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Arrêté - Préfecture - Guyane - 2023 DEP Guerilla GAIA 27102023
Document publié le Mardi 31 octobre 2023
Lien du pdf (Arrêté - Préfecture - Guyane - 2023 DEP Guerilla GAIA 27102023)
Thèmes du document : Espaces terrestres et maritimes, Aménagement du territoire, Animaux,
Projet d’exploration
minière de Guérilla
– Tiziou
SAS GAIA
octobre 2023
Dossier de demande
de dérogation
à l’interdiction
de destruction
d’espèce protégéePropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Projet d’exploration minière de
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Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
Projet d’exploration minière de
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Citation
recommandée
Biotope, 2023, Demande de dérogation aux espèces protégées,
Exploration minière de Guérilla - Tiziou. SAS GAIA. 140p.
Version/Indice
Date 27 octobre 2023
Nom de fichier 2023_DEP_Guerilla_GAIA.docx
N° de contrat
Mandataire SAS GAIA
2697 Route de Baduel 97300 Cayenne
Interlocuteur CEO
Stéphane TARAVELLA
Contact :
s.taravella@gaia-mines.com
Téléphone : +594 694 23 84 88
Biotope, Responsable
du projet
Clarisse PETTIER Contact :
cpettier@biotope.fr
Tél : +594 694 97 35 02
Biotope, Responsable
de qualité
Pascal PARMENTIER Contact :
pparmentier@biotope.fr
Tél : +594 694 93 17 02Propriété de Biotope
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Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
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Sommaire
I Cadre réglementaire 7
I.1 Rappel du principe d’interdiction de destruction d’espèce protégée 8
I.2 Condition d’éligibilité à la dérogation à l’interdiction de destruction d’espèce protégée 10
II Objet de la demande 12
II.1 Contexte 13
II.2 Espèce protégée concernée par la présente demande de dérogation 13
III Description et justification du projet 18
III.1 Le demandeur 19
III.1.1 Identification 19
III.1.2 Présentation des activités du demandeur 19
III.1.3 Expérience du demandeur en termes d’intégration de la biodiversité dans ses activités 19
III.2 Présentation du projet 20
III.2.1 Localisation 20
III.2.2 Description des infrastructures et des travaux 22
III.2.3 Modalités d’exploitation 22
III.3 Justification du projet 24
III.3.1 Raisons impératives d’intérêt public majeur du projet 24
III.3.2 Choix de positionnement du projet 26
III.3.3 Moyen mis en œuvre pour intégrer les enjeux du projet 26
III.3.4 Mesures d’évitement 27
IV Synthèse de l’expertise écologique sur les habitats et la flore 28
IV.1 Equipe de travail 29
IV.2 Effort d’inventaire 29
IV.3 État initial 32
IV.3.1 Habitats et flore 32
IV.3.2 Faune 45
IV.4 Synthèse des enjeux 59
IV.4.1 Habitat et flore 59
IV.4.2 Faune 61
IV.5 Effets prévisibles du projet 73
IV.5.1 Synthèse des impacts sur les espèces non protégées et les habitats 73
IV.5.2 Impacts sur les habitats 74
IV.6 Impacts sur la flore non protégée 78Propriété de Biotope
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IV.6.1 Impacts sur l’ichtyofaune 79
IV.6.2 Impacts sur la batrachofaune 80
IV.6.1 Impacts sur l’herpétofaune 82
IV.6.2 Impacts sur l’avifaune 82
IV.6.1 Impacts sur les chiroptères 83
V Demande de dérogation 85
V.1 Synthèse des connaissances sur les espèces protégées 86
VI.1 Évaluation précise des impacts sur les populations d’espèce protégée 98
VI.1.1 Impacts sur la flore 98
VI.1.2 Impacts sur la batrachofaune 99
VI.1.3 Impacts sur l’herpétofaune 102
VI.1.4 Impacts sur l’avifaune 103
VI.1.5 Impacts sur les mammifères non volant 106
VI.1.6 Synthèse des impacts sur les espèces 107
VI.2 Mesures de réduction 108
VI.3 Impacts résiduels du projet 120
VI.4 Mesures de compensation 122
VI.4.1 Identification des besoins de compensation 122
VI.4.2 Mesure de compensation 122
VI.5 Mesures d’accompagnement et de suivi 123
VI.6 Planning des opérations 125
VII Annexes 126
I N° 13 631*01 131
Liste des tableaux
Tableau 1 : Equipe de travail 29
Tableau 2 : Planning des cessions d’inventaires de la faune, de la flore et des habitats 29
Tableau 3 : Synthèse sur la richesse spécifique de la zone d’étude 59
Tableau 4 : Synthèse des enjeux liés aux habitats sur la zone d’étude 59
Tableau 5 : Synthèse des enjeux liés à la flore remarquable sur la zone d’étude 60
Tableau 6 : Synthèse des enjeux liés à l’ichtyofaune sur la zone d’étude (D : déterminante ZNIEFF ; NE : non évalué ; LC : préoccupation mineure) 61
Tableau 7 :Synthèse des enjeux liés à la batrachofaune sur la zone d’étude (P : Protégée ; H : Protégée avec Habitat ; D : déterminante ZNIEFF ; NE : non évalué ; LC : préoccupation mineure ; DD : Manque de données) 61Propriété de Biotope
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Tableau 8 : Synthèse des enjeux liés à l’herpétofaune sur la zone d’étude 62
Tableau 9 : Synthèse des enjeux liés à l’avifaune sur la zone d’étude 63
Tableau 10 : Synthèse des enjeux liés à la mammalofaune non volante sur la zone d’étude 71
Tableau 11 : Synthèse des enjeux liés à la mammalofaune volante sur la zone d’étude 72
Tableau 12 : Impacts sur les habitats 75
Liste des illustrations
Figure 1 : Chrysophyllum durifructum (© Fonty É. / Biotope) 36
Figure 2 : Alibertia latifolia (© Fonty É. / Biotope) 37
Figure 3 : Chamaecostus lanceolatus pulchriflorus (© Fonty É. / Biotope) 37
Figure 4 : Faramea tinguana (© Fonty É. / Biotope) 38
Figure 5 : Guarea michel-moddei (© Fonty É. / Biotope) 38
Figure 6 : Guatteria antéridifera (© Fonty É. / Biotope) 39
Figure 7 : Micropholis cayennensis (© Fonty É. / Biotope) 39
Figure 8 : Lepanthes cremersii (© Fonty É. / Biotope) 40
Figure 9 : Pouteria retinervis (© Fonty É. / Biotope) 41
Figure 10 : Pouteria flavilatex (© Fonty É. / Biotope) 41
Figure 11 : Station 1 aval - HYDRECO 45
Figure 13 : Station 1 détail des berges instables constituées de latérites 45
Figure 12 : Station 2 – petite baranque de 50-100 cm de profondeur 45
Figure 14 : Cératophrys cornu (Ceratophrys cornuta) T. Le Pape 45
Figure 15 : Scinax proboscidienne (Scinax proboscideus) T. Le Pape 46
Figure 16 : Serpent liane argenté (Philodryas argentea) T. Le Pape 47
Figure 17 : Corail à collier d'or (Micrurus hemprichii) T. Le Pape 47
Figure 18 : Tayra – Eira barbara (© Biotope) 56
Figure 19 : Coati - Nasua nasua (© Biotope) 56
Figure 20 : Daguet gris – Manzama gouazoubira (© Biotope) 56
Figure 21 : Ocelot – Leopardus pardalis (© Biotope) 56
Figure 22 : Puma – Puma concolor (© Biotope) 57
Figure 23 : Carollia perspicillata (femelle allaitante et jeune). A.Bonnefond/ Biotope 57
Figure 24 : Phyllostomus elongatus. A.Bonnefond/Biotope. 57Propriété de Biotope
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Tables des cartes
Carte 1 : Plan de forage 23
Carte 2 : Missions de prospections – trajet des experts 31
Carte 3 : Habitats sur la zone d’étude 34
Carte 4 : Flore remarquable 43
Carte 5 : Inventaire des individus de Swartzia viridiflora sur la zone d’étude 44
Carte 6 : Herpétofaune remarquable 49
Carte 7 : Avifaune remarquable 54
Carte 8 : Mammalofaune remarquable 58
Carte 9 : Impact sur les habitats 75
Annexes
Annexe 1, Formulaire CERFA 127
Annexe 2 : Fiches espèces Erreur ! Signet non défini.I
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I Cadre réglementairePropriété de Biotope
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I.1 Rappel du principe d’interdiction de destruction
d’espèce protégée
Afin d'éviter la disparition d'espèces animales et végétales, un certain nombre d'interdictions sont édictées par l’article L.411-1 du Code de l’environnement, qui établit que :
« I. - Lorsqu'un intérêt scientifique particulier ou que les nécessités de la préservation du patrimoine biologique justifient la conservation d'espèces animales non domestiques ou végétales non cultivées, sont interdits :
1° La destruction ou l'enlèvement des œufs ou des nids, la mutilation, la destruction, la capture ou l'enlèvement, la perturbation intentionnelle, la naturalisation d'animaux de ces espèces ou, qu'ils soient vivants ou morts, leur transport, leur colportage, leur utilisation, leur détention, leur mise en vente, leur vente ou leur achat ;
2° La destruction, la coupe, la mutilation, l'arrachage, la cueillette ou l'enlèvement de végétaux de ces espèces, de leurs fructifications ou de toute autre forme prise par ces espèces au cours de leur cycle biologique, leur transport, leur colportage, leur utilisation, leur mise en vente, leur vente ou leur achat, la détention de spécimens prélevés dans le milieu naturel ;
3° La destruction, l'altération ou la dégradation du milieu particulier à ces espèces animales ou végétales ;
4° La destruction des sites contenant des fossiles permettant d'étudier l'histoire du monde vivant, ainsi que les premières activités humaines et la destruction ou l'enlèvement des fossiles présents sur ces sites ».
Les espèces concernées par ces interdictions sont fixées par des listes nationales, prises par arrêtés conjoints du ministre chargé de la Protection de la Nature et du ministre chargé de l’Agriculture, soit, lorsqu’il s’agit d’espèces marines, du ministre chargé des Pêches Maritimes (article R.411-1 du Code de l’environnement), et éventuellement par des listes régionales.
L’article R.411-3 établit que pour chaque espèce, ces arrêtés interministériels précisent : la nature des interdictions mentionnées aux articles L.411-1 et L.411-3 qui sont applicables, la durée de ces interdictions, les parties du territoire et les périodes de l'année où elles s'appliquent.
Les arrêtés adoptés en Guyane française à ce titre son présenté dans le tableau suivantPropriété de Biotope
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Synthèse des textes réglementaires relatifs à la protection des espèces
Groupe Protection au niveau National Protection au niveau Regional
Trachéophytes Arrêté ministériel du 9 avril 2001
fixant la liste des plantes vasulaires
protégées en Guyane française et
les modalités de leur protection
(JORF du 05/07/2001), modifié
par l’arrêté du mai 2017 (JORF du
10/05/2017)
(néant)
Herpétofaune/
Batrachofaune
Arrêté ministériel du 19 novembre
2020 fixant la liste des amphibiens
et des reptiles représentés dans le
département de la Guyane protégés
sur l’ensemble du territoire national
et les modalités de leur protection
(JORF du 03/12/2020)
(néant)
Avifaune Arrêté du 25 mars 2015 fixant la
liste des oiseaux protégés en
Guyane française et les modalités
de leur protection (JORF du
04/04/2015)
(néant)
Mammalofaune Arrêté ministériel du 15 mai 1986
fixant la liste des mammifères
protégés en Guyane française et les
modalités de leur protection (JORF
du 25/06/1986), modifié par
l’arrêté du 20 janvier 1987 (JORF
du 11/04/1987), par l’arrêté du 29
juillet 2005 (JORF du 08/11/2005)
et par l’arrêté du 24 juillet 2006
(JORF du 14/09/2006)
Arrêté préfectoral du 31 janvier
1975 fixant protection du Jaguar,
du Puma et du Porc-épic
arboricole qui ne sont repris dans
l’arrêté de 1986
Dans le cas particulier de l’avifaune, l’arrêté du 25 mars 2015 étend la protection de certaines espèces particulièrement sensible à la dégradation de leur biotope aux habitats qu’elles exploitent au cours de leur cycle biologique.Propriété de Biotope
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I.2 Condition d’éligibilité à la dérogation à
l’interdiction de destruction d’espèce protégée
L’alinéa 4° de l’article L.411-2 du Code de l’environnement permet, dans les conditions déterminées par les articles R.411-6 et suivants, de déroger à l’interdiction de destruction :
« La délivrance de dérogation aux interdictions mentionnées aux 1°, 2° et 3° de l'article L.411-1, à condition qu'il n'existe pas d'autre solution satisfaisante et que la dérogation ne nuise pas au maintien, dans un état de conservation favorable, des populations des espèces concernées dans leur aire de répartition naturelle :
a) Dans l'intérêt de la protection de la faune et de la flore sauvages et de la conservation des habitats naturels ;
b) Pour prévenir des dommages importants notamment aux cultures, à l'élevage, aux forêts, aux pêcheries, aux eaux et à d'autres formes de propriété ;
c) Dans l'intérêt de la santé et de la sécurité publiques ou pour d'autres raisons impératives d'intérêt public majeur, y compris de nature sociale ou économique, et pour des motifs qui comporteraient des conséquences bénéfiques primordiales pour l'environnement ;
d) À des fins de recherche et d'éducation, de repeuplement et de réintroduction de ces espèces et pour des opérations de reproduction nécessaires à ces fins, y compris la propagation artificielle des plantes ;
e) Pour permettre, dans des conditions strictement contrôlées, d'une manière sélective et dans une mesure limitée, la prise ou la détention d'un nombre limité et spécifié de certains spécimens ».
La dérogation est accordée par arrêté préfectoral précisant les modalités d’exécution des opérations autorisées.
La décision est prise après avis du Conseil National pour la Protection de la Nature (CNPN) (article 3 de l’arrêté ministériel du 19 février 2007 fixant les conditions de demande et d’instruction des dérogations définies au 4° de l’article L.411-2 du Code de l’environnement portant sur des espèces de faune et de flore protégées). La délivrance de ces dérogations est accordée, in fine, par le préfet, et par exception par le ministre chargé de l’écologie lorsque cela concerne : des opérations conduites par des personnes morales placées sous le contrôle ou la tutelle de l’État ou si la dérogation porte sur une espèce protégée menacée d’extinction (dont la liste est fixée par l’Arrêté du 9 juillet 1999).Propriété de Biotope
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Les 3 conditions incontournables à l’octroi d’une dérogation sont les suivantes :
● la demande s’inscrit dans un projet fondé sur une raison impérative d’intérêt public majeur ;
● il n’existe pas d’autre solution satisfaisante ;
● la dérogation ne nuit pas au maintien de l’état de conservation favorable de l’espèce dans son aire de répartition naturelle.II
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II Objet de la demandePropriété de Biotope
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II.1 Contexte
Cette demande de dérogation aux espèces protégées intervient dans le cadre du Permis de Recherche (PER) qu’établit la société Gaïa pour les terrains dans l’actuel PER Sophie n°18/2017 situés de part et d’autre de la crique éponyme, sur la commune de Saül.
Au sein de ce PER, la société Gaïa envisage de mener une campagne de prélèvement d’échantillons de sol et de roches en vue d’analyses chimiques et métallurgiques, afin d’évaluer le potentiel aurifère des terrains qui s’y trouvent.
Compte tenu des perturbations prévisibles engendrées par l’ouverture de pistes et la mise en place de placettes de forages, il est prévu des études spécifiques dans le cadre de Demandes d’Ouverture de Travaux Miniers (DOTM), ou d’Autorisations d’Ouverture de Travaux Minier (AOTM), suivant les surfaces et volumes impactés, soient effectuées pour autoriser ces prélèvements.
II.2 Espèce protégée concernée par la présente
demande de dérogation
Famille/Nom vernaculaire Nom scientifique Statut de conservation LRR Enjeu de conservation
FLORE
1 BROMELIACEAE Pitcairnia sastrei P/D Très fort
2 LEGUMINOSAE Swartzia viridiflora P/D Fort
BATRACHOFAUNE
3 Cératophrys cornu Ceratophrys cornuta H LC Très fort
4 Dendrobate à tapirer Dendrobates tinctorius P / D LC Très fort
5 Ostéocéphale de Leprieur Osteocephalus leprieurii H LC Fort
AVIFAUNE
6 Ermite d'Antonia Threnetes niger P / D LC Très fort
7 Râle concolore Amaurolimnas concolor P DD Fort
8 Jacamar à ventre blanc Galbula leucogastra P / D DD FortPropriété de Biotope
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Famille/Nom vernaculaire Nom scientifique Statut de conservation LRR Enjeu de conservation
9 Pic or-olive Colaptes rubiginosus H / D LC Fort
10 Batara de Cayenne Thamnophilus melanothorax P / D LC Fort
11 Grallaire roi Grallaria varia P LC Fort
12 Platyrhynque à cimier blanc Platyrinchus platyrhynchos P / D DD Fort
13 Troglodyte bambla Microcerculus bambla P LC Fort
14 Onoré rayé Tigrisoma lineatum P LC Modéré
15 Sarcoramphe roi Sarcoramphus papa P NT Modéré
16 Aigle orné Spizaetus ornatus P LC Modéré
17 Râle de Cayenne Aramides cajaneus P LC Modéré
18 Chouette à lunettes Pulsatrix perspicillata P LC Modéré
19 Grand Ibijau Nyctibius grandis P LC Modéré
20 Ariane à gorge rousse Hylocharis sapphirina P LC Modéré
21 Grand Jacamar Jacamerops aureus P LC Modéré
22 Tamatia à gros bec Notharchus macrorhynchos P / D LC Modéré
23 Tamatia à collier Bucco capensis P LC Modéré
24 Carnifex barré Micrastur ruficollis P LC Modéré
25 Ara rouge Ara macao P LC Modéré
26 Batara à gorge noire Frederickena viridis P / D LC Modéré
27 Grand Batara Taraba major P LC Modéré
28 Sclérure à bec court Sclerurus rufigularis P LC Modéré
29 Sclérure des ombres Sclerurus caudacutus P LC ModéréPropriété de Biotope
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Famille/Nom vernaculaire Nom scientifique Statut de conservation LRR Enjeu de conservation
30 Grimpar lancéolé Lepidocolaptes albolineatus P LC Modéré
31 Corythopis à collier Corythopis torquatus P LC Modéré
32 Tyranneau olivâtre Rhynchocyclus olivaceus P LC Modéré
33 Moucherolle rougequeue Terenotriccus erythrurus P LC Modéré
34 Tyran licteur Pitangus lictor P LC Modéré
35 Tyran mélodieux Sirystes subcanescens P LC Modéré
36 Tyran rougequeue Ramphotrigon ruficauda P LC Modéré
37 Aulia cendré Laniocera hypopyrra P LC Modéré
38 Microbate à collier Microbates collaris P LC Modéré
39 Tangara noir et blanc Lamprospiza melanoleuca P LC Modéré
40 Dacnis à coiffe bleue Dacnis lineata P LC Modéré
41 Héron strié Butorides striata P LC Faible
42 Grand Urubu Cathartes melambrotus P LC Faible
43 Naucler à queue fourchue Elanoides forficatus P LC Faible
44 Harpage bidenté Harpagus bidentatus P LC Faible
45 Milan bleuâtre Ictinia plumbea P LC Faible
46 Buse blanche Pseudastur albicollis P LC Faible
47 Petit-duc de Watson Megascops watsonii P LC Faible
48 Duc à aigrettes Lophostrix cristata P LC Faible
49 Chevêchette d'Amazonie Glaucidium hardyi P LC FaiblePropriété de Biotope
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Famille/Nom vernaculaire Nom scientifique Statut de conservation LRR Enjeu de conservation
50 Martinet de Cayenne Panyptila cayennensis P LC Faible
51 Colibri topaze Topaza pella P LC Faible
52 Tamatia pie Notharchus tectus P LC Faible
53 Carnifex à gorge cendrée Micrastur gilvicollis P LC Faible
54 Caracara à gorge rouge Ibycter americanus P LC Faible
55 Faucon des chauves-souris Falco rufigularis P LC Faible
56 Grisin sombre Cercomacroides tyrannina P LC Faible
57 Grimpar enfumé Dendrocincla fuliginosa P LC Faible
58 Grimpar barré Dendrocolaptes certhia P LC Faible
59 Tyranneau minute Ornithion inerme P LC Faible
60 Microtyran à queue courte Myiornis ecaudatus P LC Faible
61 Microtyran bifascié Lophotriccus vitiosus P LC Faible
62 Todirostre zostérops Hemitriccus zosterops P LC Faible
63 Tyranneau à miroir Tolmomyias assimilis P LC Faible
64 Platyrhynque à tête d'or Platyrinchus coronatus P LC Faible
65 Tyran grisâtre Rhytipterna simplex P LC Faible
66 Tyran olivâtre Myiarchus tuberculifer P LC Faible
67 Viréon à calotte rousse Hylophilus ochraceiceps P LC Faible
68 Hirondelle rustique Hirundo rustica P LC Faible
69 Troglodyte à face pâle Cantorchilus leucotis P LC FaiblePropriété de Biotope
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Famille/Nom vernaculaire Nom scientifique Statut de conservation LRR Enjeu de conservation
70 Microbate à long bec Ramphocaenus melanurus P LC Faible
71 Tohi silencieux Arremon taciturnus P LC Faible
72 Paruline des rives Myiothlypis rivularis P DD Faible
MAMMALOFAUNE
73 Ocelot Leopardus pardalis P LC Fort
74 Tayra Eira barbara P LC Fort
75 Atèle, Singe araignée noir Ateles paniscus P/D LC FortIII
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III Description et justification
du projetPropriété de Biotope
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III Description et justification du projet
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III.1 Le demandeur
III.1.1 Identification
Identification du Demandeur
Demandeur SAS Gaïa
Forme Juridique SAS (Société par Actions Simplifiées)
Capital 810 000 €
Siège social 339 Chemin Saint-Antoine
Route de Montabo
97300 Cayenne
Téléphone +594 694 23 84 88
No. SIRET 790 653 935 00029
No. De registre de Commerce RCS 790 653 935
Code APE 0729Z Extraction d’autres minerais de métaux non ferreux
III.1.2 Présentation des activités du demandeur
La SAS Gaïa est une entreprise française dont le siège social est basé en Guyane Française. Elle est spécialisée dans la recherche et l’extraction de minerais non ferreux, notamment des gisements aurifères.
III.1.3 Expérience du demandeur en termes d’intégration de
la biodiversité dans ses activités
La SAS Gaïa a déjà réhabilité deux sites anciennement exploités :
- Le site de Moussinga à Apatou, à 60km en amont du bourg en 2022Propriété de Biotope
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- Le site d’Awa, à l’extrémité Nord du bourg de la commune de Grand-Santi, en 2021 et 2022
Au total, ces deux sites représentent un total de 140ha réhabilités après exploitation aurifère.
L’entreprise dispose, à proximité du site du PER Sophie, d’une pépinière d’une capacité d’environ 7000 plants. La réhabilitation des sites passe par la plantation d’arbres pionniers, à 1200 plantules/ha.
III.2 Présentation du projet
III.2.1 Localisation
L’aire d’étude rapprochée de Lucie-Guerilla représente une surface totale de 257ha, comprise dans le périmètre du PeR Sophie, à l’extrémité Est de celle-ci.
Situé dans la commune de Saül, ce périmètre s’étend à l’Ouest de la crique Saint-Léon et au Sud de la Crique Sophie.Propriété de Biotope
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III.2.2 Description des infrastructures et des travaux
Ce projet intervient dans le cadre de la demande de Permis de Recherche qu’établit la société Gaïa pour les terrains situés dans l’actuel PeR Sophie.
Au sein de ce PeR, la société Gaïa envisage de mener une campagne de prélèvement d’échantillons de sol et de roches en vu d’analyses chimiques, afin d’évaluer le potentiel aurifère des terrains qui s’y trouvent. 13 forages seront prélevés au sein de 8 placettes de forages de 15 × 15 m, comprenant chacune 2 à 3 forages d’une longueur de 100m environ.
Les pistes déjà existantes, d’environ 2,5m de large, permettront d’accéder à la zone. L’ouverture de nouvelles pistes de 5m de large est prévue pour accéder aux plateformes, sur des zones de fortes pentes.
Le relief important du site implique, pour le maintien des plateformes, de constituer des zones de remblai et déblai autour de celles-ci. Selon la pente, l’emprise des zones défrichées pour les plateformes seront donc plus ou moins étendues.
III.2.3 Modalités d’exploitation
Les travaux de défriche et de terrassement auront lieu au plus tôt au mois d’Août 2023.
Sur chaque plateforme, 2 à 3 forages seront réalisés. Les forages, d’environ 100m (linéaire), seront réalisés entre les mois d’août et de décembre 2023.
La carte suivante présente le plan des forages prévus dans le cadre du projet. Chaque plateforme est numérotée « LXX ». Les forages correspondent aux numéros qui figurent entre parenthèses à la suite de la numérotation de la plateforme.
Les plateformes L08, L09 et L32 comporteront 3 forages. Les 5 autres plateformes comporteront 2 forages.Propriété de Biotope
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Carte 1 : Plan de foragePropriété de Biotope
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III.3 Justification du projet
III.3.1 Raisons impératives d’intérêt public majeur du projet
Depuis 2015, la Guyane a vu ses compétences regroupées dans le cadre d’une collectivité territoriale unique. Ses compétences s’étendent dans de nombreux domaines tels que l'aménagement du territoire, le développement économique, la formation professionnelle, les transports, la culture et l'environnement.
Pour son fonctionnement, la Guyane dispose d'un budget important pour financer ses actions et projets, principalement grâce aux dotations de l'État et aux fonds européens.
III.3.1.1 La Guyane est confrontée à plusieurs difficultés qui sont liées à :
L’éloignement géographique
La Guyane est Le territoire d'outre-mer français, donc européen, situé en Amérique du Sud à 8000 km du territoire métropolitain.
La Guyane est soumise aux règles européennes limitant les échanges commerciaux avec ses proches voisins et se faisant principalement suivant l’axe Europe Guyane.
Cette situation géographique et ce rattachement à l’Europe rendent les échanges commerciaux et les communications difficiles et coûteux.
La faible densité de population fait de la Guyane l'un des départements français les moins peuplés. Cette situation limite l'offre de services publics, les opportunités économiques et les investissements, notamment dans les infrastructures.
La forte dépendance économique
L'économie de la Guyane est largement dépendante des subventions de l'État français. Cette dépendance rend l'économie vulnérable aux fluctuations des prix des importations.
Les difficultés sociales
La Guyane est confrontée à des difficultés sociales, telles que le chômage, la pauvreté, l'exclusion sociale et les inégalités. Ces problèmes peuvent affecter la santé et le bien-être de la population, ainsi que la stabilité sociale.
III.3.1.2 Le défis de la croissance démographique en Guyane
La croissance démographique en Guyane est un défi majeur pour les autorités. En effet, depuis plusieurs années, la population de la Guyane augmente de manière significative, avec une croissance annuelle estimée à environ 3%.
Selon l’Insee, le nombre d’habitants en 2050 devrait se situer entre 385 000 (scénario de référence bas) et 513 000 (scénario de référence haut).Propriété de Biotope
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Cette croissance démographique a des conséquences sur de nombreux aspects de la vie en Guyane, notamment sur les infrastructures, les équipements, l'offre de services publics, le logement et l'emploi. Elle engendre également des pressions sur l'environnement.
L'un des défis majeurs est d'adapter les infrastructures et les équipements aux besoins croissants de la population, notamment en matière de logement, de transports, d'éducation, de santé et de services publics.
Les dotations de l’État et les fonds européens seront à l’avenir de plus en plus conséquents. Il est donc important de créer des emplois et de soutenir le développement économique pour répondre aux besoins de la population en matière d'emploi et de pouvoir d'achat.
III.3.1.3 La filière aurifère en quelques chiffres (2019)
La filière aurifère réalise un chiffre d’affaires proche de 50 M€ (environ 1 % du PIB guyanais). Le nombre d’emplois directs, proche de 550, est resté relativement stable ces dernières années ; il représente environ 1,5 % du nombre des emplois au sein d’entreprises privées en Guyane. L’or constitue environ 20 % des exportations guyanaises.
III.3.1.4 La SAS GAÏA dans l’économie locale guyanaise : une consommation locale
Le tableau ci-après montre les dépenses réalisées par la SAS GAÏA dans le cadre de l’exploitation de titres AEX d’une validité de 4 ans.
En quatre ans, la SAS GAÏA a dépensé 11 591 381€ en achetant et consommant local, payé ses charges sociales, ses redevances et taxes minières et maintenu l’emploi d’une moyenne 34 salariés, dont les 3/4 habitent la Guyane.
Tableau 1 : Dépenses réalisées par la SAS GAÏA dans le cadre son activité d'extraction sur un cycle de 4 ansPropriété de Biotope
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Les denrées, les consommables importés ou produits localement sont soumis à diverses taxes et redevances qui assurent les recettes de la collectivité territoriale.
L’activité minière menée par des entrepreneurs locaux, comme la SAS GAÏA participe au maintien et au développement de l’économie de la Guyane.
III.3.1.5 Un projet inscrit dans un partenariat scientifique local et national : recherche et développement
Dans le cadre de ses activités, la SAS GAÏA a décidé de mener une étude dont l’objectif principal est de définir l’influence de l’extraction et de la réhabilitation sur les flux de contaminants issus de l’activité illégale et de l’état naturel des sols.
Nous avons organisé une collaboration scientifique dans le cadre d’un dispositif CIFRE (Conventions Industrielles de Formation par la Recherche) n°2021/0723 et confié le travail de recherche à une salarié-doctorante encadrée par des cadres de l’ISTerre/IRD de Grenoble, et IPREM/CNRS/UPPA (Université de PAU et des PAYS de l’ADOUR), du BRGM et l’UG (Université de Guyane).
Dans le cadre l’optimisation de la connaissance de la ressource et de sa gestion, nous avons programmé au second semestre 2023, une collaboration avec le BE GexplOre et l’Institut Polytechnique UniLaSAlle pour le développement d’une IA appliquée au domaine minier.
La prise en compte de l’environnement dans la conception de nos projets, la connaissance des impacts de notre activité sur l’environnement participe à l’amélioration de nos modes de gestion, pour la rationalisation des procédés, options à retenir pour un développement équilibré et durable, remplissant les fonctions économiques, environnementales et sociales.
III.3.2 Choix de positionnement du projet
Cette demande intervient dans le cadre d’une prospection plus large sur le périmètre du PER Sophie. Il semble que la ressource soit, sur le large périmètre étudié, très localisée.
Le projet a également été conçu en prenant en compte les infrastructures existantes (pistes et accès à la zone). De plus, l’emprise a été réduite par la concentration des zones de forage et l’optimisation des zones défrichées. En effet, plusieurs forages, soit deux à trois forages, seront prévus sur une même plateforme.
Ces raisons ont conditionné le choix de la position de ce projet sur la zone, ainsi que le tracé des pistes et la position des plateformes d’exploration.
La position du projet s’insère en marge d’un habitat dégradé.
III.3.3 Moyen mis en œuvre pour intégrer les enjeux du
projet
En plus des inventaires menés dans le cadre de cette étude, un inventaire renforcé pour recenser les individus de l’espèce protégée Swarztia viridifolia sur la zone a été mené par Biotope et par un agent formé par Biotope pour la reconnaissance de l’espèce.Propriété de Biotope
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La concentration des forages sur un nombre réduit de plateformes a permis de réduire significativement la surface impactée par le projet.
III.3.4 Mesures d’évitement
Aucune mesure d’évitement n’a été prévue dans le cadre de ce projet. Les enjeux du projet ont été intégrée en phase de conception de celui-ci.IV
lkhkjhkj
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IV Synthèse de l’expertise
écologique sur les habitats et la
florePropriété de Biotope
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IV Synthèse de l’expertise écologique sur les habitats et la flore
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IV.1 Equipe de travail
L’expertise écologique a été réalisée par l’équipe pluridisciplinaire Biotope Amazonie présentée ci-dessous :
Tableau 2 : Equipe de travail
L’équipe
Émile FONTY Chef de projet Suivi général du projet
Cartographie
Expertise des enjeux floristiques et
description des habitats naturels
Clarisse PETTIER Cheffe de projet Demande de dérogation aux espèces protégées
Anaïs
BONNEFOND
Chargée d'étude Expertise des enjeux faunistiques
(Mammalofaune dont chiroptères)
Timothé LE
PAPE
Chargé d'étude Expertise des enjeux faunistiques
(ichtyofaune, herpétofaune
batrachofaune, mammalofaune)
Hugo FOXONET Chargé d'étude Expertise des enjeux avifaunistiques
Olivier TOSTAIN Indépendant Expertise des enjeux avifaunistiques
Vincent RUFRAY Responsable d'agence Contrôle qualité
IV.2 Effort d’inventaire
Le planning de nos inventaires de terrain est présenté ci-dessous, pour l’ensemble des groupes étudiés.
L’inventaire a été réalisé en saison sèche et en saison des pluies. Au total, il représente 17jours de mission de prospections pour l’ensemble des taxons.
Tableau 3 : Planning des cessions d’inventaires de la faune, de la flore et des habitats
Date Taxon étudiés
Habitat
& Flore Ichtyofaune Batrachofaune Herpétofaune Avifaune Mammalofaune
Saison sèche
2021 Sept.
13 × × × × ×
14 × × × × ×
15 × × × × ×
16 × × × × ×Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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Date Taxon étudiés
Habitat
& Flore Ichtyofaune Batrachofaune Herpétofaune Avifaune Mammalofaune
17 × × × × ×
18 × × × × ×
Saison des pluies
2022
Jan. 31 × × × × ×
Fev.
1 × × × × ×
2 × × × × ×
3 × × × × ×
4 × × × × ×
5 × × × × ×
6 × × × × ×
7 × × × × ×
8 × × × × ×
2023 Mars
15 x
16 x
La carte suivante présente une partie des tracés des prospections ayant été effectuées sur la zone par les experts naturalistes.Propriété de Biotope
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Carte 2 : Missions de prospections – trajet des expertsPropriété de Biotope
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IV.3 État initial
IV.3.1 Habitats et flore
IV.3.1.1 Habitat
Forêt de terre ferme
La zone d’étude rapprochée s’étend au sud d’une série de reliefs orientés nord-ouest / sud- est dépassant 200 m d’altitude. La présence de ce relief influe sur la composition floristique des forêts. La famille des Sapotaceae est particulièrement riche en espèces et bien représentée dans le peuplement des arbres qui constituent la canopée. Cette caractéristique est représentative des forêts du centre de la Guyane, notamment de celles de la région de Saül (Mori et al. 2005). Le genre Pouteria est représenté par plus d’une douzaine d’espèces; en sous-bois, ce genre est représenté par P. decorticans et P. macrophylla tous deux très abondants ; parmi les arbres de plus haute stature, on retiendra la présence de quelques espèces peu courantes (P. laevigata) voire particulièrement rares : P. flavilatex, P. retinervis. Manilkara paraensis est abondant dans la strate haute de la canopée, son tronc crevassé caractéristique est particulièrement reconnaissable vis à vis des autres arbres. Le genre Micropholis est lui aussi diversifié dans la région et l’on remarquera la présence de plusieurs spécimens de Micropholis cayennensis. Enfin, signalons la découverte d’une Sapotaceae n’ayant pu être rattachée à aucune espèce. Il s’agit d’une espèce ligneuse formant des arbres massifs pouvant dominer localement la canopée. Ils produisent une litière épaisse de feuilles coriaces se decomposant mal. Ces feuilles rappellent celles d’un Chrysophyllum et présentent une couleur cuivrée et un duvet roussâtre, les fruits ovoïdes diffèrent des espèces connues en Guyane qui présentent des fruits plus sphériques.
Les Lecythidaceae, les Legumineuses et les Malvaceae sont également très présentes dans le peuplement, en abondance et en diversité. Cette famille propre aux néotropiques est représentée par plusieurs genres (Lecythis, Corythophora, Eschweilera, Couratari) et l’on retiendra l’abondance en haut de versant de Lecythis congestiflora, un arbre déterminant de ZNIEFF. Les Legumineuses sont représentées par des membres de leurs différentes sous- familles (Mimosoideae : Parkia, Pseudopitadenia, Stryphnodendron … ; Caesalpinoideae : Eperua, Vouacapoua, Dicorynia, Batesia … ; Papilionoideae : Vatairea, Pterocarpus, Swartzia, Hymenolobium …). On retiendra de cette famille d’abondantes populations de Swartzia viridiflora (syn. : Bocoa viridiflora, arbre protégé en Guyane française) qui se rencontre en haut des reliefs locaux (>180 m d’altitude) ainsi que la présence diffuse dans le peuplement d’espèces particulièrement rares propres à la région de Saül (eg : Stryphnodendron moricolor). Les Malvaceae sont également représentées par leurs différentes sous-familles (Grewioidea : Luehea, Apeiba ; Sterculiaceae : Sterculia) dont la plus riche et abondante et celle des Bombacoideae : (Eriotheca, Pachira, Matisia …).
D’autres familles, moins diversifiées, sont également abondantes dans le peuplement : Les Vochysiaceae (Vochysia, Qualea Erisma), les Myristicaceae (Virola, Iryanthera), les Moraceae (Brosimum, Ficus, Trymattococcus, Bagassa …) … On retiendra notamment la présence de Guatteria anteridifera, une Annonaceae qui n’était connue que de deux localités référencées à l’herbier de Guyane.Propriété de Biotope
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D’un point de vue structurel, les forêts situées haut de versant sont constituées d’arbre de diamètre souvent important et présentent un sous bois clair. Certaines espèces sont plus particulièrement associées aux sommets de ces reliefs (Pouteria laevigata, P. speciosa, Chrysophyllum durifructum, Brosimum parinarioides, Swartzia viridiflora, Thyrsodium guianense …).
Le sous-bois est fréquemment peu dense. Il comporte quelques espèces remarquables telles que la Bromeliaceae : Disteganthus basi-lateralis, ou la Rubiaceae Faramea tinguana. La strate épiphyte est riche en espèces ; les trois familles qui composent fréquemment ce cortège (Orchidaceae, Bormeliaceae, Aracaeae) sont bien représentées et diversifiées.
Forêt marécageuse
Des forêts marécageuses couvrent des secteurs dont la topographie est très peu marquée localement (flat) dans la zone d’étude. Un vaste flat est présent au sud-est de l’aire d’étude Guérilla. Il est en connexion avec la Crique Saint-Léon et situé en dehors du PER Sophie.
La topographie plane de ces forêts favorise le développement de méandres créé par l’écoulement lent de cours d’eau et de depression qui s’innonde en saison des pluies. Cette forte hydromorphie favorise l’implantation d’un cortège d’arbre susceptible de supporter ces conditions parmi lesquelles on rencontre fréquemment : Sapium paucinervium, Pachira insignis, Pterocarpus officinalis, Sterculia cf frondosa, Virola surinamensis, Alexa wachenheimii, Ficus piresiana … . Un arbre, déterminant de ZNIEFF et rattaché à la famille des Lecythidaceae, marque particulièrement ce type de peuplement : Couratari gloriosa. Le palmier pinot peut localement devenir très abondant et former des peuplements quasiment monospécifiques (pinotière), là où l’hydromorphie est très importante.
La famille des Myrtaceae particulièrement abondante dans le sous-bois de ces forêts, et ses représentant colonisent également les bas de pentes des forêts de terres fermes.
Dalles rocheuses
Un habitat remarquable a été découvert en dehors de la zone d’étude. Il se situe au sommet d’un relief dominant localement le PER, culminant à 276 m. Des affleurements rocheux sont fréquents sur le flanc sud-ouest de ce relief, donnant au peuplement forestier un aspect inahbituel, les troncs étant plus clairesemés et le sous-bois très clair. Ces conditions favorisent le développement d’une strate herbacée terrestre (Dieffenbacchia sp., Caladium bicolor, Hypolytrum jenmannii, Rhynchospora cephalotes, Piper …)
Le sommet est coiffé de blocs rocheux dont l’un forme un ecapement de quelques mètres de dénivelé et une ouverture dans la canopée forestière. L’apport de lumière ainsi que le substrat patriculier ont permis le développement d’une flore herbacée originale qui est localement dominée par une plante protégée en Guyane : Pitcairnia sastrei. D’autres espèces végétales remarquables sont associées à cette station, mais se trouvent plus diffuses autour de cette roche : Adiantopsis radiata, Liparis nervosa, Episcia xantha …Propriété de Biotope
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Carte 3 : Habitats sur la zone d’étudePropriété de Biotope
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IV.3.1.2 Flore
Flore protégée
• Swartzia viridiflora (Leguminosae)
Swartzia. viridiflora est le nom actuellement valide du taxon Bocoa viridiflora, figurant sur la liste des espèces protégées de Guyane ; le genre Bocoa ayant été invalidé. Ce genre comprenait, en Guyane, deux représentants : B. prouacensis et B. viridiflora (actuellement S. prouacensis et S. viridiflora). Ces deux espèces sont des arbres de stature moyenne pouvant atteindre la canopée. Il est relativement difficile de distinguer ces deux espèces en forêt, tant elles sont similaires dans leur écologie et leur morphologie. Toutes deux affectionnent les sols profonds et bien drainés. Leur écorce externe est grisâtre et écailleuse. Sur les jeunes individus (< 10 cm de diamètre), cette écorce présente un léger quadrillage facilement reconnaissable. Elle s’exfolie ensuite en fines plaques irrégulières, qui donnent aux vieux individus un aspect martelé. L’écorce interne est jaune traversée de fibres noires, puis rouges contre l’aubier. L’aubier est également jaune ; le duramen (bois de cœur) est quant à lui d’un noir profond. Très riche en fibre, il est extrêmement dur ; ce qui explique l’appellation locale « aye udu » ou « bois de fer » qui est attribuée à cet arbre.
C’est grâce aux feuilles que l’on peut distinguer les deux espèces sur le terrain. Comme la plupart des Papillionoideae, les Swartzia possèdent des feuilles composées. Le nombre de foliole est cependant réduit à un seul pour les feuilles de S. prouacensis. En revanche, les feuilles de S. viridiflora peuvent être uni-, bi- ou trifoliées ; un même individu peut présenter tous les types de feuilles … Cette différence est tenue, mais sans équivoque lorsque des feuilles composées sont observées. Elle est d’autant plus visible sur les jeunes individus qui présentent des feuilles plus fréquemment composées. En plus, de cette différence de morphologie des feuilles, S. prouacensis se distingue de S. viridiflora par d’autres critères rarement observés depuis le sol (persistance et forme des stipules, pilosité de l’inflorescence …).
S. viridiflora n’est présent que dans le nord de l’Amérique du Sud. Cette espèce est signalée sur le bouclier guyanais du Guyana à la Guyane française, et plus au sud dans les États de l’Amazonas et du Pará. En Guyane française, un peu plus d’une dizaine de part a été déposées à l’herbier de Cayenne, mais elles ne couvrent que cinq localités. Ces dernières sont essentiellement situées dans le sud du département (Frontière Brésilienne, Saül, Massif des Emerillons, Réserve de la Trinité …).
Cette espèce est très abondante sur la zone. Plus de 1100 individus ont été recensés sur la zone et ses alentours.
Cette espèce est également déterminante de ZNIEFF.Propriété de Biotope
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• Pitcairnia sastrei (Bromeliaceae)
Pitcairnia sastrei est une plante herbacée rattachée à la famille des Bromeliaceae. Il s’agit d’une plante saxicole dont les parties végétatives se déssèchent très certainement en saisons sèches, compte tenu de l’absence de réserve en eau de ce type d’habitat.
Hormis quelques très rares exceptions, les Bromeliaceae se présente sous la forme d’une rosette de feuille plus ou moins longues et coriaces et produisant des rejets à leur base ; P. sastrei ne déroge pas à cette règle. Cette espèce présente un dimorphisme foliaire assez marqué au cours de sa croissance. Les rejets produits par les plants matures sont des rosettes constituées de très petites feuilles sinueuses et épineuses qui protègent les méristèmes apicaux, très certainement lorsque les plantes sont en pose en saison sèche. En saison des pluies, la plante développe de très longues feuilles (>80 cm) qui forment un tube d’environ 40 cm avant de s’étaller en éventaille.
P. sastrei est endémique à l’est du plateau des Guyane. Son aire de répartition s’étend du Guyana à l’État de l’Amapá au Brésil ; mais il n’a encore jamais observé au Surinam. Son écologie, très particulière, fait que cette espèce est naturellement rare au sein de son aire de répartition. En Guyane française, cette espèce a fait l’objet de plus d’une vingtaine de collectes réparties en une quinzaine de localités situées au sud d’une ligne reliant les sommets de l’Armontabo (Saint-Georges) aux savanes roches de la Trinité (Mana). La station découverte lors de nos prospections se trouve au nord de l’aire d’étude Guérilla, au sommet du relief culminant à 276 m.
Cette espèce est également déterminante de ZNIEFF.
Flore déterminante de ZNIEFF
• Pouteria maxima (Sapotaceae)
Cette espèce a été récemment décrite et n’est connue en Guyane que de trois collectes déposées à l’herbier de Cayenne, issues de deux stations (Saül et Savane Roche Virginie). Son aire de répartition semble être centrée sur le nord du bassin Amazonien, atteignant sa limite septentrionale en Guyane Française.
• Alibertia latifolia (Rubiaceae)
Alibertia latifolia est un arbuste chétif rattaché à la famille des Rubiaceae. Comme l’indique l’épithète décrivant cette espèce, il possède des feuilles au limbe élargie, de forme globalement spathulée. Cette espèce développe des fleurs à la corolle soudée tubullaires à leur base et aux pétales atténués à l’apex ; de couleur blanc-jaune.
Figure 1 : Chrysophyllum durifructum
(© Fonty É. / Biotope)Propriété de Biotope
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L’aire de répartition de cette espèce semble discontinue au sein du Bassin Amazonien (États du Tocanti et de l’Amazonas au Brésil), et sur le Bouclier guyanais (Venezuela, Guyana, Suriname, Guyane française). En Guyane française, cette espèce a été collectée moins de 5 fois, toujours dans l’extrême est du département. Cette espèce est discrète, et semble affectionner les forêts marécageuses, habitat difficilement prospectable ; elle pourrait donc avoir été sous-echantillonnée. Néanmoins, sa découverte au sein de l’aire d’étude Guérilla est remarquable, car il s’agit de la première observation en Guyane en dehors du bassin versant de la Camopi.
• Aristolochia cf. bukuti (Aristolochiaceae)
Aristolochia bukuti est une liane rattachée à la famille des Aristolochiaceae. Elle présente des feuilles coriaces, en forme de cœur, dont la face inférieure est vert-glauque ; elles sont aisément repérables dans la litière. Une autre espèce rattachée au même genre, également déterminanes de ZNIEFF, lui ressemble fortement : A. stahelii. En l’absence de pièces fertiles, il est difficile de rattacher un spécimen observé dans la nature à l’une au l’autre des espèces.
Tout comme A. stahelii, A. bukuti est endémique en Guyane française et au Suriname. Ces deux espèces sont réparties sur l’ensemble du territoire. Comme la plupart des lianes, elles peuvent être favorisées par de légères ouvertures dans l’habitat forestier. Des feuilles d’A. bukuti ont été observées dans la litière au nord de l’aire d’étude Guérilla, en dehors de son périmètre, mais cette espèce est probablement présente sur l’ensemble des deux aires d’étude.
• Chamaecostus lanceolatus pulchriflorus (Costaceae)
Il s’agit d’une plante herbacée pouvant atteindre 1 m de haut. Comme la plusieurs espèces de cette famille, les feuilles sont insérées de manière spiralée autour de la tige qui forme elle-même une hélice, ce qui lui donne un port particulier. Les fleurs de cette espèce sont remarquables ; la corole est de couleur rouge brique et possède un large label veiné d’orange.
Si l’espèce C. lanceolatus est présente depuis la Colombie jusqu’au nord du Brésil (Mato Grosso), la sous-espèce ici considérée n’est signalée que dans les États du Pará et de l’Amapá ainsi qu’en Guyane française. Neuf stations de C. lanceolatus pulchriflorus sont connues dans ce département, toutes localisées dans le quart sud-ouest. Une population de cette espèce a été localisées lors des prospections réalisées en 2022, sur le versant sud- ouest du sommet culminant à 276 m d’altitude.
• Chrysophyllum durifructum (Sapotaceae)
Chrysophyllum durifructum fait partie du cortège des arbres au port massifs qui constituent le peuplement de haut de versant au sein des forêts de etrre ferme du PER Sophie. Son tronc est régulier, il présente une écorce externe lisse, blanc-gris, et une écorce interne très épaisse (>5 cm) de couleurjaune-orangée et dont un latex blanc s’échappe abondamment à l’entaille. Ses feuilles, alternes et simples sont larges et obovales. Elles produisent une litière abondante de laquelle elles se distinguent par le contrase noir/jaune qu’arborent les nervures principales et le limbe, respectivement, avant leur décomposition. Le fruit est une baie sphérique, au péricarpe légèrement lignifié, renfermant jusqu’à cinq graines.
Figure 2 : Alibertia latifolia (© Fonty É. /
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Figure 3 : Chamaecostus lanceolatus
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L’aire de répartition de cette espèce est disjointe entre l’État de l’Amazonas (Brésil), à l’ouest du bassin Amazonien, et la Guyane française. Dans ce département C. durifructum n’a été collécté qu’à quatre reprises au sein de stations qui se répartissent de Saül à la Savane Roche Virginie, en passant par l’inselberg des Nouragues. La découverte de cette nouvelle station est donc remarquable. Cette espèce a été observée au sein des deux aires d’étude.
• Couratari gloriosa (Lecythidaceae)
Le genre Couratari comporte des espèces qui sont parmi les plus imposantes de Guyane française. Couratari stellata, C. multiflora, C. guianensis sont parmi arbres émergents les plus fréquemment rencontrés en forêt, ; ils se repère aisément par leurs larges contreforts. À l’inverse, Couratari gloriosa est un arbre anodin pouvant être l’un des constituant, parmi tant d’autres, de la canopée. Il arbore de larges feuilles costées proches de C. guianensis. Les deux espèces se distinguent par leur écologie, C. gloriosa étant abondant en forêt inondable. La forme des feuilles, la pilosité de leur face inférieure, ainsi que la couleur de leurs fleurs, lorsqu’elles peuvent être observées, permettent également de différencier ces deux espèces.
Couratari gloriosa est un arbre endémique au plateau des Guyanes ; son aire de répartition est restreinte au Guyana, au Suriname et à la Guyane française. En Guyane française, il est signalé dans la moitié nord du territoire où il est localement abondant.
Cette espèce est inféodée aux forêst marécageuses, elle se rencontre dans les forêts de flat présente sur les deux aires d’étude où elle peut être localement abondante, on l’observe parfois au niveau des talweg alimentant ces forêts marécageuses.
• Dicorynia guianensis (Leguminosae)
L'angélique est une espèce strictement endémique des Trois Guyanes, essentiellement centrée sur le bassin du Maroni et à peine connue du Guyana. Très commun sur notre territoire, ce grand arbre est particulièrement recherché pour ses qualités de bois d’œuvre.
C'est en effet l'essence forestière la plus exploitée de Guyane, représentant à elle-seule plus d'un tiers de la production. Les populations d'Angélique se font de manière agrégative. Certains individus présents sur la parcelle possèdent des caractéristiques qui permettraient leur exploitation. Etant donnée la qualité de ce bois, il est important de valoriser leur abattage par une récupération des fûts et un transport vers une scierie. C’est une espèce abondante en forêts de terre ferme.
• Faramea tinguana (Rubiaceae)
Faramea tinguana est un arbuste de petite taille (<50 cm) rattaché à la famille des Rubiaceae. Ces feuilles sont acaules et possèdent un large limbe spatulé. Cette espèce est remaquable par la couleur que prennent ses fruits à maturité, devenant d’un violet intense ; probablement pour faciliter leur consommation par des disperseurs potentiels (avifaune).
L’aire de repartition de cette espèce est remaquable ; elle est représentée par deux sous populations distantes de plusieurs milliers de kilomètres (Guyane françaises / État de Rio de Janeiro, Brésil). En Guyane française, cette espèce se répartit au sud d’une ligne reliant Gobaya Soula (Maripasoula) à la montagne de Kaw en passant par la Réserve des
Figure 4 : Faramea tinguana (© Fonty
É. / Biotope)
Figure 5 : Guarea michel-moddei (©
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Nouragues (Régina). Quelques plants sont répartis de manière diffuse dans le sous bois, en particulier dans l’aire d’étude Guérilla.
• Guarea michel-moddei (Meliaceae)
Guarea michel-moddei est un arbuste se développant dans le sous-bois des forêts matures qui est rattaché à la famille des Meliaceae. Il est facilement reconnaissable aux crêtes liégeuses qui se développent sur son écorce. Cette espèce est quasiment endémique en Guyane française où a été collecté l’échantillon type (échantillon sur lequel se base la description de l’espèce) ; elle n’est signalée ailleurs dans le monde que dans l’Amapa, l’état voisin au Brésil. En Guyane, cette espèce a fait l’objet de nombreuse collectes bien reparties sur le territoire, sauf dans l’ouest.
Une petite population de G. michel-moddei a été observé au nord-est de l’aire d’étude Guérilla
• Guatteria anteridifera (Annonaceae)
Les Annonaceae, auxquelles est rattaché Guatteria anteridifera sont fréquemment des arbustes de stature modeste. G. anteridifera quant à elle est un arbre pouvant atteindre plus de 60 cm de diamètre et près de 30 m de hauteur. Il présente un tronc dont la base est munie de contreforts épais et peu étendus. Son écorce externe est noire, l’entaille laisse apparaître une écorce interne de couleur jaune, fibreuse, laissant échapper une odeur acidulée caractéristique de cette famille. Les feuilles sont alternes, au limbe oval et gauffré.
Guatteria anteridifera est une espèce rare et peu répandue. Elle est endémique en Guyane française et dans l’État de l’Amapá voisin. En Guyane française, elle n’a fait l’objet que de deux collectes, issue de la même station (Savane-Roche Virginie, Régina) qui est également la station type. Nous l’avons par ailleurs retrouvé lors de nos prospections sur la commune de Saint-Elie, dans le centre du département. La découverte d’une troisième station de cette espèce est donc tout à fait remarquable est important du point de vue de la conservation.
• Inga retinocarpa (Leguminosae)
Inga retinocarpa est un arbre rattaché la sous-famille des Mimosioidaea (Leguminosae). Sont aire de répartition s’étend du Guyana au États de l’Amapá et du Pará. En Guyane française, cet arbre est signalé dans toute la moitié est du département.
Un spécimen de I. retinocarpa a été recensé au nord de l’aire d’étude Guérilla. Sa présence est probablemnt diffuse dans le peuplement forestier.
• Lecythis congestiflora (lLecythidaceae)
Il s’agit d’un arbre pouvant être exploité, sous l’appellation « mahot rouge », tant la distinction des espèces du genre Lecythis est délicate, sur le terrain, en l’absence de matériel fertile. Cependant L. congestiflora est facilement reconnaissable par ses larges feuilles et la forme de ses fruits. La répartition de cette espèce est très réduite ; L. congestiflora n’est signalée qu’au nord du Suriname et de la Guyane française. Dans notre département, cette
Figure 6 : Guatteria antéridifera (©
Fonty É. / Biotope)
Figure 7 : Micropholis cayennensis (©
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espèce n’a été collectée qu’au sein d’une dizaine de localités, il n’est connu dans le sud que de la réserve des Nouragues.
L. congestiflora est localement abondante en forêt de terre ferme ; c’est l’une des Lecythidaceae les plus fréquentes au sein des zones d’études.
• Lepanthes cremersii (Orchidaceae)
Il s’agit d’une petite orchidée épiphyte. Leurs tiges, grêles, sont réunies en bouquets, et ne portent qu’une large feuille en forme de cœur à leur extémitée. L’inflorescence prend naissance à la base de cette feuille, qui lui sert de support ; les pétales des fleurs s’organisent en triangle et sont de couleur jaune réhaussée de rouge. Lepanthes cremersii se différencie des autres espèces du genre par la présence de bractées longuement cilliées le long des tiges.
Cette espèce est endémique en Guyane française (Montagne Bellevue de l’Inini, Saül, Mont Chauve, Tumuc Humac, Dékou-Dékou) et pourrait être présente au Surinam. Il s’agit de la cinquième station connue de cette espèce ; elle n’a été observée qu’à une reprise sur le site, mais est suscéptible d’être abondante sur l’ensemble du massif, notamment au niveau des talweg encaissés.
• Micropholis cayennensis (Sapotaceae)
Micropholis cayennensis est un arbre imposant rattaché à la famille des Sapotaceae. Il présente un fût régulier supporté par des contreforts alliforme. Il se reconnaît notamment par ses larges feuilles coriaces au limbe oblong et à la nervation secondaire parallèle.
Cette espèce est endémique dans l’État de l’Amapá ainsi qu’en Guyane française, où elle est répandue dans le nord-est et le centre du département. Plusieurs spécimens ont été observés au sein des deux aires d’étude.
• Monotagma laxum (Marantaceae)
Monotgma laxum est une plante au port herbacé se développant dans le sous bois des forêts bien drainée. Elle se présente sous la forme d’une rosette de feuilles aux pétioles draissés, ailés et allongé (env. 50 cm) supportant un ample limbe grossièrement triangulaire. Comme l’indique l’épithète du nom scientifique, l’inflorescence présente des fleurs espacées le long d’axes plus ou moins allongés.
L’aire de répartition de cette espèce couvre tout le nord de l’Amérique du Sud, du nord du Brésil à la Colombie en passant par le Pérou. Deux collectes de cette espèce ont été déposées à l’herbier de Guyane (CAY) ; l’une prélevée à l’extrême sud-ouest (Mitaraka) et l’autre au nord-est (Crique Kounamari, Régina). Deux spécimens de M. laxum ont été observés au nord-ouest de l’aire d’étude Guérilla.
Figure 8 : Lepanthes cremersii (© Fonty
É. / Biotope)Propriété de Biotope
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• Napeanthus macrostoma (Gesneriaceae)
Napeanthus macrostoma es tune plante herbacée rattachée à la famille des Gesneriaceae. Elle se présente sous la forme d’une rosette de larges feuilles au limbe spatulé, presque sessiles. L’inflorescence est une ombelle pauciflore de fleur à la corolle soudée blanche, zygomorphe, portée par un long pédoncule.
L’aire de répartition de N. macrostoma est restreinte à l’est du Bouclier guyanais et s’étend du Surinam à l’État de l’Amapá au Brésil. Cette espèce ne se développe que sur les parois humides qui bordent les criques torrentielles d’altitude. Cette écologique originale fait que cette espèce est naturellement rare au sein de son aire de répartition. En Guyane française, N. macrostoma a fait l’objet de plus d’une trentaine de collectes déposées à l’Herbier de Guyane représentant une vingtaine de stations bien raprties sur le territoire.
Cette espèce a été observée sur les berges d’une crique torrentielle s’écoulant au pied du relief culminant à 276 m au nord de l’aire d’étude Guérilla.
• Pouteria flavilatex (Sapotaceae)
Pouteria flavilatex est un des arbres fréquentant les forêts situées en haut de versant. Son tronc est brun écailleux, légèrement irrégulier. L’entaille découvre une écorce interne jaune d’où s’écoule un latex fluide jaune-translucide, ce qui est très particulier parmi les Sapotaceae qui possèdent un latex généralement blanc.
Pouteria flavilatex est endémique dans l’État de l’Amazonas au Brésil, les populations observées en Guyane française diffèrent lègèrement des populations types par l’absence d’un indument sur la face inférieure des feuilles. Cette espèce a été collectée dans la région de Saül (Mori et al. 2005), dans le massif des Tumuc-Humac et possiblement sur la Piste de Saint-Élie.
Un seul spécimen de P. flavilatex a été observé au sein de l’aire d’étude Guérilla.
• Pouteria retinervis (Sapotaceae)
Pouteria retinervis est un des arbres fréquentant les forêts situées en haut de versant. Son tronc est régulier, mais devient cannelé avec l’âge. L’écorce externe est brun sombre et s’écaille en fines plaques. L’écorce interne, très caractéristique, apparaît lamellée en bandes jaunes et blanches ; il s’en écoule un latex blanc, peu abondant.
L’aire de répartition de Pouteria retinervis est disjointe entre l’État de l’Amazonas au Brésil et la Guyane française. Au sein de ce département, P. retinervis n’a été observé que dans la région de Saül.
Cette espèce est répartie de manière diffuse dans le peuplement forestier en haut de versant au sein des deux aires d’étude.
Figure 10 : Pouteria flavilatex (© Fonty
É. / Biotope)
Figure 9 : Pouteria retinervis (© Fonty
É. / Biotope)Propriété de Biotope
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Autre flore remarquable
• Disteganthus gracieae (Bromeliaceae)
Disteganthus graciae est une plante terrestre formant des rosettes de longues feuilles (>80 cm) à la marge épineuse. Elle se distingue des autres espèces du genre Disteganthus grâce à ses feuilles au limble plan dans la partie supérieur, plus large (>6 cm), ainsi que par son rétrecissement graduel du tiers supérieur vers la base. La face inférieure présente également une couleur gris-rosé qui n’est pas marquée chez les autres espèces.
Cette espèce est endémique en Guyane française où elle se répartie dans la moitié sud-est du département (Aguirre-Santoro et Michelangeli, 2015). Sa déscription est postérieure à l’établissement de la liste des espèces végétales déterminantes de ZNIEFF (2013), sans quoi, elle y aurait très certainement figuré.
• Xanthosoma nodosum (Araceae)
Xanthosoma nodosum est une plante rattachée à la famille des Araceae. Elle possède une tige dressée, mesurant près d’un mètre et épaisse d’environ 10 cm, qui arbore à sont extremitée cinq à six larges feuilles (40×60 cm). Cette tige présente tout du long des nodosités qui font une des particularités les plus remarquables de cette espèce. En saison, des inflorescence caractéristiques de la famille des Araceae, naissent à l’aisselle de ces feuilles. Récemment décrite, X. nodosum ne bénéficie d’aucun statut de conservation ; elle est cependant endémique en Guyane française où elle n’est connue que d’un nombre de station très réduit. Cette espèce fréquente les bas-fonds encaissés ; on notera cependant qu’elle est suscéptible de s’accommoder d’anciennes baranques peu étendues et en grande partie comblées.Propriété de Biotope
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Carte 4 : Flore remarquablePropriété de Biotope
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Carte 5 : Inventaire des individus de Swartzia viridiflora sur la zone d’étudePropriété de Biotope
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IV.3.2 Faune
IV.3.2.1 Ichtyofaune
Au total, 16 espèces issues de 4 ordres, 8 familles et 16 genres ont été inventoriées sur la zone d’étude.
La crique prospectée a été très lourdement impactée par l’orpaillage illégal, de l’aval jusqu’au thalweg où elle prend sa source. L’épaisseur de boues latéritiques sur les berges et dans les barranques est importante, induisant une turbidité élevée de l’eau à la moindre perturbation. Il y a de plus de nombreuses barranques le long du cours d’eau.
Au total, 16 espèces issues de 4 ordres, 8 familles et 16 genres ont été inventoriées sur la zone. En aval dans la crique plus profonde et les barranques (GAIA 1 et 2), une espèce de curimatidae a été observée en abondance (Cyphocharax spilurus), accompagnée de cichlidae (Krobia itanyi, Guyanacara owroewefi et Cleithracara maronii). Des Microcharacidium eleotrioides juveniles (crenuchidae de petite taille) ont également été collectés sur cette zone, ainsi que trois espèces de characidae (Poptella brevispina, Astyanax bimaculatus et Jupiaba keithi). Plus en amont on trouve un plus petit characidae (Hemigrammus unilineatus), un patagaï (Hoplias malabaricus), espèce carnivore qui a été capturée dans une nasse dans la barranque située en amont (GAIA 7) et un Ituglanis nebulosus pêché à l’épuisette dans la litière du cours d’eau peu profond au niveau de GAIA 5. On retrouve sur toute la zone certaines espèces de lebiasinidae (Copella carsevennensis et Pyrrhulina filamentosa) ainsi qu’une petite espèce de characidae, Hyphessobrycon roseus. Quelques individus d’Anablepsoides igneus ont également été observés en amont et en aval. Un autre rivulidae est présent en abondance sur la zone, il s’agirait de Laimosemion aff agilae hybride, espèce présente sur les pripris Yiyi et déjà observée également sur le bassin versant de la Mana (Comm. pers. Pierre-Yves Le Bail). Des individus mâles et femelles ont été conservés pour séquençage ADN.
La diversité piscicole parait faible sur ce site fortement impacté par l’orpaillage illégal il y a plusieurs années. Le milieu parait peu propice au développement d’une population de poissons riche et diversifiée, particulièrement sur la zone amont. Sur cette zone, la crique, située entre les barranques avec une faible profondeur d’eau (quelques centimètres), abrite très peu d’espèces de poissons en faibles abondances, à l’exception du L. aff agilae hybride, abondant dans les flaques et trous d’eau à proximité. Les difficultés d’accès (berges peu accessibles, boueuses et instables) ont cependant diminué l’efficacité des techniques de pêche et n’ont surement pas permis l’observation des espèces présentes sur la zone de manière exhaustive, particulièrement dans les barranques. Le faible débit observé, malgré un échantillonnage réalisé en saison des pluies, peut amener à faire douter de la pérennité du cours d’eau en saison sèche sur le secteur amont.
IV.3.2.2 Batrachofaune
Nos prospections diurnes et nocturnes au sein de la zone d’étude nous ont permis d’identifier 52 espèces d’amphibiens. Les habitats étudiés sont globalement en excellent état de conservation et très favorables à la batrachofaune. On observe cependant un gradient de perturbation croissant à mesure que l’on se rapproche de la base-vie Guérilla, située à l’extrême sud-est du PER Sophie. L’aire d’étude Lucie/Guérilla présente des traces d’exploitation d’or alluvionnaire, enclavées dans un massif forestier intact, qui ne concernent généralement que les fonds de talweg encaissés. Les habitats les plus dégradés Figure 14 : Cératophrys cornu (Ceratophrys cornuta) T. Le Pape
Figure 11 : Station 1 aval - HYDRECO
Figure 12 : Station 1 détail des berges
instables constituées de latérites
Figure 13 : Station 2 – petite baranque
de 50-100 cm de profondeurPropriété de Biotope
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entourent la base-vie de Guérilla et sont représentés par des baranques. Les espèces recensées se répartissent en cortèges liés aux différents milieux qui composent les secteurs étudiés.
Le cortège dominant les aires inventoriées est celui des amphibiens de forêt mature. Ce cortège est représenté au sein des aires d’étude rapprochées par : la Trachycéphale métronome (Trachycephalus hadroceps), la Trachycéphale Kunawalu (Trachycephalus resinifictrix), l’Hylode inguinale (Pristimantis inguinalis), la Rainette à flancs étoilés (Boana semilineata), l’Allobate à flancs noirs (Allobates granti), l’Anomaloglosse des Guyanes (Anomaloglossus baeobatrachus), l’Engystomops de Peters (Engystomops petersi), la Dendrobate à tapirer (Dendrobates tinctorius), l’Otophryne hurlante (Otophryne pyburni). L’Adénomère de Heyer (Adenomera heyeri), Pipa rugueuse (Pipa aspera). Certaines de ces espèces sont rares à l’instar de la Pipa rugueuse, une espèce déterminante de ZNIEFF. L’Otophryne hurlante, l’Adénomère de Heyer et l’Allobate à flancs noirs sont également des espèces déterminantes de ZNIEFF tandis que la Dendrobate à tapirer est, de surcroît, protégée.
Nous avons également contacté plusieurs espèces indicatrices d’évènement de reproduction simultané (« explosive breedings »). Ce therme anglais désigne une période, réduite dans le temps, durant laquelle une, ou plus souvent plusieurs espèces, se reproduisent en nombre conséquent. Ces évènements ont généralement lieu au tout début de la saison des pluies, lorsque les premières grosses précipitations remplissent les mares forestières, ce qui déclenche le rassemblement de milliers d’amphibiens. Les espèces qui composent ce cortège peuvent être considérées comme des indicateurs biologiques d’habitat en excellent état de conservation, elles sont par ailleurs très exigeantes dans le choix de leurs sites de reproduction, qui conviennent d’être préservés avec une attention toute particulière. Bien qu’aucun évènement de reproduction simultanée n’ait été observé lors de nos prospection, cinq espèces caractéristiques de ce cortège ont été recensées au sein des aires d’étude rapprochées : l’Ostéocéphale de Leprieur (Osteocephalus leprieurii), la Scinax proboscidienne (Scinax proboscideus), le Chiasmocle de Shudikar (Chiasmocleis shudikarensis), le Cératophrys cornu (Ceratophrys cornuta), Allophryne arlequin (Allophryne ruthveni). La découverte de ces espèces indique avec certitude que des explosives breedings ont lieu au sein de mares de la zone d’étude. De plus l’Ostéocéphale de Leprieur et le Cératophrys cornu sont des espèces protégées avec habitat.
Plusieurs espèces d’amphibiens forestiers sont également présents au sein de la zone d’étude, sans qu’elles soient indicatrices de forêt en bon état de conservation. Il s’agit d’espèces communes à toute la Guyane s’accommodant parfois de forêts secondaires. Nous avons recensé plus d’une vingtaine d’espèces pouvant être rattachées à ce cortège. Elles peuvent être regroupées selon leur mode de vie, qu’il soit arboricole, telles les Ostéocéphales (Osteocephalus taurinus, O. oophagus), les phylloméduses (Phyllomedusa bicolor, P. vaillantii, Callimedusa tomopterna) des rainettes (Dendropsophus sp. 1, Boana dentei, B. multifasciata, B. fasciata), ou terrestre telles les hylodes (Pristimantis chiastonotus, P. zeuctotylus), les leptodactyles (Leptodactylus guianensis, L. mystaceus, L. pentadactylus, L. rhodomystax, L. stenodema, L. petersii, L.sp. gr. podicipinus C), les crapauds (Rhaebo guttatus, Rhinella castaneotica, R. margaritifera, R. marina), l’Adénomère familière (Adenomera andreae), l’Allobate fémoral (Allobates femoralis) ou le Dendrobate cliquetant (Ameerega hahneli). Deux espèces déterminnates de ZNIEFF sont rattachées à ce cortège : Rainette à doigts orange (Dendropsophus sp.1) et la Rainette des bas-fonds (Boana dentei).
Figure 15 : Scinax proboscidienne
(Scinax proboscideus) T. Le PapePropriété de Biotope
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Un cortège d’espèce associé aux petites criques forestières est présent sur l’ensemble de la zone d’étude ; il est essentiellement composé de centrolènes qui sont, au sein du PER Sophie, abondantes et diversifiées (5 espèces). Les centrolénidés déposent leurs œufs dans les feuilles au bord de criques de manière à ce que leurs têtards tombent directement dans l’eau à l’éclosion. L’évolution de ces espèces est donc liée aux criques qu’elles fréquentent. Ont été recensées : la Centrolène splendide (Cochranella geijskesi), la Centrolène ponctuée (Hyalinobatrachium cappellei), la Centrolène des Oyampis (Vitreorana ritae), la Centrolène à points jaunes (Teratohyla midas), et la Centrolène siffleuse (Hyalinobatrachium mondolfii). La Centrolène splendide et la Centrolène siffleuse sont des espèces déterminantes de ZNIEFF.
Enfin, les baranques proches de lisières forestières accueillent un cortège d’espèces de milieux ouverts humides et de zones marécageuses tels que la Rainette à bandeau (Dendropsophus leucophyllatus), la Rainette éperonnée (Boana calcarata), la Scinax de Boesemann (Scinax boesemani), la Scinax des maisons (Scinax ruber), la Rainette centrolène (Boana cinerascens) ou encore la Rainette patte d'oie (Boana boans), que l’on peut également contacter au bord des criques forestières. Ces espèces sont fréquentes sur l’ensemble du territoire et s’accomodent de, voir indiquent, la perturbation des habitats naturels.
Parmi les espèces observées, 6 sont dites déterminantes ZNIEFF. K. itanyi, C. spilurus, G. owroewefi et M. eleotrioides sont largement répandus sur les grands bassins versant de l’ouest guyanais. H. roseus est moins fréquemment observé et sa présence est plus localisée sur les parties amont de l’Oyapock, du Maroni et de la Mana. Les observations de I. nebulosus sont également moins commune, mais sa petite taille et son comportement pourrait expliquer cette apparente rareté. Cette espèce décrite à l’origine de l’Approuague (De Pinna & Keith, 2003), a depuis été retrouvée sur plusieurs localités en Guyane des bassins versants du Maroni jusqu’à l’Oyapock (exception faite de l’Iracoubo et du Kourou). Toutes les espèces sont classées en préoccupation mineure dans la liste rouge régionale UICN, excepté L. aff agilae hybride, non étudié (Non Evalué NE) lors de la création de cette liste.
IV.3.2.3 Herpétofaune
Trente-trois espèces de reptiles ont été contactées au sein du secteur étudié lors des prospections.
Nous avons recensé 13 espèces de serpents, parmi lesquelles trois espèces sont rarement observées : le Liane à gorge verte (Philodryas argentea), le Corail à collier d'or (Micrurus hemprichii) et le Grage grands carreaux (Lachesis muta). Les autres espèces sont communes en Guyane telles que l’Anaconda géant (Eunectes murinus), le Chasseur souligné (Chironius exoletus), le Chasseur agouti (C. scurrulus), l’Helicope grage (Helicops angulatus), le Dipsas à nuque rousse (Dipsas catesbyi), l’Imantode à nuque tatouée (Imantodes cenchoa), le Diane à tête orangée (Siphlophis compressus), la Couresse verdâtre (Erythrolamprus typhlus), la Chasseresse émeraude (Philodryas viridissima) et le Pseudoboa écarlate (Pseudoboa coronata).
Des lézards communs des forêt primaires et secondaires ont été contactés au sein de la zone d’étude, dont des espèces arboricoles telles que l’Anolis à fanon bleu (Norops chrysolepis), l’Anolis brun doré (N. fuscoauratus), le Gonatode des carbets (Gonatodes humeralis), le Tropidure plissé (Plica plica), le Tropidure ombré (P. umbra), et le Tropidure sourcilleux
Figure 16 : Serpent liane argenté
(Philodryas argentea) T. Le Pape
Figure 17 : Corail à collier d'or
(Micrurus hemprichii) T. Le PapePropriété de Biotope
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(Uranoscodon superciliosus). Ce dernier n’hésite pas à se réfugier au fond des criques à l’instar du Nesticure sillonné (Neusticurus bicarinatus) également présent sur les zones. Nous avons observé des espèces terrestres tels que le Kentropyx des chablis (Kentropyx calcarata), l’Ameive commun (Ameiva ameiva), le Téju commun (Tupinambis teguixin), le Lézard hexagone (Alopoglossus angulatus), l’Arthrosaure de Kock (Arthrosaura kockii), le Léposome des Guyanes (Loxopholis guianense), le Mabuya à points noirs (Copeoglossum nigropunctatum), le Gecko nain d'Amazonie (Chatogekko amazonicus), et le Chalcide fouisseur (Bachia flavescens) une espèce qui évolue au sein de la litière qui compose le sol forestier.
LesCaïmans à lunettes (Caiman crocodilus) sont visibles au sein des grandes baranques revégétalisées. Le Caïman à lunettes est une espèce déterminante de ZNIEFF principalement connue des marais du littoral guyanais, mais il se retrouve régulièrement dans les vastes étendues d’eau de l’intérieur des terres.
Les nasses disposées au sein des criques forestières ont permis la capture de plusieurs Rhinoclemmydes ponctuées (Rhinoclemmys punctularia), tandis que nous avons observé une Tortue denticulée (Chelonoidis denticulatus) en déplacement sur une colline de forêt primaire au nord de la zone d’étude.Propriété de Biotope
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IV.3.2.4 Avifaune
La compilation des inventaires Biotope réalisés en 2021 et 2022 sur les sites de Lucie et Andreas (5km au Nord de Tizou) a permis de mettre en évidence la présence de 250 espèces d’oiseaux, dont 80 sont protégées et/ou déterminantes de ZNIEFF. Cette richesse en espèces élevée est le reflet d’un boisement de qualité au cœur du massif forestier guyanais. Des habitats dégradés à proximité des bases vies permettent à un cortège d’espèces pionnières de s’y développer.
Sur le site de Lucie, 65 espèces remarquables ont été recensées. Néanmoins, 13 espèces très probablement présentes sur la zone ont été ajoutées à l’inventaire et seront considérées dans cette étude.
Avifaune du massif forestier
Cet habitat couvre pratiquement la totalité de la zone d’étude. Bien que partiellement morcelé par des défriches entrainées par l’activité minière, ce boisement demeure encore de bonne qualité pour l’avifaune. Cette entité est très fonctionnelle et est en continuité avec un vaste massif forestier quasi-intact. Le réseau hydrographique est bien développé, et façonne le paysage en fonction du relief : criques rocheuses torrentielles, bas-fonds marécageux, forêts de lianes, forêts drainées sur les hauteurs…
Ces habitats présentent différents intérêts ornithologiques notables :
● Présence de nombreux passereaux de sous-bois communs et largement répartis à l’échelle de la Guyane : Grimpar enfumé (Dendrocincla fuliginosa), Grimpar barré (Dendrocolaptes certhia), Microtyran bifascié (Lophotriccus vitiosus), Todirostre zostérops (Hemitriccus zosterops), Tyranneau à miroir (Tolmomyias assimilis), Tyran grisâtre (Rhytipterna simplex), Viréon à calotte rousse (Hylophilus ochraceiceps), Microbate à long bec (Ramphocaenus melanurus), Tohi silencieux (Arremon taciturnus) … Ces espèces principalement insectivores forment souvent ce que l’on appelle des rondes, qui peuvent regrouper des dizaines d’individus de plusieurs espèces différentes. Elles évoluent sur différentes strates à travers le sous-bois à la recherche frénétique de nourriture. Communes, elles sont notées presque systématiquement lors d’inventaires en forêt mature. Ce sont souvent les premières à souffrir de la dégradation d’un habitat forestier.
● De même, des rondes d’oiseaux évoluent également en canopée. Parmi les plus régulières on peut noter le Tyranneau minute (Ornithion inerme), le Tyran olivâtre (Myiarchus tuberculifer), le Grimpar lancéolé (Lepidocolaptes albolineatus), mais aussi d’autres plus rarement observées comme le Lamprospize à bec rouge (Lamprospiza melanoleuca) et le Dacnis à coiffe bleue (Dacnis lineata). Ces espèces hautement mobiles, semblent moins vulnérable aux dégradations mineures d’un habitat forestier, essentiellement porté au sous-bois (eg : pistes, fosses).
● Présence de nombreux rapaces et falconidés forestiers, tous possiblement nicheurs sur zone : Grand Urubu (Cathartes melambrotus), Sarcoramphe roi (Sarcoramphus papa), Aigle orné (Spizaetus ornatus), Naucler à queue fourchue (Elanoides forficatus), Milan bleuâtre (Ictinia plumbea), Harpage bidenté (Harpagus bidentatus), Buse blanche (Pseudastur albicollis), Carnifex barré (Micrastur ruficollis), Carnifex à gorge cendrée (Micrastur gilvicollis), Caracara à gorge rouge (Ibycter americanus) … ainsi qu’une importante diversité de rapaces nocturnes : Petit-duc de Watson (Megascops watsonii), Duc à aigrettesPropriété de Biotope
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(Lophostrix cristata) et Chevêchette d’Amazonie (Glaucidium hardyi) ... La présence d’une telle diversité d’oiseaux de proie forestiers est indicatrice d’un boisement en bonne santé, car les niches écologiques sont occupées jusqu’au sommet de la chaîne alimentaire.
● Bonnes densités d’espèces « gibier » sur certaines portions de la zone – Pénélope marail (Penelope marail), Agami trompette (Psophia crepitans) – signe d’un milieu encore bien préservé et relativement peu affecté par la chasse. C’est le cas notamment sur les secteurs les plus éloignées des bases-vies et des pistes de quad. On retiendra la présence d’une espèce très rare : le Tinamou rubigineux (Crypturellus brevirostris), qui affectionne en particulier les forêts drainées et les reliefs.
● Zone de nidification probable, d’alimentation et de quiétude pour l’Onoré rayé (Tigrisoma lineatum) et le Râle de Cayenne (Aramides cajaneus), espèces peu communes dans l’intérieur, souvent le long des criques, des mares forestières, ou en forêt marécageuse. On retiendra également la présence du Râle concolore (Amaurolimnas concolor), beaucoup plus rare et aux exigences écologiques mal connues. Découvert récemment en Guyane, il serait nocturne et possiblement plus forestier que le Râle de Cayenne, bien que l’on puisse les retrouver dans des milieux similaires.
● Présence d’un couple de Martinets de Cayenne (Panyptila cayennensis) au niveau de la DZ du secteur Andréas.
● Présence de plusieurs espèces de colibris forestiers, dont 3 protégés. Le Colibri topaze (Topaza pella) est strictement inféodé aux bords de criques forestières pour la nidification, le reste du temps il fréquente la canopée. L’Ariane à gorge rousse (Hylocharis sapphirina) est une espèce de canopée qui apprécie particulièrement les lisières de forêt mature. L’Ermite d’Antonia (Threnetes niger) est une espèce rare et très localisée, quasiment endémique de Guyane, qui affectionne les bas-fonds et bords de rivière en forêt mature, souvent associé aux massifs d’Ischnosiphon (Marantaceae) et d’Heliconia (Heliconiaceae).
● Présence de plusieurs espèces de psittacidés forestiers dont le Ara rouge (Ara macao), ainsi que deux espèces peu communes endémiques du plateau des Guyanes : le Caïque à tête noire (Pyrilia caica) et l’Amazone de Dufresne (Amazona dufresniana), toutes deux déterminantes de ZNIEFF.
● Présence de nombreuses espèces sédentaires plus ou moins communes fréquentant la canopée : Grand Ibijau (Nyctibius grandis), Grand Jacamar (Jacamerops aureus), Tamatia à gros bec (Notharchus macrorhynchos), Tamatia pie (N. tectus), Toucanet koulik (Selenidera piperivora) … Le Jacamar à ventre blanc (Galbula leucogastra), plus rare, est une espèce encore largement méconnue. Alors que ses habitats de prédilection semblent être composés de forêts basses ou secondarisées au sein du bloc forestier de l’intérieur, ainsi que lisières et bords de rivière, il a été trouvé sur la zone sur un secteur de forêt mature drainée, au sommet d’une colline. Cela remet en question les connaissances supposées sur cet oiseau peu commun.
● Présence de plusieurs espèces de picidés forestiers et notamment le Pic or-olive (Colaptes rubiginosus), une espèce plutôt rare présente essentiellement sur les reliefs de plus de 200 m d’altitude, et qui devient plus commune au-dessus de 500 m. Elle est protégée avec son habitat.
● En sous-bois, présence de nombreuses espèces sédentaires peu communes à rares, une forte diversité qui caractérise les forêts matures de l’intérieur : Tamatia à collier (Bucco capensis), Batara à gorge noire (Frederickena viridis), Grallaire roi (Grallaria varia), SclérurePropriété de Biotope
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des ombres (Sclerurus caudacutus), Grimpar à longue queue (Deconychura longicauda), Tyranneau olivâtre (Rhynchocyclus olivaceus), Platyrhynque à cimier blanc (Platyrinchus platyrhynchos), Moucherolle rougequeue (Terenotriccus erythrurus), Tyran rougequeue (Ramphotrigon ruficauda), Aulia cendré (Laniocera hypopyrra), Troglodyte bambla (Microcerculus bambla), Microbate à collier (Microbates collaris), pour n’en citer que quelques-uns … D’autres, bien plus communes, viennent compléter la liste des espèces protégées associées à ce cortège : Sclérure à bec court (Sclerurus rufigularis), Corythopis à collier (Corythopis torquatus), Microtyran à queue courte (Myiornis ecaudatus), Platyrhynque à tête d’or (Platyrinchus coronatus), Manakin minuscule (Tyranneutes virescens), Paruline des rives (Myiothlypis rivularis) … Ce cortège est hautement sensible à la perturbation des milieux et à la dégradation des habitats qu’ils exploitent.
● Présence du Batara de Cayenne (Thamnophilus melanothorax), un oiseau assez rare qui affectionne les secteurs perturbés à végétation dense et humide à l’intérieur du massif forestier, tel que les cambrouzes, les bords de rivières lianescents, les bas-fonds encombrés, mais aussi des habitats anthropiques comme les lisières et les bords de baranques. Il est endémique du plateau des Guyanes. Sur la zone, il a été trouvé au nord du secteur Lucie-Guérilla, en bord de crique proche de la DZ Lucie.
● Présence d’un lek de Coracines chauves (Perissocephalus tricolor). Il s’agit d’un cotingidé remarquable qui parade en groupe sur des « places de chant ».
Avifaune des milieux dégradés
Ce cortège concerne principalement les zones ayant été défrichées dans le cadre de l’activité minière. Il peut s’agir de secteurs buissonnants ouverts, de milieux humides tels que les baranques, de boisements très secondarisés de bord de piste … Les espèces qui le composent sont pour beaucoup absentes du milieu forestier strict, et pour certaines colonisent la Guyane à la faveur de l’anthropisation du milieu.
Cependant, ces habitats présentent différents intérêts ornithologiques notables :
● Présence du Héron strié sur la baranque de la DZ Lucie, une espèce commune sur le littoral, qui l’est moins dans l’intérieur.
● Présence de la Chouette à lunettes (Pulsatrix perspicillata) dans les forêts secondarisées. Il s’agit d’une espèce particulièrement commune sur le littoral, plus rare dans l’intérieur.
● Un Faucon des chauves-souris (Falco rufigularis) fréquente les arbres morts de la DZ de la base-vie Guérilla.
● Le Grand Batara (Taraba major) fréquente les grands rideaux de lianes en bord de rivière, sur une zone très dégradée du secteur.
● Le Grisin sombre (Cercomacroides tyrannina) et la Synallaxe de McConnell (Synallaxis macconnelli) sont deux passereaux qui apprécient particulièrement la végétation broussailleuse des bords de piste. La Synallaxe est par ailleurs endémique du plateau des Guyanes.
● Plus étonnant, un Tyran licteur (Pitangus lictor), espèce habituellement liée aux marais côtiers et bords de fleuves à végétation ripicole basse, comme le moucou-moucou, a été observé sur la rivière.
● L’Hirondelle rustique (Hirundo rustica), migrateur boréal commun, a été observée en halte sur la base-vie Guérilla. Cette espèce n’est présente qu’en migration.Propriété de Biotope
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● Le Troglodyte à face pâle (Cantorchilus leucotis) fréquente de nombreux milieux à végétation basse et dense, en particulier près des zones d’eau (bords de rivière, baranques), mais aussi en bord de piste.
● Enfin, le Sporophile curio (Sporophila angolensis) est une espèce considérée comme en danger d’extinction en Guyane selon les critères de la liste rouge. Un oiseau a été observé sur le secteur Lucie-Guérilla. Il fréquente différents milieux ouverts bordant le massif forestier, en particulier en périphérie des baranques revégétalisées. Menacée par le commerce des « pikolet », cette espèce se fait de plus en plus rare en Guyane.Propriété de Biotope
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IV.3.2.5 Mammalofaune terrestre et arboricole
En combinant les données obtenues lors des deux premières missions d’inventaires et les données existantes, 12 espèces de mammifères ont pu être recensées sur la zone d’étude. Les données du piège photographique n’ont pas encore été analysées et lors des prochaines missions, il est prévu des prospections et le déploiement de dispositifs ciblés sur ce groupe pour lequel le nombre d’espèces est relativement faible par rapport au nombre attendu.
On notera la présence de plusieurs espèces de grands singes comme l’Atèle ou Singe araignée noir (Ateles paniscus), le Singe Hurleur roux (Alouatta macconnelli) et le Capucin brun (Sapajus apella). Les Atèles étaient particulièrement abondants toutes zones confondues lors de nos passages en septembre avec plusieurs groupes identifiés et de nombreux contacts. Leur présence reflète un massif forestier conséquent en relativement bon état de conservation offrant des possibilités importantes pour les espèces arboricoles. En effet, bien que ces dernières soient capables de s’adapter dans une certaine mesure à des dégradations ; elles sont néanmoins plus exigeantes que des espèces généralistes comme le Tamarin à main dorés (Sanguinus midas) également contacté sur la zone d’étude. Ces espèces ont tendance à disparaitre quand le niveau de dégradation et/ou de perturbation deviennent trop importants.
La Tayra (Eira barbara), un petit mustélidée carnivore protégé en Guyane, est abondant sur le site. Il a été observé en différents points de l’aire d’étude Guérilla et a été capturé au piège photographique. Le Coati (Nasua nasua) Un autre mustélidé est également présent sur le site :
Plusieurs espèces terrestres et forestières communes sont présentes sur la zone, comme l’Agouti à croupion roux (Dasyprocta leporina), le Quatre yeux gris (Philander opossum) et le Tatou à neuf bandes des Guyanes (Dasypus sp. nov.). Notons que ce tatou est aujourd’hui reconnu comme une espèce différente génétiquement du Tatou à neuf bandes à très large répartition (Dasypus novicmentus) (Feijó et al., 2019). Cette espèce n’a pas encore été décrite et s’appelle provisoirement Dasypus sp. nov. Le daguet rouge a également été contactée grâce aux piège photographique.
Enfin, la zone d’étude est composée en partie de forêt de bas fond et comprend de nombreux cours d’eau. Certains mammifères recensés sont directement liés à la présence de cet habitat. Parmi eux, on trouve le Tapir (Tapirus terrestris), cette dernière espèce emblématique peut aussi fréquenter les forêts de terre ferme mais dépend de la proximité de zones humides et points d’eau. Contrairement à de nombreux pays en Amérique du Sud, la chasse du Tapir est autorisée en Guyane et les quotas de prélèvements peinent à être appliqués. La pression de chasse sur cette espèce et le faible taux de régénération des populations de cette dernière (environ un petit tous les deux ans et une maturité sexuelle vers 4 ans) entrainent une diminution des populations guyanaises. Le Tapir est aujourd’hui classé comme vulnérable (« VU ») sur la liste rouge régionale des espèces menacées (IUCN et al., 2017).
Figure 19 : Coati - Nasua nasua (©
Biotope)
Figure 20 : Daguet gris – Manzama
gouazoubira (© Biotope)
Figure 21 : Ocelot – Leopardus pardalis
(© Biotope)
Figure 18 : Tayra – Eira barbara (©
Biotope)Propriété de Biotope
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Ces espèces sont des proies potentielles pour des espèces carnassières, majoritairement représentées en Guyane par les félins. Deux espèces ont été capturées au moyen de pièges photographiques sur l’ensemble du PER : l’Ocelot (Leopardus pardalis), et le Puma (Puma concolor).
La forêt mature, par sa localisation au sein des massifs forestiers préservés de l’intérieur est particulièrement favorable à l’accueil potentiel de nombreuses autres espèces de mammifères comme les félins (Jaguar, Chat Margay, Jaguarondi), le Grison, les Fourmiliers (Myrmidon, Tamandua à collier, Grand Fourmilier) et le Tatou géant. Ces dernières espèces sont mentionnées car elles représentent toutes des enjeux de conservation.
IV.3.2.6 Mammalofaune volante (chiroptères)
Au total 24 espèces de chauves-souris ont été recensées sur la zone d’étude. Les captures au filet ont permis de recenser 11 espèces forestières exclusivement des Phyllostomidae. L’analyse acoustique des enregistrements a permis de mettre en évidence la présence de 14 espèces supplémentaires principalement des insectivores de plein ciel et/ou chassant en milieu ouvert (Molossidae, Mormoopidae, Vespertilionidae et certains Emballonuridae) et quelques Emballonuridae pouvant chasser dans le sous-bois (Saccopteryx, Peropteryx). La plupart des espèces de chiroptères sont relativement communes et largement réparties en Guyane mais la diversité spécifique observée reflète la fonctionnalité de la zone pour les chiroptères et un effort d’inventaire correct.
Le graphique suivant représente le nombre d’individus capturés par espèce en fonction des sites de capture. La Carollia commune (Carollia perspicillata) est sans surprise l’espèce de chauve-souris la plus abondante, suivie dans une moindre mesure par la Rhinophylle naine (Rhinophylla pumilio). Ces deux espèces sont des Carollinae frugivores de sous-bois. On trouve également des espèces frugivores se nourrissant plutôt en canopée comme l’Artibée commune (Artibeus planirostris), l’Artibée noirâtre (Artibeus obscurus) et la Dermanure naine (Dermanura gnoma) également très communes. Une seule espèce nectarivore a été capturée : le Loncophylle de thomas (Hsunycteris thomasi). Le Phyllostome des sous-bois (Phyllostomus elongatus) malgré ses ressemblances avec une chauve-souris frugivore semblerait se nourrir plutôt d’insectes et de pollens.
Il s’agit toutes d’espèces communes et bien réparties en Guyane. Malgré la présence de forêt mature en bon état de conservation à proximité, les peuplements observés notamment la surabondance de la Carollia commune (Carollia perspicillata) et la dominance de l’Artibée commune (Artibeus planirostris) par rapport à d’autres espèces d’Artibées ainsi que l’absence d’espèces rares sont plutôt caractéristiques de forêts secondarisées (Delaval et al., 2004). Cela s’explique peut-être par le fait que les sites de capture étaient situés plutôt en lisière et non au cœur de la forêt mature pour des raisons d’accessibilité et/ou par un phénomène de dilution : la zone d’étude étant jointive avec un immense massif forestier. La forte représentation de la Rhinophylle naine (Rhinophylla pumilio) reflète quant à elle la proximité des forêts marécageuses et inondables, de même que la présence du Trachope verruqueux (Trachops cirrhosus), une chauve-souris qui se nourrit principalement de batraciens.
Figure 23 : Carollia perspicillata
(femelle allaitante et jeune).
A.Bonnefond/ Biotope
Figure 24 : Phyllostomus
elongatus.
A.Bonnefond/Biotope.
Figure 22 : Puma – Puma concolor (©
Biotope)Propriété de Biotope
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IV.4 Synthèse des enjeux
Tableau 4 : Synthèse sur la richesse spécifique de la zone d’étude
Groupe
Nombre
d’espèces
identifiées sur les
périmètres
d'étude de Lucie
et Andreas (sur le
même PER)
Nombre
d’espèces
protégées avec
habitat (H)
Nombre
d’espèces
protégées (P)
Nombre d’espèces
déterminantes de
ZNIEFF (D)
Flore 400 - 2 20
Ichtyofaune 16 - - 6
Batrachofaune 52 2 1 10
Herpétofaune 33 - -
Avifaune 250 2 66 22
Mammalofaune terrestre et
non volante 12 - 4 4
Chiroptérofaune 24 1
Total tous groupes
confondus 771 4 74 57
IV.4.1 Habitat et flore
Tableau 5 : Synthèse des enjeux liés aux habitats sur la zone d’étude
Nom Zone humide Surface (ha) Enjeu de conservation
Forêt de terre ferme NON 177,61 Fort
Forêt marécageuse OUI 70,03 Fort
Forêt marécageuse dégradée OUI 9,67 Modéré
TOTAL 257,3 dont 79,7ha de zones humidesPropriété de Biotope
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Tableau 6 : Synthèse des enjeux liés à la flore remarquable sur la zone d’étude
Famille Nom scientifique Statut de conservation Habitat Enjeu de conservation
ANNONACEAE Guatteria anteridifera D Forêt de terre ferme Très fort
BROMELIACEAE Pitcairnia sastrei P/D Affleurement rocheux abrupts sous forêt Très fort
SAPOTACEAE Pouteria maxima D Méconnu Très fort
LEGUMINOSAE Swartzia viridiflora P/D Forêt de terre ferme, haut de versant Fort
RUBIACEAE Alibertia latifolia D Forêt marécageuse Fort
SAPOTACEAE Chrysophyllum durifructum D Forêt de terre ferme, haut de versant Fort
MELIACEAE Guarea michel-moddei D Forêt de terre ferme, haut de versant Fort
ORCHIDACEAE Lepanthes cremersii D épiphyte Fort
MARANTACEAE Monotagma laxum D Forêt de terre ferme, haut de versant Fort
SAPOTACEAE Pouteria flavilatex D Forêt de terre ferme, haut de versant Fort
SAPOTACEAE Pouteria retinervis D Forêt de terre ferme, haut de versant Fort
ARACEAE Xanthosoma nodosum - Anciennes baranques peu étendues Fort
ARISTOLOCHIACEAE Aristolochia bukuti D Faciès forestiers divers Modéré
COSTACEAE Chamaecostus lanceolatus pulchrifolius D Forêts sur pente / éboulis rocheux Modéré
LECYTHIDACEAE Couratari gloriosa D Forêt marécageuse Modéré
RUBIACEAE Faramea tinguana D Forêt de terre ferme Modéré
LEGUMINOSAE Inga retinocarpa D Forêt de terre ferme Modéré
LECYTHIDACEAE Lecythis congestiflora D Forêt de terre ferme Modéré
SAPOTACEAE Micropholis cayennensis D Forêt de terre ferme, haut de versant Modéré
GESNERIACEAE Napeanthus macrostoma D Berges des talwegs encaissés Modéré
BROMELIACEAE Disteganthus graciae - Faciès forestiers divers, souvent haut de versant Modéré
LEGUMINOSAE Dicorynia guianensis D Forêt de terre ferme FaiblePropriété de Biotope
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IV.4.2 Faune
Tableau 7 : Synthèse des enjeux liés à l’ichtyofaune sur la zone d’étude (D : déterminante ZNIEFF ; NE : non évalué ; LC : préoccupation mineure)
Nom normalisé Nom scientifique Statut LRR Habitat Abondance en Guyane Enjeu de conservation
Krobia du l’Itany Krobia itanyi D LC
Rivières,
cours d'eau,
ruisseaux
Forte
(Maroni,Mana) Faible
Acara du Maroni Guianacara owroewefi D LC
Rivières,
cours d'eau,
ruisseaux
Forte
(Maroni,Mana) Faible
Tétra doré Hyphessobrycon roseus D LC
Rivières,
cours d'eau,
ruisseaux
Moyenne (haut
des bassins
versant)
Faible
- Cyphocharax spilurus D LC
Rivières,
cours d'eau,
ruisseaux
Forte (du
Maroni à
l’Approuague)
Faible
- Microcharacidium eleotrioides D LC
Rivières,
cours d'eau,
ruisseaux
Forte (du
Maroni à
l’Oyapock)
Faible
- Ituglanis nebulosus D LC
Rivières,
cours d'eau,
ruisseaux
Moyenne ?
(tous les
bassins sauf
Kourou et
Iracoubo)
Faible
- Laimosemion aff agilae hybride NE NE
Rivières,
cours d'eau,
ruisseaux
saisonniers
? Faible
Tableau 8 :Synthèse des enjeux liés à la batrachofaune sur la zone d’étude (P : Protégée ; H : Protégée avec Habitat ; D : déterminante ZNIEFF ; NE : non évalué ; LC : préoccupation mineure ; DD : Manque de données)
Nom
normalisé Nom scientifique Statut LRR Habitat Abondance
en Guyane
Enjeu de
conservation
Cératophrys
cornu Ceratophrys cornuta H LC Forêt primaire Rare Très fort Dendrobate à
tapirer Dendrobates tinctorius P / D LC Forêt primaire Peu commune Très fort Adénomère de
Heyer Adenomera heyeri D LC Forêt primaire Peu commune Fort
Pipa rugueuse Pipa aspera D LC
Mares et
flaques de
forêt primaire
Rare Fort
Ostéocéphale de
Leprieur Osteocephalus leprieurii H LC
Forêt primaire
et secondaire Peu commune FortPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
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dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
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Guérilla – Tiziou
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octobre 2023
Nom
normalisé Nom scientifique Statut LRR Habitat Abondance
en Guyane
Enjeu de
conservation
Allobate à flancs
noirs Allobates granti D LC Forêt primaire Peu commune Modéré
Otophryne
hurlante Otophryne pyburni D LC
Bas-fonds
humides de
forêt primaire
Peu commune Modéré
Rainette des
bas-fonds Boana dentei D LC
Criques et
bas-fonds
forestiers
Peu commune Modéré
Scinax
proboscidienne Scinax proboscideus D LC
Mares de
forêt primaire
et secondaires
Peu commune Modéré
Centrolène
splendide Cochranella geijskesi D DD
Criques de
forêt primaire
et secondaire
Peu commune Modéré
Centrolène
siffleuse
Hyalinobatrachium
mondolfii D LC
Criques de
forêt primaire. Peu commune Modéré
Rainette à doigts
orange Dendropsophus sp. 1 D LC
Milieux
humides de
forêt primaire
et secondaire
Très
commune Faible
Tableau 9 : Synthèse des enjeux liés à l’herpétofaune sur la zone d’étude
Nom normalisé Nom
scientifique
Statut LRR Habitat Abondance en
Guyane
Enjeu de
conservation
Caïman à lunettes Caiman
crocodilus
D LC Marais et
marécages
Peu commun ModéréPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
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dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
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Rappel : Sur le site de Lucie, 65 espèces remarquables ont été recensées. Néanmoins, 13 espèces très probablement présentes sur la zone ont été ajoutées à l’inventaire et seront considérées dans cette étude.
Tableau 10 : Synthèse des enjeux liés à l’avifaune sur la zone d’étude
Nom
vernaculaire
Nom
scientifique
Statut de
conservation
Liste
Rouge
Régionale
Habitat en
Guyane
Abondance
en Guyane
Statut sur le
site d’étude
Enjeu de
conservation
Tinamou
rubigineux
Crypturellus
brevirostris D DD
Forêt en sous-
bois, en
particulier en
forêt de pente.
Espèce très
rare et
localisée.
Nicheur
possible. Très fort
Ermite
d'Antonia
Threnetes
niger P / D LC
Forêt en sous-
bois marécageux
de bas-fond ou
bord de rivière,
associée à la
présence de la
plante
Ichnocyphon et
Heliconia.
Espèce rare
et localisée.
Nicheur
possible. Très fort
Sporophile
curio
Sporophila
angolensis D EN
Végétation
secondaire et
paysages ouverts
bordant le
massif forestier,
mais aussi
grands marais,
savanes-roches.
Espèce
devenue rare
en raison de
capture pour
les concours
de « Pikolèt
».
Nicheur
possible en
bordure des
baranques.
Très fort
Râle
concolore
Amaurolimnas
concolor P DD
Forêt en sous-
bois, en
particulier à
proximité de
secteurs
perturbés ou
marécageux.
Espèce assez
rare et
extrêmement
discrète.
Découverte
récemment
en Guyane.
Nicheur
possible. Fort
Jacamar à
ventre blanc
Galbula
leucogastra P / D DD
Forêt sous la
voute, en
particulier
lisières, forêts
basses, parfois
forêt drainée...
Mal connu dans
le détail.
Espèce assez
rare.
Nicheur
possible. FortPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
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dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
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Nom
vernaculaire
Nom
scientifique
Statut de
conservation
Liste
Rouge
Régionale
Habitat en
Guyane
Abondance
en Guyane
Statut sur le
site d’étude
Enjeu de
conservation
Pic or-olive Colaptes rubiginosus H / D LC
Forêt sous la
voute, en
particularité au-
dessus de 200m
d’altitude.
Espèce rare,
plus
commune
sur les reliefs
au-dessus de
500m.
Nicheur
possible. Fort
Amazone de
Dufresne
Amazona
dufresniana D LC
Forêt en
canopée.
Espèce assez
rare.
Nicheur
possible. Fort
Batara de
Cayenne
Thamnophilus
melanothorax P / D LC
Forêt en sous-
bois, en
particulier
secteurs
perturbés à
végétation dense
et humide à
l’intérieur du
massif forestier,
tel que les
cambrouzes, les
bords de rivières
lianescents, les
bas-fonds
encombrés.
Espèce assez
rare.
Nicheur
possible. Fort
Grallaire roi Grallaria varia P LC Forêt en sous- bois. Espèce rare. Nicheur possible. Fort
Grimpar à
longue queue
Deconychura
longicauda D DD
Forêt en sous-
bois. Espèce rare.
Nicheur
possible. Fort
Platyrhynque
à cimier
blanc
Platyrinchus
platyrhynchos P / D DD
Forêt en sous-
bois. Espèce rare.
Nicheur
possible. Fort
Troglodyte
bambla
Microcerculus
bambla P LC
Forêt en sous-
bois, dans les
secteurs frais et
humides, en
particulier en
altitude.
Espèce rare. Nicheur possible. Fort
Pénélope
marail Penelope marail D LC
Forêt en
canopée.
Espèce assez
commune
mais en forte
régression
en raison
d’une chasse
intensive.
Nicheur
possible. Modéré
Onoré rayé Tigrisoma lineatum P LC
Petites criques
forestières,
marais boisés.
Espèce
commune.
Nicheur
possible. ModéréPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
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dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
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Nom
vernaculaire
Nom
scientifique
Statut de
conservation
Liste
Rouge
Régionale
Habitat en
Guyane
Abondance
en Guyane
Statut sur le
site d’étude
Enjeu de
conservation
Sarcoramphe
roi
Sarcoramphus
papa P NT
Forêt en
canopée.
Espèce
commune.
Nicheur
possible. Modéré
Aigle orné Spizaetus ornatus P LC Forêt sous la voute. Espèce peu commune. Nicheur possible. Modéré
Agami
trompette
Psophia
crepitans D LC Forêt au sol.
Espèce assez
commune.
Nicheur
possible. Modéré
Râle de
Cayenne
Aramides
cajaneus P LC
Forêts
marécageuses,
bas-fonds
humides et
bords de criques
forestières,
vieilles
mangroves
littorales.
Espèce peu
commune.
Nicheur
possible. Modéré
Chouette à
lunettes
Pulsatrix
perspicillata P LC
Boisements
littoraux, plus
localement dans
l’intérieur.
Espèce assez
commune
mais
localisée.
Nicheur
possible. Modéré
Grand Ibijau Nyctibius grandis P LC Forêt en canopée. Espèce peu commune. Nicheur possible. Modéré
Ariane à
gorge rousse
Hylocharis
sapphirina P LC
Forêt en
canopée.
Apprécie les
lisières, forêts
basses.
Espèce peu
commune.
Nicheur
possible. Modéré
Grand
Jacamar
Jacamerops
aureus P LC
Forêt sous la
voute.
Espèce assez
commune.
Nicheur
possible. Modéré
Tamatia à
gros bec
Notharchus
macrorhynchos P / D LC
Forêt en
canopée.
Espèce assez
commune.
Nicheur
possible. Modéré
Tamatia à
collier Bucco capensis P LC
Forêt en sous-
bois.
Espèce peu
commune.
Nicheur
possible. Modéré
Carnifex
barré
Micrastur
ruficollis P LC
Forêt en sous-
bois.
Espèce assez
rare.
Nicheur
possible. Modéré
Caïque à tête
noire Pyrilia caica D LC
Forêt sous la
voute.
Espèce assez
commune.
Nicheur
possible. Modéré
Ara rouge Ara macao P LC Forêt en canopée. Espèce peu commune. Nicheur possible. Modéré
Batara à
gorge noire
Frederickena
viridis P / D LC
Forêt en sous-
bois.
Espèce peu
commune.
Nicheur
possible. ModéréPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
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Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
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octobre 2023
Nom
vernaculaire
Nom
scientifique
Statut de
conservation
Liste
Rouge
Régionale
Habitat en
Guyane
Abondance
en Guyane
Statut sur le
site d’étude
Enjeu de
conservation
Grand
Batara Taraba major P LC
Grands rideaux
de lianes et
buissons touffus
bordant les
rivières
forestières de
l’intérieur et les
grandes
cambrouzes.
Espèce assez
commune.
Nicheur
possible. Modéré
Sclérure à
bec court
Sclerurus
rufigularis P LC
Forêt en sous-
bois.
Espèce assez
commune
mais
discrète.
Nicheur
possible. Modéré
Sclérure des
ombres
Sclerurus
caudacutus P LC
Forêt drainée en
sous-bois.
Espèce assez
rare.
Nicheur
possible. Modéré
Grimpar
lancéolé
Lepidocolaptes
albolineatus P LC
Forêt en
canopée.
Espèce assez
commune.
Nicheur
possible. Modéré
Synallaxe de
McConnell
Synallaxis
macconnelli D LC
Broussailles
denses des
lisières de
cambrouzes et
de bords de
rivières calmes
dans le sud de la
Guyane.
Végétation
secondaire
dense aux
abords des
petits bourgs
intérieurs.
Espèce peu
commune.
Nicheur
possible. Modéré
Corythopis à
collier
Corythopis
torquatus P LC
Forêt en sous-
bois, dans les
secteurs frais et
humides.
Espèce assez
commune.
Nicheur
possible. Modéré
Tyranneau
olivâtre
Rhynchocyclus
olivaceus P LC
Forêt en sous-
bois.
Espèce assez
rare.
Nicheur
possible. Modéré
Moucherolle
rougequeue
Terenotriccus
erythrurus P LC
Forêt en sous-
bois.
Espèce peu
commune.
Nicheur
possible. ModéréPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
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Nom
vernaculaire
Nom
scientifique
Statut de
conservation
Liste
Rouge
Régionale
Habitat en
Guyane
Abondance
en Guyane
Statut sur le
site d’étude
Enjeu de
conservation
Tyran licteur Pitangus lictor P LC
Formations
végétales
ripicoles basses
des marais et
cours d’eau de la
plaine littorale.
Espèce assez
commune.
Nicheur
possible sur la
rivière du
secteur Lucie
et dans les
baranques.
Modéré
Tyran
mélodieux
Sirystes
subcanescens P LC
Forêt en
canopée.
Espèce peu
commune.
Nicheur
possible. Modéré
Tyran
rougequeue
Ramphotrigon
ruficauda P LC
Forêt en sous-
bois.
Espèce peu
commune.
Nicheur
possible. Modéré
Coracine
chauve
Perissocephalus
tricolor D LC
Forêt sous la
voute.
Espèce assez
commune.
Nicheur
probable. Un
lek secteur
Lucie.
Modéré
Manakin
minuscule
Tyranneutes
virescens D LC
Forêt en sous-
bois, dans les
secteurs frais et
humides.
Espèce
commune.
Nicheur
possible. Modéré
Aulia cendré Laniocera hypopyrra P LC
Forêt en sous-
bois, dans les
secteurs frais et
humides.
Espèce assez
rare.
Nicheur
possible. Modéré
Microbate à
collier
Microbates
collaris P LC
Forêt en sous-
bois.
Espèce peu
commune.
Nicheur
possible. Modéré
Tangara noir
et blanc
Lamprospiza
melanoleuca P LC
Forêt en
canopée.
Espèce peu
commune.
Nicheur
possible. Modéré
Dacnis à
coiffe bleue Dacnis lineata P LC
Forêt en
canopée.
Espèce peu
commune.
Nicheur
possible. Modéré
Héron strié Butorides striata P LC
Marais arbustifs
d’eau douce
richement garnis
de végétation,
canaux de
drainage,
rizières, bords
de fleuve,
baranques
revégétalisées...
Espèce
commune.
Nicheur
possible dans
les baranques.
Faible
Grand
Urubu
Cathartes
melambrotus P LC
Forêt en
canopée.
Espèce très
commune.
Nicheur
possible. Faible
Naucler à
queue
fourchue
Elanoides
forficatus P LC
Forêt en
canopée.
Espèce
commune.
Nicheur
possible. FaiblePropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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Nom
vernaculaire
Nom
scientifique
Statut de
conservation
Liste
Rouge
Régionale
Habitat en
Guyane
Abondance
en Guyane
Statut sur le
site d’étude
Enjeu de
conservation
Harpage
bidenté
Harpagus
bidentatus P LC
Forêt sous la
voute.
Espèce
commune.
Nicheur
possible. Faible
Milan
bleuâtre Ictinia plumbea P LC
Forêt en
canopée.
Espèce
commune.
Nicheur
possible. Faible
Buse blanche Pseudastur albicollis P LC Forêt sous la voute. Espèce commune. Nicheur possible. Faible
Petit-duc de
Watson
Megascops
watsonii P LC
Forêt sous la
voute.
Espèce
commune.
Nicheur
possible. Faible
Duc à
aigrettes
Lophostrix
cristata P LC
Forêt sous la
voute.
Espèce
commune.
Nicheur
possible. Faible
Chevêchette
d'Amazonie
Glaucidium
hardyi P LC
Forêt sous la
voute.
Espèce
commune.
Nicheur
possible. Faible
Martinet de
Cayenne
Panyptila
cayennensis P LC
Grande variété
de paysages,
depuis la grande
forêt primaire
de l’intérieur,
aux secteurs
dégradés de de
la bande côtière.
Espèce assez
commune
mais
toujours en
petit
nombre.
Nicheur
possible. Faible
Colibri
topaze Topaza pella P LC
Forêt, en
canopée mais
aussi aux abords
des criques
forestières pour
la nidification.
Espèce
commune.
Nicheur
possible. Faible
Tamatia pie Notharchus tectus P LC Forêt en canopée. Espèce commune. Nicheur possible. Faible
Toucanet
koulik
Selenidera
piperivora D LC
Forêt en
canopée.
Espèce
commune.
Nicheur
possible. Faible
Carnifex à
gorge
cendrée
Micrastur
gilvicollis P LC
Forêt en sous-
bois.
Espèce
commune.
Nicheur
possible. Faible
Caracara à
gorge rouge
Ibycter
americanus P LC
Forêt en
canopée.
Espèce
commune.
Nicheur
possible. Faible
Faucon des
chauves-
souris
Falco rufigularis P LC
Clairières et
bords de rivières
en forêt, lisières
des bosquets en
région littorale.
Espèce
commune.
Nicheur
possible. Faible
Grisin
sombre
Cercomacroides
tyrannina P LC
Cambrouzes,
lisières
secondaires.
Espèce peu
commune.
Nicheur
possible. FaiblePropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
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Nom
vernaculaire
Nom
scientifique
Statut de
conservation
Liste
Rouge
Régionale
Habitat en
Guyane
Abondance
en Guyane
Statut sur le
site d’étude
Enjeu de
conservation
Grimpar
enfumé
Dendrocincla
fuliginosa P LC
Forêt en sous-
bois.
Espèce peu
commune.
Nicheur
possible. Faible
Grimpar
barré
Dendrocolaptes
certhia P LC
Forêt en sous-
bois.
Espèce
commune.
Nicheur
possible. Faible
Tyranneau
minute
Ornithion
inerme P LC
Forêt en
canopée.
Espèce
commune.
Nicheur
possible. Faible
Microtyran à
queue courte
Myiornis
ecaudatus P LC
Forêt sous la
voute.
Espèce assez
commune
mais
discrète.
Nicheur
possible. Faible
Microtyran
bifascié
Lophotriccus
vitiosus P LC
Forêt en sous-
bois.
Espèce
commune.
Nicheur
possible. Faible
Todirostre
zostérops
Hemitriccus
zosterops P LC
Forêts sur
colline, en sous-
bois.
Espèce peu
commune.
Nicheur
possible. Faible
Tyranneau à
miroir
Tolmomyias
assimilis P LC
Forêt en sous-
bois.
Espèce
commune.
Nicheur
possible. Faible
Platyrhynque
à tête d'or
Platyrinchus
coronatus P LC
Forêt en sous-
bois.
Espèce
commune.
Nicheur
possible. Faible
Tyran
grisâtre
Rhytipterna
simplex P LC
Forêt en sous-
bois.
Espèce
commune.
Nicheur
possible. Faible
Tyran
olivâtre
Myiarchus
tuberculifer P LC
Forêt en
canopée.
Espèce assez
commune.
Nicheur
possible. Faible
Viréon à
calotte
rousse
Hylophilus
ochraceiceps P LC
Forêt en sous-
bois.
Espèce assez
commune au
sein des
rondes.
Nicheur
possible. Faible
Hirondelle
rustique Hirundo rustica P LC
Dans tous les
espaces ouverts.
Espèce
migratrice
commune.
Migrateur en
provenance
d’Amérique
du Nord
(d’août à mi-
novembre et
de mars à
mai). Non
nicheur.
Faible
Troglodyte à
face pâle
Cantorchilus
leucotis P LC
Végétation
basse et dense
en bord de
rivière, lisières
secondaires.
Espèce
commune.
Nicheur
possible. Faible
Microbate à
long bec
Ramphocaenus
melanurus P LC
Forêt en sous-
bois comme en
canopée.
Espèce
commune.
Nicheur
possible. FaiblePropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
IV Synthèse de l’expertise écologique sur les habitats et la flore
70
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
Projet d’exploration minière de
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octobre 2023
Nom
vernaculaire
Nom
scientifique
Statut de
conservation
Liste
Rouge
Régionale
Habitat en
Guyane
Abondance
en Guyane
Statut sur le
site d’étude
Enjeu de
conservation
Tohi
silencieux
Arremon
taciturnus P LC
Forêt en sous-
bois, dans les
secteurs frais et
humides.
Espèce
commune.
Nicheur
possible. Faible
Paruline des
rives
Myiothlypis
rivularis P DD
Forêt en sous-
bois le long des
criques.
Apprécie les
secteurs
perturbés tels
que les chablis.
Espèce
commune.
Nicheur
possible. FaiblePropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
IV Synthèse de l’expertise écologique sur les habitats et la flore
71
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
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Tableau 11 : Synthèse des enjeux liés à la mammalofaune non volante sur la zone d’étude
Nom
normalisé
Nom
scientifique Statut LRR Habitat
Abondance en
Guyane
Enjeu de
conservation
Puma Puma concolor D NT Forêts matures et secondarisées
Peu commune,
bien répartie mais
naturellement peu
abondante.
Fort
Ocelot Leopardus pardalis P LC Forêts matures et secondarisées
Peu commune,
bien répartie mais
naturellement peu
abondante.
Fort
Pécari à lèvre
blanche Tayassu pecari D NT
Forêts matures et
secondarisées
Peu commune.
Localement
abondante. Rare
sur le littoral.
Fort
Tapir Tapirus terrestris D VU
Forêts
marécageuses ou
à proximité d’un
point d’eau
Assez commune et
bien répartie mais
naturellement peu
abondante.
Fort
Tayra Eira barbara P LC Forêt
Assez commune et
bien répartie mais
naturellement peu
abondante.
Fort
Atèle, Singe
araignée noir Ateles paniscus P/D LC
Canopée de forêts
matures
Assez commune,
plutôt liée aux
massifs forestiers
de l’intérieur,
naturellement peu
abondante.
Fort
Singe hurleur
roux
Alouatta
macconnelli D LC
Canopée de forêts
matures et
secondarisées
Commune. Vit en
petit groupe de
plusieurs individus.
Moyennement
abondante.
ModéréPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
IV Synthèse de l’expertise écologique sur les habitats et la flore
72
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
Projet d’exploration minière de
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Tableau 12 : Synthèse des enjeux liés à la mammalofaune volante sur la zone d’étude
Nom
normalisé
Nom
scientifique Statut LRR Habitat
Abondance en
Guyane
Enjeu de
conservation
Centronyctère
de Maximilian
Centronycteris
maximiliani LC
Gite
probablement
dans des arbres
creux.
Une vingtaine
de mentions en
Guyane
seulement.
Fort
Grande Dame
blanche Dicludurus ingens LC
Gite
possiblement
dans la
végétation
(palmes) ou les
infrastructures.
Chasse au
dessus de la
canopée ou
autour des
éclairages.
Peu commune Modéré
Grand
Péroptère Peropteryx kappleri LC
Boisements.
Chasse en
milieu ouvert.
Peut giter en
petite colonie
dans des gites
artificiels.
Peu commune Modéré
Ptéronote
rubigineux
Pteronotus
rubiginosus D LC
Espèce
cavernicole
gitant souvent
au sein de
grande colonie.
La destruction
d'une colonie
importante peut
avoir des
répercussions
sur la
population
locale
Assez commune
mais localisée Modéré
Sérotine du
Chiriqui Eptesicus chiriquinus LC
Boisement. Peut
chasser en
milieu ouvert.
Peu commune
localement
abondante.
Modéré
Micronyctère
hirsute Micronycteris hirsuta LC
Sous-bois.
S’éloigne
probablement
peu du gite.
Peu commune
et peu
abondante.
ModéréPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
IV Synthèse de l’expertise écologique sur les habitats et la flore
73
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
Projet d’exploration minière de
Guérilla – Tiziou
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octobre 2023
IV.5 Effets prévisibles du projet
Nous présentons ici les impacts du projet qui n’appellent pas de dossier de dérogation au titre de la destruction ou du dérangement des espèces protégées. Nous ne présenterons que les espèces pour lesquelles l’impact résiduel est notable.
IV.5.1 Synthèse des impacts sur les espèces non protégées
et les habitats
Nom / Nom scientifique Enjeux Sensibilité Impact résiduel
Habitats
Forêt de terre ferme Fort Faible Non notable
Forêt marécageuse Fort Négligeable Non notable
Forêt marécageuse dégradée Modéré Faible Non notable
Flore
Alibertia latifolia Fort Modéré Notable
Micropholis cayennensis Modéré Modéré Notable
Faune
Tinamou rubigineux Très fort Forte Notable
Pipa rugueuse Fort Forte Notable
Allobate à flancs noirs Modéré Modérée Notable
Adénomère de Heyer Fort Forte NotablePropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
IV Synthèse de l’expertise écologique sur les habitats et la flore
74
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
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IV.5.2 Impacts sur les habitats
Le tableau suivant présente les impacts directs et indirects du projet sur les habitats.
Nom Zone humide Surface (ha) Enjeu de conservation
Surface
impactée
par la
défriche
(ha)
Surface
impactée
par effet
lisière
(ha)
Surface
totale
impactée
(ha)
%
Surface
totale
impactée
(ha)
Impact
résiduel
Impacts
directs
Impacts
indirects
Forêt de
terre ferme NON 177,61 Fort 1,1 3,36 4,46 2,5 Non
notable
Forêt
marécageuse OUI 70,03 Fort 0 0 0 0 Non
notable
Forêt
marécageuse
dégradée
OUI 9,67 Modéré 0,05 0,22 0,27 2,8 Non notable
TOTAL 257,3
dont 79,7ha
de zones
humides
1,15 3,58 4,73 1,8Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
IV Synthèse de l’expertise écologique sur les habitats et la flore
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Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
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Guérilla – Tiziou
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Tableau 13 : Impacts sur les habitats
Carte 9 : Impact sur les habitatsPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
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destruction d’espèce protégée
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Carte 10 : Impacts sur les habitats – AccèsPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
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IMP.HA.01 : Destruction et dégradation d’habitat de forêt de terre ferme et
marécageuse
IMP.HA.01
Type d'impact
Direct
Durée de
l’impact
Temporaire
Nature de
l'impact
La défriche liée à l’ouverture des pistes et des plateformes engendrera la destruction de 1,1ha de forêt de terre ferme, et de 0,05ha de forêt marécageuse dégradée.
L’effet lisière lié à cette défriche, c’est-à-dire la dégradation du couvert liée en bordure de la zone est estimée à une surface qui s’étend jusqu’à 30m autour de la surface déboisée. Elle représente 3,36ha de forêt de terre ferme, et 0,27ha de forêt marécageuse dégradée.
L’ouverture du milieu forestier peut conduire à la fragmentation d’habitat et à la modification du cortège d’espèces, en favorisant l’installation d’espèces pionnières et héliophiles, au détriment d’autres espèces sciaphiles de forêt de terre ferme.
Enjeu de
conservation
Fort (forêt de terre ferme)
Modéré (Forêt marécageuse dégradée)
Sensibilité
Faible, la surface impactée par la défriche et l’effet lisière est faible sur l’ensemble de la zone. Elle représente 1,8% du couvert forestier de la zone d’étude.
De plus, cette ouverture finira à terme par se cicatriser, lorsque les pistes et les plateformes ne seront plus utilisés, en l’absence de tout autre projet sur la zone.
Impact résiduel
Non notable, la surface déboisée de chaque habitat restant très faible par rapport à l’ensemble du massif forestier présent sur la zone.
Mesure
associéePropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
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IV.6 Impacts sur la flore non protégée
Destruction d’individus d’espèces déterminantes de ZNIEFF
IMP.FL
Type d'impact
Direct et indirect
Durée de
l’impact
Permanent
Nature de
l'impact
Certains individus d’espèces patrimoniales se trouvent à proximité directe des infrastructures du projet :
- Micropholis cayennensis (Déterminante de ZNIEFF)
- Lecythis congestiflora (Déterminante de ZNIEFF)
- Pouteria retinervis (Déterminante de ZNIEFF)
- Alibertia latifolia (Déterminante de ZNIEFF)
- Couratari gloriosa (Déterminante de ZNIEFF)
- Guarea michel-modei (Déterminante de ZNIEFF)
- Dicorynia guianensis (Déterminante de ZNIEFF)
Enjeu de
conservation
Faible à fort selon l’espèce
Sensibilité
Faible pour :
- Guarea michel-modei : Cette espèce a été observée en bord de piste et l’individu pourrait être détruit lors du passage des engins. Néanmoins, elle a été observée à plusieurs reprises sur l’aire d’étude.
- Pouteria retinervis : Un individu se trouve en bord de piste et pourrait être impacté par le passage des engins. Néanmoins, l’espèce a été observée ailleurs sur la zone.
Modéré pour :
- Micropholis cayennensis : Un ou deux individus seront détruits lors de la mise en œuvre du projet, cette espèce a été plus rarement observée sur la zone.
Fort pour :
- Alibertia latifolia : Cette espèce est rare en Guyane et sur la zone d’étude. L’individu inventorié sera particulièrement exposé au passage des engins sur la piste.
Négligeable pour les autres espèces observées sur la zone, le projet n’impactant aucun individu. - Pouteria flavilatex
- Lecythis congestiflora
- Couratari gloriosa
- Dicorynia guianensis
- Toutes les autres espèces végétales remarquables observées sur la zone.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
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Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
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Impact résiduel
Notable pour Alibertia latifolia, Micropholis cayennensis
Non notable pour toutes les autres espèces floristiques remarquables inventoriées sur la zone d’étude.
Mesure associée
IV.6.1 Impacts sur l’ichtyofaune
Altération potentielle des cours d’eau, habitat de poissons
IMP.IC
Type d'impact Direct
Durée de l’impact Temporaire
Nature de l'impact La dégradation des cours d’eau peut entrainer la perte d’habitat pour les espèces de poissons identifiées sur la zone.
Enjeu de
conservation
Faible
Sensibilité Faible
La zone a déjà fait l’objet d’exploitation aurifère et le peu d’espèces de poissons identifiés sur le site se sont adaptés à ce milieu dégradé.
Impact résiduel Non notable
Mesure associée M RE.02 et M.RE.05Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
IV Synthèse de l’expertise écologique sur les habitats et la flore
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destruction d’espèce protégée
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IV.6.2 Impacts sur la batrachofaune
Destruction et altération de l’habitat de 2 espèces d’amphibiens des forêts
drainées
IMP.BA
Type d'impact Direct
Durée de l’impact Temporaire
Nature de
l'impact
Le déboisement et la dégradation d’environ 5ha de forêt drainée induit la destruction et la dégradation d’habitat des espèces de batraciens inféodées à ce milieu.
Enjeu de
conservation
2 espèces forestières peu communes et déterminantes de ZNIEFF sont concernées.
- Fort pour : Adénomère de Heyer
- Modéré pour : Allobate à flancs noirs
Sensibilité Modérée à Forte.
L’Adénomère de Heyer est inféodée aux forêts drainées sur pente et forêts de crêtes. Le projet impactera directement son habitat.
L’Allobate à flancs noirs utilise aussi cet habitat majoritairement, bien qu’elle puisse être présente sur l’ensemble de la zone.
Impact résiduel Notable
Mesure associée M.RE.05Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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Destruction potentielle d’individus et altération de l’habitat des espèces
d’amphibiens de bas-fonds
IMP.BA
Type d'impact Indirect
Durée de
l’impact
Temporaire
Nature de
l'impact
La mise en suspension de sédiments causée par les travaux, les forages, et l’érosion des pistes aurait pour conséquence la destruction et l’altération (colmatage) des criques et des bas-fonds encore non perturbés, présents dans la zone.
De plus, les travaux et le passage des engins sur les bas-fonds et zones marécageuses peut altérer l’habitat de ces espèces, voire même impliquer la destruction d’individus.
Enjeu de
conservation
Faible à Fort. 4 espèces de bas-fond sont concernées. Elles sont toutes déterminantes de ZNIEFF.
- Fort pour Pipa rugueuse
- Modéré pour : Otophryne hurlante, Rainette des bas-fonds,
- Faible pour : Rainette à doigts oranges
Sensibilité Faible à Forte.
Les espèces de bas-fond sont sensibles à la dégradation de leur habitat, et notamment au colmatage des cours d’eau et des bas-fonds. Néanmoins les mesures permettant de limiter la mise en suspension des sédiments et le colmatage des cours d’eau autour des pistes et des plateformes réduiront significativement la sensibilité de ces espèces à la réalisation du projet.
Néanmoins, la Pipa rugueuse est un cas particulier. Colonisant les ornières créées par les engins, et étant présente sur la zone de flat traversée par la piste, elle est exposée sensiblement à des risques de destruction d’individus.
Impact
résiduel
Non notable pour Otophryne hurlante, Rainette des Bas-fonds, Rainette à doigts oranges
Notable pour Pipa rugueusePropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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Dossier de demande de
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Mesure
associée
M.RE.05
IV.6.1 Impacts sur l’herpétofaune
Aucun impact sur les reptiles n’est identifié sur ce projet.
IV.6.2 Impacts sur l’avifaune
Destruction et altération d’habitat du Tinamou rubigineux, destruction
potentielle d’individus, et dérangement
IMP.AV
Type d'impact Direct et indirect
Durée de
l’impact
Permanent
Nature de
l'impact
L’ouverture des pistes et des plateformes de forage aura pour conséquence la destruction directe et l’altération d’une partie de la forêt de terre ferme sur les zones de pentes et de crêtes, habitat du Tinamou rubigineux.
Le déboisement dû à l’ouverture des pistes et des plateformes induira donc la perte et la fragmentation de l’habitat de cette espèce.
Il pourra également induire la destruction de nichées et d’individus (particulièrement les juvéniles) ainsi que le dérangement des espèces présentes sur la zone.
La fréquentation régulière du site par les activités liées aux forages pourra également causer le dérangement temporaire de cette espèce.
Enjeu de
conservation
Très fort. C’est une espèce très localisée.
Sensibilité Forte.
Cette espèce est très localisée et très sensible à l’altération de son habitat et au dérangement.
Impact résiduel NotablePropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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Mesure associée M.RE.01
IV.6.1 Impacts sur les chiroptères
Aucun impact sur les chiroptères n’est identifié dans le cadre du projet.
En effet, la plupart des espèces gîtent dans les souches creuses partout en forêt, ou dans les grottes. La surface défrichée étant relativement faible (1,3ha), les impacts sur ces espèces seront très faibles.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
IV Synthèse de l’expertise écologique sur les habitats et la flore
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Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
Projet d’exploration minière de
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octobre 2023V
lkhkjhkj
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V Demande de dérogationPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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V Demande de dérogation
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Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
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Guérilla – Tiziou
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V.1 Synthèse des connaissances sur les espèces
protégées
La synthèse des connaissances actuelles sur chaque espèce concernée par ce dossier de dérogation est présentée dans les annexes.
Jacamar à ventre blanc
Galbula leucogastra
Taxonomie
• Classe : Oiseaux
• Ordre : Piciformes
• Famille : Galbulidés
• Genre : Galbula
• Espèce : leucogastra
Statut de protection
• Liste rouge mondiale : LC (Préoccupation mineure)
• Liste rouge Guyane : DD (Données insuffisante)
• Espèce déterminante de ZNIEFF : Oui
• Protection nationale : Oui (arrêté ministériel du
25/03/2015 - Article. 3)
Description Biologie et écologie
19-22 cm et environ 15-18 g.
Jacamar relativement petit au plumage coloré avec des
reflets métalliques vert-bleutés et la gorge blanche. La
femelle et les jeunes sont plus ternes. Se tient souvent perché
immobile à l’affût.
Habitats : Lisières des forêts et bosquets denses
entrecoupant les savanes marécageuses littorales,
localement aussi le long des rivières. Clairières des
boisements de l’intérieur mais aussi forêts basses sur
sable avec des secteurs ouverts, savanes arbustives…
Régime alimentaire : Une grande diversité d’insectes
(guêpes, mouches, libellules…) volants chassés grâce à
un court vol rapide depuis une branche d’affût.
Reproduction : Niche dans les termitières arboricoles
entre 6 et 15 mètres de hauteur minimum. Niche
probablement à toutes les saisons en Guyane. A
minima de novembre à mai. Pas d’autres informations.
Migrations : Considérée sédentaire mais il est
probable que les jeunes fassent preuve d’erratisme.
Répartition
État des populations et tendance d’évolution
© Paul LenruméPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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V Demande de dérogation
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Dossier de demande de
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Projet d’exploration minière de
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Aire de répartition mondiale du Jacamar à ventre blanc
(©Birds of the world, 2020) et points d’observations en
Guyane (©GEPOG, 2022).
Espèce peu abondante dans l’ensemble de son aire de
répartition. Rare en Guyane. Très peu d’information mais il
est probable que l’espèce souffre de la perte et de la
dégradation de ses habitats spécifiques. En Guyane, le
constat est le même notamment aux abords des savanes,
habitat en régression. L’espèce fait l’objet de 329
observations entrées sur la base de données faune-Guyane
entre juillet 1977 et juin 2022.
Bibliographie
• Bibliographie : Tobias, J., T. Züchner, T.A. de Melo Júnior, and G. M. Kirwan (2020). Bronzy Jacamar (Galbula leucogastra), version 1.0. In Birds of the World (J. del Hoyo, A. Elliott, J. Sargatal, D. A. Christie, and E. de Juana, Editors). Cornell Lab of Ornithology, Ithaca, NY, USA. https://doi.org/10.2173/bow.brojac1.01
• MNHN, UICN France & GEPOG (2018). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Oiseaux de Guyane. Paris, France. Rapport d’évaluation.
• GEPOG. (2022). Faune-Guyane, plateforme participative de saisie d’observations naturalistes en Guyane, www.faune- guyane.fr 02/06/2022. Groupe d'Etudes et de Protection des Oiseaux en Guyane.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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V Demande de dérogation
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Dossier de demande de
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Projet d’exploration minière de
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Grallaire roi
Grallaria varia
Taxonomie
© HBW alive – Birds of the World
• Classe : Aves
• Ordre : Passeriformes
• Famille : Grallaridae
• Genre : Grallaria
• Espèce : G. varia
Statut et Protection
• Liste rouge mondiale : LC (Préoccupation mineure)
• Liste rouge Guyane : LC (Préoccupation mineure)
• Espèce déterminante de ZNIEFF : Non
• Protection nationale : Protégé
Description
Mensurations : 16.6-20.5 cm, mâle 90-121 g, femelle 98-134.7 g.
Caractéristiques : Sexes similaires. La Grallaire roi est assez grande (la
plus grande parmi les antpittas des basses terres), au corps robuste, avec
la posture verticale typique à longues pattes du genre. Dans l'ensemble,
il est brunâtre, avec une calotte grise, une bande sous-moustachiale
blanchâtre proéminente et (bien sûr) un motif de poitrine nettement
panaché. Plus précisément, la calotte et la nuque sont grises,
généralement avec un avant plus brun olive. Les joues sont chamois
plus pâle au-dessus d'une strie sous-moustachienne blanche ou blanc
crème. Le dos et le dessus des ailes sont brun olive, tandis que les
rémiges et la queue sont d'un brun plus chaud. La gorge et la bête sont
brun foncé ou brun roux avec des stries blanches, les parties inférieures
devenant progressivement plus pâles en dessous et avec diverses
quantités de fines barres noires, ainsi que des taches et des stries
blanches.
Voix : Chant décrit comme une série de huées monotones assez lentes,
décélérant puis accélérant, le plus fort au milieu "pu'pu-pu-poo POO
POO poo-pu'pu".
Biologie et Ecologie
Habitats : Principalement grandes forêts de terre ferme,
mais aussi forêts mâture secondaires. Plus commun dans les
forêts matures de plaines (en dessous de 650 mètres) peu
impacté. Peut atteindre 1400m dans la région du Sud Brésil.
Régime alimentaire : Mal connu, mais se constitue en
grande partie d’arthropodes. Krabbe et Schulenberg (2003)
signalent divers invertébrés tels que les vers de terre, les
araignées, les cafards (Blattodea), les sauterelles (Acrididae)
et les mille-pattes (Chilopoda).
Reproduction : Des nids à deux œufs ont été trouvés au
Suriname (Donahue 1985) et en Guyane française (Érard
1982) de la mi-décembre à la fin décembre (sous-espèce
varia). Les nids sont décrits comme de grandes coupes
ouvertes volumineuses ou désordonnées (Érard 1982,
Protomastro 2000) et semblent être composés en grande
partie de radicelles humides, de feuilles mortes, de bâtons et
de pétioles de feuilles. Ils sont situés sur des bûches tombées,
des crevasses sur des troncs ou au sommet de souches
d'arbres cassées, apparemment à une hauteur de 1 à 2,6 m
au-dessus du sol. La taille de la couvée semble être de 2 œufs
(Érard 1982, Donahue 1985, Protomastro 2000), allant de
32,3 mm à 36,4 mm de long sur 26,5 mm à 29,7 mm de large.
Les œufs sont turquoise immaculés ou bleu-vert. Les deux
parents nourrissent les oisillons et produiront apparemment
des cris d'alarme sonores en présence d'observateurs,
donnant parfois des parades d'ailes brisées (Érard 1982).
Migrations : Sédentaire.
Etat des populations et tendances d’évolutionPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
V Demande de dérogation
89
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
Projet d’exploration minière de
Guérilla – Tiziou
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octobre 2023
Répartition
Aire de répartition mondiale de la Grallaire roi (BirdLife International, 2016)
et points d’observations en Guyane (GEPOG, 2023)
Non menacé à l’échelle mondiale, son aire de répartition
reste très large. Cette espèce reste toutefois rare dans son aire
de répartition avec une tendance des populations à la baisse.
L’espèce à fait l’objet de 463 données transmises à Faune-
Guyane entre août 1977 et avril 2023 (Figure ci-contre,
GEPOG, 2023).
Données sur l’aire d’étude
• Description de la population :
• Sensibilité de l’espèces vis-à-vis des perturbations prévues du projet :
• Enjeu de conservation :
Bibliographie :
• Greeney, H. F. (2020). Variegated Antpitta (Grallaria varia), version 1.0. In Birds of the World (T. S. Schulenberg, Editor). Cornell Lab of Ornithology, Ithaca, NY, USA. https://doi.org/10.2173/bow.varant2.01BirdLife International 2018. Dendrocolaptes certhia. The IUCN Red List of Threatened Species 2018: e.T22703079A130283409. http://dx.doi.org/10.2305/IUCN.UK.2018- 2.RLTS.T22703079A130283409.en. 13/12/2019.
• GEPOG. (2023). Faune-Guyane, plateforme participative de saisie d’observations naturalistes en Guyane, www.faune-guyane.fr. 18/04/2023. Groupe d'Etudes et de Protection des Oiseaux en Guyane.Propriété de Biotope
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V Demande de dérogation
90
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
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octobre 2023
Pic or-olive
Colapses rubiginosus
Taxonomie
Pic or-olive (Colaptes rubiginosus) ©HBW Alive
www.hbw.com
• Classe : Oiseaux
• Ordre : Piciformes
• Famille : Picidae
• Genre : Colaptes
• Espèce : C. rubiginosus
• Sous-espèce : C. rubiginosus nigriceps (Swainson,
1838)
Statut de protection
• Liste rouge mondiale : LC (Préoccupation mineure)
• Liste rouge Guyane : LC (Préoccupation mineure)
• Espèce déterminante de ZNIEFF : Oui
• Protection nationale : Oui
Description Biologie et écologie
Mensurations : 18–23 cm ; poids variable de 51 à 88 g selon
les sous-espèces.
Caractéristiques : le mâle a le front et la calotte de couleur
gris-ardoise, la nuque rouge, les parotiques pâles, chamois à
blanchâtre sur le devant et marquées par des stries brunes
devenant plus larges et rougeâtres à l’arrière. Le haut de la
poitrine est fortement marqué de stries noires, s’écartant
progressivement vers le ventre et le bas ventre où elles
deviennent vert-olive sombre sur fond jaune pâle. Les
parties supérieures et les rémiges tertiaires sont vert-bronze
alors que le dessous des ailes est jaune. Le bec de taille
moyenne est large et de couleur ardoise à noire. Les pattes
sont gris-olive. La femelle se distingue par l’absence de
rouge sur le côté de la calotte et au niveau des joues, et par
des striures moins nombreuses. Les juvéniles ressemblent
aux adultes, en plus ternes, avec des motifs moins réguliers.
Les sous-espèces diffèrent principalement par la taille, par
les teintes du plumage et l’importance des striures. La sous-
espèce C. r. nigriceps est plutôt petite, avec le dos plus ou
moins bronze, la gorge noire avec de fines tâches pâles, et
un rouge modéré au niveau de la calotte.
Voix : le chant est un long trille montant. D’autres chants
comprennent des « Dri » sonores et clairs, répétés 6 fois en
2-3 secondes, utilisés comme appels de longue distance ; un
« diiiih » net et unique ; ou encore « churr » ou « choo-ur »
(première note plus longue que la seconde) ; un “woick-
woick-woick” fluide ou « utzia-diik » en interactions ; un
bruissement de notes basses lors des contacts intimes ;
Habitats : Large panel d’habitats, à la fois humides et secs :
forêts humides, forêts de nuages, forêts de nuages sèches,
forêts d’arbres chargés d’épiphytes, lisières, clairières et
parties semi-ouvertes avec des arbres épars, forêts
secondaires, forêts de chênes et pins (Quercus–Pinus), forêts
sèches décidues de chênes, fourrés le long de rivières,
mangroves. Fréquemment présent sur les arbres en bordure
de champs, dans les plantations de café ombragées par de
gros arbres ainsi que dans les clairières avec des arbres épars
dans les terrains montagneux. Observé depuis le niveau
proche de la mer et les contreforts montagneux, jusqu’aux
hauteurs, généralement jusqu’à 2000 m (jusqu’à 3100 m en
Colombie).
Régime alimentaire : Composé de fourmis, de termites
(isoptères), de scarabées, ainsi que de leurs larves présentes
dans le bois. Plus rarement des fruits et des baies. L’espèce
s’alimente généralement seule, à l’intérieur des forêts mais
elle est plus souvent observée dans les milieux plus ouverts,
à proximité des forêts hautes, perchée sur des branches
horizontales dans la canopée supérieure (à une hauteur
moyenne). Elle peut descendre plus bas, mais ne semble pas
se nourrir au sol.
En nourrissage sur un arbre, elle se déplace lentement. Ses
principales techniques consistent à marteler l’écorce vivante
et le bois vert tendre, picorer en sondant et s’immiscer dans
les crevasses. Le glanage a un rôle mineur. En particulier, elle
sonde dans les lianes, les feuillages denses, ou dans les amas
d’épiphytes ou les branches moussues, et déchire lesPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
V Demande de dérogation
91
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
Projet d’exploration minière de
Guérilla – Tiziou
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octobre 2023
occasionnellement de très courts roulements, parfois répétés
à intervalles courts, parfois clairement séparés.
broméliacées pour atteindre sa nourriture. Elle ouvre aussi
les cabosses de cacao pour attraper les insectes à l’intérieur.
Reproduction : La reproduction a lieu de janvier à mai. Les
adultes nourrissant les jeunes ont été observés en juillet à
l’ouest de l’Equateur et en octobre au Guyana et en
Equateur. La couvée de 2 à 4 œufs est déposée dans un trou
creusé dans un arbre. L’incubation est faite par les deux
sexes. Les oisillons sont nourris à intervalles longs, par
régurgitation pendant 24 jours, le mâle y contribuant a priori
davantage.
Migrations : Sédentaire.
État des populations et tendance d’évolution
L’espèce n’est pas menacée (catégorie UICN : Least
Concern) et est commune localement. Elle reste assez
commune en Amérique centrale et sur la côte pacifique de
l’Equateur et du Pérou, mais moins commune côté est. La
multitude d’habitats exploités limite la vulnérabilité de
l’espèce.
Répartition
Aire de répartition mondiale de Colaptes rubiginosus (BirdLife
International, 2020) et points d’observations en Guyane
(GEPOG, 2022).
Données sur l’aire d’étude
• Description de la population :
• Sensibilité de l’espèces vis-à-vis des perturbations prévues du projet :
• Enjeu de conservation :
Bibliographie :
• Winkler, H. & Christie, D.A. (2016). Golden-olive Woodpecker (Colaptes rubiginosus). In: del Hoyo, J., Elliott, A., Sargatal, J., Christie, D.A. & de Juana, E. (eds.). Handbook of the Birds of the World Alive. Lynx Edicions, Barcelona. (retrieved from http://www.hbw.com/node/56263 on 12 August 2016).GEPOG. (2023).
• Faune-Guyane, plateforme participative de saisie d’observations naturalistes en Guyane, www.faune- guyane.fr. 18/04/2022. Groupe d'Etudes et de Protection des Oiseaux en GuyanePropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
V Demande de dérogation
92
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Guérilla – Tiziou
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Platyrhynque à cimier blanc
VI Platyrinchus platyrhynchos
Taxonomie
© Paul Lenrummé
• Classe : Oiseau
• Ordre : Passeriformes
• Famille : Tyrannidés
• Genre : Platyrinchus
• Espèce: P. platyrhynchos
• Sous-espèce : P.p. platyrhynchos
Statut de protection
• Liste rouge mondiale : LC (Préoccupation mineure)
• Liste rouge Guyane : DD (Données insuffisantes)
• Espèce déterminante de ZNIEFF: Oui
• Protection nationale : Oui (arrêté du 25 mars 2015)
Description Biologie et écologie
Mensurations : 10.5-11.5 cm ; 11.5-13 g
Caractéristiques : Moucherolle à grosse tête et à queue
tronquée ; bec extrêmement large (12 mm), le plus large du
genre. Tête grise plus foncée sur la calotte et plus pâle sur
le côté, avec une tache blanche sur la gorge. Parties
supérieures brun roux contrastant avec la poitrine et ventre
uniformément ocre brillant. Iris sombre et mandibule
supérieure noire, mandibule inférieure pâle ; pattes jaune
rosé. Sexes similaires, femelle avec tache coronale blanche
plus petite que celle du mâle. Juvénile non décrit.
Voix : Longue trille qui monte puis descend en
hauteur.
Habitats : Sous-bois ouvert de forêt de terre ferme humide
; plus nombreux dans les forêts sur sols sableux.
Généralement en dessous de 500 m, mais enregistré jusqu'à
900 m au Pérou.
Régime alimentaire : Se nourrit de petits arthropodes de
type hyménoptère (punaises) y compris les homoptères de
la famille Fulgoridae. Se nourrit en restant assis sur un
perchoir à 2–5 m au-dessus de la végétation dense ; puis
effectue des manœuvres rapides vers le haut pour ramasser
des proies sous les feuilles, soit se déplace soudainement
vers un nouveau perchoir à plus de 1 m de distance.
Reproduction : Enregistré (sans détails spécifiques) en
novembre au Surinam ; mâle en état de reproduction en mai
dans le sud-est de la Colombie. Vol de démonstration entre
les perchoirs avec un angle descendant prononcé,
accompagné d'un vrombissement mécanique des ailes.
Aucune autre information.
Migrations : Peu de connaissance. Considéré comme
sédentaire.
Répartition
Aire de répartition mondiale du Platyrhynque à cimier blanc
(BirdLife International, 2022) et points d’observations en Guyane
(GEPOG, 2023).
État des populations et tendance d’évolution
Globalement pas menacé. Peu de données fiables sur
l’état de la population et sur la tendance d’évolution.
Espèce rare dans l’ensemble de son aire de répartition.
L’espèce à fait l’objet de 68 données transmises à
Faune-Guyane entre juillet 1956 et avril 2023 (Figure
ci-contre, GEPOG, 2023).
Données sur l’aire d’étudePropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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• Description de la population :
• Sensibilité de l’espèces vis-à-vis des perturbations prévues du projet :
• Enjeu de conservation :
Bibliographie
• Tello, J. (2020). White-crested Spadebill (Platyrinchus platyrhynchos), version 1.0. In Birds of the World (J. del Hoyo, A. Elliott, J. Sargatal, D. A. Christie, and E. de Juana, Editors). Cornell Lab of Ornithology, Ithaca, NY, USA. https://doi.org/10.2173/bow.whcspa1.01
• GEPOG. (2023). Faune-Guyane, plateforme participative de saisie d’observations naturalistes en Guyane, www.faune-guyane.fr. 18/04/2023. Groupe d'Etudes et de Protection des Oiseaux en Guyane.Propriété de Biotope
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Dendrobate à tapirer
Dendrobates tinctorius
Taxonomie
© Hugo Foxonet
• Classe : Amphibien
• Ordre : Anoure
• Famille : Dendrobatidae
• Genre : Dendrobates
• Espèce : tinctorius
Statut de protection
• Liste rouge mondiale : LC (Préoccupation mineure)
• Liste rouge Guyane : LC (Préoccupation mineure)
• Espèce déterminante de ZNIEFF : Oui
• Protection nationale : Oui (arrêté ministériel du
02/07/2020 - Article 3)
Description Biologie et écologie
Mensurations : Jusqu’à 50 mm selon les populations.
Caractéristiques : Grande dendrobate colorée,
d’identification aisée, aux motifs et couleurs hautement
variables en fonction de la localité, alternant le plus souvent
des marques jaunes, oranges ou blanches sur fond noir
et/ou bleu. Plusieurs populations distinctes connues en
Guyane. Cette espèce est vénéneuse.
Habitats : Boisements matures, en particulier forêts
drainées. Affectionne les chablis et secteurs rocheux en
sous-bois.
Régime alimentaire : Insectivore, elle consomme
notamment des fourmis, source de sa toxicité.
Reproduction : Se reproduit toute l’année avec un pic
d’avril à juin en Guyane. Les œufs sont déposés sur des
feuilles humides et font l’objet d’une surveillance par
le mâle, qui transporte ensuite les têtards sur son dos
jusque dans des petits trous d’eau comme des
anfractuosités de troncs, ou des flaques au sol.
Répartition
Aire de répartition mondiale de Dendrobate à tapirer
(©IUCN, 2020) et points d’observations en Guyane
(©GEPOG, 2023).
État des populations et tendance d’évolution
Le Dendrobate à tapirer est réparti en Guyane dans le bloc
forestier de l’est, du centre et du sud du territoire, selon une
diagonale qui évite le quart nord-ouest. Il est représenté par
plus d’une 10aine de populations distinctes et isolées les
unes des autres. Endémique du plateau des Guyanes, les
populations semblent stables mais sensibles aux
prélèvements pour les collections et à l’infection par le
champignon chytridiomycose.Propriété de Biotope
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Au total 903 données d’observations de cette espèce ont été
transmises sur la base de données Faune-Guyane (GEPOG)
entre février 1973 et mars 2023.
Bibliographie
• Dendrobates tinctorius. The IUCN Red List of Threatened Species : https://www.iucnredlist.org/species/55204/11265402
• GEPOG. (2022). Faune-Guyane, plateforme participative de saisie d’observations naturalistes en Guyane, www.faune- guyane.fr 29/03/2023.
• Lescure, J. & Marty, C. (2000). Atlas des amphibiens de Guyane.
• INPN Inventaire National du Patrimoine Naturel : https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/436851.Propriété de Biotope
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Atèle noir
Atelus paniscus
Taxonomie
© Julien Bonnaud
Classe : Mammifères
Ordre : Primate
Famille : Cebidae
Genre : Ateles
Espèce : paniscus
Statut de protection
Liste rouge mondiale : VU (Vulnérable)
Liste rouge Guyane : LC (Préoccupation mineure)
Espèce déterminante de ZNIEFF : Oui
Protection nationale : Oui (arrêté ministériel du 24 juillet 2006 –
Article 1)
Description Biologie et écologie
Mensurations : Entre 40 et 66 cm de corps et entre 70 et
90 cm de queue préhensible. Les individus de cette espèce
pèsent en moyenne 7,8 kg.
Caractéristiques : Son pelage est long et entièrement noir.
Sa face est de couleur rose-rouge. Sa tête est petite, étroite
au sommet avec des poils pointant de part et d'autre au-
dessus des oreilles.
L'atèle noir est le singe le plus agile et rapide du continent
sud-américain. Il est avantagé par une longue queue
préhensile qui lui sert de balancier et de cinquième membre.
Les kwatas vivent en groupes de 15 à 20 individus qui se
divisent en sous-groupes pour améliorer l’efficacité de la
recherche des aliments.
Habitats : L’atèle est diurne et arboricole, il fréquente la
canopée de la forêt primaire. Son domaine vital s’étend sur
deux à trois cents hectares.
Régime alimentaire : L'atèle se nourrit principalement de
fruits avec parfois des feuilles, des bourgeons et autres
fleurs. Il consomme plus de 200 espèces de plantes et
contribue à disséminer leurs graines.
Reproduction : Le taux de renouvellement de la population
est très faible avec un premier petit à l’âge de 4 à 5 ans et une
gestation de 7 mois et demi. Le jeune n'est sexuellement
mâture qu'à 5 ans, et jusqu'à l'âge de 25 ans environ.
Répartition
Aire de répartition mondiale de l’Atèle noir (©IUCN, 2019)
et points d’observations en Guyane (©GEPOG, 2022).
État des populations et tendance d’évolution
Au total, 1054 observations de cette espèce ont été
transmises à la base de données faune-Guyane entre octobre
1949 et avril 2023. Les populations ont des tendances
d’évolution décroissantes à l’échelle mondiale (LR mondiale,
2022) mais également en Guyane. (LR Guyane, 2017).
Les densités de population varient en Guyane française en
fonction des secteurs. Dans la zone d'étude « Voltzberg »,
les atèles formaient des densités d'environ 8,2 individus /
km² (Van Roosmalen 1985). Au Nouragues, Guillotin et al.
(1994) ont estimé une densité de 14 individus / km². Kessler
(1998) a estimé une densité légèrement plus faible en
Nouragues de 7 à 10 individus / km². Muckenhirn et al.
(1975) ont estimé des densités plus faibles de 2 à 6 individus
/ km² pour trois zones en Guyane. Les différentes densités
de population retrouvées en Guyane s’expliquentPropriété de Biotope
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notamment par l’abondance et la production de certaines
ressources alimentaires. La chasse est également un facteur
majeur affectant les densités de populations en Guyane
(Roussilhon, 1988).
Bibliographie
• GEPOG. (2023). Faune-Guyane, plateforme participative de saisie d’observations naturalistes en Guyane, www.faune- guyane.fr 12/04/2023. Groupe d'Etudes et de Protection des Oiseaux en Guyane. • UICN France, MNHN, GEPOG, Kwata, Biotope, Hydreco & OSL (2017). La Liste rouge des especes menacees en France - Chapitres de la Faune vertebree de Guyane. Paris, France.
• Shaffer, C. A., Milstein, M. S., Yukuma, C., Marawanaru, E., & Suse, P. (2017). Sustainability and comanagement of subsistence hunting in an indigenous reserve in Guyana. Conservation Biology, 31(5), 1119-1131. • Ruiz-García, M., Lichilín, N., Escobar-Armel, P., Rodríguez, G., & Gutiérrez-Espeleta, G. (2016). Historical genetic demography and some insights into the systematics of Ateles (Atelidae, Primates) by means of diverse mitochondrial genes. Phylogeny, Molecular Population Genetics, Evolutionary Biology and Conservation of the Neotropical Primates, 435-476. • Guillotin, M., Dubost, G., & Sabatier, D. (1994). Food choice and food competition among the three major primate species of French Guiana. Journal of Zoology, 233(4), 551-579.
• Muckenhirn, N. A., and Eisenberg, J. F. (1978). The status of primates in Guyana and ecological correlations for neotropical primates. In Chivers, D. L., and Lane-Petter, W. (eds.),Recent Advances in Primatology, Vol. 2, Conservation, Academic Press, London, pp. 27–30.
• Kessler P. (1998). Primate densities in the natural reserve of Nouragues, French Guiana. Neotrop Primates. 6:45–46. • Roussilhon C. (1988). The general status of French Guianan monkeys. Primate Conservation 9:70-74 • Van Roosmalen, M. G. (1985). Habitat preferences, diet, feeding strategy and social organization of the black spider monkey [Ateles paniscus paniscus Linnaeus 1758] in Surinam. Acta Amazonica, 15, 7-238.Propriété de Biotope
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VI.1 Évaluation précise des impacts sur les
populations d’espèce protégée
VI.1.1 Impacts sur la flore
IMP.FL.01 : Destruction d’individus de Swartzia viridiflora
IMP.FL.01
Type d'impact
Direct et indirect
Durée de
l’impact
Permanent
Nature de
l'impact
La défriche liée à l’ouverture des pistes et des plateformes induira la destruction d’individus de Swartzia viridiflora, une espèce protégée.
Enjeu de
conservation
Fort
Sensibilité
Très faible : Cette espèce est présente en très grand nombre sur la zone. Son comportement grégaire induit sa présence en grande densité sur quelques localités. Ici, la population de cette espèce est dense et les individus matures, vus en fruits, sont en capacité de se reproduire. La destruction de quelques pieds, ici environ 20 pieds, ne nuit pas à la présence de l’espèce sur la zone.
Impact
résiduel
Non notable
Mesure
associée
M.RE.01
M.RE.08
Aucun impact n’est à prévoir sur Pitcairnia sastrei (Bromeliaceae), espèce protégée dont les individus poussent sur les affleurements rocheux en forêt. Les individus ont été observés à environ 750m au Nord-Ouest de la zone d’étude. Cet habitat très particulier n’a pas été observé sur l’emprise du projet ni sur ses proches alentours.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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VI.1.2 Impacts sur la batrachofaune
IMP.BA.01 : Destruction et altération de l’habitat de la Dendrobate à tapirer
IMP.BA.01
Type d'impact Direct
Durée de
l’impact
Temporaire
Nature de
l'impact
Le déboisement et la dégradation d’environ 5ha de forêt drainée induit la destruction et la dégradation d’habitat des espèces de batraciens inféodées à ce milieu.
Enjeu de
conservation
Très fort.
Sensibilité Forte. La Dendrobate à tapirer est inféodée aux forêts drainées sur pente et forêts de crêtes. Le projet impactera directement son habitat, par défriche (destruction) et effet lisière (dégradation).
Impact résiduel Notable
Mesure associée M.RE.05Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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V Demande de dérogation
100
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IMP.BA.02 : Destruction potentielle d’individus et altération de l’habitat de
l’Ostéocéphale de Leprieur et Ceratophrys cornuta
IMP.BA.02
Type d'impact Indirect
Durée de
l’impact
Temporaire
Nature de
l'impact
La mise en suspension de sédiments causée par les travaux, les forages, et l’érosion des pistes aurait pour conséquence la destruction et l’altération (colmatage) des criques et des bas-fonds encore non perturbés, présents dans la zone.
De plus, les travaux et le passage des engins sur les bas-fonds et zones marécageuses peut altérer l’habitat de ces espèces, voire même impliquer la destruction d’individus.
Enjeu de
conservation
Fort. Ces espèces sont protégées avec leur habitat.
Sensibilité Faible.
O.leprieuri est sensible à la dégradation de son habitat, et notamment au colmatage des cours d’eau et des bas-fonds. Néanmoins les mesures permettant de limiter la mise en suspension des sédiments et le colmatage des cours d’eau autour des pistes et des plateformes réduiront significativement leur sensibilité au projet. La surface de forêt impactée est très faible par rapport au massif forestier qui l’entoure, et les zones marécageuses sont contournées au maximum. L’impact sur son habitat et les risques de destruction d’individus sont donc très faibles.
De plus, aucune mare à reproduction explosive n’a été identifiée sur la zone d’emprise du projet. Aucun lieu de reproduction de O. leprieuri et de C. cornuta n’est donc impacté, limitant significativement les risques de destruction d’individus, et notamment d’individus juvéniles.
C. cornuta est une espèce rare qui se disperse dans l’ensemble du massif forestier lors de la saison sèche. La surface de forêt détruite étant très faible relativement au massif qui l’entoure, les risques de destruction d’individus sont faibles. Ils ne remettent pas en cause la survie de la population sur le site.
Impact
résiduel
Non notablePropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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V Demande de dérogation
101
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
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Mesure
associée
M.RE.02 ; M.RE.05Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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V Demande de dérogation
102
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VI.1.3 Impacts sur l’herpétofaune
Aucun impact sur les reptiles n’est identifié sur ce projet.Propriété de Biotope
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VI.1.4 Impacts sur l’avifaune
Les espèces considérées pour évaluer les impacts sur l’avifaune sont les espèces ayant été inventoriées sur l’aire d’étude lors des prospections de terrain, ainsi que les espèces ayant été inventoriées sur le périmètre du PER Sophie dans lequel s’insère la zone d’étude, et dont la présence sur la zone est fortement probable.
IMP.AV.01 : Destruction et altération d’habitat de l’avifaune des forêts
drainées sur pente, destruction potentielle d’individus, et dérangement
IMP.AV.01
Type d'impact Direct et indirect
Durée de
l’impact
Permanent
Nature de
l'impact
L’ouverture des pistes et des plateformes de forage aura pour conséquence la destruction directe et l’altération d’une partie de la forêt de terre ferme sur les zones de pentes et de crêtes. Certains oiseaux forestiers sont inféodés à ce type de milieux forestiers drainés et pentus.
Le déboisement dû à l’ouverture des pistes et des plateformes induira donc la perte et la fragmentation de l’habitat de ces espèces.
Cela pourra également induire la destruction de nichées et d’individus (particulièrement les juvéniles) ainsi que le dérangement des espèces présentes sur la zone.
La fréquentation régulière du site par les activités liées aux forages pourra également causer le dérangement temporaire de ces espèces.
Enjeu de
conservation
Modéré à fort.
Certaines de ces espèces sont rares et très localisées, c’est le cas du Jacamar à ventre blanc par exemple. Par ailleurs, le Pic or-olive, protégé avec son habitat, est très rarement observé à moins de 500m d’altitude, il représente donc un enjeu fort de conservation sur la zone.
En tout, 10 espèces d’oiseaux sont inféodées à ce type d’habitat ; 7 d’entre elles sont protégées, dont une est protégée avec habitat.
- Enjeu fort : Jacamar à ventre blanc, Pic or-olive, Grallaire roi, Grimpar à longue queue, Plathyrynque à cimier blanc, Troglodyte bamblaPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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V Demande de dérogation
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- Enjeu modéré : Sclérure des ombres, Tyran rougequeue, Microbate à collier
Sensibilité Modérée à Très forte.
Dans le cadre de ce projet, environ 5ha de forêts de pentes seront détruits ou altérés. Certaines espèces sont particulièrement sensibles à l’altération et à la fragmentation de leur habitat et fuiront définitivement la zone.
Toutefois, la surface de forêt défrichée est relativement faible (<2% de la surface totale de l’aire d’étude) et les travaux se dérouleront en saison sèche, ce qui limite significativement les risques de destruction de nichées et d’individus juvéniles.
Impact résiduel Notable (Jacamar à ventre blanc, Pic or-olive, Grallaire roi, Grimpar à longue queue, Plathyrynque à cimier blanc, Troglodyte bambla, Sclérure des ombres)
Non notable (Tyran rougequeue)
Mesure
associée
M.RE.01 M.RE.03 M.RE.04Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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V Demande de dérogation
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IMP.AV.02 : Altération d’habitat pour les espèces d’oiseaux de bas-fonds
forestiers
IMP.AV.02
Type d'impact Direct
Durée de
l’impact
Permanent
Nature de
l'impact
L’ouverture du milieu induira la mise à nu du sol forestier. Les pluies diluviennes causeront des écoulements de boues latéritiques qui peuvent altérer fortement les bas-fonds, et aller jusqu’au colmatage des cours d’eau.
Enjeu de
conservation
Faible à Très fort
6 espèces protégées d’oiseaux remarquables issus du cortège des bas-fonds sont considérées ici, dont deux sont déterminantes de ZNIEFF.
Très fort : Ermitte d’Antonia
Fort : Batara de Cayenne
Modéré : Onoré rayé, Râle de Cayenne
Faible : Colibri topaze, Paruline des rives
Sensibilité Faible.
Les espaces de bas-fonds seront peu touchés par la défriche liée à l’ouverture des pistes et des plateformes de forage.
Deux bas-fonds se trouvent en aval des zones défrichées, dont un est en très bon état de conservation (en aval des plateformes L34 et L36). Néanmoins, les mesures de réduction permettront de limiter les risques de dégradation de ces bas-fonds (travaux en saison sèche, gestion des eaux pluviales).
Impact résiduel Non notable
Mesure
associée
M.RE.02 M.RE.04 M.RE.05Propriété de Biotope
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VI.1.5 Impacts sur les mammifères non volant
IMP.MA.01 : Destruction de l’habitat, et dérangement des espèces
patrimoniales de mammifères non volant
IMP.MA.01
Type d'impact Direct et indirect
Durée de
l’impact
Permanent ou temporaire
Nature de
l'impact
L’ouverture des pistes et des plateformes de forage aura pour conséquence la destruction directe ou l’altération de la forêt de terre ferme et de la forêt marécageuse, habitat de nombreuses espèces de mammifères non volants protégés présents sur la zone : L’atèle, l’Ocelot et la Tayra.
Enjeu de
conservation
Fort pour l’Atèle noir, l’Ocelot et la Tayra
Ces espèces sont protégées et rares.
Sensibilité Faible à Modérée. Ces espèces sont sensibles à la fragmentation de leur habitat, et à la fréquentation humaine.
La surface défrichée étant relativement faible par rapport à la taille de leur domaine vital, et l’interdiction de la chasse sur la zone limitant les pressions de prélèvement et de braconnage, ces espèces très mobiles pourront facilement déserter la zone le temps de la réalisation des travaux. Elles ne seront que dérangées temporairement dans le cadre du projet.
Seul l’Atèle noir, moins mobile, sera impacté par la destruction de sont habitat et dérangé par les travaux.
Impact
résiduel
Notable pour l’Atèle noir
Non notable pour les autres espèces
Mesure
associée
M.RE.01Propriété de Biotope
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VI.1.6 Synthèse des impacts sur les espèces
Ichtyofaune
Les risques de dégradation des cours d’eau étant réduits par les mesures de gestion des écoulement et la réduction de l’emprise sur les cours d’eau, aucun impact sur les poissons n’est à prévoir sur le site. De plus, la zone susceptible d’être impactée est déjà dégradée et peu d’espèces y ont été recensées.
Batrachofaune
Les espèces impactées par le projet sont les espèces inféodées aux forêts drainées sur pente, dont une partie de l’habitat sera détruit sur la zone. Une espèce sera impactée par le projet : la Dendrobate à tapirer.
Moyennant la mise en œuvre des mesures de réduction, et donc la protection des bas- fonds et de la qualité des cours d’eau, ces espèces ne seront pas impactées.
Herpétofaune
Aucun impact lié à l’herpétofaune n’a été noté pour ce projet.
Avifaune
Les impacts sont principalement liés à la perte d’habitat pour les espèces inféodées aux forêts drainées sur pente. 6 espèces protégées seront impactées.
Mammalofaune
Les mammifères terrestres identifiés sur la zone ne seront que très faiblement impactés par le projet, causant du dérangement et la perte d’une très faible surface de leur habitat. Seul l’Atèle noir, moins mobile et plus ancré à son territoire, sera impacté le temps du projet.
Aucun impact lié aux chiroptères n’a été noté pour ce projet.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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VI.2 Mesures de réduction
M.RE.01 : Réduction de la surface défrichée par réutilisation des
infrastructures existantes et par optimisation du nombre de forages par
plateforme
M.RE.01
Désignation de
l’impact
Destruction et dégradation d’habitat forestier
IMP.HA.01
IMP.FL.01
IMP.AV.01 et IMP.AV.02
Habitat /
Espèces
concernés
Forêt haute, Forêt marécageuse dégradée
Description de
l’impact
La défriche causée par l’ouverture des pistes et des plateformes d’exploration induit le déboisement d’une partie de la forêt haute, et de la forêt marécageuse dégradée.
Type de
mesure
Réduction en phase conception
Description
Si la zone de Guérilla est aujourd’hui en bon état de conservation, elle a néanmoins déjà fait l’objet d’exploration aurifère et est donc déjà parcourue par quelques anciennes pistes. Afin de limiter les perturbations nouvelles sur les habitats naturels, et limiter la surface défrichée, ces pistes seront réutilisées pour accéder aux futures plateformes d’exploration.
Une partie de la forêt devra toutefois être déboisée pour atteindre ces dernières, mais elle a été réduite au maximum pour préserver le rôle fonctionnel du milieu forestier, et notamment la jointure du couvert.
De plus, deux à trois forages par plateforme seront prévus, optimisant ainsi la surface défrichée pour l’exploration. Ainsi, le projet initial de 20 forages sur 13 plateformes a été ramené à 13 forages sur 8 plateformes.
Les tailles des plateformes de forage ont été réduites de 20*20m à une surface de 15*15m, soit d’une surface de 400m² à 225m² par plateformeNéanmoins, le dénivelé sur la zone implique la mise en place de talus de part et d’autre des pistes et des plateformes pour les stabiliser.
Mise en place
et suivi
Maitrise d’ouvragePropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
V Demande de dérogation
109
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
Projet d’exploration minière de
Guérilla – Tiziou
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octobre 2023
Carte 11 : M.RE.01Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
V Demande de dérogation
110
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
Projet d’exploration minière de
Guérilla – Tiziou
SAS GAIA
octobre 2023
M.RE.02 : Réduction de l’emprise sur la forêt marécageuse et les cours
d’eau
M.RE.02
Désignation de
l’impact
Destruction et dégradation d’habitat forestier
IMP.HA.01
IMP.FL.01
IMP.AV.01 à IMP.AV.03
Habitat /
Espèces
concernés
Forêt marécageuse dégradée
Description de
l’impact
Le projet nécessite d’emprunter la piste qui traverse le flat du Sud-Est de la zone. Cette zone de flat abrite une forêt marécageuse en bon état de conservation, et plusieurs cours d’eau.
Type de
mesure
Réduction en phase conception
Description
Le contournement d’un maximum de cours d’eau en utilisant une piste existante sur la zone permettra de limiter les risques d’altération de ceux-ci.
Le défrichement d’un tronçon de 270m sur les hauteurs d’une tête de crique, en la contournant, permettra d’éviter de la traverser. Ainsi, les impacts sur la zone marécageuse et les criquots seront réduits et localisés.
Seuls deux cours d’eau sur la zone d’étude seront traversés par les engins.
NB : le défrichement de la forêt pour créer ce tronçon représente une surface de 0,07ha. Il n’entrainera aucun effet lisière et n’aura pas d’impact sur la structure forestière, la piste étant d’une largeur de 2,5m.
Mise en place
et suivi
Maitrise d’ouvragePropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
V Demande de dérogation
111
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
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Carte 12 : M.RE.02Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
V Demande de dérogation
112
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
Projet d’exploration minière de
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M.RE.03 : Défriche adaptée aux espèces peu mobiles sur les zones plates
M.RE.03
Désignation de
l’impact
Destruction d’espèces ou d’individus peu mobiles
IMP.BA.02
IMP.AV.02
Habitat /
Espèces
concernés
Forêt de terre ferme, forêt marécageuse dégradée
Description de
l’impact
Destruction d’individus d’espèces à enjeux de conservation
Type de
mesure
Réduction en phase travaux
Description Une ouverture du couvert à la pelle mécanique (à une vitesse faible d’environ 3km/h) sera privilégiée. Cette vitesse laisse la possibilité à la faune peu mobile de se déplacer hors de la zone de travaux.
Les résidus de la défriche seront stockés en andains sur les bords des accès et des plateformes. Ces andains devront présenter des coupures pour laisser passer la faune, au minimum tous les 50m.
Mise en place
et suivi
Maitrise d’ouvrage.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
V Demande de dérogation
113
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
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M.RE.04 : Phasage des travaux en saison sèche
M.RE.04
Désignation de
l’impact
Destruction potentielle d’individus d’espèces d’amphibiens et d’oiseaux forestiers Altération d’habitat des espèces de bas-fonds
IMP.AV.01
IMP.BA.01 et IMP.BA.02
Habitat /
Espèces
concernés
Batrachofaune , avifaune
Description de
l’impact
Destruction d’individus d’espèces à enjeux de conservation
Dégradation d’habitat pour les espèces de bas-fonds, vivant à proximité des cours d’eau.
Type de
mesure
Réduction en phase travaux
Description
- La saison des pluies constitue la saison de reproduction, et donc la période la plus sensible du cycle de vie des amphibiens. Les passages répétés des engins sur les pistes en saison des pluies peuvent mener à la destruction de sites de ponte et d’individus adultes, notamment dans les mares et les ornières.
- Bien que la période de reproduction s’étende sur l’ensemble de l’année pour les oiseaux forestiers, un pic de nidification s’observe entre les mois de mai et juillet. Ainsi, la réalisation des travaux en saison sèche réduit significativement les risques de destruction de nichées lors du défrichement des pistes et des plateformes.
Les travaux d’abattage et de terrassement en saison sèche permettent de limiter les risques d’écoulement d’eau chargée en sédiments dans les bas-fonds, les criques et les cours d’eau, et donc le colmatage de ceux-ci. En effet, les plateformes, les pistes et les talus mis à nu seront moins lessivés et auront davantage de temps pour se stabiliser avant le retour des pluies. Ainsi, les espèces vivant dans les cours d’eau, notamment les batraciens des cortèges de bas-fonds, ne sont pas sensibilisés par les travaux.
Les travaux ne pourront être réalisés qu’en saison sèche, avant le retour des pluies de la saison des pluies 2024. Si toutefois le retour des pluies survient avant la fin des travaux de forage, ceux-ci seront immédiatement suspendus, et reportés à la saison sèche suivante.
Mise en place
et suivi
Maitrise d’ouvrage.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
V Demande de dérogation
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dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
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M.RE.05 : Gestion des eaux pluviales
M.RE.05
Désignation de
l’impact
Altération d’habitat d’espèces
IMP.BA.01 et IMP.BA.02
IMP.AV.02
Habitat /
Espèces
concernés
Batrachofaune remarquable (particulièrement les espèces du cortège de bas-fonds) Avifaune du cortège des bas-fonds
Description de
l’impact
Dégradation d’habitat pour les espèces de bas-fonds
Type de
mesure
Réduction en phase travaux et en phase d’exploitation
Description Un système de gestion des eaux de pluie devra être mis en place avant le démarrage de la saison des pluies, et entretenu pour garantir son bon fonctionnement pendant les phases de travaux et d’exploitation.
- Pour les plateformes :
Un réseau de noues devra être mis en place en périphérie de la plateforme, débouchant sur un bassin de rétention et de décantation. Ces eaux seront ensuite captées et traitées à l’aide d’un filtre à paille avant leur retour vers le milieu naturel.
Les eaux issues des bassins de décantation des plateformes 34 et 36 seront détournées vers le bassin versant en amont du cours d’eau dégradé.
En aval de ces deux plateformes, afin de protéger le cours d’eau d’éventuels écoulements de boues, la végétation issue de la défriche, et notamment les palmes de palmiers pourront être disposées pour faire barrage aux écoulements.
- Pour les pistes nouvellement créées :
Des noues seront creusées en parallèle des accès, en aval de ceux-ci. L’eau de pluie y sera captée pour déboucher sur des échappées régulières.
- Pour les anciennes pistes :
Dans toutes les zones de bas-fond, afin de protéger les berges des cours d’eau sur lesquels pourraient passer les pistes, des troncs d’arbre seront installés de part et d’autre du cours d’eau. Ils permettront de surélever le passage des engins, feront barrage aux sédiments s’écoulant avecPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
V Demande de dérogation
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les eaux de pluies le long des pistes. Ces systèmes permettent de limiter les risques de colmatage des cours d’eau.
Tous ces systèmes permettent de limiter les risques de mise en suspension de particules fines dans les cours d’eau, et donc les risques de colmatage et d’altération des bas-fonds. De plus, limiter la création de mares et d’ornières sur les pistes diminuera les risques de destruction d’individus de crapaud granuleux pouvant s’y installer.
Mise en place
et suivi
Maitrise d’ouvrage.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
V Demande de dérogation
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Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
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Carte 13 : Gestion des écoulementsPropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
V Demande de dérogation
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M.RE.06 : Interdiction de la chasse
M.RE.06
Désignation de
l’impact
Destruction potentielle d’individus d’espèces soumises aux pressions de chasse
Habitat /
Espèces
concernés
Espèces de mammifères terrestres et d’oiseaux forestiers sensibles au prélèvement pour la chasse et le braconnage.
Description de
l’impact
Destruction d’individus d’espèces de mammifères et d’oiseaux soumises aux pressions de chasse et au braconnage.
Type de
mesure
Réduction en phase d’exploitation
Description La chasse est maintenue interdite sur la zone pendant toute la phase d’exploration. Des mesures de surveillance devront être établies sur le camp (ex : matériel de chasse interdit sur le site, contrôles).
Mise en place
et suivi
Maitrise d’œuvre.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
V Demande de dérogation
118
Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégée
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M.RE.07 : Utilisation d’un éclairage nocturne adapté
M.RE.07
Désignation de
l’impact
Dérangement et fragmentation d’habitat des espèces nocturnes
Habitat /
Espèces
concernés
Espèces nocturnes
Description de
l’impact
Dérangement et fragmentation d’habitat d’espèces nocturnes
Type de
mesure
Réduction en phase d’exploitation
Description Les espèces nocturnes peuvent être sensibles à l’éclairage des plateformes de forage. En effet, cela peut entrainer :
- La fragmentation de l’habitat de certaines espèces lucifuges,
- La dépense accrue d’énergie de ces espèces lors des phases de déplacement pour éviter les zones éclairées
- La désynchronisation des cycles biologiques des espèces nocturnes
- La modification de leurs comportements
Il conviendra donc d’utiliser un éclairage à spectre lumineux orange/rouge (température élevée), de longueur d’onde au-dessus 590 nanomètres. Cet éclairage devra être positionné le plus bas possible, dirigé vers le sol et localisé sur la surface travaillée en utilisant, si besoin, un dispositif de canalisation du faisceau lumineux.
Mise en place
et suivi
Maitrise d’œuvrePropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
V Demande de dérogation
119
Dossier de demande de
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M.RE.08 : Balisage et contournement des individus de Swartzia viridifolia
M.RE.08
Désignation de
l’impact
Destruction d’individus d’espèces végétales protégées
Habitat /
Espèces
concernés
Swartzia viridifolia
Description de
l’impact
Destruction d’individus en phase de défriche et terrassement des plateformes et des pistes
Type de
mesure
Réduction en phase de travaux
Description Sur la surface d’emprise du projet (plateformes et pistes), les individus de Swartzia viridifolia devront être balisés avant passage des engins de terrassement, afin de maintenir le plus grand nombre d’individus sur le site en phase de défriche et de terrassement des plateformes. Les individus en bordure des plateformes L32, L09, L34, et L36 devront être au maximum protégés et maintenus sur la zone, celle-ci présentant un dénivelé moins important que pour les autres plateformes.
Mise en place
et suivi
Maitrise d’œuvrePropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
V Demande de dérogation
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Dossier de demande de
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destruction d’espèce protégée
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VI.3 Impacts résiduels du projet
Le tableau suivant ne présentera que les espèces pour lesquelles le projet cause un impact résiduel notable.
Nom
vernaculaire
Nom
scientifique
Habitat sur
la zone
Statut de
conservation LRR
Enjeu de
conservation
Significativité
de l’impact
Batrachofaune
Dendrobate
à tapirer
Dendrobates
tinctorius
Forêt
drainée sur
pente
P/D LC Très fort Notable
Avifaune
Jacamar à
ventre blanc
Galbula
leucogastra
Forêt sous
la voute, en
particulier
lisières,
forêts
basses,
parfois forêt
drainée...
Mal connu
dans le
détail.
P/D DD Fort Notable
Pic or-olive Colaptes rubiginosus
Forêt sous
la voute, en
particularité
au-dessus
de 200m
d’altitude.
H/D LC Fort Notable
Grallaire roi Grallaria varia Forêt en sous-bois. P LC Fort Notable
Plathyrynque
à cimier
blanc
Platyrinchus
platyrhynchos
Forêt en
sous-bois. P/D DD Fort Notable
Troglodyte
bambla
Microcerculus
bambla
Forêt en
sous-bois,
dans les
secteurs
frais et
humides, en
particulier
en altitude.
P LC Fort NotablePropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
V Demande de dérogation
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Nom
vernaculaire
Nom
scientifique
Habitat sur
la zone
Statut de
conservation LRR
Enjeu de
conservation
Significativité
de l’impact
Sclérure des
ombres
Sclerurus
caudacutus
Forêt
drainée en
sous-bois.
P LC Modéré Notable
Mammalofaune
Atèle noir Ateles paniscus
Canopée
des forêts
matures
P/D LC Fort NotablePropriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
V Demande de dérogation
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VI.4 Mesures de compensation
A l’issue des mesures d’évitement et de réduction, des impacts notables sur la biodiversité subsistent. Une mesure de compensation est donc nécessaire.
VI.4.1 Identification des besoins de compensation
Nom Zone humide Surface (ha) Enjeu de conservation
Surface
impactée
par la
défriche
(ha)
Surface
impactée
par effet
lisière
(ha)
Surface
totale
impactée
(ha)
Ratio ciblé
Besoin de
compensation
(ha)
Impacts
directs
Impacts
indirects
Forêt de
terre ferme NON 177,61 Fort 1,1 3,36 4,46 3 13,38
Forêt
marécageuse OUI 70,03 Fort 0 0 0 3 Non notable
Forêt
marécageuse
dégradée
OUI 9,67 Modéré 0,05 0,22 0,27 2 0,54
TOTAL 257,3
dont 79,7ha
de zones
humides
1,15 3,58 4,73
Total
surface à
compenser
13,92
VI.4.2 Mesure de compensation
A compléter.
Des échanges sont en cours avec le CSPRN suite à la réunion de précadrage du 4 juillet 2023, l’objectif étant de définir des mesures d’accompagnement satisfaisantes au vu des impacts de ce projet de DOTM. En effet, toutes les mesures de compensation ayant été envisagées en lien avec les organismes gestionnaires d’espaces naturels sur les secteurs forestier de l’intérieur n’ont pas abouti.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
V Demande de dérogation
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destruction d’espèce protégée
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VI.5 Mesures d’accompagnement et de suivi
M.AC.01 : Suivi écologique de chantier en phase travaux et phase
d’exploitation
M.AC.01
Désignation de
l’impact
Destruction potentielle d’espèces patrimoniales
Dégradation d’habitats naturels
Habitat /
Espèces
concernés
Habitats en bordure de travaux
Espèces patrimoniales identifiées sur site
Description de
l’impact
Le déroulement de travaux par des opérateurs non préalablement sensibilisés aux enjeux environnementaux du site pourrait entraîner un non-respect des emprises.
Cela engendrerait une hausse potentielle de la destruction d’habitats et d’individus, ainsi qu’un dérangement plus important des espèces protégées présentes sur le site.
Type de
mesure
Accompagnement en phase travaux
Mise en place
et suivi
Afin de veiller à la bonne gestion des eaux pluviales et à la réduction des emprises du projet sur la forêt marécageuse, un suivi de chantier écologique doit être programmé.
L’entreprise intervenant sur site devra être sensibilisée aux enjeux environnementaux du site en amont des travaux. Cela permettra de préserver au mieux les enjeux trouvés sur et à proximité directe du site.
La délimitation précise des espèces et espaces sensibles (Swartzia viridifolia notamment) devra être matérialisée sur le terrain par une signalétique efficace (ex : rubalise) pour que ces dernières soient facilement identifiables par les équipes du chantier de terrassement.
Trois visites de chantier seront ensuite programmées :
- En phase de terrassement
- En phase d’exploitation (forage)
- A 3 mois après le début des travaux, en saison des pluies, pour vérifier l’efficience des mesures de gestion des écoulements des eaux pluviales.
Ces visites seront mises en œuvre pour veiller au respect de la réglementation environnementale, des mesures d’évitement et de réduction et des procédures en lien avec l’environnement.
Les visites de chantier feront l’objet de comptes rendus.Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
V Demande de dérogation
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destruction d’espèce protégée
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M.SU.01 : Suivi des espèces de batrachofaune et avifaune remarquable
recensées sur la zone d’étude
M.AC.0X
Désignation de
l’impact
IMP.BA.02
IMP.AV.01 à IMP.AV.03
Habitat /
Espèces
concernés
Espèces du cortège de forêts drainées sur pentes
Avifaune remarquable dont : Tinamou rubigineux, Jacamar à ventre blanc, Pic or-olive, Grallaire roi, Grimpar à longue queue, Plathyrynque à cimier blanc, Troglodyte bambla, Sclérure des ombres
Batrachofaune remarquable dont : Dendrobate à tapirer, Adénomère de Heyer, Allobate à flancs noirs, Pipa rugueuse
Description de
l’impact
Destruction et altération d’habitat des espèces inféodées aux forêts drainées sur pente
Type de
mesure
Suivi
Description Un an après les travaux, deux experts naturalistes (avifaune et batrachofaune) devront effectuer un suivi des espèces en prospectant la zone d’étude. Un deuxième passage sera effectué 3 ans après les travaux, pour inventorier à nouveau la batrachofaune et l’avifaune sur la zone.
Ces prospections permettront de générer des données sur les effectifs des populations des amphibiens et des oiseaux observés et sur leur évolution. Ainsi, cela pourra permettre de mesurer l’efficacité des mesures de réduction mises en place dans le cadre du projet, et l’évolution des population des espèces impactées par le projet
Mise en place
et suivi
Experts naturalistes
Coût estimé 15 000 €Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
V Demande de dérogation
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VI.6 Planning des opérations
2023 2024
Juin Juillet Aout Sept Oct Nov Déc Janv
Travaux de défriche et de terrassement
Forages
Installation des systèmes de gestion des écoulements
Entretien des systèmes de gestion des eaux pluviales
Suivi de chantier (3 à minima) 1 2 3 Suivi des espèces (avifaune, batrachofaune) Décembre 2024 et Décembre 2026A
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VII AnnexesA
Propriété de Biotope
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Annexe 1, Formulaires CERFA
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Dossier de demande de
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destruction d’espèce protégée
Annexe 1, Formulaires CERFA
Ci-dessous sont présentés les documents cerfas signés par le porteur de projet.A
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Annexe 1, Formulaires CERFA
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Propriété de Biotope
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destruction d’espèce protégéeA
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
autorisation préalable de Biotope
Annexe 1, Formulaires CERFA
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I N
° 13
631*0
1A
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destruction d’espèce protégéeA
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Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégéeA
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Dossier de demande de
dérogation à l’interdiction de
destruction d’espèce protégéeA
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destruction d’espèce protégéeA
Propriété de Biotope
Ne peut être diffusée sans
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