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Conseil Municipal - 2304 036 pj charte partenariale du clsm
Document publié le Mardi 12 décembre 1972 par la commune de Clamart.
Lien du pdf (Conseil Municipal - 2304 036 pj charte partenariale du clsm)
Thèmes du document : Handicap et inclusivité, Santé, Famille,
1
Charte partenariale du Conseil
Local de Santé Mentale
ENTRE :
La Ville de Clamart, représentée par Monsieur le Maire Jean-Didier BERGER en vertu de la délibération, lui-même représenté par Madame Christine Quillery, première adjointe en charge de la petite enfance et de la santé.
Et :
Le Groupe Hospitalier Paul Guiraud, représenté son directeur.
L’Etablissement Public de Santé Erasme, représenté par son directeur.
L’Hôpital Antoine Béclère Béclère, Assistante Publique-Hôpitaux de Paris, représenté son directeur.
L’Hôpital d’Instruction des Armées Percy, représenté par le Médecin Chef.
L’Union Nationale de Familles et Amis de personnes Malades et/ou handicapées psychiques, représenté par le Président Délégué Départemental.
Le Dispositif d’Appui à la Coordination 92 SUD OSMOSE, représenté par son Président.
La Caisse d’Allocation familiale, représentée par le Responsable des prestations familiales de l’agence de Montrouge.
L’Education Nationale, représentée par son Directeur académique.
La Fondation des Amis de l’Atelier, représentée par son Président.2
L’Union des Associations Familiales 92, représenté par son Président.
L’Association Tutélaire 92, représenté par son Directeur.
Le Service des Solidarités du Territoire du Conseil Départemental des Hauts-de-Seine, représenté par son responsable.
Vallée Sud Emploi, représenté par son directeur.
Vallée Sud Habitat, représenté par son Président Directeur Général.
La société d’économie mixte ADOMA, filiale du groupe CDC Habitat, représentée par son responsable.
L’Institut Médico-Educatif Le Fil de Soi, UNAPEI 92, représenté par un médecin psychiatre de l’établissement.
Le centre d'Information sur les Droits des Femmes et des Familles, représentée par sa Présidente.
L’Agence Régionale de Santé IDF, délégation départementale du 92, représentée par le Médecin référent territorial Santé Mentale et Handicap.
Le Centre de Soin, d'Accompagnement et de Prévention en Addictologie Chimène-Baudelaire représentée par son directeur général.
Le Centre Local d'Information et de Coordination Vallée Sud, représenté par son responsable.
La Croix Rouge 92, représentée par son Président.
La Protection Civile, représentée par son responsable.
La Fondation Odilon Lannelongue, représentée par son directeur.
Les signatures de l’ensemble des partenaires de cette charte se trouvent en annexe 1.3
Préambule :
L'interface entre le secteur sanitaire, le secteur social et les acteurs locaux au sens large est une nécessité dans le domaine de la santé mentale. Un Conseil Local de Santé Mentale sur la commune de Clamart est de nature à fournir un cadre politique et institutionnel pour prendre en compte les systèmes existants, valoriser les dispositifs qui fonctionnent, tisser des liens, faire évoluer les pratiques dans une perspective plus transversale et inclusive.
Par conséquent :
Conformément aux circulaires relatives aux orientations de la politique de Santé Mentale du 12 décembre 1972, du 9 mai 1974 qui recommandent la création de Conseils de Santé Mentale de secteur et du 14 mars 1990 relative aux orientations de la politique de santé mentale, où il est réitéré l’incitation à créer des instances de coordination de proximité.
Et en accord avec les différents axes du Plan Territorial en Santé Mentale des Hauts de Seine (PTSM)
Les partenaires signataires s’engagent, par la présente charte, à créer un Conseil Local de Santé Mentale à Clamart. Les signataires entendent par la présente charte définir les modalités de leur partenariat selon trois axes :
I. Cadre d’intervention et valeurs communes du Conseil Local de Santé Mentale
II. Instances, moyens mis en œuvre et feuille de route
III. Modalités de durée, de modification et de résiliation de la présente charte
I. CADRE D’INTERVENTION ET VALEURS COMMUNES DU CLSM
ARTICLE 1 - Objet général de la convention
A travers cette charte partenariale, les signataires, définissent les modalités de leur partenariat dans le cadre du Conseil Local de Santé Mentale désigné ci- après par « CLSM ».
D’autres partenaires non signataires de la charte partenariale pourront être invités et sollicités afin de bénéficier de la meilleure représentation des acteurs locaux du territoire permettant une expertise terrain au plus près des usagers concernés.
Cette instance locale propose une approche transversale de la Santé Mentale en impliquant les différentes sphères de la société : les usagers, le politique, la psychiatrie, le social, le médico-social, le soin et les autres acteurs de la société civile. Elle naît de la volonté de travailler sur une approche commune et inclusive.4
ARTICLE 2 - Cadre général de l’intervention
Véritable lieu d’information, d’échange et de concertation, le CLSM a pour objectif d’élaborer et de concrétiser des projets ou dispositifs contribuant à une meilleure inclusion des personnes en souffrance psychique et une meilleure appréciation des problématiques de santé mentale à l’échelle de la Ville.
Il se fixe des actions stratégiques en lien avec les axes du Projet Territorial de Santé Mentale (PTSM) :
I. L’accès aux soins
II. L’organisation de parcours de santé et de vie sans rupture
III. La coordination médecine générale - psychiatrie
IV. La prévention et gestion des situations de crise et d’urgence
V. La promotion et respect des droits
VI. L’action sur les déterminants sociaux de la santé mentale
Il se fixe comme ambitions de :
Permettre la connaissance mutuelle des acteurs locaux, des réseaux et des dispositifs. Développer des actions et valoriser celles existantes.
Articuler les pratiques, les dispositifs, les services
Faciliter un accompagnement inclusif, adapté et pluridisciplinaire de la personne concernée
Veiller à l’équité et à l’éthique des situations abordées
ARTICLE 3 – Valeurs communes
Les partenaires signataires du CLSM partagent et véhiculent des valeurs communes contribuant au respect déontologique des situations abordées :
Valeur 1 : Respect de la dignité de la personne.
Valeur 2 : Reconnaissance des forces, fragilités et limites de toute personne qu'elle soit professionnelle ou usager.
Valeur 3 : Respect de chacun dans sa fonction et dans son cadre institutionnel.
Valeur 4 : Respecter, préserver et tendre vers l'autonomie de la personne concernée.
Valeur 5 : Favoriser l’inclusion, l’égalité des chances, l’accès aux droits et l’accès à la citoyenneté.5
ARTICLE 4 –Méthodologie de coopération
➔ Des principes et méthodes entre les acteurs
Principe 1 :
Rompre l'isolement professionnel sur des situations complexes en instaurant des relais repérés et légitimes et en assurant la connaissance des rôles et fonctions de chacun.
Principe 2 :
Être un espace d'échange et d'écoute, associant toutes les parties concernées dont les usagers.
Principe 3 :
Chaque professionnel s'engage à être disponible, à l’écoute et à s'inscrire dans un partenariat co- constructif.
➔ Secret professionnel et secret partagé à bon escient
Préconisation 1 :
Comprendre, tenir compte et respecter la spécificité de chaque secret professionnel.
Préconisation 2 :
Garantir la stricte nécessité et la confidentialité des informations qui seront partagées au sein du CLSM.6
II. INSTANCES, MOYENS MIS EN ŒUVRE ET FEUILLE DE ROUTE
ARTICLE 5 – Instances du CLSM
L’ASSEMBLEE PLENIERE :
Pour assurer la gouvernance du CLSM, il est mis en place une assemblée plénière qui est présidée par le Maire de Clamart ou son représentant.
Elle rassemble tous les membres et partenaires du CLSM et se réunit une fois par an.
Lors de cette assemblée, le coordinateur du CLSM rend compte de l’évolution des problématiques et des réponses sur le territoire. L’assemblée plénière apporte et recueille les observations et les suggestions.
LA CELLULE DE VEILLE :
Dans le cadre du CLSM, la direction de l’action sociale et de la santé de la ville coordonnent une cellule de veille en santé mentale qui sera copilotée par l’action sociale, la police municipale, la santé, l’EPS Paul Guiraud, l’EPS ERASME et l’UNAFAM.
Elle peut être saisie par les usagers concernés, l’entourage, le voisinage, les professionnels en institution, les professionnels libéraux et les professionnels du médico-social pour des situations complexes de personnes en souffrance psychosociale.
La cellule de veille préconisera des recommandations pour la personne et/ou son entourage, dans le respect de la confidentialité et du secret professionnel. Elle agit dans l’intérêt des personnes concernées et dans l’intérêt général.
LE COMITE DE PILOTAGE
Il veille au respect des règles éthiques, recherche des financements et évalue les actions du CLSM. Il décide également des axes de travail annuels.
Il est constitué du coordinateur du CLSM, de la direction de la santé et de l’action sociale ainsi que de l’élue en charge de la santé de la ville de Clamart et ouvert à d’autres partenaires.
LES COMMISSIONS THÉMATIQUES
Elles élaborent des projets et mettent en place des actions sur la base de l’expertise des partenaires locaux, des personnes concernées, des familles et des habitants en fonction de la thématique abordée.7
ARTICLE 6 - Moyens mis en œuvre
La ville de Clamart finance le poste de coordinateur du CLSM qui est le responsable du pôle social et handi-inclusion de la direction de l’Action Sociale de la ville.
Le coordinateur a pour rôle l’animation, le pilotage technique, le suivi des actions et le recueil des éléments d’évaluation ainsi que la mobilisation des personnes concernées dans la démarche.
Les membres signataires de la charte partenariale s’engagent à mobiliser les moyens techniques nécessaires au fonctionnement du CLSM.
ARTICLE 7 – Feuille de route
Le diagnostic partagé et les groupes de travail entre les élus de la ville, les services associés et les partenaires locaux ont pu mener à l’établissement d’une feuille de route avec propositions de pistes d’actions présentées en annexe 2.
III. DUREE - AVENANTS ET RESILIATION DE LA PRESENTE CHARTE PARTENARIALE
ARTICLE 8 - Durée
La présente charte partenariale est conclue pour une durée de 1 an à compter du 1er juin 2023 avec tacite reconduction jusqu’à 3 ans.
ARTICLE 9 - Avenants
Toute modification éventuelle de la présente charte fera l’objet d’un avenant dont la durée sera limitée à celle de la charte principale.
ARTICLE 10 - Résiliation
En cas de non-respect des engagements réciproques inscrits dans la présente charte, celle-ci pourra être résiliée de plein droit par l’une ou l’autre des parties à l’expiration d’un délai de 3 mois suivant l’envoi d’une Lettre Recommandée avec Avis de Réception, valant mise en demeure.8
ANNEXE 1 – Partenaires signataires de la charte
Clamart, le
Maire de Clamart,
Président du territoire Vallée Sud Grand Paris
Jean Didier BERGER
Directeur du Groupe Hospitalier Paul Guiraud.
Lazare REYES
Directeur EPS Erasme
Daniel JANCOURT
Directeur Hôpital Antoine Béclère, AP-HP
Mr Frédéric LE ROY
Médecin Chef HIA Percy
Renaud DULOU
Président Délégué Départemental,
UNAFAM
Christian ROSSIGNOL
Président DAC 92 SUD OSMOSE
Docteur Eric MAY
Responsable des prestations familiales de
l’agence CAF de Montrouge
Stéphane DUGUAY
Directeur académique,
Education Nationale
Frédéric FULGENCE
Président La Fondation des Amis de l’Atelier
Stanislas JACQUEY
Président UDAF 92
Hubert LECOCQ
Directeur AT 92
Franck PRIET
Responsable Service des Solidarités du
Territoire,
Conseil départemental du 92
Catherine LAGO MATALON
Directrice Vallée Sud Emploi
Hélène YOULOUNTAS
PDG Vallée Sud Habitat
Yann CHEVALIER
Responsable Association ADOMA
Maud VENDE9
IME Le Fil de Soi, UNAPEI 92,
Psychiatre
Daniel GAUTIEZ
Présidente CIDFF
Mme Maryse LAGARDE
ARS Ile-de-France 92
Médecin référent territorial Santé Mentale
et Handicap
Docteur Thibault BUTEL
CSAPA Chimène-Baudelaire
Directrice Générale
Pauline BOBIN
Responsable CLIC Vallée Sud
Catherine JALLADEAU
Président Croix Rouge 92
Benjamin DELROT
Responsable Protection Civile
Corine BURNICHON
Directrice Fondation Odilon Lannelongue
Séverine FOURANANNEXE 2 – Feuille de route du CLSM (établie par la cabinet ACSANTIS-2022)
Actions Déclinaison
AXE I – L’ACCES AUX SOINS PSYCHIQUES
1.1. Améliorer le repérage des
troubles
neurodéveloppementaux chez
les jeunes enfants
Renforcer l’interconnaissance entre le service Petite enfance
et le CMP enfants et adolescents par la mise en place de
réunions partenariales
Former/sensibiliser les référents santé et accueil inclusif (RSAI)
au sein des structures de la petite enfance et les assistantes
maternelles en matière de repérage des troubles
neurodéveloppementaux
Améliorer la diffusion de l’information relative aux
évènements en santé mentale mis en place par la municipalité,
auprès des acteurs de la psychiatrie et des usagers
1.2 Renforcer et préciser
l’articulation du DAC Osmose
et des acteurs du « droit
commun » en santé mentale du
territoire, par le biais du CLSM
Intégrer le DAC Osmose au sein du COPIL du CLSM
Inviter le DAC Osmose, au besoin, au sein de la commission
d’analyse des situations complexes, afin de mobiliser son
expertise dans l’appui aux parcours complexes
1.3. Améliorer la connaissance
de l’offre en santé mentale sur
le territoire
Mettre en place un annuaire local de l’offre en santé mentale
et dans le champ du handicap à destination du public, des
aidants et des professionnels
1.4. Proposer des prises en
charge globales (sanitaire
/social) aux personnes en
situation précaire
Renforcer les liens entre les acteurs du secteur social (CCAS,
SST9) et l’EMPP (réunions, COPIL du CLSM)
Déployer les formations dispensées par l’EMPP sur demande
pour les acteurs du secteur du social
AXE II – L’ORGANISATION DE PARCOURS DE SANTE ET DE VIE SANS RUPTURES
2.1. Mettre en place une
instance d’analyse partagée
des situations complexes
Définir les modalités de fonctionnement et outils de la
commission
Déployer la cellule de veille dès 2023
2.2. Mettre en place une
commission logement au sein
du CLSM pour définir des
actions partenariales de
soutien à l’accès et au maintien
dans le logement
Définir les modalités de fonctionnement de la commission
Élaborer, dans le cadre de la commission, des outils de
communication et de formation à destination des gardiens
d’immeubles / bailleurs sociaux, et du grand public
2.3. Mettre en place une
commission enfance / jeunesse
au sein du CLSM pour
développer des actions
partenariales de prévention
Définir les modalités de fonctionnement de la commission
Mettre en place des actions communes :
– Lutte contre le harcèlement sur les réseaux sociaux
– Prévention des addictions
– Conférences / ateliers au sein de la Maison de la jeunesse
– Sensibilisation aux TSA dans les écoles et accueil de loisirs
– Formation des agents du périscolaire à l’accueil des
enfants avec troubles psychiques
– Promotion du protocole départemental sur le refus solaire
anxieuxAXE III – LA COORDINATION MEDECINE GENERALE - PSYCHIATRIE
3.1. Favoriser la coordination
entre la médecine générale et la
psychiatrie pour une prise en
charge globale
Développer des alternatives à la psychiatrie publique pour
certains troubles légers à modérés (recrutement d’un.e
psychologue au sein du CMS adhérente au dispositif
MonPsy)
Envisager la mise en place de temps d’information /
sensibilisation des médecins généralistes du territoire (CMS
en priorité) en santé mentale
Mettre en place des consultations avancées de psychiatres
par le GH Paul Guiraud au sein des CMS de la ville
AXE IV – LA PREVENTION ET LA GESTION DES SITUATIONS DE CRISE ET D’URGENCE
4.1. Favoriser la compréhension
des procédures de soins à la
demande d’un représentant de
l’État
Élaborer et diffuser des outils / temps de formation à
destination des élus
AXE V – LA PROMOTION ET LE RESPECT DES DROITS / LA LUTTE CONTRE LA STIGMATISATION
5.1. Mettre en place des actions
de sensibilisation à destination
des acteurs de la ville
Mettre en place des actions grand public dans le cadre de la
Semaine d’information sur la santé mentale
Déployer la formation aux premier secours en santé mentale
sur la commune, en lien avec le PTSM
5.2. Renforcer les actions de
soutien aux aidants sur la
commune
Développer des dispositifs de soutien aux aidants en santé
mentale en s’appuyant sur les propositions de l’UNAFAM, du
DAC et du CCAS
Mieux informer les aidants sur les dispositifs existants de
soutien
5.3. Impliquer les usagers dans la
gouvernance et le fonctionnement
du CLSM
Définir les modalités d’implication des usagers dans la
gouvernance du CLSM (COPIL) et de leur participation dans
ces différentes commissions/actions
Intégrer les usagers dans la gouvernance et les commissions,
et réaliser une évaluation régulière des conditions de leur
implication au sein du CLSM, en les associant aux réflexions
AXE VI – L’ACTION SUR LES DETERMINANTS SOCIAUX DE LA SANTE MENTALE
6.1. Développer des actions de
prévention des violences
familiales
Soutenir les actions de prise en charge des violences
familiales (sensibilisation des professionnels de proximité,
communication auprès du public…) portées par le Service
Prévention de la Délinquance et la Police municipale
Identifier des leviers d’accès aux soins pour les victimes
(CMS, dispositif MonPsy, groupes de parole, ...)
Identifier des actions pertinentes en matière de prévention
(soutien à la parentalité...)