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Document publié le undefined NaN undefined NaN à NaNhNaN par la commune de Gennevilliers.
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Thèmes du document : Droits de l'homme, Libertés publiques, Inégalités sociales,
44 GENNEVILLIERS MAGAZINE AVRIL 2024 45 AVRIL 2024 GENNEVILLIERS MAGAZINE
LIBRE EXPRESSION
GROUPE SOCIALISTE,
RÉPUBLICAIN, CITOYEN
REMBOURSEMENT DES
FAUTEUILS ROULANTS :
RESPECTEZ VOTRE PROMESSE
MONSIEUR LE PRÉSIDENT !
UNION DES GENNEVILLOIS.E.S
UNE POLITIQUE TARIFAIRE
AU SERVICE DE TOUS
Ibrahima Ndiaye Christophe Bernier
Dans un contexte où les difficul-
tés sociales sont croissantes, l’ac-
cès aux droits sociaux des plus
fragiles est un sujet prioritaire.
À cette fin, la municipalité
repense son action sociale pour
renforcer l’aide aux plus précaires
en identifiant toutes les pistes
d’amélioration possibles.
Une attention particulière est
portée aux familles monoparen-
tales, avec la création d’un outil
répertoriant les dispositifs d’aide
existants, bientôt disponible. Un
réseau d’entraide des familles
monoparentales a aussi été mis en
place pour lutter contre leur isole-
ment.
La Ville mène des campagnes de
sensibilisation pour promouvoir la
solidarité. Elle a simplifié l’accès
aux services sociaux et renforcé la
collaboration avec les acteurs de la
société civile. Le CCAS joue un rôle
central dans cette démarche.
De nouveaux dispositifs comme
«aller vers» les plus précaires sont
expérimentés pour leur faire
connaître leurs droits. Des guides
sur l’accès aux droits et au numé-
rique ont été élaborés.
L’objectif est de construire une
ville où l’inclusion est une réalité
vécue au quotidien. Cela nécessite
une mobilisation constante et la
conviction que chaque action
compte. L’accès aux droits des plus
fragiles est un enjeu majeur de
justice sociale. La municipalité s’y
emploie à travers la sensibilisa-
tion, le renforcement des politiques
sociales et la lutte contre les dis-
criminations.
FRONT DE GAUCHE GENNEVILLOIS
POUR UNE VILLE INCLUSIVE
ET SOLIDAIRE
Le 26 avril 2023, lors de la Confé-
rence Nationale du Handicap, le
président de la République a
annoncé le remboursement inté-
gral par l’Assurance Maladie de
tous les fauteuils roulants pour
2024.
Cette annonce a suscité un fort
espoir pour de très nombreuses
personnes en situation de handi-
cap qui ont des besoins d’aides à la
mobilité spécifiques. Ces besoins
nécessitent des fauteuils sur
mesure, adaptés au handicap de
chacun.
Ces fauteuils spécifiques ont un
coût important : jusqu’à plus de
40 000 € pour un fauteuil élec-
trique évolutif. Aujourd’hui, la prise
en charge de ces fauteuils par l’As-
surance Maladie occasionne systé-
matiquement de très lourds restes
à charge.
Il n’est plus concevable ni même
acceptable que de nombreuses
personnes en situation de handi-
cap renoncent à changer ou à
adapter le choix de leur fauteuil à
cause du prix de celui-ci.
Depuis avril 2023, peu de choses
ont bougé, pire les réunions prépa-
ratoires à la mise en œuvre de
cette promesse ont inquiété les
associations représentatives des
personnes en situation de handi-
cap. Une pétition en ligne a été
initiée par le député Sébastien Pey-
tavie (Nupes) à laquelle le conseil
municipal de Gennevilliers s’est
associé le 27 mars dernier en
votant un vœu de soutien.
Le conseil municipal de Genne-
villiers appelle également les
Gennevilloises et les Gennevillois
à apporter leur soutien à cette
démarche, en signant cette pétition
en ligne.
GENNEVILLIERS-ÉCOLOGIE/
EUROPE ÉCOLOGIE-LES VERTS
Véronique Desmettre
Notre politique de restauration
scolaire vise l’égalité d’accès à une
alimentation de qualité. Avec un
coût moyen de 14,68 € par repas,
la Ville prend en charge 85 % de la
dépense réelle, ne demandant aux
familles qu’une participation de
0,67 à 4,65 € des plus bas aux plus
hauts revenus. Contrairement aux
idées reçues, ce système de tarifi-
cation solidaire permet aux
couches populaire s co m m e
moyennes de bénéficier de l’aide
municipale. Personne ne paie pour
l’autre. C’est un investissement
annuel de 6,7 millions d’euros qui
traduit notre volonté d’offrir le
meilleur à tous les enfants, en
réduisant le reste à charge pour
toutes les familles.
Il en va de même pour l’accueil
périscolaire, où la ville absorbe
93 % du coût réel de 9,26 € par
enfant. Les familles ne paient ainsi
que de 0,36 à 1,18 € par jour, ce qui
garantit un accès équitable à ce
service, indépendamment des
moyens de chacun. C’est un enga-
gement financier de 700 000 € par
an.
Ces efforts budgétaires impor-
tants relèvent d’une politique de
solidarité active, où chaque citoyen,
peu importe ses revenus, peut
bénéficier des mêmes services
publics locaux et du soutien finan-
cier de la ville.
Ces dispositifs d’aide financière
participent concrètement à soute-
nir les familles malgré un contexte
financier communal difficile mar-
qué par l’inflation et des obliga-
tions financières imposées par
l’État.
CONTRIBUTION
NON PARVENUE
Le gouvernement a cru pertinent de lancer
en octobre 2023 les états généraux de l’in-
formation, pilotés par l’association d’ex-
trême gauche RSF, « Reporters sans
frontières ». Des recommandations seront
transmises au gouvernement à l’été 2024.
Cette pratique aura des conséquences sur
la liberté d’expression des médias, des jour-
nalistes, des essayistes. En effet, on assiste
à un appel à augmenter le nombre de
contrôles des médias et à la nomination de
« médiateur indépendant » pour chaque
grand média d’information, ce qui pourrait
se traduire par la mise en place d’un « com-
missaire de la pensée » dans chaque média.
Les médias seront donc étiquetés selon les
normes définies par RSF, entraînant prati-
quement et mécaniquement des restrictions
de la liberté d’expression. Les attaques
actuelles de RSF contre CNews via le Conseil
d’état et l’Arcom en sont une première
alarme.
Ces attaques contre le droit à informer
apparaissent dans d’autres domaines. Ainsi,
une nouvelle loi a été votée en catimini à
l’Assemblée nationale, loi qui considère
comme un délit le fait de critiquer les injec-
tions ARN messager. Les peines sont
sévères : amende de 45 000 € et éventuelle-
ment 3 ans de prison. Ce type de censure est
gravissime pour la démocratie en crimina-
lisant l’opinion. Les lanceurs d’alerte ont du
souci à se faire. Ainsi, l’application de cette
loi en 2010 aurait interdit à Irène Frachon de
dénoncer le scandale du Médiator.
Concernant les questions climatiques, des
députés ont également mis en avant la
nécessité de réprimer les médias qui ne sont
pas totalement en accord avec les conclu-
sions apocalyptiques du Giec (organisme de
l’ONU). Affirmer que la planète n’est pas en
danger absolu, qu’il n’y a pas d’urgence cli-
matique, que la montée des eaux des océans
est très faible (1,3 mm par an), pourrait
impliquer des poursuites judiciaires. Tout
débat apaisé et raisonnable devient interdit.
En résumé, le fait de critiquer le bien-
fondé d’une éolienne ou d’émettre une opi-
nion sur une pandémie entraînerait le risque
de se retrouver devant un juge !
Toutes ces actions à caractère totalitaire,
initiées en vue des prochaines échéances
électorales, constituent un grave manque-
ment contre la liberté d’expression, norma-
lement protégée dans la constitution selon
les lois de 1881 sur la liberté de la presse et
de 1986 sur la communication.
Souhaitons que le mot « Liberté » des
façades des bâtiments publics continue à
s’appliquer.
C’est regrettable mais nous vivons
désormais dans un monde où la com-
munication à outrance, et le flot d’émo-
tions qui va avec, masque la réalité,
brouille les pistes, et entrave la possibi-
lité de trouver de véritables solutions
aux problèmes.
Prenons l’exemple du chômage et du
soi-disant « plein-emploi ». Les
réformes de l’assurance-chômage sont
venues réduire la durée d’indemnisation
de plusieurs mois, et radier les deman-
deurs refusant deux offres d’emploi
dites « raisonnables » : ce ne sont là que
deux leviers, parmi d’autres, qui
baissent statistiquement les chiffres du
chômage mais qui ne retirent en rien la
précarité grandissante des publics
concernés.
Prenons ensuite l’exemple du pouvoir
d’achat. Le coût de la vie est bien plus
élevé qu’à l’époque des Gilets Jaunes :
le prix de l’essence s’est stabilisé à des
niveaux très hauts, idem pour les den-
rées alimentaires, l’énergie, les taux des
crédits… Il nous est dit que la priorité est
de préserver les couches populaires et
les classes moyennes mais tout aug-
mente sauf les aides, qui diminuent par
des coupes sèches dans les budgets.
Alors que les habitants ont du mal à
boucler les fins de mois, que notre dette
est plus élevée que jamais, des fortunes
sont dépensées dans la guerre en
Ukraine. Qui plus est, le président n’ex-
clut pas d’engager des troupes au sol.
Or, jusqu’à preuve du contraire, la Russie
n’a pas attaqué l’Union Européenne,
encore moins la France : dans ce
contexte, l’idée de dire que cette guerre
est la nôtre est, pour le moins, discu-
table.
Parlons enfin du conflit au Proche-
Orient qui doit nécessairement aboutir
à un cessez-le-feu immédiat et perma-
nent, au regard du désastre humanitaire
en cours. Le droit international est
chaque jour bafoué mais rien ne se
passe car les grandes puissances qui,
certes, s’insurgent, jouent également
sur les deux tableaux, soutiennent les
deux camps et, in fine, la guerre s’éter-
nise et des civils meurent par milliers.
Ce ne sont là que quelques exemples
mais, trop souvent, la communication
n’est plus au service de la réalité des
faits : le discernement est de mise pour
ne pas se faire duper, voire manipuler,
comme c’est souvent le cas ici à Genne-
villiers.
LES
CONTRIBUTIONS
PUBLIÉES
DANS CES PAGES
N’ENGAGENT
PAS LA RÉDACTION
DE GENNEVILLIERS
MAGAZINE
CONTRIBUTION
NON PARVENUE
ENSEMBLE POUR GENNEVILLIERS LES RÉPUBLICAINS
NON À LA POLICE
DE LA PENSÉE
Philippe Hallais
LES GENNEVILLOIS
QUAND LA COMMUNICATION
MASQUE LA RÉALITÉ
Lætitia Ghirardi