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Arrêté - Préfecture - Gard - 1 Rapport presentation Annexé
Arrêté - Préfecture - Gard - 1 Rapport presentation Annexé
Arrêté - Préfecture - Gard - 1 Rapport presentation Annexé à Arrêté Partie 2 p 051 100
Document publié le Samedi 1 janvier 2005
Lien du pdf (Arrêté - Préfecture - Gard - 1 Rapport presentation Annexé à Arrêté Partie 2 p 051 100)
Thèmes du document : Aménagement du territoire, Culture et patrimoine, Transports,
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Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -51
Le rapport de la ville au monument
2- Remparts Ouest: face extérieure 3- Remparts Est: face extérieure
2- Remparts Ouest face intérieure 3- Remparts Est face intérieure
2Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -52
4- Remparts Sud: face extérieure
4- Remparts Sud: face intérieure
Le rapport de la ville au monument
2Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -53
Le rapport de la ville au monument
L’ENCOMBREMENT DES ABORDS IMMÉDIATS DES
REMPARTS
Les aménagements aux abords immédiats des remparts
sont réalisés parfois au détriment de la mise en valeur du
monument et/ou de sa bonne conservation.
Les altérations sont nombreuses et de diႇérentes natures:
Extra-muros, les vastes terrains ouverts,
- au Nord (port de navigation, boulevard Diderot et parking),
- à l’Est (voie de contournement des remparts, nouveaux
parkings),
- à l’Ouest (voies ferrées et voiries)
oႇrent une vue encombrée sur les remparts: aménagements
de parcs de stationnement avec leurs mobiliers asociés,
présence de végétation exotique ornementale, variation des
niveaux de sols avec des matériaux hétérogènes.
Dans le cadre du label Grand Site, le front sud des remparts
a fait l’objet d’une renaturation.
Intra-muros, la proximité du front bâti, la circulation et
stationnement automobile aႇectent l’intégrité du monument:
- la proximité des fronts bâtis hétérogènes, voire même
défigurés par les restaurations successives entrent en
concurrence avec l’élévation des fortifications,
- la présence en stationnement des véhicules de tourisme
des habitants et commerçants encombrent les voies les plus
larges, les boulevards intérieurs et des pieds des remparts.
Accumulation de fonctions et d’équipements contre les remparts Nord à proximité de la porte de la Gardette: parking, arbres hautes tiges, arrêts des cars et du petit train touristique.
Superposition malheureuse des indispensables équipements urbains... Aménagement récent de dispositifs anti-dommage au monument: les voitures sont ainsi confortées dans leur légitimité à stationner contre le monument.
2Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -54
LES SOUHAITS DE «MONUM»
MONUM, gestionnaire du monument historique, exprime son
souhait de voir la mise en place de:
- la protection et la mise en valeur, à l’échelle urbaine, des vues
et perspectives vers les remparts par le dégagement visuel
et le retrait de toutes formes d’encombrements (véhicules
stationnés, mobilier urbain, panneaux de signalétique),
- la protection et le maintien de l’intégrité physique de l’enceinte
et de son niveau de sol de référence,
- la restauration des ouvrages secondaires aux remparts et la
réÀexion sur de nouveaux aménagements: passage sous les
portes majeures et poternes, piédroits des portes et poternes,
seuil des petites portes (accès internes au monument),
protection des escaliers par d’éventuels garde-corps, mise
en place de dispositifs anti-franchissement des véhicules,
accessibilité et restauration des coussièges et meurtrières,
entretien des douves...),
- la mise en place d’une servitude «non altius tollendi»,
- la redéfinition et la requalifiaction de l’espace public de la
place Anatole France, ancienne Place d’Armes,
- la création d’une association avec la Ville d’Aigues-Mortes
pour la concertation sur les projets d’aménagement.
L’IMPERMÉABILISATION DES SOLS
Le choix de maintenir les véhicules au pied des fortifications a
développé une série de dispositifs de protection de l’ouvrage
d’enceinte: trottoirs bétonnés et bordures. Ce choix va à
l’encontre:
- de la mise en valeur du monument historique,
- de sa lisibilté,
- de la conservation «sanitaire» de l’édifice: l’imperméabilisation
des sols des voiries publiques qui empêche l’humidité de
s’évaporer est à l’origine des remontées capilaires dans les
pierres du monuments.
Le rapport de la ville au monument
Blocage de l’accès aux coussièges et meurtrières avec le stationnement et le mobilier urbain; altération des lieux par l’aménagement d’équipements publics. Imperméabilisation des sols et par conséquent dégradation des massifs de pierre. Perte progressive du repère du sol originel par l’accumulation des couches de revêtements de sol. 2Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -55
LA COMPOSITION
URBAINE
La composition urbaine
2.
la ville
Boulevard Gambetta à Aigues-Mortes
depuis la porte de la Marine
2Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -56
La composition urbaine
LES ENTRÉES DE VILLE
L’ étang de la Ville et les zones humides marquent la limite de
l’urbanisation Sud.
Les canaux dans la ville traversent et organisent les quartiers.
Les voies de circulation routière et les voies Àuviales composent
une trame urbaine en étoile, caractéristique d’Aigues-Mortes.
Ce tracé étoilé converge vers le point historique de
franchissement des canaux, au pied de la Tour de Constance,
repère élevé central, tel un phare.
Vue aérienne Sud-Est / Nord-Ouest de la ville
2se
Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -57
ETANG DE LA VILLE CANAL MARITIME DU GRAU DU ROI
CANAL DU RHÔNE A SETE
La composition urbaine
CANAL DU RHÔNE A SETE
ENTREES DE LA VILLE ANCIENNE
AXES DE COMPOSITION NORD-SUD
ENTREES DE LA VILLE ACTUELLE
AXES DE COMPOSITION EST-OUEST
REMPARTS
REPERES URBAINS
PONTS ROUTIERS
LES AXES INTERNES A LA VILLE
L’enceinte militaire structure le monument. Historiquement
les entrées se faisaient par deux axes Nord-Sud:
- de la porte de la Gardette jusqu’à la place Saint-Louis
- la porte Saint-Antoine à la porte de la Marine.
L’axe Est-Ouest de la porte de la Reine à la poterne des
Remblais est resté confidentiel. Il a été supplanté au 19e
siècle par le boulevard Diderot et les allées Frédéric Mistral.
Les repères urbains dans la traversée du site patrimonial
remarquable sont à ce jour:
1- La Tour de Constance
2- la place Saint-Louis
3- la place Anatole France (ancienne place d’Armes)
4- la place de la Viguerie
5- l’avenue de la Tour de Constance
LIMITE PSMV
VOIE FERREE
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2
3
4
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Boulevard Gambetta
Boulevard Diderot
Allées Frédéric Mistral
BASSIN
PORT
2Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -58
La composition urbaine
LES QUARTIERS DU SECTEUR SAUVEGARDE
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Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -59
LES QUARTIERS DU SECTEUR SAUVEGARDE
Les coupures naturelles distinguent le site patrimonial remarquable en six quartiers:
- Le quartier de la Pêcherie:
Les cabanes de pêcheurs du 19e siècle se sont
progressivement transformées en habitation durable.
La voie ferrée divise la bande urbanisée en deux. C’est un
quartier isolé entre deux sites classés.
- Le port:
Sa configuration actuelle date du milieu du 19e siècle.
- Le faubourg de la Fraternité:
L’urbanisation a commencé au début du 20e siècle et s’est
poursuivi vers l’Ouest.
- Les remparts et la ville intra-muros:
L’enceinte du 13e siècle n’a pas été modifiée et les îlots se
sont densifiés jusqu’au 20e siècle.
- Le faubourg National:
Les constructions datent pour la plupart de la fin du 19e siècle.
Les terrains de sport constituent une réserve foncière d’envi-
ron 30 000 m².
- Le faubourg de la Gare:
L’habitat s’est installé à la fin du 19e siècle. Il a ensuite rayon-
né au Nord et à l’Est.
Les friches de part et d’autre de la voie ferrée représentent
environ 18 000 m².
La composition urbaine
2Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -61
LES ESPACES PUBLICS ET
L'URBANISME VÉGÉTAL
Les espaces publics et l’urbanisme végétal
2.
la ville
Bassin et canal du Rhône à Sète
depuis la Tour de Contance
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Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -62
LES ESPACES DE TRANSITION ENTRE LES ELEMENTS
NATURELS ET LA VILLE
Les canaux et les sites naturels classés qui délimitent le site
patrimonial remarquable d’Aigues-Mortes créent un paysage
de végétations basses et de zones humides laissant passer
le regard.
Des espaces de transition sont nécessaires pour la
cohabitations des entités naturelles et bâties: ils concernent
les plans de dégagement des abords Sud et Est (vue A) et les
remparts les quais (vues B et C).
Ils sont avant tout des espaces publics «vides» de toute
construction dont la perméabilité transversale est à valoriser.
Les espaces publics et l’urbanisme végétal
A - Prairie et circulation mixte aux abords des remparts Est et Sud.
B - Aménagement paysager le long du quai des Croisades.
C - Succession de barrières infranchissables entre les remparts Ouest et le port: une liaison de qualité à retrouver
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Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -63
Les espaces publics et l’urbanisme végétal
LES PLACES PUBLIQUES
Les places publiques, aux formes et contours bien définis par
les façades des immeubles se retrouvent intra-muros:
- la place Anatole France
- la place Saint Louis
- la place de la Viguerie
Extra-muros les espaces publics s’apparentent aux allées,
quais et trottoirs.
A- Place Anatole France (ancienne Place d’Armes)
B- Place Saint-Louis, au coeur de la ville forti¿ée C- Place de la Viguerie, création du 20e siècle sur l’emplacement de l’ancien hôpital disparu.
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Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -64
LE PAYSAGE URBAIN ET LES PERSPECTIVES A
PROTÉGER
Les vues sur les remparts Sud et Est sont protégées par le
classement des sites naturels de la Marette et de l’Etang de
la Ville.
A l’intérieur de l’agglomération, les vues sur les remparts
Nord et Ouest jusqu’à la porte de la Gardette pourraient être
également dégagées afin de redécouvrir le monument depuis
l’entrée Nord de la ville (pont d’Artois).
Les espaces publics et l’urbanisme végétal
A- Vue du Pont d’Artois: Faut-il abattre des arbres pour dégager les vues sur les remparts Nord entre la porte de Gardette et la tour de Constance?
B- Vue du Pont Rouge: Le dégagement visuel ne crée cependant pas la qualité des abords des remparts Ouest.
C- Vue de l’avenue du Port de Provence: des rives propices à la promenade.
B
C
A
2Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -65
Les espaces publics et l’urbanisme végétal La végétation des espaces privés La végétation des espaces publics Panorama découvert - Vues à protéger
L’URBANISME VÉGÉTAL
L’urbanisme ou patrimoine végétal au coeur du site
patrimonial remarquable constitue et appuie les voies de
circulation principales, qui sont également des entrées de
ville pour le site patrimonial remarquable. Ils étaient de grands
alignements de platanes, aujourd’hui clairsemé ou abattus:
1 - Alignement le long de la route de Nîmes jusqu’à la porte
de la Gardette,
2 - alignement le long de la rue de la Fraternité jusqu’au
boulevard Diderot,
3 - alignement le long des allées Frédéric Mistral à la rue du
Bourgidou.
1
2
3
2Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -66
Les espaces publics et l’urbanisme végétal
1 - Route de Nîmes: un alignement aujourd’hui clairsemé
qui accompagnait autrefois la route historique.
2 - Avenue de la Tour de Constance: une symétrie végétale 3 - Perspective de l’axe viaire sur la Porte de la Gardette à conserver
L’ENTRÉE DEPUIS LE NORD
L’entrée depuis le Nord est une succession de séquences
végétales:
1- L’alignement clairsemé des platanes sur la route de Nîmes,
2- La rupture dans le franchissement du pont d’Artois,
3- L’alignement élancé des platanes sur l’avenue de la Tour
de Constance et la perspective sur la porte de la Gardette.
1
2
3
L’alignement de platanes de l’entrée Nord à la porte de la Gardette: une entrée de ville à restructurer et une perspective à conforter.
2à redéfinir.
Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -67
Les espaces publics et l’urbanisme végétal
1 - Rue de la Fraternité: un alignement déséquilibré voué
à sa disparition entre des façades hétérogènes
2 - Abords de la Tour de Constance: des espaces publics végétalisés
disparates, sans hiérarchie de vues
3 - Boulevard Diderot: une simplicité de lecture à conserver
1 2
3
L’ENTRÉE DEPUIS L’OUEST
L’entrée depuis l’Ouest est également découpée en trois
séquences végétales:
1- L’alignement deséquilibré de platanes,
2- La rupture dans le franchissement du pont Rouge et les
abords de la tour de Constance à la végétation hétérogène,
3- L’alignement des platanes sur le boulevard Diderot en vis à
vis des façades des maisons.
Entre le port et la Tour de Constance, des espaces publics à requali¿er et la place de la végétation à redé¿nir.
2Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -68
Les espaces publics et l’urbanisme végétal
1 - Le triple alignement de platanes des allées Frédéric Mistral sur l’ancien canal du Bourgidou 2 - Les plantations ornementales du square Charles de Gaulle, orientées par rapport au monument aux Morts
Les allées ombragées de l’entrée Est: une fraicheur à conserver
L’ENTREE DEPUIS L’EST
L’entrée depuis l’Est est remarquable par son triple alignement
de platanes qui s’ouvre et se transforme en plantations
ornementales à l’approche du Port
1
2
2Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -69
Les espaces publics et l’urbanisme végétal
1 - Tilleuls palissés et aménagements urbains structurants de part et d’autre du boulevard Gambetta. 2 - Dominante minérale du Faubourg National.
Du boulevard Gambetta au faubourg National: un axe urbain à requali¿er
1
2
2Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -70
Les espaces publics et l’urbanisme végétal
La végétation privée participe de la qualité esthétique des lieux et lutte contre les îlots de chaleur.
LES AUTRES PLANTATIONS: LA VEGETATION
D’ORNEMENTATION DES JARDINS PRIVES
Les espaces libres intra-muros et extra muros présentent des
diႇérences importantes du fait de la plus grande superficie
des terrains libres inscrits dans un tissu urbain plus souple et
moins homogène extra-muros qu’intra-muros.
Intra-muros les arbres se raréfient, faute d’espace de
plantation. Les arbres se concentrent sur la place Saint-Louis,
la place Anatole France, le long du boulevard Gambetta et sur
la place de la Viguerie.
Pour palier ce manque de «vert», des plantes grimpantes ont
été plantées et courent sur des treilles au pied des façades
sur rue. Les touches colorées des Àoraisons apportent la
fraicheur et la poésie qui pouvaient manquer à l’urbanisme
militaire.
Les plantes grimpantes apportent fraîcheur et poésie aux alignements bâtis.
«Essences des jardins d’Aigues-Mortes:*
Arbres: albizia, platane, acacia, mûrier, ¿guier, néÀier, olivier,
et fruitiers divers,
Arbustes: vignes, lauriers, tamaris, troène, bougainvillée,
glycine, buddleia et diverses essences grimpantes et
rampantes.»
* extrait de «Réhabilitation du domaine public» Claude Perron 1982
2
La végétation des cours intérieures diminue chaque année
lors de l’extension des constructions. Un curetage devient
nécessaire pour restituer les jardins, les cours, les sols
perméables et ainsi lutter contre les îlots de chaleur.y (WI D
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Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -71
L'ORGANISATION DES
PARCELLES ET DU BÂTI
L’organisation des parcelles et du bâti
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Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -72
L’organisation des parcelles et du bâti
LES TRAMES URBAINES
La trame de la ville intra-muros
La trame de la ville ancienne est caractérisée par ses maillages
formés de ruelles orthogonales, dessinées selon l’orientation
des fortifications et l’implantation des portes.
La trame urbaine, à première vue régulière, n’est pourtant
pas issue d’un schéma urbain planifié: les ruelles ne sont pas
rectilignes et les perspectives urbaines sont interrompues.
Seules les rues principales Nord-Sud, à savoir la Grand-Rue,
la rue Jean Jaurès et le boulevard Gambetta sont des tracés
projetés.
Les îlots bâtis sont denses, les façades continues et alignées
sur rue.
Cette trame génère des ilôts urbains rectangulaires à largeurs
variables. Cette organisation orthogonale (mais pas normée)
ne se retrouve pas hors-les-murs. Historiquement, il était
interdit de construire en dehors de l’enceinte.
Extrait 1: Trame du quart Nord-Ouest intra-muros
Extrait 2: Trame du quart Sud-Est intra-muros
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Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -73
L’organisation des parcelles et du bâti
La trame urbaine des anciens faubourgs
L’urbanisation de la fin 19e siècle/ début 20e siècle a produit
une trame irrégulière. Elle s’est organisée selon les contraintes
du tracé de l’ancien canal du Bourgidou et du front Nord des
remparts.
Seul le faubourg National prolonge la trame urbaine de la ville
ancienne hors ses murs.
La trame urbaine au bord des canaux
Les autres maillages dessinés aux abords des canaux et du
chenal maritime sont restreints car peu urbanisés. La forme
urbaine suit les lignes du réseau Àuvial: trame étirée et mince
délimitant un ou deux rangs d’îlots seulement.
Extrait 4: Trame des anciens faubourgs Extrait 3: Trame au bord du chenal d’Aigues-Mortes à la mer
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Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -74
L’organisation des parcelles et du bâti
ORGANISATION DES ILOTS ET LES PARCELLES
Les îlots, rectangulaires pour la plupart ou très étirés (1), sont
découpés en parcelles dans leur épaisseur. La division en
lanière suit un rythme relativement régulier d’une extrémité à
l’autre.
Selon la profondeur de l’îlot urbain, les parcelles sont
traversantes - cas des îlots les plus étroits (1) et (2) - ou
orientées sur la rue avec une subdivision par moitié de l’îlot
selon les exemples (3) et (4).
Au fil des années et au gré des successives subdivisions
cadastrales, les extrémités des îlots se sont modifiés: les
parcelles se sont retournées sur la rue (4). En découlent une
nouvelle orientation des toitures, une profondeur moindre des
parcelles et un nouveaau paysage urbain.
Cette configuration se retrouve également sur les îlots carrés
ou plus ramassés (5).
(1) îlot bordant une voie, rue ou canal extra-muros (2) parcelles en lanières traversantes
(3) parcelles divisées en deux
(4) parcelles perpendiculaires aux extrémités de l’îlot
et lanières divisées en deux
(5) parcelles perpendiculaires aux extrémités de l’îlot L’orientation parcellaire à Aigues-Mortes
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Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -75
L’organisation des parcelles et du bâti
RÉPARTITION DU BÂTI SUR LA PARCELLE
Les parcelles étroites et allongées supportent un bâti principal sur rue d’une à deux travées en façade (une habitation le plus souvent, des immeubles utilitaires plus rarement). Un jardin ou cour minérale se développe à l’arrière.
Des dépendances de petite taille telles que les ateliers d’artisanat, les remises agricoles, les appentis, sont bâties en fond de parcelle. Elles se retrouvent en coeur d’îlot lorsque la parcelle a été divisée dans sa profondeur.
PETITES PARCELLES
Schéma d’implantation des bâtis
Extrait «d’Analyse du site, Tome 3, Claude PERRON 1982»
Pour les parcelles de taille plus importante (en largeur et en profondeur ou même les parcelles traversantes), l’immeuble d’habitation et le bâti agricole (ou cuvage) sont implantés en vis à vis, alignés sur les limites de propriété et séparés par une vaste cour ou jardin. Ces immeubles comportent plus de deux travées en façade.
GRANDES PARCELLES
Schéma d’implantation des bâtis
Extrait «d’Analyse du site, Tome 3, Claude PERRON 1982»
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Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -76
L’organisation des parcelles et du bâti
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IMPASSE DE LA TREILLE
Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -77
LA MAÎTRISE DES HAUTEURS
ou la servitude «NON ALTIUS TOLLENDI»
Si Aigues-Mortes peut encore s’enorgueillir de la silhouette
originelle de la cité médiévale depuis la mer, c’est qu’elle a
su appliquer une règle stricte de hauteur de construction à ne
pas dépasser.
Cette limite s’appuie sur le chemin de ronde des remparts.
Toute construction doit être édifiée en-dessous de cette côte
aussi bien intra-muros que dans le reste de la ville.
Les tours des remparts et l’Hôtel du Gouvernement sont les
seuls exceptions à la règle puisqu’ils sont parties constitutives
de l’ouvrage militaire.
La mise en place d’une servitude «non altius tollendi» est
souhaitée.
L’organisation des parcelles et du bâti
Contrainte de hauteur
«non altius tollendi»
Illustrations extraites «d’Analyse du site, Tome 1, Claude PERRON 1982»
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Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -78
L’organisation des parcelles et du bâti
L’IMPORTANCE DE LA «CINQUIEME FACADE».
Depuis le chemin de ronde, la vue en surplomb des toits et
des cours est inévitable.
Les toitures disgracieuses, les transformations et les
équipements illicites sont facilement repérables.
La cinquième façade que représente la vue de dessus doit de
ce fait être traitée avec la même attention que les élévations
sur rue et sur cour.
Une nappe de toits d’aspect continu et homogène, à la teinte
claire et harmonieuse est l’image à retenir et à entretenir pour
la cité médiévale.
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Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -79
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LES ÉDIFICES MAJEURS........................3-81
LA TYPOLOGIE ARCHITECTURALE ET
L'ANALYSE DU BÂTI.............................3-97
LE PLAN D'ANALYSE PATRIMONIALE..3-115
LE FICHIER IMMOBILIER.......................3-119
3Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -81
LES ÉDIFICES MAJEURS
Les édi¿ces majeurs
3.
l'ARCHITEcTURE
3Dessin de Laurens, Lithographie de Boehm, Société des Amis
des Arts de Montpellier, n° d'inventaire : 964-216-1, CI. 71-30-
1590 v, Musée du Vieux-Nîmes.
Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -82
Les édi¿ces majeurs
LÉGENDE DES PROTECTIONS
3
Périmètres de protection autour des monuments historiques
(rayon de 500 m)
Limite du site patrimonial remarquable
Protection au titre des Monuments Historiques
(loi du 31 décembre 1913)
Immeubles classés Monuments Historiques
- Remparts : enceinte de la ville, bâtiments dits le Château, tour de Constance, terrains domaniaux contigus.
Listes de 1840 et 1862
Arrêté du 1er décembre 1903
- Terrains aux abords des remparts en vue de la démolition de constructions parasites (terrains de la cave coopérative, terrains à l’est des remparts, terrains au nord de la porte de la Gardette)
Décret du 19 juillet 1921
Arrêtés des 28 juillet 1928, 14 octobre 1929 et 8 janvier 1964
- Église Notre-Dame-des-Sablons
Inscription en totalité par arrêté du 6 décembre 1949
Classement de l’autel galloromain par arrêté du 31 août 1990
- Chapelle des Pénitents-Gris
Inscription en 1926 puis classement par arrêté du 2 septembre 1994 - Chapelle des Pénitents-Blancs
Inscription en 1949 puis classement par arrêté du 6 août 2007
Immeubles inscrits à l’Inventaire Supplémentaire des
Monuments Historiques
- Maison sise 23 boulevard Gambetta : façades et toitures, y compris la façade sous arcades
Arrêté du 6 décembre 1949
- Plan des théâtres : sol du plan, barrières et toril
Arrêté du 18 janvier 1993 (patrimoine immatériel ethnologique)
Protection au titre des Sites et Monuments Naturels
(loi du 2 mai 1930)
Sites classés
- Étang de la Ville et ses abords
Arrêtés des 10 mars 1920, 10 juillet 1920, 5 août 1920 et 17 mai 1921 Décret du 9 mars 1993
- Terrains situés en avant de la Porte de la Gardette (terrains communaux et appartenant au service Maritime de l’État)
Arrêtés des 27 avril 1936 et 13 août 1936
- Panorama découvert depuis la nouvelle voie littorale (CD 62) sur les remparts (étang de la Marette)
Décret du 20 juin 1973
- Marais de la tour Carbonnière (hors plan)
Décret du 16 novembre 1999
Sites inscrits
- Terrains situés en avant de la Porte de la Gardette (terrains privés) Arrêté du 27 avril 1936
- Ensemble formé par la Camargue (hors plan)
Arrêté du 15 octobre 1963Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -83
Les édi¿ces majeurs
REPÉRAGE DES PROTECTIONS PATRIMONIALES DANS LA LIMITE DU SITE PATRIMONIAL REMARQUABLE
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Etang de la ville
Périmètre 500m
Etang de la Marette
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Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -84
Principalement implantés au coeur de la ville ancienne,
derrière ses murs, les édifices religieux et civils remarquables
(protégés au titre des M.H. et non protégés) constituent le
patrimoine historique et architectural.
LES ÉDIFICES RELIGIEUX
1. Église Notre-Dame-des-Sablons (AA 08 186. MH classé)
2. Ancienne église des Capucins (AD 03 060/061/062/093)
3. Chapelle des Pénitents Blancs (AB 01 001. MH classé)
4. Chapelle des Pénitents Gris (AB 07 148. MH classé)
5. Ancien couvent des Cordeliers (AB 07 140 à 147)
LES ÉDIFICES CIVILS (et militaires déclassés)
6. Tour de Constance et fortifications (AA 01 001. MH classé)
7. Hôtel de Ville (AA 09 191/192)
8. Ancien Hôtel du Gouvernement (AA 01 001. MH classé)
9. Ancienne caserne (AA 04 097)
10. Immeuble 4, rue Emile Zola (AA 03 075)
11. Immeuble 1 et 3, rue du 4 septembre (AA 05 103)
12. Immeuble 5, rue de la République (AA 02 067)
13. Immeuble 19, rue de la République (AA 02 028)
14. Immeuble 21 et 23, rue de la République (AA 02 028/029)
15. Immeuble 25, rue de la République (AA 02 058)
16. Immeuble 20, rue Amiral Courbet (AA 05 118)
17. Immeuble 22, rue Amiral Courbet (AA 05 117)
18. Immeuble 6, rue Paul Bert (AB 03 059)
19. Immeuble 16, rue Emile Jamais (AD 07 152)
20. Immeuble 28, rue Emile Jamais (AD 07 143)
21. Immeuble 30, rue Emile Jamais (AD 07 142)
22. Immeuble 48 et 50, rue Emile Jamais (AC 01 013)
23. Immeuble 19, rue Marceau (AC 01 004)
24. Immeuble 21, rue Marceau (AC 01 009)
25. Immeuble 2, Grand-Rue Jean Jaurès (AA 06 135)
26. Immeuble 4, Grand-Rue Jean Jaurès (AA 06 136)
27. Immeuble 6, Grand-Rue Jean Jaurès (AA 06 137)
28. Immeuble 7, Grand-Rue Jean Jaurès (AA 05 110)
29. Immeuble 9, Grand-Rue Jean Jaurès (AA 05 109)
30. Immeuble 19, Grand-Rue Jean Jaurès (AA 05 104)
31. Immeuble 26, Grand-Rue Jean Jaurès (AA 03 077)
32. Immeuble 28, rue Théaulon (AD 05 078)
33. Immeuble 12, rue Alsace-Lorraine (AA 05 078)
34. Immeuble 25, boulevard Gambetta (AC 02 016. MH classé)
35. Immeuble 35, boulevard Gambetta (AC 08 137)
36. Immeuble 27, rue Rouget-de-l’Isle (AC 07 118 «label XXe siècle» 39. Immeuble 21, rue Louis Blanc (AC 09 161)
40. Immeuble 33, rue de la République (AA 02 257)
41. Immeuble 2, place Saint-Louis (AD 03 095)
42. Plan des Théâtres (AD 10 230- MH inscrit)
43. Immeuble 19e siècle, avenue de la Tour de Constance (AN 09 145)
hors les murs.
LES ÉDIFICES DISPARUS (détruits ‘d’ ou vestiges’v’)
37. Hôpital ‘d’
38. Halles ‘d’
5. Couvent des Cordeliers ‘v’
8. Dépendances de l’hôtel du Gouvernement ‘d’
Les édi¿ces majeurs
LES IMMEUBLES REMARQUABLES
Cadastre de référence: cadastre numérisé 2008
Services Techniques, Ville d’Aigues-Mortes
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Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -85
Les édi¿ces majeurs
Le premier édifice majeur, image architecturale
emblématique, à l’échelle du territoire et de la
ville, sont les fortifications médiévales dans
leur globalité.
Composées d’ouvrages défensifs et
d’immeubles, les forti¿cations sont rythmées
par six tours,
Tour de Constance
Tour du Sel
Tour de la Mèche
Tour de Villeneuve
Tour de la Poudrière
Tour des Bourguignons,
cinq portes,
Porte de la Gardette
Porte Saint Antoine
Porte de la Reine
Porte de la Marine
Porte des Moulins,
et cinq poternes,
Poterne des Cordeliers
Poterne de l’Arsenal
Poterne de L’Organeau
Poterne des Remblais
(ou de Montpellier)
Poterne des Galions.
Tour de la
Poudrière
Poterne de
l’Arsenal
Porte de la
Marine
Poterne des
Galions
Porte des
Moulins
Poterne de
l’Arganeau
Tour des
Bourguignons
Poterne des
Remblais
Tour de
Constance
Porte
Saint-Antoine
Porte de la
Gardette
Tour du
Sel
Tour de la
Mèche
Tour de
Villeneuve
Porte de la
Reine
Poterne des
Cordeliers
Vue aérienne depuis les Remparts Est
Source Internet
3Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -86
Les édi¿ces majeurs
LES ÉDIFICES MAJEURS PROTÉGÉS AU TITRE DES
MONUMENTS HISTORIQUES: LES FORTIFICATIONS
Les fortifications de la ville du 13e siècle forment un ensemble
remarquable cohérent, classées le 1er décembre 1903.
Elles sont composées des:
- Remparts,
- Fortification d’agglomération (13e siècle),
- Enceinte de la ville,
- Bâtiments dits le Château (hôtel du Gouverneur),
- Tour de Constance,
- Terrains domaniaux contigus à ces diverses constructions.
- Chemin de ronde
Coupe sur la Tour de Constance 8- Hôtel du Gouverneur (AA 01 001) - Façade Nord et les douves 8- Hôtel du Gouverneur (AA 01 001) - Mur d’enceinte intérieure
6- Tour de Constance (AA 01 001) 6- Forti¿cations (AA 01 001) - Chemin de ronde
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Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -87
Les édi¿ces majeurs
LES ÉDIFICES MAJEURS PROTÉGÉS AU TITRE DES MONUMENTS HISTORIQUES: LES FORTIFICATIONS
Les tours, portes et poternes sont toutes édifiées selon un même principe constructif.
Porte de la Reine
Plans et coupe de la porte de la Gardette
Poterne des Cordeliers
«Les remparts à la tombée du jour» 2004 - Vincent Bioulès
3Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -88
IMMEUBLE BOULEVARD GAMBETTA
Inscrit au titre des monuments historiques le 6 décembre
1949.
(AC 02 016 - 25 et 25 bis boulevard Gambetta)
Grand immeuble à arcades, 1ère moitié du 17e siècle.
1- Eglise Notre-Dame-des-Sablons (AB 08 186)
Façade Ouest sur la grand-rue Jean Jaurès
34- Façade sur boulevard Gambetta (AC 02 016)
L’ÉGLISE NOTRE-DAME-DES-SABLONS
Classée au titre des monuments historiques le 6 décembre
1949.
(AA 08 186 - Grand-Rue Jean Jaurès/ place Saint-Louis).
Eglise paroissiale construite au milieu du 13e siècle (nef) et
15e siècle (chapelles latérales) puis remaniée aux 18e/19e
siècles.
Vitraux sur rose et fenêtres de l’artiste Claude Viallat en 1991.
Claude Viallat a créé 31 vitraux au 20e siècle.
Porte à entablement et sa menuiserie 17e s.
Les édi¿ces majeurs
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Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -89
4-Chapelle des Pénitents Gris (AB 07 148) - Façade rue Rouget-de-l’Isle
Les édi¿ces majeurs
LA CHAPELLE DE LA CONFRÉRIE DES PÉNITENTS-GRIS
Immeuble du 17e siècle, classé au titre des monuments
historiques le 2 septembre 1994.
(AB 07 148 - rue Rouget-de-l’Isle/ rue Paul Bert).
Décor intérieur baroque: retable édifié entre 1687 et 1688.
Chapelle construite entre 1607 et 1611, elle a ensuite subi
de nombreuses remaniements (réparations, surélévation,
démolition, agrandissement).
Vue intérieure
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Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -90
Les édi¿ces majeurs
LA CHAPELLE DE LA CONFRÉRIE DES PÉNITENTS-
BLANCS
Immeuble du milieu du 17e siècle classé au titre des
monuments historiques le 6 août 2007.
(AB 01 001 - rue de la République / rue Louis Blanc)
3- Chapelle des Pénitents Blancs (AB 01 0001) - Façade rue de la République
Vue intérieure
3Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -91
Les édi¿ces majeurs
LE PLAN DES THÉÂTRES
Inscrit au titre des monuments historiques le 18 janvier 1993.
(AD 10 230 - entre la porte des Moulins et la porte de la
Marine)
Arène fin 19e siècle comprenant:
- Le sol du plan situé entre la porte des Moulins et la poterne
des Galions
- Les barrières délimitant la piste
- Le toril
Cette arène est constituée de gradins dénommés «Théâtres»
appartenant à des familles locales. Le nombre d’emplacement
étant limité, les théâtres autorisés sont tirés au sort chaque
année. Cette manifestation est représentative de l’intérêt pour
les traditions culturelles et ethnologiques de la bouvine en
Bas Languedoc, où se déroulaient les courses de taureaux.
Durant la première quinzaine d’Octobre, les Aigues-Mortais reprennent leur ville avec ferveur pour la fête locale, sous le signe de la culture taurine.
42- Plan des Théatres
(AD 10 230)
3Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -92
Les édi¿ces majeurs
LES IMMEUBLES NUS PROTÉGÉS AU TITRE DES
MONUMENTS HISTORIQUES :
Ensemble A
Terrains domaniaux contigus aux remparts
(cl M.H. par arrêté du 1er décembre 1903)
Ensemble B
Terrain situé sur le front est des remparts.
(cl M.H. par décret du 19 juillet 1921)
Ensemble C
Parcelles de la cave coopérative.
(cl M.H. par arrêtés des 28 juillet 1928 et 14 octobre 1929)
Ensemble D
Parcelles situées sur le front Nord-Ouest des remparts, entre
la porte de la Gardette et la Tour de Constance, incorporées
au domaine public Àuvial du port.
(cl M.H. par arrêté du 8 janvier 1964)
Ensemble E
«Plan des théâtres», sol du plan situé entre la porte des
Moulins et la poterne des Galions.
(ins M.H. par arrêté du 18 janvier 1993)
Protégé au titre du patrimoine immatériel.
Terrains nus protégés au titre M.H. (ensemble B)
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Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -93
Les édi¿ces majeurs
LES ÉDIFICES MAJEURS (OU REMARQUABLES) NON PROTÉGÉS
18- Immeuble médiéval
6, rue Paul Bert (AB 03 059)
41- Immeuble
2, place Saint-Louis (AD 03 095)
35- Immeuble
35, boulevard Gambetta (AC 08 137)
40- Immeuble médiéval
33, rue de la République (AA 02 257)
2- Immeuble sur le site de
l’ancienne église des capucins
(AD 03 062)
2- Immeuble
place Saint-Louis (AD 03 093)
2- Ancienne église des Capucins (AD 03 060-061)
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Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -94
Les édi¿ces majeurs
30- Immeuble 17e s
19, Grand-rue Jean Jaurès (AA 05 104)
LES ÉDIFICES MAJEURS (OU REMARQUABLES) NON PROTÉGÉS
14- Escalier 17e s. à arc rampant et balustres
23, rue de la République (AA 02 029)
25- Immeuble 17e s.
2, Grand-rue Jean Jaurès (AA 06 135)
5- Ancien couvent des Cordeliers
(AB 07 144)
5- Ancien couvent des Cordeliers
rue Baudin (AB 07 145)
5- Puits dans l’ancien couvent
rue des Cordeliers (AB 07 145)
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Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -95
Les édi¿ces majeurs
LES ÉDIFICES MAJEURS (OU REMARQUABLES) NON PROTÉGÉS
39- Immeuble 18e s.
au 21, rue Louis Blanc (AC 09 161)
21- Immeuble
30 rue Emile Jamais (AD 07 142)
7- Hôtel de Ville
Place Saint-Louis (AA 09 192)
13- Immeuble 17/18e s.
au 19, rue de la République (AA 02 028)
7- Hôtel de Ville
Rue Emile Jamais (AA 09 192)
3Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -96
Les édi¿ces majeurs
LES ÉDIFICES MAJEURS (OU REMARQUABLES) NON PROTÉGÉS
32- Immeuble 19e s.
28, rue Théaulon (AD 05 078)
22- Immeuble ¿n 19e s.
48 et 50, rue Emile Jamais (AC 01 013)
12- Ancienne Poste, immeuble début 20e s.
avec vestiges immeuble 18e s.
5, rue de la République (AA 02 067)
36- Immeuble 20e s. «Label XXe» - Armand Pellier architecte
27, rue Rouget de l’Isle (AC 07 118)
43- Immeuble 19e s. hors les murs
Avenue de la Tour de Constance
(AN 09 145))
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Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -97
LA TYPOLOGIE
ARCHITECTURALE ET
L'ANALYSE DU BÂTI
La typologie architecturale et l’analyse du bâti
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Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -98
LES TYPOLOGIES ARCHITECTURALES
La typologie architecturale et l’analyse du bâti
Les observations et analyses ont permis de distinguer et
de définir cinq types d’architecture caractéristiques dans le
centre ancien et les faubourgs d’Aigues-Mortes.
Ces types se distinguent par la hauteur des immeubles, le
nombre de travées, leur ordonnancement et la proportion des
ouvertures.
Modénatures et ornementations soulignent et embellisent les
architectures modestes.
Ces types architecturaux sont les formes de référence
pour les cas de restauration et de restitution des entités
architecturales. Ils peuvent aussi servir de modèle pour la
création d’architecture contemporaine.
TYPE 1
«PETITE MAISON»
en rez-de-chaussée
Petites maisons modestes, en rez-de-chaussée, composées
de trois travées symétriques.
Construites essentiellement le long de l’ancien canal du
Bourgidou pour les pêcheurs et les ouvriers.
La modestie des volumes et la simplicité des modénatures et
ornementations sont une caractéristique du type.
Cet habitat populaire peut être issu pour certains de l’application
de la loi Loucheur, votée en 1928 pour le dévéloppement de
l’habitat social. Cet loi a permis aux particuliers d’emprunter
à taux réduit et d’acheter un terrain pour y bâtir un pavillon. Repérage des maisons modestes le long de l’ancien canal du Bourgidou
Extrait de «Réhabitation du domaine privé» - Claude Perron 1983
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Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -99
La typologie architecturale et l’analyse du bâti
TYPE 2
«MAISON MODESTE ET BOURGEOISE»
Maison modeste
Maison à deux versants de toiture, avec un étage ou un étage
en surcroît, à une travée d’habitation avec porte d’entrée.
Architecture dépouillée, simple.
Baies aux proportions toujours verticales.
Maison bourgeoise
Déclinaison plus ornementée du type, toujours avec
un étage ou avec étage en surcroit.
Au-delà de deux travées, la symétrie s’impose avec
agencement de la porte d’entrée dans l’axe de
l’immeuble. Le couloir mène au fond de l’immeuble
jusqu’au jardin.
Extrait de «Réhabitation du domaine privé»
Claude Perron 1983
Extrait de «Réhabitation du domaine privé»
Claude Perron 1983
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Antoine Bruguerolle, architecte du patrimoine -100
La typologie architecturale et l’analyse du bâti
TYPE 3
«GRANDE DEMEURE»
Grand immeuble remarquable par ses dimensions et ornementations. Bâti principal souvent accompagné d’un bâti utilitaire (remise) séparé par une cour ou jardin. Immeuble avec un ou deux étages, ou étage en surcroit.
LES TYPOLOGIES ARCHITECTURALES
Extrait de «Réhabitation du domaine privé» - Claude Perron 1983
3