dans la mesure où le pacte formalise la stratégie financière et encadre les relations avec les communes membres, ayant vocation à s’articuler avec les documents stratégiques portés par l’EPCI, en particulier le projet de territoire (cf. 3.1) et la programmation pluriannuelle d’investissement (cf. 4.3).
Recommandation n° 3. : Élaborer et adopter un pacte fiscal et financier
3.3 Les mécanismes financiers : dotation de solidarité communautaire, attribution de compensation et fonds de concours
Pour le calcul de la dotation de solidarité communautaire9, dont l’instauration n’est pas une obligation, l’article L. 5211-28-4 du code général des collectivités territoriales prévoit la mise en œuvre de deux critères obligatoires 10 qui peuvent être complétés par des critères librement choisis par le conseil communautaire11. Une dotation totale de 186 637 € est ainsi ventilée entre les communes membres d’Arc Sud Bretagne.
Les attributions de compensations12 sont revues après la réunion de la commission locale d’évaluation des charges transférées, en fonction des transferts de compétences opérés.
Lors des arbitrages relatifs au plan pluriannuel de fonctionnement et d’investissement (PPFI) 2022-2026, les élus communautaires ont décidé de ne pas instaurer de fonds de concours aux communes, privilégiant les investissements communautaires en faveur de la mobilité (aménagement de pistes cyclables).
9 La dotation de solidarité communautaire est un mécanisme financier de péréquation intercommunale destinée
à réduire les écarts de richesse entre les communes membres d’un EPCI à fiscalité propre. 10 L’écart de revenu par habitant de la commune par rapport au revenu moyen par habitant du territoire (pour 20 % du montant de la dotation de solidarité communautaire (DSC)) ; l’insuffisance du potentiel fiscal ou financier par habitant de la DSC (pour 20 %).
11 La dotation globale de fonctionnement (DGF) par habitant Insee (pour 25 % de la DSC)) et la part
forfaitaire (35 %).
12 L'attribution de compensation est un transfert financier positif ou négatif qui a pour finalité d'assurer la
neutralité budgétaire des transferts de charges entre l'EPCI à fiscalité professionnelle unique et ses communes membres. Pour chaque commune, elle est égale à ce que la commune "apporte" en termes de fiscalité économique, moins ce qu'elle coûte en raison des charges correspondant aux compétences transférées à l’EPCI.ARC SUD BRETAGNE
16
3.4 Une mutualisation limitée avec les communes membres
Arc Sud Bretagne n’a pas établi de rapport relatif aux mutualisations ni de schéma de mutualisation des services, documents rendus facultatifs par l’article L. 5211-39-1 du CGCT.
Les actions mises en œuvre par l’EPCI se limitent à la mutualisation des trois services suivants :
- « autorisations du droit des sols », qui instruit les différentes demandes d’urbanisme (permis de construire, déclaration préalable), avec Golfe du Morbihan-Vannes Agglomération ;
- « système d’information géographique » (SIG), avec 11 communes (Billiers dispose de son propre SIG) ;
- « assistance administrative RGPD13 », qui concerne 10 communes (hors Damgan et Muzillac) et deux syndicats (SIVU de la Roche Bernard, SIVU Ecoles Arzal Marzan).
Un poste de délégué à la protection des données et aux services numériques a été créé au 1er janvier 2023, avec la participation financière des collectivités membres.
Une réflexion sur le développement de la mutualisation pourrait être introduite dans le cadre du futur projet de territoire.
13 Règlement général de protection des données (règlement UE 2016/679 du Parlement européen et du Conseil
du 27 avril 2016 relatif à la protection des personnes physiques à l'égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données).RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
17
4 LES COMPTES ET LA SITUATION FINANCIERE
4.1 Fiabilité des comptes et information budgétaire
4.1.1 L’information et la gestion budgétaires
Les rapports d’orientations budgétaires sont de bonne qualité ; Arc Sud Bretagne devra veiller à la dimension pluriannuelle, en poursuivant l’actualisation de sa prospective budgétaire, comme pour le rapport d’orientations budgétaires 2025.
Le règlement budgétaire et financier obligatoire pour les collectivités de plus de 3 500 habitants (article L. 5217-10-8 du CGCT), et précisant notamment les modalités de gestion des autorisations de programme et des crédits de paiement (AP/CP) et d’information de l’assemblée délibérante sur les engagements pluriannuels, a bien été adopté par Arc Sud Bretagne. Cette dernière utilise la procédure des AP/CP pour certaines opérations14 ; leur suivi n’appelle pas d’observations.
Les annexes obligatoires aux comptes instaurées par l’instruction comptable M57 sont complètes. La communauté de communes satisfait aux obligations édictées par l’article L. 2313-1 du CGCT en mettant en ligne sur son site, les rapports de présentation des budgets primitifs et des comptes administratifs, ainsi que les rapports d’orientations budgétaires.
4.1.2 La fiabilité des comptes
La chambre relève des écarts entre l’inventaire comptable de l’ordonnateur et l’état de l’actif du comptable pour un montant de 3,26 M€.
Les principaux écarts concernent des immobilisations mises à disposition de l’EPCI (digue de Damgan et office de Tourisme) et qui ne figurent pas dans l’inventaire comptable de l’ordonnateur.
Recommandation n° 4. Se rapprocher du comptable public afin de fiabiliser l’inventaire comptable au regard de l’état de l’actif
14 7,201 M€ d’AP en 2020 : pour l’extension du siège de l’EPCI, pour la mise aux normes de la déchetterie de
Le Guerno et pour la plateforme déchets verts à Damgan ; 3,69 M€ en 2023 pour le centre technique communautaire et pour l’aménagement et la création de pistes cyclables.ARC SUD BRETAGNE
18
4.2 La situation financière rétrospective
4.2.1 La structure budgétaire d’Arc Sud Bretagne
Arc Sud Bretagne dispose d’un budget principal et de quatre budgets annexes.
Le budget principal représente 96 % du total des dépenses réelles de fonctionnement qui figurent dans le compte financier unique 2023.
Tableau n° 1 : Les différents budgets de fonctionnement en 2023
Dépenses
réelles et
mixtes en €
Part/Total Recettes réelles et mixtes en € Part/Total
Budget principal 17 431 926 95,72% 19 348 267 95,32 %
Transports scolaires 449 815 2,47% 420 116 2,07%
Service public d'assainissement non
collectif 156 456 0,86% 164 555 0,81%
Parcs d'activités économiques 118 665 0,65% 147 966 0,73%
Locations immobilières diverses 53 750 0,30% 216 300 1,07%
Total 18 210 612 100,0% 20 297 204 100,0%
Source : Compte financier unique 2023.RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
19
4.2.2 L’évolution générale du budget principal
Tableau n° 2 : Les chiffres clés de la communauté de communes d’Arc Sud Bretagne
en € 2019 2020 2021 2022 2023 2024 Var. annuelle moyenne
Produits de gestion 13 483 339 13 089 228 13 789 217 14 644 125 15 660 420 16 388 738 4,0%
- Charges de gestion 10 170 004 10 146 038 11 154 442 12 752 711 13 740 571 13 823 275 6,3%
= Excédent brut de fonctionnement 3 313 335 2 943 190 2 634 775 1 891 413 1 919 849 2 565 463 -5,0%
+/- Résultat financier -135 498 -117 456 -93 041 -86 068 -133 143 -125 960 -0,4%
= CAF brute 3 173 685 2 799 712 2 566 498 1 798 901 1 776 953 2 437 249 -5,1%
- Annuité en capital de la dette 817 494 797 775 764 143 718 731 722 403 604 447 -5,9%
= CAF nette ou disponible 2 356 191 2 001 936 1 802 355 1 080 170 1 054 550 1 832 802 -4,9%
+ Recettes d'inv. hors emprunt 657 343 828 056 1 312 204 1 462 935 1 526 759 1 538 850 7 326 147
= Financement propre disponible 3 013 534 2 829 992 3 114 558 2 543 105 2 581 309 3 371 652 17 454 150
- Dépenses d'investissement 2 049 826 2 170 786 3 302 866 3 830 268 3 301 304 4 038 389 18 693 438 = Besoin (-) ou capacité (+) de
financement propre 963 707 658 927 -188 307 -1 287 164 -719 994 -666 737 -1 239 568 Nouveaux emprunts de l'année (y
compris pénalités de réaménagement) 0 0 0 1 800 000 0 1 300 000 3 100 000 Mobilisation (-) ou reconstitution (+)
du fonds de roulement net global 963 707 658 927 -188 307 512 836 -719 994 633 263 1 860 432 Capacité de désendettement BP en
années (dette / CAF brute du BP) 1,6 1,5 1,4 2,6 2,2 1,0
Fonds de roulement net global au 31
décembre 4 280 975 4 939 902 5 016 182 5 529 018 4 809 024 5 442 287 3,0% Encours de dette du budget principal
au 31 décembre 5 098 508 4 300 732 3 536 590 4 617 858 3 897 455 4 555 508 -6,5%
Source : CRC d’après les comptes de gestion.
Les charges de gestion d’Arc Sud Bretagne ont augmenté plus vite que les produits (6,3 % contre 4 % par an), du fait de la hausse des contributions versées aux organismes de regroupement15. Cette situation explique la diminution de l’excédent brut de fonctionnement (EBF) et de la capacité d’autofinancement (CAF) brute (- 5 % en moyenne annuelle).
En 2024, l’EBF représente 15,7 % des produits de gestion, ce qui est très éloigné du niveau attendu (20 à 22 %) ; en revanche la CAF brute (14,9 %) en est désormais proche (15 %).
En 202316, les soldes intermédiaires de gestion (SIG) par habitant d’Arc Sud Bretagne étaient inférieurs à la moyenne des intercommunalités de la même strate démographique.
15 Sysem pour le traitement et la valorisation des déchets, EPTB Eaux et Vilaine et GMVA pour la Gemapi.
16 Date des dernières données disponibles.ARC SUD BRETAGNE
20
Tableau n° 3 : SIG par habitant en 2023
En € Arc Sud Bretagne Moyenne régionale Moyenne nationale
EBF 66 92 85
CAF brute 61 75 79
CAF nette 36 59 58
Source : Fiches AEFF.
Malgré ces fragilités, la CAF nette a contribué, complétée par les autres recettes, au financement d’investissements croissants, avec un recours modéré à l’emprunt.
4.2.3 La section de fonctionnement
4.2.3.1 Des produits de gestion en hausse
Tableau n° 4 : Structure des produits de gestion
en € 2019 2020 2021 2022 2023 2024 Var. annuelle
moyenne
Ressources fiscales
propres (nettes des
restitutions)
10 837 429 11 102 892 11 192 296 12 169 536 13 190 013 13 969 496 5,2%
+ Fiscalité reversée -2 320 642 -2 522 339 -2 324 571 -2 507 323 -2 731 135 -2 813 182 3,9% = Fiscalité totale (nette) 8 516 787 8 580 553 8 867 725 9 662 213 10 458 878 11 156 314 5,5% + Ressources
d'exploitation (dont
produits exceptionnels
réels*)
1 809 517 1 400 098 1 812 037 1 800 362 1 768 498 1 821 425 0,1%
+ Ressources
institutionnelles (dotations
et participations)
3 157 034 3 108 578 3 104 787 3 181 550 3 433 044 3 410 999 1,6%
+ Production immobilisée,
travaux en régie 0 0 4 668 0 0 0
= Produits de gestion
(A) 13 483 339 13 089 228 13 789 217 14 644 125 15 660 420 16 388 738 4,0% Source : CRC d’après les comptes de gestion.
Sur la période sous revue, les produits de gestion ont augmenté de 21,5 % au total, et de 4 % en moyenne par an, grâce au dynamisme des ressources fiscales propres (+ 5,2 %) et des ressources institutionnelles (+ 1,6 %).RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
21
4.2.3.1.1 L’évolution des ressources fiscales
Tableau n° 5 : Évolution des ressources fiscales propres
en € 2019 2020 2021 2022 2023 2024 Var.
annuelle
moyenne
Variation
simple
Impôts locaux nets
des restitutions 7 562 225 7 760 317 4 687 635 4 976 220 4 063 522 4 184 780 -11,2% -
44,7%
+ Fraction de TVA
(EPCI à fiscalité
propre)
0 0 3 103 910 3 403 137 4 772 821 4 767 883
+ Impôts et taxes
liés aux activités de
services (nets des
reversements)
317 117 285 147 288 963 447 747 399 502 425 740 6,1% 34,3%
+ Taxes liées à
l'urbanisation et
l'environnement
(nettes des
reversements)
3 258 007 3 347 207 3 386 641 3 713 601 4 446 727 5 074 862 9,3% 55,8%
+ Autres taxes
(nettes des
reversements)
-299 920 -289 779 -274 853 -371 169 -492 558 -441 714 8,1% 47,3%
= Ressources
fiscales propres
(nettes des
restitutions)
10 837 429 11 102 892 11 192 296 12 169 536 13 190 013 14 011 552 5,3% 29,3%
Source : CRC d’après les comptes de gestion.
Les impôts locaux ont diminué de près de 45 % depuis 2019. Cette baisse est toutefois compensée par le versement d’une fraction de TVA depuis 2021.
Tableau n° 6 : Évolution des impôts locaux nets de restitution
2019 2020 2021 2022 2023 2024
Var.
annuelle
moyenne
Impôts locaux 7 562 225 7 761 468 4 742 870 4 976 220 4 064 456 4 186 088 -11,2%
Dont : $totalV Impôts directs locaux à compter de 2021
(taxes foncières et d'habitation avant 2021) 5 847 153 5 981 122 2 974 639 3 086 378 3 321 659 3 515 851 -9,7%
+ Cotisation sur la valeur ajoutée (CVAE) 1 126 971 1 134 487 1 180 362 1 157 863 0 0 - 100,0%
+ Taxe sur les surfaces commerciales
(Tascom) 325 074 317 312 323 734 404 475 379 410 394 485 3,9% + Imposition forfaitaire sur les entreprises
de réseau (IFER) 244 328 253 447 264 135 325 346 354 693 252 408 0,7% + Autres impôts locaux ou assimilés (dont
rôles supplémentaires) 18 699 75 100 0 2 158 8 694 23 344 4,5% - Restitution et reversements sur impôts
locaux (hors péréquation, AC et DSC) 0 1 151 55 235 0 934 1 308
Dont restitutions au titre des dégrèvements 0 1 151 55 235 0 934 1 308
Dont prélèvements au titre de la contribution
pour le redressement des finances publiques 0 0 0 0 0 0 Dont prélèvements au titre de l'article 55 de
la loi SRU 0 0 0 0 0 0
= Impôts locaux nets des restitutions 7 562 225 7 760 317 4 687 635 4 976 220 4 063 522 4 184 780 -11,2%
Source : CRC d’après les comptes de gestion.ARC SUD BRETAGNE
22
En 2021, la baisse des impôts directs locaux résulte de la réforme de la taxe d’habitation et de la mesure nationale de diminution de moitié de la valeur locative des établissements industriels assujettis au foncier bâti et à la cotisation foncière des entreprises (CFE). Cette baisse est compensée par la perception d’une fraction de TVA, ressource qui présente un caractère dynamique, ainsi que par le versement d’une compensation (comptablement enregistrée par ailleurs en dotations).
Les taux de fiscalité n’ont pas varié sur la période 2019-2023, à l’exception de celui de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) passé de 11,5 % en 2021 à 13,2 % en 2023, pour financer la forte évolution du coût de traitement des déchets.
Tableau n° 7 : Fiscalité comparée en 2022
Arc Sud
Bretagne
Moyenne
départementale
Moyenne
régionale
Moyenne
nationale
Taux des impôts locaux
Taxe d'habitation (dont THLV* et Gemapi)° 9 % 9,80 % 10,81 % 9,02 % Taxe sur foncier bâti (dont Gemapi) 0,50 % 1,99 % 2,11 % 3,71 % Taxe sur foncier non bâti (dont Gemapi) 2,18 % 3,31 % 4,08 % 8,59 % Taxe foncière non bâti (taxe additionnelle) 33,13 % 33,19 % 30,86 % 38,65 % Cotisation foncière des entreprises (fiscalité
prof unique ou de zone) 21,92 % 22,76 % 24,14 % 25,59 % Taxe d’enlèvement des ordures ménagères 12 % 10,93 % 10,16 % 11,65 % Bases en € par habitant
Taxe d’habitation sur les résidences
secondaires 474 352 258 211 Taxe sur foncier bâti 1 165 996 752 922 Taxe sur foncier non bâti 50 55 56 62 Taxe sur foncier non bati (taxe
additionnelle) 4 4 5 4 Cotisation foncière des entreprises (fiscalité
prof unique ou de zone) 257 285 234 287 Taxe d’enlèvement des ordures ménagères 1058 747 451 716 Produits en € par habitant
Taxe d’habitation RS et LV (dont Gemapi) 43 34 28 19 Taxe sur foncier bâti (dont Gemapi) 7 20 16 34 Taxe sur foncier non bâti (dont Gemapi) 1 2 2 5 Taxe sur foncier non bati (taxe
additionnelle) 1 1 1 2 Cotisation foncière des entreprises (fiscalité
prof unique ou de zone-dont GEMAPI) 57 65 57 73 Taxe d’enlèvement des ordures ménagères 127 82 47 85 Total des produits 236 204 151 218
Source : Fiches DGFiP.
* taxe d’habitation sur les logements vacants.
Par rapport aux moyennes nationales, en 2022, Arc Sud Bretagne se caractérisait par :
des produits par habitant supérieurs pour la taxe d’habitation sur les résidences secondaires ( 43 € contre 19 € au niveau national) et pour la TEOM (127 € contre 85 €);
des produits par habitant inférieurs pour la taxe foncière sur les propriétés bâties (7 € contre 34 €) et non bâties (1 € contre 5 €), et pour la cotisation foncière des entreprises (57 € contre 73 €).
La communauté de communes d’Arc Sud Bretagne applique une pression fiscale supérieure à la moyenne (236 € de produits par habitant contre 218 € pour la moyenne nationale), du fait du niveau significatif de la TEOM.RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
23
4.2.3.1.2 L’évolution de la fiscalité reversée
La fiscalité reversée a progressé de 21,2 % entre 2019 et 2024.
Tableau n° 8 : Évolution de la fiscalité reversée
en € 2019 2020 2021 2022 2023 2024 Var.
annuelle
moyenne
Variation
simple
Attribution de
compensation
brute (perçue)
199 099 193 948 193 948 193 948 193 948 193 948 -0,5% -2,6%
+ Reversements
d'attribution de
compensation
-758 612 -790 566 -790 566 -790 566 -831 589 -913 636 3,8% 20,4%
+ Reversements de
dotation de
solidarité
communautaire
-186 637 -186 637 -186 637 -186 637 -186 637 -186 637 0,0% 0,0%
= Totalité de la
fiscalité reversée
entre collectivités
locales
-746 150 -783 255 -783 255 -783 255 -824 278 -906 325 4,0% 21,5%
+/- Contribution
nette des fonds
nationaux de
garantie
individuelle des
ressources
(FNGIR)
-1 906 857 -1 906 857 -1 906 857 -1 906 857 -1 906 857 -1 906 857 0,0% 0,0%
+ Fonds de
péréquation (FPIC)
et de solidarité
(net)
332 365 167 773 0 182 789 0 0 -100,0% -100,0%
+ Fonds
départemental des
DMTO pour les
communes de -
5000 hab.
0 0 365 541 0 0 0
= Totalité de la
fiscalité reversée
par l'intermédiaire
d'un fonds
-1 574 492 -1 739 084 -1 541 316 -1 724 068 -1 906 857 -1 906 857 3,9% 21,1%
Total fiscalité
reversée -2 320 642 -2 522 339 -2 324 571 -2 507 323 -2 731 135 -2 813 182 3,9% 21,2%
Source : CRC d’après les comptes de gestion.
Les attributions de compensation versées à ses communes membres par Arc Sud Bretagne ont varié sur la période à la suite de la prise de la compétence de gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations (Gemapi), et au transfert des commerces multi services et du restaurant scolaire à la commune de Muzillac à compter du 1er septembre 2023.ARC SUD BRETAGNE
24
Arc Sud Bretagne a été bénéficiaire du fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales (FPIC)17 en 2019, 2020 et 2022 en raison de l’évolution de ses indicateurs de richesse relative.
4.2.3.1.3 L’évolution des ressources institutionnelles
Tableau n° 9 : Évolution des ressources institutionnelles
en € 2019 2020 2021 2022 2023 2024 Var.
annuelle
moyenne
Variation
simple
Dotation Globale de
Fonctionnement 1 254 954 1 267 066 1 266 796 1 254 164 1 253 491 1 317 301 1,0% 5,0%
Dotation générale
de décentralisation 0 80 000 35 000 0 9 000 0 FCTVA 51 926 78 841 72 020 70 878 72 689 51 157 -0,3% -1,5% Participations 1 483 711 1 291 382 1 318 565 1 408 859 1 631 570 1 542 299 0,8% 3,9%
Péréquation et
compensations
autres que DCRTP
366 444 391 288 412 406 447 649 466 294 500 243 6,4% 36,5%
Total ressources
institutionnelles 3 157 034 3 108 578 3 104 787 3 181 550 3 433 044 3 410 999 1,6% 8,0%
Source : CRC d’après les comptes de gestion.
Les ressources institutionnelles ont augmenté de 8 % sur la période. Cette évolution résulte principalement de l’augmentation des participations de l’État et de la Région, ainsi que des allocations compensatrices versées par l’État à la suite des réformes de la fiscalité, particulièrement sur l’année 2023.
La dotation globale de fonctionnement reste stable, à un niveau comparable à la moyenne des EPCI de la strate (43 € contre 44 € au niveau régional et 49 € au niveau national).
17 Mécanisme national de péréquation horizontale qui consiste à prélever des ressources sur certaines
intercommunalités et communes pour les reverser à d’autres, considérées comme moins favorisées.RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
25
4.2.3.1.4 L’évolution des ressources d’exploitation
Sur la période 2019-2024, les ressources d’exploitation ont progressé de 0,7 %.
Tableau n° 10 : Détail des recettes d’exploitation
en € 2019 2020 2021 2022 2023 2024 Var.
annuelle
moyenne
Variation
simple
Ventes de marchandises et de
produits finis autres que les
terrains aménagés
228 568 148 831 255 569 341 191 201 437 286 281 4,6% 25,2%
+ Domaine et récoltes (dont
redevances de stationnement et
forfait de post-stationnement à/c
2018)
3 845 1 160 3 968 1 220 4 913 9 260 19,2% 140,8%
+ Travaux, études et prestations
de services 1 090 496 723 848 939 584 1 070 011 1 094 452 985 306 -2,0% -9,6% + Mise à disposition de personnel
facturée 134 165 104 149 119 127 114 379 113 854 137 007 0,4% 2,1%
+ Remboursement de frais 55 383 40 901 104 677 50 666 64 207 66 735 3,8% 20,5%
= Ventes diverses, produits
des services et du domaine
et remboursements de frais
(a)
1 512 457 1 018 890 1 422 926 1 577 466 1 478 863 1 484 588 -0,4% -1,8%
+ Revenus locatifs et redevances
(hors délégation de service public) 204 495 156 912 145 730 150 515 181 547 180 963 -2,4% -11,5%
+ Solde des flux avec les budgets
annexes à caractère administratif 0 0 200 000 0 0 70 553
+ Subventions et autres produits
(dont produits exceptionnels réels*) 92 566 224 296 43 342 72 341 108 045 85 275 -1,6% -7,9%
= Autres produits de gestion
courante (dont produits
exceptionnels réels*) (b)
297 061 381 208 389 111 222 896 289 635 336 836 2,5% 13,4%
= Ressources d'exploitation
(dont produits exceptionnels
réels*) (a+b+c)
1 809 517 1 400 098 1 812 037 1 800 362 1 768 498 1 821 425 0,1% 0,7%
Source : CRC d’après les comptes de gestion.
Hormis en 2020, les produits des services18 sont relativement stables.
Après avoir diminué sur la période 2020-2022, les revenus locatifs augmentent en 2023. Ces loyers sont issus de la location de la caserne de gendarmerie à Nivillac, du centre des Bruyères à Muzillac, et des bureaux de France Services.
En 2021, le budget annexe « parc d’activités économiques » a reversé une partie des subventions qui lui avaient été versées par le budget principal entre 2013 et 2017, pour un montant total de 200 000 €.
18 Redevances pour les ordures ménagères, périscolaires, à caractère sportif, de loisirs, ou social ; refacturation
des frais de personnel aux budgets annexes assainissement, et transport ; refacturation de personnel aux communes d’Ambon, de Damgan, de Péaule, de St Dolay, de Noyal-Muzillac, de Nivillac, de Le Guerno, d’Arzal, de Billiers, de La Roche Bernard, de Marzan et de matériel aux communes membres.ARC SUD BRETAGNE
26
4.2.3.2 Une augmentation des charges de gestion supérieure à celle des produits
Tableau n° 11 : Détail des charges de gestion
en € 2019 2020 2021 2022 2023 2024 Var.
annuelle
moyenne
Variation
simple
Charges à caractère
général 4 096 408 3 962 870 4 373 440 4 764 897 5 027 740 4 906 267 3,7% 19,8%
+ Charges de personnel 2 976 385 2 858 245 3 061 297 3 378 927 3 489 763 3 610 773 3,9% 21,3%
+ Subventions de
fonctionnement (dont
subventions
exceptionnelles*)
839 382 809 648 921 776 998 828 1 041 181 1 106 163 5,7% 31,8%
+ Autres charges de
gestion (dont charges
exceptionnelles réelles*)
2 257 829 2 515 276 2 797 930 3 610 060 4 181 887 4 200 072 13,2% 86,0%
= Charges de
gestion (B) 10 170 004 10 146 038 11 154 442 12 752 711 13 740 571 13 823 275 6,3% 35,9%
Source : CRC d’après les comptes de gestion.
Les charges de gestion ont augmenté de 35,9 % depuis 2019.
4.2.3.2.1 Les charges à caractère général
Les charges à caractère général ont augmenté de 19,8 % sur la même période. La principale progression (37,8 %) résulte des contrats de prestations de service avec les entreprises, qui représentent 53% de ces charges. Il s’agit de prestations liées à la gestion des ordures ménagères : collecte et traitement en déchetteries, collecte en porte à porte, et bornes d’apport volontaire, dans le cadre de marchés publics.
4.2.3.2.2 Les dépenses de personnel
Les dépenses de personnel représentent 26,1 % des charges de gestion d’Arc Sud Bretagne en 2024 ; elles étaient en 2023 de 120 € par habitant, montant inférieur aux moyennes nationale (157 €) et régionale (139 €).
Elles ont progressé de 21,3 % sur la période, en raison notamment d’une décision locale d’augmentation de l’indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE) votée en juillet 2022, ainsi que de mesures nationales de revalorisation du point d’indice de la fonction publique et des traitements des premiers échelons des catégories C et B.
Le régime indemnitaire bénéficiant aux agents n’appelle pas d’observations.
Les effectifs titulaires et non titulaires en équivalents temps plein (ETP) ont diminué de 4,4 % sur la période 2019-2023.RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
27
Tableau n° 12 : Évolution des effectifs
2019 2020 2021 2022 2023
1er mai
2024
Titulaires en ETP 58,39 59,88 60,25 62,09 56,26 55,26 Non titulaires en ETP 6,74 4,77 3,51 4,77 6 7,77 Total en ETP 65,13 64,65 63,76 66,86 62,26 63,03
Source : Arc Sud Bretagne.
Cette évolution s’explique notamment par des suppressions de postes (responsable des transports scolaires, assistant administratif des affaires scolaires, directeur de la piscine en 2020-2021, assistant de prévention en 2021-2022), et par le transfert du restaurant scolaire et de ses agents à la commune de Muzillac en 2023 (4 ETP).
Parallèlement, des créations de poste à temps complet ont été décidées : en 2022-2023, un délégué à la protection des données et aux services numériques, et un référent logistique/assistant administratif ; en 2023-2024, un agent au service de l’assainissement non collectif et un assistant administratif.
4.2.3.2.3 Les subventions de fonctionnement
Tableau n° 13 : Évolution des subventions
en € 2019 2020 2021 2022 2023 2024 Variation. Simple
Subventions de
fonctionnement 839 382 809 648 921 776 998 828 1 041 181 1 106 163 31,8% Dont subv. aux
établissements et services
publics rattachés SPIC
205 000 150 000 180 000 240 000 195 000 0 - 100,0%
Dont subv. aux
établissements et services
publics rattachés SPA (CCAS,
caisse des écoles, etc.)
0 70 000 110 000 60 000 80 000 320 000
Dont subv. autres
organismes publics 447 244 443 239 450 322 466 016 440 464 508 653 13,7% Dont subv. aux personnes
de droit privé 187 138 146 409 181 454 232 812 325 717 277 510 48,3%
Source : CRC d’après les comptes de gestion.
Les subventions de fonctionnement ont augmenté de 31,8 %. Elles incluent des subventions d’équilibre aux budgets annexes « Transports scolaires » et « Locations immobilières » (respectivement 1,21 M€ et 0,4 M€ depuis 2019), des versements à divers établissements et organismes publics (office de tourisme communautaire, collège Jean Rostand pour des activités parascolaires, les six communes accueillant des agences postales intercommunales), ainsi que des subventions à des personnes de droit privé (associations…). Ce dernier poste a fortement augmenté (+ 48 %), une subvention de 110 000 € ayant été versée en 2023 à l’agence d’urbanisme de la région de Saint-Nazaire pour l’élaboration des plans guides Petites Villes de Demain.ARC SUD BRETAGNE
28
4.2.3.2.4 Les autres charges de gestion
Tableau n° 14 : Autres charges de gestion
Source : CRC d’après les comptes de gestion.
Les contributions versées aux organismes de regroupement ont plus que doublé sur la période.
Elles bénéficient au Syndicat de traitement des déchets du Sud-Est Morbihan (Sysem) pour le traitement et la valorisation des déchets, à l’établissement public territorial de bassin (EPTB) Eaux et Vilaine pour la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations (Gemapi), et à GMVA.
Les contributions versées au Sysem ont augmenté de 104 % sur la période (cf. Ch. 6).
4.2.4 Un cycle d’investissement largement autofinancé
Les principales dépenses d’investissement ont porté sur le déploiement de la fibre optique (3,88 M€), l’extension du siège administratif d’Arc Sud Bretagne (2,81 M€), l’aménagement de pistes cyclables (1,6 M€), l’extension et la réhabilitation de la déchetterie à Le Guerno (0,73 M€) et de la plateforme déchets verts à Damgan (0,33 M€).
En 2023, le montant des dépenses d’équipement par habitant d’Arc Sud Bretagne s’élevait à 115 €, dans la moyenne régionale (118 €).
en € 2019 2020 2021 2022 2023 2024 Variation simple
Autres charges de
gestion 2 257 829 2 515 276 2 797 930 3 610 060 4 181 887 4 200 072 86,0% Dont contribution au
service incendie 395 690 420 656 442 464 479 465 540 034 591 658 49,5% Dont contributions aux
organismes de regroupement 1 613 559 1 871 288 2 134 373 2 869 883 3 372 036 3 421 999 112,1%
Dont contribution SYSEM 1 460 508 1 512 534 1 933 486 2 364 592 3 006 382 2 983 099
Dont autres contributions
obligatoires (politique de
l'habitat par exemple)
66 744 65 693 56 169 59 368 15 302 6 619 -90,1%
Dont participations 0 0 4 164 9 500 0 0 Dont indemnités
(y c. cotisation) des élus 128 054 128 406 128 086 130 795 134 163 136 729 6,8% Dont autres frais des élus
(formation, mission,
représentation, etc.)
317 225 225 225 234 237 -25,1%
Dont pertes sur créances
irrécouvrables (admissions
en non-valeur)
12 951 4 835 7 409 10 340 46 556 3 638 -71,9%RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
29
Tableau n° 15 : Financement des investissements d’Arc Sud Bretagne
en € 2019 2020 2021 2022 2023 2024 Cumul sur les années
CAF brute 3 173 685 2 799 712 2 566 498 1 798 901 1 776 953 2 437 249 14 552 997 - Annuité en capital de la
dette 817 494 797 775 764 143 718 731 722 403 604 447 4 424 994
= CAF nette ou
disponible (A) 2 356 191 2 001 936 1 802 355 1 080 170 1 054 550 1 832 802 10 128 003 Fonds de compensation de la
TVA (FCTVA) 134 422 120 836 324 910 406 348 558 283 354 279 1 899 077 + Subventions
d'investissement reçues hors
attributions de compensation
458 884 503 918 609 476 867 470 556 111 951 110 3 946 968
+ Fonds affectés à
l'équipement (amendes de
police en particulier)
4 906 37 065 272 542 87 078 271 365 189 000 861 956
+ Produits de cession 59 131 166 237 105 276 102 040 141 001 44 461 618 146
= Recettes d'inv. hors
emprunt (B) 657 343 828 056 1 312 204 1 462 935 1 526 759 1 538 850 7 326 147 Financement propre
disponible (A+B) 3 013 534 2 829 992 3 114 558 2 543 105 2 581 309 3 371 652 17 454 150 Financement propre dispo
/ Dépenses d'équipement (y
compris travaux en régie)
420,5% 311,5% 93,6% 85,4% 96,4% 114,8%
- Dépenses d'équipement (y
compris travaux en régie) 716 650 908 409 3 326 128 2 979 515 2 677 922 2 936 407 13 545 031 - Subventions d'équipement
(y compris subventions en
nature) hors attributions de
compensation
1 076 156 981 238 891 284 906 992 603 650 1 052 265 5 511 584
- Subventions d'équipement
versées au titre des
attributions de compensation
0 0 0 0 29 354 88 062 117 416
+/- Dons, subventions et
prises de participation en
nature, reçus ou donnés
0 280 1 750 0 0 10 000 12 030
- Participations et
investissements financiers
nets
257 021 281 139 -916 297 -56 238 -7 622 -48 345 -490 342
+/- Variation autres dettes et
cautionnements 0 0 0 0 -2 000 0 -2 000
= Besoin (-) ou capacité
(+) de financement 963 707 658 927 -188 307 -1 287 164 -719 994 -666 737 -1 239 568 Nouveaux emprunts de
l'année 0 0 0 1 800 000 0 1 300 000 3 100 000 Mobilisation (-) ou
reconstitution (+) du fonds de
roulement net global
963 707 658 927 -188 307 512 836 -719 994 633 263 1 860 432
Source : CRC d’après les comptes de gestion.
Sur la période 2019-2024, les investissements ont été financés essentiellement par des ressources propres : autofinancement (49 %), subventions d’investissement (19 %), FCTVA (9 %), fonds affectés à l’équipement et produits de cession d’actifs (7 %), et emprunt (15 %).ARC SUD BRETAGNE
30
Graphique n° 2 : Répartition du financement des investissements d’Arc Sud
Source : CRC d’après les comptes de gestion.
4.2.5 Un endettement maitrisé
Tableau n° 16 : Encours de la dette du budget principal
en € 2019 2020 2021 2022 2023 2024 Var.
annuelle
moyenne
Encours de dettes du BP au 1er
janvier 5 916 002 5 098 508 4 300 732 3 536 590 4 617 858 3 897 455 -8,0% - Annuité en capital de la dette
(hors remboursement
temporaires d'emprunt)
817 494 797 775 764 143 718 731 722 403 604 447 -5,9%
+ Intégration de dettes (contrat
de partenariat, emprunts
transférés dans le cadre de
l'intercommunalité...)
0 0 0 0 0 -37 500
+ Nouveaux emprunts 0 0 0 1 800 000 0 1 300 000
= Encours de dette du BP
au 31 décembre 5 098 508 4 300 732 3 536 590 4 617 858 3 897 455 4 555 508 -2,2% Capacité de désendettement
BP en années (dette / CAF
brute du BP)
1,6 1,5 1,4 2,6 2,2 1,9
Source : CRC d’après les comptes de gestion.
L’endettement du budget principal d’Arc Sud Bretagne est faible. Deux emprunts, de 3,1 M€ au total, ont été mobilisés au cours de la période contrôlée.
La capacité de désendettement (1,4 à 2,2 années) est sur l’ensemble de la période très largement inférieure au seuil d’alerte (autour de 10 ans), de même que la dette par habitant (134 € en 2023, contre 215 € en moyenne pour les EPCI bretons de la même strate).
CAF nette
FCTVA
Subventions
d'investissement
Fonds affectés à
l'équipement
Produit de cession
EmpruntsRAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
31
L’endettement des budgets annexes ne présente pas non plus de risques, et les indicateurs sont satisfaisants. La capacité de désendettement consolidée est également très largement inférieure aux seuils d’alerte.
Tableau n° 17 : Encours de la dette consolidée (Budgets principal et annexes)
en € 2019 2020 2021 2022 2023 = Encours de la dette consolidée (tous
budgets) au 31 décembre 9 191 877 7 586 054 6 297 164 6 938 045 5 969 953 = Capacité de désendettement en
années (dette consolidée/CAF brute
consolidée)
2,5 2,3 2,1 2,9 3,1
CAF brute du budget principal 3 173 685 2 799 712 2 566 498 1 798 901 1 776 953 = Capacité de désendettement en
années (dette consolidée/CAF brute
du BP)
2,9 2,7 2,5 3,9 3,4
Source : CRC d’après les comptes de gestion.
4.2.6 La trésorerie du budget principal
Le fonds de roulement a progressé de 2,13 M€, du fait notamment de l’intégration du résultat de clôture du budget funérarium en 2021 (0,16 M€), et de la mobilisation d’emprunts pour un total de 3,1 M€ en 2022 et 2024.
Le besoin en fonds de roulement est impacté par les comptes de rattachement avec le budget annexe des parcs d’activités, qui présentent un résultat de clôture déficitaire mais en amélioration depuis quelques années, ce qui contribue au redressement de la trésorerie.
Tableau n° 18 : Trésorerie du budget principal
au 31 décembre en € 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024
Fonds de roulement net global 3 317 268 4 280 975 4 939 902 5 016 182 5 529 018 4 809 024 5 442 287
- Besoin en fonds de roulement
global 2 212 561 1 268 792 1 027 743 284 050 73 755 -808 771 - 298 885
=Trésorerie nette 1 104 707 3 012 183 3 912 159 4 732 132 5 455 263 5 617 795 5 741 172
en nombre de jours de charges
courantes 38,1 106,6 139,0 153,4 155,0 147,7 150,1
Source : CRC d’après les comptes de gestion.
4.3 La prospective financière et le plan pluriannuel de fonctionnement et d’investissement
4.3.1 La prospective budgétaire 2024-2028
Arc Sud Bretagne a établi une prospective en 2022 dans le cadre de l’élaboration d’un plan pluriannuel de fonctionnement et d’investissement (PPFI) en agrégeant différents scénarios d’évolution des dépenses et recettes de fonctionnement et d’investissement. Cette prospective a été actualisée pour le débat d’orientations budgétaire pour 2025.ARC SUD BRETAGNE
32
Cette prospective ne concerne que le budget principal, sans prise en compte des dépenses relatives à l’aménagement des zones d’activités économiques et des autres budgets annexes.
Tableau n° 19 : Prospective du budget général 2024-2028
2024 2025 2026 2027 2028 Recettes réelles de
fonctionnement 20 011 063 € 19 703 951 € 19 789 514 € 19 952 000 € 20 178 500 € évolution n-1 -2% 0% 1% 1% Dépenses réelles de
fonctionnement 17 573 814 € 18 688 670 € 18 331 517 € 18 342 000 € 18 792 100 € évolution n-1 6% -2% 0% 2% CAF brute 2 437 249 € 1 015 281 € 1 457 997 € 1 610 000 € 1 386 400 € évolution n-1 -58% 44% 10% -14% Remboursement du
capital 604 447 € 570 715 € 579 705 € 548 200 € 501 600 €
Epargne nette 1 832 802 € 444 566 € 878 292 € 1 061 800 € 884 800 €
Dépenses investissement 4 850 016 € 4 455 579 € 3 581 136 € 3 548 200 € 3 501 600 € évolution n-1 -8% -20% -1% -1% Recettes investissement 3 001 569 € 2 355 306 € 1 520 124 € 1 515 000 € 1 965 000 € évolution n-1 -22% -35% 0% 30% Besoin de financement
des investissements 15 645 € 1 655 707 € 1 182 720 € 971 400 € 651 800 €
775 Produits des
cessions 44 461 € 245 549 € 831 950 € 50 000 € 50 000 € 78 Reprises des
provisions 12 389 € 30 000 € 30 000 € 30 000 € 30 000 € 68 Dotations aux
provisions 15 135 € 30 000 € 30 000 € 30 000 € 30 000 €
Prélèvement sur fonds de
roulement 630 517 € - 839 443 € 228 935 € - 373 200 € - 100 200 €
Fonds de roulement 5 412 236 € 4 572 793 € 4 801 728 € 4 428 528 € 4 328 328 €
Source : PPFI.
Les hypothèses reposent sur une évolution modérée des produits (0,8 %), plus faible que la progression des charges de fonctionnement (7 %). Elles conduisent à une baisse de la capacité d’autofinancement brute et nette à partir de 2025.RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
33
4.3.2 Le PPFI 2022-2026
Tableau n° 20 : PPFI 2022-2026
Source : Arc Sud Bretagne.
Pour un certain nombre de projets, qui ont fait l’objet d’une priorisation et d’arbitrages, Arc Sud Bretagne a établi un plan pluriannuel de fonctionnement et d’investissement prévoyant des dépenses respectivement de 12,2 M€ et 22,9 M€. Les recettes directement rattachables aux projets (subventions, participations…) sont identifiées mais ne couvrent pas intégralement les dépenses, le besoin de financement étant de 7,9 M€ en fonctionnement et 13,1 M€ en investissement. Un ajustement du PPFI est opéré chaque année pour les dépenses et recettes de l’exercice. Le PPFI doit s’articuler avec la prospective budgétaire, qui détermine les recettes prévisionnelles totales (recettes non directement rattachables à une action, notamment la fiscalité et l’emprunt), et dont l’actualisation devra être poursuivie.
Les dépenses d’investissement du PPFI portent principalement sur la transition écologique (8 M€, dont les travaux sur les déchetteries, l’extension des consignes de tri), l’aménagement (3,9 M€, dont le déploiement du très haut débit), les travaux de voirie et des services techniques (3,6 M€), le développement économique (programme d’entretien et de requalification des parcs d’activité existants).
Des PPFI sont également établis pour les budgets annexes.ARC SUD BRETAGNE
34
La chambre relève l’effort ainsi réalisé par Arc Sud Bretagne, de recensement et d’arbitrage des projets (en fonctionnement et en investissement), et de structuration du PPFI selon une logique de compétences ou de politiques publiques. Cette logique pourrait, pour davantage de cohérence et de lisibilité, être étendue à la présentation des comptes, à ce jour votés uniquement par nature et non pas par fonctions.
4.4 Les budgets annexes
4.4.1 Le budget annexe des zones d’activité
4.4.1.1 Les parcs d’activités économiques
4.4.1.1.1 Une hiérarchisation des parcs au sein d’une armature à trois niveaux
Le budget annexe des parcs d’activités économiques regroupe depuis 2020 l’ensemble des dépenses et des recettes liées à l’aménagement de 17 parcs d’activités économiques, qui occupent une superficie totale de 207 hectares, et accueillent 367 établissements employant 2654 salariés.
Les parcs d’activités ont été hiérarchisés au sein d’une armature à trois niveaux :
- le niveau « structurant » participe au rayonnement économique du territoire et à l’ancrage des secteurs productifs d’envergure importante ;
- le niveau « équilibre » assure un maillage équilibré des implantations à vocation économique sur le territoire ;
- le niveau « proximité » assure l’ancrage d’activités économiques et de rayonnement local.RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
35
Carte n° 2 : Les parcs d’activités économiques d’Arc Sud Bretagne
Source : Arc Sud Bretagne.
Des tarifs de commercialisation différenciés sont appliqués, variant de 15 € à 55 € par m2 selon les caractéristiques de chaque zone.
Ces tarifs sont établis en fonction du coût de revient de chaque opération d’aménagement, du positionnement du parc d’activités dans l’armature économique, et des prix de vente pratiqués par les collectivités environnantes ayant un positionnement géographique similaire. Le prix correspond à un lot viabilisé de tous les réseaux.
Arc Sud Bretagne a réalisé un inventaire précis des parcs d’activités économiques, conformément à l’article L. 318-8-2 du code de l’urbanisme19. Cet inventaire doit être réactualisé tous les 6 ans et transmis aux autorités compétentes en matière de SCoT, de documents d’urbanisme et de programme local de l’habitat.
19 L'autorité compétente en matière de création, d'aménagement et de gestion des zones d'activité économique
définies à l'article L. 318-8-1 est chargée d'établir un inventaire des zones situées sur le territoire sur lequel elle exerce cette compétence.
L'inventaire comporte, pour chaque zone d'activité économique, les éléments suivants : 1° Un état parcellaire des unités foncières composant la zone d'activité économique, comportant la surface de chaque unité foncière et l'identification du propriétaire ;
2° L'identification des occupants de la zone d'activité économique ;
3° Le taux de vacance de la zone d'activité économique, calculé en rapportant le nombre total d'unités foncières de la zone d'activité au nombre d'unités foncières qui ne sont plus affectées à une activité assujettie à la cotisation foncière des entreprises prévue à l'article 1447 du code général des impôts depuis au moins deux ans au 1er janvier de l'année d'imposition et qui sont restées inoccupées au cours de la même période.ARC SUD BRETAGNE
36
En complément, le service développement économique dispose d’un atlas des parcs d’activités du territoire, qui compile les données relatives à la situation géographique, la fiche descriptive, le périmètre et la surface, le plan de signalétique, l’historique de l’aménagement du parc, la typologie des unités foncières (disponibilité, occupation, domanialité, secteur d’extension), la densité du bâti, le mode d’occupation du sol et des surfaces optimisables, le récapitulatif des dossiers réglementaires, l’état de commercialisation du foncier.
Le service gestionnaire dispose également de tableaux de suivi annuel des ventes de foncier économique et d’un tableau de suivi des permis d’aménager.
4.4.1.1.2 Les stocks de terrains commercialisables
Tableau n° 21 : Évolution des stocks
2020 2021 2022 2023
Valeur au 1/1 5 918 125 € 5 453 201 € 4 706 993 € 4 695 184 €
Valeur au 31/12 5 453 202 € 4 706 993 € 4 695 184 € 4 729 189 €
Flux de stocks - 464 924 € - 746 208 € - 11 809 € 34 005 €
Stock en m2 au
31/12 620 621 887 68420 870 775 867 358
Source : Comptes de gestion, états récapitulatifs des stocks.
La variation des stocks résulte chaque année de la comptabilisation des cessions en fonction des coûts de revient au m2, et des dépenses et recettes engagées sur les zones. Le niveau des stocks au 31 décembre correspond à l’ensemble de l’emprise foncière non vendue, comprenant des terrains viabilisés à vendre, des réserves foncières, ainsi que des espaces communs (espaces verts et voiries), des bassins de rétention et des marges de recul « Loi Barnier »21.
Sur une surface totale de 867 358 m2, seuls 43 218 m2 sont potentiellement commercialisables à court ou moyen terme, la majorité des surfaces comptabilisées correspondant à des réserves foncières (490 000 m2) ainsi qu’à des espaces communs non destinés à une commercialisation ultérieure, qui intègreront le patrimoine intercommunal au terme de la commercialisation définitive des zones (dépenses d’investissement du budget principal et en contrepartie, recettes du budget annexe).
20 Par délibération du 28 septembre 2021, les surfaces servant de base de calcul ont été mises à jour.
21 La marge de recul d'une construction est la distance mesurée par rapport à la voie, qu'elle soit publique ou
privée et aux emprises publiques existantes ou futures.RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
37
Tableau n° 22 : Produit théorique des cessions
Source : Arc Sud Bretagne.
À court et moyen terme, le produit théorique des terrains viabilisés à vendre s’élève à 1,42 M€.
4.4.1.2 L’adoption d’un schéma d’accueil des entreprises en 2022
Un diagnostic territorial établi en 2022 a relevé une forte représentation des activités artisanales en particulier de la construction, un secteur industriel fort et diversifié, un renforcement des activités de la sphère présentielle (orientées vers la satisfaction des besoins de la population résidente et touristique), la présence d’une activité agricole, et de nouvelles activités tertiaires en essor (activités spécialisées, scientifiques et techniques).
Pour répondre aux enjeux identifiés, une stratégie a été définie par un schéma d’accueil des entreprises adopté en 2022 et déclinée en actions, visant notamment à : anticiper la rareté, optimiser le foncier et limiter la consommation des espaces naturels tout en répondant aux besoins des entreprises et en diversifiant l’offre d’accueil ; dynamiser les centralités par l’accueil d’activités, limiter la concurrence entre centres bourgs et périphéries, définir les conditions d’implantation des équipements commerciaux ; affirmer l’intercommunalité comme interlocutrice principale conservant la maitrise de l’aménagement immobilier à vocation économique et participant à l’élaboration du SCoT.
Le schéma a été traduit dans le plan pluriannuel de fonctionnement et d’investissement (PPFI) adopté également en 2022, avec des dépenses de plusieurs natures :
- études et travaux pour des opérations de requalification et de densification de parcs d’activités déjà commercialisés ;
- constitution de réserves foncières ;
- études et travaux pour des opérations d’aménagement, d’extension ou de création de parcs d’activités22.
22 Étude pour la restructuration du parc d’activités des Métairies à Nivillac et son éventuelle extension sur le
secteur de Cabaray en partenariat avec l’Établissement Public Foncier (EPF) de Bretagne. Étude de faisabilité pour l’extension du parc d’activités du Moulin Neuf 3 à Péaule.
Nom du PA Surfaces Produit théorique
PA La Fouée 4 595 68 925,00 €
PA Moulin Neuf 1-2 3 286 65 720,00 €
PA Moulin Neuf 3 4 778 119 450,00 €
PA Bel Air 1 et 2 3 360 84 000,00 €
PA La Corne du Cerf 14 137 555 168,00 €
PA La Grée 8 951 358 040,00 €
PA Les Métairies 553 22 120,00 €
PA La Lande 3 558 146 900,00 €
TOTAL 43 218 1 420 323,00 €ARC SUD BRETAGNE
38
S’agissant de la commercialisation du foncier économique, le schéma a également permis de faire évoluer les pratiques reposant jusqu’alors sur une logique du « premier arrivé – premier servi ».
Désormais, le processus d’attribution mis en place comprend : une audition des porteurs de projet par le vice-président chargé du développement économique, la réunion d’un comité d’attribution (vice-président, maire de la commune concernée, élu communal membre de la commission économique) pour avis, et enfin une décision du président.
4.4.1.3 La prise en compte des enjeux de sobriété foncière
Les réflexions menées dans le cadre de la révision du SCoT, au regard des enjeux de sobriété foncière définis par la Loi Climat et Résilience, ont conduit les élus à demander une pause, avant l’engagement de toute nouvelle opération d’aménagement, d’extension ou de création de parcs d’activités.
Ces opérations générant une consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers (ENAF), ils ont souhaité avoir une vision plus éclairée des « coups partis » sur la période 2021-2023 et une meilleure connaissance des marges de manœuvre pour les périodes 2023-2031 et 2031-2041.
Ainsi, l’enveloppe de consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers (ENAF) allouée par la Région au territoire au titre du schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires (SRADDET), les cartographies du mode d’occupation des sols, corrélées aux objectifs de croissance démographique du territoire, et l’identification des « coups partis » ont permis aux élus communautaires d’arbitrer la répartition des enveloppes foncières entre l’habitat, les équipements et l’économie. 42 ha d’ENAF pour la période 2023-2031 et 25 ha pour la période 2031-2041 sont dédiés aux activités économiques.
Enfin, les élus envisagent de porter une réflexion à l’échelle des parcs économiques communautaires pour définir une stratégie de maîtrise et de gestion du foncier, qui pourrait se traduire par la mise en œuvre de dispositifs tels que le bail réel solidaire d’activité23, le bail à construction ou emphytéotique24, ou encore l’aménagement de locaux d’activités pour la location (cellules artisanales à la découpe, pépinière ou hôtel d’entreprise…).
23 Le bail réel solidaire d’activité (BRSA) est un contrat par lequel un organisme de foncier solidaire (OFS)
consent à un preneur des droits réels en vue de la location ou de l’accession à la propriété de locaux à usage professionnel ou commercial. Il est conclu pour une durée pouvant aller de 12 à 99 ans. 24 Ces contrats permettent à l’EPCI de conserver la propriété du foncier qu’il loue pour une durée très longue à
un locataire. Celui-ci bénéfice de prérogatives plus amples qu’un locataire ordinaire, il peut procéder librement à des améliorations sur le local. Il peut ainsi, sans avoir à obtenir l’accord du propriétaire, construire ou démolir à sa guise, et exploiter le fonds loué.RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
39
4.4.2 Le budget annexe locations immobilières
4.4.2.1 La structure budgétaire
Ce budget regroupe les dépenses et les recettes de fonctionnement et d’investissement correspondant à des biens pour lesquels la communauté de communes encaisse des loyers :
- des ateliers relais (Saint Dolay, La Roche Bernard) ,
- des locaux commerciaux (Ambon) et logements (Noyal Muzillac),
- des cinémas à Muzillac et la Roche Bernard.
Tableau n° 23 : Chiffre clés du budget annexe locations immobilières
en € 2019 2020 2021 2022 2023 Section de fonctionnement
+ Ressources d'exploitation (loyers) 250 178 175 615 100 316 120 549 59 491
+ Ressources institutionnelles
(Subventions) 0 70 000 110 000 60 000 80 000
= Produits de gestion (A) 250 178 245 615 210 316 180 549 139 491 Charges de gestion (B) 60 230 42 648 45 500 44 836 34 951 Excédent brut de fonctionnement
(A-B) 189 948 202 967 164 816 135 712 104 539 +/- Résultat financier -24 585 -11 809 -15 832 -9 803 -16 145 = CAF brute 165 207 191 158 148 984 125 910 88 395 Financement des investissements
CAF brute 165 207 191 158 148 984 125 910 88 395 - Annuité en capital de la dette 228 044 121 613 336 623 205 293 59 103 = CAF nette ou disponible (C) -62 837 69 545 -187 639 -79 384 29 291 + Fonds affectés à l'équipement
(amendes de police en particulier) 3 148 0 0 0 0 + Produits de cession 26 515 0 850 000 218 961 75 000
= Recettes d'investissement hors
emprunt (D) 29 663 0 850 000 218 961 75 000 = Financement propre disponible
(C+D) -33 174 69 545 662 361 139 577 104 291 - Dépenses d'équipement (y compris
travaux en régie) 49 548 15 604 5 047 5 000 14 453 +/- Variation autres dettes et
cautionnements 6 911 10 960 20 677 62 515 15 474
= Besoin (-) ou capacité (+) de
financement -89 633 42 981 636 636 72 062 74 365 Nouveaux emprunts de l'année (y
compris pénalités de réaménagement) 2 612 0 0 0 0 Mobilisation (-) ou reconstitution (+) du
fonds de roulement net global -87 021 42 981 636 636 72 062 74 365
Source : CRC d’après les comptes de gestion.ARC SUD BRETAGNE
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Tableau n° 24 : Détail des subventions d’équilibre versées par le budget principal
Subvention d'équilibre 2020 2021 2022 2023 2024
Ateliers d'artisan 27 000 € 30 000 € 10 000 € 64 000 € 40 000 €
Ateliers relais 15 000 €
Cellules commerciales 5 000 €
CMS Saint Dolay 13 000 € 10 000 €
Cinéma Jeanne d'Arc Muzillac 5 000 € 27 000 € 20 000 € 10 000 € 60 000 €
Cinéma La Roche Bernard 25 000 € 23 000 € 30 000 € 6 000 €
Total subvention 70 000 € 110 000 € 60 000 € 80 000 € 100 000 €
Source : Comptes de gestion.
Les ressources d’exploitation sont constituées par les loyers et les subventions. La section de fonctionnement du budget annexe ne présente pas de difficultés du fait de subventions d’équilibre versées par le budget principal, calculées après prise en compte des engagements de dépenses et des recettes.
La cession progressive des immobilisations25 pour un montant de 1,17 M€ sur la période a réduit progressivement les loyers perçus, mais également les charges de remboursement des emprunts. Ces cessions ont permis de financer les investissements et de reconstituer le fonds de roulement du budget annexe, qui abonde la trésorerie du budget principal.
Tableau n° 25 : Trésorerie du budget annexe
au 31 décembre en € 2019 2020 2021 2022 2023
Fonds de roulement net
global
48 493 91 475 728 111 800 173 874 538
- Besoin en fonds de
roulement global 26 484 31 819 37
047 32 974 23 096
=Trésorerie nette 22 009 59 655 691 064 767 199 851 443
en nombre de jours de
charges courantes 94,2 399,8 4 112,7 5 125,1 6
082,2
Source : Comptes de gestion.
4.4.2.2 Une exploitation des cinémas dans le cadre de baux commerciaux
Les cinémas à Muzillac (cinéma Jeanne d’Arc) et Nivillac (cinéma La Couronne), propriétés d’Arc Sud Bretagne, sont exploités par des associations, titulaires de baux commerciaux.
25 Vente d’un atelier à l’entreprise occupante pour un montant de 0,75 M€ et d’un bâtiment pour 0,1M€ en 2021,
vente en 2022 d’un immeuble à usage de commerce et d’habitation pour 0,12M €, vente en 2023 d’une cellule commerciale à la résidence des jardins d’Ambon.RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
41
Les loyers sont fixés sur la base d’une part fixe annuelle et d’une part variable par entrée, respectivement de 4 000 € et de 0,1 € pour le Cinéma Jeanne d’Arc et de 12 000 € et 0,1 € pour La Couronne26.
En 2020, le conseil communautaire a accordé une remise gracieuse de six mois de loyers pour la période d’avril à septembre 2020, du fait de la fermeture dans le contexte sanitaire de pandémie.
Tableau n° 26 : Loyers perçus pour la location des cinémas
Loyers 2019 2020 2021 2022 2023
Cinéma Jeanne d'Arc
Part fixe 4 000 € 2 000 € 4 000 € 4 000 € 4 000 €
Part variable 1 448 € 1 546 € 451 € 610 € 977 €
Total 5 448 € 3 546 € 4 451 € 4 610 € 4 977 €
Cinéma La Couronne
Part fixe 12 000 € 6 000 € 12 000 € 12 000 € 12 000 €
Part variable 3 902 € 6 937 € 1 378 € 2 095 € 3 104 €
Total 15 902 € 12 937 € 13 378 € 4 095 € 15 104 € Source : Arc Sud Bretagne.
La fréquentation des cinémas a fortement baissé en 2020 avec la crise sanitaire ; elle a depuis progressé pour atteindre un niveau proche de celui constaté en 2019.
Le budget principal verse une subvention au budget annexe (et non à l’association), qui a représenté jusqu’à 4,4 € par place (en 2021) pour le cinéma Jeanne D’Arc de Muzillac.
Tableau n° 27 : Entrées et subventions au budget annexe par entrée
Nombre entrées 2019 2020 2021 2022 2023 Cinéma Jeanne d'Arc – Muzillac 15 464 4 505 6 098 9 769 11 774 Subvention versée 5 000 € 27 000 € 20 000 € 10 000 € Subvention par place 1,1 € 4,4 € 2,0 € 0,8 € Cinéma La Couronne - Nivillac 41 246 13 783 20 946 31 037 41 829 Subvention versée 25 000 € 23 000 € 30 000 € 6 000 € Subvention par place 1,8 € 1,1 € 1,0 € 0,1 € Total entrées 56 710 18 288 27 044 40 806 53 603
Source : Arc Sud Bretagne.
Ce montage juridique paraît atypique, reposant sur des baux commerciaux dont le loyer présente une part variable indexée sur la fréquentation de l’année précédente. De fait, si les associations gestionnaires ne sont pas directement subventionnées par Arc Sud Bretagne, le montant du loyer est manifestement insuffisant pour couvrir l’ensemble des charges liées aux locaux, ce qui équivaut à une subvention implicite, sans contrepartie.
26 Jusqu’en 2020 (fréquentation n-1), la part variable était majorée au-delà de 22 500 entrées. Cette majoration a
ensuite été supprimée.ARC SUD BRETAGNE
42
4.4.2.3 Un budget supprimé en 2025
Par délibération du 11 février 2025, le conseil communautaire a décidé de clôturer le budget annexe locations immobilières, avec une reprise des résultats et des éléments d’actif et de passif au budget principal. L’ordonnateur indique que des services et sous services comptables analytiques seront créés dans le cadre du budget principal pour suivre la gestion des biens ainsi transférés.RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
43
5 LA COMMANDE PUBLIQUE
Le service « achats marchés publics » est doté d’un agent à temps plein et est rattaché au pôle Ressources et Finances.
Les consultations d’entreprises sont gérées par le service demandeur avec l’appui du service des achats (marchés inférieurs à 40 000 € HT) ou directement pilotées par ce dernier (marchés supérieurs à 40 000 € HT).
Le guide des procédures internes d’Arc Sud Bretagne est très détaillé. Il constitue un bon support à destination des agents pour appréhender les règles de l’achat public.
La communauté de communes respecte, depuis 2019, la règlementation en matière de publication des données essentielles relatives aux marchés, sur la plateforme Mégalis.
La chambre a analysé la passation et l’exécution de neuf marchés répartis sur la période 2019-2023, sélectionnés à partir de plusieurs critères : la procédure, l’année, le type de marché, l’objet du marché, les titulaires des marchés.
5.1 La passation et l’attribution des marchés examinés
Dans l’ensemble, les étapes de la procédure de passation et de notification des marchés examinés sont satisfaisantes. Quelques anomalies ou insuffisances ont néanmoins été relevées.
Des lettres de rejet sont bien adressées aux candidats évincés pour les marchés formalisés et le délai obligatoire de 11 jours avant la signature de l’acte d’engagement afin de permettre un éventuel recours d’un candidat évincé est respecté. En revanche, certaines lettres ne précisent pas la date à compter de laquelle l’acheteur est susceptible de signer le marché (article R. 2181-3 du code de la commande publique)27.
S’agissant de la qualité des documents de consultation des entreprises et du déroulement des opérations conduisant au choix de l’attributaire, la chambre a relevé des insuffisances : absence d’indication d’un montant maximum sur les avis de marché28, ce qui permettrait une meilleure information des candidats potentiels (l’information figure toutefois dans les actes d’engagement dans le dossier de consultation des entreprises) ; absence de définition de sous-critères pour évaluer la valeur technique dans certains dossiers de consultation29.
27 Marchés relatifs aux prestations de contrôle du SPANC, à l’acquisition des bacs roulants avec puces RFID
pour la collecte en multimatériaux, à la mise à disposition de contenants, l’évacuation, le transport et le traitement des déchets diffus spécifiques.
28 Accords-cadres portant sur les travaux de voirie et d’entretien des fossés 2023 et portant sur les travaux de
voirie 2019.
29 Marchés de voiries 2019 et 2023, acquisition et livraison de bacs roulants avec puces, missions d’études et
maitrise d’œuvre pour l’extension, la requalification et la densification des parcs d’activités.ARC SUD BRETAGNE
44
Or, pour établir une offre répondant aux attentes de l’acheteur, les candidats doivent avoir connaissance des caractéristiques techniques et économiques attendues, traduites sous forme de critères et de sous-critères pondérés servant à la notation et à la comparaison des offres.
Ces imprécisions rendent par exemple difficile l’objectivation du choix de l’entreprise attributaire du lot 2 « entretien des voiries » du marché de 2019. Alors que deux entreprises avaient déposé une offre, ce lot a été attribué à l’entreprise la moins disante sur le prix. Pour la valeur technique, les deux entreprises ont obtenu la note maximale, alors même que l’entreprise finalement choisie présentait un point faible en matière de délais d’intervention ; elle aurait dû en toute logique se voir attribuer une note technique inférieure à celle de son concurrent.
La communauté de communes devra être plus rigoureuse dans l’élaboration des dossiers de consultation, notamment en fixant des critères et des sous-critères pondérés ou hiérarchisés, portés à la connaissance des candidats, et permettant d’évaluer et comparer la valeur technique des offres des entreprises soumissionnaires.
Recommandation n° 5. : Définir dans le règlement de consultation des sous-critères permettant d’objectiver l’évaluation de la valeur technique des offres
5.2 L’exécution des marchés
Deux anomalies ont été relevées par la chambre dans l’exécution des marchés.
S’agissant du marché de travaux de voirie de 2019, les dates d’exécution des travaux indiquées sur les factures sont parfois postérieures à celles figurant sur les procès-verbaux de réception de ces travaux30. La communauté de communes explique cette situation par un décalage des travaux en raison de la période hivernale, d’une réalisation en plusieurs phases en fonction de l’intervention des autres corps d’état ou d’un étalement sur plusieurs communes. Elle n’a pas appliqué de pénalités, au motif que l’entreprise était rarement responsable de ces décalages.
Dans le cadre du marché portant sur les prestations de contrôle de l’assainissement non collectif, les dispositions du cahier des charges concernant la réalisation des contrôles sur demande des usagers ne sont pas respectées31. Dans un souci de simplification, le service a mis en place avec l’accord de l’entreprise titulaire une procédure différente, qui conduit à émettre les bons de commande postérieurement à la réalisation des prestations.
30 La réception doit intervenir après l’achèvement des travaux. Elle est l'acte par lequel le maître de l'ouvrage
déclare accepter l'ouvrage, avec ou sans réserve.
31 Article 4-5, 5-5, 6-5 et 7-5:RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
45
6 LA GESTION DES DÉCHETS SUR LE TERRITOIRE D’ARC SUD BRETAGNE
6.1 Présentation
Arc Sud Bretagne est compétente pour la collecte et le traitement des déchets ménagers et assimilés pour ses 12 communes membres.
Elle assure en propre la « collecte des déchets et la gestion des déchetteries ». Pour cette compétence, deux modes de gestion coexistent sur son territoire, une partie de la collecte étant assurée en régie, et l’autre en prestations (voir annexe 1).
Le traitement, l’élimination et la valorisation des déchets sont délégués au syndicat du Sud-Est du Morbihan (Sysem), qui assure ce service pour trois intercommunalités32 dans son unité de traitement mécano-biologique des ordures ménagères (UVEOR – unité de valorisation énergétique et organique) et son centre de tri des recyclables33.
Le service déchets comprend 16 agents permanents (12 techniques et quatre administratifs) et deux agents techniques ponctuels. Il est divisé en trois sous services (prévention, biodéchets et exploitation). Les effectifs ont évolué en 2023 avec le recrutement d’un chargé de mission en gestion et prévention des biodéchets.
6.2 Un équilibre financier qui se dégrade fortement du fait de la hausse des contributions versées au Sysem et des charges à caractère général
L’article L. 2313-1 du CGCT dispose que « Les communes et leurs groupements de 10 000 habitants et plus ayant institué la taxe d'enlèvement des ordures ménagères conformément aux articles 1520,1609 quater, 1609 quinquies C et 1379-0 bis du code général des impôts et qui assurent au moins la collecte des déchets ménagers retracent dans un état spécial annexé aux documents budgétaires, d'une part, le produit perçu de la taxe précitée et les dotations et participations reçues pour le financement du service, liées notamment aux ventes d'énergie ou de matériaux, aux soutiens reçus des éco-organismes ou aux aides publiques, et d'autre part, les dépenses, directes et indirectes, afférentes à l'exercice de la compétence susmentionnée ».
L’état spécial, annexé aux comptes administratifs fait apparaitre une dégradation de la situation financière depuis 2019.
Le résultat de fonctionnement est négatif depuis 2021, du fait d’une augmentation des charges (+ 51%) supérieure à celle des produits (+ 24 %).
32 Arc Sud Bretagne, Golfe du Morbihan Vannes Agglomération et Questembert Communauté.
33 Cf. rapport sur le Syndicat mixte du Sud-Est du Morbihan (Sysem) | Cour des comptes (ccomptes.fr).ARC SUD BRETAGNE
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Tableau n° 28 : État spécial 2019-2023
Source : Comptes administratifs.
Les charges à caractère général correspondent principalement aux marchés passés pour assurer la collecte des ordures ménagères. Elles ont fortement progressé (+ 34 %), de même que la contribution au Sysem (+ 102 %) du fait de l’augmentation des coûts de traitement.
Les charges de personnel ont connu une progression plus limitée (+22 %), résultant de l’instauration de primes de précarité pour les contractuels, de la réforme de la rémunération des agents de catégorie C, de diverses revalorisations indemnitaires et indiciaires, ainsi que du recrutement d’un chargé de mission biodéchets, dont le coût est en partie financé par l’Ademe (35 000 € de subvention).
2019 2020 2021 2022 2023 Évolution Charges de fonctionnement
11
Charges à caractère
général 1 911 197 € 1 888 544 € 2 108 577 € 2 360 620 € 2 477 688 € 30% Dont prestations de collecte 1 717 290 € 1 707 526 € 1 920 249 € 2 045 725 € 2 301 041 € 34 % 12 Charges de personnel 549 569 € 553 028 € 553 261 € 656 435 € 671 742 € 22% 65 Autres charges 1 489 955 € 1 606 823 € 1 821 682 € 2 577 197 € 3 035 395 € 104% 65548 dont contribution SYSEM 1 466 868 € 1 597 356 € 1 804 726 € 2 546 365 € 2 967 027 € 102% 66 charges financières 16 330 € 13 000 € 9 825 € 6 955 € 30 511 € 87% Dépenses réelles 3 989 561 € 4 066 282 € 4 500 560 € 5 602 209 € 6 215 390 € 56%
42
Amortissement des
dépenses d’investissement 296 505 € 309 806 € 193 788 € 202 950 € 269 700 € -9% Total charges de
fonctionnement 4 286 065 € 4 376 088 € 4 694 348 € 5 805 160 € 6 485 090 € 51% Produits de fonctionnement
7331 TEOM 3 187 931 € 3 277 178 € 3 318 486 € 3 646 251 € 4 351 769 € 37% 74 Dotations et participations 677 061 € 624 042 € 587 209 € 591 308 € 613 040 € -9% 70 Produit des services 745 033 € 555 187 € 764 865 € 857 833 € 813 821 € 9% dont redevances
d'enlèvement des ordures
ménagères 483 545 € 373 346 € 483 900 € 495 475 € 587 041 € 22% Total des recettes réelles 4 651 935 € 4 476 084 € 4 683 753 € 5 111 216 € 5 799 380 € 25% 43 Ordre entre section 28 563 € 27 870 € 7 174 € 6 493 € 168 € -99% Total produits de
fonctionnement 4 680 498 € 4 503 954 € 4 690 927 € 5 117 709 € 5 799 548 € 24% Résultat de
fonctionnement 394 432 € 127 866 € - 3 422 € - 687 451 € - 685 542 € Dépenses d'investissement
Remboursement emprunts 135 242 € 132 416 € 132 767 € 105 625 € 94 321 € -30% Acquisitions
immobilisations 351 220 € 253 218 € 267 664 € 1 005 860 € 1 167 053 € 232% 40 Ordre entre sections 28 563 € 27 870 € 7 174 € 6 493 € 168 € -99% Total dépenses
investissement 515 026 € 415 664 € 407 845 € 1 128 299 € 1 280 607 € 149% Recettes investissement
16 Emprunts 800 000 € 10222 FCTVA 67 544 € 53 025 € 42 395 € 65 009 € 284 627 € 321% 13361 DETR 64 143 € 149 667 €
40
Dotations aux
amortissements 296 505 € 309 808 € 193 788 € 202 950 € 269 700 € -9% Total recettes
investissement 364 049 € 364 993 € 236 423 € 1 152 421 € 723 059 € 99% Résultat d'investissement - 150 977 € - 50 671 € - 171 423 € 24 122 € - 557 548 €
Résultat cumulé 243 456 € 77 195 € - 174 844 € - 663 329 € - 1 243 090 €RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
47
Les recettes de fonctionnement ont progressé de 24 % du fait de la croissance de la TEOM (+37 %) et de la redevance d’enlèvement des ordures ménagères versée par les professionnels (+22%).
Les dépenses d’investissement correspondent principalement à l’acquisition de bacs roulants pour l’extension des consignes de tri et de conteneurs, ainsi qu’aux travaux de réhabilitation de la déchetterie du Guerno et de la plateforme de tri de Damgan.
Malgré une augmentation des taux depuis 2022, la TEOM ne couvre pas l’ensemble des dépenses réelles liées à la collecte et au traitement des déchets, alors même que son produit par habitant est deux fois supérieur à la moyenne de la strate en 2023.
Tableau n° 29 : Chiffres clés sur la TEOM
2019 2020 2021 2022 2023
Taux TEOM
11,50% 11,50% 11,50% 12% 13,2 %
Taux TEOM moyenne de la strate
11,10% 11,10% 11,30% 10,93%
Produit TEOM par habitant
115 € 117 € 117 € 127 € 150 €
Produit TEOM par habitant moyenne de la strate
74 € 75 € 79 € 85 € 64 €
Source : Données DGFiP.
La dégradation de la situation financière, largement imputable à l’augmentation des coûts du traitement par le Sysem, met en évidence la nécessité de construire un dialogue de gestion avec ce dernier, pour anticiper l’évolution des besoins et donc des contributions attendues, avant la présentation au conseil syndical du rapport annuel sur les orientations budgétaires.
6.3 L’activité du service : une stabilité des volumes de déchets collectés
Les déchets ménagers et assimilés (DMA) regroupent : les ordures ménagères résiduelles, les déchets ménagers collectés séparément (collectes sélectives multi matériaux, biodéchets des ménages et des collectivités), les déchets des activités économiques collectés par le service public, les encombrants des ménages et les déchets collectés en déchèterie.
Sur la période 2019-2023, la quantité totale de déchets collectés sur le territoire d’Arc Sud Bretagne a légèrement progressé (+ 2,1 %) passant de 20 434 à 20 866 tonnes, dont 54 % proviennent des déchèteries (voir annexe 3). Du fait de la progression de la population, la production totale de déchets par habitant a légèrement diminué, de 615 à 601 kg/an/hab, pour une moyenne nationale de 611 kg par habitant en 2021.
L’évolution par catégories de déchets est contrastée.ARC SUD BRETAGNE
48
Les tonnages d’ordures ménagères ont été réduits de 8 %. Cette baisse a été accélérée, notamment en 2023, avec la mise en place du tri à la source des biodéchets et le choix du « tout compostage », avec un développement du compostage individuel pour les habitats individuels et l’implantation de sites de compostage partagé pour les habitats collectifs.
Parallèlement, les tonnages de déchets recyclables ont progressé (+ 22 %), en lien avec l’extension des consignes de tri sur les plastiques, et la modernisation du centre de tri.
Les apports en déchèteries sont quasi stables (+ 1,6 %) et représentent 54 % du total des déchets collectés. Ces apports devraient toutefois se réduire avec la fermeture d’une déchetterie en 2024.
Graphique n° 3 : Évolution des déchets par catégorie 2018-2023
Source : Arc Sud Bretagne – RPQS.
Graphique n° 4 : Déchets collectés par catégorie 2018-2023
Source : Arc Sud Bretagne – RPQS.
0,00
2 000,00
4 000,00
6 000,00
8 000,00
10 000,00
12 000,00
14 000,00
2018 2019 2020 2021 2022 2023
OMR Tri sélectif Déchets recyclables
Déchetteries et plateforme déchets verts Autres collectes
26%
19%
54%
1%
OMR Tri sélectif Déchets recyclables
Déchetteries et plateforme déchets verts Autres collectesRAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
49
Selon l’ordonnateur, « Les mises en œuvre de l’extension des consignes de tri en 2023 et du tri à la source des biodéchets en 2024 sont une vraie réussite, reconnue par CITEO et l’Ademe, avec une forte adhésion de la population permettant une diminution, entre 2022 et 2024, de 16 % de la production d’ordures ménagères et l’augmentation de 43 % de celles des recyclables multimatériaux (emballages et papiers).
6.4 La politique de réduction et de traitement des déchets
6.4.1 L’évolution du cadre législatif applicable
Les politiques de traitement des déchets ménagers sont encadrées par le droit communautaire, qui impose à tous les États membres de mettre en place un plan national de prévention de la production de déchets (PNPD). Cette obligation est intégrée à l’article L. 541- 11 du code de l’environnement. Au plan national, deux plans ont été élaborés sur la période de contrôle : le plan national de prévention des déchets (PNPD) 2014-2020 renforcé par la loi de 2015 et le PNPD 2021-2027.
Par ailleurs, au niveau territorial, la loi Notré du 7 août 2015 a opéré le transfert, du département à la région, à compter de 2017, de l’ensemble des compétences de planification de la politique de prévention et de gestion des déchets, avec la mission de bâtir un Plan régional de prévention et de gestion des déchets (PRPGD34) incluant notamment un schéma régional en faveur de l’économie circulaire. Le PRPDG breton a été adopté en mars 2020.
Pour les régions métropolitaines, les PRPDG ont ensuite été remplacés par les SRADDET35 qui incluent un volet déchets. Ils fixent les objectifs à moyen et long terme sur le territoire régional. Comme auparavant les plans départementaux, ces plans régionaux ne sont pas prescriptifs. Pour la Bretagne, le SRADDET, adopté en décembre 2020, reprend les objectifs chiffrés du PRPDG. Il a été actualisé en 2024.
34 Article L. 541-13 du code de l’environnement.
35 Article L. 4251-1 du code général des collectivités territoriales.ARC SUD BRETAGNE
50
Tableau n° 30 : Objectifs de réduction des déchets
Type de
déchet
Objectifs du PNPD 2014-2020
renforcé par la
Loi n°2015-992 du 17 août 2015
(LTECV)
PNPD 2021-2027 Objectifs PRPGD-SRADDET 2020 actualisé en 2024
DMA
Réduction de 10 % des DMA par
habitant en 2020, par rapport à
2010
Réduction de 15 % des DMA produits par
habitant en 2030 par rapport à 2010
Augmenter la quantité de DMA faisant l'objet
d'une préparation en vue de la réutilisation ou
d'un recyclage, en orientant vers ces filières 55
% en 2025, 60 % en 2030 et 65 % en 2035 des
DMA mesurés en masse
Réduire les quantités de DMA admis en
installation de stockage en 2035 à 10 % des
quantités de DMA produits, mesurées en masse
Réduction, hors végétaux, de 12 % des
DMA en 2020 par rapport à 2010
Réduction des DMA, hors végétaux de 25
% en 2030 par rapport à 2016
Végétaux
Poursuivre et renforcer la
prévention des déchets verts et la
gestion de proximité des
biodéchets
Stabilisation en 2020 par rapport à 2016
Réduction de 20 % en 2030 par rapport à
2016
Déchets
organiques
Mise à disposition de moyens de tri à la
source (collecte séparée et/ou
compostage individuel ou partagé) pour
tous les bretons
Réduction de la fraction fermentescible
dans les OMR à 20 % en 2025, à 15 % en
2030
Source : CRC d’après les plans nationaux et le SRADDET.
6.4.2 Les actions locales de prévention et de réduction des déchets
Entre 2017 et 2023, Arc Sud Bretagne s’est appuyée sur un plan d’actions à mener dans le cadre de la prévention et la réduction des déchets. Les principales actions ont porté sur :
la mise en place de la collecte en bacs multimatériaux avec les extensions de consignes de tri et la communication sur la prévention des déchets ;
l’acquisition d’un broyeur de végétaux à destination des services des espaces verts communautaires et municipaux ;
la définition d’un plan de redéploiement et de réhabilitation des déchetteries du territoire ;
le développement du partenariat et des actions avec les recycleries pour promouvoir l’économie circulaire ;
le développement des filières à responsabilité élargie des producteurs (rep) dans les déchetteries ;
la convention de partenariat avec l’Ecole de la Nature pour la sensibilisation auprès du public scolaire .
Arc Sud Bretagne a conduit un bilan du tri à la source des biodéchets qui s’est traduit par la distribution de 1 520 composteurs, permettant de réduire de 619 tonnes les tonnages d’ordures ménagères.RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
51
L’élaboration en cours d’un plan local de prévention des déchets ménagers (PLPDMA)
Arc Sud Bretagne est accompagnée par un bureau d’études pour l’élaboration d’un PLPDMA, pour la période 2025-2030.
Un diagnostic a été établi lors du premier semestre 2024, faisant apparaitre que les déchets verts, le tout-venant, les déblais et les gravats collectés dans les déchetteries présentent les plus forts enjeux de réduction, en raison de leur volume (déchets verts), ou des coûts de traitement qu’ils induisent (enfouissement pour les déchets tout-venant et gravats). Les autres enjeux portent sur le détournement36 des flux en déchèteries ainsi que sur la part résiduelle des biodéchets alimentaires présents dans les ordures ménagères résiduelles (OMR).
Le PLPDMA définira les objectifs de réduction de DMA par kg/habitant, en identifiant les marges de manœuvre en termes de performance de collecte.
La commission consultative d’élaboration et de suivi a validé le PLPDMA, qui sera présenté au conseil communautaire pour approbation le 15 avril 2025. Le plan donnera lieu ensuite à un suivi une fois par an.
Les autres mesures en déploiement sont :
la généralisation du tri à la source des biodéchets et du compostage des déchets de cuisine et l’accompagnement des professionnels ;
la diminution de la fréquence de collecte des ordures ménagères résiduelles en porte à porte (tous les 15 jours et non plus chaque semaine) ;
la mise en place d’un contrôle d’accès en déchetterie ;
le déploiement du broyage pour les services espaces verts communautaires et les usagers.
6.5 Conclusion sur la gestion des déchets
La réduction des volumes de déchets collectés par Arc Sud Bretagne constitue un véritable enjeu, afin de respecter la trajectoire de réduction des DMA figurant dans les différents plans nationaux et régionaux. L’objectif principal des actions menées est la réduction des ordures ménagères et du tout-venant en déchetterie. Ces objectifs ont été atteints, et la qualité du tri et de la valorisation des déchets s’est par ailleurs améliorée. Si les DMA (hors végétaux) produits ont diminué de 9,9 % entre 2010 et 2020, les objectifs régionaux de réduction de 25 % en 2030 par rapport à 2016 apparaissent difficilement réalisables, sauf à écarter les professionnels gros producteur de déchets de la collecte assurée par Arc Sud Bretagne.
36 Le détournement des déchets est un taux qui mesure la part des déchets qui est envoyée ailleurs qu'en décharge
ou en incinération (par exemple, recyclés, compostés ou donnés).ARC SUD BRETAGNE
52
Pour augmenter le recyclage des DMA, Arc Sud Bretagne a pour objectif le développement du réemploi dans les déchetteries, l’amélioration de la qualité de tri et une meilleure valorisation de certains déchets déposés en tout-venant.
Les mesures que le plan local de prévention en cours d’approbation prescrira pour réduire les quantités de déchets produits par habitant peuvent contribuer à maîtriser les coûts de collecte. En revanche, elles auront une incidence réduite sur les coûts de traitement supportés par Arc Sud Bretagne par l’intermédiaire de la contribution versée au Sysem, les charges de gestion de ce dernier étant peu sensibles à la variation des quantités de déchets traitées. A l’inverse, la chambre anticipe une augmentation des coûts de traitement du Sysem d’au moins 3 M€ par an à compter de 202737. Si le Sysem ne parvenait pas à définir une stratégie d’élimination des déchets ultimes par valorisation énergétique à un coût de traitement maîtrisé, le poids financier deviendrait difficilement soutenable. Arc Sud Bretagne pourrait alors reconsidérer l’organisation de sa compétence déchets.
Le tonnage limité d’ordures ménagères résiduelles produites sur son territoire (environ 5 000 T) lui permettrait en effet d’envisager leur élimination par l’exploitation d’éventuels vides de four dans les unités de valorisation énergétique de Nantes, Rennes ou Pontivy.
Au 31 décembre 2023, la chambre avait chiffré le coût de sortie du Sysem, hors coûts de déconstruction des installations de traitement, à 2,83 M€ pour Arc Sud Bretagne. Ce montant est à rapprocher de l’augmentation du produit annuel de la TEOM, de 1 M€ en 2023 par rapport à 2021.
37 Cf. rapport sur le Syndicat mixte du Sud-Est du Morbihan (Sysem) | Cour des comptes (ccomptes.fr).RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
53
ANNEXES
Annexe n° 1. Les compétences d’Arc Sud Bretagne – statuts en vigueur ...................... 54 Annexe n° 2. Les modes de collectes des déchets........................................................... 57 Annexe n° 3. Évolution des tonnages collectés sur le territoire d’Arc Sud Bretagne sur la période 2019-2023 ............................................................................ 58 Annexe n° 4. Réponse de l’ordonnateur.......................................................................... 59ARC SUD BRETAGNE
54
Annexe n° 1. Les compétences d’Arc Sud Bretagne – statuts en vigueur
Obligatoires
1 Actions de développement économique
1.1 Création, aménagement, entretien et gestion des zones d'activités industrielles, commerciales, tertiaires, artisanales ou touristiques
1.2 Politique locale du commerce et soutien aux activités commerciales d'intérêt communautaire
1.3 Promotion du tourisme, dont création d'offices de tourisme
2 Aménagement de l'espace communautaire
2.1 SCoT et schéma de secteur
2.2 Zones d'aménagement concerté d'intérêt communautaire
2.3 Réalisation de toute étude spécifique relative à l'aménagement de l'espace communautaire dont les technologies de l’information et de la communication (TIC), acquisition de réserves foncières
3 Aires accueil des gens du voyage
3.1 Création et gestion des aires d'accueil des gens du voyage. Création et gestion d'une aire de grand passage. Création et gestion d'une aire pour les groupes familiaux
4 Elimination et valorisation des déchets ménagers et déchets assimilés 4.1 Collecte des déchets. Gestion des déchetteries et des installations de stockage de déchets inertes, ainsi que de toute autre structure nécessaire à la bonne collecte sélective des déchets ménagers et assimilés
4.2 Adhésion au Sysem pour le traitement, l'élimination et la valorisation de ces déchets 5 GEMAPI
5.1 Aménagement d'un bassin ou d'une fraction de bassin hydrographique
5.2 Entretien et aménagement d'un cours d'eau, canal, lac ou plan d'eau, y compris les accès à ce cours
5.3 La protection et la restauration des sites, des écosystèmes aquatiques et des zones humides ainsi que les formations boisées riveraines
5.4 La défense contre les inondations et contre la mer
5.5 Adhésion à l'EPTB Vilaine et au syndicat mixte du bassin versant
Facultatives
6 Création ou aménagement et entretien de la voirie communautaire
6.1 Liste précise des voies d'intérêt communautaire en annexe à la délibération du 10 avril 2018
6.2 Exécution des travaux de fauchage et de débroussaillage pour les communes membres dans le cadre de prestations de services
7 Protection et mise en valeur de l'environnement
7.1 Aménagement et gestion des zones sensibles d'intérêt écologique et pédagogique 7.2 Information et sensibilisation dans le domaine du développement durable (DD) 8 Compétences sociales
8.1 Gestion des chantiers d'insertion avec refacturation aux communes des fournitures de matières premières et prestations
8.2 Conduite d'actions de prévention à destination des séniors
8.3 Création et gestion des maisons de solidarité, à destination des associations caritatives. Aide au fonctionnement de ces associationsRAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
55
9 Habitat et logement
9.1 Création et gestion de résidences adaptées aux personnes âgées de Muzillac (la Marinière) et de Noyal-Muzillac (Le Bois Gestin). Soutien aux opérations de logements adaptés 9.2 Réalisation d'OPAH
10 Emploi
10.1 Création, gestion et animation de la Maison de services au public (MSAP). Accueil, accompagnement et suivi de personnes à la recherche d'un emploi ou d'une formation. Aide au recrutement des entreprises
10.2 Adhésion aux missions locales du pays de Vannes et du Pays de Redon 11 Culture et loisirs
11.1 Propriétés des cinémas à Muzillac et la Roche-Bernard, mis à disposition d'associations 11.2 Animations d'actions de sensibilisation à l'usage des technologies et de l'information et de la communication
11.3 Soutien financier au spectacle jeune public "entre cour et jardin"
11.4 Aides à des manifestations culturelles, portant l'image de la CC au niveau départemental, régional ou national
12 Jeunesse
12.1 Gestion et animation de l'accueil de loisirs sans hébergement "Vacances à la carte" 6 à 14 ans
12.2 Coordination enfance jeunesse : actions d'animation et de prévention vers le public enfance jeunesse. Soutien aux communes membres dans la réalisation de leurs diagnostics. Coordination du réseau des professionnels du territoire, accueil et information des jeunes de 13 à 18 ans et soutien à leurs projets individuels ou collectifs
13 Sports
13.1 Construction et gestion des équipements sportifs d'intérêt communautaire : salle de Gymnastique du Parc à Muzillac, salle de sports à Nivillac, école de voile à Arzal, Terrain de Rugby à Le Guerno, piscine à Nivillac
13.2 Soutien aux écoles dans la mise en œuvre d'une offre de qualité en matière d'activités physiques et sportives aux bénéfices des élèves : interventions sportives et financements de cours de voile
13.3 Aides à des manifestations sportives portant image de la CC au niveau départemental, régional ou national
14 Transports
14.1 Organisation et gestion des transports d'élèves fréquentant les écoles implantées sur la CC, par délégation de la région
14.2 Création, aménagement et entretien d'itinéraires cyclables d'intérêt communautaire hors agglomération
15 Affaires scolaires
15.1 Aide aux collèges pour la pratique des activités culturelles et sportives 15.2 Organisation, gestion et animation du restaurant scolaire intercommunal situé rue des missionnaires
16 autres compétences
16.1 Gestion des casernes des centres de secours de Muzillac, Péaule et Nivillac. Contribution du fonctionnement du service départemental d’incendie et de secours (SDIS) 16.2 Gestion de la caserne de gendarmerie à Nivillac
16.3 Propriété et gestion de la maison funéraire de MuzillacARC SUD BRETAGNE
56
16.4 Accueil, information, promotion par le biais de l'office de tourisme de pôle 16.5 Création, aménagement et gestion du musée de la Vilaine maritime, étude, réalisation et gestion du port de plaisance à la Ville Aubin et Port de Cran, sentiers de randonnées 17 Réseaux publics et services locaux de communications électroniques 17.1 Etablissement d'infrastructures et de réseaux de communications électroniques au sens du 3° et du 15° de l'article L. 32 du code des postes
17.2 Acquisition des droits d'usage à cette fin et l'achat des infrastructures ou réseaux existants 17.3 Mise à disposition de telles infrastructures ou réseaux à disposition d'opérateurs 17.4 Exploitation de ces réseaux de communications et infras
18 Assainissement non collectif
19 GEMAPI
19.1 Gestion des ouvrages structurants multi-usages à dominante hydraulique 19.2 Animation et portage du schéma d’aménagement et de gestion de l’eau (SAGE) et participation aux missions d'un EPTB
19.3 Lutte contre les pollutions diffuses agricoles et non agricoles, par des actions de conseils, de sensibilisation, de lutte contre la pollution par le ruissellement des eaux 19.4 Animation et sensibilisation à la protection de la ressource en eau et milieux aquatiques, dans un sous-bassin ou groupement de sous-bassins ou dans un système aquifèreRAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
57
Annexe n° 2.Les modes de collectes des déchets
La collecte assurée en régie
La régie communautaire assure, depuis le 1er janvier 2023, une partie de la collecte des emballages recyclables et des papiers en mélange ainsi que la gestion des hauts de quai des déchèteries et des plateformes de déchets verts (accueil et conseil des usagers, gestion des sites et des enlèvements).
Avant cette date, la communauté de communes collectait, en porte à porte, l’ensemble des emballages recyclables en sacs jaunes avec deux camions de collecte. La collecte des emballages en bornes d’apport volontaire était confiée à un prestataire.
En 2023, la communauté de communes a décidé d’étendre cette collecte aux papiers, désormais collectés en mélange avec les emballages ménagers ; elle comprend également les extensions de consignes de tri38 imposées par les réglementations. Les sacs jaunes ont ainsi été remplacés par des bacs jaunes individuels (de 180 à 750 litres) et 116 bornes d’apport volontaire ont été réparties sur le territoire (contre 78 auparavant).
Cette nouvelle organisation de collecte en mélange a eu un impact sur les volumes de déchets à collecter par la communauté de communes, désormais plus importants. L’EPCI n’étant plus en capacité d’assurer seul cette mission, il a confié une partie de la collecte des emballages recyclables et papiers mélangés à un prestataire.
La fréquence de collecte en porte à porte de ces déchets recyclables varie selon le type d'usagers et la saison39.
La collecte confiée à des prestataires
Les marchés de prestation de service concernent :
- la collecte des ordures ménagères en porte à porte et en bornes d’apport volontaire ;
la fréquence de collecte en porte à porte varie selon le type d'usagers et la saison40. Il n'y a pas de volume maximal au-delà duquel un producteur de déchets ne peut pas être collecté. La fréquence de collecte en bornes d’apport volontaire des ordures ménagères varie suivant le taux de remplissage des bornes et la saison : de 1 à 4 collectes par semaine.
- la collecte d’une partie des emballages ménagers papiers en mélange en porte à porte ; - la collecte des emballages ménagers papiers en mélange en bornes d’apport volontaire ; - la collecte des verres en bornes d’apport volontaire ;
- la collecte, transport et traitement des déchets issus des déchetteries ;
- la collecte, transport et valorisation des ferrailles en déchetterie ;
- la collecte, transport et traitement des déchets diffus spécifiques en déchetterie ; - le nettoyage des bornes d’apport volontaire ;
- les visites périodiques de contrôle des bennes ordures ménagères ;
- la fourniture et nettoyage des tenues des agents techniques.
38 Loi n°2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte et loi n°2020-105 du 10 février
2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire.
39 Pour les particuliers et les professionnels : 1 collecte toutes les 2 semaines sauf Damgan (1 collecte par semaine du 01/07
au 30/09) - Pour les hébergements de plein air : 1 collecte toutes les 2 semaines en basse saison ; 1 collecte par semaine en moyenne et haute saison.
40 Pour les particuliers et les professionnels : 1 collecte par semaine - Pour les professionnels et gros producteurs : 2 collectes
par semaine - Pour les hébergements de plein air : 1 collecte par semaine en basse saison, 2 collectes par semaine en moyenne saison et 3 collectes par semaine en haute saison.ARC SUD BRETAGNE
58
Annexe n° 3.Évolution des tonnages collectés sur le territoire d’Arc Sud Bretagne sur la période 2019-2023
en tonnes 2019 2020 2021 2022 2023 Evol 2019-2023
Ordures ménagères 5 861,02 5 763,24 6 123,72 5 998,44 5 394,50 -8,0%
Tri sélectif déchets recyclables 3 325,22 3 391,95 3 582,24 3 580,78 4 054,98 21,9% dont emballages + papier mélangés 1 378,54 1 368,31 1 432,98 1 415,88 1 860,88 35,0%
dont verres 1 946,68 2 023,64 2 149,26 2 164,90 2 194,10 12,7% Déchetteries et plateforme de déchets
verts 11 106,34 9 690,44 12 592,07 11 095,13 11 286,10 1,6%
dont déchets verts 4 414,28 3 468,00 5 008,02 4 093,26 4 276,60 -3,1%
dont gravats 1 554,56 1 243,54 1 828,78 1 592,48 1 508,95 -2,9%
dont tout-venants 2 363,62 2 282,20 2 739,74 2 509,98 2 372,70 0,4%
dont bois 848,06 797,40 916,34 905,80 1 143,76 34,9%
dont ferraille 534,72 498,32 540,43 426,80 467,36 -12,6%
dont cartons 443,32 422,56 509,55 490,94 463,64 4,6%
dont DDS* 74,84 114,08 135,46 130,60 113,12 51,1% dont Filière reprises à responsabilité
élargie des producteurs (REP) 945,27 936,82 NS
D3E** 319,01 321,36 274,66 308,54 271,00 -15,0%
DE Ameublement 553,93 542,98 639,09 635,43 650,29 17,4%
autres 1,30 15,53 NS
Autres collectes 141,31 100,14 141,31 129,15 130,73 -7,5%
TLC (textile linges chaussures) 141,31 100,14 141,31 129,15 130,73 -7,5%
TOTAL DMA 20 433,89 18 945,77 22 439,34 20 803,50 20 866,31 2,1%
Population DGF 33 229 33 429 33 833 34 323 34 724 4,5%
Production DMA / habitant 616 567 663 606 601 -2,4% Source : RPQS *Déchets ménagers spéciaux, appelés aussi "DDS" déchets diffus spécifiques ** D3E Déchets d'équipements électriques et électroniques.RAPPORT D’OBSERVATIONS DÉFINITIVES
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Annexe n° 4.Réponse de l’ordonnateurARC SUD BRETAGNE
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