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Document publié le Dimanche 29 décembre 2019 par la commune de Thurins.
Lien du pdf (unknown - plu 2024 2. oap thematiques)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Eau et assainissement, Environnement,
LES ORIENTATIONS D’AMÉNAGEMENT
ET DE PROGRAMMATION
THÉMATIQUESContrairement aux Orientations d’Aménagement et de
Programmation «sectorielles» développées précédemment,
les Orientations d’Aménagement et de Programmation
«thématiques» ont une approche plus globale puisqu’elles
s’appliquent à l’ensemble du territoire communal et doivent
donc être prises en compte dans tout projet d’aménagement
et de construction. Les OAP thématiques ci-dessous ont pour
vocation d’exposer la stratégie de la commune de Thurins
en matière de développement durable et de qualité des
opérations. Elles doivent ainsi être vu comme une «charte»
d’accompagnement des bonnes pratiques, un complément
aux dispositions réglementaires liées aux prescriptions figurant
au règlement écrit et graphique.
On notera qu’aucun des secteurs d’OAP «sectorielles» hors
Zone d’activités de la Goyenche n’est concerné par la
présence de corridors écologiques, de zones humides, haies
et boisements structurants, habitat d’intérêt écologique.
Tous ces éléments présents sur la commune sont situés
hors secteurs de développement et sont identifiés par des
zonages naturels et des protections réglementaires au titre
des éléments remarquables (L151-19 et L151-23). Ainsi le PLU
a évité d’impacter les éléments d’intérêt écologique.
Aussi les actions et opérations nécessaires à la mise en
valeur des continuités écologiques vont surtout concerner
des aménagements permettant de favoriser la biodiversité
ordinaire. C’est pourquoi les OAP thématiques qui suivent
répondent à l’article L151-6-2 du code de l’urbanisme
Ces Orientations d’Aménagement et de Programmation
s’imposent dans un rapport de compatibilité aux
demandes d’autorisation d’urbanisme déposées : les
projets d’aménagement et de construction réalisés doivent
respecter l’esprit de l’OAP, sans imposer toutefois une stricte
conformité avec les principes y figurant. La compatibilité
d’un projet avec l’OAP pourra être appréciée à l’aide
d’une lecture attentive des enjeux, ainsi que des principes
d’aménagement, dans le cadre d’une lecture globale de
l’OAP, au-delà de la seule règle.Plan Local d’Urbanisme • 40
orientation d ’aménagement et de programmation thématique
. Les franges urbaines .
contexte.
La commune de Thurins entretient un lien fort avec
son paysage. Ancré sur un socle vallonné, le village
est implanté en versant Sud, au dessus du Garon, en
situation dominante sur un doux coteau agricole.
Cette situation conditionne un contexte visuel
particulier avec un territoire perçu de loin qui confère
à la commune une sensibilité paysagère particulière.
Face à la forte pression urbaine que connaît le
territoire, le paysage est aujourd’hui marqué par
les extensions du bourg qui se sont développées de
façon linéaire le long des axes de communication,
des vallons et en ligne de crête. Dans ce contexte
de «colonisation péri-urbaine», les changements sont
visibles, les enjeux sont forts et les menaces existent.
La question des franges urbaines est alors importante
au regard des extensions qu’a connu le territoire et
des perceptions visuelles que l’on peut en avoir.
Leur gestion apparait comme un enjeu majeur pour
la commune, les franges urbaines participant au
maintien de la qualité des paysages et à l’intégration
cohérente et respectueuse des nouvelles
constructions. Lorsqu’elles ne font pas l’objet d’un
traitement qualitatif, ces zones de contact entre
l’espace urbain et l’espace naturel ou agricole,
créent une rupture visuelle qui marque fortement
le paysage. Cette interface doit donc faire l’objet
d’une attention particulière afin d’être perçue
comme un espace de transition et non comme une
limite.
Vue des extensions pavillonnaires du bourg de Thurins
depuis le hameau de MarnasN
DU : LL,
mn nnnunun ren | 4 = À .
Orientations d’Aménagement et de Programmation • 41
prescriptions & recommandations
La gestion des franges urbaines passe tout d’abord
par la qualité de l’implantation des constructions.
Les constructions situées dans ces espaces
d’interfaces devront privilégier une implantation en
retrait par rapport à la limite avec l’espace agricole
et/ou naturel, afin de dégager un fond de parcelle
libre de toute construction et d’assurer une continuité
de nature avec les jardins avoisinants. Cela permettra
une transition plus douce entre l’espace urbain et
l’espace naturel.
Cette gestion des franges passe également par la
qualité de l’interface en elle-même.
Les espaces de coutures entre le tissu urbain et
l’espace agricole ou naturel, peuvent être de
nature variable. Dans tous les cas, ils devront avoir
une épaisseur suffisante pour constituer un élément
suffisamment fort pour être interprété comme
une zone de transition et non comme une limite
abrupte entre deux milieux de nature différente.
Cette transition devra donc être progressive : elle ne
cherchera pas à clore visuellement la parcelle mais
à en suggérer ses limites sous la forme de filtres.
Le traitement des franges devra s’inspirer des
structures paysagères existantes autour du site,
l’adaptation au contexte local étant primordial
: haies champêtres, vergers, ... des éléments qui
présentent à la fois épaisseur et transparence.
Dans tous les cas, la frange devra être traitée au
minimum par une structure végétale, privilégiant les
essences locales variées, d’une largueur d’un à deux
mètres, et qui pourra être complétée par d’autres
éléments pouvant lui donner de l’épaisseur. Par
exemple, les aménagements végétalisés pourront
être composés de plusieurs strates : herbacée,
arbustive, arborée.
Espace agricole
Limite de propriété
Dégagement d’un fond de parcelle
libre de toute construction
Traitement qualitatif de l’interface
Espace agricole
Limite de propriété
Transition brute
Rupture visuelle
Belleville-en-Beaujolais (69)
Jouy-le-Moutier (75)DISTANCES MINIMALES entre les zones d'épandage et les zones d'habitation
DATE D'APPLICATION : 1% JANVIER 2020
e .
Pour les produits Pour les autres produits
les plus dangereux phytopharmaceutiques
e
10m 5m 20m pour l'arboriculture, la viticulture, les arbres et pour les autres
Distance arbustes, la forêt, les petits fruits et cultures cultures i ible ornementales de plus de 50 cm de hauteur, pe bananiers et le houblon
O®©
Plan Local d’Urbanisme • 42
Afin d’assurer la mise en œuvre de l’arrêté du
29 décembre 2019 relatif à la réglementation
en matière de Zones Non Traitées (ZNT), pour les
secteurs en limite d’espaces agricoles cultivés ou
potentiellement agricoles, il est recommandé de
recourir à l’implantation de haies anti-dérives en limite
de propriété entre la parcelle agricole et la parcelle
bâtie. Elles ont vocation à jouer un rôle écran contre
la dérive des produits. Afin d’assurer leur efficacité,
elles devront respecter les caractéristiques suivantes :
• La hauteur de la haie doit être supérieure à
celle de la culture en place ou des équipements
de pulvérisateur distribuant la bouillie
phytopharmaceutique,
• La largeur de la haie doit permettre de filtrer le
maximum de dérive mais elle doit conserver une
semi-perméabilité afin d’éviter que la bouillie ne
passe au-dessus,
• La hauteur, la largeur et la densité de feuillage
de la haie doivent être homogènes et la haie
doit être continue,
• La haie doit être accessible des deux côtés afin
de permettre son entretien régulier,
• La haie doit être en végétation au moment du
traitement (et ce, dès les premières applications)
: privilégier les espères pérennes ou précoces si
des traitements ont lieu en automne, hiver ou
début du printemps ;
• La végétation de la haie ne doit pas comporter
de trous.
• En limite de verger, des arbres pollinisateurs
peuvent être intégrés à la haie pour combiner
les effets antidérive et pollinisation.
Traitement phytosanitaire des cultures
source : Ministère de l’agriculture et de l’alimentation
Distance minimale d’épandageOrientations d’Aménagement et de Programmation • 43Plan Local d’Urbanisme • 44
orientation d ’aménagement et de programmation thématique .
. La quaLité des espaces Libres .
contexte.
Venant appuyer les fonctions de la trame verte et
bleue, la présence de la nature en ville contribue
largement à la qualité du cadre de vie et du paysage
du quotidien.
Cette Orientation d’Aménagement et de
Programmation fixe des prescriptions et
recommandations en ce qui concerne la
végétalisation des espaces libres afin d’en assurer leur
qualité. Ainsi, la création de nouveaux quartiers ou
le renouvellement de quartiers plus anciens doivent
s’orienter vers l’aménagement de voies plantées, de
cœurs d’îlots et placettes collectives végétalisés, de
«micro espaces verts urbains végétalisés», ... autant
d’éléments qui participent au renforcement de la
nature en ville et qui valorisent le cadre de vie.
prescriptions & recommandations
L’aménagement de voies plantées
La voie principale de desserte des futurs projets
sera accompagnée d’un aménagement paysager
adapté au gabarit et aux usages de la voie :
plantation d’arbres d’alignement, haies libres,
cortèges herbacés, bandes plantées, ...
Au-delà de la voie, ce sont également ses abords
qui devront participer à l’intégration de la nature en
ville et notamment les espaces de stationnement,
qui devront être paysager, s’intégrant à l’espace
urbain et limitant l’imperméabilisation des sols pour
favoriser l’infiltration des eaux pluviales. La qualité
urbaine, paysagère et d’usage de ces ouvrages
devra atténuer leurs caractéristiques fonctionnelles
et techniques.
L’aménagement de cœurs d’îlots végétalisés et
placettes collectives
Au-delà du simple «verdissement» des espaces
extérieurs collectifs, qui doit permettre le
rafraîchissement des tissus urbains et le renforcement
de la qualité écologique de ces espaces, il est
nécessaire de mener une véritable réflexion sur les
usages des «cœurs d’îlots végétalisés» ou «placettes»,
leur mode de gestion, le choix des végétaux, ...
Ces espaces doivent être créateur d’usage : leurs
aménagements doivent donc être conçu de
manière à favoriser l’appropriation de l’espace
publics ou collectif par les habitants et à valoriser les
logements qui l’entourent. Ils devront être favorables
à la biodiversité, et, s’il y a lieu, s’articuler avec les
éléments de nature en ville situés à proximité du
projet.
L’aménagement de «micro espaces verts urbains»
Lorsque les constructions autorisées seront implantées
en retrait par rapport à la voie et à l’espace public,
les pieds de façades devront faire d’objet d’un
traitement végétalisé.Orientations d’Aménagement et de Programmation • 45
Thurins (69)
Aménagement de «micro espaces verts urbains»
Aménagement de voies plantées
Saint-Jean-de-Luz (64)
Aménagement de stationnements paysagers
Lyon (69)
Aménagement de cœurs d’îlots et placettes végétalisés
Brignais (69)
Brignais (69)
DanemarkPlan Local d’Urbanisme • 46
Les clôtures
Les clôtures nouvelles seront végétalisées sur la
majorité de leur linéaire soit sous forme de haies
d’espèces locales et variées, soit sous forme de plantes
grimpantes sur treillis, soit sous forme de végétaux
palissés, soit sous forme de « murs végétalisés sur
substrats ». Les haies seront travaillées en épaisseur,
en stratifiant la végétation et en introduisant une
grande variété d’espèces buissonnantes. Les haies
monospécifiques sont proscrites.Orientations d’Aménagement et de Programmation • 47
Clôtures avec plantes grimpantes sur treillis
Haies variées
Clôtures en mur végétal
Végétaux palissés en clôturePlan Local d’Urbanisme • 48
orientation d ’aménagement et de programmation thématique .
. La gestion intégrée des eaux pLuviaLes .
contexte.
L’urbanisation croissante du territoire a conduit
progressivement à une forte imperméabilisation des
sols qui limite aujourd’hui les possibilités d’infiltration,
accentue la concentration des eaux pluviales et
augmente les débits de pointe évacués par les
réseaux d’assainissement.
Face aux conséquences parfois néfastes du «tout
tuyau» sur l’environnement, une méthode de gestion
dite «intégrée» ou «de proximité» s’est développée
progressivement sur de nombreux territoires. La
gestion des eaux pluviales doit être prise en compte
dans le cadre des aménagements urbains et des
constructions. Pour ce faire, différents dispositifs
et mesures peuvent être mis en œuvre pour limiter
l’imperméabilisation des sols et in fine favoriser
l’infiltration et la rétention des eaux pluviales.
prescriptions & recommandations
Les prescriptions et recommandations
développées ci-dessous doivent s’appliquer au
domaine public mais également au domaine
privé. Ainsi, les opérations d’aménagement et de
construction devront suivre les principes suivants.
D’une manière générale, les espaces de pleine terre
devront être maintenus autant que possible afin de
limiter l’imperméabilisation des sols.
Les futures opérations devront recourir le plus possible
à des aménagements végétalisés et à l’utilisation
de revêtements poreux favorisant l’infiltration des
eaux pluviales. Les abords des voies et les espaces
de stationnement devront être conçus comme des
espaces de gestion des eaux pluviales à part entière
qui participent à la trame verte urbaine (Cf voir ci-
dessus) : noues paysagères, matériaux drainant tels
que pavés et bétons à joints perméables, revêtements
alvéolaires type graviers ou dalles enherbées, ...
Lorsque les caractéristiques des sols ne permettent
pas l’infiltration, la mise en place de bassins de
rétention permettront d’organiser le stockage des
eaux pluviales. Comme pour les noues, ces espaces
de gestion à part entière devront contribuer à la
valorisation paysagère du quartier. Ces bassins
devront donc être paysagés et, le cas échéant,
proposer un usage autre que leur fonction première
: un usage récréatif, favorable à l’appropriation de
l’espace par les habitants et usagers.Orientations d’Aménagement et de Programmation • 49
Brignais (69)
Aménagement de stationnements perméables
Le Tholonet (13)Plan Local d’Urbanisme • 50
orientation d ’aménagement et de programmation thématique .
. La réduction de La poLLution Lumineuse .
contexte.
L’urbanisation du territoire a comme corollaire
une augmentation des espaces éclairés. Les
conséquences de l’excès d’éclairage artificiel ne
se limitent pas à la privation de l’observation du ciel
étoilé. Elles sont aussi une source de perturbations
pour la biodiversité (modification du système proie-
prédateur, perturbation des cycles de reproduction,
des migrations…) et représentent un gaspillage
énergétique considérable.
A son échelle le PLU peut permettre de limiter cette
pollution.
prescriptions & recommandations
Dans le cadre des projets d’aménagement,
une réflexion sera menée sur la réduction de la
pollution lumineuse, afin de protéger les espèces
nocturnes. La réduction de l’éclairage urbain
permettra de développer la trame noire, de limiter les
consommations inutiles d’énergie et de développer
le confort nocturne nécessaire aux espèces.
Dans le cadre d’un projet d’aménagement global,
cette orientation devra être rendue compatible
avec les exigences de sûreté nocturne des espaces
publics.
Dans la mesure du possible, les dispositions suivantes
seront respectées :
• L’orientation de la lumière et un angle de
projection limité permettent de réduire les
diffusions inutiles.
• Privilégier une teinte jaune d’éclairage.
• Adapter l’intensité lumineuse à la fréquence et
la nature des usages reçus.
• Limiter la durée d’éclairage (minuteur, détecteur
de mouvement, période non-éclairée).Quelques phénomènes de pollution lumineuse
EURE
LORD ETC
Tee EEE ETS
TT
ESC TER
biodiversité
Lumière directe et précise
+ Éblouissement pour les espèces
photosensibles + Piège écologique pour
les espèces à phototactisme positif
Lumière diffuse dans l'atmosphère (halo)
Étoiles masquées pour les animaux se
repérant avec le ciel étoilé
Lumière ambiante ou projetée
+ Habitat nocturne dégradé, environnement trop
risqué (prédation), perturbation de la biolumines-
cence, évitement par les espèces lucifuges, etc.
Orientations d’Aménagement et de Programmation • 51
Lyon (69)
Pollution lumineuse
Effets de la pollution lumineuse