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unknown - Métropole - Aix-Marseille-Provence - 151232 153930 FBPA 034 CM Annexe
Document publié le Mercredi 1 janvier 2025
Lien du pdf (unknown - Métropole - Aix-Marseille-Provence - 151232 153930 FBPA 034 CM Annexe)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Environnement, Handicap et inclusivité,
Ai:
: MARSEILLE
: PROVENCE
O mm nn
—— CONSEIL ms
DE DEVELOPPEMENT
iPPACTE:
Reçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
Publié le 17 décembre 2025
Avis iMpacte + du Conseil de développement – Novembre 2025
²
+ de proximité + de citoyenneté
pour améliorer la vie quotidienne des Métropolitains
Avis du Conseil de développement
de la Métropole Aix-Marseille-Provence
Novembre 2025Reçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
Publié le 17 décembre 2025
3
Avis iMpacte + du Conseil de développement – Novembre 2025
Sommaire
iMpacte + une démarche citoyenne ........................................................................ 5
1ere partie : S’informer et comprendre................................................................... 7
Un « portrait du territoire » pour décrire la vie quotidienne des métropolitains 7
Paroles d’experts .................................................................................................... 12
2e partie : Aller vers et écouter .............................................................................. 15
Améliorer la vie quotidienne dans la Métropole : que nous disent les citoyens ? ................................................................................................................................. 15
Enseignements issus des micro-débats organisés par les membres du CoDev ................................................................................................................................. 21
3e partie : Réfléchir et proposer ............................................................................ 28
Les propositions du Conseil de développement pour améliorer la vie quotidienne des métropolitains ............................................................................ 28
Axe 1 : Une Métropole des proximités pour répondre aux besoins essentiels des habitants de se loger, de se déplacer et d’accéder aux bassins d’emploi, aux commerces et aux services publics ..................................................................... 31
PROPOSITION n°1 : Un choc de production de logements...........................................31
PROPOSITION n°2 : Une simplification de l’usage des transports en commun grâce à des tarifications plus lisibles et des horaires plus adaptés aux modes de vie ................34
PROPOSITION N°3 : Une présence physique renforcée de la Métropole pour rapprocher la Métropole des citoyens ............................................................................35
PROPOSITION N°4 : Un plan d’actions pour soutenir les commerces et artisans de proximité .......................................................................................................................37
Axe 2 : Une Métropole apaisée, où chacun respecte son environnement et contribue à maintenir la qualité de vie.................................................................. 38
PROPOSITION N°5 : Des « Places du quart d’heure » conviviales et animées.............38
PROPOSITION N°6 : Une meilleure matérialisation des voies publiques destinées aux mobilités douces............................................................................................................39
PROPOSITION N°7 : Une prévention des incivilités par un dialogue permanent avec les habitants .......................................................................................................................39
Axe 3 : Une Métropole citoyenne qui encourage les initiatives des habitants et l’adaptation des modes de vie aux changements climatiques ........................... 41
PROPOSITON N°8 : Un plan d’actions pour connaître et faire connaître les initiatives citoyennes qui améliorent la vie quotidienne, en repérer et en soutenir de nouvelles ....41
PROPOSITION N°9 : Une végétalisation massive des villes et villages et une adaptation des espaces publics et privés aux bouleversements climatiques ...................................42
PROPOSITION N°10 : Une valorisation du recours aux entreprises locales et de l’usage de produits locaux (circuits courts) et bio .......................................................................44
Remerciements ....................................................................................................... 47
Ce document a été rédigé et créé sans aucun recours à un outil d’intelligence artificielle.Reçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
Publié le 17 décembre 2025
4
Avis iMpacte + du Conseil de développement – Novembre 2025
Editorial du président du Conseil de développement
iMpacte+ : la parole citoyenne au cœur de la Métropole
En janvier 2025, le Conseil de développement (CoDev) de la Métropole Aix-Marseille- Provence a lancé iMpacte+, une démarche inédite d’écoute citoyenne. L’objectif : comprendre, alors que la Métropole a été créée il y a 10 ans, comment les habitants perçoivent leur quotidien et recueillir leurs propositions pour améliorer la vie dans notre métropole.
Ces dix dernières années, la Métropole a mis en place les grandes politiques d’aménagement du territoire et elle a renforcé les liens institutionnels et l’organisation avec ses 92 communes et leurs maires. Le Conseil de développement propose maintenant d’entrer dans une nouvelle ère, celle de la proximité et de la citoyenneté.
Pour cela, nous avons lancé cette initiative ambitieuse, portée par une dynamique collective exceptionnelle.
Cette dynamique est née au sein même du CoDev. De nombreux membres se sont mobilisés dès la phase de préparation, chacun apportant sa sensibilité, son expertise, sa volonté d’agir. Cette mobilisation a essaimé bien au-delà de notre cercle. Le Conseil des Jeunes Métropolitains a fait des propositions très intéressantes et complémentaires. Près de 2 000 habitants ont répondu à l’enquête, et 200 personnes ont assisté à une vingtaine de micro- réunions locales, organisées par les membres du CoDev au sein de leurs réseaux personnels, professionnels ou associatifs.
Nos actions ont été soutenues par de nombreuses Communes et partenaires – institutionnels, associatifs, économiques – soulignant la vitalité et la diversité de notre territoire. Nous avons écouté, sans filtre, ce que les habitants ont à dire. De ces échanges est née une matière riche, précieuse, que nous avons synthétisée pour formuler des propositions concrètes à destination des décideurs métropolitains.
Cet avis s’inscrit dans la continuité de la démarche iMpacte sur les transitions qui s’était conclue par un événement grand public le 5 février 2024 à la grotte Cosquer, en présence de la Présidente de la Métropole, Martine Vassal.
Ces propositions sont le reflet de besoins essentiels : logement, mobilités, formation, lien social, préservation de l’environnement. Elles résonnent avec des actions déjà engagées, mais aussi avec une exigence nouvelle : confier aux citoyens un véritable pouvoir d’agir. Comme l’écrivait Albert Jacquard : « la démocratie ne consiste pas à mettre un bulletin dans une urne tous les cinq ans, mais à participer au quotidien à la construction de la société. »
Nous savons la responsabilité qui est la nôtre. Ces propositions, que nous remettrons aux élus, ne nous appartiennent plus seulement : elles sont le fruit d’une intelligence collective et doivent continuer à vivre dans le débat public. Dans un monde traversé par tant d’incertitudes, notre rôle est de faire émerger des pistes d’avenir, pour et avec les citoyens.
C’est ainsi que le CoDev se veut, selon les mots d’Hannah Arendt, « le lieu où l’on pense en commun ce que chacun ne peut penser seul ». Explorateur d’idées, au service de l’intérêt général.
Daniel SPERLING
Président du Conseil de développementReçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
Publié le 17 décembre 2025
5
Avis iMpacte + du Conseil de développement – Novembre 2025
iMpacte + une démarche citoyenne
Lundi 27 janvier 2025, les membres du CoDev réunis en séance plénière lancent une nouvelle démarche de réflexion « iMpacte + » pour améliorer la vie quotidienne des habitants à l’occasion des 10 ans de la Métropole. Ils s’engagent à formuler avant la fin de l’année 2025 des propositions à la gouvernance de la Métropole.
Trois étapes ont jalonné leur démarche.
S’informer et comprendre
Pour comprendre ce qui fait la vie quotidienne des Métropolitains, nous avons brossé un portrait du territoire et avons entendu des experts
Un « portrait du territoire » pour décrire la vie quotidienne des Métropolitains
Nous nous sommes interrogés sur les aspects qui constituent la vie quotidienne des Métropolitains. Pour cela, nous avons sollicité les agences d’urbanisme du territoire : l’Agence d’urbanisme de l’agglomération de Marseille (Agam) et l’Agence d’urbanisme du Pays d’Aix (Aupa), afin de rassembler les données chiffrées et objectives qui caractérisent cette vie quotidienne et qui peuvent influencer de manière positive ou négative le bien-être des Métropolitains. Un travail de plusieurs semaines qui a abouti à la co-écriture d’un « portrait du territoire » (Rendez-vous pages 7 à 11).
Une réflexion nourrie par de nombreuses expertises
Pour nourrir nos réflexions, nous avons réalisé, avec le soutien des agences d’urbanisme, un benchmark des études, des expériences dans différents territoires sur des notions voisines comme la qualité de vie, le bien-être, l’hospitalité. (Rendez- vous pages 12 à 14).
Nous avons auditionné Mathieu Perona, secrétaire général du CEntre Pour la Recherche EconoMique et ses Applications (Cepremap-Paris), directeur de l’observatoire du Bien-être. Cette audition a permis de poser des éléments de comparaison et d’ouvrir les réflexions à l’échelle nationale.
Nous avons également entendu Hélène Grandclaudon, directrice déléguée de l’Agence de développement et d’urbanisme de la Métropole de Lille qui a piloté un travail sur l’hospitalité territoriale. Ce travail s’est poursuivi avec une démarche sur le bien-être territorial développée dans la métropole lilloise à laquelle le CoDev de Lille a été associé.Reçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
Publié le 17 décembre 2025
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Avis iMpacte + du Conseil de développement – Novembre 2025
Aller vers et écouter
Pour connaître les préoccupations des habitants quant à leur vie quotidienne, nous sommes allés à la rencontre des Métropolitains
Une grande concertation numérique : 1870 habitants ont répondu
Pour élargir notre horizon de réflexion, nous voulions connaître les préoccupations des métropolitains sur tous les aspects qui touchent notre vie quotidienne : logement ; mobilités ; espaces publics et espaces naturels ; services publics, santé et commerces; emploi et formation ; pouvoir d’achat ; tranquillité et sécurité ; lien social, activités culturelles et de loisirs ; adaptation aux changements climatiques, qualité de l’air et de l’eau (Rendez-vous pages 16 à 21).
1.870 personnes ont participé à cette grande consultation citoyenne qui a été mise en ligne sur une plateforme digitale.
Des micro-débats de proximité pour écouter les habitants
Nous avons décidé d’aller vers les habitants de la métropole en organisant des micro- débats de proximité d’avril à mai 2025, afin de recueillir leurs attentes, leurs fiertés, leurs doutes et les solutions qu’ils souhaitent porter à connaissance de l’institution. Une vingtaine de ces débats ont été organisés à l’initiative de nos membres dans leur entourage professionnel, familial, amical, associatif. Plus de 200 métropolitains ont ainsi participé à ces échanges (Rendez-vous pages 22 à 28).
Réfléchir et proposer
Pour forger les propositions que nous souhaitions soumettre aux élus de la Métropole, nous avons mobilisé l’intelligence collective de nos membres
Pendant l’été, les membres du CoDev n’ont pas pris de vacances. Nous avons effectué un travail d’analyse et de réflexion sur la base de plus de 150 propositions issues du questionnaire et des micro-débats de proximité.
A l’automne, nous nous sommes organisés en ateliers pour analyser toute la matière collectée auprès des habitants. Nous avons travaillé sur les questions qui sont apparues essentielles pour les Métropolitains. Nous en avons tiré une série de propositions assorties de pistes d’actions que nous avons essayé de rendre les plus concrètes possibles.Reçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
Publié le 17 décembre 2025
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Avis iMpacte + du Conseil de développement – Novembre 2025
Un « portrait du territoire » pour décrire la vie
quotidienne des métropolitains
Qu’est-ce qui constitue la vie quotidienne des métropolitains ? Pour répondre à cette question, nous avons sollicité les agences d’urbanisme (Agam-Aupa) afin de rassembler les données chiffrées et objectives qui caractérisent cette vie quotidienne et qui peuvent influencer de manière positive ou négative le bien-être des métropolitains. Un travail de plusieurs semaines qui a abouti à la co-écriture d’un « portrait du territoire ».
1ere partie : S’informer et comprendreComprendre la vie quotidienne
Différents concepts à prendre en compte
Des notions proches et complémentaires pour analyser la vie quotidienne
La qualité de vie est un concept multidimensionnel et polysémique, dont la définition varie en fonction des indicateurs mobilisés. Elle est définie par l'Organisation Mondiale de la Santé comme « la perception de sa place dans l'existence, dans son contexte culturel et de valeurs, et en relation avec ses objectifs, ses attentes, ses normes et ses inquiétudes ». Elle est influencée à la fois par des facteurs personnels et environnementaux. Le bien-être correspond à l'état d'une personne dont les besoins éssentiels sont satisfaits, et qui possède la capacité de se développer et de se sentir épanouie. Il repose sur des indicateurs à la fois objectifs et subjectifs, centrés sur l'individu et son ressenti.
La satisfaction représente l'évaluation du bien-être d'une personne, fondée sur sa propre perception de sa qualité de vie. Elle s'effectue souvent en comparaison avec la vie qu'elle souhaiterait avoir, à partir d'indicateurs subjectifs
centrés sur le ressenti personnel.
Le bonheur désigne une disposition stable à éprouver des émotions positives telles que la joie, le plaisir ou la gaieté, ainsi qu'à être globalement satisfait de sa vie, tout en ressentant peu d'affects négatifs. Il se mesure à l'aide
d'indicateurs objectifs et subjectifs, et constitue, pour certains, une condition nécessaire à la qualité de vie. Le cadre de vie correspond à l'ensemble multidimensionnel du milieu physique et humain dans lequel évoluent les individus. 1! est évalué à partir d'indicateurs objectifs, extérieurs à l'individu, et centrés sur l'environnement ainsi que sur les aménités locales.
Le territoire, un rôle essentiel
GUEST-CE QUI FAIT CAS ON SE SONT BEN QUE SON TERRITOIRE ?
Le territoire joue un rôle essentiel dans l'analyse de la
qualité de la vie quotidienne et du bien-être des
individus. En effet, on observe des variations selon le
lieu de vie, que ce soit entre différentes régions ou à
l'échelle d'un même quartier.
Cette dimension spatiale a donné lieu à la notion de
bien-être territorial, qui prend en compte les conditions
de vie propres à un territoire donné et leur influence
sur la perception et l'expérience du bien-être.
Par ailleurs, on constate l'existence d'inégalités intra- = TA R ( sn À a a
dr a 7 À 1 ( LS territoriales, c'est-à-dire des disparités au sein même
d'un territoire, entre différents quartiers ou zones ! à
géographiques, pouvant affecter de manière ns
significative la qualité de vie des habitants. Sourcez
AOÛ
Ulis,
démarche
bien-étre
terrhons
2022
Outils de mesure
Différents outils de mesure ont été développés à l'échelle nationale et internationale pour évaluer la qualité de la vie quotidienne et le bien-être.
L'OCDE propose ke Better Life Index, un indicateur permettant de comparer la qualité de vie dans différents pays selon plusieurs dimensions (revenu, éducation, environnement, etc...
L'OMS a élaboré le WHOQOL-BREF, un questionnaire qui évalue la qualité de vie perçue à travers plusieurs domaines, tels que la santé, les relations sociales ou encore l'environnement.
L'Eurofound utilise FEQLS (European Quality of Life Survey), une enquête qui mesure les conditions de vie, la satisfaction et le bien-être à travers l'Europe.
Le Social Progress Index évalue le développement social des pays indépendamment des indicateurs économiques classiques, en Se basant sur les besoins fondamentaux, le bien-être et les opportunités. L'INSEE mesure la satisfaction globale de la vie à travers des enquêtes de perception, recueillant le ressenti des individus sur leur vie en général.
L'indice de santé sociale des régions françaises permet de comparer les territoires sur la base de différents indicateurs sociaux, tels que l'emploi, la santé ou la cohésion sociale.
Des démarches locales viennent compléter ces outils en adaptant les indicateurs aux spécificités des territoires.
Reçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
Publié le 17 décembre 2025
8
Avis iMpacte + du Conseil de développement – Novembre 2025nn | 12 enjeux socles de la vie quotidienne
1. Évoluer dans un environnement sain et durable
L'accès aux soins est plutôt bon d'après l'indicateur d'Accessibilité Potentielle Localisée, même si des temps d'attente parfois longs peuvent être observés pour certains services de santé. On note également une prévalence marquée de certaines pathologies, notamment le diabète et les maladies respiratoires, qui constituent des problématiques sanitaires importantes.
La pollution atmosphérique reste préoccupante, avec des niveaux au minimum trois fois supérieurs aux recommandations actuelles en matière de qualité de l'air.
Le réchauffement climatique représente un défi majeur, avec une augmentation des températures estivales de +2,5°C d'ici 2050, ainsi qu'un accroissement du nombre de nuits chaudes estimé à +74 d'ici 2100. L'enjeu principal est donc de garantir un environnement favorable à la santé, en agissant à la fois sur les déterminants environnementaux et sanitaires.
2. Bien vieillir dans la Métropole
La population vieillit progressivement, avec 39 190 bénéficiaires de l'Allocation personnalisée d'autonomie, ce qui témoigne d'un besoin croissant d'accompagnement des personnes âgées.
Parmi les personnes de plus de 75 ans, 42 % vivent seules, et 90 % résident à domicile, ce qui souligne l'importance du maintien à domicile et de l'isolement potentiel de cette tranche d'âge.
Le territoire dispose de 14 749 places en EHPAD, mais développe également de nouvelles formes d'habitat inclusif, plus adaptées aux besoins actuels des seniors.
Si l'espérance de vie reste élevée, l'espérance de vie sans incapacité demeure faible, ce qui interroge sur la qualité de la vieillesse et la nécessité de renforcer les politiques de prévention et d'accompagnement. L'enjeu est donc d'adapter les logements et les quartiers aux besoins spécifiques des personnes âgées, afin de leur garantir autonomie, Sécurité et qualité de vie.
3. Grandir et accéder à une éducation de qualité fe is
L'offre de garde reste insuffisante, avec seulement 1 place en crèche pour 5 enfants, ce qui limite les possibilités d'accueil pour les tout-petits.
Dans le secteur scolaire, 82 % des établissements sont publics, mais on constate une perception de meilleure qualité de l'enseignement privé de la part de certaines familles.
Le décrochage scolaire demeure préoccupant, avec 16 % de jeunes non insérés, un taux qui peut atteindre jusqu'à 26 % dans certaines communes du territoire.
L'université locale est dynamique et reconnue, mais elle fait face à une fuite des diplômés, qui quittent souvent la région après leurs études, notamment en raison d'un manque d'opportunités professionnelles adaptées. L'enjeu est donc de faciliter l'accès des jeunes à une formation adaptée aux métiers du territoire, afin de renforcer leur insertion et de répondre aux besoins locaux en compétences.
4. Accéder à un emploi adapté
+ Le territoire compte 794 000 emplois, dans une économie diversifiée, mais qui présente néanmoins des fragilités structurelles affectant sa résilience et son dynamisme.
On observe un taux d'emploi faible, accompagné d'un déficit estimé à environ 40 000 postes, ce qui limite les perspectives d'insertion professionnelle pour une partie de la population.
La croissance des emplois non salariés est notable, avec une hausse de 26 %, traduisant à la fois une évolution des formes d'emploi.
Une inadéquation entre les profils disponibles et les besoins des recruteurs persiste, rendant difficile la mise en
relation efficace entre l'offre et la demande d'emploi.
L'enjeu est donc de réduire cet écart entre l'offre et la demande, tout en adaptant les politiques d'emploi aux attentes et aux parcours des jeunes actifs.
Reçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
Publié le 17 décembre 2025
9
Avis iMpacte + du Conseil de développement – Novembre 20255. Accéder à un logement abordable et désiré
L'accès au logement reste marqué par de nombreuses difficultés, notamment en raison de prix élevés et de taux d'emprunt importants, rendant l'achat ou la location difficile pour de nombreux ménages. Dans le parc social, l'attente demeure longue avec 105 800 demandes d'HLM enregistrées fin 2023.
On observe également une forte tension immobilière, illustrée par une hausse des prix de 33% en 10 ans et une baisse de 16% du parc locatif privé entre 2022 et 2023 dans les Bouches-du-Rhône selon l'UNIS. Le logement représente par ailleurs lé premier poste de dépenses des ménages (27%), ce qui freine là mobilité résidentielle. Face à cette situation, des alternatives se développent, telles que l'habitat participatif, l'habitat intergénérationnel ou encore le coliving, répondant à de nouvelles attentes en matière de logement.
L'enjeu est donc de concilier le développement de l'offre de logements, la sobriété foncière imposée par la démarche Zéro Artificialisation Nette, et ces nouvelles formes d'habitat plus adaptées aux besoins actuels.
6. Se déplacer au quotidien
Le territoire présente un taux de motorisation important, avec 84% des ménages motorisés en 2019. Parallèlement, on observe une baisse de la mobilité globale, avec 3,4 déplacements par jour et par personne cétté même année. À Marseille, la congestion reste forte : la ville se classe 4e la plus embouteillée de France, avec 93 heures perdues par an dans les bouchons. Malgré une baisse de 33% des accidents routiers en 5 ans, leur nombre demeure élevé. Les déplacements sont en majorité internes aux bassins de mobilité, avec une hausse des mobilités douces visible, Couplé avec les effets du télétravail une réduction des émissions de CO, pourrais être observé. L'enjeu est donc de réduire l'usage de la voiture individuelle et de développer des alternatives via les modes doux et les transports en COoMMUN.
MÉTROPOLE AMP
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7. Accéder aux services et
équipements de proximité
La métropole compte 237 centralités, selon le concept
de « ville du quart d'heure », visant un accès rapide aux
services essentiels. Pourtant, 58% de la population n'a
pas accès aux fonctions du quotidien en moins de 15
minutes.
Les commerces et services restent fortement
concentrés dans les centralités, avec en moyenne 1
commerce/service pour 100 habitants, contre 0,5 en
dehors de ces zones.
L'enjeu est de favoriser la vie de quartier, en
reconnectant les fonctions du quotidien dans un
territoire vaste et éclaté.
à 4 title
8. Consommer au plus proche de ses
besoins
La métropole compte 11 000 commerces et services de
proximité, mais ils font face à la concurrence du
commerce discount et à une forte progression du e-
commerce (+10% en un an).
Dans le même temps, on observe l'émergence de
pratiques responsables : circuits courts, bio, vrac,
localisme, avec plus de 160 lieux de vente directe / bio /
locale / vrac dans la métropole.
Cependant, 90% des productions maraîchères et 95% des
fruits locaux sont exportés, ce qui limite l'ancrage local de
l'alimentation.
L'enjeu est de trouver un équilibre entre proximité et
livraison à domicile, localisme et hausse des prix.
Reçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
Publié le 17 décembre 2025
10
Avis iMpacte + du Conseil de développement – Novembre 20259. Avoir un revenu et un pouvoir d'achat pannes "#7";
décents D crois MS comes MS torreees
Le pouvoir d'achat reste la préoccupation majeure des
ménages, dans un contexte de taux de pauvreté élevé
(18,4 %) et de fortes disparités socio-économiques, avec »
la présence de poches de précarité.
Les inégalités de revenus sont marquées, qu'il s'agisse
des écarts femmes/hommes, entre générations ou entre 10
quartiers.
L'enjeu est de donner une place à chacun et de favoriser
la mixité sociale sur l'ensemble du territoire. 3
10. Accéder aux espaces de nature, de culture et de loisirs
La métropole compte 50 % d'espaces naturels, mais leur accessibilité reste inégale, notamment en raison de forêts majoritairement privées.
Le tourisme est un domaine d'excellence avec 9 millions de visiteurs par an, mais la location saisonnière soulève des enjeux économiques et SOCiaux.
L'offre culturelle et sportive est riche, mais reste concentrée dans les pôles urbains. Le dynamisme croissant des industries culturelles et créatives contribue au bien-être et à l'attractivité du territoire. L'enjeu est de concilier accueil, accès pour tous et préservation de l'environnement.
11. Évoluer dans un climat de confiance et vivre-ensemble
Le territoire bénéficie d'une forte dynamique associative et de l'économie social et solidaire, avec 50 000 associations et 450 000 bénévoles, qui contribuent activement au vivre-ensemble.
Mais le taux de criminalité reste supérieur à la moyenne nationale, notamment pour les cambriolages et les infractions liées aux stupéfiants, avec une hausse des crimes et délits entre 2016 et 2023.
L'enjeu est de renforcer la cohésion sociale, face à une archipélisation (fracture sociale) croissante du territoire.
12. Accéder aux outils numériques et les utiliser
La métropole bénéficie d'une couverture numérique élevée (93 % >30 Mb, 80 % fibré), dans un contexte de mutation rapide des usages (objets connectés, IA).
Mais des inégalités persistent : 1 personne sur 6 en Situation d'illectronisme en Région Sud, avec de fortes difficultés chez les plus de 80 ans.
L'enjeu est de réduire la fracture numérique pour garantir un accès équitable aux outils et services numériques.
Évolution du taux d'équipements (%) Ses de loisirs nautiques et balnéaires
94 100
80
Four La premiere fois.
le taux d'écprperrent
0 smartphone
augmente pus
40
20
4
1997 2000 2010 2020 2023
Sources: Equipements et usages du numérique, ARCEP, 2024
Reçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
Publié le 17 décembre 2025
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Avis iMpacte + du Conseil de développement – Novembre 2025Reçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
Publié le 17 décembre 2025
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Avis iMpacte + du Conseil de développement – Novembre 2025
Paroles d’experts
Pour nourrir nos réflexions, nous avons réalisé, avec le soutien des agences d’urbanisme, un benchmark des études, des expériences dans différents territoires sur des notions voisines comme la qualité de vie, le bien-être, l’hospitalité.
Nous avons auditionné Mathieu Perona, secrétaire général du CEntre Pour la Recherche EconoMique et ses Applications (Cepremap-Paris), directeur de l’observatoire du Bien-être. Cette audition a permis de poser des éléments de comparaison et ouvrir les réflexions à l’échelle nationale.
Nous avons également entendu Hélène Grandclaudon, directrice déléguée de l’Agence de développement et d’urbanisme de la Métropole de Lille qui a piloté un travail sur l’hospitalité territoriale. Ce travail s’est poursuivi avec une démarche sur le bien être territorial développée dans la métropole lilloise à laquelle le CoDev de Lille a été associé.
Mathieu Perona
Secrétaire général du Centre pour la recherche économique et ses applications. (Cepremap) et directeur de l'Observatoire du bien-être
Pourquoi est-il important de mesurer le bien-être ?
Si l’action publique n’a pas pour objectif le bien-être des générations actuelles et futures, on peut se demander à quoi elle sert. Et comment savoir si elle remplit cet objectif si on ne le mesure pas ?
La notion de bien-être comporte une part de subjectivité. Comment la mesurez-vous objectivement ?
Le bien-être est une notion intrinsèquement et entièrement subjective ! On peut définir des conditions objectives générales du bien-être, mais le bien-être lui-même est un ressenti. On ne peut donc le mesurer vraiment qu’en posant directement la question aux personnes concernées. Depuis plus de 50 ans, la recherche a développé un ensemble de questions de référence qui couvrent tant les dimensions essentielles du bien-être – satisfaction, bonheur, sens de sa vie, confiance – que des éléments plus spécifiques – travail, relations avec les proches, sentiment de sécurité. Ces questions sont désormais utilisées dans les grandes enquêtes statistiques nationales et internationales.
Quels sont les éléments, les aspects qui influencent le plus le bien-être individuel ?
Dans ces enquêtes, les aspects qui ont le plus d’influence sur la satisfaction dans la vie sont, en partant de ce qui compte le plus, la santé (physique et mentale), les relations humaines (amis et famille), la sécurité économique (avoir un revenu régulier), le niveau de vie et le contact avec la nature.
On a tendance à donner beaucoup de poids au revenu. C’est effectivement un facteur majeur pour les personnes aux revenus les plus modestes, mais l’effet d’une augmentation du revenu supplémentaire diminue au fur et à mesure que le revenu augmente, jusqu’à devenir peu significatif quand on fait partie des 25 % les plus riches (un revenu mensuel de 3 500€/mois pour une personne seule, à peu près).
Par contraste, les autres facteurs sont souvent de grands oubliés de la politique publique.Reçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
Publié le 17 décembre 2025
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Avis iMpacte + du Conseil de développement – Novembre 2025
C’est donc une notion qui est variable selon les conditions de vie de chacun mais qui peut aussi évoluer au cours de la vie ?
Les évolutions de l’état de santé, de la situation économique, familiale et émotionnelle donnent le rythme de l’évolution de plusieurs dimensions du bien-être. Sur l’ensemble de la vie, la satisfaction et le sentiment de sens ont tendance à diminuer avec l’âge chez les adultes. Sur les dernières décennies, on observe une réduction marquée de la satisfaction des jeunes générations, qui font face à des conditions d’entrée dans l'âge adulte de plus en plus difficiles.
L’accès aux services publics est-il un élément qui influence beaucoup le niveau de bien- être ?
Le bien-être est très sensible aux chocs négatifs : perte d’emploi, deuil, déclenchement d’une maladie importante. Les services publics jouent un rôle de prévention (éducation, formation continue, santé publique préventive) et d’accompagnement (aides matérielles et morales, indemnisation, traitements) face aux grands risques de la vie. Ils constituent donc un socle important pour le bien-être. De fait, les pays en tête des classements internationaux de bien- être ont des services publics généreux et d’accès universel.
En quoi un territoire dans lequel les habitants se sentent bien favorise-t-il de meilleures relations sociales, une plus grande confiance en l’avenir, un plus fort sentiment d’appartenance ?
Cette question prend le problème à l’envers. Un territoire qui favorise les bonnes relations sociales – avec des lieux de sociabilité et un espace public partagé et inclusif –, une confiance dans l’avenir – avec des perspectives de vie qui permettent de s’y projeter à long terme – et un sentiment d’appartenance – au travers de symboles et de valeurs communes –, est un territoire où les habitants se sentiront mieux.
Hélène Grandclaudon
Directrice déléguée de l’Agence de développement et d’urbanisme de la Métropole de Lille.
Vous avez piloté une démarche sur la définition et la mesure du bien-être territorial dans la métropole lilloise, pourquoi et comment ?
Le contexte de crises multiples conduit les territoires à repenser leurs priorités, imaginer d’autres modes de développement et à s’interroger sur ce qui compte vraiment, ce qui est à préserver et développer aujourd’hui, tout en considérant le bien-être des générations futures.
Lancée en 2020, cette démarche s’inscrit dans une dynamique de renouvellement des indicateurs de développement territorial. Elle vise à susciter et animer des espaces de débats pour construire une vision partagée du bien-être territorial qui ne se réduise pas aux préférences individuelles.
La première phase de la démarche a permis de développer une méthode (supports et outils narratifs, visuels et ludopédagogiques) pour que les communes définissent, avec leurs habitants, le bien-être territorial et choisissent les indicateurs pertinents. La seconde phase, en cours, s’appuie sur une définition consolidée et sur la dynamique partenariale engagée pour développer un ensemble d’indicateurs plus restreint à l’échelle des communes du SCoT de Lille Métropole.Reçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
Publié le 17 décembre 2025
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Avis iMpacte + du Conseil de développement – Novembre 2025
Pour vous, sur quels piliers repose le bien-être territorial ?
Multidimensionnel et systémique, il correspond à la possibilité pour l’ensemble des habitants, dans leur diversité, de satisfaire leurs besoins fondamentaux et de mener une vie épanouie. Il repose sur la qualité du cadre de vie, sur la capacité pour chacun de mobiliser les ressources du territoire et sur les aspirations de la population. Pour être durable, il doit s’inscrire dans le respect des limites environnementales.
Quels indicateurs avez-vous pu mettre en place ?
Pour évaluer le bien-être territorial, nous avons élaboré un tableau de bord avec un large ensemble d’indicateurs :
- objectifs : comme le taux de participation aux élections municipales, la part de licenciés sportifs ou la qualité de l’air.
- subjectifs : à développer via des enquêtes auprès des habitants, comme la satisfaction vis- à-vis de ses conditions de travail et d’emploi, ou encore sur le sentiment d’attachement au territoire.
Vous êtes passés de la notion d’attractivité à celle d'hospitalité territoriale, en quoi permet-elle de prendre en compte la notion de bien-être ?
La notion d’attractivité est souvent définie comme la capacité d’un territoire à capter des flux économiques, financiers et démographiques, dans une logique de compétitivité avec les autres territoires. La notion de bien-être territorial est au cœur du concept d’hospitalité, l’objectif étant non seulement d’attirer et accueillir une diversité de publics, mais aussi de les retenir et de prendre soin des habitants déjà présents. L’hospitalité sous-tend donc la question de la qualité de vie et de la capacité pour tous à s’épanouir sur le territoire.
Cette démarche s’est voulue participative et partenariale, comment le Conseil de développement de la Métropole Lilloise a-t-il contribué à la démarche ?
Mesurer le bien-être territorial peut susciter des débats et représente donc un enjeu citoyen. Il est ainsi essentiel d’associer les habitants et acteurs du territoire afin de partager leur expertise d’usage du territoire et leurs points de vue sur ce qui compte.
Dans cette optique, plusieurs temps de réflexion collective avec le Conseil de développement ont permis, en testant différents outils (auto-enquête, création de cartes postales…), d’identifier les critères de bien-être territorial et de choisir une série d’indicateurs pour en rendre compte. Aujourd’hui, le Conseil de développement est intégré à la gouvernance de la démarche.Reçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
Publié le 17 décembre 2025
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Avis iMpacte + du Conseil de développement – Novembre 2025
Améliorer la vie quotidienne dans la Métropole :
que nous disent les citoyens ?
2e partie : Aller vers et écouterUne vaste enquête pour mesurer et
analyser les attentes des citoyens
+ Le Conseil de Développement de ls Métropole Atr-
Marsedle-Provence (Codev) s lancé une consultation Coyenne dans le cadre de Ls démarche IMpacte+,
visant à recueillir Les percentions et les propositions
des habitants pour eméliorer leur ve quotihenne,
Cette enquête s'inscrit dons une démarche
innovente d'ouvrir les réflexions menées au sein du
Code à un maximum de citoyens de ks Métropole.
+ 1870 ave ont été recueillis à travers cette enquête,
largement diffusée (support numérique et affichage
urbain) Le quesktotalité du temitoe est couvert,
seuement 4 comenunes n'ont aucun répondant,
+ Cependent, de tortes distorsions existent entre le
prof des répondents et In répartition de la
population. Les résultats de cette enquête doivent
être appréciés au regard de ka surreprésentation des
personnes diplômées du supérieur, des seniors, et
des femmes.
a
Enquête
1870
Répondants
12 dites covers : enter 20et 100 000 hattares.
46 petites fes : eue à e1 29 000 totem,
29 loges : mans de 3 000 hatirents
Profil des répondants, comparé au profil
des habitants de la Métropole
Pot Ÿ
Niveau de diplôme
Supérieur à bec +2 SE
Niveau Bac +2 ME 151
suc + MEN CAP.BEP su
Brevet des. [13
Aucun diplôme |1%
Statut d'occupation Nombre d'enfant(s) de
du logement -18 ans par ménage
Proptiétaire 74% 50% 0 6m
Locstaie 22% 47% 1 1% 24
Autre 4% 5 2 17% 20%
ns tous 14 2
.-1829
s 20-44
452
. 60-74
s 75
- Cette enquête aborde un panel de thématiques
variées et transversales, permettant de cerner les
attemtes et les pnorités des citoyens concernant leur
vie quotidienne : logement, mobilité, espaces publics
ét naturels, services et commerces, emploi.
Reçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
Publié le 17 décembre 2025
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Avis iMpacte + du Conseil de développement – Novembre 2025Un large consensus: il fait bon vivre dans La Métropole
+ La grande majorité des répondants sont satisfaits de
leur vie quotidienne, avec 10% de « très satisfaits »,
55% de « satisfaits » et seulement 6% d'insatisfaits et
1% des très insatisfaits.
Diriez-vous qu'il fait "bon vivre" sur le territoire de la
Métropole Aix-Marseille-Provence ?
Tout à fait Êtes-vous satisfait de votre vie
quotidienne ?
Plutôt non
Le + Les citoyens Sont invités à répondre à cette question à
l'issue des 10 questions thématiques, et montrent à
nouveau un Sentiment largement positif. 80% des
répondants considèrent qu'il fait « bon vivre » dans la
métropole.
Pas du tout
« Satisfait « Moyennement satisfait « Insatisfait
«+ Cette satisfaction est cependant variable selon les
+ Un plébiscite en matière de cadre de vie chez les
jeunes et les plus âgés avec 84% , mais légèrement en
dessous de la moyenne pour les actifs (76%).
tranches d'âges et l'origine géographique. Les jeunes
(18-29 ans) sont nettement plus positifs vis-à-vis de leur
quotidien avec 74% de « satisfaits ». Les classes d'âges
actives (30-59 ans) expriment plus de réserve, en restant
près de la moyenne (64%), tout comme les plus âgés (60
ans et+) avec 66%.
Territorialement, Aix-en-Provence et les villages de la
métropole se démarquent par une satisfaction élevée
(74% et 80%), alors que les répondants marseillais sont
plus critiques avec 55% de « satisfaits ».
Il n'y a pas de différence notable entre les genres ou
entre les niveaux de diplôme.
Satisfait
Marseille 55%
Aix 74%
Villes moyennes 73%
Petites villes 71%
Villages 80%
+ Pour qualifier ce sentiment, les répondants évoquent
des sujets récurrents comme le climat et
l'environnement naturel, le cadre de vie, l'offre
culturelle, sociale et de services, la mixité sociale et la
diversité culturelle.
Pour les personnes ayant répondu négativement, les
arguments évoqués concernent la pollution (air,
sonore, visuelle), les problématiques de mobilité et le
manque de transports en commun, les incivilités et le
sentiment d'insécurité, l'urbanisation excessive
menaçant les espaces naturels et les inégalités
territoriales.
« La diversité des paysages et la proximité
mer/montagne compensent beaucoup. »
« Dans mon village, la qualité de vie est
incomparable. »
« Les incivilités pésent sur le quotidien. »
« Les transports sont tellement compliqués que ça
altère le sentiment de bon vivre. »
Reçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
Publié le 17 décembre 2025
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Avis iMpacte + du Conseil de développement – Novembre 2025Environnement, santé et Logement,
le triptyque prioritaire
+ Pour une majorité de répondants, ces trois thèmes
contribuent le plus à la qualité de leur vie quotidienne.
Bien que l'environnement arrive en tête des réponses,
ce thème n'est pas une priorité unique, mais s'inscrit
dans un socle d'enjeux communs à articuler de
manière cohérente pour améhorer la qualité de la vie
quotidienne à l'échelle métropolitaine.
+ Les jeunes (18-29 ans) mettent plutôt en avant
l'importance des liens sociaux (comme les personnes
non-diplômées mais sur un panel faible). Les plus âgés
évoquent le thème de la santé comme prioritaire.
Un équilibre d'enjeux au service du
g Ë Logement et urbanisme : des besoins persistants
BB de plus en plus liés à l'environnement
Le logement est une préoccupation forte et transversale,
évoqué dans plusieurs thèmes. Les attentes évoquées
par les répondants dépassent la seule question de l'accès
au logement.
Trois priorités transversales :
- Qualité des espaces extérieurs (espaces verts,
propreté, végétalisation).
- Adaptation au changement climatique (isolation,
confort thermique).
- Services et équipements de proximité (commerces,
équipements publics).
Différences sociodémographiques :
- Les plus jeunes mettent en avant les enjeux de lien
social,
- Les seniors, le logement adapté au vieillissement.
- Les personnes moins diplômées, l'accès et le coût du
logement.
Différences territoriales :
Marseille : coût du logement et densification critiqués.
Villages : crainte de la bétonisation et perte d'identité.
« Stopper la construction de résidences Sans espaces verts
ni Stationnements. Prioriser les rénovations et logements
sociaux bien intégrés. »
& Mobilité et aménagement : un enjeu structurant
La mobilité apparaît comme un paramètre essentiel dans
la vie quotidienne, combinant des enjeux liés à
l'accessibilité (financière et handicap), au climat et au
rythme de vie. Le besoin d'apaiser les déplacements est
évoqué de manière récurrente et transversale : mobilité
active (vélo, marche), desserte plus régulière,
intermodalité, proximité des services.
Thème le plus consensuel : les transports collectifs
autour de trois priorités:
- _ Développement du train et des lignes structurantes.
- Plus de fréquence, d'interconnexion et d'horaires
étendus.
-_ Accessibilité universelle (personnes ägées, handicap).
Différences sociodémographiques :
- Les jeunes et les personnes diplômées plébiscitent le
vélo et marche.
- Les seniors et les personnes moins diplômées
évoquent la gratuité* et les enjeux d'accessibilité.
Différences territoriales :
- Villages/petites villes : désenclavement, transport vers
les zones d'emploi.
- Marseille : saturation routière, besoin de métro/tram
performant.
« Développer des pistes cyclables sécurisées entre les
quartiers et les gares TER »
* | L'environnement urbain et naturel au cœur des
préoccupations
Si l'environnement n'est pas la seule priorité, il constitue
un socle commun de préoccupations fortement
transversal (cadre de vie, espace public, santé, loisirs,
mobilités, urbanismes...)
Attentes transversales :
- Propreté et collecte plus efficace des déchets.
- Végétalisation massive des rues.
- Préservation de la biodiversité et des terres agricoles.
Différences territoriales :
- Marseille : insistance sur les enjeux de propreté, de
gestion des déchets, et sur la
requalification/végétalisation des espaces publics.
- Villages : priorité donnée à la préservation des terres
agricoles et du cadre de vie.
« Végétaliser les trottoirs et cours d'école pour créer de la
fraicheur et du lien social dans les quartiers. »
L'accès aux commerces et services, notamment de
santé, essentiel à la vie quotidienne
Les répondants évoquent la nécessité de vivre dans un
environnement sain et praticable par tous les publics.
Pouvoir accéder à des soins, des équipements et à une
alimentation de qualité, tout en prenant en compte
l'évolution des besoins à chaque âge, apparaît comme
une priorité.
* À noter que les transports en commun sont gratuits pour les plus de
65 ans et les moins de 10 ans depuis le 1" septembre 2025.
Reçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
Publié le 17 décembre 2025
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Avis iMpacte + du Conseil de développement – Novembre 2025Différences sociodémographiques :
- Les femmes : évoquent majoritairement les thèmes de
la santé, de l'alimentation et du bien-être.
- Les plus jeunes : les sports et les loisirs.
- Les seniors et les personnes moins diplèmées : l'accès
aux soins.
Différences territoriales :
- Villages/petites villes : déficit de services de santé.
« On attend plus de soutien aux commerces de proximité.»
« Dans certains villages, impossible d'avoir un médecin. »
ads L'emploi et la formation, clef de voûte dans l'accès
à un quotidien agréable
Si la formation puis l'emploi sont vecteurs
d'épanouissement personnel, ils sont surtout pourvoyeurs
d'un revenu qui conditionne presque entièrement lé niveau
de vie des individus. Les attentes des répondants vis-à-vis
de ce thème très transversal sont variables Selon le profil.
Priorités :
- Aide à l'installation de nouvelles entreprises.
-_ Mieux équilibrer vie professionnelle et vie personnelle.
- Adapter l'offre de formation aux besoins en emploi du
territoire.
Différences sociodémographiques :
- Les hommes: innovation, entrepreneuriat.
- Les femmes: conditions de travail, équilibre vie
professionnelle et personnelle.
-__ Les jeunes : formation et flexibilité.
- Les seniors : emploi local, stabilité.
« Faciliter les reconversions, Surtout pour les jeunes et
Séniors ». « Avoir des tiers-lieux et coworking accessibles.»
É Le pouvoir d'achat, une préoccupation centrale
Thème fortement transversal, les priorités évoquées par
les répondants montrent une attention pour des besoins
concrets, quotidiens. Ces résultats traduisent un
attachement à la qualité du cadre de vie, à la santé, et à
une consommation responsable
Préoccupations principales : logement abordable, coût des
transports, alimentation.
Différences sociodémographiques :
- Les personnes les moins diplèmées évoquent des
Solutions immédiates sur les transports, et le logement.
- Les personnes les plus diplômées axent leurs priorités
sur l'alimentation durable et la culture.
Différences territoriales :
- Villages : priorité sur le coût des déplacements
quotidiens.
« Le logement est trop cher, on est exclus de Marseille et
Aix. » ; « Pourquoi ne pas encadrer les loyers ? *+
[5e incivilités et sécurité : des attentes fortes
ces sujets sont évoqués de manière variable selon les
territoires, mais témoignent d'une demande d'ordre, de
respect mutuel et de sécurité dans l'espace public, en
particulier pour les personnes vulnérables.
Thèmes récurrents : incivilités, trafics illégaux, sécurité
des femmes.
Différences sociodémagraphiques :
- Les femmes et les plus jeunes : protection des femmes.
- Les seniors et ls personnes moins diplômées :
présence policière.
Différences territoriales :
-_ Marseille: sentiment fort d'insécurité.
- Villages : prévention, dialogue et sensibilisation.
« Lutter contre les incivilités par la prévention, l'éducation
et la responsabilisation collective. »
Lien social, culture et loisirs : un enjeu plus discret
mais présent
Ces thématiques recueillent moins de voix, mais
témoignent d'un désir de lien, de coopération et de vivre-
ensemble, surtout dans une logique de cohésion
territoriale.
Trois priorités : revitaliser les centres-villes, créer des
espaces conviviaux, renforcer la participation citoyenne.
Différences sociodémographiques :
- Les femmes : vivre-ensemble.
- Les hommes : sécurité et animation des centres.
Différences territoriales :
- Villages : activités collectives/associatives locales.
« Créer des lieux de rencontre intergénérationnels avec
jardins partagés, centre de santé, et animations
culturelles »
L'adaptation au changement climatique, socle des
trajectoires de développement
Evoqué par les répondants dans presque tous les autres
thèmes, cette préoccupation centrale irigue les
préoccupations du quotidien.
Priorité absolue, la végétalisation massive pour lutter
contre les îlots de chaleur.
Différences sociodémographiques :
- Les jeunes : mobilité durable.
- Les seniors : préservation terres agricoles.
- Les personnes moins diplômées : qualité de l'eau et air.
Différences territoriales : Marseille : surchauffe urbaine.
« Plus d'arbres, moins de béton, pour lutter contre les ilots
de chaleur urbains ».
+ L'encadrement des loyers en zone tendue est actuellement déployé
dans plusieurs Milles et devrait bientôt s'étendre à Marseille.
Reçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
Publié le 17 décembre 2025
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Avis iMpacte + du Conseil de développement – Novembre 2025Approche multithématique, quelles sont Enseignements transversaux Les propositions Les plus consensuelles? "x
ne Thématiques convergentes à l'ensemble des répondants :
Ici sont présentées les propositions ayant obtenu le plus de Mobilité, logement abordable, alimentation locale, vote tous thèmes confondus. végétalisation, Sécurité, propreté.
Circuits-courts, lutte contre la chaleur en ville et qualité du Dive s fils :
logement parmi les principales préoccupations ivergences entre les profils - Les jeunes : mobilité douce, culture.
@ inciter le recours aux produits locaux etde cs gx - Les seniors : santé, sécurité, logement adapté. saison pour réduire le coût de l'alimentation. . mr
& Végétaliser les espaces publics pour limiter Les personnes moins diplémées : privilégier des les îlots de chaleur 1205 65% solutions concrètes et rapides.
& Des espaces extérieurs de qualité pour le - Les personnes plus diplômées : écologie et
logement. 1149 62% renforcement de la gouvernance publique.
Les enjeux environnementaux, d'alimentation et de mobilité Divergences territoriales :
sont aussi plébiscités, traduisant une volonté de concilier! . Marseille : amélioration de l'accès à des logements de lité de vie, sobriété et durabilité. qualité, de la sécurité et de la collecte des déchets,
æ Favoriser l'accès à une alimentation saine 1147 61% | Aix : accès au logement, culture.
et équilibrée, et aux circuits courts. - Villages : accès à la santé et préservation des terres ES Poursuivre le développement des transports 1129 60% agricoles.
en commun.
uit ÉETREURE EN VOJeUr 976 52% Trois grands enseignements ressortent du questionnaire :
@ Mettre en chinée le vertialléation pour les 1. La Métropok est jugée attractive, mais la qualité de vie déchets shonrionnte 947 51% est fragilisée par des questions structurelles (transports,
@ Continuer le développement des urbanisation, sécurité). : infrastructures et des offres ferrées (train, tram, 929 50% 2- Les attentes convergent vers des services de proximité, métro). une meilleure gouvernance et des actions concrètes sur la & Renforcer les actions pour la prévention des soc 472 transition écologique.
incivilités 3. Les citoyens souhaitent que les actions soient menées
48, Renforcer la place du vélo et de la marche 879 47% Sur des leviers très concrets : propreté, sécurité de proximité, transports, logement abordable et espaces verts.
Des enjeux importants mais plus dispersés (logement,
sécurité, solidarité, emploi) viennent compléter ce socle 4 Biais de représentativité : à nouveau, la lecture de ces commun, montrant des attentes multiples et cohérentes. analyses doit se faire au regard du profil des répondants.
Favoriser le développement delanatureet je gg: m5 Jeunes » ne représentent pas l'ensemble des 18-29 de l'agriculture en ville. ans de la métropole, mais bien les citoyens ayant
CA Permettre un meilleur accès aux Services pc 469 participé à cette enquête.
de santé. Ainsi, certaines préoccupations comme l'accès au 5 Permettre un accès abordable à la culture 33: 4yg logement (74% de répondants propriétaires) ou les enjeux ou re é: gx liés à la petite enfance (47% de répondants sans enfants d& Accompagner le financement de la 803 43% mineurs) peuvent être sous-représentés. rénovation de l'habitat. LAS
E Limiter l'étalement urbain pour préserver la not ‘2 Les résultats ne reflètent pas la population métropolitaine
nature, la biodiversité et les terres agricoles. dans Son ensemble, mais donnent une bonne £ Augmenter la présence policière ou celle 765 41% photographie des attentes de citoyens déjà impliqués des agents de sécurité. dans la vie publique.
Reçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
Publié le 17 décembre 2025
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Avis iMpacte + du Conseil de développement – Novembre 2025Reçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
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Enseignements issus des micro-débats
organisés par les membres du CoDev
Les membres du CoDev à la rencontre des Métropolitains
L’ambition des micro-débats organisés aux quatre coins de la métropole était claire : aller au plus près des habitants, discuter avec eux de leur vie quotidienne, entendre ce qu’ils ont à en dire et écouter leurs propositions pour la rendre plus belle.
Centrées sur l’échange, ces rencontres inédites ont pris des formes variées, dans différents lieux de la métropole : déjeuner au soleil en mode pique-nique dans la cour du pôle d’entreprenariat « Le Carburateur », apéritif convivial à la Maison de l’immobilier, café numérique dans une antenne du secours catholique, samedi matin studieux à la Maison arménienne de la jeunesse et de la culture, réunion en mode intelligence collective dans une salle municipale de Grans ou au pôle d’activité de Rousset…
De membres à animateurs…
Les discussions ont souvent eu lieu en petit comité - 5 à 8 personnes - parfois avec un auditoire plus large d’une trentaine de participants. Mais une chose est sûre : les langues se sont toujours déliées, sous l’impulsion bienveillante des membres du CoDev. Pour l’occasion, ils se sont transformés en animateurs-modérateurs. Et l’exercice n’est pas forcément évident : il faut savoir tendre l’oreille, être attentif, rester à l’écoute en permanence sans prendre parti, veiller à donner la parole à chacun, calmer les ardeurs parfois… Pas facile non plus de mobiliser les habitants dans des délais contraints, tous les organisateurs l’ont constaté… mais la satisfaction était générale pour celles et ceux qui ont participé !
Et indéniablement, la formule a fonctionné : partout les débats ont été nourris, toujours respectueux, très souvent animés, à tel point que dans certains micro-débats, le temps a manqué pour remplir le questionnaire sur la vie quotidienne... Emmanuel par exemple a été marqué par « la libre parole des intervenants, par la diversité des avis exprimés et la capacité d’écoute de chacun.»
Parfois, les membres ont rempli leur mission en duo (Sabrina/Martine – Elisabeth/Thierry) voire en trio (Brigitte/Christine/Frédérique). Tous vous diront qu’ils ont été guidés et accompagnés par les équipes techniques du CoDev, mais ce sont bien eux qui ont fait le travail. « Pas facile de présenter, d’écouter, d’animer et de prendre des notes en même temps, mais on finit par y arriver ! » témoigne Sabrina qui est venu porter main forte à Martine. La présence d’un second a été appréciée pour jouer le rôle du scribe. Car soucieux d’être fidèles à la parole entendue, les membres se sont aussi chargés des comptes rendus de chaque micro-débat.
200 participants, 78 propositions concrètes formulées
200 habitants de la Métropole ont ainsi pu faire entendre directement leur point de vue sur leur vie quotidienne. Le résultat : de grandes thématiques qui émergent clairement et 78 propositions concrètes pour nourrir les politiques publiques en la matière : autant d’idées qui seront débattues, priorisées, retravaillées, dans la suite du processus collectif.
Un contenu riche et précieux dont les membres du CoDev se savent garants. Ils seront « particulièrement attentifs à l’usage qui en sera fait ».Reçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
Publié le 17 décembre 2025
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En encadré :
Des publics divers et variés
Les 14 micro-débats organisés d’avril à début juin 2025 ont permis d’échanger avec des publics différents :
- jeunes salariés du monde de l’entreprenariat,
- membres d’associations sociales et caritatives, habitants à Marseille, Aubagne, la Ciotat, Cuges-les-Pins, Roquevaire, Saint Zacharie.
- habitants d’Ensuès-la-Redonne,
- habitants de Grans, Miramas et alentours,
- salariés de l’Etablissement public foncier,
- professionnels de l’immobilier à la maison du Club de l’immobilier Marseille Provence, - membres du Super Cafoutch, supermarché coopératif et participatif marseillais, - jeunes du Conseil des Jeunes Métropolitains,
- salariés du pôle d’activité de Rousset,
- bénévoles de la Fondation de France,
- salariés des agences d’urbanisme du territoire,
- salariés du Cerema (Climat et territoires de demain), expert public de l’adaptation au changement climatique des territoires,
- bénévoles impliqués dans des associations de lutte contre la pauvreté et la précarité
Membres du CoDev et au-delà…
Merci à tous nos membres du CoDev organisateurs de réunion, pour leur enthousiasme et leur persévérance : Arlette, Brigitte, Christine, Claude, Emmanuel, Frédérique, Jean, Marie, Martine, Sabrina, Thierry…
Merci également à ceux qui ont joué le jeu bien que n’étant pas membre du CoDev : Yolaine pour l’Agence d’urbanisme du Pays d’Aix et Candice qui a organisé deux micro-débats avec des membres du Conseil des Jeunes Métropolitains.
Merci enfin aux équipes de l’Atelier Le bruit qui court pour leur accompagnement : Lucie et Pauline.
En encadré : « Paroles d’organisateurs »
Martine Coetto : une mobilisation tous azimuts
3 avril 2025 : en même temps que Muriel au Carburateur à Marseille, Martine ouvre le bal des micro-débats dans les locaux de l’association Urgences et Solidarités à Aubagne, avec le soutien de Sabrina. Le coup d’envoi est donné, alors même que le questionnaire sur la vie quotidienne n’est pas encore finalisé. Forcément, la pression est là : il faut être à la hauteur de ce premier rendez-vous. Ex-directrice du Centre communal d’actions sociales (CCAS) d’Aubagne, Martine connaît pourtant bien son public, centré sur l’assistance aux autres. « Pas facile pour eux de se détacher de leurs fonctions, pas plus que de parler de soi et de sa vie quotidienne, c’est inhabituel. Mais une fois passé le premier temps de surprise, la liberté de parole, la relation de confiance et l’absence de jugement étaient bien au rendez-vous. »
Martine est fière de participer à cette démarche inédite, pensée et portée par les membres, qui lui permet de « devenir actrice et ambassadrice du CoDev. En questionnant les habitantsReçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
Publié le 17 décembre 2025
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sur comment améliorer leur quotidien dans les dix ans à venir, nous faisons communauté pour fabriquer du « nous » métropolitain ».
Participation aux ateliers préparatifs, ouverture des micro-débats, présence active sur les réseaux sociaux pour diffuser le questionnaire, tenue de stands lors de fêtes associatives à Aubagne et à Carnoux, diffusion large aux membres de l’association Coopération Planet à laquelle elle appartient… Martine n’a pas ménagé ses efforts pour contribuer au succès d’iMpacte +. Et elle se plaît à imaginer que des micro-débats thématiques puissent se poursuivre à l’issue de la démarche pour rester à l’écoute des citoyens…
Marie Martin-Raget : être acteur de son territoire !
Fraîchement nommée représentante de la Fondation de France au CoDev, Marie a plongé avec enthousiasme dans la démarche, appréciant d’en être « pleinement partie-prenante ». Elle s’est impliquée dès la préparation, dans les ateliers collectifs pour définir cette notion universelle de « qualité de vie ». Puis elle a organisé deux micro-débats : l’un avec les bénévoles de la Fondation de France, l’autre avec des membres du Super Cafoutch, super marché coopératif et participatif du centre de Marseille.
Cette spécialiste des politiques publiques en matière d’habitat s’est dite « très intéressée par les documents produits par les deux agences d’urbanisme sur la vie quotidienne des métropolitains, mais aussi par le témoignage des deux experts de Paris et Lille, entendus sur le sujet ».
Dans les micro-débats, « c’est la richesse des échanges qui m’a le plus marquée. J’ai aussi appris des choses des comportements des participants. Certaines personnes ont raconté ramasser les déchets trouvés dans la rue pour les mettre dans les poubelles ; des femmes d’un certain âge vivant en centre-ville, ont témoigné ne pas hésiter à rentrer seules très tard après le spectacle, sans aucune crainte ! »
Marie ne s’en cache pas, elle aurait volontiers organisé un autre micro-débat dans les quartiers d’habitat social de Marseille. Mais le temps a manqué avec des délais forcément un peu courts au vu de la richesse de la matière première et de la démarche d’aller à la rencontre des métropolitains.
Un regret légitime qui ne suffit pas à gâcher son plaisir : « j’ai été impressionnée car la plupart des participants étaient très satisfaits de leur vie quotidienne. Certains ont eu des approches originales, insistant sur les nécessaires prises d’initiatives des habitants pour prendre le contre-pied de ceux qui attendent tout des pouvoirs publics… »Reçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
Publié le 17 décembre 2025
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De nombreux enseignements et propositions ont pu être collectés grâce à ces micro-réunions. Voici ci-dessous, une synthèse organisée autour des principaux points forts partagés lors de ces réunions, ainsi que des principaux « irritants » relevés par les participants, ainsi que des propositions formulées pour y répondre.
Une qualité de vie plébiscitée…
Les participants témoignent de leur fort attachement à leur territoire et savent mettre en évidence ses atouts.
- Un cadre de vie exceptionnel
Ils décrivent un "cadre de vie exceptionnel", avec des sites naturels remarquables : "Marseille c'est le bonheur", "l'accès aux calanques", "les vues", "la lumière", "les paysages" et "la proximité mer/nature" avec un "accès privilégié aux espaces naturels". Cette richesse constitue une force incroyable au quotidien. L'environnement préservé et une agriculture locale riche avec “des légumes en vente directe” renforcent cet attrait.
- Un dynamisme culturel et sportif
Parmi les forces incontestables qui contribuent à la qualité de vie figurent le dynamisme culturel et social : "une offre culturelle et sportive riche et en développement", "un tissu associatif dense contribuant à la convivialité", des "commerces de proximité de qualité en amélioration", une "accessibilité à la culture large et facile". Il fait bon vivre aussi parce que "les échanges sont nombreux et chaleureux entre les habitants !". La "sécurité relative dans plusieurs territoires et la multiculturalité constituent "l'âme de la métropole : les liens, le partage, la solidarité".
- Un fonctionnement du territoire qui s’améliore !
Ces dernières années, plusieurs améliorations sont perceptibles : les transports en commun, les liaisons entre les communes, le développement de la vie étudiante, l’offre culturelle et sportive toujours plus foisonnante… « En tant qu’aixoise qui vient régulièrement à Marseille, j’apprécie l’évolution de la liaison en bus entre les deux villes, tant en termes de fréquence que de tarif ; ça fonctionne très bien, beaucoup mieux que le train.»
- Une géographie attractive
La position stratégique représente un atout majeur : "nous sommes à proximité de tout en vivant ici : à 1h30 de la montagne et du ski, et à quelques minutes de la mer !"... "La desserte TGV, aéroports, autoroutes nous permet de tout faire en rien de temps pour changer notre quotidien !". Cette position centrale en Méditerranée est perçue comme un avantage considérable.
… et des défis à relever !
Malgré cet attachement, d'importants éléments nuisent à la vie quotidienne. Sur ceux-ci les participants aux micro-débats ont fait de nombreuses suggestions d’actions correctives.Reçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
Publié le 17 décembre 2025
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Avis iMpacte + du Conseil de développement – Novembre 2025
- Le coût et l’accès au logement
Le coût prohibitif du logement constitue un frein majeur. Le phénomène Airbnb et la gentrification accélérée inquiètent les habitants pour leur retraite et l'avenir de leurs enfants. Le parcours résidentiel semble rompu : "Comment vais-je me loger à la retraite ?", "Comment mes enfants vont-ils pouvoir rester vivre ici ?". L'activité économique régionale est aussi en jeu : "Comment les salariés peuvent-ils s'installer ici ?". Le manque de logements sociaux et abordables freine la qualité de vie pour toutes les générations.
Suggestions formulées lors des micro-débats :
● Encadrer les loyers et améliorer la qualité des logements
● Valoriser fiscalement les locations permanentes plutôt que saisonnières
● Réhabiliter les logements existants
● Favoriser l'accession à la propriété des foyers modestes
● Développer l'habitat inclusif avec espaces communs partagés
- Les incivilités, la saleté et la faible qualité de certains espaces publics
Un frein central réside dans les incivilités et l'absence de civisme : "espaces publics sales", "équipements vétustes", "déjections canines", stationnement anarchique, manque de respect, violence orale, absence de politesse, voire violence des rapports humains. Les habitants ont évoqué les espaces verts comme un des atouts clé pour un espace public partagé. « Pour bien vivre, il faut éduquer la population sur la propreté et se donner les moyens aussi de le faire. On a chacun notre rôle à jouer !".
Suggestions formulées lors des micro-débats :
● Mettre en place des cours d'éducation citoyenne dès le plus jeune âge
● Lancer un plan de communication sur la propreté
● Dédier la journée d'appel des jeunes de 16 ans au ramassage des déchets
● Impliquer la population dans l'entretien des plantes de quartier
● Organiser le ramassage régulier des déchets par quartier
● Intégrer systématiquement les espaces verts dans les projets d'aménagement
- Les conséquences du réchauffement climatique
La dégradation environnementale préoccupe : "la pollution atmosphérique et sonore est très importante". L'accentuation du réchauffement climatique et ses conséquences ainsi que le manque d'adaptation de l'habitat sont souvent mises en avant. La sur fréquentation des espaces naturels et le surtourisme dégradent aussi la qualité de vie.
Suggestions formulées lors des micro-débats :
● Développer un tourisme plus qualitatif
● Créer un chemin piétonnier littoral du Sud au Nord avec des sculptures
● Réguler les bateaux de croisière (péage, limitation de taille, diversification des visites)
● Accélérer l'adaptation climatique (végétalisation, parkings perméables, préservation
du patrimoine arboré)
● Promouvoir les circuits courts alimentairesReçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
Publié le 17 décembre 2025
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Avis iMpacte + du Conseil de développement – Novembre 2025
- La mobilité difficile voire empêchée
Le réseau de transport présente encore des incohérences (trous dans le maillage, horaires inadaptés) : "les transports en commun sont insuffisants entre communes et les liaisons intercommunales peu nombreuses". Le prix est aussi questionné, parfois qualifié de "trop élevé pour les personnes en situation de précarité" ou il est difficile "d'accéder aux tarifs préférentiels faute d'information claire". Le manque de pistes cyclables ou des pistes non sécurisées compliquent l'utilisation du vélo. Les conflits d'usage entre voitures, piétons et vélos constituent également un frein.
Suggestions formulées lors des micro-débats :
● Simplifier les abonnements de transports métropolitains
● Étendre les horaires en soirée
● Instaurer la gratuité pour les personnes précaires (Pass "mobilité sociale réduite")
● Désenclaver les zones mal desservies
- Les inégalités territoriales et sociales
Les disparités marquent le territoire : "des déserts médicaux (délais RDV spécialistes) nombreux", "une fracture numérique excluante", "une difficulté d'accès aux services publics", "des inégalités d'accès dans l'enseignement supérieur", "des quartiers mal desservis", voire le "sentiment d'abandon dans certaines zones" et une "fracture centre/périphérie".
Suggestions formulées lors des micro-débats :
● Multiplier les accueils physiques des services publics
● Créer une maison d'accueil pour l'isolement mental
● Généraliser l'accompagnement numérique
● Assurer un accompagnement personnalisé tout au long de la scolarité
● Organiser des jumelages entre établissements scolaires Nord/Sud
● Développer des lieux d'échange inter quartiers et intercommunaux
● Créer des "Maisons de la Métropole" sur le territoire
En conclusion de ce retour sur les échanges qui se sont tenus lors des micro-débats, on peut constater que les habitants expriment une forte envie de "faire métropole" en inventant une "identité métropolitaine forte" qui valorise les spécificités locales tout en créant une appartenance commune. Cela passe par des projets concrets : "La Marseillaise des femmes", clubs sportifs métropolitains... La question démocratique et du collectif est très présente : les habitants proposent des solutions innovantes (habitat inclusif, économie collaborative, sensibilisation citoyenne) et souhaitent "passer du statut de consommateur au rôle d'acteur de sa ville". Ils demandent une gouvernance plus proche et participative, développant une démocratie métropolitaine qui s'appuie sur la "densité du tissu associatif" et l'engagement citoyen. « Les habitants ne doivent pas être passifs : il est essentiel de passer du statut de consommateur au rôle d’acteur de sa ville ».Reçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
Publié le 17 décembre 2025
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Avis iMpacte + du Conseil de développement – Novembre 2025
Encadré : La parole spécifique des jeunes : un regard lucide sur leur territoire
Le CoDev a souhaité donner une place particulière aux jeunes dans sa réflexion, à la fois en associant le Conseil des Jeunes Métropolitains, mais aussi en exploitant le questionnaire et les micro-réunions sous l’angle des réponses différenciées selon les âges. Il en ressort des préoccupations « générationnelles » spécifiques de la jeunesse.
Un attachement fort malgré les difficultés
Les jeunes métropolitains expriment un attachement fort à leur territoire avec une "volonté claire de rester vivre dans le sud" malgré les obstacles qu'ils rencontrent au quotidien : “la beauté du cadre de vie compense en partie les difficultés”. Cette fidélité territoriale coexiste avec une conscience aiguë des inégalités et des freins à leur épanouissement.
On retrouve les mêmes sujets centraux pour améliorer la vie quotidienne que dans les autres micro-débats : les incivilités, le bruit, la saleté et l’insécurité ; le coût de la vie, la gentrification et la spéculation immobilière ; des inégalités territoriales et sociales très fortes à résorber tant en ce qui concerne l’accès à la culture, qu’aux loisirs, aux services et à la mobilité.
La question du sens et de l'avenir professionnel
Un témoignage résonne particulièrement : "Mes parents m’ont toujours dit : nous, on n'aura pas de patrimoine à vous transmettre, donc misez tout sur l'école". Les jeunes aspirent à "un emploi correspondant à leurs études, pour redonner du sens aux parcours, éviter la peur de faire des études pour rien".
Les contraintes de mobilité imposée
Pour les jeunes des périphéries, la mobilité imposée constitue un frein majeur : "manque total d'alternatives à la voiture" et "contraintes dans les choix d'études ou de loisirs", créant un sentiment de "fracture entre centre et périphérie".
Une génération lucide mais constructive
Les jeunes ayant participé se montrent "lucides mais pas désabusés" et formulent des pistes de solution concrètes. Ils proposent des approches comme le triptyque "sensibilisation - information - sanction” pour répondre aux incivilités. S'ils avaient "une baguette magique", ils souhaiteraient :
● "Garantir l'accès à l'école pour tous, quelle que soit son origine ou son quartier"
● "Un accompagnement réel et personnalisé à chaque étape du parcours"
● "Un emploi correspondant à ses études"
Leur message est clair : ils veulent être acteurs de leur avenir et de la construction d’une métropole inclusive, qui leur donne leur chance.Reçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
Publié le 17 décembre 2025
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Avis iMpacte + du Conseil de développement – Novembre 2025
Les propositions du Conseil de développement
pour améliorer la vie quotidienne des
métropolitains
Au cours de l’année 2025, nous avons été nombreux, membres du CoDev, à nous engager dans la démarche iMpacte+. A travers cette démarche, nous avons voulu marquer les 10 ans d’existence de la Métropole Aix Marseille Provence. Notre volonté est ici de faire des propositions pour améliorer la vie quotidienne des habitants pour les 10 prochaines années.
Notre métropole est jeune. Elle est née en 2016 et va donc fêter ses 10 ans en 2026. Issue de la fusion de six intercommunalités préexistantes, elle a, en 2016, fondamentalement changé le paysage institutionnel local. Comparativement aux autres métropoles françaises, dont les périmètres sont le plus souvent les mêmes depuis plus de trente ans, elle a dû poser ses jalons à la fois sur le plan de la gouvernance et sur le plan stratégique et opérationnel.
Malgré son jeune âge, elle a déjà parcouru un long chemin.
Les 10 dernières années ont été marquées par deux étapes successives :
- 2016-2022 : l’étape de la mise en place, qui a été tumultueuse sur le plan politique mais très féconde sur le plan stratégique, car elle a permis d’élaborer toutes les stratégies de la nouvelle Métropole et de lancer d’importants projets structurants ; - 2023-2026 : l’étape de la consolidation, après la loi 3DS qui a simplifié la gouvernance et stabilisé les compétences entre la Métropole et les Communes.
Le CoDev souligne ces avancées et souhaite cibler les propositions du présent avis sur des angles encore en germe ou qui apparaissent comme essentiels pour mieux répondre à l’amélioration de la vie quotidienne des habitants.
Ce faisant, le CoDev souhaite maintenant se tourner vers les 10 prochaines années (2026- 2036) et explorer les réponses à offrir à des enjeux multiples qui pèsent sur la qualité de vie ou pourraient peser davantage dans les années à venir si rien n’était fait.
Ne cherchant pas l’exhaustivité, le CoDev cible ses réflexions sur quelques dimensions qui lui paraissent déterminantes à l’issue d’un intense processus consultatif et collaboratif de près d’un an.
Il n’a donc pas présupposé les questions à traiter mais a fait preuve d’une progressivité dans sa démarche, rassemblant d’abord les connaissances disponibles, sondant ensuite les citoyens et les invitant à participer à des micro-débats partout dans la métropole, et sollicitant
3e partie : Réfléchir et proposerReçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
Publié le 17 décembre 2025
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Avis iMpacte + du Conseil de développement – Novembre 2025
ses membres régulièrement dans des ateliers pour canaliser les réflexions et produire les propositions.
Il a ainsi choisi de concentrer ses propositions sur l’amélioration de la vie quotidienne, pour ouvrir la troisième étape de la Métropole : après l’étape de sa mise en place puis celle de sa consolidation, le CoDev préconise d’ouvrir une étape tournée vers la proximité et la citoyenneté.
Constatant que les liens institutionnels entre la Métropole et les Communes s’améliorent et s’organisent chaque jour un peu plus, le CoDev pense qu’il devient possible de déployer des initiatives qui étaient jusque-là difficiles dans sa relation aux citoyens et dans son articulation avec les maires.
Constatant aussi que les grandes politiques d’aménagement du territoire sont engagées (programme local de l’habitat, agenda du développement économique, plan climat air énergie, schéma de cohérence territoriale, plan de mobilité, Marseille en Grand, etc.), le CoDev inscrit ses propositions dans une volonté, selon les cas, de priorisation, d’accélération ou de complément.
Le désamour des citoyens à l’égard du monde politique est manifeste et jugé très regrettable par le CoDev. Mais il est soluble dans une approche renouvelée de l’action publique et la Métropole a sa part à prendre. Le CoDev a formulé des propositions sur la participation citoyenne ainsi que sur le sentiment d’appartenance, qui gardent toute leur pertinence à cet égard. Les premières étapes de la Métropole n’ont pas permis de déployer toutes les facettes de ces propositions et le CoDev en formule de nouvelles pour que la prochaine étape de notre jeune institution s’en empare pleinement.
Globalement, et la grande enquête menée le confirme, la satisfaction de nos concitoyens sur leur vie quotidienne est très majoritairement partagée. Et le territoire de la Métropole Aix- Marseille-Provence est très largement vu comme un territoire où il fait bon vivre. Le CoDev n’est pas surpris de ce résultat et s’en réjouit. Il alerte cependant sur des aspects qui sont moins positifs et sur lesquels l’action publique doit intervenir fortement pour améliorer les conditions de vie.
Nous avons voulu répondre aux besoins des métropolitains :
Comme usagers, qui demandent plus de proximité, plus de facilité d’utilisation des services publics ;
Comme habitants, qui souhaitent vivre un espace public calme, où cette qualité de vie si souvent citée dans les avantages du « vivre ici », est préservée ;
Comme citoyens, car nous avons entendu la volonté des Métropolitains de ne plus être seulement des « consommateurs » de services publics, mais de bénéficier d’un pouvoir d’agir et d’initiative plus important sur leur environnement proche.
De notre réflexion collective sont issues des propositions, organisées autour de trois grands leviers pour améliorer la vie quotidienne des Métropolitains :
Axe 1 : Une Métropole des proximités pour répondre aux besoins essentiels des habitants de se loger, de se déplacer et d’accéder aux bassins d’emploi, aux commerces et aux services publicsReçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
Publié le 17 décembre 2025
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Avis iMpacte + du Conseil de développement – Novembre 2025
Axe 2 :Une Métropole apaisée, où chacun respecte son environnement et contribue à maintenir la qualité de vie
Axe 3 : Une Métropole citoyenne qui encourage les initiatives des habitants et l’adaptation des modes de vie aux changements climatiques
Chacune de ces propositions est accompagnée de pistes d’actions que nous avons imaginées et travaillées, avec pour objectif d’améliorer la vie quotidienne dans la métropole et de rendre ces orientations directement applicables.Reçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
Publié le 17 décembre 2025
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Axe 1 : Une Métropole des proximités pour répondre aux besoins essentiels des habitants de se loger, de se déplacer et d’accéder aux bassins d’emploi, aux commerces et aux services publics
L’étude réalisée avec les agences d’urbanisme (au début de ce document) montre que l’accès à un logement adapté et désirable est un des socles du bien-vivre dans la métropole. Les résultats de l’enquête que nous avons réalisée auprès des Métropolitains met en lumière que le logement est un des trois sujets les plus cités avec l’environnement et la santé.
Par ailleurs, la mobilité et le logement sont deux sujets sur lesquels nous, membres du CoDev avons formulé de nombreuses propositions dans nos avis sur le Schéma de cohérence territoriale (SCoT) métropolitain et sur la densification urbaine. Nos propositions croisent de manière pertinente les attentes des habitants ressorties de la démarche iMpacte+. Beaucoup d’entre elles ont été mises en œuvre par la Métropole, mais nous avons voulu aller plus loin.
Nous avons souhaité lier ces deux aspects à celui des bassins d’emploi qui doivent être mieux connectés en transports publics avec les zones d’habitation les plus denses.
PROPOSITION n°1 : Un choc de production de logements
L’objectif de cette proposition est d’accompagner acteurs publics et privés à l’échelle communale pour répondre aux besoins des habitants d’avoir des logements accessibles financièrement, adaptés aux besoins.
Avoir un toit est un des premiers besoins essentiels. La crise actuelle du marché de l’immobilier, qui touche la Métropole comme beaucoup d’autres territoires en France, a de graves conséquences sur la qualité de vie de nos concitoyens. L’offre neuve atteint un niveau particulièrement bas et les prix sont particulièrement hauts. Comme la construction neuve se tarit et que les réhabilitations ne se font pas en grand nombre et à grande vitesse, l’offre de logements est insuffisante et ne répond plus aux attentes de la diversité de notre population, notamment pour les familles monoparentales et les personnes les plus modestes.
La mobilité résidentielle est donc bloquée et oblige nombre de personnes soit à rester dans des conditions de logements inadaptées, inconfortables voire indignes, soit à quitter la Métropole. Il est donc urgent d’agir localement pour aider à la production de logements nouveaux.
C’est pourquoi le CoDev préconise un « choc » de production de logements, misant sur les localisations les plus accessibles et proches des centralités.
Accéder à un logement adapté et abordable reste un défi. Diversifier les formes d’habitat est un levier concret pour répondre aux besoins de toutes les générations et renforcer la mixité. Cette diversification permettrait à chacun de trouver plus facilement un logement correspondant à ses moyens et à ses usages.
Nous proposons de développer des outils innovants pour le logement des plus fragiles, des classes moyennes et des étudiants qui éprouvent des difficultés croissantes à l’achat ou à la location d’un logement.
Mais le logement est un domaine complexe où une multitude d’intervenants publics et privés s’adressent à des publics ciblés et les formes de baux sont nombreuses. Le besoin de conseil et d’accompagnement est important et doit être déployé au plus près des habitants, à l’échelle des communes.Reçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
Publié le 17 décembre 2025
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Dans la continuité de notre avis de 2023 sur « la densification et la qualité de vie », nous insistons sur l’enjeu de limiter les extensions urbaines et de maximiser l’offre nouvelle dans les quartiers existants, en construisant ou en utilisant mieux le parc bâti actuel.
Soutenus par les membres du Conseil des Jeunes Métropolitains, nous privilégions les options qui permettront de réduire la vacance des logements existants, la sous-occupation du parc de maisons (110 000 logements fortement sous-occupés dans la métropole soit un logement sur sept, qui sont pour l’essentiel des maisons construites initialement pour des familles dont les enfants ont quitté le domicile), la maîtrise du parc de logements transformés en meublés touristiques. Ce sont près de 200 000 logements qui sont actuellement peu ou pas occupés par des résidents : une fraction de ces logements pourrait rapidement revenir sur le marché de l’immobilier, grâce à un volontarisme de la Métropole et des aides spécifiques, dont le coût et les délais de mises en œuvre seront nettement moindres par rapport à la construction neuve.
Ces actions pourraient élargir l’offre des services que proposent les Maisons métropolitaines de l’habitat mises en place par la Métropole, ou le panel d’outils numériques que la Métropole développe dans le cadre de son portail « Ma métropole dans ma poche ».
Renforcer l’ingénierie territoriale et les incitations au service des Communes et des acteurs de la production de logements :
• En offrant un bouquet d’aides (package) aux maires qui produiront des logements en nombre, dans les secteurs accessibles en transports collectifs : soutiens en ingénierie, en baisse de fiscalité métropolitaine, en investissement pour l’espace public, la désimperméabilisation, les réseaux et les équipements… dans le prolongement des dispositifs actuels des aides à la pierre qui priorisent surtout la construction sociale neuve dans les communes carencées en logements sociaux. Il s’agit ici d’accompagner la production de logements (construction neuve, réhabilitation, meilleur usage) de manière transversale, dans les lieux qui permettent de se passer d’une voiture.
• En aidant les communes qui le souhaitent à encadrer les locations de type Airbnb et à favoriser les Baux Réels Solidaires (BRS), qui dissocient foncier et bâti, pour proposer des logements accessibles aux classes moyennes. En nouant des partenariats avec des Organismes de Foncier Solidaire (OFS) référencés sur le territoire de la métropole et des réseaux tel que les Comités Locaux pour le Logement Autonome des Jeunes.
• En expérimentant un “bail solidaire intergénérationnel” (étudiants logés chez des seniors avec encadrement associatif) pour optimiser le parc sous-occupé et renforcer les liens sociaux.
• En mettant en place un “programme d’habitat modulaire et temporaire” pour répondre à des besoins d’urgence (saisonniers, jeunes actifs, familles en transition).
• En animant les réseaux d’acteurs du logement par une plateforme de mise en relation locataires-bailleurs gérée par la Métropole (vérification de l’état des logements et définition d’un cahier des charges minimum), avec un système d’évaluation des locataires et des propriétaires pour garantir la qualité et la fiabilité.
• En créant un système d’intermédiation opéré par la Métropole entre loueurs privés et locataires.
• En créant un Observatoire métropolitain du logement et du foncier chargé de suivre la vacance, la sous-occupation et les loyers, afin de piloter les politiques publiques sur la base de données partagées.Reçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
Publié le 17 décembre 2025
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Proposer, à l’échelle de la Métropole, une Charte du bien-construire.
Cette charte :
• Serait co-écrite par l’ensemble des acteurs
du logement ;
• Pourrait poser des normes qualité sur
lesquelles s’engagent les promoteurs (surface,
isolation thermiques et phoniques, espaces
verts…), dans le souci de l’adaptation aux
changements climatiques, afin que les
logements soient à la fois abordables,
financièrement confortables et vivables.
▪ Intégrerait un volet “habitat durable et
sobre en carbone” (matériaux biosourcés,
bâtiments passifs, récupération d’eau).
• Verbatim : « si l’on veut réussir le pari de la sobriété foncière, encore faut-il que les immeubles soient aussi attractifs qu’une maison individuelle ! »
Construire des lieux de vie intergénérationnels et inclusifs
• En combinant des logements pour les étudiants, des logements seniors, sociaux et libres dans un même nouveau projet afin de renforcer la cohabitation de publics d’âges et de conditions différentes.
• En réservant du foncier pour des projets d’habitats
participatifs conçus par un groupe de personnes, qui
imaginent ensemble leurs logements individuels et des
espaces communs et mutualisés. Ces espaces sont gérés
par leurs habitants, comme par exemple la Place des
Habeilles à Marseille.
• En priorisant l’accès à des logements adaptés aux
personnes en situation de handicap et en soutenant les
porteurs de projets par des collaboration avec l’Agence
régionale de santé, la Caisse nationale de solidarité pour
l’autonomie…
• En proposant des solutions de logement temporaires
pour les personnes sans domicile fixe, les gens du
voyage…
Verbatim : « pour des projets réussis et inclusifs, il faut impérativement une approche qui inclut la culture. La culture est essentielle au lien social.»
Lutter contre la vacance ou la sous-occupation des logements
• En créant un dispositif facilitant la location de chambres dans des logements sous- occupés par les propriétaires, par des incitations financières, la professionnalisation d’associations « tiers de confiance », des procédures administratives simples, une protection juridique en cas de litiges ou des aides pour adapter le logement selon les locataires (personne âgée, étudiant…).
On est allé voir ailleurs
L’espace Simone de Beauvoir, à
Rennes, illustre comment la
cohabitation entre étudiants, familles
et seniors peut renforcer la solidarité
et l’entraide au quotidien. Ce lieu de
vie, avec restaurant associatif et
maison de quartier, réunit près de 300
habitants répartis dans 260
logements, et accueille une grande
diversité de profils : étudiants,
familles, personnes âgées,
personnes en situation de handicap.
On est allé voir ailleurs
Aix-en-Provence a une charte du bien
construire ; Marseille une charte de la
construction durable et Vitrolles une
charte de la construction. La Métropole du
Grand Lyon a élaboré une charte de
qualité urbaine, architecturale, paysagère
et environnementale, complétée d’un
« plan guide » métropolitain auquel
doivent se conformer les documents
d’urbanisme. Bordeaux Métropole
possède également une charte du « Bien
construire ».Reçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
Publié le 17 décembre 2025
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• En déployant ID AMP, la foncière immobilière métropolitaine pour acquérir et réhabiliter rapidement des logements vacants, afin de les proposer sur le marché, notamment en logements sociaux et/ou sous bail réel solidaire.
• En développant des partenariats avec les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) qui pourraient faire bénéficier d’une chambre à des étudiants en contrepartie de services rendus auprès des résidents âgés.
PROPOSITION n°2 : Une simplification de l’usage des transports en commun grâce à des tarifications plus lisibles et des horaires plus adaptés aux modes de vie
En matière de mobilités et de transport, malgré les efforts considérables des Collectivités territoriales et de la Métropole, nous constatons encore un réel retard notamment en infrastructures ferrées et nous souhaitons l‘accélération d’une ossature ferrée métropolitaine structurante (service express régional métropolitain ou SERM et d’un RER métropolitain), pour relier l’est et l’ouest du territoire en fiabilisant les dessertes en TER, qui était déjà une de nos propositions pour le SCoT.
Le besoin de se déplacer au quotidien, de proposer des alternatives à la voiture : transports en commun pour relier les villes entre elles et mobilités douces dans les centres villes et centres-bourgs sont encore à renforcer. Ces efforts iront dans le sens d’une réduction des embouteillages et une augmentation de la sécurité routière qui contribuent fortement au bien vivre en métropole.
Verbatim : « La ville idéale est celle où l’on peut se déplacer avec plaisir en vélo et à pied »
C’est pourquoi nous faisons des propositions pour faciliter les déplacements domicile-travail, pour rapprocher les zones d’emplois des secteurs de résidence. Cela va dans le sens d’une amélioration de la vie quotidienne et c’est de nature à redonner du temps aux Métropolitains pour s’occuper de leur famille, pour des activités de loisir et pour partager du temps avec les autres.
Adapter les tarifs et les horaires aux modes de vie des Métropolitains • En simplifiant les abonnements de transports métropolitains et en élargissant la
gratuité aux personnes précaires (Pass "mobilité sociale réduite").
• En créant un “Pass Mobilités 360” intégrant transports publics, covoiturage, vélos, parkings-relais et autopartage via un même support numérique.
• En lançant un “chèque mobilité durable” métropolitain pour encourager les déplacements non motorisés domicile-travail.
• En allongeant les horaires en soirée et lors d'événements, et en augmentant la fréquence des lignes principales pour répondre à la demande lors de grands événements sportifs et culturels.
• En multipliant les parc-relais sécurisés en périphérie, reliés par des navettes dédiées vers les bassins d’emploi, les zones commerciales avec des aires pour le co-voiturage.
• En développant des “axes scolaires sécurisés” (itinéraires protégés pour les enfants à pied ou à vélo) du type Marchons vers l 'école, avec des points de rassemblement où des parents, des jeunes en service civique ou des seniors font l’accompagnement.
Le travail sur le cheminement dans la ville doit aussi se réfléchir à hauteur d’enfants.Reçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
Publié le 17 décembre 2025
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• En expérimentant des “zones à 30 km/h métropolitaines” coordonnées entre Communes pour apaiser la circulation et renforcer la sécurité. En favorisant le développement des Plans de Déplacement Inter-Entreprises.
PROPOSITION N°3 : Une présence physique renforcée de la Métropole pour rapprocher la Métropole des citoyens
Le besoin de proximité que nous avons constaté chez les habitants doit passer par l’installation de points d’accueil où le public peut se rendre et où les services de la Métropole peuvent s’incarner. Il nécessite également des moyens itinérants d’aller vers les usagers et la poursuite du développement d’outils numériques.
Créer 25 « Maisons de la Métropole » en proximité des habitants
Une Maison de la Métropole dans chacun des 25 bassins de la mobilité, définis dans le Plan des mobilités métropolitaines comme l’aire de vie des équipements de proximité et l’espace de la marche à pied et du vélo (4 à 5 km).
Pour avoir des informations et des réponses à leurs questions, les habitants souhaitent savoir à qui s’adresser. Que cela soit sur des sujets de mobilité, de voiries, de déchets, de développement économique ou d’emploi, les participants aux micro-débats et les répondants au questionnaire ont demandé d’avoir des réponses concrètes et rapides à leurs problématiques quotidiennes.
Les membres du CoDev ont bien analysé et pris en compte le déploiement des interfaces numériques et téléphonique de la Métropole, qu’il s’agisse du 0800.94.94.08, de la plate-forme « engagés au quotidien » ou des e-services proposés par « Ma Métropole dans ma poche ». Ces outils sont pertinents et efficaces, même si le suivi du parcours usagers entre la demande et la solution apportée reste parfois aléatoire.
Pour mieux s’incarner dans le quotidien des Métropolitains il semble nécessaire que la Métropole se dote d’accueils décentralisés, les « Maisons de la Métropole », auprès desquels les citoyens pourraient avoir un premier niveau d’information et être réorientés si nécessaire vers des experts.
Pour que cette information soit de qualité et
actualisée, il pourrait être proposé :
• Dans un premier temps, à des agents
des plates-formes téléphoniques et numériques
d’information de tenir des permanences d’accueil
de la Métropole dans les locaux des mairies
volontaires. Cette première phase pourrait ainsi
être déployée « à coût nul » ou très faible pour la
Métropole, puisqu’elle reposerait sur la mise à
disposition de locaux par les Communes
volontaires et par le déploiement d’agents
métropolitains sur les territoires.
• Dans un deuxième temps, la Métropole pourrait se doter de lieux physiques déconcentrés, d’un réseau de « Maisons de la Métropole », dans lesquelles on retrouverait de l’information générale sur le territoire métropolitain, sur l’institution et
On est allé voir ailleurs
La Métropole de Rouen a développé un
réseau de pôles de proximité
(https://www.metropole-rouen-
normandie.fr/linstitution/une-action-de-
proximite) où elle intervient en totale
synergie avec les Communes
concernées. Cela semble évidemment
essentiel à la réussite d’un tel
déploiement.Reçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
Publié le 17 décembre 2025
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ses missions ; elles disposeraient aussi d’espaces connectés équipés de bornes numériques et de médiateurs itinérants. Les « clients » de ces Maisons seraient donc les citoyens, mais aussi potentiellement les entreprises et les commerces pour lesquels la Métropole déploie une offre complète de services encore parfois méconnus. Ces locaux pourraient également accueillir des services déconcentrés de la Métropole ainsi que des agents métropolitains souhaitant télé-travailler ailleurs qu’à leur domicile. Des bureaux et des salles de réunions spécifiques pourraient également être proposés aux associations et aux initiatives citoyennes qui contribuent à améliorer la vie quotidienne des Métropolitains.
La Métropole pourrait soutenir le déploiement de « maisons des services mutualisés » dans les villages isolés regroupant santé, emploi, culture et accompagnement numérique.
Verbatim : « Construites autour du binôme central Métropole/Communes, les « Maisons de la Métropole » pourraient aussi informer sur les autres institutions locales et leurs compétences pour que l’usager s’y retrouve ».
Compléter la présence physique par des dispositifs permettant « d’aller vers » les habitants
• En mettant en place une équipe mobile d’agents métropolitains pour intervenir ponctuellement dans les quartiers éloignés (inspiration “France Services itinérante”) à bord d’un bus itinérant de la Métropole qui sillonne le territoire pour répondre aux questions, présenter les services métropolitains et aider à résoudre les situations administratives complexes. Une présence régulière dans les quartiers renforce le sentiment de proximité.
• En organisant des rencontres décentralisées plus fréquentes des instances métropolitaines, au premier rang desquels le Conseil de développement ou le Conseil des Jeunes Métropolitains, mais aussi pourquoi pas des séances du Conseil métropolitain.
Mieux relier les habitants à la Métropole
• A partir d’outils existants comme le portail d’applications de la Métropole « Ma Métropole dans ma poche » regrouper les démarches administratives, les informations sur les politiques publiques et un espace de rencontres entre habitants aux besoins ou envies complémentaires.
• Le portail d’applications peut aussi recenser des initiatives citoyennes locales (en lien avec la proposition n°9) et en devenir une vitrine.
• En créant un dispositif interactif de type « vidéomaton », proposé par le Conseil des Jeunes Métropolitains, qui soit un lieu d’animation citoyenne et un support original de dialogue « La Métropole vous écoute ». Les habitants y enregistreraient un message et laisseraient leurs coordonnées pour que les services et les élus puissent répondre de la même manière.
Verbatim : « Le lien avec les usagers doit être permanent : dans la conception des projets, leur mise en œuvre puis leur évolution. Cette continuité de dialogue est essentielle pour la réussite des opérations ».Reçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
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PROPOSITION N°4 : Un plan d’actions pour soutenir les commerces et artisans de proximité
Cette proposition a pour objectif de préserver l’animation des quartiers, la convivialité des rues et un accès facilité aux biens de consommation du quotidien.
Les membres du CoDev estiment essentiel d’éviter l’appauvrissement des centres-villes et de maintenir des lieux de vie attractifs. Cela permet aussi aux habitants de bénéficier de services proches de chez eux et de retrouver davantage de convivialité dans leurs achats de tous les jours.
Concilier commerçants/artisans de proximité et e-
commerce
• En proposant aux clients la livraison à domicile
des achats réalisés en centre-ville à condition de
privilégier la logistique décarbonée.
• En accompagnant toutes les actions permettant
de rendre plus lisible l’offre commerciale et artisanale
de proximité (à l’exemple de « Bilik »).
• En accompagnant les commerçants dans leur
transition numérique afin de les rendre plus
« concurrentiels » face au e-commerce.
• En favorisant les formes hybrides (click & collect,
site vitrine…) pour élargir leur clientèle et renforcer leur visibilité.
• En soutenant la formation des entreprises de proximité via les opérateurs de compétences (OPCO) des entreprises de proximité.
• En soutenant l’installation de commerçants de proximité proposant des concepts innovants qui leur permettent de se différencier du e-commerce : dispositifs de « colocation commerciale », boutiques « tests » en incubation, boutiques éphémères… autant de dispositifs pour réduire la vacance locative.
Redynamiser les rues et places
commerçantes des centres villes et
villages
• En organisant des animations régulières
pour dynamiser la vie de quartier.
• En créant des zones apaisées dans les
centres-villes et les rues commerçantes, avec
une circulation réduite et un espace public
réorganisé, afin de rendre ces lieux plus
attractifs pour les commerces et plus
agréables pour les habitants.
• En valorisant l’achat local.
On est allé voir ailleurs
Bilik est un réseau présent dans 23
villes de France, qui met en relation
les particuliers avec des artisans et
professionnels sélectionnés pour leur
sérieux et leur savoir-faire. Dans
chaque territoire, une équipe locale
rencontre, sélectionne les
prestataires, suit la qualité de leurs
interventions et veille à bâtir un
réseau fondé sur la proximité et la
fiabilité. https://www.bilik.fr/
On est allé voir ailleurs
Répar’Acteurs est un réseau national
d’artisans réparateurs, déployé par les
Chambres de Métiers et de l’Artisanat avec
le soutien de l’ADEME. Présent dans toute
la France, il regroupe plus de 7 500
professionnels spécialisés dans la
réparation d’objets du quotidien et engagés
en faveur de l’économie circulaire. Grâce à
la marque Répar’Acteurs, ils bénéficient
d’une visibilité accrue et contribuent
activement à la réduction des déchets en
prolongeant la durée de vie des biens de
consommation courante.Reçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
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Axe 2 : Une Métropole apaisée, où chacun respecte son environnement et contribue à maintenir la qualité de vie
Nos travaux et avis précédents : Sentiment d’appartenance, le Schéma de Cohérence territoriale (SCoT) et sur les transitions, ont montré que les habitants aspirent à des espaces publics accueillants, sûrs et agréables. La tranquillité des rues, la qualité des espaces ou encore la réduction des incivilités sont des éléments qui influencent directement notre quotidien et la manière de se déplacer, de se rencontrer et de vivre ensemble.
Nous avons voulu traduire dans les propositions suivantes ce désir de rendre l’espace public plus apaisé, plus lisible et véritablement au service de tous. Nous avons tenu compte de la demande de sécurité qu’ont exprimée les habitants.
Nous y avons répondu en proposant des lieux et des moyens de dialoguer, de prévenir. Il nous a semblé important de rappeler la nécessité d’organiser et de rendre lisible les espaces publics pour permettre la pratique de tous les usages, voire à en interdire certains qui ne sont pas, à certains endroits, adaptés.
Verbatim : « Il faut du respect. Il faut qu'on vive tous ensemble et qu'on se comprenne ».
PROPOSITION N°5 : Des « Places du quart d’heure » conviviales et animées
Chaque habitant de la Métropole doit bénéficier, à moins d’un quart d’heure de chez lui, d’un espace public accueillant et de qualité, sorte de « place cœur de vie » animée de manière active.
Un label « Place du quart d’heure »
• En précisant dans le cahier des charges de chaque appel à manifestation d’intérêt le respect de ces critères pour être éligible au label : réalisation de “diagnostics pour les zones de marche » avant tout réaménagement urbain (identification des obstacles à la marche, accessibilité, confort), développement de « zones de fraîcheur citoyennes » (fontaines, ombrages, mobiliers rafraîchissants, gestion partagée).
• En conditionnant les financements de requalification d’espaces publics au respect des exigences du label pour ancrer durablement ce modèle dans les pratiques d’aménagement.
Des animations régulières confiées aux associations locales
• En missionnant une association pour coordonner les animations sur chaque « Place du quart d’heure » : organiser et faire connaître l’agenda des animations, créer des liens entre les habitants, organiser des manifestations « interplaces ». • En proposant aux Comités d’Intérêt de Quartier de devenir des CAQ (Comités d’animations de quartier), en étendant les prérogatives et les moyens attribués aux CIQ.
Verbatim : « Il faut recréer cette émulation de rencontres, de volonté de partager, de s’entraider pour donner à nouveau cette envie d’aller les uns vers les autres et créer un élan commun pour avancer ensemble».Reçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
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PROPOSITION N°6 : Une meilleure matérialisation des voies publiques destinées aux mobilités douces
Se déplacer sans stress ni danger que ce soit à pied, à vélo ou en voiture, constitue un besoin fondamental des Métropolitains. Nous considérons que clarifier et sécuriser les usages de la voirie permettrait d’apaiser les déplacements, de favoriser la marche et le vélo, et de réduire les tensions entre usagers. Nous pensons qu’une réflexion doit être conduite par les services de la Métropole sur le mobilier urbain et les aménagements, en faveur des personnes qui ont des difficultés de déplacement et les plus vulnérables. Cela passe par la mise en œuvre d’actions complémentaires :
• En organisant des concertations systématiques
avec les habitants avant le lancement de tout projet
d’aménagement. En portant une attention particulière
à l’accès à l’espace public pour les femmes, les
personnes à mobilité réduite et les enfants.
Verbatim : « au-delà de l’indispensable réflexion sur
les trajets domicile-travail, il ne faut pas oublier de
travailler sur l’autonomie des enfants dans leurs
déplacements et la mobilité des séniors ».
• En créant de véritables séparations entre les
différents modes en utilisant des haies, bordures ou
marquages renforcés pour distinguer les voies, à
l’image des expériences réussies à Trets et La Barque.
• En assurant la continuité des réseaux cyclables et
piétons en reliant les tronçons existants, supprimant les discontinuités dangereuses et améliorant la qualité de la voirie, afin d’offrir une alternative crédible à la voiture.
• En faisant respecter les usages des voies, en renforçant la signalisation et les contrôles pour décourager les comportements déviants.
• En encourageant la « ville marchable », en s’assurant des continuités d’itinéraires et développant les passages à l’abri du soleil et des pluies méditerranéennes.
• En déployant des campagnes éducatives et en réglementant l’usage des trottinettes ; côté utilisateurs : encadrement strict de leur usage, réduction de la vitesse maximale, port du casque obligatoire, système d’immatriculation pour identifier les utilisateurs. Côtés opérateurs : Imposer une formation de base avant chaque location et mettre en place un suivi des comportements avec possibilité de sanction (blacklister les mauvais utilisateurs).
Verbatim : « tout le monde ne dispose pas d’un garage ou d’une maison pour mettre son vélo en sécurité ; c’est un frein important à la pratique du vélo ».
PROPOSITION N°7 : Une prévention des incivilités par un dialogue permanent avec les habitants
Les incivilités du quotidien nuisent fortement à la vie de tous les jours. Les membres du CoDev estiment qu’il faut des réponses visibles et adaptées, qui associent prévention et dialogue, au- delà de la seule répression. Une telle démarche contribuerait à rendre les quartiers plus sûrs et agréables à vivre pour leurs habitants.
On est allé voir ailleurs
Le projet « Les Voies Lyonnaises », créé
à partir de 2022, est un grand projet
de rééquilibrage de l’espace public en
faveur des modes actifs : plus de place
pour les piétons et les cyclistes, pour
encourager l’évolution des mobilités
et fluidifier les déplacements. Le réseau
vise à tripler la part du vélo dans les
déplacements métropolitains, avec 13
lignes, 49 communes concernées et plus
de 350 km d’ici 2030. Cette démarche
montre qu’il est possible d’apaiser les
déplacements et d’encourager la marche
et le vélo.Reçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
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Créer des équipes de prévention mixtes (policiers, travailleurs sociaux, habitants) Pilotées par la Métropole en lien avec les Communes
et l’Etat, elles interviennent au plus près des quartiers
pour prévenir et traiter ces situations. Elles peuvent
signaler des faits et événements qui nécessitent
l’information du Conseil local de sécurité et de
prévention de la délinquance (CLSPD) chargé de la
coordination du contrat local de sécurité, dont elles
seraient un interlocuteur de proximité.
Eduquer et sensibiliser les habitants
• En créant une “école métropolitaine du civisme et
du vivre-ensemble” (modules éducatifs, ateliers
intergénérationnels, formations pour animateurs
associatifs) : cours d’éducation citoyenne et de
civisme dès le plus jeune âge, stages ou travaux
d’intérêt généraux pour les auteurs d’incivilités.
Verbatim : «Avant de parler du « vivre-ensemble » peut-être doit-on évoquer le « vivre côte-à- côte » ; l’essentiel est avant tout de se respecter, y compris pour les personnes exclues des dispositifs. »
• En lançant un programme « Zéro déchet sauvage » avec des brigades vertes citoyennes ou un réseau de “médiateurs du quotidien”, formés à la sensibilisation environnementale.
• En encourageant la création de “contrats de voisinage” et soutenant les initiatives de solidarité de proximité (partage d’outils, d’espaces ou de savoir-faire).
Jumeler des établissements scolaires
En rapprochant des établissements (écoles
primaires, collèges ou lycées) de quartiers ou de
communes différentes plus ou moins favorisés.
Accueil de classes entières, activités et projets de
classes communs… La Métropole doit accentuer
son soutien à des associations qui œuvrent déjà
dans ce domaine (comme les actions réalisées
dans le cadre du « Grand bain »), en développant
ce type d’initiatives dans les autres communes,
en les labellisant.
On est allé voir ailleurs
Des habitants de quartiers populaires
sont recrutés et formés comme
« Voisins Malins » : en porte-à-porte, ils
écoutent, informent et mobilisent leurs
voisins sur des services, droits ou
projets qu’ils n’utilisent pas, faute
d’information ou de confiance. Les
initiatives comme celles-ci (une
quinzaine en France) montrent qu’une
présence de proximité et une
mobilisation des habitants permettent
d’informer et d’accompagner
efficacement les citoyens dans leurs
démarches.
On est allé voir ailleurs
Depuis 2021, Le Grand Bain à Marseille
propose un programme innovant de
mixité sociale pour les élèves du
primaire. L’association réunit des
classes issues de quartiers et de
contextes sociaux différents (REP+,
QPV, quartiers aisés) afin de créer des
rencontres régulières tout au long de
l’année scolaire. À travers ces
expériences partagées, les enfants
développent un dialogue interculturel,
apprennent à comprendre et accepter
la différence, et construisent ainsi une
culture commune. https://legrandbain-
ecole.fr/Reçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
Publié le 17 décembre 2025
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Axe 3 : Une Métropole citoyenne qui encourage les initiatives des habitants et l’adaptation des modes de vie aux changements climatiques
Au-delà des infrastructures, la vie quotidienne des habitants dépend aussi de la qualité des liens qu’ils entretiennent entre eux et avec leurs institutions. C’est pourquoi nous souhaitons (re)donner aux citoyens des moyens simples d’échanger, de s’entraider et de comprendre les compétences de la Métropole, éléments indispensables pour se sentir pleinement acteur de son territoire.
Nos propositions traduisent la volonté de rapprocher les habitants, d’encourager des pratiques bénéfiques pour tous et de renforcer la confiance envers la Métropole. Dans notre avis « De la nécessité de faire naître un sentiment d’appartenance à la Métropole Aix-Marseille- Provence » (avril 2023), nous avions identifié la nécessité de bâtir un socle commun d’appartenance à la Métropole, dont les compétences sont encore mal connues et dont le territoire, du fait de son étendue, ne favorise pas les rapprochements entre les communes et la création d’éléments fédérateurs.
La Métropole a ainsi mis en place une initiative proposée par le CoDev d’organiser un trail entre Marseille et Aix. Elle a aussi pérennisé l’appel à initiatives citoyennes organisé dans le cadre de notre démarche iMpacte pour les transitions.
Nous pensons qu’il est par ailleurs central de redonner au citoyen le pouvoir d’agir et de développer des initiatives complémentaires à l’action et aux compétences de la Métropole.
Verbatim : « le monde associatif le sait bien : si nous voulons interpeller nos élus efficacement il faut leur adresser des solutions réfléchies ».
PROPOSITON N°8 : Un plan d’actions pour connaître et faire connaître les initiatives citoyennes qui améliorent la vie quotidienne, en repérer et en soutenir de nouvelles
Dans notre avis « Les actions citoyennes inspirantes pour le climat » (février 2024) : nous avions voulu mettre en valeur les initiatives citoyennes en remettant des “trophées des actions inspirantes pour le climat” afin d’encourager la généralisation de ces initiatives et formuler des propositions concrètes pour accroître leur impact.
Au cours des micro-débats que certains d’entre nous ont organisés, la question de la démocratie locale a été discutée. Beaucoup d’habitants souhaitent devenir acteurs de leur territoire plutôt que seulement consommateurs de services publics métropolitains. C’est pourquoi nous proposons que la Métropole joue davantage un rôle de facilitateur des innovations sociales citoyennes. Nous soutenons l’expression de cette demande des habitants de voir la Métropole adopter une gouvernance plus proche et participative en développant une démocratie métropolitaine qui s'appuie sur la densité et la richesse du tissu associatif.
Favoriser les rencontres entre générations, quartiers et communes contribue à briser l’isolement, à créer de nouvelles solidarités et à mieux intégrer les habitants. Ces échanges renforcent la convivialité et la confiance au quotidien, ce qui correspond à un besoin de lien social identifié par les membres.Reçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
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Mettre à disposition d’initiatives citoyennes certains équipements et moyens de la Métropole
• En créant une application dédiée pour faciliter les échanges de services bénévoles entre habitants. Inspirée de plateformes comme Allo Voisins, elle permet aux habitants de proposer et de recevoir des services (aide aux devoirs, petits travaux, garde d’animaux, …).
• En créant une plateforme numérique participative “Ma Métropole en actions” pour suivre les engagements du CoDev et des habitants.
• En ouvrant plus largement les équipements publics aux initiatives, afin que les infrastructures existantes deviennent des lieux de lien social.
• En disposant d’espaces de communication (une rubrique « La Métropole et vous » dans les journaux ou les sites internet municipaux) des Communes de la Métropole.
En continuant à mettre à disposition les moyens de la Métropole (container de tri, poubelles, sacs et gants…) au profit d’associations qui œuvrent pour la propreté de certains sites à travers des manifestations de sensibilisation des habitants à l’entretien.
Verbatim : « le sujet pour mieux-vivre c’est le développement durable et dans ce domaine, il y a des initiatives géniales aux quatre coins de la Métropole. Il faut absolument s’en inspirer, les soutenir et les faire fructifier ».
Encourager la participation citoyenne
• En organisant des évènements partagés :
o Repas conviviaux qui associent étudiants et seniors, nouveaux habitants et habitants de longue date, pour favoriser les entraides et la découverte de la culture locale.
o Conférence annuelle de la vie quotidienne réunissant citoyens, élus, associations et entreprises locales.
• En instaurant un budget participatif métropolitain ciblé sur la vie quotidienne (mobilité douce, espaces publics, nature urbaine).
• En mettant en place un label “iMpacte+ Citoyen” pour valoriser les initiatives issues de la concertation.
• En créant un fonds d’amorçage citoyen (micro-subventions de 500 à 5 000 €) pour soutenir les projets locaux à fort impact social ou environnemental.
PROPOSITION N°9 : Une végétalisation massive des villes et villages et une adaptation des espaces publics et privés aux bouleversements climatiques
Les effets du réchauffement climatique influenceront fortement la vie quotidienne des habitants dans les années à venir. Canicules, sécheresses, inondations ou pluies violentes, factures énergétiques élevées font déjà partie des réalités vécues. Pour nous, agir dès aujourd’hui est essentiel pour protéger les habitants dans leur vie de tous les jours, tout en préparant l’avenir. Nos avis « Ambition » sur les transitions (février 2024) ont permis de lancer de nombreuses pistes pour adapter notre territoire à ces bouleversements.
Nous reconnaissons les efforts fournis par les services de la Métropole, dans le cadre notamment de l’atlas métropolitain de la biodiversité pour limiter la consommation excessiveReçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
Publié le 17 décembre 2025
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et la dégradation des espaces naturels, ou encore les aides à la végétalisation des copropriétés dans le cadre du Plan climat métropolitain.
Nous ajoutons ici des initiatives concrètes, parfois simples à mettre en œuvre pour limiter les consommations des ressources naturelles comme l’eau, réduire les factures d’énergie et soulager le pouvoir d’achat en facilitant la rénovation des logements.
Renaturer les espaces publics et privés
• En créant systématiquement des espaces verts dans les projets d'aménagement, végétalisation des toits et des façades, mise en place de voiles d’ombrage, choix de peintures claires, de matériaux adaptés aux fortes chaleurs, incitation des copropriétés à végétaliser les parties communes et des
propriétaires privés de jardins à (re)végétaliser
leurs parcelles par des conseils auprès
d’associations recensées par la Métropole (il faut
savoir que la couverture arborée ou arbustive sur
les espaces publics représente 837 ha dans
notre métropole, alors qu’elle représente plus de
11 000 ha dans les espaces privés).
Cela pourrait se traduire par l’adoption d’une
Charte « Métropole bas carbone du quotidien »
engageant citoyens, entreprises et collectivités à
des gestes concrets et un plan participatif “îlots
de chaleur et de fraîcheur” : cartographie,
diagnostic citoyen, suivi annuel.
Verbatim : « La qualité de vie ne peut pas se concevoir sans espaces verts en centre-ville »
• En créant « un permis métropolitain de végétaliser » une façade extérieure, système mis en place dans la ville de Nîmes. Les habitants peuvent déposer un permis de végétalisation, les services de la Métropole réaliseraient les travaux dans la rue pour creuser des petites fosses où les végétaux puiseraient l’eau dans le sous-sol, ils pourraient apporter leur expertise en matière de choix de végétaux, d’entretien, et renforceraient les liens avec les habitants.
• En favorisant la gestion différenciée qui consiste à pratiquer un entretien adapté des espaces verts selon leurs caractéristiques et leurs usages.
• En imposant aux entreprises des systèmes de désimperméabilisation des sols dans les cahiers des charges à l’occasion d’appel d’offres de travaux sur la voie publique, dans les écoles, les bâtiments publics, les parkings… afin de renforcer la sécurité des habitants lors de forts épisodes pluvieux.
Préserver les espaces naturels
• En régulant l’accès aux espaces naturels en période de forte fréquentation touristique,
en diversifiant les lieux de visite pour ne pas sursaturer certains, et en sensibilisant les
locaux à fréquenter ces sites en dehors de forte affluence touristique.
• En élaborant une charte métropolitaine des bons usages avec une sensibilisation
accrue auprès des pratiquants de différents loisirs sur terre (randonneurs, VTTistes,
grimpeurs) et en mer (plaisanciers, pêcheurs…), comme le fait le Parc national des
Calanques.
On est allés voir ailleurs
A partir d’un travail sur Barcelone,
Néerlandais Cecil Konijnendijk, spécialiste
des forêts urbaines, encourage la
plantation d’espaces verts de manière
stratégique à plusieurs échelles : chaque
habitant doit pouvoir voir au moins 3 arbres
depuis son domicile, doit vivre dans un
quartier ou une ville avec au moins 30 %
de surface arborée, doit habiter ou
travailler à moins de 300 mètres d’un
espace vert.Reçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
Publié le 17 décembre 2025
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Accompagner les habitants pour optimiser les performances énergétiques de leur logement
• En proposant des dispositifs financiers sécurisés et en créant des mécanismes adaptés pour inciter les propriétaires à rénover et lever les freins liés au coût des travaux.
• En organisant des actions de sensibilisation au plus près des habitants, comme le déploiement d’une caravane de sensibilisation dans les quartiers pour présenter les solutions, répondre aux questions et mobiliser des acteurs locaux.
• En créant un bureau d’information métropolitain « Rénovation énergétique » (par exemple dans les Maisons métropolitaines de l’habitat) qui recense les aides possibles (Etat-Région-département…), oriente vers des professionnels.
• En diffusant un guide des bonnes pratiques de rénovation et de consommation qui explique simplement les gestes efficaces (isolation, ventilation, réglage des équipements) et oriente vers les bons interlocuteurs (avec un référencement des artisans vivant à proximité des logements concernés). En soutenant la recherche et la formation sur les matériaux innovants, en encourageant les étudiants et les filières « recherche et développement » à travailler sur des solutions locales comme la paille de riz pour l’isolation.
PROPOSITION N°10 : Une valorisation du recours aux entreprises locales et de l’usage de produits locaux (circuits courts) et bio
Dans les avis sur la souveraineté alimentaire (2022), nous avions souligné la nécessité de consommer les produits locaux et de saisons, de renforcer les points de vente directe (halles, marchés), d’augmenter la part du bio notamment dans les repas scolaires… La Métropole a fourni des efforts considérables dans ce domaine et nous travaillons en bonne entente et efficacité pour soutenir les initiatives développées par les services de l’institution dans ce domaine. Nous avons tout de même voulu réaffirmer ces nécessités car elles sont apparues essentielles chez les habitants qui se sont exprimés.
Soutenir les filières locales, c’est favoriser des emplois de proximité, réduire les coûts liés au transport et permettre aux habitants d’accéder à
des produits plus sains et plus durables.
L’objectif est de donner à chacun la possibilité
de consommer local au quotidien, tout en
renforçant l’ancrage économique du territoire. Le
CoDev souligne que développer ces circuits
courts permet à la fois de simplifier la vie des
habitants et d’accélérer la transition écologique.
De plus, introduire davantage de produits bio
dans les cantines et restaurants collectifs
contribue directement à améliorer l’alimentation
quotidienne, la santé et l’éducation des jeunes
générations. Pour le CoDev, soutenir une
agriculture locale et durable à travers la
restauration collective répond à un besoin
fondamental de bien-être et de confiance dans
ce que l’on consomme.
On est allés voir ailleurs
La coopérative Hop’la, créée en 2012 à
Strasbourg, met en relation directement
agriculteurs et consommateurs via une
plateforme de vente directe,
exclusivement de produits locaux et de
saison, favorisant un circuit court
structuré et durable. 10 ans après
l’ouverture, 200 emplois dépendent de
cette coopérative et 65 producteurs sont
référencés. Cette démarche montre
qu’encourager les circuits courts et
soutenir les producteurs locaux peut
générer de l’emploi, structurer la filière et
renforcer l’ancrage territorial.Reçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
Publié le 17 décembre 2025
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Les membres du CoDev avancent quelques pistes concrètes, complémentaires des nombreuses actions déjà engagées par la Métropole dans le cadre de son Projet alimentaire territorial associé au Pôle d’équilibre territorial et rural (PETR) du Pays d’Arles.
Favoriser la consommation de produits locaux
• En créant un label métropolitain valorisant les produits et entreprises locales, et associer cette démarche à des trophées ou concours pour valoriser les initiatives exemplaires.
• En organisant des évènements qui permettent aux entreprises locales de se connaître et en encourageant les filières de réemploi et de recyclage.
• En engageant et en finançant les avis et les fiches techniques auprès d’un Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB) pour les matériaux locaux innovants. Soutenir la validation et la normalisation de ressources comme la paille de riz permet d’encourager leur usage dans la construction et de structurer de nouvelles filières locales.
• En communiquant et mettant en avant ce qui existe déjà, comme les associations pour le maintien d'une agriculture paysanne (AMAP), afin de rendre plus visibles et accessibles les solutions locales existantes.
• En soutenant la résilience alimentaire par la création de jardins partagés métropolitains et la structuration de circuits courts.
• En renforçant la visibilité des artisans et en renforçant le référencement (sur le modèle de la plateforme Qualirépar, Répar’acteur…).
• En faisant appel aux entreprises du secteur de l’économie sociale et solidaire. • En soutenant la création de jardins partagés, créés en concertation avec les habitants, afin de garantir, à travers l’octroi de moyens adaptés et suffisants, de conseils via des associations de jardiniers solidaires, une animation et un entretien pérennes.
Soutenir la production et l’achat de produits bio
• En accompagnant les producteurs bio locaux et les aidant à mieux gérer les pics de production (notamment estivaux) en trouvant des débouchés adaptés, par exemple auprès du secteur hôtelier.
• En développant l’usage de produits locaux et bio dans les cantines scolaires et en sensibilisant les élèves, dès l’école et le collège, à l’importance d’une alimentation de proximité et durable.
• En identifiant les producteurs de bio, afin de faciliter la mise en relation entre l’offre locale et la demande.
Verbatim : "Le projet d'agro tourisme et de vente à la ferme directement chez les exploitants agricoles, ça permettrait de faire découvrir aux habitants comment travaille un agriculteur, quel est son métier, essayer de le valoriser."
Pour conclure
Ces propositions n’ont pas prétention à rechercher l’exhaustivité, nous l’avons écrit en préambule. Certains sujets n’ont pas été traités : le temps libre de chacun par exemple, ou les conditions de travail, sujets pourtant structurants dans le ressenti de notre qualité de vie.Reçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
Publié le 17 décembre 2025
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Les questions de la précarité, des inégalités sociales et territoriales, de la santé mentale et du bien-être psychologique ne sont pas abordées frontalement non plus, même si elles ont influencé nos réflexions.
Nous avons fait des choix et nous les assumons.
Surtout, il nous paraît essentiel de rechercher la continuité et la durabilité de notre démarche iMpacte +. Il nous faut impérativement poursuivre et maintenir notre écoute et notre dialogue avec les Métropolitains. Nous préconisons ainsi l’idée d’un baromètre métropolitain annuel du bien-vivre, coconstruit avec les habitants bien sûr : un outil lisible et constructif pour faire du bien-vivre un indicateur clé des politiques publiques métropolitaines à venir.
Ce baromètre métropolitain pourrait être considéré comme notre 11ème proposition, symbole de notre engagement collectif et outil pertinent pour inscrire efficacement notre démarche dans le temps.Reçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
Publié le 17 décembre 2025
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Remerciements
L’avis que vous tenez entre les mains est le résultat de presqu’un an d’activité des membres du CoDev de la Métropole Aix-Marseille Provence.
Début 2025, nous avons décidé de réfléchir à la manière dont nous pourrions contribuer à proposer des pistes d’actions concrètes pour améliorer la vie quotidienne des Métropolitains. Nous savions que le chemin serait complexe, d’autant que nous avons décidé de sortir de notre périmètre de réflexion habituel pour aller vers les citoyens et interroger notre famille, nos collègues de travail, nos amis…
De nombreux membres du CoDev se sont engagés dans cette démarche, chacun en consacrant une partie de son temps, de son énergie et de ses compétences à cette aventure. Une immense matière a été récoltée. Cet automne, une dizaine d’entre nous réunis en Comité éditorial avons eu la lourde tâche de parachever ce travail, de le polir pour en extraire une dizaine de propositions.
Nous avons essayé de retranscrire dans ce document la voix du CoDev et au-delà de celles et ceux qui à travers les réunions, les enquêtes, nous ont partagé leurs doutes, leurs difficultés et ont aussi exprimé leurs espoirs, proposé leurs solutions.
C’est l’ensemble du CoDev qui, dans cet avis, porte à votre connaissance ces propositions concrètes d’amélioration de la vie quotidienne.
Pour le CoDev, les membres du Comité éditorial étaient : Brigitte Bertoncello, Martine Coetto, Michèle Establier-Lacaux, Michel Farhi, Thierry Martin, Marie Martin-Raget, Emmanuel Pavy, Frédérique Reffet, Daniel Sperling.
Nous remercions toutes celles et tous ceux qui ont contribué à cet avis :
- tous les membres du CoDev qui se sont impliqués à un moment ou à un autre de la démarche
- les habitantes et habitants qui ont répondu à notre questionnaire ou ont participé à nos micro-réunions
- les membres du Conseil des Jeunes Métropolitains qui ont participé à nos réflexions - les intervenants et experts qui sont intervenus lors de nos séances de travail - les agences d’urbanisme AGAM, AUPA
- l’équipe du Bruit Qui court
- l’équipe de la mission Conseil de développement de la Métropole.: Ai><
: MARSEILLE
: PROVENCE
GO NY NV
CONSEIL.
DE DÉVELOPPEMENT
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iMPacIE
Reçu au Contrôle de légalité le 17 décembre 2025
Publié le 17 décembre 2025
SYNTHESE DE L’AVIS
+ de proximité + de citoyenneté
pour améliorer la vie quotidienne des Métropolitains
Synthèse de l’Avis du Conseil de Développement
Novembre 2025Synthèse de l’Avis iMpacte + du Conseil de développement —- Novembre 2025
Reçu au Contrôle de légalité le 17 décembre,2025
Publié le 17 décembre 2025
Sommaire
Édito du Président du Conseil de Développement p3
iMpacte + : une démarche citoyenne p4
Étape 1 : S’informer et comprendre p5
12 enjeux apparaissent déterminants pour la vie quotidienne
des Métropolitains
Le CoDev a auditionné 2 experts nationaux pour comprendre
ce qui fait la vie quotidienne des Métropolitains
Étape 2 : Aller vers et écouter p7
Une qualité de vie plébiscitée mais des défis encore à relever
Étape 3 : Réfléchir et Proposer p10
PROPOSITION n°1 : Un choc de production de logements p12
PROPOSITION n°2 : Une simplification de l’usage des transports en
commun grâce à des tarifications plus lisibles et des horaires adaptés aux modes de vie
PROPOSITION N°3 : Une présence physique renforcée de la Métropole pour p13
rapprocher la Métropole des citoyens
PROPOSITION N°4 : Un plan d’actions pour soutenir les commerces et artisans
de proximité
PROPOSITION N°5 : Des « Places du quart d’heure » conviviales et animées p14
PROPOSITION N°6 : Une meilleure matérialisation des voies publiques destinées p15
aux mobilités douces
PROPOSITION N°7 : Une prévention des incivilités par un dialogue permanent
avec les habitants
PROPOSITON N°8 : Un plan d’actions pour connaître et faire connaître p16
les initiatives citoyennes qui améliorent la vie quotidienne, en repérer et en soutenir de nouvelles
PROPOSITION N°9 : Une végétalisation massive des villes et villages p17
et adaptation des espaces publics et privés aux bouleversements climatiques
PROPOSITION N°10 : Une valorisation du recours aux entreprises locales
et de l’usage de produits locaux (circuits courts) et bioSynthèse de l’Avis iMpacte + du Conseil de développement — Novestaraa@frôle de légalité le 17 décembre,2025
Publié le 17 décembre 2025
Édito du Président du Conseil de Développement
En janvier 2025, le Conseil de développement (CoDev) de la Métropole Aix-Marseille-Provence a lancé iMpacte+, une démarche inédite d’écoute citoyenne.
L’objectif : comprendre, alors que la Métropole a été créée il y a 10 ans, comment les habitants perçoivent leur quotidien et recueillir leurs propositions pour améliorer la vie dans notre métropole.
Ces dix dernières années, la Métropole a mis en place les grandes po- litiques d’aménagement du territoire et elle a renforcé les liens institutionnels et l’organisation avec ses 92 communes et leurs maires.
Le Conseil de développement propose maintenant d’entrer dans une nouvelle ère, celle de la proximité et de la citoyenneté.
Pour cela, nous avons lancé cette initiative ambitieuse, portée par une dynamique collective exceptionnelle.
Cette dynamique est née au sein même du CoDev. De nombreux membres se sont mobilisés dès la phase de préparation, chacun apportant sa sensibilité, son expertise, sa volonté d’agir. Cette mobilisation a essaimé bien au-delà de notre cercle. Le Conseil des Jeunes Métropoli- tains a fait des propositions très intéressantes et complémentaires. Près de 2 000 habitants ont répondu à l’enquête, et 200 personnes ont assisté à une vingtaine de micro-réunions locales, organisées par les membres du CoDev au sein de leurs réseaux personnels, professionnels ou associatifs.
Nos actions ont été soutenues par de nombreuses Communes et partenaires – institutionnels, associatifs, économiques – soulignant la vitalité et la diversité de notre territoire. Nous avons écouté, sans filtre, ce que les habitants ont à dire. De ces échanges est née une matière riche, précieuse, que nous avons synthétisée pour formuler des propositions concrètes à destination des décideurs métropolitains.
Cet avis s’inscrit dans la continuité de la démarche iMpacte sur les transitions qui s’était con- clue par un événement grand public le 5 février 2024 à la grotte Cosquer, en présence de la Présidente de la Métropole, Martine Vassal.
Ces propositions sont le reflet de besoins essentiels : logement, mobilités, formation, lien social, préservation de l’environnement. Elles résonnent avec des actions déjà engagées, mais aussi avec une exigence nouvelle : confier aux citoyens un véritable pouvoir d’agir. Comme l’écri- vait Albert Jacquard : « la démocratie ne consiste pas à mettre un bulletin dans une urne tous les cinq ans, mais à participer au quotidien à la construction de la société. »
Nous savons la responsabilité qui est la nôtre. Ces propositions, que nous remettrons aux élus, ne nous appartiennent plus seulement : elles sont le fruit d’une intelligence collective et doivent continuer à vivre dans le débat public. Dans un monde traversé par tant d’incertitudes, notre rôle est de faire émerger des pistes d’avenir, pour et avec les citoyens.
C’est ainsi que le CoDev se veut, selon les mots d’Hannah Arendt, « le lieu où l’on pense en commun ce que chacun ne peut penser seul ». Explorateur d’idées, au service de l’intérêt général.
Daniel SPERLING
Président du Conseil de DéveloppementUNE GRANDE CONSULTATION CiTOYENNE
iNiTiÉE PAR LE CODEV
9 THÉMATIQUES DU QUOTIDIEN :
” LOGEMENT, MOBILITÉ, SÉCURITÉ, CLIMAT...
OBJECTIF :
CO-CONSTRUIRE DES PROPOSITIONS
| CONCRETES QUE LE CODEV
4 SOUMETTRA AUX ÉLUS
:AÏX
: MARSEILLE
: PROVENCE
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Synthèse de l’Avis iMpacte + du Conseil de développementReRte riens égalité le 17 décembre,2025 Publié le 17 décembre 2025
iMpacte + : une démarche citoyenne
Lundi 27 janvier 2025, les membres du Conseil de développement (CoDev) de la Mé- tropole Aix-Marseille-Provence, réunis en séance plénière, ont lancé iMpacte+, une démarche inédite d’écoute citoyenne.
L’objectif : comprendre, alors que la Métropole a été créée il y a 10 ans, comment les habitants perçoivent leur quotidien et recueillir leurs propositions pour améliorer la vie dans notre métropole.
Cet avis s’inscrit dans la conti-
nuité de la démarche iMpacte
sur les transitions qui s’était con-
clue par un événement grand
public le 5 février 2024 à la
grotte Cosquer, en présence
de la Présidente de la Métro-
pole, Martine Vassal.
Ces dix dernières années, la
Métropole a mis en place les
grandes politiques d’aména-
gement du territoire et elle a
renforcé les liens institutionnels
et l’organisation avec ses 92 communes et leurs maires. Le Conseil de développement propose maintenant d’entrer dans une nouvelle ère, celle de la proximité et de la citoyenneté.
Les membres du CoDev se sont engagés à formuler des propositions à la gouvernance de la Métropole. Pour cela, trois étapes ont jalonné leur démarche.
S’informer et comprendre Aller vers et écouter Réfléchir et proposerQU'EST-CE QUI FAIT QU'ON SE SENT BIEN SUR SON TERRITOIRE ?
PERCEPTIONS ET
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ET ACCOHPAGNÉ ET ACCOHPAGNEMENT
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— = A SE DÉPLACER, S'ALIMENTER SE DIVERTIR TRAVAILLER, : PRODUIRE Le "ss ÊTRE CONNECTÉ ET CONSOHHER PRATIQUER DES ACTIVITÉS ENTREPRE À TOUT ÂGE
Synthèse de l’Avis iMpacte + du Conseil de développement — Norembie C64fle de légalité le 17 décembre: 2025 Publié le 17 décembre 2025
Etape 1 : S’informer et comprendre
Le CoDev a fait réaliser par les agences d’urbanisme de la Métropole un portrait du
territoire pour comprendre les enjeux actuels et futurs de ce qui fait la vie quotidienne
des métropolitains. Il ressort de cette étude l’importance de la dimension territoriale
pour apprécier la vie quotidienne. On observe en effet d’importantes variations entre
différentes régions ou à l’échelle d’un même quartier.
Plus spécifiquement sur la Métropole, 12 enjeux apparaissent déterminants pour la vie quotidienne des Métropolitains :
Evoluer dans un environnement sain et durable avec un bon accès aux soins
Bien vieillir en prenant en compte la perte d’autonomie
Accéder à une éducation de qualité en veillant à augmenter
la qualification moyenne de la population
Accéder à un emploi adapté en lien avec les besoins du territoire
Accéder à un logement abordable correspondant aux attentes de chacun
Pouvoir se déplacer au quotidien
Accéder aux services et équipements de proximité
Consommer grâce à une offre locale adaptée et valorisant les produits locaux
Avoir un revenu et un pouvoir d’achat décents
Accéder aux espaces de nature, de culture et de loisirs
Evoluer dans un environnement sécurisé et dans un climat de confiance et de vivre-ensemble
Accéder aux outils numériques et pouvoir les utiliserSynthèse de l'Avis iMpacte + du Conseil de développement — Nevemhre@fie de légalité le 17 décembrg2025 Publié le 17 décembre 2025
Le CoDev a auditionné deux experts nationaux pour comprendre ce qui fait la vie quotidienne des habitants :
Mathieu PERONA
Secrétaire général du Centre pour la Recherche ÉconoMique et
ses Applications. Directeur de l’observatoire du Bien-être à Paris.
Mathieu Pérona insiste sur le fait que le bien-être est une notion
entièrement subjective : il ne peut être mesuré qu’en interrogeant
directement les habitants.
Dans ces enquêtes, les aspects qui ont le plus d’influence sur la
satisfaction dans la vie sont : la santé (physique et mentale), les
relations humaines (amis et famille), la sécurité économique (avoir
un revenu régulier), le niveau de vie et le contact avec la nature.
Le bien-être évolue au fil de la vie et varie selon les générations. Les jeunes générations
voient leur satisfaction décliner face à des conditions d’entrée dans l’âge adulte plus
difficiles, tandis que les adultes et les seniors connaissent des variations liées à la santé,
aux ressources économiques ou aux liens familiaux.
Le bien-être est très sensible aux chocs négatifs : perte d’emploi, deuil, déclenche-
ment d’une maladie importante.
Les services publics sont essentiels car ils préviennent et accompagnent les aléas de
la vie (éducation, santé, aides matérielles).
Ils constituent un socle pour le bien-être individuel et collectif. Enfin, un territoire qui
favorise la sociabilité, la confiance dans l’avenir et le sentiment d’appartenance, par
des espaces publics inclusifs et des perspectives de vie durables, contribue fortement
à renforcer le bien-être des habitants.
Hélène GRANDCLAUDON
Directrice déléguée de l’Agence de développement et
d’urbanisme de Métropole de Lille.
Hélène Grandclaudon a piloté un travail sur l’hospitalité ter-
ritoriale Elle souligne que le bien-être territorial est multidi-
mensionnel et systémique.
Il consiste à permettre à tous les habitants de satisfaire leurs
besoins fondamentaux et de mener une vie épanouie, tout
en respectant les limites environnementales.
Il repose à la fois sur la qualité du cadre de vie, l’accès aux ressources du territoire et
les aspirations de la population.
La notion d’hospitalité territoriale complète celle d’attractivité en plaçant le bien-être
des habitants au cœur des politiques publiques. Il ne s’agit pas seulement d’attirer de
nouveaux publics, mais aussi de prendre soin des résidents existants et de renforcer
leur qualité de vie, en favorisant inclusion, diversité et cohésion sociale.Diriez-vous qu'il fait ‘bon vivre” sur le Etes-vous sh us vie 1 + / , , uotidienne :
tenitoire de la Metropole Aix-Marseille- à
Provence ?
4 Tout à fait 12% Plutôt oui CS Plutôt non | s Satisfait - Moyennement satisfait # Insatisfait Pas du tout
Synthèse de l'Avis iMpacte + du Conseil de développement — November 204bôle de légalité le 17 décembre72025 Publié le 17 décembre 2025
Etape 2 : Aller vers et écouter
Forts de ces constats et analyses, les membres du CoDev sont « allés vers » les métro-
politains pour écouter ce qu’ils ont à dire de leur vie quotidienne.
Un vaste questionnaire a été diffusé numériquement et relayé par les membres et les
partenaires du CoDev (One Provence, CCIAMP, Provence Tourisme) auquel 1.870 mé-
tropolitains ont répondu.
• La couverture territoriale est très bonne avec des réponses obtenues sur 88
communes.
Il y a par contre une forte distorsion sur le niveau de formation des répondants
(71% ont au moins Bac +2 pour 24% dans l’ensemble de la population).
• 66% des répondants sont satisfaits de leur vie quotidienne.
• 80% pensent qu’il fait bon vivre sur la Métropole.Synthèse de l’Avis iMpacte + du Conseil de développement — NovBkibreua8rôle de légalité le 17 décembre,2025 Publié le 17 décembre 2025
Les répondants identifient un triptyque prioritaire : environnement, santé et lo-
gement, considéré comme central pour la qualité de vie.
Logement et urbanisme : des besoins per-
sistants de plus en plus liés à l’environne-
ment
Le logement reste une préoccupation ma-
jeure, avec un besoin d’espaces extérieurs
de qualité, d’adaptation au changement
climatique et d’accès à des services de
proximité.
Mobilité et aménagement : un enjeu struc-
turant
Les répondants demandent des transports
collectifs plus fréquents, des horaires
adaptés, des dessertes interconnectées,
des infrastructures pour vélo et marche, et
une accessibilité universelle.
L’environnement urbain et naturel au cœur
des préoccupations
La propreté, la végétalisation, la biodiver-
sité et la préservation des espaces naturels
sont des attentes transversales. Les répon-
dants veulent des espaces agréables et
durables, avec une attention particulière à
la végétalisation pour lutter contre les îlots
de chaleur et renforcer le lien social.
L’accès aux commerces et services, no-
tamment de santé, essentiels à la vie quo-
tidienne
Pouvoir accéder facilement à des com-
merces, des services et des soins de qualité
est jugé essentiel.
L’emploi et la formation, clef de voûte
dans l’accès à un quotidien agréable
Les citoyens souhaitent un meilleur équi-
libre entre vie professionnelle et person-
nelle, un accès à la formation adaptée
aux besoins du territoire et le soutien à l’ins-
tallation de nouvelles entreprises.
Les jeunes privilégient la flexibilité et la
formation, les seniors l’emploi local et
stable, et les hommes l’entrepreneu-
riat.
Le pouvoir d’achat, une préoccupation
centrale
Le logement abordable, le coût des
transports et l’alimentation sont les prin-
cipales préoccupations quotidiennes.
Les citoyens moins diplômés recher-
chent des solutions rapides et con-
crètes, tandis que les plus diplômés s’in-
téressent aussi à l’alimentation durable
et à la culture.
Incivilités et sécurité : des attentes
fortes
La sécurité et le respect de l’espace
public sont essentiels, avec une atten-
tion particulière pour la protection des
femmes et des personnes vulnérables.
Lien social, culture et loisirs : un enjeu
plus discret mais présent
Les citoyens souhaitent des lieux convi-
viaux et des activités collectives pour
renforcer le vivre-ensemble et la cohé-
sion territoriale. Les villages mettent
l’accent sur les activités associatives lo-
cales et les femmes sur le lien social.
L’adaptation au changement clima-
tique, socle des trajectoires de déve-
loppement
La transition écologique irrigue tous les
autres thèmes : végétalisation, mobilité
durable, préservation des terres agri-
coles et qualité de l’air et de l’eau. Les
jeunes insistent sur la mobilité durable,
les seniors sur la préservation des es-
paces naturels et les villes sur la réduc-
tion de la chaleur urbaine.Synthèse de l’Avis iMpacte + du Conseil de développement — Navembre ei de légalité le 17 décembre,2025 Publié le 17 décembre 2025
Les priorités varient selon l’âge, le diplôme et le territoire : les jeunes privilégient la
mobilité douce et la culture, les seniors la santé et un logement adapté, les moins
diplômés recherchent des solutions concrètes et rapides, et les plus diplômés mettent
l’accent sur l’écologie et la gouvernance.
• Territorialement, les répondants
marseillais se concentrent sur l’ac-
cès au logement et la sécurité, les
aixois sur la culture et le logement, et
les villages sur la santé et la préser-
vation des terres agricoles.
• Ces enseignements traduisent une
attente forte de services de proxi-
mité et d’un cadre de vie amélioré,
tout en soulignant la fragilité de la
qualité de vie face à des enjeux
structurels comme le logement, les
transports et la sécurité.
• Les citoyens souhaitent une gouver-
nance plus efficace et des actions
concrètes en matière de transition
écologique.
• Ils insistent également sur des leviers
tangibles pour le quotidien : pro-
preté, sécurité de proximité, trans-
ports accessibles, logement abor-
dable et espaces verts, afin de con-
cilier attractivité métropolitaine et
bien-être de tous
Des micro-débats de proximité pour écouter les habitants avec une mobilisa- tion du Conseil des Jeunes Métropolitains
Aller au plus près des habitants, recueillir leurs idées, discuter de leur vie quotidienne
pour l’améliorer : telle était l’ambition des micro-débats menés aux quatre coins de la
métropole.
Ces rencontres ont pris des formes va-
riées, dans différents lieux de la métro-
pole : Pique-nique, rencontre convi-
viale, réunion d’intelligence collective
dans une salle municipale, …
Au total, 14 micro-débats ont réuni
près de 200 habitants issus de milieux
variés : jeunes salariés, bénévoles as-
sociatifs, habitants de Marseille, Au-
bagne, Grans ou Rousset, profession-
nels de l’immobilier, experts du climat,
membres du Super Cafoutch.
Le Conseil des Jeunes Métropolitains a également été très impliqué dans la démarche
puisque 2 micro-débats ont été organisés avec une quinzaine de membres, ce qui a
permis de faire remonter les attentes spécifiques de ce public (voir ci-dessous).Synthèse de l’Avis iMpacte + du Conseil de développement — Neyemkgent@REde légalité le 17 décembig,2025 Publié le 17 décembre 2025
De ces échanges sont ressorties 78 propositions concrètes pour nourrir les politiques
publiques. Les membres du CoDev, garants de la parole recueillie, se sont engagés à
être « particulièrement attentifs à l’usage qui en sera fait ».
Une qualité de vie plébiscitée, mais des défis encore à relever
Les habitants expriment un fort attache-
ment à leur territoire.
Ils louent un « cadre de vie exception-
nel », la beauté des paysages, « la
proximité mer/nature », une vie cultu-
relle et associative foisonnante. Le dy-
namisme sportif, les progrès des trans-
ports ou encore la position géogra-
phique « à 1h30 de la montagne et du
ski, et à quelques minutes de la mer »
renforcent cet attachement.
Mais les défis restent nombreux.
Le coût du logement, la gentrification
et le manque d’offres abordables in-
quiètent. Les incivilités, la saleté et les
dégradations ternissent l’espace pu-
blic. La pollution et le réchauffement
climatique appellent des actions fortes.
La mobilité demeure complexe et les
transports encore « insuffisants ». Enfin,
les inégalités territoriales et sociales
nourrissent un « sentiment d’abandon
dans certaines zones ».
Autant de sujets pour lesquels les parti-
cipants ont formulé des propositions
concrètes, de l’éducation civique à la
propreté jusqu’à la création de « Mai-
sons de la Métropole » pour retisser du
lien.
La parole des jeunes : lucides et cons-
tructifs.
Les jeunes métropolitains rencontrés ex-
priment un attachement fort à leur ter-
ritoire, « la beauté du cadre de vie
compense en partie les difficultés ».
Conscients des inégalités et du coût de
la vie, ils aspirent à un avenir porteur de
sens : « un emploi correspondant à ses
études », « un accompagnement réel
et personnalisé à chaque étape du
parcours ».
Ils veulent être acteurs d’une métropole
inclusive et durable, où chacun aurait
sa place et la possibilité d’aUNE MÉTROPOLE
DES PROXIMITES
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Synthèse de l’Avis iMpacte + du Conseil de développement - Næmemhie@f@le de légalité le 17 décembre 2025 Publié le 17 décembre 2025
Etape 3 : Réfléchir et proposer
Après une année d’écoute citoyenne et de travail collectif, le Conseil de développe-
ment propose dix actions structurantes pour améliorer la vie quotidienne dans la Mé-
tropole Aix-Marseille-Provence.
Ces propositions marquent une nouvelle étape pour la jeune institution métropolitaine.
Après les phases de construction et de consolidation, place désormais à une métro-
pole de proximité et de citoyenneté. Elles traduisent les attentes exprimées par les
habitants pour les dix prochaines années : plus de liens entre la Métropole, les Com-
munes et les habitants et davantage de pouvoir d’agir.
Axe 1 : Une Métropole des proximités pour répondre aux besoins essentiels
des habitants de se loger, de se déplacer et d’accéder aux bassins d’emploi,
aux commerces et aux services publics
Le logement et la mobilité demeurent les premières sources de préoccupation pour
les habitants. Le CoDev appelle à mieux articuler la production de logements, l’ac-
cessibilité des transports et la dynamisation des bassins de vie.Synthèse de l’Avis iMpacte + du Conseil de développement — Nevenahbre@è® de légalité le 17 décembye, 2025 Publié le 17 décembre 2025
PROPOSITION n°1 : Un choc de production de logements
Avoir un toit est un besoin fondamental. Face à la crise du logement, il est essentiel
d’agir en soutenant la production, la réhabilitation et la meilleure utilisation du parc
existant.
Le CoDev propose de :
• Renforcer l’ingénierie territoriale et les incitations au service des Communes et
des acteurs de la production de logements. Cela passe par des actions con-
crètes comme un bouquet d’aides techniques et financières offert aux maires
qui produisent des logements dans les secteurs accessibles en transports col-
lectifs ; un accompagnement à la maîtrise des locations touristiques ; la promo-
tion des Baux Réels Solidaires ; ou encore la création d’un Observatoire métro-
politain du logement pour mieux suivre la vacance et les loyers.
• Proposer, à l’échelle de la Métropole, une Charte du bien-construire, co-écrite
avec l’ensemble des acteurs du logement.
• Construire des lieux de vie intergénérationnels et inclusifs, en combinant des
logements pour les étudiants, des logements seniors, sociaux et libres dans un
même nouveau projet ; en réservant du foncier pour des projets d’habitats par-
ticipatifs ou encore en créant des « micro-forêts métropolitaines » entretenues
par les écoles et associations locales.
• Lutter contre la vacance ou la sous-occupation des logements, à travers la
création d’un dispositif facilitant la location de chambres dans des logements
sous-occupés ou la création d’une foncière immobilière métropolitaine pour
acquérir et réhabiliter rapidement des logements vacants.
PROPOSITION n°2 : Une simplification de l’usage des transports en commun grâce à des tarifications plus lisibles et des horaires adaptés aux modes de vie
Se déplacer facilement et sereinement au quotidien est un besoin fondamental. Fa-
voriser les transports collectifs et les mobilités douces, c’est réduire les embouteillages,
améliorer la qualité de l’air et renforcer le bien-vivre métropolitain. La mobilité doit
devenir un levier dans l’amélioration de la vie quotidienne.
Le CoDev propose des actions comme :
• La création d’un « Pass Mobilités 360” » intégrant transports publics, covoitu-
rage, vélos, parkings-relais et autopartage via un même support numérique ;
• La simplification des abonnements de transports métropolitains et l’élargisse-
ment de la gratuité aux personnes précaires ;
• La multiplication des parc-relais sécurisés en périphérie, reliés par des navettes
dédiées vers les bassins d’emploi et les zones commerciales ;
• Le développement des « axes scolaires sécurisés » du type Marchons vers
l’école.Synthèse de l’Avis iMpacte + du Conseil de développement — Noremkre Ole de légalité le 17 décembre.2025 Publié le 17 décembre 2025
PROPOSITION N°3 : Une présence physique renforcée de la Métropole pour rapprocher la Métropole des citoyens
Le besoin de proximité exprimé par les habitants appelle à une Métropole plus pré-
sente et identifiable dans le quotidien. Le CoDev propose de renforcer la présence
physique de la Métropole dans les territoires, tout en développant des dispositifs mo-
biles et interactifs.
Le CoDev propose de :
• Créer 25 « Maisons de la Métropole » en proximité des habitants. Ces lieux d’ac-
cueil et d’information faciliteraient l’accès à l’informations et aux services mé-
tropolitains avec des permanences d’agents métropolitains.
• Compléter la présence physique par des dispositifs permettant « d’aller vers »
les habitants, en mettant en place une équipe mobile d’agents métropolitains
qui sillonne le territoire (inspiration « France Services itinérant »).
• Mieux relier les habitants à la Métropole, avec un espace citoyen intégré au
portail « Ma Métropole dans ma poche » et un dispositif « La Métropole vous
écoute » de type Vidéomaton, permettant aux habitants d’exprimer directe-
ment leurs attentes.
PROPOSITION N°4 : Un plan d’actions pour soutenir les commerces et artisans de proximité
Les membres du CoDev estiment essentiel d’éviter l’appauvrissement des centres-
villes et de maintenir des lieux de vie attractifs. Cela permet aux habitants de bénéfi-
cier de services proches de chez eux et de retrouver davantage de convivialité dans
leurs achats de tous les jours.
Le CoDev propose de :
• Concilier commerçants/artisans de proximité et e-commerce. Il s’agit de faci-
liter la livraison à domicile via des solutions décarbonées, de rendre l’offre com-
merciale plus lisible, d’accompagner les commerçants dans leur transition nu-
mérique pour rester compétitifs et de développer des dispositifs innovants
comme la colocation commerciale ou les boutiques éphémères pour réduire
la vacance locative.
• Redynamiser les rues et places commerçantes des centres-villes et villages,
par des animations régulières, la valorisation de l’achat local ou encore la créa-
tion de zones apaisées, où la circulation est maîtrisée et l’espace public réor-
ganisé.= UNE MÉTROPOLE APAISÉE CRÉER DES Animations PLACES régulières
CNVIVIALES
& ANIMÉES
Zones de
fraîcheur
citoyennes AMÉLIORER LA pRÉVENIR LES INCIVILITÉS PAR UN DIALOGUE
MATÉRIALISATION PERMANENT AVEC LES HABITANTS DES Voies a
PUBLIQUES à
Services de
proximité
Ni. équipes
de 4
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ssurer la continuité séparations entre
des réseaux illé
cyclables & piétons # " M”
Synthèse de l’Avis iMpacte + du Conseil de développementReNovefrnekokplégalité le 17 décembre£025 Publié le 17 décembre 2025
Axe 2 : Une Métropole apaisée, où chacun respecte son environnement et
contribue à maintenir la qualité de vie
La tranquillité, la propreté et la qualité des aménagements influencent directement la
vie quotidienne, les déplacements et les relations sociales. Le CoDev appelle à une
approche combinant urbanisme, civisme et lien social.
PROPOSITION N°5 : Des « Places du quart d’heure » conviviales et animées
Chaque habitant doit pouvoir accéder, en moins de quinze minutes, à un espace pu-
blic de qualité, agréable et animé.
Un label « Place du quart d’heure » garantirait que les aménagements respectent des
critères d’accessibilité et de confort. Les financements de requalification d’espaces
publics seraient conditionnés au respect des exigences du label pour ancrer durable-
ment ce modèle dans les pratiques d’aménagement. Les animations seraient coor-
données par des associations locales, avec la possibilité pour les Comités d’Intérêt de
Quartier de devenir des Comités d’Animations de Quartier, renforçant la vie sociale
et le lien entre habitants.Synthèse de l’Avis iMpacte + du Conseil de développement - Noveaahragôefirôle de légalité le 17 décembrp2025 Publié le 17 décembre 2025
PROPOSITION N°6 : Une meilleure matérialisation des voies publiques destinées aux mobilités douces
Se déplacer sans stress ni danger que ce soit à pied, à vélo ou en voiture, constitue
un besoin fondamental des Métropolitains. Clarifier et sécuriser les usages de la voirie
permettrait d’apaiser les déplacements, de favoriser la marche et le vélo, et de ré-
duire les tensions entre usagers.
La Métropole peut agir en renforçant la continuité et la qualité des réseaux cyclables
et piétons ; en créant des séparations claires entre les différents modes de circulation ;
et en améliorant l’accessibilité pour les personnes vulnérables, notamment les enfants,
les femmes et les personnes à mobilité réduite.
Le CoDev estime que la concertation avec les habitants avant chaque projet est es-
sentielle pour identifier les besoins et obstacles locaux. Par ailleurs, le respect des
usages peut être assuré par une signalisation adaptée, des contrôles ciblés et des
campagnes éducatives.
PROPOSITION N°7 : Une prévention des incivilités par un dialogue permanent avec les habitants
Les incivilités du quotidien nuisent fortement à la vie de tous les jours. Les membres du
CoDev estiment qu’il faut des réponses visibles et adaptées, qui associent prévention
et dialogue, au-delà de la seule répression. Une telle démarche contribuerait à rendre
les quartiers plus sûrs et agréables à vivre pour leurs habitants.
Le CoDev propose de :
• Créer des équipes de prévention mixtes (policiers, travailleurs sociaux, habi-
tants). Ces équipes pourraient intervenir au plus près des quartiers pour désa-
morcer les tensions et renforcer le lien avec le Conseil local ou intercommunal
de sécurité et de prévention de la délinquance.
• Eduquer et sensibiliser les habitants, à travers la création d’une“école métro-
politaine du civisme et du vivre-ensemble”ou le lancement d’un programme
« Zéro déchet sauvage » avec des brigades vertes citoyennes.
• Jumeler des établissements scolaires, en rapprochant des établissements de
quartiers ou de communes différentes. La Métropole doit accentuer son soutien
à des associations qui œuvrent déjà dans ce domaine (comme « Le Grand
bain »), en développant ce type d’initiatives dans les autres communes et en
les labellisant.perte LES ESPACES Mar, UNE CONFÉRENCE w Res FAIRE CONNAÎTRE LES ANNUELLE INITIATIVES CITOYENNES QUI AMÉLIORENT LA î LIEN £
VIE QUOTIDIENNE EN DIFFUSANT
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Synthèse de l’Avis iMpacte + du Conseil de développementReblose@bre68086 légalité le 17 décembg 2025 Publié le 17 décembre 2025
Axe 3 : Une Métropole citoyenne qui encourage les initiatives des habitants et
l’adaptation des modes de vie aux changements climatiques
Les citoyens souhaitent être acteurs du changement. Le CoDev invite à reconnaître et
soutenir les initiatives locales, à adapter la ville au climat et à promouvoir les res-
sources du territoire.
PROPOSITON N°8 : Un plan d’actions pour connaître et faire connaître les initia- tives citoyennes qui améliorent la vie quotidienne, en repérer et en soutenir de nouvelles
Le CoDev souhaite encourager et valoriser les initiatives qui améliorent la vie quoti-
dienne des habitants. Les membres pensent que la Métropole doit jouer un rôle de
facilitateur en soutenant les innovations sociales et en développant une gouvernance
plus ouverte et participative, fondée sur la richesse du tissu associatif local.
Le CoDev propose de :
• Mettre à disposition d’initiatives citoyennes certains équipements et moyens de
la Métropole. Cela passe par la création d’une application dédiée pour facili-
ter les échanges de services bénévoles entre habitants ; l’ouverture des équi-
pements publics aux initiatives, afin que les infrastructures existantes deviennentSynthèse de l’Avis iMpacte + du Conseil de développement — NOM RREE HR de légalité le 17 décembre-2025
Publié le 17 décembre 2025
des lieux de lien social ; ou encore la création d’une plateforme numérique
participative“Ma Métropole en actions”pour suivre les engagements du Co-
Dev et des habitants.
• Encourager la participation citoyenne, en organisant des évènements parta-
gés (repas, conférences…) ; en instaurant un budget participatif métropolitain
ciblé sur la vie quotidienne ; en mettant en place un label « iMpacte+ Citoyen »
pour valoriser les initiatives issues de la concertation ; ou encore en créant un
fonds d’amorçage citoyen pour soutenir les projets locaux à fort impact social
ou environnemental.
PROPOSITION N°9 : Une végétalisation massive des villes et villages et une adaptation des espaces publics et privés aux bouleversements climatiques
Le CoDev souligne l’urgence d’adapter les espaces publics et privés aux effets du
réchauffement climatique, en développant des actions simples et concrètes pour pré-
server les ressources, réduire les dépenses d’énergie et renforcer la résilience du terri-
toire.
Le CoDev propose de :
• Renaturer les espaces publics et privés, à travers l’intégration systématique des
espaces verts dans les projets d’aménagement ; la végétalisation des toits et
façades ; la création d’un « permis métropolitain de végétaliser » ; ou encore
l’adoption d’une « Charte Métropole bas carbone du quotidien ».
• Préserver les espaces naturels, en régulant leur accès lors des pics touristiques ;
en diversifiant les zones de visite ; en sensibilisant aux pratiques respectueuses ;
ou encore en élaborant une « Charte Métropolitaine des bons usages ».
• Accompagner les habitants pour optimiser les performances énergétiques de
leurs logements, par la proposition de dispositifs financiers sécurisés et de mé-
canismes pour inciter les propriétaires à rénover ; le déploiement d’une cara-
vane de sensibilisation dans les quartiers pour présenter les solutions ; ou la dif-
fusion d’un guide des bonnes pratiques de rénovation et de consommation.
PROPOSITION N°10 : Une valorisation du recours aux entreprises locales et de l’usage de produits locaux (circuits courts) et bio
Soutenir les filières locales, c’est à la fois créer des emplois de proximité, réduire les
coûts de transport et permettre à chacun d’accéder à une alimentation plus saine et
durable. Cela contribue à renforcer l’ancrage économique du territoire et à accélérer
la transition écologique. Pour renforcer la résilience et la durabilité, le CoDev prône
une politique métropolitaine d’achat responsable.Synthèse de l’Avis iMpacte + du Conseil de développement — RkpemlSrenRôBie légalité le 17 décembrg2025 Publié le 17 décembre 2025
Le CoDev propose de :
• Favoriser la consommation de produits locaux, en créant un label métropolitain
valorisant les produits et entreprises locales, et associer cette démarche à des
trophées ou concours pour valoriser les initiatives exemplaires ; en engageant
et en finançant les fiches techniques auprès d’un Centre Scientifique et Tech-
nique du Bâtiment (CSTB) pour les matériaux locaux innovants ; en renforçant
la visibilité des artisans et leur référencement ; ou encore en soutenant la rési-
lience alimentaire par la création de jardins partagés métropolitains et la struc-
turation de circuits courts.
• Soutenir la production et l’achat de produits bio. Cela peut passer par l’accom-
pagnement des producteurs locaux, afin de mieux gérer les pics de production
et de trouver des débouchés adaptés ; le développement de l’usage de pro-
duits bio et locaux dans les cantines scolaires ; ou encore l’identification et le
référencement des producteurs bio pour faciliter la mise en relation entre l’offre
locale et la demande.
Pour rappel, ce document présente une synthèse de l’avis iMpacte+ et, par consé-
quent, une synthèse des propositions formulées par le Conseil de Développement
pour améliorer la vie quotidienne des habitants de la Métropole Aix-Marseille-Pro-
vence.
Cette synthèse vise à donner un aperçu structuré et pratique des propositions formu-
lées par le CoDev, pour permettre à chacun de comprendre rapidement les enjeux
identifiés par le CoDev. Elle ne remplace cependant pas le document complet, qui
détaille le contexte, les étapes de la démarche et les exemples concrets issus des
contributions des habitants.
Pour celles et ceux qui souhaitent approfondir leur connaissance des actions propo-
sées, mieux comprendre le raisonnement des membres ou explorer les pistes com-
plémentaires, l’Avis complet du Conseil de Développement reste la référence. Il per-
met de disposer de toutes les informations nécessaires pour saisir pleinement la ri-
chesse de la démarche et les propositions portées par les membres.Synthèse de l’Avis iMpacte + du Conseil de développement — Norembie @0Afle de légalité le 17 décembreg?025
Publié le 17 décembre 2025
Remerciements
L’avis iMpacte + dont vous tenez la synthèse entre les mains, est le résultat de
presqu’un an d’activité des membres du CoDev de la Métropole Aix-Marseille Pro-
vence.
Début 2025, nous avons décidé de réfléchir à la manière dont nous pourrions contri-
buer à proposer des pistes d’actions concrètes pour améliorer la vie quotidienne des
Métropolitains. Nous savions que le chemin serait complexe, d’autant que nous avons
décidé de sortir de notre périmètre de réflexion habituel pour aller vers les citoyens et
interroger notre famille, nos collègues de travail, nos amis…
De nombreux membres du CoDev se sont engagés dans cette démarche, chacun en
consacrant une partie de son temps, de son énergie et de ses compétences à cette
aventure. Une immense matière a été récoltée. Cet automne, une dizaine d’entre nous
réunis en Comité éditorial avons eu la lourde tâche de parachever ce travail, de le
polir pour en extraire une quinzaine de propositions.
Nous avons essayé de retranscrire dans ce document la voix du CoDev et au-delà de
celles et ceux qui à travers les réunions, les enquêtes, nous ont partagé leurs doutes,
leurs difficultés et ont aussi exprimé leurs espoirs, proposé leurs solutions.
C’est l’ensemble du CoDev qui, dans cet avis, porte à votre connaissance ces propo-
sitions concrètes d’amélioration de la vie quotidienne.
Pour le CoDev, les membres du Comité éditorial étaient :
Brigitte BERTONCELLO, Martine COETTO, Michèle ESTABLIER-LACAUX, Michel FARHI,
Thierry MARTIN, Marie MARTIN-RAGET, Emmanuel PAVY, Frédérique REFFET,
Daniel SPERLING.
Nous remercions toutes celles et tous ceux qui ont contribué à cet avis :
- tous les membres du CoDev qui se sont impliqués à un moment ou à un autre
de la démarche ;
- les habitantes et habitants qui ont répondu à notre questionnaire ou ont parti-
cipé à nos micro-réunions ;
- les membres du Conseil des Jeunes Métropolitains qui ont participé à nos ré-
flexions ;
- les intervenants et experts qui sont intervenus lors de nos séances de travail ;
- les agences d’urbanisme AGAM, AUPA ;
- l’équipe du Bruit Qui court ;
- l’équipe de la mission Conseil de développement de la Métropole.CONTACT :
Mission Conseil de développement
site : consel-developpement ampmetropole.fr
mail : conseil-developpementfampmetropole fr
tei : 04 91 99 79 20
AD
: MARSEILLE
: PROVENCE
ss O MY NS
— CONSEIL
DE DÉVELOPPEMENT
égalité le 17 décembrsr?025
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