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Document publié le Jeudi 6 février 1992 par la commune de Plaisir.
Lien du pdf (Conseil Municipal - 2409EC ROB 2024 définitif)
Thèmes du document : Économie et finances, Investissement et développement économique, Banque,
Rapport sur les orientations budgétaires
2024
Ville de PlaisirPréambule
Depuis la loi du 6 février 1992, le conseil municipal des communes de plus de 3 500 habitants doit, au cours des deux mois précédant le vote du budget primitif, tenir un débat d’orientation budgétaire (DOB) (article L. 2312-1 du Code Général des Collectivités Territoriales).
Ce débat ne donne pas lieu à un vote et n’a aucun caractère décisionnel. Une délibération permet simplement de prendre acte de la tenue du débat, qui doit être relaté dans le compte rendu de la séance du conseil municipal. Malgré tout, et selon une jurisprudence constante, la tenue du DOB constitue une formalité substantielle, ce qui signifie que la délibération sur le budget qui n’a pas été précédée d’un tel débat est entachée d’illégalité.
Le but de ce débat est de préparer l’examen du budget. Il donne la possibilité aux conseillers municipaux de s’exprimer sur la stratégie financière de la commune. Le DOB constitue également un exercice de transparence et de démocratie vis-à-vis des administrés. Afin de pouvoir utilement débattre des orientations générales du budget, les membres du conseil municipal doivent disposer d’une information complète et suffisamment détaillée. A cet effet, conformément aux dispositions de l’article D. 2312-3 du CGCT, les membres du conseil municipal doivent être destinataires, préalablement à la séance au cours de laquelle se tiendra le DOB, d’une note explicative de synthèse sur les orientations budgétaires, les engagements pluriannuels envisagés ainsi que sur la structure et la gestion de la dette. Dans les communes de plus de 10 000 habitants, cette note doit également comporter une présentation de la structure et de l'évolution des dépenses et des effectifs. L’absence ou le manque de détail de cette note constitue un vice de forme et peut justifier l’annulation de la délibération d’adoption du budget primitif.I. Les impacts persistants des multiples crises ............... 1
A. Une conjoncture qui reste incertaine ......................................................................... 1
1. Une prospective économique encore fragile ...................................................................... 1
2. Les répercussions des crises se font toujours ressentir ..................................................... 3
B. Un cadre législatif qui impose une trajectoire budgétaire ........................................ 5
1. La loi de finances 2024 : un soutien limité pour les collectivités territoriales ...................... 5
2. Une loi de programmation des finances publiques 2023-2027 qui encadre la dépense publique..................................................................................................................................... 6
II. Une stabilité retrouvée à mi-mandat ............................... 7
A. Une gestion agile et responsable… ............................................................................ 7
1. Des pratiques questionnées pour un budget maitrisé ........................................................ 7
2. L’exploration de nouvelles sources de financement pour des recettes pérennes ............. 12
B. …qui permet de poursuivre la feuille de route du mandat ..................................... 13
1. Le maintien du niveau et de la qualité des services publics ............................................. 13
2. La préservation des projets d’avenir ................................................................................ 16
III. Le Théâtre Coluche : un enjeu d’attractivité ................ 18
A. L’équilibre complexe entre des recettes croissantes et des charges fixes contraignantes ...................................................................................................................... 18
B. Faire rayonner la culture à Plaisir et au-delà ........................................................... 191
I. Les impacts persistants des multiples crises
A. Une conjoncture qui reste incertaine
1. Une prospective économique encore fragile
En 2020, la Banque Mondiale estimait que la pandémie de COVID-19 avait plongé l’économie mondiale dans sa pire récession depuis la Seconde Guerre mondiale.
En 2021, la fin de cet épisode de crise sanitaire sans précédent laissait alors présager un retour rapide à une meilleure situation. Cependant, la réouverture des économies après la pandémie a été marquée par une considérable reprise de la consommation, les ménages ayant rattrapé une partie de leurs besoins reportés lors des différents confinements, et un rétablissement de la chaîne de production compliqué et lent à se mettre en place. La rencontre entre une forte demande et une offre réduite a alors provoqué le retour à un niveau d’inflation que nous n’avions plus connu depuis des décennies. Ce phénomène a également été amplifié par les politiques budgétaires de relance massive des Etats qui ont essayé de soutenir leurs économies et le pouvoir d’achat de leurs habitants.
Début 2022, la situation était à nouveau censée s’améliorer, mais la guerre en Ukraine a alors provoqué la hausse du prix de nombreuses matières premières du fait de la baisse des exportations ukrainiennes et des sanctions internationales prononcées à l’encontre de la Russie.
2023 n’a pas fait exception aux précédentes années et a été marquée par une nouvelle crise mondiale issue d’une escalade du conflit israélo-palestinien, confirmant que « le moment que nous vivons peut sembler être structuré par une série de crises graves (…) et il se pourrait que d’aucuns voient notre destin comme étant perpétuellement de gérer les crises ou des urgences » comme le soulignait Emmanuel Macron lors de l’ouverture d’un conseil des ministres en août 2022.
Pour 2024 et les années futures, les prospectives économiques sont plutôt positives mais restent modérées. En effet, l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE) dans son dernier rapport de novembre 2023 projette la croissance mondiale à 2,7 % en 2024 et 3,0 % en 2025 mais qui resterait fortement dépendante des économies d’Asie, en croissance rapide. De plus, en l’absence de nouveau choc majeur, l’inflation devrait retrouver un niveau conforme aux objectifs des banques centrales de la plupart des grandes économies d’ici la fin de 2025. L’inflation globale annuelle dans la zone OCDE devrait ainsi s’établir à 5,2 % en 2024 et 3,8 % en 2025 contre 7,0 % en 2023.2
Au niveau national, la Banque de France dans la dernière publication de ses projections macroéconomiques de décembre 2023 confirme que l’économie française devrait sortir progressivement de l’inflation sans récession. L’inflation atteindrait ainsi un pic en 2023 avant de marquer un net repli, aidée par la baisse du prix des énergies. En effet, l’Indice des Prix à la Consommation Harmonisé (IPCH) qui était de 7,3 % en glissement annuel au mois de février est passé à 3,9 % en novembre. Cette baisse est portée notamment par le recul de l’inflation de l’alimentation et des produits manufacturés. Les prix de l’énergie augmentent eux aussi moins vite, même s’ils restent encore très volatils car soumis aux tensions géopolitiques. De son côté, la hausse des prix des services s’est maintenue autour de 4,0 % depuis février, traduisant en particulier la diffusion progressive des revalorisations régulières du Smic.
La croissance resterait ralentie en 2024. Mais sous l’effet du repli de l’inflation décrit ci-avant, bénéfique au pouvoir d’achat des ménages, de la baisse du taux d’épargne et de l’amélioration de l’investissement privé, la croissance serait tirée vers le haut en 2025. Ces tendances devraient se renforcer et rendre la croissance dynamique en 2026.3
Ces projections économiques, sans être enthousiasmantes, permettraient malgré tout de revenir à un niveau pré COVID-19 mais aussi de rétablir le pouvoir d’achat des populations et enfin de retrouver une forme de stabilité. Cependant, ces prévisions restent soumises à un environnement incertain, dont les aléas sur ces chiffres seraient forcément négatifs. L’expérience récente a de ce point de vue montré que le contexte géopolitique mondial restait très imprévisible. Les hypothèses exposées ici sont donc à prendre avec précaution.
2. Les répercussions des crises se font toujours ressentir
Malgré ces prévisions économiques plutôt optimistes, il ne faut pas oublier que les différentes crises que nous avons traversé ont tout de même produit des dégâts importants sur plusieurs pans d’activité. Les politiques budgétaires volontaristes ont certes permis de limiter les conséquences de la crise sanitaire sur les ménages. Comme l’a rappelé en novembre 2023 le directeur général de l'Insee, Jean-Luc Tavernier, lors d'une table ronde intitulée « Qui paye l'inflation importée ? » « Le pouvoir d'achat s'est maintenu sur deux ans en dépit de la baisse du salaire réel ». Malgré tout, la fin des mesures de protection a été à l’origine d’un effet rebond destructeur pour les entreprises. En effet, en juillet 2023 le nombre de défaillances d’entreprises a ainsi augmenté de 42,5 % par rapport à juillet 2022 (Banque de France - Base Fiben).
In fine, c’est l’Etat qui a pris à sa charge une grande partie de l’inflation importée. Par exemple, en 2022, selon une note du Trésor, la puissance publique avait déjà pris à sa charge plus de la moitié (52 %) de la perte de revenus liée au renchérissement des prix du gaz et du pétrole. Les ménages n'avaient supporté que 6 % du choc et les entreprises 42 %. Cependant, cette intervention a pour conséquence une détérioration des comptes publics et notamment un accroissement de la dette publique. De plus, la réduction du déficit public envisagée ne serait pas suffisante pour entraîner une diminution du ratio de dette publique à l’horizon 2026 en l’absence de nouvelles mesures. Ceci laisse présager de nouveaux efforts au redressement des comptes publics à réaliser par l’Etat (possiblement avec la contribution des collectivités territoriales).4
L’inflation a également poussé la Banque Centrale Européenne (BCE) à augmenter les taux auxquels elle prête de l'argent aux banques des particuliers. Ceci a conduit à faire augmenter les taux des prêts immobiliers jusque-là très attractifs (autour de 1 % en moyenne depuis 2016) et qui se situent désormais autour de 4,3 % fin novembre 2023 (source : Meilleurs Agents, Empruntis). Le nombre de prêts immobiliers accordés a donc dégringolé, chutant en octobre 2023 de 43,5 % sur un an (Observatoire Crédit Logement). Le nombre de transactions immobilières a quant à lui baissé de 18 % entre septembre 2022 et septembre 2023 (Conseil supérieur du notariat). Ceci s’explique par le fait que la hausse des taux a mécaniquement réduit le pouvoir d’achat des ménages et notamment des primo-accédants. D'après les calculs du site VousFinancer.com, un couple avec 4 200 € de revenus par mois ne peut plus emprunter que 228 000 € sur 20 ans avec un taux à 4 %, contre 300 000 € avec un taux à 1 % en 2021. Malgré le repli du nombre d'acquéreurs potentiels, de nombreux vendeurs sont encore réticents à revoir franchement leurs tarifs à la baisse. Ainsi, les prix de l'immobilier n’ont que légèrement reculé, de 0,2 % sur un an en décembre 2023 (Meilleurs Agents). Le secteur du logement neuf traverse quant à lui une crise encore plus grande car il est également confronté au renchérissement important des coûts de construction provenant de l’augmentation du coût des matières premières et des contraintes liées aux nouvelles normes environnementales. Ainsi, les réservations de logements neufs au troisième trimestre 2023 ont chuté de 30 % par rapport à la même période l'année précédente (Fédération des promoteurs immobiliers). Cela a un impact direct sur les Droits de Mutation à Titre Onéreux (DMTO) perçus par les collectivités territoriales dont notamment les départements. La baisse de ces recettes est estimée pour l’année 2023 à 23 % (FNAIM).
Les différentes crises ont également contraint le milieu associatif qui a dû faire face à des hausses des coûts des transports, des prix pratiqués par leurs prestataires (fourniture de repas, de matériel...) et ou leurs fournisseurs d’équipements, à des majorations des coûts de location de locaux et de salles, ou encore à l’augmentation de leur masse salariale. Cela a par exemple eu pour effet de réduire l’offre d’activités pour 38 % des associations culturelles (baromètre de la Coordination des Fédérations et Associations de Culture et de Communication – Cofac publié le 13 février 2023). De plus, ces associations culturelles peinent à recruter et à conserver salariés et bénévoles. Ainsi, 64 % des structures recherchent des responsables bénévoles (président, trésorier, administrateurs) et 80 % recherchent des collaborateurs de terrain.
De la même manière, les associations sportives n’ont pas été épargnées, les années 2020 et 2021 ayant constitué une rupture pour la pratique sportive des Français. Malgré la forte volonté de maintenir une activité sportive régulière durant cette période, le développement d’applications et cours en ligne ont dopé l’exercice d’activités physiques à la maison au détriment de l’adhésion à une association sportive. Ainsi, sur la période 2019-2021, les associations sportives ont perdu 3,3 millions de licenciés (- 20 %), et près de 4 millions en prenant en compte la pratique ponctuelle (selon BPCE L’Observatoire – Economie du sport).5
B. Un cadre législatif qui impose une trajectoire budgétaire
1. La loi de finances 2024 : un soutien limité pour les collectivités territoriales
La principale mesure à destination des collectivités territoriales de la loi de finances 2024 est l’augmentation de 320 M€ de la Dotation Globale de Fonctionnement (DGF). Pour 60 % des communes cela va représenter une augmentation de leur DGF en 2024. Pour la ville de Plaisir, cela signifie une pause dans l’écrêtement de la DGF pour une deuxième année consécutive, ainsi 2026 sera la dernière année de perception de cette dotation. Le gouvernement a également ajouté un « fonds de soutien exceptionnel aux collectivités territoriales du Pas-de-Calais et de Bretagne » doté de 80 M€ afin de soutenir ces territoires touchés récemment par des intempéries et des inondations.
Par ailleurs, sur le volet énergétique, le bouclier tarifaire sur l’électricité et le gaz qui s’appliquait aux particuliers, aux petites entreprises mais aussi aux petites communes (moins de dix agents et moins de 2 M€ de recettes) pourrait s’arrêter mi-2024 compte tenu de l’évolution des prix du marché. Le filet de sécurité créé par la loi de finances rectificative de l’été 2022 ne sera a priori pas renouvelé en 2024. Alors que le gouvernement annonçait un coût de ce filet de sécurité de 1,5 Mrd€ en 2023, celui-ci est désormais évalué à 400 M€. Les conditions assez restrictives de ce dispositif ont déçu de nombreuses collectivités, en effet 3 425 d’entre elles ont dû rembourser tout ou partie de l’acompte qu’elles avaient reçu, soit un montant total de 69,8 M€ à rembourser à l’Etat. En raison de sa bonne gestion, la ville de Plaisir a pu contenir la baisse de son épargne brute et n’était donc à ce titre pas éligible à ce dispositif ni en 2022 ni en 2023. L’amortisseur électricité a été créé en 2023 pour les collectivités qui payent leur électricité plus de 180 € / MWh. Au-delà de ce seuil, l’Etat prend en charge 50 % des surcoûts, et ce jusqu’à un prix plafond de 500 € / MWh. Les montants sont directement déduits des factures après envoi d’une déclaration sur l’honneur. En 2024 ce dispositif est reconduit mais les conditions changent et devraient pénaliser la plupart des collectivités : la facture sera désormais couverte à 75 % mais seulement au-delà d’un prix de 250 € / MWh, et le plafond de 500 € / MWh est supprimé. La ville de Plaisir a bénéficié de ce dispositif en 2023, ce qui a permis de diminuer le montant des factures d’électricité d’environ 18 %, et va continuer à en bénéficier en 2024.
Concernant les autres mesures importantes, la suppression de la Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises (CVAE) perçue par les collectivités territoriales, adoptée par la loi de finances 2023, devait se faire en deux temps : 50 % en 2023 et 50 % en 2024. Elle est finalement repoussée en 2027 comme annoncé par le ministre de l’Economie au mois d’août 2023. Par ailleurs, alors qu’une neutralisation intégrale de l’impact financier de la réforme de l’effort fiscal avait été décidée, le gouvernement appliquera les fractions de corrections à 90 % en 2024, contre 80 % prévu par la loi de finances 2021. Enfin, la loi de finances 2024 instaure un budget vert pour les communes de plus de 3 500 habitants dès le compte administratif 2024.
1 557 k€
1 246 k€
992 k€
706 k€
414 k€
57 k€ 0 k€
1 557 k€
1 246 k€
845 k€ 841 k€ 821 k€
426 k€
32 k€
0 k€
200 k€
400 k€
600 k€
800 k€
1 000 k€
1 200 k€
1 400 k€
1 600 k€
2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026
Evolution de la Dotation Globale de Fonctionnement 2020 -2026
DGF prospective Projet de Loi de Finances 2022 DGF prospective Projet de Loi de Finances 20246
2. Une loi de programmation des finances publiques 2023-2027 qui encadre la dépense publique
La loi de programmation des finances publiques 2023-2027 a été promulguée le 18 décembre 2023 à la suite d’un long processus parlementaire, le projet de loi initial ayant été déposé en septembre 2022. Elle ambitionne de réduire le déficit public, maîtriser la dépense publique et les prélèvements obligatoires, tout en finançant plusieurs priorités (soutenir la compétitivité des entreprises, tendre vers le plein emploi, assurer les transitions écologique et numérique…). Elle définit également la trajectoire pluriannuelle des finances publiques qui a pour but d’atteindre, dans un contexte de sortie de crise économique, un niveau de déficit public fixé à 2,7 % du PIB en 2027.
Cette loi crée également un dispositif d’évaluation de la qualité de l’action publique, sur la base d’évaluations annuelles thématiques des politiques publiques, pour éclairer la préparation des projets de lois de finances. Ces évaluations devront être réalisées par le gouvernement et transmises au Parlement au plus tard le 1er avril de chaque année. Elles devront dresser la liste des doublons de compétences et de missions entre les administrations publiques. En outre, l'exécutif devra envoyer au Parlement tous les ans un bilan des lois de programmation des finances publiques en vigueur.
Pour une meilleure information du Parlement, le texte a été complété par les députés afin que le gouvernement présente également chaque année :
La liste des trente niches fiscales les plus coûteuses ou arrivant à échéance ; Une évaluation des niches fiscales non bornées dans le temps ou profitant à peu de bénéficiaires ; La liste des niches sociales arrivant à échéance ;
Une stratégie pluriannuelle définissant les financements de la transition écologique et de la politique énergétique nationale, compatible avec les objectifs et la programmation des moyens financiers de la Loi de Programmation sur l'Energie et le Climat (LPEC). Cette stratégie pourra donner lieu à un débat à l'Assemblée nationale et au Sénat.
Cette loi fixe également le cadre financier des collectivités territoriales sur cette même période. Ainsi, les concours financiers de l’Etat aux collectivités territoriales devraient rester stables (près de 55 Mrd€ en 2023 jusqu’à plus de 56 Mrd€ en 2027). Le « fonds vert » sera quant à lui reconduit et renforcé à hauteur de 2,5 Mrd€. Le projet de loi initial instaurait des « pactes de confiance » dans un article 23 qui a été supprimé au Sénat. Ce dispositif imposait à quelque 500 collectivités territoriales de participer à l'effort de redressement des comptes publics, avec une progression des dépenses de fonctionnement inférieure à l'inflation minorée de 0,5 point à respecter sous peine de sanctions. Finalement c’est un simple objectif non contraignant d'évolution des dépenses réelles de fonctionnement qui est fixé pour toutes les collectivités territoriales selon les pourcentages suivants :
Cependant, la loi dispose que des modalités concrètes sont en cours d’élaboration en concertation avec les collectivités territoriales afin de de préciser les modalités de cette contribution à l’effort de réduction du déficit public et de maitrise de la dépense publique. La loi note aussi que la création d’un Haut Conseil des finances publiques locales permettra le suivi de la mise en œuvre annuelle des objectifs des lois de programmation des finances publiques et du programme de stabilité ainsi que de l’examen des initiatives visant au respect de ces objectifs en particulier la proposition de revues de dépenses dans le champ des administrations publiques locales.
Il est prévu qu’à l’occasion du Débat sur les Orientations Budgétaires (DOB), chaque collectivité territoriale ou groupement de collectivités territoriales doit présenter son objectif concernant l’évolution de ses dépenses réelles de fonctionnement, exprimées en valeur, en comptabilité générale de sa section de fonctionnement. Ces éléments sont présentés, d’une part, pour les budgets principaux et, d’autre part, pour chacun des budgets annexes.
2023 2024 2025 2026 2027
Dépenses de
fonctionnement 4,8 2 1,5 1,3 1,37
II. Une stabilité retrouvée à mi-mandat
A. Une gestion agile et responsable…
1. Des pratiques questionnées pour un budget maitrisé
L’héritage de l’endettement antérieur à 2001 continue de peser fortement sur les dépenses du budget de la ville, tant en fonctionnement qu‘en investissement. En 2016, l’ensemble de la dette à taux variable a été sécurisé à taux fixe grâce au versement du Fonds de soutien de l’Etat à hauteur de 1 769 k€ par an. Les frais financiers ont ainsi diminué de moitié. Cependant, ce fort endettement limite toujours la capacité d’emprunt et d’investissement de la ville et ce jusqu’au terme de ces emprunts renégociés en 2040. La ville fournit un effort important de désendettement sur la mandature 2020-2026 avec plus de 21 M€ de capital remboursé. Le capital restant dû au 31/12/2026 sera malgré tout encore de 55 M€. Un prêt GPI-AmbRE de 349 k€ sur 25 ans a été souscrit en 2022 auprès de la Caisse des Dépôts et Consignations pour financer la rénovation énergétique du gymnase Marie-Thérèse Eyquem avec un taux indexé sur le Livret A + 0,6 %. D’ici la fin de la mandature, la ville ne souscrira que des prêts visant à améliorer l’efficacité énergétique de ses bâtiments.
Le ratio de désendettement détermine le nombre d'années nécessaires à la collectivité pour éteindre totalement sa dette par mobilisation et affectation en totalité de son épargne brute annuelle. Il se calcule selon la règle suivante : encours de dette au 31 décembre de l'année budgétaire en cours / épargne brute de l'année en cours. La réglementation autorise pour le calcul de ce ratio à soustraire le montant du versement du fonds de soutien afin de retranscrire de manière plus fiable la situation des collectivités concernées (Décret n° 2015-1893 du 29 décembre 2015).8
Dans le scénario du ROB 2023, le seuil d’alerte du ratio de désendettement (10 ans) était dépassé en 2023 puis la situation redevenait tout juste soutenable ensuite.
L’amélioration de l’épargne nette (selon scénario de prospective de septembre 2024) à la suite de l’augmentation de fiscalité votée en 2023 permet de retrouver un ratio correct jusqu’à la fin du mandat.
5,54
6,43
7,95
12,83
8,93
9,84 9,37
0
2
4
6
8
10
12
14
0 €
10 000 000 €
20 000 000 €
30 000 000 €
40 000 000 €
50 000 000 €
60 000 000 €
70 000 000 €
80 000 000 €
2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026
Capital restant dû et ratio de désendettement prospective 2023
CRD hors fonds de soutien Solde fonds de soutien Ratio de désendettement (en années)
5,54
6,43
7,19 7,12
5,23 5,23 5,02
0
1
2
3
4
5
6
7
8
0 €
10 000 000 €
20 000 000 €
30 000 000 €
40 000 000 €
50 000 000 €
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80 000 000 €
2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026
Capital restant dû et ratio de désendettement prospective 2024
CRD hors fonds de soutien Solde fonds de soutien Ratio de désendettement (en années)9
La situation financière compliquée a obligé la ville à questionner ses pratiques et notamment à optimiser le nombre de ses agents et à structurer ses services et donc son organisation afin de contenir la masse salariale qui est la principale dépense de fonctionnement. Ainsi, le nombre d’agents étant en baisse continue, la progression des charges de personnel est limitée aux augmentations obligatoires liées au Glissement Vieillesse Technicité (GVT) ou aux mesures catégorielles (augmentation de la valeur et du nombre des points d’indice, revalorisation et reclassement des grilles indiciaires...). Par une gestion responsable et maîtrisée de sa masse salariale en 2023, la ville est tout de même parvenue à récompenser l’engagement de ses agents par la délivrance d’un Complément Indemnitaire Annuel (CIA). De la même façon, le pilotage constant de ses dépenses de personnel permet à la commune de s’inscrire dans une démarche de valorisation de ses ressources humaines en répondant favorablement à la possibilité de générer une prime de pouvoir d’achat en 2024.
Paradoxalement, le ratio relatif aux frais de personnel en euros par habitant se dégrade sur la période 2019-2023. Cependant, cela est plutôt à imputer à une baisse de la population plaisiroise (885 habitants en moins entre 2019 et 2023) qu’à une augmentation de la masse salariale :
629 624 622
608
560
520
540
560
580
600
620
640
23 000 k€
23 200 k€
23 400 k€
23 600 k€
23 800 k€
24 000 k€
24 200 k€
24 400 k€
24 600 k€
24 800 k€
25 000 k€
25 200 k€
2019 2020 2021 2022 2023
AGENTS RÉALISÉ
Réalisé chapitre 012 et nombre d'agents ville permanents
Total Réalisé 012 Nombre d'agents au 31/12
737 €
750 €
769 €
794 € 798 €
30 800
31 000
31 200
31 400
31 600
31 800
32 000
32 200
700 €
720 €
740 €
760 €
780 €
800 €
820 €
2019 2020 2021 2022 2023
Frais de personnel en € par habitant et évolution de la
population
Population totale INSEE 012 en € par habitant10
Cette analyse est confirmée par le ratio des frais de personnel en pourcentage des dépenses réelles de fonctionnement qui reste stable entre 60 % et 62 % sur la période soit un nombre conforme à la moyenne des villes de même strate (la moyenne constatée sur l'ensemble des villes de métropole de 20 000 à 50 000 habitants est de 61,6 %) :
La ville ne s’est malgré tout pas arrêtée à ces efforts de bonne gestion mais s’est aussi réinterrogée sur l’ensemble de ses actions. Ces réflexions transverses entre tous les services de la collectivité permettent d’aboutir à des priorisations et des optimisations, indispensables pour maitriser le budget dans le contexte actuel. Différentes mesures de rationalisation devraient dans le cadre du plan d’optimisation des ressources dégager 2,2 M€ d’autofinancement supplémentaire annuel, par des choix stratégiques et opérationnels sur tous les domaines d’activité de la commune.
Au titre de l’optimisation des budgets et afin de répondre aux 16 enjeux de la feuille de route, des pratiques internes et processus ont été réadaptés pour permettre de ne pas remplacer certains départs à la retraite et de mutualiser certains postes.
Face aux difficultés rencontrées par les associations, la ville se mobilise autrement pour préserver à leurs côtés le dynamisme et la pérennité de leur secteur d’activité sur le territoire. La maitrise budgétaire, illustrée par les baisses respectives des dépenses du Conservatoire et du budget événementiel, démontre la capacité de la ville à faire des choix pour proposer aux plaisirois des contenus qualitatifs à moindres coûts. Un autre exemple probant est celui de la mise en œuvre écoresponsable et économique des décorations construites avec des matériaux recyclés par la Direction des Services Techniques pour octobre Rose.
Une meilleure coordination des actions à destination des séniors permet à la ville de maintenir un niveau de service de qualité tout en restreignant ses dépenses.
Le questionnement d’une gestion encore meilleure réside aussi dans l’internalisation d’impressions et la création d’une régie publicitaire pour le journal de la ville, gage de valeur ajoutée sans surcoût externe.
Face à la réduction nécessaire du nombre de berceaux réservés par la ville auprès des crèches interentreprises dès septembre 2022, la ville a fait le choix de développer les Maisons d’Assistants Maternels (MAM), action forte de proximité pour la petite enfance.
L’optimisation des recettes liées au Fonds de Compensation de la TVA (FCTVA), l’augmentation des tarifs de la Taxe Locale sur la Publicité Extérieure (TLPE) représentent des leviers de recettes importants pour la ville afin de participer à son fonctionnement et au paiement des nombreuses charges.
60%
61%
62%
61%
60%
37 000 k€
37 500 k€
38 000 k€
38 500 k€
39 000 k€
39 500 k€
40 000 k€
40 500 k€
41 000 k€
41 500 k€
42 000 k€
2019 2020 2021 2022 2023
Frais de personnel en % des dépenses réelles de
fonctionnement
DRF 012 en % des DRF11
Enfin, la ville a déployé une stratégie patrimoniale avec la mise en place d’un plan de sobriété. L’objectif de ce plan est d’améliorer l’important patrimoine bâti de la ville et de l’adapter au niveau et à la structure de la démographie communale. La ville est propriétaire de 132 bâtiments pour une surface totale de 83 911 m2 ce qui génère d’importants frais de structure, d’autant plus avec l’augmentation du coût des énergies constatée ces dernières années. L’objectif aussi de ce plan est d’assurer une meilleure répartition géographique des équipements et de rapprocher l’offre de services communaux des habitants. Ceci implique la cession de bâtiments, la rénovation énergétique des bâtiments conservés (un volet du Plan Pluriannuel d’Investissement est dédié à cet objectif), voire l’extension ou la création de nouveaux bâtiments mais moins énergivores. Le patrimoine bâti sera alors plus réduit mais mieux adapté et en meilleur état tout en rejetant moins de CO2. Ce plan devrait permettre de réaliser 1 M€ d’économies annuelles en frais de fonctionnement.
Dans le cadre du plan de sobriété, la baisse de la température de chauffage dans les bâtiments municipaux représente une action autant économique qu’écoresponsable. La ville a également sensibilisé ses agents ainsi que des usagers ou occupants de ses locaux aux écogestes : éteindre son ordinateur la nuit, réduire les impressions, maîtriser l’usage du courrier électronique, éteindre les lumières… avec pour objectif de réduire de 10 % ses consommations.12
2. L’exploration de nouvelles sources de financement pour des recettes pérennes
Outre l’encadrement des dépenses mis en place, la ville s’attache également à pérenniser ses recettes via des sources de financement nouvelles.
Comme vu précédemment, le poids de la dette limite la capacité d’emprunt de la ville. Cependant, un prêt GPI-AmBRE (Ambition des Bâtiments publics pour la Rénovation Energétique) a malgré tout été souscrit auprès de la Caisse des Dépôts et Consignations pour la rénovation énergétique d’un gymnase avec pour objectif une réduction des consommations d’énergie supérieure ou égale à 30 %. Le dispositif d’intracting, également proposé par la Caisse des Dépôts et Consignations, permet à ce que les économies d’énergie générées par les travaux de rénovation énergétique soient réinjectées dans le remboursement des avances consenties au fur et à mesure de l’avancement des travaux selon un cercle vertueux. Par ailleurs, le financement de ces travaux de rénovation énergétique est complété par la valorisation des Certificats d’Economies d’Energie par le Thermicien / Energéticien de la ville.
Un important travail est également réalisé pour optimiser la récupération du Fonds de Compensation pour la TVA notamment par la correcte imputation des dépenses (dépenses d’informatique en nuage imputées au chapitre 65 pour un FCTVA de 5,6 %), l’intégration régulière des frais d’études aux comptes de travaux afin de les rendre éligibles au FCTVA ou la déclaration des dépenses d’entretien éligibles.
Les subventions d’investissement sont suivies par un chargé de mission « optimisation des recettes » qui a pour missions principales de rechercher les financements possibles sur les investissements réalisés par la ville, de déposer et suivre les dossiers de subvention, de gérer les dates de caducité des subventions accordées et de solliciter et contrôler le versement effectif des financements. En 2023 ce sont quasiment 150 dossiers de subventions toujours ouverts et près de 2,5 M€ de subventions d’équipement perçues. Pour des projets d’envergure, des financements alternatifs comme le mécénat ou le financement participatif sont également étudiés. D’autant plus que les financeurs historiques des communes connaissent des difficultés financières. Par exemple, les départements subissent de plein fouet les baisses de Droits de Mutation à Titre Onéreux (DMTO) ce qui les poussent à prendre des décisions drastiques quant au niveau voire au principe des financements accordés aux communes. Par une perte considérable de 140 M€ pour le Conseil départemental des Yvelines en 2023, il est inévitable d’anticiper le désengagement conséquent du Département envers les projets de la Ville.
Enfin, une dernière source de financement des investissements de la ville est explorée via la mise aux enchères des mobiliers, matériels et véhicules obsolètes de la ville sur un site internet spécialisé, ce qui participe aussi aux objectifs d’économies circulaires que la ville s’est fixée.
En section de fonctionnement, peu de sources de financement récurrentes subsistent. Pour autant, de nombreux appels à projets sont lancés chaque année, et la ville s’efforce d’y répondre au mieux et a mis en place un comité de pilotage ainsi qu’un tableau de bord de suivi. Les contractualisations sont également particulièrement surveillées notamment auprès de la Caisse d’Allocations Familiales (CAF) ou dans le cadre du renouvellement du programme Cités Educatives, ce label permettant d’obtenir 350 000 € de financement annuel pendant 3 ans pour des actions dans le Quartier Prioritaire de la Ville (QPV) du Valibout.
Une attention particulière est portée au recouvrement des recettes des services de la ville (scolaires, culturels…) et des redevances et taxes perçues directement par la ville (Taxe Locale sur la Publicité Extérieure, Redevances d’Occupation du Domaine Public, revenus des immeubles…) afin de limiter le volume d’impayés. En dernier recours, la dette et la responsabilité de son recouvrement est transférée au Trésor Public par l’émission d’un titre de recettes. La DGFiP dispose de moyens bien supérieurs de recouvrement des créances qui vont jusqu’à la saisie à tiers détenteur (saisie directe des sommes dues auprès de la banque, l’employeur etc.). L’efficacité de son action est avérée, en témoigne le faible volume d’admissions en non-valeur prononcées chaque année (irrécouvrabilité d’une créance provenant de l’insolvabilité des débiteurs, de la caducité des créances, de la disparition des débiteurs…).
Malgré tous les efforts déployés, l’envolée brutale de l’inflation et l’augmentation des fluides ont contraint, en dernier recours, à une augmentation de la fiscalité communale en 2023 afin de maintenir les services publics et de poursuivre les investissements structurants et ainsi de pérenniser la feuille de route du mandat.13
B. …qui permet de poursuivre la feuille de route du mandat
1. Le maintien du niveau et de la qualité des services publics
Grâce à la gestion optimisée des deniers publics, l’évolution des dépenses réelles de fonctionnement est maitrisée. Celles-ci permettent le fonctionnement régulier des services publics gérés par la ville sans en réduire ni le périmètre ni la qualité. Les augmentations prévues en prospective ne sont que la prise en compte de l’inflation future. Dans le cadre de sa politique tarifaire, et afin de répondre notamment aux enjeux d’équité et de simplification administrative, la ville a fait le choix d’ajuster ses tarifs au taux d’effort à la rentrée 2023.
Malgré tout, la ville réinterroge ses pratiques et ses fournisseurs au quotidien afin de ne pas subir cette inflation. Par exemple, les marchés publics font systématiquement l’objet d’une redéfinition préalable des besoins. Ceux dont les offres reçues dépassent les budgets estimés sont revus puis relancés. Enfin, le choix de formules de révision pertinentes ou l’éventuelle négociation de protocoles d’accord permettent d’anticiper les augmentations de coûts. Les projets et évènements communaux font par ailleurs l’objet de notes d’opportunité nécessaires à leur validation même s’ils sont récurrents. Cette note évalue les coûts directs prévus au budget mais aussi les coûts indirects, par exemple le personnel municipal mobilisé, et l’impact attendu sur la population. Finalement, le projet ou l’évènement est évalué afin de l’adapter voire de le supprimer si les objectifs fixés initialement ne sont pas atteints ou si les coûts sont disproportionnés par rapport aux résultats obtenus.
Répartition et évolution des dépenses réelles de fonctionnement :14
Face à ses dépenses, la pérennisation des recettes de fonctionnement, permet d’éviter l’effet de ciseau et de garantir un niveau d’épargne suffisant pour soutenir l’action municipale jusqu’à la fin de ce mandat et au-delà. Le fonctionnement de la collectivité est donc assuré à moyen terme.
Répartition et évolution des recettes réelles de fonctionnement :
Évolution de l'épargne de gestion et effet de ciseau :15
Ainsi, à mi-mandat, la feuille de route a déjà été en majeure partie réalisée et le niveau et la qualité des services publics maintenus :
- Accueillir les tout-petits et soutenir la parentalité : 709 berceaux proposés, création d’un relais petite enfance et de Maisons d’Assistants Maternels (MAM)…
- Bien grandir et s’épanouir : gestion de 26 écoles maternelles, élémentaires ou primaires, 2 400 repas par jour servis dans les cantines, 60 ATSEM soit 1 agent par classe de maternelle, 90 animateurs de centre de loisirs…
- Accompagner les jeunes Plaisirois : des lieux entièrement dédiés aux jeunes, de nombreux évènements organisés, un accompagnement vers l’emploi proposé… - Bien vieillir à Plaisir : 1 900 seniors inscrits à la Maison Rousseau, 200 activités proposées par an, soutien à l’autonomie et au maintien à domicile, lutte contre l’isolement… - Sécurité : mutualisation de la police municipale avec Les Clayes-sous-Bois, armement des policiers, prévention de la délinquance, médiation sociale renforcée…
- Agir concrètement pour votre santé : 38 nouveaux professionnels de santé arrivés depuis 2020 notamment grâce à une prime de 10 000 € versée pour chaque nouveau médecin qui s’installe sur la ville, installation d’une cabine de téléconsultation, actions de prévention et de dépistage… - Soutien aux plus fragiles : 1 034 personnes accompagnées par le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) et les médiateurs en 2023, tarifs adaptés aux revenus et à la structure familiale pour les activités scolaires, périscolaires et le conservatoire, ouverture d’un lieu entièrement dédié aux femmes, accompagnement aux démarches administratives par la Maison France Services… - Un accueil plus performant : certification Qualivilles obtenue, accueil de la Mairie réaménagé, un assistant conversationnel (par téléphone) et un chatbot (par internet) répondent rapidement aux principales questions des usagers, dématérialisation des dossiers d’urbanisme… - Embellir et améliorer notre cadre de vie : révision du Plan Local d’Urbanisme (PLU) lancée, affirmation d’une identité paysagère communale et aménagement des entrées de ville et ronds-points, création de liaisons douces, réhabilitations de voiries et d’espaces publics…
- Répondre aux enjeux climatiques : réseau de chaleur urbain qui permet d’éviter 13 200 tonnes de CO2 par an, baisse de consommation énergétique de 18 % dans les bâtiments communaux, électrification de la flotte de véhicules municipaux, pratique du covoiturage favorisé auprès des agents municipaux, végétalisation des cours d’écoles…
- Préserver notre biodiversité : fauchage tardif, fleurissement éco-responsable, plantation de micro- forêts…
- Ville active et sportive : des équipements sportifs en accès libre dans tous les quartiers, labellisation « ville active et sportive » obtenue, évènement annuel « Tous champions » en prévision des Jeux Olympiques 2024 et dans le cadre du label « Terre de Jeux », 2 300 élèves ont bénéficié d’activités sportives dans le cadre scolaire…
- Ouvrir la culture à tous : favoriser la pratique artistique grâce au Conservatoire, accueillir les spectateurs au Théâtre Coluche et à la Clé des Champs, festival « Escales d’ailleurs », actions culturelles en milieu scolaire…
- Soutenir l’économie locale : un manager de ville recruté, dynamisation des commerces de proximité, développement du marché communal et animations…
- Soutenir l’engagement citoyen : création de l’assemblée citoyenne, soutien aux associations et au bénévolat, organisation d’actions et d’évènements en partenariat avec les associations plaisiroises…
La section de fonctionnement du budget communal est stabilisée et permet d’assurer la bonne marche des services publics mais aussi de dégager un autofinancement indispensable au financement des grands projets d’investissement du mandat.16
2. La préservation des projets d’avenir
Une bonne capacité d’autofinancement s’affine à l’aune d’éléments conjoncturels dont la ville dépend et résulte d’une stratégie financière pluriannuelle fine sur la section de fonctionnement. A cela s’ajoute une stratégie de non-recours au levier bancaire, l’objectif étant de diminuer l’encours de dette pour cadrer le ratio de désendettement. Ainsi, pour que la collectivité puisse réaliser l’intégralité de ses investissements, elle devra continuer à puiser dans ses excédents. A noter que le fonds de roulement restera positif et devrait correspondre en 2028 au ratio requis de 2 mois de dépenses de personnel (soit approximativement 4,3 M€) afin de conserver une bonne gestion de trésorerie.
Tableau de l'évolution du fonds de roulement :
Le fonds de roulement est la somme des excédents passés (001 + 002 + 1068). Il s’agit des réserves de la collectivité. Il évolue en fonction du résultat de l’exercice (dépenses réelles – recettes réelles).
L'épargne brute évolue moins favorablement que l’épargne de gestion du fait du poids des intérêts de la dette sur la période. Toutefois, elle passerait de 5,0 M€ en 2023 à 6,1 M€ en 2023 (grâce à l’atténuation des intérêts). Le taux d'épargne brute s’élèverait à 10,2 % en 2023 et terminerait à 11,7 % en 2028, soit un niveau supérieur aux 8 % recommandés en analyse financière. Toutefois l’encadrement de l’emprunt permettrait à l'épargne nette de s’améliorer légèrement et passerait à 2,5 M€ en 2028.
Évolution des épargnes brute et nette et taux d'épargne brute :
En plus de ses investissements récurrents, la ville a également réalisé des projets structurants depuis le début de mandat :
- Nouveau restaurant scolaire école Pierre Brossolette ;
- Nouveau restaurant scolaire école Jacques Prévert ;
- Rénovation de la Place du Commerce et réhabilitation de la rue Pierre Mendès France ; - Equipements sportifs grand public (parcours running, terrains de padel, aménagements de sites sportifs à la Haise et aux Gâtines…) ;
- Déploiement du plan numérique scolaire.
2023 2024 2025 2026 2027 2028
Fonds de roulement - Début d'exercice 16 715 114 13 007 769 7 017 918 2 595 646 1 118 247 3 050 696
Résultat de l'exercice - 3 707 345 - 5 989 850 - 4 422 272 - 1 477 399 1 932 449 1 057 383
Fonds de roulement - Fin d'exercice 13 007 769 7 017 918 2 595 646 1 118 247 3 050 696 4 108 07917
La capacité d’autofinancement retrouvée et les subventions sollicitées vont permettre de continuer les grands projets d’investissement restant à finaliser bien que le probable désengagement financier du Département sur le subventionnement de certains projets municipaux déjà lancés ou à venir devra conduire le cas échéant à les réinterroger en termes de coûts et de périmètres :
- Création d’une maison médicale entièrement financée par le Conseil départemental ; - Acquisition d’une Maison d’Assistants Maternels (MAM) rue de la gare ; - Acquisition de locaux associatifs rue Mansart ;
- Réaménagement de la rue des Frères Lumières et de la rue Paul Langevin ; - Construction d’équipements sportifs sur le mail François Mitterrand ; - Création d’un nouveau cimetière paysager ;
- Rénovation de la halle du marché ;
- Les projets les plus importants, et dont l’exécution dure sur plusieurs années, qui font l’objet d’Autorisations de Programme et dont les montants votés par le conseil municipal à ce jour sont les suivants :
Conformément à la réglementation, les crédits votés par le conseil municipal dans le cadre de ces Autorisations de Programme sont obligatoirement inscrits au budget de l’année.
Désignation Délibérations Montant voté AP Recettes votées AP
2019 -1 : Plan de « déploiement numérique scolaire »
(opération 190051)
Autorisation : N°2019-167 du 27/11/2019
Modification N°1 : N°2021-31 du 17/03/2021
Modification N°2 : N°2023-31 du 22/03/2023
958 323 € 533 995 €
2019 -2 : Construction d’une école maternelle et la
réhabilitation de l’école élémentaire Antoine de Saint-
Exupéry (opération 20081)
Autorisation : 2019-168 du 27/11/2019
Modification N°1 : N°2021-32 du 17/03/2021
Modification N° 2 : N°2022-43 du 23/03/2022
Modification N°3 : N°2023-32 du 22/03/2023
6 149 029 € 2 284 941 €
2020-1 Parc des 4 saisons (opération 20086) Autorisation : N°2020-20 du 05/02/2020 Modification N°1 : N°2023-33 du 22/03/2023 1 257 938 € 352 211 €
2021-1 Rue Mendes France et place du commerce
(opération 20092)
Autorisation : N°2021-28 du 17/03/2021
Modification N°1 : N°2022-42 du 23/03/2022
Modification N°2 : N°2023-34 du 22/03/2023
2 434 377 € 1 297 858 €
2021-3 Château (opération 1900064) Autorisation : N°2021-30 du 17/03/2021 Modification N°1 : N°2023-34 du 22/03/2023 8 544 517 € 1 000 000 €
2022-1 Pôle éducatif (opération 210107) Autorisation : N°2022-44 du 23/03/2022 Modification N°1 : N°2023-36 du 22/03/2023 6 843 159 € 2 850 000 €
2022-2 Espace de convivialité et d’échange au Valibout
(opération 220100)
Autorisation :N°2022-182 du 23/11/2022
Modification N°1 : N°2023-37 du 22/03/2023 2 626 800 € 552 000 € 2023-1 2023-1 Nouveau programme de développement
de la vidéoprotection 2023-2025 (opération 2300026) Autorisation : N°2023-38 du 22/03/2023 1 919 305 € 0 €
2023-2 Schéma circulations douces (opération 20091) Autorisation : N°2023-39 du 22/03/2023 1 086 291 € 0 €
Total AP/CP ouvertes 31 819 739 € 8 871 005 €18
III. Le Théâtre Coluche : un enjeu d’attractivité
A. L’équilibre complexe entre des recettes croissantes et des charges fixes contraignantes
La participation de la ville à l’équilibre du budget du Théâtre Coluche était stabilisée en 2021 et 2022 à 580 k€ (plus un complément de 3 107 € pour le reversement d’une subvention Cité éducative). L’année 2022 a été marquée par la fin du rattrapage des programmations de la période COVID, tandis que l’année 2023 a permis de prévoir une programmation inédite et en adéquation avec les envies des spectateurs dans un contexte post COVID-19. Cette politique a porté ses fruits car la fréquentation a augmenté.
Par voie de conséquences les recettes de billetterie se sont améliorées et permettent de financer le budget de l’organisation des spectacles. Ainsi, la partie artistique du budget retrouve un équilibre. Malgré tout, la subvention au Théâtre Coluche a dû être augmentée à 780 k€ en 2023 car la ville, par sa subvention doit financer les frais de structure du Théâtre. Ces frais correspondent au personnel nécessaire à l’organisation des spectacles mais surtout au fonctionnement du bâtiment (entretien, fluides etc.). Avec l’explosion des coûts des énergies, le budget fluides du Théâtre est ainsi passé de 76 k€ en 2022 à 220 k€ en 2023, ce qui explique donc l’augmentation de la subvention ville.
Le théâtre Coluche en plein essor
Le théâtre Coluche ne cesse de voir son taux de fréquentation augmenter pour atteindre plus de 19 000 spectateurs en 2023 contre 14 800 en 2018 avant la pandémie. Ce chiffre est en passe d’être encore plus important en 2024 avec certains spectacles déjà complets. Signe fort de l’attachement du public pour la programmation à la fois populaire et exigeante, les abonnements ont également triplé depuis l’année dernière, passant de 88 abonnés à 312 abonnés pour la saison 23-24, qui comporte 30 spectacles. L’effet sur les recettes de billetterie est manifeste avec plus de 288 k€ HT en 2023 pour 208 k€ HT en 2022.
780 k€
583 k€ 580 k€
0 k€
200 k€
400 k€
600 k€
800 k€
1 000 k€
1 200 k€
BP 2023 CA 2022 CA 2021
Milliers
Budget Théâtre Coluche
RECETTES DE FONCTIONNEMENT DEPENSES DE FONCTIONNEMENT {*} Dont subv communale19
Un enjeu de développement des publics
Moins de 500 élèves, tous niveaux confondus, fréquentaient le théâtre en 2018 alors que nous dépassons les 5 000 en 2023 avec une mise en place de nombreuses actions culturelles, à destination de quasiment tous les établissements scolaires de la ville. Un travail de collaboration est mené avec les associations, les personnes relais, les Comités d’Entreprise (CE) pour proposer de nouvelles offres adaptées. L’ouverture des lieux lors des soirées concerts partagées avec la Clé des Champs ou des « TEC moins le quart » avec le conservatoire ou encore des « encres fraiches » réalisées par les classes théâtre contribuent encore à dynamiser la circulation de nos publics.
Nous nouons également des partenariats avec des structures culturelles ou des festivals prestigieux : le Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines (TSQY), la mission danse de Saint-Quentin-en-Yvelines, la biennale de la Marionnette, le festival Imago…
En conclusion, cet essor est lié à l’accompagnement de la ville et des partenaires dans des crises majeures comme la pandémie et la crise de l’énergie avec un coût des fluides qui pèse lourdement sur le budget. En parallèle, les coûts des spectacles et des frais annexes sont en perpétuelle augmentation car les productions subissent également les effets des crises successives. Malgré tout, pour la saison 2023-2024 les indicateurs révèlent déjà une très forte croissance par rapport à 2022-2023.
B. Faire rayonner la culture à Plaisir et au-delà
L’ambition portée par la ville en termes de culture pour tous se traduit dans la vision d’une culture vecteur de liens, encourageant la mixité sociale, sensibilisant aux problématiques de société tout en continuant à divertir, accueillir et rencontrer tous les publics plaisirois, de la maternelle au bel âge. Malgré une conjoncture économique difficile, la ville œuvre à maintenir un niveau de prestations culturelles important pour faire rayonner une politique publique culturelle dynamique et durable.
Concrètement, nous continuerons de proposer :
- Une programmation pluridisciplinaire exigeante et populaire avec une grille tarifaire adaptée aux différents publics ;
- Des projets d’éducation artistique et culturelle intensifiés depuis l’après-COVID, fléchés vers le scolaire, pour favoriser les découvertes artistiques dès le plus jeune âge, sans oublier de proposer des projets envers nos publics plus éloignés de la culture. Nous avons d’ailleurs signé un partenariat avec la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles) depuis l’année dernière pour nous soutenir financièrement dans ces actions ;
- Un soutien à la création et la permanence artistique sur le territoire en accueillant des artistes en résidences et en proposant des événements culturels rayonnant comme « Escales d’ailleurs » qui attirent plus de 10 000 visiteurs chaque année ;
- La valorisation de la pratique amateure et des projets socio-culturels notamment à travers le soutien au tissu associatif et à l’engagement envers un pôle d’enseignement artistique d’excellence, le conservatoire à rayonnement communal ;
- Le soutien aux projets associatifs socio-culturels qui contribuent au vivre-ensemble et au rayonnement de la ville.