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unknown - Communauté d'agglomération - Seine Normandie Agglomération - 21 PA 3.2 SNA Diag Territorial compressed
Document publié le Mercredi 1 janvier 2025
Lien du pdf (unknown - Communauté d'agglomération - Seine Normandie Agglomération - 21 PA 3.2 SNA Diag Territorial compressed)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Transports, Culture et patrimoine,
Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 0
Seine Normandie Agglomération
SCHÉMA DE COHÉRENCE TERRITORIALE
Pièce 3.2
ANNEXE : Diagnostic territorial
Vu pour être annexé à la délibération du :Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 1Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 2 2
SOMMAIRE
SITUATION DU TERRITOIRE INTERCOMMUNAL p. 3
DOCUMENTS CADRES - PLANIFICATION RÉGIONALE p. 5
DYNAMIQUE ET ATTRACTIVITÉ RÉSIDENTIELLE p. 8
DÉMOGRAPHIE p. 9
HABITAT p. 25
EQUIPEMENTS & SERVICES p. 37
MOBILITÉS p. 51
DYNAMIQUES ÉCONOMIQUES p. 65
ÉCONOMIE p. 66
COMMERCE p. 81
TOURISME p. 87
AGRICULTURE p. 95
PAYSAGES, FORMES URBAINES, PATRIMOINES p. 115
SOCLE DU TERRITOIRE p. 116
ENTITÉS PAYSAGÈRES p. 124
CARACTÉRISTIQUES PAYSAGÈRES p. 144
PAYSAGE AGRICOLE ET BOISÉ p.145
PAYSAGE DE L’EAU p. 148
PAYSAGE BÂTI p. 152
CARTE DE SYNTHÈSE p. 176
ÉTAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT voir pièce 3.3Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 3 3
SITUA TION DU TERRITOIRE INTERCOMMUNALSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 4 4
SITUA TION DU TERRITOIRE INTERCOMMUNAL
Le périmètre de Seine Normandie Agglomération : 61 communes (IGN BD-Topo®, atopia) Trois anciennes intercommunalités (atopia)
Délimitation de Seine Normandie Agglomération
Le périmètre de Seine Normandie Agglomération regroupe trois
anciennes intercommunalités qui ont fusionné en 2017 :
• La Communauté d’Agglomération Porte de l’Eure, sur la
partie sud du territoire autour de Vernon et Pacy-sur-Eure,
• La Communauté de communes des Andelys et de ses
Environs, englobant la partie nord du territoire située autour
des Andelys,
• La Communauté de communes Epte-Vexin-Seine, entre les
deux intercommunalités précédemment citées,
principalement structurée par la commune de Vexin-sur-Epte.
CA Évreux Porte
de Normandie
Métropole
Rouen Normandie
CA Seine-Eure
CC Lyons Andelle
CC du Vexin-Thelle
CC Vexin-
Val de Seine
CC du Vexin Normand
CU Grand Paris Seine et Oise
CC des Portes de
l’Ile-de-France
CA du pays de
Dreux
CC Eure-Madrie-SeineSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 5
DOCUMENTS CADRE – PLANIFICA TION REGIONALESchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 6
DOCUMENTS CADRE – PLANIFICA TION REGIONALE
Le SRADDET Normandie
le Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Egalité des
Territoires de la Région Normandie (SRADDET) a été voté par la Région et approuvé par le préfet de la Région Normandie le 2 juillet 2020. Les lois votées depuis 2020, et plus particulièrement la loi Climat et Résilience d’août 2021, ont prévu la prise en compte dans les SRADDET d’objectifs supplémentaires en matière de sobriété foncière, stratégie aéroportuaire, activités logistiques et gestion des déchets.
Ainsi, après une nouvelle phase de concertation, la première modification du SRADDET a été adoptée par le Conseil Régional de Normandie le 25 mars 2024 et approuvée par le préfet de la Région Normandie le 28 mai 2024 rendant l’ensemble du schéma modifié juridiquement opposable.
Ses principales ambitions à l’échelle régionale sont formulées à travers les objectifs suivants :
• Consolider la place de carrefour de la Normandie
• Conforter le maillage du territoire
• Créer les conditions du développement durable
• Privilégier l’innovation et l’expérimentation
• S’appuyer sur la mise en œuvre des objectifs régionaux préalablement établis
La carte synthétique des objectifs du SRADDET est présentée à la page suivante.
Selon ce schéma, Seine Normandie Agglomération se caractérise :
• Au cœur de l’Axe de la vallée de la Seine, identifiée comme un élément structurant de la région Normandie (port HAROPA, réseau magistral d’infrastructures multimodales entre Paris et Le Havre),
• Comme territoire de vie transfrontalier, dont l’attractivité est reconnue mais
dont le traitement des liens avec les régions voisines doit être étudié et accompagné pour qu’il soit source de développement.
• Vernon est identifiée comme une des 24 villes moyennes.
Le Schéma de Cohérence Territoriale de Seine Normandie Agglomération devra être
compatible avec ce document.
Sources : Région NormandieSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 7
DOCUMENTS CADRE – PLANIFICA TION REGIONALESchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 8
• Population en 1999 : 80 048 habitants
• Population en 2021 : 82 814 habitants
• Evolution annuelle de la population entre 2016 et 2021 : 0%
• Population de moins de 14 ans en 2016 : 21 307
• Population de plus de 60 ans en 2016 : 20 642
• Nombre de logements en 2021 : 41 090
• Part de logements locatifs sociaux en 2016 : 14%
• Part de logements vacants en 2021 : 8,6%
• Construction annuelle de logements neufs entre 2011 et 2016 : 253 logements
• Taux d’équipements toutes catégories en 2017 : 371 pour 10 000 habitants
D Y N A M I Q U E E T AT T R A C T I V I T É R É S I D E N T I E L L E
POPULATION, HABITAT, ÉQUIPEMENTS, MOBILITÉSSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 9
DÉMOGRAPHIESchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 10
Un territoire polarisé par les grands pôles
urbains et la vallée de la Seine
En 2016, la CA Seine Normandie Agglomération
compte 82 771 habitants, soit 13,7% de la
population du département de l’Eure et 2,5% de
la population de la région Normandie.
Les communes de plus de 3 000 habitants
(Gasny, La Chapelle-Longueville, Les Andelys,
Pacy-sur-Eure, Saint-Marcel, Vernon, Vexin-sur-
Epte) abritent plus de 65% de la population
totale soit 54 058 habitants.
Les pôles de Vernon, Les Andelys et Pacy-sur-
Eure comptent respectivement 23 705, 8 098 et
5 092 habitants.
Plus d’un quart des habitants vivent dans une
commune de moins de 1 000 personnes, telles
que Villiers-en-Désoeuvre, Port-Mort et Giverny.
En comparaison avec la CA Evreux Portes de
Normandie, le territoire compte près de 15 000
habitants en moins, en 2015.
DÉMOGRAPHIE – NOMBRE D’HABITANTS ET REPARTITION DE LA POPULATION
Nombre d’habitants
Densité de population
(hab/km2)
< 15,2
15,3 à 28,5
28,6 à 51,2
51,3 à 104,5
> 104,6
50 000
24 000
13,5%
12,0%
9,2% 65,3%
Répartition de la population en fonction de la taille des
communes du SCoT en 2021 (INSEE RP2021, atopia)
Communes de moins de
500 habitants
Communes entre 500 et
1 000 habitants
Communes entre 1 000
et 3 000 habitants
Communes de plus de 3
000 habitants
Nombre d’habitants et densité de population en 2021 (Geoclip, atopia)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 11
Taux d’évolution
annuel moyen 1968-1975 1975-1982 1982-1990 1990-1999 1999-2006 2006-2011 2011-2016 2016-2021
CA Seine
Normandie
Agglomération
2,0% 1,1% 1,5% 0,7% 0,3% 0,4% -0,2% 0%
CA Evreux Portes
de Normandie 2,5% 1,2% 1,8% 0,5% 0,5% 0,2% 0,5% -0,2%
CC Eure-Madrie-
Seine 2,2% 3,2% 2,2% 0,7% 1,0% 1,7% 0,6% -0,1%
CC du Vexin-
Normand 0,5% 0,8% 1,6% 1,2% 0,9% 0,9% 0,5% 0,2%
Une croissance démographique continue qui
connaît un ralentissement depuis 2006
Le territoire de la CA Seine Normandie
Agglomération connaît différentes périodes de
croissance depuis 1968 :
• Une première période de 1968 à 1982,
caractérisée par une croissance soutenue (1,5
%/an) et l’arrivée de 12 842 habitants.
• De 1982 à 1990, le rythme de croissance
démographique reste soutenu. Le taux de
croissance annuel moyen est de 1,5%/an, ce
qui correspond à une augmentation de 8 705
habitants.
• De 1990 à 1999, la croissance
démographique est freinée. Le taux de
croissance annuel moyen est de 0,7%/an, soit
une moyenne de +4 628 habitants par an.
• Depuis 1999, le rythme de croissance
augmente très faiblement. Le taux de
croissance annuel moyen est de 0,2%/an soit
une moyenne de 10 habitants par an. De plus,
on note que la population diminue
légèrement entre 2011 et 2016, - 675
habitants.
• Depuis 2016, la population connait une
croissance très faible, avec une augmentation
de 43 habitants sur cette période, soit environ
9 habitants par an.
Au regard des territoires limitrophes, la CA Seine
Normandie Agglomération se situe entre la CA
Evreux Portes de Normandie et la CC du Vexin-
Normand. Sur la dernière période, la baisse
démographique observée sur la CA Seine
Normandie Agglomération, fait passer le
territoire sous la courbe de la CC du Vexin-
Normand.
DÉMOGRAPHIE – DYNAMIQUE DE PEUPLEMENT
100
110
120
130
140
150
160
170
180
190
200
210
220
230
2021 2016 2011 2006 1999 1990 1982 1975 1968
CA Seine Normandie Agglomération Norma ndie CA Evreux Portes de Normandie
CC Eure-M adrie-Seine CC du Vexin Normand
Evolution de la population depuis 1968 - base 100 = 1968 (INSEE RP2021, atopia)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 12
Une croissance démographique principalement
portée par un apport de population endogène
De 1968 à 1990, la croissance démographique
du territoire est portée par des soldes naturels et
migratoires positifs. Le solde migratoire est
d’ailleurs supérieur au solde naturel entre 1968
et 1975.
A partir de 1990, le territoire connaît une baisse
conséquente de son solde migratoire. La
croissance démographique, en baisse depuis
1990, est alors portée par le solde naturel.
Sur la période récente (2011-2016), le taux
d’évolution moyen annuel est négatif (-0,2%/an).
Cette évolution est principalement due à un
solde migratoire négatif important que le solde
naturel ne peut compenser.
Les pôles urbains et la vallée de la Seine sont les
territoires les plus touchés par cette évolution
démographique négative tandis que les
communes situées au sud du territoire (Bueil,
Neuilly, Villiers-en-Désoeuvre) présentent des
soldes migratoires positifs.
DÉMOGRAPHIE – MOTEURS DE CROISSANCE
Nombre d’habitants
Taux d’évolution annuel
< -0,51
-0,50 à -0,01
0 à 0,49
0,50 à 0,99
> 1
35 000
10 000
< -0,47
-0,47 à 0,01
0,01 à 0,31
0,31 à 0,64
> 0,64
< -0,82
-0,82 à 0
0 à 0,56
0,56 à 1,38
> 1,38
35 000
10 000
Taux d’évolution annuel moyen entre 2011 et 2016 et population en 2016 (Géoclip, atopia)
Solde naturel entre 2011 et 2016 et population en 2016
(Geoclip, atopia)
Solde migratoire entre 2011 et 2016 et population en 2016
(Geoclip, atopia)
-1,0%
-0,5%
0,0%
0,5%
1,0%
1,5%
2,0%
2,5%
1968-1975 1975-1982 1982-1990 1990-1999 1999-2006 2006-2011 2011-2016
Taux d'évolution annuel moyen, solde naturel et solde
migratoire dans la CA Seine Normandie Agglomération
(INSEE RP 2016, atopia)
Solde naturel Solde mig ratoire Taux d'évolution
Nombre d’habitants
Solde migratoire (en %)
35 000
10 000
Nombre d’habitants
Solde naturel (en %)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 13
Une tendance au vieillissement de la population
En 2016, le territoire de Seine Normandie
Agglomération compte près d’un quart de
personnes âgées de 60 ans ou plus, soit 20 532
personnes.
Néanmoins, l’indice de jeunesse est légèrement
supérieur à 1 ce qui signifie qu’il y a plus de
personnes de moins de 20 ans que de personnes
de plus de 60 ans. Le territoire enregistre
cependant une diminution de cet indice entre
2011 et 2016 (-0,18 point).
Sur la dernière période, la pyramide des âges
montre un élargissement vers le haut (tranche
des 50 à 64 ans). La tranche des moins de 20 ans
stagne tandis que celle des 20 à 39 ans diminue.
Par comparaison aux communautés de
communes et d’agglomération limitrophes, le
territoire de la CA Seine Normandie
Agglomération se distingue par une part
légèrement plus élevée de 45-59 ans, 21%
contre 20% dans la CA Evreux Portes de
Normandie et la CC Eure-Madrie-Seine.
De plus, l’ensemble des territoires connaissent
un vieillissement de leur population qui se traduit
par une baisse de l’indice de jeunesse (-0,11
point pour la CC du Vexin Normand, -0,16 point
pour la CA Evreux Portes de Normandie).
DÉMOGRAPHIE – PROFIL DE LA POPULATION
20% 20% 18% 20% 22% 20%
16% 16% 17% 18% 16% 17%
19% 19% 18% 19% 21% 19%
21% 20% 20% 20% 20% 21%
16% 16% 17% 15% 15% 15%
7% 7% 9% 7% 6% 7%
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
CA Seine Normandie
Agglomération
Eure Norma ndie CA Evreux Portes de
Norma ndie
CC Eure-M adrie-
Seine
CC du Vexin
Norma nd
Répartition de la population par classe d'âges en 2016 (INSEE RP2016, atopia)
0-14 ans 15-29 ans 30-44 ans 45-59 ans 60-74 ans 75-89 ans 90 ans ou plus
Indice de
jeunesse
Moins de
20 ans
en 2016
Plus de
60 ans
en 2016
Indice de
jeunesse
en 2016
Evolution
de
l’indice
de
jeunesse
entre
2011 et
2016
CA Seine
Normandie
Agglomération
21 307 20 532 1,04 -0,18
Eure 157 766 146 745 1,08 -0,14
CA Evreux
Portes de
Normandie
29 794 25 283 1,18 -0,16
CC Eure-
Madrie-Seine 8 065 6 352 1,27 -0,18
CC du Vexin
Normand 8 642 7 486 1,15 -0,11
-35 00 -25 00 -15 00 -50 0 50 0 15 00 25 00 35 00
De 0 à 4 an s
De 1 0 à 14 ans
De 2 0 à 24 ans
De 3 0 à 34 ans
De 4 0 à 44 ans
De 5 0 à 54 ans
De 6 0 à 64 ans
De 7 0 à 74 ans
De 8 0 à 84 ans
De 9 0 à 94 ans
Evolution de la pyramide des âges entre 2010 et 2015
(INSEE RP2015, atopia)
Hommes 201 0 Fe mmes 2 010 Hommes 201 5 Fe mmes 2 015Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 14
Une population active marquée par un recul des
chômeurs et une augmentation des retraités
entre 2011 et 2016
En 2016, les actifs occupés représentent 65%,
soit 33 353 personnes dans la CA Seine
Normandie Agglomération. Les chômeurs
représentent 10% (5 338 personnes) des 15-64
ans et le retraités 7% (3 841 personnes).
Sur la dernière période, 2011-2016, le territoire
voit son nombre de chômeurs augmenter : +337
personnes. Dans le même temps, il enregistre
une baisse du nombre de retraités et d’élèves,
étudiants, respectivement - 1 150 et - 136
personnes.
Le territoire de la CA Seine Normandie
Agglomération se démarque par une part
importante d’actifs occupés, supérieure de 2
points par rapport à la CA Evreux Portes de
l’Eure et la région Normandie.
De plus, il compte une part plus faible de 1 à 2
points de retraités : 7% contre 9% en Normandie
et 8% dans la CC Eure-Madrie-Seine.
DÉMOGRAPHIE – PROFIL DE LA POPULATION
65% 65% 63% 63% 66% 64%
10% 10% 10% 11% 10% 11%
9% 8% 10% 9% 8% 8%
7% 8% 9% 7% 8% 8%
8% 8% 8% 9% 7% 9%
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
CA Seine Normandie
Agglomération
Eure Norma ndie CA Evreux Portes de
Norma ndie
CC Eure-M adrie-
Seine
CC du Vexin
Norma nd
Activité des personnes âgées entre 15 et 64 ans en 2016 (INSEE RP2016, atopia)
Actifs occupés Chômeurs Elèves, étudiants Retraités Autres inactifs
33353 34817
5338 5001
4477 4613
3841 4991
4290 4272
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
2016 2011
Evolution de l'activité des personnes âgées entre 15 et 64 ans dans la CA Seine Normandie Agglomération entre
2011 et 2016 (INSEE RP2016, atopia)
Autres inactifs
Retraités
Elèves, étudiants
Chômeurs
Actifs occupésSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 15
Une population aux revenus moyens
En 2021, plus d’un tiers des foyers fiscaux sont
imposés dans la CA Seine Normandie
Agglomération, soit 8 503 foyers fiscaux.
Cette part est inférieure de 6 points par rapport
à celle du département de l’Eure (44%).
Le revenu fiscal moyen est de 25 170 euros, soit
inférieur de près de 2 740 euros par rapport au
revenu fiscal moyen observé dans l’Eure.
Au sein du territoire de la CA Seine Normandie
Agglomération, il existe des disparités entre les
pôles et les territoires plus ruraux.
Les pôles de Vernon, Pacy-sur-Eure et Les
Andelys ont des revenus plus faibles,
respectivement 20 940, 24 160 et 20 750 euros
par unité de consommation.
En revanche, les territoires ruraux et notamment
ceux au sud du territoire disposent de revenus
plus élevés : Breuilpont (25 320 euros) et
Chaignes (28 880 euros) par exemple.
DÉMOGRAPHIE – REVENUS DES MENAGES
Part des foyers fiscaux
imposés
Revenu fiscal moyen des
foyers fiscaux
(en euros)
Revenu fiscal moyen des
foyers fiscaux imposés
(en euros)
Revenu fiscal moyen des
foyers fiscaux non
imposés
(en euros)
Pacy-sur-Eure n.c 3 730 n.c n.c
Les Andelys n.c 4 180 n.c n.c
Vernon 1% 3 520 6 120 n.c
CA Seine Normandie
Agglomération 38% 25 170 49 000 11 000
Eure 44% 27 910 43 420 15 700
Médiane du revenu disponible par unité de consommation (Géoclip, atopia)
< 18 476
18 476 à 19 653
19 653 à 20 819
20 819 à 22 455
> 22 455Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 16
Une taille moyenne des ménages qui diminue
depuis 1975
En 2021, une résidence principale de la CA Seine
Normandie Agglomération est occupée, en
moyenne, par 2,3 personnes, soit une taille
moyenne des ménages égal à la CC du Vexin
Normand (2,3), supérieure à la CA Evreux Portes
de Normandie (2,2) mais inférieur la CC Eure-
Madrie-Seine (maintenant Seine-Eure) (2,4).
Toutefois, si le profil des ménages apparaît
comme familial, on note des différences entre les
communes du territoire.
La vallée de la Seine comprenant les pôles de
Vernon et Les Andelys ainsi que la vallée de
l’Eure comprenant le pôle de Pacy-sur-Eure,
présente une taille moyenne des ménages
également faible (2,2 pers/ménage à Vernon et
2,1 à Pacy-sur-Eure).
En revanche, le nord du territoire ainsi que les
franges sud-ouest et sud-est abritent des
ménages plus familiaux (2,4 pers/ménage à
Villegats, 2,4 pers/ménage à Ecouis).
DÉMOGRAPHIE – EVOLUTION DE LA TAILLE DES MENAGES
Taille moyenne des ménages des résidences principales occupées par des propriétaires en 2021 (Géoclip, atopia)
1 à 2,1
2,2
2,3
2,4 à 2,5
> 2,6
2,0
2,2
2,4
2,6
2,8
3,0
3,2
3,4
2021 2016 2011 2006 1999 1990 1982 1975
Evolution de la taille des ménages depuis 1975 (INSEE RP 2021, atopia)
CA Evreux Portes de Normandie
Eure
Norma ndie
CA Seine Normandie Agglomération
CC Eure-M adrie-Seine
CC du Vexin NormandSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 17
Une part importante de couples mais une
progression récente des ménages de petite
taille
En 2021, la CA Seine Normandie Agglomération
regroupe presque 60% de couples, soit 20 028
ménages.
Parmi ces couples, la part de couples avec
enfants représente la moitié (28%).
La part de couples est en baisse sur le territoire
de la CA Seine Normandie Agglomération sur la
dernière période (2016-2021) : -3 points.
Le territoire compte également 33% de
personnes seules, soit 11 939 ménages. Cette
part est en progression, de 3 points, entre 2016
et 2021.
La répartition géographique des couples avec
enfant(s) met en avant une forte présence de
familles autour des pôles urbains de Vernon, Les
Andelys et Pacy-sur-Eure. Les pôles quant à eux
attirent des ménages de petites tailles, en lien
avec leur parc résidentiel de logements de petite
taille.
La CA Seine Normandie Agglomération se
distingue des autres territoires de comparaison
par sa part de couples (avec et sans enfant(s)),
supérieure de 4 points par rapport à la CA
Evreux Portes de Normandie et de 6 points par
rapport à la CC Eure-Madrie-Seine.
DÉMOGRAPHIE – COMPOSITION DES MENAGES
Part des couples avec enfant(s) en 2021 (Géoclip, atopia)
< 20,9
20,9 à 26,3
26,4 à 32,0
32,1 à 37,6
> 37,6
-4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4
Pe rsonn e seu le
Mé nage san s famille
Couple s
Couple s san s en fa nt
Couple s avec enfan t
Fam ille monopare ntale
Evolution de la composition des ménages entre 2016 et 2021, en points (INSEE RP
2021, atopia)
CC du Ve xin Norma nd CC Eure-M adrie-S ein e
CA Evre ux Portes de Norman die Norman die
Eure CA Se ine Normandie Agglomération
33% 33% 33% 38% 37% 29%
1,1% 1% 1%
1% 1%
1%
28% 28% 28% 28% 25%
28%
28% 28% 28% 24% 25% 31%
9,5% 9% 10% 9% 12% 10%
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
CA Seine Normandie
Agglomération
Eure Norma ndie CA Evreux Portes de
Norma ndie
CC Eure-M adrie-Seine CC du Vexin Normand
Composition des ménages en 2021 (INSEE RP2021, atopia)
Personne seule Ménage sans famille Couples sans enfant Couples avec enfant Fa mille monopa rentaleSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 18
Les flux migratoires réalisés au cours de 2014 sur SNA
mettent en évidence :
• Un territoire d’entrée depuis l’Ile de France par les
secteurs les plus urbains :
• Avec respectivement 68%, 62% et 48% des
néorésidents issus de la région capitale, les secteurs
Vexin / Vexin sur Epte, Axe Seine et Vallée de l’Eure
apparaissent fortement attractifs sur les espaces
franciliens voisins (particulièrement la CU GPS&O, la
CA de Cergy-Pontoise et la Métropole du Grand
Paris). Ces populations franciliennes sont de classes
sociales supérieures à celles des populations issues
d’autres territoires (Normandie notamment) ;
• Ce tropisme s’appuie sur la proximité avec les
infrastructures (gares, voies routières rapides, sur ou
en dehors du territoire) donnant un accès rapide à
Paris Centre ou Paris La Défense.
• Le secteur Vexin Les Andelys accueille des
populations normandes (64% des nouvelles
installations hors SNA) lorsque celui du Vexin / Vexin
sur Epte dispose d’une attractivité plus faible et
diversifiée ;
• Un territoire d’étape sur l’axe Seine et la Normandie :
• Sur les flux sortants, la Normandie constitue la
première destination (70%),
• Au sein même de SNA, les secteurs Axe Seine et
Vallée de l’Eure diffusent les flux vers les autres
secteurs ;
• Seul Axe Seine entretient encore une part importante
de ses flux sortants avec l’Ile de France (14%), en lien
avec les classes d’âges de jeunes actifs et leurs
enfants (migrations liées à l’emploi), et celles des 15-
20 ans ((études).
DÉMOGRAPHIE – MIGRATIONS RESIDENTIELLES
Bilan des entrées / sorties sur le territoire de Seine Normandie Agglomération, au cours de l’année 2014 (INSEE, MIGCOM 2014 ; atopia)
territoire Lieu de résidence des ex-habitants Lieu de provenance des néorésidents
au sein de la même commune
(logement différent) 5 653
autre commune de SNA 1 717
Normandie 2 252 1 580
dont Eure 1 563 1 209
dont CC Eure-Madrie-Seine 471 352
dont CA Evreux Portes de
Normandie 397 281
dont CC du Vexin Normand 190 234
dont CA Seine Eure 167 164
dont CC Lyons Andelle 114 64
dont CC Interco Normandie Sud
Eure 60 15
dont CC du Pays du Neubourg 54 10
dont CC Intercom Bernay Terres
de Normandie 52 7
dont Seine-Maritime 579 324
dont Métropole Rouen
Normandie 483 229
Ile de France 791 1 770
dont Yvelines 335 752
dont GPS&O 198 423
dont CC les Portes de l'IdF 75 133
dont CA Saint-Germain Boucles
de Seine 10 114
dont Val d'Oise 181 499
dont CC du Vexin-Val de Seine 83 119
dont CA de Cergy-Pontoise 31 182
dont Métropole du Grand Paris 238 520
Ailleurs en France* 965 585
de l'étranger nd 319Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 19
DÉMOGRAPHIE – MIGRATIONS RÉSIDENTIELLES
0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35%
Agric. Exploit.
Artisans, comm.
et chefs d'ent.
Cadres et prof.
Intell. sup
Professions
Intermédia ires
Employés
Ouvriers
Retraités
Autres personnes
sa ns activité…
Classes sociales des néo-résidents de 2014
Autres IDF
0%
2%
4%
6%
8%
10%
12%
14%
16%
0 à
4
5 à
9
10 à
14
15 à
19
20 à
24
25 à
29
30 à
34
35 à
39
40 à
44
45 à
49
50 à
54
55 à
59
60 à
64
65 à
69
70 à
74
75 à
79
80 à
84
85 à
89
90 à
94
95 à
99
Classes d'âges quinquennales des personnes ayant quitté SNA
au cours de l'année
IDF Autres
0
250
500
750
1 000
1 250
1 500
1 750
2 000
2 250
Axe Seine Vallée d'Eure Vexin les Andelys Vexin vexin sur Epte
Origine des néo-résidents ayant changé de commune sur SNA au
cours de l’année 2014
0
250
500
750
1 000
1 250
1 500
1 750
2 000
2 250
Axe Seine Vallée d'Eure Vexin les Andelys Vexin vexin sur Epte
Destination des personnes originaires de SNA et ayant changé de
commune au cours de l’année 2014Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 20
DÉMOGRAPIE – MIGRATIONS RÉSIDENTIELLES
MGP + 78 / 95
proches
Axe Seine
Vexin
Vexin/Epte
Normandie
Eure
Les portes d’entrée et de
sortie franciliennes
2 / UNE FOIS INSTALLÉ À
SNA
1 / L’INSTALLATION
sur le territoire de
SNA
2-1/ Ventilation sur le
reste du territoire
intercommunal…
2-2/ … puis dans un
espace proche
2-1 / Une redistribution
vers l’aval de l’axe Seine
2-3/ ou vers l’amont : départ vers la région
capitale
Axe Seine
Vexin Les Andelys
Axe vallée de l’EureSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 21
Des néo résidents qui viennent principalement
des EPCI limitrophes
En 2014, 4 254 personnes emménagent dans la
CA Seine Normandie Agglomération, ce qui
représente 4,8% de la population totale de 2015.
Les néo résidents viennent en grande partie
(33%) d’une communauté de communes
limitrophe : 352 personnes viennent de la CC
Eure-Madrie-Seine et 234 personnes viennent de
la CC du Vexin Normand.
Par ailleurs, on note que 520 personnes, soit 12%
des néo résidents viennent de la Métropole du
Grand Paris.
Les communes accueillant le plus de néo
résidents sont les pôles urbains de la CA Seine
Normandie Agglomération :
• Vernon avec 1 361 personnes
• Les Andelys avec 444 personnes
• Pacy-sur-Eure avec 407 personnes
• Vexin-sur-Epte avec 307 personnes
• Saint-Marcel avec 205 personnes.
DÉMOGRAPHIE – MIGRATIONS RESIDENTIELLES ENTRANTES
EPCI de résidence antérieure des néo résidents de la CA Seine Normandie Agglomération (INSEE MIGCOM 2014, atopia)
< 3
3 à 5
5 à 10
10 à 25
> 25
33%
2%
9%
49%
7%
Indicateur de résidence antérieure des néo résidents en 2014 (MIGCOM INSEE 2014, atopia)
D'un EPCI limitrophe
Du même département (hors EPCI limitrophe)
De la même région (hors même département)
En dehors de la région, en France
EtrangerSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 22
Des anciens résidents qui se dirigent vers les
pôles de Rouen, Evreux et la région parisienne
En 2014, 4 009 personnes déménagent de la CA
Seine Normandie Agglomération, ce qui
représente 5,1% de la population totale de 2015.
Les résidents sortants se dirigent principalement
vers un EPCI limitrophe, la CC Eure-Madrie-Seine
accueille notamment 471 personnes.
On note que les pôles de Rouen, Evreux et Paris
sont particulièrement attractifs. La métropole de
Rouen accueille 483 personnes, celle d’Evreux,
397 et enfin la métropole parisienne accueille
247 personnes.
Au sein de la CA Seine Normandie
Agglomération, les pôles urbains enregistrent le
plus de départs. La ville de Vernon perd 1 132
habitants, Les Andelys 506 personnes, Pacy-sur-
Eure perd 371 personnes et Vexin-sur-Epte 295
habitants.
DÉMOGRAPHIE – MIGRATIONS RESIDENTIELLES SORTANTES
EPCI de résidence actuelle des résidents sortants de la CA Seine Normandie Agglomération (INSEE MIGCOM 2014, atopia)
< 4
4 à 5
5 à 10
10 à 17
> 17
39%
4% 17%
40%
Indicateur de résidence antérieure des anciens habitants de la CA Seine Normandie Agglomération (INSEE
MIGCOM 2014, atopia)
D'un EPCI limitrophe
Du même département (hors EPCI limitrophe)
De la même région (hors même département)
En dehors de la région, en FranceSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 23
Les pôles urbains particulièrement attractifs sur
la territoire
En 2014, la CA Seine Normandie Agglomération
enregistre 1 717 flux internes.
Parmi ces flux, on note que les pôles urbains sont
particulièrement attractifs :
• La commune de Vernon accueille 348
personnes
• La commune de Pacy-sur-Eure accueille 145
personnes
• Les Andelys accueillent 128 personnes
• La Chapelle Longueville accueille 113
personnes.
Enfin, on note que les mobilités internes sont
plus importantes dans la partie sud du territoire,
au sud de la vallée de la Seine.
DÉMOGRAPHIE – MIGRATIONS RESIDENTIELLES INTERNES
Flux internes à la CA Seine Normandie Agglomération (INSEE MIGCOM 2014, atopia)
Entre 20 et 35
Plus de 35Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 24
Un solde migratoire positif et une arrivée de
jeunes ménages familiaux
En 2014, la CA Seine Normandie Agglomération
accueille 4 254 nouveaux résidents et enregistre
une perte de 4 009 personnes, soit un solde
migratoire positif pour le territoire.
L’arrivée de jeunes ménages familiaux est
particulièrement marqué sur le territoire.
On note un solde migratoire positif de 448
personnes sur la tranche des 20-39 ans. L’arrivée
de ces personnes s’accompagne d’un solde
migratoire positif de 152 personnes sur la
tranches des 0-9 ans.
D’autre part, le territoire enregistre une perte de
jeunes retraités : -29 personnes sur la tranche 55-
75 ans.
DÉMOGRAPHIE – MIGRATIONS RESIDENTIELLES INTERNES
-600
-500
-400
-300
-200
-100
0
100
200
300
400
500
600
700
800
0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50 55 60 65 70 75 80 85 90 95
Solde des entrées et sorties par classes d'âge quinquennal en 2014 (INSEE MIGCOM 2014, atopia)
Résidents entrants Résidents sortants Bilan
EPCI
Habitants
entrants en
2015
Habitants
sortants en
2015
Solde
migratoire
CA Seine
Normandie
Agglomération
4254 4009 245
Vernon 1361 1132 229
Les Andelys 444 506 -62
Pacy-sur-Eure 407 371 36
Vexin-sur-Epte 307 295 12Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 25
HABITATSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 26
Une croissance résidentielle qui se ralentit
depuis le début des années 2000
En 2021, la CA Seine Normandie Agglomération
compte 41 090 logements, soit 13,6% du parc
résidentiel de l’Eure.
Les pôles urbains de Vernon, Pacy-sur-Eure et
Les Andelys comptent le plus de logements,
respectivement 12 546, 2 633 et 4 128.
Depuis 1968, la croissance résidentielle est
soutenue. Elle connaît néanmoins un
ralentissement depuis 1999. On enregistre la
production de 13 934 logements entre 1968 et
1999 contre 6 769 logements entre 1999 et
2021. Le taux de croissance annuel moyen est le
plus faible (0,76%/an) sur la période 1999-2006
contre 1,14%/an sur la période 2006-2011.
Au regard des territoires de comparaison, la
croissance résidentielle de la CA Seine
Normandie Agglomération se situe entre la CC
du Vexin Normand et l’Eure.
Le parc de logements augmente de 95% depuis
1968 contre 83% dans la CC du Vexin Normand
et 111% dans l’Eure.
Entre 1968 et 1999, la croissance résidentielle
du territoire suit celle du département. On note
une croissance moins soutenue à partir de 1999,
le territoire se rapproche alors de la croissance
de la CC du Vexin Normand.
HABITAT – EVOLUTION DES LOGEMENTS
Nombre de logements
Densité de population
(hab/km2)
< 15,2
15,3 à 28,5
28,6 à 51,2
51,3 à 104,5
> 104,6
26 400
12 000
Nombre de logements et densité de population en 2021 (Geoclip, atopia)
Taux
d’évolution
annuel moyen
1968
-
1975
1975
-
1982
1982
-
1990
1990
-
1999
1999
-
2006
2006
-
2011
2011
-
2016
2016
-
2021
CA Seine
Normandie
Agglomération
2,67% 1,82% 1,48% 1,04% 0,76% 1,14% 0,76% 0,7%
CA Evreux
Portes de
Normandie
2,67% 1,82% 1,48% 1,04% 0,76% 1,14% 0,76% 0,5%
CC Eure-
Madrie-Seine 2,99% 3,32% 1,74% 1,06% 1,67% 2,10% 1,07% 0,91%
CC du Vexin-
Normand 1,08% 2,34% 1,30% 1,19% 1,10% 1,62% 1,10% 0,61%
Eure 2,43% 2,39% 1,57% 0,95% 1,13% 1,40% 1,11% 0,54%
100
120
140
160
180
200
220
240
260
280
2021 2016 2011 2006 1999 1990 1982 1975
Evolution du nombre de logements - base 100 = 1968
(INSEE RP 2021, atopia)
CA Seine
No rmand ie
Agglomération
Eure
No rmand ie
CA Evreux Portes
de NormandieSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 27
Une part majoritaire de résidences principales
En 2016, la CA Seine Normandie Agglomération
compte 34 331 résidences principales, 2 017
résidences secondaires et 3 443 logements
vacants.
Le type de logements dominant sur le territoire
reste donc la résidence principale (86,3%). Cette
part est comparable à celle du Vexin Normand
(86,9%) et légèrement supérieure à celle du
département de l’Eure (85,7%).
Au sein du territoire, la répartition des résidences
principales montre une prédominance le long de
la vallée de la Seine. Le sud du territoire,
enregistre des parts plus faibles de résidences
principales, notamment au sud de Pacy-sur-Eure.
Depuis 1968, la part de résidences principales
augmente : elle passe de 80% en 1968 à 86% en
2016. On note cependant une baisse de 2 points
sur la dernière période (2011-2016).
La part de résidences secondaires est à la baisse
depuis 1968. Sur presque 50 ans, le territoire
perd plus de 900 résidences secondaires.
En 2016, la CA Seine Normandie Agglomération
compte 5,1% de résidences secondaires. Cette
part est supérieure à la CC Eure-Madrie-Seine
(4,2%) et à la CA Evreux Portes de Normandie
(3,8%).
Enfin, la part de logements vacants connaît une
augmentation continue depuis 1968. Sa part est
de 8,7% en 2016, soit plus élevée que la CC
Eure-Madrie-Seine (6,1%) et la CC du Vexin
Normand (7,4%).
HABITAT – CARACTERISTIQUES DU PARC RESIDENTIEL
86,3% 85,7% 82,0% 87,9% 89,7% 86,9%
5,1% 6,5% 9,9% 3,8% 4,2% 5,8%
8,7% 7,8% 8,1% 8,3% 6,1% 7,4%
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
CA Seine Normandie
Agglomération
Eure Norma ndie CA Evreux Portes de
Norma ndie
CC Eure-M adrie-
Seine
CC du Vexin
Norma nd
Répartition des logements par typologie en 2016 (INSEE RP2016, atopia)
Résidences principales Résidences secondaires Logements vacants
60%
65%
70%
75%
80%
85%
90%
95%
100%
2016 2011 2006 1999 1990 1982 1975 1968
Evolution de la typologie de logements dans le SCoT
de SNA entre 1968 et 2016 (INSEE RP2016, atopia)
Logements
vacants
Résidences
second aires
Résidences
princip ales
< 70,2
70,2 à 82,3
82,3 à 87,4
87,4 à 91,6
> 91,6
Part de résidences principales en 2016 (Geoclip, atopia)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 28
Un taux de logements vacants qui augmente
depuis la fin des années 90
En 2021, la CA Seine Normandie Agglomération
compte 3 531 logements vacants, soit 8,4% de
son parc résidentiel total.
Les pôles urbains de Vernon, Les Andelys et
Pacy-sur-Eure comptent le plus de logements
vacants, respectivement 1 408, 495 et 251.
Au sein du territoire, les logements vacants se
retrouvent surtout autour du pôle de Pacy-sur-
Eure, au sud du territoire.
L’évolution du taux de logements vacants
connaît deux phases. Une première de 1968 à
1990 où la part de vacance augmente (jusqu’en
1975) puis diminue fortement jusqu’en 1990. Sur
cette dernière période, le territoire perd 171
logements vacants. La seconde période, de 1990
à 2021, est caractérisée par une forte
augmentation de la vacance. Elle passe de 4,8%
en 1990 à 8,4% en 2021, soit une hausse
moyenne annuelle de 75 logements.
Cette tendance s’explique pour partie par le
phénomène de vacance dite technique liée à la
soustraction de certains biens sur le marché pour
des travaux ou projet de démolition.
Au regard des territoires de comparaison, le taux
de vacance est particulièrement élevé en 2021. Il
est supérieur de 1,4 point par rapport à la CC du
Vexin Normand et de 0,5 point par rapport à la
CA Evreux Portes de Normandie.
C’est notamment la dernière période de
croissance qui a permis à la CA Seine Normandie
Agglomération de se démarquer des territoires
limitrophes. En effet, en 1990, le taux de vacance
du territoire est égal à celui de la CC du Vexin
Normand.
HABITAT – VACANCE
Nombre et taux de logements vacants en 2021 (Geoclip, atopia)
Nombre de logements
Taux de vacance
< 4,5
4,5 à 6,3
6,3 à 8,1
8,1 à 11,2
> 11,2
3 000
1 500
3,0%
3,5%
4,0%
4,5%
5,0%
5,5%
6,0%
6,5%
7,0%
7,5%
8,0%
8,5%
9,0%
2021 2016 2011 2006 1999 1990 1982 1975 1968
Evolution du taux de logements vacants depuis 1968 (INSEE RP2021, atopia)
CA Seine Normand ie Agglomération
Eure
No rmand ie
CA Evreux Portes d e Normandie
CC Eure-M ad rie-Seine
CC du Vexin No rmandSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 29
Un parc majoritairement composé de logements
individuels
En 2021, la CA Seine Normandie Agglomération
compte 29 022 logements individuels et 10 459
logements collectifs.
Le parc de logements est donc majoritairement
composé de maisons, 73% contre 26% de
logements collectifs.
Au sein de la CA Seine Normandie
Agglomération, les pôles urbains se distinguent
par leurs parts plus faibles de logements
individuels : 43% à Vernon, 59 pour Les Andelys
et 71% à Pacy-sur-Eure.
De plus, on note une part de logements
individuels plus importante entre les vallées de
l’Eure et de la Seine.
Par comparaison aux territoires limitrophes, la
CA Seine Normandie Agglomération se situe
entre la CA Evreux Portes de Normandie et la
CC Eure-Madrie-Seine.
La part de logements individuels est supérieure
de 9 points à la CA Evreux Portes de Normandie
et inférieure de 5 points par rapport à la CC
Eure-Madrie-Seine.
La CA Seine Normandie Agglomération a une
part de logements collectifs (26%) sensiblement
égale à celle de la CC du Vexin Normand (25%).
HABITAT – COMPOSITION DU PARC DE LOGEMENTS
73% 77% 67%
62%
78% 74%
26% 22% 32%
37%
21% 25%
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
CA Seine Normand ie
Agglomération
Eure No rmand ie CA Evreux Portes d e
No rmand ie
CC Eure-M ad rie-
Seine
CC du Vexin
No rmand
Répartition des logements pars typologie en 2021 (INSEE RP2021, atopia)
Autre
Logements
collectifs
Logements
individuels
Part de logements individuels en 2021 (Geoclip, atopia)
< 90
90 à 96
96 à 98
98 à 100
100Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 30
Une majorité de logements de grande taille
En 2021, la CA Seine Normandie Agglomération
compte 14 901 logements de grande taille (5
pièces ou plus), 15 051 de taille moyenne (3 à 4
pièces) et 4 380 de petite taille (1 à 2 pièces).
Le parc résidentiel du territoire est donc
principalement composé de logements de
grande taille, 43,4%, contre 12,8% de logements
de petite taille.
Au sein du territoire, les grands logements sont
situés le long de la vallée de la Seine, entre
Vernon et Les Andelys (Port-Mort, 65% par
exemple) et au sud-ouest (Houlbec-Cocherel,
75% par exemple).
Les pôles urbains sont plutôt composés de
logements de petite taille (24,2% à Vernon et
16,5% aux Andelys) ou de taille moyenne (49,3%
à Pacy-sur-Eure).
La CA Seine Normandie Agglomération a une
part supérieure de 2 points de logements de
petite taille à la CC Eure-Madrie-Seine.
En revanche, le territoire se démarque par une
part plus faible, de 2 points, de logements de
grande taille par rapport à la CC Eure-Madrie-
Seine.
Enfin, le territoire a une part moins élevée de 3
points de logements de taille moyenne par
rapport à la CC du Vexin Normand.
La composition du parc résidentiel de la CA
Seine Normandie Agglomération se situe donc
entre celui de la CC Eure-Madrie-Seine et celui
de la CC du Vexin Normand.
HABITAT – COMPOSITION DU PARC DE LOGEMENTS
Nombre moyen de pièces par résidence principale en 2021 (Geoclip, atopia)
< 4,0
4,0 à 4,5
4,5 à 4,8
4,8 à 5,1
> 5,1
3,2% 2,7% 4,0% 5,3% 2,2% 2,2% 9,6% 8,2% 10,1% 10,9% 8,1% 9,5%
18,8% 18,5% 20,0% 20,1% 17,3% 20,0%
25,0% 27,4% 26,3% 25,3% 27,1% 27,0%
43,4% 43,2% 39,5% 38,4% 45,2% 41,3%
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
CA Seine
Norma ndie
Agglomération
Eure Norma ndie CA Evreux Portes
de Normandie
CC Eure-M adrie-
Seine
CC du Vexin
Norma nd
Répartition des résidences principales par nombre de pièces en 2021 (INSEE RP2021, atopia)
5 pièces
4 pièces
3 pièces
2 pièces
1 pièceSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 31
Un parc résidentiel construit en grande partie
après 1970
En 2021, 45,8% du parc résidentiel de la CA
Seine Normandie Agglomération a été construit
avant la première réglementation thermique
datant de 1974, ce qui représente 15 735
résidences principales.
Le territoire connaît une forte période de
construction entre 1971 et 1990, + 10 335
logements, soit presque un tiers du parc
résidentiel actuel.
Depuis 1991, la construction est ralentie : un
quart du parc est bâti entre 1991 et 2021, soit 8
262 logements. Par ailleurs, depuis 2013, la
construction est peu importante et ne représente
que 1,8% du parc résidentiel.
Au regard des territoires de comparaison, la
construction dans la CA Seine Normandie
Agglomération se rapproche de celle de la
région, même si la période 1971-1990 est plus
marquée dans la CA Seine Normandie
Agglomération (30,1% contre 28,5%).
Le territoire se rapproche également de la CC du
Vexin Normand. Cependant la période 1971-
1990 est plus marquée pour la CA Seine
Normandie Agglomération (30,1% contre
28,8%). La période 1991-2005 est, en revanche,
moins marquée sur la CA Seine Normandie
Agglomération (13,6% contre 15,3%).
HABITAT – COMPOSITION DU PARC DE LOGEMENTS
16,4% 17,0% 16,7%
9,7%
13,3%
17,0%
7,9% 6,7% 7,7%
4,8%
5,1%
8,8%
21,5%
18,3%
22,3%
24,8% 15,8%
18,4%
30,1%
30,4%
28,5%
33,5%
33,3%
28,8%
13,6%
14,8%
13,5% 15,8%
18,2%
15,3%
8,7% 10,8% 9,4% 9,4% 12,3%
10,1%
1,8% 2,1% 2,0% 2,2% 2,0% 1,6%
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
CA Seine Normandie
Agglomération
Eure Norma ndie CA Evreux Portes de
Norma ndie
CC Eure-M adrie-
Seine
CC du Vexin
Norma nd
Période d'achèvement des résidences principales en 2021 (INSEE RP2021, atopia)
Avant 1919 De 1919 à 1945 De 1946 à 1970 De 1971 à 1990 De 1991 à 2005 De 2006 à 2013 Depuis 2013Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 32
Un parc résidentiel occupé par des propriétaires
installés depuis au moins 10 ans
En 2021, 64,7% du parc résidentiel est occupé
par des propriétaires soit 22 224 résidences
principales. Les locataires HLM représentent
33,4% tandis que les locataires du parc privé
représentent 14%.
Au sein du territoire, les pôles urbains sont
occupés principalement par des locataires :
54,3% à Vernon, 43% à Pacy-sur-Eure et 47,9%
aux Andelys.
Au regard des territoires de comparaison, la CA
Seine Normandie Agglomération se distingue de
la CA Evreux Portes de Normandie et de la CC
Eure-Madrie-Seine par une part plus élevée, de 3
à 7 points, de propriétaires.
La CA Seine Normandie Agglomération se
démarque de la CC du Vexin Normand par une
part inférieure de presque 4 points de locataires
non-HLM.
HABITAT – STATUT D’OCCUPATION DES LOGEMENTS
Part de résidences principales occupées par des propriétaires en 2021 (Geoclip, atopia)
< 71,2
71,2 à 78,0
78,0 à 82,5
82,5 à 86,8
> 86,8
64,7% 65,0% 58,4% 57,1% 67,3% 64,0%
33,4% 33,3% 40,1%
41,2%
30,9% 33,7%
14,0% 14,6% 18,3% 20,2% 14,9% 17,8%
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
CA Seine Normandie
Agglomération
Eure Norma ndie CA Evreux Portes de
Norma ndie
CC Eure-M adrie-
Seine
CC du Vexin
Norma nd
Statut d’occupation des résidences principales en 2021 (INSEE RP2021, atopia)
Propriétaires Total Locataires Locata ires-HLM Logés à titres gratuit
10%
18%
18%
22%
13%
19%
11%
19%
18% 21%
12%
19%
Ancienneté d'emménagement des ménages en
2021 (INSEE RP2021, atopia)
Depuis moins 2
ans
Entre 2-4 ans
Entre 5-9 ans
Entre 10-19 ans
Entre 20-29 ans
Eure
CA Seine Normandie
AgglomérationSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 33
Un parc de logements sociaux localisés sur les
pôles urbains du territoire
En 2018, la CA Seine Normandie Agglomération
compte 5 675 logements locatifs sociaux, soit
14,0% du parc résidentiel global.
Les logements locatifs sociaux sont répartis sur
13 communes dont les pôles de Vernon (3 481
logements), Les Andelys (1 055 logements) et
Pacy-sur-Eure (293 logements).
Le parc de logement social est principalement
composé de logements de taille moyenne : 34%
de logements de 3 pièces et 36% de logements
de 4 pièces.
Le parc ne compte que 21,2% de logements de
petite taille (1 à 2 pièces) et 8,3% de logements
de grande taille (5 pièces ou plus).
Au regard des territoires limitrophes, la CA Seine
Normandie Agglomération a une part de
logements locatifs sociaux inférieure à la CA
Evreux Portes de Normandie (21,7%) mais
supérieure à la CC Eure-Madrie-Seine (13,4%).
HABITAT – PARC DE LOGEMENTS LOCATIFS SOCIAUX
Nombre de logements locatifs sociaux en 2018 (Geoclip, atopia)
4%
18%
34%
36%
7%
1%
Logements locatifs sociaux par nombre de pièces dans
la CA Seine Normandie Agglomération en 2018 (RPLS
2018, atopia)
1 pièce
2 pièces
3 pièces
4 pièces
5 pièces
6 pièces
7 pièces
8 pièces
0,0%
5,0%
10 ,0 %
15 ,0 %
20 ,0 %
25 ,0 %
CA Se ine Normandie …
Eure
Norman die
CA Evre ux Portes de… CC Eure-M adrie-S ein e CC du Ve xin Norma nd
Part de logements locatifs sociaux en 2016 (RPLS 2018,
atopia)
Nombre de logements
locatifs sociaux
1 000
300Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 34
Une dynamique de construction plus faible que
celle de l’Eure
Depuis 2007, la CA Seine Normandie
Agglomération se spécialise vers les logements
individuels (purs et groupés). Cependant, on
note un ralentissement de la construction,
notamment depuis 2013. En effet, 542
logements sont construits en 2007 contre 90 en
2016.
La CA Seine Normandie Agglomération connaît
quelques grandes opérations de logements
collectifs depuis une dizaine d’années : 2008
avec 210 logements et 2014 avec 127
logements.
Les logements en résidence représentent peu de
logements commencés, excepté pour l’année
2007 avec la réalisation de 153 logements en
résidences.
Au regard des territoires de comparaison, la CA
Seine Normandie Agglomération se situe en
dessous des dynamiques régionales et
départementales.
Sur la dernière période (2014-2016), la
dynamique de construction se rapproche de
celle de la CC Eure-Madrie-Seine.
HABITAT – ACTIVITE DE LA CONSTRUCTION
30
40
50
60
70
80
90
100
110
120
130
140
150
160
170
180
190
2007-2009 2008-2010 2009-2011 2010-2012 2011-2013 2012-2014 2013-2015 2014-2016
Dynamique de construction depuis 2007 (Sitadel, atopia)
CA Seine Normandie
Agglomération
Eure
Norma ndie
CA Evreux Portes de
Norma ndie
CC Eure-M adrie-Seine
CC du Vexin Normand
0 50 100 150 200 250
2007
2008
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
Individuels groupés Individuels purs
0 500 1000 1500 2000 2500 3000
Résidences Collectifs
Type de logements commencés depuis 2007 (Sitadel, atopia)
Département de l’Eure CA Seine Normandie AgglomérationSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 35
Un marché immobilier qui reflète la situation
géographique du territoire, aux franges de l’Ile
de France
La CA Seine Normandie Agglomération possède
un marché immobilier, dans l’ensemble,
moyennement tendu.
On note que la partie sud-est du territoire,
autour des pôles de Vernon et de Pacy-sur-Eure,
enregistre des prix à l’achat un peu plus élevés
que le reste du territoire. Cette tendance est
notamment due à la proximité de la région
parisienne.
Le nord du territoire, notamment autour du pôle
des Andelys, connaît des prix de l’immobilier un
peu moins élevés que la moyenne.
HABITAT – MARCHE IMMOBILIER
Prix au m2 des logements au 1er juillet 2019 (meilleursagents.com, atopia)
Communes
Prix au m2 moyen Loyer au m2 moyen
Logt.
collectifs
Logt.
indiv Studio
4 pièces
et plus
Vernon 1 988 € 2 007 € 13,7 € 9,5 €
Les Andélys 1 429 € 1 515 € 12,5 € 8,6 €
Pacy-sur-
Eure 2 092 € 1 928 € 11,8 € 9,5 €
Saint-Marcel 1 578 € 1 963 € 14,5 € 7,9 €Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 36
ÉQUIPEMENTS & SERVICESSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 37
Une densité d’équipements plus importante au sud du
territoire
Seine Normandie Agglomération possède près de 2 700
équipements en 2017, et une densité moyenne de 265
équipements pour 10 000 habitants.
Cette densité d’équipement apparaît moyenne mais
reste supérieure à celles observées sur les
intercommunalités situées le long de la Seine, qui
disposent toutes de densités d’équipement plus faibles
que celles observées sur le plateau du Vexin : Métropole
Rouen Normandie, CA Seine-Eure, CC Eure-Madrie-
Seine, CU Grand Paris Seine et Oise.
Cela s’explique en partie par une densité de population
plutôt élevée en comparaison des territoires du Vexin.
Un territoire situé entre les pôles majeurs de Rouen et
de l’Ile-de-France
Seine Normandie Agglomération est située entre deux
pôles d’équipements d’envergure régionale :
• La Métropole de Rouen Normandie (14 000
équipements), pôle de centralité majeur de
Normandie,
• L’Ile-de-France, dont l’intercommunalité Grand Paris
Seine et Oise jouxtant le territoire constitue un pôle
d’équipements important, polarisé autour de la
commune de Mantes-la-Jolie.
En complément de ces polarités régionales, le territoire
est également situé à proximité de la CA Évreux Portes
de Normandie (2 700 équipements) ainsi que la CA Seine
Eure (1 900 équipements).
ÉQUIPEMENTS – NOMBRE D’ÉQUIPEMENTS
Nombre et taux d’équipements par EPCI en 2019 (France Découvertes, Géoclip, INSEE, atopia)
Densité
pour 10 000
hab.
0 à 154
155 à 219
220 à 278
279 à 361
362 à 1 000
2 000
200
Nombre
Métropole de Rouen
CA Seine Eure
CC Eure-Madrie-Seine
CU Grand Paris Seine et Oise
CC du Vexin-Val de Seine
CA Évreux Portes de NormandieSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 38
Un territoire qui apparaît polarisé par Les Andelys, Vernon
et Pacy-sur-Eure
Le maillage des équipements par commune démontre la
présence de 3 polarités principales sur le territoire :
• Vernon (880 équipements et services), constitue le
principal pôle du territoire,
• Les Andelys (300 équipements et services), rayonnant sur
la partie nord du territoire,
• Pacy-sur-Eure (250 équipements et services), exerçant
une influence importante sur le sud du territoire.
Tandis que les communes situées entre Vexin-sur-Epte et
Bueil possèdent une densité d’équipements moyenne à
élevée, on note deux secteurs du territoire moins
densément équipés :
• La partie nord du territoire de Notre-Dame-de-l’Isle à
Boisemont, et Daubeuf-près-Vatteville, excepté la
commune des Andelys,
• Les communes situées les plus au sud, de La Boissière à
Fains.
Un territoire sous diverses influences extérieures
Pacy-sur-Eure est située à équidistance d’Évreux (1900
équipements) et de Mantes-la-Jolie (1 500 équipements),
deux pôles d’envergure régionale situés à une quinzaine de
kilomètres de la commune.
La partie nord du territoire apparaît plus proche de
l’agglomération rouennaise et de ses milliers d’équipements
et services.
Par sa grande taille et la diversité des pôles extérieurs
l’entourant, le territoire apparaît ainsi connaître diverses
influences, à la fois francilienne, ébroïcienne et rouennaise.
ÉQUIPEMENTS – NOMBRE D’ÉQUIPEMENTS
Nombre et taux d’équipements par commune en 2017 (France Découvertes, Géoclip, INSEE, atopia)
Densité
pour 10 000
hab.
0 à 154
155 à 219
220 à 278
279 à 361
362 à 1 000
800
50
NombreSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 39
Un bon taux d’équipements intermédiaires
Avec 371 équipements pour 10 000 habitants, Seine
Normandie Agglomération possède un taux d’équipement
sensiblement identique à celui du département.
Dans le détail :
• Le territoire possède un taux d’équipements de proximité
(265 / 10 000 hab) légèrement inférieur à celui observé
dans le département (278 / 10 000 hab) et à la CA d’Évreux
(281 / 10 000 hab). Il est cependant supérieur à celui de la
CC Eure-Madrie-Seine (259 / 10 000 hab).
• Avec 85 équipements intermédiaires pour 10 000 hab, le
territoire possède le même taux que l’agglomération
d’Évreux (86 / 10 000 hab). Il est supérieur à celui observé
en Normandie et dans les Yvelines (82 / 10 000 hab) et
dans l’Eure (75 / 10 000 hab).
• Le territoire possède 21 équipements supérieurs pour
10 000 hab, une valeur plus faible que celle observée dans
la CA d’Évreux (28 / 10 000 hab) ou en Normandie (23 /
10 000 hab) mais supérieure à celle du département (18 /
10 000 hab).
Une moindre présence d’équipements de loisirs que dans le
département
Les taux d’équipements pour 10 000 hab. sont légèrement
supérieurs à ceux observés au niveau du département dans
toutes les catégories, exceptée celle des équipements
sportifs, culturels et de loisirs (84 contre 97). Il reste toutefois
supérieur à celui observé dans la CC du Vexin normand (76).
ÉQUIPEMENTS – GAMMES ET CATÉGORIES
265
85
21
371
0
50
100
150
200
250
300
350
400
450
Gamme de proximité Gamme intermédiaire Gamme supérieure Total
Densité des équipements pour 10 000 habitants par niveau de gamme (INSEE BPE2017, atopia)
52 49
26
171
84
7
0
50
100
150
200
250
Sa nté Commerces Enseignement Services aux
particuliers
Sport, culture et
loisirs
Transport
Densité des équipements pour 10 000 habitants par catégorie (INSEE BPE2017, atopia)
CA Seine Normandie Agglomération CA Evreux Portes de Normandie CC Eure-M adrie-Seine
CC du Vexin Normand Eure Norma ndie
Yvelines
recours quotidien
(boulangerie, épicerie, école
élémentaire, bureau de poste,
médecin généraliste)
recours hebdomadaire
(banque, magasins spécialisés,
collège, services aux personnes
âgées)
recours plus rare (médecins
spécialistes, grandes surfaces
spécialisées, hôpital, piscine, centre
de formation)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 40
Des équipements intermédiaires et supérieurs principalement
localisés à Vernon et dans la vallée de la Seine
Le niveau d’équipement du territoire est contrasté selon les
secteurs géographiques :
• La vallée de l’Eure possède le meilleur taux d’équipements
de proximité (300 / 10 000 hab) la plus faible densité
d’équipements supérieurs (8 / 10 000 hab).
• L’axe Seine se démarque par sa forte proportion
d’équipements intermédiaires et supérieurs, avec des taux
au-dessus de tous les autres secteurs géographiques (resp.
104 et 30 pour 10 000 hab). Son taux d’équipements total de
410 / 10 000 hab est le plus important du territoire, qui
bénéficie de Vernon et de ses nombreux équipements
structurants.
• Les secteurs du Vexin se caractérisent par de faibles taux
globaux. Cependant, le secteur des Andelys dispose d’un
bon taux d’équipements intermédiaires (79 / 10 000 hab)
tandis que la gamme de proximité est bien représentée sur le
secteur de Vexin-sur-Epte, tout en restant inférieur au taux
moyen (256 / 10 000 hab).
Les secteurs plus urbains (Axe Seine, Les Andelys) se
caractérisent par un taux de services de santé parfois deux fois
supérieurs à ceux observés dans les secteurs plus ruraux (Vexin-
sur-Epte, Vallée d’Eure), témoignant d’un accès aux soins plus
difficile dans les secteurs excentrés.
Les secteurs plus ruraux disposent en revanche d’un meilleur
taux d’équipements sportifs, culturels et de loisirs.
Le secteur de Vexin sur Epte, le moins densément équipé,
dispose de très peu de commerces (13 / 10 000 hab).
Le meilleur taux de services aux particuliers est observé en
Vallée d’Eure (198 / 10 000 hab).
ÉQUIPEMENTS – GAMMES ET CATÉGORIES – ANALYSE PAR SECTEURS GÉOGRAPHIQUES
recours quotidien
(boulangerie, épicerie, école
élémentaire, bureau de poste,
médecin généraliste)
recours hebdomadaire
(banque, magasins spécialisés,
collège, services aux personnes
âgées)
recours plus rare (médecins
spécialistes, grandes surfaces
spécialisées, hôpital, piscine, centre
de formation)
0
50
100
150
200
250
300
350
400
450
Gamme de proximité Gamme intermédiaire Gamme supérieure Total
Gammes d'équipements : analyse par secteurs géographiques (INSEE BPE2017,
atopia)
0
50
100
150
200
250
Sa nté Commerces Enseignement Services aux
particuliers
Sport, culture et
loisirs
Transport
Typologie d'équipements : analyse par secteurs géographiques (INSEE BPE2017, atopia)
Vallée d'Eure Axe Seine Vexin les Andelys Vexin vexin sur EpteSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 41
Des bassins de vie qui illustrent la multipolarisation du
territoire
Le bassin de vie est le plus petit territoire d’analyse sur lequel les
habitants ont accès aux équipements de la vie courante, sans compter
l’emploi. La méthode de réalisation se base sur la base permanente des
équipements (BPE) et définit le plus petit territoire bénéficiant d’au moins
7 services intermédiaires.
Les aires d’influence des trois pôles cités précédemment
apparaissent par le découpage du territoire en bassins de
vie, qui correspondent globalement bien aux limites
territoriales :
• Vernon, bassin de vie de 20 communes dont la majorité
sur le territoire à l’exception de Saint-Étienne-sous-
Bailleul, Amenucourt (95), Blaru et Port-Villiez (78). Ce
bassin de vie correspond à une grande partie centrale du
territoire.
• Pacy-sur-Eure, bassin de vie de 26 communes dont les
communes les plus à l’ouest et Cravent (78) sont situées
en-dehors du territoire. Ce bassin de vie couvre le quart
sud du territoire, à l’exception des communes les plus
méridionales (de La Boissière à Villiers-en-Déseuvre)
polarisées par Ézy-sur-Eure.
• Les Andelys, bassin de vie de 16 communes toutes
situées sur le nord du territoire. Seules Vatteville
(polarisé par Louviers), Muids (polarisé par Romilly-sur-
Andeille) et Suzay (polarisé par Étrépagny) ne font pas
partie de ce bassin de vie.
Le territoire reste autonome par rapport à l’influence des
pôles importants autour du territoire (Évreux, Mantes/Paris,
Rouen) pour les équipements de la vie courante.
ÉQUIPEMENTS – BASSINS DE VIE
Bassins de vie en 2012 (Observatoire des Territoires, Géoclip, INSEE, atopia)
Rouen
Les Andelys
Vernon
Pacy-sur-Eure
Louviers
Romilly-sur-Andeille
Étrépagny
Gisors
Magny-en-Vexin Gaillon
Bonnières-sur-Seine
Ézy-sur-Eure
Évreux
Paris
Saint-André de l’EureSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 42
Une politique de déploiement du haut débit numérique en
faveur d’un accès fibre chez l’habitant
La mise en place du Très Haut Débit peut se réaliser par différentes
technologies :
1. La «montée en débit» par l’installation de la fibre jusqu’à des nœuds
de connexion au réseau cuivre traditionnel, permettant à moindre
coût d’améliorer l’accès internet dans les zones peu denses,
2. Le déploiement de la fibre chez l’habitant (FttH) demandant la construction d’un nouveau réseau sur tout le territoire, mais offrant
un débit pouvant atteindre 100 Mb/s,
3. Un renforcement de l’offre sans fil, via le déploiement de la 4G et la
mise en place de boucles locales radio, limitant le déploiement de
réseau mais moins performantes.
Le territoire bénéficie de deux programmes de déploiement
du haut débit, utilisant majoritairement la technologie «fibre
chez l’habitant» :
• Un secteur sous initiative privée (AMII) sur la commune
de Vernon,
• Un déploiement de la FttH prévu pour 2020 sur la
grande majorité des communes du territoire,
• Un déploiement de la FttH prévu après 2020 sur une
dizaine de communes,
• Une montée en débit du réseau cuivre sur les communes
de Villegats et Aigleville.
Parallèlement à ce réseau en déploiement, la couverture
mobile du territoire apporte satisfaction : la totalité des
communes disposent d’un accès 4G par au moins deux
opérateurs sur l’ensemble de leur territoire, hormis
quelques secteurs ponctuels (relief, forêt etc.) sur les
communes de Merey, La Boissière, Hennezis, Le Thuit et
Port-Mort.
ÉQUIPEMENTS - NUMÉRIQUE
État du déploiement du haut débit numérique dans l’Eure (Eure Numérique, atopia)
Type de technologie
et déploiement
Montée en débit réalisée
FttH prévue pour après 2020
FttH prévue pour 2020
FttH Initiative privéeSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 43
Une carte scolaire organisée en regroupements intercommunaux
dans les communes rurales
51 écoles élémentaires sont comptabilisées par la Base Permanente
des Équipements de l’INSEE en 2017.
Les communes les plus importantes des Andelys, Vernon et Pacy-sur-
Eure comprennent respectivement 4, 3 et 12 établissements scolaires
d’enseignement primaire.
La commune «nouvelle» de Vexin-sur-Epte comporte 10
établissements issus des 14 communes qui ont fusionné.
Une structuration des accueils de petite enfance à l’échelle de
l’agglomération
L’intercommunalité Seine Normandie Agglomération est en charge de
l’organisation des structures de petite enfance. Elle gère notamment :
• Les crèches de Vernon et Les Andelys,
• Les structures multi-accueil de Saint-Marcel, Gasny, Vernon et Les Andelys,
• Les 5 Relais Parents Assistantes Maternelles de Vernon, Saint- Marcel, Pacy-sur-Eure, Gasny-Ecos, Les Andelys, chargés d’offrir un
appui aux parents en charge de jeunes enfants.
ÉQUIPEMENTS – ENSEIGNEMENT PRIMAIRE – PETITE ENFANCE
Nombre d’écoles primaires par commune en 2017 (INSEE BPE2017, Géoclip, atopia)
Les Andelys
Vernon
Pacy-sur-Eure
Bueil
Vexin-sur-EpteSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 44
Une offre en enseignement supérieur spécifique
Seine Normandie Agglomération possède 8 collèges à Vernon, Les Andelys, Pacy-sur-Eure, Bueil et Gasny.
On compte deux lycées généraux et technologiques, ainsi que deux lycées professionnels, à Vernon. Les Andelys est équipée d’un lycée
possédant une section d’enseignement professionnel.
Le territoire dispose également d’une offre d’enseignement supérieur concentrée sur Vernon. Elle s’avère assez importante par rapport à la
taille de la ville : on relève en effet 2 établissements proposant des
formations de niveau ingénieur, localisées sur le Campus de l’Espace.
Ces formations sont en lien avec les industries présentes sur ce parc technologique. Le centre hospitalier est muni d’un centre de
formation d’aides-soignants. On note également la présence de
formations de niveau BTS au sein du lycée Saint-Adjutor (privé).
Ces établissements assurent au territoire une place complémentaire à
l’offre universitaire des alentours : Évreux, mais surtout Rouen et l’Ile- de-France. Cependant, elle reste limitée et ne peut empêcher le
départ des étudiants du territoire vers les autres pôles alentour.
Le territoire ne dispose cependant pas d’établissements dispensant
des formations en lien avec l’agriculture.
ÉQUIPEMENTS - ENSEIGNEMENT
Établissements de formation (INSEE BPE2017, IGN BD-Topo ®, ONISEP, atopia)
Lycée
Collège
Formation santé
Établissement agricole
Formation niveau BAC+5
Formation niveau BAC+2
Ville Établissement Formation supérieure
Vernon – Saint-Marcel
École d’ingénieurs du
Conservatoire National des Arts
et Métiers
Diplôme d’ingénieur en
apprentissage : formations
Énergie et Génie industriel
Institut de Formation d’Aides-
Soignants CH Eure-Seine
Diplôle d’état Aide
Soignant
ITII Normandie – Université du
Havre
Diplôme d’ingénieur en
apprentissage : formations
Logistique industielle et
Mécanique & production
Lycée Saint-Adjutor BTS Services informatiques
Lycée Georges Dumézil BTS liée au métiers de l’industrie
Les Andelys Lycée Jean Moulin BTS Électrotechnique
Universités de Normandie (Rouen, Le Havre)
Les Andelys
Vernon
Pacy-sur-Eure
Universités d’Ile-de-France
Campus d’Évreux
Bueil
Gasny
Vernon – Campus
de l’EspaceSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 45
Un accès aux soins bon le long de la Seine, mais plus difficile dans le
Vexin
L’Accessibilité Potentielle Localisée est un indicateur à échelle communale, qui tient
compte de l’offre et de la demande issue des communes environnantes. Il met en évidence des disparités d’offres de soins qu’un indicateur de santé basé sur des
mailles plus larges (comme le bassin de vie) aurait tendance à masquer. L’APL tient également compte du niveau d’activité des professionnels en exercice ainsi que de la
structure par âge de la population communale, qui influence les besoins de soins.
L’accessibilité aux médecins généralistes apparaît contrastée sur le
territoire :
• Elle est bonne à très bonne sur les communes situées le long de la
Seine (de Vernon à Vézillon). Vernon dispose de 24 médecins
généralistes, et 6 sont installés à Saint-Marcel. Ceux-ci sont
facilement accessibles depuis la vallée de la Seine.
• Elle est moyenne dans les communes situées autour de la vallée de
l’Eure, où l’on note 9 médecins généralistes (5 à Pacy-sur-Eure, 2 à
Ménilles et 2 à Beuil).
• Si la commune des Andelys possède 11 médecins, son accessibilité
est plus faible que dans les communes les plus au nord, autour d’Écouis. Cela peut s’expliquer par leur densité de population plus
faible.
• Avec un seul médecin, la commune de Vexin-sur-Epte présente
une accessibilité aux consultations assez faible (2,2 consultations / an / hab).
Ainsi, si la vallée de la Seine et le nord du territoire disposent d’un
accès facile aux médecins, la problématique apparaît plus importante sur le plateau du Vexin, et dans une moindre mesure autour de Pacy-
sur-Eure.
Le territoire dispose d’un centre hospitalier aux Andelys (230 places),
ainsi que de l’antenne vernonnaise (980 places) du centre hospitalier Eure-Seine. Il dispose de tous les services de Médecine, de Chirurgie,
de Gynécologie-obstétrique, et d’un service d’urgences. À Pacy-sur- Eure se trouve également un Centre d’Accompagnement et
d’Accompagnement Gérontologique. Membre du groupement
hospitalier Eure-Seine, il participe aux activités de la filière gériatrique
dans un cadre privilégié.
ÉQUIPEMENTS - SANTÉ
Établissements de formation (INSEE BPE2017, IGN BD-Topo ®, ONISEP, atopia)
Collège
Lycée
Formation santé
Établissement agricole
Formation niveau BAC+5
Formation niveau BAC+2
Les Andelys
Vernon
Pacy-sur-Eure
Campus d’Évreux
Bueil
Vexin-sur-Epte
Structure d’accueil
pour personnes
âgées
Centre
hospitalier
0 à 2,2
2,3 à 2,8
2,9 à 3,3
3,4 à 4
> 4
Consultation par an
par hab.
20
1
Nombre de médecins généralistesSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 46
Une pratique sportive relativement importante sur le territoire
Le territoire compte 400 équipements sportifs en 2017 selon la Base Permanente des Équipements. Parmi eux, on peut notamment citer :
• Les nombreuses installations sportives de Vernon (dojo, salles spécialisées, gymnases etc.)
• L’offre de Saint-Marcel, notamment le complexe sportif Léo
Lagrange et le centre aquatique de la Grande Garenne,
• La piscine, le parc des sports René Tomasini, la piste de motocross
des Andelys,
• La piscine et les terrains de sport de Pacy-sur-Eure, ainsi que le
stade de Ménilles,
• La piste de motocross, le stade municipal et l’espace sportif de
Gasny,
• Le gymnase de Vexin-sur-Epte, inauguré en fin d’année 2018.
En plus de ces équipements structurants, les communes disposent
généralement de stades, boulodromes, salles polyvalentes, etc. assurant une vie sportive de proximité.
Les établissements scolaires possèdent une offre sportive parfois importante et de niveau supérieur : mur d’escalade, pistes
d’athlétisme, etc.
Sur le territoire, la pratique sportive apparaît assez importante,
notamment le long de la Seine mais aussi dans les communes plus éloignées : le taux de licenciés sportifs pour 100 habitants est plutôt
important il atteint par exemple 34,8 à Aigleville et 29,8 à Saint-
Marcel.
Certains élus du territoire évoquent le besoin de développer les
activités sportives de pleine nature, en exploitant le cadre paysager : sites d’escalade, sports nautiques sur la Seine, randonnées etc.
ÉQUIPEMENTS – PRATIQUE SPORTIVE
Équipements sportifs de la gamme intermédiaires et nombre de licenciés sportifs pour 100 habitants (INSEE BPE2017, IGN BD-Topo ®, ONISEP, atopia)
Les Andelys
Vernon
Pacy-sur-Eure
Bueil
Vexin-sur-Epte
Nombre d’équipements
Nombre de licenciés
pour 1 000 hab
< 15
15 à 20
20 à 25
25 à 30
> 30
5
1Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 47
Une offre culturelle principalement située dans le pôle de Vernon /
Saint-Marcel
Le territoire dispose d’équipements culturels structurants autour du
pôle de Vernon et Saint-Marcel :
• L’espace Philippe-Auguste comprenant un théâtre de 480 places,
la médiathèque, le conservatoire de musique et de danse ainsi que
deux salles dédiées à la location,
• Le centre culturel Guy Gambu à Saint Marcel, de 700 places et
géré par Seine Normandie Agglomération,
• Le Théâtre du Lion, tenu par une compagnie associative, ainsi que
la ludothèque situés dans l’ancienne école des Vaubuis,
• Le cinéma-théâtre de Vernon, possédant 4 salles.
La compagnie de théâtre Sylvain Ground, basée à Vernon, réalise de
nombreuses prestations, notamment à destination des publics
spécifiques (EHPAD, personnes âgées etc.).
Sur le reste du territoire, l’offre culturelle est principalement portée par les équipements de proximité, notamment les bibliothèques et les
salles polyvalentes. Une médiathèque est également ouverte sur la commune de Vexin-sur-Epte (qui dispose également de deux petites
bibliothèques) et une autre est en projet aux Andelys.
Certains équipements culturels possèdent un rayonnement dépassant
les limites du territoire, notamment le cinéma des Andelys qui attire une clientèle en provenance de la rive gauche de la Seine.
L’éloignement géographique des bibliothèques par rapport à celle de
Vernon limite les potentialités de leur mise en réseau.
L’agglomération est l’administration compétente dans la politique
culturelle du territoire. À ce titre, elle doit faire face aux enjeux de cohésion territoriale et d’accès à la culture pour tous.
En 2017, le département de l’Eure soulevait l’importance de l’offre et des événements culturels autour de Vernon et Giverny : festival de
Giverny, Rock in the Barn, Musique de Chambre etc. Le département
est également favorable à un approfondissement des coopérations
culturelles afin de définir une stratégie de développement.
ÉQUIPEMENTS – POLITIQUE CULTURELLE
Équipements culturels (SNA)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 48
Divers équipements de loisirs sur le territoire
Le pôle de Vernon / Saint-Marcel concentre des équipements au rayonnement potentiellement important et dépassant les strictes
limites territoriales :
• Le bowling, structure plutôt rare (25 en Normandie, seulement 4
dans le département de l’Eure),
• Le centre aquatique de la Grande Garenne, un vaste espace ludique comprenant divers bassins et jeux d’eau, mais également
des salles de, remise en forme, des hammams et saunas.
Le reste du territoire présente également des structures au fort potentiel d’attraction, dont les deux terrains de motocross aux
Andelys et à Gasny, ainsi que les deux piscines de Pacy-sur-Eure et
aux Andelys proposant également des activités ludiques (toboggans,
bassins extérieurs).
Le cadre naturel du territoire permet le développement d’activités de loisirs, en accès libre ou gérées par des structures privées :
• Canoë sur les cours d’eau de la Seine et de l’Eure,
• Vélo-loisirs le long de la Seine (véloroute européenne V33 reliant
Paris à Le Havre) et prochainement le long de l’Eure (projet de
voie verte longeant la vallée, et se raccordant à la V41 au nord de
Dreux).
• Pêche sur certains étangs privés de la vallée de l’Eure, et le long
des cours d’eau.
L’office de tourisme intercommunal relève également 7 sites de pratique d’équitation.
ÉQUIPEMENTS - LOISIRS
Équipements de loisirs et activités (INSEE BPE2017, IGN BD-Topo ®, sna.fr, atopia)
Piscine à vocation ludique
Base de canoë
Terrain de motocross
Bowling
Lieu de pratique de la pêche
Les Andelys
Vernon / Saint-Marcel
Pacy-sur-Eure
GasnySchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 49
ÉQUIPEMENTS
Photographies sauf mentions : atopia
Les Andelys : place commerçante
Les Andelys : collège Rosa Parks Vexin-sur-Epte : École
Vexin-sur-Epte (Tourny) : boucherie Vexin-sur-Epte (Écos) : Bureau de poste Pacy-sur-Eure : commerces et marché
Pacy-sur-Eure : piscine
Houlebec – Cocherel : école
Les Andelys : hôpital Les Andelys : rénovation du cinéma (image ville des Andelys)
Vernon : gymnase
(image ville de Vernon)
Vernon : école d’ingénieurs Campus de l’Espace
(image ITII)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 50
MOBILITÉSSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 51
Un territoire traversé par les flux multimodaux d’importance
nationale, mais seulement sur sa moitié sud
Seine Normandie Agglomération est traversée par diverses
infrastructures d’envergure nationale, permettant au
territoire de s’inscrire pleinement dans la dynamique de
l’Axe Seine. Ces infrastructures suivent une orientation sud-
ouest / nord-est :
• L’autoroute A13, reliant Paris à Caen, Rouen et à la
façade maritime de la Manche. Elle dessert le territoire au
niveau de la Heunière (sortie 16). La fréquentation de
l’autoroute est estimée à 46 000 véhicules par jour entre
Mantes et Vernon en 2016 (source DIRIF).
• La ligne de chemin de fer de Paris Saint-Lazare au Havre,
la plus importante de Normandie, avec un trafic de trains
soutenu (TER, Intercités Normandie, Fret). Cette ligne
dessert la gare de Vernon-Giverny.
• La Seine, vecteur de transport fluvial avec 19,13 millions
de tonnes transportées par bateaux en 2017 (50% du
trafic national) et 600 opérateurs de transport utilisant
cette voie d’eau d’envergure européenne. Le port de
Vernon est principalement utilisé par la plaisance, une
activité en plein essor, et VNF relève 94 paquebots de
croisière sur la Seine.
MOBILITÉS – INFRASTRUCTURES D’ENVERGURE NATIONALE
Infrastructures de transport d’ampleur nationale traversant le territoire(IGN BD-Topo ®, atopia)
Les Andelys
Vernon / Saint-Marcel
Pacy-sur-Eure
Ces trois infrastructures desservent très bien les communes situées le long de la Seine, et
notamment Vernon. Pacy-sur-Eure est également facilement accessible depuis l’autoroute A13 en
empruntant la sortie 15 (située sur la commune de La-Villeneuve-en-Chevrie dans les Yvelines). La
moitié nord du territoire, et notamment le plateau du Vexin, reste cependant à une certaine distance de ces infrastructures mais dispose d’une proximité à la D14 au niveau de Magny-en-Vexin.
Autoroute A13
La
S e
in e Pa
ris
– L
e H
a vr
e
Vers Le Havre
Port
Vers Paris
ROUEN
↷ 16Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 52
Une organisation radiale des routes depuis Paris, et une moindre
structuration des liaisons nord-sud
Le territoire fait office de «prisme de divergence» des liaisons
routières reliant Paris à la Normandie :
• L’autoroute A13, reliant Paris à Rouen puis Caen, traverse le
territoire sur un axe sud-est – nord-ouest. 2 échangeurs
permettent d’accéder au territoire :
• 15 - échangeur avec la N13 vers Pacy-sur-Eure,
• 16 - échangeur avec la D181 à Vernon et Pacy-sur-Eure
au niveau de La Heunière.
• La N13, reliant Paris à Évreux, Lisieux, Caen et Cherbourg. Elle traverse le territoire au niveau de Pacy-sur-Eure. Depuis Bonnières-
sur-Seine, elle trace plein ouest en direction d’Évreux.
• La D6015 (ex N15) reliant Bonnières-sur-Seine à Rouen puis
Dieppe. Elle traverse le territoire en longeant la Seine et dessert
donc Vernon.
• La D6014 (ex N14) entre Paris, Cergy et Rouen. Elle longe le nord
du territoire et traverse les communes de Suzay, Frenelles-en-
Vexin et Écouis.
Les liaisons nord-sud, n’ayant pas pour origine Paris, apparaissent moins organisées. Cela s’explique notamment par le nombre limité
de franchissements de la Seine (seulement un situé dans le territoire et un à proximité immédiate). On note cependant :
• La D181 de Gisors à Pacy-sur-Eure via Vexin-sur-Epte et Vernon,
reliée à l’A13 à La Heunière,
• La RD316 ayant pour origine Ferrières-en-Bray (Seine-Maritime) et
reliant Évreux. Elle dessert le territoire de Frenelles-en-Vexin à
Bouafles, via Les Andelys. Elle est classée route départementale
structurante entre Évreux et sa jonction avec la D6014, située sur la
commune de Frenelles-en-Vexin,
• La D836 longeant la vallée de l’Eure et traversant Pacy-sur-Eure.
MOBILITÉS – INFRASTRUCTURES ROUTIÈRES
Infrastructures routières traversant le territoire (IGN BD-Topo ®, atopia)
Autoroute
Échangeur
Route à 2*2 voies
Route à 2*1 voie structurante
Les Andelys
Vernon / Saint-Marcel
Pacy-sur-Eure
Gasny
D6014
A13
16
17
15
D316
D181
D6015
D836
N13Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 53
Un trafic important le long de la Seine, et entre Vernon et Pacy-sur-Eure
Le trafic journalier est important sur deux axes principaux :
• Entre Vernon et Gaillon, sur la D6015 : on dénombre plus de 11 200 véhicules par jour
entre ces deux villes. En direction de l’Ile-de-France, on relève 8 700 véhicules par jour depuis Vernon.
• Entre Vernon et Pacy-sur-Eure sur la D181 : 8 800 véhicules transitent chaque jour sur
cet axe.
• Le pont de Vernon est particulièrement circulé, 24 000 véhicules sont comptés
quotidiennement sur ce passage qui est le seul du territoire permettant de franchir la
Seine.
On note également un trafic important entre Vernon et Thilliers-en-Vexin sur la D181 (près de 5 200 véhicules par jour), ainsi que sur la D6014 entre Villiers-en-Vexin et Écouis (près
de 6 500 véhicules par jour).
Les autres axes du territoire sont peu fréquentés : leur trafic journalier ne dépasse pas les
4 000 véhicules par jour.
La proportion de poids-lourds sur ces routes reste modeste, généralement comprise entre 3 et 8% du trafic, hormis sur la D6014 où elle atteint 13%.
Ce trafic entraîne fréquemment des encombrements importants à l’heure de pointe dans les communes de Pacy-sur-Eure et Vernon.
MOBILITÉS – INFRASTRUCTURES ROUTIÈRES
Trafic moyen journalier annualisé des routes du territoire en 2018 (CD27, IGN®, atopia)
En véhicules/jour
Moins de 1 000
1 000 – 3 000
3 000 – 5 000
5 000 – 8 200
8 200 – 15 000
Plus de 15 000
Les Andelys
Vernon
Pacy-sur-Eure
Gasny
Pont de Vernon (atopia) RN13 aux alentours de Pacy-sur-Eure (atopia)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 54
Une offre ferroviaire conséquente mais limitée à la partie sud du territoire
L’intercommunalité est traversée par deux lignes de train électrifiées :
1. La ligne de Paris-Saint-Lazare au Havre
Longeant la Seine, elle est accessible depuis la gare de Vernon-Giverny. Cette gare est desservie par trois offres ferroviaires différentes :
• Les Transilien (ligne J) du réseau Ile-de-France Mobilités, reliant Vernon à Paris Saint-
Lazare via Mantes-la-Jolie. Ces trains desservent également les gares franciliennes entre Vernon et Mantes.
• Les Intercités Normandie1 reliant Vernon à Paris Saint-Lazare en 50 à 60 min (9 A/R en
semaine), Rouen en 45 min (12 A/R en semaine), Le Havre en 1h30 (2 A/R en semaine
et 4 le week-end).
• Les TER Normandie assurant la desserte de toutes les gares de Vernon à Oissel ou
Rouen selon les courses. Ces TER ont pour terminus Paris (12 trains A/R par jour à
Vernon).
2. La ligne de Mantes-la-Jolie à Cherbourg
Cette ligne relie Paris à la Basse-Normandie depuis Mantes-la-Jolie. Elle est accessible depuis la gare de Bueil, desservie par deux offres ferroviaires :
• Les TER Normandie entre Évreux et Mantes-la-Jolie ou Paris. Ils relient Bueil à la capitale en 55 min via 6 A/R directs par jour de semaine. L’offre est étoffée avec 7 A/R
en terminus à Mantes-la-Jolie assurant une correspondance pour Paris. Le week-end, il n’existe pas de relation directe entre Bueil et Saint-Lazare.
• Les Intercités Normandie1 réalisant la même prestation que les TER, mais avec seulement 2 à 3 A/R par jour de semaine.
Bien qu’importante, l’offre apparaît difficilement lisible en raison du nombre important d’opérateurs réalisant pourtant le même type de dessertes. Cela s’explique par la
position du territoire, aux franges de l’Ile-de-France et de la Normandie. Cette situation génère également un effet de seuil tarifaire relevé par tous les acteurs du territoire : un
grand nombre d’actifs préfèrent se rendre dans les gares de Bréval ou Bonnières pour bénéficier de la tarification Ile-de-France, bien moins chère qu’un abonnement TER
Normandie, alors qu’ils emprunteront le même train. De plus, la partie nord du territoire
reste à distance de ces gares.
MOBILITÉS – INFRASTRUCTURES FERROVIAIRES
Réseau ferré et gares du territoire (CD27, IGN®, atopia)
Voie ferrée
Ligne J Transilien
Gare normande
(hors territoire)
Accès 15 min de
voiture
Gare du territoire
Accès 15 min de
voiture
Gare francilienne
Accès 15 min de
voiture
1 En 2020, l’offre Intercités Normandie, actuellement gérée par l’État, sera organisée par la région Normandie, entraînant une refonte des dessertes et une uniformisation des tarifs.
Vernon-Giverny
BueilSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 55
Des services interurbains organisés par la Région
Le territoire est desservi par des services de cars interurbains
organisés par la région Normandie (anciennes lignes
départementales), elles relient le territoire à des villes voisines :
• 110 Vernon / Louviers (2 A/R du lundi au samedi)
• 200 Gisors / Les Andelys / Évreux (2 A/R du lundi au samedi,
1 le dimanche)
• 250 Gisors / Vernon
• 290 Les Andelys / Aubevoye (6 A/R du lundi au samedi)
• 300 et 300b Évreux / Vernon / Gisors (8 A/R du lundi au
samedi, 2 le dimanche)
• 520 Gisors / Écouis / Rouen
• 530 Les Andelys / Écouis / Vernon (1 A/R du lundi au samedi).
La plupart de ces lignes sont en correspondance avec les TER à
Vernon, Aubevoye et Évreux.
Avec des services réguliers tout au long de la journée, ainsi que
le dimanche, la ligne 300 permet de réponde à de nombreux
déplacements (travail, loisir, utilitaires etc.).
Les autres lignes ont une vocation principalement «pendulaire»,
avec des horaires adaptés à des horaires de travail «de bureau»
en direction des pôles d’emplois extérieurs et/ou de Vernon. Le
faible nombre de courses limite toutefois l’attractivité de ces
lignes,
Des services spécifiques en période scolaire assurent une
desserte des établissements d’enseignement.
Un aller simple coûte 2€, tandis que l’abonnement est tarifé 40€
par mois. Ce dernier est rechargeable sur la carte Atout’mod,
carte multimodale supportant tous les titres de transport des
réseaux normands.
MOBILITÉS – TRANSPORTS EN COMMUN ROUTIERS – LES RÉSEAUX INTERURBAINS
Carte des réseaux interurbains régionaux desservant le territoire (CD27, région Normandie, atopia)
Vernon-Giverny
BueilSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 56
Un réseau urbain développé autour de Vernon, Les Andelys et
Pacy-sur-Eure
Les trois communes les plus urbaines du territoire disposent des
services urbains, organisés de la manière suivante depuis 2017 :
• 7 lignes de bus dans l’agglomération de Vernon – Saint-
Marcel (lignes de 1 à 6 et ligne S) proposant une vingtaine de
services en semaine (un par heure le samedi), de 6h à 20h 30.
• 1 ligne de bus reliant Vernon au village d’Écos dans la
commune de Vexin-sur-Epte (la ligne 10), propose 8 A/R par
jour de semaine.
• 1 ligne de bus entre Ménilles et Pacy-sur-Eure (la ligne 9)
propose 10 A/R en semaine et 8 le samedi.
• 1 ligne de bus (la ligne 8) propose 12 A/R en semaine entre
les Andelys et Saint-Jean-de-Frénelles. Elle remplace la
navette Citybus, tenue par la commune des Andelys, depuis
juillet 2019.
Toutes les lignes urbaines de l’agglomération de Vernon ont un
terminus commun (République), et desservent la gare SNCF où
elles offrent des correspondances avec le train. Cependant, elles
ne sont pas diamétralisées : une traversée de l’agglomération
impose au moins une correspondance.
Le tarif d’un ticket est fixé à 1€ (sauf pour la ligne 10 à 2€), et
l’abonnement est de 200 € en plein tarif (400€ pour la ligne 10).
Il se recharge sur la carte Atout’mod.
Cette offre en transport en commun témoigne d’une politique
volontariste visant à encourager l’utilisation d’autres modes de
transport que le véhicule individuel et permet à des populations
«captives» (jeunes, personnes âgées, ménages sans véhicule) de
se déplacer. Ce réseau a transporté 435 000 personnes en 2017,
soit 11% de plus qu’en 2011.
En complément de cette offre, l’intercommunalité propose une
navette entre la gare de Vernon et Giverny, à vocation
touristique. Elle possède une tarification spécifique.
MOBILITÉS – TRANSPORTS EN COMMUN ROUTIERS – LES RÉSEAUX URBAINS
Carte des réseaux urbains desservant Vernon, Saint-Marcel et Vexin-sur-Epte (sna.fr, atopia)
Vernon-Giverny
Bueil
Ligne 9 entre Pacy-sur-Eure et Ménilles (sna.fr, atopia) Navette pour Giverny en correspondance à la gare de Vernon (atopia)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 57
Une politique volontariste pour l’usage «raisonné» des
véhicules
Le véhicule individuel est le moyen de transport le plus utilisé
pour les déplacements sur le territoire. Conscients de cette
réalité, les politiques publiques de mobilités mènent série
d’actions pour proposer d’autres usages de la voiture, qui reste
nécessaire pour un certain nombre de trajets notamment dans
les communes rurales. Ces actions ont pour la plupart été
définies dans le Plan Local de Déplacements (PLD) de l’ex-CAPE.
Covoiturage – afin de favoriser le partage des véhicules sur les
trajets occasionnels et quotidiens, des actions ont été réalisées :
• La création d’une aire de covoiturage sur la sortie
d’autoroute de Douains (67 places),
• La mise en place d’une plateforme informatique à l’échelle
départementale pour mettre en relation les covoitureurs,
• La sensibilisation au co-voiturage par les collectivités locales,
• Des partenariats avec les grands employeurs à travers des
plans de déplacements d’entreprise.
Transition énergétique - afin de réduire la pollution de l’air, les
incitations financières nationales à l’achat de véhicules
électriques sont complétées par un maillage de bornes de
recharge sur les territoires. En 2019, elles sont localisées dans les
communes principales du territoire, ainsi que dans les
communes du nord-est (Écouis, Vexin-sur-Epte).
Autopartage – cette solution a pour objectif de mettre en place
une flotte de véhicules utilisables par plusieurs personnes.
L’Agence Locale de l’Énergie et du Climat de l’Eure est
actuellement en réflexion pour la mise en place d’un tel
dispositif, en s’appuyant des retours d’expérience au Mans et
dans l’Orne.
MOBILITÉS – USAGES DE LA VOITURE
Gares, bornes de recharges pour véhicules électriques et aires de covoiturage (sna.fr, chargemap.com, atopia)
Vernon
Bueil
La Heunière
D6014
A13
16
17
15
D313
D181
D836
N13
Les Andelys
Voie ferrée
Autoroute
Axe routier principal
Gare
Borne recharge VE
Aire de covoiturageSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 58
La Seine, un axe cyclotouristique majeur en devenir
Le territoire est traversé par la véloroute V33, également
appelée l’Avenue Verte. Elle relie Paris au Havre via le Vexin et
la vallée de la Seine à partir de Giverny dont elle traverse le
village. Cette véloroute sera complétée d’ici 2023 par «La Seine
à Vélo», un projet qui vise à créer un itinéraire cyclable continu
(utilisant des pistes dédiées ou des routes peu fréquentées) le
long du fleuve.
On note également la voie verte de la vallée de l’Epte, reliant
Gisors à Giverny sur le tracé d’une ancienne ligne de train. Un
tel projet est porté dans la vallée de l’Eure pour relier Bueil à
Louviers.
Il s’agit d’une opportunité de développement importante pour
le territoire en termes de retombées économiques du
cyclotourisme.
Des aménagements cyclables «utilitaires» à mailler et qualifier
Le vélo est, outre un levier de développement touristique, un
outil de déplacement pertinent en zone urbaine et pour des
petites distances (moins de 5km).
L’agglomération de Vernon et Saint-Marcel, ainsi que Les
Andelys, sont pourvues en aménagements cyclables divers :
pistes séparées, bandes, trottoirs partagés. Le pont de la Seine
à Vernon permet une traversée sécurisée pour les cyclistes. Ces
aménagements pourront gagner en qualité et en continuité afin
d’affirmer la présence du vélo dans les secteurs urbains.
Dans les autres communes, les aménagements cyclables sont
rares mais pas absents, et des itinéraires cyclables sont parfois
définis sur des axes à faible trafic (en vallée de l’Eure
notamment), un aménagement adapté au vélo en milieu rural.
Si les stationnements vélo sont nombreux à Vernon, ils sont
rares sur les autres communes, et notamment au niveau de la
gare de Bueil où leur mise en place finaliserait la rénovation des
abords de la gare.
MOBILITÉS – MODES ACTIFS – LE VÉLO ET LES ITINÉRAIRES CYCLABLES
Aménagements cyclables de Vernon et Saint-Marcel (Geovelo, atopia)
La Seine à Vélo (V33)
Vernon : piste le long de la
Seine (atopia)
La Seine à vélo entre Vernon et
Giverny (atopia)
Piste cyclable rurale (atopia)
Vexin-sur-Epte : double-sens
cyclable (atopia)
Giverny : parc à vélos (atopia) Vernon : parc à vélos à la gare (atopia)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 59
Un territoire traversé par deux sentiers de grande
randonnée
Seine Normandie Agglomération est traversé par
deux itinéraires Grande Randonnée :
• Le GR2, longeant la Seine de Curtil-Saint-Seine
(Côte d’Or) à son embouchure. Il s’agit peu ou
prou du même tracé que La Seine à vélo.
• Le GR26, de Vilennes-sur-Seine (Yvelines) à
Douains. Variante du GR2, elle traverse le territoire
au niveau de Pacy-sur-Eure.
Ces sentiers sont complétés par diverses boucles de
maillage local.
Une volonté de pacification des villages mais une
place de la voiture encore importante dans les
bourgs et le centre de Vernon
La majorité des communes ont réalisé des
aménagements en faveur de la mobilité des piétons,
de l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite et
de l’apaisement des vitesses : zones 30, ralentisseurs,
trottoirs abaissés et plateaux traversants, etc.
La marche à pied est facilitée par la petite taille des
bourgs et la continuité des trottoirs.
Dans les centres-villes de Vernon, Pacy-sur-Eure et Les
Andelys, les continuités piétonnes sont assurées mais
il n’y a pas de rues ou de places piétonnes en tant
que telles. La question de l’espace public laissé à
l’automobile est à étudier pour concilier les enjeux de
besoins en stationnement, rotation des véhicules au
bénéfice des commerces et vie locale. Cette réflexion
est en cours à Vernon, dont le réaménagement de
places est en cours d’étude dans le cadre de
l’opération nationale «Action Cœur de Ville».
MOBILITÉS – MODES ACTIFS – LA MARCHE À PIED ET LES RANDONNÉES
Itinéraires Grande Randonnée (GR) parcourant le territoire (FFRP, Géoportail, atopia)
Vernon
Pacy-sur-Eure
Les Andelys
Grande Randonnée
GR26
GR2
Les Andelys : parking abondant (atopia)
Bueil : aménagement de la gare (atopia)
Vernon : cheminement piéton séparé
des flux cycles (atopia)
Vernon : venelle piétonne neuve (atopia)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 60
MOBILITÉS – DÉPLACEMENTS DOMICILE-TRAVAIL – À L ’ÉCHELLE DU TERRITOIRE
Flux pendulaires quotidiens entre Seine Normandie Agglomération et les territoires voisins en 2016, en nombre d’actifs (INSEE RP2016, IGN BD-Topo ®, atopia)
Flux sortant
Flux entrant
Flux interneSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 61
Un territoire polarisé par l’Ile-de-France, qui exerce une attraction
sur ses voisins normands
La proximité à l’Ile-de-France rend le territoire fortement polarisé par
ses emplois : près de 10 500 actifs du territoire y travaillent, dont 4 200 au sein de la Métropole du Grand Paris et 3 300 dans la CU
Grand Paris Seine et Oise. 1 360 franciliens se rendent sur le
territoire, principalement depuis les CC Vexin Val de Seine et Portes de l’Ile-de-France.
Si le ratio d’actifs entrants/sortants est très favorable à l’Ile-de-France
(1 pour 7,7), la situation est plus équilibrée entre le territoire et le
reste de la Normandie, et légèrement à l’avantage du territoire (1,2 pour 1). Les échanges avec la CA d’Évreux (1 980 sortants, 1 770
entrants) et la Métropole de Rouen (780 sortants, 710 entrants) sont
relativement équilibrés, tandis que le territoire apparaît exercer une
forte attraction sur la CC Eure-Madrie-Seine (1 430 sortants, 2 340
entrants).
15 900 actifs du territoire y travaillent également, ce qui représente
27% des actifs mais 35% de l’emploi présent sur le territoire. Cet écart témoigne d’un indice de concentration de l’emploi du territoire
inférieur à 1.
Une utilisation de la voiture prédominante pour les trajets internes,
mais un accès au Grand Paris par le train
La voiture est le moyen de transport privilégié par les actifs pour se
rendre au travail (77,6% de part modale), suivi par les transports collectifs (12,2%).
Les transports collectifs sont principalement utilisés par les actifs se rendant en Ile-de-France (30% de part modale) et en particulier au
sein de la Métropole du Grand Paris (63%), preuve d’un réseau Transilien bien plus attractif que la voiture pour se rendre au cœur de
la capitale. Le véhicule est privilégié pour les autres destinations, y
compris celles desservies par le train (Rouen, Évreux, Gaillon).
Les modes actifs représentent une part minoritaire mais non
négligeable (22%) des trajets réalisés au sein de la commune de résidence.
MOBILITÉS – DÉPLACEMENTS DOMICILE-TRAVAIL – À L ’ÉCHELLE DU TERRITOIRE
35%
27%
27%
21%
31%
19%
5%
32%
0% 10 % 20 % 30 % 40 % 50 % 60 % 70 % 80 % 90 % 10 0%
Emplois
Actifs
Destination des actifs et occupation des emplois du territoire
(INSEE MOBPRO2016, atopia)
Commune de résidence Ailleurs dans Seine Normandie Agglomération Ailleurs en Normandie Ile-de-France Autres régions, outre-mer, étranger
56,1%
92,6%
93,2%
67,7%
87,1%
75,04%
4,3%
2,3%
4,5%
30,3%
10,2%
12,21%
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
Commune de résidence
Ailleurs en SNA
Ailleurs en Normandie
Ile-de-France
Autres
Total
Mode de transport utilisé selon la destination par les actifs du territoire (INSEE MOBPRO2016, atopia)
Pas de transport Marche à pied deux roues Voiture, camion, fourgonnette Transports en commun
Grille de lecture : 27% des actifs du territoire travaillent dans leur commune de résidence, ceux-ci représentent 35% des
emplois présents sur le territoire
1360
10500
7680
6325
0 2000 4000 6000 8000 10000 12000 14000 16000 18000 20000
Actifs provenant des a utres territoires
Destination des actifs quittant le territoire
Origine des actifs extérieurs et destination des actifs sortants (INSEE
MOBPRO2016, atopia)
Ile-de-France Norma ndie Autres
Deux-roues : à la fois vélo (environ 50%) et deux-roues motorisé (environ 50%).Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 62
MOBILITÉS – DÉPLACEMENTS DOMICILE-TRAVAIL – À L ’ÉCHELLE DES SECTEURS GÉOGRAPHIQUES
Flux pendulaires quotidiens entre les secteurs géographiques et les territoires voisins en 2016 (INSEE RP2016, IGN BD-Topo ®, atopia) Flux pendulaires quotidiens entre les secteurs géographiques du territoire en 2016 (INSEE RP2016,
IGN BD-Topo ®, atopia)
Flux sortant
Flux entrant
Flux interne au secteur
Métropole du Grand Paris
CA du Pays de Dreux
CA Évreux Porte
de Normandie
Métropole
Rouen Normandie
CA Seine-Eure
CC Lyons Andelle
CC du Vexin-Thelle
CC Vexin-
Val de Seine
CA Cergy-Pontoise
CU Grand Paris Seine et Oise
CC des Portes de
l’Ile-de-France
Vexin Les Andelys
Vexin Vexin-sur-Epte
Vallée d’Eure
Axe Seine
Flux à destination d’un
autre secteurSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 63
Un effet «frange francilienne» plus faible au nord du territoire
Si les actifs travaillant en Ile-de-France représentent 33 à 38% du total sur l’ensemble des secteurs géographiques, hormis sur celui des Andelys où
cette proportion tombe à 15,7%.
Ce dernier se caractérise par une importance des flux à destination
d’autres territoires normands (35% des flux sortants), ce qui s’explique par
sa localisation plus «ancrée» vers le centre de la région et sa proximité à Rouen. Dans une moindre mesure, on retrouve une proportion importante
d’actifs de la Vallée d’Eure (23,3%) travaillant également ailleurs en
Normandie, et notamment dans la CA d’Évreux.
Les secteurs géographiques plus urbains (Les Andelys, Axe Seine) sont également ceux qui possèdent le plus d’actifs travaillant au sein de leur
commune de résidence (32%), soit le double du taux observé dans les
secteurs plus ruraux.
Un emploi majoritairement local dans le secteur de Vexin-sur-Epte
L’emploi du territoire est pourvu par des habitants de la commune ou de
Seine Normandie Agglomération aux alentours de 60%, hormis sur le secteur de Vexin-sur-Epte où cette proportion atteint 86% (dont 62% par
des actifs travaillant dans leur commune de résidence).
Une utilisation des transports collectifs importante via la gare de Vernon
Le secteur Axe Seine se caractérise par une utilisation des transports
collectifs deux fois supérieure à celle des secteurs Vexin-sur-Epte et Vallée
d’Eure, et quatre fois supérieure à celui du secteur Les Andelys. Cela s’explique notamment par la gare de Vernon, utilisée pour se rendre en
petite couronne d’Ile-de-France.
Les modes actifs de transport (marche à pied, vélo) sont plus représentés
dans les secteurs plus urbains (7% aux Andelys, 9% sur l’Axe Seine) que dans les secteurs ruraux (5% dans la Vallée d’Eure, 3% pour le secteur de
Vexin-sur-Epte).
MOBILITÉS – DÉPLACEMENTS DOMICILE-TRAVAIL – ANALYSE PAR SECTEURS GÉOGRAPHIQUES
31,1%
18,7%
32,1%
19,3%
21,0%
21,3%
15,2%
28,9%
13,2%
23,3%
35,5%
11,5%
33,8%
33,7%
15,8%
38,7%
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
Axe Seine
Vallée d'Eure
Vexin les Andelys
Vexin vexin sur Epte
Lieu de travail des actifs de SNA par secteurs géographiques
(INSEE MOBPRO2016, atopia)
Commune de résidence Seine Norma ndie Agglo Norma ndie Ile-de-France Autres régions
67,8%
79,7%
82,3%
82,7%
18,3%
8,4%
4,4%
7,7%
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
Axe Seine
Vallée d'Eure
Vexin les Andelys
Vexin vexin sur Epte
Mode de transport des actifs de SNA par secteurs géographiques
(INSEE MOBPRO2016, atopia)
Pas de transport Marche à pied Deux roues
Voiture, camion, fourgonnette Transports en commun
31,6%
32,4%
41,7%
62,0%
31,6%
26,7%
16,3%
24,5%
28,9%
34,6%
38,1%
9,3%
0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100%
Axe Seine
Vallée d'Eure
Vexin les Andelys
Vexin vexin sur Epte
Lieu d'origine des actifs travaillant à SNA par secteurs géographiques
(INSEE MOBPRO2016, atopia)
Deux-roues : à la fois vélo (environ 50%) et deux-roues motorisé (environ 50%).Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 64
D Y N A M I Q U E É C O N O M I Q U E
TISSU ÉCONOMIQUE, ACTIVITÉS AGRICOLES, ACTIVITÉS TOURISTIQUES
• Nombre d’emplois total en 2021 : 23 983
• Nombre d’actifs occupés en 2021 : 38 036
• Indice de concentration d’emplois en 2021 : 0,77%
• Evolution de l’emploi de 1999 à 2020 : - 4 375
• Taux de chômage en 2019 : 9,4% (zone d’emploi de Vernon)
• Part des cadres et professions intellectuelles supérieures en 2021 : 16%
• Surface de foncier économique : 405 ha
• Surface Agricole Utile en 2021 : 43 748 ha
• Surface Agricole Utile en 2021 : 44 329 ha
• Nombre d’exploitations agricoles en 2021 : 400
• Part de la SAU cultivée par les filières biologiques en 2017 : 1,7%
• Fréquentation de Giverny : 600 000 visiteurs, 2° site payant le plus visité de NormandieSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 65
ECONOMIESchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 66
LEXIQUE ET DÉFINITIONS
• Taux d’activité : nombre de personnes actives (en emploi ou en recherche d’emploi) sur la population totale
• Taux d’emploi : nombre de personnes en emploi sur la population active.
• Indice de concentration de l’emploi : rapport entre le nombre d’emplois au lieu de travail et le nombre d’actifs dits
« occupés » (en emploi)
• Population en âge de travailler : généralement, les 15 à 64 ans compris.
• Spécialisation économique : rapport de la part d’une activité économique d’un territoire sur la part de cette même
activité dans territoire de référence ; la spécialisation est identifiée lorsque le rapport est supérieur à 1.
• Niveau d’insertion des jeunes de moins de 25 ans : rapport de la population des jeunes non insérés à l'ensemble de
la population des 15-24 ans. On désigne sous le terme de jeunes non insérés les personnes de 15 à 24 ans qui ne
sont pas inscrits dans un établissement d’enseignement secondaire ou supérieur et n’ont pas d’emploi, fût-il occasionnel.
La situation hors formation et hors emploi se prolonge, ou intervient régulièrement, chez les jeunes rencontrant des difficultés d’insertion sur le marché du travail : ces derniers enchaînent emplois de courte durée et périodes de
chômage, ou ne trouvent pas d’emploi, voire se sont résignés à l’inactivité. Ces difficultés sont particulièrement fréquentes chez ceux qui ont quitté l’appareil de formation sur un échec scolaire, sans diplôme, et pour lesquels un
retour vers la formation est souvent délicat. Ces jeunes sont menacés par la pauvreté et l’isolement relationnel. De
plus, pauvreté et isolement se renforcent mutuellement et accentuent encore les difficultés d’accès à la formation et à l’emploi. Un processus d’exclusion sociale, amenant à une rupture durable des liens sociaux et institutionnels, peut
s’enclencher. (INSEE)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 67
ECONOMIE – DYNAMIQUE ÉCONOMIQUE – EVOLUTION DE L ’EMPLOI
Taux annuel moyen d’évolution de l’emploi, 2016-2021
(INSEE, RP 1975-2021, CGET)
Un tissu économique local qui se structure
autour de 3 pôles
Avec 23 983 emplois en 2021, SNA accueillait
près de 13% des emplois départementaux et 2%
des emplois régionaux, lui permettant de se
positionner au 3e rang des EPCI comptabilisant
le plus d’emplois dans l’Eure et au 11e rang à
l’échelle de la Normandie.
SNA bénéficie à la fois des sphères d’influence
de Paris et Rouen, tout en ayant constitué sa
propre identité. Son profil agricole est marqué
sur la rive droite de la Seine, ainsi que sur le
plateau de Madrie. La présence historique de
l’industrie, notamment des filières aéronautiques
et spatiales, participe de la dynamique et de
l’identité économiques du territoire.
Le pôle Vernon/Saint-Marcel constitue le pôle
économique principal de SNA. Les Andelys et
Pacy-sur-Eure font l’objet de pôles secondaires.
72% des emplois sont situés dans ces communes
pôles. Gasny et Vexin-sur-Epte constituent les
deux pôles ruraux.
Un décrochage de l’emploi depuis 2010
Après une période de stabilité, de 1990 à 2010,
le nombre d’emplois au lieu de travail diminue.
Quelques communes en périphérie des pôles
continuent d’accueillir des emplois, mais leur
nombre diminue à l’échelle de SNA. Cette
diminution est issue du déclin de la sphère
productive, liée à des fermetures d’entreprises (-
2 500 emplois pour Bata, - 600 emplois pour
Pampril, - 600 emplois pour Peugeot).
(Source : INSEE, RP 1975-2021)
> +2,38 %
0 à +2,38 %
-1,60 à 0 %
-3,93 à -1,60 %
< -3,93 %
Nombre d’emplois au lieu de travail, 2021 (INSEE, RP 2021, CGET)
= 9 590
-
5 000
10 00 0
15 00 0
20 00 0
25 00 0
30 00 0
35 00 0
19 75 19 82 19 90 19 99 20 10 20 15 20 21
Evolution du nombre d'emplois sur le
territoire de SNA (1975-2021)
Total des e mplois Sphè re pré se ntie lle Sphè re productive
25 245
25 488
28 516
28 358
28 777
26 289 23 983
18 145 19 420
20 898 21 045 20 903
18 952
18669
7 100
6 068
7 618
7 313
7 875
7 337 5 314
-
5 000
10 000
15 000
20 000
25 000
30 000
35 000
1975 1982 1990 1999 2010 2015 2021
Evolution du nombre d’emplois total
CA SNA Commu nes pôles (4)
Commu nes non pôlesSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 68
Un développement de l’économie présentielle
qui compense en partie les difficultés des
secteurs productifs
Si les secteurs productifs sont constitutifs de
l’identité du territoire, la sphère présentielle
rassemble aujourd’hui la majeure partie des
emplois, à hauteur de 58% en 2021 (+ 15%
depuis 1975). Ce basculement progressif vers
l’économie présentielle s’observe depuis 1975,
elle devient majoritaire à la fin des années 1980.
SNA a connu la même dynamique de déclin des
secteurs industriels et agricoles que l’Eure, avec
une perte importante d’emplois entre 1990 et
2010 (-10% d’emplois productifs dans l’emploi
total), due notamment au départ de grandes
entreprises, à la désindustrialisation et à la
mécanisation agricole.
En 2015, sur les 6 734 entreprises présentes sur
le territoire (dont 95% de TPE), plus de la moitié
sont issues du secteur des services à la
population et des commerces.
Malgré une désindustrialisation marquée, le tissu
industriel résiste néanmoins grâce à la présence
de grandes entreprises historiques dans les
domaines de l’aéronautique, du spatial
(ArianeGroup, UTC Aerospace Systems..). Cela
demeure un atout pour SNA, et peut ouvrir des
perspectives pour attirer les entreprises du
champ de l’innovation.
ECONOMIE – SPHÈRES ÉCONOMIQUES
Part des emplois de la sphère productive en 2021 (%)
(INSEE, RP 1975-2021, CGET)
(Source : INSEE, RP 1975-2021) (Source : INSEE, RP 1975-2021)
> 66,0 %
48,2 à 66,0 %
34,1 à 48,2 %
21,6 à 34,1 %
< 21,6 %
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
1975 1982 1990 1999 2010 2015 2021
Part de l'emploi productif dans l'emploi
total
CA SNA Eure No rmand ie
0
20
40
60
80
100
120
140
1975 1982 1990 1999 2010 2015 2021
Evolution de l'emploi productif en base
100
CA SNA Vexin Vexin sur Epte
Vexin les Andelys Axe Seine
Vallée d'EureSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 69
Le commerce, les services et l’administration
publique : principaux employeurs du territoire
Territoire historiquement marqué par son
caractère productif, SNA a opéré un
basculement vers le secteur tertiaire au cours des
dernières décennies. Le commerce, les
transports et les services totalisent 39% des
emplois de SNA : il s’agit du premier domaine
d’activités en termes d’emplois. L’administration
publique constitue le 2e employeur du territoire,
avec 30% des emplois.
Un territoire qui demeure industriel
Si la désindustrialisation a entraîné une baisse de
la part de l’industrie dans les emplois au lieu de
travail, elle demeure toujours significativement
plus élevée à SNA (23%) que dans l’Eure (20%)
ou en Normandie (16%) ainsi que dans les EPCI
de comparaison (12% en Evreux-Portes de
Normandie, 20% en Eure-Madrie-Seine et 15%
dans le Vexin Normand).
Ce sont les communes de la frange ouest du
territoire qui portent la majorité des emplois de
l’industrie.
ECONOMIE – TISSU DE L ’EMPLOI LOCAL
2% 3% 4% 1% 1% 4%
23% 20% 16%
12%
20% 15%
7% 7%
7%
6%
8%
9%
39% 38%
41%
38%
49%
39%
30% 32% 33%
43%
21%
34%
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
CA SNA Eure Normandie CA Evreux Portes de Normandie
CC Eure-
Madrie-Seine
CC du
Vexin N ormand
Répartition de l'emploi en 2015 par domaines d'activités
Agriculture Industrie Construction Commerce, Transports, Services divers Adm publique, Enseignement, Santé, Act sociale
Part des emplois dans l’industrie, 2021 (INSEE, RP 2006-2011-
2021, CGET)
Part des emplois dans le tertiaire, 2021 (INSEE, RP 2006-2011-
2021, CGET)
(Source : INSEE, RP 2015)
> 23,4 %
12,2 à 23,4 %
6,8 à 12,2 %
0,3 à 6,8 %
< 0,3 %
> 78,7 %
65,8 à 78,7 %
50,0 à 65,8 %
33,3 à 50,0 %
< 33,3 %Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 70
Une fonction de fabrication qui domine l’activité
économique, mais recule progressivement
La fonction de fabrication se détache sur une
large partie du territoire de SNA. Elle constitue
la fonction principale pour le territoire, avec 14%
des emplois en 2015. Pour autant, la fabrication
est en régression par rapport aux autres
fonctions économiques : elle a perdu 4,7 points à
SNA depuis 1999, et jusqu’à 9,7 points pour la
Vallée de l’Eure.
Parallèlement, la fonction productive principale
du secteur du Vexin-sur-Epte est l’agriculture,
avec 14,5% des emplois (contre seulement 5,9%
pour la fabrication).
Un basculement qui s’opère vers la santé et
l’action sociale, la distribution et la gestion
La transition de l’activité économique du
territoire vers la sphère présentielle s’illustre
dans la bonne représentation des fonctions de
gestion (10%), de services de proximité (10,3%)
et de santé et d’action sociale 10,5%).
Les prestations intellectuelles (+1,7%), la
distribution (+2,1%), ainsi que la santé et l’action
sociale (+2,5%) sont les secteurs qui affichent le
plus grand dynamisme et qui caractérisent la
transition économique du territoire.
En comparaison avec les EPCI à proximité,
aucune fonction économique de SNA ne ressort
véritablement par rapport à la moyenne.
ECONOMIE – TISSU DE L ’EMPLOI LOCAL
0%
2%
4%
6%
8%
10%
12%
14%
16%
18%
Administration publique
Agriculture
Bâtiment-Travaux Publics Commerce inter-entreprises Conception, Recherche
Culture, Loisirs
Distribution
Education, Formation Entretien, Réparation
Fabrication
Gestion
Transports, Logistique
Prestations Intellectuelles
Santé, Action Sociale Services de Proximité
Répartition de l’emploi en 2015 par fonction économique transversale
CA Seine Normandie Agglomération Vexin Vexin sur Epte Vexin les Andelys Axe Seine Vallée d'Eure
(Source : INSEE, RP 1999-2015)
(Source : INSEE, RP 2015)
-10
-8
-6
-4
-2
0
2
4
6
Administration publique
Agriculture
Bâtiment-Travaux Publics Commerce inter-entreprises Conception, Recherche
Culture, Loisirs
Distribution
Education, Formation Entretien, Réparation
Fabrication
Gestion
Transports, Logistique
Prestations Intellectuelles
Santé, Action Sociale Services de Proximité
Evolution de l'importance des fonctions économiques au sein de l'emploi total entre 1999 et 2015
CA Seine Normandie Agglomération Vexin Vexin sur Epte Vexin les Andelys Axe Seine Vallée d'EureSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 71
Un tissu industriel de pointe qui pousse la
spécialisation en conception /recherche
Une spécialisation très nette du territoire
apparaît pour le domaine de la conception /
recherche. Elle est notamment liée à la forte
présence de la filière aéronautique et spatiale sur
SNA, avec des grandes entreprises telles que
Airbus Safran Lauchers, UTC Aerospace
Systems…
Le poids conséquent de l’emploi dans la
fabrication pousse l’indice de spécialisation de
SNA par rapport à la région normande.
Grâce aux pôles urbains et commerciaux
(Vernon, les Andelys et Pacy-sur-Eure), la
distribution ressort également comme un
domaine caractérisant le territoire. La culture et
les loisirs constituent un secteur à l’effectif plus
faible mais qui se dégage aussi comme une
spécificité du territoire.
A l’inverse, l’agriculture, l’administration
publique ainsi que les transports et la logistique
se situent en retrait par rapport à leur place dans
le département et la région.
Un tissu d’établissements dominés par le
commerce et l’administration
95% des établissements sont constitués de
moins de 10 salariés. Les commerces et les
services constituent la majorité des entreprises
jusqu’à 19 salariés.
L’industrie (34%) et l’administration publique
(46%) représentent, à l’inverse, 80% de
entreprises de plus de 50 salariés.
ECONOMIE – TISSU DE L ’EMPLOI LOCAL
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
Agriculture industrie Construction Commerce,
services
dont
commerce rep
auto
Administration
publique
Répartition des établissements selon le
secteur et le nombre de salariés en 2015
Sans salarié 1 à 9 salariés
10 à 19 salariés 20 à 49 salariés
50 salariés et plus
0,40
0,60
0,80
1,00
1,20
1,40
1,60
1,80
2,00
0,40 0,60 0,80 1,00 1,20 1,40 1,60 1,80 2,00 2,20 2,40
à l'Eure
à la Normandie
Spécialisation économique de l’emploi salarié à SNA en 2015
95%
5%
94%
6%
93%
7%
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
Sans salarié ou moins
de 10 salariés
10 salariés ou plus
Répartition des
établissements suivant la
taille du salariat en 2015
CA Seine Normandie Agglomération
Eure
Normandie
(Source : INSEE, CLAP, 2015)
(Source : INSEE, CLAP, 2015) (Source : INSEE, CLAP, 2015)
Conception/recherche
Fabrication
Distribution
Agriculture
Administration
publique
Transports, logistique
Culture, loisirsSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 72
Une forte concentration de l’emploi industriel
dans les grandes entreprises
A l’échelle de SNA, 4 640 postes salariés dans
l’industrie sont issus des 25 établissements de
plus de 50 salariés du secteur. 79% des actifs de
l’industrie sont donc salariés d’une grande
entreprise.
Cela atteste d’une certaine dépendance de SNA
aux grandes entreprises industrielles du
territoire. Les 4 640 postes salariés de ces
entreprises représentent à eux seuls 22% des
postes dans les établissements actifs de
l’intercommunalité.
ECONOMIE – TISSU DE L ’EMPLOI LOCAL
(Source : SNA, Service développement économique, 2019)
LES GRANDES ENTREPRISES PRESENTES SUR SNA (en 2019)
Entreprise Commune Emplois Secteur d'activité
ARIANE GROUP Vernon 1100 Industrie
UTC AEROSPACE Saint Marcel 480 Industrie
HOLOPHANE Les Andelys 350 Industrie
CNPP Saint Marcel 320 Formation
SKF Saint Marcel 245 Industrie
LECLERC Vernon 220 Commerce
ROWENTA Vernon 208 Industrie
SCHNEIDER TOSHIBA Pacy-sur-Eure 204 Industrie
THORN EUROPHANE Les Andelys 200 Industrie
CS FRANCE Pacy sur Eure 172 Industrie
AAF FRANCE Gasny 150 Industrie
SMURFIT KAPPA Vernon 150 Industrie
PRINCIPAUX ÉTABLISSEMENTS PUBLIQUES POURVOYEURS D’EMPLOIS SUR SNA (en 2019)
Etablissement public Commune Emplois Secteur d'activité
SEINE NORMANDIE
AGGLOMÉRATION Douains 1 300 Collectivité
CENTRE HOSTITALIER DE VERNON Vernon 600 Santé
HOPITAL SAINT JACQUES Les Andelys 150 Santé
EPHAD AUGUSTE RIOU Vernon 150 Santé
EPHAD CHAG Pacy sur Eure 150 SantéSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 73
Un territoire à l’activité résistante, qui accueille
cependant plus d’actifs que d’emplois
En 2021, l’indice de concentration de l’emploi à
SNA est de 0,77 : le quart des actifs résidents de
SNA ayant un emploi l’exerce en dehors du
territoire. Cela traduit une situation de
dépendance au tissu économique des territoires
voisins. Cet indice est significativement plus
faible que celui d’Evreux Portes de Normandie
(1,11), mais plus important que celui d’Eure-
Madrie-Seine (0,71) et du Vexin Normand (0,67).
La répartition territoriale de l’emploi est
marquée par une différence notable entre les 3
pôles urbains, où on trouve plus d’emplois que
d’actifs, et le reste du territoire. L’indice de
concentration de l’emploi des communes pôles
est de 134,97. Elles rayonnent sur les autres
communes : cela confirme leur rôle de pôles
d’emplois à l’échelle du SCoT.
Le secteur de Vexin-sur-Epte est le plus
dépourvu d’emplois au regard du nombre
d’actifs, avec un indice de concentration de
l’emploi de 0,30. L’axe Seine est le seul secteur
qui accueille plus d’actifs que d’emplois avec un
indice de 1,01, en augmentation sur la période
2011-2021.
Seule l’agriculture propose plus d’emplois que le
nombre d’actifs du secteur résidant à SNA
(indice 1,25). L’emploi au lieu de travail ouvrier
est le plus faible au regard du nombre d’actifs de
ce secteur (0,63).
Sur la période, l’indice de concentration de
l’emploi est en légère baisse (-0,1).
ECONOMIE – ACTIFS ET EMPLOIS AU LIEU DE TRAVAIL
0,0
0,2
0,4
0,6
0,8
1,0
1,2
CA SNA Eure Normandie CA Evreux
Portes de
Normandie
CC Eure-
Madrie-Seine
CC du
Vexin
Normand
Vexin
Vexin sur Epte
Vexin
les Andelys
Axe Seine Vallée d'Eure
Indice de concentration de l'emploi
2011 2016 (Source : INSEE, RP 2011-2021)
= 1 594
> 98,4 %
52,7 à 98,4 %
35,2 à 52,7 %
23,7 à 35,2 %
< 23,7 %
Indice de concentration de l’emploi et nombre d’emploi au lieu de travail (INSEE, RP 1975-2021, CGET)
2021Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 74
Un taux d’activité relativement élevé…
En 2021, sur une population de 15-64 ans de 51
299 personnes, 38 691 sont des actifs. Le taux
d’activité de SNA, de 75,4%, est légèrement
supérieur à celui du département (75,1%) et de
la région (73,3%). Il est particulièrement élevé
dans le secteur de Vexin-sur-Epte (78,1%).
...malgré un nombre d’actifs en diminution
La population en âge de travailler a diminué de 2
396 personnes entre 2011 et 2021 dans SNA,
dont 1 127 actifs en moins. C’est essentiellement
la diminution du nombre d’actifs occupés (- 1
464) qui porte cette baisse des actifs. A l’inverse,
le nombre de chômeurs est, lui, en nette
augmentation (+ 337), en particulier dans la
Vallée de l’Eure (+24%).
Le nombre de retraités est également en nette
diminution (-25%), mais ne suffit pas à faire
diminuer la part de retraités et préretraités dans
la totalité des actifs. Leur part augmente de 1,81
entre 2011 et 2021.
Principaux indicateurs (2021) :
ECONOMIE – ACTIVITÉ DE LA POPULATION
(Source : INSEE, RP 2021)
(Source : INSEE, RP 2011-2021)
Taux d'activité Taux d'occupation Taux d'emploi
2021 Depuis 2011 2021 Depuis 2011 2021 Depuis 2011
75,4% +1,2 86,2% -1,2 65,0% +0,2
Taux d’activité des 15-64 ans en 2021 (INSEE,
RP 2006-2011-2021, CGET)
> 80,3 %
78,0 à 80,3 %
76,0 à 78,0 %
73,8 2021,0 %
< 73,8 %
34 817 33 353
5 001 5 338
4 613 4 477
4 991 3 841
4 272 4 290
-
10 000
20 000
30 000
40 000
50 000
60 000
2011 2016
Activité des 15-64 ans en 2011 et 2021
Actifs occupés Chômeurs
Élèv. Etud. Stag. non rémunérés Retraités Préretraités
Autres inactifs
2021
-30%
-20%
-10%
0%
10%
20%
30%
CA SNA Eure Normandie CA Evreux
Portes de
Normandie
CC Eure-
Madrie-Seine
CC du
Vexin
Normand
Vexin
Vexin sur Epte
Vexin
les Andelys
Axe Seine Vallée d'Eure
Evolution de l'activité de la population entre 2011 et 2021
Actifs occupés Chômeurs Elèves, étudiants et stagiaires non rémunérés Retraités - Préretraités Autres inactifsSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 75
Un taux de chômage qui en régression sur les
dernières années.
Le territoire est compris dans 3 zones d’emploi :
Vernon-Gisors, Evreux et Rouen. C’est à Vernon
que le taux de chômage est le plus élevé : il est
de 9,4% au 1er trimestre 2019. Le taux de
chômage est alors de 9,1% à Rouen et de 8,9% à
Evreux, au-dessus de la moyenne normande
située à 8,6%. Ce sont dans les pôles urbains
que les taux de chômage sont les plus élevés.
Le taux de chômage a cessé d’augmenter dans
la région depuis le 3e trimestre de 2014. Il a
connu un rythme de décroissance accéléré entre
2015 et 2018 sur toutes les zones d’emploi.
Vernon-Gisors tend depuis lors à rattraper l’écart
qui s’était creusé avec les autres zones suite aux
effets de la crise économique de 2008.
Le chômage touche particulièrement les jeunes
de SNA, 30% des jeunes actifs y sont sans
emploi. Vexin-sur-Epte se démarque avec un
taux de chômage significativement plus faible
que les autres secteurs (21%).
ECONOMIE – ACTIVITÉ DE LA POPULATION
(Source : INSEE, Taux de chômage localisés par zone d'emploi, en moyenne trimestrielle)
Taux de chômage des 15-64 ans, 2021 (Source : INSEE, RP 2006-
2011-2021)
14,1 %
10,4 à 14,1 %
7,8 à 10,4 %
< 7,8 %
Cergy
Mantes-
la-Jolie
Evreux
Vernon-
Gisors
Rouen
Beauvais
Zones d’emploi (CGET)
4,0
5,0
6,0
7,0
8,0
9,0
10,0
11,0
12,0
13,0
2003-T1 2003-T3 2004-T1 2004-T3 2005-T1 2005-T3 2006-T1 2006-T3 2007-T1 2007-T3 2008-T1 2008-T3 2009-T1 2009-T3 2010-T1 2010-T3 2011-T1 2011-T3 2012-T1 2012-T3 2013-T1 2013-T3 2014-T1 2014-T3 2015-T1 2015-T3 2016-T1 2016-T3 2017-T1 2017-T3 2018-T1 2018-T3 2019-T1
Taux de chômage trimestriel dans les zones d'emploi de SNA et à proximité depuis 2003 (en %)
Vernon - Gisors Évreux Rouen Mantes-la-Jolie Beauvais Cergy
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
35%
CA SNA Vexin
Vexin sur
Epte
Vexin
les Andelys
Axe Seine Vallée d'Eure
Taux de chômage par classe d'âge à SNA en
2021
15-24 ans 25-54 ans 55-64 ans Total
(Source : INSEE, RP 2021)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 76
Une répartition territoriale marquée des CSP
Le territoire de SNA connaît une répartition des
CSP relativement similaire à celles de l’Eure et
de la Normandie, avec environ un quart
d’ouvriers, un quart d’employés et un quart de
professions intermédiaires.
Néanmoins, SNA accueille 15% de cadres,
contre 11% dans l’Eure et la Normandie. Les
communes dont la part de cadres est la plus
élevée se situent dans les périphéries de Vernon
et de Pacy-sur-Eure, en cohérence avec le niveau
de qualification des emplois dans les pôles
urbains et à la facilité d’accès aux pôles d’emploi
qualifiés via les infrastructures de transport.
Parallèlement, Les Andelys accueille 39%
d’ouvriers, soit 13 points de plus que l’ensemble
de SNA. De même, cette forte présence
d’ouvriers fait écho à l’activité industrielle de ce
territoire.
Des dynamiques d’évolution différenciées
La répartition des CSP demeure stable sur SNA.
Une tendance se dégage avec l’augmentation
de la part de cadres et de professions
intermédiaires. Parallèlement, celle des
employés et ouvriers diminue.
Néanmoins, il existe des dynamiques
différenciées, voire opposées, à l’échelle des
secteurs. Aux Andelys, on observe une
augmentation d’ouvriers de 4,4 point, alors que
la part d’ouvriers perd 2,8 points à Vexin-sur-
Epte. Au niveau de l’axe Seine, la part de cadres
augmente de 1,9 point, alors qu’elle diminue de
1,2 point dans la Vallée d’Eure et de 1,4 point
aux Andelys.
ECONOMIE – ACTIVITÉ DE LA POPULATION
Part des ouvriers dans la population, 2021
(INSEE, RP 2006-2021, CGET)
Part des cadres et professions intellectuelles
supérieures, 2021 (INSEE, RP 2006-2021,CGET)
(Source : INSEE, RP 2021)
> 20,0 %
15,7 à 20,0 %
12,4 à 15,7 %
8,8 à 12,4 %
< 8,8 %
> 9,2 %
5,8 à 9,2 %
3,6 à 5,8 %
0,3 à 3,6 %
< 0,3 %
1% 1% 2% 1% 1% 6% 5% 6% 6% 4% 5% 8%
15% 16% 14% 13%
7%
18% 16%
25% 23% 27% 28%
20%
25% 26%
27% 28% 25% 27%
27%
26% 27%
26% 27% 25% 24%
39%
23% 22%
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
CA SNA Communes
pôles
Communes
non pôles
Vexin
Vexin sur
Epte
Vexin
les Andelys
Axe
Seine
Vallée
d'Eure
Catégories socioprofessionnelles des actifs (15-64 ans) en 2021
Agriculteurs exploitants Artisans, Comm., Chefs entr.
Cadres, Prof. intel. sup. Prof. intermédiaires
Employés Ouvriers
-3%
-2%
-1%
0%
1%
2%
3%
4%
5%
CA SNA Communes pôles Communes non pôles Vexin Vexin sur Epte
Vexin
les Andelys
Axe Seine Vallée d'Eure
Evolution de la CSP des actifs (15-64 ans) entre 2011 et 2021
Agriculteurs exploitants Artisans, Comm., Chefs entr. Cadres, Prof. intel. sup. Prof. intermédiaires Employés OuvriersSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 77
Une population au niveau de diplôme élevé…
Le niveau de diplôme de la population de SNA
est globalement plus élevé qu’à l’échelle
départementale et régionale.
La part de personnes sans diplôme ou ayant un
BEPC, brevet des collèges ou DNB (32%), ainsi
que la part de CAP-BEP (27%) sont plus faibles
qu’en Eure ou en Normandie, où elles sont
respectivement de 33% et 29%.
Parallèlement, la part de personnes issus de
l’enseignement supérieur (25%) est plus élevée
que dans le département (22%) et la région
(23%).
…et qui continue d’augmenter
Sur l’ensemble des échelles territoriales
observées, la part de personnes sans diplôme,
ou ayant un BEPC, brevet des collèges ou DNB
est à la baisse entre 2011 et 2021. Elle diminue 5
points à l’échelle de SNA, et jusqu’à 8 points aux
Andelys.
C’est la part de diplômés de l’enseignement
supérieur qui augmente le plus, en moyenne de
3 points sur SNA. Aux Andelys, ce sont les CAP-
BEP qui augmentent principalement, avec + 3
points entre 2011 et 2021.
ECONOMIE – NIVEAU DE DIPLÔME DE LA POPULATION
0%
5%
10%
15%
20%
25%
30%
35%
40%
CA SNA Eure Normandie CA Evreux
Portes de
Normandie
CC Eure-
Madrie
-Seine
CC du Vexin
Normand
Vexin
Vexin sur Epte
Vexin
Les Andelys
Axe Seine Vallée d'Eure
Niveau de diplôme de la population (2021)
Sans diplôme ou BEPC, brevet des collèges, DNB CAP-BEP BAC Enseignement supérieur
(Source : INSEE, RP 2021)
-10%
-8%
-6%
-4%
-2%
0%
2%
4%
CA SNA Eure Normandie CA Evreux
Portes de
Normandie
CC Eure-
Madrie
-Seine
CC du Vexin
Normand
Vexin
Vexin sur Epte
Vexin
Les Andelys
Axe Seine Vallée d'Eure
Evolution du niveau de diplôme sur le territoire (2011-2021)
Sans diplôme, ou BEPC, brevet des collèges, DNB CAP-BEP BAC Enseignement supérieur
(Source : INSEE, RP 2011-2021)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 78
22 ZAE pour le territoire de SNA
L’observatoire foncier de la CCI Portes de
Normandie a répertorié l’ensemble des ZAE sur
le territoire de SNA en 2018. Cette étude
décompte 22 ZAE, accueillant 268
établissements, 5 544 emplois salariés, 380 ha
aménagés et 6 ha disponibles (ZA Eco Seine à
Bouafles et ZA de Toisy à Gasny).
Le pôle urbain de Vernon compte 2 parcs
d’activités : le Parc d’activités Vernon-Saint-
Marcel ainsi que le Parc d’activité du Plateau de
l’Espace, tous deux en requalification. Un parc
d’activités est en cours de développement dans
l’agglomération, au niveau de l’A13 à Douains.
La plupart des ZAE sont installées dans les
vallées de la Seine et de l’Eure, aucun
aménagement d’ampleur n’a été fait sur le
plateau du Vexin.
Les possibilités d’extension identifiées
1 ZAE existante offre des opportunités
d’extension, grâce aux réserves disponibles :
- Le Normandie Parc (sud) à Douains
(34 ha)
Une agglomération aux réserves foncières
existantes mais dont la gestion est peu anticipée
et inégale
Il n’existe pas de politique foncière structurée à
l’échelle de SNA. La maîtrise foncière demeure
essentiellement communale et ponctuelle, au fil
des acquisitions de terrains pour des projets.
ECONOMIE – FONCIER ÉCONOMIQUE
Superficie aménagée des zones d’activité sur le territoire de
SNA (CCI Portes de Normandie, 2018)
Superficie des réserves des zones d’activité sur le territoire de
SNA (CCI Portes de Normandie, 2018)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 79
ECONOMIE – FONCIER ÉCONOMIQUE
Nom de la zone Commune Vocation Surface totale Surface disponible Nombre d’entreprises estimées
Les Prés de la Vallée
de l’Epte Gasny
Artisanat et
commerce 31,4 ha 0 ha 15
La Croix du Mesnil Gasny Artisanat 2,8 ha 0 ha 3
Zone artisanale NAZ Sainte- Geneviève- les-Gasny Artisanat 1,3 ha 0 ha Zone artisanale NAZ
ZAC Eco-Seine Bouafles Artisanat, commerce et industrie 19 ha 5,5 ha 9
Les Bourdines Vernon Artisanat, commerce et industrie 13 ha 0 ha 9
ZI de Vernon / St-
Marcel Vernon/Saint-Marcel
Artisanat, commerce
et industrie 97,9 ha 0 ha Environ 130
La Grange Garenne Saint-Just, Saint- Marcel, Vernon Artisanat et commerce 10,8 ha 0 ha 22
ZA Saint-Just Saint-Just Commerce 5,5 ha 0 ha 6
CNPP
Saint-Marcel, Saint-
Just, La Chapelle-
Réanville
Technopole,
artisanat et industrie 237,4 ha privée 7
Normandie Parc Douains Zone d’activités 46,5 ha + 34
ha de réserve
foncière
46 ha 4
ZA Pacy-sur-Eure Pacy-sur-Eure Artisanat 16,4 ha 0 ha 20
ZI de Pacy-sur-Eure Pacy-sur-Eure Industrie 12,8 ha 0 ha 8
La Roncette Gadencourt Artisanat 6 ha 0 ha 6
ZA de Breuilpont Breuilpont Artisanat 8,3 ha 0 ha 3
ZA sous le Beer Bueil Artisanat 8,6 ha 0 ha 6
ZA La Porte Rouge Ecouis Artisanale 4,5 ha 0 ha 1
Zone commerciale Ecouis Commerciale 3 ha 0 ha 1
ZAC de la Marguerite Les Andelys 4,5 ha 0 ha 11
Route de la Paix Les Andelys
Artisanale,
commerciale et
industrielle
11,7 ha 0 ha 7
Rue Lavoisier Les Andelys Commerciale 4,9 ha 0 7
Zone artisanale Ecos Artisanat 1,6 ha 0 2 (Source : Rapports de
présentation du SCoT de la
CAPE (2011) et du Vexin
Normand (2009),
Département de l’EureSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 80
COMMERCESchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 81
Une armature commerciale structurée autour
des 3 pôles urbains
Le territoire de SNA accueille 1 369 entreprises
ayant une activité commerciale, dont 60% se
situent dans les communes Vernon, Les Andelys
et Pacy-sur-Eure. Ces 3 pôles urbains structurent
les 3 zones de chalandises du territoire,
auxquelles s’ajoutent la zone de chalandise
rurale.
L’armature commerciale est structurée à partir
d’un pôle majeur, celui de Vernon/Saint-
Marcel/Saint-Just, qui propose une offre
conséquente en hypermarchés et grandes
surfaces spécialisées ainsi qu’un appareil
commercial de centre-ville développé.
Les Andelys et Pacy-sur-Eure constituent les 2
pôles intermédiaires du territoire : ils assurent les
besoins de la population dans une zone
d’environ 15 km.
Ils sont complétés de pôles de proximité en
milieu rural : Gasny, Ecouis, Bueil, Ménilles,
Vexin-sur-Epte… Le reste de l’offre commerciale
est diffuse sur le territoire.
Des actions pour le développement commercial
du territoire
Les commerces de Vernon et des Andelys
bénéficient d’un FISAC, initié par la CCAE et
repris par SNA, afin de dynamiser leur
développement commercial.
Un second FISAC a été déclenché le 28/08/2019
à l’échelle de SNA
COMMERCE – CARACTÉRISTIQUES COMMERCIALES GÉNÉRALES
Zone de chalandise de Seine Normandie Agglomération (CCI
Portes de Normandie)
Nombre de commerces sur la
zone de chalandise du pôle
Nombre de commerces sur la
commune
Vernon 795 520
Les Andelys 193 155
Pacy-sur-Eure 229 155
Zone rurale 152 -
Total 1 369 830 soit 60% des commerces de SNA
Source : INSEE / Manager centre-ville
Commune Jour de marché
Vernon
• Mercredi matin (place du
Vieux René)
• Jeudi – marché quartier
des Blanchères
• Samedi – place de Gaulle
(marché principal 150
exposants)
• Dimanche matin –
quartier Vernonnet
Les Andelys Samedi toute la journée
Pacy-sur-
Eure Jeudi matin
Ménilles Dimanche matin
Gasny Samedi matin
Ecouis Vendredi matin
Tourny
(Vexin-sur-
Epte)
1 samedi par mois
(nouveau)
Offre commerciale non sédentaire : marchés
(CCI Portes de Normandie, 2018)
Etablissements commerciaux par zone de chalandiseSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 82
Un pôle majeur, à l’offre commerciale de centre-
ville diversifiée
Le zone de chalandise de Vernon est composée
de 795 entreprises commerciales. La commune
de Vernon en concentre 520 à elle seule (65%),
dont environ 84 cafés / hôtels / restaurants (soit
21%), 36 commerces d’hygiène et santé (soit
17%). Viennent ensuite les communes de Saint
Marcel (145), Gasny (49), La Chapelle-Longeville
(37), Giverny (26), etc.
Le centre-ville constitue le troisième pôle
commercial de la zone de chalandise avec 46 M€
de chiffre d’affaires, soit une part de marché de
17%. Elle est stable depuis 2012.
La densité commerciale de Vernon est de 2,06
commerces pour 1 000 personnes (248
commerces actifs). Vernon attire 5 fois plus que
la population de sa commune, grâce à son offre
diversifiée.
Il existe 64 établissements commerciaux de plus
de 300 m2, dont 23 grandes surfaces
alimentaires. Les autres grandes surfaces
relèvent principalement de la vente de matériaux
de construction et de jardinerie.
Des projets sont menés pour dynamiser le
développement commercial de Vernon : « plan
façades », développement du projet « Seine à
Vélo », ateliers pour la pratique de l’anglais à
destination des commerçants du centre-ville,
digitalisation du parcours touristique du centre-
ville…
Principaux indicateurs commerciaux
• Evasion alimentaire : 24%
• Evasion non alimentaire : 43%
• Secteur le plus impacté par l’évasion :
équipement de la maison, à 47%
• Taux de vacance : 7,5% (ville) et 7% (centre-
ville)
COMMERCE – ZONE DE CHALANDISE DE VERNON
Localisation de la zone de chalandise de Vernon
(CCI Portes de Normandie, 2018)
Pôle CA en M€ % dans la polarité
Vernon / zone Leclerc 83 29%
St Marcel / zone Intermarché 78 28%
Vernon / centre-ville 46 17%
Vernon / zone Carrefour 29 10%
Saint Marcel / reste commune 15 5%
Vernon / reste commune 13 5%
Vernon / zone Lidl 4 1%
Vernon / zone Leclerc étendue 4 1%
Vernon / zone Sesame 3 1%
Vernon / Les Boutardes 3 1%
La Chapelle-Longueville / rue
des saules 1 0%
42%
16%
25%
9%
7%
Potentiel de consommation des ménages
: 524 M€
Alimentaire
Equipement de
la personne
Equipement de
la maison
Culture / loisirs
Santé / beauté
(Source : Observatoire de la demande, enquête ménages
réalisée par le Cabinet AID Observatoire, Novembre 2017
Dépense
commerc-
ialisable
Emprise Taux d’emprise Evasion Taux d’évasion
Ensemble des
produits 524 M€ 324 M€ 65% 182 M€ 35%
Alimentaire 220 M€ 168 M€ 76% 52 M€ 24%
Equipement
personne 85 M€ 49 M€ 57% 36 M€ 43%
Equipement
maison 131 M€ 70 M€ 53% 61 M€ 47%
Culture/ loisirs 49 M€ 27 M€ 56% 22 M€ 44%
Santé/ beauté 39 M€ 28 M€ 71% 11 M€ 29%
29%
44%
47%
43%
43%
24%
Santé / beauté
Culture / loisirs
Equipement
de la maison
Equipement
de la personne
Non alimentaire
Alimentaire
0% 10% 20% 30% 40% 50%
Taux d'évasion par famille de produit
(Source : CCI Portes de Normandie, 2018)
Principales destinations des dépenses des ménages de la zone de chalandise (CCI Portes de Normandie, 2018)
Zone de chalandise de Vernon : potentiel commercialisable, emprise et évasion (Observatoire de la demande, enquête ménages réalisée par le Cabinet AID Observatoire, 2017)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 83
Un centre-ville toujours premier pôle
commercial, mais en régression
Le zone de chalandise des Andelys est
composée de 193 entreprises commerciales. La
commune des Andelys en concentre 184 (95%),
répartis entre le Petit-Andelys et le Grand-
Andelys. Viennent ensuite les communes de la
Roquette (4), de Bouafles (3) ou encore de
Cuverville (1).
Le centre-ville constitue le premier pôle
commercial de la zone de chalandise, avec un
chiffre d’affaires de 16 M€, soit une part de
marché de 34%. Elle est en régression depuis
2012 (37%), avec une perte de 18 points du
chiffre d’affaires.
La densité commerciale des Andelys est élevée :
7,32 commerces pour 1 000 personnes (137
commerces). La commune attire 2,3 fois plus
que son nombre d’habitants.
La zone des Andelys comporte 9 établissements
de plus de 300 m2, dont 4 grandes surfaces
alimentaires.
Il existe un projet d’extension de l’Intermarché
du Levant et un projet de réaménagement de la
place Nicolas Poussin en cœur de ville, qui
auront tous deux un impact direct sur les
commerces à proximité.
Principaux indicateurs commerciaux
• Evasion alimentaire : 21%
• Evasion non alimentaire : 56%
• Secteur le plus impacté par l’évasion :
équipement de la personne, à 67%
• Taux de vacance : 9%
COMMERCE – ZONE DE CHALANDISE DES ANDELYS
Localisation de la zone de chalandise des Andelys
(CCI Portes de Normandie, 2018)
(Source : Observatoire de la demande, enquête ménages
réalisée par le Cabinet AID Observatoire, Novembre 2017
(Source : CCI Portes de Normandie, 2018)
49%
14%
21%
9%
7%
Potentiel de consommation des ménages :
57 M€
Alimentaire
Equipement de
la personne
Equipement de
la maison
Culture / loisirs
Santé / beauté
29%
59%
57%
67%
56%
21%
0% 20% 40% 60% 80%
Santé / beauté
Culture / loisirs
Equipement
de la maison
Equipement
de la personne
Non alimentaire
Alimentaire
Taux d'évasion par famille de produit
Pôle CA en M€ % dans la polarité
Les Andelys / centre 16 34%
Les Andelys / zone Carrefour
Market 14 30%
Les Andelys / zone Intermarché 14 29%
Les Andelys / reste commune 4 7%
Dépense
commerc-
ialisable
Emprise Taux d’emprise Evasion Taux d’évasion
Ensemble des
produits 57 M€ 35 M€ 61% 22 M€ 39%
Alimentaire 28 M€ 22 M€ 79% 6 M€ 21%
Equipement
personne 8 M€ 3 M€ 33% 5 M€ 67%
Equipement
maison 12 M€ 5 M€ 43% 7 M€ 57%
Culture/ loisirs 5 M€ 2 M€ 41% 3 M€ 59%
Santé/ beauté 4 M€ 3 M€ 71% 1 M€ 29%
Principales destinations des dépenses des ménages de la zone de chalandise (CCI Portes de Normandie, 2018)
Zone de chalandise des Andelys : potentiel commercialisable, emprise et évasion (Observatoire de la demande, enquête ménages réalisée par le Cabinet AID Observatoire, 2017)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 84
Un centre-ville en retrait, au profit des zones de
grandes surfaces
Le zone de chalandise de Pacy-sur-Eure est
composée de 229 entreprises commerciales, 155
sur la commune de Pacy-sur-Eure (soit 68%).
Le centre-ville de Pacy-sur-Eure ne constitue que
le 4e pôle de la zone de chalandise en termes de
chiffre d’affaires, avec 5 M€, soit une part de
marché de 13%. Il compte 89 commerces actifs.
La densité commerciale de Pacy-sur-Eure est
également élevée avec 5,26 commerces pour 1
000 personnes. Pacy-sur-Eure attire 3,1 fois plus
que sa population.
La zone de Pacy-sur-Eure comporte 6
établissements de plus de 300 m2, dont 4
grandes surfaces alimentaires.
La commune prévoit la création d’un pôle
culturel, d’un pôle multimodal ainsi que la
construction de logements qui vont pouvoir
dynamiser son développement commercial.
Principaux indicateurs commerciaux
• Evasion alimentaire : 26%
• Evasion non alimentaire : 76%
• Secteur le plus impacté par l’évasion :
équipement de la personne, à 88%
• Taux de vacance : 2%
COMMERCE – ZONE DE CHALANDISE DE PACY-SUR-EURE
Localisation de la zone de chalandise de Pacy-sur-Eure
(CCI Portes de Normandie, 2018)
(Source : Observatoire de la demande, enquête ménages
réalisée par le Cabinet AID Observatoire, Novembre 2017
(Source : CCI Portes de Normandie, 2018)
51%
15%
23%
8%
3%
Potentiel de consommation des ménages :
73M€
Alimentaire
Equipement de
la personne
Equipement de
la maison
Culture / loisirs
Santé / beauté
55%
71%
73%
88%
76%
26%
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Santé / beauté
Culture / loisirs
Equipement
de la maison
Equipement
de la personne
Non alimentaire
Alimentaire
Taux d'évasion par famille de produit
Pôle CA en M€ % dans la polarité
Pacy-sur-Eure / zone Super U 11 29%
Pacy-sur-Eure / zone
Intermarché 10 27%
Pacy-sur-Eure / zone Carrefour
Market 5 13%
Pacy-sur-Eure / centre ville 5 13%
Pacy-sur-Eure / reste commune 4 11%
Bueil / commune 2 5%
Dépense
commerc-
ialisable
Emprise Taux d’emprise Evasion Taux d’évasion
Ensemble des
produits 73 M€ 36 M€ 49% 37 M€ 51%
Alimentaire 37 M€ 28 M€ 74% 10 M€ 26%
Equipement
personne 11 M€ 1 M€ 12% 9 M€ 88%
Equipement
maison 17 M€ 4 M€ 27% 12 M€ 73%
Culture/ loisirs 6 M€ 2 M€ 29% 5 M€ 71%
Santé/ beauté 2 M€ 1 M€ 45% 1 M€ 55%
Principales destinations des dépenses des ménages de la zone de chalandise (CCI Portes de Normandie, 2018)
Zone de chalandise de Pacy-sur-Eure : potentiel commercialisable, emprise et évasion (Observatoire de la demande, enquête ménages réalisée par le Cabinet AID Observatoire, 2017)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 85
48%
15%
23%
8%
6%
Potentiel de consommation des ménages :
386 M€
Alimentaire
Equipement de
la personne
Equipement de
la maison
Culture / loisirs
Santé / beauté
Une zone caractérisée par l’offre commerciale et
artisanale locale
La zone de chalandise rurale est constituée de
l’ensemble des communes pour lesquelles les
pôles urbains ont une emprise de moins de 70%
sur la consommation. Elle représente donc une
zone pour laquelle les offres commerciale et
artisanale locales satisfont une partie
conséquente des achats de proximité.
La zone de chalandise rurale est composée de
152 établissements commerciaux, dont 45,6%
sur le territoire de Vexin-sur-Epte (77 unités) et
11% sur Ménilles. Les 59% des commerces
restants sont diffus sur le territoire : il s’agit
essentiellement de cafés, de services aux
particuliers et de commerces alimentaires.
La zone de chalandise rurale comporte 6
établissements de plus de 300 m2, dont 4
grandes surfaces alimentaires.
Principaux indicateurs commerciaux
• Evasion alimentaire : 59%
• Evasion non alimentaire : 79%
• Secteur le plus impacté par l’évasion :
équipement de la personne, à 84%
COMMERCE – ZONE DE CHALANDISE RURALE
Localisation de la zone de chalandise rurale
(CCI Portes de Normandie, 2018)
(Source : Observatoire de la demande, enquête ménages
réalisée par le Cabinet AID Observatoire, Novembre 2017
(Source : CCI Portes de Normandie, 2018)
72%
81%
77%
84%
79%
59%
0% 20% 40% 60% 80% 100%
Santé / beauté
Culture / loisirs
Equipement
de la maison
Equipement
de la personne
Non alimentaire
Alimentaire
Taux d'évasion par famille de produit
Pôle CA en M€ % dans la polarité
Vernon / zone Leclerc 38 28%
St Marcel / zone Intermarché 29 22%
Vernon / centre-ville 14 10%
Pacy-sur-Eure / zone
Intermarché 5 4%
Saint-Marcel / reste commune 5 4%
Vernon / zone Carrefour 5 4%
Dépense
commerc-
ialisable
Emprise Taux d’emprise Evasion Taux d’évasion
Ensemble des
produits 386 M€ 118 M€ 31% 268 M€ 69%
Alimentaire 186 M€ 76 M€ 41% 110 M€ 59%
Equipement
personne 56 M€ 9 M€ 16% 47 M€ 84%
Equipement
maison 88 M€ 20 M€ 23% 68 M€ 77%
Culture/ loisirs 31 M€ 6 M€ 19% 25 M€ 81%
Santé/ beauté 25 M€ 7 M€ 28% 18 M€ 72%
Principales destinations des dépenses des ménages de la zone de chalandise (CCI Portes de Normandie, 2018)
Zone de chalandise rurale : potentiel commercialisable, emprise et évasion (Observatoire de la demande, enquête ménages réalisée par le Cabinet AID Observatoire, 2017)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 86
TOURISMESchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 87
Giverny, une locomotive touristique majeure
dont les retombées sur le reste du territoire
restent limitées
Le territoire de SNA accueille des sites
touristiques de renommée régionale à
internationale, dont la Fondation Claude Monet,
le Musée des Impressionnismes et Château-
Gaillard aux Andelys.
Le site de Giverny est le 1er site touristique de
l’Eure, et le 2e site payant de Normandie, après
l’abbaye du Mont-Saint-Michel. Le territoire
bénéficie donc de flux touristiques conséquents
grâce à ce lieu (637 988 visiteurs en 2018). Les 3
lieux emblématiques du territoire connaissent
une augmentation de leur fréquentation : il s’agit
d’une opportunité réelle pour attirer plus de
touristes sur le territoire. En 2018 on dénombre
182 886 visiteurs pour le musée des
impressionnistes et 33 338 visiteurs pour le
Château Gaillard en 2017.
Le territoire bénéficie également d’une position
privilégiée le long de la Seine et d’une bonne
connexion aux métropoles de Paris et de Rouen.
Son accessibilité depuis l’Ile-de-France constitue
un véritable atout pour attirer à la fois la clientèle
francilienne, qui représente près de la moitié des
nuitées dans l’Eure, mais également les touristes
en visite à Paris.
Néanmoins, le territoire de SNA ne parvient pas
réellement à retenir les touristes au-delà de la
journée. Les pratiques touristiques consistent
essentiellement en la visite d’un site, elles ne
s’inscrivent généralement pas dans un circuit qui
amène à rester sur le territoire.
TOURISME – POSITIONNEMENT TOURISTIQUE DU TERRITOIRE
Les lieux touristiques majeurs de SNA
© CAPE TourismeSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 88
Une offre touristique basée sur le patrimoine et
l’héritage culturel du territoire
L’offre touristique du territoire repose
essentiellement sur les lieux qui font le
patrimoine historique et culturel local. Elle
s’appuie particulièrement sur l’héritage:
• Impressionniste : le Musée des
Impressionnismes, la Fondation
Claude Monet
• Classique : le Musée de Vernon, le
Château de Bizy
• Médiévale : le Château-Gaillard, le
Vieux Moulin de Vernon
L’offre touristique se diversifie progressivement
avec la mise en place de circuits nature et
urbains, qui permettent de découvrir plus
largement le territoire :
• Circuits nature : croisières,
randonnées, escalade au Val Saint-
Martin, chemin de Fer de la Vallée
de l’Eure, survol de la vallée de
l’Eure à bord d’un ULM, projet Seine
à Vélo
• Circuits urbains : mise en place de
circuits de centre-ville sur le Petit et
Grand Andely, Giverny, Pacy-sur-
Eure, jalonnement piéton sur Vernon
• Découverte du terroir : brasserie Le
Goubelin, Pressoir d’or
TOURISME – POSITIONNEMENT TOURISTIQUE DU TERRITOIRE
Château de Gaillard © Eure Tourisme
Maison de Claude Monet © Fondation Claude Monet Animations médiévales, Château-Gaillard (Normandie Nouvelle)
Parcours cyclable © Eure Tourisme
Pacy-sur-Eure © Normandie Tourisme
Musée de Vernon © Normandie NouvelleSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 89
3 sites d’appel, qui attirent majoritairement des
visiteurs étrangers
La Fondation Claude Monet - Giverny qui abrite
la maison et les jardins du peintre est le 2e site
payant le plus fréquenté de Normandie. En
2018, il a accueilli 637 998 visiteurs. Sa
fréquentation a augmenté de 31,5% entre 2010
et 2018, notamment de la part des visiteurs
étrangers, qui constituent plus des deux tiers du
nombre de visiteurs. Les touristes en provenance
des Etats-Unis sont les plus nombreux sur le site,
ils représentent un tiers des visiteurs étrangers.
Le Musée des Impressionnismes est le 8e site
payant le plus fréquenté de Normandie : il a reçu
182 886 visiteurs en 2018. Sa fréquentation a
légèrement baissé entre 2010 et 2018 (-2,4%).
De même, les touristes français sont de moins en
moins présents sur le site, alors que la
fréquentation des visiteurs étrangers augmente.
Les touristes américains composent là aussi un
peu plus d’un tiers de la clientèle.
La fréquentation du Château-Gaillard, Grand Site
Classé à l’échelle nationale, est significativement
plus faible que celle des sites de Giverny. En
2017, le site a accueilli environ 33 338 visiteurs.
Néanmoins, sa fréquentation est en forte
croissance : elle a augmenté de 53% entre 2010
et 2017.
TOURISME – ACTIVITÉS TOURISTIQUES
Fondation Claude Monet © CAPE Tourisme
Château-Gaillard © CAPE Tourisme
Musée des Impressionnismes Giverny CAPE Tourisme
(Source : Comité régional de tourisme de Normandie, 2015
et Observatoire Touristique de l’Eure 2017 et 2018)
(Source : Comité régional de tourisme de Normandie, 2015 et
Observatoire Touristique de l’Eure 2017 et 2018)
(Source : Comité régional de tourisme de Normandie, 2015
et Observatoire Touristique de l’Eure 2017)
529 757
611 007
570 871
580 746
626 882
630 661
562 655
637 998
460 000
480 000
500 000
520 000
540 000
560 000
580 000
600 000
620 000
640 000
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018
Fréquentation de la Maison et des Jardins de
Claude Monet (2010-2018)
187 296
242 343
139 188
179 638
178 134
187 704
232 636
169 028
182 886
0
50 000
100 000
150 000
200 000
250 000
300 000
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018
Fréquentation du Musée des
Impressionnismes Giverny (2010-2018)
21 838
27 675
23 299
26 069
27 974
34 500
32 367
33 338
15 000
20 000
25 000
30 000
35 000
40 000
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
Fréquentation du Château-Gaillard aux
Andelys (2010-2017)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 90
Une offre en hôtels essentiellement située le
long de l’axe Seine…
Il existe 14 hôtels sur SNA, dont 3 hôtels classés
« 2 étoiles » et 6 hôtels classés « 3 étoiles ». Au
total, les 14 hôtels du territoire offrent 455
chambres, dont plus de la moitié en hôtel « 3
étoiles » (282 chambres).
L’offre en hôtels est essentiellement située sur
l’Axe Seine (5 hôtels à Saint-Marcel, 2 à Giverny,
1 à Vernon), puis aux Andelys (3) et sur la Vallée
de l’Eure (3). Elle est absente dans le secteur de
Vexin-sur-Epte.
…contre une offre d’hébergement de plein air
concentrée au nord du territoire
L’offre en hébergement de plein air est
composée de 4 campings, de 1 à 4 étoiles. Sur
655 emplacements au total, quasiment les deux
tiers (420) sont loués à l’année.
L’hébergement de plein air est essentiellement
concentré sur les Andelys et Bouafles : les 2
campings du secteur regroupent 80% des
emplacements disponibles sur SNA. Les autres
campings du territoire sont situés à Saint-Marcel
(63 emplacements) et à Vexin-sur-Epte (70
emplacements).
Le contrat de territoire 2017-2021 prévoit la
création d’une offre d’hôtellerie de plein air et
d’une aire de camping-cars.
Un taux de résidences secondaires faible
Les résidences secondaires représentent
seulement 5,1% des résidences de SNA en 2021.
Ce taux est largement inférieur à la moyenne
normande (9,9%) et euroise (6,5%).
TOURISME – HÉBERGEMENTS MARCHANDS ET NON MARCHANDS
Part et nombre des résidences secondaires, 2021 (INSEE, RP 1968-2021, CGET)
Nombre de chambres d’hôtels par étoile, 2019 (INSEE, DGE, CGET) Nombre d’emplacements de camping par étoile, 2019 (INSEE, DGE, CGET)
Camping, Château de Bouafles
Hôtel Le Jardin des Plumes, Giverny
= 146
> 20,6 %
9,6 à 20,6%
4,8 à 9,6 %
1,9 à 4,8 %
< 1,9 %
= 24
4 ou 5 étoiles
2 ou 3 étoiles
Non classés ou 1 étoile
= 26
4 ou 5 étoiles
2 ou 3 étoiles
Non classés ou 1 étoileSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 91
Les retombées économiques du tourisme sur le
territoire eurois
A l’échelle de l’Eure, 4 062 emplois sont liés au
tourisme (INSEE, 2014).
Les retombées économiques directes1 du
tourisme sur le territoire de l’Eure sont estimées
à 121 M€ de chiffres d’affaires, dont 104 M€
pour les dépenses dans les hébergements
marchands (Observatoire touristique de l’Eure,
2017). Un lit touristique y génère en moyenne 1
336 € par an.
Au-delà des retombées directes sur l’économie
locale, le tourisme a des effets sur d’autres
secteurs connexes, tels que les transports, la
restauration, etc. Il impacte également
directement les collectivités au travers de la
fiscalité et des taxes de séjour.
Les retombées économiques indirectes2 sur le
territoire de l’Eure sont estimées à 152 M€ de
chiffres d’affaires, tandis que les retombées
induites3 le sont à 109 M€.
Au total (retombées économiques directes et
indirectes), le tourisme génère 274 M€ à l’échelle
de l’Eure.
Les touristes y dépensent en moyenne 55€ par
jour et par individu.
1 Retombées économiques directes : Dépenses des touristes
et excursionnistes sur les parties hébergements et loisirs
(activités 100% touristiques, hors restauration)
2 Retombées économiques indirectes : Dépenses des
touristes et excursionnistes sur les parties restauration,
achats divers, transport et alimentation (activités qui ne sont
pas 100% touristiques)
3 Retombées économiques induites : Dépenses effectuées
par les entreprises touristiques auprès de leurs fournisseurs
TOURISME – PERSPECTIVES DE DÉVELOPPEMENT TOURISTIQUE
Caractéristiques touristiques du territoire eurois
© Observatoire touristique de l’Eure
Répartition des lits et des nuitées par type d’hébergement marchand © Observatoire touristique de l’EureSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 92
L’axe Seine : un atout pour le développement
touristique du territoire
• Le tourisme fluvial et maritime dans la Vallée
de la Seine connaît un véritable essor. Porté
notamment par l’augmentation du nombre de
croisières sur le fleuve, le retour au fleuve
opéré tout au long de la Vallée de la Seine
pose la question des nouveaux usages qui
vont pouvoir y être associés. La réhabilitation
de quais, l’ouverture de lieux de baignade ou
de lieux de loisirs, les projets liés à la Seine à
Vélo essaiment auprès du fleuve depuis Paris
jusqu’au Havre.
• Pour SNA, cela s’illustre notamment dans le
cadre du contrat de territoire 2017-2021. La
moitié des projets liés au tourisme portent sur
le développement des activités nautiques ou
des infrastructures liées à la Seine :
- développement du tourisme fluvial
par l’optimisation et l’extension du
quai croisière de Vernon
- désenvasement et réaménagement
de la halte fluviale / base nautique
des Tourelles à Vernon
- création d’un pôle de loisirs fluvestre
à Vernon / redynamisation des bords
de Seine
TOURISME – PERSPECTIVES DE DÉVELOPPEMENT TOURISTIQUE
© Vallée de la Seine
© VNFSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 93
Une valorisation du patrimoine nature qui
alimente les offres week-end
L’Agence de Développement touristique de
l’Eure met en avant une offre touristique portée
sur la découverte et le retour à la nature. Des
animations, notamment gratuites, sont mises en
place :
• « Découvrez la nature dans l’Eure » : avec « La
faune nocturne s’éveille » (Aux Andelys) :
découverte de la faune nocturne ; « Rally’ânes
à dos de coteau » (Plessi-Hébert) : découverte
des richesses écologiques de l’espace naturel
de « la côte des fourneaux » ; « Teintures et
couleurs aux jardins » (Giverny) : atelier de
peinture végétale et découverte des plantes
appréciées des impressionnistes, etc.
• « Nos beaux espaces naturels » : sentiers
organisés sur les espaces naturels sensibles
du territoire, dont le sentier du Genévrier, le
sentier des Rossignols
L’Eure propose également de nombreuses
randonnées thématiques (les tourbières, le
patrimoine industriel, les maisons à
colombages…) dont le circuit le Mont Pivin aux
Andelys.
De même, les activités associées à l’eau (canoë,
kayak, sensibilisation sur la faune et la flore
aquatique…) permettent la découverte du
paysage local et de sa biodiversité.
TOURISME – PERSPECTIVES DE DÉVELOPPEMENT TOURISTIQUE
Circuit le Mont Pivin aux Andelys © Eure Tourisme
Canoë-kayak sur une rivière euroise © Eure Tourisme
Espace Naturel Sensible : le sentier du Genévrier © Eure TourismeSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 94
AGRICULTURESchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 95
LEXIQUE DU DIAGNOSTIC AGRICOLE
SAU : Surface Agricole Utilisée, instrument statistique employé à l’évaluation des territoires destinés à la
production agricole. Parmi ces espaces, on compte notamment les terres arables, les surfaces en herbe et les
cultures. (geo.fr)
UGB : Unité de Gros Bétail, Unité employée pour pouvoir comparer ou agréger des effectifs animaux d’espèces
ou de catégories différentes. Les coefficients sont calculés selon l’alimentation des animaux. L’unité gros bétail tous aliments (UGBTA) compare les animaux selon leur consommation totale, herbe, fourrage et concentrés.
L’unité gros bétail « alimentation grossière » (UGBAG) les compare selon leur consommation en herbe et fourrage et ne concerne que les herbivores.
RPG : Recensement Parcellaire Graphique, base de données géographiques servant de référence à l'instruction
des aides de la politique agricole commune (PAC).
RGA : Recensement Général Agricole. Le recensement s’effectue dans le cadre de la réglementation statistique
de l’Union européenne et selon l es recommandations des Nations unies. Pour répondre aux obligations internationales et communautaires, tous les pays de l’Union européenne ont effectué un recensement agricole
entre 2009 et 2010, ce qui permet de comparer leur agriculture. Le recensement agricole offre ainsi un portrait instantané et détaillé de l’agriculture. Il permet des comparaisons au niveau le plus fin, jusqu'à la commune. Il
s’intéresse également aux plus petites exploitations. (agreste.fr)
EARL : Entreprise Agricole à Responsabilité Limitée, mode de gestion individuel entrepreneurial d’une
exploitation agricole unipersonnelle pouvant posséder des associés.
GAEC : Groupement Agricole d’Exploitation en Commun, société civile agricole de personnes permettant à des
agriculteurs associés la réalisation d’un travail en commun dans des conditions comparables à celles existant
dans les exploitations de caractère familial.
SCEA : Société Civile d’Exploitation Agricole, composée d’au moins 2 associés. C’est une société civile de droit
commun qui a pour objet l’exploitation ou la gestion d’un ou de plusieurs domaines agricoles, de forêts et de
terres bâties et non bâties. La superficie exploitée n’est pas plafonnée pour ce type de société.
DRAAF : Direction Régionale de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Forêt
AOC/AOP : Appellation d’Origine Contrôlée / ProtégéeSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 96
Une concentration des exploitations, qui sont plus
grandes au sein du territoire que dans l’Eure
La SAU du territoire a légèrement augmenté entre
2010 et 2020, passant de 43 748 ha à 44 329 ha
(+1%).
Cette tendance est l’inverse de celle observée au
sein du département de 376 981 en 2010 à 369 884
en 2020 (-2%) selon l’Agreste.
SNA recense environ 400 exploitations agricoles. A
l’instar des tendances observées au niveau régional,
la baisse structurelle du nombre d’exploitations est
une réalité locale : -1,4% d’exploitations/an.
Le nombre d’installations par an (16 en moyenne sur
la période 2010-2018) ne peut compenser les
départs en retraites et se traduit pour partie par une
hausse constante de la taille moyenne des
exploitations.
AGRICULTURE – DONNÉES DE CADRAGE
Champ de colza et silo moderne (atopia)
96
97
98
99
100
101
102
2010 2020
Évolution de la SAU en base 100 de 2010 à 2020
(Agreste, atopia)
Eure CA Seine Normandie AgglomérationSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 97
AGRICULTURE – DONNÉES DE CADRAGE
Le phénomène sociétaire est également en cours
de développement au détriment du statut de
chef d’exploitation. De nouveaux types
sociétaires se substituent progressivement aux
formes sociétaires traditionnelles (GAEC, EARL).
En tout état de cause, le recul de l’exploitation
familiale traditionnelle au profit parfois de
sociétés de capitaux et le corollaire de la hausse
des tailles moyennes des exploitations se
traduisent par divers effets :
- développement du salariat au détriment
d’agriculteurs-entrepreneurs,
- moindre présence d’actifs de ce secteur dans
les communes rurales participant à la dilution
de la notion de ruralité,
- arrivée de capitaux extérieurs au seul secteur
agricole avec l’absence de lien avec le local
pour ces apporteurs de capitaux.
Selon les données communiquées par la mutuelle
sociale agricole (MSA), la part des chefs
d’exploitation âgés de 55 ans et plus seraient
plus importante qu’à l’échelle régionale. Cette
donnée interpelle à la fois la pérennité des
exploitations mais également la poursuite du
phénomène de concentration des terres et le
développement des modes de faire-valoir
sociétaires.Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 98
AGRICULTURE – UNE FILIERE ECONOMIQUE COMPOSITE
L’agriculture présente sur le territoire est
support d’emplois. Au regard des données
de l’INSEE, l’emploi agricole est
significativement présent dans le Vexin
Bossu et le Vexin Gambon, où la part de
l’emploi agricole par rapport à l’ensemble
des emplois répertoriés dans la commune
est supérieure à 25%.
A Heubécourt-Haricourt, Le Thuit et
Cuverville en particulier, plus de 50% des
actifs travaillent dans l’agriculture.
La production agricole génère une
économie aval et amont (coopératives
céréalières, machinisme agricole,
industries/transformateurs, etc.).
Concernant la fabrication de produits
laitiers, 81% des effectifs salariés de l’Eure
se situent à SNA. Pour autant, les grandes
unités de transformation/valorisation
(abattoir, teillage du lin, sucrerie) sont
situées en dehors du territoire.
L’agriculture du Vexin est celle qui génère le plus d’emplois sur le territoire
Selon l’INSEE, l’emploi agricole comprend « toutes les personnes qui travaillent, à temps plein ou
partiel, sur une exploitation agricole, au sens du Service de la statistique et de la prospective (SSP)
au ministère chargé de l'agriculture »
L’emploi agricole en 2017
Etablissements et effectifs salariés de l’industrie agroalimentaire et du commerce de gros selon le secteur d’activité en 2015Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 99
AGRICULTURE – UNE FILIERE ECONOMIQUE COMPOSITE
Le nombre d’exploitations est plus important sur les plateaux (Vexin, Madrie et St André), cependant les plus grosses exploitations ne sont pas forcément présentes sur les plateaux. Les plus grosses exploitations du territoire sont présentes sur le Vexin et la vallée de l’Eure. Le plateau du Vexin semble se distinguer par une activité agricole productive de valeur qui permet un nombre plus important d’exploitations qui sont aussi les plus importantes en taille du territoire.
Vexin Gambon
Exploitations plus petites et
moins nombreuses que dans
le Vexin Bossu.
Vexin Bossu
Concentration des plus grandes
exploitations répertoriées sur le
territoire.
Vallée de la Seine
Présence de quelques
exploitations relativement
petites, s’explique par
l’urbanisation qui
caractérise ce secteur.
Plateau de Madrie
Implantation et taille des
exploitations similaire au secteur
Vexin Gambon.
Vallée de l’Eure
Peu d’exploitations par
commune, mais taille
relativement importante des
exploitations.
Plateau d’Evreux Saint André
A l’inverse de la vallée de l’Eure,
beaucoup d’exploitations dans les
communes de ce secteur, mais
petite taille des exploitations.
Nombre d’exploitation agricoles par commune Implantation et taille des exploitations agricolesSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 100
AGRICULTURE – UNE FILIERE ECONOMIQUE COMPOSITE
Au-delà de l’organisation spatiale des
exploitations, il est intéressant d’analyser
l’assise de l’économie agricole à l’échelle
parcellaire. Les caractéristiques des
parcelles agricoles (taille, forme,
localisation etc.) et leur évolution dans le
temps permettent de constater, de
manière pragmatique, la fonctionnalité
des espaces agricoles dans leur
ensemble.
Les plateaux et notamment le Vexin
apparaît comme un espace aménagé et
optimisé pour les pratiques agricoles de
grande culture.
Sur les plateaux (Vexin Bossu, Vexin
Gambon) la surface moyenne des
parcelles agricoles par commune, est
supérieure à cinq hectares. A l’inverse,
dans les vallées (Vallée de la Seine, Vallée
de l’Eure mais aussi dans la vallée sèche
au sud du territoire) les parcelles cultivées
font en moyenne mois de quatre
hectares.
« La compacité et la proximité des
parcelles sont des atouts, alors que le
morcellement et la dispersion de
parcelles induisent un surcoût
d’exploitation en termes de temps de
travail, de carburant, etc. »
source : Institut Paris Région, Réaliser
une analyse fonctionnelle des espaces
ouverts.
Surface moyenne des parcelles
Surface moyenne des parcelles (atopia)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 101
Une prédominance des cultures céréalières
À lui tout seul, le blé tendre représente près de la
moitié des superficies cultivées sur le territoire, suivi par
le colza (15%) et l’orge (8,6%). Le reste de la surface
cultivée se répartit entre les cultures industrielles
(betteraves), le maïs, les plantes à fibres, les légumes et
les protéagineux.
On note une grande diversité de cultures sur le plateau
du Vexin, qui est exploité non seulement à travers des
cultures de céréales et de protéagineux mais aussi des
plantations de légumes, de fleurs et de cultures
industrielles. À l’inverse, le plateau de Madrie (entre
Seine et Eure) est plus spécialisé dans les cultures
céréalières et protéagineuses.
Les espaces de prairies permanentes et temporaires
cumulent 7,3% de la SAU. Elles se situent
principalement dans les fonds des vallées, notamment
celles de l’Eure et de l’Andelle.
Les cultures permanentes (arbres fruitiers…), déjà
marginales en 1988, sont inexistantes en 2020 selon le
Recensement Général Agricole (RGA).
La SAU du territoire est donc composée en très grande
majorité de terres labourables, dont près des deux tiers
sont exploitées via la culture de céréales.
Des grandes cultures de plus en plus présentes
Seine Normandie Agglomération est située sur les
plateaux du Vexin et du Drouais, propices aux grandes
cultures de céréales et de protéagineux.
Les activités d’élevage tendent à régresser sur le
territoire : alors que la polyculture-élevage représentait
l’orientation technico-économique de 15 communes en
2010, cette orientation ne concerne plus que 9
communes en 2020, au profit des grandes cultures.
AGRICULTURE – ORIENTATION TECHNICO-ÉCONOMIQUE
Page suivante : cartographie et répartition des parcelles par type de cultures en 2014 (RPG 2014, INSEE, atopia)
Orientation technico-économique du territoire en 2010 et 2020 (France Découvertes, atopia)
2010 2020
Agriculteur dans son champ de maïs, à Gasny (atopia) Vaches paissant dans leur pré, à Harquency (atopia)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 102
AGRICULTURE – SURFACE AGRICOLE
Blé tendre
Maïs grain et ensilage
Orge
Légumes – fleurs
Colza
Protéagineux
Cultures industrielles
Autres gels
Plantes à fibres
Fourrage
Estives landes
Prairies permanentes
Prairies temporaires
Recensement Parcellaire Graphique de 2021 : classement des parcelles par type de cultures (RPG 2020, INSEE, atopia)
2014
5,3% 1,3%
48,6%
15,4%
1,4%
1,9%
4,4%
8,6%
2,4%
6,1% 1,2% 2,6%Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 103
De grandes parcelles sur les plateaux et une concentration des
petites parcelles dans les fonds de vallée
Grâce à une topographie favorable, les espaces agricoles situés sur
le plateau du Vexin sont découpés en grandes ou très grandes parcelles (plus de 25 ha).
Les plateaux du sud du territoire sont découpés en parcelles
généralement plus petites.
Elles représentent 31% de la SAU pour seulement 5% du nombre de
parcelles.
Les parcelles les plus petites (0 à 5 ha) correspondent à moins de
18% de la SAU pour 61% du nombre d’entités. Elles sont principalement situées dans les fonds de vallée et près des espaces
urbanisés des plateaux.
Cette typologie confirme un territoire agricole remembré au profit
des grandes cultures.
AGRICULTURE – SURFACE AGRICOLE
Recensement Parcellaire Graphique de 2020 : classement des parcelles par taille en ha (RPG 2020, atopia)
17,59%
61,93% 21,60%
19,96%
29,21%
12,72%
22,11%
4,42%
9,48% 0,97%
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
Pourcentage de superficie Nombre de pa rcelles
Répartition de la SAU par taille de parcelles (ha) en
2020 (RPG 2020, atopia)
0-5 5-10 10-25 25-50 >50 > 50
25 à 50
10 à 25
5 à 10
0 à 5Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 104
Des formes entrepreneuriales prédominantes sur les plateaux
Le statut d’entreprise agricole individuelle (EARL) est majoritaire sur le territoire, à la fois en nombre de parcelles (44,5% des parcelles)
et en superficie cultivée (52,3%). Ce sont ainsi des grandes parcelles qui sont exploitées sous cette forme juridique, ce qui
correspond à leur localisation géographique : on retrouve cette
forme principalement sur les plateaux du Vexin et de la Madrie. Les sociétés agricoles (SCEA), exploitent également des grandes
parcelles et sont principalement situées autour de Vexin-sur-Epte.
Les exploitations individuelles (NR) représentent 38,4% du nombre
de parcelles mais seulement 24% de la surface cultivée, permettant d’affirmer que ce mode d’exploitation correspond à des parcelles
de petite ou moyenne taille. Elles sont réparties plus fréquemment
dans les vallées et sur les coteaux.
Enfin, le statut GAEC, largement minoritaire (5% des parcelles) se
retrouve sur des parcelles de petite taille, généralement des prairies en fond de vallée.
AGRICULTURE – SURFACE AGRICOLE
Recensement Parcellaire Graphique de 2021 : classement des parcelles par forme juridique (RPG 2021, INSEE, atopia)
2021
4,18% 1,84%
52,27%
44,54%
4,45%
5,62%
24,14% 38,40%
14,10% 9,00%
0%
10%
20%
30%
40%
50%
60%
70%
80%
90%
100%
Pourcentage de surface Nombre de pa rcelles
Répartition de la SAU statut juridique d'exploitation en
2021 (RPG 2021, atopia)
AFS EARL GAEC NR SCEA
SCEA
SARL
EARL
AFS
GAEC
NRSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 105
Une présence de l’élevage plus faible que dans le
reste de la Normandie
Entre 1988 et 2010, le cheptel du territoire a été
divisé de moitié, passant de 14 602 à 7 366 Unités
de Gros Bétail.
Cette baisse des pratiques d’élevage est en
corrélation avec la diminution de la surface en
herbe de 48% sur cette période (voir page
«Données de cadrage»).
En 2010, celui-ci se concentrait dans les communes
de Houlbec-Cocherel (833 UGB), Les Andelys (570
UGB) et Heuqueville (526 UGB).
L’élevage représente une activité complémentaire
des cultures pour la majeure partie des agriculteurs
du territoire, plus qu’une production spécifique,
contrairement à l’importance de celui-ci dans
d’autres partie de la Normandie (Pays de Caux,
Manche etc.)
La partie est du territoire dispose d’un cheptel
principalement bovin (près de 90% du cheptel),
tandis que le sud-ouest de Seine Normandie
Agglomération concentre la plus importante
proportion de lapins et volailles de la région
Normandie.
0
20
40
60
80
100
120
2010 2000 1988
Évolution du cheptel en UGB, en base 100
de 1988 à 2010
AGRICULTURE – ÉLEVAGE
Unités de Gros Bétail
Surface Toujours en
Herbe (%)
Secret statistique
0 à 3,5
3,5 à 13
28 à 58
58 à 100
1 500
150
Cheptel et surface toujours en herbe par commune en 2020 (RGA
2020, France Découvertes, atopia)
14 062
7 366
13 à 28
Part de la polyculture-élevage viande dans la SAU en 2020 (DRAAF
Normandie)
Densité d’UGB et répartition du cheptel en 2020 (DRAAF Normandie)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 106
Une montée en puissance de l’agriculture biologique depuis 2021, mais une
présence qui reste faible
Entre 2011 et 2017, l’agriculture biologique a progressé sur le territoire :
• la SAU consacrée à ce mode de production a crû de 64%, passant de 376 ha en 2011 à 581 ha en 2017, avec une progression particulièrement marquée
sur la fin de la période. Cette tendance est également observée sur le
département, avec une augmentation de +70% de la SAU biologique.
• le nombre d’opérateurs engagés en agriculture biologique a également
augmenté, passant de 18 en 2010 à 31 en 2017 (dont 11 producteurs). Là
aussi, la progression est importante sur la période 2015-2017, avec 11
nouveaux opérateurs engagés.
Cependant, la part de l’agriculture biologique reste modeste par rapport à la
dynamique agricole du territoire : la SAU biologique représente 1,7% des
surfaces cultivées (contre 1,3 à l’échelle du département). Cela peut s’expliquer
par l’importance des grandes exploitations et de l’orientation technico- économique du territoire marquée par les grandes cultures de céréales.
AGRICULTURE – FILIÈRE BIOLOGIQUE
376 383 402 389 409 438
581
0
200
400
600
800
2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
Évolution de la SAU biologique entre 2011 et 2017 en ha (Agence Bio, atopia)
Surfaces totales BIO
18 21 21
22 21 20 23
31
0
10
20
30
40
2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
Nombre d’opérateurs engagés en agriculture biologique entre
2010 et 2017 (Agence Bio, atopia)
Distributeurs Importateurs Producteurs
Transformateurs Total général
Nombre
d’exploitations
biologiques
3
1
Exploitations en agriculture biologique en 2017 (Agence Bio, Observatoire des territoires, atopia)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 107
De nombreux points de vente directe qui
correspondent aux attentes d’une clientèle en
recherche du «vivre à la campagne»
Seine Normandie Agglomération est pourvue
d’une importante offre de points de vente directe,
diversifiée et répartie de manière homogène sur le
territoire.
Cette offre se répartit entre les fruits (vergers
d’Houlbec-Cocherel, verger de Giverny etc.), les
produits issus de l’élevage (ferme de l’Écouffe à St-
Marcel, ferme de Corbie à Tilly etc.), les
boulangeries (fournil SIPMA à Vexin-sur-Epte etc.).
Les produits de maraîchage sont moins
représentés.
Le territoire compte également 9 fermes intégrées
à la démarche « Bienvenue à la Ferme» et un
magasin de producteurs locaux à Ménilles.
Cette offre importante répond aux attentes d’une
partie de la population du territoire, recherchant un
rapprochement avec la campagne normande et ses
produits du terroir. Elle contribue également à la
diversification des revenus pour les agriculteurs
impliqués dans la démarche.
Dans le cadre de son PCAET, l’ancienne CA Portes
de l’Eure (CAPE) a réalisé une étude pour le
développement des circuits courts (mode de
distribution faisant appel à maximum 1
intermédiaire). Cette étude a permis d’interroger
33 producteurs de la CAPE et des environs. Selon
cette étude, la vente directe à la ferme représente
47% du chiffre d’affaires des producteurs
interrogés, suivis par les marchés (25%), les
commerces de proximité (6%) et les grandes
surfaces (5%). La vente aux restaurateurs et aux
collectivités est marginale (resp. 4% et 1% du CA).
AGRICULTURE – CIRCUITS COURTS
Exploitations proposant la vente directe et membres du réseau Bienvenue à la Ferme en 2019 (acheteralasource.fr, bienvenuealaferme.fr, IGN BD-Topo ®, atopia) Ferme en vente directe (atopia)
Vexin-sur-Epte : boulangerie en
vente directe (atopia)
Breuilpont : brasserie artisanale
(atopia)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 108
AGRICULTURE – LES ENJEUX D’AMENAGEMENT LIES AUX ACTIVITES AGRICOLES
L’agriculture confrontée aux dynamiques
urbaines
Les communes les plus urbanisées sur le
territoire sont situées dans la vallée de la Seine
et la vallée de l’Eure.
De manière générale, les communes les plus
urbanisées (celles dont la part de l’espace urbain
par rapport à la superficie totale du territoire
communal est la plus importante) sont
également celles qui ont connu la dynamique
d’artificialisation la plus soutenue entre entre
2009 et 2019.
La croissance de l’urbain intervient en
concurrence vis-à-vis des autres usages de
l’espace et notamment les activités agricoles.
Les secteurs du territoire qui présentent un fort
niveau d’urbanisation et une forte croissance de
l’urbanisation correspondent à des secteurs de
pression vis-à-vis de l’agriculture. Le
développement de l’activité agricole peut être
plus contraint, voire la pérennité de l’activité
questionnée dans ces parties du territoire.
Le CEREMA définit l’artificialisation comme « la
transformation d’un sol naturel, agricole ou
forestier, par des opérations d’aménagement
pouvant entraîner une imperméabilisation
partielle ou totale, afin de les affecter
notamment à des fonctions urbaines ou de
transport (habitat, activités, commerces,
infrastructures, équipements publics…).
Tache urbaine :
zone tampon de
25m autour des
bâtiments
Rapport de l’aire de la tache
urbaine par rapport à l’aire
de la surface de la commune
Calcul de l’aire de la tache
urbaine
(Villegats)
Méthodologie
Part urbain et croissance de la tache bâtie (2009-2019)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 109
AGRICULTURE – LES ENJEUX D’AMENAGEMENT LIES AUX ACTIVITES AGRICOLES
Parcelles agricoles à proximité des zones urbaines et à urbaniser Afin d’identifier la pression urbaine qui s’exerce sur les parcelles agricoles, l’étude s’est
concentrée sur les espaces à moins de 100 mètres des zones urbaines. Plus la part de
l’agriculture est importante dans ces espaces, plus la pression urbaine est élevée. Aujourd’hui,
toutes les communes ont des parcelles agricoles dans leur tache urbaine, soit à moins de 25
mètres des habitations.
Espaces agricoles affectés par
des projets d’urbanisation futurs
Source : Registre Parcellaire Graphique ( 2019)
Les communes précédemment identifiées comme les
plus urbanisées ne sont pas celles qui exercent le plus
de pression foncière sur les espaces agricoles. Ce
sont les communes périphériques aux communes les
plus peuplées du territoire qui exercent le plus de
pression urbaine sur les espaces agricoles.
Au-delà de la pression foncière, les conséquences
sont directes sur les pratiques agricoles, notamment
pour l’épandage des produits phytosanitaires avec la
mise en place en 2020 des ZNT (zones de non
traitement) : adaptation des itinéraires techniques,
mise en place de couverts à bas niveau d’intrants,
implantation d’espèces pérennes, etc.
Total
en ha En %
Dans la tâche urbaine 408 1%
A moins de 100 mètres
de la tache urbaine 4576 11%
Foncier agricole à
proximité des zones
urbaines
4984 12%
Dans les zones à
urbaniser 96 0%
Tache urbaine :
zone tampon de
25m autour des
bâtiments
0 Zone tampon de
100 mètres autour
de la tache urbaine
Zones à urbaniser
Parcelles dans la
tache urbaine
Parcelles à moins de
100m de la tache
urbaine
(Fontenay-en-Vexin)
Parcelles non
agricoles
MéthodologieSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 110
AGRICULTURE – LES ENJEUX D’AMENAGEMENT LIES AUX ACTIVITES AGRICOLES
Routes susceptibles d’être empruntées par les exploitants
Au-delà de l’implantation statique
des bâtiments, il est important
d’analyser les dynamiques qui en
résultent, notamment les flux
d’engins agricoles.
Cette analyse s’effectue au regard de
la dispersion des parcelles cultivées
d’une même exploitation sur le
territoire et ses abords.
L’intersection de ces liens théoriques
avec les axes routiers (hors
autoroute) permet d’identifier les
axes routiers qui présentent le risque
potentiel de conflit entre les flux
routiers et les flux agricoles.
Les conflits d’usage potentiels en lien avec les pratiques agricoles
• Compte du nombre de liens entre les
différentes parcelles d’un même exploitant
coupant les routes sélectionnées.
• Calcul du rapport entre le nombre de liens
coupant les tronçons de route et la
longueur des routes, pour obtenir l’indice
suivant : « il y a x exploitants par km
susceptibles d’emprunter la route y ».
Modélisation du lien entre les
différentes parcelles d’un même
exploitant (chemin à vol d’oiseau).
Sélection des routes départementales
et intercommunales dans l’espace
d’étude
MéthodologieSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 111
AGRICULTURE – LES ENJEUX D’AMENAGEMENT LIES AUX ACTIVITES AGRICOLES
Le morcellement des exploitations,
l’approvisionnement des exploitations en matière
première (produits pour les cultures : engrais,
etc.), la commercialisation de la production des
exploitations (vente de céréales ou de bétail, etc.)
génèrent des déplacements significatifs d’engins
agricoles ou de camions sur le réseau routier local
voire au-delà.
Plusieurs axes routiers sont identifiés comme
étant "sensibles" pour la circulation de ces engins
agricoles ou camions :
- la RD 181 et notamment la difficulté à franchir
la Seine à partir du pont de Vernon ;
- la RN 13 est également empruntée ou
franchie par ces engins agricoles. Le projet de
mise à 2X2 voies de cette RN pourrait encore
complexifier les échanges entre le plateau de
la Madrie et le plateau de Saint-André ;
- les RD 316 et RD 125, notamment dans les
abords et traversées des Andelys.
Au-delà des difficultés de partage de voirie avec
les autres véhicules motorisés, plusieurs
problématiques connexes sont identifiées :
- certains aménagements de centre-bourgs
apparaissent peu propice aux circulations
d’engins agricoles ;
- certaines bandes roulantes apparaissent sous
calibrées pour supporter le tonnage des
engins agricoles ;
- les travaux de voirie sont souvent réalisées en
période estivale alors même que cette
période correspond à un pic de circulations
d’engins agricoles, les travaux sur les cultures
d’automne (maïs, betterave) peuvent, selon
les années, générer de manière importante de
la boue sur la voirie ;
- Certains aménagements routiers ou de voirie
douce réduisent l’accessibilité des engins
agricoles aux parcelles, etc.
Quelques tendances et/ou pistes de travail sont
évoquées pour limiter les besoins de mobilité des
engins agricoles.
Une part significative des mobilités agricoles est
en lien avec la commercialisation des productions
végétales, particulièrement céréalières :
- les coopératives ou stockeurs privés
encouragent désormais le stockage à la ferme
;
- l’acheminement des céréales par péniche vers
le port de Rouen va se développer à l’instar
des investissements récents réalisés sur le port
de Limay ;
- une réflexion sur l’évolution à long terme du
maillage des silos de stockage sur le territoire
pourrait s’avérer intéressante (le silo de Pacy-
sur-Eure a par exemple, été abandonné en
raison de sa difficile accessibilité) ;
- concernant les campagnes betteravières, un
réflexion sur le maillage des aires de stockage
avant leur transport par camion vers la sucrerie
d’Etrépagny pourrait s’avérer pertinente, etc.Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 112
AGRICULTURE – LES CONTRIBUTIONS IDENTIFIEES A L ’ENGAGEMENT DES TRANSITIONS
Les objectifs affichés des politiques publiques
locales en termes d’approvisionnement des
cantines sur le territoire (50% de produits locaux
et/ou de produits locaux biologiques dans les
cantines scolaires), la volonté d’appuyer la création
d’outils de transformation au service de cette
alimentation en circuits-courts et de qualité
(réflexion sur le soutien à la création d’une
légumerie-conserverie), ou encore la création
d’espaces tests sur une trentaine d’hectares pour y
installer des agriculteurs, positionne SNA comme
un acteur important et pro actif. L’atteinte des
objectifs ambitieux affichés par SNA nécessiteront
sans doute de porter des efforts particuliers pour
promouvoir ces circuits-courts auprès des
agriculteurs, pour contractualiser avec ces mêmes
agriculteurs dans la durée afin de garantir les
débouchés. En effet, des initiatives individuelles
existent et se développent (conserverie, atelier de
découpe, vente à la ferme, etc.) mais elles
nécessiteront d’être mises en synergie et décupler
si SNA souhaite atteindre ses objectifs.
De même, SNA souhaite affermir sa destination
touristique « Nouvelle Normandie » à partir des
ses grands attracteurs nationaux/internationaux
que sont le tourisme "impressionnisme », le
tourisme médiéval , le tourisme fluvial, le tourisme
de nature.
L’agritourisme avec ses offres de produits fermiers
(vente-cueillette à la ferme, sur les marchés, dans
les restaurants locaux, etc.) et ses offres
d’hébergements (gîtes et chambres d’hôtes)
constitue une réelle opportunité pour des
clientèles en recherche de produits ancrés au
territoire visité (typicité, terroir, etc.). Dans cet
objectif, les principaux itinéraires cyclables
générateurs de grands flux de cyclotouristes (Seine
et à vélo, voire, Eure à vélo) apparaissent comme
des opportunités de nouveaux débouchés pour les
produits locaux. Les exploitations situées à
proximité de ces axes sont les plus concernées.
Par ailleurs, au-delà des débouchés énergétiques
de produits ou co-produits de l’agriculture
(miscanthus, paille et effluents d’élevage, coupe
de haies bocagères, etc.), la demande de
biomatériaux notamment dédiés à la construction
se développe sur le territoire. L’offre locale
apparait faible et pourrait se structurer en réelle
filière à partir de commandes publiques
exemplaires (construction de bâtiments publics par
exemple à l’instar d’une réalisation sur la commune
de Vexin-sur-Epte).
Exploitations proposants la vente directe et membres du réseau
Bienvenue à la ferme en 2019
L’évolution des modèles économiquesSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 113
AGRICULTURE – LES CONTRIBUTIONS IDENTIFIEES A L ’ENGAGEMENT DES TRANSITIONS
Exploitations proposants la vente directe et membres du réseau
Bienvenue à la ferme en 2019
L’évolution des modèles économiques
Le Projet Alimentaire Territorial identifie
également le développement de pratiques
agro-environnementales comme levier
d’amélioration de la qualité de la ressource
en eau sur le territoire. Des aires de
captage en eau sont situées sur le territoire.
La limitation de la propagation d’intrants et
par conséquent, le développement de
l’agriculture biologique au sein de ces
espaces est un levier pouvant être mis en
place afin d’améliorer la ressource en eau
de manière qualitative.
Le développement de l’agriculture
biologique est un objectif du PAT. En effet,
celui-ci recommande l’accompagnement
de dix agriculteurs dans leur transition vers
l’agriculture biologique.
Cet accompagnement permet de renforcer
la tendance de développement des
surfaces de cultures biologiques ayant eu
lieu entre 2017 et 2019.
L’accompagnement de 10 agriculteurs
représente une multiplication par deux du
nombre total d’exploitations biologiques
par rapport à la situation du territoire en
2019 (11 exploitations certifiées ou en
conversion d’après l’INSEE).
Un accompagnement d’agriculteurs
disposant de parcelles situées à proximité
des aires de captage permettrait de
contribuer à l’amélioration de la qualité de
l’eau sur le territoire.
Source : CartoBio, 2019
Evolution de la surface des cultures biologiques de SNASchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 114
D Y N A M I Q U E PAY S A G È R E
PAYSAGES, FORMES URBAINES, PATRIMOINESSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 115
SOCLE DU
TERRITOIRE
1. Situation du territoire
2. Evolution historique
3. Géologie
4. Relief et hydrographie
5. Couvert végétal
6. Perceptions et
transitions du paysageSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 116
I. SOCLE DU TERRITOIRE
Paris-Rouen-Le Havre : une identité paysagère,
culturelle et industrielle
Le territoire de SNA se situe sur les terres de la
Haute Normandie, aux portes de l’Île-de-
France. Il est articulé autour du fil bleu de la
vallée de la Seine, qui relie Le Havre à Paris.
Sa structure se compose d’un vaste plateau
entaillé de petites et grandes vallées, générant
des plateaux plus spécifiques : au sud les
plateaux d’Evreux, de St André et la Madrie et
au nord les plateaux du Vexin et du Vexin
bossu.
L’agriculture domine le territoire et permet de
catégoriser les séquences paysagères de celui-
ci, en différenciant notamment les paysages de
vallées et de plateaux, avec des parcellaires
variables en fonction de la géomorphologie.
Vallées et plateaux montrent des paysages
contrastés et très différents d’un bout à l’autre
du territoire : ouverts sur les plateaux,
accidentés sur les coteaux, fermés et complexes
dans les fonds de vallées.
PARIS
ROUEN
LE HAVRE
Situation du territoire à l’échelle de la France et de la vallée de la Seine (atopia)
Zones urbanisées principales
Territoire de SNA
Trame verte schématique
Trame bleue schématique
Ligne de crête principale
Transition paysagère forte
LégendeSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 117
I. SOCLE DU TERRITOIRE
Photo aérienne : 1950
A proximité du fleuve navigable, l’axe routier de la Seine
est emprunté par la RN15 et la voie ferrée qui relient Paris à
Rouen. Cette particularité a favorisé le développement de
Vernon. De plus, on remarque que le relief ainsi que les
boisements denses ont contraints considérablement les
développements de l’urbanisation sur l’ensemble du
territoire, notamment Vernon qui se retrouve dans une
cuvette, entre les pentes accidentées et les massifs boisés.
Carte de Cassini : XVIIIe siècle
Historiquement, la vallée de la Seine était un axe fluvial
stratégique très utilisé par la navigation, notamment pour
les transports de marchandises. Les productions des
carrières et les cultures en étage sur les coteaux
(notamment de vergers et de vignes) étaient ensuite
transportées par voie fluviale. On recense quelques villes
fortifiées sur le territoire à cette époque : Vernon, Les
Andelys et Pacy-sur-Eure, des communes situées le long
des cours d’eau.
Carte d’Etat-major : 1820-1866
Les axes principaux de circulation se dessinent
progressivement, notamment ceux dans les fonds de
vallées qui relient Paris au Havre et ceux qui relient les
principales villes du territoire.Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 118
Falaise de craie à La Roquette (atopia)
Un épais socle de craie, entaillé profondément par les
cours d’eau
Le sous-sol du territoire de SNA est constitué en
majorité d’un épais couvercle crayeux, sur lequel
repose des socles géologiques liées aux formations
des vallées : alluvions, colluvions, limons et sable. Sur
les plateaux, d’autres roches plus spécifiques sont
présentes : argile à silex, calcaire, sables argileux et
limons. Cette diversité des sols génère des paysages
différents et influe sur la végétation naturelle, les
pratiques agricoles et les matériaux utilisés pour le
bâti.
On recense de nombreux affleurements de craie,
situés essentiellement sur les coteaux des grandes
vallées, dans les secteurs où les pentes sont raides.
Les vallons affluents à ses vallées sont eux aussi
recouvert de craie, sensible à l’érosion par les eaux de
ruissellement. Ces pentes de craies ont données
naissances à des pelouse rases, constituées de
bruyères (genévriers en majorité) et de forêts
dégarnies.
Cette craie locale forme à certains endroits un calcaire
plus dur, autrement appelé la pierre de Vernon, de
couleur blanche et utilisée pour la construction de
nombreux édifices. Cette roche était autrefois
exploitée dans les vallées de la Seine et de l’Eure.
A Ménilles, une autre forme de roche issue de la craie,
plus sombre et plate, est également présente.
I. SOCLE DU TERRITOIRE
Limons ou sables
Argile plastique
Calcaire
Sable
Colluvions
Calcaire grossier
Limons des
plateaux
autre
Carte de la géologie du territoire (BRGM ; atopia)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 119
I- Socle du territoire
Le territoire de SNA est concerné par plusieurs
gisements, d’intérêts régionaux et nationaux .
Ces gisements concernent majoritairement des
sables et graviers alluvionaires en bordure de
Seine.
Plusieurs carrières sont encore en activité sur le
territoire et continuent de façonner le paysage.
Sur le reste des gisements, un potentiel
d’exploitation est présent :
- Au sud avec des caillasses, des marnes et des
argiles plastiques
- Au nord, des sables et des argiles à silex
majoritairement.
Gisements d’intérêt
régional (sable)
Exploitations fermées
Exploitation active
Gisements d’intérêt national
(argiles plastiquesSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 120
Un relief dynamique, creusé par de nombreuses
vallées
Le territoire de SNA est entaillé par de nombreux
cours d’eau aux caractéristiques très différentes. On y
retrouve des ambiances considérablement variées,
entre des séquences de vallées ouvertes et d’autres
fermées, des cours d’eau étroits et sinueux ou encore
larges et très linéaires. Ainsi, dans un ordre de
grandeur, on recense :
• La vallée de la Seine, au cours d’eau large et en
mouvement, très navigué, aussi bien par des
bateaux de tourisme que des bateaux de
transports de marchandises. Le territoire est
implanté de part et d’autre de ce cours d’eau très
linéaire et structurant.
• La vallée de l’Eure, tout aussi large mais au cours
d’eau considérablement plus petit, sinueux et
encaissé dans le fond de vallée. Les ambiances y
sont plutôt intimes et bucoliques.
• La vallée de l’Epte, une vallée secondaire à la
charpente étroite, au cours d’eau fin et discret,
dissimulé dans une végétation dense.
• La vallée du Gambon, où l’embouchure se situe
aux Andelys, s’insère dans le tissu urbain de la
commune et se fait très discret.
I. SOCLE DU TERRITOIRE
Carte des bassins versants (atopia)
Bassin versant de la Seine Lit majeur
Relief et carte du réseau hydrographique (Géoportail ; atopia)
Zone inondable au PPRi
Forêt aux marges des plateaux
La
S e
in e
L’ E
p t
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L’ E
ure
Le Gamb
on
Vallée St
Jean
Grand Val
d’Aconville
Vallée
Montainval
Vallée du Four à
Chaux
Vallée de
Coupigny
Vallée de
Coupigny
Vallée du
Chêne de la
Vierge
Mont Pivin
Val du
Mesnil
Vallée sous
l’Eglise
Île Latour, Godefroy, du Roule,
Bonnet et des Trois Rois
Île de la
Roque
Port de Plaisance de
Venables
Port de Plaisance des
Andelys
Île
Besac Île aux frêle
Île aux boeufs
Île Emient
Île Chouquet
Vallée de
Saint-Ouen
Marais de Clerville
Marais de Clerville
Chaîne
d’étangs
Vallon du « sec »
du boisset
Caractéristiques liées au relief
Caractéristiques liées à l’eauSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 121
Un couvert végétal composé principalement de
coteaux plantés et de plateaux boisés
On recense différentes typologies végétales sur le
territoire. Leurs implantations dépendent de la
composition des sols et de la géomorphologie du
territoire.
Ainsi, on recense :
• Un typologie végétale propre aux marges des
plateaux. En effet, on recense notamment un
couvert végétal dense qui se situe sur les coteaux
de la vallée de la Seine, de la vallée de l’Epte, du
Gambon et également de l’Eure. C’est la séquence
de la vallée entre Vernon et Gaillon qui est la plus
dense, formant une ceinture végétale continue.
• Une typologie végétale liée aux fonds des vallées,
représentée principalement par une ripisylve plus
ou moins dense. On recense également, dans les
vallées les plus larges, des espaces de prairies et
des boisements qui ponctuent les fonds des
vallées (notamment sur l’Eure et la Seine).
• Une typologie végétale liée aux plateaux, avec de
nombreux bosquets ponctuels qui se densifient à
mesure que l’on se rapproche des vallées.
Plusieurs autres motifs sont également présents
(haies, arbres isolés, etc.) mais sont négligeables à
l’échelle du territoire.
I. SOCLE DU TERRITOIRE
Ripisylve
Couvert végétal (Géoportail ; atopia)
Espaces boisés
Fond de vallée
Plateaux Forêt de Pacy
Forêt d’Hécourt Forêt de
Merey
Bois du Gros
Chêne
Bois de Baquet
Forêt de Vernon
Forêt des Andelys
Bois des Ventes St-Denis
Forêt de Bizy
Noms des forêtsSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 122
Perceptions et transitions de paysage
Le relief est un important support de découverte sur
le territoire. En effet, la présence de nombreuses
vallées et d’ondulations généreuses sur certains
plateaux, engendre une grande variété de points de
vue et de panoramas remarquables.
Ainsi, SNA est scénarisé par de multiples séquences
de découvertes et de transitions qui traduisent des
typologies de paysages riches aux caractéristiques
très différentes d’un bout à l’autre du territoire. Les
transitions paysagères sont progressives et se
déroulent du nord au sud, sous différentes formes :
lisières boisées franches, marges des plateaux, fonds
de vallée boisé, cours d’eau, zones urbaines denses.
Le territoire est progressif et la répartition homogène
des entités, vallées et plateaux, génère une certaine
harmonie au sein de celui-ci.
I. SOCLE DU TERRITOIRE
Ripisylve
Espaces boisés
Vues remarquables
Transition vers la vallée
Perceptions paysagères (atopia)
Transition vers le plateau
Transition vers la forêt
Paysage panoramiqueSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 123
I. SOCLE DU TERRITOIRE
Les plateaux agricoles dégagent des vues remarquables sur les étendues cultivées (atopia)
La vallée de la Seine laisse apprécier des vues profondes et végétales sur le cours d’eau (atopia)
La vallée de l’Eure, par sa profondeur et sa largeur, dégage de nombreuses vues, permettant ainsi de profiter de sa diversité d’occupation du sol (atopia)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 124
ENTITÉS
PAYSAGÈRES
II. LES ENTITÉS PAYSAGÈRES
1. Présentation des entités
2. La vallée de la Seine
3. Les vallées de l’Epte et du
Gambon
4. La plaine de Saint-André
et le plateau de Madrie
5. Les plateaux du Vexin et
du Vexin bossuSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 125
II. LES ENTITÉS PAYSAGÈRES : PRÉSENTATION
Les entités paysagères liées aux vallées principales
Vallée de la Seine : La Seine constitue le « fil bleu et
vert » sur le territoire de SNA, regroupant l’ensemble
des entités paysagères.
Vallée de l’Eure : Bien que son échelle soit similaire à
celle de la Seine, cette vallée possède des
caractéristiques et des occupations du sol
sensiblement différentes.
Vallée de l’Epte et du Gambon : L’Epte longe le
plateau du Vexin Bossu et débute son parcours à
Giverny tandis que la vallée du Gambon se situe plus
au nord du territoire et s’ouvre depuis la Seine sur la
commune des Andelys. Elles génèrent toutes deux
des paysages très spécifiques.
On recense quelques sous-unités liées à la vallée de
la Seine :
• La vallée urbanisée entre Vernon et Gaillon
• Les méandres des Andelys
Les entités liées aux plateaux
Quatre vastes plateaux s’étirent sur le territoire de
SNA : la plaine de Saint-André au sud et le plateau de
Madrie au sud et le plateau du Vexin et du Vexin
bossu au nord. Tous montrent des paysages
d’openfield, constitués principalement de vastes
étendues agricoles dégagées où les haies, les arbres
et les prairies sont quasiment absents. La rareté des
chemins et des points de repères génèrent une image
de paysage dénudé.
On recense quelques sous-unités paysagères sur les
plateaux :
• Le vallon de St-Ouen ;
• Le vallon « sec » de Boisset.
Plateau du Vexin
Vexin bossu
Vallée du Gambon
Vallée de la Seine
Vallée de Saint-Ouen
Vallon « sec » de Boisset
Plateau de Madrie
La plaine de Saint-André
Vallée de l’Eure
Vallée de l’Epte
Vallée urbanisée
Méandre des Andelys
Entités liées aux vallées
Sous-unités liées aux vallées
Entités liées aux plateaux
Sous-unités liées aux plateaux
Entités paysagères du territoire (Atlas des paysages ; atopia)
PLATEAU DU
VEXIN
ENTRE-CAUX-
ET-VEXIN
VALLÉE DE
LA SEINE
VALLÉE DE
L’EPTE
PLATEAU DU
MANTOIS
PLATEAU DE
L’EURE
VALLÉE DE
L’EURE
VALLÉE DE
LA SEINESchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 126
II. LES ENTITÉS PAYSAGÈRES : LA VALLÉE DE LA SEINE
Une terre et des hommes : un héritage agricole qui a
façonné les paysages de la vallée
Les dynamiques fluviales, humaines et l’histoire ont
engendré une multitude de paysages, témoins de la
pérennité des terroirs dans la vallée de la Seine. On
peut citer notamment : des villages perchés
entremêlés d’une agriculture vivrière et de reliquats
de vignobles dont on relève encore aujourd’hui les
traces dans le parcellaire en lanière. Ces formes
d’agricultures ont laissé de nombreuses traces :
terrasses alluviales, inondées ou occupées par des
marais et des prairies.
La vallée de la Seine était le premier site de culture
de vigne en France au 18ème siècle. Le vignoble
s’étendait de la Marne jusqu’à Rouen et couvrait
entre 20 à 40% des terres cultivées sur les coteaux et
les affluent de la Seine. C’est la proximité de la voie
fluviale qui explique une telle occupation, facilitant
les transports et donc les interactions
consommateurs/producteurs. Des cultures de
vergers étaient également présentes sur les coteaux.
Aujourd’hui, quelques reliquats de parcelles de
fruitiers témoignent de ce passé agricole.
C’est l’anthropisation de la vallée qui a engendrée,
par les pratiques et évolutions de l’agriculture, les
paysages d’aujourd’hui.
On recense sur les coteaux et jusque dans les fonds
des vallées un étagement de l’occupation des sols,
hérité de la gestion et l’organisation ancienne du
terroir. Ce mode d’exploitation permettait de
structurer le paysage.
Cet étagement a laissé place à de multiples
occupations du sol. Les terrasses autrefois utilisées
pour l’agriculture ont ensuite évolué et se sont
urbanisées peu à peu : domaines royaux et
aristocratiques (17e et 18e siècle). Les villes se sont
ensuite progressivement développées jusqu’à
occuper une partie très importante des coteaux et
devenir des villages perchés.
Panorama sur la vallée de la Seine et les Méandres des Andelys (atopia)
Vue profonde sur la rive gauche de la Seine depuis le pont de Vernon (atopia)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 127
Des rives qui évoluent d’amont en aval : génératrices d’un
paysage changeant et évolutif
La vallée de la Seine possède une charpente paysagère
évolutive qui génère des transitions remarquables lorsqu’on la
longe. D’amont en aval, les coteaux et les berges évoluent,
dégageant des ambiances particulières, parfois intimes, d’autres
grandioses.
Ainsi, en amont, entre Muids et Les Andelys, le paysage est
structuré par des coteaux abrupts, aux affleurements de craie.
Cette sensation de « falaise » structure la Seine et génère de
larges ouvertures sur la rive gauche, contrastées par la
verticalité des roches de la rive droite. Le bâti y est
essentiellement linéaire, face à la Seine, et dégage un caractère
pittoresque, adossé au coteau.
Sur la séquence entre Les Andelys et Port-Mort, le paysage
s’élève et permet de profiter de panoramas sur la confluence
crayeuse de la vallée du Gambon. Une fois passé la commune
de Port-Mort, et ce jusqu’à Pressagny-l’Orgeuilleux, le paysage
s’ouvre, les coteaux sont plus doux, et les lisières boisées
s’éloignent. Le paysage dégage une ambiance agricole, avec
des cultures de céréales.
En progressant vers Vernon, la rive droite se referme, les
coteaux deviennent de nouveau abrupts et boisés, avec une
végétation ripisylve qui s’accentue considérablement. Tandis
que la rive gauche s’urbanise, la rive droite devient plus
accessible par des aménagements piétons et cyclables de
qualité.
A l’approche de Giverny, l’ouverture de la confluence entre la
Seine et l’Epte se ressent par un vaste élargissement de celle-ci.
Les fonds de vallées sont cultivés et pâturés et l’ouverture
paysagère s’intensifie.
DÉMOGRAPHIE – ÉVOLUTION DE LA POPULATION
Ville Zone industrielle
Forêt Zone agricole
Légende : les occupations des boucles
Agriculture – coteaux crayeux
Légende : les natures des berges
Forêt – agriculture – pente douce
Forêt – coteau abrupt
Parc de loisir - patrimoine
Ville – agriculture - patrimoine
LGV Ouest
Chemin de fer
D 316
D 981
II. LES ENTITÉS PAYSAGÈRES : LA VALLÉE DE LA SEINE
Vernon
Confluence Epte-Seine
Les méandres des Andelys
Schématisation des occupations de la vallée de le Seine (atopia)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 128
II. LES ENTITÉS PAYSAGÈRES : LA VALLÉE DE LA SEINE
Chemin de halage à Notre-Dame-de-L’Isle (atopia)
Piste cyclable et piétonne rive gauche à Vernon (atopia)
Voie verte entre Vernon et Giverny (atopia)
Chemin de halage à Port-Mort (atopia)
Continuité piétonne à Vernon (atopia)
PAYSAGES LIÉS AUX BERGES
Chemin piéton rive droite à Vernon (atopia)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 129
II. LES ENTITÉS PAYSAGÈRES : LA VALLÉE DE LA SEINE
Coteau crayeux et boisés (atopia)
Ouverture agricole (atopia)
Ouverture paysagère à la confluence Seine-Epte (atopia)
Vue sur les méandres des Andelys (atopia)
Limite boisée au marge du plateau du Vexin (atopia)
Ripisylve structurée sur la rive droite de Vernon (atopia)
AMBIANCES PAYSAGÈRES ANTHROPIQUES ET
NATURELLESSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 130
II. LES ENTITÉS PAYSAGÈRES : LA VALLÉE DE LA SEINE
Tissu urbain au pied du coteau à La Roquette (atopia)
Espace boisé au marge du plateau à Port-Mort (atopia)
Entrée de la commune de Port-Mort (atopia)
Rive de la Seine aux Andelys (atopia)
Chemin menant à la Seine à Notre-Dame-de-L’isle (atopia)
Ripisylve apparente depuis Giverny (atopia)
PAYSAGES URBAINSSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 131
II. LES ENTITÉS PAYSAGÈRES : LA VALLÉE DE LA SEINE
De multiples éléments qui s’articulent autour de la
vallée de la Seine
Cette vallée ample et profonde, au profil
dissymétrique, se caractérise par des coteaux raides et
essentiellement boisés sur la rive gauche et une pente
plus douce sur la rive droite qui accueille des hauts de
coteaux boisés, une urbanisation importante et des
cultures sur la pente.
Vernon et les communes voisines sont implantées en
majorité sur la rive droite de la vallée de la Seine et
forment une continuité urbaine quasi ininterrompue.
La vallée est un vecteur d’urbanisation entre Le Havre
et Paris mais reste encadré par de nombreux éléments
naturels (relief et massifs boisés).
L’urbanisation se décompose en plusieurs formations :
• Dans le fond de la vallée et à flancs de coteaux,
déployant un profil plutôt longiligne car contrainte
par le relief ;
• Sur les coteaux, notamment sur la rive droite où la
pente est plus douce ;
• Sur les marges du plateau, sous forme de village
perché ;
A Vernon, la vallée s’élargi et se rétréci aux Méandres
des Andelys. De nombreux petits vallons, étroits et
profonds, entaillent la vallée à plusieurs endroits,
générant des paysages d’exceptions sur sa linéarité.
Cours d’eau (atopia) Urbanisation (atopia) Trame végétale (atopia) Réseau routier (atopia)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 132
II. LES ENTITÉS PAYSAGÈRES : LA VALLÉE DE LA SEINE
BOUCLE 1 BOUCLE 2 BOUCLE 3 BOUCLE 4 BOUCLE 5
Coteaux abrupts et
crayeux
• Vallée large sur la rive
gauche.
• Urbanisation linéaire.
• Ambiance boisée.
La vallée urbanisée
• Rive droite urbanisée, pente progressive, aménagement piéton qualitatif et rive gauche
intime, appui sur les coteaux boisés et crayeux, cheminement piéton qualitatif et parc
boisé.
• Transition rive fermée et intime et ouverture urbaine sur la Seine.
• Vallée élargie et agriculture.
Confluence Seine-Epte
• Transition
ouverture/fermeture.
• Voie verte.
• Patrimoine artistique
(C.Monet).
Les méandres des
Andelys
• Coteaux abrupts et
crayeux.
• Confluence Seine-
Gambon : Patrimoine
et panoramas.
Plateau agricole Fond de vallée urbanisé Vallée large Coteau abrupt Plateau agricole
Coupe de la vallée de la Seine (atopia)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 133
Vallée de l’Eure : une vallée large à fond plat
La vallée de l’Eure traverse le sud-ouest du territoire
en l’entaillant dans le plateau du même nom, créant
une séparation naturelle entre la plaine Saint-André et
le plateau de Madrie. Ce cours d’eau prend sa source
dans le Perche et s’écoule sur 70 km en Haute-
Normandie de Saint-Georges-Motel jusqu’à Pont-de-
L’arche. Cette large vallée se compose de plusieurs
occupations qui s’entremêlent tantôt sur les coteaux
et tantôt dans le fond de la vallée.
On y trouve de nombreuses villes, des infrastructures
routières, des espaces agricoles, de grandes zones
humides et des boisements conséquents. Les versants
de la vallée sont le domaine de diverses activités
humaines, dégageant un caractère à la fois urbain,
rural et industriel. La séquence concernée par le
territoire du SNA possède une identité très urbaine.
Sa largeur moyenne est de deux kilomètres.
Le climat de la Haute-Normandie est de type tempéré
et océanique, caractérisé par une faible variabilité des
précipitations, avec des températures relativement
douces et des vents dominants d’ouest. Sous
l’influence du climat du bassin parisien, le sud de
l’Eure contraste avec le reste de la vallée, avec un
climat soumis au régime d’influence méridionale.
La région Haute-Normandie repose sur d’épaisses
strates de craie. Situés à l’ouest du Bassin Parisien, les
sols à substrat crayeux du sud de l’Eure ont subi des
érosions dues aux gels et dégels durant l’ère
géologique du Tertiaire, générant la formation d’argile
à silex. La majorité du site d’étude est donc sous
l’influence du substrat de craie blanche à silex.
II. LES ENTITÉS PAYSAGÈRES : VALLÉE DE L ’EURE
Terrasse agricole et boisée (atopia)
Frontière visuelle, coteau abrupt boisé (atopia)
Une occupation de la vallée importante (atopia)
Transition urbaine et agricole très nette (atopia)
Le fil de l’Eure se glisse entre les boisements (atopia)
Vallons occupés par une végétation dense (atopia)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 134
Vallée de l’Eure : une mosaïque d’occupation du sol
L’agriculture est l’activité qui occupe le plus d’espace
dans la vallée, tant dans la plaine alluviale que sur les
coteaux. Le paysage agricole s’est considérablement
simplifié ses dernières décennies, pour une
agriculture intensive avec la présence de grandes
parcelles cultivées ponctuées de boisements.
Autrefois, les bas des coteaux étaient couverts de
vignes et de vergers.
Le fond de vallée, autrefois occupé par de
nombreuses prairies pâturées ou plantées de vergers
sont aujourd’hui recouvertes par des boisements
spontanés, qui se sont développés après la déprise
des prairies. La vallée se referme peu à peu, encore
davantage par la présence des peupleraies. La vallée
de l’Eure est donc soumise à la problématique de la
fermeture paysagère.
Là où les coteaux sont trop raides pour l’exploitation
des terres, les boisements ont pris de l’ampleur,
jusqu’à donner une sensation de « mur » boisé au
paysage, comme à Merey ou à Breuil-pont. On
recense de nombreux vallons qui festonnent et
entaillent les coteaux, générant un paysage
dynamique et intime.
La pression urbaine s’intensifie, notamment autour de
Pacy-sur-Eure où l’emprise de l’urbanisation prend de
l’ampleur, investissant les prairies de la vallée tout
comme les pentes des coteaux.
Ainsi, on retrouve plusieurs formations urbaines dans
la vallée de l’Eure :
• Dans les fonds de vallées, de part et d’autre du
cours d’eau de l’Eure ;
• A flanc de coteau et sur les pentes douces ;
• Dans les vallons adjacents qui s’encaissent aux
marges du plateau.
II. LES ENTITÉS PAYSAGÈRES : VALLÉE DE L ’EURE
Cours d’eau (atopia) Urbanisation (atopia) Trame végétale (atopia) Réseau routier (atopia)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 135
II. LES ENTITÉS PAYSAGÈRES : VALLÉE DE L ’EURE
Des séquençages de paysages dans la vallée de l’Eure
Les fonds de vallées montrent des paysages très variés
et évolutifs. Ainsi, on relève trois séquences aux
ambiances spécifiques :
• Entre Bueil et Merey, le paysage est dominé par
des étangs d’anciennes gravières qui ferment
considérablement le paysage, notamment par la
privatisation des plans d’eau. La vallée présente
une végétation très dense, notamment sur la rive
gauche, occupée par un coteau boisé très abrupt.
Sur la rive droite, les pentes sont plus douces et
favorisent la transition avec le plateau agricole.
• Une fois passé Breuilpont, jusqu’à Chambray, la
vallée s’ouvre et son occupation se diversifie. On y
retrouve prairies humides, terres agricoles, pâtures
d’élevage bovins, des vergers, des chênes isolés et
une ripisylve dense et sinueuse.
• La commune de Pacy-sur-Eure créée une séquence
de rupture avec son urbanisation qui interrompt la
lisibilité du cours d’eau. Une fois passé ce nœud
urbain qu’elle forme avec la commune de Mesnil, la
vallée devient majoritairement agricole, avec des
boisements ponctuels sur les marges des plateaux.
Plateau de l’Eure Fond de vallée Pente douce Plateau de Madrie
Déclinaison des paysages
de l’eau
Séquence urbaine
Légende des natures d’occupations
Séquence d’agriculture céréalière
Séquence mixte
Coteau boisé et abrupt
Marge du plateau boisé
Schématisation des occupations de la vallée de l’Eure (atopia)
Coupe de la vallée de l’Eure, près de Breuilpont (atopia)
D836
D71
N 13
Pacy-sur-EureSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 136
II. LES ENTITÉS PAYSAGÈRES : VALLÉE DE L ’EURE
Cours d’eau sinueux de l’Eure (atopia) Ouverture sur des structures végétales variées (atopia) Mosaïque de prairies pâturées (atopia)
Panorama sur la vallée de l’Eure entre Breuilpont et Pacy-sur-Eure depuis la D836 (atopia)
Apparition du cours
d’eau Peupleraie Haies bocagères Chêne isolé Boisements au marge du
plateau de l’Eure Zone de pâtureSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 137
Des vallées discrètes et encaissées
La vallée de l’Epte se rattache à la Seine en formant
un coude à 90 degré. Entre Gasny et Giverny, la vallée
s’élargit avant de retrouver un profil plus étroit. La rive
droite correspond à un coteau raide et prend des
allures de mur vert. Sur la rive gauche, le versant
remonte en pente douce cultivée dans la boucle de
Bennecourt. Les fonds de vallées humides se
transforment en terres cultivées à l’approche de la
Seine.
Un paysage agricole ouvert au début du 20e siècle. A
travers les tableaux de Claude Monet, on constate
l’évolution des paysages et des pratiques agricoles du
coteau de la vallée de l’Epte. En effet, par l’abandon
des pratiques agricoles sur les pentes fortes des
coteaux et le développement des peupleraies en fond
de vallée, le paysage s’est transformé et s’est fermé
sur lui-même. Les boisements spontanés et les
plantations de peupliers ont peu à peu envahies les
espaces ouverts, jusqu’à fermer quasi-totalement les
paysages et les vues.
La vallée du Gambon rejoint la Seine sous l’unité
paysagère des Méandres des Andelys, dans une
ouverture remarquable de coteaux crayeux. Celle-ci
est très étroite dans sa partie aval, lovée dans la ville
des Andelys tandis qu’elle rejoint le plateau Vexin plus
largement dans sa partie amont.
Cette vallée est profonde et génère, par son relief très
étroit et encaissé, des points de vue remarquables.
Les espaces naturels se concentrent sur les pentes
tandis que le cours d’eau se dissimule discrètement
dans le fond de la vallée, marqué par sa ripisylve.
II. LES ENTITÉS PAYSAGÈRES : VALLÉE DE L ’EPTE ET DU GAMBON
La confluence entre la Seine et l’Epte (atopia) Les terres agricoles dans les fonds de la vallée (atopia)
Prairies pâturées en fond de vallée à l’approche de Vernon
(atopia) Le cours de l’Epte, discret et protégé par sa ripisylve (atopia)
Formation de vallons à l’approche de la vallée de l’Epte
(atopia)
Village agricole encaissé dans un vallon adjacent à la vallée
de l’Epte (atopia)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 138
La vallée de l’Epte : une vallée aux influences
artistiques et historiques
En amont de Fourges, la vallée est encadrée par deux
coteaux raides, animés de vallons affluents. Frontière
historique entre le Vexin normand et le Vexin français,
on retrouve sur son tracé de nombreuses ruines de
forteresses féodales, notamment sur la rive droite.
La séquence entre Giverny et Fourges génère une
ambiance bucolique, où se déploie une vallée
pittoresque. En progressant en aval, la vallée s’élargit
et retrouve un profil asymétrique : un coteau raide sur
la rive droite et un versant doux sur la rive gauche.
Cette séquence de la vallée est aussi une entité
artistique, lieu de résidence et d’inspiration du peintre
Claude Monet. Son jardin et sa maison de Giverny
sont des lieux de tourisme privilégiés dans la vallée.
Les vergers, rivières et peupliers, meules de foin,
coquelicots et prairies fleuries sont autant d’éléments
de représentation de la vallée à travers ses tableaux.
Zone inondable, le fond de la vallée est relativement
bien préservé avec des formations de villages
« groupés », au pied des coteaux ou encaissés dans
les talwegs.
II. LES ENTITÉS PAYSAGÈRES : VALLÉE DE L ’EPTE ET DU GAMBON
Panorama sur la vallée de l’Epte : perception lointaine sur la confluence Seine-Epte (atopia)
Plateau du Vexin Bossu Vallons adjacents Gasny
Coupe de la vallée de l’Epte, près de Gasny (atopia)
Coteau abrupt Plateau sudSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 139
Une pression urbaine qui modifie les profils urbains
d’origines
Les tableaux peints par Claude Monet retranscrivaient
des paysages qui ont évolués à nos jours et sont des
témoignages de formes paysagères aujourd’hui
disparues. L’abandon des pratiques agricoles sur les
pentes ainsi que le développement des ripisylves et
notamment des peupleraies ont entrainés une
fermeture paysagère des vallées et un accès difficile
des chemins de halages.
L’influence de la Région Parisienne dans le
développement urbain de la vallée joue également
un rôle très important. Toutefois, si Giverny bénéficie
d’un développement urbain maitrisé grâce aux
mesures de protection du site classé autour de la
maison de Claude Monet, les autres communes de la
vallée telles que Gasny se développent sous une
pression urbaine importante.
II. LES ENTITÉS PAYSAGÈRES : VALLÉE DE L ’EPTE ET DU GAMBON
Des berges anciennement ouvertes et des chemins de
halages accessibles (Claude Monet)
La cathédrale de Vernon comme repère dans le paysage
(Claude Monet)
Des peupleraies en retrait des berges (Claude Monet) Des espaces cultivés et des structures végétales (Claude Monet)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 140
Paysages de plateaux agricoles au sud
La plaine de Saint-André issue du plateau de l’Eure et
le plateau de Madrie sont deux entités au sud du
territoire de SNA, toutes deux appartiennent à des
plateaux agricoles.
La plaine de Saint-André est un espace agricole
ouvert sur une étendue d’openfield, ponctuée
d’éléments de verticalités : haies, arbres et bosquets.
On retrouve des grandes parcelles cultivées de blé,
d’orge ou de betterave. Dans cette immensité plate,
ces éléments de verticalité ont leur importance, peu
importe leur nature. Les petits bois et bosquets
d’arbres en timbre poste donnent une échelle et une
profondeur à ces espaces de plaine. On parle de
paysage à coulisse. Les villages et les clochers
d’églises dessinent des silhouettes qui servent de
repère dans l’espace rural.
A l’approche des vallées de l’Eure et des vallons, des
boisements accompagnent le relief, dessinant des
franges boisées aux limites de la plaine. Les plus
grands massifs boisés sont la forêt d’Evreux, la forêt
de Morey et la forêt d’Ivry.
Le plateau de Madrie est une entité agricole et
forestière, avec de longues étendues couvertes de
blé, de colza et d’orge, entremêlées de forêts, de
lisières irrégulières générant de la profondeur et de la
tenue dans le paysage. Binaire, le plateau se divise en
deux paysages majeurs : un espace agricole à l’ouest
et un espace boisé occupant les marges du plateau à
l’est.
Cette entité est marquée par la présence des deux
vallées qui la délimite, ce qui engendre une harmonie
paysagère et un équilibre dans les occupations des
sols. Cette confrontation entre agriculture et forêt
était déjà présente au 18e siècle. La sous-unité du
vallon de Saint-Ouen, verdoyante et pittoresque,
représente un profil en V et est parcourue par une
petite rivière. Son paysage est plus riche et rythmé
que les grandes vallées, avec de nombreux motifs.
II. LES ENTITÉS PAYSAGÈRES : LA PLAINE DE SAINT ANDRÉ ET LE PLATEAU DE MADRIE
Des plateaux ouverts et ponctués de villages et de
structures végétales (atopia) Des lisières boisées qui marquent les horizons (atopia)
Des fermes ponctuelles réparties dans la plaine(atopia) Des structures indépendantes de corps de ferme et de ceinture verte dense (atopia)
Des routes structurées par des alignements d’arbres (atopia) Des éléments repères qui annoncent les entrées des villages (atopia)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 141
Des formations de villages ruraux régulièrement
réparties sur la plaine
Dans la plaine de Saint-André, les espaces agricoles
sont les plus anciens de l’Eure et de la Normandie. La
faible qualité des limons, moins épais, n’empêche pas
un développement favorable à l’agriculture des
grands champs. La mécanisation a permis d’agrandir
les parcelles et a supprimé les chemins et les arbres
isolés. Quelques parcelles de vergers sont encore
présentes autour des villages.
Les villages sur le plateau sont de taille moyenne bien
espacés les uns des autres. On recense des fermes,
des maisons, des hangars implantés dans le tissu
urbain. La plupart des villages sont constitués de
places enherbées, avec des mares et des alignements
d’arbres le long des axes de circulation historiques.
Sur le plateau de Madrie, les villages ruraux sont
soumis à une forte pression foncière étant donné leur
situation géographique avantageuse et propice au
développement urbain (bonne desserte, proximité
avec Pacy-sur-Eure et Vernon, etc.). Les villages sont
répartis de manière similaire que sur la plaine de
Saint-André.
Ces villages génèrent des ambiances urbaines de
qualité, avec un patrimoine architectural riche et
constitués de moellons de pierre calcaire
principalement ainsi que des espaces publics qui
conservent un aspect très traditionnel.
II. LES ENTITÉS PAYSAGÈRES : LA PLAINE DE SAINT ANDRÉ ET LE PLATEAU DE MADRIE
Des façades de craie et de calcaire structurent les rues
(atopia)
Les mares sont des motifs caractéristiques des villages
agricoles (atopia)
Des corps de ferme intégrés au tissu urbain (atopia) Les églises sont systématiques dans les villages (atopia)
Les clochers sont des éléments repères dans le paysage
(atopia)
Les façades ont des teintes clairs et ocres dans la plupart
des villages (atopia)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 142
Le plateau du Vexin et du Vexin bossu
Ce deux entités forment le plateau du Vexin normand
avec des déclinaisons de paysages à l’approche des
vallées.
Le plateau Vexin se caractérise par de larges
ondulations et des ouvertures sur le ciel. Le plateau
trouve ses limites dans les vallées de la Seine, de
l’Epte et de l’Andelle, et offre un paysage de
« vagues », de cultures de blé, de lin ou de betterave.
Ces inflexions des terrains animent considérablement
le territoire sur des « strates » successives. Bosquets,
lisières forestières, accompagnement végétal des
villages prennent des formes variées. Le relief est
relativement plat et la qualité des terres limoneuses
du sous-sol sont favorables aux grandes cultures. Ce
paysage a été également très impacté, tout comme
le sud, par les disparitions des haies.
Les villages étaient autrefois entourés de grandes
parcelles de pommiers jusque dans les années 60.
C’est à partir de 1953, après que le gouvernement
français ait inauguré un décret d’arrachage des
pommiers et qu’il ait cessé toute politique de soutien
des vergers, que la plupart des parcelles ont été
supprimées des paysages traditionnels.
Le Vexin bossu, transition entre le plateau du Vexin et
la vallée de l’Epte, se traduit par un paysage au relief
bien plus accentué que sur le plateau. Ce paysage en
« bosse » est unique sur le territoire et provient de
l’érosion irrégulière du calcaire lacustre, plus
résistant que la craie, lors de l’ère Tertiaire. Le
plateau s’est peu à peu creusé en sillons multiples
dans la craie et les argiles de surface. Par conséquent,
les points hauts de cette séquence sont des roches
dures.
Le relief de ce territoire a engendré un découpage
plus complexe du parcellaire et a rendu l’exploitation
des terrains difficiles à certains endroits. Les parcelles
céréalières sont de superficies modestes et se
mêlent à des prairies et des polycultures d’élevage.
II. LES ENTITÉS PAYSAGÈRES : LE PLATEAU DU VEXIN ET DU VEXIN BOSSU
Des vallons secs encaissés sur la plaine (atopia) Des mosaïques de cultures agricoles sur le plateau (atopia)
Des ponctuations de bosquets sur les hauts des talwegs
(atopia) Des lisières boisées qui intensifient l’effet du relief (atopia)
Les boisements du plateau forment des lisières boisées
structurantes (atopia)
Les exploitations agricoles sont nombreux sur le plateau
(atopia)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 143
Une urbanisation de qualité sur le plateau du Vexin
Normand
Les tissus bâtis du Vexin se regroupent en villages ou
en hameaux à la croisée des axes routiers. Les fermes
sont en général intégrées à même la structure et ne
sont pas isolées sur la plaine comme au sud. Cachées
derrière de grands murs en calcaire, les fermes sont
peu visibles au sein du tissu. Les constructions mêlent
ici une pluralité de matériaux et plus seulement du
calcaire et de la craie. On retrouve régulièrement des
constructions de briques et des alternances de
calcaire et de silex.
Les jardins et les abords des villages sont souvent
végétalisés, par des bosquets, des vergers ou encore
des prairies. Les silhouettes des villages sont donc
ainsi dissimulées derrière des frontières végétales
protectrices.
Dans l’entité du Vexin bossu, les villages sont
similaires à ceux du plateau mais les tissus viennent
s’adapter au relief, s’accrocher aux pentes et se
dissimuler dans les boisements. Ils occupent en
majorité les flancs des vallons, là où la terre est moins
propice aux cultures.
Les villages subissent moins de pressions que dans la
vallée de l’Epte et sont de taille moyenne.
II. LES ENTITÉS PAYSAGÈRES : LE PLATEAU DU VEXIN ET DU VEXIN BOSSU
Des structures urbaines ancrées dans le relief (atopia) De nombreuses formes urbaines sont imbriquées dans les boisements (atopia)
Quelques parcelles de vergers persistes sur ce plateau
(atopia) Le bocage s’intensifie à l’approche des vallées (atopia)
Un regroupement d’éoliennes isolées sur le plateau du
Vexin Normand (atopia)
Les profils urbains sont repérables de loin dans le paysage
de la plaine (atopia)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 144
CARACTÉRISTIQUES
PAYSAGÈRES
III. CARACTÉRISTIQUES PAYSAGÈRES
1- Paysage agricole et boisé
2- Paysage de l’eau
3- Paysage urbainSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 145
PAYSAGE AGRICOLE
ET BOISÉ
III. CARACTÉRISTIQUES PAYSAGÈRES : PAYSAGE AGRICOLE ET BOISÉ
1. Typologies paysagères
2. Palette chromatique liée à
l’agriculture et aux boisementsSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 146
Paysage agricole et boisé : un territoire fortement
impacté par l’anthropisation
L’agriculture intensive de type « grandes cultures »
occupe la majorité de surfaces des plateaux et des
fonds de vallées ainsi que les coteaux les moins
abrupts. Cette occupation est la première
« productrice de paysages », de part l’étendue des
surfaces qu’elle occupe.
Les dernières décennies ont vu l’agriculture
« s’intensifier » , notamment sur les plateaux où le
paysage présente peu de nuances.
Les vastes étendues cultivées aux dimensions
parcellaires démesurées, la faible diversité de
cultures (majoritairement du colza et des céréales)
ainsi que la rareté des arbres et l’absence de haies
génèrent des paysages dégarnis aux horizons
lointaines.
Les vues sont ainsi très ouvertes, parfois limitées par
des lisières de boisements. Les villages et les
fermes isolées constituent les seuls éléments de
repères sur ces étendues cultivées.
Les vallées ont également évoluée par
l’intensification de l’agriculture qui est venue
s’étendre sur les coteaux aux pentes douces ou
dans les fonds de vallées larges. Seuls les coteaux
accidentés aux pentes trop abrupt ainsi que les
fonds de vallées humides et denses sont préservé
des pressions agricoles.
Le paysage des vallées génère donc des strates qui
alternent entre agriculture et boisement sur les
coteaux et des séquences ouvertes/cultivées ou
fermées/boisées dans les fonds de la vallée.
Sur les cartes anciennes, on constate la présence de
prés et de vergers, qui constituaient autrefois la
transition et le liant entre les espaces boisés et
agricoles. Antérieure aux remembrements, les
III. PAYSAGE AGRICOLE ET BOISÉ : TYPOLOGIES PAYSAGÈRES
Plateau agricole
Coteau progressif
Coteau abrupt
Fond de vallée fermé
Fond de vallée ouvert
Tissu urbain
Confluences
Silos
Eoliennes
Lisières boisées structurantes
Serres
Typologies paysagères (atopia)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 147
III. PAYSAGE AGRICOLE ET BOISÉ : PALETTE CHROMATIQUE LIÉE À L ’AGRICULTURE ET AUX BOISEMENTS
Palette chromatique agricole (atopia) Palette chromatique boisée (atopia)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 148
PAYSAGE DE L ’EAU
III. CARACTÉRISTIQUES PAYSAGÈRES : PAYSAGE DE L ’EAU
1. Déclinaison du paysage de
l’eau
2. Patrimoine lié à l’eau
3. Palette chromatique de
l’eauSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 149
III. PAYSAGE DE L ’EAU : DECLINAISON DU PAYSAGE DE L ’EAU
Des paysages d’eau très différents d’une vallée
à une autre
L’eau est un élément très présent sur le territoire de
SNA, se manifestant sous la forme de fleuves,
rivières, étangs et mares. Ces paysages de l’eau
génèrent des ambiances bucoliques, avec des
séquences ouvertes et d’autres fermées par la
végétation. Autrefois à vocation essentiellement
utilitaire, telle que la pêche, les cours d’eau étaient
investis par l’homme, notamment par des moulins,
des lavoirs, la batellerie sur la Seine et diverses
usines. Aujourd’hui, les paysages d’eau sont voués à
des vocations d’agrément essentiellement,
nourrissant des attentes fortes pour les usages du
territoire.
• La Seine
La partie centrale de la commune de Vernon est
directement liée à la Seine et à ses rives par de
nombreux espaces publics (promenade plantée sur la
rive gauche, et contre-halage en rive droite).
Toutefois, ces aménagements ne suffisent pas à
assurer la continuité des usages et la qualité des
bords du fleuve.
Sur la rive droite, les chemins de halage ne sont pas
continus et sont peu entretenus, notamment dans les
zones industrielles.
• L’Epte et l’Eure
Ces deux vallées possèdent un patrimoine lié à l’eau
très important. On recense notamment des moulins,
des lavoirs, des ouvrages des biefs, etc. Les fonds de
vallées sont assez fermés et les chemins d’accès sont
rares. La pratique du canoë est courante sur le cours
d’eau de l’Eure, permettant de découvrir le paysage.
Toutefois ces vallées sont soumises à certains
problèmes majeurs : le manque d’aires publiques et
le peu de cheminements le long du cours d’eau.
Ambiance agricole et de prairie
Ambiance urbaine
Ambiance intime boisée
Séquence liée à l’eau
Ouverture, panoramas
Ponts
Barrages
Berges aménagées
Coteaux crayeux
Ouvertures sur des vallées sèches
Ambiances et transitions du paysage de l’eau (atopia)
Transitions du paysage de l’eauSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 150
Un patrimoine lié à l’eau
En parcourant les différentes vallées et en longeant
les cours d’eau sur lesquels se situent mainte
villages, on recense une grande diversité de petit et
grand patrimoine sur le territoire.
Ainsi, on retrouve au détour des cours d’eau, lavoirs,
ponts, moulins et biefs qui génèrent une ambiance
bucolique et pittoresque au paysage de l’eau.
C’est dans la vallée de l’Eure, où le cours d’eau
principal fut canalisé et détourné à de nombreuses
reprises pour traverser les villages, que l’on retrouve
une grande quantité de petits patrimoines. Les
villages des fonds de vallées entretiennent un
rapport étroit avec le fil de l’eau, s’articulant autour
de sa sinuosité. C’est le cas également de la vallée
de l’Epte et du Gambon.
La vallée de la Seine, au cours d’eau plus large et
profond, possède une ripisylve plus dense, haute et
sauvage que les autres vallées du territoire. Le petit
patrimoine y est moins présent, en raison de la non-
proximité avec le cours d’eau mais également de
l’aspect plus « enfriché » des berges et des chemins
de halage. C’est dans la commune de Vernon que
quelques éléments de patrimoine sont présents au
bord de l’eau : notamment des moulins.
III. PAYSAGE DE L ’EAU : PATRIMOINE LIÉ À L ’EAU
Bief et ancien moulin à Breuilpont (atopia) Lavoir à Breuilpont (atopia)
Lavoir près de Chambray (atopia) Traversée de l’Eure près de Merey (atopia)
Ambiance de village adossé au cours d’eau (atopia) Ancien moulin à Vernon sur la Seine (atopia)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 151
III. PAYSAGE DE L ’EAU : PALETTE CHROMATIQUE DE L ’EAU
Palette chromatique liée à l’eau (atopia)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 152
PAYSAGE BÂTI
Dynamique et évolution
III. CARACTÉRISTIQUES PAYSAGÈRES : PAYSAGE BÂTI
1- Typologies urbaines
2- Exemples de développement
urbain
3- Extraits d’opérations de
développement urbain
4- Profils urbains
5- Ambiances urbaines
6- Patrimoine urbain
7- Matériaux de construction
8- Enjeux de développement urbainSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 153
III. PAYSAGE BÂTI : TYPOLOGIES URBAINES
Des typologies d’habitats adaptées à la
géomorphologie de territoire
Les formes urbaines traditionnelles sur le territoire ont
développé une adaptation aux conditions
géomorphologiques. On relève une première forme
d’habitat en « village-groupé » sous forme de
morphologie en étoile sur les plateaux et une seconde
forme d’habitat en « village-rue » sous forme de
morphologie linéaire, principalement dans les vallées,
par les contraintes du relief et de l’inondation (surtout
dans les vallées de l’Eure et de l’Epte).
Formations urbaines des plateaux
Sur les plateaux, ont recense majoritairement des
villages de taille moyenne, répartis uniformément sur le
territoire. Très peu contraint, ces formations urbaines
sont de types étoilées et linéaires pour la plupart.
On retrouve cependant une exception dans le Vexin
bossu où les villages se sont implantés dans les creux
des vallons générés par le relief ou bien à même les
masses boisées. On retrouve également cette forme
d’implantation dans les boisements sur le plateau de
Madrie.
Formations urbaines liées aux vallées
Dans les vallées, les contraintes liées au relief et au
risque d’inondation contraignent considérablement les
développements des villages, qu’il s’agisse de grandes
villes telles que Vernon et Pacy-sur-Eure ou de petits
bourgs.
Ainsi, les formes d’habitats sont restreintes à des
morphologies linéaires pour la plupart et à des
morphologies étoilées pour les vallées les plus larges.
Toutefois, au vu de leurs positionnements et de leurs
fréquentations, les communes de Vernon et de Pacy-
sur-Eure ont su se développer de manière
radiocentrique.
Morphologie radiocentrique
Morphologie en étoile
Morphologie linéaire
de plateau
Morphologie linéaire
de la vallée
Morphologie contrainte
par le relief
Bâtie implantée dans
le boisement
Typologie d’habitats sur le territoire (atopia)
ConurbationSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 154
III. PAYSAGE BÂTI : EXEMPLES DE DEVELOPPEMENT
Un développement radiocentrique à Pacy-sur-Eure
Les deux communes ont un développement très
différent avec une évolution progressive.
La commune de Pacy-sur-Eure s’est établie sur la
rive droite de l’Eure, autour d’une place centrale,
avant de se développer autour des axes de
circulation principaux.
Dans les années 50-70, de nouvelles opérations
autour du noyau central viennent s’implanter,
notamment dans le prolongement des axes déjà
urbanisés. La zone la plus urbanisée est un espace
industriel qui s’est établi le long de la rue Albert
Camus.
Une seconde vague de développement a agrandi
considérablement la commune, s’étalant sur la
pente du coteau sous la forme d’une évolution
semi-concentrique, notamment entre les
départementales D141, D181 et la rue Albert
Camus.
Un développement polynucléaire à Ménilles qui
abouti à une forme en étoile
Ménilles a établi son centre ancien sur deux noyaux
historiques, l’un proche du cours d’eau et l’autre sur
la pente du coteau (correspondant principalement à
des fermes). Son développement dans les années
50 jusqu’à aujourd’hui est plus maitrisé que sa
commune voisine, avec un développement
concentrique autour du tissu traditionnel,
respectant sa continuité. Les deux morcellements
urbains se rejoignent et forment une morphologie
en étoile.
D141
Vers Aigleville
Evolution de la commune de Pacy-sur-Eure et de Ménilles (atopia)
Commune
de Ménilles
Commune de
Pacy-sur-Eure
Conurbation
D65
D836 D65
Rue Roederer
D181
D141
D836
Vers Saint Aquilin-
de-Pays
Vers La
Heunière
Vers Rouvray
Les deux communes
présente une conurbation le
long de la rue de Pacy :
l’urbanisation des deux
communes se rejoignent
suite à leur développement.
L’évolution des deux
communes a conduit à un
étirement linéaire sur cette
section.
Forêt de Pacy
Cœur historique inscrit sur Cassini
<1900 1950 2010 1970Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 155
III. PAYSAGE BÂTI : EXEMPLES DE DEVELOPPEMENT
Un développement radiocentrique à Vernon,
limitée par le relief et les forêts
La commune de Vernon s’est développée de part
et d’autre du cours d’eau de la Seine. Contrainte
par le relief, elle a évolué prioritairement sur la rive
droite où la pente est plus douce que le coteau de
la rive gauche, crayeux et abrupt. Ainsi, le tissu
urbain a évolué progressivement en suivant la
courbe de la pente, de manière semi-concentrique
entre l’avenue des Capucins et la rive.
Limitée par la forêt de Bizy en marge du plateau de
Madrie, la commune a évolué ensuite en suivant le
cours d’eau de la Seine, en développant
notamment des zones industrielles sur le coteau,
très visible depuis le fond de la vallée.
La rive gauche laisse peu de possibilité au
développement de Vernon. Le tissu s’est
principalement établi le long de la rive et dans les
creusements des vallons du coteau. Un
morcellement urbain s’est également implanté de
façon originale dans la forêt de Vernon, on y
retrouve un espace industriel et des logements.
<1900 1950 2010 1970
Fortification inscrite sur Cassini
Evolution de la commune de Vernon (atopia)
Avenue des Capucins
Avenue de Rouen
Avenue de l’Ardèche
Vers Rouen
Vers Mantes-la-
Jolie
Vers Pacy-sur-
Eure
Forêt de Bizy
Forêt de VernonSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 156
III. PAYSAGE BÂTI : EXEMPLES DE DEVELOPPEMENT
Un développement linéaire à Bueil
La commune du Bueil se situe sur la rive droite du
cours d’eau de l’Eure. Elle s’est établi tout d’abord
dans le fond de la vallée le long de la Grande Rue.
Son développement a évolué sur cette même rue,
en implantant des logements individuels et une
zone industrielle.
Après 1950, la commune va se développer
différemment en se déployant de manière radiale
sur la pente douce du coteau en s’appuyant sur la
rue de Bel air. Bueil ne se développera pas vers le
fond de la vallée mais suivra le profil longiligne du
flanc du coteau, dans la continuité de la voie ferrée.
Deux espaces industriels sont implantés aux deux
extrémités de la commune, le long de la Grande
Rue.
Entre les années 2000 et 2010, on constate une
dynamique d’épaississement du bourg par des
nouvelles opérations de logements individuels,
notamment à l’est.
<1900 1950 2010 1970
Evolution de la commune de Beuil dans la vallée de l’Eure (atopia)
Rue de Bel air
Grande Rue
Route de Bueil
Voie ferréeSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 157
III. PAYSAGE BÂTI : EXEMPLES DE DEVELOPPEMENT
Une forme étoilée
Historiquement, Hennezis s’est implantée sous une
forme étoilée avec un développement majeur sur la
rue principale où se situe l’église : la rue de
Boursonne.
On trouve sur cette rue historique des bâtis anciens
et quelques corps de fermes, protégés par des
murs de calcaire.
Le développement de Hennezis est très modeste et
s’est fait assez tardivement. De nouvelles
opérations sont venues s’implanter le long de la rue
Boursonne et dans la continuité des axes adjacents,
notamment la rue Cauchoise, la rue de Castenay et
la rue de l’Epinay.
Une opération urbaine récente s’est implantée en
dehors de la structure urbaine principale, le long du
Clos aux Pommiers. Cet isolement génère une
rupture dans le paysage.
Evolution de la commune de Hennezis sur le plateau du Vexin (atopia)
<1900 1950 2010
Rupture urbaine
Rue de Boursonne
Clos aux Pommiers
Rue de Boursonne
Rue de l’Epinay
Rue de CastenaySchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 158
III. PAYSAGE BÂTI : EXEMPLES DE DEVELOPPEMENT
Un développement linéaire qui épouse les courbes
accidentées du relief
Les Andelys est une commune encaissée dans la vallée
du Gambon, au cœur de l’une des boucles de la vallée
de la Seine. Le tissu urbain historique s’est implanté
près du cours d’eau du Gambon, dans le creux du
relief. Au bord de la Seine était implanté un port de
plaisance où l’on retrouve aujourd’hui un quai
d’amarrage de navires-croisières et le long duquel
s’est construit de nombreuses demeures anciennes.
La commune s’est développée ensuite
progressivement en commençant par les flancs des
coteaux, le long de l’axe de circulation principal :
l’avenue de la République. Autrefois occupés par du
maraîchage, les fonds de vallées ont peu à peu été
construits, densifiant considérablement la vallée
malgré son inondabilité, notamment par des zones
industrielles.
Un développement a ensuite eu lieu plus tardivement
le long de la rive gauche de la Seine, sur la rue
Philippe Auguste. On constate également un
développement urbain le long d’un vallon adjacent à
la vallée du Gambon et qui a progressé vers la plaine
agricole du Vexin.
Après les années 70, les coteaux et les marges du
plateau du Vexin ont été urbanisés.
Malgré cette évolution urbaine importante, la
commune des Andelys a su mettre en avant son
patrimoine historique et ces nombreuses places
publiques végétalisées.
On constate également sur la commune une évolution
secondaire polynucléaire, avec des zones urbaines
anciennes qui se sont implantées dans les vallons et
sur le plateau (ça ne concerne pas les fermes isolées).
Ces noyaux ont aussi bénéficié d’une évolution
urbaine avec des opérations récentes. Ainsi, sans
contact avec le tissu principal, ce développement a
généré des morcellements sur le territoire communal.
Evolution de la commune des Andélys dans les « méandres des Andelys » (atopia)
<1900 1950 1970 2010
Fortification inscrite sur
Cassini
Château
Gaillard
Rue Philippe Auguste
Avenue de la république
Rue HamelinSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 159
III. PAYSAGE BÂTI : EXEMPLES DE DEVELOPPEMENT
Un développement linéaire le long de la vallée de la
Seine
Muids s’est établi sur une des boucles de la Seine.
Légèrement contrainte par le relief sur la rive
gauche et par la présence de la Seine, la commune
a développé un profil linéaire, le long de la rue
Tristan Bernard. Un chemin de halage en parallèle
permet d’accéder au plus près de l’eau et de
générer une continuité piétonne le long du tissu
urbain. Ce profil génère un étalement urbain
considérable le long de la Seine et de ce fait limite
l’espace public.
De nouvelles opérations se sont implantées dans le
prolongement de la structure principale et sur les
pentes, générant de l’épaisseur à la linéarité
urbaine.
<1900 1970 2010
Evolution de la commune de Muids (atopia)
Rue Tristan Bernard
Rue d’Herqueville
Vers
Les Andelys
Vers AndéSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 160
III. PAYSAGE BÂTI : EXEMPLES DE DEVELOPPEMENT
Un développement linéaire dans la plaine alluviale de
la Seine
Port-Mort s’est établi le long de la vallée de la Seine,
sur son versant gauche, dans un espace ouvert et
agricole.
Historiquement, la commune s’est implantée selon
un profil urbain linéaire, avec un tissu ancien morcelé
sur le même axe : la Grande Rue.
Son développement tardif s’est implanté de manière
dans le prolongement des différents tissus
traditionnels, générant une forme urbaine linéaire.
Quelques opérations récentes se sont mises en place
dans la même logique d’implantation du bâti, dans
une dynamique d’épaississement par rapport au bâti
existant.
On remarque toutefois une excroissance qui se
développe progressivement sur la pente du coteau,
le long de la Rue de la Mi Voie.
Evolution de la commune de Port-Mort (atopia)
<1900 1970 2010
Grande
Rue
Rue de la Mi VoieSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 161
III. PAYSAGE BÂTI : EXEMPLES DE DEVELOPPEMENT
Un développement important soumis à une forte
pression urbaine
La commune de Gasny est encaissée dans la vallée
de l’Epte, contrainte par le relief et par les
boisements qui s’appuient sur les hauts des coteaux.
Son tissu historique s’est implanté sur la Rue de
Vernon (axe qui longe le cours d’eau) et la Rue de
Paris (axe qui s’oriente vers le fond de la vallée).
La restriction engendrée par le relief a incité la
commune à se développer dans un premier temps
de manière concentrique autour du tissu urbain
historique. Ensuite, à partir des années 1970, la
commune a évoluée le long des axes de circulations
principaux : le long de la rue de Vernon et le long
des axes qui s’orientent vers le plateau du Vexin
Bossu, notamment l’Avenue du Général de Gaulle et
la Route d’Ecos. Ce développement a conduit à une
typologie urbaine en étoile et à la formation d’une
conurbation avec la commune de Saint-Geneviève-
lès-Gasny à l’ouest.
On recense également un hameau ancien ancré dans
un vallon au nord, le hameau de Mesnil Milon, qui se
situe sur la Route d’Ecos. Cet hameau s’est
développé avec des nouvelles opérations de
logements individuels dans les années 2000.
Evolution de la commune de la commune de Gasny (atopia)
<1900 1970 2010 1950
Conurbation : entre
Gasny et Saint-
Geneviève-lès-Gasny
Commune
de Gasny
Commune de Saint-
Geneviève-lès-Gasny
Hameau de
Mesnil MilonSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 162
III. PAYSAGE BÂTI : EXTRAITS DES OPÉRATIONS DE DÉVELOPPEMENT URBAIN
Localisation sur les
plans Commune Adresse/localisation Type de bâti Année de
construction Surface (en m
2) Nombre de
logement
Densité brute
moyenne (log/ha)
1 Gasny Avenue du Général de Gaulle Lotissement individuel diffus Années 1970-2000 10 000 10 10
2 Vernon Rue de Normandie / Rue Chico Mendes Lotissement individuel groupé Années 1990-2000 18 000 25 13,8
3 Hennezis Rue de Bousonne Lotissement individuel linéaire Années 1970-2000 10 000 6 6
4 Muids Rue des Carreaux Lotissement individuel groupé Années 1990-2000 10 000 8 8
5 Les Andelys La Côte de Mantelle Lotissement individuel groupé Années 1990-2000 13 000 15 11,5
6 Port-Mort Rue Haguerite Lotissement individuel linéaire Années 1970-2000 17 000 7 4,1
7 Hennezis Rue des Fiefs Lotissement individuel groupé Années 1990-2000 7 000 6 8,6
Densités de référence sur le territoire : tableau récapitulatif des opérations antérieures aux années 2000 (développé sur les pages suivantes) (Géoportail-atopia)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 163
III. PAYSAGE BÂTI : EXTRAITS DES OPÉRATIONS DE DÉVELOPPEMENT URBAIN
Densités de référence sur le territoire : tableau des extensions urbaines des pages suivantes (Majic-atopia)
Localisation sur
les plans Commune Adresse/localisation Type de bâti Année de
construction Surface (en m
2) Nombre de
logement
Densité brute
moyenne (log/ha)
1 Les Andelys Rue de Renard Lotissement en bande Années 2007-2017 23 880 23 9,6
2
Vexin-sur-Epte
(commune déléguée
Ecos)
Rue de la Côte
Blanche
Lotissement
individuel groupé Années 2007-2017 17 570 21 12
3 Pacy-sur-Eure Chemin de Douains
Lotissement
individuel groupé Années 2007-2017 15 280 14 9,2
4 La Heunière Rue des Champs
Lotissement
individuel groupé Années 2007-2017 40 600 22 5,4
5 Villers (hameau des Andelys) Rue des Mille Raies Lotissement
individuel groupé Années 2007-2017 40 880 27 6,6
6 Gasny Rue des Coudes
Lotissement
individuel groupé Années 2007-2017 49 310 62 12,6
7 Bueil Grande Rue
Lotissement
individuel groupé Années 2007-2017 25 400 8 3,1Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 164
III. PAYSAGE BÂTI : EXTRAITS DES OPÉRATIONS DE DÉVELOPPEMENT URBAIN DANS L ’ENVELOPPE URBAINE
Cette séquence est issue d’un
développement radiocentrique
appartenant à deux périodes
d’urbanisation différentes. La forme du
parcellaire varie selon les types
d’opérations. On recense un habitat
diffus pour les opérations de 1970,
implantées à proximité des voies de
circulations principales. Ensuite, on relève
des opérations plus récentes où
l’organisation urbaine tends vers de
l’habitat individuel groupé, inscrit dans
un parcellaire quadrillé.
La commune de Vernon s’est développée
sur la pente douce de la vallée de la
Seine avec de nombreuses opérations
d’habitats individuels groupés. Ainsi,
autour du tissu ancien principal, on
recense plusieurs îlots où l’habitat est
implanté avec un léger recul par rapport
à la rue et constituant des cœurs
végétaux. Quelques opérations
d’habitats collectifs sont intégrées dans
l’organisation urbaine, générant des
ouvertures dans l’espace public.
Le développement linéaire de la
commune a généré des opérations
récentes d’habitats individuels dans le
prolongement du tissu traditionnel. Les
nouveaux logements sont éloignés des
axes viaires principaux et sont reliés par
des nouvelles voies en impasses.
L’habitat est en retrait des voies et les
parcelles sont assez larges et profondes
pour accueillir des espaces verts. On
distingue plusieurs opérations de nature
différente, dégageant de l’hétérogénéité
dans l’organisation urbaine.
1. Extrait d’un développement dit « radiocentrique », le cas de Gasny (atopia) 2. Extrait d’un développement dit « radiocentrique », le cas de Vernon (atopia)
• Surface de l’îlot : 1ha8
• Nombre de log : 25 logts
• Densité : 13,8 logts/ha
• Taille moyenne des parcelles : 454 m2
• Hauteur des bâtis : R+C/R+1+C
3. Extrait d’un développement dit « étoilé », le cas de Hennezis (atopia)
• Surface de l’îlot : 0,7ha
• Nombre de log : 6 logts
• Densité : 8,6 logts/ha
• Taille moyenne des parcelles : 1025
m2
• Hauteur des bâtis : R+C/R+1+C
Espace végétalisé
Cimetière
Habitats groupés
1970
Bâtiment
2000
Annexe
Périmètre de l’ïlot
Espace végétalisé
Bâtiment
Annexe
Périmètre de l’ïlot
Espace végétalisé
Espace agricole
Espace boisé
Bâtiment
Annexe
Périmètre de l’ïlot
• Surface de l’îlot : 1ha
• Nombre de log : 10 logts
• Densité : 10 logts/ha
• Taille moyenne des parcelles : 685 m2
• Hauteur des bâtis : R+C/R+1+C
La commune de Muids, contrainte par
son relief, s’est développée le long de la
Seine, privilégiant des implantations
linéaires de logements individuels dont
les façades sont pour beaucoup
exposées sur rue. Parmi les nouvelles
opérations, on recense des logements
implantés le long de l’axe principal et sur
les coteaux. Ces nouvelles opérations
génèrent de l’habitat en recul par rapport
à la voirie, implanté sur des parcelles
assez profondes, générant des espaces
de verdures.
4. Extrait d’un développement dit « linéaire », le cas de Muids (atopia)
• Surface de l’îlot : 1ha
• Nombre de log : 8 logts
• Densité : 8 logts/ha
• Taille moyenne des parcelles : 1123
m2
• Hauteur des bâtis : R+C/R+1+C
Espace végétalisé
Espace agricole
Bâtiment
Annexe
Périmètre de l’ïlot
1950
<1900Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 165
III. PAYSAGE BÂTI : EXTRAITS DES OPÉRATIONS DE DÉVELOPPEMENT URBAIN
Le développement des Andelys s’est
effectué au sein de la sinuosité de l’Epte.
Ainsi, on recense des opérations de
logements dans le fond de la vallée mais
également sur les coteaux. Habitats
individuels et collectifs s’entremêlent. La
densité de logement y est très
importante avec des implantations bâties
en retrait de la voirie. L’organisation
urbaine semble étriquée et hétérogène,
principalement dû à des opérations de
nature très différentes.
La commune de Port-Mort présente un
profil linéaire qui s’est épaissi avec
quelques opérations de nouveaux
logements sur des axes adjacents à la rue
principale. Les profils des parcelles
varient considérablement, avec des
surfaces importantes pour les opérations
les plus anciennes et des parcelles très
étroites pour les opérations les plus
récentes. La profondeur des parcelles et
la non-occupation de certaines génères
des espaces végétalisés assez importants.
5. Extrait d’un développement dit « linéaire », le cas des Andelys (atopia)
6. Extrait d’un développement dit « linéaire », le cas de Port-Mort (atopia)
• Surface de l’îlot : 1ha3
• Nombre de log : 15 logts
• Densité : 11,5 logts/ha
• Taille moyenne des parcelles : 900 m2
• Hauteur des bâtis : R+C/R+1+C
• Surface de l’îlot : 1ha7
• Nombre de log : 7 logts
• Densité : 4,1 logts/ha
• Taille moyenne des parcelles : 2100
m2
• Hauteur des bâtis : R+C/R+1+C
2000
1950
Espace végétalisé
Espace agricole
Bâtiment
Annexe
Périmètre de l’ïlot
Espace végétalisé
Espace agricole
Bâtiment
Annexe
Périmètre de l’ïlot
Espace boisé
1950
<1900
1970
7. Extrait d’un développement dit « étoilé », le cas de Hennezis (atopia)
• Surface de l’îlot : 1ha
• Nombre de log : 6 logts
• Densité : 6 logts/ha
• Taille moyenne des parcelles : 1013
m2
• Hauteur des bâtis : R+C/R+1+C
Espace végétalisé
Espace agricole
Bâtiment
Annexe
Périmètre de l’ïlot
2000
<1900
Plusieurs autres opérations se sont
implantées le long des axes principaux,
de part et d’autre de la voirie. Comme les
autres opérations de logements de la
commune, l’habitats individuels est
principalement en retrait par rapport à la
rue.Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 166
III. PAYSAGE BÂTI : EXTRAITS DES EXTENSIONS URBAINES
1. Extrait d’un morcellement polynucléaire, le cas des Andelys (atopia)
• Surface de l’îlot : 2,3 ha
• Nombre de log : 23 logts
• Densité : 9,6 logts/ha
• Taille moyenne des parcelles : 775 m2
• Hauteur des bâtis : R+C/R+1+C
Espace végétalisé
Enveloppe urbaine
Bâtiment
Extension
Périmètre de l’ïlot
La commune des Andelys présente un
développement polynucléaire, avec de
nombreux hameaux et morcellements
urbains qui se sont développés en retrait
de la structure urbaine principale de la
ville. Plusieurs opérations urbaines
récentes se sont implantées en extension
de ses morcellements pour créer des
groupements de logements individuels.
L’îlot ainsi relevé s’est implanté en 2010,
dans la logique de construction des
logements antérieurs périphériques.
2. Extrait d’une extension issue d’un développement concentrique, le cas d’Ecos (atopia)
• Surface de l’îlot : 1,8 ha
• Nombre de log : 21 logts
• Densité : 12 logts/ha
• Taille moyenne des parcelles : 590 m2
• Hauteur des bâtis : R+C
Espace végétalisé
Enveloppe urbaine
Bâtiment
Extension
Périmètre de l’ïlot
L’enveloppe urbaine de l’ancienne
commune d’Ecos présente une forme
épaisse et digitée. De nouvelles
opérations se sont implantées de manière
semi-concentrique autour du tissu bâti
traditionnel ainsi que le long des axes
principaux de circulation. L’opération
analysée ici est une des plus récente de la
commune, exposée plein champs et
regroupé de logements individuels aux
formes architecturales identiques, créant
une rupture urbaine dans le tissu.
Espace agricole
3. Extrait d’une extension sur la pente douce d’un coteau, le cas de Pacy-sur-Eure (atopia)
• Surface de l’îlot : 1,8 ha
• Nombre de log : 21 logts
• Densité : 12 logts/ha
• Taille moyenne des parcelles : 590 m2
• Hauteur des bâtis : R+C Enveloppe urbaine
Bâtiment
Extension Périmètre de l’ïlot
Cet extrait provient d’un mouvement de
développement urbain dans les années
1980. De nombreuses opérations sont
venues s’implanter de l’autre côté de la
voie ferrée, sur la pente douce du coteau
en formant une dynamique d’évolution
semi-concentrique. La plupart des
logements sont individuels, regroupés
autour du collège Georges Pompidou et
de l’entreprise Schneider Inverter Europe.
L’opération analysée ici était un terrain
vacant jusqu’en 2010 et qui a commencé
à être occupé en 2012.
4. Extrait d’un développement linéaire, le cas de la Heunière (atopia)
• Surface de l’îlot : 4 ha
• Nombre de log : 22 logts
• Densité : 5,4 logts/ha
• Taille moyenne des parcelles :1100 m2
• Hauteur des bâtis : R+C/R+1+C Enveloppe urbaine
Bâtiment
Extension
Périmètre de l’ïlot
La commune est sous la forme d’un
village-groupé, établie à proximité de
l’intersection entre la D181 et l’A13. Deux
grosses opérations se sont implantées
entre 2017 et aujourd’hui, toute deux
proche de l’autoroute. Cette extension
présentée ici est issue d’un
développement linéaire le long de la
D75, organisée en bande et exposée sur
des terres agricoles. L’organisation
urbaine génère de l’hétérogénéité au sein
de la commune, initialement équilibrée
entre végétal et bâti.
Espace agricoleSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 167
III. PAYSAGE BÂTI : EXTRAITS DES EXTENSIONS URBAINES
5. Extrait d’une extension dans le prolongement d’un hameau, le cas de Villers (atopia)
• Surface de l’îlot : 4,1 ha
• Nombre de log : 27 logts
• Densité : 6,6 logts/ha
• Taille moyenne des parcelles :1020 m2
• Hauteur des bâtis : R+C
Espace végétalisé
Enveloppe urbaine
Bâtiment
Extension
Périmètre de l’ïlot
Villers est un hameau ancien des Andelys.
Il est incrusté dans un vallon de la vallée
du Gambon, au sud de la commune.
Accroché au boisement, sa forme initiale
est linéaire, et s’est développée le long
de la rue des Milles Raies. Son extrémité
sud s’est développée avec des
opérations récentes de logements
individuels, desharmonisant le tissu initial
par des formes parcellaires différentes de
celles existantes.
6. Extrait d’un extension issue d’un développement semi-concentrique, le cas de Gasny (atopia)
• Surface de l’îlot : 5 ha
• Nombre de log : 62 logts
• Densité : 12,6 logts/ha
• Taille moyenne des parcelles : 618 m2
• Hauteur des bâtis : R+C/R+1 Enveloppe urbaine
Bâtiment
Extension
Périmètre de l’ïlot
Cette extension s’est implantée sur la
pente de la vallée de l’Epte, dans la
continuité du développement urbain
concentrique de la commune de Gasny.
L’opération s’est incrustée parmi d’autres
opérations moins récentes et du collège
Marc Chagall et de ses équipements
sportifs. Regroupement de logements
individuels de différentes formes et
gabarits, cette opération renforcer
l’urbanisation du coteau et obstrue les
vues sur le paysage.
7. Extrait d’une extension au fond de la vallée, le cas de Bueil (atopia)
• Surface de l’îlot : 2,5 ha
• Nombre de log : 8 logts
• Densité : 3,1 logts/ha
• Taille moyenne des parcelles :2372 m2
• Hauteur des bâtis : R+C
Espace végétalisé
Enveloppe urbaine
Bâtiment
Extension
Périmètre de l’ïlot
Contrainte par le relief de la vallée de
l’Eure, la commune de Beuil s’est
développée de manière linéaire avant de
s’épaissir par des dynamiques de
développement semi-concentrique,
principalement sur la pente du coteau à
l’est. Cette extension très récente s’est
établie en retrait du tissu bâti continu,
face à une zone d’activité. Implantée sur
une pente, elle profite d’une vue
remarquable sur la vallée et sa
végétation.
Espace agricole
Espace agricoleSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 168
III. PAYSAGE BÂTI : PROFILS URBAINS DANS LE PAYSAGE
Village ancré à flanc de coteau (atopia) Village ancré dans un vallon (atopia)
Village implanté dans un boisement (atopia) Village imbriqué dans le creux d’un vallon (atopia)
Profil de ferme isolée sur le plateau (atopia) Village perché sur le coteau de la vallée de l’Eure (atopia)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 169
III. PAYSAGE BÂTI : AMBIANCES URBAINES INTERNES
Place végétalisée d’un village agricole (atopia) Falaise de craie à Menilles (atopia)
Alignement de tilleul à la traversée d’un village (atopia) Ambiance d’un village intégré dans un bois (atopia)
Ambiance urbaine traditionnelle (atopia) Ambiance urbaine au cœur d’un bourg (atopia)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 170
III. PAYSAGE BÂTI : PATRIMOINE URBAIN
Un patrimoine bâti riche sur le territoire
Le territoire de SNA regroupe une grande diversité
d’éléments de patrimoine :
• Des ruines qui témoignent des anciennes fortifications
liées à la frontière normande, située le long de la vallée de
l’Epte. Plusieurs croix et regroupements de murets sont
également très présents, constituants l’essentiel des
paysages.
• Des châteaux en très grand nombre sur le territoire,
répartis de manière homogène et dont la plupart sont
classés Monuments historiques. Certains ont un caractère
remarquable, tel que le château Gaillard situé sur les
falaises de craie des Andelys.
• De nombreuses églises aux matériaux diversifiés,
composées de pierre calcaire, de craie et de brique au
nord. De nombreuses églises sont classées Monuments
historiques.
Des catégorisation d’ambiances urbaines
Les ambiances des paysages urbains sont riches, liées aux
différentes typologies et formes que l’on retrouve sur le
territoire. Ainsi, une catégorisation des ambiances urbaines
peut s’effectuer au travers :
• Des communes urbaines denses, constituées de Pacy-sur-
Eure et de Vernon, qui sont des pôles importants sur le
territoire. Elles génèrent par leur taille une ambiance mixte.
• Des communes aux caractères anciens et aux influences
historiques et artistiques, qui génèrent une ambiance plus
traditionnelle, poétique. C’est le cas de Giverny ou des
Andelys.
• Des bourgs agricoles et des villages « humides » de
vallées.
D’autres paysages urbains, révélant des enjeux de
développement, présentent des ambiances et des vues
déqualifiées dans le paysage. On peut citer le cas des
urbanisations linéaires consommatrices d’espaces, des
formations urbaines sur les coteaux ou des zones industrielles
en entrée de ville.
Ensemble urbain dense
Ensemble urbain qualitatif
Paysage de coteau fragilisé
Zone d’activité de faible qualité
Zone de muret
Monuments historiques
Châteaux
Eglises
Urbanisation linéaire pénalisante
Linéaire d’entre de ville de
faible qualité
Paysage urbain et patrimoine bâti (atopia)
Linéaire d’entre de ville de
forte qualité
Urbanisation forestière
Croix
Eléments de patrimoine
Paysage urbainSchéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 171
III. PAYSAGE BÂTI : PATRIMOINE URBAIN
Le patrimoine protégé
Le territoire du SCoT de SNA est concerné par trois sites
classés, situés principalement dans les vallées : la vallée de la
Seine, avec une partie des boucles dessinées par le fleuve au
nord et une seconde partie au sud du territoire, ainsi que la
vallée de l’Epte, à l’est, qui marque la frontière avec le
département du Val-d’Oise.
Une grande partie des monuments historiques est également
répartie le long des vallées (vallée de la Seine, vallée de
l’Epte, vallée de l’Eure, petite vallée du Gambon).
Le territoire comprend un seul Site Patrimonial Remarquable
(SPR), celui de Giverny. Ce SPR englobe à la fois le bâti
traditionnel, les espaces naturels/paysagers environnants et
les cônes de vue vers le grand paysage.
Le patrimoine protégé (atopia)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 172
III. PAYSAGE BÂTI : PATRIMOINE URBAIN
Château de brique sur le plateau de Madrie (atopia) Château sur le plateau de Madrie (atopia)
Château dans le fond de la vallée de l’Eure (atopia) Eglise et place publique sur la vallée de l’Eure (atopia)
Elément de patrimoine en pierre calcaire dans le Vexin
(atopia)
Eglise d’inspiration Normande, de grosses pierres calcaires
et pans de bois sur certains détails (atopia)
Gare du Bueil (atopia)
L’ancienne voie se fond dans le paysage (atopia)
Un patrimoine ferroviaire le long de l’Eure (atopia)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 173
III. PAYSAGE BÂTI : MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION
Une diversité géologique lisible dans le bâti
traditionnel : une dominance de calcaire sur la moitié
sud
La diversité du sous-sol du territoire se reflète à
travers les constructions du bâti traditionnel que l’on
retrouve dans les tissus urbains des fonds de vallée et
des plateaux.
Le calcaire reste dominant au sud du territoire et
prends des teintes et des aspects différents (couleur
beige, gris et ocre, formation de moellons ronds ou
aplatis).
On retrouve, dans les communes situées sur la vallées
de l’Eure, quelques constructions mixtes de silex
associées à la craie, à la brique, à la terre mais
également aux pans de bois.
Façade de pierre calcaire et de pans de bois à Vernon
(atopia)
Mixte de pierre calcaire et de détails architecturaux en
briques rouge sur la plaine de Saint André (atopia)
Façade en briques rouge et angle en grosse pierre calcaire
(atopia)
Forme architecturale traditionnelle à Houlbec-Cocherel
(atopia)
Façade de pierre calcaire avec enduit sur le plateau de
Madrie (atopia)
Ensemble de façades de pierres calcaires de différentes
teinte sur la plaine de Saint-André (atopia)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 174
III. PAYSAGE BÂTI : MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION
Une diversité géologique lisible dans le bâti
traditionnel : une diversité dans les matériaux au nord
L’influence normande sur le plateau du Vexin est très
forte et se distingue très nettement du reste du
territoire. En effet, en plus du calcaire que l’on
retrouve sur la globalité du territoire, on souligne une
très forte utilisation de la brique. La mixité des
matériaux est également plus prononcée avec des
superpositions de couches de craie, de calcaire et de
silex sur une même façade. Ces mélanges se
retrouvent moins au sud du territoire.
Les pans de bois ne sont plus de l’ordre du détail
architectural mais sont utilisés pour des façades
entières (voir modèle urbain aux Andelys).
Les formes architecturales sont également très
différentes, notamment pour les constructions des
fermes anciennes, qui prennent des formes
traditionnelles normandes (longère, tuile plus rouge,
etc).
Mixte de pierre calcaire et silex à Giverny (atopia) Façade irrégulière de calcaire à Gasny (atopia)
Façade de brique rouge, inspiration normande (atopia) Alignement de façade aux toits de tuiles brune (atopia)
Bâtiment de ferme traditionnelle sur le plateau du Vexin
(atopia) Inspiration normande au Andélys (atopia)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 175
III. PAYSAGE BÂTI : ENJEUX DE DÉVELOPPEMENT URBAIN
De nombreux enjeux de développement au sein des
différentes entités
Le développement urbain sur le territoire s’est
effectué de différentes manières en fonction des
communes et de leurs positionnements sur le
territoire. On recense des évolutions importantes
pour certaines communes telles que Vernon et Pacy-
sur-Eure et des évolutions maîtrisées sur les bourgs
agricoles sur les plateaux agricoles. Contraintes par le
relief, certaines communes se sont adaptées à
certains obstacles qui ralentissaient ou empêchaient
leur développement. C’est notamment le cas pour les
communes dans les vallées.
Sur les plateaux, les enjeux de développement sont
spécifiques aux bourgs agricoles traditionnels :
• Perte des ceintures vertes végétales protectrices
;
• Diminution voir disparition des parcelles de
pommiers qui étaient autrefois abondants ;
• Perte d’harmonie et de qualité architecturale
suite à l’implantation de nouveaux bâtis ;
• Déqualification des entrées de ville par
l’implantation directe de nouvelles opérations ou
de zones industrielles aux extrémités des
structures urbaines.
Sur les vallées, les enjeux de développement sont
sensiblement différents au vu de leur relief important.
Les villages ont tendances à tendre vers des profils
urbains linéaires ou encore à s’étendre
progressivement sur les pentes des coteaux,
obstruant les vues sur le paysage.
D’autres encore, se développent sur les marges des
plateaux, formant des villages perchés qui floutent les
transitions plateau/vallée. Ces développements ont
participer aux défrichements de nombreux coteaux et
à la perte des espaces de prairies en fond de vallée.
Les vues de coteau à coteau ont également évoluer.
Entrée de ville sur la plaine de Saint-André (atopia) Nouvelle opération exposée sur le fond de vallée de la Seine (atopia)
Nouvelles constructions exposées sur un vallon agricole dans
la vallée de l’Epte (atopia) Exposition du bâti sur le coteau de la vallée de l’Epte (atopia)
Transition nette entre un village perché de la vallée de l’Eure
et la plaine agricole de Madrie (atopia)
Transition urbaine et agricole sur une pente douce de la
vallée de l’Eure (atopia)Schéma de cohérence territoriale – Seine Normandie Agglomération – atopia 176
SYNTHÈSE
Carte de synthèse (atopia)
Paysage à caractère remarquable
Transition paysagère progressive
Interruption visuelle boisée
Vues remarquables
Coteaux remarquables
Transition paysagère nette
Espace agricole
Fond de vallée cultivé
Déclinaison de l’eau (gravières)
Zone urbaine dense
Boisements denses
Symboles
Aplats