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unknown - Communauté d'agglomération - Pays Basque - OJ 49 9. CTG Nive Adour Annexe 1 diagnostic
Document publié le Dimanche 1 janvier 2023
Lien du pdf (unknown - Communauté d'agglomération - Pays Basque - OJ 49 9. CTG Nive Adour Annexe 1 diagnostic)
Thèmes du document : Famille, Logement, Handicap et inclusivité,
Le pôle territorial Nive-Adour
Eléments de diagnostic préalable à la signature d’une CTG
Service mutualisé Etudes et Statistiques pour la Caf des Pyrénées-Atlantiques2
Table des matières
Un portrait social de territoire synthétique…………………………………………………………………………………………………. 4
Caractéristiques du territoire……………………………………………………………………………………………………………………………………… 5
A - La population …………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
A.1. Evolution et structure familiale des allocataires…………………………………………………………………………………….. A.2. Les enfants à charge des allocataires………………………………………………………………………………………………………
B - Les caractéristiques socio-économiques des allocataires………………………………………………………………………………………..
B.1. L’activité des ménages allocataires………………………………………………………………………………………………………… B.2. L’activité des femmes…………………………………………………………………………………………………………………………….. B.3. Les revenus des ménages allocataires……………………………………………………………………………………………………. B.4. Les prestations versées par la Caf………………………………………………………………………………………………………….. B.4.1 Les prestations légales
B.4.2 Les aides individuelles
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Eléments de synthèse partie 1.......................................................................................................................................... 19
Les enjeux de la convention territoriale globale………………………………………………………………………………………….. 20
1 - L’information des familles pour leur accès aux droits Caf…………………………………………………………………………………….....
1.1.Les Points d’accueil…………………………………………………………………………………………………………………………………… 1.2.Les modes de contact des allocataires du territoire………………………………………………………………………………….. 1.2.1.Les visites des allocataires du pôle Nive-Adour
1.2.2.Les appels téléphoniques des allocataires du pôle Nive-Adour 11
1.2.3.Les mails envoyés par les allocataires du pôle Nive-Adour 11
1.3 L’utilisation des téléservices……………………………………………………………………………………………………………………… 1.4 L’offre d’inclusion numérique…………………………………………………………………………………………………………………… 1.5 L’offre d’accès aux droits sur le territoire………………………………………………………………………………………………….
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2.L’accompagnement individuel des familles par la Caf……………………………………………………………………………………………......
2.1 L’accompagnement individuel des familles par la Caf………………………………………………………………………………… 2.2 Analyse du volet accompagnement social des familles………………………………………………………………………………. 2.3 Analyse volet accompagnement social des familles…………………………………………………………………………………….
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3.La petite enfance…………………………………………………………………………………………………………………………………………………….....
3.1 Les jeunes enfants…………………………………………………………………………………………………………………………………… 3.2 L’accueil du jeune enfant…………………………………………………………………………………………………………………………. 3.2.1 Les assistants maternels agréés actifs
3.2.2 Les Maisons d’assistants maternels (MAM)
3.2.3 Les Établissements d’accueil du jeune enfant (EAJE)
3.3 L’information des familles au titre de l’accueil du jeune enfant via les Relais assistants maternels…………. 3.4 Le taux de couverture en mode d’accueil………………………………………………………………………………………………… 3.5 Le taux d’usage constaté des modes d’accueil………………………………………………………………………………………… 3.6 Analyse Caf du volet petite enfance…………………………………………………………………………………………………………
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4 L’enfance et la jeunesse …………………………………………………………………………………………………………………………………………….
4.1 Les enfants……………………………………………………………………………………………………………………………………………… 4.1.1 Les enfants de 3 à 11 ans révolus
4.1.2 Les enfants de 12 à 17 ans révolus
4.1.3Les enfants de 18 à 24 ans révolus
4.2. Les accueils de loisirs sans hébergement……………………………………………………………………………………………….. 4.2.1 Les accueils périscolaires
4.2.2 Les accueils extrascolaires
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4.2.3 Les accueils adolescents
4.2.4 Le dispositif « promeneur du NET »
4.2.5 Les Projets Jeunes 64
4.2.6 La PS Jeunes
4.3. Les foyers de jeunes travailleurs (FJT) …………………………………………………………………………………………………… 4.4. Analyse Caf du volet enfance/ jeunesse………………………………………………………………………………………………..
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5.La parentalité……………………………………………………………………………………………………………………………………………………….....
5.1 Le Réseau d’écoute d’appui et d’accompagnement des parents (Reaap)………………………………………………… 5.2 Les lieux d’accueil enfants-parents (Laep)………………………………………………………………………………………………. 5.3 Les contrats locaux d’accompagnement à la scolarité (Clas)…………………………………………………………………… 5.4La médiation familiale…………………………………………………………………………………………………………………………….. 5.5 Les espaces rencontre………………………………………………………………………………………………………………….………… 5.6 Les réseaux locaux parentalité……………………………………………………………………………………………………………….. 5.7 Les départs en vacances………………………………………….……………………………………………………………………………… 5.8 Analyse Caf volet Parentalité…………………………………………….………………………………………………………………..…
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6.L’animation de la vie sociale…………………………………………………………………………………………………………………………………..
6.1 Les dispositifs…………………………………………………………………………………………………………………………………………. 6.2 Les équipements du territoire………………………………………………………………………………………………………………. 6.3 Analyse Caf volet animation de la vie sociale……………………………………………………………………………………….
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7. Le logement…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..
7.1 Caractéristiques du parc de logements…………………………………………………………………………………………………. 7.2 Profil des foyers allocataires bénéficiaires d’une aide au logement………………………………………………………. 7.3 Action partenariale CAF 64 en matière de logement…………………………………………………………………………….. 7.4 Analyse volet logement…………………………………………………………………………………………………………………………
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Eléments de synthèse partie 2....................................................................................................................................... 584
Un portrait social de territoire synthétique
Objectifs
ß Réaliser un portrait social ou une « photographie » du territoire : le portrait social n’a pas vocation à être
exhaustif mais plutôt, à partir des dernières données disponibles, vise à dresser un portrait global du
territoire.
ß Ouvrir la voie à un diagnostic partagé : un diagnostic plus complet sera élaboré sur la base de ces données
chiffrées, de données complémentaires communales, d’enseignements tirés d’autres études menées sur
le territoire, et d’une concertation visant à partager la vision des élus, des acteurs et partenaires de
terrain via la méthodologie AFOM1.
ß S’appuyer sur l’analyse AFOM : retenue car elle offre un cadre global d’analyse du territoire, elle permet le
partage avec les techniciens Caf, ceux des communes et leurs élus. Cette analyse vise à servir de base
pour dégager les grands enjeux sur le territoire et les grandes priorités. Elle s’appuie dans un premier
temps sur cette analyse des données froides (statistiques) et repose sur un processus d’échange et
d’animation pour recueillir des données plus qualitatives.
ß Distinguer les éléments quantitatifs (issus de l’analyse statistique) des éléments de connaissance et
d’expertise du territoire (projets, relations entre partenaires, etc.).
ß Actualiser l’analyse quantitative et qualitative des besoins des enfants, des jeunes et des familles.
ß Vérifier l’adéquation de ces besoins avec les services proposés.
ß Affirmer des axes éducatifs forts, un plan d’actions et une meilleure lisibilité de l’offre.
ß S’appuyer sur ce diagnostic et ces réflexions pour contractualiser autour de ces axes avec la Caf une
Convention Territoriale Globale (CTG).
Méthodologie
ß Ce document se construit à partir d’un ensemble d’indicateurs quantitatifs sélectionnés pour décrire la
situation sociodémographique et économique du territoire et d’en dégager les grandes tendances sociales.
Les données sont issues des sources suivantes :
o Caf des Pyrénées-Atlantiques déc. 2020,
o Insee, 2018 (des données d’évolution de 2013 à 2018).
ß L’observation d’un périmètre ne pouvant se défaire d’une comparaison de plusieurs zonages, le pôle Sud
Pays basque sera comparé au département des Pyrénées-Atlantiques.
1 Atouts, Forces, Opportunités, Menaces5
Caractéristiques du territoire
A - La population
Ancienne communauté de communes française, au 1er janvier 2017, la CC Nive-Adour fusionne avec neuf autres intercommunalités pour former la communauté d’agglomération du Pays basque. Situé au nord-ouest du département des Pyrénées-Atlantiques, ce territoire regroupe 6 communes (Lahonce, Mouguerre, Saint-Pierre-d'Irube, Urcuit, Urt, et Villefranque) de taille moyenne (quatre communes ont entre 2 000 et 3 000 habitants et 2 en ont plus de 5 000 habitants). Au 1er janvier 2018, ce territoire compte près de 20 500 habitants, soit 3% de la population du département des Pyrénées-Atlantiques. Les deux communes les plus importantes (Mouguerre et Saint-Pierre-d’Irube) avec au total 10 368 habitants couvrent la moitié de la population du territoire. La densité moyenne de ce pôle est élevée (228,9 habitants au km2) et au-dessus de celle de l’ensemble du département (88,9 habitants au km2) (Source : Insee RP2018). La commune de Saint-Pierre-d’Irube a une densité de population très élevée avec 672,8 habitants au km2.
Entre les recensements 2013 et 2018, la population du pôle Nive-Adour a augmenté (+1,9% par an) en raison d’un solde migratoire et un solde naturel positifs.
Au sein du pôle, l’ensemble des communes ont leur population qui a augmenté. Seules Urt et Saint-Pierre d’Irube présentent un solde naturel déficitaire.6
Tableau : évolution de la population
Territoire Population en 2018
Densité de la
population
(nombre
d'habitants au
km²) en 2018
Variation de la
population :
taux annuel
moyen entre
2013 et 2018, en
%
dont variation
due au solde
naturel : taux
annuel moyen
entre 2013 et
2018, en %
dont variation
due au solde
apparent des
entrées sorties :
taux annuel
moyen entre 2013
et 2018, en %
Lahonce 2 462 260 + 2,9 + 0,6 + 2,2
Mouguerre 5 201 230,4 + 1,5 + 0,5 + 1
Saint-Pierre-d'Irube 5 167 672,8 + 2,1 -0,3 + 2,4
Urcuit 2 606 190,4 + 2,1 + 0,5 + 1,6
Urt 2 316 122 + 0,9 -0,4 + 1,3
Villefranque 2 747 160 + 2 + 0,6 + 1,4
Pôle Nive-Adour 20 499 228,9 + 1,9 + 0,2 + 1,7
Pyrénées-Atlantiques (64) 679 810 88,9 + 0,5 -0,1 + 0,6
Sources : Insee, RP2013 et RP2018 exploitations principales
En 2018, la répartition par classe d’âge de la population du pôle Nive-Adour diffère sensiblement de celle observée sur l’ensemble du département des Pyrénées-Atlantiques. Les 60 ans et plus représentent 26,6% des habitants du territoire (contre 30,5% à l’échelle départementale). Les moins de 20 ans représentent 23,7% des habitants du pôle Nive-Adour (21,4% sur le département). Au sein du territoire, on observe cependant des disparités : - La commune d’Urcuit est marquée par une forte proportion de jeunes de moins de 20 ans (26,3%) et une part de 60 ans et plus, moindre (22,2%).
- Les communes de Mouguerre et Urt sont quant à elles marquées par une plus forte proportion de 60 ans et plus (près de 30% des habitants) et une faible proportion de jeunes de moins de 20 ans (en-dessous de 17,5%).
Tableau : Age de la population
Moins de 15
ans 15 – 19 ans 20 – 24 ans 25 – 59 ans 60 – 74 ans
75 ans et
plus
Lahonce 17,6% 5,4% 3,1% 46,8% 20,2% 6,8%
Mouguerre 17,3% 6,9% 3,8% 46,9% 18,0% 7,1%
Saint-Pierre-d'Irube 16,2% 5,2% 4,5% 44,5% 16,9% 12,6%
Urcuit 21,3% 5,1% 3,8% 47,7% 16,6% 5,5%
Urt 19,7% 4,7% 2,7% 43,5% 19,7% 9,7%
Villefranque 19,0% 5,8% 3,7% 46,7% 18,4% 6,4%
Pôle Nive-Adour 18,1% 5,7% 3,7% 46,0% 18,1% 8,5%
Pyrénées-Atlantiques
(64) 15,7% 5,7% 4,6% 43,5% 18,6% 11,9% Source : Insee, RP2018
L’indice de vieillissement, qui indique le rapport de la population de 65 ans et plus sur celle de moins de 20 ans (plus l’indice est élevé, plus il est favorable aux personnes âgées) est de 85 en 2018 sur le pôle Nive-Adour (pour 111,5 sur le département). Au sein du pôle, il varie entre 61 pour la commune d’Urcuit et 111 pour la commune de Saint-Pierre- d’Irube. La commune de Saint-Pierre-d’Irube est la seule commune du pôle à avoir un indice de vieillissement supérieur à 100. A noter, sur le pôle, cet indice est en évolution constante depuis 1990.7
En 2018, la part des ménages d’une personne seule représente 27,4% des ménages (39,4% sur le Département), plus de 31% des ménages sont des couples avec enfant(s) et près de 10% sont des familles monoparentales. Selon les communes, la composition des ménages varie. La commune de Saint-Pierre-d’Irube est marquée par une forte proportion de ménages d’une seule personne et possède le taux de familles monoparentales le plus élevé du pôle. La commune d’Urcuit possède la proportion la plus basse de ménages d’une personne et un taux de couples avec enfants le plus élevé du pôle. La commune de Lahonce est marquée par une forte proportion de couple sans enfant et présente un taux élevé de famille monoparentales.
Tableau : Composition des ménages
Part des ménages
d’une seule
personne
Part des ménages
dont la famille
principale est
formée d’un couple
sans enfant
Part des ménages
dont la famille
principale est une
famille
monoparentale
Part des ménages
dont la famille
principale est
formée d’un couple
avec enfant(s)
Lahonce 24,3 33,5 11,0 30,7
Mouguerre 23,6 33,3 7,5 34,2
Saint-Pierre-d'Irube 37,3 27,6 11,3 22,9
Urcuit 20,0 32,4 8,9 36,9
Urt 27,9 29,8 10,2 27,2
Villefranque 22,7 32,3 10,9 31,9
Pôle Nive-Adour 27,4% 31,1% 9,9% 29,9%
Pyrénées-Atlantiques
(64) 39,4% 27,0% 9,1% 22,4% Source : Insee, RP20188
Le pôle Nive-Adour compte en 2018, 5 441 emplois. Ce chiffre est en augmentation ces dix dernières années. Plus de 7 emplois sur 10 sont concentrés sur les communes de Mouguerre et Saint-Pierre-d’Irube.
L'indice de concentration de l'emploi mesure le rapport entre le nombre d’emplois total proposés sur un territoire et le nombre d'actifs occupés (actifs en emploi) qui y résident. Cet indicateur permet d'apprécier la fonction de pôle d'emploi ou la fonction résidentielle d'un espace. Si cet indice est supérieur à 100 alors le nombre d'emplois proposés localement est plus important que le nombre d'actifs qui y résident et qui ont un emploi. Dans ce cas, le territoire considéré occupe une fonction de pôle d'emploi. En 2018, cet indice s’élevait à 58,9 emplois pour 100 actifs occupés sur le territoire du pôle Nive-Adour. En 2008, il s’élevait à 50,3. Au sein du pôle, aucune commune ne présente un indice supérieur à 100 en 2018.
Parmi la population des 15-64 ans, 8,5% sont au chômage (contre 11,6% sur le département). Selon les communes du pôle, le taux de chômage varie entre 7,7% (Urcuit et Villefranque) et 9,9% (Lahonce).
A noter également, en 2018 que la part des salariés vivant sur le pôle Nive-Adour dont les emplois ne sont pas stables2 s’élève à 12% (12,9% chez les femmes et 11,1% chez les hommes). Sur Saint-Pierre d’Irube et Villefranque, cette proportion atteint 13,2%. Villefranque et Urt sont marqués par une forte proportion d’emplois précaires chez les femmes (14,4%) ; tandis que la commune de Saint-Pierre d’Irube présente un taux élevé d’emplois précaires chez les hommes (12,7%).
Parmi la population active des 15-64 ans, les catégories socioprofessionnelles les plus représentées sont dans l’ordre : les employés, les Professions intermédiaires, les ouvriers, et les cadres et professions intellectuelles supérieures. Ce classement est le même qu’au niveau du département.
Tableau : emploi et population active
Agriculteurs
exploitants
Artisans,
commerçants
, chefs
entreprise
Cadres et
professions
intellectuelle
s supérieures
Professions
intermédiaire
s
Employés Ouvriers
Lahonce NS 8,2% 15,6% 27,8% 26,9% 21,1%
Mouguerre 1,1% 6,8% 14,9% 27,2% 28,3% 21,3%
Saint-Pierre-d'Irube NS 4,8% 14,2% 28,4% 34,0% 18,4%
Urcuit NS 6,5% 15,2% 31,8% 30,0% 16,6%
Urt 1,0% 9,0% 6,5% 30,3% 33,8% 18,7%
Villefranque 1,4% 9,4% 10,5% 28,9% 30,6% 18,5%
Pôle Nive-Adour 0,6% 7,0% 13,4% 28,7% 30,7% 19,3%
Pyrénées-Atlantiques
(64) 2,5% 7,7% 13,5% 26,2% 29,2% 19,9% Source : Insee, RP2018
2 Les emplois précaires correspondent à la part des contrats qui ne sont pas des contrats à durée indéterminée. Il s'agit des contrats en intérim, apprentissage, les
emplois jeunes, CES (contrats emploi solidarité), contrats de qualification ou autres emplois aidés, les stages rémunérés en entreprise et les autres emplois à durée limitée, CDD (contrats à durée déterminée), contrats courts, saisonniers, vacataires, etc.9
A.1 - Evolution et structure familiale des allocataires
A fin 2020, 3 751 allocataires domiciliés sur le pôle Nive-Adour bénéficient de prestations, soit 2,7% des allocataires du département des Pyrénées-Atlantiques.
Depuis fin 2017, la population allocataire de ce territoire a augmenté en moyenne de +6,7% par an, soit une croissance plus rapide que celle du département des Pyrénées-Atlantiques (+3,9% par an).
Le pôle Nive-Adour compte 2 252 familles allocataires Caf à fin 2020. La population allocataire de ce territoire est plus familiale que sur l’ensemble du département : 60,1% de familles avec enfant(s) à charge contre 44,7%. Selon les communes, la proportion de familles varie entre 49,1% (Saint-Pierre-d’Irube) et 66,2% (Villefranque).
Près de 47% des allocataires sont en couple avec enfant(s) à charge (46,8% contre 30,8% sur le département). C’est sur la commune de Villefranque que l’on observe le taux le plus élevé avec 56,9%.
La proportion de familles monoparentales est proche de celle du département : 13,3% contre 13,9% sur le département des Pyrénées-Atlantiques. La commune de Saint-Pierre-d’Irube est marquée par une plus forte proportion de monoparents (16,6%). A contrario, c’est sur la commune de Villefranque, que l’on observe le taux le plus bas (9,4%).10
Tableau : Structure familiale des allocataires3
Territoire
Part
d'allocataires
isolés
Part de
monoparents
Part de
couples sans
enfant
Part de couples
avec enfant(s)
Part de
familles4
Lahonce 31,5% 11,1% 4,0% 53,4% 64,5%
Mouguerre 33,2% 14,2% 3,3% 49,3% 63,5%
Saint-Pierre-d'Irube 46,4% 16,6% 4,5% 32,5% 49,1%
Urcuit 26,2% 11,4% 3,4% 59,0% 70,4%
Urt 36,0% 11,6% 3,2% 49,2% 60,8%
Villefranque 29,8% 9,4% 3,9% 56,9% 66,2%
Pôle Nive-Adour 36,0% 13,3% 3,8% 46,8% 60,1%
Pyrénées-Atlantiques (64) 50,4% 13,9% 4,9% 30,8% 44,7% Source : Caf – BCA_1220
Les « familles » renvoient aux couples (avec ou sans enfants) et aux monoparents. Attention : les isolés hommes/femmes (personne seule sans enfant) ne doivent pas être confondus avec les monoparents (père/mère avec enfant). « La part de familles monoparentales est souvent plus importante parmi les allocataires (données Caf) que lorsqu’on considère l’ensemble des familles (données INSEE) car sont souvent plus précaires et ont donc plus souvent recours à la Caf (qu’un couple avec enfants par exemple)».
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La répartition par âge des enfants de moins de 25 ans à charge des allocataires du pôle Nive Adour diffère sensiblement de celle observée au niveau du département des Pyrénées-Atlantiques : - Les enfants de moins de 6 ans représentent 31,0% des enfants à charge (contre 27,7% pour le département des Pyrénées-Atlantiques). Selon les communes, la proportion de jeunes enfants varie entre 27,2% (Mouguerre) et 35,1% (Lahonce).
- Les adolescents de 12 à moins de 18 ans représentent 27,8% des enfants contre 31,4% au niveau du département. Au sein du pôle, la proportion par commune varie entre 24,8% (Villefranque) et 32,0% (Urt).
La commune de Saint Pierre d’Irube concentre un quart des enfants de moins de 3 ans du pôle (25,7%).
Tableau : Répartition par âge des enfants à charge des allocataires
Territoire Les enfants de moins de 3 ans
Les enfants de
3 à 5 ans
révolus
Les enfants de
6 à 11 ans
révolus
Les enfants de
12 à 15 ans
révolus
Les enfants de
16 à 17 ans
révolus
Les enfants de
18 à 24 ans
révolus
Lahonce 104 20,5% 74 14,6% 164 32,3% 92 18,1% 38 7,5% 35 6,9%
Mouguerre 128 12,9% 142 14,3% 329 33,2% 202 20,4% 101 10,2% 89 9,0%
Saint-Pierre-
d'Irube 167 16,9% 148 14,9% 323 32,6% 185 18,7% 88 8,9% 79 8,0%
Urcuit 115 17,2% 111 16,6% 232 34,6% 124 18,5% 46 6,9% 42 6,3%
Urt 56 13,5% 67 16,1% 135 32,5% 97 23,4% 36 8,7% 24 5,8%
Villefranque 79 13,9% 91 16,0% 228 40,1% 99 17,4% 42 7,4% 30 5,3%
Pôle Nive-
Adour 649 15,7% 633 15,3% 1 411 34,1% 799 19,3% 351 8,5% 299 7,2%
Pyrénées-
Atlantiques
(64)
16 279 13,7% 16 556 14,0% 38 971 32,9% 25 710 21,7% 11 489 9,7% 9 435 8,0%
Source : Caf – Bca_1220
3 Les pourcentages sont calculés sur l’ensemble des allocataires dont la situation familiale est connue. En 2020, sur les Pyrénées-Atlantiques, 0,3% des allocataires
ont une situation familiale inconnue.
4 Famille : allocataire avec enfant(s) de moins de 25 ans à charge11
Attention, pour les comparaisons par tranches d’âge : nous ne sommes pas sur le détail des classes d’âges puisqu’il s’agit uniquement des enfants d’allocataires. On a tendance à dire que la classe d’âge des moins de 3 ans est quasiment exhaustive (la quasi-totalité de la population des moins de 3 ans est dans les fichiers allocataires) mais que cela décroit au fur et à mesure que les enfants grandissent.
B - Les caractéristiques socio-économiques des allocataires
B.1 - L’activité des ménages allocataires
Sur le pôle Nive Adour, la part de population active occupée est au-dessus de celle de l’ensemble du département des Pyrénées-Atlantiques : 70% sont des ménages où l’allocataire et son conjoint éventuel exercent un emploi contre 53,4% sur le département des Pyrénées-Atlantiques. Au sein du pôle, les communes qui présentent une part élevée de population active sont : Villefranque (73,9%) et Urcuit (73,8%).
Au niveau des familles allocataires avec de jeunes enfants (moins de 6 ans), la part de parents exerçant un emploi est également au-dessus de celle observée sur le département : 74% d’entre-elles ont les parents qui travaillent contre 62,6% sur le département. Selon les communes, la proportion de familles exerçant un emploi varie entre 68,9% (Lahonce) et 77,3% (Villefranque).
Tableau : L’activité des ménages allocataires
Territoire Nb ménages allocataires
dont actifs occupés
(allocataire et conjoint
éventuel actif occupé)
Nb familles avec
enfants de moins
de 6 ans
dont parents
actifs occupés
Lahonce 425 305 71,8% 135 93 68,9%
Mouguerre 840 602 71,7% 217 159 73,3%
Saint-Pierre-d'Irube 1162 786 67,6% 252 189 75,0%
Urcuit 493 364 73,8% 170 129 75,9%
Urt 372 231 62,1% 95 69 72,6%
Villefranque 459 339 73,9% 132 102 77,3%
Pôle Nive-Adour 3 751 2 627 70,0% 1 001 741 74,0%
Département des Pyrénées-
Atlantiques 140 941 75 321 53,4% 25 771 16 132 62,6% Source : Caf – Bca_122012
B.2 - L’activité des femmes
Le taux d’activité des femmes connues par la Caf sur le pôle Nive Adour est au-dessus de celui observé au niveau de l’ensemble du département des Pyrénées-Atlantiques :
- Un taux d’activité féminin de 85,8% contre 70,8% au niveau du département des Pyrénées-Atlantiques. Selon les communes, ce taux varie entre 80,8% (Urt) et 90,3% (Villefranque).
- Un taux de femmes actives occupées (c’est-à-dire en emploi) de 75,5% contre 59,9% pour le département ; proportion variante entre 71,4% (Urt) et 79,8% (Villefranque).
- Un taux de femmes actives avec enfants de moins de 6 ans de 90,1% contre 79,1% au niveau des Pyrénées- Atlantiques ; taux compris entre 86,3% (Urt) et 92,4% (Villefranque).
Tableau : L’activité des femmes
Territoire Nombre de femmes Femmes actives Femmes actives occupées Femmes avec
enfants de
moins de 6 ans
dont actives
Lahonce 356 308 86,5% 268 75,3% 135 120 88,9%
Mouguerre 682 592 86,8% 529 77,6% 216 198 91,7%
Saint-Pierre-d'Irube 916 767 83,7% 665 72,6% 251 227 90,4%
Urcuit 429 376 87,6% 334 77,9% 170 151 88,8%
Urt 308 249 80,8% 220 71,4% 95 82 86,3%
Villefranque 392 354 90,3% 313 79,8% 132 122 92,4%
Pôle Nive-Adour 3 083 2 646 85,8% 2 329 75,5% 999 900 90,1%
Département des Pyrénées-
Atlantiques 104 564 74 063 70,8% 62 632 59,9% 25 581 20 235 79,1% Source : Caf – Bca_122013
B.3 - Les revenus des ménages allocataires
A fin 2020, près d’un allocataire sur cinq du pôle Nive Adour vit sous le seuil de bas revenus (19,5%), soit avec moins de 1 105 euros par mois et par unité de consommation, proportion en-dessous de celle observée au niveau du département (31,5%). Selon les communes, cette proportion varie entre 17,3% (Urcuit) et 22,4% (Saint-Pierre d’Irube). Près de 13% des allocataires sont dépendants à plus de 50% des prestations Caf (12,8% contre 24,6% pour le département) et 6,5% le sont à 100% (14% pour les Pyrénées-Atlantiques) ; pour eux les prestations Caf constituent leur unique source de revenus.
13,3% des allocataires ont un RUC5 supérieur au seuil de bas revenus grâce aux prestations qu’ils perçoivent (17,9% au niveau du département). Sur la commune d’Urt, on observe une proportion plus élevée avec 18,3%.
Tableau : Les bas revenus et la dépendance aux prestations
Territoire
Allocataires dans
le champ de
référence pour la
détermination du
Ruc
Allocataires à
bas revenus
Allocataires
dépendants à
plus de 50%
Allocataires
dépendants à
100%
Allocataires
fragiles6
Lahonce 416 75 18,0% 42 10,1% 19 4,6% 44 10,6%
Mouguerre 811 151 18,6% 93 11,5% 44 5,4% 101 12,5%
Saint-Pierre-d'Irube 1083 243 22,4% 160 14,8% 84 7,8% 170 15,7%
Urcuit 479 83 17,3% 47 9,8% 24 5,0% 53 11,1%
Urt 356 67 18,8% 69 19,4% 39 11,0% 65 18,3%
Villefranque 446 81 18,2% 48 10,8% 25 5,6% 45 10,1%
Pôle Nive-Adour 3 591 700 19,5% 459 12,8% 235 6,5% 478 13,3%
Département des
Pyrénées-Atlantiques 121 124 38 188 31,5% 29 845 24,6% 16 963 14,0% 21 650 17,9% Source : Caf – Bca_1220
Les allocataires du pôle Nive Adour ont un quotient familial moyen de 1 156€ soit un QF nettement plus élevé que celui de l’ensemble des allocataires du département. La moitié de la population allocataire a un QF inférieur à 876€ (contre 696€ sur le département). Autrement dit, plus de la moitié des familles ont un QF plus bas que la moyenne et moins de la moitié ont un QF supérieur à la moyenne ; cela est dû au fait qu'une petite partie des familles ont un QF élevé, ce qui tire la moyenne vers le haut. 10% des allocataires les plus précaires ont un QF inférieur à 370€ (250€ sur les Pyrénées-Atlantiques) et 10% des allocataires les plus aisés ont un QF supérieur à 1 791€ (contre 1 566€ sur le département).
Les communes de Villefranque et Urcuit présentent des QF moyen et médian les plus élevés du pôle. A contrario, la commune de Saint-Pierre d’Irube détient les QF moyen et médian les plus bas du pôle.
Montant QF
Moyenne P10 P25 Médiane P75 P90
Lahonce 1 015 € 356 € 602 € 932 € 1 353 € 1 736 € Mouguerre 1 113 € 375 € 614 € 917 € 1 414 € 1 923 € Saint-Pierre-d'Irube 923 € 327 € 532 € 768 € 1 154 € 1 656 € Urcuit 1 113 € 406 € 688 € 1 072 € 1 439 € 1 772 € Urt 1 027 € 408 € 578 € 867 € 1 357 € 1 824 € Villefranque 1 156 € 355 € 630 € 1 060 € 1 480 € 1 923 €
Pôle Nive-Adour 1 041 € 370 € 583 € 876 € 1 347 € 1 791 €
Département des Pyrénées-
Atlantiques 858 € 250 € 451 € 696 € 1 064 € 1 566 € Source : Caf – Fr6_1220
5 RUC : Revenu mensuel par unité de consommation rapporte le revenu disponible (revenu + prestations) des allocataires, au nombre d’unités de consommation
(1UC pour l’allocataire, 0.5 par adulte et enfants de plus de 14 ans, 0.3 par enfant de moins de 14 ans). On ajoute 0.2 pour les familles monoparentales. 6 Allocataires fragiles : Allocataires dont le RUC est supérieur au seuil de bas revenus grâce aux prestations qu’ils perçoivent.14
Les allocataires du pôle Nive Adour dont les revenus du foyer sont connus, ont un revenu mensuel moyen (prestations Caf versées incluses) de 3 209€, soit des ressources plus élevées que l’ensemble des allocataires du département. La moitié des foyers allocataires vivent avec moins de 2 457€ par mois (contre 1 763€ sur le département). Autrement dit, plus de la moitié des foyers allocataires ont un revenu plus bas que la moyenne et moins de la moitié ont un revenu supérieur à la moyenne ; cela est dû au fait qu'une petite partie des foyers ont un revenu mensuel élevé, ce qui tire la moyenne vers le haut.
10% des foyers allocataires les plus précaires ont des ressources mensuelles inférieures à 1 018€ (768€ sur les Pyrénées-Atlantiques) et 10% des allocataires les plus aisés ont un QF supérieur à 5 808€ (contre 5 073€ sur le département).
Les communes de Villefranque et Urcuit présentent des ressources mensuelles moyenne et médiane les plus élevées du pôle. A contrario, la commune de Saint-Pierre d’Irube détient les ressources mensuelles moyenne et médiane les plus basses du pôle mais supérieures à celles du département.
Source : Caf – Fr6_1220
Revenu mensuel
Moyenne P10 P25 Médiane P75 P90
Lahonce 3 329 € 1 091 € 1 567 € 2 912 € 4 416 € 5 741 € Mouguerre 3 406 € 1 039 € 1 521 € 2 634 € 4 512 € 6 371 € Saint-Pierre-d'Irube 2 788 € 924 € 1 440 € 1 877 € 3 494 € 5 199 € Urcuit 3 410 € 1 142 € 1 655 € 3 211 € 4 575 € 5 861 € Urt 3 115 € 986 € 1 380 € 2 674 € 4 222 € 5 738 € Villefranque 3 620 € 1 008 € 1 586 € 3 226 € 4 639 € 6 008 €
Pôle Nive-Adour 3 209 € 1 018 € 1 507 € 2 457 € 4 295 € 5 808 €
Département des Pyrénées-
Atlantiques 2 590 € 768 € 1 224 € 1 763 € 3 317 € 5 073 €15
B.4 - Les prestations versées par la Caf
B.4.1 - Les prestations légales
A fin 2020, 3 751 foyers allocataires du pôle Nive Adour ont perçu des prestations de la Caf : - Plus de la moitié d’entre-eux ont perçu des prestations d’entretien, soit un taux supérieur à celui du département (50,4% contre 37,4%) ; sur la commune d‘Urcuit, le taux dépasse les 60%. - 16,3% ont bénéficié des prestations jeune enfant, soit un taux au-dessus de celui du département (11,0%) ; sur les communes de Lahonce et d’Urcuit, plus d’un allocataire sur cinq perçoit une prestation Paje. - 26% ont perçu des prestations logement, taux nettement inférieur à celui du département (45,8%). La commune de Saint-Pierre d’Irube présente le taux le plus élevé de bénéficiaires d’une aide au logement au sein du pôle (36,7%).
- 47,8% ont bénéficié d’un revenu garanti, soit un taux en-dessous de celui du département des Pyrénées- Atlantiques (52,5%). Seule la commune de Saint-Pierre d’Irube présente un taux supérieur à la moyenne départementale avec 55,8% des allocataires bénéficiaires d’un revenu garanti.
Chaque allocataire a pu percevoir un ou plusieurs types de prestations.
Tableau : Les prestations versées par catégorie de prestations
Territoire
Allocataires
bénéficiaires de
prestations
d'entretien7
Allocataires
bénéficiaires de
prestations
enfance8
Allocataires
bénéficiaires de
prestations
logement9
Allocataires
bénéficiaires de
revenus garanti et
complément10
Lahonce 222 52,2% 96 22,6% 80 18,8% 199 46,8%
Mouguerre 463 55,1% 124 14,8% 195 23,2% 383 45,6%
Saint-Pierre-d'Irube 467 40,2% 157 13,5% 426 36,7% 648 55,8%
Urcuit 298 60,4% 103 20,9% 79 16,0% 201 40,8%
Urt 187 50,3% 52 14,0% 104 28,0% 176 47,3%
Villefranque 255 55,6% 81 17,6% 91 19,8% 185 40,3%
Pôle Nive-Adour 1 892 50,4% 613 16,3% 975 26,0% 1 792 47,8%
Département des Pyrénées-
Atlantiques 52 751 37,4% 15 462 11,0% 64 572 45,8% 73 980 52,5% Source : Caf – Bca_1220
La classification des prestations ici proposée correspond à la classification utilisée par la CNAF. Les données déclarées renvoient aux allocataires ayant eu un droit en décembre.
Le total du poids des prestations ne correspond pas à 100% car un même allocataire peut percevoir à la fois un minima social et une prestation logement par exemple.
222 allocataires, soit près de 6% des allocataires du pôle Nive Adour, sont bénéficiaires du Rsa. Cette proportion est bien en-dessous de celle observée au niveau du département des Pyrénées-Atlantiques. Au sein du pôle, on observe des disparités avec un taux qui varie entre 3,8% (Urt) et 7,5% (Lahonce).
Près de 300 allocataires, soit 7,8% des allocataires du pôle Nive-Adour, sont bénéficiaires de l‘AAH. Cette proportion est inférieure à celle observée au niveau du département des Pyrénées-Atlantiques (11,1%). Selon les communes du pôle, ce taux varie entre 4,9% (Lahonce) et 15,3% (Urt). Près d’un tiers des bénéficiaires AAH sont domiciliés sur la commune de Saint-Pierre d’Irube.
135 allocataires du pôle Nive-Adour bénéficient de l’AEEH, soit 3,6% des allocataires du pôle ; proportion supérieure à celle observée au niveau du département. Selon les communes, cette proportion varie entre 1,7% (Saint-Pierre
7 Prestations d’entretiens : allocations familiales, complément familial, allocation de soutien familial, allocation de rentrée scolaire, allocation d’enfant handicapé,
allocation journalière de présence parentale.
8 Prestations liées à la naissance ou au jeune enfant (PAJE) : prime naissance ou adoption, allocation de base, Prepare, complément mode de garde et complément
d’activité.
9 Prestations liées au logement : allocation de logement familial, social et aide personnalisée au logement.
10 Revenu garanti : Rsa, Prime d’activité, allocation adulte handicapé et complément AAH.16
d’Irube) et 7,2% (Villefranque). La commune de Villefranque regroupe près d’1/4 des bénéficiaires AEEH du pôle et possède la proportion la plus élevée de bénéficiaires AEEH au sein du pôle.
Tableau : Zoom sur les bénéficiaires du Rsa, d’AAH et d’AEEH
Territoire
Allocataires
bénéficiaires du
Rsa
Allocataires
bénéficiaires
d’AAH
Allocataires
bénéficiaires
d’AEEH
Lahonce 32 7,5% 21 4,9% 15 3,5%
Mouguerre 48 5,7% 57 6,8% 28 3,3%
Saint-Pierre-d'Irube 76 6,5% 96 8,3% 20 1,7%
Urcuit 28 5,7% 28 5,7% 25 5,1%
Urt 14 3,8% 57 15,3% 14 3,8%
Villefranque 24 5,2% 32 7,0% 33 7,2%
Pôle Nive-Adour 222 5,9% 291 7,8% 135 3,6%
Département des Pyrénées-
Atlantiques 15 928 11,3% 15 602 11,1% 3 666 2,6% Source : Caf – Bca_1220
Si l’on décompose la population allocataire au 31 décembre 2020 selon la perception de prestations ventilées en 6 catégories : les aides au logement, les prestations familiales, la Paje, le Rsa, la prime d’activité et l’AAH, la plus grande majorité des allocataires ne perçoit qu’un seul type de prestations. Sur le pôle Nive Adour, ils sont les deux tiers à ne bénéficier que d’une seule catégorie de prestations contre 62,6% sur l’ensemble du département. 24,2% des allocataires du pôle Nive Adour sont bénéficiaires de 2 catégories de prestations et 8,3% en bénéficient de 3 ou plus (contre 11,4% sur le département). Sur la commune de Saint-Pierre d’Irube, c’est 10,4% des allocataires qui bénéficient d’au moins 3 catégories de prestations.
Tableau : Cartographie des allocataires selon le nombre de prestations perçues ventilées par catégories 11
Territoire
Aucune
prestation
perçue
parmi les
catégories
définies
Bénéficiaire
d’au moins une
prestation de 1
catégorie de
prestations
Bénéficiaire
d’au moins
une
prestation de
2 catégories
de
prestations
Bénéficiaire
d’au moins
une
prestation de
3 catégories
de
prestations
Bénéficiaire
d’au moins
une
prestation de
4 catégories
de
prestations
Bénéficiaire
d’au moins
une
prestation de
5 catégories
de
prestations
Lahonce 0,5% 68,3% 22,5% 7,3% 1,2% 0,2%
Mouguerre 0,8% 67,7% 24,4% 5,8% 1,2% 0,1%
Saint-Pierre-d'Irube 0,6% 63,4% 25,6% 8,9% 1,3% 0,2%
Urcuit 1,2% 68,9% 21,1% 7,8% 0,8% 0,2%
Urt 1,6% 63,3% 29,6% 5,1% 0,3% 0,0%
Villefranque 0,7% 71,7% 20,8% 5,7% 1,1% 0,0%
Pôle Nive-Adour 0,8% 66,6% 24,2% 7,1% 1,1% 0,1%
Département des Pyrénées-
Atlantiques 0,9% 62,6% 25,1% 9,5% 1,8% 0,1%
Source : Caf – FR6_1220
En 2020, plus de 17,8 millions d’euros de prestations ont été versées sur le pôle Nive Adour, soit 2,3% de l’ensemble du montant des prestations versées par la Caf des Pyrénées-Atlantiques. Au sein du pôle, plus de 30% des prestations ont été versées sur la commune de Saint-Pierre d’Irube.
11 Groupe 1 : aides au logement : ALF, ALS, APL / Groupe 2 : PF : AF, CF ou ARS / Groupe 3 : Paje / Groupe 4 : Rsa (commun ou jeune) / Groupe 5 : PPA / Groupe 6 :
AAH17
Tableau : Le montant des prestations versées par famille de prestations
Naissance jeune
enfant Enfance jeunesse Logement
Solidarité et
insertion Autres Total
Lahonce 382 363,65 € 846 867,02 € 199 428,82 € 618 118,25 € 0,00 € 2 046 777,74 €
Mouguerre 527 529,49 € 1 546 038,85 € 434 794,60 € 1 303 261,15 € 57,70 € 3 811 681,79 €
Saint-Pierre-d'Irube 683 662,75 € 1 754 886,43 € 933 378,70 € 2 170 697,82 € 596,76 € 5 543 222,46 €
Urcuit 474 524,41 € 1 051 770,29 € 209 459,52 € 624 707,62 € 0,00 € 2 360 461,84 €
Urt 243 114,63 € 680 679,76 € 268 953,82 € 787 645,87 € 0,00 € 1 980 394,08 €
Villefranque 331 083,95 € 936 827,90 € 222 953,57 € 597 601,34 € 0,00 € 2 088 466,76 €
Pôle Nive-Adour 2 642 278,88 € 6 817 070,25 € 2 268 969,03 € 6 102 032,05 € 654,46 € 17 831 004,67 €
Département des Pyrénées-
Atlantiques 62 276 529,35 € 236 641 569,60 € 149 841 901,60 € 326 678 152,40 € 683 354,21 € 776 121 507,20 €
Source : cumul des allstat FR6 de 2020B.4.2 - Les aides individuelles
En 2020, près de 16 500 euros ont été versés aux allocataires du pôle Nive-Adour au titre des aides individuelles d’action sociale, soit 2,1% de l’ensemble des aides versées par la Caf des Pyrénées-Atlantiques. Près de 38% du montant des aides versées a été attribué à des allocataires de Lahonce. Tableau : Le montant des aides individuelles versées
Allocation forfaitaire
versée en cas de
décès
Aide d’urgence
Aide
exceptionnelle
Aide sur projet
BAFA
Prime à
l’installation des
assistants maternels
Aide urgence Covid
Aide équipement
logement ou prêt pour la réinstallation dans
un logement
Prime
naissances multiples
Total
Lahonce
2 000,00 €
0,00 €
0,00 €
0,00 €
0,00 €
1 200,00 €
2 200,00 €
0,00 €
800,00 €
6 200,00 €
Mouguerre
0,00 €
0,00 €
0,00 €
0,00 €
981,12 €
0,00 €
0,00 €
488,59 €
0,00 €
1 469,71 €
Saint-Pierre- d'Irube
0,00 €
0,00 €
600,00 €
0,00 €
289,65 €
0,00 €
1 450,00 €
0,00 €
200,00 €
2 539,65 €
Urcuit
0,00 €
0,00 €
0,00 €
0,00 €
213,42 €
300,00 €
0,00 €
747,99 €
0,00 €
1 261,41 €
Urt
0,00 €
0,00 €
0,00 €
0,00 €
0,00 €
0,00 €
500,00 €
0,00 €
0,00 €
500,00 €
Villefranque
2 000,00 €
680,00 €
0,00 €
0,00 €
0,00 €
300,00 €
900,00 €
379,99 €
200,00 €
4 459,99 €
Pôle Nive- Adour
4 000,00 €
680,00 €
600,00 €
0,00 €
1 484,19 €
1 800,00 €
5 050,00 €
1 616,57 €
1 200,00 €
16 430,76 €
Caf Pyrénées- Atlantiques
42 000,00 €
135 357,88 €
94 120,24 €
21 297,40 €
30 443,58 €
26 700,00 €
187 370,00 €
215 048,65 €
26 950,00 €
779 287,75 €
Source : Caf – Afi 2020Eléments de synthèse partie 1
Quels sont les éléments clés au niveau de la population du pôle Nive Adour par rapport à l’ensemble du département des Pyrénées-Atlantiques ?
Graphique : Position relative du pôle Nive-Adour par rapport à la moyenne départementale :
Notes : les indicateurs sont construits comme le ratio entre la valeur du territoire et la moyenne départementale. Un ratio supérieur à 1 indique que l’indicateur est plus élevé pour le territoire que la moyenne départementale.
- Un territoire dont la population augmente plus rapidement que sur le département en raison d’un fort solde migratoire et d’un solde naturel positifs.
- Un profil familial plus marqué qu’au niveau du département : plus de 60% des allocataires avec au moins un enfant à charge (60,1% contre 44,7% sur l’ensemble du département) avec une proportion de monoparents semblable au département (13,3% contre 13,9%).
- Compte tenu du profil plus familial, les allocataires perçoivent plus de prestations d’entretien et de prestations liées à la naissance ou au jeune enfant que l’ensemble des allocataires du département. - Un territoire où la précarité est moindre qu’au niveau du département : davantage d’actifs, des revenus plus élevés, une proportion d’allocataires vivant sous le seuil de bas revenus moindre et une proportion de bénéficiaires d’une aide au logement plus basse que la moyenne départementale.
No No Notes : les indicateurs sont construits comme le ratio entre la valeur du territoire et la moyenne départementale. Un ratio sup upérieur à 1 indiq ique q que l’ind nd nd nd nd nd nd nd nd ndic ic ic ic icat at at at at at at at at at ateur est t t t t t t t t pl pl pl pl pl pl pl pl pl pl pl pl pl pl pl pl pl pl pl pl pl pl pl plus élevé vé vé vé vé vé p pou ou ou ou ou ou ou ou ou our le le le le le le le le le le le le le le le le le t t t t t t t terri ri ri ri ri ri ri ri ri ri ri ri ri ri rito to to to to to to to to to to to to to to to to to to to toir ir ir ir ir ir ir ire qu que la la la la la la la la la la la la la la la la la la la la la la la la la la moy oyenne dép épartementale.20
Les enjeux de la convention territoriale globale
1. L’information des familles pour leur accès aux droits Caf
1.1. Les Points d’accueil
Aucun point d’accueil CAF n’est présent sur le pôle Nive-Adour.
1.2. Les modes de contact des allocataires du territoire
En 2020, près de 27% des allocataires du pôle Nive-Adour ont contacté la Caf par téléphone, un allocataire sur cinq l’a contactée par mail et un allocataire sur dix s’est déplacé dans un accueil Caf. A noter, que la crise sanitaire liée à la Covid19 a impacté fortement le comportement des allocataires pour contacter la Caf. Les accueils physiques ont été fermés au public pendant environ 2 mois.
% d’allocataires
s’étant rendus dans
un accueil Caf en
2020
% d’allocataires ayant
contacté la Caf par
téléphone en 2020
% d’allocataires
ayant envoyé un
mail à la Caf en
2020
Pôle Nive-Adour 10,2% 26,9% 20,1%
Département des
Pyrénées-Atlantiques 12,5% 29,5% 21,2%
Le premier moyen des allocataires du pôle Nive-Adour souhaitant entrer en contact avec la Caf est le téléphone (58,3% des contacts), puis le mail (31,9% des contacts) et enfin la visite (9,8% des contacts).
1.2.1. Les visites des allocataires du pôle Nive-Adour 12
En 2020, 10,2% des allocataires du pôle Nive-Adour se sont rendus au moins une fois dans un accueil Caf (contre 12,5% sur l’ensemble du département).
Près de 380 allocataires différents du pôle se sont rendus au moins une fois dans un accueil de la caisse en 2020. C’est principalement à l’accueil de Bayonne qu’ils se sont rendus.
Nombre total de
visites en 2020
Nb allocataires
différents ayant réalisé
au moins 1 visite en
2020
Nb visites par
allocataire
% de visites à
l’accueil de
Bayonne
Pôle Nive-Adour 498 379 1,3 95%
Source : Caf – Gcammaa
12 La domiciliation de l’allocataire est celle au moment de la visite.21
1.2.2. Les appels téléphoniques des allocataires du pôle Nive-Adour 11
26,9% des allocataires du pôle Nive-Adour ont appelé au moins une fois la Caf (contre 29,5% sur l’ensemble du département). Ainsi, c’est plus de 1 000 allocataires différents du pôle qui ont appelé la Caf au moins une fois en 2020. Sur l’année, ils ont en moyenne appelé plus de 3 fois.
Nombre total
d’appels
téléphoniques
aboutis en 2020
Nb allocataires
différents ayant réalisé
au moins 1 appel en
2020
Nb appels par
allocataires
Pôle Nive-Adour 2 955 1 001 3,0
Source : Caf
1.2.3. Les mails envoyés par les allocataires du pôle Nive-Adour 11
20,1% des allocataires du pôle Nive-Adour ont contacté la Caf par mail (contre 21,2% sur l’ensemble du département). Ainsi, près de 750 allocataires différents du pôle ont envoyé au moins un mail à la Caf en 2020. Sur l’année, c’est 2,2 mails qui ont été envoyés par allocataire entrant en contact avec la Caf.
Nombre total de
mails envoyés en
2020
Nb allocataires différents
ayant envoyé au moins 1
mail en 2020
Nb de mails par
allocataires
Pôle Nive-Adour 1 617 749 2,2
Source : Caf
1.3. L’utilisation des téléservices
En moyenne sur 2020, les allocataires du pôle Nive-Adour utilisent au global sensiblement davantage les téléservices que la moyenne départementale : 70,8% avec une disparité selon les types de prestations : utilisation moindre pour l’aide au logement et plus prononcée pour la Paje.
Taux d’utilisation
des téléservices
allocataires pour
l’ensemble des
prestations
Taux
d’utilisation
du téléservice
PAJE
Taux
d’utilisation
du téléservice
RSA
Taux
d’utilisation
du téléservice
Prime
d’activité
Taux
d’utilisation
du
téléservice
aides au
logement
Pôle Nive-Adour 70,8% 75,3% 68,3% 89,6% 76,8%
Département des Pyrénées-
Atlantiques 67,9% 73,0% 66,9% 90,9% 81,2%
Source : Caf
1.4. L’offre d’inclusion numérique
La Caf des Pyrénées-Atlantiques est engagée dans la démarche d’Inclusion Numérique impulsée par la Caisse Nationale (CNAF) et en parallèle par le Conseil Départemental.
En tant qu’opérateur, notre organisme est identifié comme un acteur majeur du territoire dans la lutte contre l’illectronisme. A ce titre, nous participons au Comité de Pilotage de l’Inclusion Numérique du département qui est animé par le syndicat de la Fibre64. Des actions concrètes (ou « boîte à outil ») sont déployées : ∑ Création de l’instance COPIN64 (composé du syndicat FIBRE64, CPAM, POLE EMPLOI, MSA et CAF) qui pilote les actions communes sur le département des Pyrénées-Atlantiques.22
∑ Un diagnostic numérique des allocataires en accueil Caf sur les sites de Bayonne et de Pau (outil les bons clics et depuis septembre 2019 EFFICAF). Le diagnostic évalue le niveau de maîtrise de l’outil (3 niveaux) Débutant – Intermédiaire – Expert.
∑ L’atelier numérique allocataire Caf. A destination du public intermédiaire (connaissance du web rencontrant des difficultés pour la démarche administrative dématérialisée). ∑ L’atelier numérique partenaire Caf (à destination des aidants et professionnels désirant accompagner les usagers sur les offres dématérialisées de la Caf et favoriser l’accès aux droits). ∑ Les ateliers multi-opérateurs (MSA/CPAM/POLE EMPLOI/CAF). Expérimenté auprès de la SDSEI Pays basque Intérieur et SDSEI BAB, il est proposé pour les professionnels et aidants du territoire. Objectif de développer l’autonomie de l’usager et l’accès aux droits à l’identique de l’atelier numérique partenaire Caf.
∑ Une orientation vers des opérateurs du territoire (labellisés) pour les usagers en rupture complète avec le numérique. Dispositif PASS NUMERIQUE APTIC (principe d’un chéquier d’inclusion numérique) à destination des usagers souhaitant suivre des formations. Porté par la FIBRE64 et avec prescription possible par la Caf.
∑ Les Etablissements France SERVICES (EFS) : la Caf accompagne la mise en place des EFS sur le territoire en formant les animateurs pendant 3 jours sur les offres et principes de l’accès aux droits. La Caf assure une veille des connaissances des intervenants France Services et propose des mises à jour en fonction de l’actualité. Piloté par la Direction de la Caf, l’offre d’inclusion numérique peut-être déployée en fonction des besoins analysés au sein de chaque territoire. Une équipe de professionnels à l’écoute et mobilisable. ∑ D’autres dispositifs ont été mis en place dans les communes ou via CCAS.
1.5. L’offre d’accès aux droits sur le territoire
L’EVS Elgarrekin n’a pas d’offre spécifique en la matière, mais via sa mission accueil, il informe et oriente vers les partenaires (CCAS, SDSEI, etc.).
2. L’accompagnement individuel des familles par la Caf
2.1. L’accompagnement individuel des familles par la Caf
Les travailleurs sociaux de la Caf se mettent à disposition des familles allocataires qui signalent les évènements
suivants :
∑ Dans le champ de la parentalité : une séparation du couple, le décès d’un conjoint, d’un enfant, une grossesse
isolée, une grossesse multiple, la maladie d’un enfant en lien avec une demande AJPP (Allocation Journalière
de Présence Parentale versée par la Caf) lorsqu’un parent ne peut plus ou partiellement travailler en raison de
l’état de santé de son enfant).
∑ Dans le domaine du logement, un impayé de loyer pour une famille allocataire bénéficiaire d’une aide au
logement pour son loyer ou son prêt (hors APL) (cf tableau synthétisant nos missions).
∑ Dans le champ de l’insertion, une récente convention entre Pôle Emploi et la Caf permet de soutenir les
familles rencontrées dans la levée des freins périphériques à l’emploi, dans le cadre de l’accompagnement
global, mené conjointement par un agent Pôle Emploi et un travailleur social de la Caf.
La particularité du service est de se mettre à disposition des familles sans même attendre une demande de leur part
lorsqu’elles signalent à la Caf un de ces évènements, par l’envoi de courriers de mise à disposition ou de propositions
de rendez-vous, selon le motif à l’origine de notre proposition. Cependant, certaines familles sollicitent également
directement les travailleurs sociaux de la Caf, ou par l’intermédiaire des partenaires de la Caf.
Les rendez-vous proposés se déroulent à domicile ou au siège de la Caisse d’Allocations Familiales à Bayonne, selon le
souhait des personnes.23
Les actions collectives viennent compléter les interventions individuelles et constituent une part importante du travail
social conduit par la Caf. Les dénominations d’actions collectives reportées ici désignent l’action dans sa globalité :
certaines sont déclinées en plusieurs sessions avec différentes thématiques, différents publics, etc. Ces actions
s’appuient sur un réseau de partenariat important (centres sociaux, PMI, etc.)
En 2021, sur le pôle Nive-Adour, 127 rendez-vous ont été réalisés dans le cadre d’une intervention sociale et 60 interventions ont débuté auprès de nouvelles familles dont :
∑ 30 % ont fait l’objet d’un accompagnement social (une intervention généralement plus longue et plus approfondie, visant à accompagner la personne dans les objectifs définis ensemble en entretien),
∑ et 70 % d’une information conseil (c’est-à-dire d’une intervention courte visant essentiellement au diagnostic social de la famille et à la diffusion d’informations).
Source : Caf - Gesica
2.2. Analyse du volet accompagnement social des familles
Qu’est-ce qu’une politique Accompagnement social des familles aboutie pour la CAF ? Que permet-elle d’obtenir ?
Les travailleurs sociaux de la Caf sont dans une démarche proactive. Le travailleur social rencontre la famille et propose un accompagnement social à partir d’une évaluation, des objectifs et l’accomplissement de différentes démarches. Il est fréquent que le travailleur social oriente la famille vers un partenaire avec lequel il intervient en complémentarité. La démarche est aboutie lorsque ce travail peut être accompli en toute fluidité, sans délai d’attente trop important, en plaçant la famille au cœur de nos préoccupations afin qu’elle se sente soutenue.
Pour ce faire, sont nécessaires :
∑ Un système de requêtage interne rapide des situations pour une mise à disposition auprès des familles la plus proche possible de l’événement lorsque l’allocataire se présente directement auprès d’un agent Caf. ∑ Une bonne connaissance de nos offres de service par les partenaires pour qu’ils puissent nous signaler les situations directement s’ils en ont connaissance en accord avec la famille concernée. ∑ Une diffusion de nos offres de services et de nos coordonnées auprès des partenaires. ∑ Des échanges facilités avec les dits-partenaires pour agir en complémentarité. ∑ Des moyens suffisants pour les partenaires pour qu’ils puissent mener à bien leurs missions. ∑ La possibilité de proposer des rencontres sur site, chez les partenaires ou à domicile selon le souhait et les possibilités des familles (horaires flexibles, disponibilité, adaptabilité des travailleurs sociaux).
Ces moyens permettront d’atteindre nos objectifs que sont :
∑ L’accompagnement social des familles vulnérables par les travailleurs sociaux vers des solutions d’accueil du jeune enfant :
Nous avons un partenariat avec Pôle Emploi qui propose un accompagnement global des familles monoparentales dans l’objectif de lever les freins à l’emploi. Les freins peuvent être la mobilité des familles mais également la question du mode de garde. L’accueil de l’enfant en collectif n’étant pas toujours possible, il faut orienter la famille vers la crèche familiale ou l’assistant maternel. La mauvaise
Nb de nouvelles familles
suivies dans le cadre
d’une intervention sociale
en 2021
%
Accompagnement % info-conseil
Pôle Nive-Adour 60 30 % 70 %
Caf Pyrénées-Atlantiques 1821 41,2 58,824
connaissance du travail fait par les assistants maternels et la réticence des familles à confier leur enfant en est très souvent à l’origine, vient ensuite la question financière.
Le rôle du travailleur social Caf dans cet accompagnement est de « démystifier » le travail de l’assistant maternel, faire tomber les préjugés, mettre la famille en confiance, et proposer une étude et/ou accompagnement budgétaire pour le financement de ce mode de garde (avec possibilité d’aide financière si nécessaire, au démarrage).
Ce travail s’effectue en collaboration avec Pôle Emploi lorsqu’il s’agit aussi d’un parent étant sorti de l’emploi avec le volet insertion à travailler, mais il peut se faire aussi dans le cadre d’un accompagnement individuel lorsqu’il s’agit de reprise d’une activité professionnelle antérieure au congé maternité ou congé parental.
La thématique « insertion » fait partie du socle national de travail social mais le partenariat avec Pôle Emploi est une offre locale.
∑ La Prévention impayés de loyer et expulsions
Il s’agit d’une offre socle national de travail social. Le TS propose une visite à domicile de l’allocataire bénéficiaire de l’allocation logement familial. Les bénéficiaires de l’APL sont exclus.
Le TS intervient dès lors que l’impayé est constitué dans Nims (système d’information interne), c’est-à- dire qu’il y a au moins deux mois d’impayés de loyer résiduel. Il étudie le budget de la famille, détermine l’origine de l’impayé, et aide le ménage à établir un plan d’apurement de la dette de loyer en fonction de leur budget, et en accord avec le propriétaire.
Cela peut aboutir à une demande d’aide financière (FSL du Conseil Départemental ou aide financière Caf), mais cela n’est pas automatique.
∑ L’accompagnement des familles monoparentales bénéficiaires des minimas sociaux
Si l’offre nationale de travail social des Caf est à destination des familles monoparentales, les bénéficiaires des minima sociaux, notamment bénéficiaires du Rsa, relèvent d’un accompagnement par les TS de la SDSEI. Tout bénéficiaire du Rsa est supposé être accompagné par un référent unique désigné et le TS Caf 64 n’en fait pas partie. Le TS Caf n’accompagne les familles que si ces dernières ne bénéficient pas d’un autre accompagnement social (auquel cas, il peut être amené à intervenir ponctuellement).25
2.3. Analyse volet accompagnement social des familles
FORCES FAIBLESSES
∑ Développement proactif des offres du travailleur
social sur ce territoire :
Proposition de rdv par le TS CAF dans le cadre des
offres locales et nationales aux familles allocataires
dans le cadre du décès, des impayés de loyer, des
séparations mais aussi de la maladie d’enfants, des
grossesses multiples ainsi que pour les parents seuls.
Les rendez-vous se déroulent soit au domicile des
allocataires, au siège de la CAF ou par téléphone.
Le partenariat avec les acteurs du territoire permet
également l’orientation de familles vers le travailleur
social CAF.
∑ Permanences SDSEI sur Saint Pierre, Urt, Lahonce et
Mouguerre.
∑ Présence d’un Laep sur Saint Pierre D’Irube
∑ Permanence de la Mission locale sur Saint Pierre
d’Irube
∑ PIJ à Mouguerre
∑ Association Elgarrekin repérée par les familles et
partenaires sociaux (Accueil d’enfants en situation
de handicap par le CLSH)
∑ Manque de visibilité des missions du travail social
CAF par les partenaires
∑ Absence de structures favorisant l’animation de la
vie sociale sauf sur Saint Pierre d’Irube.
∑ Manque de place en mode d’accueil petite enfance
sur le territoire
∑ Pas de permanences de structures telles que celles
du CMP, CMPP, Trait d’union, Adoenia
∑ Pas de permanences d’organismes tels que la CAF,
CPAM, MSA, Pôle Emploi, Pas de Maison France
service, la plus proche se situe à Bardos.
∑ Pas d’épicerie sociale sur le territoire, Existence de
: Banque alimentaire tous les quinze jours sur les
communes de Mouguerre, Lahonce, Saint Pierre
d’Irube et Villefranque Autrement orientation sur :
Resto du cœur sur Ayerre et Croix Rouge sur
Bayonne et Secours Populaire sur Anglet)
∑ Manque de logements d’urgence Manque de
transport en commun qui entraîne un problème de
mobilité pour certaines familles
OPPORTUNITES MENACES
∑ Projet d’épicerie sociale ou d’aide alimentaire sur
l’ensemble du territoire
∑ Isolement des familles
∑ Problème de mobilité
∑ Non recours aux droits par manque de matériel
informatique ou par non-maîtrise de l’outil pour
certaines familles allocataires
Enjeux/ préconisations identifiés par la CAF :
ÿ Poursuivre une dynamique partenariale afin de mieux répondre à la demande des allocataires et mieux identifier les difficultés des familles ;
ÿ Poursuivre les propositions de rendez-vous systématiques dans le cadre d’une démarche proactive. Faire connaître les domaines d’interventions du travailleur social Caf et réfléchir sur la mise en place de permanences de certaines structures ;
ÿ Développer le nombre de places en mode d’accueil petite enfance ;
ÿ Maintenir et développer l’accès aux droits et à l’information et favoriser l’accès au numérique ; ÿ Mener des Réflexions autour de l’animation de la vie sociale sur l’ensemble du territoire, sur un projet d’épicerie sociale.26
3 La petite enfance
3.1 Les jeunes enfants
Au 1er janvier 2018, le pôle Nive-Adour comprend plus de 1 400 enfants de moins de 6 ans. Près d’un enfant sur 2 est domicilié sur la commune de Mouguerre (24,3%) ou de Saint Pierre d’Irube (23,8%). En 5 ans, le nombre d’enfants de moins de 6 ans a augmenté de 2,9% par an, soit une progression plus importante que sur l’ensemble du département des Pyrénées-Atlantiques (-0,6% par an). Selon les communes, l’évolution annuelle moyenne est comprise entre -2,6% (Urt) et +5,7% (Urcuit). 680 enfants de moins de 3 ans allocataires Caf en 2021.
Tableau : Evolution du nombre d’enfants de moins de 6 ans
Les enfants de moins
de 6 ans
Au 1er
janvier 2013
Au 1er
janvier 2018
Evolution
annuelle
moyenne
Allocataire
s CAF 2021
Allocataire
s CAF et
Msa 2021
Dont
moins de
trois ans
allocataire
s CAF 2021
Dont
moins de
trois ans
allocataire
s CAF et
Msa 2021
Lahonce 142 177 4,5% 173 173 85 85
Mouguerre 286 349 4,0% 301 311 150 156
Saint-Pierre-d'Irube 280 341 4,0% 317 326 160 164
Urcuit 183 242 5,7% 227 232 118 119
Urt 154 135 -2,6% 124 132 62 67
Villefranque 197 191 -0,6% 215 217 105 107
Pôle Nive-Adour 1 243 1 434 2,9% 1357 1391 680 698
Département des
Pyrénées-Atlantiques 40 036 38 907 -0,6%
Source : Insee – Rp2018 et Rp2013
A fin 2021, sur le pôle Nive-Adour, 26 enfants de moins de 6 ans sont porteurs de handicap et leurs parents bénéficient de l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (Aeeh), soit 1,9% des enfants de 0 à 5 ans révolus (proportion proche de celle observée au niveau du département des Pyrénées-Atlantiques).
Tableau : les enfants de moins de 6 ans porteurs de handicap (Ne sont affichées que les communes respectant le secret statistique)
.
Nombre d’enfants de
moins de 6 ans
bénéficiaires de l’AEEH
Part d’enfants de moins
de 6 ans bénéficiaires de
l’AEEH
Dont moins de trois ans
Mouguerre 6 2%
St pierre d’Irube 6 1.9%
Urcuit 7 3%
Pôle Nive-Adour 17 1.2% 6
Département des Pyrénées-
Atlantiques 2020 355 1,1%
Source : Caf – Bca_1220127
3.2 L’accueil du jeune enfant
3.2.1 Les assistants maternels agréés actifs
En décembre 2021, 81 assistants maternels agréés sont en activité sur le pôle Nive-Adour (+5/rapport à 2020), et 90 ayant exercé au moins un mois dans l’année.
Globalement, les AM du territoire sont stables dans leur emploi. Sauf pour St Pierre où on note une déperdition de l’offre sur l’année plus importante qu’ailleurs. Urcuit avait connu le même phénomène en 2020.
Sur le territoire sont recensés plus de 11.6 assistants maternels en activité pour 100 enfants Caf et Msa de moins de 3 ans soit une situation similaire à celle de l’ensemble du département (11.8).
Le nombre de places d’accueil potentielles des AM par commune au 31/12/2021 selon le relais petite enfance du territoire (cf. rapport d’activité 2021) des 82 AM en activité qu’il recense :
8,6% des assistants maternels ont au moins 60 ans et 23,5% ont 55 ans et plus (contre 27.5% sur le département des Pyrénées-Atlantiques). Les nouvelles AM du territoire sont plus jeunes.
Les Assistants maternels en activité
En activité au
moins un mois
dans l’année 2021
En activité en
décembre
2021
En activité au
moins un mois
dans l’année
2020
En activité en
décembre
2020
Lahonce 10 10 9 9
Mouguerre 24 23 22 21
Saint-Pierre-d'Irube 27 23 28 24
Urcuit 11 9 14 8
Urt 7 6 7 6
Villefranque 11 10 10 8
Pôle Nive-Adour 90 81 90 76
Département des Pyrénées-Atlantiques 2275 2021
Commune Nombre d’assistants maternels salariés du particulier employeur Nombre de places théoriques
Lahonce 10 27
Mouguerre 17 46
Saint-Pierre-d'Irube 25 (dont 3 en MAM) 68 + 12 en MAM
Urcuit 13 (dont 3 en MAM) 35 + 12 en MAM
Urt 7 19
Villefranque 10 2728
Tableau : Répartition des assistants maternels selon leur âge (Année 2021)
Pôle Nive-Adour Pyrénées-Atlantiques
Moins de 30 ans NS NS 3,6%
De 30 à 39 ans 23 28.4% 20,4%
De 40 à 49 ans 15 18.5% 29.7%
De 50 à 54 ans 21 25.9% 18,7%
De 55 à 59 ans 12 14.8% 17.3%
Plus de 60 ans 7 8.6% 10.2%
81 100,0% 100,0%
Source : Cnaf, Acoss-Centre Pajemploi, IMAJE
Les assistants maternels gardent en moyenne 4.1 enfants (de moins de 6 ans), soit un nombre légèrement supérieur à celui observé au niveau du département (Pyrénées-Atlantiques : 3,7) et qui augmente chaque année. Le temps moyen de garde est au-dessus de celui observé sur le département : 123 heures (stable par rapport à 2020) contre 106 heures.
Avec un salaire horaire13 moyen de 4.03€, le salaire mensuel net moyen des assistants du pôle Nive-Adour est au- dessus de celui observé sur le département : 1 938€ contre 1 546€. Il augmente nettement depuis trois ans (1474€ en 2018)
3.2.2 Les Maisons d’assistants maternels (MAM)
Sur le pôle Nive-Adour, 2 MAM sont en activité :
∑ Une sur la commune de Saint-Pierre d’Irube
et
∑ Une sur la commune d’Urcuit.
13 Le salaire horaire correspond au salaire mensuel net considéré du mois de novembre 2020 et intègre les congés payés. Les indemnités d’entretien ne sont pas
prises en compte. Ce montant est divisé par le nombre d’heures effectuées.29
3.2.3 Les Établissements d’accueil du jeune enfant (EAJE)
Le pôle Nive-Adour comporte quatre EAJE financement Psu, deux micro-crèches Paje et 1 crèche familiale pour une offre d’accueil de 135 places au total.
L’offre d’accueil en EAJE PSU :
Globalement des structures ouvertes 5 jours par semaine entre 7h30 et 18h30 avec une fermeture moyenne de 5 semaines dans l’année dont 3 l’été – 1 à Noël et tous les jours fériés avec « ponts ». A noter les particularités :
∑ Crèches Agerria et Ttipi Ttapa en cours de labellisation : accueil bilingue français basque – modèle C
Pour les structures collectives :
Le prix de revient moyen horaire est de : 13.03€/ heure (10.91€ sur la CAPB) - source données Caf année 2021. Ce prix de revient horaire est en partie plus élevé du fait des conséquences de la crise sanitaire ayant entrainé une diminution de l’activité (en 2019 le prix de revient moyen s’élevait à 10.16 € et 9.46€ sur la CAPB).
Le montant moyen horaire de participation familiale est de 1,86 € (1.85€ CAPB). Le montant de participation familiale est calculé selon une même grille CAF applicable à toutes les structures PSU. Ce calcul dépend de la composition familiale et des revenus du foyer.
Calcul des taux de fréquentation :
Les heures facturées aux familles sont celles réservées et payées par les familles (que l’enfant soit présent ou non). Les heures réalisées sont celles où l’enfant est réellement présent dans la structure. La capacité d’accueil correspond au volume d’heures d’accueil offertes dans l’année (nb jours X amplitude d’ouverture x nb de places). Celle-ci peut être modulée au choix de la structure (modulation sur les heures extrêmes de la journée – le mercredi – les vacances scolaires).
MA Xitoak – St Pierre
d’Irube - 21 places
MA Agerria –
Mouguerre - 35 places
MC MAYLOU Lahonce
- 12 places
MA Le Nid Urtois
Urt - 20 places
MA TTIPI TTAPA Urcuit
- 20 places
MC Mouguerre
- 12 places30
Les taux de fréquentation 2021 basés sur :
∑ Les heures facturées aux familles et sur la capacité d’accueil non modulée sont de 64 % (69% CAPB) ; ∑ Les heures réalisées par les familles et sur la capacité d’accueil non modulée sont de 61% (65% CAPB).
L’année 2021 a encore été une année particulière liée à la crise sanitaire qui a conduit à des périodes de fermeture totale pour certaines structures, à des absences de personnel et enfants et dans certains cas à un changement de comportement des familles qui ont été plus prudentes sur leur usage, lorsque les structures ont rouvert post covid.
Pour information, en 2019, les taux de fréquentation basés sur :
∑ Les heures facturées aux familles et sur la capacité d’accueil non modulée sont de 71 % (74% sur CAPB) ; ∑ Les heures réalisées par les familles et sur la capacité d’accueil non modulée sont de 67% (69% sur CAPB).
Coût moyen par place 19 774 € en 2021 (17 702 € sur la CA du Pays basque). Pour information, ce coût moyen par place était en 2019 de : 17 201€ (16.728 € sur la CA du Pays basque). Les charges en personnel représentent en moyenne 92% des charges des structures (82% sur la CAPB).
Observations :
Le prix de revient horaire (total des charges, divisé par total des heures réalisées annuelles) est fonction de la fréquentation ; c’est ce qui explique les variations entre 2019 et 2021 et il est plus ou moins variable d’une structure à l’autre.
Le coût moyen par place est un indicateur plus stable de l’évolution du coût de fonctionnement d’une structure (sans les variations de fréquentation).
3.3 L’information des familles au titre de l’accueil du jeune enfant via les Relais assistants maternels
Le pôle Nive-Adour est couvert par un Relais Petite Enfance (RPE) pour 1,07 Equivalents Temps Plein (ETP) dédiés à l’animation du Ram en 2021, soit 71 assistants maternels en activité pour un ETP Ram. Le RPE est implanté sur la commune de Saint-Pierre d’Irube.
Indicateurs relatifs à l’activité du RPE (cf. bilan annuel 2021 RPE Céleste) :
Indicateurs Quantité
Nombre d’AM salariés du particulier employeur en activité 76 + 6
Temps de travail de l’animatrice 0,9 ETP 31,5 h/semaine
Taux de fréquentation des AM au RAM 100 %
Participation des AM aux ateliers 55 %
Nombre d’AM fréquentant le RAM par heure hebdomadaire
animatrice 1,74
Dans le cadre de l’ordonnance n°2021-611 du 19 mai 2021 relative aux services aux familles, les relais assistants maternels changent de nom et deviennent les « relais petite enfance » (Rpe). Au sein du Code de l’action sociale et des familles, le relais petite enfance est ainsi redéfini comme « un service de référence de l’accueil du jeune enfant, tant pour les parents que pour les professionnels ». A cet égard, «il a notamment pour rôle d’informer les parents et les assistants maternels sur ce mode d’accueil (...) et d’offrir aux assistants maternels un cadre pour échanger sur leur pratique professionnelle ainsi que leurs possibilités d’évolution de carrière ».31
Ainsi, les Rpe doivent :
!"A l’attention des assistants maternels :
∑ Participer à l’information des candidats potentiels au métier d’assistant maternel ; ∑ Offrir aux assistants maternels et, le cas échéant aux professionnels de la garde d’enfants à domicile, un cadre pour échanger sur leurs pratiques professionnelles ainsi que les conseiller pour mettre en œuvre les principes applicables à l’accueil du jeune enfant prévus par la charte nationale, notamment en organisant des temps d’éveil et de socialisation pour les enfants qu’ils accueillent ; ∑ Faciliter l’accès à la formation continue des assistants maternels et, le cas échéant aux professionnels de la garde d’enfants à domicile, et les informer sur leurs possibilités d’évolution professionnelle ; ∑ Accompagner les assistants maternels dans les démarches à accomplir sur le site monenfant.fr.
!"A l’attention des parents :
Les informer sur l’ensemble des modes d’accueil individuels et collectifs, présents sur leur territoire et les accompagner dans le choix de l’accueil le mieux adapté à leurs besoins.
Afin de tenir compte des évolutions réglementaires (la promotion de l’activité des assistants maternels et l’aide au départ en formation continue deviennent des missions obligatoires) et de répondre à des enjeux du secteur (accès à l’information, homogénéisation des pratiques, attractivité de l’accueil individuel), il est proposé de redéfinir au sein du nouveau référentiel les missions renforcées. Ainsi, les Rpe pourront s’investir dans une ou plusieurs des trois missions renforcées suivantes :
∑ La mission de guichet unique
Dans le cadre de son offre de service « socle » à destination des familles, le Rpe a pour rôle de les informer sur l’ensemble des modes d’accueil. Cette mission peut être renforcée par la centralisation des demandes des familles sur le territoire pour l’accueil de leur enfant. Les Rpe sont alors positionnés sur leur territoire comme l’unique point d’information des familles pour l’ensemble des modes d’accueil. La mise en œuvre de cette mission renforcée nécessite l’établissement d’un partenariat, d’une coordination et d’un travail en réseau avec les acteurs locaux (gestionnaires d’Eaje, élus, service petite enfance, professionnels de l’accueil individuel etc.).
∑ L’analyse de la pratique
Le rapport du HCFEA du 22 mars 2019 relatif au pilotage de la qualité affective, éducative et sociale de l’accueil du jeune enfant suggère que des Rpe organisent des temps d’analyse et d’enrichissement des pratiques.
Ces temps doivent permettre aux professionnels de l’accueil individuel d’échanger dans un climat de confiance et en toute confidentialité sur des problématiques qu’ils rencontrent au quotidien. Ces ateliers sont animés par un intervenant extérieur spécialisé (un psychologue ou psychothérapeute par exemple). Il est envisagé que la réussite de cette mission soit attestée par l’atteinte de deux indicateurs : - un nombre minimal d’assistants maternels différents ayant bénéficié d’ateliers d’analyse de la pratique organisés par le Rpe ;
- et un nombre minimal de séances d’analyse de la pratique dans l’année.
∑ La promotion renforcée de l’accueil individuel
Le secteur de l’accueil individuel, et en particulier le métier d’assistant maternel, est confronté à des problématiques telles que le déficit d’image des parents vis-à-vis de ce mode d’accueil, le vieillissement de la population de la profession et les départs à la retraite nombreux, le manque d’attractivité du métier. Face à ces constats, il est proposé une troisième mission renforcée permettant de valoriser et d’encourager la mise en place d’une stratégie d’actions par les Rpe afin d’agir sur ces problématiques et de promouvoir l’accueil individuel.
Il est envisagé que cette mission renforcée vise notamment à valoriser :
- Les partenariats développés par le Rpe pour promouvoir l’accueil individuel et prenant la forme d’événements ou d’outils de valorisation,
- Les événements organisés par le Rpe visant la promotion de l’accueil individuel, - Les outils de communication de promotion de l’accueil individuel réalisés par le Rpe.32
Indicateurs relatifs aux activités de l’animatrice RPE en 2021 (cf bilan RPE) :
A noter qu’un seul motif est retenu par contact (celui qui est l’objet initial du contact). Les animatrices abordant de façon systématique plusieurs thématiques. L’aspect pédagogie et parentalité est peu représenté, cependant les animatrices veillent à toujours aborder cette notion avec les familles.
A noter qu’un seul motif est retenu par contact (celui qui est l’objet initial du contact). Les animatrices abordant de façon systématique plusieurs thématiques.33
3.4 Le taux de couverture en mode d’accueil
La capacité d’accueil théorique correspond à l’ensemble des places offertes aux enfants de moins de 3 ans, à un instant donné, sur le territoire observé. Ces informations n’étant pas toutes disponibles, elles sont parfois approchées en mobilisant des données sur l’accueil constaté. C’est le cas de l’accueil effectué par un(e) salarié(e) au domicile des parents, de l’école ou de l’accueil dans les micro-crèches financées par la Prestation d’accueil du jeune enfant (Paje). La capacité d'accueil comptabilise des places d’accueil proposées à un instant donné, et non un nombre d'enfants gardés.
Ainsi, on ignore le fait que certaines places peuvent être utilisées par plusieurs enfants à temps partiel : ce peut être le cas de places en établissement d’accueil du jeune enfant.
De même, d’autres places ne comblent pas tout à fait les besoins : ce peut être le cas des places à l’école, utilisées souvent pour la tranche d’âge des 2-3 ans à mi-temps, et qui nécessitent un complément d’accueil. Un enfant peut donc occuper plusieurs places d’accueil (école et assistant(e) maternel(le) par exemple). A fin 2019, avec plus de 430 places en accueil formel, le taux de couverture global14 du pôle Nive-Adour est de 69,3% contre un taux de 65,6% pour le département des Pyrénées-Atlantiques (source : Cafdata), soit un taux au-dessus de la moyenne départementale.
Décomposition de l’offre d’accueil :
- 60,6% de l’offre d’accueil concerne l’offre en accueil individuel (contre 55,1% au niveau du département des Pyrénées-Atlantiques),
- 33,6% concerne l’accueil en Eaje (contre 36,2% pour le département),
- 2,8% correspond à des places en école maternelle,
- et 3% concerne des places en accueil à domicile.
Taux de couverture :
Offre
2019
Taux de
couverture
global 2019
Décomposition de l’offre d’accueil
Assistants
maternels Eaje
Garde à
domicile Préscolarisation
Lahonce 27 33,8% 70,4% 22,2% NS NS
Mouguerre 128 83,0% 60,1% 33,6% NS 5,5%
Saint-Pierre-d'Irube 120 85,7% 64,5% 28,0% 4,2% NS
Urcuit 77 81,8% 60,4% 38,3% NS NS
Urt 45 67,2% 41,7% 56,1% NS NS
Villefranque 35 39,4% 65,6% 23,0% NS NS
Pôle Nive-Adour 432 69,3% 60,6% 33,6% 2,8% 3,0%
Département des Pyrénées-
Atlantiques 12 039 65,6% 55,1% 36,2% 2,3% 6,4%
Source : Cafdata-2019
14 Capacité théorique d'accueil des enfants de moins de 3 ans par les modes d'accueil "formels" pour 100 enfants de moins de 3 ans. Modes d'accueil "formels" :
- Assistant(e) maternel(le) employé(e) directement par des particuliers - Salarié(e) à domicile
- Accueil en Eaje (collectif, familial et parental, micro-crèches)
- Ecole maternelle34
3.5 Le taux d’usage constaté CAF 64 des modes d’accueil formels en 2021 :
∑ Les Etablissements d’Accueil du Jeune Enfant à la Psu de ce territoire : Ils ont accueilli 224 enfants dans l’année pour 96 places soit une moyenne constatée de fréquentation de 2.33 enfants dans l’année par place d’accueil (2.1 en moy dans 64). 215 (96%) sont originaires du pôle Nive Adour. Ce chiffre prend en compte les entrées et sorties dans la structure durant l’année et n’est pas représentatif du nombre d’enfant inscrit à un instant T de la structure. Sur un mois donné, ce sont 132 enfants accueillis dans les structures, soit une moyenne d’accueil en constant de 1.4 enfant/place.
3 de ces enfants étaient bénéficiaires de AEEH (soit 11.5 % des enfants AEEH de moins de six ans du territoire).
37 des 65 enfants considérés par la CAF en situation de vulnérabilité (QF inférieur à 646 ; se voient appliqués un tarif crèche inférieur à 1€/H) ont été accueillis dans les crèches du territoire de Nive Adour, soit 56.9% des enfants potentiellement concernés du territoire.
Ces accueils ont été plus importants sur Mouguerre (21 enfants soit 56.7% des enfants en vulnérabilité accueillis), Urcuit (21% des enfants accueillis) contre 8.1% à ST pierre alors qu’en nombre ils y sont plus nombreux (41.5% des enfants en situation de vulnérabilité soit 27 enfants recensés).
En moyenne sur le territoire les familles accueillies bénéficient d’un tarif horaire de 1,86€ contre 1.73€ au niveau départemental mais dans la moyenne constatée CAPB (1.85€).
∑ Les AM du territoire :
Elles ont accueilli 331 enfants de moins de six ans, dont 157 (43.5%) résidaient sur la même commune qu’elles.
Ce sont 361 enfants de moins de six ans du territoire qui ont bénéficié d’un accueil chez une AM dont 332 enfants de moins de 3 ans.
Au 31/12/2021 selon les données RPE, il reste des places disponibles chez les AM du pôle :
Quartier Nombre de places d’accueil disponibles
Lahonce 4 + 1 temps partiel
Mouguerre 2 + 1 temps partiel
Saint-Pierre-d'Irube 3 + 3 temps partiel
Urcuit 2 + 1 temps partiel
Urt 1
Villefranque 1 + 3 temps partiel
∑ Les structures à la PAJE :
Ce sont 77 enfants de moins de trois ans du territoire qui ont bénéficié d’un accueil dans une structure à la PAJE.
∑ La garde à domicile :
5 enfants de moins de 3 ans du territoire ont bénéficié de la prestation garde à domicile.
∑ La garde permanente par un des parents :
92 enfants de moins de trois ans ont bénéficié d’une allocation PREPARE (prestation partagée d’éducation de l’enfant) 32 à taux plein (le parent est en arrêt total d’activité) et 60 à temps partiel (il réduit son activité de plus de 20%).
Ainsi, si on considère 698 enfants allocataires Caf et Msa de moins de trois ans - 32 enfants bénéficiaires de PREPARE à taux plein =
- 666 enfants potentiellement en besoin d’un mode d’accueil formel,
- 332 accueillis chez un assistant maternel en novembre,
- 77 accueillis dans une structure émargeant à la Paje structure en décembre, - 5 bénéficiaires d’une garde à domicile en novembre,
- 224 enfants accueillis dans l’année dans un établissement PSU du territoire et 132 sur un mois donné d’enfants de deux ans scolarisés en école maternelle sur le territoire.35
Il resterait au moins 120 enfants potentiellement demandeurs qui n’auraient pas fait usage d’un mode d’accueil formel.
Attention :
Æ Les enfants dont les parents ont une activité et que nous considérons comme potentiellement demandeurs ne sont pas tous en recherche d’un mode d’accueil formel.
Æ Les enfants que nous ne classons pas comme potentiellement demandeurs peuvent effectivement l’être (PreParE ouvre droit à un accueil collectif et il peut aussi être subi plus que choisi). Æ Un enfant accueilli ne l’est pas forcément sur l’ensemble de ses besoins. Æ Un enfant peut cumuler deux modes de garde (AM et crèche) et alors être comptabilisé deux fois. Idem année des trois ans (AM/crèche et école maternelle).
Æ Certains de ces enfants peuvent être accueillis dans une structure d’accueil collectif à la Psu autre que sur le territoire Nive Adour.
Æ L’accueil des moins de trois ans à l’école maternelle n’est pas des plus précis. Et un enfant de moins de trois ans qui intègre l’école peut avoir été par ailleurs accueilli précédemment dans un autre mode d’accueil (donc déjà comptabilisé).
Ce calcul non scientifique nous permet d’avoir une vue plus fine de l’usage des modes d’accueil réellement constaté sur le territoire.
∑ Observations :
L'accueil des jeunes enfants en situation de handicap ou de pauvreté dans les établissements d'accueil du jeune enfant (Eaje) constitue une priorité de la Cog 2018-2022.
L’accueil des enfants issus de familles vulnérables dans les Eaje est prévu par la loi. Ainsi, le projet d'établissement et le règlement de fonctionnement doivent garantir une place par tranche de 20 places pour les enfants dont les parents sont engagés dans un parcours d’insertion sociale ou professionnelle et dont les ressources sont inférieures au montant forfaitaire du Rsa.
En cohérence avec cet objectif, la stratégie nationale de lutte contre la pauvreté présentée le 13 septembre 2018 a placé la petite enfance comme engagement n°1 : « L’égalité des chances, dès les premiers pas, pour rompre la reproduction de la pauvreté ».
En effet, l’accueil collectif favorise le « développement complet » de l’enfant, à savoir « le développement physique, affectif, cognitif, émotionnel et social » ainsi que l’acquisition du langage. Cet accueil profite tout particulièrement aux enfants issus des familles socialement fragilisées. En préparant ainsi l’avenir des enfants, l’accueil en crèche participe à une véritable politique d’égalité des chances, de réduction des inégalités sociales et d’investissement social. L’accueil de ces publics constitue souvent une charge pour les gestionnaires d’Eaje (temps de concertation plus important, formation ou renforcement de personnels, fréquentation moindre des familles) que le seul financement à l’heure apporté par la prestation de service ne permet de couvrir.
Afin de favoriser l'accueil de ces publics dans les Eaje, deux nouvelles aides au fonctionnement sont créées à compter du 1er janvier 2019 : le bonus "inclusion handicap" et le bonus "mixité sociale". Cumulables avec la Psu et complémentaires de celle-ci, ces deux financements forfaitaires, calculés par place et par an, s'appliquent à l'ensemble des places de la structure.
Complémentaires à la prestation de service, ces deux nouvelles aides, calculées par place et par an, sont cumulables et s’appliquent à l’ensemble des places de la structure. Tous les établissements d’accueil du jeune enfant (Eaje) qui perçoivent la prestation de service y sont éligibles quel que soit leur statut. Le bonus « mixité sociale » est calculé en fonction des participations familiales moyennes perçues par la structure. Son montant atteint un maximum de 2 100€ par place et par an, lorsque les participations familiales moyennes sont inférieures à 0,79 euro de l’heure (en 2021).
Aucune structure du territoire ne bénéficie du bonus mixité sociale.36
On dénombre 1 137 allocataires dont le QF est inférieur à 646€ sur le pôle Nive Adour en 2021 (30.5% des allocataires du Pôle).
451 de ces allocataires au QF inférieur à 646€ résident à St Pierre d’Irube (39.7%) et 227 à Mouguerre (20%). C’est à St Pierre d’Irube que la population allocataire du pôle est la plus nombreuse (31%) et c’est aussi là que la proportion d’allocataires à faibles revenus est la plus importante (39.6%).
Ces allocataires aux QF inférieur à 646€ ont 546 enfants à charge, dont 65 de moins de trois ans. C’est encore à St Pierre d’Irube que nous retrouvons ces enfants (34.6% des enfants du pôles avec un QF inférieur à 646) et 41.5% des enfants de moins de trois ans dans cette situation.
Ce QF est le revenu max pour tarification inférieure à 1 € en crèche. Il correspond par exemple pour une famille avec deux enfants à un revenu global de 1 938€/mois.
Au total sur le territoire, ils sont 65 enfants de moins de trois ans potentiellement concernés, dont 27 sont résidents à St Pierre d’Irube et 13 à Mouguerre.
37 enfants de moins de trois ans accueillis dans les structures EAJE à la Psu en 2021 bénéficient d’une tarification inférieure à 1€ : 21 enfants de moins de trois ans accueillis dans l’EAJE Aguerria de Mouguerre et 3 à Xitoak à St Pierre d’Irube.
En outre, ce sont 3 enfants porteurs de handicap ou en cours de détection qui ont été accueillis (2 dans la structure d’Urcuit et 1 dans celle de Mouguerre) quand on sait que déjà 26 enfants du territoire sont allocataires de AEEH (6 moins de trois ans et 20 de 3 à 5 ans).
La majorité d’entre eux sont résidents d’Urcuit (7) – Mouguerre (6) St Pierre d’Irube (6). La question de l’accessibilité des structures aux familles en situation de vulnérabilité est générale et mériterait d’être étudiée sur toutes les communes plus finement dans le cadre d’un observatoire. Elle ne peut s’apprécier qu’au regard de celle du recours : comment les familles sont-elles informées que cet accueil est possible et s’autorisent-elles à le demander ?
L’enjeu est important car c’est aussi en fréquentant un mode d’accueil formel que nombre d’enfants sont repérés avec des difficultés de développement et accompagnés vers les soins.37
3.6 Analyse CAF du volet petite enfance
FORCES FAIBLESSES
Une offre d’accueil diversifiée
Partenariat étroit entre les différents acteurs petite
enfance
Coordination petite enfance qui met en place un réseau
petite enfance avec la mise en œuvre d’actions
communes à destination de l’ensemble des
professionnels du secteur (Directeur crèches collectives
et asso- micro-crèches privées, RPE, crèches familiales)
Pas de guichet unique officiel mais concertation avant
chaque commission avec le RPE, les directrices des
crèches pour faire un point sur les inscriptions des
familles et les places à pourvoir
Présence du Relais petite enfance
Des comités partenariaux (PMI, CAPB, CAF, RPE) pour
l’étude de nouveaux projets
Manque d’accueil, de places (en octobre 2021, suite à
commission d’attribution : 54 familles qui n’ont pas eu
de places en crèches collective)
OPPORTUNITES MENACES
Extension de la crèche Xitoak de St Pierre d’Irube de 14
places (soit un total de 35 places) prévu, début des
travaux 2023
Création d’un pôle petite enfance à St Pierre d’Irube avec
transplantation des locaux du RPE et du LAEP
Hausse de la population, construction de logements,
équipements et services à anticiper
Vieillissement des professionnels de l’accueil
individuel :
¼ des AM ont plus de 55ans / 47% ont plus de 50 ans
Enjeux/Préconisations identifiés par la CAF et les collectivités :
ÿ Répondre aux besoins des familles par le maintien et le développement d’une offre d’accueil adaptée.
ÿ Consolider l’observatoire petite enfance sur le territoire.
ÿ Travailler à l’accessibilité des structures pour les familles en situation de vulnérabilité ÿ Veiller à l’équilibre offre d’accueil individuel – offre accueil collectif, et anticiper la diminution du nombre d’assistants maternels.
ÿ Développer les actions « parentalité ».
ÿ Permettre une dynamisation de la vie locale en proposant des modes de garde pour les enfants du territoire.
ÿ Diminuer le nombre d’interlocuteurs afin d’assurer une continuité pour les familles dans le parcours de leurs enfants + Avoir une vision globale de l'offre petite enfance sur le territoire en créant un guichet unique d’information, inscription et commission.
ÿ Permettre des temps plus formalisés pour les familles au moment de la scolarité de leurs enfants. Lien entre les différentes structures, passerelle, temps d’adaptation afin de ne pas vivre l’entrée à l’école comme un « choc » mais plutôt un prolongement du parcours éducatif de l’enfant. ÿ Bien anticiper la politique logement sur la commune pour déterminer les futurs besoins. ÿ Travailler en partenariat avec le RPE afin d'accompagner les assistants maternels dans l'exercice de leur métier, promouvoir leur activité.
ÿ Permettre au futur pôle d’être un lieu ressource pour la petite enfance : famille et professionnels38
4 L’enfance et la jeunesse
4.1 Les enfants
4.1.1 Les enfants de 3 à 11 ans révolus
Au 1er janvier 2018, le pôle Nive-Adour comprend 2 261 enfants de 3 à 11 ans révolus. Près d’un enfant sur 4 est domicilié sur la commune de Mouguerre (24,2%). En 5 ans, le nombre d’enfants de 3 à 11 ans révolus a augmenté de +1,9% par an, soit une progression annuelle plus rapide que sur l’ensemble du département des Pyrénées-Atlantiques (+0,1% par an). Selon les communes, l’évolution annuelle moyenne est comprise entre -1,7% (Urt) et +4,5% (Urcuit).
Tableau : Evolution du nombre d’enfants de 3 à 11 ans révolus
Les enfants de 3 à 11 ans révolus Au 1
er janvier
2013
Au 1er janvier
2018
Evolution
annuelle
moyenne
Allocataires CAF
2021
Lahonce 223 260 3,1% 259 Mouguerre 557 548 -0,3% 470 Saint-Pierre-d'Irube 438 508 3,0% 483 Urcuit 272 339 4,5% 362 Urt 301 277 -1,7% 194 Villefranque 271 330 4,0% 330
Pôle Nive-Adour 2 062 2 261 +1,9% 2098
Département des Pyrénées-
Atlantiques 64 842 65 103 +0,1%
Source : Insee – Rp2018 et Rp2013
A fin 2020, sur le pôle Nive-Adour, près de 70 enfants de 3 à 11 ans révolus sont porteurs de handicap et leurs parents bénéficient de l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (Aeeh) (77 en 2021), soit 3,3% des enfants de 3 à 11 ans révolus (proportion identique au département des Pyrénées-Atlantiques). Au sein du pôle, la commune de Villefranque comporte le plus d’enfants de 3 à 11 ans porteurs de handicap soit 6,6% des enfants de cette même tranche d’âge de la commune et 30,9% des enfants porteurs de handicap du pôle.
Tableau : les enfants de 3 à 11 ans révolus porteurs de handicap en 2020 (Ne sont affichées que les communes respectant le secret statistique)
Nombre d’enfants de 3 à 11 ans
révolus bénéficiaires AEEH
Part d’enfants de 3 à 11 ans
révolus bénéficiaires AEEH
Lahonce 6 2,5% Mouguerre 10 2,1% Saint-Pierre-d'Irube 7 1,5% Urcuit 17 5,0% Urt 7 3,5% Villefranque 21 6,6%
Pôle Nive-Adour 68 3,3%
Département des Pyrénées-
Atlantiques 1825 3,3%
Source : Caf – Bca_122039
4.1.2 Les enfants de 12 à 17 ans révolus
Au 1er janvier 2018, le pôle Nive-Adour comprend près de 1 550 enfants de 12 à 17 ans révolus. 27,8% des enfants sont domiciliés sur la commune de Mouguerre. En 5 ans, le nombre d’enfants de 12 à 17 ans révolus a augmenté de +0,9% par an, soit une progression annuelle légèrement plus rapide que sur l’ensemble du département des Pyrénées- Atlantiques (+0,8% par an). Selon les communes, l’évolution annuelle moyenne est comprise entre -2,1% (Urcuit) et +8,8% (Urt).
Tableau : Evolution du nombre d’enfants de 12 à 17 ans révolus
Les enfants de 12 à 14 ans Les enfants de 15 à 17 ans Les enfants de 12 à 17 ans Enfants 12- 17 ans
allocataires
CAF 2021
Au 1er
janvier
2013
Au 1er
janvier
2018
Evolution
annuelle
moyenne
Au 1er
janvier
2013
Au 1er
janvier
2018
Evolution
annuelle
moyenne
Au 1er
janvier
2013
Au 1er
janvier
2018
Evolution
annuelle
moyenne
Lahonce 88 85 -0,7% 65 91 6,9% 153 176 2,8% 141 Mouguerre 219 190 -2,9% 199 241 3,9% 418 430 0,6% 278 Saint-Pierre-d'Irube 183 160 -2,7% 160 180 2,4% 343 339 -0,2% 271 Urcuit 107 105 -0,4% 110 91 -3,9% 218 196 -2,1% 186 Urt 69 113 10,3% 60 84 7,0% 129 197 8,8% 128 Villefranque 110 98 -2,2% 111 113 0,4% 221 211 -0,9% 163
Pôle Nive-Adour 776 750 -0,7% 705 799 +2,5% 1 481 1 549 +0,9% 1167
Département des
Pyrénées-Atlantiques 22 889 22 952 +0,1% 22 475 24 140 +1,4% 45 363 47 092 +0,8%
Source : Insee – Rp2018 et Rp2013
A fin 2020, sur le pôle Nive-Adour, 55 enfants de 12 à 17 ans révolus sont porteurs de handicap et leurs parents bénéficient de l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (Aeeh) (ils sont 62 en 2021), soit 4,8% des enfants de 12 à 17 ans révolus (contre 4,6% sur le département des Pyrénées-Atlantiques). Au sein du pôle, la commune de Villefranque comporte le plus d’enfants de 12 à 17 ans porteurs de handicap soit 9,2% des enfants de cette même tranche d’âge de la commune et 23,6% des enfants porteurs de handicap du pôle.
Tableau : les enfants de 12 à 17 ans révolus porteurs de handicap (Ne sont affichées que les communes respectant le secret statistique)
Nombre d’enfants de 12 à 17
ans révolus bénéficiaires AEEH
Part d’enfants de 12 à 17 ans révolus
bénéficiaires AEEH
Lahonce 7 5,4% Mouguerre 12 4,0% Saint-Pierre-d'Irube 11 4,0% Urcuit 6 3,5% Urt 6 4,5% Villefranque 13 9,2%
Pôle Nive-Adour 55 4,8%
Département des Pyrénées-Atlantiques 1714 4,6%
Source : Caf – Bca_122040
4.1.3 Les enfants de 18 à 24 ans révolus
Au 1er janvier 2018, le pôle Nive-Adour comprend près de 1 130 enfants de 18 à 24 ans révolus. 28,5% des enfants sont domiciliés sur la commune de Saint Pierre d’Irube. En 5 ans, le nombre d’enfants de 18 à 24 ans révolus a augmenté de +0,9% par an, soit une croissance annuelle plus importante que sur l’ensemble du département des Pyrénées- Atlantiques (-0,6% par an). Selon les communes, l’évolution annuelle moyenne est comprise entre -3,8% (Urt) et +2,4% (St Pierre d’Irube).
Tableau : Evolution du nombre d’enfants de 18 à 24 ans révolus
Les enfants de 18 à 24 ans révolus Au 1er janvier 2013 Au 1er janvier 2018 Evolution annuelle moyenne
Lahonce 131 120 -1,8% Mouguerre 284 313 2,0% Saint-Pierre-d'Irube 285 321 2,4% Urcuit 142 140 -0,3% Urt 105 86 -3,8% Villefranque 131 147 2,3%
Pôle Nive-Adour 1 078 1 127 +0,9%
Département des Pyrénées-
Atlantiques 47 565 46 065 -0,6%
Source : Insee – Rp2018 et Rp2013
A fin 2020, sur le pôle Nive-Adour, 10 enfants de 18 à 20 ans révolus sont porteurs de handicap et leurs parents bénéficient de l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (Aeeh), soit 3,4% des enfants de 18 à 20 ans révolus (contre 3,7% sur le département des Pyrénées-Atlantiques).
16 jeunes allocataires du pôle Nive-Adour sont bénéficiaires de l’Allocation aux Adultes Handicapés (AAH), soit 5,9% des allocataires de cette tranche d’âge (contre 5,0% sur le département des Pyrénées-Atlantiques).
Tableau : les enfants de 18 à 20 ans révolus porteurs de handicap et les allocataires de 20 à 24 ans révolus en situation de handicap (Ne sont affichées que les communes respectant le secret statistique)
Nombre d’enfants
de 18 à 20 ans
révolus
bénéficiaires AEEH
Part d’enfants de
18 à 20 ans
révolus
bénéficiaires
AEEH
Nombre
d’allocataires de 20 à
24 ans révolus
bénéficiaires AAH
Part d’allocataires
de 20 à 24 ans
révolus
bénéficiaires AAH
Saint-Pierre-d'Irube NS NS 5 5,3%
Pôle Nive-Adour 10 3,4% 16 5,9%
Département des Pyrénées-
Atlantiques 329 3,7% 775 5,0%
Source : Caf – Bca_1220
Sur le pôle Nive-Adour, 449 jeunes de 18 à 24 ans sont scolarisés, soit 39,8% de cette population (proportion en dessous de celle du département des Pyrénées-Atlantiques). C’est sur la commune d’Urt que le taux est le plus bas (29%).
La proportion de titulaires d’un diplôme supérieur est en revanche au-dessus de celle observée au niveau du département des Pyrénées-Atlantiques (34,7% contre 31,9% sur le département). Plus de 12% des jeunes de 15 à 24 ans du pôle sont en difficulté d’insertion (ils ne sont ni en emploi, ni en formation - c’est-à-dire déscolarisés ou confrontés à des difficultés d’insertion) contre 14,5% sur le département des Pyrénées- Atlantiques. C’est sur la commune d’Urcuit que l’on observe le taux le plus élevé du pôle. Près d’un jeune sur cinq de 18 à 24 ans est au chômage sur le pôle Nive-Adour (19,4% contre 24,5% sur le département des Pyrénées-Atlantiques). Le taux le plus élevé est observé sur la commune d’Urcuit où plus d’un jeune sur quatre est au chômage.41
Tableau : scolarisation et insertion des jeunes
Taux de
scolarisation des
18-24 ans
Part des titulaires
d’un diplôme
supérieur
Part de jeunes
en difficulté
d’insertion
Taux de chômage
des jeunes de 15 à
24 ans
Lahonce 41,1% 33,1% 13,3% 21,0% Mouguerre 44,5% 35,8% 10,8% 18,5% Saint-Pierre-d'Irube 37,0% 34,5% 13,5% 18,0% Urcuit 37,4% 36,8% 14,3% 25,3% Urt 29,0% 27,9% 12,4% 20,0% Villefranque 43,0% 38,6% 9,4% 17,3%
Pôle Nive-Adour 39,8% 34,7% 12,1% 19,4%
Département des Pyrénées-
Atlantiques 49,7% 31,9% 14,5% 24,5%
Source : Insee – Rp201842
4.2 Les accueils de loisirs sans hébergement
Sur le pôle Nive-Adour, 27 lieux d’implantation d’Alsh sont financés par la Caf : - 9 équipements périscolaires implantés sur 14 lieux différents,
- 7 équipements extrascolaires implantés sur 8 lieux différents,
- 5 accueils adolescents implantés sur 5 lieux différents.
Ce sont 5 communes qui ont signé un Projet Educatif De Territoire, ambition politique éducative formalisée à destination du public enfance et jeunesse.
4.2.1 Les accueils périscolaires
Sur le pôle Nive-Adour, 2 143 enfants ont été accueillis au sein d’un accueil périscolaire en 2020. Ainsi parmi les 2 261 enfants de 3 à 11 ans (source : Insee Rp2018) c’est près de 95% des enfants du pôle qui ont utilisé un accueil périscolaire du pôle en 2020 (94,8%). On nomme accueil périscolaire l’accueil réalisé avant et après la classe et l’accueil le mercredi. Dix communes (toutes les communes ayant un ALSH) qui ont signé un Plan mercredi, convention destinée à renforcer le soutien aux collectivités dans leurs démarche d’alliance avec les tous les acteurs éducatifs et leur volonté de développer des activités périscolaires à forte dimension éducatives le mercredi. Cette convention signée entre la commune, l’Etat et la CAF permet notamment d’obtenir des moyens supplémentaires pour la mise en œuvre de ces projets.
Sur la commune de Saint-Pierre d’Irube, la proportion d’enfants de 3 à 11 ans révolus accueillis dans un accueil périscolaire dépasse les 100%. Les différents regroupements scolaires doivent accueillir des enfants d’autres communes.
Détail pour St Pierre d’Irube : Nombre d’enfants accueillis : OGEC : 95 - Ikastola : 86 - Commune : 524. Elgarrekin (ne fonctionne que les mercredis donc les enfants accueillis sont potentiellement les mêmes que ceux accueillis lors des autres accueils périscolaires ayant lieu en semaine) : 352.
Nb
équipements
périscolaires
Nb lieux
d’accueil
périscolaires
Nb enfants accueillis en
accueil périscolaire en
2020
Part d'enfants de 3 à 11 ans
révolus accueillis dans un
accueil périscolaire de la
commune en 2020
Lahonce 1 1 90 34,6%
Mouguerre 1 4 547 99,8%
Saint-Pierre-d'Irube 4 6 1 057 208,1%
Urcuit 1 1 279 82,3%
Urt 1 1 69 24,9%
Villefranque 1 1 101 30,6%
Pôle Nive-Adour 9 14 2 143 94,8%43
4.2.2 Les accueils extrascolaires
Sur le pôle Nive-Adour, 1 472 enfants ont été accueillis au sein d’un accueil extrascolaire en 2020. Ainsi, parmi les 2 261 enfants de 3 à 11 ans (source : Insee Rp2018), c’est plus de 65% des enfants du pôle qui ont utilisé un accueil extrascolaire du pôle en 2020 (65,1%).
Nb
équipements
extrascolaires
Nb lieux
d’accueil
extrascolaire
Nb enfants accueillis
en accueil
extrascolaire en 2020
Part d'enfants de 3 à 11 ans révolus
accueillis dans un accueil extrascolaire
de la commune en 2020
Lahonce 1 1 90 34,6%
Mouguerre 2 2 531 96,9%
Saint-Pierre-d'Irube 1 2 301 59,3%
Urcuit 1 1 205 60,5%
Urt 1 1 185 66,8%
Villefranque 1 1 160 48,5%
Pôle Nive-Adour 7 8 1472 65,1%
Détail pour Mouguerre : ALSH extrascolaire géré par la commune et ALSH géré par les scouts et guides de France.
4.2.3 Les accueils adolescents
Sur le pôle Nive-Adour, 292 adolescents ont été accueillis au sein d’un accueil adolescents en 2020. Ainsi, parmi les 1 549 enfants de 12 à 17 ans révolus (source : Insee Rp2018), c’est près de 19% des enfants du pôle qui ont utilisé un accueil adolescent du pôle en 2020 (18,9%).
Nb accueils
adolescents
Nb enfants accueillis en
accueil adolescents en
2020
Part d'enfants de 12 à 17 ans révolus accueillis
dans un accueil adolescent de la commune en
2020
Lahonce 1 70 39,8%
Mouguerre 1 62 14,4%
Saint-Pierre-d'Irube 1 31 9,1%
Urcuit 1 69 35,2%
Urt 0 0 0,0%
Villefranque 1 60 28,4%
Pôle Nive-Adour 5 292 18,9%
4.2.4 Le dispositif « promeneur du NET »
Le dispositif Promeneur du Net a pour objectif de poursuivre, sur internet, la démarche éducative engagée par les différents acteurs professionnels intervenant auprès des jeunes sur les territoires. La présence éducative sur internet apparaît aujourd’hui comme un élément incontournable des politiques préventives, éducatives et sociales, en direction des jeunes.
Le Promeneur du Net est un professionnel qui exerce dans un centre social, un foyer de jeunes travailleurs, un établissement scolaire, un espace public numérique, une mission locale, une maison des adolescents, une MJC, un ALSH…
Il entretient des relations avec les jeunes qu’il connaît ou pas sur internet (différents réseaux sociaux). Il se rend disponible pour répondre aux sollicitations des jeunes (en laissant des commentaires sur les blogs, en étant « amis » avec les jeunes sur les réseaux, en participants aux tchats et forums).
Il écoute, conseille, soutient le montage et la réalisation de projet initiés par les jeunes. Il peut être contacté en cas d’inquiétudes, de questions...Il peut orienter.44
Les promeneurs du net identifiés sur le territoire : 3 PDN (Mouguerre- Association Elgarrekin à St Pierre d’Irube et Urcuit).
4.2.5 Les Projets Jeunes 64
Les PJ 64 : qu’est-ce que c’est ?
Les partenaires institutionnels (Département, Caf, Msa, Université, CROUS et la Région Nouvelle-Aquitaine) soutiennent les initiatives de jeunes dans le cadre d’une procédure simplifiée : un dossier unique, un interlocuteur, un seul jury !
À qui s’adresse cette action ?
Aux jeunes entre 11 et 25 ans qui souhaitent monter un projet collectif. Des actions de solidarité locale ou internationale, de culture, d’environnement, de citoyenneté…
Des projets permettant une prise d’initiative des jeunes favorisant la responsabilité, l’ouverture aux autres, la participation à la vie locale, l’intérêt général…
Le nombre de projet jeunes 64 soutenus sur le territoire est variable d’une année sur l’autre. En 2021, 5 projets accompagnés des communes de Lahonce, Mouguerre, Saint Pierre d’Irube et Villefranque contre 9 en 2019 (année 2020 non représentative).
4.2.6 La PS jeunes
Afin de soutenir les jeunes âgés de 12 à 25 ans dans leurs parcours d’accès à l’autonomie, la branche Famille a créé au 1er janvier 2020, la Prestation de Service Jeunes. Cette prestation de service soutient des projets dédiés à l’accompagnement des jeunes, en particulier les adolescents âgés de 12 à 17 ans. L’enjeu est d’encourager la consolidation et l’évolution de l’offre proposée aux jeunes vers la mise en œuvre de projets à « haute qualité éducative », en prenant appui sur deux leviers :
∑ L’appui à l'émergence de nouveaux types de lieux, innovants et adaptés aux aspirations des jeunes ; ∑ L’adaptation des modalités de fonctionnement des structures et services existants. Ces derniers devront montrer une réelle évolution de leur projet d'accueil.
La PS Jeunes poursuit les objectifs opérationnels suivants :
∑ Faire évoluer l'offre en direction des jeunes ;
∑ Développer les partenariats locaux autour de la jeunesse ;
∑ Consolider la fonction éducative à destination des 12-25ans ;
∑ Mobiliser les jeunes qui ne fréquentent pas les structures.
La Ps Jeune rejoint également les objectifs du Schéma Départemental des Services aux Familles, volet 3 « Construire une politique jeunesse ». Plus spécifiquement, elle contribue aux attendus de soutien à l’engagement et à la participation des jeunes, et à la cohérence éducative des territoires.
L’éligibilité à la PS n’est pas conditionnée par la nature de la structure porteuse du projet mais par la nature du projet déposé auprès de la Caf. Aussi, l’ensemble des équipements et services s’adressant aux jeunes âgés en priorité de 12 à 17 ans et les accompagnant dans l’émergence et la mise en œuvre de leurs projets, peuvent être concernés.
Le projet PS jeunes doit répondre à l’ensemble des critères cumulatifs suivants : ∑ S'adresser en priorité aux jeunes de 12 à 17ans ;
∑ S'appuyer sur la présence d'un ou plusieurs animateurs qualifiés ;
∑ Mettre en place des actions visant l'engagement et la participation des jeunes ; ∑ Mobiliser l'ensemble des ressources et dispositifs existants localement pour les jeunes ; ∑ Associer les familles.
Deux collectivités ont démarré les démarches dans le cadre d’une montée en charge de la PS Jeunes : Lahonce et Urcuit.
Permanences d’Adoenia ? PAEJ ? Mission locale ? Autre dispositif spécifique (ex ERIP) ?45
4.3 Les foyers de jeunes travailleurs (FJT)
Le pôle Nive-Adour ne comprend aucun FJT.
4.4 Analyse CAF du volet enfance/ jeunesse
FORCES FAIBLESSES
Offre d’accueils de loisirs sur l’ensemble des
communes du pole Nive Adour :
Des accueils de loisirs, et accueils ado implantés sur
chacune des communes du territoire (sauf la commune
d’Urt pour l’accueil ado mais expérimentation en cours
depuis l’été 2021)
Des jeunes qui se mobilisent (Conseil Municipal des
jeunes, junior association : Urcuit, Lahonce, projets
jeunes 64...)
Deux communes en préfiguration PS Jeunes : Lahonce
et Urcuit
Promeneurs du net : Urcuit/St Pierre d’Irube et
Mouguerre
Des acteurs sur lesquels s’appuyer (responsables de
structures)
Quelques actions en partenariat/inter structures mais
travail entre les collectivités est à approfondir
Un PIJ sur Mouguerre peu identifié par les autres
communes (à vérifier)
OPPORTUNITES MENACES
Développement de partenariats, échanges inter-
structures
Des actions communes
Réflexion à poursuivre pour la création d’un accueil
ados sur Urt
Augmentation démographique – Les services en place
seront-ils suffisants pour accueillir l’ensemble des enfants
et des jeunes ?
Enjeux/préconisations identifiés par la CAF et les collectivités :
ÿ Répondre aux besoins des familles par le maintien et le développement d’une offre d’accueil adaptée et anticiper les besoins à venir en termes de services et d’équipements ; ÿ Maintenir la dynamique de la politique jeunesse sur le territoire (suivi, accompagnement, développement de nouveaux projets, PS Jeunes..) et du développement d’actions et de projets transversaux mutualisés au vu des dynamiques individuelles de chaque commune et qui permettent l’optimisation des moyens investis ;
ÿ Soutenir des actions de qualité permettant des plus-values éducatives dans le parcours de construction des enfants ;
ÿ Développer des temps concertés pour permettre des évaluations des activités et les réguler si besoin pour assurer la cohérence de l’offre, mais également afin d’assurer une complémentarité des temps vécus par les enfants ;
ÿ Travailler sur le partage des locaux avec l’école ou création de locaux propres ; ÿ Renforcer la professionnalisation des métiers de l’animation ;
ÿ Développer des méthodes de travail en partenariat avec les jeunes afin de les intéresser à la vie de leur territoire et répondre à leurs attentes ;
ÿ Développer la communication auprès des jeunes et des familles sur les offres existantes afin d’informer sur les ressources du territoire ;
ÿ Maintenir la présence physique ou numérique (PDN) afin d’assurer une veille auprès des jeunes ; ÿ Valoriser les jeunes : Citoyens de demain ; conserver le lien social ;
ÿ Mettre en place des éléments d’organisation pour renforcer le partenariat entre la mairie et les associations et la sauvegarde de l’enfance.46
5. La parentalité
5.1 Le Réseau d’écoute d’appui et d’accompagnement des parents (Reaap)
Au titre de l’année 2020, une structure (l’association Elgarrekin) localisée sur la commune de Saint Pierre d’Irube a reçu un financement de la Caf des Pyrénées Atlantiques pour la réalisation d’actions Reaap dispensées sur le pôle Nive-Adour.
Cette structure a organisé une action parents-enfants auxquels ont participé 11 familles :
Intitulé action Type action Commune où se déroule l’action Structure portant l’action
Nombre de
familles
participants à
l’action
Elgarrekin fête la fin
d’année
Action parents-
enfants Saint-Pierre d’Irube Association Elgarrekin 11
En 2021, 5 porteurs de projet ont réalisé des actions dans le cadre du Reaap : Céleste, CAPB, commune de Mouguerre, commune de Villefranque, Elgarrekin. 11 actions ont été menées auxquelles environ 230 familles ont participé.
5.2 Les lieux d’accueil enfants-parents (Laep)
Les lieux d’accueil enfants-parents, appelés également Laep, sont des espaces de convivialité, d’écoute, de jeux partagés et de parole qui favorisent la rencontre et l’échange entre enfants et parents. Y sont accueillis conjointement les enfants de moins de 6 ans et leurs parents ou l’adulte référent qui les accompagne (grands-parents…). Ces moments ont lieu dans un espace aménagé avec des professionnels et/ou des bénévoles, les accueillants, garants des règles de vie spécifiques, dont l’anonymat et la confidentialité. L’accès au lieu d’accueil est gratuit.
Les objectifs des LAEP :
∑ Participer à l’éveil et à la socialisation de l’enfant, apporter un appui aux parents dans l’exercice de leur rôle par des échanges avec d’autres parents ou avec des professionnels.
∑ Constituant un moyen privilégié d’accompagner la parentalité, des professionnels formés à l’écoute sont présents pour accueillir les familles dans des conditions optimales et sécurisées.
Pour l’enfant, c’est :
- Lui faire partager des moments de jeu ;
- Favoriser son expression ;
- Lui faire découvrir les règles de la vie en société ;
- L’aider à se séparer de son ou ses parents.
Pour l’adulte, c’est :
- Avoir un temps privilégié avec son enfant ;
- S’exprimer librement ;
- Partager son expérience avec d’autres parents.
Le LAEP « Lokarri » porté par la CAPB, est présent sur le pôle Nive-Adour, ouvert en octobre 2021, sur la commune de Saint Pierre d’Irube. Au total, ce sont 4 familles accueillies et 33 heures d’accueil dédiées.
5.3 Les contrats locaux d’accompagnement à la scolarité (Clas)
Un contrat local d’accompagnement à la scolarité est un dispositif qui accompagne les jeunes et les parents dans le domaine de la scolarité et en dehors du temps scolaire. C’est un espace d’échange et d’expression proposant des ateliers méthodologiques et culturels qui visent à développer l’épanouissement des jeunes et à les aider à bien vivre leur scolarité.
C’est un dispositif de soutien à la parentalité qui propose des temps de rencontre, d’information et d’échange avec les parents. Les accompagnateurs peuvent apporter un soutien dans le suivi et la compréhension de la scolarité de47
l’enfant, et ainsi faciliter les relations famille-école. Le CLAS peut aussi prévoir des actions à destination de parents autour du suivi scolaire, de l’orientation…
Rappel du cadre règlementaire défini par la charte de l’accompagnement à la scolarité : ∑ Propose aux enfants et aux jeunes l'appui et les ressources complémentaires dont ils ont besoin pour s'épanouir et réussir à l'école et qu'ils ne trouvent pas toujours dans leur environnement familial et social. ∑ Crée les conditions d’une prise en compte, par les porteurs de projets, du rôle des parents dans l’éducation de leurs enfants, via notamment la facilitation et la médiation des relations avec l’école. ∑ N’a pas pour seule mission de favoriser la réussite scolaire, mais de créer les conditions favorables au développement de l’enfant et à son épanouissement dans son cadre scolaire mais aussi familial, en positivant et confortant les liens parent-enfant.
∑ Ne s’adresse pas à tous les enfants, mais seulement à ceux pour lesquels un besoin a été repéré en concertation avec les établissements scolaires.
∑ Les actions conduites ont lieu en dehors des temps de l’école et sont centrées sur l'aide méthodologique au travail scolaire et sur les apports culturels nécessaires à la réussite des enfants : elles contribuent à l'épanouissement personnel de l'enfant ainsi qu'à son bien-être à l’école mais également au sein de sa famille. ∑ Les parents sont associés aux actions dans un souci de renforcer et d’améliorer notamment leurs relations avec l’école : Le Clas est un espace d’informations de dialogue et de médiation avec les parents : Cette double approche « enfants-parents » caractérise le Clas, le différenciant ainsi d’autres actions ciblées : - en direction des enfants (accompagnement scolaire, programmes de réussite éducative, accueils périscolaires) ;
- en direction de leurs parents (les actions de soutien à la parentalité en lien avec l’école conduites dans le cadre des Réseaux d’écoute d’appui aux parents, et des espaces parents au sein des établissements scolaires).
Le financement via la prestation de service : 32.5% du coût par action dans la limite de 7 885€/an de prix de revient soit au maximum 2 563€/an/action. Deux bonus depuis 2022 : Bonus 300€ par groupe « enfant » (vise à soutenir la mise en place de projets culturels et éducatifs). Permet le financement de projets structurés sur toute l’année et groupe « parent » (Vise à soutenir la mobilisation des porteurs de projet sur le champ du soutien à la parentalité).
Il est octroyé après validation de la cellule technique départementale : Le pilotage du Clas « est prévu dans les instances départementales de soutien à la parentalité du Sdsf, via la mise en place de comités départementaux des Clas (circulaire interministérielle 2012). L’animation du réseau départemental est assurée par la fédération des centres sociaux.
Le comité départemental a pour objectifs :
∑ La structuration de l’offre en matière d’accompagnement à la scolarité à partir du diagnostic des besoins établi au plan départemental ;
∑ Le développement d’une offre adaptée et le renforcement de la qualité des actions ; Le suivi et la validation des projets et des actions.
Aucun CLAS n’est présent sur le pôle Nive-Adour.
5.4 La médiation familiale
La médiation familiale vise à prévenir la rupture des liens familiaux et à favoriser la coparentalité. Elle s’appuie sur les compétences des personnes pour les aider à trouver par elles-mêmes des solutions au conflit qui les oppose. Il s’agit d’un temps d’écoute, d’échange et de négociation qui permet :
∑ D’aborder les problèmes liés à un conflit familial ;
∑ De prendre en compte de manière très concrète les besoins de chacun, notamment ceux des enfants.
Le médiateur familial, en tant que tiers qualifié et impartial, cherche à rétablir la communication entre les personnes et à créer un climat de confiance propice à la recherche d’accords.
Cette recherche s’établit dans le cadre d’un processus où les deux parties sont présentes.48
Les médiations familiales proposées par le service peuvent concerner les situations suivantes :
• Situations de séparation et de divorce ;
• Conflits familiaux autour du maintien des relations intrafamiliales ;
• Conflits liés aux recompositions dans la famille ;
• Conflits familiaux intergénérationnels entre :
- Parents et jeunes adultes ;
- Parents et adolescents ;
- Grands-parents et parents permettant le maintien des liens entre grands-parents et petits enfants (conflits intergénérationnels) ;
- Frères et sœurs (fratries) et parents lorsque la perte d’autonomie d’un membre de la famille nécessite une prise de décision (intervention de tiers au domicile, accueil en établissement, mesure de protection, etc.) ;
- Successions conflictuelles.
La Caf verse une prestation de service à la fonction correspondant à 75 % des frais de fonctionnement du service de médiation familiale, déduction faite des participations familiales et des consignations versées au tribunal de grande instance, et dans la limite d’un prix plafond déterminé par la Cnaf. Pour le calcul de la prestation de service, la Caf détermine le nombre de postes en équivalent temps plein (Etp) de médiateur familial, validé en comité des partenaires (Caf, Msa, TGI, département).
4 services sont répartis dans le département. Aucun dispositif de médiation familiale n’est présent sur le pôle Nive- Adour.
5.5 Les espaces rencontre
L’espace de rencontre propose un lieu extérieur au domicile de chacun des parents, pour maintenir, préserver ou rétablir la relation entre l’enfant et le parent chez qui il ne réside pas habituellement ou un tiers (grands-parents ou fratrie, notamment). Le recours à l’espace de rencontre est préconisé dans les situations où une relation enfant- parents et/ou l’exercice d’un droit de visite est interrompu, difficile ou conflictuel, y compris dans les situations de violences conjugales.
L’activité de l’espace de rencontre peut être liée, soit à des mesures judiciaires ordonnées par un magistrat - juge aux affaires familiales - ou une Cour d’appel, soit à des mesures non judiciaires telles que des sollicitations directes des parents ou une orientation par un partenaire - les services sociaux du conseil départemental notamment.
Cette structure constitue un lieu visant à maintenir ou renouer un lien entre un enfant et ses proches parents, notamment lorsque la résidence de l'enfant est fixée au domicile de l'un des parents, dans le cas d’une mesure d’assistance éducative ou encore lorsque l’un des parents n’exerce pas l’autorité parentale.
Le gestionnaire de l’espace de rencontre peut être amené à organiser des visites entre parents et enfants lorsqu’elles concernent des enfants pris en charge par l’aide sociale à l’enfance (Ase), le plus souvent dénommées « visites en présence d’un tiers ». Ce champ d’activité ne relève pas de l’activité « d’Espace de rencontre » financée par la prestation de service « Espace de rencontre » de la Caf.
La Caf verse une Prestation service correspondant à 60% du prix de revient sur la base du nombre d’heures annuelles de fonctionnement.
2 espaces rencontre soutenus par la Caf : ACJPB pour le Pays basque et AER64 pour le Béarn.
5.6 Les réseaux locaux parentalité
Des réseaux locaux parentalité se développent sur différents territoires du département des Pyrénées-Atlantiques avec pour objectif la mise en relation d’acteurs d’un territoire, favorisant les complémentarités au service des familles.
Ils permettent la prise en compte de situations ou problématiques locales, la mutualisation des moyens et des compétences, afin de mieux valoriser les initiatives locales.49
Ainsi, ils soutiennent la mise en œuvre d’une dynamique transversale basée sur la rencontre, l’échange, la co- construction.
Un réseau local a été initié sur le territoire. Il est porté par Elgarrekin.
5.7 Les départs en vacances
Les aides au temps libre et aux loisirs sont allouées aux familles afin de favoriser : • L’accès aux loisirs et vacances pour les enfants et les familles ;
• L’épanouissement des enfants et des jeunes ;
• La préservation et le renforcement des liens familiaux.
Elles se déclinent en trois aides :
• Aide pour l’accueil en Accueil de loisirs sans hébergement : 2€/demi-journée d’accueil réalisée pour toutes les familles au QF inférieur ou égal à 750€ ;
• Aide aux vacances des enfants (ex : colonies ou camps labellisés VACAF) d’une durée de 2 à 8 jours. 15€ par jour sur les mêmes conditions d’attribution ;
• Aide aux vacances familiales permet à la famille de partir en vacances pendant les vacances scolaires de la zone académique et accompagne des familles dans la construction d’un projet de départ en vacances, en favorisant leur implication : 1 séjour tous les deux ans d’une durée max de 7 jours. L’aide de la Caf correspond à un pourcentage du coût du séjour qui varie de 45 à 60 % en fonction du quotient familial. Elle est plafonnée à 500 €. En 2020, aucun projet n’a été porté par le territoire.
5.8 Analyse CAF volet Parentalité
FORCES FAIBLESSES
Réseau local parentalité porté par Elgarrekin depuis
2021 qui a initié une nouvelle dynamique sur le
territoire
Ouverture d’un LAEP en 2021
Pas de CLAS
Manque de liens, de connaissances et de
communication entre partenaires parentalité du
territoire
OPPORTUNITES MENACES
Des partenaires sur lesquels s’appuyer Dynamique récente à consolider
Enjeux/ préconisations identifiés par la CAF et les collectivités :
ÿ Identifier l’existant, les besoins des familles, et promouvoir la création d’un LAEP sur les communes d’Urt ou Urcuit
ÿ Maintenir la dynamique de réseau et poursuivre les actions REEAP, à l’échelle des structures ÿ Développer la communication entre partenaires et en direction des familles ; ÿ Réfléchir à l’opportunité d’un CLAS ;
ÿ Les ressources doivent être facilement accessibles et mobilisables pour les usagers ; ÿ « Aller chercher » les familles souhaitant être accompagnées ;
ÿ Permettre la réalisation des ateliers futurs parents sur le territoire Nive Adour ÿ Construire une politique à l’échelle du pôle : développement d’actions structurées et durables visant50
6. L’animation de la vie sociale
6.1 Les dispositifs
L’animation de la vie sociale s’incarne à travers l’action des centres sociaux et des espaces de vie sociale : • Des lieux de proximité à vocation globale, familiale et intergénérationnelle, qui accueillent toute la population en veillant à la mixité sociale ;
• Des lieux d’animation de la vie sociale permettant aux habitants d’exprimer, de concevoir et de réaliser leurs projets.
Chaque structure poursuit trois finalités de façon concomitante :
• L’inclusion sociale et la socialisation des personnes ;
• Le développement des liens sociaux et la cohésion sociale sur le territoire ; • La prise de responsabilité des usagers et le développement de la citoyenneté de proximité.
La plus-value et la spécificité de ces équipements se fonde sur :
• Un ensemble d’interventions, de services et d’activités coordonnés à finalités sociales, éducatives et culturelles qui favorisent la mise en œuvre des initiatives locales ;
• Une démarche globale pour répondre aux problématiques sociales collectives d’un territoire, aux besoins des habitants et aux difficultés de la vie quotidienne des familles ;
• Une approche multidimensionnelle : approche globale d’une personne, prise en compte d’une famille dans sa globalité, ouverture à tous les publics et à toutes les classes d’âge, analyse globale du territoire d’implantation ; • La recherche de la mixité des publics et de l'intergénérationalité ;
• La valorisation des talents, la mise en œuvre des initiatives locales à la fois individuelles et collectives.
Leur action se fonde sur des valeurs et principes :
• Le respect de la dignité humaine,
• La laïcité, la neutralité et la mixité,
• La solidarité,
• La participation et le partenariat.
L’agrément du projet social des espaces de vie sociale relève de la responsabilité du Conseil d’administration de la Caisse d’allocations familiale - instance politique de la Caf.
Pour agréer un projet social, la Caf mobilise un socle de critères institutionnels, mesurés par des indicateurs définis localement :
1. Le respect d’une démarche participative dans l’élaboration du projet d’animation globale (habitants, usagers, professionnels, partenaires) ;
2. La formalisation des modes de participation effective des habitants et des modalités de gouvernance de la structure ;
3. La pertinence des axes prioritaires et des objectifs généraux au regard des problématiques repérées dans le diagnostic social ;
4. La cohérence entre le plan d’action et les axes prioritaires et objectifs généraux ;
5. La faisabilité du projet social et la capacité technique, financière et budgétaire de la structure ;
6. L’accessibilité (ouverture à tous, accueil des personnes en situation de handicap, horaires, tarification, etc.) ;
7. L’existence d’actions intergénérationnelles, d’actions favorisant la mixité des publics et d’actions spécifiques pour les familles.
(LC n°2012-013 CNAF 20/06/2012)
La démarche participative des usagers/habitants est l’élément fondamental concourant à l’agrément des EVS, elle est appréciée par les Caf indépendamment du statut et du mode de gestion des structures d’animation de la vie sociale.51
Sous réserve du respect de ces conditions (notamment la participation des usagers à la définition et la mise en œuvre du projet social et dans les instances de gouvernance) les Caf peuvent examiner les demandes d’agrément déposées par les espaces de vie sociale quels que soit leur statut et mode de gestion : forme associative, gestion publique directe, entreprise publique locale, et leur mode de désignation (délégation de service public, appel d’offre…).
(LC n°2016-005 CNAF 16/03/2016)
Procédure de conventionnement avec le Conseil départemental :
La convention est signée par le Président du Conseil départemental, après validation par la Commission permanente.
Les critères d'intervention du Conseil départemental sont définis comme suit :
∑ Le projet social de l'Espace de vie sociale a reçu l'agrément de la Caisse d'Allocations familiales ;
∑ Le projet d'Espace de vie sociale contribue au maillage du territoire départemental ;
∑ Le projet social de l'Espace de vie sociale participe à la mission de prévention du Conseil départemental telle
qu'elle est définie par le Code de l'action sociale et des familles : « Organiser, dans les lieux où se manifestent des risques d'inadaptation sociale, des actions collectives visant à prévenir la marginalisation et à faciliter l'insertion ou la promotion sociale des jeunes et des familles et à ce titre apporte une attention particulière au public et aux familles fragilisées » ;
∑ L’Espace de vie sociale prévoit de travailler en partenariat avec la SDSEI et de s'inscrire dans différents
dispositifs transversaux (RAP, CLAS, …) selon les besoins repérés sur le territoire.
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Un espace de vie social porté par l’association Elgarrekin est présent sur la commune de Saint-Pierre d’Irube.
3 axes principaux portés par l’EVS dans le contrat de projet 2019-2022 :
• Axe 1 : Renforcer les liens familiaux, parentaux et intergénérationnels
Objectifs généraux : Accompagner les parents dans leur rôle
Favoriser les liens intra et inter-familiaux
• Axe 2 : Combattre la solitude et l’isolement
Objectifs généraux : Favoriser les rencontres, les échanges et la création de lien social Développer l’entraide et la solidarité
• Axe 3 : Permettre à l’association d’être un acteur fort du développement social sur la commune Objectif général : Renforcer l’implication dans la vie associative des habitants
Depuis 2013, l’EVS a développé des animations ponctuelles, des projets pluridisciplinaires pour et avec les enfants, les adolescents, les adultes et les familles, ce qui a permis de favoriser la mixité sociale, de renforcer les liens intergénérationnels, de développer la cohésion sociale et lutter contre l’exclusion. Accessibilité de la structure : l’Association est ouverte du lundi au vendredi de 8h30 à 17h, ainsi que le samedi matin, elle est située dans le quartier du Bastié Quiéta.
L’EVS rayonne principalement sur la commune de St Pierre d’Irube. Plus de 90 % des participants sont originaires de la commune de St Pierre d’Irube, les participants des communes voisines sont souvent ceux qui fréquentent déjà l’ALSH.52
6.3 Analyse Caf volet animation de la vie sociale
FORCES FAIBLESSES
Un Espace de vie social à St Pierre d’Irube porté par
l’association Elgarrekin (1.5ETP)
Travail en partenariat avec le CCAS, SDSEI, associations
locales
L’ensemble du pole Nive Adour n’est pas couvert par une
structure d’animation de la vie sociale (90% des adhérents
de l’EVS habitent St Pierre d’Irube)
OPPORTUNITES MENACES
Attractivité du territoire Comment intégrer les nouvelles familles venant s’installer sur les différentes communes du pole ?
Enjeux/ préconisations identifiés par la CAF et les collectivités :
ÿ Favoriser la création de liens sociaux avec les familles nouvellement arrivées, possiblement plus vulnérables, en mettant en place un « parcours attentionné » ;
ÿ Réfléchir aux enjeux de mobilité (transports en commun, fréquence…) ; ÿ Encourager l’accessibilité aux services ;
ÿ Mener une réflexion sur un maillage de territoire en termes d’animation de la vie sociale ; ÿ Assurer une concertation afin de cibler les attentes des usagers pour pouvoir répondre à leurs demandes et à travers l’évaluation concertée des actions, permettre une régulation constructive ; ÿ Instaurer des actions concertées qui entrainent une meilleure appropriation de la politique animation de la vie sociale par les familles ;
ÿ Développer le travail basé sur des actions collectives et la participation des personnes ; ÿ Fédérer l’ensemble des acteurs sociaux autour de projets ;
ÿ Questionner les partenaires pour mieux connaitre l’utilisation des services ; ÿ Veiller à la communication élargie des animations proposées ;
ÿ Développer des ateliers numériques ;
ÿ S’appuyer sur la médiathèque.53
7.Le logement
7.1 Caractéristiques du parc de logements
Au 1er janvier 2018, le pôle Nive-Adour comprend près de 9 500 logements, avec une augmentation des logements plus rapide en 10 ans que sur le département des Pyrénées-Atlantiques : +31,6% contre +16,1% sur le département. 52,1% des logements se situent sur les communes de Saint Pierre d’Irube et Mouguerre (respectivement 27,5% et 24,6%). C’est sur la commune de Villefranque que l’augmentation des logements est la plus forte (+41,6%). A contrario, sur la commune d’Urt l’augmentation est moindre avec +22,1%.
Près de 92% des logements occupés le sont au titre de résidences principales. En 10 ans, la part de résidences principales dans les logements a diminué de -1,2 points (contre -2,7 points sur le département) mais le nombre de résidences principales est en plus forte augmentation que sur l’ensemble du département (+29,9% contre +12,2%). Selon les communes, l’évolution des résidences principales varie entre +22,6% (Urt) et +38,9% (Villefranque).
Les résidences secondaires représentent 4,1% des logements (contre 13,5% sur le département). Selon les communes du pôle cette proportion varie entre 2,9% (Urcuit) et 8,2% (Urt). En 10 ans, le nombre de résidences secondaires a été multiplié par 2 sur le pôle. Selon les communes, cette évolution varie entre 13,8% (Urcuit) et +136,6% (Saint-Pierre d’Irube).
Les logements vacants représentent 4,1% des logements (contre 8,1% sur le département). Selon les communes du pôle, cette proportion varie entre 3,3% (Saint Pierre d’Irube) et 6,4% (Urcuit). En 10 ans, le nombre de logements vacants a augmenté de +23,6% (contre +67,9%). Selon les communes, l’évolution varie entre -41,3% (Urt) et +102,8% (Urcuit).
Tableau : Caractéristiques du parc de logements
Résidences principales Résidences secondaires Logements vacants
Pôle Nive Adour 91,8% 4,1% 4,1%
Pyrénées-Atlantiques (64) 78,3% 13,5% 8,1%
Source : Insee, RP2018
Tableau : Evolution du parc de logements
Evolution du nombre de logements entre
2008 et 2018
Ensemble des
logements
Résidences
principales
Résidences
secondaires
Logements
vacants
Pôle Nive-Adour +31,6% +29,9% +105,2% +23,6%
Pyrénées-Atlantiques (64) +16,1% +12,2% +17,8% +67,9%
Source : Insee, RP2018 et RP2008
Sur le pôle Nive Adour, comme sur le département, une majorité des ménages sont propriétaires : plus de 7 résidences principales sur 10 sont occupées par les propriétaires. Sur la commune d’Urcuit, 80,7% sont propriétaires alors que sur Saint Pierre d’Irube ils sont 59,4%.
Le parc HLM représente près de 8,5% des logements. C’est sur la commune de Saint Pierre d’Irube que la proportion de locataires dans le parc HLM est la plus élevée avec une proportion de 15,3%. A contrario, sur la commune d’Urt, cette proportion est de 1%.
Les ménages logés gratuitement représentent 1,7% des ménages. Selon les communes, cette proportion varie entre 1% (Villefranque) et 2,8% (Urt).
Tableau : mode d’occupation des ménages
% de
propriétaires
% de locataires
HLM
% de locataires
hors HLM
% de logés
gratuitement
Pôle Nive-Adour 72,4% 8,5% 17,3% 1,7%
Pyrénées-Atlantiques (64) 61,3% 10,2% 26,0% 2,4%
Source : Insee, RP201854
7.2 Profil des foyers allocataires bénéficiaires d’une aide au logement
A fin 2020, 975 foyers du pôle Nive-Adour reçoivent une aide au logement de la part de la Caf. Depuis 2017, le nombre de bénéficiaires d’une aide au logement a augmenté de +2,7% par an (contre +0,6% par an sur le département des Pyrénées-Atlantiques). A noter cependant qu’après l’augmentation observée entre 2017 et 2018, le volume de bénéficiaires est en diminution entre 2018 et 2020.
47,4% des bénéficiaires d’une aide au logement sont locataires dans le parc privé (contre 59% sur le département des Pyrénées-Atlantiques) ; selon les communes cette proportion varie entre 40,4% (Saint-Pierre d’Irube) et 82,5% (Lahonce). Près de deux allocataires sur cinq sont locataires dans le parc public (39,9% contre 30,5% sur le département). La commune de Mouguerre enregistre la plus forte proportion avec 52,8%. A contrario, sur la commune d’Urt, le taux ne dépasse pas les 6% (5,8%). Les accédants à la propriété représentent 6,4% des bénéficiaires (contre 4,1% sur le département). Selon les communes, ce taux varie entre 4,0% (Saint Pierre d’Irube) et 16,3% (Lahonce).
La part de bénéficiaires en établissements collectifs (foyer, résidence universitaire CROUS, maison de retraite, centre de long séjour) atteint 6,3% sur le pôle (contre 6,4% sur le département). Sur la commune d’Urt, ce taux atteint 30,8%.
Tableau : Répartition des bénéficiaires d’une aide au logement selon la structure du parc
% locataires
parc social
% locataires
parc privé % en accession
%
établissements
collectifs
Pôle Nive-Adour 39,9% 47,4% 6,4% 6,3%
Pyrénées-Atlantiques (64) 30,5% 59,0% 4,1% 6,4%
Source : Caf – Bca_1220
Sur le pôle, la part d’étudiants parmi les locataires est peu élevée (1,3% contre 12,6% sur le département). La part de retraités est plus élevée mais reste en-dessous de la proportion observée au niveau du département : 11,8% contre 16,9% sur le département. C’est sur la commune de Saint Pierre d’Irube que la proportion est la plus élevée avec 14,9%.
Tableau : Profil des bénéficiaires d’une aide au logement
Nb locataires
étudiants
Part d’étudiants
parmi les
locataires
Nb locataires
retraités
Part de retraités
parmi les
locataires
Pôle Nive-Adour 12 1,3% 108 11,8%
Pyrénées-Atlantiques (64) 7 806 12,6% 10 440 16,9%
Source : Caf – Bca_122055
Après perception des aides au logement, près de 130 foyers allocataires du pôle Nive-Adour consacrent plus de 40% de leurs revenus au paiement du loyer et des charges, soit 15,9% des allocataires bénéficiaires d’une aide au logement et dont les revenus sont connus (contre 15,6% sur le département des Pyrénées-Atlantiques). Sur la commune d’Urt, on enregistre un taux élevé avec 22,7% d’allocataires avec un taux d’effort pour le logement supérieur à 39%. Dans le pôle, le nombre d’allocataires dépensant plus de 40% de leurs revenus pour se loger est près de 6 fois plus important dans le parc locatif privé, dont les loyers sont plus élevés, que dans le parc locatif public.
Tableau : Répartition des allocataires consacrant au moins 40% de leurs revenus au paiement du loyer et des charges
Ensemble Parc locatif public Parc locatif privé Accession
Nb % Nb % Nb % Nb %
Pôle Nive-Adour 133 15,9% 18 5,1% 99 23,7% 16 25,8%
Pyrénées-Atlantiques (64) 7 056 15,6% 769 4,9% 5 861 21,6% 426 16,8%
Source : Caf – Bca_1220
7.3 Action partenariale CAF 64 en matière de logement
Æ Soutenir les jeunes dans leur parcours d'accès à l'autonomie
La Caf positionne son intervention sur le terrain de la prévention, de l’expérimentation, de l’émergence de nouveaux projets facilitant l’accès au logement des jeunes, notamment sur les territoires où les besoins sont insuffisamment couverts.
Æ Renforcer l'accès aux droits des jeunes en matière de logement
∑ Mise en place d'un référent PF pour les partenaires (FJT, SOLIHA) afin de faciliter l'accès aux droits des jeunes.
∑ Information ciblée sur les droits des jeunes, sur nos supports de communication.
∑ Financement de l'ADIL (accueil, information, orientation) –
∑ Participation aux forums, ateliers sur l'accès aux droits.
∑ Financement de l’accompagnement numérique et audio-visuel des structures.
∑ Lutte contre l'indécence (vers une labellisation des logements dédiés aux jeunes).
Æ Soutien financier aux résidences habitat jeunes (FJT)
∑ Financement des nouvelles places FJT (construction, travaux d'aménagement) et de l'achat ou renouvellement
du mobilier (espaces privés et collectifs).
∑ Financement des services logement jeunes pour accompagner l’autonomie.
Æ Soutien aux dispositifs innovants de logement pour les jeunes pour diversifier l'offre d'accompagnement en matière de logement
∑ Financement des associations qui développent l’offre de logement alternatif : cohabitation
intergénérationnelle solidaire, résidences intergénérationnelles, maisons partagées, médiation et intermédiation locative.
∑ Financement des projets permettant la mise en relation de l'offre et de la demande pour les jeunes
(partenariat AIS (Agence Immobilière Sociale) SOLIHA et jeunes sortant de FJT). ∑ Contribution au dispositif régional "La boussole des jeunes" permettant de centraliser l'offre de services existante par département.56
Æ Soutenir les politiques du logement et participer à leur réforme
∑ Renforcement du partenariat au niveau départemental pour mettre en œuvre la politique du logement (instances et dispositifs).
∑ Développement de l'offre de logement pour les jeunes.
∑ Participation à l’OLL (Observatoire Local des Loyers) avec l’AUDAP.
∑ Participation aux manifestations / événements liés au logement (réunions, conférences, séminaires, webinaires, groupes de travail, forums …).
∑ Partenariat avec les villes retenues dans le programme « Petite ville de demain » pour développer des actions spécifiques répondant aux problématiques de la commune.
∑ Etudes ciblées (besoin des jeunes, diagnostic territoire, repérage des seniors).
Æ Prévention des exclusions
∑ Participation à l'élaboration du PDALHPD (Plan Départemental d'Actions pour le Logement et l'Hébergement
des Personnes Défavorisées) et à la charte départementale pour la prévention des expulsions (partenariat départemental).
∑ Participation de la Caf aux CCAPEX (Commission de Coordinations des Actions de Prévention des EXpulsions).
∑ Offre d'intervention sociale pour les familles en situation d'impayés (visite à domicile, aide éducative
budgétaire, surendettement, aides financières).
∑ Informations aux bailleurs sur les droits et devoirs.
∑ Partenariat avec les organismes HLM pour intervenir auprès des familles les plus vulnérables.
∑ Participation à la création de logements adaptés pour les gens du voyage.
∑ Participation au développement de l’habitat inclusif.
Æ Lutte contre l'indécence
∑ Participation à l'élaboration du PDLHI (Plan Départemental de Lutte contre l'Habitat Indigne), des PIG
(Programme d'Intérêt Général), des OPAH-RU (Opération Programmée d'Amélioration de l'Habitat et Rénovation Urbaine).
∑ Mise en œuvre de la loi ALUR (repérage des logements non décents, financement des diagnostics et suivi des
situations (SOLIHA), consignation des AL, suivi des travaux, en partenariat avec les acteurs départementaux. ∑ Participation à l'élaboration et à la mise en œuvre du dispositif "Histologe", plateforme numérique pour le repérage des situations d'indécence (1er département expérimental).
∑ Soutien financier aux associations qui facilitent le relogement des familles.
∑ Partenariat avec les organismes de lutte contre la précarité énergétique (Civigaz, ARTEE).
∑ Communication et information aux locataires, bailleurs et partenaires.
∑ Développement du dispositif « Permis de louer ».
∑ Aides financières pour l’amélioration de l’habitat (PAH).57
7.4 Analyse volet logement
FORCES FAIBLESSES
Dynamisme de la construction de maisons
individuelles en accession
Occupation majoritaire de couples actifs avec
enfants qui renforce et rajeunit l’ensemble du
territoire
93 % de résidences principales
Parc de logements en bon état (peu de non-
décence (73 réhabilitations propriétaires occupants
dont 32 pour l’autonomie (pers âgées ou
handicapées)) et 13 propriétaires bailleurs)
Développement du parc locatif social récent en bon
état
Objectifs PLH (2014/2019) de constructions de
logements neufs dépassés
Objectifs de construction de logements sociaux
(PLH 2014/2019) pas atteints (61 logements au lieu
de 79)
Peu de logements sociaux (essentiellement sur
Mouguerre et St Pierre d’Irube)
Mixité sociale relative
Pas de petits logements
Parcours résidentiel difficile
Pas de logements pour les publics spécifiques
(logements d’urgence, temporaires, jeunes)
Le projet de création d’une aire de passage pour les
gens du voyage (objectif PLH) n’a pas été réalisé
(Mouguerre > 5000 habitants)
OPPORTUNITES MENACES
PLH PB (2020/2025) : objectifs de production de
logements sociaux
PIG Pays basque (aides financières pour la
réhabilitation de logements indécents, vétustes ou
inadaptés)
Développement de programmes collectifs
(Villefranque et Lahonce) pour favoriser la mixité
sociale et répondre aux besoins et capacités
financières des ménages locaux
Création de deux Zones d’Aménagement Différé à
Mouguerre à vocation logements / commerces /
équipements
Création d’une résidence intergénérationnelle 82
logements Office 64 (étudiants/séniors) à
Mouguerre
Pression foncière et immobilière croissante
Consommation accrue du foncier = risque
dénaturation de l’environnement naturel
Réduction de la solvabilité des ménages
Marché immobilier dynamique mais trop cher pour
les locaux
Risque de problématiques d’impayés en cas de
décomposition du ménage
Enjeux/ préconisations identifiés par la CAF :
ÿ Mettre en œuvre une stratégie foncière qui favorise la production de logements à prix maitrisés, accessibles à la population locale et qui favorise la mixité sociale ;
ÿ Conserver l’environnement naturel ;
ÿ Développer une offre de logements diversifiée qui réponde aux besoins des ménages locaux, et adaptée aux publics vulnérables (familles modestes, jeunes, logements d’urgence, hébergement) en intégrant un pourcentage de logements sociaux dans chaque nouveau programme ; ÿ Soutenir le financement des travaux de réhabilitation de logements locatifs privés pour faciliter l’adaptation des logements et favoriser le maintien à domicile des personnes âgées et permettre le conventionnement des loyers en faveur des ménages modestes.58
Eléments de synthèse partie 2
Quels sont les éléments clés des services et de leur utilisation sur le pôle Nive Adour par rapport à l’ensemble du département des Pyrénées-Atlantiques ?
Graphique : Position relative du pôle Nive-Adour par rapport à la moyenne départementale :
Notes : les indicateurs sont construits comme le ratio entre la valeur du territoire et la moyenne départementale. Un ratio supérieur à 1 indique que l’indicateur est plus élevé pour le territoire que la moyenne départementale.
- Une capacité d’accueil théorique pour 100 enfants de moins de 3 ans supérieure à la moyenne départementale en raison d’une offre individuelle plus développée.
- Territoire non couvert par l’ensemble du panier de services parentalité (pas de Clas). - Territoire couvert par un dispositif d’animation de la vie sociale : un espace de vie social. - Au niveau de la jeunesse :
∑ 5 lieux d’accueil adolescents,
∑ 14 lieux d’accueil périscolaire,
∑ 8 lieux d’accueils extrascolaires.
- Globalement, des allocataires qui utilisent légèrement davantage les téléservices que la moyenne départementale ; avec une plus forte utilisation pour la Paje et une moins forte utilisation pour les aides au logement.
- Une proportion de bénéficiaires d’une aide au logement moindre que sur le département mais avec une part d’accédants à la propriété et de locataires dans le parc social plus élevée.
- 15,9% des bénéficiaires d’une aide au logement ont un taux d’effort supérieur à 39% : proportion semblable à la moyenne départementale.
No No Notes : les indicateurs sont construits comme le le le le le le le le le le le le le le le le le le le le ratio io io io io io io io io io io io io io io io io io entre la vale le le le le le le le le le le le le le le le le le leur d d d d d d d d d d d d d d d d d d du te te te te te te te te te te te te te te te te te territ it it it it it it it it it it it it it it itoi oi oi oi oi oi oi oi oi oi oi oi oi oi oi oi oi oi oi oi oi oi oi oi oi oi oire et la la la la la la la la la moy oyenne dép épartementale.Diagnostic participatif
Le diagnostic est un processus de travail participatif qui repose sur la participation des acteurs (habitants, partenaires, élus…), la confrontation des points de vue et la recherche de solutions communes.
Il recherche des écarts entre les représentations des différents acteurs, met en évidence des atouts et des attentes, il recherche les causes des dysfonctionnements et surtout recherche des axes de progrès.
Il n’est pas une fin en soi, il est une étape de la démarche de projet. Il a une finalité opérationnelle Le diagnostic: pourquoi?Théorie de la mobilisation
Source: CommunagirDiagnostic
Enjeux
Changements
souhaités
Stratégies
Actions
Où en sommes- nous?
Situation sur laquelle nous souhaitons agir
Situation -
vision idéale
Chemin menant de la situation actuelle
à la situation
idéale
Ce que l’on met en place
Niveaux de planificationLe capital stratégique
• Une approche originaire du Québec, mais utilisée dans toute la francophonie. • Une approche appréciative.
•
Nous mesurons les perceptions, que nous croisons aux statistiques et aux faits. •
Quel est le capital stratégique du territoire? C’est-à- dire le capital permettant de mener à bien des transformations?Trajectoire de développement
Les évolutions du territoire ces 10
dernières années
Capacité d’intervention
des acteurs
Leviers: dynamiques de réseaux, réactivité, participation active.
Atouts du territoire Structures, services, bâtiments, éléments d’attractivité.
Capacité de changement
Sur quoi nous pouvons agir,
ensemble!
Le capital stratégique
permettant de mener à bien des transformationsTrajectoire de développement
Un territoire possède une trajectoire de développement qui lui est propre. Cette dernière est fonction d’une histoire marquée d’évènements et d’acteurs significatifs, de décisions et de facteurs conjoncturels du passé qui résultent en des changements plus ou moins significatifs pour le territoire. Le tout est situé également dans un contexte plus large de transformations
politique,
sociodémographique,
économique,
etc. Quels
sont,
en
lien
avec
la
thématique,
les
événements
marquants des 10 dernières années? (par exemple: ouverture d’une
crèche,
arrivée
massive
de
nouvelles
familles,
départ
d’une direction importante, etc.)Atouts du territoire
Un territoire possède aussi des richesses collectives, c’est-à-dire des capitaux humain, social, économique et naturel. C’est la partie la plus tangible du capital stratégique. On fait référence au patrimoine naturel, bâti et productif, offrant un potentiel de développement et qui peut parfois constituer une valeur insoupçonnée Les atouts sont les structures, services, bâtiments, éléments d’attractivité présents sur le territoire et sur lesquels nous pouvons nous appuyer. Quels sont les atouts et richesses du territoire en lien avec la thématique?Capacité d’intervention:
la
capacité d’agir du territoire
La nature et la qualité des leviers qui permettent et qui permettront aux acteurs d’agir : des éléments d’ordre humain, social et surtout organisationnel qui caractérisent la capacité de gestion d’un
territoire
et
de
ses
acteurs.
C ’est
à
travers
l’analyse
des
initiatives
passées
et
des
comportements
des
acteurs
qu’on
peut
détecter
la
présence
et
caractériser
ce
potentiel
d’intervention. Il repose sur la contribution de plusieurs personnes ou organisations agissant selon leurs capacités dans un processus social et collectif de coopération pour le bien-être commun du territoire et ses habitants Cette capacité d’agir se décline d’abord en modes d’initiative: la présence et la nature du leadership, la qualité de la coordination de l’intervention. Elle se mesure aussi dans le mode d’interaction, qui s’apprécie par la vigueur et la nature de la participation
aux
processus
et
par
les
relations
entre
habitant-es,
les
institutions
et
les
associations (ex. réseaux informels, associations professionnelles, groupes de citoyens, tables de concertation, etc.). Pour la thématique, quels sont les leviers, tant dans les modes d’initiative ou d’interaction qui peuvent
être
mobilisés
dans
l’atteinte
d’un
changement?Capacité de changement Chaque
territoire
porte
une
culture
du
développement,
c’est-à-dire
des valeurs, des attitudes et des comportements,
qui facilitent le changement
et
la
résolution
de
problèmes,
et
surtout
la
prise
en
charge
du
développement par la communauté. La
capacité
de
changement
est
notre
croyance
en
la
possibilité
d’influer sur une situation donnée. Elle est liée:
À
l’ouverture
à
intégrer
de
nouvelles
idées
ainsi
que
par
l’intégration
ou
la
création
de
nouveaux
acteurs
et
de
nouvelles
activités;
À la capacité à innover.
Pour
la
thématique,
sur
quoi
sommes-nous
en
mesure
de
travailler
ensemble? Quels éléments avons-nous le pouvoir de d’améliorer?Déroulement du travail sur le capital stratégique avec les partenaires Préparer une première version du capital stratégique par thématique et une prédéfinition des enjeux: Toutes et tous peuvent travailler sur l’ensemble des thématiques selon son expertise et intérêt. Des tables équilibrées avec des représentations diversifiées 1 table par thématique: petite enfance /enfance-jeunesse /animation de la vie sociale Une
rotation
permet
aux
participant-es
de
travailler
à
plusieurs
thématiques au cours de la journée.
A chaque rotation le groupe rajoute des éléments mais n’en supprime aucun
L’accès aux droits – le handicap- la parentalité- le logement
seront
questionnés dans le cadre de chaque thématique5 règles de l’intelligence collective
Écouter avec attention Parler avec intention Être bienveillant-e Se faire confiance Respecter le cadreDéroulement du travail sur le capital stratégique avec les partenaires – Journée de travail avec les Partenaires et spécialistes locaux 1.
Préparer une première version du capital stratégique par thématique (matinée):
30 minutes d’échange/ table et on tourne: les participants élaborent le capital stratégique par table aux vues de ce qu’ils connaissent du territoire et de leurs échanges avec les familles
45 minutes d’échange à chaque table. Les participants se divisent entre les trois
tables
(pas
de
rotation),
pour
compléter
ce
qui
a
été
fait
précédemment en croisant avec les données froides. Les données froides issues
du
portrait
pré-diagnostic,
confirment-elles
notre
lecture
des
besoins, la modifie-t-elle?
2. Proposer une prédéfinition des enjeux (après-midi) Explorer des enjeux par thématique discutés au sein de chaque table. Ils serviront au travail en comité technique. Ils ne sont en aucun cas finaux et doivent être considérés comme des outils d’aide au montage du projet.Le capital stratégique du territoire Nive Adour réalisé
par les partenaires:Définition d'un enjeu:
Situation sur laquelle l'action comme l'inaction auront des conséquences. L’enjeu est ce que l’on peut gagner ou perdre dans une entreprise quelconque. C’est donc ce qui est
en jeu.
Comment nommer des enjeux?
Le mot
enjeu
est souvent employé improprement au sens
d’objectif.
•
Ex: L’enjeu de la réunion est la signature du contrat
.
On pourrait dire que la signature du contrat n’est que l’objectif de la réunion, l’enjeu véritable étant le marché. • Ex: Le logement abordable est un enjeu économique et social
non : il est le moyen d’y répondre UN OBJECTIF désigne un but établi, une cible que l’on doit atteindre à travers des actions concrètes. Un objectif est mesurable de façon quantitative ou qualitative. Les ENJEUX conditionnent les objectifs, ce sont les raisons pour lesquelles on s’efforce d’atteindre un but. L’enjeu est en quelque sorte une récompense et l’objectif est le moyen de l’obtenir. Pour un même enjeu, on pourra établir plusieurs objectifs En croisant le travail pré-diagnostic réalisé par la Caf votre capital stratégique, quels enjeux transversaux devraient porter la démarche, de manière prioritaire pour le territoire?Enfance –Jeunesse
Enjeux fondamentaux identifiés par les partenaires
(par ordre de priorité) •
Egalité d’accès à l’offre : harmoniser les tarifs quelle que soit la provenance des familles du pôle
10 votes
•
Mutualisation de la professionnalisation des acteurs
6 votes
•
Créer un socle de thématiques éducatives communes aux ACM
4 votes
Question: creuser le diagnostic sur les 18-25 ans avec les BIJ/PIJ/CIO/mission locale/junior association pour évaluer s’il y a un enjeu sur le territoire.Animation de la vie sociale
Enjeux fondamentaux identifiés par les
partenaires(par ordre de priorité) •
Egalité d’accès aux services et aux droits et à l’offre associative
9 votes
•
Dynamiser
le
territoire
afin
qu’il
devienne
un
pôle
d’attractivité
économique et social (ne pas être une ville dortoir)
9 votes
•
Donner envie aux nouveaux arrivés de s’impliquer et/ou participer à la vie locale
3 votes
Enjeu transversal à toutes les thématiques: Veille sociale pour repérer, accompagner, prévenir les situation de vulnérabilitéPetite enfance
Enjeux fondamentaux identifiés par les
partenaires (par ordre de priorité)
•
Mettre en cohérence l’offre et la demande d’accueil (adaptabilité /âge des enfants, horaires des familles, nouveaux schémas familiaux et situations de vulnérabilité et accueil d’urgence et aux priorités d’accès)
14 votes
•
Améliorer Information communication et coordination (sur offre existante, accompagnement à la
parentalité et auprès des partenaires du temps
prénatal à l’entrée à l’école)
8 votes
•
Anticiper
les
difficultés
et
les
transformations
des
métiers
de
la
petite
enfance et valoriser les métiers (actions professionnalisation et formation, rencontres interprofessionnelles) •
Faciliter la recherche et l’implantation des porteurs de projetsLes enjeux retenus par les élus comme axes prioritaires du projet CTGDéfinition des enjeux retenus
Un
travail
effectué
en
deux
temps:
avec
le
comité
technique
(binôme
élu/technicien par commune + CAPB) pour définir les propositions en vue d’un arbitrage définitif par le comité de pilotage (élus):
Appropriation du travail fait par les partenaires (capital stratégique)
Appropriation des enjeux dégagés par les partenaires et de leur choix par ordre de priorité
Relecture des « enjeux et préconisations » initialement travaillés par les communes et la CAF dans le cadre des fiches forces et faiblesses
(Certains enjeux n’en sont pas mais sont des propositions de
l’ordre de la stratégie ou de l’action. Nous faisons le choix de les laisser tels quels pour donner à voir les propositions de chacun et, à la demande des membres du cotech, de les identifier par commune et Caf)
Echanges et votes de chacun des membres sur l’ensemble des enjeuxEnjeux fondamentaux retenus par le Comité de pilotage Enfance –Jeunesse • Egalité d’accès à l’offre (
travailler à définir cette égalité: l’accessibilité – Information – Tarification…)
•
Mutualisation de la professionnalisation des acteurs pour offrir une offre de qualité dans chaque commune et atteindre la polyvalence des animateurs
•
Créer un socle de thématiques éducatives communes aux accueils collectifs de mineurs
via
des projets transversaux mutualisés et en priorité, autour des thématiques suivantes :
La prévention face aux/sur les réseaux sociaux
La santé mentale des jeunes
L’autonomie
Le libre arbitre
L’implication citoyenne
Creuser le diagnostic sur les 18-25 ans avec les BIJ/PIJ/CIO/mission locale/junior association pour évaluer s’il y a un enjeu sur le territoire.Enjeux fondamentaux retenus par le Comité de pilotage Animation de la vie sociale • Dynamiser le territoire afin qu’il devienne un pôle d’attractivité (ne pas être des villes dortoirs)
•
Donner envie aux nouveaux arrivés de s’impliquer et/ou participer à la vie locale
•
Veiller à la communication élargie des animations proposées
( par exemple forum des
associations mutualisé à l’échelle de 2-3 communes ex Lahonce Urcuit)
•
Assurer une veille sociale pour repérer, accompagner, prévenir les situations de vulnérabilité
et
questionner
l’accès
aux
droits.
( Enjeu
transversal
à
toutes
les
thématiques)Enjeux fondamentaux retenus par le Comité de pilotage Petite enfance • Mettre en cohérence l’offre et la demande d’accueil
adaptabilité /âge des enfants
horaires des familles
nouveaux schémas familiaux
situations de vulnérabilité
accueil d’urgence
priorités d’accès
•
Améliorer l’information, la communication et la coordination de l’offre d’accueil existante et de l’accompagnement à la parentalité, auprès des partenaires et des parents, du temps prénatal à l’entrée à l’école.