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Document publié le Mercredi 13 août 2025 par la commune de Schœnau.
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Thèmes du document : Aménagement du territoire, Bois et produits du bois, Mode, textile et habillement,
Bulletin de Santé du Végétal Jardins, Espaces Végétalisés et Infrastructures – Région Grand Est BSV n°6 du 13 août 2025
1
• Réseau d’observateurs
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• Jardins ornementaux
Buis : pyrale du buis
Pivoine : otiorhynque
Rosier : tache noire
• Arbres et arbustes
Chêne : cynips, maladie criblée des feuilles
Frêne : chalarose
Fusain panaché : cochenille à bouclier
Marronnier : mineuse du marronnier
Platane : tigre du platane
• Organisme de Quarantaine Prioritaire
Dendrolimus sibiricus
• Organisme de Quarantaine Temporaire
Toumeyella parvicornis
• Verger
Framboisier : punaise diabolique
Pommier : tigre du poirier
Poirier : Zeuzère
• Potager
Concombre : mildiou
• Observations ponctuelles biodiversité
• Espèces à enjeux sur la santé humaine
Datura stramoine
• Note nationale biodiversité
Chauves-souris
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Bulletin de santé du végétal de la filière Jardins Espaces Végétalisés et InfrastructuresBulletin de Santé du Végétal Jardins, Espaces Végétalisés et Infrastructures – Région Grand Est BSV n°6 du 13 août 2025
2
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Observation
Des symptômes de présence de pyrale du buis (Cydalima
perspectalis) ont été observés sur buis à Freyming-Merlebach (57) et
Rozières-sur-Mouzon (88).
Description et symptômes
Les buis sont pour la plupart défoliés et présentent des feuilles
sèches. Des chenilles sont observables à tous les stades, ces chenilles
ont la tête noire et le corps vert clair, strié longitudinalement de vert
foncé. Des papillons sont également observables, ils ont les ailes
blanches et brunes avec des irisations dorées et violacées.
Crédit : V. TADDEIBulletin de Santé du Végétal Jardins, Espaces Végétalisés et Infrastructures – Région Grand Est BSV n°6 du 13 août 2025
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Prophylaxie et lutte biologique
• Lutte curative : Il est possible de récolter les larves à la main, ou avec un aspirateur. Nettoyer ensuite les
buis et composter les déchets végétaux après les avoir broyés. Il existe des insectes parasitoïdes des
chenilles, comme Trichogramma brassicae. La capture des papillons mâles peut se faire d’avril à octobre,
avec un piège attractif doté d’un diffuseur de phéromones sexuelles.
• Lutte curative biologique : Il existe des produits de biocontrôle (Bacillus thuringiensis). Vous pouvez les
retrouver dans la liste ci-après : https://ecophytopic.fr/reglementation/proteger/liste-des-produits-de-
biocontrole.
Observation
Des symptômes de présence d’otiorhynques ont été observés
sur feuilles de pivoines à Belleville-sur-Meuse (55).
Description et symptômes
Il s’agit de coléoptères qui sont ravageurs de plantes à tous leurs
stades. Les adultes sont bruns ou noirs et pourvus d’un rostre. La
journée ils se dissimulent au pied des plantes et la nuit ils vont
sortir et c’est là qu’ils vont provoquer les dégâts de morsures
foliaires en forme de demi-lunes. En été, on peut observer dans
le sol les larves qui sont blanches avec une tête brune et apodes.
Les larves vont ronger les racines, ce qui va engendrer un
dépérissement progressif.
Prophylaxie et lutte biologique
• Lutte préventive : Lors de l’achat de plantes, vérifier que la motte ne contient pas de larves ni de morsures.
Il est possible d’extirper les larves du sol. Eviter la création de massif composé uniquement d’espèces
sensibles. Favoriser les prédateurs naturels (musaraigne, hérisson, oiseaux). Dépoter les végétaux
sensibles pour vérifier l’absence de larve dans le terreau, défaire la motte avant de planter.
• Lutte curative : Le binage du sol en surface, l’été et en début d’automne, permet une destruction directe
et expose les larves restantes à leurs prédateurs naturels.
Crédit : V. TADDEI
Crédit : P. HESSEBulletin de Santé du Végétal Jardins, Espaces Végétalisés et Infrastructures – Région Grand Est BSV n°6 du 13 août 2025
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Observation
Des symptômes de la maladie des taches noires ont été observés sur
rosier à Verdun (55) et Rozières-sur-Mouzon (88).
Description et symptômes
Présence de taches arrondies, violacées puis noires et enfin
dessèchement des feuilles et défeuillaison prématurée. Les symptômes
sont observables dès le mois de mai.
Prophylaxie et lutte biologique
• Lutte préventive : planter des variétés tolérantes ou résistantes.
Eviter d’arroser le feuillage. Ramasser les feuilles tombées à terre.
• Lutte curative biologique : Il existe des produits de biocontrôle
(soufre). Vous pouvez les retrouver dans la liste ci-dessous :
https://ecophytopic.fr/reglementation/proteger/liste-des-
produits-de-biocontrole.
Observation
Des cynips ont été observés sur chêne à Germigny (51).
Description et symptômes
Il s’agit d’excroissances formées par un insecte hyménoptère.
Comme la plupart des guêpes à galles, l'insecte se développe sur
les chênes, où il est responsable notamment de la formation d'une
galle sphérique sous la face inférieure des feuilles. Il y a donc
présence d’excroissances galeuses arrondies (noix de galles) ou
petites galles aplaties (galles lentilles). Les symptômes sont plus
spectaculaires que graves.
Prophylaxie et lutte biologique
Aucun traitement n’est justifié.
Crédit : P. HESSEBulletin de Santé du Végétal Jardins, Espaces Végétalisés et Infrastructures – Région Grand Est BSV n°6 du 13 août 2025
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Observation
Des symptômes de la maladie criblée des feuilles ont été observés
sur feuilles de chêne à Sélestat (67).
Description et symptômes
Il s’agit d’une maladie causée par un champignon (Coryneum
foliicolumI). Les symtpômes sont la présence de taches arrondies
anguleuses qui se trouvent proches des nervures. Ces taches sont
d’abord brunes puis argentées et enfin leur centre se dessèche et
entraine une perforation.
Prophylaxie et lutte biologique
• Lutte prophylactique : ramasser les feuilles mortes au sol, les
composter.
Observation
Des symptômes de chalarose du frêne ont été observés à
Rozières-sur-Mouzon (88).
Description et symptômes
Il s’agit d’une maladie, causée par un champignon, qui est
apparue en Pologne au début des années 1990 et qui a été
détectée pour la première fois en France au printemps 2008.
Des nécroses corticales peuvent être observées ainsi que des
flétrissements de pousses et dessèchements de rameaux d’un
ou deux ans, sur jeunes frênes jusqu’à 6-8 m de hauteur en
plantation ou en régénération naturelle. Evolution sous forme
de chancres, puis descente de cime et dépérissement, soit
juste avant le débourrement, soit pendant les périodes sèches
estivales. Sur arbres âgés, rechercher ces symptômes dans le
houpier.
Prophylaxie et lutte biologique
• Lute préventive : des recherches sont en cours pour sélectionner des clones résistants.
• Lutte prophylactique : détecter les symptômes au plus tôt grâce à une observation régulière des frênes.
En cas d’attaque, supprimer et incinérer les parties atteintes.
Crédit : A. MELONI-JAQUETBulletin de Santé du Végétal Jardins, Espaces Végétalisés et Infrastructures – Région Grand Est BSV n°6 du 13 août 2025
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Observation
Des cochenilles à bouclier (Unapsi euonymi) ont été
observées sur fusain à Freyming-Merlebach (57).
Description et symptômes
Il s’agit d’une cochenille qui vit en colonies et qui se
présente sous forme de petits boucliers blancs
rectangulaires gris pour les femelles ou de bâtonnet
blanchâtres pour les mâles. Cette cochenille produit deux
générations par an et s’attaque à 30 des 170 espèces de
fusain. Les symptômes sont une réduction de la vigueur du
végétal, la présence de chlorose, un dépérissement. Mais
également un miellat abondant et de la fumagine noirâtre.
Les fusains à feuillage persistant sont les plus attaqués.
Prophylaxie et lutte biologique
• Lutte préventive : privilégier les fusains moins sensibles. De nombreux insectes parasitoïdes de la
cochenille du fusain, appartenant à l’ordre des Hyménoptères, ont été inventoriés. Mais aucun d’entre eux
n’est reconnu assez efficace pour exercer une régulation optimale des populations. Parmi les prédateurs,
l’action des chrysopes est également jugée insuffisante à elle seule.
• Lutte prophylactique : couper les parties infestées.
Observation
Des mines de mineuse du marronnier (Cameraria ohridella) et des dessèchements importants de feuilles ont
été observées sur marronnier à Gueux (51), Pont-à-Mousson (54), Thiaucourt-Regniéville (54), Verdun (55) et
Freyming-Merlebach (57).
Description et symptômes
Les feuilles sont marquées de mines se nécrosant à mesure de leur développement. La mineuse du marronnier
est un microlépidoptère dont les larves sont mineuses des feuilles. Les galeries creusées par ces larves sont de
couleur brun-roux et facilement repérables sur les arbres atteints. Elle passe l’hiver dans les feuilles tombées
au sol au stade chrysalide.
Les premiers adultes émergent dès le mois d’avril et sont alors observables sur les troncs où ils se retrouvent
pour l’accouplement. Les chenilles, issues des minuscules œufs pondus à la face supérieure des feuilles,
Crédit : V. TADDEIBulletin de Santé du Végétal Jardins, Espaces Végétalisés et Infrastructures – Région Grand Est BSV n°6 du 13 août 2025
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passent par 6 stades larvaires avant de se nymphoser à l’intérieur de la mine qu’elles ont creusée. Les larves
(1ers stades) ont une morphologie adaptée à leur vie de mineuse : elles sont aplaties et apodes (sans pattes).
Elles possèdent des segments abdominaux mamelonnés et une tête triangulaire avec des mandibules
orientées vers l’avant. La mineuse du marronnier a généralement 3 générations par an en France. La durée du
cycle dépend des conditions climatiques. Les adultes issus de la 1ère génération émergent généralement vers
la mi-juin, ceux issus de la 2ème à partir de début août et ceux de la 3ème fin septembre à début octobre.
Les fortes chaleurs font sécher encore plus les feuilles. Les feuilles attaquées brunissent, sèchent et finissent
par tomber. Il en résulte un affaiblissement de la plante par défaut de photosynthèse. La plante est plus
sensible aux autres parasites et aux maladies. Les dégâts sont aussi esthétiques.
Prophylaxie et lutte biologique
• Lutte préventive : ramasser et détruire les feuilles tombées en automne. En été : mettre en place des
pièges à phéromones pour surveiller le vol, pour capturer les mâles et réduire le taux de fécondation des
femelles.
• Lutte préventive génétique : privilégier les espèces de type Aesculus indica, A. californica, A. x carnea, qui
sont tolérantes.
Observation
Des tigres du platane (Corythucha ciliata) ont été observés à Strasbourg (67).
Description et symptômes
Il s’agit de petites punaises aux ailes translucides tachées de noir qui piquent les feuilles de platanes. On
compte trois générations par an. Elle passe l’hiver au stade adulte sous l’écorce et les feuilles mortes. Dès le
mois de juin, la punaise pique et suce les feuilles. On la rencontre davantage dans les grandes agglomérations
pendant les grandes chaleurs estivales. Les arbres atteints présentent une dépigmentation et des
décolorations nettes des feuilles attaquées. En cas d’infestation poussée, les feuilles peuvent se dessécher et
tomber au sol précocement, et l’on observe une surproduction de miellat qui tombe des rameaux attaqués.
L’arbre présente ainsi des défoliations importantes sur quelques rameaux au départ, puis à terme sur
l’ensemble de la couronne. Au-delà des dégâts physiologiques sur les végétaux atteints, la forte abondance
d’adultes peut entraîner une forte nuisibilité pour les riverains et les promeneurs.
Prophylaxie et lutte biologique
• Lutte préventive : Eviter l’excès d’engrais azoté, proscrire
l’élagage annuel systématique et pratiquer une taille douce,
l’idéal est de conduire le platane en forme libre.
• Lutte curative : Réaliser des lâchers d’œufs de chrysopes
(Chrysoperla lucasina).
Crédit : A. MELONI-JAQUETBulletin de Santé du Végétal Jardins, Espaces Végétalisés et Infrastructures – Région Grand Est BSV n°6 du 13 août 2025
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Il s’agit d’un papillon, actuellement présent en Sibérie, au nord-est de la Chine, au nord de la Mongolie et en
Corée du Nord. Il n’est pas présent en France, ni en Europe. Il est un défoliateur des résineux (pins, épicéas,
sapins et mélèzes). Son cycle s’étale sur 2 ans, les adultes volent de mai à juin. Les papillons sont grands et
mesurent de 4 à 6 cm d’envergure pour le mâle et jusqu’à 10 cm pour la femelle. Les ailes sont marron-violet
avec un point blanc caractéristique au centre des ailes antérieures. La femelle pond sur les aiguilles, les
branches et parfois même sur le tronc. En moyenne une femelle pond 200 à 250 œufs. Les chenilles
apparaissent en juin juillet et ne sont pas urticantes. En hiver, elles descendent dans la litière et ressortent au
printemps. Les défoliations peuvent être très fortes et à l’origine de mortalités massives.
JAN FEV MAR AVR MAI JUIN JUIL AOUT SEPT OCT NOV DEC
Période de
symptomatologie
Période de
symptomatologie
optimaleBulletin de Santé du Végétal Jardins, Espaces Végétalisés et Infrastructures – Région Grand Est BSV n°6 du 13 août 2025
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Observations
Toumeyella parvicoris a été observée pour la première fois en
Europe en 2014 et 2018 en Italie. Depuis, elle a été observée en
2021 en Italie et en France dans le Var (83).
Description
Il s’agit d’une cochenille qui serait originaire de Floride. Ses œufs sont petits, rosâtres et ovoïdes. Le premier
stade larvaire constitue la phase mobile de l’insecte, principalement transporté par le vent. Elle possède 3
stades larvaires. Les adultes femelles sont ovales, 3,5 à 5 mm de long, 3 à 4 mm de large et portent une robe
marron rouge, ponctuée de spots noirs ce qui donne une apparence d’une carapace de tortue lorsqu’elles sont
observées sur les pousses et rameaux. Lorsqu’elles sont observées sur les aiguilles, elles ont une forme
allongée et une couleur verdâtre. Un seul type est observé sur un hôte donné. Les mâles adultes sont bruns,
avec des ponctuations blanches. Ils mesurent 1,5 mm et ne vivent que 2 jours ce qui les rend très discrets.
L’adulte hivernant termine son développement au printemps en consommant la sève des pins dont la
croissance reprend puis pond jusqu’à 500 œufs.
Symptômes et analyse de risque
Il y a un jaunissement, rougissement pouvant aller jusqu’au
dessèchement des aiguilles puis des rameaux. Un aspect translucide
graisseux à la base des aiguilles. Sur la face interne des aiguilles,
présence de croûtes blanches, ovoïdes, allongées de 1 à 3 mm,
aisément détachables, ayant un aspect de coquille de moule à la loupe.
Les larves, localisées en général sur la face interne des aiguilles et
surtout vers la base, entraînent par leurs piqûres des désordres graves
en cas d'abondance des insectes. Les brunissements et les chutes
d'aiguilles ainsi que le dessèchement éventuel de rameaux
affaiblissent les sujets atteints, notamment s'ils sont jeunes et de petite
taille, les prédisposant à des attaques de parasites de faiblesse.
Prophylaxie et lutte biologique
Il est probable que les prédateurs européens généralistes comme les
coccinelles consomment aussi cette cochenille.
Il s’agit d’un organisme de Quarantaine Temporaire qui fait l’objet d’un arrêté de lutte obligatoire.
Pour le consulter : cliquer ici.
Crédit photo : EPHYTIA INRA
Crédit photo : EPHYTIA INRABulletin de Santé du Végétal Jardins, Espaces Végétalisés et Infrastructures – Région Grand Est BSV n°6 du 13 août 2025
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Observation
Des larves de punaise diabolique ont été observées sous les feuilles
de framboisier à Reims (51).
Description et symptômes
La punaise diabolique est de grande taille (12-17mm de long et 7-10mm de large), et de couleur brun grisâtre
tirant parfois sur le rougeâtre avec une ponctuation foncée. Les adultes hivernent à l’automne dans des sites
protégés (écorces, crevasses, habitations …). La sortie d’hivernation a lieu au printemps mais les pontes ne
commencent qu’un juin. Elles peuvent durer jusqu’en septembre. Si le premier stade larvaire est immobile et
ne se nourrit pas, les larves des 4 autres stades et les adultes se dispersent. Les œufs sont blanchâtres et
arrondis sont pondus par plaques.
La punaise diabolique est extrêmement polyphage, les larves et les adultes peuvent changer de plantes hôtes
en cours de développement. C’est un insecte piqueur-suceur qui cause des dégâts sur les organes végétaux.
Prophylaxie et lutte biologique
• Lutte préventive : mettre en place des barrière physiques par filets en soignant l’étanchéité au sol car les
punaises se déplacent de façon privilégiée en marchant sur la strate herbacée.
• Lutte prophylactique : planter des plantes pièges à proximité par lesquelles elles seront plus attirées.
• Lutte curative : mettre en place des pièges attractifs avec des phéromones, laisser faire els auxiliaires
naturels (coccinelles ou forficule).
Crédit : P. HESSEBulletin de Santé du Végétal Jardins, Espaces Végétalisés et Infrastructures – Région Grand Est BSV n°6 du 13 août 2025
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Observation
Des individus de tigres du poirier (Stephanitis pyri) ont été observés
sur pommier à Eckbolsheim (67).
Description et symptômes
L'adulte a une tête et un abdomen noirâtres. Les ailes antérieures sont transparentes, réticulées, avec 4 taches brunâtres. Il y a 3 générations par an, depuis mai jusqu'à septembre. L'adulte passe l'hiver dans divers abris, sous des amas de feuilles sèches, dans les anfractuosités des troncs, etc. A la reprise de la végétation, les adultes sortent de leurs abris et gagnent la face inférieure des feuilles, où ils se nourrissent de liquides intracellulaires. La ponte débute début mai, et se poursuit pendant 1 mois environ. La larve reste sur la face inférieure des feuilles et atteint la maturité au bout d'une vingtaine de jours. Elle se nourrit exactement comme l'imago. Les nouveaux adultes apparaissent en juin. La 2ème génération se développe en juin-juillet et la 3ème en août-septembre.
Le tigre du poirier vit principalement aux dépens des pomacées et en particulier du pommier et du poirier, mais il peut attaquer d'autres plantes tels que les rosiers, l'aubépine (Crataegus sp.), le cotonéaster ou le châtaignier.
Ce ravageur est dangereux non seulement par ses dégâts directs (prélèvement de sève), mais aussi par les conséquences des nombreuses blessures qu'il inflige à son hôte : nécrose et dessèchement des feuilles, ainsi que par le dépôt d'excréments qui obstruent les stomates des feuilles et sur lesquels se développent la fumagine. Une attaque massive peut entraîner la défoliation complète des arbres.
L'espèce est la proie d'autres punaises, en particulier de Stethoconus cyrtopeltis qui, cependant, ne réussit pas à empêcher les pullulations.
Prophylaxie et lutte biologique
• Lutte préventive : proscrire l’élagage annuel systématique ; les attaques sont plus graves les années de
taille car la poussée de sève augmente la turgescence des feuilles ; ce qui attire les insectes piqueurs-
suceurs. Pratiquer une taille douce, éventuellement en vert après la floraison.
• Lutte prophylactique : une gestion de la litière par broyage de feuilles peut permettre de réduire les
populations hivernantes.
• Lutte biologique : l’utilisation de nématodes entomopathogènes en mars peut permettre de limiter les
infestations.
Crédit : Y. MULLER
Crédit : Y. MULLER
Crédit : INRAEBulletin de Santé du Végétal Jardins, Espaces Végétalisés et Infrastructures – Région Grand Est BSV n°6 du 13 août 2025
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Observation
Des dégâts de Zeuzère ont été observés à Eckbolsheim (67).
Description et symptômes
Dépérissement, dépression de l’écorce, galeries ascendantes,
écoulements de sève mélangé à une vermoulure parfois refoulée
jusqu’au pied de l’arbre, cassure. La larve est jaune, ponctuée de
points noirs mesurant 40-60 mm de long au terme de son
développement. Le papillon duveteux, blanc tacheté de noir, vole de
juin à mi-août.
Prophylaxie et lutte biologique
• Lutte préventive : maintenir les arbres en bon état végétatif. Mettre en place du piégeage sexuel massif
des papillons mâles de fin mai-début juin à août. L’installation de six à huit pièges par hectare peut suffire
dans la plupart des peuplements, mais il est possible disposer huit à dix pièges par hectare en situations
très infestées. Situer chaque piège à entonnoir en hauteur, au-dessus des frondaisons, et prévoir deux
capsules par piège pour couvrir la période de vol. Les vider régulièrement en raison des nombreuses
captures pouvant être réalisées.
Lutte curative : dès détection des galeries, tuer les larves en enfonçant une tige en cuivre ou un fil de fer
souple à l’intérieur et reboucher avec du mastic arboricole.
Il existe des produits de biocontrôle (Bacillus thuringiensis). Vous pouvez les retrouver dans la liste ci-après
: https://ecophytopic.fr/reglementation/proteger/liste-des-produits-de-biocontrole.
Observation
Des symptômes de mildiou (Pseudoperonospora cubensis) ont été
observés sur concombre à Vassincourt (55).
Description et symptômes
Il s’agit d’une maladie causée par un champignon. Les symptômes sont
la présence de taches foliaires humides, huileuses, jaunissant et se
nécrosant rapidement. Les taches sont surtout de forme angulaire car
elles sont délimitées par les nervures. A terme, le limbe présente une mosaïque en taches jaunes et/ou brunes
Crédit : P. HESSE
Crédit : Y. MULLERBulletin de Santé du Végétal Jardins, Espaces Végétalisés et Infrastructures – Région Grand Est BSV n°6 du 13 août 2025
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si les lésions sont nécrosées. Lorsque les conditions climatiques sont humides, les taches s'étendent
rapidement et confluent ; à terme, de larges plages nécrosées et desséchées altèrent le limbe. Les symptômes
progressent très rapidement sur les feuilles, les plantes et dans les parcelles.
Prophylaxie et lutte biologique
• Lutte préventive : assurer un bon drainage aux parcelles cultivées, ne pas planter à proximité d’autres
plantes déjà affectées. Eviter les trop fortes densités de plantation afin de favoriser l’aération du feuillage.
Effeuiller les parties basses des plantes afin d'éliminer les premières feuilles affectées et améliorer
l'aération du couvert végétal. Ne pas tailler tant que la végétation est mouillée.
• Lutte prophylactique : éliminer assez rapidement les résidus végétaux, en cours de culture à la suite des
différentes opérations culturales, et en fin de culture après l’arrachage des plantes. Ils devront être
détruits rapidement.
Lieux d’observation Insecte observé Végétaux concernés
Gueux (51) Mante religieuse (1) /
Ludes (51) Chenille de grand paon de nuit (2) /
La Veuve (51) Bourdon coucou (3) /
(2) Crédit : P. HESSE
(1) Crédit : P. HESSE (3) Crédit : A. SOWINSKIBulletin de Santé du Végétal Jardins, Espaces Végétalisés et Infrastructures – Région Grand Est BSV n°6 du 13 août 2025
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Les observations de Datura sont de plus en plus fréquentes en Grand Est. Le datura stramoine est une plante
introduite d’Amérique du Nord (Mexique) qui est commune en France. Il s’agit d’une espèce envahissante, qui
peut produire jusqu’à 500 graines par fruit, pouvant persister jusqu’à 10 ans dans le sol. Toutes les parties de
la plante sont toxiques du fait de la présence d’alcaloïdes, en particulier dans les graines. L’ingestion de
datura, même en très petite quantité, peut provoquer des troubles hépatiques, nerveux et sanguins plus ou
moins graves (troubles de la vue, confusion mentale, tachycardie, ...) pouvant aller jusqu’à la mort.
La Directive Européenne 2002/32 impose des teneurs
réglementaires maximales fixées entre 5 et 15 μg/kg de
grains selon les espèces récoltées. Ce règlement
s’applique à la commercialisation en vue d’une
première transformation. La présence de graines de
datura dans les lots peut être un motif de refus ou de
déclassement. Elle présente également un risque pour
les animaux : un pied de datura par 25 m² de champ
peut intoxiquer un bovin et provoquer de sérieux
problèmes.
Observations
Les plants sont sortis et en croissance végétative. Les
premiers daturas levés sont en croissance et d’autres
continuent de lever. Ils peuvent avoir des levées étalées
jusque fin aout. A cette période, la tige est glabre,
arrondie. Elle se ramifie et se solidifie. Les feuilles sont
irrégulièrement dentées avec un long pétiole. Une
odeur peu agréable s’en dégage. Plus tard durant le
mois de juillet, des fleurs blanche solitaires de grande
taille et en forme d’entonnoir apparaitront à l’aisselle des feuilles.
Ressources :
• Plaquette FREDON Grand Est : cliquer ici
• La note nationale BSV : cliquer ici
• Les fiches de reconnaissance de l’ANSES : cliquer ici
Où signaler ?
eesh@fredon-grandest.fr
Chacun peut signaler la présence du datura.
Pour permettre la validation du signalement, merci de
nous transmettre directement une photo
Crédit : V. TADDEIBulletin de Santé du Végétal Jardins, Espaces Végétalisés et Infrastructures – Région Grand Est BSV n°6 du 13 août 2025
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Lors d’une découverte d’un organisme nuisible sur vos plantes ou de plantes envahissantes,
nous vous conseillons de le prendre en photographie et de nous l’envoyer par mail à FREDON
Grand Est, en prenant soin de mentionner la localisation précise, le végétal concerné et la date.
FREDON Grand Est est l’Organisme à Vocation Sanitaire spécialisé dans le végétal pour la
région Grand Est, n’hésitez pas à nous contacter.
Ce bulletin est produit à partir d'observations ponctuelles réalisées sur un réseau d'espaces verts. S'il donne une tendance de la situation sanitaire régionale, les observations ne peuvent être transposées telles quelles à tous les espaces verts.
Observations : Germigny (51), Gueux (51), La Veuve (51), Ludes (51), Reims (51), Pont-à-Mousson (54), Thiaucourt-Regniéville (54), Belleville-sur- Meuse (55), Verdun (55), Freyming-Merlebach (57), Eckbolsheim (67), Sélestat (67), Strasbourg (67), et Rozières-sur-Mouzon (88).
Rédaction et animation : FREDON Grand Est
Directeur de la publication : DRAAF Grand Est
Reproduction intégrale de ce bulletin autorisée.
Reproduction partielle autorisée avec la mention « extrait du BSV JEVI Grand Est du 13 août 2025 »
Coordination et renseignements : Vanille TADDEI - vanille.taddei@fredon-grandest.fr
Crédit : BSV FREDON Nouvelle-Aquitaine
Crédit : T. RYOBulletin de Santé du Végétal Jardins, Espaces Végétalisés et Infrastructures – Région Grand Est BSV n°6 du 13 août 2025
16Bulletin de Santé du Végétal Jardins, Espaces Végétalisés et Infrastructures – Région Grand Est BSV n°6 du 13 août 2025
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