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Déliberation - CM 080223 deb U5
Déliberation - CM 080223 deb Voeu2
Document publié le undefined NaN undefined NaN à NaNhNaN par la commune de Gennevilliers.
Lien du pdf (Déliberation - CM 080223 deb Voeu2)
Thèmes du document : Changement climatique, Environnement, Démocratie,
Extrait
du
registre
des
délibérations
du
Conseil
Municipal
de
la
Ville
de
Gennevilliers
Séance
publique
du
mercredi
8 février
2023
Gennevi
iers
Convoqué
le
jeudi
2
février
2023,
le
Conseil
Municipal
de
la
Ville
de
Gennevilliers
s'est
réuni
en
hr
mairie,
Salle
du
conseil
à
20:00,
sous
la
présidence
de
Monsieur
le
Maire,
Patrice
LECLERC.
MVL
roPutAIRE
Présents
:
Etaient
représentés
:
Absents
excusés
:
Direction
Administrative
et
Juridique
Ne
prend
pas
part
au
vote
:
\
/
2
Nombre
de
votes
pour:
Nombre
de
votes
contre
:
Nombre
d’abstentions
:
Mention
du
vote
:
Pour
une
politique
publique
de
rénovation
thermique
du
bâti
Vœu
présenté
par
le
groupe
EELV/Gennevilliers
écologie
Lors
des
élections
présidentielles
de
1974,
René
Dumont
avec
son
devenu
célèbre
verre
d'eau
alertait
sur
la
dynamique
déjà
existante,
d'un
dérèglement
climatique.
A
la
fin
des
années
80,
les
scientifiques
mettaient
en
évidence
une
causalité
entre
l'utilisation
des
énergies
fossiles
et
ce
phénomène.
A
la
même
période
une
étude
du
pétrolier
Exxon
Mobil
confirmait
cette
causalité,
allant
jusqu'à
prédire
un
réchauffement
climatique
de
0,2
par
décennie.
Cette
prédiction
s'est
malheureusement
vérifiée.
La
loi
du
profit
qui
ne
se
donne
jamais
de
limite,
choisira
alors
le
cynisme
d'une
campagne
de
tromperie
publique
plutôt
que
la responsabilité
relative
à la défense
du
vivant.
Quant
aux
gouvernants,
comptables
de
l'intérêt général,
ils ont
fermé
les
yeux.
Depuis
un
demi-siècle
le
dérèglement
climatique,
ses
causes
et
ses
conséquences
sont
plus
que
connus.
Un
demi-siècle
de
perdu
ça
n'est
pas
rien
pour
freiner
une
dynamique
dont
l'accélérations
est
de
nature
cumulative.
Comment
ose-t-on,
dans
ces
conditions,
imaginer
que
la
pérennité
du
vivant
attende
son
tour
dans
une
hiérarchie
des
priorités
?
Nous
ne
pouvons
plus
admettre
que
15
ans
après
le
Grenelle
de
l'environnement,
les
gouvernements
toujours
aux
ordres
des
lobbies
cherchent
à
gagner
du
temps
pour
protéger
leurs
profits.
Alors,
plutôt
que
d'adopter
une
stratégie
rigoureuse
construite
sur
des
réalités
objectives,
ils ont
choisi
les
ressorts
de
la subjectivité.
Leurs
sondages
noient
la
responsabilité
des
profiteurs
en
choisissant
d'en
faire
l'un
des
paramètre
de
«
l'activité
humaine
» comme
cause
globale
du
réchauffement
climatique.
Cette
présentation
qu'on
adopte
facilement
est
en
réalité
assez
vicieuse.
En
inversant
les
causes
et
les
conséquences,
on
mobilise
aisément
le
sentiment
de
culpabilité.
L'addiction
à
la
consommation
serait
ainsi
la
cause.
On
subordonne
ainsi
les
solutions
aux
comportements
individuels.
En
s'attaquant
sans
cesse
aux
symptômes,
on
laisse
le
mal
prospérer.
Mettant
ainsi
les
lobbies
à
l'abri,
ce
récit
construit
sur
l'addiction
des
populations,
propage
l'idée
d'une
écologie
ne
proposant
que
«
du
sang
et des
larmes
».
C'est
ce
cynisme
qui est
derrière
les
politiques
réparatrices
alliant
culpabilité
et pressions
financières
imposées
aux
plus
modestes.
La
fameuse
ZFE
en
est
un
exemple
emblématique.
Elle
se
construit
en
effet,
sur
un
raisonnement
simpliste
: Il y a
de
la
pollution,
alors
supprimons
les
voitures
les
plus
anciennes
!Mais
par
ailleurs,
les
aides
ne
sont
pas
prévues,
les
modes
de transports
alternatifs
n'y sont
pas
corrélés.
L'objectif
est
bien
de
rendre
contraignantes
et sans
plus-values
les
mesures
relatives
à
l'environnement.
Faire
l'impasse
sur
l'accompagnement
nécessaire
à la mise
en
œuvre
d’une
politique
écologiste,
ne
s'appuyer
que
sur
les
efforts
des
plus
modestes,
c'est
évidemment
envoyer
le
message
que
l'écologie
n'est
pas
pour
le
peuple,
voire
qu'elle
est
contre
lui.
Il faudrait
subir
cette
culture
dominante,
qui
n'intègre
jamais
les
conséquences
sociales
de
sa
politique.
Or,
cette
crise
climatique
est
en
vérité
la
plus
grande
crise
sociale
que
l'Humanité
ait
jamais
connue.
Aussi,
la
défense
du
vivant
et
la justice
sociales
doivent-elles
être
indissociables
!
S'attaquer
aux
causes
imposerait
d'en
finir
avec
les
mesurettes
et
petits
pas
punitifs,
pour
déterminer
une
trajectoire
politique
débouchant
sur
une
planification.
Ça
n'est
évidemment
pas
l'intérêt de
ceux
qui tirent
profits
de
l'industrie
polluante,
de
l’agriculture
non-raisonnée
et
de
l'exploitation
sans
limite
des
ressources.
Ça
n'est
d'autant
pas
leur
intérêt
qu'ils
auraient
à
choisir
entre
payer
les
dégâts
causés,
ou
investir
dans
la
transformation
du
modèle
économique
et de
production.
La justice
sociale
serait
en
effet
de
ne
pas
faire
porter
la
charge
par
le contribuable.
On
retrouve
cette
problématique
dans
la
rénovation
thermique
du
bâti.
Ce
dernier
produit
20%
de
la
pollution.
Or,
au
rythme
actuel
de
la
réponse
gouvernementale
il
faudrait
plusieurs
siècles
pour
atteindre
le
terme.
Comment
ose-t-on
substituer
un
message
de
communiquant
à
une
programmation
politique,
quand
les
enjeux
sont
vitaux
?
Ces
enjeux
demandent
en
effet
une
orientation
posée
comme
principe
fondateur
d'une
politique.
Elle
impose: -
un
plan
de
financement
public
compensé
par une
juste
distribution
de
l'impôt,
-___
des
objectifs
de
réalisations
à
l'échelle
nationale
-
et
un
temps
défini.
Ce
principe
devrait
être
sanctuarisé.
Suivrait
le
stade
de
la
négociation
qui
porterait
sur
la
réalité
des
paramètres
directs
et induits,
ainsi
que
sur
la chronologie
des
priorités.
Ce
stade
est
extrêmement
important,
puisque
sa
réussite
dépend
de
la forme
démocratique
de
la
négociation,
des
arbitrages
budgétaires
imposés
ou
consentis,
et
de
sa
capacité
à
protéger
l'orientation
politique
contre
des
complications
qui
autoriserait
à
réduire
l'ambition.
Les
priorités
et les financements
seront
alors
influencées
par
le choix
d'une
écologie
qui
soit sociale.
Aussi
faudrait-il
commencer
par
rénover
les
logements
des
plus
modestes
(locataires
de
l'habitat
social,
du
privé,
petits
propriétaires,
etc.)
et
militer
pour
un
financement
public
qui
réduirait
les
charges
des
habitants.
Aussi,
faudrait-il
s'intéresser
à
la
nature
de
la
ressource
publique.
- _
Devrions-nous
tergiverser
vis-à-vis
d'un
modèle
de
ressources
publiques
qui
serait
gravé
dans
le
marbre,
pendant
que
nous
sommes
confrontés
à
une
catastrophe
climatique
qui
va
en
s'amplifiant
?
-
Devrions-nous
tergiverser
quand
chacun
sait
combien
il
est
inégalitaire,
combien
il
asphyxie
les
plus
pauvres
et
les
classes
moyennes,
combien
il concentre
une
incalculable
accumulation
de
richesses
pour
certains
?
- _
Devrions-nous
tergiverser
quand
notre
démocratie
présente
tant
de
similitudes
entre
une
classe
légitime
à
s'approprier
les
profits
et
une
oligarchie
qui
les
confisque
sous
la protection
d'un
dictateur
?
Ce
qu'il
est
possible
de
proposer
n'est
pas
une
nouveauté.
Le
XXème
siècle
a
en
effet
vu
un
Président
Roosevelt
imposant
aux
plus
riches
une
participation
solidaire
pour
alimenter
un
«
new
deal
».
On
retrouve
très
justement
cette
référence
dans
les
propositions
de
la
communauté
européenne
et dans
les
programmes
des
partis
écologistes.
A
la
Libération,
notre
pays
exsangue
n'a-t-il
pas
eu
un
Conseil
National
de
la
Resistance
qui
corrélait
une
économie
de
la
reconstruction
à
un
contrat
social
?
La
caisse
des
dépôts
n'a-t-elle
pas
alors
accompagné
cette
reconstruction
?
Ne
pourrait-elle
cesser
de
servir
le
développement
d'un
business
d'une
modernité
factice
pour
se
remobiliser
sur
la rénovation
thermique
du
pays
qu'elle
a contribué
à rebâtir
?Comme
à
ces
époques,
la
situation
devrait
créer
un
consensus
culturel
sur
une
ambition
qui
s'impose
d'elle-même.
Sachant
que
la
Nature
n'a
que
faire
des
états
d'âmes
de
marchands
« court-termistes
»,
une
volonté
politique
est
légitime
pour
mettre
en
œuvre
une
écologie
sociale.
Aussi
:
-
Le
conseil
municipal
demande
au
gouvernement
de
proposer
une
planification
relative
à
la
rénovation
thermique
du
bâti
qui
soit
crédible.
-
Le
conseil
municipal
demande
que
priorité
soit
faite
pour
les
logements
des
catégorie
modestes
(logement
sociale,
ou
privés
etc.).
-
Le
conseil
municipal
demande
le
financement
public
du
programme.
-
Le
conseil
municipal
demande
une
restructuration
égalitaire
de
l'impôt
pour
assumer
la
dette
générée.
Loi
N°
82
213
du
2 mars
1982
Le
Maire
Acte
reçu
par
le
représentant
de
l'état
Patrice
LECLERC
le
13le2l23
Affiché
le
lGlo2];n
Exécutoire
le
| 4
(ca
|"
—
,
Signé
électroniquement
le
Le
10 février
2023