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Arrêté - plu 2024 69249 les orientations damenagement appro
Document publié le Mercredi 14 juin 2023 par la commune de Thurins.
Lien du pdf (Arrêté - plu 2024 69249 les orientations damenagement appro)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Eau et assainissement, Environnement,
ne COMMUNE DE THURINS
D E P A R T E M E N T D U R H Ô N E
P L A N L O C A L D ’ U R B A N I S M E
ORIENTATIONS D’AMÉNAGEMENT ET DE PROGRAMMATION
Pièce n° Dossier arrêté Enquête publique Dossier approuvé
3 14 juin 2023 du 16 octobre au
16 novembre 2023
14 mars 2024
URBANISME ENVIRONNEMENT PAYSAGE ATELIER D'URBANISME ET D'ARCHITECTURE
CELINE GRIEULes Orientations d’Aménagement et de Programmation (OAP) mises en place au titre des articles L.151-6 et L.151-7 du Code de l’Urbanisme, exposent la manière dont la collectivité souhaite aménager des secteurs jugés stratégiques pour la mise en œuvre du Projet d’Aménagement et de Développement Durables (PADD).
Le caractère stratégique des périmètres retenus se fonde notamment :
• sur la localisation des sites et l’impact de leur potentielle urbanisation dans le fonctionnement et le paysage de la commune ;
• sur leur configuration (superficie, qualités paysagères, environnementales et urbaines des sites, de leur environnement, de l’exposition aux risques, ...) ; • sur l’occupation actuelle des sols ;
• sur leur capacité à porter les objectifs fixés dans le PADD.
Dans son article L.151-6, le Code de l’Urbanisme dispose que «les Orientations d’Aménagement et de Programmation comprennent, en cohérence avec le Projet d’Aménagement et de Développement Durables, des dispositions portant sur l’aménagement, l’habitat, les transports et les déplacements.»
Selon l’article L.151-7, les Orientations d’Aménagement et de Programmation peuvent notamment :
1° Définir les actions et opérations nécessaires pour mettre en valeur l’environnement, notamment les continuités écologiques, les paysages, les entrées de villes et le patrimoine, lutter contre l’insalubrité, le renouvellement urbain et assurer le développement de la commune ;
2° Favoriser la mixité fonctionnelle en prévoyant qu’en cas de réalisation d’opérations d’aménagement, de construction ou de réhabilitation, un pourcentage de ces opérations est destinée à la réalisation de commerces ;
3° Porter sur des quartiers ou des secteurs à mettre en valeur, réhabiliter, renaturer, restructurer ou aménager ;
4° Prendre la forme de schémas d’aménagement et préciser les principales caractéristiques des voies et espaces publics ;
5° Adapter la délimitation des périmètres, en fonction de la qualité de la desserte, où s’applique le plafonnement à proximité des transports prévu aux articles L.151-35 et L.151-36 ;
6° Définir les actions et opérations nécessaires pour protéger les franges urbaines et rurales. Elles peuvent définir les conditions dans lesquelles les projets de construction et d’aménagement situés en limite d’un espaces agricole intègrent un espace de transition végétalisé non artificialisé entre les espaces agricoles et les espaces urbanisés, ainsi que la localisation préférentielle de cet espace de transition.ORIENTATIONS D’AMÉNAGEMENT ET DE PROGRAMMATION SECTORIELLES ... p 6
Le contexte généraL ... p 8
Les formes urbaines ... p 11
L’oap du bourg ... p 14
L’oap du mathy ... p 18
L’oap de La paLisse ... p 22
L’oap de La foLLetière ... p 28
L’oap de La zone d ’activités de La goyenche ... p 30
ORIENTATIONS D’AMÉNAGEMENT ET DE PROGRAMMATION THÉMATIQUES ... p 32
Les franges urbaines ... p 34
La quaLité des espaces Libres ... p 38
La gestion intégrée des eaux pLuviaLes ... p 40
SOMMAIREà ATLES ORIENTATIONS
D’AMÉNAGEMENT ET DE
PROGRAMMATION SECTORIELLESLes Orientations d’Aménagement et de Programmation
«sectorielles» s’appliquent à plusieurs secteurs précis jugés
comme stratégiques par la collectivité.
En vue d’encadrer et maîtriser les opérations d’aménagement
et de construction susceptibles d’être mises en œuvre sur
ces secteurs, chaque Orientation d’Aménagement et de
Programmation énonce des principes de composition
urbaine et de programmation déclinés dans un schéma
d’aménagement qui s’impose, dans un rapport de
compatibilité, aux demandes d’autorisation d’urbanisme
déposées sur chacun des secteurs concernés.
Ce rapport de compatibilité doit viser à ce que les projets
d’aménagement et de construction réalisés dans le
périmètre de l’OAP en respectent l’esprit, sans imposer
toutefois une stricte conformité avec le schéma figurant
dans l’OAP.
Les dispositions relatives à la qualité des opérations et
constructions viennent préciser ces grands principes, en
complément des dispositions réglementaires liées aux
prescriptions figurant au règlement graphique.
Les autorisations d’urbanisme ne pourront dès lors être
accordées :
• que sous réserve que les projets soient compatibles avec
l’esprit de ces dispositions;
• ou, à défaut et en cas de doute lors de l’instruction de
la demande, sous réserve qu’ils soient conformes aux
règles chiffrées énoncées dans le règlement.
La compatibilité d’un projet avec l’OAP pourra être
appréciée à l’aide d’une lecteur attentive de l’état des
lieux et des enjeux d’aménagement du site, ainsi que des
principes d’aménagement et de programmation, dans le
cadre d’une lecture globale de l’OAP, au-delà de la seule
règle.7 reri
Plan Local d’Urbanisme • 8
Le contexte : présentation généraLe des sites
Les Orientations d’Aménagement et de
Programmation sectorielles concernent, en lien avec
le Projet d’Aménagement et de Développement
Durables, 4 secteurs identifiés comme stratégiques
par la commune. L’ensemble de ces secteurs
d’OAP se situe dans l’enveloppe urbaine du bourg.
L’aménagement de ces sites doit permettre de
conforter le bourg et de soutenir le développement
sans étendre l’enveloppe urbaine au détriment des
fonctionnalités écologiques et agricoles du territoire,
tout en venant parachever son enveloppe.
Il s’agit :
• de secteurs de renouvellement urbain potentiel
(OAP «Le bourg» & OAP «Le Mathy)
• de dents creuses (OAP «La Palisse»)
• de secteurs potentiels de densification (OAP «La
Folletière»).
Le choix de la commune de mettre en place des
Orientations d’Aménagement et de Programmation
sur ces secteurs doit permettre d’organiser
le développement urbain et d’anticiper le
renouvellement urbain, d’encadrer et de maîtriser
la densification dans un contexte de forte pression
foncière et d’assurer l’insertion des constructions au
contexte environnant.
En sus des Orientations d’Aménagement et de
Programmation à vocation principale d’habitat, le
Plan Local d’Urbanisme développe une OAP sur la
zone d’activités de la Goyenche classée en zone
1AUX. Si cette zone doit permettre l’installation de
nouvelles activités sur le territoire, l’OAP cherche à
favoriser un aménagement qualitatif de la zone.Orientations d’Aménagement et de Programmation • 9
La Folletière
Le bourg
Le Mathy
La Palisse
Localisation des Orientations d’Aménagement et de Programmation à vocation principale d’habitatPlan Local d’Urbanisme • 10
Si les principes d’aménagement et de programmation
énoncés ci-dessous sont hérités d’objectifs de qualité urbaine,
de qualité paysagère et de qualité d’usage que la collectivité
a souhaité fixer pour l’ensemble de son territoire, les opérations
d’aménagement et de constructions programmées dans les périmètres
d’OAP constituent une réponse urbanistique, paysagère et environnementale
qui s’inscrit dans un contexte propre à chaque OAP.
Les éventuelles illustrations (schéma, croquis, photographies, ...) présentées ci-
dessous, ont pour vocation à préciser et compléter les principes énoncés dans
chaque OAP, à donner quelques exemples de réponses architecturales, urbaines,
environnementales ou paysagère possibles, mais non exhaustives, aux enjeux et
objectifs définis dans chaque OAP. Ces illustrations n’ont pas vocation à être
reproduites à l’identique. Elles ne doivent pas non plus brider la créativité des
concepteurs. Elles doivent être vues comme des recommandations, ou un
repérage de «bonnes pratiques» à réinterpréter à l’échelle de chaque
projet et dans le contexte propre à la commune de Thurins.ECTIF
Orientations d’Aménagement et de Programmation • 11
L’habitat coLLectif
Il s’agit de logements faisant partie d’un bâtiment de deux
logements ou plus. Les halls et les accès aux logements
sont donc collectifs, partagés par tous. Ils distribuent des
groupes de logements plus ou moins nombreux (CAUE 38).
Les formes urbaines
L’habitat groupé
Il s’agit de maisons groupées qui entretiennent entres elles
des rapports de mitoyenneté entre les logements. Aussi
appelées maisons en bande, maisons jumelées ou maisons
accolées, elles disposent d’un accès individualisé et sont
généralement traversantes en offrant un côté «public»,
une façade sur rue et à l’arrière un espace extérieur privé
(CAUE 38).
Thurins (69)
Pollionnay (69)
Brignais (69)ACCES
- Privé (Escalier ou L |
\# accés depuis la rue
Ve | ! - Mutualisé [Accés
commun par escalier) Æ
D. CONFORT SR
ESPACE EXTERIEURS
\ ë& - Terrasses
Jardin collectif à K M, - Balcons : | - Jardins privés Ë 7" Ÿ Jardin collectif
VIS À VIS
SA, & Gestion des vis à vis
fs | par l'orientation des
} vues et l'utilisation de
pares-vues pour isoler
jardins et terrasses
INTIMITE
EXTENSION
Cd NV dj — ‘ ne ü . us A Evolutivité de l'habitat
| | ll 2 | V.. grâce à la réalisation jl À & | ‘extensions sur jardins [e ou terrasses
Des typologies variées:
Te | nu
7 NE
ACCES MUIUAISÉ css à \ 7 ut F | + y
divers espaces
extérieurs CIBLES
Î Häru i
Personnes âgées ou célibataires GE N ER O S ITE DES
: ESPACES EXTERIEURS
Jardin privatif
@ TERRAIN
A Adaptation de l'habitat]
| œ , en fonction du terrain,
de la pente et de la
situation urbaine
Î î Couples sans enfants
Î it Famille monoparentale
fi Couples avec enfants, familles recomposées Jardin privatif
Plan Local d’Urbanisme • 12
L’habitat intermédiaire
Entre individuel et collectif, il renvoie à la notion
de «logements collectifs individualisés». Il constitue
une solution intéressante pour répondre à l’objectif
de densification des espaces urbanisés pour
modérer, conformément aux objectifs législatifs, la
consommation d’espaces naturels et agricoles, tout
en s’inscrivant dans le contexte local.
Il semble représenter un bon compromis, pour
apporter une offre de logements différente et
qualitative, alternative à l’offre de logements
collectifs classique. Son échelle permet par ailleurs
une intégration cohérente dans un tissu pavillonnaire.
Il se caractérise notamment par :
• une individualisation et une privatisation
des accès aux logements (où à défaut une
mutualisation pour un petit nombre de logements
et d’usagers)
• la présence d’espaces extérieurs privatifs
généreux : jardinets en pieds d’immeuble, toit-
terrasse type «maison sur toit», balcons utilisables
pour les repas, ...
• une gestion des vis à vis, en veillant à multiplier
les orientations des logements ou à développer
des formes bâties intégrant des pares-vues
(décrochés muraux, attiques, pergolas, ...)
• des typologies variées dans un même bâtiment
ou îlot : simplex, duplex, triplex
• une adaptation au terrain permise par une
diversité des volumes, des emprises au sol ou des
linéaires de façades moins conséquents, plus
travaillés.
Plaquette réalisée par
AUA Céline GRIEU
L’ H A B I T A T I N T E R M E D I A I R EPlan Local d’Urbanisme • 14
orientation d ’aménagement et de programmation sectorieLLe
. Le bourg .
Le site et son contexte
Le site de projet se situe le long de la Route du
Barrage, à la sortie Ouest du bourg ancien. Le site
s’inscrit ainsi dans un contexte urbain relativement
dense.
Sur le côté droit de la voie en direction de l’Ouest, et
après l’imposant mur de soutènement en pierre de
l’école privée qui assure le front bâti, les constructions
réalisées à partir des années 70 se sont établies en
retrait par rapport à la route du Barrage. Les structures
végétales prolongent alors le mur de soutènement
de l’école et permettent des ouvertures visuelles sur
les jardins arborés.
Sur le côté gauche de la voie en direction de
l’Ouest, les constructions s’implantent à l’alignement
en ordre semi-continu. Entre les constructions, cet
alignement est prolongé par des murs de clôtures qui
assurent une continuité bâtie visuelle prolongeant les
caractéristiques urbaines du bourg. Cette alternance
de hauteur entre des constructions de type R+2
implantées en pignon et des murs de clôtures ou
portail moins imposant laissant parfois «déborder» le
végétal, donne du rythme à la séquence.
C’est dans cette espace que s’inscrit le secteur
d’OAP du bourg qui représente un secteur potentiel
de renouvellement urbain d’une superficie de 3323
m² (parcelles AB n°16, 1069 et 1070). Actuellement
occupé par une ferme dont l’activité pourrait cesser
dans les prochaines années et d’une construction
à usage d’habitation, ce terrain plat représente un
espace potentiel de mutation intéressant compte-
tenu de sa localisation privilégiée à proximité du
bourg, de ses équipements et de ses commerces.
Les enjeux et Les objectifs
• Anticiper le renouvellement urbain et la
densification d’un secteur central
• Respecter le tissu urbain environnant
• Favoriser la construction de logements
accessibles à toutes les catégories de la
population
Vue sur le site de projet depuis la route du BarrageOrientations d’Aménagement et de Programmation • 15
Vue sur le côté gauche de la
voie en direction de l’Ouest
Vue sur le côté droit de la
voie en direction de l’Ouest
Vue sur le site de projet
depuis la route du BarrageLLE
E æ
Plan Local d’Urbanisme • 16
orientation d ’aménagement et de programmation sectorieLLe
. Le bourg .
Les principes d ’organisation de L’urbanisation
Les principes en matière de fonctionnement urbain
Le site de projet est directement accessible depuis
la Route du Barrage. Une voie d’accès, qui devra
être traitée comme une cours ou une placette
partagée (cf voir ci-dessous OAP thématique
«Qualité des espaces libres»), permettra de desservir
les constructions. Afin de privilégier les déplacements
piétons et de raccourcir les distances, un
cheminement piéton sera crée tout à fait à l’Ouest
du site et permettra ainsi de rejoindre la salle des
fêtes.
Exemple de voie d’accès partagée et végétalisée
Les principes en matière d ’intégration urbaine et paysagère
Afin de maintenir le rythme observé le long de la
route du Barrage entre les pleins (le bâti) et les vides
(les jardins), les constructions devront s’implanter en
peigne, à l’alignement de la voie permettant ainsi
de dégager des espaces privatifs (jardins, terrasses,
balcons) en direction de l’Ouest. Au-delà du
respect de la morphologie urbaine existante, cette
implantation doit également permettre de maintenir
une certaine distance entre les futures constructions
et la salle des fêtes qui peut générer des nuisances
lors d’événements festifs. Le cœur d’îlot devra être
traité comme un espace vert partagé participant à
la création d’un cadre de vie agréable et paysager.
Les principes en matière de programmation
Le site devra accueillir des logements collectifs sous
la forme de deux plots distincts. Le projet devra
respecter une densité d’environ 54 logements/
hectare (soit environ 18 logements). Le programme
de logements devra par ailleurs accueillir 50% de
logements sociaux (dont 5 en PLAi et 4 en PLUS).WU
Perimètre de l'OAP
Logements collectifs et/ou
intermédiaires
Front bâti à recréer
Espace de stationnement
végétalisé à créer
Ouvertures sur jardins privatifs
OU terrasses
Ouverture sur le coeur d'ilot vert
Coeur d'îlot végétalisé à créer
Voie d'accès à traiter comme
une cours, Une placette
Haie végétale à préserver
Orientations d’Aménagement et de Programmation • 17Plan Local d’Urbanisme • 18
orientation d ’aménagement et de programmation sectorieLLe
. Le mathy .
Le site et son contexte
Le site de projet se situe au croisement du chemin de
la Plaine et du Géry, au Sud Ouest du centre-bourg.
Ce secteur de la commune est aujourd’hui en pleine
mutation et fait l’objet de plusieurs opérations de
renouvellement urbain et de densification depuis le
début des années 2010. Au Nord du site, l’opération
rue du Michard a permis d’accueillir 7 logements
individuels et groupés. Plus au Sud, la vaste opération
du Mathy a permis d’accueillir environ 80 logements
collectifs et groupés alors que la parcelle AB n°1283
devrait accueillir une trentaine de logements
collectifs par renouvellement urbain. A l’Est du site de
projet, la démolition d’un ancien hangar a permis la
création de trois maisons individuelles.
C’est dans ce contexte que s’inscrit le site de projet
qui représente lui aussi un secteur potentiel de
renouvellement urbain d’une superficie de 2103 m²
(parcelle AB n°448). Actuellement occupé par une
maison individuelle et son jardin, ce terrain représente
un espace potentiel de mutation intéressant de par
sa proximité avec le centre-bourg. Sa topographie
(pente 9%) lui procure une bonne exposition et sa
configuration propose des vues sur les reliefs agricoles
des coteaux du lyonnais.
Les enjeux et Les objectifs
• Anticiper le renouvellement urbain et la
densification du secteur
• Assurer l’intégration de la future opération au site
et à son contexte urbain
Vue sur le site de projet depuis le chemin de la PlaineQc
ones scene
oppose
sesosessssecsoese
ÿ R
nsononoo sense
seems
ce
.
Orientations d’Aménagement et de Programmation • 19
Vue sur l’opération Rue du Michard
Vue sur l’opération du Marthy Future opération de renouvellement urbain
Vue sur l’ancienne école Vue sur le site de projet depuis le GéryLLE
Plan Local d’Urbanisme • 20
orientation d ’aménagement et de programmation sectorieLLe
. Le mathy .
Les principes d ’organisation de L’urbanisation
Les principes en matière de fonctionnement urbain
Le site de projet est encadré par deux voies qui lui
permettent une desserte satisfaisante. Le site de
projet est directement desservi par le chemin de
la Plaine qui le longe dans sa partie Nord et qui
permettra d’accéder directement à des logements
intermédiaires. Le site est également desservi par le
chemin du Géry qui le longe dans sa partie Ouest et
qui permettra de desservir des logements groupés et
individuels. Ces principes de desserte permettent de
diffuser les entrées/sorties sur les deux voies existantes,
de ne pas créer de voirie traversante Nord/Sud et
d’assurer, in fine, l’intégration des constructions à la
pente. La voirie d’accès aux logements groupés ainsi
que la raquette de retournement qui l’accompagne
devront être traitées de manière perméable (Cf voir
ci-dessous OAP thématique «Qualité des espaces
libres»).
Les principes en matière de programmation
Le site devra accueillir une diversité des formes
urbaines : logements intermédiaires (environ 6
logements), logement individuel ou groupés (3
logements), l’ensemble du programme devant
respecter une densité de l’ordre de 42 logements/
hectare. 40% du nombre de logements sera dédié à
du logement locatif social dont 4 logements en PLUS.
Schémas de principes «Construire dans la pente»
Source : CAUE73
Les principes en matière d ’intégration urbaine et paysagère
Le projet doit tenir de la topographie du site qui
s’accentue en direction du Sud et de la vallée du
Garon. Les constructions devront ainsi suivre la
pente en s’adaptant à son degré d’inclinaison : une
implantation parallèle aux courbes de niveau est
ainsi attendu. Au-delà de l’adaptation au terrain
naturel, cette implantation privilégie une orientation
optimale des constructions au regard des apports
énergétiques et permet l’aménagement d’espaces
extérieurs privatifs au Sud.em
0
<” +4. L PS + L He ”
d [
tes 7 < \ h
;
ru
en
Espace de stationnement
végétalisé à créer
|
Perimètre de l'OAP |
Logements intermédiaires et/ou
><
> Principaux accès
groupés(é) Voie de desserte perméable et
végétalisé
Logements groupés et/ou
individuels (3) Fe Ouvertures sur jardins privatifs =
Orientations d’Aménagement et de Programmation • 21LLE
SE
! | ‘
Plan Local d’Urbanisme • 22
orientation d ’aménagement et de programmation sectorieLLe
. La paLisse .
Le site et son contexte
Le site de projet de La Palisse apparait comme
une dent creuse au milieu d’un tissu pavillonnaire
résidentiel. Composé de plusieurs tènements fonciers
privés (parcelles AI n°317, 318, 569, 570, 696, 932,
933), le secteur représente une superficie totale de
10 584 m² dont 6718 m² sont réellement constructibles
(cette dernière superficie ne tient pas compte des
constructions déjà existantes sur les parcelles AI n°570
et AI n°933 et qui seront conservées dans le cadre
de l’opération. Seuls les arrières de jardin, suite à
d’éventuelles divisions parcellaires, seront urbanisés
dans le cadre du projet). Les parcelles AI 317 et 318
seront préservées et classées en zone naturelle.
Situé tout à fait à l’Est du territoire, à la porte d’entrée
du bourg, le site de projet surplombe la route de la
vallée du Garon qui la longe dans sa partie Sud. Un
mur en pierre permet de prolonger l’alignement des
constructions situées à l’Est du secteur. Le chemin de
Chassagne permet quant à lui de desservir le site de
projet dans sa partie Nord/Ouest.
Le terrain, occupé par une végétation en friche,
dispose tout de même de sujets remarquables
intéressants qu’il conviendra de préserver dans le
cadre de l’opération.
Le site de projet présente une pente importante
dans le sens Nord/Sud (26% de pente) avec un point
bas autour de 323 mètres et un point haut autour
344 mètres. Grâce à cette situation, le site bénéficie
d’une bonne exposition et propose des vues sur la
vallée du Garon et les reliefs agricoles des coteaux
du lyonnais. Cependant, cette configuration rend
également la future opération particulièrement visible
depuis les versants qui lui font face. L’intégration des
constructions constitue ainsi un point de vigilance.
Les enjeux et Les objectifs
• Traiter l’entrée de bourg de manière qualitative
• Assurer l’intégration des constructions dans la
pente pour permettre une insertion qualitative
du bâti
• Permettre une densification adaptée au
contexte topographique et urbain du quartier
• Diversifier les formes et les typologies de
logements
Vue sur le site de projet depuis le chemin de Chassagnee À A |
# , . ,
, . 4 #
, , ! . ,
Orientations d’Aménagement et de Programmation • 23
Vue sur les versants qui font face au
site de projet
Vue sur le site de projet depuis la
Route de la Vallée du Garon
Mur à préserver Élément du patrimoine végétalLLE
SE
Plan Local d’Urbanisme • 24
orientation d ’aménagement et de programmation sectorieLLe
. La paLisse .
Les principes d ’organisation de L’urbanisation
Les principes en matière de fonctionnement urbain
Les accès véhicules devront impérativement tenir
compte de la topographie du terrain qui nécessite
la création d’une voirie parallèle aux courbes
de niveaux, permettant ainsi de s’affranchir
des contraintes de la pente. L’accès au site de
projet devra ainsi être réalisé depuis le chemin de
Chassagne, sur la partie haute du secteur.
Les principes en matière d ’intégration urbaine et paysagère
Avec une voirie d’accès sur le haut du site et
parallèle aux courbes de niveau, les constructions
devront elles aussi s’implanter dans la partie haute
du tènement, permettant ainsi de maintenir une
certaine distance vis-à-vis de la route de la vallée
du Garon, axe structurant qui génère des nuisances.
Cette zone tampon libre de toute construction
devra être aménagée comme un cœur d’îlot vert.
Les sujets remarquables devront être préservés et
d’autres végétaux pourront être plantés comme
«filtre» visuel aux constructions. Le mur existant le long
de la route de la vallée du Garon devra quant à lui
être conservé : il permettra notamment de maintenir
l’alignement existant par rapport à la voie.
Un cheminement piéton, lui aussi adapté à la pente,
devra permettre de rejoindre la route de Vallée du
Garon et les points de transport en commun.
X
Voirie perpendiculaire aux courbes de niveau
Thurins (69)
Cheminement piéton adapté à la pente
Thurins (69)
Cette voie d’accès et la raquette de retournement
qui l’accompagne, devront être traitées de manière
perméable (cf voir ci-dessous OAP thématique
«Qualité des espaces libres»).
XOrientations d’Aménagement et de Programmation • 25
Schémas de principes «Construire dans la pente»
Source : CAUE73
Le projet devra faire de la contrainte topographique
un véritable atout. Afin d’assurer l’insertion des
constructions dans le paysage, ces dernières devront
accompagner et suivre la pente avec une succession
de niveaux ou de demis-niveaux s’adaptant au
degré d’inclinaison du terrain. Cette implantation
nécessite de pousser la réflexion sur la conception
architecturale des constructions qui seront alors des
constructions dites «inversées» : les niveaux hauts
devront être réservés aux espaces de stationnement
et permettront d’accéder aux pièces privatives
(chambres), alors que les niveaux bas pourront être
réservés aux pièces de vie, donnant accès à des
espaces de jardins privatifs. Au-delà de l’adaptation
au terrain naturel, cette implantation privilégie une
orientation optimale des constructions au regard
des apports énergétiques. Elle permet également
l’aménagement d’espaces extérieurs privatifs au
Sud et de dégager des vues sur le grand paysage
des coteaux du Lyonnais.
Les principes en matière de programmation
Le site devra accueillir une diversité des formes
urbaines. Les logements intermédiaires ou groupés
(environ 12 logements environ ) et les logements
individuels ou groupés (environ 4 logements)
permettront d’assurer une densité relative à
l’opération tout en s’intégrant à la topographie. Les
logements individuels ou groupés (seront privilégiés
sur les secteurs potentiels de divisions parcellaires. 40%
du nombre de logements sera dédié à du logements
locatif social dont 7 en PLUS.Perimètre de l'OAP
Logements intermédiaires et/ou
groupés
Logements groupés et/ou
individuels
Principaux accès
Voie de desserte perméable et
végétalisé
Cheminement piéton à créer
<= :
7,
Ouvertures sur jardins privatifs
Espace vert et végétaux à
maintenir comme coeur d'ilot
Mur à préserver
Plan Local d’Urbanisme • 26LLE
ÈRE
Plan Local d’Urbanisme • 28
Le site et son contexte
Situé dans le centre-bourg, le site de projet de la
Folletière représente un îlot pavillonnaire qui pourrait
rapidement se densifier par divisions parcellaires.
Composé de plusieurs tènements fonciers qui
regroupent des parcelles privées (parcelles AB n°250,
457, 680, 682, 684, 1008, 1009) le site représente une
superficie totale de 8366 m² dont environ 4700 m²
réellement constructibles (cette dernière superficie
ne tient pas compte des constructions déjà existantes
qui seront conservées dans le cadre de l’opération).
Le site de projet est encadré par la Rue du 19 Mars
1962 qui le longe dans sa partie Sud alors que la petite
Rue de la Folletière le longe dans sa partie Nord. Un
mur en pierre souligne le tracé de cette première
voie qui mène directement à la Place de la Mairie et
au centre-bourg.
Occupé par des jardins, le site de projet présente une
pente importante : les constructions individuelles de
chacun de ces tènements se sont alors implantées
sur le haut des parcelles, le long de la Rue de la
Folletière, bénéficiant ainsi d’une vue sur le bourg et
d’un ensoleillement généreux.
Les enjeux et Les objectifs
• Encadrer le phénomène de divisions parcellaires
• Permettre une densification adaptée au
contexte topographique et urbain du quartier
orientation d ’aménagement et de programmation sectorieLLe
. La foLLetière .25
Orientations d’Aménagement et de Programmation • 29
Vue sur la parcelle AB n°684 depuis
la Rue du 19 Mars 1962
Mur à préserver et vue sur les
parcelles AB n°250 et 457 depuis la
Rue du 19 Mars 1962
Vue sur la Rue de la Folletière Vue sur les versants qui font face au site de projet depuis la Rue de la
FolletièrePlan Local d’Urbanisme • 30
orientation d ’aménagement et de programmation sectorieLLe
. La foLLetière .
Les principes d ’organisation de L’urbanisation
Les principes en matière de fonctionnement urbain
Au regard de la topographie du site, toute desserte
automobile traversante est à proscrire : les accès
aux futures constructions devront être réalisés par le
haut, via les accès existants, c’est-à-dire par la Rue
de la Folletière permettant ainsi de limiter les entrées/
sorties sur la Rue du 19 Mars 1962. Seule le bas de la
parcelle AB n°684 pourra bénéficier d’un accès par
cette voie.
Les principes en matière d ’intégration urbaine et paysagère
Les futures constructions devront s’implanter sur le
haut du site permettant ainsi de maintenir une zone
tampon végétale libre qui pourra servir de jardins aux
constructions de la parcelle AB n°250.
Les principes en matière de programmation
Compte-tenu de la capacité limitée des voiries
existantes et notamment de la petite Rue de la
Folletière, il est nécessaire de limiter la densité du
secteur. La volumétrie des nouvelles constructions
devra être établie en lien avec le tissu avoisinant.
Ainsi, l’habitat individuel ou groupé sera privilégié
(environ 8 logements individuels ou groupé dont 3 en
PLUS).Principaux accès > Perimètre de l'OAP
Espace vert à maintenir Logements groupés et/ou
individuels
Mur à préserver
Orientations d’Aménagement et de Programmation • 31LLE
Logements Logements Logements Dont
collectifs intermédiaires individuels logements
et/ou groupés | et/ou groupé locatifs
Les bourg 18 9 Le Mathy 6 3 4
La Palisse 12 4 7
La Folletière 8 3 TOTAL 18 18 15 23 51
Plan Local d’Urbanisme • 32
orientation d ’aménagement et de programmation sectorieLLe
programmation des différents secteurs d ’oap
Les différentes Orientations d’aménagement et de
Programmation sectorielles permettent d’accueillir
environ 51 logements dont les typologies variées
devraient permettre de proposer des logements à
coût plus modéré.
Les servitudes de mixité sociale instaurées au titre des
articles L151-15 et L151-41 4° du code de l’urbanisme
engendrent un potentiel d’environ 23 logements
locatifs.Orientations d’Aménagement et de Programmation • 33Plan Local d’Urbanisme • 34
orientation d ’aménagement et de programmation sectorieLLe
. La zone d ’activités de La goyenche .
Le site et son contexte
Le site de projet de la zone d’activités de la
Goyenche se situe à l’entrée Est du bourg, le long
de la route départementale D25 et du chemin de
la Goyenche, en face du centre de tri de la Poste.
Regroupant les parcelles AK 126, 139, 699, 714 et
726 et représentant une superficie de 2,4 hectares,
ce site est identifié par la SCOT pour accueillir le
développement économique de la commune et de
la Communauté de Communes.
Le site s’implante dans un environnement largement
naturel et son aménagement nécessitera une
attention particulière.
De par sa localisation, l’urbanisation de la zone de la
Goyenche aura tout d’abord un impact sur l’entrée
du village. Il est ainsi nécessaire de porter une attention
particulière à l’aménagement paysager de la future
zone afin d’assurer la qualité de cette entrée. Le site se
situe également dans un contexte environnemental
particulier. Les parcelles sont aujourd’hui occupée
par des cultures et maraîchages, des boisements et
des jachères agricoles. Un corridor bleu, formé par le
Garon et ses ripisylves se trouve au Nord du périmètre
de la zone d’activités. Le SCOT de l’Ouest Lyonnais
identifie également un corridor écologique contraint
en limite Est de la zone d’activités (ce corridor a fait
l’objet d’une délimitation à la parcelle dans le cadre
de la révision du PLU).
Ainsi, et pour ces diverses raisons, la commune
de Thurins et la Communauté de Communes
ont souhaité mettre en place une Orientation
d’Aménagement et de Programmation précisant
les conditions d’aménagement de la zone de façon
à assurer un développement économique durable,
respectueux de l’environnement et du paysage du
site.
Les enjeux et Les objectifs
• Qualifier le front de la zone d’activités le long de
la route départementale
• Tenir compte des enjeux environnementaux qui
s’imposent au site
• Assurer un traitement paysager qualitatif
Vues sur le site de projet depuis le chemin de la Plaine
Source : Réflex environnement
1
2
3Orientations d’Aménagement et de Programmation • 35
0 50 N 100 150 m
2AUX
Le Garon et sa ripisylve
Périmètre de projet
Corridor contraint identifié par le SCOT
Zone de boisement
1
2
3Plan Local d’Urbanisme • 36
orientation d ’aménagement et de programmation sectorieLLe
. La zone d ’activités de La goyenche .
Les principes d ’organisation de L’urbanisation
Les principes en matière de fonctionnement urbain
Situé en bordure deux voies, (départementale D25
et Chemin de la Goyenche), l’accessibilité au site
de projet se fera par un accès unique depuis la
départementale. Une voirie, aménagée de façon
paysagère, permettra de desservir l’ensemble des
activités.
Une connexion piétonne, le long de la RD et jusqu’au
rond-point de La Valotte, permettra de rejoindre le
village.
Les principes en matière de programmation
La future zone d’activités devra accueillir des
activités économiques et artisanales sous la forme de
lots libres et d’un village d’entreprises.
Les principes en matière d ’intégration urbaine et paysagère
Au même titre qu’en milieu urbain, la zone d’activités
doit pouvoir répondre à des exigences de qualité
paysagère, d’autant que le site s’insère dans un
environnement largement naturel, le long d’une
route départementale et en entrée de village. Dans
ce cadre, le projet devra faire l’objet d’un traitement
paysager ambitieux et de qualité. Cet objectif est
d’autant plus important que le site se trouve tout
à fait en limite d’un corridor contraint identifié par
le SCOT* et d’une masse boisée qui devra être
préservée dans le cadre du projet. La prise en
compte et l’aménagement des interfaces est alors
essentiel. Ainsi, une zone de haies champêtres devra
être aménagée en limite de la zone d’activité afin
de doubler la zone de boisement qui devra être
maintenu et préservé, d’isoler l’espace agricole
et naturel de la zone d’activités et de créer un
filtre végétal aux constructions. Le verdissement
de chaque lot permettra de compléter «la trame
verte» de la zone et renforcer sa qualité paysagère
et environnementale. L’interface entre la route
départementale et la zone d’activités devra faire
l’objet d’un traitement qualitatif (recherche de
qualité architecturale valorisant l’effet vitrine et/ou
traitement paysager qualitatif) favorisant l’insertion
de la zone à l’entrée du village.
Un bassin de rétention des eaux pluviales sera
aménagé de façon écologique au Nord Est de la
zone : ce dernier sera ouvert et paysagé afin de
limiter l’impact sur les déplacements de la faune, le
bassin se situant dans l’axe du corridor contraint.22
2
% € 4: + 4 & e # + s
*
Orientations d’Aménagement et de Programmation • 37
Activités économiques et artisanales
Périmètre de l’OAP
Boisements, haies champêtres à maintenir,
renforcer ou créer
Bassin paysager de gestion des eaux pluviales
Verdissement des lots
Accès unique à la zone d’activités
Principe de connexion piétonne au village
Voie de desserte
Front qualitatif à créer en bordure de RD
(traitement architectural et/ou paysager)
Talus boisé existant à maintenir
Activités économiques et artisanales
Périmètre de l’OAP
Boisements, haies champêtres à maintenir,
renforcer ou créer
Bassin paysager de gestion des eaux pluviales
Verdissement des lots
Accès unique à la zone d’activités
Principe de connexion piétonne au village
Voie de desserte
Front qualitatif à créer en bordure de RD
(traitement architectural et/ou paysager)
Talus boisé existant à maintenir
* Le document graphique du PLU, fait apparaître le corridor contraint. Il est ainsi inscrit dans le règlement
écrit de la zone 1AUX que : «Dans le secteur matérialisé au plan de zonage comme « corridor écologique
contraint », toute construction est interdite. Les éléments arborés existants seront préservés (maintien des haies
et des boisements). Seul l’entretien est autorisé (coupe et abattage) mais aucun défrichement n’est autorisé.
Toute coupe ou abattage est soumise à déclaration préalable. Une replantation est obligatoire de façon à
reconstituer les continuités végétales. La perméabilité des sols devra être maintenue. Toutefois dans le cadre de
la création d’un bassin d’eau pluviale, la pose d’un géotextile, permettant d’éviter tout échange hydraulique
avec la nappe affleurante, est autorisée sous réserve que le bassin en question soit largement végétalisé et non
clôturé afin de préserver la fonctionnalité écologique de la zone. »
0 50 N 100 150 m
2AUXLES ORIENTATIONS D’AMÉNAGEMENT
ET DE PROGRAMMATION
THÉMATIQUESContrairement aux Orientations d’Aménagement et de
Programmation «sectorielles» développées précédemment,
les Orientations d’Aménagement et de Programmation
«thématiques» ont une approche plus globale puisqu’elles
s’appliquent à l’ensemble du territoire communal et doivent
donc être prises en compte dans tout projet d’aménagement
et de construction. Les OAP thématiques ci-dessous ont pour
vocation d’exposer la stratégie de la commune de Thurins
en matière de développement durable et de qualité des
opérations. Elles doivent ainsi être vu comme une «charte»
d’accompagnement des bonnes pratiques, un complément
aux dispositions réglementaires liées aux prescriptions figurant
au règlement écrit et graphique.
On notera qu’aucun des secteurs d’OAP «sectorielles» hors
Zone d’activités de la Goyenche n’est concerné par la
présence de corridors écologiques, de zones humides, haies
et boisements structurants, habitat d’intérêt écologique.
Tous ces éléments présents sur la commune sont situés
hors secteurs de développement et sont identifiés par des
zonages naturels et des protections réglementaires au titre
des éléments remarquables (L151-19 et L151-23). Ainsi le PLU
a évité d’impacter les éléments d’intérêt écologique.
Aussi les actions et opérations nécessaires à la mise en
valeur des continuités écologiques vont surtout concerner
des aménagements permettant de favoriser la biodiversité
ordinaire. C’est pourquoi les OAP thématiques qui suivent
répondent à l’article L151-6-2 du code de l’urbanisme
Ces Orientations d’Aménagement et de Programmation
s’imposent dans un rapport de compatibilité aux
demandes d’autorisation d’urbanisme déposées : les
projets d’aménagement et de construction réalisés doivent
respecter l’esprit de l’OAP, sans imposer toutefois une stricte
conformité avec les principes y figurant. La compatibilité
d’un projet avec l’OAP pourra être appréciée à l’aide
d’une lecture attentive des enjeux, ainsi que des principes
d’aménagement, dans le cadre d’une lecture globale de
l’OAP, au-delà de la seule règle.Plan Local d’Urbanisme • 40
orientation d ’aménagement et de programmation thématique
. Les franges urbaines .
contexte.
La commune de Thurins entretient un lien fort avec
son paysage. Ancré sur un socle vallonné, le village
est implanté en versant Sud, au dessus du Garon, en
situation dominante sur un doux coteau agricole.
Cette situation conditionne un contexte visuel
particulier avec un territoire perçu de loin qui confère
à la commune une sensibilité paysagère particulière.
Face à la forte pression urbaine que connaît le
territoire, le paysage est aujourd’hui marqué par
les extensions du bourg qui se sont développées de
façon linéaire le long des axes de communication,
des vallons et en ligne de crête. Dans ce contexte
de «colonisation péri-urbaine», les changements sont
visibles, les enjeux sont forts et les menaces existent.
La question des franges urbaines est alors importante
au regard des extensions qu’a connu le territoire et
des perceptions visuelles que l’on peut en avoir.
Leur gestion apparait comme un enjeu majeur pour
la commune, les franges urbaines participant au
maintien de la qualité des paysages et à l’intégration
cohérente et respectueuse des nouvelles
constructions. Lorsqu’elles ne font pas l’objet d’un
traitement qualitatif, ces zones de contact entre
l’espace urbain et l’espace naturel ou agricole,
créent une rupture visuelle qui marque fortement
le paysage. Cette interface doit donc faire l’objet
d’une attention particulière afin d’être perçue
comme un espace de transition et non comme une
limite.
Vue des extensions pavillonnaires du bourg de Thurins
depuis le hameau de MarnasN
DU : LL,
mn nnnunun ren | 4 = À .
Orientations d’Aménagement et de Programmation • 41
prescriptions & recommandations
La gestion des franges urbaines passe tout d’abord
par la qualité de l’implantation des constructions.
Les constructions situées dans ces espaces
d’interfaces devront privilégier une implantation en
retrait par rapport à la limite avec l’espace agricole
et/ou naturel, afin de dégager un fond de parcelle
libre de toute construction et d’assurer une continuité
de nature avec les jardins avoisinants. Cela permettra
une transition plus douce entre l’espace urbain et
l’espace naturel.
Cette gestion des franges passe également par la
qualité de l’interface en elle-même.
Les espaces de coutures entre le tissu urbain et
l’espace agricole ou naturel, peuvent être de
nature variable. Dans tous les cas, ils devront avoir
une épaisseur suffisante pour constituer un élément
suffisamment fort pour être interprété comme
une zone de transition et non comme une limite
abrupte entre deux milieux de nature différente.
Cette transition devra donc être progressive : elle ne
cherchera pas à clore visuellement la parcelle mais
à en suggérer ses limites sous la forme de filtres.
Le traitement des franges devra s’inspirer des
structures paysagères existantes autour du site,
l’adaptation au contexte local étant primordial
: haies champêtres, vergers, ... des éléments qui
présentent à la fois épaisseur et transparence.
Dans tous les cas, la frange devra être traitée au
minimum par une structure végétale, privilégiant les
essences locales variées, d’une largueur d’un à deux
mètres, et qui pourra être complétée par d’autres
éléments pouvant lui donner de l’épaisseur. Par
exemple, les aménagements végétalisés pourront
être composés de plusieurs strates : herbacée,
arbustive, arborée.
Espace agricole
Limite de propriété
Dégagement d’un fond de parcelle
libre de toute construction
Traitement qualitatif de l’interface
Espace agricole
Limite de propriété
Transition brute
Rupture visuelle
Belleville-en-Beaujolais (69)
Jouy-le-Moutier (75)DISTANCES MINIMALES entre les zones d'épandage et les zones d'habitation
DATE D'APPLICATION : 1% JANVIER 2020
e .
Pour les produits Pour les autres produits
les plus dangereux phytopharmaceutiques
e
10m 5m 20m pour l'arboriculture, la viticulture, les arbres et pour les autres
Distance arbustes, la forêt, les petits fruits et cultures cultures i ible ornementales de plus de 50 cm de hauteur, pe bananiers et le houblon
O®©
Plan Local d’Urbanisme • 42
Afin d’assurer la mise en œuvre de l’arrêté du
29 décembre 2019 relatif à la réglementation
en matière de Zones Non Traitées (ZNT), pour les
secteurs en limite d’espaces agricoles cultivés ou
potentiellement agricoles, il est recommandé de
recourir à l’implantation de haies anti-dérives en limite
de propriété entre la parcelle agricole et la parcelle
bâtie. Elles ont vocation à jouer un rôle écran contre
la dérive des produits. Afin d’assurer leur efficacité,
elles devront respecter les caractéristiques suivantes :
• La hauteur de la haie doit être supérieure à
celle de la culture en place ou des équipements
de pulvérisateur distribuant la bouillie
phytopharmaceutique,
• La largeur de la haie doit permettre de filtrer le
maximum de dérive mais elle doit conserver une
semi-perméabilité afin d’éviter que la bouillie ne
passe au-dessus,
• La hauteur, la largeur et la densité de feuillage
de la haie doivent être homogènes et la haie
doit être continue,
• La haie doit être accessible des deux côtés afin
de permettre son entretien régulier,
• La haie doit être en végétation au moment du
traitement (et ce, dès les premières applications)
: privilégier les espères pérennes ou précoces si
des traitements ont lieu en automne, hiver ou
début du printemps ;
• La végétation de la haie ne doit pas comporter
de trous.
• En limite de verger, des arbres pollinisateurs
peuvent être intégrés à la haie pour combiner
les effets antidérive et pollinisation.
Traitement phytosanitaire des cultures
source : Ministère de l’agriculture et de l’alimentation
Distance minimale d’épandageOrientations d’Aménagement et de Programmation • 43Plan Local d’Urbanisme • 44
orientation d ’aménagement et de programmation thématique .
. La quaLité des espaces Libres .
contexte.
Venant appuyer les fonctions de la trame verte et
bleue, la présence de la nature en ville contribue
largement à la qualité du cadre de vie et du paysage
du quotidien.
Cette Orientation d’Aménagement et de
Programmation fixe des prescriptions et
recommandations en ce qui concerne la
végétalisation des espaces libres afin d’en assurer leur
qualité. Ainsi, la création de nouveaux quartiers ou
le renouvellement de quartiers plus anciens doivent
s’orienter vers l’aménagement de voies plantées, de
cœurs d’îlots et placettes collectives végétalisés, de
«micro espaces verts urbains végétalisés», ... autant
d’éléments qui participent au renforcement de la
nature en ville et qui valorisent le cadre de vie.
prescriptions & recommandations
L’aménagement de voies plantées
La voie principale de desserte des futurs projets
sera accompagnée d’un aménagement paysager
adapté au gabarit et aux usages de la voie :
plantation d’arbres d’alignement, haies libres,
cortèges herbacés, bandes plantées, ...
Au-delà de la voie, ce sont également ses abords
qui devront participer à l’intégration de la nature en
ville et notamment les espaces de stationnement,
qui devront être paysager, s’intégrant à l’espace
urbain et limitant l’imperméabilisation des sols pour
favoriser l’infiltration des eaux pluviales. La qualité
urbaine, paysagère et d’usage de ces ouvrages
devra atténuer leurs caractéristiques fonctionnelles
et techniques.
L’aménagement de cœurs d’îlots végétalisés et
placettes collectives
Au-delà du simple «verdissement» des espaces
extérieurs collectifs, qui doit permettre le
rafraîchissement des tissus urbains et le renforcement
de la qualité écologique de ces espaces, il est
nécessaire de mener une véritable réflexion sur les
usages des «cœurs d’îlots végétalisés» ou «placettes»,
leur mode de gestion, le choix des végétaux, ...
Ces espaces doivent être créateur d’usage : leurs
aménagements doivent donc être conçu de
manière à favoriser l’appropriation de l’espace
publics ou collectif par les habitants et à valoriser les
logements qui l’entourent. Ils devront être favorables
à la biodiversité, et, s’il y a lieu, s’articuler avec les
éléments de nature en ville situés à proximité du
projet.
L’aménagement de «micro espaces verts urbains»
Lorsque les constructions autorisées seront implantées
en retrait par rapport à la voie et à l’espace public,
les pieds de façades devront faire d’objet d’un
traitement végétalisé.Orientations d’Aménagement et de Programmation • 45
Thurins (69)
Aménagement de «micro espaces verts urbains»
Aménagement de voies plantées
Saint-Jean-de-Luz (64)
Aménagement de stationnements paysagers
Lyon (69)
Aménagement de cœurs d’îlots et placettes végétalisés
Brignais (69)
Brignais (69)
DanemarkPlan Local d’Urbanisme • 46
Les clôtures
Les clôtures nouvelles seront végétalisées sur la
majorité de leur linéaire soit sous forme de haies
d’espèces locales et variées, soit sous forme de plantes
grimpantes sur treillis, soit sous forme de végétaux
palissés, soit sous forme de « murs végétalisés sur
substrats ». Les haies seront travaillées en épaisseur,
en stratifiant la végétation et en introduisant une
grande variété d’espèces buissonnantes. Les haies
monospécifiques sont proscrites.Orientations d’Aménagement et de Programmation • 47
Clôtures avec plantes grimpantes sur treillis
Haies variées
Clôtures en mur végétal
Végétaux palissés en clôturePlan Local d’Urbanisme • 48
orientation d ’aménagement et de programmation thématique .
. La gestion intégrée des eaux pLuviaLes .
contexte.
L’urbanisation croissante du territoire a conduit
progressivement à une forte imperméabilisation des
sols qui limite aujourd’hui les possibilités d’infiltration,
accentue la concentration des eaux pluviales et
augmente les débits de pointe évacués par les
réseaux d’assainissement.
Face aux conséquences parfois néfastes du «tout
tuyau» sur l’environnement, une méthode de gestion
dite «intégrée» ou «de proximité» s’est développée
progressivement sur de nombreux territoires. La
gestion des eaux pluviales doit être prise en compte
dans le cadre des aménagements urbains et des
constructions. Pour ce faire, différents dispositifs
et mesures peuvent être mis en œuvre pour limiter
l’imperméabilisation des sols et in fine favoriser
l’infiltration et la rétention des eaux pluviales.
prescriptions & recommandations
Les prescriptions et recommandations
développées ci-dessous doivent s’appliquer au
domaine public mais également au domaine
privé. Ainsi, les opérations d’aménagement et de
construction devront suivre les principes suivants.
D’une manière générale, les espaces de pleine terre
devront être maintenus autant que possible afin de
limiter l’imperméabilisation des sols.
Les futures opérations devront recourir le plus possible
à des aménagements végétalisés et à l’utilisation
de revêtements poreux favorisant l’infiltration des
eaux pluviales. Les abords des voies et les espaces
de stationnement devront être conçus comme des
espaces de gestion des eaux pluviales à part entière
qui participent à la trame verte urbaine (Cf voir ci-
dessus) : noues paysagères, matériaux drainant tels
que pavés et bétons à joints perméables, revêtements
alvéolaires type graviers ou dalles enherbées, ...
Lorsque les caractéristiques des sols ne permettent
pas l’infiltration, la mise en place de bassins de
rétention permettront d’organiser le stockage des
eaux pluviales. Comme pour les noues, ces espaces
de gestion à part entière devront contribuer à la
valorisation paysagère du quartier. Ces bassins
devront donc être paysagés et, le cas échéant,
proposer un usage autre que leur fonction première
: un usage récréatif, favorable à l’appropriation de
l’espace par les habitants et usagers.Orientations d’Aménagement et de Programmation • 49
Brignais (69)
Aménagement de stationnements perméables
Le Tholonet (13)Plan Local d’Urbanisme • 50
orientation d ’aménagement et de programmation thématique .
. La réduction de La poLLution Lumineuse .
contexte.
L’urbanisation du territoire a comme corollaire
une augmentation des espaces éclairés. Les
conséquences de l’excès d’éclairage artificiel ne
se limitent pas à la privation de l’observation du ciel
étoilé. Elles sont aussi une source de perturbations
pour la biodiversité (modification du système proie-
prédateur, perturbation des cycles de reproduction,
des migrations…) et représentent un gaspillage
énergétique considérable.
A son échelle le PLU peut permettre de limiter cette
pollution.
prescriptions & recommandations
Dans le cadre des projets d’aménagement,
une réflexion sera menée sur la réduction de la
pollution lumineuse, afin de protéger les espèces
nocturnes. La réduction de l’éclairage urbain
permettra de développer la trame noire, de limiter les
consommations inutiles d’énergie et de développer
le confort nocturne nécessaire aux espèces.
Dans le cadre d’un projet d’aménagement global,
cette orientation devra être rendue compatible
avec les exigences de sûreté nocturne des espaces
publics.
Dans la mesure du possible, les dispositions suivantes
seront respectées :
• L’orientation de la lumière et un angle de
projection limité permettent de réduire les
diffusions inutiles.
• Privilégier une teinte jaune d’éclairage.
• Adapter l’intensité lumineuse à la fréquence et
la nature des usages reçus.
• Limiter la durée d’éclairage (minuteur, détecteur
de mouvement, période non-éclairée).Quelques phénomènes de pollution lumineuse
EURE
LORD ETC
Tee EEE ETS
TT
ESC TER
biodiversité
Lumière directe et précise
+ Éblouissement pour les espèces
photosensibles + Piège écologique pour
les espèces à phototactisme positif
Lumière diffuse dans l'atmosphère (halo)
Étoiles masquées pour les animaux se
repérant avec le ciel étoilé
Lumière ambiante ou projetée
+ Habitat nocturne dégradé, environnement trop
risqué (prédation), perturbation de la biolumines-
cence, évitement par les espèces lucifuges, etc.
Orientations d’Aménagement et de Programmation • 51
Lyon (69)
Pollution lumineuse
Effets de la pollution lumineuse