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Document publié le Lundi 12 juin 2017
Lien du pdf (unknown - Métropole - Européenne de Lille - 17 C 0637)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Investissement et développement économique, Espaces terrestres et maritimes,
MÉTROPOLE
17 C 0637
séance du 01/06/2017
(60803) / lundi 12 juin 2017 à 10:28 1 / 3
Délibération du CONSEIL
AMENAGEMENT ET HABITAT - URBANISME, AMENAGEMENT ET VILLE - AMENAGEMENT
Stratégie métropolitaine de boisement - Mise en oeuvre après la phase d'expérimentation de 3 ans - Décision - Financement
Par délibération-cadre n° 13 C 0563 du Conseil de Communauté du 18 octobre 2013, Lille Métropole Communauté Urbaine a décidé d'expérimenter pendant 3 ans la mise en œuvre de sa stratégie métropolitaine de boisement. Celle-ci s'appuie sur le constat d'un taux de boisement extrêmement faible sur le territoire métropolitain autour de 3 %, soit environ 1 850 hectares alors que celui-ci atteint une moyenne de 7,5 % sur le Nord-Pas de Calais et 29,5 % sur le territoire national. Les boisements existants sur le territoire sont de plus dégradés : faible densité des essences, état sanitaire souvent problématique et fort niveau de morcellement des espaces boisés qui sont souvent cantonnés à des friches ou des délaissés d'infrastructures.
Les raisons invoquées sont historiques avec les ravages des deux guerres mondiales, mais également la tension foncière avec une forte pression urbaine et une agriculture dynamique qui exploite les meilleures terres. Elles sont aussi, en partie, culturelles, la population s'étant progressivement habituée à des paysages relativement ouverts et des espaces publics plutôt minéralisés ou dominés par une végétation basse, même s'il existe quelques exceptions.
Mais en milieu urbain ou dans les campagnes, les boisements sous toutes leurs formes remplissent des rôles nombreux et variés. On pense aux enjeux de biodiversité, de paysage ou même de cadre de vie, la végétation arborée ou arbustive permettant, en effet, dans une certaine mesure, d'atténuer le bruit des grandes infrastructures ou de réguler les températures lors des pics de chaleur. Elle a également un rôle en matière de réduction des pollutions et de protection des ressources, les végétaux possèdent, en effet, la capacité d'absorber de nombreuses substances organiques ou minérales présentes dans l'eau, l'air et le sol.
Face à ce constat, les objectifs définis dans la stratégie sont les suivants :
- Accroître la surface boisée ;
- Préserver les boisements existants ;
- Améliorer la qualité des boisements existants et futurs.
Concernant les objectifs de préservation et d'amélioration de l'existant, plusieurs démarches sont en cours. Dans le cadre de sa politique Espace Naturel, la métropole gère, de façon différenciée, en adéquation avec les enjeux environnementaux, les espaces boisés dont elle est propriétaire. Ceux-ci sont implantés le long de canaux, de voies vertes ou dans des parcs de l'Espace Naturel et constituent la trame verte métropolitaine.MÉTROPOLE
17 C 0637
séance du 01/06/2017
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Mais elle cherche également, conformément à sa stratégie d'accroissement de la surface de ces espaces naturels gérés (objectif 10 000 hectares), à acquérir certains boisements à forts enjeux aujourd'hui privés, et ce afin de les préserver, d'en améliorer la qualité et de les ouvrir de façon mesurée et appropriée au public. Le PLU, aujourd'hui en phase de révision, réaffirme également la nécessaire préservation des espaces boisés et plus généralement des espaces naturels à travers les nouveaux zonages et règlement.
Concernant l'objectif d'accroissement des surfaces, l'expérimentation engagée en 2014, 2015 et 2016 a permis de boiser 14 sites de taille très variée sur 11 communes. Les plantations réalisées sous des formes (bois, haies, alignements, vergers, …) et dans des situations extrêmement diverses (squares, bords de canaux ou d'infrastructures, équipements, …) occupent une surface d'environ 15 hectares sur des parcelles publiques, communales ou métropolitaines.
Les aménagements réalisés sur ces trois premières années ont surtout permis de conforter les enjeux de biodiversité, de paysage et de cadre de vie. Ils s'inscrivent tous dans la trame verte et bleue métropolitaine en diffusant, de façon complémentaire, des plantations sur l'ensemble du territoire, y compris là où il n'y a pas, à ce jour, de parc de l'Espace Naturel ou de voie verte qui intègre dans leur réalisation des plantations. Ils permettent également d'initier ou d'amorcer de futurs projets de l'Espace Naturel, en préfigurant un paysage et, en préalable, à la réalisation d'aménagements destinés à accueillir un public d'usagers modes doux (voies vertes, chemins, placettes piétonnes, belvédères, …).
Le coût cumulé des travaux s'élève à 176 732 Euros T.T.C.E et a reçu un cofinancement de la Région des Hauts de France, à ce jour de 35 948 Euros (dossier 2016 en cours). C'est un début mais la dynamique est lancée avec de plus en plus de communes demandeuses de projets et une montée en puissance potentielle de la stratégie avec déjà 6 nouveaux sites ayant fait l'objet d'une sollicitation par des communes en 2017.
Il est donc proposé de poursuivre la mise en œuvre de la stratégie suivant les mêmes modalités que pendant la phase d'expérimentation, à savoir un budget de 100 000 Euros T.T.C. annuel permettant de réaliser des travaux de plantations d'arbres ou d'arbustes d'essences variées mais autochtones (conformément au guide du Conservatoire de Bailleul) sur environ 5 à 6 sites par an.
Par conséquent, les commissions Espaces publics - voirie et Aménagement durable du territoire et urbanisme consultées, le Conseil de la Métropole décide : 1) De valider le bilan de l'expérimentation ;
2) D'adopter les dispositions qui précèdent et la méthode proposée afin de poursuivre la démarche engagée ;
3) D’imputer les dépenses correspondantes à hauteur des crédits inscrits.MÉTROPOLE
Le Président de la Métropole Européenne de Lille,
Pour le Président,
Le Responsable délégué
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Adopté à l'unanimité
Acte certifié exécutoire au 12/06/2017