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Arrêté - Préfecture - Gard - 1 Rapport presentation Annexé
Arrêté - Préfecture - Gard - 1 Rapport presentation Annexé à Arrêté Partie 1 p 001 050
Document publié le Samedi 1 janvier 2000
Lien du pdf (Arrêté - Préfecture - Gard - 1 Rapport presentation Annexé à Arrêté Partie 1 p 001 050)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Culture et patrimoine, Espaces terrestres et maritimes,
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DRAC Occitanie - Département du Gard
Commune d’Aigues-Mortes
SITE PATRIMONIAL REMARQUABLE D’AIGUES-MORTES
PSMV
Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur
RAPPORT DE PRÉSENTATION
Ministère de la Culture - DRAC Occitanie - Ville d’Aigues-Mortes - Antoine BRUGUEROLLE architecte du Patrimoine Octobre 2021 - Modifié en mai 2025s documents
AVANT-PROPOS
Suite à l’enquête publique, le commissaire enquêteur a établi un rapport émettant un avis favorable pour l’approbation du PSMV d’Aigues-Mortes, avec une série de remarques et de recommandations portant sur l’actualisation du dossier de PSMV.
Le Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur de la ville d’Aigues-Mortes est un projet ancien. Durant son étude, trois municipalités se sont succédées.
La délimitation date de 2004, le premier rapport de présentation de l’étude de PSMV de 2013 et mis à jour en 2019, la dernière version du règlement de janvier 2022.
Les images présentées dans le rapport de présentation sont datées de 2013.
Le rapport et le projet de plan de sauvegarde ont été actualisés pour prendre en compte les nouveaux documents, le SCOT Sud Gard, le PLU, le PADD et le PPRi de la commune approuvé en 2022. Le dossier de PSMV modifié en date du mois de mai 2025, est établi en compatibilité avec les diႇérents documents d’urbanisme en vigueur.
Une mise à jour des données a été eႇectuée en 2025 sur les données disponibles de l’INSEE en 2021.1. LE TERRITOIRE
- La formation du site et de la ville......................................1-9
- Les composantes physiques et naturelles du site..........1-19
- Le grand paysage, les labels et sites naturels protégés,
le monument dans le site...............................................1-23
- La topographie historique...............................................1-33
2. LA VILLE
- Le rapport de la ville au monument..................................2-47
- La composition urbaine..................................................2-55
- Les espaces publics et l’urbanisme végétal...................2-61
- L’organisation des parcelles et du bâti...........................2-71
3. L'ARCHITECTURE
- Les édifices majeurs.........................................................3-81
- La typologie architecturale et l’analyse du bâti...............3-97
- Le plan d’analyse patrimoniale.......................................3-115
- Le fichier immobilier........................................................3-119
4. LE FONCTIONNEMENT URBAIN
- La population et le logement............................................4-127
- Les équipements, les commerces et les activités............4-133
- La circulation et le stationnement...................................4-139
-Lepoidsdutourisme......................................................4-151
- Les secteurs à enjeux urbains et paysagers...................4-155
5. LE PLAn de sauvegarde et de mise en valeur
- L’état initial de l’environnement et
l’incidence du PSMV....................................................5-185
- Les enjeux, les axes du projet et les objectifs............5-195
- Le rapport aux autres documents d’urbanisme............5-199
- Le cadre réglementaire.................................................5-205
Remerciements : DRAC/ STAP J. Dreyfus et S. Steenhuyse, CMN M.L.Fromont, Ville d’Aigues-Mortes, N. Lebunetel architecte, SDAP/ UDAP A. Ferrer-Pedrona et L. Brangier.
SOMMAIRE CARTOGRAPHIE
- Extrait IGN du territoire ....................................................1-6
- Limite du PSMV sur photo aérienne...............................1-7
- Plan de Prévention des Risques d’Inondation ...............1-22
- Sites naturels classés.....................................................1-28
- Les quartiers du Site patrimonial remarquable................2-58
- L’urbanisme végétal sur photo aérienne.........................2-65
- Carte des protections.....................................................3-83
- Immeubles remarquables................................................3-84
- Dénominations des ouvrages des remparts.....................3-85
- Plan d’analyse patrimoniale...........................................3-116
- Plan de repérage des sections et îlots...........................3-120
-Cartedeséquipements...................................................4-135
- Carte des activités économiques....................................4-137
- Carte des circulations ...................................................4-142
-Cartedesstationnements............................................. ..4-145
-Lessecteursàenjeux.....................................................4-156
- Schéma des enjeux stationnement..............................5-197
-Extrait du Plan Local d’Urbanisme..................................5-201
- Plan des secteurs réglementaires du projet PSMV.......5-203
- Extrait du plan règlementaire du PSMV........................5-206
- Schéma synthèse constructibilité par secteur...............5-208
- Plan de localisation des secteurs d’OAP......................5-210Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -5
Le territoire
1.
LE TERRITOIRE
LA FORMATION DU SITE ET
DE LA VILLE..............................................1-9
LES COMPOSANTES PHYSIQUES ET
NATURELLES DU SITE.............................1-19
LE GRAND PAYSAGE, LES LABELS ET SITES
NATURELS protégés,
LE MONUMENT DANS LE SITE................1-23
LA TOPOGRAPHIE HISTORIQUE............1-33
«Plan de la ville et de ses environs» - 1727
Paris - Médiathèque architecture et patrimoine
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Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -6
Introduction
Repérage des remparts de la ville d’Aigues-Mortes - Extrait carte IGN 2843 - Ech 1/25000e
1Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -7
Introduction
CRÉATION, ÉTENDUE ET LIMITES
Créé par l’arrêté interministériel n° MCC L 0500667A du
13 septembre 2005, partie du territoire de la ville d’Aigues-
Mortes classée « Secteur Sauvegardé » en application de
la loi n°62-903 du 4 août 1962, couvre une superficie de 69
hectares. Parmi ceux-ci les canaux occupent 8,5 hectares et
la ville intra-muros proprement dite 17 hectares.
Conformément à la loi n°2016-925 du 7 juillet 2016 relative
à la liberté de création, à l’architecture et au patrimoine (dite
loi « LCAP »), la dénomination « secteur sauvegardé » a été
remplacée par « site patrimonial remarquable ».
La proposition de délimitation du Plan de Sauvegarde et de
Mise en Valeur du 7 mars 2005 a été retenue pour le cadre
réglementaire. Elle repose sur l’évolution historique du XIXe
siècle.
L’espace protégé intègre:
1/ Le faubourg de la Fraternité à l’ouest,
2/ le quartier de la Gare au nord,
3/ l’avenue Frédéric Mistral, l’avenue de la Liberté
et le faubourg du 12 avril au nord-est,
4/ le Faubourg National, y compris les équipements sportifs,
à l’est,
5/ les remparts et la ville intra-muros au sud,
6/ le quartier de la Pêcherie à l’extrême sud du PSMV,
7/ le port au coeur du centre ancien.
Les voies routières, la voie ferrée et les canaux sont également
inscrits dans le périmètre.
4/ Faubourg National et équipements sportifs 5/ Remparts et ville intra-muros
3/ Avenue Frédéric Mistral,
avenue de la Liberté, rue du 12 Avril
2/ Quartier de la Gare 1/ Faubourg de la Fraternité
6/ Quartier de la Pêcherie
7/ Port
1Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -9
LA FORMATION DU SITE ET
DE LA VILLE
La formation du site et de la ville
1.
LE TERRITOIRE
«Carte des environs d’Aigues-Mortes, du fort de Peccais et du Grau du Roi, et comprend les salins de Peccais» - après 1748
Paris - BN Cartes et Plans
1Cordons littoraux et anciens cours du
Rhône «aussss
Echelle 1/100000°"°
D'après la carte p.30 de l'inventaire Général des Monuments et
de Richesses artistiques de la France, Gard, Canton Aigues-
Mortes, Texte, Imprimerie Nationale, Paris, 1973.
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Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -10
La formation du site et de la ville
Cordons dunaires littoraux
Tracé historique des canaux
et des cours d’eau
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Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -11
L’ORIGINE PHYSIQUE DU SITE
«Le site d’implantation de la ville d’Aigues-mortes est un site
géographique en constante évolution depuis le Néolithique:
la configuration topographique, le dessin de la côte maritime
et la délimitation des zones de terres et d’eau est encore
aujourd’hui en mouvement.
Les successions de langues de terre (cordons dunaires) et
de surfaces lacustres piégées (anciennes eaux maritimes
en voie d’assèchement: Aquae Mortuae ou eaux mortes)
ne facilitent pas les implantations durables et notamment la
fixation d’un port.
En eႇet, le site du golfe est en voie de comblement: l’accès
vers la mer Méditerranée s’éloigne donc petit à petit.
Ce sont les activités économiques (la pêche dans les étangs,
l’exploitation des Salines, le transport Àuvial) qui ont justifié le
maintien d’une population sur les basses terres.»*
Une activité portuaire antérieure à celle d’Aigues-Mortes
est relevée autour de l’abbaye Bénédictine Saint-Pierre de
Psalmoni (le Port, Port-Vieil, Asports) depuis le 6e siècle.
Ces ports sont aujourd’hui asséchés, des activités agricoles
les ont remplacés.
Ces échanges de navigation lagunaire témoignent d’un trafic
constant dans le Delta du Rhône (entre les étangs de la
Marette, du Ponant jusqu’à l’Etang de Mauguio.)
Le site choisi pour l’implantation de la ville d’Aigues-Mortes
(la Conse d’Aigues-Mortes) est un site sablonneux (ancien
cordon dunaire) au Sud duquel s’étend un bassin naturel de
mouillage (ce sont les actuels étangs de la Marette et de la
Ville).
Ce bassin naturel, peu profond, marécageux et éloigné de la
mer, à priori contraignant, oႇre l’avantage d’être protégé des
coups de mer.
D’autres ports, implantés sur des territoires semblables en
sont les exemples: Narbonne, Fréjus, Ravenne, Venise,
Valence, Alexandrie.
La formation du site et de la ville
* Extraits de «Projet urbain d’Aigues-Mortes», Atelier des Paysages, 1998.
1778 - Carte de Cassini
Hors échelle.
Extrait de la carte générale de la France dite de Cassini .
Planche n°92 dite de Montpellier.Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -12
La formation du site et de la ville
LE CHOIX DU SITE
Occupé depuis le 6e siècle par les bénédictins de Psalmodi,
un site au-dessus des marécages oႇre déjà une assise
potentielle pour l’implantation de la « ville neuve ».
Louis IX choisit ce site sablonneux, c’est un ancien cordon
dunaire (lido).
Au Sud s’étend un bassin naturel de mouillage à l’abri des
coups de mer (ce sont les actuels étangs de la Ville et de la
Marette).
Avant même l’accord formel de l’abbé de Psalmodi (donné en
1248), les premiers travaux d’aménagement de la chaussée
d’accès depuis la terre ferme vers le lido commencent en
1241.
La première entrée du port d’Aigues-Mortes à partir de la mer
est le Canal-Viel, chenal naturel (aujourd’hui disparu). Puis
en 1279, un canal au tracé discret vers la mer, est creusé
et protégé par une digue. Des vestiges du chenal dit « de la
Peyrade » de ce soutènement existent encore.
L’actuel cordon littoral du Grau du Roi, au Sud de celui
d’Aigues-Mortes, n’existe pas encore au 13e siècle, il se
formera au cours des siècles suivants, grâce aux dépôts
alluvionnaires d’Est vers l’Ouest.
A partir de 1279: Chenal de la Peyrade
«Carte d’état major - Feuille de Montpellier - Aigues-Mortes - 1/40000e» - 1er avril 1855 Paris - IGN 233 NE
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Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -13
LE CONTEXTE HISTORIQUE
Aigues-Mortes est une ville nouvelle créée au 13e siècle
par volonté royale dans le but d’implanter le premier port
méditerranéen du royaume de Louis IX (Saint Louis).
Cette implantation témoigne d’une volonté politique
d’expansion vers le Midi puis vers l’Orient.
A l’Est d’Aigues-Mortes s’étendait le Saint Empire Romain
Germanique de Frédéric II ; à l’Ouest, le roi d’Aragon, seigneur
de Montpellier et l’évêque de Maguelone se partageaient la
région de Montpellier.
Le site d’Aigues-Mortes et ses alentours étaient déjà peuplés
depuis le Néolithique.
Malgré les marécages et les incursions des Normands et
des Sarrasins, les lieux attiraient une population vivant de
la pêche, de la chasse et de l’exploitation des salines. Les
échanges de navigation lagunaire témoignent d’un trafic
constant dans le delta du Rhône (jusqu’à l’étang de Mauguio)
et notamment autour de l’abbaye de Psalmodi.
Le nouveau port français de Méditerranée devait servir de
base de départ pour les croisés et les pèlerins mais aussi
pour commercer avec l’Orient.
Le port d’Aigues-Mortes devait devenir un nœud économique,
un lieu d’échanges commerciaux entre les foires de l’Europe
du Nord et les ports d’Italie.
La formation du site et de la ville
Vue ancienne du port, des remparts et de la Tour de Constance
1818/1881- Carte d’Etat Major
Hors échelle.
Extrait de la carte France à 1/80 000e
dite d’Etat-Major. 1818/1881
1Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -14
13e siècle
1241
Premiers travaux d’aménagement dont la chaussée d’accès
depuis la terre ferme vers le lido : site d’implantation de la
future ville, place-forte.
1241 / 1248
Construction de la Tour du Roi (Tour de Constance) et du
château (incendié en 1421 et remplacé au 17e siècle par l’Hôtel
du Gouvernement). La Tour constitue l’accès obligatoire au
château au Sud. Elle contrôle l’entrée vers la ville. Édification
de la ville neuve, sans les enceintes. L’existence d’un bras
du Rhône (vieux Bourgidou) qui sert alors au transport des
matériaux de construction (pierre de Beaucaire).
1246
Charte de fondation de l’église, travaux de construction de
l’église en même temps que ceux de la Tour et de la ville.
Louis IX dote la ville d’Aigues-Mortes d’une charte de
franchise conférant aux habitants de nombreuses exemptions
(exemption de la taille...) et leur permettant de se gouverner en
consulat. De nombreux marchands sont attirés, la population
s‘élève à 15 000 habitants.
1255
Fondation probable de la communauté des Frères Cordeliers
au retour de Saint Louis (7ème croisade).
1260
Achèvement de l’église Notre-Dame-des-Sablons, le plus
ancien monument de la ville.
1272 / 1275
Première campagne de travaux sur les quatre fronts de
l’enceinte rectangulaire (aménagement des fondations et
construction d’une partie de l’élévation Est) sur commande
de Louis IX.
1279
Aménagement, approfondissement du port et du chenal : les
enrochements sont mesurés jusqu’à 6 mètres d’épaisseur
(vestiges du canal de la Peyrade à 2,7 kilomètres au Sud-
Ouest de la ville). Le port est amené jusqu’aux remparts Sud
pour permettre les embarquements rapides à partir de la ville.
1289 / 1300
Deuxième campagne de travaux sur l‘enceinte sur commande
de Philippe IV le Bel. Achèvement des travaux. L’enceinte se
caractérise alors par une homogénéité des travaux menés,
l’abandon des revêtements à bossage et une unité de la
modénature et des décors.
Dès l‘origine de la conception de la ville, le plan de l’enceinte
est pensé en même temps que l’implantation et l’orientation
de l’église et les tracés des voies (voie entre la porte de la
Mairie et la porte Saint Antoine).
Un premier noyau urbain se forme côté Tour de Constance
et château, autour de la place carrée du marché, de l’église
et d’une maison appartenant à l’abbaye de Psalmodi (elle
deviendra plus tard l’église des Capucins).
Sur le front Nord des remparts, deux portes défensives sont
aménagées pour contrer les attaques ennemies.
La construction de la Tour Carbonnière, au Nord d’Aigues-
Mortes, sur l’unique voie d’accès au site, joue également le
rôle d’ouvrage de surveillance et de défense.
Sur le front Sud, face au port, cinq portes s’ouvrent pour faciliter
les accès et mouvements des gens et des marchandises
entre le port et la ville.
L’approvisionnement d’Avignon à partir d’Aigues-Mortes en
produits venant de la région de Montpellier (poissons, sucres,
épices, matières colorantes, cire…) et les échanges plus
lointains annoncent une période Àorissante sous Philippe IV
Le Bel.
14e siècle
1325
À partir de 1325 comblement du site par les alluvions et les
sables, recul de l’embouchure du chenal et déclin rapide du
port faute d’entretien du canal maritime.
Déclin inexorable d’Aigues-Mortes.
1350 / 1375
Constitution de la société civile à caractère religieux des
Pénitents Gris (en 1400 selon la tradition).
Construction d’un couvent et d’une chapelle élevée en bordure
du couvent des Cordeliers.
Construction de l’hôpital.
15e siècle
Déclin inexorable et progressif de la population lié à la baisse
de l’activité portuaire.
1460
5000 habitants.
Le déclin est définitif en 1481 lors du rattachement de la
Provence (et de Marseille) au royaume.
En revanche la place forte est toujours entretenue par les
autorités militaires, voie modernisée.
16e siècle
1575
Saccage de l’église par les protestants.
Pillage du couvent et de la chapelle des Pénitents Gris.
Destruction du couvent des Cordeliers.
La formation du site et de la ville
La tour de Constance et les remparts Ouest Les remparts Sud
1Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -15
17e siècle
Fin 16e / début 17e siècle
Construction du mur conque (suit la contrescarpe du fossé de
la Tour).
Construction de maisons sur l’actuelle rue Jean Jaurès
(Grand-Rue , rue d’Artois au 17e siècle) et sur le boulevard
Gambetta.
1607 / 1611
Construction de la chapelle des Pénitents Gris sur
l’emplacement de l’ancien couvent des Cordeliers et de la
chapelle détruite en 1575.
Chapelle des Pénitents Gris agrandie en 1679, puis enrichie
à la fin du 17e et au 18e siècle.
- 1676 exhaussement du toit (de 9 ou 10 pans)
- 1687 création du retable
- 1699 création des tribunes
- 1738 autel
1622
Fondation de la Communauté des Capucins.
A partir de 1625
Création de l’Ordre des Pénitents Blancs (par réparation d’un
frère issu des Pénitents Gris).
1634
Suites des guerres de religion : clocher de l’église Notre-
Dame-des-Sablons écroulé et toitures endommagées.
1649 / 1677
Construction de la maison et de l’église des Capucins.
1660
Construction de l’Hôtel du Gouvernement sur l’ancienne
Maison du Roi (incendiée en 1421).
1662
Création de la Confrérie des Pénitents Bleus dont le siège est
à la chapelle de la Sainte Trinité (Chapelle de l’Hôpital).
1664 / 1666
Construction de la caserne.
1670
Assèchement du fossé de la Tour de Constance.
1698
Ouverture à la navigation des canaux du Bourgidou et de
Sylvéréal (desserte pour les riverains et transport des sels
provenant des salins de Peccais).
18e siècle
1711
Réparation des toitures de l’église Notre-Dame-des-Sablons.
Construction de la Tour de l’Horloge.
1725
Arrêt du Roi ordonnant le prolongement du chenal maritime
jusqu’à la mer (d’où le nom du Grau du Roi), transfert du port
à l’Ouest des remparts (l’actuel site).
1746 / 1750
Reconstruction de la caserne.
1770
Réouverture de la porte des Cordeliers.
1772
Suppression du couvent des Cordeliers.
1773
Abandon du couvent des Cordeliers et transformation en
arsenal.
1778
Vente du couvent des Cordeliers à un habitant de la ville,
démolition du clocher (aujourd’hui : le couvent est transformé
en garage, les bâtiments conventuels en maison particulière).
1784
Déjà, premières remarques sur les édifices élevés sur le
"terrain du roi" : des murs de clôtures sont construits, des
maisons jusqu’à l’enceinte.
1777 / 1789
Travaux du Canal de Beaucaire (canal du Rhône à Sète),
but : ouvrage de navigation, de dessèchement et de mise en
culture des marais.
Interruption des travaux (le canal va d’Aigues-Mortes jusqu’à
quelques kilomètres en amont de Saint-Gilles).
Les ouvrages les plus importants (écluses) ne sont pas
encore exécutés.
La formation du site et de la ville
La chapelle des Pénitents Gris L’hôtel du Gouvernement
1+
COUR ET JARDIN/ EN
NORD
1809 N
Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -16
19e siècle
1801
L’état des lieux des « bâtisses existantes dans les limites de
la fortification de la place d’Aigues-Mortes » signale un grand
nombre de maisons bâties en maçonneries.
Intra muros:
- 53 immeubles de 1651 + Cordeliers
Extra muros:
- 2 immeubles de 1721
- 1 corps de garde de 1780
- 5 corps de 1720
- 5 corps de 1740
- 6 corps de 1755
1801 - An IX 25 ventôse
Canaux du Bougidou et du Rhône à Sète (ancien canal de
Beaucaire) concédés à la compagnie du canal de Beaucaire.
1805
Restauration de l’église Notre-Dame-des-Sablons, rendue au
culte.
1812
Document d’archives au sujet du comblement par mesure
d’hygiène des fossés de la ville.
1869
Démolition de quelques bâtiments voisins de la porte de la
Gardette.
1873
Livraison de la ligne à voie unique de chemin de fer Nîmes –
Aigues-Mortes (19 mai).
1875
Le phylloxera détruit les vignes du midi de la France. Du fait
que le parasite ne survit pas dans le sable, des vignes sont
plantées dans les dunes sablonneuses.
1881
Rachat du canal du Rhône à Sète par l’Etat.
1889
Déclassement des fortifications d’Aigues-Mortes entretenues
par les autorités militaires (décret du 19/06/1904) aႇectation
au service des Beaux Arts. Elles restent l’ensemble le mieux
conservé du 13e siècle (relevés complets des fortifications
par Louzier)
La formation du site et de la ville
Urbanisation d’Aigues-Mortes en 1809
Plans extraits de l’étude de C. PERRON
«Réhabilitation des espaces privés»
Tome 3 - Février 1982
1RIGUES MORTES Gard) - Cave Cooperatlre 3. AIGUES-MORTES — Le Canal
Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -17
XXe siècle
1905
Désaႇectation de la chapelle de l‘Hôpital.
1905
Prolongement de la voie ferrée d’Aigues-Mortes jusqu’au
Grau-du-Roi.
1913
Construction des chais de la cave coopérative (front Sud des
remparts).
1926 / 1940
Travaux de restauration des remparts.
Travaux d’aménagement du jardin côté Canal.
Travaux de dégagement des remparts (donc de consolida-
tion).
Fin 20e siècle
Extension de l’urbanisation au Nord de l’ancien canal du
Bourgidou (habitat collectif et pavillonnaire diႇus) et à l’Ouest
(habitat pavillonnaire et collectif groupé).
Nouvelle marina «port du Roy» dans le quartier du Quadrant,
au Nord du Pont Rouge, entre les deux branches du canal.
La formation du site et de la ville
La cave coopérative aujourd’hui détruite. Construction du bassin devant la Tour de Constance
Urbanisation d’Aigues-Mortes en 1982
Le Bourgidou est recouvert et remplacé par
l’avenue Frédéric Mistral.
Plans extraits de l’étude de C. PERRON
«Réhabilitation des espaces privés»
Tome 3 - Février 1982
1Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -19
LES COMPOSANTES
PHYSIQUES ET
NATURELLES DU SITE
Les composantes physiques et naturelles du site
1.
LE TERRITOIRE
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LFz
LFzR
RE
Remblais indiftérenciés
Remblais indifférenciés sur formation reconnue
Remblais sableux sur formation reconnue
Limons de drainage (bordure des étangs et lagunes)
Sables éolisés des appareils dunaires étalés et aplanis
Domaine fluviatile
<5%
<25%
Fz - Limons sableux [cours d'eau de la costière nimoise)
FzV Limons, silts et sables des levées (Vistre et Vidourk
50 à 25 %
FzR - Limons, silts et sables des levées (Rhône)
F23V - Limons de colmatage (Vistre et Vidourie)
F238R - Limons de colmatage (Rhône) | 715 à 50 %
al - Limons fluviatiles sur sables d'anciens cordons
LE - Limons, silts et sables des levées sur formation rec 90 à 75 %
Sables, silts, limons d'anciennes levées d'embouchure (Hhé »* 90 %
Limons de colmatage (anciens lits du Rhône)
Limons fluvietiles (embouchure du Vidourle)
Domaine littoral
Cordon littoral actuel
Mz: - Sables de bourrelet de plage
M2:G - avec rudites (galets, graviers, tests coquilliers)
NMzt Sables éoliens des dunes httorales
Mz2 - Sables légèrement envasés de l'arrière-plage
Cordon sableux ancien
- Sables d'anciens cordons littoraux, localement riche
NMz3 - Sables éoliens de dunes
RMzs - Sables d'anciens cordons remaniés en lagune
Mz:G - Sables d'anciens cordons à galets et coquilles
1 - gros galets
2 - galets et graviers
3 - graviers et coquilles
4 - petits graviers ot coquilles
- Sables limoneux de dépressions et de bordure des
Sables éolhens recouvrant les vases palustres
Vases des étangs (non étudiées)
LMz: - Limons argilo-sableux des étangs
LMz1 - Limons lagunaires (< 1 m) sur formation reconnue
Mza
Colluvions récentes de bordure d'étang
Vases remaniées des marais salants
Domaine palustre
Limons palustres avec influence fluviatile (faciès mixte). épu
Limons palustres sur formation reconnue
PLÉISTOCÈNE
Spy
a
( Fv |
ET
GEOLOGIE
Alluvions rhodaniennes (Günz)
Galets siliceux
Colluvions sur alluvions quaternaires
Dépôts sablo-limoneux
DOMAINE MARIN
Holocène
vT—+ Tr
8
AT NET
1 SNA
Pléistocène
Faciés sableux dominants Pourcentage de la fraction
fine (< 0.063 mm)
Sables fins
Sables très fins
Sables vaseux
Faciës veseux dominants
Vases silto-sableuses
Vases terrigènes côtières du large
Vases pures
> 10 % de coquilles et biocénoses de mollusques (Fiandnen
Ride sableuse sous-marine
Dépôts meubles des fonds marins
(séd s reliques anté-holocènes)
27 x
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/ OR 1 LL. 2"
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1 - Anciens matériaux fluviatiles remamiés (Würm probable)
Granules, yraviers, galets (> 25 mm) me
2 - Thanatocénoses souvent mêlées à des graviers et galets
Affleurements rocheux sous-marins
My - Affleurement reconnu de grès et calcaires (Tyrrénien)
1 - fonds rocheux indifférenciés recouverts par les séd
meubles (délimitation approximative)
Ancien site de marais salant
Ancien tracé (fleuve, canaux, graus)
Trait morphologique visible sur photograplues aériennes
{subdivisions à l'intérieur des cordons)
Ancienne ligne de nvage datée
1 - Contour géologique
2 - Contour géologique masqué ou imprécis
Isopaque des dépôts holocènes
Point d'échantillonnage (drague)
Sondage de reconnaissance
Sondaye à la tarière
Sondage de recherche d'eau
Forage pétrolier avec profondeur en mètres et indicatif
Numéro d'archivaye au Service géologique national
Indication d'âge absolu (!4C)
Carrière à ciel ouvert en exploitation
Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -20
Les composantes physiques et naturelles du site
Carte géologique BRGM
Hors échelle.
Extrait de la carte géologique. Ech 1/50 000e
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Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -21
Les composantes physiques et naturelles du site
L’ENVIRONNEMENT NATUREL
On distingue deux secteurs nettement diႇérenciés :
- Au Nord et au Sud, les terres hautes (anciens
cordons littoraux d’Aigues-Mortes et de Jarras-Listel) vouées
à l‘agriculture, la viticulture et l’arboriculture. Ce secteur
dessine comme une mosaïque d’espaces cultivés laissant
apparaître de place en place de petits massifs boisés (Pinède
de Malamousque, Bois de Quincandon ou de la Fangassière,
Bois des Mas du Petit et du Grand Chaumont). L’agglomération
d’Aigues-Mortes s’est développée sur l’ancien cordon littoral
Nord.
- Entre les deux cordons littoraux, les étangs et marais
occupent plus de la moitié du territoire communal et font pour
la plupart partie du cycle d’exploitation du sel (Etang de la
Ville, Etang du Roi, Clos du Commun, Clos des Quarante
Sols). L’étang de la Marette, qui appartient à cette même
entité, mais désormais séparé par la RD 979, n’est plus
exploité pour la production de sel.
La particularité d’Aigues-Mortes est l’exploitation de ses plans
d’eau pour la production de sel. La Compagnie des Salins du
Midi et des Salines de l’Est, principal propriétaire foncier de
la commune, en assure la gestion. L’image d’Aigues-Mortes
est étroitement associée à celle des salins ; inversement,
le patrimoine architectural de la Cité et sa renommée
internationale donne à l’entreprise un cadre privilégié pour
son image et sa communication commerciale.
Terres et zones humides autour d’Aigues-Mortes
Extrait de la carte IGN PROVENCE la Camargue
Randonnées entre petit et grand Rhône
Ech: 1/50 000eBUTEUR EN PHIENIENEMAENNEINIEE
Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -22
LE PPRI
L’ensemble de la commune, inscrite dans le vaste territoire
de la Petite Camargue gardoise, se caractérise par un faible
relief et des altitudes proches du niveau de la mer, de 1 à 3
mètres au-dessus.
Les seuls reliefs sont:
- Le cordon dunaire fossile, orienté Est-Ouest, sur lequel s’est
développé l’agglomération, son altitude moyenne est de deux
mètres,
- les levées de terre des digues, des canaux et des chemins
dans la partie Sud-Est du site patrimonial remarquable. Leurs
altitudes sont d’environ un mètre au-dessus de la mer.
Ces aménagements témoignent d’un modelage complexe du
site contraint par les activités économiques (l’exploitation du
sel, l’assèchement des terres agricoles et leur irrigation...)
UN SITE SOUMIS AU PLAN DE PRÉVENTION DES
RISQUES D’INONDATION (P.P.R.I.)
Le projet de PPRI de la commune d’Aigues-Mortes a été
approuvé le 5 septembre 2022.
Le site patrimonial remarquable figure dans le P.P.R.I.
- en aléa modéré en zone urbanisée (M-U)
- en aléa résiduel en zone de centre urbain
(R-Ucu)
- en aléa modéré en zone de centre urbain
(M-Ucu)
- en aléa fort submersion en zone de centre
urbain (Fsub-Ucu)
L’aléa «fort submersion en zone de centre urbain» porte
sur les voiries Sud-Est intra-muros ainsi que les boulevards
intérieurs Sud et Est. Il n’affecte pas les immeubles.
Ces derniers sont, au plus contraignant, soumis à l’aléa
«modéré en zone urbanisée».
Il conviendra dans le règlement de rappeler que chaque zone
concernée par le risque inondation doit le prendre en compte
conformément au PPRI en vigueur.
Les composantes physiques et naturelles du site
+1.80 .
+1.30 .
+0.70 .
+1.02 .
+0.50 .
+1.12 .
+0.80 .
.+0.70
+1.19 . .+0.90
.+1.17
.+1.20
+1.20 .
Altimétrie sommaire
Extraite de levées topographiques de
géomètre dans le cadre de l’étude pour
«l’aménagement des abords des remparts
Sud et Est de la cité»
Green Concept - Mars 2012
Cartographie DDTM, septembre 2022
1Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -23
LE GRAND PAYSAGE,
LES LABELS ET SITES
NATURELS protégés,
LE MONUMENT DANS LE
SITE
Le grand paysage
1.
LE TERRITOIRE
1Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -24
Le grand paysage ENCEINTE FORTIFIEE D’AIGUES-MORTES
Photo aérienne du territoire communal
Source: Internet
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| Grand Site Camargue gardoise
« + limite départementale
delta de Camargue
Fond cartographique : SCAN100 IGN
Sources : SMCG / PNRC
Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -25
Le grand paysage
L’IDENTITÉ PAYSAGÈRE D’AIGUES-MORTES
Le site patrimonial remarquable d’Aigues-Mortes s’inscrit
dans le territoire naturel de la Camargue.
Terre incertaine, diႈcilement praticable, porteuse de maladie,
la Camargue a longtemps été perçue comme un pays à
transformer et à mettre en valeur, non comme un paysage
digne d’attention en soi. La transformation s’est faite par le
drainage, les digues, les mises en culture, la création de port,
voire de station balnéaire.
Il aura fallu attendre la science de l’écologie pour apporter
leurs lettres de noblesse aux milieux naturels.
Les paysages actuels ont fortement été inÀuencés par l’histoire
hydraulique du territoire. Cette zone était anciennement
occupée par des bras disparus du Rhône qui se déversaient dans la mer. Afin de la valoriser pour l’agriculture et pour se protéger des crues, l’homme a creusé le canal du Rhône à Sète, a endigué le Petit Rhône et a créé un réseau de fossés maillant le territoire et permettant l’irrigation et le drainage dès
l’époque romaine*.
Les paysages entourant Aigues-Mortes aujourd’hui sont la
résultante des évolutions naturelles et de l’action des hommes
qui s’y sont implanté. Trois grandes unités paysagères se
dégagent:
- Les zones humides composées de prairies
humides, d’étangs, de marais, de lagunes et de lagunes
salicoles. Aux pieds des remparts Sud elles permettent la
production de sel de mer exploitée par la Compagnie des
Salins du Midi.
- Les espaces agricoles dans les zones hautes qui
correspondent à d’anciens lidos, 2 à 3 mètres au dessus du
niveau de la mer, divers type de culature sont pratiquées. En
covisibilité avec le site patrimonial remarquable d’Aigues-
Mortes, la viticulture est présente avec le Vin des Sables des
Domaines Listel.
- Les espaces bâtis qui se sont développés sur les
zones les moins soumises aux inondations. Ils sont donc
limités dans l’espace par la présence des zones humides. Les
façades Est et Sud des fortifications en sont les représentations
les plus parlantes.
* Extrait du dossier de candidature au «Grand Site de la Camargue Gardoise» 2013
Intégration du Grand Site Camargue Gardoise dans le territoire du delta de Camargue et limites séparatives
AIGUES-MORTES"ne. = = _—… ‘
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C2 Grand Site Camargue gardoise | | 7 1
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Périmètres de la Réserve de Biosphère | = : r K À te |
zone centrale N | , EY D
zone tampon \
zone de transition
Fond cartographique : SCAN100 IGN 012 4 —.
Sources : SMCG / PNRC 1 1 1 j =.
Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -26
LES LABELS DE SITE NATUREL
Plusieurs labels se superposent au site patrimonial remar-
quable d’Aigues-Mortes:
- Grand Site de France Camargue Gardoise
Le 17 janvier 2014, la Camargue gardoise est devenue le
14ème Grand Site de France. Ce site est géré par le Syndicat
Mixte pour la protection et la gestion de la Camargue Gar-
doise (SMCG).
Ce label souligne la qualité des actions réalisées en faveur
de ses paysages. Elles se traduisent notamment par la res-
tauration des sites dégradés et l’amélioration de l’accueil du
public (ouverture de la Maison du Grand Site en 2014). Elles
Périmètre RAMSAR et RÉSERVE DE BIOSPHÈRE
AIGUES-MORTES
Les sites naturels protégés
1
impliquent une gestion concertée avec les acteurs locaux.
La requalification paysagère s’est traduite notamment par la
démolition en 2007 de l’ancienne cave coopérative, édifiée
en béton en 1913 aux abords des remparts d’Aigues-Mortes,
et par la renaturation du site de l’étang de la Ville aux abords
des remparts d’Aigues-Mortes (front sud).
- Périmètre RAMSAR n° 17 Petite Camargue
«Pour la conservation et l’utilisation rationnelle des zones
humides par des actions locales, régionales et nationales et
par la coopération internationale, en tant que contribution à la
réalisation du développement durable dans le monde entier.»
- Réserve de BIOSPHERE «Camargue-Delta du Rhône»
«Il concerne les sites désignés par les gouvernements natio-
naux et reconnus par l’UNESCO dans le cadre de son Pro-
gramme sur «Man And Biosphere»(MAB) pour promouvoir
un développement durable basé sur les eႇorts combinés des
communautés locales et du monde scientifique.»3
4
TS S'en
PE SES PAT À UN s MN:
Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -27
AIGUES-MORTES
Sites NATURA 2000 (SIC et ZPS) et RÉSERVES NATURELLES RÉGIONALES
- NATURA 2000: Site d’Intérêt Communautaire Petite Ca-
margue (SIC)
«Ce réseau mis en place en application de la Directive «Oi-
seaux» datant de 1979 et de la Directive «Habitats» datant
de 1992 vise à assurer la survie à long terme des espèces
et des habitats particulièrement menacés à forts enjeux de
conservation en Europe.»
- NATURA 2000: Zone de Protection Spéciale Petite Ca-
margue laguno marine (ZPS résultant de la ZICO LR 34)
«Elle vise la conservation des espèces d’oiseaux sauvages
figurant à l’annexe I de la Directive «Oiseaux» ou qui servent
d’aires de reproduction, de mue, d’hivernage ou de zones de
relais à des oiseaux migrateurs».
Les sites naturels protégés
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site inscrit
communes SMCG PIS — ,
Fond cartographique : SCAN 100 IGN ;
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la pointe de l'Espiguette
et le Rhône de Saint Roman
Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -28
Les sites naturels protégés
AIGUES-MORTES
Sites CLASSES et INSCRITS
1Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -29
LES SITES NATURELS CLASSÉS
Le Sud du site patrimonial remarquable d’Aigues-Mortes est
délimité par trois sites naturels classés:
- Le site classé du «Panorama découvert depuis la
voie littorale CD62 sur les Remparts».
Par décret du 20 juin 1973, ce site occupe une superficie
d’environ 599 hectares sur la commune d’Aigues-Mortes.
Il revêt une dimension à la fois naturelle et historique. Outre
la vue sur la cité fortifiée d’Aigues-Mortes, le site découvre
un paysage très plat, de marais et d’eaux libres, constitué
principalement par l’étang de la Marette et les sansouïres du
secteur de la Renarde.
Les sites naturels protégés
- Le site classé de l’«Etang de la Ville et ses abords».
Par décret du 9 mars 1993, ce site occupe une superficie
d’environ 685 hectares sur la commune d’Aigues-Mortes.
Ce classement a deux objectifs:
- Il protège un paysage ayant une dimension historique et ar-
tistique: valeur historique de l’étang en tant que siège du port
d’Aigues-Mortes et vues panoramiques sur la cité d’Aigues-
Mortes.
- Il conserve l’écrin paysager naturel et agricole de la cité mé-
diévale d’Aigues-Mortes, caractérisé par des zones humides,
des salins et des parcelles cultivées.
- Les sites classés des «Terrains en avant de la porte
de la Gardette»
Par arrêtés du 13 Août 1936 et du 27 avril 1936, ces sites
occupe une superficie d’environ 0.4 et 0.8 hectares sur la
commune d’Aigues-Mortes.
Les motivations du classement ne sont pas précisés par les
deux arrêtés. Néanmoins ces sites présentent un intérêt pit-
toresque et historique. L’objectif est de préserver les pers-
pectives sur la porte de la Gardette, principale entrée dans
la ville fortifiée d’Aigues-Mortes, et élément majeur des rem -
parts datant du XIIIème siècle.
- Le site classé «Marais de la Tour Carbonnière».
Par décret du 16 novembre 1999, ce site occupe une super-
ficie d’environ 734 hectares sur la commune d’Aigues-Mortes
et Saint-Laurent-d’Aigouze.
Il préserve l’intérêt pittoresque et paysager du site:
- d’une part le paysage du marais attaché au monument, qui
oႇre une image de la Camargue typique et mythique,
- d’autre part le grand paysage découvert depuis le sommet
de la tour Carbonnière: observatoire panoramique unique
permettant la lecture globale du paysage, de la Camargue
aux contreforts des Cévennes.
Les sites naturels inscrits
Le Nord-Est d’Aigues-Mortes est délimité par un site naturel
inscrit, le Site «Camargue gardoise fluvio lacustre»
Tour de Constance Tour de Constance
Tour de Constance
1Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -30
Le monument dans le site
LE MONUMENT DANS LE SITE
Prise entre un site naturel d’exception au Sud et une
urbanisation galopante au Nord, l’enceinte fortifiée d’Aigues-
Mortes mène un combat permanent pour conserver sa place
historique dans le territoire de la Camargue et au sein même
de son agglomération.
Urbanisation
Emprise de la ville historique
Terres humides basses faiblement bâties
1Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -31
UN RÔLE DE TRANSITION
Entre les contraintes physiques et économiques de son
territoire, la ville fortifiée d’Aigues-Mortes joue à présent un
triple rôle de transition:
- elle définit la limite urbaine Sud,
- elle est le fond de scène des salines et des zones
agricoles protégées,
- elle est le point d’articulation entre le canal du Rhône à Sète,
le port de plaisance et le chenal maritime du Grau du roi.
Si le monument se donne à voir au Sud et à l’Est par un large
panorama découvert jusqu’à la mer, son approche depuis les
terres au Nord est beaucoup plus confidentielle. Seuls les
canaux oႇrent des perspectives sur la Tour de Constance et
les remparts Nord et Ouest.
Les routes d’accès convergent toutes vers les espaces
publics autour du port, espaces complexes sans qualité
urbaine ou patrimoniale, voués à la gestion et l’organisation
de la circulation routière.
A la minéralité de la façade Sud et l’ouverture visuelle vers
le ciel et les terres basses s’oppose l’urbanisme végétal et la
densité bâtie des faubourg au Nord des Remparts.
Le monument vu depuis l’Etang de la Ville: Minéralité, végétation basse et eaux stagnantes.
Le monument vu depuis le pont d’Artois sur le canal du Rhône à Sète: péniches touristiques et alignement d’arbres.
Le monument dans le site
Les «remparts à la tombée du jour» - Vincent Bioulès - 2004
1Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -33
LA TOPOGRAPHIE
HISTORIQUE
(ou le développement
de la ville dans le site)
La topographie historique
1.
LE TERRITOIRE
«Carte d’état major - Feuille de Montpellier - Aigues-Mortes - 1/40000e» - 1er avril 1855 Paris - IGN 233 NE
1FT]
À. Eglise paroissiale (église Notre-Dame-des-
Sablons
B. Maison urbaine des bénédictins de Psalmodi
(couvent des Capucins)
C. Couvent des Cordeliers
Porte de la Gardette
Porte des Cordeliers
Porte de la Reine
Porte des Moulins
. Porte de l'Organeau
Porte des Remblais (porte de Montpellier)
Les lignes en tracés gras délimitent les premières
artères de l'agglomération.
à
OHnBUWN
=
Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -34
13e siècle: Création de la ville en 1241
Dès l’origine, les compositions et la forme urbaine d’Aigues-
Mortes sont pensées en même temps que l’enceinte et les
ouvrages de défense (tour et portes).
L’enceinte Sud borde l’étang naturel.
La topographie historique
«Plan de la ville d’Aigues-Mortes et de ses environs» dressé par Louvier- 1891 Paris-Médiathèque Architecture et Patrimoine
En ROUGE: Ancien chenal dit «Canal Vieil»
Itinéraire de Saint Louis entre 1248 et 1270
En BLEU: Modi¿cation du chenal.
Itinéraire suivi par Charles Quint 1538
1Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -35
Fin 17e siècle: Création des bastions
Aménagement de glacis et bastions aux abords de l’enceinte
médiévale.
Au Sud, l’étang de la ville touche l’enceinte.
La topographie historique
1a. Logement du Gouverneur
: [b. Logement du Lieutenant de Roy
| ‘!c. Casernes des soldats
[d. Place d'Armes
e. Place de Ville
!f. Maison de Ville
19. La Halle
|h. La Grande Eglise
i. Les
j. Les Cordeliers
[k. L'Hospital
|. Place de l'Ancien Arsenal
m. Demy lune éboulée
7 |
[1] contours d'ilots
6 + 1 : tracé incertain d'ilots, de bâti, de tracé viaire
Fe m4
{D'après les plans de 1724, Bibliothèque de Montpellier et 1727, 205 350, Paris.
IL: /
f / / /
/ e / 1 H / /
/ / / J / SECTION E2 d LJ_ |
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Fr k f f { : / LN f 7 Le à i / LAS
Le pied de l'enceinte est traité en fossé dont une
partie est encore en eau. |
NS SR} r ?
Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -36
La topographie historique
18e siècle: Début de l’installation hors-les-murs
Désaႇection et disparition progressives des ouvrages
défensifs autour des fortifications. Seul le bastion Nord de la
porte de la Gardette est maintenu. Il continue à jouer un rôle
de contrôle avec le poste de garde.
Apparition de cabanes le long du canal du Bourgidou et du
chenal maritime.
Les tracés des principales voies d’accès vers la ville forte
sont déjà présents; les routes contemporaines correspondent
à ces tracés.
Mention d’un cimetière au pied de la Tour de la Mèche.
«Plan d’Aigues-Mortes et environs, échelle de cent toises» - Avant 1624 Paris-BN Estampes
1a. Logement du Gouverneur : 3
b. Logement du Lieutenant de Roy
| |c. Logement du Major
Id. Casernes des soldats
e. Corps de garde | E
|f. Place d'Armes p
|g. Hôtel de Ville |
h. La Hale |
i. Paroisse
‘|j. Les Capucins \
k. Eglise et couvent des Cordeliers servant F \®
actuellement d'arsenal ”(
11. Terres des Cordeliers
‘Im. L'Hôpital
n. Emplacement de l'Ancien Arsenal
| [_ [contours d'ilots
À tracé incertain d'llots, de bâti, de tracé viaire
—
nu
2
2,
'
1mu —
f; *: ss
ee
.——)
jardins
‘| D'après les plans de 1788, C-6955, Archives Départementales de | &x l'Hérault et MH 205 351, Paris.
A 7 1] [7 & Fe Püé
Fa | FT S à
9 AIGUES-MORTES — Le Canal
ff = É:
Sr Ch F.
f f
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g
d = x vrt v
= À ù ZX \\ 1 "1 x Le / \
7 #
Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -37
Fin 18e siècle: Con¿rmation de l’urbanisation le long
des canaux
Développement progressif du bâti le long de la rive droite
du canal du Bourgidou et du nouveau canal de Beaucaire,
construit de 1777 à 1789.
Le chenal maritime conserve encore sa forme naturelle
sinueuse.
L’urbanisation hors des remparts privilégie les rives des
canaux. Les abords des remparts restent aႇectés aux
cultures. Les traces des bastions ont disparu.
Premier recul de l’Etang de la Ville au Sud des remparts.
La topographie historique
Cabanes de pêcheurs le long du Bourgidou.
1M
Hu (la ville), échelle 1/1250°", 1835. a
1 _ Plan d’Aigues-Mortes et
ses environs
a. Hôtel de Ville
b. Eglise Notre-Dame-des-Sablons
c. Les Capucins
d. Eglise et couvent des Cordeliers
e. Terres des Cordeliers
f. Eglise des Pénitents Blancs
g. L'Hôpital
h. Promenade
[__] contours d'ilots
_ - limites parcellaires encore existantes
! __ : tracé incertain d'ilots, de bâti, de tracé viaire
ÎEEET jardins EE
D'après le plan cadastral napoléonien, sections A2, B1, F1, F4 et
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ETANG DE
VILLE
Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -38
La topographie historique
1835: Réalisation des voies à la mer
Tracé des voies vers le Grau du Roi.
Fossés encore en eau autour des Remparts.
Tracé résiduel d’un bastion au Nord des Remparts.
Permanence de tracés parcellaires existants encore au-
jourd’hui.
Permanence d’une promenade devant la Tour de Constance.
Poursuite de l’urbanisation au Nord du Canal du Bourgidou.
Persistance de jardin le long du canal du Bourgidou.
L’étang de la Ville atteignait presque les remparts.
Il était d’une profondeur susante pour circuler en barque.
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Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -39
La topographie historique
1891: Aménagement du port et de la voie ferrée
Reprofilage des quais du Canal maritime vers le Grau-du-Roi.
Aménagement des voies de chemin de fer.
Disparition du mur entourant le fossé de la Tour de Constance.
Plan d’alignement du bati autour de l’avenue Jean-Jaurès
(côté Rempart Nord). Densification rapide et ouverture de
nouvelles voies.
Les abords Sud des remparts ont été comblés en 1778,
En partie avec les déblais du creusement du canal de Beaucaire.
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Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -40
20-21e siècles: Le remplissage du Quadrant
Jusqu’à la moitié du 20e siècle l’extension de
la ville s’est appuyée sur les lignes directrices
du parcellaire agricole et sur les branches
rayonnantes des canaux.
Dès la création de l’avenue Frédéric Mistral, la
ville s’étend sans rupture avec la cité médiévale
au Nord-Est
La voie rapide marque aujourd’hui la limite Nord-
Ouest de l’urbanisation. En soixante ans, la
ville a quadruplé de taille selon une croissance
exponentielle ces dix dernières années alors
que sa population a simplement doublé.
Les enjeux collectifs ont été perdus.
La topographie historique
1946
Une nouvelle avenue pour s’étendre
Urbanisation en étoile selon la logique liée aux
canaux et aux nouveaux axes de circulation :
voie ferrée et canal du Bourgidou remblayé pour
devenir l’avenue Frédéric Mistral.
La trame paysagère est encore très forte.
Compacité de la forme urbaine moderne qui
prolonge la citadelle au Nord-Est.
1963-1974
Les premières extensions urbaines
La ville se développe progressivement vers le Nord
et l’Est en continuité avec les quartiers existants.
Création d’une 2x2 voies au nord en provenance de
Montpellier. Cependant pas de développement vers
cet axe qui reste une ceinture lointaine.
Apparition de formes urbaines nouvelles: habitat
individuel et logement collectif.
1985
La consolidation du développement Nord-Est
Finalisation de l’urbanisation du triangle Nord-
Est jusqu’à l’écluse du Bourgidou.
Apparition d’un mitage sur la zone Ouest du
chemin de la Pataquière, marquant le saut de
l’urbanisation sur la rive Ouest.
Etalement Nord-Est jusqu’au giratoire de
Malamousque et constitution d’une entrée de
ville commerciale.
1996-2002
La formation des périphérie urbaines
La ville est desormais ceinturée par les axes
de circulation moderne. Les développements
urbains restent encore basés sur le parcellaire
agricole et le schéma en étoile.
La voie rapide n’a pas été accompagnée d’une
transversale qui aurait amené la cohésion et
l’échelle souhaitée.
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Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -41
La topographie historique
2010
L’extension jusqu’à la voie rapide
Les projets d’ensemble au Nord-Ouest, dédiés
à l’artisanat et au logement résidentiel ont très
rapidement atteint la voie de contournement de la
ville.
L’habitat individiduel s’étend à l’Est, par petites
tranches, le long des chemins ruraux encore étroits,
sans projet urbain.
Le maillage des nouvelles rues reste incertain avec la
création de nombreuses impasses.
1(à partir de 1275) 1241:Création de la ville
1724 1 1727
Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -42
La topographie historique
La Cité fortifiée, dont la construction remonte au milieu du
13e siècle, constitue le noyau originel d’Aigues-Mortes; c’est
à partir de ce noyau que s’est développée l’agglomération, le
long des axes structurants que constituent les canaux. Ceci
explique la construction en forme d’étoile de l’agglomération.
La Cité et le port d’Aigues-Mortes étaient en eႇet initialement
situés au centre d’une croix dont les branches étaient formées
au Sud-Ouest par le canal du Grau-du-Roi (la « Grande
Roubine »), au Nord-Est par le canal de Beaucaire et au Sud-
Est par le canal du Bourgidou.
Dans un premier temps, le canal du Bourgidou a servi d’axe
au développement à un nouveau quartier extra-muros,
orienté Est-Ouest. Dans le même temps, des habitations se
sont implantées le long du canal du Grau-du-Roi, révélant la
forte activité liée à l’exploitation du sel sur l’étang de la ville.
Le canal de Beaucaire, troisième branche de l’étoile, s’est
ensuite aႈrmé comme un nouvel axe de développement de
l’urbanisation.
Le recouvrement du canal du Bourgidou a eu pour eႇet un
étalement de l’agglomération vers l’Est, sa trace demeurant
néanmoins fortement visible dans l’organisation de ces
nouveaux quartiers.
SYNTHESE DE
L’EVOLUTION DE
LA VILLE
13e siècle
¿n 17e siècle (?)
1Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -43
La topographie historique
Au cours des dernières années, l’extension de l’agglomération
s’est faite non seulement vers l’Est mais aussi vers le Nord et
l’Ouest ; une nouvelle limite est apparue, celle de la RD 62,
voie de communication majeure entre le littoral (Grau-du-Roi
et Grande-Motte), l’autoroute A9 (échangeur de Gallargues)
et l’arrière-pays gardois.
Les extensions urbaines atteignent rapidement cette nouvelle
« barrière » physique ; les nouveaux quartiers sont peu
denses et grands consommateurs d’espace ; ils développent
une image urbaine et un vocabulaire architectural en rupture
avec les quartiers fondateurs de la ville.
2013
1Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -45
2.
La ville
LE RAPPORT DE LA VILLE AU
MONUMENT .....................................2-47
LA COMPOSITION URBAINE ...........2-55
LES ESPACES PUBLICS ET
L'URBANISME VÉGÉTAL ..................2-61
L'ORGANISATION DES PARCELLES
ET DU BÂTI.......................................2-71
27
Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -47
LE RAPPORT DE LA VILLE
AU MONUMENT
2.
la ville
Rue d’Esparon à Aigues-Mortes
en direction de la Tour de Constance
2Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -49
UNE ENCEINTE CONSERVÉE ET RESPECTÉE
L’enceinte du 13e siècle est restée sous l’autorité militaire
jusqu’à la fin du 19e siècle, soit presque 600 ans.
L’entretien scrupuleux laisse une enceinte fortifiée dans un
état remarquable sans adjonction architecturale.
La ville du 19e siècle s’est construite à distance du monument,
au-delà des canaux, dans le plus grand respect de l’architecture
existante. L’espace intermédiaire restait cultivé.
Le remplissage intersticiel du faubourg National s’est dessiné
avec le boulevard Diderot parallèlement aux remparts Nord
et aux allées Mistral sur l’ancien canal du Bourgidou, tout en
ménageant une ouverture vers le port.
Depuis cette époque, l’environnement bâti immédiat du
monument n’a pas été modifié. Une zone «non aedificandi» suit les remparts. Elle résulte du classement «Monuments
Historiques» en 1921 des fortifications et des terrains contigus.
Ponctuellement - c’est le cas pour un seul îlot intra-muros
- quelques édicules ont été bâtis en fond de parcelle et
s’adossent aux remparts mais sans altération profonde.
Les remparts de la ville restent aujourd’hui la meilleure
image et la plus porteuse de la commune en terme de
patrimoine et d’attraction touristique. Le monument cristallise
tout l’imaginaire médiéval du site, par ses dimensions
remarquables et son état de conservation.
Les aménagements publics au sol se sont succédés et
évolueront encore certainement en fonction des enjeux de la
ville.
Le rapport de la ville au monument
Bourgidou
Boulevard Diderot
Faubourg National Port
«Plan d’Aigues-Mortes» - Avant 1882
Nîmes - Archives départementales
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à
Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -50
< LA PLACE ANATOLE FRANCE (ancienne place d’Armes)
L’ancienne Place d’Armes, actuelle Place Anatole France est
le seul lieu ouvert intra-muros, après l’entrée majeure par la
porte de la Gardette. Cet espace public oႇre aujourd’hui un
lieu d’accueil avant l’accès aux remparts et à la ville ancienne.
Le rapport de la ville au monument
1- Remparts Nord: face extérieure
1- Remparts Nord: face intérieure
1- Remparts Nord: face intérieure au niveau de la place Anatole france
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3
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LES QUATRE FAÇADES DES REMPARTS
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