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Thèmes du document : Armement, Guerre en Ukraine, Histoire et mémoire,
En MINISTÈRE DES
ARMEÉES
Liberté Égalité Fraternité La
ministre
déléguée
Journée
nationale
d'hommage
aux
«
morts
pour
la
France
» pendant
la
guerre
d'Algérie
et
les
combats
du
Maroc
et
de
Tunisie
5
décembre
2020
Geneviève
DARRIEUSSECQ,
ministre
déléguée
auprès
de
la
ministre
des
Armées,
chargée
de
la
mémoire
et
des
anciens
combattants
En
cette
journée
nationale,
la
République
renouvelle
solennellement
son
hommage
aux
« morts
pour
la
France
» de
la guerre
d'Algérie
et des
combats
du
Maroc
et
de
la Tunisie.
La
nation
se
souvient
de
toutes
les
victimes,
civiles
comme
militaires,
de
ce
conflit
qui
brisa
tant
de
destins
et
généra
tant
de
violences.
Il y
a
60
ans,
une
guerre,
longtemps
niée,
entrait
dans
sa
septième
année.
Des
soldats
de
métiers,
des
centaines
de
milliers
de
jeunes
hommes
appelés
ou
rappelés
sous
les
drapeaux
et
des
membres
des
forces
supplétives
combattaient
pour
la
France
sur
le
territoire
algérien.
De
1952
à 1962,
en
Algérie,
au
Maroc
et
en
Tunisie,
près
de
deux
millions
d'hommes
ont
servi
nos
armes.
70
000
ont
été
blessés,
plus
de
25
000
sont
tombés
pour
la
France.
Hier,
ils
ont
combattu
avec
dévouement
pour
nos
couleurs,
aujourd'hui,
ils
reposent
dans
la
mémoire
nationale.
C'est
à
toute
cette
génération,
celle
qui
a
eu
«20
ans
dans
les
Aurès»
que
nous
consacrons
cette
journée.
À
ceux
qui
y
trouvèrent
la
mort,
à
ceux
qui
en
revinrent,
y
ont
souffert
et
en
souffrent
encore,
marqués
dans
leur
chair
comme
dans
leur
esprit.
Le
souvenir
de
ces
mois
de
service
et
de
guerre
est
toujours
vivace
chez
nombre
d'anciens
combattants.Dans
son
hommage
et
dans
la
reconnaissance
de
la
douleur,
la
France
n'oublie
ni
les
tourments
des
civils,
ni
les
rapatriés
qui
ont
abandonné
un
pays
qui
était
le
leur,
qui
était
celui
de
leur
cœur
et
de
leurs
ancêtres.
Elle
sait
à
quel
point
les
exactions
commises
à
leur
encontre,
au
printemps
et
à
l'été
1962
notamment,
puis
le
déracinement
constituent
encore
des
plaies
vivaces.
Elle
sait
également
le sort
des
anciens
harkis
et
de
leurs
familles
qui
ont
subi
de
terribles
représailles
ou
qui
ont
été
contraints
de
quitter
leur
terre
natale.
Elle
pense
aussi
à ces
hommes
et
à
ces
femmes,
civils
et
militaires,
dont
la
trace
a
été
perdue.
Les
armes
se
sont
tues
depuis
58
ans.
Cette
période
occupe
dans
notre
histoire
et
dans
notre
mémoire
nationale
une
place
toute
particulière.
L'histoire
de
la
guerre
d'Algérie
est
celle
d'une
déchirure,
d'une
blessure
non-cicatrisée,
de
drames
familiaux,
personnels
et
même
intimes,
d'un
enchevêtrement
de
destins
bousculés
parfois
brisés.
Parce
que
cette
histoire
est
complexe,
sa
mémoire
est
plurielle.
Parce
que
cette
histoire
est
la
nôtre,
il est
nécessaire
de
continuer
son
enseignement
et
de
permettre
sa juste
compréhension.
Parce
que
ces
mémoires
sont
essentielles
pour
la
construction
de
nos
identités
et
pour
notre
cohésion
nationale,
sa
transmission
aux
jeunes
générations
doit
se
poursuivre
de
manière
apaisée.
Se
souvenir,
témoigner,
raconter,
expliquer,
partager,
en
sont
les
maîtres
mots.
C'est
aussi
ce
que
nous
faisons
en cette
journée
nationale.