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Arrêté - Préfecture - Guyane - 20230905 MAJ DEP Centrale hybride de Ste Anne VOLTALIA
Document publié le Lundi 4 septembre 2023
Lien du pdf (Arrêté - Préfecture - Guyane - 20230905 MAJ DEP Centrale hybride de Ste Anne VOLTALIA)
Thèmes du document : Environnement, Énergies, Changement climatique,
Site photovoltaïque
de la Piste Sainte-
Anne
Voltalia
septembre 2023
Dossier de demande
de dérogation
à l’interdiction
de destruction
d’espèce protégéePropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
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Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
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Citation
recommandée
Biotope, 2023, Centrale hybride de Sainte-Anne, Dossier de demande de dérogation à l’interdiction de destruction d’espèce protégée, Voltalia. 180p.
Version/Indice Version 2
Date 4 septembre 2023
Nom de fichier 2022_DEP_Centrale_hybride_de_Sainte_Anne_VOLTALIA_2023_09_04.docx
N° de contrat DEV220300531_1
Maître
d’ouvrage
Interlocuteur Antoine LE DEVEHAT Contact :
a.le.devehat@voltalia.com
0594 694 489 016
Biotope,
Responsable
du projet
Noé LE CHANOINE Contact :
nlechanoinedumanoir@biotope.fr
Tél : 0694 964 824
Biotope,
Responsable
de qualité
Pascal PARMENTIER Contact :
pparmentier@biotope.fr
Tél : 0694 931 702
Voltalia
6 rue des Cèdres
97354 Rémire-MontjolyPropriété de Biotope
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Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
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Sommaire
I Cadre réglementaire 9
I.1 Rappel du principe d’interdiction de destruction d’espèce protégée 10
I.2 Condition d’éligibilité à la dérogation à l’interdiction de destruction d’espèce protégée 12
II Objet de la demande 14
II.1 Contexte 15
II.2 Equipe de travail 17
II.3 Espèce protégée concernée par la présente demande de dérogation 18
III Description et justification du projet 20
III.1 Le demandeur 21
III.1.1 Identification 21
III.1.2 Présentation des activités du demandeur 21
III.1.3 Expérience du demandeur en termes d’intégration de la biodiversité dans ses activités 23
III.2 Présentation du projet 26
III.2.1 Localisation 26
III.2.2 Description des infrastructures et des travaux 29
III.2.3 Modalités d’exploitation 31
III.3 Justification du projet 32
III.3.1 Raisons impératives d’intérêt public majeur du projet 32
III.3.2 Choix de positionnement du projet 45
III.3.3 Variantes du projet 50
III.3.4 Moyen mis en œuvre pour intégrer les enjeux du projet 56
III.3.5 Mesure d’évitements 58
IV Synthèse de l’expertise écologique sur les habitats et la flore 59
IV.1 Effort d’inventaire 60
IV.2 État initial 60
IV.2.1 Habitats et zones humides 60
IV.2.2 Flore 66
IV.2.3 Faune 71
IV.3 Synthèse des enjeux 89
IV.4 Effets prévisibles du projet 102
V Demande de dérogation 106
V.1 Synthèse des connaissances sur les espèces protégées 107Propriété de Biotope
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V.2 Évaluation précise des impacts sur les populations d’espèce protégée 113
V.2.1Flore 113
V.2.2Mammalofaune terrestre 113
V.2.3Batrachofaune 113
V.2.4Herpétofaune 114
V.2.5Avifaune 115
V.3 Evitement en phase de conception 119
V.4 Mesures de réduction 120
V.4.1ME.RE.01 Stabilisation des pentes 120
V.4.2ME.RE.02 Choix des espèces pour la revégétalisation 120
V.4.3ME.RE.03 Protection des cours d’eau en phase travaux 121
V.4.4ME.RE.04 Phasage en saison sèche 122
V.4.5ME.RE.05 Réduction de l’emprise défrichée à l’extérieur des clôtures 124
V.4.6ME.RE.06 Réduction de l’effet lisière 124
V.5 Mesures d’accompagnement 125
V.5.1ME.AC.01 Suivi écologique du chantier 125
V.5.2ME.AC.02 Valorisation de la biomasse végétale 125
V.5.1ME.AC.03 Entretien des parcs photovoltaïques 126
V.5.2ME.AC.04 Financement d’une étude sur l’écologie des déplacements et la phénologie de la reproduction des amphibiens des mares forestières saisonnières 128
V.6 Impacts résiduels du projet sur les espèces remarquables 130
V.7 Mesures de compensation 131
V.7.1Contexte 132
V.7.2Présentation du polder Sarcelle 133
V.7.3Présentation de la biodiversité présente sur le polder 136
V.7.4ME.CO.01 : Participation de Voltalia à la gestion du polder Sarcelle 139
V.7.5 Aspect paysager de la compensation 140
V.8 Synthèse des mesures ERCA du projet 142
VI Bibliographie 144Propriété de Biotope
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Liste des tableaux
Tableau 1 : Caractéristiques principales du projet 30
Tableau 2: Puissances installées au 1er janvier dans les scénarios Azur et Emeraude 37
Tableau 3 : Répartition des capacités EnR existantes et additionnelles pour 2030, ADEME 39
Tableau 4 : Synthèse des enjeux floristiques 71
Tableau 5 : Synthèse des enjeux herpétologiques 74
Tableau 6 : Espèces d'oiseaux remarquables potentiellement présentent au sein de la zone d'étude selon la bibliographie 75
Tableau 7 : Synthèse des enjeux avifaunistiques 81
Tableau 8 : Liste des espèces de chiroptère et effectifs capturés en saison sèche 85
Tableau 9 : Enjeu de conservation et sensibilité des habitats (les habitats considérés comme des zones humides sont marquées par le sigle ZH à la fin de l’intitulé) 89
Tableau 10 : Listes des espèces végétales patrimoniales (protégée : P, ou déterminante de ZNIEFF : D) 91
Tableau 11 : Listes des espèces de poissons patrimoniales (H : protégée avec habitats, protégée : P, déterminante de ZNIEFF : D, Liste Rouge Régionale : LRR) 93
Tableau 12 : Listes des espèces d'amphibiens patrimoniales (H : protégée avec habitats, protégée : P, déterminante de ZNIEFF : D, Liste Rouge Régionale : LRR) 94
Tableau 13 : Listes des espèces de reptile patrimoniales (H : protégée avec habitats, protégée : P, déterminante de ZNIEFF : D, Liste Rouge Régionale : LRR) 94
Tableau 14 : Listes des espèces d'oiseau patrimoniales de faible enjeu de conservation (H : protégée avec habitats, protégée : P, déterminante de ZNIEFF : D, Liste Rouge Régionale : LRR) 96
Tableau 15 : liste des espèces d’oiseau présentant un enjeu de conservation modéré sur le secteur d’étude (H : protégée avec habitats, protégée : P, déterminante de ZNIEFF : D, Liste Rouge Régionale : LRR) 98
Tableau 16 : liste des espèces d’oiseau présentant un enjeu de conservation fort sur le secteur d’étude (H : protégée avec habitats, protégée : P, déterminante de ZNIEFF : D, Liste Rouge Régionale : LRR) 99
Tableau 17 : liste des espèces d’oiseau présentant un enjeu de conservation fort sur le secteur d’étude (H : protégée avec habitats, protégée : P, déterminante de ZNIEFF : D, Liste Rouge Régionale : LRR) 100
Tableau 18 : Surface des habitats détruits et dégradés par le projet 103
Tableau 19 : Période de nidification des espèces d'oiseaux représentant un enjeu de conservation fort et très fort 123
Tableau 20 : Impacts résiduels sur les espèces à enjeu 130Propriété de Biotope
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Tableau 21 : Habitats naturels impactés par le projet et compensation associée 131
Tableau 22 : Décomposition de l’axe 1 du plan de gestion 139
Liste des illustrations
Figure 1 : Schéma d'implantation de la Centrale hybride de Ste-Anne 31
Figure 2: Plan d'implantation de la variante n°1 50
Figure 3: Plan d'implantation de la variante n°2 52
Figure 4: Plan d'implantation de la variante n°3 53
Figure 5: Plan d'implantation de la variante n°4 54
Figure 6: Plan d'implantation de la variante n°5, retenue à ce jour 55
Figure 11 : corolle et androcée de Laplacea fruticosa (Cliché pris hors site : E. Fonty,Biotope) 66
Figure 12 : Palmorchis prospectorum, (© É. FONTY / Biotope) 67
Figure 13 : Disteganthus lateralis (cliché pris hors site, É. Fonty, Biotope) 67
Figure 14: Imantode à nuque tatouée (Imantodes cenchoa) T. Le Pape 71
Figure 15: Rainette crépitante (Boana xerophylla) T. Le Pape 72
Figure 16: Phylloméduse tigrine (Callimedusa tomopterna) T. Le Pape 72
Figure 17: Rainette Diable-rouge (Boana diabolica) T. Le Pape 72
Figure 18: Toucan à bec rouge (Ramphastos tucanus) (hors site) P.Lenrumé 75
Figure 19: Ibijau gris (Nyctibius griseus) (hors site) P.Lenrumé 76
Figure 20: Grisin sombre (Cercomacroides tyrannina) (hors site) P.Lenrumé 76
Figure 21: Buse blanche (Pseudastur albicollis) (hors site) P.Lenrumé 77
Figure 22: Râle kiolo (Anurolimnas viridis) (hors site) P.Lenrumé 77
Figure 23: Sporophile curio (Sporophila angolensis) (hors site) P.Lenrumé 77
Figure 24: Agami trompette (Psophia crepitans) (hors site) P.Lenrumé 78
Figure 25: Sarcoramphe roi (Sarcoramphus papa) (hors site) P.Lenrumé 78
Figure 26: Engoulevent noirâtre (Nyctipolus nigrescens) (hors site) P.Lenrumé 78
Figure 27: Duc à aigrettes (Lophostrix cristata) (sur site) P.Lenrumé 79
Figure 28: Toucanet koulik (Selenidera piperivora) (hors site) P.Lenrumé 79
Figure 29: Batara fascié (Cymbilaimus lineatus) (hors site) P.Lenrumé 79
Figure 30: Tohi silencieux (Arremon taciturnus) (hors site) P.Lenrumé 80
Figure 31: Microbate à collier (Microbates collaris) (hors site) P.Lenrumé 80
Figure 32: Guit-guit saï (Cyanerpes cyaneus) (hors site) P.Lenrumé 80
Figure 33: Paruline des rives (Myiothlypis rivularis) (hors site) P.Lenrumé 81Propriété de Biotope
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Figure 34: Petit cabassou (Cabassou unicinctus) (hors site) (J. Bonnaud) 83
Figure 35 : Uracis fastigiata, Fylgia amazonica et Gynacantha klagesi – (© S. Berthelot / Naturalia) 87
Figure 36 : Magneuptychia gera, Phanocloidea muricata et Tetrataenia surinama (© S. Berthelot / Naturalia) 88
Figure 37 : Ephebopus murinus , Tityus obscurus et Heterophrynus sp. (© S. Berthelot / Naturalia) 88
Tables des cartes
Carte 1 : Situation géographique 15
Carte 2 : Localisation géographique du projet 26
Carte 3 : Localisation du projet sur fond IGN 27
Carte 4 : Périmètre du terrain loué à l’ONF pour l’implantation du projet 28
Carte 5 : Cartographie des contraintes écologiques et d'usages dans l'ouest guyanais 45
Carte 6 : Cartographie des destinations des sols selon le SAR de la Guyane en vigueur 46
Carte 7 : Accès à la centrale hybride de Ste-Anne 48
Carte 8 : Modification de l'emprise durant la conception 57
Carte 9 : Habitats naturels 62
Carte 10 : Situation de la flore remarquable 70
Carte 11 : Amphibiens et reptiles remarquables 73
Carte 12 : Avifaune remarquable 82
Carte 13 : Enjeux associés aux habitats 90
Carte 14 : Enjeux associés à la flore remarquable 92
Carte 15 : Enjeux associés à la faune (hors avifaune) 95
Carte 16 : Enjeux associés à l'avifaune remarquable 101
Carte 17 : ZDUC de Prospérité 132
Carte 18 : Contexte environnemental du polder Sarcelle 134
Carte 19 : Situation foncière du polder Sarcelle 135
Carte 20 : Cartographie des habitats du polder Sarcelle 136
Carte 21 : Spatialisation des mesures d'atténuation du projet 143Propriété de Biotope
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Annexes
Annexe 1 : Accord écrit du bénéficiaire de la mesure de
compensation 148
Annexe 2 : Formulaires CERFA 16 314 149
Annexe 3 : Formulaires CERFA 16 616 151
Annexe 4 : Formulaires CERFA 16 617 155
Annexe 5 : Description synthétique de la mesure
d’accompagnement ME.AC.04 157
Annexe 6 : Liste de la flore inventoriée sur la zone 159
Annexe 7 : Liste des poissons inventoriés sur la zone 170
Annexe 8 : Liste de la batrachofaune inventoriée sur la zone 171
Annexe 9 : Liste de l’herpétofaune inventoriée sur la zone 173
Annexe 10 : Liste de l’avifaune inventoriée sur la zone 174
Annexe 11 : Liste de la mammalofaune inventoriée sur la zone 179I
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I Cadre réglementairePropriété de Biotope
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dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
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I.1 Rappel du principe d’interdiction de
destruction d’espèce protégée
Afin d'éviter la disparition d'espèces animales et végétales, un certain nombre d'interdictions sont édictées par l’article L.411-1 du Code de l’environnement, qui établit que :
« I. - Lorsqu'un intérêt scientifique particulier ou que les nécessités de la préservation du patrimoine biologique justifient la conservation d'espèces animales non domestiques ou végétales non cultivées, sont interdits :
1° La destruction ou l'enlèvement des œufs ou des nids, la mutilation, la destruction, la capture ou l'enlèvement, la perturbation intentionnelle, la naturalisation d'animaux de ces espèces ou, qu'ils soient vivants ou morts, leur transport, leur colportage, leur utilisation, leur détention, leur mise en vente, leur vente ou leur achat ;
2° La destruction, la coupe, la mutilation, l'arrachage, la cueillette ou l'enlèvement de végétaux de ces espèces, de leurs fructifications ou de toute autre forme prise par ces espèces au cours de leur cycle biologique, leur transport, leur colportage, leur utilisation, leur mise en vente, leur vente ou leur achat, la détention de spécimens prélevés dans le milieu naturel ;
3° La destruction, l'altération ou la dégradation du milieu particulier à ces espèces animales ou végétales ;
4° La destruction des sites contenant des fossiles permettant d'étudier l'histoire du monde vivant, ainsi que les premières activités humaines et la destruction ou l'enlèvement des fossiles présents sur ces sites ».
Les espèces concernées par ces interdictions sont fixées par des listes nationales, prises par arrêtés conjoints du ministre chargé de la Protection de la Nature et du ministre chargé de l’Agriculture, soit, lorsqu’il s’agit d’espèces marines, du ministre chargé des Pêches Maritimes (article R.411-1 du Code de l’environnement), et éventuellement par des listes régionales.
L’article R.411-3 établit que pour chaque espèce, ces arrêtés interministériels précisent : la nature des interdictions mentionnées aux articles L.411-1 et L.411-3 qui sont applicables, la durée de ces interdictions, les parties du territoire et les périodes de l'année où elles s'appliquent.
Les arrêtés adoptés en Guyane française à ce titre son présenté dans le tableau suivantPropriété de Biotope
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Synthèse des textes réglementaires relatifs à la protection des espèces
Groupe Protection au niveau National Protection au niveau Régional
Trachéophytes Arrêté ministériel du 9 avril 2001
fixant la liste des plantes vasulaires
protégées en Guyane française et
les modalités de leur protection
(JORF du 05/07/2001), modifié
par l’arrêté du mai 2017 (JORF du
10/05/2017)
(néant)
Herpétofaune/B
atrachofaune
Arrêté ministériel du 19 novembre
2020 fixant la liste des amphibiens
et des reptiles représentés dans le
département de la Guyane protégés
sur l’ensemble du territoire national
et les modalités de leur protection
(JORF du 03/12/2020)
(néant)
Avifaune Arrêté du 25 mars 2015 fixant la
liste des oiseaux protégés en
Guyane française et les modalités
de leur protection (JORF du
04/04/2015)
(néant)
Mammalofaune Arrêté ministériel du 15 mai 1986
fixant la liste des mammifères
protégés en Guyane française et les
modalités de leur protection (JORF
du 25/06/1986), modifié par
l’arrêté du 20 janvier 1987 (JORF
du 11/04/1987), par l’arrêté du 29
juillet 2005 (JORF du 08/11/2005)
et par l’arrêté du 24 juillet 2006
(JORF du 14/09/2006)
Arrêté préfectoral du 31 janvier
1975 fixant protection du Jaguar,
du Puma et du Porc-épic
arboricole qui ne sont repris dans
l’arrêté de 1986
Dans le cas particulier de l’avifaune, l’arrêté du 25 mars 2015 étend la protection de certaines espèces particulièrement sensible à la dégradation de leur biotope aux habitats qu’elles exploitent au cours de leur cycle biologique.Propriété de Biotope
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dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
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I.2 Condition d’éligibilité à la dérogation à
l’interdiction de destruction d’espèce
protégée
L’alinéa 4° de l’article L.411-2 du Code de l’environnement permet, dans les conditions déterminées par les articles R.411-6 et suivants, de déroger à l’interdiction de destruction :
« La délivrance de dérogation aux interdictions mentionnées aux 1°, 2° et 3° de l'article L.411-1, à condition qu'il n'existe pas d'autre solution satisfaisante et que la dérogation ne nuise pas au maintien, dans un état de conservation favorable, des populations des espèces concernées dans leur aire de répartition naturelle :
a) Dans l'intérêt de la protection de la faune et de la flore sauvages et de la conservation des habitats naturels ;
b) Pour prévenir des dommages importants notamment aux cultures, à l'élevage, aux forêts, aux pêcheries, aux eaux et à d'autres formes de propriété ;
c) Dans l'intérêt de la santé et de la sécurité publiques ou pour d'autres raisons impératives d'intérêt public majeur, y compris de nature sociale ou économique, et pour des motifs qui comporteraient des conséquences bénéfiques primordiales pour l'environnement ;
d) À des fins de recherche et d'éducation, de repeuplement et de réintroduction de ces espèces et pour des opérations de reproduction nécessaires à ces fins, y compris la propagation artificielle des plantes ;
e) Pour permettre, dans des conditions strictement contrôlées, d'une manière sélective et dans une mesure limitée, la prise ou la détention d'un nombre limité et spécifié de certains spécimens ».
La dérogation est accordée par arrêté préfectoral précisant les modalités d’exécution des opérations autorisées.
La décision est prise après avis du Conseil National pour la Protection de la Nature (CNPN) (article 3 de l’arrêté ministériel du 19 février 2007 fixant les conditions de demande et d’instruction des dérogations définies au 4° de l’article L.411-2 du Code de l’environnement portant sur des espèces de faune et de flore protégées). La délivrance de ces dérogations est accordée, in fine, par le préfet, et par exception par le ministre chargé de l’écologie lorsque cela concerne : des opérations conduites par des personnes morales placées sous le contrôle ou la tutelle de l’État ou si la dérogation porte sur une espèce protégée menacée d’extinction (dont la liste est fixée par l’Arrêté du 9 juillet 1999).Propriété de Biotope
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Les 3 conditions incontournables à l’octroi d’une dérogation sont les suivantes :
● La demande s’inscrit dans un projet fondé sur une raison impérative d’intérêt public majeur ;
● Il n’existe pas d’autre solution satisfaisante ;
● La dérogation ne nuit pas au maintien de l’état de conservation favorable de l’espèce dans son aire de répartition naturelle.II
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II Objet de la demandePropriété de Biotope
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II.1 Contexte
Voltalia développe un projet de production d'électricité à puissance garantie qui consiste en l’implantation d’une centrale photovoltaïque au sol de près de 45 MWc1, d’un système de stockage d’énergie avec une capacité de 90 MWh et d’un système d’appoint et secours thermique de 19,9 MW (soit une puissance électrique de 6MW). Par puissance garantie, nous entendons de fournir en continue une puissance pendant toute l’année (nuit et jour) et connectée au réseau d’électricité dans l’ouest de la Guyane. La Centrale Hybride de Sainte-Anne est implantée sur la commune de Mana.
1 1 MWc = 1 Megawatt crête = 1 x 106 Wc
Le watt-crête (Wc) est une unité représentant la puissance électrique maximale délivrée par une installation électrique solaire, pour un ensoleillement standard de 1 000 W/m2 à 25°C
Carte 1 : Situation géographiquePropriété de Biotope
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II Objet de la demande
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.
En Guyane, la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE), fixée par le décret n°2017-457, place le département sur la voie de l’autonomie énergétique en 2030, et prévoit, entre autres, la mise en service d'un moyen de base à puissance garantie de 20 MW dans l'Ouest d'ici à 2023 en privilégiant les moyens de production à partir de sources renouvelables de puissance garantie fournissant des services système. Le recours à des solutions d’énergie renouvelable avec stockage d’énergie longue durée (en particulier hydrogène) est possible2.
Ce moyen à puissance garantie doit également répondre à la demande d’un département dont la croissance de sa population (spécialement dans l’Ouest Guyanais) enregistre une forte progression pendant les dernières années3.
2 Source : https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/programmations-pluriannuelles-lenergie-ppe
3 Source : https://www.insee.fr/fr/statistiques/2559184Propriété de Biotope
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II Objet de la demande
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II.2 Equipe de travail
Ce rapport a été élaboré par l'équipe Biotope Amazonie – Caraïbes bénéficiant de compétences pluridisciplinaires. Cette équipe est à l’origine des observations réalisées en saison des pluies 2019 (juin 2019) et des inventaires complémentaires en 2022 (mars et juillet 2022). Le rapport intègre les données de terrain produite par le Bureau d’études Naturalia, qui ont été relevées en saison sèche 2018 (décembre 2018)
Les équipes
Biotope
Émile FONTY Chef de projet Suivi général du projet Cartographie
Expertise des enjeux floristiques et description
des habitats naturels
Noé LE CHANOINE Chef de projet Rédaction de la demande de dérogation
Timothé LE PAPE Chargé d'étude Expertise des enjeux faunistiques (ichtyofaune, herpétofaune, batrachofaune,
mammalofaune)
Paul LENRUMÉ Chargé d'étude Expertise des enjeux ornithologique
Pascal
PARMENTIER
Responsable d'agence Contrôle qualité
Naturalia
Guy DURAND Chef de projet Ecologue, expertise ornithologique et herpétologique
Julie REYMANN Chargé d’étude Expertise botanique
Stéphane
BERTHELOT
Chargé d’étude Expertise entomologique et herpétologique
Fabien MIGNET Chargé d’étude Expertise entomologique et herpétologique
Mathieu FAURE Chargé d’étude Expertise mammalogique et Ichtyologique
Pierre JORCIN Chargé d’étude CartographiePropriété de Biotope
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II.3 Espèce protégée concernée par la
présente demande de dérogation
N° Nom normalisé Nom scientifique Législation L.R.R. Statut sur le site d'étude Enjeux
1 Pachira dolichocalyx P/D Présence à 350 m de l'emprise du projet Très fort
2 Grand Urubu Cathartes melambrotus P LC Non nicheur à priori. Faible
3 Harpage bidenté Harpagus bidentatus P LC Nicheur possible. Faible
4 Râle kiolo Anurolimnas viridis P LC Nicheur très probable Faible
5 Tamatia pie Notharchus tectus P LC Nicheur possible Faible
6 Faucon des chauves-souris Falco rufigularis P LC Nicheur possible Faible
7 Grisin sombre Cercomacroides tyrannina P LC Nicheur probable Faible
8 Grimpar barré Dendrocolaptes certhia P LC Nicheur possible à probable Faible
9 Tyranneau minute Ornithion inerme P LC Nicheur possible à probable Faible
10 Microtyran bifascié Lophotriccus vitiosus P LC Nicheur probable Faible
11 Platyrhynque à miroir Tolmomyias assimilis P LC Nicheur possible. Faible
12 Platyrhynque à tête d'or Platyrinchus coronatus P LC Nicheur très probable Faible
13 Tyran des savanes Tyrannus savana P LC (savana) Non nicheur, en transit Faible
14 Tyran grisâtre Rhytipterna simplex P LC Nicheur probable Faible
15 Microbate à long bec Ramphocaenus melanurus P LC Nicheur possible Faible
16 Sarcoramphe roi Sarcoramphus papa P NT Non nicheur a priori Modéré
17 Aigle tyran Spizaetus tyrannus P LC Nicheur possible à probable. Modéré
18 Buse à face noire Leucopternis melanops P LC Nicheur possible Modéré
19 Petit-duc de Watson Megascops watsonii P LC Nicheur possible à probable ModéréPropriété de Biotope
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II Objet de la demande
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N° Nom normalisé Nom scientifique Législation L.R.R. Statut sur le site d'étude Enjeux
20 Duc à aigrettes Lophostrix cristata P LC Nicheur possible à probable Modéré
21 Ibijau gris Nyctibius griseus P LC Nicheur possible Modéré
22 Tamatia à gros bec Notharchus macrorhynchos P / D LC Nicheur possible Modéré
23 Carnifex ardoisé Micrastur mirandollei P LC Nicheur probable Modéré
24 Grimpar enfumé Dendrocincla fuliginosa P LC Nicheur possible Modéré
25 Grand Jacamar Jacamerops aureus P LC Nicheur probable Fort
26 Tamatia à collier Bucco capensis P LC Nicheur possible Fort
27 Milan à long bec Helicolestes hamatus H / D EN Nicheur possible Très fort
28 Ostéocéphale de Leprieur Osteocephalus leprieurii H LC Présent au sein de la zone d’étude Très fort
29 Lézard coureur galonné Cnemidophorus lemniscatus H/D DD Présent au sein de la zone d’étude Très fortIII
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III Description et justification
du projetPropriété de Biotope
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III.1 Le demandeur
La société Mana Energie Guyane, filiale à 100% de Voltalia, a pour projet la réalisation d’une centrale hybride à puissance garantie de 6MWe alliant du photovoltaïque au sol, du stockage d’électricité via des batteries de lithium-ion et une production thermique d’appoint via des groupes électrogènes.
La Centrale Hybride de Ste-Anne est située sur la commune de Mana en Guyane française (973).
III.1.1 Identification
Identification du Demandeur
Demandeur SASU Mana Energie Guyane
Forme Juridique Société par actions simplifiée
unipersonnelle (SASU)
Capital 5 000,00€
Siège social 84 Boulevard de Sébastopol 75003 Paris
Adresse d’exploitation 84 Boulevard de Sébastopol 75003 Paris
Téléphone +593 (0)6 94 48 90 16
No. SIRET 844 688 002 00014
No. De registre de Commerce 844 688 002 R.C.S Paris
Code APE 35.11Z
III.1.2 Présentation des activités du demandeur
Acteur international des énergies renouvelables fondé en 2005 en Guyane française, Voltalia est à la fois un producteur d’énergie indépendant à partir de ses propres centralesPropriété de Biotope
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éoliennes, solaires, hydroélectriques, biomasses et de stockage et un prestataire de services sur l’ensemble de la chaîne de valeur.
L’activité principale de Voltalia est la production et la vente de l’électricité issue des installations que le Groupe détient et exploite. La production d’électricité est vendue soit à des opérateurs publics à des prix fixés réglementairement ou définis par des appels d’offres, soit à des clients publics ou à des clients privés sur le marché libre. En 2021, Voltalia a ainsi vendu 4,1 TWh d’électricité renouvelable.
Voltalia fournit également des prestations de services : développement de nouvelles centrales, ingénierie et construction, exploitation-maintenance de centrales mises en opérations et gestion d’actifs. L’entreprise réalise ces prestations pour son propre compte comme pour le compte de tiers (investisseurs, propriétaires de centrales, etc). Voltalia est donc présent sur tout le cycle de vie des centrales.
En Guyane, Voltalia est le premier producteur privé et le deuxième producteur d’énergie en Guyane en produisant près de 8% de la production annuelle actuelle de la Guyane.
En Guyane, Voltalia et ses filiales emploient à ce jour 55 personnes dont une proportion importante est dédiée à l’exploitation des 4 unités de production suivantes :
• Une centrale Biomasse à Kourou de 1,7 MW,
• Un toit solaire sur l’usine Biomasse à Kourou de 0,18 MWc,
• Une centrale solaire au sol à Montsinéry de 4,2 MWc,
• Une centrale hydroélectrique sur le fleuve MANA au niveau du saut Maman Valentin de 5,4 MW.
• Une centrale de deux batteries Li-Ion de 5MW sur le site de Mana de puissance respective 5MW permettant d’apporter un service de report de charge et libération rapide de puissance (par exemple en cas de perte d’un moyen de production).
Dans le cadre de ce projet, la société est représentée par Gautier LE MAUX et Antoine LE DEVEHAT, implantés en Guyane, à l’agence de Rémire-Montjoly.
C’est la société projet Mana Energie Guyane qui porte le permis de construire et l’ensemble des autorisations administratives nécessaires au projet Centrale Hybride de Sainte-Anne. Mana Energie Guyane est détenue à 100% par Voltalia SA.Propriété de Biotope
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III.1.3 Expérience du demandeur en termes d’intégration de
la biodiversité dans ses activités
III.1.3.1 Calendrier d’exécution des travaux
Adaptation du calendrier d’exécution des travaux selon les enjeux écologiques
Pour le projet Parc Sable Blanc, le démarrage des travaux a tenu compte de la période de moindre sensibilité pour la biodiversité. Cela a permis de limiter la destruction d’individus (jeunes au nid, etc).
Dans un souci de compromis (le principal enjeu de la zone étant l’avifaune), la libération des emprises devra s’effectuer le plus tôt possible au début de la grande saison sèche, avant le démarrage de la reproduction des oiseaux (soit entre juillet et août).
Les travaux, lors de chaque phase, ont été réalisés d’un seul tenant pour éviter « l’effet puits ». Ils ont été réalisés dans interruption, afin d’éviter d’attirer des espèces pionnières sur les milieux fraîchement terrassés et libérés, et ainsi limiter la mortalité pendant les travaux.
III.1.3.2 Sensibilisation du personnel aux enjeux environnementaux et accompagnement écologique du chantier
L’assistance à maîtrise d’œuvre « biodiversité » a été mise en place sur le projet Parc Sable Blanc. Cela consiste à veiller au strict respect des préconisations énoncées dans le cadre de l’étude d’impact.
Un écologue compétent sur les aspects naturalistes et le suivi de chantier a été désigné par Voltalia comme coordinateur environnement. Sa mission était d’assurer l’application des mesures ci-après par les prestataires de travaux. Au total, 5 réunions de chantiers ont été organisées avec le naturaliste référent.
Un compte-rendu mail a été rédigé après chaque passage de l’expert écologue sur site pour informer Voltalia de la bonne mise en œuvre des mesures de réduction et d’accompagnement.
III.1.3.3 Respect des emprises en mise en défens des secteurs d’intérêts écologiques
Une partie des travaux de Parc Sable Blanc était située à proximité immédiate d’habitats naturels et d’espèces à enjeux. Afin d’éviter l’apparition d’impacts accidentels lors de la construction, les secteurs à éviter ont été balisés avant la réalisation des travaux par un écologue et un géomètre.
Le balisage a été composé d’un dispositif de clôture temporaire accompagné d’un affichage sur site adapté. Il a été installé avant le début des travaux et démantelé à la fin de ceux-ci.
Les opérateurs de défriche ont été formés par l’écologue sur la reconnaissance des espèces protégées et à enjeux. Les secteurs les plus sensibles ont été mis en défens avec l’aide des andins issus de la défriche.Propriété de Biotope
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III.1.3.4 Adaptation des éclairages par rapport à la faune sauvage
Les habitats situés sur l’emprise du projet Parc Sable Blanc sont exploités par plusieurs espèces patrimoniales sensible à la pollution lumineuse (chiroptères et amphibiens notamment). Les éclairages artificiels jouent un rôle de piège écologique pour les insectes nocturnes attirés par cette lumière qui servent de ressources alimentaires pour certaines espèces de chauve-souris.
Par conséquent, la construction de la centrale de Parc Sable Blanc a strictement été limitée aux horaires de jour. Aucun éclairage de nuit a été mis en place.
III.1.3.5 Maintien de l’hostilité de chantier pour les amphibiens
Afin de limiter la formation de pièges écologiques par recolonisation de la faune sur site, certaines précautions ont été prises :
- L’intégralité des éléments résiduels du chantier (blocs de pierre, tas de bois, palettes, autre objet pouvant servir de refuge) ont été évacués des emprises projets à l’issue de chaque phase de travaux.
- Limitation de la formation d’ornières.
III.1.3.6 Gestion des risques de pollution sur site en phase chantier
Un plan de prévention des risques de pollutions a été mis en place sur le projet Parc Sable Blanc. Il a précisé les dispositions particulières, le nombre et la nature des équipements prévus pour la prévention des pollutions, prenant en compte en particulier les rejets de terres et de particules, de laitances, d’huiles, d’hydrocarbures et autres polluants.
Chacun des engins de chantier a été équipé d’un kit anti-pollution.
Une bonne organisation du chantier a permis de limiter au maximum les risques de pollution accidentelle par déversements de substances toxiques, de laitance de béton ou de matières en suspension. Aussi, toutes les précautions ont été prises afin de limiter ces rejets dans l’environnement du projet et/ou d’éventuelles infiltrations fortuites. Les aires d’installation et de passage des engins de chantier ont été imperméabilisées et équipées de bacs de décantation et de déshuileurs.
Les produits présentant un fort risque de pollution ont été stockés sur des sites couverts et dans des bacs étanches. Les engins de travaux publics ont fait l’objet de contrôles réguliers (réparations, signalement de fuites de carburants, huiles, etc). Un stock de matériaux absorbants (sable, absorbeur d’hydrocarbure, etc) a été présent sur site afin de neutraliser rapidement une pollution accidentelle. Les instructions d’intervention sur ces risques de pollutions ont été transmises aux responsables du chantier (conducteurs de travaux, chefs d’équipes, etc).
Enfin, un système de tri et de collecte des déchets a été mis en place au sein du chantier.Propriété de Biotope
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III.1.3.7 Mesures spécifiques à la prise en compte de la biodiversité dans la bande de circulation périphérique
Le projet Parc Sable Blanc se situe à proximité d’une importante station de Palmiers à huile (espèce protégées). Le projet prévoit une bande débroussaillée de 15m de circulation SDIS autour du site pour prévenir d’un risque incendie.
Considérant cet enjeu, un inventaire ainsi qu’un marquage des palmiers à huile a été réalisé avant le lancement de la construction par un écologue.
Dans un second temps, une formation a été organisée auprès de l’entreprise de débroussaillage sélectionnée par cet écologue. Son objectif était de donner les principales clés d’identification de l’espèce sur le terrain ainsi que quelques éléments sur son écologie.
Un suivi du bon respect des préconisations sera mis en place. Un naturaliste passera contrôler la centrale sur une journée à n+3, n+5, n+10 et n+15. Il proposera des mesures correctives si des mauvaises pratiques sont constatées.Propriété de Biotope
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III.2 Présentation du projet
Le projet Centrale hybride de Ste-Anne est localisé en partie Ouest du département de la Guyane, et plus précisément sur la commune de Mana (6 330 km2). La commune est située en partie sur la côte Atlantique, néanmoins l’emprise du projet est localisée à plus de 30 km au Sud de l’océan.
III.2.1 Localisation
Carte 2 : Localisation géographique du projet
Mana est localisée à proximité immédiate de la commune de Saint-Laurent du Maroni, ces deux communes sont directement accessibles par la route nationale 1 (RN1).Propriété de Biotope
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Carte 3 : Localisation du projet sur fond IGNPropriété de Biotope
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III.2.1.1 Parcelle cadastrale concernée par le projet
Le terrain du projet (129ha, initialement 134 ha), sur la commune de Mana, a été sécurisé par un CRF4 de l’ONF5, qui constitue une promesse de bail. Le terrain sera réservé auprès de l’ONF et ensuite une convention d’occupation sera établie.
Un découpage cadastral a été réalisé. Le projet se situe désormais sur la parcelle 306 F 1561 (anciennement F1700).
Carte 4 : Périmètre du terrain loué à l’ONF pour l’implantation du projet
Selon le CRF signé en l’ONF et Voltalia, les terrains à défricher appartiennent au Domaine Forestier Privé de l’Etat.
4 CRF : Contrat de Réservation Foncière.
5 ONF : Office National des Forêts.Propriété de Biotope
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III.2.1.2 Topographie
La Guyane présente un relief souvent qualifié « en peau d’orange », soit comme une succession de collines entre lesquelles sillonnent des réseaux hydrographiques très « chevelus ».
Tel est le cas de la zone d’étude, qui présente une série de collines avec des hauteurs qui varient entre 16 et 41 m d’altitude, ainsi que plusieurs bras de la crique St-Anne entre ces reliefs.
L’altitude moyenne de la zone du site du projet avoisine à 30 m NGG.
III.2.2 Description des infrastructures et des travaux
III.2.2.1 Eléments constitutifs d’une centrale hybride
Les principaux composants d’un parc photovoltaïque sont les suivants :
• Les panneaux photovoltaïques ou modules ;
• Les structures métalliques de support des modules ;
• Les onduleurs ;
• Les transformateurs ;
• Le poste de livraison ;
• Les réseaux de câbles ;
• Les pistes d’accès ;
• Les batteries lithium-ions ;
• La base-vie ;
• Les groupes électrogènes ;
• Les cuves de stockage de carburant ;
• La bâche incendie ;
• Le forage d’eau ;
• Le parking ;
• Les zones de stockage du matériel de maintenance ;Propriété de Biotope
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• Les bassins d’orage ;
• La fosse septique.
III.2.2.2 Principales caractéristiques de la centrale hybride
La puissance d’une centrale photovoltaïque est directement proportionnelle au nombre de modules installés. Plusieurs facteurs peuvent affecter la production d’un site photovoltaïque :
- La localisation géographique : la production électrique d’un site dépend
de son ensoleillement annuel ;
- L’implantation du système : c’est-à-dire son orientation et son
inclinaison ;
- Les sources d’ombrages éventuelles (arbre, bâtiment, relief naturel,
etc.).
La capacité des modules photovoltaïques est exprimée en kilowatt-crête (kWc). Elle correspond à la puissance mesurée aux bornes des modules photovoltaïques dans des conditions d’ensoleillement standard, dites STC (1000 W/m² de lumière, spectre AM 1.5, température de cellule : 25° C). La capacité permet de comparer les différentes technologies et types de cellules photovoltaïques.
La performance d’un module photovoltaïque se mesure par son rendement de conversion de la lumière du soleil en électricité. En moyenne, les modules solaires ont un rendement d’environ 15%.
La centrale sera exploitée par Voltalia. Les principales caractéristiques de la centrale sont présentées dans le tableau suivant :
Tableau 1 : Caractéristiques principales du projet
Caractéristiques Valeur Unité
Puissance crête installée 45 000 kWc
Surface du terrain d’implantation
(Emprise de la zone clôturée) 40,3 ha
Longueur de clôture 8465 m
Nombre de poste de livraison 1 -
Le plan de masse du projet est présenté en page suivante.Propriété de Biotope
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Figure 1 : Schéma d'implantation de la Centrale hybride de Ste-Anne
III.2.3 Modalités d’exploitation
L’exploitation consistera à produire de l’électricité à partir de l’énergie produite par la centrale puis à l’acheminer jusqu’au poste de raccordement de Saint-Laurent-du-Maroni pour que EDF SEI puisse la distribuer aux usagers.
Les activités de maintenance du parc seront essentiellement :
- La maintenance préventive ;
- La maintenance curative ;
- Le nettoyage des panneaux à l’eau claire (l’utilisation de détergent ne
sera pas nécessaire) ;
- L’entretien des espaces verts.Propriété de Biotope
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Les installations seront statiques et feront l’objet de plans de maintenance et de surveillance. De l’eau sera prélevée via un forage sur site pour le nettoyage des panneaux photovoltaïques et contribuer à la protection contre le risque d’incendie de la centrale.
III.3 Justification du projet
III.3.1 Raisons impératives d’intérêt public majeur du projet
L’objectif de cette partie consiste à montrer que le présent projet présente, en au sens de l’article L. 411-2 du Code de l’Environnement, une raison impérative d’intérêt public majeur.
La réalisation du projet est justifiée par une raison impérative d’intérêt public majeur au regard de plusieurs critères :
1. La contribution significative du projet à l’atteinte des objectifs fixés par les politiques publiques énergétiques, tant nationales que locales.
2. Les intérêts socio-économiques du projet, essentiels au regard du contexte actuel.
III.3.1.1 Une contribution significative du projet aux objectifs de transition énergétique
La réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) au moyen de la diversification des sources de production d’électricité répond à un intérêt public majeur indéniable (A).
Le projet Centrale hybride de Sainte-Anne répond directement à cet intérêt public en ce qu’il s’insère parfaitement dans la politique nationale de transition énergétique (B), déclinée au niveau local (C).
A. L’objectif d’intérêt public de diversification des sources de production d’électricité
Les nombreuses recherches menées depuis plusieurs décennies ont permis d’établir sans doute possible d’une part, la réalité du réchauffement climatique, et d’autre part le rôle essentiel des gaz à effet de serre dans la régulation du climat de la Terre, et par conséquent dans le réchauffement en cours.
Ainsi depuis 1988, le Groupe Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) évalue l’état des connaissances sur l’évolution du climat mondial, ses impacts et les moyens de les atténuer et de s’y adapter.Propriété de Biotope
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Le GIEC a publié son 5ème rapport en 20146. Il montre notamment que la température moyenne planétaire a déjà augmenté de près d’1°C et qu’en été, elle pourrait augmenter de 1,3 à 5,3 °C à la fin du XXIème siècle.
Le GIEC a publié son 6ème rapport en 20217. Il relève les efforts à accomplir pour maintenir le réchauffement global de la température planétaire moyenne sous la barre de 1,5°C par rapport à la période 1850-1900, alors qu’elle a déjà augmenté de 1,1°C depuis cette époque.
Le GIEC évalue également comment le changement climatique se traduira à moyen et long terme.
Outre le bouleversement de nombreux écosystèmes, avec l’extinction de 20 à 30 % des espèces animales et végétales, le changement climatique aura vraisemblablement des impacts directs sur le fonctionnement des écosystèmes et sur la transmission des maladies animales, susceptibles de présenter des éléments pathogènes potentiellement dangereux pour l’Homme.
Pour limiter les effets du changement climatique, et notamment ses conséquences sur les écosystèmes, les pays signataires de la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique se sont notamment donnés pour objectif dans l’Accord de Paris de décembre 2015 de :
« contenir l’élévation de la température moyenne de la planète nettement en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels et en poursuivant l’action menée pour limiter l’élévation de la température à 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels, étant entendu que cela réduirait sensiblement les risques et les effets des changements climatiques ».
Rappelons que l’article 2 de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques prévoit :
« L'objectif ultime de la présente Convention et de tous les instruments juridiques connexes que la Conférence des parties pourrait adopter est de stabiliser, conformément aux dispositions pertinentes de la Convention, les concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère à un niveau qui empêchera toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique.
Il conviendra d'atteindre ce niveau dans un délai suffisant pour que les écosystèmes puissent s'adapter naturellement aux changements climatiques, que la production alimentaire ne soit pas menacée et que le développement économique puisse se poursuivre d'une manière durable ».
A cette fin, il est donc crucial de parvenir à la maîtrise des émissions de GES.
L’Accord de Paris sur le climat adopté en décembre 2015 marque la volonté des Etats signataires de décliner sur leur territoire national respectifs des mesures propres à réduire ces émissions.
Il met en place un cadre international de coopération sur le changement climatique ayant pour objectif de limiter le réchauffement « bien en deçà de 2 °C, et en poursuivant l’action menée
6 Source : https://www.ipcc.ch/sr15/download/
7 Climate Change 2021: The Physical Science Basis, Summary for policymakers, 6 août 2021Propriété de Biotope
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pour le limiter à 1,5 °C », et d’atteindre un équilibre au niveau mondial entre les émissions et les absorptions de GES d’ici 2050.
L’accord de Glasgow, issu des discussions de la COP 26 qui s’est déroulée en novembre 2021, réaffirme l’objectif déjà présenté par l’Accord de Paris, de maintenir ce réchauffement sous la barre de 2°C, idéalement 1,5°C.
Le rapport Dasgupta8 sur l’économie de la biodiversité souligne les liens entre le réchauffement climatique et l’atteinte à la biodiversité. Au regard des impacts à venir sur la biodiversité, il est donc également nécessaire de réduire les émissions de GES afin de protéger la richesse floristique et faunistique.
En France, cet engagement se traduit de façon concrète par plusieurs politiques publiques, notamment la Stratégie nationale bas carbone (SNBC) et la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) :
- La SNBC fixe pour cap la neutralité carbone dès 2050 en France, ce
qui représente une division par 6 des émissions de GES par rapport à
1990.
- La PPE exprime les orientations et priorités d’action des pouvoirs
publics pour la gestion de l’ensemble des formes d’énergie sur le
territoire français, cette stratégie étant transposée aux articles L. 100-
1, L. 100-2 et L. 100-4 du Code de l’énergie.
Ces deux outils de pilotage permettront d’atteindre une décarbonation complète de la production d’énergie d’ici 2050, elles se basent sur le même scénario de référence et sont donc complémentaires.
La contribution du projet sera plus précisément étudiée à l’aune de la dernière PPE9 et de ses déclinaisons au niveau régional.
B. La contribution du projet à l’objectif national de transition énergétique
En France la politique énergétique vise notamment à contribuer à :
« la mise en place d'une Union européenne de l'énergie, qui vise à garantir la sécurité d'approvisionnement et à construire une économie décarbonée et compétitive, au moyen du développement des énergies renouvelables, des interconnexions physiques, du soutien à l'amélioration de l'efficacité énergétique et de la mise en place d'instruments de coordination des politiques nationales »10.
La concrétisation de cet objectif nécessite de réaliser des efforts ambitieux d’efficacité énergétique et de sobriété, mais également de diversifier le mix électrique français en
8 The Economics of Biodiversity, The Dasgupta Review, Février 2021
9 PPE 209-2028.
10 Article L.100-1, 7° du Code de l’énergie.Propriété de Biotope
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augmentant significativement la part des sources de production à très faible émission de GES.
Ainsi l'Etat, en cohérence avec les collectivités territoriales et leurs groupements et en mobilisant les entreprises, les associations et les citoyens, doit en particulier veiller à :
« diversifier les sources d'approvisionnement énergétique, réduire le recours aux énergies fossiles, diversifier de manière équilibrée les sources de production d'énergie et augmenter la part des énergies renouvelables dans la consommation d'énergie finale ».11
A ce titre, des objectifs chiffrés sont fixés, visant à porter la part des énergies renouvelables à 23 % de la consommation finale brute d'énergie en 2020 et à 33 % de cette consommation en 203012. Par ailleurs, « pour répondre à l'urgence écologique et climatique », d’autres objectifs sont réalisables par un accroissement du recours aux énergies renouvelables13 :
- La réduction des émissions de gaz à effet de serre de 40% entre 1990
et 2030, un objectif ayant une portée normative contraignante14
- L’atteinte d’une part de 40% d’énergies renouvelables dans le mix
électrique en 2030
- La réduction de la part du nucléaire dans la production d'électricité à
50 % à l'horizon 2035, uniquement réalisable par un recours accru aux
énergies renouvelables
La poursuite du développement des énergies renouvelables dans le respect des objectifs chiffrés fixés précités est d’ailleurs qualifiée d’intérêt public dans la mesure où elle répond à l’urgence écologique et climatique15. Les installations de production d’énergie renouvelable sont par ailleurs reconnues « utile(s) à la lutte contre la pollution et contre le réchauffement climatique »16.
Outre la réduction du recours aux énergies fossiles, et la diversification du mix énergétique, le développement des sources d’énergies renouvelables (EnR) est donc au cœur de la stratégie française de réduction des émissions de GES et constitue à ce titre un objectif d’intérêt public.
La dernière version de la PPE de la Guyane couvre deux périodes successives de trois et cinq ans : 2016-2018 et 2019-2023.
11 Article L. 100-2, 3° du Code de l’énergie.
12 Article L. 100-4, 4° du Code de l'énergie.
13 Article L. 100-4, 1°, 4° et 5° du Code de l'énergie.
14 Voir en ce sens : CE, 19 novembre 2020, Commune de Grande-Synthe et autres, n°427301
15 Voir en ce sens : CAA Bordeaux, 9 janvier 2020, n° 19BX04305
16 Voir en ce sens : CAA Nancy, 19 janv. 2021, n° 20NC03078Propriété de Biotope
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Elle respecte les objectifs fixés par la loi de transition énergétique pour la croissance verte du 17 août 2015 :
« Pour les territoires d’Outre-mer, la loi fixe aussi des objectifs dont la PPE doit tenir compte : 50% d’énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie en 2020 et autonomie énergétique à l’horizon 2030 ».
Le quatrième objectif de la PPE Guyane est le développement de l’offre d’énergie. Elle fixe :
« - remplacement des moyens de production d’électricité installés à Dégrad-des-Cannes (centrale thermique à deux turbines à combustion) par des moyens conventionnels d’une puissance totale de l’ordre de 120 MW (base + pointe), pouvant fonctionner au fioul léger au gaz naturel, dans la région de Cayenne. Dans le cadre de la PPE, une étude évaluera les conditions techniques, économiques et environnementales d’un approvisionnement en gaz.
- Installation en complément des 120 MW précités, de 20 MW de moyens de
production à partir de sources renouvelables à puissance garantie fournissant des
services système.
- Mise en service d’un moyen de production d’électricité de base à puissance garantie
de 20 MW dans l’ouest entre 2021 et 2023, en privilégiant les sources
renouvelables fournissant des services système »17.
Sur l’année 2021, les énergies renouvelables fournissent plus de 71% de l’énergie électrique en Guyane. Un chiffre en nette augmentation en comparaison à l’année précédente (53% en 2020) lié à une hydraulicité plus favorable ainsi qu’à la mise en service de la centrale biomasse de Cacao en 2021. Les groupes électrogènes de secours raccordés actuellement au poste source de Margot et alimentation l’agglomération de Saint-Laurent-du-Maroni, seront définitivement arrêtés à l’horizon 2026, avec l’installation de 20 MW de moyens de production EnR garantie pour les besoins de sécurisation de la zone. Les moyens devront être renforcés de +10 MW en 2030 pour répondre aux besoins de développement notamment portés par la commune de Saint-Laurent-du-Maroni18.
La PPE de Guyane fixe pour le photovoltaïque un objectif de développement (hors communes de l’intérieur) de :
- Photovoltaïque sans stockage : +8 MW en 2018 et +18 MW en 2023
- Photovoltaïque avec stockage : + 15 MW en 2018 et +10 MW en
2023.
Le bilan prévisionnel de l’équilibre offre-demande d’électricité en Guyane du littoral15 2022 produit par EDF Systèmes Energétiques Insulaires fournit une vision synthétique des trajectoires par filière avec un bilan des centrales construites en 2022.
17 PPE 2016-2018 et 2019-2023 de la Guyane – Février 2017 – Version PPE post AP du 10 février 2017
18 Bilan Prévisionnel de l’équilibre offre-demande d’électricité en Guyane du littoral 2022, EDF SEIPropriété de Biotope
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Tableau 2: Puissances installées au 1er janvier dans les scénarios Azur et Emeraude
En 2022, le taux d’atteinte de l’objectif des 20 MW de puissance garantie dans l’ouest est à 0 %.
Afin d’atteindre cet objectif, il est donc nécessaire de développer 3 projets supplémentaires comme celui de la Centrale hybride de Ste-Anne.
PUISSANCE DU PROJET
De par sa puissance garantie de 6 MWe, le projet permettra de contribuer à
hauteur de 30% à l’atteinte de l’objectif fixé par la PPE (20 MW de puissance
garantie mis en service dans l’ouest entre 2021 et 2023) ce qui constitue une
contribution significative en comparaison aux autres projets de puissance
garantie développés, majoritairement de tailles inférieures.
Il est important de souligner que les installations photovoltaïques contribuent efficacement aux objectifs de réduction des GES.
Ainsi dans son bilan électrique de 2019, le Réseau de Transport et d’Electricité (RTE) a pu constater une baisse des émissions de CO2 dû à la production d’électricité de 6%, évitant ainsi l’émission de 5 millions de tonnes de CO2 en France.19
19 Source : bilan électrique RTE 2019, page 59.Propriété de Biotope
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Cette baisse significative est le résultat de plusieurs facteurs indiquant que les politiques de transition énergétique portent leurs fruits, notamment grâce à une augmentation de 21,2 % pour la production d’électricité d’origine électrique.
Il faut également noter que le démantèlement des centrales installées ne pose pas de difficultés techniques particulière, et que la directive européenne 2012/19/UE relative aux déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) a étendu le champ de la responsabilité élargie du producteur aux panneaux photovoltaïques.
La France ayant transposé cette réglementation par décret, les sociétés mettant sur le marché les modules photovoltaïques sont ainsi soumises à plusieurs obligations que sont le recyclage des modules usagés et la collecte d’une éco-taxe permettant le financement de cette filière de recyclage. Par ailleurs, l’ADEME relève que plus de 85% des matériaux constituant les systèmes photovoltaïques peuvent être recyclés20.
Par ailleurs l’empreinte carbone des nouveaux systèmes PV décroît régulièrement, grâce à l’utilisation pendant la fabrication d’énergie, de procédés et de matériaux générant moins de CO2, et grâce à l’amélioration des rendements et enfin, grâce au recyclage des déchets de fabrication.
Le temps de retour énergétique des parcs photovoltaïques est également très avantageux : l’énergie nécessaire à la fabrication d’un système PV est restituée au bout d’un à 3 ans d’exploitation, selon la technologie de module et sa région d’installation21.
Pendant les 25 ans de sa vie, un système PV produira donc entre 10 et 30 fois l’énergie dépensée tout au long de son cycle de vie.
Enfin il est important de rappeler que la production d’électricité issue de l’énergie solaire, contrairement au nucléaire, ne fait pas courir des risques de santé publique liés aux risques d’exploitation, aux déchets produits, à leur longévité.
C. La contribution du projet à l’atteinte des objectifs régionaux
Il est cependant indispensable de coupler la stratégie nationale du développement des ENR aux stratégies régionales.
Les régions et les intercommunalités jouent en effet un rôle majeur dans la traduction concrète des politiques climatiques : selon le GIEC, 75 % des leviers pour une transition écologique réussie sont territoriaux.
Par ailleurs, si le potentiel de développement des ENR est présent dans tous les territoires, il varie bien évidemment selon le type d’ENR.
La prise en compte des enjeux territoriaux spécifiques est donc indispensable.
20 Source : Le Solaire photovoltaïque, Avis ADEME, 2016, p. 3.
21 Idem.Propriété de Biotope
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L’ADEME a ainsi publié un tableau de potentiel de développement des ENR pour la Guyane dans son rapport Vers l’autonomie énergétique en zone non interconnectée en Guyane (2019).
Tableau 3 : Répartition des capacités EnR existantes et additionnelles pour 2030, ADEME
Concernant la région Guyane, le gisement est d’un total de 1.1 GW, ce qui s’explique par l’importance du gisement solaire de cette région. En effet le gisement solaire total est estimé à 432 MW et à date de 2019, largement sous-exploité avec ses 38 MW installés.Propriété de Biotope
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Le Schéma Régional du Climat, de l’Air et de l’Énergie (SRCAE)
Élaboré conjointement par le Préfet de région et le Président du Conseil régional, la vocation du SRCAE est de fournir un cadre stratégique et prospectif aux horizons 2020 et 2050 pour l’action de chaque acteur, institution et citoyen. La France a confirmé son engagement de diviser par quatre ses émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050 et s’est engagée à concourir d’ici 2020 à la réalisation des objectifs européens fixés dans le « paquet énergie-climat », dit des 3x20 :
- Réduction des émissions de gaz à effet de serre,
- Économies d’énergie,
- Développement des énergies renouvelables.
Pour la Guyane, ces engagements ont été renforcés avec un objectif d’atteindre 50% des énergies renouvelables en 2030 et la volonté de viser l’autonomie énergétique.
Le projet de schéma a été validé en comité de pilotage avant passage en assemblée plénière régionale le 25 juin 2012 et adoption par arrêté préfectoral.
Le Schéma d’Aménagement Régional (SAR)
Les régions sont cheffes de file des collectivités sur les questions énergétiques. A ce titre, elles ont en charge la coordination de l’action des collectivités territoriales sur l’énergie.
Elles définissent leur politique énergétique dans leurs schémas régionaux d'aménagement, qui prennent la suite des schémas régionaux climat-air-énergie (SRCAE).
La réglementation prévoit que les SAR fixent des objectifs de moyen et long terme sur :
- La maîtrise de la consommation d’énergie, tant primaire que finale,
notamment par la rénovation énergétique ;
- Le développement des énergies renouvelables et des énergies de
récupération, notamment l’énergie éolienne et l’énergie biomasse, le
cas échéant par zone géographique.
La particularité du SAR tient notamment au fait qu’il soit opposable au Schéma de Cohérence Territorial (SCoT) et au PLU(i), dans un rapport de compatibilité.Propriété de Biotope
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Le SAR de la Guyane, approuvé par décret en conseil d’État le 6 juillet 2016, affiche les objectifs suivants :
- Taux de réduction des GES : division par 4 des émissions totales pour
2050 par rapport au niveau de 2009 (2878 ktéqCO2)
- Augmentation de la part des ENR sur le territoire régional : +250 MW
de 2010 à 2030
- Augmentation de la part de photovoltaïque
- Potentiel de développement des ENR
L’effort à fournir pour atteindre les objectifs du SAR est donc significatif.
Le projet de Centrale hybride de Ste-Anne répond ainsi pleinement à une volonté
régionale de déploiement des ENR au sein de la région Guyane.
Le Projet de territoire de la commune de Mana
L’axe 1 : Mana, un territoire qui entreprend et qui innove inclue l’orientation 1.1 : Développer les projets autour des énergies renouvelables. Cette orientation est explicitée par l’action associée : Favoriser la production des énergies renouvelables : solaire, éolien, biomasse.
Le projet s’inscrit donc dans le plan communal.
D. Conclusion
Le projet Centrale hybride de Ste-Anne répond donc parfaitement à l’intérêt
public majeur que représente le développement des ENR, tant au niveau
national que local. Par sa puissance supérieure à la moyenne des parcs
hybrides, le projet Ste-Anne contribue de manière significative à l’atteinte des
objectifs de politique énergétique français, de ce fait il présente non seulement
un intérêt public, mais également une raison impérative d’intérêt public majeur,
par sa puissance toujours.
III.3.1.2 Les enjeux socio-économiques du projet
La transition énergétique, dont le développement des ENR est un levier indispensable, représente une opportunité de croissance économique (A) dans lequel s’inscrira le projet Centrale hybride de Ste-Anne (B), actuellement essentiels pour la France.Propriété de Biotope
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A. La contribution des ENR au maintien d’une économie française dynamique
L’impératif de maintien du dynamisme du secteur des ENR
Le contexte actuel de crise sanitaire entraînera la survenance de difficultés économiques et sociales en France, dont l’ampleur ne peut être précisément évaluée à ce jour. L’opportunité de croissance économique que représente le secteur des ENR sur le territoire français ne peut donc être ignorée.
À ce titre, le projet répond, comme nous l’avons vu, à un intérêt public majeur, mais revêt également un caractère impératif, car il participera au maintien du dynamisme du secteur des ENR.
La présidente de la commission des affaires économiques du Sénat, a ainsi déclaré :
« Inscrire la transition énergétique au cœur du plan de relance constitue la condition sine qua non pour sortir de la crise économique sans dévier de nos engagements climatiques, tels qu’ils résultent de la loi Énergie-Climat, adoptée par le Sénat dans un esprit de consensus »
(7 avril 2020, audition du ministre de la Transition écologique et solidaire par le Sénat).
Depuis le « Rapport Stern » de 200622, il est établi que le coût de l’inaction face au réchauffement climatique serait supérieur à celui des mesures nécessaires pour éviter les dégâts écologiques.
L’ADEME a ainsi estimé que dans l’hypothèse d’un scénario où la France atteindrait un mix électrique « 100% ENR » en 2050, les impacts expansionnistes de la transition énergétique l’emportent sur les effets récessifs : l’économie française serait notamment enrichie de près de 900 000 emplois.
En effet les effets récessifs sur l’économie, tels que l’augmentation de la fiscalité environnementale, sont compensés par la hausse de l’emploi liée aux investissements dans les renouvelables, la baisse de la facture énergétique à moyen terme (permettant d’augmenter la consommation sur d’autres secteurs), la redistribution des recettes de la fiscalité énergétique aux ménages (sous forme de baisse d’impôt sur le revenu)23.
Les investissements nécessaires à l’atteinte de l’ensemble des objectifs fixés par les politiques, telles que la SNBC et la PPE, induisent donc un effet d’entraînement positif sur l’économie française : le besoin d’augmentation de la production d’énergie d’origine renouvelable nécessite des investissements et des créations d’emplois.
Pour l’heure, les ENR sont à l’origine, en 2017 en France, de 8 Md€ d’investissement et de 60 000 emplois en équivalent temps plein24. Ces emplois recouvrent les activités de
22 Lord Nicholas Stern, « The Economics of Climate Change », Cambridge University Press, 2006.
23 Source : ADEME, Mix électrique 100% renouvelable – Evaluation macro-économique, p.19.
24 Source : Statistiques du Ministère de la transition écologique, Chiffres clés des énergies renouvelables,
2020Propriété de Biotope
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fabrication, d’installation et de maintenance des équipements (éoliennes, pompes à chaleur, panneaux photovoltaïques, etc.) et de la vente d’énergie.
Il est à noter que par comparaison aux autres sources d’énergies renouvelables, le PV au sol représente une opportunité plus forte que d’autres énergies renouvelables en termes d’emplois : en effet selon la dernière PPE :
« Les activités de pose, de raccordement au réseau et de développement technico-commercial font de la réalisation d’installations solaires une activité intensive en emplois. La filière photovoltaïque représentait environ 7 300 emplois en France en 2017.»25
Bien que dans le domaine de la production de modules photovoltaïques la France ait souffert de la très forte concurrence des pays asiatiques, le pays reste producteur de certains équipements notamment les onduleurs et les trackers.
En 2017, le contenu en emploi de la filière est de 622 ETP/TWh et le marché s’est établi à 4,7 Mds€26.
Le projet Centrale hybride de Ste-Anne participera ainsi directement au maintien du dynamisme de ce marché en France.
La contribution du projet Centrale hybride de Ste-Anne en termes d’emplois
Le projet Centrale hybride de Ste-Anne permettra de soutenir la croissance continue du secteur des ENR, notamment en termes d’emplois, durant les périodes de construction et d’exploitation.
En phase construction :
Durant les 24 mois de construction, le projet mobilisera en moyenne une trentaine de personnes sur site permettant de maintenir des emplois indirects principalement dans les métiers de l’hôtellerie et la restauration.
Les activités de génie civil, terrassement, défrichement, sécurité, gardiennage et gestion de la base vie seront réalisées par des entreprises locales. Elles nécessiteront l’emploi de l’équivalent de 10 personnes à temps plein durant 24 mois.
En phase d’exploitation :
3 personnes seront employées à temps plein pour l’exploitation de la centrale.
Au regard du taux de chômage de 14.5% en Guyane27, supérieur à la moyenne nationale de 7.3%28 le projet de Centrale hybride Ste-Anne représente une réelle opportunité de soutien à l’économie locale.
25 PPE p. 123.
26 Idem.
27 INSEE, 2021
28 INSEE, 2022Propriété de Biotope
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B. Des retombées économiques positives pour les collectivités territoriales
Les parcs d’ENR présentent également un intérêt économique local, l’exploitation du parc générant des retombées fiscales durant 25 ans sur le territoire.
Les collectivités locales percevront ainsi :
- La taxe d’aménagement répartie entre la commune de Mana percevra et le département.
- L’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseau (IFER)
- La contribution économique territoriale
- La taxe foncière
La collecte de ces différentes taxes et impôts locaux présente donc un intérêt
socio-économique significatif pour les collectivités.
CONCLUSION
D’une part, le projet Centrale hybride de Ste-Anne contribue au déploiement des sources d’énergies renouvelables au niveau national et local, indispensables à la lutte contre le réchauffement climatique et par conséquent nécessaire à la préservation de la biodiversité sur le long terme.
A ce titre, le projet Centrale hybride de Ste-Anne répond à un intérêt public majeur indéniable, étant porteur en lui-même d’un intérêt environnemental.
D’autre part, ce projet contribuera significativement au maintien du dynamisme du secteur des ENR, indispensable dans le contexte socio-économique actuel, et entraînera des retombées positives au niveau local.
L’ensemble de ces éléments indiquent que la réalisation du projet Centrale hybride de Ste- Anne répond à une raison impérative d’intérêt public majeur.Propriété de Biotope
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III.3.2 Choix de positionnement du projet
Le projet en répondant au besoin en énergie de l’ouest guyanais doit se situer à une distance raisonnable du poste source EDF du carrefour Margot. Voltalia a cherché à s’éloigner des zones très urbanisées (bourgs des communes, village) pour éviter et réduire l’impact sur les riverains, à éviter les zones d’enjeux écologiques forts (Réserve naturelle, ZNIEFF et autres) pour éviter et réduire les impacts environnementaux, mais également à éviter les zones à risques (PPRI).
A cela s’ajoute des contraintes réglementaires comme le Schéma d’Aménagement Régional et les zonages de l’Office National des Forêts (ONF). Après différents échanges avec les acteurs locaux et l’ONF, c’est l’emplacement retenu qui est le plus approprié pour ce projet.
Au Sud et à l’Est, le Domaine Forestier Permanent (DFP) de l’ONF ne permet pas l’implantation du projet. Au nord, c’est le projet CEOG (Centrale Electrique de l’Ouest Guyanais) mais également une ZNIEFF de type 2 qui ne permet par l’implantation du projet. A l’Ouest, les zones agricoles du SAR ne permettent pas l’accueil du projet (voir cartographie ci-dessous).
Carte 5 : Cartographie des contraintes écologiques et d'usages dans l'ouest guyanaisPropriété de Biotope
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La parcelle située au Sud du poste source de Saint-Laurent avait été envisagée. Elle n’a pas été retenue du fait de sa proximité aux habitations et du projet de route reliant la Route Nationale 1 qu’elle doit accueillir.
La parcelle retenue pour le projet est située sur un Espace Naturel de Conservation Durable, compatible avec l’accueil d’un projet d’énergie renouvelable (voir cartographie ci-après).
Carte 6 : Cartographie des destinations des sols selon le SAR de la Guyane en vigueur
L’ONF avait par ailleurs communiqué à Voltalia avoir déjà exploité du bois d’œuvre sur cette parcelle. Ces éléments ont justifié le choix de positionner la Centrale hybride de Ste- Anne sur ce foncier.Propriété de Biotope
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III.3.2.1 Facteurs naturels du site
Le secteur offre un potentiel intéressant :
• Le secteur bénéficie d’un ensoleillement élevé, compte tenu de sa situation proche du littoral guyanais. D’après la DEAL Guyane, le gisement solaire moyen annuel du département s’élève à 1222 kWh/m²,
• Le terrain présente des zones relativement « plates », ce qui limitera les ombres portées.
III.3.2.2 Infrastructures énergétiques
La ligne haute tension B (HTB) Kourou-Saint-Laurent (90 kV) est située au niveau de la RN1, à proximité immédiate du site de projet au Nord.
Le poste électrique d’EDF de Saint-Laurent (carrefour Margot), auquel est raccordée la ligne HTB précitée, est situé à environ 6,5 km (vol d’oiseau) à l’Ouest du site du projet.
Les futures liaisons électriques seront réalisées en technique souterraine, et emprunteront préférentiellement les emprises des voies et chemins du secteur. Le tracé de ces liaisons sera déterminé par le gestionnaire du réseau électrique national EDF.
III.3.2.3 Implantation du projet photovoltaïque et électrique vis-à-vis des zones habitées
Le site retenu est localisé au sein de la forêt dense guyanaise. Dans ce contexte, les habitations les plus proches sont identifiées à plus de 120 m au Nord de la limite de propriété du site de projet bien au-delà des zones de covisibilité.
Les phases « construction » et « démantèlement en fin d’exploitation » (la durée d’exploitation est de 25 ans) généreront peu de nuisances pour les habitants.
En phase d’exploitation, la centrale photovoltaïque sera intégrée dans le paysage, et n’entraînera pas de nuisances : en effet, les postes onduleurs, seule source de bruit potentielle, seront implantés à une distance minimale de 500 m vis-à-vis des habitations.Propriété de Biotope
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III.3.2.4 Accès au site
L’accès vers la centrale électrique hybride se fait comme suit :
- L’accès aux secteurs Nord, Nord-Est et Sud de la centrale est assuré par la RN1, située en bordure Nord du site,
- La piste Ste-Anne, située en bordure Ouest de la centrale, permet d’accéder au secteur Ouest.
Le choix d’avoir deux accès distincts a été motivé par la présence d’un bras de la crique St- Anne, qui traverse le site et le divise en deux grandes zones (voir figure page suivante).
VOLTALIA a pris la décision de créer un ouvrage pour traverser le bras de la crique (pont, brésilien en bois) pour faire passer le câble de raccordement et assurer un accès continu à chaque partie de la centrale dans le cas où l’une des entrées serait bloquée.
La présence de la RN1 (principal axe routier de la Guyane) au Nord des terrains d’implantation du projet permet un accès facile au site, notamment pour les approvisionnements dans le cadre de la phase travaux. Les voiries sont suffisamment dimensionnées pour recevoir ce trafic temporaire supplémentaire, généré par le chantier.
Carte 7 : Accès à la centrale hybride de Ste-AnnePropriété de Biotope
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III.3.2.5 Compatibilité avec le Plan Local d’Urbanisme
En septembre 2019, la mairie de Mana délibère et engage la procédure déclaration de projet emportant mise en compatibilité du PLU permettant ainsi l’implantation du projet au niveau de la crique Sainte-Anne.
Actuellement, le projet est compatible avec les zonages A et Nf du PLU de la commune de Mana.
III.3.2.6 Acceptation et soutien local
La société VOLTALIA dispose de l’accord du propriétaire (ONF) des parcelles concernées par le projet de centrale électrique hybride.
Ce projet s'inscrit également dans la volonté de développement des énergies renouvelables de la Guyane, de la Communauté de Communes de l’Ouest Guyanais et de la Commune de Mana.
III.3.2.7 Localisation en dehors des zones de protection et d’inventaires
Le périmètre opérationnel ne recoupe aucun zonage d'intérêt ou d’inventaire (site Ramsar, Réserve naturelle, APPB, ZNIEFF).
A noter qu’en Guyane, le réseau Natura 2000 n’est pas présent.
III.3.2.8 Impacts visuels limités
La forte présence de la forêt guyanaise sur les terrains d’implantation du projet, crée des écrans visuels naturels qui empêchent la covisibilité avec la centrale électrique hybride.
Malgré le défrichement d’une partie du site, une grande partie de la végétation sera maintenue afin de garder ces écrans naturels, ce qui conduit à limiter les impacts paysagers.
De la même façon, la situation éloignée des terrains par rapport aux bourgs des communes d’implantation et limitrophes (Mana et Saint-Laurent-du-Maroni) contribue à la réduction de l’impact généré par le projet sur le paysage.
III.3.2.9 En dehors des zones à risques majeurs et grand projet
Le site du projet prend place en dehors des zones à risques majeurs, qu’ils soient naturels ou anthropiques. Le respect d’exigences en matière de conception et de construction permettra de s’affranchir des aléas recensés (incendie forêt principalement).Propriété de Biotope
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III.3.3 Variantes du projet
Les différentes variantes ont été conçues afin de s’adapter aux contraintes identifiées au cours de l’élaboration du projet et de l’avancement des expertises, notamment naturalistes, conduites sur le site.
III.3.3.1 Variante n°1
La variante 1 consiste en la première ébauche de projet. Elle place principalement le parc photovoltaïque sur la partie Est du terrain d’implantation, sans prise en compte de l’évitement des zones naturelles à enjeux fort.
Cependant, les résultats de l’étude écologique montrent que plusieurs zones sensibles (à enjeux forts) étaient affectées sous cette configuration. Voltalia a donc fait le choix de modifier le projet pour éviter les incidences négatives sur les habitats, la faune et la flore du secteur.
L’installation s’étend alors sur une surface de 47,2 ha et développe une puissance de 47,2 MWc.
A noter que le choix du site d’implantation de la centrale thermique, de la zone de stockage et des locaux n’avait pas encore été fait.
La figure ci-après présente le plan de masse correspondant à la variante n°1.
Figure 2: Plan d'implantation de la variante n°1Propriété de Biotope
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III.3.3.2 Variante n°2
Sur la base de la cartographie des habitats naturels recensés sur le site du projet photovoltaïque et les habitats caractéristiques des zones humides rencontrées sur les terrains d’implantation (notamment dans la zone Est du site), une grande partie des panneaux solaires a été déplacée vers les zones à faibles enjeux, soit le secteur Ouest.
Cette variante évite également l’implantation des modules à proximité des affluents de la crique Ste-Anne qui traversent le site, afin de préserver les habitats en bordures des cours d’eau et les cours d’eau eux-mêmes.
Le nombre de modules passe de 96 000 à 101 120. La disposition de la structure des panneaux solaires (voie vue latérale de la structure sur le plan d’implantation ci-après) est modifiée.
La surface photovoltaïque est maintenue à 47,2 ha pensant que la puissance installée augmente à environ 45 MWc. Il s’agit donc d’une optimisation de la surface employée.
A noter qu’un pont, traversant un des bras de la crique Ste-Anne, est implanté afin de relier les secteurs Nord, Nord-Est et Sud du projet, avec le secteur Ouest.
Il faut également noter, que la centrale thermique et la zone de stockage d’énergie sont placées au Nord des terrains à proximité de la RN1. Un seul accès au Nord est défini.
La figure ci-après présente le plan de masse correspondant à la variante n°2.Propriété de Biotope
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Figure 3: Plan d'implantation de la variante n°2
III.3.3.3 Variante n°3
La principale modification de la variante n°3 consiste dans la redistribution d’une partie des modules situés en bordure Ouest du site, vers la zone Nord des terrains d’implantation (à proximité de la centrale thermique).
Suite à la visite des terrains, Voltalia a constaté la présence d’abattis noirs marrons, partiellement occupés au droit du terrain d’implantation du projet, en bordure Ouest. Pour cette raison, les modules positionnés sur cette zone ont été déplacés vers le Nord du site, sur une zone où les enjeux écologiques sont négligeables.
La deuxième modification à prendre en compte est la création d’un deuxième accès au site au niveau de la piste Ste-Anne.
Enfin, les locaux et bureaux du projet ont été positionnés au droit du secteur Nord du site, à proximité immédiate de la zone de stockage d’énergie.
Le nombre de modules, ainsi que le type de structure des panneaux, restent inchangés.
La figure ci-après présente le plan de masse correspondant à la variante n°3.Propriété de Biotope
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Figure 4: Plan d'implantation de la variante n°3
III.3.3.4 Variante n°4
La dernière variante intègre la suppression du pont, prévu pour franchir l’affluent de la crique Ste-Anne qui traverse le site.
L’objectif est de préserver entièrement les différents cours d’eau présents au droit des terrains d’implantation. Ainsi, aucune ouvrage ou équipement n’est disposé à proximité des cours d’eau présent sur l’emprise du projet.
Le parc est donc scindé en deux et chaque partie dispose d’un accès spécifique.
Le nombre de modules, ainsi que le type de structures des panneaux, restent inchangés.
La figure ci-après présente le plan de masse correspondant à la variante n°4.Propriété de Biotope
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Figure 5: Plan d'implantation de la variante n°4
III.3.3.5 Variante n°5
Lors de l’instruction du permis de construire, de la déclaration au titre de la loi sur l’eau, de la dérogation à la loi littorale, de la dérogation à la destruction d’espèces protégées, des déclarations ICPE, Voltalia a fait évoluer l’implantation du projet de manière à intégrer les exigences et recommandations des différents services.
L’entrée Ouest du projet (piste Ste-Anne) a été déplacée pour :
- Maîtriser le risque de développement de nouveaux abattis après la création des pistes du projet. Le portail d’accès se situe désormais en bordure de la piste Ste- Anne et freine le développement d’abattis informels ;
- Réduire la longueur totale des voieries du projet ce qui permet une économie financière et de matériaux ;
- Des raisons d’acceptabilité sociale, l’emprise de l’ancienne entrée était située sur celle d’un abattis.
Voltalia a pris la décision de créer un ouvrage pour traverser le bras de la crique (pont, brésilien en bois) pour faire passer le câble de raccordement jusqu’au poste de livraison et assurer un accès continu (au SDIS Guyane et aux exploitants) à chaque partie de la centrale dans le cas où l’une des entrées serait bloquée.
Sans modification de la puissance solaire de la centrale, un ilot solaire a pu être supprimé. Ce choix s’explique par :Propriété de Biotope
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- L’usage de modules photovoltaïques plus performants. Depuis le dépôt du dossier de permis de construire début 2020, le marché des modules photovoltaïques a évolué. De nouveaux panneaux photovoltaïques, plus efficaces et puissants ont vu le jour depuis permettant de réduire la surface totale d’implantation des panneaux.
- La volonté d’améliorer l’acceptabilité sociale du projet. L’emprise d’un ilot était en conflit avec un abattis.
Figure 6: Plan d'implantation de la variante n°5, retenue à ce jour
A ce jour, faisant suite à la concertation locale, Voltalia a retiré en accord avec l’ONF (gestionnaire du foncier accueillant le projet) l’emprise de certains abattis du Contrat de Réservation Foncière Voltalia-ONF. La réservation est désormais de 129 ha contre 134 ha initialement.Propriété de Biotope
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III.3.4 Moyen mis en œuvre pour intégrer les enjeux du
projet
Les échanges qui ont eu lieu au cours de l’élaboration du projet ont permis de mettre en place une mesure d’évitement en phase de conception importante et pertinente.
En effet, le positionnement des parcs photovoltaïques a directement pris en compte les plus forts enjeux de conservation identifiés au sein de la zone. Ce sont notamment les forêts inondables de bas-fonds et les criques qui ont été en majeure partie évitées, car :
● Elles sont en meilleur état de conservation comparativement aux forêts de terre ferme exploitées ;
● Elles accueillent une batrachofaune riche ainsi que plusieurs plantes déterminantes de ZNIEFF, ou protégée (Pachira dolichocalyx)
Ainsi, la partie centrale de la zone d’étude, où s’écoule une petite crique forestière, ainsi que les affluents de ce cours d’eau seront majoritairement préservés du défrichement. Toute la forêt bordant la Crique Sainte Anne, qui s’écoule à l’est de la zone d’étude et qui abrite un spécimen de Pachira dolichocalyx sera également préservée.
Ainsi, les secteurs de forêts de terre ferme comparativement plus dégradés situés à l’ouest de la zone d’étude ont été privilégiés pour accueillir les parcs photovoltaïques.Propriété de Biotope
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Carte 8 : Modification de l'emprise durant la conceptionPropriété de Biotope
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III.3.5 Mesure d’évitements
Aucune mesure d’évitement n’a été mise en place pour ce projet. En effet, la Convention d’Occupation Temporaire avec l’ONF sera signée uniquement pour l’emprise du projet. Cependant, comme indiqué au III.3.3, l’emprise du projet a été adapté au contexte local afin de minimiser les impacts sur les habitats comportant les plus forts enjeux de conservation.IV
lkhkjhkj
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IV.1 Effort d’inventaire
Efforts d’inventaire Naturalia (saison sèche) Biotope 2019 (saison des pluies) Biotope 2022 (compléments d’inventaires)
Flore et habitats 6 au 8 décembre 2018 3 au 7 juin 2019 26 au 28 juillet 2022
Ichtyofaune ADNe, décembre 2018 - -
Avifaune 6 au 8 décembre 2018 3 au 7 jun 2019 -
Entomofaune 6 au 8 décembre 2018 - -
Batrachofaune 6 au 8 décembre 2018 3 au 6 juin 2019 28 au 31 mars 2022
Herpétofaune 6 au 8 décembre 2018 3 au 7 juin 2019 -
Mammalofaune
terrestre 6 au 8 décembre 2018 3 au 7 juin 2019 -
Mammalofaune
volante 6 et 7 décembre 2018 - -
IV.2 État initial
IV.2.1 Habitats et zones humides
IV.2.1.1 Habitat
Forêts denses
Les forêts qui se développent à l’est de Saint-Laurent du Maroni croissent sur des sols récents et relativement riches. La topographie est émoussée et les reliefs présentent des pentes douces qui précèdent de vastes plateaux. Selon la typologie HABREF 4, ces forêts se placent dans la catégorie G46.4 soit les « forêts denses sempervirente humide de Guyane de basse altitude ». Guitet et al. (2015) distinguent deux types forestiers qui viennent en contact dans le secteur de la zone d’étude : les forêts des basses vallées fluviales et les forêts côtières des terres hautes. Ces deux types forestiers se distinguent par l’abondance desPropriété de Biotope
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Caesalpinoidaea, notamment Eperua falcata, des Lecythidaceae, et dans une moindre mesure des Goupiaceae (Goupia glabra).
Le peuplement qui constitue les forêts situées au sein de la zone d’étude est riche et très varié. Eperua falcata est effectivement l’une des principales essences présentent dans ces forêts ; elle partage la dominance du peuplement avec Chrysophyllum sanguinolentum (Sapotaceae) qui est également très abondant. Mais des représentants de plus d’une dizaine de familles d’arbres sont également présents. On notera l’abondance des Lecythidaceae (Lecythis persistens, L. zambucajo, Couratari guianensis, Eschweilera coriacea …), les Myristicaceae (Virola spp, Iryanthera), des Vochysiaceae (Vochysia guianensis, V. tomentosa, Qualea rosea, Ruitzeria albiflora), des Apocynaceae (Geissospermum laeve, Aspidosperma sandwithianum, A. marcravianum), les Moraceae (Brosimum parinarioides, B. utile), les Lauraceae …
On remarquera la présence de quatre espèces d’arbres déterminantes de ZNIEFF : Dicorynia guianensis, Qualea rosea, Recordoxylon speciosum, Laplacea fruticosa. Si les deux premières espèces compte parmi les plus exploitées du département, car très abondantes, les deux suivantes sont plus rares et représentent un enjeu de conservation plus important. C’est en particulier le cas de Laplaceae fruticosa, la seule représentante de la famille des Theaceae en Guyane, qui n’est connue que de quelques stations situées dans l’ouest du département.
Les pentes se distinguent par un sous-bois dense, où les Annonaceae (Paypayrola, Anaxagorea dolichocarpa) ainsi que les Rapateaceae (Spatanthus lateralis) sont très abondantes. La présence de ces espèces nous indique un drainage latéral superficiel, et donc des sols plus hydromorphes. Sur les plateaux, le sous-bois est quant à lui dégagé, et essentiellement constitué des recrus des espèces ligneuses dominant le peuplement.
La strate épiphyte n’est pas très abondante en forêt de terre ferme et constituée d’espèce d’Orchidaceae fréquentes dans l’ensemble de la Guyane (Christensonnella uncata, Maxillariella alba, Heterotaxis sessilis, Octomeria surinamensis).
Ces forêts ont fait l’objet d’une exploitation plus ou moins importante, dont les traces sont encore visibles aujourd’hui (souche d’exploitation, pistes). Le peuplement est parcouru de chemins forestiers souvent colonisés de Melastomataceae et Urticaceae (Cecropia spp.), qui ne sont plus praticables à pied. Les abords de ces pistes sont fréquement colonisés par des espèces lianescentes (eg : Guatteria scandens, Aristolochia cf stahelii).Propriété de Biotope
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Carte 9 : Habitats naturelsPropriété de Biotope
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L’ouverture du milieu a certainement favorisé le développement d’espèces héliophiles, parfois pionnières. Le genre Parkia (Mimosaceae) est, à titre d’exemple, représenté par 4 espèces (parmi les 7 que compte la Guyane), dont les représentants atteignent des dimension impressionnantes (D13029 > 100 cm). De même, des espèces classiquement abondantes dans les forêts de Guyane sont sous représentées (eg : Vouacapoua americana) ou leurs effectifs présentent un déficit de spécimens de grande taille (eg : Dicorynia guaianensis). Les forêts les plus proches de la Piste Sainte-Anne, à l’ouest de la zone d’étude, sont celles où l’exploitation semble avoir été la plus importante. Signalons que des prélèvements non déclarés ont été observés lors de nos prospections, l’Angélique (Dicorynia guianensis) était l’unique essence ciblé de ces abattages.
Malgré cette exploitation ancienne et actuelle, le peuplement reste une forêt fonctionnelle capable d’accueillir une faune diversifiée (cf : avifaune). Les secteurs perturbés sont en cours de restauration, alimentés par des secteurs plus préservés qui les alimentent en recrûs.
Forêts des vallons et des bas de pentes humides
Les reliefs sont entaillés de petit cours d’eaux, à l’écoulement probablement temporaire (en saison des pluies, janvier-juin), qui y prennent source. Ils forment de petits vallons à l’ambiance plus fraîche. Cette hygrométrie plus forte favorise le développement d’une strate épiphyte plus abondante que dans les forêts de terres fermes. Les Araceae et les Bromeliaceae dominent cette strate (Philodendron squamiferum, P ornatum, P. pedatum, Tillandsia adenohora, Guzmannia ligulata…). La strate arborée reste très diversifiée, sans que des variations notables de la composition floristique puissent être discernées.
La dominance des arbustes dans le sous-bois est importante, comme dans le reste des bas- de pente. Néanmoins, certaines espèces semble inféodées à ces ambiances très humides (eg : Psychotria microbotris).
Forêts marécageuses sur argiles à Symphonia globulifera
Le centre de la zone d’étude est parcouru par un cours d’eau (crique) qui est bordé d’une forêt marécageuse sur argile. Le peuplement est composé d’espèces d’arbres communes dans ce type d’habitat (Virola surinamensis, Laetia procera, Goupia glabra, Carapa procera). Aux abords de la crique, le peuplement s’enrichie en espèces supportant des fortes conditions d’hydromorphie (Pterocarpus cf officinalis, Symphonia globulifera, Tabebuia insignis …).
Lorsqu’elle est rejointe par un affluent, le lit de cette crique s’évase et donne lieu à des bas- fonds où se forme des petites mares temporaires. Le peuplement y est localement dominé par le palmier Euterpe oleracea. L’ambiance très humide favorise le développement de fougères, qu’elles soient arborescentes (Cyathea cf surinamensis) ou lianescentes. Des épiphytes plus exigeantes y trouve également un habitat de prédilection (Dichea, Batemannia colleyi, Lutheria splendens, Guzmannia melinonis).
Dans le sous-bois, les Violaceae (Paypayrola) et les Annonaceae (A. dolichocarpa) sont encore très abondantes. La strate herbacée est riche en Heliconia richardiana (Heliconiaceae)
29 D130 : diamètre mesuré à 130 cm au-dessus du sol.Propriété de Biotope
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ainsi qu’en Monotagma spicatum (Maranthaceae). Se développant dans le cours d’eau peu profond, on notera la présence de populations de Thurnia sphaerocephala.
Se développant sur des sols instables, et moins riches en essences recherchées sur le marché (Angélique, Gonfolo, Wacapou) ces forêts ont moins été exploitées. Elles sont, en conséquence, dans un meilleur état de conservation que leurs corollaires sur sols drainants.
Forêts ripicoles à Eperua falcata
A l’est de la zone d’étude s’étend un vaste plateau alluvionnaire où s’écoule la Crique Sainte-Anne. À la différence du cours d’eau situé au centre de la zone d’étude, de dimension modeste, la crique Sainte-Anne est large de trois à cinq mètres par endroit et profonde de plus d’un mètre. On notera un renforcement de la présence de la dominance d’Eperua falcata dans ces forêts, qui restent cependant très diversifiées. Certaines espèces d’arbres ne se rencontrent, dans la zone d’étude, que sur les berges de cette crique : Macrolobium bifolium, Pachira cf dolichocalyx. Cette dernière espèce est protégée en Guyane française, c’est par ailleurs la seule plante protégée identifiée sur le site.
Aux abords directs de la crique apparaissent des secteurs lianescents, très ouverts ; il ne nous a pas été possible d’identifier la (les) liane(s) à l’origine de ces formations.
La strate herbacée comporte des espèces caractéristiques de ce type de milieu telles Hymenocalyx tubiflora ou Palmorchis prospectorum ; cette orchidée terrestre est une espèce déterminante de ZNIEFF.
Ces forêts sont globalement dans un bien meilleur état de conservations que celles qui longe la Piste Sainte-Anne. Elles n’ont fait l’objet que de quelques prélèvements non-déclarés, aucune piste forestière n’y a été ouverte.
Friches secondaires arbustives
Le nord de la zone d’étude, en contact avec la RN2 a été défriché dans un passé récent pour la mise en culture (abattis). Aujourd’hui abandonnés, ces terrains ont été recolonisés par une végétation arbustive dense et peu praticable à pied. Suivant les conditions de drainage des sols, ces friches présentent des faciès différents. Dans les secteurs les plus drainant, elles ressemblent par certains côtés à des savanes arbustives, on y trouve des espèces telles Clusia nemorosa, Protium heptaphyllum, ou les lianes Lygodium volubile ou Davilla kunthii. Dans les secteurs les plus humides, c’est le palmier pinot Euterpe oleraceae qui forme des peuplements presque purs ; Il est possible que la dominance de cette espèce ait été favorisée lors de la mise en culture30. Tout au nord se trouve une population de Pins des caraïbes Pinus caribea, plantée par les humains. On notera également la présence de rémanent de culture tel Ananas comosus. L’origine des spécimens de cette espèce étant clairement anthropique, ils n’ont pas été considérés comme des enjeux de conservation.
30 On tire du palmier Euterpe oleracea le Wassaï (ou Açaï) consommé en Guyane.Propriété de Biotope
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Abattis noirs marrons
La Piste Sainte-Anne est bordée d’abattis aux divers stades de jachère. Dans le secteur ouest de la zone d’étude, la jachère a récemment été abattue pour un nouveau cycle de culture, et le sous-bois d’une parcelle adjacente a également été préparé. La flore qui se rencontre dans ce type d’habitat est composée d’espèces pionnières héliophiles, parfois allochtones (Mimosa pudica, Spermacocce alta) sans grand intérêt pour la conservation. On notera cependant la présence d’une population de Palmorchis prospectorum, espèce déterminante de ZNIEFF, en marge des secteurs préparés pour la mise à feu. À l’instar des ananas localisés dans les friches arbustives, les spécimens observés dans ces abattis n’ont pas été considérés comme des enjeux de conservation.
IV.2.1.2 Les zones humides
Sur l’aire d’étude les zones humides sont représentées par les habitats suivants décrits plus tôt dans le document :
- Forêts des vallons et des bas de pentes humides
- Forêts marécageuses sur argiles à Symphonia globulifera
- Forêts ripicoles à Eperua falcata
- Et bien évidemment le cours des différentes criques parcourant le site
Ces zones humides ont toutes (à part le lit des criques) un caractère humide temporaire à savoir que ces habitats sont secs 3 mois de l’année au cœur de la saison sèche, de début septembre à fin novembre. A l’inverse, le plus fort taux de submersion de ces habitats intervient en général durant les mois de mai et juin aux plus hautes eaux des criques forestières, mais aussi durant les plus fortes précipitations de l’année.
Elles représentent une surface totale de 22.6 ha sur une aire d’implantation totale possible du projet de 141.6 ha (voir tableau suivant pour les détails par milieu)
Code Nom Surface (ha)31
G24.71 Criques en sous-bois de forêt dense de basse altitude 0,3582
G46.412 Forêts des vallons et des bas de pentes 2,7338
G4A.52 Forêts marécageuses sur argiles à Symphonia globulifera 13,8830
G4A.421 Forêt ripicoles 5,6746
31 La surface retenue dans ce tableau est la surface des habitats au sein du périmètre du projet (zone
d’étude principale)Propriété de Biotope
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IV.2.2 Flore
IV.2.2.1 Flore protégée
Pachira dolichocalyx (Malvaceae)
Pachira dolichocalyx est un arbre de sous-canopée appartenant à la sous-famille du baobab ou des Cacao-rivière (Malvaceae-Bombacoideae). Il possède des feuilles au limbe digitées et très discolor d’une face à l’autre. Ses fleurs sont impressionnantes, leur calice vert et leur corolle formée de 5 pétales lie-de-vin atteignent 30 cm de longueur et enserre un faisceau d’étamines blanches similaire à l’éclat d’un feu d’artifice. Son fruit est une cabosse semblable à celle d’un Theobroma velutina (cacao sauvage) à ceci près qu’elle est plus grosse, présente 5 côtes marquées et enferme des graines qui ne sont pas entourées d’un arille sucré.
Cette espèce n’a été que très récemment décrite (Robyns, 1988) à partir d’un échantillon récolté en Guyane en 1980. Ailleurs dans le monde, elle n’a été signalée qu’au Suriname et au Guyana où il n’est connu que d’une station dans chacun de ces pays. C’est donc une espèce qui peut être considérée comme endémique du plateau des Guyanes.
En Guyane française, elle est connue jusqu’à présent que de cinq localités recensées à l’herbier de Cayenne. La petite population de 3 individus (deux juvéniles et un sub-adulte) située sur le versant nord du relief haut de 142 m représente donc une découverte importante pour la conservation.
De par sa faible aire de répartition et sa rareté, cette espèce est inscrite sur la liste des espèces végétales intégralement protégées en Guyane française.
Un seul spécimen de cette espèce a été localisé le long de la crique Sainte-Anne.
IV.2.2.2 Flore déterminante de ZNIEFF
Laplacaea fruticosa (Theaceae)
Cet arbre se reconnaît facilement lorsqu’il est en fleur ; ces dernières sont blanches, larges (> 5 cm de diamètre) et garnies de bouquet d’étamines jaunes à la base de chaque pétale. Cette espèce est présente dans tout le nord de l’Amérique du Sud ainsi qu’au sud de l’Amérique Centrale. En Guyane, cette espèce n’a fait l’objet que de deux dépôts à l’herbier de Cayenne, l’un provenant de la RBI de la Trinité, l’autres des bas-fonds sur sables blancs entre Saint-Laurent et Mana.
Deux spécimens ont été localisés à l’est de la zone d’étude, l’un en haut de versant, l’autre au pied d’une pente faible. Il est possible que d’autres spécimens soient présents ailleurs dans le peuplement.
Figure 7 : corolle et androcée de
Laplacea fruticosa (Cliché pris hors site
: E. Fonty,Biotope)Propriété de Biotope
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Palmorchis prospectorum (Orchidaceae)
Cette grande orchidée terrestre affectionne les zones de bas-fonds et de flats de forêt primaire. Cette plante remarquable est considérée comme une espèce déterminante ZNIEFF, d’une part car elle est endémique de Guyane française et d’autre part car elle apparaît comme rare, en petit nombre, sur les sites où elle est contactée.
Cette plante présente donc un fort intérêt patrimonial et il est nécessaire que les populations découvertes en lisière immédiate du projet ne soient pas impactées. Cette recommandation concerne d’ailleurs l’ensemble de la forêt de bas-fonds qui devra être préservée de manière effective, c’est-à-dire sans que cet habitat soit morcelé ou mis en ensoleillement par une déforestation limitrophe.
Plusieurs spécimens de cette espèce ont été observés au sein de la zone d’étude. Elle affectionne les forêts marécageuses, aussi la rencontre-t-on aux abords des crique, une importante population est située le long de la crique Sainte-Anne (à l’extrême est de la zone). Etonnamment, une petite population a été observée en bordure d’abattis, en haut de versant, à l’ouest de la zone d’étude.
Recordoxylon speciosum (Caesalpinoideae)
Recordoxylon speciosum est l’un des arbres de l’étage dominant des forêts guyanaises. Il présente une écorce granuleuse, se détachant en plaques. L’écorce interne est cassante et très fibreuse et dégage une odeur, caractéristique, d’urine de chat. Cette espèce possède une aire de répartition restreinte, qui s’étend au Guyana, à la Guyane française et au nord du Brésil (Amazonas, Rondônia). Recordoxylon speciosum est une espèce relativement rare en Guyane française, il se rencontre presque exclusivement dans le nord du département, sur des sols drainants ; notons cependant qu’il a été observé dans la région de Saül.
Un seul spécimen de cette espèce a été observé, au sommet de l’une des collines situées au nord-ouest de la zone d’étude
Disteganthus lateralis (Bromeliaceae)
Cette Bromelicaeae terrestre de 1,50 m de hauteur se rencontre ponctuellement en sous- bois sur des sols à drainage vertical profond. Cette espèce est considérée comme une déterminante de ZNIEEF en raison de son endémisme au plateau des Guyanes, de sa relative rareté au sein de la Guyane et de la sensibilité de son habitat vis-à-vis des différentes perturbations anthropiques.
Nous avons observé cette espèce à et là dans le peuplement, les spécimens étaient généralement regroupés par trois ou quatre.
Dicorynia guianensis (Caesalpinoideae)
L’« Angélique » est une espèce strictement limitée dans sa répartition au plateau des Guyanes, où elle est principalement distribuée en Guyane française. Très commun sur notre territoire, ce grand arbre est particulièrement recherché pour ses qualités de bois d’œuvre. Cette espèce se trouve en abondance dans les forêts de terre ferme ; quelques pieds se trouvent en forêt de bas-fond.
Figure 9 : Disteganthus lateralis (cliché
pris hors site, É. Fonty, Biotope)
Figure 8 : Palmorchis prospectorum, (©
É. FONTY / Biotope)Propriété de Biotope
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Cette espèce est présente de manière diffuse dans le peuplement, généralement en forêt de terre ferme.
Qualea rosea (Vochysiaceae)
Le « Gonfolo rose » est un arbre de l’étage dominant endémique du Suriname et de la Guyane pouvant atteindre 35 mètres de hauteur avec des diamètres variant de 50 à 100 cm. C’est une espèce plutôt répandue et relativement fréquente (la base de données Aublet 2 recense 53 parts d’herbiers), en particulier dans l’ouest du département, mais elle est extrêmement recherchée et exploitée pour son bois.
Tout comme D. guianensis, cette espèce est présente de manière diffuse dans le peuplement, plus fréquemment en forêt de terre ferme. Elle est cependant moins abondante, peut-être en raison de son exploitation.
Aristolochia stahelii
Il s’agit d’une liane aux feuilles cordées qui, lorsqu’elle atteint un diamètre important, arbore fréquemment d’importantes crêtes liégeuses. Cette espèce est endémique de l’est du plateau des Guyanes (Suriname et Guyane française). C’est l’une des aristoloches les plus collectées de Guyane française, elle est signalée dans toute la moitié nord du département. Néanmoins, du fait de son aire de répartition subendémique, elle est classée comme déterminantes de ZNIEFF.
Cyathea marginalis
C’est grande une fougère qui appartient au groupe des fougères arborescentes. Inféodée aux zones humides, elle se reconnaît facilement, quand elle est fertile, avec les alignements des sores le long de la marge face abaxiale du limbe. Dans l’état actuel des connaissances, l’aire de répartition de l’espèce se restreint à la partie nord de l’Amazonie, essentiellement sur le bouclier des Guyanes. C’est pour cette raison qu’elle est classée comme espèce déterminante.
Eriotheca crassa
Le Maho-coton est un grand arbre pouvant atteindre 30 mètres de haut. C’est une espèce décidue à feuilles digitées possédant 5 folioles oblongues. Ses fleurs, rassemblées à l’extrémité des rameaux, sont hermaphrodites. Ses longs pétales mesurant jusqu’à 20 cm ont une couleur blanc-crème et son fruit est une capsule contenant des graines entourées d’un abondant kapok roux. C’est une espèce subendémique que l’on ne trouve qu’au Suriname et en Guyane française.
Heteropsis melinonii
Appartenant à la famille des Aracées comme les anthuriums et les philodendrons, Heteropsis melinonii est une hémiépiphyte grimpante. Sa spathe est de couleur vert jaune et mesure 2 cm de long, son spadice de couleur vert pâle mesure de 1,2 à 1,8 cm de long. Ses fruits son orange. Elle se développe dans les forêts primaires au nord de l’Amazone, essentiellement dans le bouclier des Guyanes. En Guyane française, c’est une espèce rare localisée sur le littoral et dans le nord-ouest du territoire.Propriété de Biotope
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Hymenolobium flavum
C’est un grand arbre qui appartient à la famille des Fabacées, comme le mimosa. Pouvant atteindre jusqu’à 50 m de hauteur, il possède un tronc très droit et des contreforts fins et sinueux. Il pousse essentiellement en forêt de terre ferme, en lisière de zone humide. Son aire de répartition est essentiellement limitée au plateau des Guyanes. Peu commun, il est classé parmi les espèces déterminantes.
Miconia cacatin
Appartenant à la famille des Melastomatacées, Miconia cacatin est un petit arbre pouvant mesurer jusqu’à 7 mètres de haut avec les jeunes rameaux quadrangulaires. La base du limbe est cordée et l’apex est courtement acuminé. Trois nervures basales rendent sa feuille très caractéristique et facilement reconnaissable. Son aire de répartition s’étend du Brésil voisin jusqu’au Suriname et c’est une espèce peu commune en Guyane.
Pourouma tomentosa subsp. maroniensis
C’est un arbre du sous-bois ou de la canopée pouvant atteindre 35 m de haut. Ses feuilles présentent une pubescence blanche face abaxiale des limbes. Il pousse en forêt de terre ferme. Bien qu’il semble localement relativement commun, son aire de répartition se limite au Suriname, en Guyane et dans le nord du Brésil. C’est pourquoi l’espèce est considérée comme déterminante.
Pradosia huberi
Le Kimboto-grande-feuille est un arbre appartenant à la famille des Sapotacées caractérisée par des arbres émergeants avec du latex blanc à la coupe. C’est un arbre cauliflore à fleurs fasciculées à corolle blanches. Il présente de petits contreforts aliformes et son écorce se desquame en plaque. La majorité des spécimens connus sont localisée en Guyane française et dans le delta du fleuve Amazone.Propriété de Biotope
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Carte 10 : Situation de la flore remarquablePropriété de Biotope
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Tableau 4 : Synthèse des enjeux floristiques
Synthèse des enjeux floristiques
Espèces identifiées 323
Espèces protégées 1
Espèces déterminantes 14
IV.2.3 Faune
IV.2.3.1 Herpétofaune
Reptiles
Aux termes des inventaires de terrain, réalisés en saison des pluies et en saison sèche, 18 espèces de reptiles ont été recensées au sein de la zone d’étude. Parmi celles-ci, deux sont déterminantes de ZNIEFF et une est protégée avec habitat.
La forêt secondaire est favorable à de nombreuses espèces forestières communes telles que le Léposome des Guyanes (Leposoma guianense), l’Anolis à fanon bleu (Norops chrysolepis), le Polychre caméléon (Polychrus marmoratus), le Gonatode aux yeux bleus (Gonatodes annularis), le Gonatode des carbets (Gonatodes humeralis), le Tropidure ombré (Plica umbra) le Kentropyx des chablis (Kentropyx calcarata), le Téju commun (Tupinambis teguixin) ainsi que le Neusticure sillonné (Neusticurus surinamensis). Cette dernière espèce est inféodée aux criques forestières et est déterminante de ZNIEFF.
Certaines de ces espèces ont également été observées en saison sèche par le bureau d’étude Naturalia. Trois espèces de Lézards n’ont été observés sur la zone qu’en saison sèche : le Tropidure plissé (Plica plica), le Thécadactyle à queue turbinée (Thecadactylus rapicauda) et le Téju commun (Tupinambis teguixin).
Le Lézard coureur galonné (Cnemidophorus lemniscatus), une espèce déterminante de ZNIEFF et protégée avec habitats, est présent sur la piste latéritique menant à la zone d’étude ainsi que dans les abattis et autres milieux ouverts qui bordent celle-ci. Cette espèce observée classiquement en savane ou dans les sables littoraux profite de ces ouvertures du milieu pour étendre son aire de répartition.
Nos prospections nocturnes ont permis d’identifier un Imantode à nuque tatouée (Imantodes cenchoa). Ce serpent nocturne évolue dans les strates arbustives des forêts humides à la recherche de petits amphibiens.
Enfin, une carapace de Tortue denticulée (Chelonoidis denticulata) observée dans un criquot au centre de la zone d’étude nous indique que cette espèce terrestre est bien présente dans le secteur.
Figure 10: Imantode à nuque tatouée
(Imantodes cenchoa) T. Le PapePropriété de Biotope
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Amphibiens
L’inventaire que nous avons réalisé en saison des pluies a permis d’identifier 47 espèces d’amphibiens ce qui est tout à fait correct pour ce type de forêt exploitée. Parmi ces 47 espèces, 6 sont déterminantes de ZNIEFF et une est protégée avec habitat.
Deux zones dégradées, au nord et à l’ouest de la zone d’étude, sont favorables aux espèces appartenant au cortège des milieux ouverts et humides telles que la Rainette naine (Dendropsophus walfordi), le Crapaud buffle (Rhinella marina), la Rainette menue (Dendropsophus minutus), la Scinax des maisons (Scinax ruber), l’Adénomère des herbes (Adenomera hylaedactyla), le Leptodactyle galonné (Leptodactylus fuscus), ainsi que la Rainette crépitante (Boana xerophylla). La Rainette crépitante est une espèce rare, déterminante de ZNIEFF, connue uniquement de l’ouest de la Guyane. Nous avons contacté plusieurs individus de cette espèce dans les ornières inondées de la piste de latérite qui longe le flanc ouest de la zone d’étude.
La forêt qui couvre la quasi-totalité de la zone d’étude abrite un cortège d’espèces forestières communes telles que l’Allobate fémoral (Allobates femoralis), le Crapaud feuille (Rhinella castaneotica), l’Hylode porte-X (Pristimantis chiastonotus), l’Ostéocéphale oophage (Osteocephalus oophagus), l’Ostéocéphale taurin (Osteocephalus taurinus), la Phylloméduse tigrine (Callimedusa tomopterna), la Trachycéphale métronome (Trachycephalus hadroceps), la Trachycéphale Kunawalu (Trachycephalus resinifictrix), l’Adénomère familière (Adenomera andreae), le Leptodactyle rougeâtre (Leptodactylus rhodomystax), la Scinax à œil rouge (Scinax sp. 2) le Leptodactyle de Peters (Leptodactylus petersii), le Leptodactyle étroit (Leptodactylus stenodema), et le Chiasmocle de Shudikar (Chiasmocleis shudikarensis). Le Chiasmocle de Shudikar a été entendu à proximité d’une mare forestière temporaire, la présence de cette espèce permet de supposer que des évènements de reproduction simultanée (« explosive breeding ») ont lieu dans ce secteur.
Le cortège des espèces des criques et bas-fonds humides est également bien représenté, puisque nous avons pu contacter la Centrolène ponctuée (Hyalinobatrachium cappellei), la Centrolène à points jaunes (Teratohyla midas), la Rainette éperonnée (Boana calcarata), la Rainette centrolène (Boana cinerascens), la Rainette Diable-rouge (Boana diabolica) ainsi que cinq espèces déterminantes de ZNIEFF : la centrolène splendide (Cochranella geijskesi), la Rainette à doigts orange (Dendropsophus sp. 1), la Rainette des bas-fonds (Boana dentei), l’Otophryne hurlante (Otophryne pyburni), et l’Atélope de Guyane (Atelopus flavescens).
Lors de l’inventaire effectué en saison sèche, une seule espèce à enjeu a été contactée par l’équipe du bureau d’étude Naturalia : l’Atélope d’Hoogmoed (Atelopus hoogmoedi) au sein de la zone d’étude. Cependant la répartition géographique de cette espèce se limite au sud de la Guyane. L’Atélope d’Hoogmoed présentant un chant relativement semblable à celui de l’Atélope de Guyane (Atelopus flavescens) ; il est fort probable que ce soit plutôt l’Atélope de Guyane (Atelopus flavescens) qui ait été entendu à cette époque.
L’Ostéocéphale de Leprieur (Osteocephalus leprieurii) a été contactée dans la zone de bas- fonds centrale. Cette espèce est protégée avec habitat car c’est une espèce dites d’« explosive breeding ». Le terme anglais « explosive breeding » désigne le regroupement et la reproduction massive d’un cortège d’amphibiens riche et spécifique. Ce regroupement se produit généralement à la suite de fortes pluies en début de saisons des pluies ; permettant ainsi que remplir les mares qui vont héberger les futurs têtards.
Figure 12: Phylloméduse tigrine
(Callimedusa tomopterna) T. Le Pape
Figure 13: Rainette Diable-rouge (Boana
diabolica) T. Le Pape
Figure 11: Rainette crépitante (Boana
xerophylla) T. Le PapePropriété de Biotope
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Carte 11 : Amphibiens et reptiles remarquablesPropriété de Biotope
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Tableau 5 : Synthèse des enjeux herpétologiques
Synthèse des enjeux Reptiles Amphibiens
Espèces inventoriées 18 47
Espèces protégées 1 (avec habitats) 1 (avec habitats)
Espèces déterminantes 2 6
IV.2.3.2 Avifaune
Analyse bibliographique
Sur la plateforme participative Faune-Guyane (https://www.faune-guyane.fr/) gérée par le GEPOG, aucune donnée n’existe sur cette portion de boisement. À proximité immédiate, les données sont très peu nombreuses et sans enjeux significatifs.
En revanche, des données remarquables sont listées sur la ZNIEFF de la crique Sainte- Anne (type II) localisée au nord de la zone d’étude sur une surface considérable (presque 10 000 ha). Il est ainsi très délicat de certifier qu’une espèce remarquable de la ZNIEFF puisse nicher sur la zone d’étude (ou même y transiter). Vingt-deux espèces remarquables (protégée ou déterminante de ZNIEFF) sont répertoriées (cf : annexes). Les inventaires sur le terrain ont permis de contacter que deux espèces repérées dans la ZNIEFF de la Crique Sainte-Anne : l’Agami trompette (Psophia crepitans) et le Tamatia à gros bec (Notharchus macrorhynchos).
Les espèces restantes ne peuvent pas être cartographiées sur la zone ni même évaluées dans les enjeux ou sensibilités, car les incertitudes sur leur statut potentiel sont très importantes. De telles évaluations ne sont possibles qu’avec des données concrètes.
Cela dit, ces espèces ont une probabilité variée de présence (à minima ponctuelle) sur la zone. Douze espèces peuvent être présentes sur le site, sans qu’elles aient été inventoriées. Le tableau ci-dessous présente le statut potentiel de ces espèces sur la zone.Propriété de Biotope
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Tableau 6 : Espèces d'oiseaux remarquables potentiellement présentent au sein de la zone d'étude selon la bibliographie
Nom
vernaculaire
Nom
scientifique Législation
Liste rouge
Régionale
Statut potentiel sur la zone
Onoré agami Agamia agami H / D NT Se nourrit possiblement ponctuellement sur la crique Sainte-Anne.
Butor zigzag Zebrilus undulatus P / D DD
Particulièrement recherché car la crique Sainte-Anne est
très favorable à l’espèce. Aucun contact certain lors des
inventaires. Nicheur possible dans le secteur.
Caïque à tête
noire Pyrilia caica D LC Présence ponctuelle possible. Nidification possible ?
Batara à gorge
noire Frederickena viridis P / D LC
Les secteurs lianescents des lisières d’anciennes pistes dans
le boisement semblent favorables à cette espèce discrète
mais aucun contact lors des inventaires. Nicheur possible ?
Batara de Cayenne Thamnophilus melanothorax P / D LC Nicheur à priori possible dans les bas-fonds ou en terre ferme.
Grimpar à
menton blanc Dendrocincla merula D LC Rarement observé en Guyane et très méconnu. Nicheur
possible ? Individus en transit ?
Grimpar de
Perrot Hylexetastes perrotii D DD Rarement observé en Guyane et très méconnu. Nicheur
possible ? Individus en transit ?
Grimpar strié Xiphorhynchus obsoletus P / D NT
Particulièrement recherché car la crique Sainte-Anne est
très favorable à l’espèce. Aucun contact lors des
inventaires. L’aval de la crique est encore plus favorable à
l’espèce.
Porte-éventail roi Onychorhynchus coronatus P LC Particulièrement recherché car la crique Sainte-Anne est
très favorable à l’espèce. Aucun contact lors des
inventaires. Nicheur possible ?
Coracine chauve Perissocephalus tricolor D LC Espèce discrète en dehors des leks de mâles. Aucun contact sur le site. Présence possible ?
Manakin
minuscule
Tyranneutes
virescens D LC
Milieu favorable mais aucun contact de cette espèce très
loquace. Probablement absente.
Tangara
cyanictère
Cyanicterus
cyanicterus P / D LC
Espèce rare de canopée. Possiblement présente sur le site.
En conclusion, certaines espèces sont naturellement rares et discrètes, ainsi faut-il une certaine chance pour les inventorier compte tenu de l’effort de prospection effectué sur la zone.
Au niveau de la zone, la crique Sainte-Anne accueille possiblement à probablement le Porte-éventail roi, le Butor zigzag et l’Onoré agami, car l’habitat que constituent ses berges leur est très favorable.
Les secteurs forestiers les plus préservés de la zone sont potentiellement utilisés (ponctuellement à très fréquemment) par des espèces remarquables non contactées lors des inventaires comme le Tangara cyanictère, Coracine chauve, le Batara de Cayenne et d’autres non cités sur la ZNIEFF de la crique Sainte-Anne.
Analyse générale
Les inventaires effectués ont permis de mettre en évidence la présence de 152 espèces dont 29 sont protégées et/ou déterminantes de ZNIEFF. Ainsi, 19% des espèces répertoriées présentent des enjeux de conservation. Cette richesse en espèces est assez élevée par rapport à l’effort de prospection et au contexte de la zone d’étude (en bordure d’un axe routier majeur). Davantage de passages sur le site (notamment à d’autres périodes) permettraient assurément de contacter de nouvelles espèces (en canopée par exemple).
Figure 14: Toucan à bec rouge
(Ramphastos tucanus) (hors site)
P.LenruméPropriété de Biotope
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L’extrême nord, composé de recrûs forestiers (ancien abattis), présente peu d’intérêts. La crique Sainte-Anne, à l’est, est très attractive pour de nombreux cortèges d’oiseaux. Des surfaces boisées de grande qualité sont toujours sur pieds et présentent une richesse en espèces considérable avec certains oiseaux à faible valence écologique qui ne supportent que peu les perturbations.
Les oiseaux insectivores du sous-bois sont abondants et diversifiés, ce qui témoigne de la qualité et de la fonctionnalité du boisement. Ce cortège d’oiseau est généralement le premier à souffrir de la fragmentation et de la dégradation des habitats forestier. Malgré les activités anciennes (exploitation forestière), actuelles (abattis) et la proximité avec la route, le cortège de ces oiseaux est encore riche et diversifié sur la zone. Le fait que la zone d’étude soit en contact avec le reste du massif forestier a certainement accélérer la recolonisation des secteurs exploitée par ces espèces, qu’elles utilisent désormais pour accomplir leur cycle de vie.
Les rondes de sous-bois et des strates moyennes ont été régulières et réparties sur toute la zone, mais elles sont assez classiques d’un point de vue spécifique. La majorité de ces espèces sont communes et permanentes dans ces regroupements. En revanche, les rondes des nappes de fourmis ont été plus régulières qu’à l’accoutumée avec un cortège néanmoins relativement classique.
Très peu de rondes de canopées ont été détectées. Ainsi, il est certain que plusieurs espèces des hautes strates sont présentes et n’ont pas été inventoriées (notamment dans la famille des thraupidés). Avec un bon nombre d’émergents et de fruitiers, la zone apparaît attractive pour toutes ces espèces qui sont sous-détectées à l’échelle de la Guyane.
L’activité vocale des oiseaux a été assez importante tout au long de la mission mais la diversité spécifique fut assez faible. Ce sont surtout des espèces communes qui ont été très fréquemment entendues.
Parmi les 152 espèces, le Milan à long bec (Helicolestes hamatus) est classé en « En danger » sur la liste rouge UICN régionale. Le Sarcoramphe roi (Sarcoramphus papa) est classé en « Quasi-menacé ». Le Râle concolore (Amaurolimnas concolor) et le Cardinal flavert (Caryothraustes canadensis) ne sont pas évalués et sont en « Données insuffisantes ». Les 148 espèces restantes sont classées en « Préoccupation mineure ».
Cette étude a pour objectif d’inventorier un maximum d’espèces pour déterminer les enjeux de conservation de la zone, ainsi on ne peut pas répertorier tous les indices de nidification pour toutes les espèces. D’une part, la phénologie reproductive diffère en fonction des espèces, et des années, rendant la recherche des indices de nidification complexe et chronophage. D’autre part, le couvert forestier pluristratifié des forêts tropicales rend cette recherche très mal aisée. En plus, la majorité des nids en Guyane sont peu élaborés (parfois réduits à quelques brindilles) et peu visibles pour se fondre dans la végétation et se prémunir ainsi des nombreux dangers de prédation. Une étude ciblée sur chaque espèce serait nécessaire pour espérer apporter des preuves de la présence ou de l’absence de leur nidification au sein de la zone d’étude. Mais il est important de mentionner que la majorité des espèces est probablement nicheuse sur la zone d’étude et/ou en périphérie directe, notamment lorsque qu’elles sont de petite taille.
Figure 16: Grisin sombre
(Cercomacroides tyrannina) (hors site)
P.Lenrumé
Figure 15: Ibijau gris (Nyctibius griseus)
(hors site) P.LenruméPropriété de Biotope
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Comme souvent en forêt préservée, les sites de nidifications potentielles pour les espèces cavernicoles sont nombreux et diversifiés dans la taille des cavités. Les Pics sont nombreux et participent grandement à la création de toutes ces loges pour d’autres espèces très diversifiées.
Des indices du passage de chasseurs au sein de la zone d’étude sont visibles (cartouches vides au sol), cette activité influt sur les cortèges d’oiseaux par l’absence de certaines espèces.
Les espèces recensées se répartissent dans l'espace de manière hétérogène en fonction de leurs exigences écologiques. Les oiseaux sont donc décrits par cortège dans le développement qui suit. Toutes les espèces contactées lors des prospections sont présentées en annexe.
Cortège avifaunistique des zones ouvertes à semi-ouvertes dégradées
(lisières forestières et abattis)
Ce cortège intègre les espèces observées dans les milieux dégradés par l’activité humaine (abattis et piste principalement). On y retrouve principalement une avifaune anthropophile des zones dégradées ouvertes et semi-ouvertes à végétation assez dense.
Quelques Râles kiolos (Anurolimnas viridis) nichent probablement dans les herbacées des abattis (possiblement sur la zone). Comme la majorité des espèces de ce cortège, ce râle ne serait pas présent naturellement.
Concernant les nocturnes, l’Engoulevent noirâtre (Nyctipolus nigrescens) niche probablement hors de la zone sur des secteurs de latérite à nue. L’Ibijau gris (Nyctibius griseus) chasse en lisière des boisements de la zone et au niveau des abattis. Il niche probablement dans le secteur sur un arbre mort.
Trois espèces de Tamatias représentant un enjeu de onservation ont été contactées en lisière des boisements de la zone (à l’ouest) : le Tamatia pie (Notharchus tectus), le Tamatia à gros bec (Notharchus macrorhynchos) et le rare Tamatia à collier (Bucco capensis). Ceux-ci apprécient de chanter depuis les lisières, mais ils peuvent nicher au sein du boisement dans une termitière arboricole.
Le Martin-pêcheur à ventre roux (Megaceryle torquata) transite en vol au-dessus du site et pêche sur la crique le long de la route au nord de la zone.
Concernant les passereaux, le Grisin sombre (Cercomacroides tyrannina) a été contacté dans la végétation dense des abattis et y niche probablement. Cette espèce semble peu commune dans l’ensemble de la Guyane, mais est finalement assez abondante dans les milieux défrichés inclus en forêt (abattis, barranques…). Le Todirostre à front gris (Poecilotriccus fumifrons) est peu commun et niche lui-aussi sur les abattis. Un seul Tyran des savanes (Tyrannus savana) a été observé ; migrateur austral cet individu était très certaineement en transit dans l’abatti.
Figure 18: Râle kiolo (Anurolimnas
viridis) (hors site) P.Lenrumé
Figure 17: Buse blanche (Pseudastur
albicollis) (hors site) P.Lenrumé
Figure 19: Sporophile curio (Sporophila
angolensis) (hors site) P.LenruméPropriété de Biotope
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D’autres espèces communes à très communes pourraient être citées comme le Tyranneau roitelet (Tyrannulus elatus), le Todirostre familier (Todirostrum cinereum), le Tyran de Cayenne (Myiozetetes cayanensis), le Troglodyte familier (Troglodytes aedon) et bien d’autres. Ces espèces anthropophiles se retrouvent dans tous les jardins du littoral et de l’intérieur.
Les enjeux spécifiques et le nombre d’espèces sont logiquement moins importants que dans les milieux boisés préservés.
Cortège avifaunistique des forêts de bas-fond et de terre ferme (pentes et
crêtes)
Il est compliqué de strictement différencier ces deux types de forêt, car des espèces transitent entre les deux. Il existe donc de fortes interactions entre les forêts marécageuses et les forêts de terre ferme d’un point de vue ornithologique.
Au sol, les Tinamous sont logiquement omniprésents avec quatre espèces. Celles-ci sont communes à toutes les forêts guyanaises.
L’Agami trompette (Psophia crepitans) est présente au moins sur la partie est le long de la crique qui s’écoule au centre de la zone d’étude et niche possiblement dans des cavités arboricoles (nombreuses sur la zone). En revanche, d’autres espèces particulièrement victimes de la chasse n’ont pas été observées : le Hocco alector (Crax alector) et la Pénelope marail (Penelope marail). Originellement, il est certain que ces espèces étaient présentes. La chasse, les dégradations successives du secteur et les impacts directs et indirects sont la cause de l’absence de ces espèces.
Huit espèces de rapaces forestiers diurnes ont été observés. Le Grand Urubu (Cathartes melambrotus) et le remarquable Sarcoramphe roi (Sarcoramphus papa) ont été observés en vol à la recherche de nourriture. Leurs territoires de chasse sont immenses donc il est peu probable que ces individus nichent sur la zone. Deux individus d’Aigle tyran (Spizaetus tyrannus) niche probablement sur la zone.
Ce boisement est très favorable pour la reproduction des rapaces car il comporte de nombreux abres émergents aux ports diversifiés. Un Milan à long bec (Helicolestes hamatus) a été observé poser à l’affût au nord de la RN1, en dehors de la zone d’étude. Ce rapace discret est rare et localisé sur le littoral guyanais ; c’est la seule espèce protégée avec ses habitats identifiée lors de nos inventaires. Il est probable que l’espèce niche dans les forêts marécageuses de la Sainte-Anne (sur zone ou en aval), mais aucun indice avéré n’a pu être détecté. L’Harpage bidenté (Harpagus bidentatus) niche lui-aussi possiblement sur la zone et chasse diverses petites proies en sous-bois en évoluant avec des bandes de primates. Une Buse à face noire (Leucopternis melanops) a été observée hors de la zone en bordure de zone dégradée. Celle-ci niche possiblement dans le secteur (sur ou hors de la zone). Un Carnifex ardoisé (Micrastur mirandollei) a été entendu et observé à plusieurs reprises exactement au même endroit à l’ouest de la zone en forêt. Les nichées de Carnifex sont quasiment inconnues à l’échelle du continent tant l’espèce est discrète en nidification. Un Faucon des chauves-souris (Falco rufigularis) a été observé en vol de chasse au crépuscule (sur chauves- souris) et niche possiblement dans une cavité d’arbre mort.
Figure 21: Sarcoramphe roi
(Sarcoramphus papa) (hors site)
P.Lenrumé
Figure 22: Engoulevent noirâtre
(Nyctipolus nigrescens) (hors site)
P.Lenrumé
Figure 20: Agami trompette (Psophia
crepitans) (hors site) P.LenruméPropriété de Biotope
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Trois rapaces nocturnes forestiers ont été inventoriés : la Chevêchette d’Amazonie (Glaucidium hardyi) avec trois chanteurs, le Duc à aigrettes (Lophostrix cristata) avec un individu et la Chouette à lunettes (Pulsatrix perspicillata) avec un chanteur. Ils nichent tous probablement sur le site dans l’une des nombreuses cavités observées en forêt. D’autres espèces non détectées sont probablement présentes comme le Petit-Duc de Watson (Megascops watsonii) ou la Chouette huhul (Ciccaba huhula).
Un individu, ou un couple, de Râles concolores (Amaurolimnas concolor) a été entendus durant deux nuits à proximité du campement au sud-ouest de la zone. Cette espèce n’a été découverte en Guyane qu’en 2014 (depuis elle est entendue en divers points de la Guyane, mais n’a toujours pas été observée). Les connaissances sont donc extrêmement limitées pour cette espèce. Il est tout à fait possible, voire probable que ce Râle niche sur la zone.
La Colombe rouviolette (Geotrygon montana), espèce commune, est très présente sur les zones avec plusieurs individus qui nichent très probablement dans le sous-bois.
Peu d’engoulevents ont été observés, seules deux espèces très classiques en forêt : l’Engoulevent noirâtre (Nyctipolus nigrescens) et l’Engoulevent à queue courte (Lurocalis semitorquatus).
Pas moins de huit espèces de colibris sont présentes au sein de la zone d’étude. La majorité est très classique et commune en forêt, comme l’Ermite à brins blancs (Phaethornis superciliosus), l’Ermite à long bec (Phaethornis malaris), le Campyloptère à ventre gris (Campylopterus largipennis) ou le Colibri oreillard (Heliothryx auritus). Mentionnons tout de même la présence d’un Colibri protégé : le Colibri topaze (Topaza pella). Celui-ci niche probablement au sein de la zone d’étude.
Quatre des cinq espèces de Trogons guyanais ont été observés dont le Trogon rosalba (Trogon collaris). Le peu commun Motmot houtouc (Momotus momota) niche probablement en plusieurs points sur les zones dans des terriers en terre ferme.
Six espèces de Pics sont présentes dont le Pic à chevron d’or (Melanerpes cruentatus) ou le Pic mordoré (Celeus elegans). En créant des cavités dans les arbres, les Pics ont un rôle très important, puisqu’ils créent des milieux de nidification pour les espèces cavernicoles (très nombreuses en Guyane). Tous les pics observés sur les zones demeurent communs et classiques en forêt du sous-bois à la canopée.
Les incontournables Toucans à bec rouge (Ramphastos tucanus) et vitellin (Ramphastos vitellinus) sont évidemment très représentés sur le site. Plus rare et discret, le Toucanet koulik (Selenidera piperivora) a été entendu sur la zone centrale où il niche possiblement.
Huit espèces de Psittacidés, famille de frugivores, sont présentes à minima car d’autres espèces non détectées sont très probablement sur le site. On peut citer quelques espèces communes comme la Pione à tête bleue (Pionus menstruus), la Conure versicolore (Pyrrhura picta) ou le Papegeai maillé (Deroptyus accipitrinus). Toutes les espèces nichent possiblement dans diverses cavités du site. Enfin, l’Ara rouge (Ara macao), protégé, a été vu et entendu à plusieurs reprises sur les deux zones méridionales. Ils nichent probablement hors du site mais ils semblent avoir des reposoirs réguliers à l’ouest des zones. Des transits se font d’est en ouest. L’Ara chloroptère (Ara chloropterus) est probablement présent également mais
Figure 23: Duc à aigrettes (Lophostrix
cristata) (sur site) P.Lenrumé
Figure 24: Toucanet koulik (Selenidera
piperivora) (hors site) P.Lenrumé
Figure 25: Batara fascié (Cymbilaimus
lineatus) (hors site) P.LenruméPropriété de Biotope
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étant donné les difficultés d’identifications de ces deux aras, celui-ci n’a pas été confirmé totalement.
Les passereaux insectivores du sous-bois (du sol aux strates moyennes) sont relativement nombreux et diversifiés au sein de la zone d’étude. Les espèces inventoriées sont dans l’ensemble classiques et communes à tous les boisements de l’intérieur guyanais. Parmi les Thamnophilidés, on peut citer le Batara fascié (Cymbilaimus lineatus), le Batara souris (Thamnophilus murinus), le Batara d’Amazonie (Thamnophilus amazonicus), l’Alapi à cravate noire (Myrmeciza ferruginea) ou encore le Fourmilier manikup (Myrmeciza ferruginea). Plusieurs couples de chacune de ces espèces nichent probablement sur la zone.
Cinq espèces de grimpar ont été observées dont deux rares (pourtant non protégées) : le Grimpar à bec courbe (Campylorhamphus procurvoides) et le Grimpar varié (Dendrocolaptes picumnus). Ceux-ci nichent possiblement, tout comme les trois autres espèces.
Les tyrannidés de sous-bois sont également assez bien représentés avec le Pipromorphe de McConnell (Mionectes macconnelli), le Microtyran bifascié (Lophotriccus vitiosus), le Todirostre zostérops (Hemitriccus zosterops), le Platyrhynque à tête d’or (Platyrinchus coronatus) et le Moucherolle barbichon (Myiobius barbatus). Ceux-ci sont communs en Guyane. Ils nichent tous probablement sur la zone
Quatre espèces de Manakin (frugivores) nichent probablement sur les zones. Ils sont communs et répandus. Le Manakin minuscule (Tyranneutes virescens) est largement représenté sur le site dans les forêts de pente notamment.
Le Piprite verdin (Piprites chloris) est peu commun et a été observé à une. Il y niche possiblement. Le Microbate à collier (Microbates collaris) est peu commun et discret (une vingtaine de données par an sur Faune-Guyane). Un individu a été observé sur et niche possiblement. Le très commun Tohi silencieux (Arremon taciturnus) a logiquement été contacté en plusieurs endroits. Le Tyran grisâtre (Rhytipterna simplex) a été contacté à plusieurs reprises puisqu’il est commun en forêt. La Paruline des rives (Myiothlypis rivularis) est bien représentée sur les sites avec plusieurs couples nichant très probablement le long des criques.
Concernant les passereaux de canopée, peu d’espèces ont été contactées et la grande majorité concerne des espèces communes sur tout le bloc forestier. Il est absolument certain que de nombreuses espèces présentes n’ont pas été détectées (dont des espèces remarquables potentiellement). Des passages à d’autres périodes permettraient probablement de les inventorier et d’apprécier le véritable potentiel des zones en canopée.
Les insectivores de cette strate sont très communs et très répandus sur les trois zones : Merle à col blanc (Turdus albicollis), Attila à croupion jaune (Attila spadiceus), Elénie de Gaimard (Myiopagis gaimardii), Viréon fardé (Hylophilus muscicapinus) et Smaragdan oreillard (Vireolanius leucotis) par exemple. D’autres sont moins souvent observés comme le Platyrhynque à miroir (Tolmomyias assimilis). Tous nichent possiblement.
L’analyse est très similaire pour les frugivores de canopée avec des espèces très communes comme le Calliste septicolore (Tangara chilensis), le Guit-guit céruléen (Cyanerpes caeruleus) et le Guit-guit saï (Cyanerpes cyaneus) par exemple. Mentionnons aussi que parmi les cotingidés,
Figure 28: Guit-guit saï (Cyanerpes
cyaneus) (hors site) P.Lenrumé
Figure 27: Microbate à collier
(Microbates collaris) (hors site)
P.Lenrumé
Figure 26: Tohi silencieux (Arremon
taciturnus) (hors site) P.LenruméPropriété de Biotope
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seules la très commune Coracine noire (Querula purpurata) et le Piauhau hurleur (Lipaugus vociferans) ont été contactés.
Finalement, un nombre assez important d’espèces vivent et nichent dans les secteurs boisés de qualité sur les zones. Cependant, lors de cette mission, les espèces détectées sont dans l’ensemble communes et répandues sur tout le bloc forestier intérieur.
Tableau 7 : Synthèse des enjeux avifaunistiques
Synthèse des enjeux avifaunistiques
Espèces inventoriées 152
Espèces protégées 26 (dont 1 avec habitats)
Espèces déterminantes 3
Figure 29: Paruline des rives (Myiothlypis
rivularis) (hors site) P.LenruméPropriété de Biotope
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Carte 12 : Avifaune remarquablePropriété de Biotope
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IV.2.3.3 Mammalofaune terrestre et arboricole
Nos prospections diurne et nocturnes effectuées au cours de la saison des pluies n’ont permis d’identifier que cinq espèces de mammifères terrestres ou arboricoles, dont aucune espèce déterminante de ZNIEFF ou protégée. Ce chiffre est relativement faible et est à mettre en relation avec la pression de chasse que doivent subir ces forêts, comme l’atteste la présence de cartouches abandonnées. Les chasseurs utilisent très certainement les anciennes pistes forestières pour déambuler en forêt.
Un Petit cabassou (Cabassous unicinctus), a été observé dans la partie ouest de la forêt qui couvre la zone d’étude. Cette espèce rare, principalement connue des savanes arbustives, fréquente également les milieux forestiers du littoral guyanais.
Un autre tatou, le Tatou à neuf bandes (Dasypus sp. nov), est également présent au sein du secteur étudié. Nous y avons également contacté deux espèces de singe, le Singe-écureuil commun (Saimiri sciureus), et le Tamarin aux mains dorées (Saguinus midas).
Deux Daguets gris (Mazama nemorivaga) ont été observés au centre de la forêt qui couvre la zone d’étude. À proximité des milieux urbains cette espèce subit de lourdes pressions liées à la chasse et au morcellement de son habitat ; pour mémoire, Saint-Laurent-du-Maroni, seconde agglomération de Guyane, se trouve à 40 km du site à peine.
IV.2.3.4 Mammalofaune volante
Les chiroptères ont été étudiés en saison sèche par le bureau d’étude Naturalia. La seconde campagne de terrain menée par Biotope eu lieu en pleine saison des pluies, la météo ne fut alors pas favorable à l’étude de ce groupe. Les paragraphes et illustrations suivantes sont tirées du rapport de mission de Naturalia (2019).
Au total, ce sont 14 espèces qui ont été inventoriées, dont aucune déterminante de ZNIEFF.
Les gîtes
Les prospections de terrain ont permis de mettre en évidence un certain nombre d’arbres à cavités, tous susceptibles d’accueillir des chauves-souris en gîte, mais qui n’ont toutefois pas pu être auscultés. Des individus de l’espèce Saccopteryx billineata ont même été aperçus en pleine journée sur les troncs d’arbres mais pas à l’intérieur de cavités.
Plusieurs autres micro-gîtes ont aussi pu être notés sous des arbres abattus voire dans la cavité formée par le dessouchage d’un arbre mort.
Aucun cas de gîte sous les feuilles de balourou (Heliconia bihai) n’a été relevé et les espèces coutumières de la chose n’ont pas été capturées ou identifiées par leurs sonogrammes.
Figure 30: Petit cabassou (Cabassou
unicinctus) (hors site) (J. Bonnaud)Propriété de Biotope
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Enfin, au regard des nombreux Phylostomus elongatus capturés dès le coucher du soleil lors de chaque nuit de capture, cette espèce est très certainement présente en gîte à divers endroits dans les arbres creux de la bordure sud de l’aire d’étude.
Signalons pour information la présence d’un gîte de mise-bas d’environ 400 individus de Carollia perspicillata avec présence de jeunes à l’extrémité nord de l’aire d’étude, dans une buse hydraulique sous la route RN1.
Les écoutes ultrasonores
Le traitement des ultrasons de chauves-souris et enregistreurs disposés à l’orée sud de la forêt a mis en évidence la présence de cinq espèces (Saccopteryx leptura, S. bilineata, Peropteryx sp.1, P. macrotis et Cynomops abrasus). D’autres contacts ont été obtenus pour d’autres espèces mais en l’état actuel des connaissances acoustiques en Guyane, il n’a pas été possible de les identifier sûrement.
Toutes ces espèces font partie du fond habituel des espèces guyanaises en milieu forestier et aucune ne présente un enjeu conservatoire ou réglementaire supérieur à celui de la chiroptérofaune ordinaire.
Les captures au filet
C’est la méthode qui permet d’obtenir le maximum d’informations sur la présence des espèces forestières de Guyane.
Les trois nuits de captures au filet ont permis de capturer 77 individus de 10 espèces différentes. Il s’agit pour la grande majorité d’espèces communes à très communes, liées pour l’essentiel aux boisements forestiers secondaires et dégradés voire des zones périurbaines.Propriété de Biotope
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Tableau 8 : Liste des espèces de chiroptère et effectifs capturés en saison sèche
Nom vernaculaire Nom scientifique Effectif
capturé
Statut patrimonial Niveau de
rareté
Grande artibée Artibeus lituratus 1 Protection départementale : Art. 2
LRR : LC
Commun
Carollia commune Carollia perspicillata 38 Protection départementale : Art. 2
LRR : LC
Très
commun
Glossophage murin Glossophaga soricina 3 Protection départementale : Art. 2
LRR : LC
Commun
Murin des ruisseaux Myotis riparius 1 Protection départementale : Art. 2
LRR : LC
Peu
commun
Phyllostome des sous-bois Phyllostomus elongatus 19 Protection départementale : Art. 2
LRR : LC
Commun
Sturnira sp. Sturnira sp. 2 Protection départementale : Art. 2
LRR : LC
Commun
Sturnire des forêts Sturnira tildae 5 Protection départementale : Art. 2
LRR : LC
Commun
Tonatia des lézards Tonatia saurophila 3 Protection départementale : Art. 2
LRR : LC
Commun
Saccoptère à deux bandes Saccopteryx bilinieta 1 Protection départementale : Art. 2
LRR : LC
Assez rare
Rhinophylle naine Rhinophylla pumilio 4 Protection départementale : Art. 2
LRR : LC
Très
communPropriété de Biotope
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IV.2.3.5 Ichtyofaune
Les poissons ont été étudiés, en saison sèche uniquement, par le bureau d’étude Naturalia. Les paragraphes suivants sont repris de leur rapport de mission (Naturalia, 2019).
La faune piscicole d’eau douce de Guyane est particulièrement riche et diversifiée. En effet, les dernières études mettent en avant plus de 400 espèces et la liste n’est pas encore complète car de nombreux genres méritent des études approfondies et notamment des descriptions d’espèces (Melki, 2016).
Tel que repris en partie méthodologique, la zone d’étude a fait l’objet de prélèvements afin d’identifier en laboratoire (via ADN) les poissons présents au niveau de la crique Saint- Anne et affluents. (Cf. partie méthodologie).
23 espèces de poissons ont été identifiée. Il convient de signaler une limite à ce protocole. En effet, l’ensemble des espèces présentes en Guyane n’ont pas encore été référencées génétiquement. En l’état actuel, le référentiel taxonomique de base utilisé par le laboratoire SPYGEN se compose de 237 espèces. Les espèces absentes de ce référentiel n’ont pas pu être identifiées sur l’aire d’étude.
En termes de résultats, il s’agit essentiellement d’espèces communes et sans réel enjeu de conservation (poisson-couteau, poisson-chat, poisson-feuille …). Néanmoins, il convient de porter l’attention sur la famille des Cichlidae, à savoir Nannacara sp. En effet, 38 espèces de Cichlidae sont présentes en Guyane et parmi elles, de nombreuses espèces ne sont pas encore décrites. C’est le cas du genre Nannacara dont certaines espèces seraient endémiques de Guyane ou des bassins versants transfrontaliers.
C’est d’ailleurs dans ce genre que la seule espèce à enjeu a été détectée : Nannacara aureocephalus. C’est une espèce déterminante de ZNIEFF endémique de Guyane française bien connue des criques et zones marécageuses du littoral ainsi que des grands fleuves tels que la Mana, l’Approuague ou encore l’Oyapoque.Propriété de Biotope
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IV.2.3.6 Arthropodes
Les arthropodes ont été étudiés, en saison sèche uniquement, par le bureau d’étude Naturalia. Les paragraphes et les illustrations suivants sont repris de leur rapport de mission (Naturalia, 2019).
Analyse de la bibliographie
Bien qu’aucune exigence n’existe d’un point de vue réglementaire de la part des services de l’état sur la nature du diagnostic entomologique, les insectes sont néanmoins considérés dans cette étude de manière synthétique. Les odonates bénéficiant de connaissances plus avancées que les autres groupes, une attention particulière leur a été apportée dans cette étude.
Le réseau hydrographique qui parcourt la zone d’étude offre une certaine diversité d’habitats de reproduction pour ce groupe. Les espèces attendues dans l’aire d’étude correspondent essentiellement au cortège des milieux forestiers mais également aux cortèges des espèces ubiquistes qui peuvent utiliser les habitats périphériques et les lisières forestières.
À l’heure actuelle, il n’y a pas de documents qui attestent de la patrimonialité des espèces et aucune d’entre elles ne bénéficie d’un statut de protection.
Dans la bibliographie consultée, le secteur d’étude ne semble pas avoir attiré l’attention des observateurs et les données présentes sont peu nombreuses. De surcroît, aucune donnée d’espèces patrimoniales n’est présente dans la base de données Faune Guyane.
De ce fait, l’analyse des données disponibles ne permet pas de relever la présence d’espèce représentant un enjeu environnemental particulier. Seules des espèces communes et à large répartition sont évoquées.
Résultats des relevés de terrain
La richesse entomologique est impossible à appréhender avec la pression d’inventaire dédiée à l’étude compte tenu de la diversité spécifique qu’offre ce taxon. Un premier inventaire peut cependant permettre d’obtenir un échantillon du cortège local.
Figure 31 : Uracis fastigiata, Fylgia amazonica et Gynacantha klagesi – (© S. Berthelot / Naturalia)Propriété de Biotope
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Quelques odonates ont pu être observés en lisière de boisement dont Pantala flavescens, Erythrodiplax umbrata, Orthemis schmidti, Uracis fastigiata et Aeschnosoma forcipula. La plupart de ces espèces sont communes à très communes en Guyane, la dernière étant davantage discrète que rare bien que peu fréquente dans la base de données référente « Faune Guyane ». Des espèces plus forestières comme Fylgia amazonica ou Gynacantha klagesi ont également été observées. Peu fréquentes dans les bases de données, elles ne portent pas d’enjeux conservatoires particuliers.
De nombreux représentants du cortège des arthropodes forestiers ont d’autre part été observés. Certains sont inféodés aux sous-bois comme Magneuptychia gera, Phanocloidea muricata ou Tetrataenia surinama et d’autres aux anfractuosités et troncs au sol comme Tityus obscurus, Ephebopus murinus ou Heterophrynus sp. Ces espèces sont communes du territoire guyanais et ne représentent donc aucun enjeu règlementaire ou patrimonial.
Figure 32 : Magneuptychia gera, Phanocloidea muricata et Tetrataenia surinama (© S. Berthelot / Naturalia)
Figure 33 : Ephebopus murinus , Tityus obscurus et Heterophrynus sp. (© S. Berthelot / Naturalia)Propriété de Biotope
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IV.3 Synthèse des enjeux
IV.3.1.1 Les habitats
La majorité des forêts de la zone d’étude ont subi des prélèvements de bois d’œuvre et l’ouverture de pistes forestières. L’ouverture du milieu ainsi réalisée a provoqué une modification du cortège des espèces ligneuses en faveur des espèces pionnières et héliophiles. La structure de ces forêts n’est cependant pas profondément modifiée, et certains secteurs conserve leur aspect naturel, bien que situé à proximité d’anciennes pistes. Par ailleurs, les services écologiques qu’assure cette forêt sont tout à fait fonctionnel, la diversité des cortèges faunistiques en atteste.
On peut cependant déceler un gradient décroissant de perturbation des habitats orienté d’ouest en est ; les abords de la piste Saint-Anne (ouest) étant plus dégradés que ceux de la crique Sainte-Anne (est). Ce gradient est entre-coupé d’une forêt marécageuse bordant une crique, toutes deux en très bon état de conservation, et accueillant une batrachofaune diversifiée et patrimoniale. Également, tous les habitats humides possèdent de forts enjeux de conservation, en particulier les forêts de bas- fond à Symphonia globulifera. Les espaces d’abattis et de friche représentent peu d’intérêt pour la conservation
Tableau 9 : Enjeu de conservation et sensibilité des habitats (les habitats considérés comme des zones humides sont marquées par le sigle ZH à la fin de l’intitulé)
Nom Surface (ha) Enjeu de conservation
Criques en sous-bois de forêt dense de basse altitude (ZH) 0,3582 Fort
Forêts dégradées denses et hautes de basse altitude 77,19 Faible
Forêts denses sur sols meubles et profonds 15,0960 Modéré
Forêts des vallons et des bas de pentes (ZH) 2,7338 Fort
Forêts marécageuses sur argiles à Symphonia globulifera (ZH) 13,8830 Fort
Abattis Bushi Nenge 3,7004 Très faible
Forêts ripicoles (ZH) 5,6746 Fort
Forêts denses sur pentes à Spatanthus lateralis 11,1280 Modéré
Friches secondaires arbustives 5,8395 FaiblePropriété de Biotope
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Carte 13 : Enjeux associés aux habitatsPropriété de Biotope
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IV.3.1.2 La flore
Tableau 10 : Listes des espèces végétales patrimoniales (protégée : P, ou déterminante de ZNIEFF : D)
Famille Nom scientifique Statut de conservation Habitat Enjeu de conservation
MALVACEAE Pachira dolichocalyx P/D Forêt marécageuse Très fort
THEACEAE Laplacea fruticosa D
Forêt de terre
ferme
Fort
LEGUMINOSAE Recordoxylon speciosum
D Forêt de terre
ferme
Modérée
ORCHIDACEAE
Palmorchis
prospectorum
D Forêt marécageuse Modéré
BROMELIACEAE Disteganthus lateralis
D Forêt de terre
ferme
Faible
VOCHYSIACEAE Qualea rosea
D Forêt de terre
ferme
Faible
LEGUMINOSAE Dicorynia guianensis
D Forêt de terre
ferme
Faible
ARISTOLOCHIACEAE Aristolochia stahelii
D Forêt de terre
ferme
Modéré
CYATHEACEAE Cyathea marginalis
D Forêt marécageuse Fort
MALVACEAE Eriotheca crassa
D Forêt de terre
ferme
Fort
ARACEAE Heteropsis melinonii
D Forêt de terre
ferme
Fort
FABACEAE Hymenolobium flavum
D Forêt de terre
ferme
Modéré
MELASTOMATACEAE Miconia cacatin
D Forêt de terre
ferme
Fort
URTICACEAE
Pourouma tomentosa
subsp. maroniensis
D Forêt de terre
ferme
Modéré
SAPOTACEAE Pradosia huberi
D Forêt de terre
ferme
FortPropriété de Biotope
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Carte 14 : Enjeux associés à la flore remarquablePropriété de Biotope
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IV.3.1.3 L’ichtyofaune
Une seule espèce à enjeu a été détectée sur zone.
Tableau 11 : Listes des espèces de poissons patrimoniales (H : protégée avec habitats, protégée : P, déterminante de ZNIEFF : D, Liste Rouge Régionale : LRR)
IV.3.1.4 La mammalofaune
Aucune espèce de mammifère présentant de statut de protection particulier n’a pu être observée au cours des inventaires menés en saison sèche et en saison humide. Cependant il est très probable que la zone soit fréquentée par des espèces à enjeux tel que le Tapir commun (Tapirus terrestris) une espèce déterminante de ZNIEFF ou encore le Puma (Puma concolor) une espèce protégée et déterminante de ZNIEFF. Cependant le secteur étudié présente de nombreux layons qui indiquent la présence régulière de plusieurs chasseurs. Cette pression liée à la chasse explique surement la raréfaction des grands mammifères au sein de la zone d’étude
Concernant les chiroptères, toutes les espèces inventoriées sont très communes partout en forêt.
Nom
normalisé
Nom
scientifique Statut LRR Habitat
Enjeu de
conservation
Cichlidé à tête
d'or
Nannacara
aureocephalus D DD
Sur des zones en eau
recouvertes de feuilles mortes
dans la forêt marécageuse.
Faibles profondeurs d’eau.
ModéréPropriété de Biotope
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IV.3.1.5 La batrachofaune
Tableau 12 : Listes des espèces d'amphibiens patrimoniales (H : protégée avec habitats, protégée : P, déterminante de ZNIEFF : D, Liste Rouge Régionale : LRR)
Nom normalisé Nom scientifique Statut LRR Habitat Enjeu sur site
Atélope de Guyane Atelopus flavescens D LC Crique forestière Fort
Rainette à doigts orange Dendropsophus sp. 1 D LC Zone humide de forêt primaire ou secondaire Faible
Rainette des bas-fonds Boana dentei D LC Bas-fonds humides de forêt primaire Fort
Otophryne hurlante Otophryne pyburni D LC Bas-fonds humides de forêt primaire Fort
Centrolène splendide Cochranella geijskesi D DD Crique forestière Fort
Rainette crépitante Boana xerophylla D DD Zone humide de milieu ouvert Faible
Ostéocéphale de Leprieur Osteocephalus leprieurii H LC Forêts matures et secondaires Très fort
IV.3.1.6 L’herpétofaune
Tableau 13 : Listes des espèces de reptile patrimoniales (H : protégée avec habitats, protégée : P, déterminante de ZNIEFF : D, Liste Rouge Régionale : LRR)
Nom normalisé Nom scientifique Statut LRR Habitat Enjeu sur site
Lézard coureur galonné Cnemidophorus lemniscatus H/D DD Savanes arbustives et milieux
ouverts secs et herbacés du
littoral
Très fort
Neusticure du Suriname Neusticurus surinamensis D LC Cours d’eau et petits cours d’eau forestiers FortPropriété de Biotope
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Carte 15 : Enjeux associés à la faune (hors avifaune)Propriété de Biotope
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IV.3.1.7 L’avifaune
Tableau 14 : Listes des espèces d'oiseau patrimoniales de faible enjeu de conservation (H : protégée avec habitats, protégée : P, déterminante de ZNIEFF : D, Liste Rouge Régionale : LRR)
Nom normalisé Nom
scientifique
Législati
on
Liste
rouge
régionale
Habitat en Guyane Abondance en Guyane Statut sur le site d’étude
Grand Urubu Cathartes melambrotus P LC
Forêts primaires mais
s’aventure aussi au-dessus
des forêts secondaires du
littoral.
Espèce commune. Non nicheur à priori. Quelques individus en vol à
la recherche de nourriture.
Harpage bidenté Harpagus bidentatus P LC
Forêts, en général de terre
ferme dans l’intérieur,
sèches ou marécageuses
dans la plaine côtière. Tend
à s’associer aux Tamarins
dans la canopée pour
profiter des gros insectes et
petits vertébrés dérangés par
les singes.
Espèce commune.
Nicheur possible.
Un adulte observé posé sur la
zone.
Râle kiolo Anurolimnas viridis P LC
Fréquente les terrains
broussailleux et herbeux, les
friches, les bords de pistes et
les cultures à l’abandon.
Espèce commune
dans toute la région
littorale où il profite
des défrichements.
Nicheur très probable dans
les abattis hors de la zone. Au
moins deux couples.
Tamatia pie Notharchus tectus P LC
Grande variété de faciès
forestiers avec une
préférence pour la canopée
de la forêt primaire.
Espèce plutôt
commune.
Nicheur possible dans des
termitières en canopée sur la
zone. Au moins un couple
présent.
Faucon des
chauves-souris Falco rufigularis P LC
Clairières et bords de
rivières au sein de la forêt
primaire et sur les lisières
des bosquets en région
littorale.
Espèce commune
dans l’ensemble des
biotopes favorables en
Guyane.
Nicheur possible dans les
cavités d’arbres de la zone.
Un individu en chasse
observé.
Grisin sombre Cercomacroides tyrannina P LC
Forêts marécageuses, lisières
secondaires, abattis... Mal
connu dans le détail.
Espèce assez peu
commune à
répartition sporadique.
Nicheur probable dans les
abattis sur la zone et en
dehors.
Au moins deux couples
chanteurs dans le secteur.
Grimpar barré Dendrocolaptes certhia P LC
Forêts primaires et
secondaires anciennes de
sols drainés.
Espèce assez
commune répartie sur
l’ensemble du massif
forestier de l’intérieur.
Nicheur possible à probable
partout sur la zone. Plusieurs
individus observés dans des
rondes de sous-bois.
Entendu tous les matins sur
le secteur ouest.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
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Tyranneau
minute Ornithion inerme P LC
Forêts basses de lisière,
forêts marécageuses
inondables et forêts de terre
ferme. Strates hautes de la
forêt avec les rondes de
canopées.
Espèce commune
mais difficile
d’observation.
Nicheur possible à probable
partout sur la zone. Entendu
tous les jours en différents
points de la zone.
Microtyran
bifascié
Lophotriccus
vitiosus P LC Milieux secondaires.
Espèce assez
commune.
Nicheur probable en
différents points de la zone.
Plusieurs individus chanteurs
présents.
Platyrhynque à
miroir
Tolmomyias
assimilis P LC
Canopée de la forêt primaire
et vieilles formations
secondaires. Dans les rondes
de sous-bois en hautes
strates (accompagnant les
Formicaridés?).
Espèce commune.
Nicheur possible.
Un individu entendu au sein
d’une ronde à mi-hauteur.
Platyrhynque à
tête d'or
Platyrinchus
coronatus P LC
Sous-bois de la forêt
primaire de terre ferme.
Espèce commune (le
plus fréquent des
platyrhynques).
Nicheur très probable dans le
sous-bois en différents
points de la zone. Plusieurs
individus observés.
Tyran des
savanes Tyrannus savana P
LC
(savana)
Milieux ouverts de savanes,
pelouses et abattis.
Espèce migratrice
assez commune sur le
littoral. Migrateur
austral présent de fin
mars à octobre.
Non nicheur. Un individu en
transit sur l’abattis de la zone.
Tyran grisâtre Rhytipterna simplex P LC
Forêts primaires, strates
moyennes et hautes, dans les
rondes de canopée.
Espèce commune. Nicheur probable. Plusieurs chanteurs contactés en
différents points de la zone.
Microbate à long
bec
Ramphocaenus
melanurus P LC
Canopée de la forêt
primaire. Se nourrit dans les
massifs de lianes en
draperies verticales.
Espèce commune.
Nicheur possible. Un
individu observé à une
reprise en marge d’une
ronde.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
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Tableau 15 : liste des espèces d’oiseau présentant un enjeu de conservation modéré sur le secteur d’étude (H : protégée avec habitats, protégée : P, déterminante de ZNIEFF : D, Liste Rouge Régionale : LRR)
Nom normalisé
Nom
scientifique Statut L.R.R Habitat en Guyane Abondance en Guyane Statut sur le site
d’étude
Sarcoramphe roi Sarcoramphus papa P NT Forêts primaires. Espèce relativement commune et répandue. Non nicheur a priori. Un adulte
en vol à la recherche de
nourriture.
Aigle tyran Spizaetus tyrannus P LC
Recherche les ouvertures
au sein de la forêt
primaire, se limitant même
parfois à des secteurs
dégradés de végétations
secondaires, forêts
marécageuses mais
également sur les lisières
des boisements du littoral.
Espèce peu commune mais
bien répartie.
Nicheur possible à probable.
Deux individus entendus avec
insistance à plusieurs reprises sur
le secteur Est. Ce comportement
social combiné à cet habitat
favorable laisse entrevoir une
possible à probable nidification
sur zone.
Buse à face noire Leucopternis melanops P LC
Sous-bois de la forêt
primaire. Extrêmement
discrète ne volant que
rarement au dessus de la
forêt.
Espèce peu commune mais
répandue sur l’ensemble du
massif forestier.
Nicheur possible (en marge de la
zone ?). Un adulte posé en lisière
forestière à 350 mètres à l’ouest
de la zone.
Agami trompette Psophia crepitans D LC
Forêts primaires sur sols
drainés. Vit en troupes
comptant souvent plus
d’une douzaine
d’individus.
Espèce assez commune dans
les secteurs les plus reculés
du massif forestier de
l’intérieur.
Nicheur possible en cavité sur la
zone. Un petit groupe observé
dans l’est de la zone.
Petit-duc de
Watson Megascops watsonii P LC Forêts primaires. Espèce peu commune.
Nicheur possible voir probable
sur la zone en cavité d’arbre. Un
chanteur très actif tous les soirs
en saison des pluies au sud-
ouest.
Duc à aigrettes Lophostrix cristata P LC
Forêts primaires, parfois
de jour en bordure des
chablis.
Espèce commune et
répandue en Guyane.
Nicheur possible à probable sur
la zone en cavité d’arbre. Un
chanteur très actif tous les soirs
en saison des pluies en différents
points de la zone.
Ibijau gris Nyctibius griseus P LC
Forêts primaires, vieilles
forêts secondaires du
littoral et lisières de
savanes et rivières.
Espèce localement
commune.
Nicheur possible. Un individu
chanteur en lisière du boisement
au sein de l’abattis de la zone.
Tamatia à gros
bec
Notharchus
macrorhynchos P / D LC Paysages forestiers variés.
Espèce discrète mais assez
commune.
Nicheur possible dans une
termitière arboricole. Un
chanteur en lisière du boisement
à l’ouest.
Carnifex ardoisé Micrastur mirandollei P LC Strates supérieures de la forêt primaire. Espèce assez commune.
Nicheur probable sur le secteur
ouest. Un chanteur territorial et
très actif avec un comportement
suspect (nid à proximité ?).
Amazone de
Dufresne
Amazona
dufresniana D LC
Forêts primaires de terre
ferme. Espèce peu commune.
Nicheur possible (?) ou
erratiques venant d’autres pays
limitrophes. Un groupePropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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Tableau 16 : liste des espèces d’oiseau présentant un enjeu de conservation fort sur le secteur d’étude (H : protégée avec habitats, protégée : P, déterminante de ZNIEFF : D, Liste Rouge Régionale : LRR)
Nom normalisé
Nom
scientifique Statut L.R.R Habitat en Guyane Abondance en Guyane Statut sur le site
d’étude
d’environ 10 individus sur la
zone et en marge.
Grimpar enfumé Dendrocincla fuliginosa P LC
Sous-bois de la forêt
primaire, où on la trouve
régulièrement liée aux
nappes de fourmis
itinérantes à l’image du
Grimpar à menton blanc.
Mais capture aussi des
insectes sur les troncs, à
l’écart des fourmis,
comme des cigales.
Espèce peu commune mais
répandue dans toute la forêt
de l’intérieur.
Nicheur possible. Un individu
observé au sein d’une ronde liée
aux nappes de fourmis dans l’est
de la zone.
Nom normalisé Nom scientifique Statut L.R.R Habitat en Guyane Abondance en Guyane Statut sur le site d’étude
Grand Jacamar Jacamerops aureus P LC Strates hautes et canopée de la forêt primaire. Espèce assez rare.
Nicheur probable en cavité
ou termitière arboricole sur
la zone (secteur de forêt de
terre ferme de qualité au
centre-est). Un couple
observé et entendu. Des cris
spécifiques (type parade
nuptiale) entendus.
Râle concolore Amaurolimnas concolor
Non
évaluée
(espèce
confirmée
en
Guyane
depuis
2014)
DD
Forêt de terre ferme,
marécageuse, lisières
forestières et recrûs.
Espèce très rare faisant
l’objet d’une fiche
d’homologation.
Cependant, de plus en
plus repéré par son
chant, désormais
davantage connu des
ornithologues guyanais.
Nicheur possible à probable
sur la zone. Entendu à deux
reprises sur l’ouest de la
zone.
Tamatia à collier Bucco capensis P LC Sous-bois et canopée de la grande forêt primaire. Espèce assez rare.
Nicheur possible dans le
secteur. Un individu
entendu en marge de la zone
au crépuscule. Ensuite en
vol vers le sud-ouest.Propriété de Biotope
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Tableau 17 : liste des espèces d’oiseau présentant un enjeu de conservation fort sur le secteur d’étude (H : protégée avec habitats, protégée : P, déterminante de ZNIEFF : D, Liste Rouge Régionale : LRR)
Nom normalisé Nom scientifique Statut L.R.R Habitat en Guyane Abondance en Guyane Statut sur le site
d’étude
Milan à long bec Helicolestes hamatus H / D EN
A la différence du Milan
des marais qui affectionne
des espaces marécageux
ouverts, se rencontre
plutôt en lisières des
milieux forestiers
marécageux du littoral.
Tout comme le Milan des
marais, le Milan à long bec
se nourrit essentiellement
d’escargots.
Espèce rare et localisée
(littoral).
Nicheur possible sur
la zone ou en marge
(plus en aval de la
crique Sainte-Anne ?).
Un individu posé au
nord de la N1.Propriété de Biotope
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Carte 16 : Enjeux associés à l'avifaune remarquablePropriété de Biotope
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IV.4 Effets prévisibles du projet
Nous présentons ici les impacts du projet qui n’appellent pas de dossier de dérogation au titre de la destruction ou du dérangement des espèces protégées.
La défriche nécessaire à la mise en place du projet induira la destruction des habitats présents sur la zone à hauteur de 53,8 ha soient 40,3 % de la zone d’étude. Parmi ces habitats détruits, 0,1 ha sont des habitats de zones humides.
L’ouverture du peuplement induit par la défriche entrainera une dégradation des milieux avoisinant appelée « effet lisière ». Il a été considéré dans cette étude que celui-ci s’étend sur 15 mètres à l’intérieur du peuplement et a été généralisé à toute l’emprise du projet. Cela a également été appliquée aux pistes qui seront créées pour connecter les blocs étant donné que celles-ci seront ouvertes sur 15 mètres de large ce qui semble suffisant pour que les houppiers ne soient plus jointifs. L’effet lisière induit la dégradation de 12,5 ha supplémentaires dont 2,48 ha d’habitats de zones humides. Ces derniers étant positionnés en bas de pentes et en bas-fonds, bien que dégradés, ils conserveront leur caractère humide. Cette dégradation d’habitats de zones humides n’induit pas d’assèchement de zones humides étant donné qu’une végétation persistera et que le sol ne sera exposé aux rayons du soleil qu’uniquement sur la périphérie de ces zones, la position encaissée des habitats concernés limitant en plus la durée d’exposition du sol aux rayons du soleil.Propriété de Biotope
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Au total, ce sont 65,4 ha qui seront impactés par le projet soient 48,8% de la zone d’étude.
Tableau 18 : Surface des habitats détruits et dégradés par le projet
Habitats
Surface
totale
(ha)
Surface
détruite
(ha)
%
Surface
dégradée par
effet de
lisière
Surface
impactée
(détruite plus
dégradée)
%
Abattis noir marron 3,65 0,21 5,7 0 0 0
Crique en sous-bois de forêt dense
(ZH) 0,35 0 0 0 0 0
Forêts des vallons encaissés et des
bas de pente humides (ZH) 2,70 0,02 0,6 0,89 0,91 33,7
Forêts denses sur pentes à
Spatanthus lateralis 10,98 0,01 0,1 0,77 0,78 7,1
Forêts ripicoles (ZH) 5,60 0 0 0 0 0
Forêt dégradées dense et haute de
basse altitude 76,18 49,20 64,6 8,10 57,3 75,2
Forêts denses sur sol meubles et
profond 14,90 0,001 0 0,38 0,38 2,5
Forêts marécageuses sur argiles à
Symphonia globulifera (ZH) 13,70 0,08 0,6 1,59 1,67 12,2
Friches secondaires arbustives 5,76 4,32 75,0 0 4,32 75,0
Total 133,8 53,84 40,3 12,5 65,36 48,8Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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Habitat ou espèce concernée Enjeux Sensibilité Incidence
Habitats
Criques en sous-bois de forêt dense de basse altitude (ZH) Fort Faible
Négligeable
Forêts des vallons et des bas de pentes (ZH) Fort Modérée
Modérée
Forêts ripicoles (ZH) Fort Négligeable
Négligeable
Forêts marécageuses sur argiles à Symphonia globulifera (ZH) Fort Modérée
Modérée
Forêts denses sur sols meubles et profonds Modéré Faible
Faible
Forêts denses sur pentes à Spatanthus lateralis Modéré Faible
Modérée
Friches secondaires arbustives Faible Fort
Faible
Forêts dégradées denses et hautes de basse altitude Faible Fort
Modérée
Abattis Bushi Nenge Très faible Faible
Négligeable
Flore
Laplacea fruticosa Fort Négligeable Négligeable
Cyathea marginalis Fort Négligeable
Négligeable
Heteropsis melinonii Fort Négligeable
Négligeable
Miconia cacatin Fort Négligeable
Négligeable
Pradosia huberi Fort
Négligeable Négligeable
Eriotheca crassa Fort
Négligeable Négligeable
Hymenolobium flavum Modéré
Négligeable Négligeable
Pourouma tomentosa subsp. maroniensis Modéré
Négligeable Négligeable
Aristolochia stahelii Modéré
Négligeable Négligeable
Recordoxylon speciosum Modéré
Négligeable Négligeable
Palmorchis prospectorum Modéré
Négligeable Négligeable
Disteganthus lateralis Faible Très faible Très Faible
Qualea rosea Faible Négligeable NégligeablePropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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Dicorynia guianensis Faible Négligeable Négligeable
Ichtyofaune
Cichlidé à tête d’or (Nannacara aureocephalus) Modéré Faible Faible
Batrachofaune
Atélope de Guyane (Atelopus flavescens) Fort Faible Faible
Rainette des bas-fonds (Boana dentei) Fort Faible Faible
Otophryne hurlante (Otophryne pyburni) Fort Faible Faible
Centrolène splendide (Cochranella geijskesi) Fort Faible Faible
Rainette crépitante (Boana xerophylla) Faible Faible Faible
Rainette à doigts orange (Dendropsophus sp. 1) Faible Faible Faible
Herpétofaune
Neusticure du Suriname (Neusticurus surinamensis) Fort Faible Modéré
Avifaune
Agami trompette (Psophia crepitans) Modéré Faible Faible
Amazone de Dufresne (Amazona dufresniana) Modéré Faible FaibleV
lkhkjhkj
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V Demande de dérogationPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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V Demande de dérogation
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Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
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V.1 Synthèse des connaissances sur les
espèces protégées
La synthèse des connaissances actuelles sur chaque espèce protégée subissant un impact notable de ce projet est présentée dans les pages suivantes.
Osteocephalus de Leprieur
Osteocephalus leprieurii
Taxonomie
© Hugo Foxonet/Biotope
• Classe : Amphibien
• Ordre : Anoures
• Famille : Hylidae
• Genre : Osteocephalus
• Espèce : Osteocephalus leprieurii
Statut et Protection
• Liste rouge mondial : LC (préoccupation mineur)
• Liste rouge Guyane : LC (préoccupation mineur)
• Espèce déterminante de ZNIEFF : Non
• Protection nationale : Oui (Arrêté du 19 novembre
2020)
Description
Mensuration : 63 mm.
Caractéristique : Museau tronqué aux narines écartées. Tympan
brun foncé. Crêtes intra orbitaires indistinctes. Sacs vocaux
latéraux. Face dorsale très rugueuse chez le male, lisse chez la
femelle. Face ventrale lisse, exceptés le ventre et les cuisses qui
sont granuleux. Faces dorsales et latérales beiges, brunes claires
à brunes foncées avec parfois sur le dos une bande transversale.
Les pattes arrière sont généralement marbrées. Face ventrale
blanche à jaune (jaune-vif chez les males en période nuptiale)
sauf pour les membres qui sont bruns clairs.
Voix : Chant ressemblant à un léger ricanement « ouuuin in »
accompagné de petit roulement « rrrhhooo ».
Biologie et Ecologie
Habitat : Espèce arboricole, nocturne, de forêt
secondaire et mâtures.
Reproduction : Reproduction dite d’« explosive breeding ».
Le début des fortes pluies au cours du mois de décembre
déclenche la reproduction de centaines d’individus qui se
rassemblent alors au sein des même mares chaque année.
Les reproductions s’effectuent majoritairement dans les
semaines qui précèdent les premières fortes précipitations
de la saison des pluies cependant quelques individus
peuvent être amenés à fréquenter ces mares tout au long
de l’année. Ainsi quelques fortes pluies occasionnelles au
cours de l’année peuvent stimuler ces individus et
déclencher ainsi le chant de certains mâles, voire des
reproductions parfois jusque tard dans l’année.
Ponte aquatique.
Régime alimentaire : Insectivore, elle consomme aussi
d'autres invertébrés comme des larves ou des vers.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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V Demande de dérogation
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Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
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Répartition Etat des populations et tendances d’évolution
L’Ostéocéphale de Leprieur est répartie sur toute la
Guyane. Sa forte présence détectée sur la montagne de
Kaw s’explique par une forte pression d’inventaire qui
mettent en évidence la présence de grosses populations.
La Guyane présente de grosses populations sur
l’ensemble de son territoire et qui semble stable selon les
connaissances actuelles.
Données sur l’aire d’étude
• Description de la population : Espèce forestière dépendant des mares à reproductions explosives pour se reproduire, mares qui sont éventuellement présentes sur la zone impactée par le projet.
• Sensibilité de l’espèce vis-à-vis des perturbations prévues du projet : Modérée
• Enjeu de conservation : Très Fort
Bibliographie
Donnée Faune Guyane : www.faune-guyane.fr
Carte de répartition au niveau mondial : Osteocephalus leprieurii (Duméril & Bibron, 1841) - Ostéocéphale de Leprieur (L')-Cartes (mnhn.fr)
Toute information sur l’espèce : https://vincentpremel.com/wp-content/uploads/2021/03/Atlas-des-Amphibiens-de-Guyane.pdf
Répartition en Guyane
(Faune-Guyane, Gepog)
Répartition mondiale
(GBIF)Propriété de Biotope
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V Demande de dérogation
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Grand jacamar
Jacamerops aureus
Taxonomie
@ Paul Lenrumé
• Classe : Oiseaux
• Ordre : Piciformes
• Famille : Galbulidés
• Genre : Jacamerops
• Espèce : J. aureus
• Sous-espèce : J. a. aureus
Statut de protection
• Liste rouge mondiale : LC (Préoccupation
mineure)
• Liste rouge Guyane : DD (Données
insuffisante)
• Espèce déterminante de ZNIEFF : Non
• Protection nationale : Oui (arrêté ministériel
du 25/03/2015 - Article. 3)
Description Biologie et écologie
Mensurations : 25-30 cm et environ 57-76 g.
Caractéristiques : Jacamar de grande taille, le mâle présente le
menton et un plumage des parties supérieures vert irisé de bleu. Le
bas de la gorge est blanc (plus ou moins développé), tandis que le
ventre est roux. Le bec massif mesure entre 4,5 et 5,5 cm. La
femelle est similaire au mâle à l’exception de la bande blanche sur
le menton qui est absente.
Habitats : Forêts mâtures denses, humides et bien ombragées,
souvent le long des cours d’eau et rivières. Peu observable sur les
lisières forestières plus ouvertes.
Régime alimentaire : Une grande diversité d’insectes (guêpes,
mouches, libellules, fourmis, coléoptères…) volants chassés grâce
à un court vol rapide depuis une branche d’affût. Peu également
s’attaquer à des proies présentes sur le feuillage comme des reptiles
et araignées.
Reproduction : Niche en mars–juin au Costa Rica, en avril–mai
dans l'ouest de la Colombie (Chocó), en janvier au Brésil (Rio
Negro), envol à la mi-octobre au Pérou, toujours dans des périodes
reliées aux variations de la saison des pluies. Niche dans les
termitières arboricoles entre 4 et 15 mètres au-dessus du sol.
Migrations : Considéré comme sédentaire.
Répartition
Aire de répartition mondiale du Grand jacamar (©Birds of the
world, 2020) et points d’observations en Guyane (©GEPOG,
2023).
État des populations et tendance d’évolution
Espèce non menacée à l’échelle mondiale mais peu fréquente à rare
dans l’ensemble de son aire de répartition. Peu commune en
Guyane. Très peu d’information mais il est probable que l’espèce
souffre de l’exploitation forestière. L’espèce fait l’objet de 515
observations entrées sur la base de données faune-Guyane entre
juillet 1977 et juin 2023.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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V Demande de dérogation
110
Dossier de demande de
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Données sur l’aire d’étude
• Description de la population : Espèce probablement nicheuse sur la zone d’étude • Sensibilité de l’espèce vis-à-vis des perturbations prévues du projet : Modérée, l’espèce est très sensible à la perturbation de son habitat et abandonnera la zone
• Enjeu de conservation : Fort
Bibliographie :
• Tobias, J., T. Züchner, T.A. de Melo Júnior, and G. M. Kirwan (2020). Bronzy Jacamar (Galbula leucogastra), version 1.0. In Birds of the World (J. del Hoyo, A. Elliott, J. Sargatal, D. A. Christie, and E. de Juana, Editors). Cornell Lab of Ornithology, Ithaca, NY, USA. https://doi.org/10.2173/bow.brojac1.01 • MNHN, UICN France & GEPOG (2018). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Oiseaux de Guyane. Paris, France. Rapport d’évaluation.
• GEPOG. (2023). Faune-Guyane, plateforme participative de saisie d’observations naturalistes en Guyane, www.faune-guyane.fr 06/06/2023. Groupe d'Etudes et de Protection des Oiseaux en Guyane.Propriété de Biotope
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V Demande de dérogation
111
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Tamatia à collier
Bucco capensis
Taxonomie
© Mickaël Baumann
• Classe : Aves
• Ordre : Piciformes
• Famille : Bucconidés
• Genre : Bucco
• Espèce : B. capensis
Statut et Protection
• Liste rouge mondiale : LC (Préoccupation mineure)
• Liste rouge Guyane : LC (Préoccupation mineure)
• Espèce déterminante de ZNIEFF : Non
• Protection nationale : Espèce protégée (Art. 3)
Description
Mensurations : 18.5-19 cm pour 46-62g.
Caractéristiques : Le plumage supérieur est roux foncé. La zone
qui va du capuchon jusqu'au manteau, les couvertures alaires et les
tertiaires sont finement barrées. Le croupion affiche une teinte
rousse plus pâle avec des barres noires moins nombreuses. Un
collier noir complet cercle le haut du manteau et de la poitrine,
bordé sur la nuque et les côtés du cou par un étroit collier chamois.
Menton et gorge blanc à chamois clair tandis que le ventre est de
couleur chamois. Bec orange avec des variations plus ou moins
foncées.
Répartition
Aire de répartition mondiale du Tamatia à collier (UICN, 2016) et
points d’observations en Guyane (GEPOG, 2023).
Biologie et Ecologie
Habitats : Espèce présente dans l’ensemble du massif forestier
guyanais. Se retrouve dans le sous-étage et parfois dans l’étage
intermédiaire des forêts humides de terre ferme principalement en
dessous de 1000m.
Régime alimentaire : Chasseur perché sur les branches dans le sous-
bois, le Tamatia à collier se nourrit de lézards, grenouilles, petits
serpents présents sur les feuilles. Se nourrit également de gros insectes
tels que les coléoptères, orthoptères ou les cigales. Se retrouve
occasionnellement associé aux rondes de sous-bois.
Reproduction : Très peu documentée. Femelle pondeuse en
septembre au Guyana et en mai au Venezuela. Aucunes informations
sur les périodes d’incubation et d’envol.
Migrations : Sédentaire.
Etat des populations et tendances d’évolution
181 observations de cette espèce ont été transmises à la base de
données faune-Guyane entre juillet 1956 et juin 2023. La tendance
d’évolution des populations de Tamatia à collier semble stable à
l’échelle mondiale.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
V Demande de dérogation
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Données sur l’aire d’étude
• Description de la population : Espèce possiblement nicheuse sur la zone d’étude • Sensibilité de l’espèce vis-à-vis des perturbations prévues du projet : Modérée, l’espèce est très sensible à la perturbation de son habitat et abandonnera la zone
• Enjeu de conservation : Fort
Bibliographie :
• BirdLife International. 2016. Notharchus macrorhynchos. The IUCN Red List of Threatened Species 2016:
e.T22733874A95067863. https://dx.doi.org/10.2305/IUCN.UK.2016- 3.RLTS.T22733874A95067863.en. Downloaded on 06 June 2023.
• GEPOG. (2023). Faune-Guyane, plateforme participative de saisie d’observations naturalistes en Guyane, www.faune-
guyane.fr.02/06/2022. Groupe d'Etudes et de Protection des Oiseaux en Guyane
• Rasmussen, P. C., N. Collar, and G. M. Kirwan (2020). Guianan Puffbird (Notharchus macrorhynchos), version 1.0. In Birds of the World (J. del Hoyo, A. Elliott, J. Sargatal, D. A. Christie, and E. de Juana, Editors). Cornell Lab of Ornithology, Ithaca, NY, USA. https://doi.org/10.2173/bow.guipuf1.01Propriété de Biotope
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V.2 Évaluation précise des impacts sur les
populations d’espèce protégée
V.2.1 Flore
La seule espèce protégée inventoriée sur la zone, Pachira dolichocalyx, ne sera pas impactée par le projet, le seul pied présent sur la zone ayant été identifié à plus de 350 mètres de l’emprise du projet, le long de la crique Sainte-Anne.
V.2.2 Mammalofaune terrestre
Aucun espèce protégée n’a été identifiée sur la zone d’étude.
V.2.3 Batrachofaune
Impact sur l’Ostéocéphale de Leprieur (Osteocephalus leprieurii)
Phase du projet
Travaux
Type d'impact
Indirect
Durée de l'impact
Permanent
Nature de l'impact
Destruction d’habitats exploités et potentiellement de
marres à reproduction explosive nécessaire à la
reproduction de cette espèce. En effet, les études
complémentaires n’ont pas permis d’écarter la possibilité
que des marres permettant la reproduction de cette espèce
soient situées sur l’emprise du projet et soient donc
détruites.
Valeur patrimoniale et
statut juridique
L’espèce concernée est protégée avec son habitat.
Capacité de
régénération
Faible, cette espèce dépend des marres à reproduction
explosive pour accomplir son cycle de vie. Cette espèce
supporte donc très mal les impacts sur ces dernières.
Appréciation générale
L’impact peut être considéré comme fort car nous n’avons
pas pu écarter la possibilité que des marres à explosives
soient présentes sur l’emprise du projet, malgré des
inventaires complémentaires et une étude LIDAR. Il faudra
bien veiller à ce que les zones de bas-fonds ne soient pasPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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V Demande de dérogation
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impactés par le projet sinon cela renforcera d’autant plus
l’impact sur cette espèce.
V.2.4 Herpétofaune
Impact sur le Lézard coureur galonnée (Cnemidophorus lemniscatus)
Phase du projet
Travaux et exploitation
Type d'impact
Indirect
Durée de l'impact
Permanent
Nature de l'impact
Dans un premier temps, la réalisation des travaux induira la
perturbation et le dérangement de l’espèce. Dans un second
temps, une fois le projet mis en place, l’ouverture du milieu
induit par celui-ci sera favorable à l’espèce qui verra son
habitat augmenter sur la zone.
Valeur patrimoniale et
statut juridique
L’espèce concernée est protégée avec son habitat et
déterminante de ZNIEFF
Capacité de
régénération
Cette espèce tire profit de l’ouverture des habitats forestiers
qui constitue un nouvel habitat favorable pour cette
dernière qui étend alors son territoire.
Appréciation générale
L’impact peut être considéré comme positif. La conversion
de la forêt en parc photovoltaïque induit une ouverture
importante du milieu qui sera favorable à l’espèce à terme.
Ainsi l’espèce est favorisée par le projet.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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V Demande de dérogation
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V.2.5 Avifaune
Impact sur les rapaces forestiers (6 espèces)
Phase du projet
Travaux
Type d'impact
Indirect
Durée de l'impact
Temporaire/Permanent
Nature de l'impact
Destruction d’habitat exploité par les six espèces de rapaces
forestiers :
• Sarcoramphus papa
• Spizaetus tyrannus
• Leucopternis melanops
• Megascops watsonii
• Lophostrix cristata
• Micrastur mirandollei
Les espèces fréquentant préférentiellement le sous-bois (L.
melanops, M. watsonii, L. cristata, M. mirandollei) seront les plus
affectées car leur territoire est plus réduit.
Dérangement en phase travaux
Valeur patrimoniale et
statut juridique
Tous les rapaces sont protégés en Guyane. Aucune de ces
espèces est déterminante de ZNIEFF.
Capacité de
régénération
Modérée : ces espèces sont très sensibles à la perturbation
de leur habitat et abandonneront le périmètre du projet,
menant à leur disparition locale de la zone d’implantation
du projet. Les spécimens ayant fui lors du défrichement
retourneront en compétition pour le territoire avec leurs
congénères installés.
Appréciation générale
L’impact peut être considéré comme faible. La conversion
de la forêt en parc photovoltaïque est incompatible avec le
maintien de ces espèces au sein de la zone d’étude. Il n’y
aura cependant pas d’atteinte aux individus qui pourront
fuir, en phase travaux, vers des habitats qui leur seront
favorables, ce qui ne remettra pas en cause le maintien dePropriété de Biotope
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ces espèces ni localement, encore moins en Guyane
française.
Impact sur les oiseaux protégés des forêts de terre ferme (1 espèces)
Phase du projet
Travaux
Type d'impact
Indirect
Durée de l'impact
Temporaire/Permanent
Nature de l'impact
Destruction d’habitat exploitées par ces espèces
Dérangement en phase travaux
Valeur patrimoniale et
statut juridique
Trois espèces déterminantes de ZNIEFF sont concernées
dont une est également protégées :
• Notharchus macrorhynchos
Ces espèces sont globalement rares dans le département
Capacité de
régénération
Modérée : ces espèces sont très sensibles à la perturbation
de leur habitat et abandonneront le périmètre du projet,
menant à leur disparition locale de la zone d’implantation
du projet. Les spécimens ayant fui lors du défrichement
retourneront en compétition pour le territoire avec leurs
congénères installés.
Appréciation générale
L’impact peut être considéré comme faible. La conversion
de la forêt en parc photovoltaïque est incompatible avec le
maintien de ces espèces au sein de la zone d’étude. Il n’y
aura cependant pas d’atteinte aux individus qui pourront
fuir, en phase travaux, vers des habitats qui leur seront
favorables, ce qui ne remettra pas en cause le maintien de
ces espèces localement ou encore moins en Guyane
française.Propriété de Biotope
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Impact sur les oiseaux protégés des forêts de terre ferme probablement
nicheuses sur la zone (3 espèces)
Phase du projet
Travaux
Type d'impact
Indirect
Durée de l'impact
Temporaire/Permanent
Nature de l'impact
Destruction d’habitat exploitées par ces espèces
probablement nicheuse sur la zone.
Dérangement en phase travaux
Destruction potentielle de nichées
Valeur patrimoniale et
statut juridique
Deux espèces protégées sont concernées :
• Jacamerops aureus
• Bucco capensis
Capacité de
régénération
Faible : ces espèces sont très sensibles à la perturbation de
leur habitat et abandonneront le périmètre du projet.
Appréciation générale
L’impact peut être considéré comme modéré. Il s’agit
d’espèces peu fréquentes. La conversion de la forêt en parc
photovoltaïque est incompatible avec le maintien de ces
espèces au sein de la zone d’étude. La phase de
défrichement du site est délicate car elle risque de détruire
des couvées si elle est programmée au cours des périodes de
reproductions connues de ces espèces. Il n’y aura cependant
pas d’atteinte aux individus qui pourront fuir, en phase
travaux, vers des habitats qui leur seront favorables, ce qui
ne remettra pas en cause le maintien de ces espèces à
l’échelle du département.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
V Demande de dérogation
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Impact sur une espèce d’oiseaux protégés avec son habitat (1 espèce)
Phase du projet
Travaux
Type d'impact
Indirect
Durée de l'impact
Permanent
Nature de l'impact
Dérangement d’une espèce protégée avec son habitat
Valeur patrimoniale et
statut juridique
Seul le Milan à long bec est concerné. Cette espèce est rare
dans le département et protégée avec ses habitats
Capacité de
régénération
Forte : Helicolestes hamatus est une espèce inféodée aux forêts
marécageuse où elle trouve sa nourriture. Cet habitat n’est
pas concerné par le projet photovoltaïque
Appréciation générale
L’impact peut être considéré comme négligeable. L’habitat
privilégié par cette espèce a été majoritairement préservé
dans le cadre de la démarche ERC. Elle ne sera affectée
qu’en phase de travaux lors du défrichement des parcs
photovoltaïques qui pourrait faire fuir temporairement les
individus.
Les impacts sur les autres espèces d’oiseaux protégées ne font pas l’objet d’une fiche car la sensibilité de ces espèces aux impacts du projet est négligeable. Les impacts sur ces derniers sont non notables.Propriété de Biotope
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V.3 Evitement en phase de conception
Pour rappel, le positionnement des parcs photovoltaïques a directement pris en compte les plus forts enjeux de conservation identifiés au sein de la zone. Ce sont notamment les forêts inondables de bas-fonds et les criques qui ont été en majeure partie évitées, car :
● Elles sont en meilleur état de conservation comparativement aux forêts de terre ferme exploitées ;
● Elles accueillent une batrachofaune riche ainsi que plusieurs plantes déterminantes de ZNIEFF, ou protégée (Pachira dolichocarpus)
Ainsi, la partie centrale de la zone d’étude, où s’écoule une petite crique forestière, ainsi que les affluents de ce cours d’eau seront majoritairement préservés du défrichement. Toute la forêt bordant la Crique Sainte Anne, qui s’écoule à l’est de la zone d’étude et qui abrite un spécimen de Pachira dolichocalyx sera également préservée.
De même, les secteurs de forêts de terre ferme comparativement plus dégradés situés à l’ouest de la zone d’étude ont été privilégiés pour accueillir les parcs photovoltaïques.Propriété de Biotope
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V.4 Mesures de réduction
V.4.1 ME.RE.01 Stabilisation des pentes
Deux techniques peuvent être mises en œuvre dès la phase de travaux pour stabiliser rapidement les pentes mises à nue :
● L’emploi de géotextiles (fibres de coco perméables) enrichis d’une couche de composte d’environ 10 cm qu’ils protègeraient, formeraient un substrat favorable à la reprise de la végétation
● Le mulchage, qui consisterait au broyage d’une partie de la masse végétale issue de la déforestation et l’épandage de ce broyat sur le sol dénudé sur une épaisseur de 30 cm
La seconde option sera sans doute la plus efficace, la moins onéreuse et la plus rapide à mettre en œuvre. Elle présente également l’intérêt de minimiser le risque d’apport d’espèces allochtones potentiellement envahissantes. Le mulchage devrait donc être effectué, a minima, sur les bas de pente sur une largeur de 10 m, dès que les travaux de terrassement seront achevés. De cette manière, la couche de broyat végétal pourra assurer un rôle de filtre à particules fines (argiles, limons) avant la reprise de la végétation qui stabilisera, à terme, les sols.
Coût estimé : Intégré au projet
V.4.2 ME.RE.02 Choix des espèces pour la revégétalisation
La méthode la plus respectueuse pour l’environnement serait la revégétalisation des terrains décapés. Nous préconisons l’emploi d’un mélange de graines d’espèces autochtones. Le « Rapport DEAL sur les Espèces Exotiques Envahissantes en Guyane. » (Léotard G. & Chaline O. 2013) mentionne à ce sujet : « Urochloa humidicola et U. brizantha sont utilisées en revégétalisation des zones décapées en bord de route. Il serait utile de proscrire cette pratique [en raison de leurs caractères exotique et envahissant] et de trouver des espèces alternatives dans la flore locale. Dans le cas présent l’utilisation d’Homolepis aturensis, une espèce certes probablement exotique mais d’origine néotropicale serait préférable. Son écologie et sa croissance rapide nous semble à première vue adaptés à cette utilisation. Certaines fougères de la famille des Glecheniaceae colonisent naturellement les talus latéritiques et mériterait d’être également étudiés. »
Cette réflexion peut se transposer à Urochloa decumbens et Urochloa ruziziensis, deux espèces également utilisées par les éleveurs et possédant à peu près les mêmes traits écologiques que Urochloa humidicola. Ainsi, malgré les possibilités d’approvisionnement relativement faciles pour ces espèces, d’autres alternatives vis-à-vis du choix des espèces sont intéressantes à mener.
Homolepis aturensis est une Poaceae des groupements secondaires et des abattis en zone côtière, est appelée localement « herbe à vache ». Son indigénat en Guyane fait débat, originaire du Venezuela avec une aire de répartition actuelle s'étendant du Mexique à la Bolivie, ainsi qu'au Brésil. Elle est, a priori, non indigène, introduite relativement récemment. Elle est extrêmement fréquente en Guyane et colonise abondamment les lisières forestières semi‐ombragées notamment sur sol latéritique (en partie pionnière).Propriété de Biotope
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Espèce très stolonifère, son pouvoir couvrant est très élevé. Son expansion en Guyane est probablement achevée. Menace sur la flore indigène plutôt modérée, elle ne semble pas avoir de comportement envahissant fort.
Les possibilités d’approvisionnement demeurent complexes en Guyane pour cette espèce. Des prélèvements sur les bords de routes semblent toutefois possibles. Cette espèce est notamment présente dans les secteurs en fiche jouxtant le projet.
Une alternative à l’emploi de mélange de graines vendu dans le commerce pourrait-être l’utilisation de fauche effectuée dans des habitats ouverts situés à proximité. Le cortège floristique des graines ainsi récoltées, présenterait l’intérêt d’être adapté aux conditions pédologiques et climatiques du site et d’être constitué d’un plus grand nombre d’espèces autochtones. Les secteurs en friches situés au sud du périmètre du projet pourraient être une source de matériel, notamment ceux situés en deçà de la ligne électrique à haute tension. Le risque d’un apport d’espèces arbustives est certes plus important qu’avec l’emploi d’un mélange purement herbacée, mais remarquons que ces espèces arbustives ne manqueront pas de coloniser un jour ou l’autre les secteurs ouverts étant donné leur abondance autour du site.
Il serait également possible d’avoir recours à des espèces lianescentes (eg. Merremia umbellata, Passiflora coccinea). Ces espèces possèdent un fort pouvoir couvrant et colonisent rapidement les bas-côtés et les remblais. Elles présentent cependant le désavantage de chercher un support pour s’y développer et risqueraient de coloniser rapidement les grillages protégeant les panneaux photovoltaïques. Leur utilisation serait donc à restreindre aux bas de pentes des zones défrichées.
Coût estimé : Intégré au projet
V.4.3 ME.RE.03 Protection des cours d’eau en phase
travaux
La mise à nu des terrains devant accueillir les parcs photovoltaïques ainsi que la mise en place de voie d’accès traversant des cours d’eau est susceptible d’entrainer une augmentation de leur turbidité, ceci pouvant avoir des conséquences nocives pour la faune présente dans ces derniers. La mise en place de mulch au niveau des bas de pente des terrains mis à nu, puis leur revégétalisation constitue une première réponse pour réduire cet impact. Tant que la revégétalisation n’est pas total, un réseau de noues sera aménagé en périphérie de l’emprise du projet et débouchera sur des filtres à paille en bas de pente afin que les matières en suspension puissent décanter avant que le lessiva ne retourne dans le milieu naturel. En complément, au niveau des cours d’eau, l’installation de rideaux à sédiment en aval des travaux permettra également limiter le transport de particules fines (limons et argiles) dans le bassin versant de la Crique Sainte-Anne.
Le rideau à sédiments devra être installé à au moins 5 m du lieu des travaux et dans une profondeur d’eau d’au moins 450 mm ; son ancrage doit être suffisamment résistant pour s’assurer que le rideau ne bougera pas. Il devra être laissé en place pour une durée minimale de 48 heures suite à la fin des travaux dans l’eau, de manière à permettre le dépôt des sédiments mis en suspension par les activités de construction. Les vides de maille du rideau doivent correspondre à la nature du sédiment remis en suspension. Il sera nécessaire de vérifier le comportement du rideau durant les travaux et remédier à toute anomalie. LePropriété de Biotope
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nettoyage du rideau des sédiments accumulés devra être réalisé à distance de la bande riveraine, des milieux humides et de toute zone inondable, entre chaque utilisation.
Coût estimé : Intégré au projet
V.4.4 ME.RE.04 Phasage en saison sèche
Nous préconisons l’initiation des travaux en saison sèche pour deux motifs. Le premier est la protection des habitats humides, qui s’avèrerait délicate en saison des pluies. La mise à nu de terrains en cette saison entraine un risque plus important d’érosion par ravinement, et donc de pollution des cours d’eau situés en aval (particules fines).
Le second motif justifiant le phasage des travaux en saison sèche est la limitation du risque de destruction de couvée des espèces d’oiseau identifiées comme de forts enjeux de conservation. Les périodes de nidifications des différentes espèces sont peu renseignées en ce qui concerne la Guyane française ; trois sources d’information peuvent cependant être exploitées pour les estimer :
● La série des “Handbook of the birds of the World” (Del Hoyo et al. 1992-2013)
● Le guide des oiseaux de Guyane (Tostain et al. 1992)
● La base de données Faune-Guyane (GEPOG)
La première, fournit des informations générales tirées de la littérature scientifique sur toutes les espèces d’oiseaux, mais ces informations ne sont pas toujours représentatives de la Guyane française. Les deux suivantes présentent l’avantage de rassembler les observations effectuées par des naturalistes, professionnels ou amateurs, en Guyane, mais les espèces rares sont évidemment peu documentées, c’est le cas du Râle concolore (Amaurolimnas concolor). Nous indiquons dans le tableau suivant les périodes de nidification observées ou supposées des espèces d’oiseau représentant des enjeux de conservation forts et très fort. Les dates indiquent qu’effectuer les travaux de défrichement en saison sèche (octobre -décembre) minimisera le risque de destruction de couvée de ces espèces.
Coût estimé : Intégré au projetPropriété de Biotope
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Tableau 19 : Période de nidification des espèces d'oiseaux représentant un enjeu de conservation fort et très fort
Nom vernaculaire Nom scientifique Statut Enjeu Janv. Fev. Mars Avr. Mai Juin Juil. Aout Sept. Oct. Nov. Dec Milan à long bec Helicolestes hamatus H Très fort Grand Jacamar Jacamerops aureus P Fort
Râle concolore Amaurolimnas concolor - Fort ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? Tamatia à collier Bucco capensis P Fort ? ? ? Nombre d’espèces nicheuses 2 2 2 2 3 3 2 1 1 0 0 0 Période favorable au début des travaux × × ×Propriété de Biotope
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V.4.5 ME.RE.05 Réduction de l’emprise défrichée à
l’extérieur des clôtures
L’ombrage que peut induire un peuplement forestier sur les modules photovoltaïques implique une perte de production pour la centrale. Afin de maximiser la production d’électricité sur une surface fixée, il est nécessaire de positionner les modules à une certaine distance de la lisière forestière. Cela impose une défriche au-delà du périmètre clôturé du projet d’une bande d’une largeur fixée à 15 mètres pour les parties de la bande sur des habitats à enjeux inférieurs à fort et réduite à 10 mètres pour les parties en enjeux forts. La production de la centrale a donc été réduite pour permettre de limiter l’ensemble de la destruction des habitats sensibles à la petite zone défrichée nécessaire à l’implantation du pont permettant de franchir la zone de bas-fonds centrale. Pour arriver à cela, ponctuellement, les arbres menaçant l’installation dans une bande de 10 mètres au-delà de la bande défrichée seront abattus de manière directionnelle afin de tomber sur l’emprise du projet. Cet impact peut être considéré comme négligeable car il ne sera pas supérieur à celui de chablis.
Coût estimé : Intégré au projet
V.4.6 ME.RE.06 Réduction de l’effet lisière
Pour les parties de la bande défrichée au-delà des clôtures ayant une largeur de 15 mètres, les 5 mètres les plus éloignés de la clôture ne seront pas maintenus au stade herbacé comme les premiers 10 mètres. La végétation spontanée sera conservée et rabattue régulièrement lorsque celle-ci dépassera les 4 mètres de hauteur. En plus de limiter le nombre de passage pour l’entretien de cette partie de la bande, cela permettra de limiter l’effet lisière en limitant l’apport de lumière au sol en fermant une partie du peuplement. Cela permettra également de recréer des habitats de lisières qui sont favorables à la faune. Le rabattement de la végétation aura lieu en saison sèche afin de limiter le dérangement et les autres risques associés pour la faune.
Cette mesure permet également de renforcer l’intégration du projet dans le paysage en permettant d’avoir une meilleure continuité entre celui-ci (espaces herbacées) avec l’habitat naturel (espaces forestiers) en créant une zone de transition occupée par de la végétation spontanée.
Coût estimé : Intégré au projetPropriété de Biotope
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V.5 Mesures d’accompagnement
V.5.1 ME.AC.01 Suivi écologique du chantier
Afin de veiller à l’évitement des zones d’habitats naturels à enjeu ainsi qu’à l’évitement des enjeux floristiques et faunistiques identifiés sur site, un suivi de chantier écologique doit être programmé.
Pour cela, le déroulement des travaux fera l’objet d’une concertation entre le(s) chef(s) de chantier de(s) entreprise(s) mandatée(s) pour les travaux et un expert écologue qui s’assurera du respect des contraintes environnementales. Cela permettra de veiller au respect des emprises des travaux fournies dans le plan guide.
Les entreprises intervenant sur site devront être sensibilisées aux enjeux environnementaux du site en amont des travaux. Cela permettra de préserver au mieux les enjeux trouvés sur et à proximité directe du site.
Un balisage des espèces et espaces sensibles sera réalisé par l’expert écologue et/ou sous la surveillance de celui-ci. La délimitation précise de ces espèces et espaces devra être matérialisée sur le terrain par une signalétique efficace (ex : rubalise et palettes) pour que ces dernières soient facilement identifiables par les équipes techniques du chantier.
Les visites de chantier seront notamment axées sur l’état des talus et l’érosion qu’ils pourraient subir. L’écologue sera particulièrement vigilant sur ce point et réalisera des préconisations sur les mesures à prendre pour s’assurer de la maitrise de l’érosion des pentes (pouvant aller jusqu’au déploiement d’une géonatte ou géotextile si besoin).
Des visites de chantier seront programmées tous les mois pour la phase de défriche puis tous les six mois (et également à la demande de la MOE ou MOA si besoin) afin de veiller au respect de la réglementation environnementale, des mesures d’évitement et de réduction et des procédures en lien avec l’environnement. La première visite aura lieux avant le commencement des travaux afin de sensibiliser les équipes intervenant sur le projet. Les visites de chantier feront l’objet de comptes rendus. La dernière visite de chantier veillera à un repli de chantier respectueux de l’environnement et des exigences définis et fera l’objet d’un bilan de fin de chantier.
Coût estimé : 20 000€
V.5.2 ME.AC.02 Valorisation de la biomasse végétale
L’implantation des parcs photovoltaïques entrainera le défrichement de 49,2 ha de forêt, ce qui se traduira par une perte notable de masse végétale de ces forêts et, in fine, à un déstockage de carbone. Il conviendrait que cette masse végétale soit valorisée, afin que ce défrichement ne constitue pas une perte pour l’environnement. Deux voies de valorisation peuvent être proposées.
La première est la valorisation des essences forestières encore présentes dans la parcelle. Le peuplement est encore riche en espèce commerciales, notamment en Angélique (Dicorynia guianensis) et Gonfolos (Qualea, Ruitzeria), qui sont parfois prélevées par lesPropriété de Biotope
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populations locales. Le peuplement comporte également beaucoup de Sapotaceae (Chrysophyllum sanguinolentum notamment). On notera le maintien dans le peuplement de quelques beaux Mahot cigar (Couratari guianensis), de beaux Yayamadou montagne (Virola michelii, V. kwatae), pouvant être valorisés par l’industrie forestière ou l’artisanat local (Latreille et al., 2004). Les inventaires visant à étudier la richesse en espèce du peuplement, il ne peut être utilisé pour quantifier les volumes et les essences exploitables. Les populations locales qui prélèvent d’ores et déjà du bois dans ces forêts sont les destinataires de cette première valorisation. Des enquêtes ont été commandées par Voltalia pour étudier plus précisément les espèces qui sont valorisées par ces communautés et leurs besoins associés. Une fois ces espèces identifiées, un inventaire sera réalisé par l’ONF sur la zone qui sera défrichée pour évaluer précisément le gisement disponible pour ces espèces. Voltalia achètera alors une partie du bois à l’ONF pour le revendre à bas prix à la population locale.
La seconde valorisation envisagée est l’utilisation de la masse végétale pour l’alimentation de centrales de biomasse. Cette action accélèrera la libération de carbone dans l’atmosphère, mais l’énergie libérée pourra être récupérée pour la production d’électricité.
Remarquons qu’il pourrait être intéressant du point de vue écologique de ne pas employer toute la masse pour une valorisation commerciale et anthropocentrée. La communauté des insectes xylophages pourrait en effet être promue si l’on maintenait les plus grosses billes de bois sur le site. Aussi, il est préconisé d’effectuer un tri des billes de bois lors du défrichement afin de conserver les troncs de diamètre >80 cm sur site, s’ils ne sont pas des essences commerciales. Une partie de la masse végétale pourrait également être employée pour la stabilisation des sol mis à nu par mulchage.
En registre de la valorisation des bois sera tenu à jour. A l’issu de la phase de valorisation de la biomasse, un rapport reprenant le cubage qui a pu intégrer à chaque voie de valorisation sera transmis au service Paysage, Eau, Biodiversité de la DGTM.
Coût estimé : Impossible à évaluer pour le moment étant donné que le capital sur pied n’est pas encore connu.
V.5.1 ME.AC.03 Entretien des parcs photovoltaïques
L’entretien des panneaux sera réalisé sans produit chimique.
Pour l’entretien de la végétation, une alternative à l’entretien mécanique de la hauteur de la végétation au sein des parcs photovoltaïques (rotofil) pourrait-être considérée pour une bonne intégration du projet dans l’environnement et le contexte économique et social local. La revégétalisation par des espèces herbacées créera une sorte de pâturage qui pourrait être utilisé pour nourrir du bétail. Cette méthode est testée actuellement en Europe, mais ne semble pas avoir été déclinée dans les Régions d’Outre-Mer. Elle constitue cependant une piste intéressante pour une gestion plus respectueuse de l’environnement.
Coût estimé : Intégré au projetPropriété de Biotope
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V.5.2 ME.AC.04 Financement d’une étude sur l’écologie des
déplacements et la phénologie de la reproduction des
amphibiens des mares forestières saisonnières
Les mares saisonnières sont des écosystèmes de forêt tropicale vitaux mais peu étudiés. Elles sont le siège des « reproductions explosives » au cours desquelles des nombreux amphibiens se regroupent pour se reproduire sur une période très courte. Le devenir de ces grenouilles et crapauds à la suite de ces événements est très mal connu ce qui rend la protection de ces derniers et leur prise en compte dans les projets d’aménagement du territoire d’autant plus difficiles. L’Ostéocéphale de Leprieur (espèce protégée avec habitats), présente sur la zone d’étude et cible des inventaires complémentaires demandés par le CSRPN sur l’herpétofaune au sens large, fait partie de ce cortège d’espèces à reproduction explosive.
Afin de participer à l’augmentation des connaissances sur ce cortège, Voltalia s’engage à financer une étude d’ampleur et ambitieuse sur 2 ans sur l’écologie des déplacements et de la phénologie de la reproduction des amphibiens des mares forestières saisonnières. Cette étude sera portée par l’association Trésor et pilotée scientifiquement par Andrius Pašukonis, chercheur auprès de l’Université de Vilnius en Lituanie, spécialiste sur le sujet ayant déjà réalisé ce type de suivi en Guyane. Pour atteindre cet objectif, au moins deux des trois espèces suivantes seront étudiées : le Cératophrys cornu (Ceratophrys cornuta), l’Ostéocéphale de Leprieur (Osteocephalus leprieurii) et la Trachycéphale coriace (Trachycephalus coriaceus). Parmi les deux dernières espèces, l’Ostéocéphale de Leprieur sera privilégiée autant que faire se peut. La base de cette étude sera portée par un suivi télémétrique d’individus. Ces derniers seront équipés d’émetteurs au moment des reproductions explosives, période à laquelle les individus sont le plus facilement accessibles. Les autorisations nécessaires pour ce type d’opération seront demandées aux services instructeurs en amont par les auteurs de ces opérations. Une fois les individus équipés (10 mâles et 10 femelles par espèce), ils seront localisés une fois par semaine durant 4 semaines puis une fois par mois jusqu’à la prochaine saison de reproduction. 5 marres seront étudiées sur la ligne de crête de la montagne de Kaw. Afin de détecter le plus précisément possible la période de reproduction explosive, les marres seront équipées de stations météorologiques ainsi que d’enregistreurs de profondeurs pour suivre l’hydropériode des mares. Des enregistreurs acoustiques seront également positionnés à proximité pour quantifier l’activité acoustique de la mare (qui augmente très fortement lors des phénomènes de reproduction).
L’enjeu technique de cette étude sera de fixer de manière fiable et sans impact sur l’individu porteur les émetteurs télémétriques. Le coordinateur scientifique du projet a déjà établi des méthodes de suivi des mouvements et de collecte de données avec d'autres anoures tropicaux et a effectué les tests préliminaires d'adéquation de la méthode avec l'une des espèces proposées pour l'étude (Ceratophrys cornuta). Des tests méthodologiques supplémentaires seront réalisés pour trouver la taille appropriée et les méthodes de fixation des émetteurs radio pour chacune des espèces étudiées avant de les déployer sur le terrain.
Un rapport produit par l’association Trésor sera remis à Voltalia et à la DGTM à l’issu du suivi, reprenant l’ensemble du protocole mis en place, les résultats obtenus, les difficultés rencontrées et les suites à donner à une telle étude. Des analyses statistiques et spatiales seront utilisées pour tirer des conclusions générales sur l'utilisation de l'espace de chaquePropriété de Biotope
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espèce par rapport aux sites de reproduction et la relation avec les facteurs environnementaux. L’objectif scientifique sera de publier un ou plusieurs articles scientifiques grâce aux données générées par cette étude.
Une description synthétique du contexte de l’étude, des objectifs scientifiques et de la méthodologie à ce stade sont donnés en annexe 5.
Le financement de cette étude est porté à 200 000€.Propriété de Biotope
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V.6 Impacts résiduels du projet sur les
espèces remarquables
Ne sont présentées dans ce tableau uniquement les espèces dont l’impact était supérieur à faible avant mesures d’atténuation.
Tableau 20 : Impacts résiduels sur les espèces à enjeu
Nom
vernaculaire
Nom scientifique Statut Enjeu Sensibilité Significativité
de l’impact
Herpétofaune
Neusticure du
Suriname
Neusticurus
surinamensis
D Fort Modérée Notable
Batrachofaune
Ostéocéphale de
Leprieur
Osteocephalus leprieurii H Très fort Modérée Notable
Avifaune
Grand Jacamar Jacamerops aureus P Fort Modérée Notable
Tamatia à collier Bucco capensis P Fort Modérée Notable
Râle concolor Amaurolimnas concolor Fort Modérée NotablePropriété de Biotope
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V.7 Mesures de compensation
Malgré les mesures d’évitement et de réduction, des impacts notables sur la faune et les habitats persistent.
Le projet induit la destruction et la dégradation de plusieurs habitats forestiers et humides qu’il est nécessaire de compenser.
Les ratios minimaux de compensation pour des habitats de zones humides sont de 2 d’après le SDAGE mais sont ici fixés à 4 pour de la destruction étant donné la qualité de ces derniers. Les ratios pour la dégradation sont fixés à 2 pour ces habitats, cet impact ayant moins de conséquences sur la biodiversité que la destruction.
Les ratios pour la destruction des deux habitats forestiers non dégradés sont fixés à 3 car ces derniers représentent des enjeux de conservation modérés. Les ratios pour la dégradation de ces habitats sont fixés à 1, cet impact ayant moins de conséquences sur la biodiversité que la destruction.
Le ratio de compensation pour la destruction de la forêt dégradée est fixé à 2 étant donné le caractère dégradé de cette dernière. Les ratios pour la dégradation sont fixés à 1 pour cet habitat, cet impact ayant moins de conséquences sur la biodiversité que la destruction.
Les habitats fortement dégradés ne feront pas l’objet d’une compensation (friches secondaires arbustives).
Tableau 21 : Habitats naturels impactés par le projet et compensation associée
Habitats Type d’impact Surface (ha) Ratio de compensation Surface à compenser (ha)
Forêts des vallons encaissés et des bas de pente
humides (ZH)
Destruction 0,02 4 0,08
Dégradation 0,89 2 1,78
Forêts marécageuses sur argiles à Symphonia
globulifera (ZH)
Destruction 0,08 4 0,03
Dégradation 1,59 2 3,18
Forêts denses sur pentes à Spatanthus lateralis
Destruction 0,01 3 0,03
Dégradation 0,77 1 0,77
Forêts denses sur sol meubles et profond
Destruction 0,001 3 0,003
Dégradation 0,38 1 0,38
Forêt dégradées dense et haute de basse altitude
Destruction 49,20 2 98,40
Dégradation 8,10 1 8,10
Total 61,14 112,75 (dont 5,07 ha de ZH)
Il est donc nécessaire de compenser sur au moins 112,8 ha d’habitats forestiers dont 5,1 ha d’habitats forestiers humides.Propriété de Biotope
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Des impacts notables sur la faune subsistent également et sont à intégrer dans la compensation. Les espèces concernées sont le Neusticure du Suriname, l’Ostéocéphale de Leprieur, le Grand Jacamar, le Tamatia à collier et le Râle concolor.
V.7.1 Contexte
Le foncier disponible dans l’Ouest guyanais pour les mesures compensatoires en milieu forestier est très limité. Les organismes de gestion exerçant dans ce secteur sont encore moins nombreux que pour l’Est de la guyane. Ces deux points imposent aux porteurs de projet d’être chaque jour plus innovant pour mettre en place les mesures de compensation nécessaire à leur projet.
La première mesure de compensation imaginée était destinée à la ZDUC de Prospérité, située en face du projet par rapport à la RN1.
Il était question d’accompagner la communauté tirant profit de cette ZDUC pour mettre en place un plan de gestion communautaire comme cela a pu être réalisé par les
Carte 17 : ZDUC de ProspéritéPropriété de Biotope
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communautés de la ZDUC Bellevue. Ce plan de gestion aurait été élaboré d’après différentes études portant sur les usages de ce territoire, la biodiversité, les ressources forestières et agricoles présentes. Une fois ce plan de gestion mis en place, il aurait été piloté, suivi et adapté par un comité de gestion dont la communauté aurait eu la présidence, accompagnée par un organisme extérieur et conseillée par un ensemble de parties prenantes du territoire.
Ce plan de gestion aurait permis à la communauté de tirer un maximum de profit de cette ZDUC tout en respectant la biodiversité présente sur ce territoire, et de mettre en défens la partie la plus sensible de ce dernier. Voltalia aurait été financeur de ce travail de mise en place du plan de gestion et du suivi de ce dernier.
Cette mesure de compensation n’a pas pu aboutir car, malgré un enthousiasme manifeste de la communauté concernée au début du projet, cette dernière n’a pas donné de suite aux sollicitations de la part de Voltalia au moment de poursuivre le travail de réflexion à ce sujet. De plus, aucun organisme n’a été identifié pour accompagner la communauté dans la mise en place du plan de gestion et dans le pilotage de ce dernier malgré la consultation du CEN, de l’ONF, du Conservatoire du Littoral et du Graine Guyane.
Compenser directement sur la zone d’étude n’est pas envisageable étant donné l’aspect mité des surfaces qui seront impactées et l’impossibilité de trouver un gestionnaire qui serait intéressé pour protéger cette zone. L’ONF n’étant actuellement pas ouvert à la mise en place de mesures compensatoires sur les territoires à proximité du projet, le champ de recherche pour cette mesure a été élargie.
V.7.2 Présentation du polder Sarcelle
Les données présentées au sujet du polder Sarcelle, de la biodiversité qu’il héberge et de son plan de gestion sont issues du plan de gestion du polder de la savane Sarcelle financé et commandité par le Conservatoire du Littoral en 2020 et réalisé par le groupement Détails, SUEZ, SIMA-PECAT et Biotope.
Au début des années 1980, une partie du marais d’eau douce et saumâtre de la savane Sarcelle située sur la commune de Mana (973), a été poldérisée à des fins d’agriculture rizicole. Certaines parcelles ont été depuis abandonnées par l’agriculture et/ou subissent une forte érosion marine qui laissent incertain le devenir de ces paysages.
Ces activités ont principalement été menée sur le polder Sarcelle, polder bordé à l’Est et au Nord-Ouest par la Réserve Naturelle Nationale de l’Amana, à l’Est par la crique Irakompapi, au Nord-Ouest et au Sud-Ouest par le fleuve Mana et au Sud par la route départementale 8. Ce polder représente une superficie d’un peu moins de 4 000 sur un peu plus de 17 km de long. Ce dernier est divisé en 28 casiers orientés selon l’axe Nord-Sud, séparés chacun par des canaux d’irrigation et de drainage.Propriété de Biotope
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Carte 18 : Contexte environnemental du polder Sarcelle
Ce paysage atypique en Guyane et la forte richesse ornithologique de la zone ont mené le Conservatoire du Littoral à faire l’acquisition d’une partie du polder. En septembre 2018, une zone de préemption a été instituée au profit du Conservatoire du Littoral afin d’étendre le territoire de ce dernier sur le polder Sarcelle. Ce périmètre de 2 229 ha (dont environ 500 ha regagnés par la mer) couvre l’ensemble des casiers 27 et 28 (propriété actuellement de la COCEROG), l’ensemble des casiers 18 à 22 (propriété de la SAS Agriyane) et uniquement la zone d’évolution libre du trait de côte pour les casiers 1 à 17 (propriété de la SAS Agriyane).Propriété de Biotope
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Carte 19 : Situation foncière du polder Sarcelle
Un plan de gestion a été réalisé en 2020 par le groupement BIOTOPE, SIMA-PECAT, SUEZ et DETAILS. Quatre axes thématiques ont été identifiés :
1. La conservation et la protection du patrimoine naturel, culturel et paysager du site
2. La valorisation du patrimoine naturel, culturel, historique et paysager du site
3. L’accompagnement et le développement des activités économiques
4. La gestion du site.Propriété de Biotope
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V.7.3 Présentation de la biodiversité présente sur le polder
Le site des rizières de Mana, par son intérêt ornithologique, a été classé comme ZNIEFF de type I et ce malgré son exploitation. Même si elle ne représente qu’un faible intérêt floristique, cette zone humide a malgré tout un intérêt fonctionnel important pour la faune et la flore.
V.7.3.1 Les habitats et la flore
Les habitats présents sur le polder de la savane Sarcelle sont une mosaïque de différents milieux ouverts et humides côtiers (mangroves, vasières, marais principalement). Certains casiers sont refermés presque intégralement (casiers 12 et 26). Les casiers situés à l’est du polder (20 à 28) sont pour partie ou en intégralité en cours de fermeture.
Carte 20 : Cartographie des habitats du polder SarcellePropriété de Biotope
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V.7.3.2 L’avifaune
L’avifaune présente sur site est remarquable. Au total, ce sont 209 espèces qui avaient été identifiées sur la zone (2020) dont 127 espèces présentant des enjeux de conservation (dont 29% des espèces à enjeu de conservation fort ou très fort). Le polder joue un rôle très important à l’échelle de la Guyane, et même internationale, dans la conservation de ces espèces remarquables, comme site de nidification, d’hivernage ou d’halte importante dans leur migration. Cette zone est parmi les sites les plus remarquables pour la halte migratoire des limicoles sur la façade atlantique sud-américaine avec des concentrations records pour certaines espèces.
La principale menace pour ce groupe est la perte du caractère humide et marécageux des casiers. La fermeture du milieu serait donc catastrophique pour les cortèges avifaunistiques dépendant de ce lieu remarquable.
V.7.3.3 La batrachofaune
Le cortège des espèces mis en évidence sur la zone est le cortège commun du littoral avec tout de même une espèce protégée. Les espèces identifiées sur les abords du polder ou dans la savane Sarcelle laissent penser que le polder pourrait être favorable à la présence d’un nombre plus important d’espèces à enjeu que ce qui a été mis en évidence lors des prospections (Rhinella merianae, Hamptophryne boliviana, Dendropsophus sp. 1, Dendropsophus minusculus, Phyllomedusa hypochondrialis). L’eutrophisation croissante des casiers, canaux et autres milieux humides de la zone constitue la principale menace pour la batrachofaune. La colonisation des casiers la graminée Echinochloa polystachia n’est pas bénéfique à la batrachofaune. Des mesures de lutte contre cette espèce envahissante doivent être prises pour favoriser ce groupe. Le maintien de patchs arbustifs et arborés à proximité des canaux serait également favorable à la batrachofaune.
V.7.3.4 L’herpétofaune
L’herpétofaune recensée sur la zone et ses abords est remarquable (24 espèces dont 9 à enjeu de conservation). La mosaïque d’habitats humides est très favorable à ce groupe. Trois espèces de tortues marines viennent notamment pondre sur le front de mer (tortue verte, tortue Luth et tortue olivâtre). La principale menace qui pèse sur ce groupe est, comme pour les amphibiens, la fermeture du milieu par eutrophisation (Echinochloa polystachia, Moucou moucou).
V.7.3.5 L’ichtyofaune
Les inventaires ont permis de mettre en évidence un cortège réduit de poissons avec tout de même deux espèces à enjeu de conservation. La principale menace pour ce groupe est la fermeture du milieu par eutrophisation, avec une rupture de la trame bleue qui permet de relier notamment le polder Sarcelle au fleuve Mana.
V.7.3.6 La mammalofaune
Plusieurs cortèges ont été identifiés sur la zone. Le cortège arboricole est présent dans les lisières forestières en périphérie du polder. Les rizières, qui ne sont pas favorable au précédent cortège, sont en revanche favorables à plusieurs espèces remarquables comme les deux espèces de loutres, le raton crabier, le jaguar et l’ocelot. Au total, cet inventairePropriété de Biotope
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remarquable a permis de mettre en évidence 30 espèces de mammifères dont 10 espèces à enjeu de conservation. Les principales menaces pour ce groupe sont la fermeture du milieu pour les espèces aquatiques ainsi que la chasse, la ville de Mana étant à proximité direct du polder.Propriété de Biotope
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V.7.4 ME.CO.01 : Participation de Voltalia à la gestion du
polder Sarcelle
Le polder Sarcelle est un espace remarquable pour la biodiversité, notamment pour l’avifaune, l’herpétofaune au sens strict et la mammalofaune. Cette zone est cependant menacée par la présence de plantes invasives et la perte du bon fonctionnement hydraulique de la zone. Des actions sont à mettre en place pour maintenir cet habitat dans son état le plus favorable à la biodiversité. Le Conservatoire du Littoral dispose des fonds nécessaires pour l’achat du foncier dont la concrétisation est assurée par la préemption qui a été mise en place sur 2 229 ha du Polder Sarcelle. Le Conservatoire du Littoral a cependant des besoins très importants pour la gestion du site qui représente des coûts très importants, notamment sur les travaux hydrauliques qui sont à mener. Le Conservatoire a pu bénéficier de fonds de l’Etat pour financer l’étude hydraulique qui permettra d’établir les actions à mener sur ce point. Cela constitue un premier financement en faveur du site mais qui est loin d’être suffisant pour atteindre les objectifs du plan d’action.
A titre de compensation pour le projet de centrale hybride de Sainte Anne, Voltalia s’engage à participer à ces coûts de gestion afin de permettre au Conservatoire du Littoral de passer aux étapes opérationnelles du plan d’action en faveur de la restauration et de la conservation du site. Cette participation portera sur l’axe thématique 1 du plan de gestion qui vise à la conversion et la protection du patrimoine naturel, culturel et paysager du site. Les actions de cet axe ont pour objectif notamment de lutter contre la fermeture des casiers et la restauration du fonctionnement hydraulique nécessaire au maintien de l’attractivité du site pour l’avifaune notamment. Ce financement est un financement à hauteur de 395 000 €. Cet argent sera disponible afin que le Conservatoire du Littoral puisse en faire le meilleur usage possible en faveur de la préservation et la restauration du site. Cela pourra donc permettre de participer au financement d’un poste dédié à la gestion du site ou à des actions plus précises de restauration des casiers par exemple.
Tableau 22 : Décomposition de l’axe 1 du plan de gestionPropriété de Biotope
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Cette mesure ne permet pas d’atteindre les ratios surfaciques visés pour cette compensation mais il est actuellement impossible de trouver de telles surfaces dans l’Ouest guyanais, comme cela a été exposé en V.7.1, faute de foncier disponible et d’organisme gestionnaire volontaire. Cette compensation permet néanmoins de participer à la protection d’un site hautement remarquable et menacé en Guyane (sur la commune impactée par le projet), pour lequel les fonds de gestion sont manquants. Il est important de passer rapidement à l’action pour protéger ce site dont la surface réduit chaque année, emportée par la mer. Ce financement permettra de mettre en place des actions rapidement. Couplé à la mesure d’accompagnement ME.AC.04, Voltalia participe à protéger le site du Polder Sarcelle (en faveur de l’avifaune, de la mammalofaune et de l’herpétofaune au sens stricte) et finance une étude ambitieuse sur la batrachofaune, pour un total remarquable de 595 000 €.
V.7.5 Aspect paysager de la compensation
Le littoral du polder de la savane Sarcelle, comme l’ensemble du littoral guyanais, est soumis à l’influence de la dynamique sédimentaire du fleuve Amazone. Ainsi, la morphologie du littoral change régulièrement, entre un paysage de plage ouvert sur la mer, et un paysage de mangroves, retourné sur l’intérieur des terres.
La Mana a été à la source du fonctionnement du système hydraulique des rizières de la savane Sarcelle, via le canal d’amené́, et les canaux de drainage primaire. Ces différentes dynamique naturel et humaine ont créé des paysages unique et fragile comme détaillé plus haut.
En plus d’une biodiversité spécifique dans certaines zones, ce secteur présente des paysages à protéger et faire découvrir, ce que permettrait les mesures de compensation proposées en venant protéger cet équilibre fragile entre dynamique naturel et action de l’homme qui sont venus former ces paysages :
• Tout d’abord, un réseau de canaux d’irrigation et de drainage avec ses ouvrages hydrauliques. Ils correspondent à des milieux humides et linéaires donnant une trame octogonale à la rizière.
• Ensuite, des casiers autrefois plantés de riz, aujourd’hui couverts d’une friche plus ou moins dense et humide
• En troisième lieu, nous avons la bande littorale composée de la mangrove et des dunes, des milieux très dynamiques.
• Et enfin, le patrimoine bâtis agricole, lié à l’activité agricole passée, qui se présente comme des folies témoignant d’un temps prospère et offrant des repères dans l’immensité du paysage.
L’ensemble de ces canaux primaires prennent l’allure de cours d’eau et offrent des ambiances semblables aux paysages fluviaux des criques, avec des ripisylves plus ou moins arborées et denses.Propriété de Biotope
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La trame orthogonale rappelle qu’il s’agit d’un paysage industriel et artificiel dont les traits ont été adoucis par la végétation spontanée. Le vert dominant et l’immensité du site rendent moins évidentes la perception des différences entre les casiers selon leur localisation, l’activité pratiquée, leur proximité avec le littoral ou la route, leur positionnement sur un point haut moins irrigué, ou encore accolé aux marais, et
Aujourd’hui, on observe une alternance entre deux ambiances : des paysages dunaires beaucoup plus présents à l’ouest et des mangroves étalées sur l’ensemble.
Ces paysages uniques et diversifié sont voués à disparaitre avec l’arrêt de l’activité humaine, avec une uniformisation de ce paysage et un changement de biotope.Propriété de Biotope
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V.8 Synthèse des mesures ERCA du projet
Mesures Estimation des coûts
Mesures de réduction
ME.RE.01 : Stabilisation des pentes Intégrés au projet
ME.RE.02 : Choix des espèces pour la revégétalisation Intégrés au projet
ME.RE.03 : Protection des cours d’eau Intégrés au projet
ME.RE.04 : Phasage en saison sèche Intégrés au projet
ME.RE.05 : Réduction de l’emprise défrichée à l’extérieur des
clôtures Intégrés au projet
ME.RE.06 : Réduction de l’effet lisière Intégrés au projet
Mesures de compensation
M.CO.01 : Participation de Voltalia à la sécurisation foncière
et à la gestion du polder Sarcelle 395 000€
Mesures d’accompagnement
M.AC.01 : Suivi écologique du chantier 20 000€
M.AC.02 : Valorisation de la biomasse végétale Impossible à évaluer à ce stade du projet
M.AC.03 : Entretien des parcs photovoltaïques Intégré aux coûts généraux d’entretien du parc
M.AC.04 : Financement d’une étude sur l’écologie des
déplacements et la phénologie de la reproduction des
amphibiens des mares forestières saisonnières
200 000€Propriété de Biotope
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Carte 21 : Spatialisation des mesures d'atténuation du projetVI
lkhkjhkj
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VI BibliographiePropriété de Biotope
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BARNABE, D. & GIBERNAU, M. (2015) ARACEES DE GUYANE FRANÇAISE - BIOLOGIE ET SYSTEMATIQUE. IRD EDITIONS, MARSEILLE.
CHIRON, G. & BELLONE, R. (2005) LES ORCHIDEES DE GUYANE FRANÇAISE. TROPICALIA, VOREPPE.
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Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
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dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
Site photovoltaïque de la Piste
Sainte-Anne
Voltalia
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AnnexesA
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Annexe 1 : Accord écrit du bénéficiaire de la mesure de
compensation
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destruction d’espèce protégée
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dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
Annexe 1 : Accord écrit du bénéficiaire de la
mesure de compensationA
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Annexe 2 : Formulaires CERFA 16 314
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Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
Annexe 2 : Formulaires CERFA 16 314A
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Annexe 2 : Formulaires CERFA 16 314
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Dossier de demande de
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destruction d’espèce protégéeA
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Annexe 3 : Formulaires CERFA 16 616
Dossier de demande de
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Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
Annexe 3 : Formulaires CERFA 16 616A
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Annexe 3 : Formulaires CERFA 16 616
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
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Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégéeA
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Annexe 3 : Formulaires CERFA 16 616
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dérogation à l’interdiction de
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Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégéeA
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Annexe 3 : Formulaires CERFA 16 616
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destruction d’espèce protégéeA
Propriété de Biotope
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autorisation préalable de Biotope
Annexe 4 : Formulaires CERFA 16 617
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Dossier de demande de
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destruction d’espèce protégée
Annexe 4 : Formulaires CERFA 16 617A
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Annexe 4 : Formulaires CERFA 16 617
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Dossier de demande de
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destruction d’espèce protégéeA
Propriété de Biotope
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Annexe 5 : Description synthétique de la mesure d’accompagnement ME.AC.04
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Dossier de demande de
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destruction d’espèce protégée
Annexe 5 : Description synthétique de la mesure
d’accompagnement ME.AC.04
Ce document a été produit par l’association Trésor.
Étude de l'écologie des déplacements et de la
phénologie de la reproduction des amphibiens des
mares forestières saisonnières
Contexte
Les mares saisonnières sont des écosystèmes de forêt tropicale vitaux mais peu étudiés. Les mares forestières s'assèchent pendant la saison sèche, éliminant la plupart des prédateurs aquatiques et créant des zones de reproduction idéales pour de nombreuses espèces d'amphibiens lorsque les mares se remplissent à nouveau au début de la saison des pluies. Alors que de nombreux anoures (grenouilles et crapauds) se reproduisent continuellement pendant la saison des pluies, les espèces à reproduction dite « explosive » se rassemblent par milliers pour se reproduire dans les mares saisonnières pendant seulement une ou deux nuits par an, au début de la saison des pluies. En raison de la brièveté de ces événements de « reproduction explosive » et de leur localisation dans des endroits difficiles d'accès, les connaissances scientifiques sur ces espèces restent très limitées. Ces espèces sont directement menacées par la destruction de leur habitat, les agents pathogènes et les modifications des régimes de précipitations dues au changement climatique, mais nous manquons actuellement de connaissances sur leurs déplacements, l'utilisation de leur habitat et leur phénologie de reproduction, qui sont nécessaires pour mettre en place des mesures de conservation efficaces.
Questions de scientifiques
Dans ce projet, nous découvrirons les aspects clés de l'écologie des déplacements et de la phénologie de la reproduction de trois espèces d'anoures protégées avec une stratégie de reproduction « explosive » : Ostéocéphale de Leprieur (Osteocephalus leprieurii), Cératophrys cornu (Ceratophrys cornuta), et Trachycéphale coriace (Trachycephalus coriaceus). Plus précisément, nous utiliserons la radiotélémétrie pour quantifier les mouvements et l'utilisation de l'habitat des grenouilles adultes par rapport à leurs mares de reproduction. Parallèlement, nous utiliserons des enregistreurs acoustiques automatisés et des enregistreurs environnementaux pour quantifier l’activité de reproduction et lesA
Propriété de Biotope
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Annexe 5 : Description synthétique de la mesure d’accompagnement ME.AC.04
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changements saisonniers dans la disponibilité de l'eau dans les mares forestières. Nous serons en mesure d'identifier, pour la première fois, les distances de migration et l'utilisation de l'habitat de ces espèces en dehors de leur saison de reproduction. Nous répondrons également à la question de savoir comment les facteurs climatiques façonnent la disponibilité des sites de reproduction et déterminent les mouvements des grenouilles à reproduction "explosive". Ces connaissances seront essentielles pour planifier des mesures de conservation efficaces et prédire les impacts des perturbations de l'habitat et du changement climatique sur les communautés d'amphibiens se reproduisant dans les mares forestières.
Méthodologie
Nous surveillerons cinq mares forestières saisonnières le long d'un transect sur la crête de la montagne de Kaw. Nous utiliserons des stations météorologiques pour recueillir des données de précipitations et des enregistreurs de profondeur d'eau pour mesurer l'hydropériode des mares. Nous utiliserons des enregistreurs acoustiques automatisés pour quantifier l'activité de reproduction de la communauté d'amphibiens dans chaque mare et pour détecter les épisodes de reproduction “explosive”. Au début de la saison des pluies, nous effectuerons des relevés quotidiens pour suivre l'arrivée des trois espèces cibles dans les mares. Nous équiperons vingt individus de chaque espèce (dix mâles et dix femelles) sur les cinq sites avec des émetteurs radio nous permettant de suivre leurs mouvements. Nous utiliserons ensuite la radiotélémétrie pour localiser chaque individu une fois par semaine pendant quatre semaines après le marquage initial. Après cette période initiale, nous localiserons chaque individu une fois par mois jusqu'à la prochaine saison de reproduction. Les mouvements de chaque animal seront enregistrés à l'aide d'appareils GPS de haute précision. En outre, nous enregistrerons les microhabitats utilisés par chaque espèce et établirons une corrélation entre les déplacements et l'utilisation de l'habitat et les changements dans les facteurs climatiques tels que les précipitations et la température. Des analyses statistiques et spatiales seront utilisées pour tirer des conclusions générales sur l'utilisation de l'espace de chaque espèce par rapport aux sites de reproduction et la relation avec les facteurs environnementaux. Le coordinateur scientifique du projet a déjà établi des méthodes de suivi des mouvements et de collecte de données avec d'autres anoures tropicaux et a effectué les tests préliminaires d'adéquation de la méthode avec l'une des espèces proposées pour l'étude (Ceratophrys cornuta). Nous effectuerons des tests méthodologiques supplémentaires pour trouver la taille appropriée et les méthodes de fixation des émetteurs radio pour chacune des espèces étudiées avant de les déployer sur le terrain.
Cette étude est coordonnée localement par l’association Trésor, gestionnaire de la réserve naturelle régionale éponyme dans laquelle une partie des recherches pourra s’effectuer, et sera dirigée sur le terrain par Andrius Pašukonis, chercheur auprès de l’Université de Vilnius en Lituanie, aguerri aux études télémétriques et comportementales sur les batraciens de Guyane.A
Propriété de Biotope
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autorisation préalable de Biotope
Annexe 6 : Liste de la flore inventoriée sur la zone
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Annexe 6 : Liste de la flore inventoriée sur la zone
Nom scientifique Statut
Aristolochia stahelii O.C.Schmidt, 1938 D
Cyathea marginalis (Klotzsch) Domin, 1929 D
Dicorynia guianensis Amshoff, 1939 D
Disteganthus lateralis (L.B.Sm.) Gouda, 1994 D
Eriotheca crassa (Uittien) A.Robyns, 1963 D
Heteropsis melinonii (Engl.) A.M.E.Jonker & Jonker, 1953 D
Hymenolobium flavum Kleinhoonte, 1925 D
Laplacea fruticosa (Schrad.) Kobuski, 1947 D
Miconia cacatin (Aubl.) S.S.Renner, 1989 D
Pachira dolichocalyx A.Robyns, 1988 P
Palmorchis prospectorum Veyret, 1978 D
Pourouma tomentosa subsp. maroniensis (Benoist) C.C.Berg & Heusden, 1988 D
Pradosia huberi (Ducke) Ducke, 1942 D
Qualea rosea Aubl., 1775 D
Recordoxylon speciosum (Benoist) Gazel ex Barneby, 1993 D
Abarema jupunba (Willd.) Britton & Killip, 1936
Abarema Pittier, 1927 sp.
Acanthaceae Juss., 1789
Adelobotrys adscendens (Sw.) Triana, 1867
Adiantum cajennense Willd. ex Klotzsch, 1845
Adiantum L., 1753 sp.
Aechmea bromeliifolia (Rudge) Baker, 1883
Aechmea longifolia (Rudge) L.B.Sm. & M.A.Spencer, 1992
Aechmea mertensii (G.Mey.) Schult. & Schult.f., 1830
Ambelania acida Aubl., 1775
Anaphyllopsis americana (Engl.) A.Hay, 1988
Anaxagorea dolichocarpa Sprague & Sandwith, 1930A
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Annexe 6 : Liste de la flore inventoriée sur la zone
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destruction d’espèce protégée
Nom scientifique Statut
Aniba Aubl., 1775 sp.
Annona exsucca DC., 1817
Anthurium bonplandii G.S.Bunting, 1975
Anthurium gracile (Rudge) Schott, 1829
Anthurium pentaphyllum (Aubl.) G.Don, 1839
Aphyllanthaceae Burnett, 1835
Apocynaceae Juss., 1789
Araceae Juss., 1789
Aspidosperma album (Vahl) Benoist ex Pichon, 1947
Aspidosperma Mart. & Zucc., 1824 sp.
Aspidosperma sandwithianum Markgr., 1935
Asplenium serratum L., 1753
Asplundia brachyphylla Harling, 1958
Astrocaryum paramaca Mart., 1834
Astrocaryum sciophilum (Miq.) Pulle, 1906
Astrocaryum vulgare Mart., 1824
Attalea Kunth, 1816 sp.
Attalea maripa (Aubl. ex Corrêa) Mart., 1844
Attalea sagotii (Trail ex Thurn) Wess.Boer, 1965
Bactris acanthocarpoides Barb.Rodr., 1875
Bactris elegans Barb.Rodr., 1875
Bactris gastoniana Barb.Rodr., 1888
Bactris Jacq. ex Scop., 1777 sp.
Bactris maraja Mart., 1826
Bactris oligocarpa Barb.Rodr. & Trail ex Barb.Rodr.
Bactris rhaphidacantha Wess.Boer, 1965
Balizia pedicellaris (DC.) Barneby & J.W.Grimes, 1996
Banara guianensis Aubl., 1775
Batemannia colleyi Lindl., 1834A
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Dossier de demande de
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destruction d’espèce protégée
Nom scientifique Statut
Bauhinia L., 1753 sp.
Billbergia pyramidalis (Sims) Lindl., 1827
Bolbitis nicotianifolia (Sw.) Alston, 1932
Bollea Rchb.f., 1852 sp.
Bromelia fosteriana L.B.Sm., 1956
Brosimum parinarioides Ducke, 1922
Brosimum utile (Kunth) Pittier, 1918
Byrsonima altissima (Aubl.) DC., 1824
Calyptrocarya glomerulata (Brongn.) Urb., 1900
Carapa guianensis Aubl., 1775
Carapa procera auct. non DC., 1824
Caryocar glabrum (Aubl.) Pers., 1806
Catasetum Rich. ex Kunth, 1822 sp.
Catostemma fragrans Benth., 1843
Cecropia obtusa Trécul, 1847
Cecropia sciadophylla Mart., 1841
Centropogon cornutus (L.) Druce, 1914
Chaubardiella tigrina (Garay & Dunst.) Garay, 1969
Cheilolejeunea longiflora (Taylor) R.M.Schust., 1980
Chelonanthus hamatus Lepis, 2014
Chimarrhis turbinata DC., 1830
Chrysophyllum L., 1753 sp.
Chrysophyllum sanguinolentum (Pierre) Baehni, 1965
Clusia grandiflora Splitg., 1842
Clusia nemorosa G.Mey., 1818
Coccocypselum guianense (Aubl.) K.Schum., 1889
Coccoloba latifolia Lam., 1804
Columnea calotricha Donn.Sm., 1905
Cordia L., 1753 sp.A
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Nom scientifique Statut
Cordia nodosa Lam., 1792
Costus claviger Benoist, 1927
Costus scaber Ruiz & Pav., 1798
Costus spiralis (Jacq.) Roscoe, 1807
Couma guianensis Aubl., 1775
Couratari guianensis Aubl., 1775
Croton matourensis Aubl., 1775
Croton pullei Lanj., 1931
Cupania hirsuta Radlk., 1879
Cyathea Sm., 1783 sp.
Cyathea surinamensis (Miq.) Domin, 1929
Cyclanthus bipartitus Poit. ex A.Rich., 1822
Cyclodium meniscioides (Willd.) C.Presl, 1836
Danaea simplicifolia Rudge, 1805
Davilla kunthii A.St.-Hil., 1825
Davilla nitida (Vahl) Kubitzki, 1971
Desmoncus horridus Splitg. ex Mart., 1844
Dichaea Lindl., 1833 sp.
Dieffenbachia elegans A.M.E.Jonker & Jonker, 1966
Dioscorea L., 1753 [nom. & typ. cons.] sp.
Diplasia karatifolia Rich., 1805
Duguetia calycina Benoist, 1923
Duroia eriopila L.f., 1782
Duroia L.f., 1782 sp.
Elaphoglossum luridum (Fée) Christ, 1899
Eleocharis interstincta (Vahl) Roem. & Schult., 1817
Elizabetha princeps M.R.Schomb. ex Benth., 1840
Elleanthus caravata (Aubl.) Rchb.f., 1878
Encyclia guianensis Carnevali & G.A.Romero, 1994A
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Nom scientifique Statut
Enterolobium schomburgkii (Benth.) Benth., 1875
Eperua falcata Aubl., 1775
Epidendrum nocturnum s.l.
Eriotheca Schott & Endl., 1832 sp.
Eschweilera coriacea (DC.) S.A.Mori, 1990
Eschweilera Mart. ex DC., 1828 sp.
Euterpe oleracea Mart., 1824
Faramea guianensis (Aubl.) Bremek., 1934
Geissospermum laeve (Vell.) Miers, 1878
Geonoma baculifera (Poit.) Kunth, 1841
Geonoma deversa (Poit.) Kunth, 1841
Goeppertia elliptica (Roscoe) Borchs. & S.Suárez, 2012
Goeppertia zingiberina (Körn.) Borchs. & S.Suárez, 2012
Goupia glabra Aubl., 1775
Guarea grandifolia DC., 1824
Guatteria citriodora Ducke, 1930
Guatteria scandens Ducke, 1925
Guzmania lingulata (L.) Mez, 1896
Guzmania melinonis Regel, 1885
Heliconia lourteigiae Emygdio & E.Santos, 1977
Heliconia richardiana Miq., 1844
Henriettea succosa (Aubl.) DC., 1828
Hevea Aubl., 1775 sp.
Humiria balsamifera Aubl., 1775
Hymenocallis tubiflora Salisb., 1812
Hyospathe elegans Mart., 1823
Hypolytrum Pers., 1805 sp.
Ichnanthus panicoides P.Beauv., 1812
Inga alba (Sw.) Willd., 1806A
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Nom scientifique Statut
Inga cayennensis Sagot ex Benth., 1875
Inga Mill., 1754 sp.
Inga stipularis DC., 1825
Iryanthera (A.DC.) Warb., 1896 sp.
Ischnosiphon Körn., 1859 sp.
Ischnosiphon obliquus (Rudge) Körn., 1862
Isertia coccinea (Aubl.) J.F.Gmel., 1791
Isertia spiciformis DC., 1830
Jacaranda copaia (Aubl.) D.Don, 1823
Laetia procera (Poepp.) Eichler, 1871
Lauraceae Juss., 1789
Lecythis idatimon Aubl., 1775
Lecythis persistens Sagot, 1885
Lecythis zabucajo Aubl., 1775
Leguminosae Juss., 1789
Licania Aubl., 1775 sp.
Licaria Aubl., 1775 sp.
Lindsaea divaricata Klotzsch, 1845
Lindsaea Dryand. ex Sm., 1793 sp.
Lindsaea lancea (L.) Bedd., 1876
Lomariopsis japurensis (Mart.) J.Sm., 1875
Loreya mespiloides Miq., 1844
Ludovia lancifolia Brongn., 1861
Lycopodiella cernua (L.) Pic.Serm., 1968
Lygodium venustum Sw., 1803
Lygodium volubile Sw., 1803
Mabea piriri Aubl., 1775
Macrolobium bifolium (Aubl.) Pers., 1805
Malpighiaceae Juss., 1789A
Propriété de Biotope
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Nom scientifique Statut
Manilkara bidentata (A.DC.) A.Chev., 1932
Maprounea guianensis Aubl., 1775
Maranta arundinacea L., 1753
Maxillaria Ruiz & Pav., 1794 sp.
Melothria pendula L., 1753
Metaxya scalaris Tuomisto & G.G.Cárdenas, 2016
Miconia ceramicarpa (DC.) Cogn., 1887
Miconia ciliata (Rich.) DC., 1828
Miconia conglomerata (DC.) Michelang., 2018
Miconia mayeta (D.Don) Michelang., 2017
Miconia plukenetii Naudin, 1851
Miconia prasina (Sw.) DC., 1828
Miconia Ruiz & Pav., 1794 sp.
Microgramma percussa (Cav.) de la Sota, 1986
Microgramma reptans (Cav.) A.R.Sm., 1975
Mimosa pudica L., 1753
Minquartia guianensis Aubl., 1775
Monotagma plurispicatum (Körn.) K.Schum., 1902
Monotagma spicatum (Aubl.) J.F.Macbr., 1931
Monstera adansonii Schott, 1830
Mouriri crassifolia Sagot, 1883
Myrtaceae Juss., 1789
Nephrolepis biserrata (Sw.) Schott, 1834
Nephrolepis rivularis (Vahl) Mett. ex Krug, 1897
Nepsera aquatica (Aubl.) Naudin, 1850
Norantea guianensis Aubl., 1775
Ocotea guianensis Aubl., 1775
Octomeria surinamensis H.Focke, 1849
Oenocarpus bacaba Mart., 1823A
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Annexe 6 : Liste de la flore inventoriée sur la zone
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
Voltalia
septembre 2023
166
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
Nom scientifique Statut
Oenocarpus bataua Mart., 1823
Olfersia cervina (L.) Kunze, 1824
Olyra L., 1759 sp.
Oxandra asbeckii (Pulle) R.E.Fr., 1931
Palicourea apoda (Steyerm.) Delprete & J.H.Kirkbr., 2016
Palicourea guianensis Aubl., 1775
Palicourea hoffmannseggiana (Schult.) Borhidi, 2011
Palicourea microbotrys (Ruiz ex Standl.) Delprete & J.H.Kirkbr., 2016
Palicourea tomentosa (Aubl.) Borhidi, 2012
Palmorchis pabstii Veyret, 1978
Paramachaerium Ducke, 1925 sp.
Parkia R.Br., 1826 sp.
Parkia velutina Benoist, 1914
Passiflora coccinea Aubl., 1775
Pharus latifolius L., 1759
Phenakospermum guyannense (Rich.) Miq., 1845
Philodendron acutatum Schott, 1856
Philodendron ecordatum Schott, 1856
Philodendron guianense Croat & Grayum, 1994
Philodendron linnaei Kunth, 1841
Philodendron melinonii Brongn. ex Regel, 1874
Philodendron ornatum Schott, 1853
Philodendron pedatum (Hook.) Kunth, 1841
Philodendron squamiferum Poepp., 1845
Pinus caribaea Morelet, 1851
Piper consanguineum (Kunth) Steud., 1841
Piper dilatatum Rich., 1792
Piper inaequale C.DC., 1866
Pityrogramma calomelanos (L.) Link, 1833A
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Annexe 6 : Liste de la flore inventoriée sur la zone
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
Voltalia
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167
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
Nom scientifique Statut
Platonia insignis Mart., 1832 [nom. cons.]
Polybotrya caudata Kunze, 1834
Pourouma Aubl., 1775 sp.
Pourouma minor Benoist, 1924
Pouteria Aubl., 1775 sp.
Protium Burm.f., 1768 [nom. cons.] sp.
Psychotria L., 1759 sp.
Pterocarpus officinalis Jacq., 1763
Qualea Aubl., 1775 sp.
Quiina obovata Tul., 1849
Rapatea paludosa Aubl., 1775
Renealmia alpinia (Rottb.) Maas, 1976
Rhodostemonodaphne Rohwer & Kubitzki, 1985 sp.
Rhynchospora cephalotes (L.) Vahl, 1805
Rhynchospora holoschoenoides (Rich.) Herter, 1953
Rhynchospora puber (Vahl) Boeckeler, 1872
Rhynchospora Vahl, 1805 sp.
Rinorea amapensis Hekking, 1979
Rolandra fruticosa (L.) Kuntze, 1891
Sabicea cinerea Aubl., 1775
Sagotia racemosa Baill., 1860
Sapotaceae Juss., 1789
Sauvagesia sprengelii A.St.-Hil., 1823
Scleria microcarpa Nees ex Kunth, 1837
Scleria secans (L.) Urb., 1900
Securidaca diversifolia (L.) S.F.Blake, 1923
Selaginella parkeri (Hook. & Grev.) Spring, 1843
Senna alata (L.) Roxb., 1832
Senna occidentalis (L.) Link, 1829A
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Annexe 6 : Liste de la flore inventoriée sur la zone
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
Voltalia
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168
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
Nom scientifique Statut
Sextonia rubra (Mez) van der Werff, 1997
Simarouba amara Aubl., 1775
Sipanea Aubl., 1775 sp.
Sipanea pratensis Aubl., 1775
Siparuna poeppigii (Tul.) A.DC., 1868
Sloanea L., 1753 sp.
Smilax syphilitica Humb. & Bonpl. ex Willd., 1806
Socratea exorrhiza (Mart.) H.Wendl., 1860
Solanum subinerme Jacq., 1760
Spathanthus unilateralis (Rudge) Desv., 1828
Spermacoce alata Aubl., 1775
Stelis Sw., 1800 sp.
Sterculia L., 1753 sp.
Sterculia pruriens (Aubl.) K.Schum., 1886
Stigmaphyllon palmatum (Cav.) A.Juss., 1840
Stromanthe tonckat (Aubl.) Eichler, 1884
Strychnos tomentosa Benth., 1856
Swartzia panacoco (Aubl.) R.S.Cowan, 1968
Swartzia polyphylla DC., 1825
Swartzia prouacensis (Aubl.) Amshoff, 1939
Symphonia globulifera L.f., 1782
Symphonia L.f., 1782 sp.
Tabebuia Gomes ex DC., 1838 sp.
Tabebuia insignis (Miq.) Sandwith, 1937
Tabernaemontana undulata Vahl, 1798
Tachigali melinonii (Harms) Zarucchi & Herend., 1993
Talisia Aubl., 1775 sp.
Tapirira guianensis Aubl., 1775
Terminalia amazonia (J.F.Gmel.) Exell, 1935A
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Annexe 6 : Liste de la flore inventoriée sur la zone
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
Voltalia
septembre 2023
169
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
Nom scientifique Statut
Terminalia guyanensis Eichler, 1867
Thelypteris leprieurii (Hook.) R.M.Tryon, 1967
Thoracocarpus bissectus (Vell.) Harling, 1958
Thurnia sphaerocephala (Rudge) Hook.f., 1883
Thyrsodium puberulum J.D.Mitch. & Daly, 1993
Tillandsia L., 1753 sp.
Tillandsia monadelpha (É.Morren) Baker, 1887
Tovomita Aubl., 1775 sp.
Trichomanes pinnatum Hedw., 1799
Trichomanes subg. Trichomanes L., 1753
Trichosalpinx orbicularis (Lindl.) Luer, 1983
Trigonidium acuminatum Bateman ex Lindl., 1838
Triplophyllum funestum (Kunze) Holttum, 1986
Utricularia hispida Lam., 1791
Vanilla Mill., 1754 sp.
Virola Aubl., 1775 sp.
Virola michelii Heckel, 1898
Virola surinamensis (Rol. ex Rottb.) Warb., 1897
Vismia cayennensis (Jacq.) Pers., 1806
Vismia latifolia (Aubl.) Choisy, 1821
Vochysia surinamensis Stafleu, 1948
Vochysiaceae A.St.-Hil., 1820
Vouacapoua americana Aubl., 1775
Voyria aurantiaca Splitg., 1840
Voyria caerulea Aubl., 1775
Voyriella parviflora (Miq.) Miq., 1850
Vriesea splendens (Brongn.) Lem., 1850
Xiphidium caeruleum Aubl., 1775
Xylopia nitida Dunal, 1817A
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Annexe 7 : Liste des poissons inventoriés sur la zone
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
Voltalia
septembre 2023
170
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
Annexe 7 : Liste des poissons inventoriés sur la
zoneA
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Annexe 8 : Liste de la batrachofaune inventoriée sur la zone
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
Voltalia
septembre 2023
171
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
Annexe 8 : Liste de la batrachofaune inventoriée
sur la zone
Nom vernaculaire Nom scientifique Législation L.R.R Habitat Biotope 2019 Biotope 2022 Naturalia
Adénomère des herbes Adenomera hylaedactyla LC Zone ouverte herbacée x
Adénomère familière Adenomera andreae LC Forêt primaire et secondaire x
Allobate fémoral Allobates femoralis LC Forêt primaire et secondaire x x
Anomaloglosse des
Guyanes
Anomaloglossus
baeobatrachus LC
Forêt primaire et
secondaire x x
Atélope de Guyane Atelopus flavescens D LC Crique de forêt primaire et secondaire x
Atélope d'Hoogmoed Atelopus hoogmoedi D LC Crique de forêt primaire x
Centrolène à points
jaunes
Teratohyla midas LC Crique de forêt primaire et secondaire x
Centrolène des
Oyampis
Vitreorana ritae LC Crique de forêt primaire et secondaire x
Centrolène ponctuée Hyalinobatrachium cappellei LC Crique de forêt primaire et secondaire x
Centrolène splendide Cochranella geijskesi D DD Crique de forêt primaire et secondaire x
Chiasmocle de Shudikar Chiasmocleis shudikarensis LC Forêt primaire et secondaire x
Crapaud buffle
Rhinella marina
LC
Forêt primaire,
secondaire et milieux
ouverts
x x
Crapaud feuille Rhinella castaneotica LC Forêt primaire et secondaire x x
Crapaud perlé Rhinella margaritifera LC Forêt primaire et secondaire x
Dendrobate cliquetant Ameerega babneli LC Forêt matures et secondaires x
Hylode inguinale Pristimantis inguinalis LC Forêt primaire et secondaire x
Hylode porte-X Pristimantis chiastonotus LC Forêt primaire et secondaire x x
Hylode zeuctotyle Pristimantis zeuctotylus LC Forêt primaire et secondaire x
Leptodactyle étroit Leptodactylus stenodema LC Forêt primaire et secondaire x
Leptodactyle galonné Leptodactylus fuscus LC Zone ouverte humide x x
Leptodactyle géant Leptodactylus pentadactylus LC Forêt primaire et secondaire x
Leptodactyle rougeâtre Leptodactylus rhodomystax LC Forêt primaire et secondaire x x
NA Leptodactylus sp. gr podicipinus C LC Forêt primaire et secondaire x x
Ostéocéphale de
Leprieur
Osteocephalus leprieurii H LC Forêt matures et
secondaires xA
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Annexe 8 : Liste de la batrachofaune inventoriée sur la zone
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
Voltalia
septembre 2023
172
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
Nom vernaculaire Nom scientifique Législation L.R.R Habitat Biotope 2019 Biotope 2022 Naturalia
Ostéocéphale oophage Osteocephalus oophagus LC Forêt primaire et secondaire x x x
Ostéocéphale taurin Osteocephalus taurinus LC Forêt primaire et secondaire x x
Otophryne hurlante
Otophryne pyburni
D LC Bas-fonds humides de
forêt primaire
x
Phylloméduse carénée Phyllomedusa vaillantii LC Forêts matures et secondaires x
Phylloméduse bicolore Phyllomedusa bicolor LC Forêt primaire et secondaire x
Phylloméduse tigrine Callimedusa tomopterna LC Forêt primaire et secondaire x
Rainette à bandeau
Dendropsophus leucophyllatus
LC
Forêt matures et
secondaires, milieux
ouverts
x
Rainette à doigts orange Dendropsophus sp. 1 D LC Zone humide de forêt primaire et secondaire x x
Rainette à flancs
étoilés/ Rainette diable-
rouge
Boana geographica / Boana
diabolica LC
Zone humide de forêt
primaire et secondaire x x
Rainette centrolène Boana cinerascens LC Zone humide de forêt primaire et secondaire x
Rainette crépitante Hypsiboas crepitans D DD Zone ouverte humide x x
Rainette des bas-fonds
Boana dentei
D LC
Bas-fonds humides de
forêt primaire et
secondaire
x
Rainette Diable-rouge Boana diabolica LC Zone humide de forêt primaire et secondaire x
Rainette éperonnée Boanas calcarata LC Forêt primaire et secondaire x
Rainette menue Dendropsophus minutus LC Zone ouverte humide x x
Rainette naine Dendropsophus walfordi NT Milieux ouverts humides x
Rainette patte d'oie Boana boans LC Crique de forêt primaire et secondaire x x
Rainette ponctuée Boana punctata LC Milieux humides ouverts x
Scinax à œil rouge Scinax sp. 2 LC Forêt primaire et secondaire x x
Scinax de Boesemann Scinax boesemani LC Zone ouverte humide x x
Scinax des maisons Scinax ruber LC Zone ouverte humide x x
Scinax des savanes Scinax nebulosus LC Milieux humides ouverts x
Trachycéphale
Kunawalu
Trachycephalus resinifictrix LC Forêt primaire et secondaire x x
Trachycéphale
métronome
Trachycephalus hadroceps LC Forêt primaire et secondaire xA
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Annexe 9 : Liste de l’herpétofaune inventoriée sur la zone
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
Voltalia
septembre 2023
173
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
Annexe 9 : Liste de l’herpétofaune inventoriée sur
la zone
Nom vernaculaire Nom scientifique Législation Liste rouge régionale Biotope 2019 Biotope 2022 Naturalia
Anolis à fanon bleu Norops chrysolepis NT x x
Anolis lichen Norops ortonii LC x
Arthrosaure de Kock Arthrosaura kockii LC x
Gecko à pattes de canard Thecadactylus rapicauda LC x
Gecko nain d'Amazonie Chatogekko amazonicus LC x
Gonatode aux yeux bleus Gonatodes annularis LC x
Gonatode des carbets Gonatodes humeralis LC x
Grage petits carreaux Bothrops atrox LC x
Imantode à nuque tatouée Imantodes cenchoa LC x
Kentropyx des chablis Kentropyx calcarata LC x x x
Léposome des Guyanes Leposoma guianense LC x x
Lézard coureur galonné Cnemidophorus lemniscatus D DD x
Nesticure sillonné Neusticurus surinamensis H/D LC x x
Polychre caméléon Polychrus marmoratus LC x
Téju commun Tupinambis teguixin LC x x x
Tortue denticulée Chelonoidis denticulatus LC x
Tropidure ombré Plica umbra LC x x
Tropidure plissé Plica plica LC xA
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Annexe 10 : Liste de l’avifaune inventoriée sur la zone
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
Voltalia
septembre 2023
174
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
Annexe 10 : Liste de l’avifaune inventoriée sur la
zone
Nom
vernaculaire
Nom
scientifique Législation
Liste rouge
Régionale
Naturalia
décembre
2018
Biotope juin
2019 Total
Grand Tinamou Tinamus major LC x x x
Tinamou cendré Crypturellus cinereus LC x x
Tinamou soui Crypturellus soui LC x x
Tinamou varié Crypturellus variegatus LC x x x
Grand Urubu Cathartes melambrotus P LC x x
Sarcoramphe roi Sarcoramphus papa P NT x x x
Aigle tyran Spizaetus tyrannus P LC x x
Milan à long bec Helicolestes hamatus H / D EN x x
Harpage bidenté Harpagus bidentatus P LC x x x
Buse à face noire Leucopternis melanops P LC x x
Agami trompette Psophia crepitans D LC x x
Râle kiolo Anurolimnas viridis P LC x x
Râle concolore Amaurolimnas concolor ? DD x x
Pigeon ramiret Patagioenas speciosa LC x x x
Pigeon rousset Patagioenas cayennensis LC x x
Pigeon plombé Patagioenas plumbea LC x x x
Colombe
rouviolette Geotrygon montana LC x x Colombe à
queue noire
Columbina
passerina LC x x
Colombe rousse Columbina talpacoti LC x x
Piaye écureuil Piaya cayana LC x x x
Ani à bec lisse Crotophaga ani LC x x Petit-duc de
Watson Megascops watsonii P LC x x Duc à aigrettes Lophostrix cristata P LC x x
Ibijau gris Nyctibius griseus P LC x x Engoulevent
noirâtre
Nyctipolus
nigrescens LC x x x Martinet
spinicaude
Chaetura
spinicaudus LC x x x Martinet
polioure
Chaetura
brachyura LC x x x Colibri jacobin Florisuga mellivora LC x x
Ermite roussâtre Phaethornis ruber LC x x x Ermite à brins
blancs
Phaethornis
superciliosus LC x xA
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Annexe 10 : Liste de l’avifaune inventoriée sur la zone
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
Voltalia
septembre 2023
175
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
Nom
vernaculaire
Nom
scientifique Législation
Liste rouge
Régionale
Naturalia
décembre
2018
Biotope juin
2019 Total
Campyloptère à
ventre gris
Campylopterus
largipennis LC x x Dryade à queue
fourchue Thalurania furcata LC x x Ariane de Linné Amazilia fimbriata LC x x Trogon à queue
noire Trogon melanurus LC x x Trogon à queue
blanche Trogon viridis LC x x x Trogon violacé Trogon violaceus LC x x
Trogon rosalba Trogon collaris LC x x Martin-pêcheur
à ventre roux Megaceryle torquata LC x x Grand Jacamar Jacamerops aureus P LC x x Tamatia à gros
bec
Notharchus
macrorhynchos P / D LC x x Tamatia pie Notharchus tectus P LC x x
Tamatia à collier Bucco capensis P LC x x Barbacou à
croupion blanc
Chelidoptera
tenebrosa LC x x Cabézon tacheté Capito niger LC x x Toucan à bec
rouge
Ramphastos
tucanus LC x x x
Toucan vitellin Ramphastos vitellinus LC x x x
Pic ondé Celeus undatus LC x x
Pic mordoré Celeus elegans LC x x
Pic ouentou Dryocopus lineatus LC x x
Pic à cou rouge Campephilus rubricollis LC x x x
Carnifex ardoisé Micrastur mirandollei P LC x x
Faucon des
chauves-souris Falco rufigularis P LC x x x Toui à sept
couleurs Touit batavicus LC x x
Toui para Brotogeris chrysoptera LC x x
Pione violette Pionus fuscus LC x x Pione à tête
bleue Pionus menstruus LC x x x Amazone de
Dufresne
Amazona
dufresniana D LC x x Amazone
aourou
Amazona
amazonica
D (dortoir >
300) LC x x x Maïpouri à tête
noire
Pionites
melanocephalus LC x x
Batara fascié Cymbilaimus lineatus LC x x
Batara rayé Thamnophilus doliatus LC x x
Batara souris Thamnophilus murinus LC x xA
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Annexe 10 : Liste de l’avifaune inventoriée sur la zone
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
Voltalia
septembre 2023
176
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
Nom
vernaculaire
Nom
scientifique Législation
Liste rouge
Régionale
Naturalia
décembre
2018
Biotope juin
2019 Total
Batara
d'Amazonie
Thamnophilus
amazonicus LC x x
Batara ardoisé Thamnomanes ardesiacus LC x x
Batara cendré Thamnomanes caesius LC x x
Myrmidon
moucheté Isleria guttata LC x x x Myrmidon à
ventre brun
Epinecrophylla
gutturalis LC x x Myrmidon
pygmée
Myrmotherula
brachyura LC x x Myrmidon à
flancs blancs
Myrmotherula
axillaris LC x x Myrmidon
longipenne
Myrmotherula
longipennis LC x x
Myrmidon gris Myrmotherula menetriesii LC x x
Grisin de Todd Herpsilochmus stictocephalus LC x x
Alapi
carillonneur
Hypocnemis
cantator LC x x x
Grisin sombre Cercomacroides tyrannina P LC x x
Grisin ardoisé Cercomacra cinerascens LC x x
Alapi à tête noire Percnostola rufifrons LC x x x
Alapi ponctué Schistocichla leucostigma LC x x
Alapi à cravate
noire
Myrmeciza
ferruginea LC x x
Alapi de Buffon Myrmeciza atrothorax LC x x x
Fourmilier
manikup Pithys albifrons LC x x Fourmilier à
gorge rousse
Gymnopithys
rufigula LC x x Fourmilier
tacheté Hylophylax naevius LC x x
Fourmilier zébré Willisornis poecilinotus LC x x
Tétéma colma Formicarius colma LC x x Tétéma coq-de-
bois Formicarius analis LC x x
Grimpar enfumé Dendrocincla fuliginosa P LC x x
Grimpar bec-en-
coin
Glyphorynchus
spirurus LC x x
Grimpar barré Dendrocolaptes certhia P LC x x
Grimpar flambé Xiphorhynchus pardalotus LC x x
Grimpar des
cabosses
Xiphorhynchus
guttatus LC x x Grimpar talapiot Dendroplex picus LC x xA
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Annexe 10 : Liste de l’avifaune inventoriée sur la zone
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
Voltalia
septembre 2023
177
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
Nom
vernaculaire
Nom
scientifique Législation
Liste rouge
Régionale
Naturalia
décembre
2018
Biotope juin
2019 Total
Sittine brune Xenops minutus LC x x Anabate à
croupion roux
Philydor
erythrocercum LC x x Anabate
flamboyant Philydor pyrrhodes LC x x Anabate à gorge
fauve
Automolus
ochrolaemus LC x x Tyranneau
roitelet Tyrannulus elatus LC x x Elénie de
Gaimard
Myiopagis
gaimardii LC x x Elénie à ventre
jaune Elaenia flavogaster LC x x Tyranneau
minute Ornithion inerme P LC x x Tyranneau
passegris
Camptostoma
obsoletum LC x x x Tyranneau vif Zimmerius acer LC x x Microtyran
bifascié
Lophotriccus
vitiosus P LC x x x Microtyran
casqué
Lophotriccus
galeatus LC x x Todirostre à
front gris
Poecilotriccus
fumifrons LC x x Todirostre
familier
Todirostrum
cinereum LC x x Todirostre peint Todirostrum pictum LC x x Platyrhynque à
miroir
Tolmomyias
assimilis P LC x x Platyrhynque
poliocéphale
Tolmomyias
poliocephalus LC x x Platyrhynque à
tête d'or
Platyrinchus
coronatus P LC x x Tyran pirate Legatus leucophaius LC x x Tyran de
Cayenne
Myiozetetes
cayanensis LC x x
Tyran quiquivi Pitangus sulphuratus LC x x x
Tyran de Pelzeln Conopias parvus LC x x
Tyran pitangua Megarynchus pitangua LC x x
Tyran
mélancolique
Tyrannus
melancholicus
LC (nich), LC
(migr) x x x
Tyran des
savanes Tyrannus savana P LC (savana) x x
Tyran grisâtre Rhytipterna simplex P LC x x
Attila à croupion
jaune Attila spadiceus LC x x
Cotinga ouette Phoenicircus carnifex LC x x
Coracine noire Querula purpurata LC x x x
Piauhau hurleur Lipaugus vociferans LC x x Cotinga
pompadour Xipholena punicea LC x xA
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Annexe 10 : Liste de l’avifaune inventoriée sur la zone
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
Voltalia
septembre 2023
178
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
Nom
vernaculaire
Nom
scientifique Législation
Liste rouge
Régionale
Naturalia
décembre
2018
Biotope juin
2019 Total
Manakin à front
blanc Lepidothrix serena LC x x Manakin à tête
blanche Dixiphia pipra LC x x Manakin à tête
d'or
Ceratopipra
erythrocephala LC x x Tityre gris Tityra cayana LC x x x
Antriade olivâtre Schiffornis turdina LC x x Viréo aux yeux
rouges Vireo olivaceus LC x x
Viréon fardé Hylophilus muscicapinus LC x x
Hirondelle
chalybée Progne chalybea
LC (chalybea),
LC
(macrorhamph
us)
x x
Troglodyte
familier Troglodytes aedon LC x x Troglodyte
coraya
Pheugopedius
coraya LC x x x Troglodyte arada Cyphorhinus arada LC x x x Microbate à long
bec
Ramphocaenus
melanurus P LC x x Gobemouchero
n tropical Polioptila plumbea LC x x Merle leucomèle Turdus leucomelas LC x x x Tangara à galons
blancs Tachyphonus rufus LC x x Tangara à bec
d'argent Ramphocelus carbo LC x x x Tangara évêque Thraupis episcopus LC x x x Tangara des
palmiers
Thraupis
palmarum LC x x x Calliste diable-
enrhumé Tangara mexicana LC x x Calliste
septicolore Tangara chilensis LC x x x Dacnis bleu Dacnis cayana LC x x x Guit-guit
céruléen Cyanerpes caeruleus LC x x x Guit-guit saï Cyanerpes cyaneus LC x x x
Jacarini noir Volatinia jacarina LC x x Sucrier à ventre
jaune Coereba flaveola LC x x x
Cardinal flavert Caryothraustes canadensis DD x x
Cassique huppé Psarocolius decumanus LC x x
Oriole à
épaulettes Icterus cayanensis LC x x
Vacher géant Molothrus oryzivorus LC x x
Organiste nègre Euphonia cayennensis LC x xA
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Annexe 11 : Liste de la mammalofaune inventoriée sur la zone
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
Voltalia
septembre 2023
179
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
Annexe 11 : Liste de la mammalofaune inventoriée
sur la zone
Nom
vernaculaire
Nom
scientifique Législation L.R.R Biotope Naturalia
Terrestre et arboricole
Petit cabassou Cabassous unicinctus DD x
Tatou à neuf bandes Dasypus sp. nav LC x
Singe-écureuil commun Saimiri sciureus LC x
Tamarin aux mains
dorées Saguinus midas LC x
Daguet gris, cariacou Mazama nemorivaga LC x
Volante
Grande artibée Artibeus lituratus LC x
Carollia commune Carollia perspicillata LC x
Grand cynomope Cynomops abrasus LC x
Glossophage murin Glossophaga soricina LC x
Murin des ruisseaux Myotis riparius LC x
Phyllostome des sous-
bois
Phyllostomus elongatus LC x
Peropteryx sp. 1 x
Petit péroptère Peropteryx macrotis DD x
Sturnira sp. Sturnira sp. LC x
Sturnire des forêts Sturnira tildae LC x
Tonatia des lézards Tonatia saurophila LC x
Saccoptère à deux
bandes
Saccopteryx bilinieta LC x
Saccoptère commun Saccopteryx leptura LC x
Rhinophylle naine Rhinophylla pumilio LC x