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unknown - Communauté de communes - Loir Lucé Bercé - Conseil
unknown - Communauté de communes - Loir Lucé Bercé - Conseil 2025 07 043 Annexe Contrat local de sante 2026 2028 Loir Luce Berce
Document publié le Mardi 7 janvier 2025
Lien du pdf (unknown - Communauté de communes - Loir Lucé Bercé - Conseil 2025 07 043 Annexe Contrat local de sante 2026 2028 Loir Luce Berce)
Thèmes du document : Santé, Aménagement du territoire, Environnement,
Page 1 sur 22
Préambule : Contexte du CLS de la Communauté de Communes Loir-Lucé-
Bercé
1. Présentation des éléments de diagnostic partagés entre les cosignataires
Durant la phase d’élaboration du diagnostic de santé partagé du territoire, des travaux
complémentaires visant à approfondir la connaissance du territoire ont été conduits, notamment :
- La réalisation de 35 entretiens semi-directifs ;
- La diffusion d’un questionnaire à destination des habitants de la Communauté de communes
Loir-Lucé-Bercé (cf. document résultats du questionnaire en annexe) d’avril à mai 2025 (626
réponses) ;
- La diffusion d’un questionnaire à destination des acteurs dans le domaine de la santé du
territoire (cf. résultats du questionnaire en annexe) sur la même période (24 réponses) ;
- L’organisation d’ateliers participatifs avec les partenaires, les 17 et 19 juin 2025 (72 participants),
dans l’objectif de nourrir le diagnostic et prioriser les actions selon les axes et thématiques pré-
identifiés.
Le diagnostic s’est ainsi appuyé sur des éléments quantitatifs et qualitatifs permettant de
réaliser un état des lieux de la situation socio-sanitaire et démographique du territoire, et de
recenser les attentes et besoins des professionnels de santé, des acteurs du secteur médico-
social, social, des élus et des habitants.
Présentation du territoire
La Communauté de communes Loir-Lucé-Bercé (CCLLB) est un territoire de 23 323 habitants
(INSEE 2021). Située dans le sud est du département de la Sarthe, elle s’étend sur 537,2 km² et
se compose de 24 communes. Le territoire est situé sur l’axe Le Mans – Tours, bien desservie par
les infrastructures de transport, notamment l’autoroute A28 et la ligne TER, via la gare de
Château-du-Loir, située à Montval-sur-Loir. Le territoire est limitrophe avec les départements
d’Indre-et-Loire et du Loir-et-Cher.
Le territoire s’organise autour de 3 polarités qui correspondent aux 3 chefs-lieux de cantons
historiques :
- La commune nouvelle de Montval-sur-Loir constitue le pôle principal et regroupe ¼ de
la population ;
- Les communes de La Chartre-sur-le-Loir et Le Grand-Lucé constituent 2 pôles
secondaires qui disposent des principaux équipements et services essentiels de
proximité.
Contrat Local de Santé Loir-Lucé-Bercé
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_0102Page 2 sur 22
Le territoire est rural avec une faible densité de 44 habitants au km² (contre 91,2 hab/km² en
Sarthe et 120,1 dans les Pays de la Loire.
La santé d’une population ne dépend pas uniquement de l’offre de soins, mais résulte d’un
ensemble complexe et interconnecté de facteurs appelés déterminants de santé. Ces
déterminants, qu’ils soient individuels, sociaux, économiques ou environnementaux,
influencent profondément l’état de santé des personnes tout au long de leur vie. L’ensemble
de ces déterminants est analysé ci-après pour dresser un portrait du territoire Loir-Lucé-Bercé
sur les grandes thématiques de santé qui composent le CLS.
Population générale et situation socio-économique
Le territoire de la CCLLB présente une dynamique démographique en décroissance depuis
2010 (- 5,9 %) et connait un vieillissement marqué de sa population. En effet, les personnes
âgées de 60 ans et plus représentent désormais 35,6 % des habitants, un chiffre nettement
supérieur à la moyenne départementale de la Sarthe qui s’établit à 29,1 %.
Ce vieillissement est corroboré par un indice de vieillissement particulièrement élevé : 153,9
contre 93,6 pour l’ensemble du département. Cela signifie que pour 100 jeunes de moins de
20 ans, on compte près de 154 personnes âgées de 65 ans ou plus sur le territoire
intercommunal, contre seulement 94 en Sarthe.
Parallèlement, la population des 30-44 ans, a diminuée de 22,5 % sur la dernière décennie. Or,
cette tranche d’âge constitue un levier essentiel du dynamisme économique et social local :
elle correspond à la période d’activité professionnelle, de parentalité et d’investissement
citoyen. Ces données traduisent un affaiblissement du renouvellement des générations et une
perte d’attractivité résidentielle pour les jeunes ménages.
Répartition de la population par tranche d’âge de 2011 à 2022
(Source INSEE RP 2011-2016-2022)
La part des familles nombreuses et monoparentales est plus faible qu’au niveau du
département et de la région. Par ailleurs, entre 2010 et 2021, le nombre de ménages composés
de couples avec enfants a chuté de 11 %,
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La situation socio-économique de la communauté de communes est assez préoccupante qui
renvoie à la fois une fragilité structurelle et une vulnérabilité croissante d’une partie de la
population. Plusieurs indicateurs reflètent des situations de précarité sociale ayant un impact
sur la santé et l’accès aux soins de la population :
- Le taux de chômage atteint 12 % sur le territoire intercommunal, un niveau supérieur à
la moyenne départementale ;
- Le taux de pauvreté, établi en octobre 2024 à 14,3 %, dépasse la moyenne
départementale de la Sarthe (12,9 %), signalant une proportion plus importante de
ménages vivant sous le seuil de pauvreté ;
- Un taux d’actif inférieur à la moyenne départemental (72,1 % contre 75,6 %) ;
- Un revenu médian annuel 6 % inférieur à celui du département ;
- Une part de la population sans diplôme supérieure de 4,5 points par rapport à la
moyenne départementale.
D’autres indicateurs sont des leviers d’actions possibles :
- Un taux de scolarisation des 15-17 conforme à la moyenne départementale ;
- La présence du dispositif Territoire éducatif rural sur une portion du territoire
intercommunal (écoles de secteur des collèges de La Chartre-sur-Le-Loir et du collège
de Bercé) ;
- Une part de la population couverte par la Complémentaire Santé Solidaire plus faible
qu’à l’échelle départementale ;
- Une forte prédominance de l’emploi public d’État, territorial et hospitalier. En 2020, 37 %
des emplois étaient concentrés dans l’administration publique ou l’enseignement, ce qui
témoigne d’une économie relativement stable, portée par la fonction publique, mais
structurellement peu diversifiée.
Accès aux soins et état de santé
La communauté de communes connaît une offre en santé insuffisante au regard des besoins
populationnels à couvrir. D’après le questionnaire diffusé auprès des habitants, 45 % des
répondants ont renoncé aux soins par manque de professionnels de santé.
L’accessibilité aux médecins généralistes est modérément réduite sur la CCLLB (indice 2,3), mais
très hétérogène selon les secteurs. L’accès aux soins paramédicaux est bon pour les infirmiers,
mais insuffisant pour les sage-femmes, kinésithérapeutes et chirurgiens-dentistes.
Le taux d’appels au SAMU est élevé et en hausse (40,7 %), témoignant d’un manque de solutions
de proximité. Le taux de personnes sans médecin traitant est de 6,3 %, et la téléconsultation
reste sous-utilisée malgré le contexte rural. La fréquentation du Centre Hospitalier de Montval-
sur-Loir reste élevée dans les zones proches.
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Moins d’un habitant sur trois consulte un dentiste dans l’année. Cela révèle une barrière d’accès
aux soins dentaires avec un impact sur la santé globale. En termes d’offre hospitalière, un centre
hospitalier de proximité est localisé à Montval-sur-Loir et un centre médical porté par la
fondation Georges Coulon implanté au Grand-Lucé.
D’autres projets attractifs, tels qu’une Équipe de Soins Primaires (ESP-CLAP) au Grand-Lucé ou
encore une Maison de Santé Pluriprofessionnelle (MSP) Bercé Santé qui agrège des
professionnels exerçant sur les communes de Montval-sur-Loir et Dissay-sous-Courcillon sont
présents sur le territoire.
Une Communauté Professionnelle Territoriale de Santé (CPTS) couvrant les territoires de la
Vallée de l’Anille et de la Braye, de la Communauté de communes et du Gesnois Bilurien est
en cours de déploiement sur le territoire. Celle-ci reste peu appropriée par les professionnels
eux-mêmes. Durant la phase du diagnostic, certains professionnels et élus ont insisté sur la
nécessité de développer des alternatives et de mobiliser les nouveaux dispositifs et notamment
la mise en place des infirmiers en pratique avancée pour augmenter l’accès aux soins sur le
territoire.
Concernant l’accès aux droits et l’orientation des habitants, les trois associations agrées Centre
social représentent des acteurs incontournables et sont des relais essentiels sur le territoire. Leur
champ d’intervention s’étend sur la petite enfance, l’enfance, la jeunesse, la famille, l’accès aux
droits, l’animation de la vie sociale, le soutien à la vie associative, l’accompagnement numérique,
le sport, la culture et le parcours du bien vieillir. On note aussi la présence de 3 structures France
Services sur le territoire dont 2 financées par la Communauté de communes et gérées par le
Centre social rural de Lucé dont une itinérante sur l’ensemble du territoire intercommunal.
Les données de santé mettent en évidence des besoins populationnels importants à couvrir :
vieillissement de la population, prévalences de maladies chroniques importantes, diabète,
obésité, part de la population en Affections Longues Durées (ALD) importante… On note aussi
la mortalité prématurée qui est significativement plus élevée, reflétant une santé globale plus
fragile sur le territoire et une espérance de vie plus courte que la moyenne nationale, surtout
chez les hommes (écart de plus de 2 ans).
Prévention et cohésion sociale
La santé est influencée par des déterminants sociaux tels que la qualité des relations humaines,
le sentiment d'appartenance et la capacité d'un territoire à entretenir du lien social. La cohésion
sociale, définie comme la qualité des interactions entre individus, groupes et institutions, joue
un rôle protecteur contre les risques d'isolement, de précarité ou de perte d'autonomie.
Au 1 er janvier 2023, la communauté de communes comptait 1 036 associations, soit une
moyenne de 4,4 associations pour 100 habitants, supérieure à la moyenne départementale de
la Sarthe (3,5 associations pour 100 habitants). Le territoire est maillé par un tissu associatif
important, avec une forte concentration d'associations dans le secteur de La Chartre-sur-le-Loir.
Les centres sociaux du territoire, inscrits dans le dispositif « Guid’Asso », soutiennent activement
le tissu associatif local en construisant des partenariats et en organisant des animations avec
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les services enfance et jeunesse.
Ils sont également impliqués dans le soutien à la parentalité. Ils offrent des ressources et des
services qui aident les parents à mieux gérer les défis de l'éducation et du développement de
leurs enfants. Ces initiatives sont souvent réalisées en collaboration avec les associations
culturelles et sportives locales, qui jouent un rôle important dans la vie des enfants et des jeunes
du territoire.
Les taux de participation aux dépistages des cancers (sein, colorectal, col de l’utérus) sont
inférieurs à la moyenne nationale et régionale. Le cancer reste une cause majeure de mortalité
sur le territoire.
La prévalence des cancers dans la CCLLB est supérieure à la moyenne nationale, avec un taux
de mortalité légèrement plus élevé. Les taux de participation aux dépistages organisés (sein,
colorectal, col de l’utérus) sont nettement inférieurs aux moyennes régionale et nationale,
révélant une faiblesse structurelle en matière de prévention.
• Cancer colorectal : Participation très faible (indice 33) par rapport aux moyennes régio-
nale (38) et nationale (36).
• Cancer du sein : Participation faible (indice 49) comparée à la France (55) et à la région
(55).
• Cancer du col de l’utérus : Indice de participation de 89, inférieur aux attentes.
La région des Pays de la Loire, bien que moins touchée par l'obésité que d'autres régions
françaises, connaît une augmentation marquée de la prévalence de l'obésité. 21 % dans la
Sarthe contre 13 % en Maine-et-Loire. Les répercussions sur la santé physique sont importantes,
notamment en termes de maladies cardiovasculaires, diabète de type 2 et certains cancers. La
prévalence du diabète (7,9 %) est particulièrement préoccupante, avec un taux supérieur de
plus de 2 points à la moyenne nationale, ce qui en fait la pathologie la plus répandue
localement. Ce chiffre suggère des facteurs de risque fortement implantés sur le territoire
(sédentarité, alimentation déséquilibrée, précarité, vieillissement).
Pour autant, on note sur le territoire Loir-Lucé-Bercé une nette augmentation des licenciés
sportifs, surtout chez les jeunes (5 à 19 ans), avec une pratique équilibrée entre filles et garçons.
Bien que le nombre de licenciés sportifs pour 100 habitants soit légèrement inférieur à la
moyenne départementale, il est plus élevé dans les trois pôles de centralité, Enfin la présence
d’une maison sport santé est un atout pour le territoire.
Le besoin d’actions de prévention a été exprimé par plusieurs professionnels toutefois, parmi
les professionnels développant ce type d’actions, des freins sont identifiés à leur mise en place :
manque de mobilisation du public cible, interconnaissance insuffisante entre les acteurs pour
mener à bien des actions collectives, ou encore une lisibilité difficile de l’offre de prévention
pour les habitants du territoire.
Bien-vieillir sur le territoire
Comme indiqué précédemment, l’indice de vieillissement de la CCLLB est le plus élevé du
département de la Sarthe. La part des plus de 80 ans continuera mécaniquement à augmenter
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dans les 10 prochaines années lié au vieillissement national de la population.
La question de l’isolement des sujets âgés et de leur mobilisé se pose. Plusieurs données
indiquent des besoins importants pour ce public cible mettant en lumière une part élevée de
personnes âgées suivies pour des pathologies au long cours.
Concernant l’offre d’hébergement pour les personnes âgées, celle-ci est disponible en proximité
et diversifiée avec la présence de 2 résidences autonomie sur le territoire et de 8 EHPADs. Un
CRT couvre le nord de l’EPCI et un DIVADOM au sud. Une plateforme de répit des proches
aidants (Aidant Bus 72), financée par l’ARS, couvre toute la communauté de communes.
Plusieurs services à la personne interviennent au domicile des aînés, plus globalement, le
territoire est maillé par deux SSIAD et plusieurs services par une antenne de Sarthe Autonomie
– Maison Départementale de l’Autonomie.
Au-delà, et pour les seniors qui arrivent à la retraite, l’un des enjeux identifiés par les acteurs
locaux est celui du « parcours du bien vieillir », ou du vieillissement en bonne santé. À cet égard,
plusieurs acteurs participent à cette dynamique, le Centre de ressource territorial, l’association
Activité Physique Prévention Santé (APPS) ou encore les Centres sociaux participent à ces
initiatives et actions. Ces derniers organisent également des actions intergénérationnelles (par
exemple : temps d’échange entre les crèches et les EHPADs), afin de rompre l’isolement et de
favoriser le lien social à tous les âges.
Santé mentale et addictions
Le territoire est marqué par une part relativement faible de personnes en ALD pour des
affections psychiatriques (3,2 % pour 3,6 % en moyenne départementale).
La santé mentale est un enjeu majeur. Les troubles psychiques touchent plus d’un habitant sur
10. La Sarthe présente un taux de suicide supérieur à la moyenne nationale (+ 50 %).
Plusieurs points clés peuvent être relevés en matière de conduites addictives bien qu’il s’agisse
de données à l’échelle départementale bien souvent :
• La Sarthe enregistre une mortalité liée à l’alcool supérieure à la moyenne nationale (450
décès/an). 2 800 hospitalisations/an sont liées à l’alcool.
• Entre 80 000 et 100 000 Sarthois fument quotidiennement. Le tabagisme touche davan-
tage les hommes et les populations les plus précaires. Environ 650 décès/an sont attri-
buables au tabac.
• 800 personnes sont suivies en Centre de Soins et d’Accompagnement en Addictologie
(CSAPA) pour usage de drogues illicites et 900 bénéficient de traitements de substitu-
tion. Plus de 600 personnes sont hospitalisées pour troubles addictifs. (Observatoire fran-
çais des drogues et des tendances addictives).
• Enfin, la consommation de benzodiazépines est supérieure à la moyenne régionale, sug-
gérant un recours fréquent aux psychotropes, notamment anxiolytiques et hypnotiques.
Concernant l’offre en santé mentale, une offre psychiatrique est implanté sur la Communauté
de communes via un centre médico-psychologique déployé à Montval-sur-Loir et la présence
d’une permanence à Montval-sur-Loir de la Maison Départementale des Adolescents (MDA) du
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Mans. Ces structures font partie de l’offre générale de l’Etablissement Public de Santé Mentale
(EPSM) de la Sarthe.
Malgré cette présence et au regard des besoins identifiés sur le territoire et exprimé par les
acteurs (notamment les acteurs de l’action sociale et de l’animation), l’offre disponible en
proximité immédiate est ressentie comme insuffisante. Cela peut entraîner des difficultés de
prise en charge et de diagnostic.
Le Projet Territorial en Santé Mentale (PTSM) de la Sarthe étant à ce jour en cours de
reconduction, une articulation entre le CLS et ce projet sera à construire.
Santé liée à l’environnement
La santé liée à l’environnement désigne l’ensemble des facteurs liés à la qualité des milieux (air,
eau, sol), au cadre de vie et à l’exposition aux risques climatiques ou aux nuisances diverses
ayant un impact sur la santé. La CC Loir-Lucé-Bercé est adhérente du Pôle d’Équilibre Territorial
et Rural (PETR) Pays Vallée du Loir, qui contribue au développement du territoire. Il a une
mission d’aménagement du territoire nécessaire pour assurer la cohérence et la
complémentarité des politiques menées localement et dispose d’un Plan Climat Air Energie
Territorial (PCAET) et d’un Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT).
Dans un premier temps, l’habitat et l’air intérieur apparaissent comme des enjeux prioritaires
en lien avec la santé environnement. En effet, la Sarthe est caractérisée par une forte part de
logements anciens (construits avant 1946) identifiés comme des logements dégradés et/ou
passoires énergétiques, entraînant des situations de forte précarité pour les résidents. A titre
d’exemple, l’étude pré-opérationnelle OPAH-OPAH-RU menée sur le territoire a montré que
3 % des logements présentent un aspect dégradé et 33 % sont des passoires énergétiques.
Dans un deuxième temps, concernant les mobilités actives sur le territoire Loir-Lucé-Bercé,
seulement 24,2 % des actifs travaillent dans leur commune de résidence. 82 % des actifs se
déplacent en voiture ou en deux-roues (contre 81 % en Sarthe et en Pays de la Loire, 72 % en
France) pour effectuer leur trajet domicile/travail ; et seulement 6,1 % à pied et 1,2 % à vélo. La
mobilité domicile/travail repose quasi exclusivement sur la voiture individuelle, avec une très
faible utilisation des transports en commun. En 2020, 43 % des ménages de l’EPCI disposaient
de deux voitures ou plus, indiquant une forte dépendance à l'automobile. Cette dépendance
est liée à la configuration rurale ou semi-rurale de la région, avec un accès limité aux transports
en commun. Cela soulève des questions environnementales, notamment en matière
d’émissions de CO₂. Si certes une part incompressible de déplacements domicile/travail ou
domicile/école restent impossibles sans une voiture, il existe une marge de progression
importante pour l’adoption des mobilités actives, bénéfiques pour la santé, pour les personnes
et familles qui résident à proximité du lieu de travail ou de l’école de leurs enfants. En ce sens,
le plan de mobilité simplifié de la Communauté de communes, en accord avec les ambitions
du PCAET, se fixe l’ambition d’accompagner les changements de pratiques, la réduction de
l’usage de la voiture individuelle et des véhicules thermiques, la réduction et l’optimisation des
besoins de mobilité ou encore l’amélioration de la qualité de l’air.
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La qualité de l’eau potable distribuée sur le territoire est également une forte préoccupation
compte-tenu de l’exercice de cette compétence en régie directe sur la CCLLB.
Celle-ci est jugée excellente selon les contrôles sanitaires. L’absence de risques identifiés
garantit une consommation sans danger notamment via les actions spécifiques mises en œuvre
sur les problématiques de Chlorure de Vinyle Monomère (CVM) à l’échelle du territoire (purge,
changements de canalisation). Le schéma directeur d’alimentation en eau potable démontre
que l’état général des installations de production d'eau dispose de points de production en bon
état mais nécessite des améliorations pour la sécurisation à l’avenir.
Enfin, les enjeux relatifs à l’adaptation des comportements au regard du changement
climatique sont également non-négligeables : colonisation du moustique tigre, allergies
(pollens, par exemple), vagues de chaleur, sont autant de sujets auxquels la population doit
davantage être sensibilisée.
En conclusion, la Communauté de communes est confrontée à plusieurs défis sanitaires,
mettant en lumière des fragilités structurelles en santé publique. La population y présente
un état de santé général plus préoccupant que la moyenne nationale, avec une espérance
de vie plus courte, une mortalité prématurée élevée et une forte prévalence de maladies
chroniques comme le diabète, les cancers et les maladies cardiovasculaires. De plus, l'accès
aux soins est de plus en plus difficile, en raison d'une offre médicale inégalement distribuée,
d'un recours fréquent aux services d'urgence et d'une sous-utilisation des outils de
télémédecine. La santé mentale, la santé bucco-dentaire et les conduites addictives
nécessitent également une attention particulière, surtout parmi les jeunes et les personnes
les plus vulnérables.
Face à cette situation, il est crucial de renforcer la prévention à tous les niveaux : améliorer
l'accès aux dépistages organisés, promouvoir des comportements favorables à la santé,
soutenir la santé mentale et lutter contre les inégalités sociales de santé. Les collectivités
locales, les professionnels de santé et les acteurs associatifs jouent un rôle clé dans la mise
en œuvre d'actions coordonnées, adaptées aux spécificités du territoire, pour une
amélioration durable de la santé de la population. Ces actions peuvent s’appuyer sur les
atouts du territoire : un réseau associatif dense, la présence de structures médicales de
proximité, des professionnels engagés et des initiatives locales déjà nombreuses.
Voir en annexe n°4 le diagnostic local de santé
2. Modalités d’articulation avec les orientations stratégiques du Projet Régional de Santé
(PRS) des Pays de la Loire
Le PRS 2023-2028 a pour ambition d’améliorer et préserver la santé, tout en veillant à ce que
le système de santé soit sûr, de qualité, mieux coordonné et innovant.
Il s’articule autour de deux enjeux majeurs : réduire les inégalités de santé et améliorer
l’expérience de l’usager dans son parcours de santé.
Les travaux menés ont mis en évidence cinq priorités de santé pour la région :
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La prévention des addictions et l’accompagnement des personnes souffrant de
conduites addictives
La santé des jeunes
La santé mentale
L’accompagnement du risque et de la situation de perte d’autonomie vers une société
plus inclusive
L’adaptation du système de santé à l’accueil et à l’accompagnement des personnes les
plus précaires.
Le PRS se décline en cinq orientations stratégiques :
La santé dans toutes les politiques, favorisant la réduction des inégalités de santé
Le citoyen, l’usager, acteur de sa santé et de son parcours de santé
Promouvoir collectivement l’autonomie, dans une société inclusive
Accéder à la santé et aux accompagnements utiles et adaptés, au bon moment et au
bon endroit
Des leviers transversaux pour accompagner le changement.
Le CLS est un outil de contractualisation transverse ayant pour objectif de répondre aux enjeux
de santé globaux et de soutenir les dynamiques locales sur un territoire, dans le respect des
objectifs du PRS et des compétences fondamentales des collectivités.
Il renforce la qualité de la mise en œuvre de la politique de santé au niveau local, en assurant
à ce niveau la coordination des financeurs, des politiques impactant la santé et des acteurs du
territoire.
L’ARS Pays de la Loire a retenu trois thématiques « socles », qui doivent faire l’objet d’une
négociation dans chaque contrat signé :
Prévention, promotion de la santé, santé environnement
Accès aux soins, offre de santé, éducation thérapeutique du patient (ETP)
Parcours (personnes âgées, personnes vivant avec un handicap ou un trouble psychique,
personnes vivant avec une maladie chronique, personnes en situation de précarité…)
Ces thématiques se retrouvent tant dans le diagnostic que dans le plan d’action du CLS de la
Communauté de communes Loir-Lucé-Bercé.
3. Présentation de l’historique en matière de démarches locales de santé sur le territoire
et modalités d’articulation possibles
En 2022, la Communauté de communes Loir-Lucé-Bercé a souhaité s’engager sur la
thématique santé notamment du fait d’une très forte préoccupation concernant la
démographie médicale sur son territoire. A l’occasion de l’élaboration de la Convention
Territoriale Globale (CTG) signée avec la Caisse d’Allocations Familiales (CAF) de la Sarthe,
la Communauté de communes a engagé un premier diagnostic social-santé du territoire
ayant vocation à alimenter les deux démarches.
Après l’aboutissement de la CTG en novembre 2022, un poste d’animateur de CLS a été
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_0102Page 10 sur 22
créé en février 2023 accompagné de la formulation d’une lettre d’intention auprès de
l’ARS. Le recrutement définitif sur le poste ne s’est opéré qu’en décembre 2024.
Parallèlement, pendant cette période, la communauté de communes a déposé une
demande de soutien au titre du Fonds Social Européen (FSE+) pour accompagner le
déploiement du CLS sur le territoire.
La Communauté de communes était déjà actrice en matière de santé à travers la gestion
de deux équipements à destination des professionnels de santé :
La Maison médicale de Courdemanche
La Maison de santé pluriprofessionnelle de Montval-sur-Loir
Enfin, les trois centres sociaux intercommunaux partenaires de la Communauté de
communes œuvrent dans le champ de la santé en développant des actions en matière
de prévention et de promotion de la santé, autour des enjeux du bien-vieillir, des mobilités
solidaires, de l’accompagnement des familles sur les sujets de la périnatalité et de la
petite enfance notamment. Ces préoccupations sont inscrites au cœur de la CTG 2022-
2026.
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Le Contrat Local de Santé Loir-Lucé-Bercé
Vu le Code de la Santé Publique, notamment les articles L. 1434-2, L. 1434-17, L.1435-1 ;
Vu la lettre d’intention du 18 avril 2023 ;
Vu la lettre d’intention du 20 août 2024 ;
Vu le diagnostic partagé réalisé préalablement à la rédaction du présent CLS ;
Vu la délibération du Conseil Communautaire du 10 juillet 2025.
Il est convenu ce qui suit :
Article 1 : Parties signataires
Le présent contrat est conclu entre :
L’ARS Pays de la Loire
La Sous-Préfecture de La Flèche
La Communauté de Communes Loir-Lucé-Bercé
Article 2 : Périmètre géographique du contrat
Le périmètre géographique retenu pour le CLS est l’EPCI Loir-Lucé-Bercé
Il pourra, le cas échéant, par décision commune et en fonction des besoins, être étendu par
voie d’avenant, à d’autres communes ou communautés de communes souhaitant s’engager
dans cette démarche. Cette participation pourra intervenir dans le cadre de fiches actions
mutualisées.
Article 3 : Partenaires
Les partenaires impliqués dans le projet sont listés en annexe 3 du présent contrat.
Article 4 : Axes stratégiques, objectifs et actions du contrat
Le diagnostic territorial, les axes prioritaires du PRS et le travail des groupes ont amené à retenir
5 axes stratégiques pour le CLS Loir-Lucé-Bercé.
Titre 1 : Champ du contrat
Titre 2 : Objet du contrat
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Ces axes se déclinent en 12 actions thématiques plus une transversales :
• Axe stratégique 1 : Améliorer l’accès à la santé et favoriser l’attractivité
• Action 1 : Étudier l’ensemble des solutions pour l’accès aux soins (salariat,
téléconsultations…)
• Action 2 : Attirer de nouveaux professionnels de santé sur le territoire dont les
docteurs juniors et coordonner leur parcours
• Action 3 : Faire connaître les métiers de la santé aux jeunes et les accompagner dans
leurs projets
• Action 4 : Accompagner les professionnels et les habitants dans le bon usage des
outils numériques en santé
• Axe stratégique 2 : Renforcer, déployer, harmoniser des actions de promotion, de
prévention et d’éducation à la santé
• Action 5 : Réaliser des actions de prévention sur l’alimentation, l’activité physique et
la vie affective et sexuelle
• Action 6 : Promouvoir le dépistage des cancers (colorectal, col de l’utérus, sein)
• Action 7 : Sensibiliser les jeunes aux gestes de secourisme (Gestes Qui Sauvent,
Premiers Secours Citoyen) et aux conduites addictives
• Axe stratégique 3 : Agir pour la santé mentale et l’inclusion sociale
• Action 8 : Créer un collectif intercommunal en santé mentale pour déployer
localement la semaine d’information de la santé mentale
• Action 9 : Développer pour les jeunes du territoire des actions de sensibilisation sur
la santé mentale en lien avec les compétences psychosociales.
• Axe stratégique 4 : Agir pour le bien vieillir sur le territoire
• Action 10 : Favoriser le lien social et lutter contre l'isolement en créant des espaces
et des événements intergénérationnels
• Action 11 : Structurer l’animation seniors sur le territoire et cartographier les
ressources existantes
• Axe stratégique 5 : Promouvoir un environnement et un cadre de vie favorables à la
santé
• Action 12 : Acculturer les élus et les habitants aux impacts de l’environnement sur la
santé
• Action transversale : Renforcer la coordination, la communication et la montée en
compétence des acteurs
• Action 13 : Organiser des temps d’information auprès des élus et des professionnels
de santé et communiquer sur le CLS auprès de l’ensemble des parties prenantes.
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_0102Page 13 sur 22
L’annexe 1 du présent contrat présente un récapitulatif de ces actions. Chaque action sera
détaillée sous forme d’une fiche action présentant son contexte et les modalités de sa mise en
œuvre. L’ensemble des fiches actions constitue le plan d’actions du CLS, annexé au présent
contrat ultérieurement.
Article 5 : Durée du contrat
Le présent contrat est valable pour une durée de trois années, à compter du 1er janvier 2026.
Article 6 : Suivi et évaluation du contrat
Le présent contrat fera l’objet de points d’étape réguliers en comité de pilotage afin de rendre
compte de l’avancement de la mise en œuvre du contrat et de son plan d’actions.
Un rapport d’activité annuel, réalisé selon la trame définie par l’ARS, assurera le bilan des
indicateurs de suivi des fiches action, mais également d’indicateurs concernant la gouvernance
et le pilotage du contrat. Pourront également y figurer des indicateurs de résultats qui serviront
de base à la future évaluation.
Une évaluation globale sera réalisée à l’issue de la période des trois ans du présent contrat,
portant à la fois sur le processus de mise en œuvre du contrat et sur ses effets.
Article 7 : Révision du contrat
Le présent contrat pourra être révisé et complété par les parties au cours de ces 3 années.
Chaque révision donnera lieu à la signature d’un avenant.
Le CLS fera l’objet chaque année d’un bilan, sous forme de rapport d’activité. Ce bilan pourra,
le cas échéant, donner lieu à l’adoption d’un avenant, notamment pour élargir ou réviser le plan
d’actions.
Si un nouveau PRS est adopté avant l’échéance du présent contrat, une révision obligatoire du
CLS aura lieu, afin de s’assurer de sa conformité avec les nouvelles orientations régionales. Cette
révision pourra donner lieu, si nécessaire, à l’adoption d’un avenant au CLS.
Article 8 : Gouvernance
8.1 Comité de pilotage restreint
Le comité de pilotage est constitué des signataires et/ou financeurs du CLS :
L’ARS des Pays de la Loire
La Communauté de Communes Loir-Lucé-Bercé
La Sous-Préfecture de La Flèche
Titre 3 : Durée, suivi et révision du contrat
Titre 4 : Gouvernance
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Il a pour missions de piloter le CLS :
Veiller à la mise en œuvre du contrat et à son actualisation régulière
Suivre l’avancée du contrat et valider les ajustements éventuels (avenants)
Valider le bilan de l’année précédente et les perspectives/orientations de l’année suivante
Préparer et valider le budget prévisionnel annuel
S’assurer du suivi de la démarche évaluative tout au long du déroulement du contrat
Veiller à la bonne articulation entre le CLS et les autres politiques et dispositifs mis en
œuvre sur le territoire et au niveau national.
Préparer les comités de pilotage élargis
Il est présidé par le président d’EPCI et animé par le coordonnateur de CLS avec l’appui
de l’animateur territorial de santé de la délégation territoriale de l’ARS Pays de la Loire. Il
se réunit une à deux fois par an.
8.2 Comité de pilotage élargi
Le comité de pilotage élargi est constitué du comité de pilotage restreint auquel s’ajoutent :
Les partenaires du territoire et élus
Les partenaires institutionnels
Des représentants des usagers, associatifs
Il a pour missions de :
Pendre connaissance de la mise en œuvre du contrat et de son actualisation régulière
Veiller à la bonne articulation entre les différents axes stratégiques et actions mises en
œuvre dans le cadre du CLS et avec les autres dispositifs présents sur le territoire
Suivre collectivement la réalisation des différentes actions mises en œuvre dans le cadre
du CLS et juger de l’atteinte des objectifs opérationnels de ces actions
D’échanger sur le bilan de l’année précédente et les perspectives/orientations de l’année
suivante (identifier les freins et leviers et réorienter en fonction des besoins)
Contribuer à la démarche évaluative du CLS : organisation de l’évaluation et valorisation
des résultats auprès du comité de pilotage restreint.
Il est présidé par le président d’EPCI et animé par le coordonnateur de CLS avec l’appui
de l’animateur territorial de santé de la délégation territoriale de l’ARS Pays de la Loire. Il
se réunit une à deux fois par an.
8.3 Comité technique
Le comité technique est constitué :
Du coordonnateur de CLS et référents thématiques de l’EPCI Loir-Lucé-Bercé
Le chargé de développement territorial en santé de la délégation territoriale de l’ARS
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Pays de la Loire
Des pilotes des fiches actions
Au besoin, des partenaires impliqués dans les actions
Il a pour missions de :
Veiller à la bonne articulation entre les différents axes stratégiques et actions mises en
œuvre dans le cadre du CLS et avec les autres dispositifs présents sur le territoire
Accompagner la mise en œuvre opérationnelle du plan d’actions du CLS
Suivre collectivement la réalisation des différentes actions mises en œuvre dans le cadre
du CLS et juger de l’atteinte des objectifs opérationnels de ces actions
Valider les éléments à présenter au comité de pilotage restreint, pour information ou
décision
Contribuer à la démarche évaluative du CLS : organisation de l’évaluation et valorisation
des résultats auprès du comité de pilotage restreint
Il est animé par le coordonnateur de CLS avec l’appui du chargé de développement
territorial en santé de la délégation territoriale de l’ARS Pays de la Loire. Il se réunit deux
à trois fois par an.
8.4 L’animateur du CLS
L’animateur du CLS est recruté par la Communauté de Communes Loir-Lucé-Bercé.
Il a pour missions :
D’animer le CLS et de faire le lien entre les différentes instances, de participer à la
coordination entre les acteurs du contrat
De favoriser les échanges entre les acteurs locaux, d’animer les dynamiques territoriales
et/ou partenariales
D’organiser les réunions des comités de pilotage restreint, élargi et technique,
notamment en préparant les supports nécessaires avec l’appui du chargé de
développement territorial en santé de la délégation territoriale de l’ARS Pays de la Loire
D’accompagner les porteurs d’actions, en tant que de besoin, dans le déploiement des
actions inscrites dans le plan d’actions du CLS
De veiller à la bonne articulation entre les actions d’un axe stratégique ou avec d’autres
dispositifs proches
D’assurer le suivi des indicateurs, de proposer des outils d’évaluation du CLS (en
particulier évaluation de la gouvernance, de la participation des usagers, …) avec l’appui
du chargé de développement territorial en santé de la délégation territoriale de l’ARS
Pays de la Loire
De réaliser le rapport d’activité annuel.
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Article 9 : Contribution des acteurs signataires
L’ARS s’engage sur :
La participation à la démarche de projet dans son ensemble, dans le respect des
orientations du PRS
La participation aux instances de gouvernance du CLS (comité de pilotage et comité de
pilotage élargi)
Le co-financement des actions et de leur animation, sur présentation de demandes de
financement argumentées et budgétées
La participation indirecte au déploiement du CLS par le financement, dans le cadre des
Contrats Pluriannuels d’Objectifs et Moyens (CPOM), des opérateurs ressources
intervenant sur le territoire du CLS, et des établissements médico-sociaux et sanitaires.
La Communauté de Communes Loir-Lucé-Bercé s’engage sur :
La coordination, l’animation, le suivi et l’évaluation du CLS, avec l’appui du coordonnateur
dans le cadre de ses missions (article 8.4)
La participation au co-financement des actions et de leur animation
La participation aux instances de gouvernance du CLS.
La Sous-Préfecture de La Flèche s’engage sur :
La participation aux instances de gouvernance du CLS
La participation à la démarche projet et au co-financement des actions et de leur
animation dès lors que des politiques de l’État sont engagées telles que la politique de
la ville, de lutte contre les exclusions, les politiques liées à l’aménagement du territoire,
au logement, à l’environnement ou encore l’urbanisme.
Article 10 : Soutien financier
L’ARS participe au co-financement du poste de l’animateur du CLS à hauteur de 32 000 € en
2025 pour l’élaboration du contrat puis 25 000 € par an pendant trois ans du 1 er janvier 2026
au 31 décembre 2028.
La Communauté de Communes s’engage sur le co-financement du poste de l’animateur CLS
avec en appui un financement du FSE+ à hauteur de 137 029,46 € sur 3 années pour ce poste.
Titre 5 : Engagement des signataires et soutien financier
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À Montval-sur-Loir,
Le 27/08/2025
Signature des contractants
Marie-Élize TILLY,
Sous-Préfète de La Flèche
Stephan DOMINGO,
Directeur de la délégation territoriale
de la Sarthe, Agence régionale de
santé des Pays de la Loire
Hervé RONCI֤ ÈRE,
Président de la Communauté de communes
Loir-Lucé-Bercé
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ANNEXE 1 : Récapitulatif des Fiches actions – Plan d’action
Axe 1 : Améliorer l’accès à la santé et favoriser l’attractivité
Fiche
Action Intitulé de l’action Pilote(s)
Calendrier prévisionnel
de lancement de l’action
N°1
Étudier l’ensemble des solutions pour l’accès aux soins
(salariat, téléconsultations…)
N°2
Attirer de nouveaux professionnels de santé sur le
territoire dont les docteurs juniors et coordonner leur
parcours
N°3 Faire connaitre les métiers de la santé aux jeunes et
les accompagner dans leurs projets
N°4
Accompagner les professionnels et les habitants dans
le bon usage des outils numériques en santé
Axe 2 : Renforcer, déployer, harmoniser des actions de promotion,
de prévention et d’éducation à la santé
N°5
Réaliser des actions de prévention sur l’alimentation,
l’activité physique et la vie affective et sexuelle
N°6 Promouvoir le dépistage des cancers (colorectal, col de l’utérus, sein)
N°7
Sensibiliser les jeunes aux gestes de secourisme (GQS,
PSC1) et aux conduites addictives
Axe 3 : Agir pour la santé mentale et l’inclusion sociale
N°8
Créer un collectif intercommunal en santé mentale
pour déployer localement la semaine d’information de
la santé mentale
N°9
Développer pour les jeunes du territoire des actions
de sensibilisation sur la santé mentale en lien avec les
compétences psychosociales
Axe 4 : Agir pour le bien vieillir sur le territoire
N°10 Favoriser le lien social et lutter contre l’isolement en
créant des espaces et évènements intergénérationnels
N°11 Structurer l’animation seniors sur le territoire et
cartographier les ressources existantes
Axe 5 : Promouvoir un environnement et un cadre de vie favorables à la santé
N°12 Acculturer les élus et les habitants aux impacts de
l’environnement sur la santé
Action transversale : Renforcer la coordination, la communication
et la montée en compétences des acteurs
N°13
Organiser des temps d’information auprès des élus et
des professionnels de santé et communiquer sur le
CLS auprès de l’ensemble des parties prenantes
CC Loir-Lucé-
Bercé
Tout au long de la
démarche
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ANNEXE 2 : Modèle de fiche action (en cours d’élaboration)
Les fiches action définitives seront complétées et intégrées au contrat à la suite des
ateliers participatifs programmés courant septembre 2025.
Fiche action N°X
Rappel de l’axe stratégique
Contexte /éléments de diagnostic
Objectif(s) stratégique(s)
Objectif(s) opérationnel(s)
Population cible
Description de l’action
Pilote/Porteur de l’action
Partenaires / acteurs à mobiliser
Moyens mobilisables/ sources de
financement potentielles
Indicateurs de suivi et
d’évaluation
Calendrier prévisionnel / durée de
l’action
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ANNEXE 3 : Liste non exhaustive des partenaires impliqués dans le projet
Institutions publiques et collectivités
ARS Pays de la Loire - Délégation Territoriale 72
Sous-Préfecture de La Flèche
Conseil départemental de la Sarthe
Caisse d’Allocations Familiales (CAF) de la Sarthe
Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) de la Sarthe
Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) du territoire
Éducation Nationale
PETR Pays Vallée du Loir
Protection Maternelle et Infantile (PMI)
Sarthe Autonomie
Etablissements et structures de santé
Centre Hospitalier Montval-sur-Loir
Fondation Georges Coulon
Centre Médico-Psychiatrique (CMP)
Centres de Soins, d'Accompagnement et de Prévention en Addictologie (CSAPA)
Etablissement Public de Santé Mentale (EPSM)
EHPADs et résidences autonomie du territoire
Foyers de vie
MSP Bercé Santé
ESP CLAP Le Grand-Lucé
SSIAD, SAAD, HAD, Équipes Mobiles
Professionnels de santé du territoire
Structures médico-sociales et sociales
Adgesti
Aidant Bus 72
Association Activités Physiques Prévention Santé (APPS 72)
Association des diabétiques de la Sarthe
Communauté 360
CSAPA & CAARUD Montjoie
Mission Locale Sarthe et Loir
Maison Départementale des Adolescents
Autres partenaires associatifs et acteurs de la prévention, l’éducation et la promotion de la
santé
Adapei 72
Addictions France
Centre social rural de Lucé
Centre social A.G.O.R.A
Centre social Val du Loir
Centre social Voyageurs 72
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Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles (CIDFF) de la Sarthe
Comité Citoyen - France Nature Environnement
La Ligue contre le Cancer
Centre Régional de Coordination des Dépistages des Cancers (CRCDC)
France Alzheimer
UNAFAM
Réseaux, plateformes et dispositifs de coordination
Dispositif d’appui à la coordination (DAC 72)
Equipe appui 2 R / CRT Fondation Georges Coulon
PTSM de la Sarthe
Structure régionale d’appui et d’expertise (SRAE) Nutrition
Tout autre partenaire du territoire engagé dans les thématiques d’interventions du CLS
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ANNEXE 4 : Diagnostic local de santé
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_01022026 - 2028
DIAGNOSTIC PARTAGÉ
DE SANTÉ
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_01022
Table des matières
Introduction .......................................................................................................................................................................................................... 5
1 Le Contrat Local de Santé Loir-Lucé-Bercé ......................................................................................................................... 6
1.1 Définition de la santé selon l’OMS ................................................................................................................................. 6
1.2 Cadre législatif du contrat local de santé ................................................................................................................. 6
1.3 Objectifs et enjeux du CLS................................................................................................................................................... 6
1.4 Implication de la communauté de communes et de l’ARS ....................................................................... 6
2 Cadre méthodologique..................................................................................................................................................................... 9
2.1 Élaboration du diagnostic territorial............................................................................................................................. 9
2.1.1 Le Plan Local d’Urbanisme intercommunal................................................................................................. 9
2.1.2 Le Schéma de Cohérence Territoriale............................................................................................................... 9
2.1.3 Le Plan Climat Air-Energie Territorial ............................................................................................................. 10
2.1.4 La Convention Territoriale Globale ................................................................................................................... 10
2.1.5 Le schéma directeur de la ressource en eau............................................................................................ 10
2.1.6 Le plan de mobilité simplifié ............................................................................................................................... 10
2.1.7 L’étude pré-opérationnelle de l’Opération programmée de rénovation de l’habitat. 11
2.2 Sources de données (quantitatives et qualitatives) ........................................................................................ 11
2.2.1 Données quantitatives .............................................................................................................................................. 11
2.2.2 Disponibilités des données : ................................................................................................................................. 11
2.2.3 Approche qualitative ................................................................................................................................................. 12
2.2.4 Approche participative : questionnaires ...................................................................................................... 12
2.2.5 Ateliers participatifs .................................................................................................................................................... 12
3 Contexte territorial ............................................................................................................................................................................. 13
3.1 Démographie et dynamiques de population de la communauté de communes ................. 13
3.1.1 Présentation de la communauté de communes : morphologie du territoire ................. 13
3.1.2 Organisation territoriale ........................................................................................................................................... 13
3.1.3 Démographie et dynamiques de population .......................................................................................... 14
3.1.4 La pyramide des âges ................................................................................................................................................ 16
3.1.5 L ’évolution démographique sur le territoire ............................................................................................ 17
3.1.6 L’évolution de la population vieillissante..................................................................................................... 18
3.1.7 L’évolution démographique par âge sur le territoire .......................................................................... 18
3.1.8 L’indice de vieillissement de la population ............................................................................................... 19
3.1.9 Structures des ménages sur le territoire ..................................................................................................... 20
4 Déterminants de santé ................................................................................................................................................................... 22
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_01023
4.1 Déterminants socio-économiques .............................................................................................................................. 22
4.1.1 Revenu annuel moyen des foyers fiscaux ................................................................................................... 22
4.1.2 Le taux de pauvreté .................................................................................................................................................... 23
4.1.3 Le chômage ...................................................................................................................................................................... 23
4.1.4 Les catégories socioprofessionnelles .............................................................................................................. 23
4.1.5 Les entreprises ................................................................................................................................................................ 24
4.1.6 Typologie de l’emploi ................................................................................................................................................ 24
4.2 Déterminants structurels – emploi, mobilité, logement ............................................................................. 25
4.2.1 Les emplois présents dans le territoire par type .................................................................................... 25
4.2.2 Mode de transport principal des actifs occupés ................................................................................... 26
4.2.3 Taux d'équipement des ménages ................................................................................................................... 27
4.2.4 Le logement de la population au sein de CCLLB.................................................................................. 27
4.3 Déterminants éducatifs....................................................................................................................................................... 28
4.3.1 Une population peu diplômée inégalement répartie sur le territoire .................................. 28
4.4 Déterminants sociaux – Liens et cohésion sociale ........................................................................................... 30
4.4.1 Le tissu associatif au sein de la CCLLB .......................................................................................................... 31
4.4.2 Les associations sportives ....................................................................................................................................... 31
4.5 Déterminants environnementaux ............................................................................................................................... 32
4.5.1 L’environnement ........................................................................................................................................................... 32
4.5.2 Émissions de gaz à effets de serre ................................................................................................................... 32
4.5.3 Eau potable ...................................................................................................................................................................... 33
4.5.4 Espaces naturels............................................................................................................................................................ 35
5 La santé -Diagnostic socio-sanitaire ...................................................................................................................................... 35
5.1 Santé globale de la population ..................................................................................................................................... 35
5.2 Accès aux soins et professionnels de santé .......................................................................................................... 37
5.2.1 L’accès aux soins............................................................................................................................................................ 37
5.2.2 Taux de recours au SAMU, au CH de Château du Loir, et téléconsultation ....................... 38
5.3 La prévalence des pathologies....................................................................................................................................... 41
5.3.1 Dépistage et prévention des cancers............................................................................................................. 43
5.3.2 Le rôle de la prévention ........................................................................................................................................... 45
5.4 Santé mentale ........................................................................................................................................................................... 46
5.4.1 Quelques chiffres sur l’état de santé mentale......................................................................................... 46
5.4.2 Des publics fragilisés sur le plan de la santé mentale....................................................................... 48
5.4.3 Les aides sur la prévention suicide .................................................................................................................. 49
6 Habitudes de vie et comportements de santé ............................................................................................................. 50
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_01024
6.1 La question complexe des comportements et habitudes de vie ......................................................... 50
6.1.1 Les conduites addictives : consommation, alcool, tabac, drogues ........................................... 50
6.1.1.1 Alcool ............................................................................................................................................................................... 50
6.1.1.2 Tabac................................................................................................................................................................................ 51
6.1.1.3 Drogues illicites et cannabis ........................................................................................................................... 52
6.1.1.4 Les médicaments .................................................................................................................................................... 52
6.2 Nutrition, obésité et activité physique ..................................................................................................................... 53
6.2.1 Sédentarité, obésité, activité physique ......................................................................................................... 53
6.2.2 Vie affective et sexuelle ............................................................................................................................................ 53
7 Enjeux prioritaires du territoire ................................................................................................................................................. 54
8 Axes stratégiques du CLS .............................................................................................................................................................. 56
9 Dispositifs et leviers d’action....................................................................................................................................................... 58
9.1 Rôle des partenaires .............................................................................................................................................................. 58
9.2 Financements mobilisables ............................................................................................................................................. 58
9.3 Suivi et évaluation du CLS ................................................................................................................................................. 59
Annexes................................................................................................................................................................................................................. 60
Les acronymes et sigles ............................................................................................................................................................................. 77
Bibliographie ..................................................................................................................................................................................................... 78
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_01025
Introduction
Depuis 2023, la Communauté de communes Loir-Lucé-Bercé (CCLLB) est engagée dans la
dynamique d’un Contrat Local de Santé (CLS), en lien étroit avec l’Agence Régionale de Santé
des Pays de la Loire (ARS). Cet engagement s’est concrétisé en décembre 2024 par l’arrivée
d’un animateur dédié, dont la mission est de coordonner et de piloter le CLS à l’échelle du
territoire. Cette mission permet d’assurer le bon déroulement de la démarche : réalisation d’un
diagnostic de santé partagé, déclinaison des enjeux, définition des axes prioritaires et
élaboration de fiches-actions opérationnelles, suivi et évaluation de la démarche.
L’adhésion de la CCLLB à cette démarche s’inscrit dans une volonté affirmée d’agir de manière
cohérente et transversale sur les déterminants de la santé, en mobilisant ses compétences
propres, ses partenaires locaux, et les dynamiques déjà engagées en matière d’offre de soins,
de prévention, de mobilité, d’environnement ou encore de cohésion sociale. Ce contrat incarne
donc une ambition collective : améliorer durablement la santé des habitants, réduire les
inégalités sociales et territoriales de santé, et faire de la santé un levier de développement local.
Le présent document s’inscrit dans cette dynamique. Il présente le cadre général du CLS, ses
fondements, ses objectifs, ainsi que les éléments structurants qui ont émergé du diagnostic
territorial. Il expose ensuite les enjeux identifiés, les axes stratégiques retenus, et les actions
concrètes envisagées pour améliorer la santé sur le territoire de la CCLLB, en articulation avec
le Projet Régional de Santé 2023-2028.
Communauté de communes Loir-Lucé-Bercé, carte extraite du PLUi
Périmètre intercommunal, 2023
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1 Le Contrat Local de Santé Loir-Lucé-Bercé
1.1 Définition de la santé selon l’OMS
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) définit la santé comme « un état de complet bien-
être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou
d’infirmité ».
1.2 Cadre législatif du contrat local de santé
Le Contrat Local de Santé est introduit par la loi « Hôpital, patients, santé, territoires » de 2009
et réaffirmé par la loi de 2016 de modernisation du système de santé.
Les CLS sont définis de manière légale par deux articles du Code de la santé publique :
L’article L. 1434-2 précise que les objectifs « peuvent être mis en œuvre par les contrats
territoriaux de santé définis à l'article L. 1434-12, par les contrats territoriaux de santé mentale
définis à l'article L. 3221-2 ou par les contrats locaux de santé définis à l'article L. 1434-10 ».
L’article L. 1434-10 indique que « la mise en œuvre du projet régional de santé peut faire
l'objet de contrats locaux de santé conclus par l'agence, notamment avec les collectivités
territoriales et leurs groupements garantissant la participation des usagers, notamment celle
des personnes en situation de pauvreté, de précarité ou de handicap et, portant sur la
promotion de la santé, la prévention, les politiques de soins et l'accompagnement médico-
social et social ».
1.3 Objectifs et enjeux du CLS
Le CLS est un outil porté conjointement par une Agence Régionale de Santé (ARS) et une
collectivité territoriale pour réduire les inégalités territoriales et sociales de santé. Il est
l'expression des dynamiques locales partagées entre acteurs et partenaires sur le terrain pour
mettre en œuvre des actions, au plus près des populations. Les contrats locaux de santé ont
vocation à renforcer et structurer les partenariats locaux dans l’objectif de mieux prendre en
charge la santé des habitants.
C’est une démarche portée par le territoire, l’ARS et des partenaires visant donc à répondre aux
enjeux de santé identifiés sur le territoire dans le cadre d’un diagnostic partagé.
Le CLS permet d’appuyer les dynamiques, les actions et les coordinations existantes mais
également de soutenir des propositions concrètes et des projets d’avenir pour améliorer l’offre
de santé du territoire et la qualité de la prise en charge proposée aux habitants. Il s’inscrit dans
une approche large de la santé et permet d’agir sur les différents déterminants de la santé.
1.4 Implication de la communauté de communes et de l’ARS
La Communauté de communes Loir-Lucé-Bercé s’est engagée en février 2023 avec une
première délibération en faveur de l’élaboration d’un CLS à l’échelle de l’Établissement Public
de Coopération Intercommunale (EPCI). L’arrivée de l’animateur du CLS s’est concrétisée le 1 er
décembre 2024 et la soirée de lancement du CLS Loir-Lucé-Bercé a été organisée le 23 avril
2025.
Le territoire de la CCLLB a mis en œuvre ce dispositif en étroite collaboration avec l’ARS des
Pays de la Loire. Si cet outil s’est concrétisé en 2025, le territoire reconnait depuis longtemps
l’intérêt d’agir en faveur de la santé :
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Par ses compétences propres : l’aménagement du territoire, l’action sociale, le
développement économique, la mobilité, la gestion de l’eau, l’environnement… ;
Par son engagement pour l’attractivité médicale avec la construction de deux bâtiments,
l’un pour une maison de santé pluridisciplinaires et l’autre en maison de santé. En 2023, le
CH de Montval sur Loir a mis en place une Équipe Paramédicalisée de Médecine d’Urgence
(EPMU). Cette équipe est la 1 ère en France ;
Par sa proximité et sa capacité à observer l’évolution du territoire et des besoins à l’échelle
de l’ensemble des communes de l’EPCI.
Par son implication dans les outils de planification, en particulier au sein du Schéma de
Cohérence Territoriale (SCoT) et le PLUi
Ce Contrat Local de Santé (CLS) vise à offrir une lecture plus fine de l’écosystème socio-sanitaire
local, en identifiant les besoins, enjeux et ressources du territoire afin de soutenir ou initier des
actions en matière de prévention, promotion et éducation à la santé.
De nombreux professionnels, issus des secteurs associatif, médico-social, institutionnel, sportif
ou culturel, agissent chaque jour, souvent de manière complémentaire, sur des leviers qui
influencent directement ou indirectement la santé des habitants. Le CLS permet à la collectivité
de jouer un rôle actif dans cette dynamique en analysant les besoins, en mobilisant les
partenaires et en favorisant les environnements propices à la santé.
Agir pour la santé de manière durable suppose une approche collaborative, évolutive et
territorialisée, capable de s’adapter à la diversité des situations locales.
En 2024, Promotion Santé Pays de la Loire rappelle que trois thématiques structurant cette
action collective :
• La prévention, qui vise à réduire les risques sanitaires, en limitant l’apparition ou
l’aggravation des maladies et de leurs effets.
• L’éducation pour la santé, qui repose sur le renforcement des capacités individuelles et
collectives, dans une vision positive de la santé comme ressource pour bien vivre, et non
comme seule absence de maladie.
• La protection, qui consiste à créer un environnement favorable à la santé, en facilitant
des choix de vie sains et en soutenant l’application des politiques de santé publique.
Chaque acteur, quel que soit son périmètre d’intervention, peut ainsi contribuer à une vision
décloisonnée de la santé et agir sur les déterminants multiples qui la façonnent : des
caractéristiques individuelles (âge, comportement, génétique) aux éléments structurants de
l’environnement de vie (logement, travail, éducation, mobilité, relations sociales…).
Les données de santé publique le montrent clairement : le système de soins n’influence notre
santé qu’à hauteur de 20 %.
À cela s’ajoutent les comportements individuels (30 %), tandis que plus de la moitié de notre
état de santé est déterminée par des facteurs sociaux, économiques, environnementaux et
territoriaux. Souvent invisibles ou sous-estimés, ces déterminants ont pourtant un impact
majeur sur la santé des populations. Ils interagissent entre eux, évoluent avec l’âge, et peuvent
se renforcer positivement ou négativement.
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C’est dans cette logique que s’inscrit le CLS : mobiliser les politiques locales sur des leviers
concrets comme le logement, l’éducation, l’emploi, la mobilité ou le cadre de vie, pour créer
des conditions de vie plus saines et plus équitables.
Le Contrat Local de Santé est un outil d’interface entre la politique nationale de santé publique
(pilotée par l’État et déclinée par les ARS au niveau régional) notamment avec le projet Régional
de Santé et les collectivités territoriales, en particulier les EPCI.
Il s’inscrit également dans le cadre des Plans Régionaux Santé Environnement (PRSE),
construits en partenariat entre les Régions et les ARS, et vise à assurer une cohérence d’action
entre les niveaux local et régional.
En ce sens, le CLS devient un levier de coordination territoriale, permettant de conjuguer les
efforts des acteurs publics, professionnels et citoyens pour agir concrètement sur les conditions
de vie et ainsi réduire les inégalités sociales et territoriales de santé.
Source : : JACQUES-BRISSON A. & ST-PIERRE L., "Guide d'implantation de
L'approche de la Santé dans Toutes les politiques au palier local",
Montréal, Réseau francophone international pour la promotion de la santé,
Section des Amériques, 2018, p.21
Dans son Projet Régional de Santé 2023-2028, l’ARS Pays de la Loire identifie plusieurs défis à
relever à l’échelle régionale, qui peuvent également trouver une résonance à l’échelle
communautaire.
Ce projet fixe deux enjeux majeurs :
• Réduire les inégalités de santé ;
• Améliorer l’expérience des usagers tout au long de leur parcours de santé.
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Cinq priorités régionales de santé ont été définies :
• La prévention des addictions et l’accompagnement des personnes présentant des
conduites addictives ;
• La santé des jeunes ;
• La santé mentale ;
• L’accompagnement du risque et des situations de perte d’autonomie, en vue d’une
société plus inclusive ;
• L’adaptation du système de santé pour mieux accueillir et accompagner les personnes
les plus précaires.
Le CLS peut être un catalyseur et un facilitateur pour activer des leviers des politiques publiques
et agir de façon intégrée et locale. Cela rejoint d’ailleurs l’orientation stratégique n°1 du Projet
Régional de Santé : la santé dans toutes les politiques favorisant la réduction des inégalités de
santé.
2 Cadre méthodologique
La réalisation d’un diagnostic territorial de santé est une démarche inhérente à l’écriture d’un
CLS. Il permet de rassembler de manière synthétique les principales caractéristiques du
territoire, démographiques, sanitaires, sociales…etc. La santé y est abordée au sens large, c’est-
à-dire par un ensemble de données qui peuvent caractériser l’état de santé des habitants mais
aussi les dynamiques qui existent sur le territoire et qui agissent au quotidien sur la santé. Ce
document en propose une compilation, non exhaustive mais permettant de visualiser le
territoire au regard d’un ensemble de sujets de santé à un instant T.
À partir d’un diagnostic approfondi des besoins en santé de la population, une démarche
participative s’engage entre tous les acteurs.
2.1 Élaboration du diagnostic territorial
La CCLLB a bénéficié récemment de différentes réalisations de diagnostics territoriaux
permettant de nourrir le profil sur certains déterminants sociaux, sanitaires, démographiques,
économiques…
2.1.1 Le Plan Local d’Urbanisme intercommunal
Diagnostic initial prescrit par délibération du 29 juin 2017, portant sur l’ensemble des 24
communes, créées au 1er janvier 2017 via la fusion de trois EPCI.
Le Plan Local d’Urbanisme intercommunal (PLUi) a été approuvé en avril 2021, avec notamment
la notice de révision allégée finalisée en mars 2023 et une enquête publique organisée en
avril-mai 2023 pour la modification du PLUi.
Le PLUi définit un périmètre couvrant les 24 communes formant la communauté de
communes, avec emprise cartographique.
2.1.2 Le Schéma de Cohérence Territoriale
Le Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) du Pays Vallée du Loir, couvrant la CCLLB, a été mis
en œuvre via le Pôle d’Équilibre Territorial et Rural (PETR).
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Le diagnostic territorial SCoT date de mai 2019 et porte sur l’ensemble du PETR, incluant la
CCLLB.
2.1.3 Le Plan Climat Air-Energie Territorial
Le Plan Climat-Air-Énergie Territorial (PCAET), réalisé en groupement avec le PETR, a été adopté
le 8 décembre 2020.
Le diagnostic 360° de la Région s’appuie sur le périmètre intercommunal, validé en juillet 2023
(délibération du 4 juillet 2023).
2.1.4 La Convention Territoriale Globale
Lors de mise en œuvre de la Convention Territoriale Globale (CTG), signée en novembre 2022,
un diagnostic préalable social/santé a été mis en œuvre sur l’ensemble du territoire afin
d’accompagner l’élaboration du projet social de territoire signé avec la Caisse d’Allocations
Familiales (CAF) de la Sarthe mais aussi pour préparer l’élaboration du futur CLS. Il s’agit du
diagnostic le plus récent qui comportait déjà une enquête population et professionnel de santé.
2.1.5 Le schéma directeur de la ressource en eau
Le schéma directeur d'alimentation en eau potable de la Communauté de Communes Loir
Lucé Bercé (CCLLB) réalisé en 2024-2025 présente plusieurs enjeux majeurs auxquels l’EPCI est
confronté en tant que gestionnaire direct en régie de la ressource. Voici une synthèse des
principaux points abordés par ce schéma.
2.1.6 Le plan de mobilité simplifié
Le diagnostic du plan de mobilité simplifié datant de septembre 2022 permet lui de
faire le point sur les enjeux de mobilité sur le territoire (modalité, dépendance à la
voiture, pratiques diverses et variées). Il met en lumière des enjeux clés concernant les
pratiques de mobilité :
• La voiture est le moyen de transport privilégié, avec 87,2 % des ménages possédant au
moins une voiture et près de 82 % des actifs utilisant leur véhicule pour se rendre au
travail.
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• Il est essentiel de développer des services de mobilité alternative et des solutions pour
les publics sans véhicule.
2.1.7 L’étude pré-opérationnelle de l’Opération programmée de rénovation de
l’habitat
Le diagnostic établi sur le parc de logements privés a permis de mettre en avant les éléments
suivants :
• 12% des logements sont vacants en 2021
• 3% des logements présentent un aspect dégradé
• 33% des logements sont des passoires énergétiques
• 29% des habitants ont 65 ans ou plus
Les thématiques proposés pour l’Opération Programmée d’Amélioration de l’habitat à l’échelle
des 24 communes de la Communauté de Communes sont :
• Les travaux de rénovation énergétique
• Les travaux liés au maintien à domicile (Autonomie)
• Les travaux liés aux logements très dégradés et à la lutte contre l’habitat indigne
L’objectif de cette opération est de réhabiliter 173 logements privés sur la CCLLB au titre des
aides de l’ANAH, 85 logements énergie, 41 logements autonomie, 47 logements dégradés sur
5 ans.
2.2 Sources de données (quantitatives et qualitatives)
2.2.1 Données quantitatives
Sur le plan quantitatif, la rédaction de ce profil santé du territoire repose sur les bases de
données reconnues et fiables, telles que :
Base de données PISSTER de l’Observatoire Régional de la Santé des Pays de la Loire :
Rapport InstantAtlas™
Base de données Atlas Santé de l’Agence régionale de Santé : CartoSanté - Rapports et
portraits de territoires
Base de données GéoClip de l’Observatoire des Territoires : : Observatoire des territoires -
ANCT - Rapports et portraits de territoires
Base de données Géodes de Santé Publique France : REZONE CPTS
Base de données Atlas santé mentale IRDES : Atlas de la santé mentale en France -
Indicateurs : cartes, données et graphiques.
En complément des données plus classiques émanant de l’INSEE ou issues des autres
diagnostics et schéma de politique publique précités.
2.2.2 Disponibilités des données :
Les données statistiques issues des bases en open data sont disponibles à des échelles
plurielles, nationales, régionales, départementales et infra départementales.
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2.2.3 Approche qualitative
Entre décembre 2024 et mars 2025, environ 35 rencontres ont été organisées avec les acteurs
associatifs, institutionnels et politiques du territoire. Ces échanges ont poursuivi plusieurs
objectifs :
Favoriser la prise de contact et renforcer l’interconnaissance entre les différents acteurs ;
Mieux appréhender les dynamiques locales : besoins du territoire, offre existante, missions
des structures et interactions entre elles ;
Identifier et intégrer les réseaux déjà constitués ;
Informer sur la démarche d’élaboration du CLS portée par la communauté de communes ;
Présenter les objectifs du diagnostic territorial de santé et recueillir des données, tant
quantitatives que qualitatives, auprès des acteurs rencontrés.
Ces rencontres ont également facilité la prise de poste du coordinateur santé. Elles ont
contribué à son intégration dans l’écosystème local, tout en valorisant la parole des acteurs
impliqués dans la démarche.
2.2.4 Approche participative : questionnaires
Un questionnaire en ligne de Microsoft Forms (cf. annexe 1) à destination des habitants du
territoire a été administré et complété de distributions papiers sur 3 marchés de la
CCLLB (Montval-sur-Loir, Le Grand-Lucé, La Chartre-sur-Le-Loir) et également relayé par les
centres hospitaliers de proximité, les centres sociaux et les mairies.
Il y a eu 624 réponses soit 2,67 % de la population.
Un second questionnaire en ligne de type Microsoft Forms à destination des professionnels de
santé du territoire a également été administré sur la même période (cf. annexe 2).
2.2.5 Ateliers participatifs
Dans le cadre de l’élaboration du Contrat Local de Santé (CLS) de la communauté de
communes Loir Lucé Bercé, un travail participatif d’envergure a été mené entre l’automne 2024
et le printemps 2025. Ce processus a mobilisé près de 70 participants issus d’horizons divers :
professionnels de santé, travailleurs sociaux, élus, agents communaux, représentants associatifs,
habitants engagés... Organisés sous forme d’ateliers thématiques (prévention, santé mentale,
environnement, bien vieillir…), ces temps de co-construction ont permis de recueillir une parole
précieuse, ancrée dans le vécu quotidien du territoire.
Les échanges ont donné lieu à une production riche de verbatims, post-it, cartes mentales, et
matrices SWOT (forces/faiblesses et menaces/opportunités), ainsi qu’à l’identification d’actions
concrètes, classées selon cinq grands axes stratégiques.
L’objectif de cette démarche était double : mieux comprendre les besoins locaux en matière
de santé, et faire émerger des solutions partagées, réalistes et adaptées aux spécificités du
territoire. Ces ateliers constituent ainsi la colonne vertébrale de la dynamique CLS.
Ces journées d’ateliers ont été organisées en journée et en soirée.
Les compte-rendu des ateliers sont présentés en annexe. Confrontés au travail théorique du
diagnostic ils ont permis d’identifier les enjeux et premières pistes d’actions présentées dans le
document
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En conclusion, l’ensemble des ateliers participatifs a mis en évidence la richesse, la diversité et
la pertinence des contributions locales.
À travers les différentes thématiques abordées : santé environnementale, prévention, bien-
vieillir, santé mentale, accès aux soins, attractivité territoriale et numérique en santé — les
participants ont brossé un portrait lucide, nuancé et engagé de leur territoire. L’analyse a permis
d’identifier à la fois les atouts indéniables de la CCLLB (maillage de services de proximité,
dynamisme des acteurs, ressources naturelles, dispositifs existants), mais aussi les fragilités
structurelles (fracture territoriale, isolement, manque de coordination, pénuries ciblées de
professionnels).
La mise en lumière d’opportunités concrètes — innovations en santé numérique, dispositifs
d’accueil des professionnels, décloisonnement des parcours, mobilisation citoyenne —
témoigne d’un fort potentiel de transformation locale. À l’inverse, les menaces évoquées (fatigue
des acteurs, complexité administrative, inégalités d’accès) rappellent la nécessité de structurer
une réponse collective, coordonnée et adaptée à l’échelle intercommunale.
3 Contexte territorial
3.1 Démographie et dynamiques de population de la communauté de
communes
3.1.1 Présentation de la communauté de communes : morphologie du territoire
La communauté de communes Loir Lucé Bercé (CCLLB) est située dans le sud-est du
département de la Sarthe. Elle bénéficie d’une position stratégique sur l’axe Le Mans – Tours, et
est bien desservie par les infrastructures de transport, notamment l’autoroute A28 et la ligne
TER, via la gare de Château-du-Loir, située à Montval-sur-Loir.
Le territoire regroupe 24 communes sarthoises, dont deux communes nouvelles, et s’étend sur
une superficie de 537,2 km². Selon l’INSEE, la population était 23 323 habitants en 2024.
Deux communes nouvelles ont été créées au sein de la CCLLB :
Montval-sur-Loir, en 2016, qui regroupe les 3 ex-communes déléguées de Château-du-Loir,
Montabon et Vouvray-sur-Loir. Environ 80 % de la population de Montval-sur-Loir réside sur
le territoire de Château-du-Loir.
Loir-en-Vallée, en 2017, qui est composée des 4 ex-communes déléguées de Ruillé-sur-Loir,
Poncé-sur-le-Loir, la Chapelle-Gaugain et Lavenay.
3.1.2 Organisation territoriale
La population se concentre principalement autour de trois pôles structurants, organisés autour
d’une centralité principale et de deux pôles relais :
Pôle de centralité principal
• Montval-sur-Loir (fusion de Château-du-Loir, Montabon, Vouvray-sur-Loir)
• Luceau : second pôle urbain autour de Montval-sur-Loir. Ensemble, ils forment la centralité
territoriale majeure.
Deux pôles relais
• La Chartre-sur-le-Loir (+ Lhomme, Ruillé-sur-Loir dans Loir-en-Vallée) : pôle relais structurant
• Le Grand-Lucé & Villaines-sous-Lucé : deuxième pôle relais clé, avec services et équipements
locaux.
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Ces pôles regroupent à eux seuls près de 60 % de la population intercommunale, soulignant
une répartition géographique structurée autour de centralités de services et d’équipements.
Représentation des pôles de centralité et des pôles relais de la CCLLB
Source : Diagnostic CTG
3.1.3 Démographie et dynamiques de population
La CCLLB s’inscrit dans un contexte territorial rural, marqué par une faible densité de population
et un dynamisme démographique limité.
Située à la croisée des aires d’influence de Tours, Le Mans et La Flèche, la CCLLB n’appartient
directement à aucun grand pôle urbain, ce qui en fait un espace peu urbanisé et relativement
isolé des grandes dynamiques métropolitaines.
Le territoire de la CCLLB est un territoire rural. En effet, la densité de population moyenne de
l’EPCI est de 44 habitants au km² . Elle est bien en-dessous de la moyenne métropolitaine de
118 habitants par km². Le territoire est organisé autour de 3 pôles de centralité qui font partie
du programme Petites Villes de Demain (PVD).
L'ensemble du territoire de la CCLLB est classé en France Ruralité Revitalisation (FRR – ex ZRR).
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010215
Depuis le milieu du XXe siècle, la CCLLB connaît une tendance démographique à la baisse,
marquée par un déclin continu de sa population. Après un léger sursaut observé en 2010, où
le territoire comptait 24 713 habitants, la dynamique s’est inversée. En 2021, la population est
tombée à 23 512 habitants, un chiffre inférieur à celui de 1999 (23 839 habitants).
• Sur la période 2010–2020, le territoire a ainsi enregistré une diminution de 5 % de sa
population, traduisant une érosion lente mais constante. Ce phénomène s’explique
notamment par le départ des jeunes adultes, attirés par des pôles urbains plus dynamiques
en matière d’emploi, de formation ou de services. Leur émigration contribue à un
vieillissement démographique prononcé et alimente une dynamique de dépeuplement
rural.
Entre 2014 et 2020, la CCLLB a connu une baisse annuelle moyenne de sa population en
raison d’un solde naturel négatif de - 0,9 %, traduisant une majoration de décès sur les
naissances.
Ce déclin a toutefois été partiellement compensé par un solde migratoire positif de + 0,3 %,
signe d'une certaine attractivité du territoire.
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010216
À l’échelle de Montval-sur-Loir, la situation est plus préoccupante : le solde naturel est
également négatif, mais non compensé par les migrations, entraînant une baisse nette de
population. Le Grand-Lucé présente un solde globalement stable, avec peu de variation.
Ces données mettent en lumière une tendance au vieillissement de la population dans les
zones rurales, nécessitant des actions ciblées pour renforcer l’attractivité résidentielle et
encourager le renouvellement démographique.
Tendance globale stable autour de 370 à 380 décès/an entre 2008 et 2015.
Creux notable en 2015 : 345 décès, soit un minimum sur la période.
Rebond significatif à partir de 2016, atteignant un pic en 2018 avec 423 décès, suivi d’un
plateau autour de 420 décès/an jusqu’en 2021.
Légère baisse en 2022 : 398 décès enregistrés.
3.1.4 La pyramide des âges
La pyramide des âges du territoire révèle un déséquilibre notable, marqué par le départ
fréquent des jeunes adultes âgés de 20 à 35 ans, qui quittent la CCLLB pour poursuivre des
études, trouver un emploi ou accéder à une offre de services plus diversifiée. Ce n’est
généralement qu’à partir de 45 ans que certains reviennent s’y installer, souvent dans une
logique de retour aux sources ou de recherche de qualité de vie.
Cette dynamique soulève une question centrale pour les adolescents du territoire : comment
envisager un avenir local si leurs aînés partent systématiquement ? Leur capacité à se projeter
durablement sur le territoire peut être fragilisée.
Or, la tranche d’âge des 20 à 45 ans constitue un levier essentiel du dynamisme économique,
social et démographique.
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Éléments marquants :
Vieillissement de la population : La tranche d'âge des 60-74 ans et des 75 ans et plus a
fortement augmenté entre 2009 et 2020.
Diminution des jeunes actifs : Une baisse est visible dans la population des 30-44 ans entre
les deux années.
Les enfants (moins de 15 ans) et les jeunes adultes (20-34 ans) ont des proportions
relativement stables.
Ces données montrent une population vieillissante, ce qui pourrait poser des défis en termes
de services de santé, de dépendance, et de renouvellement générationnel.
3.1.5 L ’évolution démographique sur le territoire
L’analyse par tranches d’âge révèle un vieillissement accéléré de la population. Les personnes âgées de
60 à 74 ans enregistrent une hausse notable de 17 %, tandis que les 75 ans et plus restent stables,
représentant désormais près de 16 % de la population.
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010218
Parallèlement, les tranches d’âge plus jeunes subissent un recul significatif. Les 0–14 ans diminuent de
plus de 700 individus, soit – 17,3 %, traduisant une baisse de la natalité et, possiblement, des départs de
familles vers des territoires perçus comme plus attractifs. Plus préoccupante encore est la chute des 30–
44 ans (– 22,5 %), une population-clé en matière d’activité économique, de parentalité et de participation
à la vie locale. La population des 15–29 ans diminue également, ce qui peut traduire une émigration
structurelle liée à la recherche d’études, d’emplois ou d’une offre de services plus adaptée.
3.1.6 L’évolution de la population vieillissante
La population par classe d’âge :
Il est possible d’observer :
Un vieillissement marqué de la population dans les communes rurales (notamment La
Chartre-sur-le-Loir et Le Grand-Lucé).
La sous-représentation des jeunes générations et des actifs en début de carrière risque de
fragiliser le rayonnement économique et scolaire du territoire
Un poids élevé des seniors, posant des enjeux en termes de santé, mobilité, logement
adapté et services publics.
En 2020, les 0-14 ans représentaient 15 % de la population de l’EPCI, contre 18 % pour la
Sarthe.
3.1.7 L’évolution démographique par âge sur le territoire
La population par sexe et âge :
0%
10%
20%
30%
0-14 15-29 30-44 45-59 60-74 75 et plus
CC Loir-Lucé-Bercé Montval-sur-Loir Le Grand-Lucé
La Chartre-sur-le-Loir Sarthe
Source : INSEE 2020
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010219
Structure par âge comparée :
Jeunes (0-14 ans) :
Loir-Lucé-Bercé : 15,9 % (hommes + femmes)
Sarthe : 17,7 %
La CCLLB affiche une proportion plus faible d’enfants, signe d’une natalité modérée ou en
déclin.
60 ans et plus :
Loir-Lucé-Bercé : 35,6 %
Sarthe : 29,1 %
Forte présence des seniors, surtout chez les femmes (due à une espérance de vie plus élevée).
Les 75 ans et plus représentent 18,6 % des femmes à Loir-Lucé-Bercé contre 12,9 % dans la
Sarthe.
3.1.8 L’indice de vieillissement de la population
La CCLLB affiche un vieillissement très marqué par rapport à la moyenne départementale.
Cette situation peut s’expliquer par :
Une attractivité résidentielle faible pour les jeunes ménages ;
Un départ des jeunes actifs vers des pôles urbains plus dynamiques ;
Une longévité accrue des habitants vieillissants, sans renouvellement par la natalité ou
l’installation de jeunes.
La part des personnes âgées sur le territoire : L’indice de vieillissement correspond au nombre
de personnes âgées de 65 ans ou plus pour 100 jeunes de moins de 20 ans.
Indice CCLLB : 153,9 - Indice départemental (Sarthe) : 93,6
Cela signifie qu’il y a environ 154 seniors pour 100 jeunes, soit 1,5 fois plus de personnes âgées
que de jeunes. À l’échelle du département, la population est plus équilibrée, avec un rapport
presque 1 pour 1. En 2021, la CCLLB comptait 37 % de personnes âgées de 60 ans ou plus, soit
un taux supérieur de 8 points à la moyenne départementale. Cette tendance est encore plus
marquée pour les 75 ans et plus, confirmant un vieillissement démographique avancé.
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010220
À toutes les tranches d'âge seniors, la CCLLB affiche une surdensité marquée de population
âgée, avec des écarts significatifs de + 5 à + 8 points par rapport à la Sarthe.
Ce déséquilibre est d'autant plus prononcé chez les plus âgés (75 ans et +), illustrant une
vieillesse avancée sur le territoire
Nous pouvons constater une surdensité de seniors, notamment parmi les 75 ans et plus.
A l’inverse, l’indice de jeunesse de la CCLLB (5,4) est en dessous de l’indice de jeunesse moyen
de la Sarthe (8,5).
3.1.9 Structures des ménages sur le territoire
Entre 2010 et 2021, les ménages composés de couples avec enfants ont chuté de 11 %, tandis
que les ménages « autres » ont augmenté de 9 %, traduisant une recomposition progressive de
la structure familiale. Cette évolution confirme le vieillissement démographique et le
développement des situations d’isolement, notamment parmi les personnes âgées.
Évolution des typologies familiales
Source INSEE 2021
Ce tableau présente l’évolution du nombre de ménages selon le type familial entre 2010 et
2021 pour la CCLLB.
Source INSEE 2020
Analyse :
En 2020, les hommes seuls représentaient 18 % du total des ménages de l'EPCI, contre 16 %
pour la Sarthe.
Femmes seules : Les femmes seules représentent une proportion importante, souvent proche
ou supérieure à celle des hommes seuls, en ligne avec la surreprésentation féminine dans les
tranches d’âge élevées.
Couples sans enfant : Les couples sans enfant forment une catégorie dominante dans toutes
les zones étudiées, représentant souvent plus de 30 % des ménages. Cela reflète le
vieillissement de la population et le départ des enfants du foyer parental.
2010 2015 2021 Evo. 2010- 2021
Couple avec enfant(s) 2571 2438 2324 -11%
Famille monoparentale 666 686 672 +1%
Couple sans enfant 3735 3705 3609 -4%
Autre 3889 3983 4278 +9%
0%
10%
20%
30%
40%
Hommes seuls Femmes seules Autres ménages
sans famille
Couples sans enfant Couples avec
enfant(s)
Familles
monoparentales
CC Loir-Lucé-Bercé Montval-sur-Loir Le Grand-Lucé La Chartre-sur-le-Loir Sarthe
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010221
Couples avec enfant(s) : Cette catégorie est moins fréquente que les couples sans enfant, ce
qui reflète une dynamique familiale moins présente dans cette région.
Familles monoparentales : Les familles monoparentales représentent une proportion limitée
dans l'ensemble de l'EPCI et sont similaires à celles observées dans la Sarthe.
La dominance des ménages sans enfant (hommes seuls, femmes seules, couples sans enfant)
montre le vieillissement de la population. Les ménages avec enfants sont moins nombreux,
ce qui souligne le défi démographique lié à l’attractivité pour les jeunes familles
Le déficit de familles avec enfants, conjugué à une part importante de personnes âgées vivant
seules, renforce les enjeux en matière de services de santé, d’aide à domicile, de prévention de
la perte d’autonomie et d’adaptation de l’offre de logement.
Indicateurs de la population de la communauté de communes
La population de la CCLLB au regard de la population Sarthoise en % :
Pour les personnes de 75 ans ou plus : Taux quasiment équivalent. Cela montre une forte
proportion de personnes âgées vivant seules dans les deux territoires, ce qui peut signaler des
besoins accrus en services de santé, d’aide à domicile et en mobilité.
SYNTHÈSE :
En conclusion de toutes ces analyses le diagnostic met en lumière une configuration
démographique spécifique à la CCLLB, marquée par un vieillissement accéléré, une faible
présence de jeunes familles, et une surreprésentation des personnes âgées vivant seules.
Ces constats traduisent une dynamique territoriale en transition, dans laquelle les enjeux de
santé, de mobilité, de logement et de cohésion sociale se croisent et s’intensifient.
Comprendre cette structure démographique, c’est prendre la mesure des besoins actuels
mais aussi anticiper ceux de demain, notamment face à la fragilisation du renouvellement
des générations et à l’évolution des modes de vie.
Cette lecture fine du territoire doit désormais se prolonger par une analyse des déterminants
de santé, afin d’agir efficacement sur les facteurs qui influencent la santé des habitants à travers
toutes les dimensions de la vie locale.
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010222
4 Déterminants de santé
La santé d’une population ne dépend pas uniquement de l’offre de soins, mais résulte d’un
ensemble complexe et interconnecté de facteurs appelés déterminants de santé. Ces
déterminants, qu’ils soient individuels, sociaux, économiques ou environnementaux,
influencent profondément l’état de santé des personnes tout au long de leur vie.
4.1 Déterminants socio-économiques
Les déterminants socio-économiques regroupent l’ensemble des conditions sociales et
économiques dans lesquelles vivent les individus et qui influencent significativement leur état
de santé. Il est aujourd’hui largement démontré que ces facteurs jouent un rôle majeur, bien
plus important que le seul accès aux soins : le revenu, le niveau d’éducation, l’emploi, les
conditions de logement, ou encore le soutien social ont un impact direct et durable sur la santé
des populations.
4.1.1 Revenu annuel moyen des foyers fiscaux
Revenu moyen par foyer fiscal
Source : DGFiP, revenus déclarés en 2022
Le revenu moyen déclaré était de 22 788€ par foyer fiscal pour la CCLLB en 2022, contre
26 098 € pour la Sarthe.
Parmi les communes :
La Chartre-sur-le-Loir a le revenu moyen le plus bas avec 19 883 €.
Le Grand-Lucé et Montval-sur-Loir suivent avec respectivement 21 263 € et 20 728 €.
Une hausse modérée est observée entre 2018 et 2022 dans toutes les zones, mais les écarts
entre les communes et le département persistent.
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010223
4.1.2 Le taux de pauvreté
Le taux de pauvreté en 2020
Source : FiLoSoFi 2020
En 2020, le taux de pauvreté dans la CCLLB s’élève à 14,3 %. Il est supérieur à la moyenne
sarthoise (12,9 %). Cela indique que la proportion de foyers vivant sous le seuil de pauvreté est
légèrement plus importante dans l’EPCI par rapport à l’ensemble du département. Montval-
sur-Loir est probablement le territoire le plus exposé au phénomène mesuré
Une attention particulière aux populations en situation de précarité est donc nécessaire et
signale un contexte socio-économique fragile du territoire.
4.1.3 Le chômage
Le taux de chômage au sein de la CCLLB a atteint 12 % en 2021, un niveau supérieur à la
moyenne départementale. La situation est particulièrement préoccupante chez les jeunes de
15 à 24 ans, dont près d’un quart sont sans emploi, révélant une insertion professionnelle
difficile et des freins potentiels liés à la formation, à la mobilité ou à l’offre locale. Si le chômage
des 25–54 ans est en baisse depuis 2015, il reste au-dessus des niveaux de 2010, tandis que
celui des seniors (55–64 ans) reste stable mais nécessite une attention particulière en lien avec
les problématiques de santé ou de reconversion. Ces constats témoignent d’une fragilité socio-
économique persistante, ayant un impact direct sur les déterminants sociaux de la santé, tels
que le revenu, l’accès aux soins, la stabilité de vie ou la santé mentale.
4.1.4 Les catégories socioprofessionnelles
La structure socioprofessionnelle de la CCLLB est révélatrice d’un territoire rural vieillissant, à
dominante populaire, dans lequel les retraités représentent une part largement majoritaire. La
faible présence de cadres et la stabilité des catégories ouvrières et employées traduisent une
économie essentiellement locale, artisanale et peu tertiarisée, avec peu d’emplois qualifiés ou
métropolitains.
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010224
Ce profil socioprofessionnel a un impact direct sur les déterminants sociaux de santé : niveau
de revenus, accès à l’emploi qualifié, conditions de travail, exposition aux risques professionnels,
ou encore capacités à se mobiliser dans des parcours de soin.
La CCLLB se caractérise donc par :
Une surreprésentation des retraités, ce qui traduit un vieillissement prononcé.
Une faible présence de cadres, indiquant un profil socioprofessionnel modeste.
Une part stable d’ouvriers et d’employés, ancrée dans une économie plus traditionnelle et
locale.
4.1.5 Les entreprises
Au 1 er juillet 2023, la CCLLB comptait 16,3 entreprises pour 100 habitants. La commune de La
Chartre-sur-le-Loir est celle qui compte le plus d’entreprises pour 100 habitants sur le territoire.
3 825 entreprises sont enregistrées au total dans la CCLLB. Ce qui représente une densité
d’entreprises légèrement supérieure à la moyenne de la Sarthe.
4.1.6 Typologie de l’emploi
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010225
En 2022, 73 % des entreprises employeuses de l'EPCI avaient entre 1 et 9 salariés. L’économie
locale est largement dominée par les très petites entreprises (TPE). Cela implique une faible
contribution au niveau global de l'emploi, mais une flexibilité et une diversité économique.
SYNTHÈSE :
Le territoire de la CCLLB présente un profil socio-économique marqué par une fragilité
structurelle : un vieillissement avancé, une faible présence de cadres, un tissu économique
dominé par les TPE, et une offre d’emploi peu qualifiée. La prépondérance des retraités,
combinée à une part importante d’ouvriers et d’employés, témoigne d’un territoire à la fois
rural, populaire et vieillissant.
Le chômage élevé chez les jeunes, la baisse des familles avec enfants et la faible mobilité
résidentielle traduisent des difficultés d’insertion professionnelle, de formation et d’accès aux
services structurants.
Ces réalités agissent directement sur les déterminants sociaux de la santé : revenus,
conditions de travail, isolement social, accès à la formation, ou encore capacité à maintenir
une bonne santé tout au long de la vie.
4.2 Déterminants structurels – emploi, mobilité, logement
Les déterminants structurels, tels que l’emploi, la mobilité et le logement, influencent
profondément la santé des populations en agissant de manière indirecte mais durable sur les
conditions de vie. Ils façonnent l’environnement quotidien des habitants et conditionnent leur
capacité à accéder aux soins, à adopter des comportements favorables à la santé ou encore à
maintenir un équilibre socio-économique stable.
Sur le territoire de la CCLLB, ces facteurs revêtent une importance particulière au regard du
vieillissement de la population, de la fragilité de l’économie locale, de la mobilité contrainte en
zone rurale et de l’hétérogénéité de l’offre de logement.
Comprendre ces déterminants structurels permet de mieux cerner les inégalités de santé
existantes et d’identifier les leviers d’action possibles en matière de politiques publiques
territorialisées.
4.2.1 Les emplois présents dans le territoire par type
Source : Insee 2021
En 2020, 37 % des emplois de l'EPCI étaient de la catégorie administration publique ou
enseignement.
Les secteurs dominants sont :
Administration publique et enseignement : 37 % des emplois. Un secteur très dominant
dans l'EPCI.
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010226
Commerces, transports, services : Une part significative d'environ 20 %.
Industrie : Présente mais moins dominante, particulièrement dans certaines communes
(exemple : La Chartre-sur-le-Loir).
Construction et agriculture : Très marginales.
La forte dépendance à l'administration publique et à l'enseignement montre une économie
relativement stable mais peu diversifiée.
Le lieu de travail des habitants de la CCLLB :
Source : Insee, 2021
Le territoire de Loir-Lucé-Bercé présente une
forte dépendance à l’extérieur pour l’emploi,
notamment vers d'autres communes du
département, et dans certains cas vers
d'autres départements (exemple : La
Chartre-sur-le-Loir avec le Loir-et-Cher).
Seule la commune de Montval-sur-Loir
montre une relative autonomie locale,
probablement liée à la présence de pôles
d’activités et d’un centre hospitalier.
4.2.2 Mode de transport principal des actifs occupés
Source : INSEE 2021
83 % des actifs de la CCLLB se déplacent en voiture contre 75 % pour Montval-sur-Loir ou
encore 82 % pour La Chartre-sur-le-Loir. Il y a un très faible usage des transports en commun.
44 % des actifs occupés résident à plus de 30 minutes de leur travail : une proportion dans la
moyenne par rapport aux territoires de comparaison.
La mobilité domicile-travail dans la CCLLB repose quasi exclusivement sur la voiture
individuelle, avec une quasi-inexistence des transports collectifs ou modes doux (vélo, marche).
Cela souligne :
Une forte dépendance automobile liée à la ruralité ;
Un besoin de diversification des mobilités, notamment pour les jeunes, les personnes
âgées ou non motorisées ;
Une opportunité d'amélioration via des politiques de mobilité durable ou de transports
partagés.
29%
50%
33%
46%
33%
55%
33%
63%
31%
56%
16%
17%
4%
22%
11%
CC Loir - Lucé - Bercé
Montval - sur - Loir
Le Grand - Lucé
La Chartre - sur - le - Loir
Sarthe
Commune de résidence Autre commune du département Autre département
0%
50%
100%
Voiture,
camion
Deux-roues
motorisé
Transports en
commun
Vélo Marche Pas de
transport
CC Loir - Lucé - Bercé Montval - sur - Loir Le Grand - Lucé
La Chartre - sur - le - Loir Sarthe
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010227
4.2.3 Taux d'équipement des ménages
Source : Insee, 2020
En 2020, 43 % des ménages de l’EPCI disposaient de deux voitures ou plus, ce qui représente
une part importante et montre une forte motorisation. Une part notable des ménages dans
toutes les zones dispose d’au moins une voiture (environ 45 % en moyenne dans toutes les
localités).
Les ménages ayant deux voitures ou plus sont majoritaires dans la CCLLB (43 %) et proches de
la moyenne départementale (41 % pour la Sarthe).
Le fait que 43 % des ménages de l’EPCI possèdent deux voitures ou plus indique une
dépendance importante à l'automobile, en lien avec la configuration rurale ou semi-rurale de
la région. Cela peut être dû à un accès limité aux transports en commun ou à des besoins liés
à des déplacements intercommunaux pour le travail ou les services.
Le fort taux de ménages ayant deux voitures ou plus soulève des questions environnementales,
notamment en matière d’émissions de CO₂.
4.2.4 Le logement de la population au sein de CCLLB
Le parc de logements croît lentement, mais la vacance progresse fortement, ce qui révèle :
Une dynamique démographique fragile,
Un manque de renouvellement résidentiel,
Et un risque de dévalorisation du bâti dans certaines zones
Source : Insee, RP1967–2021
Le nombre total de logements passe de 10 578 en 1968 à 14 371 en 2021, soit une
augmentation de 35,8 % en plus de 50 ans. Cette croissance est continue mais modérée, reflète
un développement résidentiel progressif, sans explosion démographique.
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010228
La structure du parc de logements à Loir-Lucé-Bercé se distingue par :
Une moindre proportion de résidences principales, au profit de logements vacants ou
secondaires.
Une offre résidentielle peu tendue, qui peut être un atout en termes d’accessibilité au
logement.
SYNTHÈSE :
En matière de logement, La CCLLB connaît :
Une faible dynamique résidentielle, tant en achat qu’en location ;
Une baisse préoccupante du logement social, qui peut poser des difficultés pour les
ménages modestes ;
Une structure de l’habitat qui reste stable mais peu renouvelée, contrastant avec la
croissance plus dynamique du département ;
Moindre part de résidences principales ;
Baisse du logement social ;
Faible renouvellement résidentiel ;
Offre accessible mais peu dynamique.
4.3 Déterminants éducatifs
Au-delà des aspects structurels liés à l’emploi, à la mobilité ou au logement, l’accès à l’éducation
constitue un levier fondamental pour réduire les inégalités sociales de santé. Le niveau
d’instruction, les parcours de formation, l’accès à l’information et les compétences acquises dès
le plus jeune âge influencent durablement les trajectoires de vie, la capacité à adopter des
comportements favorables à la santé, à s’insérer dans l’emploi ou à accéder aux soins.
Sur le territoire de la CCLLB, les fragilités éducatives constatées, notamment en matière d’accès
à l’enseignement supérieur et de mobilité scolaire, doivent être analysées avec attention.
4.3.1 Une population peu diplômée inégalement répartie sur le territoire
Les plus de 15 ans non scolarisés de la CCLLB sont plus nombreux que la moyenne
départementale à ne pas avoir de diplômes ou un BEPC.
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010229
Source : Insee, RP2021 exploitation principale, géographie au 01/01/2024
La part des personnes sans diplôme ou avec un simple BEPC est plus élevée dans la CCLLB que
dans la moyenne départementale. Cette situation est particulièrement marquée à La Chartre-
sur-le-Loir (45 %), Le Grand-Lucé (40 %) et Montval-sur-Loir (35 %).
Cela révèle une faible élévation du niveau de formation, surtout dans les zones rurales, et reflète
des trajectoires éducatives limitées, souvent liées à des sorties précoces du système scolaire ou
à des orientations vers des filières courtes (CAP, BEP).
La CCLLB présente des fragilités éducatives marquées, avec un niveau de diplôme inférieur à la
moyenne départementale, ce qui pose des enjeux en matière d'accès à l'emploi, de mobilité
sociale et d’attractivité territoriale.
Population non scolarisée de la CCLLB par niveau de diplôme
Source : Données de l’Insee 2023 selon le recensement de 2020
Les formations professionnelles courtes (CAP-BEP) sont majoritaires sur le territoire.
Les petites communes rurales présentent un niveau de formation globalement plus faible que
la moyenne départementale.
34% 34%
16% 17%
35% 35%
14% 16%
40%
30%
16% 14%
45%
28%
15% 13%
30% 30%
16%
23%
0%
20%
40%
60%
Sans diplôme ou
BEPC
CAP-BEP BAC Enseignement
supérieur
CC Loir-Lucé-Bercé Montval-sur-Loir Le Grand-Lucé La Chartre-sur-le-Loir Sarthe
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010230
Carte de la répartition des personnes de plus de 15
ans ayant un diplôme inférieur au Bac
Source : Données de l’INSEE 2023 selon le recensement de
2020.
Les zones semblant avoir le plus fort taux de personnes non diplômées sont le sud et l’est de la
CCLLB. Le nord de la communauté de communes reste quant à lui plus épargné. On constate
que ces zones correspondent également aux zones où les indices de position sociale des élèves
des écoles sont aussi les plus faibles.
SYNTHÈSE :
En conclusion, la CCLLB présente des caractéristiques spécifiques en matière de formation
initiale et supérieure. On y observe une proportion importante de personnes sans diplôme ou
faiblement qualifiées, une forte présence de titulaires de diplômes de type CAP-BEP, ainsi
qu’une représentation plus faible des diplômés de l’enseignement supérieur.
Ces éléments reflètent une orientation majoritaire vers les parcours courts et techniques, avec
un accès plus limité aux cursus de l’enseignement supérieur long.
Ces inégalités éducatives, plus marquées dans certaines communes comme La Chartre-sur-
le-Loir ou Le Grand-Lucé, entraînent des répercussions directes sur l’accès à l’emploi, la santé
et l’autonomie des individus.
4.4 Déterminants sociaux – Liens et cohésion sociale
Au-delà des facteurs économiques, éducatifs ou environnementaux, la santé est également
influencée par des déterminants sociaux liés à la qualité des relations humaines, au sentiment
d’appartenance, et à la capacité d’un territoire à entretenir du lien social. La cohésion sociale,
entendue comme la qualité des interactions entre individus, groupes et institutions, joue un
rôle protecteur face aux risques d’isolement, de précarité ou de perte d’autonomie.
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010231
4.4.1 Le tissu associatif au sein de la CCLLB
Au 1 er janvier 2023 la communauté de communes comptabilisait 1 036 associations
enregistrées au répertoire national des associations soit une moyenne de 4,4 associations pour
100 habitants du territoire. La moyenne du département de la Sarthe était de 3,5 associations
pour 100 habitants.
Nombre d’associations pour 100 habitants sur le territoire de la CCLLB
Source : Répertoire national des associations 1er janvier 2023
Le territoire intercommunal est maillé par un tissu associatif important au-delà de la présence
de 3 centres sociaux. En effet, le taux d’associations pour 100 habitants est supérieur à la
moyenne sarthoise. On constate que le secteur de la Chartre-sur-le-Loir est particulièrement
doté en associations. Les centres sociaux du territoire sont tous inscrits dans le dispositif « Point
d’appui à la vie associative » désormais « Guid’Asso ». Ils soutiennent le tissu associatif local tant
dans sa construction que par la mise en place de partenariats. Les services enfances et
jeunesses font régulièrement appel aux associations culturelles et sportives locales pour
construire des animations et mener des projets. Ce tissu associatif rayonne également dans le
cadre de l’école et constitue une ressource importante pour les enseignants du territoire.
4.4.2 Les associations sportives
La pratique sportive est devenue un enjeu majeur de santé publique. Dans un contexte où le
sport à l'école prend de plus en plus d'importance il nous semble intéressant de proposer un
focus sur la question de la pratique sportive sur le territoire intercommunal.
Les pratiques sportives des hommes et des femmes sur la CCLLB
Source : INJEP 2014/2019
4,4
4,1
4,1
9,3
3,5
CC Loir-Lucé-Bercé
Montval-sur-Loir
Le Grand-Lucé
La Chartre-sur-le-…
Sarthe
800 600 400 200 200 400 600
0-4
10-14
20-29
45-59
75+
0-4 5-9 10-14 15-19 20-29 30-44 45-59 60-74 75+
Femmes 2019 16 203 466 307 132 209 226 307 62
Hommes 2019 -9 -314 -661 -421 -277 -356 -404 -333 -78
Femmes 2014 1 108 311 214 115 259 223 290 62
Hommes 2014 0 -267 -565 -384 -336 -421 -350 -261 -65
Femmes 2019
Hommes 2019
Femmes 2014
Hommes 2014
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010232
En regardant l’évolution de la pyramide des âges du nombre de licenciés sur la CCLLB nous
constatons une nette augmentation des licenciés surtout chez les jeunes (5 à 19 ans). Cette
hausse de la pratique sportive est équivalente chez les garçons et chez les filles.
Le nombre de licenciés de 20,3 est légèrement inférieur à celui de la Sarthe (21,3) pour 100
habitants. En revanche, il est supérieur à la moyenne départementale sur les 3 pôles de
centralité. Cette donnée est à mettre en corrélation avec une plus forte concentration des
infrastructures sportives dans les pôles de centralité. L'enjeu ici est donc de développer la
pratique sportive sur l'entièreté du territoire, à mettre en lien avec les difficultés de mobilité
propre au milieu rural.
SYNTHÈSE :
Cette vitalité associative, notamment dans le secteur de La Chartre-sur-le-Loir, témoigne d’un
engagement local fort, qui contribue activement à renforcer les liens sociaux, soutenir les
initiatives citoyennes et accompagner les publics vulnérables.
Le dynamisme des associations sportives, notamment chez les jeunes, constitue un atout en
matière de prévention santé et de cohésion sociale, même si des disparités d’accès persistent
en dehors des pôles de centralité. Cette dimension collective du territoire est essentielle : elle
favorise l’appartenance, la solidarité et le bien-être, et constitue un levier précieux pour
construire un environnement local favorable à la santé.
4.5 Déterminants environnementaux
4.5.1 L’environnement
Les déterminants environnementaux de la santé englobent les facteurs liés à la qualité de l’air,
de l’eau, du sol, au cadre de vie ou à l’exposition à des risques climatiques.
Dans un territoire comme celui de la CCLLB, marqué par sa ruralité, ces déterminants prennent
une forme particulière : mobilité fortement carbonée, émissions agricoles, habitat ancien, mais
aussi ressources naturelles préservées.
Ces éléments influencent directement ou indirectement la santé des habitants, à travers
l’exposition à la pollution, la qualité de l’air ou encore la résilience aux changements
climatiques. Comprendre ces impacts permet d’identifier des leviers d’action pour améliorer
durablement le cadre de vie local et répondre aux enjeux actuels de transition écologique et
sanitaire.
4.5.2 Émissions de gaz à effets de serre
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010233
La carte présente les émissions de gaz à effet de serre (GES) en équivalent CO 2 pour l’année
2021, selon les données du Citepa. La CCLLB a émis 220 550 tonnes équivalent CO2 ce qui la
place dans une catégorie moyenne d’émissions à l’échelle régionale.
La CCLLB émet environ 35 % de plus par habitant que la moyenne départementale, indiquant
une empreinte carbone plus élevée :
9,5 t/hab de GES vs. 7 t/hab Sarthe
Secteurs principaux : agriculture, transport routier
Émissions résidentielles stables mais impact environnemental élevé
Le profil d’émissions de la CCLLB traduit les spécificités rurales du territoire avec un fort impact
du transport routier et de l’agriculture, et une empreinte carbone par habitant nettement plus
élevée que la moyenne sarthoise.
Émissions de CO 2 :
Source : ADEME, 2021
Le secteur « Routes, transport » : premier poste d'émissions pour la CC Loir-Lucé-Bercé
4.5.3 Eau potable
Les déterminants environnementaux regroupent l’ensemble des facteurs liés au cadre de vie
qui influencent directement ou indirectement la santé des populations. Ils englobent
notamment la qualité de l’air, de l’eau, du sol, les niveaux de pollution, les nuisances sonores
ou encore l’exposition aux risques climatiques.
Dans un territoire rural comme la CCLLB, ces déterminants prennent une importance
particulière. Si certains facteurs constituent des fragilités comme la forte dépendance à la
voiture ou les émissions agricoles, d’autres représentent de véritables atouts. C’est le cas
notamment de la qualité de l’eau potable, jugée conforme aux normes sanitaires selon les
contrôles effectués.
0% 20% 40% 60% 80% 100%
CC Loir - Lucé - Bercé
Montval - sur - Loir
Le Grand - Lucé
La Chartre - sur - le - Loir
Sarthe
Industrie Tertiaire Routes, transport Déchets Énergie Résidentiel
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010234
Cette eau, saine et sécurisée, constitue un facteur protecteur majeur pour la santé publique
locale, renforçant la qualité de vie des habitants et témoignant d’une gestion efficace des
ressources par la collectivité.
L’eau potable distribuée, captée principalement dans la nappe du Cénomanien, est d’une
qualité remarquable. Les communes du territoire sont parmi les moins consommatrices du
département, et les volumes observés sont en baisse continuelle. Le lac des Varennes à Marçon
est un lieu de baignade et une base de loisirs sportifs avec également des eaux de bonne
qualité. Les contrôles sanitaires effectués en 2023 par l’ARS Pays de la Loire confirment ces
constats, l’eau distribuée dans toutes les communes de la CCLLB est de très bonne qualité :
La qualité bactériologique de l’eau distribuée sur tout le territoire a un taux de conformité
de 100 % ;
Le paramètre pesticide évaluant 200 pesticides et métabolites a un taux de conformité de
100 % au sein de toutes les communes ;
Les teneurs moyennes en Nitrates et en Fluor sont largement inférieures aux teneurs limites
fixées.
Néanmoins le territoire rural comme beaucoup d’autres en France est concerné par la de
présence de canalisation en PVC dégageant des Chlorures de Vinyle Monomère (CVM) qui
constituent un point de vigilance important et des travaux adaptés (changement de
canalisation, purges…).
Le diagnostic réalisé dans le cadre de l’élaboration du schéma directeur d’alimentation en eau
potable démontre que l’état général des installations de production d'eau dispose de points
de production en bon état mais nécessite des améliorations pour la sécurisation.
Le réseau est vieillissant avec des dates de pose mal connues et des matériaux à risque (PVC).
De manière générale, la performance du réseau est insuffisante avec des rendements
hétérogènes et des fuites fréquentes. La qualité de l'eau est conforme mais avec des paramètres
limites (turbidité, fer, manganèse) et des problèmes liés aux branchements en plomb et au
vieillissement de l'eau dans les conduites.
Des réflexions sont proposées dans le schéma afin de sécuriser le réseau avec des conduites de
secours et des pompes supplémentaires. Une réhabilitation des installations de traitement et
des forages est envisagée, complétée de travaux sur les réservoirs pour améliorer la qualité de
l'eau et réduire les coûts d'entretien. Enfin, concernant la gestion du patrimoine et des CVM,
outre les mécanismes de purge déjà à l’œuvre, une stratégie de renouvellement des conduites
permettant de rattraper les retards en la matière est proposée.
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010235
4.5.4 Espaces naturels
Part des espaces naturels, agricoles et forestiers de la CCLLB
La CCLLB présente une consommation modérée d’espaces naturels, agricoles et forestiers entre
2009 et 2023 (0,6 %), ce qui traduit une relative sobriété foncière. Cela constitue une base
favorable pour atteindre les objectifs de ZAN, à condition de poursuivre une gestion économe
du foncier dans l’avenir.
5 La santé -Diagnostic socio-sanitaire
5.1 Santé globale de la population
Le département de la Sarthe est connu pour avoir des indicateurs d’état de santé moins
favorables que dans le reste de la région Pays de la Loire, dans « La santé Observée de Juin 2023 »,
la Sarthe affichait des indicateurs d’espérance de vie à la naissance en 2022 inférieurs à la
moyenne régionale, une mortalité prématurée avant 65 ans légèrement plus élevée, et une
première position régionale pour la proportion de personnes prises en charges pour une
pathologie chronique avec 24.1% des sarthois pris en charge en 2020 contre 22.4% pour le
Maine et Loire par exemple.
Indicateurs santé de la CCLLB (Source : https://www.orspaysdelaloire.com)
Les principaux indicateurs de santé pour la CCLLB, comparés aux moyennes régionales (Pays-
de-la-Loire) et nationales (France métropolitaine) mettent en évidence les points forts et les
fragilités du territoire en matière de santé publique.
On note :
Un nombre plus élevé de personnes suivies pour pathologies chroniques du probablement
à un vieillissement de la population ou prévalence plus importante de maladies de longue
durée (indice 103 pour la CCLLB contre 94 pour la Région Pays-de la Loire)
La mortalité est significativement plus élevée, ce qui reflète une santé globale plus fragile
sur le territoire
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010236
La mortalité prématurée est nettement supérieure à la moyenne, et ce pour les deux sexes.
Cela traduit une vulnérabilité accrue, notamment liée à des comportements à risque ou un
accès tardif aux soins
Une forte marge d’amélioration dans la prévention (motalité évitable 123 pour 103 en
Région). Cela suggère des besoins en éducation à la santé, prévention des addictions,
dépistages, etc.
L’espérance de vie est plus courte que la moyenne nationale, surtout chez les hommes (écart
de plus de 2 ans).
Cartographie des équipements en santé du territoire de la CCLLB
Source : Base Permanente des Équipements, 2023
SYNTHÈSE :
La CCLLB est un territoire qui affiche une mortalité élevée, y compris prématurée et évitable.
L’espérance de vie y est plus faible qu’ailleurs, en particulier chez les hommes. Il existe une
forte prévalence des pathologies chroniques, avec un suivi médical important.
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010237
Indicateurs de mortalité et espérance de vie
Taux comparatif de mortalité prématurée en Sarthe période 2015/2017
La Sarthe présente un taux de mortalité prématurée chez les hommes supérieur à la moyenne
nationale, notamment en raison de causes externes, alcoolisme, et suicides.
Chez les femmes aussi, la Sarthe enregistre une mortalité prématurée légèrement supérieure
à la moyenne nationale, avec un impact notable des causes externes (notamment suicides).
5.2 Accès aux soins et professionnels de santé
5.2.1 L’accès aux soins
L'Accessibilité Potentielle Localisée (APL) aux médecins généralistes est un indicateur qui
mesure le nombre de consultations théoriques disponibles par habitant en tenant compte de
l'offre (nombre de médecins et leur temps de travail) et de la demande locale.
Source : CNAM, INSEE, DREES, 2023
Analyse des données :
La CCLLB dans son ensemble a un score plus bas à 2,3, indiquant une accessibilité modérément
réduite. En revanche si on regarde par secteur :
La Chartre-sur-le-Loir affiche la meilleure accessibilité avec un indice de 2,9, ce qui
suggère une bonne présence de médecins généralistes ou un équilibre favorable entre
l’offre et la demande.
Le Grand-Lucé présente une situation moins favorable, avec un indice de seulement 1,6,
soulignant une forte tension sur l’accès aux médecins généralistes,
2,3
2,7
1,6
2,9
2,6
CC Loir - Lucé - Bercé
Montval - sur - Loir
Le Grand - Lucé
La Chartre - sur - le - Loir
Sarthe
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010238
Accessibilité Potentielle Localisée aux soins
médicaux et paramédicaux
Source : CNAM, INSEE, DREES, 2023
1. Infirmiers
• La commune de Montval-sur-Loir se distingue nettement avec le nombre le plus élevé de
professionnels (près de 100), indiquant une bonne accessibilité aux soins infirmiers.
• Les autres territoires, bien que moins fournis, présentent des niveaux globalement élevés, ce
qui suggère une couverture correcte sur l’ensemble du territoire.
2. Sage-femmes
• L’offre est très faible et inégale dans toutes les communautés de communes, ce qui souligne
une accessibilité limitée aux soins prénataux et postnataux.
3. Masseurs-kinésithérapeutes
• Montval-sur-Loir arrive à avoir un accès aux soins moins délétère que sur les autres
communes.
4. Chirurgiens-dentistes
• Les chiffres sont globalement faibles dans toute la CCLLB.
Finalement, L’accessibilité aux soins infirmiers est relativement satisfaisante, mais des écarts
notables persistent pour les autres professions.
5.2.2 Taux de recours au SAMU, au CH de Château du Loir, et téléconsultation
Le recours au SAMU/SAS 72 en 2024 : Il y a eu 9 498 appels pour une population de 23 323
habitants soit un taux de recours de 40,72 % (38 % en 2023).
Les horaires d’appels en 2024 sont de 73,80 % entre 8 h 00 et 20 h 00 (74,5 % en 2023) dont :
11,7 % le samedi
11,50 % le lundi
10,94 % le dimanche
10,44 % le vendredi
Leur devenir (en 2024) :
31,38 % des patients restent à domicile après un conseil médical (36 % en 2023)
29,19 % sont dirigés vers un CH / Clinique par véhicule sanitaire (30 % en 2023)
22,89 % sont dirigés vers un CH /Clinique par eux même (19 % en 2023)
8,95 % vont vers une consultation de médecine générale (11 % en 2023)
0
50
100
Infirmiers Sages-femmes Masseur-kiné Chirurgien-dentiste
CC Loir - Lucé - Bercé Montval - sur - Loir Le Grand - Lucé La Chartre - sur - le - Loir Sarthe
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010239
La population et l’accès au médecin traitant :
Sans médecin traitant : sans déclaration de MT ou ayant un MT
en cessation ou fictif (qd difficultés d'accès aux soins)
Source : DCIR/SNDS/SNIIRAM (Année 2024)
Tranche 17–70 ans sans MT (5,9 %) :
Environ 1 086 personnes potentiel-
lement en situation de renoncement
aux soins ou en transition
(changement de médecin, nouveaux
arrivants, etc.).
Personnes âgées sans MT (0,4 %) :
Très faible proportion (seulement ~74
personnes).
Au sein de la CCLLB, il y a 6,3 % de la
population sans médecin traitant.
Ce taux va se majorer avec le départ
de 3 médecins généralistes sur le
territoire en 2025.
Le recours au CH de Montval-sur-Loir :
Zones à recours élevé (>20 passages pour 100 hab.)
• Majoritairement les communes les plus proches de Montval-sur-Loir, dans un rayon de
15–20 km.
• Ces zones traduisent :
o Une forte dépendance territoriale vis-à-vis du CH local.
o Une offre de soins de ville insuffisante ou éloignée.
o Des usages fréquents des urgences, y compris potentiellement pour des soins
non urgents.
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010240
Les téléconsultations :
Source : SNDS 2023
En 2020, il y a eu une forte demande de téléconsultation liée à la crise COVID 19, puis une
diminution au fils du temps.
Pour la CCLLB, La part de la population en téléconsultation progresse légèrement depuis 2021.
Cependant, il existe une sous-utilisation comparée au niveau national : malgré un territoire rural
(où la téléconsultation pourrait être un levier important), l’usage reste légèrement inférieur.
Cela peut refléter, une difficulté d’accès au numérique (équipement, connexion, compétences),
une préférence pour le contact physique en soins primaires
Une accessibilité aux soins fragilisée, révélatrice d’une désertification médicale en progression.
L’analyse croisée de l’offre de soins et des données d’usage dans la CCLLB confirme l’installation
progressive d’une désertification médicale, déjà sensible et appelée à s’aggraver dans les
années à venir. Si l’accessibilité potentielle localisée (APL) aux médecins généralistes reste
modérément réduite à l’échelle intercommunale (indice moyen de 2,3), elle masque
d’importantes disparités intra-territoriales : le secteur du Grand-Lucé présente un niveau
d’accessibilité très bas (1,6), traduisant une tension forte sur la médecine de proximité, déjà
critique dans certaines communes.
Le taux d’appels au SAMU (40,7 %), en hausse constante, témoigne d’un usage de plus en plus
fréquent du recours d’urgence, parfois faute de solution de proximité ou de médecin traitant.
Santé bucco-dentaire
En 2023, moins d’un habitant sur trois a consulté un dentiste sur l’année. Cet écart persistant
avec la moyenne nationale est préoccupant :
Barrière géographique ou financière
Offre de soins dentaires insuffisante sur le territoire
Manque de prévention ou d’éducation à la santé bucco-dentaire.
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010241
Source : SNDS – INSEE
La sous-consommation de soins dentaires dans la CCLLB constitue un enjeu de santé publique
important, avec un impact direct sur la santé générale, en particulier chez les enfants, les
personnes âgées et les plus précaires. 54 % des assurés n’ont pas consulté un dentiste depuis
plus de 2 ans (50 % en Sarthe).
5.3 La prévalence des pathologies
La prévalence des pathologies constitue un indicateur clé de l’état de santé d’une population.
Elle permet d’estimer le poids des maladies chroniques sur un territoire, de mieux comprendre
les besoins en soins et en accompagnement médical, et d’identifier les enjeux prioritaires en
matière de prévention.
Sur le territoire de la CCLLB, les données disponibles révèlent une prévalence anormalement
élevée de plusieurs pathologies majeures, en particulier le diabète, les cancers et les maladies
cardiovasculaires.
Cette réalité est étroitement liée aux déterminants sociaux de santé, comme le niveau de vie,
les comportements alimentaires, l’exposition aux facteurs de risque (tabac, sédentarité), ou
encore les difficultés d’accès aux soins. Elle s’accompagne également d’un taux élevé de
bénéficiaires en Affection de Longue Durée (ALD), indicateur d’une charge chronique croissante
pour les professionnels de santé comme pour les systèmes de protection sociale.
Dans ce contexte, l’enjeu d’une prévention renforcée, notamment via les campagnes de
dépistage des cancers, devient central pour freiner l’évolution de ces pathologies évitables et
réduire les inégalités de santé sur le territoire.
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010242
Indication des 5 Prévalences majeures (en nombre de patients) par pathologie
Source DCIR/SNDS/SNIIRAM (Année 2024)
La prévalence du diabète (7,9 %) est particulièrement préoccupante, avec un taux supérieur de
plus de 2 points à la moyenne nationale, ce qui en fait la pathologie la plus répandue
localement. Ce chiffre suggère des facteurs de risque fortement implantés sur le territoire
(sédentarité, alimentation déséquilibrée, précarité, vieillissement).
Les tumeurs malignes (5,3 %) traduisent une charge importante en matière de prise en charge
oncologique, de dépistage et de suivi, avec des besoins accrus en accès aux soins spécialisés et
en accompagnement. Les pathologies cardiovasculaires, qu’il s’agisse d’insuffisance cardiaque
ou de maladie coronaire, présentent des taux significativement plus élevés que la moyenne
nationale, ce qui souligne :
un vieillissement avancé de la population ;
une exposition probable à des comportements à risque (tabac, stress, alimentation,
isolement) ;
un besoin renforcé en prévention secondaire et en coordination des soins.
Les indicateurs sociaux sanitaires issus du PISSTER 2024 confirment la fragilité sanitaire du
territoire Loir-Lucé-Bercé, avec des taux de prises en charge en ALD, d’AAH et de soins pour
pathologies chroniques supérieurs aux moyennes nationale et régionale, en particulier chez les
adultes d’âge actif et les seniors. Cette situation reflète une charge médicale lourde, en lien
avec les conditions de vie, de travail et d'accès aux soins
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010243
Part des bénéficiaires en ALD dans la population de la CCLLB
La CCLLB montre un niveau bien supérieur à la moyenne nationale depuis 2007.
Cela se traduit par :
Une prévalence plus forte de maladies chroniques (cf. diabète, maladies cardiaques, cancers
déjà relevés)
Une population potentiellement plus âgée et/ou en situation de précarité.
Un bon accès au diagnostic (les ALD sont déclarées médicalement).
5.3.1 Dépistage et prévention des cancers
Le cancer constitue la première cause de mortalité en France, avec près de 157 400 décès
chaque année. En 2023, on estime plus de 433 000 nouveaux cas diagnostiqués, dont 57 %
chez les hommes et 43 % chez les femmes. L’âge médian au diagnostic est de 70 ans pour les
hommes et 68 ans pour les femmes, traduisant une maladie qui touche majoritairement les
personnes âgées. L’âge médian au décès est légèrement plus élevé (75 ans pour les hommes,
73 ans pour les femmes).
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010244
Les cancers les plus fréquents sont :
- Chez les femmes : cancer du sein (33 %), colon-rectum, poumon, utérus, thyroïde.
- Chez les hommes : cancer de la prostate (24,6 %), poumon (15,3 %), colorectal, vessie, rein.
Ces chiffres nationaux confirment que les cancers nécessitent une attention prioritaire en santé
publique, tant en matière de dépistage que de prévention (tabac, alimentation, activité
physique) et de prise en charge organisée.
Au sein de la CCLLB, la situation est significativement moins favorable qu’au niveau national.
La lecture des indicateurs PISSTER liés aux cancers sur le territoire de Loir-Lucé-Bercé met en
évidence une prévalence élevée des cancers et une mortalité légèrement supérieure à la
moyenne nationale, traduisant un impact fort de ces pathologies sur la santé localement.
Parallèlement, les taux de participation aux dépistages organisés (sein, colorectal, col de
l’utérus) sont nettement inférieurs aux moyennes régionale et nationale, révélant une faiblesse
structurelle en matière de prévention.
Extrait du dispositif PISSTER 2024
La CCLLB est en manque de prévention sur les cancers :
Dépistage du cancer du sein : 49 %, en baisse par rapport au niveau national (62,3 %), 55 %
pour la région et 52 % pour le département,
Dépistage du cancer colorectal : 33 %, inférieur à la moyenne nationale (36,8 %), 38 % pour la
région et 36 % pour le département.
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010245
Dépistage du cancer du col de
l’utérus : 45 %, en forte baisse
par rapport à la moyenne
régionale (54 %).
5.3.2 Le rôle de la prévention
Le Panorama des cancers de 2024 rappelle qu’au moins 40 % des cas pourraient être évités par
l’adoption de comportements plus favorables à la santé, en limitant l’exposition à des facteurs
de risque tels que le tabagisme, la consommation d’alcool, une alimentation déséquilibrée,
l’excès de poids ou encore certains agents environnementaux (pollution, rayonnement
ultraviolet, etc.).
Malgré cela, la Sarthe enregistrait en 2023 des taux de participation aux programmes de
dépistage organisé des cancers (sein, colorectal, col de l’utérus) inférieurs à la moyenne
régionale. Ce constat met en évidence l’enjeu majeur que représente encore le renforcement
des actions de prévention, qu’il s’agisse de prévention primaire (réduction des facteurs de
risque) ou secondaire (dépistage et détection précoce).
Prévention Primaire puisque c’est avec ces outils de prévention qu’on invite à adopter des
comportements favorables pour être et rester en bonne santé,
Prévention Secondaire pour promouvoir le dépistage et le diagnostic anticipé de la maladie
pour réduire les risques.
En France, il est possible de pouvoir faire un dépistage précoce pour augmenter les chances de
ne pas développer de cancer. Selon les directives du ministère de la Santé et de la Prévention,
le Centre Régional de Coordination de Dépistage des Cancers (CRCDC) Pays de la Loire met en
œuvre à l’échelle régionale les dépistages organisés des cancers du sein, du col de l’utérus et
colorectal.
En région, et décliné sur l’ensemble des territoires le CRCDC permet d’assurer le dépistage
organisé et de promouvoir la vaccination contre le HPV (Papillomavirus humains).
Le CRCDC est un partenaire important des CLS et des acteurs locaux pour veiller à la bonne
diffusion et mise en œuvre des campagnes de dépistages organisés de cancers. Ils peuvent agir
sur la formation des professionnels de santé, l’aller-vers les populations les plus vulnérables, et
coorganiser des évènements.
Taux de participation au dépistage
organisé (2022–2023)
Région Pays de la Loire : 53,2 %, classe
la région 4e au niveau national.
Ce taux est supérieur à la moyenne
nationale (46,5 %)
Département de la Sarthe (72) :
49,4 %, en dessous de la moyenne
régionale, mais au-dessus de la
moyenne française.
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010246
En 2023, la région Pays de la Loire se distingue comme la première région de France en matière
de participation au dépistage du cancer colorectal, avec un taux de 42,9 %, contre 34,2 % au
niveau national. La Sarthe atteint un taux de 40,1 %, mais la CCLLB reste en deçà, avec une
participation inférieure à 35 %. Cette situation met en évidence la nécessité de renforcer les
actions d’information et d’éducation à la santé, d’impliquer davantage les professionnels de
santé du territoire, et de surmonter les obstacles, qu’ils soient culturels ou pratiques, qui freinent
encore l’adhésion au dépistage.
5.4 Santé mentale
5.4.1 Quelques chiffres sur l’état de santé mentale
La santé mentale constitue un pilier fondamental du
bien-être global. À l’instar de la santé physique, elle
résulte de multiples influences – biologiques, sociales,
sanitaires et environnementales – pouvant la renforcer ou
l’altérer. Elle ne se limite pas à l’absence de pathologies
mentales, mais englobe un large éventail de situations,
allant de manifestations passagères et modérées à des
troubles psychiques durables, parfois lourds et
invalidants.
En 2025, la santé mentale est reconnue comme grande
cause nationale en France, soulignant l’importance
croissante de cet enjeu de santé publique.
Figure 1 Dossier de présentation : La santé mentales : grande
causes nationale 2025 - il y a urgence à agir.
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010247
En région, la santé mentale est une préoccupation importante au regard des chiffes.
Les jeunes semblent plus impactés sur leur
santé mentale, avec une mortalité importante
par suicide sur le département de la Sarthe.
Épisodes dépressifs :
12 % des Ligériens ont connu un épisode
dépressif en 2021 (+6 points depuis 2005).
14 % des 18–34 ans, soit le double de 2005 →
forte hausse chez les jeunes adultes.
Recours aux urgences pour troubles
psychiques : + 11 % globalement, mais
+ 34 % chez les moins de 18 ans → la santé
mentale des adolescents se détériore
rapidement.
Hospitalisations pour tentative de suicide :
+ 19 % globalement, avec une hausse
alarmante de + 71 % chez les filles de 12 à
17 ans → signal d’alerte majeur sur la détresse
psychique des adolescentes.
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010248
Les indicateurs régionaux révèlent une dégradation marquée de la santé mentale chez les
jeunes, avec une explosion des tentatives de suicide chez les adolescentes et une mortalité
toujours élevée en Sarthe.
Malgré la baisse, la mortalité par suicide reste supérieure de +23 % à la moyenne nationale.
La Sarthe, avec un excès de mortalité de +50 %, figure parmi les départements les plus touchés.
5.4.2 Des publics fragilisés sur le plan de la santé mentale.
La santé mentale représente une dimension fondamentale de la santé globale de chaque
individu. À l’image de la santé physique, elle est influencée par un ensemble de facteurs
biologiques, sociaux, sanitaires et environnementaux, qui peuvent avoir un impact positif ou
négatif. Elle ne se limite pas à l'absence de troubles psychiatriques, mais recouvre une large
diversité de situations, allant de difficultés passagères à des troubles psychiques plus graves,
durables, voire invalidants. En France, la santé mentale a été désignée grande cause nationale
pour l’année 2025, marquant la reconnaissance de son importance dans les politiques de santé.
En 2021, 12 % des adultes de 18-75 ans déclarent avoir vécu un épisode dépressif dans les 12
derniers mois, dont 14 % des 18-34 ans.
La Sarthe est depuis plusieurs années le département des Pays de la Loire qui connait un taux
de décès (standardisé sur l’âge) par suicide supérieur à la moyenne nationale. Sur la période
2020-2022 il est supérieur de 50%.
Concernant la CCLLB, l’impact de la santé mentale des habitants est important, au regard des
affections psychiatriques de longue durée.
Sur le territoire de la CCLLB, 2,4 % des habitants sont pris en charge pour une affection
psychiatrique de longue durée, un taux similaire à celui de la région Pays de la Loire mais
inférieur de 0,2 point à la moyenne nationale. Cette relative faiblesse statistique peut refléter
une fragilité de l’accès aux soins en santé mentale, en lien avec la ruralité, le manque de
structures spécialisées ou des freins socioculturels au recours.
Le département de la Sarthe est découpé en 6 secteurs de psychiatrie générale. L’EPSM
organise des consultations spécialisées. La CCLLB fait partie des EPCi avec un lieu de
consultation.
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010249
5.4.3 Les aides sur la prévention suicide
Le 3114 Souffrance Prévention du Suicide :
Le 3114 est une ligne nationale d’écoute et de soutien accessible gratuitement, 24h/24 et 7j/7,
sur l’ensemble du territoire, y compris en outre-mer.
Ses principales missions sont les suivantes :
• Proposer un accompagnement téléphonique professionnel et immédiat à toute personne
en détresse psychologique,
• Contribuer activement à la mise en œuvre locale de la stratégie nationale de prévention du
suicide,
o Par le développement d’un travail en réseau,
o En coordination avec les acteurs de terrain et les associations locales,
o En renforçant le maillage territorial pour assurer une orientation adaptée et efficace des
appelants.
Les collectivités territoriales, en tant qu’acteurs de proximité, ont un rôle essentiel à jouer dans
la promotion et la diffusion de ce dispositif. Elles peuvent s’appuyer sur des outils mis à
disposition (dossier de presse, supports de communication, kits d'information, temps forts
thématiques). Le 3114 a notamment édité un dossier à l’attention des élus locaux, présentant
les enjeux de la prévention du suicide et les ressources disponibles pour s’impliquer activement
dans cette démarche.
UNAFAM Délégation de la Sarthe :
Soutien des familles par l’écoute, l’accueil et l’information, (accueil téléphonique, groupes de
parole, café rencontre…)
Soutien des familles par la formation et l’entraide (formations et information)
Déstigmatisation et défense des intérêts communs (évènements et représentations d’usagers)
Recherche et innovation dans les pratiques de soins et accompagnement.
Cette association est implantée depuis 2024 sur le territoire de la communauté de communes
via une permanence mensuelle au sein de la MSP Bercé Santé.
Secteurs de psychiatrie générale
de la Sarthe
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010250
6 Habitudes de vie et comportements de santé
De nombreuses recherches ont souligné l’importance de réfléchir aux mesures de santé
publique susceptibles de réduire les inégalités d’espérance de vie ou d’état de santé entre les
sexes ou entre les groupes sociaux. Ces actions peuvent intervenir à différents niveaux : sur les
déterminants structurels tels que l’aménagement du territoire, l’environnement, les politiques
publiques ou encore l’éducation, mais aussi sur des déterminants liés aux modes de vie et aux
comportements individuels.
Comme le rappelle le Réseau Français des Villes Santé : « Les habitudes de vie sont des
comportements que nous adoptons au quotidien et qui contribuent à l’amélioration de notre
bien-être, tant mental que physique et social. Parfois, il est nécessaire de les ajuster afin d’en
limiter les effets négatifs sur la santé. »
Cependant, lorsqu’on cherche à analyser les comportements de santé à travers des indicateurs
liés à ces habitudes – tels que la consommation d’alcool, de tabac, de médicaments, la qualité
de l’alimentation ou la pratique régulière d’une activité physique – on constate un manque de
données disponibles à l’échelle infra-départementale.
6.1 La question complexe des comportements et habitudes de vie
6.1.1 Les conduites addictives : consommation, alcool, tabac, drogues
6.1.1.1 Alcool
L’impact de la consommation d’alcool sur la mortalité constitue un enjeu majeur de santé
publique en France. Deuxième cause de mortalité prématurée évitable après le tabac, l’alcool
est responsable de 41 000 décès chaque année, soit environ 7 % de la mortalité totale, selon
l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM).
Les principales causes de décès attribuables à l’alcool sont les cancers (15 000 décès), les
maladies cardiovasculaires (12 000 décès), les
maladies digestives, principalement les
cirrhoses (8 000 décès), ainsi que les accidents
(6 000 décès).
Si des données sont disponibles à l’échelle
régionale ou départementale, elles
deviennent beaucoup plus rares à des niveaux
géographiques plus fins, comme les territoires
infra-départementaux. Des bases telles que
GEODES ou SCORE Santé proposent des
indicateurs de comparaison entre régions,
notamment les taux standardisés de
consommation d’alcools forts, la
consommation hebdomadaire de vin, ou
encore les taux bruts de passages aux
urgences en lien direct avec l’alcool. En
revanche, ces indicateurs ne sont
généralement pas disponibles à une échelle plus locale.
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010251
En 2020, 23,7 % des adultes âgés de 18 à 75 ans dépassaient les repères de consommation
d’alcool. Les comportements à risque sont plus fréquents chez les hommes (33,5 %) que chez
les femmes (14,9 %). Certaines caractéristiques sociodémographiques influencent également
ces pratiques : les femmes diplômées de l’enseignement supérieur, les hommes sans emploi
et les personnes ayant des revenus élevés (hommes et femmes) présentent une probabilité plus
élevée de dépasser les seuils recommandés.
En Sarthe, le nombre de décès pour des pathologies liées à l’alcool est supérieure à la moyenne
nationale :
Les intoxications éthyliques aiguës motivent par ailleurs l’hospitalisation en service de
médecine ou de chirurgie de 930 Sarthois chaque année.
2 800 Sarthois sont hospitalisés au moins une fois dans l’année en service de médecine ou
de chirurgie pour une pathologie directement liée à l’alcool.
450 décès attribuables à l’alcool en Sarthe.
6.1.1.2 Tabac
En 2020, plus de 3 adultes sur 10, entre 18 et 75 ans déclarent fumer (31.8%) et un quart
déclarent fumer quotidiennement (25.5%). Les populations les plus vulnérables face au
tabagisme restent les plus marquées.
En Région Pays de la Loire, plus d’un ligérien sur cinq de 18-75 ans sur fume quotidiennement
en 2021, cela représentait presque 600 000 personnes.
L’étude du baromètre 2021 de santé publique France affiche des chiffres en baisse pour le
tabagisme quotidien passant de 26% en 2010 à 22% en 2021 sur la Région notamment chez
les 18-34 mais augmente fortement chez les 55-75 ans.
L’écart s’est réduit ces dernières années au regard du tabagisme quotidien entre les hommes
et les femmes, mais les hommes restent davantage concernés. 20% chez les femmes contre
25% chez les hommes.
L’enquête remet en évidence le rôle des déterminants sociaux comme le niveau de revenu et
la catégorie socioprofessionnelle associés à la consommation de tabac. « Les personnes avec les
revenus les plus faibles sont les plus nombreuses à fumer quotidiennement (32 % vs 13 % des
personnes avec les revenus les plus élevés). Le tabagisme quotidien est aussi nettement plus
élevé chez les ouvriers (35 %) que chez les cadres ou professions intellectuelles supérieures
(9 %) ».
En Sarthe :
80 000 à 100 000 Sarthois seraient fumeurs quotidiens ;
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010252
Environ 1 000 Sarthois pris en charge pour un cancer du poumon, deux tiers sont des
hommes ;
Environ 650 décès peuvent être attribués au tabagisme chaque année en Sarthe ;
Chaque année, le nombre de cancer du poumon est important avec une majoration chez
les femmes.
6.1.1.3 Drogues illicites et cannabis
Une consommation largement diffusée : 46.1 % des adultes avec une prévalence plus élevée
chez les hommes. De l’expérimentation à l’usage quotidien, les usages du cannabis sont
majoritairement le fait des jeunes générations. Si les usages traversent l’ensemble des
catégories socio-professionnelles, ils restent encore particulièrement présents chez les
étudiants et les personnes sans emploi. L’herbe s’avère majoritairement consommée à l’instar
de la résine.
En Sarthe :
800 personnes prises en charge en CSAPA en raison d’un usage de drogues illicites.
Plus de 900 sarthois bénéficient d’un traitement de substitution aux opiaces.
Chaque année, plus de 600 sarthois en ALD ou hospitalisés pour des troubles addictifs liés
au cannabis ou à une autre substance illicite.
6.1.1.4 Les médicaments
La recherche d’un usage problématique est utile chez les consommateurs de benzodiazépines
et d’hypnotiques. La poly-consommation est fréquente avec association d’alcool, de cannabis,
et/ou de tabac
La consommation des benzodiazépines sur la CCLLB :
BZD Anxiolytiques : 20,1 % des patients > 18,7 % à l’échelle départementale > 16,1% à
l’échelle régionale.
BZD Hypnotiques : 50,7 % des patients > 47% à l’échelle départementale > 43,4 % à l’échelle
régionale.
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010253
6.2 Nutrition, obésité et activité physique
6.2.1 Sédentarité, obésité, activité physique
Bien que la région Pays de la Loire ne soit pas parmi les
plus touchées par l’obésité en France, elle n’échappe
pas à la tendance nationale d’augmentation marquée
de sa prévalence. En 20 ans, le nombre de personnes
concernées a doublé. En 2020, 1 adulte sur 7 était en
situation d’obésité dans la région, avec des disparités
notables : 21 % des habitants de la Sarthe contre 13 %
en Maine-et-Loire, par exemple.
Ces données, publiées à l’occasion de la Journée
mondiale contre l’obésité le 4 mars 2023, soulignent la
nécessité de prendre en compte ce problème de santé
publique majeur :
D’une part, en raison de ses répercussions sur la
santé physique, notamment l’augmentation du
risque de maladies cardiovasculaires, de diabète de
type 2, de certains cancers, mais aussi de son
impact négatif sur la qualité de vie. [Source : OMS –
Obésité et surpoids, 2024]
D’autre part, en considérant la complexité de ses causes, qui sont multiples :
environnements obésogènes, déséquilibres nutritionnels, facteurs génétiques, modes de vie,
sans oublier les inégalités sociales qui limitent l’accès à une alimentation saine et à la
pratique d’une activité physique régulière.
Les jeunes présentent une prévalence préoccupante, suggérant un enjeu de santé publique
ciblé (prévention, éducation, nutrition, accès aux soins).
6.2.2 Vie affective et sexuelle
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) définit la santé sexuelle comme « un état de bien-
être physique, mental et social dans le domaine de la sexualité », et non simplement comme
l’absence de maladie ou de dysfonctionnement.
Elle repose sur une approche positive et respectueuse de la sexualité et des relations sexuelles,
incluant la possibilité de vivre des expériences sexuelles épanouissantes, sûres et libres de toute
coercition, discrimination ou violence.
La garantie de la santé sexuelle implique donc le respect, la protection et la mise en œuvre
effective des droits sexuels de chacun. (OMS, 2006)
La vie affective et sexuelle constitue une composante essentielle de la santé globale. Dans le
cadre de la mise en œuvre de politiques locales de santé et de promotion de la santé, les
collectivités – villes et intercommunalités – ont un rôle clé à jouer dans la promotion de la santé
sexuelle et affective.
Leurs interventions peuvent s’inscrire dans de multiples objectifs :
• L’éducation à la vie affective et sexuelle,
• La promotion de l’égalité entre les sexes,
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010254
• Le développement des compétences psychosociales,
• La lutte contre la précarité menstruelle,
• La prévention des préjugés, discriminations et violences sexistes et sexuelles (y compris
conjugales),
• La réduction des risques liés aux pratiques sexuelles,
• La prévention des infections sexuellement transmissibles (IST),
• La promotion des dépistages et de la vaccination,
• Ou encore l’amélioration de l’accès aux soins.
L’ensemble de ces actions vise à garantir, pour toutes et tous, un accès équitable à l’information,
à l’écoute, à la prévention et aux soins, à chaque étape de la vie, dans le respect des droits et
de l’égalité. [Source : Réseau Français des Villes-Santé]
Les données de surveillance et prévention des infections à VIH et des infections sexuellement
transmissibles bactériennes sont présentées à l’échelle de la région Pays de la Loire via le
bulletin de santé publique du 1er décembre 2023.
7 Enjeux prioritaires du territoire
L’élaboration du CLS Loir-Lucé-Bercé 2025–2029 s’appuie sur une analyse partagée des besoins
en santé du territoire. Le diagnostic local, croisant données quantitatives, retours d’acteurs et
parole des habitants, a permis d’identifier une série d’enjeux prioritaires, à la croisée des
déterminants de santé, de l’offre de soins, des parcours de vie et des dynamiques territoriales.
Ces enjeux reflètent à la fois les vulnérabilités structurelles d’un territoire rural confronté au
vieillissement, à la désertification médicale et aux inégalités sociales, mais aussi ses ressources :
un tissu associatif dense, des professionnels mobilisés, des initiatives locales inspirantes.
Les dix thématiques présentées ci-dessous constituent le socle opérationnel du CLS. Elles
guideront la construction des axes stratégiques, des fiches-actions et des partenariats à
mobiliser pour améliorer durablement la santé et le bien-être de la population.
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010255
Vieillissement de la population
� � 35,6 % de +60 ans, isolement accru, besoins en soins, logement, mobilité.
� � � � � Opportunité : bénévolat senior intergénérationnel.
Déficit de professionnels de santé
� � � Faible accessibilité aux médecins, départs à la retraite, manque de spécialistes.
� � � � � � � � � Besoin d’attractivité (maisons de santé, stages, accompagnement).
Inégalités d’accès aux soins
� � � Zones rurales isolées, 83 % de déplacements en voiture.
� � Téléconsultation sous-utilisée, besoin de médiation santé.
Santé mentale des jeunes
� � � � � � États dépressifs fréquents, taux de suicide élevé.
� � � � � � Recours croissant aux urgences psychiatriques, accès limité aux soins spécialisés.
Prévention maladies chroniques et cancers
� � � � � Diabète, cancers, maladies cardio-vasculaires en sur-prévalence.
� � � Faibles taux de dépistage, manque de culture prévention.
Conduites addictives
� � � � � � � � � � � � � Alcool, tabac, psychotropes au-dessus des moyennes.
� � � � � � � � Prévention insuffisante, besoin d’actions ciblées.
Sédentarité, obésité, nutrition
� � � � � � � � � � � � � � � � � � 21 % d’obésité, faible activité physique hors pôles.
� � Accès limité à une alimentation saine, isolement social.
Santé environnementale et mobilité
� � � � � � � � � � � Forte dépendance à la voiture, émissions CO₂ élevées.
� � � � Logements anciens, mal isolés, peu adaptés.
Inégalités sociales et vulnérabilités
� � � � � � � � � � 14,3 % de pauvreté, 24 % de chômage des jeunes.
� � � Faible niveau de diplôme, isolement territorial (ZRR).
Cohésion sociale et ressources locales
� � � � � � � � � � 4,4 associations/100 hab., 3 centres sociaux.
� � � � � � � � � � � � � Potentiel fort pour la prévention, la culture, le lien social.
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010256
8 Axes stratégiques du CLS
Le diagnostic territorial partagé a mis en lumière de nombreuses inégalités et fragilités en
matière de santé, mais aussi une dynamique locale riche en initiatives et en partenariats. Pour
répondre de manière cohérente et opérationnelle aux besoins identifiés, le Contrat Local de
Santé s’articule autour de 5 axes stratégiques structurants, à la croisée des enjeux sanitaires,
sociaux et territoriaux.
Ces axes permettent d’organiser l’action publique en santé à l’échelle locale, en mobilisant les
acteurs du soin, de la prévention, du social, de l’éducation, de l’aménagement et de
l’environnement. Ils visent à améliorer concrètement l’accès aux soins, l’accès à la santé, à
renforcer la prévention et l’éducation à la santé, à accompagner les populations les plus
vulnérables, et à promouvoir des environnements de vie favorables à la santé.
Chaque axe se décline en objectifs et actions concertées, coconstruits avec les partenaires
locaux, en lien avec les orientations du Projet Régional de Santé et les politiques publiques
nationales. Cette approche transversale et territorialisée vise à réduire les inégalités sociales et
territoriales de santé, tout en soutenant les dynamiques locales existantes.
Axe stratégique 1 : Améliorer l’accès à la santé et favoriser l’attractivité
Le vieillissement de la population, le déficit de professionnels de santé et les difficultés d’accès
aux soins ont été largement exprimés. Cet axe vise à améliorer la présence médicale, soutenir
l’installation de praticiens, et structurer l’offre de soins de proximité.
• Action 1 : Étudier l’ensemble des solutions pour l’accès aux soins (salariat,
téléconsultations…)
• Action 2 : Attirer de nouveaux professionnels de santé sur le territoire dont les docteurs
juniors et coordonner leur parcours
• Action 3 : Faire connaître les métiers de la santé aux jeunes et les accompagner dans leurs
projets
• Action 4 : Accompagner les professionnels et les habitants dans le bon usage des outils
numériques en santé.
Axe stratégique 2 : Renforcer, déployer, harmoniser des actions de promotion, de
prévention et d’éducation à la santé
La culture de prévention est jugée insuffisante et mal coordonnée. Il s’agit ici de mieux
structurer les dispositifs existants, rendre visible l’offre de prévention et renforcer l’éducation à
la santé à tous les âges.
• Action 5 : Réaliser des actions de prévention sur l’alimentation, l’activité physique et la vie
affective et sexuelle
• Action 6 : Promouvoir le dépistage des cancers (colorectal, col de l’utérus, sein)
• Action 7 : Sensibiliser les jeunes aux gestes de secourisme (Gestes Qui Sauvent, Premiers
Secours Citoyen) et aux conduites addictives.
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010257
Axe stratégique 3 : Agir pour la santé mentale et l’inclusion sociale
La santé mentale constitue aujourd’hui un enjeu de santé publique majeur, en particulier dans
les territoires ruraux ou semi-ruraux où les ressources spécialisées sont souvent limitées et
l’accès aux soins psychiques encore trop inégal. Sur le territoire de la CCLLB, plusieurs signaux
d’alerte ont été identifiés.
• Action 8 : Créer un collectif intercommunal en santé mentale pour déployer localement la
semaine d’information de la santé mentale
• Action 9 : Développer pour les jeunes du territoire des actions de sensibilisation sur la santé
mentale en lien avec les compétences psychosociales.
Axe stratégique 4 : Agir pour le bien vieillir sur le territoire
La ruralité importante du territoire favorise les situations d’isolement, particulièrement chez les
personnes âgées. Une densité associative importante est un levier sous exploité pour le lien
intergénérationnel. Les centres sociaux sont déjà moteurs sur des projets sociaux
intergénérationnels. Les ateliers positionnent cet axe comme majeur.
• Action 10 : Favoriser le lien social et lutter contre l'isolement en créant des espaces et des
événements intergénérationnels
• Action 11 : Structurer l’animation seniors sur le territoire et cartographier les ressources
existantes.
Axe stratégique 5 : Promouvoir un environnement et un cadre de vie favorables à la
santé
La santé des populations est étroitement liée aux conditions de vie et aux environnements dans
lesquels elles évoluent : qualité de l’air, habitat, alimentation, mobilité, cadre de vie, accès à la
nature… Ces déterminants environnementaux et territoriaux jouent un rôle déterminant, bien
qu’encore trop souvent sous-estimé, dans l’état de santé global des habitants.
Sur le territoire de la CCLLB, les enjeux de mobilité, de qualité du logement, de précarité
énergétique ou encore d’alimentation durable concernent de nombreux habitants, en
particulier les personnes âgées, les ménages modestes ou les jeunes familles. Favoriser une
approche intégrée de la santé dans toutes les politiques publiques permet de prévenir en
amont les inégalités, d’améliorer la qualité de vie, et de rendre les territoires plus résilients face
aux crises sanitaires ou climatiques.
• Action 12 : Acculturer les élus et les habitants aux impacts de l’environnement sur la santé.
Action transversale : Renforcer la coordination, la communication et la montée en
compétence des acteurs
Au fil des ateliers participatifs menés dans le cadre du CLS, plusieurs besoins transversaux sont
ressortis de manière récurrente, indépendamment des thématiques spécifiques abordées.
Il s’agit notamment des enjeux de communication, de formation, de coordination
interprofessionnelle et de sensibilisation des élus. Cet axe vise donc à soutenir la structuration
d’une gouvernance partagée, à renforcer les compétences des acteurs, et à développer une
culture commune de la santé sur le territoire.
• Action 13 : Organiser des temps d’information auprès des élus et des professionnels de
santé et communiquer sur le CLS auprès de l’ensemble des parties prenantes.
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010258
9 Dispositifs et leviers d’action
9.1 Rôle des partenaires
Le CLS repose sur une démarche partenariale et transversale. Les acteurs mobilisés sont issus
de l’ensemble du champ de la santé au sens large : sanitaire, médico-social, social, associatif,
éducatif, culturel, économique.
Type d’acteurs
- ARS Pays de la Loire
- CCLLB (élus, techniciens)
- Professionnels de santé (MSP, CPTS,
hôpitaux, libéraux)
- Éducation nationale, Rectorat
- Associations (sport, santé, social, culture)
- CCAS, France Services, Centres sociaux
- Habitants du territoire
Rôle dans le CLS
Appui technique et stratégique, co-pilotage
du CLS, mobilisation des dispositifs régionaux
Coordination du CLS, animation territoriale,
portage des actions
Mise en œuvre des actions de prévention,
accès aux soins, suivi médical
Accès aux établissements scolaires pour les
actions auprès des jeunes
Relais terrain, animation d’ateliers, actions
spécifiques par public
Accueil, information, aller-vers, appui
administratif
Co-construction des actions, participation
citoyenne, retours d’expérience
9.2 Financements mobilisables
Plusieurs sources de financement sont activables selon la nature des actions :
Source
- ARS (Fonds d’Intervention Régionale –
FIR)
- Caisse Primaire d’Assurance Maladie
(CPAM)
- Collectivités locales (communes,
département, région)
- Europe (LEADER, FEADER, FSE+)
- Agence Nationale de la Cohésion des
Territoires (ANCT)
- Conférence des Financeurs de la
Prévention de la Perte d’Autonomie
(CFPPA)
- Fondations privées et mécénat
- Mutuelles / Caisses de retraite /
Assurance maladie
Type de financement
Appui aux projets de prévention, santé
mentale, santé des jeunes, innovation en santé
Partenariat dans la prévention, actions de
dépistage
Co-financement des projets, aménagements,
mobilité, habitat
Projets ruraux, inclusion, santé
environnementale
Fonds pour les territoires ZRR ou fragiles
Actions en direction des personnes âgées
Soutien ponctuel sur des actions ciblées
(cancers, jeunes, numérique)
Actions de prévention, ateliers santé
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010259
9.3 Suivi et évaluation du CLS
Le dispositif d’évaluation du CLS vise à mesurer la progression vers les objectifs, ajuster
les actions, et valoriser les résultats :
Outils de suivi
Tableau de bord annuel avec indicateurs quantitatifs et qualitatifs
Fiches-action mises à jour régulièrement
Réunions de comité de pilotage 2 fois/an
Bilan intermédiaire à mi-parcours (2027)
Évaluation finale participative (2029)
Indicateurs de résultats possibles
Taux de couverture en médecin traitant
Taux de participation aux dépistages
Nombre de jeunes bénéficiaires d’actions santé mentale
Nombre de personnes touchées par des actions de prévention
Évolution des comportements de santé (via enquêtes)
Participation des acteurs
Groupes de travail thématiques (santé mentale, jeunes, prévention…)
Concertation annuelle avec les habitants (forums, questionnaires)
Valorisation des réussites sur le site web intercommunal et réseaux sociaux
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010260
Annexes
Annexe 1 : Analyse du questionnaire citoyen
626 personnes ont répondu sur une population de 23 323 habitants, soit 2,67 %.
Ce taux est faible, ce qui limite la représentativité des résultats, mais ce genre de taux est
courant dans les enquêtes volontaires sans relance personnalisée.
1. Le profil des répondants
Sexe
71 % de femmes
29 % d’hommes
Situation familiale
78 % en couple
dont 37 % avec enfants
Statut professionnel
32 % retraités
25 % employés
12 % cadres
Le profil des répondants est plutôt féminin, en couple et retraités
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010261
2. Répartition géographique
La répartition des répondants est fortement concentrée sur certaines communes :
Montval-sur-Loir regroupe 34 % des répondants suivie du Grand-Lucé (8 %) et de Loir-en-Vallée
(7 %).
3. Qualité de vie et santé
Perceptions globales
83 % jugent leur état de santé bon ou assez bon
79 % estiment avoir une bonne qualité de vie
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010262
Résultat sur l’état de sante
En revanche, 25 % trouvent leur cadre de vie mauvais et 42 % ne se sentent que
moyennement bien sur le territoire.
Préoccupations environnementales
26,4 % souhaitent une amélioration des espaces naturels
24,4 % citent la qualité de l’eau
20,2 % mentionnent la pollution des sols
Activité physique
72 % pratiquent une activité physique hebdomadaire ou quotidienne (souvent marche
et jardinage)
20 % ne pratiquent aucune activité, principalement par manque de temps, de
motivation ou pour raisons de santé
4. Accès aux soins
Descriptif
45 % ont déjà renoncé à des soins, souvent faute de professionnels disponibles
18 % n’ont pas de médecin traitant, généralement à cause d’un départ en retraite ou
arrêt d’activité
Connaissance de l’offre de soins
59 % se disent mal informés sur l’offre locale
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010263
Numérique en santé
84 % maîtrisent les outils numériques de santé
35 % ont déjà eu recours à une téléconsultation
5. Besoins identifiés par les habitants
Information et accompagnement
Les thématiques les plus attendues :
Dépistage des cancers
Gestion du stress et des émotions
Alimentation
Santé mentale
Activité physique
Ressources humaines
60 % souhaitent plus de médecins
43 % demandent plus de dentistes
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010264
6. Les axes prioritaires
Améliorer le recours aux soins
Renforcer l’accès aux professionnels
Mieux faire connaître l’offre locale
Accompagner les usages du numérique
Favoriser la mobilité et les actions « d’aller-vers »
Répondre aux enjeux du vieillissement
Prévenir la perte d’autonomie
Lutter contre l’isolement
Développer des services à domicile
Diversifier l’offre d’hébergement
Soutenir les aidants familiaux
Améliorer le cadre de vie
Repenser l’aménagement des espaces
Garantir la qualité de l’air et de l’eau
Agir sur l’habitat ancien
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010265
Annexe 2 : Analyse du questionnaire pour les professionnels de santé
24 professionnels de santé (17 femmes et 6 hommes) ont répondu. L’âge moyen des
professionnels de santé sur le territoire est de 41,5 ans.
1. L’exercice sur le territoire
Lieu d’exercice sur le territoire
43 % travaillent à Montval-sur-Loir
17 % travaillent à Courdemanche
17 % au Grand-Lucé
Choix d’installation sur le territoire
71,4 % par la proximité géographique par rapport aux attaches familiales
57,1 % pour un intérêt/un attrait pour le territoire
52,6 % pour la possibilité de créer ou de rejoindre un regroupement de professionnels
de santé
35 % par une expérience de stage d’interne ou de remplaçant dans le secteur
Durée d ’exercice sur le territoire
Un ancrage territorial fort avec 48 % des répondants qui exercent depuis plus de 10 ans
puis 39 % : entre 2 et 10 ans, et, enfin 13 % qui exercent depuis moins de 2 ans.
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010266
Une continuité de l’offre de soins à court et moyen terme, 83 % prévoient de poursuivre
leur activité au-delà de 5 ans.
Condition d ’exercice sur le territoire
Une bonne perception globale du bien-être professionnel avec 77,3 % des professionnels
qui estiment leur santé bonne, et 66,7 % estiment que celle de leurs collaboratrices
bonnes également.
Mode d’exercice
Les professionnels travaillent :
42 % travaillent en maison de santé ou en maison médicale et 42 % en cabinet ou
officine indépendant
• 39 % en MSP
• 35 % en ESP-CLAP
• 26 % ne sont pas en exercice coordonné
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010267
• 83% ne pratiquent pas la téléconsultation
Amélioration de l’exercice
61 % ne sont pas à la recherche d’un collaborateur/collaboratrice
Pour 50 %, il est difficile de trouver un remplaçant occasionnel, et 45 % d’entre eux
n’en trouvent pas
50 % seraient complètement d’accord de travailler avec une IPA
54,5 % seraient complètement d’accord de travailler avec un assistant médical
54,5 % seraient complètement d’accord de travailler avec un médecin salarié
40,9 % seraient complètement d’accord de travailler avec un secrétariat mutualisé
59 % sont agrées maitre de stage
2. Les patients sur le territoire
Les motifs de recours
18 % consultent pour des maladies endocriniennes, nutritionnelles et métaboliques
(diabète…)
16 % pour la santé mentale (dépression, addictions, violences…)
13 % pour des pathologies de rhumatologie
11 % pour des tumeurs et cancers
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010268
Les principaux facteurs de risque
Le manque d’activité physique
La mauvaise alimentation
La santé mentale dégradée
Les conduites addictives
3. Les enjeux prioritaires
Pour les patients
L’accès aux droits et soins de tous
L’accès aux ressources en santé mentale
L’accès aux dépistages et aux dispositifs de prévention
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010269
Pour les professionnels de santé
Renforcer l’attractivité du territoire (conditions de travail, logement, garde d’enfants...),
Faciliter l’accueil de jeunes professionnels,
Soutenir les équipes existantes, notamment dans une logique de qualité de vie au travail.
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010270
Annexe 3 : Compte-rendu des ateliers
Santé liée à l’environnement
Forces Faiblesses
� � � � � � Richesse paysagère valorisée par les
habitants
� � Manque d’espaces verts en centre-ville
(ex. : Montval-sur-Loir)
� � Présence d’équipements structurants
(voie verte, réseau de chaleur)
� � � � � � � � Faiblesse des transports en commun
� � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � Engagement des élus dans les
dynamiques locales
� � � � � � � � Forte dépendance à la voiture
individuelle
� � Conscience collective des liens entre
santé et cadre de vie
� � � Faible articulation entre urbanisme,
écologie et santé
Opportunités Menaces
� � � � � Développement de projets
alimentaires locaux et durables
� � � Absence de coordination centralisée
dans la gouvernance territoriale
� � Transition énergétique en cours (ex. :
réseau de chaleur)
� � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � Dépendance à quelques porteurs de
projet isolés
� � � � � � � � � � � � � � � � � � � Actions proposées sur la mobilité
douce et la renaturation urbaine
� � Risque d’affaiblissement de la
dynamique collective sans structuration
� � � � � � � � � � � � � Création d’un comité intercommunal
pour structurer l’action locale
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010271
Prévention de la petite enfance à l’âge adulte
Forces Faiblesses
� � � � � � � � � � � � � Réseau actif d’acteurs engagés (centres
sociaux, maisons de santé, associations)
� � � � � � � � � � Dispersion des dispositifs et faible
lisibilité pour les habitants
� � � � � � � � Projets de prévention dans les écoles � � � � � � Fracture numérique qui isole les
publics les plus vulnérables
� � Initiatives locales saluées par les
participants
� � � Manque d’organisation collective et
d’outils partagés
Opportunités Menaces
� � � � � � � Le CLS (Contrat Local de Santé) comme
espace de coordination
� � � � � Fatigue des acteurs face à la complexité
et au manque de structuration
� � � � � Cartographie territoriale des dispositifs
pour améliorer la lisibilité
� � � � � � Invisibilité des services pour les usagers
� � Développement d’outils communs
(newsletter, annuaire, journées de
prévention)
� � � Besoin partagé de formation pour les élus,
professionnels et agents
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010272
Bien vieillir sur le territoire
Forces Faiblesses
� � � � � � � � � Présence d’un tissu de services existant
(EHPAD, SSIAD, habitat inclusif, bus de
services, ateliers mémoire…)
� � � � � � � � � � � � � � � � � � � � Isolement des personnes âgées,
difficulté à anticiper la perte d’autonomie
� � Initiatives intergénérationnelles
valorisées
� � Manque de coordination entre les
structures existantes
Opportunités Menaces
� � � � � � � � Développement de nouveaux modes
d’habitat adaptés
� � � � � � � � � � Précarité croissante des personnes âgées
� � � � � � � Organisation de forums santé,
formations, journées d’information
� � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � Perte de bénévoles et manque de relais
pour les aidants
� � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � Mobilisation de services civiques ou
création de postes d’animateurs seniors
� � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � Raréfaction des professionnels du
secteur médico-social
� � � � � � � Création de lieux-ressources
intergénérationnels et renforcement de la
mobilité solidaire
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010273
Santé mentale, prévention des addictions
Forces Faiblesses
� � � Présence d’acteurs engagés :
psychologues, infirmiers ASALEE, équipe
mobile de prévention du suicide, CSAPA
� � Manque de lisibilité des ressources
disponibles pour les usagers
� � � Formations déjà disponibles (PSSM, CPS) � � Absence de coordination structurée
entre les dispositifs
Opportunités Menaces
� � Déploiement de campagnes de
sensibilisation
� � � Risque d’aggravation des troubles
psychiques, notamment chez les jeunes
� � � � � � � Structuration du parcours en santé
mentale : cartographie, référentiel commun,
guichet unique
� � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � Isolement accru des publics
vulnérables si absence d’actions concrètes
� � � � � � � � Renforcement de la prévention scolaire
en s’appuyant sur les dispositifs déjà en
place
� � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � Formations des professionnels et élus
aux premiers secours en santé mentale
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010274
Accès aux soins et besoins en santé
Forces Faiblesses
� � � � � � � � � Infrastructures de proximité : EHPAD,
hôpitaux, équipes mobiles
� � Manque d’interconnaissance entre
professionnels de santé
� � � Bon maillage infirmier et accessibilité
à la pharmacie
� � CPTS étendue sur 3 EPCI, complexifiant la
coordination
� � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � Nombreuses consultations externes � � � Répartition inégale de certaines professions
(ex. : dentistes)
� � � � � � � � � � � � � Partenariats solides (ville-hôpital,
associations, MSP)
� � Difficulté à sortir des habitudes de travail
� � � � � � � Actions innovantes : bus des aidants,
comité de prévention, soutien parentalité
� � � Problématiques sociales lourdes :
alcoolisme, suicide, centration sur les
personnes âgées
Opportunités Menaces
� � � � � � � Déploiement d’équipes mobiles de
prévention
� � � Difficulté d’accès à la santé mentale
� � � � � � � Structuration des parcours post-
dépistage et santé mentale
� � � � � � � � Fermeture de classes, problèmes de
mobilité
� � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � Mise en place d’IPA, assistants
médicaux, indicateurs de prévention
� � � � � � � Inadaptation des horaires (CMP),
suppression de dispositifs (ISCG)
� � � Formations ciblées (élus, santé
mentale, premiers secours)
� � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � Réticence des patients à s’impliquer (risque
de déresponsabilisation)
� � Communication adaptée au territoire
et aux jeunes
� � � Risques de compérage ou de prescriptions
problématiques
� � � � � � � � � � � � � � � � Actions auprès des jeunes :
parentalité, alcool, accompagnement
� � � � � � � Difficultés d’approvisionnement pour les
médicaments
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010275
Accès aux soins et attractivité du territoire
Forces Faiblesses
� � � � � � � � � Présence de deux hôpitaux de
proximité avec plateau technique
� � � � Manque de communication
institutionnelle sur les atouts du territoire
� � � Dispositifs de formation locaux (IPA,
IFAS, EPMU)
� � � � � � � � Peu de professionnels habitent sur le
territoire
� � � � � � � � � � � � � Coordination territoriale via le CLS � � � � � � � Absence de charte d’accueil et de
stratégie RH territoriale
� � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � Soutien des élus aux dynamiques
locales de santé
� � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � Rigidité perçue de certains modes
d’exercice (consultation par pathologie)
Opportunités Menaces
� � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � Partenariat avec la CCI pour favoriser
l’emploi du conjoint
� � � Réduction des services de l’État et
complexité administrative croissante
� � � � � � � � Mobilisation des établissements
scolaires pour encourager les vocations
� � � � � � � Pénurie de médecins de garde et
surcharge des équipes existantes
� � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � Développement du dispositif de
docteurs juniors
� � � Manque d’attractivité perçu par les
jeunes professionnels
� � � � � � � � Création d’un comité intercommunal
d’accueil et d’intégration
� � Risque d’érosion de la dynamique
collective sans coordination renforcée
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010276
Numérique en santé
Forces Faiblesses
� � � � � � Déploiement d’applications numériques :
Globule, Presage, 72Aidant
� Fracture numérique liée à la précarité,
au réseau, à la défiance
� � � � � � � � � Téléconsultation assistée en
développement
� � Méconnaissance ou non-utilisation du
DMP par les professionnels
� � Interopérabilité en progrès entre ville et
hôpital
� � � Difficultés d’interconnexion entre
établissements
� � Avancées issues du Ségur du numérique � � � � � � � � � � � � Prise de rendez-vous 100 % numérique
peu inclusive
� � � � � � Outils jugés chronophages et parfois
mal perçus par les patients
Opportunités Menaces
� � � � � � � Développement de la télémédecine,
téléexpertise, IA en santé
� � � � � � � � � � � Prolifération d’outils non coordonnés
� � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � � Accompagnement et information des
usagers sur les outils existants
� Renoncement aux soins lié à la
complexité numérique
� � � � � � � � � � � � � � � � � � � � �� � � � � � � � � � � � � � � � Création de liens intergénérationnels
via le numérique
� � � Risque d’arnaques, de désinformation
ou de pannes techniques
� � � � � Montée en puissance des applications de
surveillance santé
� � � � � � � � Déshumanisation potentielle des
parcours de soins
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010277
Les acronymes et sigles
- ARS : Agence Régional de Santé
- CAF : Caisse d’allocations Familiales
- CCAS : Centre Communal d’Action Sociale
- CLS : Contrat Local de Santé
- CMP : Centre Médico Psychologique
- COPIL : Comité de Pilotage
- COTECH : Comité Technique
- CPAM : Caisse Primaire d’Assurance Maladie
- CPTS : Communauté Professionnelle Territoriale de Santé
- CSAPA : Centre de Soins d’Accompagnement et de Prévention en addictologie
- DAC : Dispositif d’Appui à la Coordination
- ORS : Observatoire Régional de Santé
- PLH : Plan Local de l’Habitat
- PLUi : Plan Local d’Urbanisme intercommunal
- PRS : Projet Régional de Santé
- SCOT : Schéma de Cohérence Territorial
AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_010278
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AR CONTROLE DE LEGALITE : 072-200070373-20250710-25_ccllb_0102-DE en date du 17/07/2025 ; REFERENCE ACTE : 25_ccllb_0102