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Document publié le Samedi 1 janvier 2022
Lien du pdf (unknown - Métropole - Metz - C141122 P4 Annexe 9.1)
Thèmes du document : Environnement, Aménagement du territoire, Espaces terrestres et maritimes,
ETUI
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ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT - EES PCAET
EVALUATION
ENVIRONNEMENTALE DU
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ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT - EES PCAET
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Table des matières
1. Contexte ............................................................................................................... 4
2. Périmètre de l’étude ............................................................................................. 5
2.1. Le territoire ..................................................................Erreur ! Signet non défini.
2.2. Les orientations cadre relatives à la performance environnementale du territoire 5
3. Profil environnemental........................................................................................ 14
3.1. Territoire de contrastes, une métropole dotée d’un cadre paysager d’exception 14
3.2. Des continuités écologiques riches et diverses .................................................. 45
3.3. Un nombre important de risques naturels à considérer ...................................... 74
3.4. Des risques technologiques maîtrisés ................................................................ 94
3.5. Des nuisances pouvant impacter la santé des habitants ................................. 107
3.6. Des ressources naturelles à préserver ............................................................. 120
3.7. Une gestion des déchets en voie d’amélioration .............................................. 134
3.8. Un engagement historique du territoire dans une dynamique de transition
énergétique............................................................................................................. 142
3.9. Synthèse des enjeux ........................................................................................ 153
4. Synthèse transversale et enjeux ...................................................................... 157
4.1. Un enjeu d’atténuation et d’adaptation du territoire, de résilience face aux effets
du changement climatique ...................................................................................... 157
4.2. Quelles perspectives face aux problématiques liées aux ressources et à la
richesse de la biodiversité ? ................................................................................... 158
4.3. Quelles perspectives en termes de santé et de bien-être sur le territoire
métropolitain ? ........................................................................................................ 167
5. Annexes ........................................................................................................... 173
5.1. Glossaire .......................................................................................................... 173
5.2. Liste des acronymes ........................................................................................ 176
5.3. Atlas cartographique ........................................................................................ 178
5.4. Extraits des listes d’espèces menacées présentes sur le territoire de Metz
métropole – source INPN ....................................................................................... 221
ETAT INITIAL DE
L’ENVIRONNEMENTo 5 , en
A: Hu / LL.
LR - F A .
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N:
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ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT - EES PCAET4
ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT - EES PCAET
1. CONTEXTE
L’Eurométropole de Metz s’est engagée dans un Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET). La finalité
de cette démarche est la lutte contre le changement climatique, avec pour cela un double objectif :
o Atténuation➔ réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) ;
o Adaptation au changement climatique➔ réduire la vulnérabilité du territoire face aux
changements climatiques inévitables.
Dans le cadre de la réalisation du Plan Climat Air Energie Territorial, une Évaluation Environnementale
Stratégique (EES) est nécessaire. L’EES permet la prise en considération des enjeux
environnementaux pour l’élaboration du PCAET.
o La réalisation de l’Évaluation Environnementale Stratégique s’appuie sur la méthodologie
proposée par le CEREMA dans son guide « Évaluation Environnementale du Plan Climat Air
Energie Territorial » de janvier 2017.
o L’évaluation environnementale stratégique comprend :
o Un résumé non technique et une description de la manière dont l’évaluation est effectuée ;
o Une présentation générale du PCAET (objectifs, contenu et articulation avec d’autres plans ou
programmes) ;
o La description de l’état initial de l’environnement ;
o Les solutions de substitution raisonnables permettant de répondre à l’objet du PCAET, chaque
hypothèse faisant mention des avantages et des inconvénients ;
o L’exposé des motifs pour lesquels le programme a été retenu au regard des objectifs de
protection de l’environnement.
L’exposé comporte :
o Des effets notables de la mise en œuvre du PCAET ;
o L’évaluation des incidences Natura 2000 mentionnée à l’article L. 414-4 du code de
l’environnement. ;
o La présentation des mesures d'évitement, de réduction et, si nécessaire, de compensation. Le
cas échéant, justification de l’impossibilité de compenser les effets ;
o La présentation des critères, indicateurs (seuls les indicateurs propres à l’évaluation
environnementale seront présentés), modalités et échéances retenues ;
o Une présentation des méthodes utilisées pour établir le rapport environnemental
L’intégralité de l’État Initial de l’Environnement du PCAET provient
de l’analyse réalisée dans le cadre de la réalisation de l’EIE du PLUi.| |
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5
ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT - EES PCAET
2. PÉRIMÈTRE DE L’ÉTUDE
2.1. Les orientations cadre relatives à la performance environnementale du territoire
Le PLUi de Metz Métropole s’inscrit dans un maillage de plans, schémas et programmes contribuant à
la prise en compte des enjeux environnementaux sur le territoire. Il devra donc tenir compte des
orientations et objectifs de chacun de ces documents de rang supérieur. Ce chapitre vient donc
présenter par thématique les principaux documents applicables sur le territoire de Metz Métropole.
Adopté le 22 novembre 2019, le Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Égalité des Territoires (SRADDET) fixe une stratégie en faveur d’un développement durable à l’horizon 2050 pour l’ensemble du territoire du Grand Est. Afin de concrétiser cette stratégie, 30 objectifs ont été définis dont un certain nombre répondent plus ou moins directement aux enjeux de performance environnementale du territoire :
Climat, Air,
Energie
Règle n°1 : Atténuer et s’adapter au changement climatique
› Règle n°2 : Intégrer les enjeux climat- air-énergie dans l’aménagement, la construction et la rénovation
› Règle n°3 : Améliorer la performance énergétique du bâti existant › Règle n°5 : Développer les énergies renouvelables et de récupération › Règle n°6 : Améliorer la qualité de l’air
Biodiversité et
gestion de l’eau
Règle n°7 : Décliner localement la Trame verte et bleue
› Règle n°8 : Préserver et restaurer la Trame verte et bleue
› Règle n°9 : Préserver les zones humides
› Règle n°10 : Réduire les pollutions diffuses
Gestion des
espaces et
urbanisme
Règle n°18 : Développer l’agriculture urbaine et périurbaine
› Règle n°19 : Préserver les zones d’expansion des crues
› Règle n°24 : Développer la nature en ville
› Règle n°25 : Limiter l’imperméabilisation des sols6
ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT - EES PCAET
De plus, il faut noter que le territoire de Metz Métropole s’inscrit dans le Schéma de Cohérence Territoriale de l’Agglomération Messine (SCoTAM), dont la révision a été approuvée le 1er juin 2021. Il décline un certain nombre d’orientations relatives à la consommation d’espaces, à la performance environnementale, à la qualité du cadre de vie sur le territoire notamment via des axes du PADD (Projet d’Aménagement et de Développement Durable) visant à révéler le patrimoine paysager et écologique et à gérer durablement les ressources.
En plus du SRADDET et du SCoT, des plans, schémas et programmes définissent des orientations sur des thématiques spécifiques (Biodiversité, Eau, Risques, Nuisances, Energie, …) qui devront être prises en compte par le PLUi.
• Biodiversité et Trame Verte et Bleue
Concernant la problématique de la protection des milieux naturels et de la biodiversité, le Schéma
Régional de Cohérence Écologique (SRCE), adopté le 20 novembre 2015, a été intégré au SRADDET,
en annexe. Ce document est un outil de mise en œuvre de la Trame Verte et Bleue (TVB) régionale.
Cette politique a pour ambition de concilier la préservation de la nature et le développement des activités
humaines, en améliorant le fonctionnement écologique des territoires. Elle identifie les continuités
écologiques (réservoirs de biodiversité et corridors écologiques) à préserver ou remettre en bon état,
qu’elles soient terrestres (trame verte) ou aquatiques et humides (trame bleue), pour :
Favoriser le déplacement des espèces et réduire la fragmentation des habitats ;
Préserver les services rendus par la biodiversité ;
Préparer l’adaptation au changement climatique
Pour ce faire, il définit un plan d’action stratégique qui décline 30 orientations groupées par enjeux.
De plus, la métropole messine bénéficie d’une étude Trame Verte et Bleue validée par le Conseil
métropolitain en septembre 2019 (cf p.54), publiée en juin 2020 et réalisée par l'Agence
d'Urbanisme d'Agglomérations de Moselle (AGURAM). Cette étude permet de disposer d’une
analyse plus fine de la Trame Verte et Bleue du territoire.
Orientations du SCoTAM en matière de biodiversité et de TVB
PADD
>Objectif 3 : Entretenir les paysages pour renforcer la biodiversité
- Conserver les habitats naturels supports aux déplacements et à la vie des animaux et plantes
- Restaurer les habitats endommagés et créer de nouveaux espaces favorables à la biodiversité
- Coupler les enjeux de valorisation paysagère avec ceux de protection de la biodiversité et de la santé
DOO
>Conserver la trame verte et bleue existante (11 cibles)
>Effacer les ruptures physiques et mettre en réseau les cœurs de nature isolés (6 cibles)
>Coupler les enjeux de valorisation paysagère avec ceux de préservation de la biodiversité et de la
santé (3 cibles)o 5 , en
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ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT - EES PCAET
• Paysage
En matière de paysage, le territoire de Metz Métropole est concerné pour partie par la charte du Parc
Naturel Régional (PNR) de Lorraine.
Créé en 1974, le PNR de Lorraine s’insère de part et d’autre du sillon mosellan entre Metz, Nancy,
Commercy et Verdun et s’organise en deux zones distinctes sur une superficie de 220 000 ha. Seules
3 communes de Metz Métropole font partie du Parc : il s’agit de Gravelotte, Vaux et Ars-sur-Moselle.
Avec pour objectif de valoriser les richesses culturelles, environnementales, historiques et
humaines du territoire lorrain, le Parc fédère ses 182 communes autour d’un projet commun,
d’une vision partagée traduite au sein de sa charte.
Reconduite en 2015 pour la période 2015-2027, celle-ci s’articule autour de 3 principales vocations :
- Vocation 1 : Un territoire qui préserve et valorise ses espaces, ses ressources naturelles et ses
diversités
- Vocation 2 : Un territoire qui participe à l’attractivité de la Lorraine
- Vocation 3 : Un territoire qui construit son avenir avec ses bassins de vie et ses populations
Concernant les paysages, la charte décline un certain nombre d’orientations opérationnelles visant à
préserver leur qualité et à limiter les pressions des développements urbains. Les objectifs et mesures
retenus à l’échelle du Parc sont par exemple :
o Préserver, gérer et améliorer la Trame Verte et Bleue à toutes les échelles territoriales
(O1.1.1) ; Inclure la Trame Verte et Bleue dans les documents d’urbanisme et autres
procédures d’aménagement (mesure 2.2.1)
- Connaître, suivre et sensibiliser au patrimoine naturel (O1.1.3)
o Inviter à la prise en compte de la biodiversité et des milieux naturels dans les projets
d’aménagement et les documents d’urbanisme (mesures 2.2.1/2.2.2)
- Améliorer la fonctionnalité des cours d’eau, étangs et zones humides (O1.3.1)
o Préserver les zones humides en mettant en œuvre des outils adaptés (inscription dans
les documents d’urbanisme) (mesure 2.2.1)
La charte identifie également des unités paysagères pour lesquelles elle identifie des enjeux et fixe des
prescriptions spécifiques. Le territoire de Metz Métropole est concerné par 2 de ces unités : la vallée de
la Moselle et le « plateau des Côtes de Moselle ».
De plus, en 2019 Metz Métropole s’est engagé dans un Plan Paysage des Côtes de Moselle comportant
des objectifs multiples et complémentaires s’articulant autour de 4 grandes thématiques (cf. p.36) :
La reconquête des friches agricoles et militaires, en illustrant par exemple le pâturage extensif comme
mode d’entretien des paysages ;
La (re)découverte des paysages nocturnes : ce volet transversal constitue l’un des axes forts de ce Plan
Paysage, en lien et cohérence avec le projet « trame noire » et la démarche Trame Verte et Bleue. Il
s’agit d’explorer ce rapport à la nuit, à son univers ou ses paysages en exprimant son caractère vivant
et poétique et en interrogeant les idées reçues et les appréhensions (peur du noir notamment) ;
- La valorisation des paysages ruraux pittoresques de la Métropole, dans le but de susciter un
sentiment d’appartenance et une conscience partagée des enjeux et une mise en tourisme
locale autour de ces villages vignerons ;8
ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT - EES PCAET
- Préserver le patrimoine naturel, concernant à la fois la biodiversité « ordinaire » et les espèces
de faune et de flore protégées.
Le Plan Paysage, dans son diagnostic, dresse le portrait de 13 communes (Ars-sur-Moselle, Châtel-
Saint-Germain, Jussy, Le Ban Saint-Martin, Lessy, Longeville-lès-Metz, Lorry-lès-Metz, Plappeville,
Rozérieulles, Sainte-Ruffine, Saulny, Scy-Chazelles et Vaux) de façon à montrer pour chacune d’entre
elles : ce qui les caractérise, la relation aux Côtes de Moselle qu’elles entretiennent et la ou les
thématiques du diagnostic qui les concerne en premier plan.
Orientations du SCoTAM en matière de paysage
PADD
>Objectif 1 : Comprendre les paysages pour les valoriser
- Considérer les paysages comme une ressource au service des territoires
- Améliorer la lisibilité des paysages
- Saisir l’opportunité des sites en transition
>Objectif 2 : S’appuyer sur les paysages pour aménager
- Concevoir des aménagements répondant à des intérêts multiples
- Aménager des espaces accessibles et créateur de liens
- Organiser le développement au sein des secteurs de transition
>Objectif 3 : Entretenir les paysages pour renforcer la biodiversité
- Coupler les enjeux de valorisation paysagère avec ceux de protection de la biodiversité et de la santé
DOO
>L’insertion des projets dans leur site et leur environnement (4 cibles)
>La qualité paysagère dans les opérations d’aménagement (4 cibles)
>Les paysages au service des transitions (3 cibles)
>Mettre en scène et en récit l’important patrimoine paysager du territoire (3 cibles)
• Ressource en eau
Les problématiques de l’eau sont encadrées par plusieurs documents cadre. Le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) Rhin-Meuse 2016-2021, approuvé par le comité de bassin le 30 novembre 2015, définit pour une durée de 6 ans les grandes orientations pour une gestion équilibrée de la ressource en eau et fixe les objectifs de qualité et de quantité des eaux à atteindre.
Le SDAGE définit 6 grands enjeux :
› Enjeu 1 : Améliorer la qualité sanitaire des eaux destinées à la consommation humaine et à la baignade ;
› Enjeu 2 : Garantir la bonne qualité de toutes les eaux, tant superficielles que souterraines ;
› Enjeu 3 : Retrouver les équilibres écologiques fondamentaux des milieux aquatiques ;
› Enjeu 4 : Encourager une utilisation raisonnable de la ressource en eau des bassins du Rhin et de la Meuse ;
› Enjeu 5 : Intégrer les principes de gestion équilibrée de la ressource en eau dans le développement et l’aménagement des territoires ;
› Enjeu 6 : Développer, dans une démarche intégrée à l’échelle des bassins versants du Rhin et de la Meuse, une gestion de l’eau participative, solidaire et transfrontalière9
ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT - EES PCAET
Les travaux d’élaboration du SDAGE 2022-2027 sont engagés sur le bassin Rhin-Meuse depuis 2018.
Suite au comité de bassin, le projet de SDAGE et le programme de mesures 2022-
2027 ainsi que le rapport environnemental ont été consolidés. Bien que non encore validé (adoption du
SDAGE avant le 22 mars 2022), il est proposé d’anticiper les éventuelles incidences sur le projet
d’urbanisme intercommunal en mettant en exergue les orientations, objectifs et mesures du futur
SDAGE qui devront à terme être pris en compte.
Les orientations fondamentales ciblées à ce jour sont les suivantes :
› Eau et changement climatique, un enjeu chapeautant tous les autres : il est urgent d’agir !
› Eau, nature et biodiversité : préserver la biodiversité et les fonctionnalités des milieux aquatiques, notre assurance-vie pour demain
› Eau et santé : priorité à la diminution des pesticides et autres substances toxiques
› Eau et territoires : l’eau et le vivant au cœur de notre cadre de vie
› Eau et mémoire : gérer les impacts de l’arrêt de l’exploitation minière et les pollutions liées aux guerres mondiales, connaître le passé pour mieux appréhender l’avenir
› Eaux internationales : une gestion concertée qui ne connaît pas de frontières
Le Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) est aussi un outil de gestion définissant les modalités précises d’application des orientations du SDAGE au niveau local, pour un bassin versant. Le territoire de Metz Métropole est concerné par un seul SAGE : le SAGE du bassin ferrifère qui concerne la commune de Saint-Privat-la-Montagne. Approuvé le 27 mars 2015, ce SAGE décline 11 objectifs au sein du Plan d’Aménagement et de Gestion Durable (PAGD) :
› Objectif 1 : Préserver la qualité et l’équilibre quantitatif des ressources en eau à long terme
› Objectif 2 : Sécuriser l’AEP à long terme
› Objectif 3 : Protéger les captages AEP
› Objectif 4 : Organiser une gestion durable et concertée de la ressource en eau des réservoirs miniers
› Objectif 5 : Améliorer la qualité physique des cours d’eau et rétablir leurs fonctionnalités
› Objectif 6 : Adopter une gestion intégrée et concertée des bassins versants des cours d’eau dont le débit d’étiage a diminué significativement et durablement après l’ennoyage
› Objectif 7 : Préserver, restaurer et gérer les zones humides
› Objectif 8 : Améliorer la gestion des plans d’eau
› Objectif 9 : Fiabiliser la gestion des systèmes d’assainissement existants et optimiser l’assainissement des communes rurales
› Objectif 10 : Limiter les pollutions d’origine industrielle et les pollutions diffuses d’origine agricole et non agricole
› Objectif 11 : Gérer le risque inondation de manière globale et intégrée.
Orientations du SCoTAM en matière de gestion de l’eau
PADD
› Objectif 4 : Économiser et valoriser les ressources environnementales
- Modérer et optimiser l’usage de l’eau10
ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT - EES PCAET
DOO
› Modérer et optimiser l’usage de l’eau
- Cible 4.1 : Gérer l’eau potable de manière économe
- Cible 4.2 : Gérer les eaux pluviales en tant que ressources à part entière et limiter les risques d’inondations en aval
- Cible 4.3 : Valoriser l’eau comme élément d’aménité et support d’activités de loisirs
- Cible 4.4 : Gérer efficacement les eaux usées
• Risques et nuisances
Si le risque naturel lié aux inondations est en partie traité au sein du SDAGE et du SAGE, il fait
également l’objet de document cadre spécifique.
La mise en œuvre de la directive européenne de 2007 relative à l’évaluation et à la gestion des risques
d’inondation a fait évoluer l’approche nationale centrée sur la sécurité des personnes et des biens
directement exposés. La gestion du risque inondation ne se limite plus aux seules zones inondables
mais traite aussi des incidences sur le fonctionnement des réseaux, l’accessibilité des services publics,
de secours, de santé, … Le Plan de Gestion du Risque Inondation (PGRI) 2016-2021 du bassin Rhin-
Meuse, approuvé le 30 novembre 2015, découle de l’application de cette directive. Ainsi, le PGRI
décline des orientations spécifiques à la gestion du risque inondation, en adéquation avec le SDAGE
Rhin-Meuse :
› Identifier et reconquérir les zones d’expansion des crues (Objectif 4.1 du PGRI / Orientation T5A- O4
du SDAGE) ;
› Limiter le rejet des eaux pluviales dans les cours d’eau, encourager l’infiltration (Objectif 4.2 du PGRI
/ Orientation T5A- O5 du SDAGE) ;
› Limiter l’accélération et l’augmentation du ruissellement sur les bassins versants ruraux et périurbains,
par la préservation des zones humides et le développement d’infrastructures agro-écologiques (Objectif
4.3 du PGRI / Orientation T5A- O6 du SDAGE) ;
› Prévenir le risque de coulées d’eau boueuse (Objectif 4.4 du PGRI / Orientation T5A- O7 du SDAGE).
Le PGRI 2022-2027 n’est pas encore approuvé néanmoins il est proposé, comme pour le SDAGE,
d’anticiper les éventuelles incidences sur le projet d’urbanisme intercommunal
en mettant en exergue les orientations, objectifs et mesures du futur PGRI qui devront à terme être pris
en compte. Ainsi, le PGRI décline des orientations spécifiques à la gestion
du risque inondation, en adéquation avec le projet de SDAGE Rhin-Meuse :
› Favoriser la coopération des acteurs ;
› Améliorer la connaissance et développer la culture du risque.
Une Stratégie Locale de Gestion du Risque Inondation (SL-GRI) a été réalisée à l’échelle du bassin
versant Moselle Aval en lien avec la désignation du territoire de Metz / Thionville / Pont-à-Mousson en
Territoire à Risque important d’Inondation (TRI). La SLGRI a été approuvée par arrêté préfectoral le 18
septembre 2017.
Enfin, il faut noter que le territoire de Metz Métropole est concerné par des Plans de Prévention du
Risque Inondation (PPRI) applicables sur 15 communes (voir carte page 79) et un Plan des Surfaces11
ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT - EES PCAET
Submersibles (PSS) sur la commune de Chieulles. Ces PPRI et PSS doivent être compatibles ou rendus
compatibles avec le PRGI, ils devront donc, de fait, être révisés. Par ailleurs, le territoire est également
concerné par des PPR liés aux risques de mouvements de terrain (voir carte page 86) ainsi qu’un PPR
minier impactant la commune de Saint-Privat-la-Montagne.
Concernant les nuisances et plus particulièrement les nuisances sonores, celles-ci sont prises en
compte par différents documents. Ainsi le territoire est concerné par le Plan de Prévention du Bruit dans
l’Environnement (PPBE) de Moselle (3ème échéance) et par le PPBE à l’échelle de la Métropole
(document approuvé en décembre 2013) dont les études pour la révision sont en cours. Il est également
concerné à la marge par une servitude liée au Plan d’Exposition au Bruit (PEB) de l’aéroport de Metz-
Nancy Lorraine situé au sud du territoire.
Enfin, une partie du territoire et plus particulièrement les communes d’Amanvillers, Saulny, Saint-Privat-
la-Montagne et Vernéville sont concernées par la Directive Territoriale d’Aménagement (DTA) des
Bassins Miniers Nord-Lorrains. Cette directive, approuvé par décret le 2 août 2005 pose les bases de
la réflexion de la constructibilité dans les bassins miniers et sert de base juridique à l’établissement des
Plans de Prévention des Risques Miniers (PPRM).
Orientations du SCoTAM en matière de prise en compte des risques et nuisances
PADD
› Objectif 8 : Structurer et diversifier la production de logements
- Limiter l’exposition des populations et des biens aux risques et aux nuisances
DOO
› Agir pour la prévention des risques naturels ou liés aux activités humaines
- Cible 5.1 : Améliorer la connaissance des aléas
- Cible 5.2 : Prévenir les risques d’inondations et de remontées de nappe
- Cible 5.3 : Prévenir les risques de mouvements de terrain
- Cible 5.4 : Prévenir les risques miniers
- Cible 5.5 : Prévenir les risques technologiques et industriels et ceux liés au transport de matières dangereuses
- Cible 5.6 : Limiter l’exposition de la population aux champs électromagnétiques
- Cible 5.7 : Réduire l’exposition des populations aux nuisances sonores
- Cible 5.8 : Anticiper et s’adapter au risque de sécheresse
• Climat-Air - Energie
Concernant la problématique climat-air-énergie, le Schéma Régional Climat Air Energie (SRCAE) de
Lorraine a été annexé au SRADDET avec le SRCAE d’Alsace et celui de Champagne-Ardenne. Ce
document contient un diagnostic sur la région Grand Est ainsi que sur les trois anciennes régions afin
de définir les perspectives du SRADDET en matière de climat, d’air et d’énergie. Ses orientations
doivent faciliter et renforcer la cohérence régionale des politiques publiques engagées en intégrant les
problématiques de pollutions atmosphériques, de qualité de l’air et d’exposition des populations, de12
ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT - EES PCAET
réduction des émissions de gaz à effet de serre et des consommations énergétiques, de développement
des énergies renouvelables et de récupération ainsi que les orientations en matière d’adaptation des
territoires aux impacts du changement climatique.
Approuvé en novembre 2017, le Plan Régional Santé Environnement (PRSE) 3 Région Grand Est 2017-
2021 vise à promouvoir un environnement favorable à la santé des citoyens, en développant des actions
autours de 3 axes. Il décline certaines actions du Plan National Santé Environnement (PNSE) et
s’appuie sur des diagnostics territoriaux ayant permis de définir les enjeux sanitaires et les facteurs
environnementaux au sein de la région Grand Est. Le 3ème PRSE répond aux enjeux qui touchent la
vie quotidienne des citoyens : l’eau potable, l’habitat, la qualité de l’air, le réchauffement climatique et
les espèces invasives, l’aménagement urbain et les transports, la prévention et l’éducation.
Aussi, depuis décembre 2015, le territoire de Metz Métropole dispose d'un Plan Climat-Air-Energie
Territorial (PCAET), véritable outil opérationnel de transition énergétique des territoires. Il se décline à
travers 43 fiches thématiques réparties dans 5 grands axes. Le PCAET est en cours de révision.
Orientations du SCoTAM en matière de gestion des déchets et des ressources
PADD
› Objectif 4 : Économiser et valoriser les ressources environnementales
- Exploiter les richesses du sous-sol avec sobriété
- Garantir une utilisation du bois respectueuse des milieux forestiers
DOO
› Exploiter avec sobriété les ressources du sol
- Cible 4.5 : Atténuer l’empreinte de l’exploitation de matériaux alluvionnaires et de pierre de taille
› Utiliser les ressources du sol de manière pérenne
- Cible 4.6 : Développer une agriculture urbaine et périurbaine et favoriser l’émergence de filières
locales
- Cible 4.7 : Favoriser la structuration d’une filière bois
- Cible 4.8 : Protéger les exploitations et limiter le morcellement des terres
25 communes du territoire (Amanvillers, Ars-sur-Mo- selle, Augny, Châtel-Saint-Germain, Jussy, La
Maxe, Longeville-lès-Metz, Lorry-lès-Metz, Marly, Metz, Mey, Montigny-lès-Metz, Moulins-lès-Metz,
Noisseville, Nouilly, Plappeville, Rozérieulles, Saint-Julien-lès-Metz, Saint-Privat-la-Montagne, Sainte-
Ruffine Saulny, Scy-Chazelles, Vantoux, Vaux, Woippy) font également l’objet d’un Plan de Protection
de l’Atmosphère (PPA) : le PPA des Trois Vallées, approuvé en août 2015. Il s’agit d’un plan d’actions
qui a pour objectif de réduire les émissions de polluants atmosphériques et de maintenir ou ramener
dans la zone concernée les concentrations en polluants à des niveaux inférieurs aux normes fixées
réglementairement.
• Déchets et ressources
Le SRADDET, le PCAET et le Plan Local de Prévention des Déchets Ménagers et Assimilés (PLDMA)
2018-2023 de Metz Métropole déclinent en outre des orientations visant une gestion optimisée des
déchets sur le territoire. Des documents spécifiques l’organisent également comme le Plan Régional
de Prévention et de Gestion des Déchets (PRPGD), dont les travaux menés au sein de la région Grand
Est sont intégrés au SRADDET. Le PRPGD de la région Grand Est a ainsi été approuvé par le conseil
régional le 17 octobre 2019.13
ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT - EES PCAET
Concernant la ressource naturelle du sol et du sous-sol, le territoire de Metz Métropole est concerné
par deux documents : le Schéma Régional des Carrières (SRC) de la région
Grand Est et le Schéma Départemental des Carrières (SRC) de Moselle. Ce schéma départemental,
approuvé le 17 décembre 2002, fait l’état des lieux de la ressource en matériaux et formalise des
orientations en faveur d’une utilisation plus rationnelle des matériaux et d’une réduction de l’extraction.
D’une manière générale, il traite d’une gestion plus durable de la ressource en matériaux.
• Synthèse des documents cadres relatifs aux politiques environnementales
Biodiversité Paysage Ressource en
eau
Risques et
nuisances
Climat Air Energie Déchets et
ressources
Échelle
régionale
SRADDET
Grand Est
SRADDET
Grand Est
Charte du
PNR de
Lorraine
SRADDET
Grand Est
SRADDET
Grand Est
SRADDET
Grand Est
PRSE Grand-Est
SRADDET
Grand Est
SRC Grand-
Est
PRPGD
Échelle
bassin-versant
SDAGE Rhin-
Meuse
PGRI Rhin-Meuse
Échelle locale SCOTAM
Trame verte
et bleue de
Metz
Metropole
SCOTAM
Plan
Paysage
des côtes
de
Moseille
de Metz
Métropole
SCOTAM
SAGE du
Bassin
Ferrifère
SCOTAM
PPBE de Moselle
PPBE de Metz
Métropole
PEB de l’aéroport
Metz-Nancy
SLGRI
PPRI
PSS
PPR minier et
mouvement de
terrain
SCOTAM
PCAET de Metz
Métropole
PPA des trois
SCOTAM
PCAET de Metz
Métropole
Schéma
Départemental
des
CarrièresvalléesMolocène (argile, sabie, gravers. )
& Crétacé supérieur
© Crrncé intérieur
M Mal (calcaires, marses)
Deggnt (calcaires, marne, angles} Las (calcaires, marnes, grès, argles)
© neuper (marne argiles grer dolor)
© sncschaîhal (calcaires. marnes dolomie, argiies)
© suntsanditein (grès vougien)
Les grandes formations géologiques du territoire :
1 - Jurassique, de -200 à -145 Millions d'années (Ma) : accumulation des
couches sédimentaires.
2 - Crétacé, de -145 à -65 Ma : vastes dépôts crayeux marins. Les
Alpes se soulèvent, provoquant à leur tour le soulèvement des Vosges.
Pendage des couches sédimentaires vers l’ouest.
3 - Paléogène, de -65 à -23 Ma : érosion de la couverture crétacé
grâce au réseau hydrographique qui déblaie les terrams meubles
argileux et sableux. Les vallées fluviales s’encaissent.
4 - Le pendage des couches sédimentaires vers l'ouest s’accentue.
Transgressions et régressions marines. Installation des rivières sur
les nvages. Régression marine sur le Warndt vers l'Allemagne.
5 - Actuel : encaissement du relief sous la couverture crétacée que
l’on retrouve en Champagne par érosion ; exhumation du relief de
cotes (cuestas), formé par l'alternance de roches tendres (sables,
etc.) et dures (calcaires, grès, etc.), plus ou moins érosives.
14
ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT - EES PCAET
3. PROFIL ENVIRONNEMENTAL
3.1. Territoire de contrastes, une métropole dotée d’un cadre paysager d’exception
3.1.1. UN SOCLE GÉOLOGIQUE CHAHUTÉ FAÇONNANT DES PAYSAGES SINGULIERS
Pour bien appréhender l’organisation des paysages d’un territoire, il est incontournable de comprendre
son socle physique. L’agglomération messine s’étend à l’interface de deux entités géologiques :
› A l’ouest, les côtes de Moselle surplombent toute l’agglomération messine. Elles forment l’ultime «
cuesta » du bassin parisien qu’elles séparent du plateau lorrain, créé par le soulèvement des Alpes et
du massif vosgien. Ces côtes sont entaillées par des vallées profondes et encaissées, des écrins
préservés à l’écart de la ville, des paysages uniques et dépaysants.
› A l’est, le plateau lorrain présente des sommets moins élevés et des pentes plus douces sur de vastes
étendues, formant un paysage de plateau collinaire entaillé de rivières et ruisseaux. Il offre de multiples
variations : fonds de vallées humides, doux et ronds versants sur lesquels s’accrochent les villages,
hors d’eau, et où se déploient des cultures.
Entre les deux, la Moselle trace un fil d’eau au pied des plus fortes pentes. Son passage isole une
rangée de buttes témoins qui dominent la plaine est. Descendue des Vosges, elle est d’abord rejointe
par la Meurthe au nord de Nancy, puis recueille les eaux de la Seille à Metz. En pied de mont et en bord
de plaine, elle façonne des paysages sans cesse changeants mais sans rupture.Des contrastes topographiques créant des panoramas sur la Métrapole (vue depuis la Place de lEsplanade à Scy-Chazelles) - Côtes de Moselle - Source : Even consæil
D
= e.— L | u 07 r "
{ / 7 <=
Des paysages vallonnés et verts laissant deviner la présence de cours d'eau à Marieulles - Source : Even conseil
Le plateau lorrain, vastes étendues de grandes cultures - D684 à Coin-lès-Cuvry - Source : Even conseil
15
ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT - EES PCAET
Au cours des temps géologiques, le socle a connu de profondes transformations qui ont façonné le relief
du territoire. Ces contrastes entre petites vallées encaissées, buttes témoins aux pentes douces, vaste
vallée de la Moselle, donnent toute leur diversité et font la singularité des paysages messins que l’on
connaît aujourd’hui.SSI FETES Unités paysagères de la Mé
pole PLUi Metz Métropole
Miuntnt-r!
Most
Le Piareau Lorrain
VERSANT RHIN
Source
: CL
2018
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2019)
Mat
Méhopole.
72017
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Corse
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COMSEN
| | La vallée de la Moselle 777] Le plateau Lorrain veront Rhin
[TT Les côtes de Mosale (TXT Le votée de la Seille
16
ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT - EES PCAET
3.1.2. UNE DIVERSITÉ PAYSAGÈRE CRÉANT UN CADRE DE VIE QUALITATIF
Le territoire de Metz Métropole dispose de paysages riches et particulièrement diversifiés.
L’agglomération est souvent décrite par la qualité « naturelle » de ses contours, faits de vallons humides
de la Mance et du Montvaux, des vallées de la Moselle et de la Seille, des coteaux calcaires des côtes
de Moselle qui se dressent et que l’on distingue de loin (même au-delà du territoire intercommunal), les
reliefs boisés tels que le Mont Saint-Quentin, des zones humides telles que le marais du Grand Saulcy,
ou encore de vastes plaines agricoles.
Le cœur urbain de la Métropole est également perçu comme une « ville verte », avec ses ripisylves
fournies, ses nombreux jardins publics, la proximité de la campagne, etc. Le paysage fait donc partie
intégrante de l’identité du territoire, ce qui en fait une ressource à la fois à préserver mais également à
valoriser.
5 unités paysagères offrant un cadre de vie qualitatifrar NP: E » —
PLUI Metz Métropole
Urétés parsogères :
CC] 10 votés de la Morets
C1 Les Côtes de Moselle
C1 Le Pays Haut
C7 Le plateau Lorroin versant Rhin
C1 10 votés de la Seille
Re Unités Mr et relief
QLA VALLÉE DE
LA SEILLE
ES Foie!
Réseau hydrographique
_— Cours d'eau permanent
— Canal
Cours d'eau intermittent
— Chemin de randonnée
17
ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT - EES PCAETo 5 , en
A: Hu / LL.
LR - F A .
ae RE 1
= Fe EL
N:
+ 18
ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT - EES PCAET
A. La vallée de la Moselle, véritable artère du territoire
Communes concernées : La Maxe, Chieulles, Saint-Julien-lès-Metz, Woippy, Metz, Le Ban-Saint-
Martin, Longeville-lès-Metz, Montigny-lès-Metz, Scy-Chazelles (Scy-Bas), Moulins-lès-Metz,
Augny, Féy, Coin-lès-Cuvry, Marieulles, Ars-sur-Moselle, Peltre, Jussy, Vaux, Marly.
• Socle naturel et biodiversité
En parcourant l’ensemble du territoire du sud au nord, la Moselle forme une véritable artère
hydrographique structurant les paysages de la Métropole, mais également de la région.
À la fois continuité paysagère d’envergure et limite physique aux déplacements humains, ce cours d’eau
marque la rupture à l’échelle de la Métropole entre les côtes de Moselle et le plateau lorrain.
Au niveau d’Ars-sur-Moselle, première commune du territoire traversée par la rivière qui lui a donné son
nom, le cours d’eau forme des méandres qui ont autrefois créé une vaste plaine alluviale au rythme des
crues. En conséquence, les sables y ont été extraits et on y trouve aujourd’hui d’anciennes gravières
recouvertes d’eau. Ces plans d’eau artificiels créent des ambiances lacustres qui renforcent la présence
de l’eau sur le territoire, bien qu’ils soient bien souvent peu perceptibles.
Après la traversée de Metz, la vallée retrouve progressivement l’épaisseur de sa plaine alluviale,
arborant de nouveau les paysages lacustres des anciennes gravières en rive gauche. Sur cette même
rive, les activités économiques et industrielles sont très présentes, et marquent fortement les paysages
de leurs bâtis imposants et peu insérés dans le paysage local, comme l’ancienne centrale électrique de
la Maxe ou encore le nouveau port de Metz. Longtemps apprivoisé par l’Homme, le cours de la Moselle
est doublé par un canal de Moulins-lès-Metz à Metz, facilitant la circulation des bateaux jusqu’à
Thionville. Il est cependant peu visible dans le paysage urbain, de même que les affluents de la Moselle
(la Seille, ruisseaux de Vallières, de Saulny, de la Bonne Fontaine…)
• Développement urbain
C’est sur les bords de la Moselle que s’est installé l’essentiel des activités humaines, profitant de sa
force pour les industries et le transport de matériaux. La vallée de la Moselle constitue donc l’unité
paysagère la plus contrainte et la plus soumise aux pressions anthropiques du territoire entre
urbanisation dense, trafic fluvial et infrastructures lourdes longeant la vallée pour desservir les grands
pôles urbains (réseau ferré, zones de triage ou plateformes multimodales imposantes, autoroute A31,
routes départementales de part et d’autre de la Moselle, …). Pourtant, les paysages de la vallée de la
Moselle sont très changeants et faits de contrastes, au rythme des cheminements de la rivière et des
implantations humaines.
À partir de Moulins-lès-Metz, l’urbanisation se fait de plus en plus présente, effaçant les plaines cultivées profitant de la fertilité des alluvions, pour finalement atteindre un niveau d’artificialisation très important laissant seulement la place au lit mineur de la Moselle, qui garde toutefois son caractère naturel. En traversant Metz, cœur de la métropole, la vallée de la Moselle perd son caractère végétal pour devenir plus minérale, mais les berges du cours d’eau restent habillées d’une ripisylve épaisse et fournie, lui donnant un caractère naturel qui contraste avec le tissu urbain dense.
B. Les Côtes de Moselle, écrin de verdure de la métropole
Communes concernées : Saulny, Woippy, Lorry-lès-Metz, Plappeville, Lessy, Châtel-Saint-Germain,
Scy-Chazelles, Rozérieulles, Jussy, Vaux, Ars-sur-Moselle, Sainte-Ruffine.
• Socle naturel et biodiversitéo 5 , en
A: Hu / LL.
LR - F A .
ae RE 1
= Fe EL
N:
+ 19
ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT - EES PCAET
Surplombant la vallée, les côtes de Moselle se caractérisent par de grandes buttes verdoyantes aux
volumes arrondis mais imposants. En rejoignant la Moselle, plusieurs ruisseaux (ruisseau du Montvaux,
ruisseau des Chiloux, ruisseau de Saulny et Woippy, etc.) entaillent les côtes et forment des vallons
encaissés.
Les pentes des côtes sont densément boisées, formant un ruban de feuillus qui créé des paysages très
verts et intimistes au sein de vallons, bien que refermés sur eux-mêmes. Toutefois, leurs sommets sont
occupés de pelouses calcaires qui s’ouvrent sur la vallée de la Moselle, l’agglomération messine et le
versant Rhin du plateau lorrain. La haute valeur écologique et la fragilité de ces espaces a poussé les
autorités compétentes à les classer au réseau Natura 2000 et aux zonages d’inventaires nationaux
(ZNIEFF). C’est par exemple le cas du Mont Saint-Quentin, structure paysagère emblématique des
côtes de Moselle, site classé, qui forme un promontoire s’avançant dans la vallée.
• Développement urbain
Historiquement, les côtes accueillaient des villages de vignerons, implantés sur les pentes et entourés
d’une ceinture de vergers, évitant les crues de la Moselle et de ses affluents tout en profitant des coteaux
cultiver. Aujourd’hui, les développements plus récents s’étendent en un tissu continu en fond de vallée
et de vallons. A proximité des villages, quelques vergers subsistent.
Bien ancrée dans l’histoire du territoire, la viticulture a laissé de nombreux témoignages sur les côtes
de Moselle et particulièrement au niveau du Mont Saint-Quentin. En effet, au XIXème siècle, la vigne
couvrait plus d’un tiers du territoire des communes de Plappeville, Châtel-Saint-Germain, Lessy,
Longeville-lès-Metz, Rozérieulles, Scy-Chazelles. Des vins renommés y étaient alors produits. Depuis
quelques années, les vignes ont refait leur apparition sur les coteaux et de nouveaux pieds sont plantés
chaque année. Cette dynamique est encouragée par l’obtention, en 2011, des labels AOC et AOP Vins
de Moselle, mis à jour en 2019.
La grande diversité végétale présente sur les côtes offre une très large palette chromatique, et donc les
paysages changeant au fil des saisons.Source Metz Métropole - Guide découverte des pelouses calcaires du PaysMessins
20
ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT - EES PCAETUn renouveau de l'activité agricole animant les paysages - Source : Even Conseil
21
ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT - EES PCAETLe Mont Saint-Quentin, un belvédère sur la Métropole
Haut de 556 m. le site du Mont Saint-Quentin surplombe la vallée de LE s ,» à la Moselle. La grande richesse architecturale, culturelle, écologique et , Che. * NT
paysagère qu'il abrie em fair un véritable poumon vert du territoire. ,
reconau au miveau natioal par le classement du site en 1954. | :
Ainsi. ce site clussé concerné 6 communes (Lessy, Le Ban Saint-
Martin, Longeville-lés-Metz, Plappeville, Scy-Chazelles, Lorry-lés- L | L em Metz) sur près de 700 ha. Un site inserit onmplète ce dispositif de" | à L protection des paysages à Rozérieulles. Coiffé par une ceiature de "Z ER nn forts, 4l est un élément marquant du paysage local reconnaissable "ST 7 Q EE À grâce à la tour Hertzicane qui émerge de la canopée. .” nr | por nu » n" ; 7 CN 22
. | : Ro. } D > { °
Un he ni. Na SE is L'histoure du Mont remoate à l'antiquité. En effet, les Gaulois y prati-
quatent les rites de leur cube. Au Moyen-Âge, uue église fut construite au
sommet du Mont. Au cours des années, l'église et les édifices religieux présents sur le site furent détruits.
Historiquement, la viticulture fut très présente sur ke Mont Saint-
Quentin. De nombreuses vignes furent donc plantées alimentant la
ville de Metz en vin et faisant accroître bus prospérisé du serrinire.
Après avoir été un haut lieu religieux, le Mont prend une vocation
militaire. Ainsi, plusieurs forts furent construns sur ce secteur. Des
vestiges de ce passé sont d'ailleurs toujours présents sur le site.
Aujourd'hui. ce site accueille de nombreuses activités aussi bien
économiques (agriculture, vitioulture) que de loisirs (sport de pleine nature }.
cu LS ' hi
Outre l'aspect historique, le Mont Saiat-Questin présente un for
miérêt écologique. En effet, plusieurs périmèires de protection ou
d'inventaire sont présents au siveau du site (Natura 2000, ZNIEFF
type | et 11, site classé). De manière générale, le Mont Saint-Quentin
possède des milieux très diversifiés (botscments. pelouses sèches. ….}
ce qui coatribee à la qualité de san parrimoine naturel.
San imsoription aux sites classés implique que tout projet en son sein
où dans son enviransement proche doit faire l'ohget d'un examen parti-
culier et d'autorisations, dans be soucs de préserver son patrimoine
culturel et paysager.
s/ ] re itative duusi
Afin d'assurer une gestion qualitative du site, us plan de gestion du
site à été mis en place en 2016. Il définit un programme d'actions pour
l'ensemble du site classé. Ce document est complété par un cahier de
recommandations architecturales et paysagères. De plus, depuis 2013,
un Périmètre de protection et de mise en valeur des Espaces Agricoles
et Naturels Périarbains (PAEN) a été enstitué sur les communes de
Sey-Chazelles et Lessy. Celui-ci a pour objectif : la protection des |
côteaux de l'urbanisation, la sécurisation des ouvrages et la reconquête
agricole et naturelle d'ume zone d'enviroe 96 mectares.
22
ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT - EES PCAET23
ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT - EES PCAET
C. Le Pays Haut, un vaste plateau agricole ponctué de quelques boisements
Communes concernées : Saint-Privat-la-Montagne, Saulny, Amanvillers, Lorry-lès-Metz, Châtel-Saint-
Germain, Vernéville, Rozérieulles, Gravelotte.
• Socle naturel et biodiversité
Les paysages du Pays Haut se caractérisent par de vastes étendues agricoles à vocation céréalière
entrecoupées de quelques îlots boisés. Le relief, dont l’altitude varie de 300 à 350 m, est peu
marqué. Le plateau est entaillé par quelques vallées (vallées de la Mance, de Montvaux, de Saulny).
Les espaces sont très nettement délimités, la notion de frange ou d’espace de transition n’existe pas.
Un espace donné n’a qu’une seule vocation.
Les grandes cultures sont les principales composantes du paysage. Les îlots boisés présents sont de
taille variable mais ils ont quasiment tous la même composition végétale (frênes, charmes et
chênes). Il s’agit d’une végétation ordinaire qui, bien que clairsemée, procure à la faune locale des
espaces relais nécessaires à son maintien. Les arbres isolés et les haies se font rares, les vergers
tendent à régresser sauf pour quelques communes et à proximité des villages.
À l’approche des ruisseaux, quelques prairies ont été préservées pour le pâturage et l’alimentation du
bétail. Malgré la prégnance de l’agriculture intensive, on ne trouve pas de grandes structures de
stockage des céréales ou de silos au caractère souvent dépréciatif, alors qu’ils s’imposent dans d’autres
régions agricoles comme la Champagne ou la Bourgogne.
• Développement urbain
Les habitations traditionnelles plus profondes que larges, avec des toits peu pentus sont construites
avec des merlons de pierres locales puis enduites. Les granges et leurs grandes portes en bois
disparaissent petit à petit pour être reconverties en logements. Quelques villages font toutefois
exception, à l'image de Saint-Privat-la-Montagne où les maisons de la cité minière dominent.24
ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT - EES PCAET
D. Le plateau lorrain versant Rhin
Communes concernées : Chieulles, Vany, Saint-Julien-lès-Metz, Mey, Vantoux, Nouilly, Noisseville,
Ars-Laquenexy, Laquenexy, Jury, Peltre, Mécleuves, Chesny.
• Socle naturel et biodiversité
Situé à l’est de Metz Métropole, le plateau lorrain se
compose de vastes étendues cultivées de faible
pente. L’espace est presque intégralement dévolu à
l’agriculture intensive sur de très grandes surfaces, ce
qui participe à la simplification du paysage. Au milieu
des espaces céréaliers, quelques bosquets ont été
préservés lorsque le relief s’accentue. Les bois
accueillent une biodiversité caractéristique de ce type
de milieu. D’un point de vue fonctionnel, ils sont le
refuge de nombreux animaux dont les habitats ont
parfois été détruits ou fragmentés (disparition de prairies, haies, vergers, friches…) par les phénomènes
d'artificialisation liés aux activités anthropiques
(urbanisation, infrastructures...). Généralement, les
communes ont préservé ces bois et forêts dans leur
document d’urbanisme, mais les plus petits sont
encore menacés par les pressions agricoles (politiques
de remembrement, multiplication des grandes cultures
monospécifiques…) ou foncières (par exemple, un
bosquet au nord-est de Mécleuves).
La présence des ruisseaux est parfois soulignée par
des ripisylves généralement composées de saules ou
de frênes. Au bas des petits vallons, quelques prairies
subsistent, mais elles ont tendance à disparaître au
profit de la céréaliculture ou de l’urbanisation comme à
Magny quartier sud de Metz.
• Développement urbain
Le plateau offre peu de contraintes à l’urbanisme. C’est pourquoi l’agglomération messine s’y est
développée et continue de le faire. Au cours du XXe siècle, plusieurs quartiers majeurs de Metz ont été
aménagés (Technopôle, La Patrotte, Bellecroix, Grange-aux-Bois, Queuleu notamment) et deux projets
de ZAC sont en cours de réalisation (Mercy, Parc du Technopole). De plus, des développements
pavillonnaires s’y sont également opérés (Vany, Noisseville, Laquenexy, Mécleuves…).
Néanmoins, les villages périphériques de l’agglomération ne jouxtent pas les zones urbaines denses.
L’agglomération ne s’agrandit pas en tache d’huile, mais plutôt de manière compacte laissant entre les
espaces bâtis des coupures vertes et espaces de respiration importants pour la circulation de la
biodiversité et la visibilité des paysages locaux. En revanche, les limites entre l’espace urbain et l’espace
rural sont très lisibles, on y trouve les franges urbaines les moins intégrées dans le grand paysage.Exemple du ruisseau St-Pierre à Magny, quartier sud de Metz en 2020 - Source : IGN
Exemple du ruisseau St-Plarre à Magny, quartier sud de Metz en 1950 -
source : IGN
25
ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT - EES PCAET
E. La vallée de la Seille
Communes concernées : Marly, Metz, Montigny-lès-Metz, Pouilly, Cuvry, Coin-lès-Cuvry, Pournoy-la-
Chétive, Coin-sur-Seille.
• Socle naturel et biodiversité
La Seille est une rivière du plateau lorrain qui
s’écoule du sud au nord et se jette dans la
Moselle à Metz. Sa vallée est peu profonde, mais
relativement large au regard de la taille du cours
d’eau. Le relief du plateau étant très doux, la
vallée est en pente douce et régulière. La Seille
dessine des méandres dans le paysage, bien
que son cours ait souvent été remanié pour
faciliter le transport du sel entre Château-Salins
et Metz. Ainsi, plusieurs portions de la rivière ont
fait l’objet d’une rectification.
La Seille a gardé une grande partie de sa
ripisylve, tout comme ses principaux affluents
(ruisseau Saint-Pierre, etc.). Cette bande
arborée qui longe le cours d’eau lui donne une
lisibilité dans le paysage, car les autres types de
boisement ont quasiment disparu. Metz
Métropole, la ville de Metz et le syndicat
intercommunal d’aménagement hydraulique de
la Seille réalisent de nombreux travaux visant
notamment à renaturer les berges.
• Développement urbain
À l’exception de Marly, peu de villages se sont
développés en fond de la vallée, préférant
s’éloigner à cause du risque d’inondation. Cette
caractéristique permet à la vallée de la Seille de
garder un aspect naturel, alors qu’elle pénètre
profondément dans l’agglomération. Cette entité
paysagère prend fin au sud du quartier du Sablon
à Metz avec plusieurs terrains de sport construits
au plus proche de la Seille. La confluence avec la
Moselle reste néanmoins très discrète, c’est-à-
dire peu lisible dans le grand paysage.
Cependant les bords de la Seille sont aménagés
sur Metz, entre la Porte des Allemands et la
confluence avec la Moselle, notamment la
promenade des remparts très fréquentée et le
Parc de la Seille.26
ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT - EES PCAET
3.1.3. UNE DIVERSITÉ PATRIMONIALE SUPPORT D’AMBIANCES SINGULIÈRES
A. Un patrimoine défensif et militaire
Les plus anciennes traces d‘occupation du site primitif de Metz remontent à un peu plus de 3 000 ans.
Cette histoire trimillénaire a légué à l’agglomération messine un patrimoine bâti architectural riche et de
grande diversité, préservé malgré les tourments de l’Histoire. Celle-ci a laissé de nombreuses traces,
encore très lisibles aujourd’hui dans les paysages, et qui constituent des marqueurs de l’identité locale.
En premier lieu, la Métropole est caractérisée par la présence de nombreux édifices défensifs et
militaires : on trouve par exemple une centaine de sites sur le territoire de l'Eurométropole, entre
ceintures fortifiées, casernes, base aérienne, et même des fermes fortifiées. Le foncier militaire, parfois
en friche, laisse aujourd’hui place à des projets de réhabilitation et de changement d’usage. Le plus
emblématique est le plateau de Frescaty, actuellement en cours de transformation. Ce site est une
ancienne base aérienne militaire, appartenant désormais à la métropole et accueillant diverses activités,
notamment des entreprises et des services et de l’agriculture.
Au cœur de plusieurs conflits, le territoire compte également de nombreux sites de mémoire : cimetières
et monuments dédiés à la guerre de 1870 et aux deux guerres mondiales. Ils font parfois l’objet d’une
mise en scène, comme le musée de la Guerre de 1870 et de l’Annexion à Gravelotte, etc.
B. Un patrimoine industriel
Si les éléments bâtis et appareils productifs se sont progressivement effacés, quelques traces du passé
industriel et sidérurgique de la vallée de la Moselle subsistent, notamment à travers l’importance de son
maillage ferroviaire, ainsi que la présence du Nouveau Port de Metz. Il fait partie du « canal des mines
de fer » de Moselle entre Metz et Thionville.
Mais le patrimoine militaire ne se limite pas aux emprises bâties :
l’armée est propriétaire de 1 230 hectares de foncier boisé (soit
2,2% du territoire). Ces espaces boisés participent pleinement à la
qualité des paysages métropolitains, notamment sur les hauteurs
de la rive gauche de la Moselle.
Ces boisements ne sont pas ouverts au public mais reste toutefois accessibles et utilisés.
La Métropole a cependant d’ores et déjà pu acquérir 200 hectares de forêt appartenant préalablement
à l’armée. Ils présentent des potentialités majeures pour la qualité du cadre de vie des habitants de
Metz Métropole et sont également pourvus d’une richesse d’espèces faunistiques et floristiques et
d’habitats.
L’activité industrielle se concentre aujourd’hui essentiellement au nord du territoire, et marque les
paysages de ses bâtiments imposants (ancienne centrale électrique de la Maxe, vastes zones
industrielles et logistiques comme Berlange, Metz-Deux Fontaines, Parc des Varimonts, …).
C. Un patrimoine local
Le pays messin a reçu en héritage un petit patrimoine local tout aussi riche et original qui ne fait pas
toujours l’objet d’une protection réglementaire. Ces petits éléments construits, répartis un peu partout
en milieu rural, représentent une part de l’histoire, des coutumes, et des usages locaux. Ils doivent être
mis en valeur, tant ils contribuent à la spécificité des paysages et à l’identité des villes et villages de la
métropole. Il s’agit notamment du petit patrimoine hydraulique (lavoirs et fontaines), de petits édifices
religieux (chapelles, calvaires), de vestiges de l’agriculture d’autrefois, de murs de clôture, de parcs et
jardins, etc.LD
Cathédrale Dont 49 « classés »
gallo- Saint-Etienne, Aqueduc
oselle,
27
ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT - EES PCAET
Les communes organisent progressivement la reconnaissance de ce petit patrimoine, notamment rural,
qui ne fait pas l’objet de protections patrimoniales nationales ou régionales. Ainsi plus de 300 éléments
de patrimoine vernaculaire comprenant des ouvrages militaires, lavoirs, châteaux, etc. sont inscrits aux
plans locaux d’urbanisme en vigueur.
D. Un patrimoine remarquable reconnu et valorisé
La richesse et la singularité du patrimoine de l’agglomération messine sont largement reconnues et
valorisées, à travers différentes protections réglementaires. La Métropole compte ainsi 3 Sites
Patrimoniaux Remarquables (SPR), témoignant de la présence d’un patrimoine d’intérêt majeur : les
SPR de Metz, de Montigny-lès-Metz et de Scy-Chazelles. Metz est également reconnue Ville d’Art et
d’Histoire depuis 2011.
La Métropole messine se démarque par son grand nombre d’édifices remarquables disséminés sur
l’ensemble du territoire, avec toutefois une forte implantation sur les côtes et avant-côtes de Moselle,
profitant de leur position de promontoire. Berceau historique du développement du territoire, la vallée
de la Moselle concentre également une majeure partie du patrimoine remarquable de l’agglomération
messine. A l’échelle du territoire, on trouve 137 Monuments Historiques couvrant environ 108 hectares
sur le territoire :
› 49 sont « classés » : porte de Bellecroix, Cathédrale Saint-Etienne, Aqueduc gallo-romain d’Ars-sur-
Moselle, Abbaye Saint-Clément à Metz, …
› 82 sont « inscrits » : Ancien château d’Espagne à Mey, Synagogue de Metz, ancien donjon des
Gournay à Longeville-les-Metz, gare de Metz, etc.
› 6 sont « inscrits et classés » : Commanderie Saint-Antoine, Abbaye Sainte-Glossinde, Église Saint-
Etienne-le-Dépenné, Église Sainte-Ségolène, etc.
Par ailleurs, 3 communes de l’agglomération sont intégrées au Parc Naturel Régional de Lorraine
(Gravelotte, Vaux, Ars-sur-Moselle), témoignant d’une qualité patrimoniale et paysagère remarquable.
La structure du village lorrain est très fréquemment de type village-rue : il ne s’agit pas seulement de
maisons bâties le long d’un axe de communication, mais d’un espace commun : l’usoir. De nombreux
villages sont construits sur ce modèle, comme par exemple à Vantoux. Dans les zones à dominante
agricole, l’usoir déterminait, au-devant de la façade, un espace ample permettant le dépôt d’outils
agricoles, de fumier et de charrettes. Il constituait une dépendance du domaine public communal,
affectée aux besoins des usagers de la voie publique, mais également des riverains, qui avaient sur ces
parcelles des droits propres reconnus par les usages locaux.
Sur les côtes, les villages vignerons se caractérisent quant à eux par une morphologie adaptée au relief,
avec des maisons accolées, sans retrait par rapport à
la rue, où la vigne tapisse parfois les façades aux
portes sculptées. Tous les villages des côtes de
Moselle respectent ce modèle à l’image de Lorry-lès-
Metz, Vaux, etc.
Cette richesse patrimoniale induit une sensibilité
paysagère particulière avec des enjeux de protection
des éléments considérés mais également des enjeux
d'intégration des nouvelles constructions dans les
contextes patrimoniaux. De plus, au regard de la
topographie du territoire, des enjeux de covisibilité
avec certains éléments de patrimoine peuvent apparaître.PÉRIMÈTRE DÉLIMITÉ DES ABORDS (PDA) - église Saint-Rémi de
7 Monument historique
CHATEL SAINT *
MELLE ee ns
nn |
Gébrté des storm de Pérenètre
légine Sort Révre de Roérieulens
man Résrogences de l'ancien rayon de 500m dans
les conmtranes vousines
Ancien périmètre de protection de SOOm
tous de l'éghse Saint Rémi de Rozéreles
SAINTE
RUTTINE
POA — église Saint-Rémi de Rozérieulles
Ancienne caserne réhabilitée, contribuant à sa valorisation paysagère, Longeville-lës-Metz - Source : Even conseil
28
ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT - EES PCAET
En ce sens, le code du patrimoine a permis de faire évoluer les périmètres de protection des monuments
historiques vers des PDA (Périmètres Délimités des Abords). Le but est de limiter les protections aux
abords des monuments historiques, anciennement déterminées par une distance réglementaire de
500m autour du Monument Historique, aux espaces les plus intéressants sur le plan patrimonial,
participant réellement à la qualité de l’environnement du monument et nécessitant par conséquent une
attention particulière. Ainsi le PDA tient compte du contexte architectural, patrimonial, urbain ou
paysager accompagnant le monument historique comme un ensemble cohérent. Au sein de la
Métropole, des projets de PDA sont en cours d'études en parallèle de l’élaboration du PLUi. Un PDA a
déjà été approuvé, celui de l’église Saint Rémi sur la commune de Rozérieulles.
À noter que le patrimoine fait l’objet d’un cahier thématique dédié, intitulé « Morphologie urbaine et
Patrimoine ».29
ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT - EES PCAETVve sur la cathédrale de Metz véritable repère paysager, depuis les cètes de Moselle, à Scy-Chazelles -Source : Even conseil
Un patrimoine naturel d'exception présarvé par le foncier militaire, | ici le Mont Saint-Quentin à Scy-Chazelles Le château de Mercy, un édifice inscrit aux monuments historiques, Source : Even conseil Ars-Laquenexy - Source : Even conseil
30
ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT - EES PCAETre .e 4
Un patrimoine concentré dans la vallée de la Moselle et sur les hauteurs
nm _ à
LC.
2018
:
IC,
2079
Metz
héboocie
2011,
Atlas
dre
Ponant
Po”r
Source Féchafion
: Eveër
Cumul
Jorreies
2022
Commit
EC Périmètre de protection des monuments
historiques
Ste: M Classé ES tic
PaUA site Patrimonial Remarquable
[7771 Porc Naturel Régional de Lorraine
Un petit patrimoine marqueur de l'identité messine
“ Patrimoine défensit et militaire (forts, ouvrages
militaires, ….}
% Pairimoine hydraulique (éciuses) ur ER
“ Patrimoine reñgieux per? 9 Lr ee à E L
# Rues STRESS E
# Avtre patrimoine d'intérêt (lavoirs, fontaines, chapelles,
calvaires)
31
ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT - EES PCAETLes Plans Paysage du SCOTAM et des Côtes de Moselle de
Metz Métropole
* Qu'est-ce qu'un Plan Paysage 7.
Le plan paysage est une démarche volontaire de prise en
compte du paysage dans toutes les politiques sectorielles
qui contribuent à l'aménagement du territoire à l'échelle
d'un bassin de vie (urbanisme, transports, infrastructures,
agriculture, etc). Outil au service des élus, il permet de
renverser le regard pour faire des paysages une véritable
source d'attractivité des territoires : en le plaçant au cœur
des processus d'aménagement, le paysage devient une
formidable ressource et un levier pour le développement
local.
En ce sens, il est élaboré de manière collaborative avec une
diversité d'acteurs (élus, habitants, associations,
techniciens), impliquant les citoyens dans un projet de
territoire et donc dans leur cadre de vie.
Avec pour ambition de promouvoir la qualité et la diversité des
paysages, et surtout d'en faire une composante opéra-
tionnelle de l'aménagement du territoire, le plan paysage comprend trois étapes :
- L'analyse des paysages existants et de leurs dynamiques d'évolution :
: La définition d'objectifs de qualité paysagère partagés,
s'appliquant aux différents domaines de l’aménage-
ment du territoire. Ils désignent les orientations visant
à conserver, à accompagner les évolutions ou à engen-
drer des transformations des structures paysagères,
permettant de garantir la qualité et la diversité des pay-
sages ;
: La définition d’un programme d’actions concrètes à me-
ner selon les caractéristiques et objectifs du territoire.
Plan Paysage du SCOTAM
Le Syndicat Mixte du SCOTAM comprend 225 communes
réparties entre 7 EPCI : Metz Metropole, CC Mad et Moselle,
CC du Sud Messin, CC Haut Chemin - Pays de Pange, CC
Houve - Pays Boulageois, CC Rives de Moselle et CC du
Pays Orme Moselle. Engagé en 2017 dans La révision de
son SCoT, il s’est lancé de manière concomitante dans
l'élaboration de son plan paysage avec pour objectif de
mettre en synergie et en complémentarité les actions et
plans à l’œuvre à l'échelle de l'Agslomération Messine Le
plan paysage du SCoTAM répond ainsi au DOO du SCOTAM
2021 qui fixe dans son DOO l'ambition de diaznostiquer le
paysage pour mieux aménager. En effet, l'analyse payzs-
gère proposé dans le Plan Paysage permettra de guider
les choix en matière d'aménagement afin de préserver et de valoriser les paysages existants sur le territoire.
Le diagnostic du plan paysage a été publié en mars 2019 et son
programme d’action en avril 2020 disponible sur le site
https-/hwuw.scotam.fr/fr'paysage. Les principaux objec-
tifs retenus sont de redynamiser les friches industrielles,
agricoles, commerciales, urbaines, militaires, mais aussi de
favoriser l'adaptation au changement climatique et
d'améliorer la lisibilité du territoire.
Le programme d'actions s’articule autour des 9 pistes
suivantes :
1. L'eau : un atout pour aménager l'espace public, une
ressource à préserver
2. L'arbre : un atout pour aménager l'espaces public autre-
ment, un atout aussi dans les champs
3. Vous avez dit« démarche paysagère x 7?
Il s’agit ici de prendre pleinement en compte l’histoire du
territoire dans les projets de requalification afin de
préserver son identité On cherchera ainsi à éviter l’uni-
formisation et la banalisation des paysagel
4. Ménager les entrées de villes et de villages
5. Recomposer l’espace pour réduire l'emprise de la voiture
6. Valoriser les pépites : révéler et gerer sur le long terme
Il s’agit de faire connaitre et reconnaître les lieux et
espaces publics d'intérêt paysager mal connus
7. Révéler l'esprit des lieux : de l’ordinaire au récit
L'objectif est de développer un imaginaire autour des
espaces paysagers remarquables
8. La forêt for rêver
©. Faire de La friche un lieu accueillant
32
ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT - EES PCAETLes Plans Paysage du SCOTAM et des Côtes de Moselle de FOCUS
+ Plan de Paysage des Côtes de Moselle de Metz Métropole
Périmètre du plan paysan des Cé
Dans le cadre de ses récentes compétences, élargies
en matière de valorisation du patrimoine naturel et de
développement touristique, Metz Métropole a souhaité se
doter d’un document de référence permettant d'appré-
hender cette thématique nouvelle, er y incluant un volet
opérationnel fort, ambitieux et concret permettant de
préserver et mettre en avant es singularités paysagères.
Le Plan Paysage des Côtes de Moselle s’inscrit dans la
continuité du Plan Paysaze du SCOTAM, ainsi que du Plan
Paysage « À la reconquête du paysage des vallées de la
Moselle et du Rupt de Mad » de La CC Mad & Moselle, terri-
toire voisin de la métropole (en cours de mise en œuvre).
tes de Mosalie - Source : Plan Paysage des Cètes de Mosalle
Celui de la Métropole est en cours d'élaboration. Il puise
dans l'expérience et les objectifs définis dans les deux
plans afin de poursuivre, d'approfondir et de complêter les
intentions et positionnement: déjà actés.
Les Côtes de Moselle sont situées à l'ouest du territoire
de Metz Métropole. Le Plan Paysage dédié s'applique à
13 Sn due : Saulny, Lonry-lès-Metz,
Sue SH RENTE Je Va An UE ailleurs, certaines zones des Côtes de Moselle sont
classées sites Natura 2000.
33
ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT - EES PCAETLes Plans Paysage du SCOTAM et des Côtes de Moselle de
Metz Métropole
Les objectifs de ce Plan Paysage sont multiples et
complémentaires-
Vers une culture du paysage, une conscience partagée
des enjeux (améliorer la connaissance du territoire et
de 5235 enjeux, élaboration d’une stratégie commune
d'actions, ….)
Reconquérir des friches agricoles et militaires (redé-
couverte des sites emblématiques, soutien d'une agri-
culture durable et de proximite, .)
Préserver le patrimoine naturel (protection de La bio-
diversité ordinaire et remarquable, trame noire, .….)
nAnîf
Vers une image plus équilibrée du territoire (dimen-
sion rurale et pittoresque, sentiment d'appartenance,
À
Activer la dimension touristique du territoire (dévelop-
pement touristique durable, ..)
À l'heure actuelle, le diagnostic du territoire et les objec-
tifs de qualité paysagère ont été publiés. La dernière
phase de travail consistant à élaborer le programme
d'actions opérationnelles est actuellement en cours! Le
plan paysage est disponible à l'adresse suivante : www.
paysagescotesdemoselle.com
34
ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT - EES PCAETEN] 1 IR: aan RS
ESPACES PUBLICS
CN VTT OX
CNT del ARRET VAT Ten
JOUR COMME DE NUIT
]. REDUIRE LES BESOINS
ENERGETIQUES
8. REDUIRE LES EMISSIONS DE GES
(MOBILITE/ CIRCUITS COURTS)
9, DEVENIR UN TERRITOIRE
ATTRACTIF (TOURISME, ECONOMIE,
EIRE): 1à)
TU AUTRE (C ARR 2
TNT a
n 2 ù n1 e (1 e + Te en! Re TT
(ee = (Le
35
ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT - EES PCAET36
ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT - EES PCAET
3.1.4. DES PAYSAGES VALORISÉS AU SEIN DE LA MÉTROPOLE
Comme exposé précédemment, au sein du territoire
métropolitain, les perceptions des paysages sont
grandement influencées par le relief et l’abondance de
végétation qui l’accompagne. Les ambiances fluctuent
ainsi sans cesse entre intime et monumental : en fond de
vallée, les vues sont souvent cadrées par l’horizon boisé
des buttes des côtes de Moselle et du plateau lorrain,
tandis que depuis ces points hauts s’ouvrent des vues
remarquables par la portée lointaine du regard.
Les habitants, interrogés dans le cadre du Plan paysage
du SCOTAM, apprécient particulièrement ces points de
vue lors de leurs promenades. Néanmoins, peu sont
aménagés en véritables belvédères comme le Mont
Saint-Quentin. Les vues restent des trésors convoités
par beaucoup, mais encore insuffisamment connues et
valorisées, voire inexistantes en raison de l’épaisse
couverture boisée des buttes et des côtes.
Par ailleurs, les itinéraires pédestres et cyclables ne
passent pas toujours par ces points de vue, ce qui ne
contribue pas à les faire découvrir aux visiteurs. Le
territoire est traversé par plusieurs chemins de Grande
Randonnée (GRP entre Côtes de Moselle et Côtes de
Meuse, GR5 et ses variantes, Voie Verte le long de la
Moselle, et une vingtaine de circuits sous forme de petites
boucles permettant de découvrir les richesses paysagères
locales), qui desservent les vallées et convergent vers
Metz. Le maillage est donc plus riche à l’ouest, avec par
exemple le GR de Pays « entre les côtes de Moselle et les
côtes de Meuse » (Châtel Saint-Germain, Lessy, Mont
Saint-Quentin, etc). La Moselle et la Seille sont quant à
elles bien valorisées par des itinéraires de découverte : la
Moselle est longée par la véloroute l’Echappée Bleue et
bénéficie ainsi d’aménagements pour les modes doux sur
l’ensemble de la vallée.o 5 , en
A: Hu / LL.
LR - F A .
ae RE 1
= Fe EL
N:
+ 37
ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT - EES PCAET
3.1.5. DYNAMIQUES D’ÉVOLUTION DU TERRITOIRE MODIFIANT LES PAYSAGES
A. Des paysages naturels et agricoles qui tendent à se simplifier
De nombreuses initiatives de valorisation du patrimoine naturel et bâti sont en cours sur le territoire. De
plus, un certain nombre de dynamiques d’évolution du territoire viennent modifier progressivement les
paysages messins.
Au niveau des côtes et buttes boisées, l’omniprésence de la végétation crée un cadre vert qui contribue
à la qualité paysagère du territoire. Toutefois, les dynamiques de progression de cette végétation
peuvent parfois participer à la fermeture de certaines vues et milieux ouverts. L’entretien des pelouses
calcaires, particulièrement fragiles, est essentiel à leur maintien et donc à la maîtrise de la fermeture
des paysages.
En parallèle, la vallée de la Moselle accueille de nombreuses activités et infrastructures routières,
ferroviaires et fluviales. Entre chaque infrastructure, les interstices se boisent, ce qui vient gêner la
visibilité des cours d’eau et plans d’eaux y compris depuis les coteaux, et rend l’accès à l’eau difficile.
En conséquence, les paysages lacustres des anciennes gravières (à Vaux, Jussy, Moulins-lès-Metz,
Woippy) et les vallées (ruisseau des Chiloux à Woippy, Lorry-lès-Metz et Metz par exemple) deviennent
une richesse confidentielle, voire insoupçonnée, pourtant porteuse de nombreux potentiels pour le
cadre de vie local et son attractivité (promenade, pêche, activités nautiques, biodiversité…).
De la même manière, le territoire présente des friches militaires et d’activités, des délaissés urbains qui
représentent un véritable potentiel paysager chargé de l’histoire du territoire à revaloriser. Par exemple,
il est possible de s’appuyer sur ces espaces pour rouvrir des points de vue et recréer des liens physiques
et visuels avec les paysages d’eau, permettant de rendre la Moselle de nouveau lisible dans les
paysages messins (faciliter l’accès à l’eau et le franchissement de la vallée, renouer le contact entre les
habitants et l’eau, renforcer le réseau de liaisons douces pour accéder aux bords de
Moselle…). Ces friches sont progressivement reconquises par la Métropole dans le cadre de projets de
réaménagement qui peuvent constituer des leviers pour concrétiser ce potentiel.
En savoir plus : cahier thématique "bilan de la consommation foncière".
Par ailleurs, du fait des modifications dans les pratiques agricoles (observées à l’échelle nationale
notamment) on observe une simplification relative des paysages sur les plateaux cultivés. Au cours des
dernières décennies, de vastes étendues de grandes cultures ont progressé au détriment des paysages
de mosaïque agricole enrichie par les haies et autres végétations structurantes. Or, ces éléments jouent
un rôle important contre l’érosion des sols et pour la biodiversité. Leur préservation constitue donc un
enjeu fort, notamment au niveau des plaines agricoles.
B. Interfaces : des franges urbaines sensibles qui bénéficient du caractère boisé du territoire permettant une meilleure intégration
Les paysages agricoles s’étant davantage ouverts et simplifiés, les nouvelles constructions en extension
de l’enveloppe urbaine sont plus visibles depuis le lointain. Ainsi, les lotissements, présentant souvent
des formes répétitives et s’appuyant peu sur les formes urbaines locales, ont entraîné une banalisation
progressive des paysages périurbains et des villages. Cette dynamique est visible au niveau des
franges urbaines, tout particulièrement où les espaces agricoles dénudés rencontrent un urbanisme peu
intégré dans son environnement immédiat, engendrant ainsi des impacts paysagers peu valorisants.
Au sein de l’Eurométropole, cette sensibilité paysagère se retrouve essentiellement au niveau des
plaines agricoles du Pays Haut et du Plateau Lorrain (par exemple Amanvillers, Pouilly, Chesny,
Noisseville…). Le cœur d’agglomération de la Métropole en revanche bénéficie d’une bonne intégration
paysagère en raison du caractère très boisé du territoire. Au niveau des Côtes de Moselle et de lao 5 , en
A: Hu / LL.
LR - F A .
ae RE 1
= Fe EL
N:
+ 38
ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT - EES PCAET
vallée, l’abondance de bois, de bosquets, de haies, etc. limite la visibilité des espaces bâtis depuis le
lointain et contribue à la qualité des interfaces entre cœur urbain dense et espaces naturels ou agricoles.
Par ailleurs, au niveau des plaines cultivées, certaines communes ont réussi à maintenir une ceinture
jardinée comme à Gravelotte, Marieulles, Ars-Laquenexy, etc., qui opère une transition douce entre
urbain et rural. On y trouve des vergers, des potagers, des jardins de particuliers, parfois un réseau de
haies et des ripisylves épaisses, mais également des parcs structurants et des équipements sportifs,
comme le parc du Pas du Loup à Metz, le parc Simon à Augny… L’implantation de ce type
d’aménagement sur les franges de l’enveloppe urbaine est à encourager, tout comme la plantation de
structures végétales de qualité, afin d’assurer l’insertion paysagère des nouvelles constructions.Des paysages d'interfaces sensibles mais souvent intégrés par la forêt
yes
mn
DCI
dote
Phroltoërrt
or 1Q77ve
réoation
non
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Tout
1
Entrées de territoire : Entrées communales : Hranges urbaines : — (Coupure verte
(©) Entrée de terrtire de qualité © Entrée de ville de quaité un. Frange urbaine
(+) Entrée de territoire à améliorer © Entrée de ville à améliorer messe: urbaine en rupture avec les paysages emironnants
39
ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT - EES PCAETo 5 , en
A: Hu / LL.
LR - F A .
ae RE 1
= Fe EL
N:
+ 40
ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT - EES PCAET
C. Des entrées de ville globalement qualitatives mais fragilisées par l’urbanisation
Les entrées de territoire et de villes marquent et influencent fortement la perception du territoire, car
elles véhiculent les premières images des paysages locaux aux visiteurs et habitants. Elles constituent
des lieux de transition entre différentes typologies d’espaces : agricoles, naturels ou bâtis. Elles peuvent
correspondre à un espace précis, comme un franchissement en « porte » (entrée marquée par un bâti
monumental, double alignement d’arbres remarquables…), ou bien à des espaces plus étendus, le long
d’axes routiers majeurs dans un continuum urbain par exemple.
Vecteurs de l’image du territoire, la qualité des entrées de ville et de territoire constitue un enjeu
important des documents d’urbanisme. Il est désormais nécessaire de travailler sur ces espaces
notamment suite au Grenelle de l’Environnement et aux tendances récentes observées de constructions
peu qualitatives en entrée de ville ou d’agglomération (rupture avec les formes urbaines existantes qui
dégrade les paysages).
Une entrée de ville ou de territoire de qualité doit permettre d’apporter une lecture efficace des lieux et
ainsi renvoyer une image positive au moment de la phase d’approche (piétonne, automobile, cycliste…).
Elle se définit par sa bonne intégration par rapport à son contexte paysager. Massifs boisés, bosquets,
haies ou murets de pierre donnent un cadre et une structure à ces espaces « vitrines » et rappellent le
socle paysager dans lequel s’ancre la Métropole. Au contraire, une entrée ou porte de territoire est peu
qualitative lorsqu’aucune identification au lieu n’est possible (pollution visuelle générée par une publicité
abondante ou désordonnée en bordure de la voie, absence de signalétique, etc).
De manière générale, les entrées de ville de l’Eurométropole sont plutôt qualitatives, comme le présente
la carte ci-avant. Celles-ci sont globalement valorisées par l’omniprésence de nature et le relief, qui créé
parfois des entrées en surplomb donnant à voir les clochers d’églises, etc. Les entrées sont globalement
bien signalées et présentent parfois des aménagements récents (modes doux, bacs végétalisés…).
En revanche, en lien avec la présence de franges urbaines abruptes, une partie des entrées de villes
sont fragilisées par des nouvelles constructions peu intégrées dans le grand paysage (absence de
transition entre espaces agricoles et bâtis, nouvelles constructions en rupture avec la silhouette urbaine
et les caractéristiques architecturale des villes…), Les secteurs où s’opère un fort développement urbain
essentiellement pavillonnaire sont donc les plus sensibles.
C’est le cas de la commune de Metz par exemple, au niveau de la traversée de la Moselle rue du Fort
Gambetta, où les enjeux paysagers se couplent à des problématiques de circulation et de pollution.
Depuis cette rue, à gauche se trouve l’unité biomasse UEM, à droite le centre de valorisation des
déchets d’Haganis. La même problématique se présente à Woippy. Depuis l’avenue de Thionville
(Metz), on trouve de nombreuses enseignes commerciales de part et d’autre de la départementale, et
une présence forte de l’automobile. Ce type de dispositifs tend à banaliser les paysages et entraine une
perte de lisibilité qui participe à la dégradation de ces entrées de ville.
Dans les villages ruraux, l’étalement urbain en lotissements marque de plus en plus les paysages,
modifiant leur identité et leur caractère, mais altérant également la qualité de leurs entrées. À titre
d’exemple, Saint-Privat-la-Montagne connait une présence importante d’habitat pavillonnaire et de
petits collectifs (depuis la RD7 et la RD643). Ces extensions urbaines récentes, en rupture avec les
formes urbaines traditionnelles présentent parfois un manque de cohérence avec le tissu environnant.
De plus, étant localisées en dehors du tissu bâti existant, ces extensions créent de nouvelles franges
en entrée de ville, qui, additionnées à un manque d’insertion paysagère, engendrent des transitions
brutes entre les zones agricoles, naturelles et les zones urbaines. Finalement, en se développant, ces
formes urbaines banalisent le paysage et questionnent sur l’identité urbaines de ces bourgs en créant
des ambiances « périurbaines ».
En savoir plus : Cahier thématique « Morphologie urbaine et patrimoine »41
ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT - EES PCAET
D. De nombreuses coupures vertes à maintenir
Si le cœur d’agglomération de Metz Métropole forme un tissu urbain continu, ponctuellement interrompu
par les cours d’eau et leurs abords végétalisés (la Moselle, la Seille, le ruisseau de Woippy, …) et des
espaces agricoles résiduels intégrés au tissu urbain, l’enveloppe des villages alentours reste bien
distincte.
Entre chaque village, il existe donc ce qu’on appelle une coupure d’urbanisation, ou coupure verte : un
espace naturel ou agricole séparant deux agglomérations. Ces coupures donnent de la lisibilité aux
villages dans le grand paysage, facilitent la circulation de la biodiversité, et jouent un rôle dans la
résilience du territoire (tamponnement des eaux pluviales, agriculture de proximité…).
Néanmoins avec les dynamiques d’extension urbaine observées dans les décennies passées,
l’épaisseur de ces coupures vertes a eu tendance à diminuer au gré des opérations d’aménagement.
Ces évolutions sont donc à maîtriser afin d’éviter la fermeture de ces espaces essentiels, et la création
de continuum urbains.
Ainsi, une attention particulière doit être portée aux coupures vertes identifiées sur la carte ci-avant, afin
d’éviter leur fermeture progressive.42
ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT - EES PCAETL v PARLE V2 7% t vez En à 1
l Territoire de contrastes, une métropole au cadre paysager d'exception
“À
Le Plateau peaae
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Un socle nalure fiche, à l'osigine des payrages singuliers du Des marqueurs paysager: el patimonioux hériiés du passé
terriiote à valoriser | Une vaeur patimoniois reconnue par le FNR de Lonaine —*+ Un tete Contrat. spércet Gay unes enterrés at MAT tree Ac ee Ch lnertilnaines
= # de coviibltés + Le Mont Soint-Guentin, die classé emblématique dominant
La vallée de la Monele., vésitoble artère bleue Un patimoine remarquable reconnu à prendre en compte et à mette Lund di tenhche Y7É en réseau :
(1 les Côtes de Mossiis. écrin vert de la métropole — Eroaninmenntontennes Sites imorits et clarsés [LC 1e Panr-tiout, une pause ruroie nattendue A. Monuments historiques
+ Le Plateau Lorrain versant Rhin, grands
ponoramos oniués BB Des torts perchés sur es houteurs. à reconquétr
Des pépites poyrogéres à tévétes : Un pa#moine vesnocuiare suoport de l'identité locale Points de vus ef balrédèrés à aménager organe
F5 2 nr Des dynamiques d'évolution du lemitoire tragilhont les paysages DS DE To LE Une 1mpifcation des partages agicoles à einer redécouvik — Des coupures vertes à mointenit [1 Des ponoges locustes à ouvtk sur le grand paysage um Des ronges ubaines abruptes à Intégrer dars le grand porsage ….. Des Intostruciures majeures. rupiutes urbaines à atténuer
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ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT - EES PCAET
3.1.6. SYNTHÈSE44
ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT - EES PCAET
Atouts Faiblesses
› Des milieux aquatiques et humides (vallée de la
Moselle, de la Seille, …) riches participant à la fois à
la qualité des paysages et jouant un rôle essentiel
dans la maîtrise du risque inondation
› Des haies et des bosquets présents au niveau des
espaces notamment sur le plateau lorrain
participant à l’animation des paysages et à la gestion
des risques (notamment d’inondation)
› Une forte présence des milieux naturels et agricoles
(2/3 du territoire) participant à la qualité des paysages
mais jouant également un rôle multifonctionnel
(réservoir de biodiversité, espace de loisir, lutte
contre le ruissellement, limitation des îlots de
chaleur, …)
› Des espaces boisés notamment présents sur les
côtes de Moselle participant à la qualité des paysages
messins, jouant un rôle de réservoir de biodiversité et
un rôle dans le stockage du carbone
› Des jardins et des vergers présents au sein ou en
périphérie des espaces urbanisés participant à la
qualité du cadre de vie et jouant un rôle dans la lutte
contre les îlots de chaleur urbains
› Une urbanisation en extension impactant la qualité
des paysages (notamment des entrées de ville)
› Une simplification des paysages agricoles passés
ayant eu un impact sur la lutte contre l’érosion des
sols, la qualité et le stockage des eaux ou encore la
préservation de la biodiversité (rôle de corridor
écologique)
Dynamique pressenties en l’absence de PLUi
› Des dynamiques de renouvellement d’espaces patrimoniaux en friches qualifiant les tissus urbains et valorisant le patrimoine historique : des démarches à poursuivre (ex : Hôpital Bon Secours à Metz)
› Une volonté de protection et de mise en valeur du réseau hydrographique
› Un cadre de vie de qualité à l’appui de la forte présence du végétal et des paysages d’eau
› De nouvelles extensions urbaines dont l’insertion paysagère est complexe
› Une banalisation par l'uniformisation des opérations (routes, bâtis, clôtures, végétation...).
Enjeux Hiérarchisation
› Préserver la structure et les singularités des
paysages messins, entres monumentalité et intimité
+++
› Révéler la présence de l'eau et notamment les
paysages en eau de la vallée de la Moselle +++
› Valoriser et mettre en réseau le patrimoine local, en
particulier défensif et militaire sur les hauteurs du
territoire
++
› Ouvrir et aménager des belvédères au niveau des
Côtes de Moselle
++
› Œuvrer pour une diversification des paysages
agricoles, en s'appuyant sur l'héritage et l'identité du
territoire : viticulture, maraîchage, vergers, …
+++
› Freiner les dynamiques d'extension urbaine et
travailler les franges urbaines pour intégrer les
constructions dans le grand paysage (notamment
Pays Haut, plateau lorrain et vallée de la Seille)
+++Réservoir de Réservoir de Réservoir de LT biodiversité = D f biodiversité \,
/ |
+
e v: °. ‘ | _
D ,
’
€:
7
- pos japenats »
Corridor
mosaique hnecire
Différents types de corridors écologiques - Source : rame Verte et Bleue de Metz Métropole
45
ETAT INITIAL DE L’ENVIRONNEMENT - EES PCAET
3.2. Des continuités écologiques riches et diverses
3.2.1. QU’EST-CE QUE LA TRAME VERTE ET BLEUE ?
A. Un outil d’aménagement du territoire en faveur de la biodiversité
La trame verte et bleue (TVB) poursuit un objectif de restauration et de maintien des continuités
écologiques. Ce réseau d’espaces naturels doit permettre aux différentes espèces, animales et
végétales, de se déplacer ou se disperser, s’alimenter, se reproduire, se reposer et donc d’assurer leur
survie, et de rendre des services écosystémiques.
On distingue de 2 types de composantes dans la Trame Verte et Bleue (TVB) :
› Les réservoirs de biodiversité : ce sont les milieux les plus remarquables du point de vue de la
biodiversité. Ils abritent des espèces jugées prioritaires ou déterminantes ou constituent un habitat
propice à leur accueil. Les conditions vitales au maintien de la biodiversité et à son fonctionnement sont
réunies (une espèce peut y trouver les conditions favorables à son cycle biologique : alimentation,
reproduction, repos...).
› Les corridors écologiques : ce sont des espaces de nature plus « ordinaire » permettant les échanges
entre les réservoirs de biodiversité. Les déplacements permettent à la faune de subvenir à la fois à ses besoins journaliers (nutrition), saisonniers (reproduction) ou annuels (migration). On distingue deux types de corridors :
- Les corridors linéaires : ils présentent une continuité au sol, sans obstacles, et permettent de
relier deux réservoirs de biodiversité de façon linéaire. Ils permettent les déplacements de la faune
terrestre (mammifères notamment). Exemple : alignements d’arbres, haies, …
- Les corridors en pas japonais : ils sont localisés en îlots ponctuels, et permettent d’assurer les
échanges entre les réservoirs de biodiversité pour la faune volante (chiroptères, avifaune, insectes).
Exemple : jardins dans le tissu pavillonnaire, espaces verts publics, petits bosquets.
Dans le contexte métropolitain messin, où un tiers de la surface est urbanisée et où l’étalement urbain
a pris de l’ampleur les vingt dernières années, l’outil de la TVB métropolitaine est essentiel pour assurer
la protection de la biodiversité. Cette urbanisation importante, notamment au niveau du sillon mosellan,
pose la question primordiale de la place de la « nature en ville », source d’attractivité et de bien-être
pour les ménages, mais aussi de nombreux services écosystémiques que les milieux naturels et semi-
naturels rendent au fil des saisons (filtrations de polluants, limitation du risque inondation, etc..). Dans
son projet métropolitain, Metz Métropole affirme d’ailleurs son
ambition de devenir « métropole de l’écologie urbaine et humaine
», en conciliant les besoins de développement avec les impératifs
de préservation de l’environnement et les nouvelles aspirations
des populations à plus de nature. Mais les enjeux de la TVB ne
se limitent pas à la question de la nature en ville.46
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B. Le rôle multifonctionnel de la Trame Verte et Bleue
Les espaces de la Trame Verte et Bleue ne sont pas voués à être sanctuarisés. Ils s’intègrent dans le
territoire en participant au bon fonctionnement des écosystèmes, mais sont également porteurs de
fonctions sociales et économiques, en rendant des services à la collectivité, notamment :
› La structuration des paysages et l’amélioration du cadre de vie ;
› La santé (développement du réseau de liaisons douces, rôle dans l’amélioration de la qualité de l’air
et par conséquent, sur la santé des habitants) ;
› La prévention des risques et des nuisances (gestion de l’eau, écran anti-bruit, …) ;
› L’épuration de l’air et de l’eau (absorption de certaines particules fines et polluantes, rafraichissement
de la ville …) ;
› L’adaptation des villes aux dérèglements climatiques (régulation des phénomènes d’inondation par
débordement de cours d’eau et lié au ruissellement, zones de fraîcheur pour les habitants lors des fortes
chaleurs, stockage du carbone, …) ;
› Des fonctions économiques et nourricières (production agricole, sylviculture, support de l’activité
touristique) ;
› Un enjeu énergétique (développement du bois-énergie).
Le développement d’une Trame Verte et Bleue dépasse donc son rôle pour la biodiversité et présente
un intérêt réel pour améliorer la qualité des paysages et la qualité du cadre de vie sur le territoire.
L’objectif est donc de définir un réseau écologique sur le territoire de Metz Métropole, fonctionnel pour
la biodiversité tout en y associant des usages pour les habitants et les activités du territoire.