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Conseil Municipal - acte 00008467 D
Conseil Municipal - acte 00030282 D
Document publié le Lundi 24 novembre 2014 par la commune de Bordeaux.
Lien du pdf (Conseil Municipal - acte 00030282 D)
Thèmes du document : Santé, Sécurité sociale, Vieillesse,
EXTRAIT DU REGISTRE DES DELIBERATIONS
DU CONSEIL MUNICIPAL
___________
Conseillers en exercice : 61
Date de Publicité : 25/11/14
Reçu en Préfecture le : 25/11/14
CERTIFIÉ EXACT,
Séance du lundi 24 novembre 2014
D - 2 0 1 4 / 6 1 2
Aujourd'hui 24 novembre 2014, à 15h00,
le Conseil Municipal de la Ville de Bordeaux s'est réuni en l'Hôtel de Ville, dans la salle de ses séances, sous la présidence de
Monsieur Alain JUPPE - Maire
Etaient Présents :
Monsieur Alain JUPPE, Madame Virginie CALMELS, Monsieur Nicolas FLORIAN, Madame Alexandra SIARRI, Monsieur Didier CAZABONNE, Madame Anne BREZILLON, Monsieur Fabien ROBERT, Mme Anne-Marie CAZALET, Monsieur Nicolas BRUGERE, Madame Brigitte COLLET, Monsieur Jean-Louis DAVID, Madame Emmanuelle CUNY, Monsieur Stephan DELAUX, Madame Nathalie DELATTRE, Monsieur Marik FETOUH, Madame Laurence DESSERTINE, Monsieur Jean-Michel GAUTE, Madame Magali FRONZES, Monsieur Pierre LOTHAIRE, Madame Emilie KUZIEW, Monsieur Pierre De Gaétan NJIKAM MOULIOM, Madame Arielle PIAZZA, Monsieur Jérôme SIRI, Madame Elizabeth TOUTON, Monsieur Joël SOLARI, Monsieur Josy REIFFERS, Madame Ana maria TORRES, Monsieur Michel DUCHENE, Madame Mariette LABORDE, Madame Marie-Françoise LIRE, Monsieur Erick AOUIZERATE, Monsieur Philippe FRAILE MARTIN, Monsieur Benoit MARTIN, Madame Anne WALRYCK, Madame Marie-Hélène VILLANOVE, Madame Florence FORZY-RAFFARD, Madame Marie-José DEL REY, Madame Maribel BERNARD, Monsieur Guy ACCOCEBERRY, Monsieur Yohan DAVID, Monsieur Edouard du PARC, Madame Sandrine RENOU, Madame Estelle GENTILLEAU, Monsieur Marc LAFOSSE, Monsieur Yassine LOUIMI, Mme Laetitia JARTY ROY, Madame Solène CHAZAL, Madame Cécile MIGLIORE, Madame Michèle DELAUNAY, Monsieur Pierre HURMIC, Monsieur Vincent FELTESSE, Madame Emmanuelle AJON, Monsieur Nicolas GUENRO, Madame Delphine JAMET, Monsieur Matthieu ROUVEYRE, Monsieur Jacques COLOMBIER, Madame Catherine BOUILHET,
Monsieur Marik FETOUH (présent jusqu'à 17h00), Madame Nathalie DELATTRE (présente jusqu'à 16h00), Madame Mylène VILLANOVE (présente jusqu'à 17h00), Monsieur Vincent FELTESSE (présent à partir de 15h45)
Excusés :
Monsieur Alain DUPOUY, Monsieur Jean-Pierre GUYOMARC'H, Madame Constance MOLLAT, Monsieur Alain SILVESTREPlan d'action du Contrat Local de Santé
2013-2016. Autorisation. Signature.
Monsieur Nicolas BRUGERE, Adjoint au Maire, présente le rapport suivant :
Mesdames, Messieurs,
La Ville de Bordeaux et son Centre Communal d’Action Sociale, ont signé le 10 décembre 2013 l’accord cadre du Contrat local de Santé, s’engageant avec six autres signataires sur six axes d’intervention stratégiques :
Axe 1 : Développer la prévention dédiée aux enfants et aux jeunes et soutenir la parentalité ; Axe 2 : Promouvoir le bien vieillir ;
Axe 3 : Aller au-devant et accompagner les plus vulnérables vers la santé ; Axe 4 : Aménager des cadres de vie favorables à la santé et à l’inclusion des personnes porteuses de handicap ;
Axe 5 : Renforcer les réseaux d’acteurs autour des enjeux de santé mentale ; Axe 6 : Animer, évaluer le Contrat local de Santé et produire une expertise et une observation en santé soucieuses des spécificités socio-spatiales.
Les partenaires signataires sont : l’Agence Régionale de Santé d’Aquitaine, l'Etat représenté par la Direction Départementale de la Cohésion Sociale, le Rectorat de l’Académie de Bordeaux, le Conseil Général de la Gironde, la Caisse Primaire d’Assurance Maladie de la Gironde et le Centre Hospitalier Universitaire de Bordeaux.
Depuis, la Caisse d’Assurance Retraite au Travail d’Aquitaine a souhaité se joindre en qualité de partenaire signataire. Un avenant à l’accord cadre précisant ses engagements dans ce contrat sera signé.
Le Contrat local de Santé est un outil nouveau mis à notre disposition dans le cadre de la loi Hôpital Patients Santé Territoires de 2009. Il permet de définir une stratégie locale en santé, inscrite dans la durée, en renforçant la cohérence et la pertinence des réponses aux besoins de santé de la population. Ce contrat est pour la Ville et le Centre Communal d’Action Sociale, une opportunité de conforter ses engagements en tant qu’acteurs essentiels de santé.
Après la définition de grands axes stratégiques, un plan d’actions opérationnel a été élaboré par l’ensemble des partenaires de ce contrat et validé lors du comité de pilotage du 16 septembre 2014. Les signataires s'engagent, sur la durée du contrat 2014-2016 à soutenir et mettre en place les actions validées dans ce programme d’actions. Les six axes stratégiques sont déclinés en objectifs spécifiques qui sont eux-mêmes traduits en 27 actions opérationnelles.
Je vous propose donc, Mesdames, Messieurs, de bien vouloir autoriser Monsieur le Maire :
- à approuver le plan d’actions 2014-2016 du Contrat local de Santé ; - à signer l’avenant 1 de l’accord cadre du Contrat local de Santé relatif au plan d’actions 2014-2016;
- à signer l’avenant 2 de l’accord cadre du Contrat local de Santé relatif à l’implication de la Caisse d’Assurance Retraite et Santé au Travail d’Aquitaine en qualité de nouveau signataire du contrat local de santé.
ADOPTE A L'UNANIMITE
Fait et Délibéré à Bordeaux, en l’Hôtel de Ville, le 24 novembre 2014P/EXPEDITION CONFORME,
Monsieur Nicolas BRUGEREPage 1 sur 46Page 2 sur 46
La démarche du Contrat Local de Santé
La santé dépend de nombreux déterminants. Il faut agir à tous les niveaux. Le Contrat Local de Santé de Bordeaux permet à tous les acteurs responsables de la santé sur le territoire d’agir ensemble autour d’objectifs prioritaires, pour mieux répondre aux besoins des bordelais. Il a pour but de mettre en commun les moyens des acteurs locaux pour apporter de réelles solutions pour améliorer et préserver la santé des Bordelais dans les domaines de la prévention, de l’accès aux soins et aux accompagnements médico- sociaux. Une attention particulière sera portée aux personnes les plus fragiles (enfants, personnes âgées, personnes en situation de handicap, personnes en situation de précarité…).
Ce contrat est le fruit de :
- L’engagement de 9 signataires
L’Agence Régionale de Santé d’Aquitaine, la Ville de Bordeaux, le Centre Communal d’Action Sociale de Bordeaux, l’Etat représenté par la Direction Départementale de la Cohésion Sociale, le Conseil Général de la Gironde, la Caisse Primaire d’Assurance Maladie de la Gironde, le Rectorat de Bordeaux, le Centre Hospitalier Universitaire de Bordeaux, la Caisse d'Assurance Retraite et de la Santé Au Travail d'Aquitaine.
- L’implication de partenaires institutionnels
Le comité de pilotage du Contrat Local de Santé a été élargi à d’autres acteurs institutionnels : le Régime Social des Indépendants, l’Union Régionale des Professionnels de Santé d’Aquitaine, le Centre Hospitalier Charles Perrens, le Centre Hospitalier Cadillac.
- La mobilisation de nombreux partenaires locaux, membres du Conseil Local de Santé
Ce contrat s’appuie sur :
- Une dynamique partenariale déjà existante. Parce que ce contrat est un travail qui a commencé bien avant… A Bordeaux, l'impulsion et les travaux issus des Ateliers Santé Ville, du Conseil Local de Santé, du Projet Social et autres comités de pilotage (PAERPA, MAIA, santé précarité…) ont été assurément des atouts essentiels qui ont posé les bases du futur CLS.
- Les diagnostics participatifs des Ateliers Santé Ville
- Le diagnostic de cadrage de l’Observatoire Régional de la Santé d’Aquitaine
- Une phase de co-construction partenariale du CLS de janvier 2013 à juin 2014. Une large concertation, associant tous les acteurs de la santé membres du Conseil Local de Santé de Bordeaux, a été conduite à travers l’organisation de 3 séminaires. Puis plusieurs groupes de travail partenariaux par axe se sont réunis pour élaborer un plan d’action opérationnel.
Un Contrat Local de Santé en 3 temps :
Signature de l’accord cadre
Décembre à
mai
Avenant au contrat : plan d’actions
3 séminaires de travail
5 équipes projet
3 à 4 comités technique par axe
4 à 5 équipes projet
Février à novembre 2013
Définition des axes
stratégiques et objectifs
spécifiques
Engagements généraux
Diagnostic de cadrage
Elaboration du plan
d’action
Définition des critères
d’évaluation
Décembre 2013 à juin 2014 2014-2016
Mise en
œuvre du
CLS et
évaluationPage 3 sur 46
Eléments de diagnostic sur Bordeaux
Pendant la phase d’élaboration de ce contrat, l’Observatoire Régional de la Santé d’Aquitaine (ORSA) a réalisé un diagnostic de cadrage nous permettant de préciser quelques indicateurs de santé. Notre territoire dispose d’atouts et possède de nombreuses ressources. L’enjeu de ce contrat va se trouver d’ailleurs dans la coordination de ces nombreux acteurs. Bordeaux a des caractéristiques communes aux grandes villes : précarité, inégalités et risques environnementaux, mais on peut noter quelques spécificités que l’ORSA a mises en évidence.
Source : La santé des bordelais diagnostics réalisés dans le cadre du contrat local de santé de Bordeaux, ORSA Aquitaine, décembre 2013Page 4 sur 46
Le CLS en 6 axes stratégiques et 29 actions
FICHE ACTION 1.1 : MEDIATION SANTE SCOLAIRE : Faciliter l'accès aux soins des enfants dépistés avec une problématique de santé lors des bilans de santé scolaire FICHE ACTION 1.2 : FESTIV’ATTITUDE : Renforcer la prévention alcool et améliorer la prise en charge et l'orientation des jeunes lors d'épisodes alcooliques aigus
FICHE ACTION 1.3 : MAISON DES ADOLESCENTS
Favoriser l'accès à la Maison des adolescents des jeunes des quartiers prioritaires FICHE ACTION 1.4 : PREVENTION BUCCO-DENTAIRE
Améliorer l'état de santé bucco-dentaire et le recours aux soins des enfants et adolescents FICHE ACTION 1.5 : PREVENTION SANTE PARENTALITE
Sensibiliser enfants, parents et professionnels sur les déterminants de la santé (alimentation, sommeil, environnement, parentalité…)
FICHE ACTION 1.6 : SANTE PERINATALITE
Améliorer l'accès aux structures de soutien à la parentalité
FICHE ACTION 1.7 : VACCINATION
Améliorer le suivi du carnet vaccinal
FICHE ACTION 2.1 : PREVENTION SENIORS
Développer et améliorer l’accès aux actions de prévention de la perte d’autonomie FICHE ACTION 2.2 : LUTTE CONTRE L’ISOLEMENT
Animer le réseau de lutte contre l’isolement social et de la solitude des personnes âgées FICHE ACTION 2.3 : PROTECTIONS JURIDIQUES
Mettre en œuvre les moyens facilitant les protections juridiques
FICHE ACTION 2.4 : AIDE AUX AIDANTS : Poursuivre la structuration d’un dispositif global et
coordonné d’aide aux aidants en lien avec les partenaires institutionnels FICHE ACTION 2.5 : DEVELOPPEMENT DU GUICHET INTEGRE
Développer la création du guichet intégré « La bonne information, au bon moment et au bon endroit » FICHE ACTION 2.6 : PREVENTION ET DEPISTAGE DES TROUBLES BUCCO-DENTAIRES,
VISUELS, ET AUDITIFS : Favoriser la prévention et le dépistage des troubles bucco-dentaires, visuels,
et auditifs des personnes âgées en EHPAD et RPA
FICHE ACTION 5.1 : HARMONISATION DES GROUPES DE COORDINATION LOCALE EN SANTE
MENTALE : Conforter, généraliser, harmoniser les GCLSM
FICHE ACTION 5.2 : CONSEIL LOCAL DE SANTE MENTALE (CLSM)
Définir les modalités de réinstallation du CLSM
FICHE ACTION 5.3 : PREVENTION DU RISQUE SUICIDAIRE
FICHE ACTION 6.1 : COORDINATION DU CLS, ANIMATION TERRITORIALE ET PARTICIPATION :
Organiser la coordination du CLS et l'animation territoriale pour assurer la mise en œuvre des actions FICHE ACTION 6.2 : « COMMUNICATION SANTE » Développer des outils de communication autour
du Contrat Local de Santé et des grandes campagnes régionales de santé publique FICHE ACTION 6.3 : OBSERVATION SANTE Développer une démarche d’observation locale en
santé
FICHE ACTION 3.1 : ACCES AUX DROITS : Promouvoir l'information, l'accès aux droits et aux soins FICHE ACTION 3.2 : OFFRE ALIMENTAIRE Mieux prendre en compte l’insécurité alimentaire au travers des différentes actions en direction des personnes vulnérables FICHE ACTION 3.3 : REPERAGE ET PRISE EN CHARGE DES PERSONNES VULNERABLES :
Favoriser le repérage des personnes vulnérables et coordonner la prise en charge médicale et sociale
des situations complexes
FICHE ACTION 3.4 : ACCES A LA PREVENTION ET DEPISTAGE : Favoriser l'accès à la prévention
des publics les plus en difficultés en s’appuyant notamment les acteurs de quartiers
FICHE ACTION 3.5 : MANGER BOUGER SUR LES QUARTIERS
Poursuivre et consolider les actions de la promotion de l’activité physique et sportive et d’une alimentation favorable à la santé sur les quartiers prioritaires
AXE 1 : Développer la
prévention dédiée aux enfants
et aux jeunes et soutenir la
parentalité
AXE 2 : Promouvoir le Bien
vieillir
AXE 3 : Aller au-devant et
accompagner les plus
vulnérables vers la santé
AXE 5 : Renforcer les
réseaux d’acteurs autour des
enjeux de santé mentale
AXE 6 : Animer le CLS et
produire une observation en
santé soucieuse des
spécificités socio-spatiales
FICHE ACTION 4.1 : BRUIT ET AMENAGEMENT URBAIN : Garantir la prise en compte de la
problématique du bruit sur les grands projets d'urbanisme
FICHE ACTION 4. 2 : PREVENTION DES RISQUES AUDITIFS
Renforcer les actions de prévention des nuisances sonores et risques auditifs
FICHE ACTION 4.3 : PREVENTION AIR INTERIEUR
Développer les actions de prévention des risques sanitaires liés à la qualité de l'air intérieur FICHE ACTION 4.4 : PREVENTION RISQUES INFECTIEUX ET VECTEURS
Mettre en place une veille sur l’émergence de certains risques infectieux liés au changement
climatique, l’évolution de l’habitat urbain, aux déplacements de personnes FICHE ACTION 4.5 : HABITAT INDIGNE : Consolider le partenariat pour améliorer le repérage, le
traitement et le suivi des personnes vivant dans un habitat indigne
AXE 4 : Aménager des
cadres de vie favorables à la
santéPage 5 sur 46
Axe 1
Développer la prévention dédiée aux enfants et aux
jeunes et soutenir la parentalité
L’enfance constitue une période particulière en termes de santé, dans la mesure où un grand nombre d’habitudes sont acquises à cet âge, mais aussi en raison des conséquences sur le long terme des problèmes de santé des enfants. Les inégalités sociales de santé apparaissent dès le plus jeune âge. Les enfants de 6 ans scolarisés dans une école publique située en RRS (Réseau de Réussite Scolaire) sont 16 % à être en surpoids, contre 12 % dans une école publique hors RRS. Ces écarts reflètent aussi des différences d’habitudes de vie (alimentation, sédentarité) déjà marquées à cet âge. De fortes disparités apparaissent aussi en termes de santé bucco-dentaire. Sur l’année scolaire 2012/2013, en grande section maternelle, 3.3% des enfants vivant sur un quartier non RRS avaient au moins une carie non soignée contre 10,3% des enfants vivant sur un quartier RRS.
La prévention auprès des enfants, des jeunes et de leurs parents et la prise en charge précoce des problèmes de santé sont une priorité de ce contrat.
Le service municipal de santé scolaire est un atout majeur pour agir dès le plus jeune âge et donc lutter contre les inégalités de santé en accompagnant le plus tôt possible les éventuelles difficultés rencontrées par les enfants et les parents. C’est presque 20000 enfants qui sont vus chaque année par les équipes médicales de santé scolaire. Mais une fois les enfants dépistés et orientés, certaines familles n’ont pas recours aux soins, ce qui peut avoir un retentissement sur l’état de santé des enfants, leur développement psychomoteur, leurs capacités à suivre un cursus scolaire normal, facteur essentiel d’insertion sociale. Ce Contrat Local de Santé va permettre de renforcer les moyens d’accompagnement vers le soin.
Aider et soutenir les parents dans leur fonction parentale, dès l’annonce de la grossesse et tout au long de l’enfance et de l’adolescence, constitue également un axe essentiel de cette prévention.
C’est aussi auprès de la population jeune que nous souhaitons intervenir. En effet, la part des 18-25 ans dans la population bordelaise (21 %) est deux fois plus élevée que la moyenne française (10 %). Si une immense majorité des jeunes vont bien (90% des jeunes de la CUB se sentent en bonne santé selon l’étude EuroUrhis 2), les conduites à risque concernent toutefois certains de manière préoccupante. A Bordeaux, comme dans d’autres grandes villes, un nombre inquiétant d’adolescents de plus en plus jeunes se livrent à des ivresses massives dont certaines se terminent tragiquement ou par des passages répétés aux urgences les soirs de fin de semaine. Une amélioration de la réponse apportée dans le cadre de l’urgence mais aussi dans une approche large de santé peut être envisagée dans le cadre de ce CLS, pour mieux prévenir et prendre en charge la survenue de telles situations d’hyper alcoolisation.
Les acteurs soulignent l’importance de définir des stratégies d’intervention pour que l’éducation à la santé proposée puisse être accessible et adaptée aux spécificités des publics (pédagogie par le jeu et le spectacle, intervention culturelle, prévention par les pairs, dépistage individuel…).
PILOTE
Marion CLAIR
Coordinatrice du Pôle Santé
Direction du Développement
Social Urbain
Ville de Bordeaux
05 56 10 33 96
m.clair@mairie-bordeaux.frPage 6 sur 46
L’axe 1 en 5 objectifs spécifiques, 8 actions et 25 mesures concrètes
FICHE ACTION 1.1 : MEDIATION SANTE SCOLAIRE
1. Proposer aux familles les plus en difficultés un accompagnement personnalisé vers le soin de leur enfant en créant un poste de médiateur santé
2. Optimiser l'utilisation des outils existants facilitant suivi et recours aux soins des enfants dépistés (interprétariat, consultations psychosociologiques, médiation socioculturelle, cartes lettre, plaquettes des ressources…)
3. Promouvoir le travail en réseau pluridisciplinaire (étude de cas) et la formation des partenaires pour une meilleure adhésion des familles aux soins
4. Offrir aux enfants en situation de handicap un accueil en milieu scolaire et de loisirs le plus adapté possible en respectant la demande des parents
FICHE ACTION 1.2 : CONSOLIDATION ET DEVELOPPEMENT DU PROGRAMME FESTIV’ATTITUDE
1. Organiser des actions type "permis citoyen" sur le thème de la fête et de la
consommation d'alcool dans les collèges et lycées en mobilisant les parents
2. Maintenir les dispositifs Soul Tram et TAF toute l'année
3. Animer des espaces d'échange et sensibilisation à l'université sur des lieux de passage,
avec un support culturel attractif type sieste musicale
4. Elaborer un outil de suivi de l'hyper alcoolisation des jeunes
5. Etablir un protocole partagé de suivi des jeunes pris en charge en urgence
6. Pérenniser le dispositif d'accueil de jeunes en état d'ivresse "Somn'enbus"
FICHE ACTION 1.4 : PREVENTION BUCCO-DENTAIRE
1. Sensibiliser les parents et les professionnels en crèche
2. Sensibiliser les enfants de maternelle et leurs parents sous forme interactive
3. Développer le dépistage bucco-dentaire en Centre Médico-Scolaire et en milieu scolaire
sur les quartiers prioritaires
4. Réaliser une promotion renforcée du dispositif M'T dents en CP
5. Mettre en place un dispositif de suivi et d'évaluation de l'état bucco-dentaire et du recours
au soin des enfants
FICHE ACTION 1.5 : PREVENTION SANTE PARENTALITE
1. Développer les soirées santé « contes et débat » en sortie d’école maternelle et
élémentaire et établissements petite enfance
FICHE ACTION 1.6 : SANTE PERINATALITE
1. Organiser par quartier des rencontres pour les professionnels dans des lieux d’accueil parents- enfants
2. Diffuser aux futurs et/ou jeunes parents un livret d'information sur les lieux ressources en matière de soutien à la parentalité et de santé
3. Animer un groupe de parole "parents de jeunes enfants" sur le quartier Bordeaux Nord avec interprétariat
FICHE ACTION 1.7 : VACCINATION
1. Adresser aux élèves de CM2 une information sur le rappel du DTP de 11-13 ans et sur la
création du carnet de vaccination électronique
2. Relayer la campagne de communication de l'ARS "C'est la rentrée, pensez à vos vaccins"
3. Transférer les données du fichier vaccinal municipal sur mesvaccins.net
4. Sensibiliser les directeurs d'école à l'intérêt de la vaccination
FICHE ACTION 1.3 : MAISON DES ADOLESCENTS (MDA)
1. Faire connaître l’offre de services MDA aux jeunes et à leurs parents de tous les quartiers
2. Proposer des temps de rencontre débat sur la question adolescente.)
1.1 Améliorer le recours aux
soins consécutifs aux
orientations de la santé
scolaire
1.2 Prévenir et prendre en
charge les conduites
d’alcoolisation massive aigue
chez les jeunes
1.3 Développer une
information de qualité et
coordination des acteurs
impliqués auprès des jeunes
1.4 Structurer des modalités
d'éducation pour la santé
adaptées au public
1.5 Favoriser la coordination
des intervenants de
périnatalité et améliorer le
travail de réseau Ville-PMI-
Hôpital public et privé
Objectifs stratégiques Actions et mesures concrètesPage 7 sur 46
Axe 1 : Développer la prévention dédiée aux enfants et aux jeunes et soutenir la parentalité Objectif 1.1 : Améliorer le recours aux soins consécutifs aux orientations de la santé scolaire
FICHE ACTION 1.1 : MEDIATION SANTE SCOLAIRE
Faciliter l'accès aux soins des enfants dépistés avec une problématique de santé lors des bilans de santé scolaire
Les enjeux
Le service de santé scolaire de la Ville de Bordeaux remet chaque année quelques 2700 avis (anomalie repérée lors du bilan de santé) aux parents, dont 1000 pour un examen ophtalmologique, 600 dentaire, 300 ORL, 260 orthophonique, 270 pour un surpoids, 100 pour une prise en charge psychologique ...Après relance par les infirmières, environ 50% des parents déclarent avoir donné suite à l'avis et consulté. Sur les 50 % restants, on estime qu'environ 10 % ne consultent pas. Pour ces 270 familles, un accompagnement personnalisé est nécessaire et devrait permettre de faciliter l'accès aux soins pour leur enfant. Lors des diagnostics des ASV du Lac et Bastide, le besoin d’accompagner les enfants vers le soin a également été repéré comme prioritaire. L’intervention d’un médiateur santé encadré par la Ville et le CHU, financée par l’ARS est réponse innovante à cette problématique. Il pourra constituer un facteur déterminant d’un meilleur accès au soin en jouant un rôle d’interface et non de substitution des fonctions des professionnels de santé. De plus, une attention particulière peut être apportée aux enfants en situation de handicap et à leur famille. Si besoin, un accompagnement spécifique peut être proposé aux familles. En 2013/2014, 377 élèves étaient concernés par un Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS), 71% d'entre eux pour un trouble intellectuel et cognitif ou psychique.
Les mesures concrètes
1. Proposer aux familles les plus en difficultés un accompagnement personnalisé vers le soin de leur enfant en créant un poste de médiateur santé (Ville santé scolaire/ CHU) 2. Optimiser l'utilisation des outils existants facilitant le suivi et recours aux soins des enfants dépistés (interprétariat, consultations psychosociologiques, médiation socioculturelle, cartes lettre, plaquettes des ressources…) (Ville DDSU) 3. Promouvoir le travail en réseau pluridisciplinaire (étude de cas) et la formation des partenaires pour une meilleure adhésion des familles aux soins (Ville DDSU) 4. Offrir aux enfants en situation de handicap un accueil en milieu scolaire et de loisirs le plus adapté possible en respectant la demande des parents. (Ville/santé scolaire)
Les indicateurs de suivi
2014 2015 2016
Nb d’avis donnés aux familles et par problème de santé 2600 (total) + rapport Rapport Rapport
Taux de retour de l'information de recours au soin 50% (1300)
Nb de propositions de médiation santé 130 130 130 Nb de médiations santé engagées (tél.et/ou physique) 70 70 70 Nb de recours aux soins grâce à la médiation 50 50 50 Nb d'interventions d'interprétariat dans le cadre de la
médiation santé 25 25 25 Nb de familles ayant bénéficiées de consultations psycho
- sociologiques ou d’un accompagnement socio-culturel 30 30 30 Nb de professionnels ayant participé à une formation
ou une réunion partenariale sur 3 ans 30 30 30 Nombre de Projets Personnalisés de Scolarisation 377
Pilote : Dr Véronique Amathieux, Médecin coordinateur, Service de santé scolaire, Ville de Bordeaux v.amathieux@mairie-bordeaux.fr / 05.57.95.93.80 Virginie Valentin, secrétaire générale, CHU de Bordeaux virginie.valentin@chu- bordeaux.fr 05 56 79 49 06
Partenaires signataires : CHU de Bordeaux, ARS Aquitaine, Etat (DDCS), Rectorat d'académie de Bordeaux (DSDEN), Conseil Général de la Gironde (PMI)
Autres partenaires associés : URPS, MANA, AMI, Promofemmes, Intermed, Ville de Bordeaux (GIP médiation, DDSU, mission handicap), prévention spécialisée, médecins du monde…
Opérateurs : CHU de Bordeaux, MANA, AMI, Promofemmes, Intermed, Ville de Bordeaux…
Le service de santé
scolaire municipal
de Bordeaux
Dès 1888, Bordeaux a
intégré un service
d’hygiène scolaire.
Aujourd’hui, la ville gère
un service de santé
scolaire municipal. Sa
vocation est de permettre
aux enfants présentant
un problème de santé, un
handicap ou des
difficultés d’adaptation
scolaire de vivre au
mieux leur scolarité. 4
centres-médico-scolaires
sont répartis sur le
territoire. Chaque centre
regroupe un médecin,
une infirmière et une
secrétaire. Ces équipes
sont enrichies par la
présence d'une
orthoptiste polyvalente.
Près de 4 000 bilans
médicaux et 6 000
dépistages sont réalisés
chaque année.Page 8 sur 46
Axe 1 : Développer la prévention dédiée aux enfants et aux jeunes et soutenir la parentalité
Objectif 1.2 : Prévenir et prendre en charge les conduites d’alcoolisation massive aigue chez les jeunes
FICHE ACTION 1.2 : CONSOLIDATION ET DEVELOPPEMENT DU
PROGRAMME FESTIV’ATTITUDE
Renforcer la prévention alcool et améliorer la prise en charge et
l'orientation des jeunes lors d'épisodes alcooliques aigus
Les enjeux
On observe à Bordeaux, tout comme d’autres grandes villes, un phénomène de suralcoolisation des jeunes ayant un impact sur la sécurité et sur leur santé. Le programme Festiv'attitude, conduit depuis 2006, vise à promouvoir la modération des consommations et la solidarité dans la fête. De nombreuses actions ont été menées : installation de bornes éthylotest dans les établissements de nuit, réajustement des horaires et trajets de bus de nuit et tram, sensibilisation de la grande distribution, modification des heures de fermeture des débits de boisson, campagnes de communication, actions de prévention "Soul tram" et TAF, dans les universités... Néanmoins, il convient d’adapter sans cesse les actions de prévention à un phénomène en perpétuelle évolution dans ses manifestations, à partir d’une vision objective et partagée de la situation, et de renforcer l'intervention auprès des parents.
Les mesures concrètes
1. Organiser des actions type "permis citoyen" sur le thème de la fête et de la consommation d'alcool dans les collèges et lycées en mobilisant les parents 2. Maintenir les dispositifs Soul Tram et TAF (Tendances Alternatives Festives) 3. Animer des espaces d'échange et sensibilisation à l'université sur des lieux de passage, avec un support culturel attractif type sieste musicale
4. Elaborer un outil de suivi de l'hyper alcoolisation des jeunes
5. Etablir un protocole partagé de suivi des jeunes pris en charge en urgence (CHU de Bordeaux)
6. Pérenniser le dispositif d'accueil de jeunes en état d'ivresse "Somn'enbus"
Les indicateurs de suivi
2014 à 2016
Nombre d'actions organisées en collège et lycée/an Min 2 Nombre de collégiens, lycéens et parents touchés A déterminer Satisfaction des participants et connaissances
acquises
Rapport
Fréquence hebdomadaire du soul tram 1 fois / semaine Fréquence hebdomadaire d’intervention équipes TAF 3 fois /semaine Nombre d’actions organisées à l’université 10 Réalisation de l'outil de suivi Réalisé Réalisation du protocole de suivi Réalisé Nombre de soirs de présence de somn’enbus par
semaine
3 soirées par semaine
Nombre de jeunes accueillis par le somn’enbus par an 1000
Pilote : Stéphane Toustou, chargé de mission, Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance, Direction du Développement Social Urbain, Ville de Bordeaux s.toustou@mairie-bordeaux.fr / 05 56 10 27 45
Partenaires signataires : Etat (DDCS), CHU de Bordeaux, ARS Aquitaine
Partenaires associés : Keolis, Police, Samu, INSERM, Education nationale, université de Bordeaux, parents d'élèves, Allez les filles, Rocher de Palmer, ANPAA…
Opérateurs : ANPAA, CHU de Bordeaux
Le somm’enBus
Le Somm'enBus circule à
Bordeaux pour limiter les
risques liés à la
consommation excessive
d'alcool chez les jeunes.
Ce bus aménagé ne
raccompagne pas les
fêtards éméchés chez
eux. Il offre un refuge, un
abri confortable le temps
de se requinquer après
une soirée trop arrosée.
L'idée est bien sûr
d'éviter les trop
nombreux accidents en
état d'ivresse, en voiture,
mais aussi les chutes.
Après une
expérimentation
concluante sur le dernier
trimestre 2013 avec près
de 300 jeunes ayant eu
recours au repos ou aux
soins dispensés par
l'équipe du bus, la
mission "Somm'enBus" a
été reconduite en 2014.
Le CLS prévoit sa
pérennisation jusqu’en
216.Page 9 sur 46
Axe 1 : Développer la prévention dédiée aux enfants et aux jeunes et soutenir la parentalité
Objectif 1.3 Développer une information de qualité et coordination des acteurs impliqués auprès des
jeunes
Objectif 1.4 Structurer des modalités d'éducation pour la santé adaptées au public
FICHE ACTION 1.3 : MAISON DES ADOLESCENTS
Favoriser l'accès à la Maison des Adolescents des jeunes des quartiers
prioritaires
Les enjeux
- Manque de lieux ressources et de soutien spécifique pour les parents d'adolescents
- Consultations tardives des jeunes et de leurs parents quand "ça va mal",
- Sur représentation des jeunes vivant en centre ville parmi les consultants de la MDA
(les jeunes des autres quartiers viennent peu),
- Difficultés des professionnels des secteurs sociaux, médico-social, éducatif, sanitaire
à travailler ensemble sur la problématique des adolescents en souffrance.
Les mesures concrètes
1. Faire connaître l’offre de services MDA aux jeunes et à leurs parents de tous les
quartiers
2. Proposer des temps de rencontre débat sur la question adolescente
Les indicateurs de suivi
2014 2015 2016
Nombre de présentations de la MDA lors des
réunions de quartier (ASV, CLIP, établissements…)
Nombre de rencontres débat
Pilotage : Danièle Talhouarn, Directrice, Maison de Adolescents,
direction.mda33@gmail.com 05 56 38 48 65
Partenaires signataires : ARS Aquitaine, Ville de Bordeaux, Rectorat d’académie de Bordeaux, Conseil Général de la Gironde
Autres partenaires associés : Association Rénovation, associations de quartiers,
établissements scolaires, professionnels du secteur social, éducatif, animation…
Opérateurs : Maison des Adolescents de la Gironde
La Maison des
adolescents de la
Gironde
Inaugurée le 7 octobre
2013, la maison des
adolescents de la
Gironde est un espace
d'information, d'écoute et
de prise en charge dédié
aux adolescents et
jeunes adultes (de 11 à
25 ans), ainsi qu'à leurs
familles ou à leurs
accompagnants
professionnels et
bénévoles.
Située en centre-ville, la
MDA se donne pour
objectif dans le cadre du
Contrat Local de Santé
de davantage toucher les
jeunes et familles des
quartiers les plus en
difficultés.Page 10 sur 46
Axe 1: Développer la prévention dédiée aux enfants et aux jeunes et soutenir la parentalité Objectif 1.4 : Structurer des modalités d’éducation à la santé adaptées au public
FICHE ACTION 1.4 : PREVENTION BUCCO-DENTAIRE
Améliorer l'état de santé bucco-dentaire et le recours aux soins des
enfants et adolescents
Les enjeux
Lors des diagnostics élaborés par les deux Ateliers Santé Ville de Bordeaux, l’état
dentaire des enfants et des jeunes est évoqué comme une problématique prioritaire
pour un grand nombre de professionnels. Les dentistes parlent d’un « état
catastrophique de la dentition » lié à une consommation excessive et prolongée
d’aliments particulièrement cariogènes, une absence ou un mauvais brossage des
dents et un recours tardif aux soins. Parmi les enfants de petite section (3 ans) vus
par le service de santé scolaire en 2011, 7 % avaient au moins une carie non soignée,
avec une différence significative selon la zone de scolarisation (10.4 % en RRS contre
5.6 % hors RRS). 20 % des enfants concentrent 80% des caries.
Les mesures concrètes
1. Sensibiliser les parents et les professionnels en crèche (municipales et du CHU) (Ville DDSU/ CHU)
2. Sensibiliser les enfants de maternelle et leurs parents sous forme interactive (Ville DDSU)
3. Développer le dépistage bucco-dentaire dans les Centres Médico-Scolaires et en
milieu scolaire sur les quartiers prioritaires (Ville DDSU)
4. Réaliser une promotion renforcée du dispositif M'T dents en CP (CPAM)
5. Mettre en place un dispositif de suivi et d'évaluation de l'état bucco-dentaire et du
recours au soin des enfants (Ville DDSU)
Les indicateurs de suivi
2014 2015 2016
Nb d'enfants avec au moins 1 dent cariée à soigner Année de
référence
Réduction
de 10%
Réduction
de 10%
Tx de recours à l'EBD et au dentiste / quartier Année de
référence
Aug de
10%
Aug de
10%
Nombre de parents de crèches touchés 200 200 200 Nb de professionnels de crèche sensibilisés 30 30 30
Nb Kits bucco-dentaires distribués en école matern. 1700 3000 3000 Nb d'élèves dépistés (primaire et collège + CMS +
PS en école maternelle)
1000 (700+
262+174+ 150)
1400 1400
Evolution du nombre d'élèves dépistés en
élémentaire et collège (année de référence 2014) -
400 (200 +
200)
400 (200 +
200)
Nb d'enfants touchés par l’action renforcée de
l’assurance maladie
639 Entre 600
et 650
Entre 600
et 650
Tx de recours à l'EBD et/ou soins par école ayant
bénéficié de l’action renforcée
Au moins 60 %
Réalisation et validation d’un tableau de bord par la
commission bucco-dentaire
Réalisé
Pilotage : Marion Clair, coordinatrice du pôle santé, Direction du Développement Social Urbain, Ville de Bordeaux m.clair@mairie-bordeaux.fr 05 56 10 33 96
Partenaires signataires : CPAM de la Gironde, ARS Aquitaine, Rectorat d'académie de Bordeaux, CHU de Bordeaux
Autres partenaires associés : Ville de Bordeaux (Service petite enfance, service de santé scolaire), UFSBD, UFR Odontologie Université de Bordeaux, URPS dentistes
Opérateurs : UFR Odontologie Université de Bordeux, UFSBD, ISPED
Un partenariat
unique avec la
faculté dentaire de
Bordeaux II pour
agir dès le plus
jeune âge
Chaque année c’est une
cinquantaine d’étudiants
dentistes qui
interviennent auprès de
2000 enfants d’écoles
maternelles et ainsi que
dans les crèches. Ils
utilisent la pédagogie par
le jeu et abordent la
technique du brossage
en distribuant un kit
bucco-dentaire à chaque
élève. Pour toucher les
parents, ils s’appuient
notamment sur une
exposition imagée « la
semaine du sourire dent
fer » traduite en plusieurs
langues qui a été réalisée
par les partenaires de
l’ASV du Lac. La Ville a
signé une convention
avec l’université de
Bordeaux II afin de
pérenniser et intégrer
cette action dans un
programme de
prévention buccodentaire
plus large.Page 11 sur 46
Axe 1 : Développer la prévention dédiée aux enfants et aux jeunes et soutenir la parentalité
Objectif 1.4 : Structurer des modalités d’éducation pour la santé adaptées au public
FICHE ACTION 1.5 : PREVENTION SANTE PARENTALITE
Sensibiliser enfants, parents et professionnels sur les déterminants de
la santé (alimentation, sommeil, environnement, parentalité…)
Les enjeux
L'amélioration de l'hygiène de vie des enfants (alimentation, sommeil, santé bucco- dentaire...) et le soutien à la parentalité, étroitement liés, apparaissent lors des diagnostics réalisés dans le cadre des Ateliers Santé Ville comme des axes d'intervention prioritaires. Afin de faciliter la mobilisation et l’adhésion du public concerné, nous organisons l'action dans des lieux déjà fréquentés par les parents. Pour les parents d'enfants scolarisés, une action à médiation culturelle associant leurs enfants après la sortie d’école semble être un mode de mobilisation efficace. Pour les parents d'enfants de moins de 3 ans, une action avant l'heure de sortie de crèche (pour garantir la garde des enfants pendant la réunion des parents) ou en soirée.
La mesure concrète
Développer les soirées santé « contes et débat » en sortie d’école maternelle et
élémentaire et établissements petite enfance
Les indicateurs de suivi
2014 2015 2016
Nombre de soirées « contes et débat » /an 10 15 15
Nombre de parents touchés 300 450 450
Nombre d'enfants touchés en moyenne/ soirée 300 450 450
Pilote : Marion Clair, coordinatrice du pôle santé m.clair@mairie-bordeaux.fr et Florence Ramat, coordinatrice Atelier Santé Ville f.ramat@mairie-bordeaux.fr Direction du Développement Social Urbain, Ville de Bordeaux 05 56 10 33 96
Partenaires signataires : ARS Aquitaine, CHU de Bordeaux, Rectorat d’académie de Bordeaux (DSDEN), Conseil Général de la Gironde
Autres partenaires associés : Centres d'animation de quartiers, Ville de Bordeaux (Service petite enfance), CUB
Opérateurs : Feuilles de route (conteuse), chronobiologiste, intervenant Ville ou CHU de Bordeaux ou Conseil Général de la Gironde…
Les soirées santé
« contes et débat »
Depuis 2008, une trentaine
de soirées « Contes et
débats » ont été
organisées par le pôle
santé de la Ville, dans des
écoles maternelles et
centres de loisirs. Dans le
cadre du CLS, nous
souhaitons cibler
annuellement plus
d’écoles, crèches
collectives et familiales.
Comment se-déroulent-t-
elles ? Les parents sont
invités à assister à 17h,
avec leur enfant, à un
spectacle ou des contes
d’une durée de 30 minutes,
suivi d’un temps de débat
avec un spécialiste (les
enfants sont gardés par un
animateur). Différentes
représentations ont été
créées « Les repas de
Lilou », les contes « Sucré
Salé », « Le train de nuit »
et « Les secrets de la petite
souris ». Un autre projet
autour des émotions et
colères de l’enfant est en
cours.Page 12 sur 46
Axe 1 : Développer la prévention dédiée aux enfants et aux jeunes et soutenir la parentalité Objectif 1.4 : Structurer des modalités d’éducation pour la santé adaptées au public Objectif 1.5 Favoriser la coordination des intervenants de périnatalité et améliorer le travail de réseau Ville-PMI- Hôpital public et privé
FICHE ACTION 1.6 : SANTE PERINATALITE
Améliorer l'accès aux structures de soutien à la parentalité
Les enjeux
L'information concernant tous les dispositifs d'accompagnement des familles autour de la périnatalité est vaste et peu lisible, tant pour les professionnels qui accompagnent les familles que pour les familles elles-mêmes. Il est nécessaire d'accompagner les professionnels à travailler davantage en réseau et à se former aux dispositifs nationaux (Entretien Prénatal Précoce).
Cette information est encore moins visible pour les publics les plus éloignés et isolés, souvent mal repérés par les professionnels, en particulier les femmes migrantes en situation de vulnérabilité. Un repérage précoce des difficultés des jeunes mères et/ou femmes enceintes permet un travail préventif sur les dangers associés aux vulnérabilités développées durant la grossesse.
Les mesures concrètes
1. Organiser par quartier des rencontres pour les professionnels dans des lieux parents - enfants
2. Diffuser aux futurs et/ou jeunes parents un livret d'information sur les lieux ressources en matière de soutien à la parentalité et de santé
3. Animer un groupe de parole "parents de jeunes enfants" sur le quartier Bordeaux Nord avec interprétariat
Les indicateurs de suivi
2014 2015 2016
Nb de soirées professionnels réalisées/ an 2 2 2
Nb de participants par soirée Entre 10 et 15
Réalisation du livret d’information des lieux ressources - Réalisé
Nb d'exemplaire diffusés du livret - 3500 3500 Nb de personnes participant au groupe de parole à déterminer
Pilotage : Françoise FONTICH, directrice de la Parentèle, Direction Education Petite Enfance Famille (DEPEF), Ville de Bordeaux f.fontich@mairie-bordeaux.fr 05 56 24 62 35
Partenaires signataires : ARS Aquitaine, Conseil Général Gironde (PMI), CHU de Bordeaux
Partenaires associés : CAF de la Gironde, Réseau périnatalité Aquitaine, Mana, Maison de Nolan, Solidarilait, Leche League, association de sages-femmes, Prado33, maternités, réseau périnatalité psychiatrique…
Opérateurs : Ville de Bordeaux (DEPEF), MANA
Groupe de parole
périnatatlité
multiculturel
Fondée en 1998,
l’association MANA a pour
vocation le soin
psychotérapeutique et la
prévention à destination
des publics migrants.
Son équipe travaille
notamment dans le champ
de la périnatilité et
développe, dans le cadre
du CLS, un atelier «
Groupe de parole » à
destination des femmes
enceintes et/ou jeunes
mamans. Cet atelier
constitue un moment
privilégié de rencontre et
d’expression autour des
difficultés rencontrées par
les nouvelles et futures
mamans face à la
parentalité.
Il est un espace libre
d’échange et de parole,
dans une période de
vulnérabilité périnatale au
cours de laquelle on
constate un isolement
fréquent de ces femmes.
Un partenariat étroit avec
les professionnels permet
de médiatiser les relations
entre femmes et
institutions.
L’expression de chacune
des femmes est possible
par la présence
d’interprètes, pour un
public non francophone.
Ces ateliers se déroulent
sur le quartier du Lac.Page 13 sur 46
Axe 1 : Développer la prévention dédiée aux enfants et aux jeunes et soutenir la parentalité
FICHE ACTION 1.7 : VACCINATION
Améliorer le suivi du calendrier vaccinal
Les enjeux
Le calendrier vaccinal est bien respecté pour les enfants jusqu'à 6 ans. Ainsi, à 6 ans,
96 % des enfants ont reçu les doses recommandées pour le DTP et 94 % pour la
coqueluche. A l'adolescence, le suivi du calendrier est moins satisfaisant. La
couverture vaccinale des jeunes de 15 ans n'est plus que de 82 % pour le DTP et 59
% pour la coqueluche (source : Bulletin de Veille Sanitaire Aquitaine - Avril 2013.
Tableau 9- zone géographique : sud ouest, données année 2003-2004). Aussi, le
Carnet de Vaccination Electronique (CVE) semble constituer un outil intéressant
(rappel des rappels, prévention sur vaccination ...) mais peu connu et exploité. Il
conviendrait de le promouvoir.
Les mesures concrètes
1. Adresser aux élèves de CM2 une information sur le rappel du DTP de 11-13 ans et
sur la création du carnet de vaccination électronique (Ville santé scolaire)
2. Relayer, en interaction avec les partenaires du contrat, la campagne de
communication de l'ARS "C'est la rentrée, pensez à vos vaccins" (ARS Aquitaine)
3. Assurer le transfert des données du fichier vaccinal municipal sur mesvaccins.net (Ville santé scolaire)
4. Sensibiliser les directeurs d'école à l'intérêt de la vaccination (CHU de Bordeaux)
Les indicateurs de suivi
2014 2015 2016
Nombre de courriers envoyés A déterminer Relai de la campagne sur bordeaux.fr et autres
supports de communication
Transfert des données du fichier vaccinal
municipal sur mes vaccin.net effectué effectué Nombre de directeurs d'écoles sensibilisés 10 10 10
Pilotage : Dr Véronique Amathieux, Médecin coordinateur, Service de santé scolaire, Ville de Bordeaux v.amathieux@mairie-bordeaux.fr / 05.57.95.93.80
Partenaires signataires : CHU de Bordeaux, ARS Aquitaine, Rectorat d’académie de Bordeaux (DSDEN)
Autres partenaires associés : mes vaccins.net, URPS
Opérateurs : Ville de Bordeaux (Service de santé scolaire), CHU de Bordeaux, ARS Aquitaine
Campagne
vaccination de
l’ARS Aquitaine :
« C'est la rentrée :
je suis à jour de
mes vaccins ? »
L'ARS Aquitaine invite
tous ses partenaires à
se mobiliser à
l'occasion de la rentrée
pour assurer la
meilleure visibilité
possible à cette
campagne sur la
vaccination.
Pour ce faire, des
outils de
communication sont à
disposition et à relayer
sur les supports (sites
Internet/Intranet,
lettres d'information,
etc.) et/ou à diffuser au
sein des structures.
L'ARS fournit des
outils permettant
d'organiser des actions
de sensibilisation dans
les structures :
animations, stands
d'information,
expositions sur la
vaccination, quizz, etcPage 14 sur 46
Axe 2
Promouvoir le Bien vieillir
Le deuxième axe vise à promouvoir le bien vieillir sur Bordeaux. Dans un contexte de vieillissement de la population bordelaise, la prise en compte des personnes âgées et de leurs aidants relèvent d’une priorité.
Associée maintenant aux progrès considérables de la médecine qui prolongent l’espérance de vie, la prévention est une alliée incontournable pour vivre mieux, plus longtemps.
Donner aux plus de 60 ans les clés pour bien vieillir, c’est un des enjeux de ce contrat qui va permettre de développer les actions de prévention, mieux les faire connaitre pour les rendre accessibles au plus grand nombre. En intervenant tôt pour promouvoir une vie active, on peut réduire la proportion de personnes âgées qui dégringolent sous le seuil d'incapacité.
La Ville de Bordeaux où vivent 236 000 habitants compte 19 200 personnes âgées de 75 ans et plus, dont 49% vivent seules.
Sur ce territoire, l’offre de service dans le domaine de la santé est conséquente et multiple (médecins traitants, établissements de santé, services d’aide à domicile…), mais des problématiques de manque de coordination entre les différents opérateurs et de ruptures de prises en charge existent. Les dispositifs existants ne sont pas toujours lisibles pour les professionnels et les usagers, ce qui entraine parfois des erreurs d’adressage ou d’orientation des personnes. Pour exemple, une centaine d’hospitalisation par an sont motivées par la résolution de problématiques sociales.
Des actions ont d’ores et déjà été engagées par les opérateurs de terrain, avec l’appui de l’ARS Aquitaine et du Conseil Général de la Gironde : les dispositifs de coordination à travers le CLIC (Centre Local d’Information et de Coordination), et la MAIA portés par le CCAS de Bordeaux, l’expérimentation d’EHPAD hors les murs de l’EHPAD Villa Pia, la permanence téléphonique en court-séjour au CHU, l’expérimentation de téléconsultations en dermatologie pour les personnes âgées entre un centre expert situé au CHU et 6 EHPAD, etc.
L’expérimentation PAERPA dont la Ville de Bordeaux est une des 9 sites pilotes expérimentaux, est une action émergente qui sera à développer et conforter dans la cadre du Contrat Local de Santé. Elle a pour objectif de mettre en œuvre de nouvelles pratiques professionnelles pour optimiser le parcours de santé des personnes âgées de plus de 75 ans et ainsi éviter les ruptures de prise en charge souvent plus nombreuses et lourdes de conséquences pour cette population fragile et réduire les passages inopportuns aux urgences.
Le Contrat Local de Santé prévoit la mise en place d’actions nouvelles tout en s’appuyant sur les dispositifs existants et déjà financés. Il va permette d’en d’élargir le public cible (élargir certaines actions du PAERPA aux moins de 75 ans, de proposer des actions de la MAIA à tout type de problématiques liées au vieillissement), de développer la connaissance et le juste recours de l’ensemble de ces dispositifs par l’ensemble des acteurs.
.
PILOTES
Laurence TUAILLON
Coordinatrice du CLIC
CCAS de Bordeaux
Direction des Actions
Gérontologiques
05 57 89 37 01
l.tuaillon@mairie-
bordeaux.fr
Brigitte GEOFFROY
Chef de projet PAERPA
(personnes âgées en
risque de perte
d’autonomie)
ARS Aquitaine
05 57 01 45 39
ars-aquitaine-
paerpa@ars.sante.frPage 15 sur 46
L’axe 2 en 6 objectifs spécifiques 6 actions et 18 mesures concrètes
FICHE ACTION 2.1 : « PREVENTION SENIORS »
1. Réaliser un état des lieux des dispositifs de prévention de la perte d’autonomie 2. Renforcer le nombre des offres de prévention de l’ASEPT
3. Diversifier l’offre de services et de ses modalités (individuelles, collectives) 4. Renforcer la coordination des acteurs et de l’articulation des offres de service sur ces thématiques
5. Améliorer l’accès à l’information sur les actions de prévention et sur les dispositifs existants
FICHE ACTION 2.2 : « LUTTE CONTRE l’ISOLEMENT »
1. Organiser un workshop sur la lutte contre l’isolement et de la solitude 2. Mettre en place une instance de coordination des actions portées au niveau local et du listing des personnes âgées isolées et / ou seules
FICHE ACTION 2.4 : "AIDE AUX AIDANTS"
1. Recenser l’offre d’actions collectives et individuelles d’aide aux aidants (formation des aidants, groupe de soutien, café mémoire, réunion d’information…)
2. Recenser l’offre et les disponibilités des solutions de répits (accueil de jour, temporaire, ESA, balluchonnage) et mener une réflexion sur le transport vers ces lieux de répits. 3. Assurer une coordination des dispositifs afin de répartir l’offre et la demande sur le territoire.
FICHE ACTION 2.5 : " DEVELOPPEMENT DU GUICHE INTEGRE "
1. Poursuivre les réunions d'information thématique et mieux communiquer auprès des professionnels du secteur gérontologique.
2. Poursuivre les réunions interprofessionnelles « Bien Vieillir » par quartier
3. Développer l’annuaire partagé dématérialisé à toute les problématiques du vieillissement. 4. Créer un script d’analyse de la première demande et une fiche de liaison commune
FICHE ACTION 2.6 : " PREVENTION ER DEPISTAGE TROUBLES BUCCO-DENTAIRES VISUELS ET AUDITIFS "
1. Réaliser un état des lieux sur la commune de Bordeaux des personnes en risques de troubles visuels, bucco-dentaires et auditifs en lien avec l’ISPED
2. Faire une analyse des freins à la démarche de soins et à l’appareillage 3. Favoriser le développement des consultations gratuites de prévention et de dépistage en lien avec l’USBD en EHPAD et en RPA, et en relais pour les soins avec les dentistes libéraux du quartier.
FICHE ACTION 2.3 : "PROTECTIONS JURIDIQUES »
1. Faciliter la mise en œuvre des protections juridiques sur les situations urgentes
2. Informer et promouvoir sur les protections juridiques et les mandats de protection future
2.1 Développer l’activité
physique et sportive et la
sensibilisation à la prévention
santé des séniors
2.2 Repérer les personnes
âgées vulnérables, isolées
2.3 Favoriser une prise en
charge multidisciplinaire et
adaptée des situations
complexes des personnes
âgées
2.4 Soutenir les aidants
familiaux
2.5 Développer une
information de qualité et la
coordination des acteurs
impliqués auprès des
personnes âgées
Objectifs spécifiques Actions et mesures concrètes
2.6 Renforcer la qualité de la
prise en charge et les bonnes
pratiques chez les personnes
âgées fragiles en villePage 16 sur 46
Axe 2 : Promouvoir le bien vieillir
Objectif 2.1 : Développer l’activité physique et sportive et la sensibilisation à la prévention santé des
séniors
FICHE ACTION 2.1 : PREVENTION SENIORS
Développer et améliorer l’accès aux actions de prévention de la perte
d’autonomie
Les enjeux
L’enjeu majeur est de mettre en place, le plus en amont possible, des actions
favorisant le vieillissement en bonne santé de la population (prévention des chutes, de
maladies chroniques, de leur aggravation). De nombreuses actions portant sur la
prévention de la perte d’autonomie sont conduites par les partenaires du Contrat
Local de Santé sur le territoire de Bordeaux. L’objectif sera de favoriser l’accès aux
actions de prévention proposées par les organismes et intervenants sur le secteur de
Bordeaux, tout en favorisant la coordination et le développement de ces actions
Les mesures concrètes
1. Réaliser un état des lieux des dispositifs de prévention de la perte d’autonomie (CARSAT/Ville)
2. Renforcer le nombre des offres de prévention de l’ASEPT
3. Diversifier l’offre de services et de ses modalités (individuelles, collectives) (CARSAT)
4. Renforcer la coordination des acteurs et de l’articulation des offres de service sur la
prévention (CARSAT)
5. Améliorer l’accès à l’information sur les actions de prévention et sur les dispositifs
existants (Ville)
Les indicateurs de suivi
2014 2015 2016
Réalisation et diffusion d’un état des lieux des actions
de prévention conduites depuis 2012 sur Bordeaux
Réalisation Diffusion
Evolution sur 3 ans du nombre d’actions proposées par
l’ASEPT
Au moins
10
Au moins
12
Au moins
14
Nombre et nature des actions collectives et
individuelles réalisées (année de référence 2014)
Rapport Rapport Rapport
Réalisation d’une pièce de théâtre sur la thématique du
bien vieillir
Réalisation Evaluation
Expérimentation d’un projet d’accompagnement
individualisé d’activité physique au domicile
Pré
évaluation
Réalisation Evaluation
Nombre et nature des actions de partenariat organisées Rapport Rapport Rapport
Nombre et nature des actions de communication
conduites sur les dispositifs de prévention du bien
vieillir sur Bordeaux
Rapport Rapport
Pilotage : Sylvain AUGEZ, chargé de mission, CARSAT Aquitaine
sylvain.augez@carsat-aquitaine.fr 05 56 11 68 21
Partenaires signataires : ARS Aquitaine, CCAS de Bordeaux (CLIC), Conseil Général de la Gironde, CPAM de la Gironde, CHU de Bordeaux
Autres partenaires associés : ASEPT, organismes de retraites complémentaires, MSA, RSI, fédération des centres sociaux et d’animation, Centre d’examen de santé de l’assurance maladie, associations caritatives, centre de prévention du Bien Vieillir, URPS (médecins, infirmiers, kinésithérapeutes, podologues…)
Opérateurs : ASEPT, CARSAT, Ville de Bordeaux (Pôle Seniors)
L'Association de
Santé, d'Éducation
et de Prévention
sur les Territoires
(ASEPT) en
Gironde
Cette association œuvre
à la prévention santé des
seniors. Elle informe,
sensibilise et
accompagne les
populations rurales et
urbaines pour les amener
à modifier leurs
comportements pour une
meilleure hygiène de vie,
un vieillissement réussi et
une meilleure prise en
compte de leur « capital
santé ».
Les actions proposées
par l’ASEPT sont
diverses et
complémentaires pour
constituer un véritable
parcours de prévention.
Des conférences et des
ateliers, adaptés à toute
personne à partir de 55
ans sont proposés sur
l'ensemble du
département. Lors de ces
activités, une animation
de qualité est assurée
par des professionnels
de santé et/ou par des
animateurs formés au
sein de l'ASEPT Gironde.Page 17 sur 46
Axe 2 : Promouvoir le bien vieillir
Objectif 2.2 : Repérer les personnes âgées vulnérables, isolées
FICHE ACTION 2.2 : LUTTE CONTRE L’ISOLEMENT
Animer le réseau de lutte contre l’isolement social et de la solitude des
personnes âgées
Les enjeux
L'isolement touche un nombre important de personnes âgées (INSEE 2003). Selon
l’étude du Crédoc de 2013, les facteurs de l'isolement sont multidimensionnels (âge,
santé, situation familiale…). La mission de lutte contre la solitude et l’isolement des
personnes âgées est portée au niveau local et renforcée grâce au développement
d’initiatives innovantes (actions voisins relais par exemple l’été). Cependant il persiste
des zones blanches, accrues par l’évolution démographique des seniors dans certains
quartiers (Caudéran…). Aussi, l'émergence de nouveaux publics isolés implique une
prise en charge spécifique : personnes âgées immigrées, personnes handicapées
vieillissantes et personnes âgées en grande marginalité et/ ou présentant des
comportements atypiques. Le rôle de la famille est de plus en plus interrogé, il est
progressivement substitué par des initiatives innovantes de solidarité organique
(entraide des pairs, service d’aide à domicile, bénévolat…). Il faut prévenir
l’épuisement des familles, car la famille n’est pas toujours la meilleure stratégie
d’accompagnement du proche âgé.
Les mesures concrètes
1. Organiser un workshop sur la lutte contre l’isolement et de la solitude
2. Mettre en place d'une instance de coordination des actions portées au niveau local
et du listing des personnes âgées isolées et / ou seules
Les indicateurs de suivi
2014 2015 2016
Nombre de personnes âgées isolées repérées Rapport Rapport Rapport
Evolution du nombre de structures de lutte contre
l’isolement adhérant au réseau
Rapport Rapport Rapport
Réalisation d’un workshop Réalisé - -
Evolution du nombre d’adhérents à la labellisation
MONALISA (année réf : 2014)
Création d’une instance de coordination Crée - -
Ecriture d’une charte - réalisée -
Nombre de réunions de coordination
Nombre de professionnels formés au repérage
Pilotage : Aurélie Ronseaux, psychologue, Direction des Actions Gérontologiques, CCAS de Bordeaux aurelie.ronseaux@mairie-bordeaux.fr - 06.81.13.60.49
Partenaires signataires : Ville de Bordeaux, CHU de Bordeaux, Conseil Général de la Gironde, CARSAT Aquitaine, ARS Aquitaine
Autres partenaires associés: Associations de lutte contre l'isolement et acteurs signataires de la charte monalisa, MSA, SAD, SSIAD, AGIRC ARRCO, URPS pharmaciens, URPS médecins, REUNICA
Opérateurs : CCAS de Bordeaux
L'opération
« Voisins relais »
L’opération « Voisins-
Relais » est née de la
volonté du CCAS de
Bordeaux, de la Société
Saint Vincent de Paul,
des petits frères des
Pauvres, du relais
Malakoff Médéric et de
France Bénévolat, de
s’unir pour apporter un
soutien régulier et
personnalisé (appels
téléphoniques de
convivialité) pendant
toute la période estivale,
aux bordelais les plus
isolés.Page 18 sur 46
Axe 2 : Promouvoir le bien vieillir
Objectif 2.3 : Favoriser une prise en charge multidisciplinaire et adaptée des situations complexes des
personnes âgées
FICHE ACTION 2.3 : PROTECTIONS JURIDIQUES
Mettre en œuvre les moyens facilitant les protections juridiques
Les enjeux
Les professionnels du territoire, notamment en milieu hospitalier, ont fait part de
difficultés importantes dans l’accompagnement de situations urgentes pour lesquelles
l’état de santé de la personne âgée s’est dégradé très rapidement. La prise en charge
de ces situations en vue d’une sortie d’hospitalisation nécessite souvent une mise
sous protection des personnes. Se pose alors le problème des délais de mise en
œuvre de ces mesures. Pourtant, des dispositifs facilitant existent ; le mandat de
protection future permet à une personne de désigner à l'avance la ou les personnes
(mandataires) qu'elle souhaite voir être chargées de veiller sur sa personne et/ou sur
tout ou partie de son patrimoine, pour le jour où elle ne serait plus en état, physique
ou mental, de le faire seule. Il est nécessaire de faire connaitre ce dispositif et
d’accélérer la mise en place de mesures de protections juridiques.
Les mesures concrètes
1. Faciliter la mise en œuvre des protections juridiques sur les situations urgentes (ARS)
2. Informer et promouvoir les protections juridiques et le mandat de protection future (ARS/CHU)
Les indicateurs de suivi
2014 2015 2016
Formalisation d’un partenariat le tribunal d’instance et
de grande instance
signé
Nombre de situations de personnes âgées ayant
recourt à ce partenariat
Nombre de réunions d’information
Nombre et profil des personnes présentes aux
réunions d’information
Pilotage : Brigitte Geoffroy, chef de projet PAERPA, ARS Aquitaine, brigitte.geoffroy@ars-sante.fr - 05 57 01 45 39
Partenaires signataires : CCAS / Ville de Bordeaux, CARSAT aquitaine, Conseil Général de la Gironde, CHU de Bordeaux, CPAM de la Gironde
Autres partenaires associés : SAD, SSIAD, UDAF, CCAS, CODERPA, Chambre notariale, TGI, TI, Banque de France, URPS Médecins, AGIRC ARRCO, Malakoff Médéric
Opérateurs : Tribunal d’Instance et de Grande Instance, Caisses de retraite complémentaires…
L’expérimentation
PAERPA
Les partenaires de l’ARS
Aquitaine sont déjà
engagés et souhaitent
développer des actions
sur les dispositifs
d’accompagnement, de
coordination de proximité
associant les personnes
âgées, leur entourage et
les acteurs de soin, de
l’accompagnement
médico-social et de la
prévention.
A ce titre et compte tenu
de la mobilisation des
opérateurs, l’ARS a
proposé que le territoire
de Bordeaux participe à
l’expérimentation
nationale prévue à
l’article 48 de la loi
portant financement de la
sécurité sociale pour
2013. L’objectif final de
cette expérimentation
dans la logique du
parcours est de « faire en
sorte qu’une population
reçoive les bons soins
par les bons
professionnels dans les
bonnes structures au bon
moment. Le tout au
meilleur coût ». Ce projet
pilote expérimental
PAERPA est en cours
finalisation auprès des
partenaires et les
différentes actions
devraient être mises en
œuvre au cours du
second semestre 2014 et
1er semestre 2015 afin
que celles-ci puissent
être évaluées en 2017. Il
s'allie parfaitement au
contrat local de santé afin
que les actions définies
dans chacun des
projets soient
complémentaires.Page 19 sur 46
Axe 2 : Promouvoir le bien vieillir
Objectif 2.4 : Soutenir les aidants familiaux
FICHE ACTION 2.4 : AIDE AUX AIDANTS
Poursuivre la structuration d’un dispositif global et coordonné d’aide aux aidants en lien avec les partenaires institutionnels
Les enjeux
Les aidants familiaux jouent un rôle essentiel auprès de leurs proches âgés en perte d’autonomie. Ils sont impliqués quotidiennement et peuvent être confrontés à des situations difficiles et d’épuisement. Ils expriment souvent le besoin de mieux connaître les dispositifs d’information, de soutien et d’accompagnement. Plusieurs structures mènent des actions pour les aidants mais ces dernières manquent de lisibilité et de coordination. Par ailleurs des disparités existent sur le territoire de Bordeaux. De plus, des solutions de répit ne sont pas utilisées pour des problèmes de transport non adapté.
Les mesures concrètes
1. Recenser l’offre d’actions collectives et individuelles d’aide aux aidants (formation des aidants, groupe de soutien, café mémoire, réunion d’information…) (CG) 2. Recenser l’offre et les disponibilités des solutions de répits (accueil de jour, temporaire, ESA, balluchonnage) et mener une réflexion sur le transport vers ces lieux de répits (CG/CCAS)
3. Assurer une coordination des dispositifs afin de répartir l’offre et la demande sur le territoire (CG)
Les indicateurs de suivi
2014 2015 2016
Etat des lieux réalisé (aide aux aidants) - Réalisé -
Etat des lieux réalisé (solutions de répits)
Etude sur les modalités et utilisation des transports
vers les accueils de jour
- Réalisé -
Répartition de l'offre des actions et solution de répit
sur les différents quartiers
Rapport Rapport Rapport
Nombre de réunions des partenaires institutionnels
réalisées / an
Pilote : Eliane CLUSET, psychologue, Direction des Personnes âgées et des Personnes handicapées (PAPH), Conseil Général de la Gironde e.cluset@cg33.fr 05.56.99.33.33 (poste 56.02)
Partenaires signataires : Ville/CCAS de Bordeaux, ARS Aquitaine, CARSAT Aquitaine
Autres partenaires associés: ASAD, Plateforme de répit, accueil de jour, accueil temporaire, URPS, CARSAT, AGIRC ARRCO, France Alzheimer, MAIA Cub Nord- Ouest, TSA.
Opérateurs : MAIA de Bordeaux, Conseil Général de la Gironde
Les Cafés
mémoires
Des groupes type café
mémoire existent sur le
territoire bordelais. Ces
cafés permettent aux
aidants de se rencontrer
et d'échanger sur leurs
méthodes, leurs
difficultés... Un moment
convivial qui aide les
aidants à se ressourcer
et à prendre du recul.
Ces cafés sont mis en
œuvre par des
associations telles que :
Alzheimer Aidants 33 : un
café nommé mémoire.
Chaque 1er jeudi du
mois - Bistrot des
Négociants, place des
Quinconces.
France Alzheimer
Gironde : bistrot mémoire
Chaque 1er et 3e mardi
du mois.Page 20 sur 46
Axe 2 : Promouvoir le bien vieillir
Objectif 2.5 : Développer une information de qualité et la coordination des acteurs impliqués auprès des personnes âgées
FICHE ACTION 2. 5 : DEVELOPPEMENT DU GUICHET INTEGRE
Développer la création du guichet intégré « La bonne information, au bon moment et au bon endroit »
Les enjeux
Il existe une méconnaissance de l’offre de services sur les territoires par les professionnels. Un réel cloisonnement entre le sanitaire, le médico-social et le social est constaté par les professionnels conduisant à des ruptures dans la prise en charge de l’usager ainsi qu’à des redondances dans les évaluations des besoins des personnes. Aussi, il existe une vraie demande de développement d’un mode d’organisation partagée entre tous les partenaires chargés de l’information, de l’orientation de la population et de la coordination sur le territoire pour l’ensemble des problématiques liées au vieillissement.
Les mesures concrètes
1. Poursuivre les réunions d'information thématiques et mieux communiquer auprès des professionnels du secteur gérontologique.
2. Poursuivre les réunions interprofessionnelles « Bien Vieillir » par quartier 3. Développer l’annuaire partagé dématérialisé à toute les problématiques du vieillissement
4. Créer un script d’analyse de la première demande et une fiche de liaison commune
Les indicateurs de suivi
2014 2015 2016
Nb de réunions thématiques
Nb et qualité des professionnels présents
10
Rapport
10
Rapport
10
Rapport
Nombre de réunions quartiers
Nb et qualité des professionnels présents
6
Rapport
8
Rapport
8
Rapport
Réalisation de l’annuaire dématérialisé
satisfaction sur l’utilisation de l’annuaire
Réalisé Mis à jour
Enquête
Mis à jour
Création du script d’analyse et de la fiche de
liaison
Nombre d’utilisateurs des outils
- Réalisé actualisée
Pilote : Aissata Magassa, pilote MAIA, CCAS de Bordeaux,
a.magassa@mairie-bordeaux.fr 05 57 89 37 49
Partenaires signataires : Ville de Bordeaux, CHU de Bordeaux, CARSAT Aquitaine, Conseil Général de la Gironde, ARS Aquitaine
Autres partenaires associés: SSIAD, SAD, EHPAD, URPS Médecins
Opérateurs : CCAS de Bordeaux (MAIA)
La MAIA de
Bordeaux
La maison pour
l'autonomie et
l'intégration des malades
d'Alzheimer (MAIA) a été
créée en novembre 2012.
L'objectif du dispositif
MAIA est d’améliorer la
prise en
charge médicale,
médico-sociale et
sociale des malades
Alzheimer (et maladies
apparentées) et de leurs
aidants.
Pour atteindre cet
objectif, un des piliers du
dispositif est "le guichet
intégré". Il consiste à
réunir autour de
pratiques, d’outils
partagés et de processus
articulés, les partenaires
sanitaires (les
établissements de santé,
réseaux de santé…),
sociaux (CCAS, MDSI…)
et médico-sociaux (CLIC,
SSIAD, équipes APA…).Page 21 sur 46
Axe 2 : Promouvoir le bien vieillir
Objectif 2.6 : Renforcer la qualité de la prise en charge et les bonnes pratiques chez les personnes âgées fragiles en ville
FICHE ACTION 2. 6 : PREVENTION ET DEPISTAGE DES TROUBLES
BUCCO-DENTAIRES, VISUELS, ET AUDITIFS
Favoriser la prévention et le dépistage des troubles bucco-dentaires, visuels, et auditifs des personnes âgées en EHPAD et RPA
Les enjeux
D’après le Plan National « Bien Vieillir », 37% des personnes de 65 ans présentent des caries et nécessitent des soins conservateurs, 35% présentent à la fois du tartre et de la plaque dentaire et 37% nécessitent des soins prothétiques avec un risque de retentissement sur l’état de santé. L’action NABUCCOD (Poisson P et al, J Am Med Dir Assoc. 2014 Jan) a montré l’impact d’une consultation de dépistage des troubles buccodentaires en EHPAD avec des résultats très positifs en termes de prévention (séances de formation des soignants des EHPAD).
Les mesures concrètes
1. Réaliser un état des lieux sur la commune de Bordeaux des personnes à risques de troubles visuels, bucco-dentaires et auditifs en lien avec l’ISPED
2. Faire une analyse des freins à la démarche de soins et à l’appareillage 3. Favoriser le développement des consultations gratuites de prévention et de dépistage en lien avec l’UFSBD en EHPAD et RPA, et en relais pour les soins avec les dentistes libéraux du quartier.
4. Mettre en place des téléconsultations en EHPAD sur thématique de l’odontologie
Les indicateurs de suivi
2014 2015 2016
Réalisation d’une étude sur les personnes à risque
de troubles sensoriels
Réalisée
Réalisation d’un rapport d’analyse des freins à la
démarche de soin et à l’appareillage
Réalisé
Etude d’opportunité du développement des
consultations de prévention en EHPAD et RPA
- - Réalisée
Nombre de téléconsultations réalisées
Pilotage : Pr Nathalie Salles, médecin gériatre, CHU de Bordeaux,
nathalie.salles@chu-bordeaux.fr, Mme Christine Ratineau, directeur adjoint, chargée de la mission médico-sociale, CHU de Bordeaux, christine.ratineau@chu-bordeaux.fr
Partenaires signataires : ARS Aquitaine, Conseil Général de la Gironde, CCAS/Ville de Bordeaux, CPAM de la Gironde, CARSAT Aquitaine
Autres partenaires associés: Mutualité Française, ASEPT, URPS médecins, URPS dentistes, UFSBD, Grand Bon Pasteur, ISPED, AGIRC ARRCO, URPS (pharmaciens, ophtalmologues…), MSA, Mutualité Française, pharmaciens…
Opérateurs : CHU de Bordeaux, Mutualité Française, ISPED, ASEPT, UFSBD, dentistes libéraux
Télémédecine
Dans le cadre du
programme régional de
télémédecine, plusieurs
projets prioritaires ont été
identifiés et bénéficient à
ce titre d'un
accompagnement fort de
l'ARS Aquitaine en
termes d'organisation du
pilotage et de soutien
financier avec
notamment les
téléconsultations pour
plaies et escarres en
EHPAD. Ces
expérimentations
associent des
représentants de
l'ensemble des acteurs
potentiellement
concernés au sein de
comités de pilotage.Page 22 sur 46
Axe 3
Aller au-devant et accompagner les plus vulnérables
vers la santé
Comme toutes les grandes villes centre de métropoles, Bordeaux concentre un niveau de précarité important avec des inégalités très marquées.18% des ménages bordelais vivent aujourd’hui avec moins de 964 euros mensuels. Un pourcentage commun aux grandes villes mais bien au dessus de la moyenne nationale (13%) et départementale (11%).
Si l'état de santé de l'ensemble de la population s'est amélioré, les études sur les inégalités sociales de santé montrent que la précarité est souvent corrélée avec un état de santé défavorable.
On entend par personnes vulnérables, toute personne qui à un moment de son parcours de vie se trouve en situation de fragilité, de transition ou de précarité plus ancrée, qui implique un accès complexe à ses droits : bénéficiaires des minima sociaux, jeunes, personnes en errance, population migrante…
Plusieurs constats ont été formulés par les partenaires concernant la santé des personnes vulnérables :
- la difficulté voire l’incapacité à accéder aux ressources du système de santé, - l’absence de demande en termes de santé en dehors des situations d’urgence, - une augmentation continue de l’activité des PASS du CHU avec un accroissement des prises en charge dans un contexte d’urgence,
- des ruptures fortes dans les parcours de soins : les personnes très éloignées du système de santé ont des difficultés à accéder aux soins et à poursuivre, dans la durée, une démarche entamée,
- un nomadisme institutionnel du soin conduisant à une absence de continuité des soins. Les personnes sans couverture peuvent se retrouver à faire des examens médicaux, visites répétées au CHU sans qu’il n’y ait aucune trace,
- un moindre recours aux pratiques de dépistage et de prévention chez les personnes les plus vulnérables,
- des campagnes de prévention santé peu accessibles aux populations les plus précaires,
- une sectorisation entre les acteurs de la prévention, du soin, le logement, le social…
Il est donc essentiel de renforcer et d’adapter les actions en direction des publics les plus fragiles, dans l’objectif toutefois d’accompagner ces publics vers les dispositifs de droit commun.
Les actions à mener pour les publics les plus démunis reposeront sur le réseau d’acteurs en développant 4 axes d’intervention :
- la médiation santé / « aller vers » : identifier les personnes sur leur lieu de vie (CHRS, habitat précaire, squat, accueil de jour..), créer du lien et les amener à apporter une attention à leur santé ;
- la coordination des intervenants : accompagner les personnes dans un parcours de santé grâce à un travail en réseau structuré. Sur le territoire, dans le prolongement de l’action de coordination déjà menée par le CORIST, une réflexion est engagée sur la nécessité de développer une plateforme santé précarité ;
- l’accès aux droits : les aider à accéder à une couverture sociale de base et à une complémentaire santé ;
- la prévention : mener des actions de prévention ciblées, adaptées et participatives sur les quartiers prioritaires de la Ville.
Les propositions portées par la Fédération Hospitalière de France et Médecins du Monde dans un rapport de mai 2014 viendront nourrir les réflexions et les actions menées dans le cadre de ce troisième axe.
PILOTES
Bénédicte BARDANT
Chargée de mission
Direction Générale
CCAS de Bordeaux
05 57 89 38 02
b.bardant@mairie-
bordeaux.fr
Dr Catherine
RAUTURIER
Référent médical santé
précarité
ARS Aquitaine – DT
Gironde
05 57 01 45 33
catherine.rauturier@ars.san
te.frPage 23 sur 46
L’axe 3 en 5 objectifs spécifiques 5 actions et 18 mesures concrètes
FICHE ACTION 3.1 : ACCES AUX DROITS
1. Actualiser, améliorer et diffuser guide "Bordeaux santé les adresses utiles" 2. Coordonner et organiser les actions d’information, de sensibilisation, de formation et de prévention sur le territoire de Bordeaux
3. Pérenniser le dispositif d’aide à la constitution de dossier par le service instruction du CCAS (Convention CPAM/CCAS)
4. Optimiser l’utilisation du service « Allo mutuelle santé : bien choisir sa complémentaire santé à Bordeaux »
5. Favoriser l’échange de bonnes pratiques de médiation sanitaire
FICHE ACTION 3.3 : REPERAGE ET PRISE EN CHARGE DES PERSONNES VULNERABLES
1. Créer une plateforme de coordination de prise en compte et prises en charge médico-
psycho-sociale des situations complexes
2. Permettre une ou plusieurs expérimentations sur Bordeaux issues des propositions de la Fédération Hospitalière de France et de Médecins du monde dans le rapport « la prise en charge des personnes vulnérables agir ensemble à l’hôpital et dans le système de santé »
FICHE ACTION 3.5 : MANGER BOUGER SUR LES QUARTIERS
1. Poursuivre l'organisation et l'accompagnement des évènements sport santé dans une
dynamique partenariale et participative sur les quartiers Bacalan, Benauge, grand parc
(Bacalaventure, Grand parcours Santé Sport, Bouge ta santé, Fraich’attitude)
2. Soutenir et coordonner les actions autour du bien manger/bien bouger sur les quartiers
prioritaires
3. Développer la formation des acteurs sur les thématiques nutritions et sport santé
4. Intégrer des tests de forme, de capacité physique dans les actions de 3 quartiers prioritaires (Grand Parc, Lac, Bastide)
FICHE ACTION 3.4 : ACCES A LA PREVENTION ET AU DEPISTAGE"
1. Renforcer les actions de promotion des dépistages organisés et de prévention des
cancers auprès des personnes défavorisées ou allophones
2. Développer des temps de convivialité pour aborder les questions de santé (journée
santé bien être) en lien avec les associations de quartier
3. Développer les actions santé de proximité dans les quartiers prioritaires en impliquant
les habitants (sommeil, prévention sida...)
3.1 Faciliter l’accès à
l’information, aux droits et
aux soins
3.2 Aller à la rencontre des
publics marginalisés là où ils
sont
3.3 Favoriser des modalités
de prise en charge globales et
adaptées pour les publics en
situation de grande précarité
Objectifs spécifiques Actions et mesures concrètes
3.4 Promouvoir une
information harmonisée des
ressources locales et une
coordination transversale des
acteurs
3.5 Favoriser l’accès à la
prévention (améliorer la
couverture vaccinale, le suivi
des publics et le recours au
dépistage organisé)
FICHE ACTION 3.2 : OFFRE ALIMENTAIRE DES PLUS VULNERABLES
1. Assurer la continuité (midi et soir sur l’année) de l’accès aux produits de base pour les populations les plus exposées (personnes sans domicile, familles logées en hôtel, publics en précarité économique et sociale…) sous des formes et dans des espaces adaptés (cuisine, repos, lien social…)
2. Coordonner et organiser les actions d’aide alimentaire et les associer à des offres de prévention et de consultation
3. Associer l’industrie et la distribution agro-alimentaires aux projets dans ce domaine 4. Articuler la prise en compte de l’insécurité alimentaire avec les actions en lien avec l’hébergement, l’éducation, le sport…Page 24 sur 46
Axe 3 : Aller au-devant et accompagner les plus vulnérables vers la santé Objectif 3.1 : Faciliter l’accès à l’information, aux droits et aux soins
FICHE ACTION 3.1 : ACCES AUX DROITS
Promouvoir l'information, l'accès aux droits et aux soins
Les enjeux
Les personnes à bas revenus sont plus exposées que les autres catégories de population aux risques liés à la santé. L’absence ou l’insuffisance de couverture santé est un facteur primordial dans le renoncement aux soins notamment pour les actes peu ou pas pris en charge par le régime de sécurité sociale de base. Depuis 2010, une action partenariale (action 28) dans la cadre du troisième projet social de Bordeaux approche de manière globale ce sujet en travaillant sur les différents déterminants de l’accès aux droits et aux soins (information, formation des professionnels, aide à la constitution de dossiers, ouverture de droit facilitée, offre de services, aides exceptionnelles…) avec notamment la mise en place et pérennisation de 3 points info santé sur différents quartiers de la Ville. Cette action s’inscrira désormais dans le Contrat Local de Santé, constituant une opportunité de développement, de consolidation et promotion des dispositifs mis en place. Il s’agira bien de s’appuyer sur le réseau de partenaires institutionnels existant, sur le dispositif Atelier Santé Ville, sur les associations de médiation sanitaire…Un des enjeux de cette action sera notamment de mieux coordonner et organiser l’offre de sensibilisation et formation des partenaires.
Les mesures concrètes
1. Actualiser, améliorer et diffuser le guide "Bordeaux santé les adresses utiles" 2. Coordonner et organiser les actions d’information, de sensibilisation, de formation et de prévention sur le territoire de Bordeaux
3. Pérenniser le dispositif d’aide à la constitution de dossier par le service instruction du CCAS (Convention CPAM/CCAS)
4. Optimiser l’utilisation du service « Allo mutuelle santé : bien choisir sa complémentaire santé à Bordeaux »
5. Favoriser l’échange de bonnes pratiques de médiation sanitaire
Les indicateurs de suivi
2014 2015 2016
Nombre de personnes bénéficiant des aides de
l’assurance maladie (CMU, CMUc, AME, ACS)
Année
de ref
suivi suivi
Taux d’utilisation du chèque santé (ACS) augmentation Nombre d'exemplaires du guide santé diffusés 20 000 Nombre de plaquettes allo mutuelles santé diffusées 18 000 Nombre de cellules de coordination réunies 1 2 2
Nombre de professionnels formés et/ou sensibilisés à
l’accès aux droits
Evolution du nombre de dossiers de droits de santé
constitués par le CCAS
120 240 360
Etat des lieux des actions de médiation sanitaire à Bdx - réalisé
Pilote : Vincent Ribardière, Responsable Unité Territoriale Sud et référent Action Santé, Direction de l’insertion, CCAS de Bordeaux
v.ribardiere@mairie-bordeaux.fr - 05 57 89 38 48
Partenaires signataires : CPAM de la Gironde, CARSAT Aquitaine, ARS Aquitaine, CHU de Bordeaux, Conseil Général de la Gironde, Etat (DDCS), Ville de Bordeaux (GIP médiation, DDSU)
Autres partenaires associés : URPS Aquitaine, MANA, AMI, Promofemmes, Oxygène, médecins du monde,
Opérateurs : 2AH et ACSP, Ville de Bordeaux (service communication, pôle santé DDSU, CCAS de Bordeaux)
Convention CPAM
de la Gironde /CCAS
de Bordeaux
Dans le cadre du
protocole d’accord
UNCCAS et CNAMTS,
signé le 30 avril dernier,
le CCAS de Bordeaux et
la CPAM de la Gironde
ont conventionné pour
mener une
expérimentation visant à
favoriser l’accès aux
soins. Il s'agit notamment
pour le service instruction
du CCAS de proposer
aux personnes les plus
en difficulté, une aide à
la constitution de leurs
dossiers ainsi qu'une
procédure d'instruction
fluide et efficace, grâce à
un partenariat étroit avec
l’assurance maladie.
Allo Mutuelle Santé :
bien choisir sa
complémentaire santé à
Bordeaux »
Le CCAS de Bordeaux en
partenariat avec 2 AH a
mis en place en 2014 un
dispositif
d’accompagnement à
l’accès à une
complémentaire santé.
Un numéro unique a été
mis en place. Par
téléphone un interlocuteur
étudie la situation de la
personne, l’informe sur
ses droits, lui propose
plusieurs offres de
mutuelles ou assurance
adaptées à son budget et
ses besoins et le guide.
Les points info santé
La CARSAT en
partenariat avec la
Maison Départementale
de la Santé du Conseil
Général a mis en place
3 points info santé,
permettant un
accompagnement
personnalisé sur les
questions de santé et
d’accès aux droits.
L’engagement de la
CARSAT dans le CLS
permet de pérenniser
ces 3 points info santé
sur 3 quartiers de
Bordeaux (Capucins,
Centre et Nord).Page 25 sur 46
Axe 3 : Aller au-devant et accompagner les plus vulnérables vers la santé Objectif 3.1 : Faciliter l’accès à l’information, aux droits et aux soins
FICHE ACTION 3.2 : OFFRE ALIMENTAIRE DES PLUS VULNERABLES Mieux prendre en compte l’insécurité alimentaire au travers des
différentes actions en direction des personnes vulnérables
Les enjeux
L’ensemble des associations et structures impliquées dans l’aide alimentaire observent une constante augmentation de la population en difficultés qui sollicitent ce type de soutien. Ce constat est confirmé par les chiffres de l’INSEE de 2012 qui attestent de la dégradation du niveau de vie médian et l’intensification de la pauvreté et par conséquent d’un accès réduit aux biens de première nécessité. L’INSERM, dans une étude parue en 2013, alerte pour sa part sur les risques graves de l’accès limité et irrégulier à une nourriture saine et équilibrée sur le développement psychologique et comportemental des enfants. Médecins du Monde a par ailleurs souligné dans un rapport de juin 2014 l’impact croissant de l’insécurité alimentaire sur l’état de santé des populations vulnérables.
Si la question de l’urgence alimentaire ne se pose pas en tant que telle sur un plan vital grâce aux différentes initiatives notamment caritatives de distribution de denrées ou de repas, elle s’avère insuffisante, souvent inadaptée, mal articulée avec la problématique connexe de l’hébergement, trop détachée d’un réelle prise en compte de la dimension nutritionnelle et de son impact en terme de santé.
La lutte contre l’insécurité alimentaire visant un accès garanti et adéquat à des aliments sains et nutritifs semble ainsi devoir être mieux intégrée et être considérée comme un objectif indissociable d’actions touchant à d’autres domaines (hébergement, scolarité, sport…).
Les mesures concrètes
1. Assurer la continuité (midi et soir sur l’année) de l’accès aux produits de base pour les populations les plus exposées (personnes sans domicile, familles logées en hôtel, publics en précarité économique et sociale…) sous des formes et dans des espaces adaptés (cuisine, repos, lien social…)
2. Coordonner et organiser les actions d’aide alimentaire et les associer à des offres de prévention et de consultation
3. Associer l’industrie et la distribution agro-alimentaires aux projets dans ce domaine 4. Articuler la prise en compte de l’insécurité alimentaire avec les actions en lien avec l’hébergement, l’éducation, le sport…
Les indicateurs de suivi
2014 2015 2016
Evaluation de l’amélioration de l’accès aux produits de
base (au moins un repas équilibré par jour)
Nombre d’industries agro-alimentaire et distributeurs
associés
Nombre d’actions innovantes développées en lien avec le
secteur de la distribution alimentaire
Pilote : Laurent CHIVALLON, directeur des nouvelles solidarités, CCAS de Bordeaux l.chivallon@mairie-bordeaux.fr- 05 57 89 38 06
Partenaires signataires : Ville de Bordeaux, ARS Aquitaine, Etat (DDCS), Conseil Général de la Gironde
Autres partenaires associés : Banque Alimentaire, différentes associations
impliquées dans l’aide et la distribution alimentaire et l’hébergement, industries agro-
alimentaires, distributeurs…Page 26 sur 46
Axe 3 : Aller au-devant et accompagner les plus vulnérables vers la santé
Objectif 3.2 : Aller à la rencontre des publics marginalisés là où ils sont
Objectif 3.3. Favoriser des modalités de prise en charge globales et adaptées pour les publics en situation
de grande précarité
Objectif 3.4. Promouvoir une information harmonisée des ressources locales et une coordination
transversale des acteurs
FICHE ACTION 3.3 : REPERAGE ET PRISE EN CHARGE DES
PERSONNES VULNERABLES
Favoriser le repérage des personnes les plus vulnérables et coordonner
la prise en charge médicale et sociale des situations complexes
Les enjeux
Les situations des personnes en grande vulnérabilité sur l’espace public ou en
difficultés dans l’occupation de leur logement (comportement, incurie…) aboutissent
fréquemment à un traitement par les services d’urgence sanitaire et sociaux sur des
moments de crise en l’absence de règlement des difficultés en amont. Il s’avère
pourtant que les personnes concernées sont souvent déjà connues par un ensemble
de services dont les propositions d’intervention ne parviennent pas à s’articuler et à
constituer une réponse globale à des comportements atypiques et à problématiques
au croisement de la santé et du social. La prise en charge de ces situations peut être
considérablement améliorée par une prise en compte inconditionnelle des
signalements et des alertes venant de tout acteur concerné par la grande précarité
(social, santé, services en charge de la sécurité et de la tranquillité publiques,
riverains, professionnels des soins à la personne…) , par une pratique systématique
de contact volontaire avec les personnes en allant au-devant d’elles sur leur lieu de
vie (espace public, squat, domicile…), par une dynamique forte de travail en lien et en
coordination avec l’ensemble des ressources territoriales.
La création d’une plateforme structurée de recueil des signalements des différents
professionnels et des particuliers sur ces questions et d’analyse de ces informations
serait de nature à renforcer l’action déjà initiée sur le terrain. Cette plateforme
s’articulerait fortement avec le dispositif opérationnel du Corist et les autres instances
pluridisciplinaires (médicales et sociales) afin de coordonner les prises en charge.
Les mesures concrètes
1. Créer une plateforme de coordination de prise en compte et prises en charge
médico-psycho-sociale des situations complexes
2. Permettre une ou plusieurs expérimentations sur Bordeaux issues des propositions
de la Fédération Hospitalière de France et de Médecins du monde dans le rapport « la
prise en charge des personnes vulnérables : agir ensemble à l’hôpital et dans le
système de santé »
Les indicateurs de suivi
2014 2015 2016
Nb de partenaires engagés sur le projet de plateforme - 30 40
Nb de signalements de situations émis en direction de
la plateforme
720 960
Nb de signalements pris en charge par la plateforme 72 96
Nombre de propositions du rapport expérimentées Min 1 Min 1
Pilotage : Anne Marie LEBRUN directeur, Direction de l’Insertion am.lebrun@mairie- bordeaux.fr - Laurent CHIVALLON, directeur des nouvelles solidarités, CCAS de Bordeaux l.chivallon@mairie-bordeaux.fr- 05 57 89 38 06
Partenaires signataires : ARS Aquitaine, Conseil Général de la Gironde, CHU de Bordeaux, Etat (DDCS), Ville de Bordeaux (DDSU)
Autres partenaires associés: CH Perrens, CH Cadillac, URPS médecins, les partenaires du secteur social, médical, sécurité réglementaire…
Opérateurs : CCAS de Bordeaux
LE CORIST
(Coordination en Réseau
des Interventions
Sociales Transversales)
Depuis plus de quatre
ans le CCAS de la Ville
de Bordeaux a
expérimenté un dispositif
particulier contribuant de
manière très effective à
la construction de
réponses médico-
psycho-sociales
nouvelles et concertées,
adaptées à des situations
complexes relevant de la
grande exclusion.
L’équipe est constituée
d’une coordinatrice
travailleur social et de
deux médiateurs sociaux
appuyés dans leur
pratique par une
psychologue clinicienne.
Elle fonctionne sur le
principe d’une proposition
systématique de contact
avec les personnes
concernées sans exiger
une demande préalable
de leur part en
s’appuyant sur la
construction d’un
partenariat autour du
traitement des situations
et sur les nombreuses
instances de veille et de
régulation existant dans
les domaines de la santé
et du social.Page 27 sur 46
Axe 3 : Aller au-devant et accompagner les plus vulnérables vers la santé
Objectif 3.5 : Favoriser l’accès à la prévention
FICHE ACTION 3.4 : ACCES A LA PREVENTION ET DEPISTAGE
Favoriser l'accès à la prévention primaire et secondaire des publics les
plus en difficultés en s’appuyant notamment les acteurs de quartiers
Les enjeux
Les personnes qui sont éloignées du système de santé de par leur condition sociale
ou culturelle recourent peu aux dépistages organisés et méconnaissent parfois les
gestes et les attitudes de prévention qui pourraient les aider dans leur quotidien. Or,
elles sont fragilisées et méritent autant que les autres de bénéficier des moyens de
dépistage et d’accéder aux informations afin de pouvoir agir le plus précocement
possible. La conception des campagnes de prévention tout public est souvent
inadaptée au public en précarité (supports inadéquats pour des personnes peu
sensibles à l’écrit, ne maitrisant pas la langue, absence d’implication des habitants).
Grâce notamment aux Ateliers Santé Ville, nous concentrons les efforts de
mobilisation et de sensibilisation envers ces populations, en s’appuyant sur une mise
en synergie des acteurs de quartier et une participation active des habitants autour
d’actions collectives de proximité.
Les mesures concrètes
1. Renforcer les actions de promotion des dépistages organisés et de prévention des
cancers auprès des personnes défavorisées ou allophones
2. Développer des temps de convivialité pour aborder les questions de santé (journée
santé bien être) en lien avec les associations de quartier
3. Développer les actions santé de proximité dans les quartiers prioritaires en
impliquant les habitants (sommeil, prévention sida...)
Les indicateurs de suivi
2014 2015 2016
Nb d’habitants touchés par les actions par type de public et par
quartier
rapport rapport rapport
Tx de recours au dépistage organisé des cancers par quartier rapport rapport rapport
Nb d’actions en direction des personnes défavorisées 3 5 5
Part des associations de quartier s’impliquant dans la
promotion des dépistages organisés
30 % 30% 30 %
Nb d’associations ayant intégré la santé dans son projet de
structure
Nb d’habitants ayant été consulté pour la mise en œuvre d’une
action de santé
200 200 200
Pilote: Florence Ramat, coordinatrice Atelier Santé Ville, Direction du Développement Social Urbain, Ville de Bordeaux f.ramat@mairie-bordeaux.fr 05 56 10 33 96
Partenaires signataires : ARS Aquitaine, DDCS, CPAM de la Gironde, CARSAT Aquitaine, Rectorat d’académie de Bordeaux, CHU de Bordeaux
Partenaires associés: AGIDECA, Ligue contre le cancer, Europa dona, comité féminin, CARSAT, centre d'animation, centres sociaux, oxygène, Centres d'animation, centre sociaux, associations, écoles…
Opérateurs : Intervenants santé bien être, Centres d'animation, Chronobiologiste UP2SV, Plasticienne, Prof APA, Interfel, Maison du diabète, MANA (école des femmes), AIDES, CHU de Bordeaux…
Journée santé Bien
être interquartiers
Bordeaux Nord
Une centaine d’habitants
participent activement à
la journée annuelle
"Santé Bien être »
organisée sur le Nord de
Bordeaux en
collaboration avec les
associations de quartiers.
Son objectif : engager
une première prise de
conscience et réflexion et
permettre d'expérimenter
pour soi des "outils de
bien-être" en s'initiant à
diverses activités
physiques, de détente,
manuelles... Cette
journée s'inscrit en lien
avec les actions de santé
et l'accompagnement
mené au quotidien par
les centres sociaux,
centres d'animation et
autres associations du
secteur bordeaux . La
journée s’articule en 4
temps : théâtre de
l’opprimé le matin pour
aborder un sujet (ex :
mal-être), préparation
d’un déjeuner par les
participants, ateliers du
bien-être, et pour finir un
temps d’échange
participatif pour
l’organisation de la
prochaine journée.Page 28 sur 46
Axe 3 : Aller au-devant et accompagner les plus vulnérables vers la santé
Objectif 3.5 : Favoriser l’accès à la prévention
FICHE ACTION 3.5 : "MANGER, BOUGER SUR LES QUARTIERS" :
Poursuivre et consolider les actions de promotion de l’activité physique
et sportive et d’une alimentation favorable à la santé sur les quartiers
prioritaires
Les enjeux
Les partenaires locaux des Ateliers Santé Ville (ASV) : centres d’animation et de loisirs, clubs sportifs…, la médecine scolaire, les équipes éducatives le constatent sur les quartiers défavorisés : le diabète de type 2 est une pathologie que l’on voit récemment apparaître chez les adolescents. Les enfants en surpoids sont deux fois plus nombreux sur les secteurs RRS que sur les autres. Aussi, la sédentarité facteur de risques de nombreuses pathologies associée à des comportements alimentaires anarchiques est en augmentation. La pratique régulière d'une activité physique est un déterminant essentiel de la santé et il convient donc de l'encourager. Elle est, de façon générale, facteur de bien-être et de lien social. Sur les quartiers, des actions sur la nutrition et l'activité physique sont déjà mises en œuvre par les partenaires et la coordination ASV. Aujourd’hui, il semble nécessaire de les harmoniser, les coordonner, les consolider pour leur donner plus de résonnance auprès des enfants, des jeunes et de leurs familles.
Les mesures concrètes
1. Poursuivre l'organisation et l'accompagnement des évènements sport santé dans
une dynamique partenariale et participative sur les quartiers Bacalan, Benauge, Grand
Parc (Bacalaventure, Grand parcours Santé Sport, Bouge ta santé, Fraich’attitude)
2. Soutenir et coordonner les actions autour du bien manger/bien bouger sur les
quartiers prioritaires
3. Développer la formation des acteurs sur les thématiques nutritions et sport santé
4. Intégrer des tests d’indice de forme physique dans les actions de 3 quartiers
prioritaires (Grand Parc, Lac, Bastide)
Les indicateurs de suivi
2014 2015 2016
Nombre d’habitants participants aux 4
évènements sport santé
2300 2300 2300
Nombre de réunions de partenariat autour du
« bien manger bien bouger » par quartier
4/quartier 4/quartier 4/quartier
Nombre de professionnels du secteur social et
éducatif formés au « sport santé et nutrition »
10 10 10
Nombre de collégiens ayant bénéficiés de test
d’indice de forme physique
600 600 600
Pilote: Florence Ramat, coordinatrice Atelier Santé Ville, pôle santé de la Direction du Développement Social Urbain, Ville de Bordeaux
f.ramat@mairie-bordeaux.fr 05 56 10 33 96
Partenaires signataires : ARS Aquitaine, Etat (DRJSCS), Rectorat d’académie de Bordeaux, Conseil Général de Gironde, Ville de Bordeaux (Service de santé scolaire, Direction des sports et de la vie associative)
Autres partenaires associés: Associations sportives, centres d’animation, centres sociaux, CDOS (Comité Départemental olympique et Sportif), Bailleurs (Aquitanis, Coligny), Maison du diabète, établissements scolaires, Prof’APA, Mutualité Française Gironde…
Opérateurs : Maison du diabète, Girondins de Bordeaux Hand Ball, Deli sports, Prof'APA, centres animations, professionnels de santé libéraux, associations sportives, santé scolaire…
Bouge ta santé !
Chaque année, c’est plus
d’une trentaine d’acteurs
du quartier (dont 15
associations sportives du
quartier, des
professionnels de santé
libéraux, des structures s
du secteur de la santé,
social, animation,
éducatif…) et une
quinzaine d’habitants qui
se mobilisent activement
pour organiser une
journée évènement. Elle
a lieu au cœur de la cité,
au square pinçon. Son
objectif : Inciter à la
pratique d’une activité
physique et sportive
régulière et adaptée,
proposer une éducation à
la santé ludique pour
aider les habitants de
faire des choix éclairés
pour leur santé et celle
de leur famille. Plus de
1000 habitants du
quartier y participent.Page 29 sur 46
Axe 4
Aménager des cadres de vie favorables à la santé
La Ville de Bordeaux adhère aux valeurs du Réseau Villes Santé OMS en portant ainsi une vision globale de la santé notamment dans son volet environnemental inscrite dans son Agenda 21.
Le second Plan Régional Santé Environnement vise à réduire les inégalités environnementales. En Aquitaine la PRSE 2 est le fuit d’un important travail collaboratif (Etat, collectivités territoriales, associations…) animé par l’ARS Aquitaine, la DREAL et le Conseil Régional.
Le quatrième axe stratégique s’inscrit naturellement dans ce contexte local et a vocation à développer des actions concrétisant le souhait de l’ARS et la Ville de travailler sur les déterminants environnementaux de la santé.
Un environnement sain et sûr est une des conditions primordiales à une bonne santé. Favoriser la prévention des risques sanitaires liés à l’environnement passera dans ce CLS par une meilleure articulation des actions de l’ARS et du Service Communal Hygiène et de Santé et en développant la culture « santé environnement ».
Sur la base de l’étude mettant en évidence une augmentation de la prévalence de l’asthme chez les enfants, il semble prioritaire de s’occuper des risques sanitaires liés à la qualité de l’environnement dans les établissements accueillant des enfants. L’ARS et la Ville souhaitent développer une approche d’évaluation des risques sanitaires liés à l’environnement dans les écoles et les crèches, portant en particulier sur la prévention des risques sanitaires liés à la qualité de l’air intérieur. Ils souhaitent également réaliser un important travail de sensibilisation des professionnels et de parents à la qualité de l’air intérieur.
Nous devons aussi nous préoccuper, particulièrement en milieu urbain, de la qualité des habitats, et aussi des nuisances sonores, jouant un rôle décisif dans l’état de santé des personnes. Le bruit a été reconnu par l'OMS comme la principale nuisance environnementale en Europe. De simple désagrément, le bruit est effectivement devenu un véritable problème de santé publique, portant atteinte à la qualité de vie quotidienne de nombreux concitoyens (perturbation du sommeil, fatigue, stress, …).
PILOTES
Philippe LATRILLE
Directeur
Direction Prévention Santé
Environnement Sécurité
Incendie
Ville de Bordeaux
05 56 10 24 23
p.latrille@mairie-bordeaux.fr
Frédérique CHEMIN
Responsable pôle santé
environnement
Délégation territoriale de la
Gironde
ARS Aquitaine
05 57 01 45 43/44
ars-dt33-sante-
environnement@ars.sante.frPage 30 sur 46
L’axe 4 en 2 objectifs spécifiques 5 actions et 13 mesures concrètes
NB : 2 objectifs spécifiques validés lors de l’accord cadre ont été déclinés dans d’autres axes du contrat : L’objectif 1.3 : « Faciliter l’accès à l’activité physique et à une alimentation de qualité » est traduit opérationnellement dans l’axe 3 par l’action 3.2 et 3.4.
L’objectif 4.4 : « Favoriser l’inclusion des personnes porteuses de handicap en milieu ordinaire dont scolaire » est traduit opérationnellement dans l’axe 1 par l’action 3.1, mesure 4.
FICHE ACTION 4.1 : « BRUIT ET AMENAGEMENT URBAIN »
1. Vérifier la compatibilité de documents opposables aux tiers (SCOTT, PLU) avec le Plan de Prévention Municipal du Bruit et les adapter en conséquence lors de leurs révisions périodiques
2. Rédiger un cahier des charges spécifique à l’intention des aménageurs lors de la concertation et l'instruction réglementaire des grands projets d'urbanisme 3. Réaliser un cahier des charges à respecter en phase chantier
FICHE ACTION 4. 2 : « PREVENTION DES RISQUES AUDITIFS »
1. Relayer et participer à la campagne JNA : journée nationale de l'audition en organisant
autour de cette manifestation une semaine de sensibilisation à la thématique bruit
2. Décliner un programme de sensibilisation à l’attention des enseignants et scolaires
(primaires et lycées)
3. Identifier les problématiques liées aux caractéristiques acoustiques de locaux scolaires
municipaux et proposer des recommandations pour amélioration de la qualité acoustique de
ces locaux
FICHE ACTION 4.4 : PREVENTION RISQUES INFECTIEUX ET VECTEURS
1. Constituer et réunir un groupe de réflexion sur les risques infectieux associés à l'évolution
de l'habitat urbain
2. Organiser des conférences grand public sur la prévention des risques infectieux associés
à l’évolution de l’habitat urbain
FICHE ACTION 4.3 : « PREVENTION AIR INTERIEUR »
1. Sensibiliser les professionnels de la petite enfance (crèche familiales et collectives
municipales) à la qualité de l'air intérieur (Ville de Bordeaux)
2. Mettre en place une action de sensibilisation à la qualité de l'air intérieur des classes de
CM1/CM2 à partir de l'outil Justin peu d'air (Mutualité et DSDEN)
3. Mettre en place des actions d'amélioration de l'environnement intérieur dans 3 crèches à
partir d'un diagnostic (ARS)
4. Former les agents du SCHS au diagnostic de l'environnement intérieur dans les crèches
pour une mise en œuvre élargie (SCHS Ville de Bordeaux)
1.1 Veiller à la qualité et
à la sécurité
environnementales
1.2 Améliorer le dispositif de
lutte contre l’habitat indigne
Objectifs spécifiques Actions et mesures concrètes
FICHE ACTION 4.5. « PARTAGE D’INFORMATION HABITAT INDIGNE »
1. Consolider le partenariat dans le cadre du pôle départemental de lutte contre l’habitat
indigne et le mal logement
2. Identifier les acteurs ressources dans le but de simplifier le parcours des locataires
vivant dans un logement indigne ou mal logés en tenant compte de la globalité de la
situation (social, environnemental, financier, sanitaire) et les leviers financiers d’action en
l’encontre des propriétaires
3. Mettre en place d’ateliers expérimentaux pour l’empowerment des particuliers sur le
thème de l’habitat indigne (participation à 5 ateliers) permettant aux locataires et aux
bailleurs de se sentir légitimes à solliciter les dispositifs existants
4. Faire connaitre le pôle local de l’habitat indigne
5. Valoriser les actions menées dans le cadre du PNRQAD / OPAH ou PIG sur Bordeaux
6. Sensibiliser les bailleurs sociaux (notamment) et privés, acteurs sociaux, locataires
aux bonnes pratiques permettant de prévenir le développement des punaises de lit et
d’améliorer l’efficacité des traitements mis en œuvrePage 31 sur 46
Axe 4 : Aménager des cadres de vie favorables à la santé
Objectif 4.1 : Veiller à la qualité et à la sécurité environnementales
FICHE ACTION 4.1 : « BRUIT ET AMENAGEMENT URBAIN »
Garantir la prise en compte de la problématique bruit sur les grands
projets d'urbanisme: depuis leur conception, leur instruction
réglementaire et dans les documents opposables aux tiers, jusqu'à leur
mise en œuvre (phase chantier)
Les enjeux
Les problématiques « Bruit » sont nombreuses et variées lors de la conception et la
mise en œuvre des grands projets d’aménagement urbain. Or, celles-ci restent encore
insuffisamment appréhendées de manière préventive et globale malgré leur impact
important sur la qualité de vie des futurs résidents et riverains (1/3 des Français citent
le bruit perçu à leur domicile comme 1ère source de nuisance. Enquête TNS.
SOFFRES 2010).
Les mesures concrètes
1. Vérifier la compatibilité de documents opposables aux tiers (SCOTT, PLU) avec
le Plan de Prévention Municipal du Bruit et les adapter en conséquence lors de leurs
révisions périodiques
2. Rédiger un cahier des charges spécifique à l’intention des aménageurs lors de la
concertation et l'instruction réglementaire des grands projets d'urbanisme
3. Réaliser un cahier des charges à respecter en phase chantier
Les indicateurs de suivi
2014 2015 2016
Parmi les documents vérifiés, le nombre de
documents modifiés
Réalisation du cahier des charges aménageurs - réalisé -
% des aménageurs ayant reçus le cahier des charges
Réalisation du cahier des charges chantier - réalisé -
Pilote : Didier Sécardin, ingénieur nuisances sonores, Service Communal Hygiène et Santé, Ville de Bordeaux d.secardin@mairie-bordeaux.fr 05 56 10 24 35
Partenaire signataire : ARS Aquitaine, Ville de Bordeaux (Délégation Développement Durable, Direction des services techniques, Direction Générale de l’aménagement…)
Autres partenaires associés : CUB (Dynamiques Urbaines, Développement Durable, Mobilités), ADEME, DDTM
Opérateur(s) : Ville de Bordeaux (SCHS)
Le PPBE (plan de
prévention du bruit
dans
l'environnement)
Elaboré en concertation
avec les différents acteurs
concernés, il vise à
prévenir les effets du bruit,
à réduire, si nécessaire,
les niveaux de bruit, ainsi
qu'à protéger les zones
pour le moment
« épargnée ». Il s'agit
d'agir sur les nuisances
sonores liées aux routes,
aux voies ferrées, aux
aéroports ou encore aux
industries.
L'élaboration de ce
document, qui fait suite à
la publication des cartes
de bruit stratégiques, est
marquée par trois temps
fort : la réalisation d'un
diagnostic approfondi, sur
la base des premiers
enseignements tirés des
cartes de bruit
stratégiques ; l'inventaire
des actions réalisées en
matière de lutte contre le
bruit pour la décennie
précédant le PPBE ;
l'élaboration d'un plan
d'actions, préventives ou
curatives, pour les cinq
ans à venir. Les élus
Bordelais ont souhaité
étendre
le PPBE municipal aux
autres
thèmes récurrents du bruit
en ville dans un souci de
cohérence et afin
d'apporter une réponse
globale aux aspirations
des administrés dans ce
domaine. Ce document,
pratiquement finalisé, sera
rapidement soumis à la
consultation du public afin
de recueillir durant deux
mois son avis et ses
suggestions sur ce projet.Page 32 sur 46
Axe 4 : Aménager des cadres de vie favorables à la santé
Objectif 4.1 : Veiller à la qualité et à la sécurité environnementale
FICHE ACTION 4. 2 : PREVENTION DES RISQUES AUDITIFS
Renforcer les actions de prévention des nuisances sonores et risques auditifs
Les enjeux
Les troubles de l’audition représentent une source de handicap personnel, social importants et de dégradation de la qualité de vie. Leur origine est liée à l’âge, au patrimoine génétique individuel ou aux maladies mais aussi à l’exposition régulière ou ponctuelle à des niveaux sonores élevés.
Or les adultes sont souvent insuffisamment informés sur les moyens de protéger leur capital auditif et les possibilités d’améliorer leur perception sonore lorsqu’elle s’avère dégradée. Chez les jeunes enfants, dès leur plus jeune âge, la qualité de leur apprentissage scolaire et de leur développement est également dépendante d’une bonne audition et de locaux adaptés.
Un déficit auditif précoce, des locaux scolaires trop réverbérant ou mal isolés, une exposition régulière à des niveaux sonores élevés (baladeurs par exemple), sont autant d’éléments qu’il s’agit de dépister et prévenir du mieux possible (plus d’un lycéen sur dix souffrait déjà en 2009 en région Rhône Alpes d’un déficit auditif supérieur à 20 dBA dans les fréquences aigües). La Maison Eco Citoyenne constituera un lieu ressource pour y aborder ce sujet et sensibiliser le plus grand nombre.
Les mesures concrètes
1. Relayer la campagne JNA : journée nationale de l'audition en organisant autour de cette manifestation une semaine de sensibilisation à la thématique du bruit 2. Décliner un programme de sensibilisation à l’attention des enseignants et scolaires (primaire et lycées)
3. Identifier les problématiques liées aux caractéristiques acoustiques de locaux scolaires municipaux et proposer des recommandations pour amélioration de la qualité acoustique de ces locaux
Les indicateurs de suivi
2014 2015 2016
Réalisation d'une semaine annuelle de
sensibilisation à la Maison Eco Citoyenne
- Réalisée Réalisée
Fréquentation du public sur la semaine -
Nombre de spectacle « Yes ouie can réalisés 2/an 2/an Nombre de sessions de formations organisés pour
les animateurs (1é participants par formation)
5/an 5/an
Nombre de lycéens touchés
Nombre d’élémentaires touchés
Nombre d'établissements diagnostiqués 1 1 Réalisation d’un guide de recommandation réalisé réalisé
Pilote : Didier Sécardin, ingénieur nuisances sonores, Service Communal Hygiène et Santé, Ville de Bordeaux d.secardin@mairie-bordeaux.fr 05 56 10 24 35 Constance Deveaud, Responsable Maison écocitoyenne c.deveaud@mairie- bordeaux.fr 05 24 57 65 20
Partenaires signataires : ARS Aquitaine, Mutualité française Aquitaine, Rectorat d’académie de Bordeaux (DSDEN), Ville de Bordeaux (DDSU, Délégation Développement Durable)
Autres partenaires associés : CUB, AROEVEN - Rock School Barbey, Mutualité française Aquitaine, Maison Eco Citoyenne, centres d’animation, établissements scolaires (élémentaire, lycée)
Opérateurs : AROEVEN - Rock School Barbey, Mutualité française Aquitaine, bureau d’étude spécialisé en acoustique, Ville de Bordeaux (SCHS)
Journée Nationale
de l’Audition
La JNA (journée
Nationale de l’Audition)
est une association de
type loi 1901, dont les
objectifs sont la
prévention et la diffusion
d’informations dans le
domaine de l’audition.
Tous les ans, le 2e jeudi
du mois de mars,
l’association organise «
La Journée Nationale de
l’Audition». Cette
manifestation offre
l’occasion de rassembler
tous les acteurs de
l’audition et de prévenir
des risques auditifs via la
mise en place de
nombreuses actions :
contrôles et dépistages
gratuits, conférences,
manifestations culturelles
et pédagogiques,
expositions, diffusion de
guides pratiques
d’information…Page 33 sur 46
Axe 4 : Aménager des cadres de vie favorables à la santé
Objectif 4.1 : Veiller à la qualité et à la sécurité environnementale
FICHE ACTION 4.3 : PREVENTION AIR INTERIEUR
Développer les actions de prévention des risques sanitaires liés à la qualité de l'air intérieur
Les enjeux
Plusieurs constats nous amènent à prioriser cette action : recrudescence de l’asthme, augmentation des signalements concernant la présence de moisissures dans les établissements de petite enfance, évolution de la réglementation, sensibilisation insuffisante à la thématique « air intérieur et santé »,
Les mesures concrètes
1. Sensibiliser les professionnels de la petite enfance (Crèches collectives et familiales municipales et du CHU) à la qualité de l'air intérieur (Service petite enfance Ville de Bordeaux /Mutualité française Gironde)
2. Mettre en place une action de sensibilisation à la qualité de l'air intérieur des classes de CM1/CM2 à partir de l'outil Justin peu d'air (Mutualité française) 3. Mettre en place des actions d'amélioration de l'environnement intérieur dans 3 crèches à partir d'un diagnostic (ARS)
4. Former les agents du SCHS au diagnostic de l'environnement intérieur dans les crèches pour une mise en œuvre élargie (SCHS Ville de Bordeaux)
Les indicateurs de suivi
2014 2015 2016
Nombre de cessions de formations organisées - 23 sur 2015-2016
Nombre de professionnels sensibilisés
Nombre d’élèves de CM1 CM2 touchés (% classes
touchées)
Nombre de diagnostics réalisés
Nombre et types d’actions réalisés suite au diagnostic
Nombre d'agent SCHS formés
Nombre de diagnostics réalisés par les agents du
SCHS
Pilote : Frédérique Chemin, Responsable pôle santé environnement, Délégation Territoriale Gironde, ARS Aquitaine - frederique.chemin@ars.santé.fr 05 57 01 45 43
Partenaires signataires : Ville de Bordeaux (SCHS, DDSU, Direction Education Petite Enfance Famille, Délégation Développement Durable), Conseil général de la Gironde, Rectorat d’Académie de Bordeaux (DSDEN), CHU de Bordeaux
Autres partenaires associés : Mutualité française Gironde, RAM, Crèches, Conseil Régional, DREAL, Maison Eco citoyenne, CUB
Opérateur(s) : Mutualité française Gironde (Service Conseil Médical en Environnement Intérieur), Maison Eco citoyenne, Ville de Bordeaux (SCHS)
Justin peu d’air, un
outil de
sensibilisation à la
qualité de l’air
intérieur
Afin d’enrichir l’offre en
Conseil Médical en
Environnement Intérieur
(CMEI) en Aquitaine, la
mutualité française
Gironde a ouvert en 2013
un nouveau service de
CMEI. Ce service
propose des actions
individuelles (200 visites
au domicile de patient sur
prescription réalisées) et
mène des actions de
sensibilisation collective
auprès enfants, parents et
professionnels des
écoles, crèches, RAM,
centres d’animation…).
La conseillère médicale
s’appuie notamment sur
un outil ludique et
pédagogique « Justin peu
d’air » accessible à partir
de 8 ans. De la chambre
au salon en passant par
le garage, il permet
d’identifier les sources de
pollution intérieure et de
trouver des solutions pour
les limiter. Une
connaissance de
l’environnement
indispensable pour faire
les bons choix
d’aménagement et
d’activités à l’intérieur de
son logement.Page 34 sur 46
Axe 4 : Aménager des cadres de vie favorables à la santé
Objectif 4.2 : Améliorer le dispositif de lutte contre l’habitat indigne
FICHE ACTION 4.4 : « HABITAT INDIGNE »
Consolider le partenariat pour améliorer le repérage, le traitement et le
suivi des personnes vivant dans un habitat indigne
Les enjeux
La ville de Bordeaux est fortement engagée dans la lutte contre l’habitat indigne et le
mal-logement (OPAH RU, HIM, PIG, PNRQAD, expérimentation vivre dans un
logement décent Marne-Yser, participation au pôle départemental de lutte contre
l’habitat indigne et le mal logement…). La lutte contre l’habitat indigne nécessite un
partenariat efficace pour traiter dans sa globalité la situation des personnes
concernées (aspects sociaux, financiers, environnementaux, sanitaires, etc.). Il y a
lieu de simplifier le parcours du locataire afin de faciliter son recours aux services
compétents. Le CLS sera également l’occasion d’aborder une problématique
émergente locale liée à la présence de punaises de lit dont la présence semble
augmenter au regard du nombre de signalements reçus (habitat privé et sociaux,
structures d’hébergements collectifs).
Les mesures concrètes
1. Consolider le partenariat dans le cadre du pôle départemental de lutte contre l’habitat indigne et le mal logement
2. Identifier les acteurs ressources dans le but de simplifier le parcours des locataires vivant dans un logement indigne ou mal logés en tenant compte de la globalité de la situation (social, environnemental, financier, sanitaire) et les leviers financiers d’action en l’encontre des propriétaires
3. Mettre en place d’ateliers expérimentaux pour l’empowerment des particuliers sur le thème de l’habitat indigne (participation à 5 ateliers) permettant aux locataires et aux bailleurs de se sentir légitimes à solliciter les dispositifs existants 4. Faire connaitre le pôle local de l’habitat indigne
5. Valoriser les actions menées dans le cadre du PNRQAD / OPAH ou PIG sur Bordeaux
6. Sensibiliser les bailleurs sociaux (notamment) et privés, acteurs sociaux, locataires aux bonnes pratiques permettant de prévenir le développement des punaises de lit et d’améliorer l’efficacité des traitements mis en œuvre
Les indicateurs
2014 2015 2016
Nombre de documents d’information diffusés sur le
parcours du locataire
Etat d’avancement de la tenue des ateliers
Réalisation d’un document d’information et de
prévention concernant les punaises de lit
Type de partenaires pouvant accéder à l'outil
Pilote : Frédérique Chemin, Responsable pôle santé environnement, Délégation Territoriale Gironde, ARS Aquitaine - frederique.chemin@ars.santé.fr 05 57 01 45 43
Partenaire signataire : Ville de Bordeaux (Service Communal d’Hygiène et de Santé, Direction de l'habitat, du logement et de la rénovation urbaine), CCAS de Bordeaux
Autres partenaires associés : CAF de la Gironde, services sociaux
Opérateur(s) : ARS Aquitaine, Ville de Bordeaux, CAF de la Gironde
Ariane-BPH (Base
partenariale de
l'habitat)
Le Ministère de la Santé
a développé un outil
informatique Ariane-BPH
(Base partenariale de
l'habitat) à vocation
partenariale qui pourrait
faciliter les échanges au
sein des pôles
départementaux.
Il permet de gérer les
procédures d'insalubrité,
les procédures de
saturnisme, les constats
d'exposition au plomb et
les procédures de péril.
L'intérêt majeur de cette
application de type
Internet est de permettre
le signalement de
situations potentiellement
indignes, le partage de
l'information et le suivi en
temps réel des
procédures par les
acteurs publics et privés
impliqués dans la lutte
contre l'habitat indigne.
Cet outil a également
vocation à alimenter les
Observatoires Nominatifs
de l'Habitat indigne.Page 35 sur 46
Axe 4 : Aménager des cadres de vie favorables à la santé
Objectif 4.1 : Veiller à la qualité et à la sécurité environnementale
FICHE ACTION 4.5 : PREVENTION RISQUES INFECTIEUX ET VECTEURS
Mettre en place une veille sur l’émergence de certains risques
infectieux liés au changement climatique, l’évolution de l’habitat urbain,
aux déplacements de personnes
Les enjeux
Bordeaux comme d’autres grandes villes voit évoluer spécifiquement ses paramètres
d’urbanisme (ilot de fraicheur, canaux, murs végétaux, potagers urbains etc.) et de
santé publique avec la présence de nouveaux vecteurs comme Aedes albopictus pour
le Chikungunya et la Dengue.
Les mesures concrètes
1. Constituer et réunir un groupe de réflexion sur les risques infectieux associés à
l'évolution de l'habitat urbain
2. Organiser des conférences grand public sur la prévention des risques infectieux
associés à l’évolution de l’habitat urbain
Les indicateurs de suivi
2014 2015 2016
Constitution du groupe de réflexion risques infectieux Constitué - -
Nombre de réunions du groupe de travail
Nombre de conférences organisées
Pilote : Philippe Latrille, directeur, Service Communal d’Hygiène et de Santé, Ville de Bordeaux - p.latrille@mairie-bordeaux.fr - 05.56.10.24.24
Partenaires signataires : ARS Aquitaine, CHU de Bordeaux, Ville de Bordeaux (Direction de l'habitat, du logement et de la rénovation urbaine, Direction des parcs et jardins), CHU de Bordeaux
Autres partenaires associés : Université de Bordeaux Victor Segalen, urbanistes, vétérinaire, microbiologistes, entomologiste
Opérateur(s) : CHU de Bordeaux (service de virologie, service de médecine infectieuse et tropicale)
Le moustique
Aedes albopictus
Le moustique Aedes
albopictus est un
moustique d'origine
tropicale, également
appelé « moustique tigre
» en raison des zébrures
qui parcourent son corps
effilé. Il est de petite taille,
environ 5mm. Son
expansion est mondiale,
favorisée par le
développement des
transports internationaux.
Ce moustique peut, dans
certaines conditions très
particulières*, être vecteur
des virus du chikungunya
ou de la dengue. Jusqu’à
présent, aucun cas
autochtone (c’est-à-
dire non importé d’une
zone d’endémie) n’a
été signalé en
Aquitaine. En
Aquitaine, le moustique
tigre est implanté en
Gironde et dans le Lot-
et-Garonne. Une
surveillance renforcée
est mise en place
chaque année, du 1er
mai au 30 novembre.
Une surveillance et
veille sur l’émergence
des risques infectieux
liés à plusieurs facteursPage 36 sur 46
Axe 5
Renforcer les réseaux d’acteurs autour des enjeux de la
santé mentale
La santé mentale revêt deux dimensions : la détresse psychologique et les troubles psychiatriques. C’est un enjeu important de santé, la prévalence de ces troubles étant en augmentation. La prise en charge et l’accompagnement des personnes touchées par ces problématiques sont complexes. Les acteurs de première ligne du territoire bordelais ont exprimé un besoin de soutien et de coordination dans l’accompagnement des populations en souffrance psychosociale.
Les bailleurs sociaux sont régulièrement confrontés à des troubles du voisinage ou des problèmes d'insalubrité qui ont pour origine des locataires en situation de souffrance psychique. Les bailleurs sociaux sont démunis. L’enjeu est ici d’intervenir avant la dégradation de la situation, pour éviter l’expulsion locative.
La question des souffrances psychosociales liées à un contexte de précarisation croissante, l’augmentation de la prévalence des troubles mentaux impose de nouvelles formes de prise en compte de la santé mentale et de coopération des acteurs dans la ville.
Nous devrons orienter notre action pour favoriser les coopérations entre structures de santé mentale, les bailleurs sociaux et les structures sociales…
L’axe 5 en 5 objectifs spécifiques 3 actions et 11 mesures concrètes
PILOTES
Elisabeth LESPARRE
ELLIAS
Responsable du pôle
territorial Sud et réferent
santé mentale
ARS Aquitaine
05 57 01 45 10
ars-dt33-pole-territorial-
sud@ars.sante.fr
Catherine BRIS,
conseillère technique
DDCS
catherine.bris@gironde.gouv.f
r
FICHE ACTION 5.1 : HARMONISATION DES GCLSM (groupes de coordination locale en santé mentale)
1. Etablir un règlement de fonctionnement des instances de coordination locale en santé
mentale.
2. Proposer une charte de fonctionnement pour les partenaires associés
3. Mettre en œuvre une communication spécifique aux GCLSM
4. Rendre effective la mise en œuvre des GCLSM sur les 4 CMP de Bordeaux toutes les 6
FICHE ACTION 1.3 : Prévention du risque suicidaire
1. Identifier des besoins en prévention suicidaire des acteurs (questionnaire)
2. Former 30 professionnels (2 sessions de formation de 2 jours en 2015,1er et 2ème
semestre) en plus des personnes déjà formées dans le cadre du projet prévention du risque
suicidaire en Gironde (48 personnes sur Bordeaux –CUB))
3. Sensibiliser les médecins généralistes par l’organisation d’une soirée de formation-
sensibilisation
4. Rencontrer les professionnels formés – retour sur expérience, un an après la formation
5.1 Développer une
information de qualité et la
coordination des acteurs
impliqués en santé mentale
5.2 Faciliter la prise en
charge des urgences et des
crises
5.3 Accompagner les
familles et les personnes
atteintes de « troubles
mentaux »
Objectifs spécifiques Actions et mesures concrètes
5.4 Organiser et structurer la
prise en compte de la
problématique du suicide
5.5 Développer et
promouvoir des lieux de vie
adaptés aux malades
NB : Les objectifs 5.2 à 5.5 seront abordés sur la durée du contrat dans le cadre de l’instance de
concertation de l’éventuel GLSM et/ou en comité technique « santé mentale »
FICHE ACTION 1.2 : Conseil Local de Santé Mentale (CLSM)
1. Recenser les acteurs en santé mentale
2. Elaborer un document de cadrage pour l’installation du CLSM
3. Installer le CLSM et le faire fonctionnerPage 37 sur 46
Axe 5 : Renforcer les réseaux d’acteurs autour des enjeux de santé mentale
Objectif 5.1 : Développer une information de qualité et la coordination des acteurs impliqués en santé
mentale
FICHE ACTION 5.1 : HARMONISATION DES GCLSM
Conforter, généraliser, harmoniser les Groupes de Coordination Locale
en Santé Mentale (GCLSM)
Les enjeux
La prévalence de des troubles psychiques est en augmentation. La prise en charge et
l’accompagnement des personnes touchées par cette problématique sont complexes.
Les professionnels du territoire bordelais ont exprimé un besoin de soutien et de
coordination dans l’accompagnement des populations en souffrance psychosociale.
C’est notamment l’instauration d’une relation de confiance avec les populations vivant
en logement autonome qui apparait problématique : moins visibles ces personnes
sont plus difficilement accessibles. Ces situations complexes sont le plus souvent
repérées par les professionnels que dans l’urgence. Des réponses ponctuelles
existent à Bordeaux, des groupes de coordination en santé mentale existent dans
certains Centres Médico-Psychologique (CMP). Les professionnels du territoire s’y
rencontrent et analysent des situations dans une démarche partagée avec un
éclairage du médecin psychiatre. Il a été décidé de valoriser, généraliser et
harmoniser ces pratiques sur l’ensemble des CMP de Bordeaux.
Les mesures concrètes
1. Etablir un règlement de fonctionnement des instances de coordination locale en
santé mentale.
2. Proposer une charte de fonctionnement pour les partenaires associés
3. Mettre en œuvre une communication spécifique aux GCLSM
4. Rendre effective la mise en œuvre des GCLSM sur les 4 CMP de Bordeaux toutes
les 6 à 8 semaines.
Les indicateurs de suivi
2014 2015 2016
Réalisation du règlement de fonctionnement Réalisé - -
Réalisation d’une charte de fonctionnement - Réalisée - Nombre de chartes signées et qualité des signataires
Outils de communications harmonisés réalisés Réalisés Nombre de réunions GCLSM par secteurs 6/CMP 6/cmp
Pilotes : Nathalie HEULIN, directrice adjointe, Direction des Projets et Affaires Médicales, Qualité et Gestion des risques CH Charles Perrens
nheulin@ch-perrens.fr - 05.56.56.34.00
Marie-Pierre Renon, directrice adjointe, Direction des Affaires Générales de la Qualité et de la Contractualisation Interne, CH Cadillac
marie-pierre.renon@ch-cadillac.fr - 05 56 76 56 02
Partenaires signataires : ARS Aquitaine, Etat (Direction Départementale de la Cohésion Sociale), Conseil Général de la Gironde, CCAS et Ville de Bordeaux
Autres partenaires associés: Association Rénovation
Opérateurs : Centres Hospitaliers Charles Perrens et Cadillac
Les GCLSM : Groupes
de Coordination locale
en Santé mentale
Ces groupes sont
organisés par les CMP, il
y en a trois
encore « actifs » sur la
Ville : Bordeaux Nord
(C.Perrens),
Commandant Arnould
(C.Perrens, Malbec
(Cadillac). Ils réunissent
des professionnels de la
psychiatrie (personnels
des CMP), des
représentants des
organismes de tutelle
(ATI, UDAFF, AOGPE) et
les MDSI. Ils sont ouverts
à tout professionnel en
demande d’appui face à
une situation liée à la
santé mentale. L’objectif
est d’offrir une réponse
globale et partagée à une
problématique de santé
mentale. Ces groupes se
réunissent tous les 2
mois. Tout professionnel
souhaitant aborder une
situation doit en faire part
au préalable au CMP
référent afin de voir si il y
a déjà un suivi et de voir
le type de problème
rencontré.Page 38 sur 46
Axe 5 : Renforcer les réseaux d’acteurs autour des enjeux de santé mentale Objectif 5.1 : Développer une information de qualité et la coordination des acteurs impliqués en santé
mentale
FICHE ACTION 5.2 : CONSEIL LOCAL DE SANTE MENTALE (CLSM)
Définir les modalités de réinstallation du Conseil Local de Santé
Mentale (CLSM)
Les enjeux
L’élaboration du Contrat Local de Santé a été l’occasion de réaffirmer la nécessité de
réinstaller un Conseil local de Santé Mentale (CLSM) sur Bordeaux. Le CLSM était
porté par l’état DDAS de 2005 à 2007. Plusieurs partenaires soulignent l’importance
de redonner un espace d’identification des problématiques de santé mentale, de
concertation et de réflexion sur les solutions à mettre en œuvre (information,
coordination, prévention des situations de crise...). Différentes problématiques
pourraient y être abordées : la question du transport des malades psychiatriques, du
logement pour les personnes atteintes de maladie psychiatrique, les limites du
rattachement du secteur de la psychiatrie à deux centres hospitaliers différents…
Rappelons que les CLSM ne sont pas des instances obligatoires et hiérarchiques.
Toutefois le Haut conseil de la santé publique en octobre 2011 préconisait de mieux
intégrer la psychiatrie et la santé mentale dans la cité (principe n°4) « les CLSM ont
fait leur preuve pour la mobilisation de l’ensemble des acteurs locaux (professionnels,
institutions, élus, usagers). Leur développement doit être soutenu».
Les mesures concrètes
1. Recenser les acteurs en santé mentale
2. Elaborer un document de cadrage pour l’installation du CLSM
3. Installer le CLSM et le faire fonctionner
Les indicateurs de suivi
2014 2015 2016
Réalisation du document de cadrage Réalisée - Evaluation de la mise en œuvre du CLSM Rapport
Pilotage : Ville/CCAS de Bordeaux
Partenaires signataires : ARS Aquitaine, Etat (DDCS)
Autres partenaires associés: CH Charles Perrens, CH Cadillac, association rénovation, CUB
Le Conseil Local de
Santé Mentale CLSM
Le Conseil Local de Santé
Mentale est une plateforme
de concertation et de
coordination entre les élus
locaux d’un territoire, le
secteur psychiatrique, les
professionnels de santé, les
acteurs sociaux et médico-
sociaux, les usagers, les
aidants et tous les acteurs
locaux concernés (bailleurs,
éducation, justice, police...).
Il se donne pour finalité
d’améliorer la prise en
compte de la souffrance
psychique dans la cité
engageant la diversité des
acteurs locaux et vise le
décloisonnement de la santé
mentale et des politiques
publiques menées au niveau
local.Page 39 sur 46
Axe 5 : Renforcer les réseaux d’acteurs autour des enjeux de santé mentale
Objectif 5.3 : Constituer et animer un réseau de personnes formées au repérage et à la prévention du
risque suicidaire sur Bordeaux
FICHE ACTION 5.3 : « PREVENTION DU RISQUE SUICIDAIRE »
Les enjeux
Le suicide constitue un réel problème de santé publique, tant par les pertes en vies
humaines qu’il provoque, que par les problèmes psychologiques et sociaux dont il
témoigne.
La Gironde, globalement moins touchée par le suicide que les autres départements
d’Aquitaine, comptait en 2013, 153 décès par suicide dont 75 sur le territoire
bordelais (CF. Recueil de données des certificats de décès ARS).
Même si le suicide en Gironde est plus conséquent sur les territoires ruraux (
Libournais, Nord Gironde et Médoc) qu’en ville, avec un taux de suicide par habitant
2 fois plus élevé (16 décès par suicide pour 100 000 habitants sur Lesparre-Médoc
contre 8 sur l’arrondissement de Bordeaux), il n’en reste pas moins que la moitié des
suicides en Gironde ont lieu sur le territoire bordelais et qu’il est important d’intervenir.
Les situations de détresses liées à des contextes socio-économiques et/ou affectifs
difficiles, les conduites à risque chez les adolescents, les personnes en situation
d’isolement , ceci associé à une méconnaissance de certains dispositifs et aux
difficultés à savoir quoi faire, ont conduit les acteurs de terrains à exprimer leur
besoin de pouvoir bénéficier d’actions notamment sur la gestion du risque suicidaire.
D’où l’intérêt de décliner l’action girondine portée par l’association Rénovation aux
besoins spécifiques du territoire bordelais.
Les mesures concrètes
1. Identifier des besoins en prévention suicidaire des acteurs (questionnaire)
2. Former 30 professionnels (2 sessions de formation de 2 jours en 2015,1er et 2ème
semestre) en plus des personnes déjà formées dans le cadre du projet prévention du
risque suicidaire en Gironde (48 personnes sur Bordeaux –CUB))
3. Sensibiliser les médecins généralistes par l’organisation d’une soirée de formation-
sensibilisation
4. Rencontrer les professionnels formés – retour sur expérience, un an après la
formation
Les indicateurs de suivi
2014 2015 2016
Identification des besoins Rapport
Nb de personnes formées 30
Rencontres post formation des professionnels 1 session
Nb de Médecins généralistes sensibilisés 20
Pilotage : Guylène MADELINE, Responsable projet prévention du risque suicidaire en Gironde
Association Rénovation, guylene.madeline@renovation.asso.fr, 05 47 22 48 72
Partenaires signataires : ARS Aquitaine, Etat (DDCS)
Autres partenaires associés: CH Charles Perrens, CH Cadillac, association
rénovation, CUB, Ordre des médecins Gironde, Education Nationale, Observatoire
régional des risques psychosociaux au travail d’Aquitaine-CNRS, MSA, SOS Amitiés,
UNAFAM.
Selon le premier rapport
de l’OMS publié en 2014:
Prévention du suicide
L’état d’urgence mondial
« Le suicide est évitable.
Pourtant, toutes les 40
secondes, une personne se
suicide quelque part dans le
monde et bien plus tentent
de mettre fin à leurs jours.
Aucune région ni aucune
tranche d’âge n’est
épargnée. Il touche toutefois
particulièrement les jeunes
de 15 à 29 ans, chez qui il
constitue la deuxième cause
de mortalité à l’échelle
mondiale ».
En Gironde
- problème important chez
les personnes appartenant à
la tranche d’âge 45-54
- ratio de 2 décès masculins
par suicide pour 1 décès
féminin
-surmortalité en milieu rural
- Le principal mode de
suicide est la pendaison pour
les hommes et la prise de
médicaments pour les
femmes.Page 40 sur 46
Axe 6
ANIMER LE CLS ET PRODUIRE UNE EXPERTISE ET UNE
OBSERVATION EN SANTE SOUCIEUSE DES
SPECIFICITES SOCIO-SPATIALES
L’animation territoriale et l’observation fondent une priorité transversale de la démarche de CLS, et ce à plusieurs titres :
- Après une phase d’élaboration de plusieurs mois, la phase de mise en œuvre doit s’appuyer sur une mission de coordination et d’animation.
- Pour prendre des décisions en matière de santé et établir des plans d’actions territorialisées, il est nécessaire de connaître l’état de santé de la population, son évolution et ses besoins.
L’axe 6 en 3 objectifs spécifiques 3 actions et 7 mesures concrètes
PILOTE
Pascaline LHERM
Coordinatrice du CLS - Pôle
santé
Direction du Développement
Social Urbain
Ville de Bordeaux
05 56 10 19 37
p.lherm@mairie-bordeaux.fr
FICHE ACTION 6.3 : « OBSERVATION SANTE »
1. Construire un tableau de bord d'indicateurs de santé à suivre sur la durée du contrat en lien avec l’Analyse des Besoins Sociaux de Bordeaux
2. Traiter, suivre et analyser les données de santé scolaire afin d'observer la santé des enfants bordelais sur la durée du contrat
3. (Mesure 4 Action 1.2) Elaborer un outil de suivi de l'hyper alcoolisation des jeunes
FICHE ACTION 6.2 : « COMMUNICATION SANTE »
1. Communiquer et valoriser la démarche de Contrat Local de Santé par le biais de
différents médias à l’échelle du territoire
2. Développer des outils visant à informer, consulter et/ou à recueillir l’avis de la population
sur la santé
3. Relayer les grandes campagnes régionales de santé publique
6.1 Organiser l’animation
locale pour assurer
l’élaboration, la mise en
œuvre et le suivi du Contrat
Local de Santé
6.2 Mettre en place une
évaluation du Contrat Local
de santé
6.3 Améliorer l’observation
de la santé
Objectifs spécifiques Actions et mesures concrètes
FICHE ACTION 6.1 : « COORDINATION DU CLS, ANIMATION TERRITORIALE et PARTICIPATION »
1. Assurer la coordination générale et thématique du Contrat Local de Santé
2. Maintenir la coordination des Ateliers Santé Ville sur les quartiers Lac et Bastide
3. Expérimenter et développer des budgets santé participatifs sur certains quartiers prioritaires de Bordeaux pour une mise en place d’actions de santé portées par les habitantsPage 41 sur 46
Axe 6 : ANIMER LE CLS ET PRODUIRE UNE EXPERTISE ET UNE OBSERVATION EN SANTE
SOUCIEUSE DES SPECIFICITES SOCIO-SPATIALES
Objectif 6.1 : Organiser l’animation locale pour assurer l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi du CLS
Objectif 6.2 : Mettre en place une évaluation du Contrat Local de santé
FICHE ACTION 6.1 : COORDINATION DU CLS ET ANIMATION
TERRITORIALE ET PARTICIPATION
Organiser la coordination du CLS et l'animation territoriale pour assurer
la mise en œuvre des actions du Contrat Local de Santé
Les enjeux
La mise en œuvre du CLS s’appuiera sur une mission de coordination et d’animation.
Elle vise à conforter la dynamique partenariale mise en œuvre lors de l’élaboration du
plan d’action. Un pilotage par axe stratégique durant la durée du contrat permettra un
suivi et une évaluation des actions, de favoriser le diagnostic permanent des
problématiques de santé du territoire, pour une réorientation éventuelle du plan
d’action. Ce contrat s’appuie également sur le dispositif Ateliers Santé Ville. Les ASV
développés sur Bordeaux en 2008 (quartier du Lac) et 2009 (quartier Bastide) dans le
cadre du volet santé du Contrat Urbain de Cohésion Sociale ont pour objet de fournir
le cadre opérationnel d’une démarche territoriale pour le développement de projets
locaux de santé publique. La refonte de la carte des quartiers prioritaires a été prévue
par la loi du 21 février 2014 de programmation pour la ville et la cohésion urbaine.
Les Aubiers et la Benauge font bien partis des nouveaux quartiers prioritaires. Les
ASV seront par conséquent pérennisés et soutenus par l’Etat. Un travail de
concertation dans le cadre du futur contrat de ville permettra de définir plus
précisément le périmètre des quartiers prioritaires et modalités partenariales d’action.
Les mesures concrètes
1. Assurer la coordination générale et thématique du Contrat Local de Santé
2. Maintenir la coordination des Ateliers Santé Ville sur les quartiers Lac et Bastide
3. Expérimenter et développer des budgets santé participatifs sur certains quartiers
prioritaires de Bordeaux pour une mise en place d’actions de santé portées par les
habitants
Les indicateurs de suivi
2014 2015 2016
Nombre de COPIL / an 3 2 2 Nombre d’équipe projet par an 7 3 3 Nombre de comités techniques par an/axe stratégique 5 2 2 Nombre de plénière/ASV/an 2 2 2 Nombre de groupes de travail animés par l’ASV
Nombre et type de professionnels participant au
Conseil Local de Santé 200 200 200 Nbre et type de professionnels participant aux ASV
Mise en place de budgets participatifs par quartiers
Nbre d’habitants impliqués dans une action de santé
Pilotes : Pascaline LHERM, coordinatrice du Contrat Local de Santé, Direction du Développement Social Urbain, Ville de Bordeaux p.lherm@mairie-bordeaux.fr 05 56 10 19 37 - Florence Ramat, coordinatrice ASV, Direction du Développement Social Urbain, Ville de Bordeaux f.ramat@mairie-bordeaux.fr 05 56 10 33 96
Partenaires signataires : ARS Aquitaine, Etat (DDCS), CCAS (Direction générale et Direction des actions gérontologiques) et Ville de Bordeaux (Direction Prévention Santé Environnement Sécurité Incendie)
Autres partenaires associés: IREPS Aquitaine
Opérateurs : Ville et CCAS de BordeauxPage 42 sur 46
Axe 6 : ANIMER LE CLS ET PRODUIRE UNE EXPERTISE ET UNE OBSERVATION EN SANTE
SOUCIEUSE DES SPECIFICITES SOCIO-SPATIALES
Objectif 6.1 : Organiser l’animation locale pour assurer l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi du
Contrat Local de Santé
FICHE ACTION 6.2 : « COMMUNICATION SANTE »
Développer des outils de communication autour du Contrat Local de
Santé et des grandes campagnes régionales de santé publique
Les enjeux
Les actions en matière de prévention menées sur le territoire de Bordeaux bénéficient que très peu d’actions de communication. Mettre en exergue les actions du CLS, les valoriser, les diffuser, c’est permettre leur meilleure lisibilité pour les élus locaux, les professionnels et les habitants et de contribuer à leur pérennisation dans le temps. L’enjeu de cette action est aussi de réfléchir à des outils de communication informatifs et participatifs. Il s’agit de reconnaitre la population en tant qu’acteur du système de santé : les associer au recueil des besoins en termes de santé, disposer de leurs avis et de leurs contributions pour faire évoluer le contrat, les informer des grandes priorités de santé publique par le biais d’outils modernes.
Les mesures concrètes
1. Communiquer et valoriser la démarche de Contrat Local de Santé par le biais de différents médias à l’échelle du territoire
2. Développer des outils visant à informer, consulter et/ou à recueillir l’avis de la
population sur la santé
3. Relayer les grandes campagnes régionales de santé publique
Les indicateurs de suivi
2014 2015 2016
Création d’une rubrique CLS Bordeaux sur le site
internet de la Ville et de l’ARS Aquitaine Réalisé
Mise à
jour
Mise à
jour
Nombre et nature (Facebook, Bordeaux magasine,
bordeaux.fr, newsletter…) des supports de
communication pour informer les habitants
Nombre et nature des supports de communication
pour consulter les habitants
Nombre et nature des campagnes de santé publique
relayées activement (AVC, vaccination, dépistage
cancers du sein, journée mondiale contre le sida…)
Pilote : Pascaline LHERM, coordinatrice du Contrat Local de Santé, Direction du Développement Social Urbain, Ville de Bordeaux p.lherm@mairie-bordeaux.fr 05 56 10 19 37
Partenaires signataires : ARS Aquitaine, CCAS de Bordeaux, CHU de Bordeaux
Autres partenaires associés : Association rénovation
Opérateurs : Ville de Bordeaux, ARS Aquitaine
" AVC, AGISSEZ ! "
du 25 octobre au 1er
novembre 2014 : Semaine
de prévention de
l'hypertension artérielle et
de l'arythmie cardiaque,
deux causes principales de
survenue des AVC
Troisième cause de mortalité
et première cause de
handicap en France, les
accidents vasculaires
cérébraux entraînent une
surmortalité des moins de 65
ans en Aquitaine. Cette
maladie touche en moyenne
20 personnes par jour en
Aquitaine dont 8 garderont
des séquelles invalidantes
Ce constat a été l'origine
d'une vaste campagne de
communication menée
conjointement par l'Agence
régionale de santé
d’Aquitaine et de nombreux
acteurs de santé pour
apprendre aux Aquitains à
reconnaître les premiers
signes d'alerte et les
informer de la conduite à
tenir. Après avoir réalisé une
vaste campagne de
communication pour faire
connaître les signes d'alerte
des AVC et le réflexe
d'appel au 15, l'Agence
régionale de santé et de
nombreux acteurs de santé
souhaitent agir en amont en
organisant une semaine de
prévention de l'hypertension
artérielle et de l'arythmie
cardiaque, deux causes
principales de survenue des
AVC. La Ville de Bordeaux
soutiendra le relais de cette
campagne localement.Page 43 sur 46
Axe 6 : ANIMER LE CLS ET PRODUIRE UNE EXPERTISE ET UNE OBSERVATION EN SANTE
SOUCIEUSE DES SPECIFICITES SOCIO-SPATIALES
Objectif 6.3 : Améliorer l’observation de la santé
FICHE ACTION 6.3 : OBSERVATION SANTE
Développer une démarche d’observation locale en santé
Les enjeux
Une démarche de veille et d’observation permanente reste fondamentale pour assurer le pilotage, le suivi et l’évaluation du contrat. La mise en place d’un tableau de bord territorial, qui présenterait des indicateurs mis à jour régulièrement, constituerait un outil intéressant d’évaluation et d’aide à la décision pour l’évolution du contrat. L’approche territoriale ateliers santé ville et projets partenariaux permettra également d’assurer une veille constante sur les territoires et bénéficier de données plus qualitatives. Deux sujets d’observation pourront être étudiés de façon plus approfondie dans le cadre de ce contrat : l’évolution de l’état de la santé des enfants scolarisés et le phénomène d’hyper alcoolisation des jeunes.
Les mesures concrètes
1. Construire un tableau de bord d'indicateurs de santé à suivre sur la durée du
contrat en lien avec l’analyse des besoins sociaux de Bordeaux
2. Traiter, suivre et analyser les données de santé scolaire afin d'observer la santé
des enfants bordelais sur la durée du contrat
3. (Mesure 4 Action 1.2) Elaborer un outil de suivi de l'hyper alcoolisation des jeunes
Les indicateurs de suivi
2014 2015 2016
Réalisation du tableau de bord réalisé mis à jour
Plus value de l’outil dans l’aide à la décision
pour faire évoluer le CLS - - Rapport Mise en place d’un outil de traitement des
données de santé scolaire - réalisé mis à jour
Pilotes : Pascaline LHERM, coordinatrice du Contrat Local de Santé, Direction du Développement Social Urbain, Ville de Bordeaux p.lherm@mairie-bordeaux.fr 05 56 10 19 37 et Bénédicte BARDANT, chargée de mission, CCAS de Bordeaux, b.bardant@mairie-bordeaux.fr 05 57 89 38 02
Partenaires signataires : ARS Aquitaine, Conseil Général de la Gironde, CCAS et Ville de Bordeaux, CPAM de la Gironde, CARSAT Aquitaine
Autres partenaires associés: RSI, MSA, ISPED, ORS Aquitaine, CAF de la Gironde, IREPS
Opérateurs : ISPED (Plateforme CASSIOPEE), JISPED, ORSAPage 44 sur 46
GLOSSAIRE
ACS : Aide à la Complémentaire Santé
ADEME : Agence de l’environnement et de la maitrise
d’énergie
AGIRC : Association générale des institutions de
retraite des cadres
2 AH : Association Assurance Handicap – assurance
et services
AME : Aide Médicale d’Etat
AMI : Association de Médiation Interculturelle
ANPAA : Association Nationale de Prévention en
Alcoologie et Addictologie
AOGPE : Association des Œuvres Girondines de
Protection de l'Enfance
ARRCO : Association pour le régime de retraite
complémentaire des salariés
ASAD : Association de Soutien et d'Assistance à
Domicile
ASEPT : Association de Santé, d'Éducation et de
Prévention sur les Territoires en Gironde
ATI : Association Tutélaire d'Intégration
ASV : Atelier Santé Ville
ARS : Agence Régionale de Santé
AVC : Accident vasculaire cérébral
CAF : Caisse d’Allocations Familiales
CARSAT : Caisse d’assurance retraite et sécurité au
travail
CMS : Centre Médico-Scolaire
CHRS : Centre d'hébergement et de réinsertion
sociale
CHU : Centre Hospitalier Universitaire
CLIC : Centre Local d'Information et de Coordination
CLS : Contrat Local de Santé
CMU B : Couverture Maladie Universelle de Base
CNAMTS : Caisse nationale de l'assurance maladie
des travailleurs salariés
CODERPA : Comité départemental des retraités et
personnes âgées
CORIST : Coordination en Réseau des Interventions
Sociales Transversales
CPAM : Caisse Primaire d’Assurance Maladie
CLSM : Conseil Local de Santé Mentale
CMU C : Couverture Maladie Universelle
complémentaire
CUB : Communauté Urbaine de Bordeaux
CUCS : Contrat Urbain de Cohésion Sociale
CVE : Canet de Vaccination Electronique
DDCS : Direction Départementale de la Cohésion
Sociale
DDSU : Direction du Développement Social Urbain
DHLRU : Direction de l'Habitat, du Logement et de la
Rénovation Urbain DEPEF : Direction Education Petite
Enfance Famille
DREAL : directions régionales de l'environnement, de
l'aménagement et du logement
DSDEN : Direction des Services Départementaux de
l’Education Nationale
DRJSCS : Direction Régionale Jeunesse Sports et
Cohésion Sociale
DTP : Diphtérie Tétanos Polio
EBD : Examen Bucco-Dentaire
EHPAD : Etablissement d'hébergement pour
personnes âgées dépendantes
GCLSM : Groupe de Coordination Locale en Santé
Mentale
GIP : Groupement d’Intérêt Public
INSERM : Institut national de la santé et de la
recherche médicale
ISPED : Institut de Santé Publique d’Epidémiologie et
de Développement
IREPS : Instance Régionale d'Education et de
Promotion de la Santé
JNA : Journée Nationale de l’Audition
MAIA : Maisons pour l’autonomie et l’intégration des
malades Alzheimer
MDA : Maison des Adolescents
MDSI : Maison Départementale pour la solidarité et
l’insertion
MSA : Mutualité Sociale Agricole
OMS : Organisation Mondiale pour la Santé
OPAH RUHM : Opération Programmée d'Amélioration
de l'Habitat de Renouvellement Urbain et d'Hôtels
Meublés
ORSA : Observatoire Régional de la Santé d’Aquitaine
PAERPA : Personne âgée en risque de perte
d'autonomie
PASS : Permanence d’accès aux soins
PIG : Programme d'Intérêt Général
PLU : Plan Local d’Urbanisme
PMI : Protection Maternelle et Infantile
PNRQAD : Programme National de Requalification
des Quartiers Dégradés
PPBE : Plan de Prévention du Bruit dans
l’Environnement
PPS : Projet Personnalisé de Scolarisation
PRSE : Plan régional Santé Environnement
RPA : Résidence pour Personnes Agées
RSI : Régime social des Indépendants
RRS : Réseau de Réussite Scolaire
SAD : services d'aide à domicile
SCHS : Service Communal d'Hygiène et de Santé
SCOTT : Schéma de cohérence territoriale
SSIAD : Services de Soins Infirmiers A Domicile
TGI : Tribunal de Grande Instance
TI : Tribunal d’Instance
TAF : Tendances Alternatives Festives
TSA : Télésanté Aquitaine
UDAF : Union Départementale des Associations
Familiales
UFSBD : Union Française pour la Santé bucco-
Dentaire
UNCASS : Union Nationale des Centres communaux
d’action Sociale
UP2SV : association pour la prévention du handicap
dû aux troubles du sommeil et de la vigilance
URPS : Union Régionale des Professionnels de SantéPage 45 sur 46
SIGNATURES
Vu le Code de la Santé Publique, notamment les articles L. 1434-2, L. 1434-17, L.1435-1,
Vu la délibération du conseil municipal de la Ville de Bordeaux en novembre 2014,
Vu la commission permanente du Conseil Général de la Gironde en décembre 2014,
Le présent avenant : plan d’actions 2014-016 du Contrat Local de Santé, est conclu entre :
• L’Agence Régionale de Santé d’Aquitaine représentée par son Directeur Général • La Ville de Bordeaux représentée par son Maire
• Le Centre Communal d’Action Sociale de Bordeaux représenté par son Vice-président • L’Etat représenté par le Préfet de la Région Aquitaine, Préfet du Département de la Gironde • Le Conseil Général de la Gironde représenté par son Président
• La Caisse Primaire d’Assurance Maladie de la Gironde représentée par son Directeur • Le Rectorat de Bordeaux représenté par le Recteur de l’Académie de Bordeaux • Le Centre Hospitalier Universitaire de Bordeaux représenté par son Directeur Général • La Caisse Régionale Retraite et Santé au travail d’Aquitaine
Les signataires s'engagent, sur la durée du contrat 2014 -2016 à soutenir et mettre en œuvre les
actions validées dans le programme d'actions du Contrat Local de Santé.Page 46 sur 46
Le Préfet de la Région Aquitaine,
Préfet du Département de la Gironde
Michel DELPUECH
Le Directeur Général de l’Agence Régionale de
Santé d’Aquitaine
Michel LAFORCADE
Le Directeur de la Caisse Primaire d’Assurance
Maladie de la Gironde
Philippe CLAUSSIN
Le Directeur Général du Centre Hospitalier
Universitaire de Bordeaux
Philippe VIGOUROUX
Le Vice-président du Centre Communal
d’Action Sociale
Nicolas BRUGERE
Le Maire de la Ville de Bordeaux
Alain JUPPE
Le Président du Conseil Général de la
Gironde
Philippe MADRELLE
Le Recteur de l’Académie de Bordeaux
Olivier DUGRIP
La directrice de la Caisse d’Assurance Retraite et
Santé au Travail d’Aquitaine
Maria DOUMEINGTSAvenant N°2 à l’accord cadre du Contrat Local de Santé :
Signature du Contrat Local de Santé par la Caisse d’Assurance Retraite et de la Santé au Travail d’Aquitaine (CARSAT)
L’accord cadre du Contrat Local de Santé a été signé le 10 décembre 2013 entre les huit signataires suivants :
• L’Agence Régionale de Santé d’Aquitaine représentée par son Directeur Général • La Ville de Bordeaux représentée par son Maire
• Le Centre Communal d’Action Sociale de Bordeaux représenté par son Vice-président • L’Etat représenté par le Préfet de la Région Aquitaine, Préfet du Département de la Gironde • Le Conseil Général de la Gironde représenté par son Président
• La Caisse Primaire d’Assurance Maladie de la Gironde représentée par son Directeur • Le Rectorat de Bordeaux représenté par le Recteur de l’Académie de Bordeaux • Le Centre Hospitalier Universitaire de Bordeaux représenté par son Directeur Général
Le présent avenant précise que la Caisse d’Assurance Retraite et de la Santé au Travail d’Aquitaine (CARSAT) est désormais le 9ème signataire du Contrat Local de Santé.
L’implication de la CARSAT dans l’amélioration de la santé sur les territoires
L’action de la CARSAT Aquitaine en matière de santé s’inscrit dans le cadre de la Convention d’Objectifs et de Gestion signée entre la CNAMTS et l’Etat et plus particulièrement sur les axes stratégiques « Garantir l’accès aux soins des assurés et réduire les inégalités de santé », et dans le cadre de la Convention d’Objectifs et Gestion entre la CNAV et l’Etat.
Depuis 2007, à ce titre, par l’intermédiaire de son Service Social, la CARSAT déploie une offre de service en matière d’accès aux soins et, plus opérationnellement, propose d’accompagner les assurés en situation précaire vers l’accès à une complémentaire santé.
C’est à ce titre qu’elle a mis en place sur la ville de Bordeaux des « Points Infos Santé », lieux d’accueil animés par des assistants de service social véritables médiateurs facilitant l’accès aux droits et aux soins.
La CARSAT Aquitaine est également très engagée dans l’accompagnement des personnes lors de la sortie d’hospitalisation. Elle déploie en effet, depuis de nombreuses années, un dispositif « Accompagnement à la sortie d’hospitalisation pour les retraités » dans lequel le Service Social est référent des établissements de santé. Une de ses missions prioritaires étant d’intervenir auprès des assurés atteints d’une pathologie engendrant des bouleversements majeurs dans leur vie personnelle, professionnelle, familiale et sociale, fragilisant la personne et potentiellement son entourage afin d’éviter une ré-hospitalisation.
Enfin, la CARSAT Aquitaine est inscrite dans un partenariat inter-régime au côté des MSA et du RSI dans le cadre du programme régional inter-régimes à l’adresse des retraités et qui vise la promotion d’actions de prévention favorisant le bien vieillir.
La Caisse d’Assurance Retraite et de la Santé au Travail (CARSAT) s’engage à :
- Nommer un référent au sein de la CARSAT : Sylvain AUGEZ (chargé de mission) - Participer aux différentes instances du Contrat Local de Santé
- Optimiser l’articulation du CLS et son projet avec les actions et les moyens engagés par la CARSAT à l’échelle du territoire en question.Le Maire de la Ville de Bordeaux
Alain JUPPE
Le Directeur Général de l’Agence Régionale de
Santé d’Aquitaine
Michel LAFORCADE
Le Directeur de la Caisse Primaire d’Assurance
Maladie de la Gironde
Philippe CLAUSSIN
Le Directeur Général du Centre Hospitalier
Universitaire de Bordeaux
Philippe VIGOUROUX
Le Préfet de la Région Aquitaine,
Préfet du Département de la Gironde
Michel DELPUECH
Le Vice-président du Centre Communal
d’Action Sociale
Nicolas BRUGERE
Le Président du Conseil Général de la
Gironde
Philippe MADRELLE
Le Recteur de l’Académie de Bordeaux
Olivier DUGRIP
La directrice de la Caisse d’Assurance Retraite et
Santé au Travail d’Aquitaine
Maria DOUMEINGTS