PLAN CLIMAT PAYS BASQUE
Plan Climat Air Energie Territorial
Livre blanc
de la concertation
- Version du 1er février 2020 -
Communauté
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PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Table des matières
Glossaire ...................................................................................................................................... 3
Introduction ................................................................................................................................. 4
PARTIE 1 : Le Plan Climat, un enjeu essentiel pour le Pays Basque ................................................. 5
1. Le changement climatique, le défi écologique ........................................................................ 6
1.1 Les causes du changement climatique .............................................................................. 7
1.2 Les impacts du changement climatique à l’échelle mondiale ............................................. 7
1.3 Le Pays Basque face au changement climatique ............................................................... 7
2. De la prise de conscience mondiale à l’action locale ............................................................... 9
2.1 Une prise de conscience mondiale ................................................................................... 9
2.2 De la dynamique territoriale de développement durable au Plan Climat Pays Basque ......10
3. Le Plan Climat Pays Basque .................................................................................................. 11
3.1 La démarche d’élaboration du Plan Climat ...................................................................... 12
PARTIE 2 : La concertation du Plan Climat Pays Basque................................................................. 13
1. Une démarche menée en concertation ................................................................................. 14
2. Calendrier de concertation ................................................................................................... 15
3. Les outils de gouvernance .................................................................................................... 16
3.1 Le Comité de pilotage (COPIL) .........................................................................................16
3.2 Le Comité d’engagement ................................................................................................16
3.3 Le Comité partenarial (COPAR) ....................................................................................... 16
4. Les outils de concertation..................................................................................................... 17
4.1 Les Forums « Climat Action Pays Basque » ...................................................................... 17
4.1.1 Premier forum « Climat Action Pays Basque » du 6 avril à la Cité des Arts de Bayonne . 17
4.1.2 Second forum « Climat Action Pays Basque » du 22 juin au LARPS à Berrogain-Laruns . 21
4.2 Les Ateliers Territoriaux ..................................................................................................25
4.3 Le Klima Karavan Tour .................................................................................................... 28
4.4 La plateforme collaborative « Climat Action Pays Basque » ............................................. 30
4.5 Appel à contributions .....................................................................................................31
PARTIE 3 : Résultats de la concertation ........................................................................................ 32
1. Méthode et cadre de concertation .......................................................................................33
2. Synthèse des résultats par thématique ................................................................................. 34
2.1 Habitat durable .............................................................................................................. 34
2.2 Mobilité durable.............................................................................................................37
2.3 Agriculture et alimentation durables ............................................................................... 412
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2.4 Énergies renouvelables ................................................................................................... 45
2.5 Économie circulaire et prévention des déchets ................................................................ 48
2.6 Adaptation au changement climatique............................................................................ 52
2.7 Contributions partenaires et contributions multithématiques/hors-thèmes .....................55
Conclusion .................................................................................................................................. 58
PARTIE 4 : Annexes ......................................................................................................................59
Contributions écrites des partenaires .......................................................................................62
Travaux Forum 1 ...................................................................................................................... 68
Travaux Forum 2 .................................................................................................................... 106
Ateliers Territoriaux............................................................................................................... 180
Contributions des internautes sur la plateforme « Climat Action Pays Basque » ...................... 2253
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Glossaire
ADEME : Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie
CAPB : Communauté d’Agglomération Pays Basque
CCNUCC : Convention Cadre des Nations unies sur les Changements Climatiques
CDPB : Conseil de Développement du Pays Basque
COP : Conférence des Parties
COPAR : Comité Partenarial
COPIL : Comité de Pilotage
EPCI : Etablissements Publics de Coopération Intercommunale
GES : Gaz à Effet de Serre
GIEC : Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat
LTECV : Loi n° 2015-992 du 17 août 2015 relative à la Transition Energétique pour la Croissance Verte
NéoTerra : Feuille de route régionale dédiée à la transition écologique et énergétique, adoptée le 9
juillet 2019 par la Région Nouvelle-Aquitaine
OMM : Organisation Météorologique Mondiale
PAT : Projet Alimentaire de Territoire
PCAET : Plan Climat-Air-Energie Territorial
PDU : Plan de Déplacements Urbains
PLH : Programme Local de l’Habitat
PLUi : Plan Local d’Urbanisme intercommunal
PNUE : Programme des Nations Unies pour l’Environnement
P+R : Parc Relais
SCoT : Schéma de Cohérence Territorial
SRADDET : Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Egalité des Territoires
SRCCL : Rapport Spécial du GIEC Sur Le Dérèglement Climatique Et Les Terres Émergées
SROCC : Rapport Spécial du GIEC Sur L’océan Et La Cryosphère Dans Le Contexte Du Changement
Climatique
TC : Transports en commun
TEE : Service « Transition Ecologique et Energétique »
TEE&AC : Direction « Transition Ecologique et Energétique et Agglomération Citoyenne »
TPE et PME : Très Petite Entreprise et Petite et Moyenne Entreprise4
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Introduction
La Communauté d’Agglomération Pays Basque s’est engagée dans l’élaboration de son Plan Climat Air Énergie Territorial afin de répondre au défi de la transition écologique et énergétique du territoire. Consciente que la réussite de son Plan Climat passe par la mobilisation des acteur.ices et les habitant.es, la Communauté Pays Basque a mis en œuvre une vaste concertation citoyenne afin de partager le diagnostic et d’échanger sur les enjeux et les pistes d’actions.
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PLAN CLIMAT PAYS BASQUE
Plan Climat Air Energie Territorial
Livre blanc de la concertation
PARTIE 1 : Le Plan Climat, un
enjeu essentiel pour le Pays
Basque
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Communauté D' AGGLOMERATION
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1. Le changement climatique, le défi écologique
Dans les années 1970, des groupes de scientifiques, économistes, industriels, dirigeants des pays développés vont s’interroger sur les limites de la Terre et les problèmes environnementaux que posent la croissance économique et les évolutions démographiques mondiales.
La communauté internationale s’est saisie de ces alertes lors d’une première conférence des Nations Unies dédiée à l'environnement qui s’est tenue à Stockholm en 1972. Elle a posé les bases du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) et en 1979, un Programme de recherche climatologique mondial est lancé.
En 1988, le Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC) est créé pour procéder périodiquement à une évaluation de l’état des connaissances sur les changements climatiques. Son premier rapport (1990) reconnaît la responsabilité humaine dans le dérèglement climatique. Il sert de base à l’élaboration de la Convention Cadre des Nations unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) qui sera signée lors du sommet de la Terre de Rio en 1992, dédié à l’engagement des Etats pour un développement durable. Cette convention a pour objectif de stabiliser les concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre à un niveau empêchant toute perturbation humaine dangereuse du système climatique.
La CCNUCC entrera en vigueur en 1994 et les pays signataires se rencontreront annuellement à partir de 1995 dans le cadre de Conférences des parties, les COP.
Les rapports établis par le GIEC constituent une base de connaissances reconnue par les Etats et servent de socle commun aux négociations internationales sur le climat.
• Création du GIEC parr OMM
el le PNUE
Années
1970-1980
RE1
• CCNUCC RE2 • REJ RE4 • • Adaptation Um tte 2 •c
• 2001
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• Accord
• 2013/2014
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Bilan
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• • • • 2016-20227
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1.1 Les causes du changement climatique
Le système climatique de la planète est un ensemble complexe constitué de cinq composantes principales : l'atmosphère, les surfaces continentales, l'hydrosphère (océans, lacs, rivières, nappes d'eau souterraines…), la cryosphère (glaces terrestres ou marines, manteau neigeux) et la biosphère (tous les organismes vivants dans l'air, sur terre et dans les océans).
Le système climatique évolue au cours du temps sous l'effet de processus internes et de contraintes externes, d'origines naturelle et humaine.
Les simulations climatiques basées sur les éléments naturels (éruptions volcaniques, variations solaires) peuvent expliquer les variations de températures observées entre l’an 1400 (environ) et 1950. Mais depuis 1950, ces variations de températures ne sont explicables que si l’on intègre les activités humaines, qui apparaissent comme le principal facteur du réchauffement constaté.
Les activités humaines, par l'exploitation massive de combustibles fossiles pour l’industrie, les transports, et par la modification de la couverture des terres (liée à l’expansion des villes, des cultures et de l'élevage), entraînent une perturbation de l’effet de serre naturel et modifient les bilans radiatifs. Le bilan radiatif de la Terre traduit le solde entre l'énergie reçue et celle perdue par le système climatique de la Terre. Le forçage radiatif induit par l’accroissement des GES provoque le réchauffement planétaire.
1.2 Les impacts du changement climatique à l’échelle mondiale
Toutes les formes de vie sur la planète sont dépendantes des conditions climatiques. La température, l’éclairement, l’hygrométrie, la pluviométrie, le vent, le gel, etc. sont autant de facteurs écologiques dont les modifications ont des impacts sur le vivant, les moyens de subsistance, la santé, les habitats, les écosystèmes, les économies, les sociétés, les cultures. Le changement climatique tendanciel ainsi que les événements climatiques extrêmes ont des impacts directs sur les populations humaines, végétales et animales de la planète. En outre le changement climatique influe également sur des facteurs physiques et chimiques telles que la composition chimique d'une eau, la teneur en CO2 dans l'atmosphère, la vitesse d'un courant, ou encore la structure et la texture d'un sol, qui impacteront à leur tour les êtres vivants.
1.3 Le Pays Basque face au changement climatique
Le climat du Pays Basque est principalement océanique. Situé en bordure de l’océan atlantique, il subit l’influence des masses d’air maritimes tempérées qui ont pour effet d’atténuer les extrêmes climatiques, et se caractérise par des hivers doux et humides et des étés frais et avec un temps variable. Le maximum de précipitation se produisant durant la saison froide.
L’influence du climat montagnard, propre au massif des Pyrénées, confère toutefois à certaines communes un climat plus frais.
Sur les cinquante dernières années, l’évolution des températures annuelles au Pays Basque montre un net réchauffement. Ainsi, sur la période 1959/2009, la tendance observée des températures moyennes est de l’ordre de +0,2 °C et +0,3 °C par décennie.8
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Evolution des températures moyennes annuelles station Biarritz - Anglet
(1959 – 2017)
(écart à la référence 1961-1990). Source : Météo France (2019)
Concernant les précipitations, elles sont distribuées de manière assez hétérogène sur l'année, avec un cumul minimum de 69,3 mm en juillet et un maximum de 185,9 mm en novembre (normale 1981-2010 à Biarritz-Anglet). Dans le Pays Basque, comme dans l’ex-région Aquitaine, les précipitations annuelles présentent une très légère baisse depuis 1959. Elles sont de plus caractérisées par une grande variabilité d’une année sur l’autre.
Précipitations moyennes station Biarritz – Anglet (1981-2010)
Source : Météo France (2019)
2.5
2.0
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200mm
150mm
100mm
50mm
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2. De la prise de conscience mondiale à l’action locale
2.1 Une prise de conscience mondiale
Depuis 1995, les 195 pays membres de la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique se réunissent à la fin de chaque année pour la Conférence des Parties (COP) afin d’étudier l’avancement de la mise en œuvre de la convention et des engagements pris par les signataires.
La COP 21 ou Conférence de Paris, organisée en décembre 2015, a permis d’aboutir à un nouvel accord international sur le climat, applicable à tous les pays, visant à maintenir le réchauffement mondial en deçà du seuil de 2°C, conformément aux préconisations du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).
Il est entré formellement en vigueur le 4 novembre 2016 quelques jours avant la COP22 et est désormais ratifié par 169 pays (dont les 28 de l’Union européenne) représentant 87,75% des émissions.
Dans cet accord (article 4), la neutralité carbone est définie, comme « un équilibre entre les émissions anthropiques par les sources et les absorptions anthropiques par les puits de gaz à effet de serre » c’est-à -dire absorbées par les milieux naturels et cultivés (forêt, prairies, sols agricoles, zones humides, etc) et certains procédés industriels (capture et stockage ou réutilisation du carbone).
Sur ces bases en novembre 2018, la Commission européenne a publié sa stratégie climatique de long terme à l’échelle des 28 pays membres et a fait sien l’objectif de neutralité carbone.
La France se fixait elle aussi, dès juillet 2017, à travers son Plan climat, « ce nouveau cap de la neutralité carbone à l’horizon 2050 » dont la trajectoire pour y parvenir est définie dans la Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC) qui fixe, par période de 5 ans, des « budgets carbone », c’est-à-dire des plafonds d’émissions à ne pas dépasser.
Inscrite aujourd’hui dans différents agendas politiques internationaux et nationaux depuis 2015 avec la signature de l’Accord de Paris, la neutralité carbone, est désormais une « ambition universelle ». Concrètement, il s’agit de contenir le niveau des émissions brutes de GES à hauteur de la capacité d’absorption des puits de GES.
Si le défi climatique est mondial, l’action relève d’une implication à toutes les échelles. Aussi, à l’occasion de la COP21, la mobilisation des élus locaux a été amplifiée et mise en exergue.
La France calcule chaque année l’empreinte carbone moyenne des français en divisant l’empreinte carbone de la France par le nombre d’habitant. Elle s’élevait à 10,8 tonnes de CO2 par an et par personne. Dans l’objectif d’une neutralité carbone, cette empreinte devrait passer à 2 tonnes de CO2 par an en 2050. Les leviers pour atteindre cet objectif sont pour les ¾ collectifs à engager par l’Etat, les entreprises, les collectivités et pour ¼ relevant des engagements individuels en pratiques et investissements.
Infographie
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2.2 De la dynamique territoriale de développement durable au
Plan Climat Pays Basque
Le Pays Basque connaît une dynamique territoriale et collective de développement durable, engagée depuis plusieurs années. Des élu.e.s, des associations, des entreprises, ont mené de nombreuses démarches au service d’un développement territorial comme par exemple (liste non exhaustive) :
Les démarches collectives portées par de nombreuses associations agricoles locales pour une agriculture paysanne sobre et de qualité,
Les Agendas 21 de différentes communes du Pays Basque dont les volets climat ont permis de sensibiliser les populations, de mobiliser les acteur.ice.s, d’améliorer l’exemplarité des villes,
Les Plans Climat des ex-agglomérations Côte Basque et Sud Pays Basque, la démarche Territoire à Energie Positive (TEPOS)/ Territoire à Energie pour la Croissance Verte (TEPCV) de la Communauté de communes de Garazi-Baigorri, la démarche Energies renouvelables de la Communauté de communes de Soule Xiberoa,
Le mouvement citoyen pour la transition énergétique Alternatiba initié par BIZI ! en 2010 et qui a essaimé en France et en Europe,
Le développement de l’Eusko, monnaie locale qui s’est hissée en quatre ans au premier rang des monnaies locales de France, qui vise une relocalisation de la consommation et un avantage aux entreprises écoresponsables,
Les démarches Développement Durable et TEPCV Pays Basque avec ses volets dédiés à l’énergie, à la gouvernance alimentaire et au patrimoine naturel, portées en Pays Basque par le Conseil des élus et le Conseil de développement du Pays Basque,
La démarche « Zéro Déchets Zéro Gaspillage » du syndicat Mixte Bil Ta Garbi qui vise la fin du gaspillage et le de développement de l’économie circulaire,
Les familles et les écoles à énergie positive dont certaines équipes sur le podium Aquitain en 2016, qui s’engagent dans les économies d’énergie dans les gestes du quotidien,
Le déploiement de projets citoyens pour développer des énergies renouvelables portés par I- ENER ou ENARGIA.
Dans la continuité de cet engagement local d’une part, et compte tenu des évolutions réglementaires d’autre part, la Communauté Pays Basque s’est engagée dans l’élaboration du Plan Climat Pays Basque par délibération du Conseil communautaire le 13 janvier 2018.11
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3. Le Plan Climat Pays Basque
Un Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET), aussi appelé Plan Climat, est un outil de planification,
d’animation et de coordination de la Transition Energétique du territoire sur lequel il s’applique. Son
but est de :
Réduire l’empreinte carbone du territoire
Adapter le territoire au changement climatique
Maîtriser la consommation d’énergie
Développer les énergies renouvelables
Améliorer la qualité de l’air
Un Plan Climat a pour objectif de faire entrer la lutte contre le changement climatique dans le
quotidien des habitant.e.s, des entreprises, des administrations locales, en apportant des solutions
pour tou.te.s dans le domaine de la mobilité durable, de la rénovation des logements, la lutte contre
la précarité énergétique, etc.
Pour atteindre ces objectifs au niveau du Pays Basque, six domaines d’actions ont été mis en débat :
l’habitat, la mobilité, l’alimentation et l’agriculture, les énergies renouvelables, l’économie circulaire
et la prévention des déchets, l’adaptation au changement climatique.
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Les six
thématiques du
Plan Climat Pays
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3.1 La démarche d’élaboration du Plan Climat
Le Plan Climat de la Communauté Pays Basque est porté par le Président et la Vice-Présidente en
charge de la Transition écologique et énergétique & Agglomération citoyenne (TEE&AC), et son
élaboration s’est organisée autour :
• D’un comité d’engagement, en charge de la coordination de la démarche avec les principales
politiques publiques de la Communauté Pays Basque et préparant les grands arbitrages
stratégiques. Ce comité d’engagement est composé de la Vice-présidente TEE&AC, du Vice-
président à la Mobilité, du Vice-président à l’Aménagement, du Vice-président à l’Economie
et au développement des territoires, du Vice-président à l’Habitat, de la Vice-présidente en
charge des Ressources humaines, du Conseiller délégué en charge du Tourisme, de la nature
et du patrimoine et de la Conseillère communautaire en charge du suivi de la qualité de l’air ,
de la lutte contre le bruit et de la protection du patrimoine naturel.
• D’un comité de pilotage, assurant le pilotage et la validation des grandes phases du projet. Ce
COPIL est composé du Conseil exécutif de la Communauté Pays Basque et de dix
ambassadeur.ices territoria.les.ux de la transition écologique et énergétique.13
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PLAN CLIMAT PAYS BASQUE
Plan Climat Air Energie Territorial
Livre blanc de la concertation
PARTIE 2 : La concertation du
Plan Climat Pays Basque
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Communauté D'AGGLOMERATION
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1. Une démarche menée en concertation
L’article R229-53 du code de l’environnement stipule que « l’établissement public qui engage
l’élaboration du Plan Climat en définit les modalités d’élaboration et de concertation ».
Au regard de l’historique des dynamiques territoriales en faveur du développement durable d’une
part, et de la culture de la coopération sur le territoire d’autre part, la Communauté Pays Basque s’est
engagée à conduire un dispositif de concertation élargi sur l’ensemble de la démarche d’élaboration
du Plan Climat. Cette démarche a aussi été pour partie mutualisée avec le Programme Local de
l’Habitat et le Plan de Déplacements Urbains.
L’objectif pour la Communauté Pays Basque au côté de la société civile est de d’impliquer et de
mobiliser sur le changement climatique les acteur.ice.s et citoyen.ne.s du territoire, afin de partager
collectivement les enjeux climat-air-énergie et faciliter la mise en œuvre collective d’actions
opérationnelles d’atténuation et d’adaptation pour le territoire.
Dans une logique d’articulation des démarches territoriales liées aux enjeux climat-air-énergie du
territoire, la concertation mise en œuvre pour l’élaboration du Plan Climat a été conduite en étroite
collaboration avec le Syndicat des mobilités, la Direction de l’habitat et le Syndicat Bil Ta Garbi.
Par ailleurs, la mobilisation d’ambassadeur.ice.s territoria.les.ux de la transition écologique et
énergétique permet au fil de la démarche d’assurer en continu un lien de proximité avec les différents
pôles territoriaux et les communes.
Les membres du Comité partenarial ont aussi la possibilité de diffuser dans leurs sphères d’activités
respectives les avancés de la démarche et de faire remonter les contributions des acteur.ice.s du
territoire.
Enfin, la Communauté Pays Basque a déployé un large panel d’outils de concertation dans le cadre
d’un dispositif élargi sur la durée, avec la volonté de recueillir les perceptions et les contributions du
plus grand nombre sur les enjeux climat-air-énergie du territoire. A ce stade, le dispositif de
concertation du Plan Climat a pris corps au travers de :
Deux forums grand public « Climat Action Pays Basque », qui ont respectivement réunis
environ 200 personnes d’horizons variés.
Dix ateliers territoriaux animés par les ambassadeur.ice.s sur la base d’un jeu de plateau
« Climat Action Pays Basque », spécialement conçu pour partager les thématiques de
l’énergie, la mobilité, l’habitat, l’agriculture et l’alimentation.
D’une plateforme numérique collaborative « Climat Action Pays Basque » permettant
en continu le partage d’information, la contribution des citoyen.ne.s du territoire et
l’animation de groupes de travail thématiques. http://climataction-
paysbasque.fr/public/
D’une tournée « Klima Karavan Tour » de dix étapes qui a permis d’aller à la rencontre
des citoyen.ne.s sur différents événements grand public du territoire.15
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2. Calendrier de concertation
La Communauté d’Agglomération a déployé ses différents outils de concertation durant les différentes
phases d’élaboration du Plan Climat afin d’échanger et de recueillir la parole des habitant.es et
acteur.ices du territoire.
Afin d’assurer la cohérence et la complémentarité entre les différents documents stratégiques de
planification et de programmation en cours d’élaboration ou à venir, le Président a mis en place un
comité de pilotage croisé des démarches de Plan Climat, de Plan de Déplacements Urbains et de
Programme Local de l’Habitat qui a permis de :
• Caler les calendriers des démarches
• Mutualiser et partager des données de diagnostics
• Mutualiser des temps de concertation
• Définir des orientations croisées et des actions convergentes.
Calendrier d'élaboration et de concertation du Plan Climat Pays Basque
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3. Les outils de gouvernance
La Communauté d’Agglomération a mis en place 3 instances de gouvernance afin d’assurer le pilotage
et la validation des grandes phases d’élaboration du Plan Climat, la coordination entre les différentes
politiques publiques et stratégies, l’animation territoriale des échanges et l’association des
partenaires.
3.1 Le Comité de pilotage (COPIL)
Composé des élu.es siégeant au Conseil exécutif et des dix ambassadeur.ice.s territoria.les.ux, le
comité de pilotage assure le suivi et la validation des différentes phases d’élaboration du Plan Climat.
Les Ambassadeur.ice.s territoria.les.ux, élu.e.s choisi.e.s au sein des pôles territoriaux, ont pour
mission d’animer la concertation territoriale. Ainsi, ils/elles présentent les ambitions et les objectifs
dans une proximité territoriale et font remonter les propositions et initiatives locales.
3.2 Le Comité d’engagement
Le comité d’engagement rassemble autour du Président les Vice-Président.es en charge de la
Transition Ecologique et Energétique, de la Mobilité, de l’Aménagement du territoire, de l’Economie
et du Développement du territoire, de l’Habitat, des Ressources Humaines, afin d’assurer la
coordination de la démarche avec les principales politiques publiques ainsi que les arbitrages
stratégiques.
3.3 Le Comité partenarial (COPAR)
La constitution d’un comité partenarial pour le Plan Climat résulte de la volonté de la Communauté Pays Basque d’inscrire l’élaboration du Plan Climat dans les ambitions et l’esprit coopératif déployé par le passé par le Conseil des élus, en lien avec le Conseil de développement du Pays Basque pour la labellisation du Pays Basque en Territoire à Energie Positive pour la Croissance Verte (TEPCV). Ce COPAR est composé d’élu.e.s volontaires de la Communauté Pays Basque, de partenaires institutionnels et de représentant.e.s de la société civile. Il constitue un relais de diffusion de la démarche et des enjeux climat-air-énergie, et participe à la co-construction, au suivi et à l’évaluation du projet.17
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Les différent.e.s partenaires de la démarche sont amené.e.s à proposer leur contribution à l’élaboration du Plan Climat.
4. Les outils de concertation
4.1 Les Forums « Climat Action Pays Basque »
4.1.1 Premier forum « Climat Action Pays Basque » du 6 avril à la Cité
des Arts de Bayonne
Organisé le samedi 6 avril de 9h à 12h30 à la Cité des Arts de Bayonne, sa finalité était de partager avec les participant.e.s des éléments de diagnostic sur le Pays Basque dans les différentes thématiques : Habitat durable, Mobilité durable, Alimentation et agriculture durables, Energies renouvelables, Economie circulaire et prévention des déchets, et Adaptation au changement climatique. Les ateliers « Développer un projet de transition » et « Agir pour le climat dans mon entreprise » ont été proposés et animés par le Conseil de Développement du Pays Basque.18
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
A- Rappel du programme
Le programme du 6 avril 2019 ·
❖ Accueil café : 9h-9h30
❖ Une table ronde animée : 9h30-10h30
Emmanuelle Lapeyre, An i mat rice
Nat halie Caill-Milly, Cherc he use à l' IF REMER , m embre du pro jet
Acc li materra,
Jean-René Etchegaray, Prés ident de la Com mu naut é Pays Basq ue
Martine Bisauta, Vice-Prési dente de la Transit ion É colo gi q ue et Énergét ique
& Agglom éra t ion citoyenne de la Co mm unaut é Pays Basq ue
Phili ppe M ayte, Pr és ident du Co nseil de développ em ent du Pays Basq ue
Martine Bouchet, Référente Tra nsit ion écologique et é ne rgét ique au Conseil
de dével oppem ent du Pays Basque
❖ Ateliers part icipatifs : 10h45- 12h 15
Atelier 1 : Habitat durable
Atelier 2 : Mobilité durable
Atelier 3 : Alimentat.ion et agriculture durables
Atelier 4 : Energ ies renouvelables
Atelier 5 : Economie circulaire et Prévention des déchets
Atelier 6 : Adaptati on au changement cli matique
Atelier 7 : Agir pour te climat dans mon entrepri se
Atelier 8 : Développer un projet de Trans ition
❖ Apéritif convivial, stands et expos ition: 12h30-13h
Les événements du Plan Climat à venir :
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Touspublks
(Citoyr111,, ê!\11,, fflNl'J,.
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Olacnostlc
Janvier-Avril
2019
22.Juln
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Tou.spvbbcs
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Septem br, :
Ateliers
Thtmatlqu tt
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Consultation
Janvlor-Juln
202019
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
B- Déroulé
a- Accueil café (9h-9h30)
b- Plénière (9h30-10h30)
Ce premier forum a débuté avec une plénière afin de mettre en perspective les enjeux du changement climatique « de l’échelle globale à locale », et de présenter l’intérêt d’un Plan Climat pour le territoire.
c- Ateliers thématiques (10h45-12h15)
Puis ont été proposés des ateliers dédiés au travail sur le diagnostic de chaque thématique du Plan
Climat. Au sein de chaque atelier, les participant.e.s réparti.e.s par sous-groupes de 8 à 10 personnes
ont pu suivre une grille de questions et reporter leurs réponses et leurs échanges sur des fiches A3 ou
des paperboards. A l’issue de ce travail a eu lieu une synthèse collective par atelier thématique durant
laquelle chaque sous-groupe a présenté les 3 points clés de ses échanges.20
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Afin de bénéficier d’une restitution des contenus de chaque atelier thématique, des vignettes vidéo
mettant en scène un membre du Conseil de Développement et un élu de la Communauté Pays Basque
ont été tournées et montées sur la plateforme « Climat Action Pays Basque ».
Atelier « Agir pour le climat dans
mon entreprise »
Atelier « Développer un projet de
transition »
Atelier « Habitat durable »
Atelier « Energies renouvelables »21
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d- Apéritif convivial et animations
Le Forum a aussi été l’occasion de mettre en lumière
certains initiatives portées par des associations ou
entreprises locales. Ainsi Otsokop, et BIZI ! ont
présenté leurs actions en tenant un stand. De la
même manière le comité scientifique régional sur le
changement climatique « Acclimaterra » a mis à
disposition l’exposition sur les effets du changement
climatique à l’échelle de la Nouvelle Aquitaine.
C- Participation
Au total ce sont 200 personnes qui se sont mobilisées lors de ce premier Forum pour contribuer activement à la démarche. Parmi les participant.e.s, beaucoup de citoyen.ne.s engagé.es dans le milieu associatif, mais aussi des élus, des citoyens, des agents de la Communauté Pays Basque, des salarié.e.s et dirigeants d’entreprises, etc.
Les ateliers proposés ont été variés en nombre de participant.e.s, avec un intérêt important pour les thèmes de l’Economie circulaire et la prévention des déchets, la Mobilité durable, l’Habitat durable ainsi que l’Alimentation et l’Agriculture durables :
1° Economie circulaire et prévention des déchets 31 participants 2° Mobilité durable 27 participants 3° Alimentation et agriculture durables 25 participants 4° Habitat durable 24 participants 5° Développer un projet de transition 22 participants 6° Agir pour le climat dans mon entreprise 19 participants 7° Energies renouvelables 14 participants 7° Adaptation au changement climatique 14 participants
4.1.2 Second forum « Climat Action Pays Basque » du 22 juin au
LARPS à Berrogain-Laruns
Le Lycée Agricole Rural et Privé de Soule (LARPS) à Berrogain-Laruns a accueilli le second Forum « Climat Action Pays Basque » le samedi 22 juin de 10h à 16h. Sa finalité était de faire travailler les participant.e.s sur des pistes d’actions à développer dans les différents domaines pour favoriser et concrétiser la transition énergétique et écologique du territoire.22
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A- Rappel du programme
Le programme du 22 juin 2019
❖ Accueil café : 9h3D· 10h
❖ Séquence en plénière: 10h· 12h
Animation
• Emmanue ll e Lapeyre
Accueil :
Is id or Thi erry Perrot, Ma ire de Berrogain-Laruns
• Christophe Gaget, Direct e ur du L ycée Agricole et Ru ral Privé de So ule
• Jean-René Etchegaray, Pré si de nt de la Com mu na ut é Pays Basque
Restitution de la concertation :
Ma rt ine Bisauta, Vice-Pr ési dent e de la Transition Écologique et Én ergé tique &
Agglomération ci toyenne de la Com m una u té Pays Basq ue
Martine Bouchet, Référent e Transitio n écologique et énergétiq ue au Co nseil de
dével opp ement du Pa ys Basq ue
Climat : enjeux et projections pour le territoire
Christine Bouisset, Ch ercheuse à l' UPPA, mem bre du pr ojet Acc li mat erra, Jean-Mar c Ar ranz, Ch ercheur au GIS-1 D64, cont ributeur au rapp ort A ccli mat erra
Alexa ndre Allard, Consul tant Algoé pou r la Com mu na u té Pays Basq ue
❖ Repas , stands et animations : 12h· 14h
❖ Ateliers participatifs : 14h· 16h
Atelier 1 : Habitat durable
Atelier 2 : Mob il ité durable
Atelier 3 : Alimentation et agriculture durables
Atelier 4 : Energies renouvelables
Atelier 5 : Economie circulaire et Prévention des déchets
Atelier 6 : Adaptation au changement cl imatique
Atelier 7 : Entreprendre pour la Transition Ecolog ique et Ene rgétique
❖ Fin de la journée, départ en bus : 16h45
Les événements en marge du Forum
Retrouvez la ca ravane du Pla n Climat près de chez vous,
lors de différents événements sur le territoi re et venez discuter, J_. et contribuer !
Plus d 'in for m ati ons sur
www.climataction-paysbasque.fr23
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B-Déroulé
a- Accueil café (9h30-10h)
b- Plénière (10h-12h)24
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c- Déjeuner et animations
Durant la pause déjeuner, des animations ont été proposés aux participant.e.s. Elles ont été l’occasion de découvrir des actions en lien avec la lutte contre le réchauffement du climat menées au Pays Basque. Sarde Sardexka, association d’éducation à l’alimentation, a animé un outil d’éducation à l’alimentation durable, « Alimentaire mon cher Antton ». Un stand sur les nouveaux réseaux au Pays Basque était tenu par le Syndicat des Mobilités, et des membres du service Transition Ecologique et Energétique ont animé une table du jeu « Climat Action Pays Basque ». Des posters réalisés dans le cadre des « Défis famille à énergie positive » par les écoles Ezkia Ikastola de Hasparren, l’école St- Vincent de Briscous, l’école des Salines de Briscous, et l’école St Joseph de Bonloc, étaient exposés dans le lycée.
d- Ateliers thématiques (14h-16h)
Les ateliers de l’après-midi étaient dédiés à travailler les marges de progression et les pistes de
solutions en termes d’économie d’énergie, de réduction des émissions atmosphériques, d’adaptation
au changement climatique sur chaque thème, et ce à partir des scénarios d’avenir et d’action vus
durant la plénière.
Des feuilles A3 présentes sur chaque table ont permis de guider et de collecter les échanges des
participant.e.s réparti.e.s en sous-groupes de 6 à 8 personnes par atelier thématique.
Atelier « Economie circulaire et
prévention des déchets »
Atelier « Adaptation au
changement climatique »25
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Un bus faisant halte à Bayonne, Hasparren et Saint-Palais a été mis en place à l’aller et au retour afin de faciliter la venue des participants à l’événement.
C- Participation
Le deuxième Forum « Climat Action » a rassemblé 140 participant.e.s, dont la moitié avait déjà participé au premier Forum à Bayonne. Il a ainsi réuni :
o 29% d’association
o 26% de citoyen.ne.s
o 17% d’élu.e.s
o 7% d’agent.e.s de collectivités
o 6% de salarié.e.s et dirigeant.e.s d’entreprises
o 1% de porteurs de projet
Cette fois-ci c’est la thématique Alimentation et Agriculture durables, mise à l’honneur durant ce second Forum, qui a rassemblé le plus de participant.e.s.
1° Alimentation et agriculture durables 26 participants 2° Economie circulaire et prévention des déchets 19 participants 3° Mobilité durable 17 participants 4° Energies renouvelables 16 participants 5° Adaptation au changement climatique 15 participants 6° Habitat durable 12 participants 7° Entreprendre pour la Transition Ecologique et Energétique 7 participants
4.2 Les Ateliers Territoriaux
Les Ateliers Territoriaux organisés durant la phase de diagnostic avaient pour objectif d’impliquer dans la lutte contre le changement climatique les habitant.e.s et acteur.ice.s du territoire en questionnant leurs habitudes et leur quotidien. Ils ont permis de partager les connaissances avec les participant.e.s et d’enrichir les éléments de diagnostic.
Les Ateliers Territoriaux se sont déroulés dans les dix pôles territoriaux du Pays Basque du 20 mai au 6 juin et étaient co-animés par les ambassadeur.ice.s Plan Climat et agent.e.s de la Direction Transition Ecologique et Energétique & Agglomération citoyenne.
A- Programme
Ostabat-Asme / lzura-Azme Maiatzak 20 Mai / 18h30 St-Pa lais / Donapaleu Maiatzak 28 Mai / 20h30
Hasparren / Hazparne Maiatzak 21 Mai / 20h00 Came / Akamarre Maiatzak 29 Mai / 18h30
Anglet / Angelu Maiatzak 23 Mai / 18h30 Mauléon / Maule Ekainak 3juin / 20h00
Itxassou / ltsasu Maiatzak 25 Mai / 10h00 Urrugne / Urruiia Ekainak 5 Juin/ 18h30
St-Jean-le-Vieux / Dona zaha rre Maiatzak 27 Mai / 20h30 Lahonce / Lehuntze Ekainak 6 Juin/ 18h3026
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Ces ateliers territorialisés ont permis de se rapprocher de la réalité du quotidien des habitant.e.s sur chaque territoire. Afin de permettre à chacun.e de s’exprimer, le jeu « Climat Action Pays Basque » a été créé pour animer ces ateliers.
Le jeu « Climat Action Pays Basque » a été créé dans l’optique de vulgariser au maximum les connaissances à transmettre aux joueur.se.s et de recueillir des informations par des questions abordables et pédagogiques. Véritable catalyseur de discussions et d’échanges, il a permis aux participant.e.s de contribuer à l’élaboration du Plan Climat.
Travaillé dans le but d’avoir une dynamique et un contexte motivants pour les participant.e.s, les règles du jeu posent :
Un contexte : en 2069, deux jeunes enfants trouvent chez leurs grands-parents un article du journal Sud-Ouest datant de 2019, titré « Réchauffement climatique, la Terre proche du point de rupture ». Les petits enfants questionnent leurs grands-parents afin de savoir comment ces derniers ont réussi la Transition Ecologique et Energétique et ont ainsi « sauvé la Terre ». Ce sont alors aux joueur.se.s de devenir les grands-parents et de décrire leurs styles de vie en 2019.
Un principe : les joueur.se.s doivent répondre à des questions thématiques sur l’Habitat, la Mobilité, les Energies Renouvelables, l’Alimentation et l’Agriculture, et à des questions « Le Saviez-vous ». En répondant aux questions, ils cumulent des points et contribuent à diminuer la hausse du réchauffement climatique au Pays Basque.
Une finalité : Leurs réponses sont reportées dans un carnet de voyage, récolté à la fin du jeu, pour les analyser et les utiliser dans la préparation du Plan Climat.
Le saviez-vous ?
L' év olution du climat sur le Pa ys B as que
DBprés vous, quele sera la hausse de
température pour le Pays Basque dicl la (,ri
dusiécle?
□ •l'C
0 +J'C
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Alimentation et agriculture
1Dé ba tt ez !
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Habitat durable
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Energie renouvelable
l lnfo ou intox ? 1
Am atxi,Papé,es t •ce vrai qu elesé ne rg ies
renouvelables re l)f ésentaie ntm oi ns de 15 " des
con Ki mma ti ons énergétiques du Pays Bas que à
vo tr e époqu e?27
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Atelier Territorial de Côte Basque Adour
(Jeudi 23 mai 2019)
Atelier Territorial de Sud Pays Basque
(Mercredi 5 juin 2019)28
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B- Participation
Le jeu utilisé pour animer les Ateliers Territoriaux a été très bien accueilli et cette forme originale d’animation a enthousiasmé les participant.e.s et les animateur.ice.s.
145 participant.e.s aux profils différents ont assisté à ces ateliers, parmi lesquels :
Des élu.e.s (37%)
Des citoyen.ne.s (26%)
Des représentant.e.s d’associations (18%)
Des agent.e.s de collectivités (14%)
Des salarié.e.s ou dirigeant.e.s d’entreprises (6%)
76% des participant.e.s à ces Ateliers Territoriaux n’avait participé à aucun événement du Plan Climat jusque-là. Parmi ce nouveau public, 9% ont ensuite participé au Forum 2, s’engageant encore un peu plus dans la démarche.
4.3 Le Klima Karavan Tour
Le Klima Karavan Tour, campagne de sensibilisation itinérante, visait à attirer l’attention du grand public sur les enjeux du changement climatique et de la transition écologique et énergétique, et à impliquer le territoire dans toute sa diversité géographique et humaine en allant à sa rencontre.
Pour ce faire, la Communauté d’Agglomération Pays Basque a investi dans une caravane éco- responsable : vieille caravane dont la rénovation a fait travailler des associations et acteur.ice.s loca.les.ux, auto-suffisante en électricité grâce à un panneau photovoltaïque posé sur son toit, et tractée par un véhicule roulant à l’huile de friture usagée fournie par l’association « Roule Ma Frite 64 ».
B- Programme
Des événements de toutes sortes ont été choisis pour recevoir la Klima Karavan : des événements sportifs, des concerts, spectacles, conférences, vide-greniers, festivals, etc. Des événements variés, ayant lieu en week-end ou soirée, afin d’augmenter les chances de toucher le plus grand nombre.29
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
C’est ainsi que la Klima Karavan a été accueillie à 10 événements :
Date Evènement Lieu Organisateur
Samedi 15 juin Journée de la Glisse Hendaye Hendaye tourisme
Dimanche 16 juin Vide-greniers solidaire Biarritz Association Denekin
Samedi 22 juin
Concert transfrontalier des
rockschool de Bayonne et
Pampelune
Bayonne
Conservatoire du Pays Basque,
Rockschool et école de
musique Joaquin Maya
Lundi 24 juin Marché Saint-Jean-Pied- de-Port Commune de Saint-Jean-Pied- de-Port
Vendredi 28 juin Marché Cambo-les-Bains Commune de Cambo-les Bains
Samedi 29 juin Inauguration d’Aterpea Ustaritz Collectif Aterpea
Dimanche 30 juin Festival EHZ Irissarry Association Euskal Herria Zuzenean
Samedi 21
septembre Si l’Adour m’était conté Urt Association Val d’Adour
Maritime
Samedi 19 octobre Faites de l’éco-habitat Itxassou Coopérative d’Activité et d’Emploi Habitat Eco-Action
Samedi 26 octobre Fête du quartier Pétricot Biarritz Association Denekin
Journée de la Glisse (15 juin) Vide-greniers solidaire (16 juin)
Concert transfrontalier
(22 juin)30
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
C- Participation
Bien que le but premier de cette tournée en caravane fût la sensibilisation, de nombreux messages ont été laissés dans les « cahiers de pistes d’actions » mis à disposition.
Ainsi, 50 « messages » ont été rassemblés et publiés sur la plateforme collaborative www.climataction- paysbasque.fr.
Le Klima Karavan Tour a permis d’approcher des publics divers, aux profils extrêmement variés, en âge et en profession. La période de début d’été a aussi permis de rencontrer des touristes, de bénéficier de leurs connaissances et expériences extra-territoriales, et de les sensibiliser à la lutte contre le changement climatique.
4.4 La plateforme collaborative « Climat Action Pays Basque »
La plateforme collaborative numérique « Climat Action Pays Basque », lancée le samedi 6 avril lors du premier Forum, est un des outils de concertation déployés dans le cadre du Plan Climat. Comme les événements, elle vise à informer les habitant.e.s et acteur.ice.s du territoire de la démarche, et/ou à leur y faire prendre part. La plateforme se présente sous la forme d’un site internet sur lequel les visiteur.se.s peuvent s’informer, contribuer, ou participer à des ateliers « virtuels », groupes de travail sur les six thématiques du Plan Climat.
A- Fonctionnement
Il est possible de contribuer de deux manières sur la plateforme :
« Contributions libres » : un.e visiteur.se peut écrire un message sans effectuer au préalable d’inscription. Il lui est seulement demandé de renseigner son nom, son prénom et son adresse mail. Cette manière ponctuelle de contribuer ne nécessite pas d’engagement de la part du/de la contributeur.rice et est donc adaptée à une contribution ponctuelle, transversale ou multithématique.
« S’inscrire à un atelier thématique » permet de s’adresser à des personnes souhaitant s’engager plus assidûment, dans la durée et au sein d’un groupe de travail avec lequel échanger des informations et chercher des solutions. Les participant.e.s inscrit.e.s peuvent consulter et déposer des documents, et lancer des discussions sur le thème de leur choix.
Marché de Cambo (28 juin)31
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Chaque groupe a un animateur.ice correspondant aux différent.e.s chargé.e.s de mission de la Communauté Pays Basque en charge des thématiques. Ils ont pour tâches de gérer les demandes d’inscription, d’animer leur groupe de travail en proposant des discussions, en publiant des documents et des rapports, et en alimentant le calendrier de l’atelier.
B - Participation
139 utilisateur.ice.s sont actuellement inscrit.e.s sur la plateforme et suivent la démarche. En outre, un compte a été créé pour les 158 communes du Pays Basque pour l’atelier « Habitat durable ».
L’atelier « Habitat durable », est l’atelier ayant l’effectif le plus important (44 inscrit.e.s, hors communes inscrites). Les autres ateliers comptent aux alentours d’une trentaine d’inscrits.
La plateforme est un outil qui rassemble :
37% de citoyen.ne.s
16% de membres d’associations
11% de collectivités
10% d’entreprises
9% d’élu.e.s
Ainsi, la plateforme est un outil réunissant des profils divers. Les entreprises l’utilisent plus qu’elles n’ont été présentes aux divers événements organisés.
4.5 Appel à contributions
Les partenaires de la démarche ont aussi été sollicités pour proposer leurs contributions.
A ce jour, la Communauté Pays Basque a reçu six contributions :
Contribution de GRDF reçue le 12 février 2019
1ère contribution du Conseil de Développement reçue le 6 juin 2019
Contribution du SDEPA reçue le 5 septembre 2019
2ème contribution de du Conseil de Développement reçue le 10 octobre 2019
Contribution de l’Agence de l’Eau Adour-Garonne reçue le 25 octobre 2019
Contribution de BIZI! reçue le 4 novembre 2019
Les contributions des partenaires se retrouvent en fin de livre blanc.32
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE
Plan Climat Air Energie Territorial
Livre blanc de la concertation
PARTIE 3 : Résultats de la
concertation
- Version du 1er février 2020 -
Communauté D'AGGLOMERATION
PAYSBASqUE
EUSKAL M#IHlriUWIIII
Elkargoa33
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
1. Méthode et cadre de concertation
La concertation menée dans le cadre du Plan Climat a pour objectif le partage de connaissances, entre
les partenaires institutionnels, les associations, les professionnel.le.s, les citoyen.ne.s du Pays Basque,
et ce afin de favoriser le pouvoir d’agir ensemble.
Lors des différents événements organisés, et même en ligne, les habitant.e.s du Pays Basque se sont
mobilisé.e.s pour contribuer à l’élaboration du Plan Climat en faisant part de leurs propres éléments
de diagnostic et idées d’actions à mettre en œuvre pour atténuer et anticiper les effets du changement
climatique.
Ces éléments ont été analysés et traités de manière à être intégrés au Plan Climat du territoire au fur
et à mesure de son élaboration et guideront sa mise en œuvre.
Vous trouverez ci-après les récapitulatifs par thématique des éléments mobilisés par les divers outils
de concertation :
Pour les résultats des deux forums et des Ateliers Territoriaux, il s’agit de synthèses issues des
analyses des productions des participants.
Seuls les titres des contributions libres et discussions d’ateliers thématiques laissées sur la
plateforme « Climat Action Pays Basque » figurent dans ces récapitulatifs. Leur intégralité ainsi
que les liens ou documents joints dans les discussions sont consultables en ligne.
Quant aux contributions récupérées lors du Klima Karavan Tour, elles sont reprises en verbatim
dans les tableaux suivants.
La totalité des travaux issus de la concertation est consultable sur la plateforme www.climataction-
paysbasque.fr et en annexe à la fin de ce livre.
Pour garder la cohérence des contributions écrites des partenaires, leur contenu n’ont pas été divisées
ni classées en fonction des thématiques du Plan Climat. Vous les trouverez résumées dans le tableau
« Contributions transversales et autres thématiques », et dans leur intégralité en fin de livre blanc.
De même vous trouverez en annexe les contributions numériques publiées par les internautes dans
l’onglet « Fichiers partagés » de la plateforme « Climat Action Pays Basque ».34
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
2. Synthèse des résultats par thématique
2.1 Habitat durable
FORUM « CLIMAT ACTION » du 6 avril
Diagnostic du territoire :
Développer une gouvernance autour des enjeux d’habitat durable : les élu.e.s doivent être des leviers s’appuyant sur la société civile (attention aux lobbys)
• Favoriser l’éducation, la sensibilisation et la formation des élu.e.s et des acteur.ice.s du territoire
• Faire évoluer les pratiques en matière d’urbanisme / foncier : le contexte législatif à faire évoluer vers des normes et des outils de défiscalisation et des aides financières • Maitriser les impacts des constructions neuves sur l’environnement : Gestion et valorisation des déchets, durabilité ou non, production des matériaux, préservation des terres, matériaux biosourcés et locaux
• Améliorer la performance énergétique du bâti existant : existence de solutions techniques pertinentes, massifier la rénovation/réhabilitation « propre », matériaux pour le confort d’été
• Diversifier les modes « d’habiter » : Habitat mobile, léger. Fin du rêve de la maison individuelle ? Mixité, densité, intensité. Réduction des surfaces. Permettre un accès au logement pour tous et lutter contre la précarité énergétique
• Les enjeux :
o Les problématiques liées à l’habitat sont sources de gisements d’emplois et d’une économie verte
o Les logements saisonniers et/ou secondaires
Quel impact de l’habitat durable sur l’architecture traditionnelle ?
HABITAT durable
ETXEBIZITZA
lraunkorra35
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
FORUM « CLIMAT ACTION » du 22 juin
Pistes d’actions :
Axe 1 : Information, sensibilisation et conseil
Action 1 : Centraliser et renforcer l’information à visée pédagogique et sur les dispositifs d’accompagnement (logique de service public de la rénovation énergétique – portage CAPB), afin de garantir la neutralité, le désintéressement du contenu de l’information et la bonne diffusion de l’information
Action 2 : Assurer un travail pédagogique de sensibilisation sur la sobriété des comportements des occupant.e.s à différents niveaux : scolaires, particuliers, professionnels, collectivités territoriales (logique de service public de la rénovation énergétique – portage CAPB)
Action 3 : Organiser une campagne du type « Pays Basque, territoire zéro gaspi d’énergie » et un défi maitrise de l’énergie entre communes ou entre établissement recevant du public (logique de service public de la rénovation énergétique – portage CAPB) Action 4 : Valoriser les métiers du BTP et notamment leurs débouchés (garanties d’emplois) dans la perspective d’assurer le renouvellement des générations dans les différents corps de métiers
Axe 2 : Animation, accompagnement et formation
Action 5 : Mettre en place au sein de la CAPB un service d’animateur.ice (ou coordinateur.ice ou ambassadeur.ice) de l’énergie avec deux types de profils et missions (logique de service public de la rénovation énergétique) :
Action 6 : Conduire des actions de sensibilisation et de formation (ex : visite de chantiers exemplaires) de l’ensemble des acteur.ice.s du BTP (notamment sur les principes bioclimatiques et les matériaux biosourcés), des formateur.ice.s aux artisans en passant par les architectes et les promoteurs.
Action 7 : Monter un collectif d’ancien.ne.s professionnel.le.s du bâtiment : cellule de conseil et d’accompagnement pour les chantiers de rénovation énergétique des particuliers
Action 8 : Diagnostic de performance énergétique : sensibiliser et former les diagnostiqueur.se.s (cf. thermicien) à la réalisation de diagnostics détaillés et adaptés aux caractéristiques du bâtiment, prenant compte des comportements des occupant.e.s (cf. facture énergétique VS température de chauffage)
Axe 3 : Fiscalité et accompagnement financier :
Action 9 : Elargir et augmenter les aides financières à la rénovation
Action 10 : Lier les taxes foncières au niveau de performance énergétique des bâtiments Action 11 : Résidence secondaire : allouer une partie des taxes à un fonds local pour la rénovation énergétique
Axe 4 : Eco-construction
Action 12 : mettre en en place des mesures incitatives et/ou d’accompagnement pour intégrer des équipements de production d’énergie dans les bâtiments
Action 13 : Matériaux biosourcés et orientation bioclimatique : mettre en place des mesures incitatives et/ou d’accompagnement pour intégrer ces bonnes pratiques dans la construction et la rénovation.36
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Ateliers territoriaux du 20 mai au 6 juin
Enjeux :
Améliorer la connaissance des foyers sur les consommations de leurs logements Réduire les différents postes de consommation des logements
Améliorer la performance énergétique des logements
Contraintes :
Accessibilité, lisibilité et diversité des informations sur les dispositifs d'accompagnement Périmètre des dispositifs d'accompagnement : limités aux plus modestes Méconnaissance des écogestes et bonnes pratiques dans l'usage du logement Coût des travaux de rénovation
Identification de professionnel.le.s qualifié.e.s de confiance
Logements locatifs : difficulté d'engager les propriétaires dans des travaux de rénovation Manque d'information et d'animation en zone rurale sur les dispositifs d'accompagnement Volume des maisons basques traditionnelles et taux d'occupation faible
Leviers :
Centraliser et renforcer la diffusion de l'information sur les dispositifs d'accompagnement (techniques et financiers), les bonnes pratiques dans l'usage du bâtiment (écogestes) et les solutions disponibles (types de rénovation, types d'énergie, types de chauffage, etc.) : logique de guichet unique souvent évoquée
Consolider, harmoniser et massifier les diagnostics de performance énergétique des logements
Renforcer l'accompagnement financier et technique pour le plus grand nombre Faire évoluer les pratiques de professionnel.le.s du bâtiment vers des solutions plus adaptées (aux caractéristiques locales et aux évolutions à venir) et plus performantes (en termes d'isolation, d'équipements, mais aussi de matériaux durables)
Renforcer les permanences d'information sur les territoires voire même développer un service d'animateur.ice / d'ambassadeur.ice de l'énergie sur les différents territoires
Klima Karavan Tour du 15 juin au 26 octobre
Favoriser l’habitat collectif léger
Penser à l’accessibilité en fauteuil roulant
Plateforme « Climat Action Pays Basque »
Discussions atelier « Habitat durable » :
« Partage expérience de chantiers » par Avenirgb (26/04)37
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
2.2 Mobilité durable
FORUM « CLIMAT ACTION » du 6 avril
Diagnostic du territoire :
Renforcer l’offre de transport en commun tous modes, y compris via le train et le bateau. Développer l’offre ferroviaire, tram, transport en commun « lourd » et bus en site propre Contraindre plus fortement la place de la voiture (en circulation et en stationnement) en milieu urbain
Expérimenter sur un axe la mise en œuvre exemplaire de la multimodalité, dans un but pédagogique
Augmenter les usages du vélo, y compris en intermodalité : augmenter les P + R Favoriser le covoiturage (Entrée/Sortie d’agglos) et promouvoir/sécuriser l’usage du vélo Place des mobilités à l’école : pédagogie, aménagements accès, transports scolaires Faire du PDU le document de référence pour toutes les démarches de planification du territoire
Favoriser la ville des proximités pour réduire les déplacements : « Mieux se déplacer = moins se déplacer »
Réduire la « longueur » des déplacements en rapprochant l’habitat des secteurs d’emploi (et développer le télétravail, les espaces de coworking)
Développer une culture de la mobilité
Communiquer des indicateurs lisibles pour tous
MOBILITÉ
durable
- - MUGIKORTASUN
fraunkorra38
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
FORUM « CLIMAT ACTION » du 22 juin
Pistes d’actions :
Axe 1 : Promouvoir un aménagement favorisant l’apaisement des villes
Action 1 : Proposer les outils pour réduire la place de la voiture en ville : o Réduction des vitesses dans les centres-villes
o Hausse des contraintes sur la voiture telle que la mise en place de vignette à l’entrée des agglomérations
Action 2 : S’appuyer sur les enjeux de stationnement comme levier (parkings relais, etc.)
Axe 2 : Favoriser le développement des modes actifs pour les trajets de proximité Action 3 : Favoriser l’intégration des enjeux du vélo et de la marche à pied dans tout nouvel aménagement de voirie
Action 4 : Faciliter l’usage du vélo dans une logique d’intermodalité en installant des stationnements vélos aux arrêts de bus
Axe 3 : Développer les usages partagés de la voiture
Action 5 : Développer un réseau/des lignes d’autostop organisé sur le Pays Basque (notamment grâce à une application publique)
Action 6 : Promouvoir et accompagner le développement du covoiturage, notamment grâce à la mise en place des voies dédiées aux covoitureurs
Axe 4 : Favoriser l’usage des transports collectifs sur le territoire
Action 7 : Favoriser la circulation des transports collectifs, grâce notamment à la mise en place des voies dédiées aux bus
Action 8 : Proposer un cadencement des transports collectifs mieux adapté aux besoins des usager.e.s
Action 9 : Etudier les conditions d’utilisation des transports scolaires pour un usage tout public
Axe 5 : Encourager les changements de comportements pour les déplacements domicile – travail
Action 10 : Mobiliser les employeur.se.s (entreprises, administrations, etc.) pour faciliter les évolutions concernant la mobilité des salarié.e.s/agent.e.s39
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Ateliers territoriaux du 20 mai au 6 juin
Enjeux :
Réduire l'usage de la voiture individuelle
Réduire les besoins de déplacements
Diversifier et amplifier les alternatives
Contraintes :
Aménagement éclaté du territoire
Culture de la voiture forte (autonomie, rapidité, etc.)
Transports en commun : desserte et fréquence de l'offre
Modes actifs : insécurité et distances parcourues
Autres alternatives : insuffisantes, ou manques d'information
Manque de communication et d'animation des offres de mobilité au plus près des territoires
Distances parcourues et offres alternatives disponibles
Leviers :
Sensibilisation et pédagogie : sensibiliser tous les publics aux alternatives au tout voiture, aux impacts environnementaux et sur la qualité de l'air des mobilités carbonées Transports en commun : augmenter et diversifier l’offre, la fréquence, la desserte Intermodalité : mettre en place des parking relais, des aires de covoiturage, des parkings à vélo, etc.
Modes actifs (vélos et marche) : déployer des cheminements sécurisés Faciliter le télétravail : inciter (financièrement et techniquement) les employeurs (privé/public)
Mobilité domicile travail : inciter/accompagner les employeur.e.s (privé/public) à encourager leurs salarié.e.s (Indemnité Kilométrique Vélo, covoiturage, etc.) Covoiturage : développer un outil local pour le covoiturage courtes distances et équiper les territoires d'aires de covoiturage
Mettre en place un service d'animateur.ice/coordinateur.ice des offres de mobilités sur les différents territoires
Transport ferroviaire de personnes (Bayonne-Hendaye / Bayonne-Garazi / Bayonne-Urt- Pau) : augmenter la fréquence, adapter les horaires, proposer de nouveaux arrêts (anciennes gares)
Transports fluviaux de personnes : développer une offre Bayonne-Nive Adour Transport à la demande en zone rurale : déployer et diversifier les offres (vers les polarités, mais aussi entre petites communes)40
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Klima Karavan Tour du 15 juin au 26 octobre
Privilégier les transports lents (pieds, vélos) au tout voiture, par exemple revoir le système de prime de déplacement pour les travailleurs
Améliorer la liaison entre Hendaye et Bayonne (type Euskotren)
Améliorer la liaison en bus vers l’intérieur (type Lurraldebus)
Arrêter les voitures
Organiser plus de Plan de Déplacements d’entreprise : adapter l’emploi du temps des salarié.e.s en fonction du covoiturage qu’ils peuvent faire avec leurs voisin.e.s. Exemple : Boncolac
Cambo – Bayonne : pas assez de transports en commun. Surtout pour les TRAINS Construire plus de pistes cyclables sécurisées en centre-ville car aujourd’hui, aller travailler à vélo à Bayonne-Anglet-Biarritz représente un réel danger.
Intégrer les déplacements à vélo lors des réaménagements notamment celui du TRAMBUS.
Autoriser les vélos à utiliser les couloirs des TRAMBUS tel que cela était noté dans les premières communications de projet
Pistes cyclables à étendre
Camions sur autoroute : les interdire sur Zone Natura 2000
Pourquoi avoir supprimé le train Bayonne-Garazi de 7h42 ? Ils sont utilisés par une dizaine de travailleur.se.s qui vont être contraint.e.s de reprendre la voiture ou de prendre le train de 6h40...bien trop tôt...
Encourager les déplacements en bus collectif et organiser un système de covoiturage local
Plateforme « Climat Action Pays Basque »
Contributions libres :
« Propositions pour des changements profonds dans la mobilité au Pays Basque » par Pierre Casenave (12/05)
« Respect du plan vélo actuel et travail sur le plan vélo futur » par Pascal Ballatore (23/05) « La nouvelle carte des mobilités » par Claire Vincens (25/09)
« Gratuité des transports : l’exemple de la Communauté d’Agglomération de Dunkerque » par Lydie Billaud (13/11)
« Création de pistes cyclables et augmentation drastique des services de transports publics » par Javier Santamaria (14/11)
Discussions atelier « Mobilité durable » :
« Et si nous commencions d’abord par appliquer le PDU actuel ? » par Pascal Ballatore (27/04) « Les jeunes et la mobilité » par Thérèse Contraires-Le Toquin (23/04) « Logistique urbaine et dernier kilomètre » par Syndicat des Mobilités Pays Basque Adour (07/08)
« Billettique et Maas (Mobility as a service) » par Syndicat des Mobilités Pays Basque Adour (07/08)41
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
2.3 Agriculture et
alimentation durables
FORUM « CLIMAT ACTION » du 6 avril
Diagnostic du territoire :
• Favoriser le changement des pratiques (faire connaître ce qui existe, faire le lien entre alimentation et santé, déconstruire les idées reçues, formation, communiquer, sensibiliser, travail de pédagogie)
• Développer une offre résiliente (foncier, installation, diversification et structuration des filières, santé des écosystèmes)
• Mettre un cadre légal favorable (pour les changements de pratique dans la restauration collective, favoriser l’exemplarité du secteur public, développer l’offre végétarienne, développer les centres-villes)
• Développer une approche transversale à l’échelle du territoire (quel cap ? quelle autonomie alimentaire ? adopter une vision systémique et une complémentarité entre la CAPB et les autres acteur.ice.s afin d’engager une véritable action territoriale) • Créer un (des) objectif(s) commun(s) (vers où veut-on aller ? comment accompagne-t-on ? quelles aides mobilisables ?)
• Actionner les effets leviers (pensée latérale, pluriactivité, développer des outils : légumerie, plateforme d’approvisionnement, rétroplannification)
• Manque d’organisation : Manque d’adéquation entre l’offre et la demande (problématique de la logistique, absence d’offre alimentaire)
Répondre aux besoins d’accompagnement (accompagner les producteur.ice.s : logistique)
ALIMENTATION ET AGRICULTURE
durables
ELIKADURA ETA LABORANTZA
iraunkorrak42
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
FORUM « CLIMAT ACTION » du 22 juin
Pistes d’actions :
Axe 1 : Promouvoir l’agriculture du territoire
Action 1 : Créer une marque de qualité Pays Basque
Action 2 : Développer un guide de la gastronomie basque pour les touristes Action 3 : Définir des Signes Officiels de Qualité pour les savoir-faire locaux Action 4 : Développer le tourisme à la ferme pour valoriser le patrimoine alimentaire local Action 5 : Renforcer la présence des producteur.ice.s loca.les.ux sur les marchés de plein vent et faciliter leur repérage par un logo/label par exemple
Action 6 : Faire connaître l’offre du territoire : guide des producteur.ice.s (produits locaux et de saison : où les trouver) ? application avec des recettes locales ?
Axe 2 : Préserver le foncier agricole alimentaire et accompagner l’installation vers des productions aujourd’hui déficitaires
Action 7 : Définir une stratégie de préservation du foncier agricole à vocation alimentaire en lien avec les documents d’urbanisme (SCOT, PLU, etc.)
Action 8 : Favoriser l’installation de régies municipales / intercommunales pour la restauration hors domicile
Action 9 : Inciter (via des financements ou du foncier) l’installation de producteur.ice.s s’engageant à développer des productions déficitaires (notamment biologiques) : protéines végétales, fruits, légumes, céréales pour l’alimentation humaine
Axe 3 : Soutenir le développement et la mutualisation d’outils logistiques et commerciaux Action 10 : Créer une plateforme logistique d’approvisionnement de produits bio et locaux pour faciliter notamment les achats de la restauration collective
Action 11 : Créer un mini « Rungis », un « carreau des producteur.ice.s » pour faciliter le sourcing produits pour les professionnel.le.s
Action 12 : Développer les CUMA de ramassage pour mutualiser les livraisons Action 13 : Soutenir et valoriser la légumerie existante située à Lahonce et favoriser la mise en place d’outils collectifs (ex. conserverie)
Axe 4 : Améliorer l’autonomie des fermes
Action 14 : Diminuer les intrants et notamment l’importation d’aliments pour les animaux en favorisant la production de luzerne à l’échelle du territoire
Action 15 : Développer la traction animale
Action 16 : Développement de la méthanisation pour relocaliser l’utilisation d’énergie
Axe 5 : Accompagner les changements de régimes et de pratiques alimentaires Action 17 : Apprendre / réapprendre à manger sain et local : développement des ateliers culinaires (y compris dans les épiceries sociales, dans les écoles, MVC, centres culturels), des cours de cuisine et de diététique, etc., campagne de sensibilisation du grand public Action 18 : Développer les jardins partagés / coopératifs à destination des particuliers (ex. en pied d’immeubles, dans les écoles)
Action 19 : Développer des projets pédagogiques dans les écoles autour de l’alimentation, conclure des partenariats avec l’éducation nationale
Action 20 : Mettre en place des défis type famille à alimentation positive (y compris dans les entreprises, à l’université, etc.)43
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Action 21 : Former les chef.fe.s cuisinier.e.s (notamment dans la restauration collective) pour réapprendre les fondamentaux
Action 22 : Tendre vers l’exemplarité de la restauration collective via l’utilisation de produits locaux et de saison (système de bonus pour les repas bio/locaux)
Axe 6 : Accompagner le secteur de la formation
Action 23 : Revoir les formations proposées dans les lycées hôteliers (réapprendre à cuisiner)
Action 24 : Maintenir voire développer les moyens sur la formation agricole en lien avec la demande (ex. BPREA maraîchage)
Axe 7 : Rapprocher les producteur.ice.s et les consommateur.ice.s
Action 25 : Développer les visites de fermes, les épiceries participatives, les magasins de producteurs, épiceries sociales / solidaires, inviter les producteurs dans les lieux de restauration (ex. dans les cantines)
Ateliers territoriaux du 20 mai au 6 juin
Enjeux :
Maintenir une agriculture locale avec des produits de qualité (gustative et nutritionnelle) et rémunératrice pour les agriculteur.ice.s
Diversifier la production alimentaire du territoire
Réduire l'impact environnemental et l'empreinte carbone de l'agriculture basque
Contraintes :
Diversification (maraîchage) : potentiel agronomique des sols limité
Urbanisation et artificialisation des sols : perte de foncier agricole
Accessibilité (prix) des produits locaux de qualité
Zone urbaine et périurbaine : disponibilité des terres agricoles
Leviers :
Valoriser et développer les initiatives locales : circuits courts, production bio locale Renforcer la communication et la sensibilisation des consommateur.ice.s sur les enjeux sanitaires et environnementaux de leur comportement alimentaire
Accompagner l'installation de maraîcher.e.s sur tout le territoire
Réduire l'impact des fermes et renforcer le potentiel de stockage carbone de l'agriculture en sensibilisant les exploitant.e.s aux bonnes pratiques
Installer des maraîcher.e.s en zones urbaines et périurbaines44
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Klima Karavan Tour du 15 juin au 26 octobre
Favoriser les repas végétariens dans les collectivités
Mettre les marchés locaux en valeur (sur les panneaux d’affichages du territoire plutôt que les grandes chaines de supermarchés)
Arrêter l’implantation des fermes usines
Arrêter l'écobuage car :
o Fertilise les mauvaises herbes
o Rejette du CO2
o Forêts en moins
Diminuer le nombre de troupeaux de vaches et brebis => Favoriser les petit.e.s producteur.ice.s déjà existant.e.s et arrêter d’ouvrir de plus en plus de gros élevage Arrêter l’épandage car va ensuite dans les cours d’eau et pollue l’eau
Arrêter de déverser les fosses dans les champs (vu à Mauléon)
Valoriser la transition vers une végétalisation des repas dans les écoles, universités, sensibiliser à l’impact de la production de la viande et produits laitiers chez les jeunes et proposer des légumineuses locales (ex : lentilles, quinoa des Landes) dans les cuisines en collectivités (cf site L214)
Favoriser les circuits courts
Louer les terres agricoles au lieu de les bétonner
Adour et son embouchure :
o Interdire la pêche des chalutiers étrangers (Europe ou autres)
o Favoriser la pêche locale en responsabilisant les pêcheurs de métier.
Plateforme « Climat Action Pays Basque »
Contributions libres :
« Pour une agriculture plus végétale » par Camille Rambaud (31/10)
Discussions atelier « Alimentation et agriculture durables » :
« Une alimentation saine et de qualité : c’est possible ? » par Communauté Pays Basque (07/06)
« Agroécologie bio, autonomie, climat, biodiversité » par Pascale Arroyo (22/06) « Potagers et vergers partagés » par Ludovic Larue (16/08)
« Asunak 2019 » par Ludovic Larue (13/09)
« Conférence / Mintzaldia Quel avenir pour nos terres agricoles ? » par Ludovic Larue (28/10)45
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
2.4 Énergies
renouvelables
FORUM « CLIMAT ACTION » du 6 avril
Diagnostic du territoire :
Promouvoir et développer les énergies pour parvenir à l’autonomie énergétique du territoire (pédagogie auprès des consommateur.ice.s, des élu.e.s et développement des filières locales)
Faire de la Communauté d’Agglomération Pays Basque, le chef de file du développement des énergies renouvelables (définir une feuille de route)
Lever les contraintes administratives pour faciliter l’émergence de projet
FORUM « CLIMAT ACTION » du 22 juin
Pistes d’actions :
Axe 1 : Connaître et faire connaître les potentiels du territoire
Action 1 : Définition par la CAPB d’une stratégie globale et cohérente du développement des énergies renouvelables
Action 2 : Communiquer auprès de l’ensemble des acteur.ice.s les potentiels et opportunités de développement des énergies renouvelables à l’échelle du territoire
Axe 2 : Développer les énergies renouvelables thermiques
Action 3 : Poursuivre le développement de l’usage du bois énergie
o Accompagner la structuration d’une filière transversale de gestion, mobilisation et valorisation de la ressource
o Accompagner le remplacement des équipements anciens (particuliers, collectivités)
o Réaliser des études d’opportunités de réseaux de chaleur
Action 4 : Réaliser une étude de potentiel pour développer la méthanisation sur le Pays Basque
ENERGIES46
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Axe 3 : Développer les énergies renouvelables électriques
Action 5 : Développer les installations de solaires photovoltaïques :
o Faciliter l’installation d’équipements en autoconsommation pour les particuliers Action 6 : Garantir/soutenir le niveau de production actuel et optimiser le potentiel hydraulique, notamment par la réhabilitation d’ancien moulins
Action 7 : Identifier les potentiels concernant les filières éoliennes, unités marémotrices
Ateliers territoriaux du 20 mai au 6 juin
Enjeux :
Réduire nos besoins de consommation
Réduire les consommations fossiles
Se rapprocher de l'autonomie énergétique du territoire
Préservation du patrimoine paysager du territoire
Contraintes :
Blocages administratifs (Cf. DDTM-Hydroélectricité, ABF, etc.)
Contraintes réglementaires (loi littoral, loi sur les ouvrages hydrauliques, etc.) Contraintes urbanistiques (PLU, PLUi)
Cout d'investissement et rentabilité des projets
Acceptabilité des projets
Leviers :
Diagnostiquer les potentiels de production du territoire (soleil, méthanisation, bois- énergie, géothermie, éolien, énergies marines)
Structurer localement l'information, l'impulsion et l'accompagnement (technique et financier) des projets
Développer des dispositifs financiers incitatifs et/ou contraignants sur la production d'énergie renouvelable (ex : construction ou extension de ZAC, bâtiments tertiaires, industriels, publics)
Solaire : développer massivement sur toiture en priorité sur bâtiments agricoles, ZAC, bâtiments publics. Privilégier le thermique et l'autoconsommation. Point de vigilance : chercher à réduire l'empreinte carbone du cycle de vie des panneaux
Bois énergie : développer la filière en s'appuyant sur la ressource locale, tout en garantissant son renouvellement et sa gestion durable. Point de vigilance : veiller à favoriser les équipements performants et limiter les pollutions atmosphériques associées Méthanisation : différents intrants identifiés : effluents agricoles, déchets de culture, coupes de bord de route, déchets alimentaires47
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Hydroélectricité : garantir la production des équipements en fonctionnement, lever les blocages pour mettre en service les barrages sans autorisation de turbiner et étudier le potentiel de production des moulins du territoire
Eolien : point de vigilance : acceptabilité des projets, préservation des paysages et de la biodiversité. Malgré tout sonder l'acceptabilité du développement de projets (onshore et offshore)
Klima Karavan Tour du 15 juin au 26 octobre
Taxer plus les consommations et moins les abonnements (eau, électricité, gaz) Faire du biogaz à la maison (ex : en Inde, avec un système de seaux contenant des déjections animales (un seau pour les solides, un pour les liquides) et des tuyaux qui donnent du biogaz.
Développer l’artisanat et les petites structures d’ingénierie (exemple : Turbine fluviale à Toulouse)
Plateforme « Climat Action Pays Basque »
Contributions libres :
« Commençons par la sobriété énergétique » par Avenirgb (28/04)
« Notre patrimoine culturel : un outil contre le changement climatique » par Xavier Cabillon (19/04)
« Retard sur la production d'ENR » par Maité Constanciel (03/06)
Discussions atelier « Energies renouvelables » :
« Feuille de route EnR » par Communauté Pays Basque (23/05)48
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
2.5 Économie circulaire et
prévention des déchets
FORUM « CLIMAT ACTION » du 6 avril
Diagnostic du territoire :
Valoriser les déchets comme une ressource pour le territoire ayant des impacts positifs en matière économique, environnemental et social
Valoriser, développer et accompagner les initiatives locales d’économie circulaire (diagnostic, mise en relation des acteur.ice.s et les moyens, favoriser les synergies) Accélérer le changement de comportement (s’adresser à toutes les populations, responsabiliser les producteurs de déchets)
Réaliser un travail de pédagogique pour élargir les champs de l’économie circulaire et développer une approche auprès de l’ensemble des filières
Lever les contraintes administratives et juridiques pour favoriser l’émergence de projets
FORUM « CLIMAT ACTION » du 22 juin
Pistes d’actions :
Axe 1 : Favoriser l’approvisionnement durable des activités productives
Action 1 : Tendre vers l’exemplarité dans la commande publique avec des objectifs en matière d’introduction de matériaux recyclés et locaux, d’introduction de critères en lien avec les bilans carbone des fournisseurs et l’analyse du cycle de vie des produits Action 2 : Sensibiliser les acteur.ice.s privé.e.s aux achats responsables Action 3 : Promouvoir et accompagner la mise en place de la norme ISO 20400 (ISO 26000 enrichie d’un volet sur les achats responsables) dans les entreprises du territoire
Axe 2 : Développer l’écoconception
Action 4 : Mise en place d’un observatoire des déchets spécifiques au territoire permettant de développer des projets d’économie circulaire (exemple de la valorisation de la laine de brebis)
Action 5 : Intégrer l’écoconception dans la formation des futurs ingénieur.e.s, des professionnel.le.s (formation continue)
ECONOMIE CIRCULAIRE
et prévention des déchets
EKONOMIA ZIRKULARRA
eta hondaklnen prebentzloa49
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Axe 3 : Encourager les projets d’écologie industrielle et territoriale
Action 6 : Accompagner l’évolution des zones d’activités dans une logique d’écologie industrielle et territoriale
Action 7 : Développer un premier projet d’EIT sur une ZA pilote
Axe 4 : Développer une économie de la fonctionnalité
Action 8 : Favoriser les espaces de mutualisation : lieux d’activités, biens / outils, savoir, logistique
Action 9 : Développer des groupements d’achats sur toutes les filières Action 10 : Favoriser la mise en réseau des acteur.ice.s économiques ou porteur.se.s de projets (sous format cluster par exemple) afin de développer les échanges (entre eux, vers le/la client.e, vers les partenaires et les outils disponibles) et de leur donner à gagner en visibilité
Axe 5 : Sensibiliser à la consommation responsable
Action 11 : Favoriser des pratiques vertueuses pour la gestion du dernier km (plateforme de distribution sur le dernier km)
Action 12 : Promouvoir la consommation responsable, accompagner au changement de comportements et ce, dans tous les secteurs
Action 13 : Regrouper toutes les actions existantes sur le territoire participant à une consommation plus responsable (annuaire) et créer un moteur de recherche qui référence toutes les offres et initiatives (des sites de covoiturage et tiers-lieux aux acteurs du réemploi, etc.)
Action 14 : Faire des déchetteries des lieux de sensibilisation à la consommation responsable
Axe 6 : Favoriser l’allongement de la durée d’usage
Action 15 : Accompagner des projets de recycleries sur le territoire (problématique foncière et financière)
Action 16 : Créer des zones de réemploi dans les déchetteries
Action 17 : Développer des filières locales de réemploi
Action 18 : Accompagner le développement d’activités favorisant le vrac et la consigne (autour du verre notamment – bouteilles, pots…)
Action 19 : Proposer des ateliers d’autoréparation et de cuisine (apprendre à cuisiner différemment)
Action 20 : Accompagner financièrement le recours à la réparation afin de rendre la réparation plus compétitive par rapport au neuf souvent plus avantageux économiquement Action 21 : Aider, valoriser, rendre plus visible les acteur.ice.s de la réparation
Axe 7 : Augmenter le recyclage
Action 22 : Développer et promouvoir les bourses aux déchets, aux matériels Action 23 : Favoriser le développement du compostage collectif en milieu urbain et pour les lieux de restauration collective
Action 24 : Généraliser la tarification incitative
Action 25 : Filière PLASTIQUE - développer les filières de recyclage de plastique hors PET Action 26 : Filière BTP - développer une filière déconstruction et réemploi de matériaux Action 27 : Filière BTP – créer des sites pour les déchets inertes et des plateformes de concassage
Action 28 : Filière AGRI-AGRO – développer la valorisation de la biomasse issue des activités agri, agro, restauration… Expérimenter par un premier site pilote.50
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Klima Karavan Tour du 15 juin au 26 octobre
Mettre en place des gobelets « végétaux » (en amidon) sur les plages
Mettre plus de conteneurs collectifs partout
Homogénéiser nationalement le tri et recyclage
Mettre en place dans les écoles, un jour par semaine, le ramassage des déchets sauvages Mettre en place le tri sélectif sur les événements (festivals) comme en Hegoalde Mettre en place le tri sélectif de tous les plastiques, des déchets organiques,.. comme en Hegoalde
Remettre en place la consigne des emballages
Les poubelles conteneurs individuelles sont trop lourdes pour certaines personnes (personnes âgées, handicapées.)
Sensibiliser plus sur les plages (à Hendaye et ailleurs) avec plus de poubelles (ordures ménagères, recyclage, verre, etc)
Maintenir le tri pendant l’été à Hendaye
Créer un centre de compostage des déchets pour fabriquer de l’engrais + du paillage à partir du bois/paille.
Développer les métiers du tri, nettoyage (sites) et recyclage des déchets Faire travailler gratuitement les pollueur.se.s en tout genre au nettoyage Développer les magasins zéro déchets. Bio et local (et extra-local) pour développer/valoriser l’économie circulaire et les producteurs/maraichers bio locaux. Ex : La Mesure/Epicier Bio51
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Plateforme « Climat Action Pays Basque »
Contributions libres :
« Le BTP est le premier producteur de déchets sur le territoire » par Julien Simon (05/06) « Valorisation des fermentescibles » par Patricia Bonneau (01/11)
Discussions atelier « Economie circulaire et prévention des déchets » :
« Forum du 6 avril – pistes d’actions » par Communauté Pays Basque (29/04) « Economie circulaire et création de richesses : peuvent-elle faire bon ménage ? » par Communauté Pays Basque (03/06)
« Enquête publique portant sur le projet de Plan de Prévention et de Gestion des Déchets Nouvelle-Aquitaine » par Communauté Pays Basque (25/06)
« Webinaire le 4 juillet : La logistique pour les structures de réemploi et de réutilisation » par Communauté Pays Basque (01/07)
« Infographie de l'ADEME : comment marche l'économie circulaire ? » par Sonia Niquège (01/07)
« Gaspillage et économie circulaire : présentation du projet de loi en Conseil des Ministres » par Communauté Pays Basque (02/07)
« Le programme TPE & PME gagnantes sur tous les coûts : pour optimiser ses flux et faire des économies ! » par Communauté Pays Basque (15/07)
« Appel à projet « Economie circulaire – Ecoefficience dans l’Industrie, l’Agriculture et l’Eau » » par Communauté Pays Basque (14/10)
« Colloque Eco-Conception à Angoulême le 14 novembre » par Communauté Pays Basque (24/10)52
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
2.6 Adaptation au
changement climatique
FORUM « CLIMAT ACTION » du 6 avril
Diagnostic du territoire :
Question systémique et multithématique
Conscience de la richesse du Pays Basque (paysage, culture, nature) qui implique une responsabilité forte, depuis l’amont jusqu’à l’aval de l’ensemble des acteur.ice.s -> peut
être une source d’inquiétude.
Enjeux forts sur la ressource en eau : sur le territoire l’eau fait le lien entre les différentes thématiques sectorielles mais on observe un décalage entre le ressenti et la réalité, et les problématiques
Le Pays Basque est un pays attractif et en mouvement, ce constat doit être intégré et pris en considération dans la stratégie d’adaptation
FORUM « CLIMAT ACTION » du 22 juin
Pistes d’actions :
Axe 1 : Outiller les acteur.ice.s sur la thématique du changement climatique Action 1 : Proposer une campagne de sensibilisation, d’éducation et de formation à l’ensemble des acteur.ice.s (citoyen.ne.s, élu.e.s, professionnel.le.s, etc.) sur les enjeux du changement climatique et les outils existants pour engager une stratégie d’adaptation
Axe 2 : Intégrer les enjeux d’adaptation dans les documents d’urbanisme
Action 2 : Intégrer un volet sur l’analyse des vulnérabilités dans l’ensemble des documents d’urbanisme (SCOT, OAP, schémas, PLUi etc.)
Action 3 : Introduire des disposition concrètes dans les documents de traduction opérationnels (document d’objectif du SCOT, règlement zonage PLU, etc.) ex : coefficient de biotope, taux d’imperméabilisation maximum, gestion des eaux des pluies
ADAPTATION
au changement clfmatlque
EGOKITZEA53
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Axe 4 : Déployer une stratégie d’adaptation basée sur la nature et la biodiversité Action 4 : Améliorer la connaissance des espaces naturels et de la biodiversité et assurer leur protection/préservation
Action 5 : Préserver la ressource en eau et les milieux aquatiques (quantitative et qualitative)
Action 6 : Développer une gestion durable des forêts, comme réservoir de biodiversité et puit de carbone, en s’adaptant aux impacts du changement climatique
Axe 5 : Structurer une mission d’observation permettant d’améliorer la connaissance locale Action 7 : Créer un pôle de recherche sur le climat local pour suivre et rendre compte des évolutions
Action 8 : Développer la connaissance, le suivi et la protection contre les menaces sanitaires émergentes
Action 9 : Améliorer la connaissance sur les impacts du changement climatique sur la biodiversité
Klima Karavan Tour du 15 juin au 26 octobre
Terrains en friche : plantation d’arbres et/ou plantation de cultures pauvres en besoin Préserver les zones forestières du déboisement
La climatologie ? Vaste chantier et programme ?
Je suis très ahurie de constater que, encore en 2020 bientôt, les paysages urbains aient tant de mal à accepter la nature en tous quartiers. Combien d’immeubles sont enchevêtrés, encastrés, sans aucun couloir de verdure, lors des canicules, les villes deviennent invivables.
Déjà, une bonne clim naturelle commence par les arbres, les champs.
La végétation est la 1ère des climatisations primordiales, car c’est elle qui régulera le climat, en partie très considérable.
Voici l’un des axes de mes constats concernant le climat mis à mal, sans exclure minéraux, gaz, pétrole... que l’on utilise sans doute en excès… L’éducation ludique, les transmissions concrètes pour enfants et adultes deviennent URGENTES. Vivre c’est aussi rectifier les erreurs.
Notre monde actuel utilise en trop grande partie les ressources financières pour nuire à la Terre. De nouvelles consciences s’imposent
Créer des lieux de compostage par quartiers pour que les déchets organiques soient revalorisés et planter des fleurs mellifères pour y faire revenir les abeilles et insectes pollinisateurs. Si l’espace le permet créer des jardins partagés qui permettent un retour de la biodiversité et une meilleure captation du carbone atmosphérique que le gazon standard.
Poser des nichoirs à insectes pour permettre aux pollinisateurs de réinvestir la ville + des points d’eau à insectes qui souffrent aussi de la canicule (cf Hegohaldia)
Permettre à des associations d’acheter des terrains à haute valeur en biodiversité pour conserver ces espaces loin de l’intervention humaine (ex : chasse, élevage, résidence) comme le projet de l’Association pour la Protection des Animaux Sauvages (ASPAS). Ce lieu pourrait servir de lieu de promenade et de sensibilisation. Surtout ces lieux pourraient servir de lieu de rétention d’espèces potentiellement nuisibles (sangliers, fouines, corbeaux...) qui manquent actuellement d’espace et de zone de chasse pour se nourrir, d’où leur arrivée à proximité des cultures.54
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Plateforme « Climat Action Pays Basque »
Discussions atelier « Adaptation au changement climatique » :
« Bilan carbone des projets et des animations » par Pascal Ballatore (05/06) « L’impact du numérique dans le PCAET » par Francisco Ordas (25/10)55
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
2.7 Contributions partenaires et
contributions
multithématiques/hors-thèmes
Contributions écrites des partenaires
Conseil de Développement du Pays Basque :
La vocation du Conseil de Développement du Pays Basque est de se placer en amont de la définition des politiques publiques, en mobilisant le point de vue des acteurs de la société civile. Comme il l’a fait pour les autres Schémas stratégiques de la Communauté d’Agglomération (Plan de Déplacements Urbains, Programme Local de l’Habitat…), le CDPB a ouvert une Commission de travail depuis novembre 2018. Il a mobilisé très largement la société civile lors des deux Forum Climat Action organisé par la Communauté Pays Basque.
1ère contribution (6 juin 2019) :
Vision de la société civile sur les stratégies à déployer pour engager une transition écologique & énergétique ambitieuse, autour d’un scénario volontariste.
2ème contribution (10 octobre 2019) :
46 propositions dans la continuité de la première contribution :
o Apporter à la CAPB une dimension plus opérationnelle dans la rédaction du plan d’actions de son Plan Climat.
o Dépasser l’approche thématique pour identifier les grands acteurs concernés : les collectivités, les opérateurs publics, les entreprises, le monde associatif, les habitants...
Contributions PARTENAIRES
et contributions
MULTITHÉMATIQUES/HORS THÈMES56
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
BIZI! :
Association de type loi de 1901, Bizi! s'inscrit dans la promotion de la justice environnementale et sociale, au niveau local comme au niveau mondial. Fondée au Pays Basque en 2009, l’association a créé le mouvement citoyen « Alternatiba » pour la transition énergétique, qui a depuis essaimé en France et en Europe. Elle s’engage pour la mise en œuvre de la transition sociale et écologique à travers l’organisation d’événements et d’actions de mobilisation, et par un travail avec les élus locaux.
Contribution multithématique (4 novembre 2019) :
Propositions sur le diagnostic
Proposition d’un cadre stratégique :
o Vers un territoire à énergie positive
o Pour un territoire bas carbone
o Vers un territoire moins polluant
Engagement de l’association dans le plan d’actions du Plan Climat
GRDF :
Contribution sur réseau de gaz (12 février 2019) :
Propositions d’actions :
o Aménager durablement pour réduire la demande en énergie
o Développer les Energies Renouvelables – Devenir un territoire à Energie Positive o Préserver la qualité de l’air
Agence de l’Eau Adour-Garonne :
Contribution sur l’eau (25 octobre 2019) :
Commentaires et précisions sur le diagnostic du Plan Climat
SDEPA :
Le Syndicat d’Energie des Pyrénées-Atlantiques, en tant qu’autorité concédante du service public de distribution d’électricité sur l’ensemble des communes du Département, dispose de données utiles à la formalisation du diagnostic des réseaux. Concernant la distribution de gaz, le SDEPA n’est concédant que sur une partie des communes de l’agglomération, mais a néanmoins recueilli quelques données sur les réseaux de distribution sur le périmètre à fin 2015.
Contribution sur les réseaux de distribution d’énergie (5 septembre 2019) : Présentation des réseaux de distribution d’énergie sur les communes et les perspectives d’amélioration de ceux-ci.57
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Klima Karavan Tour du 15 juin au 26 octobre
Contributions libres :
Quid de la pollution informatique ?
Plateforme « Climat Action Pays Basque »
Contributions libres :
« WAG, une petite appli sympathique pour se lancer dans de petits défis écologiques et responsables » par Julia Loste (08/04)
« Pour limiter le réchauffement climatique à 1,5°C » par Pierre Casenave (12/05) « Limiter notre impact sur l'environnement et avoir un mode de vie plus résilient tout en favorisant le bon vivre ensemble » par Rémi Bur (24/06)
« La réalité de la pollution atmosphérique dans notre belle région » par Dominique Harriague (10/04)
« Qualité de l’air : Les zones sensibles du Pays Basque » par Dominique Harriague (21/05) « L’enjeu Santé et l’enjeu Social est central » par Pascale Arroyo (22/06) « La lutte pour le climat ne doit pas être menée au détriment de la santé ! » par Pascal Ballatore (31/10)58
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Conclusion
A travers la présentation des résultats de la concertation menée pendant plusieurs mois pour
l’élaboration du Plan Climat Air Energie Territorial, ce livre blanc illustre la capacité de la société civile
à se mobiliser et à échanger pour relever le défi de la transition écologique et énergétique du Pays
Basque.
Les deux forums, les dix ateliers territoriaux, la plateforme numérique collaborative, la tournée « Klima
Karavan Tour » ont été autant d’outils mis à disposition des habitant.es et acteur.ices du territoire pour
partager un diagnostic, débattre des stratégies, proposer des pistes d’actions.
Que cette expertise citoyenne soit locale, thématique ou générale, les nombreuses contributions
recueillies ont alimenté chaque étape de la rédaction du Plan Climat Air Energie Territorial, ainsi que
du Plan de Déplacements Urbains et du Programme Local de l’Habitat.
La création du comité partenarial, composé d’élu.es, de partenaires institutionnels et de
représentant.es de la société civile dont le Conseil de développement du Pays Basque et l’association
Bizi, ont permis que les réflexions citoyennes soient intégrées tant dans la stratégie du PCAET que dans
le plan d’actions.
La volonté de poursuivre ce travail de collaboration entre la société civile, les partenaires
institutionnels et les élu.es communautaires se traduira par la pérennisation du comité partenarial qui
sera étroitement associé au suivi de la mise en œuvre du Plan Climat.
Enfin, la création du « Forum Climat » et la plateforme numérique collaborative climataction-
paysbasque.fr permettront de poursuivre la mobilisation de l’ensemble des habitant.es et acteur.ices
du Pays Basque pour la mise en œuvre du Plan Climat sur le territoire.59
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE
Plan Climat Air Energie Territorial
Livre blanc de la concertation
PARTIE 4 : Annexes
- Version du 1er février 2020 -
Communauté D'AGGLOMEeATION
PAYSBASqUE
EUSKAL M:IHtrlHWW
Elkargoa60
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Table des annexes
Contributions écrites des partenaires .......................................................................................62
1ère contribution du Conseil de Développement Pays Basque ...................................................... 62
2ème contribution du Conseil de Développement Pays Basque ..................................................... 63
Contribution BIZI! .......................................................................................................................... 64
Contribution GRDF ........................................................................................................................ 65
Contribution Agence de l’Eau Adour-Garonne.............................................................................. 66
Contribution SDEPA ....................................................................................................................... 67
Travaux Forum 1 ...................................................................................................................... 68
1. Habitat durable.......................................................................................................................... 69
2. Mobilité durable ........................................................................................................................ 75
3. Alimentation et agriculture durables ........................................................................................ 78
4. Energies renouvelables.............................................................................................................. 85
5. Economie circulaire et prévention des déchets ........................................................................ 90
6. Adaptation au changement climatique ..................................................................................... 99
Travaux Forum 2 .................................................................................................................... 106
1. Habitat durable........................................................................................................................ 107
2. Mobilité durable ...................................................................................................................... 111
3. Alimentation et agriculture durables ...................................................................................... 117
4. Energies renouvelables............................................................................................................ 132
5. Economie circulaire et prévention des déchets ...................................................................... 149
6. Adaptation au changement climatique ................................................................................... 170
Ateliers Territoriaux............................................................................................................... 180
1. Carnet de voyage et cartes de jeu ........................................................................................... 181
2. Atelier Iholdi-Oztibarre ............................................................................................................ 195
3. Atelier Errobi ........................................................................................................................... 196
4. Atelier Amikuze ....................................................................................................................... 199
5. Atelier Soule-Xiberoa ............................................................................................................... 202
6. Atelier Côte Basque Adour ...................................................................................................... 203
7. Atelier Sud Pays Basque .......................................................................................................... 207
8. Atelier Nive Adour ................................................................................................................... 211
9. Atelier Pays de Bidache ........................................................................................................... 216
10. Atelier Pays d’Hasparren ....................................................................................................... 219
11. Atelier Garazi-Baigorri ........................................................................................................... 221
Contributions des internautes sur la plateforme « Climat Action Pays Basque » ...................... 22561
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Fichiers partagés atelier « Habitat durable » .............................................................................. 225
Fichiers partagés atelier « Mobilité durable » ............................................................................ 226
Fichiers partagés atelier « Alimentation et agriculture durables » ............................................. 227
Fichiers partagés atelier « Adaptation au changement climatique » ......................................... 22862
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
LIVRE BLANC DE LA CONCERTATION
Annexes
Contributions écrites des partenaires
1ère contribution du Conseil de
Développement Pays Basque
(6 juin 2019)EKARPENA / CONTRIBUTION
Contribution à l’élaboration du PCAET (Plan Climat Air Energie Territorial)
de la Communauté d’agglomération Pays Basque
Mobilisation générale
autour d’un
scénario-climat volontariste
en Pays Basque !
Adoptée par le Conseil de direction du 6 juin 2019
Conseil de Développement du Pays Basque
lpar Euskal He r riko Garapen Kontseilua1ère contribution du CDPB au PCAET p.2
EKARPENAREN GOGOA / L’ESPRIT DE LA CONTRIBUTION
Le Conseil de développement et le Conseil des élus du Pays Basque ont été les
promoteurs de la question climatique et énergétique à l’échelle du territoire dès 2005,
notamment lors de l’élaboration du projet « Pays Basque 2020 »1, projet labellisé
« Agenda21 » par l’Etat en 2007. Conventionné avec l’ADEME, le Conseil des élus a été le
support de démarches innovantes sur le territoire (associant les acteurs socio-économiques
par les réseaux du CDPB) : Climagri2 (prise en compte de la question climatique dans
l’agriculture), Etude Emplois verts-croissance verte3. En 2015, le Pays Basque est labellisé
« Territoire à énergie positive pour la croissance verte » (TEPCV)4 et englobe les démarches
TEPOS initiées en Soule et sur Garazi-Baigorri.
En 2017, la Communauté d’agglomération Pays Basque qui voit le jour intègre ce
programme TEPCV, et inscrit la perspective ambitieuse d’un Plan Climat Air Energie Territorial
(PCAET), rendu obligatoire par la nouvelle loi5.
La Communauté d’agglomération a souhaité que le CDPB co-construise à ses côtés ce
nouveau Plan Climat, pour lequel le Conseil de développement propose ici une première
Contribution.
Quelle stratégie locale dans quel contexte national et international ?
Le GIEC (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du Climat) a présenté un
rapport en octobre dernier où il préconise de ne pas dépasser 1,5° à l’horizon 2100, sans
quoi les conséquences du dérèglement climatique seraient peu maîtrisables.
Or, depuis 1959, la température au niveau régional a augmenté déjà de 1,4° et c’est ce
qui fait dire aux experts qu’avec l’effet cumulatif des gaz à effet de serre (GES), un scénario
en 2010 à +3 ou 4° est envisageable si nos sociétés « laissent faire ».
Cette situation doit interpeller tous les acteurs du Pays Basque, à l’heure de l’élaboration du
nouveau Plan Climat. Pour le CDPB, le scenario à construire pour le territoire est le suivant :
- se mettre dans la perspective de la « trajectoire 1,5° » : en solidarité avec la
mobilisation internationale face à l’urgence de la situation, en prenant certaines
mesures radicales pour faire notre part au maximum ; sachant que de nombreuses
actions locales dépendent de la Loi et des orientations nationales et européennes.
- prendre en compte les capacités du territoire, sociales, géographiques,
techniques… pour mettre en œuvre certaines de ces mesures et en reconsidérer
d’autres ; car ce qui pourra se faire ailleurs ne pourra se faire ici, et vice-versa ;
1 Voir ici
2 A retrouver ici
3 A retrouver ici
4 Voir ici
5 Loi de transition énergétique pour la croissance verte (juillet 2015) : à consulter ici…
Conse il de Développement du Pa ys Ba sque
l pa r Euskal Herriko Garapen Kontseilua1ère contribution du CDPB au PCAET p.3
A titre d’illustration, la mise en œuvre d’actions pour répondre à une trajectoire 1,5°
exigerait :
- une rénovation énergétique massive des logements,
- une stricte limitation de la construction d’habitat individuel
- la priorité maraichage sur la construction
- des flottes de bus non thermiques
- la priorité de l’usage sur la propriété (cf. voitures, biens de consommation)
- un développement massif des énergies renouvelables (notamment solaires et
éoliennes).
Comment aller dans cette direction en Pays Basque, alors que :
- la croissance démographique est forte et le marché de l’immobilier est tendu avec
des urgences sociales
- l’usage du transport en commun est faible (6% des déplacements)
- l’urbanisme est étalé
- les habitants entretiennent un rapport très important à la propriété
- le territoire ne couvre que 15% de ses besoins en matière de production d’énergie !
Il s’agit dans cette contribution de hiérarchiser les principaux axes d’une stratégie
territoriale qui permettrait au Pays Basque d’opérer une transition écologique &
énergétique, autrement dit une mutation de son modèle de développement et
d’aménagement.
Cette stratégie sera à décliner par la suite en vue du Plan d’actions du PCAET, pour lequel
le CDPB pourrait élaborer une 2nde contribution.
L’appropriation de cette stratégie et le niveau d’ambition que l’on donnera à son volet
opérationnel, sera assurément ce qu’en feront tous les acteurs du territoire qui n’attendront
pas de la Communauté d’agglomération qu’elle le fasse à leur place.
Car la CAPB tant sur son activité propre que dans les champs de ses compétences, ne
représentera qu’une part faible du volume des gaz à effet de serre (10% environ ?), qui se
partage globalement pour moitié entre la sphère privée (habitants, entreprises…) et la
sphère publique (grands équipements, communes, département, région…).
La réussite du Plan Climat Pays Basque repose donc sur une double mobilisation :
- celle de toutes les collectivités publiques, autour de la Communauté
d’agglomération ; celle par conséquent de toutes les politiques publiques ;
- celle de toute la société basque, des jeunes aux moins jeunes, actifs et non actifs,
enfants et parents, industriels et agriculteurs, commerçants et consommateurs…
L’heure est à la mobilisation générale de toutes et de tous, pour être solidaire d’un
destin commun sur la même planète Terre.
Conse il de Développement du Pa ys Ba sque
l pa r Euskal Herriko Garapen Kontseilua1ère contribution du CDPB au PCAET p.4
La réussite de ce Plan Climat réside dans sa capacité à :
- généraliser cette prise de conscience vers le plus grand nombre
- créer des synergies nouvelles entre toutes les parties prenantes du territoire
- générer l’économie de demain, nos modes de production et de consommation
étant le levier majeur d’une transition écologique & énergétique (TEE).
Comme le montre l’action actuellement menée par le CDPB avec le soutien de l’ADEME
dans l’accompagnement des porteurs de projets6, la TEE est porteuse d’innovation sociale
et entrepreneuriale, dont le Pays Basque peut se faire l’un des ambassadeurs majeurs au
plan régional. La transition est tout autant économique qu’écologique.
6 Voir www.tranz-eko.eu
Conse il de Développement du Pa ys Ba sque
l pa r Euskal Herriko Garapen Kontseilua1ère contribution du CDPB au PCAET p.5
TABLE DES MATIERES
CONTEXTE ET ENJEUX........................................................................................................ 8
QUELLE TRANSITION POUR LE PAYS BASQUE ? ..............................................................................................9
HABITAT ET BATIMENTS : rénover massivement et chauffer autrement ................................... 9
TRANSPORTS : renouvellement du parc de véhicules et réduction des déplacements ..... 10
AGRICULTURE : une diversification nécessaire pour satisfaire les besoins alimentaires ....... 10
DECHETS : réduction des déchets et valorisation maximale .............................................. 11
URBANISME : un levier majeur de la transition écologique & énergétique ......................... 12
ENERGIE : sobriété énergétique et développement des EnR ............................................ 13
NUMERIQUE : une part essentielle dans la sobriété énergétique........................................ 13
ECONOMIE DE DEMAIN : circulaire, fonctionnelle, plus verte, plus locale, plus sociétale .. 14
PROPOSITIONS D’ORIENTATIONS STRATEGIQUES ............................................................... 16
1ERE ORIENTATION ......................................................................................................................................16
HABITAT : ALLIER URGENCE SOCIALE ET CLIMATIQUE .................................................................................16
1.1. Favoriser l’intensité foncière .................................................................................... 16
1.2. Mobiliser les acteurs du logement vers le logement passif ..................................... 16
1.3. Elaborer un plan ambitieux de rénovation énergétique du logement ancien ........ 17
1.4. Mettre en place un fonds de solidarité à la transition pour les ménages les plus
vulnérables (propriétaires ou locataires) ............................................................................ 17
1.5. Faire de l’habitat un producteur d’énergie renouvelable et un acteur résilient du
changement climatique ................................................................................................... 17
1.6. Intégrer systématiquement la qualité environnementale et sanitaire ..................... 18
2EME ORIENTATION .....................................................................................................................................19
MOBILITE : DEVELOPPER TOUTES LES ALTERNATIVES A LA VOITURE THERMIQUE ET OPERER UNE REVOLUTION
CULTURELLE...............................................................................................................................................19
2.1. Engager un changement culturel et de pratiques de mobilité............................... 19
2.2. Une offre de transport en commun adaptée aux besoins du territoire ................... 20
2.3. Les modes actifs au premier rang d’une nouvelle hiérarchie des mobilités ............ 20
2.4. Inciter et contraindre à l’autopartage ..................................................................... 21
Conse il de Développement du Pa ys Ba sque
l pa r Euskal Herriko Garapen Kontseilua1ère contribution du CDPB au PCAET p.6
3EME ORIENTATION......................................................................................................................................22
AGRICULTURE & ALIMENTATION : ORIENTER LA CONSOMMATION ET LA PRODUCTION VERS UNE
ALIMENTATION SAINE, LOCALE ET VARIEE ..................................................................................................22
3.1. Aller vers le « zéro intrants phytosanitaires et engrais chimiques » et optimiser la
fonction captage, grâce à l’évolution des pratiques agricoles ......................................... 22
3.2. Préserver le foncier agricole disponible près des centres urbains en le destinant vers
la réponse aux besoins alimentaires locaux ...................................................................... 23
3.3. Structurer la demande collective et l’offre locale ................................................... 23
3.4. L’agriculture durable, levier de développement économique du territoire ............. 24
4EME ORIENTATION .....................................................................................................................................25
ENERGIE : MISER SUR LA SOBRIETE ENERGETIQUE ET LA PRODUCTION LOCALE D’ENERGIES RENOUVELABLES25
4.1. Créer les conditions d’un changement de comportement et de culture vis-à-vis de
la consommation d’énergie .............................................................................................. 25
4.2. Développer un « plan Marshall local » de production d’énergies renouvelables .... 26
5EME ORIENTATION .....................................................................................................................................27
DECHETS : REDUIRE EN AMONT, VALORISER EN AVAL, ET DEVELOPPER L’ECONOMIE CIRCULAIRE ET
INDUSTRIELLE .............................................................................................................................................27
5.1. Accompagner les habitants et acteurs socio-économiques vers des démarches de
réduction des déchets et de pratique éco-citoyennes ..................................................... 27
5.2. Engager une politique volontariste de gestion des déchets du bâtiment .............. 28
5.3. Accompagner le développement de l’économie circulaire .................................. 28
6EME ORIENTATION .....................................................................................................................................29
ANTICIPATION DU CHANGEMENT CLIMATIQUE, DE SES IMPACTS SUR LES RESSOURCES VITALES .................29
6.1. Limiter l’exposition aux risques et anticiper leur gestion ........................................... 29
6.2. Développer la connaissance des acteurs locaux sur les répercussions du
changement climatique et la partager au plus grand nombre ........................................ 30
6.3. Faire de la préservation des écosystèmes un socle du développement
économique et de l’aménagement du territoire .............................................................. 30
Conse il de Développement du Pa ys Ba sque
l pa r Euskal Herriko Garapen Kontseilua1ère contribution du CDPB au PCAET p.7
7EME ORIENTATION .....................................................................................................................................31
INTEGRER LA TRANSITION ECOLOGIQUE & ENERGETIQUE AU SEIN DES ORGANISATIONS PUBLIQUES ET
PRIVEES .....................................................................................................................................................31
7.1. Vers des collectivités exemplaires ........................................................................... 31
7.2. Entreprises : « en route vers l’éco-économie » et l’écologie industrielle ! ................ 32
7.3. Des « plans climat » à déployer dans un maximum d’organisations du territoire .... 32
8EME ORIENTATION .....................................................................................................................................33
RELOCALISATION DE L’ECONOMIE ET INNOVATION SOCIALE AU SERVICE DE LA TRANSITION ECOLOGIQUE
& ENERGETIQUE ........................................................................................................................................33
8.1. Accompagner les porteurs de projets dans le domaine de l’ESS et la Transition
écologique et énergétique ............................................................................................... 33
8.2. Développement de nouvelles filières et nouveaux métiers locaux, non
délocalisables ................................................................................................................... 34
8.3. Appui aux démarches qui soutiennent cette relocalisation .................................... 34
ANNEXES ........................................................................................................................ 35
Conse il de Développement du Pa ys Ba sque
l pa r Euskal Herriko Garapen Kontseilua1ère contribution du CDPB au PCAET p.8
CONTEXTE ET ENJEUX
PREAMBULE
Après un important renouvellement, le CDPB porte officiellement la mission de « Conseil de
développement de l’agglomération » (délibération du 21/07 2018 de la CAPB).
Conformément à la loi NOTRe, le Conseil de développement est consulté sur l’élaboration
du projet de territoire et sur les documents de prospective et de planification, dont fait
partie le Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET). Le 23 juillet 2018, le CDPB a adopté une
Contribution en amont du Projet Communautaire de la CAPB7. Ce projet de territoire intègre
notamment des propositions sur la question de la transition écologique et énergétique du
territoire.
Dès septembre 2018, la Communauté d’agglomération a souhaité que le CDPB co-
construise à ses côtés le nouveau Plan Climat.
Le CDPB est ainsi partenaire des temps forts de la concertation pilotée par la CAPB8, tout en
créant son propre espace de réflexion au travers d’une Commission dédiée à la Transition
écologique & énergétique.
Par ailleurs, le CDPB porte, en partenariat avec l’ADEME, une mission d’accompagnement
de porteurs de projets dans le champ de la TEE qui nourrira assurément l’un des volets du
PCAET.
CETTE PREMIERE CONTRIBUTION EST ELABOREE A PARTIR DES APPORTS SUIVANTS :
- 1ère réunion de la Commission TEE le 21 novembre 2018 (présentation du PCAET par
le service TEE de la CAPB)
- 2ème réunion le 07 février 2019
- Formation des membres de la Commission aux enjeux des PCAET le 23 février 2019
à Mendionde avec un expert indépendant
- 3ème réunion le 26 mars
- Dans le cadre du PCAET, co-animation le 6 avril 2019 de 6 ateliers du Forum Climat,
et pilotage de 2 ateliers consacrés aux acteurs économiques
- Appels à Contributions des membres des différentes Commissions de travail du
CDPB (habitat-urbanisme, mobilités, rural-urbain, égalité femmes-hommes) et de
son Conseil de direction
Cette première Contribution sera complétée par d’autres travaux, dans les mois à venir, qui
permettront au CDPB de détailler les premières orientations présentées ici, et d’identifier les
actions qu’il souhaitera voir intégrées par la CAPB au Programme d’actions du PCAET.
7 « Quel Pays Basque demain, avec la Communauté d’Agglomération Pays Basque ? » (ici)
8 https://www.climataction-paysbasque.fr : données disponibles sur cette plateforme de la CAPB et
sur les données précédentes établies par le Conseil des élus et le Conseil de développement,
notamment lors du rapport de 2016, dont on n’attend pas d’évolution majeure.
Conse il de Développement du Pa ys Ba sque
l pa r Euskal Herriko Garapen Kontseilua1ère contribution du CDPB au PCAET p.9
QUELLE TRANSITION POUR LE PAYS BASQUE ?
En termes de diagnostic général, quelques données de cadrage sont rappelées en
Annexe concernant les émissions de gaz à effet de serre (GES) et consommation
énergétique, par secteurs. Dans l’attente du diagnostic final en cours d’élaboration par les
bureaux d’études mobilisés par le Communauté d’agglomération, le lecteur peut se référer
au rapport de 2016 établi par le Conseil des élus pour le dossier « TEPCV »9, avec des
analyses qui vont peut évoluer.
Bref, nous connaissons la situation au Pays Basque, et il s’agit ici aujourd’hui de la qualifier
au regard d’un objet de transition écologique & énergétique. Pour illustrer les défis qui
attendent le Pays Basque, il est proposé ici de mettre en parallèle la « trajectoire 1,5° »
grâce à l’apport du rapport B&L évolution10 (avec qui la Commission a déjà travaillé) et ses
enjeux en Pays Basque. Sont ici présentées les principales mesures préconisées dans ce
Rapport, afin de mesurer l’effort nécessaire en Pays Basque et les enjeux qu’il questionne sur
la stratégie climat.
HABITAT ET BATIMENTS : rénover massivement et chauffer autrement
Outre le bâti à vocation résidentiel (habitat individuel, collectif, de loisirs…), le bâtiment
tertiaire occupe une grande place avec la grande distribution, les locaux de services
publics et privés…
Situation
actuelle en
Pays Basque
Le résidentiel est le 3ème poste émetteur de GES (15%), surtout sur les zones urbaines (fioul, gaz), 1er consommateur d’énergie (37%), surtout en milieu rural (logement ancien)
Scénario
« Trajectoire
1,5° » : les
principales
mesures à
prendre
Rénovation massive des logements et des bâtiments (estimation à 1 million par an en France), avec priorité aux résidences principales 4500/an en Pays Basque ?
Renouvellement massif des équipements de chauffage dans l’habitat individuel, collectif et dans les bâtiments (1,2 millions par an en France), avec priorité sur le chauffage au fioul (interdit en 2026) 4500/an en Pays Basque ? Construction du neuf sur l’existant ou seulement en collectif ; interdiction de nouvelles maisons individuelles !!!!
Mobilisation des friches économiques et arrêt de toute nouvelle construction de bâtiments et grands commerces
Quels enjeux
pour le Plan
Climat du
Pays Basque ?
Quelle mobilisation financière pour relever un tel défi concernant la rénovation et le chauffage ?
Quelles mutations de fond pour sortir de la maison individuelle ? Comment absorber l’augmentation de la population et sa demande de logements, de services… ?
Quelles nouvelles règles d’urbanisme pour encourager ces efforts et stopper les surfaces commerciales ?
9http://www.lurraldea.net/fileadmin/Bibliodocs/avis_cdpb/Diagnostic%20Climat%20Energie_Rapport%20Phase%
201.pdf
10 http://bl-evolution.com/portfolio/comment-saligner-sur-une-trajectoire-compatible-avec-les-15c/
Conse il de Développement du Pa ys Ba sque
l pa r Euskal Herriko Garapen Kontseilua1ère contribution du CDPB au PCAET p.10
TRANSPORTS : renouvellement du parc de véhicules et réduction des
déplacements
Situation
actuelle en
Pays Basque
Le transport est le 2ème poste émetteur de GES (33%), et le 2ème consommateur d’énergie (36%).
82% des déplacements des actifs se font en véhicule. 1/3 des déplacements se font sur moins d’un kilomètre !
Au niveau national : l’usage de la voiture individuelle représente 58% des GES, contre 23% pour les véhicules lourds (camions, bus), et 19% pour les véhicules utilitaires,
Scénario
« Trajectoire
1,5° » : les
principales
mesures à
prendre
Accélérer le passage aux véhicules électriques pour atteindre 70% de la flotte en 2030
D’ici 10 ans : réduction de 20% des déplacements liés aux activités économiques (relocalisation) et de 40% des déplacements individuels Généralisation de flottes de bus électrique (ou biogaz) pour le transport en commun public
Augmentation de 50% de l’offre de transport en train
Interdiction des poids lourds en zone urbaine et à terme des véhicules thermiques en centre-ville (au-delà d’un certain seuil de pollution et en deçà d’un certain remplissage de nombre de passagers)
Aménagement de toutes les voiries pour des infrastructures cyclables Généralisation du télé-travail
Quels enjeux
pour le Plan
Climat du
Pays Basque ?
Quelle offre de transport sortira du nouveau PDU pour répondre à ces défis?
Comment cette offre permettra-t-elle un report modal suffisant pour réduire par an 5% des déplacements individuels ?
Comment mobiliser localement des fonds pour encourager le remplacement de la flotille privée et public (voitures, véhicules légers, bus…) ?
Comment transiter vers un urbanisme plus contraignant permettant de prioriser les modes doux ?
Comment mobiliser les acteurs économiques pour optimiser les flux de transport économiques, les pratiques professionnelles (usages, télétravail)? Quelles filières relocaliser ?
AGRICULTURE : une diversification nécessaire pour satisfaire les besoins
alimentaires
Situation
actuelle en
Pays Basque
L’agriculture pèse peu dans la consommation d’énergie (3%), mais est le 1er poste émetteur de GES (38%) : cela est dû à la part majeure de l’élevage (ruminants) et l’usage des engrais, émetteurs des GES les plus impactant (CH4).
Par ailleurs, il faut prendre en compte le rôle positif de l’agriculture en termes de captage de CO2 (27% des GES), avec des prairies de qualité et des forêts renouvelées.
D’autres données importantes sont à retrouver dans l’étude ClimAgri, qui met aussi en avant un potentiel nourricier très faible au niveau végétal
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l pa r Euskal Herriko Garapen Kontseilua1ère contribution du CDPB au PCAET p.11
Scénario
« Trajectoire
1,5° » : les
principales
mesures à
prendre
Mutation de toutes les parcelles de jardin en potagers
Interdiction du labour profond des prairies et de prairies laissées à nu, afin d’arriver à 50% de surface agricole à faible émission de GES dans 10 ans Réduction de 10% par an de consommation de viande
Quels enjeux
pour le Plan
Climat du
Pays Basque ?
Comment accompagner les agricultures dans une évolution rapide de leurs pratiques professionnelles (engrais, labour….) ?
Comment organiser à l’échelle du Pays Basque une stratégie de diversification agricole pour réduire la part d’élevage et augmenter significativement la part de production végétale ?
Comment localement faire évoluer les pratiques alimentaires des consommateurs pour réduire la demande de viande ?
Comment organiser en Pays Basque un réseau de circuits court à grande échelle ?
DECHETS : réduction des déchets et valorisation maximale
Situation actuelle en
Pays Basque
Des marges de manœuvre au niveau des entreprises (43% ont engagé des démarches de réduction des déchets, 49% ont mis en place des dispositifs de tri, 26% ont enclenché des démarches afin de valoriser leurs déchets). L’écologie industrielle comme clé de l’économie circulaire en Pays Basque : 54% des entreprises pensent que leurs déchets peuvent être utilisés par d’autres entreprises…
Concernant le traitement des déchets des ménages, des marges de progression aussi :
- du côté des habitants (618 kg/hab de déchets ménagers et assimilés en 2017, en intégrant l’activité saisonnière, contre une moyenne nationale à 513 kg/hab)
- du côté de Bil ta Garbi : taux de valorisation global de 69% en 2016 Des « points noirs » : la gestion des déchets du bâtiment, la valorisation des déchets verts…
Scénario
« Trajectoire 1,5° » :
les principales
mesures à prendre
Développement de l’artisanat de confection / retouche de vêtements. Limitation de la consommation de certains biens : équipements numériques (cf plus bas), textile (pas plus d’1kg de vêtements neufs mis sur le marché par an et par personne dès 2022)
Développement de l’économie circulaire, du réemploi, arrêt de l’obsolescence programmée et retour à une consommation raisonnée Quels enjeux pour le
Plan Climat du Pays
Basque ?
Comment mettre en lien les entreprises du territoire et créer des synergies pour valoriser leurs déchets ?
Quelles incitations pour que les ménages et entreprises s’engagent davantage dans la réduction des déchets ?
Comment appuyer les initiatives locales en faveur du « zéro déchets » ?
Quels dispositifs pour améliorer les performances du service de collecte, traitement et valorisation des déchets ?
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Car en matière de déchets tout le monde peut agir !
URBANISME : un levier majeur de la transition écologique & énergétique
Situation actuelle en
Pays Basque
Des consommations foncières excessives (foncier agricole, naturel, de zones humides menacées…)
Une déconnexion entre les fonctions (habitat/économie/mobilité…) qui accroît les enjeux de mobilité
Un parc dégradé dans de nombreux territoires du Pays Basque (centres villes et centres bourgs, zones rurales) et une précarité énergétique qui se développe
Scénario
« Trajectoire 1,5° » :
les principales
mesures à prendre
Aucune nouvelle artificialisation du territoire
Constructions soumises à leur capacité à réduire les GES
Revitalisation des écosystèmes pour séquestrer le carbone (zones humides, forêts, prairies, sols cultivés…)
Quels enjeux pour le
Plan Climat du Pays
Basque ?
Comment intégrer dans les documents d’urbanisme en cours
toutes les mesures favorisant un aménagement durable
(habitat, mobilité, éclairage public, voiries, solaire sur
bâtiment…) ?
Comment faire du futur SCOT un cadre d’aménagement et
d’urbanisme 100% orienté trajectoire 1,5° ?
•
•
Conseil de Développement du Pa ys Ba sque
lpar Euskal Herriko Garapen Kontseilua
CUMMENT A~U<. 71ère contribution du CDPB au PCAET p.13
ENERGIE : sobriété énergétique et développement des EnR
Situation actuelle en
Pays Basque
La part des énergies renouvelables en Pays Basque est de 12,2% (dont près du ¼ issu de l’hydroélectricité).
Ainsi, le Pays Basque est énergétiquement dépendant à 88% ! Des énergies fossiles, du réseau électrique français très majoritairement
nucléarisé.
En Navarre : la part d’EnR atteint les 80% quand Pampelune vise
l’autonomie énergétique…
Scénario
« Trajectoire 1,5° » :
les principales
mesures à prendre
Réduire de 30% la consommation électrique d’ici 10 ans
Doubler la production d’éolien, multiplier par 5 le solaire
Quels enjeux pour le
Plan Climat du Pays
Basque ?
Comment mettre en place une politique publique de la sobriété énergétique en direction des tous les habitants, acteurs publics et
privés ? Seul levier majeur sur le court terme..
Comment augmenter significativement la production d’énergies renouvelables ? Mobiliser acteurs publics et privés ?
Comment aller plus loin sur la biomasse et le bois-énergie ?
Comment dépasser les contraintes architecturales et
urbanistiques pour faire de l’habitat et du bâtiment un contributeur actif dans la production solaire ?
Comment dépasser les contraintes administratives et réglementaires pour développer la micro-hydroélectricité en Pays Basque ?
Comment mettre sur la table le débat de l’éolien et de la
préservation du patrimoine naturel ?
NUMERIQUE : une part essentielle dans la sobriété énergétique
Pas de chiffres locaux, mais une réalité ici comme ailleurs : le développement du numérique (à usage personnel et professionnel) a pris une telle ampleur dans la société qu’il constitue aujourd’hui un nouveau défi énergétique tant il génère une forte consommation qui ne pourra que croître avec le développement des technologies, de l’habitat et de la ville connectées… Le Pays Basque saura-il oser une trajectoire « slow life » en la matière ?
Bien entendu, tout comme le transport, l’usage abusif des nouvelles technologies pose des questions de santé publique aux conséquences sociales et économiques inestimables. Comme l’éco-mobilité dans le transport, le Pays Basque pourrait développer l’éco-mobilité dans l’usage des mobiles et autres objets technologiques.
Scénario
« Trajectoire 1,5° » :
les principales
mesures à prendre
Limitation des équipements en service au même moment
Développement de la réparation/ location d’ordinateurs, mobiles… Réduction par trois des flux vidéo, téléchargements et autres
pratiques excessives
Quels enjeux pour le
Plan Climat du Pays
Basque ?
Des pratiques numériques exemplaires de la part des collectivités : CAPB, autres collectivités présentes sur le territoire… et leurs
partenaires
Quels dispositifs inventer pour inciter au partage des matériels
numériques ?
Quels outils pour sensibiliser aux «bonnes pratiques », former
l’habitant à la réparation et au réemploi de ses matériels
numériques ?
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ECONOMIE DE DEMAIN : circulaire, fonctionnelle, plus verte, plus locale, plus
sociétale
Le schéma suivant matérialise l’objectif au cœur de l’économie circulaire avec les trois domaines d’action de l’économie circulaire, ainsi que leurs 7 piliers associés : l’ensemble de ces domaines d’action forment un cycle, où chaque étape entraîne la suivante.
Situation actuelle en Pays Basque :
Hormis les déchets et le monde de la transformation agricole, cette économie circulaire est semble-t-il balbutiante en Pays Basque, qui ne dispose que peu de grandes PME pour envisager des logiques d’écologies industrielles à fort impact.
Et pourtant, c’est dans cette économie de la fonctionnalité que réside un potentiel majeur de l’économie de demain : à mettre en œuvre ici mais aussi à inventer ici pour d’autres territoires. L’étude emplois-verts lancée sous l’égide du Conseil des élus (et avec le CDPB) donne des indications en terme de potentiel d’emploi entre l’évolution tendancielle et si un effort était porté sur le verdissement des activités et la création de filières vertes nouvelles : l’évolution tendancielle
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Tendanciel Moyenne pondérée 2030 TEPOS
Réf. 2013 2030
Nb Nb DiffTend nb Diff Tend o/ .
Agriculture, sylv iculture, 4 751 3 311 4988 1 677 51%
pêche
Energ ie 71 9 7 54 1610 856 113%
Bâti ment 9890 9 568 10516 948 10%
Industrie 11 574 8 50 1 11587 3 086 36%
Transport 4 837 4 971 4721 -250 -5%
Touris me 7 104 7 850 8063 213 3%
Eau, assainissement, 734 769 1082 313 41%
déchets, air '1ère contribution du CDPB au PCAET p.15
Enfin, en matière d’entreprenariat social, une dynamique très forte est portée en Pays Basque par de jeunes entrepreneurs, des associations, des collectifs de citoyens, qui proposent de nouvelles réponses, de nouvelles activités, à des besoins non satisfaits par l’économie classique et l’action publique, et répondant pleinement à dans la transition écologique & énergétique. Cette innovation sociale s’exprime principalement dans le champ de l’économie sociale et solidaire, car prenant des formes associatives et coopératives, ou plus largement s’exprimant dans une économie bien plus collaborative.
Mais elle touche aussi des entrepreneurs de l’économie plus « classique » qui dans leur métier invente de nouvelles activités, produits et process, vecteurs d’une mutation économique. C’est cette nouvelle économie qu’explore actuellement le CDPB avec sa mission soutenue par l’ADEME et qui permet déjà d’identifier une centaine de projets.
Quels enjeux pour le
Plan Climat ?
Comment développer une stratégie économique favorable
au développement des filières et de l’emploi vert ? (et mettre
en œuvre les préconisations de l’étude de 2017-2018 reprise
par la CAPB) ?
Comment accompagner l’ensemble des porteurs de projets
nouveaux dans la TEE pour monter en compétences, et avoir
un impact fort sur le territoire ?
Conse il de Développement du Pa ys Ba sque
l pa r Euskal Herriko Garapen Kontseilua1ère contribution du CDPB au PCAET p.16
PROPOSITIONS D’ORIENTATIONS STRATEGIQUES
1ère orientation
Habitat : allier urgence sociale et climatique
Dans sa première contribution au PLH (adopté le 26 mars 2018) 11, le Conseil de
développement du Pays Basque interpelle la Communauté d’agglomération sur
l’urgence que constitue la situation du logement en Pays Basque et sur la nécessité
d’une mobilisation sans précédent de tous les outils publics pour répondre aux besoins
de la population, de toutes les populations. Le CDPB invite à destiner 3/4 de la
production de logement aux 3/4 de la population aujourd’hui éligible à un logement à
prix maîtrisé.
Outre des propositions spécifiques au logement, le CDPB propose des orientations fortes
en terme d’habitat durable afin qu’il contribue activement à la baisse de gaz à effet de
serre et à l’adaptation au changement climatique, à la qualité environnementale et
sanitaire, et à un environnement propice au vivre ensemble.
1.1. Favoriser l’intensité foncière
Passer d’une logique classique de densité urbaine à celle d’« intensité urbaine », d’une
approche quantitative du logement à une approche qualitative de l’habitat, où la gestion
de l’espace intègre toutes les fonctions : logement, offre de transport, services, espaces
verts, circulations douces… Cette approche génère au final des formes urbaines plus
compactes et plus favorables au « vivre ensemble ».
construire la ville sur la ville plutôt que sur les surfaces agricoles ou naturelles,
réhabiliter en priorité le parc ancien dégradé et vacant, intervenir sur des
gisements fonciers (friches, densification des lotissements
développer l’urbanisme de transition (biens acquis pour des opérations qui verront
le jour des mois ou années plus tard, et qui peuvent assurer une fonction de
logement dans l’intervalle)
favoriser systématiquement le logement habité à l’année (au détriment de la
vacance et des résidences secondaires).
1.2. Mobiliser les acteurs du logement vers le logement passif
En respectant et en anticipant les normes en matière de construction (cf les
Réglementations Thermiques successives) : il s’agit de prendre comme une
norme la production de bâtiments passifs énergétiquement
11 Voir la Contribution du CDPB au Programme local de l’habitat pour davantage de détails
Conse il de Développement du Pa ys Ba sque
l pa r Euskal Herriko Garapen Kontseilua1ère contribution du CDPB au PCAET p.17
En mettant en valeur le savoir-faire local, et en assurant la formation de pointe
dans ces secteurs (cf Cluster Creahd, formation ISA BTP, Cantau…)
1.3. Elaborer un plan ambitieux de rénovation énergétique du
logement ancien
Faire de la réhabilitation une priorité de la politique d’habitat, en investissant
d’abord sur le parc ancien avant d’envisager de développer ce parc par des
productions nouvelles
o Ce qui contribue largement à la lutte contre la précarité énergétique
o Ce qui contribue à l’attractivité de certains quartiers du territoire : centres
anciens dégradés à rénover, grandes bâtisses non habitées en zone rurale
Faire bénéficier les opérations de rénovation de logements de la dérogation aux
règles relatives au gabarit et à la surface constructible (extensions de l’existant,
changement de destination…), sous réserve d’une prise en compte des objectifs
de renforcement de la qualité (dans tous les sens du terme, notamment la valeur
d’usage).
1.4. Mettre en place un fonds de solidarité à la transition pour les
ménages les plus vulnérables (propriétaires ou locataires)
Des mesures de transitions sont essentielles pour que la rénovation du bâti ancien
touche toutes les couches de la population. L’appui des collectivités peut être
nécessaire sur différents plans : connaître les aides possibles, accompagner à leur
mobilisation (cf la mise en place d’une plateforme de la rénovation, obligatoire
avant 2020)
o En direction des propriétaires modestes qui ne sont pas en capacité
d’assurer seuls la rénovation de leurs logements : aiguillage vers les dispositifs
d’accompagnement parfois méconnus (38 % des propriétaires occupants
sont éligibles aux aides de l’ANAH, et sur certains territoires, 50%...), voire aide
complémentaire pour renforcer cette incitation à rénover
o En direction des locataires qui ne sont pas en mesure de s’équiper en
matériels moins consommateurs : aide à l’équipement, au paiement des
factures énergétiques, accompagnement aux changements de pratiques
1.5. Faire de l’habitat un producteur d’énergie renouvelable et un
acteur résilient du changement climatique
Dans l’optique de la RT2020, le Pays Basque peut être à l’avant-garde du changement
climatique dans tout logement produit ou rénové où seraient mis en place des systèmes
de production d’énergie renouvelable (panneaux solaires), de chaleur (géothermie…), de
captation de GES et de résilience à la chaleur (végétalisation)
Conse il de Développement du Pa ys Ba sque
l pa r Euskal Herriko Garapen Kontseilua1ère contribution du CDPB au PCAET p.18
Les normes de construction doivent donc tenir compte de la possibilité d’optimiser
l’installation de panneaux solaires ou de panneaux photovoltaïque (inclinaison des
toits optimales, pas de masque solaire).
Ne plus construire dans les zones à risque : risques d’inondation et bord de mer
soumis au recul du trait de côte
Ne pas créer d’exposition au risque supplémentaire pour les constructions
existantes par de nouvelles constructions (risque d’inondation notamment)
Prévoir et recréer des plantations dans les espaces urbains afin de faire baisser les
très fortes températures lors des épisodes de canicule
1.6. Intégrer systématiquement la qualité environnementale et
sanitaire
Valorisation systématique des matériaux sains et produits dans la région
Inscrire dans les règles d’urbanisme le recours obligatoire à des critères
écologiques (pour l’obtention d’un permis de construire) : matériaux recyclés,
durables ou locaux
Optimiser la gestion des déchets : BTP, mais aussi déchets produits par
l’occupation du logement (notamment rejet et traitement des eaux usées…)
Conse il de Développement du Pa ys Ba sque
l pa r Euskal Herriko Garapen Kontseilua1ère contribution du CDPB au PCAET p.19
2ème orientation
Mobilité : développer toutes les alternatives à la
voiture thermique et opérer une révolution culturelle
Dans sa première contribution au PDU (adoptée le 14 mai 2019), le Conseil de
développement du Pays Basque lance un plaidoyer pour de nouvelles mobilités en Pays
Basque, qui répondent à la fois aux besoins des habitants, à un cadre de vie plus
soutenable, et au défi climatique.
Outre des propositions spécifiques au transport, le CDPB propose des orientations fortes
en terme de mobilité durable en phase avec un Plan Climat et avec la nécessaire
réduction massive des GES mais aussi des impacts sanitaires et environnementaux, et
en misant prioritairement sur :
- les conditions d’un changement de comportement et de culture de la mobilité
- la hiérarchisation des modes de transport en faveur des mobilités douces
- la densification de l’offre de transport en commun, plutôt que le développement
d’infrastructures ;
- l’intermodalité pour « se déplacer moins et se déplacer mieux »
- l’auto-partage et la limitation de l’usage individuel de la voiture thermique
2.1. Engager un changement culturel et de pratiques de mobilité Accompagner les acteurs économiques et sociaux du territoire dans des Plans de Mobilité
o Pour les acteurs déjà volontaires, aider à l’élaboration de leur projet (diagnostics
à leur échelle, propositions d’actions, évaluation)
o Proposer des leviers incitant les autres à s’y engager
Aider au développement de toutes les alternatives locales et citoyennes
o Conforter et aider au développement des initiatives locales portées par le
réseau associatif (promotion du vélo, covoiturage dans les Aldudes par Aiba,
par exemple…)
o Aide au développement de projets innovants : voir l’arrêt de la start-up Badjoto,
application locale de covoiturage pour les trajets courts et notamment
domicile-travail, dont l’activité n’a pas pu être pérennisée
o S’appuyer sur des outils déjà existants et les implanter au Pays Basque :
expérimentation de Rézopouce au sud des Landes, promotion des plateformes
de covoiturage (Mobicoop, ou Téacoté pour les établissements scolaires…).
Développer un programme de sensibilisation aux modes actifs auprès du grand
public
o Dès l’enfance : interventions dans les écoles, ramassages scolaires en pédibus
engageant aussi les parents, apprentissage du vélo…
o En adoptant le bon discours : mettre en avant les gains apportés par un
changement de mobilité (financiers, santé, temps de trajet…)
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o Par la formation des futurs automobilistes au respect des autres modes de
transport, qui partageront avec eux l’espace public, et la sensibilisation des
conducteurs actuels aux règles du code de la route qui concernent les cyclistes
2.2. Une offre de transport en commun adaptée aux besoins du
territoire
Développer une offre de bus plus dense, cohérente et efficace
o Aller au bout de la logique « Tram’bus » sur les commune de Biarritz et Anglet :
accès à l’aéroport de Parme, à la gare de Biarritz, entrée du BHNS au cœur de
Biarritz
o Adapter les aménagements du réseau pour intégrer systématiquement le vélo
sur des voies dédiées ou partagées avec le bus
o Profiter du développement du Tram’Bus pour redessiner le réseau de lignes
secondaires de l’agglomération
o Développer des lignes inter-urbaines « express » (avec des voies réservées aux
entrées des agglomérations sur les derniers kilomètres) :
o Permettre l’accès aux axes autoroutiers à des lignes de bus express sur le
territoire et avec les territoires voisins : express Saint-Palais-Bayonne, Bayonne-
Hendaye-Donosti…
Construire le futur « IPAR - TOPO » (le « RER » du Pays Basque)
o Une nouvelle offre de TER à développer avec la Région sur ces les 4 lignes
ferroviaires
o Une offre spécifique pour la première couronne (Bayonne-Hendaye / Cambo /
Urt / Saint-Vincent de Tyrosse) avec des cadencements supérieurs et des pôles
d’intermodalité / parkings…
o Une continuité inter-topo entre Iparralde (CAPB) et Hegoalde (Topo d’EuskoTren)
o Des prolongements à étudier en cœur d’agglomération (cf. ligne du souffre)
S’engager de manière volontariste dans les projets permettant le développement
du transport de fret : local, régional, national et international.
Etendre les offres de transport à la demande, nécessaires pour :
o répondre à des mobilités de rabattement sur le transport en commun
o répondre à des mobilités plus express pour regagner une centralité….
2.3. Les modes actifs au premier rang d’une nouvelle hiérarchie des
mobilités
Actualiser et mettre en œuvre le plan vélo sur le BAB et sur les principales villes
/centre-bourgs du Pays Basque
o Inscrire la place du vélo dans toutes les centralités du territoire (au cœur de
Bayonne, comme d’Hasparren, Saint-Palais, Mauléon…) et y accorder une
place centrale dans la voirie (voies dédiées et sécurisées).
o Développer des voies réservées, des zones à vitesse réduite… afin de sécuriser
la pratique du vélo sur des espaces qui soient partagées ou non avec d’autres
modes
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o Développer des stationnements vélo plus nombreux et mieux aménagés,
o Etablir l’évaluation en continu de la mise en œuvre de ce Plan Vélo dans toutes
ses dimensions : offres, pistes, pratiques, etc.
Accompagner les communes vers le développement des modes doux dans tous
les centres bourgs
o Une ingénierie disponible pour définir leurs projets de mobilité douce (marche,
vélo), à l’échelle de leurs centres-bourgs et de leurs territoires communaux, en
cohérence avec le réseau global d’Iparralde
o Des manières de faire homogénéisées entre toutes les communes du Pays
Basque : aménagement, signalétique, entretien des circulations vélo et piétons
comme des stationnements…
2.4. Inciter et contraindre à l’autopartage
Faciliter les « voitures facteur 4 » en développant une politique globale
favorable aux « voitures collectives » (4 personnes au minimum)
o Facilités de stationnement,
o Tarifs plus bas sur l’autoroute,
o Accès aux voies des Bus et Taxis…
Développer une politique du covoiturage et de l’autopartage
o Montrer l’exemple en investissant dans une flotte de véhicules électriques
louables par les habitants
o Des voies et places de stationnement réservées pour ces usages, notamment
au niveau des grands parkings-relais
o Des outils pour faciliter l’organisation de ces usages : plateformes de
covoiturage pour les événements grand public pilotés par les collectivités et
leurs partenaires, matérialisation sur les axes structurants du territoire (visualisation
de voies réservées, ou d’arrêts d’auto-stop par exemple…)
o Développer les systèmes de véhicules en libre-service, en location, les
expérimentations d’autopartage (dès l’échelle très locale du quartier)
Organiser la transition des véhicules thermiques vers les véhicules électriques
o Des véhicules qui sont plus propres mais aussi plus robustes, et qui facilitent
donc l’autopartage…
o Mais dont le développement nécessite des investissements : installations de
recharge de batteries notamment
Développer le « PAG’AUTO » (« péage urbain » basque)
o Le modèle basque à inventer pourrait être celui d’une discrimination positive
dans les politiques tarifaires (stationnement, autoroute, amendes…) en faveur
des pratiques les plus vertueuses de l’automobile : co-voiturage, auto-partage,
véhicules électriques…
o En référence l’AUTO PAY à Londres, le « PAG’AUTO » (Pagatu, payer en basque)
pourrait aussi contraindre des usages incompatibles avec la transition
écologique les grosses motorisations, SUV, 4X4, et autres Jeep, par des
politiques tarifaires pénalisantes.
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3ème orientation
Agriculture & alimentation : orienter la consommation
et la production vers une alimentation saine, locale
et variée
Le modèle agricole du Pays Basque est majoritairement celui d’une agriculture peu
intensive, de qualité, avec une part importante de transformation ou
d’approvisionnement d’un secteur agroalimentaire local. L’agriculture du Pays Basque
offre aussi, avec ses prairies, un potentiel fort de captage de gaz à effet de serre (GES).
Pour autant, l’agriculture est essentiellement tournée vers l’élevage et une diversification
de sa production vers les légumes et fruits (dont il ne produit aujourd’hui que 20% des
besoins) permettrait un approvisionnement local supplémentaire.
Le Pays Basque dispose d’atouts indéniables pour organiser à son échelle un
écosystème entre producteurs et consommateurs, et tendre vers plus d’autonomie
alimentaire. Mieux encore, il peut en faire un modèle de développement car il dispose
d’une taille critique entre bassins de production et bassins de consommation, espaces
ruraux et espaces urbains. L’objectif d’un « projet alimentaire de territoire » de grande
ambition ne se limite pas à l’amélioration de quelques circuits courts mais à rendre
accessible au plus grand nombre une alimentation de (haute) qualité respectueuse de
l’environnement. Il suppose de reconsidérer collectivement notre rapport à
l’alimentation et au territoire, la fonction que nous donnons à l’activité agricole, la
question de la santé des habitants et des producteurs, et les impacts sur un
environnement davantage préservé, des paysages entretenus, des ressources gérées
durablement. Même si le Pays Basque est l’un des territoires au meilleur taux
d’installation, la transmission de ses exploitations est de plus en plus fragile et le revenu
agricole demeure une problématique majeure. Le soutien à une agriculture paysanne
et durable est une condition majeure d’un projet alimentaire de territoire.
Ce Projet invite à de nouvelles synergies entre agriculture, nature, culture et tourisme, et
à de nouvelles coopérations avec les autres territoires pour maximiser les
complémentarités (agriculture des Landes, de Navarre, par exemple). Enfin, ce Projet
permet de concrétiser au quotidien la métropole rurale / urbaine
3.1. Aller vers le « zéro intrants phytosanitaires et engrais
chimiques » et optimiser la fonction captage de CO2, grâce à
l’évolution des pratiques agricoles
Accompagner la transition vers de meilleures pratiques de gestion des sols, prairies,
parcelles boisées et forêts, en s’appuyant :
Sur la formation de futurs professionnels et des agriculteurs en activité :
Conse il de Développement du Pa ys Ba sque
l pa r Euskal Herriko Garapen Kontseilua1ère contribution du CDPB au PCAET p.23
o Améliorer la formation initiale : contenus des formations agricoles, nouvelles
formations (comme promotion le DU agroécologie)
o Faciliter la formation des professionnels à de nouvelles pratiques, les
échanges entre professionnels (auto-formation)
Sur de nouveaux outils financiers soutenant le développement des surfaces en bio,
les démarches de qualité liée à des labels ou marques territoriales
Sur une communication permettant de promouvoir et valoriser des pratiques
innovantes déjà mises en œuvre
3.2. Préserver le foncier agricole disponible près des centres urbains
en le destinant vers la réponse aux besoins alimentaires locaux
Des filières à soutenir massivement :
o Maraîchères et fruitières pour répondre à des besoins encore non
couverts (80% des fruits et légumes sont importés dans le territoire, et les
surfaces de maraîchage augmentent peu)
o Agroforesterie qui assure une fonction importante de captage de carbone
Mettre en lien politique d’urbanisme et capacité alimentaire locale (cf lien entre
PLH, PLUI et Projet Alimentaire de Territoire)
Mobiliser de nouveaux outils fonciers (ex : Lurzaindia) et développer des règles
d’urbanisme volontaristes pour limiter l’artificialisation et privilégier le maintien des
terres agricoles, y compris dans les zones urbaines avec des vocations maraichères
Comme en matière d’habitat, s’orienter vers une acquisition foncière publique, et
une installation des producteurs via des baux de longue durée (bail de carrière…)
3.3. Structurer la demande collective et l’offre locale
Les collectivités ont un rôle majeur à jouer par la restauration collective ou scolaire (et la
Communauté d’agglomération vis-à-vis des 158 communes), tant en terme
d’approvisionnement local, que d’éducation et de sensibilisation. Il s’agira d’agir à plusieurs
niveaux :
Orienter la commande publique vers l’achat local de produits alimentaires de
qualité, à impact environnemental favorable
Faciliter l’approvisionnement local en renforçant et en structurant le lien entre offre et
demande locale, via des plateforme locales
Accompagner la professionnalisation et la mutualisation des producteurs locaux
dans la réponse aux appels d’offre
Amplifier la structuration des filières locales existantes : ventes directes, circuits courts
et AMAP, supermarchés et épiceries coopératifs
Mettre en place un plan de sensibilisation à grande échelle auprès de tous les
publics et des consommateurs pour promouvoir une alimentation plus saine, locale
et diversifiée (valorisation d’une alimentation plus végétale, valorisation de la viande
locale, éducation au goût et à la nutrition….)
Favoriser les pratiques éco-citoyennes ; sensibilisation des jeunes, travail sur la
consomm’action, jardins partagés…
Conse il de Développement du Pa ys Ba sque
l pa r Euskal Herriko Garapen Kontseilua1ère contribution du CDPB au PCAET p.24
3.4. L’agriculture durable, levier de développement économique
du territoire
Développer l’agritourisme et les produits innovants
Développer les complémentarités avec le Pays Basque sud
Soutenir les dispositifs de reprise/installation, de mutualisation logistique et
commerciale des exploitations
Conse il de Développement du Pa ys Ba sque
l pa r Euskal Herriko Garapen Kontseilua1ère contribution du CDPB au PCAET p.25
4ème orientation
Energie : miser sur la sobriété énergétique et la
production locale d’énergies renouvelables
Comme l’a montré le diagnostic, le Pays Basque est à 88% dépendant
énergétiquement. Sa marge de progression est donc très importante, comme les efforts
à entreprendre pour mieux équilibrer le mix énergétique local, et la part de production
locale dans ce mix énergétique. On le sait, le développement des énergies
renouvelables ne se fait pas en quelques mois, et même si le Pays Basque double sa
production d’ici la fin du premier plan d’actions du PCAET (2026), il aura franchi un cap
majeur…
Pour autant, il demeurera à la traîne : c’est pourquoi le CDPB suggère de mettre autant
d’« énergie » dans la sobriété énergétique. Autant d’énergie non consommée sera
autant d’énergie à ne pas produire. Et dans ce domaine, le Pays Basque dispose
également de marges de progression importantes, dans les usages citoyens comme
dans l’espace public : éclairage des villes et villages, enseignes commerciales…
4.1. Créer les conditions d’un changement de comportement et de
culture vis-à-vis de la consommation d’énergie
Pour les professionnels comme les ménages, un accompagnement est nécessaire pour
déterminer les solutions adaptées et leurs bénéfices
la sensibilisation et la mobilisation des citoyens :
o savoir d’où vient l’énergie consommée,
o comprendre comment elle est produite et les impacts de cette production
afin de les responsabiliser
o informer sur les différents fournisseurs d’énergie pour aider les particuliers dans
leur choix (valable aussi pour les autres acteurs du territoire : entreprises,
collectivités, etc…)
une information plus lisible sur les aides financières qui peuvent aider dans le
changement de pratiques
o une information accessible sur tout le territoire (cf Soliha basé sur la côte,
quels relais en Pays Basque intérieur ?)
o une information qui nécessite des interlocuteurs formés
la priorité vers les plus précaires : pour isoler leur logement notamment (le
bénéfice sera aussi social)
un débat à creuser sur l’acceptation sociale du solaire et de l’éolien, dans un
territoire attaché à ses paysages et à son patrimoine bâti
Des dispositifs à inventer pour intégrer les citoyens et associations locales aux
prises de décision, aux côtés des collectivités et de l’Etat (vers des Commissions
paritaires sur les territoires ?)
Conse il de Développement du Pa ys Ba sque
l pa r Euskal Herriko Garapen Kontseilua1ère contribution du CDPB au PCAET p.26
4.2. Développer un « plan Marshall local » de production
d’énergies renouvelables
En parallèle, il est important de développer le mix énergétique local en fonction de la
consommation, qui permettrait notamment de générer de l’emploi local et non
délocalisable :
Soutenir les porteurs de projets pour concrétiser l’augmentation de 20 % de
productible existant sur le territoire proposée par la loi POPE propose (L 511-6 du
code de l’énergie)
o Des filières ENR à renforcer : hydroélectrique, moulins, filière bois, acteurs
locaux qui montent en puissance (I-ener, Enargia, énergie d’ici…), sans
empiéter sur les terres agricoles
o D’autres à faire émerger : méthanisation…
o Et des expérimentations à étudier : énergies marines, hydroliennes,
gazéification du bois…?
Dépasser les contraintes réglementaires, les limites liées aux plans régionaux ou
nationaux, en donnant plus de marge décisionnaire aux élus locaux :
o sur le développement du mix énergétique (implantation de différentes
installations de production),
o sur les règles de rénovation de l’ancien (cf. les freins des ABF…)
Maîtriser l’impact du développement de ces filières de production d’EnR
o en intégrant la traçabilité des matériaux mobilisés dans la constitution de
l’appareil de production…
o depuis leur extraction jusqu’à leur traitement/recyclage
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5ème orientation
Déchets : réduire en amont, valoriser en aval, et
développer l’économie circulaire
La Communauté d’agglomération cumule aujourd’hui l’ensemble des politiques
publiques, de la prévention, la collecte, à la valorisation, que ce soit dans sa gestion
interne de la compétence ou à travers l’action de BIL TA GARBI, lui-même porteur d’une
démarche ambitieuse « Territoire zéro déchets ».
Le Conseil de développement du Pays Basque suggère en complément de cette
stratégie ambitieuse d’oser aller plus loin sur les déchets verts et les déchets du
bâtiment, alors que :
- la pratique du compostage n’est pas si encouragée que cela, au regard de
l’action de valorisation industrielle mise en place
- l’activité du bâtiment est majeure, et les pratiques très classiques en termes de
matériaux (ciment…)
Par ailleurs, et bien au-delà des déchets ménagers et industriels, on assiste à un fort
développement d’une économie locale du recyclage, de la réparation, du réemploi…
génératrice d’activités nouvelles et de pratiques vertueuses. Réutilisation de textile,
d’huiles, de mégots ou d’articles de sport : le Pays Basque fourmille d’initiatives !
5.1. Accompagner les habitants et acteurs socio-économiques vers
des démarches de réduction des déchets et de pratique éco-
citoyennes
Inciter et accompagner les pratiques qui tendent :
o à réduire les emballages : achat/vente en vrac, emballages consignés (au
niveau des grandes surfaces par exemple)…
o à allonger la durée de vie des biens de consommation : achat et vente de
biens d’occasion, réparation et réemploi (voir par exemple Konpon Txoko qui
s’est lancé à Bayonne récemment)
o à mieux trier et recycler : faciliter le tri sélectif pour tous (papiers, verres, piles
et batteries, ampoules,....), l’accessibilité aux déchetteries, sensibiliser et
inciter par la collecte incitative par exemple
o à déployer au niveau des entreprises le traitement des bio déchets, le tri…
par un rappel des réglementations, voire des mesures de contrôle
Meilleur traitement des biodéchets et campagne massive de développement à
l’échelle locale du compostage et du traitement des déchets verts (composteurs
individuels ou partagés, mise à disposition individuelle ou partagée de broyeurs à
végétaux…)
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l pa r Euskal Herriko Garapen Kontseilua1ère contribution du CDPB au PCAET p.28
Accompagner le développement de l’économie de la fonctionnalité, qui
privilégie l’usage sur la propriété : partage de biens (outils, voiture, vélo…) et
réseaux locaux de services (entre habitants d’une même résidence, d’un quartier…)
Faire émerger de nouvelles pratiques numériques qui réduisent les déchets
numériques et la consommation énergétique liée à l’usage des nouvelles
technologies
5.2. Engager une politique volontariste de gestion des déchets du
bâtiment
Sensibilisation des entreprises pour améliorer les pratiques (éviter la décharge
sauvage, s’orienter vers les entreprises de traitement…)
Mieux organiser la prise en charge des déchets du bâtiment :
o Les valoriser au maximum, au-delà des 70% qui seront imposés à partir de
2020
o Assurer l’enfouissement des déchets ultimes du bâtiment
Responsabiliser et mobiliser les commanditaires, privés et surtout publics (70% de
la commande locale vis-à-vis du secteur du bâtiment) :
o identification lors du dépôt d’un permis de construire, des déchets issus de
l’opération et des mesures prévues par les constructeurs pour leur prise en
charge ; rappels à la loi pour exiger des précisions sur les exutoires prévus
o encourager la collectivité à aller plus loin dans ses exigences que la
réglementation nationale
o généraliser et systématiser le « lot zéro » dans tous les projets de construction
pour mutualiser la gestion des déchets des opérations de construction
5.3. Accompagner le développement de l’économie circulaire et
de l’économie de la fonctionnalité
L’état des lieux mené par le CDPB dans le cadre de sa mission d’innovation sociale avec
l’ADEME fait apparaître un foisonnement d’initiatives dans des activités qui font des déchets
une « matière première secondaire » (textile recyclé en vêtements, matériaux à partir
d’écailles de poissons…) :
Soutenir activement cette nouvelle économie du recyclage/réemploi/réparation
(dans le cadre du Schéma de développement économique de l’Agglomération et
en lien avec la Région)
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l pa r Euskal Herriko Garapen Kontseilua1ère contribution du CDPB au PCAET p.29
6ème orientation
Anticipation du changement climatique et de ses
impacts sur les ressources vitales
Les experts insistent sur l’adaptation au changement climatique, qui sera dans tous les
cas inévitable. Ce changement climatique engendre des risques des plus en plus
importants, issus de la rencontre entre des aléas plus intenses (chaleur, pluviosité,
hausse du niveau des océans, phénomènes rares…), et des enjeux humains plus
exposés à ces aléas (zones urbanisées, résidences, activités, équipements,
infrastructures). De nouvelles politiques d’adaptation seront donc à déployer tant en
terme d’aménagement, d’équipements, que de mobilisation des habitants, des publics
vulnérables (personnes âgées, handicap, jeunes enfants, etc.).
Le CDPB met ici l’accent sur le patrimoine naturel sur lequel il a mené un travail très
approfondi entre 2014 et 201612. L’agriculture contribue à la conservation d’un
patrimoine naturel de qualité si elle mise sur une gestion très qualitative de ses prairies,
le développement important du maraichage et de l’agroforesterie. Au-delà, le Pays
Basque dispose d’une richesse environnementale particulière et d’une grande diversité
de paysages et d’écosystèmes, chacun rendant de nombreux services à la
population13 : ces écosystèmes sont de bons « tampons » face au changement
climatique, qu’il convient de préserver, de valoriser, et d’évaluer en continu.
Parmi ces services rendus figure la préservation de ressources essentielles dont il faudra
veiller à la qualité et la gestion : l’air, l’eau potable, les sols, le sable… Il y a urgence à
anticiper les effets du changement climatique sur ces ressources vitales et non
renouvelables.
6.1. Limiter l’exposition aux risques et anticiper leur gestion
Des stratégies d’aménagement qui intègrent la notion de risque :
o stratégies de relocalisation d’activités face à l’érosion côtière et la
submersion,
o limitation des risques d’inondation par le maintien des zones humides, des
règles strictes de construction…
o végétalisation et diminution de la minéralisation des espaces publics en vue
des épisodes caniculaires
Une « culture du risque » à retrouver : sensibilisation du public et plus largement
travail de médiation autour de l’adaptation au changement climatique
Mieux gérer certaines ressources clés, non renouvelables, pour anticiper les risques
liés à leur détérioration
o L’eau potable : gestion publique ou contrôle strict de la gestion privée ; suivi
et préservation de la qualité des nappes phréatiques ; limitation de la
consommation d’eau potable à la consommation alimentaire ; dispositifs
12 http://www.lurraldea.net/fileadmin/Bibliodocs/avis_cdpb/SOAK-FR.pdf
13 Voir les études de l’UICN, ou plus spécifiquement de l’INRA pour les écosystèmes agricoles
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l pa r Euskal Herriko Garapen Kontseilua1ère contribution du CDPB au PCAET p.30
domestiques d’économie d’eau à développer ; assainissement et gestion
des eaux usées en amont des bassins (villages et sites isolés)
o L’air et sa qualité : prévision des pics de pollution ; mesures à développer
pour en limiter la fréquence, l’intensité et la durée, pour limiter l’exposition
des populations et l’impact sur leur santé
o Le sable : très utilisé dans le secteur du bâtiment et en voie de disparition,
d’où des alternatives à rechercher ; lié à l’état des cours d’eau qu’il s’agit
donc de préserver
6.2. Développer la connaissance des acteurs locaux sur les
répercussions du changement climatique et la partager au
plus grand nombre
Valoriser la connaissance scientifique en Pays Basque et sa mise en réseau sur les
conséquences locales du changement climatique et les adaptations prévisibles à
anticiper, notamment dans le domaine :
o de l’agriculture,
o de la gestion de l’eau potable,
o de la préservation de la biodiversité et des zones naturelles
S’appuyer sur les réseaux de recherche existants (GIS ID64, GIS Littoral Basque,
réseau AcclimaTerra…) pour proposer des indicateurs pertinents et en assurer le suivi
Développer le recours aux sciences participatives (acteurs, citoyens…)
Un travail de fond à engager sur le plan de la pédagogie et de la formation,
notamment en renforçant les liens entre patrimoine naturel et culturel
o Créer de nouvelles coopérations entre acteurs culturels et acteurs du
patrimoine naturel
o Prendre en compte le patrimoine naturel dans les outils pédagogiques
(milieu scolaire, médiation culturelle…)
o Promouvoir la création artistique en lien avec le patrimoine naturel et former
les opérateurs culturels au partage de ces créations
6.3. Faire de l’adaptation des écosystèmes un socle du
développement économique et de l’aménagement du
territoire
Mieux intégrer le patrimoine naturel dans les outils d’aménagement (documents
d’urbanisme aux différentes échelles : PLUI, SCOT, etc.)
Développer les outils de gestion des paysages, des espaces naturels, agricoles et
forestiers, et l’évaluation des politiques publiques sur la gestion de la biodiversité et
du patrimoine naturel
Conditionner le soutien aux entreprises du territoire par les collectivités (ressources
matérielles, financières, promotion et communication…) à un engagement
environnemental
Développer de nouvelles filières économiques à partir du patrimoine naturel
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7ème orientation
Intégrer la transition écologique & énergétique au
sein des organisations publiques et privées
Comme l’ont été jusqu’à présent les politiques de développement durable (démarches Agenda21 et RSE), il s’agit aujourd’hui de franchir un cap important. Il n’est plus question de « verdir » les activités et pratiques, mais bien d’intégrer au cœur de l’activité des entreprises, des services publics et de tous les établissements sanitaires, sociaux, éducatifs… la réponse au défi climatique et énergétique, la réduction de l’impact environnemental, et les nouvelles solidarités qu’elles supposent. Produire mieux et avec moins, se passer de certaines consommations, changer ses habitudes, adapter les agendas professionnels pour faciliter des mobilités plus durables : ce sont autant de mutations à opérer dans toutes les organisations, depuis les TPE jusqu’aux grands employeurs du Pays Basque.
Cela inclut en premier lieu les collectivités elles-mêmes, qui doivent être nécessairement exemplaires si elles espèrent entraîner tout le tissu socio-économique du Pays Basque dans leur sillage.
7.1. Vers des collectivités exemplaires
De multiples collectivités sont installées au Pays Basque : antennes de la Région, du
Département, de l’Etat, aux côtés de la Communauté Pays Basque et des communes… et
les services publics associés.
Ce sont autant de politiques publiques essentielles pour que les autres acteurs puissent
développer des pratiques plus vertueuses (mobilité décarbonée, rénovation de
logements…), mais aussi :
Des parcs immobiliers à rénover, des parcs automobiles à mutualiser et à
convertir (nouvelles motorisations, vélos et VAE proposés aux agents)
Des pratiques à faire évoluer :
o consommations de fournitures, d’eau, d’électricité, de chauffage,
o plans de déplacements des agents et des usagers
o gestion des déchets
o pratiques numériques…
Une restauration collective qui peut être levier d’évolution des modes de
production alimentaire et d’approvisionnement
A tous les niveaux, la commande publique doit s’appuyer sur des critères de
sélection de fournisseurs incluant le respect de l’environnement
Le CDPB invite les collectivités à appliquer à leur niveau des démarches qualité
existantes (RSE, HQE, ISO…), pour faire de leur propre exemple un moteur
d’entraînement des autres acteurs du territoire
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l pa r Euskal Herriko Garapen Kontseilua1ère contribution du CDPB au PCAET p.32
7.2. Entreprises : « en route vers l’éco-économie » et l’écologie
industrielle !
Le CDPB se permet ici de paraphraser un ouvrage14, et invite à :
Sensibiliser les entreprises aux risques qui pèsent sur elles du fait de la crise
écologique et énergétique ; promouvoir un nouveau mode de gestion de
l’entreprise, comme une opportunité et un facteur de performance pour l’avenir ;
Investir dans l’accompagnement et la formation des entrepreneurs pour réduire
l’impact environnemental des entreprises,
Inciter au développement de démarches vertueuses (grandes entreprises et tissu
des PME/TPE), notamment en valorisant les démarches déjà existantes.
Dans cette perspective il s’agirait de :
Soutenir les démarches collectives, de mises en réseau de filières proches (lieux dédiés,
logique de « cluster » ?)
Etudier tous les potentiels de boucles déchets-ressources (écologie industrielle) dans
les grands sites économiques du Pays Basque (Ports, zones de fret et logistique), les
zones d’activités et les filières (cf. lien entre agriculture, agroalimentaire, restauration
collective…)
Accompagner le développement de la production d’énergie (électricité, biogaz) à
partir des déchets finaux
7.3. Des « plans climat » à déployer dans un maximum
d’organisations du territoire
Faire la promotion auprès des acteurs socio-économiques du territoire pour
développer leurs propres « plan climat » (entreprises, établissement établissements
scolaires, de formation, sanitaires et sociaux…) : nouvelles pratiques de
consommation, de partage de biens et services, de nouvelles habitudes de vie ou
de travail
Proposer un appui technique et financier, pour accompagner tous ces acteurs
dans leurs démarches et dans leur changement de pratiques
o diagnostics personnalisés et gains potentiels,
o solutions à développer,
o aide à l’animation des démarches et à leur financement…
S’appuyer sur le tissu associatif, très dense au Pays Basque, et qui peut avoir un rôle
stratégique dans la transition : des comités de fêtes aux associations militantes, en
passant par la culture, le sport, la religion, etc…
14 Co-écrit par le directeur de l’APESA : https://www.apesa.fr/wp-content/uploads/2017/03/Eco-Economie-Mode-
demploi-Oct-2014.pdf
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8ème orientation
Relocalisation de l’économie et innovation sociale au
service de la transition écologique & énergétique
La (re)localisation des activités sur le territoire de vie est une dynamique déjà à l’œuvre
dans des secteurs comme l’agriculture et l’agroalimentaire, par exemple, mais qui peut
peut s’étendre à d’autres domaines, en s’appuyant sur un certain nombre d’initiatives
locales qui connaissent déjà un succès.
Le rôle des collectivités pourra être de fournir à ces initiatives portées par la société
civile des coups de pouce nécessaires à leur pérennisation et leur expansion, auprès :
- des intrapreneurs : les entreprises de l’économie classique qui basculent vers de
nouveaux process et produits répondant aux exigences de la TEE
- des entrepreneurs de la TEE, qui font de cette transition le cœur de leurs activités
- des collectifs de citoyens qui constituent aujourd’hui une grande part de cette
économie, à cheval entre militantisme, bénévolat, professionnalisation et
potentiel économique (et à travers des modèles nouveaux entre économie
classique et ESS…).
Le CDPB s’engage dans cette mutation économique au service de la TEE, à travers une
mission qu’il porte avec le soutien de l’ADEME15. Elle vise à :
- mettre en lumière toute une économie nouvelle dans la transition écologique &
énergétique, porteuse à la fois d’une mutation de l’économie, d’une
relocalisation plus forte, de nouveaux métiers et emplois, d’innovation, de
réponse à de nouveaux besoins de société
- accompagner l’émergence de nouveaux projets qui pourront avoir un impact
sur la transition opérée sur le territoire.
Les grands axes ici évoqués seront donc actualisés au regard de cette expérience
d’accompagnement des porteurs de projets, en cours de développement par le CDPB.
8.1. Accompagner les porteurs de projets qui portent les valeurs de
l’économie sociale et solidaire
Leur assurer une meilleure connaissance d’un écosystème en développement :
o pépinières, incubateurs qui accompagnent les projets sur le territoire
o autres projets en développement sur le territoire
Proposer à ces porteurs de projets un « guichet unique » pour simplifier leurs
démarches
Des outils de financement à renforcer et adapter à leurs besoins (mobiliser la
finance solidaire ?) et d’autres ressources à proposer : ressources matérielles et
humaines, formations…
15 www.tranzeko.eu
Conse il de Développement du Pa ys Ba sque
l pa r Euskal Herriko Garapen Kontseilua1ère contribution du CDPB au PCAET p.34
Faire la promotion du modèle coopératif (SCOP, SCIC…) pour créer et conserver
des emplois locaux, avec le soutien de réseaux régionaux ou nationaux (URSCOP
par exemple)
8.2. Développement de nouvelles filières et nouveaux métiers
locaux, non délocalisables
Emplois verts et métiers de la nature
Economie « bleue » et filière de la glisse
Filières de production d’énergie renouvelable locale
Secteur du bâtiment et écoconception
Emplois liés à l’économie de la fonctionnalité : recycleries et ressourceries
8.3. Appui aux démarches qui soutiennent cette relocalisation
Promouvoir et utiliser par les collectivités, dans leur activité quotidienne, des outils
locaux permettant de relocaliser la production et la consommation (monnaie
locale Euskal Moneta, fournisseur d’énergie locale Energia…)
Assurer une visibilité de ces projets : événements grands publics, campagnes de
communication
Assurer la relocalisation de services publics sur les territoires, contribuant à la
réduction des flux de transport (et autres impacts en terme énergétique)
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ANNEXES
Eléments de diagnostic à l’échelle régionale et nationale :
Source :
Profil énergie et gaz à effet de serre de la Région Nouvelle-Aquitaine (édition 2017 – AREC)
Consommations d’énergie par secteur Mix énergétique
Evolution de la consommation énergétique régionale par secteur
C.Wh
27912
51785
27540
37 083
ll 379
15 <,\ TRANSPORT DE
MARCHAND I SES
23 "' DCPU.Ct:I UH -
Œf'_ SONNES
AGR!CULTURC
CT PCCHC
1
129' TERT IA IRE
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la' Con se il de Developpement du Pays Basque
lpar Eu ska1 Herriko Garapen Kontseilua
'26 %
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13,r EWucC.IE:5
RENOcNEL\BLES \
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24660
45615
26664
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AUTR~ 1
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• INDUSTRIE
• RÉSIDENT I EL
2005 ?OOfi 2007 ,ona 20m 2010 201 1 2() 12 2()13 2014 20 1!> • TERTIAIRE
• + . CONS OMMATION TOHLE l Cll"1AT CE RÉFERENCE
' 21 ·
47,1 " _ PRODUtn
PtTROUCRS
• AGRICULTURE
• TRANSPORT DE MARCHANDISES
• DÉPLACEMENT PARTICULIERS
• TOTAL1ère contribution du CDPB au PCAET p.36
Part des émissions de GES par secteur
Evolution des émissions régionales de GES par secteur
kt CO,<
957
9033
17085
3 915
5041
9488
6743
1 990
~ T(RTIAIRE
1t R:ÉSIDE.NflEL
1 99S 2 000
2i' - AülllClJ LTUR[.
roRETCTl'ttllC
2 01l5
Conseil de Dé veloppement du Pays Basque
lpar Euskal He rrlko Garapen Kontseilua
13.. INDUSTRIE
\
2"' DÉCH ETS
1
J
1 0"' TERTIAI RE
kt COie
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6632
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5677
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e 1.1,.ou.i-. e ,,n.1,11ère contribution du CDPB au PCAET p.37
Composition de la Commission TEE
NOM - DEITURA Prénom - Izena Organisme ou Citoyen - Egitura edo Herritarra BERGARA Patxi Citoyen
BERGOUIGNAN Juliette Hemen
BERTERRECHE Jean INDAR DEVELOPPEMENT
BIBES Jean-Paul Citoyen
BOUCHET Martine CADE (Collectif des Associations de Défense de l'Environnement) CABILLON Jean-Laurent Citoyen
CABILLON Xavier Citoyen
CARRICONDO Estelle AMIKUZEKO LAMINAK
CASENAVE Pierre Citoyen
CLERC Pascal CPIE Littoral basque
CUFFAUX Malika Citoyen
CURUTCHET Anne Marie Citoyen
DURRUTY Dominika BIZI ! elkartea
ERREÇARRET Allande Herritarra
GARRIGUE Nicolas Citoyen
GAUFRYAU Bertrand Lycée Armand David
IRAZU Peyo Herritarra
ISAAC Sarah URSCOP - Loreki
JALLEAU LONGUEVILLE Frank sdohe
JANUEL Maeva Otsokop
JAUREGUY Beñat HEMEN ELKARTEA
JAURY Marie-Annick AZIA
JOCOU René USB
LAPHITZ Maider Chambre d'agriculture des Pyrénées Atlantiques
LARÇABAL Elorri Euskal Moneta
LARRIEU Maider EHLG
Conseil de Développement du Pa ys Ba sque
lpar Euskal Herriko Garapen Kontseilua1ère contribution du CDPB au PCAET p.38
NOM - DEITURA Prénom - Izena Organisme ou Citoyen - Egitura edo Herritarra OLAIZOLA Panpi EHLG
PRAT Régine USB
RIEU Linda Andere Nahia
SAINT QUENTIN Delphine Citoyenne
SALABERRIA FULDAIN Jasone Herritarra
SCHAHMANECHE Freydoun BONZAI
TELLIER Pantxo CADE
URCUN Jean-Paul Citoyen
Conseil de Développement du Pa ys Ba sque
lpar Euskal Herriko Garapen Kontseilua63
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
LIVRE BLANC DE LA CONCERTATION
Annexes
Contributions écrites des partenaires
2ème contribution du Conseil de
Développement Pays Basque
(10 octobre 2019)1
EKARPENA / CONTRIBUTION
Contribution n°2 du CDPB/IEHGK au Plan Climat Air Energie Territorial
PCAET : les 46 propositions
du Conseil de développement
A adopter par le Conseil de direction du 10 octobre 2019
Conseil de Développement du Pays Basque
lpar Euskal Herriko Garapen Kontseilua2
Les Contributions du CDPB/IEHGK au Plan Climat
PREAMBULE
La vocation historique du CDPB/IEHGK (confirmée dans sa mission auprès de la
Communauté d’Agglomération) est de se placer très en amont de la définition des
politiques publiques et d’en être un contributeur majeur, en mobilisant le point de vue des
acteurs socio-économiques et l’expertise citoyenne.
Comme il l’a fait pour les autres Schémas stratégiques de la Communauté d’Agglomération
(PDU / Plan de Déplacements Urbains, PLH / Programme Local de l’Habitat…), le
CDPB/IEHGK a ouvert une Commission de travail depuis novembre 2018. Le CDPB/IEHGK a
mobilisé très largement la société civile lors des deux Forum Climat Action organisé avec la
CAPB en avril et en juin 2019 (400 participants). Des grands rendez-vous d’échanges, de
partage sur les enjeux et les défis à relever, sur 7 grands thèmes mis sur la table avec la
Communauté d’agglomération : l’habitat, la mobilité, énergie, agriculture/alimentation,
déchets/économie circulaire, anticipation/ressources naturelles, économie…
Une première contribution a été élaborée en mai 2019 à partir de ces entrées thématiques.
Le CDPB/IHEGK donnait la vision de la société civile sur les stratégies à déployer pour
engager une transition écologique & énergétique ambitieuse, autour d’un scénario
volontariste.
La 2nde Contribution présentée ici s’inscrit dans la continuité de ce travail : apporter à la
CAPB une dimension plus opérationnelle à l’heure où la CAPB s’engage dans la rédaction
du plan d’actions de son Plan Climat. Tout en déclinant les grandes orientations de la
première contribution, le choix a été fait de dépasser l’approche thématique pour
identifier les grands acteurs concernés : les collectivités, les opérateurs publics, les
entreprises, le monde associatif, les habitants.. Les 40 propositions sont reprises par grand
thème en Annexe 2 (p.55).
Cette seconde Contribution au PCAET s’appuie sur des échanges étroits avec les services
de la CAPB, des propositions d’actions qui sont remontées des membres du CDPB/IEHGK
tout au long du mois de septembre, d’experts consultés, de porteurs de projets identifiés à
travers le programme Tranz’eKo, et une approche stratégique élaborée avec les instances
du CDPB/IEHGK (membres du Bureau et du Conseil de direction) et croisant les travaux
menés sur le PLH et le PDU.
Dans cette contribution, le CDPB/IEHGK est force de propositions : les pistes d’actions
évoquées dans cette contribution constituent une « boîte à idées »1 dans laquelle la CAPB
pourra puiser pour construire son programme d’actions. Car il appartient aux élus
d’élaborer ce Plan et de l’adopter.
1 Un certain nombre d’acteurs à mobiliser ont été identifiés, au regard de leur champs d’action et de
compétence. Mais la liste n’est pas exhaustive.3
Après le vote du Projet de PCAET prévu fin 2019 par les élus de la Communauté
d’agglomération, le CDPB/IEHGK :
- au titre de sa mission de « conseil de développement de l’agglomération » (loi
NOTRe), sera consulté sur le Projet et associé au suivi/évaluation de sa mise en
œuvre ;
- en tant qu’association, pourra porter des expérimentations sur certaines actions du
PCAET, sous réserve d’un accord avec la CAPB, et de financements spécifiques pour
en assurer l’animation.4
SOMMAIRE
Quels défis relever dans le Plan Climat (PCAET) ?
LES PRECONISATIONS DU CDPB/IEHGK .............................................................................................. 8
Une première Contribution pour un PCAET à la hauteur du défi climatique........................ 8
PCAET : le schéma des schémas ? ................................................................................................. 8
Le défi d’un aménagement du territoire soutenable et cohérent, au service de la
transition......................................................................................................................................... 10
Le défi de la sobriété et de l’économie circulaire .................................................................... 10
Le défi de la relocalisation des activités.................................................................................... 11
Le défi de la conversion économique et des emplois ............................................................. 12
Le défi du patrimoine naturel comme levier face au changement climatique ................... 14
Le défi de la connaissance et de l’anticipation ......................................................................... 14
Le défi de la mobilisation de la société ..................................................................................... 15
Quelles alliances entre l’Agglomération et le Territoire ?
LES PRECONISATIONS DU CDPB/IEHGK ............................................................................................ 18
Une Communauté d’agglomération et des communes exemplaires ................................... 18
Des compétences et politiques publiques à orienter TEE ..................................................... 18
Une Agglomération aux côtés des acteurs locaux pour les accompagner dans leur
mobilisation .................................................................................................................................... 19
DES Propositions pour amenager durablement le territoire .......................................................... 21
Proposition 1
Une production publique d’habitat dans les centralités, en cohérence avec les offres de
mobilité, l’emploi, les services .................................................................................................... 21
Proposition 2
Intégrer aux règlements d’urbanisme des contraintes liées à la qualité des matériaux et
mobiliser la commande publique ............................................................................................... 21
Proposition 3
Intégrer le Patrimoine naturel dans l’élaboration des outils de planification.................... 22
Proposition 4
Optimiser l’usage de gisements fonciers déjà urbanisés par le développement ou le
soutien à des projets expérimentaux ........................................................................................ 22
Proposition 5
Maintenir et développer les potentialités d’agriculture urbaine et périurbaine durable,
levier de production locale .......................................................................................................... 23
Proposition 6
Consolider des outils de gestion des espaces naturels, agricoles et forestiers en zone
montagne........................................................................................................................................ 23
Proposition 7
Développer de nouvelles méthodes de conception des espaces publics ........................... 245
Proposition 8
Inscrire dans les documents d’urbanisme une nouvelle hiérarchisation des modes de
déplacement pour tout projet de voirie en secteur urbain ................................................... 24
Proposition 9
Développer les infrastructures du vélo ..................................................................................... 25
Proposition 10
Intégrer les usages partagés de la voiture dans l’offre de transport proposée ................ 26
Proposition 11
Mettre en place une politique communautaire de stationnement différenciée pour
réduire la place de la voiture en cœur de ville / bourg ........................................................... 26
Proposition 12
Créer des hubs d’intermodalités aux points stratégiques ..................................................... 27
Proposition 13
Expérimenter à grande échelle toutes les possibilités de mobilités sur les axes
structurants du territoire ............................................................................................................. 28
Des propositions pour relocaliser les activités et la consommation ............................................. 29
Proposition 14
Organiser la filière de réemploi des déchets du bâtiment .................................................... 29
Proposition 15
Créer un « marche d’intérêt local » autour d’une plateforme logistique et d’achat ......... 29
Proposition 16
Développer et organiser les filières de maraichage et production fruitière locales ........ 30
Proposition 17
Développer l'auto-production/consommation d'énergie renouvelable à l’echelle de
micro-bassins de vie ...................................................................................................................... 31
Proposition 18
Accompagner le développement de la filière bois locale, amont et aval............................ 32
Proposition 19
Accompagner le développement de la filière locale de micro-hydroélectricité ................ 33
Proposition 20
Créer un « cluster nature » interprofessionnel ........................................................................ 33
Proposition 21
Accompagner la création d’un outil de financement de la transition écologique et
solidaire en s’appuyant sur l’Eusko ............................................................................................ 34
Des propositions pour accompagner la mutation de l’économie................................................... 36
Proposition 22
Etudier les potentiels de développement de l'écologie industrielle territoriale en Pays
Basque et du développement de l’économie circulaire ......................................................... 36
Proposition 23
Pérenniser le programme TRANZ’EKO pour accompagner les nouveaux entrepreneurs
de la TEE et coordonner les acteurs de l’économie circulaire ............................................... 36
Proposition 24
Pérenniser et afiner le fonds de soutien à l'innovation économique pour la TEE ............. 376
Proposition 25
Renforcer massivement les dispositifs d’aide à la rénovation énergétique du parc ancien
autour d’une plateforme de rénovation énergétique ............................................................ 38
Proposition 26
Développer un plan de formation à l’éco-conception, l’éco-construction et l’éco-
rénovation ...................................................................................................................................... 38
Proposition 27
Créer un « Acclimaterra » local et un programme de recherche associé ............................ 39
Proposition 28
Lancer des recherches sur les alternatives aux pesticides et la fonction stockage de
carbone de l’agriculture ............................................................................................................... 40
Proposition 29
Consolider et amplifier un programme de formation à l'agroécologie pour sensibiliser
aux nouvelles pratiques écologiques......................................................................................... 40
Proposition 30
Créer un réseau d'experts TEE, pour accompagner les entreprises dans l’élaboration de
leurs « plan climat »....................................................................................................................... 41
Proposition 31
Accompagner les entreprises pour faire évoluer la fonction transport dans leurs
secteurs d’activité et engager des coopérations nouvelles .................................................. 41
Proposition 32
Accompagner le verdissement des filières structurantes du territoire .............................. 43
Proposition 33
Mettre en place une Gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences sur la
transition écologique & énergétique ......................................................................................... 43
Des propositions pour mobiliser habitants & acteurs socio-économiques .................................. 45
Proposition 34
Promouvoir l’auto-réhabilitation accompagnée des logements .......................................... 45
Proposition 35
Soutenir le déploiement de Plans de déplacement de quartiers / secteurs ....................... 45
Proposition 36
Accompagner les acteurs associatifs dans des « plans climat asso » ................................... 46
Proposition 37
Développer les « défis famille » intégrant tous les aspects de la TEE ................................. 47
Proposition 38
Développer un programme de promotion et de sensibilisation par la pratique à
l’utilisation du transport en commun et des modes doux ..................................................... 47
Proposition 39
Développer la culture du vélo auprès de tous les publics...................................................... 48
Proposition 40
Créer un fonds de soutien aux alternatives de mobilité complémentaires à l’offre
publique .......................................................................................................................................... 49
Proposition 41
Sensibiliser une alimentation saine par la pratique du petit maraichage « urbain » ......... 49
Proposition 42
Créer un observatoire citoyen de la transition ........................................................................ 507
Proposition 43
Développer les actions innovantes de sensibilisation au changement climatique à
caractère culturel et scientifique ............................................................................................... 51
Proposition 44
Animation du réseau d’acteurs patrimoine naturel et du Portail du patrimoine naturel du
Pays Basque, plateforme web collaborative ............................................................................ 52
Proposition 45
Enseigner le Patrimoine naturel du Pays Basque à l’école .................................................... 52
Proposition 46
Etudier l’impact environnemental des pratiques numériques en Pays Basque, et définir
un programme de promotion de la sobriété numérique ....................................................... 53
ANNEXES................................................................................................................................................. 54
Annexe 1 – Rappel des orientations de la 1ère contribution............................................................ 54
Annexe 2 –Lecture thématique des actions proposées................................................................... 56
Annexe 3 – Détail sur certaines propositions d’actions................................................................... 58
Détail de la proposition 18 :
Accompagner le développement de la filière bois locale, en amont (production) et en
aval (équipement des ménages) ................................................................................................. 58
Détail de la proposition 21 :
Accompagner la création d’un outil de financement de la transition écologique et
solidaire en s’appuyant sur l’Eusko ............................................................................................ 61
Détail de la proposition 22 :
Etudier les potentiels de développement de l'écologie industrielle territoriale en Pays
Basque ............................................................................................................................................. 63
Détail de la proposition 28 :
Lancer des recherches sur les alternatives aux pesticides et la fonction stockage de
carbone de l’agriculture ............................................................................................................... 65
Détails de la proposition 29 :
Consolider et amplifier un programme de formation de l’agroécologie pour sensibiliser
aux nouvelles pratiques écologiques......................................................................................... 66
Détail de la proposition 42 :
Créer un observatoire citoyen de la transition ........................................................................ 68
Détail de la proposition 46 :
Etudier l’impact environnemental des pratiques numériques en Pays Basque, et définir
un programme de promotion de la sobriété numérique ....................................................... 71
Annexe 4 - Table des sigles .................................................................................................................. 72Quels défis relever dans le Plan Climat (PCAET) ?
LES PRECONISATIONS DU CDPB/IEHGK
Une première Contribution pour un PCAET à la hauteur du défi
climatique
Dans sa première Contribution au PCAET, en mai 2019, le CDPB/IEHGK a mis en avant
(comme son titre l’indiquait) la mobilisation générale autour d’un scénario-climat
volontariste qui résonnait avec le défi planétaire de limiter le réchauffement climatique à +1,5°C à l’horizon 2100. Cet objectif est issu des récents travaux du GIEC (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), pour lequel un réchauffement plus important entraînerait des conséquences peu maîtrisables.
Or, depuis 1959, la température au niveau régional a augmenté déjà de 1,4°C, et l’effet
cumulatif des gaz à effet de serre (GES) pourrait amener à un scénario à +3 ou 4°C en 2100
si nos sociétés ne se ressaisissent pas.
Le PCAET doit donc permettre au Pays Basque Nord de contribuer aux efforts nationaux et
internationaux, à son échelle et en s’appuyant sur ses spécificités territoriales. Notre
territoire doit amplifier la mutation de son modèle de développement et d’aménagement,
et organiser une double mobilisation : celle de toutes les collectivités publiques et de leurs
politiques, et celle de toute la société basque.
Pour le CDPB/IEHGK, la réussite du PCAET se mesurera ainsi à sa capacité à :
- généraliser une prise de conscience vers le plus grand nombre
- créer des synergies nouvelles entre toutes les parties prenantes du territoire
- générer l’économie de demain, nos modes de production et de consommation étant
un levier majeur d’une transition écologique & énergétique (TEE).
La 1ère contribution du CDPB/IEHGK proposait 28 orientations stratégiques pour mobiliser
l’ensemble de la société. Cf. Annexe 1 (p.53)
PCAET : le schéma des schémas ?
Le CDPB/IEHGK souligne l’orientation positive prise par les élus depuis quelques mois de
croiser les 3 démarches stratégiques en cours : PCAET (Plan climat), PDU (Plan de
déplacements urbains) et PLH (plan local de l’habitat). Cela se traduit par des orientations
communes : aller vers un territoire bas carbone, un autre développement, consolider les
centralités, inclure toutes les populations, mobiliser et répondre aux besoins locaux.
Comme l’a exprimé à plusieurs reprises le Président de la Communauté d’agglomération, le
Plan Climat est le Schéma qui englobe les autres (et notamment le PLH et le PDU), car la9
transition écologique et énergétique est à la fois transversale et s’impose à toutes les
politiques publiques comme une finalité prioritaire.
Le Plan Climat est à la fois transversal et englobant. Pour autant de nombreuses actions du
PLH et ad PDU relèvent de procédures spécifiques et sectorisées : construire du logement,
faire des réserves foncières, réhabiliter des centre-bourgs, créer des infrastructures de
transport, du stationnement, etc. Les propositions du CDPB/IEHGK sont à retrouver dans
les contributions PLH et PDU.
Un certain nombre de propositions du CDPB/IEHEGK intégrées dans les Contributions PLH
et PDU s’inscrivent complètement dans un Plan Climat : elles ont été envisagées pour
franchir un cap supplémentaire dans l’habitat et la mobilité dans une logique de transition
écologique & énergétique (TEE). C’est pourquoi elles sont reprises dans cette Contribution
pour le PCAET.
Le Plan Climat dessine une architecture complexe que le Conseil de développement s’est
réapproprié à travers le schéma suivant :
Le CDPB/EHGK a identifié des propositions pour répondre aux défis qui suivent, en les
regroupant autour des 4 entrées : aménagement, relocalisation, mutation et
mobilisation…
- 1
1
Acti ons hab i tat
cibl ées TEE
[ ]
• 1
1
-
Act i ons mob il ité
c ibl ées TEE10
Le défi d’un aménagement du territoire soutenable et cohérent, au
service de la transition
Les trois grands Schémas (PCAET, PDU, PLH) interrogent nécessairement le modèle de
développement et d’aménagement du territoire. Plus la gestion et l’organisation de
l’espace allie intensité, cohérences habitat/mobilité/services/emploi, préservation des
ressources… plus elle contribue à réduire les impacts énergétiques et climatiques, et ainsi
à consolider un Plan Climat ambitieux. Un aménagement soutenable et cohérent, un autre
partage de l’espace, plus sobre, doit s’inscrire dans la Charte d’aménagement durable
engagée par la CAPB (émanation du Projet Communautaire), dans les documents
d’urbanismes (PLUI, PLU) et les futurs grands schémas comme le SCoT.
C’est pourquoi le CDPB/IEHGK met en valeur dans cette contribution des approches
d’urbanisme durable préconisées pour le PLH et le PDU et qui vont dans le sens d’un
territoire en transition écologique et énergétique, complétée d’autres dimensions
touchant notamment au foncier agricole.
Le défi de la sobriété et de l’économie circulaire
La transition écologique et énergétique est devenue un enjeu vital à l’échelle planétaire,
qui ne pourra être relevé que par une modification en profondeur de nos modes de
consommation d’énergie, de matériaux et de ressources naturelles. La réduction des
impacts des activités humaines passera par d’autres manières de consommer, mais
également par une consommation amoindrie : la sobriété est certainement le premier levier
de la transition, car elle passe par des actions concrètes qu’il est possible de développer à
court terme. Gagner en sobriété, c’est éviter les consommations et émissions "inutiles", et
réduire les gaspillages à tous les niveaux.
L’objectif de sobriété est traité de manière transversale dans cette contribution.
Le traitement du parc de logements anciens est l’une des priorités dans cette optique. Très
énergivore, l’habitat ancien et dégradé est aussi celui qui fait le plus l’objet d’attention de
la part des collectivités (programmes de réhabilitation nationaux et locaux, via les PIG
notamment). Il s’agit non seulement de pérenniser ces actions, mais également de rendre
plus efficace l’accompagnement des projets de rénovation, par une information plus
accessible, une adaptation fine des techniques au bâti à traiter (qui peut beaucoup différer
selon les territoires : grandes bâtisses isolées, pavillons individuels ou immeubles de
Orientations proposées par l’Agglomération :
- Inscrire la sobriété comme une règle partagée
- Ralentir ?
- Construire / concevoir / consommer en bas carbone
- Concrétiser l’économie circulaire dans toutes les activités du territoire11
centre-ville… qui amènent à des traitements différents du point de vue énergétique et des
matériaux).
Les déchets produits par les activités économiques du territoire peuvent aussi être mieux
optimisés, et devenir des sources de matériau de seconde main pour d’autres activités :
penser la sobriété, c’est aussi penser le réemploi, la circularité de l’économie. Chaque
matériau doit aujourd’hui pouvoir être utilisé au maximum de ses potentiels, et connaître
plusieurs vies dans le circuit économique local.
Le CDPB/IEHGK insiste en particulier sur les déchets du bâtiment mal pris en charge
aujourd’hui sur le territoire (décharges sauvages). L’essor démographique, donc de la
construction et, vu les orientations du PLH, des enjeux de déconstruction/reconstruction,
ne fera qu’accentuer les problèmes si des mesures ne sont pas prises dès aujourd’hui. A
l’image d’autres territoires, une filière du réemploi de ces déchets peut se structurer au
niveau local et contribuera à régler ce problème.
Enfin, sur de nombreux domaines, les pratiques des habitants peuvent aussi gagner en
sobriété, d’où l’importance de toutes les actions de sensibilisation et de mobilisation
(familles, quartiers, associations…). Pensé sur le temps long, le PCAET doit notamment
intégrer celles dont l’impact sera amené à grandir dans les années futures, et qu’il s’agit de
modifier au plus vite : c’est le cas de nos pratiques numériques dont les impacts sont mal
connus. Longtemps considérée comme un moyen de réduire l’impact environnemental, la
transition numérique conduit à une dématérialisation quasi systématique. Et pourtant,
l’empreinte énergétique du numérique est en constante augmentation.
Le défi de la relocalisation des activités
La relocalisation des activités concourt à une forme de sobriété : consommer en proximité,
sur le territoire, contribue à réduire les consommations qui seraient nécessaires pour aller
chercher ou faire venir d'ailleurs. L’exemple de l’écologie industrielle, qui permet une
sobriété par la réutilisation de déchets dans des boucles locales inter-entreprises, est aussi
une manière de relocaliser les activités.
Le secteur de la transformation agricole est l’un des domaines clés où la relocalisation est
possible. Les circuits courts se multiplient au Pays Basque, mais certaines productions sont
insuffisantes pour couvrir les besoins locaux : c’est le cas du maraîchage, filière déficitaire
localement.
La concurrence pour l’utilisation du sol rend difficile l’installation de nouveaux
producteurs : la tache urbaine s’étend, alors que l’ambition d’assurer une alimentation
locale et de qualité nécessite de préserver des potentiels foncier agricole, notamment à
Orientations proposées par l’Agglomération :
- Multiplier par 5 la production d’énergie renouvelable en Pays Basque - Créer du lien entre usages de l’énergie et production locale
- Renforcer le lien entre l’agriculture et l’alimentation locale
'7.12
proximité des centres villes et centre bourg. L’agriculture urbaine et périurbaine
représente ainsi un levier de production à pérenniser, mais qui suppose un accès aux
moyens de production (donc à du foncier agricole pour installer des exploitations).
La relocalisation des activités concerne également le secteur de la production d’énergie.
Eviter le gaspillage est une chose, mais les consommations d’énergie difficiles à réduire ou
à éviter pourraient être couvertes d’une meilleure manière, notamment en se fournissant
d’énergie produite localement et de manière renouvelable. C’est l’ambition du projet
Enargia, qui peut s’appuyer sur des activités de productions locales (telles qu’I-Ener et
d’autres). Cela suppose de massifier les installations solaires sur les bâtiments et l’habitat
mais aussi tous les grands équipements publics et privés (sport, grandes surfaces, etc.).
Enfin, cela passe par le développement de filières concernées, qui existent déjà sur le
territoire mais pourraient être confortées et développées.
Du côté du bois-énergie, ce sont les deux extrémités de la filière qui nécessiteraient un
accompagnement de la puissance publique et des acteurs du territoire. La gestion pérenne
de la ressource pose problème, du fait de la multiplicité de propriétaires peu engagés dans
l’entretien des forêts basques, ou mal équipés. En aval, ce sont les débouchés du bois-
énergie qui devraient être développés pour permettre une consolidation de la filière : les
réseaux de chaleur locaux et les équipements des particuliers permettront à la production
locale d’être utilisée.
Pour ce qui concerne la filière d’hydroélectricité, le nœud de son développement passera
par des solutions à trouver pour répondre simultanément à deux préoccupations
concurrentes : celle de l’optimisation du potentiel hydroélectrique, et celle de la continuité
écologique au niveau des cours d’eau locaux (la première nécessitant des ouvrages
spécifiques, entrant aujourd’hui en conflit avec la seconde…). C’est donc un travail collectif
de médiation qui doit être mené, et des ajustements réglementaires qui devront être
trouvés.
La question de l’éolien demeure un « impensé » au Pays Basque : loin de parcs éoliens de
grande hauteur et surfaces importantes, envisager des projets expérimentaux
d’installation de petite éolienne destinée à de la production et de la consommation très
locale (autoproduction à l’échelle de zones d’activité, zones commerciales, voire
quartiers…).
Enfin, acteur majeur de la relocalisation de l’économie, l’Eusko, la monnaie locale du Pays
Basque, s’est fixée comme premier objectif de concourir à la transition écologique et
énergétique. Et l’association Euskal Moneta souhaite aller plus encore aujourd’hui
Le défi de la conversion économique et des emplois
Aux côtés des ménages, à sensibiliser au quotidien, les acteurs économiques du territoire
doivent eux aussi s’impliquer en investissant le champ de la TEE. Aujourd’hui, les
entreprises n’ont pas d’obligations particulières en la matière, seule la RSE2 s’impose
2 Responsabilité Sociétale des Entreprises : ensemble de mesures et bonnes pratiques que les entreprises
doivent définir et appliquer dans le cadre de leur activité, en matière sociale, environnementale ou éthique.13
depuis 2017 aux entreprises de plus de 500 salariés (extrêmement minoritaires en Pays
Basque).
Un certain nombre de pratiques actuelles peuvent être repensées, et de nouvelles activités
peuvent se développer pour contribuer à cet effort collectif. Cette conversion du tissu
économique et son renouvellement nécessitent un accompagnement important, et dans
l’idéal des offres de prestations clés en main efficaces et peu coûteuses.
Il s’agit d’une part d’adapter la formation des acteurs (initiale ou continue), pour y intégrer
l’acquisition de nouvelles compétences et techniques.
C’est le cas en particulier du domaine du bâtiment, où de nouveaux matériaux et de
nouvelles techniques d’éco-conception, éco-contruction et éco-rénovation ne pourront
être mobilisés que par des professionnels bien formés.
Le secteur agricole est lui aussi clé : son outil de travail est la nature elle-même, et l’activité
a directement un impact sur l’environnement et les écosystèmes. L’agriculture au Pays
Basque a pris conscience de cet enjeu et propose des modèles agricoles plus respectueux
de l’environnement, propices à un essaimage et à la construction d’une offre de formation
spécifique autour de l’agroécologie.
Au-delà de la formation, c’est aussi le fonctionnement des filières locales qui peut être
amélioré et rendu plus vertueux. Une réflexion sur les « emplois verts et filières vertes »3,
qui avait été pilotée par le Conseil des élus du Pays Basque en lien avec le CDPB/IEHGK,
s’était penchée sur la question dans les domaines agricoles et touristiques : nous invitons à
en mettre en œuvre les préconisations, et à étendre ces réflexions à d’autres filières
structurantes du territoire.
Le « verdissement » des filières et leur adaptation aux impacts du changement climatique
invite également à penser à long terme la mutation de l’économie locale, envisager les
métiers futurs nécessaires à cette économie à venir, à y mettre en adéquation les
compétences locales. C’est l’objet d’une démarche de Gestion Prévisionnelle des Emplois et
Compétence Territoriale (GPECT), que le CDPB/IEHGK invite également à déployer.
Enfin, l’évolution du tissu économique vers plus de sobriété et un moindre impact
environnemental nécessite d’être accompagnée. Des outils doivent ainsi être développés,
entre les collectivités et les acteurs de l’économie, de manière à animer la transition des
filières sur nos territoires.
Le CDPB/IEHGK propose de mobiliser trois leviers pour soutenir le monde économique
dans sa transition :
- outil d’ingénierie pour accompagner techniquement des acteurs à élaborer leurs
« plan climat d’entreprise »
3 Voir le rapport « emplois verts / croissance verte »
Orientations proposées par l’Agglomération :
- Innover et changer de modèle économique
- Intégrer la transition dès l’émergence des projets (d’entreprise, d’établissement, d’aménagement)14
- outil financier pour soutenir les projets innovants
- outils d’animation d’un réseau de porteurs de projets émergents dans le champ de
la TEE.
Le défi du patrimoine naturel comme levier face au changement
climatique
Le 4 mai 2016, le CDPB adoptait un Avis « Patrimoine naturel : un défi pour la société
basque », fruit de deux ans de travail mené avec près d’une centaine d’acteurs. Si la
richesse du patrimoine naturel du Pays Basque en fait un des piliers de l’identité du
territoire. Sa préservation est apparue primordiale pour lutter contre l’érosion de la
biodiversité et la fragmentation des espaces naturels et il s’inscrit ainsi de plain-pied dans
les défis actuels du changement climatique.
Localement, le besoin de caractériser l’état de la biodiversité et de son évolution est vital,
car elle est le socle de nombreux services écosystémiques nécessaires aux équilibres du
territoire. Des repères réguliers, scientifiquement fiables, et une vision dynamique
permettraient un pilotage efficace des politiques et une plus grande appropriation de
cette richesse qui, bien gérée, apporte de la résilience au changement climatique.
Le travail effectué entre 2013 et 2016 a fait émerger une vision partagée des enjeux et des
défis liés au patrimoine naturel. Il devient un outil pour l’aménagement et le
développement durable du territoire, dont le PCAET pourrait se saisir en maintenant et en
renforçant le cap de la labellisation « TEPCV » (Territoire à Energie Positive pour la
Croissance Verte) :
- développer le partage de la connaissance du patrimoine naturel
- faire du patrimoine naturel un socle des politiques de développement et
d’aménagement du territoire
- intégrer les services rendus par les écosystèmes dans les filières économiques
locales
- renforcer la médiation et les liens entre patrimoine naturel et culturel.
Le défi de la connaissance et de l’anticipation
La connaissance de la mutation de nos secteurs d’activité est essentielle à la réalisation des
objectifs du PCAET. Intégrant un diagnostic approfondi de la situation énergétique et
écologique au Pays Basque, le Plan Climat doit aussi s’attacher à anticiper et mesurer les
évolutions qui impacteront les filières économiques locales, auxquelles elles devront être
préparées.
La sensibilisation du public aux enjeux environnementaux, écologiques et climatiques passe
elle aussi par une connaissance la plus fine et partagée possible de nos activités et leurs
impacts (notre part à la réduction du poids des activités humaines sur l’état actuel et futur
de la planète). La connaissance des changements subis par notre environnement en raison
du dérèglement climatique (ce qu’on subit aujourd’hui, à l’échelle du Pays Basque, en
raison des activités humaines actuelles et passées) sera l’un des moteurs du changement
vers des pratiques individuelles et collectives plus vertueuses.15
Quant à la mobilisation citoyenne autour des thèmes du climat et de la transition
écologique, elle ne peut se contenter d’horizons lointains et de haut niveau, voire
d’objectifs qui paraissent inatteignables (ex. : « territoire à énergie positive », « neutralité
carbone », etc.). Elle a besoin de balises à plus court-terme et de photographies régulières
de l’avancement de la TEE, basées sur des indicateurs partagés qui « parlent » à toutes les
parties prenantes, dans leur quotidien aussi, et puissent inspirer et guider leurs actions en
faveur d’un Pays Basque plus respectueux des enjeux environnementaux.
Quant à la connaissance des impacts du changement climatique sur nos écosystèmes, nos
paysages et nos milieux, elle pourrait être développée de manière à mieux anticiper les
changements auxquels nous devrons faire face. Il s’agit de bâtir un observatoire local du
changement climatique : appuyé sur les organismes de recherche locaux, intégré à des
réseaux régionaux ou nationaux, contributeur de l’observatoire citoyen de la TEE.
Le Plan Climat est l’occasion de déployer une politique de recherche pour anticiper les
mutations de secteurs d’activités.
La TEE est aussi un domaine complexe qui engage la société dans sa globalité et où sont
maintenant pertinents une multitude d’acteurs. Devant une telle complexité, un premier
pas est fait avec l’adoption prochaine, après un processus participatif, du PCAET que tous
les acteurs du territoire auront la responsabilité de mettre en œuvre. Mais la mesure de
notre avancement collectif vers les objectifs ambitieux portés par ce plan, devrait, elle,
être simple, lisible et partagée, afin de promouvoir la transparence, la confiance, et de
mobiliser là où les choses ne bougent pas assez vite. Sans un effort pour rendre plus
accessible le suivi de la mise en œuvre du PCAET, mais plus largement aussi des efforts de
tout un chacun et du monde économique pour accélérer la TEE, et des effets qu’ils
produisent, le risque est grand que les acteurs de la TEE, qu’ils soient institutionnels,
associatifs, du secteur privé ou citoyens,4 multiplient de manière individuelle la mesure
des progrès réalisés (ou non), utilisant des indicateurs qui se chevauchent sans permettre
l’agrégation ou la comparaison, voire se contredisent, laissant des pans entiers de la TEE
sans couverture ou, tout simplement, produisant des « photographies » qui restent
confidentielles et éloignées du grand public.
Le Plan Climat mettra en place un dispositif de suivi des actions qu’il propose de mettre en
œuvre : ce suivi devrait intégrer au maximum les citoyens et acteurs territoriaux, pour
maintenir et développer leur engagement. Le CDPB/IEHGK propose de développer un
observatoire citoyen de la TEE, et de développer les actions de sensibilisation et de
mobilisation.
Le défi de la mobilisation de la société
Sobriété et consommation locale dépendent souvent de pratiques plus vertueuses : l’un
des grands enjeux du PCAET sera de mobiliser tous les habitants dans leur quotidien, que
ce soit au travail ou dans la sphère privée. La mesure du défi climatique impose de
repenser nos habitudes et de les rendre plus responsables.
4 Voir la campagne actuelle de Bizi ! et son initiative Hitza Hitz.16
De nombreux outils existent et sont déjà mobilisés : leur complémentarité permet de
toucher les habitants, de différentes manières, à différents lieux et différents moments.
Pour le CDPB/IEHGK, certains modes de sensibilisation sont particulièrement utiles à
utiliser et à renforcer sur le territoire.
En premier lieu, impliquer au maximum les citoyens dans le suivi des politiques publiques et
la mesure de leur impact leur permettrait de se rendre compte des efforts engagés par les
collectivités… mais aussi de se les approprier et contribuer à leur efficacité. Cela concerne :
- la politique développée en matière de transition écologique : le Plan Climat et sa
mise en œuvre),
- l’observation et suivi de politiques sectorielles très liées à la transition du territoire :
politique d’habitat (PLH) et de mobilité (PDU) en particulier
Le CDPB/IEHGK invite, à l’occasion du déploiement de ces grandes politiques stratégiques,
à construire des dispositifs d’observation et de suivi continus tournés vers les pratiques
des habitants et les modes de vie, et conçus de la manière la plus partenariale et accessible
possible.
La sensibilisation du grand public peut aussi passer par des dispositifs innovants,
notamment ceux qui permettent d’engager les habitants dans des pratiques culturelles et
scientifiques, et de mieux connecter les habitants à leur territoire. C’est l’occasion de les
sensibiliser activement aux évolutions liées au changement climatique (impacts sur
l’environnement et le cadre de vie, culture du risque à retrouver…).
L’idée de rendre actifs les habitants pour les sensibiliser plus fortement et leur permettre
de mieux intégrer des pratiques nouvelles sont au cœur des dispositifs de « défis famille ».
Au-delà de l’information, proposer des actions concrètes, quotidiennes, dans ces
démarches ludiques, montrer leur efficacité. L’enjeu est aujourd’hui de dépasser
l’approche sectorielle et de concevoir des « défis plan climat » qui couvriraient l’ensemble
des thématiques de la TEE, dont celle de l’adaptation au changement climatique.
L’espace public, en tant que lieu de vie du quotidien, peut lui aussi être mobilisé et
transformé dans un but pédagogique et de sensibilisation. Il s’agit en particulier de
retrouver un lien à la terre, qui s’étiole avec le développement urbain de plus en plus
intensif. L’espace urbain n’est pas nécessairement un espace privé de nature et de
biodiversité, il peut même être un espace nourricier. La multiplication de petits espaces
productifs en cœur de villes et de bourgs, contribuerait à une sensibilisation douce à une
alimentation saine et locale, en plus des effets bénéfiques pour l’environnement et le
cadre de vie.
Orientations proposées par l’Agglomération :
- Partager connaissances et expériences de transition pour Agir ensemble - Embarquer tous les acteurs (citoyens, touriste, chef d’entreprise, lycéen) - Révolutionner les comportements de mobilité
- Prévenir l’exposition aux risques aujourd’hui et demain17
Enfin, le CDPB/IEHGK souhaite insister sur l’enjeu spécifique de la mobilité, sur lequel le
Pays Basque accuse un retard important. Une nouvelle politique émerge, qui doit toute
entière être tournée vers une contribution à la transition écologique. Cela inclut un
renversement culturel dans les pratiques de mobilité des habitants, aujourd’hui réduites
quasi-essentiellement à l’usage de la voiture individuelle. Adopter des modes plus
respectueux, en cours de construction par le Syndicat des mobilités ou à faire émerger et
structurer (schéma vélo notamment), nécessite aussi de lever des freins culturels au
changement de pratiques de mobilité.18
Quelles alliances entre l’Agglomération et le Territoire ?
LES PRECONISATIONS DU CDPB/IEHGK
Le Pays Basque est une « communauté d’acteurs », public et privés, de citoyens, de
collectivités, d’entreprises… agissant sur le territoire et contribuant à une trajectoire plus
ou moins compatible avec le changement climatique. C’est l’ensemble de cette
« communauté » que le PCAET, plan climat « territorial » doit pouvoir mobiliser pour que
chaque acteur prenne sa part.
Une Communauté d’agglomération et des communes exemplaires
La CAPB est une collectivité qui a une existence physique et une activité sur le territoire :
elle est incarnée par plus d’un millier d’agents qui travaillent au quotidien, se déplacent sur
le territoire, occupent des bâtiments, mobilisent des ressources physiques ou
numériques… Ce sont autant d’impact liés aux pratiques de ces agents, à l’état du
patrimoine bâti de la CAPB, de sa flotte de véhicules, de ses équipements bureautiques.
De ce point de vue, le Plan Climat territorial ne peut se passer d’un engagement fort de la
CAPB qui viendra préciser les mesures qu’elle s’imposera à elle-même. Au-delà des
conséquences en matière d’économie d’énergie et de réductions des impacts de son
activité, la Communauté d’agglomération par son exemplarité sera crédible pour entraîner
l’ensemble acteurs territoriaux.
Elle a un rôle majeur à jouer auprès des 158 communes, qui rassemblent des centaines
d’agents, d’équipements publics, gèrent l’éclairage public et les relations avec le tissu
commercial local.
Enfin, la CAPB peut être le chef de file pour entraîner les autres collectivités publiques
(Etat, Région, Département) et autres institutions qui agissent sur le territoire.
Des compétences et politiques publiques à orienter TEE
Le diagnostic énergie-climat, encore en cours d’élaboration, ne devrait pas dresser un
panorama fondamentalement différent de celui produit ces dernières années par
différentes études (données à l'échelle régionale, départementale, étude énergie-climat
locale de 2015 par le Conseil des Elus et le CDPB/IEHGK-CEPB). Ce seront donc les
domaines de l’habitat et de la mobilité qui resteront des leviers essentiels de la transition
énergétique.
Or, dans ces domaines, l’Agglomération et les communes disposent de compétences
larges. L’aménagement du territoire repose sur la définition de ses politiques publiques,
actuellement en cours :
- c’est le cas notamment du PLH et du PDU, qui devraient aboutir en fin d’année
2019 ;19
- ce sera à l’avenir le cas de leur déclinaison dans les PLUI, ou encore dans
l’élaboration du SCOT auquel la CAPB contribuera largement (puisqu’elle en
constitue l’essentiel du ressort territorial).
Plus largement, ce sont toutes les politiques publiques qui sont concernées par la transition
écologique et énergétique, et qui doivent y contribuer. Le Projet communautaire de la
CAPB le rappelle, en indiquant que chacune des 21 politiques publiques de
l’Agglomération devra rendre explicite sa « contribution à l’ambition de transition »5.
Au-delà des compétences liées à l’aménagement du territoire, ce sont tous les domaines
où l’Agglomération peut agir qui devront être mis à contribution :
- pas de transition écologique et énergétique sans évolution du modèle de
développement économique, touristique, agricole, de la formation…. ;
- pas de réduction de nos impacts sans une politique de gestion des déchets, de l’eau
et de l’assainissement, exemplaires ;
- pas de sensibilisation et d’engagement du grand public sans un travail culturel de
fond ;
- pas d’objectifs collectifs qui puissent être atteints si la diversité des territoires n’est
pas suffisamment prise en compte (littoral, montagne, urbain, rural…) ;
- pas de transition écologique et énergétique acceptable si elle n’est pas
simultanément solidaire avec les publics les plus vulnérables.
Le CDPB/IEHGK invite ainsi la CAPB à faire de la Transition écologique et énergétique le
critère de régulation et d’arbitrages de ses choix politiques, et à poursuivre les actions
volontaristes déjà engagées dans chacune de ses politiques sectorielles.
Une Agglomération aux côtés des acteurs locaux pour les accompagner
dans leur mobilisation
Le basculement de tout le territoire dans la transition écologique et énergétique dépend
de l’engagement des acteurs locaux. La société civile est prête, et le manifeste aujourd’hui
d’une multitude de manières : marches pour le climat, interpellation des responsables
politiques, développement d’initiatives multiples qui foisonnent sur le territoire et sur tous
les sujets, portées par des collectifs de citoyens, des associations, des entreprises…
Cependant, bon nombre de bonnes intentions ne se concrétiseront ou ne changeront
d’échelle que si elles trouvent des ressources et des appuis nouveaux, et notamment ceux
des collectivités. Tant du point de vue des pratiques des habitants que des dynamiques
économiques, l’Agglomération peut jouer un rôle : elle aura un effet d’entraînement si elle
est en mesure d’impulser et d’accompagner des changements de pratiques, et l’émergence
de modèles plus vertueux.
De nouveaux pactes sont donc à imaginer entre les acteurs locaux et l’Agglomération, à
l’occasion de l’élaboration et la mise en œuvre du Plan Climat. Il peut être l’outil qui
permettra à l’engagement des acteurs du territoire de rencontrer le soutien de la CAPB,
qui doit pouvoir consacrer à ces initiatives de nouvelles modalités de travail plus
5 Voir l’élaboration du Projet communautaire de la CAPB, p.3420
collaboratives (réseaux de professionnels, modes projet…) et de nouvelles ressources
(humaines, matérielles, financières).
L’ensemble des actions proposées dans cette seconde Contribution est de l’ordre de ces
partenariats à formaliser dans le cadre du Plan Climat.DES PROPOSITIONS POUR
AMENAGER DURABLEMENT LE TERRITOIRE
Proposition 1
Une production publique d’habitat dans les centralités, en cohérence avec les offres
de mobilité, l’emploi, les services
La production de logement doit être cohérente avec le développement d’activité
économique, de services, d’offre de transport, a fortiori le cas pour ce qui concerne le
logement social : il s’agit de ne pas cumuler les difficultés aux différentes ressources, en
plus de l’accès au logement… et donc d’intégrer le logement à des opérations mixtes.
Il s’agit aussi pour la puissance publique de reprendre la main sur la production de
logement, en particulier pour rééquilibrer la part de logement social sur certains territoires
en carence (ce qui implique des seuils élevés de produits sociaux dans les opérations)… et
de surcroît :
- dans des secteurs tendus où les prix du foncier contraignent les opérations
- dans des centres bourgs à réhabiliter où les coûts de réhabilitation contraignent les
opérations
Objectifs:
1. Rééquilibrer les modalités de production sociale :
- Par le biais des PLUI en ciblant des opérations mixtes dans les centralités : bourgs-
centres, centre-ville, quartiers importants…
- Par une plus grande maîtrise publique des opérations : investissement massif,
politique foncière volontariste
2. Rénover le logement communal et soutenir le développement de logements
communaux au cœur des villages
Acteurs à mobiliser : communes, bailleurs sociaux, EPFL (Etablissement Public Foncier
Local)
Proposition 2
Intégrer aux règlements d’urbanisme des contraintes liées à la qualité des matériaux
et mobiliser la commande publique
Objectif :
Face aux enjeux climatiques et de santé publique, mobiliser les outils publics pour
développer l’usage de matériaux sains, locaux, biosourcés, et veiller au réemploi des
déchets de la construction.
Actions envisageables :
- Intégrer des contraintes qualitatives dans les PLUI (via les Orientations
d’Aménagement et de Programmation).22
- Mieux définir la commande publique sur les opérations maîtrisées par la
collectivité, en y intégrant des attentes liées à la qualité des matériaux et le
traitement des déchets du bâtiment.
Acteurs à mobiliser :
- Communes, collectivités territoriales, établissements publics locaux, bailleurs
sociaux
Proposition 3
Intégrer le Patrimoine naturel dans l’élaboration des outils de planification
Objectif :
Assurer la durabilité de la biodiversité dans les politiques publiques d’aménagement et de
développement urbain.
Actions envisageables :
- Elaborer une carte synthétique de la représentation du patrimoine naturel du Pays
Basque.
- Sensibiliser les élus, les techniciens et les acteurs aux enjeux de sa préservation en
s’appuyant sur des exemples locaux (Trame Verte et Bleue transfrontalière, PLUi ACBA et
Hasparren-Bidache…).
- Traduire ces enjeux dans les outils d’aménagement (SCoT, PLUi…).
Acteurs à mobiliser :
DDTM 64, Agence d’urbanisme Atlantique Pyrénées, Agence Régionale de la Biodiversité,
GIP Littoral, CAUE, Chambres consulaires (CCI, CA, CMA), Euskal Herriko Laborantza
Ganbara, Conservatoire des espaces naturels (CEN), Centre Permanent d’Initiatives pour
l’Environnement Littoral Basque, Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement
Pays Basque.
Proposition 4
Optimiser l’usage de gisements fonciers déjà urbanisés par le développement ou le
soutien à des projets expérimentaux
Objectif :
Mobiliser tous les potentiels d’optimisation du foncier déjà urbanisé, au service de
l’objectif global de limitation des consommations foncières, de construire la ville sur la
ville :
- en intensifiant l’usage des gisements fonciers peu exploités (friches et délaissés,
parkings, « cubes » commerciaux ou de bureaux, bâtis en attente de projets…)
- à travers des opérations innovantes (urbanisme de transition, expériences
architecturales) et en s’appuyant sur les acteurs territoriaux.23
Acteurs à mobiliser :
- CAUE, AUDAP, EPFL, CROUS (expérimentation à Pau), acteurs publics, parapublics,
associatifs et privés
Détail en Annexe de la Contribution PLH (cf. Proposition 7, p.34)
Proposition 5
Maintenir et développer les potentialités d’agriculture urbaine et périurbaine
durable, levier de production locale
Objectif :
- S’appuyer sur l’agriculture urbaine et périurbaine comme levier de production
locale et durable, en facilitant l’installation de producteurs à proximité des centres
villes et centre bourgs
- Développer une politique foncière adaptée
Actions envisageables :
- Identification des fonciers propices au développement de l’agriculture urbaine et
périurbaine : surfaces suffisamment importantes, qualité du sol…
- Intervention foncière si nécessaire pour assurer la maîtrise du sol
o Zonage et classement réglementaire dans les PLUI
o Définition de Zones Agricoles Protégées
o Acquisition et portage par la collectivité ou ses délégataires
- Sur les fonciers publics, installation de producteurs sous condition de pratiques
écoresponsables (zéro intrants phytosanitaires)
Acteurs à mobiliser :
- Communes, EPFL, SAFER
- Chambre d’agriculture, EHLG, Lurzaindia, Inter-AMAP
Proposition 6
Consolider des outils de gestion des espaces naturels, agricoles et forestiers en zone
montagne
Objectif :
Améliorer la prise en compte du maintien de la biodiversité dans la gestion des espaces, les
activités et pratiques, par les acteurs de la montagne.
Actions envisageables:
- Expérimenter de nouvelles pratiques de gestion concertée des ressources
naturelles et de l’espace montagnard entre gestionnaires, acteurs
socioprofessionnels et associations naturalistes.
- S’appuyer sur un réseau de chercheurs et scientifiques.
- Soutenir les projets et les acteurs de la valorisation et du maintien du patrimoine
naturel montagnard.24
Acteurs à mobiliser :
Associations des commissions syndicales de la montagne basque, Ligue pour la Protection
des Oiseaux, Conservatoire des espaces naturels sensibles, CPIE Pays Basque.
Proposition 7
Développer de nouvelles méthodes de conception des espaces publics
Objectif :
Il s’agit d’appréhender l’espace public comme un espace habité, et veiller à sa qualité : pour
le bien-vivre des habitants, mais aussi comme levier à la transition écologique et
énergétique. C’est aussi à travers l’aménagement de ses espaces publics que notre
territoire pourra mieux s’adapter aux effets du changement climatique.
Actions envisageables :
- Mobiliser les outils réglementaires pour réaffirmer la place de la nature en ville
- Etendre la formation et sensibilisation des acteurs de l’urbanisme à une approche
plus qualitative de la conception des espaces publics :
- Développer les expérimentations partenariales de conception participative des
aménagements de bourgs (voir le projet FENICS porté par CAUE, AUDAP, EPFL)
Acteurs à mobiliser :
- CAUE, AUDAP, EPFL, SCOT, services urbanisme des collectivités, CD64, maitres
d’œuvres, bureaux d’études, associations, EKE/ICB.
Détail en Annexe de la Contribution PLH (cf. Proposition 18, p.44)
Proposition 8
Inscrire dans les documents d’urbanisme une nouvelle hiérarchisation des modes de
déplacement pour tout projet de voirie en secteur urbain
Dans sa contribution de mai 2019, le CDPB/IEHGK insistait sur la nécessaire hiérarchisation
des modes de transport en faveur des mobilités douces, en ville comme dans tous les
centre-bourgs, en redonnant une place majeure au vélo.
Il s’agit de repenser la place des modes de transport au sens littéral, c’est-à-dire les
surfaces occupées dans l’espace public par les infrastructures respectives des différents
modes de transport.
Il s’agit aussi de mieux travailler leur organisation spatiale, de manière à ce que les
circulations ne se gênent pas et participent de la sécurité des différents usagers.
Objectifs :
Lors de la conception de tout aménagement, en milieu urbain, il s’agit de prévoir la place
sur la chaussée dans l’ordre de priorité suivant : piétons > cyclistes > transports en commun
> voiture.25
Actions envisageables :
- Définir avec les acteurs locaux et associations d’usagers un référentiel partagé pour
la rénovation des voiries qui respecte la hiérarchie proposée : axes de circulation et
intersections.
- Appliquer ces référentiels aux voiries destinées à être rénovées, voire l’appliquer à
des secteurs de « point noir » et de discontinuité à inscrire dans un programme de
rénovation
- Si l’espace foncier ne permet pas une association des différents modes de
transport, envisager la suppression de stationnements et voies automobiles, voire
une refonte du schéma de déplacement (voies en sens unique…), pour mettre
l’usage prioritaire du piéton et du cycliste.
Illustrations en Annexe de la Contribution PDU (p.26)
Proposition 9
Développer les infrastructures du vélo
Le développement du vélo au niveau de l’agglomération du BAB souffre d’un manque
d’infrastructures dédiées, à savoir :
- Un maillage continu de voies cyclables dédiées, sécurisées par rapport aux voitures
et qui sécurisent les piétons
- Des stationnements adaptés, au niveau de pôles intermodaux, mais aussi au niveau
des équipements structurants (administrations, services publics…)
Les usages sont aujourd’hui très faibles au quotidien (moins de 1% des déplacements), et
ils ne sauraient se développer sans un plan ambitieux d’infrastructures.
Objectif :
Intégrer au PDU un plan vélo ambitieux de développement de voies dédiées pour le vélo
pour soutenir une nouvelle offre et de nouveaux usages, visible dans le « plan de
transport » mis à disposition du public (au même titre que les lignes de bus)
Actions envisageables :
- Développer un maillage continu de voies cyclables sécurisées, conçues en amont au
même titre que ceux des voitures et transports en commun :
o Sécurisées, aux normes et inclusives
o Associées à une signalétique spécifique
o Entretenues régulièrement
- Intégrer à ce maillage des axes« vélo-express »6 :
o pistes séparées du trafic automobile, et prioritaires sur les voies pour
automobiles pour se déplacer facilement dans et à proximité du BAB.
o Aménager une voie cyclable sur la ligne du soufre, une voie vélo sur le BAB,
rendre accessibles les portions de voies dédiées au TC
6 Cf. réseau REVE à Bordeaux Métropole : « réseau express à haut niveau de service », sur lequel s’articule un
« réseau structurant » ; voir propositions repérées sur les extraits de plan en annexe26
- Développer une politique de stationnement vélo cohérente à l’échelle de
l’Agglomération : plan de stationnement, mobilier adapté et sécurisé
- Etendre le réseau vers l’intérieur du Pays Basque sur les principaux axes de mobilité
Proposition 10
Intégrer les usages partagés de la voiture dans l’offre de transport proposée
L’offre de bus ne pourra jamais répondre aux besoins de mobilité sur tout le territoire, au
regard de l’étalement urbain, de logiques de quartiers en milieu urbain, péri-urbain et rural.
Partager sa voiture, faire du co-voiturage ou de l’auto-stop partagé7 est une solution pour
faire rapidement des déplacements là où l’offre est trop faible ou pas assez efficace en
termes de temps de trajet.
Le CDPB/IEHGK propose de mettre cette pratique de mobilité au même rang que l’offre de
transport public, car elle répond à l’intérêt général :
- faciliter la mobilité
- réduire le nombre de voitures sur les routes, et leur impact climatique et de santé
- se déplacer mieux et moins (quand il le faut)
Objectif :
Créer un maillage de lignes de co-voiturages complémentaire de l’offre de transport en
commun, en mobilisant pouvoirs publics (CAPB, ADEME…) et start-up du territoire, à
l’image de programme comme « Lane » (Cf. https://lanemove.com/)
Actions envisageables :
- Identifier des voies réservées et les indiquer dans le plan d’offre de transport,
- Matérialiser et aménager des points d’arrêts (comme pour les bus),
- Permettre aux covoitureurs l’accès aux voies dédiées aux bus (lorsque la voiture
atteint 4 personnes : logique de taxi collectif),
- Permettre un accès préférentiel au stationnement, notamment en centre-ville et n
parkings relais
Proposition 11
Mettre en place une politique communautaire de stationnement différenciée pour
réduire la place de la voiture en cœur de ville / bourg
Le débat sur le « péage urbain » a surgi au moment du projet de loi de mobilité (pour les
villes de 100 000 habitants)8. La mesure a finalement été abandonnée en France. Les
retours d’expériences à l’étranger9 montrent une réduction des trafics automobiles et
l’augmentation de la fréquentation des transports en commun. Le CDPB/IEHGK avait
7 Cf. le dispositif Rézo Pouce
8 Voir le rapport de la sénatrice Keller sur le sujet (2018)
9 Synthèse par le CERTU sur les péages urbains, dont l’expérience de Londres et Stockholm ; études préalables
au projet pour Paris (voir ici) ; rapport de l’ADEME (2016), ou encore l’évaluation du Laboratoire d’Economie des
Transports (2009) sur les péages de Londres, Stockholm, Oslo27
suggéré, dans sa première Contribution de mars, d’aller vers un péage adapté au territoire
(« Pag’Auto »).
Objectif :
Contraindre l’accès aux centres villes (des petites et grandes villes) des automobilistes aux
habitudes les moins vertueuses (grosses cylindrées, usages strictement individuels…), en
permettant simultanément aux autres transports éco-solidaires et certains usagers
prioritaires de bénéficier seuls de l’accès au stationnement de centre-ville (ex : voitures
partagées (au moins 3 personnes), handicapés, place pour dépôt de personnes âgées…).
Actions envisageables :
- Etudier les modalités d’une politique collective de stationnement différenciée
favorisant l’accès au stationnement de centre-ville aux pratiques éco-solidaires
évoquées précédemment ;
- Dès 2021, Charte de stationnement différenciée entre la CAPB et les Communes, à
traduire dans les politiques communales de stationnement, les équipements
urbains, création d’outils communs entre les communes (signalétique, badge pour
les automobilistes)
- Bilan en 2025 de l’expérience et des impacts, et élargissement vers une étude
d’opportunité et de faisabilité d’un « péage urbain » sur le BAB (incluant une
expérimentation sur une commune volontaire).
Proposition 12
Créer des hubs d’intermodalités aux points stratégiques
Il s’agit de mettre en place sur des nouvelles zones de stationnement des possibilités
d’intermodalité à la fois vers la nouvelle offre de transport en commun déployée par le
Syndicat des Mobilités, mais aussi vers d’autres possibilités (co-voiturage, notamment). Ce
réseau de points stratégiques est à imaginer pour couvrir tous les nœuds de connexion
possible sur l’ensemble du territoire, du très rural au très urbain : gares et anciennes gares,
parking de supermarchés, croisements routiers importants, etc. L’absence par exemple
d’un tel espace au péage de la Négresse demeure une vraie problématique.
Objectif :
Organiser un maillage territorial de hub-intermodaux voiture/co-voiturage/TC-modes doux
Actions envisageables :
- Identification des nœuds stratégiques de report voiture-TC-co-voiturage, associée
à une politique de maîtrise foncière anticipatrice
- Définition des capacités de stationnement à développer et des équipements
associés (nombre de places voiture, stationnements vélo, station de charge voiture
électrique, autres équipements…), à intégrer au cahier des charges des opérations28
Proposition 13
Expérimenter à grande échelle toutes les possibilités de mobilités sur les axes
structurants du territoire
Les saturations routières importantes dans l’agglomération bayonnaise sont le résultat de
mobilités venant des Landes, de la Nive (entre Garazi et Bayonne, et plus densément entre
Cambo et Bayonne), de l’Adour (entre Bidache/Urt et Bayonne), de Bidart/St-Jean-de
Luz/Hendaye… Le développement actuel de la mobilité se fait aussi autour de la Nivelle et
des communes rétro-littorale vers les villes côtières. C’est la conséquence de l’étalement
urbain accentué par l’inaccessibilité des prix de l’immobilier sur la zone littorale (cf.
Contribution du CDPB/IEHGK au PLH). Comme l’ont proposé les prospectivistes sur
« (a)ménageons le Pays Basque », l’aménagement du territoire se joue sur ces axes, car le
littoral est saturé.
Le CDPB/IEHGK invite dès à présent à anticiper cette perspective dans le PDU et faire de
ces axes (Bayonne-Cambo, Bayonne-Urt, Bayonne-St-Jean-de-Luz) des laboratoires
d’expérimentation des mobilités de demain et qui alimenteraient l’actualisation du PDU.
Objectifs :
Modéliser les solutions de demain en termes d’offres nouvelles de transport, mais aussi
d’articulation de ces services de mobilité avec le développement de nouvelles zones
urbaines, économiques, de formation, etc. Dans l’esprit, de l’axe 3 (implication des
habitants), ce type de travaux exploratoires devraient faire l’objet d’un travail très
participatif avec les habitants pour anticiper des solutions attractives et nouvelles, les
tester, etc.29
DES PROPOSITIONS POUR
RELOCALISER LES ACTIVITES ET LA CONSOMMATION
Proposition 14
Organiser la filière de réemploi des déchets du bâtiment
Le secteur du BTP est aujourd'hui le premier consommateur de ressources naturelles et le
premier producteur de déchets à l’échelle nationale… or les ressources s'amenuisent et les
centres de traitement des déchets peine à suivre l'augmentation constante des volumes à
traiter.
Chiffres clés en France (secteur du bâtiment hors TP):
- 31 millions de tonnes de déchets inerte, recyclés à 50% (remblais)
- 11 millions de déchets du second œuvre, recyclés à moins de 35%
- 40% des déchets du bâtiment qui sortent du système (décharges sauvages...)
- réglementation en pleine transformation qui favorisera le réemploi : objectif de
70% de valorisation des déchets de chantier à l’horizon 2020 (loi d’août 2015
relative à la transition écologique pour la croissance verte)
Objectif :
Avant le déchet final, réutiliser une partie plus importante des matériaux du bâtiment en
structurant en amont une filière de collecte et réemploi :
- par le développement de la collecte (offre accessible aux entreprises et sa
promotion) et du stockage (sites dédiés)
- par le soutien aux activités économiques émergentes liées au réemploi des déchets
du bâtiment
- par la commande publique facilitant les débouchés pour ces activités
Acteurs à mobiliser :
- CAPB, Bailleurs sociaux
- Nobatek, Odéys, Réseau 3R, CAPEB, association IDRE, Patxa’ma Bil ta garbi,
association IDRE
- Professionnels du BTP (maîtrise d'ouvrage, maitrise d'œuvre, AMO, bureau d'étude,
artisan...)
Détail en Annexe de la Contribution PLH (cf. Proposition 16, p.42)
Proposition 15
Créer un « marche d’intérêt local » autour d’une plateforme logistique et d’achat
La Communauté d’agglomération a lancé l’élaboration d’un Projet alimentaire de territoire
(PAT). La CAPB porte un effort important sur la commande publique, l’implication des
écoles… Le CDPB/IEHGK a exprimé la nécessité d’organiser un circuit court à grande30
échelle pour qu’une alimentation de qualité touche une part importante de la population,
ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui.
- l’agriculture du Pays Basque est essentiellement tournée vers l’élevage (lait,
fromage, viande) qui s’exporte largement (moins de 10% en circuit court)
- les autres productions (légumes, fruits…) sont très minoritaires, fonctionnent en
circuit local et les volumes ne correspondent pas aux attentes de la restauration
collective
- la taille des exploitations ne permet pas la prise en compte dans les achats locaux
(restaurateurs, magasins de détail, grandes et moyennes surfaces - GMS) ;
- 95% des achats locaux se font dans des magasins et dans la GMS
On peut ainsi supposer que sur la quantité de viande consommée par les habitants une
part infime vient de la production locale, pourtant largement excédentaire. Si l’objectif de
long terme est de réduire la consommation individuelle de viande, elle pourrait se faire
tout en augmentant la part de viande achetée localement (et souvent de bonne qualité)
Concernant le maraichage qui est un point faible de l’agriculture basque, il renvoie à la
proposition 4 (foncier agricole orienté maraichage) et à la proposition suivante (installation
de maraichers).
Objectif général :
Accroître de manière significative la part de produits locaux consommés localement
Actions envisageables :
La plateforme envisageable pourrait :
- Apporter des outils techniques aux producteurs (légumerie, conditionnement) pour
répondre à des demandes spécifiques (lieux de vente, restaurants, restauration
collective…)
- Faire de la pré-vente de produits stockés dans des équipements dédiés
- Bénéficier d’une fonction commerciale mutualisée pour conquérir de nouvelles
clientèles locales (magasins de détail, GMA, restaurateurs, restauration scolaire)
- Permettre aux acheteurs d’avoir un lieu mutualisé de produits stockés en volume
Acteurs à mobiliser :
- Réseau des coopératives de consommateurs
- InterAMAP
- Producteurs locaux : BLE, EHLG, Chambre d’agriculture…
- Associations/collectifs d’hôteliers et restaurateurs : UMIH Pays Basque
Proposition 16
Développer et organiser les filières de maraichage et production fruitière locales
Après la disparition quasi complète des ceintures maraîchères du BAB et du maraichage
dans les fermes du Pays Basque, l’approvisionnement « local » en légumes et fruits
provient des Landes, du Béarn et du sud-ouest en général. La production en légumes en
Pays Basque, est actuellement basée sur des maraîchers installés depuis moins d’une
quinzaine d’années.31
Ces derniers ont pour la plupart choisi des circuits de distribution courts (vente directe) et
des systèmes de production très diversifiés. De fait, ils ne peuvent répondre à d’autres
demandes sur le territoire (restauration collective, entre autres).
Objectifs :
- Rechercher des paysans qui souhaitent se diversifier et destiner certaines surfaces
de leurs fermes à la production légumière
- Mettre la priorité de toute nouvelle installation agricole vers le maraichage et le
fruitier, d’où la recherche de nouveaux paysans (hors cadre familiaux) à
accompagner dans leur recherche de foncier
- Organiser l’accompagnement humain de cette agriculture
o étude des coûts de production
o étude de faisabilité pour des fermes d’élevage (diversification)
o caractérisation et planification de la demande
o sécurisation des prix et des quantités
o réflexion sur la valorisation des « surplus »
o réflexion sur organisations collectives à mettre en place
- Analyse des besoins des cantines (scolaires ou non, publiques ou non) et mise en
place d’autres systèmes de production et d’organisation logistique pour répondre à
la demande de la restauration collective locale (cf. proposition 16)
Acteurs à mobiliser :
- Organisations agricoles et de producteurs : EHLG, BLE, Chambre d’agriculture,
SAFER…
Proposition 17
Développer l'auto-production/consommation d'énergie renouvelable à l’echelle de
micro-bassins de vie
Objectifs:
- Mobiliser les citoyens dans la production d’énergie renouvelable locale et donner la
possibilité à chaque particulier de produire sa propre énergie et de la
consommer pour son usage domestique.
- Positionner le Pays Basque comme un territoire précurseur en renforçant
l’information, l’accompagnement et le soutien à ces démarches.
- Développer la production à l’échelle de quartiers et de micro zones d’activités
- Développer la petite éolienne dans les zones commerciales et zones d’activités
Actions envisageables :
- Développer un dispositif local de promotion et développement de l’autoproduction
renouvelable :
o Etat actuel de l’accompagnement proposé au Pays Basque et ses limites, et
conception d’un accompagnement plus adapté
o Identification d’une structure en capacité de le porter et développement de
ses capacités d’ingénierie
o Campagne de communication pour informer sur le dispositif32
- Etudier les capacités de développement de micro-parcs solaires et de la petite
éolienne
- Mettre en place un fonds pour soutenir l’équipement en autoproduction en Pays
Basque dans les quartiers, zones d’activités…
Acteurs à mobiliser :
- Communes, SOLIHA, I ENER
Proposition 18
Accompagner le développement de la filière bois locale, amont et aval
La forêt basque est majoritairement abandonnée par ses propriétaires, qui sont souvent
des exploitants agricoles ayant privilégié le développement de leurs ateliers
culture/élevage, au détriment de l’atelier forestier. La ressource naturelle en bois est en
dépérissement, menaçant le développement de la filière et privant par ailleurs le territoire
d’une capacité de stockage de carbone importante.
Il est urgent :
- de redonner envie aux propriétaires forestiers de s’intéresser à leur patrimoine
forestier.
- d’aider les exploitants forestiers à atteindre cette ressource sans endommager le
milieu naturel, en les équipant en matériel adapté.
A l’autre bout de la chaîne, les réseaux de chaleur existants sont approvisionnés avec des
énergies fossiles (électricité, gaz, fioul) : lors du développement ou de la rénovation des
installations, le passage aux technologies utilisant du bois énergie doit être plébiscité. Les
particuliers peuvent eux aussi être sensibilisés à l’usage de poêle à bois.
Objectif :
Consolider la filière par des actions en amont (gestion de la ressource) et en aval
(débouchés de la filière bois-énergie)
Actions envisageables :
- Développer l’ingénierie d’animation forestière pour encourager une culture
forestière
- Soutenir l’acquisition de matériel adapté des exploitants forestiers
- Sensibilisation des élus/porteurs de projet/investisseurs pour la création de réseaux
de chaleur (publics/privés) alimentés au bois énergie
- Sensibilisation les propriétaires (rénovation mode de chauffage) à l’usage de poêle
à bois de nouvelle génération
Acteurs à mobiliser :
- Communes, Région, CRPF, Département, ONF
- Sugarai, exploitants forestiers
Détail de la proposition en Annexe (p.57)33
Proposition 19
Accompagner le développement de la filière locale de micro-hydroélectricité
Depuis 2018, une cinquantaine de moulins sont en exploitation en Iparralde, sur environ
mille existants. Le gisement disparait pour deux raisons :
- L’enjeu de préservation des migrateurs, les moulins nécessitant des ouvrages de
retenue d’eau pouvant menacer les continuités écologiques
- L’abandon des moulins par des propriétaires ne pouvant répondre aux exigences
administratives (travaux d’aménagement pour la continuité écologique ou
d’entretien, qui sont couteux).
Objectifs :
- Engager un dialogue entre les parties prenantes pour concilier enjeux de
production d’hydroélectricité et continuités écologiques
- Trouver des solutions techniques et réglementaires satisfaisantes pour augmenter
la production d’ENR sur les sites de micro-hydroélectricité actuels
Actions envisageables :
- A partir de l’étude juridique sur les freins réglementaires, commandée par la CAPB,
rencontrer la DDTM pour aborder et lever les problèmes de réglementation
- Mener une concertation avec les différentes parties prenantes sur les enjeux de
continuité écologique
- S’appuyer sur l’étude des potentiels commandée par la CAPB pour définir les sites à
maintenir et à développer pour structurer la filière
- Accompagner les producteurs dans la recherche de financements ou créer un fonds
de soutien pour réaliser les investissements d’adaptation des seuils pour assurer la
continuité écologique
Acteurs à mobiliser :
- Communes
- I.ENER, producteurs autonomes en hydroélectricité, propriétaires de moulins,
pisciculteurs
- Associations environnementales, acteurs de l’eau (syndicats de bassin, institution
Adour, police de l’eau)
Proposition 20
Créer un « cluster nature » interprofessionnel
Objectif :
Maintenir et développer l’activité économique et les emplois des opérateurs du patrimoine
naturel sur le territoire.
Actions envisageables :
- Mutualiser les moyens des acteurs (formation, R&D, marketing, ingénierie
financière).34
- Consolider les compétences de l’ensemble des entreprises, associations,
laboratoires, auto entrepreneurs présents sur le territoire.
- Permettre une meilleure coopération technique entre acteurs, de faciliter les
partenariats avec la recherche et les transferts des connaissances, résultats.
- Faciliter l’accès de ses membres au financement de l’innovation.
- Assurer une meilleure visibilité et lisibilité de cette filière pour les donneurs d’ordre
locaux (publiques ou privés).
Proposition 21
Accompagner la création d’un outil de financement de la transition écologique et
solidaire en s’appuyant sur l’Eusko
Le Pays Basque s'est doté d'une monnaie locale complémentaire, l'Eusko, dont la vocation
est d’être un outil de relocalisation au quotidien de l'économie. L’Eusko connaît une forte
dynamique, puisqu'elle est la plus importante monnaie locale d'Europe ; elle bénéficie du
soutien de la CAPB sur son plan de développement 2018-2021 (convention votée en
Conseil permanent le 17 juillet 2018).
« Développer les impacts écologiques de l’Eusko » est l’un des objectifs de la monnaie
locale d’Iparralde. L’un des leviers identifiés pour y parvenir est d’« expérimenter un
mécanisme en partenariat avec une Collectivité locale permettant d’investir le fonds de
réserve de l’Eusko dans la transition énergétique, grâce à une garantie apportée par cette
collectivité. »
Objectif :
Sécuriser l’investissement d’une partie du fonds de réserve de l’Eusko dans des projets
locaux de Transition écologique et solidaire
Actions envisageables :
Etudier la faisabilité technique et le cadre légal d’un nouveau dispositif :
- Immobilisation d’une partie du fonds de réserve de l’Eusko en fonds propres dans
des structures œuvrant pour la Transition écologique et solidaire
- Sécurisation par une garantie de la part d’une collectivité (substitution et rachat des
parts sociales détenues par Euskal Moneta, au prix d’achat)
Lancer une première expérimentation
- Campagne de levée de fonds
o au profit d’une structure locale compatible avec les préoccupations d’Euskal
Moneta (relocalisation de l’économie, emploi local, promotion de
l’agriculture paysanne, du commerce de proximité et de l’euskara)
o limitée dans le temps et le montant
- Achat de parts sociales par Euskal Moneta, sécurisées par une collectivité
Acteurs à mobiliser :
- Euskal Moneta, acteurs locaux de la finance solidaire (Herrikoa, France Active
Aquitaine), acteurs publics pouvant intervenir en garantie (BPI France, Caisse des
dépôts et consignations)35
Détail de la proposition en Annexe (p.60)DES PROPOSITIONS POUR
ACCOMPAGNER LA MUTATION DE L’ECONOMIE
Proposition 22
Etudier les potentiels de développement de l'écologie industrielle territoriale en
Pays Basque et du développement de l’économie circulaire
Pour s’adapter et rester compétitives les entreprises du territoire doivent se saisir de
l’opportunité de nouveaux modèles économiques et modes de management. L’Ecologie
Industrielle et Territoriale (EIT) est un des leviers importants pour agir, en organisant les
relations entre les entreprises et en structurant les boucles déchets/ressources que leurs
différentes activités permettraient d’envisager.
Les enjeux de l’économie circulaire au Pays Basque sont de 3 ordres :
- De nombreux gisements ne trouvent pas de débouchés
- Des maillons manquants pour donner une valeur ajoutée aux ressources
- Peu de rencontres entre l’offre et la demande pour envisager des opportunités de
valorisation
Objectif :
Initier des démarches partenariales entre acteurs économiques pour mobiliser les
potentiels d’écologie industrielle.
S’appuyer sur les premières démarches expérimentées pour encourager le monde
économique à développer l’EIT au Pays Basque.
Actions envisageables :
- Identification des potentiels du territoire
- Définition des périmètres d’intervention pour une première phase de lancement
- Mobilisation et mise en réseau par l’intermédiaire d’une équipe
d’ingénierie/animation territoriale
- Coordination du réseau de l’économie circulaire (voir proposition 23)
Acteurs à mobiliser :
- CCI, CMA, Clusters, entreprises du Pays basque
Détail de la proposition en Annexe (p.62)
Proposition 23
Pérenniser le programme TRANZ’EKO pour accompagner les nouveaux
entrepreneurs de la TEE et coordonner les acteurs de l’économie circulaire
Objectif :
Rendre pérenne au-delà de 2020 la mission Tranz’eKo (dispositif expérimental
d’accompagnement des porteurs de projets TEE porté par le CDPB/IEHGK avec le soutien
de l’ADEME) et ses 3 missions :37
- Guichet unique d’information sur la transition écologique et énergétique
- Accélérateur de projets
- Facilitateur de coopération
Assurer le relais de son financement par les collectivités locales, à la fin de la phase de
lancement aujourd’hui soutenue par l’ADEME
Faire évoluer la mission vers une action territoriale de coordination des activités en lien
avec l’économie circulaire
Actions envisageables :
- Évaluer de manière partagée le dispositif avec les structures d’accompagnement
des porteurs de projets (CAPB, incubateurs, associations…)
- Identifier de nouveaux besoins non satisfaits en matière d’accompagnement et de
dynamique de réseau
- Définir une évolution du dispositif Tranz’eKo avec de nouvelles recommandations
- Créer un service permanent Tranz’eKo à partir de fin 2020
Proposition 24
Pérenniser et afiner le fonds de soutien à l'innovation économique pour la TEE
La CAPB a mis en place en 2019 un fonds de soutien à la TEE, bénéficiant aux acteurs
associatifs. Pour encourager et soutenir le développement d’une économie de la TEE au
Pays Basque, l’ensemble des acteurs (entrepreneurs, intra entrepreneurs, acteurs
associatifs) devraient pouvoir bénéficier de ce type de fonds, et l’ensemble des budgets
de la CAPB qui devraient s’orienter vers une économie de transition écologique.
Objectif :
Pour poursuivre l’accélération des projets, étendre le fonds de soutien de TEE, en l’ouvrant
à la diversité des porteurs de projets de la Transition écologique du Pays basque.
Actions envisageables :
- Faire le bilan du premier fonds de soutien TEE en direction des acteurs associatifs
o Part des montants prévus mobilisés, et pour quels besoins des associations
o Typologie et secteurs des bénéficiaires
o Analyse des besoins non satisfaits ou auxquels le fonds n’a pu répondre
o Prendre en compte les autres fonds d’innovation lancés par la CAPB
(économie, agriculture…)
- Définir les modalités d’un nouveau fonds de soutien à lancer dès 2020
o Type de publics intéressés : entrepreneurs, intra entrepreneurs, acteurs
associatifs
o Montant du fonds de soutien 2020
o Critères de sélection des projets
- Lancer l’appel à projets 2020 après la validation de ses modalités par les élus de la
CAPB38
Proposition 25
Renforcer massivement les dispositifs d’aide à la rénovation énergétique du parc
ancien autour d’une plateforme de rénovation énergétique
Si la construction neuve intègre depuis une quinzaine d’années les nouvelles
réglementations énergétiques qui vont se durcir avec le temps, la question énergétique se
pose pour l’habitat antérieur à ces périodes. Autrement dit, l’immense majorité du
logement ! La rénovation de l’ancien nécessite une approche différenciée entre l’habitat
antérieur aux années 50 (avec des matériaux plus nobles et classiques, comme la pierre) et
celui qui a été produit des années 50 aux années 90 (ciment…). Les techniques de
rénovation pratiquées sont inadaptées à l’habitat ancien qui suppose des matériaux plus
naturels.
Objectifs :
- Rassembler autour d’une plateforme l’ensemble des parties prenantes locales de la
rénovation énergétique, afin de proposer un guichet unique accessibles à tou.te.s.
- Pérenniser et renforcer les dispositifs financiers possibles (dont les PIG) en
direction des habitants et des communes.
Acteurs à mobiliser :
- Anah, Etat, Conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques, Caisse d'allocations
familiales
- Nobatek, Odéys, Fondation Abbé Pierre, PROVICIS Aquitaine Sud, SOLIHA, CAUE
Détail en Annexe de la Contribution PLH (cf. Proposition 14, p.40)
Proposition 26
Développer un plan de formation à l’éco-conception, éco-construction et éco-
rénovation
Les formations et compétences de la majorité des acteurs de la construction sont
majoritairement conventionnelles, donc peu adaptées aux enjeux d’aujourd’hui et de
demain (impact environnemental, économies d’énergie, économies de métaux et terres
rares, canicules)
Les procédés de rénovation conventionnels ne sont pas non plus adaptés au bâti ancien.
L’éco (conception, construction, rénovation) plus adaptée à l’ensemble de ces critères doit
voir son enseignement généralisé, et ce pour tous les métiers (architectes, ingénieurs,
entreprises et artisans…)
Objectifs :
Former tous les métiers de la construction aux techniques et principes adaptés aux enjeux
environnementaux :
- Regroupement de tous les acteurs territoriaux de la formation en lien avec la
construction
- (in)formation des décideurs de ces structures sur les techniques et principes de
l’éco-construction39
- Constitution d’un agenda cohérent de formations initiales et continues sur tout le
territoire
Acteurs à mobiliser :
- Centres de formation, écoles d’ingénieurs, CAPEB, Clusters, Nobatek…
Proposition 27
Créer un « Acclimaterra » local et un programme de recherche associé
Objectif :
- Affiner la connaissance des impacts du changement climatique au Pays Basque, en
s’appuyant sur les chercheurs locaux et en lien avec les réseaux
régionaux/nationaux/européens.
- En permettre la diffusion et l’appropriation par le grand public en intégrant les
acteurs locaux à la production de connaissance10 et en faire un sujet de débat
territorial.
- Engager des programmes de recherche pour améliorer la connaissance sur la
mutation de secteurs d’activités du territoire et sur l’état de la biodiversité
- Permettre la diffusion et l’appropriation grand public des défis énergétiques et
climatiques (en nourrissant les travaux d’un observatoire citoyen de la TEE, cf
proposition 42).
Actions envisageables :
- Créer un réseau de recherche pour anticiper le changement climatique en Pays
Basque.
- Coordonner les programmes de recherche nécessaires à déployer en Pays Basque.
- Elaborer une synthèse scientifique régulière sur l’état du patrimoine naturel,
renouvelée tous les cinq ans pour suivre les déséquilibres liés aux évolutions
climatiques ou à l’action de l’homme (aménagements, transports) et les
conséquences sur les activités économiques du territoire, tourisme, pêche,
agriculture.
- Engager des actions de prévention, de correction et d’adaptation.
- Elaborer un programme pilote transfrontalier en lien avec le GIEC régional sur la
biodiversité.
Acteurs à mobiliser :
- ADEME, DREAL, Région
- Laboratoire universitaires, organismes de recherche locaux (INRA, deux GIS locaux,
IMA, observatoire de la côte Aquitaine et GIP littoral…), Atelier des jours à venir
- Associations locales de différents domaines : protection de l’eau et de l’océan,
associations environnementales, organismes agricoles
- Partenaires transfrontaliers
10 Voire en développant la « commande citoyenne » de recherches scientifiques (cf. l’Atelier des jours à venir
sur la dégradation de la côte à Lisbonne). Dans ce cas, la recherche a vocation à sensibiliser les décideurs à des préoccupations émanant des habitants eux-mêmes, en les renforçant d’expertise scientifique40
Proposition 28
Lancer des recherches sur les alternatives aux pesticides et la fonction stockage de
carbone de l’agriculture
L’agriculture est un secteur majeur en mutation au regard de son impact sur les gaz à effet
de serre et sur la santé publique. En Pays Basque, l’agriculture de qualité et paysanne
permet d’en limiter les effets, et l’élevage ovin et l’agropastoralisme de maintenir prairies
et pâturages qui, bien entretenus, contribuent à stocker le carbone. Pour autant,
l’utilisation des insecticides est encore présente notamment face aux invasions de chenilles
Cirphis Unipuncta qui font d’importants dégâts sur les prairies.
Objectif :
- Définir les modalités de développement d’une agriculture de conservation, pour
sortir de l’usage de pesticides par de nouvelles pratiques (exemple : techniques
culturales simplifiées)
- Déterminer les alternatives aux pesticides pour faire face aux attaques massives de
chenille
Détail de la proposition en Annexe (p.64)
Proposition 29
Consolider et amplifier un programme de formation à l'agroécologie pour
sensibiliser aux nouvelles pratiques écologiques
Objectif :
- Répondre à des demandes de formation en enseignement supérieur liées aux
transitions agroécologiques, nouvel enjeu et défi sociétal des territoires (zéro
intrant phytosanitaire, fonction de captage…)
- Construire ces formations en se basant sur des projets d'application territoriaux.
Actions envisageables :
- Soutenir le projet de DU d’agroécologie proposé par les acteurs du territoire, et
ouvrir une formation globale dès 2020 pour une capacité de 10 à 15 personnes
formées par an
- Faire évoluer cette offre de formation vers des formes diplômantes (inscrites au
RNCP) et de la formation continue
- Implanter au Pays Basque des offres de formations universitaires complémentaires
sur la thématique des transitions agroécologiques
Acteurs à mobiliser :
- Université de Pau et des Pays de l'Adour - Collège Sciences et Technologies pour
l'Energie et l'Environnement (STEE)
- Associations locales du monde agricole et du développement territorial au Pays
Basque (HEMEN, InterAMAP, EHLG, BLE, Eusko Ikaskuntza)
Détail de la proposition en Annexe (p.65)41
Proposition 30
Créer un réseau d'experts TEE, pour accompagner les entreprises dans l’élaboration
de leurs « plan climat »
Objectif :
Mobiliser de manière plus importante les entreprises et les organisations publiques et
para-publiques (hors collectivités) à contribuer à la transition écologique et énergétique,
en développant les moyens d’accompagnement (outils et moyens humains) pour analyser
leurs consommations et mettre en place des « plan climat d’entreprise » et des plans de
mobilité.
Actions envisageables :
- Analyser les démarches existantes en direction des acteurs économiques (SME, TPE
gagnantes sur tous les coûts, plateforme RSE …), l’offre des chambres consulaires
- Identifier les besoins non satisfaits en matière d’accompagnement et les
compétences manquantes
- Construire programme d’accompagnement global pour les entreprises : diagnostics
énergie/bilan carbone personnalisés, accompagnement adapté en fonction de
différentes typologies de PME et TPE, proposition d’outils
- Développer une campagne de communication et de promotion du dispositif
- Animer le dispositif :
o Constituer un pool d’ingénieurs/animateurs territoriaux en renforçant les
équipes de techniciens des chambres consulaires
o Constituer un réseau d’experts TEE pour compléter les compétences du pool
Acteurs à mobiliser :
- Chambres consulaires, clusters et collectivités publiques
Proposition 31
Accompagner les entreprises pour faire évoluer la fonction transport dans leurs
secteurs d’activité et engager des coopérations nouvelles
Les secteurs d’activités génèrent deux types de flux de transport : celui lié à leur activité
d’achat et de vente (transport de marchandises, logistique) et celui lié à leur personnel.
Concernent, les salariés il s’agit des mobilités domicile-travail, réalisées majoritairement
en voiture. Il s’agit donc d’un levier important en matière de réduction de l’usage individuel
de la voiture. Si de nombreuses entreprises se sont engagées dans des plans de mobilité,
par obligation ou volontairement, ces initiatives connaissent des limites. La taille d’une
entreprise est souvent limitante, ce qui représente un enjeu important pour un territoire
composé en très grande majorité de petites (voire très petites) entreprises…
Par ailleurs, d’autres logiques peuvent être appréhendées par des logiques plus
systémiques, prenant en compte le fonctionnement des secteurs d’activités, la diversité
des transports induits (logistique produits, déplacements professionnels…).
Il s’agit aussi d’anticiper les évolutions de ces secteurs et de leurs besoins de mobilité de
demain, de voir toutes les solutions possibles pour acheminer de manière plus écologique42
les marchandises locales qui constituent la majeure partie des flux de transport routier. Car
à terme, les camions ne pourront plus accéder aux centres villes et tout un dispositif,
optimisant l’usage des camions (jamais vides !) et un relai pour la logistique urbaine en
petits véhicules non thermiques (à l’image de l’action d’ERLEA).
Au-delà, la situation euro-régionale du territoire en fait un corridor de transport de
marchandises de transit et son intérêt tant économique et écologique est de mieux tirer
parti de ce potentiel logistique. En effet (comme l’a montré l’étude de l’AUDAP en 2015)11,
le territoire dispose d’infrastructures fortes (CEF, Port, Plateforme Hendaye…) qui
peuvent contribuer au report modal d’une partie des marchandises de transit.
Objectifs :
1. Mobiliser les entreprises et principaux employeurs et filières du territoire pour
contribuer à l’évolution des pratiques de mobilité et de gestion de la logistique :
- passer à des échelles plus larges, inter-entreprises, pour rendre efficaces les Plans
de Déplacements Entreprises
- accompagner ces démarches
- prendre en compte de nouvelles alternatives à intégrer à ces programmes :
télétravail et recours au numérique, qui font « disparaître » certains
déplacements…
- initier de nouvelles logiques de coopérations et de projets à l’échelle du Pays
Basque (études-prospectives, expérimentations, actions collectives)
2. Renforcer et soutenir les infrastructures de logistique, des points-relais de logistique
pour optimiser l’acheminement de marchandises en secteur urbanisé, et un
maillage de solutions de logistique urbaine (dernier kilomètre) ;
3. Accompagner de mesures à l’avantage des camions non thermiques : tarification des
autoroutes, du stationnement en centre-ville proposition n°11)
Actions envisageables :
- Plan de communication sur les leviers existants : aides nationales et locales
accessibles aux salariés et aux entreprises, primes mobilité…
- Promotion par l’exemple : capitaliser sur les expériences réalisées pour inciter
d’autres acteurs à s’engager
- Renforcement de l’ingénierie d’accompagnement dédiée, afin :
o De faciliter l’émergence de Plans de déplacements interentreprises
(prospection sur les territoires)
o D’accompagner les entreprises et les salariés dans leur démarche :
diagnostics personnalisés, panel d’actions à mobiliser, suivi de leur mise en
œuvre
- Créer une communauté d’acteurs mobilisables sur les innovations (à l’image de la
Fabrique des mobilités / http://lafabriquedesmobilites.fr/)
- Impliquer d’autres parties prenantes économiques pour lier le fonctionnement des
grands secteurs d’activités avec des pratiques de mobilité et de transport à adapter
(cf. Bretagne Mobilité Augmentée)
11 http://www.audap.org/userfiles/downloads/etudes/eco_fonctionnementlogistiqueterritoires_20150703.pdf43
- Etudier les leviers pour une meilleure gestion des flux
entrants/sortants/traversants, des politiques de tarification et de stationnement, et
des dispositifs de logistique urbaine ou inter-entreprises à déployer…
Proposition 32
Accompagner le verdissement des filières structurantes du territoire
L’étude « emplois verts – croissance verte » en 201712 avait montré que l’intégration le plus
en amont possible de la transition écologique & énergétique permettrait d’ici 2030 :
- d’éviter une perte d’emplois prévisible dans l’agriculture/pêche, l’industrie et le
bâtiment, et même de renforcer ces 3 secteurs ;
- de créer un potentiel d’emploi dans des secteurs comme l’eau, l’assainissement, les
déchets et l’air ;
- de permettre de nouvelles évolutions qualitatives à des secteurs comme le
tourisme (tourisme durable), la logistique, etc.
Objectif :
- Prolonger l’étude « emploi vert et croissante verte » pour déployer un programme
d’accompagnement des filières structurantes du Pays Basque à la Transition
écologique et énergétique ;
Actions envisageables :
- Actualiser les données de l’étude sur les thèmes de l’agriculture, du tourisme et à
l’ensemble des autres domaines : industrie, BTP…
- Par l’intermédiaire d’un comité de travail, ré-impliquer les acteurs ayant participé et
contribué à l’étude pour la suite du projet
- Accompagner la mise en œuvre des recommandations proposées dans le cadre de
l’étude pour le secteur de l’agriculture et du tourisme
Acteurs à mobiliser :
- Chambres consulaires, acteurs économiques des filières concernées, clusters
Proposition 33
Mettre en place une Gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences sur la
transition écologique & énergétique
Outre l’accompagnement au verdissement des différents activités, évoquées dans la
proposition 28, le CDPB/IEHGK invite à anticiper rapidement les métiers et compétences
futures afin d’adapter l’appareil de formation initiale et continue à ces mutations, et donc
des actifs d’aujourd’hui et de demain, et faire du Pays Basque un territoire créateur de
nouveaux métiers sur la transition.
Le CDPB/IEHGK, dans le cadre de son expérimentation sur le dialogue social (2015-2017)
avait élaboré un mode d’emploi sur la GPECT (gestion prévisionnelle de l’emploi et des
12 A retrouver ici44
compétences territoriale, à l’échelle du Pays Basque) : une méthode qui pourrait être
croisée avec l’étude emplois verts.
Objectifs :
Mettre en place une démarche de GPEC territoriale orientée métiers et compétences de la
transition écologique & énergétique
Actions envisageables :
- Mobilisation du partenariat : gouvernance et financements (cf. acteurs)
- Elaboration d’une démarche partenariale sur la stratégie GPECT/TEE : diagnostic
socio-économique, analyse des politiques économiques/formation, enjeux, choix
axes de travail, élaboration de programme d’actions de formation…
- Mise en œuvre d’actions de formation TEE
- Travail sur évolution de la carte de formation avec Région et Etat
Acteurs à mobiliser :
- Direccte, Pôle Emploi, Conseil Régional, FSE, Etat, Chambres consulaires, clusters,
partenaires sociaux, OPCA, Organismes de Formation, ARACT-ANACT…45
DES PROPOSITIONS POUR
MOBILISER HABITANTS & ACTEURS SOCIO-ECONOMIQUES
Proposition 34
Promouvoir l’auto-réhabilitation accompagnée des logements
Les dispositifs financiers de remise en état des logements imposent leurs lots de
réglementations et de normes, surenchérissant le coût des travaux, et rendant l’opération
irréalisable pour les familles de condition modeste faute de pouvoir assurer le financement
Le processus conduit à l’accroissement du parc vacant dégradé, regorgeant de matériaux
toxiques (peintures au plomb, amiante ..,), d’émanation de solvants, de particules nocives…
Encourager et aider les occupants (propriétaires ou locataires de longue durée) à participer
à l’auto-réhabilitation de leur logement répond à des dimensions à la fois sociales et
écologiques.
Objectifs :
- S’engager dans une réhabilitation progressive, à petit pas, de ce parc de logements
délaissés, par une assistance à maîtrise d’ouvrage adaptée et accessible
- Adopter une démarche simple sans exigence de résultats.
- Faciliter des réhabilitations partielles pour les parties habitées des grandes
bâtisses.
- Inciter l’occupant à réaliser lui-même les travaux :
o aidé pour l’achat des matériaux en privilégiant l’emploi de produits, sains et
locaux, adaptés à l’habitat ancien
o secondé par un professionnel (moniteur), qui le conseillera, l’aidera dans la
réalisation des travaux ;
o formé performants sur des travaux simples (isolation de matériaux naturels,
bardages bois, plomberie…)
Acteurs à mobiliser :
- CAPB, Conseil Départemental, fondations (dont FAP)
- Entreprises et ateliers d’insertion, Atherbea, Soliha…
- Fonds sociaux : Caisses de retraite…
Proposition 35
Soutenir le déploiement de Plans de déplacement de quartiers / secteurs
D’une part, l’enjeu est de proposer des solutions de mobilité au plus près du territoire et
des pratiques des habitants : c’est donc un enjeu d’efficacité et de réponse aux besoins des
usagers. Pour le CDPB/IEHGK, il s’agit aussi d’engager les acteurs locaux dans des
réflexions et des changements sur leurs pratiques de mobilité : c’est aussi un levier
pédagogique et de sensibilisation important.
Des expérimentations sont déjà lancées (voir le quartier Marracq par exemple), qui
permettent un retour d’expérience et une amélioration de ces dispositifs. Il est à souligner46
l’importance cruciale de l’accompagnement proposé aux acteurs engagés, pour les faire
travailler ensemble… ce qui demande des compétences spécifiques.
Objectif :
Faire émerger sur tout le territoire l’élaboration de Plans de déplacement par quartier ou
secteurs impliquant pour assurer la participation habitants, des acteurs économiques et
sociaux, équipements publics, commerces…
Actions envisageables :
- Bilan et retour sur expérimentations en cours, pour envisager :
o perfectionnement du dispositif
o sa promotion, y compris par des acteurs qui y ont déjà été engagés
- Repérage et engagement de nouveaux secteurs/acteurs sur l’ensemble du territoire
(zone côtière comme territoires ruraux)
- Développement de l’accompagnement :
o recrutement et/ou formation de personnes ressources prêtes à
accompagner des territoires volontaires,
o métier de « facilitateur », mobilisant à la fois des compétences en mobilité,
gestion de projet, management…
Proposition 36
Accompagner les acteurs associatifs dans des « plans climat asso »
Au Pays Basque, le tissu associatif est riche et diversifié (sport, culture, loisirs, social…).
Dans leurs événements et le fonctionnement courant, un grand nombre des acteurs
associatifs essaye de contribuer à la transition écologique et énergétique (économie
d’énergie, politique d’achat responsable, gestion des déplacements, économie
circulaire…). Néanmoins, on constate des difficultés pour certaines de mettre en place de
réels plans de transition par un manque d’accompagnement et de méthodes à leur
disposition.
Objectif :
Accompagner le tissu associatif dans son changement de pratiques en proposant un
accompagnement adapté
Actions envisageables :
- Réaliser un diagnostic des pratiques de gestion des structures associatives, des
compétences existantes sur le territoire, en matière d’accompagnement et
identifier les besoins des acteurs associatifs
- Définir un dispositif d’accompagnement collectif adapté en fonction de différentes
typologies d’associations : diagnostics énergie/bilan carbone personnalisés,
accompagnement adapté en fonction de différentes typologies d’associations,
proposition d’outils
- Encourager des achats groupés entre associations avec une politique de
consommation responsable, mener des évènements collectifs
- Communication et animation du dispositif
Acteurs à mobiliser : PSL 64 (porteur du DLA), CPIE, Réseau GRAINE47
Proposition 37
Développer les « défis famille » intégrant tous les aspects de la TEE
Objectif :
Intégrer l’adaptation au changement climatique aux dispositifs « défis famille » existants :
passer d’une approche sectorielle (défi énergie, défi zéro déchets…) à des défis
transversaux combinant tous les aspects de la transition écologique
- création d’outils d’accompagnement ludiques et transversaux
- en s’appuyant sur les associations locales pour concevoir et promouvoir le
dispositif, également un moyen pour elles de se faire connaître
Actions envisageables :
- Définition du dispositif et des outils avec les acteurs locaux
- Recrutement des ménages : communication, réunion de lancement, sélection de
candidats…
- Réalisation du défi :
o Diagnostic personnalisé des pratiques du ménage et propositions d’actions
adaptées
o Mise en œuvre et suivi des premières actions
o Temps d’échanges entre participants, retours d’expériences
o Rencontres avec des acteurs locaux de la TEE
- Clôture du défi famille avec un événement un bilan une présentation des résultats à
une large communauté
Acteurs à mobiliser :
- Communes, Syndicat Bil ta Garbi, ADEME, structures locales (Sarde, Sardexka,
Otsokop, Txirrind’ola, …)
Proposition 38
Développer un programme de promotion et de sensibilisation par la pratique à
l’utilisation du transport en commun et des modes doux
Le changement de pratiques nécessite que la puissance publique mette des moyens très
importants sur la communication et l’événementiel afin que les modes doux et toutes les
nouvelles formes de mobilité partagée deviennent « à la mode ». Cela doit rentrer au cœur
du projet territorial et mêmes des valeurs territoriales. La mobilité durable doit être reliée
à celle d’un territoire que l’on aime et l’on respecte. Les associations qui se sont
développées au Pays Basque autour des questions écologiques ont montré qu’elles
attiraient un public nouveau, plus large, associant les nouveaux arrivants à la recherche
d’une cadre de vie préservé et apaisé. De nombreux freins peuvent être levés par des
occasions de pratique (c’est le sens des billets offerts au lancement de la nouvelle offre de
TC). C’est ainsi que des associations locales accompagnent des habitants pour tester les
nouvelles lignes de bus.
Objectifs : développer des campagnes régulières de communication grand public (exploiter
les panneaux publicitaires ) et développer des événements grands publics permettant de48
découvrir toutes les gammes de nouveaux véhicules doux/actifs associant professionnels
et associations locaux.
Exemples : « journée / ville sans voiture » sur un secteur avec présence de professionnels
des nouveaux véhicules (VAE, électrique…), pour tester librement des vélos à assistance
électrique, des véhicules, prendre le bus gratuitement, accéder à des espaces nouveaux de
la ville…
Proposition 39
Développer la culture du vélo auprès de tous les publics
Très en retard, les villes du Pays Basque doivent faire du vélo l’un des grands leviers des
changements de comportements. De nombreux freins liés à une mauvaise perception du
vélo sont à lever :
- La peur de l’insécurité sur la route, par rapport aux infrastructures, mais aussi par
manque d’expérience de pratique en milieu urbain, ou manque d’attention aux
cyclistes de la part des autres usagers de la route
- La méconnaissance du matériel et des modèles qui pourraient mieux correspondre
aux besoins : vélo à assistance électrique par exemple, qui offre de nombreux
avantages (rapidité, moindre effort…).
Objectifs :
Basculer vers un territoire d’usage quotidien du vélo grâce à un travail de fond auprès des
usagers.
Trois cibles principales sont à prioriser :
- Les jeunes, à l’école primaire et début du collège, afin de refaire du vélo un outil à la mode (comme c’est le cas en Europe du Nord)
- Les actifs qui souhaitent aller au travail ou réaliser certains déplacements professionnels à vélo
- Les seniors, pour lesquels le vélo, utilisé pour des déplacements quotidiens est un outil préservant l'autonomie et la santé
Actions envisageables :
- Sensibilisation des professionnels :
o des élus et techniciens responsables des infrastructures routières :
difficultés rencontrées à vélo sur le BAB, les zones à risque, les points
noirs…
o des chauffeurs de transport en commun : près du tiers des accidents mortels
à vélo implique des poids lourds en agglomération (analyse de l'accidentalité
des cyclistes 2011 de la base VOIESUR du CEREMA)…
o des policiers municipaux : pour une meilleure compréhension des difficultés
des cyclistes, une sensibilisation aux incivilités qu’ils peuvent subir (respect
des stationnements et circulations vélo)
- Soutien à un programme d’apprentissage à destination des scolaires :
o aider financièrement les établissements publics à mettre en place le
programme « savoir rouler », faisant partie intégrante de la Loi d’Orientation
des Mobilités (LOM)49
o former des encadrants qualifiées (formation requise d'initiateur mobilité
vélo par la Fédération des Usagers de la Bicyclette)
- Sensibilisation du grand public :
o apprendre ou réapprendre à faire du vélo en sécurité en ville
o rappeler le code de la route pour les vélos au quotidien : panneaux
pédagogiques aux feux rouges expliquant l'importance du respect des
pistes cyclables, des sas vélo, des distances de sécurité, du double sens
cyclable et de tout autre aménagement cyclable. ..
- Soutenir les vélo-écoles financièrement et dans leur communication, auprès des
séniors et dans les quartiers prioritaires : inclure par exemple la vélo-école aux
tarifs réduits des loisirs sportifs et culturels de Bayonne
Acteurs à mobiliser :
- Vélo-écoles de Txirrind'ola et Terre Buissonnière, associations locales, communes…
Proposition 40
Créer un fonds de soutien aux alternatives de mobilité complémentaires à l’offre
publique
Objectif :
Soutenir, par un fonds dédié, les initiatives locales complémentaires à l’offre de transport
en commun qui permettent :
- de « raccrocher » le réseau de TC
- d’assurer des trajets non couverts par l’offre publique
- d’imaginer les mobilités futures
Actions envisageables :
- Recensement des initiatives locales pour définir le soutien nécessaire à leur
développement (matériel, financier, technique)
- Fonds de soutien à alimenter, par un « 1% transport » (1% du montant alloué au
développement du réseau de TC affecté au financement de ces initiatives locales)
Proposition 41
Sensibiliser une alimentation saine par la pratique du petit maraichage « urbain »
Outre la présence d’une agriculture de proximité (cf. proposition 4) En rendant productifs
les espaces urbains non artificialisés, les communes peuvent contribuer à une
réappropriation du lien à la terre des habitants, à des pratiques collectives et écologiques,
de réintroduction de nature en espace urbanisé.
Objectif :
- Réintégrer à la vie urbaine un lien à la terre en développant des micro-projets
d’agriculture urbaine de proximité, outils de sensibilisation par la pratique à
l’environnement et l’alimentation.50
- Fonctions multiples : santé publique, maintien de biodiversité en ville et des
continuités écologiques, qualité de l’espace public, lien social dans le cas de projets
locaux et participatifs de « remise en production » d’espaces urbains délaissés…
Actions envisageables :
- Identification des fonciers propices
o friches, parc, délaissés urbains publics qui pourraient être remis en
production
- Intervention foncière si nécessaire pour assurer la maîtrise du sol
- Développement de projet :
o Projet d’ensemble piloté par la collectivité
o Qui s’appuie sur un soutien au développement de projets associatifs
existants
Acteurs à mobiliser :
- Communes, Incroyables comestibles, EHLG
Proposition 42
Créer un observatoire citoyen de la transition
Objectifs :
- Se donner les capacités de suivre l’avancée de la transition énergétique et
écologique du Pays Basque et rendre ce suivi accessibles à tou.te.s (en s’appuyant
sur les études d’un « Acclimaterra » local, cf proposition 23)
- Sur les domaines clés de l’habitat et de la mobilité, intégrer les mêmes objectifs aux
dispositifs d’observation territoriale et de suivi des politiques publiques13
Actions envisageables :
- Développer des « tableau de bord TEE », nourris par des données locales, y compris
les citoyens eux-mêmes
- Développer des outils accessibles au grand public (Plateforme et applications de
visualisation accessibles à tou.te.s)
- Communication grand public qui permette l’animation continue d’un débat
territorial (rapports, conférence annuelle, focus thématiques, cycles de débats
territoriaux…)
- S’appuyer sur des observatoires « mobilité » et « habitat et foncier »
multipartenariaux (intégrant les citoyens) et supports de débat territorial continu
Acteurs à mobiliser :
- AUDAP, Syndicat des mobilités
- Acteurs des secteurs du logement, du foncier, des mobilités, associations,
CDPB/IEHGK, acteurs économiques,
Détail de la proposition en Annexe (p.67)
13 Voir les actions proposées dans la Contribution du CDPB/IEHGK au PLH (proposition 20) et au PDU
(proposition 17)51
Proposition 43
Développer les actions innovantes de sensibilisation au changement climatique à
caractère culturel et scientifique
Objectif :
Mobiliser les dispositifs et les acteurs de médiation culturelle et scientifique :
- pour intégrer l’adaptation au changement climatique au cœur de la société et de
nos pratiques
- pour retrouver la culture des risques : naturels (érosion, disparition des ressources
non renouvelables comme l’eau et le sable), sanitaires etc.
- en s’appuyant sur des méthodes engageantes et en adaptant les actions de
sensibilisation aux contraintes personnelles (à chaque forme d’actions son public).
Actions envisageables :
- Pérenniser, amplifier et caractériser les actions des structures locales de médiation
culturelle et scientifique : groupe de travail réunissant ces acteurs ; leviers pour
mieux identifier et amplifier la portée de leurs actions (soutien financier, technique,
promotion/communication).
- Développer des campagnes de sensibilisation innovantes, basées sur de nouvelles
approches développant le pouvoir d’agir des publics :
o aller au plus près des habitants, les sensibiliser dans leurs lieux et gestes du
quotidien en décloisonnant outils, acteurs et échelles d’intervention
o projets de sensibilisation engageante, culturels et scientifiques14
- Créer un réseau de personnes ressources formées qui déclinent cet
accompagnement au changement dans différents contextes (type ambassadeurs
climat et changement).
- Associer le réseau des acteurs du patrimoine naturel et envisager des actions
spécifiques :
o mettre à disposition un outil informatique permettant une consultation
facilitée du grand public pour connaître les opérations de sciences
participatives en cours sur le territoire,
o assurer la promotion des opérations de Vigie Nature Ecole portées par le
MNHN,
o organiser les 24h de la biodiversité (commune, Université, école),
Acteurs à mobiliser :
- CPIE Littoral, CPIE Pays Basque, Centre de la mer, GRAINE Aquitaine, P’tits
débrouillards, CAUE, ADEME, Agence régionale de la Bio-diversité.
14 LIFE pêche à pied de loisir sur le changement de pratique ; projet de, ARRISKUA (sensibilisation type Sciences
et création contemporaine) visant à développer la culture du risque ; Riverine Input par Surfrider Foundation52
Proposition 44
Animation du réseau d’acteurs patrimoine naturel et du Portail du patrimoine
naturel du Pays Basque, plateforme web collaborative
Objectif :
Maintenir la dynamique des acteurs mobilisés depuis 2013 et faire avancer la prise en
compte des enjeux du Patrimoine naturel.
Actions envisageables :
- Favoriser la rencontre de ses membres et plus largement des acteurs intéressés par
l’objectif de valoriser le patrimoine naturel du Pays Basque.
- Faire vivre la plateforme collaborative du portail du patrimoine naturel du Pays
Basque géré par la CAPB.
- Favoriser la diffusion des informations, démarches, projets portés par les différents
acteurs.
- Suivre le plan d’actions, de l’évaluer et de l’actualiser en lien avec les enjeux
identifiés dans l’Avis du CDPB.
- Organiser des rencontres et temps forts pour faire vivre le débat et la réflexion sur
le patrimoine naturel.
Acteurs à mobiliser : Conseil départemental des Pyrénées Atlantiques, CPIE Littoral,
CPIE Environnement, Conservatoire des Espaces Naturels, UPPA, EHLG, Chambre
d’Agriculture des Pyrénées Atlantiques, Agence d’attractivité et de développement
touristique Béarn Pays Basque, Rectorat, Canopé, EKE/ICB, Agence Régionale de la
Biodiversité.
Proposition 45
Enseigner le Patrimoine naturel du Pays Basque à l’école
Objectif :
La connaissance et le rapport des enfants au patrimoine naturel de leur territoire
Actions envisageables :
- S’appuyer sur les partenariats noués et le portail élaboré avec les enseignants relais
et les responsables de Canopé en 2006, dans la démarche « Enseigner le Pays
Basque » (approche multidisciplinaire).
- Actualiser et consolider les ressources disponibles pour les enseignants avec
comme premiers éléments ceux capitalisés durant le chantier mené par le Conseil
de développement (état des lieux, présentations power point, portail du patrimoine
naturel, Soak,…).
- Capitaliser tous les projets pédagogiques conduits par les enseignants en Pays
Basque sur le patrimoine naturel.
- Organiser une journée pédagogique chaque année pour enseignants du primaire et
secondaire (conférences, ateliers terrain).53
- Valoriser de nouveaux outils pédagogiques, en lien avec le monde des sciences et
de nouvelles technologies (projets d’enseignants en sciences sur la réalité
augmentée, partenariats avec des écoles ou formations supérieures).
Acteurs à mobiliser : Rectorat, Canopé
Proposition 46
Etudier l’impact environnemental des pratiques numériques en Pays Basque, et
définir un programme de promotion de la sobriété numérique
Le secteur des nouvelles technologies représente 10% de la consommation d’électricité
mondiale (dont 30% pour les supports de connexion, 30% pour les data-centers, 40% pour
les réseaux). La question des métaux utilisés dans les composants électroniques est
préoccupante : besoins grandissants et faible taux de recyclage.
Il devient nécessaire d’ouvrir collectivement un véritable chantier prospectif pour
accompagner la conscientisation et le renouvellement des usages du numérique.
Objectif :
Engager les acteurs du territoire vers une sobriété numérique en les accompagnant dans
l’adoption de bonnes pratiques
Actions envisageables :
- Comprendre et révéler l’écosystème du numérique en Pays Basque
- Allier les capacités d’innovation et de développement offertes par le numérique en
respectant un impératif de frugalité pour un écosystème numérique responsable
- Mettre en place un plan de gestion collectif des déchets numériques
- Sensibiliser et responsabiliser toute la société (institutions, collectivités,
entreprises, professionnels, habitants…)
Acteurs à mobiliser :
- ANTIC, UPPA, Cluster Pays Basque Digital, CCI, Rectorat, FING…
Détail de la proposition en Annexe (p.70)54
ANNEXES
Annexe 1 – Rappel des orientations de la 1ère contribution
1. HABITAT : ALLIER URGENCE SOCIALE ET CLIMATIQUE
1.1. Favoriser l’intensité foncière
1.2. Mobiliser les acteurs du logement vers le logement passif
1.3. Elaborer un plan ambitieux de rénovation énergétique du logement ancien
1.4. Mettre en place un fonds de solidarité à la transition pour les ménages les plus
vulnérables (propriétaires ou locataires)
1 .5. Faire de l’habitat un producteur d’énergie renouvelable et un acteur résilient du
changement climatique
1.6. Intégrer systématiquement la qualité environnementale et sanitaire
2. MOBILITE : DEVELOPPER TOUTES LES ALTERNATIVES A LA VOITURE THERMIQUE ET OPERER
UNE REVOLUTION CULTURELLE
2.1. Engager un changement culturel et de pratiques de mobilité
2.2. Une offre de transport en commun adaptée aux besoins du territoire
2.3. Les modes actifs au premier rang d’une nouvelle hiérarchie des mobilités
2.4. Inciter et contraindre à l’autopartage
3.AGRICULTURE & ALIMENTATION : ORIENTER LA CONSOMMATION ET LA PRODUCTION VERS
UNE ALIMENTATION SAINE, LOCALE ET VARIEE
3.1. Aller vers le « zéro intrants phytosanitaires et engrais chimiques » et optimiser la
fonction captage, grâce à l’évolution des pratiques agricoles
3.2. Préserver le foncier agricole disponible près des centres urbains en le destinant vers la
réponse aux besoins alimentaires locaux
3.3. Structurer la demande collective et l’offre locale
3.4. L’agriculture durable, levier de développement économique du territoire
4. ENERGIE : MISER SUR LA SOBRIETE ENERGETIQUE ET LA PRODUCTION LOCALE D’ENERGIES
RENOUVELABLES
4.1. Créer les conditions d’un changement de comportement et de culture vis-à-vis de la
consommation d’énergie
4.2. Développer un « plan Marshall local » de production d’énergies renouvelables
5. DECHETS : REDUIRE EN AMONT, VALORISER EN AVAL, ET DEVELOPPER L’ECONOMIE
CIRCULAIRE ET INDUSTRIELLE
5.1. Accompagner les habitants et acteurs socio-économiques vers des démarches de
réduction des déchets et de pratique éco-citoyennes
5.2. Engager une politique volontariste de gestion des déchets du bâtiment
5.3. Accompagner le développement de l’économie circulaire55
6. ANTICIPATION DU CHANGEMENT CLIMATIQUE, DE SES IMPACTS SUR LES RESSOURCES
VITALES
6.1. Limiter l’exposition aux risques et anticiper leur gestion
6.2. Développer la connaissance des acteurs locaux sur les répercussions du changement
climatique et la partager au plus grand nombre
6.3. Faire de la préservation des écosystèmes un socle du développement économique et
de l’aménagement du territoire
7.INTEGRER LA TRANSITION ECOLOGIQUE & ENERGETIQUE AU SEIN DES ORGANISATIONS
PUBLIQUES ET PRIVEES
7.1. Vers des collectivités exemplaires
7.2. Entreprises : « en route vers l’éco-économie » et l’écologie industrielle !
7.3. Des « plans climat » à déployer dans un maximum d’organisations du territoire
8.RELOCALISATION DE L’ECONOMIE ET INNOVATION SOCIALE AU SERVICE DE LA TRANSITION
ECOLOGIQUE & ENERGETIQUE
8.1. Accompagner les porteurs de projets dans le domaine de l’ESS et la Transition
écologique et énergétique
8.2. Développement de nouvelles filières et nouveaux métiers locaux, non délocalisables
8.3. Appui aux démarches qui soutiennent cette relocalisation56
Annexe 2 –Lecture thématique des actions proposées
Enjeu Action Habitat Mobilité Agri-alim Energie Déchets Anticipation Adaptation Entreprises et innovation
Aménagement
1 Une production d’habitat dans les centralités, en cohérence avec les offres de mobilité, l’emploi, les services
2 Intégrer aux règlements d’urbanisme des contraintes liées à la qualité des matériaux et mobiliser la commande publique
3 Intégrer le Patrimoine naturel dans l’élaboration des outils de planification
4 Optimiser l’usage de gisements fonciers déjà urbanisés par le développement ou le soutien à des projets expérimentaux
5 Maintenir et développer les potentialités d’agriculture urbaine et périurbaine, levier de production locale
6 Consolider des outils de gestion des espaces naturels, agricoles et forestiers en zone montagne
7 Développer de nouvelles méthodes de conception des espaces publics
8 Inscrire dans les documents d’urbanismes une nouvelle hiérarchisation des modes de déplacement pour tout projet de voirie
9 Développer les infrastructures du vélo
10 Intégrer les usages partagés de la voiture dans l’offre de transport proposée
11 Mettre en place une politique communautaire de stationnement différenciée pour réduire la place de la voiture en cœur de ville / bourg
12 Créer des hubs d’intermodalités aux points stratégiques
13 Expérimenter à grande échelle toutes les possibilités de mobilités sur les axes structurants du territoire
Relocaliser les
activités
14 Organiser la filière de réemploi des déchets du bâtiment
15 Créer un « marche d’intérêt local », plateforme logistique et d’achat
16 Développer le maraichage et la production fruitière
17 Développer l'auto-production/consommation d'énergie renouvelable à l’échelle de micro-bassins de vie
18 Accompagner le développement de la filière bois amont et aval
19 Accompagner le développement de la filière de micro-hydroélectricité
20 Créer un « cluster nature » interprofessionnel
21 Accompagner la création d’un outil de financement de la transition écologique et solidaire en s’appuyant sur l’Eusko57
Enjeu Action Habitat Mobilité Agri-alim Energie Déchets Anticipation Entreprises et innovation
Accompagner la
mutation du tissu
économique
22 Etudier les potentiels de développement de l'écologie industrielle en Pays Basque et de l’économie circulaire
23 Pérenniser le programme TRANZ’EKO pour accompagner les nouveaux entrepreneurs de la TEE et coordonner les acteurs de l’économie circulaire
24 Pérenniser et affiner le fonds de soutien à l'innovation économique pour la TEE
25 Renforcer massivement les dispositifs d’aide à la rénovation énergétique du Parc ancien autour d’une plateforme de rénovation énergétique
26 Développer un plan de formation à l’éco-conception, éco-construction et éco-rénovation
27 Créer un « Acclimaterra » local et un programme de recherche associé
28 Lancer des recherches sur les alternatives aux pesticides et la fonction stockage de carbone de l’agriculture
29 Consolider et amplifier un programme de promotion de l'agro-écologie, de sensibilisation aux nouvelles pratiques écologiques
30 Créer un réseau d'experts TEE, pour accompagner les organisations publiques et privées dans l’élaboration de leurs « plan climat »
31 Accompagner les entreprises pour faire évoluer la fonction transport dans leurs secteurs d’activité et engager des coopérations nouvelles
32 Accompagner le verdissement des filières structurantes du territoire
33 Mettre en place une gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences sur la transition écologique & énergétique
Faire évoluer les
pratiques
habitantes
34 Promouvoir l’auto-réhabilitation accompagnée des logements
35 Soutenir le déploiement de Plans de déplacement de quartiers / secteurs
36 Accompagner les acteurs associatifs dans des « plans climat asso »
37 Développer les « défis famille » intégrant tous les aspects de la transition
38 Développer un programme de promotion et de sensibilisation par la pratique à l’utilisation du transport en commun et des modes doux
39 Développer la culture du vélo auprès de tous les publics
40 Créer un fonds de soutien aux alternatives de mobilité complémentaires à l’offre publique
41 Sensibiliser une alimentation saine par la pratique du petit maraichage « urbain »
42 Créer un observatoire citoyen de la transition
43 Développer les actions innovantes de sensibilisation à caractère culturel et scientifique
44 Animation du réseau d’acteurs patrimoine naturel et du Portail du patrimoine naturel du Pays Basque, plateforme web collaborative
45 Enseigner le Patrimoine naturel du Pays Basque à l’école
46 Etudier l’impact environnemental des pratiques numériques en Pays Basque, et définir un programme de promotion de bonnes pratiques58
Annexe 3 – Détail sur certaines propositions d’actions
Détail de la proposition 18 : Accompagner le développement de la filière bois locale, en amont
(production) et en aval (équipement des ménages)
Le bois est après le soleil la ressource énergétique la plus économique et dont le caractère
renouvelable est le plus facilement atteint. La bonne gestion du patrimoine forestier permet de
disposer de ressource sur des cycles allant de 5 à 30 ans. Mais l’abandon progressif des forêts rend
la ressource en bois difficilement exploitable (bois énergie ou bois d’œuvre), et nécessite un
accompagnement : mutualisation du matériel des exploitants forestiers, financements spécifiques
etc. Le développement de la filière devra donc s’appuyer sur un travail d’animation important,
aujourd’hui entre les mains de l’ONF pour les forêts publiques et du CRPF, pour les forêts privées
(dont le maillage territorial des agents est en difficulté).
Un travail supplémentaire doit également être mené pour sensibiliser les propriétaires agricoles à
l’intérêt économique et écologique du boisement/reboisement de leurs parcelles (fonction de
stockage important de carbone du bois jeune).
Rappel des objectifs :
Consolider la filière par des actions en amont, gestion de la ressource, et en aval, débouchés de la
filière bois-énergie.
Modalités de mise en œuvre :
3 actions complémentaires seraient à développer
1) Développer l’ingénierie d’animation forestière pour encourager une culture forestière
À court terme :
- Décision d’attribution d’une subvention au CRPF Aquitaine
- Embauche d’un animateur forestier dédié à la forêt basque par le CRPF Aquitaine
- Début de l’animation forestière (diagnostic et réalisation des premiers chantiers
d’exploitation forestière)
A moyen terme :
- Suivi des actions
- Bilan des diagnostics forestiers et des chantiers d’exploitation
À long terme :
- Réunion de travail entre les acteurs de la forêt pour établir la nécessité d’une nouvelle
campagne d’animation forestière
Acteurs à mobiliser :
- CRPF Aquitaine, SUGARAI, propriétaires privés de la forêt basque
Moyens à mobiliser :
Budget estimé : 1 animateur forestier coûte environ 40 K€/an (24 Ke de salaire, 10 K€ de charges et
8K€ de frais annexes (équipements, déplacements) donc sur 5 ans, le budget est de 200 K€ environ
Moyens humains : 1 animateur forestier à recruter par le CRPF Aquitaine
Suivi de l’action :
Indicateurs :59
- Nombre de diagnostics posés
- Maillage territorial de ces diagnostics
- Nombre de chantiers d’exploitation forestière réalisés
- Identification et quantification (en T) de la destination de la ressource (bois énergie/ bois
d’œuvre)
2) Soutenir l’acquisition de matériel adapté des exploitants forestiers
À court terme :
- Décision d’attribution d’une enveloppe financière pour l’acquisition de matériel forestier
adapté
- Identification des porteurs de projet
- Attribution des enveloppes
À moyen terme :
- Suivi des investissements et bilan des investissements réalisés
À long terme :
- Réunion de travail entre les acteurs de la forêt pour établir la nécessité d’une nouvelle
campagne d’accompagnement
Acteurs à mobiliser :
- Région, Département, exploitants forestiers de la forêt basque
Suivi de l’action :
Indicateurs :
- Nombre de porteurs de projet
- Maillage territorial de ces porteurs de projet
- Nombre d’investissements financés
3) Sensibilisation des élus/porteurs de projet/investisseurs et particuliers pour la création de
réseaux de chaleur (publics/privés) alimentés au bois énergie
À court terme :
- Identification des projets susceptibles d’accueillir un réseau de chaleur bois
- Sensibilisation des porteurs de projets et particuliers à la favorisation d’une chaudière bois
- Sensibilisation des porteurs de projets et particuliers à approvisionner leurs installations
avec du bois local
À moyen terme :
- Suivi des investissements et bilan des investissements réalisés
À long terme :
- Réunion de travail entre les acteurs de la forêt pour établir la nécessité d’une nouvelle
campagne d’accompagnement
Acteurs à mobiliser :
- Région, CD64
- SOLIHA
Moyens à mobiliser :
- S’appuyer sur les cabinets d’étude énergétiques (CAPTERRE, autres)60
Suivi de l’action :
Indicateurs :
- Nombre de porteurs de projet
- Maillage territorial de ces porteurs de projet
- Nombre d’actions de sensibilisation
Exemples et expériences :
- Massif Central : le conseil départemental du 63 a aidé au financement du budget
d’animation forestière via le CRPF local. Le CRPF a embauché un animateur forestier sur 5
ans pour la mise en place de diagnostic forestiers et le suivi des chantiers forestiers. Le
financement s’est fait par subvention versée au CRPF.
- Pays Basque :
o Sugarai a obtenu auprès du Ministère de la Transition Ecologique le premier Label
Bas Carbone en France afin de soutenir ses projets de boisements.
- D’autres projets pourraient faire l’objet de labellisation en Pays Basque.
o Réseau de chaleur installé par la CAPB à Saint Jean-Pied-de-Port pour l’alimentation
de la piscine communautaire et deux EHPAD.61
Détail de la proposition 21 : Accompagner la création d’un outil de financement de la
transition écologique et solidaire en s’appuyant sur l’Eusko
Le Pays Basque s'est doté d'une monnaie locale complémentaire, l'Eusko, qui est un outil
concret et à portée de tous (entreprises, associations, collectivités, particuliers…) pour
relocaliser au quotidien l'économie, et réduire ainsi les émissions de gaz à effet de serre
liées aux transports de marchandises. En ne circulant que sur un territoire donné (ici le Pays
Basque nord), une monnaie locale (il en existe 80 en France) favorise en effet le
développement des échanges économiques entre acteurs de ce territoire.
L’Eusko connaît une forte dynamique, puisqu'elle est la plus importante monnaie locale
d'Europe, et elle bénéficie du soutien de la CAPB sur son plan de développement 2018-
2021. La CAPB est adhérente à l’Eusko, et ses services intègrent peu à peu l'usage de
l'Eusko tant en recettes (services publics locaux) qu'en paiements (marchés, subventions,
salaires et indemnités), comme prévu dans la convention votée en Conseil permanent le 17
juillet 2018.
Le plan de développement stratégique 2018-2021 de l’Eusko, intitulé « Un modèle de
monnaie locale pour un développement territorial participatif accélérant la transition
écologique » s’est fixé une série d’objectifs, dont celui de « Développer les impacts
écologiques de l’Eusko ». Pour cela, l’un des leviers identifiés est d’« expérimenter un
mécanisme en partenariat avec une Collectivité locale permettant d’investir le fonds de réserve de l’Eusko dans la transition énergétique, grâce à une garantie apportée par cette collectivité. »
Rappel de l’objectif :
Sécuriser l’investissement d’une partie du fonds de réserve de l’Eusko dans des projets
locaux de Transition écologique et solidaire
Modalités de mise en œuvre :
A court terme
Etudier la faisabilité technique et le cadre légal d’un nouveau dispositif :
- Immobilisation d’une partie du fonds de réserve de l’Eusko en fonds propres dans
des structures œuvrant pour la Transition écologique et solidaire
o les 100 euros reçus par Euskal Moneta en échange de 100 eusko ne seraient
plus mis en réserve, mais immobilisés au profit d’un projet particulier
o campagnes des levées de fonds limitées dans le temps et dans le montant :
- Sécurisation par une garantie de la part d’une collectivité
o En assurer la liquidité si le projet soutenu fait un jour faillite, ou si l’Eusko a
besoin, pour procéder au remboursement d’eusko, de liquidités au-delà des
liquidités disponibles sur son fonds de réserve en banque,
o la collectivité se substituerait alors en rachetant les parts sociales détenues
par Euskal Moneta au prix d’achat
- Accompagnement de la réflexion par un juriste et/ou d’un expert en finances : à
l’heure actuelle, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR)
recommande aux monnaies locales de conserver la liquidité de leurs fonds de
réserve… il s’agit de savoir s’il est possible d’en immobiliser une partie en le plaçant62
au capital de structures œuvrant pour la Transition, à condition que la caution ou la
garantie assure la liquidité des fonds en cas de besoin
A moyen terme
Lancer une première expérimentation
- Campagne de levée de fonds
o au profit d’une structure locale identifiée compatible avec les
préoccupations d’Euskal Moneta (relocalisation de l’économie, emploi local,
promotion de l’agriculture paysanne, du commerce de proximité et de
l’euskara)
o limitée dans le temps et le montant : par exemple, une campagne de 6 mois
pour lever 500 000€ pour un projet de Transition déterminé
- Achat de parts sociales par Euskal Moneta, sécurisées par une collectivité
A long terme
Suivi et évaluation des impacts de l’expérimentation, et définition des modalités de son
extension
Acteurs à mobiliser :
- Euskal Moneta, acteurs locaux de la finance solidaire (Herrikoa, France Active
Aquitaine), acteurs publics pouvant intervenir en garantie (BPI France, Caisse des
dépôts et consignations)63
Détail de la proposition 22 : Etudier les potentiels de développement de l'écologie
industrielle territoriale en Pays Basque
L’écologie industrielle est une des déclinaisons opérationnelles de l’économie circulaire.
Cette pratique de management environnemental vise à optimiser la gestion de flux de
production (intrants et sortants) et de l’énergie entre entreprises et industries, et de fait
tendre vers des circuits économiques courts. L’objectif est de mettre en évidence les
synergies potentielles afin de mutualiser/rationnaliser à l’échelle locale (une zone
d’activités par exemple) offre et demande d’intrants et sortants.
Concrètement, la mise en œuvre de synergies éco-industrielles peut ainsi concerner :
- La valorisation / l’échange de flux industriels (eaux industrielles, déchets et
coproduits, etc.)
- La mutualisation de services aux entreprises (gestion collective des déchets,
collecte et réutilisation des eaux pluviales, transport, etc.)
- Le partage d’équipements (chaudière, production de vapeur, unité de traitement
des effluents, etc.) ou de ressources (emplois en temps partagés, etc.)
- La création de nouvelles activités (activités d’interface nécessaires à la valorisation
des sous-produits, développement de produits ou services à partir d’une nouvelle
ressource identifiée, etc.)
Rappel des objectifs :
- Initier des démarches partenariales entre acteurs économiques pour mobiliser les
potentiels d’écologie industrielle.
- S’appuyer sur les premières démarches expérimentées pour encourager le monde
économique à développer l’EIT au Pays Basque.
Modalités de mise en œuvre :
- Identification des potentiels
o Quantifier et géolocaliser les ressources des entreprises à l’aide d’une
cartographie interactive dans les domaines matières, logistique et
équipements, ressources humaines, etc. (par l’outil des CCI)
o Identifier les maillons manquants pour donner une valeur ajoutée aux
ressources
- Définition des périmètres d’intervention pour une première phase de lancement
o Définir quelles filières cibler ou non
o Définir la cible des acteurs économiques à toucher (commerce, industrie,
artisanat agro…)
o Définir la typologie des zones d’activités
- Identifier une zone d’activité comme lieu d’expérimentation
- Mobilisation et mise en réseau, par l’intermédiaire d’une équipe
d’ingénierie/animation territoriale
o Aller à la rencontre des entreprises pour leur donner envie de s'engager
dans une démarche d'économie circulaire
o Détecter les potentiels d'échanges de ressources, de synergies, de
mutualisation inter-entreprises
o Partager les retours d’expériences du projet ORHI et de la zone portuaire
avec d’autres zones d’activités64
o Organiser et animer des ateliers thématiques pour provoquer la rencontre et
créer des synergies selon les besoins et attentes des entreprises
o Mettre en lien les acteurs économiques pour une mutualisation
o Rendre visible la démarche d’EIT pour fédérer, essaimer, montrer
l’exemplarité du tissu économique du territoire.
- Coordination du réseau de l’économie circulaire
o Accompagner la définition et la mise en place des synergies
o Transmettre des méthodes de travail pour encourager la mutualisation
o Exemple dispositif expérimental Tranz’eKo (CDPB/IEHGK/ADEME), cf.
proposition 19
Acteurs à mobiliser :
- CCI, CMA, clusters, entreprises du Pays basque
Moyens à mobiliser :
Nature des dépenses :
- Animation : moyen humain en fonction des zones accompagnées
- Etude : en fonction des actions identifiées suite au diagnostic de la zone
- Investissement : en fonction des actions identifiées suite au diagnostic de la zone
Suivi de l’action :
Indicateurs :
- Nombre d’entreprises engagées
- Nombre et nature de flux recensés
- Nombre et nature de synergies détectées
- Nombre et nature de synergies mises en œuvre
- Quantification des gains réalisés (en T de CO2 évitées, kWh économisés, T de
matières valorisées ou recyclées…)65
Détail de la proposition 28 : Lancer des recherches sur les alternatives aux pesticides et la
fonction stockage de carbone de l’agriculture
Dans un contexte de réchauffement climatique et de nécessaire transition énergétique, la
production agricole se retrouve à une croisée des chemins. Certains choix peuvent
contribuer à émettre de fortes quantités de GES et à consommer toujours plus d’énergie
fossile, d’autres amèneront vers des systèmes et des techniques moins énergivores et
moins émettrices de GES. Les TCS (Techniques culturales simplifiées) sont basées sur la
réduction du travail du sol et le non labour et les principes de l’agriculture de conservation
(non labour, couvert végétal et rotations) s’avèrent des leviers pour lutter contre l’érosion,
stocker du carbone dans le sol et utiliser moins d’énergie fossile. Mais elles
s’accompagnent souvent de l’utilisation de pesticides.
Des expérimentations sont menées sur quelques fermes pour trouver des alternatives à
l’utilisation d’insecticide pour éradiquer les chenilles de la noctuelle de la prairie (Cirphis
unipuncta), une des principales causes de recours aux produits chimiques en Pays Basque
et dont les dégâts peuvent être très importants, comme ce fut le cas en 2018.
Rappel des objectifs :
- Définir les modalités de développement d’une agriculture de conservation pour
sortir de l’usage des pesticides par de nouvelles pratiques (comme les Techniques
culturales simplifiées).
- Déterminer les alternatives aux pesticides pour faire face aux attaques massives de
chenilles.
Modalités de mise en œuvre :
À court terme :
- Suivi des fermes en agriculture de conservation en Pays Basque et mise en place de
nouveaux essais.
- Elaboration de protocoles d’expérimentation en lien avec la recherche.
- Lancer une thèse pour comprendre la biologie du Cirphis Unipuncta et trouver une
solution alternative à son traitement.
À long terme :
- Confirmation des résultats d’essais réalisés en amont et pendant la phase de thèse
Acteurs à mobiliser :
- EHLG, structures de développement et de recherche
Moyens à mobiliser :
- Coût approximatif d’une thèse : environ 120 000 € sur 3 ans
- Coût approximatif accompagnement paysans, mises en place essais : 30 000 €/an66
Détails de la proposition 29 : Consolider et amplifier un programme de formation de
l’agroécologie pour sensibiliser aux nouvelles pratiques écologiques
Contexte et enjeux :
Face aux interrogations actuelles de la société, ce projet de formation en enseignement
supérieur, est un pari sur l'avenir. Il vient en réponse aux nombreuses interrogations qui
subsistent autour de la perception et de l'application de l'«agroécologie », terme
aujourd'hui très médiatisé, entré massivement dans la plupart des référentiels
d'enseignement agricole et dont les contours restent pourtant mal identifiés.
Certes l'agroécologie, relève d'une approche scientifique issue de l'agronomie et de
l'écologie. Toutefois, l'intérêt de cette formation réside dans le fait qu'au-delà d'une mise
en œuvre technique, l'agroécologie ne peut être réfléchie sans prendre en compte tous les
critères inhérents aux territoires sur lesquels elle s'applique, qu'ils touchent à la nature et
aux paysages, aux hommes et aux femmes qui y vivent, aux politiques publiques qui s'y
appliquent directement ou, indirectement, aux savoirs et aux patrimoines culturels. Ce
projet de formation cible donc le système de production agricole qui va de la terre jusqu’à
l’assiette du consommateur et remet en perspective la figure du paysan dans cette chaîne
en prenant en compte l'ensemble de ces composantes. La formation sera basée sur des
échanges interactifs entre enseignants, chercheurs, professionnels de divers secteurs
d'activités ou de diverses structures et un public d'apprenants mixant à la fois des
étudiants de la formation initiale et des personnes en activités ou en recherche d'emploi,
permettant ainsi une mixité des publics et favorisant le recueil d'expériences et la mixité
des parcours. C'est un projet ouvert sur et aux autres territoires par la diversité et l'échelle
d'intervention des intervenants (France, Europe, Afrique, Amérique du Sud), qui prendra la
forme d’un DU d’agroécologie, dans un premier temps.
Rappel des objectifs :
- Répondre à des demandes de formation en enseignement supérieur liées aux
transitions agroécologiques, nouvel enjeu et défi sociétal des territoires.
- Construire ces formations en se basant sur des projets d'application territoriaux.
Modalités de mise en œuvre :
A court terme :
- Définir un panel d’élèves potentiels et les outils d’information et de communication
adéquats : public de statut hétérogène (étudiants, actifs, en recherche d’emploi, en
reconversion) et de domaine professionnel divers (paysans, enseignants, chargés
d’études et de développement, banquiers, techniciens, animateurs, chefs
d’entreprise)
- Définir les modalités d’une formation transfrontalière
- Ouvrir la formation dans sa globalité en 2020 avec 10 à 15 élèves
A moyen terme :
- Pérenniser 10 à 15 personnes formées/an
- Faire évoluer le DU vers des formes diplômantes (inscrites au RNCP)
A long terme :
- Implanter des offres de formations universitaires complémentaires (cursus) sur la
thématique des transitions agroécologiques sur le territoire Pays Basque67
Acteurs à mobiliser :
- Université de Pau et des Pays de l'Adour
- Collège Sciences et Technologies pour l'Energie et l'Environnement (STEE) - Campus
Montaury – Anglet
- Associations locales du monde agricole et du développement territorial au Pays
Basque (HEMEN, InterAMAP, EHLG, BLE, Eusko Ikaskuntza), trouvant écho auprès
d'enseignants et de chercheurs travaillant sur l'agroécologie.
Moyens à mobiliser :
- Le budget prévisionnel lié à la mise en œuvre du projet de DU a été estimé à 66
400€. Il prend en compte le coût pédagogique environné, le coût de
fonctionnement et les frais de gestion de la formation
Ressources existantes :
- DU Transition Agroécologique Paysanne
- intervenants associés
- liste de candidats potentiels en attente d'ouverture de la formation (15 ont suivi le
premier module en juillet 2019).
Indicateurs :
- Nombre des personnes suivant la formation.
- Hétérogénéité professionnelle des personnes suivant la formation.
- Nombre des projets d'application territoriaux développé dans le cadre de la
formation.68
Détail de la proposition 42 : Créer un observatoire citoyen de la transition
La TEE est un domaine complexe qui engage la société dans sa globalité et où sont
maintenant pertinents une multitude d’acteurs. Devant une telle complexité, un premier
pas est fait avec l’adoption prochaine, après un processus participatif, du PCAET que tous
les acteurs du territoire auront la responsabilité de mettre en œuvre. Mais la mesure de
notre avancement collectif vers les objectifs ambitieux portés par ce plan, devrait, elle,
être simple, accessible, lisible et partagée, afin de promouvoir la transparence, la
confiance, et de mobiliser là où les choses ne bougent pas assez vite. Sans un effort pour
rendre plus unifié, uniforme et accessible le suivi de la mise en œuvre du PCAET, mais plus
largement aussi des efforts de tout un chacun et du monde économique pour accélérer la
TEE, et des effets qu’ils produisent, le risque est grand que les acteurs de la TEE, qu’ils
soient institutionnels, associatifs, du secteur privé ou citoyens,15 multiplient de manière
individuelle la mesure des progrès réalisés (ou non), utilisant des indicateurs qui se
chevauchent sans permettre l’agrégation ou la comparaison, voire se contredisent, laissant
des pans entiers de la TEE sans couverture ou, tout simplement, produisant des
« photographies » qui restent confidentielles et éloignées du grand public.
Le Plan Climat mettra en place un dispositif de suivi des actions qu’il propose de mettre en
œuvre : ce suivi devrait intégrer au maximum les citoyens et acteurs territoriaux, pour
maintenir et développer leur engagement. Le CDPB/IEHGK propose d’en faire un véritable
observatoire citoyen de la TEE.
Rappel des objectifs généraux :
- Permettre la diffusion et l’appropriation grand public des défis énergétiques et
climatiques.
- Se donner les capacités de suivre l’avancée de la transition énergétique et
écologique du Pays Basque et rendre ce suivi accessibles à tou.te.s.
- Sur les domaines clés de l’habitat et de la mobilité, intégrer les mêmes objectifs aux
dispositifs d’observation territoriale et de suivi des politiques publiques.16
Objectifs opérationnels :
Se donner les capacités de suivre l’avancée de la transition énergétique et écologique du
Pays basque via un tableau de bord d’indicateurs recoupant les grandes thématiques du
PCEAT, nourris par des données locales produites par tous les acteurs de la transition, y
compris les citoyens eux-mêmes, et accessible à tou.te.s via des applications de
visualisation. Ce tableau de bord sera tenu par un Observatoire citoyen de la TEE au Pays
basque, qui coordonnera la collecte, la validation, l’analyse et la visualisation d’indicateurs de différents niveaux (opérationnels, stratégiques), couvrant les actions des différentes parties prenantes et recoupant tous les grands domaines du développement durable au Pays basque. L’Observatoire contribuera donc à :
- approfondir et partager la connaissance de la TEE au Pays basque et entretenir le
diagnostic partagé initié lors de la formulation du PCAET ;
15 Voir la campagne actuelle de Bizi ! et son initiative Hitza Hitz.
16 Voir les actions proposées dans la Contribution du CDPB/IEHGK au PLH (proposition 20) et au PDU
(proposition 17)69
- appuyer les politiques publiques locales et en particulier pour mettre en relation les
résultats obtenus et les actions engagées, et donc vérifier la pertinence de celles-
ci ;
- mobiliser et encourager l’action de tout un chacun, institutionnel, entreprise,
citoyens, associations, en démontrant les progrès réalisés et le chemin qu’il reste à
faire.
La dimension « citoyenne » de l’observatoire permettra d’assurer son indépendance,
condition importante à la crédibilité de son action, mais elle a avant tout pour rôle de
rassembler en faisant sortir les institutionnels de ce qui est parfois une approche trop
confidentielle et scientifique de suivi-évaluation et, pour les citoyens et le tissu associatif,
une vision parfois plus politique que basée sur des faits et rigoureuse du chemin parcouru
et de celui qu’il reste à parcourir. La dimension « citoyenne » de l’observatoire fait donc
avant tout référence à sa dimension collective.
De manière concrète, l’Observatoire :
- sera piloté par un comité multipartenaire rassemblant institutionnels, fournisseurs
d’énergie, consommateurs (public, privé), monde associatif et citoyen (représenté
par le CDPB/IEHGK), organismes de recherche
- développera un cadre d’indicateurs en prenant de référentiel existants (ADEME,
Plan climat-énergie, PCEAT, Objectifs de développement durable, etc.) mais aussi
en produisant des indicateurs locaux qui capturent les enjeux spécifiques au Pays
basque.
- collectera régulièrement les mesures de ces indicateurs des acteurs impliqués, dont
les chercheurs locaux et les citoyens « observateurs », et les compilera dans un
tableau de bord
- s’appuiera sur les observatoires sectoriels habitat et mobilité
- développera des analyses sur les avancées et obstacles mis en lumière par le
tableau de bord
- sensibilisera le grand public :
o aux impacts locaux du changement climatique par la publication de rapports
et par des événements grand public
o sur le tableau de bord par des outils de visualisation approprié et une
application « TEE Pays basque ».
o aux mesures d’adaptation / d’anticipation à prendre
Phases de mise en œuvre :
À court terme :
- Mettre en place l’armature de coordination institutionnelle
- Arrêter la liste d’indicateurs en prenant en compte les indicateurs propres au
PCAET, mais aussi les Objectifs de Développement Durable de l’Agenda 2030 et
d’autres cadres référentiels nationaux ou mondiaux pertinents.
- Définir les flux de données entre les acteurs de la mesure d’impact et
l’observatoire.
- Produire la première ligne de base du tableau de bord (2021).
À moyen terme :
- Mise à jour mensuelle / trimestrielle / annuelle du tableau de bord (propre à chaque
indicateur)70
- Développement d’une application de visualisation pour usage individuel
- Actions de sensibilisation et d’éducation sur l’observatoire et le tableau de bord
auprès du grand public.
- Contribuer à la première évaluation à tiers-parcours du PCAET.
Acteurs à mobiliser :
- ADEME, DREAL, Région, CDPB/IEHGK
- Fournisseurs : Enercoop, EDF
- Université de Pau et Pays de l’Adour, ESTIA, chercheurs locaux
- Acteurs socioéconomiques : CDPB/IEHGK, Bizi, CADE, Chambre de commerce et
d’industrie, Secteur du tourisme, EHLG, etc.
Moyens à mobiliser :
- Budget estimé : à déterminer – principal poste de dépense : salarié et
développement d’une application.
- Moyens humains : 1 salarié ETP (au début) puis peut évoluer vers un mi-temps une
fois partage des tâches définis avec autres partenaires, outils développés et
mécanismes de pilotage mis en place.
- Moyens informatiques :
o développement de l’outil tableau de bord et de la page d’hébergement
o développement d’une application grand public
Exemples et expériences :
- Observatoire ligérien de la transition énergétique et écologique des Pays de la
Loire (https://teo-paysdelaloire.fr/)
Initiative portée avant tout par les institutionnels (Etat, région, ADEME) et
les fournisseurs d’énergie, mais aussi avec une composante société civile –
d’où l’absence de « citoyen » dans l’intitulé. Maintien d’un tableau de bord de
14 indicateurs principaux et de nombreux sous-indicateurs. Focalisation
avant tout sur les émissions de carbone et la production d’énergie propre.
- Un site européen recense les différentes initiatives d’observatoires citoyens sur
l’environnement (https://ec.europa.eu/easme/en/news/have-you-heard-about-
concept-citizens-observatories), dont beaucoup ont aussi bénéficié de financements
européens. Ces observatoires sont avant tout « citoyens » parce qu’ils se basent
avant tout sur des données recueillies par les citoyens (souvent pas le biais de leur
smartphone), en analogie avec les « citoyens-journalistes ».71
Détail de la proposition 46 : Etudier l’impact environnemental des pratiques numériques en
Pays Basque, et définir un programme de promotion de la sobriété numérique
La transition numérique, à savoir l’adaptation des entreprises et des populations aux
mutations technologiques, est un incontournable du développement des pays et des
entreprises. Elle a longtemps été considérée comme un moyen de réduire l’impact
environnemental, conduisant à une dématérialisation quasi systématique. Et pourtant,
l’empreinte énergétique du numérique est en constante augmentation, sa consommation
augmente de 9% par an dans le monde. Une réalité en grande partie due à l’explosion de
l’usage des vidéos (communication, streaming), la multiplication et le renouvellement des
supports de connexion, et dont les impacts négatifs sont mal connus et peu communiqués.
Le secteur des nouvelles technologies représente 10% de la consommation d’électricité
mondiale : 30% pour les supports de connexion (ordinateurs, téléphones et objets
connectés) ; 30% pour les data-centers (hébergement des données) ; 40% pour les réseaux.
La question des métaux utilisés dans les composants électroniques est elle aussi
préoccupante (besoins grandissants et faible taux de recyclage).
Il devient nécessaire d’ouvrir collectivement un véritable chantier prospectif pour
accompagner la conscientisation et le renouvellement des usages du numérique.
Rappel des objectifs :
- Comprendre et révéler l’écosystème du numérique en Pays Basque
- Allier les capacités d’innovation et de développement offertes par le numérique en
respectant un impératif de frugalité pour un écosystème numérique responsable
- Mettre en place un plan de gestion collectif des déchets numériques
- Sensibiliser et responsabiliser toute la société (institutions, collectivités,
entreprises, professionnels, habitants…)
Modalités de mise en œuvre :
- Effectuer un diagnostic de la consommation du numérique en Pays Basque
- Monter un groupe de travail pour élaborer un plan collectif de gestion des e-
déchets : mails, moteurs de recherche, stockages des fichiers, utilisation du
smartphone, équipements électriques…
- Pérenniser et développer les actions portées par les acteurs du territoire et le tissu
associatif sur la gestion des e-déchets
- Développer des campagnes de sensibilisation sur les e-déchets auprès des
différents publics : habitants, scolaires, ménages, entreprises, salariés, collectivités,
élus…
- Promouvoir le télétravail auprès des entreprises et développer la création de tiers-
lieux ruraux connectés : identifier les besoins des territoires, soutenir les projets
existants
- Mettre en place un dispositif d’OpenData Pays Basque
Acteurs à mobiliser :
- Antic, UPPA, Cluster Pays Basque Digital, CCI…72
Annexe 4 - Table des sigles
ADEME Agence de l’Environnement et de Maîtrise de l’Energie
AMAP Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne
AMO Assistance à Maîtrise d’ouvrage
ARACT-ANACT Agence Régionale (/Nationale) pour l’Amélioration des Conditions de Travail AUDAP Agence d’Urbanisme Atlantique et Pyrénées
BAB Bayonne-Anglet-Biarritz
BLE Biharko Lurraren Elkartea
BPI Banque Publique d’Investissement
BTP Bâtiment et Travaux Publics
CA Chambre d’Agriculture
CAPEB Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment CAUE Conseil en Architecture, Urbanisme et Environnement
CCI Chambre de Commerce et d’Industrie
CDPB/IEHGK Conseil de Développement du Pays Basque / Ipar Euskal Herriko Garapen Kontseilua CEF Centre Européen de Fret
CEN Conservatoire d’Espaces Naturels
CMA Chambre des Métiers et de l’Artisanat
CPIE Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement
CROUS Centre Régional des Œuvres Universitaires et Scolaires
CRPF Centre Régional de la Propriété Forestière
DDTM Direction Départementale des Territoires et de la Mer
DLA Dispositif Local d’Accompagnement
DREAL Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement DU Diplôme Universitaire
EHLG Euskal Herriko Laborantza Ganbara
EKE/ICB Euskal Kultur Erakundea / Institut Culturel Basque
EPFL Etablissement Public Foncier Local
FAP Fondation Abbé Pierre pour le logement des défavorisés
FING Fondation Internet Nouvelle Génération
GES Gaz à Effet de Serre
GIEC Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat GIP Groupement d’Intérêt Public
GIS Groupement d’Intérêt Scientifique
GPECT Gestion Prévisionnelle des Emplois et Compétences Territoriale IDRE Interprofessionnelle de la Déconstruction et du Réemploi
IMA Institut des Milieux Aquatiques
INRA Institut National de Recherche Agronomique
MNHN Muséum national d'histoire naturelle
ONF Office National des Forêts
OPCA Organisme Paritaire Collecteur Agréé
PCAET Plan Climat Air Energie Territorial
PDU Plan de Déplacements Urbains
PIG Programme d’Intérêt Général
PLH Programme Local de l’Habitat
PLUI Plan Local d’Urbanisme Intercommunal
RNCP Répertoire National des Certifications Professionnelles
SAFER Société d’Aménagement Foncier et d’Etablissement Rural
SCoT Schéma de Cohérence Territoriale
SOLIHA Solidaires pour l’habitat
TC Transport en Commun
TEE Transition Ecologique et Energétique
TEPCV Territoire à Energie Positive pour la Croissance Verte
UPPA Université de Pau et des Pays de l’Adour
VAE Vélo à Assistance Electrique64
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
LIVRE BLANC DE LA CONCERTATION
Annexes
Contributions écrites des partenaires
Contribution BIZI!
(4 novembre 2019)Contribution de Bizi portant sur le diagnostic PCAET Pays Basque
Pour BIZI, un bon plan climat, c’est quoi ?
Les enjeux de la transition écologique et du changement climatique ont percolé dans le débat de société. L’échelle mondiale, grâce aux rapports du GIEC, est l’échelle de la communication mais aussi de la prise de conscience de ces problématiques. La mobilisation doit donc être globale et c’est pour cela que Bizi était présent aux contre-sommets pour le climat à Copenhague ou à Paris.
La mobilisation locale est tout autant impérative compte tenu des marges de manoeuvres dont disposent les territoires pour agir sur la mobilité, l’habitat, l’alimentation, … et Bizi s’efforce d’y participer à travers ses actions quotidiennes.
Un plan climat à l’échelle d’un territoire, comme le Pays Basque nord, doit être un levier pour construire une stratégie locale partagée par les institutions, les acteur·rice·s du territoire et les citoyen·ne·s.
Il doit permettre de bien cerner les enjeux du territoire, son bilan énergétique, son bilan carbone, ses émissions de gaz à effet de serre et ses émissions polluantes. On reste là dans le seul cadre de la loi de transition énergétique de 2015. Au-delà, ce diagnostic territorialisé doit montrer aux élu·e·s, habitant·e·s et citoyen·ne·s quels sont les effets du changement climatique que l’on observe déjà sur le territoire, mais aussi fournir les clés d’un projet de territoire résilient et contribuant à son échelle, à la réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre à laquelle nous appellent les scientifiques du GIEC.
Nous saluons le travail réalisé par les élus-e-s, les technicien·ne·s de la collectivité et le bureau d’étude dans des délais très courts. Bizi regrette cependant que les travaux aujourd’hui proposés ne permettent pas de remplir entièrement ce rôle. Ce diagnostic fournit une photographie à un instant T, mais ne s’inscrit que trop peu dans une vision dynamique et ne montre pas les évolutions, les tendances de la dernière décennie et de celles à venir. Il est donc difficile d’apprécier les réelles marges de manoeuvres et les efforts à consentir. Nous pouvons illustrer cette remarque avec les « besoins de chauffage » mentionnés dans la partie du diagnostic consacrée aux secteurs résidentiels et tertiaires et où on ne questionne pas la très probable augmentation de la consommation d’électricité spécifique liée à la climatisation dans un contexte où le changement climatique va à la fois intensifier l'occurrence et la virulence des épisodes caniculaires et occasionner des hivers aux températures moyennes plus douces (sous nos latitudes)…
Les gisements de « sobriété » par secteur sont insuffisamment évoqués et détaillés alors qu’elle permet un gain de 28 % de la consommation énergétique à échéance 2050 dans le scénario Négawatt et que les progrès réalisés en Europe (au travers notamment des directives efficacité énergétique) ont été en partie annulés par le manque de sobriété. Ainsi la consommation moyenne des véhicules baisse au km parcouru alors que les distances parcourues en voiture ne cessent de s'accroître ; conséquemment, la consommation annuelle de carburant ne diminue pas …
A ce titre, nous regrettons que la projection des mobilités n’intègre pas d’objectif de sobriété via une baisse des km parcourus/pers/an à l’instar du scénario développé par lecabinet B&L évolution. Le peu de données exposées rend la comparaison difficile avec d’autres scénarii et soulève de ce fait plusieurs questions.
On ne connaît pas la base des km parcourus/pers/an aujourd’hui, ni celle sur laquelle table la projection en 2050. On ne sait pas non plus quels sont les autres types de transport non renseignés dans les potentiels de réduction de GES. L’avion (mode de transport le plus émetteur de GES/km/passager transporté, a fortiori pour des vols intérieurs qui semblent majoritaires à Biarritz : https://www.aeroport.fr/view-statistiques/biarritz-anglet-bayonne) est-il pris en compte ? Quelle évolution du trafic de l'aéroport de Biarritz depuis 20 ans, quelles perspectives d'évolutions sont projetées et quelle incidence sur les émissions du territoire ? Depuis plusieurs années, l'aéroport accueille plus d'un million de voyageurs par an (NB : 1 183 635 en 2018) et présente des statistiques largement supérieures aux aéroports situés aux alentours tels que l'aéroport de Pau ou de Saint Sébastien. Aussi, comment expliquer que le diagnostic fasse état de “faibles marges de manœuvre de la collectivité sur les secteurs maritimes et aériens” et que “ces deux secteurs ne feront pas l’objet de zooms spécifiques”. Le “Syndicat Mixte pour l’aménagement et l’exploitation de l'aérodrome BAB” est pourtant propriétaire de l’aérodrome et l’exploite en régie directe et est composé notamment de 4 Communes de la CAPB (Biarritz, Anglet, Bayonne et Saint-Jean-de-Luz) aux côtés des Conseils Départementaux des Landes et des Pyrénées-Atlantiques et de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bayonne...
Le tableau qui précise les parts modales projetées en 2050 ne précise pas la part de la voiture : doit-on en déduire que dans la projection, même pour l’ex ACBA, 58% des distances seraient toujours réalisées en voiture ? Est-ce une perspective réellement ambitieuse, à la hauteur des enjeux et des changements nécessaires pour que le Pays Basque nord assume pleinement sa part dans la préservation des conditions de vie du plus grand nombre ? Par ailleurs, la projection affirme s’appuyer sur le scénario Négawatt mais elle ne prévoit que 3% de part pour le transport ferroviaire alors que celui-ci mise sur 16%. A quoi est dû cet important écart ?
Nous ne trouvons trace d’aucune estimation des émissions GES associées aux changements d’affectation des sols en moyenne annuelle au cours de la dernière décennie, ni d’estimation des surfaces artificialisées en moyenne chaque année sur le territoire au cours de la dernière décennie. Alors que l’on sait que l’artificialisation sévit gravement, en Pays Basque Nord en particulier, et qu’il est pourtant précisé dans le diagnostic que le “changement d’affectation d’un sol peut fortement modifier ses capacités de puits et d’émissions de carbone”. Il n’apparaît pas non plus de potentiel de développement chiffré de la séquestration naturelle de carbone via les pistes de changement de pratiques agricoles proposées. L’absence de ces éléments nous paraît étonnante et préjudiciable à l’élaboration d’une stratégie construite à partir des dynamiques territoriales en cours.
Une estimation de l’empreinte carbone territoriale intégrant les émissions importées (scope 3) serait également pertinente afin de visualiser la part importante et croissante que ces dernières prennent dans notre impact carbone à l’échelle du territoire.Nos propositions sur le diagnostic :
⇒ Nous souhaitons que les données du diagnostic soient mises dans une perspective d’évolution, au moins des 10 dernières années. Nous pourrons voir les tendances et apprécier véritablement sur quels volets il faut agir prioritairement.
⇒ En particulier, il nous paraît incontournable d’évaluer le niveau d’artificialisation qui a eu lieu au cours des 10 dernières années et de mesurer les impacts en émissions de GES du fait du changement d’affectation des sols ainsi que les effets sur la biodiversité.
⇒ Le diagnostic du secteur des transports au regard de son importance (2ème secteur pour les GES) doit impérativement couvrir l’ensemble des modes y compris le transport aérien et maritime.
⇒ Le diagnostic sur la vulnérabilité du Pays Basque nord face au changement climatique est un peu faible. Il est important de donner des éléments aux acteur·rice·s du territoire pour évaluer ce phénomène en cours. Pour exemple, il serait intéressant de montrer à l’échelle locale un certain nombre d’indicateurs (description de la variabilité climatique, précipitations annuelles, nombre de jours supérieurs à 25°, nombre de jours de gel, redémarrage de la pousse de l’herbe,…). L’agriculture est au cœur de la vulnérabilité du territoire face au changement climatique et peu d’éléments sont révélés. La question de la vulnérabilité touristique n’est pas abordée.
⇒ Vu l’importance du développement du chauffage électrique, de la climatisation et des trajets pendulaires effectués en auto sur le territoire, il serait également opportun de chiffrer l’actuelle vulnérabilité sociale des habitant·e·s touché·e·s par la précarité énergétique et de faire des projections des risques selon les évolutions de prix de l’énergie à 2030 et 2050.
⇒ Sur l’aspect méthodologique, la plupart des projections sont établies à territoire constant, alors que le Pays Basque nord connaît un fort développement. C’est un paramètre à corriger, en intégrant les éléments démographiques, la consommation de l’espace, la création de logements, etc. D’autre part, certaines données datent pour être pertinentes. Pour exemple, utiliser les données agricoles du recensement de 2010 (même corrigées) fausse la réalité actuelle. Il y a eu des mutations, avec notamment l’intensification de certaines grandes cultures (maïs).
⇒ Afin d’avoir une image complète de la réalité carbone du territoire, il nous paraît pertinent de réaliser une estimation (au moins une extrapolation) des émissions importées sur le territoire (scope 3) et de faire une représentation graphique et pédagogique de l’empreinte carbone du territoire qui permettent d’appréhender la part importante prise par ces émissions.
Il apparaît important à nos yeux de relancer le processus de co-construction, pour partager une stratégie et un plan d’action dans lesquels l’ensemble des acteurs prendront part.BIZI propose un cadre stratégique
Notre scénario de transition écologique à 2050 doit permettre au Pays Basque nord de : - devenir un territoire résilient au changement climatique,
- devenir un territoire neutre en carbone, à énergie positive, 100% renouvelable, moins polluant et sans précarité énergétique
« C’est un projet de territoire souverain, solidaire et soutenable. » Ce scénario vise la souveraineté alimentaire, la souveraineté économique et la souveraineté énergétique. Il doit donc s’appuyer sur plusieurs orientations et principes essentiels :
- l’incitation et l’accompagnement à la rénovation énergétique performante des bâtiments publics et privés,
- l’émergence de nouvelles mobilités,
- le soutien à l’agriculture paysanne et durable, qui est le gage de la vitalité́ économique du territoire, de la dynamisation des circuits courts alimentaires de proximité et de la préservation des paysages, viviers de biodiversité ;
- l’exploitation durable de la forêt, qui permettra à la fois d’endiguer son avancée sur les parcours agropastoraux et de développer la filière locale du bois,
- la sensibilisation citoyenne à l’adoption de comportements vertueux : écogestes (familles, entreprises), pratiques agroécologiques (agriculteur·rice·s), démarche de filière à énergie positive, pratiques sylvicoles durables (forestiers), extinction partielle de l’éclairage public (collectivités, zones d’activités, commerces ),...
- le développement de projets d’énergie renouvelable.
Il nous semble également pertinent de chiffrer le coût de l’inaction en cas de scénario « business as usual » qui est, selon plusieurs études, supérieur aux investissements nécessaires à la métamorphose écologique du territoire.
Vers un territoire à énergie positive
Aujourd’hui, le bilan énergétique du territoire fait apparaître un fort déséquilibre. La production énergétique locale (769 GWh) couvre seulement 12% de la consommation énergétique du territoire (6366 GWh). La souveraineté énergétique signifie qu’à l’échelle du territoire la production et la consommation d’énergie s’équilibrent.
Le diagnostic présenté définit à la fois un potentiel de maîtrise de la consommation énergétique et le gisement de production d’énergie renouvelable. Les données, même présentées de manière très optimiste, ne permettent pas d’atteindre l’équilibre énergétique à 2050 : seuls 80% des besoins sont couverts !
Il apparaît donc très important de calibrer ces études dans l’objectif d’atteindre l’équilibre énergétique et nous sommes convaincus que c’est possible.
Nous proposons donc que le territoire se lance dans une trajectoire énergétique qui vise l’équilibre énergétique dès 2045.Ces graphiques reprennent les données de consommation et de production d’énergie présentées dans le diagnostic du PCAET. Nous avons établi une projection 2050 à partir de ces données, pour réaliser un scénario de type Facteur 4 (négaWatt).
Il apparaît deux choses :
- les propositions d’objectifs de maîtrise de la consommation de l’énergie du diagnostic du PCAET sont ambitieuses et conformes à la stratégie Négawatt ;
~ Consommation
d'énergie finale 5 000 +--------- - -------------
- Production d'EnR
C
"' ;;:-
i "'
7 000
6 000
5000
4000
3 000
2 000
1000
40 00
3 500
3 000
2 500
1 2 000
'fi
1500
1000
500
C 4 000 +-------------- ~--------
'" .... ..c
~ 3 000 +----------------,..,,,.SC-- ---;;::-
2010 2020 2030 2040 2050
Con sommations énergétiques du territo i re
4 397
I
2016 Ci b le 2030 Cible 2050
Production énergies renouvelables du te rritoire
269 4
14 33
1 3 04
769 769
2016 Ob l e 2030 Gi se ment diagnostic2050 Cib le 2050
Cible 2030
■ Industrie
■ Agr i cul tur e
■ Tertiaire
■ T ransp o rt de marchand ises
■ Transport de p ersonnes
■ Résidentiel
■ Pr od uction EnR add iti on nell e 2050
Production EnR add iti onne ll e 2030
■ Géotherm ie et autres
■ Hydroélectr icité
■ Eo li en
So la ir e Photovo ltaï que
■ So la ire t herm iq ue
■ Biogaz
■ Bo is énerg ie
■ Production EnR ac t ue ll e- les gisements de production ENR (dans la proposition optimale) ne permettent pas en l’état d’atteindre les objectifs d’un territoire à énergie positive.
Pour un territoire bas carbone
La stratégie doit cibler au moins le facteur 4 de réduction globale des GES, en portant la priorité des efforts dans les principaux secteurs énergétiques émetteurs que sont le transport et le bâti.
Bizi soutient un objectif territorial de neutralité carbone à horizon 2050. La neutralité carbone est entendue comme un état d’équilibre entre les émissions anthropiques de gaz à effet de serre et les absorptions naturelles de CO2 du territoire. Cet équilibre doit être assorti d’une division par un facteur supérieur à 4 des émissions de gaz à effet de serre anthropiques entre 1990 et 2050.
La quantité restante d’émissions devra être équilibrée par les absorptions naturelles de CO2. Ces dernières correspondent au CO2 capté et stocké par les écosystèmes préservés ou gérés par les humains tels que les forêts, les prairies, les sols agricoles et les zones humides, à l’exclusion des mers et des océans. Pour que l’état d’équilibre soit réputé atteint, le territoire doit avoir divisé par un facteur supérieur à 4 ses émissions de gaz à effet de serre, et équilibré la globalité des émissions résiduelles et absorptions naturelles comptabilisées comme ci-dessus sur une période supérieure à 2 ans.
Cette définition de la neutralité carbone, qui vise à équilibrer émissions et absorptions territoriales, s’entend sans utilisation de crédits de compensation carbone internationaux.
Le Pays Basque nord bénéficie d’un « capital » carbone très important, puisqu’il stocke 93 millions de tonnes équivalent CO2, majoritairement dans les sols agricoles et la forêt. C’est une véritable richesse pour le territoire qu’il faut préserver. Cette estimation pourrait d’ailleurs être confortée en intégrant le stockage carbone réalisée par les zones humides du territoire, qui ont été considérées dans le diagnostic du PCAET comme de simples prairies naturelles, faute de données exhaustives.
Pourtant, annuellement, les émissions de CO2 atteignent 2235 kteqCO2, alors que le territoire séquestre seulement 622 kteqCO2 (soit moins de 30% des émissions). Le capital carbone du Pays Basque nord est donc en train de se dévaloriser !
La question de la consommation de l’espace et de l’artificialisation des sols n’est pas abordée dans le diagnostic ou à la marge. Pourtant, ce sera l’un des paramètres clefs dans le futur. Il est important que le diagnostic montre l’état de la consommation de l’espace des 10 dernières années, afin que la stratégie climat pose les bases de l’ambition Zéro artificialisation nette à échéance 2030 (ainsi que le prévoit le scénario médian “densification forte” élaboré par France Stratégie), à mettre en œuvre dans le cadre de la future révision du SCoT. Deux secteurs sont à privilégier dans le plan d’action pour enrayer cette équation : la rénovation énergétique des bâtiments et les transports.
A cette fin, il nous paraît nécessaire de :
⇒ Établir des trajectoires de réduction des émissions de GES par secteur avec pour horizon 2050 et objectifs intermédiaires à 2025/2030 afin de pouvoir juger à moyen terme (à l’horizon du prochain mandat par exemple) de l’efficacité desmesures/actions du Plan Climat et de la compatibilité de la trajectoire avec les engagements à 2050 : neutralité carbone, territoire à énergie positive et 100% renouvelable.
⇒ Compte tenu de l’importance du secteur résidentiel (1er consommateur énergétique du territoire (38%) et responsable de 15% des émissions de GES), il semble utile de de détailler les scénarios de baisse de consommation en distinguant logement collectif/individuel ainsi que les “efforts” de réduction par période constructive (Ex : avant 45, 45 à 1975, 75-81, 82-88, 89-2010, après 2010) à l’image du scénario nW puisque les réponses techniques en rénovation et les gains associés ne seront pas identiques.
Afin de participer pleinement à la hauteur de ses impacts, le Pays Basque nord ne doit pas se contenter de réduire ses seules émissions territoriales. Par l’entremise du PCAET, il doit aussi évaluer, suivre et réduire son empreinte carbone en intégrant ses émissions importées (qui, si elles suivent les tendances nationales, sont supérieures aux émissions directes). En tant qu’animatrice territoriale, la CAPB a un devoir d’exemplarité, via son patrimoine et ses compétences, mais aussi de sensibilisation des différent·e·s acteur·rice·s du territoire (communes, agents, entreprises, citoyen·ne·s,etc…) à l’existence de cette face massive et pourtant cachée de nos modes actuels de consommation afin d’inciter au changement vers plus de sobriété et de relocalisation.
Vers un territoire moins polluant
La principale émission polluante sur le territoire est l’ammoniaque. Cette réalité s’explique simplement par la forte activité d’élevage ovin sur le territoire. Néanmoins, les résultats sont conformes à la moyenne régionale. Les marges de manœuvre sur cet élément ne sont pas très grandes.
Ce sont les secteurs résidentiels et transports qui émettent ensuite le plus de polluants atmosphériques et sur lesquels les plans d’actions pourront être efficaces. Les oxydes d’azote (NOx) sont dus au trafic routier (notamment la combustion des moteurs diesel) et aérien (qui émet également des oxydes de soufre et d'hydrocarbures). Les composés organiques volatiles sont majoritairement issus du secteur résidentiel, par l’utilisation de solvants et peintures. Les particules fines (PM10 et PM2,5) sont issues majoritairement du chauffage bois, trafic routier, passages d’engins sur les cultures et les carrières. Comme pour les émissions de GES, les deux secteurs à privilégier dans le plan d’action pour enrayer cette équation sont la rénovation énergétique des bâtiments et les transports.
Bizi ne peut pas entendre que le diagnostic n’intègre pas la problématique des phytosanitaires et pesticides.BIZI sera partenaire du programme d’actions p sera
Bizi répondra présent pour s’engager dans le plan d’action du Plan Climat. D’ailleurs, nous nous reconnaissons dans l’ensemble des propositions émises par le Conseil de Développement du Pays Basque et nous demandons qu'elles soient particulièrement prises en compte au moment d'élaborer le plan d'action.
Au-delà, pour être efficace, ce plan d’action devra prévoir d’agir :
- pour toutes les mobilités alternatives à la voiture solo ;
- pour la maîtrise de l’énergie dans les bâtiments publics et privés ;
- pour un territoire neutre en carbone, à énergie positive et 100% renouvelable ; - pour une agriculture et une alimentation bio et locale ;
- pour une relocalisation de l’économie ;
- pour une réduction des déchets et une économie circulaire.65
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
LIVRE BLANC DE LA CONCERTATION
Annexes
Contributions écrites des partenaires
Contribution GRDF
(12 février 2019)1
Contribution au PCAET de la Communauté d’Agglomération PAYS BASQUE
« Comment le réseau de gaz, propriété des collectivités territoriales,
est l’outil d’intégration et de stockage des énergies renouvelables de votre territoire »
01/02/2019
G~DF GAZ RÉSEAU DISTRIBUTION FRANCE
,,,,,,,,,, ,,,,,,,,,,
Communauté D' AGGLOMrnATION
PAYSBASqUE
EUSKAL HIRIGUNf
Elkargoa2
Le réseau de gaz, un outil au service de vos ambitions
Cliquez ou appuyez ici pour entrer du texte.
La transition énergétique suppose une
transformation en profondeur des modes de
consommation et de production de l’énergie dans
plusieurs domaines :
la réduction de la consommation d’énergie dans
les bâtiments ;
le développement des énergies renouvelables ;
la gestion durable des déchets ;
la diminution de la pollution des transports ;
la préservation de la biodiversité ;
l’urbanisme durable ;
l’éducation à l’environnement, la mobilisation
locale
LE RESEAU DE GAZ, VECTEUR DE LA
TRANSITION ENERGETIQUE
Propriété des collectivités territo-
riales, le réseau distribution de gaz
est au service de vos ambitions cli-
mat-air-énergie. Complémentaire
des autres réseaux énergétiques, il
est compatible avec le développe-
ment des énergies renouvelables
(EnR) avec un coût de développe-
ment d’infrastructure marginal. Il
est aussi un outil de stockage d’hy-
drogène et de surplus d’électricité
renouvelable. (cf. pages 20 - 21)
Le réseau de gaz, propriété des collectivités locales, permet de déployer des
solutions répondant à vos objectifs.
l’efficacité énergétique : les solutions gaz couplées aux ENR, se développent et répondent
de manière performante aux besoins des bâtiments et des consommateurs ;
les énergies renouvelables : dès aujourd’hui, le biométhane, gaz vert issu de la méthanisation
de déchets, contribue à la production locale d’énergie renouvelable. Demain, d’autres voies de production de gaz vert permettront d’accroître le volume d’énergie renouvelable transité dans le réseau (gazéification de la biomasse, power-to-gas…) ;
la mobilité durable : le développement du Gaz Naturel pour Véhicules (GNV) réduit les
impacts du transport sur la qualité de l’air. L’utilisation du bioGNV accroît encore les performances de ce carburant alternatif, en réduisant les émissions de gaz à effet de serre de 80 % par rapport aux carburants traditionnels ;
l’économie circulaire : l’injection de biométhane dans les réseaux contribue au
développement de boucles vertueuses à l’échelle des territoires (valorisation des déchets, création d’emplois locaux et non délocalisables, substitutions d’engrais chimiques…).
Ces solutions matures sont prêtes à être déployées sur votre territoire.
Grâce à des actions et des projets en cours sur votre territoire, le réseau de gaz contribue déjà à l’atteinte de vos objectifs. Par ailleurs, les investissements dans le réseau ont déjà été consentis et il est donc disponible pour mettre en œuvre des solutions concrètes de transition énergétique à moindre coût sur le territoire.
GRDF est à vos côtés pour accompagner votre stratégie de transition énergétique, identifier les opportunités de déploiement des solutions gaz/ENR et faciliter leur mise en œuvre pour
atteindre vos objectifs et ainsi concrétiser vos ambitions.
GAZ RÉSEAU
DISTRIBUTION FRANCE3
SYNTHESE DES PROPOSITIONS
Aménager durablement pour réduire la demande en énergie
- Inciter la rénovation avec des dispositifs basés sur les économies d’énergie réalisées (réduire la facture pour réduire la pointe hiver et les émissions de CO2) en considérant le rapport « économies d’énergie / euro investi »
- Accélérer le remplacement d'appareils de chauffage au rendement dégradé par une solution performante (énergétique, économique et environnementale), en fonction de la présence des réseaux
Accélérer le remplacement du parc d’anciennes chaudières gaz A proximité immédiate du réseau de distribution, accélérer le remplacement des chaudières fuel ou propane par des chaudières à condensation au gaz naturel
- Encourager l’installation de solutions innovantes de maitrise de l’énergie et d’efficacité énergétique (chaudières hybrides ou couplage solaire-gaz par exemple)
- Pour tout projet d’aménagement, étudier les choix énergétiques en prenant en compte les critères énergétiques, techniques, économiques et environnementaux
Développer les Energies Renouvelables – Devenir un territoire à Energie Positive
- Accompagner les porteurs de projet de méthanisation dans la réussite de leur projet (acceptabilité sociétale notamment)
- Identifier le potentiel de méthanisation sur le territoire pour optimiser la filière (ex : organiser la collecte de biodéchets)
- Accompagner les différentes entités dans les réflexions sur la méthanisation agricole (coopératives laitières, Lur-Berri, Laborantza Ganbara, I-ener ou autres sociétés, chambre d’Agriculture 64, etc….)
- Inciter à réserver, dans les documents d’urbanisme, la surface foncière nécessaire à la création d’un projet de développement d’énergie renouvelable, type méthanisation
- Poursuivre la réflexion sur la production de gaz renouvelable de nouvelle génération sur le territoire (pyrogazéification, hydrogène, méthanation)
Préserver la qualité de l’air
- Inciter les entreprises de transports et les collectivités, à proximité des futures stations, à remplacer leurs flottes captives diesel par des véhicules au GNV – BioGNV
- Accompagner la création de stations GNV-BioGNV
- Etudier la solution GNV-BioGNV pour les bus/autocars, camions de collecte et Bennes à Ordures Ménagères des collectivités du territoire
.. ,. ,
GAZ RÉSEAU
DISTRIBUTION FRANCE
-
hContribution GRDF au PCAET Pays Basque
4
Le réseau Gaz au service des enjeux du Pays Basque
La situation actuelle : 40 communes alimentées (env. 82% de la population)
5 communes alimentées en Soule
35 communes alimentées dans le Labourd
Il
en
2017Contribution GRDF au PCAET Pays Basque
5
La place du vecteur gaz dans le développement économique et la transition énergétique du Pays
Basque
Bilan synthétique sur les 5 dernières années
Le secteur du bâtiment
Les actions de conversion de chaudières vers des chaudières au gaz naturel (plus de 2 127 logements concernés) ont contribué
notablement depuis 2012 à la transition énergétique.
Facture énergétique : les actions réalisées ont permis le gain de 350 €/logement/an en moyenne ; soit près de 700 000 € de gain sur
l’ensemble des factures énergétiques du territoire.
Energie primaire : les actions réalisées (dans le neuf et dans l’existant) ont permis d’économiser plus de 8 GWh annuels d’énergie
primaire.
CO2 : les actions réalisées ont permis de réduire les émissions de C02 pour un équivalent de 2 000 tonnes.
■
Résidentiel : Gains annuels en énergie primaire R éduction émissions CO2 Résidentiel : gains cumul és - fact ure 9 000 MWh 2 SOO TeqC02 700 000 €
8 000 MWh
1 600 000 € 7 000 MWh 2 000 TeqC02 1 500 000 € 6000MWh 1 ■ 2016 1 SOO TeqC02 1 400 000 € ■ 2016 5 000 MWh ■ 2015
1 ■ 2015 ■ 201• 1 ■ 201 4 300 000 € 4 000 MWh ■ 201 3 ■ 2013 • 2012 1 000 TeqC02 ■ 2012 3000MWh 200 000 € 2 000 MWh 1 1 100 000 € SOO TeqCC7l 1 000 MWh 0€
2011 2012 2013 2014 2015 2016
OMWh OTeqC02
■ neuf ■ existant 2012 2013 2014 2015 2016 Total 2012 2013 2014 2015 2016 TotalContribution GRDF au PCAET Pays Basque
6
L’activité économique du territoire
La très grande majorité des ZAE du territoire sont alimentées en gaz naturel. Cette énergie permet de renforcer l’attractivité des zones d’activité en offrant une énergie économiquement compétitive et des solutions énergétiques efficaces, sans investissement significatif complémentaire. Les futures ZA d’Izarbel 2 – Bidart ou Hiribarnea-Mouguerre seront raccordées au réseau de gaz naturel. Les solutions gaz permettent également de valoriser les énergies renouvelables et de récupération de votre territoire : chaudière à condensation ou hybride couplée avec l’énergie solaire, géothermie ou énergie des eaux usées grâce aux pompes à chaleur gaz, … Elles permettent aussi de produire de l’énergie localement et ainsi de soutenir le réseau électrique (cogénération gaz, pile à combustible).
La transition énergétique pour tous
GRDF, HSA, Office 64, le COL et la CA Pays Basque partagent une même ambition sur les économies d’énergie et la sécurité des installations intérieures. A ce titre, GRDF a lancé en 2016 l’action CIVIGAZ avec des jeunes de 16 à 25 ans en service civique qui parcourent plusieurs quartiers ciblés, autant sur le parc public que le parc privé. Ils dispensent des éco-conseils, alertent sur les habitudes à risque, et orientent les personnes les plus en difficulté. C’est aussi un véritable projet professionnel pour ces jeunes qui donnent leur temps à la collecti- vité, et sont accompagnés par GRDF et FACE Pays de l’Adour, qui est Maître d’œuvre de l’opération. Depuis 2017, près de 2000 logements se sont vus prodiguer ces précieux conseils
Les solutions gaz : une réponse aux besoins de flexibilité électrique Les objectifs de développement des énergies renouvelables et le développement de nouveaux usages électriques (utilisation de pompes à chaleur électriques, intégration du véhicule électrique) engendrent de nouveaux besoins de gestion de la flexibilité électrique, à la maille nationale, mais également à la maille locale de distribution.
Le réseau de gaz permet d’optimiser les coûts énergétiques à la maille locale dans une logique de complémentarité des réseaux, grâce à l’intégration de technologies pilotables (micro-générations à moteur, pile à combustible, chaudière hybrides, etc.) offrant de la flexibilité au réseau électrique (optimisation des couts d’équilibrage du système et de renforcement local du réseau).
CES SOLUTIONS SONT DEJA
UNE REALITE SUR VOTRE
TERRITOIRE
Le bâtiment Altair de la résidence l’Odyssée à Anglet est à énergie positive, produisant plus d’énergie qu’il n’en consomme, grâce à un chauffage à boucle d’eau à basse température, alimenté par une chaudière individuelle à condensation au gaz, complété par des panneaux photovoltaïques.
A Villefranque, les maisons du projet « Herrixka Lore » sont équipées de chaudières hybrides gaz naturel, pour atteindre le label BBC RT 2012-étiquette A, avec du renouvelable
■
. . CIVIGAZ
LE SERVICE CIVIQUE
DE LA TRANSITION
ÉNERGÉTIQUEGRDF ET VOTRE PROJET DE TERRITOIRE
7
Votre ambition : Diviser par 2 les consommations énergétiques à horizon 2050
Qu’il s’agisse du patrimoine public, des parcs de logements ou des maisons individuelles, des équipements gaz performants intégrés aux projets de rénovation ou de construction peuvent contribuer, à coûts maîtrisés, aux objectifs d’efficacité énergétique de votre territoire.
Ces solutions permettent également de développer les énergies renouvelables, grâce par exemple à la chaudière à condensation couplée avec le solaire thermique ou photovoltaïque, aux pompes à chaleur ou à la cogénération gaz.
Combinées à la rénovation de l’enveloppe, ces solutions contribuent à la performance globale du bâtiment et à la maîtrise des factures énergétiques des usagers.
GRDF peut contribuer à l’état des lieux énergétiques de votre territoire et de votre patrimoine, pour identifier les zones et bâtiments prioritaires pour la rénovation ; cet état des lieux pouvant s’inscrire dans une démarche de repérage et de lutte contre la précarité énergétique :
Accompagnement notamment dans le cadre du PLH :
- Analyse de la performance du territoire et de votre patrimoine : mise à disposition des données de consommation de gaz, cartographie…
- Accompagnement dans l’étude et le choix de solution adaptée (données pour prioriser les actions de précarité énergétique, études comparatives, évaluation des gains environnementaux et économiques associés, …) - Identification des solutions disponibles pour la rénovation et la construction neuve
CES SOLUTIONS SONT DEJA UNE REALITE
SUR VOTRE TERRITOIRE L’EHPAD du Séqué à Bayonne a été conçu en
respectant une logique bioclimatique et évolutive.
L’établissement est équipé d’une production d’eau
chaude solaire, couplée avec du gaz naturel pour le
chauffage.
6 champs de 4 capteurs solaires en toiture terrasse
(soit 60 m²) couvre près de 40% des besoins journaliers
des résidents, soit 4000 litres d’eau chaude à 60°C.
Gains* selon les technologies
De 50 à 70 %
d’économies d’eau chaude avec un
couplage gaz naturel/solaire
thermique.
*Les gains réels dépendent du contexte de chaque
projet
Objectif national :
Réduire de 15% le nombre de foyers
en situation de précarité énergétique
■GRDF ET VOTRE PROJET DE TERRITOIRE
8
Rénovation des logements :
Sur votre territoire, en 5 ans, ce sont plus de 2 000 logements qui ont été rénovés
La rénovation étant un des axes forts de votre PCAET, à titre d’exemple, avec la tendance actuelle * projetée sur les années à venir sur votre
territoire, les gains escomptés grâce au remplacement de chaudières sur le territoire seraient les suivants :
*Conversion de 5% des logements au fioul et 3% des logements au gaz – constat sur les 5 dernières années
Ce sont plus de 6,5 GWh d’énergie primaire et près de 2 000 tonnes de CO2 économisées chaque année.
Avec des mesures volontaristes (conversion vers du gaz naturel de 8% des logements au fioul et renouvellement de 8% des chaudières au gaz) qui permet la rénovation d’un volume de logements supérieur à celui constaté sur les 5 dernières années, et en réalisant des conversions vers des systèmes encore plus performants que la chaudière à condensation*, les résultats pourraient être davantage significatifs :
*85% chaudière à condensation, 5% PAC gaz, 5% chaudière hybride, 5% chaudière à condensation couplée solaire
Soit plus de 16GWh d’énergie primaire et 4 500 tonnes de CO2 économisées.
En choisissant une solution 100% chaudière à condensation, le gain serait de 15 GWh et plus de 4 200 TeqCO2 économisés.
■
■ GAll~S ANNUELS a Il
• m Potentiel de Nombre de Gain énergie Gain mo1en X de gain en Equival e nt de Equiv ale nt de T,Pe de conver s ions Gain COZ Gain facture X de énergie X gain en COZ du réconomie réconomie logement gaz du conver s io prim a ire éne rgétique f acture par conversion primaire du parc rénové énergétique énergétique territoire ns logement arc rinové EP en Ml EP en IC M ;)i:;on individuelle 41554 874 116lTcqC02 3580MVh 263 6511 302 1 2% 28% 3 4% 246 3 66 I mm eub le coll ecti f 67 65 1 1140 76STc qC02 2S 80 MVh 116 28S 1 155 1 2% 26% 28% 205 304
TOTAL 109 206 2 014 1936 TeqCO2 6 560 MYh 439 940 1 2181 2X 27X 31X 450 670
GAINS ANNUELS
■ Il Il m Potentiel de Nombre de Gain énergie Gain mo1en X de gain en Equivalent de Equivalent de T1pe de conversions Ga in COZ Gain facture X de énergie x gain en COZ du réconomie réconomie
l o gement g az du c o nver sio primaire én ergé tique facture par conversion primair e du parc rénové énergétique énergétique territoire ns logement arc rénové EP en Ml EP e nlC
M:li:::on individu elle 41554 2 0 76 2 4 SlT cqC02 8 320 MVh 56S 576 1 274 1 5% 2 7% 32% 571 850
Immeuble collectif 61651 2S88 1 S58TcqC02 7761MVh 4 52 683 1 1521 4% 26% 21% 533 7S3
T OTAL 109 206 5 064 4 454 TeqCO2 16 081 MYh 1 022 2591 2021 5X 27X 29X 1104 1642GRDF ET VOTRE PROJET DE TERRITOIRE
9
Répartition des consommations de gaz naturel maille IRIS : Conso totale – Conso Résidentiel – Conso moyenne par logement Résidentiel
Nombre de logements par énergie de chauffage par maille IRIS : Gaz Naturel – Fioul - Propane
Répartition des consommations de gaz naturel maille IRIS : Conso totale – Conso Résidentiel – Conso moyenne par logement Résidentiel
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■"'"GRDF ET VOTRE PROJET DE TERRITOIRE
10
Dans le secteur tertiaire, pour les bâtiments publics et privés, la conversion de 5% des bâtiments fuel et 5% des bâtiments au gaz naturel, permettent un
gain de près d’ 1 GWh d’énergie primaire.
Nos propositions, pour le résidentiel et le tertiaire public / privé :
Aujourd’hui, en France, seules 20% à 25% des installations gaz sont des chaudières à condensation. La mise en place d’une chaudière à condensation a un coût limité et permet de réduire la consommation de 30% et les émissions de CO2 dans les mêmes proportions (jusqu’à 50% en remplacement du fuel).
- Inciter la rénovation avec des dispositifs basés sur les économies d’énergie réalisées (réduire la facture pour réduire la pointe hiver et les émissions de CO2) en considérant le rapport « économies d’énergie / euro investi » - Accélérer le remplacement des anciennes chaudières gaz par des chaudières à condensation au gaz naturel
- A proximité immédiate du réseau de distribution, accélérer le remplacement des chaudières fuel par des chaudières à condensation au gaz naturel
- Encourager l’installation de solution innovante de maitrise de l’énergie et d’efficacité énergétique, notamment en limitant le recours à la climatisation (chaudières hybrides, pompes à chaleur gaz, mini- cogénération, etc…)
■
m D Poteatiel de No•brc: de T,pe d"u~ge coal'e:rsioas coa,e:rsioa G~i• C02 G;aia éaergie
g~z d• pria;aire
territoire
-· S (Ha') Tertiaire public 367 553 1 8 378 208 Teq CO2 635 M\./h Tertiaire pri11é 374 267 24 655 88 TeqCO2 285M\./h
TOTAL 741820 43033 296 TeqCO2 920 M\lh
GAINS A~JNUELS
• G;aia f;actwre G;aia •o,ea éaergétiq•e f;actwre p;ar -· 44 5991 3851
44 9841
Économies d'Énergie primaire
pa r rapport à une chaudière
Standard
2 1
01
11
m :t de
coal'ersioa
51/.
71/.
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Couplage EnR
::t de 9.1ia ea
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pria;aire d•
;arc ré110,é
251/.
0 1/.
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p;arc réao,é
311/.
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171/.
~on micro-Algues
t1on/Méthanation
1 , (solaire thermique, ,
50 0/o --------\----······ ·-----·····----···· · ·----- i··Photovoltaïque... J ·
40 % ·- · ·!
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20 % ----···••f----·······
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100/o · --·-t· ; g
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1990
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1
2000 2 010 2020GRDF ET VOTRE PROJET DE TERRITOIRE
11
Votre ambition : Favoriser les projets d’aménagement durable
Les projets d’aménagement, d’extension comme de renouvellement urbain, doivent répondre à des enjeux économiques et sociaux, et sont une manière
de favoriser la cohésion et l’attractivité du territoire. Ils représentent aussi des opportunités majeures pour renforcer la performance énergétique du territoire.
Le réseau de gaz naturel, qui maille le territoire, peut être utilisé comme outil pour traduire ces enjeux de manière opérationnelle. Son extension pour desservir un nouveau projet est à la charge de GRDF, pour le compte de la collectivité propriétaire du réseau. Il est ainsi disponible pour permettre la mise en œuvre
de solutions performantes à moindre coût, à la fois pour les aménageurs et pour les consommateurs.
Les solutions décentralisées, couplées à la souplesse du réseau de gaz, s’adaptent parfaitement aux besoins propres du bâtiment et limitent les pertes
énergétiques. Elles permettent d’optimiser les investissements en prenant en compte le phasage progressif de réalisation des lots dans les projets d’urbanisme.
Le réseau de gaz est ainsi un outil d’aménagement essentiel pour répondre aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux auxquels sont confrontés
les aménageurs et les collectivités.
Nous pouvons vous accompagner pour définir les critères de performance environnementale qui peuvent être appliqués à vos projets d’aménagement :
Aide à la définition d’objectifs de performance environnementale, en tenant compte de critères d’efficacité énergétique, économiques et sociaux.
Identification de solutions gaz/EnR pertinentes pour atteindre ces critères de performance.
Nous contribuons à la prise en compte des ressources disponibles et à l’optimisation du potentiel du territoire pour l’adapter aux besoins :
Contribution à l’évaluation du potentiel d’énergies renouvelables (évaluation du potentiel d’injection biométhane…) en favorisant un développement coordonné des différentes énergies.
Appui pour le choix de la bonne solution d’approvisionnement énergétique et à l’évaluation économique des options possibles (études comparatives…).
Étude des options de développement du réseau de gaz naturel (opportunité de raccordement, capacité…) pour répondre aux besoins territoriaux.
Nos propositions :
- Pour tout projet d’aménagement, étudier les choix énergétiques en prenant en compte les critères énergétiques, techniques, économiques
et environnementaux
■GRDF ET VOTRE PROJET DE TERRITOIRE
12
Votre ambition : Diversifier les modes de déplacement et favoriser le recours aux carburants
alternatifs pour réduire les émissions de GES et améliorer la qualité de l’air
Le développement de la mobilité durable est stratégique pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et améliorer la qualité de l’air du territoire. Il est important de développer l’intermodalité et les transports en commun pour réduire ces émissions, mais il est aussi possible d’intégrer une réflexion sur des types de carburation propres et innovants.
Le Gaz Naturel Véhicules (GNV) est une solution de mobilité durable particulièrement adaptée pour les transports de
marchandises et les transports collectifs. Son utilisation permet de réduire de moitié les nuisances sonores par rapport au
moteur diesel et de limiter significativement les émissions de polluants atmosphériques. Le GNV ouvre la voie à l’utilisation
du biométhane-carburant (BioGNV), énergie 100% renouvelable produite à partir de la méthanisation des déchets.
Ainsi le GNV et le bioGNV permettent de répondre dès aujourd’hui aux enjeux économiques et environnementaux des
collectivités locales : qualité de l’air, réduction des émissions de gaz à effet de serre, incorporation d’énergies renouvelables dans les transports, nuisances sonores.
Le secteur de Bayonne Nord ou le centre de frêt de Mouguerre sont identifiés comme une zone pertinente d’implantation d’une station GNV/bioGNV. Un opérateur est sur le point de lancer la phase opérationnelle d’installation d’une station publique.
Cela complèterait le maillage de 4 stations du département des Landes et celle d‘Ibos-Tarbes toutes en service et le projet de 2 stations dans l’Agglo paloise.
Par ailleurs, la région Nouvelle-Aquitaine confirme son soutien à la filière à travers le nouvel appel à Manifestation d’Intérêts renouvelé en 2018 qui associe le financement des stations GNV/BioGNV à celui des véhicules poids lourds de plus de 3,5 Tonnes et des cars.
CES SOLUTIONS SONT DEJA UNE REALITE SUR
LE TERRITOIRE VOISIN
1ère station 100% BioGNV du Sud Ouest, portée par les
transports Peixoto et soutenue par la région Nouvelle-
Aquitaine, la station publique de St Vincent de
Tyrosse, opérée par Endesa est ouverte 24h/24 et 7j/7.
Dans les Landes, plus de 30 nouveaux camions
GNV/Bio GNV ont été immatriculés en 2018.
A titre d’exemple, ces véhicules permettent
l’économie annuelle de 900 tonnes équivalent CO2,
et un gain d’émission de près de 10 000 kg de NOx et
de 62 kg de PM (particules fines).
Objectif PPE en 2030
10% des poids lourds
roulant au GNV-BioGNV
PLF 2018
Fiscalité favorable
·,.================================--------
.f ~
PEI) OTO u1ts - r, · "" lil · ffl:1-:?"",- C1.1 S•in t-Pierre AU du-M ont
jJ Alre~r l'AdourGRDF ET VOTRE PROJET DE TERRITOIRE
13
A titre d’exemple, la conversion de 3% des poids lourds, de 10% des bus et de 5% des Boms, soit 53 véhicules du territoire, permet les gains annuels suivants :
Dans ce scénario réaliste, ce sont 33% d’émissions de CO2, soit 1 380 Teq CO² qui peuvent ainsi
être évités sur ce secteur pour ces 53 véhicules. S’ils roulaient au bioGNV, ce serait 83%
d’émissions de CO2 évitées.
GRDF a pour mission de mobiliser les acteurs du territoire autour de la mobilité durable et des opportunités liées au GNV/bioGNV.
Nous accompagnons l’étude des solutions jusqu’à leur réalisation pour favoriser une mise en œuvre optimale des solutions GNV et la synergie avec les projets de méthanisation pour développer l’usage du gaz vert dans les transports.
Nos propositions :
- Accompagner la création de stations GNV-bioGNV
- Inciter les entreprises de transports et les collectivités, à proximité des futures stations, à remplacer leurs flottes captives diesel par des véhicules au GNV – bioGNV
- Etudier la solution GNV-bioGNV pour les bus/autocars, camions de collecte et Bennes à Ordures Ménagères des collectivités du territoire
Il
■ Pot-e•tiel d• Noabrt: d t: T,pe de 9é:liic•les territoire coa,ersio• (diesel) s
Véhicules pa rt ic uliers 1 646 0
• Véh ic ules utilitaires 5627 0
Poid s lourds 11 86 36
Bu s 133 13
BO M 78 4
TOTAL 8670 53
G~i• C02 :t C02
0 TeqCO2
0 TeqCO2
855 TeqCO2 30X
51 2 TeqCO2 43X
10 TeqCO2 6X
1 376 TeqCO2 33¾
G~i• NOX
0 Kg No •
0 Kg No •
16 642 Kg No•
7 064 Kg N o•
938 Kg No•
24 644 Kg Noz
:tNOX
97X
97X
96X
G~i• PM
0Kg PM
0K gPM
2 11 Kg P M
89 KgPM
1 2K gPM
311 Kg PM
100X
100X
99XGRDF ET VOTRE PROJET DE TERRITOIRE
14
Votre ambition : Produire localement des énergies renouvelables et développer les métiers verts
Le développement de la production décarbonée d’énergie est un moyen pour les territoires de réaliser la transition énergétique et de réduire les émissions de gaz à effet de serre liées à la consommation d’énergie.
La production de biométhane permet ainsi de développer la production locale d’énergies renouvelables tout en
renforçant l’économie circulaire sur le territoire.
Le biogaz est issu d’un processus de fermentation de matières organiques animales et/ou végétales. Une fois épuré, il peut être injecté dans le réseau de gaz naturel : c’est le biométhane, destiné à des utilisations identiques au gaz naturel (chauffage, eau chaude, carburant).
Énergie 100 % renouvelable, le biométhane permet de trouver une solution durable à la gestion des déchets d’origines variées (ménagers, agricoles…) sur le territoire : injection de gaz vert dans les infrastructures existantes, réduction des émissions de GES, production d’engrais organiques grâce à la valorisation du digestat… La production de biométhane s’inscrit pleinement dans une logique d’économie circulaire.
Les projets de biométhane permettent en outre de valoriser la filière agricole locale en assurant notamment aux agriculteurs des compléments de revenus. Ils contribuent aussi au maintien et à la création d’emplois locaux non délocalisables.
Un site de méthanisation est actuellement en construction à Benesse Maremne. Au printemps 2019, il injectera dans le réseau structurant qui dessert la côte
basque et sud landes de Capbreton à Hendaye. Le gaz vert renouvelable produit par ce site représentera 10% du gaz consommé sur la côte basque.
L’injection de ce biométhane dans le réseau de distribution de gaz naturel permettra de couvrir la consommation de plus de 9 600 logements sur le
territoire (ou l’équivalent de 6 500 voitures au bioGNV).
2 autres projets sont actuellement à l’étude sur le territoire
Ils pourraient alors couvrir entre 2% et 3% supplémentaires de la consommation actuelle de gaz naturel sur le territoire, soit près de 2 500
logements existants ou l’équivalent de 130 bus. Ce sont près de 7 000 Tonnes d’émissions de CO2 évitées.
Un objectif national de 30 %
de gaz renouvelable en 2030
30 000 tonnes de déchets
valorisés répondent aux besoins de
consommation de 1 500 clients
■
■GRDF ET VOTRE PROJET DE TERRITOIRE
15
En 2030, GRDF prévoit 30% de gaz vert dans les réseaux de distribution. Si on considère une consommation 2030 identique à celle de 2016, cela représentera la couverture de plus 35 % des logements résidentiels du territoire.
Une étude récente de Solagro montre que le potentiel de gisement méthanisable, à l’horizon 2050, sur le Pays Basque, représente 460 GWh soit 40% de la consommation de gaz naturel actuelle sans prise en compte de la nécessaire baisse des consommations à l’horizon 2050. Cette proportion dépasserait donc les 50%. (ci-dessous, Methalayou, 1er méthaniseur 100% agricole en service sur le 64)
LES BOUES DE STEP
Les multiples stations d’épurations (STEP) du Pays
Basque représentent un potentiel de boues
valorisables pouvant générer du gaz vert injecté
dans le réseau.
GRDF met à disposition son expérience de sites
déjà en service (Albi, Perpignan, Grenoble,
etc…) pour accompagner ce projet.
La STEP de Jouanas à Mont de Marsan va injecter
sur le réseau de gaz en 2020 et alimenter les bus
de transports urbains en BioGNV
Gisements étude 100% gaz ven en 2050 (hors alg ues)
Canton (Méthanisation uniquement)
Potentiel tous intrants métha ni sation
□ 1 -20GWhPCS
■ 21 - 45 GWhPCS
■ 46 - 100 GWhPCS
■ 101 - 319 GWhPCS
Bîométhane (représentation pour l'externe)
To utes les Stations d ' ép uration d es eau x us ées
• > 30 000 Eq uivale nt Habitants
o < 30 000 E quivalent HabitantsGRDF ET VOTRE PROJET DE TERRITOIRE
16
GRDF met à votre disposition son expertise du biométhane pour créer une dynamique autour de la filière :
Mobilisation d’un réseau de partenaires et création de lien entre les acteurs de la filière biogaz du territoire
Partage d’expertise autour des projets : visites de sites, sessions d’informations, …
Nous accompagnons les porteurs de projet à toutes les étapes de la réalisation des unités de méthanisation, de l’appui technique à la réalisation de supports de communication, en passant par l’accompagnement pour favoriser la concertation.
Enfin, une étude prospective et exploratoire publiée en janvier 2018 par l’ADEME, GRDF et GRTGaz sur « Un mix de gaz 100% gaz renouvelable en 2050 ? » montre que le gaz vert peut être envisagé comme une énergie de destination avec un potentiel injectable à 2050 largement suffisant pour couvrir les besoins de gaz à cet horizon. Le gaz vert reposera sur 3 filières principales : la méthanisation, la pyrogazéification et le power-to-gas.
Nos propositions :
- Accompagner les porteurs de projet de méthanisation dans la réussite de leur projet (acceptabilité sociétale notamment)
- Identifier le potentiel de méthanisation sur le territoire pour optimiser la filière (ex : organiser la collecte de biodéchets)
- Accompagner les différentes entités dans les réflexions sur la méthanisation agricole et les engrais organiques de valorisation des digestats (coopératives laitières, Lur-Berri, EH Laborantza Ganbara, I-ener ou autres sociétés, chambre d’Agriculture 64, etc….)
- Inciter à réserver, dans les documents d’urbanisme, la surface foncière nécessaire à la création d’un projet de développement d’énergie renouvelable, type méthanisation
- Poursuivre la réflexion sur la production de gaz renouvelable de nouvelle génération sur le territoire (pyrogazéification, hydrogène,
méthanation)
2010 20~0 2040.. Potentiel technique
' ',(- - ~ 19-33 TWh
1
30TWh
1 50 TWh
210TWh
· Sources 440TWh
Mél hDntSDIIO/l élude AFNGV I ADEME Hydrogène scénano ADEME I scénano Negawa ll Gazélf1ca/,on/ m,crO--Olgues . élude GrDFI MEDDEIMAAF I MEFGRDF ET VOTRE PROJET DE TERRITOIRE
17
Votre ambition : Mettre en mouvement toutes les catégories d’acteurs pour la transition énergétique
La CA Pays Basque a l’ambition d’animer la transition énergétique sur l’ensemble du territoire. Pour cela il lui faut être alimentée en données fiables, coopérer avec les autres collectivités d’Hegoalde et de Nouvelle Aquitaine, mais aussi de l’hexagone voire de l’Europe, favoriser les initiatives citoyennes, et mobiliser les acteurs de l’énergie. Là aussi GRDF répond présent au travers de plusieurs réalisations et participations actives.
Smart Gas Grids
Les réseaux intelligents sont une clef de la transition
énergétique.
Digitalisés, ils développent des complémentarités
entre le gaz, la chaleur et l’électricité, au service des
territoires. Le réseau de gaz naturel joue ainsi un rôle
majeur dans cette évolution. En intégrant des techno-
logies de l’information et de la communication, il se
modernise et devient un véritable Smart Gas Grid.
Il permet d’augmenter la part des énergies renouve-
lables dans les consommations et d’améliorer l’effica-
cité d’acheminement tout en assurant des prix com-
pétitifs aux consommateurs. En un mot, un réseau plus
efficient, plus économique, plus écologique et com-
plémentaire avec les autres réseaux d’énergie.
La transition énergétique nécessite d’agir conjointe-
ment sur les deux enjeux d’efficacité et de sobriété
énergétiques. Si des évolutions technologiques per-
mettent d’agir de manière significative sur l’efficacité
énergétique, la maîtrise de la demande nécessite
d’impliquer les usagers et d’accompagner leurs
changements de comportement.
GRDF vous accompagne dans votre stratégie digitale
La mise à disposition des données de consommation précises est une des clés d’une stratégie énergétique raisonnée et adaptée au territoire. Une convention lie la nouvelle Communauté Pays Basque et GRDF afin de fournir des données exploitables à la maille IRIS ou commune. Désormais, ces données sont accessibles en OPENDATA. Pour autant GRDF continue de fournir des données sur mesure, selon les besoins particuliers de partenaires tiers, susceptibles de retravailler ces données brutes et procurer à la CAPB une vision plus synthétique et opérationnelle des consommations d’énergie.
•------------
♦
♦
♦
Le réseau de gaz naturel se transforme
lamo t
lllomftl,ono M,thonatlon
Sur le réseau À l'ava l
@ 9u,._, d' bplolt.don O Orone• 0 Compt.ur 0 Chiludlir• hybrtCM f) GNV communkant gazGRDF ET VOTRE PROJET DE TERRITOIRE
18
Le compteur communicant Gaz
Le compteur communicant Gazpar, pilier du Smart Gas Grid, est un élément clé de la maîtrise de l’énergie et de l’intégration optimale du gaz vert renouvelable dans le réseau. Ils seront déployés entre mi 2020 et fin-2022 sur le Pays Basque. Les usagers du réseau de gaz pourront ainsi consulter quotidiennement leur consommation d’énergie pour mieux la maîtriser. Le service Patrimoine de la CA Pays Basque et certaines communes ont souhaité disposer de manière anticipée de cet outil pour leurs propres bâtiments dès 2019 dans une démarche d’optimisation des consommations et d’exemplarité. Une coopération est également mise en place pour tester un pilote d’automatisation de déversement des données de consommations dans le nouvel outil de pilotage des consommations des bâtiments de la CA PB.
Approfondir la connaissance des situations de précarité et renforcer l’accompagnement des ménages
Sans attendre la fin du projet CIVIGAZ, nous vous proposons de travailler avec votre service Habitat pour en réaliser un bilan et envisager des pistes possibles d’approfondissement : sensibilisation accrue, ciblage d’autres quartiers… GRDF peut vous aider tout au long de votre processus d’accompagnement des ménages pour la réduction de la précarité énergétique.
Accompagner les gestionnaires d’immeubles, bailleurs et syndicats de copropriétés dans le ciblage de leurs actions de rénovation, via la trans- mission de données de consommation à l’échelle de l’adresse Accompagner la création de plateformes de rénovation énergétique et orienter vers des solutions gaz performantes pour les projets à proximité du réseau de gaz.
Accompagner la filière des professionnels du gaz : chauffagistes, l’artisanat local, la sous-traitance locale, fabricant de matériel, l’ensemble des corps de métiers dans la formation et encouragement à l’innovation. Avec la CAPEB, nous avons ainsi créé le réseau « Artisans Solidaires » qui regroupe plusieurs corps de métiers qui peuvent accompagner efficacement les foyers en précarité dans leurs projets de rénovation de leurs logements.
Réaliser des objectifs plus ambitieux sur la réhabilitation énergétique des logements et la construction de bâtiments performants Les solutions gaz sont disponibles pour vous aider dans la concrétisation de vos ambitions. A titre d’illustration, une action ciblée de conversion au gaz de 20% des logements actuellement chauffés au fioul permettrait d’économiser environ 2 600 tonnes de CO2, près de 5 GWh en consommation d’énergie primaire et 480 € en moyenne sur la facture énergétique de chaque logement (3 fois plus que la tendance actuelle). D’autres actions de rénovation sont également envisageables (amélioration de la performance des équipements gaz par exemple).
Encourager les entreprises de travaux à renforcer leur performance environnementale GRDF essaie de promouvoir une meilleure qualité environnementale auprès de ses sous-traitants de BTP à travers : La limitation de la production des déchets et la réutilisation des déblais lorsque les moyens du prestataire le permettent La mise en œuvre de techniques qui réduisent les nuisances (impact visuel, bruit, vibrations, poussières) et facilitent la circulation des usagers de la voirie
La réduction des émissions de gaz à effet de serre lors des transports en favorisant les dépôts en déchèteries et l’approvisionnement auprès des centrales de matériaux à proximité du lieu des travaux, dans une logique de circuit court. La préservation des ressources naturelles (végétation, nappes phréatiques, cours d’eau, espèces animales) par la réalisation d’études spécifiques en amont de chantiers situés dans un environnement particulièrement sensible.
■ ====- -----19
Focus sur des solutions gaz innovantes et performantes sur
le territoire de la Nouvelle Aquitaine
A Arcachon (33), la résidence Villa d’HESTIA loge dans son sous-sol une micro-co-
génération qui assure la totalité des besoins de chauffage et eau chaude sanitaire des 29 appartements mais aussi d’une partie des besoins en d’électricité grâce à un moteur gaz naturel. Le surplus d’énergie électrique produit est injecté sur le ré- seau et génère des recettes pour la copropriété, permettant de réduire considéra- blement les charges.
Grâce à la micro-cogénération et à une conception permettant de consommer le moins possible d’énergie primaire, la Villa d’Hestia atteint le label BBC EFFINERGIE. GRDF a accompagné les architectes et bureaux d’études dans leur démarche in- novante.
A La Rochelle (17), une micro-cogénération, couplée à une conception bioclima- tique, permet également à un bâtiment neuf de 100 logements construit par l’OPH de l’Agglomération d’atteindre le label BBC EFFINERGIE. Elle comprend :
Deux chaudières gaz naturel à condensation qui produisent 39kw de cha- leur,
Un module de cogénération qui délivre 20 kW d’électricité qui assurent les besoins en électricité des équipements et des communs (chaufferie, ascen- seur, VMC, éclairage parking et circulation).
L’électricité excédentaire est également injectée sur le réseau électrique.
A Chatelaillon (17), afin de se préparer aux exigences de la Réglementation Ener- gétique RE 2018 et de la future RT 2020, une maison pilote héberge une pile à com- bustible.
L’électricité consommée est produite à partir de gaz naturel par électrolyse ce qui permet l’utilisation d’une seule énergie et grande autonome en production d’élec- tricité. Ce projet pilote est le fruit d’une collaboration entre constructeur de maison, fabricant de matériel et distributeur de gaz.
A Grand Châtellerault (86), l’agglomération a fait le choix de remplacer des vieilles chaudières gaz d’un complexe multi-sports par deux pompes à chaleur aérother- miques à absorption à bruleur gaz, doublé d’une chaudière gaz d’appoint pour les jours de grand froid.
Cette technique innovante permet à la collectivité une économie annuelle de 20 k€ sur sa facture et passer d’une classification de performance énergétique de E à C.
•
•
Micro/Mini Cogénération
à moteur
~..
Pileà rn combustible _
gaz !
Chaudière
hybride
Pompe à
chaleur
hybrido
• ~
Marchés
Tertiai re,
résidentiel et
collectif
Neuf
_ ___ principalement ..
Résidentiel
individuel (haut de
gamme
actuellement)
Neuf et rénové
Résidentiel
individuel
Neuf et rénové
Tertiaire
Neuf
Principe
Gaz à
l
Cogé
!
Cha leur i ~ lec
Ga, À + Elec
j j
chau PAC
dièfe élec
principalement .... . ..........Chaleur i ..
Possibilité de produire plus
o u moi ns d 'él ectricité
décentralisée sur demande
sans impact sur le confort de
l'habi tant
Le pilotage de l'insta ll ation
pe rmettra de b asc uler de la
PAC é lectri que vers la
chaudière gaz, et
in versement, consti t uant
ainsi un effacement de
consommation électrique
sans impact sur le confort
cl ient20
Focus sur le développement de filières innovantes de
production de gaz vert renouvelable
Si la méthanisation représente une solution mature de production de gaz renouvelable,
généralisable à court terme en Nouvelle-Aquitaine, d’autres filières de production de gaz
vert vont être amenées à se développer à moyen et long terme et renforcer la capacité
locale de production d’énergie renouvelable.
Aujourd’hui au stade de démonstrateurs, ces nouvelles filières – gazéification de la bio-
masse sèche ou de déchets préparés (CSR – Combustibles solides de récupération), Po-
wer-to-Gas potentiellement couplé à la méthanation ou encore valorisation des mi-
croalgues – représentent des opportunités significatives qui, couplées à la méthanisation,
permettent d’imaginer atteindre 100% de gaz renouvelable dans le réseau à horizon 2050.
Etude « Un mix de gaz 100% renouvelable en 2050 ? », réalisée par l’ADEME en collaboration avec GRDF et GRTgaz.
NB : Cette étude considère plusieurs hypothèses :
- Pas de concurrence avec les usages « matières premières » et alimentaires - Pas de cultures dédiées (bien que la loi autorise d’en avoir jusqu’à 15%) - Généralisation des Cultures Intermédiaires Multi-Services Environnementaux
■
Déchets
Résidus agricoles
Biomasse ligneuse
Combustibles
Solides de
Récupération
• Electricité renouvela bl e · :r; ·
Gaz renouvelable
Plusieurs filières de production
Co ll ec te M é th ani sa ti o n
1-- Gazéific ati o n Co ll ec t e
El ec tro lyse d e l'eau
•J f.f. ••• .. . . •
Bio
CH4
CH4
de
synthèse
Limit es t ec hniqu es en t est
Projet GRH YD
Valorisations
■ Ch a uffag e + ECS
■ C ui sson
Il Ca rbur a nt21
Comme le montre les cartes ci-dessousi, ces nouvelles filières permettront à terme une complémentarité entre les territoires en matière de filières de production de gaz vert.
Focus sur GRHYD – Démonstrateur Power-To-Gas
GRDF participe au projet de démonstrateur GRHYD (Gestion des Réseaux par l’injection d’HYdrogène pour Décarboner les énergies) sur le territoire de Cappelle-la-Grande, en banlieue de Dunkerque.
Le projet GRHYD est l’une des initiatives les plus importantes en France pour le développement de l’hydrogène et du Power-to-Gas. L’expérimentation permet de tester l’injection d’hydrogène à des taux de 6 à 20% en volume dans un réseau de distribution alimentant un nouveau quartier d’une centaine de logements et un établissement tertiaire.
L’enjeu est de faciliter l’émergence de solutions qui contribuent à la complémentarité des réseaux et à la décarbonation du gaz acheminé, tout en garantissant la qualité du gaz, la continuité d’ap- provisionnement et la sécurité.
Focus sur la pyrogazéification
Très différents des procédés de méthanisation, les procédés de pyrogazéification apportent des
réponses innovantes permettant d’optimiser la valorisation énergétique de nombreuses biomasses
et déchets aujourd’hui difficiles à traiter. Ce processus permettrait de transformer une importante
quantité de biomasse ligneuse, issue des ressources forestières françaises, en gaz de synthèse qui,
une fois traité, peut produire du biométhane injectable dans le réseau de gaz, avec un rendement
nettement supérieur à une chaufferie Bois classique. Il pourrait également contribuer à l’optimisa-
tion de la politique territoriale de gestion des déchets, grâce à la valorisation de CSR, avec un
rendement énergétique plus intéressant et des rejets atmosphériques nettement moindres que l’in-
cinération.
En France, la première plate-forme en Europe de production de biométhane à partir de biomasse sèche a été inaugurée en octobre 2017 à Saint-Fons (Rhône). Cette plate-forme vise à tester la production de biométhane par pyrogazéification de biomasse sèche (produits forestiers, pla- quettes de bois, écorces ou encore résidus de l’industrie agroalimentaire) collectée dans un rayon de 50 à 70 kilomètres autour du projet. Lancé en 2010 pour un coût total de 60 millions d’euros, le projet a été soutenu par l’ADEME à hauteur de 18,7 millions d’euros. La finalité est de permettre la production d’un gaz vert économique et renouvelable, dit de deuxième génération,
La région Nouvelle Aquitaine est également pionnière sur cette filière émergente. Une unité de gazéification des déchets existe d’ores et déjà à Morcenx (40) et permet la production d’un gaz de synthèse valorisé en électricité. A terme, un stockage et une distribution de l’énergie produite par le réseau de gaz pourrait être envisagée.
Gisement pour la
méthanisation
Potentiel maximun .-ije.ctable en
2050 : 1Q,3 TIM,
Gisement pour la
g :e I n
Polenliel maximi..m qectsble en
2000:24TVllh
i .-1 à 1000
En ~ 1000 à 2000
- .2000 à lOOO
.....
Gisement pour le
Power-t~
Polentiel maximum i,.eclable er,
2050 : 18 TVIIW'I
inl à 500
En ~ 1-- soo -- àl - 000 ---1
1000 à 1500
-·-Coordonnées
de vos interlocuteurs
de GRDF
GRDF - Société Anonyme au capital de 1 800 745 000 euros - Siège social : 6 rue Condorcet - 75009 Paris - RCS : PARIS 444 786 511
Jean-Paul BIBES – 06 03 49 88 94
e-mail : jean-paul.bibes@grdf.fr
Didier GANCHOU – 06 15 91 77 38
e-mail : didier.ganchou@grdf.fr67
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
LIVRE BLANC DE LA CONCERTATION
Annexes
Contributions écrites des partenaires
Contribution SDEPA
(5 septembre 2019)Page 1 sur 8
Rémi DARGAGNON, le 26 août 2019
Plan Climat Air Energie Territorial
Communauté d’Agglomération Pays Basque.
Réseaux publics de distribution d’énergie
Contexte
La Communauté d’Agglomération Pays Basque (CAPB) élabore un Plan Climat Air Energie Territorial,
sur le périmètre élargi de 158 communes. Le décret du 28 juin 2016 précise notamment dans son
article 1er que :
« Le diagnostic comprend :
- la présentation des réseaux de distribution et de transport d’électricité, de gaz et de chaleur, des enjeux de la distribution d’énergie sur les territoires qu’ils desservent et une analyse des options de développement de ces réseaux ; »
Le Syndicat d’Energie des Pyrénées-Atlantiques, en tant qu’autorité concédante du service public de
distribution d’électricité sur l’ensemble des communes du Département, dispose de données utiles à
la formalisation du diagnostic des réseaux. Concernant la distribution de gaz, le SDEPA n’est
concédant que sur une partie des communes de l’agglomération, mais a recueilli néanmoins
quelques données sur les réseaux de distribution sur le périmètre à fin 2015.
La présente note a vocation à présenter les réseaux de distribution d’énergie sur les communes et les
perspectives d’amélioration de ceux-ci. L’ensemble des données présentées sont à jour du 31
décembre 2015 pour le gaz, et à jour du 31 décembre 2018 pour l’électricité
Sommaire
1. Introduction ..................................................................................................................................... 2
2. Présentation des réseaux de distribution d’électricité sur le périmètre de la communauté
d’agglomération. ..................................................................................................................................... 3
a. Le réseau HTA .............................................................................................................................. 3
b. Les réseaux de distribution Basse tension (BT) ........................................................................... 4
c. Les usagers .................................................................................................................................. 5
3. Présentation des réseaux de distribution de gaz sur le périmètre de la communauté de
communes. .............................................................................................................................................. 6
4. Présentation des réseaux de distribution de chaleur ..................................................................... 7
Conclusion ............................................................................................................................................... 8Page 2 sur 8
1. Introduction
Le Syndicat d’Energie des Pyrénées-Atlantiques est l’Autorité Organisatrice de la Distribution
publique d’Electricité sur l’ensemble des 546 communes du Département. Il confie l’exécution du
service public à Enedis, par le biais d’un contrat de concession (1993-2023). L’exploitation du service
public est contrôlée par le SDEPA sur les aspects techniques, financiers et comptables. Selon les
termes du contrat, le SDEPA assure une partie de la maitrise d’ouvrage des travaux sur les communes
dites « rurales », qui sont au nombre de 477 et Enedis assure la maitrise d’ouvrage des travaux sur
les communes urbaines au nombre de 69 dorénavant. Cette distinction s’opère sur le périmètre de la
Communauté d’Agglomération Pays Basque.
La CAPB est composée de 158 communes au 1er janvier 2017. Parmi celles-ci, 26 sont classées
en régime urbain d’électrification et 132 en régime rural d’électrification, ce qui détermine ainsi la
répartition de la maitrise d’ouvrage sur les travaux de renforcement, de sécurisation, d’extension et
d’effacement sur le réseau basse tension de distribution publique d’électricité :
Maitrise d'ouvrage et
régime d'électrification
Les maitres d’ouvrage sur le réseau public opèrent différents types de travaux :
- Renforcements de réseaux (changement de sections de câbles et/ou de transformateur
électrique),
- Extensions de réseaux (création de nouvelles antennes),
- Sécurisations de réseaux (remplacement de fils nus aériens par du fil torsadé aérien),
- Effacements de réseaux (mise en souterrain des réseaux existants).
Le document ci-annexé présente les travaux prévisionnels de l’année 2019 pour les deux maitres
d’ouvrages sur le réseau de distribution d’électricité, par type de travaux et de réseau.
Travaux 2019
ilPage 3 sur 8
2. Présentation des réseaux de distribution d’électricité sur le
périmètre de la communauté d’agglomération.
Les réseaux de distribution publique d’électricité sont notamment constitués des lignes HTA
(haute tension A ou encore appelées moyenne tension) et des lignes BT (basse tension alimentant les
usagers finaux) aériens et souterrains. Ils appartiennent à l’autorité concédante SDEPA.
Le SDEPA collecte des données techniques relatives aux réseaux ainsi que des données
relatives aux points de livraison.
a. Le réseau HTA
L’inventaire des réseaux HTA à fin 2018 indique la répartition par commune des lignes aériennes et
souterraines :
Réseau HTA 2018
Le réseau HTA réparti sur les 158 communes de l’agglomération, est d’une longueur de 3228
kilomètres, et est enfoui à hauteur de 52 %, ce qui est dans la moyenne de la concession
départementale. La mise en souterrain des réseaux aériens assure une plus grande fiabilité des
ouvrages et une meilleure résistance aux aléas climatiques (risque vent, bois et neige notamment).
Quelques remarques :
- Le réseau HTA alimente les postes de transformation HTA/BT, à partir desquels partent les
départs basse tension qui desservent l’usager final. Quelques usagers sont desservis
directement par le réseau HTA pour des besoins de puissance notamment.
- Le réseau aérien HTA est constitué de fils majoritairement nus. Contrairement à la basse
tension, cette technique n’est pas en voie de disparition. La technique torsadée est très
minoritaire et se retrouve notamment dans des zones à fort dénivelé (zone de montagne
notamment).
- La maitrise d’ouvrage sur les réseaux HTA est dévolue à Enedis. Le SDEPA dispose de leur
liste de travaux prévisionnels de l’année généralement en janvier-février.Page 4 sur 8
b. Les réseaux de distribution Basse tension (BT)
A fin 2018, sur le périmètre de l’EPCI, on dénombre 4908 km de réseaux basse tension dont
1960 km en technique souterraine (39,9%), alimentant plus de 227 900 clients basse tension. Les
2948 km de fils aériens disposés sur des supports sont inégalement répartis selon leur constitution
(fils nus, fils torsadés) et selon la commune. Le tableau suivant opère la répartition des ouvrages
selon leur constitution et par commune :
CAPB BT 2018
Les remarques suivantes peuvent être énoncées concernant le réseau:
- Le SDEPA dépose tous les ans plus d’une centaine de kilomètres de fils nus sur le
département dans les communes rurales au sens de l’électrification. L’amélioration de la
robustesse des réseaux ainsi réalisée permet de diminuer les coupures ressenties par les
usagers et d’assurer une meilleure tension délivrée à l’usager final. Les taux de réseau aérien
nu sur l’ensemble de l’EPCI atteint 10,3%, soit un taux équivalent à celui de la concession de
546 communes (10,1%). Quelques communes présentent peu ou plus de réseau aérien nu,
avec des linéaires très réduits pour certaines. Quinze communes présentent moins de 200
mètres de réseau en fil nu sur leur territoire. A contrario, des stocks plus conséquents sont
présents sur des communes urbaines comme Anglet (46 km), Biarritz (32 km)), Bayonne (26
km) ou Hasparren (19 km). Cette action de résorption des fils nus a vocation à se poursuivre,
dans la limite des crédits disponibles du SDEPA pour les communes rurales, et en fonction
des priorités d’investissement du gestionnaire de réseau Enedis, en commune urbaine.
- La technique torsadée aérienne est la technique la plus courante pour le réseau aérien basse
tension, car plus robuste que la technique fils nus. Son accroissement depuis trente années
est le résultat de travaux de renouvellement et de renforcement des réseaux par les maitres
d’ouvrage respectifs. Cette technique est présente dans des communes à dominance rurale,
dont l’habitat est dispersé. En technique aérienne, les maitres d’ouvrage posent
exclusivement des réseaux torsadés.
- Les proportions de réseaux souterrains sont très diverses selon les communes. Ces lignes
sont présentes majoritairement dans les centres bourgs et les zones denses en termes de
bâti. Dans le cadre de leurs travaux respectifs, les maitres d’ouvrage engagent des travaux
d’enfouissement des lignes aériennes existantes, le SDEPA pour notamment améliorer
l’esthétique des bourgs et la sécurité d’alimentation des bourgs ruraux, Enedis pour
améliorer la robustesse du réseau haute tension. La mise en souterrain des réseaux répond à
un double objectif de fiabilisation de la distribution d’électricité en rendant les câbles moinsPage 5 sur 8
sensibles aux aléas climatiques, et d’amélioration de l’esthétique des réseaux, notamment
dans les zones plus densément peuplées.
Au-delà de cette photographie de fin d’exercice, le dynamisme du développement et de
l’amélioration des réseaux d’électricité peut s’apprécier au regard des raccordements intervenus
durant l’exercice. En 2017, plus de 42 kilomètres de réseau basse tension ont été posés dans le cadre
d’opérations de raccordements de consommateurs et de producteurs d’électricité, sur 73 communes
de l’intercommunalité.
Ces éléments relatifs au périmètre des 158 communes de l’agglomération montrent une
grande disparité entre des communes à densité forte, urbaine, et les communes à prédominance
rurale, souvent étendues en superficie, et en zone de montagne. Des linéaires de fils anciens (aériens
et souterrains) sont en exploitation et représentent plusieurs centaines de kilomètres de réseau. Ils
ont vocation à être renouvelés, notamment dans un contexte d’adaptation au changement
climatique (réduire la vulnérabilité des réseaux aux risques vent, neige et bois).
c. Les usagers
Sur le périmètre des 158 communes, 225 787 usagers sont raccordés sur le réseau basse
tension, avec une puissance souscrite inférieure à 36 KVA et 2146 avec une puissance supérieure à
36 KVA. Majoritairement, les consommateurs particuliers et les petits professionnels (inférieur à 36
KA) représentent 99% des usagers raccordés en basse tension.
435 usagers sont directement raccordés sur le réseau en haute tension. Ces usagers sont
majoritairement des entreprises privées de grande taille, des industries utilisant l’électricité de façon
intensive.
Enfin, 2795 producteurs d’électricité sont raccordés aux différentes tensions du réseau, très
majoritairement des producteurs d’énergie photovoltaïque.Page 6 sur 8
3. Présentation des réseaux de distribution de gaz sur le périmètre
de la communauté de communes.
La distribution publique de gaz est une compétence communale. A ce titre, les collectivités
concluent et gèrent des contrats de concession avec un des opérateurs de distribution de gaz. En gaz
naturel, 160 communes dans le département sont desservies en gaz naturel, c’est-à-dire qu’elles
comportent a minima un réseau de distribution et des points de livraison. Concernant le périmètre
de la communauté de communes, sur les 158 communes, 40 communes disposent d’un réseau de
gaz naturel, dont le concessionnaire est GRDF.
Ces communes sont desservies dans les zones agglomérées, avec un habitat dense et une
présence d’activités économiques. Elles se situent à proximité de la ville d’Oloron, elle-même
desservie. Cependant, certains écarts ne sont pas traversés par des réseaux. En effet, les réseaux de
distribution de gaz, contrairement aux réseaux de distribution d’électricité, ne bénéficient pas d’une
desserte universelle. Ceux-ci sont en effet établis selon un critère de rentabilité technico-
économique. Le concessionnaire finance et construit l’ouvrage et doit se rémunérer sur
l’acheminement du gaz sur une longue période, généralement celle du contrat de concession, afin
d’amortir les investissements qu’il a consentis.
Il est à noter que l’autorité concédante sur le périmètre des communes de la communauté
peut être soit la commune soit le SDEPA. Les communes ayant conservé leur pouvoir concédant sont
au nombre de 18 (voir détail dans le tableau ci-après). L’ensemble des données présentées pour la
distribution de gaz naturel repose sur le millésime de l’année 2015.
Le linéaire de réseau de 1326 kilomètres sur le périmètre de l’intercommunalité alimente plus
de 82 000 usagers. Le détail des chiffres est présenté par commune dans le tableau suivant:
CCPB gaz
Le réseau de gaz naturel irrigue les zones les plus denses des communes membres de l’EPCI. Le
taux de pénétration de cette énergie est élevé et est dû au contexte historique du développement et
de l’exploitation du gaz naturel à Lacq. Néanmoins, le réseau est amené à être étendu et renouvelé
selon certaines modalités.
Le concessionnaire de réseau GRDF a pour mission d’accompagner et de réaliser les demandes
d’extensions et de densifications du réseau, dans le respect des critères de rentabilité (B/I) qui lui
sont imposées réglementairement. Il est donc difficile de prévoir l’emplacement des futurs réseaux
de gaz naturel à créer, GRDF étant par ailleurs le seul maitre d’ouvrage de ces travaux.Page 7 sur 8
Par ailleurs, GRDF poursuit une politique de renouvellement des ouvrages de distribution en
cuivre. Ces ouvrages anciens sont renouvelés par des canalisations en Polyéthylène, en fonction des
opportunités de coordination de travaux. Ils sont présents plus particulièrement dans les zones
denses des villes.
Aussi, il accompagne les projets de production localisée de gaz méthane, qu’il est possible de
réinjecter sur les réseaux de distribution existants.
Par ailleurs, le SDEPA a développé des réseaux publics de gaz de gaz propane sur les
communes de Bardos, La Bastide-Clairence, Urcuit (gérés par Antargaz) et Garindein (géré par
Finagaz), qui alimentent les usagers par un réseau :
Nom de la commune Longueur du réseau en mètres nb de PCE au 31/12/2018
La Bastide Clairence 1351 31
Urcuit 1884 48
Bardos 836 18
Garindein 424 10
4. Présentation des réseaux de distribution de chaleur
Le SDEPA a réalisé deux installations de production de chaleur à partir de la ressource bois :
- Réseau de chaleur sur la commune d’Alos-Sibas-Abense :
Le réseau alimente en chaleur une salle polyvalente un centre de loisirs sans hébergement et
une Ikastola depuis février 2016. Une chaudière d’une puissance de 60 KW irrigue 60 mètres de
canalisations.
- Réseau de chaleur de Mauléon-Licharre
Un réseau de chaleur est en cours de construction à Mauléon-Licharre, sur la rive droite. Le futur
réseau de 400 mètres alimentera les abattoirs, la piscine et les vestiaires du stade de football.Page 8 sur 8
Conclusion
Le SDEPA dispose des données relatives au réseau public dont il est propriétaire. Les lignes
électriques sont étendues, renforcées, enfouies selon des programmes de travaux délibérés par le
SDEPA majoritairement en communes rurales, et par Enedis majoritairement en communes urbaines.
Cette brève présentation d’un inventaire technique présente l’architecture du réseau à un
instant t, et qui est susceptible de varier selon les politiques de chaque maitrise d’ouvrage :
- En communes rurales, et de façon régulière, le SDEPA contribue à l’extinction des
réseaux en fils nus sensibles, en les remplaçant par des fils torsadés. Aussi, les
problématiques de chutes de tension sur le réseau BT sont traitées par la collectivité.
L’enfouissement des lignes BT existantes en communes rurales et sur quelques communes
urbaines, est également un objectif du SDEPA, tant sur le plan de l’esthétique que sur le plan
de l’amélioration de la qualité de fourniture. Les programmes de travaux correspondants
peuvent faire l’objet de coordination avec d’autres opérateurs ou maitre d’ouvrages.
- Enedis consacre l’essentiel de son effort d’investissement sur les réseaux HTA en
communes urbaines et rurales. Le concessionnaire privilégie la technique souterraine pour
tout nouveau réseau HTA créé, mais pas nécessairement pour le renouvellement de câbles
sur supports.
Le SDEPA est acteur pour la production d’énergies renouvelables, telles la production de
chaleur en réseau, ou les installations de productions d’électricité d’origine photovoltaïque.66
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
LIVRE BLANC DE LA CONCERTATION
Annexes
Contributions écrites des partenaires
Contribution Agence de l’Eau Adour-
Garonne
(25 octobre 2019)Délégation Adour et Côtiers
Rapport de diagnostic CLIMAT ACTION Pays Basque.
Contribution de l’Agence de l’Eau
PARTIE 1 – Contexte et démarche
P 14 – 1.5.4 Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC)
Préciser que le bassin Adour Garonne s’est doté de sa déclinaison locale (Plan d’adaptation au changement climatique (PACC) mi 2018.
Préciser que le bassin Adour Garonne s’est
doté de sa déclinaison locale (Plan
d’adaptation au changement climatique
(PACC) mi 2018.
Le PACC sera intégré au prochain SDAGE
2022-2027.
Il prévoit les vulnérabilités des territoires
du bassin sur les aspects qualitatifs,
quantitatifs et la biodiversité. Il propose les
actions d’adaptation et souligne les risques
de mal adaptation.
P 16 - C- Programme d’actions :
Ajouter « favoriser la résilience des territoires par des mesures d’adaptation »
P 22 - A l’occupation des sols en 2015 :
Le territoire Pays basque est prédominé par des espaces agricoles, forestiers ou naturels qui représentent plus de 90 % de l’occupation des sols estimée.
La moyenne ne reflète pas l’enjeu majeur du territoire qu’est l’urbanisation.
Il serait intéressant de reprendre l’approche du projet de SCOT qui identifie 3 secteurs aux caractéristiques très différentes : ouest urbanisé, central intermédiaire et ouest rural (libellé exact à retrouver).
P 30 - 3.2.1 Historique des engagements
AGENCE DE L' EAU
ADOUR- GARONNE
ETABUSSEMENT PV8UC OU MINISltflf
OU DEVELOPPEMENT DUflABl.E
Plan d'adaptation
au changement
climatique du bassin
Adour-Garonne
NOTRE AVENIR
PASSE PAR L'EAU! ,...._
-Les démarches de gouvernance durable de l’eau sont à souligner : SAGE Côtiers basques, et Adour aval, contrats territoriaux pour l’eau Nive et Uhabia.
P 34 - 3.2.3 Articulation de la démarche du Plan Climat Pays basque avec les outils de planification et programmation
Là aussi, les SAGE sont des outils de planification à mentionner. Le PACC peut se situer au niveau régional.
A noter que le SDAGE Adour-Garonne – outil de planification sur l’eau contient des dispositions intégrants spécifiquement le changement climatique – voir résumé en ANNEXE 1
Les outils de planification comme les SCOT et PLUI doivent être compatibles avec le SDAGE et ses déclinaisons locales, les SAGE.
PARTIE 2 – Climat et état de l’environnement
P 4 - 2. Approche méthodologique du diagnostic de vulnérabilité
Le diagnostic des vulnérabilités pourra être complété par les conclusions des démarches récentes que sont le PACC Adour Garonne (juillet 2018) et Adour 2050 (avril 2019).
Voir cartes du PACC ci-dessous.
P 22 - 5. Une évolution de la biodiversité accélérée par le changement climatique
Il peut être précisé ici que l’évolution des températures déplace des zones d’habitats soit vers le Nord, soit en altitude (ACLIMATERRA 34m/an en altitude).La vitesse de ces modifications ne permet pas à certaines espèces de s’adapter, notamment les végétaux à croissance lente.
Le PACC situe globalement le territoire basque en secteur vulnérable au niveau de la biodiversité des cours d’eau.
Le bassin versant de la Nive ressort en enjeu moindre : cela s’explique par les actions de protection engagées qui diminuent la vulnérabilité de ce secteur.Le PACC souligne également une forte vulnérabilité de la biodiversité des zones humides. Les études d’identification, de porter à connaissance et de protection engagése dans le cadre des SAGE(s) Côtiers basques et Adour aval sont utiles pour diminuer cette vulnérabilité.
A noter que pour les secteurs urbains et péri-urbains, une zone humide fonctionnelle, disposant d’une biodiversité assurant l’ensemble de la chaine trophique, ne doit pas être considérée comme une menace à la santé publique : concentration de moustiques modérée par la circulation de l’eau et présence d’espèces prédatrices (poissons, chauves souris, ...).
Concernant les forêts,
La vulnérabilité « biodiversité en cours d'eau »
secteurs à vulnérabilité modérée nécessitant des mesures d'adaptation génériques, flexibles et réversibles (classes 1, 2 et 3 pour plus de la moitié des projections)
- secteurs plus vulnérables nécessitant des actions d'adaptation fortes et plus structu- rantes (classes 4 et 5 pour plus de la moitié des projections)
La vulnérabilité « biodiversité des zones humides »Les forêts représentent 27 % des PA. : 97 % sont des feuillus, dont les ¾ sont des chênes et hêtres sensibles au changement climatique.
Les exploitants forestiers constatent une augmentation significative des phytophages. (Ecocène - colloque enjeux de la forêt dans le massif Pyrénées-Adour - mars 2017).
P 33 - 1. Etat écologique et chimique des cours d’eau du territoire
La Bidassoa est également en état chimique mauvais, TBT et PCB dans l’état des lieux 2019.
P 34 - 1. Etat écologique et chimique des cours d’eau du territoire
La CAPB est concernée, au titre de la GEMAPI, par 70 masses d’eau des bassins versants Côtiers basques, Adour de transition, Nives, Bidouze. La gestion des masses d’eau affluents du Saison est déléguée au SIGOM.
40 masses d’eau sont en bon état écologique dans l’état des lieux 2015, SDAGE 2016- 2021 (57 %).
P 35 - 3. Alimentation en eau potable
Intégrer l’enjeu majeur de la prise d’eau potable de la Nive – cf p 39 ... près de 300 000 personnes .... sont alimentées par la Nive.
P 38 - 5.1 Evolution quantitative
L’étude Adour 2050 conforte ces prévisions avec une probabilité d’observer en 2050 des étiages plus sévères et plus longs (environ 2 mois de plus qu’aujourd’hui) ainsi qu’une baisse de 40 % des débits des cours d’eau (baisse significative des volumes de 4,1 milliards de m3 à 2,5 milliards de m3 à l’horizon 2050).
Adour 2050 affiche environ - 20 % des débits des cours d’eau du territoire, avec une incertitude importante hors du bassin versant de la Nive.
Et ude prospective Adour 2050
Rapport de phase 1
Prospec ti ve .
hydrologiques
Les projections ♦ Stationétudiée Estimatlonsparsecteul"$hydrologiques
• -40%a -30%
tiennent pas
présentées ici
compte
J prélèvements réalisés sur
des • : !~:: :: ~::
les • Pasdedoonées
ressources en eau pour répondre aux
besoins des activités humaines : cette analyse a été
réalisée pour l'évaluation du scénario tendanciel (cf.
5.2.1) et sera aussi réalisée pour l'évaluation des
scénarios alternatifs. Les résultats ne traduisent donc
que la relation entre les apports naturels et l es débits
« dés-influencés ►> des cours d'eau.
Figure 24. Carte des projections des valeurs de VCNlO sur les
bassinsversantsd u territoired'étude 47 •
46La baisse des débits cités concernent l’ensemble du bassin Adour Garonne – Source PACC
..le déséquilibre hydrologique entre besoins et ressources actuellement estimé entre 200 et 250 millions de m³ pourrait atteindre, par le seul effet du changement climatique (à stocks, objectif environnemental et usages constants), entre 1 et 1,2 milliard de m3 en 2050.
La vulnérabilité de l’agglomération basque est forte sur la disponibilité en eau souterraine, plus modérée en eau superficielle.
Adour 2050 identifie une vulnérabilité moyenne vis-à-vis du respect des débits objectifs d’étiage.
6 Pl.AN D'ADAPTATION AU CIUNOEIŒIIT CUM 4Tl0Ue DUiiASSINAllOI.IR-GARONNE ---------------
La vulnérabilité « disponibilité en eau superficielle »
il l'échelle des soui::-bassins
La vu lnérabllit é « disponibilité en eau souterra ine »
à l'échelle des masses d ' eau souterraines
secteurs à vulM rabililé modértt n
flexibles et réversibles (classes 1. 2 e l 3 pour plus de la moi tié des projections)
- secteurs plus vulnérables néc essi tan t des actions d'adaptation fortes et plus structu• ran ies (classes 4 et S paur plus de la moillé des projections)P 38 5.2 Evolution qualitative
... Par ailleurs, un accroissement de la température réduira la teneur de l’eau en oxygène, composant fondamental pour la vie des écosystèmes.
Intégrer l’enjeu majeur des axes migrateurs du territoire, tant sur l’aspect biodiversité que touristique. Concerne l’aspect qualitatif (oxygène, polluants) mais aussi quantitatif (accès aux affluents, déconnexion des milieux) – cf PLAGEPOMI
P 40 5.2 Evolution qualitative
Dans le Pays basque, la plupart des cours d’eau présentent globalement un bon état écologique, caractérisé par le fait que ce sont essentiellement des têtes de
(tu.el risq1J e d e non r e5pe c:t de Dé:bits O bj ectifl
d'Et i:■ g,e (DOEt pour les bcsi ns du t e:n ïtoi r l!! ÎI
f' ho riz on 205CI? ( sân a rio t e-nd:■ ntie Q
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i..1a abassins versants, des affluents de tailles moyennes ou des cours d’eau de montagne.
Données limitées au territoire du SAGE Côtiers basques (64 % en BE 2019). Sur l’ensemble de la CAPB, Cf Rq p 34 - 40 masses d’eau sont en bon état écologique dans l’état des lieux 2015, SDAGE 2016-2021 (57 %).
...un Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux Côtiers basques (SAGE), déclinaison des objectifs du Schéma départemental a été mis en place, couvrant 19 communes de l’ouest du territoire.
Schéma départemental >> SDAGE
Dans un registre état des lieux et prospective, ce chapitre pourrait être complété par 2 thèmes de plus en plus d’actualité :
1- connaissance et maitrise des micropolluants (- plan micropolluant 2016-2021),
2- connaissance et maitrise des micros plastiques.
P 41 - 6. Synthèse des enjeux de l’eau au regard du Plan Climat
1/ Limiter les pollutions liées aux activités humaines notamment aux abords des cours d’eau qui ont pour conséquence une augmentation de la pollution de la ressource en eau.
Ces évolutions pourront engendrer des problématiques à l’échelle du Pays basque. On recense tout d’abord un impact sur l’assainissement des eaux usées et pluviales. Le fonctionnement des systèmes d’assainissement dépend des flux entrants et des caractéristiques du milieu récepteur. Aussi, le changement climatique pouvant avoir un impact sur ces deux compartiments, le système d’assainissement pourra être impacté. Une pluviométrie moins importante aura pour conséquence de diminuer les débits à traiter, alors que les épisodes extrêmes réguliers auront un impact sur le dimensionnement des réseaux, et notamment ceux ingérant les eaux pluviales.
1- la pollution de la ressource en eau :>> la pollution des cours d’eau et nappes,
2- engendrer des problématiques : ??
3- on recense tout d’abord un impact sur l’assainissement des eaux usées et
pluviales >> On est dans la prospective – On prévoit ...
4- le fonctionnement des systèmes d’assainissement dépend des flux entrants et des
caractéristiques du milieu récepteur.>> Non, de sa capacité à traiter les flux
entrants, son impact dépend du niveau de traitement et de la capacité du milieu
récepteur,
5- . Aussi, le changement climatique pouvant avoir un impact sur ces deux compartiments >> Le
changement climatique n’a pas d’influence sur les flux entrants,
6- Une pluviométrie moins importante aura pour conséquence de diminuer les débits à traiter,>>
Eventuellement sur les systèmes unitaires, mais cela va-t-il perturber à ce point la
capacité de traitement des STEP ? L’arrivée d’eau pluviale est plus considérée
comme une contrainte qu’une aide à l’efficacité des systèmes d’assainissement,
7- les épisodes extrêmes réguliers auront un impact sur le dimensionnement des réseaux, et notamment
ceux ingérant les eaux pluviales.>> le dimensionnement des réseaux est d’abord un
impact financier, et l’enjeu est de mieux gérer le pluvial par infiltration.
• -
-2/ Limiter l’artificialisation dans les zones sensibles : les périmètres de captage, les nappes alluviales, afin de tenter de résorber la pollution qui peut avoir des conséquences d’hygiène et de santé graves pour les populations desservies par ces points stratégiques de captage.
Limiter l’artificialisation des sols, le développement urbain, ou protéger les captages ? Pas compréhensible.
3/ Anticiper et gérer le traitement des eaux pluviales pour réduire leur pollution et contrôler leur débit jusqu’aux stations d’épuration.
>> Gérer les eaux pluviales pour les risques de pollution directe des milieux et pour assurer leur traitement.
...Un conflit pourrait alors émerger pour prioriser les accès à cette ressource. >> émerger et mener à prioriser les accès ....
PROPOSITION DE REDACTION
1/ Limiter les pollutions liées aux activités humaines notamment aux abords des cours d’eau qui ont pour conséquence une baisse de la qualité des eaux et menacent la ressource en eau. Ces évolutions pourront engendrer des problématiques à l’échelle du Pays basque. On prévoit tout d’abord un impact lié à l’assainissement des eaux usées et pluviales. Le fonctionnement des systèmes d’assainissement dépend des flux entrants, les impacts dépendent de leur capacité à les traiter et des caractéristiques du milieu récepteur. Aussi, l’augmentation attendue de la démographie et la baisse des débits des cours d’eau liés au changement climatique fait de l’assainissement un enjeu majeur pour le futur.
Par ailleurs, les épisodes extrêmes réguliers attendus auront un impact sur le fonctionnement des réseaux, et notamment pour la gestion des eaux pluviales.
2/ Protéger les périmètres de captage, les nappes alluviales pour garantir une eau de bonne qualité
3/ Anticiper et gérer les eaux pluviales pour assurer leur traitement, assurer la qualité des eaux de baignade et limiter les risques d’inondation : Les techniques d’infiltration en zone urbaine seront à développer
3/ Anticiper les conflits d’usage de la ressource.
Par ailleurs, l’enjeu de la ressource en eau aura un impact sociétal et économique pour le territoire. L’eau est une ressource nécessaire pour le quotidien des habitants du Pays basque mais également pour de nombreuses activités économiques : l’agriculture, aussi bien d’élevage que de culture, l’industrie, le tourisme. Les évolutions contraintes par le changement climatique pourront avoir un impact fort sur les besoins de ces différentes activités. Un conflit pourrait alors émerger pour prioriser les accès à cette ressource.
P 42 - 6 : Une population soumise à des risques
Dans ce domaine, le PACC se concentre effectivement au développement de la culture du risque.
La généralisation de repères de crues est un vecteur de communication.
P 46 – 1.1 Les risques d’inondation et de submersion
* Développer une pédagogie institutionnelle et citoyenne pluri annuelle de la
culture du risque concernant les sécheresses, les inondations, les coulées de
boues, la submersion marine et l’érosion côtière
Développer la culture du risqueLe PACC Adour Garonne traite de cette question – carte plus précise à récupérer
P 50 – 3. Un changement climatique qui exacerbe les risques
Si l’étude prospective Adour 2050 ne fait pas ressortir une augmentation significative de la pluviométrie moyenne annelle (+/- 10%), elle prévoit une évolution de sa répartition – plus de périodes de sécheresses, plus d’épisode pluvieux intenses. Evolution moyenne encore moins marquée en zone de montagne (+/-5%)
ADOUR 2050 prévoit une évolution des risques d’inondation (crues décennales)
La vulnérab ilité du l ittor al du bas sin Adou r- Ga ronne
à la subme rsion ma ri ne à l' horizon 2100
- Probabilité forte et moyenne de submersion (risque centennal)
Risque de submersion du fait du changement climatique (élévation du niveau de l'océan)
Evotution du risque d'inondation l ié aux
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Figu r e 40. Carte de référence du crit ère 'phénomènes d 'inofldation et risques liés aux crues décennales' et évoluti on pour le scé nario
t endanciel â l' horizon 2050. GASPAR Gestion Assistée des Procédures Ad ministratives relat ives aux Ri sq ues nat urels et
technologiques.Un peu de « rétrospective » -extrait des prophétie de Nostradamus , il y a plus de 500 ans
I 17 : quarante ans de sécheresse puis d’inondations
Par quarante ans l’iris n’appavoistra
Par quarante ans tous les jours sera veu
La terre aride en siccité croistra
Et grand déluges quand sera apperceu
Pendant quarante années, on ne verra plus d’arc en ciel, faute de pluies Puis pendant quarante ans les inondations se succèderont
La terre déjà desséchée croîtra en sécheresse, jusqu’à empêcher l’eau d’être bue, Ce qui provoquera des inondations diluviennes.
Ce quatrain décrit les tribulations dont parle Jean, auxquelles l’homme aura à faire face lors de la période du changement d’ère. Aux alentours de 2030 ...
P 79 - 5.2 Disponibilité et qualité de l’eau
malesLa baisse de la disponibilité en eau et la dégradation de sa qualité représente également une menace, notamment en termes d’hydratation ou de transmission de maladies par l’eau (ex : choléra). En outre, l’augmentation de la température de l’eau est susceptible d’accentuer les risques associés de pollution.
On ne voit pas bien la relation quantité-qualité et l’hydratation - maladies infectieuses L’eau pour la consommation humaine est sanctuarisée et passe avant tous les autres usages.
Il peut être envisagé une augmentation de la concentration en bactério liée à la diminution de débits des cours d’eau, jusqu’à un seuil pathologique.
La température peut augmenter les risques de propagation de maladies infectieuses.
Un des risques sanitaires à souligner, avec des épisodes pluvieux intenses et répétés, est la difficulté à maîtriser les petits points d’eau en zone urbaine, avec la prolifération des moustiques associée.
P 79 1.5.2 Estimation des flux annuels d'absorption de carbone :
Il est à noter que les pratiques culturales favorisent ou défavorisent le stockage du carbone dans les sols exploités.
C’est un élément qu’il faudra reprendre dans les solutions d’atténuation du rejet de GES sur le territoire basque.P 90 - Consommation d’énergie corrigée des variations climatiques
Adour 2050 a évalué l’impact d’hivers moins rigoureux (réduction du chauffage) et des étés plus chauds (besoins en climatisation).
Le gain énergétique de chauffage en hiver est en moyenne de 15 % sauf sur la côte basque qui reste neutre.
Le besoin en climatisation va doubler, ce qui souligne l’enjeu majeur de constructions d’habitats mieux adaptés aux fortes chaleurs (isolation, matériaux, végétalisation des toits et façades, puits canadiens, ..).
Voir extrait en annexe 2
A reprendre dans 2.2.1 Les besoins énergétiques du territoire
10
9
8
7
6
5
4
3
2
1
sol
0
150 J sol nu
Synèmo
conv,noonnel
Couvrir les sols ...
e
20 J sol nu
Product1on J 1nc,1111c rcncuidablc
Carbone stocké
t.arbont resmue au sol
Performance du carbone en agriculture
Synème en doub1~
CU,OX~
Syst~me en covb!o cùtwe et
agrotonmerie
ier- l 'eou et le carbone intimement liés - Formation Agreau - Agence de fEau Adour Garonne - 16 juin 201.7 - BordeauxPARTIE 3 – Diagnostics CLIMAT-AIR-ENERGIE PAR SECTEURS
SECTEUR HABITAT
P 6- 3. Vulnérabilité et marges d’adaptation
Un levier d’adaptation aux vagues de chaleur peu cité dans les études est la mise en place de puits climatique ou puits canadien. Le concept se base sur la température du sol quasi constante à 1.5-2m à 13°C.
Un dispositif de circulation d’air souterrain (environ 20-30 m) permet d’injecter dans l’habitat un air frais, remplaçant la climatisation.
AGRICULTURE ET ALIMENTATION
P34 - 3. Vulnérabilité et marges d’adaptation
ILE PUI TS CLIMATIQU E
Ra!raicnssement oo rèchaJffemem de l'air
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·-La fréquence d’épisodes de
sécheresse des sols, notamment
en automne va s’accentuer sur
le Pays basque, et surtout sur
les côtiers.
Source PACC
La gestion de l’eau est un enjeu majeur du changement climatique. L’Agriculture a un rôle majeur à jouer dans ce domaine.
La dégradation des sols et la dégradation de l’eau sont des phénomènes liés
Augmentalion de 1• fréquence des oécheresses oévèrec des cols
(l' onnée lo plus sèche cur 10 onc) en été
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Augmentation de la fréquence des sécheresses sévères den sols
(l' année 1• plue oèche cur 10 ons) en automne
3 64 MS
- 5 à 6aru
- l àBans
..9anse t plus1- Assurer un couvert permanent des sols et limiter le travail de la terre.
Permet de limiter l’érosion des sols et glissements de terrains, facilite l’infiltration et donc la recharge de nappes phréatiques, limite le transfert d’intrants dans les cours d’eau.
Source SOLAGRO
Il permet d’augmenter le taux de matières organiques : Puits de carbone mais aussi stockage d’eau pour les périodes sèches.
Comparaison entre système conventionnel et système en double culture et agroforesterie
Expérience basée sur 45 kg de sol sec
1,5 à 2 % de MO retiennent environ 20 kg d’eau
4 à 5 % de MO retiennent environ 80 kg d’eau
(L’eau et le carbone intimement liés – Formation Agr’eau – Agence de l’Eau Adour Garonne – juin 2017)
En comparaison, le PACC Adour Garonne évalue le déficit en eau du bassin à l’étiage à 1.2 Md m3 en 2050 (déficit actuel 0.25 Md m3).
A l'échelle de I' Agence de l'Eau Adour Garonne 11 Terre Arable= 3,3 M i llions Ha
Agriculture Conventionnelle
• Stockage de carbone :
- 300 kg/ha
• A l'échelle du Bassin Adour-Garonne
Perte de 1 million tonne C/an
• Taux de MO+/- 1,5 % : stockage
d'eau /ha pour 4000 t de terre
= 1 230 m 3 H2 O/ha
½ = eau mobile {RFU)
½=eau liée
imasse terrelha)l(terre sèche+ eau) f (eau)
(4000 I (0,045 + 0,020)) * 0,020 = 1 230
d' après Walters and Fen za is 1979
AGR'EAU
• Stockage de carbone:
+ 600 kg/ha
• A l'échelle du Bassin Adour-Garonne
Séquest. de 2 millions tonne C/an
• Taux de MO+/- 4 % : stockage
d'eau /ha pour 4000 t de terre
= 2 560 m 3 H 2O/ha
½=eau mobile {RFU)
½=eau lié
[(masse terrelha)l(terre sèche +eau)] *(eau)
(4000 I (0,045 + 0,080)) * 0,080 = 2 560
d' apr ès Wallers and Fenzais 1979
~ Potentiel Stockage H 2 O x 2 = +/- 4 Milliards m 3 sur AEAG2- Restaurer les haies et ripisylves
Contribue à limiter l’érosion et le transfert d’intrants dans les cours d’eau, stock du carbone, améliore la biodiversité.
Les ripisylves limitent également le réchauffement des cours d’eau.
La solution passe par la demande – modification des modes d’alimentation
Remplacer 50 % des protéines animales actuellement consommées par des protéines végétales compenserait les pertes de surfaces agricoles et l’augmentation des besoins à horizon 2050 (SOLAGRO)
L’alimentation a le plus d’impact sur notre empreinte « eau » (Association du flocon à la vague).
L’eau visible (boisson, douche, toilette, machine à laver) ne représente que 5 % de l’empreinte individuelle.
Chaque jour, nous consommons 4150 l d’eau, dont 4000 l invisibles - 1 kg de fruits = 55 l d’eau
- 1 kg de céréales = 1 300 l d’eau
- 1 kg de viande de porc =4 800 l d’eau
- 1 kg de fromage = 5 000 l d’eau
- 1 kg de viande de bœuf d’origine internationale = 15 000 l d’eau
- 1 kg de viande de bœuf d’origine France = 7 500 l d’eau
- 1 kg de viande de bœuf d’origine locale AOP = 3 000 l d’eau
Les collectivités ont un rôle à jouer dans cette mutation des habitudes de consommation. Dans la restauration collective, donner l’exemple aux nouvelles générations et en contractualisant avec les producteurs locaux (PAT ?).
P 35 -
...concernant, la pisciculture, la baisse des débits des cours d’eau, la hausse de la température et le risque d’une diminution de la qualité de l’eau sont autant de facteurs déterminants pour les espèces.
Dans les pays déjà confrontés à la faible disponibilité en eau, se développent avec succès les élevages piscicoles en circuit fermé.
Voir Israël : bassins piscicoles dans la Vallée du Jourdain.
TERTIAIRE : COMMERCE ADMINISTRATION SERVICES
Concernant l’adaptation sur la ressource en eau.
Le SAGE Nappes profondes a étudié les pistes d’économie de prélèvement dans cette nappe captive non renouvelée.
Le meilleur rapport coût / volumes évité consiste à installer des robinets à boutons poussoirs avec économiseur dans les lieux publiques (0.5€/m3 évités).
Les collectivités et les administrations pourraient se doter massivement de ces dispositifs.A titre de comparaison, un dispositif de récupération d’eau de pluie à usage de maraichage pour les particuliers a un rapport coût / volumes de près de 50€/m3 évités.
Les collectivités pourraient par ailleurs mettre en place un dispositif incitatif pour que les ménages s’équipent également d’économiseurs.
Comme pour l’habitat individuel, développer la végétalisation et adopter le rafraichissement des locaux par un puits climatique limiterait les besoins énergétiques en climatisation.
FOCUS SUR LES STRUCTURES EAU POTABLE.
La lutte contre les fuites des réseaux de distribution d’eau potable est un enjeu majeur de l’adaptation au changement climatique. Le temps de l’eau abondante et de bonne qualité, chère aux élus de tête de bassin versant, est révolu.
Une étude récente du BRGM sur 12 cours d’eau des Pyrénées occidentales montre :
Dans ce contexte, les collectivités gestionnaires se doivent de limiter les pertes sur les réseaux de distribution d’eau potable.
- en assurant une gestion patrimoniale des infrastructures (programme de
renouvellement),
- en détectant les fuites – diagnostic permanent,
- en limitant l’étalement urbain, synonyme d’augmentation du linéaire de réseau à
gérer et surveiller.
CONSOMATION ET FIN DE VIE DES BIENS ET DES PRODUITS
Concernant l’adaptation sur la ressource en eau,
1 jean a une empreinte « eau » globale de11 000 L, un ordinateur 35 000 L. (association du flocon à la vague.
Intérêt de développer les circuits de réparation – recyclage pour limiter l’empreinte « eau » du territoire.
De même, 1/3 des denrées alimentaires actuellement produites ne sont pas consommées. L’alimentation est le premier poste d’empreinte « eau » des particuliers.
Les collectivités devraient promouvoir des plans 0 déchets alimentaires sur leur territoire.
Sur la période 1967-2011:
- toutes les stations hydrolog i ques traitées présentent une baisse
significative de leur module
- 75% des stations en baisse pour le QMNA
La proportion de la baisse peut atteindre 50 % du module de la chronique l•..,---i-~ 1<1opo1ntell_ =1•
•
Stati on du Sai so nPar exemple proposer aux cantines des rations de taille différente pour s’adapter aux besoins réels de consommation des personnes.
TOURISME
P83 - ...concernant la ressource en eau ...
Une étude sociologique EAUTOUR de l’UPPA sur le thème « tourisme, eau et changement climatique » est en cours. Elle relève dans son approche préliminaire les points suivants :
Pour le secteur du tourisme et des loisirs, l’eau et les aménités paysagères qu’elle suscite constituent donc une « ressource territoriale » au sens de ressource spécifique, territorialement ancrée, non reproductible et non délocalisable.
Cependant, si l’essor des activités touristiques et récréatives prend largement appui sur l’eau et les paysages qui lui sont associés, il provoque en retour des impacts sur la ressource en eau aussi bien en termes quantitatifs (baisse des disponibilités en eau) que qualitatifs (rejets d’eaux usées peu ou pas contrôlées). • vidange sauvage des blocs sanitaires des bateaux de plaisance en mouillage près des côtes,
• campings cars stationnés près des plages ou des cours d’eau, débordements ou fuites dans les réseaux d’eaux usées,
• présence d’installations d’assainissement non collectif (ANC) non conformes. En favorisant une forte concentration spatio-temporelle de population et en générant des usages spécifiques fortement consommateurs d’eau - parcours de golf,
- parcs aquatiques,
- enneigement artificiel.
Le tourisme contribue à accroître les pressions sur la ressource, souvent en période d’étiages.
La vulnérabilité particulière du tourisme aux aléas climatiques est également soulignée.
Certaines études ont conclu que les touristes ont des comportements plus dispendieux en eau ou en énergie que les habitants permanents (Miller et al., 2010 ; Gössling et al., 2015) ; qu’en est-il en Nouvelle Aquitaine ? Enfin, le touriste est un usager de l’espace touristique particulièrement vulnérable. Cette vulnérabilité spécifique de la clientèle touristique tient en premier lieu à sa faible connaissance du contexte local et de la conduite à tenir en cas de survenue d’un événement ; elle découle aussi de la vulnérabilité de certains hébergements situés en zone à risques (campings notamment). En Nouvelle Aquitaine, le touriste est-il conscient des risques présents dans les territoires d’accueil ? Envisage-t-il le changement climatique comme un facteur d’augmentation de la vulnérabilité aux risques des lieux visités ? Adapte-t-il ou est-il susceptible, à terme, d’adapter son comportement à ces risques (par ses choix résidentiels, ses choix d’itinéraires de visite et éventuellement de saison de visite, etc.) ?
Citons aussi, les risques accrus d’éboulement et avalanches en montagne , séjours en bord de mer pour la submersion marine.
Il est par ailleurs à noter une corrélation entre niveau de chaleur estival et nombre de noyades.
Extrait
Canicule : pourquoi le risque de noyade
augmente et comment le réduireAvec l’augmentation de la température des cours d’eau, les rivières deviendront de plus en plus des lieux de baignade.
Enfin, il faudra prendre en compte l’interaction entre l’évolution de la fréquentation de certains sites (tourisme de masse ?), parfois médiatisés par les réseaux sociaux, et la vulnérabilité croissants de certaines espèces – protection d’habitats.
Exemple en ANNEXE 3
LE STOCKAGE DE CARBONE
Voir volet agricole
De plus en plus de grandes agglomérations développent des plans « arbre » pour - lutter contre les ilots de chaleur : ombre, évapotranspiration
- gérer le pluvial : désimperméabilisation, récupération locale des eaux et
évapotranspiration-infiltration,
- améliorer le confort des habitants.
Ces programmes concernent également le stockage de carbone (grands arbres).
Extrait du WEBINAIRE -ANNEXE 4
Synthèse des potentiels sectoriels identifiés
Dans le domaine de l’adaptation au changement climatique, eau, biodiversité et urbanisme :
Plus de noyades pendant la canicule en
2018
S'il est trop tôt pour dire chiffres à l'appui si les derniers
épisodes caniculaires ont entraîné une hausse des
noyades, le bilan de l'année 2018 apporte des réponses.
L'enquête Noyades 2018, réalisée par l'agence sanitaire
Santé publique France, avait répertorié près de 600 décès
entre le 1er juin et le 30 septembre. Il s'agissait du
deuxième été le plus chaud depuis 1900, selon Météo
France. Dans le détail, 406 des 597 décès sont considérés
comme accidentels. C'est moins que les 436 décès
recensés en 2015, mais l es données de l'enquête montrent
une augmentation du nombre de noyades accidentelles
lors de la période de canicule, de fin juillet à début août,
relevait Franceinfo. Les températures avaient alors
dépassé les 40 °C.
« Quel est le rôle du végétal dans
l'atténuation des ilots de chaleur ? »
Ea:mn.NutèNatlreetErMromement 16a,ml2019 ~
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-o,,.,-- IIOlillltelCl'lllw....,.Il est important de préciser que des mesures d’adaptation pour 2050 doivent s’engager dès maintenant
- pour que les mesures soient efficaces en 2050 g végétal, réhabilitation de zones
humides (biodiversité et lutte contre les inondations) agroforesterie, arbres
urbains, stockages d’eau
- parce que certaines infrastructures vont durer très longtemps et qu’il sera difficile
de les adapter le moment venu : urbanisme, réseaux et unités de traitement des
eaux, réseaux de distribution d’eau potable ...
- pour l’évolution des pratiques, les actions de communication – sensibilisation
auprès des nouvelles générations (alimentation, économies d’eau et d’énergie,
transports,...).
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1- les délais pour que les
mesures soient eff ic aces
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.. "' C '" C '" C '" C .. Q
"' Q "' Q .... Q 00
2 - les infrastructures seront
confrontées aux effet s du
changement climat ique -
résilience à prendre en
compte à la concept ionANNEXE 1 : intégration du changement climatique dans le SDAGE Adour Garonne 2016-2021
Les orientations et dispositions du SDAGE.............................7
4.1 ORIENTATION A. CREER LES CONDITIONS DE GOUVERNANCE FAVORABLES A L’ATTEINTE DES
OBJECTIFS DU SDAGE.............................................................................................................7 A13 Développer des outils de synthèse et de diffusion de l’information sur les eaux souterraines.... 9 A15 Améliorer les connaissances pour atténuer l’impact du changement climatique sur les ressources en eau et les milieux aquatiques .....................................................................................9 A16 Etablir un plan d’adaptation au changement climatique pour le bassin ....................................10 A18 Promouvoir la prospective territoriale...................................................................................... 10 A19 Intégrer des scénarios prospectifs dans les outils de gestion................................................... 10 A20 Raisonner conjointement les politiques de l’eau et de l’énergie ...............................................10 A35 Définir, en 2021, un objectif de compensation de l’imperméabilisation nouvelle des sols ........10 A36 Améliorer l’approche de la gestion globale de l’eau dans les documents d’urbanisme et autres projets d’aménagement ou d’infrastructure ....................................................................................11 A37 Respecter les espaces de fonctionnalités des milieux aquatiques dans l’utilisation des sols et la gestion des eaux de pluie ................................................................................................................11 4.2 ORIENTATION B. REDUIRE LES POLLUTIONS........................................................................12 B3 Macropolluants : fixer les niveaux de rejets pour atteindre ou maintenir le bon état des eaux .. 14 B6 Micropolluants : fixer les niveaux de rejets pour atteindre ou maintenir le bon état des eaux ... 14 B30 Maintenir et restaurer la qualité des eaux de baignade, dans un cadre concerté à l’échelle des bassins versants.............................................................................................................................. 15 B42 Prendre en compte les besoins en eaux douces des estuaires pour respecter les exigences de la vie biologique ..................................................................................................................................15 B43 Préserver et restaurer les fonctionnalités des milieux et les habitats diversifiés qu’ils comprennent ...................................................................................................................................16 4.3 ORIENTATION C. AMELIORER LA GESTION QUANTITATIVE ...............................................16 C1 Connaître le fonctionnement des nappes et des cours d’eaux..................................................... 17 C7 Mobiliser les outils concertés de planification et de contractualisation....................................... 18 C16 Optimiser les réserves hydroélectriques ou dédiées aux autres usages.................................... 18 C18 Créer de nouvelles réserves d’eau ............................................................................................19 4.4 ORIENTATION D. PRESERVER ET RESTAURER LES FONCTIONNALITES DES MILIEUX AQUATIQUES................................................................................................................................19 D6 Analyser les régimes hydrologiques à l’échelle du bassin et actualiser les règlements d’eau..... 21 D16 Établir et mettre en oeuvre les plans de gestion des cours d’eau à l’échelle des bassins versants ........................................................................................................................................................ 21 D31 Identifier les axes à grands migrateurs amphihalins................................................................ 21 D48 Mettre en œuvre les principes du ralentissement dynamique...................................................21
RÉSUMÉ DE l ' INTÉliRATION
DU CHANliEMENT CLIMATIOUE
0RNS LE S0RliE 2016-2021ANNEXE 2 Extrait Adour 2050 –Evolution des besoins chauffage-climatisation.
• ...
L 'élévation d es températur es laisse présager u ne
augmentation d es besoins en climatisation, plus
marquée sur la plaine, les coteaux et la côte, et
plus fa ible e n montagne . L e besoin de
climatisation a nnuel s era 2 fois plus élevé, avec
de 50 à 150 degrés jo.urs de plus que la référence
actue lle, qui est de l'ordre de 50 à 150 degrés
jours p ar an.
Figure 16, carte de l'anomalie des degrés jours de
climatisation à l'horêz.on 2041·2070, p ar rap port à la
période 197S· 200S,
'"
.,.
••
L'élévation des tem pératures pe nnet d'e nvisager
une réduction des degrés jours30 de chauffage
entre 250 et 500°C sur une année, en
comparaison avec une référence actuelle
comprise entre 1500 (côte) et 4000°C
(montagne) degré jours par an. Les besoins en
chauffage seront donc moi ndr es (en moyen ne -
15 %). le bénéfice énergétique sera plus
i mportant en montagne.
f igu re 15. cane de l'anoma lie des degrés jours de
chauffage à l'horizon 2041•2070, par rapport à la période
197S·200S,
En mo ntagne, l'évolution du b eso in de climatisati on sera peu marquée mais le besoin de chauffage sera réduit,
t radu isa nt un bénéfic e énergétique a nnuel. Sur l'ensemble du t erritoire, le besoin énergétique continuera à
s'exprimer plus fo rteme nt e n h iver (supérieur à 1000° j our de chauffage). Cependant, on note u ne diminution
d u beso in de chauffage en h ive r (-500° à -250-) et un e augmentation du besoin de climatjsation en été (+50- à
+150° ), en particulier s.ur les s ecteurs de plaine.
)0 La n otion de degré jour permet de déte rminer la q1.1a.ntit é d-e chalieur consommêe sur une période donnêe e.n a dcftrionnant, jour par
jour, les écarts de t empérature entre l'intê.r;e.ur et l'extér ie ur. Défi nition scientifi que : le Degré J~r D J est une voleur représentot.i\'e de l'écart entre fo tempérorure d'urre joumie et un seuil de température prêérobli re présen rotif des tempérowres intérieures ( id 18 "Q.
C'est (o quont.itkde chaleu.rcorrsommie sur une piriode donnée -=- nb de jourchauffésx {T
e rude prospectiw Adour 2050ANNEXE 3 – exemple d’impact potentiel du tourisme sur l’eau et la biodiversité
Var : le village de Nans envahi par les touristes à cause de Facebook
Depuis la parution de photos des sources de l’Huveaune sur le réseau social, Nans-les- Pins (Var) est pris d’assaut le week-end.
Chaque week-end, plusieurs centaines de personnes rallient la commune de Nans-les- Pins.
Par Diane Andrésy Le 2 avril 2019
À Nans-les-Pins (Var) - 4200 âmes - on redoute que le week-end qui arrive. Car, depuis
deux semaines, des centaines de curieux se rendent aux sources du village pour admirer
l'eau cristalline de l'Huveaune, apportant déchets sauvages, bruit et bouchons : la mairie
est furieuse.
Tout a commencé par une série de photos publiée sur la page Facebook de
« Bienvenue à Marseille » qui recense tous les endroits charmants de la région Paca. Et les petites cascades de Nans, jusque-là seulement connues des locaux, en font partie. En quelques jours, les images de Lionel Duval, le photographe, ont fait le tour d'Internet, entraînant une ruée vers le village varois. Le week-end dernier, 250 voitures ont été dénombrées le long de la petite route qui mène aux sources. « Par pitié, arrêtez de venir en fin de semaine!, implore la maire de Nans-les-Pins, Pierrette Lopez. Les voitures se garent n'importe où et cela empêche les secours de passer en cas d'urgence. Maintenant, on doit faire la chasse aux touristes. » Sans compter les détritus en tous genres qui jonchent les chemins bordant la rivière et le bruit permanent dont se plaignent les habitants de l'arrière-pays.
«L'écosystème est très fragile»
Le site, pourtant réserve biologique domaniale, a été piétiné par les promeneurs ces deux
derniers week-ends, dont certains se rafraîchissent dans l'eau. « Or, la baignade y est
interdite car l'écosystème est très fragile », indique un garde forestier.
Pour parer à « l'invasion des visiteurs », les agents communaux ont placardé l'arrêté
municipal interdisant le stationnement le long des pistes d'accès et la maire a demandé à
la sous-préfecture de Draguignan le renfort de gardes nature pour la saison qui arrive.
Six écogardes devraient être en poste bientôt pour éviter la « guerre des sources ».ANNEXE 4 – PLAN ARBRE –synergie gestion pluvial – ilots de chaleur
*
Effets de la végétation sur
le microclimat
,, L'effet d'ombrage
,, La réduction du rayonnement
absorbé par les surfaces
minérales
,, La modification de
l'écoulement d'air
,, L'évapotranspiration
,-Lien avec la gestion de l'eau pluviale :
favoriser l'évapotranspiration des végétauxImpact de différentes so lutions
•= gain en moyenne sur 1 semaine de canicule e= gain maxima l en un lieu/i nstant donné
Végétation
... • -> les solutions d'aménagemen ~
seront multiples : combinaisons de
végétal, d'albédo et d'eau.68
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
LIVRE BLANC DE LA CONCERTATION
Annexes
Travaux Forum 169
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
1. Habitat durable
GROUPE 1
Regard et analyse sur l’habitat
Le positif
Ce qui marche ?
Ce qui est fait ?
Les bonnes idées
à garder
Pour le bâti neuf :
+ Hiver -> - été/climatisation
Pour le bâti ancien :
Rénovation, parc existant énorme sur le territoire
Développer ce se fait déjà avec les partenaires locaux
S’appuyer sur les actions de la maison du Patrimoine à Bayonne quant à la compétence des professionnels, ainsi que les actions de l’espace info énergie
Chantiers participatifs
Diminuer les besoins en énergie/meilleurs choix (Ex. chauffe-eau solaire) Partage de l’habitat (ex : habitat trop grand pour une personne seule/gouvernance partagée)
Le négatif
Ce qui ne marche
pas ?
Ce qui manque ?
Les fausses
pistes, les erreurs
à ne pas répéter
Pour le bâti neuf :
Matériaux utilisés différents d’éco-responsables => coûts plus élevés
=> imposer aux promoteurs un cahier des charges
Pour le bâti ancien :
Problème des résidences secondaires : accès aux logements – Adaptation des logements Adéquation des matériaux / exigences locales / PLU / habitudes de vie / Contraintes des collectivités Rapport : rénovation / loyers
Problème pour trouver les artisans compétents (formation) – établir des chartes et cahiers des charges de fabrication Formation à l’école / lycées professionnels
Bonnes pratiques (chauffage / aération / eau)70
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Synthèse
Point 1
Rénovation / réhabilitation « propre »
Formation à l’éco-habitat
Isolation intégrant les enjeux d’hiver et d’été
Choix des énergies
Point 2
Bon usage de l’habitat / réduction des surfaces par habitant.
Habitat partagé, Habitat digne
Faciliter l’accès au logement
Point 3
Gouvernance, impliquant tous les acteurs
Contraintes publiques : PLU, PPRI, bâtiments de France
Préserver les terres/bâtis agricoles
Regard et analyse sur les défis à relever et les potentiels
Eléments de
contexte positifs,
favorables ?
Les atouts
Les potentiels
Dispositif régional Facil’Réno (à vérifier) => Appel à manifestation d’intérêt / portage par une collectivité Dynamique de production locale Enargia – I-ener
Présence d’acteurs du conseil de développement / Bizi / Société civile
Existence d’aides financières (+) -> soumis à conditions de ressources faibles (ANAH) (–) Améliorer un meilleur usage du logement (chauffage/eau)
Recours à des techniques pour diminuer l’empreinte carbone (exemple de la végétalisation). Exemple d’un logement = 1 potager Acteurs Conseil de développement/Bizi/Société Civile
Allier transport / logement
Règles de l’éco-conditionnalité dans l’accompagnement
Maintien des secteurs de vie localement
Portage des projets agricoles
« Villes accueillantes et solidaires »
Eléments de
contexte
défavorables ?
Les freins,
Les contraintes
Observation et recours aux compétences/professionnels au-delà du Pays Basque Accès au logement / logements d’urgence / migrants (« habitants en transition » (+) ) La ruralité disparait mais le bâti est existant : adéquation vision du territoire Vacance de logements d’urgence71
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
GROUPE 2
Regard et analyse sur l’habitat
Le positif
Ce qui marche ?
Ce qui est fait ?
Les bonnes idées
à garder
Maisons grandes et partagées, architecture esthétique typique : cogénérationnelle
Utilisation du bois même pour les bâtiments de moyenne hauteur
Orientation des habitats traditionnels
Identité forte -> toiture, façades…
Les fermes basques regroupaient le travail et l’habitat
Habitat mobile yourte -> matériaux locaux, naturels, sans grande attache
Habitat nomade (projet de vie locale) : suivant les collectivités -> intégration dans les réglementations
Matériaux biosourcés/locaux existants utilisables aujourd’hui : pérennité des bâtiments, confort.
Le négatif
Ce qui ne marche
pas ?
Ce qui manque ?
Les fausses
pistes, les erreurs
à ne pas répéter
Aspect esthétique qui prévaut sur le climat : panneau solaire, double vitrage
Volet -> thermique ?
Coût de construction pour atteindre les niveaux de la réglementation
Calcul théorique des bureaux d’études techniques peut diriger vers de mauvais arguments (volet roulant/volet bois/sans volet)
Maison trop grande suivant le nombre d’habitant : « un peu vide »
Cadre idyllique des esprits différents avec la mobilité et la proximité d’aujourd’hui
Déconnexion entre habitat/travail : nécessite de réduire les distances
Manque d’aménagement des mobilités pour être sécurisé pour tous les acteurs (jeune / adulte)
Personnes âgées oubliées dans les grandes maisons.
Habitat pas assez mobile : possibilité de rendre l’habitat mobile yourte
Désertification des villages
Prix du terrain, prix d’achat : besoin de concentrer les habitats, mais cela est difficile
Développement des bourgs autres que Bayonne – Anglet - Biarritz72
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Regard et analyse sur les défis à relever et les potentiels
Eléments de
contexte positifs,
favorables ?
Les atouts
Les potentiels
Habitat nomade à valoriser -> scolarisation. Inscription dans un cadre réglementaire (PLU) Nouvelle réglementation thermique 2020 qui va dans le bon sens de la réutilisation des matériaux locaux
Eléments de
contexte
défavorables ?
Les freins,
Les contraintes
Education : former la population dès le plus jeune âge
Réglementation doit intégrer les éléments favorisant le climat
Mentalité à faire évoluer
Problématique de la précarité énergétique (ex. du chauffage)
Habitat pas construit en prenant en compte le confort d’été
Responsabilité de tous les acteurs sur la réception des solutions qui ne sont pas assez adaptée.
Synthèse
Point 1 Architecture existante : Respect de l’architecture existante : par la conception, les matériaux, la mixité générationnelle, le rapprochement entre le travail et l’habitat : permettre de réduire l’étalement urbain
Point 2 Education : Education et sensibilisation de la population dès le plus jeune âge. Formation des professionnels
Point 3 Agglomération/Etat : Travail sur la problématique de l’urbanisme et du foncier : travail sur les collectivités
Synthèse
Point 1 Mobilité de l’habitat : Intégration de la mobilité de l’habitat dans les réglementations : « Nomadisme » Favoriser un habitat léger, local.
Point 2
Point 3
GROUPE 373
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Regard et analyse sur l’habitat
Habitat / Construction Mode d’habiter L’habitat dans son environnement
Le positif
Ce qui marche ?
Ce qui est fait ?
Les bonnes idées
à garder
Une technique de plus en plus performante
Des normes, une nouvelle réglementation thermique en
2020
Incitation financière à investir et développement dans
des équipements techniques
Point info-énergie, Soliha
Progrès pour mesurer sa consommation mais difficile à
réaliser dans l’ancien
Projet collectif, habitat partagé,
espaces et équipements partagés
Tendance d’acceptabilité du collectif
(service, équipements, mobilité)
Besoin de formation des usagers
(déplacement, usage du logement)
L’accompagnement des copropriétés
est différent dans l’ancien et le récent
Densification : impact foncier, sur
les transports et les services
Réflexion à mener sur
l’intensification : comment et où
l’on construit ?
Prise de conscience des besoins
de l’aménagement des territoires
dans les PLU
Le négatif
Ce qui ne marche
pas ?
Ce qui manque ?
Les fausses
pistes, les erreurs
à ne pas répéter
Des normes, une nouvelle réglementation thermique en
2020 qui nécessite de prendre en compte la globalité du
projet
Problématique de la déconstruction avec les déchets
générés et leur traitement
Problème de formation au sein des entreprises dans les
filières de construction
Manque d’information et confusion pour l’usage et le
maintien des équipements techniques (dépendance
technique et services après-vente : le coût d’entretien
est alors supérieur au coût de l’énergie)
Difficulté de choisir les équipements. Qui de leur avenir ?
Problème de la formation au sein des entreprises dans
les filières de la construction
L’information et la pédagogie en
direction des citoyens est insuffisante
Accès inégal à l’information entre la
côte et l’intérieur du Pays Basque
La sous-occupation est un facteur de
surconsommation énergétique
Rêve de la maison individuelle
Pénaliser, réguler l’occupation des
résidences secondaires (//
défiscalisation)
Précarité énergétique = souffrance
sociale
L’isolement (non-accès au
service) engendre plus de besoin
de transport
Une baisse des services
(médicaux, poste) entraine une
augmentation des besoins de
déplacement74
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Synthèse
Point 1 Massifier la rénovation de l’habitat existant
Point 2 Education : Information du grand public, professionnel, politique. Formation des usagers des logements. Accompagnement des citoyens et des acteurs de la construction
Point 3 Favoriser une approche globale et transversale pour mettre en œuvre des réponses adaptées et cohérentes à chaque situation : technique, mixité sociale, choix constructif, forme urbaine, implantation.75
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
2. Mobilité durable
GROUPE 1
Regard et analyse sur la mobilité
Le positif
Ce qui marche ?
Ce qui est fait ?
Les bonnes idées à
garder
Plan commencé d’une politique positive des mobilités
Présence des associations qui stimulent le changement => point de vue pas partagé par tous Travailler sur une culture de la mobilité
Le négatif
Ce qui ne marche
pas ?
Ce qui manque ? Les
fausses pistes, les
erreurs à ne pas
répéter
Chacun prend sa voiture, majoritairement
Peu de covoiturage pour les réunions de mairies, de pôle de développement, etc. Organisation à améliorer pour un stationnement de co-voiturage
Observation : à Saint-Jean-de-Luz, création d’un parking de 500 places qui va attirer du monde Rêve des jeunes : avoir un scooter
Parcs à vélos des lycées non utilisés
« Compliquer d’être vertueux, facile de ne pas l’être »
Regard et analyse sur les défis à relever et les potentiels
Eléments de contexte
positifs, favorables ?
Les atouts
Les potentiels
Il nous faut des indicateurs lisibles pour tous
Constat : augmentation de l’ozone (effet de serre et polluant) entre 2000 et 2018 Souhait d’une expérience, par exemple Bayonne-Cambo, d’un bus qui toutes les demi-heures ferait le trajet. Avec une voie pour le bus, si possible. Mesurer et évaluer avec les associations
Exemple positif des écoles de Marracq qui ont planifié l’heure des rentrées Bonne ou mauvaise idée : ceux qui font du covoiturage sur l’autoroute bénéficient d’un prix plus bas Eléments de contexte
défavorables ?
Les freins,
Les contraintes
Contraintes foncières
Coût du logement
Il faudrait que « les politiques » s’impliquent dans les réalités du vécu des gens76
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
GROUPE 2
Regard et analyse sur la mobilité
Le positif
Ce qui marche ?
Ce qui est fait ?
Les bonnes idées
à garder
Parking vélo box fermés
Trambus à venir
Ligne SNCF Pays Basque intérieur Bayonne
2 lignes renforcées à partir de septembre en interurbain (Bayonne, Cambo & Ustaritz) Taxe transport au maximum (2%) pour les entreprises
Plan mobilité entreprises et interentreprises
Bus électrique
Dernier kilomètre à Bayonne
Le négatif
Ce qui ne marche
pas ?
Ce qui manque ?
Les fausses
pistes, les erreurs
à ne pas répéter
Une des agglomérations de France où le taux d’utilisation voiture individuelle est le plus élevé. Retard concernant le développement transport en commun
La localisation des usines est différente de la localisation habitat (contrairement Pays Basque) Pistes cyclables à améliorer, sécuriser, pour trajet quotidien en particulier. Loi Laure => en retard. Cohérence cyclable à améliorer piétons non sécurisés
Plan vélo de l’ACB non mis en place
Forte détérioration du ferroviaire, aussi bien concernant le fret que les voyageurs, que sur longues et moyennes distances : Réhabiliter la ligne du Soufre.
Rendre gratuite l’autoroute pour en faire une rocade
Peu d’aménagements vélos dans les trains, aucun dans les bus
Installer des équipements permettant de transporter des planches de surf dans les bus Manque parking relais ou sous dimensionnés et non desservies par transport en commun Plus d’incitation à faire pour favoriser transports en commun
Regard et analyse sur les défis à relever et les potentiels
Eléments de
contexte positifs,
favorables ?
Les atouts
Les potentiels
Infrastructures existantes à améliorer / développer / (ex : ligne du Soufre) Il existe des acteurs compétents, mieux les utiliser : Txirrind’ola, Recyclarte, AVAP, Bizi, Cade, Terre Buissonnière Vélo-routes a le mérite d’exister
Développer une politique mobilité durable créer des emplois
Des fonds du plan vélo n’ont pas été utilisés et restent mobilisables
Covoiturage à développer
Transport à la demande à développer, notamment dans le Pays Basque intérieur : expérience de la vallée des Aldudes77
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Synthèse
Point 1
Développement du vélo :
Développer les infrastructures
Consulter les associations
Combiner avec des autres solutions de transport de types tram bus etc.
Point 2
Promouvoir les transports en commun (bus, tram, ferroviaire)
A développer ainsi que bus en site propre, création de correspondance Développer l’intermodalité Tramway
Point 3
Restreindre l’utilisation de la voiture en ville :
Stationnement (réduction du nombre de places, hausse des tarifs)
Incitation économique : Hausse des prix du carburant. Du ressort national ? désaccord car cela ne devrait pas figurer car c’est une politique d’Etat + baisse des prix des transports en commun
Affectation de voies voiture au bus en site propre et au vélo
Point 4 Développer le télétravail
Réduire les besoins de circulation par le télétravail
La ligne 2 du tram bus est l’occasion d’en profiter pour développer les transport cycles Profiter du vélo pour associer transport et sport
Eléments de
contexte
défavorables ?
Les freins,
Les contraintes
Rééquilibrage côte Vs. Intérieur
Vélo route à adapter
Utiliser transport scolaire à vide ? (Loi LOM)
Poids lourds beaucoup trop important (encourager d’autres modes)78
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
3. Alimentation et agriculture durables
GROUPE 1
Regard et analyse sur l’agriculture durable
Le positif
Ce qui marche ?
Ce qui est fait ?
Les bonnes idées
à garder
Agriculture :
De plus en plus de sensibilisation : préservation des terres agricoles
Travailler avec les paysans bio sur les installations et la distribution
Les paysans bio ont déjà leurs circuits
Faire vivre l’économie locale (coopération et sensibilisation)
Reconnexion entre les producteurs et les consommateurs : dépendance entre les 2 parties -> choix politique Les jeunes sont actifs et autonomes, favoriser l’installation des jeunes agriculteurs (volonté) Différents types d’agriculture : fixer un objectif commun ?
CUMA (portage) moyen
Agriculture bio : reconnecter au monde vivant
Adapter l’agriculture au contexte local
Alimentation :
Prise de conscience du manger mieux (bio, durable, bonne qualité)
La demande évolue, l’offre s’adapte petit à petit : nouvelle façon de penser Structuration : comment mettre en place ? Quels outils ?
Besoins différents entre la restauration collective et les particuliers : faire connaître les outils tels que la légumerie Favoriser le rapprochement entre les consommateurs et les producteurs : actions communes, AMAP, magasin de producteurs, OTSOKOP
Présence d’une cantine bio à Mendionde (avec ASUNAK, repas à 4,5€) : réussite duplicable Des personnes sont moteurs et volontaires
Bonne alimentation pour une bonne santé : peut-être moins diversifié mais plus de solutions79
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Le négatif
Ce qui ne marche
pas ?
Ce qui manque ?
Les fausses
pistes, les erreurs
à ne pas répéter
Légumes bruts : difficile à travailler (notamment dans la restauration collective) Manque de coopérateur (même si cela est en train d’évoluer)
Absence de coopération (peu de partage du temps, des moyens, du matériel et d’implication de la population locale) Plateforme d’approvisionnement : accompagnement des producteurs vers les consommateurs Pas assez de production locale pour approvisionner les commerces
Manque d’un état des lieux de l’agriculture d’aujourd’hui (moyens, conséquences) : converger vers une agriculture respectueuse tout en subvenant aux besoins de la population
Intégration des nouveaux enjeux agricoles dans la formation (éducation)
Améliorer les revenus des agriculteurs
Travailler sur le gaspillage
Agriculture de conservation : levier technique risque de perdre la petite paysannerie Manque de réactivité des filières agricoles
Transformation du poisson restant dans les criées, basée sur des modèles de demande (promesses du client) : non aboutis Victime de l’hyper spécificité
Le schéma agricole ne prend pas en compte la biodiversité
La compétence agricole est partagée entre différentes institutions : manque d’objectifs communs, comment avancer ensemble ? Remarque sur la fiche : absence du volet santé, pas de références pour les chiffres, pas de pensées systématiques
Regard et analyse sur les défis à relever et les potentiels
Eléments de
contexte positifs,
favorables ?
Les atouts
Les potentiels
La CAPB démarre sa nouvelle politique agroalimentaire
La CAPB est l’échelle pertinente de travail : portage de toutes les politiques communes (projet commun) Le nombre d’habitant à l’échelle de la CAPB
Les initiatives existantes (volontaristes)
L’influence des particuliers
Les jardins collectifs
Eléments de
contexte
défavorables ?
Les freins,
Les contraintes
Le manque de coordination entre tous les acteurs, le manque de cohérence (syndicat, institution...) Surproduction de certains produits (viande, fromage) : rééquilibrer les modes les modes de consommation (maraîchage) Quel accompagnement pour la transformation et l’installation des agriculteurs (commerce) et autres niveaux ? Travailler en transversalité à l’échelle de la CAPB
Attention à l’accessibilité des subventions
Objectif d’un vrai projet alimentaire
Paysage intérieur et extérieur : cloisonnement80
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
GROUPE 2
Regard et analyse sur l’agriculture durable
Le positif
Ce qui marche ?
Ce qui est fait ?
Les bonnes idées à
garder
L’élevage en prairie permet la séquestration du carbone
Volonté des citoyens de chercher des produits locaux et de qualité
Présence de la chambre d’agriculture alternative
Présence d’AMAP, de circuits courts (présents et en développement), d’épiceries Bonnes pratiques de consommation dans toutes les sphères de la population (pratique culturelle) Viande : oui, mais l’offre doit être locale
Renouvellement chez les agriculteurs avec des jeunes qui s’installent
Fermes et labels bio
Qualité des produits
Tour Alternatiba, initiatives locales, associations, laborantza ganbara
Résistance face aux modes de consommation conventionnels
Le négatif
Ce qui ne marche
pas ?
Ce qui manque ? Les
fausses pistes, les
erreurs à ne pas
répéter
Manque de maraîchage
Grande consommation de viande
Manque d’une filière agroécologique (à développer)
Modes de consommation à changer : pédagogie (notamment sur la consommation de viande) Montrer le lien entre alimentation et santé pour encourager les changements de pratique Pas assez de surfaces agricoles en bio
Pas assez de fermes bios (en dessous de la moyenne française)
Structuration et organisation du secteur agricole pour alimenter la côte
Nécessité de préserver les surfaces agricoles, pas assez de protection du foncier agricole, ni de préservation du foncier agricole Difficulté de faire changer les mentalités, autant du côté des consommateurs que des agriculteurs. L’intérêt de changer de modèle n’est pas perçu : besoin de sensibilisation
Diversifier les productions (manque de diversité actuellement)
Supermarchés : modes de consommation conventionnels trop présents
Il n’est pas assez simple de se tourner vers des modes de consommation alternatifs Il est coûteux d’avoir une alimentation locale
La restauration collective n’est pas assez souvent locale. Problématique du gaspillage alimentaire également.81
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Synthèse
Point 1
Changement des habitudes, pédagogie :
Prise de conscience et volonté de changer ses modes de consommation Continuer la pédagogie et faire connaître les initiatives qui existent sur le territoire
Point 2
Développer une offre résiliente, locale :
Production de qualité, labels, à conserver
Attachement au patrimoine, au territoire
Manque de diversité dans les productions
Avoir une organisation qui fasse le lien entre productions agricoles et consommateurs Point 3 Développer un cadre légal
Eléments de contexte
défavorables ?
Les freins,
Les contraintes
Difficultés pour les agriculteurs de s’installer (foncier agricole non accessible) Prix !
Gaspillage alimentaire
Manque de communication sur les alternatives : faire changer le regard, déconstruire les idées reçues L’offre végétarienne est trop restreinte
Promouvoir la diminution de la consommation de viande
Manque d’impulsion de la part des institutions qui devraient davantage encourager aux changements d’habitudes, notamment via des règlements : exemple : imposer les aliments bios et locaux dans les cantines La présence de centres commerciaux tue les petits commerces
Reconnecter les gens à l’agriculture : produits de saison.
Manque de réglementation : restreindre tous les commerces à vendre de saison ? Agriculture paysanne pas assez valorisée
Le fonctionnement des labels pose problème : payer pour un label ? => Aberrant Les institutions n’aident pas assez l’agriculture paysanne
On ne communique pas assez avec les personnes non sensibilisées82
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
GROUPE 3
Regard et analyse sur l’agriculture durable
Le positif
Ce qui marche ?
Ce qui est fait ?
Les bonnes idées
à garder
Une surface de prairies est importante, avec une utilisation qui permet d’avoir un bilan carbone positif La présence de 33 AMAP au Pays Basque
Démarche de relocalisation, de consommation de produits de saison
De plus en plus d’éleveurs ouvrent leur porte pour faire des diagnostics (ex. Cap 2R) et pour sensibiliser Importance des diagnostics
Changement des pratiques d’agriculteurs
Le négatif
Ce qui ne marche
pas ?
Ce qui manque ?
Les fausses
pistes, les erreurs
à ne pas répéter
L’agriculture est responsable à hauteur de 38% des émissions de GES
On ne peut pas se passer de l’agriculture
Manque d’autonomie au niveau de l’alimentation animale (importation)
Aujourd’hui il n’y pas l’offre qui permet de nourrir (offre déficitaire). Adaptation de l’offre. Un manque notamment en péri-urbains. Pas de structure/organisation pour les AMAP
Offre très excédentaire en protéine, très déficitaire en fruits et légumes de saison et locaux. Pas d’exemplarité publique (cantines, etc.)
Peu de bio au Pays Basque
Pas de compost, pas de valorisation des ordures récupérées
Nécessité de faire évoluer les habitudes alimentaires
Sensibilisation du public83
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Regard et analyse sur les défis à relever et les potentiels
Eléments de
contexte positifs,
favorables ?
Les atouts
Les potentiels
Volonté de la région et de l’état d’avoir 15% de terres de la SAU en bio d’ici 2025. Dynamisme des filières (exemple blé, Idoki, laborantza ganbara) qui vont vers une agriculture vertueuse Diversité du territoire (montagne, prairie, etc.) et diversité des filières
Taux d’installation important et arrivé d’une période de transmission des exploitations (« papy-boom ») Les consommateurs et les producteurs sont sur l’ensemble du territoire
S’appuyer sur l’eusko
Eléments de
contexte
défavorables ?
Les freins,
Les contraintes
Territoire de montagne, or l’élevage est adapté à la montagne, avec des filières AOC qualitatives déjà en place Pression foncière sur les terres agricoles. Absence de stratégie foncière
Crainte de la part des agriculteurs en termes de rentabilité des exploitations face au changement évolution (à mesurer au regard des prochaines transmissions à des agriculteurs plus jeunes) : évolution nécessaire Métier économiquement contraignant, donc les enfants ne reprennent pas les activités Manque d’aides techniques, temps pour les agriculteurs afin d’organiser une logistique permettant la distribution en AMAP/local Les livraisons individuelles sont énergivores
Manque d’optimisation de la logistique
Nécessité de développer la vente en vrac84
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Synthèse des groupes :
Groupe 1 Groupe 2 Groupe 3 Changement des habitudes des consommateurs
– Pédagogie :
Prise de conscience et volonté de
changer ses modes de consommation :
continuer de faire de la pédagogie
Faire connaitre les initiatives qui existent
(AMAP, circuits courts)
Montrer le lien entre santé et
alimentation
Encourager à la diminution de la
consommation de viande
Sensibiliser les agriculteurs
Déconstruire les idées reçues (trop cher)
Développer une offre résiliente, locale :
Préserver le foncier agricole
Encourager à l’installation en bio, à
diversifier les productions, agroécologie
Structuration des filières (regroupements
pour approvisionner la côte)
Mise en place d’un cadre légal favorable
Imposer de règles à la restauration
collective : local ! et de saison
Développer l’offre végétarienne
Encourager/Dynamiser le
développement des centre-villes
Transversalité, vision systémique :
Communauté d’agglomération Pays
Basque
Politique publique
Institutions, associations, citoyens,
agriculteurs => COORDINATION
Entreprises
Formation
Manque de projets, d’un objectif commun :
Triptyque : alimentation, agriculteur,
santé
Réintroduire la biodiversité : écosystème
vivant
Installation de producteurs (maraîchage)
Actionner les leviers :
Communiquer, sensibiliser auprès de
l’ensemble des publics
Rétro planification sur plusieurs années
Pluriactivité
Accompagner les initiatives (associatives
et citoyennes)
Considérer les différences (pensée
latérale) et les soutenir.
Effets leviers : Foncier, financement,
outils
Organisation :
Manque d’adéquation entre l’offre et la
demande
Besoin de structuration et d’optimisation
de la logistique
Manque d’autonomie alimentaire du
territoire (alimentation animale, déficit
en fruits et légumes)
Sensibilisation :
Communication : éducation, promotion,
information, sensibilisation
Quel produit ? Quand ? Quel coût ?
Manque d’exemplarité du secteur public
Accompagnement :
Beaucoup d’initiatives déjà présentes
(AMAP, points de vente collectifs)
Accompagnement et appui au
développement
Forte pression foncière sur les terres
agricoles
Une agriculture adaptée au territoire,
diversifiée, avec nombreux atouts
Besoin de structuration et d’optimisation
de la logistique (ramasse du « dernier
kilomètre » en fruits et légumes par
exemple)85
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
4. Energies renouvelables
GROUPE 1
Regard et analyse sur les énergies renouvelables
Le positif
Ce qui marche ?
Ce qui est fait ?
Les bonnes idées
à garder
La filière photovoltaïque est agricole. La méthanisation : problématique à résoudre, 1 seul projet fonctionne : à transformer en électricité ou gaz, petite puissance
Photovoltaïque :
Beaucoup de toits disponibles
Pour le développer, aborder la question du photovoltaïque au sol. Débat à tenir et voir synergies possible/neutre en rentabilité
Ça fonctionne – faire de la pédagogie pour sobriété dans consommation individuelle. Ne pas raisonner par filières économiques
Toutes les technologies marchent sauf l’éolien
Hydroélectricité :
19 % de l’énergie renouvelable, date de 1979 + potentiel développement de 20 % / n’émet pas de gaz effet de serre, pas de consommation d’eau, locale, savoir-faire
130 ans d’expérience + outils technologiques développés avec peu d’impact sur l’environnement + tissu économique local atour de cela + commercialisation et revente énergie en local et moins de perte d’énergie + intérêt citoyen car les producteurs sont connus et plus grande sensibilisation, implication possible. Technologie mature. 1 facteur d’acceptation est de rester dans des productions, installations à taille humaine Bois énergie : neutre en carbone, bois local, gestion durable et environnementale. Potentiel sur les petites chaudières Le négatif
Ce qui ne marche
pas ?
Ce qui manque ?
Les fausses
pistes, les erreurs
à ne pas répéter
Projets communs difficiles à mettre en place dans l’agriculture + disparitions d’exploitation L’éolien ne marche pas : zones non exploitables (aérien), protection de la côte + zones abandonnées (militaire et autres) / économiquement peu rentable sur petite quantité
Crédits plutôt que conviction des élus86
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Regard et analyse sur les défis à relever et les potentiels
Eléments de
contexte positifs,
favorables ?
Les atouts
Les potentiels
Photovoltaïque :
Aucun souci de recyclage (recyclage à 95 %). Potentiel de développement : toits + autoconsommation individuelle qui commence à devenir profitable contrairement à l’autoconsommation collective qui n’est pas encore viable. Priorité : toitures mais pas suffisant ?
A développer : Vulgarisation des études pour les consommateurs via le cadastre photovoltaïque (Biarritz) o Le consommateur : traçabilité, proximité, création de réseaux locaux et promotion – sensibilisation à une bonne exploitation
Demande de soutien de la communauté d’agglomération pour lever les freins -soutien individuel aussi et collectif (communes) Economiquement : dynamique grand projet et installation locale – répercussions positives + encouragement de l’Europe pour le développement local
Techniquement : expérience locale déjà développée pour énergies renouvelables Hydraulique : beaucoup de potentiel/beaucoup de moulins – Bois énergie à optimiser (beaucoup de potentiel) : alimente plus que la Soule actuellement
Pousser toutes les filières – Raisonner sur la globalité
Eléments de
contexte
défavorables ?
Les freins,
Les contraintes
Le photovoltaïque a une mauvaise image / déficit d’info sur le recyclage. Lever les barrières par de la pédagogie (frein : Bâtiment de France (toits) prix de rachat du kilowattheure par l’Etat.
Freins administratifs car peu viable encore / Frein technique + frein foncier (suffisamment de ressources sur pays Basque ?) Réflexion au niveau du territoire. L’utilisation des terres agricoles est problématique : doivent-elles être utilisées pour l’énergie ? Aspect règlementaire :
Lois permettent des choses mais administration parfois une barrière (bureaucratie), élus pas suffisamment sensibilisés aux énergies renouvelables
Echanger avec administration : pb, refus sans concertation soit niveau individuel soit collectif = blocage Question de comment on fait les projets ouverture aux investisseurs extérieurs ou acteurs locaux expérimentés ? Barrière éolienne : ABF barrière très haut placée (dérogation possible dans certaines régions)87
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Priorités de développement des énergies renouvelables sur le territoire :
Photovoltaïque Méthanisation Hydroélectricité Bois Energie Eolien Autres : énergies marines, gazéfication, etc 8 2 7 6 1
NB : Cette question a divisé, plusieurs participants n’ont pas voté :
Certaines énergies ont beaucoup de potentiel mais barrières actuelles
L’urgence de la transition : ne pas traîner
Prendre en compte l’énergie humaine accordée à un projet. Même puissance, même production
Synthèse
Point 1
Besoin de pédagogie :
Que le consommateur d’énergie soit conscientisé sur la provenance de l’énergie consommée pour redevenir acteur Conscience également des élus, des producteurs
Besoin de plus d’information pour résorber la méconnaissance
Appropriation du citoyen (encouragement de l’Europe)
Point 2 Lever les freins administratifs (plus ou moins lourds) : Frein administratif + volonté politique de développer l’énergie renouvelable malgré un réel potentiel
Point 3 Filière technique et locale d’énergie renouvelable à développer ou à organiser + feuille de route locale Promouvoir ce qui existe déjà88
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
GROUPE 2
Regard et analyse sur les énergies renouvelables
Le positif
Ce qui marche ?
Ce qui est fait ?
Les bonnes idées
à garder
L’hydroélectricité est présente dans 12 communes et produit une part non négligeable de l’énergie renouvelable. L’implication, la prise en compte et les initiatives citoyennes sur le sujet. Cette volonté doit être relayée par des politiques publiques. Le bois énergie : les forêts publiques exploitées, les réseaux de chaleur mis en place en Garazi-Baigorri, en cours en Soule. Le photovoltaïque bénéficie d’une dynamique dans le public, dans le privé cela commence aussi. La CAPB s’est emparée du sujet et parait intéressée (+ TEPOS Soule et Garazi-Baigorri).
Le négatif
Ce qui ne marche
pas ?
Ce qui manque ?
Les fausses
pistes, les erreurs
à ne pas répéter
Absence de l’éolien, blocage du ministère de la Défense (espace de « vol tac » = aviation militaire). D’après les diagnostics effectués, le potentiel n’est pas très grand mais les quelques possibilités existantes sont à l’arrêt. Freins administratifs nombreux dans le cas de la petite hydroélectricité : l’Agence de l’eau, la DDTM pour détruire des seuils (barrages) : aides à la destruction, pas d’aide à l’aménagement.
Absence, ou rareté de dispositifs de méthanisation : il y a des potentialités, la possibilité de recycler certains déchets. Le gisement agricole du Pays Basque est sous exploité.
Il faut lancer la réflexion sur le bois énergie dans le patrimoine privé. Par ailleurs, que devient le bois élagué ? Il existe un potentiel. Il faut lancer un travail de sensibilisation.
Les petits projets de développement photovoltaïque ne seront bientôt plus rentables ou intéressants financièrement
Regard et analyse sur les défis à relever et les potentiels
Eléments de
contexte positifs,
favorables ?
Les atouts
Les potentiels
Il faudrait que la CAPB ait son mot à dire, afin que les services de l’Etat ne soient pas le seul arbitre dans les décisions d’attribution d’autorisations (par ex : hydroélectricité). La CAPB devrait pouvoir partager la compétence énergie avec d’autres institutions La volonté politique, la volonté citoyenne et la volonté militante sont ….
Le développement des énergies renouvelables nécessite des formations et génère des emplois locaux, non délocalisables
Eléments de
contexte
défavorables ?
Les freins,
Les contraintes
Le lobby nucléaire, les enjeux du nucléaire français sont des freins à l’autonomisation énergétique des territoires L’administration, qui par ses services, freine, ralentit, empêche certaines initiatives (décourage parfois)89
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Photovoltaïque Méthanisation Hydroélectricité Bois Energie Eolien Autres : énergies marines, gazéfication, etc 4 5 6 6 1 2
Synthèse
Point 1 Développer un « mix énergétique » pour le Pays Basque afin de parvenir à l’autonomie pleine et entière à moyen terme
Point 2
Lever les contraintes administratives :
Faire évoluer la législation, afin que la transition écologique soit le premier critère qui motive la décision de l’administration Ne pas laisser les services administratifs seuls juges
Permettre et faciliter le droit à l’expérimentation
Point 3 Faire de la CAPB le fédérateur, le chef de file de toutes les parties prenantes (associations, citoyens, institutions) engagées dans la transition énergétique90
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
5. Economie circulaire et prévention des déchets
GROUPE 1
Regard et analyse sur l’économie circulaire
Le positif
Ce qui marche ?
Ce qui est fait ?
Les bonnes idées
à garder
Vide greniers / Achats d’occasion (internet), Revente, Dons (gratuiteries, boîte à livres) Produits reconditionnés (téléphone, ordinateur). Plus globalement la réparation Terreau d’associations sur le thème de la réparation et projet de recyclerie malgré une problématique du foncier Education / sensibilisation des enfants
Développement de la tarification incitative
Pb du gaspillage alimentaire (supermarchés, foyers) :
« Alimentaire » => frigos partagés, juridique
« Supermarchés » => dons associations, problème des dates péremption
Le négatif
Ce qui ne marche
pas ?
Ce qui manque ?
Les fausses
pistes, les erreurs
à ne pas répéter
A priori sur la réparation -> loi Macron sur garantie 2 ans de tout achat
Marketing / Sur consommation – « Black Friday » / Obsolescence programmée (loi qui existe) Sensibilisation aux différentes tranches d’âges (étudiants / sans enfants / 1er appartement) Pourrait avoir une meilleure couverture en équipement composteurs (maisons individuelles / compostage de quartier à développer Manque de mise en réseau dans le monde de l’entreprise (plateforme)
La démultiplication d’outils entraine un manque de mutualisation et de visibilité Pas de réflexion sur la fin de vie du produit
Remise en place de la consigne du verre
Transfert de pollution91
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Regard et analyse sur les défis à relever et les potentiels
Eléments de
contexte positifs,
favorables ?
Les atouts
Les potentiels
Territoire dynamique, identitaire
Acteurs variés et engagés
Alternatiba : origine ici puis multinational / international
Territoire agricole
Monnaie locale Eusko
Réseau d’entrepreneurs engagés (réseau des acteurs 3D, Lantegiak)
Chartes de qualité
Eléments de
contexte
défavorables ?
Les freins,
Les contraintes
Enlever l’image de contrainte, de culpabilité
Bascule et complémentarité (citoyen, élus).
Info contre-productive et démotivante.
Poids des habitudes
Résistance au changement
Réglementation / législation
Contraintes avec diversité territoire (côte, zone montagne)
Impact touristique (déchets)
Problème de l’avion peu cher => télétravail, week-ends prolongés
Entreprises : manque de réseaux
Chartes : Nombreuses, Greenwashing
Financier
A priori sur le bio et le surcoût
Manque d’information ou trop nombreuses donc on ne sait plus92
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Synthèse
Point 1 Communication / Mise en Réseau Sensibilisation de tous les publics : Entreprises, ménages, touristes, scolaire, élu.e.s.
Point 2
Dynamique locale et diversité du territoire
Diversité des acteurs et multiplications des initiatives mais manque de liens (à développer). Inégalité selon type d’acteurs (pas la priorité du monde de l’entreprise).
Point 3
Freins :
Habitudes / A priori
Réglementation
Financier et les a priori liés (surcoût du bio, de la réparation, etc.)93
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
GROUPE 2
Regard et analyse sur l’économie circulaire
Le positif
Ce qui marche ?
Ce qui est fait ?
Les bonnes idées
à garder
Gisement important de déchets valorisables = + de 800 tonnes voire des milliers Des associations / initiatives existent : Recycl’arte, Txirrind’ola, champignonnière, Konpontxoko, collectifs, Bayonne, troc live Les populations sont prêtes, sujet qui fait sens
ESTIA, ADESA et autres qui ont fait des analyses, projets sur les filières de tissus, bois Financements – FSE (Europe), région pour mettre en œuvre des projets
Territoire de la diversité
Mise à disposition de la matière dans les esprits = circulation d’objet, vides greniers, plateformes, donnons.org, gratuiterie, A faire : un lieu de dépôt des objets en bon état – gratuiterie
Le négatif
Ce qui ne marche
pas ?
Ce qui manque ?
Les fausses
pistes, les erreurs
à ne pas répéter
Déchèterie = imposture, on se débarrasse de la question
Pas de recyclerie sur le Pays Basque, la côte Basque
Une partie de la population n’est pas sensibilisée, les entreprises, les individus Aucune visibilité sur la question de l’éco circulaire et gestion des déchets comme citoyen à BYNE & agglo, gestion déchet Les initiatives existent mais pas d’espace, lieu
Déchetterie = lieu où l’on jette alors qu’en bon état mais comment ? lieu paradoxal ou on peut jeter du « neuf » Green washing des entreprises = éco responsabilité, obsolescence
Non-sens :
Jeter alors que l’objet est en bon état mais fini en déchèterie
Le tri qui est fait est-il plus valeureux ?
Traitement local du déchet (aujourd’hui part aussi et pour recyclage pour démantèlement, espace => filière locale à créer Aider les porteurs de projets
Avoir une ingénierie dans les appels à projet dans la politique publique => de la collectivité Plateforme CCI + Chambre des métiers = mise à disposition de la matière mais ne fonctionne pas Manque de transynergie
Regard et analyse sur les défis à relever et les potentiels
Eléments de
contexte positifs,
favorables ?
Les atouts
Les potentiels
Ressource existe
Gratuité pour récupérer la matière
Subventions existent (Europe / région …)
Accompagnements : tube à ESS’AI, institutions...
Mettre vraiment en place le principe pollueur = payeur94
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Synthèse
Point 1
Valoriser le déchet d’un point de vue :
Image = ressource
Economique = emploi
Environnemental = climat
Social (lien social, paix sociale)
Point 2
Aider les acteurs existants ou les créateurs : « transformer l’essai ».
Analyser = identifier, diagnostic
Faciliter les liens
Développer les synergies
Moyens (locaux, coût environnemental évité = compensation financière)
Point 3 Transformer nos déchèteries : « Passer d’un gisement à une mine d’or » au service du don et des échanges (recyclerie)
Eléments de
contexte
défavorables ?
Les freins,
Les contraintes
Politiques publiques en décalage, en retard
Manque moyens, locaux
Territoire étendu rural et urbain, vallonné
Coût du travail
Elément culturel = donner de la valeur symbolique aux produits de 2ème main et non vouloir toujours acheter du neuf Image du déchet = RESSOURCE
Manque de diagnostic territorial de l’éco circulaire = activités, acteurs, manques pour agir et mise en place filière ou autre95
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
GROUPE 3
Regard et analyse sur l’économie circulaire
Le positif
Ce qui marche ?
Ce qui est fait ?
Les bonnes idées
à garder
De plus en plus d’initiatives mais pas partout : attention aux zones blanches => inégalité de répartition Epicerie vrac, mise en œuvre des consignes
La réduction des décharges sauvages. Changement des comportements citoyens Bil ta garbi : bonne sensibilisation efforts zéro déchets
Beaucoup d’initiatives citoyennes : réparation, réutilisation
Vide greniers, boutiques d’occasion
Il existe une envie d’agir et de changements
Visibilité du potentiel de recyclage de certains déchets (verre et plastique)
Le négatif
Ce qui ne marche
pas ?
Ce qui manque ?
Les fausses
pistes, les erreurs
à ne pas répéter
Déchets qui partent
Manque de sites d’échanges pour trouver solution => covoiturage, réparation Acteurs comme fournisseurs / distributeurs, n’ont pas intégrés la notion / ne font pas leur part concernant le suremballage et la valorisation
Manque d’implication des élu(e)s
Mauvaise compréhension de ce qu’est l’économie circulaire et ses étapes
Difficulté à mesurer la responsabilité du producteur.
Ne pas résumer l’économie circulaire au recyclage. Recyclage fausse solution car cela pollue Le recyclage ne doit pas être une excuse à la création de déchets.
Besoin de plus de visibilité des initiatives et solutions existantes => communication mise en valeur. Education aux déchets et au cycle de vie
Expliquer que le producteur de déchet est le premier responsable. Devrait être dans cahier des charges. Pas assez de développement des consignes
Regard et analyse sur les défis à relever et les potentiels
Eléments de
contexte positifs,
favorables ?
Les atouts
Une envie de faire mieux dans tous les aspects, le voisinage, lien social pour diffusion de l’envie d’agir. CAPB se saisit du support pour copiloter. Donne de l’espoir pour changement rapide. Volonté et besoin des citoyens et institutions
Dans petits supermarchés : produits locaux96
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Synthèse
Point 1
Existence sur le Pays Basque d’initiatives et envie de développement d’initiatives (citoyens et institutions…) mais qui se heurte à un manque de visibilité (que sur internet) et d’appuis concrets des acteurs porteurs de solutions : foncière, locaux, emplois précaires, « bénévolat dépendante » et trop d’autofinancement
Point 2
Comment atteindre la majorité de la population pour un changement de pratiques et les acteurs économiques. 80% des personnes vont au supermarché et n’ont pas accès aux alternatives Pas de mise en évidence de la responsabilité de producteur de déchet. Et constat d’irresponsabilité des producteurs de déchets.
Point 3
Besoin de ne pas réduire l’économie circulaire à la notion de recyclage. Objectif doit rester la non-existence des déchets, ne doit pas être encouragé. Besoin de dissocier recyclage et économie circulaire.
Attention à la place du recyclage consommateur d’énergie, eau
Les potentiels Monnaie locale : Eusko
Tissu associatif / vitalité existante et prête à agir
OTSOKOP : Création de circuits-courts en agricultures. Lien direct producteur – consommateur et coopération / coopératif Sur le Pays Basque un gros potentiel existant à mettre en lien => producteurs… Existe formations, ateliers mais pas assez découverts
Eléments de
contexte
défavorables ?
Les freins,
Les contraintes
Manque de sensibilisation des acteurs économiques (restauration)
Bâtiments : beaucoup de carrières donc prélèvements ressources naturelles plutôt que valorisation déchets. Envie d’agir mais pas de connaissances d’outils, d’accompagnement pour changer Peur des élections de 2020 : pas de relâchement mais lancer des perspectives fortes. Peur que ce ne soient que des belles paroles Freins aux initiatives : dur pour les associations de concrétiser les projets : fonciers, emploi. Précarité des emplois dans l’économie circulaire et beaucoup de bénévolat
80% des achats restent dans les supermarchés avec une forte production de déchets et l’absence de sensibilisation La majorité des citoyens du Pays Basque ne sont pas conscients et n’ont pas accès à la sensibilisation et continue de surconsommer et restent dans leurs pratiques d’achat
Pas assez de maraichers (beaucoup de brebis) pour nourrir
Accès aux infos difficile (Journal)97
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
GROUPE 4
Regard et analyse sur l’économie circulaire
Le positif
Ce qui marche ?
Ce qui est fait ?
Les bonnes idées
à garder
Communication, idées, internet, réseaux sociaux
Recycleries, trocs, services, coworking, tiers - lieux
Valorisation déchets verts => compost local en milieu rural
Initiatives citoyennes, collectifs divers
Création de collectifs : Mutualisation de moyen, tiers-lieux à développer
Repair café
Intérêt majeur porté par la société civile pour se mobiliser et agir
Prise de conscience, éducation, formations
Le négatif
Ce qui ne marche
pas ?
Ce qui manque ?
Les fausses
pistes, les erreurs
à ne pas répéter
Les lois ne sont pas appliquées => gâchis d’argent, d’emplois, de ressources, matières premières Médiation, infos, les institutions doivent s’impliquer davantage, ne sont pas à la hauteur Cette nouvelle économie a encore ses limites (bénévolat, associations) => manque de structuration Elle doit trouver sa place face aux grands groupes industriels et à l’économie globalisée
Regard et analyse sur les défis à relever et les potentiels
Eléments de
contexte positifs,
favorables ?
Les atouts
Les potentiels
Mutualisation : locaux, compétences diverses
Moyens humains, associations, société civile impliquée
Grand nombre d’associations, de collectifs, d’initiatives
Une région qui souhaite plus d’autonomie et d’innovation
Eléments de
contexte
défavorables ?
Les freins,
Les contraintes
Sensibiliser, responsabiliser, trouver une cohérence dans les projets
Formatage
Le foncier / blocage politique => spéculation
Rigidité du code des marchés publics
Les règles du BTP => problèmes juridiques
Les lobbies du BTP
Recyclage complexe (beaucoup de freins)
Service public : les pratiques en termes de recyclage => écoles, administrations98
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Synthèse
Point 1
Positif :
Initiatives citoyennes
Associations, collectifs
Réseaux
Négatif :
Blocage des lois
Manque de formations
Manque de liens entre acteurs et structures de l’Etat
Limite du modèle associatif
Manque de structuration / de liens
Point 2 Contraintes majeures : règles, lois, lobbies Exemplarité du service public pas vraiment exemplaire
Point 3
Foncier / BTP
Décloisonnement à envisager
Changer de méthodes99
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
6. Adaptation au changement climatique
GROUPE 1
Vulnérabilité environnementale
Dérèglements des cycles biologiques (végétaux, animaux).
Glissement des aires de répartition des espèces marine vers le nord sans compensation actuellement visible par des espèces à affinité plus tropicales => perte potentielle de ressources, de la biodiversité, et l’équilibre est perturbé. Ce constat est également visible sur le terrestre (ex : en montagne…) c’est le cas des insectes (diminution pollinisation et augmentation des rongeurs)
Pollution des eaux littorales et des cours d’eau entrent en synergie avec les effets du changement climatique qui engendrent des problématiques d’eau potable et d’eau de baignade
Vulnérabilité des milieux face aux événements extérieurs (sols, habitats) notamment des pluies « diluviennes » pouvant engendrer des inondations, l’érosion des sols, du littoral, l’évaporation mais aussi des sécheresses. Pollution de l’air entre en synergie avec les effets du changement climatique non seulement pour la pollution quotidienne et les pics de pollution).
Vulnérabilité du littoral par rapport à l’augmentation du niveau de la mer.
Vulnérabilité socio-économique
et sanitaire
Santé humaine (qualité air, eau, espèces allergènes, espèces vecteurs maladie) liée à la politique du transport Spécialisation de la production pêche, élevage
Emplois : déficit en matière de formations adaptées aux emplois durables, nécessaires à la transition écologique et à la qualité de vie (ex. des formations agricoles). Par ailleurs, il y a un risque de perte d’emplois si nous ne sommes pas capables suivre/sauver ressources, baisse de rendements, baisse de qualité milieu. Habitat : problématique de la densité de la population dans des zones exposées au changement climatique (augmentation niveau de la mer, artificialisation des sols), notamment des résidences secondaires. Question de l’élément urbain => modes de déplacement carbonés.
Autres
Conception anthropologique pose problème car dissociation environnement / homme. Il faut concevoir les problématiques de manière globale sans extraire l’homme de l’environnement mais avec l’homme comme partie intégrante du système.
Quid des migrations : du « CC » ?100
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Regard et analyse sur les défis et enjeux
Eléments de contexte positifs,
favorables ? les atouts, les
potentiels
Existence d’un patrimoine écologique remarquable qui génère de l’activité économique (tourisme) source de résilience (diversité potentielle des activités)
Capacités d’adaptation liées à la taille des exploitations agricoles (petites)
Existence d’une prise de conscience de la nécessité de modifier ses pratiques (pêche, agriculture, citoyens) avec un attachement fort au territoire.
Existence d’un tissu associatif dynamique, diversifié, et mobilisé
Affichage d’une volonté politique pour changer les choses
Eléments de contexte
défavorables ? les freins, les
contraintes
Réalité des actions politiques pas à la hauteur des enjeux
Décalage entre la perception de l’environnement qui semble « naturel, vert » et la réalité des pratiques (agricoles, qualité de vie)
Pas de perception suffisante de la dégradation de la qualité de l’air et des enjeux sanitaires associés Inertie de certains acteurs économiques qui restent sur des modèles « business » => impact sur société civile Multiplicité des réglementations avec manque de cohérence (lien Europe/territoires) Prise de conscience limitée à la nécessité de faire des « petites » actions ; pas de changements profonds et systématiques de l’organisation sociale, de la production… contribue à aggraver la trajectoire en cours Les choix/actions reposent fortement sur les consommateurs alors que les entreprises devraient plus s’investir (ex : emballages)
Synthèse
Point 1 S’appuyer sur la richesse et l’attachement au territoire, la conscience de sa fragilité pour changer radicalement de posture et de pratiques de la part de tous les acteurs (citoyens du territoire, entreprises, associations politiques, touristes…)
Point 2
Une démarche écosystémique est indispensable car tout est lié : humain, non humain, terre/mer, air/eau/sol, terres intérieures et littoral, écologie et social : Il faut donc une approche du système.
Il doit également y avoir une solidarité entre le Pays Basque et les territoires en interactions.
Point 3
Urgence à agir pour préserver des moyens d’action (plus on attend, plus ce sera cher !) et concevoir toutes les politiques (doc. Urbanisme, formations…) par le prisme/ filtre du Changement Climatique.
Attention au coût de l’inaction !101
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
GROUPE 2
Vulnérabilité
environnementale
Inondations des bassins versants de Bayonne – Nive – Nivelle
Trait de côté / littoral => sous l’eau / effondrement falaises Constructions
Qualité de l’eau
Vulnérabilité socio-
économique et sanitaire
Question démographique et de l’urbanisation des terres agricoles : comment occuper l’espace du Pays Basque et concilier les constructions, le trafic automobile ainsi que la consommation des terres agricoles et le déboisement Traits de côte construit : partie y compris affective / culture = patrimoine. Quels nouveaux investissements de ce littoral ? Quels impacts du changement climatique sur le modèle agricole traditionnel> pâturage impacts + quelle possibilité de développement de l’élevage ?
Des mouvements d’espèces du sud vers le nord => nouvelles espèces péchées : changement de pratiques culturelles / culinaires
Biodiversité / forêt milieux forestiers et annexes / modification des écosystèmes, herbes de la pampa + laurier sauce => gestion identique sur les animaux => moustiques / tiques (maladie de lyme) Logement – gestion du confort d’été et lutte contre les ilots de chaleurs
Autres
Impacts des migrations humaines climatiques, à quelles échelles ? en local - en global => Pays Basque = lieu de passage Causes externalisées du changement climatique non prises en compte dans le diagnostic. Pb => Achats différents matériaux, matériels => report de pollution ailleurs + production GES => déstabilisation géopolitique = migrations ou autres impacts
Vulnérabilité du pouvoir politique face aux propriétaires / aux promoteurs
Regard et analyse sur les défis et enjeux
Eléments de contexte
positifs, favorables ? les
atouts, les potentiels
Traits de Côte :
Gestion alternative de falaise. Guéthary
Dans certains pays ou on fait le choix de la délocalisation => pourquoi pas ici ? Si on protège « ici » ponctuellement, cela a-t-il des impacts ailleurs ?
Biodiversité :
Informer le public et promouvoir nos essences locales
La biodiversité qui bouge, c’est la vie ! => La question c’est comment l’humain va s’adapter ? Migration :
Inscrit dans notre Culture, historique : terre d’hospitalité, terre d’immigration. Augmentation du tissu associatif / Réseau très dense et inter couvert102
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Eléments de contexte
défavorables ? les freins,
les contraintes
Inondations : on construit encore en « zone sensible » (littoral, Adour). Pas d’espaces d’infiltration en ville / pas que béton Trait de côte => rien n’est fait, les choix sont plus ou moins anciens et vont peser sur les générations futures Problématique de l’eau et la gestion des ripisylves.
Terre de passage / de transit : augmentation flux, des passeurs
Synthèse
Point 1
Manière d’habiter le territoire/paysage
L’habitat est le facteur qui va impacter le reste (notamment les paysages). En découle des enjeux de gestion du trait de côte, et des risques d’inondations. Eléments déclencheurs, pas schémas Cela soulève les problématiques de gestions des sols naturels agricoles, de la typologie d’habitat pour limiter la consommation des terres naturelles et agricoles
Point 2
Flux migratoire, accueil de nouvelles populations : accueil historique qui va se pérenniser. Enjeu des arrivées au Pays Basque, du transit migratoire et de la gestion de ces espèces animales et humaines. Les impacts de ce qui se passe ailleurs vont avoir des conséquences au sein du Pays Basque
Point 3 Gérer la ressource en eau : de la source à l’océan (en qualité et quantité) Gestion des linéaires103
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
GROUPE 3
Vulnérabilité environnementale
Impact sur les nappes phréatiques (quantitatif et qualitatif)
Sols
Gestion des eaux (traitement, analyse, suivi)
Pollution des eaux / qualité
Pluies / précipitations / « chocs pluviométriques »
Inondations
Disparition de la biodiversité (hérissons, hirondelles, etc.)
Urbanisation trop importante (construction, …)
Artificialisation des sols (cf. cycle de l’eau et du carbone) + eaux pluviales
Intensification agricole (lessivage des sols, pollution céréalières)
Masses d’eau => augmentation de la salinité des eaux
Perte de volume d’eau
Ecobuages
Flux internationaux ???
Pollinisateurs sujet vital
Espèces invasives / changement ou biodiversité
Migrateurs (oiseaux, poissons)
Eaux usées non conformes eutrophisation et désoxygénation des océans (« zones mortes » des océans, estuaires Adour et Garonne en devenir)
Vulnérabilité socio-économique
et sanitaire
Chaleur => difficultés respiratoires
Moustique tigre
Choléra aviaire / grippe aviaire
Eaux usées non conformes eutrophisation et désoxygénation des océans (« zones mortes » des océans, estuaires Adour et Garonne en devenir)
Qualité de l’air
Ecobuages
Affaissements de terrain
Retraits argileux
Lien environnement / santé
Asthme, allergies, effets « cocktails » aérosol pollens104
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Autres
Mise en place directives européennes (Convention Aarhus)
Sage ?
Plan national micropolluants
DCE 2000 => stations de traitement => application CAPB ?
SDAGE
Plan régional santé / Environnement (ARS => CAPB)
Plan de protection de l’atmosphère
Capacité d’accueil (25% de la population) / qualité des eaux
Risque de disparition des terres agricoles
A terme, point noir sur le lien entre santé / environnement (pollution atmosphérique) => surcoût
Regard et analyse sur les défis et enjeux
Eléments de contexte positifs,
favorables ? les atouts, les
potentiels
Dynamique agricole : respectueuse de l’environnement, production locale, coopération, transmissions, savoir- faire
Contexte transfrontalier (habitudes, …)
Prise de conscience sur la gestion des déchets (élus et citoyens + écoles)
Energies renouvelables en développement avec sociétés locales (I-ENER)
Amélioration dans les documents d’urbanisme (PLUi)
Eléments de contexte
défavorables ? les freins, les
contraintes
Pays Basque malade de l’environnement
Contexte transfrontalier (efforts à faire)
Transports internationaux (impacts locaux)
Forte urbanisation, qui risque d’augmenter encore
Sous-produits de l’agriculture (filière laine, etc.)
Coût de la mise en œuvre des énergies renouvelables
Déchets charriés par les cours d’eau (bois, déchets)
Déchets des matériaux de construction
Equilibre aménagement/agriculture/espaces naturels
Ecobuage en montagne105
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Synthèse
Point 1
Garantir une utilisation équilibrée des ressources du territoire :
- Occupation des sols (limiter l’urbanisation et la conservation d’espaces naturels et agricoles) : zonages - Gestion de l’espace, agriculture respectueuse de l’environnement, de qualité et de proximité - Préservation de la biodiversité (sols, faune et flore, pollinisateurs, espèces invasives, migrateurs)
Point 2
L’eau et l’air, des richesses du territoire, menacées et à préserver :
- Limiter la pollution (impact air/santé par exemple)
- Assurer la qualité et la quantité de la ressource (eaux souterraines et de surface) - Juguler les aléas (précipitations, inondations)
Point 3 Assurer une solidarité à différentes échelles : Ville/campagne, Plaine/montagne, Littoral / intérieur, transfrontalière, échanges internationaux, migrations.106
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LIVRE BLANC DE LA CONCERTATION
Annexes
Travaux Forum 2107
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
1. Habitat durable
Marges de progrès
Question :
Quel est votre avis sur les marges de progrès du thème, à ce jour, sur le territoire Pays Basque (panorama global, tendances) ?
Les pistes d’orientations
Sont-elles adaptées, y a-t-il
d’autres voies ?
Quelles marges de progrès
par orientations ?
1/ Avant de favoriser l’approche par la rénovation énergétique des logements, priorité à la sobriété des comportements des occupants : réduire notre besoin de confort, en distinguant bien le confort d’hiver et d’été afin notamment d’adapter nos comportements en fonction des saisons. (« à l’image de nos consommations alimentaires, il faut réintégrer la saisonnalité dans nos comportements dans le logement » ex : réduire ou recentrer le nombre de pièce à vivre chauffées l’hiver, maintenir la fraicheur intérieure en été …)
2/ Travaux de rénovation énergétique : appréhender chaque chantier de rénovation de manière spécifique et adapter les solutions techniques au plus près des caractéristiques et des pathologies du bâtiment. Traiter en priorité les questions d’hygrométrie du bâtiment.
3/ Programmes publics de rénovation (cf. PIG) : rehausser le niveau de performance des travaux de rénovation et amplifier le rythme annuel de rénovation. Elargir au plus grand nombre les dispositifs d’accompagnement financiers
4/ Construction : intégrer systématiquement l’approche bioclimatique dans la construction, afin de limiter le besoin de chauffage en hiver et d’éviter l’installation de climatiseur pour la période estivale. Prendre en compte la saisonnalité dans l’aménagement intérieur du logement afin d’adapter nos modes d’habiter en fonction des saisons.
5/ Intégrer les enjeux sanitaires et climatiques (réchauffement), notamment dans le choix des matériaux dans la construction et la rénovation
6/ Identifier et mettre en place des mesures incitatives pour développer de nouveaux modes d’habiter (ex : collocation, habitat partagé, division des grands logements sous occupés, etc…) adaptés aux évolutions sociologiques (cf. Familles monoparentales, divorcés, personnes âgées isolées, étudiants, etc.)108
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Le positif
Lister les leviers de progression
Les opportunités
Les acteurs mobilisés
1/ Réappropriation des matériaux biosourcés et des techniques de construction plus vertueuses par certains artisans ou collectifs : diversification des solutions techniques et performantes
2/ Tendance de plus en plus courante à l’auto-construction ou l’auto-rénovation plus ou moins assisté : sensibilité pour les matériaux traditionnels (bois, terre, paille, etc.), pour les matériaux de récupération, prise en compte des questions de santé liées aux matériaux
3/ Ecocentre Pierre et Terre : actions d’information (visites guidées, espaces d’exposition, matériauthèque, librairie…), d’animation et formation (animations jeunesses, ateliers adultes, conférences, formations…) et d’accompagnement (études assainissement, éco diagnostics, rénovation, économies d’énergie…)
Le négatif
Les intérêts installés qui peuvent
s’opposer au changement
Les freins, les résistances, les
difficultés
1/ Usages et confort attendu des occupants et prise de conscience limitée sur les enjeux énergétiques dans l’habitat
2/ Manque d’information sur les dispositifs d’accompagnement technique et financier
3/ Démarchage intéressé du privé et/ou désinformation des professionnels sur les techniques disponibles. Ex : techniques de rénovation trop souvent standardisées et donc inadaptées aux caractéristiques du bâtiment, voir plus couteuses
4/ Blocages administratifs ou réglementaires cf. ABF
5/ Compétence et sensibilité limité des artisans aux approches bioclimatique et/ou biosourcées
6/ Renouvèlement des générations dans les métiers du bâtiment : pénurie d’apprentis (en particulier de maçon)
7/ Absence de niveau réglementaire de performance dans la rénovation, type RT pour la construction
8/ Programmation annuelle des systèmes de chauffage dans les bâtiments publics et en particulier dans les bâtiments scolaires : inadaptée aux évolutions météorologiques saisonnière d’une année sur l’autre109
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Question :
Ces marges de progrès sont-elles identiques sur tout le territoire du Pays Basque, quels leviers ou priorités par secteur géographique ?
Leviers, priorités et complémentarités
Par secteur du Pays basque
1/ Développer l’information et l’animation des dispositifs d’accompagnement (techniques et financier) en proximité sur l’ensemble des territoires
Question :
Quelles sont vos propositions d’actions, de solutions à court terme 2025, à moyen terme 2030
Actions globales
1/ Information - communication :
a) Centraliser et renforcer l’information à visée pédagogique et sur les dispositifs d’accompagnement (logique de service public de la rénovation énergétique – portage CAPB), afin de garantir la neutralité, le désintéressement du contenu de l’information et la bonne diffusion de l’information b) Assurer un travail pédagogique de sensibilisation sur la sobriété des comportements des occupants à différents niveaux : scolaires, particuliers, professionnels, collectivités territoriales (logique de service public de la rénovation énergétique – portage CAPB) c) Organiser une campagne du type « Pays Basque, territoire zéro gaspi d’énergie » et un défi maitrise de l’énergie entre communes ou entre établissement recevant du public (logique de service public de la rénovation énergétique – portage CAPB) d) Valoriser les métiers du BTP et notamment leurs débouchés (garanties d’emplois) dans la perspective d’assurer le renouvellement des générations dans les différents corps de métiers
2/ Animation, accompagnement et formation :
a) Mettre en place au sein de la CAPB un service d’animateur (ou coordinateur ou ambassadeur) de l’énergie avec deux types de profils et missions (logique de service public de la rénovation énergétique) :
- Animateur de l’énergie : mission d’information, sensibilisation et d’animation sur la sobriété110
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
- Technicien performance énergétique : accompagnement, conseil et suivi des travaux de rénovation énergétique des bâtiments
b) Conduire des actions de sensibilisation et de formation (ex : visite de chantiers exemplaires) de l’ensemble des acteurs du BTP (notamment sur les principes bioclimatiques et les matériaux biosourcés), des formateurs aux artisans en passant par les architectes et les promoteurs. c) Monter un collectif d’anciens professionnels du bâtiment : cellule de conseil et d’accompagnement pour les chantiers de rénovation énergétique des particuliers
d) Diagnostic de performance énergétique : sensibiliser et former les diagnostiqueurs (cf. thermicien) à la réalisation de diagnostics détaillés et adaptés aux caractéristiques du bâtiment, prenant compte des comportements des occupants (cf. facture énergétique VS température de chauffage)
3/ Fiscalité et accompagnement financier :
- Elargir et augmenter les aides financières à la rénovation
- Lier les taxes foncières au niveau de performance énergétique des bâtiments - Résidence secondaire : allouer une partie des taxes à un fond local pour la rénovation énergétique
4/ Rénovation : créer un label/certification local sur le niveau de performance énergétique dans la rénovation
5/ Construction et EnR : mettre en en place des mesures incitatives et/ ou d’accompagnement pour intégrer des équipements de production d’énergie dans les bâtiments
6/ Matériaux biosourcés et orientation bioclimatique : mettre en place des mesures incitatives et/ou d’accompagnement pour intégrer ces bonnes pratiques dans la construction et la rénovation111
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
2. Mobilité durable
TABLE N°1 | Restitution de l’atelier
Les marges de progrès
Question :
Quel est votre avis sur les marges de progrès du thème, à ce jour, sur le territoire Pays Basque (panorama global, tendances) ?
Les pistes d’orientations
Sont-elles adaptées, y a-t-il d’autres
voies ?
Quelles marges de progrès par
orientations ?
Intégrer la politique de stationnement, à adapter aux usages : laisser sa voiture garée pour les résidents, « contraintes » à utiliser d’autres modes pour ceux qui travaillent, rotation pour les clients de commerces de centre-ville + politique de parkings-relais pour passer d’un mode à l’autre Cohérence avec le développement des offres alternatives et TC : associer les deux et enjeu d’articuler la politique intercommunale et communale
Politique de stationnement qui favorise les autres usages que la voiture individuelle Faciliter l’intermodalité : prévoir des stationnements vélo aux arrêts de bus par exemple : développer les abris vélo sur le BAB, en ciblant les zones génératrices de flux
Construire les alternatives en fonction des usages
Le positif
Lister les leviers de progression
Les opportunités
Les acteurs mobilisés
Exemple des stationnements gratuits 30 minutes
Expériences qui montrent la capacité des habitants à prendre des nouvelles habitudes Sensibilisation progressive des élus : exemple d’Urt, où la gare est identifiée + intermodalité vélo et idée de parking relais arrive
Remorques à vélo sur les lignes interurbaines
Le négatif
Les intérêts installés qui peuvent
s’opposer au changement
Les freins, les résistances, les
difficultés
Baisse ou absence d’utilisation des emplacements réservés : ne va pas dans le sens d’une baisse de la place de la voiture
Développement du vélo : passer au vélo à assistance électrique pour le relief, sécurisation des voies Résistance à la contrainte vis-à-vis de la voiture et enjeu politique (élus qui vont dans le sens de leurs habitants) Idée claire des leviers, mais pas du degré d’urgence : dosage des contraintes, vis-à-vis des élus et des citoyens Partage de la voirie à mieux organiser et problématique homogène sur tout le territoire112
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Les marges de progrès et le territoire
Question :
Ces marges de progrès sont-elles identiques sur tout le territoire du Pays Basque, quels leviers ou priorités par secteur géographique ?
Leviers, priorités et
complémentarités
Par secteur du Pays
Basque
Sur la côte : zones à usages partagés, mieux visibles (vrai aussi en centre-bourg) ; zones à vitesse limitée, conformes à la législation ; ville apaisée avec voirie marquage visuel (aménagement de l’espace très différent) : liaison fluviale Bayonne – Boucau – Anglet ; grands axes à aménager ; tarification préférentielle à affiner pour remplir les voitures et associer une hausse des tarifs de stationnements ; fin de l’agrandissement des voies de voitures A l’intérieur : élargir les accotements, étoile ferroviaire : idée à booster, notamment hausse de l’offre en entrée d’agglomération côtière mais également à l’intérieur puisque l’infrastructure existe, rétablir d’anciennes haltes. Pour l’aspect culturel : voiture pour faire 700m…qui commence à changer. Infrastructures vélo aussi à l’intérieur et respecter loi sur voies cyclables lors de rénovation de routes.
Raccord côte – intérieur : des interfaces voiture en dehors de l’agglomération et basculer sur un réseau intérieur efficace : parkings relais dimensionnés
Les actions ou solutions
Question :
Quelles sont vos propositions d’actions, de solutions à court terme 2025, à moyen terme 2030
Actions globales Actions localisées
2025
- Objectif de -70% d’ici 2030 des émissions de GES. Il est nécessaire d’engager au plus vite ce qui peut être fait, tant pis si cela génère des mécontentements. D’ici 2030, les impacts du changement climatique seront beaucoup plus forts ce qui favoriser la capacité à accepter des mesures fortes, voir demandées par la société civile. - Hiérarchiser les voiries
- Favoriser les zones 30 et voiries apaisées dans les centralités par des aménagements et de la signalétique - Hausse des contraintes : pas de radars pédagogiques
- Engager une vraie concertation avec les habitants
- Obtenir des données sur l’accidentologie des cyclistes – piétons
- Mettre en place une
circulation lors des pics de
chaleur/pollution
- Identifier et traiter les
« points noirs » de mobilité
(tronçons dangereux113
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
2030
Mettre en place un système de vignette pour les entrées d’agglomération Organiser différemment le transport de marchandises sur le dernier kilomètre Une étude B&H sur le transport/mobilité émet des propositions à reprendre localement. Tout n’est pas de l’ordre du PDU, les collectivités peuvent avoir des leviers incitatifs et il est également possible d’agir via d’autres politiques publiques (habitat, économie)
Non renseigné
Synthèse :
Synthèse des échanges du groupe de travail
Apaiser la ville : réduction des vitesses, aménagement pour favoriser le partage de la voirie et l’usage du vélo
Impliquer le plus en amont les usagers
Volonté politique à utiliser tous les leviers d’actions : application des textes et documents Mobiliser les entreprises sur la mobilité des salariés (plus largement les acteurs du travail)
Hausse des contraintes sur la voiture pour reporter vers l’offre alternative (à développer et adapter aux usages : horaires, etc.)114
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
TABLE N°2 | Restitution de l’atelier
Les marges de progrès
Question :
Quel est votre avis sur les marges de progrès du thème, à ce jour, sur le territoire Pays Basque (panorama global, tendances) ?
Les pistes d’orientations
Sont-elles adaptées, y a-t-il d’autres
voies ?
Quelles marges de progrès par
orientations ?
Revoir l’utilisation de la voiture individuelle sur les territoires ruraux
Réflexions à l’initiative de 3 associations en Saule : dispositif auto-stop. Communication, 1 application La voiture individuelle partagée resterait la meilleure solution
Quel partenariat ? Collectivité – mairie, s’approprient cette idée.
« Bizi – Xiberoa » qui a mené cette réflexion. Piste cyclable très compliqué sur la côte, semble plus simple sur le territoire rurale (à vérifier). Les espaces sur les routes départementales ne sont pas adaptés aux cyclistes. Bizi Xiberoa a étudié des pistes cyclables dans et autour du territoire de Mauléon. Projet de réaménagement du Bourg et du contournement d’Espes. Quid des piétons et des vélos. D’autres solutions existent / enjeux de tourisme (rejoindre des pistes cyclables et voies vertes).
Le positif
Lister les leviers de progression
Les opportunités
Les acteurs mobilisés
Récupérer la compétence des ligues ferroviaires locales par le Syndicat des mobilités Ré électrifier la voie ferrée Bayonne – Garazi
Favoriser le mode de déplacement vers l’agglo / réduire le flux de véhicules à l’entrée de l’agglomération
Le négatif
Les intérêts installés qui peuvent
s’opposer au changement
Les freins, les résistances, les
difficultés
Réserver une voie au covoiturage et au bus sur les axes Garazi / Bayonne et l’axe Adour (A64) Il serait souhaitable de faire un bilan financier / carbone (6 mois à 1 an) de les communiquer (navette Mauléon / Chéraute)
Peut-être proposer des vélos à assistance électrique (qui existent) et des vélos « normaux » Analyser et réflexion à mener sur la part des véhicules de l’agglo (origine/passage/déplacements) La ligne Saule / Côte (ligne 811) Bayonne – Mauléon en 1h, voir la possibilité (Mauléon – St Palais – Bidache – Bayonne)
Voir possibilité ligne Mauléon – Larceveau avec la possibilité d’utiliser les bus scolaires par le citoyen. Le bus St Palais / Garazi (créer la ligne 10)
Vérifier le coût carbone de la ligne Bayonne / Garazi : nombre d’utilisateurs Prioriser le vélo dans l’agglomération : où en est le schéma vélo ? PDU de l’ACBA Le BAB interdit aux vélos115
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Les marges de progrès et le territoire
Question :
Ces marges de progrès sont-elles identiques sur tout le territoire du Pays Basque, quels leviers ou priorités par secteur géographique ?
Leviers, priorités et complémentarités
Par secteur du Pays basque
Mauléon : avant la navette il aurait fallu mettre des accès vélos, pistes cyclables. Prioriser en fonction des publics concernés (sport, piscine, jeunes) les accès.
Les actions ou solutions
Question :
Quelles sont vos propositions d’actions, de solutions à court terme 2025, à moyen terme 2030
Actions globales Actions localisées
2025
Toutes les villes de plus de 2000 habitants sont
cyclables et piétonnes. On peut circuler en mode actif
de manière sécurisée
Réduire de -50% l’usage des voitures individuelles
Création de lignes de bus pour les déplacements
intérieurs vers la Côte basque
Utilisation des places libres dans les bus scolaires
Développer le transport à la demande
Expérimenter des voies dédiées aux bus et covoiturage
2030 Non renseigné Non renseigné116
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Synthèse :
Synthèse des échanges du groupe de travail
Développer l’autostop grâce à des actions de communication et une application publique Réduire drastiquement l’usage de la voiture individuelle (-50% en 2025) avec une réduction des flux, notamment en entrée de villes et d’agglomération
Mettre en place des voies dédiées aux bus et aux covoitureurs (axe Garazi – Bayonne et axe « Adour/A64) Améliorer les cadences du train Garazi – Bayonne et électriser les locomotives Améliorer les cadences des lignes de bus du Pays Basque intérieur – Côté Basque (ligne 811 de Mauléon – Bayonne en 1 heure) Permettre l’utilisation des transports scolaires
Prioriser la place des vélos et des piétons dans tout nouvel aménagement de voirie Systématiser et communiquer sur un bilan carbone par usager et par mode de déplacement (train, bus par lignes). Ex : impact carbone de la navette Mauléon – Chéraute
Atteindre 100% des villes de plus de 2000 habitants cyclables et piétonnes en 2025117
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
3. Alimentation et agriculture durables
Climat Energie
Séquence 1 : Panorama global, tendance(s)
« Sur la thématique, quelles sont les marges de progrès selon vous ? »
Préciser la/les évolution(s)
souhaitée(s) :
Que souhaitez-vous voir
évoluer sur la thématique ?
Amélioration de l’autonomie alimentaire du territoire en
prenant en compte l’alimentation animale pour diminuer les
consommations d’énergie importée
Baisse globale de l’utilisation engrais minéraux azotés.
Diversification des systèmes.
Naissance de chaines alimentaires locales optimisées.
Amélioration de l’autonomie énergétique.
Qualifier les évolutions
souhaitées :
Sont-elles réalistes, faisables ?
Y a-t-il d’autres voies ?
Orienter les systèmes vers des systèmes autonomes avec des
cultures fournissant de l’énergie et produisant des protéines.
Evolution des modèles agricoles vers plus d’autonomie et une
baisse de la consommation d’intrants de synthèse.
Développement de la méthanisation pour relocaliser
l’utilisation d’énergie. Les participants formulent le besoin
d’information sur les nuisances liées à de tels ouvrages (taille
critique) et le besoin d’avoir de l’information chiffrées (analyse
coût/bénéfices).
Le positif
Quels leviers activer pour
progresser ?
Les opportunités (=contexte
poussant à …)
Les acteurs mobilisés
Présences de SIQO (possibilité de contraindre les systèmes
dans les cahiers des charges).
Fort militantisme et foisonnement d’initiatives déjà existant.
Formation agricole
Éducation à l’alimentation à l’école (école=prescripteur)
Régimes alimentaires
Revenu des agriculteurs, qu’il faut d’ailleurs intégrer dans les
démarches.
Le négatif
Qu’est-ce qui s’oppose(rait) au
changement ?
Les freins, les résistances, les
difficultés
Modèle agricole actuel : agriculture « hybride » au Pays
Basque, ni extensive, ni intensive mais entre les deux. On
assiste à une intensification des systèmes (recherche de revenu
par une augmentation des rendements) alors que les revenus
pourraient augmenter par une baisse des charges.
Faible marge de manœuvre pour produire des fruits
(pédoclimat peu favorable).
Opportunisme commercial : valorisation de l’origine basque
souvent uniquement liée au lieu de fabrication, et non à
l’origine des produits.
Profusion des marques qui créent de la confusion chez les
consommateurs et les empêchent de cibler des produits
réellement vertueux et locaux.
Manque de cartographie des acteurs, des initiatives et des
fournisseurs de solutions.
• • "'--/
•118
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Séquence 2 : la prise en compte des spécificités du/des territoire(s)
Selon vous,
- Les marges de progrès sur la thématique sont-elles identiques sur tout le territoire du Pays Basque ?
- Si « non », quels sont les leviers ou les priorités par secteur géographique ?
Nommer le secteur Préciser la priorité Préciser le levier d’actions Préciser les
complémentarités avec
d’autres secteurs
Montagne/intérieur
Stockage de carbone
« CUMA » de
ramassage mutualisé
Mutualisation du
ramassage via l’achat en
commun de matériel de
transport et optimisation
de la ramasse.
Littoral
Logistique dernier km Plateforme et
prestataires de transport
propres.
Zones rurales/
villages
Maintenir une densité
minimale de points de
distribution (limitation
des zones blanches)
Magasins de
producteurs pour
revitaliser les villages.
Zones d’élevage Valorisation de la laine Transformation en engrais ?119
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Séquence 3 : les actions, les solutions
Question :
Quelles sont vos propositions d’actions, de solutions à court terme (=2025), à moyen terme (=2030) ?
Commentaire : les actions de court terme doivent vous paraître réalisable rapidement.
Actions globales Actions localisées
Actions à court
terme 2025
=
engageable/réalisable
rapidement
Mise en avant des producteurs
locaux sur les marchés de plein
vent : création d’un label (à
l’image du label fait maison pour
les restaurateurs) ou regrouper
les producteurs dans une zone
dédiée du marché.
Incitations financières pour les
repas bio et locaux dans les
cantines (surcoût compensé par
la création de valeur sur le
territoire)
Plateforme virtuelle :
massification des livraisons et de
la ramasse.
Promouvoir les CUMA : matériel
récent économe en énergie.
Créer un label local intégrant des
limites en termes de
consommation d’énergie, y
compris importée dans les
engrais et l’alimentation
animale.
Mieux quantifier le stockage de
carbone et estimer le bilan net des
émissions, pour enfin mettre un
chiffre sur la part du stockage de
carbone par les systèmes agri et
quantifier les leviers.
Groupements d’achats de
consommateurs par des espaces
de froid mutualisés.
Développer des magasins de
producteurs dans les villages
(revitalisation et massification).
Créer un carreau de producteurs
pour les professionnels de la
restauration (zone littorale).
Actions à moyen
terme 2030
Formation des agriculteurs vers
de nouvelles pratiques qui
stockent plus de carbone et
économes en énergie.
Plateforme logistique.
Etendre HERRIKO à d’autres
produits avec un bilan GES et
une démarche de progrès
(approche ascendante plutôt que
création d’une marque ex-nihilo).
Développer luzerne et fourrages
de légumineuses (réduction
importations de concentrés riches
protéines) quand pédoclimats
adaptés besoin
d’infrastructures de séchage
collectives pour la luzerne.
Actions à long terme
2035
Fixer un cap à zéro intrant azoté
de synthèse en 2050, avec une
étape intermédiaire en 2030.
Développement de la traction
animale en maraichage (baisse
compaction sol et amélioration
énergie) attention à main
d’œuvre et pénibilité du travail !120
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Mutations des comportements alimentaires et des pratiques d’achats
Séquence 1 : Panorama global, tendance(s)
« Sur la thématique, quelles sont les marges de progrès selon vous ? »
Préciser la/les évolution(s)
souhaitée(s) :
Que souhaitez-vous voir évoluer sur
la thématique ?
Le rôle attendu de la CAPB n’est pas uniquement de
s’adapter mais aussi d’impulser (animation, sensibilisation)
-Encourager le développement d’une production locale,
adaptée à la demande en quantité (ex : installation
maraichage en AMAP, développement des productions
déficitaires fruits et légumes)
-Favoriser l’ouverture de magasin de producteurs de
proximité
-Sensibiliser les pratiques d’achat au bénéfice du local
-Faire évoluer les comportements alimentaires dans une
plus grande part de la population allant au-delà des
« militants » (ex : réduction de la part des produits carnés en
quantité au profit de la qualité ; alimentation de saison et
locale) : d’importantes marges de progression sont à viser
Qualifier les évolutions souhaitées :
Sont-elles réalistes, faisables ?
Y a-t-il d’autres voies ?
Le positif
Quels leviers activer pour
progresser ?
Les opportunités (=contexte poussant
à …)
Les acteurs mobilisés
-Favoriser l’installation (notamment maraichers) : faciliter
l’accès au foncier, sécuriser les installations (ex : cf. espaces
test)
-Favoriser la mise en place de magasins de producteurs dans
les cœurs de ville
Le négatif
Qu’est-ce qui s’oppose(rait) au
changement ?
Les freins, les résistances, les
difficultés
-Difficulté d’accès au foncier : rôle fort ici de la compétence
planification de la CAPB
-Frein financier de l’évolution des comportements
alimentaires : cf. consommation de produits transformation
pour des gains de temps et sensibilité au marketing produit
-Frein légal à la constitution de réserve foncière communale
(ex : les communes ne sont pas prioritaires / agrandissement
agricole) et aussi besoin d’un contrôle des actes de
préemption communale
-Attention au mutation non soutenable (ex : Drive)
-Contenu marketing des publicités des GMS
• • \,._/
•121
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Séquence 2 : la prise en compte des spécificités du/des territoire(s)
Selon vous,
- Les marges de progrès sur la thématique sont-elles identiques sur tout le territoire du Pays Basque ?
- Si « non », quels sont les leviers ou les priorités par secteur géographique ?
Nommer le
secteur Préciser la priorité
Préciser le levier
d’actions
Préciser les
complémentarités avec
d’autres secteurs
Zone urbaine
en Côte
Basque
Manque d’offres de produits
locaux (légumes
notamment)
Favoriser l’installation de
maraîchers
Pays Basque
intérieur,
ruralités
L’accès aux produits ne se
pose pas ou moins : cf.
présence de jardins potagers
Séquence 3 : les actions, les solutions
Question :
Quelles sont vos propositions d’actions, de solutions à court terme (=2025), à moyen terme (=2030) ?
Commentaire : les actions de court terme doivent vous paraître réalisable rapidement.
Actions globales Actions localisées
Actions à court terme
2020
=engageable/réalisable
immédiatement
-Informer, sensibiliser les acteurs non
encore informés (cf. manque de moyens
des associations environnementales) : via
les services de restauration collective
-Faire connaître l’offre qui existe déjà
-Sanctuariser les terres agricoles vers la
production liée aux besoins alimentaires/
la CAPB devrait donner le cap à décliner
dans les documents d’urbanisme (SCOT,
PLUi, PLU) notamment pour
contrebalancer le marketing des IAA et
GMS, rendre tendance les changements
de pratiques (changement culturel
impulsé par des figures charismatiques -
-Organiser des ateliers
culinaires (école, CAF, MJS,
Centres culturels,)
-Faire connaître les produits
-Démontrer l’intérêt de cuisiner,
mieux valoriser les produits
-Encourager l’achat de produits
frais
-Recréer du lien au vivant, à la
production
-Créer un outil (ex : application)
pour mettre en valeur des
recettes locales, de saisons122
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
pas seulement des arguments
raisonnables)
-Sensibiliser les élus locaux aux enjeux
fonciers agricoles d’installation
-Question : quel(s) levier(s) d’action(s) de
l’agglomération pour peser sur les
décisions des communes
-Mettre en place des réserves
foncières au niveau des
communes
Actions à court terme
2025
-Veille foncière et recensement des
disponibilités
-Renforcer la transparence des SAFER
-Favoriser la mise en place d’outils
collectifs de transformation (ex :
conserverie)
-Maintenir/développer les moyens de
formation agricole (installation) en lien
avec la demande (BPRA maraichage)
-Améliorer l’enseignement agricole sur
ces sujets alimentation & proximité
-Mettre à disposition des
espaces dédiés aux ateliers de
cuisines (mobilier/immobilier
mutualisé)
-Interdire certaines publicités
dans les espaces publics
-Mettre en place des projets
« alimentation » dans les
entreprises, écoles, universités,
etc... (Ex. défi Familles)
Actions à moyen
terme 2030
Synthèse des échanges
- Mutations des comportements alimentaires : de quoi parle-t-on ? bien définir les comportements que l’on veut promouvoir
- Rôle de la CAPB pas seulement pour s’adapter mais pour impulser des changements.123
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Gastronomie
Séquence 1 : Panorama global, tendance(s)
« Sur la thématique, quelles sont les marges de progrès selon vous ? »
Préciser la/les évolution(s)
souhaitée(s) :
Que souhaitez-vous voir évoluer sur
la thématique ?
« Certains participants précisent
- que cette thématique n’est pas pour eux une
priorité
- qu’il n’y a pas de patrimoine gastronomique sans
patrimoine foncier
- Besoin de mieux définir « la gastronomie basque » :
produits, savoir-faire, habitude alimentaire ?
- La CAPB devrait mieux valoriser les productions locales,
fermière et paysanne, le bio et pas seulement les labels
SOQ
- Différencier productions locales industrielles et
productions fermières
- Prioriser la production locale nourricière déficitaire (ex :
fruits et légumes) adaptée à un territoire résilient et
souverain.
- Ne pas considérer la gastronomie locale que sous l’angle
touristique (cf. consommation locale par les habitants)
Qualifier les évolutions souhaitées :
Sont-elles réalistes, faisables ?
Y a-t-il d’autres voies ?
- La proposition est réaliste.
- Il y a un enjeu de volonté politique
Le positif
Quels leviers activer pour
progresser ?
Les opportunités (=contexte
poussant à …)
Les acteurs mobilisés
- Présence des signes qualité (AOC) sur le territoire
Le négatif
Qu’est-ce qui s’oppose(rait) au
changement ?
Les freins, les résistances, les
difficultés
-Présence des signes qualité (AOC) sur le territoire,
pouvant limiter la visibilité des autres produits vivriers
déficitaires
-manque d’information
-brouillage des labels par les lobbys (cf. marketing -
utilisation croix basque)
• • "'--/
•124
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Séquence 2 : la prise en compte des spécificités du/des territoire(s)
Selon vous,
- Les marges de progrès sur la thématique sont-elles identiques sur tout le territoire du Pays Basque ?
- Si « non », quels sont les leviers ou les priorités par secteur géographique ?
Nommer
le secteur Préciser la priorité
Préciser le levier
d’actions
Préciser les
complémentarités avec
d’autres secteurs
Littoral Accès aux produits du terroir plus difficile
Séquence 3 : les actions, les solutions
Question :
Quelles sont vos propositions d’actions, de solutions à court terme (=2025), à moyen terme (=2030) ?
Commentaire : les actions de court terme doivent vous paraître réalisable rapidement.
Actions globales Actions localisées
Actions à court terme
2020
=engageable/réalisable
immédiatement
-Définir ce qu’est la gastronomie basque
-Définir des SOQ pour les savoir-faire
-Prioriser les moyens sur les productions
vivrières déficitaires
-Campagnes de sensibilisation et de
communication entre la gastronomie
locale et la préservation du foncier à
vocation alimentaire
-Agir sur le foncier agricole pour
l’installation des productions déficitaires
(Quid des relations avec la SAFER ?)
-Soutenir les AMAP ?
-Dynamiser l’IGP agneau, relancer la
confrérie de l’Agneau de lait ?
-Développer un AOP transfrontalière
-Développer la connaissance du
patrimoine culinaire sur la côte
-Développer une guide sur la
gastronomie à destination des
publics
-Développer les initiatives de
mise en valeur de la
gastronomie
-Adapter la gastronomie aux
saisons, aux changements
climatiques
-Développer une nouvelle
forme de tourisme (tourisme à
la ferme)125
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Actions à court terme
2025
-Contraindre les restaurateurs à acheter
de la viande localement
-favoriser les démarches d’identification
des produits locaux pour le
consommateur final (Picto, charte)
-Rassembler les SIQO pour qu’ils
travaillent ensemble à anticiper les
changements
Actions à moyen
terme 2030
Peu de propositions
sur du LT car ils
souhaitent voir des
politiques mises en
œuvre rapidement.
Synthèse des échanges
- Bien définir ce qu’est la gastronomie et le patrimoine gastronomique. Ne pas considérer que c’est uniquement réservé aux touristes
- Les AOC sont un atout mais aussi un inconvénient
- Bien faire la distinction entre le local paysan et le local industriel
- Protéger les cultures vivrières via la protection du foncier et la diversification (souveraineté et résilience)
- Pour la dimension « Tourisme » : contraindre les restaurateurs à se fournir localement, identifier les restaurateurs ou les plats via un pictogramme type « production maison » - Sur la gastronomie elle-même : développer un gui de la vraie gastronomie basque, valoriser la gastronomie locale via des SIQO, l’adapter aux saisons, aux changements globaux, problématique du marketing (usage abusif de la croix basque), développer le tourisme à la ferme
Rôle de la CAPB : sensibilisation, politique claire sur le foncier, force de proposition sur des marques territoriales126
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Restauration hors domicile - RHD
Séquence 1 : Panorama global, tendance(s)
« Sur la thématique, quelles sont les marges de progrès selon vous ? »
Préciser la/les évolution(s)
souhaitée(s) :
Que souhaitez-vous voir évoluer sur
la thématique ?
- Rapprocher l’offre de la demande et soutenir le
développement de l’offre si elle est déficitaire
- Développer l’offre de produits végétariens, bio, locaux,
les labels qualité sans intrants
- Mieux valoriser les productions présentes comme
l’agneau de lait
- Considérer les seuils légiférés comme une « étape » et
non pas « une fin » (viser 100% de bio et local d’ici à
2050)
- Restauration commerciale : développer l’introduction de
produits locaux et bio, traçables
- Diminuer la part des produits carnés
Qualifier les évolutions souhaitées :
Sont-elles réalistes, faisables ?
Y a-t-il d’autres voies ?
- L’action sur la restauration collective paraît plus efficace
que sur la restauration commerciale (cf. peu de prise sur
cette dernière)
Le positif
Quels leviers activer pour
progresser ?
Les opportunités (=contexte poussant
à …)
Les acteurs mobilisés
- Mettre d’avantage d’incitation économique pour
développer les productions manquantes : maraichage,
fruits, protéines végétales
- Prioriser l’alimentation humaine et convertir les surfaces
de mais en prairies
Le négatif
Qu’est-ce qui s’oppose(rait) au
changement ?
Les freins, les résistances, les
difficultés
-Forte difficulté à faire évoluer des zones en grandes
cultures et maitrisées par les grosses coopératives (ex.
Secteur de St Palais)
-Contraintes du coût de la viande qualité (ex. agneau)
• • "-,/
•127
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Séquence 2 : la prise en compte des spécificités du/des territoire(s)
Selon vous,
- Les marges de progrès sur la thématique sont-elles identiques sur tout le territoire du Pays Basque ?
- Si « non », quels sont les leviers ou les priorités par secteur géographique ?
Nommer le
secteur Préciser la priorité
Préciser le levier
d’actions
Préciser les
complémentarités avec
d’autres secteurs
Séquence 3 : les actions, les solutions
Question :
Quelles sont vos propositions d’actions, de solutions à court terme (=2025), à moyen terme (=2030) ?
Commentaire : les actions de court terme doivent vous paraître réalisable rapidement.
Actions globales Actions localisées
Actions à court terme
2020
=engageable/réalisable
immédiatement
-Sensibiliser à l’équilibre matière :
nécessité de complémentaire,
changement de comportements
-Organiser l’installation de Régie
municipale ou intercommunale pour
la RHD
-Incitation financière à l’installation
ou incitation foncière pour mettre
en place les productions
manquantes (protéines végétales,
fruits, légumes + céréales
alimentation humaine…)
-Inciter la présence/communication
des producteurs sur les lieux de
restauration
-Valoriser les outils de
transformation (cf. légumerie)
-Mieux valoriser les « bas
morceaux »
-Changer les pratiques et les
mentalités en cuisines collectives
(former les cuisiniers)
-Favoriser l’autonomie
alimentaire des exploitations en
raisonnant par zones et non pas
par fermes ; miser sur les
complémentarités territoriales ;
développer la production de
luzerne / mais ; développer les
surfaces en herbes128
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Actions à court terme
2025
-Créer une plateforme logistique
faciliter l’approvisionnement, les
commandes,
-Créer une marque de qualité
Pays Basque : ex. Faire évoluer
Herriko vers l’agriculture
biologique (faire une feuille de
route)
-Généraliser l’aide municipale
pour les coûts des repas bio et
locaux dans les cantines
Actions à moyen
terme 2030
-Faire de la saisonnalité un critère de
fabrication des repas
-Sensibiliser, développement des
projets pédagogiques dans les
établissements, tisser un partenariat
avec l’éducation nationale, associer
les élèves à préparation des repas
-Cohérence entre formations,
éducation, et offre en restauration
-Adapter les formations des écoles
hôtelières au profit de la cuisine129
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Santé, nutrition
Séquence 1 : Panorama global, tendance(s)
« Sur la thématique, quelles sont les marges de progrès selon vous ? »
Préciser la/les évolution(s)
souhaitée(s) :
Que souhaitez-vous voir évoluer sur
la thématique ?
-Croissance souhaitée de la production de fruits et légumes
-Croissance souhaitée de la diversité de l’offre produite
localement
-Besoin de communiquer sur l’assiette locale
-Evolution de la qualité (type) de l’alimentation : hausse de
la consommation de produits végétaux, baisse de la
consommation de produits animaux
Qualifier les évolutions souhaitées :
Sont-elles réalistes, faisables ?
Y a-t-il d’autres voies ?
-Accompagner les producteurs
-Garantir un revenu aux producteurs
Le positif
Quels leviers activer pour
progresser ?
Les opportunités (=contexte
poussant à …)
Les acteurs mobilisés
-Agir sur/par les zones qui peuvent être
diversifiées/transformées en zones de production fruitière
-Mobiliser le CAP d’Hasparren
-Revaloriser des espaces forestiers vers des productions
autres que la Chataigneraie (exemples : compotes en
Soule)
Le négatif
Qu’est-ce qui s’oppose(rait) au
changement ?
Les freins, les résistances, les
difficultés
-Difficile adéquation entre productions et consommations
-Contraintes pédoclimatiques pour certaines productions
végétales
-Problématiques technico-économiques sur les
exploitations
-Réticences (techniques, économiques, culturelles) des
exploitants, et l’historique même des exploitations
• • ~
•130
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Séquence 2 : la prise en compte des spécificités du/des territoire(s)
Selon vous,
- Les marges de progrès sur la thématique sont-elles identiques sur tout le territoire du Pays Basque ?
- Si « non », quels sont les leviers ou les priorités par secteur géographique ?
Nommer le
secteur
Préciser la
priorité
Préciser le levier
d’actions
Préciser les complémentarités avec
d’autres secteurs
Séquence 3 : les actions, les solutions
Question :
Quelles sont vos propositions d’actions, de solutions à court terme (=2025), à moyen terme (=2030) ?
Commentaire : les actions de court terme doivent vous paraître réalisable rapidement.
Actions globales Actions localisées
Actions à court
terme 2020
=engageable/
réalisable
immédiatement
-Favoriser le développement des jardins
potagers de particuliers
-Développer les ateliers culinaires, voire
des cours de cuisines (diététique) dans
les écoles ; mettre en place un « bus
culinaire »
-Organiser des rencontres
producteurs/consommateurs à la ferme
-Créer des jardins partagés, coopératifs
-Développer les lieux de cueillettes à la
ferme-
Favoriser l’accès foncier pour créer des
jardins partagés dans les logements
-Favoriser la création/réhabilitation
de lieux autour de l’alimentation :
magasins avec produits du quotidien ;
jardins potagers et conseils sur les
modes de productions durables ;
atelier de cuisine valorisant les
invendus des producteurs
-Développer le jardinage dans les
espaces périurbains
-Adapter les cours de SVT sur la
nutrition
-Fédérer les écoles basques sur
l’alimentation/santé/nutrition (ex :
travail collectif en réseau sur un
thème)131
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Actions à court
terme 2025
-Orienter les productions des
« agglomérations » vers une production
correspondante à leur besoin
-Développer les ateliers culinaires dans les
épiceries sociales
-Développer les espaces communs de
cuisines pour cuisiner en groupe
-Favoriser les épiceries collaboratives
-Distribution des CCAS/CIAS par les
produits locaux
-Déployer les jardins dans les
écoles
-Favoriser la (ré)insertion par
l’emploi agricole (cf. jardin de
cocagne)
-Eduquer les comportements
alimentaires sur la saisonnalité, la
nutrition, la baisse de la
consommation de protéines
animales
Actions à moyen
terme 2030
-Encourager le développement du
maraîchage
-Rechercher des systèmes d’exploitation
combinant nourriture animale et humaine :
retour du maïs aliment, châtaigne
-Adapter les comportements alimentaires et
les pratiques d’achat
-Rendre accessible l’alimentation de qualité
à tous
-Déployer un lieu de type « pôle de
l’alimentation »
-Favoriser l’agriculture bio et locale
-Adapter les pratiques agricoles
vers la baisse des intrants, imposer
de se passer d’intrant
Synthèse des échanges
Trois domaines d’intervention :
Domaine A : l’adaptation des pratiques agricoles : revoir/améliorer l’agriculture locale - Augmenter la production de fruits et légumes, réintroduire d’anciennes cultures, diminuer l’usage d’intrants
Domaine B : l’action auprès des producteurs : former/sensibiliser à une production bio & locale Domaine C : la sensibilisation/éducation du consommateur, l’exemplarité des collectivités
Les principales actions :
-Développer les productions locales, bio, la production forestière (châtaigne), les légumineuses -Accompagner l’évolution des pratiques, sécuriser le revenu agricole
-Déployer des jardins partagés, ateliers culinaires & cours de cuisines, épicerie solidaire, -Proposer un lieu « totem » autour de l’alimentation
-Intégrer l’agriculture et l’alimentation dans un projet global de santé/environnement132
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
4. Energies renouvelables
TABLE N°1 | Restitution de l’atelier
Les marges de progrès sur les énergies renouvelables
Question : Quel est votre avis sur les marges de progrès de chaque énergie renouvelable, à ce jour, sur le territoire Pays Basque (panorama global,
tendances) ?
Type
d’énergie
renouvelable
Les marges de progrès
Quelles marges de progrès pour
chaque EnR ?
Quels objectifs à 2030 et à 2050 ?
Le positif
Lister les leviers
Les opportunités
Les acteurs mobilisés
Le négatif
Les intérêts installés qui peuvent s’opposer
au changement
Les freins, les résistances, les difficultés
Bois énergie
- Développement des réseaux de chaleur
- Amélioration des systèmes individuels
- Objectifs : production EnR collectif
doublée en 2030 et quintuplée en 2050
Opportunités :
- Contexte : énergies fossiles vont augmenter
- Subventions aux réseaux de chaleur
Ressources :
- Potentiel non utilisé : forêts privées, TTTC
- Forêts syndicales (Cize, Xiberoa)
- Forêts communales
- Difficultés à organiser la filière
- Morcellement, mode de gestion des forêts
- A court terme : prix de l’énergie de référence
Géothermie - Manque d’information du gisement exploitable Non renseignée Non renseignée
Solaire
thermique
- Incitation à l’installation de solaire
thermique sur les constructions
nouvelles
- Rendement meilleur que le photovoltaïque et
durabilité éprouvée
- Difficulté au niveau des sites classés
- Surcoût investissement133
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Biogaz
(méthanisation,
gazéification,
production
d’hydrogène)
Gisement à évaluer
précisément
Permet la valorisation de déchets
(végétaux, abattoirs, production
agroalimentaire)
Acceptation par la population
Difficultés techniques (production
hydrogène)
Photovoltaïque
Favoriser un mix (particulier,
collectif) pour l’installation
Développer
l’autoconsommation)
Limiter les centrales au sol
Production locale, énergie de
proximité
Technologie simple à mettre en
œuvre
Savoir-faire existe sur le territoire
Difficultés sur les sites classés
Terres agricoles
Eolien terrestre
Explorer les gisements
Lever les contraintes
administratives
Objectif : faire aboutir le
projet lancé
Gisement existe
Mettre une pression politique
Contraintes administratives
Acceptation par la population
Hydroélectricité
Garder le potentiel existant
(pérennisation des centrales
existantes)
Optimiser la rentabilité,
productivité des centrales
existantes
Production locale, énergie de
proximité
Energie la plus « verte »
Savoir-faire existe sur le territoire
Contraintes administratives
Energies marines
(éolien offshore,
houlomoteur,…)
Projets à mûrir Non renseignée Non renseignée134
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Les marges de progrès et le territoire
Question :
Ces marges de progrès sont-elles identiques sur tout le territoire du Pays Basque, quels leviers ou priorités par secteur géographique ? Quels moyens
économiques pour le territoire ?
Leviers, priorités et
complémentarités
Par secteur du Pays Basque
Solaire thermique : sur tout le territoire
Photovoltaïque : sur tout le territoire
Bois énergie : Production à l’intérieur du Pays Basque (Soule-Xiberoa et Montagne Basque) et consommation via les réseaux de chaleur en milieu urbain (en priorité)
Hydroélectricité : sur cours d’eaux à début important ou ruisseaux avec dénivelés important Méthanisation : production en milieu rural
Quels moyens économiques
pour le territoire pour le
développement des énergies
renouvelables ?
Soutien de la CAPB aux différentes études nécessaires au développement des EnR Mise en place d’un fond dédié au développement des EnR (exemple : fonds chaleur)135
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Les actions ou solutions
Question :
Quelles sont vos propositions d’actions, de solutions à court terme 2025, à moyen terme 2030 et à long terme 2050 ?
Echéance Actions globales Actions localisées
2025
Installation de panneaux photovoltaïques sur un maximum de
bâtiments publics
Etude d’opportunité de réseaux de chaleur et engager des réalisations Méthanisation : étude de gisement du territoire et engager une
réalisation
Hydroélectricité : optimisation de la production existante. Repérer les projets « dormants »
Eolien : Faire aboutir le projet Oztibarre
Mise en place de la filière (production –
distribution) dans les pôles ciblés (Soule- Xiberoa /
Montagne Basque)
Pays Basque intérieur
2030 Méthanisation : Si gisement suffisant, développer la filière Hydroélectricité : sortir les projets « dormants » Non renseigné
2050 Non renseigné Non renseigné
Synthèse
Synthèse des échanges du groupe de travail
Privilégier les filières « mûres » : photovoltaïque, bois énergie, hydroélectricité à court terme
CAPB doit être le chef de file en matière d’énergie renouvelable au niveau du territoire. Notamment en soutien à la recherche et développement
Une politique globale en énergie renouvelable doit prévoir un volet formation important (production, installation, maintenance) Concrétiser rapidement les projets en cours136
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
TABLE N°2 | Restitution de l’atelier
Les marges de progrès sur les énergies renouvelables
Question :
Quel est votre avis sur les marges de progrès de chaque énergie renouvelable, à ce jour, sur le territoire Pays Basque (panorama global, tendances) ?
Type d’énergie
renouvelable
Les marges de progrès
Quelles marges de progrès pour chaque EnR ?
Quels objectifs à 2030 et à 2050 ?
Le positif
Lister les leviers
Les opportunités
Les acteurs mobilisés
Le négatif
Les intérêts installés qui peuvent
s’opposer au changement
Les freins, les résistances, les
difficultés
Bois énergie
- Développer les réseaux de chaleur collectifs, portés
par les entreprises et les collectivités
- Aller démarcher les propriétaires privés (les inciter
à se regrouper)
- Matière première locale abondante et
à proximité
- Faire émerger des compétences
locales
- Filières en plein essor : Sugarai, Loreki,
Breuil, etc.
- Le coût du débardage et de
l’extraction du bois
- Coupes à blanc excessives
- Coût très faible des énergies fossiles
Géothermie Non renseignée Non renseignée Non renseignée
Solaire
thermique
- Enorme marge de progression
- Législation plus incitative (sur la rénovation, pour
les collectivités)
- Améliorer le subventionnement
- Technologie éprouvée
- Des installations spécialisées
- L’ABF s’oppose à ces installations
- Le manque d’information des
particuliers
Biogaz
(méthanisation,
gazéification,
production
d’hydrogène)
- Potentiel agricole important
- Aucune unité de production de méthane à
l’intérieur
- Faire des études de faisabilité
- Construire les premières unités de production en
2030
- Des aides apportées à ces projets
- I-Ener, Loreki mobilisés sur le sujet
- Des bureaux d’études (Apesa) :
entamer les études de recherche, en
Soule le biogaz pourrait être injecté
directement dans le gazoduc
- EHLG, BLE : pour la communication
- Insécurité potentielle sur les intrants
(il faut des gens sûrs)
- La communication sur le projet :
réticences possibles de la population
- Eviter les gros projets d’entreprises,
favoriser les projets de territoire
- Prendre en compte le débat sur
l’évaluation du digestat137
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Photovoltaïque
Très grosse marge de
progression : particuliers,
collectivités, entreprises
Augmenter la capacité (500
kWh en 2019)
Le coût des panneaux diminue
L’autoconsommation collective
Les lois nationales et européennes
favorisent l’émergence de structures
citoyennes
I-Ener, la CAPB, de futurs groupes
citoyens
L’ABF : sites classés, sites inscrits
Enedis : TURPE : réseau de
production électrique (tarif
d’utilisation)
Eolien terrestre
Marge de progression énorme
du fait des avancées
technologiques des éoliennes
Eoliennes de petites tailles qui
pourraient être installées
Des groupes de travail se constituent
avec le ministère de la Défense
Ministère de la Défense (voltac,
parachutage)
Hydroélectricité Réelle et importante
Développer la petite hydroélectricité
Permettre l’augmentation de la
puissance là où cela est possible
Producteurs indépendants, France
Hydro, Iloai EXXX)
DDTM, police de l’eau :
dogmatisme
Décalage entre le discours
politique et l’attitude de
l’administration
Dogmatisme de la fédération de
pêche
Energies marines
(éolien offshore,
houlomoteur, …)
Projet de la côte basque, ferme
houlomotrice
Opportunités grandes,
recherches
Recherche (ISABTP)
Technologie non éprouvée, non
rentable à ce jour
Contrainte de l’eau, contrainte
du sel138
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Les marges de progrès et le territoire
Question :
Ces marges de progrès sont-elles identiques sur tout le territoire du Pays Basque, quels leviers ou priorités par secteur géographique ? Quels moyens
économiques pour le territoire ?
Leviers, priorités et complémentarités
Par secteur du Pays Basque
Soule :
Hydroélectricité : maintien et développement
Méthanisation : études de faisabilité et réalisations
Photovoltaïque/thermique : particuliers et entreprises
Réseaux de chaleur, bois énergie
Gazéification : première étude de faisabilité, expérimentation
B.N :
Idem + éolien
Labourd :
Photovoltaïque / thermique
Energie marine
Réseaux de chaleur
Gazéification, méthanisation ?
Quels moyens économiques pour le territoire pour
le développement des énergies renouvelables ?139
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Les actions ou solutions
Question :
Quelles sont vos propositions d’actions, de solutions à court terme 2025, à moyen terme 2030 et à long terme 2050 ?
Echéance Actions globales Actions localisées
2025
Suite au cadastre pour le potentiel photovoltaïque, lancer des groupements d’achats pour la poste, l’installation de panneaux photovoltaïques et pour le solaire thermique Hydroélectricité : obtenir que l’Etat respecte sa législation sur l’équipement en hydroélectricité
Eolien : lancer de nouvelles études
Méthanisation : étude de faisabilité et première unité de production
Développer les unités I-Ener
Non renseigné
2030
Eolien : Mettre en route les premières éoliennes
Première usine marémotrice en route
Essaimer l’expérience Sugarai dans les autres forêts du Pays Basque
Premier projet de gazéification
Non renseigné
2050 Territoire du Pays Basque autosuffisant en termes de production énergétique (et de réponse aux besoins) Non renseigné
Synthèse
Synthèse des échanges du groupe de travail
Très grosse marge de progression en Pays Basque, et pour tous les types d’énergie renouvelable (sauf géothermique dont on ne sait pas)
Rôle pivot de la CAPB : stratégie, lobbying, études, appels à projets
Sensibiliser le « grand public » aux opportunités que représentent les EnR140
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
TABLE N°3 | Restitution de l’atelier
Les marges de progrès sur les énergies renouvelables
Question :
Quel est votre avis sur les marges de progrès de chaque énergie renouvelable, à ce jour, sur le territoire Pays Basque (panorama global, tendances) ?
Type d’énergie
renouvelable
Les marges de progrès
Quelles marges de progrès pour chaque
EnR ?
Quels objectifs à 2030 et à 2050 ?
Le positif
Lister les leviers
Les opportunités
Les acteurs mobilisés
Le négatif
Les intérêts installés qui peuvent
s’opposer au changement
Les freins, les résistances, les difficultés
Bois énergie
Marge importante dans el
chauffage domestique et petites
collectivités
Nécessité de mobiliser la
ressource et une animation
forestière par un technicien
Remplacement des petites
chaudières collectives
Energie renouvelable, bilan
carbone
Emploi local, circuit court,
complément pour les paysans
Remplacement des chaudières
Acteurs mobilisés : animation
forestière pour gestion des
ressources, agriculteurs,
Difficulté d’exploiter
Manipulation des bûches et
salissant
Bois sec pollution (CO2 et fumées)
Géothermie Non renseignée Non renseignée Non renseignée
Solaire thermique Enorme Energie à promouvoir
Energie directe
Construction des panneaux simples
Recyclable et longue durée de vie
Il faut une double source pour
l’hiver
Biogaz
(méthanisation,
gazéification,
production
d’hydrogène)
Non renseignée Non renseignée Non renseignée141
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Photovoltaïque Marge de progrès Surface de toiture
Implantation sur le sol non
exploitable (contaminé)
Professionnalisation de la pose
Autoconsommation :
responsabilisation
Association solaire thermique
Stockage sur batterie
ABF : restriction réglementaire (PLU)
Eolien terrestre Non renseignée Non renseignée Non renseignée
Hydroélectricité
Marge importante car de
nombreux moulins restent à
équiper
+ 20% loi POPE
Inventaire petite usine Pch ou
moulin
Maintien du patrimoine
Pas de perte en ligne (gain
énergétique)
Emploi local
EnR + régulière
Frein administratif (doctrine
effacement des sols)
Manque d’études scientifiques sur le
gain environnementale sur la
destruction du potentiel EnR
Energies marines
(éolien offshore,
houlomoteur, …)
Non renseignée Non renseignée Non renseignée142
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Les marges de progrès et le territoire
Question :
Ces marges de progrès sont-elles identiques sur tout le territoire du Pays Basque, quels leviers ou priorités par secteur géographique ? Quels moyens
économiques pour le territoire ?
Leviers, priorités et complémentarités
Par secteur du Pays Basque
Sobriété : usages publics (éclairage, etc)
Préserver les gisements de production hydroélectricité (moulins, etc.) Pouvoir d’application locale par la CAPB pour le développement des EnR Marges :
Bois Energie : important en milieu rural
Photovoltaïque : tout le territoire
Hydroélectricité : sur les moulins existants
Prime à l’installation pour l’autoconsommation
Quels moyens économiques pour le territoire pour le
développement des énergies renouvelables ?
La première énergie renouvelable est celle qu’on ne consomme pas
Animation forestière
Les actions ou solutions
Question : Quelles sont vos propositions d’actions, de solutions à court terme 2025, à moyen terme 2030 et à long terme 2050 ?
Echéance Actions globales Actions localisées
2025
Application des 1/10ème des modules pour les débuts réservés
Equipement des moulins
Faciliter les autorisations administratives et renouvellement d’autorisation de centrales hydroélectriques Loi POPE
Remplacement des chaudières fioul dans les bâtiments publics
Non renseigné
2030 Créations d’autres plateformes « bois énergie » analogues à Sugarai Non renseigné
2050 Non renseigné Non renseigné143
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Synthèse
Synthèse des échanges du groupe de travail
La priorité est la sobriété individuelle et collective
Développer les gisements existants (par ordre de priorité) :
Hydroélectricité : x10 [20% (loi POPE)] : mobiliser la CAPB | Partout sur le territoire Solaire thermique : x10 aussi bien auprès des professionnels que des particuliers | Partout sur le territoire Bois énergie : x2 : animation forestière : mobilisation des agriculteurs, CRPI. Remplacement des chaudières (particuliers, collectivités) | Plutôt en milieu rural
Photovoltaïque : x5 : en autoconsommation, utilisation des particuliers | Partout sur le territoire
Moyens économiques : Aides telles que des primes à l’autoconsommation144
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
TABLE N°4 | Restitution de l’atelier
Les marges de progrès sur les énergies renouvelables
Question :
Quel est votre avis sur les marges de progrès de chaque énergie renouvelable, à ce jour, sur le territoire Pays Basque (panorama global, tendances) ?
Type d’énergie
renouvelable
Les marges de progrès
Quelles marges de progrès pour chaque
EnR ?
Quels objectifs à 2030 et à 2050 ?
Le positif
Lister les leviers
Les opportunités
Les acteurs mobilisés
Le négatif
Les intérêts installés qui peuvent s’opposer
au changement
Les freins, les résistances, les difficultés
Bois énergie
- Particuliers : améliorer l’efficacité des
équipements existants + étendre
éventuellement
- Projets collectifs : augmenter le nombre de
projets collectifs
- Redynamiser la filière : aides publiques +
débouchés + gestion durable
- Ressource présente + culture d’utilisation
du bois (sphère privée)
- Des dynamiques, des projets existantes
(Sugarai, réseaux Abs, Bayonne, Garazi,
Mauléon ?)
- Un raisonnement à court terme à oublier :
coût global sur 20 ans à prendre en compte
pour concrétiser les projets collectifs
- Morcellement de la forêt : difficulté de
mobilisation de la ressource
- Difficulté d’accès
- Insister sur l’efficacité des différentes
filtration
Géothermie
- Particuliers : solution à envisager (PAC
eau/eau) en neuf et rénovation « adaptée »
- Meilleure information et montée en
compétences des pros
- Projets collectifs : faire 1/des projet(s)
visible(s) exemplaire(s) démonstrateur(s)
- Le contexte rural facilite la mise en œuvre
/ place
- Coût global !
- Savoir-faire local
Solaire
thermique
- Des grandes marges de progrès : faire
évoluer le discours des acteurs (solution
efficace) et faire prendre conscience de
l’enjeu (place de l’ECS)
- Ressource suffisante et inépuisable
- Une solution adaptée aux particuliers =
enjeu prioritaire du plan climat décliné par
territoire
- Coût global !
- Intégration en toiture (ABF)
- Les à priori145
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Biogaz
(méthanisation,
gazéification,
production
d’hydrogène)
De grandes marges de progrès :
région d’élevage
Solutions pouvant apporter des
réponses à des problèmes
environnementaux
Potentiel + volonté !
Coût d’investissement + collecte +
difficulté des projets collectifs
(convaincre + réunir les acteurs)
Combattre les idées reçues : on peut
faire des projets efficaces et
durables
Photovoltaïque
Potentiel : ide solaire thermique
Possibilité de faire des projets
d’envergure sans concurrence
néfaste (terres agricoles -> terres
polluées)
Mieux informer
Production décentralisée, efficace
et durable
Filière déjà un peu développée
Bâtiments existants inadaptés
ABF !
Eolien terrestre Potentiel limité mais concrétisons ce qui est faisable Potentiel + volonté (limité/contraint) Réglementation(s) + oppositions potentielles
Hydroélectricité
Oui !
Optimisation des seuils et des
centrales existantes
Localisation sur le territoire
Atouts de la filière : qualité du
courant, prévisibilité,
complémentarité avec les autres
productions, rendement du
système, préservation patrimoine
Réglementations !
Energies
marines (éolien
offshore,
houlomoteur,…)
A étudier si faisable à minima
démonstrateurs et si rentable à
développer
Non renseignée
Manque de connaissance au niveau
local : thématique récente
Coût + intégration si éolien146
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Les marges de progrès et le territoire
Question :
Ces marges de progrès sont-elles identiques sur tout le territoire du Pays Basque, quels leviers ou priorités par secteur géographique ? Quels moyens
économiques pour le territoire ?
Leviers, priorités et
complémentarités
Par secteur du Pays Basque
Territoire rural :
Secteur résidentiel : efficacité énergétique et bois énergie/solaire thermique/photovoltaïque en autoconsommation
Méthanisation
Hydroélectricité
PV sur terrains adaptés uniquement
Eolien (Oztibarre)
Ressources bois : travailler sur la filière d’exploitation
Territoire urbain :
Photovoltaïque en toiture + projets collectifs (ombrières sur parking, toitures bâtiments de taille importante) Réseaux de chaleur
Avant tout économie d’énergie
Quels moyens économiques
pour le territoire pour le
développement des énergies
renouvelables ?
Les moyens économiques existent mais :
Lisibilité à optimiser : communication
Visibilité à moyen / long terme
Faire évoluer les critères de choix : vision à moyen / long terme : coût global ! Possibilité de limiter les aides à une avance de trésorerie uniquement (différents des subventions) : Crowfunding
Etc…projet à économie mixte147
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Les actions ou solutions
Question :
Quelles sont vos propositions d’actions, de solutions à court terme 2025, à moyen terme 2030 et à long terme 2050 ?
Echéance Actions globales Actions localisées
2025
Communication / formation :
Mieux informer : chiffres clés locaux / adaptés
Combattre les idées reçues
Faire monter en compétences les professionnels et les
orienter vers les bonnes solutions
Rassurer les consommateurs : fiabilité des professionnels
locaux (création d’un réseau local rassurant)
Rendre les gens acteurs de la démarche : observatoire actualisé
des objectifs du plan climat (y arriver réellement)
Concrétiser des démonstrateurs et communiquer dessus de
manière transparente (avantages, freins, etc.)
Guichet unique local et disponible
Convaincre la population de l’intérêt du Plan Climat, les inciter,
les obliger indirectement
Insister sur la bonne éducation des nouvelles générations : si
possible à décliner localement, émulation positive
2030 Il faut agir maintenant !
2050148
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Synthèse
Synthèse des échanges du groupe de travail
Sobriété / Mix énergétique
Faire évoluer les mentalités : raisonner à moyen/long terme, en coût global Potentiels ENR forts : solaire, bois énergie, hydroélectricité
Plan Climat concret à décliner par territoire et de manière lisible pour tous : désacraliser Moyens économiques : aides à l’investissement
Immédiatement : communiquer, convaincre, prouver que c’est faisable (démonstrateurs) Convaincre la population : convaincre, inciter, obliger indirectement149
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
5. Economie circulaire et prévention des déchets
TABLE N°1 | Restitution de l’atelier
Panorama global / tendances
Marges de progrès
Champ
d'intervention Levier
Rappel des principaux
éléments du Forum du 6
avril
Marges de progrès
souhaitées et
faisables
Eléments facilitateurs
(opportunités, acteurs
mobilisés…)
Eléments limitants
(oppositions au
changement, freins…)
OFFRE des
acteurs
économiques
(entreprises,
collectivités,
associations…)
Achats responsables (matières
premières, fournitures, énergie,
eau…)
Un achat responsable est un
achat basé sur le respect de
l'environnement et de l'humain.
Le poids des achats représente en
moyenne 50 % du chiffre
d’affaires d'une entreprise
(source Ademe).
Encourager une commande
publique plus vertueuse.
Rigidité du Code des
marchés publics.
- Inciter
l’intégration dans
les marchés publics
des critères
d’analyse du bilan
carbone
- L’analyse du
besoin juste
- Inventaire des
fournisseurs locaux et
des fournitures du
réemploi
- Service après-vente
plus facile en local
- Partage d’expériences
entre acteurs et
communication
- Le prix (le local peut
être plus cher)
- Les garanties
Eco-conception
L'éco-conception, c’est concevoir
une offre de produits (biens ou
services) plus respectueux de
l’environnement tout au long de
la vie du produit (de sa
fabrication à sa fin de vie).
Thématique non abordée
par les participants au
Forum du 6 avril
- Formation des
futurs ingénieurs
sur l’éco-
conception
Non renseignée - Immobilisme des décideurs150
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
OFFRE des
acteurs
économiques
(entreprises,
collectivités,
associations…)
Ecologie industrielle et
territoriale (EIT)
L'EIT, c'est développer, à
l'échelle des territoires, les
échanges de flux et la
mutualisation entre
entreprises de ressources (les
déchets des uns peuvent
devenir les ressources des
autres) et de besoins
(infrastructures, matériel,
espace, logistique)
Thématique non
abordée par les
participants au Forum
du 6 avril
- Inventaire des
disponibilités de bien
aux produits et
services qui peuvent
être mobilisés
- Développement des
groupements d’achats
- Partages
d’expériences
- Peur de la
concurrence
Economie de la fonctionnalité
= vendre un service, l'usage
des biens plutôt que le bien
lui-même cf. système de
partage de matériel et de
personnel des CUMA
Thématique non
abordée par les
participants au Forum
du 6 avril
- Inventaire des
disponibilités de bien
aux produits et
services qui peuvent
être mobilisés
- Développement des
groupements d’achats
- Partages
d’expériences
- Peur de la
concurrence
DEMANDE ET
COMPORTEMENT
des
consommateurs
Consommation responsable
(achat, consommation
collaborative, utilisation)
Besoin de
sensibilisation de tous
les publics : atteindre
une majorité de la
population et des
acteurs économiques
pour un changement
de pratiques.
- Aides financières aux
associations pour
informer les
consommateurs
- Prévention et analyse
du besoin d’achat
(local de préférence)
-Nombreuses
associations très active
- Ateliers participatifs
- Le prix du neuf (hors
local) est trop attractif151
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
DEMANDE ET
COMPORTEMENT
des
consommateurs
Allongement de la durée
d'usage : réemploi,
réparation, réutilisation,
réduire le gaspillage, ...
Besoin de mieux valoriser
le déchet comme une
ressource, une source
d'activités, d'emplois et de
lien social.
Acteurs du réemploi au
Pays Basque : dynamique
locale et diversité, mais
manque de liens, de
communication, de mise en
réseau,
d'accompagnement pour
"transformer l'essai"
(besoins en termes de
foncier, de locaux, de
pérennisation des emplois),
de structuration
(bénévolat, associations).
- Augmentation du nombre
de structures qui réparent
- Aides financières pour
réduire le coût des biens
réparés (écart important
avec le neuf)
- Financement (aidé)
de l’installation
d’ateliers participatifs
- Convention entre
recycleries et
déchèteries
- Développement des
doggy-bags dans les
restaurants
- La réparation
est plus chère
que le neuf
- Le public
touristique de
passage n’est
pas ou peu
concerné152
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
GESTION DES
DECHETS
Recyclage (matière et
organique)
- Favoriser le tri pour mieux
recycler et limiter le recours
au stockage des déchets
- Développer les filières
locales de recyclage des
déchets triés
- Produire des matériaux
recyclés pour lutter contre
l’épuisement des ressources
naturelles
- Produire du compost, de
l’énergie renouvelables
grâce à la méthanisation des
déchets
La règlementation freine le
développement du
recyclage et du réemploi
(exemple du BTP).
L'objectif doit rester la non-
existence des déchets.
Pas de mise en évidence
aujourd'hui de la
responsabilité du
producteur de déchet.
Transformer les
déchèteries au service du
don et des échanges.
Attention à la place du
recyclage consommateur
d'énergie et d'eau.
- Généralisation de la mise
en place de la tarification
incitative
- Généraliser les filières de
recyclage (plastique hors
PET) et l’extension des
consignes de tri
- Développer le
compostage urbain
- Développement de la
consigne
- Développement du
vrac
- Formation des
syndics d’immeubles
au tri/compostage
- Pas de
répression153
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Propositions d'actions concrètes
A court terme (2025) Action localisée ? (si oui, sur quel périmètre) A moyen terme (2030) Action localisée ? (si oui, sur quel périmètre)
Information des différents
publics
Développement des
plateformes d’inventaires
Aide inférieure à l’appel à projet
Non renseignée Non renseignée Non renseignée
Modifier le programme de formation Non renseignée Non renseignée Non renseignée
Développer des groupements
d’achats sur toutes les filières
Mutualisation de la logistique
Information, formation sur la partie rurale
de l’agglomération Non renseignée Non renseignée
Non renseignée Intervention dans les déchèteries pour porter la bonne parole Non renseignée Non renseignée
Synthèse
Synthèse des échanges par thématique
Point 1
L’équilibre économique n’est pas toujours viable pour des changements de comportements La réparation coût aussi cher que le neuf
Le local coûte plus cher que l’importation délocalisée
Importance des aides publiques pour compenser les écarts de prix
L’achat local, le réemploi, la valorisation des déchets sont créateurs d’empois
Point 2 Difficultés dans le changement de comportement : la consommation a le pouvoir et la responsabilité Comment arriver à accompagner « la première fois » (lessive à faire chez soi, vide grenier, …)
Point 3
Communiquer et valoriser les bons comportements
Informer le consommateur et les fournisseurs sur le bilan carbone
Promouvoir la communication responsable154
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
TABLE N°2 | Restitution de l’atelier
Panorama global / tendances
Marges de progrès
Champ
d'intervention Levier
Rappel des principaux
éléments du Forum du 6 avril
Marges de progrès
souhaitées et
faisables
Eléments facilitateurs
(opportunités, acteurs
mobilisés…)
Eléments limitants
(oppositions au
changement, freins…)
OFFRE des
acteurs
économiques
(entreprises,
collectivités,
associations…)
Achats responsables
(matières premières,
fournitures, énergie, eau…)
Un achat responsable est un
achat basé sur le respect de
l'environnement et de
l'humain.
Le poids des achats représente
en moyenne 50 % du chiffre
d’affaires d'une entreprise
(source Ademe).
Encourager une commande
publique plus vertueuse.
Rigidité du Code des marchés
publics.
- Promouvoir la
norme ISO 20400
- Peu cher, déjà connu
- S’appuyer sur les
chambres consulaires
Non renseignée
Eco-conception
L'éco-conception, c’est
concevoir une offre de
produits (biens ou services)
plus respectueux de
l’environnement tout au long
de la vie du produit (de sa
fabrication à sa fin de vie).
Thématique non abordée par
les participants au Forum du 6
avril
- A.C.V Non renseignée Non renseignée155
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
OFFRE des acteurs
économiques
(entreprises,
collectivités,
associations…)
Ecologie industrielle et
territoriale (EIT)
L'EIT, c'est développer, à
l'échelle des territoires, les
échanges de flux et la
mutualisation entre
entreprises de ressources
(les déchets des uns
peuvent devenir les
ressources des autres) et
de besoins (infrastructures,
matériel, espace,
logistique)
Thématique non abordée par
les participants au Forum du 6
avril
Développer les vieux
moulins hydrauliques Non renseignée Non renseignée
Economie de la
fonctionnalité = vendre un
service, l'usage des biens
plutôt que le bien lui-même
cf. système de partage de
matériel et de personnel
des CUMA
Thématique non abordée par
les participants au Forum du 6
avril
Non renseignée Non renseignée156
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
DEMANDE ET
COMPORTEMENT des
consommateurs
Consommation
responsable (achat,
consommation
collaborative, utilisation)
Besoin de sensibilisation de
tous les publics : atteindre
une majorité de la population
et des acteurs économiques
pour un changement de
pratiques.
- Eveiller les
consciences des
citoyens pour une
consommation
responsable.
Mobiliser les acteurs
économiques pour
une activité éco-
responsable
- Politiques
d’achats
-Opération de
communication
-Transparence de
l’impact de leur
politique d’achats
(exemplarité)
Intégration du bilan
carbone
- Cadre
administratif /
législatif national
ou européen
- Complexité de la
mise en place de
la démarche bilan
carbone
DEMANDE ET
COMPORTEMENT des
consommateurs
Allongement de la durée
d'usage : réemploi,
réparation, réutilisation,
réduire le gaspillage, ...
Besoin de mieux valoriser le
déchet comme une ressource,
une source d'activités,
d'emplois et de lien social.
Acteurs du réemploi au Pays
Basque : dynamique locale et
diversité, mais manque de
liens, de communication, de
mise en réseau,
d'accompagnement pour
"transformer l'essai" (besoins
en termes de foncier, de
locaux, de pérennisation des
emplois), de structuration
(bénévolat, associations).
- Développer des
centres techniques du
réemploi, de la
réparation, de la
déconstruction BTP et
de la réutilisation
- En amont :
conception
d’emballages
écologiques
- Méconnaissance
des techniques157
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
GESTION DES
DECHETS
Recyclage (matière et
organique)
- Favoriser le tri pour
mieux recycler et limiter le
recours au stockage des
déchets
- Développer les filières
locales de recyclage des
déchets triés
- Produire des matériaux
recyclés pour lutter contre
l’épuisement des
ressources naturelles
- Produire du compost, de
l’énergie renouvelables
grâce à la méthanisation
des déchets
La règlementation freine le
développement du recyclage
et du réemploi (exemple du
BTP).
L'objectif doit rester la non-
existence des déchets.
Pas de mise en évidence
aujourd'hui de la
responsabilité du producteur
de déchet.
Transformer les déchèteries
au service du don et des
échanges.
Attention à la place du
recyclage consommateur
d'énergie et d'eau.
- Circuit de consigne,
circuit du vrac
- Développer une
énergie renouvelable
via la biomasse
(déchets agricoles,
collectivités :
restaurations,
abattoirs)
- Mutualiser les
lieux de nettoyage,
embouteillage
- Création d’un lieu
- Création d’emplois
et relance d’activité
laitière (vache bio)
- Matière
première : Bil Ta
Garbi possède déjà
l’expérience du
recyclage à 100%
-Normes
d’hygiènes
-Contraintes
normes
- Niveau
d’investissement158
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Propositions d'actions concrètes
A court terme (2025) Action localisée ? (si oui, sur quel périmètre) A moyen terme (2030) Action localisée ? (si oui, sur quel périmètre)
Développer une politique d’exemplarité (charte) : 100%
d’achats publics bio-responsable ou local (agricole et
alimentaire)
Non
Etendre à d’autres domaines tels
que les bâtiments, le mobilier, les
services de recyclerie
Non renseignée
Développer une filière de formation en éco-conception
franco-espagnole Non Non renseignée Non renseignée
Mutualisation de machines : faciliter / créer un lieu pour
tout le cycle de lavage des bouteilles, pots et consignes
- Aldudes : usine qui souffre
- CLPB
Pour l’eau, miel, l’huile et la
confiture Non renseignée
Création d’un site pilote Non renseignée Développer au territoire Non renseignée
Accompagner des entreprises publiques Non Non renseignée Non renseignée
Synthèse
Synthèse des échanges par thématique
Point 1 - Exemplarité de la communauté d’agglomération : 100% d’achats publics éco-responsable - Déclencher des mécanismes d’influences
Point 2
- Observatoire des déchets spécifiques au territoire (laine de brebis), aux bâtiments - Conseil aux entreprises pour développer des projets
- Conventions techniques avec l’ADEME pour des recherches spécifiques des déchets liés au territoire
Point 3 - Centre de consignes (lavage, réutilisation du verre)
Point 4
- Plus de plastique et suremballage : agro-alimentaire local
- Achat local
Territoire 0 plastique – 100% consigne - vrac159
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
TABLE N°3 | Restitution de l’atelier
Panorama global / tendances
Marges de progrès
Champ
d'intervention Levier
Rappel des principaux
éléments du Forum du 6
avril
Marges de progrès
souhaitées et faisables
Eléments facilitateurs
(opportunités, acteurs
mobilisés…)
Eléments limitants
(oppositions au
changement,
freins…)
OFFRE des
acteurs
économiques
(entreprises,
collectivités,
associations…)
Achats responsables
(matières premières,
fournitures, énergie, eau…)
Un achat responsable est un
achat basé sur le respect de
l'environnement et de
l'humain.
Le poids des achats
représente en moyenne 50 %
du chiffre d’affaires d'une
entreprise (source Ademe).
Encourager une commande
publique plus vertueuse.
Rigidité du Code des
marchés publics.
- Travail de
sensibilisation auprès
des acteurs privés
- Mettre des objectifs
chiffrés
- Lister les fournisseurs
- Cahier des charges
- Favoriser les acteurs
locaux
- Rendre possible par les
collectivités l’achat de
produits de seconde main
- Favoriser les
acteurs locaux
(freins
réglementaires) à
proposition égale
Eco-conception
L'éco-conception, c’est
concevoir une offre de
produits (biens ou services)
plus respectueux de
l’environnement tout au long
de la vie du produit (de sa
fabrication à sa fin de vie).
Thématique non abordée
par les participants au
Forum du 6 avril
- Connaître les acteurs
locaux
-Utilisation de matériaux
biosourcés
- Mise en place d’un éco-
score (exemple du
nutriscore)
- Intégrer l’obsolescence
et interdire
l’obsolescence
programmée
- CCI des Landes
- ESTIA
- Ingénieurs éco-
conception dans les
Landes
Difficulté
d’application du
principe pollueur –
payeur160
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
OFFRE des acteurs
économiques
(entreprises,
collectivités,
associations…)
Ecologie industrielle et
territoriale (EIT)
L'EIT, c'est développer, à
l'échelle des territoires,
les échanges de flux et la
mutualisation entre
entreprises de
ressources (les déchets
des uns peuvent devenir
les ressources des
autres) et de besoins
(infrastructures,
matériel, espace,
logistique)
Thématique non abordée par
les participants au Forum du 6
avril
- Regrouper les
différentes
plateformes de
référencement en
une seule
- Créer un
écosystème
d’entreprises sur une
même zone d’activité
- Créer une zone
« pilote »
- Personne référente
(HSE en interne) ou
sur une même zone
pour organiser
- Volonté politique
- Financement
- Coût réel du
déchet
Economie de la
fonctionnalité = vendre
un service, l'usage des
biens plutôt que le bien
lui-même cf système de
partage de matériel et
de personnel des CUMA
Thématique non abordée par
les participants au Forum du 6
avril
- Lieu de coworking /
mutualisation
- Atelier partagé pour
les artisans
- Habitat participatif
+ écoquartier
- Covoiturage local /
Autopartage
- Réseaux sociaux
- Application
- Collectivités
Non renseignée161
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
DEMANDE ET
COMPORTEMENT des
consommateurs
Consommation
responsable (achat,
consommation
collaborative, utilisation)
Besoin de sensibilisation de
tous les publics : atteindre une
majorité de la population et
des acteurs économiques pour
un changement de pratiques.
- Apprendre à
cuisiner
différemment
- Réutilisation du
textile (valorisation)
- Créer un
supermarché de
seconde main
(recyclerie)
- Structures
collectives (hôpital,
EHPAD, écoles)
exemplaires
- Lien avec la santé
Non renseignée
DEMANDE ET
COMPORTEMENT des
consommateurs
Allongement de la durée
d'usage : réemploi,
réparation, réutilisation,
réduire le gaspillage...
Besoin de mieux valoriser le
déchet comme une ressource,
une source d'activités,
d'emplois et de lien social.
Acteurs du réemploi au Pays
Basque : dynamique locale et
diversité, mais manque de
liens, de communication, de
mise en réseau,
d'accompagnement pour
"transformer l'essai" (besoins
en termes de foncier, de
locaux, de pérennisation des
emplois), de structuration
(bénévolat, associations).
- Aider et valoriser les
acteurs de la
réparation
- Fairphone ?
- Campagne de
communication en
appui du site de
réemploi
- Annuaire des
réparateurs
- Locaux disponibles
accessibles
- Accompagnement,
soutien par des
partenaires
- Manque de
communication
auprès du grand
public
- Difficulté162
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
GESTION DES DECHETS
Recyclage (matière et
organique)
- Favoriser le tri pour
mieux recycler et limiter
le recours au stockage
des déchets
- Développer les filières
locales de recyclage des
déchets triés
- Produire des matériaux
recyclés pour lutter
contre l’épuisement des
ressources naturelles
- Produire du compost,
de l’énergie
renouvelables grâce à la
méthanisation des
déchets
La règlementation freine le
développement du recyclage
et du réemploi (exemple du
BTP).
L'objectif doit rester la non-
existence des déchets.
Pas de mise en évidence
aujourd'hui de la
responsabilité du producteur
de déchet.
Transformer les déchèteries
au service du don et des
échanges.
Attention à la place du
recyclage consommateur
d'énergie et d'eau.
- Compostage en
restauration
collective
- Mettre dans le
cahier des charges
des acteurs publics
des objectifs de
matériaux recyclés
Non renseignée
- Permettre le
recyclage en
alternative finale et
ne pas oublier les
étapes
intermédiaires
Propositions d'actions concrètes
A court terme (2025)
Action localisée ? (Si
oui, sur quel
périmètre)
A moyen terme (2030)
Action localisée ? (si
oui, sur quel
périmètre)
- Apprendre à cuisiner différemment (cours gratuits pour tous) Non renseignée Non renseignée Non renseignée163
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
- Aider les acteurs de la réparation et du réemploi et leur mettre à
disposition des locaux
- Créer un pôle réemploi / recyclerie (3000m²)
Non renseignée Non renseignée Non renseignée
- Développer des filières locales de réemploi/de recyclage
- Développer le compostage collectif en restauration Non renseignée Non renseignée Non renseignée
- Objectifs chiffrés (% de la commande publique)
- Lister des fournisseurs (annuaire géolocalisé) Non renseignée Non renseignée Non renseignée
- Mettre en place un éco-score
- Interdire l’obsolescence programmée Non renseignée Non renseignée Non renseignée
- Créer une zone d’activité pilote Non renseignée Non renseignée Non renseignée
- Regrouper toutes les actions existantes (annuaire) et créer un moteur de
recherche qui référence toutes les offres (par exemple : pour un trajet de
covoiturage)
Non renseignée
- La collectivité peut
créer une plateforme
unique de
géoréférencement
Non renseignée
Synthèse
Synthèse des échanges par thématique
Point 1
- Recenser et mettre en lien les besoins des consommateurs et aussi des acteurs économiques avec les offres des acteurs économiques sur le territoire
- Favoriser les espaces de mutualisation : lieux d’activités, biens / outils, savoirs - Adapter la formation du territoire (universitaire, professionnelle) au « mieux produire »
Point 2
- Recenser et valoriser les acteurs et actions déjà existantes
- Accompagnement foncier et financier des acteurs existants et des projets à venir - Exemplarité des structures et collectivités publiques sur la consommation responsable et le gaspillage
Point 3
- Positionner le recyclage comme dernier recours après la réutilisation, la réparation, le réemploi - Exemplarité dans la commande publique avec des objectifs d’introduction de matériaux recyclés et de gestion des déchets dans les cahiers
des charges164
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
TABLE N°4 | Restitution de l’atelier
Panorama global / tendances
Marges de progrès
Champ
d'intervention Levier
Rappel des
principaux éléments
du Forum du 6 avril
Marges de progrès
souhaitées et
faisables
Eléments facilitateurs
(opportunités, acteurs
mobilisés…)
Eléments limitants
(oppositions au
changement,
freins…)
OFFRE des acteurs
économiques
(entreprises,
collectivités,
associations…)
Achats responsables (matières
premières, fournitures, énergie,
eau…)
Un achat responsable est un achat
basé sur le respect de
l'environnement et de l'humain.
Le poids des achats représente en
moyenne 50 % du chiffre d’affaires
d'une entreprise (source Ademe).
Encourager une
commande publique
plus vertueuse.
Rigidité du Code des
marchés publics.
- S’approprier la
commande publique
et ses règles
- La commande
publique est une
opportunité
(nouveaux critères,
faire travailler les
acteurs locaux,
variantes, sourcing,
provenance et
traçabilité)
-Clusters, CCI…existent
- Nobatek
- Obligation de
concurrence
- Difficulté
d’apporter
réponses sur la
traçabilité
Eco-conception
L'éco-conception, c’est concevoir
une offre de produits (biens ou
services) plus respectueux de
l’environnement tout au long de la
vie du produit (de sa fabrication à
sa fin de vie).
Thématique non
abordée par les
participants au
Forum du 6 avril
- Ressources lors de
la production
- Conditionnement
du produit /
réduction des
embouteillages
-Conception
(ingénierie)
- Analyse des cycles de
vie (ACV) Non renseignée165
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
OFFRE des acteurs
économiques
(entreprises,
collectivités,
associations…)
Ecologie industrielle et
territoriale (EIT)
L'EIT, c'est développer, à
l'échelle des territoires,
les échanges de flux et la
mutualisation entre
entreprises de
ressources (les déchets
des uns peuvent devenir
les ressources des
autres) et de besoins
(infrastructures,
matériel, espace,
logistique)
Thématique non abordée par
les participants au Forum du 6
avril
- Symbiose inter-
entreprises
- Bourses de déchets
(CMA)
- Cette bourse de
déchets est
aujourd’hui peu
utilisée / alimentée
-Mauvaise
connaissance des
ressources locales
(déchets qui
peuvent réutiliser)
Economie de la
fonctionnalité = vendre
un service, l'usage des
biens plutôt que le bien
lui-même cf système de
partage de matériel et
de personnel des CUMA
Thématique non abordée par
les participants au Forum du 6
avril Non renseignée
- CCI : bourse aux
matériels ACTIF
(camions, matériels) Non renseignée166
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
DEMANDE ET
COMPORTEMENT des
consommateurs
Consommation
responsable (achat,
consommation
collaborative, utilisation)
Besoin de sensibilisation de
tous les publics : atteindre une
majorité de la population et
des acteurs économiques pour
un changement de pratiques.
- Développement du
vrac
- Sensibilisation à la
consommation
responsable
- Suppression des
objets à usage
unique (dynamique
positive)
Nettoyage des
emballages pour
reprendre les
verres (yaourts,
etc.) des
producteurs
DEMANDE ET
COMPORTEMENT des
consommateurs
Allongement de la durée
d'usage : réemploi,
réparation, réutilisation,
réduire le gaspillage...
Besoin de mieux valoriser le
déchet comme une ressource,
une source d'activités,
d'emplois et de lien social.
Acteurs du réemploi au Pays
Basque : dynamique locale et
diversité, mais manque de
liens, de communication, de
mise en réseau,
d'accompagnement pour
"transformer l'essai" (besoins
en termes de foncier, de
locaux, de pérennisation des
emplois), de structuration
(bénévolat, associations).
Non renseignée
-Atelier
d’autoréparation
(Txirrind’Ola)
- Manque de
recycleries qui
permettent le
réemploi
- Frein pour utiliser
des objets de 2ème
main (quelqu’un
d’autre l’a utilisé)
- Foncier non
disponible
Réparations plus
chères que le neuf167
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
GESTION DES DECHETS
Recyclage (matière et
organique)
- Favoriser le tri pour
mieux recycler et limiter
le recours au stockage
des déchets
- Développer les filières
locales de recyclage des
déchets triés
- Produire des matériaux
recyclés pour lutter
contre l’épuisement des
ressources naturelles
- Produire du compost,
de l’énergie
renouvelables grâce à la
méthanisation des
déchets
La règlementation freine le
développement du recyclage
et du réemploi (exemple du
BTP).
L'objectif doit rester la non-
existence des déchets.
Pas de mise en évidence
aujourd'hui de la
responsabilité du producteur
de déchet.
Transformer les déchèteries
au service du don et des
échanges.
Attention à la place du
recyclage consommateur
d'énergie et d'eau.
- Gestion des déchets
inertes Non renseignée
- Manque de
plateforme de
concassage
- « Pas dans mon
jardin » / NIMBY168
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Propositions d'actions concrètes
A court terme (2025)
Action localisée ? (Si
oui, sur quel
périmètre)
A moyen terme (2030)
Action localisée ? (si
oui, sur quel
périmètre)
- Formation à la commande publique
- Activer le sourcing
- Connaissance des labels, provenance de la matière première (ex : sable)
Toutes collectivités
- Programmes de formation
des futurs ingénieurs
(ISABTP, ESTIA) ou
commerciaux
Non renseignée
- Distribution : plateforme de distribution sur le dernier km
- Accompagnement des entreprises et producteur agricoles sur ACV
- Favoriser la déconstruction (moquette, fenêtre : bourse déchets) et
interdire la démolition
Non Non renseignée Non renseignée
- Valoriser la bourse aux déchets pour qu’elle soit alimentée et active
- Recyclerie, matériauthèque
- Bonus aux entreprises (CAPB via la taxe des entreprises)
- CABPB : Réorganiser les zones d’activités (intégrer cette problématique
sur une premier ZA exemplaire (vitrine) et notamment sur des activités
présentes (recherche action reproductible)
- Animation des
chambres consulaires Non renseignée
- Développer des zones de réemploi dans les déchetteries
- Inciter à créer des zones de désemballages en sortie des caisses de
supermarchés
- Accompagner les producteurs agricoles locaux pour reprendre et laver
- CAPB : cartographie
et référencement des
acteurs de l’ESS et du
réemploi pour les
particuliers / acteur
éco
- Tarification incitative des
ordures ménagères (CAPB)
Usine de nettoyage
mutualisée ?
Non renseignée
- Fablab pour pièces de réparation
- Intervention des CAT vers des opérations de réemploi (réparation,
recyclerie)
- Image de la 2nd main à valoriser, créateur, nettoyage
Mise à disposition de locaux, aujourd’hui non utilisés
Non Non renseignée Non renseignée
- Création de sites DI et plateforme concassage CAPB169
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Synthèse
Synthèse des échanges par thématique
Point 1
- Mise en réseau des acteurs économiques ou porteurs de projets : leur faciliter l’installation (foncier), accompagnement et faire connaître
(entre eux, vers le client, vers les partenaires et les outils disponibles : clusters d’accompagnement) - Déchets / ressources : bourses aux déchets, aux matériels
- Recyclerie
- Cartographie lisible d’acteurs
Point 2 - Collectivité plus vertueuse : commande publique, dans leurs compétences avoir des actes concrets tels que les espaces de réemploi, chantiers verts et zones d’activité économique
Point 3 - Vers le citoyen : compostage collectif par exemple, ateliers d’autoréparation170
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
6. Adaptation au changement climatique
TABLE N°1 | Restitution de l’atelier
Les marges de progrès sur le thème
Thématique
Les marges de progrès
Quelles marges de progrès pour chaque thématique ?
Quels objectifs à 2050 et à 2100 ?
Le positif
Lister les leviers
Les opportunités
Les acteurs mobilisés
Le négatif
Les intérêts installés qui peuvent
s’opposer au changement
Les freins, les résistances, les difficultés
Urbanisme
/ ressource
en eau /
biodiversité
- Gestion côtière : agir ailleurs pour que le territoire
s’adapte
- En lien avec le logement : remettre l’arbre dans
l’aménagement ; système résidentiel qui intègre les
parcs
- + Arbre au cœur du système d’exploitation agricole
- + Reconstruire le long des berges
- Consolider/agir sur le cycle de l’eau
- Agroécologie : valoriser les techniques qui préservent
le sol
- Formations envisagées à accentuer
- Garder la végétation, y compris en ville : fraîcheur
- Pour s’adapter, revoir le mode de logement
- Enrayer le modèle de maison pavillonnaire (trop
consommateur de foncier) et aller vers le petit collectif
- Préserver les vielles forêts
- Expériences à Ostabat
- EHLG promeut les techniques
d’agroécologie
- 1 600 arbres sous forme de haie à
- Il y a des résiliences des arbres que
l’on ne connaît pas encore
- PLU(i) pour préserver la pleine terre
- Aménagements urbains : garder les
arbres et zones perméables, fossés
- Identifier les arbres remarquables
- Favoriser la collocation, d’autres
formes de vivre ensemble
- Stopper la publicité automobile et
pour la promotion immobilière
- Gestion durable/différencie des
forêts ; stopper le traitement des
forêts
- Ecobuage : effets négatifs sur la santé
- Anticiper sur le boisement et les
essences d’arbres adaptés aux
évolutions climatiques
- La maîtrise de la consommation de
foncier n’est pas encore ancrée dans les
pratiques des élus et leur mise en
œuvre171
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Les marges de progrès sur le thème : priorités par secteur géographique
Leviers, priorités et complémentarités
Par secteur du Pays Basque
Penser la globalité du territoire tout en tenant compte des particularités Avoir les mêmes réflexes partout : notamment sur l’urbanisation : mobiliser l’habitat vacant, formes urbaines + économies d’espaces + espaces verts
Aménagement du territoire : Recréer des activités partout : organiser les lieux de vie = besoin que les lieux de vie soient attractifs. Organiser la proximité = y trouver les activités (notamment de soin), mobilité, alimentation
Association AZI : diagnostic guide a été réalisé : mettre en relation les entrepreneurs et jeunes qui veulent vivre ici
Mobilité : Réduire la fracture du numérique
Santé
- Problématique eau potable : mieux anticiper y compris
en lien avec la baisse de l’enneigement
- Salinité Adour remonte de plus en plus loin (30 km de
l’Adour)
- Arbre créait une eau nouvelle
- Impact sur qualité
- Confort thermique
- Espèces invasives : impact allergies
- Qualité de l’air : pb de l’écobuage surtout sur les feux
clandestins
- Pb : on ne peut pas faire sur parcelles boisées
- Regarder les essences d’arbres qui sont plantées en ville
(comme le bouleau très allergisant)
- Espèces invasives : pas encore
l’enjeu le plus fort sur le territoire en
termes de santé
- L’écobuage est réglé, soumis à
autorisation, canalisé ; là ça va
- Diagnostic qualité de l’air sur le
Port à venir
- La pratique d’écobuage a un gros
impact sur la biodiversité
Activité
économique
- La formation pour faire évoluer les pratiques,
notamment sur l’agroforesterie (agriculture)172
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Les actions ou solutions
Question :
Quelles sont vos propositions d’actions, de solutions à court terme 2050, à moyen terme 2100 ?
Actions globales Actions localisées
Court terme
Remettre l’arbre au cœur de nos réflexions =
« catalyseur » et acteur du changement climatique
Agir sur la qualité de l’eau
Un urbanisme durable et plus économe (moins de
consommations foncière et modèle de développement)
Dans les villes faire des « chartes de l’arbre »
Formations = urbanistes pour intégrer les arbres dans les
aménagements
Pratiques de l’agroforesterie
Forêts de statut sont protégées
Plantations en ville, dans systèmes agricoles plantation de
haies
Classement des ripisylves des cours d’eau, y compris pour
l’enjeu d’épuration de la qualité de l’eau
Réhabilitation des ANC = faire des marchés communs pour
avoir des aides financières
Moyen
terme (2050)
Renforcer la culture locale autour de l’eau = solidarité
amont / aval
Aménagement du territoire = un territoire organisé pour
être vivant partout et complémentaire (SCOT)
Long terme
(2100)
Faire évoluer complexe industrialo-portuaire : être
vertueux sur les consommations énergétiques, réduire
les émissions de GES et améliorer la qualité de l’air
Le port du futur = ne plus développer des activités du
19ème/20ème siècle173
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Synthèse
Synthèse des échanges du groupe de travail
Arbre :
Remettre l’arbre au cœur de nos réflexions
En faire un agent « climateur » des villes mais aussi des campagnes (pratiques d’agroforesterie) Il permet d’agir positivement sur la qualité de l’eau (ripisylves, pouvoir épuratoire de l’arbre)
Eau :
Agir sur les pollutions (réhabiliter les dispositifs d’assainissement)
Culture de l’eau pour une vision globale de la montagne à la mer
Aménagement du territoire :
Urbanisme moins consommateur de foncier
Formes urbaines regroupées pour laisser place aux parcs et jardins
Recréer des polarités, des lieux de vie avec tous les services nécessaires, du travail, de l’habitat = viser l’attractivité partout
Créer un pôle de recherche sur le climat : Un ACCLIMATERA Pays Basque174
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
TABLE N°2 | Restitution de l’atelier
Les marges de progrès sur le thème
Thématique
Les marges de progrès
Quelles marges de progrès pour chaque
thématique ?
Quels objectifs à 2050 et à 2100 ?
Le positif
Lister les leviers
Les opportunités
Les acteurs mobilisés
Le négatif
Les intérêts installés qui peuvent
s’opposer au changement
Les freins, les résistances, les difficultés
Urbanisme
/ ressource
en eau /
biodiversité
Les actions sont plutôt pour 2025 :
- Besoin d’un diagnostic précis du territoire
(ressources, populations)
- Priorité état des lieux et perspectives
- Ralentir, puis stopper l’étalement urbain (selon
les différentes zones)
- Recréer des structures agro écologiques /
valorisation des pratiques vertueuses sur les
territoires résiliant : occupation des sols
- Espace de mobilité fonctionnelle
- Urbanisme : levier lois et règlements
d’urbanisme
- Attractivité du Pays Basque intérieur :
mobilité / emplois / logement
- Ressource en eau : réduire la charge
organique dans l’eau
- Réduction des pesticides, des
engrains : amélioration des pratiques
agricoles + réduire l’utilisation
- Bonne ressource en eau : sources /
captages
- Biodiversité : poissons, zones humides
- Urbanisme : problèmes de changements
de politiques, lisibilité et cohérences des
lois. Et pas suffisamment appliqué sur le
terrain
- A travailler : modalités actuelles de
l’économie
- Manque totale de prise en compte des
services rendus par la nature (1 : évaluer,
2 : sensibilisation et pédagogie, 3 : actions
de valorisations des bénéfices)
- Eau : problèmes sur certaines zones
- Biodiversité ; pêche, réchauffement de
l’eau, altération de la qualité de l’eau
Santé
- Diminuer les particules fines
- Problématiques autour de l’écobuage
- Rafraichir les villes
- Nature comme source de bien-être / cadre de
vie
- Anticiper les menaces sanitaires émergentes
- Végétaliser : rafraichir, absorber les
particules fines
- Capable de produire une bonne
alimentaire
- Menaces sanitaires émergentes :
nouvelles espèces
- Fragilisations des organismes
multifactoriels (pollution, milieux trop
propres)
Activité
économique
- Aide agriculture
- Favoriser l’autonomie alimentaire et qualité des
produits
- Tourisme : écotourisme, meilleure répartition175
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Les marges de progrès sur le thème : priorités par secteur géographique
Leviers, priorités et complémentarités
Par secteur du Pays Basque
- Urbanisme : problème de développement de la côte = stop. Répartition des habitants (centre-ville) : Pays Basque intérieur : ralentir
- Eau : problématique globale mais questions différentes selon les zones (eau potable en ville, qualité de l’eau de baignade, agriculture), stockage et répartition. Consommer mieux et moins - Biodiversité : protection des secteurs de nature. Outils différents selon les risques (protections plus fortes dans les secteurs les plus contraintes : urbains et périurbains)
- Santé : équilibre, lien ville qui consomme et campagne qui produit. Espace de production en périurbain - Economique : différents secteurs côte / intérieur : tourisme, emploi. Agriculture
Les actions ou solutions
Question : Quelles sont vos propositions d’actions, de solutions à court terme 2050, à moyen terme 2100 ?
Actions globales Actions localisées
Demain
- Diagnostic / pédagogie et éducation : manque total de la prise en compte des services rendus par la nature - Urbanisme : intégrer le changement climatique dans les documents d’urbanisme : architecture bioclimatique : il faut que les élus soient moteurs
- Transports en commun
- Utilisations de toitures végétalisées et panneaux solaires
- Urbanisme : s’adapter pour et
par la biodiversité
- Aller plus vite et faire mieux
- Rôle des collectivités dans les
orientations
Court
terme
- Protéger les espaces naturels : zonage et réseaux écologiques : lois, protections réglementaires - Promouvoir et soutenir les filières de qualité : bio et agroécologie
- Gestion des espaces de productions : aides et bonus économique
- Bâtiments agricoles : panneaux solaires
- Planter des arbres : renforcer la trame boisée et protéger les espaces existants (sols et surfaces boisées) - Limiter la consommation en eau : favoriser le stockage des eaux de pluie, arrêtés municipaux sur la consommation en eau
- Eviter les fuites avec entretien du réseau
- Consigne pour tous et pour tout
- 2050 : zéro consommation dans les habitations
- Une voiture par immeuble en 2050
- Migrations pendulaires vers les
montagnes à anticiper (zones
refuges saisonnières)
- Climatiser les villes avec du
végétal
- Utiliser les églises comme
refuge climatique
- Fiscalité solidaire et
écologique176
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Synthèse
Synthèse des échanges du groupe de travail
Diagnostic partagé : état des lieux et perspectives (facteur limitant)
Pédagogie et valorisation des services de la nature
On ralentit et on s’arrête : limiter l’empreinte écologique : travailler sur l’emploi, le logement, la mobilité : répartir dans le Pays Basque Lutter contre l’artificialisation des sols
Réduire les consommations, solutions de protections de la nature : éviter que la situation climatique s’empire
On s’adapte : habitat et urbanisme bâti (architecture bioclimatique)
Végétalisation (urbain, forêts : biodiversité)
Refuges climatiques (montagnes, églises)
Anticiper les migrations, menaces sanitaires émergentes
Habitudes de vie177
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
TABLE N°3 | Restitution de l’atelier
Les marges de progrès sur le thème
Thématique
Les marges de progrès
Quelles marges de progrès pour chaque thématique
?
Quels objectifs à 2050 et à 2100 ?
Le positif
Lister les leviers
Les opportunités
Les acteurs mobilisés
Le négatif
Les intérêts installés qui peuvent
s’opposer au changement
Les freins, les résistances, les
difficultés
Urbanisme
/ ressource
en eau /
biodiversité
- Systématiser dès l’amont, dans tous les projets de
territoires (schémas, plans, …) la prise en compte en
terme d ‘orientations et d’opérations,
d’aménagement du territoire, l’eau (eaux pluviales,
eaux usées, eau potable) et la biodiversité à toutes
les échelles du territoire
- Biodiversité : Recréer des zones dans les villes, les
préserver dans les zones rurales
- Travailler à une meilleure utilisation
des ressources du territoire (commerces
locaux, ressources locales) – circuits
courts
- Formation des professionnels, des
élus, des techniciens et des citoyens
- S’appuyer sur les documents
d’urbanisme
- Privilégier dans le choix des
plantations des essences locales et
adaptées, des matériaux locaux
- Résistance au changement
- Coût des nouvelles manières de
construire
- Manque de formation de tous les
acteurs (artisans, etc.)
Santé
- Travailler sur la qualité de l’alimentation (bio,
agriculture raisonnée) et production locale
- Favoriser les mobilités douces
- Préserver la qualité de l’air : moins de
voiture (optimisation des déplacements en zones
rurales, lutte contre l’autosolisme), préserver la
végétalisation, plus de confort thermique dans les
bâtiments et espaces urbains
- Préserver la qualité de l’eau
- Travailler sur la biodiversité
- La solidarité qui existe sur le Pays
Basque
- Le coût du réaménagement des
bâtiments
- La vulnérabilité sociale
Activité
économique Non renseignée Non renseignée Non renseignée178
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Les marges de progrès sur le thème : priorités par secteur géographique
Leviers, priorités et complémentarités
Par secteur du Pays Basque
Les documents d’urbanisme qui sont des projets de territoires locaux. Le bon zonage pour chaque PLUi
Les projets d’aménagement adaptés aux spécificités du territoire
Des solutions de mobilité adaptées au contexte du territoire
Reconquérir / Restaurer des zones de biodiversité sur le territoire en associant les citoyens Eduquer la population pour accompagner les changements de comportement
Les actions ou solutions
Question :
Quelles sont vos propositions d’actions, de solutions à court terme 2050, à moyen terme 2100 ?
Actions globales Actions localisées
Court terme
2050
Formation de tous les acteurs du territoire au respect de la nature, aux enjeux de l’adaptation, aux méthodes / techniques d’adaptation
Sensibiliser les chambres de métier à travailler à l’évolution des formations pour intégrer le changement climatique
Urbanisme : les documents d’urbanisme doivent intégrer le changement climatique (schémas eaux pluviales, potable, assainissement)
Les OAP doivent intégrer les enjeux climatiques, la biodiversité, les EnR, l’eau Accompagner les changements des pratiques agricoles (formations, aides financières)
Faire un diagnostic de la biodiversité du Pays Basque pour veiller à son adaptation, à sa préservation afin qu’elle contribue à notre adaptation179
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Synthèse
Synthèse des échanges du groupe de travail
Adaptation au changement climatique :
Avoir une stratégie de préservation de la biodiversité pour qu’elle participe à notre adaptation Education, formation : citoyens, élus, professionnels
Docs d’uranisme : intégrer l’enjeu climat (qualité de l’air, énergie, OPA, eau, biodiversité) Développer des solutions locales de mobilités (douce, covoiturage, autostop) Déterminer des indicateurs de suivi pertinents et rendre compte régulièrement180
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
LIVRE BLANC DE LA CONCERTATION
Annexes
Ateliers Territoriaux181
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
1. Carnet de voyage et cartes de jeu
Ceci est votre carnet de voyage, outil indispensable pour réussir
votre parcours ! Tout au long de votre périple, vous allez collecter de
nombreuses informations. Aussi, afin de ne rien oublier, veuillez
noter toutes vos réponses dans ce support.
8 • .
CARNET DE VOYAGE I CLIMAT ACTION PAYS BASQUE - LE JEU
Les pro1ect1ons cllmat1ques pour le territoire indiquent un possible réchauffement de+ 4°C d 1 c1 la fin du s1ecle Votre ob1ect1f est de limiter cette augmentation de la température et d'atteindre une augmentation maximale de + 2°C , permettant de reduire les effets du changement cl1mat1que sur le territoire
+4°C
+ 2°c
Comment compter les points :
Répondre correctement à une carte « Le saviez-vous » vous permet de remporter 10 points.
Jouer une carte thématique (lnfo/lntox, Débattez, Partagez) vous permet de remporter 20 points.
Si vous traitez les 4 thématiques (Habitat durable, Mobilité durable,
Alimentation et agriculture et Energies renouvelables) vous marquez 10 points de bonus.
1°C = 50 points. Vous devez donc atteindre 100 points pour réussir à limiter l'augmentation de la température à +2 °C.
Reportez et totalisez vos points ici :
.. . .. + .... . +
0 50 100
+4°C + 2°c182
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
CARNET DE VOYAGE I CLIMAT ACTION PAYS BASQUE - LE JEU
Manuel d mstruct1ons
Compilez ci-dessous la synthèse de vos échanges Le consensus n'est pas recherché, aussi, n'hésitez pas à 1dent1fier les avis contraires et à les fa ire apparaître
Mobilité durable I Partagez Mobilité durable I Débattez
Mode utoll sé Pourquoi ? Besom du territoire Pourquoi ?
CARNET DE VOYAGE I CLIMAT ACTION PAYS BASQUE - LE JEU
Manuel d' 1nstruct1o ns
Compilez ci-dessous la synthese de vos échanges Le consensus n'est pas recherché, aussi, n' hés1tez pas à 1dent1fier les avis co ntraires et a les faire apparaître
Habitat durable I Partagez Habitat durable I Débattez
D1fflculté s rencontrées Pourquoi ? Le s be s om s Pourquoi ?183
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
CARNET DE VOYAGE I CLIMAT ACTION PAYS BASQUE - LE JEU
Manuel d'instructions
Compilez ci-dessous la synthese de vos echanges Le consensus n'est pas recherche. aussi, n' hes1tez pas a 1dent1 fier les avis contrair es et a les fa i re appa ra ît re
Agriculture et alimentation I Partagez Agriculture et alimentation I Débattez
Votre assiette en 2019 Pourquoi ? Les enJeux pnontaires Vote des part1c1pants
Favo riser le développement de
l'agriculture local
Promouvoir les labels de qualité
Réduire l'impact environnementa l
de l'agricul ture
Rédu ire le gaspillage alimentaire
Diversifier l es productions
agricoles du territoire
Garantir des prix rémunérateurs
pour les producteurs
Garantir des produits accessibles
(prix)
CARNET DE VOYAGE I CLIMAT ACTION PAYS BASQUE - LE JEU
Manuel d in structions
Compilez ci-dessous la synthese de vos éc hanges Le co nse nsus n est pas recherche, aussi, n hes1tez pas a 1de nt 1fi er l es avis co ntraires et a les faire apparaître
Energie renouvelable I Partagez Energie renouvelable I Débattez
Atouts recensés Contramtes recensées Les f1l1ères adaptées Pourquoi ?184
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
CARNET DE VOYAGE I CLIMAT ACTION PAYS BASQUE - LE JEU
~:Amatx1, Papé, à l'échelle de votre pôle territorial, c'était quoi les en Jeux prioritaires? Votre voyage touche à sa fin , 11 est maintenant l'heure den faire le bilan Afin d'effectuer la synthèse de vos échanges , vous devez • HIérarch1serles thématiques de 1 à 4 (1 étant la thématique ayant le plus d' enIeux sur votre pôle terntonal) • Identifier , au regard de vos échanges , les leviers , contraintes , bonnes pratiques maieures a l'echelle du pôle terntonal pour chacune des thématiques
EnJeux, leviers, contraintes ou bonnes pratiques 1dent1f1és pour chaque thématique
CARNET DE VOYAGE I CLIMAT ACTION PAYS BASQUE - LE JEU
EnJeux, leviers, contraintes ou bonnes pratiques identifiés pour chaque thématique185
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Climat Action Pays Basque - Glossaire Biomasse : Ensemble de la matière organique d'origine végéta le ou animale d'un milieu naturel. Considérée comme source d'énergie la biomasse englobe les produits et sous-produits du bois, de l'industrie (agroalimentaire notamment), de l'agriculture, des déchets urbains (boues de station s d'épuration, etc). Biogaz : Gaz produit par la fermentation de matières organiques animales ou végétales en l'absence d'oxygène. COVNM : Composés Organiques Volat il s Non Méthaniques, polluants atmosphériques qui proviennent notamm ent des transports (pots d'échappement, évaporation de r ése rvoir s), ainsi que des activités industrielles.
Combustible fossile : Ce so nt les combustibles qui contien nent une forte concentration de carbone et qui se trouvent dans le so l (le charbon, le pétrole et
le gaz naturel). Ces sou r ces d'énergie ne sont pas renouvelables car elles demandent des millions d'années pour se constituer et qu'elles so nt utilisées
beaucoup plus rapidement que le temps nécessaire pour recréer des réserves
Digestat : Matière solide ou liquide pâteuse, le digestat est un résidu du processus de méthanisation, composée d'éléments organiques non -m inéralisés et
de minéraux, utilisé comme fertili sa nt
Dioxyde de souffre (502) : Gaz provenant essentiellement de la combustion du soufre contenu dans les combustibles fossiles utilisés notamment pour
l' industrie ou le cha uffage des logements.
Energie houlomotrice: L'énergie houlomotrice est une énergie marine utilisant l'énergie contenue dans le mouvement de la houle, soit les oscillations de la
surface de l'eau (vagues). Ce tte énergie ne doit pas être confondue avec l'énergie marémotrice, laquelle utilise l'énergie des marées.
Energie Hydraulique : Energie fournie par le mouvement de l'eau, sous toutes ses formes : chutes d'eau, cours d'eau, courants marins, marée, vagues
Méthanisation : La méthanisation est un procédé biologique permettant de va loriser des matières organiques en produisant du biogaz qui est source
d'énergie renouvelable et un digestat utilisé comme fertilisant.
Géothermie : La géothermie est l'exploitation de la cha leur stockée dans le sous-sol.
Climat Action Pays Basque - Glossaire GES : Gaz à effet de serre. Ce sont des compo sants gazeux qui absorbent le rayonnement infrarouge émis par la surface terrestre et contribuent ainsi à
l'effet de serre. L'augm entation de leur concentration dans l'atmosphère terrestre, engendrées par les activités anthropiques {tous les phénomènes qui
peuvent être conséquents de la présence ou de l'action de l'être humain), est l'un des facteurs à l'origine du réchauffement climatique.
Mix énergétique: Répartition des différentes sources d'énergies primaires utilisées pour les besoins énergétiques d'une zone géograph ique donnée.
Oxyde d'azote (Nox) : Composé ch imique formé d'oxygène et d'azote, provenant de la combustion de combustibles fossiles (chauffage, carburant) et
procédés industriel s.
Particules fines (PMl0 et PM2,5) Les particules en suspension dans l'atmosp hère {« poussières ») sont classées en fonction de l eur diamètre. Elles
peuvent appartenir à la classe des PMl0 (diamètre est inférieur à 10 μm) ou à la classe des PM2,5 (diamètre inférieur à 2,5 μm). Elles peuvent être
d'origine naturelle (érosion des sols, feux de forêts) ou anthropique (combustion, transport, procédés industriels) et sont aujourd'hui classées cancérigènes
pour l'Homme.
Pompe à chaleur : Mode de chauffage qui fonctionne en puisant la chaleur de l'environnement extérieur pour la transférer à l'intérieur de la mai son .
Loi TECV: Loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) publiée au Journal Officiel du 18 août 2015.
Solaire thermique: Le solai re thermique consiste à produire de la chaleu r à partir des ra yons du so leil (exemple : eau chaude sanita ire) .
Solaire photovoltaïque: Energie électrique produite à partir du rayonnement solaire grâce à des panneaux ou des centra les so laires photovoltaïques.186
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Le saviez-vous ?
Les objectifs climat air énergie
D 'après vous, quel objectif de réduction fixe
la loi de transition énergétique en matière
de:
• Consommation énergétique
• D 'émission de gaz à effet de serre
• De production d'énergie renouvelable
Le saviez-vous ?
L'évolution du climat sur le Pays Basque
D'après vous, quelle sera la hausse de
température pour le Pays Basque d'ici la fin
du siècle ?
□ +2°C
□ +3 °C
□ +4°C
□ +5°C
Le saviez-vous ?
La loi de transition énergétique pour la
croissance verte (LTECV - 2015) fixe les
objectifs suivants :
• Diviser par 2 la consommation totale
d'énergie d'ici 2050
• Réduire de -40% les émissions de gaz à
effet de serre en 2030 par rapport à
1990
• Atteindre 32% d'énergies renouvelables
à l'horizon 2030.
En 2004 dans un Plan Climat national,
l'Etat avait fixé l'objectif du Facteur 4 qui
vise à diviser par 4 (-75%) les émissions de
gaz à effet de serre entre 1990 et 2050.
Le saviez-vous ?
Selon les scénarios*, l'évolution de la
température annuelle d'ici la f in du siècle
pourrait être de + 4°C.
Sur les cinquante dernières années, au
Pays, on observe une évolution des
températures (+ 0,3 °C par décennie) ainsi
qu'une augmentation du nombre de
journées chaudes, c'est-à-dire supérieures
à 25 °C (+ 4 à 8 jours par décennie).
A titre d'information, de la fin de la
dernière ère glaciaire à nos jours la Terre
s'est réchauffée de +S°C.
*Selon les scénarios « pessimistes » du GIEC ne
prévoyant pas de politiques climat ambitieuses.187
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Le saviez-vous ?
Les effets du changement climatique sur
la santé
D 'après vous, quels sont les effets du
changement climatique sur la santé ?
Le saviez-vous ?
Etat de la qualité de l'air du Pays Basque
D'après vous, quel est le secteur le plus
émetteur de polluants atmosphériques au
Pays Basque?
□ L'agriculture
□ Les transports routiers
□ Le résidentiel
Le saviez-vous ?
Les effets du changement climatique sont
susceptibles d'avoir des impacts, directs ou
indirects, sur la santé:
• La hausse de la fréquence et de
l'intensité des vagues de chaleur aura un
impact sur les populations vulnérables
(enfants, personnes âgées, etc) .
• La dégradation de la qualité de l'air
contribue à l'aggravation de pathologies
cardio-vasculaires et respiratoires
• La baisse de disponibilité en eau, ou la
dégradation de la qualité de l'eau peut
impacter les populations.
• Les aléas climatiques accentués par le
changement climatique pourront
engendrer une hauss e des accidents.
Le saviez-vous ?
L' agriculture est le secteur le plus
émetteur de polluants atmosphériques,
principalement à cause des rejets
d'ammoniac émis par les déjections des
animaux et les engrais azotés utilisés pour
la fertilisation des cultures.
On retrouve ensuite le transport routier,
les moteurs thermiques émettant des
particules fines (PM10 et PM2,5) et de
l'oxyde d'azote.
Enfin, le secteur résidentiel, notamment
dû aux besoins de chauffage, émet des
particules fines (PM10 et PM2.S et du
dioxyde de souffre)188
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Le saviez-vous ?
Les aléas climatiques
D 'après vous, quel est l'aléa climatique
ayant le plus impacté le Pays Basque ces
dernières années ?
□ Les inondations
□ Les tempêtes
□ Les mouvements de terrain
Le saviez-vous ?
L'économie circulaire
Amatxi, Papé, l'économie circulaire
correspond uniquement à la gestion des
déchets ?
□ Vrai
□ Faux
Le saviez-vous ?
Au Pays Basque, ce sont les aléas liés à
l'eau qui ont l'impact le plus important. En
effet, 40% des arrêtés de catastrophes
naturelles sont dus aux inondations et
coulées de boues et 31% aux inondations
liées aux impacts des vagues sur le littoral.
On distingue trois types d'aléas liés à l'eau
dans le Pays Basque : les inondations, le
ruissellement pluvial et la submersion
marine.
Si ces phénomènes ne sont pas
directement liés au changement
climatique, ce dernier possède un impact
sur l'intensité et la fréquence de ceux-ci .
Le saviez-vous ?
Faux, c'est un modèle économique dont
l'objectif est de produire des biens et des
services de manière durable, en limitant la
consommation et le gaspillage des
ressources (matières premières, eau,
énergie) ainsi que la production des
déchets. Il s'agit de rompre avec le modèle
de l'économie linéaire (extraire, fabriquer,
consommer, jeter) .189
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Le saviez-vous ?
La séquestration carbone
D 'après vous, quels sont les milieux
permettant de stocker du carbone ?
Le saviez-vous ?
Le profil énergétique du Pays Basque
D'après vous, quel est le secteur le plus
consommateur d'énergie de votre pôle
territorial ?
□ L'agriculture
□ Les transports
□ Le résidentiel
□ Le tertiaire
□ L'industrie
Le saviez-vous ?
La séquestration carbone correspond au
captage et au stockage du CO2 dans les
écosystèmes (forêt et sol ) et dans les
produits issus du bois .
w;;;;:;;;ww;;;;;;;w.- ~sore/ha ~sore/ ha ~sore/ ha
Pour le Pays Basque, les sols notamment
agricoles, jouent un rôle majeur. L'enjeu
est donc de les préserver en luttant contre
le retournement des prairies et
l'artificialisation des sols.
Le saviez-vous ?
La consommation énergétique finale du
Pays Basque, toutes énergies et tous
secteurs confondus, est estimée à 6 393
GWh (AREC- 2019).
100%
90%
80%
70%
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
■ Agriculture
■ Industrie
■ Transport
■ Tertiaire
■ Résidentiel190
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Le saviez-vous ?
Le profil gaz à effet de serre du Pays
Basque
D'après vous, quel est le secteur le plus
émetteur de gaz à effet de serre de votre
pôle territorial ?
□ L'agriculture
□ Les transports
□ Le résidentiel
□ Le tertiaire
□ L'industrie
Le saviez-vous ?
Élévation du niveau de la mer
D'après vous, quel est le rythme d'élévation
du niveau de la mer ?
□ Le niveau de la mer est stable
□ Augmentation de moins de 1 mm/an
□ Augmentation de 2 à 3 mm/an
□ Augmentation de plus de 4mmlan
Le saviez-vous ?
Les émissions de gaz à effet de serre du
Pays Basque, tous secteurs confondus,
sont estimées à 2 235 ktC02 (AREC -
2019) . 100%
90%
80%
70%
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
Le saviez-vous ?
■ Agricu l ture
Industrie
■ Transports
■ Tertiaire
■ Résidentiel
D'après le Bureau de Recherches
Géologiques et Minières (BRGM) on
observe une augmentation d'environ 2
mm/an depuis 1940 avec une accélération
notable de cette augmentation depuis les
années 1990
Le Groupe d'experts intergouvernemental
sur l'évolution du climat {GIEC) prévoit une
élévation du niveau des mers et océans
comprise entre 26 et 77 centimètres d'ici à
2100.
Ce phénomène favorisera de nombreux
aléas (submersion marine, érosion, etc.)191
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Habitat durable
1Partagez 1
Amatxi , Papé, est-ce que vous aussi vous avez
rencontré des difficultés liées à l'énergie dans votre
logement?
Chaque participant est invité à partager un retour
d'expérience, vécu ou rencontré, sur l'énergie dans le
logement:
✓ Difficulté pour se lancer dans des travaux de rénovation,
✓ Difficulté pour payer ses factures (précarité énergétique),
✓ Difficulté pour identifier comment effectuer des économies
d 'é nergie s.
✓ Autres (expliquez)
Reportez vos retours d'expérience dans le carnet de voyage
Alimentation et agriculture
1Partagez 1
Amatxi, Papé, vous mettiez quoi dans votre assiette en
2019?
Chaque participant est invité à choisir l'affirmation qui
caractérise le plus ses choix en matière d'alimentation.
Expliquez pourquoi.
✓ Ma priorité c'est le bio
✓ Ma priorité c'est les produits locaux et de saison
✓ Je sélectionne des produits bio ET locaux
✓ Je ne f ais pas particulièrement attention à ces critères (choix,
prix, diversité de produits)
Reportez vos retours d'expérience dans le carnet de voyage
Mobilité durable
1Partagez!
Amatxi, Papé, vous vous déplaciez comment en 2019
pour vous rendre à votre travail? Et pourquoi?
Chaque participant est invité à indiquer le mode qu' il
utilise principalement pour se rendre au travail/école et
expliquer la raison de son choix :
✓ Pas d'autres sol utions connues à disposition
✓ Solution la plus rapide
✓ Solution la plus économique
✓ Autres (expliquez)
Reportez votre solution dans le carnet de voyage
Energie renouvelable
1Partagez!
Amatxi, Papé, en 2019 quelles étaient les contraintes
pour le développement des énergies renouvelables ?
Chaque participant est invité à identifier les atouts et
les contraintes du pôle territorial pour le
développement des énergies renouvelables :
Reportez votre réponse dans le carnet de voyage192
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Habitat durable
1Débattez!
Amatxi, Papé , vos logements étaient le 1 er
consommateur d'énergie du Pays Basque . Pourquoi
vou s n' arriviez pas à réduire leur consommation
énergétique ?
Chaque participant, indique son besoin prioritaire, à
l'échelle du pôle territorial pour réduire les
consommations des logements. Expliquez pourquoi.
Mon be soi n c'est d'avoir:
✓ Des infor mat ion s sur les éco-gestes
✓ Des aides financières et techniques à la rénovation
✓ Un accompagnement pour identifier les travaux à réaliser,
connaître l es artisans qualifiés du territoire
✓ Autres (expliquez)
Alimentation et agriculture
1Débattez!
Amatxi , Papé, qu'e s t-ce que ça voulait dire pour vous
développer une alimentation et agriculture durable ?
Chaque participant dispose de 3 points, qu'il répartit
comme il le souhaite sur les enjeux suivants au regard
de leur priorité pour favoriser une alimentation et
agriculture durable :
✓ Favoriser le déve l op pement de l' agricu lture locale
✓ Promouvoir les labels de qualité
✓ Réduire l'impact environnemental de l'agriculture
✓ Réduire le gaspillage al im entaire
✓ Di versifier les productions agricoles du territoire
✓ Garantir des prix rémunérateurs pour les producteurs
✓ Garantir des produits accessibles (prix)
Reportez vos choix dans le carnet de voyage
@
Mobilité durable
1Débattez!
Amatxi , Papé, plus de 80% des déplacement s s ur le Pays
Ba s que étaient réalisés dans un véhicule individuel (= 1
personne dans un véhicule). Pourquoi n'utili siez-vous pas
d' autres solutions ?
Chaque participant, indique son bes oin prioritaire, à
l'échelle du pôle territorial, pour réduire l'usage de la
voiture individuelle. Expliquez pourquoi.
Mon be so in c'est d'avo ir :
✓ D es tran sports en commun ,
✓ Des infrastructures pour les modes actifs (vélo, marche à pied),
✓ Des solutions de partage de la voitu re (covoiturage, autostop),
✓ La possibilité de réduire mes déplacements (télétravail, et c),
✓ Pouvoir utiliser des vo itur es « propres » .
✓ Autres (expliquez)
Reportez vos choix dans le carnet de voyage
0 Energie renouvelable
1Débattez!
Amat x i, Papé, en 2019 au Pays Ba s que quelle s étaient ,
se lon vous, les types de production d 'é nergie
renouvelable les plus adaptée s à votre pôle terr i torial?
Chaque participant est invité à indiquer les filières de
production d'énergies renouvelables qui semblent
adaptées au pôle territorial parmi : solaire (thermique ou
photovoltaïque), éolien, hydraulique, méthanisation, bois
énergie, énergie houlomotrice, autres (géothermie, etc.)
Reportez votre solution dans le carnet de voyage
•193
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Habitat durable
l lnfo ou intox ? 1
Amatxi, Papé , est-ce vrai que les
consommations énergétiques de vos logements
étaient majoritairement engendrées par les
besoins de chauffage ?
Mobilité durable
l lnfo ou intox ? 1
Amatxi, Papé, est-ce vrai que les transports
étaient le secteur le plus consommateur
d'énergie et le plus émetteur de gaz à effet de
serre du Pays Basque ?
Habitat durable
lnfo !
En 2019 les logements sont la principale
source de consommation d'énergie sur le
Pays Basque {37% des consommations
totales).
Ces consommations sont majoritairement
dédiées au besoin de chauffage {68% des
consommations d'énergie du logement
dédiées au chauffage) .
Mobilité durable
lntox !
Sur le territoire du Pays Basque, les
transports sont le 2ème secteur émetteur
de gaz à effet de serre {33% des émissions
totales) derrière l'agriculture {38%)
En revanche, c'est uniquement le 2ème
secteur consommateur d'énergie {36% des
consommations totales) derrière le secteur
résidentiel {37%).
Attention, était-ce bien le cas sur votre
pôle territorial? Pour le savoir, continuez
dejouer!194
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
Alimentation et agriculture
l lnfo ou intox ? 1
Amatxi, Papé , est-ce vrai que l'agriculture
basque était peu émettrice de polluants?
Energie renouvelable
l lnfo ou intox ? 1
Amatxi, Papé , est-ce vrai que les énergies
renouvelables représentaient moins de 15% des
consommations énergétiques du Pays Basque à
votre époque ?
•
Alimentation et agriculture
lntox !
Au Pays Basque, l'agriculture est le secteur
le plus émetteur en tonnes de polluants
atmosphériques émises par an.
Ceci s'explique par un important rejet
d'ammoniac (NH3), émis par les déjections
des animaux et les engrais azotés utilisés
pour la fertilisation des cultures.
L'agriculture basque, à dominance
d'élevage est fortement émettrice de gaz à
effet de serre. Cependant, elle dispose
d'un potentiel important de stockage du
carbone.
Energie renouvelable
lnfo !
Les énergies renouvelables produisent
780,7 GWh et couvrent environ 12,2% des
consommations énergétiques du Pays
Basque.
La production d'énergie renouvelable au
Pays Basque est largement dominée par le
bois-énergie (65% de la production) .195
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
2. Atelier Iholdi-Oztibarre
GROUPE 1 (8 personnes)
Enjeux – Leviers – Contraintes - Bonnes pratiques
Synthèse Idées innovantes
Habitat
* Faible prise de conscience sur notre niveau de consommation
* Rénovation/isolation : renforcer l'information sur les dispositifs et les aides financières, difficultés liées à la taille des maisons
* Faire évoluer les comportements dans la maison (conso d'eau et d'élec)
* Abandonner les produits domestiques polluants
Mobilité
* Réduire nos déplacements
* déplacer le siège de la CAPB
* Zone rurale : éloignement du lieu de travail et faible offre de TC
Alimentation -
Agriculture
* Renforcer la production locale de qualité : favoriser les circuits courts (ex : AMAP), favoriser l'auto alimentation potagère
* Enjeux nutritionnels des produits de 1er prix
* Renforcer le potentiel de stockage de CO2
* Limite : pouvoir d'achat des ménages
* Diagnostiquer le potentiel de méthanisation des "déchets" des fermes
Energies
renouvelables
* Diagnostiquer le potentiel de méthanisation des "déchets des fermes
* Eolien : développer en limitant les impacts
* Bois NRJ : garantir la replantation et le renouvellement de la ressource
* Eolien : continuer à développer le PV196
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
3. Atelier Errobi
GROUPE 1 (5 personnes)
Enjeux – Leviers – Contraintes - Bonnes pratiques
Synthèse Idées innovantes
Habitat
* Rénovation du parc de logement : renforcer la communication et l'information sur les dispositifs existants (PIG, OPAH, etc…)
* Patrimoine public : diagnostiquer finement les consommations énergétiques de l'ensemble du parc
* Expérimenter une banque de temps
Mobilité
* Faire évoluer les habitudes et notre zone de confort pour augmenter la fréquentation des TC * Renforcer la communication sur les dispositifs alternatifs à la voiture : cf. location et aide à l'achat de VAE
* Favoriser les pratiques alternatives par des dispositifs financiers
* Expérimenter une banque de temps
Alimentation -
Agriculture
* Favoriser le bio et le local
* Entretiens espaces verts : abandonner l'usage des phyto (cf. pratiques des particuliers), réduire l'entretien et le débroussaillage inutile
* Expérimenter une banque de temps
Energies
renouvelables
* Bois NRJ : filière privilégiée, à condition d'assurer un approvisionnement local et d'assurer le renouvellement de la ressource (replantation)
* Cout d'investissement
* Eolien sur l'Artzamendi197
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
GROUPE 2 (5 personnes)
Enjeux – Leviers – Contraintes - Bonnes pratiques
Synthèse Idées innovantes
Habitat
* Information sur les dispositifs d'accompagnement / réhabilitation de l'ancien / sites classés * Foncier : limiter les consommations
* Généraliser les DPE et accompagner les travaux de rénovation et le remplacement des équipements de chauffage
Mobilité
* Diversifier les solutions alternatives
*Développer le partage des voitures
* Développer des pistes cyclables sécurisées
Alimentation -
Agriculture
* Développer les vergers
* Développer les potagers partagés
* Installer un maraicher par village
* Installer un maraicher par village
Energies
renouvelables
* Développer la filière d'appro bois NRJ sur Errobi
* Mettre en service les vieux moulins
* Valoriser la biomasse agricole198
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
GROUPE 3 (5 personnes)
Enjeux – Leviers – Contraintes - Bonnes pratiques
Synthèse Idées innovantes
Habitat
* Pratiques et confort dans le bâtiment
* Couts des travaux de rénovation
* Critères d'éligibilité des aides trop restrictifs
* freins administratifs cf. ABF
* Optimiser ces consommations : thermostat, récupérateur eau de pluie, eau chaude instantanée, développer les écogestes etc..
* Manque d'information sur les alternatives et les dispositifs d'accompagnement * Difficulté pour identifier les artisans favorisant et préconisant les solutions alternatives
Mobilité * Développer et diversifier les alternatives à la voiture : réseaux cyclables, dispositif local de covoiturage courte distance, optimiser la ligne Garazi-Bayonne
Alimentation -
Agriculture
* Favoriser l'agriculture local et mettre en place des magasins de producteurs * réduire l'impact environnemental de l'agriculture
* Garantir des prix rémunérateurs pour les producteurs
Energies
renouvelables
* Eolien : ne pas privilégier cf. nuisances sonores, esthétiques
* Développer la méthanisation en zone
* Mettre en service les moulins199
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
4. Atelier Amikuze
GROUPE 1 (5personnes)
Enjeux – Leviers – Contraintes - Bonnes pratiques
Synthèse Idées innovantes
Habitat * Manque d'information sur les dispositifs d'accompagnement * Besoin d'accompagnement financier sur les TVX de réno
Mobilité * Diminuer l'utilisation individuelle de la voiture par le développement du TC, du télétravail et du voiturage
Alimentation -
Agriculture
* Garantir des prix rémunérateur
* Favoriser le développement de l'agriculture locale et les produits de qualité
Energies
renouvelables
* Favoriser le PV, l'hydroéléc (cf. Bidouze) et le bois (cf. bois de mixe)
* Acceptabilité des projets éoliens ?
* Méthaniser la fauche des bords de
route200
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
GROUPE 2 (5personnes)
Enjeux – Leviers – Contraintes - Bonnes pratiques
Synthèse Idées innovantes
Habitat
* Manque d'information sur les dispositifs d'accompagnement
* Coût des investissements en particulier dans le bâti ancien
* Information sur les dispositifs et accompagnement au montage des dossiers * Renforcer l'accompagnement financier, en priorité sur le bâti ancien
Mobilité
* Zone rurale : absence de TC, besoin d'autonomie
* Développer : le covoiturage, le TC et le TAD et les véhicules électriques
* Relocaliser l'activité économique
* TAD : renforcer l'offre au-delà des
trajets vers la centralité (St Palais)
Alimentation -
Agriculture
* Renforcer l'information sur l'origine des produits
* Favoriser le bio local
* Production de pattes bio locale
* Inciter et accompagner l'autonomie au jardin (potager et poulailler) en favorisant les espèces adaptées et résistantes
Energies
renouvelables
* Développer le PV et le solaire thermique
* Eolien : vigilance quant à la biodiversité et la préservation des paysages
* Développer le bois NRJ : garantir le reboisement
* Planter des haies pour faire du bois
NRJ
* Développer des turbines sans seuil
au niveau des ponts201
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
GROUPE 3 (5 personnes)
Enjeux – Leviers – Contraintes - Bonnes pratiques
Synthèse Idées innovantes
Habitat
* Accompagnement au changement des comportements et repenser notre confort dans le bâtiment (rmq : remplacement d'équipement de chauffage pour PLUS chauffer et pas MIEUX chauffer)
* Indentification des bonnes solutions techniques et de professionnels qualifiés, fiables et convaincus
Mobilité
* Accompagnement au changement des comportements et repenser nos besoins de déplacements
* TC : renforcer l'offre pour stimuler la demande
* Développer les infrastructures pour le vélo
* Relocaliser l'activité économique
* Développer un service ambulant de
livraison à faible émission pour les
villages en zone rurale
Alimentation -
Agriculture
* Renforcer la sensibilisation Santé-Alimentation
* Développer les filières locales et de qualité
* Renforcer l'information sur l'origine des produits
Energies
renouvelables
* Eolien : travaux d'accès, d'aménagement et de raccordement au réseau
* Photo Voltaïque (PV) privé : faible rentabilité et risques financiers
* Hydroélec : mise en service et augmentation de la production des moulins existants202
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
5. Atelier Soule-Xiberoa
GROUPE 1
Enjeux – Leviers – Contraintes - Bonnes pratiques
Synthèse Idées innovantes
Habitat
* Généraliser les diagnostics des performances NRJ des bâtiments et valoriser en parallèle les gains potentiels
* Rénovation/isolation : limite liée à la taille des maisons et du taux d'occupation * rénovation : déficit d'information et d'accompagnement
Mobilité
* Nuancer l'analyse des enjeux et des besoins par territoire
* Interroger notre rapport au temps cf. exigence d'instantanéité
* Faire évoluer nos comportements nos habitudes cf. acceptation de l'autostop * Insécurité des déplacements actifs
* Construire l'exemplarité des déplacement de la CAPB : diagnostiquer le temps de déplacements, les Km parcourus et les couts des déplacements élus et agents + mettre en place des actions (ex: développer la visioconférence, le covoiturage, etc..)
* Mutualiser les services : ouvrir le transport scolaire aux passagers
* Augmenter la taxe carbone
* recruter un animateur/coordinateur des services de mobilités par territoire
* Mutualiser les services : ouvrir le
transport scolaire aux passagers
* Recruter un
animateur/coordinateur des services
de mobilités par territoire
Alimentation -
Agriculture
* Favoriser le local, la qualité et la saisonnalité
* Faible production maraichères (rmq : sur le potentiel agronomique limité des sols): malgré tout renforcer la production
* Maintien de l'élevage, notamment pour maintenir les milieux ouverts en montagne * Vigilance sur le bio: fiabilité des labels, empreinte carbone,...
Energies
renouvelables
* Blocage administratif (DDTM, ABF, Armée)
* Résistance des riverains203
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
6. Atelier Côte Basque Adour
GROUPE 1 (4 personnes)
Enjeux – Leviers – Contraintes - Bonnes pratiques
Synthèse Idées innovantes
Habitat
* Manque d'information sur les dispositifs d'accompagnement (technique et financier) * Développer l'habitat durable et écoresponsable : matériaux biosourcés dans la construction, arbres et fontaines en ville, composteurs collectifs, buanderie collective
* Mutualiser les services : médiathèques, salle de spectacle, complexes sportifs, etc…
Mobilité
* TC : durée des trajets trop long (3X) + pbm de fréquence, de déserte et de ponctualité, abri bus non aménagé (non couvert)
* véhicules élec : trop cher et pbm de recyclage
* Développer les mobilités douces : mettre en place des réseaux de pistes cyclables, des garages à vélo ou arceaux
Alimentation -
Agriculture
* Développer le bio, le local et la saisonnalité
* Assurer des prix accessibles
Energies
renouvelables * Dispositif d'incitation voire contrainte réglementaire de production d'EnR204
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
GROUPE 2 (4 personnes)
Enjeux – Leviers – Contraintes - Bonnes pratiques
Synthèse Idées innovantes
Habitat * Développer l'habitat durable et passif * Renforcer l'accompagnent technique et financier
Mobilité * Augmenter le TC, les modes actifs et le télétravail * Informer sur l'impact écologique et le bilan carbone des déplacements
Alimentation -
Agriculture * Développer et aider l'agriculture locale
Energies
renouvelables
* Renforcer l'information et l'accompagnement
* Favoriser voire obliger la production sur les bâtiments publics et gros bâtiments privés * développer l'NRJ houlomotrice et la marémotrice
* Favoriser l'autoconsommation collective205
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
GROUPE 3 (4 personnes)
Enjeux – Leviers – Contraintes - Bonnes pratiques
Synthèse Idées innovantes
Habitat * Mettre en place un Guichet Unique et renforcer l'accompagnement technique et financier * Prioriser l'action sur les passoires thermiques
Mobilité
* Développement des infrastructures de TC et des modes actifs : linéaire, cadencements, continuité, zone 30km/h et 20km/h, P+R
* Mettre en œuvre le plan vélo
* Développer une offre ferroviaire locale et quotidienne type topo
Alimentation -
Agriculture
* Développer l'agriculture paysanne, bio et locale
* Diversifier la production et accompagner le développement du maraichage * sanctuariser du foncier agricole
* limiter l'écobuage
Energies
renouvelables
* Etudier les potentialités des territoires (géothermie, houlomoteur, etc)
* Réduire l'empreinte carbone des équipements PV
* Intégrer les enjeux de qualité de l'air avant de lancer les projets cf. méthanisation * Développer l'éolien offshore
* Enjeux qualité de l'air en amont des
projets
* Eolien Offshore206
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
GROUPE 4 (4 personnes)
Enjeux – Leviers – Contraintes - Bonnes pratiques
Synthèse Idées innovantes
Habitat
* Lois, couts, mentalité
* Densifier
* Mieux communiquer sur les dispositifs d'aide financier et technique
* Développer la filière laine d'isolation
* Favoriser les isolations perspirantes pour éviter les VMC
* Autoriser les poêles en centre villes
* Développer de nouveaux réseaux de chaleur en zone urbaine
* Développer la filière laine d'isolation
Mobilité
* Développer les TC
* Développer les pistes vélos sécurisée et co-biking
* Développer le rézopouce en zone urbaine
* Mettre à disposition des consignes en ville et sur les plages
* Développer l'autostop
* Développer le covoiturage
Alimentation -
Agriculture
* Développer le maraichage urbain
* Renforcer les circuits courts et la consommation locale
Energies
renouvelables
* Etudier le potentiel d'EnR liée à l'océan et de géothermie
* Développer le solaire thermique et la méthanisation sous certaine condition * Recherche sur la fabrication de
panneaux solaire sans métaux rares207
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
7. Atelier Sud Pays Basque
GROUPE 1 (4 personnes)
Enjeux – Leviers – Contraintes - Bonnes pratiques
Synthèse Idées innovantes
Habitat * Développer l'information et les aides : mettre en place un guichet unique
Mobilité
* Adapter l'offre de TC
* Développer les mobilités douces
* Développer le covoiturage
* Inciter à la conversion des véhicules
Alimentation -
Agriculture * Réorienter la production vers les besoins nutritionnels
Energies
renouvelables * Lever les blocages administratifs et réglementaires208
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
GROUPE 2 (5 personnes)
Enjeux – Leviers – Contraintes - Bonnes pratiques
Synthèse Idées innovantes
Habitat
* Développer l'accompagnement objectif du plus grand nombre
* Cibler les aides financières
* Sensibiliser et diffuser les bonnes pratiques les écogestes
Mobilité
* Promotion des déplacements doux
* Promouvoir le covoiturage courtes distances
* Construire une offre ferroviaire nord sud à l'image du TOPO en s'appuyant sur les infrastructures existantes (gares)
Alimentation -
Agriculture
* Privilégier le local et la qualité
* Diminuer l'utilisation des produits chimiques dans l'agriculture
* Développer les circuits courts
Energies
renouvelables
* Attention de préserver la qualité paysagère
* Identifier les secteurs d'implantation des installation en privilégiant les ZAC, zones industrielles (id: imposer une part de production): les retranscrire dans les doc de planif et d'urbanisme
* Etudier la faisabilité et la rentabilité de NRJ marines (quid de l'impact sur la pêche)209
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
GROUPE 3 (4 personnes)
Enjeux – Leviers – Contraintes - Bonnes pratiques
Synthèse Idées innovantes
Habitat
* Rénovation : renforcer l'accompagnement technique et financier
* Réduction des conso d'eau : favoriser l'installation des deux circuits pour faciliter l'utilisation des eaux de pluies
* Economies d'NRJ : mettre en place des défis familles entre villes
* Réduction des conso d'eau :
favoriser l'installation des deux
circuits pour faciliter l'utilisation des
eaux de pluies
* Economies d'NRJ : mettre en place
des défis familles entre villes
Mobilité
* Développer les TC : fréquence et maillage
* Développer les aménagements cyclables sécurisés
Alimentation -
Agriculture
* Poursuivre le rapprochement producteurs - consommateurs
* Favoriser l'appro local dans les cantines
Energies
renouvelables
* Etudier les faisabilités de développer les NRJ marines
* PV sur toiture
* Méthanisation (agriculture et déchets)210
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
GROUPE 4 (4 personnes)
Enjeux – Leviers – Contraintes - Bonnes pratiques
Synthèse Idées innovantes
Habitat
* Information sur les techniques de rénovation, les dispositifs d'accompagnement et de conseil avec un tiers de confiance, les gains potentiels
* sensibiliser le public aux usages économes, à la diminution du chauffage…
Mobilité
* Diminuer les déplacements en voiture seul : taxer l'autosolisme, inciter les employeurs à développer des offres/services (transport grouper, IKV...)
* Développer le cadencement du TC avec véhicules adaptés
* Développer des cheminement vélo et piétons
* réduire les déplacements : télétravail - numérique
Alimentation -
Agriculture
* Favoriser le dev de l'agri local et de qualité en maîtrisant les prix
* Diversifier les productions locales
Energies
renouvelables
* Diminuer les consommations d'élec (habitat, éclairage public, température de chauffage, …) * Eolien : préservation du patrimoine paysager
* Méthanisation : gisement méthanisable insuffisant211
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
8. Atelier Nive Adour
GROUPE 1 (4 personnes)
Enjeux – Leviers – Contraintes - Bonnes pratiques
Synthèse Idées innovantes
Habitat
* Diffuser l'information et garantir sa neutralité et sa fiabilité sur : réduction des consommations (équipement de chauffage performant / types d'NRJ et comportement /écogestes) et les dispositifs d'accompagnement pour les travaux de rénovation
Mobilité
* Développer le TC et notamment le transport fluvial de personnes
* Faire évoluer nos comportements et réduire nos déplacements en optimisant nos parcours : sobriété des déplacements
* Développer le covoiturage courte distance
* Développer le transport fluvial de
personne
* Collecte déchet ou transport
scolaire en traction animale
Alimentation -
Agriculture
* Accompagner les production locale et raisonnée
* Renforcer la production bio locale
* Programme de réduction du gaspillage élémentaire
* Garantir des prix rémunérateurs aux producteurs
Energies
renouvelables
* Commencer par réduire nos consommations (cf. TC et traction animale)
*Photovoltaïque : réduire l'empreinte de la fabrication et du recyclage
* Renforcer la production hydro212
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
GROUPE 2 (4 personnes)
Enjeux – Leviers – Contraintes - Bonnes pratiques
Synthèse Idées innovantes
Habitat
* Renforcer et systématiser la formation (scolaire, collège, lycée, université) sur les consommations d'NRJ : mettre en place un service d'ambassadeur de l'NRJ * Construire des dispositifs d'intéressement fiscal pour les engagements dans de la basse consommation ou de l'intégration d'EnR dans le bâtiment
* Renforcer les aides financières pour la rénovation
Mobilité
* Développer toute les alternatives à la voiture individuelle
* TC : augmenter la fréquence et la desserte du territoire
* Fluvial : mettre en place une offre entre le pôle et Bayonne
* Covoiturage : offres courtes distances et développer la mixité des solutions * Sécuriser les mode actifs
* Favoriser le télétravail
* Ferroviaire : s'appuyer sur la gare du territoire, assurer des trajets A/R, renforcer la fréquence * Trukatu /badjoto : dispositif non conduit à terme mais expérimentation pertinente
Alimentation -
Agriculture
* Développer les commerces de proximités, groupement d'achats, AMAP
* Soutenir la production locale et garantir des prix rémunérateurs
* Campagne de lutte contre le gaspillage alimentaire
Energies
renouvelables
* Intégrer des obligations d'EnR dans les marchés publics
* Obliger la production d'EnR sur les bâtiments publics
* Accompagner le financement des projets de productions
* Construire des PLUi facilitateur / ambitieux213
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
GROUPE 3 (4 personnes)
Enjeux – Leviers – Contraintes - Bonnes pratiques
Synthèse Idées innovantes
Habitat
* Renforcer l'accompagnement technique
* Renforcer la communication la sensibilisation sur les écogestes
* Modifier nos habitudes et remettre en question notre confort (chauffage)
Mobilité
* Modes actifs : développer des cheminements sécurisés
* Eviter les déplacements : favoriser le télétravail
* TC : améliorer la fréquence et la desserte du territoire
Alimentation -
Agriculture
Energies
renouvelables
* Développer l'NRJ solaire sur toiture
* Bois NRJ : fort potentiel (densité d'habitat et ressource naturelle disponible) * Méthaniser nos déchets214
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
GROUPE 4 (4 personnes)
Enjeux – Leviers – Contraintes - Bonnes pratiques
Synthèse Idées innovantes
Habitat * Réduire nos consommations * Renforcer l'accompagnement technique et financier
Mobilité
* Réduire l'usage de la voiture individuelle
* Gratuité des TC
* Développement des cheminements cyclables sécurisés
Alimentation -
Agriculture
* Limiter la pollution de l'air et des sols
* Développer les circuits courts
* Renforcer la part du bio dans la restauration collective
Energies
renouvelables
* Limiter le recours aux NRJ fossiles
* Tendre vers l'indépendance énergétique
* Réduire les consommations énergétiques
* Eolien en bord d'Adour215
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
GROUPE 5 (4 personnes)
Enjeux – Leviers – Contraintes - Bonnes pratiques
Synthèse Idées innovantes
Habitat * Renforcer la communication et l'information sur les dispositifs d'accompagnement * Mettre en place un guichet unique CAPB
Mobilité
* Promouvoir les mobilités douces
* Desservir en TC le Centre européen de fret (+ 1000 salariés)
* Développer le transport ferroviaire
Alimentation -
Agriculture
* Développer les circuits courts
* Promouvoir les nombreuse initiatives locales
* Préserver les zones agricoles dans les PLU
Energies
renouvelables * Relancer le barrage flottant Urt/Urcuit et valoriser la biomasse collectée216
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
9. Atelier Pays de Bidache
GROUPE 1 (5 personnes)
Enjeux – Leviers – Contraintes - Bonnes pratiques
Synthèse Idées innovantes
Habitat
* Rénovation : manque d'information et de moyen
* Diagnostiquer les maisons insalubres et les vielles bâtisses occupées
* Rénovation : développer une logique portée sur les besoins et pas sur les revenus * Renforcer les dispositifs locaux d'accompagnement technique et financier et garantir leur bonne communication
Mobilité
* Développer les TC : fréquence
* Développer les aires de covoiturage
* Développer le renouvellement des flottes par des véhicules moins émetteurs
Alimentation -
Agriculture * Favoriser le développement d'une agriculture raisonnée et d'une alimentation locale
Energies
renouvelables
* Développer l'énergie solaire : bon ensoleillement et implantation disponible (cf. toiture et ancienne carrière-Bardos-Etchelecou)
* Développer la méthanisation : valoriser les déchets des productions agricoles217
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
GROUPE 2 (5 personnes)
Enjeux – Leviers – Contraintes - Bonnes pratiques
Synthèse Idées innovantes
Habitat
* Manque de conseillers indépendants sur les économies d'énergies
* Trop de contraintes administratives
* Coût des travaux trop élevé
Mobilité
* Développer les aires de covoiturage (zéro sur le pôle)
* Desservir les petites communes en TC
* Développer le très haut débit pour favoriser le télétravail
Alimentation -
Agriculture
* Développer l'agriculture local et les circuits courts
* Campagne de réduction du gaspillage alimentaire
Energies
renouvelables * Développer l'hydroélectricité et le photovoltaïque (notamment sur bâtiment agricole)218
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
GROUPE 3 (6 personnes)
Enjeux – Leviers – Contraintes - Bonnes pratiques
Synthèse Idées innovantes
Habitat
* Lutte contre la précarité énergétique
* Défi Famille
* Rénovation : manque d'information, méfiance quant aux gains et à la fiabilité des artisans et donc blocage sur l'engagement
* Economie d'énergie : diffuser un guide au grand public
Mobilité * Développer le TC et les alternatives à la voiture * Développer des réseaux cyclables
Alimentation -
Agriculture
* Manque d'offre bio local (attention sur l'origine du bio)
* Développer et diversifier le production locale
* Sensibiliser à la consommation saisonnière
Energies
renouvelables
* Solaire
* Méthanisation219
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
10. Atelier Pays d’Hasparren
GROUPE 1 (5 personnes)
Enjeux – Leviers – Contraintes - Bonnes pratiques
Synthèse Idées innovantes
Habitat
* Rénovation : contrainte administrative et réglementaire (ABF, site classé, etc) * Information : difficulté pour identifier des artisans qualifiés, fiables et de bon conseil (techniques d'isolation) * Couts des travaux
* Développer une stratégie d'aménagement et de gestion du foncier
* Renforcer la communication sur les dispositifs d'accompagnement
* Renforcer la formation des artisans et des professionnels sur les différentes techniques d'isolation, les différents équipements de chauffage et l'usage des matériaux renouvelables dans la construction * lever certaines contraintes d'urbanismes (ex: toilettes sèches)
Mobilité
* Renforcer la sensibilisation des différents publics, en particulier les parents d'élèves * TC : augmenter la fréquence et adapter les horaires
* Péage urbain entrée cœur de ville
* Développer les parking covoiturage et renforcer leur signalétique
* Développer le covoiturage pour les petits trajets
* Billettique : harmoniser et simplifier
Alimentation -
Agriculture
* Favoriser le local et de saison
* Garantir des prix rémunérateurs
* Renforcer la traçabilité des produits et garantir leur origine
* Développer des solidarités/complémentarités avec les territoires voisins (landais, hegoalde) notamment sur les productions
* Faire évoluer la formation agricole
Energies
renouvelables
* Commencer par réduire nos consommations
* Bois NRJ
* Solaire : favoriser le thermique car stockage possible
* Hydro élec : ressource renouvelable et équipement disponibles
* Méthanisation : ressource disponible220
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
GROUPE 2 (5 personnes)
Enjeux – Leviers – Contraintes - Bonnes pratiques
Synthèse Idées innovantes
Habitat * Renforcer les informations, le conseil et l'accompagnement sur : les énergies (types, fournisseurs, mode de chauffage), les matériaux d'isolation et la rentabilité des installations
Mobilité
* Coût des véhicules propres
* Faible équipement en borne de recharges élec
* Enjeu de mobilité lié à l'accès à l'emploi des jeunes
* Rompre l'isolement des personnes
* Développer un Blablacar local pour les courtes distances
Alimentation -
Agriculture * Maintenir les filières locales de qualité
Energies
renouvelables
* Tendre vers l'autosuffisance
* Lever les blocages administratifs221
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
11. Atelier Garazi-Baigorri
GROUPE 1 (5 personnes)
Enjeux – Leviers – Contraintes - Bonnes pratiques
Synthèse Idées innovantes
Habitat
* Rénovation : manque d'information sur les dispositifs d'accompagnement * Rénovation : coût des travaux
* Point info NRJ plus mobile et plus proactif
Mobilité
* Ligne Garazi-Bayonne : augmenter la fréquence et adapter les horaires
* Covoiturage : développer une application locale et interactive courte distance * Cyclabilité : développer des réseaux cyclables sécurisés
* Cheval : schoolbus et ramassage des poubelles
* Cheval : schoolbus
et ramassage des
poubelles
Alimentation -
Agriculture * Favoriser l'agriculture local et garantir des prix rémunérateurs pour les producteurs
Energies
renouvelables
Méthanisation : gisement d'intrant agricole important et débouchée pour la mobilité alternative au diesel * Bois NRJ : ressource locale disponible
* Hydro : blocages administratifs
* Eolien : contraintes réglementaires et écologiques
* Solaire : ABF222
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
GROUPE 2 (6 personnes)
Enjeux – Leviers – Contraintes - Bonnes pratiques
Synthèse Idées innovantes
Habitat
* Manque d'information et de sensibilisation sur les écogestes
* Rénovation : disposer d'un conseiller NRJ sur le territoire et d'accompagnement/incitation financière * Location : beaucoup de passoir énergétique, difficulté d'entrainer le proprio dans la rénovation
Mobilité
* Autosolisme : seule solution disponible et l'option la plus courte
* TC dont Train : augmenter la fréquence et la régularité et baisser les tarifs * Modes actifs : développer les infrastructures
Alimentation -
Agriculture * Favoriser l'agriculture locale et paysanne
Energies
renouvelables
* Beaucoup d'atouts (soleil, bois, agriculture/métha, rivière) : besoin d'un grand impulseur pour lever les blocages et accompagner les projets223
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
GROUPE 3 (6 personnes)
Enjeux – Leviers – Contraintes - Bonnes pratiques
Synthèse Idées innovantes
Habitat * Reduction des consommations : isolation, écogestes, éclairage basse conso et électroménager économe
Mobilité
Alimentation -
Agriculture
* Sensibiliser les consommateurs à l'achat de produits locaux et de saison
* Sensibiliser/informer les consommateurs sur la composition de produits transformés * Valoriser les agriculteurs engagés dans des démarches vertueuses
Energies
renouvelables
* Bois NRJ
* Hydro
* Solaire224
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
GROUPE 4 (5 personnes)
Enjeux – Leviers – Contraintes - Bonnes pratiques
Synthèse Idées innovantes
Habitat
* Diagnostic des performances énergétiques des bâtiments : renforcer l'accompagnement * Isolation : communiquer sur les dispositifs d'accompagnement et renforcer les aides en particulier pour l'ancien
* Réduire notre confort l'hiver : chauffer raisonnablement
Mobilité
* TC : augmenter et adapter les horaires
* Développer le covoiturage courte distance
* Faire évoluer les flottes des véhicules par des véhicules propres
Alimentation -
Agriculture
* Compostage
* Accompagner le développement des circuits courts afin notamment de réduire les transports * Garantir des prix accessibles
Energies
renouvelables
* Solaire
* Réseaux de chaleur
* Hydro
* Eolien offshore225
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation - version du 1er février 2020
LIVRE BLANC DE LA CONCERTATION
Annexes
Contributions des internautes sur la
plateforme « Climat Action Pays
Basque »
Fichiers partagés atelier « Habitat
durable »«Se concentrer sur la mise en œuvre concrète de nos actions»
Julien Denormandie, ministre du Logement et de la Ville
Propos recueillis par Barbara Kiraly, Fabien Renou et Sophie Vincelot | le
24/10/2019 | Julien Denormandie, Ministère du Logement, Budget 2020, APL, Bailleurs sociaux
Le ministre du Logement défend son budget pour 2020 et dévoile sa méthode pour vérifier que les politiques publiques sont appliquées sur le terrain.
(…)
« Avec le zonage de projet, le préfet de région définira les
zones éligibles au Pinel avec les élus locaux. »
Pourquoi avoir attendu les débats sur le projet de loi de finances 2020 pour lancer le « zonage de projet », qui permet de bénéficier à titre expérimental du Pinel dans les zones B2 ?
Tout simplement parce qu'il fallait un véhicule législatif.
Nous expérimenterons le dispositif en Bretagne pour donner plus de visibilité et de stabilité aux acteurs, mais aussi pour territorialiser nos politiques. Le préfet de région, en discussion avec les élus locaux, définira les zones éligibles au dispositif Pinel. On ne peut pas rendre compte des réalités territoriales avec cinq zones définies nationalement, ça ne peut pas fonctionner convenablement. Il faut sortir du « tout-zonage ».
C'est ce que nous avons fait avec le Denormandie dans l'ancien. Ce dispositif fiscal territorial n'est pas déployé en fonction des zones, mais des projets territoriaux [dès que les collectivités lancent une ORT, elles deviennent éligibles, NDLR].226
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
LIVRE BLANC DE LA CONCERTATION
Annexes
Contributions des internautes sur la
plateforme « Climat Action Pays
Basque »
Fichiers partagés atelier « Mobilité
durable »EKARPENA / CONTRIBUTION
Contribution à l’élaboration du PDU (Plan de déplacements urbains)
Plaidoyer pour de
nouvelles mobilités en
Pays Basque
Adoptée par le Conseil de direction le 14 mai 2019EKARPENAREN GOGOA / L’ESPRIT DE LA CONTRIBUTION
En 2005, le Conseil de développement et le Conseil des élus font du transport l’un des principaux ateliers de la démarche « Pays Basque 2020 ». Un an de travaux, co-animés par Jean-René ETCHEGARAY (CEPB, Conseil des élus) et Michel CASTEIGTS (CDPB, Conseil de développement), qui constituent sans doute le premier exercice de cette ampleur en Pays Basque. Cet atelier de Pays Basque 2020, d’abord orienté sur les infrastructures, se penchera sur de nombreux projets alors en débat : LGV, A63, 2x3 voies en Basse-Navarre, traversées des Pyrénées… Très rapidement, le diagnostic fait apparaître que le défi essentiel porte plus sur les trafics locaux que sur le transit, plus sur la mobilité et l’offre de transport que sur les infrastructures. Les chiffres sont alarmants quant à l’usage de la voiture individuelle sur les axes routiers de la côte, et entre Cambo et Bayonne… Le BAB apparaît comme l’une des agglomérations les plus en retard au regard de l’usage élevé de la voiture - et faible du transport en commun – qui y est fait.
L’une des orientations phares de Pays Basque 2020 était d’élaborer un « Schéma des déplacements en Pays Basque » pour rebâtir l’offre de bus et des lignes ferroviaires secondaires, revoir les politiques de stationnement, favoriser les modes doux et toutes les solutions d’intermodalité… Autre orientation majeure : élaborer un « cadre de références » en matière d’aménagement durable du territoire.
A partir de 2007, les élus et acteurs du Pays Basque se saisissent du dossier transport et l’offre s’améliore.
Le Contrat territorial 2007-2013, que le CEPB et le CDPB élaborent avec l’Etat, la Région et le Département, place la mobilité comme un axe important, et finance une Enquête Ménages et Déplacements (menée en 2010 par le SCOT). L’opération « (a)ménageons le Pays Basque », lancée en 2009 aboutit à plusieurs scenarii en 2013 dont un mettant la mobilité au cœur, et dont les propositions sont troublantes d’actualité (voir l’Annexe 1). L’Agglomération du BAB (ACBA) initie une réforme du système de transport urbain et répond à l’appel à projet du Grenelle de l’environnement pour mobiliser des fonds importants, dont l’aboutissement est l’actuel réseau Chronoplus avec des lignes de Bus à Haut Niveau de Service. Avant la création de la nouvelle Communauté d’agglomération, plusieurs évolutions voient également le jour : élargissement de l’A63, abandon des projets de LGV en Pays Basque et de 2x3 voies en Basse-Navarre, rénovation de la ligne Bayonne-Garazi (mais pas son électrification…), amélioration du réseau départemental inter-urbain, projet Transfermuga (porté par l’Euro-Région).
En parallèle, le Pays Basque a vu aussi émerger des solutions plus alternatives à l’initiative de communes, de maires, d’associations locales : navettes électrique au cœur des villes, développement du prêt de vélos, de parkings-relais aux entrées de villes ou au niveau des nœuds routiers (ex. Briscous/Hasparren), taxi collectif en Amikuze, micro offre dans les vallées des Aldudes, solutions numériques utilisées pour le co-voiturage…
En 2019 pourtant, le Pays Basque est un territoire encore plus saturé et le fossé s’est agrandi entre l’offre de transport, les politiques d’urbanisme, et la poursuite d’une forte croissance démographique dans un grand périmètre péri-urbain, saturant les entrées des villes côtières.En lançant son PDU (plan de déplacement urbain), la Communauté d’agglomération Pays Basque répond à la volonté (exprimée en 2006) de construire une stratégie de mobilité durable à l’échelle de tout le territoire basque.
Une opportunité historique pour répondre et faire évoluer les besoins de la grande majorité de la population.
Tel est le principal message de cette contribution : la politique de l’offre ne suffit plus, il faut répondre aux besoins des habitants et faire évoluer leurs pratiques. C’est au niveau des usages, des comportements, des nouveaux modes de vie, que les autorités organisatrices de la mobilité (AOM), comme l’est la Communauté d’agglomération Pays Basque (mais aussi La Région…), doivent accroître leurs efforts pour trouver les offres les plus adaptées.
Avec l’emploi et le logement, la question du transport fait partie des 3 grandes préoccupations de la population. Un thème récurrent dans les différents temps d’échange que peut organiser le CDPB, et également fortement présent dans les réponses au questionnaire régional portant sur « les relations rural-urbain », que le CDPB a diffusé au Pays Basque. La mobilité y reste citée parmi les principales difficultés des habitants du Pays Basque, et comme l’un des facteurs empêchant le « bien vivre » au Pays Basque.
La mobilité représente un triple défi de société, au Pays Basque comme ailleurs. Au Pays Basque, on peut même considérer qu’elle est une question de « survie territoriale » tant elle devient un frein à son développement social et économique, et d’urgence climatique !
Un défi d’inclusion sociale
Sans mobilité, pas d’accès au travail, à la formation, à l’alimentation… ! Avec l’accès au logement, l’accès à la mobilité est l’un des facteurs clés dans la précarisation de certaines populations (ou au contraire leur autonomie et leur stabilisation).
Or, au Pays Basque, ce droit à la mobilité auquel chacun devrait pouvoir prétendre se confronte à des inégalités diverses : inégalités de revenus, inégalités géographiques (où on vit, où on travaille), d’offres de mobilité et d’infrastructures…
L’un des objectifs majeurs d’une politique des mobilités est ainsi de permettre l’accès de chacun à la mobilité. Chaque habitant du Pays Basque doit être en mesure de circuler au sein du territoire, en partir et y revenir. Chaque visiteur extérieur au Pays Basque doit aussi être en mesure d’y venir, d’y circuler et d’en repartir…
Au-delà, il s’agit aussi de permettre l’accès à un choix de mobilité, évitant aux usagers la contrainte et la dépendance à un seul mode de transport, un seul trajet, une seule manière de construire ses déplacements quotidiens.
Un défi écologique, énergétique et de santé publique
L’actualité le remet quotidiennement en lumière : nos sociétés sont à un tournant décisif et doivent assumer une responsabilité vis-à-vis d’un dérèglement climatique global. Sans changement, la planète est en danger ! C’est donc une remise en question profonde de notre mode de vie et du fonctionnement de nos territoires qu’il s’agit d’engager, et c’est le sens de la transition écologique et énergétique du territoire.
La mobilité doit y prendre une large part, dans la mesure où le transport routier (de personnes et de marchandises) est très dépendant des énergies fossiles, qu’il émet la part la plus importante des gaz à effet de serre, et qu’il a un impact significatif sur la qualité de l’air que nous respirons. De nouvelles pratiques de mobilité émergent : elles doivent s’étendre et se généraliser, passer un cap significatif si nous souhaitons nous adapter aumieux au changement climatique et le limiter, plutôt que de l’accélérer et le subir de plein fouet.
Un défi d’aménagement du territoire adapté aux spécificités : un cœur d’agglomération urbaine qui n’est pas central (mais au nord-est du territoire et sur la côte), un territoire péri-urbain et rural très vaste, un espace vallonné du fait de la proximité pyrénéenne, un littoral où se concentrent des flux de transit très importants et une attractivité touristique majeure (+10% de population en moyenne), une croissance démographique parmi les plus importantes de France, une métropole transfrontalière à l’œuvre, une imbrication avec le département des Landes (bassin d’emploi commun entre BAB et Seignanx)…
Ces spécificités territoriales nécessitent de faire du Pays Basque un territoire d’expérimentation de toutes les mobilités possibles.
Le retard pris dans les usages invite à une véritable « révolution culturelle ».
Le Conseil de développement du Pays Basque esquisse dans cette première contribution les grandes lignes d’une stratégie globale de la mobilité en privilégiant notamment :
- une nouvelle hiérarchisation des mobilités (le vélo et le transport en commun avant la voiture)
- l’intermodalité dans toutes les solutions de mobilité
- l’incitation à de nouvelles pratiques en osant contraindre lorsqu’il le faut - de nouveaux modes de gestion partagée (public/privé, collectivité/citoyens…) - un travail de fond sur le changement de culture de mobilité
Le Conseil de développement invite la Communauté d’Agglomération à être le chef de file de cette stratégie de mobilité durable :
- sur ses propres domaines de compétences (transport en commun…) - sur celles des communes de l’EPCI (place du vélo dans la voirie…) - dans des partenariats forts avec les autres collectivités et opérateurs compétents, présents dans les Pyrénées-Atlantiques, les Landes et le Gipuzkoa
- en s’appuyant sur les initiatives locales et citoyennes, comme autant d’expérimentations et d’innovations pouvant être essaiméesTABLE DES MATIERES
CONTEXTE & ENJEUX.......................................................................................................... 7
UNE URBANISATION NON MAITRISEE .................................................................................. 8
DES TENDANCES NEGATIVES QUI SE CONFIRMENT ............................................................. 8
UN INVESTISSEMENT LIMITE SUR LES OFFRES ALTERNATIVES A LA VOITURE ............................. 9
LE PASSAGE A L’ECHELLE PAYS BASQUE ENCORE A CONCRETISER ..................................... 9
MAIS DES AVANCEES POSITIVES QUI PLAIDENT POUR UNE MONTEE EN PUISSANCE ! .......... 10
DES SPECIFICITES QUI PERDURENT ET A INTEGRER AU PROJET DE MOBILITE ....................... 10
PROPOSITIONS D’ORIENTATIONS STRATEGIQUES ................................................................ 11
1ERE ORIENTATION : ........................................................................................................ 11
CREER LES CONDITIONS D’UN CHANGEMENT DE COMPORTEMENT ET DE CULTURE DE LA MOBILITE ......................................................................................................................... 11
1.1. MIEUX CONNAITRE ET OBSERVER LES PRATIQUES DE MOBILITE ...................................... 11
1.2. INCITER AU CHANGEMENT PAR L’EXEMPLE .................................................................. 11
1.3. ACCOMPAGNER LES ACTEURS ECONOMIQUES ET SOCIAUX DU TERRITOIRE................. 12
1.4. AIDER AU DEVELOPPEMENT DE TOUTES LES ALTERNATIVES LOCALES ET CITOYENNES ..... 12
1.5. DEVELOPPER UN PROGRAMME DE SENSIBILISATION AUX MODES ACTIFS AUPRES DU
GRAND PUBLIC ................................................................................................................. 12
2EME ORIENTATION : ....................................................................................................... 13
DENSIFIER L’OFFRE DE TRANSPORT EN COMMUN ET LUTTER CONTRE UN TERRITOIRE A DEUX VITESSES .......................................................................................................................... 13
2.1. DEVELOPPER UNE OFFRE DE BUS PLUS DENSE, COHERENTE ET EFFICACE ..................... 13
2.2. CONSTRUIRE LE FUTUR « IPAR - TOPO » (LE « RER » DU PAYS BASQUE) ........................... 14
2.3. ETENDRE LES OFFRES DE TRANSPORT A LA DEMANDE .................................................. 14
2.4. FACILITER L’ACCESSIBILITE DE TOUS LES PUBLICS AUX OFFRES DE MOBILITE ................... 15
2.5. FAVORISER LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE DU TERRITOIRE .................................... 153EME ORIENTATION : ....................................................................................................... 16
HIERARCHISER LES MODES DE TRANSPORT EN FAVEUR DES MOBILITES DOUCES .................. 16
3.1. ACTUALISER ET METTRE EN ŒUVRE LE PLAN VELO SUR LE BAB ET SUR LES PRINCIPALES
VILLES /CENTRE-BOURGS DU PAYS BASQUE ......................................................................... 16
3.2. ACCOMPAGNER LES COMMUNES VERS LE DEVELOPPEMENT DES MODES DOUX DANS
TOUS LES CENTRES BOURGS .............................................................................................. 17
4EME ORIENTATION : ....................................................................................................... 18
ORGANISER L’INTERMODALITE ET AMENAGER LE TERRITOIRE POUR « SE DEPLACER MOINS ET SE DEPLACER MIEUX »...................................................................................................... 18
4.1. AMENAGER DES POLES D’ECHANGE ET MIEUX Y INFORMER L’USAGER ......................... 18
4.2. MIEUX ARTICULER LES OFFRES DE TRANSPORT ............................................................. 18
4.3. DEVELOPPER LES PRATIQUES QUI PERMETTENT DE REDUIRE CERTAINS DEPLACEMENTS .. 18
4.4. (A)MENAGER DURABLEMENT LE TERRITOIRE ................................................................. 19
5EME ORIENTATION : ....................................................................................................... 20
FACILITER L’AUTO-PARTAGE ET LIMITER L’USAGE INDIVIDUEL DE LA VOITURE THERMIQUE...... 20
5.1. FACILITER LES « VOITURES FACTEUR 4 » ....................................................................... 20
5.2. DEVELOPPER UNE POLITIQUE DU COVOITURAGE ET DE L’AUTOPARTAGE ....................... 20
5.3. ORGANISER LA TRANSITION DES VEHICULES THERMIQUES VERS LES VEHICULES
ELECTRIQUES..................................................................................................................... 21
5.4. DEVELOPPER LE « PAG’AUTO » (« PEAGE URBAIN » BASQUE) ......................................... 21
6EME ORIENTATION : ....................................................................................................... 22
FAIRE DES VALLEES LES AXES D’EXPERIMENTATIONS DE LA MOBILITE DE DEMAIN ................. 22
ANNEXES ......................................................................................................................... 23Première Contribution du CDPB au PDU p.7
CONTEXTE & ENJEUX
PREAMBULE
Après un important renouvellement, le CDPB porte officiellement la mission de « Conseil de développement de l’agglomération » (délibération du 21/07/2018 de la CAPB). Conformément à la loi NOTRe, le Conseil de développement est consulté sur l’élaboration du projet de territoire et sur les documents de prospective et de planification, dont fait partie le Plan de Déplacements Urbains (PDU).
Le 23 juillet 2018, le CDPB a adopté une Contribution en amont du Projet Communautaire de la CAPB1. Ce projet de territoire intègre déjà des propositions sur la question de la mobilité.
Une Commission mobilités a ensuite été mise en place le 26 novembre 2018 (voir sa composition en Annexe 2) pour s’inscrire dans une démarche de contribution en continu aux travaux de la Communauté d’agglomération.
CETTE CONTRIBUTION EST AINSI ISSUE DE DIFFERENTS TEMPS DE TRAVAIL : - Une première réunion de la Commission Mobilités du CDPB, le 26.11.18, en présence des responsables du syndicat des Mobilités ;
- Une participation active des membres du CDPB aux ateliers proposés en décembre et janvier par le Syndicat des mobilités, dans le cadre du partage de son diagnostic - Une deuxième réunion de la Commission, le 06.02.19, en présence de professionnels de la mobilité (transporteur, consultant mobilité…) ;
- La participation et co-animation d’un atelier spécifique « mobilité durable » lors du premier Forum Climat, organisé dans le cadre de la concertation autour du Plan Climat Air Energie Territorial de la CAPB
- Une troisième réunion de la Commission le 11.04.19, qui a posé les bases de la première Contribution du CDPB au PDU
- Un appel à contributions de la part des différentes Commissions de travail du CDPB (Mobilités, mais aussi Habitat-urbanisme, Transition Ecologique et Energétique, Rural- Urbain, Egalité Femmes-Hommes) et de son Conseil de Direction.
Cette première Contribution sera complétée par d’autres travaux, dans les mois à venir, qui permettront au CDPB de détailler les premières orientations présentées ici, et d’identifier les actions qu’il souhaitera voir intégrées par la CAPB au Programme d’actions du PDU.
1 « Quel Pays Basque demain, avec la Communauté d’Agglomération Pays Basque ? » (ici)Première Contribution du CDPB au PDU p.8
DIAGNOSTIC & ENJEUX : UN DEVOIR D’INVENTAIRE
La Commission Mobilités du CDPB s’est pliée à un exercice comparatif entre 2019 et 2006, en s’appuyant sur les travaux de Pays Basque 2020, tant en terme d’état des lieux que d’orientations et de réalisations : quelles sont les évolutions, les tendances… ? Qu’est-ce qui a été mis en place et qu’est-ce qui reste à réaliser ? Qu’est-ce qui reste d’actualité ou est à reconsidérer... ?
Ces quelques chiffres sont déjà très éclairants :
CHIFFRES CLES 2006* CHIFFRES CLES 2019**
79% des déplacements faits en voiture
4% transport en commun
1% en vélo
*Enquête-ménage 1999
76.5% (82% des trajets domicile-travail)
6% transport en commun
Moins de 2% en vélo
**Enquête-ménage 2010 actualisés
Une urbanisation non maîtrisée
- L’étalement urbain s’est poursuivi, et l’aménagement du territoire n’a pas fait l’objet d’une concertation à l’échelle du territoire malgré l’émergence des premiers SCOT autour des agglomérations littorales
- L’explosion de la construction de logements s’est faite sans réflexion urbaine : pas d’intégration d’offres de mobilité alternatives à la voiture, pas de traitement de qualité de l’espace public et de la mobilité douce, de la place du piéton… - Les ¾ de la production de logement ne répondent pas à la réalité des revenus et des besoins de la population locale (cf. Contribution PLH2), et la spéculation foncière et immobilière a continué à s’accroître en Pays Basque, malgré la crise économique de 2008. Cela a poussé de plus en plus de foyers hors du cœur de l’agglomération… accentuant dans le même temps leur dépendance à la voiture - L’offre de surfaces commerciales a également explosé (alors que le Pays Basque était déjà en 2005 en suréquipement commercial) avec des projets aussi impactants qu’Ametzondo, la rénovation du Carrefour BAB (en cœur d’agglomération), l’augmentation de surfaces le long des voies principales (routes départementales, RN10, route du BAB…)
Des tendances négatives qui se confirment
- L’explosion des flux de mobilité constatée entre 1990 et 2005 s’est poursuivie ; l’usage individuel de la voiture, lui, s’est maintenu, quand l’usage collectif de bus (vers les entreprises, les établissements scolaires) ne s’est que peu développé - En matière de mobilité des jeunes, l’agglomération bayonnaise est devenue le paradis du scooter…
- La saturation urbaine (en saison estivale comme hors saison) est devenue un vrai problème, avec une amplitude horaire qui croit d’année en année - Malgré la fin de la promotion du diesel et le développement des motorisations hybrides, les centres-villes (et les campagnes aussi !) connaissent une affluence croissante de grosses motorisations (SUV, 4X4, Jeep…)
2 A retrouver en cliquant iciPremière Contribution du CDPB au PDU p.9
- En 2005/2006, le Pays Basque (et notamment l’agglomération Bayonnaise) faisait partie des agglomérations les plus en retard au plan national, en termes d’offre de TC et de taux de fréquentation de ces TC. En 2019, notre agglomération reste titulaire de ce triste record.
A titre de comparaison, 2% des trajets quotidiens sont intermodaux au Pays Basque, contre 10% en moyenne dans les grandes agglomérations françaises et 5% dans les villes moyennes.
Un investissement limité sur les offres alternatives à la voiture
- Le plan vélo de l’ACBA, élaboré en 2014, est resté sur les étagères : la place du vélo reste une véritable problématique en ville et dans les centre-bourgs, non pris en compte dans les tous derniers aménagements de Chronoplus. Le réseau cyclable reste morcelé, et met le vélo en concurrence directe avec les piétons et/ou en insécurité avec la voiture
- L’état des infrastructures ferroviaires s’est dégradé entre Bayonne et Pau ; la rénovation de la ligne Bayonne-Garazi s’est limitée aux rails et l’offre y demeure très limitée
- Le fret de marchandises (maritime et ferroviaire) se tasse… même si de nouvelles solutions sont apparues sur la logistique urbaine
Le passage à l’échelle Pays Basque encore à concrétiser
- En matière d’infrastructures et de stationnements, les choix politiques et stratégies communales diffèrent, freinant la mise en place de réseaux cohérents à l’échelle du bassin de vie : discontinuité des voies cyclables, aménagement qui ne respecte pas toujours la réglementation ; pas de restriction de l’usage de l’automobile (par le partage de la voirie avec d’autres modes) ou de son stationnement (nombre de places important, tarifs de stationnement différent selon les communes…) - En matière d’observation et de connaissance des mobilités, l’échelle « Pays Basque » semble encore poser problème. Qui assure la fonction d’observatoire des mobilités, et le suivi des indicateurs (accidentologie, impacts environnementaux et sanitaires, qualité de l’air, reports modaux, temps de trajet…), à l’échelle du Pays Basque ?
- Des acteurs (élus, techniciens, habitants) insuffisamment informés pour guider la décision, et un projet de mobilité qui a, jusqu’à aujourd’hui, peu fait l’objet de réelle concertation avec les habitants et usagers (malgré les préconisations de Pays Basque 2020 puis d’(a)ménageons le Pays Basque)
- Une offre de mobilité transfrontalière qui n’a que très peu évolué (en dehors des sociétés privées de bus), avec une connexion Bayonne-Donostia supérieur à 1h15, l’arrivée à nouveau des trains espagnols (Renfe) en gare d’Hendaye mais sur des offres limitées… Des perspectives dessinées par l’Eurorégion Aquitaine/Euskadi/Navrre dans le cadre du programme Transfermuga, devenue plateforme d’information3 qui restent à concrétiser…
3 http://www.transfermuga.euPremière Contribution du CDPB au PDU p.10
Mais des avancées positives qui plaident pour une montée en puissance ! Parmi les propositions formulées en 2006, certaines ont été concrétisées au moins partiellement :
- Développement du réseau Chronoplus et réalisation deux grandes lignes de bus à haut niveau de service (BHNS) ou Tram’Bus, mises en service en 2019/2020 - Installation du Syndicat des mobilités à l’échelle de l’ensemble du Pays Basque, qui pilote le premier PDU à émerger à cette échelle
- Annonce de la mise en place d’une « marque » unique (Txik Txak) rassemblant les différentes offres de transport en commun sur le territoire, en promettant un développement de l’offre, une incitation à l’intermodalité, une billettique unique et une harmonisation des services…
L’évolution institutionnelle offre la perspective de franchir un cap, qu’il s’agit maintenant de confirmer et amplifier… !
Des spécificités qui perdurent et à intégrer au projet de mobilité - Le Pays Basque reste un maillon stratégique sur l’arc Atlantique, donc un enjeu de mobilité inter-régional et européen. Il doit se préparer en particulier à une intensification des flux de marchandises à l’avenir lié aux stratégies maritimes de l’Asie vers l’Europe et le développement du Port de Sines au Portugal (porte d’entrée de la péninsule ibérique et du marché européen)…
- Le Pays Basque s’affirme comme une destination touristique nationale et internationale… attirant des visiteurs qui doivent également pouvoir développer une mobilité durable lorsqu’ils parcourent le Pays Basque. Il s’agit de proposer des offres de mobilité et des services adaptés à ces usages.
Le Pays Basque Nord, enfin, est étroitement lié à ses voisins, au Sud comme au Nord et à l’Est… Il doit être pensé comme un territoire connecté à ces voisins, voire comme l’un des territoires d’un bassin plus vaste qui englobe notamment une agglomération côtière transfrontalière étendue jusqu’au sud des Landes.
Si elles n’entrent pas en jeu dans les actions qui figureront à terme dans le PDU, et sur lesquelles le Syndicat des mobilités et les communes du territoire auront directement prise, les mobilités transfrontalières, départementales et interdépartementales (64-40) font partie du projet de mobilité au Pays Basque. Le PDU est l’occasion, à minima, d’en définir les attentes.Première Contribution du CDPB au PDU p.11
PROPOSITIONS D’ORIENTATIONS STRATEGIQUES
1ère orientation :
Créer les conditions d’un changement de
comportement et de culture de la mobilité
De nombreuses expériences le montrent : il ne suffit pas de proposer une offre innovante pour que le public s’en saisisse et s’y appuie pour faire évoluer ses pratiques. Il s’agit avant tout de faire émerger une prise de conscience et un changement culturel. Il est urgent de prendre conscience que la « facilité de mobilité » induite par le recours systématique à la voiture est aujourd’hui une source de nuisance au quotidien pour les habitants, et qu’elle nuit aussi à la qualité du cadre de vie, principal atout du Pays Basque.
Et en Pays Basque le retard est si important en la matière qu’il s’agit du défi à la fois le plus important et le plus difficile à relever. Quelques illustrations de comportements excessifs en ville comme en milieu rural : des parkings de lycées essentiellement remplis de scooters, des abords d’écoles transformés « school-drive », des frontons de villages transformés en parking…
1.1. Mieux connaître et observer les pratiques de mobilité
Se rendre compte de ses propres pratiques et le premier levier du changement : un observatoire des mobilités à l’échelle du Pays Basque semble incontournable, pour prendre les meilleures décisions, mais aussi pour assurer le suivi de ce PDU et son actualisation tout au long de sa mise en œuvre. Une telle observation gagnerait à rompre avec les traditionnelles « enquêtes ménages déplacements », ponctuelles, coûteuses et trop peu fréquentes…
Faire pour et avec l’usager, qui devient producteur de données : données mobiles, et données qualitatives…
Intégrer les temporalités dans l’observation (cf « bureau des temps » de Rennes ou Lille) :
o organisation quotidienne, hebdomadaire, saisonnière des déplacements sur les territoires du Pays Basque ;
o organisation des déplacements des ménages pour associer travail, école, courses, loisirs, famille…
Rendre l’information utile en temps réel
1.2. Inciter au changement par l’exemple
Les collectivités publiques par leurs pratiques exemplaires ont un effet d’entraînement majeur. A contrario, les incohérences de l’action publique invite l’usager à se cacher derrière celles-ci pour justifier ses propres incohérences. Pour autant, il apparaît bien souvent que la société est bien plus prête que ce que peuvent en dire les décideurs, et que ce sont souvent les élus et la décision publique qui emboîtent le pas d’une sociétéPremière Contribution du CDPB au PDU p.12
civile qui a déjà intégré les mutations et les a acceptées. Le maintien des services publics sur les territoires est aussi une manière concrète d’éviter des déplacements inutiles... Développer la formation des élus et de leurs équipes aux nouvelles mobilités et à la ville de demain
Inviter la CAPB et les communes du Pays Basque à développer de nouvelles pratiques :
o Télétravail, pratiques numériques pour éviter des déplacements o Outils d’organisation de covoiturage systématique pour tous les événements o Modes doux ou véhicules électriques à disposition des agents… Se doter de moyens pour diffuser toutes les bonnes pratiques et leur essaimage Maintenir les services publics et administrations dans les pôles territoriaux et mairies (Pôle Emploi, CAF, CPAM, etc.) en y renforçant le nombre de permanences
1.3. Accompagner les acteurs économiques et sociaux du territoire
Certains acteurs sont déjà engagés dans l’évolution de leur mobilité (certains établissements scolaires, sanitaires, des entreprises…). Il s’agirait de généraliser ces démarches :
En accompagnant les acteurs déjà volontaires dans l’élaboration de leurs Plans de Mobilité (diagnostics à leur échelle, propositions d’actions, évaluation) En proposant des leviers incitant les autres à s’y engager
1.4. Aider au développement de toutes les alternatives locales et citoyennes
La CAPB aurait un rôle à jouer dans l’accompagnement des initiatives locales allant dans le sens du développement de nouvelles mobilités plus durables… qui ne l’ont pas attendue pour se lancer !
Conforter et aider au développement des initiatives locales portées par le réseau associatif (promotion du vélo, covoiturage dans les Aldudes par Aiba, par exemple…)
Aide au développement de projets innovants : voir l’arrêt de la start-up Badjoto, application locale de covoiturage pour les trajets courts et notamment domicile- travail, dont l’activité n’a pas pu être pérennisée
S’appuyer sur des outils déjà existants et les implanter au Pays Basque : expérimentation de Rézopouce au sud des Landes, promotion des plateformes de covoiturage (Mobicoop, ou Téacoté pour les établissements scolaires…).
1.5. Développer un programme de sensibilisation aux modes actifs auprès du grand public
Déjà identifié en 2006, la sensibilisation du public et la promotion des modes de transport alternatifs à la voiture est un travail de fond qui doit se poursuivre en permanence. Dès l’enfance : interventions dans les écoles, ramassages scolaires en pédibus engageant aussi les parents, apprentissage du vélo…
En adoptant le bon discours : mettre en avant les gains apportés par un changement de mobilité (financiers, santé, temps de trajet…)
Par la formation des futurs automobilistes au respect des autres modes de transport, qui partageront avec eux l’espace public, et la sensibilisation des conducteurs actuels aux règles du code de la route qui concernent les cyclistesPremière Contribution du CDPB au PDU p.13
2ème orientation :
Densifier l’offre de transport en commun et lutter
contre un territoire à deux vitesses
Le développement de nouvelles offres de transport et de grands couloirs de mobilité a tendance à avoir un effet excluant : la création de nouvelles infrastructures s’accompagne souvent d’une montée des prix de l’immobilier à leur abord (phénomène bien étudié à Bordeaux, autour des lignes de tramway) et d’un report de populations modestes vers des zones moins desservies en TC. Ainsi, les exclus de la mobilité sont souvent les ménages les plus modestes, qui accumulent alors les difficultés.
Il s’agit de sortir d’une logique de fluidification uniquement sur les grands axes structurants et de penser enfin au maillage de l’ensemble du territoire, notamment les territoires ruraux, en mettant l’accent sur les lignes secondaires des réseaux. Bref, prioriser la rénovation et l’optimisation des infrastructures actuelles pour ne pas reproduire le « syndrome TGV » ! La focalisation sur le TGV et ses grandes lignes est en France l’une des raisons au désinvestissement sur les lignes secondaires avec des conséquences que nous connaissons aujourd’hui (état des infrastructures comme entre Bayonne et Pau, baisse de l’offre, allongement des temps de parcours…). Ce risque est bien évident à éviter sur le réseau de transport en commun du territoire de l’agglomération.
Enfin autre défi, celui de la mobilité transfrontalière dont les études montrent l’asymétrie des offres et des pratiques, au point de constituer une « galère » pour l’usager du transport en commun4. Les offres en Euskadi constituent aussi des exemples à suivre dans l’offre à envisager en Iparralde !5
2.1. Développer une offre de bus plus dense, cohérente et efficace
La pratique du réseau actuel de l’offre de Chronoplus montre un décalage croissant entre l’effort porté sur les grands axes structurants (actuelles lignes A1, A2, B….) et des lignes secondaires mettant certains quartiers du BAB à des distances-temps très importantes des centralités (jusqu’à 1h de transport !). De même l’interopérabilité semble peu prise en compte au sein du réseau de bus : passer d’un bus à l’autre sans trop d’attente. Enfin, des retards sont manifestes en termes d’accès rapide entre, par exemple, le centre de Biarritz et sa gare et l’aéroport, ce qui constitue une incohérence majeure avec la politique de marketing valorisant une station internationale !
L’exemple des réseaux en Euskadi invite à penser différemment l’inter-urbain : sans lignes directes et express (de centre à centre, sans marquer d’arrêt sur son trajet), il y a peu de chances de résoudre le défi de la mobilité entre le littoral et son arrière-pays… En bouclant cette Contribution, le CDPB est interpellé par certains de ses membres faisant état d’aménagements contestables liés au Tram’bus, tant en termes d’absence d’intégration de pistes cyclables que d’arrêt de la logique « bus à haut niveau de service » (notamment à l’entrée et à la traversée de Biarritz).
4 1h40 à 2h10 entre Bayonne et Donosti (59km)
5 1h (bus express) entre Donosti et Bilbao (100km) ; 1h à 1h15 entre Bayonne et Garazi (58km)…Première Contribution du CDPB au PDU p.14
Aller au bout de la logique « Tram’bus » sur les commune de Biarritz et Anglet : accès à l’aéroport de Parme, à la gare de Biarritz, entrée du BHNS au cœur de Biarritz !
Adapter les aménagements du réseau pour intégrer systématiquement le vélo sur des voies dédiées ou partagées avec le bus
Profiter du développement du Tram’Bus pour redessiner le réseau de lignes secondaires de l’agglomération :
o une nouvelle hiérarchie du réseau et de l’interopérabilité entre lignes du réseau o des plages horaires plus étendues, un service plus important aux heures de pointe
Développer des lignes inter-urbaines « express » (avec des voies réservées aux entrées des agglomérations sur les derniers kilomètres) :
o notamment sur la « couronne » de l’agglomération BAB
o et entre les villes/bourgs centres de l’intérieur
Permettre l’accès aux axes autoroutiers à des lignes de bus express sur le territoire et avec les territoires voisins : express Saint-Palais-Bayonne, Bayonne-Hendaye- Donosti…
2.2. Construire le futur « IPAR - TOPO » (le « RER » du Pays Basque)
L’étoile ferroviaire autour de Bayonne permet d’envisager de nouvelles offres sur les 4 lignes ferroviaires (vers Dax, vers Pau, vers Garazi, vers Hendaye) et sur la première couronne (les 20/25 premiers kilomètres) un fort cadencement de type « RER », comme le font d’autres agglomérations en Europe, et à l’image du « TOPO » qui circule de la gare d’Hendaye jusqu’à Donostia/San Sebastian ou des autres lignes régionales du réseau d’EuskoTren. Une nouvelle offre de TER à développer avec la Région sur ces les 4 lignes ferroviaires
Une offre spécifique pour la première couronne (Bayonne-Hendaye / Cambo / Urt / Saint-Vincent de Tyrosse) avec des cadencements supérieurs et des pôles d’intermodalité / parkings…
Une continuité inter-topo entre Iparralde (CAPB) et Hegoalde (Topo d’EuskoTren) Des prolongements à étudier en cœur d’agglomération (cf. ligne du souffre)
2.3. Etendre les offres de transport à la demande
Ni l’offre de bus ni celle du train ne pourront répondre aux besoins de toute une partie de la population excentrée des villes et bourgs-centres, que ce soit à l’intérieur du Pays Basque comme en proximité de la côte (voir la situation de nombreux quartiers qui se sont étalés). C’est donc tout un réseau de transport à la demande qu’il faut envisager pour : répondre à des mobilités de rabattement sur le transport en commun répondre à des mobilités plus express pour regagner une centralité….Première Contribution du CDPB au PDU p.15
2.4. Faciliter l’accessibilité de tous les publics aux offres de mobilité
Cela n’inclut pas que la possibilité d’accéder physiquement à son bus ou à son train… ! De nombreux publics peuvent être empêchés dans leur accès à la mobilité, par incapacité à trouver l’information, ou manque de ressources financières.
Rendre toutes les offres de transport accessibles aux personnes à mobilité réduite et aux personnes handicapées
Proposer une tarification abordable, et des modes de paiement qui s’adaptent aux capacités de chacun
Rendre lisible les informations auprès des voyageurs : billettique unique, information numérique et non numérique, formation des agents…
Interconnecter l’information avec les réseaux de transports d’Euskadi, des Landes…
2.5. Favoriser le développement économique du territoire
La mobilité des marchandises est une question cruciale pour les entreprises (et les consommateurs) et pour la pérennité du tissu économique local, tant en terme d’approvisionnement, de circulation que d’exportation. Outre les voies routières classiques, la position stratégique de l’agglomération Bayonnaise dans les flux inter-régionaux et transfrontaliers/européens invite à :
Conforter les grands équipements (Port, CEF de Mouguerre…) et y permettre ou développer le report modal de marchandises, de la route vers le fer ou le fluvial ; Assurer une bonne liaison aérienne entre l’aéroport local et les "hubs aériens" internationaux (Paris CDG, Madrid et Barcelone), de manière à garder et attirer des entreprises à dimension internationale
Encourager le développement de TPE/PME dans le secteur de la logistique à haute valeur ajoutée (conditionnements, packaging de plusieurs produits…) et valorisant les productions locales (cf. agroalimentaire en particulier)
Encourager toutes les solutions nouvelles dans la logistique urbaine réduisant pollutions et GES (dernier kilomètre sous des formes alternatives / cf. ex Erlea)Première Contribution du CDPB au PDU p.16
3ème orientation :
Hiérarchiser les modes de transport en faveur des
mobilités douces
50% des trajets quotidiens sont de courtes distances (moins de 3km), et 1/3 de moins d’1 km ! Des distances facilement réalisables à pied, à vélo, en trottinette… pour peu que ces modes de déplacement aient leur place dans l’espace urbain et sur les routes. Levier important de la Transition écologique et énergétique, la mobilité doit pouvoir se désintoxiquer de la voiture thermique et individuelle au Pays Basque. Cela suppose notamment de pouvoir réaliser une bonne partie de nos déplacements quotidiens autrement qu’en voiture et même qu’en bus !
3.1. Actualiser et mettre en œuvre le plan vélo sur le BAB et sur les principales villes /centre-bourgs du Pays Basque
A l’occasion de son propre PDU, l’ex Agglomération Côte Basque Adour avait travaillé à un schéma vélo ambitieux, qui pourtant n’a jamais été mis en œuvre et concrétisé. Ces dernières années, les avancées se sont faits sur une approche classique du « vélo-loisirs » (voies vertes, vélodyssée…) alors que toutes les agglomérations d’Europe ont fait du vélo le moyen de transport du quotidien. Ce nouveau PDU est l’occasion de : Inscrire la place du vélo dans toutes les centralités du territoire (au cœur de Bayonne, comme d’Hasparren, Saint-Palais, Mauléon…) et y accorder une place centrale dans la voirie (voies dédiées et sécurisées).
Développer des voies réservées, des zones à vitesse réduite… afin de sécuriser la pratique du vélo sur des espaces qui soient partagées ou non avec d’autres modes Développer des stationnements vélo plus nombreux et mieux aménagés, notamment
o aux abords des bâtiments publics
o aux abords des zones d’activité
o aux abords des nœuds d’intermodalité (gares ferroviaires et routières, parkings relais…)
Actualiser le Plan Vélo et lui donner une nouvelle ambition à l’échelle du Pays Basque :
o des réseaux locaux (quartiers, communes)…
o à l’armature vélo de l’ensemble du territoire : réseau express et « autoroutes vélo », entre centres bourgs et villes côtières, accompagnant le développement du vélo à assistance électrique
Etablir l’évaluation en continu de la mise en œuvre de ce Plan Vélo dans toutes ses dimensions : offres, pistes, pratiques, etc.Première Contribution du CDPB au PDU p.17
3.2. Accompagner les communes vers le développement des modes doux dans tous les centres bourgs
Parents pauvres de la mobilité douce, les communes de l’intérieur et des territoires ruraux de la Communauté Pays Basque devraient pouvoir profiter de ce projet de mobilité pour trouver des ressources leur permettant de rattraper leur retard.
Une ingénierie disponible pour définir leurs projets de mobilité douce (marche, vélo) :
o à l’échelle de leurs centres-bourgs
o et de leurs territoires communaux, en cohérence avec le réseau global d’Iparralde
Des manières de faire homogénéisées entre toutes les communes du Pays Basque : aménagement, signalétique, entretien des circulations vélo et piétons comme des stationnements…Première Contribution du CDPB au PDU p.18
4ème orientation :
Organiser l’intermodalité et aménager le territoire pour
« se déplacer moins et se déplacer mieux »
La volonté des usagers de limiter leurs déplacements en voiture, et la possibilité qu’ils auront d’utiliser d’autres modes de transport ne suffiront pas à opérer un basculement vers des mobilités plus vertueuses : il s’agit aussi de pouvoir éviter certains déplacements, et d’organiser son programme de déplacement quotidien en combinant efficacement les différents modes.
Il ne s’agit donc pas de « ne plus être mobile », ou d’être le moins mobile possible… mais de pouvoir éviter certains déplacements, notamment lorsqu’ils sont difficilement réalisables par des modes de transport alternatifs à la voiture individuelle. L’aménagement du territoire est une clé pour diminuer (en nombre et en distance) certains déplacements, et pour répondre au défi de l’intermodalité au Pays Basque
4.1. Aménager des pôles d’échange et mieux y informer l’usager
L’objectif est d’y rendre plus fluide le passage d’un mode de transport à l’autre (train/bus/vélo/trottinette/marche/covoiturage…)
Aux nœuds des grandes armatures du territoire : gares et échangeurs autoroutiers Aux entrées de l’agglomération bayonnaise : Ametzondo, Tarnos, Bassussarry… Aux extrémités du réseau de bus urbain, des parkings-relais aux capacités suffisantes
4.2. Mieux articuler les offres de transport
En mettant en place des solutions qui semblent simples :
o Coordonner les offres, et adapter les horaires de manière à pouvoir basculer d’une offre à l’autre ;
o Permettre l’embarquement des vélos, trottinettes… dans les transports en commun (bus et trains)
Mais qui supposent un dialogue entre les différents opérateurs et Autorités Organisatrices des Mobilités : le Syndicat des mobilités doit jouer un rôle de facilitateur de ces échanges avec la SNCF, la Région, etc.
4.3. Développer les pratiques qui permettent de réduire certains déplacements
Au-delà des Plans de mobilité inter-entreprises (qui nécessitent des masses critiques importantes d’au moins 2 à 3000 personnes), dans un tissu économique essentiellement de TPE/PME, la majorité des solutions résident dans l’évolution des pratiques professionnelles grâce à un accompagnement sur mesure pour :
Développer le Télétravail, coworking, voire télémédecine, qui évitent les trajets intérieur/côte… mais nécessitent une couverture numérique de l’ensemble du territoire (Très Haut Débit)
Créer des « plans de cohésion professionnels » : il s’agit de repenser les agendas professionnels de certaines catégories. Des exemples à suivre : équipes médicalesPremière Contribution du CDPB au PDU p.19
qui interviennent à l’intérieur (plutôt que chaque patient ne se déplace vers la côte…), et à reproduire pour d’autres services ?
4.4. (A)ménager durablement le territoire
Enjeu récurrent dans les productions du CDPB, l’aménagement plus durable du territoire représente la clé principale de sa transition. En matière de mobilité, un projet d’aménagement cohérent est aussi un des facteurs d’évolution vers des mobilités plus vertueuses. Les propositions ressorties d’(a)ménageons le Pays Basque en 2012 restent toujours d’actualité, tant en terme de nouvelles perspectives d’aménagement du territoire6 que de maillage de transport…
Pas d’offre de transport efficace sans gestion cohérente de l’espace : combiner habitat, services, développement économique… dans des opérations mixtes qui rapprochent ces différentes fonctions
Conditionner les opérations d’aménagement à des aménagements piétons, vélos, et à l’accès à une offre de transport en commun
Adapter les règles d’urbanisme qui contraignent les aménagements liés à la mobilité durable (blocages par l’ABF, les règlements communaux…)
6 Cf. page : « déménager le littoral », « aménager les vallées », « ménager la montagne »…. (voir ici)Première Contribution du CDPB au PDU p.20
5ème orientation :
Faciliter l’auto-partage et limiter l’usage individuel de
la voiture thermique
20 000 véhicules par jour entre Bayonne et Cambo, le triple sur les axes littoraux (RN10, BAB, A63…)… et combien de véhicules avec des personnes seules au volant ? Pour faire évoluer rapidement les choses, la politique de mobilité doit apporter à l’usage collectif de la voiture tous les avantages possibles. Mais de façon plus générale, la révolution culturelle porte sur le développement d’une économie de la fonctionnalité, où l’usage prend le pas sur la propriété : un mouvement que la Communauté d’agglomération peut accompagner de manière volontariste.
Une politique volontariste passe nécessairement par des mesures contraignantes. Mais leur acceptation sociale tient à la cohérence d’une politique publique qui propose réellement des alternatives crédibles. Sans quoi, la mobilité-sanction est une impasse et conduit à limiter la nécessaire mobilité des personnes et les échanges. Pour autant, certains comportements excessifs nécessitent des réponses à la mesure de leur impact le développement récent et massif de grosses motorisations en cœur de ville est un phénomène qu’il apparait nécessaire de contrecarrer rapidement…
5.1. Faciliter les « voitures facteur 4 »
Pourquoi un « facteur 4 » : venir à 4 en voiture c’est possible ! C’est 4 fois plus économique, c’est 4 fois plus d’échanges et de solidarité, et c’est 4 fois moins de voiture sur la route, 4 fois moins de pollution et de gaz à effet de serre !
Développer une politique globale favorable aux « voitures collectives » (4 personnes au minimum) : facilités de stationnement, tarifs plus bas sur l’autoroute, accès aux voies des Bus et Taxis…
5.2. Développer une politique du covoiturage et de l’autopartage
Si le covoiturage fait l’objet soit de l’inventivité des particuliers soit de celles des star’up (dont certaines deviennent des géants du CAC40…), le co-voiturage de proximité est à organiser avec la Communauté d’agglomération et les acteurs de la société civile car son modèle économique et son adaptation aux réalités locales supposent une expérimentation particulière. Pour encourager l’autopartage, la CAPB pourrait en faciliter la pratique dans les mesures qui suivent mais aussi montrer l’exemple en investissant dans une flotte de véhicules électriques louables par les habitants !
Des voies et places de stationnement réservées pour ces usages, notamment au niveau des grands parkings-relais
Des outils pour faciliter l’organisation de ces usages, en particulier o Des plateformes de covoiturage pour les événements grand public pilotés par les collectivités et leurs partenaires
o Une matérialisation sur les axes structurants du territoire : visualisation de voies réservées, ou d’arrêts d’auto-stop par exemple…
Développer les systèmes de véhicules en libre-service, en location, les expérimentations d’autopartage (dès l’échelle très locale du quartier)Première Contribution du CDPB au PDU p.21
5.3. Organiser la transition des véhicules thermiques vers les véhicules électriques
Outre les incitations nationales (fiscales et autres), le territoire pourrait oser l’expérimentation en se dotant d’un patrimoine de véhicules électriques et d’un réseau de bornes mis à disposition pour une politique d’auto-partage.
Des véhicules qui sont plus propres mais aussi plus robustes, et qui facilitent donc l’autopartage…
Mais dont le développement nécessite des investissements : installations de recharge de batteries notamment
5.4. Développer le « PAG’AUTO » (« péage urbain » basque)
Le législateur souhaite développer en France les péages urbains dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants7, après les expériences menées dans d’autres métropoles européennes. Le Pays Basque pourrait emboîter le pas dès aujourd’hui, au regard de l’engorgement des ses villes du littoral.
Le modèle basque à inventer pourrait être celui d’une discrimination positive dans les politiques tarifaires (stationnement, autoroute, amendes…) en faveur des pratiques les plus vertueuses de l’automobile : co-voiturage, auto-partage, véhicules électriques…
En référence l’AUTO PAY à Londres, le « PAG’AUTO » (Pagatu, payer en basque !) pourrait aussi contraindre des usages incompatibles avec la transition écologique les grosses motorisations, SUV, 4X4, et autres Jeep, par des politiques tarifaires pénalisantes.
7 https://www.lemonde.fr/planete/article/2018/10/18/le-gouvernement-donne-le-feu-vert-au-peage-
urbain_5371219_3244.htmlPremière Contribution du CDPB au PDU p.22
6ème orientation :
Faire des vallées les axes d’expérimentations de la
mobilité de demain
Le développement actuel de la mobilité se fait notamment autour de la Nivelle (entre l’intérieur du territoire et les villes d’Hendaye, Urrugne, Saint-Jean-de-Luz, Bidart, Biarritz), autour de la Nive (entre Garazi et Bayonne, et plus densément entre Cambo et Bayonne), et ces dernières années le long de l’Adour (entre Bidache/Urt et Bayonne). Trois vallées qui traduisent l’étalement urbain accentué par l’inaccessibilité des prix de l’immobilier sur la zone littoral (cf. Contribution du CDPB au PLH). Comme l’ont proposé les prospectivistes sur « (a)ménageons le Pays Basque » (cf. Annexe 3), l’aménagement du territoire se joue sur ces axes, car le littoral est saturé, inaccessible et par nature limité et future zone à risque climatique. Le CDPB invite dès à présent à anticiper cette perspective dans le PDU :
Faire de l’axe Cambo-Bayonne un axe d’expérimentation et d’innovation de la mobilité : où pourraient être modélisées les solutions de demain, en termes d’offres nouvelles de transport, d’usage des routes… mais aussi d’articulation de ces services de mobilité avec le développement de nouvelles zones urbaines, économiques, de formation, etc.Première Contribution du CDPB au PDU p.23
ANNEXES
ANNEXE 1 : RETOUR SUR « (A)MENAGEONS LE PAYS BASQUE »
ANNEXE 2 : COMPOSITION DE LA COMMISSION MOBILITES DU CDPBPremière Contribution du CDPB au PDU p.24
ANNEXE 1 : RETOUR SUR « (A)MENAGEONS LE PAYS BASQUE »Première Contribution du CDPB au PDU p.25Première Contribution du CDPB au PDU p.26Première Contribution du CDPB au PDU p.27Première Contribution du CDPB au PDU p.28Première Contribution du CDPB au PDU p.29Première Contribution du CDPB au PDU p.30Première Contribution du CDPB au PDU p.31Première Contribution du CDPB au PDU p.32Première Contribution du CDPB au PDU p.33
ANNEXE 2 : COMPOSITION DE LA COMMISSION MOBILITES DU CDPB
NOM - DEITURA Prénom - Izena Organisme ou Citoyen – Egitura edo Herritarra
BERRA Jean-Michel HERRIKOA
BIBES Jean-Paul Citoyen
BOISSAU Adèle AZIA
CARRE Sébastien CPME
ETCHEMENDY René Invité (transport de voyageurs) CHAUTRU Lionel CESER
CHAUVIN Hélène TXIRRIND'OLA
DE LABACA Julien Invité (conseiller en mobilité) DURRUTY Dominika BIZI ! elkartea
HARISPE DORRE Xavier Citoyen – Co-référent de la Commission HARRIAGUE Dominique AVAP
JOIE André UPPA / ISABTP
MARTY Hélène ESTIA
MAYTÉ Philippe Enseignement Catholique– Co-référent de la Commission OUTRÉ Patrice AVAP
PARNIERE Paul Citoyen (Académicien) PIC-BONNAL Nicolas Citoyen227
PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
LIVRE BLANC DE LA CONCERTATION
Annexes
Contributions des internautes sur la
plateforme « Climat Action Pays
Basque »
Fichiers partagés atelier « Alimentation
et agriculture durables »The Lancet Commissions
www.thelancet.com Published online January 16, 2019 http://dx.doi.org/10.1016/S0140-6736(18)31788-4 1
Food in the Anthropocene: the EAT–Lancet Commission on
healthy diets from sustainable food systems
Walter Willett, Johan Rockström, Brent Loken, Marco Springmann, Tim Lang, Sonja Vermeulen, Tara Garnett, David Tilman, Fabrice DeClerck, Amanda Wood, Malin Jonell, Michael Clark, Line J Gordon, Jessica Fanzo, Corinna Hawkes, Rami Zurayk, Juan A Rivera, Wim De Vries, Lindiwe Majele Sibanda, Ashkan Afshin, Abhishek Chaudhary, Mario Herrero, Rina Agustina, Francesco Branca, Anna Lartey, Shenggen Fan, Beatrice Crona, Elizabeth Fox, Victoria Bignet, Max Troell, Therese Lindahl, Sudhvir Singh, Sarah E Cornell, K Srinath Reddy, Sunita Narain, Sania Nishtar, Christopher J L Murray
Executive summary
Food systems have the potential to nurture human health
and support environmental sustainability; however, they
are currently threatening both. Providing a growing
global population with healthy diets from sustainable
food systems is an immediate challenge. Although global
food production of calories has kept pace with population
growth, more than 820 million people have insufficient
food and many more consume low-quality diets that
cause micronutrient deficiencies and contribute to a
substantial rise in the incidence of diet-related obesity
and diet-related non-communicable diseases, including
coronary heart disease, stroke, and diabetes. Unhealthy
diets pose a greater risk to morbidity and mortality than
does unsafe sex, and alcohol, drug, and tobacco use
combined. Because much of the world’s population is
inadequately nourished and many environmental sys-
tems and processes are pushed beyond safe boundaries
by food production, a global transformation of the food
system is urgently needed.
The absence of scientific targets for achieving healthy
diets from sustainable food systems has been hindering
large-scale and coordinated efforts to transform the
global food system. This Commission brings together
19 Commissioners and 18 coauthors from 16 counties
in various fields of human health, agriculture, political
sciences, and environmental sustainability to develop
global scientific targets based on the best evidence
available for healthy diets and sustainable food
production. These global targets define a safe operating
space for food systems that allow us to assess which diets
and food production practices will help ensure that the
UN Sustainable Development Goals (SDGs) and Paris
Agreement are achieved.
We quantitatively describe a universal healthy reference
diet to provide a basis for estimating the health and
environmental effects of adopting an alternative diet to
standard current diets, many of which are high in
unhealthy foods. Scientific targets for a healthy reference
diet are based on extensive literature on foods, dietary
patterns, and health outcomes. This healthy reference
diet largely consists of vegetables, fruits, whole grains,
legumes, nuts, and unsaturated oils, includes a low to
moderate amount of seafood and poultry, and includes
no or a low quantity of red meat, processed meat, added
sugar, refined grains, and starchy vegetables. The global
average intake of healthy foods is substantially lower
than the reference diet intake, whereas overconsumption
of unhealthy foods is increasing. Using several
approaches, we found with a high level of certainty that
global adoption of the reference dietary pattern would
provide major health benefits, including a large reduction
in total mortality.
The Commission integrates, with quantification of
universal healthy diets, global scientific targets for
sustainable food systems, and aims to provide scientific
boundaries to reduce environmental degradation caused
by food production at all scales. Scientific targets for the
safe operating space of food systems were established for
six key Earth system processes. Strong evidence indicates
that food production is among the largest drivers of
global environmental change by contributing to climate
change, biodiversity loss, freshwater use, interference
with the global nitrogen and phosphorus cycles, and
land-system change (and chemical pollution, which is
not assessed in this Commission). Food production
depends on continued functioning of biophysical
systems and processes to regulate and maintain a stable
Earth system; therefore, these systems and processes
provide a set of globally systemic indicators of sustainable
food production. The Commission concludes that
quantitative scientific targets constitute universal and
scalable planetary boundaries for the food system.
However, the uncertainty range for these food boundaries
remains high because of the inherent complexity in
Earth system dynamics.
Diets inextricably link human health and environmental
sustainability. The scientific targets for healthy diets and
sustainable food systems are integrated into a common
framework, the safe operating space for food systems, so
that win-win diets (ie, healthy and environmentally
sustainable) can be identified. We propose that this
framework is universal for all food cultures and
production systems in the world, with a high potential of
local adaptation and scalability.
Application of this framework to future projections of
world development indicates that food systems can
provide healthy diets (ie, reference diet) for an estimated
global population of about 10 billion people by 2050 and
remain within a safe operating space. However, even
small increases in consumption of red meat or dairy
foods would make this goal difficult or impossible to
achieve. Within boundaries of food production, the
reference diet can be adapted to make meals that are
Published Online
January 16, 2019
http://dx.doi.org/10.1016/
S0140-6736(18)31788-4
See Online/Comment
http://dx.doi.org/10.1016/
S0140-6736(18)33179-9
Harvard T H Chan School of
Public Health, Harvard Medical
School, Channing Division of
Network Medicine, Brigham
and Women’s Hospital, Boston,
MA, USA (Prof W Willett MD);
Potsdam Institute for Climate
Impact Research, Potsdam,
Germany
(Prof J Rockström PhD);
Stockholm Resilience Centre,
Stockholm, Sweden
(Prof J Rockström, B Loken PhD,
F DeClerck PhD, A Wood PhD,
M Jonell PhD, L J Gordon PhD,
B Crona PhD, V Bignet MSc,
M Troell PhD, T Lindahl PhD,
S E Cornell PhD); EAT, Oslo,
Norway (B Loken, F DeClerck,
A Wood, S Singh MBChB);
University of Auckland,
Auckland, New Zealand
(S Singh); Oxford Martin
Programme on the Future of
Food and Centre on Population
Approaches for Non-
Communicable Disease
Prevention, Nuffield
Department of Population
Health (M Springmann PhD),
Food Climate Research
Network, Environmental
Change Institute and Oxford
Martin School (T Garnett PhD),
University of Oxford, Oxford,
UK; Centre for Food Policy, City,
University of London, London,
UK (Prof T Lang PhD,
Prof C Hawkes PhD); World Wide
Fund for Nature International,
Gland, Switzerland
(S Vermeulen PhD); Hoffmann
Centre for Sustainable Resource
Economy, Chatham House,
London, UK (S Vermeulen);
Department of Ecology,
Evolution and Behavior
(D Tilman PhD), Natural
Resources Science and
Management (M Clark PhD),
University of Minnesota,The Lancet Commissions
2 www.thelancet.com Published online January 16, 2019 http://dx.doi.org/10.1016/S0140-6736(18)31788-4
St Paul, MN, USA; Bren School
of Environmental Science and
Management, University of
California, Santa Barbara, CA,
USA (D Tilman); Biodiversity
International, CGIAR,
Montpellier, France
(F DeClerck); Nitze School of
Advanced International
Studies, Berman Institute of
Bioethics and Bloomberg
School of Public Health
(J Fanzo PhD), Berman Institute
of Bioethics (E Fox PhD), Johns
Hopkins University, MD, USA;
Department of Landscape
Design and Ecosystem
Management, Faculty of
Agricultural and Food Sciences,
American University of Beirut,
Beirut, Lebanon (R Zurayk PhD);
Instituto Nacional de Salud
Pública, Cuernavaca, México
(J A Rivera PhD); Wageningen
University and Research,
Environmental Systems
Analysis Group, Wageningen,
Netherlands
(Prof W De Vries PhD); Global
Alliance for Climate Smart
Agriculture, Bulawayo,
Zimbabwe
(L Majele Sibanda PhD);
Institute for Health Metrics
and Evaluation (A Afshin MD,
Prof C J L Murray MD),
International Food Policy
Research Institute (S Fan PhD),
University of Washington,
Seattle, USA; Institute of Food,
Nutrition and Health, ETH
Zurich, Switzerland
(A Chaudhary PhD); Department
of Civil Engineering, Indian
Institute of Technology,
Kanpur, India (A Chaudhary);
Commonwealth Scientific and
Industrial Research
Organisation, Brisbane, QLD,
Australia (M Herrero PhD);
Department of Nutrition,
Faculty of Medicine,
Universitas Indonesia Dr Cipto
Mangunkusumo General
Hospital, Jakarta, Indonesia
(R Agustina MD); Human
Nutrition Research Center,
Indonesian Medical Education
and Research Institute, Faculty
of Medicine, Universitas
Indonesia, Jakarta, Indonesia
(R Agustina); Department of
Nutrition for Health and
Development, World Health
Organization, Geneva,
Switzerland (F Branca MD);
Nutrition and Food Systems
Division, Economic and Social
Development Department,
Food and Agriculture
Organization of the UN, Rome,
consistent with food cultures and cuisines of all regions
of the world.
Because food systems are a major driver of poor health
and environmental degradation, global efforts are urgently
needed to collectively transform diets and food production.
An integrative framework combined with scientific targets
can provide essential support for a sustainable and healthy
food transformation. This Commission concludes that
global food systems can provide win-win diets to everyone
by 2050 and beyond. However, achieving this goal will
require rapid adoption of numerous changes and
unprecedented global collaboration and commitment:
nothing less than a Great Food Transformation.
We focus mainly on environmental sustainability of
food production and health consequences of final
consumption. However, the food system consists of
much more than these factors. A transformation of the
global food system should ultimately involve multiple
stakeholders, from individual consumers to policy
makers and all actors in the food supply chain, working
together towards the shared global goal of healthy and
sustainable diets for all.
However, humanity has never aimed to change the
global food system on the scale envisioned in this
Commission; this objective is uncharted policy territory
and the problems outlined in this Commission are not
easily fixed. Three lessons can be learned from other
examples of societal responses to global changes. First,
no single actor or breakthrough is likely to catalyse
systems change. Second, science and evidence-gathering
are essential for change. Third, a full range of policy
levers, from soft to hard, will be needed. Together, these
lessons guide the thinking that will be necessary to
transform the global food system. In addition, we outline
five specific and implementable strategies, which are
supported by a strong evidence base. Our modelling and
Key messages
1 Unhealthy and unsustainably produced food poses a global
risk to people and the planet. More than 820 million people
have insufficient food and many more consume an
unhealthy diet that contributes to premature death and
morbidity. Moreover, global food production is the largest
pressure caused by humans on Earth, threatening local
ecosystems and the stability of the Earth system.
2 Current dietary trends, combined with projected
population growth to about 10 billion by 2050, will
exacerbate risks to people and planet. The global burden
of non-communicable diseases is predicted to worsen and
the effects of food production on greenhouse-gas
emissions, nitrogen and phosphorus pollution,
biodiversity loss, and water and land use will reduce the
stability of the Earth system.
3 Transformation to healthy diets from sustainable food
systems is necessary to achieve the UN Sustainable
Development Goals and the Paris Agreement, and scientific
targets for healthy diets and sustainable food production
are needed to guide a Great Food Transformation.
4 Healthy diets have an appropriate caloric intake and consist
of a diversity of plant-based foods, low amounts of animal
source foods, unsaturated rather than saturated fats, and
small amounts of refined grains, highly processed foods,
and added sugars.
5 Transformation to healthy diets by 2050 will require
substantial dietary shifts, including a greater than 50%
reduction in global consumption of unhealthy foods, such
as red meat and sugar, and a greater than 100% increase in
consumption of healthy foods, such as nuts, fruits,
vegetables, and legumes. However, the changes needed
differ greatly by region.
6 Dietary changes from current diets to healthy diets are likely
to substantially benefit human health, averting about
10·8–11·6 million deaths per year, a reduction of 19·0–23·6%.
7 With food production causing major global environmental
risks, sustainable food production needs to operate within the
safe operating space for food systems at all scales on Earth.
Therefore, sustainable food production for about 10 billion
people should use no additional land, safeguard existing
biodiversity, reduce consumptive water use and manage water
responsibly, substantially reduce nitrogen and phosphorus
pollution, produce zero carbon dioxide emissions, and cause
no further increase in methane and nitrous oxide emissions.
8 Transformation to sustainable food production by 2050 will
require at least a 75% reduction of yield gaps, global
redistribution of nitrogen and phosphorus fertiliser use,
recycling of phosphorus, radical improvements in efficiency of
fertiliser and water use, rapid implementation of agricultural
mitigation options to reduce greenhouse-gas emissions,
adoption of land management practices that shift agriculture
from a carbon source to sink, and a fundamental shift in
production priorities.
9 The scientific targets for healthy diets from sustainable food
systems are intertwined with all UN Sustainable
Development Goals. For example, achieving these targets
will depend on providing high-quality primary health care
that integrates family planning and education on healthy
diets. These targets and the Sustainable Development Goals
on freshwater, climate, land, oceans, and biodiversity will be
achieved through strong commitment to global
partnerships and actions.
10 Achieving healthy diets from sustainable food systems for
everyone will require substantial shifts towards healthy
dietary patterns, large reductions in food losses and waste,
and major improvements in food production practices.
This universal goal for all humans is within reach but will
require adoption of scientific targets by all sectors to
stimulate a range of actions from individuals and
organisations working in all sectors and at all scales.The Lancet Commissions
www.thelancet.com Published online January 16, 2019 http://dx.doi.org/10.1016/S0140-6736(18)31788-4 3
Italy (A Lartey PhD); The Beijer
Institute of Ecological
Economics, at the Royal
Swedish Academy of Sciences,
Stockholm, Sweden (M Troell,
T Lindahl); Public Health
Foundation of India,
Delhi,India NCR, India
(Prof K Srinath Reddy DM);
Centre for Science and
Environment, New Delhi, India
(S Narain PhD); Heartfile,
Islamabad, Pakistan
(S Nishtar MD); WHO High Level
Commission on NCDs, Geneva
Switzerland (S Nishtar); and
Chairperson Benazir Income
Support Program, Islamabad,
Pakistan (S Nishtar)
Correspondence to:
Dr Brent Loken, EAT, Oslo 0153,
Norway
brent@eatforum.org
analysis shows their effectiveness for achieving a Great
Food Transformation. These strategies are:
(1) Seek international and national commitment to
shift towards healthy diets. The scientific targets set by
this Commission provide guidance for the necessary
shift, which consists of increasing consumption of plant-
based foods and substantially reducing consumption of
animal source foods. Research has shown that this shift
will reduce environmental effects and improve health
outcomes. This concerted commitment can be achieved
by investment in public health information and sus-
tainability education, and improved coordination
between departments of health and environment.
(2) Re-orient agricultural priorities from producing
high quantities of food to producing healthy food.
Production should focus on a diverse range of nutritious
foods from biodiversity-enhancing food production
systems rather than increased volume of a few crops,
most of which are used for animal production.
(3) Sustainably intensify food production to increase
high-quality output. The current global food system is
unsustainable and requires an agricultural revolution
that is based on sustainable intensification and driven
by sustainability and system innovation. This change
would entail reducing yield gaps on cropland, radical
improvements in the efficiency of fertiliser and water use,
recycling phosphorus, redistributing global use of nitro-
gen and phosphorus, implementing climate mitigation
options, including changes in crop and feed management,
and enhancing biodiversity within agricultural systems.
(4) Strong and coordinated governance of land and
oceans. Such governance includes implementing a zero-
expansion policy of new agricultural land into natural
ecosystems and species-rich forests, management
policies aimed at restoring and re-foresting degraded
land, establishing mechanisms of international land-use
governance, and adopting a Half Earth strategy for
biodiversity conservation to safeguard resilience and
productivity in food production. The world’s oceans need
to be effectively managed to ensure that fisheries do not
negatively affect ecosystems, fish stocks are used
responsibly, and global aquaculture production is
expanded sustainably given its effect on and linkage to
both land and ocean ecosystems.
(5) At least halve food losses and waste, in line with
global sustainable development goals. Substantially
reducing the amount of food lost and wasted across the
food supply chain, from production to consumption, is
essential for the global food system to stay within its safe
operating space. Technological solutions will need to be
applied along the food supply chain and public policies
implemented to achieve a 50% reduction in food loss and
waste.
An opportunity exists to integrate food systems into
international, national, and business policy frameworks
aiming for improved human health and environmental
sustainability. Establishing clear, scientific targets to
guide food system transformation is an important step in
realising this opportunity.
Introduction
Food, planet, and health
In the past 50 years, global food production and dietary
patterns have changed substantially. Focus on increasing
crop yields and improving production practices have
contributed to reductions in hunger, improved life
expectancy, falling infant and child mortality rates, and
decreased global poverty.1,2 However, these health benefits
are being offset by global shifts to unhealthy diets that are
high in calories and heavily-processed and animal source
foods. These trends are driven partly by rapid urbanisation,
increasing incomes, and inadequate accessibility of
nutritious foods.3,4 Transitions to unhealthy diets are not
only increasing the burden of obesity and diet-related non-
communicable diseases, but are also contributing to
environmental degradation.5,6 Food in the Anthropocene
represents one of the greatest health and environmental
challenges of the 21st century.
The international community has taken steps in recent
decades to reduce hunger and improve nutrition through
global agendas such as the Millennium Development
Goals, the Sustainable Development Goals, and the
Decade of Action on Nutrition. However, wide-scale
undernutrition still exists alongside increasing prevalence
of overweight, obesity, and non-communicable diseases.
Low dietary quality contributes to undernutrition, over-
weight, and obesity, and has caused persistent micro-
nutrient deficiencies. Globally, more than 820 million
people remain undernourished,7 151 million children are
stunted, 51 million children are wasted,8 and more than
2 billion people are micronutrient deficient.9 Concurrently,
prevalence of diseases associated with high-calorie,
unhealthy diets are increasing, with 2·1 billion adults
overweight or obese10 and the global prevalence of diabetes
almost doubling in the past 30 years.11,12 Unhealthy diets
are the largest global burden of disease and pose a greater
risk to morbidity and mortality than does unsafe sex,
alcohol, drug, and tobacco use combined.4 Because
much of the global population is inadequately nourished
(ie, undernutrition, overnutrition, and malnutrition), the
world’s diets urgently need to be transformed.
Food production is the largest cause of global
environmental change. Agriculture occupies about
40% of global land, 13 and food production is responsible
for up to 30% of global greenhouse-gas emissions14
and 70% of freshwater use. 2,15 Conversion of natural
ecosystems to croplands and pastures is the largest factor
causing species to be threatened with extinction.16
Overuse and misuse of nitrogen and phosphorus causes
eutrophication and dead zones in lakes and coastal
zones. 17 Environmental burden from food production
also includes marine systems. About 60% of world fish
stocks are fully fished, more than 30% overfished, and
catch by global marine fisheries has been declining sinceThe Lancet Commissions
4 www.thelancet.com Published online January 16, 2019 http://dx.doi.org/10.1016/S0140-6736(18)31788-4
1996.18 In addition, the rapidly expanding aquaculture
sector can negatively affect coastal habitats, freshwater,
and terrestrial systems (related to the area directly used
for aquaculture and feed production). 19 Faced with the
challenge of feeding about 10 billion people a healthy and
sustainable diet by 2050, and with a rising number of
environmental systems and processes being pushed
beyond safe boundaries by food production, methods of
food production need to be urgently reviewed.
Integrated agenda for food systems
Diets are a major link between human health and
environmental sustainability.5,6 Lose-lose diets20 (ie, un-
healthy and environmentally unsustainable) are often
characterised as being high in calories, added sugars,
saturated fats, processed foods, and red meats. In addition,
environmental degradation resulting from these lose-lose
diets might further exacerbate poor health. Negative effects
include premature deaths caused by poor air quality from
biomass burning for agriculture and land clearing,21
reduced food security resulting from low yields due to
changing climatic conditions,22 diminished nutrient
content of some crops due to rising atmospheric carbon
dioxide concentrations,23 and famine exacerbated by
extreme weather events such as drought.7 This Commission
focuses mainly on the link between diet, human health,
and environmental sustainability, whereas other Lancet
Commissions have explored additional areas.1,24,25
The global food system needs to be transformed to
reduce its effect on human health and environmental
Panel 1: Glossary
Anthropocene
A geological epoch that is characterised by humanity being the
dominating driver of change on Earth.
Biosphere
All parts of the Earth where life exists, including the lithosphere
(solid surface layer), hydrosphere (water), and atmosphere (air).
The biosphere plays an important part in regulating the Earth
system by driving energy and nutrient flow between
components.
Boundaries
Thresholds set at the low end of the scientific uncertainty range
that serve as guides for decision makers on acceptable levels of
risk. Boundaries are baselines, unchanging, and not time-bound.
Earth system
Earth’s interacting physical, chemical, and biological processes
consisting of land, oceans, atmosphere, and poles, and includes
Earth’s natural cycles— ie, carbon, water, nitrogen, phosphorus,
and other cycles. Life, including human society, is an integral
part of the Earth system and affects these natural cycles.
Food system
All elements and activities that relate to production, processing,
distribution, preparation, and consumption of food. This
Commission focuses on two endpoints of the global food
system; final consumption (healthy diets) and production
(sustainable food production).
Great Food Transformation
The unprecedented range of actions taken by all food system
sectors across all levels that aim to normalise healthy diets from
sustainable food systems.
Non-communicable disease
Long-term diseases, also known as chronic diseases, which are
caused by a combination of genetic, physiological,
environmental, and behavioural factors. The main types of
non-communicable diseases are cardiovascular diseases,
cancers, chronic respiratory diseases, and diabetes.
Planetary boundaries
Nine boundaries, each representing a system or process that is
important for regulating and maintaining stability of the
planet. They define global biophysical limits that humanity
should operate within to ensure a stable and resilient Earth
system—ie, conditions that are necessary to foster prosperity
for future generations.
Safe operating space for food systems
A space that is defined by scientific targets for human health
and environmentally sustainable food production set by this
Commission. Operating within this space allows humanity to
feed healthy diets to about 10 billion people within biophysical
limits of the Earth system.
Scientific targets
Targets that are reached through international scientific
consensus, based on the latest available science, and are
time-bound. The Intergovernmental Panel on Climate Change
has provided scientific targets defining ranges of maximum
carbon dioxide emissions allowed to remain less than
different levels of average mean global temperature rise. This
Commission is providing global scientific targets defining
ranges of the amount and types of food groups necessary for
human health and boundaries we should stay within to
reduce environmental degradation due to food production at
all scales.
Science-based targets
Targets developed through collaboration and negotiation
that build on expertise and rigor used to reach international
scientific consensus on an issue (eg, scientific targets set by
the Intergovernmental Panel on Climate Change). These
targets are used, for example, to allocate a proportion of the
required global emissions reduction targets, in line with the
Paris Agreement, to an individual company in a fair and
transparent way. These targets differ from scientific targets
because they are based on science but factor in feasibility
and viability.The Lancet Commissions
www.thelancet.com Published online January 16, 2019 http://dx.doi.org/10.1016/S0140-6736(18)31788-4 5
stability and begin reversing current trends. However,
this transformation will not be achieved without people
changing how they view and engage with food systems.
This change in thinking should recognise the inextricable
link between human health and environmental sus-
tainability and integrate these separate concerns into a
common global agenda to achieve healthy diets from
sustainable food systems. The call for an integrated agenda
began in the 1980s,26 whereas the concept of healthy and
sustainable food, the focus of this Commission, has only
emerged in recent years.
Two major global agendas focus on human health
and environmental sustainability. The UN Sustainable
Development Goals (SDGs)27 seek to end poverty, protect
the planet, ensure prosperity for all, and eradicate hunger
and malnourishment. This ambitious and inclusive
international policy framework includes human health
or environmental sustainability in most of its goals. The
Paris Agreement, although focused on climate change,
also addresses the effects of climate change on human
health. Furthermore, reaching the Paris Agreement of
limiting global warming to well below 2°C, aiming for
1·5°C, is not possible by only decarbonising the global
energy system. Transitioning to food systems that can
provide negative emissions (ie, function as a major
carbon sink instead of a major carbon source) and
protecting carbon sinks in natural ecosystems are both
required to reach this goal. A revolutionary change in
food systems to support human health and environmental
sustainability is essential to the Paris Agreement. 28 Given
the disproportionate effect of food systems on human
health and environmental sustainability, these global
agendas provide an unprecedented opportunity for
catalysing the change in thinking that will be necessary
to transform the global food system.
Safe operating space for food systems
An integrated agenda of human health and environmental
sustainability alone will not be enough to achieve the
SDGs and Paris Agreement. Clear scientific targets that
define healthy diets and sustainable food production are
necessary to guide policy makers, businesses, and all food
system actors. The Intergovernmental Panel on Climate
Change (IPCC) has set scientific targets for climate,
defining ranges of maximum carbon dioxide emissions
allowed to remain within different levels of average global
temperature rise. These emission targets have provided
estimates of remaining carbon budgets and climate risks
for societies, which have formed the basis for the Paris
Agreement, by 195 nations. However, the 1·5–2°C Paris
range is a science-based target (panel 1), agreed on
through negotiations and political consensus and based
on the latest scientific understanding. For the global food
system, clear scientific targets do not exist. This absence
of targets is a barrier for policy makers and businesses
looking for guidance in achieving their food-related SDG
goals and commitments under the Paris Agreement.
We can conceptualise an integrated agenda of human
health and environmental sustainability for the global food
system that has clear scientific targets using the concept of
a safe operating space for food systems. The concept of a
safe operating space for humanity, proposed by Rockström
and colleagues in 2009,29 originates from the planetary
Macronutrient
intake (possible
range), g/day
Caloric
intake,
kcal/day
Whole grains*
Rice, wheat, corn, and other† 232 (total gains
0–60% of energy)
811
Tubers or starchy vegetables
Potatoes and cassava 50 (0–100) 39
Vegetables
All vegetables 300 (200–600) ··
Dark green vegetables 100 23
Red and orange vegetables 100 30
Other vegetables 100 25
Fruits
All fruit 200 (100–300) 126
Dairy foods
Whole milk or derivative equivalents
(eg, cheese)
250 (0–500) 153
Protein sources‡
Beef and lamb 7 (0–14) 15
Pork 7 (0–14) 15
Chicken and other poultry 29 (0–58) 62
Eggs 13 (0–25) 19
Fish§ 28 (0–100) 40
Legumes
Dry beans, lentils, and peas* 50 (0–100) 172
Soy foods 25 (0–50) 112
Peanuts 25 (0–75) 142
Tree nuts 25 149
Added fats
Palm oil 6·8 (0–6·8) 60
Unsaturated oils¶ 40 (20–80) 354
Dairy fats (included in milk) 0 0
Lard or tallow|| 5 (0–5) 36
Added sugars
All sweeteners 31 (0–31) 120
For an individual, an optimal energy intake to maintain a healthy weight will
depend on body size and level of physical activity. Processing of foods such as
partial hydrogenation of oils, refining of grains, and addition of salt and
preservatives can substantially affect health but is not addressed in this table.
*Wheat, rice, dry beans, and lentils are dry, raw. †Mix and amount of grains can vary
to maintain isocaloric intake. ‡Beef and lamb are exchangeable with pork and vice
versa. Chicken and other poultry is exchangeable with eggs, fish, or plant protein
sources. Legumes, peanuts, tree nuts, seeds, and soy are interchangeable. §Seafood
consist of fish and shellfish (eg, mussels and shrimps) and originate from both
capture and from farming. Although seafood is a highly diverse group that contains
both animals and plants, the focus of this report is solely on animals. ¶Unsaturated
oils are 20% each of olive, soybean, rapeseed, sunflower, and peanut oil. ||Some lard
or tallow are optional in instances when pigs or cattle are consumed.
Table 1: Healthy reference diet, with possible ranges, for an intake of
2500 kcal/dayThe Lancet Commissions
6 www.thelancet.com Published online January 16, 2019 http://dx.doi.org/10.1016/S0140-6736(18)31788-4
boundaries framework and is defined as “the safe
operating space for humanity with respect to the Earth
system and are associated with the planet’s biophysical
subsystems or processes”. We use the planetary boundaries
framework as a guide to propose a safe operating space
for food systems that encompasses human health and
environmental sustainability. This space is defined by
scientific targets that set ranges of intakes for food groups
(ie, 100–300 g/day of fruit) to ensure human health (table 1)
and planetary boundaries for food production to ensure a
stable Earth system. These boundaries include the total
global amount of cropland use, biodiversity loss, water use,
greenhouse-gas emissions, and nitrogen and phosphorus
pollution that can be due to food production (table 2).
These boundaries for human health and food production
identify the safe operating space within which food
systems should jointly operate to ensure that a broad set of
universal human health and environmental sustainability
goals are achieved.
Boundaries that define a safe operating space for food
systems are difficult to set in complex systems, and need
to be refined over time. The Earth system and human
biology are complex adaptive systems, characterised by
interactions and feedback loops. All scientific targets for
a safe operating space for healthy diets and sustainable
food production are therefore associated with uncertainty.
By applying a precautionary and risk perspective,
boundaries are placed at the lower end of the scientific
uncertainty range, establishing, with a high likelihood, a
safe space in which food systems can operate. 30 These
boundaries should be viewed as guides for decision
makers on acceptable levels of risk for human health and
environmentally sustainable food production. Operating
outside this space for any Earth system process (eg, high
rates of biodiversity loss) or food group (eg, insufficient
vegetable intake) increases risk for harm to the stability
of the Earth system and human health. When viewed
together as an integrated human health and environ-
mental sustainability agenda, win-win diets,20 that fall
within the safe operating space for food systems, will
help to achieve global human health and environmental
sustainability goals.
Scope and limitations
This Commission brings together scientists from several
disciplines to assess the global food system and set global
scientific targets for shifting the world towards healthy
diets and sustainable food production. Because setting
such targets can be difficult, this Commission focuses on
two endpoints of the global food system: final consum-
ption (healthy diets) and production (sustainable food
production). These factors disproportionately affect
human health and environmental sustainability; however,
the food system is not only affected by these two endpoints.
Throughout the Commission we use the term food system
and acknowledge that food systems are not limited to food
production and consumption. Food systems are
comprised of all the elements (eg, environment, people,
inputs, processes, infrastructures, and institutions) and
activities that relate to the production, processing,
distribution, preparation and consumption of food.31 By
referring to the food system throughout the Commission,
our intention is to emphasise that the Great Food
Transformation can only be achieved with all actors in all
parts of the food system working collectively towards this
transformation. Furthermore, we acknowledge that food
systems also affect society, culture, economy, and animal
welfare. However, given the breadth and depth of the
topics discussed, many important issues could not be
discussed. These and other issues should be considered to
achieve healthy diets from sustainable food systems.
This Commission is not setting actionable science-
based targets (panel 1) on behalf of any country, sector, or
business, nor does it have a mandate to do so. This
Commission is an independent scientific body using the
latest available science to make a global assessment of
the food system and set global scientific targets for
healthy diets and sustainable food production. These
targets form the first attempt to provide scientific
guidance for a transformation towards healthy diets from
sustainable food systems. The goal, in the absence of an
intergovernmental scientific panel or comprehensive
agreement for food, is for science to continue refining
definitions of global scientific targets for human health
and environmentally sustainable food production while
business and policy makers begin translating these
definitions into operational science-based targets for
various sectors, regions, and countries.
The planetary boundaries framework expands the
definition of sustainable food production to include the
global nature of food production’s environmental effects,
connecting local to global scales. However, this framework
does not provide a plan for translating global targets to
national and subnational governments, businesses, and
other local actors. This approach is intended to inform
national, sectoral, and sociopolitical targets and prioriti-
sations, highlighting the global environmental context
within which these diverse activity areas should fit. This
approach becomes a first step in connecting a planetary
perspective with context-specific levels of action.
Control variable Boundary (uncertainty range)
Climate change Greenhouse-gas (CH 4 and N2O)
emissions
5 Gt of carbon dioxide equivalent
per year (4·7–5·4)
Nitrogen cycling Nitrogen application 90 Tg of nitrogen per year (65–90;* 90–130†)
Phosphorus cycling Phosphorus application 8 Tg of phosphorus per year (6–12;* 8–16†)
Freshwater use Consumptive water use 2500 km³ per year (1000–4000)
Biodiversity loss Extinction rate Ten extinctions per million species-years (1–80)
Land-system change Cropland use 13 million km² (11–15)
*Lower boundary range if improved production practices and redistribution are not adopted. †Upper boundary range
if improved production practices and redistribution are adopted and 50% of applied phosphorus is recycled.
Table 2: Scientific targets for six key Earth system processes and the control variables used to quantify the boundariesThe Lancet Commissions
www.thelancet.com Published online January 16, 2019 http://dx.doi.org/10.1016/S0140-6736(18)31788-4 7
In this Commission, we do not propose a simple
global fix to the problems discussed. The safe operating
space for food systems will require implementation of
a variety and multitude of solutions and innovations.
For food production, we avoid comparing specific
production systems (eg, organic vs conventional)
because numerous comparisons exist 32 and debates
about specific production systems and diets can be
overly prescriptive and mask diversity of contexts and
available solutions. We give guidance on healthy diets
but provide sufficient scope for many global dietary
patterns (eg, vegetarian and pescatarian) to be
considered. This scope is captured by use of broad food
groups and intake ranges that allow for various dietary
preferences to be considered. Guaranteed solutions
neither exist nor would allow users of this analysis to
adopt a holistic concept of a safe operating space for
food systems that will be needed.
This Commission does not explore various population
growth scenarios, such as the Shared Socioeconomic
Pathways. A major driver of increasing requirements for
food is a growing global population, which is expected to
increase from about 7·6 billion people in 2017, to
9·8 billion people in 2050. Reducing the rate of population
growth will therefore be essential for achieving healthy
and sustainable diets for the world’s population. Universal
access to sexual and reproductive health-care services
(including family planning), information, and education
will be necessary components of this goal. Our analysis
follows the Shared Socioeconomic Pathway 2 for a
moderate population growth (9·2 billion people), and
trends (ie, population growth, GDP) broadly follow
historical patterns (appendix p 1).
Lastly, although this Commission uses 2050 as a cutoff,
the issues discussed extend beyond 2050. Global
population is expected to exceed 11 billion people by 2100
unless actions are taken to stabilise population growth
(appendix p 2). Healthy diets from sustainable food
systems are possible for up to 10 billion people but
becomes increasingly unlikely past this population
threshold.
Treatment of uncertainty
Few decisions about diet, human health, and environ-
mental sustainability can be made on the basis of absolute
certainty because evidence is incomplete, imperfect, and
continually evolving; therefore, certainty should be
considered as a continuum. We have attempted to base
estimates on the best available science, and we acknowledge
that uncertainty exists. Therefore, when possible, we
acknowledge this uncertainty and our confidence in the
validity of our findings and qualitatively discuss this on the
basis of the type, quantity, quality, and consistency of
evidence. We have a high level of scientific certainty about
the overall direction and magnitude of associations
described in this Commission, although considerable un-
certainty exists around detailed quantifications. Modelling
and sensitivity analysis provide ways to explore the
implications of this uncertainty.
Section 1: Healthy diets
What is a heathy diet?
Defining healthy dietary patterns is important for many
reasons. For example, they are used to provide dietary
guidance to a population, provide assessment and
counselling in clinical settings, develop practices and
policies designed to enhance diet, and monitor trends in
diet quality for an individual or a population. However,
practical considerations make defining a global healthy
diet challenging. These difficulties include different
nutritional needs of people because of age, sex, disease
status, and physical activity levels, and needs of vulnerable
populations (ie, young children and pregnant women).
A healthy diet should optimise health, defined broadly
by WHO as being a state of complete physical, mental,
and social wellbeing, and not just absence of disease. We
focus on diets for generally healthy individuals aged
2 years and older. Young children (aged 0–2 years) have
unique requirements to support rapid growth and
development, but their diets have only minor effects on
food systems because they constitute a small proportion
of a stable population and have low absolute food
requirements. Because animal source foods can have
important effects on human health and environmental
sustainability, detail will be given to these foods. The
conclusions of this section are based only on health
outcomes. Although important, we do not consider food
safety (ie, microbial or other forms of contamination).
We define a healthy diet using food groups while taking
into consideration nutritional adequacy because this
most directly connects food production and health, and
because most dietary guidelines are based primarily on
food groups. However, a focus exclusively on food groups
does not incorporate added fats, sugar, salt, and other
constituents, so these will also be considered. The
definition of a healthy diet is based on evidence from
controlled feeding studies in humans with intermediate
risk factors as outcomes, observational studies, and
randomised trials. Where available, we cite systematic
reviews, meta-analyses, and pooled analyses of primary
data (appendix pp 4–12). Extensive reviews documenting
the importance of dietary quality have been published
elsewhere.33,34
The healthy dietary pattern we propose consists of
ranges of intakes for each food group. This pattern allows
for flexible, global application of these criteria (table 1),
with foods and amounts tailored to preferences and
cultures of different populations (panel 2).
Uncertainty in estimates of a healthy diet
We have a high level of confidence, based on many
reproducible lines of evidence, that the reference diet
that we have defined will meet nutritional requirements
for children older than 2 years and adults, and reduce
See Online for appendixThe Lancet Commissions
8 www.thelancet.com Published online January 16, 2019 http://dx.doi.org/10.1016/S0140-6736(18)31788-4
the incidence of non-communicable diseases and overall
mortality. Optimal quantities of specific food groups are
often less clear partly because they depend on intakes of
other dietary components. Additionally, for some food
groups, the association between intake and health risks
is approximately linear, making specification of optimal
intake difficult. Although a linear positive association
would suggest an optimal intake of zero, an effect of
zero intake with an adverse outcome is not possible to
distinguish from that of a small intake. Furthermore, all
food groups in a diet need to fit within a constrained
total energy intake. To make calculations possible for
total nutrient intakes, health effects, and environmental
effects for overall diets, we provide a number for each
food group of the healthy reference diet. We also provide
an uncertainty range (upper and lower limits) that
appears to be compatible with optimal health and within
consumption ranges of at least some populations
globally because this provides some evidence of long-
term safety. In subsequent analyses, we use alternative
values for some key food groups for sensitivity analyses.
Using several approaches, we estimate the effect of the
reference diet on premature mortality. We anticipate
further research will provide improved precision in
defining ranges for optimal intakes of specific food
groups and health effects of overall diets.
Status of knowledge
Energy and energy balance
The global average per capita energy intake has been
estimated as 2370 kcal per day.30 In a rigorous and large
pooled analysis35 of adults from the USA, energy intake
was about 2800 kcal per day for men and 2000–2200 kcal
per day for women. Energy intake would be lower in
populations with lower body-mass index (BMI; calculated
as kg/m²) and higher in populations with greater physical
activity. We have therefore used 2500 kcal per day as a
basis for different isocaloric dietary scenarios (ie, having
similar caloric values). Consuming 2500 kcal per day
corresponds to the average energy needs of a 70-kg man
aged 30 years and a 60-kg woman aged 30 years whose
level of physical activity is moderate to high. This energy
intake is higher than the intake of 2100 kcal/day used in
other analyses that assumed a BMI of about 22, which is
substantially lower than the global average BMI.
Although an average BMI of 22 would be healthier than
population averages, effective means of reversing the
obesity epidemic in many countries have not been
identified. Thus, assuming this BMI and a lower energy
intake is risky and would leave little room for public
health goals to increase physical activity because this will
require additional food energy. Although use of different
values for energy intake would affect absolute required
food production, it would minimally affect conclusions
regarding relative effects of different dietary scenarios on
environmental or health outcomes.
Dietary components
Major protein sources
Adequate protein intake for adults is 0·8 g/kg
bodyweight, which is 56 g/day for a 70-kg individual or
about 10% of energy intake. Protein quality (defined by
effect on growth rate) reflects the amino acid composition
of the food source, and animal sources of protein are of
higher quality than most plant sources. High-quality
protein is particularly important for growth of infants
and young children, and possibly in older people losing
muscle mass in later life. However, a mix of amino acids
that maximally stimulate cell replication and growth
might not be optimal throughout most of adult life
because rapid cell replication can increase cancer risk.36
Protein can have indirect beneficial metabolic effects
by replacing excessive carbohydrate intake, especially
if this intake is refined starch and sugar. In a large
controlled feeding trial,37 replacing carbohydrate iso-
calorically with protein reduced blood pressure and blood
lipid concentrations. Similar effects were seen with
monounsaturated fat replacing carbohydrate, suggesting
that benefits were due to reduced carbohydrate intake.
Because protein is consumed as a part of foods that
contain fat and many other constituents that affect
health, protein food sources, or packages, should be
considered when investigating or making food choices.
Although most foods contain some protein, meat, dairy,
fish, eggs, legumes (including soy), and nuts (including
peanuts) are high in protein and often considered as
alternatives to one another in many culinary traditions.
These major protein sources are also commonly used to
define diets, such as omnivore, vegetarian, pescatarian,
or vegan.
Panel 2: Feasibility of reference diet
Although the reference diet, which is based on health considerations, is consistent with many traditional eating patterns, for some individuals or populations this diet might seem extreme or not feasible. However, from a global perspective the features of this diet, which could include strict vegetarian diets and consumption of modest amounts of animal source foods, have well established traditions in various regions. The best studied example is the Mediterranean diet, similar to the diet of Crete in the mid-20th century. This diet was low in red meat (average intake of red meat and poultry combined was 35 g/day)12 and largely plant-based, but high in total fat intake (about 40% of energy) consumed mainly as olive oil.13 Greeks had one of the longest life expectancies at the time.14
Many other traditional diets, such as those in Indonesia, Mexico, India, China, and West Africa, also include little red meat, which might be consumed only on special occasions or as minor ingredients of mixed dishes.15–17 Some of these cultures have also consumed few or no dairy foods, often corresponding with lactose intolerance and lower rates of bone fracture than have countries with high dairy consumption.18 High consumption of nuts is traditional in some West African populations (ie, about 100 g/day in Niger) and large amounts of soy foods are consumed in many Asian populations (ie, 46 g/day in Taiwan).16 Legume consumption has traditionally been high in many cultures, such as Mexico, India, and Rwanda. 15,19 Thus, ample precedent exists for the ranges of food intakes represented by the reference diet, and the culinary experiences of different regions provide many opportunities to learn new ways of preparing diets that are healthy and enjoyable.The Lancet Commissions
www.thelancet.com Published online January 16, 2019 http://dx.doi.org/10.1016/S0140-6736(18)31788-4 9
In a review, 33 the 2015 US Dietary Guidelines Advisory
Committee concluded that for people older than 2 years,
a balanced vegetarian diet can be a healthy eating pattern.
In the largest prospective study38 of vegetarian diets,
people following vegan, vegetarian, pescatarian, or semi-
vegetarian diets had 12% lower overall mortality risk than
did omnivores; the lowest risk was among pescatarian
diets.38 Using another approach, a plant-based dietary
score (assigning positive values to the consumption of
healthy plant-based foods, but not refined grains or
sugar, and negative values to animal-sourced foods) was
inversely and linearly associated with risk of type
2 diabetes and coronary heart disease. 39,40 These findings
suggest that a shift towards a dietary pattern emphasising
whole grains, fruits, vegetables, nuts, and legumes
without necessarily becoming a strict vegan, will be
beneficial.
Most analyses of foods high in protein and health
outcomes have not specified any comparison food. Thus,
in an isocaloric analysis, the comparison food becomes
the mix of foods comprising the rest of the diet, to which
refined carbohydrates (eg, white bread, polished rice, or
corn and sugar) are typically the major contributors.
Despite this limitation, in a meta-analysis of prospective
studies,41 consumption of processed red meat (beef, pork,
or lamb) was associated with increased risk of death from
any cause and cardiovascular disease; unprocessed red
meat was also weakly associated with cardiovascular dis-
ease mortality. Although data were scarce, consumption of
white meat (poultry and fish) was not associated with
increased mortality. In other meta-analyses, consumption
of red meat was associated with increased risk of stroke42
and type 2 diabetes.43 In two large studies,44–46 red meat
(processed and unprocessed) was linearly associated with
total mortality, and without a threshold, suggesting that
optimal intake would be low (appendix p 2). In a pooled
analysis of three large cohorts, an increment of about
35 g/day of red meat was associated with a significant
increase (6%) in risk of type 2 diabetes, and this association
was also approximately linear.47
Other analyses have compared different protein
sources with risk of additional important health out-
comes. Although consumption of red meat was only
weakly associated with increased risk of coronary heart
disease when compared with the rest of the diet, red
meat was clearly associated with increased risk of
coronary heart disease when specifically compared with
consumption of poultry and fish, and especially nuts
and legumes. Similar associations have been seen in
analyses with type 2 diabetes, stroke, and total mortality
(appendix p 2). 44,45 Low intake of red meat is consistent
with traditional Mediterranean diets that have been
associated with exceptional longevity (panel 2). In the
1960s, when incidence of coronary heart disease and
overall mortality was low in Greek men living in Crete,
their average intake of red meat and poultry combined
was 35 g/day. 48
Based on evidence related to colorectal cancer,
processed red meat (eg, treated with salt or other
preservatives) was determined by the International
Agency for Research on Cancer review to be a group 1
carcinogen, and because data were less consistent,
unprocessed red meat was classified as a group 2
carcinogen. Consumption of other major protein sources
during midlife and later has not been clearly related to
other types of cancer, compared with a low intake of red
meat during adolescence 49 and early adult life, 50 high
intake has been associated with an elevated risk of breast
cancer.
In a prospective cohort analysis,51 protein intakes from
food sources were assessed in relation to total and cause-
specific mortality among 131 000 men and women
followed up with repeated measures of diet for up to
32 years. Replacing protein from animal sources with
protein from plant sources was associated with sub-
stantially reduced overall mortality. Hazard ratios were
0·66 (95% CI 0·59–0·75) when 3% of energy from plant
protein replaced an equivalent amount of protein from
processed red meat and 0·88 (0·84–0·92) from
unprocessed red meat.
High risks of cardiovascular disease and other
outcomes associated with high consumption of red meat
are probably partly due to multiple food constituents of
animal sources of protein. The high ratio of saturated to
polyunsaturated fat and high levels of heat-induced
carcinogens and haem iron might contribute to higher
risks of cardiovascular disease, diabetes, and some
cancers in people who eat red meat than in people who
eat plant sources of protein.46 Notably, essential poly-
unsaturated fatty acids comprise only 4% of lipids in beef
tallow, but 21% in chicken fat, and 40% in salmon fat.
The composition of processed meats is heterogeneous,
but many contain high amounts of sodium, nitrates,
nitrites, and other preservatives that might add to cancer
risks.
Most of the available evidence has been from studies
done in Europe and the USA. In a pooled analysis of
Asian cohort studies, 52 poultry and red meat consumption
(mainly pork) was inversely associated with all-cause
mortality. The discrepancies between this analysis and
those from Europe and the USA might be partly
explained by the fact that Asian populations eat smaller
amounts of meat than European and American
populations. The authors noted that the findings could
be due to confounding factors because meat might be
more available to individuals of high socioeconomic
status, who also have better overall health, than those
of low socioeconomic status. Because many Asian
countries have only recently become affluent (ie, past
10–20 years), current red meat intake does not reflect
long-term intakes; like for smoking, many decades
are needed to show the full health consequences of
high consumption. Among Chinese people living in
Singapore, which has been affluent for several decades,The Lancet Commissions
10 www.thelancet.com Published online January 16, 2019 http://dx.doi.org/10.1016/S0140-6736(18)31788-4
red meat consumption has been associated with risk of
type 2 diabetes 47,53 However, in low-income populations
in which the majority of energy comes from starchy
carbohydrates, the addition of meat or other major
protein sources is likely to mitigate micronutrient
deficiencies and have metabolic benefits by reducing
high glycaemic load (panel 3).
Because intake of red meat is not essential and appears
to be linearly related to total mortality and risks of other
health outcomes in populations that have consumed
it for many years, optimal intake might be 0 g/day,
especially if replaced by plant sources of protein. Because
data on risk of low intakes of red meat are imprecise, we
have concluded that an intake of 0 g/day to about 28 g/day
of red meat is desirable and have used a midpoint of
14 g/day for the reference diet. Since consumption of
poultry has been associated with better health outcomes
than has red meat, we have concluded that the optimum
consumption of poultry is 0 g/day to about 58 g/day and
have used a midpoint of 29 g/day for the reference diet
(table 1).
High intake of dairy products, at least three servings
per day, has been widely promoted in western counties
for bone health and fracture prevention, primarily
because of their high calcium content. However, the
optimum calcium intake remains uncertain. Recom-
mendations in the USA of 1200 mg/day are derived from
balance studies lasting 3 weeks or less,54 which probably
reflect transient movements of calcium in and out of
bone rather than long-term requirements. A WHO
review, noting that regions with low intake of dairy foods
and calcium have lower fracture rates than regions with
high dairy consumption, 55 concluded that 500 mg/day is
adequate and lower intakes might be adequate in areas
with low fracture rates. The UK has concluded that
700 mg/day is an adequate intake. 56 These lower amounts
for adequate intake (compared with the USA) have major
implications for dietary recommendations because many
foods contain modest amounts of calcium, and eating a
wide variety of diets with no dairy foods will include
300–400 mg of calcium. Although prospective studies
have been heterogeneous, overall evidence suggests that
among adults, risk of fractures is not substantially
reduced with calcium intakes greater than 500 mg/day. 57
One 250 g serving of milk per day contains about 300 mg
of calcium. This reference diet contains 718 mg/day of
calcium.
Data on dairy consumption during childhood and
adolescence and long-term health outcomes are scarce,
but high intake might be particularly important because
of skeletal growth. However, high consumption of milk
in adolescent girls was not associated with reduced risk
of hip fracture later in life, and in adolescent boys, high
milk consumption was associated with increased risk of
fractures.58
Prospective studies do not show a significant increase or
decrease in risk of overall mortality or cardiovascular
disease with increasing consumption of dairy foods,59
although overall and cardiovascular mortality is likely to
decrease if dairy foods are replaced with nuts and other
plant sources of protein.51 High milk consumption,
probably because of its calcium content, is associated with
Panel 3: Animal source foods in sub-Saharan Africa
People in sub-Saharan Africa are some of the most nutritionally
insecure on the planet. About 220 million people have
inadequate nutrition.1 Despite micronutrient supplementation
programmes, the burden of multiple micronutrient deficiencies,
as well as anaemia and stunting, remains high. Although several
countries have substantially reduced the proportion of people
who are starving and whose growth is stunted (ie, Rwanda 44%
to 24·5%; Uganda 38·3% to 29%; Ghana 46% absolute decline;
Tanzania 50% to 34%; Malawi 53% to 37%), declines in children
who are stunted in Africa have been marginal—from 38% in
1990 to 34% in 2008.2 Of the 36 countries with the highest
burden of stunting among children younger than 2 years,
21 (58%) are in Africa, and 40% or more children in most of
those countries are stunted. This undernutrition is sometimes
associated with low consumption of animal source and other
protein rich foods.3
Because carbohydrate intake is high in many parts of
sub-Saharan Africa, promotion of animal source foods for
children, including livestock products, can improve dietary
quality, micronutrient intake, nutrient status, and overall
health.4–7 In observational studies, high intake of animal source
foods has been associated with improved growth,
micronutrient status, cognitive performance, and motor
development, and increased activity in children.
However, per-capita consumption of animal source foods in
sub-Saharan Africa has decreased in the past few decades and
remains low at about 164 kcal/capita per day (Zambia),
compared with 995 kcal/capita per day in the USA. Based on
projections by the Food and Agricultural Organization,
availability of animal source protein across sub-Saharan Africa
will only be 13 g/person per day in 2050, which is less than half
of the world average of animal source protein availability in
2011 and less than the recommended quantity in our healthy
reference diet (table 1).
Because many regions, such as sub-Saharan Africa, still face
severe burdens of undernutrition and malnutrition, and
growing children often do not obtain adequate quantities of
nutrients from plant source foods alone,8–11 the role of animal
source foods should be examined carefully. Achieving healthy
diets from sustainable food systems for everyone on the planet
is possible; however, to accomplish this goal, local and regional
realities need to be carefully considered.The Lancet Commissions
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reduced risk of colorectal cancer,60 but also increased risk
of prostate cancer in men,61 especially advanced cases.62
Some evidence suggests that yoghurt might reduce risk of
diabetes and weight gain.63,64 Although low-fat dairy foods
might be preferable to high-fat dairy foods for health,
nearly all the fat in milk that is produced remains in the
human food supply, often as butter or cream. Thus, low-
fat dairy products will have little overall effect on
population health because fat is consumed in other forms.
Because a clear association does not exist between
intake of milk or its derivatives greater than 0–500 g/day
and major health outcomes, and competing risks for
some types of cancer, a wide range of intakes are com-
patible with good health. Because consumption of
unsaturated plant oils conveys lower risks of cardio-
vascular disease than does dairy fat, optimal intake will
usually be at the lower end of this range, and we have
used 250 g/day for the reference diet.
Fish intake has been associated with reduced risk of
cardiovascular disease. 65,66 Fish has a high content of
omega-3 fatty acids, which have many essential roles,
including being precursors of eicosanoids, a large com-
ponent of the CNS, a structural element of every cell of
the body, and a regulator of cardiac rhythm. Eating about
2 g/week of omega-3 fatty acids in fish, equal to about
one or two servings of fatty fish a week, might reduce
the chances of dying from heart disease by more than
a third.65
Fish that are high on the food chain can bioconcentrate
mercury, which has neurological toxicity. Mercury
concentrations are high in king mackerel, shark, sword-
fish, tuna, and tilefish, which should be avoided by
pregnant and lactating women. However, adequate
intakes of omega-3 fatty acids are essential for neuro-
development, and eating more than two servings of fish
per week or taking fish oil supplements during
pregnancy has been associated with improved child
cognitive performance. 67 Mercury toxicity can be
avoided by consuming small fish, and omega-3 fatty
acids from plant sources (specifically α-linolenic acid)
have been associated with reduced risk of coronary
heart disease. 68 The degree to which omega-3 fatty acids
from plant sources can substitute omega-3 fatty acids
from fish for other health outcomes is important to
determine because plant sources are more widely
available.
About 28 g/day of fish can provide essential omega-3
fatty acids and is associated with reduced risk of
cardiovascular disease; therefore, we have used this
intake for the reference diet. We also suggest a range of
0–100 g/day because high intakes are associated with
excellent health. Plant sources of α-linolenic acid can
provide an alternative to omega-3 fatty acids, but the
quantity required is not clear.
Eggs are a widely available source of high-quality
protein and other essential nutrients needed to support
rapid growth. Despite past concern about possible
increases in risk of heart disease because of their high
content of cholesterol, in large prospective studies69 high
consumption of eggs, up to one a day, has not been
associated with increased risk of heart disease, except in
people with diabetes. However, the default comparison
in these studies has been the remaining typical diet,
which is often far from ideal. Isocaloric substitution of
plant protein sources for eggs might therefore reduce
risk of non-communicable diseases. However, in low-
income countries, replacing calories from a staple starchy
food with an egg can substantially improve the nutritional
quality of a child’s diet and reduce stunting.70 We have
used an intake of eggs at about 13 g/day, or about 1·5 eggs
per week, for the reference diet, but higher intake might
be beneficial for low-income populations with poor
dietary quality.
Nuts, including peanuts, are nutrient-dense and
contain primarily unsaturated fatty acids, fibre,
vitamins, minerals, antioxidants, and phytosterols. In
observational and intervention studies 71,72 nut con-
sumption reduces blood lipid concentrations, oxidative
stress, inflammation, visceral adiposity, hyperglycaemia,
and insulin resistance. In a meta-analysis of 25 con-
trolled feeding studies, 72 participants were fed an
average of 67 g/day of nuts; blood concentrations of LDL
cholesterol and triglycerides and the LDL cholesterol to
HDL cholesterol ratio were reduced in a dose-response
manner. In prospective studies, high consumption of
nuts has been associated with reduced risk of
cardiovascular disease, 73–75 type 2 diabetes, and overall
mortality. 76,77 In the Spanish PREDIMED trial, 78 people
randomly assigned to 30 g of mixed nuts per day as
part of a Mediterranean diet had a 28% reduction in
cardiovascular disease risk. 78 Despite being an energy-
dense food, nut consumption strongly induces satiety
and is associated with no weight gain (or reduced
weight) and reduced risk of obesity in observational
studies and clinical trials. 73 As an alternative to red meat,
for the reference diet we use an intake of 50 g/day of
nuts, which can include peanuts and tree nuts. These
and other plant protein sources are generally
exchangeable, although a mix is desirable nutritionally.
Legumes have reduced concentrations of LDL-
cholesterol and blood pressure in controlled feeding
studies.79 In prospective studies,74,80 consumption of
legumes has been associated with lower risks of coronary
heart disease than has consumption of red meat; however,
the 95% CIs have been wide because legume consumption
was low. Soybeans have a high fat content, which is largely
polyunsaturated, and a high concentration of α-linolenic
acid. High concentrations of phytoestrogens in soy foods
have weak oestrogenic effects, which might block actions
of endogenous oestrogens, and thus reduce risk of breast
cancer and other hormonally-related cancers. In the
Shanghai Women’s Health Study,81 consumption of soy
foods during childhood and early adult life was inversely
associated with risk of premenopausal breast cancer.The Lancet Commissions
12 www.thelancet.com Published online January 16, 2019 http://dx.doi.org/10.1016/S0140-6736(18)31788-4
Given this association, we included 50 g dry weight per
day of beans, lentils, and peas, and 25 g/day of soy beans
in the reference diet.
Other protein sources such as insects, which are
important in some traditional diets, are being considered
for widespread consumption. These alternatives might
have little effect on the environment, but their long-term
health effects have not been studied. Cyanobacterium (ie,
blue-green algae) has traditionally been consumed in some
cultures and has a high protein content and a similar
amino acid profile to egg.82 In-vitro meat production from
cultured animal stem cells is being developed as an
alternative to traditional meat.83 The health effects of these
new foods are unclear, but nutritional composition of in-
vitro meat is more readily modifiable than that of
conventional meat.
Major carbohydrate sources (grains and tubers)
Grains are the largest source of energy in almost all diets
worldwide. Refining grains causes major loss of nutrients
and fibre, which has important health implications. High
intake of whole grains and fibre from grain sources has
been associated with reduced risk of coronary heart
disease, type 2 diabetes, and overall mortality.84 Few
studies have examined associations between total or
refined grains and health outcomes, but refined grains
are a major source of high-glycaemic carbohydrates,
which have adverse metabolic effects and are associated
with increased risk of metabolic abnormalities, weight
gain, and cardiovascular disease.64,85 In a prospective
international study,86 done mainly in low-income and
middle-income countries, total carbohydrate intake
accounting for more than 60% of energy, was associated
with increased total mortality. In controlled feeding
studies, 37,87 high carbohydrate intake increases blood
triglyceride concentration, reduces HDL cholesterol
concentration, and increases blood pressure, especially
in individuals with insulin resistance. These findings are
of global significance because declining levels of physical
activity and increasing adiposity will raise insulin
resistance and exacerbate these metabolic responses to
carbohydrate intake, and thus increase the risk of
cardiovascular disease and diabetes. 88,89
Potatoes, although containing large concentrations of
potassium and some other vitamins, provide a large
amount of rapidly absorbed carbohydrate, or glycaemic
load. Daily consumption has been associated with
increased risk of type 2 diabetes, 90 hypertension, 91 and
weight gain. 92 Globally, cassava is grown for its resilience
in semi-arid conditions, but when processed into flour,
as is done in Africa, it has low nutritional value and high
glycaemic load, which might increase metabolic abnor-
malities, weight gain, and cardiometabolic disease.
We use major carbohydrate sources to maintain target
energy intake. Evidence does not suggest a specific
proportion of energy intake from carbohydrates, but
keeping this to less than 60% of energy appears desirable,
and consumption of whole grains is emphasised. Thus,
we use 232 g/day of whole grains and 50 g/day of tubers
and starchy vegetables (with a limit of 100 g/day of tubers
and starchy vegetables).
Fruits and vegetables
Fruits and vegetables are an essential source of many
micronutrients, including provitamin A for prevention
of night blindness. Substantial evidence indicates that
fruit and vegetable consumption is also important for
prevention of cardiovascular disease; benefit is mostly
achieved by consuming about five servings per day, 93,94
although higher intakes might provide some benefits.
High intake of vegetables reduces blood pressure 95 and
is associated with reduced risk of type 2 diabetes. 96
Increasing intake of most non-starchy vegetables has
been associated with reduced weight gain in long-term
follow-up of adults in the USA,92 but intakes of potatoes,
corn, and peas were each associated with increased
weight gain. High fruit and vegetable consumption is
weakly associated with reduced cancer incidence after
adjusting for differences in other lifestyle factors such as
smoking and BMI.97,98
We use intakes of 300 g/day of vegetables and
200 g/person per day of fruits, or about five servings of
fruits and vegetables each day. Most benefit from these
foods is probable if a mix is included as suggested.
Added fat: total and specific fatty acids and sources of fats
Added fats from animal sources (eg, ghee, butter, and
lard) or plants (eg, oils, margarines, and shortening) are
used in countless recipes and in cooking of many foods;
they can comprise up to about 30% of total energy in
some diets. Most dietary recommendations suggest
reducing or limiting total fat intake to decrease risks of
coronary disease and cancer. However, evidence from
prospective cohort studies and randomised trials has
not suggested a benefit of reducing total fat intake.99,100
Evidence supports a substantially reduced risk of
cardiovascular disease by replacing saturated fat with
unsaturated vegetable oils, especially those high in
polyunsaturated fats that include omega-3 and omega-6
fatty acids. 99,101–103 Intake of trans isomers from partly
hydrogenated oils is particularly deleterious.104
Although intakes of specific fatty acids have been
studied extensively in relation to risk of heart disease,
edible oils are always a combination of saturated, mono-
unsaturated, and polyunsaturated fatty acids, depending
on the source and processing. Palm and soybean oil
are the most widely consumed oils globally. Compared
with soybean oil, palm oil is low in polyunsaturated fat
(9% vs 60%) and high in saturated fat (52% vs 16%), and is
widely consumed in many low-income and middle-
income countries. Consistent with this fatty acid com-
position, consumption of industrially processed palm oil
raises LDL-cholesterol compared with less saturated plant
oils.105 In a case-control study106 done in Costa Rica,The Lancet Commissions
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consumption of industrially processed palm oil was
significantly associated with greater risk of myocardial
infarction than was nonhydrogenated soy bean oil. In
many West African countries and parts of Brazil,
minimally processed red palm oil is an important source
of provitamin A because of its high β-carotene content.
Consumption of red palm oil has not been studied in
relation to risk of heart disease and moderate intake might
be compatible with low rates of heart disease.
In the PREDIMED trial,78 compared with a low-fat diet,
a Mediterranean diet high in extra virgin olive oil reduced
incidence of cardiovascular disease and improved
cognitive function. Rapeseed oil, also called canola oil, is
high in monounsaturated fats and contains a substantial
amount of omega-3 fatty acids. In a randomised trial
among survivors of acute myocardial infarction, a
Mediterranean-type diet high in rapeseed oil greatly
reduced risk of recurrent infarction or death.107 In the
most successful national programme to reduce rates of
coronary heart disease (Finland), rapeseed oil was used to
replace dairy fat.108 Dairy fat has one of the highest
proportions of saturated fatty acids in natural foods. In a
detailed prospective analysis109 among men and women,
when compared isocalorically, dairy fat was associated
with greater risk of coronary heart disease than was
unsaturated plant oils.
Low-fat diets have been widely promoted for weight
loss or prevention of weight gain. Most of the randomised
trials 110 were less than 1 year in duration, which can be
misleading because initial reductions in weight are often
reversed. Furthermore, the intensity of intervention was
not balanced in many trials, 111 which is important because
monitoring intake and social support can lead to modest
reductions in weight independent of dietary com-
position.112 In a meta-analysis113 including more than
50 randomised trials lasting at least 1 year, reductions in
dietary fat were associated with slightly less weight loss
than was the high-fat control diet when intensity of
intervention was similar.
Evidence supports consumption of plant oils low in
saturated fat as an alternative to animal fats; however, no
clear upper limit of consumption exists. Thus, a wide
range is suggested, and we use 50 g/day of total added fat
with a mix emphasising predominately unsaturated
plant oils.
Sugar and other sweeteners
Sugar, like refined starches, has multiple adverse metabolic
effects, and at high intakes might further increase plasma
triglyceride concentrations.114 High intakes of added
sugars, especially sugar-sweetened beverages, have been
associated with weight gain,115,116 type 2 diabetes,117 and
increased cardiovascular mortality.118 WHO recommends
that sugar intake be less than 10% of energy and suggests
that reducing to 5% would provide further benefits; the
American Heart Association suggests approximately 5% of
energy or less. Because sugar has no nutritional value and
adverse metabolic effects, we use a limit of 31 g/person per
day of all sweeteners, or less than 5% of energy.
Special considerations
Young children and adolescents
Global and most regional guidelines recommend that
infants should be exclusively breastfed for the first
6 months of life and continued breastfeeding until at
least age 2 years. Benefits include healthy growth and
expected cognitive development as well as possibly
reduced risk of becoming overweight or obese and
developing non-communicable diseases later in life.119,120
For children aged 12–23 months, whether breastfed or
not, a diet with daily inclusion of at least four of seven
food groups has been recommended. 121
Adolescent girls are at risk of iron deficiency because of
rapid growth combined with menstrual losses. Menstrual
losses have sometimes been a rationale for increased
consumption of red meat, but multivitamin or multi-
mineral preparation provide an alternative that is less
expensive and without adverse consequences of high red
meat intake. WHO suggests extra iron for adolescent girls
by supplementation where the prevalence of anaemia is
high, with extra caution in malaria endemic regions.122
Pregnancy and lactation
During pregnancy and lactation, overall food intake is
important to support organ, muscle, and bone growth, as
well as sustain physiological and metabolic health.
However, excessive protein intake from animal sources
has been associated with an increased risk of obesity
in offspring 20 years later.123 In a systematic review,124
maternal consumption of dairy foods was inconsistently
associated with birthweight or fetal length. Although
inclusion of some animal source foods in maternal diets is
widely considered important for optimal fetal growth and
increased iron requirement, especially during the third
trimester of pregnancy, evidence suggests that balanced
vegetarian diets can support healthy fetal development,
with the caveat that strict vegan diets require supplements
of vitamin B12.125 WHO recommends a healthy diet during
pregnancy defined as adequate energy, protein, vitamins,
and minerals obtained through consumption of various
foods, including green and orange vegetables, meat, fish,
beans, nuts, whole grains, and fruits.126
Summary of evidence describing healthy diets
Evidence from controlled feeding studies with inter-
mediate-risk factors as outcomes, long-term observational
studies relating individual dietary components and
overall dietary patterns to major disease endpoints and
quality of life ,127–129 and randomised clinical trials supports
the conclusion, with a high level of certainty, that dietary
patterns with the following characteristics promote low
risk of major chronic disease and overall wellbeing:
(1) protein sources primarily from plants, including soy
foods, other legumes, and nuts, fish or alternativeThe Lancet Commissions
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sources of omega-3 fatty acids several times per week
with optional modest consumption of poultry and eggs,
and low intakes of red meat, if any, especially processed
meat; (2) fat mostly from unsaturated plant sources, with
low intakes of saturated fats, and no partly hydrogenated
oils; (3) carbohydrates primarily from whole grains with
low intake of refined grains and less than 5% of energy
from sugar; (4) at least five servings of fruits
and vegetables per day, not including potatoes; and
(5) moderate dairy consumption as an option.
These elements of a healthy diet allow great flexibility
because they are compatible with a wide variety of foods,
agricultural systems, cultural traditions, and individual
dietary preferences. These elements can be combined in
various types of omnivore, vegetarian, and vegan diets.
The findings of benefits in many populations for overall
dietary patterns, such as the Mediterranean and healthful
plant-based diets, show that healthy dietary patterns can
be achieved in contemporary populations in many
countries. The intakes in table 1 provide a starting point
for further analyses to evaluate the potential for feeding
the world’s population a healthy diet while remaining
within food production boundaries (panel 2).
Analyses of total diets: nutrient adequacy and mortality
We quantified the healthiness of the reference diet in
two ways: assessment of nutrient adequacy and
prediction of mortality rates. To assess nutrient
adequacy, we first analysed the nutrient composition of
this diet using data primarily from the USA (appendix
p 13). We also paired data on country-specific food
composition and diet (figure 1) to evaluate the effect of
changing to the reference diet on nutrient adequacy. In
this analysis, changing to the reference diet improves
intakes of most nutrients. Consumption of healthy fats
(mono and polyunsaturated fatty acids) increases,
whereas unhealthy fats (saturated fatty acids) decreases.
The adequacy of most micronutrients increases,
including several essentials ones, such as iron, zinc,
folate, and vitamin A, as well as calcium intake in low-
income countries. The only exception is vitamin B12
that is low in animal-based diets. Supplementation
or fortification with vitamin B12 (and possibly with
riboflavin) might be necessary in some circumstances. 131
We analysed potential effects of dietary change on diet-
related disease mortality using three different approaches
(table 3). The first used a global comparative risk
assessment framework with agricultural production and
consumption statistics.131 The risk factors included high
consumption of red meat (including beef, lamb, and
pork), low consumption of fruits, vegetables, legumes,
nuts, and fish, and being underweight, overweight, or
obese. The disease endpoints included coronary heart
disease, stroke, type-2 diabetes, site-specific cancers, and
an aggregate of other diseases. Relative risk factors that
connect changes in dietary risks to changes in disease
mortality in a dose-response manner were adopted from
meta-analyses of prospective cohort studies42,43,66,75,77,94
(appendix pp 12–13). We estimated that adopting the
reference diet could avoid about 11·1 million deaths per
year in 2030 and reduce premature mortality by 19%. 131
Using a conceptually similar approach but different
assumptions and data sources based on dietary surveys
and food expenditure data, the Global Burden of
Disease Collaborators estimated that universal adoption
of a diet similar to the reference diet would prevent
10·9 million deaths per year or 22·4% of adult deaths
(table 3). 132 Reduced intakes of sodium and increased
intakes of whole grains, nuts, vegetables, and fruits,
Figure 1: Diet gap between dietary patterns in 2016 and reference diet intakes of food Data on 2016 intakes are from the Global Burden of Disease database.130 The dotted line represents intakes in reference diet (table 1).
0 100 200 300 400 500 600 700 800
Nuts
Whole grains
Legumes
Fruit
Vegetables
Fish
Total dairy
Poultry
Eggs
Starchy vegetables
Red meat
2016 dietary intake versus reference dietary intake (%)
Region
Global
East Asia Pacific
South Asia
Sub-Saharan Africa
Latin America and Caribbean
Middle East and North Africa
Europe and central Asia
North America
Percentage Number Comments
Comparative Risk
Model*
19% 11 100 000 (using Global
Burden of Disease number of
total deaths; 158 regions)
Changes in fruits, vegetables, nuts, and
legumes were main contributors
Global Burden of
Disease Model†
22·4% 10 886 000 (195 countries) Changes in sodium, fruits, vegetables,
whole grains, and nuts were main
contributors
Empirical Disease
Risk‡
23·6% 11 600 000 (190 countries) Estimates based on a 10-variable index of
diet quality
*Dietary factors included high consumption of red meat (including beef, lamb, and pork), low consumption of fruits,
vegetables, legumes, nuts and seeds, fish, and being underweight, overweight, and obese.131 †The Global Burden of
Disease estimates132 are based on an optimal diet similar to the reference diet. Dietary factors included fruits,
vegetables, legumes, whole grains, nuts and seeds, milk, red meat, processed red meat, sugar-sweetened beverages,
fibre, calcium, marine n-fatty acids, polyunsaturated fat, trans fatty acids, sodium. ‡The Alternative Healthy Eating
Index-2010133,134 used in the analysis included vegetables (potatoes not included), fruits, whole grains, sugar-sweetened
beverages and fruit juices, nuts and legumes, red meat, trans fatty acids, marine n-3 fatty acids, polyunsaturated fat,
and sodium (alcohol not included).
Table 3: Estimated avoided premature deaths among adults by global adoption of reference dietThe Lancet Commissions
www.thelancet.com Published online January 16, 2019 http://dx.doi.org/10.1016/S0140-6736(18)31788-4 15
and low sodium intake contributed most to reduced
mortality.
The third approach scored the reference diet and other
diets using the Alternative Healthy Eating Index 2010, 133,134
which has predicted low mortality and disease risks in
many populations.135,136 Low scores are given for high
consumption of trans fat and sugar-sweetened beverages
and high scores for high consumption of polyunsaturated
fat in addition to variables included in the other analyses.
Sex-specific relative risks relating increments in index
scores to total and disease-specific mortality rates were
estimated with two large cohorts with many repeated
assessments of diet (appendix pp 14–15). By applying
these relative risks to dietary data and disease rates for
190 countries, we estimated that adoption of the reference
diet could prevent about 11 600 000 deaths per year or
23·6% of total deaths among adults. Although methods,
assumptions, and input data varied across these three
approaches, they all show major health benefits of
shifting global food consumption toward patterns
consistent with the reference diet.
Section 2: Sustainable food production
Earth system perspective on sustainable food production
The need to develop and use sustainable food production
practices that safeguard Earth system processes, on
which food production and human wellbeing depend,
has become widely recognised. Farming and fishing
practices are being developed that use ecosystem services
such as pest control, pollination, water regulation, and
nutrient cycling to achieve productivity and resilience
in agricultural landscapes, while reducing harmful
environmental effects.137 These practices include many
approaches such as conservation agriculture, sustainable
and ecological intensification, agroecological and
diversified farming systems, precision agriculture, and
organic farming.138–140 Most of these practices focus on
sustainability at the farm scale, including improvement
of soil carbon concentrations, reduction of nutrient
leakage from fields, and enhanced efficiency of water use
by crops. Many practices also take a landscape or
watershed perspective, or both by aiming to improve
management of ecological processes across the whole
landscape in which production is embedded. 137,141 There-
fore, most work on defining environmentally sustainable
food production has been done at field to landscape
levels. This approach is important because visible effects
on agriculture are primarily local and differ worldwide,
with varying soils, hydroclimates, and agroecological
zones. Thus, methods needed to minimise environmental
effects of food production will vary between regions.
In the geological epoch, the Anthropocene,142 pace
and scale of local environmental effects have grown
exponentially since the mid-1950s. Humans have become
dominating drivers of change, and food production is
the largest source of environmental degradation and has
the greatest effect on the Earth system. Despite the
aggregation of global effects caused by the food system,
recognition of the need to adopt an Earth system
approach to sustainable food production is increasing,
which can no longer be defined only in terms of reducing
environmental effects from local farming systems.
Sustainable food production needs to include the role of
food production in regulating the state of ecosystems, the
biosphere, and the Earth system. Therefore, complex
systemic interactions from local to global scales should
be considered and global boundaries identified within
which global food production needs to stay to safeguard
biophysical processes that support a stable Earth system.
This approach widens the perspective of how sustainable
food production is defined at all scales. Increasing
human change to global biogeochemical cycles provides
an example. At the field scale, sustainable food production
can be, and generally is, defined from a nutrient
perspective (nitrogen and phosphorus application) as a
system with no nutrient leakage into local groundwater
and rivers. However, nitrogen and phosphorus form part
of the agricultural harvest and are transported to cities or
markets often far from where they were applied, causing
direct nutrient pollution as food waste or untreated
excreta, or partial downstream pollution after passing
through municipal sewage treatment. A large proportion
of nitrogen and phosphorus contributes to nutrient
loading in aquatic systems, causing eutrophication of
freshwater systems or coastal zones, often far from
where it was originally applied as fertiliser. This process
affects ecosystem resilience, carbon sequestration, and
climate forcing. With increasing human extraction and
loading of nitrogen and phosphorus into the biosphere,
cumulatively interfering with global cycles of nitrogen
and phosphorus in the Anthropocene, an Earth system
perspective on nitrogen and phosphorus is necessary.
Therefore, not only do environmental effects of nitrogen
and phosphorus in farmers’ fields need to be reduced but
also the total amount of reactive nitrogen and phosphorus
being added globally from the atmosphere and mines to
the biosphere.
Increasing evidence shows that food production is the
largest cause of global environmental change, and a
transition to sustainable food production is necessary for
global sustainable development. A universal definition of
sustainable food production should use a system-wide
assessment of environmental effects of a comprehensive
set of parameters at various scales. Greenhouse-gas
emissions, land and water use, nitrogen and phosphorus
application, biodiversity loss, and chemical pollution
from herbicides and pesticides are increasingly assessed
and used in definitions of sustainable food pro-
duction. 143–145 Using a uniform set of parameters when
defining sustainable food production also enables
consistency in meeting sustainability criteria at local
and global scales. A framework that meets these two
criteria—integration of a comprehensive set of system-
wide environmental parameters and scale relevance fromThe Lancet Commissions
16 www.thelancet.com Published online January 16, 2019 http://dx.doi.org/10.1016/S0140-6736(18)31788-4
field to planet—is the planetary boundaries frame-
work.2,29,146 Planetary boundaries identify and define the
biophysical safe operating space for environmental
systems and processes that contribute to the stability and
resilience of the Earth system.
We have chosen to use the planetary boundaries
framework as a guide to define scientific targets for
sustainable food production. The planetary boundaries
framework is also useful because the six systems and
processes quantified by this Commission are found within
this framework; we are setting global targets and this
framework relates to Earth system processes at planetary
scales; and this framework has already provided various
countries and sectors with a practical method of
considering multiple anthropogenic, global, and environ-
mental pressures. However, the framework does not cover
interactions between various Earth system processes,
although it was devised with recognition of such dynamics.
Earth system science and social-ecological resilience
research show that system components and processes
exist that regulate the behaviour of the Earth system and
are key for global sustainability (appendix pp 15–16). 147–149
This Commission focuses on these converging strands of
research to identify six systems and processes that are
the main environmental systems and processes affected
by food production: climate change, biodiversity loss,
land-system change, freshwater use, and nitrogen and
phosphorus flows. 2,150 Scientific evidence of their
behaviour in the Earth system enables us to provide
quantified scientific targets. These processes and systems
are being increasingly recognised as necessary param-
eters for a system-wide definition of sustainable food
production. For each of these systems and processes, we
focus on the available science to propose boundaries that
sustainable global food production should stay within to
decrease the risk of irreversible and potentially
catastrophic shifts in the Earth system. These boundaries
conceptually define the upper limit of environmental
effects for food production at the global scale.2,148
Uncertainty in estimates of sustainable food production
The definition of sustainable food production requires
setting planetary boundaries for effects of food production
on the climate system, land systems, freshwater, bio-
diversity, and nutrient cycles of nitrogen and phosphorus.
We present underlying scientific rationale, literature
sources, and assumptions behind each of the boundaries
for our definition of sustainable food production.
However, boundary limits for each process demarcating
the shift to irreversible and deleterious changes in the
Earth system are difficult to set with precision because
of scientific uncertainty, natural variability, and inter-
dependencies of Earth system processes. We use
uncertainty ranges, on the basis of scientific literature
and our judgment of the level of confidence, to reflect
uncertainty that exists in setting global boundaries for
sustainable food production (table 2).
Climate change
Overview
Anthropogenic emissions of greenhouse gases cause
climate change, which leads to disruptions in the Earth
system, such as sea-level rise and increasing frequency of
extreme weather events.151 Systems of food production
release greenhouse gases (eg, carbon dioxide, methane,
and nitrous oxide) into the atmosphere directly and drive
land use change that releases additional carbon dioxide
when forests are cleared, wetlands drained, and soils are
tilled. Food production is a prime source of methane,
and nitrous oxide, which have 56 times and 280 times the
global warming potential (over 20 years) of carbon
dioxide, respectively.151 Methane is produced during
digestion in ruminant livestock, such as cows and sheep,
or during anaerobic decomposition of organic material
in flooded rice paddies. Nitrous oxide mainly arises from
soil microbes in croplands and pastures and is affected
by soil fertility management, such as fertiliser application.
Carbon dioxide is released by agricultural land from
tillage of soils and during burning to clear land of plants,
soil, organic matter, and agricultural residues, and from
burning fossil fuels by farm machinery, for production of
fertilisers, and in transport of agricultural products.
Carbon dioxide is also released when converting natural
ecosystems, especially forests, to agriculture.
Biological processes that produce emissions are
intrinsic to crop and livestock production and some
greenhouse gases will always be generated by biological
processes associated with agriculture. Therefore,
although ambitious targets for reducing emissions of
anthropogenic greenhouse gases should be set,
eliminating all greenhouse-gas emissions (ie, methane
and nitrous oxide) related to food production is not
feasible. We propose a boundary for greenhouse-gas
emissions from food production that is necessary and
difficult to set any lower, at least before 2050, if healthy
diets for the global population and targets of the Paris
Agreement are to be achieved.
A global carbon budget
The Paris Agreement frames political and scientific
consensus to keep the increase of global mean
temperature by 2100 to less than 2°C, and closer to 1·5°C,
relative to 1861–80 temperatures. To stay within this
boundary, a maximum amount of greenhouse gases can
be emitted (ie, carbon budget). This translates to a
remaining budget of total global emissions from 2011
onwards of approximately 800 Gt for carbon dioxide
alone, or 1000 Gt of carbon dioxide equivalent for carbon
dioxide, methane, and nitrous oxide combined.151
Most scenarios underlying the Intergovernmental
Panel on Climate Change Representative Concentration
Pathway (RCP) 2.6 involve overshooting the carbon
budget initially and then compensating, particularly
from 2040 onwards, via large removals of carbon dioxide
from the atmosphere. 152 Various negative emissionThe Lancet Commissions
www.thelancet.com Published online January 16, 2019 http://dx.doi.org/10.1016/S0140-6736(18)31788-4 17
technologies and actions could remove this carbon
dioxide, with the most commonly promoted approaches
being carbon capture and storage, and bioenergy with
carbon capture and storage. However, bioenergy with
carbon capture and storage might compete with land use
for food production and thus have major implications for
food security (appendix p 16–17).
Figure 2 summarises data 28 on probable requirements,
in terms of projections of global greenhouse-gas
emissions, to reach the Paris climate target. For a
66% probability of maintaining less than 2°C global
warming, global carbon dioxide emissions from fossil
fuel burning and industrial processes should peak no
later than 2020 and reach about 5 Gt of carbon dioxide
equivalent per year by 2050. Land use, land-use change,
and forestry (LULUCF) emissions, dominated by
emissions from agricultural expansion and land use, will
have to transition by 2050 from a net global source (about
5 Gt of carbon dioxide equivalent per year) to a net carbon
sink (–10 Gt of carbon dioxide equivalent per year)
by 2100. The method of food production is essential to
whether the Paris Agreement target of less than 2°C is
attainable. Non-carbon dioxide emissions will need to be
reduced, particularly methane and nitrous oxide, in food
production and the world’s food production systems
transformed from net carbon sources to net carbon
sinks. Achieving the Paris Agreement will also require
rapid global decarbonisation of the energy system,
including that used by agriculture.
Status of emissions associated with food production
Estimates of agriculture’s net greenhouse-gas emissions
vary widely depending on which subcategories are
included: emissions of non-carbon dioxide gases
(methane and nitrous oxide) from agricultural production
are estimated to be 5·0–5·8 Gt of carbon dioxide-
equivalent per year;153 carbon dioxide emissions from
conversion of natural ecosystems, especially forests, to
croplands and pastures is estimated to be 2·2–6·6 Gt of
carbon dioxide equivalent per year, 154 and a small amount
from biomass burning of about 0·3 Gt of carbon dioxide
equivalent per year;153 and carbon dioxide emissions from
energy use in agricultural machinery are estimated at
1·0 Gt of carbon dioxide equivalent per year.155 The total
estimate of all greenhouse-gas emissions from food
production is 8·5–13·7 Gt of carbon dioxide equivalent
per year. Total emissions from food production have
been stable since 1990, growing less than 1% per year,
because increases in production have been offset by
decreasing emissions intensity per unit of product.153,155
Determining the maximum allowed share of the
remaining global carbon budget that might come from
food production is complex, and any scientific target, if all
emission sources are considered equal, will depend on
viability and costs of emission reductions in other sectors.
Therefore, we attempt to estimate the maximum allowable
carbon budget for food production, which is based on an
estimate of the minimum amount of greenhouse-gas
emissions from biological activities associated with
agriculture that we consider are difficult, if not impossible,
to avoid over the next 30 years. We assess the unavoidable
share of greenhouse-gas emissions from food production
until 2050. This excludes all carbon dioxide emissions
from burning of fossil fuels and from land use change,
which we assume have been reduced to zero, and consider
only methane and nitrous oxide associated with biological
processes in crop and livestock production.
We propose that global greenhouse-gas emissions of
methane and nitrous oxide from food production be kept
at or less than 5 Gt of carbon dioxide equivalent per year
in 2050. This scientific target represents nearly half of
the allowable global emissions from all sources in 2050,
consistent with the RCP2.6 and a 2°C temperature rise.
This proportion of food production’s share of global
greenhouse-gas emissions by 2050 is thus larger than
today’s share, which accounts for about a quarter of total
global greenhouse-gas emissions.
This scientific target is based on combined projections
of methane and nitrous oxide emissions of 4·7 Gt of
carbon dioxide equivalent per year from food production,
which is derived from three integrated assessment
models:156 IMAGE 4.28, MESSAGE 4.41, and GCAM 5.30
under RCP2.6 reported by Wollenberg and colleagues156
and corroborated for IMAGE by van Vuuren and
colleagues. 157 Integrated assessment models generate
these results by running submodels of climate systems,
socioeconomics, energy use, land use, and other
Figure 2: Projections of global emissions to keep global warming to well below 2°C, aiming for 1·5°C Data are from Intergovernmental Panel on Climate Change fifth assessment report (RCP2.6 data for nitrous oxide and methane) and Rockström and colleagues28 (for fossil-fuel emissions, land use, land-use change, and forestry, and biosphere carbon sinks).
Non-CO 2-related greenhouse-gas
emissions from food production
Agriculture transitions from net source
to net sink of greenhouse-gas emissions
2100
–10
0
10
20
30
40
50
Gt CO
2 -equivalent
2020 2050
Years
CH4 from agriculture
N2 O from agriculture
CO2 from fossil fuel and cement
Land use and land-use change from agriculture
Natural land ecosystem sink
Land-use sink from agriculture
Ocean sinkThe Lancet Commissions
18 www.thelancet.com Published online January 16, 2019 http://dx.doi.org/10.1016/S0140-6736(18)31788-4
sub systems, to allocate emission reductions most cost-
effectively across sectors and greenhouse gases. RCP2.6
projects that methane emissions from food production
will decrease gradually throughout the 21st century,
whereas nitrous oxide emissions are expected to plateau
after 2050. 157,158 In addition to methane and nitrous oxide
emissions, biomass burning on agricultural land, which
releases carbon dioxide, is expected to contribute an
additional 0·7 Gt of carbon dioxide in 2050 under
RCP2.6.157,158 Combining these three gases gives a total of
5·4 Gt of carbon dioxide equivalent per year. Because of
the uncertainties associated with emission estimates, we
set the boundary as 5 Gt of carbon dioxide equivalent per
year with an uncertainty range of 4·7–5·4.
The scientific target for greenhouse-gas emissions
from food production will be achieved on the basis of
two fundamental assumptions. First, zero carbon dioxide
emissions will be associated with land clearance for food
production. If land-use change (eg, deforestation and
other land conversion) for food production is reduced
to zero, then no greenhouse gases will be released from
this source. This goal is ambitious and goes beyond
the RCP2·6 for carbon dioxide emissions associated
with land-use change. Second, zero net emissions will
come from energy use in food supply chains.
Greenhouse-gas emissions from use of fossil fuels in
food production are ascribed to the energy sector, not the
agriculture sector, in the IPCC and other emissions-
accounting frameworks. Analyses also propose a global
transition to clean energy by 2050, bringing emissions
from energy use in all sectors to zero.28
Freshwater use
Overview
Food production is the world’s largest water-consuming
sector. 84% of cropped land uses freshwater from rain,
and the remaining 16% uses irrigation (ie, water in
freshwater lakes, rivers and aquifers).159 70% of all global
water withdrawals are used for irrigation. This share of
water withdrawals for food production varies between
regions, from 21% in Europe to 82% in Africa. Water
consumption for food production has more than doubled
between 1961 and 2000.160
Water is the bloodstream of the biosphere.161 Water
supports all biomass growth and determines the extent
and distribution of biomes and ecosystems. Water drives
nutrient cycles, including flushing and leaching of
nutrients and pollutants (heavy metals and plastics). The
hydrological cycle is associated with climate systems,
including moisture feedback dynamics determining
regional precipitation. 162 However, we focus on the
quantity of water needed to maintain minimum levels of
environmental water flow in watersheds and river basins,
and thus to sustain ecosystem health and benefits that
society receives from these systems.
Environmental flows are the “quantity, quality and
timing of water flows required to sustain freshwater and
estuarine ecosystems and the human livelihoods and
well-being that depend on these ecosystems”.163 These
flows are the result of upstream freshwater partitioning
of rainfall into evaporation or runoff and are affected by
withdrawals of water for irrigation or other uses. For
example, irrigated agriculture upstream requires large
withdrawals of water, which will decrease environmental
water flow in rivers. This reduction in flow can affect
downstream ecological functions that are important for
society, such as drinking water supplies, fisheries,
nutrient retention, and pollution control.
To understand the effects of water withdrawals on
environmental flows, the difference between consumptive
water use and non-consumptive water use should be
recognised. Consumptive water use refers to water that is
removed from a watershed by evapotranspiration (loss of
water from direct evaporation or plant transpiration),
thereby directly reducing environmental water flows.
Non-consumptive water use refers to water use that flows
back to rivers and aquifers after use. Most irrigated water
is for consumptive water use thus making it unavailable
for other uses in the watershed. Only a small proportion
returns directly to watersheds as surface or groundwater
runoff. Up to 75–84% of global consumptive water use
can be attributed to agriculture.160,164
Environmental flow requirements (EFRs) are the
minimum water volume, timing, and quality needed to
maintain environmental function and downstream
benefits. The EFR defines allowable upstream with-
drawals and consumption that sets basin-scale boundaries
for water use that ensures adequate environmental flows
in watersheds. Hydrological dynamics (ie, low-flow and
high-flow values) and the ecological context of individual
watersheds and river basins affect EFR values.165 Therefore,
water is best analysed regionally at the basin level.
The original planetary boundary for water was proposed
as 4000 km³/year on the basis of a global analysis that did
not account for distinct hydro-ecological contexts and
EFRs of individual river basins.146 This boundary did not
include water use by crops in rain-fed agriculture nor
water loss through evaporation from dams.166 Some people
have argued that this boundary is too high and should
be lower.167 Gerten and colleagues168 refined the water
boundary with a global analysis at the scale of river basin
EFRs, quantifying available freshwater withdrawals if EFR
requirements were to be respected. Gerten and colleagues
offer a conservative global freshwater planetary boundary
of 2800 km³/year for all human use including food
production.168 Consumptive water use by all human
activities has been estimated to be 1800–2100 km³/year,
of which food production uses 1400–1800 km³/year.160,164
For setting a global scientific target for consumptive
water use from food production, we have chosen to adopt
the conservative planetary boundary of 2800 km³ year.168
Agriculture’s share of global consumptive water use
is 75–84%. 169 If this quantity is maintained, food
production’s share of the planetary boundary forThe Lancet Commissions
www.thelancet.com Published online January 16, 2019 http://dx.doi.org/10.1016/S0140-6736(18)31788-4 19
freshwater would be 2100–2352 km³/year. Because food
production is fundamental to human wellbeing and
closing yield gaps in many parts of the world is essential
to feeding the global population, we suggest that the
agriculture sector should be allowed a larger future
allocation of the overall planetary boundary. Setting the
agricultural share of the 2800 km³/year planetary
boundary to 90% by 2050, rather than 75–84%, yields a
global water boundary for food production of about
2500 km³/year. However, because of uncertainty in these
estimates, we have used Gerten and colleagues’168 un-
certainty range of 1100–4500 km³/year. Applying a
90% allocation for food production gives an uncertainty
range rounded to 1000–4000 km³/year.
We believe increasing food production’s share of global
consumptive water use to 90% is feasible because many
technological solutions can limit consumptive water use
in industry and domestic sectors. Wada and colleagues160
found that in high-income countries with advanced
technologies, 20% of consumptive water losses in
industry are due to water withdrawals, whereas in middle-
income countries and low-income countries, water with-
drawals causes 35% and 60% of losses, respectively. This
finding suggests that substantial reductions are possible
through improved use of existing technologies. In food
production, consumptive water use is unavoidable since
plants transpire to grow and water evaporates from soil.
Management practices can reduce evaporative losses
through improved irrigation technologies; however, some
losses will remain unavoidable because of plant growth.
Regional considerations
The global estimate of consumptive water use masks
substantial regional variations, with some regions well
within the boundary and others facing severe water
shortages. Severe water shortages are particularly
common in arid regions that are chronically short of
water and where basin scale EFRs are overtaken by
irrigation (appendix p 17). Water use is an issue at the
regional and river-basin level and local and regional
boundaries need to be set depending on their specific
EFRs. The global boundary we propose is an aggregate of
water use by region. In addition to using EFRs, Gleick
and Palaniappan170 propose using peak non-renewable
water and peak ecological water, whereby total costs of
ecological disruptions from water use exceed the total
value provided by humans, as indicators of freshwater
withdrawal and use.
Assuming an ideal trade scenario, integrity of water
basins could be maintained through trade. Basins with
surplus water could deliver water to basins in deficit by
trading water-intensive food products. This would
require unimpeded food trade and all countries to
possess sufficient foreign currency to purchase food.
However, in the current political climate, high pressure
exists towards enhancing food sovereignty (or self-
reliance) through local food production. This pressure
places large demands on water resources, especially in
arid and semi-arid developing countries. Low-income
nations that are unable to trade because of political or
economic reasons are most at risk.
Nitrogen and phosphorus flows
Overview
Nitrogen and phosphorus are nutrient elements, vital to
the structure and metabolism of living organisms on
land and in oceans. Nitrogen and phosphorus are crucial
for plant growth, but their natural availability limits plant
growth in most terrestrial ecosystems. Supply of nitrogen
and phosphorus fertilisers to croplands is essential for
maximising crop yields and will continue to be necessary
for feeding a growing global population.171
Production, application, and trade of fertilisers disrupts
global nitrogen and phosphorus cycles. Excessive appli-
cation of nitrogen and phosphorus in food production
has substantial consequences, notably in runoff into
streams and rivers, driving eutrophication of freshwater
and marine ecosystems and subsequent development of
hypoxic (oxygen-free) conditions causing fish dieback
and other environmental harm.17 Although mostly driven
by excessive application of fertiliser in food production,
human sewage is also an important source. Atmospheric
nitrogen deposition, usually carried by rain, snow, or fog
to the Earth’s surface, is a third important contaminant
source, particularly in countries with high nitrogen
oxides (ie, nitrogen oxide and nitrogen dioxide) and
ammonia emissions. 172
In addition to eutrophication of aquatic ecosystems,
nitrogen application in agriculture can have several
other environmental and health effects, including eutro-
phication of terrestrial ecosystems, reducing their
biodiversity and altering ecosystem functions; 173,174 acidi-
fication of water and soils by ammonia emissions; 175
nitrous oxide emissions, which is a potent greenhouse
gas; 176 groundwater contamination by nitrates, which
negatively affects human health; 177 and creation by
ammonia of fine atmospheric particulate matter and
its harm to human health. 178 Agricultural nitrogen
also drives nitrogen oxides emissions, which are a
major source of particulate and ozone pollution 179 and
contribute to reduced crop yields. 180
Nitrogen fertiliser is created using the Haber-Bosch
industrial process to convert plentiful non-reactive
nitrogen gas to ammonia. This process is highly energy
intensive and associated with high levels of greenhouse-
gas emissions. Conversely, phosphorus fertiliser is a
non-renewable resource that is mined from a finite
number of phosphate rock deposits. At existing and
projected rates of exploitation, these deposits are
estimated to run out within 50–100 years.181
Nitrogen and phosphorus for people and planet
A major challenge for humanity is to harmonise the
maximum allowed nitrogen and phosphorus loading intoThe Lancet Commissions
20 www.thelancet.com Published online January 16, 2019 http://dx.doi.org/10.1016/S0140-6736(18)31788-4
the biosphere to maintain a stable Earth system, with the
necessary amounts of nitrogen and phosphorus required
to feed the global population.182 Estimates of human needs
show that feeding about 10 billion people by 2050 on
existing cropland will require higher annual global
applications of nitrogen and phosphorus fertilisers183 that
exceed the planetary boundaries for nitrogen (62–82 Tg
per year) and phosphorus (6·2–11·2 Tg per year). However,
this Earth system approach increases opportunities to
feed humanity if practices are adopted in which more food
is produced per unit of nitrogen or phosphorus input, loss
of nutrients is reduced to a minimum, and nutrients are
recycled, not only on farmers’ fields, but also at system
level (eg, in the rural–urban interface). Experience shows
that ample opportunities exist to reduce environmental
effects of food production by eliminating nutrient overuse
and run-off into aquatic systems, while still allowing
increased food production.184
Closing nutrient loops and using nitrogen and
phosphorus efficiently is one opportunity for increasing
food production without releasing more reactive nitrogen
and phosphorus into the biosphere. This strategy
includes applying the right type and quantity of fertiliser,
at the right time, and in the right place. The strategy also
involves efforts to recover nutrients (ie, recycling) in
usable forms from places in the food system where they
concentrate, such as sewage treatment plants, food
processing plants, compost operations, and livestock
production facilities. Adopting a closed loop system in
global food production recycles nitrogen and phosphorus
within food systems, keeping it out of the biosphere, and
decreasing environmental effects. Improved nutrient use
and re-use efficiency can permit increased global
application of nitrogen and phosphorus to close yield
gaps (ie, the difference between attainable and actual
yields) while reducing total global need for synthesis of
new nitrogen and phosphorus fertilisers.
Another opportunity arises from redistribution of
nitrogen and phosphorus use to close yield gaps. On a
global scale, application of nitrogen and phosphorus
fertiliser is highly unevenly distributed, ranging from
nitrogen and phosphorus inputs insufficient to close
yield gaps to excessive surplus application in many
developed and rapidly growing economies.185 Many
developed nations apply nitrogen in excess, with rates of
nitrogen application exceeding those needed to obtain
yields. By contrast, many developing countries have yields
that are only a half to a quarter of those that could be
obtained with appropriately increased and well-timed
applications of fertiliser.184,185
Nitrogen fluxes (ie, net movement of nitrogen) to air
and water react directly to increases in nitrogen input
because nitrogen does not accumulate in soils. Therefore,
increases in nitrogen added to croplands increases
expected nitrogen losses due to leaching and runoff into
aquatic systems, volatilisation to air, and crop removal,
which accounts for most nitrogen that leaves the soil
system. This direct link between inputs and losses
formed the basis of the anthropogenic nitrogen input
calculation by De Vries and colleagues,183 which is the
amount of nitrogen that can be applied (from fixation by
legumes and fertiliser) globally for food production
without causing eutrophication. The essential input of
nitrogen (ie, nitrogen application) is a fraction of the
existing global nitrogen input, which currently exceeds
planetary boundaries.
The nitrogen boundary for global food production is
derived by muliplying estimated global application and
biological fixation with mean fractions varying between
0·50 and 0·67 of global nitrogen application. These mean
fractions relate to the percentage of reductions in global
nitrogen application necessary to keep nitrogen
concentrations in runoff within safe limits of 1–2·5 mg of
nitrogen per L.183 Total global application of nitrogen is
estimated to be about 130 Tg per year.183 Multiplying 130 Tg
of nitrogen per year by 0·50 and 0·67 gives 65–87 Tg of
nitrogen per year, with the proposed global application
boundary of nitrogen for food production set at 90 Tg of
nitrogen per year and an uncertainty range of 65–90. This
application boundary is slightly higher than that proposed
by Steffen and colleagues2 who used a total global nitrogen
application of 121·5 Tg per year, which might be based on
an underestimation of fertiliser use.
The proposed nitrogen boundary from food production
might still be an underestimate because it is based on
global patterns of nitrogen use, which includes overuse
in some areas and underuse in others. In deficit areas,
additional nitrogen input to increase crop yield is
possible without negatively affecting the environment.
Additionally, the nitrogen boundary does not consider
efficiency gains through closing nitrogen loops. If global
redistribution of nitrogen and closing nitrogen loops are
considered, a higher global use of nitrogen than 90 Tg
per year might be possible without exceeding the
boundary for food production. We therefore include an
upper uncertainty range of 90–130 Tg of nitrogen per
year that considers an increase in use of nitrogen
fertiliser184 if nitrogen is globally redistributed and
nitrogen loops are closed. This upper value of 130 Tg of
nitrogen per year is a human needs estimate for nitrogen
that might be required to feed a global population of
about 10 billion people.
The planetary boundary of 6·2 Tg of phosphorus per
year (uncertainty range 6·2–11·2), originally proposed by
Carpenter and Bennett186 and adopted by Steffen and
colleagues2 was a regional level, short-term boundary to
avert widespread eutrophication in regional watersheds.
This boundary was applied primarily to global croplands
because most phosphorus addition to watersheds is from
fertiliser use. This boundary is based on the total global
flow of phosphorus in erodible soil to freshwater systems
minus weathering rates. However, this approach assumes
that soil erosion is the main source of phosphorus to
freshwater systems. Phosphorus that is removed fromThe Lancet Commissions
www.thelancet.com Published online January 16, 2019 http://dx.doi.org/10.1016/S0140-6736(18)31788-4 21
fields by crops, consumed by animals and humans, and
excreted as manure and human waste and ending up as
phosphorus inputs to freshwater systems are excluded.
This exclusion might drive overestimation of the long-
term global phosphorus boundary of sustained flow of
11 Tg of phosphorus per year (uncertainty range 11–100)
from freshwater systems into the ocean.
De Vries and colleagues183 developed a global phosphorus-
flow model for food production that considers some
criticisms of the original approach used by Carpenter and
Bennett186 but did not consider other fluxes, such as
weathering rates. In this model, the external, acceptable,
global input of phosphorus from food production to the
biosphere is determined by long-term (thousands of years)
acceptable accumulation of phosphorus in soil and
sediments and inputs to surface water (oceans) from
runoff and leaching that increases phosphorus concen-
tration to a threshold for eutrophication. Phosphorus
uptake and excretion by humans to freshwater systems
(stored in sediments) and recycling of human waste to
soils (stored in soils) affects this boundary. This boundary
assumes full phosphorus recycling from animal manure.
Using this approach and assuming no recycling of human
waste gives a long-term global input of phosphorus from
food production of about 6–12 Tg of phosphorus per year.
This new estimate is similar to the Carpenter and Bennett186
input range. We therefore propose the global long-term
boundary of phosphorus application from food production
to be 8 Tg of phosphorus per year (uncertainty range 6–12).
This phosphorus boundary might be underestimated
because the effect of improving efficiency of phosphorus
use through closing phosphorus loops by recycling and
reducing point source loads is not considered. This
boundary also does not consider global redistribution
of phosphorus use from regions that overapply phos-
phorus fertiliser to those that underapply. This
redistribution is important because, unlike nitrogen,
phosphorus is adsorbed onto soil and can accumulate and
be stored in stocks of soil phosphorus. Increasing organic
matter and stored carbon in soils increases the capacity of
soils to store phosphorus. Phosphorus leaching and runoff
to surface waters occurs when phosphorus stocks in soils
are saturated and phosphorus input from fertiliser is
greater than the quantity of phosphorus removed during
cultivation and harvest. When soils are deficient in
phosphorus (ie, stocks are not saturated), additional inputs
of phosphorus are possible and will increase yields with
minimal environmental harm. Together, these consider-
ations effectively increase the phosphorus boundary.
Global stocks of phosphorus are deficient in some
areas and saturated in others. To increase crop yields,
global phosphorus stocks should be saturated globally,
and phosphorus application should maintain saturation
by replacing phosphorus that is removed during
cultivation and harvest. This process would close yield
gaps, which is necessary for feeding about 10 billion
people by 2050. We estimate that this target can be met
through short-term time-bound (over a few years) global
phosphorus application of 16 Tg per year, targeting soils
with phosphorus deficit. Therefore, we propose an upper
input of 8–16 Tg of phosphorus per year, while main-
taining a boundary of 8 Tg per year, which can be achieved
by recycling 50% of human waste and reapplying recycled
phosphorus to croplands. 187 This approach will increase
in importance as the global population increases by more
than 2 billion people by 2050.
Biodiversity loss
Overview
The diversity and richness of all living organisms on
land and in water is necessary for the stability of eco-
systems, 188,189 and productivity and resilience of food
production systems. This functional value of biodiversity
is often poorly understood and hugely undervalued. 190,191
Biodiversity enhances ecosystem services necessary for
human wellbeing, including food production, polli-
nation, pest control, heat regulation, carbon sinks, and
moisture feedback for rainfall. Nutritional quality,
protective attributes, and flavours of most plant foods is
a function of evolutionary interactions between species
(panel 4). 192
Panel 4: Agricultural biodiversity
Agricultural biodiversity, or agrobiodiversity, is important to human wellbeing and is directly associated with dietary health. Agrobiodiversity, often referred to as crop diversity, includes cultivated and uncultivated species that comprise foods we eat or support food production. Cultivated agrobiodiversity encompasses species intentionally planted or reared by farmers. This diversity originates from tens of thousands of years of farmer selection producing various edible species suited to many social and environmental contexts.
Non-edible agricultural biodiversity includes a myriad of species, from soil microbiomes, to insects, birds, and mammals that pollinate crops, regulate pests, absorb excess nutrients from fields, and store carbon in soils. Benefits provided by this biodiversity are called agroecosystem services. Production practices such as agroforestry, riparian buffers, wild field margins, or conservation tillage help to conserve biodiversity in fields, and these services are managed and secured31 for food production.
Because plants are non-mobile, they have evolved numerous chemical adaptations for protection against predators and diseases—sweet rewards to animals who disperse their seeds (eg, fruits and berries) or providing their offspring with large energy stores for germination and growth (eg, seeds and nuts). These adaptions are the source of the diverse nutritional values of plant foods. Consuming a diversity of fresh fruits and vegetables, whole grains, seeds, and nuts is an important part of a healthy diet, benefiting from this evolutionary history and resultant diversity.32
However, of more than 14 000 edible plant species, only 150–200 are used by humans with only three (rice, maize, and wheat) contributing 60% of the calories consumed by humans.32,33 Many underused plant species have excellent nutritional profiles, as well as traits of interest for adapting food production to climate change (ie, quinoa, millet, sorghum, or teff for grains, or zapote, chaya, or chenapodes for fruits and legumes). These qualities are especially important considering the increasing risk that climate change will pose on crop yields and the nutritional content of foods. However, food system
simplification drives loss of these plant species and varieties, reducing options that support healthy diets from sustainable food systems.The Lancet Commissions
22 www.thelancet.com Published online January 16, 2019 http://dx.doi.org/10.1016/S0140-6736(18)31788-4
We have entered the sixth mass species extinction on
Earth, losing species at a rate 100–1000 times greater than
Holocene rates.193–195 This loss is measured through rates
of species extinction,194,195 local changes in community
composition, declines in population abundance,194 and
reduced biodiversity intactness.150 This species extinction
is an increasing threat to the Earth system188,189 and global
food security and has the potential to fundamentally
undermine our ability to sustainably feed the global
population by 2050.
Food production as a driver of biodiversity loss
Multiple human actions contribute to biodiversity loss.
Terrestrial and aquatic habitat loss, habitat fragmentation,
climate change, chemical pollution, invasive species, and
unsustainable harvest of wild species have been identified
as primary drivers.190,196 However, habitat loss and frag-
mentation, particularly through human appropriation of
land for food production, is the greatest driver of
biodiversity loss.190,197 Based on the International Union for
Conservation of Nature classification of bird and mammal
extinction risks, 80% of extinction threats to mammal and
bird species are due to agriculture (appendix p 17).
Current extinction rates198 and population declines194 are
higher than those in the Holocene of about one extinction
per million species per year. The number of species that
can become extinct while maintaining the ability to feed
humanity remains unknown, but each additional species
lost represents a fundamental reduction in resilience
and capacity to respond to environmental change.199 A
precursor to extinction is the reduction of species’
population sizes and local extinctions. Insect biomass has
reduced by 75%200 in 30 years and farmland birds by 30%
in 15 years; this decline has occurred long before global
extinctions but has severely affected biodiversity’s capacity
to support food production, gene flow, and other
ecosystem services.
A background extinction rate of one extinction per
million species per year across many taxa has been
proposed as a benchmark against which to assess effects
of human actions.195 A high degree of uncertainty exists
about the rate of extinctions that the Earth system can
tolerate, which is distinct from, and less conservative
than, intrinsic biodiversity value benchmarks that argue
for zero species loss. This uncertainty therefore justifies
high uncertainty and our proposed scientific target of
less than ten extinctions per million species per year,
which is within one order of magnitude greater than the
background extinction rate and the same target suggested
by Steffen and colleagues.2 However, because the rate or
types of biodiversity loss that could trigger irreversible
changes to the Earth system are unknown, the boundary
from food production should be set at a rate of loss
no greater than the historical background rate. There-
fore, we suggest an uncertainty of 1–80 extinctions per
million species per year, with the lower value (ie, 1) being
equal to the background extinction rate and the upper
value (ie, 80) being agriculture’s share of effect on species
decline—ie, 80% of the upper value of the uncertainty
range (100 extinctions per million species per year)
proposed by Steffen and colleagues. 2
Although extinction per million species per year is a
logical metric for measuring biodiversity loss, several
caveats are important to recognise. First, extinction per
million species per year is typically measured on
geological timescales rather than on ecological time
scales of global environmental conventions, including
the Convention on Biological Diversity. However, early
indications of global extinctions are becoming observable
in ecological timescales and is cause for concern
requiring urgent action. Second, regional reductions in
species populations194 and local extinctions are a precursor
to global extinction and better measured with a regional
metric, such as biodiversity intactness index, than a
logical metric. Third, not all species have the same
measurable effect on Earth system processes, and thus
species loss might not capture the extent to which an
individual species lost affects global processes. 201 Despite
these limitations, models based on well documented
species area relationships have been used to extrapolate
the extent to which anticipated land conversion could
contribute to species loss.202,203 Therefore, we maintain
extinction per million species per year as the appropriate
metric for measuring global biodiversity loss from food
production.
Land-system change
Overview
Globally, the net area for food production has remained
constant since the mid-20th century. However, this trend
masks the real picture because substantial reductions in
agricultural land have occurred in temperate regions of
Europe, Russia, and North America, whereas substantial
expansion of agricultural land has occurred in bio-
diversity-rich tropics. Food production is the largest driver
of land use and land-use change, mainly through clearing
of forests and burning of biomass. Between 2000 and
2014, Brazil lost on average 2·7 million ha/year of forest,
the Democratic Republic of Congo lost 0·57 million ha/year
with a 2·5 factor increase since 2011, and Indonesia lost
1·3 million ha/year, with 40% occurring in primary
forest.204 This land-system change is a major contributor
to biodiversity loss and greenhouse-gas emissions and
undermines other Earth system processes.
The challenge of land use is to safeguard essential
terrestrial and marine biomes that regulate the state of
the planet and provide ecological functions that support
food production. About 51% of the global land surface
can be classified as intact ecosystems with a biodiversity
intactness index greater than 90.150,205 The biodiversity
intactness index provides a measure of the intactness of
local communities within a region relative to their
original state. However, intact ecosystems vary globally
with highly intact biomes in boreal and tundra biomes.205The Lancet Commissions
www.thelancet.com Published online January 16, 2019 http://dx.doi.org/10.1016/S0140-6736(18)31788-4 23
Of this 51%, approximately 15% of global land area has
legal protection status and can be classified as natural
habitats, which are home to unique species. Many of
these species are severely threatened and require large
intact areas with little to no human intervention. The
Convention on Biological Diversity Aichi Target 11 has
set a global target to protect 17% of terrestrial and inland
water areas, with a focus on legal protection of key
biodiversity areas206 and hotspots.207
The remaining 36% of intact ecosystems do not have
legal protection status but maintain high values of
biodiversity intactness.205 The most threatened biomes are
those with greatest agricultural value, including
grassland, dry tropical forest, and temperate forest
biomes. By contrast, biomes that have low values of
biodiversity intactness for food production are well
conserved and protected, notably high latitude tundra and
boreal forest biomes. The combination of intact biome
areas (>50%) and biodiversity intactness (>90 biodiversity
intactness index) provide a set of metrics that highlight
the extent to which progress should be made to protect
global biodiversity (figure 3). Because biodiversity is local
and non-tradable, these targets should be set at the
ecoregion level thus ensuring an even distribution of
conservation efforts globally.
Most of the remaining land surface is dedicated to
croplands and grazing lands (ie, rangelands and pasture-
lands), which occupy about 40% of ice-free terrestrial
landmass. Jointly, these agricultural systems are the
world’s largest ecosystems and, in addition to food
production, they provide other important services, such
as habitat for biodiversity and carbon sinks. Of this 40%,
grazing lands occupy about 23% of land surface and are
important for biodiversity conservation and carbon
sequestration. Grazing lands might also be particularly
important in restoration strategies in formerly grassland
biomes or reforestation in formerly forest biomes, both
of which are important carbon sequestration strategies.
However, reforestation is constrained by land availability
and therefore reforestation of degraded pastures and
rangelands in original forest biomes offers an opportunity
to remove carbon dioxide from the atmosphere while
providing additional benefits of biodiversity conser-
vation. 208 Conversion of the remaining rangelands and
pasturelands should be treated with caution because the
opportunity cost resulting from biodiversity loss and
carbon dioxide emissions is high.
We use minimum forest cover, biodiversity intactness
index, and area-based intactness for key biomes as guides
for setting the scientific target for land use from food
production.2 Since agriculture is the largest driver of
deforestation and land-use globally, to achieve the Paris
Agreement and reduce biodiversity loss, agricultural
expansion into forest areas and other natural ecosystems
should be stopped. Therefore, global land use from
food production should be kept at or below 13 M km²
(11–15 M km²).
Half Earth strategy
Proposals suggest that we can halt biodiversity loss and
conserve at least 80% of preindustrial species richness
by protecting the remaining 50% of Earth as intact
ecosystems.205,209 Quantitative boundary estimates for
land-system change and biodiversity loss proposed by
this Commission can thus be translated to (globally) zero
future land conversion of natural ecosystems into
farmland (ie, to implement a Half Earth strategy). This
strategy complies with the biome or regional boundary
proposed by Steffen and colleagues2 of maintaining a
biodiversity intactness index of 90% (figure 3).
Implementing a Half Earth strategy by biome would
have multiple co-benefits, such as maintaining functional
diversity in ecosystems, reducing greenhouse-gas
emissions from agriculture, forestry, and other land use,
and stimulating afforestation or reforestation efforts,
which are important for helping to meet the Paris
Agreement. Half Earth can be achieved through legal
protection or land uses compatible with biodiversity such
as sustainable harvest of native forests, indigenous areas,
or low-intensity grazing systems in grassland ecosystems,
or other land uses that maintain a biodiversity intactness
index of less than 90.
Staying within the biodiversity boundary for food
production also depends on fine-scale conservation efforts
within agricultural landscapes. Most of biodiversity loss
is driven by habitat fragmentation and agricultural
Figure 3: Association between area-based intactness of ecosystems and the species composition-based biodiversity intactness index to measure current biome status with regard to area-based and species-based conservation targets
The size of the circles reflects the extent (ie, area) of the biome. The dashed lines represent area-based (x axis) and species-based (y axis) targets. Area-based intactness and Half Earth target (50%) was proposed by Wilson209 and Dinerstein and colleagues.205 The species composition-based biodiversity intactness index was proposed by Steffen and colleagues,2 representing functional biodiversity, and analysed globally by Newbold and colleagues.150 Four biomes (green shaded area) have a biodiversity intactness index greater than 90 and an area-based intactness of more than 50%; one biome, temperate grasslands, is below 50% area-based intactness and 90 species-based intactness index. Four biomes fall below area-based and species-based targets if the biodiversity intactness index threshold is 80%. The remaining biomes fall below one, but not both area or species composition-based targets. For descriptions of each biome see the appendix (pp 18–19).
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 110
60
65
70
75
80
85
90
95
100
105
110
Biodiversity intactness index
Intact ecosystems (% area)
Tundra
Boreal forests
Moist tropical forests
Dry tropical forests
Mangroves
Desert
Montane grasslands
Temperate grasslands
Tropical
grasslandsThe Lancet Commissions
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intensification, including loss of fallows, buffer systems,
and embedded conservation structures in agriculture.
Integrating a minimum of 10% of ecologically conserved
land at fine scales (<1 km²) into agricultural systems
enables habitat connectivity, which is essential for species
survival, and access to the services biodiversity provides to
support food production. In addition, alteration of
ecosystems due to climate change causes less biodiversity
loss than does land use change. Ensuring that species can
adapt to the pace of climate change requires conservation
of habitat and connectivity.210
Scientific targets and strategic directions for sustainable
food production
Table 2 provides scientific targets for the planetary
boundaries for food production presented in this
Commission. These global scientific targets provide an
integrated definition of sustainable food production, which
can be translated to science-based targets for different
scales (regions and nations) and sectors. Furthermore,
scientific targets for sustainable food production can be
translated to strategic directions including: (1) decarbonise
the food value chain from production to consumption—ie,
zero fossil fuels by 2050 and maintain greenhouse-gas
emissions at or less than 5 Gt of carbon dioxide equivalent
per year for methane and nitrous oxide associated with
food production; (2) radical improvement in efficiency of
systems-scale (including rural and urban) nutrient use and
recycling of nitrogen and phosphorus; (3) urgent move
towards zero loss of biodiversity; (4) feed humanity on
existing agricultural land—ie, transition to zero expansion
of new agricultural land at the expense of natural
ecosystems; (5) integrate 10% of ecological conservation
into existing agricultural landscapes and regenerate and
reforest degraded land; (6) adopt a Half Earth strategy for
biodiversity conservation by protecting 50% of Earth as
intact ecosystems; (7) reduce food loss and waste by 50% to
decrease pressure on food demand; and (8) transform to
sustainable intensification of food production and adopt
sustainable practices for soil, water, nutrients, and
chemicals thus revolutionising agriculture.
Section 3: Achieving healthy diets from
sustainable food systems
Introduction
Devising a sustainable food system that can deliver healthy
diets for a growing population presents formidable
challenges (see Section 4). Finding solutions to these
challenges requires understanding of the environmental
effects of multiple variables. We apply a global food system
modelling framework to analyse what combinations of
readily implementable measures (table 4) are needed to
stay within food production boundaries (table 2) while still
delivering healthy diets (table 1) by 2050. The aim is to find
a set of actions within scientific targets set by this
Commission for human health and environmental
sustainability.
Environmental effects of foods
Methodological inconsistencies and data gaps make it
difficult to distinguish and compare, with a high certainty,
the precise environmental footprints of individual food
products. Most existing food and diet studies assessing
environmental impacts consider only greenhouse-gas
emissions and recent reviews of the literature show a lack
of integrated analysis and an under-representation of
some of the core environmental impact dimensions of
food systems. Particularly biodiversity, animal welfare,
nutrient leaching, and the use of chemicals are generally
missing from food footprint studies. However, results
from a large and growing body of literature points towards
a very likely clear hierarchy of impacts among larger food
categories. For instance, Clune and colleagues216 present
greenhouse-gas emissions of different food categories
from life-cycle assessment studies and show that grains,
fruits, and vegetables have the lowest environmental
effects per serving, and meat from ruminants the highest
effects per serving. Other studies217 have assessed the
environmental effects of water use. Overall, studies
concur that plant-based foods cause fewer adverse
environmental effects per unit weight, per serving, per
unit of energy, or per protein weight than does animal
source foods across various environmental indicators
Assumptions
Dietary shift Reference (table 1); vegetarian: meat-based protein sources replaced by a mix of plant-based proteins and fruits and vegetables (eggs and dairy consumed); vegan: all animal-based protein sources replaced by a mix of plant-based proteins and fruits and vegetables (no eggs and dairy consumed); pescatarian: meat-based protein sources replaced by a mix of seafood and fruits and vegetables (eggs and dairy consumed)
Improved production
practice (PROD)
Standard level of ambition for improved food production practices including closing of yield gaps between attained and attainable yields to about 75%;184,211 rebalancing nitrogen and phosphorus fertiliser application between over and under-applying regions;184 improving water management, including increasing basin efficiency, storage capacity, and better utilisation of rainwater;211 and implementation of agricultural mitigation options that are economic at the projected social cost of carbon in 2050,212 including changes in irrigation, cropping and fertilisation that reduce methane and nitrous oxide emissions for rice and other crops, as well as changes in manure management, feed conversion, and feed additives that reduce enteric fermentation in livestock213
Improved production
practice (PROD+)
High level of ambition for improved food production practices on top of PROD scenario, including additional increases in agricultural yields that close yield gaps to 90%;184 a 30% increase in nitrogen use efficiency,214 and 50% recycling rates of phosphorus;215 phase-out of first-generation biofuels, and implementation of all available bottom-up options for mitigating food-related greenhouse-gas emissions213
Reduced food waste
and loss (halve waste)
Food losses and waste reduced by half, in line with Sustainable Development Goals target 12.3
Table 4: Measures considered for reducing environmental effects of food productionThe Lancet Commissions
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(figure 4). Seafood is a particularly diverse food category
and environmental effects can differ substantially
between captured and farmed fish and shellfish, and
within certain subgroups (eg, farmed salmon vs farmed
freshwater fish such as carp, and farmed shrimps vs
farmed mussels.
Environmental effects of foods can be measured with
various units, including per kcal, per g protein, or per
serving, depending on the nutritional contribution of each
food.4 Using a universal indicator to measure environ-
mental effect can be misleading for some foods. For
example, vegetables contain few calories per serving and
thus using kcal to measure their environmental effect
would indicate that some vegetables have high environ-
mental footprints whereas, from a per serving basis, their
environmental effects are low. Given this ambiguity,
environmental effects are shown per serving in figure 4.
Environmental effects of overall dietary patterns
Many studies have assessed environmental effects of
various diets, with most finding decreasing effects with
increased replacement of animal source foods with plant-
based foods.5,6,218–220 Vegan and vegetarian diets were
associated with the greatest reductions in greenhouse-gas
emissions and land use,5,221 and vegetarian diets with the
greatest reductions in water use.219 Diets that replaced
ruminants with other alternatives, such as fish, poultry,
and pork, also show reduced environmental effects, but to
a smaller extent than plant-based alternatives.220 These
studies show a diet including more plant-based foods than
animal source foods would confer environmental benefits
and improved health (Section 2). By contrast, agricultural
studies140,184,222 have investigated potential changes in
technologies and management that could decrease
environmental effects—eg, increasing yields of existing
croplands and improving water and fertiliser management.
Scenarios for achieving healthy diets from sustainable
food systems
To analyse environmental effects of various measures on
each boundary of food production, we use a global food
systems model with country-level detail that converts
consumption patterns, such as the healthy reference diet,
into associated requirements of food production (table 4).
The model considers existing and future projections of
food demand, trade, requirements of livestock feed,
processing of oilseeds and sugar crops, and non-food
demands for agricultural products by industry. A full
description of the model is provided in the appendix
(pp 19–23) and by Springmann and colleagues. 187 Here
we extend the analysis by considering a broad set of
dietary scenarios and sensitivity analyses.
To assess the environmental effects of food
consumption, we paired the model’s projections for food
consumption for 2050 with country-level environmental
footprints that we obtained from various sources
(appendix p 24).211,223–225 Our results show that animal
source foods have large environmental footprints per
serving for greenhouse-gas emissions, cropland use,
water use, and nitrogen and phosphorus application,
which supports study findings.32 Total environmental
effects are determined by combining region-specific
environmental footprints per unit of food with estimates
of food demand.
Future demand of food in this model is affected by
changes in population size and income (ie, GDP).
Figure 4: Environmental effects per serving of food produced
Bars are mean (SD).5,216 Some results are missing for fish due to lack of data for some impact categories (eg, land use stemming from plant-based feeds in aquaculture). This was, however, accounted for in the global food systems modeling framework used in Section 3. CO2=carbon dioxide. Eq=equivalent. PO4=phosphate. SO2=sulphur dioxide.
Ruminant meat (28 g)
Pork (28 g)
Chicken (28 g)
Fish (28 g)
Dairy (1 cup)
Eggs (1 egg)
Sugar (4 g)
Oils (14 g)
Nuts (28 g)
Roots (1 cup)
Soybeans (28 g dry)
Legumes (28 g dry)
Vegetables (1 cup)
Fruits (1 cup)
Cereals (28 g dry)
Serving of food
0 1200 800 400
Greenhouse gases
(g CO2-eq/serving)
0 6 4 2
Land use
(m2/serving)
0 1500 1000 500
Energy use
(kj/serving)
Environmental effect
0 15 10 5
Acidification potential
(g SO2-eq/serving)
0 6 4 2
Eutrophication potential
(g PO 4-eq/serving)
Plant-based foods Fish Dairy and eggs Meat Food groupThe Lancet Commissions
26 www.thelancet.com Published online January 16, 2019 http://dx.doi.org/10.1016/S0140-6736(18)31788-4
Population size changes the absolute quantity of food
produced and income affects the types of foods produced.
With increasing income, consumption of animal source
foods, such as meat and dairy, and fruits and vegetables is
expected to increase.226 Our baseline (business-as-usual)
projections follow a moderate socioeconomic develop-
ment pathway (appendix p 1), whereby global population
is projected to grow by a third and income is projected to
triple.211 For the business-as-usual scenario, we project
that food production could increase greenhouse-gas
emissions, cropland use, freshwater use, and nitrogen
and phosphorus application by 50–90% from 2010 to
2050 in absence of dedicated mitigation measures.187 This
increase would push key biophysical processes that
regulate the state of the Earth system beyond the
boundaries and safe operating space for food production
(figure 5). Different food groups affect the environment
to different extents: animal source foods are responsible
for about three-quarters of climate change effects,
whereas staple crops, such as wheat, rice, and other
cereals, are responsible for a third to a half of pressures
on other environmental domains.
Several measures reduce environmental effects of food
production. For our analysis, we grouped these measures
into three categories: dietary changes towards healthy
diets, technological and management-related changes in
food production, and reductions in food loss and waste
that involve technical changes (related to food loss
during production) and behavioural changes (related to
food waste at the point of consumption). The measures
we considered (table 4) have been proposed in research
literature and some have been declared as global or
national goals (eg, reductions in food loss and waste). 27
We focused on measures that are feasible with existing
technologies but have not been widely implemented.
Our analysis shows that to stay within the safe operating
space for food systems, a combination of dietary changes
and production and management-related measures are
required (figure 6). Although implementation of some
measures are sufficient to stay within particular
boundaries, no single intervention is enough to stay
within all boundaries simultaneously.
Climate change
Several studies have analysed measures to reduce
greenhouse-gas emissions associated with food
production. Although food production practices have an
important role,213,220,227 many studies highlight that a
dietary change towards increased adoption of plant-based
diets has high mitigation potential, which is probably
needed to limit global warming to a less than 2°C
increase.5,6,228 Improved production practices to reduce
greenhouse-gas emissions include changes in irrigation,
cropping, and fertilisation, which can reduce methane
and nitrous oxide emissions from rice and other crops, as
well as changes in manure management, feed conversion,
and feed additives, which can reduce enteric fermentation
in livestock.213 We estimated that changes in food
production practices could reduce agricultural
greenhouse-gas emissions in 2050 by about 10%, whereas
increased consumption of plant-based diets could reduce
emissions by up to 80%.187 A further 5% reduction could
be achieved by halving food loss and waste.
Staying within the boundary for climate change can be
achieved by consuming plant-based diets. Improved
production practices are less effective than a shift to
healthy diets in abating food-related greenhouse-gas
emissions because most emissions are associated with
production of animal source foods whose characteristics,
such as enteric fermentation in ruminants, have little
potential for change. Increasing shift toward more plant-
based diets will enable food production to stay within the
climate change boundary.
Land-system change
Future land-use changes depend greatly on agricultural
yields (ie, the output of food production per area) and
the composition of crops that are demanded and
produced,140,144,184,226 which in turn are influenced by dietary
choices and changes in technologies and crop manage-
ment. It has been estimated that current yield trends are
insufficient to meet global demand for wheat, maize, rice,
and soybean if trends continue towards diets that are high
in animal source foods.229 Currently, almost two thirds of
all soybeans, maize, barley, and about a third of all grains
are used as feed for animals, so reductions in the portion
Figure 5: Environmental effects in 2010 and 2050 by food groups on various Earth systems based on business-as-usual projections for consumption and production
2010
Food groups
2050
2010
2050
2010
2050
2010
2050
2010
2050
Greenhouse gas
emissions
Cropland use
Freshwater
use
Nitrogen application
Phosphorus application
0 50 100 150 200 250
Food systems
Environmental effect (percentage of boundaries)
Staples Legumes Nuts and seeds Fruits and vegetables Vegetable oils
Sugar Other crops Animal productsThe Lancet Commissions
www.thelancet.com Published online January 16, 2019 http://dx.doi.org/10.1016/S0140-6736(18)31788-4 27
of animal products in our diets would make the cropland
associated with feed production available for other uses.144
However, whether changing dietary preferences would
result in a net decrease in the use of cropland depends
also on the yields of the replacing crops, and those
Differences in yield might not be as favourable as one
might expect, considering that investments in high-
yielding varieties have been primarily directed towards
major grains over the last half century.230,231 Our dietary
scenarios include large amounts of nutritionally important
but lower yielding crops, such as legumes and nuts.144
Our results indeed portray a complex picture. 187 The
impacts of dietary changes resulted in small reductions
in cropland use of 0–2%. The reason that we did not
observe greater reductions from dietary change alone
was that the reductions in cropland demand by countries
with high portions of animal source foods were
compensated by increases in cropland demand by
countries that consume poor quality diets high in grains.
By food group, the reductions in cropland use for feed
crops was, to a large extent, compensated by large
increases in cropland use for legumes and nuts which
are relatively low-yielding. Redirecting investments
towards higher-yielding varieties of those crops could be
an effective strategy for reducing cropland use in the
context of changes towards healthier diets which contain
larger amounts of legumes and nuts. Our estimates of
projected yield trends, and of changes in food loss and
Figure 6: Various scenarios demonstrating the environmental effects of implementing measures considered for reducing environmental effects of food production
Colours indicate whether environmental effects transgress food production boundaries. Red cells indicate above upper range value. Orange cells indicate above boundary but below upper range value. Light green cells indicate below or equal to boundary but above lower range value. Scenarios increase in ambition from 1 to 6, with 1 being low and 6 being high. Gt CO2-eq/yr=Gt of carbon dioxide equivalent per year. OPTM=optimisation managed habitat. E/MSY=extinctions per million species-years. MAN=managed or secondary habitat. OPTN=optimisation natural habitat. NAT=natural habitat. BAU=business as usual. PROD=improved production practice. PROD+=improved production practice+.
Greenhouse-gas
emissions
(Gt CO2-eq/yr)
Cropland use
(M km2)
Water use
(M km 3)
Nitrogen
application (Tg)
Phosphorus
application
(Tg)
OPTM
biodiversity
loss (E/MSY)
MAN
biodiversity
loss (E/MSY)
OPTN
biodiversity
loss (E/MSY)
NAT
biodiversity
loss (E/MSY)
Food production boundary 5·0 (4·7–5·4) 13 (11·0–15·0) 2·5 (1·0–4·0) 90 (65·0–140·0) 8 (6·0–16·0) 10 (1–80) 10 (1–80) 10 (1–80) 10 (1–80)
Baseline in 2010 5·2 12·6 1·8 131·8 17·9 100 100 100 100
Production
(2050)
Waste
(2050)
Diet
(2050)
·· ·· ·· ·· ·· ·· ·· ·· ··
BAU full waste BAU 9·8 21·1 3·0 199·5 27·5 2 36 153 1067
BAU full waste reference 5·0 21·1 3·0 191·4 25·5 2 45 120 1309
BAU full waste pescatarian 3·2 20·6 3·0 189·7 25·3 2 46 118 1313
BAU full waste vegetarian 3·2 20·8 3·1 186·9 24·7 2 48 122 1374
BAU full waste vegan 2·1 20·7 3·3 184·1 24·4 2 50 128 1431
BAU halve waste BAU 9·2 18·2 2·6 171·0 23·2 1 24 105 716
BAU halve waste reference 4·5 18·1 2·6 162·6 21·2 2 32 81 940
BAU halve waste pescatarian 2·7 17·6 2·6 160·0 20·8 2 33 78 940
BAU halve waste vegetarian 2·7 17·8 2·7 158·5 20·5 2 35 83 1000
BAU halve waste vegan 1·7 17·7 2·8 155·0 20·0 2 36 90 1051
PROD full waste BAU 8·9 14·8 2·2 187·3 25·5 1 7 68 237
PROD full waste reference 4·5 14·8 2·2 179·5 24·1 1 14 54 414
PROD full waste pescatarian 2·9 14·6 2·2 178·2 24·0 1 15 54 426
PROD full waste vegetarian 2·9 14·6 2·2 175·5 23·6 1 15 56 462
PROD full waste vegan 2·0 14·4 2·3 172·8 23·4 1 17 59 507
PROD halve waste BAU 8·3 12·7 1·9 160·1 21·5 0 3 41 103
PROD halve waste reference 4·1 12·7 1·9 151·7 20·0 1 9 33 270
PROD halve waste pescatarian 2·5 12·4 1·9 149·3 19·8 1 9 34 281
PROD halve waste vegetarian 2·5 12·5 1·9 148·0 19·5 1 10 36 317
PROD halve waste vegan 1·6 12·3 2·0 144·6 19·2 1 12 40 358
(1)
(2)
(3)
(4)
(5)
(6)
PROD+ full waste BAU 8·7 13·1 2·2 147·6 16·5 1 10 61 292
PROD+ full waste reference 4·4 12·8 2·1 140·8 15·4 1 14 47 414
PROD+ full waste pescatarian 2·8 12·4 2·2 139·3 15·3 1 15 46 424
PROD+ full waste vegetarian 2·8 12·5 2·2 136·6 14·8 1 16 47 456
PROD+ full waste vegan 1·9 12·3 2·3 133·5 14·4 1 17 49 494
PROD+ halve waste BAU 8·1 11·3 1·9 128·2 14·2 0 7 38 196
PROD+ halve waste reference 4·0 11·0 1·9 121·3 13·1 0 10 28 290
PROD+ halve waste pescatarian 2·4 10·6 1·9 118·8 12·9 0 10 27 298
PROD+ halve waste vegetarian 2·4 10·7 1·9 117·6 12·6 0 11 29 330
PROD+ halve waste vegan 1·5 10·5 2·0 113·9 12·1 0 12 33 366The Lancet Commissions
28 www.thelancet.com Published online January 16, 2019 http://dx.doi.org/10.1016/S0140-6736(18)31788-4
waste are more straight-forward. Based on data on yield
trends and potential yield improvements across regions,
we estimated that no cropland expansion will be needed
if current yield gaps (ie, the difference between current
and attainable yields) were closed to about 75% and food
loss and waste was halved. Adopting even more
ambitious levels of production improvements in
combination with dietary shifts and reductions in food
loss and waste would result in a net contraction of
cropland use (panel 5).
Freshwater use
Previous studies have highlighted the potential of
increasing water-use efficiency by improving water
management and technologies, such as irrigation
systems,232 as well as by dietary change towards diets
lower in animal products. 233 Using data from basin-scale
hydrological models, 211 we estimated that improved
production practices could reduce water use by
about 30%, and halving food loss and waste could reduce
water use by about 13%. 187 For dietary changes, we
identified similar trade-offs as for cropland use, water
use could increase by 1–9% as reductions related to lower
consumption of animal products and sugar are
overcompensated by increases related to greater
consumption of nuts and legumes. The lower end of the
reductions is for the more plant-based scenarios that
include larger amounts of water-intensive nuts and
legumes.
According to our estimates, staying within the planetary
boundary for water use can be achieved by combining
improvements in water-use efficiency with reductions in
food loss and waste. However, our analysis does not
highlight regions or nations that currently face water
shortage and are already above regional or national
boundaries for EFRs. This is discussed in more detail in
chapter 3 and the appendix (p 17).
Nitrogen and phosphorus application
The reduction of effects related to the overapplication of
nitrogen and phosphorus fertilisers is receiving increasing
interest. The discussed measures include technology-
driven increases in use efficiencies,234 improvements in
management of livestock and manure,235–237 improvements
in fertiliser application and distribution,184,232,237 reductions
in household waste,236 nutrient recycling (eg, through
improvements in sewage systems),214 and dietary changes
towards diets with few animal products.236 In our analysis,
we represented various mitigation strategies by increases
in use efficiencies, improvements in fertiliser application
and distribution, and dietary changes.187 We estimated that
increased use efficiencies and optimised application of
fertilisers, including recycling of phosphorus and
rebalancing between regions that overapply fertiliser and
those that underapply could reduce nitrogen use by
about 26% and phosphorus use up to 40%. Reductions in
food loss and waste could reduce use of each nutrient by
up to 15%, and dietary change towards healthy diets could
reduce total application needs by about 10%. Staying
below the upper ranges for nitrogen and phosphorus
required the most ambitious improvements in food
production practices, dietary shifts, and reductions in food
loss and waste. The challenge of staying below the
boundaries for nitrogen and phosphorus highlights the
need to identify further ways to control their use.
Biodiversity
Studies have investigated the effect of increasing
agricultural expansion on biodiversity loss, especially in
tropical countries where biodiversity is highest. 16,190,197
Biodiversity loss is most severe when natural habitat (eg,
primary tropical forest) is converted to agricultural land,
especially when compared with conversion of secondary
or degraded habitats: our results support this finding
(figure 6).
We found that cropland use and extinction rates were
synergistic, with greatest reductions occurring with
Panel 5: The future of food in the face of climate change
Most studies investigating the effect of climate change on food production indicate an aggregate reduction in future agricultural productivity, particularly in low-latitude regions.36–39 Knox and colleagues36 project an 8% reduction in mean yield of all crops by 2050 across Africa and south Asia. For major crops (wheat, rice, and maize) in tropical and temperate regions, local temperature increases of 2°C or more without adaptation will negatively affect production. However, substantial variability exists between regions, crops, and adaptation scenarios. About 10% of projections for 2030–49 show more than 10% increase in food production, whereas about 10% of projections show more than 25% decrease,37 with risks of more severe effects increasing after 2050.
Climate change will also affect fisheries and aquaculture.40–42 Increased productivity is estimated at high latitudes and decreased productivity at low and mid latitudes, with considerable regional variation. For example, poleward migration of fish alone has been estimated to reduce maximum catch potential in some tropical areas by up to 40%.44 However, deviation from current yields rarely exceeds 10%.44
The effects of climate change on agriculture are expected to substantially impact human health. Reductions in agricultural production due to climate change have been estimated to cause 500 000 climate-related deaths in 2050, most of which are due to reduced fruit and vegetable production and consumption, followed by increases in underweight from reduced availability of food.45 In addition, nutritional quality of food and fodder is predicted to decrease because of elevated carbon dioxide concentrations.37 For example, grains and legumes contain lower concentrations of iron and zinc when grown at elevated carbon dioxide concentrations that are predicted for mid-century than do grains and legumes grown at current carbon dioxide concentrations.46 At elevated carbon dioxide concentrations, protein and amino acid concentrations decrease in spring wheat (a major staple crop), whereas non-structural carbohydrates (except starch) and lipids significantly increases.47
Crop diversity might be a solution to decreasing yields and nutritional quality caused by climate change. A report by the Food and Agriculture Organization places crop diversity at the forefront of adaptation solutions.48 New and improved crop varieties are needed that can withstand challenges that climate change will pose to global food security.
Developing crop varieties that can withstand heat, drought, flood, and other extreme weather events might be the most important step to adapt to climate change.The Lancet Commissions
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improved production practices and reductions in food
loss and waste. Projected extinctions in our analysis
show high spatial variation, with many extinctions
projected to occur in tropical countries and island
countries with high richness of endemic species.
Projected future extinction rates exceed extinction rates
of the past century195 if cropland expansion occurs at the
cost of existing primary habitat.
Extinction risk can be reduced through various
measures. First, expanding cropland into existing
secondary habitat (eg, logged forests and plantations) or
other managed ecosystems (eg, pastures and rangelands)
reduces the number of species lost by more than 90%.
Second, adopting technologies and management-related
changes reduces cropland expansion and has the
greatest potential of reducing global biodiversity loss
(about 75% relative to business-as-usual scenario).
Third, halving food loss and waste can reduce projected
biodiversity loss by up to 33% relative to the business-as-
usual scenario and has a smaller potential than other
measures (ie, dietary shifts and improved production
practices) to benefit biodiversity.
We found that adopting the reference diet (or one of
its variations) could increase the global number of
extinctions if land-use change occurs in areas of food
production. This effect is mainly a result of increased
caloric intake to 2500 kcal/capita per day in the reference
diet in countries where caloric intake is lower than this
value, and shifting production priorities to produce crops
(eg, nuts and pulses) needed to support the reference
diet. However, these results assume that domestic
production will meet a proportion of the additional
demand. Rebalancing regional production on the basis of
biodiversity concerns could mitigate those additional
stresses and have the greatest effect on reducing
biodiversity loss (figure 6).144,206 Results from all of our
optimisation scenarios can be found in the appendix
(p 25). In addition, biodiversity data that integrates the
impact of expansion into managed habitat and land
optimisation into a single set of data can be found in the
appendix (p 26).
Staying below the upper range for biodiversity required
the most ambitious improvements in food production
practices, dietary shifts, and reductions in food loss and
waste and getting near the boundary only happened in
the most ambitious scenarios. The challenge of staying
below the biodiversity boundary highlights the need to
implement additional measures. These include
establishment of new protected areas,238 expansion and
increased enforcement of protected areas in key bio-
diversity areas,238 increasing international trade from high
yielding nations with low biodiversity to low yielding
nations with high biodiversity,16,202,203 and minimising
agricultural expansion into species rich areas.
Sensitivity analysis
We did a series of sensitivity analyses to identify
additional dietary aspects of importance for staying
within boundaries for food production. For that purpose,
we varied the composition of the reference diet by
changing its meat and dairy content and assessed the
importance of scale effects by considering a scenario of
low caloric intake (figure 7). Increasing the limit on red
meat intake from one 100 g serving per week to three
servings (the limit put forward by the World Cancer
Research Fund for lowering cancer-related risks of red
meat consumption) 239 increased food-related green
house-gas emissions by nearly 50% and also increased
other environmental effects compared with the same
scenarios found in figure 6. Increasing milk con-
sumption from 250 g/day in the reference diet to
500 g/day (a level less than dietary guidelines in the
USA) increased greenhouse-gas emissions and total
environmental effects. Neither scenario could be
Figure 7: Environmental effects of increased meat (ref high meat) and milk (ref high milk) consumption above those described by the reference diet and reduced caloric intake to 2100 kcal/day (ref low cal)
Colours indicate whether environmental effects transgress food production boundaries. Red cells indicate above upper range value. Orange cells indicate above boundary but below upper range value. Light green cells indicate below or equal to boundary but above lower range value. Dark green cells indicate below lower range value. Gt CO2-eq/yr=Gt of carbon dioxide equivalent per year. OPTM=optimisation managed habitat. E/MSY=extinctions per million species-years. MAN=managed or secondary habitat. OPTN=optimisation natural habitat. NAT=natural habitat. BAU=business as usual. PROD=improved production practice. PROD+=improved production practice +.
BAU halve waste ref high meat 6·7 18·7 2·8 168·9 23·0 2 36 108 1029
PROD halve waste ref high meat 6·0 13·0 2·0 158·7 21·4 1 9 41 268
PROD+ halve waste ref high meat 5·9 11·5 2·0 127·0 14·2 0 15 37 403
BAU halve waste ref low cal 4·3 16·1 2·3 147·2 19·0 1 22 81 647
PROD halve waste ref low cal 3·3 11·4 1·6 137·3 18·1 1 8 33 246
PROD+ halve waste ref low cal 3·8 9·7 1·6 109·3 11·6 0 5 28 170
BAU halve waste ref high milk 6·7 18·8 2·6 171·3 22·7 2 34 109 983
PROD halve waste ref high milk 6·0 13·3 1·9 161·4 21·4 1 10 43 299
PROD+ halve waste ref high milk 5·8 11·4 1·9 130·0 14·3 1 11 39 309
Greenhouse-gas
emissions
(Gt CO2-eq/yr)
Cropland use
(M km2)
Water use
(M km 3)
Nitrogen
application (Tg)
Phosphorus
application
(Tg)
OPTM
biodiversity
loss (E/MSY)
MAN
biodiversity
loss (E/MSY)
OPTN
biodiversity
loss (E/MSY)
NAT
biodiversity
loss (E/MSY)
Food production boundary 5·0 (4·7–5·4) 13 (11·0–15·0) 2·5 (1·0–4·0) 90 (65·0–140·0) 8 (6·0–16·0) 10 (1–80) 10 (1–80) 10 (1–80) 10 (1–80)
Production
(2050)
Waste
(2050)
Diet
(2050)
·· ·· ·· ·· ·· ·· ·· ·· ··The Lancet Commissions
30 www.thelancet.com Published online January 16, 2019 http://dx.doi.org/10.1016/S0140-6736(18)31788-4
combined with improvements in production practices to
become a feasible combination that would stay within
the boundaries for food production. By contrast,
reducing caloric intake from 2500 kcal/day to
2100 kcal/day, an intake assuming that BMI is reduced
to 22 kg/m² globally, which complies with WHO
recommendations on healthy bodyweight and physical
activity levels, 240 slightly reduced environmental effects
when compared with the same scenarios in figure 6.
Global use of the reference diet would have important
implications for food production (figure 8). By contrast
with the business-as-usual model, production of grains
would change minimally from 2010, and production of
beef, pork, and lamb would decrease. Production of
sugar, milk, poultry, and eggs would change minimally,
and production of fruits, vegetables, legumes, nuts,
soybeans, oil crops, and fish would increase substantially
(panel 6). These changes contradict projections
widely used by international organisations that have
emphasised large increases in grain production to feed
an increased population of animals. 241 According to our
analysis, these projections would substantially exceed
food production boundaries and highlight the urgency
for using scientific targets to guide transformation of
the food system.
Uncertainty in modelling results
We have a higher level of certainty in the overall direction
and approximate magnitude of the relationships presented
in figure 6 than we do about specific quantitative details.
For example, we can be certain about the trend of
decreasing rates of biodiversity loss with dietary changes
and improved production practices. However, we are less
certain about the exact number of species that will be lost
in each scenario and dietary change. This is also the case
for other control variables: we are less certain about exact
numbers resulting from each scenario but have higher
certainty in the trends of decreasing environmental effect
with improvements in production practices, reduction in
food loss and waste, and shifts towards healthy diets.
We did not investigate the role of innovative tech-
nologies that are not yet proven at scale but might
become operational in the future because of the paucity
Figure 8: Predicted change in production from 2010 to 2050 for the business-as-usual with full waste scenario and the healthy reference diet with full or half waste scenarios
Wheat Maize Rice
Other grains
Roots
Vegetables Starchy fruits
Temperate fruits Tropical fruits
Legumes Soybeans
Nuts or seeds
Oil crops Palm crops Sugar crops
Beef Lamb Pork Milk Eggs
Fish or seafood
Poultry
–150
–100
–50
0
50
100
150
200
250
Change (%)
Food group
Business-as-usual with full waste
Healthy reference diet with full waste
Healthy reference diet with half waste
Scenario
Panel 6: The role of seafood in global diets
Seafood provides 3·1 billion people with about 20% of their daily intake of animal protein and is particularly important for the world’s poorest for whom fish eaten whole constitute a crucial source of essential micro nutrients.55,56 With 90% of global wild fish stocks being overfished or fished at capacity, seafood extraction potential from the wild has probably reached a ceiling56 or is declining.57 Future expansion of seafood should come from aquaculture, which is one of the fastest growing food production sectors in the world. However, such rapid development can also have negative environmental and social effects including habitat destruction, overfishing for feed ingredients, and social displacement.58
Aquaculture production is projected to increase from 60 million tons in 2010 to 100 Mt in 2030,59 and up to 140 Mt by 2050.60 Key constraints include competition for feed resources58 and available land for freshwater farming. Research in sustainable aquaculture feeds is rapidly developing; however, development and implementation still remains in its infancy.61 Farmed non-feed dependent animal species (ie, mussels and oysters) might be a more sustainable alternative than farmed feed-dependent species and account for 31% of global aquaculture production.56 However, future development might be hampered by deteriorating water quality due to pollution and ocean acidification.
The future environmental footprint of seafood depends on the species farmed, what they eat, and where aquaculture takes place. Aquaculture will not solve the challenges posed by feeding about 10 billion people healthy diets but could help steer production of animal source proteins towards reduced environmental effects and enhanced health benefits.The Lancet Commissions
www.thelancet.com Published online January 16, 2019 http://dx.doi.org/10.1016/S0140-6736(18)31788-4 31
of data available on the environmental effects of those
technologies. Some examples of potential innovative
techniques include using insects, algae, and microbes as
human or animal feed, 19 and laboratory-cultured meat. 242
In this Commission, we chose to focus on solutions that
are readily available but might not have been
implemented at scale.
Section 4: Framework for a Great Food
Transformation
Lessons from past successful global transformations
This Commission does not underestimate the importance
of its message or the urgency of the task it sets, which are
in line with international reviews4,243–253 of different aspects
of global food systems over the past decade. The
Commission highlights the need for a Great Food
Transformation—ie, a substantial change in the structure
and function of the global food system so that it operates
with different core processes and feedback. This
transformation will not happen unless there is wide-
spread, multi-sector, multi-level action to change what
food is eaten, how it is produced, and its effects on the
environment and health, while providing healthy diets for
the global population.
Solutions to the problems highlighted by the
Commission will require hard work, political will, and
many resources. People might warn of unintended
consequences or argue the case for action is premature
or should be left to existing dynamics; however, we
disagree. Data are sufficient and strong enough to
warrant action, and delay will increase the likelihood of
serious, even disastrous, consequences. The approaches
taken in the Great Food Transformation should be guided
by scientific targets that define the safe operating space
Location Problem Timing Action Multilevel intervention Success?
Food supply Global 1920s and 1930s food system
exhibited major problems of
hunger, inequality,
environmental damage, and
political upheaval
The US Dust Bowl;259,260
recession-led hunger and famine,
exacerbated by war (eg, Soviet
Union 1932–33; Bengal, India;
UK 1936) 261–264
Hot Springs Conference 1943 began
the mapping, food and Agriculture
Organization of the UN created in
1945, and widespread food welfare
programmes implemented (eg, in
schools)265
Policy pressure from health,
agriculture and social
research combined with
political will across
ideological divides to build
action at the global, national,
and local (farm, citizen, and
school) level
A transformation of
world food supply
followed, but it came at
the cost subsequently
noted as threats to
ecosystems and the
growth of new
diet-related ill health
HIV/AIDS Global Approximately 70 million people
affected since outbreak:
35 million deaths from HIV, and
36·7 million living with
HIV/AIDS 266
Almost certainly first emerged in
the 1940s, and identified with
male-to-male sex in the USA in
1970s
Virus identified in 1983;
antiretroviral therapy developed
(19·5 million people vaccinated in
2016); prevention of mother-child
transmission; and facilities for
testing and counselling
established 266
Sound data and research,
mass education
programmes, peer-to-peer
learning, pharmaceutical
development, and finance
support
Containment is
possible; no eradication
yet; more success in
affluent countries with
infrastructural support
Tobacco
controls
Global Causal link between smoking
tobacco and premature death
from preventable disease
Causal link between smoking
tobacco and lung cancer shown
in 1952
Years of action lead to WHO
Framework on Tobacco Control, a
treaty adopted at 56th World Health
Assembly, May 2003—the first WHO
treaty adopted under article 19 of
the WHO constitution
Decades of research showing
link between smoking and
disease, patient organisation
neutralising opposition,
a mix of fiscal and
educational programmes,
and a mix of actions from
global to individual 267
Clear evidence for
action plus wide
support for controls but
the product is still
legally available and
widely used
Trans fatty
acids in the
food supply
Global Industrially produced trans fatty
acids (trans fats) contribute to
premature death from heart
disease of 500 000 people
annually268
First noted in 1950s,269 with
1970s research meeting strong
resistance from vested interests,
solid research from the 1980s
showed the health effect of trans
fats270
2015 decision by US Food and Drug
Administration to ban trans fats;
2018 call by WHO for global
elimination; and restrictions or bans
in Denmark, Switzerland, Canada,
Britain, and USA
Public health concerns are
beyond doubt, WHO
endorses a REPLACE strategy,
and food industries recognise
alternatives
The movement to
remove or reduce trans
fats, or both, is
accelerating worldwide
Energy shift Global Fossil fuels are a source of
greenhouse-gas emissions, and
were noted as potential
disruptors of the carbon cycle
Oil becomes major fuel source in
mid 19th century; the
assumption that oceans would
absorb excess carbon was
questioned in late 1950s
Alternative energy research and
development; public awareness;
scientific monitoring of climate
change (eg, Intergovernmental
Panel on Climate Change) 271
Research data, technology
development, rise of
renewable energy, cheaper
alternatives, and a mix of
mass and localised actions
and interventions
Fossil fuel use still high
but rise of renewables
now considered a major
and growing feature of
energy provision272
Effect of
fertiliser use
on water
quality
Global Indiscriminate use by farmers;
high cost; environmental effects
(eg, run-off)273
Concerns about the effect of
nitrogen run-off on various
outcomes ranging from blue
baby syndrome, to biodiversity
loss and water pollution
A systemic approach was adopted by
the EU in the 1991 Nitrate Directive
and 2000 Water Framework
Directive
These reduced nitrogen fertiliser use
by 19% in 1990–2010 274
Inefficient use, cost savings,
strong regulatory framework,
public pressures, and water
companies working with
farmers to prevent overuse
Fertiliser use is rising
again in the EU but
dropping in some
countries, leading to
pressure to target use
more efficiently275
EU=European Union.
Table 5: Reasons to be cheerful: examples of systems change and systemic actionThe Lancet Commissions
32 www.thelancet.com Published online January 16, 2019 http://dx.doi.org/10.1016/S0140-6736(18)31788-4
for food systems: the combination of healthy diets and
planetary systems and processes, which underpin human
health and environmental sustainability.
Humanity has never aimed to change the food system
so radically at this scale or speed. In the 20th century,
major transformations have occurred in the national
food system in countries such as China, Brazil, Vietnam,
and Finland, 254–256 and lessons can be learnt from these
transformations. The world’s diet can change rapidly. In
the past few decades, countries have changed diets and
gone through a nutrition transition. The health effects of
some of these transitions, such as increased consumption
of sugar, are beginning to show.257
Wars and disasters cause food insecurity and highlight
the issues faced when nutrition is inadequate and food
becomes scarce. Wars and natural disasters also provide
opportunities from which the food system can be
transformed. However, only at the end of World War 2 was
a global effort and commitment introduced to redirect the
food system.258 New institutions were created or revised at
the global level such as WHO, the Food and Agriculture
Organization, and World Bank, which allied with new and
renewed national Ministries of agriculture and health to
stop pre-war food problems caused by market distortions,
environmentally-damaging farming, and social in-
equalities.259 However, the negative consequences of the
post-war food revolution are now becoming increasingly
clear (ie, negative environmental and health consequences,
as outlined in this Commission).
Our evidence offers the ability to anticipate events and
shape better outcomes. Table 5 lists some examples of
when science has informed or led global transformations.
However, these transformations are not as extensive as is
required by the Great Food Transformation, but optimism
and lessons can be derived. The first lesson from past
global transformations is that no single actor or
breakthrough is likely to catalyse systems change. Systems
change is extensive and will therefore require engagement
of actors at all scales and in all sectors working towards a
shared set of goals. This lesson is fundamental to
Sustainable Development Goal 17, which recognises that “A
successful sustainable development agenda requires
partnerships between governments, the private sector and
civil society. These inclusive partnerships built upon
principles and values, a shared vision, and shared goals that
place people and the planet at the centre, are needed at the
global, regional, national and local level.”
Second, scientific research is essential to change the
global food system. The gap between evidence of problems
with the food system and policy leverage to induce change
should be acknowledged. However, modelling suggests
the goal of providing healthy diets for the global population
from sustainable food systems can be met, and 10 billion
people could be fed a healthy and sustainable diet. The
present unhealthy, unequal, unsustainable food system
can be transformed into an improved system.
Interdisciplinary research and monitoring will be essential
in this process, not least to maintain the scale and pace of
change. Although long-term research is important, short-
term research is urgently needed to help policy actors to
operate on a strong evidence base.
Third, the full range of policy levers is likely to be
needed (table 6). 277 Faced with challenges, policy makers
might initially implement soft policy interventions, such
Description Indicative government role Indicative industry role Indicative civil society role
Eliminate
choice
Channel actions only to the
desired end and isolate
inappropriate actions
Set goals for a zero or negative-effect food system Withdraw inappropriate products; diversify the business
Win public support for elimination
of unhealthy diets
Restrict choice Remove inappropriate choice
options
Model choice editing or rationing on a population
scale
Allocate funding to favour sustainable and
healthy products
Campaign for banning and pariah
status of key products and processes
Guide choices
through
disincentives
Apply taxes or charges Develop multicriteria interventions, building on
existing developments such as carbon and sugar
taxation, and scoping others such as marketing
controls, carbon-calorie connections
Use of contracts and conditions to shape supply
chains
Disinvestment campaigns
Guide choices
through
incentives
Use regulations or financial
incentives
Interagency, cross-government engagement with
the consuming public
Consumer reward schemes Build cultural appeal for healthy
diets from sustainable food
systems
Guide choice by
changing
default policy
Provide better options Recognise the problem but not give it high priority Already being pioneered by retailers in their own-label products, and by in food service actors
through menu planning, reformulation
Legislative change campaigns
Enable choice Enable individuals to change
behaviour
The market economics position, currently manifest
via logos and branding appeals
Focused marketing on only healthy and
sustainably produced foods
Campaign for alternative products
Provide
information
Inform or educate the public Mass, public information campaigns Prioritisation of brands which appeal to eat differently,
Led by NGOs, brands and some
commercial interests
Do nothing No action or only monitor
situation
The all-too common baseline of inactivity, which
can be maintained by vested interest support
Rely on public relations or media advisers to alert
as to coming difficulties
Ignore the wider picture and stick
to narrow spheres of interest
Interventions are hard to soft from top to bottom.276 NGO=Non-governmental organisation.
Table 6: Applying the Nuffield Ladder of Policy Intervention to Health Diets from Sustainable Food SystemsThe Lancet Commissions
www.thelancet.com Published online January 16, 2019 http://dx.doi.org/10.1016/S0140-6736(18)31788-4 33
as consumer advice, information, education, or, in the
case of food, labelling. These interventions assume that
consumer actions will generate sufficient change278 and
are slow in effect unless mass public interest in change
exists. However, the scale of change to the food system
is unlikely to be successful if left to the individual or
the whim of consumer choice. This change requires
reframing at the population and systemic level. By
contrast, hard policy interventions include laws, fiscal
measures, subsidies and penalties, trade reconfiguration,
and other economic and structural measures. These
interventions alter conditions in which the whole
population exists. The type of interventions adopted is
the prerogative of governments, people, and processes.
However, countries and authorities should not restrict
themselves to narrow measures or soft interventions. Too
often policy remains at the soft end of the policy ladder.
The policy terrain indicated by this Commission is
broad. Some people argue that focusing on a few
achievable targets is the best strategy. However, a shared,
planetary overview requires a parallel, extensive, policy
umbrella. Our vision, with scientific targets for healthy
diets and sustainable food production, integrates food,
health, and environmental policy into many policy areas,
including trade, economics, rural livelihoods, equity,
culture, society, and community. This inclusion is a
strength, not a diffusion of effort. For the food system to
change and for healthy diets to be available to all requires
not only food production or consumption to change, but
also active involvement of sectors in the middle of the
food chain, such as food processing, storage, logistics,
retail, and food service. These sectors need to be engaged
in the transformation, not least because these inter-
mediary sectors have economic power and cultural
influence in food systems.279,280 The Commission therefore
calls for more work on these stages of global food systems.
Five strategies for a Great Food Transformation
In addition to the lessons learnt from past global
transformations, we established five readily implemen-
table strategies and recommendations for how a
sustainable food system transformation could be
achieved. For each strategy, the evidence base is strong,
and our modelling and analysis shows the potential
effectiveness of these strategies for the achievement of a
sustainable food system transformation. The strategies
are proposals to begin processes. This Section does not
provide an exhaustive nor prescriptive list of actions.
Rather, these strategies are presented as indicative entry
points for further context-specific national, regional, city,
and local change.
Strategy one: seek international and national commitment to
shift towards healthy diets
Concerted commitment from national and international
bodies can be achieved by, first, improving the availability
and access to healthy diets from sustainable food systems.
Retailers and food services shape the immediate
environment in which people buy food. In high-income
societies, a priority is to offer less than what is currently
offered by reducing portions, choice, and packaging, as
well as introduce new, innovative packaging to preserve
perishable foods. Whereas, low-income countries should
increase the range and seasonality of foods by cutting
waste on or near primary production, improving logistics
and storage, and increasing the range and seasonality
of foods. In high-income and low-income societies, stan-
dards of public and private sector procurement should be
guided by the need to improve diets and access to outlets
or vendors providing healthy products. Local authorities
need powers to apply zoning regulations in low-income
areas to restrict unhealthy food outlets.281 Contracts and
procurement policies can be used to promote healthy diets
from sustainable food systems in workplaces, schools, and
venues where public meals are provided, but these policies
need persistence and continued political leadership for
success. Multiple indicators of human and environmental
health discussed in this Commission need to be applied.
Public distribution programmes targeting low-income
households and individuals can improve nutritional
status.282 Evidence that improved infrastructure or zoning
regulations could increase healthy food consumption or
reduce BMI is scarce, possibly because of poor policy or
evaluation design and insufficient data. Further research is
thus warranted in this area.283 Urban planning interventions
should account for local context and address ways in which
residents of low-income areas interact with local food
systems, such as their ability or desire to travel to different
areas to buy food.284
In low-income countries, ensuring adequate infra-
structure (eg, roads, bridges, and transportation) to remote
or rural areas can improve access to sellers of healthy food
and reduce food prices, food price volatility in local
markets,285 and food losses during transport. Agricultural
extension programmes that focus on nutrition and food
security can help ensure that rural farmers and women in
rural households are equipped with the information and
skills they need to obtain healthy diets from sustainable
food systems.286,287 In areas with informal markets, price
incentives for street vendors to use healthy and sustainable
ingredients and investment in sanitary locations for these
outlets have been recommended to increase availability of
safe, nutritious food.253
Second, healthy diets from sustainable food systems
should be made affordable. Primary producers are
locked into demands from suppliers to produce
commodities cheaply but plentifully. Consumers value
food being sufficiently low cost to enable them to make
other domestic purchases. Low-income societies spend a
high proportion of household budgets on food, whereas
high-income societies spend a low proportion. Food
prices are relative to social circumstance within and
between societies. Increased affordability of consumer
food has been a success of the post-World War 2 foodThe Lancet Commissions
34 www.thelancet.com Published online January 16, 2019 http://dx.doi.org/10.1016/S0140-6736(18)31788-4
revolution. Some foods are under pressure to increase in
price to include externalities. Experimentation with
sugar or soft drink taxes is one example.
We believe that food prices should fully reflect the true
costs of food. Subsidies on fertilisers, water, fuels,
electricity, and pesticides should be critically reviewed,
with some authorities arguing for their removal, and
environmental and societal health costs of food supply and
consumption should be fully reflected in pricing by
introducing taxes. As a result, food prices might increase.
Therefore, where appropriate, social protection or safety
nets (eg, increasing income through cash transfers) can be
established to protect vulnerable populations, particularly
children and women, while keeping trade open. We
recommend an expert panel be set up to model different
economic interventions, noting the work already underway
from UN Environment Programme’s initiative, The
Economics of Ecosystems & Biodiversity for Agriculture
and Food.288 Taxes and subsidies should encourage
healthy289 and sustainable diets.290 These measures
combined limit the potentially regressive nature of either
measure implemented in isolation.291 Social protection or
safety nets could substantially improve nutrition outcomes
in low-income households, but these programmes should
be explicitly nutrition-sensitive to be effective.292
In rural areas, increasing food security can improve
access to and affordability of healthy diets from sustainable
food systems. Access to economic resources and measures
for poverty alleviation, particularly among women, are
crucial for securing healthy diets from sustainable food
systems. Market access and off-farm opportunities are
essential for providing these rural farmers with the income
needed to remain food secure.293 Reducing volatility of food
prices is important to ensure affordability of healthy diets
from sustainable food systems, particularly at the regional
or local level. Key policies to reduce this volatility include
removing market barriers across local regions or markets,
ensuring access to price information and early warning
systems, implementing strict regulations against over-
speculations, international management of food stocks,
revisions of biofuel subsidies and tariffs to avoid diversion
of food to energy use, and establishing social protection
schemes, insurance programmes, and other safety nets.294
Third, renewed efforts by governments, industry, and
society are required to restrict advertising and marketing
of unhealthy, unsustainable foods, and to support
positive discrimination of healthy diets from sustainable
food systems. These efforts are in line with numerous
calls from the 2013 WHO Global Action Plan, 2011 UN
conference, 2010 WHO recommendations for marketing
of food and non-alcoholic beverages to children, and the
WHO Ending Childhood Obesity Commission. 295–298 The
INFORMAS framework is a tool that civil society and
researchers can use to monitor food labelling, promotion,
and retail (among other) activities in a particular food
environment and then compare those activities to best-
practice for creating healthy food environments.299
Fourth, individuals should be educated on healthy diets
from sustainable food systems. Although education
campaigns are less effective than regulatory or fiscal
measures in creating sustained change,300 educational
efforts might be a necessary precursor to strong inter-
vention because of substantial barriers to implementing
hard regulatory measures. Such education on healthy
diets could be integrated into schools (eg, school feeding
and school meal programmes), all national services, social
protection programmes (eg, cash transfer programmes),
and peer groups (eg, women farmer groups and co-
operatives). Civil society groups, the media, and other
leaders have an important role in increasing public
knowledge of healthy diets from sustainable food systems
through informational campaigns and starting social
movements to shift diets or reduce food waste.
Dietary guidelines that integrate health and environ-
mental sustainability considerations could be one tool
for nutrition education. The introduction of such
guidelines has been slow, and official dietary guidelines
are still absent in many countries. 301 In countries with
official advice, these guidelines are rarely followed
through with enabling or enforcing legislation or other
policies thus remaining as the softest form of consumer
advice. 302 Relevant national bodies should implement
guidelines for healthy diets from sustainable food
systems, supported by enabling policies and incentives,
and reflected through public procurement policies.
Public sector organisations could work with non-
governmental organisations progressing guidelines for
healthy diets from sustainable food systems. 303,304
Fifth, sustainable diets that taste good and are culturally
appropriate should be promoted. Chefs and foodservice
sectors increasingly recognise that they have an important
role in the Great Food Transformation. Whether
designing new menus,305–307 taking a lead in national
public campaigns about health and sustainability—as did
130 chefs from 38 countries on World Food Day on
Oct 10, 2017, and did Nordic chefs with the New Nordic
Kitchen Manifesto in 2004308—or pioneering peer-group
education with other chefs via professional bodies,309 the
cooking and catering enterprise is essential for this public
health change. Healthy, delicious, affordable food can be
essential to mass dietary change. Consumers can and
should like and help to drive the dietary shift.
Sixth, physicians and health-care service workers can
engage with other industries to redesign public food
provisions, such as school and hospital meals, and advise
food service industries. 305 Because food preferences can
develop during the first years of life and even during
gestation,310 nutrition counselling (ie, breastfeeding
promotion and appropriate complementary feeding)
should be integrated into maternal and child-care
programmes. Since medical education largely omits the
importance of nutrition to health, curricula should be
revised and new training packages created that combine
nutrition and ecosystems as determinants of health.The Lancet Commissions
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Food services in health-care facilities could demonstrate
to patients a high standard for healthy foods and
beverages from sustainable food systems.
Strategy two: reorient agricultural priorities from producing
large quantities of food to producing healthy food
Food policies need reframing to shift emphasis from
high volumes of outputs to high diversity of crops and
nutritional quality of foods produced. Researchers and
public health professionals are calling for accurate data
to track diet quality, 311 recommending improvement of
diet quality assessments,312 and emphasising the
importance of diet quality to food security.313 Resources
should be directed to creating robust diet quality
assessment tools, which could serve as an SDG indicator,
with requisite capacity building and regular data
gathering efforts at the country level. Emphasis could be
placed on sustaining agricultural diversity to ensure
nutrition quality by supporting small and medium
farms, which supply more than 50% of many essential
nutrients in the global food supply. 314
Agriculture is a core determinant of nutrition, and
national and global agricultural policies should work to
enhance nutrition outcomes.315 Actions can include
providing incentives for primary producers to produce
nutritious plant-based foods, focusing investments in
agricultural research on identifying pathways for
increasing nutrition and sustainability, or developing
programmes to support diverse and environmentally
sustainable production systems. Because evaluations of
the effectiveness of agricultural policies on nutrition and
health outcomes can be challenging, more resources need
to be directed at developing high-quality evaluations of the
effect of upstream policies on nutritional outcomes.316
The growing demand for animal source foods puts
pressure on land use, increases greenhouse-gas emissions,
and, if the animals are grain-fed, are water intensive.5,6,16,228
However, in some contexts, animal production can also be
essential for supporting livelihoods, grassland ecosystem
services, poverty alleviation, and benefits of nutritional
status (particularly in children and vulnerable populations;
panel 3).317 Therefore, animal production should be
considered in specific environmental contexts to determine
the extent to which production should decrease, and how
sustainable practices (eg, increasing efficiency of feed
use318 and reducing feed-food competition) can support a
range of issues, such as animal welfare and antimicrobial
resistance. Discussion about what large quantities of food
and healthy food means in different contexts is emerging.319
We support the continuation of this holistic assessment of
context-specific trade-offs or win-wins that could arise
from animal production.
Strategy three: sustainably intensify food production,
generating high-quality output
Agricultural practices could be better adapted to soil
characteristics, water availability, and climatic drivers
of evapotranspiration.320 For example, in arid regions,
drought-tolerant crop varieties can be selected, adequate
cropping patterns used, and deficit irrigation (only applied
during drought-sensitive growth stages of a crop) and
supplemental irrigation (to complement rainfall)
applied.321,322 Local to global scale land-use planning
incorporating these considerations can improve sustain-
ability of food production, but complementary measures
might also need to be incorporated to ensure these regions
have access to a diverse range of nutritious foods (panel 6).
In addition, matching production practices to local
conditions can increase food production sustainably.323
Precision agriculture techniques could be scaled up and
subsidised. To obtain high yields of crop per litre of water,
it is important to select the right crop cultivar planted at
the right density, time, and rotation, and to practice
water capture (for increased reliance on green water), soil
restoration, and drip irrigation, combined with soil
water harvesting and soil conservation practices.320 These
practices will reduce nutrient applications in some
countries and increase applications in others. Technologies
needed for precision agriculture are expensive, thus private
sector companies scale them up for affordability.
Governments should provide subsidies to enable their
adoption in low-income and middle-income countries.
Practices to prevent nutrient losses from the farm
include no or low tillage, using nitrogen-fixing cover crops
or crop varieties with large root mass, rotational grazing,
and crop residue management or field margin
management, such as riparian forests.324 Further examples
include recycling and efficient use of manure and soil
erosion control measures (eg, buffer strips to intercept
soils and nutrients).325–327 Additional on-farm measures
include covered manure storage, anaerobic digestion for
adjustment of nutrient ratios to match crop needs, and
biogas production from manure (possibly to power on-
farm machinery).224 Large-scale measures include recycling
nitrogen and phosphorus from wastewater systems, cities,
agriculture, and industry, and implementing governance
mechanisms to ensure regional compliance with water
and air quality targets related to formation of reactive
nitrogen and nitrogen oxides.
Redistributing fertiliser from over-applying to under-
applying regions would increase global food production
and improve efficiency of nutrient use and water
quality. 184 Increasing nutrient inputs in regions with
already high nutrient inputs tends to increase agricultural
runoff and reduce efficiency of nutrient use and water
quality. 328 In over-applying regions, regulations could be
used to mandate water quality targets. For example, after
the EU Nitrates Directive was put in place to reduce
nitrate concentrations in water, decreases in fertiliser use
in the EU have been associated with improved water
quality.329 In under-applying regions, subsidies that
increase access to fertiliser can increase yields.330
Large increases in carbon sequestration in agricultural
soils and above ground are needed28,208 and can beThe Lancet Commissions
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achieved through various measures. Such measures
include incorporating farm organic wastes into soil, low
or no tillage, nitrogen-fixing cover plants, replacement of
annuals with perennial crops and pastures, agroforestry,
establishing buffer strips, and keeping some farmland
with natural vegetation. These measures might come at a
cost to near-term yields and consequently to farm
economy, thus calling for substantial policy support and
financial incentives. The 10% conservation in agriculture
recommended in Section 3 can, in many contexts, serve
multiple roles including carbon capture, nutrient
interception, and habitat and corridors for biodiversity
(eg, riparian forests).
Biodiversity conservation is essential to maintain
ecosystem services that support agriculture. In addition
to land-sparing measures, practices that enhance
biodiversity within agricultural systems are needed (eg,
riparian buffer strips or flower field margins). Presence
of natural enemies from increased biodiversity within
agricultural systems could prevent yield losses by
contributing to integrated weed, pest, and disease
management and could increase crop yields via increased
pollination by natural pollinators. 331,332 Sparing remaining
intact ecosystems is essential to achieving climate and
biodiversity boundaries described in Chapter 3. However,
sharing space for biodiversity in production landscapes
is necessary to secure biodiversity’s contribution to food
production, including pollination, pest control, carbon
capture, and regulating water quality.
Strategy four: strong and coordinated governance of land and
oceans
Effective governance of land can be achieved by halting
expansion of new agricultural land at the expense of
natural ecosystems. Direct regulatory measures include
strict protections on intact ecosystems, suspending con-
cessions for logging in protected areas, or conversion of
remaining intact ecosystems, particularly peatlands and
forest areas. Other measures include land-use zoning,
regulations prohibiting land clearing, and incentives for
protecting natural areas including forests. Approaches
that extend beyond the public sector, such as community
forest management, can also promote conservation, 333
but their effectiveness varies greatly across contexts. 334,335
Use of private sector approaches (market-based
instruments) has increased, but these do not substitute
for regulatory governance structures. 336 The boundary of
zero net expansion of agricultural land allows for some
local expansion in defined contexts. Implementing and
enforcing policy mechanisms that ensure that any
agricultural expansion occurs in existing managed
forests (eg, plantations), abandoned agricultural areas, or
other managed ecosystems is particularly important,
rather than expanding into natural habitats and other
species-rich areas. 144 Conversion within agricultural land
is also important, and trade-offs among multiple
ecosystem services (eg, potential biodiversity loss or
reduction in greenhouse gases, or both, when shifting
land uses) need to be considered.337
Collective action at local to global levels are needed to
stay within the boundary of zero net land use. Coordinated,
international governance across national borders is needed
to minimise deforestation leakage or harmonise land
controls across regions.338 At the regional and local levels,
pairing intensification of sustainable yields with
governance and establishment of conservation areas is
vital to preventing land-use expansion, conserving bio-
diversity in production landscapes, and protecting the
wellbeing of indigenous communities and shareholders
who are dependent on the land (panel 7).339
Where appropriate, restoration of degraded land can be
promoted through financial incentives for landholders to
undertake restoration projects or sanctions for land-
holders who do not initiate restoration of their land. 340
Active restoration techniques include soil management,
planting, or using thinning or burning to speed up
vegetation recovery. These approaches have been
favoured by decision makers and implementers in the
past, yet they are often costly and not always best suited
to the area. 341 For example, in tropical forests, natural
regeneration is more effective than active restoration at
promoting biodiversity and structure of natural
vegetation. 341 Policy makers should determine which
approach, or what combination of natural and active
restoration approaches, are best suited for specific
ecological conditions. 341 The global restoration movement
could be supported through political commitment to
existing frameworks, such as the Bonn Challenge and
the Convention on Biological Diversity’s Aichi Targets.342
Rigorous governance of aquatic ecosystems is
fundamental for protecting marine biodiversity as well as
ensuring ecosystem functions and continued future
supply of wild seafood.18 The ecosystem approach to
fisheries and aquaculture343,344 should be implemented,
implying use of the Code of Conduct for Responsible
Fisheries.345 Harmful subsidies to world fisheries will need
to be removed because these lead to over-capacity of the
global fishing fleet.346 In accordance with SDG, number 14,
by 2020 at least 10% of marine areas should be closed to
fishing. Focus should lie on closure of high seas thus using
these areas as a fish bank. This closure can greatly reduce
inequality of volume and value distribution of global
fisheries and increase net gains of most coastal countries,
including the least developed.347 Other essential measures
include general prevention of overfishing and application
of the precautionary approach in which absence of
scientific information about the effect of a fishery on
marine species and ecosystems is not an excuse for
delaying crucial action.348 Moreover, future risks and
opportunities related to anticipated aquaculture expansion
need to be managed. This management includes imple-
mentation of strict regulation on where to locate new
operations, antibiotic and chemical use, nutrient runoff,
and application of sustainably sourced feed from terrestrialThe Lancet Commissions
www.thelancet.com Published online January 16, 2019 http://dx.doi.org/10.1016/S0140-6736(18)31788-4 37
and marine origin. Seafood transparency and eco-
certification schemes can also be viable mechanisms for
improving performance of the expanding seafood sector.348
Strategy five: at least halve food loss and waste, in line with
global SDGs
Food loss and waste at initial production stages is highest
in low-income and middle-income countries 349 and can
be due to poor harvest scheduling and timing, rough or
careless handling of produce, or absence of market
access. Inadequate cooling and storage facilities can
cause farmers to leave crops unharvested or in fields,
thus increasing the risk of rotting and contamination.
Increased investment in post-harvest infrastructure
can help reduce food loss and waste.350 Investment in
processing technologies such as drying and packaging
solutions are also needed.
Steep reductions in food loss and waste will require
cooperation among multiple actors in the food system to
assess sources of food loss and waste and develop targeted
solutions. For example, the Save Food Initiative has been
used to develop policies, strategies, programmes, and
financing strategies for reducing food loss and waste.351
Infrastructural solutions include initiating collective
storage facilities, developing food processing technologies
and infrastructure, or investing in cold chains.352
Growers can be encouraged to adopt on-farm practices
to reduce food loss and waste, such as good animal
hygiene (reducing risk of contamination) or improved
harvesting and storage techniques. To build this capacity
of producers, investment in education, training, and
extension services is needed. Because of the high
involvement of women in post-harvest handling (as well
as many other activities),353 these services should be
designed to engage with and be accessed by women
producers in developing countries.
Particularly in highly-developed countries, the public is
responsible for a large proportion of food waste.349 The
Panel 7: Free trade and food
The role of trade in supporting health and environmental and
social development goals is heavily debated.62,63 For example,
although some people promote a liberalised environment for
international trade to shift nutritious foods and food
production inputs from areas of surplus to areas of deficit,
others raise concerns about the negative effects on diet-related
health. Evidence suggests that the following factors need to be
considered to ensure trade policy is enhancing the ability to
consume healthy diets from sustainable food systems.
The first factor is natural resource endowment and
environmental effects of food production, which vary
substantially between regions.64,65 However, some complexities
should be considered. Optimising global land use for food
production would be challenging because labour and capital are
not always easily shifted from producing one food to another.63
Providing compensation and social assistance to producers
could support these global shifts in patterns of food production.
The second factor is conditions affecting food security. Trade has
been promoted as a crucial means of achieving food security by
increasing the availability and stability of food supply at
affordable prices.63,66–68 For example, an analysis69 found that
without liberalised trade, low-income countries might find it
particularly difficult to meet their collective macronutrient and
micronutrient needs. Increasing employment and income-
generating opportunities is also favourable to food security. By
contrast, orienting agricultural policy around imports and
exports can displace national production and compromise the
ability of small-scale farmers and farm labourers in low-income
and middle-income countries to produce for local and national
markets, thus creating hardship for food-insecure populations.70
Evidence indicates that policies that liberalise trade have mixed
outcomes. For example, policies have been associated with
increased food availability in some countries but not in others.71,72
Likewise for employment and income, trade liberalisation has
been associated with increased income and employment
opportunities among poorer populations in some countries but
not others.73 Evidence also suggests that the overall effects on
food security depend on the context. For example, in case of
emergencies, evidence shows that international trade can
mitigate volatility of food prices and increase food security in the
event of extreme weather conditions and long-term climactic
changes that can disrupt regional crop production.74 Whereas,
evidence suggests that international trade rules are inadequate
at addressing import surges and expose countries to food price
volatility.75 Therefore, trade policy needs to consider factors
affecting food security among its people, and the context in
which it is used, to assess how it can be used as a tool to most
effectively support food security.
The third factor is the causes of unhealthy diets and diet-related
health. Increased open trade policies have made it easier for
transnational corporations selling foods associated with
unhealthy diets, such as sugary drinks, salty snacks, and fast
food, to make their foods available, affordable, and
appealing.76–78 Trade rules can restrict policy space to implement
public health measures designed to improve diets.63,79 The ways
in which trade policies affect these outcomes therefore need to
be reviewed when considering how trade could most effectively
support the goal of healthy diets from sustainable food systems.
International trade is complex. Opportunities to increase
coherence between trade policy goals80 and actions designed to
achieve health and sustainability goals should consider
vulnerable populations. Policy makers, public health
professionals, nutritionists, environmental scientists, and trade
bodies could work together to explore policy objectives that
support trade to achieve healthy diets from sustainable food
systems.The Lancet Commissions
38 www.thelancet.com Published online January 16, 2019 http://dx.doi.org/10.1016/S0140-6736(18)31788-4
Commission envisages use of campaigns to promote
improved planning of purchases, understanding of best
before and use by labels, storage practices, assessment of
portions needed, food preparation techniques, and
knowledge of how to use leftovers. Appropriate public
policy can be one mechanism to achieve these actions.
Food loss and waste can be incorporated into national
waste policies, food safety policies, food standard
rules, food labelling regulations, food redistribution
policies, and food subsidies.352 Financial incentives or
national waste reduction programmes can encourage
collaboration or national innovation competitions among
actors to reduce food loss and waste in their supply chains.
Tools for a Great Food Transformation
Evidence suggests that steps to begin this Great Food
Transformation should be taken quickly. Moving towards
this transformation requires good data on each country’s
status of their diet and food system. Diets, effects of their
food systems, and particularities of their immediate
challenges vary between countries. Opportunities to act
inevitably differ across contexts. Despite these varying
starting points, common tools that have not been discussed
can be used to spur the Great Food Transformation.
Although different priorities and pathways need to be
tailored to different contexts, they all need to encourage
the global trajectory towards a single set of shared goals.
This Commission aimed to set scientific targets for
healthy diets and sustainable food production. Gaining
consensus on these targets is a first step in urging actors
to agree on a common agenda. Targets will then be
refined and engaged with at all policy levels.
Because these goals cross-cut political, sectoral, and
geographical boundaries, an integrated approach is
needed. Integrated approaches can be advanced by
establishing formal and frequent interactions between
governing groups. For example, UN bodies should
facilitate inter-institutional working groups and meetings
that focus on cross-sectional issues, such as sustainable
diets. The Food and Agriculture Organization, UN
Environment Programme, UN Educational, Scientific
and Cultural Organization, and UNDP on the Inter-
governmental Panel on Ecosystem Services is exploring a
specific assessment on food and food systems.
Engineering change across the food system (even if
narrowly conceived as economics of supply chain
management) is complex enough, but if multi-level,
multi-actor, multi-sector, multi-disciplinary change is
required, governance faces serious challenges. Because
many governments have adopted laissez-faire approaches
to consumer choice, the leadership required by govern-
ments and food system actors is considerable. This
leadership demands coordination, consultation, and good
policy facilitation by important policy actors.
Domestic spending will need to increase for policy
instruments supporting healthy diets from sustainable
food systems. The absence of dedicated funding to support
the transformation towards sustainable food systems is a
crucial barrier to progress.354 Investment flows can be
leveraged in innovative ways to create multiple wins
across the sustainable development challenges. Donors
and multi-lateral organisations should be engaged, and
reporting processes by the Organisation for Economic Co-
operation and Development could be refined to improve
tracking of this funding.311
Building an alliance of forces that can operationalise the
Commission’s broad recommendations is challenging.
These alliances could include actors at all stages of the
Purpose Tasks 1 Tasks 2
Intergovernmental Panel on
Climate Change-type mechanism
for healthy diets from sustainable
food systems
To be a consortium of scientists which collates and updates
data for the UN
Provide regular sources of impartial state of the
art summaries, which combine data across
disciplines
Review policy options for the UN system
UN Framework Convention on
Sustainable Food Systems
To provide a framework for healthy diets from sustainable
food systems with functions akin to those of the Framework
Conventions on Climate Change356 and on Tobacco357
Produce guidelines and protocols that set targets
and enable monitoring
Host a Food Meeting of the Parties akin to
the Convention of the Parties process
International Working Party on
Sustainable Dietary Guidelines
To produce evidence-based guidelines to add sustainability
criteria to existing food-based and nutrient-based dietary
guidelines
Provide science-based advice for a wide range of
bodies
Set healthy and sustainable dietary
guidelines to meet the food-related
Sustainable Development Goals
A Standing Panel of Experts on
healthy diets from sustainable
food systems
To be a subcommittee or standing Advisory body to an
existing body such as the UN Standing Committee on
Nutrition or UN Codex Alimentarius Commission
Produce expert reviews of problem issues for the
parent body
Advise national governments on healthy
diets from sustainable food systems
standards
Roadmaps to healthy diets from
sustainable food systems
To generate one-off sector plans for public or private sectors
or both
Industry-specific and sector-specific plans to
contribute to healthy diets from sustainable food
systems
Develop plans with phased processes of
change to meet specific targets
Global Food Systems Report To author an authoritative annual report, ideally under the auspices of a UN or Bretton Woods body, jointly with others
Produce an annual overview report of the world
food system
Conduct special reviews attached to the
report
Global Food Systems Observatory Consortium of scientists providing high quality evidence on interventions, modelled on the Cochrane Collaboration and
Health/Obesity Observatories
Create a global working network of Universities
and scientists to refine evidence-based policy
Monitor regional and national performance
in line with agreed targets and criteria
Table 7: Potential new evidence-based institutions which could champion and monitor the Great Food TransformationThe Lancet Commissions
www.thelancet.com Published online January 16, 2019 http://dx.doi.org/10.1016/S0140-6736(18)31788-4 39
food system and operate at all scales so that local actions
can be in line with global goals. Such alliances can play a
part in bolstering support for the agenda on healthy diets
from sustainable food systems and exert influence within
and outside of government.
Many annual official or officially approved reports by
reputable bodies already exist. Some health-oriented
reports might be broadened to include sustainability
aspects or, vice versa, environmental or food security
reports might include strong nutritional and cultural
dimensions. The alternative would be initiating a new
annual or biannual report on healthy diets from sustainable
food systems; methodology for this report would need to
be replicable at national and other levels. In addition,
monitoring and reporting should go beyond lists of actions
and statistics of effects to include regular synthesis and
dissemination of lessons learned. Transferable lessons
should be spread widely to inspire action.
Expert reports from existing bodies such as UN
Environment Programme,254 UN Committee on World
Food Security,352 and UN Standing Committee on
Nutrition have highlighted different aspects of the agenda
explored by this Commission.355 The value of bodies such
as the Intergovernmental Panel on Climate Change and
the Intergovernmental Panel on Biodiversity and
Ecosystem Services is that they constantly champion
narrowing the gap between scientific evidence and policy
making. These bodies continually collect high-quality
data and are subject to intergovernmental agreements,
conventions, and Conferences of the Parties. The Great
Food Transformation can help to meet existing
agreements such as the SDGs, the Paris Agreement, and
elements of the WHO-Food and Agriculture Organization
Decade of Nutrition Action, but a new Convention or
agreement is almost certainly needed. The Commission
recommends that international bodies review whether a
new oversight body or bodies might be needed, or
whether existing bodies could coalesce or have their remit
and functions revised to provide necessary focus on
healthy diet for all from sustainable food systems (table 7).
Conclusion
The food we eat and how we produce it will determine
the health of people and planet, and major changes must
be made to avoid both reduced life expectancy and
continued environmental degradation. This Commission
presents an integrated framework providing quantitative
scientific targets for healthy diets and sustainable food
production, which together define a safe space within
which food systems should operate to ensure that a
broad set of human health and environmental
sustainability goals are achieved. This framework is
universal and provides boundaries that are globally
applicable with a high potential of local adaptation and
scalability. By defining and quantifying a safe operating
space for food systems, diets can be identified that will
nurture human health and support environmental
sustainability. Our universal healthy reference diet
largely consists of vegetables, fruits, whole grains,
legumes, nuts, and unsaturated oils, includes a low to
moderate amount of seafood and poultry, and includes
no or a low quantity of red meat, processed meat, added
sugar, refined grains, and starchy vegetables. Our
definition of sustainable food production stays within
safe planetary boundaries for six environmental
processes that together regulate the state of the Earth
system, and include climate change, land-system
change, freshwater use, biodiversity loss, and
interference with the global nitrogen and phosphorus
cycles. Applying a global food system modelling
framework, we show that it is possible to feed a global
population of nearly 10 billion people a healthy diet
within food production boundaries by 2050. However,
this Great Food Transformation will only be achieved
through widespread, multisector, multilevel action that
includes a substantial global shift towards healthy
dietary patterns, large reductions in food loss and waste,
and major improvements in food production practices.
Data are sufficient and strong enough to warrant action;
delay will increase the likelihood of not achieving the
Sustainable Development Goals and the Paris
Agreement. This Commission shows that a Great Food
Transformation is both necessary and achievable.
Contributors
This Commission is an international collaboration between EAT, the
Stockholm Resilience Centre, the Wellcome Trust, and the Stordalen
Foundation, and is led by EAT. The Commission is co-chaired by WW and JR, with contributions from a panel of expert Commissioners (TL, SV, TG, DT, JF, CH, RZ, JAR, LMS, RA, FB, AL, SF, KSR, SNa, SNi, and CJLM)
and contributors (BL, MS, FD, AW, MJ, MC, LTG, WDV, AA, AC, MH,
BC, EF, VB, MT, TL, SS, and SEC). Coordination and development was
led by the EAT–Lancet secretariatat the Stockholm Resilience Centre
(BL, FD, AW, and MJ). All Commissioners and contributing authors
contributed to the manuscript ideas, structure, and reviewing and have
seen and approved the final version of the manuscript.
Declaration of interests
All authors received funding from EAT and the Wellcome Trust.
Acknowledgments
We acknowledge funding from The Wellcome Trust, including financial support to the secretariat to coordinate collation of the Commission and for travel fares, accommodation, and food for the Commission meetings. The Wellcome Trust also provided administrative help in hosting two
Commission meetings at their offices in London. This Commission was also funded by the Children’s Investment Fund Foundation for
developing graphics and for future communications and outreach. Both organisations had no role in the writing of the manuscript. All
Commissioners were supported by their employing organisations (see
author affiliations) to undertake the Commission’s work. The findings
and recommendations are those of the authors and do not necessarily
reflect recommendations or policies of their employing organisations or of the funders. We are partnered by the Stockholm Resilience Centre
and EAT, and we thank these organisations for continuous support in
writing the manuscript. We acknowledge Per Olsson and Brian Lipinski for their comments on the draft of the manuscript, and Theresa Marteau for acting as an adviser to the policy working group.
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PLAN CLIMAT PAYS BASQUE – Livre blanc de la concertation – version du 1er février 2020
LIVRE BLANC DE LA CONCERTATION
Annexes
Contributions des internautes sur la
plateforme « Climat Action Pays
Basque »
Fichiers partagés atelier « Adaptation
au changement climatique »1/4
Contribution au PCAET
de la Communauté d’Agglomération Pays Basque
Volet numérique
Le numérique : vorace énergétique
Nul besoin de revenir sur la place prépondérante, et probablement amenée à croître fortement,
de l’informatique et du numérique dans nos vies personnelles et professionnelles. Mis en avant
comme un levier de développement économique et social, le numérique voit ses impacts
environnementaux, directs ou indirects, de plus en plus pointés du doigt. En 2019, au moment
où les risques climatiques deviennent enfin un sujet largement diffusé (permettant par là-même
de pouvoir se concentrer sur la recherche de solutions), la quote-part du numérique est très
largement sous-estimée, peut-être à cause de l’aspect virtuel de ce secteur d’activité.
Quelques chiffres pour donner l’ampleur du mouvement (source education.francetv.fr) :
● En 2019, pour 7,7 milliards d’êtres humains sur terre, nous trouvons : environ 2 milliards d’ordinateurs, 5 milliards de smartphones, 7 milliards d’objets connectés, 800 millions d’équipements réseaux et 60 millions de serveurs hébergés dans les 9 millions de Datacenters.
● Selon les sources, le numérique représente entre 3 et 10% de la consommation électrique mondiale.
● Le numérique émet environ 4 % des émissions de gaz à effet de serre (contre 2% pour le transport aérien), avec un taux de croissance de 8 % par an.
● Envoyer un mail court, avec une pièce jointe de 1 méga-octet, équivaut à l’utilisation d’une ampoule de 60 watts pendant 25 minutes.
● Visionner un film haute définition d’une heure sur votre smartphone revient à laisser cette même ampoule de 60 watts allumée pendant 10 jours.2/4
Comprendre l’impact environnemental du numérique
Partant de ce constat, que peuvent faire la puissance publique, les entreprises et les citoyens de la CAPB, dans leurs usages personnels et/ou professionnels, pour réduire cet impact environnemental galopant ?
Pour penser l’impact énergétique d’une filière, qui s’appuie sur la production de biens (matériels ou logiciels), il faut d’abord l’appréhender dans la totalité de son cycle de vie :
● Production (incluant la conception, l’extraction de matières premières et d’énergie, la fabrication et le transport)
● Utilisation
● Fin de vie
Source Ademe
Il ne suffit donc pas de prendre en compte la phase “Utilisation” (la plus visible), mais l’ensemble des phases, d’autant plus que les équipements concernés sont particulièrement coûteux en matières premières et difficiles à recycler en fin de vie.
Partant de là, quels composants doit-on évaluer ? Le numérique est un concept flou qui met en œuvre des produits très divers et distants pour délivrer un service à un utilisateur, que ce soit l’accès à un site web ou l’utilisation d’une application sur smartphone. Voici ces catégories de produits :
● Terminaux : ordinateurs, smartphones, tablettes
● Réseaux : toutes les technologies permettant la connexion au réseau internet (wifi, 4G…), ainsi que l’infrastructure mondiale du réseau internet (maillage mondial)
● Datacenter : bâtiments sécurisés et très énergivore hébergeant les serveurs et les espaces de stockage de nos applications
Pour être complet, il ne fait pas oublier que ces catégories “matérielles” portent toutes des logiciels les faisant fonctionner, depuis les systèmes d’exploitation jusqu’aux applications finales.3/4
Selon une étude récente de GreenIT.fr, voici la répartition de l’impact environnemental :
On y constate que ce sont les terminaux qui portent la part la plus importante de par leur l’impact environnemental unitaire, mais aussi de par leur volume. Il semble donc évident que nos terminaux sont un axe de travail fondamental si on espère pouvoir parvenir à des résultats significatifs.
Agir sur le numérique territorial
Bien évidemment, comme pour l’ensemble des domaines impactant le climat, une partie importante de la solution est de portée nationale ou internationale, ce qui suppose des décisions politiques et des engagements qui dépassent le cadre de notre champ de réflexion.
Pour autant, à côté des “grands pas”, les “plus petits pas” ont toute leur place et l’histoire a souvent montré qu’ils inspirent souvent les choix d’envergure par la suite.
C’est donc pour le territoire de la CAPB, et en ciblant des actions susceptibles de résultats concrets et perceptibles, que nous avançons ces propositions, en les rattachant à chaque fois à une phase du cycle de vie et une catégorie de produits.
Développer l’éco-conception logicielle en impulsant ces compétences dans les cursus de formation informatique du territoire
Il s’agit d’agir sur la Production des Logiciels, de manière à ce qu’il soit conçus de manière à être le moins énergivore possible. Des pistes existent pour produire du code qui sollicite moins les ressources du terminal, du réseau et des serveurs distants.
Prendre en compte les critères environnementaux dans l’achat des produits, en particulier dans les grandes structures publiques ou privées, acheteuses de volumes importants de matériels informatiques
Cette mesure consiste à évaluer le coût environnemental de Production des Terminaux, en demandant ces éléments de décision auprès des fournisseurs. On pourra aussi prendre en compte leur consommation électrique.4/4
Accompagner le développement de réseaux et d’infrastructures informatiques favorisant les circuits les plus directs pour les flux d’information entre les terminaux des citoyens et les Datacenters qui hébergent les applications
C’est le volet Production des Réseaux qui est ici abordé. L’infrastructure internet en France est un maillage en étoile depuis la région parisienne. Cette architecture ne favorise pas les flux directs. Un internaute d’Anglet, qui cherche à accéder à un service hébergé sur la technopole de Bidart, verra très probablement son flux de données passer par la région parisienne. Au-delà des pertes de performance, le surcoût énergétique est aussi à prendre en compte. Il est donc du ressort des investisseurs privés et publics de s’emparer de ce sujet d’aménagement numérique du territoire, en améliorant le maillage entre opérateurs nationaux et locaux, à travers un point d’échange internet local (GIX).
Promouvoir le développement de Datacenters territoriaux éco-conçus, en recherchant une synergie de mutualisation entre les acteurs publics et privés
Dans le domaine de la Production des Datacenters, on est à nouveau dans un modèle hypercentralisé, où les offres les plus attractives sont nationales, voire internationales. Au-delà des questions de performance (voir le volet Réseaux), ce sont aussi les compétences en ingénierie que nous laissons ainsi filer en dehors du territoire. C’est en recherchant une offre d’hébergement locale, de qualité et préoccupée des impacts climatiques qu’on pourra agir sur ce volet hyper structurant.
Sensibiliser à la sobriété et à l’hygiène numérique
C’est la proposition la plus “sobre” à rédiger, c’est aussi la plus importante, car la plus susceptible de produire des résultats concrets. Ce sujet transverse concerne l’Utilisation des Terminaux, mais à travers eux également les briques Réseaux et Datacenter. C’est un chantier colossal qu’on peut résumer ainsi : comment convaincre les internautes qu’il faudrait visionner moins de vidéos sur YouTube et qu’il faudrait régulièrement faire le ménage dans leurs messageries et autres espaces de stockage ? Nul besoin de s’étendre pour mesurer l’immensité du chantier et prendre conscience que c’est l’ensemble des acteurs (pouvoirs publics, éducation nationale, filières de formation, associations, secteur privé...) qui doivent s’unir pour espérer atteindre cet objectif.
Organiser et accompagner le développement de la filière de tri et de recyclage des composants électroniques
On termine avec la Fin de vie des Terminaux, où l’on rejoint les démarches déjà entamées dans d’autres domaines pour mieux valoriser les produits en fin de vie, voire même en leur donnant une seconde vie, à travers le développement de structures travaillant sur la récupération, la réparation et le reconditionnement d’ordinateurs, smartphones et autres tablettes, trop rapidement abandonnés par les utilisateurs face au déferlement marketing et à l'obsolescence programmée.
Francisco Ordas - Octobre 2019