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unknown - Le Havre Seine Métropole (communauté urbaine) - DELB 20230274 w
Document publié le Jeudi 6 juillet 2023
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Thèmes du document : Environnement, Énergies, Aménagement du territoire,
CONSEIL COMMUNAUTAIRE
Séance du 06 juillet 2023
DELB-20230274 - TOURISME - GROUPEMENT D'INTERET PUBLIC LE HAVRE CROISIERES - CLUB CROISIERE - ADHESION - AUTORISATION.-
M. Jean-Baptiste GASTINNE, Vice-Président.- Depuis une quinzaine d’années, le marché nord- européen de la croisière maritime se développe fortement. Le port du Havre connaît ainsi un taux de croissance annuel supérieur à la moyenne des pays de la Manche et de la Mer du Nord. Le Havre est désormais le premier port français de la façade Manche-Atlantique pour les croisières. Le trafic au Havre a ainsi atteint les chiffres records de 145 escales et 420 000 passagers en 2018, générant 35 M€ de retombées économiques pour la Normandie.
En 2022, après les deux années de crise sanitaire qui ont fortement impacté le marché mondial de la croisière, l’activité a repris à un rythme équivalent à celui d’avant la crise.
Les perspectives de trafic pour les années à venir sont prometteuses : 160 escales sont programmées pour l’année 2023, ce qui constitue d’ores et déjà un record pour le port du Havre. Compte-tenu des projections de trafic à l’échelle européenne et de la croissance du marché de la croisière, près de 600 000 passagers devraient transiter par le port du Havre en 2030 (+ 44,7 %). Ce sont plus d’une vingtaine de compagnies qui font escale au Havre.
D’escale de transit, Le Havre est également devenu un port d’embarquement (MSC, Princess, Cunard).
La croisière fluviale se développe aussi rapidement : aucune escale il y a dix ans pour 188 escales en 2022.
Le Club Croisière du Havre, créé en 2012, rassemble les différents partenaires institutionnels et professionnels impliqués dans le développement de l’activité croisière maritime et fluviale.
La vocation du Club Croisière est d’améliorer l’accueil des croisiéristes et de développer économiquement la filière croisière, en complément des missions du GIP Le Havre Croisières, chargé de coordonner son activité depuis son Assemblée Générale du 5 décembre dernier.
Les missions du Club Croisière du Havre consistent à fédérer et informer, animer, coordonner et mettre en œuvre toute action visant à la notoriété de la destination croisière du Havre. Pour ces missions, Le Club Croisière du Havre doit être soutenu financièrement.
En tant qu’institution du GIP Le Havre Croisières, il est proposé de rejoindre les partenaires du Club Croisières du Havre et d’accompagner financièrement la structure à hauteur de 15 000 € pour 2023.
Si cette proposition recueille votre accord, je vous propose d’adopter la délibération suivante :
LE CONSEIL COMMUNAUTAIRE,
VU le budget de l’exercice 2023 ;
VU le code général des collectivités territoriales ;
VU le décret n°2012-91 relatif aux groupements d’intérêt public ;
VU l’arrêté de la Préfecture du 14 février 2022 portant approbation de la convention constitutive du groupement d'intérêt public (GIP) Le Havre croisières ;
CONSIDERANT :- la Communauté urbaine Le Havre Seine Métropole comme acteur constitutif du GIP Le Havre Croisières ;
- la sollicitation du GIP Le Havre Croisières pour adhérer au Club Croisière du Havre à hauteur de 15 000 €.
Son Bureau, réuni le 22 juin 2023, consulté,
VU le rapport de M. le Vice-Président,
Après en avoir délibéré,
DECIDE :
- d’adhérer au Club Croisière du Havre et de le soutenir à hauteur de 15 000 € au titre de l’année 2023. - d’autoriser M. le Président à signer tous documents nécessaires à la concrétisation de ce dossier.
Imputation budgétaire
Exercice 2023
Budget principal
Sous-fonction 95 : aides au tourisme
Nature 6281: cotisation
Opération P3012O003 : autres actions touristiques
Montant de la dépense : 15 000 €
M. Jean-Baptiste GASTINNE : Le dossier n° 19 vous propose l’adhésion de la Communauté urbaine au club croisière et de soutenir les activités du club croisière à hauteur de 15 000 euros au titre de l’année 2023 et de permettre au Président de signer les documents. Est-ce qu’il y a des questions, des observations ? M. BOUYSSET ?
M. Pierre BOUYSSET : Donc, je crois que je ne serais pas le seul à voter contre, encore une fois, ce projet qui est lié au projet de terminal de croisières et à la promotion de la perpétuation du tourisme de croisières au Havre, sous cette forme. Cela revient à la discussion de tout à l’heure, une grosse confusion entre efficacité, sobriété, la croisière, le modèle qui est porté par la croisière, une croisière sobre, cela n’existe pas ! On nous alerte de toute part sur le fait que ce modèle est intenable et on continue malgré tout. Je m’interroge sur l’objet de la délibération précisément. De quelle façon la décision est assortie de façon concrète par rapport au club. C’est-à-dire qu’il y a du boulot, actuellement 40 % des croisiéristes ne fréquentent pas la ville du Havre, donc mon interrogation c’est, sachant que, par ailleurs, les membres de ce club sont financés, pour certains, par de la finance publique déjà, je voulais savoir quel était le projet absolument incroyable qui allait pouvoir rendre la croisière acceptable, soutenable et dépasser ce seuil de 40 % de croisiéristes qui fréquentent notre ville ?
M. Jean-Baptiste GASTINNE : Merci, M. BOUYSSET, M. LECOQ ?
M. Jean-Paul LECOQ : Oui, il y a des délibérations où on voit parfaitement la part que l’on prend comme tout à l’heure 4 % par rapport à la chambre de commerce et aux PME, mais, là, on ne voit pas. C’est à dire qu’on voit ce qu’on met, on voit 15 000 euros, je rappelle que vous avez été épinglés sur la transparence financière, donc il faut s’adapter, mais on ne voit pas les autres partenaires combien ils mettent, quel est le budget global ? A ma connaissance, alors je dis à ma connaissance parce que peut- être que j’ai raté des trucs, mais je n’ai pas vu de documents financiers du club croisière qui nous seraient remis en annexe à l’occasion du vote du budget, ou des choses comme cela, je n’ai rien vu de ce club croisière, du contenu, de ce qui s’y dit, de ce qui s’y défend, à quoi sert l’argent, comment elle est dépensée, quels sont les projets ?
Je dis cela parce que Pierre BOUYSSET a montré qu’il y avait un sujet quand même des croisières, ce n’est pas que nous, c’est un sujet, au-delà d’être un sujet national maintenant. Vous avez compris dansles médias nationaux, c’est un sujet quasiment dans tous les ports, le port de Marseille se questionne, le port d’Ajaccio se questionne, enfin il y a une multitude de ports qui se questionnent sur l’impact environnemental des croisières. Donc, il ne faudrait pas que ce club croisière mette la tête dans le sable et puis fasse l’autruche et ne voit pas ce qui se passe dans le monde, il y a un vrai questionnement sur les questions climatiques et la croisière liée au climat. Et, donc, si ce club croisière c’est l’endroit où on se questionne justement, où on dit voilà il y a des sujets à Venise, il y a des sujets à Ajaccio, il y a des sujets à Marseille, il y a des sujets dans plein de ports, les gens réagissent, les gens trouvent que les fumées qui arrivent jusqu’à chez eux ce n’est pas terrible. Il y a la question de l’électrification, mais il y a aussi la question de la grosseur des bateaux, de la dégradation des fonds, il y a plein de questions.
Si ce club croisière c’est pour débattre de tout cela et puis dire comment on est mieux, meilleur, comment on anticipe, comment on agit, oui ça devient intéressant. Cela devient intéressant et, là, pour le coup ça m’intéresse, mais peut-être tout le monde, d’avoir le contenu des débats, des questionnements et des réponses. Là, cela a de l’allure. Si c’est pour dire on fait de la promo, on fait des dîners, on fait venir des gens pour leur montrer que Le Havre c’est beau et pour en avoir toujours plus de bateaux, c’est cher payé et ce n’est peut-être plus utile ! Donc, voilà, si on pouvait avoir des choses là-dessus, conformément au rapport de la chambre régionale des comptes.
M. Jean-Baptiste GASTINNE : Il se trouve que c’est moi qui préside le club croisière, donc je suis un peu embarrassé et, donc, je vais demander à Florent SAINT MARTIN d’apporter quelques éléments de réponse.
M. Florent SAINT MARTIN : C’est vrai que la loi prévoit qu’on se déporte y compris lors du débat et je crois qu’on avait déjà discuté entre nous, Mme la sénatrice, ça peut être aussi un problème de transparence parce que la personne qui est la mieux à même de pouvoir répondre ne peut pas répondre. Il peut y avoir un problème aussi de capacité de réponse de l’exécutif, mais cela ça regarde le législateur qui pourrait encore améliorer la loi !
Sur le club croisière, écoutez on ne va pas se mentir, M. le député, la réalité c’est évidemment aussi pour promouvoir, disons-le clairement, c’est un club qui rassemble la CCI, la Communauté urbaine, la Ville du Havre, la Région, Haropa port, l’office de tourisme bien entendu et la Communauté urbaine. Et avec l’office de tourisme, vous savez que vous avez des acteurs du tourisme. L’idée est quand même de promouvoir l’offre de croisières et puis aussi de penser au mieux la façon de capter la valeur ajoutée que permettent les croisières parce que vous avez insisté, M. BOUYSSET, sur les croisiéristes qui ne resteraient pas sur le territoire, mais la réalité c’est que la majorité reste sur le territoire, consomme sur le territoire, profite de l’offre touristique, de l’offre patrimoniale du territoire. C’est donc aussi la façon de réfléchir ensemble sur comment faire en sorte que ces croisiéristes soient accueillis dans les meilleures conditions possibles, dans les meilleures conditions possibles d’un point de vue aussi environnemental, c’est-à-dire de permettre le meilleur transport possible décarboné, permettre les modes actifs pour les transports, d’associer le plus possible les commerçants à l’avantage que la valeur ajoutée que constituent les croisiéristes. Je crois que la croisière est en train de se transformer très profondément. Il est clair, je ne vais pas vous dire l’inverse, que le modèle de la croisière a été très émetteur de dioxyde de carbone, de CO2 jusqu’à présent.
La Ville du Havre, la Communauté urbaine du Havre, le territoire a été l’un des premiers, vous le savez, parce qu’à la CODAH, vous vous souvenez on en a discuté beaucoup, a été l’un des premiers territoires à se lancer avec Haropa port, à l’époque le grand port maritime du Havre, sur l’électrification des quais de façon à ce que ces escales soient sans fumée. C’est déjà le cas, par exemple, pour les croisiéristes fluviaux, aujourd’hui le quai de Marseille est équipé et aujourd’hui vous avez des escales zéro fumée sur les quais de Marseille pour les croisiéristes fluviaux, qui sont plus de 100 000, 130 000, je crois, par an au Havre, pour le coup en cœur de ville.
A horizon 2025, si j’ai bonne mémoire, tous les quais accueillants des bateaux de croisières seront électrifiés de façon à garantir des escales sans fumée. Alors, M. BOUYSSET va me dire quand ils quittent, si ce n’est plus le problème du Havre c’est le problème de l’environnement en général parce qu’il y a le sujet en mer, mais vous savez qu’aujourd’hui, quasiment dans les jours-là, l’Union européenne travaille sur à la fois le carburant, la façon d’alimenter ces bateaux, et, bien entendu,comme nous l’avons fait ici, sur les équipements à quai. Donc, les carburants vont aussi changer, la croisière d’aujourd’hui n’est pas la croisière de demain, ni même de celle qui est en train de se développer. Donc, ce club croisière c’est un outil au service du territoire qui met l’ensemble des acteurs autour de la table et c’est un outil d’attractivité, d’amélioration du service et aussi de voir dans les meilleures conditions environnementales possible.
M. Jean-Baptiste GASTINNE : Merci beaucoup, M. SAINT MARTIN, pour toutes ces explications qui n’ont peut-être pas suffit à convaincre, M. BOUYSSET, M. LOGIOU et M. LECOQ. Je ne sais pas, on va voir. M. BOUYSSET ?
M. Pierre BOUYSSET : Oui, en effet, il y a plusieurs sujets, et en effet je ne suis pas du tout d’accord. Il faudrait prendre point par point, mais il serait bien d’avoir un très long débat sur le fond et une espèce de débat conférence, de table ronde sur le sujet avec notamment quelle est la date de l’obligation d’électrification, quelle est la puissance admissible, c’est-à-dire quatre bateaux à quai, quelle est leur puissance, où va-t-on chercher cette énergie ? Tout cela n’est pas résolu. Aujourd’hui, ce n’est pas résolu.
Puis, il y a aussi la question du cycle de vie de l’empreinte des bateaux, pas seulement de leur bilan, au Havre, le temps d’une escale. Je ne parle pas seulement sur le fonctionnement en mer, il n’y a pas d’ailleurs que des incidences liées à l’émission de carbone. Il y a l’incidence de ces trajets qui sont peut-être super superflus sur l’environnement, sur la faune marine, sur l’équilibre marin en général. Donc, il y a plein de questions qui sont posées, les impacts de la croisière sont à ce stade importants, et c’est très difficile de défendre la croisière sinon éventuellement une croisière à la voile.
Puis, moi j’ai une question sur la gouvernance du terminal de croisières. C’est un sujet annexe mais c’est vrai que je crois que c’était le 12 avril, je l’ai là, le 12 avril à la sortie d’un spectacle on s’est rendu compte qu’il y avait une projection lumineuse sur Le Volcan en promotion de la croisière CFC, c’était la première fois dans l’histoire du Volcan qu’il y avait une publicité lumineuse, le soir, et donc on est allé se renseigner. Donc, la réponse de la Communauté urbaine, la réponse de la directrice du Volcan, c’est que ça aurait été une publicité sauvage qui était prévue quand même pour trois jours. Et puis en regardant un peu comment était constitué CFC, on s’est rendu compte qu’il y avait deux dirigeants dont un M. RIVOIRE-PERROCHAT, qui a été directeur du GIP Le Havre croisière durant trois mois, embauché en CDI, mais qui n’est resté que trois mois, avant qu’on se rende compte, en tous les cas le public aurait pu se rendre compte, par les différentes publications, qu’il était co-fondateur et co-initiateur de cette compagnie CFC. Donc, la question c’est qu’est-ce qui s’est passé ?
M. Jean-Baptiste GASTINNE : M. LECOQ ?
M. Jean-Paul LECOQ : Comme tout à l’heure, je n’ai pas eu de réponse à ma question financière, donc si jamais je peux l’avoir. Je vous rappelle que vous avez été épinglé par la CRC, sur les questions financières et l’information des élus. Donc, il ne faudrait pas qu’on soit obligé de répéter à chaque fois les questions quand même !
M. Jean-Baptiste GASTINNE : M. SAINT MARTIN ?
M. Florent SAINT MARTIN : M. LECOQ, c’est de ma faute, pardon je n’ai pas répondu mais j’avais la réponse. Donc, le financement du club croisière est le suivant : Ville du Havre 10 000 euros, Communauté urbaine : 15 000 euros, chambre de commerce et d’industrie : 12 000 euros, la Région : 15 000 euros, Haropa port : 15 000 euros et l’office de tourisme : 1 000 euros.
M. Jean-Baptiste GASTINNE : Merci, M. SAINT MARTIN. Est-ce qu’il a d’autres demandes d’intervention sur ce sujet ? M. CRAMOISAN ?
M. Pascal CRAMOISAN : On parle de croisières, je crois qu’on a tous collectivement conscience ici qu’il y a un problème de réchauffement climatique et pas que, mais je crois savoir que Le Havre est d’abord et avant tout le premier port français pour le commerce extérieur. Vous vous arrêtez aux croisières, dans ce cas-là pourquoi vous ne parlez pas des porte-conteneurs ? Pourquoi vous ne parlez pas de l’industrie qu’il y a dans la région et des 112 000 emplois que cela génère ?Le reproche que je fais à ce type de discours c’est de considérer que nous serions seuls, tout seul quasiment sur la planète. Depuis Tchernobyl on sait tous que les nuages ne s’arrêtent pas aux frontières. Donc, je crois, je pense que tous les élus ici, au-delà des tendances des uns et des autres, nous savons que depuis des années et des années nous faisons des efforts, collectivement, dans toutes nos communes. Alors, peut-être qu’on peut penser que ça ne va pas assez vite, peut-être, mais on ne peut pas dire qu’on ne fait rien parce que c’est quand même ce qui est suggéré un petit peu.
Et puis d’autre part, quand on tient un discours comme cela à la Communauté urbaine, il faut aussi avoir le courage d’aller voir les salariés qui travaillent dans le domaine portuaire, dans le domaine industriel et de leur dire « tu sais, toi tu bosses dans telle raffinerie mais t’es sympathique, mais là où tu bosses, tu pollues ». « Tu bosses dans le domaine du conteneur, c’est bien sympa mais tu pollues », « tu bosses dans l’agriculture, t’es bien sympa mais tu pollues ». Je veux dire il faut faire attention au discours qu’on tient, je pense. On a tous conscience, tous, qu’il se passe des choses sur la planète, mais on sait tous qu’on fait des efforts et qu’il y a des choses qui seront faites, et c’est à mon avis, faire preuve de pédagogie de faire attention, mais ne pas aller « faire croire qu’on serait tout seul ». Moi, j’insiste sur cette notion-là.
Le problème ce n’est pas les croisières, je rappelle que nous sommes le premier port français pour le commerce extérieur et ce que je vois, je vois effectivement des paquebots, on va électrifier, cela a été dit, les quais, etc., technologiquement on peut penser que dans les années qui viennent, les décennies qui viennent, il y a des choses qui vont se faire, y compris on sait tous qu’il y a des, on parle de paquebots, enfin on a connu à l’époque des ACH, les paquebots à voiles, mais il y a des choses qui se font, on imagine des choses avec l’hydrogène, etc.. Mais pointer d’un seul coup du doigt comme cela, vous vous focalisez sur les croisières, pourquoi, je ne sais pas, mais en tous les cas, je pense que c’est un mauvais procès qui est fait aujourd’hui. Et j’insiste, il faut avoir le courage, je dis bien le courage, d’aller voir les travailleurs et de leur dire « les gars, je vous aime bien », moi j’ai connu cela à la centrale thermique, trente ans dans le charbon, je ne suis pas tout seul, j’ai un collègue qui était là, on a bossé ensemble, trente ans dans le charbon. La centrale on l’a fermé, Edouard PHILIPPE l’a fermée, on n’était pas d’accord tous les deux sur ce sujet-là, ça arrive ça fait partie de la vie, mais quoi derrière ? Vous-même vous étiez pour la fermeture dans votre programme, vous avez demandé la fermeture de la centrale à charbon.
Quelqu’un sans micro : Non !
M. Pascal CRAMOISAN : Si, vous avez demandé la fermeture de la centrale à charbon en la remplaçant derrière par d’hypothétiques consommations de matériaux, etc. Peut-être, mais vous l’avez écrit, c’est noir sur blanc, on peut le retrouver, mais ce n’est pas un problème. Ceci étant dit, ce que je veux dire, ici, à l’assemblée, à tous les élus, c’est que derrière il y a des hommes et des femmes et que ce n’est pas en cinq minutes qu’on peut affirmer comme cela, on arrête les paquebots, on arrête demain les porte-conteneurs, on arrête tout. Donc, attention à ce qu’on dit, attention à ce qu’on fait. C’est tout ce que j’ai à dire, merci.
M. Jean-Baptiste GASTINNE : Merci beaucoup, M. CRAMOISAN. M. LECOQ ?
M. Jean-Paul LECOQ : Moi le pourquoi on s’intéresse à la croisière c’est parce que dans le dossier n° 19 c’est marqué groupement d’intérêt public Le Havre croisière, club croisière, donc on parle de la croisière, c’est le sujet. Après, pour le reste et la leçon, j’espère, mes chers collègues, que vous entendez votre collègue. Parce qu’en ce qui nous concerne nous on n’a pas de problème. Moi, je suis allé devant Aircelle quand ils fabriquaient encore des tourelles de chars, c’était Hispano - Suiza pour leur dire que j’étais pacifiste et qu’il fallait arrêter de construire des tourelles de chars et je me faisais engueuler par les syndicalistes de Aircelle parce qu’ils disaient « tu veux la mort de notre entreprise » et puis depuis ils ont changé d’activités et ce sont des fabrications civiles et il y a toujours des salariés etc. Moi, je vais devant les centrales nucléaires pour leur dire que, voilà, vous ne faites pas forcément, puisque notre collègue a parlé de Tchernobyl, une activité neutre, qu’elle peut être dangereuse et qu’il faut oser en parler. D’ailleurs, pour le programme nucléaire français, quand on a voulu aborder ces sujets de risques dans les hémicycles, à chaque fois le Gouvernement dit « ne faites pas peur aux français, etc ». Donc c’était des sujets tabous qu’on n’avait pas le droit d’aborder. Mais, moi, jen’avais pas de problème, je n’ai jamais eu de problème pour aller devant les entreprises, pour aller, quand j’étais maire de Gonfreville, devant la raffinerie et dire cette usine est dangereuse et il faut tout faire pour qu’elle soit acceptée, il faut que les gens soient protégés. Il faut faire un plan de prévention des risques technologiques, il faut investir dans les bâtiments, etc.
Et, donc, mes chers collègues, autres que ceux de notre groupe puisque, nous, on n’hésite pas à les voir, je pense que la leçon que vient de vous faire Pascal CRAMOISAN, il faut l’entendre parce qu’il faut que vous alliez devant les usines et que vous disiez et que vous rencontriez les travailleurs et que vous ayez un échange avec eux parce que, nous, on le fait, on a l’échange, on parle de mutation de l’économie, depuis tout à l’heure on en parle, sauf à ceux qui ne nous écoutent pas, mais depuis tout à l’heure sur la zone industrielle, on en reparlera au PADD, on parle de mutation, donc ça veut dire que ces questions d’environnement dans toute leur splendeur on en parle. Sur les questions de trafics, quand on parle de relocalisation de l’industrie, on sait très bien que la conséquence c’est qu’il y aura moins de colis transportés à travers le monde. On n’est pas des naïfs, on a un regard sur l’ensemble de l’économie et c’est justement parce qu’on pense que ça risque d’être cela qu’il faut penser la mutation, y compris la mutation d’un port à terme et qu’il faut regarder les choses.
Et puis quand on nous parle d’automatisation etc., j’espère que Pascal CRAMOISAN se lèvera pour dire non aux engins automates sur le port parce que ça supprime des emplois de dockers. Le jour où on pourra décharger, c’est déjà faisable mais on se bat contre, mais que le jour où on pourra décharger dans des zones à bas coûts, que ce soit au Maroc, en Tunisie où on pourra piloter les grues du port du Havre à distance pour décharger les conteneurs, j’espère qu’on se lèvera tous et qu’on sera tous ensemble à dire « non il faut conserver les emplois ici ». En tous les cas, nous, on y sera et, nous, on se battra pour cela parce que cette économie d’avenir on n’en veut pas, celle qu’on nous promet qui s’appelle soi-disant le progrès on n’en veut pas et, donc, aujourd’hui sur le club croisière, on parle de la croisière.
Le jour où on parlera de CMA CGM et de son évolution de carburant qui existe et on l’apprécie, de passer au gaz, mais ça reste encore carbone même si c’est moins pire, mais on apprécie et on l’a dit et, moi, j’ai la capacité comme mes camarades, que tout ce qu’on dit c’est public. On le dit en séance publique, on ne le dit pas dans des petits bureaux et, donc, tous les travailleurs savent ce qu’on pense de telle ou telle activité, il n’y a rien de secret, si la presse en parle etc., alors ils le sauront, on n’a pas de secret là-dessus, heureusement. On fait de la politique, si on fait de la politique et qu’on commence à parler dans des petits comités où on n’en parle pas à personne. Mais, non, on assume, on assume nos positions et on les assume avec force.
L’avenir est à imaginer, à organiser le monde autrement. On a commencé là-dessus, je vous rejoins, cher collègue, on a commencé, la question c’est que ça ne va pas assez vite cette mutation. Et, donc, aujourd’hui, il faut qu’il y ait une pression populaire, une pression et les élus ont un pouvoir, même localement, pour dire il faut qu’on continue et qu’on accélère parce qu’on va dans le mur. Parce que le climat fait que, enfin on voit tout ce qui se passe quand même, c’est visible. Regardez la télé, regardez les incendies au Canada, regardez tout ce qui se passe ! Et donc tout cela ça doit nous interpeller et dire « bon, il faut qu’on aille plus vite » et dans le « il faut qu’on aille plus vite », est-ce que entre il faut transporter des médicaments par des porte-conteneurs parce qu’on ne les produit pas ici, le temps qu’on les produise ici et qu’on n’ait plus besoin de les transporter et puis je vais faire dix jours sur un bateau une croisière où c’est du loisir etc. ; est-ce qu’à un moment donné on ne peut pas réduire, sacrifier, celui qui est moins pire ou moins utile, je ne sais pas. Ou avoir une réflexion là-dessus, mais je pense qu’il va falloir le faire et donc, nous, on le fait, on s’autorise de le faire.
On essaie de montrer que ce débat et que cette interpellation, vous savez on a avancé, comme on a toutes les minutes de ce qui se dit dans un conseil communautaire, je pense qu’on doit avoir ce qui s’est dit dans le conseil de la CODAH. Une fois, il y a un membre du conseil de la CODAH qui avait dit « il faut électrifier les quais ». Je m’en rappelle bien parce que c’était un électricien à la base et il était vice-président de la CODAH. Et je crois que c’est Jean-Baptiste GASTINNE qui avait répondu « vous ne mesurez pas la puissance que c’est que ce bateau, c’est une ville de 10 000 habitants, quasiment et ça ne s’électrifie pas comme cela, etc. ». Et c’était juste avant qu’on ferme la centrale thermique et j’avais dit « justement, raison de plus, on ne la ferme pas et puis ça permettra d’alimenter les quais s’il y a besoin de ressources énergétiques ».Et aujourd’hui, alors qu’on me faisait une réponse en disant presque « ce n’est pas possible », aujourd’hui on en est à électrifier les quais et à ne même plus considérer qu’il y a un problème de puissance électrique disponible pour les électrifier. Comme quoi on a progressé, comme quoi à un moment donné ce n’était pas des réponses techniques qu’on me faisait, c’était des réponses politiques, on ne voulait pas le faire. Maintenant, c’est la pression, c’est le combat, c’est le peuple qui, à un moment donné, par son intérêt et par sa crainte des évolutions climatiques nous obligent à faire. Alors, continuons à nous obliger à faire les choses, mais ce n’est pas scandaleux de le faire comme ça, c’est même hyper attrayant. On va devoir imaginer, on va devoir faire du remue-méninge, mais c’est bon signe cela et puis quand on est élu dans ces conditions là et qu’on a les moyens d’essayer d’apporter des réponses, ça fait du bien. Alors, on sait pourquoi on est élu, on est élu pour servir nos concitoyens et pour servir leur avenir. Alors, c’est bien, on va pouvoir travailler ces sujets. Mais comme, là, c’était, moi je respectais ce que demandait le président GASTINNE, il dit qu’il faut rester dans les délibérations, et, là, c’était la délibération sur les croisières, alors excusez-nous, on parlait des croisières.
M. Jean-Baptiste GASTINNE : Merci M. LECOQ. M. LOGIOU ?
M. Laurent LOGIOU : Oui, je voulais amener un peu de poésie dans ce conseil et raconter à Pascal CRAMOISAN l’histoire du colibri. Vous connaissez certainement cette histoire du colibri qui est au milieu de la forêt équatoriale et qui s’aperçoit avec les autres animaux de la forêt, que la forêt est en train de brûler. Et donc la forêt brûle. Et donc le colibri va dans la petite rivière, il prend un peu d’eau et hop il va au-dessus de la forêt et du feu, il balance et puis au bout du quinzième aller-retour, le lion qui est là lui dit « mais attend, ça ne sert strictement à rien ce que tu es en train de faire, tu n’arriveras pas à éteindre le feu de la forêt ». Et le colibri dit « oui je sais, mais au moins j’aurais pris ma part ».
Ce matin, quand je me suis réveillé, la radio disait quoi ? Elle disait, on a battu aujourd’hui le record de température mondiale puisque la température sur la moyenne de la terre aujourd’hui était à 17°C. On dit 17 °C, ce n’est pas grand-chose, mais ça prend bien sûr le pôle, la mer, etc. Et donc, je ne vais pas reprendre un président de la République qui avait dit, il y a des années, que la forêt brûlait, qu’on la regardait. Moi, j’ai la sensation qu’on continue à la regarder. Je ne suis pas en train de dire qu’il n’y a pas des choses qui avancent, on voit bien qu’il y a des choses qui avancent, mais quand même, on en reparlera tout à l’heure sur le PADD sur ce que vous disiez comme chiffre parce que j’ai reregardé, et quand même on doit aller beaucoup plus vite que ce qu’on fait aujourd’hui. Enfin, je ne sais pas, ou alors je suis tout seul à m’en rendre compte, encore dans les 17 °C annoncés que comme tous les quatre ans nous allons avoir des tornades supplémentaires et que l’année prochaine sera encore plus chaude. Enfin, on est dans une situation qui devient un peu désespérée quand même !
Alors, bien sûr qu’il y a des intérêts économiques, on en est tous conscient, mais est-ce que vous n’avez pas tous ici, dans votre famille des gens qui, aujourd’hui, sont obligés de prendre des tonnes de médicaments à cause de leur allergie, ce qui n’était pas le cas il y a cinq ans, six ans. Est-ce qu’on se rend compte à un moment ou un autre, alors on a de la chance, il y a eu du vent, il y a du vent ici, mais de la façon dont les maladies progressent par rapport à ces problèmes de pollution. Il y a d’un côté on oppose l’économie à des problèmes de santé public et à des problèmes de vie de la terre, de la société. Moi, je veux bien qu’on dise zéro artificialisation en 2050. 2050, je veux dire… Je ne sais pas si on est vraiment conscient de ce qui est en train de se passer.
Alors, il n’y a pas de mauvais débat, M. CRAMOISAN, on peut avoir des oppositions, on en a, cela me semble parfaitement logique, c’est la démocratie, heureusement, on est encore dans un pays où on peut débattre. Et, moi, je vous écoute, écoutez-nous, je pense que sur les croisières, aujourd’hui il y a des problèmes qui sont majeurs et, ici, justement parce qu’il y a du vent, parce que c’est un grand port, etc., peut-être qu’on a la sensation que ça pose moins de problème que si vous le faites à Ajaccio, mais ça pose quand même des vrais problèmes. Et que je ne trouve pas que, enfin je ne vois pas comment on peut aujourd’hui financer la promotion de quelque chose qui est dangereux. Donc, c’est pour cela que je vote contre, mais je comprends que vous vouliez voter différemment.
M. Jean-Baptiste GASTINNE : Merci, M. LOGIOU. M. BOUYSSET ?M. Pierre BOUYSSET : D’abord sur la parabole du colibri, elle est encore mieux que cela la parole du colibri, elle a été rendue célèbre par Pierre Rabhi, mais il en a fait un très mauvais usage. C’est-à- dire que la parabole complète du colibri c’est la façon dont il meurt, il meurt d’épuisement et la parabole signifie qu’on n’y arrivera jamais seul. Et M. CRAMOISAN, évidemment, quand on est écolo on ne pense pas aux petites fleurs, on pense aux humains, on pense aux travailleurs. Comment pouvez-vous imaginer le contraire ? C’est simplement la cohérence des réalités physiques de la terre qu’on a atteint pendant un siècle et demi. On doit trouver des solutions, ça veut dire socle sanitaire, socle éducatif et de quoi vivre. Donc, ça veut dire évidemment se coordonner pour enfin trouver une cohérence avec ces réalités physiques de la terre. Ce n’est pas autre chose, ce n’est absolument pas limité, au contraire, c’est l’idée qui est la plus internationaliste, qui considère la réalité physique de la terre. Donc, voilà.
Et puis autre chose, moi, j’ai posé une question tout à l’heure sur la gouvernance du GIP, je n’ai pas eu de réponse. C’est à dire que ça fait plusieurs mois que ça questionne cette histoire du passage, pendant trois mois, à la direction du GIP de M. RIVOIRE-PERROCHAT et son départ prématuré, le fait qu’il soit entrepreneur par ailleurs de croisières. Voilà, le mélange des genres. Alors, en effet, il peut y avoir des excès sur la façon d’aborder les conflits d’intérêt, mais là quand même, c’est un peu étonnant. Donc, avez-vous une réponse ?
M. Jean-Baptiste GASTINNE : Merci, M. BOUYSSET. M. MERVILLE ?
M. Denis MERVILLE : J’ai déjà eu l’occasion, en tant que président d’ATMO Normandie, d’évoquer ces problèmes de croisières et qualité de l’air. Et c’est vrai que nos organismes LCSQA et notamment ATMO Normandie s’en préoccupent. Moi, j’ai vu un article dans la presse qui, comme tout le monde je crois, va interpeller et j’ai voulu voir ce qu’il en était exactement. Chacun sait que ATMO Normandie est très objective, nous avons une équipe technique et puis quatre collèges à la fois l’Etat, les collectivités territoriales, les usagers et puis les représentants de la santé, et de l’environnement. Alors, je dois dire que l’article n’est pas très honnête, et dans les débats que j’entends, c’est vrai qu’il y a une augmentation des rejets d’oxyde de souffre avec les paquebots. Ceci étant, quand on regarde par rapport à la zone industrielle, ça représente aujourd’hui 1 % ! Alors, ça augmente mais cela ne représente que 1 % selon les chiffres d’ATMO Normandie que je tiens d’ailleurs à disposition de qui le souhaite. Et quand on regarde l’ensemble du maritime, ça augmente c’est vrai, c’est 16 % avec, cela a été évoqué tout à l’heure, les porte-conteneurs. Alors, je crois qu’il faut faire attention à certains articles, on a eu le cas, et notre collègue de Gonfreville le sait bien, par moment de comment les choses sont aussi interprétées.
L’automobile c’est avant tout le NO2, dioxyde d’azote, alors quand on fait des comparaisons comme cela, on peut affoler les gens. Je crois qu’il faut tout de même objectiver les choses, faire attention. Il y a eu des progrès sur la zone industrielle qui sont incontestables, le SO2 quand on regarde depuis vingt ou trente ans, mais n’empêche que les paquebots c’est aujourd’hui 1 % sur la région du Havre, d’après les données d’ATMO. Donc, ce n’est quand même pas quelque chose qui doit affoler outre mesure.
Puis, il y a un travail qui est mené avec différentes collectivités, dont la CU c’est vrai, pour améliorer les connaissances et c’est le travail qui se fait actuellement avec nos techniciens parce qu’il y a des recherches encore à faire, je crois qu’on peut progresser. On a progressé, il y a encore des efforts à faire parce que c’est vrai, mais n’empêche je crois qu’il faut objectiver les choses et, moi, ceux qui le souhaitent les chiffres d’ATMO Normandie sont publics, c’est une liste publique, on peut les communiquer à qui le souhaite. De toute façon, il y a les sites, il y a tout le monde, en tous les cas n’affolons pas les gens, je crois qu’il faut quand même garder raison.
M. Jean-Baptiste GASTINNE : Merci beaucoup, M. MERVILLE. M. SAINT MARTIN, et après je crois qu’on pourra passer au vote.
M. Florent SAINT MARTIN : Je ne vais pas revenir sur le débat de la croisière, c’est un débat qu’on a eu à plusieurs reprises et qu’on aura à nouveau, et qui est un bon débat d’ailleurs. Je voulais revenir sur la question précise de Pierre BOUYSSET. La personne que vous évoquez, comme vous l’avez dit, a assuré pendant quelque temps la direction du GIP. Il est parti à la fin de la période d’essai et cemonsieur a entrepris une activité économique et entrepreneuriale. La question qu’il faut se poser c’est concernant l’intérêt de la collectivité, la protection des intérêts de la collectivité dans cette affaire. Au moment où il était en direction, les projets du GIP étaient connus, publics, on a fait d’ailleurs une large publicité. Donc, de notre point de vue il n’a pas pu bénéficier d’informations confidentielles qui auraient pu favoriser la création de son entreprise. Le projet était déjà lancé, la vision politique était prise. Donc, il n’a pas eu d’intérêt en tant que tel.
En tous les cas de notre point de vue, du point de vue de la protection des intérêts de la collectivité on n’y voit pas d’atteinte à nos intérêts, si j’ose dire, à l’intérêt public. Après, peut-être, moi je ne sais pas, je ne sais pas le fond de l’affaire, je ne sais pas s’il a saisi la haute autorité par exemple, est-ce qu’il devait saisir la haute autorité pour demander une autorisation ? Cela je ne sais pas, il aurait peut- être dû le faire, mais je ne le sais pas, je ne sais pas du tout.
M. Jean-Baptiste GASTINNE : Merci, M. SAINT MARTIN. M. BOUYSSET, trente secondes, s’il vous plaît, qu’on puisse passer au vote, merci.
M. Pierre BOUYSSET : Parce que je crois que j’ai introduit le sujet par un événement qui a été quand même la première fois qu’il y a eu une publicité sur Le Volcan, cela a été une publicité lumineuse qui devait se tenir trois jours de suite avant qu’on alerte sur le sujet. Donc, les différentes personnes contactées, la directrice du Volcan, les services etc., ont répondu que c’était une publicité sauvage, ce qui paraît quand même étonnant. Je me permettrais de douter quelque part, il y a quelque chose d’étonnant. Donc, voilà, la question qui s’est posée, à un moment, c’est quelle relation a conservé M. RIVOIRE-PERROCHAT pour pouvoir, dans la nuit havraise, pendant plusieurs heures, afficher de la publicité de son entreprise.
M. Jean-Baptiste GASTINNE : Merci beaucoup. M. SAINT MARTIN ?
M. Florent SAINT MARTIN : Non, mais juste pour confirmer qu’il s’agit bien d’une publicité sauvage et que cela ne va pas se reproduire.
M. Jean-Baptiste GASTINNE : Merci beaucoup, chers collègues. Je suis saisi d’une grande frustration parce que je n’ai pas pu participer au débat, prendre position, répondre aux interpellations, rétablir la vérité historique. Je suis très frustré et en même temps je me dis que si j’avais pu, ça aurait été encore plus long ! Donc, je mets aux voix.
Vote : adoptée à la majorité
Pour : 94, Contre : 10, Abstentions : 5, Ne prennent pas part au vote : 6 Jean-Baptiste GASTINNE;Edouard PHILIPPE;Clotilde EUDIER;Christine DOMAIN;Thérèse BARIL;Hubert DEJEAN DE LA BATIE;