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Conseil Municipal - 2026.4.47.1 annexe reglement budgetaire et financier
Document publié le Jeudi 1 janvier 2026 par la commune de Marquette-lez-Lille.
Lien du pdf (Conseil Municipal - 2026.4.47.1 annexe reglement budgetaire et financier)
Thèmes du document : Budget, Banque, Consommateurs,
VERSION 2.0 CM du 29 juin 2026
RÈGLEMENT BUDGÉTAIRE ET FINANCIER
VILLE DE MARQUETTE LEZ LILLE
11 PLACE DU GÉNÉRAL DE GAULLEConseil Municipal 29 juin 2026
1
Table des matières
PRÉAMBULE ....................................................................................................................................................2
LE PROCESSUS BUDGÉTAIRE ...........................................................................................................................3
Présentation et vote du Budget..................................................................................................................... 3
Calendrier Budgétaire .................................................................................................................................... 4
Etapes Budgétaires 5
o Débat d’Orientation Budgétaire........................................................................................................ 5
o Budget Primitif .................................................................................................................................. 6
o Le compte administratif, le compte de gestion et le passage au compte financier unique (cfu) ..... 7
o Budget Supplémentaire /décisions modificatives et autorisations de dépassement ....................... 8
o Virements de crédits (Autorisations spéciales) ................................................................................. 9
LA GESTION PLURIANNUELLE DES CREDITS ..................................................................................................10
L’EXECUTION BUDGETAIRE ...........................................................................................................................11
L’engagement Comptable............................................................................................................................ 13
o Les Bons de commande .................................................................................................................. 15
o L’engagement direct sans bon de commande ................................................................................16
La Liquidation, l’enregistrement des factures et la gestion du service fait ................................................. 17
Le paiement et le recouvrement par le service de gestion comptable (SGC) .............................................19
Les Tiers ....................................................................................................................................................... 21
LES OPERATIONS PARTICULIERES .................................................................................................................22
Les dépenses imprévues .............................................................................................................................. 22
La gestion des provisions ............................................................................................................................. 22
La gestion des subventions accordées ........................................................................................................ 23
La gestion de clôture ................................................................................................................................... 24
o Les restes à réaliser (Section d’investissement) ............................................................................. 24
o Les rattachements des charges et des produits (Section de Fonctionnement) .............................. 25
LES REGIES.....................................................................................................................................................25
LA GESTION DU PATRIMOINE .......................................................................................................................27
Notion de patrimoine et d’inventaire .......................................................................................................... 27
Le recensement des immobilisations .......................................................................................................... 28
Modalités et durées d’amortissement ........................................................................................................29
La reprise des subventions transférables au compte de résultat................................................................ 30
LA GESTION DE LA DETTE ..............................................................................................................................30
Les garanties d’emprunt .............................................................................................................................. 30
La gestion de la dette et de la trésorerie..................................................................................................... 31Conseil Municipal 29 juin 2026
2
PREAMBULE
Le règlement budgétaire et financier (RBF) constitue un document interne de référence
destiné à encadrer la préparation, l’exécution, le suivi et la clôture du budget de la Ville
de Marquette-lez-Lille.
S’il demeure facultatif pour les communes et leurs Etablissements Publics de
Coopération Intercommunale (EPCI), il devient obligatoire dès lors que la collectivité
adopte le référentiel comptable M57, conformément à l’article 106 de la loi NOTRe.
La Ville a adopté son premier RBF en 2022 lors de son passage au référentiel M57 ; le
présent document constitue ainsi le second RBF, établi à la suite du renouvellement du
Conseil municipal, en application de l’article L.5217-10-8 du Code général des
collectivités territoriales, qui prévoit que le règlement budgétaire et financier doit être
adopté avant la première délibération budgétaire suivant le renouvellement de
l’assemblée.
Le référentiel M57 modernise la gestion budgétaire locale en étendant aux communes
des règles assouplies déjà appliquées par les régions, notamment la gestion
pluriannuelle des crédits, la fongibilité asymétrique et l’intégration des normes
comptables les plus récentes du Conseil de normalisation des comptes publics (CNoCP).
Le RBF poursuit deux objectifs principaux : définir un cadre normatif clair et sécurisé
pour l’ensemble des services municipaux et développer une pédagogie de la gestion
financière afin de rendre les règles budgétaires et comptables accessibles aux élus et
aux agents.
Conformément aux exigences minimales du CGCT, il précise notamment les modalités
de gestion des autorisations de programme (AP) et des autorisations
d’engagement (AE), les règles de caducité et de report des crédits de paiement
(CP), ainsi que les modalités d’information de l’assemblée délibérante sur les
engagements pluriannuels. La gestion en AP-AE/CP permet de concilier les
impératifs politiques de programmation des investissements, les exigences budgétaires
de sincérité et de maîtrise des restes à réaliser, et les contraintes techniques liées à la
durée des opérations pluriannuelles.
Le RBF s’impose à l’ensemble des pôles, directions et services gestionnaires de crédits,
et en particulier à la Direction des Finances, afin d’assurer la cohérence, l’harmonisation
et la continuité des pratiques internes. Il ne se substitue ni à la réglementation générale
des finances publiques ni au règlement intérieur de la commande publique, mais les
précise et les adapte lorsque cela est possible.
Document évolutif, il sera actualisé en fonction des évolutions législatives,
réglementaires et organisationnelles. Il constitue la base de référence du guide interne
des procédures financières et a vocation à accompagner les agents et les élus dans
l’exercice de leurs missions.Conseil Municipal 29 juin 2026
3
LE PROCESSUS BUDGETAIRE
PRESENTATION ET VOTE DU BUDGET
Le budget est l’acte par lequel l’assemblée délibérante prévoit et autorise les dépenses
et les recettes de l’exercice, conformément à l’article L.2311-1 du Code Général des
Collectivités Territoriales (CGCT). Il est présenté soit par nature, soit par fonction,
selon le mode retenu par l’assemblée délibérante, et structuré en chapitres et
articles : les chapitres constituent des enveloppes financières globales, tandis que les
articles correspondent au niveau le plus fin de la nomenclature comptable.
La Ville de Marquette-lez-Lille a retenu une présentation par nature et un vote par
chapitre, en fonctionnement comme en investissement, conformément à l’article
L.2312-2 du CGCT. Le document budgétaire réglementaire comprend notamment :
les ratios financiers, la balance générale, les sections d’investissement et de
fonctionnement détaillées, ainsi que les annexes obligatoires prévues à l’article
L.2313-1 du CGCT, parmi lesquelles :
l’état de la dette,
l’état du personnel,
la liste des subventions versées,
les autorisations de programme (AP) et les crédits de paiement (CP),
les engagements pluriannuels,
le tableau des effectifs,
l’annexe environnementale “Budget Vert”, présentant la classification des
dépenses selon leur impact sur l’atténuation et l’adaptation au
changement climatique,
Le budget s’exécute selon un calendrier précis. En dépenses, les crédits votés sont
limitatifs : aucun engagement ne peut être pris sans crédits disponibles. En recettes,
les crédits sont évaluatifs : les recettes réalisées peuvent excéder les prévisions. Le
budget comporte deux sections — fonctionnement et investissement — chacune
devant être présentée en équilibre réel.
En application du principe de non-affectation, la prévision ou la perception d’une
recette spécifique ne peut justifier l’ouverture automatique de crédits supplémentaires
en dépenses. Le budget est voté annuellement (principe d’annualité) et présenté
par l’exécutif (le Maire) à l’assemblée délibérante, seule compétente pour l’adopter. Si
les crédits d’un chapitre deviennent insuffisants, seule l’assemblée délibérante peut
les modifier. Le niveau de vote détermine l’étendue des virements de crédits que
l’ordonnateur peut effectuer sans nouvelle délibération.
L’ensemble des crédits est regroupé dans un document unique (principe d’unité
budgétaire).
Sur le plan interne, chaque direction dispose d’une enveloppe annuelle de crédits. La
direction des finances garantit le respect du calendrier budgétaire et fixe, après
validation de la direction générale, les périodes durant lesquelles les directions
opérationnelles saisissent leurs propositions budgétaires dans l’application financière.
Les dépenses courantes comprennent les charges à caractère général (chapitre 011),
les charges de gestion courante hors subventions (chapitre 65 hors 6574), ainsi que
les atténuations de produits (chapitre 014). Les services gestionnaires saisissent leursConseil Municipal 29 juin 2026
4
propositions budgétaires au niveau le plus fin de la nomenclature, par nature et par
fonction, en distinguant les charges incompressibles des charges facultatives. Les
autres dépenses, notamment les charges financières et les charges exceptionnelles,
sont saisies par la direction des finances.
Le budget est modifié au fil des autorisations successives votées par le Conseil
municipal : budget primitif (BP), restes à réaliser, budget supplémentaire (BS)
et décisions modificatives (DM). À l’issue de chaque étape, et pour être exécutoire,
le budget doit être transmis au Préfet dans un délai de 15 jours, par voie
dématérialisée.
Le tableau des effectifs constitue une annexe obligatoire du budget. Il est fourni par
la direction des ressources humaines dans un format compatible avec les annexes
budgétaires. La direction des finances assure la consolidation des annexes et prépare
les maquettes budgétaires soumises à l’approbation de l’assemblée délibérante. Le
système d’information financier n’a pas vocation à ventiler les dépenses de personnel
par direction ou service ; le suivi analytique de la masse salariale est assuré dans
l’application dédiée à la gestion des ressources humaines.
CALENDRIER BUDGETAIRE
Le budget est établi pour un exercice allant du 1er janvier au 31 décembre.
Conformément à l’article L.1612-2 du CGCT, il peut être adopté jusqu’au 15 avril de
l’exercice auquel il s’applique, ou jusqu’au 30 avril en année de renouvellement du
conseil municipal. Ce délai peut également être repoussé au 30 avril lorsque les
informations financières transmises par l’État parviennent tardivement aux collectivités.
La Ville de Marquette-lez-Lille a jusqu’à présent choisi de voter son budget en N-1, sans
intégration des résultats, afin de permettre une entrée en vigueur dès le 1er janvier de
l’exercice. Dans ce cadre, la reprise des résultats de l’exercice N-1 intervient lors du
budget supplémentaire adopté en cours d’année N.
Ce calendrier implique donc un vote anticipé du budget N (par exemple en décembre
N-1), suivi d’un ajustement en cours d’exercice via le budget supplémentaire et, le cas
échéant, des décisions modificatives.
Le chef de l’exécutif doit transmettre aux membres du Conseil municipal le projet de
budget et les rapports correspondants au moins 12 jours avant la séance consacrée
à son examen (art. L.1612-26 CGCT). La date de transmission doit figurer dans la
délibération d’adoption du BP.
À compter de juin 2026, la Ville présentera au Conseil municipal son premier
Compte Financier Unique (CFU), portant sur l’exercice 2025.
Le CFU remplace le Compte administratif (CA) et le Compte de gestion (CG)
et devient le document unique de référence pour :
les résultats budgétaires,
la situation financière et patrimoniale,
la gestion pluriannuelle,Conseil Municipal 29 juin 2026
5
la transparence et la lisibilité des comptes.
Il est élaboré conjointement par l’ordonnateur et le comptable public.
Séances Conseil
municipal
Délais
réglementaires
Calendrier
indicatif de la
Ville
Objectifs
Rapport
d’Orientation
Budgétaire (ROB)
Dans les 10
semaines
précédant le BP
Novembre N-1 Présenter les
orientations financières,
politiques et
pluriannuelles.
Budget Primitif (BP) Avant le 15 avril N
(ou 30 avril en
année électorale)
Décembre N-1 Autoriser les recettes et
dépenses ; ouvrir les AP,
AE et CP.
Budget
supplémentaire
(BS)
Concomitant au
vote du Compte
Financier Unique N-
1
Juin N Reprendre les résultats
N-1 et les restes à
réaliser.
Décision
modificative (DM)
A tout moment Novembre
/Décembre N
Ajuster les crédits et
procéder aux
régularisations
techniques.
Compte Financier
Unique (CFU)
Avant le 30 juin
N+1
Juin N+1 Arrêter les comptes de
l’exercice écoulé ;
ETAPES BUDGETAIRES
O DEBAT D’ORIENTATION BUDGETAIRE
Conformément à l’article L.1612-26 du CGCT, un débat sur les orientations
générales du budget doit être organisé dans les dix semaines précédant le vote
du budget primitif. Ce débat ne peut en aucun cas se tenir le même jour que le
vote du budget, afin de garantir aux élus un délai raisonnable d’analyse et de
préparation.
Le Maire présente au Conseil municipal un rapport d’orientations budgétaires
(ROB), qui doit donner lieu à débat. Ce rapport expose :
les orientations financières et politiques envisagées pour l’exercice N+1,
les perspectives pluriannuelles,
les engagements pluriannuels (AP/AE),
l’évolution prévisionnelle des recettes et des dépenses des deux sections,Conseil Municipal 29 juin 2026
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la capacité d’autofinancement et la capacité de désendettement,
les éléments relatifs aux ressources humaines,
l’évolution de la dette et les perspectives fiscales.
Les prévisions doivent être sincères, c’est-à-dire ni sous-estimées ni surestimées,
et intégrer toutes les dépenses et recettes obligatoires et prévisibles.
Le ROB constitue un temps de réflexion stratégique, d’analyse et de prospective. Il
permet de situer l’action de la collectivité dans une vision pluriannuelle et contribue
à renforcer la transparence et la participation démocratique au sein de l’assemblée
délibérante.
L’élaboration du ROB nécessite la production de documents rétrospectifs et
prospectifs, notamment des simulations financières, fiscales et d’endettement.
O BUDGET PRIMITIF
Le budget primitif est l’acte par lequel l’organe délibérant autorise l’ordonnateur à
exécuter, pour une année donnée, les dépenses et les recettes de la collectivité. Il
est voté par nature regroupée par chapitre, conformément à l’article L.2312-2
du CGCT, et complété d’une présentation croisée par fonction.
Le BP comprend également les annexes obligatoires, notamment :
la situation patrimoniale,
les engagements pluriannuels,
les autorisations de programme (AP) et crédits de paiement (CP),
l’état de la dette,
l’état du personnel,
la liste des subventions versées,
le tableau des effectifs,
l’annexe environnementale Budget Vert,
les délibérations afférentes.
Le budget primitif est obligatoirement accompagné d’une présentation
brève et synthétique, conformément à l’article L.2312-1 du CGCT. Cette note a
pour objet de permettre aux élus et aux citoyens de comprendre les grandes
orientations budgétaires, les équilibres financiers, les évolutions par rapport à
l’exercice précédent, ainsi que les principaux choix de gestion. Elle présente
notamment les masses budgétaires, les équilibres de fonctionnement et
d’investissement, la situation de la dette, les autorisations de programme et crédits
de paiement (AP/CP), les engagements pluriannuels, ainsi que les éléments de la
classification environnementale (Budget Vert). Elle est jointe au projet de budget
transmis aux membres de l’assemblée délibérante et mise à disposition du public
dans les conditions prévues à l’article L.2313-1 du CGCT.Conseil Municipal 29 juin 2026
7
Le budget doit être voté en équilibre réel. Les ressources propres définitives
doivent permettre le remboursement de la dette. La section de fonctionnement doit
présenter un solde nul ou positif : la collectivité ne peut pas financer ses charges
de fonctionnement par l’emprunt. Le budget devient exécutoire après publication et
transmission au représentant de l’État, et s’applique à compter du 1er janvier de
l’exercice.
La préparation budgétaire s’étend de juillet à novembre. Les directions
opérationnelles saisissent leurs propositions budgétaires en dépenses et en recettes,
par programme, service et nature, jusqu’à fin septembre. Chaque montant inscrit
doit être justifié par une présentation détaillée.
Les services doivent également transmettre une fiche programme pour toute
demande d’autorisation de programme (AP). La direction des finances recense ces
demandes afin de proposer un ensemble d’AP à soumettre au Conseil municipal.
Les inscriptions budgétaires doivent comporter un libellé clair, non générique, non
comptable, et préciser la localisation (pour les travaux) ou la période concernée si
nécessaire.
La Direction des Finances est chargée de la validation, de la modification et de la
clôture des demandes budgétaires, après validation de la direction générale. Elle
veille à la cohérence entre l’objet des demandes et les comptes utilisés, et
accompagne les directions opérationnelles dans la construction de leur budget.
Les arbitrages budgétaires interviennent en octobre :
arbitrages techniques : Direction générale, Direction des Finances,
directions concernées,
arbitrages politiques : Maire et élus.
Une fois arrêtés, les arbitrages sont présentés lors d’un Conseil d’administration
préalable, environ un mois avant le vote en Conseil municipal.
O LE COMPTE ADMINISTRATIF, LE COMPTE DE GESTION ET LE PASSAGE AU COMPTE FINANCIER UNIQUE (CFU)
Jusqu’à l’exercice 2024 inclus, les comptes de la collectivité étaient présentés sous
la forme du compte administratif (CA), établi par l’ordonnateur, et du compte
de gestion (CG), établi par le comptable public. Ces 2 documents,
complémentaires, retracent l’exécution du budget et présentent la situation
financière et patrimoniale de la collectivité.
Le compte administratif retrace l’exécution du budget par l’ordonnateur. Il doit
être adopté au plus tard le 30 juin de l’exercice N+1. Il compare les montants
votés par chapitre et article aux émissions de mandats et de titres, y compris les
opérations de rattachement. Il fait apparaître les restes à réaliser en
investissement et les rattachements en fonctionnement, ainsi que les résultats deConseil Municipal 29 juin 2026
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l’exercice pour chacune des sections. Il comprend les annexes réglementaires et
doit être strictement concordant avec le compte de gestion.
Le compte de gestion, établi par le comptable public, est transmis à l’ordonnateur
avant le 1er juin N+1. Il présente l’ensemble des opérations comptables de
l’exercice, les soldes des comptes, les pièces justificatives et le bilan actif/passif de
la collectivité. Le conseil municipal arrête le compte de gestion avant de se
prononcer sur le compte administratif. Le calendrier de clôture défini avec la
trésorerie permet généralement d’obtenir un compte de gestion provisoire dès
février N+1.
À compter de l’exercice 2025, les collectivités appliquant le référentiel M57
présentent leurs comptes sous la forme du Compte Financier Unique (CFU), qui
se substitue au compte administratif et au compte de gestion. La Ville de
Marquette-lez-Lille présentera ainsi son premier CFU en juin 2026,
immédiatement après l’adoption du présent RBF.
Le CFU constitue désormais le document unique de référence pour la
présentation des comptes locaux. Il est élaboré conjointement par l’ordonnateur
et le comptable public, dans le respect de leurs prérogatives respectives. Il regroupe
dans un même document :
les données budgétaires (exécution du budget),
les données comptables (bilan, actif/passif),
les engagements pluriannuels,
les informations financières consolidées,
les annexes réglementaires,
les éléments de transparence financière (dont le Budget Vert).
La mise en place du CFU répond à plusieurs objectifs nationaux :
Améliorer la lisibilité et la transparence de l’information financière pour
les élus et les citoyens ;
Renforcer la qualité comptable, en rapprochant les données budgétaires
et comptables ;
Simplifier les processus administratifs entre l’ordonnateur et le
comptable public ;
Moderniser le bloc d’information financière, en cohérence avec
l’ouverture des données publiques (open data).
O BUDGET SUPPLEMENTAIRE /DECISIONS MODIFICATIVES ET AUTORISATIONS DE DEPASSEMENT
Le budget supplémentaire (BS) constitue une décision modificative particulière
ayant pour objet d’intégrer les résultats antérieurs reportés ainsi que les reports
de crédits. Il ne peut être adopté qu’après le vote du compte financier unique de
l’exercice précédent. Souvent qualifié de « budget de redéploiement », il permet à la
collectivité de réutiliser les crédits non consommés ou décalés dans le temps, deConseil Municipal 29 juin 2026
9
soutenir les projets en attente et d’assurer une gestion active et souple des opérations
des services. Le montant des reports en dépenses et en recettes doit être strictement
conforme aux restes à réaliser constatés au compte financier unique.
La Décision Modificative (DM) s’impose dès lors que le montant d’un chapitre voté
doit être modifié. Seules peuvent y être inscrites les dépenses et recettes non prévues
et non prévisibles lors du vote du budget primitif, conformément au principe de
sincérité budgétaire. Contrairement au budget supplémentaire, la DM n’a pas
vocation à reprendre les résultats de l’exercice précédent : elle répond uniquement à
un besoin d’ajustement en cours d’année. Le nombre de DM n’est pas limité, même si,
en pratique, une seule DM est généralement adoptée avant la clôture de l’exercice.
Les décisions modificatives peuvent également porter sur des transferts équilibrés
entre chapitres budgétaires. Lorsqu’un virement de crédits implique deux chapitres
différents, il doit obligatoirement faire l’objet d’une DM (article L.1612-14-1 du
CGCT). Depuis la mise en œuvre du référentiel M57, les DM ne sont toutefois
obligatoires que pour les virements de chapitre à chapitre dépassant le seuil
autorisé de fongibilité asymétrique, fixé par délibération de la collectivité. En-deçà
de ce seuil, l’ordonnateur peut procéder à des virements internes sans délibération,
dans le respect des règles applicables.
La direction des finances recense l’ensemble des demandes de crédits complémentaires
formulées et motivées par les gestionnaires de crédits. Ces demandes sont arbitrées en
dernier ressort par le Conseil d’administration, les élus ou le Maire, sur proposition du
directeur général des services et de la direction des finances.
Le vote des décisions modificatives intervient selon les mêmes modalités que le vote
du budget primitif. Toute annexe budgétaire modifiée dans le cadre d’une DM ou d’un
budget supplémentaire doit être présentée au vote de l’assemblée délibérante.
O VIREMENTS DE CREDITS (AUTORISATIONS SPECIALES)
Conformément aux dispositions du Code général des collectivités territoriales, les
crédits budgétaires sont votés par chapitre, et, si l’assemblée délibérante en décide
ainsi, par article. Hors les cas où les crédits sont spécialisés par article, l’ordonnateur
peut procéder à des virements d’article à article au sein d’un même chapitre.
Pour la Ville de Marquette-lez-Lille, le budget est voté au niveau du chapitre.
L’ordonnateur peut donc engager, liquider et mandater les dépenses dans la limite du
crédit inscrit à ce chapitre et effectuer, le cas échéant, des virements internes entre
articles d’un même chapitre.
Toute modification du montant total des crédits inscrits à un chapitre nécessite une
délibération de l’assemblée délibérante. La liste des virements internes entre
articles est transmise au Service de Gestion Comptable (SGC) de Lille, afin de
permettre l’ajustement des inscriptions budgétaires dans la comptabilité du comptable
public.Conseil Municipal 29 juin 2026
10
Les virements de crédits consistent à retirer un montant disponible sur une ligne
budgétaire pour l’affecter à une autre ligne, à condition que cette opération soit réalisée
au sein du même chapitre budgétaire globalisé (ex. : 011 « Charges à caractère
général », 012 « Charges de personnel », etc.). Les gestionnaires de crédits peuvent
effectuer les virements nécessaires uniquement dans les lignes pour lesquelles ils
disposent d’une autorisation d’engagement.
Dans le cadre du référentiel M57, il est possible d’effectuer des virements de crédits de
chapitre à chapitre, dans la limite du seuil de fongibilité asymétrique fixé chaque
année par délibération du Conseil municipal lors du vote du budget primitif. Ce seuil ne
peut excéder 7,5 % des dépenses réelles de chacune des sections, à l’exclusion
des crédits relatifs aux dépenses de personnel. Au-delà du seuil fixé annuellement, une
décision modificative est obligatoire.
Les gestionnaires doivent adresser leurs demandes de virements à la direction des
Finances, en précisant le compte budgétaire à créditer, le compte budgétaire à débiter
et le montant concerné. Ces demandes sont instruites par le responsable budgétaire,
comptable et analytique de la commune.
Des virements entre autorisations de programme (AP) sont également possibles,
dès lors qu’ils ne modifient pas le montant global de chacune des AP. Tout virement
entraînant une modification du montant d’une AP doit faire l’objet d’une décision du
conseil municipal, concomitante à une décision budgétaire (BP, BS ou DM). De même,
toute modification du montant des crédits de paiement (CP) de l’exercice doit être
soumise à délibération.
LA GESTION PLURIANNUELLE DES CREDITS
La Ville de Marquette-lez-Lille recourt aux Autorisations de Programme (AP) et
aux Crédits de Paiement (CP) pour la gestion pluriannuelle de ses
investissements, conformément au référentiel M57. Les AP représentent le coût
total d’un projet, tandis que les CP correspondent aux dépenses mandatables
chaque année pour financer les engagements pris dans le cadre de ces AP.
Les AP sont décidées, révisées ou clôturées par le Conseil municipal. Elles peuvent
financer une ou plusieurs opérations et demeurent valables tant qu’elles ne sont
pas annulées ou clôturées. Le montant global de l’AP fait l’objet du vote ;
l’échéancier des CP des années futures est indicatif. Une annexe budgétaire retrace
chaque année l’état d’avancement des AP et la consommation des CP.
Afin d’assurer une gestion lisible et rigoureuse du portefeuille d’autorisations
pluriannuelles, une délibération relative aux AP/CP est présentée à chaque
décision budgétaire (Budget primitif, Budget supplémentaire, Décision
modificative). Cette délibération comporte systématiquement :
les nouvelles AP à ouvrir,
les AP à ajuster (révision du montant global ou des CP),Conseil Municipal 29 juin 2026
11
les AP à clôturer, identifiées explicitement pour garantir la transparence et
la bonne tenue des autorisations pluriannuelles,
les ajustements de CP de l’exercice en cours.
Les AP peuvent être révisées lorsque le programme fonctionnel évolue, lorsque les
aléas dépassent les provisions prévues ou lorsque le montant initial s’avère inadapté.
Elles sont clôturées lorsque toutes les opérations sont achevées ou lorsqu’aucun
mouvement n’est prévu. Un reliquat d’AP ne peut pas financer une nouvelle
opération : toute opération nouvelle fait l’objet d’une nouvelle AP millésimée.
Les CP non consommés en fin d’exercice sont reportés sur l’exercice suivant et
peuvent être réajustés lors du budget supplémentaire. Toute modification de CP
impliquant un changement de chapitre doit faire l’objet d’une décision modificative.
Les directions gestionnaires transmettent chaque année à la direction des finances
la liste des AP/AE à clôturer.
Schéma d’échéancement des phases administratives, physiques et financières
d’un projet (exemple)
L’EXECUTION BUDGETAIRE
L’exécution budgétaire s’effectue dans le respect strict des règles fixées par la
nomenclature budgétaire et comptable M57, par la doctrine comptable de l’État et
par les principes fondamentaux de la comptabilité publique. Elle couvre l’ensemble
des opérations réalisées entre la décision d’engager une dépense ou de percevoirConseil Municipal 29 juin 2026
12
une recette et la prise en charge des mandats et des titres par le comptable public.
L’imputation des opérations est déterminée par les instructions budgétaires et
comptables, qui définissent les critères permettant de distinguer les dépenses
d’investissement des dépenses de fonctionnement.
Une dépense est inscrite en investissement lorsqu’elle augmente la valeur d’un
élément du patrimoine, prolonge de manière notable sa durée d’utilisation ou
modifie sa consistance, notamment à travers des travaux, des restructurations, des
acquisitions ou des équipements durables. Relèvent ainsi de l’investissement les
achats de matériels durables, les travaux sur les bâtiments et infrastructures, les
opérations de voirie et réseaux divers, ainsi que les dépenses qui améliorent ou
prolongent la durée de vie d’un bien. À l’inverse, les dépenses liées à la gestion
courante, telles que les fournitures, les prestations récurrentes, les contrats
d’entretien courant ou les dépenses qui n’améliorent pas la valeur du patrimoine,
sont imputées en fonctionnement. La distinction peut parfois être délicate,
notamment pour les dépenses de gros entretien ou d’amélioration ; dès lors qu’une
intervention augmente la valeur du bien ou prolonge sa durée d’utilisation,
l’imputation en investissement s’impose.
Les recettes de fonctionnement regroupent l’ensemble des ressources courantes
de la collectivité. Elles proviennent des prestations facturées sur la base de tarifs
votés par délibération, des impôts et taxes, des subventions, des dotations de l’État
et des reversements de fiscalité. Leur prévision doit être établie avec sincérité et
prudence, en tenant compte des réalisations antérieures, des tarifs en vigueur et
des notifications officielles reçues. La répartition des responsabilités en matière de
saisie et de suivi des recettes est clairement définie : la direction des finances assure
l’enregistrement des recettes fiscales, des dotations, des reversements de fiscalité
et des subventions notifiées, tandis que les directions opérationnelles prévoient et
saisissent les recettes issues de leurs activités propres, telles que les prestations de
services, les locations, les remboursements ou les subventions spécifiques liées à
leurs projets. Elles veillent également à la bonne perception des recettes qu’elles
ont prévues et transmettent à la direction des finances l’ensemble des éléments
nécessaires à leur prise en charge.
Les recettes sont de nature évaluative : leur réalisation peut être supérieure aux
montants inscrits au budget. Pour autant, leur prévision doit respecter les principes
de sincérité et de prudence, ce qui implique qu’elles ne doivent être ni
surévaluées ni sous-évaluées et qu’elles doivent être établies sur la base des
réalisations antérieures, des tarifs votés et des notifications officielles reçues. À ce
titre, les subventions d’investissement ne peuvent être inscrites au budget qu’après
réception de leur notification formelle, transmise à la direction des finances, afin de
garantir la fiabilité des prévisions et la conformité aux règles budgétaires.
Conformément au principe de non-affectation des recettes, la prévision ou
l’encaissement d’une recette ne peut justifier l’ouverture automatique de crédits
supplémentaires en dépenses ; seuls le budget primitif, le budget supplémentaire
ou les décisions modificatives peuvent ouvrir des crédits nouveaux.Conseil Municipal 29 juin 2026
13
Ce cadre général constitue le socle de l’exécution budgétaire et garantit la régularité,
la sincérité et la transparence des opérations financières de la collectivité.
L’exécution budgétaire s’organise autour de plusieurs étapes successives définies par la
comptabilité publique et la nomenclature M57. Elle débute par l’engagement de la
dépense et s’achève par la prise en charge des mandats et des titres par le Service de
Gestion Comptable (SGC) de Lille.
1. Engagement : décision de la collectivité de financer une dépense, matérialisée par
un bon de commande ou un acte juridique.
2. Liquidation : vérification du service fait et détermination du montant exact dû au
créancier.
3. Mandatement : émission de l’ordre de paiement transmis au comptable public.
4. Prise en charge : contrôle et paiement par le SGC de Lille.
Au-delà de ces étapes réglementaires, la Ville de Marquette-lez-Lille a mis en place un
circuit interne de validation destiné à sécuriser la chaîne de la dépense et à garantir la
bonne utilisation des deniers publics. Ce circuit, complémentaire au règlement interne
des achats, prévoit plusieurs visas successifs avant la signature du Maire ou de ses
adjoints :
Visa du cadre référent : contrôle de la conformité de la dépense avec les
objectifs du service, la disponibilité des crédits et la pertinence de la demande.
Visa comptable : vérification de la bonne imputation budgétaire et comptable,
du respect des prix contractuels et de la cohérence avec les marchés en vigueur.
Visa financier : contrôle du respect des enveloppes budgétaires, des projets
validés, des procédures internes et des règles de mise en concurrence.
Visa de la Direction générale : validation administrative et stratégique de
l’engagement.
Ce dispositif interne renforce le contrôle interne budgétaire et comptable de la
collectivité. Il complète les obligations issues du règlement interne des achats et
contribue à prévenir les risques financiers, à sécuriser les engagements et à garantir la
régularité, l’efficacité et la transparence de la dépense publique.
L’ENGAGEMENT COMPTABLE
L’engagement comptable constitue une étape essentielle de la chaîne de la dépense.
Il garantit qu’aucune décision financière n’est prise sans crédits disponibles et
assure à la collectivité le respect de ses obligations envers les tiers. La tenue d’une
comptabilité d’engagement est une responsabilité de l’ordonnateur et un gage de
sincérité budgétaire.
Cette comptabilité permet à tout moment de connaître :
les crédits ouverts en dépenses et en recettes,
les crédits disponibles à l’engagement,
les crédits disponibles au mandatement,
les dépenses et recettes effectivement réalisées.Conseil Municipal 29 juin 2026
14
Dans le cadre des crédits gérés en autorisations de programme (AP), l’engagement
porte sur l’AP et donc sur les crédits pluriannuels. Hors gestion en AP, il porte sur
les crédits de paiement inscrits au titre de l’exercice.
Sur le plan juridique, l’engagement est l’acte par lequel la commune crée ou
constate à son encontre une obligation générant une charge. Il résulte de la
signature d’un contrat, d’une convention, d’un bon de commande ou de tout autre
acte juridique. Chaque engagement comporte trois éléments :
un montant prévisionnel de dépenses,
un tiers concerné par la prestation,
une imputation budgétaire (chapitre, article, fonction).
L’engagement comptable est toujours préalable ou concomitant à l’engagement
juridique afin de garantir la disponibilité des crédits. Pour les recettes, l’engagement
juridique n’est pas obligatoire, mais lorsqu’une recette est certaine, l’engagement
comptable facilite le suivi des ordonnancements. Le caractère certain est établi par
la production d’un acte constitutif matérialisant les droits de la Ville à l’égard du
tiers débiteur.
Actes constitutifs d’un engagement juridique et date d’entrée en vigueur :
Acte constitutif Entrée en vigueur de l’acte
Délibération (dépense) Jour où la délibération devient exécutoire
Délibération d’attribution de subventions
d’équipement, de participations ou de
dotations
Jour de notification de la délibération
attributive
Arrêté Jour où l’arrêté devient exécutoire
Contrat ou convention Jour de la signature de l’acte
Marché ordinaire (dépense) Date de réception de l’A/R de la notification du marché et ordre de
service éventuel.
Marché public (recette) État liquidatif de reversement
Marché à tranches optionnelles - date de réception de l’A/R de la notification du marché - date de l’AR de
l’ordre de service par l’entreprise
Accord-cadre à bons de commande - date de réception de l’A/R de la notification du marché
Marché non formalisé (consultation sur
devis)
Date de l’AR du bon de commande par
l’entreprise
Rémunérations et charges État liquidatif de reversement
Décision administrative Jour de notification de la décisionConseil Municipal 29 juin 2026
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Décision de justice Jour de la notification
Schéma simplifié du processus d’engagement
Chaque engagement se matérialise dans l’application financière par le choix d’une
procédure d’engagement adaptée au support juridique (marché, convention,
subvention, dette, etc.). Les règles de gestion diffèrent selon la nature de
l’engagement : accord-cadre à bons de commande, travaux de construction, subvention
à un partenaire, ou règlement d’intérêts de la dette. Ce paramétrage garantit la fiabilité
du suivi budgétaire et la concordance entre la comptabilité administrative et la
comptabilité du comptable public.
O LES BONS DE COMMANDE
La saisie d’un bon de commande dans l’application financière constitue la procédure de
référence pour les achats réalisés sans procédure formalisée, notamment dans le cadre
des consultations simples. Elle peut également être utilisée pour les commandes
exécutées dans le cadre de marchés à bons de commande, lorsque les services
souhaitent assurer un suivi financier précis en établissant une correspondance directe
entre un bon de commande et un engagement comptable unique.
Avant émission, chaque bon de commande fait l’objet du circuit interne de validation
comprenant les visas successifs du cadre référent, du service comptable, de la direction
des finances et de la direction générale. Une fois signé par le Maire ou son représentant
légal, le bon de commande génère automatiquement l’engagement comptable
correspondant. Les services utilisateurs peuvent ensuite récupérer le bon d’engagement
directement dans l’application financière.
Il est rappelé qu’aucun agent n’est habilité à signer un devis, un “bon pour
accord” ou tout autre document ayant valeur d’engagement juridique. Aucune
Identification d'un besoin
• = Vérification de disponibilité des crédits
Engagement comptable
• Signature d'un représentant légal
Création d'une commande
Engagement JuridiqueConseil Municipal 29 juin 2026
16
délégation de signature n’est accordée en interne pour ce type d’acte. La signature d’un
devis par un agent ou par un élu non délégataire constitue un engagement
irrégulier, dépourvu de valeur juridique pour la collectivité et susceptible d’engager la
responsabilité personnelle du signataire.
Le passage par l’application financière et par le circuit de validation interne garantit :
la sécurité juridique de l’engagement,
la vérification de la disponibilité des crédits,
le respect des règles de mise en concurrence,
la traçabilité des décisions,
et la protection des services eux-mêmes.
En l’absence de bon de commande signé par l’autorité compétente, l’engagement n’est
pas validé et ne peut donc pas être utilisé pour liquider des factures.
O L’ENGAGEMENT DIRECT SANS BON DE COMMANDE
L’engagement direct permet de créer un engagement comptable sans émission d’un
bon de commande, lorsque la nature de la dépense ou de la recette ne nécessite pas
la production d’un tel document. Cette procédure autorise ensuite la liquidation des
dépenses sur la base de l’engagement comptable seul.
Sont notamment concernés par cette procédure :
les marchés simples (travaux, assistance à maîtrise d’ouvrage),
les subventions versées par la collectivité,
les dépenses récurrentes de fluides (électricité, eau, gaz),
les loyers,
les taxes et impôts,
ainsi que l’ensemble des recettes perçues.
Comme pour les bons de commande, il est rappelé qu’aucun devis, bon pour accord
ou document contractuel ne peut être signé par un agent ou un élu non-
délégataire. L’engagement direct ne dispense en aucun cas du respect des règles de
signature et de la chaîne de validation interne.
Lors de la création de l’engagement, le service gestionnaire doit sélectionner le type
d’engagement correspondant à la nature de la dépense ou de la recette. Ce choix
conditionne les règles de gestion applicables, notamment en fonction de la procédure
de marché public utilisée, de la présence ou non d’une facturation, de la nature juridique
de l’acte support.
Cette procédure garantit un traitement adapté des dépenses et des recettes qui ne
relèvent pas du circuit classique du bon de commande, tout en assurant la traçabilité,
la régularité et la sécurité juridique des engagements comptables.Conseil Municipal 29 juin 2026
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LA LIQUIDATION, L’ENREGISTREMENT DES FACTURES ET LA GESTION DU SERVICE FAIT
Après l’engagement comptable et juridique, les obligations de payer doivent être
liquidées puis mandatées. La liquidation consiste à vérifier la réalité de la dette, à
attester le service fait et à arrêter le montant définitif de la créance sur la base des
pièces justificatives établissant les droits du créancier. Lorsque la mission a été
réalisée ou la livraison effectuée, cette étape permet de confirmer que la dépense
correspond bien aux obligations contractuelles. Le service gestionnaire transmet
systématiquement le bon de commande au fournisseur avec le numéro
d’engagement afin de faciliter le dépôt de la facture sur Chorus Pro et d’éviter
les anomalies susceptibles d’allonger les délais de traitement. Depuis le 1er janvier
2020, toutes les factures doivent être déposées sur Chorus Pro, conformément aux
règles de modernisation de l’action publique.
La vérification du service fait constitue une étape obligatoire et structurante. Elle
est réalisée par le service gestionnaire, appelé « groupe valideur » dans l’application
financière, et consiste à confirmer que la prestation ou la livraison correspond
exactement aux obligations prévues au contrat, au marché ou au bon de commande.
Cette vérification repose sur les documents attestant matériellement la réalisation
de la prestation, tels que le bon de commande, le bon de livraison ou tout justificatif
équivalent. Le service gestionnaire saisit dans l’application financière la date
effective de réalisation du service et dépose les justificatifs dématérialisés
(exemple : bon de livraison). Cette validation peut intervenir dès la réalisation du
service, sans attendre la facture.Conseil Municipal 29 juin 2026
18
La certification du service fait garantit la conformité de la prestation, permet
d’identifier immédiatement toute anomalie, fournit les éléments nécessaires en cas
de réclamation auprès du fournisseur et assure la bonne utilisation des deniers
publics. Elle contribue également au respect des délais de paiement : plus la
validation est réalisée rapidement, plus la facture peut être traitée sans retard, ce
qui évite les litiges, limite les relances, entretient une relation de confiance avec les
fournisseurs et renforce l’image de sérieux de la collectivité.
La validation du service fait est aussi le moment où les services doivent vérifier la
conformité du bien livré, apposer l’étiquette d’inventaire et transmettre les
informations nécessaires à la mise à jour de l’inventaire physique. Cette
responsabilité incombe exclusivement aux services émetteurs de la commande, car
c’est au moment de la livraison que la présence, la conformité et l’identification du
bien peuvent être établies.
Une fois le service fait certifié, le service prescripteur procède au rapprochement
de la facture avec l’engagement ou le bon de commande dans l’application
financière. Sans ce rapprochement, aucune facture n’est liquidée ni payée par le
service comptabilité. Cette règle interne garantit la concordance entre la facture et
l’engagement initial, la maîtrise des crédits, la traçabilité complète de la dépense et
la sécurisation juridique et financière de la collectivité.
Après ces étapes, le service comptabilité vérifie l’ensemble des éléments conduisant
au paiement, contrôle la conformité des pièces justificatives et propose le mandat
ou le titre de recette.
La liquidation des recettes intervient dès que les créances sont exigibles, après
vérification des calculs et des droits de la collectivité. Les pièces justificatives
obligatoires sont définies par la réglementation en vigueur et doivent être
transmises selon la nature de la dépense. Certaines dépenses peuvent toutefois
être payées avant service fait, conformément à l’arrêté du 22 décembre 2017,
notamment les locations immobilières, fluides, abonnements, formations, avances
de frais ou prestations de voyage ; ces cas demeurent strictement encadrés.
L’ordonnancement des recettes se matérialise par l’émission d’un titre de recette,
qui constitue l’ordre donné au comptable public de recouvrer les sommes dues à la
collectivité. Le titre doit être accompagné de l’ensemble des pièces justificatives
établissant la créance (délibération, convention, état liquidatif, décision
administrative, etc.).
L’ordonnateur doit émettre les titres dès que la créance est certaine (existence
établie), liquide (montant déterminé), exigible (paiement dû). Le délai d’émission
des titres doit respecter les règles de prescription applicables. Sauf dispositions
particulières, il s’agit de la prescription quinquennale de droit commun prévue
aux articles 2219 et suivants du Code civil.Conseil Municipal 29 juin 2026
19
LE PAIEMENT ET LE RECOUVREMENT PAR LE SERVICE DE
GESTION COMPTABLE (SGC)
Après la liquidation de la dépense ou de la recette, l’ordonnateur procède à la
génération des mandats ou des titres correspondants. Ces pièces sont regroupées
dans des bordereaux, entièrement dématérialisés, puis transmis dans
l’e-parapheur pour signature par l’autorité disposant de la délégation adéquate.
Une fois signés, les bordereaux sont automatiquement envoyés dans l’application
Hélios, où ils sont pris en charge par le comptable public. Cette étape marque la
fin de l’intervention de la collectivité et le début de la compétence exclusive du
Service de Gestion Comptable (SGC) de Lille, chargé du paiement des dépenses et
du recouvrement des recettes.
Le paiement des dépenses relève exclusivement du comptable public. Après
réception dématérialisée des mandats et des pièces justificatives, le SGC effectue
les contrôles de régularité prévus par la réglementation, portant notamment sur
la qualité de l’ordonnateur, la disponibilité des crédits, l’imputation comptable, la
validité de la dépense et le caractère libératoire du règlement. Lorsque l’ensemble
des contrôles est conforme, le SGC procède au paiement. Le délai global de
paiement (DGP) correspond au délai maximal entre la réception de la facture ou la
réalisation du service fait, si elle est postérieure, et le paiement par le comptableConseil Municipal 29 juin 2026
20
public. Pour les collectivités locales, ce délai est fixé à 30 jours, répartis entre 20
jours pour l’ordonnateur et 10 jours pour le comptable public. Le délai peut
être suspendu si la demande de paiement est incomplète ou irrégulière, la
suspension prenant effet à compter de la notification motivée adressée au
fournisseur. Les services prescripteurs doivent informer le service comptabilité de
toute suspension afin qu’elle soit transmise au SGC dans les délais.
En cas de dépassement du délai global de paiement, le titulaire du marché bénéficie
d’intérêts moratoires que la collectivité doit verser. La Ville de Marquette-lez-Lille
veille à respecter ces délais et à honorer les intérêts moratoires éventuels. Pour
l’exercice 2024, le délai global de paiement de la Ville s’établit à 18,90 jours, pour
un délai réglementaire de 30 jours. Le SGC applique le Contrôle Hiérarchisé de
la Dépense (CHD), qui consiste à adapter l’intensité des contrôles en fonction des
enjeux et des risques associés à chaque type de dépense. Les dépenses présentant
un risque élevé font l’objet de contrôles renforcés, tandis que les dépenses
courantes ou faiblement risquées bénéficient de contrôles allégés. Ce dispositif
permet d’optimiser la chaîne de la dépense tout en garantissant la régularité des
opérations. Les motifs de contrôle ou de rejet peuvent porter sur l’incompétence
juridique de l’ordonnateur, la déchéance quadriennale, l’absence de certification du
service fait, le risque de double paiement, l’insuffisance ou l’invalidité des pièces
justificatives, une erreur d’imputation ou une domiciliation bancaire erronée.
Le recouvrement des recettes relève également de la compétence exclusive du
comptable public. Les titres de recettes deviennent exécutoires dès leur prise en
charge par le SGC. L’action en recouvrement est soumise à la prescription
quadriennale, qui court à compter de cette prise en charge. Le SGC engage d’abord
le recouvrement amiable, comprenant l’envoi de l’avis des sommes à payer, les
relances et, le cas échéant, la mise en place d’un échéancier. En cas d’échec, le
recouvrement contentieux est engagé, mobilisant les voies d’exécution prévues par
les textes, telles que la saisie administrative à tiers détenteur, l’opposition sur
rémunération, la saisie bancaire ou le recours à un huissier. Ces actions relèvent
des prérogatives de puissance publique du comptable et garantissent la protection
des intérêts financiers de la collectivité.
Certaines recettes sont encaissées directement par le SGC sans émission préalable
de titre. Elles sont alors enregistrées en compte d’attente et signalées à la
collectivité via l’état P503 – Recettes à classer, transmis par voie dématérialisée.
Après émission des titres correspondants par l’ordonnateur et contrôle des pièces
justificatives, le SGC procède à la comptabilisation définitive et à l’apurement des
comptes d’attente.
La remise gracieuse permet de mettre fin à l’obligation pour un débiteur de régler
une créance régulièrement constatée et non contestée. Elle relève de l’Assemblée
délibérante, qui peut accorder une remise totale ou partielle en fonction de la
situation du débiteur. La remise gracieuse n’efface pas le titre de recette, mais éteint
le lien juridique entre la collectivité et le débiteur et décharge le comptable publicConseil Municipal 29 juin 2026
21
de sa responsabilité personnelle et pécuniaire. Elle donne lieu à une régularisation
comptable.
LES TIERS
Les tiers, qu’ils soient débiteurs ou créanciers, regroupent l’ensemble des personnes
physiques ou morales, de droit public ou privé, avec lesquelles la Ville entretient
des relations financières. La fiabilité de la « base tiers » constitue un élément
central de la qualité comptable : elle conditionne la régularité des paiements, la
bonne exécution des recettes et la prévention des erreurs, notamment en matière
d’imputation, de RIB, d’homonymies ou de doublons. Une « base tiers » maîtrisée
garantit la sécurité juridique et financière de la collectivité et contribue à la fluidité
de la chaîne comptable.
On distingue les tiers débiteurs, qui sont les personnes physiques ou morales
redevables d’une somme envers la collectivité et à l’encontre desquelles la Ville
émet un titre de recette, et les tiers créanciers, qui sont les personnes à qui la
collectivité doit une somme et pour lesquelles un mandat de paiement est émis.
Cette distinction est fondamentale pour la tenue de la comptabilité et la sécurisation
des opérations, car elle conditionne la nature des écritures, les contrôles à effectuer
et les responsabilités respectives de l’ordonnateur et du comptable public.
La « base tiers » de la collectivité regroupe 3 grandes catégories. Les personnes
physiques, qui disposent de la capacité juridique sans personnalité morale,
comprennent les particuliers, artisans, médecins, élus, agents ou intervenants
ponctuels. Les personnes morales de droit public regroupent l’État, les
administrations, les collectivités territoriales, les établissements publics locaux
d’enseignement, les hôpitaux, les CCAS ou encore les syndicats mixtes. Les
personnes morales de droit privé incluent les sociétés commerciales, les
associations loi 1901, les fondations, les organismes mutualistes ou encore les
professions libérales organisées en structures juridiques.
La création, la mise à jour et la fiabilisation des tiers relèvent exclusivement du
service comptabilité. Les services fonctionnels ne sont pas habilités à créer ou
modifier un tiers dans l’application financière. Toute demande doit être transmise
au service comptabilité et accompagnée des informations nécessaires à
l’identification du tiers : raison sociale ou identité complète, adresse postale,
numéro SIRET et code APE pour les personnes morales, RIB complet et
lisible, coordonnées téléphoniques et électroniques, ainsi que le nom du
représentant légal ou du gérant. Les services doivent également informer le
service comptabilité de toute modification concernant un tiers, qu’il s’agisse d’un
changement d’adresse, de RIB, de dénomination ou de représentant légal.
Cette procédure garantit la fiabilité de la « base tiers », la prévention des doublons,
la sécurisation des paiements, la conformité des titres de recettes, la réduction des
rejets par le SGC et, plus largement, la qualité comptable globale de la collectivité.
Une base tiers rigoureuse constitue un élément structurant de la chaîne comptableConseil Municipal 29 juin 2026
22
et un levier essentiel pour la maîtrise des risques et la performance financière de la
Ville.
LES OPERATIONS PARTICULIERES
LES DEPENSES IMPREVUES
L’Assemblée délibérante peut inscrire au budget, en section de fonctionnement
comme en section d’investissement, un crédit destiné à couvrir des dépenses
présentant un caractère d’urgence et d’imprévisibilité. Pour chacune des deux
sections, ce crédit ne peut excéder 7,5 % des dépenses réelles prévisionnelles.
Les dépenses imprévues d’investissement ne peuvent pas être financées par
l’emprunt. Ces crédits, inscrits sur des chapitres spécifiques, ne donnent jamais lieu
à émission directe de mandat : ils servent exclusivement à abonder, par virement,
les chapitres où les dépenses doivent être imputées selon leur nature.
L’utilisation de ces crédits nécessite un virement décidé par le Maire, formalisé par
arrêté, transmis au contrôle de légalité puis au SGC pour exécution. Le Maire rend
compte à l’Assemblée délibérante, lors de la première séance suivant
l’ordonnancement, de l’emploi de ces crédits.
Ce dispositif n’a jamais été utilisé par la Ville de Marquette-lez-Lille. Avec le passage
à la M57, l’équilibre budgétaire et la gestion des aléas reposent désormais
principalement sur la fongibilité asymétrique des crédits, dans la limite de
7,5 % des dépenses réelles de chaque section (article L.5217-10-6 du CGCT), ainsi
que sur la possibilité d’augmenter les dotations pour dépenses imprévues
d’AP et d’AE dans la limite de 2 % des dépenses réelles de chaque section,
permettant l’engagement pluriannuel d’une dépense imprévue. Ces mécanismes
offrent une souplesse accrue tout en garantissant la traçabilité et la régularité des
ajustements budgétaires.
LA GESTION DES PROVISIONS
Le provisionnement constitue l’une des applications du principe de prudence inscrit
dans le plan comptable général et repris par l’instruction budgétaire et comptable
M57. Il permet de constater une dépréciation d’actifs, un risque avéré ou d’anticiper
une charge lorsque la réglementation le prévoit. En application des principes de
prudence et de sincérité, toute collectivité appliquant la M57 a l’obligation de
constituer une provision dès lors qu’un risque est identifié ou qu’une perte
de valeur est constatée.
Les dotations aux provisions constituent des dépenses obligatoires dès lors que le
risque est avéré, que la dépréciation est constatée ou que la charge doit être
anticipée. La dotation doit être proposée à la plus proche séance budgétaire suivant
la connaissance du risque ou l’évaluation de la dépréciation. Chaque provision doit
être justifiée, documentée, évaluée de manière sincère et réajustée si le risqueConseil Municipal 29 juin 2026
23
évolue. Le montant de la provision doit être enregistré en totalité sur l’exercice au
cours duquel le risque ou la perte de valeur est constaté. Les provisions sont
réévaluées en cours d’exercice, ajustées en fonction de l’évolution du risque et
reprises lorsque celui-ci disparaît ou lorsque la provision devient sans objet. La
reprise est enregistrée en produit au compte de résultat.
À ce jour, la Ville de Marquette-lez-Lille constitue principalement 2 types de
provisions : les provisions pour créances irrécouvrables, qui couvrent le risque
de non-recouvrement de certaines recettes et sont ajustées en fonction de
l’ancienneté de la créance, des démarches de recouvrement engagées par le SGC
et de la probabilité réelle de recouvrement ; et les provisions pour Compte
Épargne Temps (CET), qui permettent d’anticiper la charge financière liée à la
monétisation des jours CET ou à leur indemnisation lors du départ de l’agent. Ces
provisions sont réévaluées annuellement en fonction du nombre de jours acquis,
des droits ouverts et du coût moyen journalier.
Conformément à la M57, la Ville peut constituer d’autres provisions si un risque
nouveau apparaît ou si une dépréciation doit être constatée, notamment en matière
de litiges, garanties, risques financiers ou dépréciation d’actifs. La collectivité reste
ainsi en capacité d’identifier de nouveaux risques, d’en évaluer le montant et de
proposer la constitution d’une provision adaptée.
Les dotations aux provisions constituées par la Ville sont semi-budgétaires : elles
sont inscrites en dépense de fonctionnement mais ne donnent pas lieu à inscription
en recette d’investissement, conformément aux règles de la M57.
LA GESTION DES SUBVENTIONS ACCORDEES
Une subvention est un concours financier volontaire attribué par la collectivité à une
personne physique ou morale dans un objectif d’intérêt général et local. L’article 59
de la loi n° 2014-856 du 31 juillet 2014 relative à l’économie sociale et solidaire
précise qu’il s’agit de contributions de toute nature décidées par les autorités
administratives et justifiées par un intérêt général. Les subventions de
fonctionnement versées aux associations et organismes de droit privé sont
imputées à l’article 65748, tandis que les autres subventions, notamment celles
versées à des personnes morales de droit public ou correspondant à des
contributions obligatoires, relèvent des dépenses courantes de fonctionnement.
Aucune subvention ne peut être accordée sans crédits préalablement votés au
chapitre concerné.
Les demandes de subventions sont étudiées dans le cadre de la préparation du
budget primitif, généralement voté en décembre, afin d’assurer la cohérence entre
les orientations municipales, les besoins exprimés par les associations et les moyens
financiers disponibles. Chaque service thématique (culture, sport, social, jeunesse,
etc.) instruit les demandes relevant de son périmètre, en lien avec l’élu chargé de
la vie associative. L’instruction porte sur l’analyse du projet, la vérification deConseil Municipal 29 juin 2026
24
l’intérêt général local, l’examen des pièces justificatives et la cohérence avec les
priorités municipales. Les propositions sont ensuite saisies dans l’application
financière au sein d’enveloppes dédiées, permettant d’identifier clairement les
subventions parmi les dépenses de fonctionnement.
Les subventions dont le montant dépasse 23 000 euros doivent faire l’objet
d’une délibération spécifique, distincte du budget, et être encadrées par une
convention d’objectifs et de moyens. Cette convention précise les engagements
réciproques, les modalités d’utilisation des fonds, les conditions de contrôle et les
obligations de restitution en cas de non-respect. Elle peut également intégrer,
lorsque cela est pertinent, la valorisation des subventions indirectes accordées
par la Ville, telles que la mise à disposition de locaux, de matériel ou de personnel.
Le coût de ces subventions indirectes est calculé chaque année et intégré dans
l’annexe du Compte Financier Unique (CFU), garantissant ainsi une transparence
complète sur l’ensemble des soutiens apportés aux associations.
Toute subvention accordée doit faire l’objet d’un engagement comptable. Lorsque
la subvention est versée au cours de l’exercice d’attribution, l’engagement donne
lieu à mandatement et paiement dans l’année. Si la subvention ne peut être versée
totalement ou partiellement au cours de l’exercice, l’engagement peut être rattaché
à l’exercice suivant, dans le respect des règles de rattachement des charges. Cette
procédure garantit la traçabilité des décisions, la sincérité budgétaire et la
conformité avec les règles de la comptabilité publique.
LA GESTION DE CLOTURE
En fin d’année, le service finances transmet à l’ensemble des services les délais de
clôture de l’exercice en cours, en précisant les dates limites des derniers engagements,
des dernières transmissions de factures et des derniers mandatements pour chacune
des sections. Cette organisation permet de garantir la fiabilité des opérations de fin
d’exercice et la bonne préparation du compte financier unique.
O LES RESTES A REALISER (SECTION D’INVESTISSEMENT)
Les restes à réaliser correspondent à la différence entre le montant des droits ou
obligations nés au profit ou à l’encontre de la Ville et le montant des titres de
recettes ou des mandats émis. Ils sont déterminés à partir des engagements réels
(juridiques) de la collectivité tels qu’ils ressortent de la comptabilité d’engagement.
En section d’investissement, les restes à réaliser en dépenses correspondent aux
dépenses engagées mais non mandatées au 31 décembre, tandis que les
restes à réaliser en recettes correspondent aux recettes certaines n’ayant pas
encore donné lieu à l’émission d’un titre de recette.
L’état des restes à réaliser est établi par l’ordonnateur au 31 décembre de l’exercice
et annexé au compte financier unique afin de justifier le solde d’exécution à reporter
au budget primitif de l’année N+1. Ces restes à réaliser doivent être repris dans le
budget de l’exercice suivant ; ils sont intégrés dans le calcul du résultat du compteConseil Municipal 29 juin 2026
25
financier unique et contribuent ainsi à déterminer le besoin ou l’excédent de
financement de la section d’investissement.
O LES RATTACHEMENTS DES CHARGES ET DES PRODUITS (SECTION DE
FONCTIONNEMENT)
À l’inverse des restes à réaliser, qui concernent exclusivement l’investissement, les
rattachements portent sur les dépenses et les recettes de fonctionnement
engagées et dont le service fait ou l’exigibilité est intervenu en année N,
mais pour lesquelles la facture ou la pièce justificative n’a pas été reçue avant le 31
décembre. Les charges et produits rattachés sont donc ceux pour lesquels la
dépense ou la recette est engagée, le service fait ou le droit acquis avant la clôture
de l’exercice, mais dont la pièce justificative n’est pas encore parvenue.
Le rattachement permet de comptabiliser ces opérations dans l’exercice auquel elles
se rapportent réellement, garantissant ainsi la sincérité des comptes et le respect
du principe d’indépendance des exercices. Cette procédure assure une image fidèle
de la situation financière de la collectivité au 31 décembre et contribue à la qualité
comptable attendue dans le cadre du Compte Financier Unique.
Dans ce cadre, le service finances sollicite chaque année les services utilisateurs
afin qu’ils confirment, lors de la journée complémentaire, les engagements devant
faire l’objet d’un rattachement. Les services doivent alors indiquer précisément les
dépenses dont le service fait est intervenu avant le 31 décembre, mais pour
lesquelles la facture n’a pas encore été reçue. En l’absence de retour, ou lorsque les
éléments transmis ne permettent pas de justifier clairement et de manière
appropriée le maintien d’un engagement, celui-ci est soldé. Cette procédure garantit
la fiabilité des rattachements, évite la constitution de restes injustifiés et contribue
à la qualité comptable attendue dans le cadre du Compte Financier Unique.
LES RÉGIES
Les régies d’avances et de recettes constituent un aménagement au principe de
séparation entre l’ordonnateur et le comptable public. Si, en application des règles
de la comptabilité publique, seuls les comptables sont habilités à manier les
fonds de la collectivité, il est admis, pour des raisons de proximité et de fluidité
du service rendu, que certaines opérations puissent être confiées à des régisseurs
agissant pour le compte du comptable. Ces dispositifs permettent de faciliter
l’encaissement de recettes ou le paiement de dépenses simples et répétitives, dans
un cadre strictement défini, contrôlé et sécurisé.
Le régisseur exerce ses missions sous sa responsabilité personnelle, désormais
encadrée par la réforme de la responsabilité des gestionnaires publics (RGP) entrée
en vigueur le 1er janvier 2023. Cette réforme met fin à la responsabilité personnelle
et pécuniaire automatique au profit d’un régime centré sur la faute grave, tout en
renforçant la responsabilité managériale des collectivités. Elle impose uneConseil Municipal 29 juin 2026
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structuration plus rigoureuse des dispositifs de contrôle interne, de traçabilité et de
formation. Les régisseurs restent soumis aux contrôles de l’ordonnateur, du
comptable public, des autorités de contrôle du comptable assignataire et, le cas
échéant, de l’Inspection générale des finances.
Les régisseurs et leurs mandataires suppléants sont nommés par décision de
l’ordonnateur, après avis conforme du comptable public. La création, la modification
ou la suppression d’une régie relève de la compétence de la collectivité, sur avis du
Trésorier. Le régisseur est responsable de l’encaissement ou du paiement des
opérations qui lui sont confiées, de la garde et de la conservation des fonds et
valeurs, de la tenue de sa comptabilité et de la conservation des pièces justificatives.
Il doit justifier périodiquement de l’ensemble de ses opérations auprès de
l’ordonnateur et du comptable public.
Les régies d’avances permettent le paiement immédiat de dépenses publiques
pour des opérations simples et limitativement énumérées dans l’acte constitutif. Les
décaissements réalisés au comptant font l’objet d’un mandat de régularisation
global. En fin d’exercice, le régisseur arrête ses comptes, transmet l’ensemble des
pièces justificatives et reverse le montant de l’avance non utilisé au comptable, au
plus tard le 31 décembre.
Les régies de recettes facilitent l’encaissement des recettes et l’accès des usagers
à un service de proximité. Le régisseur ne peut encaisser que les recettes prévues
dans l’acte constitutif. Les encaissements donnent lieu à un titre de régularisation
global, et le délai entre la remise des fonds au comptable et l’émission du titre doit
être le plus court possible. En fin d’exercice, le régisseur transmet les pièces
justificatives, l’arrêté de ses registres et reverse les disponibilités détenues, à
l’exception du fonds de caisse.
Le SGC a également renforcé les actions de formation, et propose désormais des
rendez-vous physiques hebdomadaires pour accompagner les régisseurs. Une
attention particulière est portée à la transmission des procès-verbaux de remise de
service, encore trop peu nombreux malgré les relances. Enfin, la modernisation des
régies passe aussi par la dématérialisation progressive des procédures,
l’amélioration de l’utilisation d’HELIOS, le suivi du compte 4711 et la mise en place
d’outils partagés tels que la FAQ Régies.
L’ensemble de ces évolutions contribue à sécuriser la chaîne comptable, à renforcer
la qualité des opérations et à garantir une gestion conforme aux exigences de la
M57, du SGC et du Compte Financier Unique.Conseil Municipal 29 juin 2026
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LA GESTION DU PATRIMOINE
NOTION DE PATRIMOINE ET D’INVENTAIRE
L’un des axes majeurs de la modernisation des procédures budgétaires et
comptables portée par la M57 consiste à produire une image fidèle du patrimoine
de la collectivité.
Les immobilisations corporelles, incorporelles et financières doivent obligatoirement
faire l’objet d’un inventaire exhaustif permettant de connaître la situation réelle
du patrimoine communal. Cette obligation avait d’ailleurs été rappelée par la
Chambre Régionale des Comptes (CRC) en 2015. La responsabilité du suivi des
immobilisations est partagée entre l’ordonnateur et le comptable : l’ordonnateur
recense et identifie les biens, tient l’inventaire physique et comptable,
tandis que le comptable assure l’enregistrement des biens dans l’état de
l’actif du bilan.
En comptabilité, l’image du patrimoine est retracée dans le bilan, qui présente
l’ensemble des ressources de la collectivité, leur origine et la manière dont elles
sont employées. Le patrimoine communal regroupe l’ensemble des biens meubles,
immeubles, matériels, immatériels et financiers, qu’ils soient en cours de production
ou achevés, et qui appartiennent à la commune. Ces biens, acquis en section
d’investissement, sont inscrits dans les comptes de classe 2 du bilan et font l’objet
d’une valorisation comptable ainsi que d’un enregistrement à l’inventaire.
Chaque immobilisation suit un cycle comptable précis. L’entrée dans le patrimoine
intervient au moment de la livraison du bien dans les services. Chaque
immobilisation est alors référencée sous un numéro d’inventaire physique
unique, associé à un numéro d’inventaire comptable transmis au comptable
public. Ce rattachement est obligatoire au moment de la liquidation de la dépense.
L’immobilisation fait ensuite l’objet d’un amortissement, destiné à constater la
baisse de sa valeur comptable liée à l’usage, au temps, à l’obsolescence ou à toute
autre cause irréversible. La durée d’amortissement propre à chaque catégorie de
biens est fixée par délibération du Conseil municipal et annexée aux documents
budgétaires. Chaque immobilisation dispose de son propre tableau d’amortissement.
L’amortissement donne lieu à une écriture d’ordre budgétaire, se traduisant par
une dépense de fonctionnement correspondant à la dotation aux
amortissements et par une recette d’investissement destinée à provisionner le
renouvellement futur du bien. Ces deux mouvements sont de même montant et la
dotation aux amortissements constitue une dépense obligatoire. La valeur nette
comptable du bien correspond à sa valeur brute diminuée des amortissements déjà
pratiqués.
La sortie d’une immobilisation du patrimoine intervient lors d’une cession,
qu’elle soit gratuite ou onéreuse, ou lors d’une destruction partielle ou totale,
notamment en cas de mise au rebut ou de sinistre. En cas de cession, des opérationsConseil Municipal 29 juin 2026
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d’ordre budgétaire doivent être comptabilisées afin de constater la plus-value ou la
moins-value résultant de l’écart entre la valeur nette comptable du bien et sa valeur
de marché. Ces opérations permettent de garantir une image fidèle du patrimoine
et de respecter les principes de sincérité et de transparence comptable.
La mise en œuvre du Compte Financier Unique (CFU) renforce encore l’exigence de
qualité comptable et la nécessité de disposer d’un actif parfaitement fiabilisé. Le
CFU fusionne les informations issues de l’ordonnateur et du comptable dans un
document unique, ce qui implique que l’inventaire physique et l’inventaire
comptable doivent être cohérents, exhaustifs et à jour. Un patrimoine correctement
recensé, valorisé et amorti constitue un élément essentiel de la sincérité des
comptes et de la transparence financière de la collectivité. Il permet de présenter
une image fidèle de la situation patrimoniale, d’évaluer correctement le besoin de
financement de la section d’investissement, d’anticiper les renouvellements
d’équipements et de sécuriser les analyses financières pluriannuelles. À l’inverse,
un actif incomplet ou mal valorisé fragilise la lecture du CFU, complique le dialogue
de gestion avec le comptable public et peut faire l’objet d’observations de la CRC.
La fiabilisation de l’actif est donc un enjeu stratégique, à la fois comptable,
budgétaire et managérial.
LE RECENSEMENT DES IMMOBILISATIONS
Le recensement patrimonial concerne l’ensemble des immobilisations
comptabilisées dans les comptes de la classe 2, c’est-à-dire les biens dont la Ville
est propriétaire, affectataire ou bénéficiaire au titre d’une mise à disposition. Cet
inventaire répond à plusieurs objectifs essentiels : comptables, puisqu’il
conditionne l’établissement des amortissements ; financiers, car il permet
d’évaluer l’actif de la collectivité ; et budgétaires, en raison des obligations légales
de justification des biens inscrits dans les documents budgétaires et dans le Compte
Financier Unique.
Les services gestionnaires sont responsables de l’inventaire physique,
c’est-à-dire de la localisation, de la gestion et de la vérification des biens présents
dans leurs périmètres. La collectivité dispose pour cela d’une application dédiée
permettant d’enregistrer chaque bien dès son entrée dans le patrimoine, en principe
au moment de sa livraison dans les services. Chaque année, le service Finances
établit un bilan de l’inventaire physique et procède à un contrôle des
enregistrements, sur la base des recensements effectués par les services.
Un important travail de structuration et de fiabilisation de l’inventaire a déjà été
mené ces dernières années, mais il doit se poursuivre. La qualité de l’inventaire
physique reste un enjeu majeur, notamment en ce qui concerne la vérification
annuelle des biens, la mise à jour des localisations, la confirmation de l’existence
matérielle des immobilisations et la cohérence entre inventaire physique et
inventaire comptable.Conseil Municipal 29 juin 2026
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La M57 et le CFU renforcent encore cette exigence : un actif fiable, exhaustif et
correctement valorisé est indispensable pour garantir la sincérité des comptes,
sécuriser les amortissements, anticiper les renouvellements d’équipements et
répondre aux attentes du comptable public comme de la CRC.
L’implication des services gestionnaires est donc essentielle : le recensement et la
vérification des biens doivent devenir un réflexe de gestion, intégré au
fonctionnement courant des services. Le suivi rigoureux des immobilisations, la
mise à jour régulière des fiches inventaires et la remontée d’informations fiables
constituent des conditions indispensables pour disposer d’un patrimoine maîtrisé et
d’un actif sain, conforme aux exigences de la M57 et du Compte Financier Unique.
MODALITES ET DUREES D’AMORTISSEMENT
Les immobilisations inscrites au patrimoine de la commune font l’objet d’un
amortissement destiné à constater leur perte de valeur au fil du temps, de l’usage
ou de l’obsolescence. La collectivité applique un amortissement linéaire, calculé
sur la valeur toutes taxes comprises (TTC) du bien, sauf pour les activités assujetties
à la TVA où la base retenue est hors taxe.
Depuis le 1er janvier 2023, l’ensemble des amortissements est établi selon la règle
du prorata temporis. Tout plan d’amortissement engagé doit être poursuivi
jusqu’à son terme, sauf en cas de cessation d’utilisation du bien, notamment lors
d’une cession, d’une affectation différente, d’une réforme ou d’une destruction. Une
modification du plan d’amortissement n’est possible qu’en cas de changement
significatif dans les conditions d’utilisation du bien et doit alors être autorisée par
délibération.
L’Assemblée délibérante fixe, pour chaque catégorie de biens, les durées
d’amortissement en fonction de leur durée prévisible d’utilisation. Elle peut
s’appuyer sur les barèmes indicatifs figurant dans l’instruction budgétaire et
comptable. Pour les biens dits de « faible valeur », c’est-à-dire les immobilisations
dont la valeur est limitée ou dont la consommation est très rapide, la commune a
fixé un seuil en-deçà duquel l’amortissement est réalisé en une seule année, l’année
suivant l’acquisition. Ce seuil, fixé à 500 € TTC, ne peut être modifié en cours
d’exercice.
L’amortissement donne lieu à une écriture d’ordre budgétaire composée d’une
dépense de fonctionnement correspondant à la dotation aux amortissements et
d’une recette d’investissement destinée à financer le renouvellement futur du bien.
Ces deux mouvements sont de même montant et la dotation aux amortissements
constitue une dépense obligatoire. La valeur nette comptable du bien correspond à
sa valeur brute diminuée des amortissements déjà pratiqués. L’ensemble de ces
opérations contribue à garantir une image fidèle du patrimoine communal,
conformément aux exigences de la M57 et du Compte Financier Unique.Conseil Municipal 29 juin 2026
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LA REPRISE DES SUBVENTIONS TRANSFERABLES AU COMPTE DE RESULTAT
Les subventions d’investissement rattachées à des actifs amortissables
correspondent aux financements reçus par la commune pour l’acquisition ou
la réalisation d’un bien d’équipement. Conformément aux règles de la M57 et
aux principes comptables généraux, ces subventions ne sont pas intégralement
comptabilisées en produit l’année de leur encaissement : elles sont reprises
progressivement au compte de résultat, au même rythme que l’amortissement du
bien qu’elles ont contribué à financer. Cette méthode permet d’assurer une
cohérence entre la consommation du bien et la reconnaissance du financement
associé.
Sur le plan budgétaire, la reprise d’une subvention d’investissement se traduit par
deux opérations d’ordre : une dépense en section d’investissement, enregistrée
dans les subdivisions du compte 139, et une recette en section de fonctionnement,
inscrite au compte 777 « Quote-part des subventions d’investissement transférées
au compte de résultat ». Ces 2 mouvements, de même montant, constituent un
transfert interne entre sections. Ils ont pour effet d’atténuer la charge de la
dotation aux amortissements, en venant compenser une partie de la dépense de
fonctionnement liée à la dépréciation du bien.
Ce mécanisme est essentiel pour garantir une image fidèle des comptes, car il
permet de rattacher le financement du bien à sa durée réelle d’utilisation. Il
contribue également à la sincérité du Compte Financier Unique, dans lequel les
subventions d’investissement doivent être présentées de manière cohérente avec
l’évolution de l’actif amortissable. Le suivi des subventions transférables, de leur
rythme de reprise et de leur concordance avec les plans d’amortissement est assuré
par le service comptable, qui veille à la correcte imputation des écritures et à la
cohérence entre inventaire, amortissements et financements.
LA GESTION DE LA DETTE
LES GARANTIES D’EMPRUNT
Une garantie d’emprunt est un engagement par lequel la commune apporte sa caution
à un organisme afin de faciliter la réalisation d’un emprunt, en garantissant au prêteur
le remboursement en cas de défaillance du débiteur. Conformément à l’article L.2313-1
du CGCT, la commune présente chaque année, en annexe des documents budgétaires,
la liste des organismes bénéficiaires d’une garantie ainsi que le tableau retraçant
l’encours des emprunts garantis. Les établissements de crédit transmettent
annuellement à la collectivité le montant du capital restant dû et des intérêts restant à
courir sur les emprunts garantis. Toute modification substantielle des conditions
financières d’un emprunt garanti nécessite une nouvelle délibération afin de renouveler
la garantie accordée par la commune.Conseil Municipal 29 juin 2026
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LA GESTION DE LA DETTE ET DE LA TRESORERIE
En application de l’article L.2337-3 du CGCT, les communes peuvent recourir à
l’emprunt pour financer exclusivement leurs investissements. L’emprunt peut
couvrir un équipement précis ou l’ensemble du besoin de financement de la section
d’investissement. Il ne peut en aucun cas être mobilisé pour combler un déficit de
fonctionnement ou financer le remboursement du capital de la dette.
À Marquette-lez-Lille, la gestion de la dette est assurée par le service finances, qui
suit l’ensemble des échéances, des contrats et des opérations de réaménagement
éventuelles. La commune dispose actuellement de plusieurs emprunts actifs, qui
font l’objet d’un suivi spécifique et d’une présentation détaillée dans les annexes
budgétaires et les différentes notes de synthèse. L’ensemble des informations
relatives à l’encours, aux échéances, aux taux et aux conditions contractuelles est
également intégré au Compte Financier Unique, conformément aux exigences de la
M57.
Le recours à l’emprunt relève en principe de la compétence de l’Assemblée
délibérante, mais cette compétence peut être déléguée au Maire en vertu de l’article
L.2122-22 du CGCT. Par délibération du 21 mars 2026, le Conseil municipal a confié
au Maire la possibilité de réaliser les emprunts destinés au financement des
investissements prévus au budget, de procéder aux opérations de refinancement
ou de renégociation de dette, de signer les contrats correspondants et de conclure
les avenants nécessaires. Cette délégation couvre également les paiements
anticipés d’annuités, les opérations de couverture de taux et les réaménagements
contractuels. Toutes les décisions prises dans ce cadre doivent être personnellement
signées par le Maire et font l’objet d’un compte rendu systématique au Conseil
municipal lors de chaque séance obligatoire.
Chaque année, un rapport sur la dette est présenté au Conseil municipal lors du
vote du compte financier unique. Il retrace l’évolution de l’encours, les opérations
de gestion réalisées et la situation financière de la commune. Ce rapport contribue
à la transparence de la gestion financière et à la bonne information des élus.
Chaque collectivité territoriale dispose d’un compte au Trésor public sur lequel
l’ensemble de ses fonds doit être déposé. Les excédents de trésorerie ne peuvent
être placés sur aucun compte bancaire, y compris auprès de la Caisse des Dépôts.
Lorsque des besoins temporaires de trésorerie apparaissent, la collectivité peut
recourir à des outils de gestion tels que les lignes de trésorerie, destinées à couvrir
les décalages entre le paiement des dépenses et l’encaissement des recettes. Ces
lignes ne constituent pas une ressource budgétaire et ne financent pas
l’investissement ; elles sont gérées par le comptable public sur des comptes de
classe 5 et doivent être intégralement remboursées au 31 décembre.
Le recours à une ligne de trésorerie doit être autorisé par le Conseil municipal, qui
fixe le montant maximal mobilisable.Conseil Municipal 29 juin 2026
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À Marquette-lez-Lille, le Maire dispose d’une délégation pour contractualiser
l’utilisation d’une ligne de trésorerie dans la limite du plafond voté chaque année au
budget primitif. Le service Finances assure le suivi quotidien de la trésorerie, veille
au respect des équilibres et anticipe les besoins éventuels afin de garantir la
continuité du service public et la sécurité financière de la commune.
.Conseil Municipal 29 juin 2026
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Lexique :
Actif Ensemble des éléments du patrimoine de la collectivité inscrits à l’actif du
bilan. Il comprend l’actif immobilisé (terrains, bâtiments, matériels, logiciels,
immobilisations financières…) et l’actif circulant (stocks, créances, disponibilités).
L’actif retrace les biens et les droits détenus par la commune.
Amortissement Constatation comptable et budgétaire de la perte de valeur d’un
bien immobilisé liée à l’usage, au temps, à l’obsolescence ou à toute autre cause
irréversible. L’amortissement se traduit par une dépense de fonctionnement
(dotation) et une recette d’investissement.
Annuité de la dette Montant total payé chaque année au titre d’un emprunt : il
comprend les intérêts (dépense de fonctionnement) et le remboursement du capital
(dépense d’investissement).
Autorisation de programme (AP) Montant maximal des dépenses pouvant être
engagées pour un projet d’investissement pluriannuel. L’AP fixe l’enveloppe globale
du projet votée par l’Assemblée délibérante.
Crédits de paiement (CP) Montant maximal des dépenses pouvant être
mandatées au cours d’un exercice pour couvrir les engagements pris dans le cadre
des AP. Les CP sont les seuls crédits pris en compte pour apprécier l’équilibre
budgétaire annuel.
Décision Acte pris par le Maire dans le cadre d’une délégation accordée par le
Conseil municipal. Elle a la même valeur juridique qu’une délibération sur les objets
délégués.
Décision modificative (DM) Document budgétaire voté par le Conseil municipal
permettant d’ajuster le budget en cours d’année, notamment par des virements
entre chapitres ou des ouvertures/créations de crédits.
Délibération Acte voté par le Conseil municipal. Elle formalise une décision de
l’organe délibérant.
Encours de la dette Montant total du capital restant dû par la collectivité à une
date donnée, correspondant au stock des emprunts contractés et non encore
remboursés.
Immobilisations Biens corporels, incorporels ou financiers destinés à servir
durablement l’activité de la collectivité. Ils ne sont pas consommés par leur premier
usage et sont inscrits en section d’investissement.
Nomenclature ou plan de comptes Cadre comptable unique permettant de
classer, enregistrer et contrôler l’ensemble des opérations financières. Il est
commun à l’ordonnateur, au comptable public et au juge des comptes.Conseil Municipal 29 juin 2026
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Provision Passif comptable constatant une obligation probable dont le montant ou
l’échéance ne sont pas précisément connus. Elle permet d’anticiper un risque ou
une dépréciation.
Rattachements Méthode comptable permettant d’imputer en section de
fonctionnement les charges et produits de l’exercice N, même si la facture ou le
titre n’a pas été reçu avant le 31 décembre, dès lors que le service fait ou le droit
est acquis.
Restes à réaliser (RAR) En investissement, ils correspondent aux dépenses
engagées non mandatées et aux recettes certaines non titrées au 31 décembre. Ils
sont repris dans le budget de l’exercice suivant (BP ou BS) et intégrés au calcul du
résultat d’investissement.